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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 12, no 290
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1906, Collections de BAnQ.

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Vol.XII — N° 290 Montréal, 5 mai 1906 T7n 2To 5 SOMS Abonnement ; $>.50 par année.J.E.Belair, éditeur.Adresse: 16.rue Craig-Est, Montréal.Mr EMILE BÉLANGER, gérant du Théâtre National Français Soi^CL3^.a.ïxe '% 2 i TEXTE : Nm*IT : M.EMILE BÉLANGER.Chronique de Quinzaine.—.LÉO» F.Chrokhju» rjuantï : 1A MONTRE DU MINEUR.1.8 BONHOMME ClIRYSALK PoisiEi: PLEIN AIR .Edmond Rostand — L'HYMNE Aü TABAC.J.Chignon Vus À Rtc TUt 1 MASSACRK.Paul Bii.haud Co"fs un ciseaux : UN BON MOYEN .CIIaN'1 MUSIQUE ç l 5 l A L'INCONNUE.I.'ETERNFLLEMENT VRAI.MÈRE DELA PATRIE, ctntiqtra.FEMME VARIE.FOL QUI S’Y FIE.PIANO VALENT1NE, valse.Guido Spinbtti .Jean Vakney .G.DtiOAS, Pire .G.Verdi GAETAN VAT.0IS ^ «iv ¦ en.* _ , , Feuilleton i SECRET DE FAMILLE (smite).! TCHERKESS, danse caractérutique.LÉO FOUGRT Dm» le aoade «tiatc ; — Mondanités : — Bloelc-Note» ; — Graphologie ; — Récréation ; —Jeux de société | — Ponr rire, etc., etc.VIOLON et MANDOLINE BERCEUSE DE JOCELYN.B.Godard 170 LE PASSE-TEMPS No 290 — Montréal, 5 roui 1000 fefass^-®mp MÜ8ICAL, LITTHRAIRB ir FANTAISISTE f'nralt loua Ut qhihm ioun .VAmjrvjue _ _in.*•••.*•«• .»i.ou - ___ .Six moi*.75 oti I Six mola.5frs Pour l lin an ,.$1.80 .75 et* r»Tl»!.« P’*»A»0« PourVEurop.Unau .10 frs En «'abonnant pour un an, chaque abonné reçoit en marchandises Une Prime valant $1.00 Demander, notre catalogue de primes KmUre insertion.si _________________________________ .10 oti la lira insertions subséquentes.5 “ Conditions libérale» pour annonoj* à lonlMnns-Las annonçai sont maiurfas sur Patate.TouU demande de oban»» • ont d'adress» doit Jtra aceompacnée de l'and.nne adresse.Pour dlseentinuer de raoeroir oe Journal, il faul M.Emile Bélanger Ni à Québec en 1876.Etudes complètes su Petit Séminaire de Québec, puis au Collège des Jésuites de Montréal.Embrasse la carrière du journalisme.Débute au Monde on 1895.Entre ensuite à La Preste.Passe à La Patrie où il roste deux ans.Revient à La Preste où il reste sept ans.En 1904, part pour l'Europe : passe un an à Paris, où il suit les cours de littérature de la Sorbonne : en même temps il étudie le chant avec le célèbre professeur Jacques Bouhy, créateur du rôle d'EsoamUlo, de Carmen, à l’Opéra-Oomique.Revient à Montréal en août 1905, et entre au Théâtre National en qualité de directeur-gérant, position qu'il occupe encore.Possède la plus jolie voix du monde que nous aimerions à entendre pluB souvent.A épousé en 1900, Alice, fille cadette de J.-B.Latteur, avocat et gérant de la compagnie d'aasurance " Montréal-Canada ”.avoir payé tous ses arréraies.Les manuscrits publiés ou non ne sont pas ren du.Adresses toute -j—p p ! > J r HJ- 4 — Valcntine.- -"-t:- —1 —«S>-i ——i—J- -«*-,— -i -•— —4* 5r _d.# LE PASSE - TSXTB No 200 — Montréal, 5 m»l 1906 TCHERKESS DANSE CARACTERISTIQUE Pour Piarro Léo POUGET Montréal, 5 m«i 1906 — No 290 LE PASSE - TEMPS 185 Le numéro du Pawk-Timps qui contenait U marche PARTONS étant épuisé, oo moroeau de musique ae Tond on (euillee 60o frauoo, chei tous lee marchand» de musique. LE PASSE - TEMPS No 290 — Montréal, 6 mai 1906 idENJAMIN GODARD 'BERCEUSE DE JOCELYN PIANO & VIOLON TRANSORITE PAR L’AUTEUR PIANO Montréal, 6 mai 1906 — No 290 le PASSE - TEMPS 187 Le remède par excellence pour .guérir Cors et Verrues “ ANTIKOR LAURENCE ' A.J.LAURENCE,'pharmacien,MontreaK.2.** 188 LE PASSE-TEMPS No 290 — Montréal, 5 mil 1006 est une superbe revue musicale, littéraire et fantaisiste, arec texte et musique, qui parait tous les quinze jours.C’est le compagnon fidèle du chanteur et de l'instrumentiste, ainsi que du diseur et de la diseuse de vers et de monologues.Indispensable à qui veut briller en société.Journal intéressant et utile pour les professeurs et élève».12 pages de texte et 12 pages de musique choisie, musique de piano, d'orgue, de violon, de mandoline, duos, etc.Chroniques instructives et Bmusantes, monologues, pièces de thé&tres, comeils, bons mots, divertissements, jeux de société, magie, etc, toutes scs matières se retrouvent dans chaque numéro du Passe-Tf-Mts.Une prime valant au moins UN DOLLAR est offerte aux abonnés d’un an.ABONNEMENT, $1.50 PAR ANNÉE En vente chez tous les marchands de journaux, 5 cls la copie Z.E.BELAIR, EdAte-ur-IFroprletaire Mo SGXOa, ma© (Cirai g, Monta-©®! Demanda un NUMÊRO-SPE CIME N et notre CA TALOGUE DE PRIMES t^voyis fronce sur demande NOS PRIMES Toute personne gui t'abonne ou renouvelle ton abonnement au Patte-Tempt pour un an (91.60), peut choisir dam la liste ci-deseous pour UNE PIASTRE de marchandise, comme prime.Au cas où la tomme de« articles choisis dipas-teraii une piastre, il est entendu qu'on devra ajouter la différence au p'ix de F abonnement.MWSÏÏQTUT2S ’TOCÆ.ILJE Balfi, M.-W.Si tu savais (s ou t, msou b).Bamett Je connais un pauvre enfant (Mignon).Barbier, A.Bonjour, Suzon .Batta Valse de Marguerite (s ou t, c ou b).Ballmann, J.-L.Babil de fauvette.Carillon de Noël.Délivrance du prisonnier.Orphelin (l'J.Toujours toi, romance.Baumann, E.France ne périr» pas (la).Bdtjens, M.J.-H.Cesser d'aimer.Mon ange, adieu I cantilène.Oh, rendez-moi mon ciel .Malvina la folle, scène dramatique.Séparation.Berger, J.Amoureuse, valse chantée.Bemlerg Aime moi (s ou t, ms ou b), OUVRAGES THÉORIQUES ET D’ENSEIGNEMENT Aerti, F/lix Abécédaire musical par demandes et réponses, avec tableaux intuitifs à l'p.sage des commençants.35 Catéchisme musical ou Théorie raison-née de la musique par demandes et ré-ponses,avec tableaux intuitifs à l'usage des cours moyens.50 —Grammaire musicale ou Théorie raisonné* et approfondie des Eléments complets de la musique,par demandes et réponses, avec tableaux intuitifs à l'usage des cours supérieurs.75 Aug/, Claude Le livre de musique, théorie musicale.50 —Supplément au Livre de musique.10 —Les chants de l'enfance .35 Butine Vocalises, les quatre sérier complètes.2.00 Catel TraitédTiarmonie conforme Al'édition du Conservatoire.90 Clodcmir, P, Manuel du Chef-Directeur ou des Exécutants, ou Traité théorique et prati.que i l'usage des musiques de fanfares ou d'harmonie.1.20 Danhauser, A.Théorie de la musique .1.50 —Abrégé de la Théorie de la musique.