Le passe-temps, 1 janvier 1903, v. 8, no 203
PER P-26 ft E PASSE-TEMPS MUSICflli, IilTTERRI^E et pflfiTfllSISTE ABONNEMENTS I Poor l'Amérique : l'n an.$1.50 ; six tnolfli 75 oenu MONTREAL, SAMEDI, 8 JANVIER 1903 Pour l'Europe : Un an, 10 fr« i fix mob, 5 tni ! Vol.VIII — No ANNONCES (JfWcKwaU) - \ lreliuertlonl0elalleoc,lnaartloniialMéqaantei5e Le NO, OC ; anciens NOS, IOC t.Pour le« annoncée franç.i.n, «'¦drewtr à la Po- -~——-——-1- , Hi.niTk Fhançiisi ar iMKaNATloKAl.a.42 rue da Patàbu D'xTAHOa j j, e, brlair, »dll.-prop.»OOa rralt;.MOHTatEAl., Panada._j Cardinal Umolne, à Pjrto.Zi.\JD * fl^3" Voir le Sommaire musical à la page 299.m H>jùXJD Mlle'AURORE LESSARD Nous avons eu la lionne fortune d'assister demie renient à une très intéressante soirée musicale donner par Mlle Victoria Cartier, pour le début d'une de ses élèves Mlle Aurore Ixsiaxd, jeune punistc de grand avenir, dont le merveilleux talent «t des qualités acquises, du plus haut intérêt, ont enthousiasmé un auditoire .le connaisseurs.Nus lecteur» nous «auront gré de leur présenter aujourd'hui l'use de* plu* méritantes et des plus sympathiques parmi la jeune génération d'artistes, line admirable petite Canadienne qui est bien en voie de prouver les aptitudes remarquables de notre race pour les beaux arts, et aussi de porter bien haut dans le monde artistique — pourquoi ]>as ?— le nom Canadien-français.Toute jeune, elle a à peine seize ans, Melle Lessard a Bu déjà, grâce à un travail sérieux et réfléchi, arriver a un résultat admirable, et dam.l'interprétation d'une série de morceaux aussi difficiles que variés, elle a révélé une intelligence musicale, un sentiment expressif peu ordinaires, servi* par une grande solidité de mécanisme et des doigt» charmeurs.Mlle Aurore Lessard a fréquenté les clas- ses de l'Académie Sainte-Marie, rue Saint-André.C'est la qu'elle eût comme première maîtresse de musique Mademoiselle Blanche Lagarde, elle-même l'une dea meilleures élève-, de Mlle Cartier.Elle suivit en même temps les "Cours artistiques et concours d'émulation " fondée par cette dernière À l'institution, s'y faisant remarquer par sa constante application, ai bien qu'A un examen présidé par trois de m»- profe&seuis les plus en vue, elle obtint d'emblée un diplôme de .aureate.En quittant l'Académie Ste-Marie, ses étu- des terminées, Melle Lessard voulut se consacrer plus que jamais au piano et sous la di* rection du dévoué professeur qu'est Mlle Cartier, elle marcha ne progrès en progrès.Ajoutons, que Mlle Lessard ne sait pas chanter seulement avec ses doigts ; clic possède une voix très agréable que nous lui conseillons de cultiver parallèlement a son talent de pianiste.Nous formons des vœux pour qu'elle ne s'arrête pas en si beau chemin et noua offrons à Mlle Cartier et a sa chaînante élève nos plus chaleureuses félicitationa. '94 IjB passe- temps MUSICAL.LITTERAIRE rr FANTAISISTE forait tout Ut ouinu four» .15 tU .5 fr» a t^03SnTST>rttt!3.TT : iW iMm/f 17.:' l'n an.il.5»» 1Six moli./w rswop* 1 r.HT.10 frai Six : : 1 - -1 -.patabli D'iv.ml a.titioaa,e— t Première In-crtlon.Il) cl» la liane lunemu't.» fulict'-.iuenlei».fl Condition! libérales pour annonce- à Innglvrtue.Le* nmimncof aont metureea sur rajtnic.TotU déniai de da change • rnt d'adnsse doit être •.ami année o> l'ancienne adreaaa.Pour diront niuct de recevoir ee journal.Il faut a*< ir rayé loua ara ai tirage*.Lea tlinuaerita i.ubltée ou non ne font rai' rendu?.Adrewea luute comu'unirfttion LE l'A^K TKMI'S.Montreal.Can.vi ¦¦*• ! Il m .3 janvier I903 •SxS^c5>«c3>îc5s©>^xSxSî^ Bonne et Heureuse Année à tous I AVIS AU PUBLIC Nous recevons actuellement des Etats-Unis un grand numlire de lettres nous autorisant à croire qu'un individu du nom de GAGNÉ ou GAKN1KK se dit agent du Passk-Tkmp0 pour extorquer l'argent du public.Nous n'a vons pas d'agent «le ce nom aux Etats-Unis.CHRONIQUE Jtë QUINZAINE AU FIL DE LA PLUME Mil neuf ernt-deux n'est plus 1 Comme la vague suit la vague, sans l'intcnuption d'u ne seconde, l'année suit l'année.Quand l'une nali au néant, l'autre surgit ft la vie.Salut a Mil Neuf Cent-Trois ! Fan t-il regarder en anière et regretter, comme le poète ancien?Non I II vaut certainement mieux regarder en avant et es|>érer.I* regret est si amer et l'espoir si doux I C'est de l'ave-nîr que jaillira l'imprévu dont tous les hommes sont assoiflés, le nouveau dans l'attente duquel nous vivons incessamment.L'homme d'aujourd'hui a des curiosités, des défaire et des aspirations inconnus de ses aïeux ; il .1 tant foi dans le progrès en pleine révolution duquel il est né, que s'il n'était certain que de iios jours la science org cillcuse n'eût rayé du vocabulaire humain le mot " impossible, " il ne se connaîtrait plus de raisons de vivre.Goethe mourut faute de lumière, il expireiait faute de nouveau.I e Et qu'il ait l'ouï linceul les ombres du néant 1 Qui donc commandera la halte des années ?Pour peupler notre vie avide de finir.Nous avons bien assez, pourtant, du souvenir, Sans qu'on nous dise : Va vers d'autres destinées ! Mais toujours au grand But sans repos nous marchons 1 I> chemin parcouru derrière nous s'efface ; Nous suivons du vieillard l'inéluctable trace, Et tous, sans y songer, vers l'ablmc jonchons 1.L'avenir sera boni Qui sait ?Mais il peut être Méchant à nous meurtrir dam l'esprit et la chair; Le présent, sans bonheur, mais sans doute, est plus cher : On sait s'il nous est laid, on sait s'il nous est traître 1 Mais pourquoi ces penser* quand tout parle d'espoir ?Quand la mère sourit a l'enfant, ft la joie ?Quand, assis près de Pitre où le sarment flamboie, L'aïeul lui même chante en oubliant son soir ?.Quand l'arbre de Noël combe ses souples branches Sous le poids des bienfaits du joyeux Santa-Claus, Et que, revivant tout des vieux ans, les yeux clos, Le grand-papa rev oil blondes ses tempes blanches?.Qu'aux chants des clavecins, des flûtes, des tambours, Notre voix sonne haut, vibre joyeuse et fière ! Et que tous nous disions, élevant notre verre : Salut au nouvel An, aux nouvelles amours! Ai.nr.rt Lorrau.LE NOUVEL AN Entre donc, ô nouvelle Année I D'un brait de féte environnée, Nou, t'aimons tous, à peine née ! Timide et toute jeune encor, Près de nous tu prendrai l'essor.En déployant ta robe d'or.Vas tu, sur U terre de France, Verser la joie ct l'abondance ?Nous ramènes-tu l'es|>érancc ?Chacun de nous, l'air anxieux, Cherche a lire au fond de le» yeux .Un avenir mystérieux I Maïs lorsque notre Ame soupire.Quand nous attendons ton sourire, Tu passes et ne veux rien dire I Ton secret n'est pas révélé.Tu nous viens sans avoir parlé, Lèvre close el le front voilé t anton v vai,a»regue.CHOSE A DIRE LE CHRIST A L'ENCAN Sur un grabat, au fond d'une de ces mansardes Où seule, d charité, parfois tu te hasardes.Jeune encore, une femme, une mère expirait.Dans ce taudis l'amour des pauvres m'attirait.A genoux, près du lit, j'aperçois un jeune homme U avait bien seize ans environ : je me nomme.Il s'avance aussitôt, tenant un crucifix, Quand sa mère tout bas : 44 Viens près de moi, mon fils." Nous approchons ; alors, prenant le doux emblème : '* Ecoute, cher enfant, c'est la mon vour Balzac, de montrer le manuscrit tie sa pièce, on s'aper Çut que cet étourdissant, entraînant, admirable dernier acte n'existait paa, Balzac avail lu sur du papier blanc.Ces mots d'esprit, ces répliques formidables, ce dialogue élin-celant, traversé d'éclairs, Balzac, par un prodigieux effort de création spontanée, venait de les improviser, oui, du premier verbe au dernier, et jamais, m'a dit quelqu'un qui l'a entendu, jamais homme ne donna la sensation de ce qu'est cette irrésistible puissance : le t.