Le passe-temps, 1 janvier 1903, v. 9, no 221
PER P-26 [5 E PASSE-TEMPS MUSICRLi, LilTTERRlHE et FANTAISISTE ABONNBMKNTS: ) MONTKEAL, SAMEDI, 12 SEPrEMBRE 1908 ANNONCES UbMr>«**) Pour l'Amérique: Un nn.$1.S> : tlx molt, 75oents < ———-—-——-—-;-—-—— j li,la«ertlonlOol»llfn»,l«Mrtlons«ab«eqa«nlM5e Pourl'Karopa: I'n.n.10 fr» s six molt.8 to S VOL.D — XiO 221 Le JYO, OC / CLtlCienS JVOS, lUO j -¦- t>T**U n'xT.noc J.B.¦KltAItR* «sTltïprop.SOO.Crtritr.MOMTBEAI., Out*.J Condition! libéral., ponr «nnon« a Ions term.d^O HO ^tf Valeur des morceaux de musique contenus dans le présent numéro »«, esoin, dît l'Empereur, de chefs d'orchestre qui aient le goût de la ctm[>o*ilion." • LE » TROUVÈRE " EA AL LE MA-C/VE L'opéra de Verdi qui devait être un des plus populaires du maître, fut représenté pour la première fois au Théatx Apollon de Rome, il y a eu cinquante ans le 19 janvier dernier.A son apparition, cet ouvrage fut jugé sévèrement par la presse allemande.Or, il est curieux de rappeler qu'à Vienne, en 1854, à Stuttgardetà Hamboujg en 1S56, à Berlin ct A Carlsruhe en 1857, à Francfort en 1858, et à Munklc en 1859, la partition italienne remporta un vrai triomphe et les statistiques annoncent qu'en l'année 1902, le Trouvère fut joué encore 238 fois en Allemagne.* A PROPOS DE STATUE La statue de Beethoven exécutée par le sculpteur allcmind Max Klinger a suscité des discussions les plus originales pour ce fait que le grand musicien est représenté quasi nu.Pourtant ce n'est pas la première fois que Beethoven est ainsi représenté.En 1830, Franz Drake dessina un projet de monument dc Beethoven dana lequel le maître était presque nu et assis sur une chaise curule.Comme Max Klinger, Franr.Drake avait simplement jeté une couverture aux plis classiques sur les jamlies du dieu de la musique.Cela prouve une fois de plus qu'il n'ya rien de nouveau sous le soleil, qu'il s'agisse de sculpture ou de Beethoven, • UN NOU VF.A U 44 MUSICOGRAPHE " I,cs journaux américains font un grand bruit autour de l'invention de l'appareil destiné à enregistré les improvisations faites au piano parles compositeurs.L'inventeur est l'américain Guillaume Thau le qui n'a fait que compléter une découverte remontant à de lointaines années ct duc au Milanais Prcda qui lui même s'était inspiré des travaux du Turinois Joseph Nasera.Celui-ci, en 1825, avait essayé un musicographe qu'il décrivait comme une espèce de 11 clavicembalo " capable de reproduire tous les airs joués sur lc piano ct qui, par son écriture claire, nette et précise pouvait servir à l'exécution et complétait admirablement le 44 Tautofono ", un clavicembalo " à cylindre pouvant, grâce à un appareil spécial, répéter immédiatement n'importe quel morceau de musique enregistré par un " musicographe ".• LONG APPRENTISSAGE Ia revue Afusiker Zeitung engage les pa- Prime Exceptionnelle ! Dans le but d'être agréable 4 nos nombreuses lectrioes, noa* avons conolu avec l'administration de LA BRODERIE FRANÇAISE de Paris, un arrangement qui noua permet d'ajouter nne PRIME nouvelle à la liste .le colles déjà offortee i noa abonnes.En l'abonnant ou renouvelant Bon abonnement au Passe-Temps pour un an ($1.50), on pourra ohoisir comme prime UNI''.ANNÉE D'ABONNEMENT à LA BRODERIE FRANÇAISE, la plui belle encyclopédie illustrée, parue i ce jour, de tous les travaux de main expliqués de la femme: Croohet, Lingerie, Tricot, Broderie, Pyrogravure, eto., etc.Nos loolricea au numéro qni désireraient reoevoir La Brodi-iti Français!, pourront s'abonner en nous envoyant 75o aooom-pagnés de notre coupon.LB PASSE TEMPS.rents ù ne pas diriger les enfants vers la pro fession de musicien.41 11 faut au moins dou ze ans d'études pénibles, dît-elle, avant de devenir seulement musicien d'orchestre.Dont avis.GRA 1*1*1 L L E UR.ASSOMMEZ-LES Sous ce titre, un correspondant désireux de blaguer le temps, sans doute, écrivait ces jours derniers ce qui suit dans un journal local : Taxer les célibataires ?mais certainement.Taxez-les chacun en particulier ct en général.Taxer.-les à deux doigts dc la mort.Taxe* les dc ÏM>nne heure et souvent.Taxez-les jusqu'à ce que de guerre lasse et rendus à la dernière extrémité, ils proposent le mariage n quelque jolie fille.Taxez aussi les veufs au-dessous de 50 ans, après leur vacance annuelle.Taxez aussi les vieilles filles qui ont eu dc bonnes offres et ne lesont pas acceptées.Naturellement, cela veut dire toutes.Un célibataire est une nuisance publique.Il évite les responsabilités de la vie, qui devraient être portées en commun par tous les hommes.I* célibat augmente de jour en jour et devient une menace pour l'existence du 41 home".Ostracisez l'homme qui ne se marie pas, forcez-le au service militaite.Servez-vous-en pour expérimenter les machines à voler, pour conduire les autos et les tramways.J'ai pris à partie, l'autre jour, un vieux célibataire à cheveux gris et je lui demandai pourquoi il ne se mariait pas." Oui.je crois, dît-il, que tous les céliba taires devraient être taxés.Mais il faudrait me taxer énormément pour me forcer à me marier.Voyez-vous, cela m'est arrivé comme ceci.Dans ma jeunesse, comme la plupart des jeunes gens, j'avais un coin dans mon cceur pour les femmes.Jc fus épris d'à mour, j'achetais des bonbons, dc la crême ; jc menais les jeunes personnes au théâtre et je leur disais que jc ne pouvais vivre sans elles, et une foule d'autres folies de ce genre.Et je serais marié aujourd'hui, n'était qu'une chose : les affaires voulurent que je devinsse contremaître d'une salle où il ne travaillait que des filles.J'étais avec elles constant ment et j'entendais leur babillage frivole.Je connus toutes leurs faiblesses, et pour rien au monde je ne serais tente d'en prendre une pour la vie.Tiens, U y a mon ami Wobbles.U a dix enfants, son nez est