Le passe-temps, 1 janvier 1903, v. 9, no 217
TîR -26 /E PASSE-TEMPS MUSICRÏi, LiITTERRlÇE et pflflTHISISTE ABONNEMENTBi < MONTREAL, SAMEDI, 18 JUIILLET 1903 ANNONCES (W«ur« «ur le piano, qui jouait a certaines heures — je suppose que c'était \tour 1 apprendre à son perroquet — " J 'ai du Utn ta lac dans ma tabatière Ma douce moitié conclut que c'était un signal.Nous re dûmes rcdéméiiigcr.Vous narrerai je mes infortunes conjugales ?Non, c'est inutiles.Un volume n'y suffirait pas.Je mécontenterai de vous dire ce qui motive ma présence ici.Nous emménageons.Notre dernier logement ne plaît plus ft Sidonie.Entre nous, elleest jalouse de la concierge.Oui, de la concierge, parce que cette dernière a raconté que j'étais le plus bel homme de ses locataires.Comment vais-je m'installer Ce sera ma chambre.La fenêtre est bien située.Sur la cour, c 'est vrai, mais haste ! Ici je placerai mon lit.(Il déploie ion mètre et merure,) Insuffisant, je le pensais.Mon lit a deux mètres vingt, c'est une grande taille.ft cause 'le Sidonie.Très grande, ma femme, majestueuse, parfois.Dans ce coin je fixerai ma table de travail, m cm fauteuil.Et le paillasson de mon chien.De mon chien 1 Encore un motif de déménagement.Voici délft trois maisons dont îe suis expulsé, ft cause de lui.Et je l'aime, ce chien, je ne peux m'en séparer.Je ciois ft la métempsycose.Je suis sûr que mon chien a dû être maître •¦'école, les lunettes lui vont ft ravir.Non, cuisinier plutôt, il sait si bien laper le fond dea assiettes ! Il est st drôle, quand il fait ses petites mines de contrition, quand il a été pris sur le fait, le ne/ dans le plat.Sa dernière aventure est digne du pinceau d'un grand l>eiolre.Nous étions chez Mme lïahutel, ma belle mère, et nous mangions au dessert de la tarte au ru.C'est exquis.M vous n'en avez jamais mangé, je vous le conseille.(Quoiqu'il y ait mieux que cela, en somme.I meringue ft la crème est plus succulente, mais tout dépendre la quantité de vanille que le cuisinier a mise dans sa crème.Et ft l'heura> qu 'il est, si peu de cuisiniers réussissent bien la meringue I Nous mangions donc de la tarte au ri/, quand ma belle-mère s'écrie : — Où est donc Kléosipe ?C'est le nom du chien.Une idée ft ma femme.Et tout le monde de crier a tue tête : — Eléosipe t Eléosipe ! Le chien bondit alor> sur la table, comme paraissant se rendre ft notre appel, mais il calcule *i bien son élan qu'il tombe juste le museau dans la tarte au rla.Ce fit un toile général ; je pris la défense d'Eléosipe.— Vous l'avez appelé.— C'esl juste.Ensuite, personne ne se souciant de se sustenter après le chien, ou lui donna la tarte tout entière, ct il paraît iju'il l'aimait, cat il la mnngea.(il regarde à droite.) Ici, je mettrai le canapé, reps rouge un peu fané, mais de si bons ressoits.("est un velours.Là, une chaise basse.Celle sur laquelle Mme Flahulet aime s'asseoir.Je cru» qu'elle a un pied cassé — la chaise.— Baste ! quand elle tomberait — Mme Klahutet ?D'ailleurs, j?m'étais peut être trompé tout d'abord, il ya dc l'espace, l'our une chambre ft coucher.de famille.l-c prix me convient assez.Ijk maison a l'air tranquille.Sidonie n'aura plus sans doute dc jalousie intempestive en cet asile de pierres et de nlatrc.Mail, fichtre 1 quelle phrase dc la concierge me revient donc en mémoire?Nous ne voulons pas de locataires qui aient des entant» ou de» animaux domestiques.En avez-voua ?J'ai répondu nou avec fermeté, — Des enfants, hélas ! pas un, c'est le regret dc mon existence.Mais, j'y songe je possède un chien, Kléosipe, et il rentre, si jc ne me trompe, dans la catégorie des animaux domestiques.Je n'ai pas emménagé qu'il faut redéménager.Ah ! Sido* nie! Oh ! Eléosipe, mon chien 1 ma femme I C'est vous qui m'avez rivé ft ce rocher de Sisyphe I I>éménager toujours cl toujours-déménager t (Il tort.) Lkon Riotuk.REGREATIOB 82 — MACKIiOINK Placer tous les mots de la salade.russe qui suit de manière à reconstituer un quatrain d'Alfred dc Musset : Tu t'en vas, nuit immense, comme l'heure ! Si, à la belle étoile, tu cherches sur cette rive une perle dans les roseaux, où veux tu tomber?Au sein du silence ou dans un lit profonds des eaux ?1 t: - réponses seront reçues jusqu'au 1 août.Les dix premières réponses justes, accompagnées de noir: coupon de primes.No 317 recevront un morceau de musique: de chant ou de piano, au choix.SOLUTIONS 80 — AN A'.K AM \\V.tiénie.