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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 9, no 212
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1903, Collections de BAnQ.

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PER P-26 JE PASSE-TEMPS ABONNKM KNT8 : Poor l'Amérique : Un an, tl JO ; si i moia, 79 nnu ; Poor I'Enrop* : Ud an.10 frf ; six moia.5 frt Tt V .Kl ,B d'atAHOE MONTREAL, SAMEDI, 9 MAI 1903 Vol.0 —No 212 Le No, 5c ; anciens Nos, 1 Oc J.E.111.i.«lit.111.|>r.i>-.BOO» l'nilit MONTREAL.I'niuuli.ANNONCES ( Jfemrr açuU\ ! Ire insertion 10cla liane, insertions subséquente!Se Conditions libérale,* pour annon es h Ions terme $2.05 * Valeur des morceaux de musique contenus dans le présent numéro TrJfiS* Voir la liste de Nos l'rimps à la page 63.* $2.05 .SIMPLE ESQUISSE Il r a quelques douze ans, une débine extraordinaire me poussait au sortir des baccalauréats.— en tait, comme presque tous ceux de ma génération qui n'avons pas eu la bon-tir fortune de " venir au monde après le pè-ic " — à venir tenter la chance a Montréal, l'eus l'idée d'aller frapper il laporte d'un ami de collège, un peu aussi mon •'pays", et qui, par les difficultés qui s'étaient présentées sur son j-assage à lui aussi, m'aiderait à travers la crise, qui se présente nécessairement su seuil «le toute vocation librement embrassée.1 'est donc plein de confiant* que je soulevai le maiteau de la porte de mon bon ami t.ustave Hoissonoault, alors petit étudiant en droit à ses heures de loisir et rédacteur régulier du îoornal " Ij Minerve ".Ses heures de loisir I Je me trompe.Je veux dire ses heurts de repos ; car c est bien au sommeil juc lloissounault a volé, jour par jour, ou plutôt nuit par nuit, les Instants précieux qui lui ont permis d'étudier les codes conscencieu-lement «t d'être aujourd'hui une des lumiè res les plas brillantes d'intelligence, d'énergie et d'activité du jeune barreau de Montréal.1.1 ce n'est pas en vain que j'allai demander accueil chez mon devancier dans le che-mm de croix des professions libérais, I.'hos-pirilué la plus large, comme savent seuls l'accorder ceux qui ont passé par la, ra'ac-eaelllit et quelques jours plus tard je trouvais 'n, la personne dt?Boissonnault, non seule -mrnt un ami dévoué, mais en plus un parrain dans la carrière du journalisme act il.Ce n'est pas que l'influence de mon protecteur était alors bien consi érable, mais il avait réussi, lui petit salarié à quelques dollars ji.u semaine, possédant en outre la confiance absolue de ses patrons, & me placer un pied dans l'étrier.Ce petit souvenir, échos lointain d'une carrière journalistique peut-être courte mais passablement mouvementée, doit bien vous démontrer comment je connais profondément l'avocat J.Gustave Hoissonnault, futur haut chef ranger des Forestiers Catholiques et candidat à l'importante position de secrétaire dit barreau du District de Montréal.J'ai vu Hoissonnault & l'oeuvre et à l'épreu-*d.Je ne dirai pas que je l'ai vu naître : ses 3" ans révolus lui donnent les droits d'aines-•e.Mais je connais tellement bien son pays natal Satnt-Timothée, comté de Beau ha r-nois — j'ai si familiôrcmcnr coudoyé les membres de sa famille, je l'ai de si près suivi dans ses progrès rapides, au collège d'»-'">id, à l'Université ensuite, puis dans ses •accès réels et mérités, une fois que le jeune avocat, libre de ses mouvements, put prendre *on envolé dans le inonde de la concurrence et îles égolsmes, — que ses victoires successive» ne m'ont pas surpris.Boissonnault u la j.trempe de caractère des grands hommes.Il a indomptable et d'une persévérance obstinée de qui tenir.Son défunt père, qui n'était comme on en voit guère, pourtant qu'un modeste cultivateur, ayant Gustave Hoissonnault a hérité de cette amasse son pécule a force de constance au grande qualité de caractère, le secret du suc-travail, a laissé dans tout le district de Beau- ces dans le siècle où nous vivons, harnois un nom qui est synonyme d'énergie Ceux qui l'on connu au collège de Sai Thérèse peuvent vous en dire des nouvelles.Pas de plus persistant que lui dans le but ultime à atteindre, coûte que coûte dans les huit années de cours classique.Kncore gamin, il avait rêvé de faire des classes brillantes, et secondé par une facilité d'assimilation hors ligne et une intelligence très vive, le jeune Hoissonnault, mi! pourtant n'avait pas eu l'avantage de suivre des classe* élémentaires comme il s'en trouve dans lesgran-des villes, remportait d'emblée tous les pre-miers prix et les médailles d'or, depuis les éléments latins jusqu'aux dernières années de philosophie, à tel point qu'il était devenu le réceptif banal de tous les honneurs, de toutes les décorations.En plus, excellent camarade, enjoué con •> pagnon, il était de toutes les fêtes.Ses confrères, même ceux dont il rompait la lance au milieu des assauts co légiens, l'adoraient.Ces qualités de l'esprit et du cirur que Boissonnault possédait au collège, il a su les conserver sur la scène plus vaste du monde.Etudiant en droit, ]>cu favorisé sous la rap-port