Le passe-temps, 1 janvier 1904, v. 10, no 237
PER P-26 Co * ft le passe-temps ABONNEMENTS; Poor l'Amérique: l'n an.ti-50 : *ii mois, 75 cents Pour l'Europe : Un an.10 fm ; fix mois, 6 frs patabui p'atahoe MONTREAL, SAMEDI, 21 AVRIL 19M ANNONCES (Jfenm osais) Ire insertion 10e la lla-ne, insertions subséquente! 5e Vol.X-jYo $87 Le jYo, 5c; anciens jYos, 10c J.R.Br.l.AIR.f-dll.-prop.IIOO» «'ml*-.MONTREAL, CansvcU CoDiliti i* libérales pour annon es a lona terme C'O OC o> Valeur des morceaux de musique contenus dans le présent numéro ^ C*0 H>L.\JU *\,s *^ Voir la liste de Nos Primes à la page 55.«=^|r * 4>L.UU l'Honorable S.-N.Parent Sorciraairs texte : Poeteait : L'Honoram.e S.N.PARENT.A.Ristark Chioniqdi na Quinzaine.Geappilleue Poésie: CONFIDENCES.L.G.Doucet Monologue : BARBASSON.'.O.I'eadrls Scène de la vie de «ueeau : ORAGEUSE ENTREVUE .E.Depeê Coups de Ciseaux : ATHALIE.Veuilleton: PERRUQUES BLONDES (tutti).G.Lenotee Dans le monde artiste t — Mondanités ; — Block* Notes ; — Graphologie t — Recréation ; — Jeux de société I— Pour rire, etc., etc.CHA NI musique : LA CHANSON DES NUITS.l'An.DlLMET 0.51 LA KAPEI.O .Raoul Dnns.Ptee 0.15 SUR LE PONT D'AVIGNON (i I où veix).G.Dugas.ITeï 0.25 LA CHANSON DES BLES D'OR.F.DoaiA 0.10 A PARTHEN.VY.PIASO TRANS-ATLANTIC (Jchu).Aur.rsTK Bosc COLIBRI-POLKA.A.Ciiaemonmke MANDOLINES El CUITAKE CASERTA (.Vartit).M.-L.Provera o.10 0.60 0.25 0.25 -2.05 LE PASSE-TEMPS Ml SICAL.LÏTTKKAIHE rr FANTAlbtSTR Parti! ion* /*• gmii- jour» /Wr f\ 1 k/n-.k.l'un.$LM| Six moli.TBeU Pàmt V Rmrvp* Uns*.10 fn I SU moto.6fn r»T*HI« D'AT&jrm Premier* Insertion —.Oct* lk Ibme larertion- aubaéqoente*.6 " Condition» libérales H>ur annoncée à lou terme.Le* annonças tont mesurée* *nr l'acaU.Tout* de mai de de ebaoïr* eot d'adresse doit ûtfr «rcomr armée de l'unrienne adresse.Pour dit*rentn j 'où source de galette."Il était maladroit, ce truc, car il faisait pénétrer l'amateur pour ainsi dire dans les coulisses de la peinture.On l'habituait à se contenter " d'une indication ", ct il se mit à prononcer fies phrases d'impôttance : *• — N'est-ce pas que ce croquis est délicieux ?Jc ne le changerais pas contre une œuvre poussée.Il ne comporte que quel-'pies lignes, uuelques traits d'inspiration très cuneuse.On pénètre bien mieux ainsi la pensée de l'auteur I 44 Ce qu'il ne dUait pas, le bourgeois nia-lin, c'est qu'il couvrait ainsi les murs de ses salons de pochades qui lui coûtaient dix fois moins cher que ce qu'il achetait jadis ; et qu'en même temps son amour-propre était satisfait : il devenait artiste par économie.'* Tant que les peintres ne se multiplièrent pas d'une f.çon exagérée, le péril ne fut pas grave.Les salons se remplirent peu à peu de petUei inutilités artistiques sans conscience, des '* impressions " fixées en cinq minutes, des " coups de lumière" torchés au galop qui donnèrent a leurs facétieux auteurs une petite foitunc." Mais les peintres devinrent légion.et le bourgeois n'acquit pas en peinture des connaissances plus approfondies.De sorte que, ilans cet envahissement dc toiles plus ou moins hibil ment salies, l'amateur, toujours heureux de «e pwyei des croquis et des pochades à bon marché, piend uu hasard, choisit au doigt mouillé.M Qu'est ce que ça lui fait ?C'est toujours de la peinture 1 Comment d'ailleurs veut-on qu'il s'y reconnaisse entre deux choses plus ou moins mal fuites ?Il *e réfugie dans son opinion sempiternelle : 14 — On \ énètie bien mieux ainsi la pensée de I auteur l 44 Kl voilà pourquoi lorsque je vois annoncer, comme dern èrement, l'ouverture de six expositions dr peinture dans la mê m journée, je me sens envahir par la ti blesse el le dé-courageusement.