Le passe-temps, 1 janvier 1902, v. 8, no 190
pt5r p-26 E PASSE-TEMPS Vol.viii - No oo MONTRÉAL, SAMEDI, 5 JUILLET 1902 I.K Vr\itRO, 5 L'ADIEU DU POETE au Théâtre National Français i.( 1 1 11.le grand peile des Canadiei t-;r.,.— a.Mi.i.e Mciet, d»iu le iCle de Jt»ntic.— 3.Ma Uamh, dons le rô!e de C'r*mii/if. 90 MUSICAL.LITTERAIRE rr FANTAIaKTE /ni\t totU lt» 9vïhm jtmri l'uur l'Amena** Vu nn .$1 JO 1Six moi".75 et* Vn m.10 fw I Six mois.6 frs patabli d'avxmci Premiere insertion.10 ett la ligne Insertion* subséquents*.5 Condition" libérale! pour annonce! à lonjj terme.Lea annonce* sont mesurées «nr l'aeate.Toute demande de changement d'adresse doit être accompagnée de l'ancienne adrene.Ponr discontinuer de recevoir ee journal, il faut avoir pay* tout cei arrérages.Les manuscriU publiés on non ne sont pas rendus.Faire tout envol d'argent p«\r lettre enregistrée mandat-poste, bon postal ou mandat d'express.Non» acceptons aussi les timbres-poste du Canada •t des Etats-Unis.Adressas toute communication LK PASSE-TEMPS.Botte postale 21G9.Montréal.Can MONTRÉAL, 5 JUILLET 1902 Chronique de Quinzaine 1 UN BUSTE A CRÉMAZIE Il se fait un mouvement au Havre parmi nos cousins les Normands pour un buste a Octave Crémazie, le poète de Carillon, dans le coin des poètes du jardin pubiiedu Havre.M.le baron Soudan de Pierrefitte, un ami sincère des Canadiens, un cœur d'or, est à la fie de ce mouvement patriotique qui réjouira tous les cuurs canadiens.• LA SUPPRESSION DU LATIN DANS L'ENSEIGNEMENT ANC LA IS Le sénat de l'unitcrsiié de Londres vient de prendre ui.e ¦!.-* i - i - - n qui fait beaucoup de bruit.Il a purement et simplement supprimé le latin comme matière obligatoire dans l'un des examens qui sont la base dc la vie universitaire, celui delà malriculntivn.lien résulte que l'université dc I-o mires scia plus différente encore qu'elle ne Tétait des deux autre* universités : Oxford et Cambridge, où la connaissance turn-seulement du latin, mais encore du grec est exigée pour l'examen d'entrée, % LE PEINTRE H ENJA MIN CONSTANT On raconte de nombreuses anecdotes sur le peintre Benjamin Constant qui vient de mourir, mais la dernière est peut-être bien la plus originale.Au moment de mourir, le fameux peintre demanda a son any.M, Cortnon, dc lui placer ses lorguoiih sur le nez.Regardant alors les jolies femmes de sa taille qui l'enlou-niient, il dit : "Je meurs eu artiste, car mes yeux avant de se fermer reposeront pour la dernière foû^ur de jolies femmes," Cell au théâtre chinois de Sa» Francisco (pie la chose *'c*l passée.Le dirccleuravait supprimé le* billets de laveur.Une vingtai ne de personne» (parmi celles qui ont pris l'habitude d'aller au spectacle pour rien) pavèrent leur place, s'installèrent le plus pré* IMMailile de la scène, et, a peine Chu-Fu (le Mounct-Sullv chinois) parut-il, elles le bom-lianlèrcnl d'une pluie d'oruts pourris.Comme \ une partie du public prolestait, les révoltés .ommencèrcnl à faire partir des pétards.| 44 Mes d î.in.e - onl fait vivre, à l'ai i-;, pen dant loans, 347 personnes.Kn liiplant le chiffre pour toute la province, 1,041.ajou tez les ouvreuses, chefs de claque, fiacres, 70.Total : 1,458 personnes.44 Drames et livres, en moyenne, onl donc soldé le travail de 2,160 personnes.11 Ne sont point compris, lit-dedans, les contrefacteurs belges et les traducteurs étrangers.44 Imprimerie Crélé, à Corbeil.44 Alexandre Humas, " « M US ICI ANA Notre confrère A.de Sivry, dans le JAW.-musical, rapporte quelques réflexions qu'il dit avoir été faites par des acheteurs à un marchand de musique.Il nous a semblé amusant d'un reproduire quelques-unes pour nos lecteurs : * —Voulez-vous me donner un recueil de piano pour offrir a une jeune fille ?— Pouvez-vans me donner quelques rensei-gnemenU sur la force dc cette personne ?—Oh oui ! tenez, voilà une paire dc chaussures que je lui apporte.* —Connaissez-vous un bon professeur de violon, pas cher, pour mon fiU, Je ne voudrais lui faire donner que «les leçons de second violon, cela suffira.m —l'ourrieg-vous me faire transposer celle romance uu ton plus bas, sans qu'il y ait plus de bémols à la clé ?—Ce n'est pas possible, il y anra forcément deux bémols dc plus.Il me semble, cependant, que l'on pourrait rester dans le même ton en baissant simplement toutes les notes d'un ton.• — Knvoyez-moi, cette fuis, en abonnement, des morceaux dans le genre de la Symphonie pastorale, mais moins rococos, ainsi que de» nouveautts dc Chopin.• Veuillez m'envoyer une peau dc lambom pour mou fils, la sienne étant crevée dcpui-qu'il est tombé en vacances ; le porteur paie ra.