énie ! " Ai.nr.RT LoRRAt'.Dans lr prochain numéro : CHRONIQUE DE QUINZAINE, par LOUIS-JOSEPH DOUCET.Clans le H\oiyU^rtiste Le grand pianiste compositeur Ben Tayoux que la France proclame à juste titre comme l'une de ses gloires les plus pures, est ft Montréal.Des cheveux mi longs, un peu clairsemés sur le crane.Un front très large.Deux bons yeux moqueurs, rieurs, expressifs et vous fouilla ni dans l'Ame, des yeux caressants et doux lorsque le maître s'adresse rt quelqu'un qui lui est sympathique, mais qui lancent des éclairs lorsqu'il parle de l'ingratitude des hommes qui ne savent pas toujours reconnaître le talent ct te.grand art.Délicieux conteur, il vous lient suspendu & ses lèvres lorsqu'il rappelle des souvenirs d'un temps déjà bien reculé où se trouvent mêlés des noms comme Vieux temps, Charles t.ounod, Bizet, Planquette et autres célébrités.Louis André-Frédéric Ben-Tayoux, est né a Bordeaux, le 14 juin, 1840.Ses aptitudes musicales le tirent apprécier, tout enfant, par la haute société bordelaise.Un jour, dans un concert, il exécuta de mémoire une brillante fantaisie qu'il avait composée et écrite sans en rien dire ft personne.Ben-Tayoux n'avait alors que neuf ans.On ne tarda pas ft l'envoyer ft Paris, où il fut admis nu Con-lervatoire.Là, il eut pour professeur de piano, Marmontel, Daniel, Collin et Carafa lui donnèrent également des leçon» d'harmonie ct de c"1 i- -¦ :i- Conservatoire qui a le tort de couler lous se»élèves dans \r.même moule, ne lui enleva, cc|>cnd.int, ni la verve, m l'originalité qui caractérisent hou talent.Il le prouva en produisant un grand 1 'AnTI'tONF est une cure certaine pour les victimes de l'Alcoolisme i L'ADIPSONF donne des forces pour bien se porter sans stimulant.I, AUll ay"'' «l u"v .____,___, .„„ _,„;„_ ,i„ Ami.heures el le oii/n! en hull lours I ne fail 1,14 retliltter.n lieriez plus si vous êtes désireux de vous gué raisonnable.Une cure certaine pour S Un homme boit jusqu'au délire i l'Adipsone le met bien en moins dc deux heures ct le guérit eu huit jours.Il ne fait pas restituer.N In .le/ t'vic^^^ J- P- COUTLEE & CIE, .345 Ontario, Montréal IJI PABBH - thmfb nombre de concertos dont les plus connus sont : " Eve '\ 11 L'entraînante ", *' Plaisir et bonheur ", 11 La source et le torrent", les « Babillantes ' ', " Impemtoria ", le " Bolero Scherr.0 ", 11 A Naples "Pans les bois '* ïjc dimanche au village "L'idiote", deux "Nocturnes", deux " ViHanelles " et une infinité d'autres œuvres de haute envolée.Il a écrit plusieurs œuvres de longue haleine, entre autres " Lucrèce " qui obtint, en 1876, un surcès retenli-sant au Théâtre Dé», et.Iji guerre franco-prusienne ïnterrom|>it le cours de ses productions artistiques.Par dévouement pour la patrie en danger, il alla dans le département du Nord, où il dirigea une fabrique de cartouches.Revtnu à Paris après le siège, il écrivit une page vraiment inspirée sur un chant patriotique, qui fut bientôt dans toutes les bouches : Frédéric BenTayotx Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine, 1 Et malgré vous, nous resterons Français." Les concerts parisiens comptent par centaine les romances et les chansons composées par Bcn-Tayoux.1 plus populaires sont : " Les Turc os, " Je briserais mon verre, " la " Valse des chasseurs, " "Strasbourg, attends!" "République," " Jeanne est grise, " la « Cuve, " P * Été." Ben Tayoux, qui aime le Canada comme une France plus jeune, a aussi composé six chants sur les paroles de quelques-uns det meilleurs poètes canadiens: "Qu'il fait bon d'être Canadien I " " I*e Canada,'' "Le Chant des Voyageurs, " de Crémazie j " France, " Niagara," de Frechette, et " LaUsez-moi chanter I " de Lemay.En parlant de Ben Tayoux, A.Tavernier a dit : "Ce qui le distingue, c'est une netteté remarquable d'exécution ; il a une façon d'enlever les traits qui n'appartient qu'A lui et le ferait reconnaître entre cent pianistes.Il a pns de l'école tout ce qu'elle pouvait lui donner sans détruire une originalité n turelle qui donne A son jeu un véritable charme.Nul ne possède mieux ses classiques, et il y trouve des effets qui ont dû être dans la pensée du maître et qui passent inaperçus.M C'est Ben-Tayoux qui a créé, A Paris, la conférence-concert, et il est d'ailleurs le seul qui ait pu réussir dans ce geme.* LA SYMPHONIE I - 50e concert de la Symphonie, donné vendredi soir le 19 décembre a été un, très grand succès et il est dommage que la salle n'ait pas été absolumeut remplie.Ce|>cndant les applaudissements n'ont pas manqué de saluer chaque morceau.le programme était très long et comprenait l'ouverture "Jubilé'' de Webcr, où Pauieur a inséré le "God save the King", la suite d'"Arthémise" de Bizet, et "Lt Vierge" de Massenet, chantée par un chœur puissant.Les solistes qui étaient les mêmes qu'a l'exécution de cette œuvre, le 8 décembre dernier méritent toutes nos felicitation* pour la manière avec laquelle ils se sont ncquitiéi de leur tAche et l'auditoire A su CHANSON BRETONNE Paroles et musique d* YANN 1MB OR VIA l'mois d'Sep - tembr' qui vient d'il - nir, Et de n'pas voir mon Yann rev' - nir, J'ai ma pauvre 8m' quest bien in- êzâàifSt^2ixzz==r:zzr=zzi=j=\——ztzizzzzr.quiè - te I Les autr's ba - teaux sont tous an port.Mon Dieu ! pour - vu qu 'i' n 'soit pas mort I Oil donc peut étr' bonn' goé let - te ?N'y avait qu'six jours qu'on n'tail mariés, Quand mon Yann nous a tous quittés Pour fair' la grand'pêche en Islande.Il est parti, l'cœur plein d'entrain, Maint'nant, c'est l'mien qu'est plein d'chagrin, Car la maudit' mer est gourmande.Iji MarV-Jeann\ l'dernier bateau, Est rentré', y a quinz' jours bientôt.D'puis c'temps-IA, j'vas, par habitude, Au bout des terr's, voir l'horizon.Mais l'soir, quand j'rentre A la maison, J'suis d'plus en plus dans l'inquiétude.Autour de moi, la nuit et l'jour, C'est partout noe's, plaisirs, amour, Pour ceux qu'leur bonn' pêch' met A l'aise I Moi, j'peux mêm' pas tout' seul' pleurer I J'ai ma pauv' grand'mère A soigner, Qu'les malheurs ont rendu' mauvaise.Yann 1 mon beau Yann 1 mon chd mari I Toi qu'mon pauv' cœur a tant chéri Quand tu P pressais sur ta poitrine ; Oh I r'viens, car la p'tit' Gaud t'attend 1.Ma bonn' Saint' Vierge, fait's qu'un bon vent Nous ra nu n ' sa Uopoldine t reconnaître le mérite de l'exécution, en ne ménageant pas ses applaudissements.Nous souhaitons que M.Goulet nous donne encore souvent de ces grandes œuvres.Peut-être parviendra-t-il A faire sortir nos concitoyens de leur apathie.Ses c Morts mériteraient plus d'encouragement, et on ne trouvera pas, en Amérique, de ville où l'on peut entendre d'aussi bonne musique A des prix d'entrée anssi bas.• AUX NOUVEAUTÉS La troupe du ThéAtre des Nouveautés sera renforcée de deux nouveaux artistes.Elle vient de s'assurer les services d'un acteur et d'une actrice qui se sont embarqués samedi le 20 décembre A bord de la " Champagne." • TROIS-RIVIÊRES Le concert donné, vendredi soir, dans la salle d'Opéra de l'hôtel de ville, par les élèves du High School de celle a eu un snecès immense.Le ehant et la musique, ainsi que les exercices A l'éventail, etc., i>ar de jeunes et jolies filles, les discours, tout fut de premier ordre, comme les applaudissements de l'auditoire d'élite qui se pressait dans la vaste salle en fut une preuve.Le principal, George A.Jordan, et les autres personnes qui ont organisé, en moins de dix jours, cette belle soirée, doivent êlre satisfaits de son beau résultat.BOITE AUX LETTRES J.S., GRAND'MERE.— Envoyez-nous le manuscrit pour examen.Si rien ne pèche contre les règles nous le publierons avec plaisir.LA GRIPPE.LA GRIPPE.Oh cette grippe, cette affreuse grippe.Qui nous en débarrasserait si nous n avions pas le BAUMK KAUMAL, MON Dy\N IT É S Non» Invitons nos laoteun à nons tenir au con-rt.nl du moar.mwit mondain de lour localité r*.-pectivo.La.rana.iira.ment.qu'ils nous fourni-root (accompagna, d.mitre coupon) Feront in'eré* dans nos eoloonea, pourvu qu'il, portant an.signature responsable.kn Vuxa Une très jolie soirée a eu lieu dimanche le 7 décembre dernier, chez Mlles Antoinette et Kmma Sicard, roc St-André.Il y a eu du chant, tie la danse et de la musique jusqu'à une heure fort avancée de la nuit, et c'est avec regret que tous se séparèrent en emportant un souvenir impérissable de cette agréable soirée.Les honneurs de la table reviennent A Mr Avila Dufort ainsi qu'A Mr F.