—Questionnaire-appendice de la Théorie da la musique.35 Gurlitt, C.48 études mélodiques poui le médium de la voix, en trois cahiers, chaque.90 Jousse Catéchisme musical.30 —Le même, texte anglais.25 Labtache, L, Méthode complète de chant, analyse raisonnée des principes d'après les études pour développer la voix et la rendre légère et pour former le goto, avec exemples démonstratifs, exercices et vocalises gradués, pour soprano ou ténor, pour mezzo-soprano ou alto, pour baryton ou basse, texte français, chaque .3.00 —Exercices pour voix de soprano ou ténor, texte français, avec accompagnement de piano, en deux suites, chaque.1.00 —Douze vocalises pour mezzo-soprano ou contralto avec accompagnement de piano, chaque .1.50 Lavignac La Musique et les Musiciens, ouvrage couronné par l'Académie des Beaux-Arts.Un fort volume compact de 600 pages, avec 94 figures et Jio exemples en musique.2.00 75 Le Charpentier, Ai.Petit solfège, composé pour les petits enfants.Ma r mon tel, A.Exercices de musique, première année, solfège et chant.—Piemière année de musique.—Deuxième année de musique.Solfège etchaat.Leçons, exercices, 73 chœurs, éléments d'harmonie, abrégé de l'histoire de la m usique .90 Smith, G.Abécédaire musical.3; Souitlier Dictionnaire complet de la musique.1 AIRS D’OPERA, MELODIES, ROMANCES ET CHANSONNETTES À UNE SEULE VOIX avec accompagnement de piano abréviations : S, soprano ; MS, mezzo-soprano ; C, contralto j T, ténor j B, baryton ; A, alto.Âbadie, L.Attisez le feu, chansonnette.2; Le chef d’œuvre de Dieu (s ou t).35 i-a plainte du mousse (s ou t, ms ou b) 25 Valse des feuilles.30 Adam Cantique de Noïl (s ou t, ms ou b).40 J’ignore son nom (Si j’étais toi).35 Aerts, Félix Réveil d’un beau jour.35 Agnesi Enfant, console-toi, mélodie.25 Alary, G.Colinette.35 L'étranger.ic Altadie Jeune fille à l'éventail.30 Aliertinl Moisson de baisers, chansonnette.25 A lûtes Prière & la sainte Vierge Mûrie.Arditi Parle, valse chantée .7 c A matul Baisers de ma mère (les) .25 Laisses les roses aux rotins.25 r *irAr.nt ni.L'Enfant Dieu.N'oubliez pas vosmèra.15 Yeux bleus.».Ai cher Adieux de la fiancée (le5 *5 35 35 35 35 35 35 3° 5° 35 .*5 1 je t'aime 25 35 35 5° 60 40 50 Bouillon Oiseau des bois ri’; Si tu savais combit Braga Ninon.50 Reine mignonne.75 Sérénade des anges, acc.de violon ou violoncelle (s ou t, ms ou b) 60 Brawtr Adieu de la jeune fille.35 Callaerts Prière de l'orpheline (s ou t, ms ou b) 35 Carman, M.Lilas sont en 11 urs [les].50 Où vas tu légère hirondelle.40 Stances & la charité.60 Chaminade, C, Amoroso (s ou t, ms ou b).60 Amour d’automne (s ou t, msou b).60 Au pays bleu (s, ms, c).60 Bercense (s ou t, ms ou b).35 C’était en avril (s ou t, ms ou b) 50 Chanson slave (s ou t; ms ou b) 50 Charme d'amour (s; ms) .50 Deux cœur» (s ou t; ms ou b).60 Extase (s ou t; ms ou b).50 Immortalité (s ou t; ms ou b).60 Anneau d'argent (s ou ms).Amour captif (s ou t; ms ou bi alto).Rêve d'un soir (s ou t; ms ou b).Sans amour (s ou t; ms ou b; c).Tes doux baisers (s ou ms; alto).Tu me dirais (s ou ms : alto).Viens, mon bien-aimé (« ; ms) 35 Chateau Frou-frou .35 Choudens Bergeronnette, valse chantée (ms) .50 Cher!! Voile égarée [la].75 Chopin Aime-moi.50 Oiselet [1‘] (1 I ms).35 Cimino Aimer sans être aimé (s ou t; msou b) 60 Clapisson Mon Ame à Dieu, mon cœur » toi.35 Clos tel, y.Canadienne [la] (ms).25 CoUin Enfant chantait la Marseillaise 35 Concone, J.Judith (ms).65 Stances à l’Océan (t i b).60 Voix de l'Océan.35 Coning Jeune captive.25 Coninch, S.de Reviens Lisette, romance.35 Contant, A.Vierge à la crèche (ms).5° O Canada, ma patrie.35 Nous sommes enfants de la France .25 Cornac Captive.25 Courtois Valse des baisers.25 Ctiiulka Aubade à 1a fiancée (s ou t ; ms ou b) Danti Ivresse d’oiseau (s ou t j ms ou b).Dansa, L.Echange [1’] fs ou t ; ms ; alto ou b).35 Si tu m’aimais.60 Darcier Baptême d’une poupée.30 Délités, L.Chanson de l’aimée (s ou ms).75 Fille de Cadix (s ou t ; ms on b)- 65 Sérénade à Ninon.50 Où va la jeune Indoue (Lackmé) (s) .75 Dell’Aqua, Eva Bonjour Suzon, mélodie.4° Chanson du rouet.50 J’ai vu passer l'hirondelle, vilanelle.50 De/met, P.Charme d’amour.30 Vous êtes jolie.50 Petit chagrin.35 Petits pavés.35 Printemps canadien, chanson.25 Tout simplement.35 Destr/s Maure et captive.35 75 D’Ilack, A.A une jeune fille.35 Ailes de l'amour [les].50 Brise des nuits.50 Dieu vous aime ainsi, ariette.25 Gitana [la].35 Il neige.*S (d suivre) 3° 35 35 35 35 35 35 35 35 60 60 60 35 25 *5 £ 35 5° 5° Montréal.fi nui 1906'— 200 LE PASSE - TEMPS Le Canada de M.Siegfried Les trois alternatives que laisse aux Canadiens le livre de 4L Siegfried sont le " statu qou ”, l’indé-dépendunce et de l'annexion.Grftco û la prudonto méthode de tolérance du parlement impérial, le •• Statu quo est assez large pour comprendre les deux autres alternatives, c'est-à-dire que le statu quo politique pourra s’accommoder de l'indépendance et de l'annexion.Ce sont là autant de théories Justes dont le seul défaut est d'ètre des théories.L'auteur ne tient peut-être pas assez compte de ce qu’il appelle l'envahissement du pays par la civilisation américaine et par contre l'appui trop ÿûr de la stabi.ité incoercible du " statu quo ” politique.En effet l’envahissement américain est progressif et pratique tondis que le stetu quo est stationnai re et théorique.L’auteur voit dans l’indifférence apparente du gouvernement américium l’effet d’une entente cordiale " sui generis ” entre les doux