(tops de $kmx REMARQUES Q land j'ouvro un journal et quo j'y vola dra pages entières, consacrées à raconter,, dans leurs moindres détail*, tous les incidents da meurtre le plus banal, le pltiB vulgaire, j'éprouve un sentiment de répugnance.Mois quand j'y vois des dessins immense*, où toutes ces atrocités dégoûtants sont reproduites, c'est l'écœurement qui me saisit.Pasto encore même, les faits étaient convenablement présentés au public — car il faut satisfaire le public.Mais le dialogue, la narration, la description, sont presque toujours d'une platitude n faire hausser les épaules de pitié.Des puérilités niaises s'étalent des colonnes durant, avec des titres énormes qui arrachent les yeux.Et les dessins donc I C'est simplement horrible! Ici, sur une page < ntiêre, on voitdaus un coin la face d'un affreux voyou.C'est l'assassin.Li, une malle, dont la section découvre un cadavre do femme sans této.Plus loin, lo meurtrier qui se sauve, qui prend le train, aveo uno této do femme dans un mouchoir.Ailleurs, uno ignoble scene d'ivrognerie, i,B fa88h -temps L'A Il y a eu foule, au théâtre National Français, pour les représentations do " L'Adieu du Poète," ct 1a pièoe de Madeleine a remporté tout un sucoèt.L'aaei.Uuice a beaucoup applaudi, et m ni mi h fois, le rideau dut se lever sur les acteurs qui avaient provoqué par leur bonne interprétation, Pt-nlhou-siaamo du public.Mr Hamcl était fort bien dans Crémaxie, il a mis dana co rôlo uno émotion patriotique, qui roinualt tous les cœurs, il a évoqué aveo MADELEINE IPbotoirai.nl.Q'iérr Près») attendrissent!nt, les h-urea passées, il dit ses regrels, et avec grande fierté, le poète parle dt fa pairie, Mr INmcl e*t rontré dans l'esprit do son personnage, Ot il a rendu, avec vérité, l'œuvre de Madt h ine.Mademoiselle Muret a été séduisante au plus haut point, et i maintes re-prises des applaudissements prolongés ont souligné eon s iccès.Elle a dit des vers de Crémnxie avec une chaleur extrême.I.n diction admirable de Mlle Mor, t, si n émotion sentie, sa graco délicieuse font toujours une parfaite im- Celle artillerie jeta la iicrturhation dans l'as-•islance.Cris.Fuite en désordre.Blessés.Arrestations.* CURIEUSE AFFICHE Au moment où l'on parle, à Paris, d'une reprise de la Traviata (la Dame aux Camélias), il nous a semblé intéressant de rappeler la curieuse affiche électorale, rédigée par le père de l'auteur de la célèbre pièce, dont on a tiré le livret de la Traviatti.Alex.Dumas jière eût un moment le désir de devenir un représentant du peuple et voici l'affiche électorale par laquelle il posa sa candidature en 1848; "aux taavaillklirs " Je me porte candidat à la deputation ; je demande vos voix | voici mes litres t " Sans compter six ans d'éducation, quatre ans de notariat et sept années dc bureaucratie, j'ai travaillé vingt ans a dix heures par jour, soit 73,000 heures." Pendant ces vingt ans, j'ai composé 400 volumes ct 35 drames.11 l.cs 400 volumes, tirés à 4,000 exemplaires et vendus 5 francs l'un, soit 11,853,600 fr., ont produit : aux compositeurs, 264,000 pression sur lo publie ; mais, surtout, de la voir si douco, si constante au genoux du 1 o'to canadien qui mourait lu.-b.in, elle nous prenait le cœur complètement.L'apothéose a été -pi i.dido le buste de Crémaxie dans le fond de la scène, i ntouré de Canadiens représentant toutes les sphères sociales de notre pays, et dos enfanta vêtus de blanc, lui portant des couronnes.L'offpt était trèa imposant.Lo poète n.ort dans son fauteuil sur un coté dc la scène, et dc l'autre, Jeanne, dobout, disant d'une voix frémissante : Canadiens-français, votre poète ost mort I Sa dernière parole a été nn dernier «di u pour le Canada.La France vous lo garde, mais sonvenex-vous I Et l'enlhouBiasmo a prouvé qu'on so souvenait.Cette pièce mérite tous les compliments que nous lui octroyons, et le public en a sa part, car il a éjouté et compris avec tout son coeut la délicatesse d'une œuvro touto de sentiments et de patriotisme.11 nous faudrait, pour rendre justice i l'auteur, fairo de nombreuses cita lions, et l'espace restreint dont nous disposons ne le permet pas.Mais noua croyons devoir oHrir i Madeleine nos plus vivis féljcilali.ius, et noussom-mesd'autaiii plus A l'aise pour cela que uoubnoua faisons simplement l'écho de l'opinion générale des Bpcctatcurs." L'Adieu du Poète " n'est pas une pièce mouvoinoutée, ollo n'a pas d'intrigue ; mais la nubienne des sentiments de Crémaxie et de Jiunnc, l'élégance et l'éloquonco avoo lesquelles ces sentiments sont exprimés, l'intérêt vivacc que les Canadiens-français attachent au souvenir de leur oélèbro poète, l'une do nos gloires nationales, ont suffi pour captiver l'attention, remuer U corde patriotique et procurer aux spec tuteur» une intense émotion qui, spontanément et à maintes reprises, s'est traduite en d'enthousiastes salves d'applaudisse meats.Madeloine a eu uu bon, un bea'i début.Que ce soit pour elle un encouragement, qu'ella persévère dans la c.r itère de dratnaturgo qui lui réserve certainement autant do succès qu'elle produira d'eau vrea.fr.; aux pressiers, 528,000; aux paiiclicrs, 633,0001 aux brocheuses, 120,000 ; aux li* braire., 2,400,000 j auxeourtiers, 1,600,000; aux commissionnaires, 1,600,000 j aux messageries, 100,000 ; aux cabinets littéraires, 4,580,000 ; aux dessinateurs, 28,000, soit uu total de 11,853,600 francs." En fixant le salaire quotidien à 5 francs, comme il y a dans l'année 300 jours de ira-vail, mes livres ont donné, pendant 20 ans, le salaire à 602 personnes." les 35 drames, joués 100 fois chacun l'un dans l'autre, soit 6,360,000 francs, ont produit: aux directeurs, 1,400,000 francs; aux acteurs, 1,250,000; aux