— Neige.illusions.C'est déjà commencé.Ils ont en effet subi un véritable échec ft l'occasion de la Saint Jean-Baptiste.Kn dépit d'une propagande effrénée ce nouvel étendard que les Pères Jésuites et quelques castors veulent Imposer aux ' ana mens, n'a pu enlever au tricolore la place d'honneur qui lui convient et qu'il gardera.Ce nouveau drapeau est un non sens, au point de vue national et historique.Il est étrange que ses créateurs ne s'en ren dent pas compte.L'idéal du drapeau canadien français est le drapeau de 1837.Cet étendard nous rappelle les a< tes héroïques de nos pères, noua parle de patriotisme et de fidélité ft notre race.II répond donc ft la vraie définition d'un dra }>eau national.Voyes dans tous les pays : le drapeau que déploie la nation a une histoire, rappelle nés souTenirs glorieux, inspire de la vaillance, de l'énergie et du patriotisme.Un drapeau oui ne parle pas au cœur, qui ne dit rien de l'histoire des patriotes dc la oatrîc est bien près d'être inutile et sans va Dur.Or, au Canada, le seul drapeau qui a été témoin des luttes de nos pères canadiens-français, le seul drapeau qui, ft vrai dire, por-te dans ses couleurs ct dans ses plis dt* sou venus et des enseignements tanadiem fran "i, c'esl le drapeau de 1837.I''»ur des raisons que nous trouvons mau vaisea mais qui ont prévalu jusqu'à ce jour, le touchant étendard vert, blanc et ronge a *'é relégué dans l'ombre.ADIPSOITE plus st voub êtes désireux de vous guérii Lc drapeau tricolore, c'est-à-dire le drapeau de notre mère-patrie a été le drapeau national de trois générations de Canadiens-français.Tous tant que nous sommes ;1 l'exception de quelques vieillards, nous n'avons jamais vu flotter d'autres éten lards dans nos fêtes françaises.Le tricolore, c'est pour nous le drapeau de toutes les réminiscences, qui reflète les émotions des différentes époques de notre vie.En un mot, le tricolore est vraiment le drapeau national que les Canadiens-français ont adopté et qu'ils entendent conserver.Pourquoi le changer?Nous approuverions l'idée d'abandonner le tricolore pour le remplacer par le drapeau de 1837, le seul véritable drapeau strictement canadien-français, nous le répétons.Mais de quel droit veut ou nom enlever le tricolore pour nous donner ft la place un dra peau sans souvenirs, sans leçons palrio:iqucs.Sans cachet historique sérieux, qui ne dit rien aux cœurs canadiens français, mais qui, au contraire, di vise irrévocablement la nation, suscite des discussions el transporte sur le terrain national les di irions créées par les divergedees d'opinions religieuses ?De quel patriotisme s'inspirenl les promu-leers de ce drapeau royaliste el religieux, nous nous le entamions i Quelle est la raison historique - pi i les font combjttre le tricolore ?Qttl ou qu'est-ce qui leur a donné la mission et l'autorité de détrôner le drapeau tri-e^'ore arc*p*é pn* gérérarfon*.pour le remplacer par une nouveauté inconvenante ct irrespectueuse ?Nous le disons une fois pour toutes : en nous élevant contre l'idée du drapeau du Sacré-Cœur, nous obéissons ft un sen.imenl national sincère el non pas, certes, ft un sentiment aniî religieux.Nous avons d'ailleurs avec nous plusieurs prêtres, qui comme la majorité des canadiens-français libres et bien pensants, désapprouvent l'idée du drapeau du Sacré-Cœur.Aux noms des abltés lluard, Filialrau11, Bailinrgé, nous ajoutons aujourd'hui celui de l'abbé Marois, de Montmagny.Lc Peuple, nous apprend que l'abbé Marois a calmé le zèle intempestif de certains enthousiastes inconsidérés, en déclarant que le dra-peau du Sacré-Cœur convient aux démonstrations religieuses, mais qn'il n'a jamais été choisi poor drapeau national.Voyant leur projet sérieusement menacé, les ennemis du ti colore onl recours ft tousles moyens cl à lous les raisonnements pour se gagner des adeptes.Pour s'en convaincre il suffît de lire la Croix de Montréal ct de savoir que les Pères Jésuites ont forcé la main aux zouaves pontificaux réunis ft l'occasion de la Si Jean Ilap liste, pour leur faire accepter le nouveau drapeau.La fin justifie lei mouns est un dicton qui -fin le être la devise des promoteurs du drapeau du Sacré-Cœur.Les Canadiens français indépendants el fi- dèles au passé onl le devoir de réagir contre de telles manœuvres.Y* L'KKTRUR.L'Avenir du Nord.St Jérôme, 1903.flans le j^oiplr J^rtislc NATIONAL FRANÇAIS — Idxc-Sle-Ca-therine — Tél.Dell Est 1736, Tél.Mute.5fl> — DRAME — Deux représentations par jour.— PRIX — Soirées, 10, lo, 30, 40c, Matinées, 10c, 15c, 20c, 25c.• • Le professeur Amédée Perreault, organiste directeur de l'église St Antoine dc New-Bedford, est en promenade à Montréal, pour une couple de mois.Il était autrefois orginiste a StBrigide, de Montréal, * L'Association dramatique dc Montréal a eu une .i-rrul.c dimanche, le 5 juillet, sous la présidence de Mr V.