de la fortune, mais doué d'une plume facile, il entra à la rédaction régulière de ln Minent, ce qui lui jtcrn.it de gagner sa vie en travaillant la nuit et le jour de suivre ses cours.Une santé de fer et des nerfs d'acier trem|»é lui permettait de travailler jour et nuit.Kt parfois même, Boissonnault trouvait le temps de sacrifier quelques joyeux ins tants à la />/eue Bohfnif, la généreux: mais peu profitable protectrice *ie plus d'un étudiant d'alors.Keçu avocat, 11 y a six ans, Boissonnault se livra ardemment au travail, consacrant ses moments de loisir ù la politique qu'il a toujours affectionnée, a la poésie qu'il adore, et à la musique qui le charme par dessus tout.Aussi, est il aujourd'hui a la téte d'une magnifique clientèle qui lui permet, en compagnie de sa charmante femme, née Gcrvais, fille du notaire bien connu de Saint-Timothée, de se reposer un peu dans une princiè-re résidence de la rue Esplanade, un des plus beaux endroits de cette ville.de l'apre lutte des débats.Mais ce n'est qu'un nnlr'acte.Boissonnault n'a pas dit son dernier mot, !.>•'- le rf.vei i.de BÉBÊ.\v"::.\-.::::.::^J.j\^^r^ la paimpolaise.E Krai-trier le revers de la MEDAILLE.G.Laiikkns PIANO m'aimez-vous, »a!se.Gobbaerts I lore rTE-val.se (incomplete).S.Em.Duc.uay MANDOl/NF.il GUITARE fatal dream.K.de Falco-Slavin 0.50 0.25 o.10 o.10 0.50 0.60 -2.05 LB PA80B - TMVPB MU8ICAL, LITTBRAIRR it FANTAISL-Tis Parait low U» owhi fomrê ?201T1TXUZ1TT ï Pvmr l'AmUriqw* Udu .|LM|8li u1.îi.76tta in »n .10 frs I Bix mole.6fr* r a t i ni i d'aYAMOU Première Insertion .-.10 et* la lira© Insertion* auha* Aa D.ioaïn ut.rnntiiwrrnmmn H fl paroles françaises ot anglaises.Lo prix ordinaire de l'ouvrage étant de $1.60, il faut ajouter 50c au prix de l'abonnement.Soit, on tout, $2.00.UNE ANNÉE D'ABONNEMENT à la BRODERIE FRANÇAISE, la plus belle encyclopédie illustrée de tous les travaux manuels détaillés de la femmo.UNE ANNÉE D'ABONNEMENT a la GOOD LITERATURE, publication mensuelle américaine illustrée en couleur, comprenant 24 pages (format 1 H x 16 pouces) de littérature anglaise choisie.UNE PIASTRE DE MORCEAUX DE MUSIQUE, Chansonniers ou Livres Divers à choisir dans le Catalogue de Musique el de LUrrairie du Pabbe-Tbmps.Si l'on choisissait dos livres ou morceaux de musique pour plus d'une piastre, on devra ajouter au prix de l'abonnement le montant de cette différence.Demandez notre catalogue, envoyé franco.SIX MOIS D'ABONNEMENT AU PASSE-TEMPS— Vetl-k-dire tous les numéros parus durant les six mois précédant exactement la dato de l'abonnement.DIX ANCIENS NUMEROS DU PASSE-TEMPS à choisir dans la liste de \& Musique déjà parue (voir Partie musicale).Ces anciens numéros so vendent 10c chacun, et notre coupon do primes no peut être utilisé en ordonnant des anciens numéros.NOUVELLE METHODE D'ACCOMPAGNEMENT —Cette nouvelle méthode se compose d'une simple baguotte sur laquelle sont marquées toutes les clefs de la musique.A l'aide de cotto nouvelle méthode, nous garantissons qu'une personne peut apprendre tous les accords sans l'aide •'un profeasour, et cela en quelques jours.Il n'ost pas nécessaire de connaître la musique.La baguette est marquée de signes qui permettent de jouer à première vuo ot sans études préalables.On est prié do dire, en ordonnant, si l'on désire uno baguotto pour piano droit ou carré, ou harmonium.SIX JOLIS ROMANS dont voici les titros: Mon onclo ot mon curé La femme du fusillé Père et fils Joanno Morcocur Toujours à toi Roi des voleurs Chaque volume se vend 15c séparément ; pour recevoir franco, il faut ajouter 2o par volume pour frais de poste.CENT CARTE8 DE VISITE, sur bristol oxtra fin, caractères classiques et originaux.UN BEAU CHAPELET, en argent, jolie croix dans un étui en cuir.UN JOLI A1BUM, coin et dos en peluche, tranches dorées, couvert oiné de dessins artistiques où figurer 1 l'or et los plus jolies couleurs.Article chic.Kn dehors de Montréal, ajoutes 20c pour recevoir franco.riche reliure capitonnée en veau ou cuir de Russie, avec monogramme do ré sur le plat, garde-chromos, tranche rouge sous or, coins arrondis, dont le prix chez tous les libraires est de une piastre ; le livre est renform dans une jolie botte.UN BEAU CRUCIFIX en aluminium avec ébène incrustée, mesurant 3J pouces sur 2} pouces.Los quatro bouts sont en for me de trèfle Conserve toujours sa couleur.UNE PLUME-FONTAINE, dernière création en caoutchouc durci, avee ii- Îihon et étui.Article utile entre tous et en grande faveur pour es personnes 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Pour s'abonner, il suffit de nous retourner le bulletin ci-dessous après en avoir rempli tous les blancs.Adressez Le Passe-Temps, Montréal, Can.AMETHYSTE ou CRISTAL, chaîne forçat, carrée en argent; le chapolet est renfermé BULLETIN DE SOUSCRIPTION .190 J.E.BE LAI R, édit.-prop.du Passe-Temps, Montréal (Can.) Monsieur,—Veuillez trouver oi-inclus la somme de $1.50 pour un an d'abonnement au Passe-Temps.Vous commencerez mon abonnement avec le No.et comme prime vous m'enverrez.Nom.••.Adresse.