Le passe-temps, 1 janvier 1907, v. 13, no 323
PER P-26 f^> Vol.XIII — N° j2j Montréal, 10 août 1907 TJa ITo, 6 sous JLpasje - Gjempj Abonnement : Eut^ûnu! $°.oo Par année.J.E.Belair, éditeur.Adrene: 16.rue Craig-Est, Montréal.Mademoiselle MARGUERITE ANGLIN C'est la fille de feu l'Honorable Timotliée Au^lin, Ancien Orateur de la Chambre «le» Communes, née à Ottawa, qui a reçu son éducation au Couvent du Sault-au- Récollet et qui (ait actuellement l'ornement de la bonne société et des salons américains. 338 LJC PASSE -TKMPB No 323 - Montré*!.10 aofit 1 1)07 Petites Affiches PETITES ANNONCES GRATUITES A oms offrons ka Stamp Co., boite postale 1176, Montréal.I.E SIIAMPOO ORIENTAL PARFU-Mi.donnera & votre chevelure une beauté incomparable.Il détruit les pellicules, gué rit la teigne, aide à la croissance descheveux et arrête leur chute.Employé en lotion, il guérit les boutons, pustules, points noirs, rides, etc.Spécialement recommandé pour le bains et les usages généraux de la toilette.Prix, 10c la botte, franco.Adressez : Che-mical Spccialties Co., Botte 126, Montréal, Canada.PROPRIETE A VENDRE — llelle pro Eriété à vendre où à échanger à Montrtfal-ud.Maison à deux étages, huit pièces.L’eau dans la maison.Terrain : cinquante par cent vingt cinq pieds.Arbres fruiliers.S’adresser à J.Perrault, Montréal-Sud.DEUX LOTS A VENDRE — Deux lots, bout  bont, front sur la rue Ijsalle et boulevard Lafavette, Montréal Sud.Superficie l.r>3CO pieds, à 2 n.inutes de la gare, à 15 m, du bateau.Adresse J.E.U., boite 2169, Montréal.LA CALVITIE VAINCUE 9 Voyag-i «l’une i»u*o.les 212 Ya des malade* dam la maison 16® Y fra pas unavo al 2«3 LISEZ The Montréal World LE MBILLEUIt JOURNAL DE SPORT AU CANADA Rapports complets de toutes les parties de Lacrosse, Bâseball, Football, Etc.NOUVELLES ET COMMENTAIRES CONCERNANT TOUS l.LS RONDS DE COURSES DEPECHES DU MONDE ENTIER PAR FIL SPECIAL SIJPPLEMEJTT COMIQUE des plut AMUSANTS EN VENTE LE SAMEDI SOIR DANS TOUS LES DEPOTS DE JOURNAUX *WVWVWVWVWVWVWVWVlV*VWVWVf ¦*vwvwvw»wvwvwvwv*vwvwv GRATIS On obtient aujourd'hui le secret d'un T eint Magn ifique Y K-t-iI quelque cliose de plus beau qu’un teint magnifique et dos bijoux élégant* I TOUTES LES FEMMES ONT UNE OCCASION DE SE PROCURER LES DEUX pour un certain temps seulement.Pendant de longues années les ORIENTA U.X et les GRECS étaient les seuls à connaître et posséder les secrets et les recettes d’un teint parfait.Dos années de travaux et do dépenses énormes nous ont obtenu ce secret, dont les méthodes, sont d'uu usage courant choz les plus belles femmes do l’Europo.Aujourd'hui des centaines de femmes Américaines s'en servent, heureuses d’exprimer leur satisfaction et leur ravissement.Ou comprendra aisémeut quo co secret est facile n suivre, vu qu'il vous évite des dénenses de crèmes, cosmétiques, eto.et qu'il vous donue pour toujours un teint magnifique exempt de boutons de tous genres.A lui seul il vaut plusieurs fois lo prix quo nous vous demandons pour la véritable bague en diamant dernier modèle, Nous vous vendons cotto bague pour nous défrayer du prix de manufacture.C'est la moitié du prix que d'autres vous demandent.Chaque bague tous donne la recette gratis C'est une véritable bague taillé en roso d'un brillant éclatant, d'une garantie absolue, très élégant, forme Belcher, monture Tiffany, 12 carats, doublé or, chez votre bijoutier, elle vous coftterait au-delà do $2.00.Nous vous expédions cette magnifique recette pour le teint aussitôt réception de votre commando pour la bague et du prix doi (2.00 par mandat poste, timbres ou papier-monnaie.Donnez votre commando avant que notre approvisionnement soit épuisé.Nous faisons cette offre seulement pour un temps limité, dans un but de réclame et pour introduire cet article sur le marché.Ecrivez aujourd'hui et n'oubliez pas T.0.Mosblky 32 Est 23ènic Ruo, Ville do New-York.H H fl TI O Aui femmes qui se pro-|iKl| I IX curent dos noms et qui Muni IWvendent nos nouveautés, nous donnons do FORTES PRIMÉS.Envoyez-nous votre nom aujourd'hui pour notre nouveau système de GRANDS PROFIIS pour peu de travail.Ecrirez immédiatement.Adresse O.T.MOSELEY, Département des Primes, 32 E.23ème Rue, Ville de New-York.F, it,s de Cheveux Blancs ni d* Têtes Chauves AVEC 1.A l'RODICIE USE CBETLUR1VE DS PARIS Mimommé •' Nourriture des cheveux ", re lonne aux cheveux blanc* ou grirfl'ur belle couleur de j-unesse sans le.» itindre, soit lilon I, cbà ain, brun ou noir, détruit les pellicules, arrête la chute des cheveux et les fait pousser luxurion s ; satisfaction garantie ou argent remis.Partout 50 cts la bouteille, nu écrivez Cooper C-to.Dépt.8, 199 Commissaires, coin St Sul|ice, Mont'éal.3*9 .Spécifique pour le .WtP /C O?» V » TVT TES Volre OPPRESSION et vos MAUX DE TÊTE disparaîtront instantané- RHUME de CERVEAU 4M £k & JÜk JU Jl il m'ntpar 50n *ppUc*tlon- °000f Insertions subséquentes.5 " “ Conditions libérales pour annonoea i Ionienne-Leu annonces sont mesarée* xur l'agate.Tout» demande de ebange ont d’adresxe doit itr® Accompagnée de l’aucienno adresse.Four discenttnoer de recevoir oe Journal, il faut avoir payé tou* *e> arrérages.Les manuscrit* publié* ou non ne sont paa rendus.Adreflset toute coimruulcatlon LK PAS5R-TKMP3, Montréal.Cas.?TYTVTVTTTTTTTTYYTTTVVVYVV Avis au Public On peut se procurer les anciens numéros iu Passe-Temts en s'adressant li tous nos 3enta locaux, mais plus particulièrement aux resses suivantes : A Mmtrtal : Arthur Yon, 94 Ste-Catherine Est.Mme A.Bélanger, 1376X Ste-Catherine.A QtUbrc : J.Alf.Guay, S83 rue St-Joseph.A Ottawa: Chs St-Jacques, 263 rue Water.TTTYTTYTTTTT VTTYTTTTYTTTTV A BATONS ROMPUS Chaque poupin a ses habitudes, ses passions, 809 moeurs, ses amusemontH.Enlevez - lea lui, et c’est un peuple démonter.Sans vouloir remonter au* Romains qui avaient leurs cirque» et aux Grecs qui avaient leurs rport», lea Parisiens, eux, ont leur promenade dominicale à Bougîval, à Saint-Cloud et à Suresne dont le lapin sauté ot le petit vin blanc ont fait la renommée.Enlevez tout cela au Parisien et il lui manquera quelque chose dans son existence.Lui, le Canadien, il lui faut annuellement trois choses : le pique-nique, le oirque et le pèlorinage.Comme c'est de saison, parlons - en donc.Pique-nique !.Et d'abord, quello ost l'origine de ce mot ?.Bien peu, je crois, le connaissent, car Littré lui-même, après bien dos recherches et des définitions le fait dérivet du mot anglais : To piek, saisir, et du mot riick, instant, saisir à l’ins tant.De là, d'après lui.le mot pique-nique.Pour moi, et j’en demando pardon (1 Littré, je crois que le mot pique-nique vient probablement du motpique-assiette, homme qui court les repas, les dîners, les gueuletons.Or, dans ces repas en plein air, 011 une liberté relative existe, on se pique, on se cherche noise ot nique, on se fait des clins-d'œil et des niches ; do lit probablement, et sous bénéfice d’inventaire, le mot pique-nique.Donc, le Canadien a son pique-nique annuel.Pour les riches c'est à la campagne.en villégiature, aux bains de mer.C’est le pique-nique des grands dans les grands prix.Lui, l’employé, l'ouvrier, le peuple, se contente de l'ile Sainte-Hé-lène, de la montagne, ou d'nn coin solitaire perdu dans la vetdure, au milieu des oiseaux ot près d'un cours d'eau où les onfants vont laver lours pelons et leur frimousse enconfiturée.Pour ces dor-niers, et c’est la majorité, rieu qu’une fois par an, mais cela leur suffit, car ils peuvent dire avec joio : " Nous avons ou notre piquo-nique ", tout comme ils sont fiers de pouvoir dire : “ Nous avons fait nos Pâques ", Comme on le voit, il faut peu de choses aux petits, aux humbles, pour les contenter grandement, et nous ne saurions trop féliciter les journaux, qui, à propos do pique nique, on ont organisé pour les enfanta.C’est une idée humaine, nationale ot patriotique qui met un rayon de gaîté, de joie, de bonheur et de soleil dans le cœur et l'esprit des petits qui seront les grands de demain.Le cirque !.Ah ! celui-là aussi est attendu avec impatience.Aussi, dès que les grandes affiches multicoloree l'annonçant ont apparues, chacun compte les jours pour aller.le voir.Je dis aller le voir, car prosque tout le mondo y va : genH do la ville et de la campagne.grands et petits ; les grands, les riches pour se payer le luxe do la représentation ; les petits, les pauvres, se contentant do le voir arriver, parader dans les rues et partir.Pour beaucoup, l'arrivée et l'installation du cirque eBt quelque chose de surprenant, renversant, d'abraca-brant.Cela n'est rien qnaud on saura qu'il y a une légion d'employés qui ont fait les préparatifs de l'arrivée pour la nourrituro des hommes et des bûtes ot pour le choix du terrain.Tout cela s'emboîte depuis le premier numéro jusqu’au dornier avec une symétrie et une habitude faites d'avance.Les étonnés sernient bien plus surpris s'ils assistaient au ravitaillement d'une armée do trente mille ou do cent mille hommes après une bataille.Mais revenons au cirque.Fondés d'abord pour le plaisir du peuple romain, les cirques furent ensuite le Oolgnlha des martyrs chrétiens, et chaque (ois que je vois un cirque, je me rappello co cri sauvago dus Kotnains : “ Christian! ad bestias ! " (Les Chrétiens aux bûtes.) '• Christiani ad leonas I " (Les Chrétiens aux lions I) Et cette coutume barbare est disparue, alors que les Chiétiens sont restés.Enfin, le cirque est resté 24 heures, emportant 50,000 piastres sorties de la poche dos badauds, mais chacun est heureux de pouvoir dire : “ J'ai vu le oirque ! " .** Les pèlerinages n'étaient pas inconnus des anciens.En eflet, avant uos pèlerinages catholiques, les Egyptiens et les Syriens possédaient des temples privilégiés, objets de la dévotion commune ; les grands temples de la Grèce et de l'Asie Mineure, ceux de Diane h Kphcse, de Minerve à Athènes, de Vénus à Cythèro, à Paphos, do Jupiter à Olympie, de Ju-uon à Lai os, d'Esculape à Epidaure étaient oncombrés de visiteurs qui n’étaient pas sans quelque rapport avec nos pèlerinages.Les premiers siècles du catholicisme inaugurèrent l’ère des pèlorinages aux tombeaux des saints et des martyrs.Saint Augustin, dans la Cité tir Dieu, nous montre le tombeau de saint Etienne environné d'un nombro considérable de pèlerins, et rapporte les prodiges qui s'y opéraient.