pays.Cette entente pourrait aussi bien résulter de la certitude du gouvernement américain d'arriver il l'assimilation par le cours régulier que suivent les choses au train qu’elles sont menées par le capital et les associations ouvrières américaines, Ainsi l'union entre nations est un résultat de conquête ou do sympathie.La cnnquéte n’aurait pas sa raison d'étre entre deux pays comme les Etats-Unis et le Canada ; la lutte entre eux serait une lutte contre la civilisation.C'est pour cette raison que les pratiques Américains se contentent de nous assimiler et ils y vont rondement.Ils ne pourraient.même s'ils étaient nos maîtres, effectuer le développement du pays dans leur sens avec plus d'efficacité que cela se fait même par le " statu quo " Nos chemins do fer.nos mœurs et notre législation leur ouvrent toutes nos portes.Si le Canada no parait pas plus Américain, ce n'est que parce que les Américains s'identifient avec nous au point de ne plus se reconnaître que par la distinction du mot, distinction très rarement rappelée dans notre pays d’ailleurs si cosmopolite.Faut-il pour cela discuter les conclusions de M.Siagfred ?Je crois qu'il est aussi difficile de les discuter que do les accepter.En matière politique les circonstances sont tout, ont déjà dit plusieurs hommes d'E-tat.Or ces circonstances peuvent varier et l'on pourrait se trouver en face d’une autre alternative qui serait l'annexion il l'américaine, annexion bien Jouée qui, au lieu du " statu quo ", pourrait se définir l'annexion graduelle imperceptible.Ajoutons cependant que les trois alternatives de M.Siegfried sont larges comme une vérité de La Palisse et qu'il vaudrait, autant dire d’un homme qu’il faut qu'il soit Indépendant, ù gages ou cri société.Il faut toutefois remarquer que le livre do M.Siegfried est plutôt un livre d’observation que de discussion et on y reconnaît l’effort réussi d’un écrivain qui voit et rapporte des vérités établies.WILI.Y A.BAKER.(D.l'Opinion, Montréal.) L’OPINION Le parti conservateur canadien françai-compte maintenant un organe à Montréal L'Opinion, tel est son litre, parait le diman che et est imprimée par M.P.II.Dalaire.au No 449 Notre-Dame-Est.En vente dam tous les dépôts de journaux.i sous.Abonnement, une piastre par an.A L’ECONOMIE SOCIALE PUBLICITE 1111 MARIAGE ün comité de la Société d’Econo-nomio Sociale doit faire rapport sur les amendements requis pour supl pléer à la faiblesse de nos lois (S.R.I).art.1210),.dos dispenses de bans de mariage aux non-catliollques.Toui ce que l’on exige, c’est la production d’un cautionnement personnel et celui de deux personnes tenant feu et lieu, par lequel on promet payer $800 i\ Majesté au cas oü serait plus tard constaté un empêchement légal au mariage.Sa responsabilité iwrsou-nelle est une sanction illusoire ; il faudrait la menace d’un emprisonnement contre ceux qui viennent faire lit de fausses déclarations.Chez un seul des Commissaires A Montréal, il y a eu quatre bigames qui ont obtenu pareilles licences.Un 1670, Clément VIII avait déjà Indiqué la nécessité du procès d’état libre.Nous donnons de suite un spécimen de ces enquêtes.Voici un plan d'interrogatoire, tiré de Bnssibey : " lie la clandestinité dans le mariage 1903 No 193 page 300.” lo Quels sont vos noms, prénoms, patrie, fige, profession, domicile ?2o Etes-vous originaire du diooèse, de la paroisse ?depuis quand y résidez-vous ?3o Est-ce de vous-même que vous venez déposer fl Si oui, on renvoie le témoin comme suspect.S'il dépose sur requête, on poursuit ; Qui vous a requis do déposer 1 oû ?quand ?comment ?devant qui ?combien de fois ?Savez vous s’il existe quelque empêchement entre les fiancés ?4o Les fiancés ( ou quelqu'un en leur nom ) vous ont-ils donné, promis, remis offert quelque chose pour venir déposer ?On peut omettre cette question en égard il l’honorabilité des personnes (1).5o Connaissez-vous les fiancés et depuis combien de temps ?Dans quel lieu et a quelle occasion V Quelles sont leur qualité, mœurs, condition ?6o Sont-ils originaires du diocèse, ou étrangers ?S’ils sont élranhers au diocèse, on surscoit.et on demande A l'Ordinaire étranger 1e certificat d'état libre pour le temps passé dans son diocèse.7o Bans quelle paroisse ont-ils habité jusqu'ici ?ou habitent-ils présentement.Depuis quand et pour.combien de temps ?Ont-ils déjà été mariés ?no sont-ils pas divorcés ?Ont-ils fait profession religieuse ?reçu les ordres sacrés ?Connaissez-vous quelque autre empêchement ?consanguinité affinité, parente spirituelle, disparité de culte, honnêteté publique, fiançailles, etc.?8o Comment savoa-vous ces détails (causa scientine)?do science personnelle ou par autrui ?Est-il possible qu'il y ait quelque empêchement ?Si oui, on surscoit aux publications A moins quo 1e contraire ne se dégage des autres dépositions.9o Quelles raisons et quelles preuves apportez-vous de vos dires ?(Pour savoir la foi que mérite le témoin ).Si le témoin répond quo les fiancés ont été mariés, mais que le conjoint du premier mariage est mort, on poursuit.It'o Quand V Ou est-il mort ?Comment connaissez-vous la mort de ce conjoint et son précédent mariage ?S'il répond qu’il est mort dans un hôpital, qu'il l’a vu on terrer dans telle église on a l’armée, ou doit surseoir jusqu'il ce qu’on ail procuré un certificat authentique de décès.Toutefois la Congrégation admet la preuve morale du décès en dehors de l actc authentique 13).11 o Après la mort du premier conjoint décédé le fiancé n'at-il pas convolé un secondes noces ?Oçï civilement ?A l’église ?Au temple ?Si la réponse est négative, on poursuit : 12o Est-il possible qu'il se soit remarié sans quo vous l'ayez su ?Si oui on mirsceoit jusqu'à preuve du contraire.Si non.on continue pour savoir la foi que mérite le témoin.18o Comment connaissez-vous ces renseignements ?Sur quelles raisons les appuyez-vous ?14o N'avez-vous rien û modifier, ajouter ou retrancher ?Hâte