•.Noua acceptons les timbres du Canada et des Etats-Unis.Un demi eallon d'excellente eau minérale pour 15 cents Adresse* : ED.IIARTMAN, 1*9, Champ-de-Man, Montreal. «4 î ta fabss taiirs VENANT de PARAITRE : Gerbe Mélodique I La Rigolade Recueil noté tie romances, mélodies, etc.Chansonnier comique noté.La Oirbi Mélodique fait suite i l'ECRIN MUSICAL, L'ECRIN DU CHANTEUR et L'ECRIN LYRIQUE qui ont obtenu un si vif succès Prix net, • - 35c chaque Jfmt} nap a^fm sms Marchand d'Instruments de Musique, Importa jt JLM teur de Muaque Vocale et Instrumentale et Four ¦ ^a*a ™ ™ ' niaseur de la plupart de nos Maisons Ke'lgieusea LE PLUS GRAND CHOIX DE MUSIQUE EN CANADA 1738 rue Sto-Gath.erin.0, Montreal ' Rnvoi du catalogue tor demande.Téléphona Bell Ket 1710.Du Mit pour ls Beau Im ! poitrine parfaite par le Poudres Orientales lei (rules qui assurent en trois mois le aéeeloppe-tuent des 'ormes ches la femme et nérissent la dynep'ie et la maladie du foie.Prix : Une boite avi notice, $1.00; Bis boltef Î5.00.Kapéiléfr -opa la posta sur réception pria.DépOt aénéral pour la PuUa anca x*.vwmitr*J&r> 1882, Rus Stk-Oatmsbise, MostréâL Au Etats-Unis : G.-L.ni Mabtiijny Pharmacien.Manchester.O000000000000000000000 Â.C.LA CHANGE raorspasua di Mandoline, Guitare & Banio Professeur a l'In tltut Mont Et-Louis at au Collet.Sie-Marle 181, rue St-Hubert, Montreal maison d'importation — ()ni, o'est di-, lepiit Régine, et je mi , j* «nu» qu'ollo to plntt annsi par sa réserve sans pruderie, sa franche gaieté.b'» al tentions chuintantes pour la Gina.Ta l'a» vuo chaque jour; mais tu ne penxencore ravoir •luo'l- en-rgie a cell- onfnt.0,0*1 ht ten iresse de eceur elle »OBS iou une appari-nc» un peu Hère.No- ouvriers Ib cent.n' et l'aiment ; à l'école, 'ù souvent ello m'accompigno ou m> remplace, elle es' l'idole dre biobins ; 'OU humeur est d'une égalité parfaite: la pieté qni la linge et lu soutient ne n'étale pan aux regarda.l'aul, c'est lo honneur qui n'offre a, toi, uccople-le, un bénissant IHou do to l'avoir résor vé.— l'Iu- tard dit k jeune homme tout rêveur.Je reconuain les qualités de Suzanne Noi'lrz, et, sans ressentir ce coup de foudre dont parlent les romans, j- suis attiré ver» elle par le respect et une vivo sympathie.— L'inclination raisonnée, interrompit Régine.Ce so.it los meilleurs mariages, ceux-là I — C'est possible ; uijii on ce moment ri-n ue nie p ait comme notre douce vi»; jo ne pourrai ai mor quelqu'un aillant quo loi, ltégiue.Un 1 - ; ; ¦ i ¦ > | m r s'échap|iu des lèvres de l'iufirme.— Tu partageras lun uff ciiuii outre Le levers de la CHANSONNETTE Parole» (le LÉON GUÊNF.E Musique de GERMAIN LAURENS Chant à volonté.En sol - li - ci • tant u - ne pla - ce, D'un de - pu - t< très in flu - ent, Tour vo - tre eau ¦ se plein d'au-dn • ce.Vous ~s-b=r- .- ~~Xq vous ren- dez fort é - lo-quent : Soy - ei Iran-quille, au minis • tè • re vous en - tre - rez pro chai - ne - ment, A - lors, Mon-sienr.en vous j'es- Jj h__Ref-Min pe - re ?Mais, mon a -mi' cer - lai • ne-ment I Itien que n'ay-ant ni sou ni _ .- ' mail - le, Ra vi de cet ac eucil cliar-tnant Vou» at- ten-dez, mais vainc- parla /rs- C 'est le re • vers de la mé - dail - le.Certain soir, faisant sa caisse, Un banquier la trouvant a point, Pour la Belgique plein de presse, Partit laissant vingt sous d'appoint I A tous ses client», ,1c Bruxelles, Il écrivit biièvcincnt : •• Remplisses bien vos escarcelles.Je reviendrai, ceitaiuemenl.Rffrain —Ah I dirent les volés il raille.Nous ne somme» que des lienèls.Il nou- ) .\ - n trop d'intéréia : Cest le revers île la médaille ! ' ' Pour le jour .le mon mariage, Le maiie dit *' Ecouter moi, Vous épousez Qne lillettc sage, Ne lui laites jamais la lni : Son education modèle Voub donnera de l'agrément.- Vous lui jurez d'être lidèlc ?—Oli ! oui, Monsieur, certainement I RFI'R Al N Un mois après, ou se chamaille, Klle me dit : " Vieux lavement, Je vais retrouver mou auiaut ! " C'est le revers de la médaille 1 Un cummciçaiit, l'ail tout morose.Disait : N'est-ce pas affligeant.De me» m nui s, voici In came : Mon commis m'a pris de l'argent.Fort peu payé, dor a l'ouvrage.C'était un étranger i-hanuaiil, —yue ne vous prlt-ll davantage i —Ilein ! vous trouve/ ?.—Certainement.Rf.ika.ik Vous employez de la canaille, Qua-nd le Français in- trouve lien ; Vous êtes volé, c'est fort bien 1 C'est le revers de la médaille! " Aux assises passait un gendre.Le procureur lui reprochait D'avoir, un soir, teille de pendre l.-i lielle mère quit avait.Mai.1rs mie., gens uV menace.I* déclarèrent innocent; 14 l>uoi, dit la belle-mère en rage.Vous ! 'acquittez ?— Certainement.Refrain C 'est une juste représallle.Il a fort bien fait ce garçon, , ¦ S H>ne ça vous serve deieooa : C'est le leveis Ue tu médaille I' ' • Pour faire de la politique, L'ouvrier quitte l'atelier : Puis un braillaid épllcpiiquc Lui dit : •' Marchons, point de quartier ; Sus aux bourgeois, i la noblesse.Pillons et brûlons hardiment, Nous sommes las de la détresse, Al je taison ?