“ Voyez, disait saint Jean Chrysostô-me à ses auditeurs, voyez, les sépulcres do nos illustres apdtres, voyez combien ils surpassent en éclat ot en vénération les tombeaux des empereurs eux-mêmes !.Autour du marbre qui couvre les princes de la terro, je ne trouve que solitude ; mais ici, quelle foule, quel innombrable concours I Qui jamais a entrepris un si long voyage pour contempler la cour des ompereurs et pour jouir do cette auguste spectacle ! " “ Je 11e finirai pas, dit saint Jérôme dans ses Epilres, si je voulais compter quelle doit être, dans tous les âges, depuis l'ascension du Seigneur jusqu’à ces jours, les évêques, les martyrs, les savants, les orateurs qui sont venus à Jérusalem, persuadés qu’il manquerait quelque chose à leur religion, que leur doctrine était imparfaite, qu'ils n'avaient pas encore mis la dernière main à leurs vertus, b.nt qu'ils n'avaient pas adoré le Sauveur dans ce lieu même où l'Evangile lança du haut de la Croix ses premiers rayons.” Et c'est la mémo chose de nos jours, car si le tombenu de Charlemagne h Aix-la-Chapelle et celui do Napoléon 1er aux Invalides sont déserts, les pèlerinages de Notre-Dame do la Salette, de Notre Dame do Lourdes, do Sainte-A ntie de Beaupré, sont envahis par une population de fervents et do croyants qui font la gloiro et la grandeur de leur pays.A propos do pèlerinage, un mot pour finir.Un jour qu'un bâtoau do pique-niqueurs so trouvait en danger, un prêtre qui se trouvait narmi les passagers lour dit : “ Promettons un pèlerinage à pied à Sainte Anne d’Auray, avec des pois dans nos chaussures, en mémoire dos souffrances de Notre Soigneur et nous serons sauvés." Tout aussitôt le temps se calma.Le lendemain, euro en tête, chacun s'empressa d'accomplir son veau.Inutile de vous dire co quechacun souffrit lo long du chemin.Seul, locuré était gai ot arriva lo premier.Le curé avait mis dos pois cuits dans ses souliers, tandis que les autres avaient mis des pois durs.Gaston P.Laiiat.^otipedf Ciseaux LE VRAI ET LE FAUX Los uns disent : faites donc des portraits vous les touchez bien.Los autres : écrivez donc des choses tendres, qui vout au cœur, beaucoup do femmes vous lisent, vous leur devez des égards.D'autres, racontez-nous des anecdotes.D'autres, enfin : écrivez des énigmes ou dos charades au bas de vos chroniques.Je ferais bien des portraits ; mais chacun s'y reconnaît, le prend pour soi et s'en fâche.Je dirais bien des chosos tendros, mais, franchement, cela devient fado.Des anecdotes, mes amis me disent que je lea raconte mal.Des énigmes et des charades : ah ! par exemple, je puis vous on faire à l'année, surtout dans ce temps-ci, où la poésie et les vers sont à bien bon marché ot so servent à toutes les sauoes.Les vers et la flatterie sont à l’ordre du jour.11 n’y ado chose si extraordinaire qu’une personne ne puisse faire croire il une autre pourvu qu'elle sache ünemont l'envelopper dans un joli compliment.On croit généralement que les femmes sont plus que les hommes accessibles il la flatterie.C'est une erreur.Les femmes, quoique plus rusées que len hommes, savent moins déguiser lour vanité.Voilà tout.Les compliments que l'on fait aux femmes s'adressent généralement à lour ligure ou à leur toilette.Ceux que l'on fait aux hommes concernent l'esprit naturel ou les connaissances acquises.Vous dites à une femme qu'elle est belle : naturellement et nécessairement sa ligure sourit.l)e là voua conoluer qu'elle est vaino.—Vous dites à un homme qu'il a du génie ; son àme s’épanouit dans un sourire orgueilleux ; sa figure semble repousser votre assertion, il baisse nmd s-tement leB yeux.Vous concluez qu’il s autant de modestie que de savoir.Dans les deux cas vous vous êtes fourvoyé.Cette femme n'était pas vaine : son sourire est un acte physique.Cet homme n'est pas modeste : inaia sa figure est un masque qui n'a pas laissé voir la satisfaction de son âme orgueilleuse.Méfiez-vous d'un homme qui 110 vous regarde pas en face quand vous lui parlez.Cet homme là est coupaole ou sur le point de l'êire.Ou bien, ce qui est pis encore, il est profondément hypocrite.Quand le cœur est haut et droit, le regird l'est aussi.Je n'aime pas cet œil qui so dirige sous ses oils abaissés cinq ou six pouces plus RHUMATISME imAn»ATOIR>:, AKTK I I.AlIti:, M |!NC'U ¦« A1 It i:, N EU VfllUX, Guérison rapide et certaine garantie par - • du Dr JOS.COMTOIS, Médecin-Socialiste, No 1636 St Jacques, angle de la rue A t water, Montréal.Prix, $2.50.Consultations gratuites. Lft passe - mares No 823 — Montréal, 10 août 1907 Al ! leur repos CHANSON-MONOLOGUE Paroles de C.BIGAREl.v i v • Musique tic GEORGES BAYE Nous vivons à an' drSl d'époque.Au nowd'grandsprlncip'Suu’oninvoque De 1?« .pi « f f w\> ¦ - .,rm A j Rr»v s messieursjiu'ont fuit leur droit En cini| socs fabriquant des lois ; ï ûm Si Ils ont voté pour se distraira, La loi du r’pos hebdomadaire Km qui n'enfichaient pas beaucoup, Maint’nantne front plus rien du tout» Moi, j’dis qu’eee gens-là s’f do nous.II Cett’ loi-là, mais c’est d’Ia démence j T’as pas l’air do voir, pauvre France, Qu’ell’ te conduit, .-«ns rémission, Droit à la dépopulation.Quand l’oitoyen, d'I’amour plein l'Ame, L'dimanch’ voudra plaire ii «a femme.Si l'époua' dit : “ La loi l'défeud ”, Qui prendra Soin de nos enfants ?C’est pas oui autr’s nos r'présentanta.bas que le vôtre et un peu de côté.Enco re une fois, l'Ame honnête regarde sans effronterie, mais en face.Il y a des personnes dont le rire aigu blesse les oreilles et le cœur comme la pointe d'une lame empoisonnée.Unjgros rire est le signe d’un petit esprit.Mais un bon rire, franc, honnête, annonce un cœur iroit.Ne craignez rien de oelui-ci : mais gardez-vous de traiter avec l'homme au rire aigu.11 est triste do songer combien peu souvent l'expression do la ligure est on rapport avec l'état du cœur.La dissimulation est aujourd’hui une vertu.La langue est aussi fausse que le visage.On tourne un mensonge sur sa figure, on bien on l'habille dans une phrase béate, et la conscience est à l'aise.—Pierre, dit le professeur à l’un de ses élèves, vous avez volé des prunes hier dana le jardin.— Ah I monsieur, répond Pierre avec un accent de sainte indignation, et en baissant les yeuz, comment pouvez-vous croire une semblable chose 1 — Cependant, vous êtes allé au jardin & sept heures.— A sept heures, monsieur 1 je suis allé faire une visite.— Voyez, le vilain I il n’a pas nié sa faute : donc il n'a pas menti.Seulement il n'a pas dit que c'est justement en allant à sa visite qu'il a pris les prunes.Kt le misérable ira faire encore une visite demain, avec un mensonge sur la conscience d'autant plus corrompu qu'il ressemble plus à la vérité, et qu'il est basé sur ce qui s'appelle généralement la “ restric- V tion mentale ", autre horreur qui est une prostitution do la vérité.Vous voyez un monsieur dans la rue.Il est d'un oertain âge, grassouillet, un peu ventru et généralement porto des lunettes.Il est enveloppé de fourrures, possède une caune à pommeau d'or et une tabatière du mémo métal.Tous ceux qui le rencontrent portent révérencieusement la main k leur chapeau : il leur jette un petit sourire protecteur.Ce gros monsieur appartient à toutos les sociétés bienfaisantes.Aujourd'hui vous lisez sur le journal qu'il a fait distribuer cinquante pains aux pauvres ; domain il fait don d’uu terrain k une œuvre populaire.Son nom retentit partout, dans un concert d'admiration et de louanges.On n'a jamais vu aussi grand cceur.Savez-vous seulement ce que c’est que cet homme 1 Un jour, il » eu la direction d'une banque, d'une caisse quelconque.La banque ou la caisse a failli.D'honnêtes commerçants y ont trouvé la ruine ; les pauvres, l'engloutissement do leurs petites épargnes.— Que de froid, l'hiver suivant, dans la maison mal close ! Des pleurs qui gèlent sur les joues ridées de la mère : de petits chérubins en haillons, engourdis par la bise glasée, n'ayant plus même la force de dire leur faim.Lui, qui est si riche de l'amas de leurs dépouilles, il leur refuse brutalement un sou I Leurs maisons lui appartiennent : si le loyer n'est pas payé, il les fait déguerpir, par le ministère de son huissier.III Ils ont beau s'montrer énergiques Mêm' le dimanch’, faut êtr’ logique Si les gens n'peuv’nt mêm’ pas.tousser On d’vrait empêcher 1' blé d'pousser.La lun’ de montrer son cim'tère, On devrait arrêter la terre, Les port's, les f'nêtr's, les mobiliers.Voila c’qu'il faudrait surveiller Pour empêcher l’bois d’travailler.IV Et nos coureurs pédestr’s, cyclistes, Pour eux vraiment c’est par trop triste Pauvres bougr's, qu'est-c qu’ils vont Eux qui se r'posaiontà courir [d’venir ?Mais si l’on n'peut plus r’muer un’ patte, Autant vaudrait i être cul-d';atte.Mon vieux, tu parl's de l'untrainement Sur le bitume, ah I et comment I Le v'ià bien le r'pos par roul'ment.Cet homme a pris des dépôts considéra- I bles : il était trop honnête pour donner des reçus.Cependant, quand les gons sont venus redemander lour argent : je ne vous connais pas.leur a-t-il dit.—Mais, mon bon monsieur !.—Pas de mais !.Si j'étais dépositaire de votre bien, vous auriez un reçu.A la porte.V Je l'dis tout haut : c’est l'arbitraire, Personn' pourra dir' le contraire.Moi j'admets pas l'repos forcé, Mêm’ s’il est h perpétuité.Au lieu d'embêter ceux qui triment, On f rait bien mieux d'punir les crimes.Si que j's'rais un d'nos dirigeants.Moi j'f'ais coffrer tous les feignants Mais j'f.rais la paix aux brav's gens.VI J’sais bienqu’plus ça va, moins ça change ; A la fin, toujours tout s'arrange.Mais moi j’erains rien : j’m'attaque aux Us m’dégoùt'nt avec leur repos.