(iuay, président-honorai e, et de Mr Jos.Chalifoux, prc.iJent actif.A une assemblée précédente avait lieu l'élection des officiers suivants : I'm'-lient d'honneur, Mr V.S.Cuay; Président actif, Jos.tthalifou* ; 1er Vice président.Arthur Robitaille; ae Vice-président.Alfred Rochon i Céranl, Raoul U-hlanc : L'ADIPSONE est une carc certaine pour les victimes de l'Alcoolisme ! — Un homme boit jusqu'au délire ; P Adipsonc le met bien en moins de deux r de l'Alcoolisme.Nous vous garantisssons une cure complète a piix , _ L'ADIPSONE donne dea forces pour bien se porter sans stimulant.( heures ct le guérit en huit jours.Il ne fait pu restituer.N'hésitex e* Heureux ae vous guenr uc 1 Alcoolisme, ni»» iuui |jii«iuiwii> une ime ^mric« .ri» D /-^/~il |T| CD S f I rr r\ .• ht A I Um care certaine pour Ici victimes de l'Alcoolisme.Pour toua renseignements adresse»-vous à J.I.t^^JU I IXC Oi L.lt, 1345 vjiuario, iMuiltrcat ioo LE PASSE-TEMPS Directeur artistique, Jos.Cadicux ; Régisseur, Conrad (îauthier ; Secrétaire-trésorier, Jos.Hrazeau ; Officier-ordonnateur, J.A.Perreault.ÏMrJ.II.Tremblay a été choisi comme olT.cier- ordonnateur pro tempore, a l'assemblée qui n eu lieu dimanche.\jc président honoraire a prononcé un joli discours.11 a donné d'excellents conseils aux membres, et les a assurés que l'association est établie sur une base solide.U a fait appel à la bonne volonté de tous pour en assurer le succès.* ! .'• juin dernier, les dilettanti, qui assistaient au concert donné par les élèves de Mr Dur-sault, & la salle Pratte, ont vivement applaudi une de nos jeunes compatriotes et l'ont même rappelée — honneur que seule elle a eu.Ce tie jeune personne était Mlle Dolorès Tiemblay, dont nous publions ici le portrait.Mlle Tremblay est née musicienne, car jeune encore, onze ans a peine, elle surprenait son protecteur de piano, Mr Letondal, par son talent.Quelques années plus tard, elle conduisait ses études chez son prpfesseur ac tuel, Mr Dussaull.Ce dernier te plaisait à dire que c'était sa meilleure élève.A l'Age de seize ans nous la voyions toucher l'orgue de Honsccours, et diriger en même temps le chirnr de chant car elle joint & son talent de musicienne celui de vocaliste.Aujourd'hui encore, c'est elle qui a charge du choeur de celle chapelle.Depuis l'époque Mm.* DOLORfefl trKMI1I-ay oû ce soin lui n été confié, les fidèles ont toujour* admiré la manière dont le chanl était exécuté.A l'ftgr de dix-sept an-.Mlle Tremblay se présenta j-mr obtenir le diplôme de première année, au Dominion College of Music, de Montréal, et l'enlevait haut U main, les deux années suivantes elle remportait le même succès, et finalement celte année était coaionnéc lauréat.Si cette jeune musicienne a beaucoup de talent, c'est en outre une piocheusc.Pendant des mois et des mois, elle s'esseyait devant son piano et pratiquait cinq heures par jour, le succès a couronné son travail opiniâtre et nous sommes heureux de l'en féliciter.Mlle Tremblay va se livrer ft l'enscigre-ment de la musique et partager avec les au très les connaissances qu'elle a acquises.Nous lui souhaitons du succès dans sa nouvelle carrière.ST-Jtaour, P.Q.I-c cercle M Antoine, cercle d'amusement, est de plus en plus florissant.U est fortement question d'y ciéer une salle de lecture où les membres pourraient lins les revues, les mieux écrites et les plus instructives.Nul doute que ce sera un grand pars dans la voie du progress.• Dimanche soir, la fanfare St-Jérôme a très bien exécuté un programme improvisé qui a été religieusement écouté par une foule d'amateurs.CHANT DRAMATIQUE Editée par E.Benoit, Sulzbach, successeur, 13, fauboarg Saint-Martin, Paris.Paroles de E.LAFAURIE Musique d'ERNEST MALTEAU Morl'to con expresaiono.Che -veux é - pars et pau - vre ment vé tu e, Vous a - ver da la voir par les che - mins, Cha cun con-natl la fol - le de la dolce.rit.in poco.ru - e Qui fuit de • vant les ri - re* in - hu - mains.Pour-lant, ja- dis, cl -le fut jeune et bel - le ; Elle é - ge - na les per-les du bon-a le m pu.heur.Je ae sais pas comment el - le s'ap - pel le, Mais j'ai con- Refrain.nu les tourments de son cœur.Ne ri - er point quand vous ver- fit: r« la fol-le Dont la raison vers le ciel s'en al-la, On ae rit pas quand une à- me s'en vo - le, Pi - lié pour elle, en.fants res - pec • tez - la.Faisant un jour l'école buissonnlère.Son jeune enfant, guidé par les sillons.S'en vint jouer an bord de la rivière, Courant joyeux après les papillons.Pour admirer ces fils de la prairie, Il se pencha, trop laible et sans appui ; Son pied glissa sur la rive fleurie, Kl l'eau s'ouvrit.puis se ferma sur lui.Ne riez plus quand vous verrez la folle, Dont la raison vers le ciel s'en alla t On ne rit pas quand une Ame s'envole.Pitié pour elle, enfants, respecte; la I Jusques au soir on vit la pauvre mère Interroger les fleurs et les roseaux ; Mai- à l'écho de sa douleur amère Ne répondait que le chaut des