— Certainement I " Refrain Mais au moment de la liataille, , II vous laisse daus le danger El file vite l'étranger : C'est le revers de U médaille .' J '«vais une place fott Incite, Chez un patfirmetrr de Paris, Mais, jruur une sotte queielle.Je fus reiivuyé du logis.Maintenant, c'est * la Villctte t>uc je m'occupe.nuitamment, Ça ne sent pas la t'ndeite, Mais plu Al là.Certainement.Rkfkain Je me dis, lorsque je travaille, Kn pensant k la bonne odeur Qu'on sentait chez le parfumeur : " C 'est le revers de la médaille I " Suzanne et moi, dit elle douocuio ,t.U e-i néee-sain» que l'action bienfai sinted'uue fi mate se fisse sentir aux Tour-Ile» ; In rsienn" e-t lrf»s amoindrie, Suzmne me i oin placera, je n'aurai plus qu'a jouir el k remplir mon role 'ie tante.-i tu nsvai' commo il mo taide de voir uu bel enfant su rouler sur lu pelouse l-.Dis-moi oui, Paul Nou no pouvons lois-or Suzanne épouser M.Mallstid.Il -e penchl ver» elle, ol, la bai-uut au front : — I.e» Iltouly sont têtus, dit il avec un léger soutire, je suis lou digno deseen lani, et veux gurder encore mon iudépendanco ot notre intimité runs tiers.I attente quelques mois, chère petite soeur.— Est ce uu mot d'espoir que tu mo donnes lè ?— Oui, répondit gravement le jouno homme; cependant no litisso tion soupçonner à Suzvinne, mais au fond do ton cieiir considère la commo ma fiancéo.VI Le* jours qui suivirent furent délicieux pour ltégiue, et lou li - .vieelle devait -o so tvenir de Cette pétiode de calme si profond qu'elle en éprouvait pa fois une sourde inquiétude.L'orage n'est jamais si piès d'éclater que loisqtle li ntiluto parait endotmi-i sous les liais' rs biûluuls du soleil ; et Régine >o genit qu'à quiuzi ans le lac du llourget lui avait oanw uu étonne-meut i xtréin-.Elle s'était atsisa sar tes bords, admirant avec une joio .l'enfant le mer-viilleux paysage qu'elle avait sou» lea yeux : la Deiit-du Ch .1 el les petits UulUoauX • .é.ses tlsncs I ir .i pi ¦ ; les blauohos murai llos d'iiau-iiicontbe ; au loiu, Chatillon an peu voilé pur la brume, et pur de sus tout lo bleu i-Z'iié de« eaux, coite surface unie, calme el sans tides.Soudain, un pdcheor \iul atuiirrer na barque et lui dit: — Ne restez pus là, Mademoiselle, voici l'oage ! Uue légère brise a'était élevée, puis uu vmtvioUnt août .tourbillons do pj .-é'.et Régine dut lutter utrela tempête pour regagner ihôt' i.Li, deniers la cruiaéu bien close, elle lugarda lo lue si beau cinq miuuus uitpiiravaut.Dus vagues énormes veuuioiit se briser avec fracas sur les li.ris ; la pluie tombait a ivlients, d.gros nuugas noirs couvraient la Dent-du-Cb.il, ol, dans lo po't.le vapeur, ne pouvant faire son seivice, éteignait fo, feux et dansait hoi 1 s îlot» comme une coquille de noix.— L'image de la vie ! dit une voix giave non loiu do ltégiue.El lu j une fillo ee souvint do oette |ibia-e et du lau du liourgot quand, à vingt au», en plein bonhour, ello fut fuippeu pour toujours.M intiiiuut, quo pouvail-t il lui ar-11v< r ?l'aul élan pros d'elle, et, subis-raul aa douce influence, se préparait avoc .Suzain: uu avenir houioux.N'svan-elle pas acheté par sa longue vie s< litiii e ni sou iutirunté i e calme bieufa.rsaul 01 l'uliiiouplière de leu-dreaso qui l'enveloppait ?Elle avait tepiis les occupations tharit 'bien ou peu negligees les premiers temps du ivtollt de sou frète.lUMAL est le ROI DES GUERISSEURS i.¦ f a m m - x ¦ u pu 3' Chaque mutin, on so lotnlnut n lu verrerie, Pntil poussait la petilo voitJ.ro de l'ii Brute jusqu'à l'entrée de In iité ouvrit i.-.dans uue piece claire el spacieuse >|'ii aeivail aux ouvriers de salle de reunion, et à Régine de salle d'audience.Là, lefièreet la sœur se séparaient.Régine 6coutnit les demandes, les ro néfteiait donc du culte qu'on avait p.ur Rgine, et >a tâche lui était eucuro ftoiatre par lu jeune contre-tnattre qu'avilit çjivi-i M.Hreuly.juiieu lieville était le fila d'un médecin de onu pngTi .¦Su* parents, mort» jeuiies, lui avaient laissé une loitmi" des pins nul.;.-, et lo jeune homme, élevé à In ri.de école du malheur, était sorll de ln lutte nvec uni- foi pro foi de et uno âme fortement trempée.Ko commande à M.Breuly pour «ou intelligence, son activité, ce dernier lui donna U place de contremaître, vacan te eu co moment, tt n'eut pas à s'en lepi nur.Entendu aux nfltires, tritvnilleui, • ¦lili- » eut aurai ae faire aimur dos ouvrier» pnr sn douceur, qui n'excluait poiul la fermeté.Bientôt, ravi de ace i.ippon» uvea le jeuno homme, M.Breuly le logea dans uu des pavillous du paie et l'attira fté pjeminout aux Tuurellis, où Régine lui fil dès ce joui l'accueil lo plus r-ymputhiquo.Klle le savait seul uu monde, chréueu convaincu.C'était MSel pour que son cœur aimant fut inoliué vors lui.Quaul a Julien, il n'avait pis do plus heureux momonts que ceux qu'il passait aux Tourelles.II r retrouvait le caisner Solois dont let cheveux avaiont blanchi au servies des Breuly, ot los principaux employés du U verrerie ; mais, pour lui, le seul attrait de ces soirées était la présuce de Régine.Timido, un peu géné aa debut, st léiorvo liait pir disparaître sous lo beau regard plein do douceur do l'infiruc, rousses paroles tmii di - et, •oir*ccaur s'oavrant tout graud, il no craignit pas .le lui purler commo il l'eût lait t sa mire.Si vio d'enfunt privée de toutes caresses, son adoIcMienco aux prises avec l'aridité de l'étud , ta jeunesse inexpérimentée suooombuui parfois >lau< U lutta dos passion' pour se .