décorutcurs, 210,000 ; aux costumiers, 149,000 ; aux propriétaires des salles, 700,000 ; aux comparses, 350,000 ; aux gardes et pompiers, 70,000 ; aux marchands de bois, 70,000 aux tailleurs, 50,000; aux marchands d'huile, 525,000 ; aux cartonniers, 60,000 ; aux mu-sicieas.157,000 ; aux pauvres (droits des hospices), 630,000 ; aux afficheurs, 80,000 ; aux Lalaycurs, 10,000 ; aux assureurs, 60,000 ; aux contrôleurs et employés, 140,000 ; aux machinistes, 180,000 ; aux coiffeurs rt coiffeuses, 90,000.Soit un total de 6,360,000 francs. LU PASSE TEMPS LES PETITS BRETONS Sont-Us gentils nos ."m - Hrrtons Qui cabriul'nt comm' *1c» moutons, Quand ils cour'ni a qualr' patt's dans l'herbe I Malgré leur museau lutrlKiuilIi5t Si Vpnyt est ensoleillé, Tout l'mond' leur trouve un' min* superbe ! Ceux qui sont de* p'iits gars d' | o * ¦ 1 n- : j i -, Ou d1 pauvr's veuv's qu'ont eu des malheurs.Tous les hivers faut qu'ils s'amusent A grimper d* temps en temps aux mftts Des gros bateaux d* nos terr'neuvas ; Mais à c* métier, les culott's s'usent ! Oh ! ces culott's ! il faut le* voir ! I.- m morceaux d'drap jaun', rouge ou noir Cousus d'fil blonc sur l'élofT grue, }'.!'• u nui m ", vert-pomme ou marron, Dans un endroit qui porte un nom Qu' vous d'vez connaît r, sans que j'vous V dise.Quand ça leur prend d* filr' le mat Mot.Ils démair'nt n'imiMirt ' quel canot, Histoir' de s' prom'ner 1' long d'la côte.Si V " jusant " les emporté aa loin, Ils s'en balt'nt l'œil, car ils pens'nl bien Que I' " flot " les lamcn'ra sans faute.Us ont leur petit' grève à eux, Qu' vous app'le/, bonn's gens, grèv' des gueux, Mais que I' soleil chaun" comm' la vôtre, L'été, c'est la qu'ils vont, l'jeudi, Kair' des pirouett's, l'a près midi, Uu leurs sauts d'mouton l'un sur l'auttu.Comme en jouant ils sueni *ang et eau.Afin d'se rafraîchir la peau, Chacun décapcll* sn culotte, Quitt' sa chemis', met KMI cal'çon d'l»ain, Puis dans la mer, comme nn pingouin, Vendant une li-ur' plonge et barbotte, I/eau salé'donnant d'l'appétit, Un voit ensuit' chaqu' brav' petit Tortiller non pain près d'sa mère.S'il yen a qu'ont du beurre avec.Beaucoup, uns V plaindr' le dévor'nt sec : Ce sont ceux qui n'ont plus leur père ! YANN S'IHOK, chonkih a dirk L'ENFANT A LA 8e CHAMBRE C'était un lout petit Parisien de di» ans, l'n enfant des faubourgs, un peu pâle, un peu Tele, lléla» 1 pauvre surtout — mais la main maternelle Peignait iliaque matin ses blonds cheveux luisants, le f >r si propret des pieds jusqu'à la téte.Ou'il avait l'air heureux dans sa pauvre toilette.Et c'est lui qu'un beau jour le public tout surpris Vit s'asseoir sur les lianes de la huitième chambre, Panai les accusés.On était en décembre : la veille, deux gardiens de la paix l'avait pris Entrain île pratiquer le vol à l'étalage.Il avait enlevé de cher un bijoutier l'n médrillon en orqu'il avail vu briller Kt dont l'éc'at sans doute avait tenté son Age.Maintenant, il était devant le tribunal, Seul, entre deux escrocs, sur le banc misérable.Nul n'avait réclamé ce précoce coupable, Sans doute ses patents l'abandoniraient eu mal.— 1 rir lui.dit le juge, écoute-moi sans crainte.Comment l'appelles-tu ?Réponds-moi tans détour.— Georges.— Bien.( Icorges.quoi ?— Georges, — Georges tout court?— Oui, tout court, lit l'enfant d'une voix presque éteinte.I* juge poursuivit : Cela ne suffit pas : 1 ntend* moi, ce qu'il faut, c'est le nom de ton |ière.• L'enfant courba la lé'e et dit : Il est là-bas, Oil l'on dort.— Mais, au moins, tu dois avoir ta mère.Comment l'appelles-lu .— Ma mère, morte aussi, Keprit le pauvre enfant.Je ne l'ai pas connue.— C'est juste, fit le juge, elle serait venue, Depuis deux jours bientôt, te chercher, même ici.Ainsi, tu dis bien vrai, tu n'as personne au monde ?Mais avant de voler, tn couchais quelque part.Et quelqu'un le soignait ?I.'enfant eut un regard, Rapidement voilé, de tendresse profonde : [bien.- Oui, dit il.J'ai quelqu'un — quelqu'un qui m'aime ('est grand'mère.Elle est bonne.aimable.et toute l>c tendresse.[pleine — l'i.ir >i son adresse au moins.— Rien.Oh ! non, je ne veux pas.Elle aurait trop de |>einc ! Kit vivement l'enfant, essuyant ses grands yeux.\x public de la salle attendait anxieux, Pressentant quelque drame intime.Le gendarme, Au banc des ac:utés, assis près de l'enfant, Tiraillait sa moustache et mangeait une larme.L'n tout jeune avocat, distrait et rajustant Son mnnocolc, lorgnait une cocotte avide D'émotions sans doute, assise au premier rang.Près d'elle, tout en deuil et la paupière humide, l'ne mère écoulait l'enfant, le dévorant Oes yeux et semblant prête à crier à son juge : " S'il est vrai qu'il n'ait plus ni mère ni refuge, le me charge de lui, car j'ai perdu le mien ! " l,e juge paraissait tout trouble, sentant bien, Lui-même, quelque drame au fond de ce mystère.— Mais c'est très mal, tu sais ! C 'est très mal de te taire, Reprit-il, il me faut r«i»ndre, si tu veux Qu'on te pardonne I Allons! fais moi bien tes aveux, Dis-moi pour quel motif, hier, à l'étalage.Tu volas.Mais l'enfant, cachant son doux visage, Refusa de répondre.Alors, c'est entendu, Dit le juge.Tu n'es qu'un vagabond perdu.Un précoce voleur.Je vais, sans plus attendre, Te condamner, te faire enfermer pour longtemps Dans une maison noire où l'on sera moins tendre '.