sur la meule pour toute l'éternité.N'a jamais d'ar gent, n'a jamais d'habits ne va jamais nulle part.Tout ce qu'il gagne et plus va pour le soin des petits Wobbles en vérité, c'est cruauté, car Wobbles est un charmant garçon." Les célibataires devraient être taxés et l'argent mis de cdté pour aider les jeunes maris à élever leur tamille.Présentement, le coût d'élever même une petite famille est lourd et cela empêche plus d'un jeune homme de se marier.Mais même après cela il y a des surprises.Généralement, le jeune homme se figure que sa femme est une 44Chloé " aussi idéale, mais il la trouve oh si matérielle que le pre mier bébé est son Waterloo.Le petit bébé crie, pleure et vocifère pour se développer les poumons mais le jeune père croit que c'est par pure méchanceté et se demande comment LE PASSE-TEMPS POÉSIE IES IVÎÂWANS Sous le» caresses maternelles Nous grandissons dans un doux nid, Impatients d'avoir des ailes Pour Toltiger dans l'infini.Les méchants ingrats que nous sommes.Semeurs de terribles tourments, A peine sommes-nous des hommes.Nous faisons souffrir les mamans 1 Joyeux bambins, chers petits .>i>\;>-Changés vite en petits démon», Gazouillez comme des mésanges.Vos gais propos nous les aimons,.Mais comme nous faisions naguèic Quand défilaient les régiments, Ne parlez jamais de la guerre, Car ça fait trembler les mamans ! Lorsque vous serez dans la vie Livrés à vous- né mes un jour.Sans défaillance et sans envie Luttex pour vivre à votre tour.Rt si le sort met en déroute Les fiers cs|>oirs de vos romans, Ne quitter, pas la droite route Car ça fait pleurer les mamans ! Puis redoublez de gentillesse Ix>rsque leurs cheveux seront blancs, Pour mieux égayer leur vieillesse Redevenez petits enfants ; Entourez-les de vos tendresses.Soyez câlins, soyez aimants, Ne ménagez pas vos caresses.!.i fait tant plaisir aux mamans ! THÉODORE BOTE EL.MONOLOGUE LES MESAVENTURES D'UN HAUTBOIS Vous avez, devant vous, la victime du Destin implacable.Oui, mesdames et messieurs, d a voulu, ce I>estin, que j'eusse au cœur la vocation de cet instrument qu'inventa le diable dans un jour de cruelle raillerie.Le voilà, cet instrument de torture et ae félicité tout à 1a fois, car je l'aîme, malgré les déboires dont il c»t la cause inconsciente.Inconsciente?Est ce bien vrai ?Un démon taquin ne se serait il pas logé dans son bois harmonieux ?ou, qui sait ?n'aurais-je pas, dans une existence antérieure, oublié de solder quelque créancier grincheux • j 11 î se fait un malin plaisir de revenir me persécuter en revêtant cette forme tubulaire et percée.presque autant que mes poches ?Je devai» être hautbois ! c'était écrit là-haut 1 Je suis venu au monde à Kontenay-sous Rois, rn plein .bois, au moment où un orgue de Barbarie moulait, sous la fenêtre, l'air : .Vaut n'irons plus au bois.' tt pendant que mon père tendait à ma mère un verre de vin d'Arbois en lui disant : — Oh ! bois ! Cette vocation irrésistible se révélait en tout.Pendant les qumre premières années de ma vie, affligé d'un rhume de cerveau opiniâtre, si je voulais dire : " Oh ! moi ! " ou : '* J'irai au mois prochain ,:, je prononçais fatalement ; 14 Oh ! boi, j'irai au bois." Tout concourait pour me faire pousser sur la pente rapide où je glisse le bec à la bouche sans pouvoir me faire entendre ; car ce qui m'a manqué, jusqu'ici, ce n'est pas le talent (restons modeste), non 1 c'est un public ! Un public! le réve de toute ma vie! ce public ne serait-il composé que d'un sourd obligeant qui ne broncherait pas jusqu'au bout de ma symphonie réaliste, pour hautbois seul, qui restera le chef-d'œuvre inconnu de mon génie et que j'ai intitulée tout simplement : De l'influence des repas champêtres sur les gammes chromatiques en général] morceau exquis et vécu, où mon hautbois touche à l'idéal du réel et fait voir, à l'esprit confondu du public (insaisissable, hélas t)tout ce que je n'y ai pas vu moi même ; car, sachez-le, le hautbois sera naturaliste ou il ne sera pas.Mais, ce public, où est-il ?Rien que la vue d'Athanase (Montrant le hautbois) — Athanase, c'est lui 1 — rien que sa vue le met en fuite ; et le seul grand eceur qui se soit jamais laissé attendrir par moi, un Auvergnat que j'ai |>ayé cinquante centimes pour cette séance, est tombé, dès la quatrième mesure, dans une léthargie dont on ne l'avait pas encore tiré le 1er avril dernier.Oh ! un public I rien que pour une fois ! l'avoir et mourir.de plaisir.Partout, Athanase à la main, j'ai poursuivi ce public in trouvante.Impossible de l'atteindre.Le jour du concours général du Conservatoire, au moment où j'allais lancer ma note triomphante, je ne parvins qu'à pousser un soupir aussi aigu qu'étrange ; dans la salle, rires et stupéfaction mélangés.Une main criminelle avait glissé, dans Athanase, un haricot qui, naturellement, m'avait fait rendre un son de flageolet au lieu d'un son de hautbois.Refusé avant l'audition ! Dans les cinq parties du monde, partout où j'étalais mes affiches de concert, le vide se faisait autour d'elles.Fait prisonnier par les Indiens |>caux-rougcs, les Nez-Percés, attaché par eux au poteau du supplice, j'eus un moment d'espoir ; ils m'avaient laissé Athanase ; j'allais donc avoir un public ! Je pousse,.Dès la première note, mes sauvages s'enfuient épouvantés, comme s'ils avaient cinq cents diables à leurs trousses, et me laissent libre.et furieux pour la dix millième fois de ce résultat si habituel, pourtant.Je m Vin1 arque pour la Krancc.Le picmicr soir, à bord, j'obtiens du capitaine la permission d'exécuter ma symphonie.Enfin 1 ! ! J'avais déjà franchi, sani obstacle, la moi.tié.de la première mesure, quand un coup de vent épouvantable fait chavirer le navire!.Je tomt>e | l'eau.Dm* heures durant, je nage avec l'énergie du désespoir.Sentant mes forces s'épuiser