élever bien vite sous le sou 111 • de la religion et dc l'honneur: il n'omit rien.Et Régine tout ém te, remerciait Dieu en pon-aut qu'elle et son frère, dans leur vie d'orphelin', avaient été encore plus heureux quo ce pauvre garçon, avec leur mutuelle airection pour»ou-tien.Kilo, tic son eût.', lui avait parti de Paul.A l'é otion de sa voix, 4 l'expression do sou regard, Julien avail compris quelle plnco le frèro tonait ¦ 1 m- la vie de In sœur, el 11 s'était mis a aimer cet inconnu quo Régine aimait tant.Maintenant, lo voyageur si attendu était de retour, el Juli' n lUville redoublai! do rôlo, d'ictivile, se trouvant amplement payé d • «a peino par les quelques mots d'élog q •• Paul lui ; h1 i.au cours de ses visites à la verrerie Un jour, I.i contromnttro avait parle nvec chaleur de l'.ction bienfiisan-te de Régine- sur lia ouvriers, Paul lui dit on liuut : — Décidément ioi, tout lu monde est umouteux de ma sœur.— On n'oit put amoureux ità suâtes, répondit il, on l.s vénère.Commo il achevait *a phrase, la main du jouuo homme so ton Jit vers lu-.Ce fut celte étroiute Mleneteosi qui apprit à Julien qu •, ai Régineadorait Paul, de son cèle Paul adorait Régine ; et dès Ci tnoiuont les relations du maître et du subjrd.inné furent empreintes d'uno cordialité qui ne devait P'"* 8" démentir.Lo depart pr eipne .le M.Ureuly et la ut.-u.du l'nul nuu i-iiceuieiit interrompu 'os ré niions des employé- aux Tourelles.Regiue r'en altrislait soin eut : — Tu te montres fl i a 'co ces braves gens, dit-elle un jour K son frère.Tu t'en tien» trop unique ocut aux tnppurts d'affaires.D.ios ces soiréos du diiunucho il» apprendraient à te connaître et à t'aiuier.Tous n'ont pas lu valour de M.Kéville, ou ne t'out pas vu naître commo Soloii : il faut donc qu'ils sachent ce que 11 e', c'est-à-dire bon et généreux, De plus, ces réuni ns le fourniraient l'occasion de connattro davuutuge S tStnae.Li pauvreté eet un peu s.tuvago, elle te fuit ; ot dans sa délicatesse, craignant toujjUrs de tDublor nos causciies,elle vient moins fréquemment qu'autrefois malgré mes instances réi érees.Paul ni répondit qu par un souri re : li omise de Kégino élail gagnée.Et désormais, ch ique dimanche, los Tourelles »e raunirèii-nl hospitalières comme pai lu pusse.Régine ct Suzinne animaient ces réunions qui, sans elles, eussent fini pir devenir monotones Suxanne avait repris coule sa gaieté depuis qu'il n'était pi is quesltou de miring i avec M.Mallaad, — TU e» uno léo ! distil-ello souvent à Régine.J'étais désespérée, et me futigiinis los yeux à forco de pleurer; tu écris k mon oneln : '• No contrariez pas Suranné, songez donc quel chagrin ce Serait pour vous Ue la voir mnlheurousoI" E crac! de suite aprè< lecture, mon onole m'appelle, il avait encore lu lettre a lu main." Mille cosaques ! vous vous désolez, Mademoiselle, vous nieuteries trente jo ira d'an et.Qui m'a f.uue fillette pareille ! Si vous ne voulez pas vou» appeler Madame Malland, est ce qu'on .ous force, que diant e !" Naturellement, j» me remets .sangloter.Al >rs il m'attire dans sos bru» " C'est no i Sjctnne, alloua, qu'il n'en soit plus question, je suis ou père, p tu vre I «tite, et ne veux qui toa bjtih'iir." Uue larme coulait, j* oiou, sur sa longue moptuehe.Furieux de son emo lion, lo «lier oncle prit sait ohap-au, su canne, el me dit: " il fil .t mener les affairât ni : ii r ¦ mu., j ¦ Vais ohst Mulluud, au diuble los peiilos filles!" Kt il partit à gr^udes enjambées, me luU-uui ladieuse a ne pouvoir l'expri-mci ! Oit I (liu.i ! est u-, Iij.i, la illiar-lel — Avoo Ces idées-là, tu roaloras PRIME GRATUITE Ln conséquence d'arrangements s/iéctuux avec une Librairie île Paiis nous sommes en mesure d'offrir gratuitement d toute personne qui s'abonne ou renouvelle son abonnement au " Passe-Temps", juiur un an, la prime exceptionnelle suivante.(Cette primo est donnée a l'exolusioD .la toutes autrei i riais .ENCYCLOPÉDIE DES OUVRAGES DE DAMKs, par Th.de Dill ¦nom__Un volume do 850 pages, illustre du llu7 giavures et renfermant 20 chapitre», intitules : — La couluru à la main ; lu machine à coudre cl la couture à la machine; le racco inno logo ; la broderie sur bluno; la broderie sur toilo ; la broderie sur soie nt velours ; la broderie d'or; la broderie application ; !.tapisserie ; le luo.i; locrochol, la frivolité ; lemacamé; loliloi; les jours aur toile; les .lentolles brod es; les .lontelloa à i'aigui le ; leadeulelles aux fus aux; la garniture des ouvrages; recoiuraindatious .livui- ses.Format in-18o, reliure anglaise, tranche dorée.I.UO (Ajoutez pour le poit: Canada et '¦' ¦' L .i , lOo.A .