oi'eaux, Quand retentit sur la berge glacée, Suprême appel 1 un dernier cri d'effroi.Voilà pourquoi, chaque jour, l'insensée S'en va cueillir les fleurs du Souviens-toi.Ne riez plus quand vous verrez la folle, Dont la raison vers le ciel s'en alla ; On ne rit pas quand une àme s'envole, Pitié pour elle, enfants, respectez-la I Nous avons reçu une splendide planquette contenant de» appréciations flatteuse, extraites des journaux les plus autorisés des Etats-Unis, au sujet de Mme Eleonor Robson, qui est actuellement In plus jeune des altistes interprétant le rôle de Juliette, de Shakespea- re.Mme Robson débutera prochainement à Montréal.Il nous fait plaisir d'annoncer & nos lecteurs que jeudi, le 25 juin dernier, avait lieu la distribution des diplômes de musique, i l'Association dn Collège Dominion, rue Dorchester.Sur la liste des diplômés on remarquait le nom d'une jeune canadienne-française qui, certes, figurait avec grand honneur j ce nom est Mlle Ernestine Roy, fille de Mr Frs.IL Roy, qui a obtenu son diplôme de la section senior avec distinction.Cette jeune pianiste de grand avenir est l'élève de notre excellent maître, Mr Chs E.A.lloude, professeur de musique au Collège St-l.aurent et organiste à l'église du St ^Enfant-Jésus, Montréal.Nous offrons donc à Mr le professeur Chs E.A.lloude et à sa charmante élève nos plus chaleureuses félicitations.LE PaPE POETE Léon XIII a envoyé comme primeur i un journal catholique allemand, la Gaulle populaire de Cologne, deux de sel poésies latines récemment composées.Ces poésies parai-Iront prochainement.S'il en faut croire t'agence Parû-iVourellet, le pape, recevant dernièrement deux cardinaux, leur a donné lectuie de ces poésies, leur demandant leur avis.A cette occasion, un véritable tournoi littéraire s'est engagé entre I.éon XIII et les deux eminences ; l'un des cardinaux tenait pour Virgile, l'autre |wur Ovide.Léon XIII leur déclara que toutes ses préférences étaient pour Horace, ajoutant qu'Horace était son livre de chevet : •¦ Plus je vieillis, disait le pape, plusil me plaît." • L'ORIGINE DU CAKE-WALK On sait que le Cod mm Ike Queen est d'o-riginc française.Réjouissons nous I le cake-walk aussi ! c'est du moins le Petit Journal qui l'affirme.Comme le footbal, qui est un vieux jeu français déraciné, puis réacclimaté chez nous, le cake-walk serait d'origine française, si nous en croyons ce que nous disait, hier, un érudit américain.Le cake-walk portait jadis un autre nom .t aurait été importé à la Louisiane, au XVHe siècle, par des tire-laine et leurs compagnes, que le lieutenant de police avait expédiés, pour en débarrasser Paris, dans la colonie nouvelle." Le» nègre», séduits par cette danse violente, l'apprirent, se l'approprièrent et nous l'ont rendue deux siècles plus tard revue, corrigée et agrémentée."Ahl qu'on est fier d'être Français, quand on voit danser le cake-walk." • LES VISÉES DE BALZAC Balzac, on le sait, était toujours à court d'argent, et prêt à se jeter dans les entreprises les plus extraordinaires pour réaliser quelque bénéfice».Henri Monnier fut un jour accosté par l'auteur de la ComÙie humaine, sur le boulevard.—J'ai une idée sublime, lui dit Baliac.— Peste I Voyons votre idée.—Voilà.Je loue une boutique sur le boulevard des Italiens.Tout Puis passera devant, n'est-ce lias ?—Oui ; après ?—Après, j'y établie un fopd de denrées coloniales, et j'inscris au fronton en lettres d'or.honom de hi./.ac, epicikr Cela fera scandale -, tout le monde voudra me voir servant la pratique, ornée de la classique serpillière.Je gagnerai cinq cent mille francs, la chose est certaine.Voici mon raisonnement ; il passe journellement tant de personnes sur le boulevard, elles ne manqueront pas d'entrer chez moi.En admettant que chacune ne fasse qu'un sou de dépense, comme je gagne moitié sur la marchandise, cela fait tant par jour, par conséquant tant par semaine, ce qui me donne par moi la somme de.Et, là-dessus, 11 se lançait à perte de vue dans des chiffres merveilleux de bénéfice.Monnier, après l'avoir écouté attentivement , lui dit avec la gravité qu'il prêtait à Joseph Pradhomme : —Avancez-moi cent sous sur l'affaire.C'EST INSTANTANÉ Infaillible contre les rhumes, toux, bron- chite».Soulagement Instantané avec BAUME RHUMAL.Guérison certaine.le A.Beaugrand Champagne ARCHITECTE DE JARDINS.Plans de jardins, de parcs et de cimetières.Ornementation, ia Place d'Armes, Montréal.Téléphone Bell Main 4138. LE PASSE-TEMPS ioi LB THEATRE A LA BAGUETTE Com édie en un ne te personnages le général de marcillac la generale joseph, domestique.La scène te patte de not jours, à ChMeauroux.Un salon.Porte au fond ; fenêtre adroite.Au premier plana gauche, un canapé.Fauteuils et chaises rangés en demi-cercle, comme pour une réception.Des deux côtés de la porte, consoles.SCÈNE PREMIÈRE la générale, joseph joseph, en tablier btane et en bras de chemise, entre en te-nant deux corbeilles de fleurs.