et ma fin prochaine, je veux souffler mon chaut du Cygne, et, soulevant At lianas", qui ne m'avait pas quitté, le soulevant au-dessus de l'eau, je prélu de jtar une petite gamme bien sentie.Tout à cou|>, je sens deux lira* invisibles qui me soulèvent et, dans une vague formidable, je suis jeté, moulu, sur le rivage de mon pays.C'était Neptune, je n'en peux douter, c'était cette vieille moule inintelligente et antimusicale, qui avait préféré rendre mon corps à la terre que d'avaler ma symphonie.Oh 1 ce» dieux! Heureusement qu'ils s'en vont ! Lt me voilà !.Mais.j'y songe.un public.en voilà un.Où avais je la téte, donc ?.hein t Vous voulez vous sauver ' Pas de ça 1 Je vous en supplie, pour une fois que j'en ai an de public! Après tout, qu'est-ce que ça vous fait, une symphonie de plus ou de moins ?Vous voider bien 1 Oui?Merci 1.Sauvé, mon Dieu! En avant, Athanase! f ft pousse deux ou trois sons inarticulés et t'arrête.) Je vou* demande bien pardon, mais c'est la première loi * qu'on m'écoute et ça me cause une telle émotion que je vous demande la (ici mission de m'absenter quelques hemes pour prendre un réconfortant.OCTAVE PAA DELS.r\EGREATIOD 86 — visu A rflàsflINU Printemps Je parais ! La terre est en —, Et, quoique bien timide —, Le soleil, de sa main —, Sème déjà se* boutons —.Cri de grillon, chant de —, Chrysalide ou papillon —.Bourgeon qui craque, tout s' — A prendre un vigoureux — Sur leurs aile*, longtemps —, Ixs brises volent —, Et, las de sa —, L'amour reprenant KM —, Dans tout ce qui vil et — Jette un frisson de — ! Les réponses seront reçues jusqu'au 26 se | Me m bre.Les dix premières réponses justes, accompagnées de notro coupon de primes.No 221 recevront un morceau «le musique de chant ou de piano, au choix.SOL UT IONS 84 — CltÀRAlîK PALAN ( PAL — AN ) il fera jamais pour endurer et pour élever Et ensuite, la dépense.Songez-vous, messieurs, à la dépense ?On devrait trouver un moyen d'égaliser le fardeau social, il tombe trop souvent sur trop peu de gens.Uo père de famille ne devrait pas être forcé de peiner toute sa vie à se multipler et à rem plir la terre, tandis que le célibataire vit dans l'aisance et la paresse.L'homme marié fait un meilleur citoyen : il est plus sûr.Le cé-lébataire est comme l'Arabe.11 est toujours prêt à plier sa tente et à partir sons payer sa j tension.Boycotte/, le.U sera leprcmicr à se mettre en grève et le dernier à retourner au travail.Taxe/, -le au dessus de 25 ans.Naturellement, il faut donner uu jeune homme le temps de se pa-llr dans la vie.Mais ne décriez pas les mariages précoces, '''estle ver matinal qui se fait prendre, l.e jeune homme est très susceptible aux tendres (Missions.I -es flèches de Cupidon s'enfoncent profondément dans Son cœur, tandis qu'elles glissent et s'é moussent sur le célibataire endur- ci.11 n'a pas de sentiments dans sa vieille àme rouilléc.Le jeune célibataire écrit des sonnets sur les cils arqués de sa dulcinée, lui envoie des fleurs, s'appauvrit à lui payer des promenades en trolley, quand 11 en aura si besoin dans quelque temps, le pauvre bère.Mais le célibataire est froid calculé et un " hoggish shirk ".U s'est mis en téte d'éviter tous les fardeaux sociaux et de laisser la race s'éteindre.En faisant ceci, il lait l'erreur de sa vie.Il s'arrange bien (tendant uncertain temps, tant qu'il peut "flirter " et " masher " les vierges folles ; mais U devient bientôt un arriéré, un rococo, et se trouve seul au momie.Ixs jeunes filles lui tournent le dos, et finalement on le plante en'terre seul, inconnu, et sans regrets.On peut s'ennuyer à la mort, même dans le cœur d'une grande ville.Mourir sans avoir aimé ou sans aroii été aimé, c'est une grande erreur de la vie.Mais il en coûte d'élever une famille.Oui, tout ce qui c>t beau coûte cher.Ixs ,-nfants sont des joyaux précieux, et même Ils sont au des su« de toute estimation.Dans les temps anciens, pour une femme, être stérile, c'était la plus grande douleur, mais maintenant elle considère cela la plus grande grâce que la naiure puisse lui faire.Morale : Taxe/, les célibataires, les vieilles filles et les couples sans enfants.L'opinian publique, Worcester, Mass.jpanjs le jl^oiple^rfiste NATIONAL FRANÇAIS — 1440 Stc-Ca-, therine — Tél.Hell Est I73G, Tél.Mure.J*î— DRAME— Deux représentations par |our.Prix, Matinées lo, 15, 20, 15 et JOc " Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c N.U.— Les enfants âgés moins de 5 ans ne sont pas admis aux représentations.Nous apprenons â l'instant i|ue M.F.Ilé-1 raly, le clarinettiste bien connu, vient d'être I our dé) «un .t.- Fa.tes des toasts doréç choUi (Kii nUrmonie(!e Tcinpérun- avec œufs, sucre, lait.Faites 11 IPS dans le ' ^ M\.__„_„ .____.»•.> beurre ou la graisse.Mettez des tranches de fiomage sur chacune de vos toasts ; mettez au fourneau jusqu'à ce que le fromage soit chaud.Servez de suite.CUISINE DESSERT AU FROM ACE N'ATTENDEZ PAS Sans attendre que le mal ail fait des progrès el soit plus difficile à combattre, guéris -set toutes les affections de la poitrine, des bronches, des poumons et de la gorge avec le BAUME RHUMAL.25«s la bouteille.Partout.ce.Nous sommes heureux d'ad esser nos plus sincères éloges à monsieur lléroly et de féliciter ce corps de musique d'avoir su s'adjoindre un directeur aussi habile et aussi dévoué.Nul doute que sous sa savante direction, le corps de musique marchera ne progrès en progrès.