[gros.Mais i'a qu'un argument qui m’touche Et s'ils reul'nt me fermor la bouche ; S’ils veul'nt me ram’ner au bercail.Qu'ils m’nomm'nt Inspecteur du travail, Sans quoi j’ieur démolis l'portail.volent et se damnent.Le lendemain il balance ses livres il a un honnête gain de vingt cinq mille piastres ! Il distribue vingt louis aux pauvres.Quel cœur I Quelle &me I I Une fomme passe, une de ces femmes qui ont donné leur cœur à Dieu, et leur corps & la souffiance, aux pauvres ; une de ces femmos qui couchont sur le dure, au froid, qui mangent une nourriture dont la vue seule vons forait bondir lo cceur : afin que les malades aient un peu plus de viande dans leur bouillon, les vieillards, un oreiller de plume pour leurs cheveux blancs, les potits enfants, un bas plus chaud pour leurs pieds d’ange ; une de ces femmes qui passent de longues nuits au chevets des malades, s’exposent & tout, misore, angoisse, agonie : qui prient à côté do la mort, la nuit, souvent avoo la peur des fantômes ; uno sœur de charité, enfin, passe : les gamins se moquent d'elle, les autres ne daignent pas la voir.Le fraudeur passe : on se prosterne.I! n’y en a pas qu’un seul ; ils sont mille, ils sout million ! Ainsi est fait le monde.Nopoléon Leükndre.(Le Oatuula Frarçait.) LA VIEILLESSE ARTIFICIELLE DES INSTRUMENTS DE MUSIQUE Chacun sait qu'en général, plus les instruments de musique sont anciens, meilleure est leur sonorité.— C’est ainsi que dans les fabriques de pianos, 011 emmagasine pendant de longues années les bois qui serviront II fabriquer les caisses dans lesquelles on disposera cordes et claviers.— C’est ainsi que les violons anciens atteignent uno valeur considérable et que dans certaines ventes célèbres, des instruments classés et authentiques, doB Stadivarius par exemple, ont été payés au poids de l'or.• Los vieux violons disparaissent naturellement.Les musées, les collectionneurs, et le temps surtout avec ses mille acoi-dents on augmentent chaque jour la raro- té.Il paraîtrait qu'on a trouvé tout récem ment, le moyen de vieillir artificiellement les violons et de leur donner eu un instant, cette sonorité spéciale qu’on no trouvait jusqu’il ce jour que dans les anciens instruments ayant beaucoup servi.C'est un Canadien, L.-B.Harvey, qui a fait cette curieuse découverte, basée d'une façon très plausible Bur le raisonnement suivant : Pourquoi les violons anciens sont-ils meilleurs que les autres ?Apparemment, c’est qu’on les a fait vibrer plus souvent.Ces vibrations répétées du bois, et répétées sous des doigts habileB ot exercés, ont en quelque sorte bonifié l'instrument.Or, les rayons X ont la propriété de mettre eu vibration tous les corps qu'on leur présonte.Exposons donc aux rayons X des violons neufs et voyous ce qu’il en résultera.Et M.Harvey a été stupéfait de son oxpérience ; des violons neuf», essayés avant et après l'opération, étaient transformés du tout au tout.Un traitement de dix minutes suffit pour vieillir un instrument dans les mêmes proportions qu'uue durée de cinquante ans.Reste a savoir, par exemple, si cet effet merveilleux 11e s'atténue pas.M.Ilarvey prétoud que non.L'invention n en resto pas moins curieuse et elle peut avoir son utilit é dana la fabrication des instruments qui omploient les différentes espèces do bois.CONSEIL UTILE TU41TEMRNT DK8 OKE1I.LONS Gonflement inflammatoire de la glande parotide et du tissu cellulaire qui lentou-re au-dessous de l'oreille.Fièvre assez intense.Entretenir la chaleur par des onvelop-pements d’ouate.Légères frictions avec baume tranquille laudanisé, iiuile de camomille camphrée.du printemps, c’est EAU PURGATIVE RIGA Purge sans vous déranger de vos occupations.En vente partout, 25 çents la bouteille.Et les pauvres pleurent, J.E.BELAIR, Imprimeur de Musique Editeur-Propriétaire Attention! Attention!! LA MERVEILLE DU JOUR, Æ Agents vendeurs pour Selig Polyscope—Edison Mfg.Co.—Vitograph Co.— Kalem Mfg.Co.—Geo.Melies—Pathé — American Biograph — Etc., Etc.Escompte libéral pour (Standing ordor) AUSSI Vente de machines et accessoires.Location de vues et machines.Réparations de tous genres W AU PLUS BAS PRIX.Catalogua* et Informations fournis aur demande.OUIMETOSCOPE, Bureau temporaire : 604 Sle- Catherine Cal, Montréal.Partie [Musicale Vol.XIII — ^0323 [$41 Montr al, iu .ût 1907 jsio1 LHAN7 Abonnements: Un'an.-.$1.50 Six mois.75cent8 Le derniar"numéro 5 “ Anciens'nume'ro .I0ci5chacun ^ Vocale ^InstrumE^^ pouR le Salon — ’ N° 323 Hymne au soleil couchant.Rouget de Lisle Le cœur de ma mie.Jaqu Delcroze Ah I jeur repos.Georges Bave PMAO Souvt rir du passé, gavotte.Ch.Tanguy Impromptu-Vâlse.Otto Zimmerniarvn ABONNK- ( Canada : l A*, $1.50, 4 moi», 60.I Le dernier kumé*o, *c.MENTS: J Etats-Unis : i an, $2.00, 6 Mois, $1.00.| U» NUUtio précédent, 10c.LE PASSE-TEMPS.16, rue Craig-Est, Montréal. 15—lingue riche, diamant autrichien, belle imitation cl 'un vrai diamant, or solide.i oo 34—Bagne d'enfant, jolie turquoise, or solide, grandeurs t & 4 seulement.1 00 62—Bague de dame, émeraudo, brillants, doub.or.o 65 68 —Relie bague or solide pour dames, rubis entouré de perles.2 yç 71—Beau jonc ciselé, doublé or, pour ' homme ou dame.I 25 72—Belle bague de dame, 2 rubis et 6 perles, or solide.oo 89—Jolie bague doublée or, gravée à la main, beau rubis.75 *7a—Belle montre de dame, double cuvette doublée or, excellent mouvement.800 406—Epinglette, or solide, ornée de turquolies.I 75 668—Boucle de ceinture, nouveau dessin, argentée, teinte à la mode.o2Ç 686—Epingle de ceinture pour attacher ceinture de ruban, argentée.040 869—Belle chaîne de montre pour homme, doublée or, vaut cinq piastres.75 *82—Belle chaîne de cou dorée avec charme, turquoise, arrondie en cœur.1 jj 985—Belle chaîne en sautoir, dorée,bonne qualité.I 75 1013—Bracelet doublé or, avec cadenas et clé, bon pour 10 ans.350 » Pian - THN No 823 — Montréal.10"août NOS PRIMES DE BIJOUTERIE Toute personne qui s'abonne ou renouvelle son abonnement an Pas8B-T«mi-8 pour un an — $1.50, payable d'avance — a le droit de choisir, comme prime, un ou plusieurs dos articles illustrés ci-dessous jusqu'au montant d’UNE PIASTRE.Ces primes sont expédiées *ur réception de l'abonnemont.Au ess où la valeur doj artioles choisis excéderait la somme d’une piastre, l’abonné devra ajout«r la diligence au prix do l'abonnemeat.Ur Montréal, 10 août 1907 — No 323 LE PASSE-TEMPS Hymiie nu Soleil Couci-mriT Paroles ei Musique i> E *»*• ROUGET DE LI8LE •***> i Quels Ilot» d'Mur, de pourpre étincelante.Père du jour, tu répands dans les deux ! Tu vu finir ta arrière éclatante, Et ton front brille encor plus radieux.Telle quittant son argile grossière El libre enfin de tout lien mortel, L'ime du juste, à son heure dernière.S'élance et volé'au sein de l'ÉtcrneL II Quand, devancé par le char de l'aurore.Tu reparais ver» les portes du Jour, Aux premiers feux dont l'aube sc colore.Le monde entier célèbre ton retour.Et mol, pareille k l'oiseau des ténèbre», Les yeux blessés par l'éclat qui te suit, Je fuis.Je cours ver» les antres funèbres Où les rayons chassent l’ombre et la nuit III Mais ton déclin, dans mon âme flétrie, Porte la paix, l'espoir consolateur; Du doux repos qui succède à la vie.Il est pour moi le présage flatteur.Tel, épuisé par un lointain voyage, Et découvrant son paisible foyer, Le voyageur soupire et prend courage, Et gagne enfin l'asile hospitalier 1 844 LE PASSE - TEMPS No 12» — Montré»!, 10 toflt 1907 LE C0EÜR BE IM\ WIE CHANSON POPULAIRE Mu8ii|ue do E.JAQUE-DALCROZE Montréal, 10 août 1907 — No 3*3 LE PASSE-TEMPS 345 r ' r f f f *r t îj “ f 1.cœur de ma 2.l'cœur de ma 3.mon cœur qui mie N'6 - tait bell' Mou cœur l’aime E - tait - pas si po à moi est en • cor plus tit, En grand, Mais grand, Ne T f I I ce cœur y au - rait ne ren - for - me ren - fera' - rait quand *—- „ , | J___ raU.- — /Tv >PP__________________ — q=E jz=j=d=| ^_qizqizr=|z:|-—q—qz| zq^qzq=|zq=iq^iÿir| Œ=z|c=p==i===Sfrl^gE=^2==^;d^t=t= E3=&sfcd 1 r rr^r?f 'I f frr f plac’ Pour plus d'un bon a - rai.Mais le qu’ell’, Les homm's o’est dif • fé - rent.Le cœur de ma mie est pe - tit, tout pe-tit, pe- më - me, Qu’un seul sen - ti - mont.-jzi É~ =drz q=3~ 'T* raU.-Q-3~ F * -I- Z ¦ 1 i |J ."I P^rr • ! rn r ?9> 17/^ /•>.¦« ^-7 c4=: f - - * 11 \i .é=- rit.==ë==4^^ / j f fij-T r'K T rr ip tECT1LLJ-E£ £f|—7 r 'F =J Les Pilules Persanes Mesdames, cette élégance tant désirée, et cel» SANS MASSAGE, dons l'espace de deux mois.Succès garanti.Expédiées par la malle, par la SOCIÉTÉ DES PRODUITS PERSANS, tiroir postal 1031.Dépt J.Prix: 81.00 la boite, '6 boite* pour $5,00.Discrétion absolue. Montréal, 10 août 1907 — No 323 LS PAflSB- 849 KespecLueuteraent dédié à Mlle DOLORES NADEAU VALfSE-inpRe/npta Par OTTO ZIMMEBMANN.Tempo ni Vai.sk, a Cajmeào.PIANO./ PS 3ÉE ' ?.p PP —h- * w L_5£ ïî 3EÎEEÊEE T T ztudïz 3EE T U i î r TIUDDCO DHOTC TpOVLT Ooll©Ctlorü3.S\aj:S 4000 variétés en stock, pour toutes les bourses.1 ,, Il 11 P Il il I f —Demandez nos circulaires, envoyée gratis.—AlbumB et Gatalogu • V '*> :S .t tempo lo.S|g$ÉE /> e==§ • -.—i—y—i— i 4=t- t- -¦»- =E feEÉË :^iï=tÉ :fe- ••fe—-:?¦—f= alrjrSt •’ï rail.5=F=fc :?V r_.£]l=L jl •-1-r-«- dim.e-i- E=Æ morendo.53L=£ Le remède par excellence pour l||TIVnD I AIIDCIIPC Sûr et sans douleur.Franco sur réception du prix.2Jv .guérir Cors el Verrues.ANIiAUll LnUfiCIlUL A.J.LAURENCE, pharmacien, Montréal. 352 LB lUn - TEMPS No 323 — Montréal, 10 «oût 1907 /AERES! PROTEGEZ V0S JEÛNES FIbLES LEUR S-^HSTO-, C'EST LETTie APPRENEZ LEUR A SE- MIEUX CONNAITRE ET -FAITES^QU'ELLES PUISSENT TOUJOURS JOUER DES BIENFAITS DES PILUf.ES ROUGES ! — FAIT ES-EN DES FEMMES FORTES ET ROBUSTES EN LEUR FAISANT PRENDRE DES PILULES ROUGES A leur tour, plus tard, elles les recommanderont à leurs fillettes.