Le passe-temps, 1 janvier 1902, v. 8, no 202
PER P-26 I- E PASSE-TEMPS ABONNEMENTS: i Pour VAmérique Un u, *1.W: six mol», 75 cents 1 Pour l'Europe: (Joan.lOfnt fU mole.5 frs l'A TA Kl.K u'atanck MONTREAL, SAMEDI, 20 DECEMBRE 1902 ANNONCES affale) 1 i 11 ¦ e rt ipn 10c la I.kti* 1 Insertions subséquente» fie Pour les annonce» françaises, s'etlres*» r à 1a Pu-HI.KlTfc FraNçaIHE kt I s t kiev ai lu s m v 42 r ne du t'i.r lniîtl Ltmoine, à P iris.Vol.VIII —JYo 202 Le JYo, Se; anciens Nos, 10c \ J.K.HlOI.AlK, rrill.-prop.IHHtn Crsstff, MOKTKKAI.Cauda TÏS* Ce numéro contient pour $1.95 de morceaux de musique.Voir le Sommaire musical à la page 277.*=îëJsjr 1toël! H Cloches de Noiil, en l'exil dc vos faites.Carillonnez I Semes vos voix sur l'immense conquête De l'Incarné 1 0 nuit'de Noil, sublime de mystère ! Pour les mortels Qui vont courbés, enveloppe la terre D'un peu de ciel I Eh ! Dieu, pour l'ànc et pour le bœuf revéches Sur nos sillons.Donne un peu d'eau, remplis les crèches D'un vert paisson I I'onck-Diilico. ¦ So LB PA88B - TBMPS MUSICAL, LITTHRAIRE it KANT kUJSt : J\iratt torn let quinte jour* Pour l'Amérique l'n .m.il/»" I Six mois.75eU Pxmrl'KurvtM Un an.10 (Vf I Six moil.5 frs rATA.ni." d'ataxoi Anncncto : Pre m I or* Insertion.1" ft- Is, ligue Insertion* subséquentes.6 " *' Conditions libérale* ixmr en non ces à long terme.Lee en nonces soot mesurée' su l'agate.t Tout* demande de change • rat d'adresse doit être iKccmii nsnéc de l'encicnne adre»se.Pour d if continuer de recevoir ce journal.Il faut avoir i n\rt (dus ses arrérages.L«s man user hi mi bllés uu non no sont pas rendus.Adresses toute comu-unieatiun LK PA&K-TKMPS.Montreal.Oan.M on i !i !' a 1 , 20 décembre lyoi AVIS AU PUBLIC Nous recevons actuellement des Etats-Unis un grand nombre de lettres nous autorisant à croire qu'un individu du nom de GAGNÉ ou GARMER se dit agent du I'ashKTemps pour extorquer l'argent du public.Nous n Savons pas d'agent de ce nom aux Etats Unis.chroniqueTTquinzaine ALKRED DE MUSSET On procède, & Paris, à l'érection d'un monument qui honorera la mémoiie du grand poète, Alficd de Musset ; en reconnaissant ses hommes de génie la France n'est que juste ; le méiitc quel qu'en soit le porteur doit être cité, non pour faire excuser des défauts ou des vices, mais pour prouver que l'é-quite humaine s'efforce de reviser ses misérables compte», l-a froide Angleterre, l'ardente Italie, l'Allemagne philosophe ont tour A tour ad-méré cet écrivain passionné, souvent loyal, Tiat toujours.Louis Venillot disait de lui ; " C'est une ûmc d'ange dans un corps de démon.'1 Le corps est peu, très peu comme tous les corps dc luîtes dont la dépouille ne peut servir a rien.La béte humaine, en tant que poussière, est parfois réussie, mais ce n'est toujours qu'une poussière d'art, mauvais pastiche ou caricature d'un être infiniment mieux.Musset était mondain; que de courage n'a-t il j*s dépenser pour s'entraîner à aimer le monde.Aussi les gens sérieux qui en ont parlé, et parmi des évêques.après avoir admiré son génie, (touchaient la tète sur sa vie et se contentaient définir: ''Pauvre Musset".Il a [tréché le néant de cette existence sans frein en détournant sen semblables d'en faire l'expé'lciice.— Ne faites pas comme j'aij fait, scinblc-l-il nousdhc dans l'ensemble de ses meilleurs pages, j'ai été libertin, j'ai souffert, et je m'ennuie, je voudrais dormir loin du monde qui bruit vainement, ou plutôt .je voudrais prier au tond dc quelque Théhal-de." Cloîtres silencieux, voûtes des monastères." C'est vous, sombres caveaux, vous qui sa-[vei aimer ! m Ce sont vos froides nefs, vos pavés et vos (pierres, " t^uc jiiniaii lèvre en feu n'a baisés sans pâ- [mer.Musset naquit a Paris, le II décembre iSlo, d'une famille instruite et pleine d'esprit, A l'heure où Napoléon, jouant dc son mieux, abîmait, cola traînant paitout, la France qui tremblait déjà dc son incurable fièvre.Après l'onglée aux doigts qu'il avait prise en Rusûe, l'immense empereur devait bientôt échapper la victoire aux plaines de Waterloo et conséquent ment plier bagage pour l'exil, la France se trouva là, bouche bée, déconcertée, un peu hagaide.Et Musset se plaint quelque part du vîsle où se vit La jeunesse d'alors, quand Bonaparte fut tombé ; un courant glacé, frisson des horreurs ressenties, ravagea la religion, la foi, les meeurs et tout ce à quoi le cceur humain doit d'être moins souffrant.Oui, on s'ennuyait ; Napoléon exilé laissait des foules consternées, comme un grisé qui amuse, divague, brise des meubles, soulève des poids et chante, pour laisser ensuite ses compagnons, à qui il promettait l'arçon et la cavale, daus une dèchc profonde.On voulait revoir celui qui avait fait rire et pleurer.La vieille France était énervée, el Musset ne sachant à quoi attribuer le malaise qui régnait partout, pense encore au premier empire.Cette idée de Musset de mettre comme une base principale au libertinage progressif, au sien surtout, l'affolement du peuple après Napoléon perdu n'est pas juste.Napoléon a surtout épuisé, éteint la France matériellement sans lui donner l'exemple d'une grande dissolution morale, et l'ennui de le savoir disparu n'a pas dc rapport avec les coutumes d'une jeunesse sans énergie, sans principes.D'ailleurs Musset se reprend plua tard et donne la vrai raison de ses intcurs abattues qui résument celles de toute une époque.Oui il la donne la raison, il la trouve la cause du souille infernal qui traverse les consciences ; el c'est quand il aperçoit le poignard retourné dans'la plaie hideuse, qu'il jette le cri sublime de l'orphelin malade.Dors-tu content^ Voltaire, tt ton hideux sou- [rire Voltige-t-it eneor sur tes os décharnés t Ton siècle était, dit-on trop jeune pour te lire ; l.c nStre doit te plaire, et tes hommes sont ués ; Il est tombé sur nous, cet édijiie immense.Que de tes larges mains tu sapais nuit et jour, La wort devait t'attendre avec impatience.Pendant quatre-vingts ans que tu lui jis ta [cour ; Vous devez nous aimer d'un infernal amour.Ne quittes-tu jamais la couche nuptiale Où vous vous embrasse* dans tes vers dm torn - [beau.Pour t'en aller tout seul promener ton front ipj/e Dans un cloître désert ou dans un vieux chd- [teau t* Que te disent alors tous ces grands corps sans Ces murs silencieux, ces autels désolés.Que pour l'éternité Ion souffle a dépeuplés t Que te disent Us croix t que te dit le Messie f Oh ! saignet-ie eneor, quand, pour le déclouer, Sur son ardre