— Madame la générale, voilà let corbeilles.la générale.— Hé bien I pos_-z les sur les consoles.joseph, posant les corbeilles de travers.— Comme ça ?la generale.— Mais non ! Vous les tourne?du mauvais côté.Bon ! comme cela.(A part.) Oh I ces Berrichons ! (/faut.) Vous mettrez aussi quelques roBÎcrs en bas de l'escalier.joseph.— Mais madame la générale sait bien que monsieur le général.la générale.— Je sais que j'ai l'habitude d'être obéie.Allez 1.(Le rappelant.) Joseph I joseph.— Madame la générale ?la générale.— Vous avez dû recevoir, ce matin, une livrée ?Joseph.— Oui, madame, avec des galons et des boulons, .Oh 1 les beaux boutons ! la générale.— L'avez-vous essayée ?vous va-telle ?Joseph.— Je crois, sans vantardise, pouvoir dire â madame la générale qu'elle me sied.la générale.— Hé bien 1 disposez les rosters en bas de l'escalier, ainsi que je vous l'ai dit ; allez mettre votre livrée el revenez ici aussitôt après.( Elle va te regarder dant la glace en arrangeant tes cheveux.) joseph.— Oui, madame la générale.(A pa'll sans bouger de place.) En voilà un bouleversement depuis ce malin I nettoyer le salon, ranger les chaises, mettre des fleurs partout.une livrée.Qu'est-ce qu'il va dire, le général, en voyant tout ça ?la générale, te retournant.— Vous êtes encore ici 1 Ne m'avez-vous pas entendue ?Joseph.— Si fait, madame la générale, j'y vais.(Se retournant tur le teuil de la porte.) Oh 1 ces Parisiennes I ça vous a des façons.(La regardant.) C'est égal, c'est bien gentil tout dc même I (Ittort.) SCÈNE DEUXIÈME LA GÉNÉRALE, seule.—¦ Voilà qui prend tournure, peu à peu! Ce n'a pas été sans peine.Ah ! Chateanroux, chef-ficu du département de l'Indre, ville paisible et tranquille s'il en fut jamais qui t'eût dit qu'un jour tu assisterais à un Sreil miracle I Une réception organisée, une maison traas mée, un saloD froid comme une tombe, devenu fleuri comme un jardin, un lourd paysan changé en domestique.ou à peu près : ct tout cela en quelques heures I Hé bien 1 ce travail, on l'a fait, et, comme le bon Dieu après le sixième jour, on a bien le droit de se reposer 1 (Elle t'attoit.) Me reposer I quand le plus difficile est encore à foire ! Transformer les choses, passe encore : mais les hommes I Dc quel air le général va-t-il prendre mes idées subites de métamor-hosc, de rajeunissement complet, lui qui tient si fort à ses abitudes et hait toute espèce de changement ?Je prévois déjà un orage de " Bien I.très bien!,,, parfaitement bien !.", ce qui est, chez lui, la plus vive manifestation de la colère I.Bah ! il m'aime tant et je l'aime tant moi-même, ce brave ;ceur.Oublier.*-t-il que, malgré ses cinquante ans, le double de mon âge, je l'ai préféré à nombre d'autres plut jeunes que lui?Il est vrai que, veuve d'un mari jeune, trop jeune, j'avais acquis une ex|>éricnce.dont j'ai profité.Oh ! oui ! c'est bien pour lui que je combats, et, certes, c'est là la meilleure défense à opposer à vos attaques, monsieur le journalisme! (Tirant un journal de ta poche.) Quand je pense que cel entrefilet dc quelques lignes, paru hier dans le Courrier de Châteauroux, et que, grâce au ciel, mon mari n'a pas vu, a suffi pour causer ce dérangement.(Lisant.) '* Le général de Marcillac, nommé 41 récemment commandant de la 4e subdivision de la 19e dl " vision militaire, dont le siège est dans notre ville, est arri-" vé depuis une quinzaine de jours.On sait que." (S'in-terrompant.) Un pas de cheval dans la cour.c'est mon mari qui revient de la promenade.cachons ceci.(Elle met le journal dont ta pothe et va à ta fenêtre dont elle touli-ve le rideau.) II descend de cheval.il aperçoit les fleurs dc l'escalier.Oh ! quel froncement de sourcil - ! (A'evenant tur te devant de la wine.) C'est singulier.,, il me semble que j'ai peur.Peur 1 moi! femme d'un militaire depuis cinq mois et Parisienne depuis vingt-cinq ans.altonsdonc! (Elit t'attoit tur le canape" à gauche, le dot tourné à la porte, et travaille i ta tapitterie.) SCÈNE TROISIÈME LE GÉNÉRAL, LA GÉNhRALK Le général, tenue négligée.Large pantalon, gilet de toile, cravate de couleur, chapeau de feutre, cravache a la main.En etitntnl, il regarde le salon ct fail un mouvement de surprise.II va pour déposer sa cravache et son chapeau sur une des consoles, et y trouve la corbeille j puis sur l'autre, même mouvement.lk GÉNÉRAL, à part.— Mais sacrebleu ! ce n'est plus un salon, ici!., c'est une serre! ( fl dépote les objets tur une chaise, et t'avance vers sa femme.) Me permettrez-vout une question, ma chère amie ?la générale, te retournant.