et lieu de l’interrogatoire : puis signature du témoin et île l’enquêteur.On nous soumet un essai d'amendements sur ’’ loi des licences de mariage." L’article 1208 des statuts refondus de Québec est remplacé par lo suivant : Les 1 icenses émises, en vertu de cette section par les personnes que lo lieutenant-gouverneur en conseil nomme pour cette fin, A toutes personnes d'une dénomination religieuse autre que la religion catholique romaine, qui en font la demande, sur production d'un affidavit du requérant,certifiant tous les faits dont rénonciation serait requise ensuite dans l’acte de célébration du mariage projeté.Si lo commissaire des licences de mariage sait personnellement ou soupçonne que les faits ne sont pas tels que déclarés sous serment, il pourra exiger A sa discrétion d’autres preuves.Dans le cas où l’un des époux est mineur, ce dernier devra produire par écrit la preuve du consentement et do l’avis des ascendants et autres personnes, quand il est requis.Toute personne qui se fait passer faussement pour le père, le tuteur ou autre personne dont le consentement est requis pour lo mariage d’un mineur est passible d'un emprisonnement lie deux ans et d'uno amende de huit cents dollars.Longéti'é.Le Parisien— Un do mes oncles est mort à I àgo de quntre-vmgt seize mis.Le Toulousain— Moi.j’ai perdu le mien l'autre jour : il venait d'entrer dans si cent deuxième aimée.Le Marseillais Eh I bien moi, o'est mieux : personne n'est oncore mort dans ma famille I JEUX DE SOCIÉTÉ LES COURRIERS Chique joueur, à son tour, fait l'olHc* de courrier et apporte quelques nouvelles ; ces nouvelles ne doivent concerner (suivant les convenances dos joueur») que la maison, le boudoir, l'office, la rue.la loge du concierge ; ou bien c’est la principale nouvelle du jour ou du quartier, etc.Un gage est dû par oeloi qui répète ce qui a déjà été dit ou y (ait seulement allusion.La gaieté de ce jeu dépend be*uooup de la faconde, de l'ingénioaité et de L'esprit que les jouours apporteront dans leur narration.CUISINE ŒUFS A LA SOU BISE Cannez en deux, six œufs durs ; en-leTbï les jaunes et faites en une purée ; ajoutez trois grandes cuillerées de froçisr ge râpé, un quart de petite cuillerée de moutarde en |>oudre.uno pincée de poivre et du sel ; roulez en boules et remplissez les blanca ; dentelez le bord de ces derniers et versez sur le tout.La sauce Soubi-so se fait de la manière auivaute : Faites cuire pendant cinq minutes une pet ite tranche d'oignou dans deux grandes cuillerées de beurre, puis ajoutez Iss troia quarte d'une tasse d’eau chaude; faites cuire pendant vingt minutes, et pavez au tamis.CONSEIL UNIE VIN DE BLÉ Dans un réoipient ouvert on met 1 gallon de blé, 8 livres de cassonnade, 3 gallons d'eau, 3 patates oruea râpées, une ualette de levain (chez tous lee épicier»).On laisse fermeutur douze jours, on retire le liquide, moine le marc, puis on recommence deux fois aveo lee mêmes quantité» que ci-dessus en laissant toujours le vieux maie.• L'ODEUR DES THEIERES Lorsque les théières restent quelque temps sans être employée», elles acquièrent une odeur désagréable qui donne un mauvais goût au thé.On peut ren édier à oet inconvénient en mettant un morceau do sucre dams la théière après s'en «tre servi.NOTES SPECIALES Nous publions en dernière page l'saaeace de la maison d'édition et d’iraportition de musique dirigée par M.Edmond Hardy.Cette maison est une des plus anciennes et ¦les plus solidement établies do Montréal.On y trouve tout» les dernières nouveautés en fait de musique en feuille», albunu, eto.La maison Hardy représente aussi au Canada les meilleurs licteur» d’initrumcats d’Euro-pe.Demandez le catalogue, en«oyé sur demande.• Tour tout ce qu’il vous faut dana n’impor le quel paya, pour entrer ea relations avec les étiangers adressez vous» (.'.Mulkay, pubH-ciste, t6 rue de» Minime», Bruxelles (Uelei que), rtçoit, sans frais, les communication», annonces et abonnement» à noir» journal.• Une visite au magasin de musique de M.J.t».Yon, 366 ru© üte-Catherine• b.»t, nous a convaincu que nulle paît se trouve un assorti-ment aus*i considérable de musique eu feull le».Dea ciiw.rvmplietde nouveautés musicales arriv.nt chaque semaine dea maison» d'édition euiopéemaa et américaine».• I.A MARSEILLAISE DU TRAVAIL Cette chanson devrait æ trouver chrx tou( ouvrier, surtout chez tout unioniste, lo son* ou 70 sous la domaine, chez J.H.Malo, 207 rue Sanguinet, Montréal, Lan. 130 LE PASSE-TEMPS No 290 — Montréal, 5 mai 1900' Un Secret de Famille ROMAN INEDIT (»«>/«) — Je n’en sain rien.Peut-être vaut-il mieux pour elle souffrir de l’Uluaion où elle demeure ; elle regrette l'absence de sa mire, à la vérité ; mais ne serait-il pas plus dur de ne plus pouvoir la regretter ?— C’est juste ; cependant, tant qu'elle conserve cette illusion, cette femme pourrait l'entraîner à quelque imprudence.• — Florence est gardée par des cœurs vigilants, qui ne permettraient pas qu'elle fût victime de sa générosité ou de son inexpérience.Ils cheminaient depuis quelques instants déjà dans une allée peu fréquentée, où les charrettéa avaient creusé des ornières profondes, mais que l'herbe recouvrait h demi, et que les fougères envahissaient peu à peu.De nombreux ruisseaux, filtrant sou» la mousse ou à travers les rochers, entretenaient tant do fraîcheur et d'humidité que, malgré la chaleur et le brûlant soleil, les feuilles, l’herbe et les mille plantes qui tapissaient le sol restaient d’un vert intense.La mousse, épaisse et douce, s'étendait au pied des arbres, ot reoouvrait un grand nombre de leurs troncs d'une tunique de velours ; de loin en loin, un arbre renversé montrait ses racines encore vives, tandis que d'autres, à demi morts de vieillesse, s'entr’ouvraient, tout brisés.Ils s’assirent un instant au bord d'un de oes filets d'eau qui, tombant des hauteurs.prennent l'hiver des allures de cascadee, mais qui, à cette époque, recouvrent à peine le lit de cresson qui les tapissent.Pol, pour la première fois, regarda Florence avec intérêt.