* AU NATIONAL PkANÇÀl! " Jean la Cocarde " a été représenté pour la première fois, la semaïue dernière, au Théâtre National Français, devant un auditoire très nombreux.yv ^rm\mCwT~i*"elite histoire que voici : — J'ai connu à Alger, dit-il, un haut fonctionnaire de l'Etat, M.I.qui avait sous ses ordres un de ses frèies, que la famille de sa temme fit enfermer dans une maison d'aliénés de Dijon.Certain jour, l'asile reçut la visite du secrétaire général de la préfecture.Elonne-11,mi du fonctionnaire de voir, dans le bureau directorial, un employé absorbé dans ses travaux de comptabilité, lequel n'était autre qu'un de ses anciens condisciples.On bavarda, on parla des bonnes farces de jadis, puis, soudain, le secrétaire général, demanda au comptable : — Et maintenant lu es uttaché à l'administration de l'asile.— Oui, reprit l'autre en souriant, en qualité d'interne I — Non, tu plaisantes ! — Pas le moins du monde.Voilà truissns bientôt que je suis enfermé dans cette mai-011 où, d'ailleurs, je me trouve fort bien.Néanmoins, je serais lies heureux de retour ner chez moi.Convaincu que son malheureux ami était une victime de la fameuse loi de 1838, le secrétaire général n cul de cesse qu'après avoir obtenu l'élargissement du pseudo-aliéné.— Or, ajouta le docteur, «avez vous ce qu'il advint dans la suite?Deux au* plus tard, uu homme absolument nu, n'inéd'un couteau cl d'un levolvcr, parcourait les rues d'Alger, blessant giiîvenicnt plusieurs personnes, lx iciidcmnin, il mourut dans une crise de folie furieuse.C'étoil l'amicn pensionnaire de l'asile de Dijon.PETITS AVIS 26 numéros forment notre année.Iji dale de l'abonnement est toujours de sept jours antérieure à celle du premier numéro envoyé.Ixs deux chiffrer* imprimés à la suite du nom de l'abonné sur In Itamlc sont Ich numéros où commence cl finit l'abonnement.Nos abonnés sonl priés de choisir leur prime en s'abonnant au journal.Dorénavant, à défaut de telle précaution, aucune prime ne pourra être réclamée, après irois mois à iompter de lu dale de l'abonnement.Une isle de nos primes est envoyée sat demande.GAGNEZ VOTRE ABONNEMENT Voulez-vous gngner un abonnement ?Si oui, envoyez-nous le nom et l'adresse de quatre personnes, uccompagnés du prix de trois abonnements d'un an, soit $4.50.Chacun de ces quatre abonnés a droit à une prime.LES MAITRES DE POSTE Sont autorisés à solliciter et à percevoir le prix des abonnements au Passe I bmi'h, et à garder à litre de commission un neks des inun-ants collectés.NOS ABONN£8 N'auront pas lieu de s'étonner si, après la réception du second avis de l'expiration de leur abonnement, l'envoi du journal esi si s pendu, " L'abonnement est strictement payable d'avance " ; celte règle ne soutire pas d'exception.Ne décidez nen, cependant, avant d'avoir consulté la lisle des primes of- LE PASSK-TKMrS f eues aux abonnés payant leur abonncnicnl d'avancé.(Voir noire avant-dernière page.) DÉCISIONS JUDICIAIRES CONCERNANT LES JOURNAUX 1.Toute personne qui retire régulièrement un journal du bureau de poste, qu'elle ait souscrit ou non, que ce journal soit adressé à son nom ou à celui d'un autre est responsable du paiement.2.Toule personne qui renvoie un journal est tenue de payer tous les arrérages qu'elle doit sui son abonnement, autrement, l'éditeur peut continuer à le lui envoyer jusqu'à ce qu'elle ait payé.Dans ce cas, l'alninné est tenu de donner, en outre, le prix de l'abonnement jusqu'au moment du paiement, qu'il ail retiré ou non le journal du bureau de poste, 3.Tout abonné peut être poursuivi pour abonnement dans lé district ou le journal se publie, lors même qu'il demeurerait à des centaines de lieues de cet endroit.4.Les tribunaux ont décidé que le fait de retirer un journal du bureau de poste, ou de changer de résidence et de laisser accumuler les numéros à l'ancienne adresse, constitue une présomption et une preuve frima faeit d'intcnlion de fraude.TIMBRES A VENDRE Timbres des Etats-Unis à vendre au bureau du Passr-Trmps.JEUX DE SOCIÉTÉ LE DEVIN Dans ce jeu il s'agit de faire deviner un mot qu'on place à la snite de plusieurs autres.On convient ordinairement de le mettre après uu objet qui a quatre pieds, tel qu'un quadru pède ou un meuble.EXEMPLE Si Jules veut faire deviner à Jean le mot qu'il a reçu de (iermane.il lui dit : (ier n n : i- a élé au marché ; elle y a acheté une Robe, des Fleur», des Bijoux, une Commaiie, un CiiAi'KAi', un Châle, etc." Jean doil diviner facilement qu'il s'agit d'un Chapeau, cir la Commode, qui précède, a quatre pieds.NOT S SPECIALES LE CŒUR PARFUMÉ IiFRNlfcRK NOU vic aux rt Ce joli bijou est en fiiigtanc plaqué or, de la grandeur d'un écu.Se porte 1res bien alla ché A un ruban ou chaînette.Il exhale une suave odeur de violette, qui est 1res durable et embaume tout ce qu'il louche.Fait un excellent sachet, si on le lient enfermé dans les limirs à linge on boites de gants, corn mu nique sa délicieuse odeur à tons les objets en vironnants.Prix franco, 25c.Adresse/ E.Hartman, 129 rue do Champ-dc Mars, Montréal.___ CONSEILS UTILES UN CONTREPOISON UU VERT-DE ORIS Les r un - délétères du vert île gris |>eu vent être assez funestes pour qu'il suit utile de con naître un moyen d enrayer très promptement le mal.Dés les premiers soupçons de commencement d'empoisonnement parle vert-de-gris, on leia prendre au malade une certaine iiuan lité inn|i.n frih< w in Liera, liais, noire**.rarle devis**?.!« Ce* ouvrage* runt m-oj/r* fntnrry nir r/e S.u*-m«r*n le Venmnr par Pierre M ael 0.90 Vierim en fleure par Rmory 0.90 t —«—t »* llyPnutiaine.Clé des Songes, (irapholoa-ie, Car-toiiiHDoie.Cullertion complète de a.Dumas, à 26 cents le volume.Colleeli.ii.complete d" Balsao.édition du rente-naire À 2" cents le vol iiuo.Mode- françaises avee patron grandeur nature'le à Aeta, i" fascicule* du Panorama Sa'ou à 20 cents chacun.Cartes Postales Illustrées de tous lea pays du monde a 30 et :*> cents la d -us.Al h unie pour ctrtee postale* contenant **».mm '«Oo et l'ioo cartas.Commandai promptement exécutée*.PRIME GRATUITE En conséquence tC arrangements spéciaux avec une Librairie de Paris, nous sommes en mesure d'offrir gratuitement d toule personne qui s'abonne ou renouvelle son abonnement au " Passe-lemps", pour un an, la prime exceptionnelle suivante.