-X.St-Charlcs, qui assisté de quelques intimes, ont su avec toute l'amabi lté qu'on leur connaît servir vers minuit, un réveillon des plus délicieux et capable de flatter lea palais les plus délicats.Nous avons remarque* parmi les invités : Mlles C.Dulnrt, A.Larue, E.Pinault, D.Langevin, M.Racet-te, M.Dubois, A.Provost, M.Charlionneau, A.Prévost, M.Chapdeleine, A.Sicard, V.l-ongpré, I„ I/mgpré, A.Kiendeau, B.Riendeau, A.Normandeau, R.Normandeau, M.Phelan.I.Crevie .Y.I .a palme, B.Bourdon, M.Bourdon, e.S card.MM.J.Michaud, IL Brodeur, D.Larose, R.Phelan, A.Pichelte, II.Prévost, J.Paradi-, K.Phelan, A.Dufort, A.Dnmont, K.-X.St-Chnrles, U.Phelan, A.Riendeau, S.Nor-mundenu, A.Normandeau, K.Ouellettc, A, Phelan, H.Dumont, V.Sonny, (i.Ile liste, 1 .Upalmc, J.-li.Dufort, U.l-'alcon, etc.* Brillante réunion d'amis chez Mr Arthur Nantel, comptable en chef de la maison Lud-ger Gravel, dimanche, le 7 dernier, a l'occasion de son 34ième anniversaire de naissance.La soirée débuta par plusieurs |tetits discours, entre aulres celui de Mr Ludger Gravel, dans lequel il trouva des bons mots a l'égard de son employé Mr Nantel, il fut applaudi ; après quoi la danse et le chant commencèrent.Ir tout fut arrosé avec de' fines liqueurs, un magnifique goûter termina celte agréable soirée, dont chacun conservera un souvenir ineffaçable.Remarqué parmi les invités : MM.et Mmes Ludger Gravel, Alphonse O.Reeves, Théodore Gravel, Eddy burette, Léon Gravel, F.Gravel, Eddy Daoust ; Mlles Asma et Alida Marion, Maria et Rosalba Meluche, Maric-I.sc Boucher, Maric-l.se Nantel, Rosa Nantel, Roia Gravel, Blanche Reeves, Emilia Gravel, Marie-Rose Durocher, de St-Thimothée, C.faillir, de Valleyficld ; MM.Angela Daigneault, J.A.Gravel, Jules et Armand Gravel, niaise Bourgeois, Adelard et Paul Gravel, Raoal Cousineau, A.Morinville, de Plessisville, P.Leduc, J.Belisle, J.Tremblay.• Mr George-A.Simard, est rentré à Montréal, vendredi matin, le 19, après sept semai, ncs passées à Pat is.• TROIS-RIVlf RP.S Mlle Albina Gélinas, de cette ville, est partie pour une visite de quelques jours ches sa sueur Madame la comtesse des Ktangt, i Montréal.• L'avocat J.E.Barbeau, de Ste Anne de la Pérade, était de passage aux Trois-Rlviè-res, ces jours derniers.Mr J.Melchers, gérant de la distillerie, est de retour de son voyage en Hollande ; a son arrivée a Berthier, mercredi soir, le 17 décembre, il y avait plusieurs amis qui l'attendaient à la gare.Tous te rendirent a l'hAlcl Robert, où il y eut une jolie réception.• rochester, n.-y.Mlles Florita et Kugc'nie Languedoc, de Si-Henri de Montréal, sont retournées le 20 décembre, après cinq semaines de joyeuses vacances passées chit des parents et des amies de différentes villes des .ni- I ni- ; savoir, Albany, Syracuse, Buffalo et Roches* ter, N.-Y.Partout où elles sonl allées il y avait réunion d'amis, amateurs de chant e A.Beaugrand Champagne ARCHITECTE DE JARDINS.Plans de jardins, de parcs et de cimetières.Ornementation, ia Place d'Armes, Montréal.Téléphone Bell Main 4138. ïm PAsra-raifn 197 ROBE SIMPLE POUR JEUNE FEMME OU JEUNE FILLE En bure mousseuse vert un peu glauque.La jupe se découpe en dents profondes bordées d'un biais assez, large en taffetas d'un ton plus clair.Elle est ouverte devant et tombe sur un dessous rayé de groupes de plis fins.I,e corsage est orné dans le même esprit et ouvert sur un dessous a plis fins.La guim|>e.le col et les poignets sont en panne du même ton vert.Manche chemisette.Ceinture de panne rabis qui met une note vive dans l'ensemble.Matériaux : 6 mètres de bure ; 1 mètre de panne verte ; tn.,50 de taffetas ; om,50 dc panne rubis.de musique ; la joie la plus franche, n'a cessé de régner durant leur séjour parmi nous, où elles surent déployer tout le talent qu'on leur connaît déjà.Aussi ceux qui ont eu l'a-Tantagc de les entendre en garderont un très bon souvenir.laindl soir et mardi soir, le 15 et le 16 décembre, il y a eu, chez leur oncle, Mr J.-B Champagne, de Rochester, N.-Y., où des amis ont été lui faire la surprise (à l'occasion de sa fête) du cadeau d'un nouveau piano Hazelton, une vraie soirée de chant, de musique et de déclamation.On a remarqué des musiciens et des musiciennes de renom.Voici les morceaux dc musique exécutés par Mlles l juste dix ans — et la lutto dure encore !.— Monsieur, lo menu du déjeuner n'est pas encore ptêt, mais, si vous voulez, j'ai une têto de cochon.— Moi, jo veux bien que voisayiE la tête que vous voudrez, mais servez-moi quelque chose I uni SCÈNE 111 II EN agi La mirée a Commencé paitiblcment, tout la calms lumière de la lampe familiale.— Emmanuel '.— Quoi, Dorothée ?— Au lieu do t'endormir sur le ournsl, tu pourrais mo le donner.— Oh ! il n'y a rien de lans, ma bonno, rien du tout.Si poirtaml un procès as«eK curieux.Un homme PROTECTION !r n5 jf± LA VIE et à la propriété Une SEULE poignée de h merveilleuse Poudre Sèche Extincteur Phoenix éteint l'incendie le plus vif Cette poudre est inoffensive — ne s'évapore pas.Un enfant peut éteindre un incendie aussi bien qu'un expert.Au contact du feu, cette poudre produit un gaz qui tue l'oxigène.C'est le seul extincteur recommandé par la commission des incendies et des assurances.H équivaut & 20 quarts d'eau et n'endommage rien.Prix : $3.00.On ihimmtU tien atjtntê.PHOENIX DRY POWDER FIRE EXTINGUISH ER 40, CARRÉ VICTORIA, Montréal LA VRAIE ÉGALITÉ — Enchanté d'avoir fuit votre connaissance.Vcnex donc après le bain prendre quelque chuse au café.— Me voici, Monsieur.PRIME NOUVELLE Offerte gratuitement aux abonnés piyant un an d'abonnement d'avance, et à l'exclusion de tontes autres prime UNE MAGNIFIQUE BAGUE en simili or, ornée d'une bello imitation do diamant ; il faut êlre expert en bijouterie pour découvrir l'imitation.Lus abouné8 choisis* mt cette prime auront la bo-ilé do douoer la grosseur du diogt au moyen d'une petito bande de papior.qui no voulait point payer l'onlèvo-mont dn sn f ¦ m m •¦.— Voilà un monslro qui devrait avoir honte d lui même.N'est ce pas, Kmmauuel ?— Oui, Doroth e.Mais c'est lofait lui-même qui est inrlout oxt aor li-naire I At on idée de cola I Un homme qui refuse de payer les cierges ot le drap noir pour les funérailles de «a femme.La première pensée qui viont, c'ost qu'il devrait être trop heureux.— Comment, trop houroux ?— Mais oui, de remplir ce dovoir sacré.— Ob ! non.joyeux, comme vous seriez, do ma voir sortir les pieds devant.Kh bien ! vous aurez biculôt ca plaisir, homme sans entrailles, miserable à qui j'ai sacrifié ma jeunesse, ma beauté.— Oh I Dorothée.— Oui, tout, tout, tout ! et mes plus secrètes pudeurs I — Oh ! M bonne.— Kh bion ! je mo tuorai, pour vous donner lo bonheur de payer les cierges.Adieu, monsieur I.Vous ne me roverrez plu«.,.M.Emmanuel aver.nne.lueur d'ei /ifranc; prend ton chapeau el t'en va faire un lour par la ville.— Comme tu os de joyetne humour 1.— Oui, je l'avoue, je mo sons lo t guilleret, car j< nuis on fin parvenu à ttè* bien tuer l'héroï-mo do mon nouveau roman I — Georges, je na sais vraiment pas ce que tu as contre cotto robs.Papa l'a trouvée charmante.— Je crois bien I ('o n'est plus lui qui la paiera I — Oh I ma chérie, comme tu ea pft-lel — Eh bien I petite mère, tu n'as qu'à me mottro un peu de co rouge dont tu to sors quun I tu te trouves trop blanche.— Tu sais, depuis hier, je ne suis plus la fiancée de Georgos.— Ah !.— Oui, et jo me demande si jo dois lui rendre tous les bijoux qu'il m'a donnés.— Te les a-t-il rodemandés ?— Non .