— Témoignage de Mlle Alice Roy, 282 rue St-André, Montréal.Dyspepsie nerveuse, Epuisement guéris par les Pilules Rouges On a donc raison d'appeler sexe faible cette admirable ment.lions.cas tifie bien cette définition, moitié du genre humain.Il serait à souhaiter que même la toute jeune tille ait conscience de son état.La jeune 611e devrait être mieux renseignée sur son avenir immédiat, comme aussi sur les dangers qu'elle encourt et sur ses propres facultés qui se développent.Instinctivement, elle recherche la cause des mystérieux effets qui la troublent.1a brutalité de certaines découverte», qui la prennent par snrprise, est un ohoc par trop violent pour Bon tempérament si nerveux.Puis, que do troubles pourraient être évités et que de dangers seraient épargnés 1 Les mères qui nous comprennent peuvent seules juger de toile ou toile situation.C'est à ces dernières qu'incombe le devoir d'aviser à temps leurs fillettos et de les préparer intelligemment.A ce propo*, il est des notions hygiéniques qui se recommandent tout spéciale-f Ce premier pas ne saurait être franchi sans y apporter beaucoup de précau Il aura une influence oapitale dans la vie de cette petite femme qui va maintenant s'appeler grando fille.Cette importance n'échappe à personne, mais bien du monde ne semble pas s’y arrêter d'une façon sérieuse.En toute chose, il faut aider la nature.Dana cette transition de vie, ii s'opère un travail considérable et celui-ci nécessitent une dépense extraordinaire de force et d'énergie.Tout le systèmo on est affecté, car l'organisme entier subit une transformation complète.Pour suppléer aux forces qui s'épuisent, il faut uno surabondance do nourriture pour les nerfs, 1» chair et le sang ! Rien no saurait donc être plus à proposque les Pilules R>uges qui, à la fois, fortifient les organes, tonifient les nerfs, et enrichissent le sang ! Prises en temps opportun, les Pilules Rouges éviteront de très graves désordres qui peuvent surgir et dont les conséquences influeront peut-être des années durant, sur la santé qui demeurera chancelante.Do mémo que les Pilules Rouges empêcheront toujours certaines maladies de so manifester chez les jeunes filles et qu'ellon leur prooureront un suroroît do santé, elles remédieront également à tous les défauts de constitution, feront recouvror force et santé à celles qui sont malades.C'est là une double prérogativo des Pilules Rouges que de préveuir la maladie et de guérir le mal, et elles y réussissent toujours.Ainsi donc, les jeunes personnes débiles, épuisées par la faiblesse, celles qui souffrent de pauvreté de sang, les anémiques, etc., n’auraient qn’4 prendra des Pilules Rouges pour so rétablir.Et c'est bien tout ce qui peut leur assurer le retour à la santé.Comme reconstituant des forces féminines, régénérateur, toniquo du système, procréateur du sang, il n'y a rien qui prisse être comparé aux Pilules Rouges en tant que qualités, vortus et effets.Chaque essai a été un succès marqué, car elles n'ont jamais failli dans aucun cas.Kxcmplo : “Je souffrais do dyspepsie nerveuse depuis trois ans.Le plus tort do mon mal semblait me tenir sur 1 estomac.Depuis trois ans mon étal allait toujours de mil en pi*.J'étais complètement épuisée.Mlle ALICE ROY, 282, St-André, Montréal " Pourtant deux médéoins m'avaient soignée et j'avais priB un bien grand nombre do remèdes.“ Mo voyant ainsi dépérir, j'allai aux bureaux de la Cie Chimique Franoo-Américaine, où je consultai les Médécins.Pour toute ordonnance l'on m’avisa do Les Pilules Rouge Fran-Rougos m’avaient complètement j’étais redevenu en excellente santé, guérie 1 “ Aujourd'hui encore je suis mieux que jamais et je n'éprouve plus lu moindre malaise —Mlle Alice Roy, 282 rue St-André, Montréal.CONSULTATIONS GRATUITES pour les femmes malades, par les Médecins de la Cie Chimique Franco-Américaine, tous les jours, excepté les dimanches, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, au No 274, rue St Denis, Montréal.Les Pilules Rouges sont en vente chei tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi, par la malle, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50 cts une boite, $2.50 six boites.Toutes les lettres doivent être adressées : CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.Savon “BEL-PO” Le savon BEL-PO, aveo boh propriétés légèrement antiseptiques, son partum élégant, sa pureté, jon manque d'alcalinité, est très recherché, car il guérit infailliblement toutes les peti tos maladies de la peau, toiles qu’éruptions, irritations, qui font le désespoir d’un si grand nombre de femmos.Il est souverain contre les gerçures légères, les démangeaisons, les rou-gours do la peau.11 conserve ail toint sa fraîcheur et donje à la poau de la douceur et un éclat velouté.Pour la toilotto du bébé il est incomparable.Son parfum, aidé do ses propriétés antiseptiques, le fait roohercher par les mères soucieuses du bien être do leur enfant.La délicatesse do son parfum.l'efficacité de son antiseptie, assurent au savon BEL-1'O une supériorité incontestée sur los produits ordinaires.On pourra donc l'employer pour la toilette, la chevelure, le bain, auBsi bien que pour les petites maladies de la poau.L(t Barbe.—Toujours & cause do ses propriétés antiseptiques, le savon BEL-PO est aussi très recherché, tant pour son parfum délicat quo pour la mousse abondante qu'il produit et qui se désèche très lentement, ce qui fa-oilite grandement le passage du rasoir.tST Lo Sivon “ BEL-PO " est vendu ckoz tons les marchanda et pharmaciens au prix de 25o le morceau ou six morceaux pour $1.25, ou douzo pour 92.25.Envoyé aussi par la poste, sur réception du prix, par la Cie Chimique Franco-Americame, 274, rue St-Denis, Montréal. Montréal, 10 août 1907 — No 323 LE PASSE - TEMPS 353 Feuilleton du PASSE-TEMPS »?»?« n-m t (suite) Il ne put rien apprendre de plus.La préoccupation du misérable était telle qu'il ne s'aperçut pas qu'un homme s'était attaché à sos pas.Il était trop près d'Etaples pour no pas s'y arrêter et profiter pour se renseigner.A la mairie, toujours prudent, Dejalle no domanda pas l'acte de décès de Louis Sauveur.C'est de Damien Alberval seulement qu'il parla à l'employédo l'état-civil, car il présumait, bien que l'nsertion du Figaro ne lo relatât pas, que le pêcheur avait également trouvé la mort dans le naufrage de Ba barque.Eu effet, sur le registre des décès, l’aote mortuaire de Damien était enregistré k la date indiquée.Sous le prétexte de prendre quelques notes dout il avait besoin, le dooteur demanda communication du registre, et sur l’appui môme du guichet, où on le plaça devant lui, il le consulta longuement en transcrivant quelques notes.Il vit, au-dessous de l’acte de décès de Damien Alber-val, celui des autres pêcheurs de l'équipage de Notre-Dame du Bon Secourt et celui de Louis Sauveur.Lo fils de Francine était donc bien mort.Robert Dejalle se renseigna encore.Il demanda si Mme Alberval était toujours vivante.L’emplové de l'état-civil n'eut pas besoin de consulter sos registres pour lui répondre.Daniionne était connue k l'hotel de ville d'Etaples où elle touchait uno petite pension on sa qualité do veuve d’un pêcheur.Elle vivait toujours.Vivante aussi u fille, Louise, la marraine du petit Sauveur, et vivant aussi Florimoud Coupelle, son mari.Au sujet de la catastrophe qui avait causé le naufrage de la barque d» Damien, il fut facile de répondre à ses questions, car le terrible événement était encore présont k la mémoire de l’omployé ; et Dejalle apprit l'abordage de la Notre Dame du Bon Secourt coupée en deux, par un steamer anglais qui avait disparu et dont l’unique survivant de la barque d’Etaples, Etienne Alberval n'avait pu voir le nom.Il lui fut impossible de savoir autre chose.Qu'allait-il faire maintenant ï .Trois cent mille frimcsl.cette sommo tentait la cupidité du misérable, quoi qu'elle fut bien pou do chose en regard des millions d'Albin d Auhra.ves et des contai-nes de mille flancs de la succession do Mme Eournel ; mais cependant cette fortune le pré occupait moins encore que la combinaison de ce qu'il allait avoir à faire k l'égard de M.Castarède.Il y avait songé pendant toute la durée du voyage, et revenu k Versailles, il n'avait pria encore aucuno ré solution.Tout k coup, le lendemain de son retour de voyage, k son réveil, tandis que Robert Déjallo avait l'esprit préoccupé par cette situation nouvelle dont il no trouvait pas le moyen de sortir à sa guise, sans avouer la suppression do part et l'abandon d'enfant commis par lui à Etaples, une inspiration lui vint.Son visage s'épanouit et ses yeux brillèrent.Pourquoi se préoccuper alors que 'a solution allait se produire de la faço.i la plus naturelle, k la fois normale et légale?.Les trente années exigées par la loi pour que la déclaration d'absence devint définitive allaient expirer I.Comment n'y avait-il songé plus tôt ?.Et k l'instant mémo, sautant & bas de son lit, ayant k peine pris le tomps do se vêtir d'un costume du matin que recouvrait sa robe de chambre, le docteur passa dans son cabinet, voisin de sa chambre, Dans sa bibliothèque, avec ses livres de médecine, des romans à la mode et des livros nombreux, il avait le code.Il feuilleta le code civil et l'ouvrit sans hésitation au titro quatrième, dont un signe marquait la page et qu'il avait'niaiutes et maintes fois lu en son ontier.C’est le titre intitulé de» absents.Il en parcourut rapidement les articles, n'achevant même pas do les lire dès quoles premières ligues l'avaient éclairé sur leur contenu, et il arriva k l’article 42» qui s'appliquait k ce qu'il voulait savoir.Art.129.Si l’absence a duré pendant trente ans depuis l'envoi provisoire, vu depuis l'époque à laquelle l’époux commun aura pris l'adminidralion de» biens de l'absent, ou s'il s’est écoulé cent ans révolus depuis la naissance de l’absent, les cautions seront déchargées ; tous les ayants droil pourront demander le p triage des biens de l’absent et faire prononcer l'envol en possession définitif par le tribunal de première instance.Cet envoi en possession provisoire, qu’il n'avait pu obtenir, la lecture de cet artiole renouvela dans l’esprit du misérable ,o souvenir de sa lutte impuissante contre l'administrateur judiciaire désigné par lo tribuual.Il aurait bien voulu, agissant an nom de Mme d'Au-brayes, revendiquor le droit d'être envoyé en possession provisoire des biens attribués à son enfant; mais cela avait été impossible parce qu'il prétendait alors quo la veuve d'Albin d’Aubrayes n'avait pas été mùro.Sa revendication u'aurait eu aucuno chance d'être accueillie par le tribunal parce que la nomination de M.Castarède était déjà un fait accompli et en outre parce qu'il se serait heurté aux stipulations de l’article 120 qui exige que ceux qui demandent k être envoyés en possession provisoire des biens appartenant à un absent, fournissent une caution pour la pflreté de leur adminis t ration.Eu égard à l'importance de la fortune patrimoniale de cet enfant, le chiffre de !a caution k