— Vous, général ! Jc ne vous avais pas entendu rentrer.(Elle lui fend ta main.) Une question?sans doute.mais c'est à moi, d'abord, de vous en adresser une.Votre promenade s'est-elle bien passée?1 lk général.— Bien !.très bien !.parfaitement bien ! la générale.— (A part.) Hum !.ça Commence mal t f Haut.) Je craignais la pluie au moment de votre départ.lk général.— I 1 pluiel.un temps spleudlde ! un vrai temps d'Afrique, parole d'honneur !.Mais revenons à ma question.la .*¦ k k \ : ¦ .— Voyons.lk générai.— Est-ce jour de fêle, aujourd'hui ?la généralk.Et pourquoi Cîla, mon Dieu ?lp.généra!., — Mais toul semblerait l'indiquer.Ces fleurs innombrables semées partout à profusion, ces sièges alignés en ordre de bataille.cette toilette.la général; .— Vous ne U trouvez pas bien.' lk général.— Si fait I bien I.très bien I.parfaitement bien ! la m k \ : : .lui faisant signe de s'asseoir.— Voyons, asseyez-vous.lb général.— Et où cela, s'il vous plait ?Devant cette rangée formidable de chaises, je ne sais laquelle choisir., la générale.— Celle que vous voudrez.lk général, s'atteyant tur la ehaist la plut éloignée.— Voici ! la généralk, te levant et allant s'asseoir auprit de lui avec mutinerie.— Voilà ! lk général, — Enfant ! Quadruple enfant ! i.a générale, — Alors, tout cela vous donne ?lk général.— Vous avouerez que ce brusque changement dans vos habitudes.la générale.—Oh! est-ce bien vos habitudes, qu'il faut dire ?le général.— Les miennes, si vous voulez.la générale.— Oh ! les vôtres, pas davantage ! Depuis huit jours que nous sommes à Châteauroux, vous n'avez pas encore eu le temps, je pense, d'en prendre beaucoup.le général.—Je crois, décidément, que vous ne voulez pas répondre à ma question.la générale.— Au contraire 1.C'est aujourd'hui vendredi, mon jour de réception.lk général.— Comme cela, dans la journée ?Croyez-vous qu 'à Châteauroux ce soit l'usage de.la generale.— Que m'imporle Châteauroux ?Cela se fait ainsi à Paris.Jacques Normand.(â suivre.) m 0jN Dy\N ITÊS Nous invitons nos lecteurs à dous tenir au courant du mouvement mond-ùn da lenr localité respective» Les renre lane me nts qu'ils nous fourniront (aceompanés de notre coupon) seront inséré* dans nos colonne", pourvu qu'ils portent une ¦ifuftturs responsable.• y s Villi Les Dlles Fabiola et Fortunate Brunet sont en promenade à Quebec.• Mr E.II.Bisson, protonotaire du district de Beau horn ois, s'est embarqué, jeudi, le 1er juillet, à bord de I'" Imperial Limited," pour un voyage de quelques semaines dans l'Ouest.• Madame Duplessis, épouse du Dr Duples-sis, dc la rue Chemer, était au nombre des Montréalaises qui assistaient au bal d'Etat, à Rideau Hall.* Mr et Mme J.A.Marion sont partis samedi pour Toronto, Niagara et Buffalo.* Mlle Marie-Louise Davis, de Laurenlides, P.Q., était en promenade à Montréal, le 5 juillet, lundi.• Mr Chs Avila Wilson, avocat, de la socié té légale Pellissier, Wilson cl St-Pierre, s'est embarqué, vendredi soir, le 3 juillet, à bord du Parisien pour un voyage de deux mois en Europe, Mme Wilson l'accompagne.Nous leurs souhaitons bon voyage et heureux retour.* le juge en chef, Sir Alexandre Lacoste et sa famille ; l'hon.juge Doherty et sa famille passent la belle saison à St-Irénée les Bains, on ils occupent des appartements au splendi-•le hôtel Charlevoix.On annonce les fiançailles de Mr le Dr E.P.Benoit, professeur à l'Université Laval, neveu du Dr E.P.Lachapelle, avec Mlle Blanche Verret, de Québec, fille de Mr Hector Verret, auditeur de la province.* Lundi matin, le 6, à l'église de la Pointe aux Trembles, Mr Eugène Cayer à Mlle Eva Brouillette.La bénédiction nuptiale a été donnée par lc Rév.Mr Roussi n, curé.L'heureux couplées! parti pour Québec.Nos meilleurs souhaits l'accompagnent.• Le 2 courant, à l'église Si-Jean Baptiste de Québec, Mr Arthur Daunais, employé civil, de Montréal, fils de Mr Pierre Daunais, avocat, conduisait à l'autel Mlle Alvine Ki-rouac, fille de Jérémie Kirouac, employé à l'arsenal de la Puissance.La bénédiction nuptiale a été donnée par le Rév.Mr Demers, curé.Nos meilleurs souhaits.• Lundi, 6 juillet, à la chapelle Sacré-Cœur, église Notre-Dame, Mr Wcnccslas Hébert, conduisait à l'autel Mlle Alphonsine Beauca-ge, de Deschambault.1.1 bénédiction nuptiale a été donnée par le Rév.Mr J.Carrière, cousin du marié.L'heureux couple est parti pour vovage.Nos meilleurs souhaits l'accompagnent.Les cadeaux étaient riches et nombreux.* Mardi matin, le 7 juillet, à l'église St-Charles, de Montréal, Mr Alfred Jean conduisait à l'autel Mlle Anna Goodwill.I .1 bénédiction nuptiale a été donnée par Mr l'abbé Perras, vicaire L'heureux couple est parti pour voyage.Nos meilleurs souhaits l'accompagnent.