— Ainsi, elle a souffert, se disait-il, cherchant à lire au fond de ces yeux gris, oui, tantôt étaient lumineux, rayonnants, tantôt devenaient pensifs et profonds sous 1 abri de leurs cils noirs.Elle souffrait encore en ce moment, o'était évident pour quiconque avait quelque prétention II la qualité d'observateur.M.de Trélaz venait de se lancer avec Olervie dans une discussion animée sur la question du déboisement et du défrichement des forêts, ot Florence se trouvait pour un instaut libre de garder le silence.Le masque d’animation dont ses traits étaient revêtus tout & l'heure avait disparu ; quelque chose de fatigué et de hagard tour à tour détendait ses traits, et les contractait.Sa lèvre était tremblante, ses mains étaiont jointes sur ses genoux dans une attitude abandonnée, et ses yeux, que Pol ne pouvait rencontrer, étaient vaguement fixés devant elle.Quelques minutes se passèrent.Il se sentait à son tour pris de compassion, et respectueux de ce repos fugitif dans une souffrance évidente.Mais la scène était ex traordinairement belle ot apaisante.Un oiseau disait un chant capricieux, auquel un autre chant répondait à quelque distance.Mille traita d’or, épars et brisés, se jouaient à travers les arbres et tremblaient sur la mouase dès qu’un souffle de brise agitait les branches et remuait leurs |ombres légères.Et le clapotis du iruisseau se faisait entendre sans relâche, murmurant quelque chose de mystérieusement doux.Peu à.peu, Pol vit dans las traits mobiles dé la jeune fille quelque chose de plus vivant, comme raffermi.Sou regard cessa d’être vague ; elle suivit, d’abord un peu distraitement, les petites ondes rapides qui se poursuivaient près d'elle, puis son attention s'éveilla, et l’ombre d'un sourire vint relever le coin de sa bouche sérieuse.On eût dit qu'elle entendait le langage mystérieux des toutes petites vagues, et qu’elle revenait, on l’écoutant, à un sentiment plus doux de sa jeune eiistence.M de Trolaz se leva pour aller voir un rocher qui surplombait la route ; Clervie l'accompagna.Florence fit un mouvoment pour se lever, et regarda Pol aveo une expression dont elle n'avait évidemment pas conscience, mais où il y avait quelque chose comme une enfantine supplication.— Si j’osais, je vous demanderais d'attendre ioi ces explorateurs, dit-il avec un demi sourire.Encore inconsciemment, elle lui jeta un regard de reconnaissance, puis ses yeux s'abaissèrent de nouveau vors le ruisseau.Peu à peu, elle revenait à la jeunesse, à la gaieté.Ses mains alanguies se dénouèrent, elle repoussa d'un geste vif une boucle de cheveux égarée sur son front, et laissa échapper un doux et long soupir de soulagement.Ün eût dit que la nature, comme une mère, l'avait bercée de son souffle, calmée de ses chants, refraichie de sa paix et de son silence salutaire.I Elle releva »ers Pol des yeux d’où l’angoisse avait disparu, et il sentit qu'il pouvait la plaindre, mais non plus la détester.—i On aurait dit tout a l'heure que vous écoutiez une voix familière.Je pense Îue la forêt vous révèle sos mystères, et que quelque naïade lilliputienne, caohéo ans ce lit de oresson, vous traduisait la chanson du ruisseau.Elle resta étonnéé ; la voix de Pol n'avait plus la sécheresse qu'elle y avait sen-tie^juWue-là, et une ombre de sourire se jouait autour de ses lèvres.— Oui, je comprenais très bien ce que murmurait cette eau rapide.— Et quo disait-elle î Ello le regarda eu face, pour voir s'il ne se moquerait pas d’elle, et, découvrant po.br la première fois un rayon de jeunesse sur sou visage sérieux, elle se mit à rire.t *— Oh ! c’eut un secret.La naïade qui dort dans le cresson ne parle que pour moi’,.— Croyez-vous quo le langage de la nature ne puis s'adapter qu'à un seul être 1 — Oh I non certes, mais elle a peut être pour chacun son idiome à part.Je suis persuadée, dit-elle avec un reste de timidité, que la nature n'est qu'un enchaînement de symboles, et .Mais vous vous moquerez peut-être de moi.-t- Je suis encore assez jeune pour vous comprendre, dit-il en souriant, et peut-être l'idiome qui est parlé pour voua serait-il auBsi le mien.— Eh ! bien, j’ai souvent pensé que nous ne découvrons la clef de ces symboles que lorsque nous y cherchons des leçons.— Je ne comprends pas pourquoi vous avez pu craindre une raillerie au sujet d’une telle pensée.Ello est parfaitement juste.Cela vous encourage-t-il à me traduire la chanson ou.j’allais dire la leçon du ruisseau 1 — Oui, dit-elle, inclinant la tête, c'était bien une leçon.Chaque petite vague disait là même chose.Elle sourit, regarda pensivement le ruisseau, et, tout & fait rassurée, se parlant à elle même plutôt qu'à Pol, elle murmura : — Les petites vaguos disent : je me hâte, rien ne m’arrête, rien ne me retient pour accomplir ma tftohe et courir vers l’immense lac bleu qui est là-bas, dans la vallée.Chacune de mes gouttes brillantes s’écoule vers son devoir.Jo baigne les petites tiges fines du cresson, je lavo la pierre brillante dont mes scou rs, depuis des siècles, ont usé les aspérités, je glisse autour de l'obstacle qui barre mon chemin, ou, s’il faut le surmonter, j’attends que mes sœurs soient venues à mon aide et m'aient élevée bien haut.Je passe sous le feuillage sombre ou, dans les endroits découverts, je reflète, si petite que je sois, la splendeur du brillant soleil.Que mon cours soit aisé ou oontrarié, que je m'écoule danB l'ombre ou la lumière, que je baigne la plante aux tendre* feuilles ou le fragment de granit, je passe,.je pas je cours vers le grand lac qui eat pour moi l'infini.Ello se tut, puis, tout à coup confuse, elle regarda Pol et se mit à rire.Il ne riait pas, lui, mais il y avait sur aon visage quelque chose de détendu, et il paraissait plus jeune.Vous allez me trouver un peu folle, dit-elle, riant de nouveau pour cacher son embarras.