fournir aurait été fort élevé et Francine no possédait k peu près rierf Maintenant toutes difficultés allaient se trouver aplanies, les tronteanuées exigées par l'articlo 129 pour quo l’absence fut déclarée définitive allaient être écouléés.Elles le seraient dans les proiniersjjours du moi» d'aoAt, le jour delà fête de Saint-Sauveur.Mais, en relisant cet article, Dejalle se demandait déjà avec inquiétude si à l’instigation de M.Castarède, qui était ferré en jurisprudence, le tribunal n'exigerait pas quo toutes les conditions de la loi fussent accomplies.Cet article parlait également de cent années révolues depuis la naissance de l'absent.Non, en y réfléchissant, cela lui semblait impossible.En tous cas, il allait consulter.il verrait un notaire.Il lui demanderait son avis, agissant on sa qualité de tuteur de Francine et il ospérait avoir gain de cause.Enfin.Toute cette fortune, pour la possession do laquolle il avait commis oe crime, qu’il avait attendue pendant tant d’années, allait lui appartenir.Pourvu que Francine ne meure pas !.Mme d’Aubravos était, e'i offot, fort mtlade depuis quelques jours.EHo s'était plainte de violentes douleurs au coeur, olle avait eu une liémorrhagie abondante eu un crachement de sang qui avait été difficilement arrêté, elle était alitée et sa santé donnait bien des inquiétudes au docteur.Il satait bien, dopuis longtorups, qu'elle était atteinte d'une affection cardiaque et il l'avait soignée avec toute l’habileté dont il était capable ; tout danger lui avait semblé écarté, lorsque cette crise s'ôtait déclarée.Qu'adviendrait-il si la veuve d'Albin d'Aubrayes mourait I.Tout serait perdu pour lui, car il n'avait aucun titro pour recueillir cotte fortune et non seulement sa qualité de médécin aurait entaché de nullité le testament que Francine aurait pu faire en sa faveur, mais sou état d'incapacité même la rendait inhabilo à tester.Pourvu que tout fftt arrangé avant que co malheur advint I.XIV DE DÉCOUVERTES KM DÉCOUVKKl'ES L'habile détective de l'ambassade s'était mis à l’oeuvre aveo toute la diligence dont il était capable.Il lui avait suffi do quarante-huit houres pour être renseigné, aussi complètement que cela était possible, sur le docteur du Boulevard de la Heine, et do compléter les notes qu’il avait relevées sur son passé k la Préfecture do police.Il savait quo lo docteur Dejalle, habitait cette maison depuis de nombreuses années, qu’il vivait aveo uno daine quo l’on croyait être une parente, une incapable dont il était le tuteur, et qu’il avait à son service deux domestiques bretonnes.Maria et Suzanne La Klouëo.11 n'exerçait pas la médécine et il passait pour avoir, lui avait on dit, une petite fortune personnelle.Robert Dejalle n'était pas marié.A quoi titre s’était-il occupé de cette succession de Louis Sauveur, s’était demandé John Flyther ?.Et il n'avait trouvé que cette solution, k laquelle il revenait sans cesse, que Dejallo devait être le dostenr dont on avait parlé k Etaples.celui qui avait accompagné la mystérieuse accouchée de la maison du pêcheur.Mais qu'était devenu la mère de l'enfant né lo jour do la Saint-Sauveur ! C’est à cela surtout que l’émissaire do Lewis Salvy devait s'appliquer, et il se demandait par quel moyen il arriverait k pénétrer le secret du docteur.Alors une question se posa dans l'osprit du détective dont la perspicacité no pouvait rien laisser échapper.Depuis combien de temps lo docteur Dejalle habitait-il Versailles ?.D'où venait-il avant d'habiter Paris ?.Où avait-il vécu et exercé auparavant ?.Quelles avaient été ses relations ?C’est dana sa cliontèle et particulièrement parmi celles de ses cliontes auxquelles l'unissaient dos lions d’intimité qu'il découvrirait, pensait-il la femme mystérieuse d'Etaples, la mère de Lewis Salvy.Et John Flyther dirigea de ce côté ses investigations, résolu à y employer tout son temps et à pousser avec toute l'activité dont il était capable.Les premières indications lui furentfacilemontfournies par le procès dont le docteur Dejalle avait eu la chance de sortir acquitté.C’est k Paris qu'il avait exercé la médecine.Il ue lui fut pas difficile de trouver l’ancien domicile du docteur, de retrouver son propriétaiie, de découvrir même, employé aujourd'hui dans un grand café des boulevards connue géraut, un homme qui avait été dans son jeune temps chasseur chez lui, et de es renseigner sur co qu'il avait été.Il nota avec soin tous les noms des clients qu'on put lui fournir ot toutes les indications qu'il obtint.Avant do venir à Paris, Dejalle était dans lo .nidi.De ce côté également les recherches ne devaient pas être difficile.John Flyther choisit, parmi se» compattiotos habitant Paris, colui qui lui parut susceptible do remplir le plus intelligemment la mission qu’il se proposait de lui confier et, sans lui donner d'autres explications, il l’envoya à Montpellier, muni des renseignements nécessaires, bo livrer avec toute la diligence possiblo' k ses investigations sur les antécédents du docteur Dejalle.Il lui recommanda tout particulièrement de faire porter son enquête sur la famille do Robert Dejalle et sur los relations qu'il avait eues, surtout sur ses relations féminines.Une dépêche do Lewis Salvy arriva sur 3e» entrefaites.Il avait reçu k Brest le télégramme de John Flythor quo, selon les instructions qu’il avait laissées, le bureau Nos lecteurs sont priés de refaire la pagination de lapirtie musical# après en avoir préalablement coupé les feuillets. 354 LE PASSE -TEMPS No 323 — Montréal, 10 aoêt 1907 télégraphique du Sémaphore de la pointe du Touquet lui réoxdédia.Le jeune homme exprimait à son agent dévoué le plai : air qu’il éprouvait on le saohant sur une bonne voie et ui disait qu'il serait do retour à Paris-Plago dans uno huitaine, à moins qu'un télégramme de lui nel'appelàt plus tôt, car il serait prêt à se rendre oft il faudrait au premier appel.Lewis Salvy était allé à Brost d'après une indication qui lui avait été donnée par l’un des membres du Tou-quet-Syndicate, dout il avait fait la connaissance depuis qu'il se trouvait à Paris-Plage.Il avait été accueilli avec empressement dans la société anglaise qui s'est donnée pour mission do transformer si magnifiquement la pittoresque forêt du Touquet et d'y établir tous les sports et tous les jeux si justement en faveur en Angleterre.On savait qu'il était ingénieur de marine, attaché à l’importante maison d'armement Tom Stéphenson, de Québec, et l'on avait déjà appris qu'il faisait construire uno villa superbe à Paris-Plage où il comptait désormais passer régulièrement ses étés.Connaissant ses projets, on lui avait signalé un yacht à vapeur qui allait êtro prochainement mis eu vente dans le port de Brest et dont l'acquisition pouvait être avantageuse.Cela cadrait à mervoille avec le projet qu’avait déjà formé Lewia Salvy de se rendre à Brest afin de revoir Etienne, le fils de ce brave Damien, son frèro d'adoption, le seul survivant avec lui de l’épouvantable naufrage de Notre-Dame du Bon-Secour».Cette mort afTrouso à laquelle ils avaient échappé l'un et l'autre, resserrait encore les liens que l'affection avait déjà formés dans le cœur de Sauveur.Déjà Ktenne avait été prévenu.Louise n'avait pu retarder le plaisir de lui annoncer la grande nouvelle, et elle lui avait écrit une longuo lettre pour lui apprendre que Sauveur, que l’on croyait mort, était revenu et pour lui dire qu’ello avait été leur surprise à tous en le revoyant et leur joie en constatant que le superbe changement survenu an sa vie n'avait en rien modifié son affection à leur égard.Mais ce fut tout do mémo une véritable surprise, pour lo frère de Louise, lorsqu'un dimanche matin, chez lui, dans le petit logement qu'il habitait avec sa femme et ses deux enfants, dans la rue de la Poste, vit so présenter ce beau jeune homme en lequol, s’il n'avait pas été prévenu, il n'aurait jamais reconnu le petit rnousso do la barquo de pêche, celui qu'il aimait comme son frère.Ktienne et Sauveur n'étreignirent ot s'embrassèrent longuoment, partageant la même émotion, incapables l’un et l'autre d'articuler une soulo parole.Que de souvenirs à évoquer I.Et le bravo garçon, à qui la transformation de Sau-vour en imposait malgré lui, n'osait lui parler commo son coeur l'y invitait, et il ne le tutoya que lorsque Sauveur lui-mtmo, ainsi qu'il l'avait fait pour Louise ot Florimond, l'y eut invité, l’y eut même obligé, après avoir embrassé sa femme qu'Etienne lui pr&senia et ses doux jolies jumelles do dix ans qu’il prit sur ses geroux.Alor», en toute expansion, Etienue parla.Cette enfanco passée ensemble, co naufrage dans lequel chacun des deux croyait que son frère adoptif avait trouvé la mort.et tout ce qui s’était passé ensuite.le tirage au sort d'Etienne, «on service dans la marine, sa retraite avec les galons de second niaitro, son emploi à l’arsenal, son mariage, la naissance do ses filles .ot de la part de Sauveur, toute l’histoire de son salut sur la côte de Breachy-Hoad et dosa fortune en Angleterre et au Canada qu'il avait déjà racontée à Damienne, à sa fille et à son gendre.Mais Sauveur n'était pas venu seulement à Brest pour revoir Etienne et pour faire la connaissance de sa famille, pas plus que pour visiter ce yacht : son coeur généreux, reconnaissant envers ceux qui lui avaient don né leur affoction et qui l'avaient recuoilli quand il était seul au monde, lui avait inspiré des résolutions, des pro- jets qu’il avait hâte do faire connaître.Les lions familiaux que Damien avait créés entre l'enfant abandonné et les siens, subsissaient plus étroit» que jamais.Cetto famille du pauvre pêcheur d'Etaples, il voulait qu'elle demeurât la sienne.La chance l'avait exceptionnellement favorisé.Il avait, par son intelligence et son travail, avec le concours affectueux de ses seconds protecteurs, conquis une situation superbe et réalisé une fortune considérable qu'augmenterait encore son mariage avec la fille de Tom Stéphonson, avec la jolie Miss Enid, dont il montra le portrait qui ne le quittait pas.Cette fortune, les siens dovaient en avoir leur part.A son tour, il avait résolu de faire pour eux, pour tous, ce qu'ils avaient fait pour lui-même lorsqu’ils l'avaient admis à partager leur humble foyer.Non seulement son coeur lui en faisait un dovoir, mais il sentait que cela lui porterait bonheur.I.» situation fut vite réglée avec Ktienne.Il pouvait quitter l'arsenal quand il voudrait ot faire liquidor sa sonsioD de retraite proportionnellement à son fige.Après son mariage, le Gancé de miss Enid, devenu l’associé du riche armatour do Québec, l'emmènerait avec lui au Canada et lui ferait une place dans les importants services do constructions maritimes qu’il dirigeait.Et Sauveur passa trois journées entières avec ces braves gens qui l'adoraient.Le yacht à vendre fut visité par le jeune ingéniour, dont la compétence pouvait se passer de tout conseil et qui reconnut une des meilleures constructions do navire de plaisance qui fut sortie des Forges et Chantiers de la Méditerranée.Colibri, — tel était le nom de ce yacht, — était à vendre aux enchères dans un mois, à moins qu'une transaction amiable n’intervint auparavant.Lewis Salvy doubla le chiffre de la mise à prix et pour deux cent vingt mille francs il on devint acquéreur sur le champ.