tremblant, comme unes fienr l/fétrir.Ton spectre dans la nuit revient te déclouer t Ce grand poète ne pourra jamais être lu que par des esprits bien disposés, bien rassis, et surtout d'âge mûr, autrement dans plusieurs pages il est dangereux.Les littérateurs sérieux le lisent avec fruit, puisqu'il répand sous sa plume une Unie grande et Vraie mais toujours, il est certain, retenue dans une capricieuse enveloppe terrestre.Donc pour plusieurs 11 y a un tri à faire dans son oeuvre pleine de cœur et d'esprit et quand ce tri est fait, le grand poète apparaît sublime et rayonnant, il devient le résumé des homines qui ont souffert par l'amour, car bien que vrai pour le philosophe glacé, ou hypocrite, ce mot contient un sens d'une grande vérité, la vérité de l'univers, et par son grand amour, qu'il traduit sans l'adoucir, Musset reste te plus grand poète lyrique dc la France du moins.Comme il comprenait la vie I Comme il pleurait avec les mortes qu'il avait aimées : O Maria-Eelicût ! le peintre et le poêle: baissent, en expirant, d*immortel* héritiers Jamais r affreuse nuit ne les pi end tout entiers.A défaut d'action, leur grande âme inquiète De la mort et du temps entreprend la conque- Et, frappés dans la lutte, ils tombent en guer- [riers.Recevant d'dge en âge une nouvelle vie, Ainsi s'en vont à Dieu les glottes d'autrefois ; Ainsi le vaste echo de la voix du génie Devient du genre humain I'universelle voix, .Et de toi, morte hier, de toi, pauvre Marie, Au fond d'une chapelle il nous reste une [croix l Une croix! et Voubli, ta nuit et le silence! Ecoutes t c'est un pécheur qui chante au bord [du grand chemin.Une croii f et ton nom éttit sur une pierrr.Non pas même le tien, mais celui d'un époux.Après la mort du poète, soir du ier mai 1857, Tainc écrivait : " Il est mort, et il nous semble que tous les jours nous l'entendons.Une causerie d'artistes qui plaisantent dans un atelier, une belle jeune fille qui se penche au théâtre sur le bord de sa loge, une rue lavée par la pluie où luisent des pavés noircis, une fraîche matinée.il n'y a rien qui ne nous le rendre présent une seconde fois.Celui-là au moins n'a jamais menti.Il n'a dit que ce qu'il sentait, et il l'a dit comme il le sentait.Et tel que le voilà nous l'aimons toujours." C'est bien la vérité, même quand il s'exprime médiocrement, ce qui n'arrive pas souvent, on sent qu'il y a toujours de la poésie, qu'il y a de l'ftme, quelque chose qui.souffre, qui pleure, du Musset enfin, du Musset toujours 1 1-oi'Is-Joskpii DOUCET.Dans i.e prochain numéro : CHRONIQUE DE QUINZAINE, par ALBERT LOZEAU., Pana It J^oiyle jjUtiate NATIONAL FRANÇAIS — coin Ste-Ca-therne ct Hcaudry.— DRAME et CO, Mi.DIE — Deux représentations par jour- — PRIX — Soirées, loc, 20c, 300, 40c.Matinées, loc, 15c, 2oc, 25c.QAITÉ — 1054 rue Ste-Cathcilne — Bell Tel.237! — DRAME — Deux représentations par jour — PRIX — Matinées, 10c, 15c, 25c, — Soirées, toc, 2oc, 30c, 40c, ; Soirées de GALA ; tous les Vendredis.[NOUVEAUTÉS — 1861 Ste-Catherine, Bell Tel.Est 1395.— COMÉDIE — Matinées : Jeudi et Samedi, toc, 20c.Soirées : 15c, 25c, 40c.Loges 50c.Soirée de Gala Jeudi.DARC SOIIMER — Coin Notre-Dame I et Panet.— VARIÉTÉS — Tous les dimanches, après-midi, à 3 hrs ; soir, à 8 hrs, — Admission, IO cents.» Nos lecteurs ont appris par la voie des journaux la réouverture du Palais Royal.MM.Numa Blés ct Lucien Boyer en sont les nouveaux directeurs.La pièce de début a été Alonto, allons-y I Nul doute que sous la direction nouvelle, le théâtre de la rue Laçauchctièrc reverra ses beaux, c'est du moins ce que nous lui souhaitons de tout cœur.• L'ORCHESTRE ET LE DIAPASON Il arrive souvent au cours des représentations théâtrales que les instruments " montent " et élèvent le diapason à des hauteurs nuisibles aux chanteurs.Ce fait, qui peut paraître bizarre, a été signalé avec beaucoup d'autorité par M.Gustave Lyon au dernier Congrès de la Musique ; et puisque l'occasion h'en présente nous y insisterons.Les chefs d'orchestre — ceci est de toute notoriété — n'ont malheureusement pas pour règle de faire respecter le diapason.Au contraire, ils laissent aller les instrumentistes dans une course folle vers l'exhaussement du diapason avec lequel ils obtiennent plus d'éclat, et, par suite, plus de succès.L'échauf-fement de l'air contribue à ce phénomène, si une correction, facilement réalisable par chaque instrumentiste, n'intervient à temps.Les vents, pour employer l'expression usuelle, entraînent quelquefois avec eux les instruments à cordes jusqu'à la rupture des chanterelles, laissant derrière eux les instruments à son fixes, cloches, celestas, pianos, ct cassent au besoin les voix des chanteurs dont les cordes vocales se conduisent comme les chanterelles du violon L'exagération dans la montée d'un orchestre pendant le cours d'une soirée, atteint des proportions que M.Lyon a pu mesurer.II a vérifié et fait constater un soir par sept témoins musiciens, accordeurs, chanteurs que dans l'exécution de Y Artésienne k l'Odéôn, les chœurs que soutenait pourtant un piano, n'ont pu être aidés effacement par lui, que lorsqu'il le fît accorder pour un la de 920 vibrations par seconde, ce qui est juste le ta diète du diapason ta 870.Or, l'orchestre était parti de ce ta 870.Il avait donc progressivement atteint, sous le nom de la, te nombre de vibrations du la dieu vers le milieu de la soirée, et si le chœur avait eu à faire entendre le fameux ut diète de Tamber-lick, U aurait dù émettre un ré tout simple-me ni du diapason 870, pour donner La note PRIME GRATUITE En conséquence (f arrangements spéciaux avec une Librairie de Paris, nous sommes en mesure d'offrir gratuitement d toute personne qui s'a bonne ou renouvelle son abonnement au " Passe-Temps", pour un an, la vrime exceptionnelle suivante.