(Cotto primo est donnée à I'exolnsion de toutes autres primes.) 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Charlotte après avoir parlé ou détail de Paul cl de Régine, do la verrerie, ne voulant pas être en retard avoc sa nouvelle amie, lui demanda de passer l'été près d'elle.Il fallut beauooup d'instances pour decider Mina ; enfin, elle inclina sa jolie têto en signe d'assentiment; et quand Charlotte arriva aux Tourelles, son cceur était goullé d'orgueil ct de joie on présentant à son mari la comtesse Zoloff.Ello se promliait de passer, grâce à elle, uno saison délioieuse.Tout d'abord Charlotte et son amie firent ensemblo do nombreuses visites, et Paul, cédant aux prières do sa femme, sacrifia quelques journées pour montrer les curiosités du pays à l'étrangère.Mais, quand ils eurent fini de voir ruines, cascades, fabriques, musées, Charlotte pensa que, pour ne pas retomber en pleine vio monotone, il fallait lancer quolques invitations.Paul accepta do donner un dtner, une petite féte de campagne ; des amis organisèrent de joyeuses partie- ; pendant un mois on s'amusa beaucoup.Mina semblait infatigable, et, si lea personnes sérieuses gardaient avec elle une certaine réserve, on revanche, le groupe jeune de la société la procla-olamait " adorable." Paul cependant, à mesure que les jours s'écoulaient, devenait soucieux : il trouvait qu'on avait largement satisfait aux devoirs de l'hospitalité, et qu'il était temps de reprendre une vie plus calme.—Ma chère Charlotte,dit-il,engagez une ou deux amies, faites quelques promenades en voituro,mais quo toutes les parties do plaisir soient désormais supprimées.Votro mère n'est plus là pour vous accompagner, et.souvenez-vous quo j'ai des travailleurs sous mes ordres.— Vous devenez très raisonnable.— Je regrette do ne pouvoir voua adresser le rxême compliment.Ainsi Georges est fort négligé.Cetto semaine, je suis entrer plusieurs fois dans sa chambre, ht nourrice était je ne sais où, et lc pauvre petit pleurait de tout son cœur.Aveo un peu de surveillance ceci n'arriverait pas.— Je ne puis garder cot enfant du matin au soir ! Mina étant ici, jo dois lui rendro son séjour agréable.— Vous devez avant tout songer a vos devoirs de mère, dit-il froidement, et je commence à être fatigué de votre Madame Zoloff.no partira-t-elle pas bientôt?Cbariotte rougit de colère.— Certes non! puisque jo l'ai priée de passer l'été près de nous, A moins que vous ne la mettiez à la porte?.— Si c'était un homme, ce serait déjà fait.— Que lui reprochez-vous, je vous prie?— Rien, en ce qui me concerne.ello s'efforce d'etre parfaitement correcte ; mais sa toilette est trop excentrique, pour no rion dire de plus, et quand elle cesso de s'observer, sou langage et sa tenue me déplaisent souverainement.Enfin, olle vous détourne de vos véritables devoirs.vous vous êtes fourvoyée, ma pauvre Charlotte!.Je parierais que, si votre Mina est Polonaise, elle est loin d'être noble de naissance et do crept.— Alors vous concluez?.— Je conclus que j'ai horreur des situations louches, surtout quand il s'agit d'uno personne que vous fréquentes sous un prétexte ou sons un antre.Mettez au pluB tot cette femme hors des Tourelles.— Et si, me croyant assoz perspicace pour choisir des amies, je tenais à conserver prés de moi celle qui m'est chère entre toutes?Elle regardait son mari d'un air de défi et ses lèvres tremblaient.— Alors, dit Paul d'une voix sourde, comme je suis maître ici, ce serait moi qui prierais Madame Zoloff de partir.Charlotte allait répliquer; mais sea nerfs surexcités se déteudirent, el elle éclata en sangloU.— O'est encore Régine qui vous a monté la tète, balbutia-t-elle au milieu do ses pleurs.Paul s'approcha d'elle.— Voyons, Charlotte, faites - moi l'honneur de croire que j'ai une opinion personnolle.Je no sais rien de préois Bur Madamo Zoloff, à part 00 quo je viens de vous dire.Elle vous (laite et par là même vous aveugle; mais uu observateur la devine toute autre qu'elle paraît.J'ajoute qu'elle aime follement le monde et vous n'avez pas besoin d'être entraînée.Prenez quelques jours de réflexion, si vous le voulez, et, sous une forme polie, nous la congédierons.On peut imaginer une absence forcé, la maladie d'un parent, que sais-je?Il partit, laissant Charlotte désolée, furieuse, mais non convaincue — Moi qui voulais demander a Paul de garder Mina l'hiver I pensait-elle.Mon deuil m'empêchera d'accepter aucune invitation, que deviondrai-je, au milieu do ma solitude?Mina est si charmante, que je n'eusse pas connu l'ennui.Que devenir, mon Dieu t.ll s'écoula huit jours.Puis, un matin.Paul entra dans la chambre de sa femmo, qui s'habillait pour sortir.— Avez-vouB vu l'eulant ?demanda-t-il.— Oui, j'ai été l'embrasser : il devient fort grognon.— La nourrice affirmo qu'il s'est plaint toute la nuit : nous devrions envoyer chercher le médecin.Charlotte enroulait alors uu immen-so voilo do gaze autour do ion chapeau elle regarda son mari.— La nourrice dort comme uno marmotte, dit-elle tranquillement ; j'ai lu jusqu'à deux heures du mutin, et Goorges a pleurniché oepime de coutume pour réveiller sa nourrice, voilà la vérité.— Vonez le voir, insista Paul, il me semble malade.Ensemble ils allèrent près do petit berceau.L'enfant, à ce moment, arait les yeux clos ot paraissait dormir.— U s'est calmé, murmura la nourrice en continuant de le bercer ; n'importe, Madame ce petit n'est pas bien.La jeune femmo haussa les épaules.— Dormirait-il s'il souffrait ?.Au reste on peut toujours faire venir le dooteur Malaud.Elle achevait sa phrase quand la voix de Madame Zoloff appela dans la pièce voisine : — Lotty, chère Lotty, je suis prête.06.