( Le nom du yacht serait changé : il recevrait celui d'Enid, et pourvu d’un équipage complet, il devait être conduit à Boulogne, selon les instructions laissées par son nouveau propriétaire au momont de son départ de Brest, on on effectuerait sous sa direction le» réparations et les aménagements nouveaux qu'il jugeait nécessaires.On se retrouverait tous à Etaplos, dans la nouvelle maison que Sauveur acquerrait au nom de Louise et de Florimond, qu'il pourvoierait avant peu d'un superbe chalutior à vapeur, construit par lui-même, car il no voulait pas les arracher à ce métier de pêcheur qui était leur vie.Pendant lo temps du séjour de Lewis Salvy à Brest, John Flyther, «ans attendre les résultats do l’enquête confiée à l’agent expédié par lui à Montpellier, avait fait franchir une étape décisive à l'éclaircissement du mystère de la vie du docteur.Muni des renseignements qu'il possédait déjà il avait calculé et rapproché les dates.L'installation do Robert Dejalle à Versailles so rapportait, à pou de chose près, à l'époque do la naissance de l'enfant abandonné si mystérieusement dans la maison du pêcheur d'Etaplos.Co fait frappa la perspicacité du détective.Il y vit, de la part du docteur, comme un beBoin de di«paraitro, comme une manoeuvre ayant ou pour but d’assurer la rotraite qu'il s'était faite.Cola le fortifia dans la conviction que Dejalle était bien l'homme qui accompagnait l’accouchée mystérieuse delà nuit de la Saint-Saovour.celui que, ohez lUmien, on appelait “ le Docteur." Quelques renseignements qu'il obtint avec peine à Paris, à cause du nombre d'années écoulées, lui fournirent une piste nouvolle.On ignorait où le docteur était allé en quittant Paris, mais, dans son départ tout avait été mystérieux.Il était parti comme pour un voyage de quelques semaines, sans dire où il allait, et deux mois après seule ment, il était revenu rue de Rennes pour payor ion propriétaire envors qui il était en retard de deux termes ; il svait vendu tout son mobilier à un marchand de meubles du quartier, n’empoitant que quelques oais-ses contonant drs livres ot des objets auxquels il tenait, qu'un camionneur de lr.Compagnio do l'Ouest était venu oherchor.Depuis on ne l'avait revu.Chez ie docteur Dejalle, à Versailles il y avait une femme.Serait-ce celle quo l'on avait vue àParis avoo lui t.John Flyther n'avait pas tardé à so poser cette question et son intuition y avait répondu affirmativement.Alors il se lança sur uno piste nouvelle.Celle qui vivait avec le docteur, dans la maison du boulevard de la Reino, n'était pas sa femme.Qnelques habiles questions posées de ci de là, dans les environs, en donnèrent la conviction au détective.Une chance le favorisa.Parmi leu personnes qu'il questionna sans qu'elles pussent trouver quelque chose de singulier en sa curiosité, il s'on rencontra une, uuo sage-femme de la rue Duplessis, qui avait fait partie du conseil de famille que Robert Dejalle avait composé, et qui apprit à John Flyther quo cette dame, Madame d’Aubrayes née Four-nel, était veuve d'un ami intime du docteur et qu'ello était aujourd'hui sa pupille.Sur ces données, il était aisé do s'enquérir.On clerc d’avoué, 011 rapport aveo l'ambassade, se chargea de savoir co qui s'était passé.A la suite d'une grave et longue maladie, Mme d’Au-brayes aurait ou ses facultés intolloctuelles déséquilibrées ot il avait été nécessaire do la fairo déclarer incapable et do la pourvoir d’un tuteur.Cette dame possédait donc uno fortune Le caractère de Robert Dejalle était sulliimament connu de John Flyther pour qu’il conçut aussitôtà son égard ur.e méfiance justifiée.Il vit là le résultat de manœuvres que sa perspicacité et ses pressentiments no séparaient pas de 1» mystérieuse machination dont il a’efforçait;de soulever lo voile.Avant tout, il éprouvait le hesoin de se renseigner sur cette dame d'Aubrayee.Ce fut sans aucune peine, étant donné la notoriété do «on mari, qu’il retrouva sa trace.A Paris même, daiiB un grand journal qui possède une aristocratique clientèle d’abonné», le détective fut renseigné |»r un reporter qu’il connaissait.11 sut que M.d’Aubrayea, appartenant à l’une des pluB vieilles famil’es de la nobless’e do France, habitait un Buperbe château aux onvirona de Tours ; qu’il avait fait partie, comme ollioier, d’un régiment de mobiles pondant la guerre franco-allomande ; qu’il avait été blessé au moment où, lors de l’insurrection de 1871,le« troupes versaillaises entrèrent dans Paris, et qu’il était mort quelques mois après dos suites de sa bloosurc.Ces événements concordaient avec la disparition du dooteur Dejalle ; John Flyther en fit aussitôt la remarque.Un simple voyage à Tours lui apprit lo reste et le confirma dans sea prévisions initinotivee.A l'ITÔlel du Faitan, dont los propriétaires n’avaient pas changé, il trouva trace de son paasago.llobert Dejalle y avait habité près de trois mois il une époque qui coïncidait exactement aveo son départ de Paria.(à suivre) Mabo Ma Rio.SERVICE DES COMMISSIONS — L'administration du Passk TkMI-s se met à la disposition do bob abonnés pour l’envoi do livres ou morceaux do musique aux prix marqués et sans frais supplémentaires.Touto lettre nécessitant une réponse devra contenir un timbre do 2 sous. Montrai, 10 août 1007 — No 323 LE PASSE - TEMPS FEUILLETON DU “ PASSE-TEMPS " .No 14 — NELIDA — OU LES — Guerres Canadiennes de 1812 (mi/e) — Infâme! s'éoria Nélida indiquée.Un démon seul a pu t'inspirer une telle vengeanco ; mais saohe-le bien, il ne sera jamais en ton pouvoir de 1’hcoomplir.Jo «aurai mourir I — Nous allons voir, répondit l'Indien avec un affreux sourira ; retourne près des tiens.Le vieux va mourir.Ri tu ne consens à mes voeux.Nélida éperdue retourna pris du vieux prêtre et lui rapporta tout ce qui venait d'avoir lieu.Le missionnaire indigné répondit : — Ma fille, vous avez juré fidélité au chevalier Louis ; vous ne vous appartenez plus ;'m£me [tour me sauver, vous ne pouvez devenir la femme d'un tel monstre.Du reste, ma pauvre enfant, tu serais trop malheureuse.La mort ne m'effraie pas, chère fille ; après la ruino do mes travaux, il no me reste plus qu'à retourner au sein de Dieu qui me récompensera de mes bonnes intentions.Le plus tôt sera le mieux.Pendant qu'il parlait ainsi, Nélida tenait le vieillard serré sur son sein et répandait sur Bes chevaux blancs une pluie de larmes.La pauvre enfant ne pouvait se faire à l’idée do le voir mourir, sans frissonner d'horreur.Alléwémi ayant dit quelques mots à se» féroces Iro-quois, les remplit d'une joie farouche, on leur apprenant qu’il leur livrait le prêtro chrétien pour en faire l'objet de leurs féroces plaisirs.La bande hideuse se prépara aussitôt à mettre en œuvre ces raffinements de barbarie avec lesquels ils étaient familiarisés par une pratique traditionnelle.Les uns se hâtèrent de rassembler de vieilles souches pour élover un bficher ; les autres arrachaient des éclats de sapin, pour en percer la ohair du captif.Le missionnaire fut d'abord dépouillé de ses vêtements et, le corps nu, les maiiwjiées sur la poitrine, il dut traverser toute la bande des sauvages rangés sur deux lignes et tenant une longue verge do coudrier dans leurs mains.A chaque pas que faisait le malheureux, on entendait dans l'air un affreux sifflement, puis un coup éolatant comme un coup do fouot retentissait sur les lianes du vieux prêtre.Bientôt de larges lignes noires marbrèrent son corps, puis le Bang jaillit et l’inonda tout entier.A chaque coup, une convulsion atroce contractait les membres du vieillard.Des larmes involontaires jaillissaient, malgré lui, de ses yeux.Parfois un léger gémissement de douleur sortait de son sein.Des rires horribles remplissaient la bouche des sauvages, et l'ironie se mêlait à lours tortures: — Le vieux chrétien n'est qu'une femme revêtue du jupon de l'esclavo ; il ne sait pas rire à la mort ; il pleure, il souffre ; c’est un lâche I Nélida avait été placée de manière à pouvoir contempler cet horrible speotacle- Quand le vieillard passa près d’ello, elle voulut détournor la vue ; mais Alléwémi présentant le poignard à sa joue la força do regarder le vieux prêtre et poussant un rire grossier : “ Voilà le commencement, dit-il, juge par là do ce que sora la lin, si tu persistes dans tes refus.Pense aussi que bientôt tu traverseras ainsi, nue et fouettée, les rangs de ces hommes avidos do contempler ta honte et de s'abrouver du Bang d'une ohrétienno." Le prêtro leva Bur cet homme affroux un regard doux et Buppliant, sans proférer un seul mot de plainte ; puis, abaissant sur sa fille co même regard inondé d'uno ineffable compassion, il lui dit : —Courage, enfant ;que l'aspect de mes douleurs ne t'effraie pas, le ciel sera la récompense de notre courage.Qui meurt martyr de la fidélité conjugale sera sauvé.Un rugissement féroce poussé par Alléwémi fut la seule réponse qu'eurent ces paroles.Il fit un geste, et aussitôt le vioillard fut étendu à terro, tenu par cinq vigoureux s&uvages, taudis que d'autres s'amusèrent à !ui enfoncer dos éclisses de pin brûlantes sous les ongles des pieds et des mains.Supplice effroyable qui contractait, à chaque douleur, le corps du malheureux, comme s'il eût reçu une secousse électrique.Alléwémi le montrait en cet état à la jeune fille, en lui disant : —C’est ton père ; d'un seul mot tu pourrais le sauver.Parle I Tue moi ! répondit-elle ; la vue du meurtrier do tous ceux que j'aimais me remplit d'horreur ; jamais la fille des victimes n'épousera leur bourreau.Alléwémi lui jeta un regard horrible.Plus la résistan ce de cetto pauvre enfant était grando, plus croissait sa rage inassouvie.