— Al rs, c'ost q l'ils son faux.Renvoie-les-lui.ON N'EN VOIT PLUS Les maladies de poitrine ont toujours fait beaucoup de victimes, mais elle n'en font plus la où l'on fait usagedu BAUME RHUMAL- VOTRE BUSTE développé de SIX POUCES l.F.BSC AST POUR OBTENIR UN SUPRRHK BUSTE RT UNE TAtl.I.R PARFAITE Trouvez-vous votre taille maigrelette ?Votre buste possède-l-il toute l'ampleur désirable ?Vos é-paules sont-elles creuses ?Tout ce qui vous manque pour rendre vos formes parfaites vous sera fourni parla nature si vous employer le procédé MOLDENK de développement phy sique.A votre demande, ]a Moldene Toilet Co,, Toronto, vous enverra gratuitement un paquet scellé vous expliquant comment vous pourrez, dans la privauté même de votre chambre, développer de six pouces la mesure de votre buste en très peu rie temps, perfectionnant votre forme.Envoyez 4 cts en timbres pour la poste.MOLDENE TOILET CO., Toronto, Can.ll2Rue Vitre CûinôtLaurenrf MONTREAL BO YEARS' EXPERIENCE Patents Designs Copyrights Ac.AnyonoseniîlnB asketeri and description may quickly ascertain onr opinion froc whet h or an ihtnntlun 19 pruhatily patentable.Conimunlcn-tUindntrlctlyco'ilIclonttol.Handbooknn i atenu himit rruiî."lut-i nim-iicy forsecurlim: r*tmit*.l'aii'iits taken lur'hittn Mann A (o.receive iprvlul notice, wiiliout et m me, lutins Scientific American.A handaomolr Illustrated weealr.I.anmat circulation ot »ur si-lemlllo.Journal.Terni.W a raar: luurniunllu.il.Bold by all ncw.tlenlera MUNN & Co.36'8"»'*™» New Yort Branch omeo, (06 F 8U Washington, D. 1882, ruk j"i»-.'a i !!ir.!st.mo.ntréài Aux Etala-Unis : G.-l.dr martigny.Pharmacien, Maucheater, N.-ll.maison u'imroktation c> i>k confection pour dames, fr.tousgmre% Chapeaux, Bonnettes et Articles de Fantaisie I chemin de ton cn>ux M.Klui.I-tulle II -C.Le mirliton Ix.nrhé Ç.Le chempagne M.Ceat tout 1- p< rirait de aonpèn Ï2—C.I» valse du ehquot Ç.Cr - •arrenoe M.O.' n'entre pns IS—C.SI n.aacroye*arolrrévé C.a>snocc»id*' Mulcleiue M.Ninl PimlA-lK 14—C.C'est de l'a u.*v G L>^.fantcb«ntl,,• .a MarselliaMr m.\*> dimancli» d'Kug^ne W—V.\r* tmis balacra m.I* baptême de bébé 16—C.U bicyclette m.Le chnoean-fl-intï POÎY'DffPrTrMES 3* gW^^^.faj-méré s|3 ! 0066 Vol.VIII — No *>i LB PASBE-THMP8 97 FEUILLETON CH>OOOO00CK>0 l'ERREUR d'isabelle OUVRAGE COURONNE PAR L'ACADÉMIE FRANÇAISE (suite) Thierry resta quatre jours à Bruxelles, et vint régulièrement deux fois par jour passer une heure avec M.d Emorancy.C.tait pour Isabelle un grand soulagement de voir le visage do son pèro s'éclairer de plaisir, et de penser qu'il y avait enooro des jouissancos pour lai.Elle était reconnaissante à Thioi ry de sacrifier & un malade tant d'hourea qu'il eût pu employer plus agréablement, et elle s'efforçait de lui témoigner cette gratitude." Comme nos jugements sont vains I " se disait-elle." Il m'avait si fort déplu lors de nos premières rencontres, ot ces quelques jours ont suffi pour renverser tous mes préjugés à son égard I " Non qu'il lui plût bien précisément.Il n'était pas un homme du monde, c'est-à-dire un causeur brillant.Quand il ee trouvait seul avec elle, il semblait même cbeicher do quoi sujot l'entretenir.Mais il n'en était pas ainsi quand il était en présence de M.d'Emerancy.Alors il employait toutes les ressources d'un esprit vrai-mont cultivé et puissant h distraire le malado, non par une causerie frivole, mais par la diversité des sujots intéressants et série ux, traités avec nne originalité incontestable.Ce qui étonnait Isabelle, et ce qui l'irritait encore un peu, c'était une espèce de supériorité que semblait conserver M.Eynolds, peut-être k son issu.Alors même qu'il paraissait embarrassé en sa présonco, ollo sentait pefcet sur «.lie i n regard ferme, observateur, résolu, ot alors qu'elle cherchait a se rappeler qu'il n'était qu'un industriel, un fabricant, ollo éprouvait pour lui uno estime croissante, subissait son influence, ot suivait sans s'on apercevoir tous les avis qu'il donnait au su j t do son pèro.Elle ee mêlait à peino aux entretiens dont il faisait presque tous les frais avec M.d'Emerancy.Ello écoutait, toujours intéressée, parfois Bur-prise, su demandant avoc un étonne-mont un peu naïf ot un peu insolont comment dos vues si élevées pouvaient s'allier aveo lo soin constant de s'enrichir, ot comment une instruction si étendue avait pu s'acquérir au milieu du vulgaire tracas des affaires.Le premier jour qui suivit son départ, M.d'Emoranoyse plaignit do l'ennui avec amertume, ot il sembla à Isabello elle-même que quelquo chose lui manquait.Dnns cetto chambre do ([Voir let Not 195 et suivant t.) malade, oh toute aotivité physique était éteinte, la présence d'un homme si plein de vie et de force mettait évidemment uno note animée.Elle était trop mélancolique pour distraire efficacement son père, bion qu'elle prodiguât toux ses efforts pour attoindre ce but, lui faisant la lecture, le soutenant lorsqu'il essayait de marcher, ot un peu pins tard, lui faisant fairo dana la voiture que Mme Eynolds mettait à leur disposition de petites promenades, qui avaient pour but soit le parc, soit les alentours do Laoken.Mois ses soucis redoublaient d'intensité.Son père avait des oapi ioes coûteux, ello ne savait comment los satisfaire, et malgré les attentions répétées de Mme Eynolds, qui envoyait presque ebaquo jour des fruits savoureux ou des mets préparés de sa main, M.d'Kmo ancy malade restait aussi fon ot aussi prodigue qu'en santé.Isabello devint fiévTOuso; une oxal-tation étrangère à sa nature s'emparait d'elle pendant ses longues nuits sans sommeil, des résolutions désespérons traversaient son esprit Un matin, encore sous l'influence fébrile d'une insomnio qui l'avait énervée, elle se dirigea vors la Montagne de la Cour, décidée & chorohor un travail quelconque, et à alléger ainsi los charges que la maladie faisait peser sur leur maigre budget.Ce n'était pas encore l'heure oh les élégantes bruxelloises flânent dans la rua étroite et escarpée dont un caprice ou uno tradition n fait un lieu à la mode, ot la jeuno fillo monta deux ou trois fois la rue, s'arrêtant, sans rion voir, dovant les richi a magasins où s'étalaient tour à tour les costumes élégants, les merveillousts dentelles, les porcelaines artistiques, los éventails d'ivoire ou d'écaillé, et ces millo objets do luxe que la fantaisie invente sans rolilchs et varie à l'infini.Elle recueillit enfin tout son courage, et posa la main sur le bouton d'un magasin do tapisseries et d'ouvrnges.La devanture était splendid - ; des écraCB et des bandes échantillonnées retraçaient les plus riches dessins anciens; on y voyait des fleurs et des arbres fantastiques, des personnages au petit point, tout cela brodé en nuances douces et harmonieuses.La oloohette de la porte d'entrée ro-leatit; le sort en était jeté, Isabello avait franchi le seuil du magasin, et une jaune fille élégamment vêtue s'avançait avec empressement au-devant d'une visiteuse en laquelle, malgré la simplicité do sa toilette, son ceiïoxer-cé avait reconnu une femme du mondo." Je voudrais parler ii la directrice de la maison, " dit Isabelle, s'effor-çant de contenir l'émotion do Ba voix.On lui désigna le petit comptoir oit une femme d une quarantaine d'années, habillée do soie noiro ot portant aux oreilles de gros brillants, faisait du crochet d'un air ennuyé.Elle lova sur la nouvolle vonne des yeux étonnés, et Isabelle essaya do so rappeler lo discours qu'ello avait préparé à l'avance." Je sais, Madame, " dit-elle parlant fiévreusement, " quo votre maison est très importante.Vous devoz donner beaucoup d'ouvrago au dehors.Je connais uno personne qui est habituée à co genre de travail.bien qu'elle n'en ait fait jusqu'ici qu'un passe-temps.Des circonstances malheureuses l'obligent à.travailler pour vivro.Ello no voudrait pas être oonnuo, ot m'a priée do m'a-drossor il vous en son nom." Hélas I uno rongeur brûlante couvrait les joues d'Isabelle et révéla à à demi son seoret.La dame Bccoua froidement la têt»." Madame, " répoudit-ollo d'un ton seo, " nous avons un plus grand nombre d'ouvrières que nous no pouvons on employer.D'ailleurs, il serait inadmissible do ne pouvoir s'entendre directement aveo uno personne qu'on forait travailler.Enfin, laissez-moi vous diro qu'une femme du monde, si accoutumée qu'ollo soit à faire do lu tapisserie, no peut avoir la pratique toute spéciale quo nous exigeons de nos employées.Je regrette infiniment de ne pouvoir vous obliger." Isabelle ne prononça pas une paro- Une Prime Incomparable 1 Ponr obtenir comma prime (absolument gratuite) et franco la Ry dernier ouvrage de M.Ernest Lavigne, intitulé —25 MELODIES— et dont la presse d'Amérique et d'Europe fait les plus grandi éloges, il suffit de payer deux ans d'abonnement d'avance au Passe Temps, toit $3.00.Cette prime ett au-ti donnée aux abonnés payant un an d'avance et ajoutant 60o au prix de l'abonnement, toit en tout 12.00.Chsque mélodie comporte un aceouipafiemont de piano et det paroles françaises et anglaises.L'ouvrage, magnifiquement Imprimé sur papier de luxe, te vend $1.50 ; aveo notre coupon, $1 .