-»r ¦ La Passa-Tstsii"», Montreal, Can.vieille fill", répliquait l'iuflrino en riaul.; mats los Breuly sont têtus, t -j m me dit Panl, ev jai mis dans ma tète d'éno marraine d'uno niigaonne petite Régine.A titro de feo, je trouverai bien ioi ou là lo priuce charmant qui doit te faire couler d-s joirs lises d'or el du soie.Eu l'uttond.int, deviens un pou coquette: les piioces eiia: m .'.-.-.vois tu, aim-nt assez les m d - nouvolles El Regiue, a.ec mill-' précaution* pour nu pas evuiller la défi mco le au-ziuno, ou tr.ji-.-ii si liarté, lui Offrait sou un bijou, soit un objet do toilette qui, selon ollu, devait rendre son iimio plus ut.y.if." encore aux yeux do Paul.L'ete passa vito avec son cortège de boiux jours vusoleillés; mais Régine, celte auuoo là, vu l'automne arriver sius tristaise.(^tio lui importait le oiol plus sombre, (a brise plusfrntcho, la valse des fe tilles jau no.sur la grando polousu du piro; Lo cltor oireau voy igour étail revenu au nid, ol Roguie, ouOliou^e des trisiesses passées, distil à li nature dans le souille du lutin ur qui envahissait son àuie : " O nuluro! jo t'nimo glioéo parles frimas, couverte d'uu iiuaiunso Voile blanc, comme uno fiancée qui n'attend qu'un simple altoucUoiueiu di Oiiu pour sortir do son sommeil ot se parer de rei merveilleux trésors.Les glaçons pondent partout aux • .n -node* arbres, u IX tir ns d'herbu, aux fjn-tnines avoo mille tonnes étranges, les oiseaux no uliuntoni plus, lo laboureur ne quille pas la chtuuiièro.l'u dur-, A nature I el mes yeux cbsr ués te uou-tamplelil." Sjudaiu, coujieduns une brillante féerie, le sol-il piroe le ri louu de nuages.Mars pirul.avec sou gai cortège de boulon» d'or ot de pâquerettes, Ortstere, po.uiui rs, aiuandturs jonchent les prairies d'une uouvolle Beige.; l'iuroudelle revient, lo rossignol chaule ses amour-.Champs et Ivrét».le >ul trruuiUc.- .Tout .lit t Le |irinleiO|» est venal! tt sous la terre qui s'eeiuillc Circule un il n Ir inconnu, (t) " L'air dévie il plus lourd, ll apporte des suuteuié oui vînmes do ré» .si i et do vignes eu Hours ; les arbres ploient sous les Irmli savoureux, uas bteejiu-iii.-.-enl, petulant que ni.u.'li, marguerites .t coquelicot forment au milieu des opte go >liés uueriautu mosaïque., L'eclur loud la uuo, lo tonnerre i»ion-.10.; puis, le u urne su fail, el sous uue on i bienfai unie la ¦•rr* reprend nu- nouvolle vigueur.C'est l'été." Los fruits sont mûrs, la récolte est fai e, l'o leur des foins ooupés embaume l'air j lu brise a'elèVe, les fouilles tombent, U lleur perd sos couleurs ; sat ton l'-i-i' m meurt sans oeluru sur uue tigo dépourvu t do suvo ; les sapins enirocho queui leuis lon^uos branches : siuistie a:comp tgu-moDi dei prières pour les mort1.l'u t'endors, Ô nature ! Mai» sous ton eugourJisse-meut uutoiuuil, «ous 1-.voilo de brn mo qui t'o .voloppu, joutr ivois déjà le réveil.El i•• n .s.icoodeul «ux saison», sans que mes yeux se lassent de l'admirer, 0 uature ! sans que mon cœur oes e de lienir Celui qui l'a o.éee I?(i) e.Manuel.Si VOUS TOUSSEZ PRENEZ LE " BAUME RHUMAL" I'32 t.» PABBH - TBMPB VII — Sérieusement, fiina, tn croie qno je dois slier k ce hnl ?— Je ne le comprends vraiment pas, iépom'it Régine, qui examinait la toilette de ron fier* «vie complaisan-Ce.Tn ss fini pnr accepter npics m«ints sermons de mn part, et tu hésites au dernier moment ! Cist ion I — Ah I dit le jfiine homme en n'asseyant près de sa sieur, il fait M Los prés do ce grand feu clair !.J'si dsns l'idée atte M, Nordez et Suzanne piofitciont de mon »'• • ne.ponr venir te demander udo tasse de thé ; et pendant qne vous cauForcztrsnanillement en mangeant dc» ifltio», je forai danser quelque péeOre de la ville.Tiens, je reste, c'e»t décidé ! Régine tegstda la pendule.— Allons, Paul, no fais pas l'enfant, c'e»t une fete de bienfaisance, tu dois y assister; la voiture est attelée depuis un quart d'heure, pars vite, tn es déjà fort en retord.Le jeune homme »e leva en poup-tant un soupir, donna in long- baiser à sa ffcnr, ot pen d'instants apiè.» Régine entendit la voitine qui s'éloignait.Alors elle prit un tricot, et, pendant qu» sous »fB doigts sgiles les aiguilles s'entrechoquaient aveo un petit biuit sec, elle songe» que son peu d'égeïame portait ses fruits.Paul avait accepté qnplqnes parties do chasse, deux ou trois dtners, mais pour jouir ensuite davantage do leur vie e ¦ iine et solitaire.Encore quelques mois, et elle ne redouterait p'ns l'ennui pour le frère tant nimé : Suzanne, par sa jeunesse et sa gaieté, animerait les Tourelles.Tandis que Régine souriait a ces visions heureuse».Paul faisait son entrée dans la grande salle de l'HfUel de Ville brillamment décorée.Au début de l'hiver, ln municipalité avait jugé bon d'orgsniser une fèto pour le» indigents, «t n'avait rien négligé de ce qui pouvait lui donner de l'attrait et de l'éclat.Aursi, nne foule élégante et choisie se pressoit-ello dans les immenses salons, unanime à vanter le choix de l'orchestre, l'aménagement dn buffet, les parfums des fleuis, tout on dansant " ponr les pauvres " avec un" joie réelle, car c'était lo premier bal de ln arisen.Quelque peu dépaysé au milieu de celtte cohuo, Paul, cherchant un abri derrière la lourde poitière do damas voilant l'entiéo d'un petit salon, regarda les groupes de danseurs.Tous les visages qui passaient animés et souriants sons ses yeux lui étaient inconnus, et il ee demandait qui il allait inviter pour ln prochaine danse, lorsque juste en face do lui toute uno série de"robes blanches attira son atten-lion.P Lu tuite au prochain numéro.R OBUR OUI REND OB UST Cet incomparable tonique—robur—ramone à U nanté les cooititntion» le* plui éuairtei*.En vente part Mit.Dépdt< Pbabwacii c.b«*f-Fkfti 7.1 Iffetir* Montr*-*.ACAD1 ** titii .DEMIE DBS JEUX (la nouvelle).