êtes-vous ?Paul mit la main sur le bias de sa femme, — Voua n'allez pas sortir, Charlotte ?Jo vous assure que je suis inquiet.Une Prime Incomparable Pour obtenir oomme prime (absolument gratuite) «t franoo le dernier ouvrage ds M.Ernest Lavigne, Intitulé ¦¦—.25 2v£E3LOIDIES— et dont la presse d'Amérique et d'Europe frit les plus grands éloges, il suffit de payer deux ans d'abonnement d'avance au Pabsb-Thhps, soit 93.00.Cetto prime est aussi donnée aux abonnés payant un an d'avanoe st ajoutant 6O0 au prix de l'abonnement, soit en tout $2.00.Chaque mélodie comporte un accompagnement ds piano et daa paroles françaises et anglaises.L'ouvTage, magnifiquement imprimé sur papier de luxe, se vend $1.60 ; aveo notre Coupon, $1.45.Adressez : LE PASSE-TEMPS, Montreal, Oan.66 «6 LE PASSE-TEMPS — Les Brcnnor nous attendent pour une partie do pêche.— Madame ZololF ira teule ot voue excusera.— -Mon pauvre ami, permette».Si Goorges était malade, je serais la premiere à sacrifier un plaisir ; no me rendez pas ridicule par dee craintes exagérées.Tenez, le voilà qui me rit, le cher mignon ! Au revoir, mon ange, au revoir ! .Délicatement elle lui posa un baiser but le front, et, peu après, Paul entendit s'éloigner la voiture emmenant les deux jeunes femmes.— C'est vrai, Monsiour.dit la nourrice, il paraît mieux.Je vais l'habiller et le conduire chez Mademoiselle ltégiue, qui Sera contente de le voir.Une heure plus tard, comme Paul discutait .la verrerie avec Julien Ré ville la construction d'un nouveau four, un domestique accourut ntlblé : — Monsieur, venez, venez vite.l'enfant est bien mal.Oui, il était bien mal, ce pauvre petit être qui go tordait de souffrance dans les bras do sa nourrice toute en larmes ; et, quand le docteur Malaud arriva aux Toun lies où se trouvuit déjà Paul et Régine, un rapide examen lui fit comprendre que ses soins étaient inutiles.Il replaça l'enfant dans eon berceau ; puif, se tournant vers Paul.— Allons, mon pauvre ami, du courage, dit-il au malheureux père qui, devinant l'atroce signification de son silence, sentait un désespoir affreux lui envahir le cœur ; votre petit Georges était trop frêle pour supporter aucune des maladies de l'enfance ; cea convulsions.— Docteur, ne me dites rien, interrompit Paul brusquement ; à cette heure, qui pourrait me consoler ?— Dieu ! répondit la douce voix de Régine.U peut sauver ton enfant ou adoucir ta souffrance.Et lentement, elle commença : " Souvenez-vous, fl très pieuse et très miséricordieuse Vierge Marie, " etc.Paul était tombé à genoux près du berceau, la tête entre ses deux mains.il pleurait.Oh ! les larmes d'un homme, les larmes d'un père, ne sont-elles pas la plus éloquente des prières, la supplication suprême ! Dans cetto défaito de la virilité, n'y a-t-il pas de quoi ébranler une nature farouche, à plus forte raison le coeur sensible do Dieu).Mais la Providence a des desseins cachés, elle forge les âmes dans l'adversité, et celle de Paul devait commencer le rude apprentissage de la douleur.Vers trois heures de l'Après-midi, Georges entr'ovvrit une dernière fois ses paupières et remua faiblement ses patii.es mains.— Allons, Paul, venez, dit la voix du docteur qui n'avait pas quitté ses amis à cette heure do désespoir._ C'est?.La voix du malheureux s'arrêta dans sa gorge.— Oui, c'est fini, il ne souffre plus.murmura Régine, qui était à bout de force : Buis le dooteur, Paul ; quo veux-tu faire ici.maintenant ?— Tenir la placo de sa mère.A la nuit, la voiture ramenant Mina et Charlotte s'arrêta dovnnt le perron.Au milieu du profond silence qui régnait aux Tourelle», on ontendit dans: le vestibule leurs voix fredon- L' CHANSONNETTE COMIQUE Paroles et musique de ARISTIDE BRUANT Andanlino Hi - er, c'é - (ait l'en • ter - re - ment De ma pau- vre bel - le ma • mari ; Un, fana' qu'a-v»it tout's les ver - tus.Hé- -r— ?E^=: n— —-t-fin 1 li—F-H I las I nous n' la re - ver-rons plus !.Comme elle a - vait.plut d'soixante On at - ten - dait.ça d'puis long-temps.L'ma-tin, i - tou.Trou la la I-tou, Le so - leil do • rait lTio-rw.on, Et r-on 1 ton Izon I Nous mar-chionsd'un nant à doux parties une joyeuse cava-tine.Régine toucha la bras de son frère.— Va au-devant de ta femme.Et comme il restait immobile.— D n'v a aucun domestique là-bas, l'émotion la tuerait.— Paul, je t'en prie.Aide-moi.Mon Dieu ! si je pouvais marcher I U y avait tant d'angoisse dans ces derniers mots, que Paul ouvrit ls porte donnant sur le vestibule.— Quelle journée ! B'écria Charlotte en l'appercevaDt ; je suis tuée I Georges.Elle s'arrêta soudain ; et s'appnyant contre le mur : — Paul, parlez, parlez.Certes, il était irrité contre elle; et, pendant les heures qui venaient de s'écouler, il avait cru qu'il ne lui pardonnerait jamais.Maintenant, sa figure boulvemée, ses yeux agrandis par l'épouvante, son effroyable pâleur, lui causaient une impression indéfinissable.Elle était coupable, oh! oui.Mais c'était sa mèra après tout.Il fit un pas en avant.— Charlotte aurez-vous le courage de le voir?Elle nn répondit pas; posant ses deux mains sur le bras de son mari, nllc s'avnnça vers la chambre de l'enfant, Son regard égaré entrevit rapidement le berceau tout couvert de guirlandes de fleurs, la figure douce et pale de Georges au milieu de petites roses aussi blanches que lui ; et, terrifiée, sans larmes, Charlotte tomba évanouie.Julien Réville no dormit pan la nuit qui suivit la mort du petit Georges.— Je ne puis comprondro ce qui se passe, répétait-il à Suzanne : les ouvriers n'ont cessé de chuchoter, d'échanger mille regards significatifs, sans que je puisse en deviner la cause.Dès qu'on m'apercevait, chacun devenait silencieux ; cependaut tout marche bien : M.Paul s'occupo beaucoup de la verrerie, il est très bon, on l'aime.