•m- grand'mère.Veux-tu rester jasqu'à vingt ans Sans la voir ?.A ces mots, brisé par la menace.L'enfant joignit les mains et sanglota tout bas : — Ne plus voir grand 'maman ! Non 1 non ! je ne veux pas I En même temps, un cri sortait du public : " Grâce I Kendex-le-moi, monsieur le juge, avez pitié ! Voilà déjà deux jours que je cours, que je roule, Cherchant mon pauvre enfant que je croyais noyé I " Et l'on vit une femme en plcuri fendre la foule.S'élancer vers l'enfant, le prendre dans ses bras, Eu criant : Maintenant, dis, tu me resteras ?Oh ! n'ewt-ce pas, messieurs, c'est bien vrai, je l'emmène.Si vous saviez, je n'ai que lui contre la peine.C'est à lui que je dis mes craintes, mes douleurs.Sans lui, depuis longtemps, je serais morte ou folle.Et comme un petit homme, il rit et me console.Si vous me le gardez, qui séchera mes pleurs ?Et d'ailleurs, qu'at-il fait ?Il a dû sur In.place Kairc du bruit peut-être.et par ce temps de glace Il aurait dû rester auprès de moi, c'est vTai.Mais c'est ma faute enfin, et je l'ai tant pleuré ! — Cela ne serait rien, «lit le juge avec peine.Il a volé.— Volé ! mon enfant, un voitur I Sanglota la grand'inère.Ah ! mon Dieu ! quel malheur ! Mais non ! J 'aimerais mieux le savoir dans la Seine I Et regardant l'enfant et l'étreignanl plus fort : — Kntcnds-tu ?lui dit-elle, entends, il faut répondre.Malheureux! toi, voleur.Tu voulais donc ma mort I A ce reproche amer, l'enfant se mit à fondre En larmes ; il lui fit un collier de ses bras : — je vais te dire, à toi.non, tu ne mourras pas ! (iiand'mère, plenra-t-il.Non! non! tu veux sourire.Oh ! ne me gronde plus.Tu sais, hier au matin, Tu n'avait plus de bois, tu n'avais plus de pain.Alors, je suis sorli tout seul sans rien te dire.— Et j'ai vu couleur d'or quelque chose étalé.Puis, voilà, je l'ai pris.On dit que j'ai volé.— Mais je ne savais pas l bien sûr, bien sûr, grand'mère.C'était.— Assez ! assez ! je ne veux plus savoir.Dit-elle, mon enfant ! mon trésor ! Ah ! misère ! Monsieur le juge, non! voyez mon désespoir.Pardonnez à mon fils.qu 'on me prenne à sa place (.''est moi qui suis coupable après tout.Grft.ce ! grâce !.Pâle d'émotion et le cieur tout serré, \r juge mit vingt francs dans son bonnet carré, Et le tendant ensuite à l'huissier de service : — Allez, dit-il, quêtez I — Messieurs les avocats, Je crois que nous serons tous d'accord sur le cas ; laissons parler nos OCcBrt, c'est là qu'est la Justice ; Et voici mon arrêt pour ces deux malheureux : " L'enfant à sa grand'mère, et du pain dour tous deux ! Et tous les assistants, approuvant de la tête, Vénèrent aussitôt leur offrande à la quête, Et puis ta mère en deuil, le public tout entier, Tout le monde donna sans se faire prier Pièces blanches; gros sous, simplement, comme ta temple, lui'cocotte elle-même avait suivi l'exemple ; Retirant de son doigt une bague de prix, Elle l'avait tendue t l'huissier tout surpris." (a c'est bien, c'est très bien, " avait dit le gendarme, laissant, sans l'essuyer, couler sa grosse larme, Et fouillant tout tremblant sajpochc de dessous Pouren lircr sa pièce unipue de dix sous.VII.LEMER.aveo taudis et grabat.Ensuite, un plan détaillé do l'endroit du crime, arec le couteau, lo revolver, la chemise, le lit, tous les accessoires, et le cadavre snr lo plancher, et l'assassin qui s'enfuit.Puis, le portrait d'une gueuso, lo cadavre d'un enfant qu'on trouve dans une remise.Et encore, ot encore.Et tout cela dessiné, barbouillé comme aveo une truelle.C'est d'un pitoyable à soûle ver l'estomac le plus solide Jo fais appel A tous mes compatriotes ' t jo los prie de mo dire franchement "'ils approuvent un tel étalage, d'aussi révoltantes malpropretés.Je conçois fort bien les nécessités du journal il nouvelles, les nécessités do la nouvelle A sensation même, mais il faudrait cependant y mettre un pou do bon sens, un pou de tenue, un peu de sobriété dans le détail et la narration.Tout journal convenable devrait éviter de publier Ips portraits des criminels, les scènes d'assassinats, enfin tout co qui tend d éveiller la onriosité malsaine.On dit que c'est le public qui délire ro genro.Qu'en saves vous ?Li publie n'a jamais demaudé pareille chose & son journal.C'est lo journal lui mémo, qui cote lo public assez bas, pour cruirs qu'il lui plaira eu lui servant de si dégoûtantes ineptioi.Tous les enfants lisent et voient cola.Quelle déplorable impression do tels tableaux no font ils pas sur de jeunes imaginations! Non, non, jo me refuso i croire que los clients de nos grands journaux so plaisent 4 ces exhibitions malsaines.S'il on était ainsi, ça sorait à désespérer de lour li ni goût, do leur intelligence, et surtout do lour sentiment des des convenances les plus élémentaires.lu Débalt, Montréal.Ko 88-ECONOMIE.Le BAUME RHUMAL no coûto pas cher ot il produit un bien incalculable.AVIS Nous tenons à faire savoir à nos correspondants que, l'espace nous manquant, il nous est impossible de publier en entier le programme des diverses manifestations artistiques.On devra se contenter d'un compte-rendu succint et impartial.Prière de n'écrire que sur un côté des feuillets."HÊATRE NATIONAL FRANÇAIS — coin Sto-Cathorine ol Beaudry. LB PA88B- TEMPS DBA ME ET COMEDIE — Doux représentations par jour.