—Règles, principes- tJnewes.con binaUons mr ton* les Jem- per llalbert d'Angers.Prix.Inc.avee notre coupon, 10e.Adresse, le Peise-Tetup*.Montréal.CARTE DE MONTRÉAL Nous accusons réception d'une magoificme carte de la ville dc Montréal, publiée par R.Beaugrand.Cette carte est imprimée en couleurs et contient une foule de renseignements nécessaires au public en général.I.'aiticle est en vente chez tous les Libraires et au bureau du Passk-Tkmps, 500a rue Cralg.Comme faveur a nos lecteurs, nous expédierons cette carte sur réception de 10c, accompagnés de notre coupon de primes.MONOLOGUES déjà parus dans le PASSE-TEMPS Ces monologues sont envoyés franco sur réception de lOo pièoo.Prière de désigner chaque monologue par eon numéro.n a 4L' fl s n h ¦j M g !» »! h »:: si 67 Beftefl d'Marivonae, la Chonleuse, la Pantalon, le Un monsieur qal a» vaut n.rbiriMiri habitudes Roman d* .T.son», la M aster Corbeau stsc Master Renard tlren.iullle qui voulait fair.lui »o«lrrosse iiue le bœuf Médecin Pour un rhums Loup avec l'aneau, I» On n'entra pas Nlnl Pimbêche Dimancb.d'Kuaéot, ta Baptérn.d* Bébé, la Enfant martyr M»ra du supplicié, la Credo d'amour Nouvel aa Premier amour Sur la boulevard Ch,.« Cbaasaette.da papa, les Joli mots da mai Orapbotoele, ta Pourquoi T Kpav».P Maître Jean Jules matrimoniale!, Isa Pour le drapeau 91 Chantons daarand'mère 92 Valse de> feuilles !'l llaby lotir, d'un étudiant k una étudiante M L'or allemand ou la Trahison dn petit bo'SU "7 Petit tambour de Gravs-Intle 99 Morceauï du Paradis Wi VaiaboDds.lt» li* Toilette des condamnée, la in» Merlsa.I* 10S Çompllmeat de Bébé lis Ohl Mederoolielle 114 Homme aa> irlllonl, P 11» Papillon' 121 Kn famille 122 Ti.n.l voilà la («m.123 Drame il.la nie Meslar 12'.Master Corbeau 12e.l'nt eaelandr* 127 Cbeveu hlane.la 129 llnittaltc.1er 130 Hal'lns.le.I'll Naufraaeur.le H Alalon.I' l-'ti Parfait bonheur 134 Oreve des raffinants ISS Poète 135 fanal cœurs 138 Oui i:i9 Doléances sur l'Exposition 140 Aui bains de aaar 141 Visai poète, ta 142 Deus anaes 143 Clairon, 1» 144 Bulletin de vota ii" Une dlatraetioa 14» Simple histoire 14' Dans la train 145 A la «rende tasse 149 liésrel.I- isn Mtm.le» 1S'2 Contes de Perreanll 1b9 Boup'rs d'un nier* , 157 Bal de monsiour Bosse, la ISS Pan Monceau 161 Ton petit eceur 164 Brise du traheau UU Ya des malades dans la maison 106 Méeunt.at le ., 167 Frrcur d* Tsévaleamots ISS Ches la dentiste liMI Pas de monolof ues 170 J'tuls pa» llxé 17' 81 Marin» avait voulu.172 1* petit Blum 173 Oh I les enfants 174 Iléteni halladeur 171 Fils du charpentier 176 Pilota, la , 117 Maison de campasne, la Una© "Joli© IPrim© Offerte gratuitement aux abonnés payant un an d'abonnoment d'avance, mais à l'exclusion de toutes autres primes UNE MAGNIFIQUE BAGUE en simili or, ornée d'une belle imitation de diamant ; il faut être expert en bijouterie pour découvrir l'imitation.Les abonnés choisissant cotte prime auront la bonté de donner la grosseur du Pt— doigt au moyen d'une petite bande de papier.En s'sbonnnnt on on îonouvellant sou abonnement pour un nn (81.60), on a droit comme primo gratuito it uno piaelre de volumes.Pour recovoir par la malle, il faut ajoutor 2 cts pour chaque volume n 10 et 15 cti, et 4 cts pour chaque volume n 25 cts.VOLUMES A 10 cts Pour recevoir pur la mallo, ajoutez 2 cts par volume Vierge des Makis (la), par Tonolli 10 Mendiant noir [le], par l-'éval.10 Amour d'une reino (1'), par Gui- gnery.10 Ami dii chateau fl'], par Bertiet 10 Fiancée ù'outro-mer, par Lehman.10 Lantorne rougo [la], par Zaccone 10 Enveloppe noire, [P] [suito de la Lanterne rouge.10 Darned'Anteuil fia], p8r Zaccone 10 Voleuse d'enfant [la], par Conscience.„.10 SnC'ifico d'uno fommo [lo], par Gastyne.10 Fiancée du tueur de lionB [la], par Noir.10 Vaincu par l'amour, par Rameau 10 Drames do l'Irlande [les], pnr Thomin.10 Loi d'amour [la], par Thierry____ 10 Miséricorde, par Mary.10 Tante Berthe.Peyrebrune.10 Chateau de Villebon fie], par Brehat.10 Chambrion [le], par du Terrai 1.10 Missel de grand'mère [le], par Riobebourg.10 Belle Tionnotto [la], Riobebourg 10 Roman d'un crime [le], Marcel 10 Un nmotir vrai, pnr l'un m.10 Un misérable faussaire, par Snu- nière.10 Roman d'une jouno fille pauvro 10 [lo], par Fay.Roves dorés, Maryan.10 Une Im nie de village, Lapointe.10 Trahison vnincuo par l'amour, par Mary.10 Fun' i il les de lorotto [les], par St-Hilaire.10 VOLUMES A 15 cts Pour recovoir par la mnlle, ajoutez 2 cts par volume ChanneUBo [la], par Raynal.15 Roi des voleurs [loi, par Deslys 15 