-15.Adressez : LE PASSE-TEMPS, nan.le.Il n'y avait que quelques pat a.franchir du comptoir au seuil de la porto.Jamais, opondant, elle ne se souvenait d'avoir souffert comme ello lo fit pendant cos quelques secondes ; lo visage on fou, voyant trouble, sentant attachés sur elle les rogards curieux des demoiselles do magasin,elle-oût accepté avoc joie de voir lo sol l'engloutir.La porte se referme ; > lie est dans la rue, heureusement cette épreuve est finie ! Ses tempos battent avec force, tout le sang aristocratique de ses veines bout violemment; ello se méprise d'avoir pu aller au-devunt d'une telle humiliation.Non, jamais elle ne recommencera uno semblable démarche !.Ello précipite sos pas, sentant une folle envie de pleurer, de orier, de sanglotor.Jamais ?Ello no recommencer a jamais ?E'.comment, alors, satisfaire aux désirs de son père ?Commeut payer eo séjour à la campagne que conseille fortement le médecin?Elle sait à peine si la route qu'elle suit la rapproche de sa demeure.Que faire ?A qui demander conseil?Si ollo parle de sos projits à Mme Eynolds, colle-ci vu lui offrir de l'argent.Ah! tout, plutôt que cela! Plutôt los dédains et les insolences des étrangers que l'aumône des amis I Et que pon-erait d'elle ce fabricant qui travaille sans relâche, si elle consentait à rooovoir un don ou un prêt dt» sa mère ?XVII Isabelle rontre, mais elle ne peut montrer li son pèro son visage agité.Il faut qu'elle calme le tremblement qui la socoue, qu'elle retrouve la force do parler et de sourire.Elle se glisse dans lo salon, ôto son rails et son chapeau, et, s'onfoQQint dan» un fauteuil, cache sa tête dans ses mains et se laisso aller enfin au soulagement des larmes.Les portières épaisses étouffent le bruit dos sanglots nerveux qu'elle no pout plus contenir.Tout son être frémit sous cette «ouffram-e nouvello.Elle, la lille du baron d'Emerancy, ellu qui, il n'y a pas oneore une annéo, était accueillie par l'élite du monde parisien, elle, la descendante d'une longue et noble lignée, ollo a demandor de l'ouvrage comme uno ouvrière, et on lui en a refusé I.La violenco même de son chagrin l'épuisa cependant.Les sanglots s'arrêtèrent, des lames plus tranquilles couleront de ses youx, ot L'espèce d'engonrdisseaont qui suit les émotions très vivos commençait & s'emparer d'olle lorrquo, la porto du salon s'étant ouverto, elle entendit la voix de la servante : " S'il vous plaît, Monsieur, entres là un moment, on attendant quo Monsieur eoit réveillé." Les slores baissés et los tentures sombres maintenaient dans la salon uno demi-obscurité à laquelle l'œil ne s'accoutumait pas immédiatement on venant du grand jour.Thierry — car c'était lui qui venait d'enlror, — crut d'abord qu'il était toul, et so retourna avoo surprise en entendant le bruissement léger d'uno robo dé femme." Mademoiselle d'Emerancy I.Je 74 9* lb passe • temps vc.ua demande mille fois pardon dene ]iB8 vous avoir saluée tout do suite.— Il fait sombre ici, " dit faiblement Isabelle lui désignant un siège.Quelque ohose de changé dans sa voix évoilla l'attention de Thierry.Pes yeux commençaient à s'habituer au demi-jour do l'apparu nient ; il s'aperçut que la jeune fille avait pleuré, et qu'elle tenait encore dans sa main son moncboir trempé de larmes.Il demeura un instant indécis et embarrassé.Un hommo de manières plus laffinéts aurait sans doute affecté de ne pas s'apercevoir de oette émotion, et aurait entamé une conversation oiseuse.Mais, au lisque d'être indiscret, Thierry s'écria : " Seriez-vous souffrante, mademoiselle, ou monsieur votro pèro est-il plus malade ?— Non, giâce à Dieu.Voici trois jours que je le conduis ou parc, où il semble prend ro un peu de plaisir.— Vous.vous n'avi z pas reçu de nouvelles fâcheuses ?.— Non, aucune nouvelle." Mais la voix d'Isabelle faiblit.Quand nous souffrons, il suffit souvent d'une sympathie même banslo pour rouvrir la source à peine formée de nos larmes.Un sanglot conmlsif interrompit la pauvre fille, et le visage de Thierry exprima uno véritablo angoisse." Quelque chose est survenu.Ne puis-je vous fltre utile 7 Désirei-vous voir ma mère ?— Ob ! nou, pas en ce moment.Je s lis honteuse.Jo suis désoléo.I l'ordiuaiie jo no suis pas aussi sottement nerveuse.— Mais les nerfs les plus robustes -peuvent faiblir sous l'empire da fati guis ot de soucis tels que vous venez d'en subir, " dit-il d'un Ion de bonté ol do compassion presque affectueuse." I'uis-je vous servir en quelque ohose, ou désirez vous être seule, ot pré-féree-vous que jo mo rotire ?'' Kilo essuya ses yeux et le regarda •vec hésilation.L'idée de lui confier ses projets venait do traverser son esprit.Il no comprendrait pas la souf-fiar.ee que lui causait, à elle, la pen-féo d'un travail salarié ; mais ello no demandait pua a être plainte ou com-piise, et jutteaent parce qu'il prisait le travail si haut et qu'il trouvait si simple que chacun s'employât à quelquo chose d'utile, il l'aiderait peut-être dans ses recherches (t lui procurerait des recommandations." Non, restez, " dit elle, hésitant encore." Vous me demandes si vous pouvez m'ôlro utile.Oui, peut-être, ri je puis user encore de l'obligeance dont vous nous avtz donné plus d'une preuve." Il la regardait avec un intérêt presque inquiet, tandis qu'elle parlait avec effort, souffrant de co qu'ello allait dire.5 " Vous pouvez compter sur moi, " répliquât il simplement, " en tout ce qui est en mon pouvoir." Une suenr fioide perlait sur los tempos d'Isabollo.Bile s'efforça de parler avec oalme." La maladie de mon père a un pou obéré nos ressources, " dit-elle, " et j'ai pensé ces tomps derniors, ne voulant entrer à aucun prix dans la voie à la fois dangereuso et honteuse des emprunts, que jo pouirais employer.d'une manière.fructueuse les loisirs CHANSONNETTE Grand ,uecè, de OARTAL à VE'dorado Paroles de DELORMEL et GARNIER Musique de HERMANN ROSENKOFK Dans mttS - Ne parlant pas fran-çais, Moi qui con- lai - fe,- dont je dispose." Elle s'arrêta un instant.Il ouvrit la bouche comme pour parler, mais nouveau, " m'a persuadée que le travail n'est pas si facile a trouvor que jo l'ayais pensé d'abord.Jn ctois que, même pour cela, il faut de l'aido, des recommandation'.— Vous.vous avez cherché du tra vai 1, Mademoiselle ?" U dit ces mots avec une étonne, ment indicible et une émotion qu'elle ne remarqua point, car au souvenir do ce qu'elle venait de souffrir, elle cacha sou visage dans ses mains." Oui, j'ai denandé on vain qu'on me confiât un travail d'aiguille.Je suis bien pou courageuse, car je n'ai pas ou la force de renouveler l'épreuve." Elle se sentait frémir d'humiliation ot de douleur, ello ne lo regardait pas, ne se doutint ; i i qu'ello ne lui avait jomais semblé plus touchante, plus vraiment femme que d»ns ce moment, où elle luttait contre sou orgueil et so soumettait ù co qu'elle considérait comme uno humiliation et uuo déchéance pour accroître le bion-être do son père." Non, " répétu-t-il avec une fermeté bous laquelle elle ne devina pas l'étrange pitié qn'il ressontait pour elle, " non, il no faut pas que vous subissiez une seconde fois uno si dure épreuvo.Le travail, mémo celui des mains, n'abaisse porsonne; il est toujours honorable de subvenir à sea besoins.Cependant votro santé no saurait supporter le labeur d'une ou-viière, ot co labour mémo n'a mi lierait aucun résultat appréciable ; vous ignorez lo pou que gagne au moyen de l'aiguille une femme même exercée depuis l'enfance." Elle le regarda d'un air inquiet." Mais que puisjo faire?Je ne saurais ni écrire des romans, ni poindre, ni dessiner ." Thiorry refoula l'émotion qui s'emparait de lui.U lui semblait que la souffrance assouplissait cetto âme fière, et olle reprenait à sos youx le prestige qu'il avait nn instant rêvé." vous oubliez," dit-il avec un pou do brusquerie, " votre admirable ta-fent musical." Isabelle tressaillit de surprise." Et qu'on forais-jo ?" demanda-t-ello." Je no puis laisser mon pèro pour courir le cache'.Lui-même ne supporterait pas l'idéo que je.travaille.Il me faut un labour que jo puisso lut dissimuler.