* Mardi, le 30 juin, à la chapelle du Sacré-Cœur, église St Jean Baptiste, Mr Camille I^vac conduisait à l'autel Mlle Anna Cour-celles.L'heureux couple est de retour de voyage et recevra chez Mr Rémi ('ourcelles, i96 Drolet.* Lc 6 courant, à lachapelle Sacré-Cœur, église Notre-Dame, Mr 1 >¦>'.!.ir I Parent conduisait à l'autel Mlle Isabella Stewart, de Aberdeen, Ecosse.I.i bénédiction nuptiale a été donnée par le rév.Mr Troie.L'heureux couple est parti pour voyage.Nos meilleurs souhaits l'accompagnent, * Mlle Anna Lizotle, de Kamouraska, et qui demeurent à Montréal, est allée passer deux mois île vacances dans sa famille.* Mme E.Lacaîlladc, de I : lencc, Mass., est en promenade chez son fils, le Dr Albert Lacaillade, de cette ville.Mlle Clarisse Beauchesne, fille de Mr le notaire Beauchesne, de Paspébiac, Baie des Chaleurs, esl partie le 6, dc Montréal, pour I retourner dans son foyer.Mlle Aurore Frcneltc, de Chicago, est en promenade à Montréal, chez son oncle, Mr Edmond Frenetic, No 743 Chemin Papineau.« Le Dr F.Fleury, interne en chef de l'hôpital Notre Dame, est parti pour le Petit lac Magog,oû il passera trois semaines de vacances.Il est remplacé par 1« Dr J.A.I.educ.s» Mme Berthiaume, l'épouse de l'hon.M.T.Bcithlaumc, propriétaire de La fret te, est partie jeudi soir, le 1er juillet, pour l'Europe avec ses deux filles, Mlle Anna et Angelina, dans le but de rejoindre à Paris, sa fille atnéc, qui a passé près de deux ans, à lourdes et Rome.Les distinguées voyageuses ont pris M La Savoie " vendredi matin, le t, et, seront absentes du pays trois ou quatre mois.Nous avons le plaisir d'annoncer les fian-failles de l'un de nos plus distingués confrères, Mr Louvigny de Montigny, à Mlle Antoinette Helbronncr, fille unique du rédac-Icur-en-chcf de Im Prette, Mr de Montigny, dont le nom esl mêlé à toute l'histoire de notre pays el qui porle dignement ce nom glorieux, a voulu, dans une haute et délicate pensée, fixer au jour même dc la Saint-Jean-Baptiste cette fête intime qui le rattache par les liens les plus chers de la vieille France.La colonie française connaît et admire Mlle Helbronncr qui a tenu à cœur dc remplacer Mme Helbronncr dans toutes les œuvres de propagande patriotique ou dc bienfaisance auxquelles celle-ci donna tant dc dévouement.On y admire également sa haute intelligence, sa grande culture et son inépuisable charité.Nous prions les jeunes fiancés d'agréer nos meilleurs vœux de bonheur.* bel-kil, p.Q.A Belœil, dimanche après midi, 5 juillet, chez le docteur et Mme A.A.Foucher, dans leur jolie installation de villa Blanche, élégant lawn tennis party en l'honneur de Mlle Yvonne Archambault.Parmi les invités : Mlles Alice et Yvonne Beaudry, Berthe Brosseau, Berthe ct Yvonne O'I-cary, Oui-met, Simard.de Lorimi r et Ouîmci.MM.Henri Jodoin, Edouard Jodoin, Philippe Durocher, Joseph Simard, Paul Ouimet, Alexandre Lacoste, Bernard, Brosseau, Joseph de Lorimicr, Dufresne, E.E.M., Té-treault, Racine, Oscar Berthiaume et A.Moreau.* Mlle Yvonne Archambault, en promenade depuis une huitaine chez Mme Dr A.A.Foucher, et Mlle Kouchcr sont parlies lundi malin, le 6, pour Siratmorc, où elles passeront quelques jours chez Mme Damien Rolland, * IO LE PASSE-TEMPS 'I ¦ersonnes qui l'entouraient.A présent, il est devenu plus aigu et imite toul ft fait la voix humaine qui chanterait sur deux notes avec monotonie, mais avec un certain charme.On peut viaimentdire que c'est la voix du creur.L'avenir nous apprendra peut-être que cette voix du corur, toute charmeuse qu'elle semble, est peut être comme celle des sirènes UN LIT A MUSIQNE Un ouvrier parisien vient d'inventer un lit qui n'est pas ordinaire.Aussitôt qu'on s'est étendu sur cette couche, la pression du corps a^it sin un mécanique, et aussitôt se lait entendre la /Jereeuse i\e Jocelyn, de feu Benjamin Godard et ce, pendant un laps de temps suffisant pour conduire aux douceurs du sommeil la personne la plus réfi aciaîre ft l'influence de Morphée ! Ce n'est pas tout : & la tète du lit se trouve un cadran, où l'on place l'aiguille sur l'heure ft laquelle le dormeur souhaite son réveil, et, ft cette minute exactement, la musi-que joue—suivant l'heure—quelques phrases de Wagner.Ceci ft l'usage de l'exportation, car pour Paris et la France, le lit exécute une brillante symphonie sur l'air : viens.Pouf ou-le, •senti ' LE SAVON ET LA BARBE Nul ne se rase ou fait raser sans avoir eu le visage préalablement bien barbouillé de mousse de savon.Ce savon sert ft faciliter l'opération et à faire glisser le rasoir sans en tamer la peau.U joue un autre role encore, et qui n'est pas moins impôt tant, au point de vue hygiénique.Tandis qu'il rend la suppression de poils plus aisée en oppérant l'extraction