— Admission, 10c, 20c, 80c et 40c.PARC 80HMEB — Coin Notre-Dame et Panet.— Programme Varié — Tous les dimanches, après-midi, 8 hrs, aoir, 8 hrs.— Admission, 10 ; Galerie, 10c extra.* CONCOURS DE MUSIQUE Au concours de l'Académie de musique de Québec, tenu ici vendredi dernier le 20, A l'université Laval, Mesdemoiselles Albcrtine Bédard tt Juliette Moi-an, qui ont ohtonu leur diplôme, sont élèves de Mademoiselle Maria Poitevin.• DIPLOMES DE MUSIQUE Aux derniers eramens de musique qui ont eu lieu au Dominion College, onl obtenu leurs diplômes : Section Senior — Mlle Yvonne Dsoust, avec dis tinnlion; Mlle Marguerite Lalondc.Section intermédiaire — Mlle Murie L.Hervieux, avec ir.mli- distinction; Mlle Mario Antoinette Csnipcau, avec distinction ; Mlle Béatrice Cami eau, avee distinction ; Mlle Blanche Deniers, avec distinction ; Mlle Alida Vaillau-«oart, Mlle Léa Benoit.Section Jnnior — Mlle Frances Williams, Milo Anna Roy.Toutes ces jeune s filles sont soub l'habile direction des Sœurs dc Ste-Anne.* ACADEMIE DE MUSIQUE DE QUEBEC Noub apprenons avec plaisir Que Mlle Roculma Pageati a obtenu un diplôme de 2me classe et Mlle Maiio I,oronx, un diplôme dc 8me cla>b>, piano et théorie musicale, aux derniers oxamens de PAcadémio de musique de Québec, tenus A Montréal, le 2o juin.Toiilcsdeux sont élèves de Mlle Blanehe Lagarde.» AU JrBOCTOR Cetto semaine le Proctor donne un des derniers sureés doNew-York, " La Du harry ", La direction a fait les plue grandis dépenses, pour quo la mise on Bcèno et les costumes soient les plut beaux.* A L'UNION SAINTE CECILE L'union Ste-Cécile a donné une soirée A la salle St Edouard, A l'occasion do la féte patronalo de Mr j.B.Jobin, curé de St-Jean de la croix, ct vieepré-aident honoraire do l'union.Lo Bon Juge, un chef d'œtivre de Bisson, a été interprété d'une façon digne des luian ges des meilleures critiquée, pur la troupe d'amateurs de l'Académie du l'Imi'iui.Le chœur de chant et l'or oheslre do l'Union avait charge- do la partie musicale.Après la soiiée, Mr le curé Jobin a félicité Us actrurs de leur succès.PARC 80HMER Les represent allons dc la semaine dernière au Parc Sohmcr ont été un succès.Le cleu est sans contredit le fameux trio international do cyclistes qui forme a lui seul, un numéro extraordinaire ct unique dans son genre.Lo ballet Napolitain de" Finiculi Fini-cula " constituait aussi un article très intéressant au programme.La musi eiuo du Parc, bous la direction de Mr Ernes'.Lavigne, est teiujours excellente.En un mot, il n'y a pas à craindre l'ennui ou P*rc cette semaine.• FARC RIVERSIDE La deuxième, semaine do la fameuse troupe do ménestrels Memro uu l'arc Poésie de PA UL BOUIIQLT Vivo.p Musique de CH.M.WIlJill! Com - me lier, che.fa - rou che.Tout son charme •r est en - core, en - lier Com me let tes du ren - rïer,- El eon cœur *f.Cet uu é - glan ¦ titr- Où te pi • qui la main-qui ton - che.-Jz— £5—tz fcrfc- ?-~f-— ro ¦ tee du ten - lier, La-pe - H - te > rit.3* Rote ett Ja - rou - t che.LA MK.VK.aveo aocompimeinrnt do piano, M), cliei J.u.You, I7:« Sli-fjulhsrln».Montréal.Riversido a été un beau nun ».Mlle Etta Hammond a beaucoup plu au public arnai que MM.Mutiny and Johnson, qui ont reçu une véritable ovation.Mme Vasli a admirableme nt bien (hanté rt a été bien appréciée.M D .ne a bien fait rire son monde dans t-on imitation origina'o du célèbre Onofroff.Enfin, Mr Cariai a été n.ulules fois i appelé1 par les applaudissements répétés de l'auditoire.¦ CONCERT DE MLLES WILSCAM ET ROUSSEL Ce concert a eu lieu jeudi soir lo 19 juin, A la sallo Kara ; l'auditoire était nombroux ct ce fut un joli succès.Les trois élèvea qui ont joué ont du talent et le tr*o no s'est paa trop manifesté.Mlles Wilacaiu et Roussel ont joué, A quatre mains, la " Danso Macabre " de Saint Saërs et les doux premières " Danses Norvégiennes " dc Grieg avec beaucoup do brio.Mlle Wilscam a ex écute la " Polka de la reine," do Joachim Kall'dei manière admirable.Mlle R.Rondeau a chanté l'air dc Mrion, dc la" Vivandière "dc Godaidet les "Mlles de Cadix " do Délites ct a eu deux rappela.Sa voix se développe tous lis jours t telle est ccrtaine.i eut uno do noa nieil cures e.bâilleuses.Mr Fargo a fait preuve dc style ct de belle eoronitc dans ses more.aux.La maladie a un-péché Mr M.Lunglois do prondro part uu programme.L'iniprcsfciou qui nous rote de ce concert, c'est quo Mlles Wil.ici.ni cl Roussel sont d'excellentes professeur.", qui ne faillissent pas A la dignité dc leur profesi ion, ot no sacri-tient pas les maître a pour inculquer A leurs élèves le goût do la musiquette, si facile A attraper, hélas ! MOjM D/\N IT E:S Horn invitons noa lcas un à nom tenir au non-rant do mouvement ruon.Uin do tour localité rr-peetivo.\m ranseltnoroenls qu'ils nou« fourniront (Broouii«anéfl de miro oouiim) win.nl tnse-n-dana nu* ootonnos, pourvu qu'ils portonl un" "Ixnaturo ntiiinsabla.KN VILLK Mr Ch.St Jacques, do l'Imprimerie Nationale, Ottawa, était de paaaage A Montréal, lo 24 juin.