— Us devaient s'entendre pour l'achat d'une couronne, inlerrompit Su-Banne ; tu t'effraies de tout, mon pauvre Julien.Malgré cetto explication qui lui par-raissait bonno, le jeuno contremaître demeura inquiet ; il ne s'endormit qu'aux premières lueurs du jour.Le lendemain, eut lieu l'enterrement.Régine, brisée do fatigue et de larmes, étnit demeurée au chalet 'mus la garde do Suzanne.Les enfants dea écolon entouraient lo petit cercueil, qui disparaissait sons les bouquets ot les couronnes.Paul, le front pâle, suivait, entouré do ses amis ot de tous les ouvriers siloncieux ; mois Charlotte, qui avait absolument voulu assister au convoi, n'était accompagnée que par ses connaissances mondaines.Aucune femme de la verrerie lni apportait l'obole de su sympathie et d'une tristesse partagée.j Julien Iiéville ent alors la solution du conciliabule do la voille: c'était vengeance de l'ouvrier Thibm I.X Will la La comtesse /.oloff pnrlti de son ^6-psrt peu de jour» après la mort ja petit Georges.Elle se sentait ,|„ ,.' dons cette maison visitée par le dc„ji et personne n'éleva la voix pour i„j demander unu prolongation de séjour.Paul songeait avec soulagement qu'une situation difficile se dénouait ainsi d'ello-mêmo.Charlotte, anéantie sous lo coup qui venait de la frapper, paraissait indifférente à font ce qui se passait autour •!'••'.!.-.Mina quitta donc les Tourelles, promettant à son amie de lui écrire fréquemment ; et la vie reprit son cours uniforme et triste.Chirlotto se sentait lasso, énervée, et passait des journées entières dans sa chambre, les yeux clos, revoyant Oette scene inoubliable qni l'attendait au retour d'une partie de plaisir : la maison silencieuse, les domestiques absents, la figure navrée de Paul, au milieu des lumières et des fleurs son beau petit Georges semblant sourire à de radiensee visions.L* nuit, olle se réveillait on sursaut, snrpriso d'une subite épouvante, et cette surexcitation nerveuse se terminait par de violentes crises de larmes, qui la soulagent tont en la bri«*nL Paul, devant le visage altéré de rs femme, sa démarche alangnie, se sentait pris de pitié.Ses illusions étaient détruites ; la désertion do Charlotte, le jour de la mort de l'enfant, avait Surtout brisé en lui '* un quoique eho-tt " d'infiniment délicat qu'il ne pouvait définir.Mais, réfléchissant à sa conversation avec Régine peu de mois auparavant, il se disait que, si la souffrance transformait la jeune femme, son amour, à lui, renaîtrait aussi vif.La mort du premier-né pouvait ramener 1* bonhenr et la paix.Tl le regrottait amèrement, son petit Georges! Douleur d'homme profonde, concentrée, qui navrait Régine.Ponr aller à la verrerie, il faisait de longs détours, craignant d'apercevoir la fillette de Suzanne.Le soir, en veillant près de Charlotte, il prêtait parfois l'oreille, croyant entendre les cris do l'enfant dsns la pièce voisine ; et un jour, nn pantin bariolé se retrouvant sous sa main, il le oacha comme un trésor dans le tiroir de «on bureau.Cependant le front ne peut toujours demeurer aoucieux, les larme* aussi amèree, les regrets aussi vifs.Les jours, en s'écoulant, sans enlever la douleur, calme son intensité; la plaie, béanto d'abord, se cicatrise lentement ; on ne sourit pas encore, mais on no pleure plus : et le souvenir est alors comme une flour flétrie, dont lo parfum léger rappelle mélancoliquement lo bonheur disparu.L'hiver arriva: les feuillos jaunies se détachèrent des arbres sous une brise plus fratohe ; d'épais brouillards planèrent sur la rivière, et Charlotte devint insensiblement moins Impressionnable et moins solitaire.Elle com-moi çi à recevoir quolques amies.rendit des visites en élégante toilette de deuii, sortit fréquemment pour profiter des derniers beaux jours de la saison, sentant, à mesure que l'image de l'enntnt s'effaçait, nn nouveau besoin d'air et de mouvement.81 VOUS TOUSSEZ PRENEZ LE "BAUME RHUM ALT LE PASSE-TEMPS «7 Paul remarquait lo changeniont qui s'opérait on «a femme; vaguement inquiet, il l'entourait de soins tendres et délicats, s'ingéniait avoc Régine à former autour d'elle un cercle choisi, lui procurait des districtions variées, intelligentes, propre* àempficher l'ennui aux Tourelles durant l'hiver qui s'annonçait rigourouz.Peut-être .util atteint sou but, si la comtesse Zoloff n'eût entravé son in fluonco d'uno manière fâcheuse.Depuis son départ elle avait écrit fréquemment à Charlotto, lui montiant un intérêt profond, une affection pas sionnée.La jeune fomme, après avoir laissé plusieurs lettres sans réponse dans le premier abattement de la douleur, finit par réparer sa négligenoe, en faisant ù son amie un long compte rendu do ses mois d'isolement et de tristesse." Chère, répondit immédiatement Mina, votre lettre m'a navrée, et je serais touto disposée à vonir passer l'hiver près do vous si, durant mon séjour aux Tourelles, la froideur croissante do M.Hreuly ne m'eût prouvé clairement, soit une antipathie irraisonnée, soit le désir sincère de me voir pai tir au plus vite, pour retomber dans cotte vie monotone a laquelle l'a habitué la cltère Régine dès le bas 6ge.Elle qui est infirme, lui qui est occupé ne peuvent comprendra ce «Vf jeune qui bouillonne en nous et nous fait chercher le plaisir.Dites, n'aurons nous pas le temps plus tard, bion plus tard, quand viendront les rides et les cheveux blancs, do rester au coin du feu ?.Chère, sortez, amusez-vous, votre santé le demande ; après la douleur que voue avez éprouvée, M, Breuly devrait être lo premier à vous procurer mille distractions, et jo n'ai pu m'empêcber de rire en lisant de quel» type» il voue entoure.Ce qu'il vous faudrait actuellement, co serait un voyage.Je pars pour Nice où je compte passer les mois les plus rudeB.Ah ! si vous pouviez décider M.Breuly, que nous serions heureuses toutes deux ! " — C'est vrai I ponea Charlotte eu achorant ces lignes, rien ne fait du bien commo de quitter l'endroit ou l'on a souffert : un ou deux mois de séjour à Nice achèveraient de mo guérir les nerfs : je suis vraiment très changée Le soir même elle parla à son mari.