{Il faut se hdter, car le nombre des copies est limité.) (Cit.prime ait donne» a l'axeluiion d» toute» autrei prime».) ENCYCLOPÉDIE DBS OUVKAGES DE DAMES, parTh.de Dill mont—Un volume do 850 pages, illustré de 1107 gtavures et renfermant 20 chapitrest intitulés : — La couture à la main ; la ma-chino à coudra et la oouture a la machine; le raccommodage; la bruderio sur blano ; la broderie sur toile ; la broderie sur soie et velours; la broderio d'or ; la broderio application ; la tapisserie ; le tiicl; lo crochet; la frivolité ; lemaciatuô; lo filet ; losjoura sur toilo; les dentelles brodées; los dontelles a l'aiguillo; les dentelles auxfusinux; la garnituro des ouvrages; recommandations diver- sos.Format in-18o, reliure anglaise, tranche dorée.1.00 (Ajoutes pour le pott: Canada et Etats-Unis, lOo.) Adressai : Lm I'assi-Temps, Montréal, Can. LB PASSU - temps 1*7 DANS LE SUIR i VISITK D'ÉTOILES Lei vents, cei vagabonds des routes de l'espace.Ce toir, à ma fenêtre ont frappé, mais en vain ; Car j'étais, tel un prêtre en action de grace, Obsédé par l'éclat de ton profil divin.Le portrait qu'à demi maintenant l'ombre efface, Triste de son regard où toote toi se plaint.Vague comme du songe, aux ténèbres fait place, Car ma lampe se meurt et le sommeil me vient.Mais voilà que l'on frappe encor ; celte fois, j'ouvre.Le ciel, qu'un fugitif nuage à l'ouest couvre, Vers ma croisée amie 4 poussé les vents froids ; Et tu trembles un peu, mon amour, quand je crois Voir m'envahir, au bruit soyeux de larges voiles, La nuit sereine avec l'essaim d'or des étoiles I II QUERELLE INSTRUMENTALE Avec les violons, les harpes Ont des querelles, tout ce soir ; Leurs accords flottent dans le noir Etoile, comme des écharpes.Et les joueurs, indolemment, [4M doigts & l'archet, sur les cordes.Rêveurs, prolongent ces discordes l>ont résonne le firmament.I-es harpes ont raison : l'on danse A contre-temps.Les violons, Cea esprits légera et brouillons.Suivent en sujets la cadence.I-ei harpes disent que c'est mal, Kt que c'est agir sans logique : Asservir l'art de la musique Aux caprices des pas de bal !.|j harpe bougonne et soupire, Murmure sourdement, tandis Oue les violons étourdis Uni) animent éclatent de rire ! III BONSOIR ! Bonsoir.Je vais dormir, ta souvenance en moi ; Tu paraîtras encore aux fictions du songe Que la nuit maternelle à mes yeux clos prolonge, Et dont chaque féerie est à l'honneur de toi.L'enchantement des nuits est propice à l'émoi.Le sommeil est une onde apiisante où se plonge L'amc que le cancer des réalités ronge, Et qu'atteint rarement ce spectre noir : l'effroi.Bonsoir.Dors sous la garde attentive de l'ange Qui doit guider tes pas aur celle route étrange Où l«aucoup des humains s'égarent sans espoir.Oublie en ton repos la vie et ses misères, Tandis que je vais prendre a la nuit, sreur du soir, Les forces qui me sont pour chanter nécessaires.ALBER1 LOZEAV.CHOSE A DIRE DANS LA SALLE Je le jure I je ne remettrai plus lei pieds dans un ihéatrc ! Pourquoi me demanderex-vous?Pourquoi ?Parce que, après l'aventure qui \i ni de m'arriver, je hais tous les théâtres de toute la force de ma haine ! Ht ¦ 11,1111 •¦ (c'est ma te m me) me dit hier : "On joue aux Variétés une revue irès amusante." Tu devrais bien m'y conduire 1 " Nous ne sommes mariés que depuis six mois à peine et je n'ai encore aucun motif d'être désagréable a ma femme.— Je dis : " Oui '\ sans enthousiasme.** J'emmènerai maman avec moi, ajouta-t-cllc de sa voix la plus tendre.Quelle tuile 1 Je prends au bureau trois fauteuils de balcon, trois fauteuil - de face : j'aime mieux cela ; on a toute une rongée de petits bancs à renverser avant que de s'asseoir ; et puis on force la file entière des spectateurs à se lever, on leur écrase les orteils, ils sont furieux.Il ne faut négliger aucun?occasion d'être désagréable au prochain ! Noue nous installons ! J'avais devant mot un monsieur très grand, très gros, très chevelu.J'aime licaucoop les gros messieurs au théâtre ; ils vous empêchent de voir la scène, mais on est sûr, avec eux, que la ramj>c de gaz ne vous fera pas de mal aux yeux.Ma belle-mère ne partage pas ce goût.Elle avait devant elle une dame, avec un volumineux chapeau couvert de plumes.Dès que le rideau se lève, la voilà qui crie : "On ne voit rien I C'est îdiot de se mettre sur la tête des échafaudages pareils.A bas le chapeau ! Chapeau 1 Chai>eau I " Elle avait le diable au corps ; la dame faisait mine de ne rien entendre.Alors ma belle-mère me dit : Anatole, priei donc cette dame d'enlever son chapeau I ' ' Comme c'est facile de demander ça à une dame I Pour avoir la paix, je me penche et je frappe doucement aur l'épaule de ma voisine.Elle se retourne, furieuse : " Qj'est ce que vous voulez, malhonnête?" Nous nous regardons dans le blanc de l'œil et la voilà qui crie : " Tiens, Anatole !" Moi, de mon côté, je la reconnais : " Augusta ! " Oui, Augusta, une ancienne à moi, une modiste eatapul-tueusc à qui J'ai fait la cour pendant deux ans, avant mon mariage, bien entendu 1 et à qui j'ai raconté, quelques semaines avant cette opération désagréable, que j'étais forcé d'aller m'établir en Amérique.lionne fille, Augusta, mais la téte trop près du bonnet.Du lait à 95 degrés en permanence ! à la plus petite contra* riété, crac elle bout, elle déborde ! I i voilà qui tourne le dos à la scène, qui se met à ge; noux sur son fauteuil et qui commence : — Tu es tien blagueur, mon petit vieux I Je te croyais en Amérique I Mince d'Amérique î Tu es à Paris et tu ne viens pas me voir, lâcheur 1 l.i salle entière était debout et se tordait de rire ; les gamins du poulailler sifflaient ; la situation devenait tendue.Tout à coup ma bcllc-mèrc se lève.— Je vous défends de parler à mon gendre, gourgan- dine 1 Vous voulez compromettre une honnête famille et jeter le troubledans un ménage.Ce fut le coup de grâce 1 — Comment, tu es marié ?répliqua Augusta hors d'elle-même.C'est pour cela que tu m'as Iftchéc ?Je comprends tout maintenant.Eh bien, permets-moi de ne pas te féliciter, mon petit vieux ! Franchement, tu n'as pas gagné au change ! Allons, voyons, sans parti pris, je auis mieux que ton sécot de femme ! Est ce que tu as aussi épousé la vieille ?Ah I c'est ta bellc-mèrc I ton crampon I Tu as dû chercher longtemps, mon chien-chien, avant «le découviir deux bipèdes pareil» ! A toutes les galeries les spectateurs se penchaient, et j'entendais dire autour de moi : " Epatant ! très gai et très imprévu, ce début-là ! Ce diable de Christian est grimé à en être méconnaissable 1 Qui donc fait la vieille ?On dit que la jeune, c'est Haumaine ! loi petite scène est très bien réglée.Vous allez voir qu'ils se battront 1 " Hélas I oui, ils se sont battus I Ma bclle-inère, bleue de rage concentrée, se précipite sur Augusta.Je veux les séparer 1 je me jette entre elles deux.Je reçois des gifles à droite, des gifles à gauche ; j'envoie par mégarde un coup de poing sur la tête du gros monsieur ; il se tâche, me saute aux cheveux; ma femme le mord ; nous roulons, pêle-mêle, ai.