— Non, seulement un peu poète.Me permettez-vous d’écrire, pour mon usage personnel, la leçon du ruisseau ï — C'est votre droit, il vous l'aurait peut-être dite comme à moi, dit-elle gaiement.On poids semblait être enlevé de dessus sa poitrine.Son souci, comme un nuage que le vent dissipe, s'était pour le moment éloigné.— Je suis sûre que Clervie conduit votre père à la maison hantée, dit-elle, se relevant aveo l'élasticité de la jeunease.C’est vraiment le berceau de notre famille -, voulez-vous les y rejoindre ?O les impressions de la jeunesse : sympathies soudaines, antipathies fugitives, vous passez comme des ombres, et le ciel bleu reste au fond I C'était de part et d'autre, la compréhension d'une souffrance secrète qui avait rapproché Pol et Florence, et qui leur rendait singulièrement douce cette promenade soua les granda arbres de la forêt.xin Le pavillon qu'on appelait la maison hantée avait fini par so confondre à demi avec ce qui l'entourait.La mousae et les plantes grimpantes avaient envahi les murailles, et jusqu'au toit lui-même.C’était a la fois pittoresque, mystérieux et un peu lugubre, tant la note d'abandon était marquée.La grille de bois qui fermais l'entrée s'était depuis longtemps effondrée ; les piliers demeurés debout, disparaissaient, ainsi que le mur d'appui, sous l'envahissement du lierre, et ce qui avait été un jardin était devenu un fouillis inextricable, dans lequel un certain nombre de ces flours vi-vacea, qui se sèment d'elles-mêmes, croissaient avec peine au milieu des ronces et des herbes.Un des pignons baiguait presque dans l'étang ; quand les pluies faisaient monter le niveau de l’eau, elle venait battre lea contre-forts qui soutonaiont la vieille muraille.Les arbres et les plantes, grâce au voisinage de l'eau, et aussi à 1» dépression du terrain, très abrité en cet endroit, avaient atteint des proportions et une luxuriance extraordinaires, aussi une demi-obscurité réguait-ollo, même en plein jour, sous ces voûtes de verdure que le soleil lui-même réussissait à peine à percer.Sur la vivo de l’étang opposée à la maison, il y avait un monticule ombragé par un il mourant de vieillesse, dont le tronc énorme se fendait, et d'où sortait toute une masse de fougères.C'était sous les branches au noir feuillage que se dressaient les trois oroix grossiorement taillées, et marbrées de mousse jaunes et grises qui, d'après la légende, marquaient la sépulture du noble seigneur et des vassaux qu’il avait défendus jusqu'à la mort.Tout autour de l’étang, sur l'épais tapis de mousse, il y avait une floraison fantastique : des champignons énormes, d'un blanc de neige, affec-laiont la forme de calices qu’on eût dit sculptés dans le marbre.Et pour compléter la ressemblance aveo dea coupes gracieusement ouvertes, dans presque toutes ce» étranges Heurs il y avait dea brins de mousae, tranchant avec la blancheur do leur réceptacle.— Ce lieu est à la fois très beau ot très sinistre, dit M.de Trélaz, jetant un regard étonné autour de lui.La maison est évidemment abandonnée, ce qui n’a rien d’étonnant.L’humidité de ce lieu évoque l’idée de la fièvre ou de la mal’aria, sans parler du spleen que doit inspirer une telle solitude, un site aussi désolé.— Cette maison est la propriété de Mme Raoul de Trélaz, dit Clervie ; mais bien que sa belle-mère la faase entretenir à peu près, et qu’elle soit signalée chez tous les notaires du pays, il n'y a jamais eu de locataire consentant à a’y enfermer.— Est-ce que les bruits qui courent à son sujot éloignent vraiment les habitants, ou la tristesse de son aspect est-elle la seule cause de l’abandon où on la laisse ï — Les gens du pays lie passeraient ponr rien au monde dans ce voisinage à la tombée de la nuit, dit Florence.Quelques amateurs de chasse sont venus U visiter ; eux se riaient des fantômes, mais frissonnaient en constatant cette humidité.— Mais si personne n'y vient jamais, comment a-t-on vu les mystérieux habitants 1 demanda Pol avec un sourire.Oh ! personne ne les a vus, naturellement.Pour ma part, j'aimerais à admirer les effets de lune sous ces bois épais et sur l'étang.Je pense que la légende de» fantômes a pris naissance dans un mystérieux clair de lune.— Nous organiserons une promenade nocturne avec mon père, dit Pol, — Merci ! dit M.de Trélaz.Si romantique que soit colieu, j’aime mieux, à mon âge, le repos de mon Ut.L’intérieur de la maison vaut-il la peine d'être visité 1 — Tout est bien délabré ; il y a cependant une cheminée sculptée qui oat assez curieuse, quoique d'un travail grossier.Florence prit dans aa poche une vieille clef volumineuse, et ouvrit la porto, dont toute trace de peinture avait depuis longtemps disparu.On entrait de plain-pied dans une vaste pièce qui tenait toute la largeur de la maison, et qui avait servi à la fois de cuisine et de salle à manger.C'était là que se trouvait la cheminée en pierre dans laquelle deux ou troÎB troncs d'arbres auraient tenu aisément, et dont le manteau, orné de figures et de feuillago, abritait encore doux bancs de chêne noirci, aux sculptures couvertes de toiles d’araignée.La mousse verdissait la pierre de la oheminée, aussi bien que les dalles de marbre fendues et disjointes qui recouvraient le aol.Une large table carrée occupait encore le centre de U chambre.Contre les mura, revêtus à hauteur d'homme d'un lambris de chêne, il y avait deux buffets massifs, très vermoulus, et des chaisos de paille dort les dossiers, fort endommagés, représentaient les lyres.Dans un angle, un escalier de bois, garni d’une rampo massive, menait à l'étage supérieur.Un* odeur presque insupportable d’humidité et de moisissure se dégageait de cette pièce inhabitée, et les branches de lierre qui tapissaient la muraille eitérieuro, et qui tombaient comme un rideau devant les fenêtres, y maintenaient une ohacuri-té presque complète.Pol se hâta de donner de l'air ; il y avait deux fenêtres, l'une •ur la façade, et l’autre percé* dans le pignon, regardant l'étang. No 290 — Montréal, 5 mal 1906 LE PASSE-TEMPS 191 — Un ermite seul pourrait vivre ioi, dit-il avec un frisson involontaire.