—Pense que si tu n'es à moi volontairement, je saurai te contraindre par la force ; mais, entre-temps, le vieillard et le jeune homme soront morts dans les pluB effroyables tourments.—Tais-toi I scélérat I fit la jeune fille.—J'aime mieux mourir, dit Ulémas, que vivre sur une terre souillée par ta présence.Alléwémi jeta au lils d'Oskoui un do ces regards qui 11e sauraient avoir de nom qu'au fond des gouffres infernaux ; il fit placer sur le bûcher le corps ensanglanté du missionnaire, ot quand la Hamme monta brillante dam le» cieux, tirant son coutoau à scalper, il enleva d'ui tour de main la peau du crâne avec la chevelure et mi à nu la tête sanglanto du malheureux vieillard.Saisit-saut alors une poignée de cendre brûlante, il l'appliqua sur la plaio vive ; le prêtre poussa un léger cri, baiiua sa tête dénudéo ot horrible à voir, tressaillit, jeta tu dernier i égard sur Nélida, un autre vers le ciel, puis ex pira.Ulémas restait glacé d'horrour ; Nélida venait d s'épanouir ; les sauvages dansaient autour du bûch< • qui achevait de oousumer le cadavre en poussant di > clameurs infernales.Tout à coup un guerrier brisant les branches B'élann au milieu de la clairière et pousse un cri sec et alarm< Toutes les clameurs cessent aussitôt.On s'assemble au tour du nouveau venu, les chefs les promiers, la fouli un peu plus loin, et tous domeurent silencieux et dan-l'attento, ne faisant pas une question, ne proférant pts une parole, de crainto de paraître curieux ou impatients.Le jeune guerrier, de son côté, attendait un interrogatoire de la part dos anciens avant d'oser prendre la parole.Après une pose assez longue, Alléwémi dit enfin : — Les chiens auraient ils dépisté l'élan rapide ï —Les blancs ont levé la hache do guerre contre les Iroquois ; j’ai rencontré leurs traces sur vos pas.—Combien sont-ils ?—J'étais seul poursuivant la proie rapide, quand j’ai rencontré les pas des éclaireurs et je suis venu prévenir los chefs qui commanderont oo qu'il faut faire pour le salut de tous.— C'est bien.Le jeune homme Be retira ; los anciens délibérèrent, parlant tour à tour, avec cette imagination brillante, ces vives couleurs, cob traits houroux dans lour simpli cité, qui rappelle la forte et patriotique naïveté des héros d'ilomère.On aurait peine à se figurer la variété dos sujets que ces sauvages savent traiter dans leur conseil, l'ordre qu'ila mettent dans ces délibérations, les détails infinis dans lesquels ils entrent.Leur narration est nette et précise, remplie d'allégories et de coloris qui ajoute à l’originalité.Jamais ces discussions ne dégénérant on disputes personnelles ; ils écoutent avec uuo inaltérable patience, répondent vive- ment après un silonce destiné à calmer le feu de l'emportement.et jamais ne s'adressent de ces invectives Bi communes aux Européens, encore moins do ces expressions grossières et de ces jurements familiers à ceux qui se disent les maîtres de la civilisation.Chacun se fait un ami à pou près du même âge, auquel il s'attache par des engsgemonts indissolubles.Deux ludions unis do cette manières doivent tout entreprendre et tout risquer, pour s'aider et se secourir mutuellement.L\ mort même ne doit los séparer que pour un temps, cas ils es pèrent être réunis dans un autre monde où jamais ila ne doivent se quitter.Après quelque temps de délibération, Alléwémi fit décréter qu'on n'attendrait pas loi Blancs pour risquer un nouveau combat, vu qu'on ignorait lour nombre et leurs intentions.Il proposa do se remettre en route immédiatement, les rayons do la lune à son lever illuminant la forêt comme un soleil.(à ai livre) L.T.PATRIOTISME PRATIQUE Nous prions respectueusement nos lecteurs de par 1er favorablement du Passe-Temps, lorsque l'occasion s’en présentera.O’est un moyen do propagande à la Cortée de tous, et qui aurait des résultats aussi profitâtes à nos abonnés qu'à nous-mêmes.L’argent qui sort du pays no revient pas, ajouterons-nous, pour ceux qui préfèrent les journaux étrangers aux nôtres.Patrons-Primes du “ Passe-Temps ” 22ij — Petit paletot de 30 à 40 pouces Je bustt.Matériaux, 3 verges en 40 pouces.COUPON DU PATRON-PRIME DU "PASSE-TEMPS” Patron Age 1 De lu tuille Nom Rue Plaee Prooinr.e.nu Ktat Remplissez le coupon, écrivez tiès lisiblement et adres es avec 10c au PASSE-TEMPS, Montréal.En demandant un patron pour fillette ou en ant, ne mentionnez jamais la mesure, mentionnez jseule- 'HT! X3» La description de ces patrons est toujours en français.Inutile de demander d'autres patrons que ceux publiés.Pour la TOUX la plus rebelle, et le RHUME le n fl / T KJl G* ni 1/ I KA I II n'y a rien de semblable.Rien aussi bon.Rien plus opiniâtre, les AFFECTIONS de la gorge et Us LX U ItI I I r1! IVI IJl I qui ne puisse le remplacer.11 effectue une guénson des poumons, le meilleur remède est le .I J J \ V'J / | 1 \ IT 1 v J / 1/ V Lrf sans déranger l'eatomat.Prix, 25c la bouteille. 856 U TAMÊtM - TUH No 323 - Montréal, 10 août 1907 1TOS FRIMES Toute pertonne qui iabonne ou renouvelle ion abonnement au Patte- Tempe pour un an (Cmada, $1.50 ; Etale-Unie, $3.00j, peut ehoitir dam ta litte ci-deteout pour ONE PIASTRE de marchandât, comme prime.Au cat où la tomme Jet article! choitit dépaueraii une piattre, il et! entendu qu'on devra ajouter la difirence an yxx de l'abonnement.ÜNE PIASTRE DE MORCEAUX DE MUSIQUE, Chanbonnism ou Lj-vrm Divbbb k choisir dan» la Catalogue de Mueiqut et dé Librairie du I’assb-Tbiipb.81 l'on choialssait dot livre» ou morteaux de musique pour plue d’un» piaatre, on devra ajouter an prix d« l'abonnement 1* montant d« eatU différence.Demandes notre catalogue, envoyé fraaoo.SIX MOIS D'ABONNEMENT AU PASSE-TEMPS — Ctei-k-ilr* toui laa numéro* parus durant les aix mois précédant exactement la date de l'abonnement.DIX ANCIEN8 NUMEROS DU PASSE-TEMPS à cholalr dan* la llata da la Mueique diià parue (voir Partie musicale).Ces anolans numéros *a vendent 10a ohaoun, at notre coupon de primee na peut ttre utilisé an ordonnant dea anciens numéros.CENT CARTE8 DE VISITE, *ur bristol extra fia, oaraotèree classiques et originaux; DKUX LIBRETT08 D'OPÉRA, av»o paroles franfaises «t anglaisai, ainsi que la musique de chant, à choisir dans la liite oi-daaaous : Balle Hélène (la) Fleur da Thé Grande Duclwese Barba-Blene Geneviève Orphéus Fille d* Mina Angot (la) GirofléGirofla Périehole C»s librettos sont aussi envoyés franco sur réception de 60o pièce.UN ELEGANT PORTE-MUSIQUE, «n cuir chagriné, couleur brun riohe solide et bien aménagé, irréprochable aoua toui rapport».Article indis pensable aux professionnels et aux amateurs.Be vend $1.76 ohaa tous lea marchand* de musique, Ajouter 76o au prix de l'abonnemaat pour recevoir franoo.UN SPLENDIDE PAROISSIEN BIJOU da 360 pages, format da poohe riche reliure capitonnée en veau ou cuir da Ruaala, avec monogramme da ré *ur le plat, garde-chromoa, tranche ronge sou or, coina arrondis, dont la prix chai tous los libraires est da une piaatre ; le livre eat renfermé dans une jolie botto.CARTES POSTALES ILLUSTREES — la vogue eat aux oartes postales Illustrée*, Pour répondre au désir manifesté par nn grand nombre da no» lec'eurs, noua avons conolu avea les éditeurs des arrangements avantageux nous permettant d'offrir oomme puma oritüit» trois dousaiaea de oartea postale* illustrés*, i tonte personne payant d'avance on an d'abonnement.Ce» cartes sont en noir at an couleurs.Sujets : paysat ges oanadisns at monumenta da Montréal.LES 26 MELGDIE8 d'Ernest Lavigne, avec accompagnement da piano at Jaroles française» at anglaises.Le prix ordinaire de l’ouvrage étant da 1.60, il faut ajouter 50c au prix de l’abonnement.UN BEAU CHAPELET, AMETHYSTE ou CRISTAL, ehatae fcrjat, en argent, jolie orolx oarrée en argent ; le ekapelet est renfermé dan» un étui an enlr.LE LIVRE D’OR DE8 AMES PIEUSES, vu cinq mvrks *n vu biul — Imitation de Jésus-Christ, nouvelle traduction distribuée selon les be soins dos fidèles — choix de prières pour tou» les temps do l’année, indulgences avec ex rcioes spéoiaux — Paroissien choisi pour mieux assiste r aux offices et communions aveo plus de fruit— Neu vaines et pratiques do dévotion» — Méditations et lectures pour les dimanches et «tes.Un volume de 1052 page», format 6x4.Reliure solide.Pour recevoir franco ajouter 50o au prix de l'abonnement.UN AN D'ABONNEMENT AU “JOURNAL DE FRANÇOISE», un magazine do famille des plus intéressants, ayant les meilleurs collaborateurs et donnant des artioles littéraires d'une grande valeur.Tout y eat loigné et do la dernière actualité.Il y a une page ouverte aux Corres pondants, où ceux-ci peuvent rooevoir, sur domando, toutes les informations qu'ils désirent.Il y a encore des propos d'étiquette, des recottes faciles, des conseils utiles ot l'agréable fouille so termine par quelques pages d'un feuilleton ohoisi et intéres-ant au plu» haut point.L'abonnement au Joum il de Françoite étant do $2 00 par an, il faut ajouter (1.00 à l'abonnement au PaS8I Tihps.ENCYCLOPÉDIE DES OUVRAGES DE DAMES, par Th.de Dillmont —Un volume d» 850 pages, illustré da 1107 gravures et renfermant 30 chapitre», intitulé» : — La oouture à la main ; la machine à eoudr» et la couture à la machine; le raocommodage ; la broderie inr blanc; la broderie sur toile ; la broderie »nr soi» et velours j la broderie d'or ; la broderie-application ; la tapiaserie; le trioot; le orochet; la frivolité ; le macramé ; le filet; le» jour» «ur toile; lee dentelle» brodée»; les dentel los à l'aiguille ; les dentelles aux fuieaux ; la garniture de» ouvrages; recommandation» diverse».Format in-18o, reliur» anglaise, tranche do r»e.