-les fauteuils, écrasant les chapeaux, cassant les cannes ; ma belle-mère, piétinév par Augusta, s'évanouit.Ma femme, affolée, voulant mettre fin à la lutte, crie au feu I I,e pompier de service, qui, de loin, ne distingue pas bien la bataille, croit que le loyer de l'incendie est là où l'on se démène si fort et entre en scène, lance en mains 1 Oh I quelle douche ! Nous sommes tous tretnj)és jusqu'aux os, Augusta, le gros monsieur, ma belle-mère, ma femme et moi ! Le pompier, quî_ continue à n'y rien comprendre, nous arrose avec une persistance fâcheuse.Nous nageons en pleine eau.Sans 1 arrivée du commissaire de police qui met fin à l'inondation, nous serions tous morts noyé».On nous emmène au poste.Et vous voulez que je retourne au théâtre ! Jamais ! jamais ! je le jure ! COQUEUN CADET.f^bcreatiog 67 — £ Nir, m f.Ai je celui de l'éloquence?Tout au olus, suis je raisonneur?Mais, je le regrette à l'avance.Je n'ai pas ce titre d'honneur, Comme l'eut un héros d'Espagne, Grand ami de Sancho Pança, Dont le souvtnir m'accompagne Ou mieux dont Cervantes parla.Les réponses seront reçues jusqu'au 3 janvier.Les dix premières réponses justes, accom|>agnée* de notre coupon de primes.No toi recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTIONS 65 — LES l'APES ARTISANS Sixte IV, pécheur.Urbain IV et Jean XXII, cordonniers.Benoit XI, berger.% Benoit XII, meunier.Adrien XI, brasseur.Sixte-Quint, porcher.que l'orchestre aurait fait sonner sous le nom A*ut dieu.« ÇA ET I.A — La gouvernement russe a défendu les auditions de musique religieuse russe, surtout de musique liturgique, par le gramophone ou par tout autre nppareil de ce genre.— Le théâtre le plus septentrional qui existe au monde, c'est indiscutai lement r Auditorium Stock ou'on vient d'inaugurer à Dawson Ci ty, au Klondike.Une troupe est là qui joue tour A tour le drame, la comédie et l'opérette.I-e prix des places est de 10 dollars (cinquante frarcs) au parterre, pnx très modique — nous dit un correspondant — pour un pays où les b"ltes d'allumettes coûtent vingt-cinq sous pièce 1 — La statue d'Am-hroise Thomas sera inaugurée prochainement, et la féte ne manquera pas d avoir un éclat particulier, car on a décidé d'inaugurer, le même jour, le monument de Charles Gounod.Les deux plus illustres représentants de la musique française dans la seconde moitié du dix-neuvième sièc'e seront ainsi réunis en une commune apothéose.MON Dy\N ITÉS Noun Invitons nos lecteurs à nou" tenir au ¦•¦mi rant du mouvement mondain do leur localité respective.Lw reuMiBneuienu qu'Us nou* fourni runt Urauuipagnes do notro coupon» -*n>nt iusftrw dans nos oolonuea.pourvu qu'ils pot lent une signature res.ioosable.EN VlI.LK UMercrccIi, le 3, Mr D.De Repcntigny atteignait sa vingt-septième année.Ses amis n'ont pas voulu laisser passer cette tête inaperçue et se sonl réunis dans la veillée, à la pension de Mr H.Aineault, No 167 me St-Dominique, pour faire une jolie démonstration à Mr De Rcpeniigny.L'n magnifique dîner a été pris au milieu de la cordialiié la plus franche.\as menu était excellent et rien n'a manqué pour faire de cette fête un beau I succès, fl y a eu du chant, de la musique et j Aimé l.alonde, Lundi, 14novembre, à l'église Ste-Brigilt-, Mr Jean-Baptiste Miller, conduisait à Tau-tel Mlle Y.Desroches.Après la bénédiction nuptiale les parents et amis des nouveaux époux se rendirent chez le père du marié où le déjeuner fut servi.Dans l'après-midi ils se rendirent chez Mr Jos.Desroches, grands-parents de la mariée où le vin fut servi.I>e là ont se rendit chez Mr Philippe Desroches, père de la mariée, où l'on prit un copieux souper.Le soir il y eut réunion à laquelle assistaient MM.ci Mmes Jos.Desroches, Robillard, A.P.Dcsrcchcs, marchand de la rue Ste-Catherine, A.O.Desroches, G.Brousseau, Mlles Maria Pelletier, M.Gagnon, Eug, Diotte, A.Chevalier.A.Brousseau, M.Kobitaille, Yvonne Pelletier, MM.Ricard, I*andry, Horace cher.A cette occasion, il y a eu présentation d'adresse.Il y a eu aussi chant, musique, déclamation et goûter.Nos félicitations à Mr Boucher, le fêté, ainsi qu'à Mr Mme et Mlles Lacoste, qui surent si bien faire les honneurs de la fête.Nos salutations n Mr l'esrosiers le premier organisateur.Etaient présents : Mlle Albina David, Albcrtinc Ué-rul»é, Albertine David, Ida Leblanc, Rose Léda David, Blanche Leroux, Marie Anne Drolet, Dulcinée I-cblanc.MM.R.J.David, Beaucbamp, Marcellin INicosie, Chs Ijpens, J.A.Ijijcunessc, Aimé Leblanc, E.E.D., Hector Trudeau, E.E.D., L.-J.Doucel, J.• coi U-au dit: "jamais plus 1 " Que cette parole soit le signal de notre séparation oiseau ou démon I,.hur lai-je en "me redressant.Rentre dans la tempête, " retourne au r vage de la Nuit plutonienne ; "ne laisse pas ici une seule plume noire " comme souvenir du mensonge que ton àme "a proféré; laisse ma solitude inviolée; " quitte ce buste au-dessus de ma porte ; ar-'• rache ton bec de mon c.eur et précipite " ton spectre loin de ma porte 1.Lecorbeau " dit : jamais plus." Ma marraine dût discontinuer ici, car il lui arriva de la visite ; une partie de ceux qui devaient chanter à l'orgue à minuit enirèreet dans notre taudion ; c'étaient Olivier Champagne, Josine Brassard, Fanfan Delcourt, Garçon Vadcnais, Baptiste Galien, le jeune DE JARDINS.Plans de jardins, de parcs et de cimetières.IA Place d'Armes, Montréal.Téléphone Bell Main 4138.se.Ixs toits doublés de gièvre encensaient la nuil brune de leur fumée grise qu'éparpîl lait une bise de la dixième heure.ijes altoiements d'un miséiable chien chassaient, par minutes, les échos familiers d'un massif de pins verts, non loin d'une maisonnette à l'aspect désolé et maussade, un peu enfoncée, à droite de l'église.Quoique disparue depuis bientôt vingt ans et engloutie aux cendres des choses mortes, je la revois celte chaumière avec sa porte liasse et occiée de rouge clair, avec ses fenêtres à petits carreaux et sa cheminée de cailloux limés par la glace et la pluie des saisons.Ma mémoire, si rebelle pour tant de choses, garde encore aujourd'hui l'image de ce toit branlant ; c'était le toit de ma marraine que j'aimais, une bonne vieille fée à 1*échine inclinée, a l'œil cave et fixe comme un mil mourant, marchant à pas pressés, à l'aide d'un manche de parapluie.J'allai} sur ma huitième année depuis une couple de semaines.Ce solr-là, mon père me tirant par la manche, m'offrit d'aller coucher avec mon frère Pitou, chez celte vieille marraine ; c'est le temps, dit-il, puisqu'une troupe de sauvages de la compagnie des croque-mitaines et des fécs-ferïutcs " a été vue, l'autre côté de la rivière, Ils rôdaient encore sur la glace au soleil couchant, cherchant sans doute quelques " lessiveuses" (laveuses) à qui casser une jambe.Ah ! les gueux 1 de canaille I de vauriens ! qui, non contents de casser les jambes des femmes, pour qu'elles aient plus de misère, leur laissent encore des panirrs plein d'enfants I Puis quand on est pauvre, il faut les élever par-dessus le marché, de " grippe-et-de-grappe " comme dea chats ; arec ça qu 'Us nous les apportent toujours tout pelits ; à peine si ça l'air de monde : ça pas de dents, pas d'esprit, c'est grimaceux, indéfini enfin, comme une vocation de vagabond.Toi, par exemple, Us ont laissé à la grange, sous le demi-minot, tu n'as pu marcher qu'une année après.Oui les coquins 1 je les tuerai tous avec le fusil de Ion oncle François !.