— Charlotte, répondit-il doucement, bien qu'il éprouvât une vive contrariété, je vous soignerez ici avec une tendresse profonde, et fatal en sorto que l'hivor ne vous paraisse pas long ; mais no me demandez pas de nouveaux fraie et nne séparatien.Lors même qu'il mesorait possible de vous payer un Séjour à Nioo, jo m'adresserais à Votre coin pour vous priez de rester.Après la perte que nous avons éprouvée, la solitude me serait très pénible.Eile insista ; se lovant alors, il interrompit l'entretien.— N'en parlons plus, dit i', je n'y consentirez pas., " Votre mari est horriblemeut égoïste, chère, écrivit la comtesse Zoloff en apprenant ce qui s'était passé ; à votre place.Enfin, me voici installée depuis quinze jours.Puisque vot's ne connaissez pas Nice, vous no pouvez vous fairo uno idéu de ce pays merveilleux : la mer très bleue, un Boleil éblouissant, d'im- Et nous sui • vions tous comm' ça, La - ri - Aa, Près de moi, dans les premiers rangs, .S'avançaient les proches parents, -Sous la douleur se laissant choir Et pleurant tous dans leur mouchoir, Soudain, l'un d'eux s'approch' de moi, Et me dit, d'un ton plein d'émoi, " Vraiment, du ciel, nous somm's maudits I Tout en pleurant, j'Iui répondis : Oui, monsieur, j'en suis comme un fou Tron la laltou, Trou la laltou, Ça fait un vide a la maison.Et /on, zon, zon, Dc pleurs jc suis tout inondé.Gai, gai, gai, lariradondé,.Et nous pleurions tous comm' ça Laufia, rla, fia I lia, fia.II commençait a se fair' tard Quand nous arrivant'* à Clamart, Nous entrions qtiéqu'temps après.Dans un jardin planté d'eyprès.Les homm's pleuraient en sanglotant Ixs femms sanglotaient en pleurant, (iendres, neveux, cousins, p'tits fils Entonnaient le De Profunda., Comme on la descendait dans le Trou la laltou, Trou la laîtou, Chacun disait une oraison, Et zon, zon, zon.En criant comme un possédé Gai, gai, gai, lariradondé.Et nous chantions tous comm' ça, Larifia, lia.fia ! A la sorti', v'ià qu'les parents Prennent d'assaut les restaurants, Pour se consoler un p'tit brin, On fait v'nir cinquant' litr's de vin.Quand les cinquant' litres fur'nt bu, On en fit r'venir encor' plus.Si bien qu'au moment d'se quitter Y'avait plus moycndVacquitter.Tout le monde avait bu comme un Trou la laitou, trou la laitou, On avait son petit pompon Et zon, zon, zon.Quand voir' crampon s'ra décédé.Gai", gai, gai, lariradondé, Faudra l'enterrer comm ' ça, Larifia, fia, Ha ! >*t*sV>*lrW*ISftAr«»cry.Montréal._ LEON XIII.— Envoyez to centlns par la malle et vous recevrez un magnifique portraits de sa S.S.Léon XIII, grandeur cabinet sur jolie carte pour album.Ecrire A " Portrait " 638 rut St-Denis, Montréal.PARTES DR BONNE AVENTURE "LE NILE ".avoc un opuscule donnant la nlfrniQ-cnlion de chaque cartel et groupe* de cartes, d'après la méthode deiEgypt Ions, apporté» on France par le magicien Béraplon.Le paquet avee opuscule.*»*• franco.A ee notre coupon- Mo» Adrewe.le Vanna-T*"!)i*.Montr**!.JA'DUMAS Architectes Bcnugrand-Champagne, A., Côte Plaoe 1a, Tél.Bell Main 4138 Dentistes Gbndeiatj J.G.A.St-Laurent, 22 Photo-Graveurs Montreal Photo-Engr'g St-Jacques, 65 Moris-ette, L.A.Notre-Dame, 1630 Fleuristes Aerst Louis 8te-Catherine, 1607 Goulot L.H.Ste Catherine, 1911 Tél.Bell Main 921 Hôtels Hdtel Jacques-Cartier Place Jacques Cartier 27 Z.Dufresne 41 Cie, pro.Luthiers Dansereau D.H.Bonsecours 46 Lavallée Ch.Côte 8t-Lambert, 35 Marchands de Nouveautés Coutléo & Cio, J.P.Ontario, 1345 Musique en feuilles et Instruments Aerts Louis Ste-Catherino 1607 Archambault Ed.Ste-Catherine 1686 Téléphone Est 1842 Hardy Edmond Notro-Dame 1676 Yon J.G.Sto-Catherino 1732 Peintres David, Théo.Craig, 506 Pharmaciens Laurence A.J.Coin rues St-Denia et Ontario, Tél.B.Est 1507 Pianos et Orgues Foisy Frères" 8te-Catherine 1760 Normandin R.A.D.Laurier 1, Ut-Henri Professeurs de Piano Contant A.St-Hubert 267 Heintz, Fernand Emory 33, tél.Est 1043 Masse, Mllo M.-L.Amherst 163 Traduction Chamoux Elie St-Chs-Borrouiée 72 «•»_ 3! ïotre ""ri ou volre frère est adonné 'ilW!*i I! IrTl *'* bo'aon, suggérex-lui de prendre la II.Ill " CURE DIXON ", elle le débarrassera de suite de aon triste désir.Voyet ce qu'elle tait pour les autres,elle fera I* mt-me chose jHiur lui.La guérison est ga-~el^ \ rantic dans tous les cas.Use/ U lettre ^Tpv.d"1!.'liixon Care Co.Montréal.ff I Z^rJBSy^-_ Monsiour, — Ayant suivi ls traitement au £1 — ^^^^09* ' ' Oold Cure" et n'ayant pas f té ruéri.ie me d^lilai àsulrre lo tr.iUm.ol d.la " bison Drïl ID/-1I \r\\ Mr- r-r-or-7 ture 1 *' i'?" «ré" «.ti»f.it.o»r depuis 18 rUUKQlJOI NE CESSEZ-U,0UI jf n>,l"*"'"1„l,","n"10 "ren,lr«,in"*u| UnilC PAC ne DAIDC 1 v.rre do bolason Votre.ete.,-S.VVJUO rf\Z) Ut DUlKCr Pour pIusamplesinfbrmations,s'adresserà ou au l»r MstHAI, J.B.I.A n 11 ¦:, Gérant .1.la Dlxon Itelmoat Hetreat.Cure Co., 572 ru.ril-ll.nbt, yUEBKC , MONTREAL, loute communication itrirteiiionl eonOdentlsII.m INSTRDMENISI anfare et d'Harmonie M mm es meilleures Maisons Européo n m~ et Américaines__t .»-êi IH * Les Cordes "Imperial" *+ jjj Pour Violon.Mandoline, Oui tare, mgmm Banjo, etc.Ineontwtmblenient las | meilleures aur le marché.01- Réparation de tont lnrtru- 1BI ment de tnu>iu 'aux charmes de bru ne mal - trea , lu; je pren • ne dons tes bras la der - nié - re ca - res ¦r- TV f- lento.r m f—'-i- ¦&1 Je* tt.- Airto. • FORTIFIE l'homme aux durs labeur» — RÉCONFORTE lu lemme fatiguée— EMBELLIT le jeu t.—.ne dge — DEVELOPPE l'enfant — ENCOURAGE le vieillard cl rend i tou» joie el bonheur, — Recommande par les meilleurs médecins du pays. 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