— Oh I pas môme un ermite, répliqua Florence en souriant ; n'avez-vous pas remarqué quo leurs lieux de retraite, comme les couvents, étaient toujours bâti» sur des lieux élevés, ou dans do large» vallées, partout, enfin, où l'on découvrait un vasto horizon J Ceux qui vivent de l'infini aiment à voir autour d'eux les espaces sans limitas qui leur sont un symbole.— Kt selon vous, dit M.de Trélaz, s'approchant de la cheminée pour y déohif-frer une date grossièrement sculptée, qui peut avoir bâti cette triste demeure 1 — Ce fut Amaury de Trélaz, il y a trois cents ans environ.C'était un misan thrope qui, ayant encouru la disgrâce du roi, aimait à ohaaser tout seul sous ces arbres, et dont le cerveau, dit la chronique, était quelque peu dérangé, car on le retira deux fois do l'étang où il cherchait la fin de ses maux imaginaires.— One triste origine I Et est-il de ceux qui hantent ce logis désolé ?— Non, dit Florence en souriant, le fantôme est une femme.— Tu nous raconteras son histoire, dit Clervie, lorsque nous aurons achevé cette lugubre visite.Je crois qu'il ne reste rien de remarquable là-haut ?— Oh ! rien du tout.Mais il y a dans toute maison abandonnée quelque chose d'attrayant et de pénible à la fois, et M.de Trélaz et son fils gravirent l'escalier qui craquait aous leurs pas.A ce premier et unique étage, on trouvait deux chambresil alcôve, lambrissées comme la Balle du rez-du-chaumée.Au-dessus du lambris, les murs, jadis blanchis, étaient tachés et verdâtres.La moisissure avait absolument détruit deux ou trois portraits dont les toiles pendaient en lambeaux.Il y avait quelques meubles en marqueterie, jadis assez élégants, mais ternis, des fauteuils dont le crin Bortait de toutes parts, ol des lits anciens dont les matels étaient préservés par des toiles jaunies.— Si l'on s’égarait dans la forêt, dit Pol en souriant, on trouverait encore ici un abri possible.Quelque insupportable que soit cette atmosphère humide et renfermée, on aurait vite trouvé assez de bois mort pour faire de superbes flambées ; les matelas une fois séchés, on pourrait s'endormir dans l'espoir de voir apparaitre le fantôme.Ils éprouvèrent tous une impression de soulagement en se retrouvant au grand air, respirant les senteurs saines et pures de la forêt.Ce fut assise près de l'étang, en face des trois croix inégales qui se reflétaient dans l'eau tranquille, que Florence conta la légende do Trélaz, avec plus de détails que Franceza n'en avait jadis donné à mère, en ce mémo lieu : “ Le seigneur de ce pays s'appelait, il y a bien des siècles, Joël le Brennec.Il était noble et vaillant, et avait combattu en maintes rencontres avec une énergie d'autant plus désespéréo quo sa jeune et belle épouse aux blonds cheveux était mor te entre «es bras, un soir de mai, et que même son fils, un chérubin quo toutes les mères enviaient, ne pouvait le rattacher h la vie.Il y eut alors dans ce paya une grande guerre.La légende ne dit pas si c'étaient des étrangers qui avaient abordé les rives bretonnes, ou si le noble duc de en temps avait à lutter contre des seigneurs révoltés.Jool, qui était fidèle, combattit pour son suzerain ; mais scs hommes d'ar mes furent défaits par une troupe dix fois plus forte, et il dut fuir pour Bauver sa vie et regagner l'abri de son château.Or.il y avait dans le bois un bûcheron et sa fille, auquel Joël avait été plus d'une fois secourable.La jeune fille, qui s appelait Léna, avait conçu pour lui une reconnaissance passionnée, qui, peu k peu, s'était changée un une tendresse sans espoir.Souvent elle le voyait errer, inconsolable de la mort do sa femme, oubliant de tendre son arc, et laissant bondir tout près de lui les cerfs et les chevreuils.Alors elle soupirait, regrettant de n’être pas une noble demoiselle pour s'approcher de lui, lui parler, et peut-être adoucir ses peines.Klle chérissait aussi son bol enfant, cueillait pour lui les fraises des bois et Ica fleura sauvages, et elle le baisait parfois furtivement, murmurant en langue celtique : “ Heu-use celle i> qui il serait donné de remplacer ta mère, cher jeune seigneur que j'ai 3 I Pourquoi ne suis-je pas de noble race î” “ 1/6 jour où Joël dut fuir soi ennemis, qui remplissaient la forêt, il s’arrêta, couvert de sang et de poussière, à la cabane du bûcheron, et il demanda à boire.Lé na courut remplir au ruisseau le plus proche un vase de bois qu'elle avait sculpté à l'aide de son couteau pendant les veillées d'hiver, puis, comme il demandait la route la plus proche pour gagner un lieu sûr, elle se mit à genoux devant lui, et implora la faveur de le guider, répondant de sa vie s'il se fiait à elle." Il sourit tristement: sa vie lui était bî peu I et, reprenant son épée, il s’abandonna à elle.Elle connaissait bien les abris lea plus sûrs, les fourrés les plus som lires, les soutiers presque invisibles qu'avaient seulement tracés los cerfs et les san gliers.Mais au plus profond des bois, comme il était en sûreté derrière les taillis, il entendit des cris de détresse, et vit étinceler des armures au loin, à travers la fouillée.— Ces mécréants maltraitent des gens sans défense, dit-il avec indignation, il faut que j'aille à leur secours.“ Léna l’entoura de ses bras.— Vous no les sauverez pas, mon doux seigneur, et ils prendront votre vie I Vous ne pouvez vous battre seul contre vingt I ( d luivre ) Agents demandés Nous avons besoin de boas agents dans les Collèges, Couvents et Magasins pour vendre nos timbres à commission, !