— Oui assommez les sauvages, mois pas les bébés I el si je restais pour les voir ?.— Mais non ! mais non ! Tu sais «omme lu es toujours fourré partout, tu me ferais manquer mon coup ! Tu as le temps de le rendre avant qu'ils arrivent; va avec Pitou chez marraine qui doit en ce moment fricasser quelque fameuse gibelotte à creuver ; puis du sirop d'érable, elle en a la vieille.• Et les deux marmousets étaient partis, barbotant dans In neige comme deux pigeons : leur petit derrière en rond, leur petite "tuque" pencher sous la poudrerie où sifflotaient les koèolds, le» inrluxi, lesJi/s, les crigues* et déjà même, quelques jeunes manligras, dn vieux Sanla-CIaus, qui commençaient à courir le galipot, au petit domaine, sur la côte des pins à corneilles. lb PA8SH-tbmps NOEL AUX QUATRE VENTS (suite) -2=i=^i=^==^\=i=^\t^==^i=:=±=r.Et que le mon - de veut con • nat .tre, Aux qua - tn: vents du ciel.wmmÈmwÊÈ Aux qua • tre vents Ju ciel,— CIo - chef, non ¦ ne*— Noël I— Frêle innocent à tête blonde, Oue promets-tu d'être demain ! Toi qui nais quand la nuit féconde Donne un sauveur ou genre humain.Es-tu le chanteur, le poète, Dont tinteront les doux refrains Aux cieurs des hommes, des marins, Sur qui s'acharne la tempête ?Cloches, alors ! sonnet Noël 1 Sonnes Noël 1 Pour le chanteur qui vient de naître Et que la terre veut connaître.Aux quatre vents du ciel, (bis) Cloches sonnes Noî'I ! 3 Es-tu le vaillant dont le glaive Doit guider au feu nos soldats ?Es-tu celui dont chacun rêve.Celui dont on parle tout bas ?Es-tu le fils de l'espérance.Es-tu le héros triomphant Qui doit faire claquer au vent Le drapeau joyeux de la Fronce ?Clairons sonne/ I sonnez Noël 1 Sonnes Noël 1 Pour le héros qui vient de naître Et que la France veut connaître.Aux quatre vents du ciel, (bis) Clairons sonnez Noel ! 4 Es-tu le Christ humanitaire, Qu'attendent les peuples armés,| Las enfin d'engraisser la terre Avec le sang des opprimés ?• Déraciner des sources haines.Par qui sar le coteau vermeil Se dépiolra le grand soleil Couvrant dc moissons d'or les plaines ?.,.Cloches, alors I sonnez Noël ! Sonnez Noël I Pour le sauveur qui vient de naître Et que le monde veut connaître.Aux quatre vents du ciel, (bis) Cloches sonnes Noël 1 La même, avec accompagnement, 50c chez Edmond Hardy, IÛ76 Notre-Dame, Montréal, PRIMB DE NOEL Offerte gratuitement aux abonnés payant un an d'abonnement d'avance, et a l'exclusion de toutes autre* prime UNE MAGNIFIQUE HAGUE en simili or, ornée d'une belle imitation de diamant ; il faut ôtre expert en bijouterie pour découvrir l'imitation.Lee abonnés choisissant cotte prime auront la bonté de donuer la grosseur du diogt au moyen d'une petite bande de papier.Robillard, le bonhomme I-andry, un rodeux de joueur de violon celui-ci, je vous en garantis.Il n'y avait pasde messe de minuit cette fois-La : M.le Curé était tombé malade, victime de son dévouement, en revenant d'administrer la femme d'Olivier Boucher.Avec la permission de la mère Sophie, dit l'un d'eux, en versant pour tout le momie un petit fitbi de rhum, nous chanterons ici ce que nou» ne pouvons chanter à l'église : nos cantiques en souvenir du Père Eternel de tant d'enfants qui lui ressemblent -1 peu.C'est très bien, répliquais mère, je commence par faire de la tire ; rien ne rebute te bon caractère des Canayens., Ça, bergers assemblons-nous.Allons voir le Messie.Ils chantèrent tous les plus beaux, et une partie de la messe borde/aise ; et les deux plus belles voix à mon goût c'étaient Olivier Champagne et Charles Kobîllard.C'est bien simple, la poêle suxj>endue à la cheminée,renvoyant comme un écho continu, semblait ronfler superl>emeut ct prendre des airs comme un chat qui lîle ses patenôtres, — Voici de la tire ! voici de la tire ! pour réconforter les gosiers, cria ma marraine,., mais à peine avions-nous commencé le régal que nou» entendîmes, repercuté ct saccadé par les rafales, un chant rauque el lugubre a l'extérieur :— Canot d*/ccrce qui va voler.Canot J'éeorce qui va., Mon.père n 'avait fille que moi., C 'était tout simplement un canot de chasse-galerie que dirigeait crânement Helzébuth enseignant son refrain populaire à tous ses apprentis : réprouvés, bêtes-à-grand"-queue, loup-garous, bêtes à tête plate ou bêtes à sept-têtes qui sortent la nuit des caves ou des rez-de-chaussée par les soupiraux ouverts.Nous avons regardé ces voyageurs aériens qui filaient comme un volier d'outardes sur une seule ligue horizontale ; mais nous vîmes bientôt plus qu'un point noir qui, dans la nuit brune, se confondit avec les nuages, leur chanson aussi se perdit sans écho, comme toute musique infernale, c'est-à-dire que nos oreilles ont gardé l'air du relrain, mais le bosquet sonore des vieux pins, éclatant de murmures quand aboyait Sultan, est resté dans le silence pendant que les démons passaient, suivant le vent et des (laquées de fumée.Louis Joseph DOUCET.ANNONCEURS kt CORRESPONDANTS La copie d'annonce ou autre pour le prochain numéro sera reçue jusqu'à jeudi, le 25 décembre i0o2.PETITS AVIS 26 numéros forment notre année.La date de l'abonnement est toujours de sept jours antérieure i celle du premier numéro envoyé.Les deux chiffre* imprimés à la suite du nom de l'abonné sur la bande sont 1cm nn méros où commence et finit l'abonnement.Nos abounés sont priés dc choisir leur prime en s'abonnant au journal.Dorénavant, à défaut de telle précaution, aucune prime ne pourra être réclamée, après trois mois :'t compter de la date de l'abonnement.Une liste de nos primes est envoyée sur demande.GAGNEZ VOTRE ABONNEMENT Voulez-vous gagner un abonnement ?Si oui, envoyez-nous le nom et l'adresse de quatre personnes, accompagnés du prix de trois abonnemenU d'un an, soit $4.511.Chacun de ces quatre alxmnés a droit a une prime.LES MAITRES DE POSTE Sont autorisés à solliciter et & percevoir le prix des abonnements au Pahsk 1 kmps, et à garder à titre de commission un tiers des montants collectés.NOS ABONNÉS N'auront pas lieu de s'étonner si, après la réception du second avis de l'expiration de leur abonnement, l'envoi du journal est suspendu.11 L'abonnement est strictement payable d'avance " t cette règle ne souffre pas d'exception.Ne décidez rien, cependant, avant d'avoir consulté la liste des primes offertes aux abonnés payant leur abonnement d'avance.