• _ Mr C.O.Senécal, du Bureau géologique d'Ottawa, et un des plus estimés collaborateur» du Par»: Ti.ui-, était, jeudi, le 19 juin, de passage :\ Montréal.» Lundi, le IC juin, Mr Maurice I ur de la Banque dc Québec, épousait Mlle Lily Bienvenu, r-œur de Mr Tan-crède Bienvenu, gérant do la Banque Provinciale.La bénédiction nuptiale fut donnée par Mr Demrrs, curé de Ste-Brigite.Une mets) col nnelle fut exécutée au count de laquelle on put entendre lu voix suave de Mmo Desmarais, une de nos meilleures cantatrices.Ello a excellé dans un 4M Maria et un Paltr Noiler.Nous ne pouvons passer soua silence le nom de Mlle Lucclte Bienvenu, qui nous fil entrndre un superbe morceau de violon de Knl.i.-loin.Après la messe, on prit le vin cher.Mr Bienvenu, père do la mariée.• Mr F.Abraham, secrétaire du lierai!, est parti, avec sa famille pour aller domourcr dans sa résidence d'été A Beaconsficld.* Mr J.L.Archambanlt,de la rue Herri, est parti pour Sto Agathe dea M.ni.-, pour la aaiaon d'été.* Yr ot Mmo St lierre et 1 ur fils Henri, avea-at do colle ville, sent en promenade A Beauharnuis sur une invitation des citoyen».• Parlio de ping pong chex Mlle Minette Racine, ruo Berri, lo 18 juin, prix gagnés par Mlle Angélino Domera el Oscar Borlhiaume.Commo toujours Milo Racine a su s'acquitter dosa lâche avec honneur.A Nicolet, le 1G juin, A la chapelle do l'évéché, Mr Didier Scnuoville condui- sait A l'autel Mlle Exei.na Cloulier.La (larde Indépendante Champlain, d'Ottawa, a tenu «on excursion au clair dc la lune ; ce fut lo plus grand succès de la saison.On n'aurait pu désirer uue soirée plus agréable sous tous les rupports.11 y avait A bord environ 850 e xcursionniitcs.Deux orchestres faisaient les frais de la musique, l'un sous la direction du prof.Berry, l'antre, l'orchestre de la gardo Champlain,sous la direction de Mr N.Valiquetto.Il y avail en outre, la fanfare elj la garde, dont la musique fut bien goûtée ; car c'était dc la musique française et belge, ro dont on peut guère se flatter d'entendre bien souvent A Ottawa, Et le progrès dans l'exécution fait par ce corps dopuis tmelquca me.is, ost vrai-mei.t éloonaut.Mais le seul fait que Mr Brenol tn a pris la direction pourrait expliquer ce preigr.s, qui doit être une source d'orgueil pour La efneiora de la gard'i in lepeuJanto Champlain d'Ottswa et le publie en général.l>n amis de M.ot Mme Mourier, 280 Bollim.se sont rassemblés, lo 10 juin AM VlfïNFûll Horloger-BijOUtier rue Ste-Catherine-Toute pendule à être réparée prise I III l f IU 11 Lli U (Ci-devant chex B.A.TOCKSON) i et délivrée à domicile sans charge extra. lb PA88B-temps 93 dernier, poo» leur prési nier, a l'ocra-bîoii do leurs noces d'Argent uno jolie bourne laquelle, nous avons mis m de lo croire, n'était paa vide.Mr Mouricr, présentait à Mme Mouricr une jolie montre en or avec monngramtuo.Uno «drisse dea plus flatteuses fut luo par Mr Béronara d laquelle a répondu Mr Mouricr, i n termes très correcte 11 termina en invitant 1rs assistant» d a'amu BOr.Il y tut chaut, niit-ique et duuBe, jusqu'à une heure avancée du malin.Parmi iib icreonni'B présentes on remarquait: Mr et MmoBérouard, Mr et Mme A.Julien, Mr et Mme I.Il noil.Mr et Mmo Nap.l.ailenr.Mr et Mme C.Ducharme, Mr et Mme 1.Mr ot Mme S.St Joan.Mr el Mme Giroux.Mr ot Mme Chns I'icotle, Mr et Mme Mnrouux, Mr et Mme Léturmic, Mr cl Mmo Cbss Lacroix, Mr et Mme F.B?laud, M.ol Mme t:.Si Jacques, Mr et Mmo H.Crvleau, M.et Mme A.Simard, Mr et Mmo Briund, mm.Vir nulle, Ileauchamp, Patry, Vincent, A.Simard.S.Simard, et Mr Begin, Mme A.AllHire, Mlles O.Mouricr, Hcrihe et Julii ttc Lacroix, Vincent et btaucoup d'autres.Le co ité d'orga-nisstioiiqui éinitcomposédenies anics Léturmic, Giroux, lauroix et Mr Lélur-mie méritent nos felicitations.* nsw glasgow Le 10 juin, avait lieu A SliMvinigai.Falls un joli piquo nique.Malgré la Icmpérnlurc douteuse qu'il faisait, tons sont revenus enchantés de hur visite aux chutes.Mr le Dr Marlon mérite dis félicitations pour le dévouement dont il a fait pn- w.Après le dtner, a eu lieu la visite do lu ville.La fanfare di St-1 in a fait entendre les plus beaux morceaux do son répertoire.On rcmar quail : Mr le maire Pauzé, T.Benin U, miicb T.Dickson et Félix, MM.James Grady, A.Pause.St Auger, Jarnrs Lord, miuib Blondio, M.Gari'-py et un granti nombre d'autres.ANNONCEU RS kt CORRESPONDANTS La copie d'annonce ou autre pour le pro chain numéro sera reçue jusqu'à jeudi, le lo Jril.i.Br 902.PETITS AVIS 26 numéros forment noire année.La date de l'abonnement est toujours de sept jours antérieure à cel'e du premier nu-méro envoyé.I.es deu« chiffres imprimés A la suite du nom de l'abonné sur ln Itande sont les numéros ou commence et limt l'atxMinemcnt.GAGNEZ VOTRE ABONNEMENT Voulci-vou» gagner un abonnement ?Si oui, envoyez-nous le nom et l'adresse de quatre personne-, accompagnés du prix de trois abonnements d'un an, soil$45o.Chacun de ces quatre abonnés a droit A une prime.LES MAITRES DE POSTE Sont autorisés à solliciter et apercevoir le prix des abonnements au Passh Temps, et à garder à titre de commission vu TIEHs des moulants collectés.NOS ABONNf.8 N'auroot pas lieu de l'étonner si, a|»porter lo-hoireur que mi fourni i va me don ier pour ma fête!.