— Vous sortez chaque jour.No vous serait-il pas facile, en gardant ce pieux secret filial do vous reudre deux ou trois fois par semaine dans un pensionnat où des leçons comme les vôtres seraient accueillies, j'en suis sûr, avoo empressement ?" Elle avait rougi, it elle hésitait." Voulez-vous que ma mèro se charge des démarches nécessaires?" reprit-il." Une de ses parentes est supérieure d'un couvontdu voisinago, ot tout pourrait s'arranger aisément." Isabelle réfléchit do nouveau, puis secoua la tête." Si je ne m'étais pas confléo à votre mèro, " dit-ollo péniblement, " c'est qne je craignais.qu'ello ne combattit mon projet ot.— Et no mit sa bourse à votre disposition ?" achova-t-il d'un ton tranquille." Non, non, ma mère a plus resta silencieux.I de pénétration que rout ne l'imagi- " Une récente expérience, " reprit nei, et tout en désirant ardomment la jeune fille, dont la voix faiblit de ' vous être utile, de quetyue manière Strcu - gle for lai - fc,- couic, Vé - ry good jlou - bl - lé nmw • *Sr Je veux l'oir.ir, dis-je, en fusant la valse, Un' bouteill' d'eau de Valtt% O miss pleine d'appas I Ses grands yeux bleus toul bas semblaient me dire : Inio utile, mail dire.Je ne comprenais pas, refrain O Milédy, Cherry branndy.Old England, plum pudding, And dim you dou smouking, English spoken, God sav' tc kouenn, O kiss mi couic, Falve 6 clock rosbif miouaic.Veux-tu que j't'ofTre, o ma blonde compagne, Un' coup' de champagne, Avec un tranch' de veau f Ou que j'te paie un' parti' de mail-coche.Mais plus froide qu'un' roche.Ell' m'dit : J'comprends pas vô.rkkra1n O milédy, Cherry branndy, .Sleeping-car interwiouf, Polic'mann, waterprouf.Good pickpocket!, Vater closett, O kiss mi couic.Bookmaker, Mac Farlan' miousic.An ifAUfi TOI iftftEZ PRENEZ LE "BAUME RHUMAL" LB PASSE) - TBMPS qua ee loit, elle obt capable de comprendre lo sentiment d'indépendance qui vous anime.— Alors, j'accepte." Comme elle disait ce mot avec un soupir, la sorvante vint les avertir que M.d'Emerancy était éveillé." Vous avez élé bion bon, " dit Isabolle, rougissant de nouveau, " et je suia fflohêo d'avoir ainsi montré ma f.liblesae.Vous considérez le travail -comme une choso glorieuse, ot je puis le comprendre.Mais votre travail, à vous, consiste a diriger et à payer celui des autres.Moi je n'ai on vue qu'une besogno salariée.— Mais cette besogne modeste est de votre part un acte de dévouement ¦et nn effort de courage.Vous s-ivez, n'est-co pas, où chercher la force et la récompense ?.Chacun de nous, " ajouta-t-il d'un ton grave, " passe par le creuset inévitable de l'épreuve.Si nous pouvions choisir le genre de cette éprouve, notro souffrance serait moindre peut être, mais Dieu choisit pour nous, et cola vaut mieux, car il a en vuo le perfectionne-mont de notre lime.Le soulpteur, pour modelée une statue, emploie dos instruments divers.Le couteau ot la gouge suffisent pour le bois vulgaire, il faut pour le marbre la teie ot lo martoau.Soyons outre les mains du divin Ouvrier, non pas une matière inorto, mais obéissante ; laissons-nous modeler, certains que, si notre Unie ne «e révolte pas, chaquo coup la formo, la dégage, l'élève, et prépare souvent, non seulement son bonheur en nne autro vie, mais peut-être même son bonheur terrestre." Elle ne l'avait jamais entendu parler sinsi ; c'était la première fois qu'il abordait devant elle un sujot do co genre ; mais elle ne songea pas à s'offenser do la leçon que renfermaient ses paroles.Il avait ouvort la porte du salon, et, saus ajouter un mot, olle le précéda dans la chambre de son père.Le lendemain, tous les arrangements dont Thiorry avait eu l'idée étaient Conclus, Isabello était autoriséo a se rendre trois fois par semaine dans une maison religiouse, où ses leçons, qui devaient l'occupor relativement très pou de temps, recevraient uno rémunération dont le chiffre élevé l'é-tonna elle-même." Voub ne connaissiez pas votro ta lent, " dit Mme Eynolds aveo un tranquille sourire.Isabello no se douta jamais des mystérieuses conventions établies entre la supérieure et sa vieillo amie, ni de la part qu'avait celle-ci dans cette rémunération disproportionnée même avec son admirable talent.Elle commença courageusoment, mais non sans luttes cruelles contre son orgueil, cette vie nouvelle de travail salarié.Lo soir mémo de oe jour, Mmo Eynolds était assise avec son fils dans le petit salon qu'ils avaient coutume d'appeler la bibliothèquo.Elle tricotait activement, sans regarder son ouvrage, les yeux attached sur Thierry qui, debout près de la fenêtro, fumait silencieusement." Isabolle a donné sa promière leçon aujourd'hui," dit enfin la vieillo dame d'un ton doux et bas.8on fila tresaaillit presque douloureusement, sans rien répondre.Il y eut nn silence prolongé, puis Mme Eynolds reprit la parole l " Sais-tu, mon enfant, que ta conduite m'étonne ?Jo suis accoutumée à avoir pleine confiance on ta sagesse, et, quels que boiont les motifs qui te guident, je sais que ton but est louable et raisonné.Mais en ootte circonstance, je ne démêle paa bien clairement les intentions.Thierry venait, d'achovor la pipe qu'il fumait.Il regarda sa mèro avoc un souriro grave où perçait un peu d'angoisse, puis secoua tranquillement les cendres éteintes, et vint s'asseoir près de Mme Eynolds, qui tricotait toujours." Qu'est-ce dono, ma mère, qui vous semble mystérieux ou iuexplicu-blo dans ma conduite ?" Elle lo regarda encore longuement, puis déposa son ouvrage et lui prit les deux mains." Tu os très attentif pour notre voisin, Thierry.Depuis quo tu le sais malado, tu multiplios ces voyages à Bruxelles qui font un peu souffrir tes affaires.Dois-jo voir là une pure oharité pour un infirme que tu connais depuis si pou de temps, ou bien sa fillo o-t-ille fait sur toi une impression sérieuse ?" Thierry ne songeait pas à se dérober à la clairvoyance de ces yeux tranquilles qui voulaiont lire dans son âme.Entre cotte mère et co fila il POSTE DE CHOIX 4a ^§ 1 1 îmjj li.i m .i •1 ! i xi 111 r-r-rf W3.— Je vous dis, moi, que par une crue cnmmc ça et 4 cet endroit même, il y a un homme qui a amené un flacon dc whiskey nu bout dc sa ligne.La PERFECTION dans la COUPE* koutkad xool siutu fl ft it pal'llk 1 a i'l'kkn i1 bk le SYSTEME LAMBERT (Lu petites barres représentent les nombres.) Voyei tontes 5* _-jtgfM les jupes qu'on peut tailler avec ce systè-iic; do plus on nout tailler d'a-• irès los modes nouvelles qui peu vont également s'y adapter à mesure qu'elles so présentent.Mme BRETON est MODISTE DIPLOMEE, et elle se sert arec beaucoup de succès dn nouveau SYSTEME LAMBERT, que ses nombreuses clientes apprécient hautement.De fait, c'est le meilleur système encore connu et le plus pariait ; il permet de tailler DIX-HUIT PA THONS DE JUPES.Il est évidemment Indispen-sable dans les familles.Toutes les jeunes filles devraient rapprendre.C'est le système le plus facile, le plus simple et le plus économique.Mme Jos.BRETON a décidé de donner des COUKS SPÊCIA UX pour l'enseigne- ?ment de la coupe d'après le SYSTÈME LAMBEXT.L'on pent s'Inscrire en au- • cun temps en s adressant i la directrice.N.B.— Les dames peuvent se procurer la NOUVELLE JUPE FRANÇAISE à] couture courbe en s'adressant.