(Voir notre avant-dernière page.) OFFRE SPECIALE En nous envoyant le nom et l'adresse d'au moins dix personnes susceptibles de s'abonner au PaSsb-Tbmpb, on recevra un joli morceau de musique par le retour le la malle.DÉCISIONS JUDICIAIRES CONCERNANT LES JOURNAUX 1.Toute personne qui retire régulièrement un journal du bureau de poste, qu'elle ait souscrit ou non, uue ce journal soit adressé à son nom ou A celui d'un autre est responsable du paiement, 2.Toute personne qui renvoie un journal est tenue de payer tous les arrérage» qu'elle doit sur son abonnement, autrement, l'édi- teur peut continuer à le lui envoyer jusqu'à ce qu'elle ait payé.Dans ce cas, l'abonné est tenu de donner, en outre, le prix de l'abonnement jusqu'au moment du paiement, qu'il ait retiré ou non le journal du bureau de poste.3.Tout abonné peut être poursuivi pour abonnement dans le district où le journal se publie, lors même qu'il demeurerait à des centaines de lieues dc cet endroit.4.i.", tribunaux ont décidé que le fait de retirer un journal du bureau de poste, ou de changer de résidence et de laisser accumuler les numéros à l'ancienne adresse, constitue une présomption ct une preuve prima facie d'intention de fraude.LA MUSIQUE ET LES FOUS Sur la colline opposée ù celle où se trouve le Théâtre Wagner, à Bayreuth, se trouve un asile de déments dans lequel quelques artistes dc la troupe ont coutume de loger.Les pensionnaires de cet asile |>cuvent entendre les sonneries de trompettes qui annoncent chaque acte, et beaucoup d'entre eux ont désiré assister aux spectacles.Comme cela ne peut être, on donna chaque année, depuis longtemps déjà, un concert s|>écial.L'été dernier ce concert n'eut pas lîeu, et l'on annonce crue plusieurs des pauqrcs fous onl vu leur mal s'aggraver.De là à conclure que la musi^éTlgTic« tul permettent de Jouer i premiere rue et préalables.« Nouvelles MANDOLINES Forme lherlne Dern'ères Nouveautés venant de Parie.Le pas relevé pur Marcel Prévost 0.90 0.90 Toutes le» femmes tome II par Vignola Claudine à ''école à Palis en menai menage par Willy L'amour à Pétrole par Louis B"«e fci L*Sou*-Marn te Vengeur par Pierre Mael 0.90 Vierges en fl*ur* par Emery 0.90 Déteetiveset bandits j Ooron 0>eo Piratic Uo«nioiioll ei ( » " " \ Hypnotisme.Clé de* Songes, (iraphologle.Cartomancie.Collection complète da A.Damas à 25 ecnli le volume.Collection 'omplète de Ualsac, édition du centenaire à 2" cents le voira».Modes fiancalsss avee i atron grandeur nature le à 5 cts.10 fascicules du t'auorama Sa on a 20 cents chacun.Cartel Postale* Illustrées du tous les pays du inonde a S0 et Monts la d ut.Albums i*our e .rtea postales contenant 300 4I"J.«X) et lOOOeartes.Commandes pro ru rte ment exé-ntées.MAISON FONDûE EN 1890 pttlfHut/tje ^pdtrne G.N.MANSEAU, propriétaire 85, St-Jacques, Montreal Impressions de toutes sortes A des prix excessivement bas.Attention spéciale aux commandos par la malle.Vctor Nadeau Du Conservatoire de Pbîladelphio PROFESSEUR de MUSIQUE Orchestre pour liais, Consorts, etc.No 35, St-Philippe, Montreal OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO A.G.LAGRANGE reorisasca na Mandoline, Guitare & Banjo Professeur à l'i n -liiut Mont St-Louis et au Collège Sta-Marie 181, rue St-Hubert, Montreal OOCKK>CH>OOOC>OOC»CK)OÔ J.E.Marchand : I Stiv, iu i'll.b.a.uoudtl PROFESSEUR d'Orgue & de Piano 80, VISITATION, MONTREAL Salon I >ij'l.'.i.-.-" du Collège d'Optique de Philadelphie fc» Ion et maison privés : 1540, RUE STE-CA'I'HKR1N Ë fl AIS KT CUR1RHXTOUR.S UKSCAMOTAOK tlcel aucieos et moderne*, reouellHs et arran 8.64par 8.Robert.1 volumo aveo aravures.0 30 Aveo notre ooupon.5o en moins.Adresse, le Passe-Tcmp«, Montréal.Voir a l'avant-demière page la liste des primes offertes t nos abonnés.Nos Frimosde Librairie En s'abonnant ou renouvellant son ulionnoiiicnt au Passe-Temps, ou a droit k 11.00 do marchandise, à choisir dans la listo ci-dessous.- es numéros se vendent 10 s pièce CHANSONS ET MONOLOGUES DÉJi PARIS DANS U Mfiturox OeSlgntdo CHANSON i M.MONOLChMil No 1—C.Descends done, on vn rigoler M.Lu foinme et In pipe 2—C.Nous étions, huit C.Ainsi soit-il liuîTftb» Hill C Berceuse d'un matin d'hiver M.Le "P'*do Célestin S—C.Les p'tites chatteries M.NiiliticliiHloiuisiir 4—C.La chanson dus cigales M.lllnnchctto 5-C.C.ta douce-mont sa main." Je n'aurais pas cru qu'elle dût te convenir pour fommo," di[ elle eiiliu avoc uno compassion affectueuse." Cependant, ju te orois bon juge eu ce qui regardo ton bonheur, et le jour où la n.'amèneras une fille, je lui ouvrirai mes deux bras en lui demandant seulemeui de te rendrt heureux corn me tu lo mérites.Isabelle est pauvre j cependant, ce n'eût pa» été nn obstacle.No la oondamnes lu pas trop | vite ?.Sais-tu bien •luns quollos circonstance s'est accompli oe maria-ge ?- Il rougit de nouveau en secouant la tête." J'ai ou la faiblesse, " dit-il nmè-romont, " d'éeiiro a un ami capable) de me renseigner.Faut-il l'avouer?.Jo souhaitais presque tiouver une excuse à cette rancune invétérée d'une sœur contre son frère.Maia la femme do lierttand d'Emerancy ne mérite pas le mépiisd'uoe autro femmo.Il a, en l'épousant, fait une folie, brisé son avenir et renoncé à toute espérance île fortune ; mais elle est digne de resp' ct, et ne peut même être qualifiée d'intrigante.Uno enfant qui a ignoré jusqu'uu bjut, dit-on, quo le pèro do sou mari refuserait do la recevoir.Dana un tel état do oho un ostiacisme éternel est doublement cruel, et puisque la folie est consommée, il appartiendrait à la sœur da réconoilier le père ot le fils." Minuit sonnait à oe moinont, et Mme Eynolds so lova." Quelle triste cho-e que les disaen-11 m-ut - de famille I " dit ell> avec un soupir." Mais tu n'as pas eu le temps d'aimer Isabelle, mou cher -nt un.Regarde autour do toi, il no mauque pas do femmes aimables et bonnoout