des matières grasses contenues dans leurs cavités, de telle manière que les poilsde-viennent plus cassants, et sont plus facilement sciés, — car ils sont véritablement sciés, —ce qui a lieu grace aux éléments alcalins que renferme le savon, ce dernier nous rend service d'une tout autre manière.Chacun a pu remarquer combien il est rare que les coupures que l'on se fait de temps ft autre, en se rasant, soient suivies d'effets fâcheux.Et pourtant elles sont parfois assez étendues : on n'a pas coutume de ss servir d'antiseptiques pour les panser : on se lave ft l'eau ordinaire, et tout est dit ; la guérison se fait sans peine.Les cas d'infections de la plaie sont asser rares, malgré l'absence de pansement et d'antiseptiques.Cette rareté d'accident est due au sa von.Tout simplement, et c'est la l'uiilité hygiénique du savon.La mousse dont nous nous couvrons la partie du visage rasé est antiseptique.Dis lors, il importe ]>eu que nous nous coupions : nous introduisons un antiseptique dans la plaie au moment même où nous la produisons.Des expériences directes ont fait voire ce rôle antiseptique du savon, du reste ; une solution de 6 p.c.suffit amplement ft détruire le bacille de la lièvre typhoïde el bien d'autres microbes malfaisants.L'utilité du savon est donc double: Il facilite la suppression des poils, mécaniquement et chimiquement, et il stérilise la peau, en écartant le danger de l'inoculation de microbes.JEUX DE SOCIÉTÉ COTON VOLf: On prend un morceau de coton que l'on jelte en l'air, la personne sur les genoux de laquelle le morceau de coton vient ft tomber, doit donner un gage.Rien n'est plus amusant que de voir une nombreuse société soufflant au plus fort.Il est nécessaire que les |>ersonnes soient assises el que tous les genoux se touchent pour que le morceau do coton ne puisse pas tomber & te.re.CONSEILS UTILES NETTOYAGE DU BRONZE, DU CUIVRE DE L'ACIER Mette/, dans un vase une once d'acide oxalique, six onces de terre pourrie une once d'huile douce et de l'eau en quantité suffisante pour faire une pâte de ce mélange.Appliquez cetle composition sur l'objet ft nettoyer, et frottez avec de la flanelle ou de la peau de chamois ; vous obtiendrez un poli parfait, POUR SE DEBARRASSER DES MOUCHES Un moyen gracieux de se débarrasser des mouches A la maison, c'est d'y cultiver en pot, une ou deux planlesde " ricin sanguin " (castor oil plani).Cette jolie plante n'est pas seulement très agréable par la beauté de son feuillage el de ses fruits, mais elle a l'avantage, d'après le Cosmos, de Paris, d'attirer et de tuer toutes les mouches qui pénètrent dans la pièce où elle se trouve.TOUT A Y GAGNER Vous avez lout à y gagner en employant le BAUME RHUMAL pour le traitement du rhume, de la toux, de la bronchite CUISINE " POUR EMPECHER LE LAIT DE TOURNER Rien n'est plus fâcheux, au moment où l'on a besoin de lait pour une crème, une sauce, etc., que de le voir tourner ft la première ebullition.Plusieurs lectrices m'adressent ft ce sujet, une demande pour savoir s'il est un moyen d'empêcher ce liquide 'le gâter.Certes oui.D'abord en le faisant bouillir.I« lait qui a bouilli se conserve bien mieux, pendant les grandes chaleurs.Si vous ajoutez en le mettant ft l>ouillir, une gramme de bi-carbonate de soude par litre de Tait, cela le conservera bien plus sûrement.Le bi carbonate ne communique aucun goût et n'est nullement nuisible.Le moyen est simple comme vous voyez.VOTRE BUSTE développé de SIX POUCES le secret pour obtenir un super dp.buste et une taille parpaite Trouves- vous votre taille maigrelette ?Vc ¦ tre buste possède t il toute l'ampleur désira ble?Vosé paules sont elles creu ses ?Tout ce qui voui manque pour rendre vos formel, parfaites vous sera fourni par ! 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" »t ii if".Mii-y mi tnrougi tyreiiû noifcr, wU liout charge, lu the Scientific American.A handsomely llltistrnled weekly.Lanrcet Circulation of any ¦cIciitlQc Journal.Tortus, s3 s yoar: four months.SL Bold by all newndeali-ni £Co.3ERIE FRÂUçâISR,*U j>ïua belle encyclopédie illustrée de tous les travaux manuels détaillés de la fommo.UNE ANNÉE D'AHONNEMENT à la GOOD LITERATURE, publication mensuelle américaine illustrée en couleur, comprenant 24 pages (format 11$ x 16 pouces) dc littérature anglaise choisie.UNE PIASTRE DE MORCEAUX DE MUSIQUE, Chanbosniirs oo Li-vrkb Divers à choisir dans le Catalogue de Musique et de Librairie du VissH Temi'h.Si l'on choisissait dos livres on morceaux de musique pour plus d'une piastre, on devra ajoutor au prix do l'abonnement lo montant de cotte différence.Demandes notre catalogue, envoyé franco.SIX MOIS D'ABONNEMENT AU PASSE-TEMPS—
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