à Mme Jos.BRETON, 107 rue St-André, Montréal, qui est seule autorisée à enseigner le Système Lambert pour le district de Montréal.La 11 ouvoi,n jupefran-i çaiae a couture courbe ne.peut é're taillée que par' ie Systômo Lambart.y avait un lion profond et intime, une affection intonse sous sa forme paisible, uno confiance quo rion n'avait po troubler.Ils se reposaient l'un sur l'autre ; la mère savait que son fils n'était pas capablo d'un sentiment bas ou d'une action honteuse, lo fils avait foi dans lo jugement plein do droitu.re el la sagesse aimable do sa mère." Vous savez," dit-il, que j'avais tout d'abord aimé ohoi olle certains côtés attrayants, et même cetto fierté qui, contenue on de justes limites, relève un ciractère féminin.Je devinais surtout qu'elle avait su souffrir sans appui, sans épnnohomeut, presque sans affection.Mais Bon orgueil et son inflexibilité m'éloignèrentd'elle quand jo los touchai pour ainsi dira au doigt.— Et penses-tu aujourd'hui t'être trompé en ce point, Thiorry î — Non, " dit-il, rougissant profondément, '' mais cette Ame peut s'incliner et s'assouplir sous Us ravies touches de l'épreuve.Il y a en ollo doa trésors do dévouement.Avez vom bien compris co qu'ollo a souffert en s'imposant uno t&cho rétribuée, en s'exposant aux refus et aux humiliations ?Elle s'est courbée sous ootte dure nécessité, cependant, et quand je pense à l'effort qu'elle a dû faire, je me sens profondément ému.— Ainsi, tu panses pouvoir l'aimer un jour?." Il rougit de nouveau." Jo l'aime, " dit-il d'une voix basse, mais ferme, " je l'aime, ot si la patience et la volonté ne sont pas, des mots vides de sens, ello sera un jour ma femmo 1 " Il y ent encore une pause, puis Mme Eynolds reprit d'un ton ému, quoique toujours tranquille: " C'est co que j'avais deviné, mou cher enfant, et bion qu'elle soit pauvre, jo verrai co mariage avec satisfaction, car elle m'a plu, et jo ne pui.«, sans regret, songer qu'uno fille si courageuse et de si vieille race est condamnée à un travail salarié et a la gêno.Mais si tel est ton désir, si tu l'aimes dès maintenant, pourquoi no pas parler tout de suite?Pourquoi lui imposer la souffrano* et I.i fatigua d'un labeur auquel elle n'est paa habituée?.Celle qui sera ta femme, Thierry, celle qui jouira d'une grando situation et d'uno foi tune qui sont l'œuvre do patiente) ot laboriousos générations, doit-elle subir tant do soucis et compter, pour donnor du bien-ètro à son père, sur un travail d'autant plus pénible qu'elle doit s'en cacher comme d'uno faute dans sa propre maison ?" Les traits de Thierry s'altérèrent légèrement, et la main quo tenait sa mèro eut une crispation douloureuse." Je vous semble dur, ma mère ?" dit-il d'uno voix altérée." Par moments je suis près de me haïr moi-même, et cependant je poursuivrai mon but et je saurai attendre.Si jo l'épouse aujourd'hui, nous serons malheureux.Son orguoil n'est pas brisé.Je serai, jo lo sens, un mari tondre et dévoué, mais jamais un esclave.Je ne ferai point peser sur ma femmo un joug despotique, mais je ne laisserai point non plus méconnaître cette autorité néoessaire quo Dieu a départie an chef de la famillo.Déjà le malbour, la souffrance, ont rommonoé leur œuvre.J'aurai le LE BAUME RHUMAL est le ROI DES GUERISSEURS loo lb PASSB - tbups courage d'attendre quo oette œuvre soit achevée, quo ce cœur soit fondu." "J'ai contracté." dit-elle, "la donce habitude d'approuver presque lei youx f rmés tout co quo fait mon aago Thierry.Aujourd'hui, cependant, quelque chose m'étonne.Si tu aimes assez Isabdle pour faire d'elle ta femme, comment peux-tu analyser si froidoment son caraclàre, et commont as-tu lo courage, non seulement de la laissor souffrir, mais encore do reculer indéflnimont la réalisation de tes espérancos ?— Ma mèie, ah 1 jo soutire moi-même, croyez le I Si jo l'aime I.La première fois que je l'ai vue, elle a fait sur moi une impression profonde, et maintenant elle s'est emparée de toutes mes penséos.Maia l'amour, dans la maturité, revêt nne autre forma que dans la premièie jounesse.Chez un homme de vingt ans, il peut acquérir, an contraire, uno singulière clairvoyance.Plus je l'aime, ma mère, plus je la veux parfaite, plus j'ai soif do la vénérer ot da l'admirer.D'ailleurs, répondrait-elle maintenant au sentiment qu'elle m'inspire ?Vous oubliez que pour venir à moi, il faut qu'elle franchisse une barrière, un préjugé, si vous le voulez, mais un préjug* reapoclable, car il tient an culte même des ancêtre*.Ce n'est que le temps qui pourra abaisser oette barrière, battre en biècho co préjugé, et la décider, on un mot, a, unir son sort à celui d'un homme qui ne possède pa* le vernis brillant de son monde.Je tiens trop à mon lève pour en compromettre l'accomplissement par une hit te impiulente.— Tu es vraiment fort, Thierry, " dit Mme Eynolds avec une tranquille fierté.Mémo ton cceer st ton imagination se laissent gouverner par ta raison.Tu es do coux dont mémo une fommo orgueilleuse peut reconnaître et subir l'influence.Mais ne te trompes-tu pas en un point ?.Tu attiibues, non sans raison, uno grande puissance à l'épreuve pour dompter et adoucir cetto nature.Tiens-tu suffisamn ent compte d'un sentiment profond et doux, du repos d'esprit, du bonheur paisible d'un foyer ?Ton affection n'achèverait-elle pas sûrement ce que le malhour a com-menoé ?" Une vivo souffranco se peignit sur lo visage do Thierry." Je me suis d t tout cela, ma mère, et, me méfiant de ma faiblesse, je me suis fait à moi-mêrao une promesse solennelle.— Quelle promesse, n on enfant ?— Do lui iiemander d'être ma femme, seulement lo jour oh ello aura vaincu le sentiment amer qu'elle entretient contre son fière.Puis-je ni et ta • ma vio, mon repos, la paix do mon foyer, plus quo cela, l'âme de mes enfants, entre les mains inflexi- bles d'une femme qui ne sait ni Be vaincre ni pardonner ?." Mmo Eynolds ne répondit rien, mais ses yeux prirent une expression attendrie, et, attirant a ello la têto de son fils, elle appuya longuement ses lèvres sur son front.XVIII L'été s'écoule ; le temps ost beau sans chaleurs excessives, les vaoanoes sont venues, et les six somaines de legons dont Isabelle a été si largement payée lui permettent de procurer à son père le bien-être d'un changement d'air.La santé de M.d'Emeranoy ne s'affermit pas, loin do là.Son côté paralysé resto insensible, ses forces décroissent lentement, si lentement que sa fille ne s'en aperçoit point, ot ses facultés, j élis étinoelantes, Binon sérieuses, subissent un affaiblissement qui suit*sûrement, bien qu'insonsible-ment, son cours.Sis goûts deviennent puérils, sos idées ont moins de suite, sa mémoire s'égare par instants, son humeur ost capricieuse comme celle d'un enfant, et commo un enfant aussi, il a des accès do chagrin sans cause, des larmes promptes à couler, faciles à sécher.De cela, Isabella s'aperçoit ot souffre cruellement.Hélas I quelques se-m ânes ont suffi pour faire un vieillard de cet homme de soixante ans, si élégant, si robuste, si jeune d'aspect j mais les cheveux blanchis, les membres raidie, le tremblement continuel, les rides profondes, tuut cela ne serait i ion sans cotte autro nuit, bien autrement douloureuse, qui menace de n'étendre sur l'intelligence et la mémoire.Le distraire, o'est désormais lo but et l'occupation de sa fille, et elle sourit tristement on voyant avoc quelle avidité presque puérile il accueille la proposition qu'elle lui fait de quitter Bruxelles pour le bord do la mer.H discute le choix d'une plage.Ostende lui plairait, car il conserve lo goût des foules élégantes, du mouvement et des casinos.Mais le séjour en est trop coûtoux ; il y renonce, non sans regret, et voudrait se rabattre sur Blano-konborghe.Mme Eynolds intervient et conseille la plage d'Heyts.La, il n'y a guère de baignours & la mode, mais des familles simplement désireuses de grand air et de liberté, et les conditions de la vio matérielle, ainsi que lo peu do prétention des toilettes, so trouvent plus eu rapport aveo la somme relativoment modeste qu'ils peuvent consacrer à leur villégiature La mite au prochain numéro.VoYEZL'ANNONCE DE NOS l'kimks X la rAGE 109.Dr FRANCHÉRE Chirurgien-Dentiste (Gradué aux Etata-TJnls et au Canada) No 159j, rue sainte - catherine (VU à-'ll Dupuis Frèr««l telephone Kit TOI - MONTREAL ROBUR Qin rend OBUSTE Cet Incointiarahle tonique—ROHUR—ramona à la «onté le» constitutions les plus épui*?es.Kn rente partout.Dépôt, Ph»ruscisÇ.B«iu-ras, 73 Désery, Montréal.lAKDlM D'AMOUR (le).