vivre encore, mai» il ne recou-yiera plus j mais l'usage du côté dioil ! Lui qui était si jeune encore et si fort !." Thierry l'iuterrogeait avoc unesytn-palhio évidente ; ollo avait un toi bo-toio d'épancher se< craintes, ses souffrances, do parler do celui eu qui se Concentraient maintenant toutes ses espérances comme toutes ses inquiétudes, qu'ello oublia presque & qui olle parlait.Elle fut elle même, vraiment féiiiiuine ; .Ho montra involontairement ce côté de son âme qu'ello ¦ 'étudiait d'ordinairo à cai lier soigneusement: l'aUendiissoaent, la sensibi lité." Puis-je voir votre père' " deman-da-t-il lorsqu'il l'eut écoutée avec uno nltontii n ou.ne Ellu fit un signe ufBrmatif ot legui-da vors In chambre do son pôe, qui nccuoillit sou vidteur avec cette joio expansive d'un convalescent qui s'ennuie et qui voit tout à coup survenir i.li-ti.u- iiui inattendue.Il semblait q e la force tranquille de Thierry et la puissance incontestable de sa niilure exerçassent autour tie lui un; i lluence btenfaisan e.M d'Km .rancy r tiouva uu éclair d'uni-muliou, et Isabelle elle-même se sentit à la fois raoini seulo et moins tri-ite.Il leMa une heure, pendant laquelle sa nu' ro vint le rejoindre et prodiguer il la jeun» lille, avec îles reproches affectueux, le- témoignages d'une cha-loiin i.s • sympathie.Quand ils s'éloignèrent enfin, Isabello pensa que la maison redovonait tiiate comme si uu rayon de soleil se fill éteint après l'avoir brillamment animée.La mit.' au /¦racltain numéro.Dr FRANCHÈRE Cli in er£ ien-l)en,tislc (UtsiluS sus Ktau-tinii al au Canada) No 159a, RIE SAINTE - CATHERINE (Vil-s-rU Imiul.Freresl i.1 i.¦¦ ¦ e« M — M - 'n 11:1.a 1.R obur Q"1 RKND o b u ste Ot li • .hmiii'hI» o tnhtiiuo—KOllUR— ramAno a la -nrr»- lesconstitution* is« pl>is (Vus-Ms.H» »ft.tc partout.rit.Pha»siaci«C.IlMU-pfcfc.7'.lïrsory.MontrfM lAl.l'IN H'AMi'l'K M.-).— Kccuuil «Ir i-uini.lt-¦* i.¦!¦¦¦- i i.i,i|'f." iKtur le Jour le l'an, lei !¦'¦-los.iea noce*, etc.1 volume Pria.lfir.mrrxnotre euutxtn.10e.Adrette.le l'aets-o-Tetui*.Montréal- Nos Frimes de Musique En s'atonnanl ou en iciiouvelant ion abonni mtnt au I » .i : i ei • iour un an ($1.50) on a droit, comme prime, i L'NK l'IAK'IItE île marchandise, à choisir dans nos différentes li stes de primes.Pour noa lecteurs au numéro, ces aiticlcs seront envoyés franco sur réception du prix marqué ; 5c en moins pu aiticle, avec le coupon du Passb-Trmi'S.HlUfSIQTrjB! ¥OCifilLia Méthodes, Solfège» et Theories CATÉCHISME MUSICAL ou Théorie raisonnée de la musique par •'emandes el réponses, aveo tableaux intuitifs à l'usage des cours moyens, par F.Aerts.72 GRAMMAIRE MUSICALE ou Théorie raisonnée et approfondie des éléments complets de la musique par duiuandes et réponses, aveo tableaux intuitifs à l'usage des cours supérieurs, par F.Aerts.90 MANUEL DU CHEF-DIRECTEUR ou des Exécutant* ou Traité théoiique et pratique k l'usago des musiques de funfare ou d'harmonie, par P.(Jlodomir.1 -20 ABECEDAIRE MUSICAL, par O.8mith.36 DICTIONNAIRE complet de la musique, par Souiller .1 08 TRAITÉ D'HARMONIE conforme i l'édition du Conseivatoire, par Catel.90 ÉLaenaila de (CUmint, avec acc.de piano VINGT CHANSONS POPULAIRES du Canada, par A.Forlier.1.00 VINGT-CINQ MÉLODIES, paroles franc, et ang., par E.Lavigne.1.50 80LOS 25 25 50 25 25 25 26 25 25 50 ?Petit Crucifié (le).A.Sauvé ptre ?Papillon et la fleur (le).C.Fiure Rameaux (les), avec paroles françaises et anglaises.J.Faire Rêve du rossignol (le).Wichs Saison des amours (la).J.Ctoascy Si tu le veux .A.J.11.8t-Donis Souhait.J.Maaaenet Tomps des roBes (le).Hervé Tout en rose.Ch.Pourny Valse espagnole.Olivier Métra DUOS As-tu souffert, as-tu pleuré ?[Mignon] (m.s.et b.).Ambroise Thomas Je no croyais pas au bonheur (s.et c.).C.Widor ?Jeunes filles et l'écho (los| (s.et 0.).B >rdèse Légères hirondelles, [Mignon] (s.et b,).Tnomas Mon «•¦i-iir lève-toi.Thomas Redis-le moi (m.s.et b.).Badia Amour de mère (2 voix égales).Bordèse Aimer o'est vivre.Cumpana Fiancés (les) (m.s.etb.).Chaminade Angélus (!') (m.s., b.ou c.).Chaminade Joio d'aimer (m.s.et b.).Chaminade Moui ièroa (les) 2 voix s.).Concone Estudianlinu (m.s.et c.).Lacome Je t'aime (m.s.et t.).Wind Pastorale (s.et b.).Sai t-Ssëns Amour I ouvre pour nous tes ailes (m.s.& b.).Palicot CHŒURS Vivo la France.E lavigne O Canada, terre de nos aïeux.C.Lavallée 70 45 90 60 65 60 50 90 70 75 90 90 90 50 60 75 25 30 S Passe- Temps Architectes Beaugrand-Champagne, A., Côte Plaoe 1 \, Tél.Boll Main 4138 Dentistes Fran.hère.Ls, L.D.L.Ste Catheriue 1592 Tél.Est 1591 Gindbbad J.G.A.St-Laurent, 22 Yooso W.H.D.Notre-Dame, 1694 Graveurs Montreal Photo-Engr'g St Jacques, 65 Fleuristes Aerst Louis Ste-Catherine, 1607 Goulet L.H.Ste-Cathorine, 1911 Tél.Bell Main 921 Hôtels Motel Jacques-Cartier Place Jacques Cartier 27 Z.Dufresne & Cio,pro.Luthiers Dansereau D M.Bouseconi'b 46 Dionne T.O.Ste Catherine 1806 lavallée Ch.CAte Sl-Limbert, 35 Marchands ,de Nouveautés Coutlée & Cie, J.P.Ontario, 1345 Musique en feuilles et Instruments Aerts Louis Bte Catherin" 1607 Archambault Ed.Ste-Catherine 1666 Téléphone Eaf 1842 Hardy Edmond Notre-Damo 1670 Yon J.Q.Sto-Cathorine 1732 Pharmaciens Laurence A.J.Coin rues Si-Denis et Ontniio.T'él.II.Est 1507 Pianos et Orgues Foi-y Frèies Ste-Catherino 1760 Normandie R.A.D.Laurier 1, bt-Honri Professeurs de Piano Contant A.St-Hubert 267 Professeurs de Violon Milo G.Ovotdale 15 pages musicales -"passe-temps Sommaire Musical No 202 : CHANl Noël.Gounod o 60 Noël.Holmes o 25 Connais-tu le pays (Mignon)., .Thomas o 25 Noël aux quatre vents .Go'jblicr o 10 C'est gentil d'ëtr' venu.Del o 10 PIANO Promenade militaire.Elsen o 25 VIOLON et PI A NO Le rêve d'un ange.Lagye o 40 _$^_.95 Une année du PoMe-Tempa forme un volume de ©24-pages, dont 323 pages de musique vocale et instrumentale et 312 pages de texte.L'abonné reçoit en s'abonnant une prime équivalente aux deux tiers de ''abonnement.Un an, Q pianos RIVET pianos Directeur des VOYAGKS-RIVET.Agent de U LIGNE DOMINION et des l'elennageti i Lourdes et Rome.Service Transatlantique.¦¦>¦»«¦ Bureau el saicfn de vente: 140 rue St-Denis, Montreal.' *s»y Cataloguée de Pianot encoylt mr demande. s 7» L-E PASSE-TEMPS CONNAIS-TU LE PAYS EXTRAIT DE MIGXON Ail'soslenitlo.mf A.THOMAS.PP Si ' rit.Andante do/ce.A ndanle.Con - nais-tu le pa- ys < ù fleu - rit l'o- ran - ger, Con - nais-tu la mai-son où l'on m'attend là - bas ?Le pa - ys des fruits l.a salle aux lam-bris -m- mm m i s 3^ -9t.Souffrez-vous de Cots aux Weàa ou de BuaxillomB ?HUftT/np ï fiflDCMPC Sans douleur et sûr.En .Avez-vous des Wsrrues ?Employez 1'.Hlllll\UA LWUALnUL vente partout, 25cle flacon LB l'asshi - temps ce el l'oi-seau plus 16 - ger.en me ten- dant les bras ?.