(Ajoute» pour le port: Canada et Etata-Unis, 10c ) CTN PORTEFEUILLE (BOURÜE) MAROQUIN du Levant — deux nuan-ee» i noir et lavalière.Disposition» pour pièce» d» monnaie, billets de banque, oarte» de visite, etc.8IX JOLIS ROMAN8 dont voici le» titree : Mon oncle et mon ouré La femme du fusillé Roi dea voleur» Pire et fila Jeanne Mercoeur Toujours i toi Chaque volume »e vend 15c séparément ; pour reeevolr franoo, 11 faut ajouter 2c par volume pour frais de po»te.ÜNE ANNEE D'ABONNEMENT à CORTICELLI HOME NEEDLE WORK (Anglais), paraissant toua la» troi» mois, splendide revu-conaacréo à l'»n»aignament des travaux do main de la femme : Broderieo Lingerie, Croohat, Trioot, Filet, Aiguille» etc, eto, contonant dea arti oies par laa meilleure autaura en la matière 96 pagea (format 10x7), illutré» à profuiion, aveo planohea an couleur.LE NOUVEAU DICTIONNAIRE FRANÇAI8-ANGLAI8 it ANGLAIS FRANÇAIS par Nugant, rédigé d'aprèa les meilleure» autorités at oeatenant toua les mot» généralement en usage dan» le» deux langme» ; fort volume relié.(Ajoutez 5o pour le port.) LE DICTIONNAIRE COMPLET ILLUSTRE DE LANGUE FRANÇAISE, par P.Larousse, 1143 pages, 2000 gravures, 35 tableaux ency o'opédiquea, 27 carte» géographiques, dont 7 spéciales au Canada, 260 portraits da personnages célèbres du Canada et dea autre» paya, 5,000 artialae géogiaphiquee et hUtoriquee oencaruant le Canada ; fort volume relié.Il faut ajouter 25c au prix de l’abonnement.COUR8 DE COUPE DE LA MODE PRATIQUE.— 3 volume* avec nombreuae» figures.Première partie Comotnt ritn» soi-mêhi su Robes, si» kaw- TlAïx.Prix franoo, 60o.DeatcUme partie Commuht habillsb nos putitib Filui» st nos pbtits Gabçomb.Prix franoo, 46c.Troitiimepartie.— Commint habillir nos BbbIs.Prix franoo, 45e.Pour raoavoir cas troia volume» comme prime gratuite, ajouter 60c aa prix de l'abonnement.Chaque volume Be vend aus»i séparément au prix marqué ou bien peut compter eomme partie de la piaatre d» prime offerte à tout» paraenne payant un d’abonnement d’avaûo».UNE PLUME-FONTAINE, dernière oréation en caoutchouc durol, ave# »i-phon et étui.Article utile entre tous et en grande faveur pour lea perionnea aoigneuae» qui, à l’aide d’un instrument lamblable à un crayon, peuvent écrire à l'encre, oe qui eat toujoura plu» convenable.Il faut ajouter 60c au prix da l’abonnement.CJNE MAGNIFIQUE BAGUE en simili or, ornée d’une belle Imitation de diamant ; il faut être expert en bijouterie pour découvrir l'imlUtèOB.Le» abonnée oheiaiaeant oette prime aaïont la bonté de deoDer la gnaeear du taift au moyen d'une petite banda de papier.NOUVELLE METHODE D'ACCOMPAGNEMENT —Cette nouvelle méthode bc eompoae d’une almple baguette aur laquelle sont marquées toute» la» cleb de la mualque.A l'aida de oette nouvelle méthode, noua ^arantiiioa» qu’une persoue peut apprendra toua laa accords aan» l'aida 'un profeaaaur, et eela ea quelquea jour».Il n’eit pas néoeesalre d» eon laitre la musique.la baguette est marquée d» signes qui permettent de jouer à première vu» et ¦an» études préalable».On e»t prié d» dire, ea ordonnant, »! l’on disira une baguette pour piano droit ou carré, ou harmonium.UNE SUPERBE PIPE en racine de bruyère, évidée à la main.Fourneau et 2 poueee, bout d’ambre 2 pouces.Article riche.Peur s'abonner, 11 auflt da nous retourner le bulletin ci-deaaous aprèa en avoir rempli tous lea blanca.Adraaeei Le Patte-Tempe, Montréal, Can.••O00c0000000c>c0c000000c00»0cxxxxxxxxxxx)000c)00c00c)0«« BLANC DE SOUSCRIPTION 1»0 J.E.BEI.AIR, édlt.-prop.au Paete-Tempt, Montréal (Can.) Monelaur,—Veuillez trouver ol-lnclus la somme de pour us an d'abonnement au Paete-Tempt.Vous commenceras mon abonnement avec le No.et comme prime vous m'enverrez.Nom.Adreeee.Noua acceptons lea timbre» du Canada et des Etats-Unis.••c00cc000000000courpremier se l’associe.Emplit l'air de ses cris joyeux, Dans l'œuvre désintéressée, Chloé fail-elle liien ?Et c’est un régal pour les yeux Dont je me suis fait un devoir.Chloé fait-elle une folie ?De voir la nature plus belle.Tout semble refait avec goiit, Je cherche en vous suivant partout.Sur cette montagne sacrée, L’expérience ne dit rien.Peut-être dan* l'entier sa galère nouvelle, l'asscra-l-elle La forêt, le pré, tout se pare, Un nid, une cage dorée, Alternativement ?Mais mon regard surtout s'égare Sur une brunette aux yeux doux I Pour une brunette aux yeux doux ! Ici l'implacable justice (Quel funeste présage !) Et de l'or à l’argent, Et de l'airain au fer, du seeond l’apanage.Dans sa vaste métamorphose, L’univers ému, éveillé, M'oblige A retiactcr ces mots : Que ne puis-je avec mes sanglots Les réponses seront reçues jusqu’au 24 août.Les dix premières réponses justes, accompagnées de notre Regrette d'avoir sommeillé Rouler au fond d’un précipice ; coupon de primes 323, recevront un morceau de musique Sous la neige, glaçante chose.Mais un bois mis sur le talus.de chant ou de piano, au choix.Fuyant ce tranquille contact.Par je ne sais quelle furie.La nature à l'immente haleine, Pourrais bien ine sauver la vie.Retrouve partout et sans peine.Quand je ne la demande plus.SOLUTION Ce que l'hiver a pris, intact.Aussi, quand Thémis se repose, 1 184 — Charade ï L’éclair.Çana le J)|otiile Bonne Note La campagne que Le Passe-Temps » déjà faite contre l'onvaliisseinout du sport brutal au détriment de l'intellectoalité artistique «einblo déjà avoir produit quelques fruits.En effet, c'est avec plaisir que uous avons constaté que les représentations données au l’arc Sohnier OPt pris un caractère artistique qu’on ne trouve nulle part ailleurs, et que la mère peut Biins cri'inte y conduire 8a fille, car celle-ci y gofttera les doux plaisirs d’y entendre toujours do la bonne musique, ce qui rafraîchit lo cerveau, impressionne délicieusement l'Ame et s'incruste dans le cœur do cour, qui ne cherche pas seulement à vivre terre.-àterre.• L» MlWQUI DANS LES BklOI.ES Il parait que renseignement do la musique va être mis au programme doa études daiiH toutes les écoles de la ville do Montréal.Cette nouvelle nous réjouit si fort que nous n'osons y oroire.Knlin, notre jeunesse va apprendre qu’il existe d’au! res distractions on dehors de la boxe le premier libre, prospère et puissant, la seconde mieux éduquée.Avouons que sous le rapport de la bienséance, do la tenue, nous sommes inférieurs aux Anglais et aux Américains, sinon à toutes le» races qui nous entourent.Nous ne sommes pluB digues du beau titre de peuple de gentilshommes, que nous décernait un Anglais éminent.Nous buvons trop, un mot 110 sort presque jamais de notre bouche satiB êtrè précédé ou suivi d'un juron.Ce sont là deux grands défauts ; tâchons do les racheter op cultivant un talent plus répandu chez nous que chez les autres : soyons musiciens ! • M.VlOTOK ÜCCKI.LI Eli M.Victor Occellier, baryton du Manhattan Opéra, de ÏSew-York, a chanté au Parc Sohnier toute la semaine dernière.Il serait oiseux de faire ici l'éloge de l'artiste qui récolte les applaudissements du public montréalais depuis plusieurs au nées.Mais qu'on nous permette de dire que M.Occellier a droit à touto notre reconnaissance pour avoir bien voulu mettre Canadien, tuujoun ! chant patriotique édité par Lk Passe-Temps, au nombre des morceaux choisis qu'il a fait entendre tons les après midii et soirs do la semaine dernière.Ce parrainage distingué ne Siourra que porter bonheur au dernier-né ie nos airs nationaux.Ajoutons que l’interprétation irréprochable de l'œuvre de MM.G.Leury et Ch.Tanguy a soulevé à chaque audition des tonnerres d’applaudissements.« Joyeux I’ujueNique Le chœur de chant de l’église du Sacré-Cœur était en liesse, ditnancho, 21 juillet.Selon lour traditionnelle ot louable ha bitude, ces chantres .aicrés de la gloire ot île» hymnes do Dieu, désertaiont le temple du Seigneur pour aller pique-niquer en pleine nature et faire retentir la voûte céleste de leur franche gaîté et de leurs chanta.Cest sur les bords de la pittoresque rivière des Prairies, au murmure si amoureux, qu'ils s'ébattirent comme des écoliers en vacance, dans la charmante et belle propriété do Mlle Célaniro Desjardin», qui l'avait gracieusement mise à leur disposition.Partis le matin vers huit heures, après avoir entendu la shinto messe et reçu la bénédiction de leur sympathique et dévoué ouré, ils arrivèrent sur lesboids enchanteurs do la rivière des l’rairies vers dix heures.A lour anivéee, les oiseaux suspendirent leur chant et les flots do la rivière s'arrêtèrent pour entendre le chœur qui chantait O Cunaila, mon paya, mes amours.Ce voyage et ce chaut lour ayant servi d'apéritif, ils attaquèrent avec un courage héroïque le succulent et délicieux rop.is dû à la gracieuseté de leur pasteur.Après ces agapes fraternelle*, ot comme digestif, dos joux sportifs commencèrent.Comme on le voit, lo chœur du Sacré-Cœur comprend l'harmonie, non seulement dans le chant, dont le Dr Lapierre est l'intelligent ot dévoué directour, mais dans tous les actes de la vie.Il 11e peut on 6tro autrement quand on saura que ce chœur o»t composé do 25 membres faisant partie do l'élite des citoyens de la paroisso du Sacré-Cœur, chœur dont M.J.Michaud est lo sympathique président.Enfin, celte journée s'est terminée comme elle avait commencée : pur l’harmonie 1 CUISINE PECHES SURPRISES — Procurez vous de belles pêches saine» et autant quo possible venant d’ôtro cueillies, et glacez-les soigneusement.Au moment de servir, pelez lesavec 1111 couteau à lame d'argent,enlevez en les noyaux à l'aide d'une cueiller et tompliusez les fruits de crème fouettée à laquelle vous aurez uiôlé dus amandes pilées.Garnissez de cerises el servez immédiatement.et du cabaret.Nous aimons notre beau pays, nous aimons encore plus notre belle et intelligente race ; nous voudrions voir [ 368 LE PASSE - TEMPS No S2S - Monl.fnl, 10 ao«t 1907 MOJ'J DENUES En ville On annonce pour 1b 12 aofit, le mariage de M.Louis N.Audet, architecte de Sherbrooko.avec Mlle Jeannette Gadbois.• Le >3 [H] Les Cordes “Impérial” B Toor Violon, Mandoline.«Juitaro.£ Iinnjo, *tc-, inoontMtHbloroenl la* I moillanrv tur lo marché.Réparation do tout inxtru- j tuent de iuu»i
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.