- Reenall da oompil-' men', et bouo.u.1» pour le jour Je l'an, les M-tes, Im noces, etc.1 volume.Pris, 15e, avec notre coupon.10e.Adreise, le Passe-Temps, Montréal.PRinE GRATUITE En conséquence d'arrangements spéciaux avec une Librairie de Paris, nous sommes en mesure d'offrir gratuitement d toute personne qui s'abonne ou renouvelle son abonnement au " Passe-Temps", pour un an, la vrime exceptionnelle suivante.(Il faut se hdttr, car le nombre des copies est limité.) (Dette prima est donné* a l'oielusion de tontes autre» primas.) ENCYCLOPÉDIE DE8 OUVRAGES DE DAMES, par Th.do Dill-mont.—Un volume de 850 pages, illustré de 1107 gravures et renfermant '20 chapitres, intitulés : — La couture à la main ; la machine à coudre ot la couturo à la machine ; le raccommodago ; la broderie sur blano ; la broderie sur toile ; la broderie sur soie et velours ; la broderie d'or ; la broderie-application ; U tapiaaoïio ; lo trie /t ; lo crochet; la frivolité ; le macramé; le filet; les jours sur toilo; les dentelles brod es ; les dentelles à l'aiguille ; leB dentellos aux fuseaux ; la garniture dos ouvragos; recommandations diverses.Format in-18o, reliure anglaise, trancho dorée.1.00 (Ajoutos pour le port: Canada et Etats-Unis, lOo.) Adresses : l.i Passe-Temps, Montréal, Can.MONOLOGUES déjà parus dans le PASSE-TEMPS Ces monologues sont envoyés franco sur réception do 10c pièce.Prière de désigner chaque monologue par son numéro.3 Fiancé tji Mamonno.le 4 Chanteuse.1» S3 Pont»ton.le 34 Un monsieur qui ne rent Ça» changer «ex habitudes oragea d'une pue*, m 3*3 Romain déjeune» la 37 MaiterCorhcau aveo Maxtor Renard 38 Ureuouill* qui voulait Taire lui *uwl «russe que le bœuf 39 Médecin 41 Pour an rhume 42 l¦_____ YÀ- TU T?f~\ VAT Qr pu eva plouf.rrii, 50 cu. le PASSE- TEMPS MIGNON, en trois .tcie* d» Ambroise Ihomse AS-TU SOUFFERT ?AS-TU PLEURÉ ?DUO jK.-it nj'iz.-soprano ct busse miu.no*.luth 4k10 PIANO.J And"" «iiii moto à- Hecil Er u\'»\ î -Is.J> h _ _ r.And"" cou inolo.A_¦ — i Wer i»l dfiiu hier?(/«< donc est tuf Wvt- i»l_eadir hii-rum-h nxJVl?Quelle v*t celle tuisqui'm'appelle.-M (Si* ifii'ltitth h.tia'nteiid.' [lu rrgardunt «cee Itnintmi ÉÉ Mi>;m'.! ••MtvHiii ÏF .0 Bitfr'.find ich Diili?_N'cin! __Mrin re^pnndt, e*t - ce loi?_ A'unl —Mon Acli lii*! Uu's.Sp»' _ ra _ (a?E»l-ce toi, Spe _ ra^laf.^ ¦-^ [fit TtfMBmnl InmttMtm i Hn'z IùumIiI sicli auf » >Vu.e: web* inir! ainl niclil SpenuUi! (ww «# immpe f/i .tjjg _ rp, he'.lui'.et n'e*t pus et.le'.a Tempo.Ji'jii'* r"è»/ /m.-z3 *q8 LE PASSE-TEMPS Kind dasinit iuir jp-la-nwolHt-.Minium i*,V.fimt_quivou-laitme suivre.C'estMLgnon] _Ja Ja.ec-inn'rc DithxMilil.Mi^Mtfiueifcst' _On», oui tu te »outiivn*!oni,i'i'*lbitmlùmtin h nu - !)•• _ nnm .l'ouvre enfiml! pantin- cré.a _ tu.rel J'ai vmiJu te renvoi/; el j'ai »«/_#?tes _wu»st lu lueLneiu Ann, an nivi.oer Brust Sag'dciirWi-b, oti»n midi in d.i uer Srl ohii' ni _ lo Freu-ila.Wonii dir kt-ÎH Stern tier tu phii-ie?As lu tait-gui sans «w_pe _ ran - ce?-._L'àme en- deuil, le le passe-temps l'rexxei un peu.J" H .f' k _Dim, i 'J .I t/ ¦• M»,.*._ .l._-«.!.i.1.' .1._____L ;.:.L I • j j .i.i i.r i Hull cœur Tihiii^ iii'lir si'hi'ini.Duun lu ihh'sI ilu ami), "as i'Ii ici _ de.ur de _ rAi _ ré'i.a _ for* tu coiunai* mu xuuf.frun -ce! daim kciiimt du vva» kli Tu cou _ nuis ma «ouf.^sï~ luth ah lu.Vu poco rilen.Ici _ ¦ fiait _ .do._ ce! Aclinic du, eiii_«ain uitd ver_b(o _ bzvii Ge_ _Comme toi, triste et so _ li _ lai _ re, (bur- poco rit 0 0 0 iiijrl__ u » m=èM =F _beûg(_LuK_ltt slifu.pi'iii Gf.richt _ Ae__sous d'in-fle _ xi-bles lois, î Mi'i_oe Thra_ im'ii zurEr_.dc fin» "uni, Dit De mes pleurs j'ai mouille' la ter-ie! Le 0 £ i .iM-.iili I.iiiih rtuim _ o foui_ Jfegs-t£ H i in _ iiii'l er_hb_ret uuh nulil! Dci-lliui _ ciel_res-te sourd a ma to m! Le riei_ _ nid er_ hb_ rot midi niclil!._ re»-le sourd à ma nui a:!.Doi Nu, LB PASSK-TEMPS ^4, 0»lriiig(irriilil.0 HlrriigCii riclil!_ cm -et.le* luis.iiii-vl_ If* luis] Cr*sr.Him _ iiiï'l iifli •¦r.liiirl_mit'li niclil! Ano»e.Gilardenghi No 127 - Chant RAveric.Prume Bergeronnette (romance).Mercier Bébés rosea, lea.Maquis Piano Roue et B'anche (a 4 mains).-Songe! Marche des patineurs.Dérome No 129 — Chant Vision.Milo M-'i.i des baisers, la.Albertini Piano Gavotte.—.~.Pienié Itoiidino.St Denis Revanche, la.Charbonnier Romance sans paroles.Senécal No 180 — Chant France.Champsgue lïrni'r d'enfant.Malo Piano Pastorale rêverie.Renaud Danse Espagnole.I .cmairc Orphée.-.Gluck Flute, Mandoline et Guitake Albertina (trio).Lamoureiix No 131 — Chant Ame d'un ange, P (romance).Contant O SaluUris.Widor Voua ôtis si jolie.Tagliafico Piako Montréal (marche two-step).Clossoy Delphine valso.M.L.B.Adnenno ou Souvenir d'Italie.Gamharotti No 182 — Chant Tout un peuple joyeux.Roques J'ai cueilli la bolle rose.Dugas Ruisseau d'argent-.Mauet Piano Petite recréation.Charbonnier Saltimbauques, lea (quadrillo).Ganne Mandoline RosnllA (mazurka).Sartori No 133 — Chant Partance, chanson bretonne.Nibor Chanson des cigales, la.Petit Piano The jolly trooper.Si Germain Va'se dis amours.'.Durand No IA4 — Chant Valse dc muselle.Leoncavallo Cliaii'oii du marquis (Cloches de Cor- iD ville).Planquette Ton souvenir CBt toujours la.Wrkerliu Piano Marcho d-s Boér».Trouvé No 185 — Chant Bûcheron, le.Botrel Jeanne aimons n >us toujours.Maquia Drapeau de Carillon.Sabatier Nous uoub aimcronB.Hess Piano Valso lente.„.Pfoiffer Bourgeois gentilhomme, le.Lulli Caprioo d'enfant.¦¦,.¦¦.,„.Logon vé No 186 — Chant Vie, la.Prévost Tanlom Ergo.Dubois J'u'oserai jamaia i ir ça d'vant l'monde Enfnnt et le polichinelle, l".Maquis Piano Margo, valse brillante.Lafrenière Violon on Mandoline Ossorta Marche.Pro vera no 188 — Chant Berceuse.Boëllmann Si tu Bavais.Bouillon Le curé do notre villago.Piano Piflcrari (les).Gounod Prélude.-.Dunne Léonle, valse._.Charbonnier Violon oo mandoline Caprices de Mercedes (les).Carosio No 189 — Chant Cceur dc ma mie, le, duo.Dalcrose Malbrough s'en va t'en guerre.Dugas Un peu d'amour.Malteau Echange, (1').«.Dénia Piano Soirs d'été, i 4 mains.Feuille d'album.—.-.Grieg Violon ou mandoline Camilla.Gilardenghi No 140 — Chant Si vous n'avez rion A me dire.-.Hub.-rti Aime-moi.Bembcrg Roso des Alpes.-.«Paquin Piano En aval.Schytte Berceuse.Idilic.—.Lack Mandoline Plin Piau.-.Gilardenghi No 141 — Chant Vieux mendiani.,-.«.G.Milo A l'AngeluB.C.Broutin Oiseaux et lea baisers.Perraris Bonheur d'aimer.Wousel * Piano Vidae.Olbersleben Romance.Berc-uae.-.Olsen Violon ou.mandoi.ine Ispirssinio vnlsesiane.De Potri No 142 — Chant Réveil du rossignol, le.Ant.Louis Chanson dos peupliers, la.Doria B»i»ore derniers.F.Rodel Piano Célèbre maiurka.Chopin Chanson de mai.Berceuse.Lanciani Orque Hymne pour l'orgue.Lemmena Violon kt Piano Berceuse do Jooclyn.Godard No 143 —Chast Fleur jetée.P.-E.Prévost Salut au gai soleil.Doria Aimons-nous, Lison.Doria Piano Valse de la poupée.Delibos Dor», cher amour.Ehrman Violon et Orgue Offertoire.Gounod No 144 — Chant Sol Canadien.Isidore ISulard Chasse aux Papillons, la.Bordèse Amour nous appelle, P.JulesJacob Piano Rêve d'un ange.G.Ludovic Consolation.M'-ndelaaohn Cantonetta,.V.Hulaonder No 145 — Chant Restons Français.-Callxa Lavallée Rer.dcz-moi mon ciol.Bolijens Piano Bras aux dames, le.„.Wachs Beroena.—„-___________Iljinsk No H6 — Chant Enfants, la femme, les fleura, loa-Bouval C'est mon ami.H.Collin Miidolelne, l'on souviens tu.Chaulague Piano Cavale-ad».la, marche.H-nri Lavigno No 147 — Chakt Enfui, un jour plus doux se lève (Mousquetaires do la Reine).Halévy Flou r vermeille.Chi Uemont-Rhémour Piano Tvrolicnne favorite.Lecoco Maiurka._.Moszkowskl Uno primo valant au moina fl.00 est offerte ft tout abonné paya d'avanoe, soit $1.60.nt un sa
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