-i 28r,ooo timbres venant des Missions étrangères à vendre ; aoo bien assortis, 15c le paquet.1000 pour 25c.l'O timbres assortis, plusieurs pays, à S, 10 et 25c le 100.Paquets " YAMASKA ” A 10, 25 et 50c, plus de 200 paquet* différents dans la série.Timbres rares, catalogues et albums en échange de nos coupons, voyez nos circulai tes envoyés gratis.Les collectionneurs de timbrts trouveront un J assortiment complet de nos paquet 1 aux magasins suivant, : M.Arthur Aspect, barbier et tabaconistr, 950 rue Saint-Dénis.M.Fauchille, libraire, 1705 Ste-Catherine.M.E.Boulé, tabaconiste et bonbons, 3138 Notre-Dame.M.S.Guérard, tabacs et journaux, 1394 Ontario.M.Laplante, tabacs et journaux, t22 Roy.M.Robitaille, tabacs et bonbons, 229 Roy.THF.YAMASKA STAMP Co DtPT." C ", Boite 1176, Montréal.POUR RIRE A propos — Les gs des grèves h Paris : garçons épiciers songent à se mettre en grève.Ils se réuniront jeudi soir, et les meneurs annoncent qu’il y aura des révélations sensationnelles, enfin un véritable clou.— De girofle 1 — Et les terrassiers ?— Ils se piochent.Balandard a renvoyé son domestique Eusèbe.Celui-ci, en rendant non tablier, jette avec colère une pièce blanche dans la gamelle de Tom, le fidèle terre-neuvo.— Que faites-vous, Eusèbe 1 demande son maître.— Je donne quarante sous à Tom ; il les a bien gagnés, la pauvre bète, depuis les temps qu’il me lave ma vaisselle !.A l’approche du jour de l’An.— Dis.grand-papa, qu’est-ce quo tu me donneras pour mes étrennes ?— Nous verrons ça I — Tâche au moins que co ne soit pas quelque chose d’utile I Les petites affiches PETITES ANNONCES GRATUITES Aous offrons à feus nos lecteurs un espace gratuit dam HO' colonnes (Tannonces.Condi tiens : 10 Rtsumer en vingt mots l'annon ce entière (si l'annonce comportait plus de vingt mots, ajontet deux cents par mot additionnelJ: 2o L ’annonce devra être accompagnée de notre coupon de primes : Si on le désire, l'annonce pourra être répétée moyennant le le mot par insertion.Jos.E.Ménard.St-Amédée, Péribonka, P.Q., désire échanger cartes postales illustrées (vues) pour vues du Lac St-Jean et autre».Réponse assurée.Mlle Blanche Rémillard, St-Valentin de Stottsville, P.Q., Canada, désire faire échan ge de cartes postales de fantaisie avec jeu nés messieurs et demoiselles.Mlle L.Beaulieu, St-Sauveur des Monts, P.Q., demande à correspondre par cartes postales illustrées avec le monde entier.Fantaisies préférées.INSTI- TUT DEN .'Al : RE fianra: américain (incorporé) léj rue St Denis, Montréal.Nos dents sont les plus belles et les meil: leures ; elles sont naturelles, inu'ables, in: cassables, garanties.Satisfaction pour tous.A.P.PIGEON ÉDITKUt-PROPHÉTÀIRE DES JOURNAUX Le Bulletin Le seul journal du dimanche à nouvelles.Abonnement : En ville, $1.50 } en dehors de la ville, $1.00.Un No, 2 sou».Le Canard Le seul journal humoristique du genre en Amérique.Abonnement : En ville, $l.oo; En dehors de la ville, 50 sous.Un No, un sou.Atelier Typographique Complet Poar OnvriRM *!• Ville Bureau et Imprimerie : ioç à 10g, rue Ontario-Est (angle avenue de l'Hôtel de-Ville) MONTREAL TIMBRES A VENDRE Timbres des Etats-Unis k vendre au bureau du Passe-Temps.En Offrant au Public De gérer ses épargnée, on doit justifier! lo-De sa SUPÉRIORITÉ.Pour cela le PRET FONCIER publie la liste de ses officiers : Président: L.-R.MontBriant, architecte Vice-Présidents: j ^ G*uvreau Secrétaire : J.Arthur Roy Trésorier : Geo.Paré Gérant : Pierre Bilaudeau.Feisant partie d’un Conseil d’Adminis-tion de 15 membres.2o—De la SÉCURITÉ de ses opérations.Appuyé sur un capital d’UN MILLION, organisé d'après les principes scientifiquement appliqués de la COOPERATION, prêtant ses capitaux i un intérêt peu élevé ( en moyenne moins de 3 p c.) mais toujours avec des garanties HYPOTHÉCAIRES de premier ordre, le “ PRET FONCIf R ”, en temps que CAISSE d'EPARGNEoflre la même sécurité que les meilleurs établissements de ce genre.Demandes Prospectus au PRET FONCIER, LU, 107 St-Jacqw Edmond J.Massicotte ARTISTE-DESSINATEUR (limeét’age ), 22 nie Notre-Dame est, Montréal — Illustra lions décoratives pour couvertures de livres, catalogues, étiquette», affiches, etc.L’IMPARTIAL ——Prince Edouard.L'IMPARTIAL est publié la jiuiii da chaque «•naine : huit pan», uu dollar par an.Adresse : L'IMPARTIAL.Trama*, r.1.1.00 YEARS' EXPERIENCE Patents i RADE.IYIARKS Designs Copyrights Ac.Anyone londlnR h iiketch and description tuay qnloklf uroriain our opinion free wliether nii litrentlon 18 pmbnbly pnri-niable.Conmunlrn-tlonmtrlotljrroiitliloiiilnl.lïandbookon Patenta *nt free.Oldeat apenry for ai Patenta taken throncb Mu •ent free.Oldeat apenry for lerorln» patenti.n & Co.i iprelal notlcr, wlthout charge, In the .recelée Scientific flmcrican.A 'andaomely Hluiitratwl weeklf.I-areeaf, dr rm-tlnn of anj identifia Journal.Tvrmi.|3r rear { four montha, f L 8old br al) newndeaier» IBUNN i New York Branch Office.«36 K 8t- W»«Jilnirton.1>.C.?EEAUMZSE MÉDECIN «T OPTI .N < —A l'Institut d’Opti •— 144 Ste-Catherine g; Coin Hôtel de Ville, Moaftr Musique de toutes SORTES.Demandez notre calalogue de musique vocale et instrumentale.38 Notre-Dame-Ouest Tel.Main 246» MONTREAL E.D.ÀÜMONT Comptable Commissaire, C.S.74 rue Si-Jacques SPÉCIALITÉ Bureau de Collection Achat de Eillelt Dettes de Livtn Crtancti Je toutti sortit Collecteur autorisé du Paut- Ttmfi Téléphone Main 2283 Nouvelle Importation d'instruments de Musique et de Musique en Feuilles M.CHAS.LAVALLÉE informe sa nombreuse clientèle qu'il rient de recevoir de France, d’Angleterre, d’Allemagne et d'Autriche, un lot d'instruments de musique et masique en feuilles, qui sera vendu au prix du gros.Une remise libérale sera faite aux communautés religieuses ainsi qu'aux professeurs de musique.Violons faits i ordre.Réparations de tontes sortes exécutées il bref délai.Toujours en stock des instruments pour orchestre et fanfare, à prix réduits Agent pour Besson A-Cie, de Londres, Ang., Péliison, Gui-not &• Cie, Lyon, France, Coartois (r Mille, Paria, France.C Ixs.LavaHé© 35, COTE ST LAMBERT, MONTREAL.^ I COUPON DE PRIMES I ïS£4S2iS£5£sSSSS I
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