— Qu'y a-t-il de pris trisl,.- nn mon de que d'nimor uno fommo et de la voir \oub échapper!.— Parfois, mon cher, c'est île l'tj po 8'T.— Vu, ami, sui< mon conseil, marie-toi.— Oh I j'.ii en horreur oo perpétuel esclavage.— Cet esclavage est un pnr.idi-quand on a ln boi.lieur do touiliT sur «rue femme douce, et bonne, otdévoaé: commo la mienne.— Eh bien ! j'attondrai qu'elle sjit veuve.No 39 — JE VEUX.JE PEUX.Vuiib z vous tenir votre g r^c e> vos poumons libres?Pren z une dose d-15 AT ME Klll.'M VI.ii s lot .pie vous y rcrsrntiz quelque gène.CHANTONS & DANSONS Dorant ce moi-, uous mvir.on?franco et convcuabl.m nt assoili : 12 chansons notées pour.0.25 12 monologues pour.0.25 G morceaux de chant aveu accompagnement do piano pour 0 25 6 morceaux do piano pour.0 25 3 mois d'abonnement au " Pusic- Temps " pour.0 25 Ou bien toute la liste pour.1.00 De plus, «vec chaque envoi, no cala logon de musique el libr i'ioetuo No spécimen du " Passe Temps " Adios-e, le l'a-se-Temps, Mon real 1IAISOX vonobi I» r i'- 25 AX4 LIBRAIRIE FAUCHILLE 171» m.st.- < m i uorlnf IUPOKTATKI'HS I»'AlUICI.ta db FaVMISIR Jui'rTfl XTO.Un Kni n d choit de to-eait» et \oitur fl» l|> Il Pour un rhume 1".' 42 Loup avee l'agneau, le e I 82 Oo n'entra paa ||15 «3 Nlni Piuibtcha llsl 8* Ilitnancbe d's.u**r.'.la lis* » llapi'uo da Hen*', U 113 eo Knfant martyr 114 70 Ma» du luppllci', la 118 71 l'mln d'aïuuur 121 72 Nouv.l an 12! 73 Prcuiior amour l'i'l 75 Bur lo boulevard I' 77 tI ¦ 7S IthauMSttesde papa, lea 1«7 79 llloque* 121 •I Joli moil da «.,.1,1 Si llmeholoeic.la 131 U Pourquoi* 132 SI Kiasva.I' 133 87 .MallraJ.an 134 Join matrimonial.», lef 135 Pour le drapeau Chan»ii»; 0.1111111 an ma-ri, mit foi, jo l'ai pris nuns l< ^— 'HE* .2 Pesées -•> Baft" tin poco.a piacere.»,._>, /Ts voirl Un homme est tott-joure beau, dès cm'il est mil-lion - nui - re, A • pul-Ion, Bans ar • gent, n'eut pun fait mon af- § col canto.BE fnirc.Attn • si, 1er mouv.JET3E —m—è^-é—4 faire.iter 1 - ai mon a - via lo voi .ci, Me - te - iit-x bien co - ci: Le mit-ri le plua -\— ttytrement.é>- l ¦ _ 1 r*.5 i appiii/ati.riche est lo meil-leur nia - ri, lo ma - ri lo plus ri - cho est le meil-leur ma - ri.t I col canto.m m 0 ft 13* li passe ¦ temps 2fl COL'I* LET.Vous blas-phé-nies, ma chère, un ma - ri sans a - mour! Pont «on ur-gent! li donc! moi, dans no - tw m «5 - na - ge, L'a-mourscul a do • ré les liens du ma - ri • age et no-tro pas • ai • on s'ae-cmit de jour en nrer beaucoup d'expression.jour! Nous pas-sons no - tre temps à nous di - ro': je t'ai- me I nous ap • pe -lant tous deux par les noms les plus rnllent.à denti-toir ri tendrement.doux, Mon an - ge, mon ché - ri! o'est le lion-lieur su - prû-me! Et dans tout l'n-ni • vers nous no voy-ons que a piacere.r„u.^ =M&^=±=fc -î33===== ^ES|E^ nouai J-c coeur do Bon 6 - poux a • vco u - no chau - mio-re C'est le bou-hourpnr • luit, la l'a • ni - dis sur roll /t\ 1er mon v.arec expression.0-*t- terreI ans - si, nus - si Mon a - vis lo voi - ci, Re-tc - ncr.bien ce - ci, Le ma-ri le plus r*> 3o COITLET.tendre est le meil - leur ma - ri, lo ma - ri le plus ten - dre est le meil-leur ma - ri.# un peu plus lent.arec raillerie.11 appuyant.m 2 De l'n-moiir, de l'ar - gent, ce - la ne ga - te rien ; Mais n - mou-rcux ou riche tin ma - ri c'est un mat-tre! Or, lo maître, on ty • nui, peut so chan-ger peut - é - tre ; Quant il moi je suis veuve, et m'en trou-vo fort rail.arec dee larme» dan» la voir.11 i# rail.arec ae» larme-» irons fa vmt.bien! Et lorsqu'un pré- ten-liant trop ar-drmmrnlmc pres-se, En pleu-rant, du dt1 • l'uni, je mnn-tre le por - u m dim.ton convaincu.-•— appuyant et guimenl.*r~frfr~^~ ' \-wY^m—Dr \h^S -w— trait, Jo vnn-tc ses ver - tus, sa don-cour, sa ten - dres-sc; Car depuis qu'il n'est plus, jo lo trou • vo par-a piacere.\ ^ Ate fuit! C'est un 0 - tnt si doux que ce - lui du veti - va -gn;Sans l'en-nui du ma - ri, j'en ni tout l'a-van-a piacere.lermouv.tage, ans - si, ans-si Mon a - vis lo voi - ci, Ro-tc • nexbienco - ci, Le mu-ri qui n'est gatment.plus, c'est Je meil - leur ma - ri! le ma - ri qui n'est plus, c'est le meil-leur ma - ri.r"fl ITPQ-VflllQ HflRII I FR C,ieZ ¦N* ^9veili9» m3rcl1 UK,tailleur' 1586 Notre-Dame.Assortiment coin rHI I LU I UUO Mn .'LLCn P,et dc nouveaux patrons pour habillements et pardessus.Une visite est sollicitée «mrjjttm- Prélude Par S.,BACH i Morcc,iu_exécute par /es ricrci-fctoir.es au ConcoW^uZCôtiiTrHmttùi-è v i > M e 139 LÉ tÂÊÊÉ-tÉMH boheme.POLKA.Moderato.A.RUBINSTEIN, Op.82,No.7, m __r__Il ._ m 1 *¦ P = m f-p- ÉééëéJ fr» m 8 1/ 9' Ai mf = = 7-3 IS bp» tretc.^ 9 * 10 li pabksi - win LU FAMB TWPI u, 142 ZJi PABflH - TBMPfl 0RPR.e pe l'Empereur. 1+4 lu passe-temps Musique déjà parue T PASSE-TEMPS Ce* numéro» sont envoyé* franco sur réception de lOo pièce, 3 pour 25e.Tors les mor ci aux compila entre deux filet» (traita) appartiennent au d'Orne numéro.Quelque* numéro* ae complètent en tête ds la colonne suivante.Touto personne qui paie un an d'abonnement d'avance au Passk Tnurs ($11)0) peut choisir, comme ptime, 10 de* numéro* ci-deaaou*.Adressez toute commande : Le Passe-Temps, Montréal, Can, No 150 — CÏIA.NT Prière.Gounod Te eou viens-tu ?.