î1 m Où dans tou- te sai - son.bu - ti - nent les a-lit la cour où l'on dan - se à Torn - bre d'un grand - te.m #—y sv beil - les, ar - bre, Où rayonne et sou - rit comme un bienfait de Dieu Un é- ter-nel prin-F.t le lac transpa - rent Où glissent sur les eaux Mil- le bateaux lé- ÎTrT •5-5" rte -y ft temps sous un ciel toujours bieu ?.gers pa- reils à des oi - seaux !.Hé - las I.que ne puis- je te Hé - las !.que ne puis-je te sui - vre Vers ce pa - ys loin - tain d'où le sort m'ex - i - la ! sut - vre Vers ce ri-vage heu - reux d'où le sort m'ex ¦ i - la ! C'est là c'est THFO VAT9F par EVA PLOUF.Prix, 50 ct».1 "SiT 1 y omàmm "Q ï,,u* " P««-T«MPS, Montréal. 28° LB PASSB - TEMPS P m là que je vou-drais vi - vre, Ai - mer, ai- mer et mou - rir !.C'est là que je voudrais 0 • 'm • # ?—5_»_ ¦n-^f- I r F—t=z= %l Pour finir ^ , h | dim.t" 0 LB PASSE TEMPS »8i NOEL .\\oi\er.vWv S?— ïïi144 44^^4 « £.11 III II* II I j GOUNOD.r i 1 1 II IT i i i i t t m iitémtÀèàèéâ i'tiîinum -m-1-1- 1 1 ; • -.—j- w- r-i —«b-5- -4 — ' .*• 1, 1 i i i iiîii'i 3s=*- ^-7f =—J."'î1 - - -= a8a " LE PASSE-TEMPS JL i—H- rai - se! Void jour .voici jour • • • Montez >t tE PASSE-TEMPS -S*1 ¦ r T Vier _ _ g* mè - Pe, berce en .- • g» ¦ * i - ¦ » «i^1 -p-F-^ L en - faut «U - vin et liant eeo yeux Ae .- |ii - re co - re 1J4 1 JSC I "53 —p___=—=d-.t* ^ T lu olar - te.des deux! son.reg-arfl céleste au _ 1?dim.f 1 r r ^J ro - re.Sur ton .front pur qui se co - lo - re, Une au _ re' - IE PASSE-TEMPS -»-tt o _ !«• semble e _ clo _ re Ùlae nu—Ca.o - le'sembla eeln so.5* • 05 " - rat • - • O Di eu Shu _ I- rinr.h nmlt'i.i 0*00 #3**0-0-0-0- f » n » ehcaiir Rein _ |)lir les cieux d'un chant vain _ queur < à mon LE PASSE TEMPS 285 son m ._ le QiiVl - .lt* sVn .o» 0 0 ¦»-É»-1-**- -#-0- -0—0- -0-•* 1 • * m i7±=*d±* -0—0\ 0—0i é—0—0—0> —s- i86 LE PASSE-TEMI'S LE RÊVE DUN ANGE l'f/i'' mipi/'¦ J'en"ilV il r l'itJnti ti.L \ v- en censoir L'autre avail unebapeau de ro ses.Et le troi.sieme .1 fait eoœaio U oe ro oe i< bien eo far Un 00 Ut ou largenl fleu ron .oo7Veux-lu ^dea fruits du Pa ra dis Ou du tie ae» c Oe 1 en ici'l'U 0 lei 10 ri e Oe per.lea, d'or, et de jaa .min(Comme en a - da .me Ma.ri e' IV el' No .el' Nous 10 gran.ges?Ou com.me le* ber.gère, ja dis.Veux, tu «oir H- sur dans eea lan .ges'No el' No.eli Re tour.non» di' «tel T'ap.por lei 5°c- en vente *u fasse-temps. LE PASSE-TEMPB GRAMOPHONE Nous venons d'ajouter quelques records merveilleux à notre grande liste-records qui font appel à tout bon catholique et à tout bon français.Vous pouvez entendre le Chœur du Pape au Vatican, a Rome ; le Chœur de St-btienne, a Vienne ; Madame Emma Calve, M.Pol Plancon, et d'autres célébrités dans votre maison si vous avez un Gram-o-phone Berliner.m m il t 0hàpelle SIXTIBE Le ch.r personnel ello Sixtine est renommé par tout le monde.I •• clio-ur, dopuis son origine, a toujours été compote clo trente-deux chantres, dont huit sont des soprano, huit contraltos, huit ténors ot huit basses.Excepté aux funérailles d'un monarque catholique romain, ou d'un cardinal do l'Église de Rome, la Chapello Sixtinc no se fait.jamais entendre en dehors de l'enceinte du Vatican.Dana l'un o.i l'autre dos eus p'écédouts, il faut obtonir la permission du Pape.1 o clxeur chante a toua les offices religioux au Vatican, auxquels le Pape prend part.Les recorda que nous avons eu la bunne fortune de noaa procurer, tendent la pureté et la vigueur inspi alricu du chœur le plua célèbre que le monde ait jamiis cunnu.Los records furent pria à Rome, dans lo palais de l'archevflque, pur pormiaaion spéciale de Sa Sainteté le Pape Léon XIII.Choeur de la chapelle Sixtine.Rome 5272__Intonuit do ccclo, de -alvator Meluzzi, 1ère partie.5273.— Intonuit de .•• le, de Salvator Meluxzi, 2émo partie.5276.—Tui sunt cceli, de Stehle.Chœur de quatre oxécutants des chantres de la chapello Sixtine, Rome.6275.— Ave Vorum, do Mo/.irt.6274.— Ave Verutu, do Salvature Meluzzi.Choeur de St-Etienne.Vienne L'un des plus beaux chœurs d'église catholique dans lo monde entier.5253.— Magnificat.6254__Ave Maria.Mme EMMA CALVE, (mezzo-soprano) Depuis que Madame Calvé est apparue dans " Carmen ", elle s'est virtuellement incarnée dans Son rôle ; pou de chanteurs ont aussi bien rendu leur râle que Madame Calvé a tondu lo principal rôlo do ce bol et puissant opéra.Son nom rappolleia l'uuo des grandes et des plus fameuses cnntatriceB de son temps.Nos record< d" " Carmen ", tout comme les autres, par Madamo Calvé, donnent toute l'étenduo de la sympathie et la profondour de sentiment qui l'ont, à si juste titre, rendu fameuse dans le monde musical.5291.— llabanerii " Carmen".5249— Magali (chanson Provençale).6250__Séguedille, " Carmon ".5248.— Sérénade de Zanette.5252.— Vois lo Sapote " Cavolleria Rusticana." Mr POL PLANCON (Basse) L'un des ai listes d'opéra les plus connus auj mrd'hui.C'est tre< oxceptionnol pour une base d'obtunir une gtande lépu-tation et de devenir une attraction, muis M.Pol Planoon pout se vanter d'être connu dana toute l'Europe et l'Auiôiïquo, et sou nom suffit pour remplir les théatics à une représentation d'opéra.Sa création de Méphistophéles est la meilleure dout la génération actuelle ait été le témoin.On dit que sa voix est meilleure que toute autre basse acluelle-ment.vivante.Ses succès au Metropolitan Opera Houso, New-York, au Grand Opéra, Paris, et à l'Arena, Montréal, sont oncoro tout récents dans In mémoire dus amateurs do bonne musique.5268.— Carmen, " Air du Toréador", Biset.6266.— Faust, " Sérénado de Méphisto " " Gounod ".5267.—Faust, " Ronde du Veau d'Or", Gounod.5265.— Los deux grenadiers.5271.—Les Rameaux (Fauro) 5270.— Philemon et Baucis, ''Couplets de Vulcain, " Gounod.5269.— " Roméo ct Juliette "." air de Capulet ", Gounod.Ce ne sont que quelques-uns de» milliin de records que noue avons sur note lisle.Nom aeons dee morceaux d» la fan/are île Sousa, île la Garde Républicaine de I'arit et d'autres fanfares et orchettres fameux.Le Gramophone reproduit tout instrument de musique : piano, violon, cornet, picolo, trombone, imnjo, dite, etc., etc.IL chante du chansons françaises et anglaises et chaque mot est distinct.Il jmie des " Jig
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