Toujours il toi, par Maël.16 Pèro ot fils, par Staploaux.15 Jeanne Mercour, par Sales.15 Mon Oncle et mon Curé, par De La Brêto.15 Fommo du fusillé [la], Anonyme 15 VOLUMES A 25 ota Pour recevoir par la malle, ajoutez 4 cts par voluma Trésor du capitaine [le], par dn ¦ Fille à Jacques [la], par Boi8gobey.25 Primavera, Anonyme.Amour vainqueur [!'], Gastyne 251 Adressez : LE PASSE-TEMPS, Montréal, Can.25 25 aisois Passe-Temps Architectes Beaugrand-Champagne, A., Côte Place 1a, Tél.Bell Main 4138 Dentistes Franchèro, Lt, L.D.L.Ste Catherine 1592 Tél.Est 1691 GlrTDRBAU J.G.A, St-Laurent, 22 Youso W.H.D.Notre-Dame, 1694 Photo-Graveurs Montreal Pholo-i ngr'g St-Jacques, 55 M.risse! le, L.A.Notre-Dame, 1630 Fleuristes Aerst Lonis Ste-Cathorino, 1607 Goulet L.H.Ste-Catherino, 1911 Tél.Bell Main 921 Hôtels Hôtel Jacques-Cartier Place Jacques Cartier 27 Z, Dufresne à Cie, pro.Luthiers Dan8oreau D.H.Bonsecours 46 Dtonne T.0.Ste Catherine 1806 Lavallée Cb.Cote St-Lsmbert, 35 Marchands de Nouveautés Coutlée & Cie, J.P.Ontario, 1345 Musique en feuilles et Instruments Aerts Louis Sto-Catherine 1607 Archambault Ed.Ste-Catherino 1686 Téléphone Esf 1842 Hardy Edmond Notro-Dame 1676 Yon J.G.Ste-Catherine 1732 Pharmaciens Laurence A.J.Coin rues St-Donis el Ontario, TéL B.Est 1607 Pianos et Orgues Foisy Frères Sto-Catherine 1760 Normand in R.A.D.Laurior 1, 8t-Henri Professeurs de Piano Contant A.St-Hubert 257 Professeurs de Violon Milo G.Oveidale 15 'Jr ».I PAGES MUSICALES -"PASSE-TEMPS" 45» C Sommaire musical No 212: 9 mai '903.OHANl Ave Maria.A.J.H.St-Den's Le réveil de bébé.J.-B.Lafrenière La paimpo'aise.E.Feautrifr Le revers de la médaille.,.G.Laurens HWO M'aimez-vous, valse.Gobbaerst Florette, valse, (incomplète).S.E.Duguay MANDOLINE et OLITARE Fatal dream.F.de Falco-Slavin 0.5a Une année du Faeee-Teimps tonne un volume de ©24 pages, dont 313 pages de musique vocale et instrumentale et 313 pages de texte.L'abonné reçoit en s'abonnant une prime équivalante aux deux tiers de l'abonnement.Un an, $1.5®.Lt 20 JUIN PELERINAGE LE 20 JUIN P^RA.TT-le-MONIA.L L» meilleure opportunité pour fitter U FRANCE, l'ANGLETERRE, lu SUISSE et 'I ITALIE, lt* Programme! tnvoyd sur demende, S'aoresser a L.J.RIVET: 140 me St-Denis, Montreal Tiitr-nom Est ajji.j in Lu P.Tuun LE RÉVEILî DE BÉBÉ Paroles de FELIX VAN HECKE Version anglaise de !.J.DOUCET Musique de J.-B.LAFRENIERE Tempo di valse Piano.' n.Il -h-fc-*t- -WE Quand U When he dort tout se* ri - deaux bleus sleeps near the blue cur ¦ tains C'est un bien gen - til pc - tit é lie is » lit - tie gen - tie ¦ man.f-3-i — éeeeî 1— tre.~»f—*~ Mais i peine ou • vre t U les yeux, Hut it mo .ment he o - pen eyes, Mais a peine ou • vre - t - il les but at mo - ment lie o .pens V—* ee -I— Souffrez-vous de Coirs aim Pieds ou de EhiiidEoma?nXlTH/TiD ï A 11D E MPC" Sans douIeur et sûr- En .Avez-vous des ¥emwB7 Employez 1'.Hit 1 llVUu LHUlALilUL vente partout, 25cle flacon JS.—p.:=i: 9—[*G>-m-, -P—h— ,-m—m*—é— yeux eyes Mon - -i.-nr H.- \it Mu - ter lia - by de - vient un mal U a great del pote, tre, ftfc A • yant rt-lta • ving dream- mes • ses Ci • les la veil le.Vite 111i.se dune ;¦¦ ¦ • ter day night,.Quick —-! - r-v W il ap • peile au • pris de lui he calls near - ly him all - cots -r- 11a hé qu ~ ii-l it s'é by when he rises veil up.')i j.i—f= mm fat Au chevet de son petit lit, Sa maman d'accourir Be presse ; Elle l'embrasse et lui sourit (bis) Puis l'étreint dans une caresse.Et lui sans jamais y manquer Aussitôt lui rend la pareille, Car il est gentil i croquer Bébé quand il s'éveille.When he bleeps near the blue curtains He is a little gentleman Hut at moment he open eyes, (bis) Master baby is a great despote.Having dreamed about all night The promise done yesterday ntyht, Quick, he calls nearly him all cots, Baby when he rites up.Pourtant U arrive jorlois Que son réveil c»t fort maussade, Et chacun accourt à la fois (bis) Se demandant : est-il malade i* Mais les bonbons sont dans ce cas Un remède qui fait merveille.Et, certes, il n'en manque pas Bébé quand il s'éveille.To the pillow of his little bed His mamma fast she is running j She kisses him with a smiling (bit) And caresses hia little sheeks red.Ami he baby fails ever not : In the same time does the same thing.lie is genteel, is our marmot Baby when he rises up f Mais ce qu'il préfère toujours Ce sont les clairons, la musique, l.r lieaax soldats et les tambours (bis) Battant une marche héroïque.Cher.lui c 'est tout un arsenal t Canon, fusil, tout l'émerveille, Il se cruit déjà général Bébé quand il s*éveille.' However it unives sometimes That his awaking is sulky And every body runs to him (bis) Asking : is he bick tu day ?But our fwcctmeMs aie in this case A go.d remedy with gum drop ; A new smiling passes on hi* young lace Baby when he liws up I THFC* VAI par EVA PLOUF.Prix, 50 eu.I il j-j^^^Y^^^y Kb «.u .u Puu-TuifS, Montrai. ut PU PUUn - TWMP* ave maria [HEAR US, O FATHER) ORGUE' Legato.1 —SI A.J.H.SAINT-DENIS rail.L_LJ '¦ 1 i -(gui.v -0-!.I ¦
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