-.Godard Piano Chanaon lorraine.Wachs Mandoline Fleur dc soirée.Sarcoli No 117 — Chant Charme d'amour.Delmet Printemps joyeux.H.Miro Si tu veux, mignonne.Massenet Piano Bérénade.Rougnon Barranille vénitienne.Lavignac No 158 — Chant Adieu, 1'.Dubois Pain volé, le.Mangeant Piano Partons.J.Dulphis Archambault Violon Chanson dp la brise, la.Lagye No 160 — Chant Honneur et l'Argent,!'.Ch.Pou m y Comme i vingt ans.A.J.H.St-Denis Ton cœur est-il fermé.Quidam Piano No 1—Staroito— Elude.E.Gigout Mandolink rr Guitahk Stella iHilsre.-.Francia No 100 — Chakt Eternellement vrui.Jean Varney O Hululai i».Rousseau Je suis jaloux de toi!.Highi Piano Eureka Valse.E.Marier Insaisissable.Wiitmaim Manikii.ine kt Guitare Farfalletta.Selmi No 101 — Chant Chanson de printemps.G.Milo Un Canadien errant.l'abbé G.Dugas Maure et captive.Destréa Moisson des bailors, la.Albertini Piano A summer night idyl.A.Defjardins Violon B«reenso.„.Renard No J02 — Chant Soul les étoiles.F.Jéhin Prume Bencdictus.DuboiB Envoi de fleurs.Gounod Piano Mimi Quadrille.Cbaibonnicr Mandoline lt Guitare Bella Bruna.Gilardenghi No 16a — Chant Myrto.Balellea 0 Canada, terre de noe aïeux.!, ivalléo 1 K'aiiadii.niiin pava.nios amours I«belle Sol Ganadion.F.Molt Restons Français.liavallée Piano Françoise maiurka.H.Lavigne Mandoline et Giitark Mandoline du maître, la.Penna No 104 — Chant Consolation.Louis Ratto En chemin.Holmes Jean BaptisteCaiiadicn.Silladiuix Piano Mazurka.C.O.Senécal No 165 — Chant Sérénité, la.Saint Saëns Drapeau Français, le.Milo Vive la France.I^tvignc Nuits tropicales.Yann Nibor Piano Primavrra.Archambault Mandolink et GciTARE Viva Monealieri.Gilnrdr-nghi No 166 — Chant Durtlo des Hirondelles (Mignon).En etf-uillant la marguerite.Barrel Cor, le.Flégier Chanson des Gubirre, la.Vauu Nibor Piano Rondo des petites cycliste*.Drransarl No 167 — Chant Ma mie Rosette.Lacome Boite do Chine, la.Yann Nibor Mandoli Msndola.Marinier Jeanne aimons-nous toujours.Maquis Piano Polonaise.-.Meyer Mandolink kt Guitare Viottori.Gilardenghi No 168 — Ciuirr Avo Verum.Gigout Toast nuptial.Streabbog Malin, lo.T.Dubois Rosier, le.Xanrof Piano Pièce romanliqtio.Chaminade Coléa.~A.Charbonnier No 169—Chant Petites Michn, les (duetto).Messager Adorée (valse chantée].R.Libère Distrait, le.Thys Œuf do PAquc», P.LeCholleux Piano Melitta Valse.H.Lavigne No 170 —Chant EU vif.Massenet TristcsFc.J.D.Atchambault Doux cœurs, lep.Fontenailles J'renfono' mon chapeau.Pilati Père ct mère.Vieil air breton Piano Marche de* Fusilliors.Zimmermann Orchestration Madeleine.G.Milo No 171—Chant Chanson Espagnole.Patti-Nicolini Aimer sans être aimé.„Cimino Sœurette ct Frérot.PfeiQer \ 'là mon caractère.Planquetto Piano En villégiature.Smyth Orchestration Madeleine.G.Milo No 172—Chant Alsace et la lorraine,!'.Ben Tayoux lettre au petit, 1*.Mi-sa Chapeau perdu, le.Clément Piano Jeanne.d'Arc au bûcher.Oounod Mandolins F*ntasin*Koric.Francesco Orchestration Madeleine.G.Milo No 178-CiiANT Le fruit défendu (La Fillcdn Tambour-major].Oflsnbarh En se disant adieu.Ijicome Nei d'Isidore, le.Bourges Piano Pctito Causerie.Noeste U Violon «t Piano Sur le* flots.Monti Orchestration Msdeleino [fin].G.Milo No 174—Chant Bon roy d'Yvetot.le.A.Suive, plro Quand il cherche dans sa cervelle.Oflenbach Chanson d'automne.Messager Hérit ge de mon oncle, P.Villeneuve Piano Yvette ValRo.J.B.LAfreniérs No 176—Chant Polit patriote, le.A.S.Pire En Avant!.Massenet Vieux ruban, le.Henrinn A bas les chiens!.Lt normand Piano Joyeux Galop.Dasly Mandolins Chanson d'amour.Lri banco No 176—Chant Petit Ni.ci.E Louie Viens chercher des baisers.Waller Jo ris dc tout.Vuls Minuit! Chrétien.VU «m Piano L'aurore, valse.lorwt No 2.Ludiivio No 177—Chant Vierge 4 la crèche, la.Drdl'A.-qua Pauvre Hour, la.Gui Bretelles, les.Chatau 1 iano mra Au revoir.,.J.E.Marcha n i No 178—Chant Pain d'amour, le.Bolrel Noors d'or.Dauduiand Je t'aime, je t'aime.je i'aime.T«gliulico Je sens que j oi'eniliume du cerveau Piano Première Grande Va!so.Archaiubaiilt ftlJDE dus AMANTS (ls).- Pr«*ei.tM sur ' l'srtS» i,hi|re cl iuihIiM** d* lellr.-s par R»- Hsrt.1 volums.poav.Tturo rhniinu.0 40 A Irsss-, la Pa^s-Teiiie*.Montri-.!.MAISONS RECOMMANDEES par LE PASSE-TEMPS Agents d'assurance Prit ru i ac m i G.St-Jacques 143 Ooil.radlt d.8t-Hubert 44S Agents de publicité Beau doin J T Berri 828 Bouksnil J.Notre Dame 1691 Chapeliers ¦ Cordonniers Lavai.i.eb A.St-Laurent 53 Dentistes?Doin Armand Notre-Dame 1584 Loroi & Cm St-Laurent 21 Accordeurs de pia- Lari-I Emile Bt-Denia 494 VlLLENlUV» J.E.Notre-Dame 1676 Çlicheurs Huohbs H.St-Georges 18 I r.vn i.Jos, B.St-Xicolst ï Brault lt.A.St-lK-uia, 539 Gkndriau J.G.A.St-Laurent, 22 TRESTLER J.B.C.St-Deuis, 200 Brobssau, A.S.St-I-aurent 7 # Gants et corsets; Lanotot J.B.A.St-Lauront 152 Graveurs Montrial Photo En-ii u a v i n u, St-Jacques 51 Morrisbetti L.a.Notre-Damo 1630 Fleuristes*""?™?! 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