• LâS Ml SES CANADIENNES Devant la Société Royale du Canada l'été dernier, l'hon.Pascal Poirier, a fait, avec le talent et l'autorité qui le caractérisent, une revue du mouvement intellectuel chez les nôtres depuis quelques années.Dans le domaine de la poésie, M.Poirier se plait h reconnatirc que nous occupons toujour* la première place, Nous découpons les lignes suivantes : "Paulo majora canamus." Parlons poésie.Les mu.se s canadiennes semblaient, depuis plusieurs années, assoupies parmi les sentes nombreuses de l'Hélicon.Elles s'éveillent ; ct voici qu'elles accordent leur luth antique, dont elles accompagnent les chansons de Poisson, levant sous les grondspinsd'Ariha-baskavillc, et les hymmes lyriques de Chapman, célébrant la France héroïque et les pures gloires du Canada.D'autres encore parmi nos poètes vont boire aux ondes troublantes de l'IIippocrène, pendant que les sijl'uis d'Apollon leur sourienL Leurs chants, toutefois, ne couvrent pas la grande voix dc Crémaxie, ni les éclats vibrants de l'auteur de la " Légende d'un Peuple." * LOUIS XV El DON QUICHOTTE" Louis XV avait une grande admiration pour Don Quichotte, l'immortel chef-d'œuvre de Cervantes.U possédait une magnifique collection de Gobelins représentant les exploits de l'héroïque chevalier.— Parlez-vous espagnol ?demanda t-il un jour à un gentilhomme de sa cour.— Non, sîre, répondit l'autre.— Ah 1 c'est dommage pour vous I Le seigneur, croyant que le roi pensait à t* lui offrir l'ambassade d'Espagne, se mit & apprendre l'espagnol avec un zèle extraordl.naiic.Kn quelques semaines, U se rendit maître dc la langue et vint trouver le roi.— Majesté, j'ai appris l'csjiagnol.— Mes compliments, dit Louis.Maintenant ii --d.BB not oolonnw.pourvu -ju'il- rmrtent une fip-n.ture responsable.¦ KN Vll.I.F.L'honorable et madame Hlair ont donné un dîner ce» jours derniers.Ix» personnes présentes étaient Sir Wiifrid el Lady Laurier, Sir William et Lady Mulock.Sir Louis et Lady Davies, Mrel Mme John Gilmour, le consul général des Etats Uni- et Mme Foster, Lady Tilley, Mr Arthur Campbell, Mr et Mme George Mair.• Lady Taschereau a donné un lunch en l'honneur de Mlle Corinne Fitzpatrick.Le» invitées étaient Mlles Fitzpatrick, Ijidy F.i-leen Klliot, Mmes Frank iteanl, George I'.Murphy, Hecker, Mlles Seymour, Jalia, Alice F'ilzpatrick, Panel, Benoit, Caron.Dorden, Fielding, Clemow, (Jirouard, Sullivan, F, Montuambert, Iiwin, Gilmour, Crombie, Elsie Smith, Griffin, Ronu King, Ethel While, Duplessis, Sovereign.On annonce pour le 19 avril courant le mariage de Mr Charles Hurtubise, compta ble de la compagnie Trust and /.fan, fils de Mr Kdwin Hurtubise avec Mlle Marie Louise l'oirier, lille unique de Mr le recorder A.E.Poirier.• Mardi matin, le I] avril, ;'i 7 heures a eu lien à l'église St-Louis de France, le maria ge de Mlle llerthe Iludon.a Mr Olivier Deniers, avocat, de la rue St-Denis.* Le manage de Mlle Anna Hardy, fille de Mr Edmond Hardy, a Mr Leopold Barotte a eu lieu lundi matin le 11 avril, a 7 heures, à l'église St-Jacques, dans la chapelle du Sa cré-Cœur.Mr l'abbé Larue a donne la lié nédiction nuptiale.MM.L.P.liarrettc et Edmond Hardy étaient les témoins des mariés.Mlle Hardy portait une toilette grin-perle avec chapeau même couleur et un man teau blanc.Voici le programme musical exécuté pendant la cérémonie religieuse.Entrée, orgue, marche, A'eine Jr Saba.Mlle Manche Hardy, Noil du Mariage.Mlle M.lirophy, violon, Andantt rrligioso de Thome.MrJ.U.Roy, chant, O Salutaris, de Gregh.Mr Ed.Dufresne, chant, Tour nous bénir, Seigneur, Saint-Siens.Mlle Alice Savard, D'un MnW qui t'aime, Gounod.Apres la messe, un déjeuner fut servi à la résidence de Mr Ed.Hardy, rue St-Hubert.Mr cl Mme Barrette sont partis pour un voyage.* I* mariage de Mr Georges De Sève, à Mlle Yvonne Varin, de Westmount, a eu .soi des MKLOIUF.Paroles de SOUBISE et LEMAITRE Musique de F.DORIA -*\ Mi - gnon ne, quand la lune é • clal - rc La plai - ne aux bruits mé - lo .di - eux, Lore - que.l'é • toi- $=5-à • ï 0 ~-r—5,—?> - /- • di ¦ eux, Lors - que.l'é • toi- ____¦_____ le du mys - tè - re Re • vient.sou-rire aux a • mou-reux,.pliï-lfi|gj|^jp Ai - tu par - fois sur la col - li ne.A» - tu par - fois sur la col - li Par .mi les souf - ties ca - res - snnts.Fn - ten - du .h»___ rcT —r~~qp~r -[—m—tr-'-a —m -1-V~:-
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