Le passe-temps, 1 janvier 1907, v. 13, no 324
rc,K D fiZ r-B6 vol.Mil — N° 324 Montréal, 24 août 1907 TTn No, 5 sous Jh$)ajje Gjempj Abonnement : S2»îüJ»!’|*.oo Par ann^e- J- E.Belair, éditeur.Adre ,ic : 16.rue Craig-Est, Montréal.Mlle TRIXIE FRIGANZA SÉMILLANTE ET GRACIEUSE COMÉDIENNE DONT L’APPARITION EST TOUJOURS SALUÉE AVEC PLAISIR PAR LE PUBLIC MONTRÉALAIS UE PASSE - TEMPS No S24 — Montréal, 21 août 1907 Petites Affiches PETITES ANNONCES GRATUITES A ou s offrons à tous nos Un {un un espace gratuit dans nos colonnes d'annonces.Conditions : To Resurner en vingt mots l'annonce enti/re (si l'annonce comportait plus de vingt mots, ajouta deux cents par mot additionnel); 2o L'annonce devra être accompagnée de notre coupon de primes ; St on le d/sire, rannonce pourra /tre repliée moyennant le le mot par insertion.AVIS AUX ECHANGISTES — Nous avons reçu quelques plaintes au sujet de personnes qui négligent de répondre aux cartes qui leur sont envoyées.Nous aurons le regret de publier les noms des personnes en défaut si elles ne s'exécutent pas au plus tôt.COURTIERS D’IMMEUBLES, lWtels, Assurances, prêts sur première hypothèque, etc.J.O.Léger &• C«e, chambre 316, BA-tisse New-York Ufe.332 CARTES POSTALES — Afin de *om-pléter votre collection, si vous envoyez trois cenlins en timbres, vous recevrei un groupe de treiie portraits, sur carte postale.Adresse! 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leur repos.G orges Bave P/4/VO Souv nir du passé, gavotte.Ch Tanguy Imoromptu-Vàlse.Otto Zimmermann 00000000000000000000000000 Romain Pelletier Profe«*«ur «l«* MoalfM PIAtfO, ORGUE, HARMONIE El CONTREPOIA 7 N° 2}, rue Mansfield 00000000000000000000000000 jlPArteMiUmf CHIRURGIEN DINTISTt 168, RUE ST-DENIS Tél.Bell K: 3549.[Vl'-i-vis Laval.) « (BfiyBJSJBnSJSTB/S/BiSIB/BIBJSJSJS/SnyJS/BIclfSflJSJSJSfS/cyBniH/BJByS/SJSJSfSJSjcf/BJSrSJr3 Agence Generale de Voyages La SEULE AGENCE CAN AUl en ne-française pour tous 1"S c*^ pays.Billets de passage pour l’Europe.Renseignements complets sur tout ce qui a lit au: * ‘ ~ .U J.trait aux voyages, donnés gratuitement.Exnérience de plusieurs année*.RIVET, corresponlant officiel des Chemins de fer et des Paquebots de l’Etat Belge, 5, boulevard St-Laurent, Montréal.Téléphone M.4097.âi^arsjajB®sra/e/aiHiaraMsi5jaajë!rajara/s®s/aa/s/»e/ • TW*W»w f •• ““ ¦ W V W W XjISEZ The Montréal World LE MEILLEUR JOURNAL DE SPORT AU CANADA Rapports complets de toutes les parties de Lacrosse, Bâseball, Football, Etc.NOUVELLES ET COMMENTAIRES CONCERNANT TOUS LES RONDS UE COURSES DEPECHES DU MONDE ENTIER PAR FIL SPECIAL SUPPLEMENT COMIQUE des plus AMUSANTS EN VENTE LE SAMEDI SOIR DANS TOUS LES 9 DEPOTS DE JOURNAUX LE “ NATIONALISTE ” =JOURNAL DU DIMANCHE= « * f t = Imprimerie et bureaux : 20, rue Sainte-Thérèse, Montréal “PrehiUi but”:- •¦= Vue» nouvelles, Articles lignés.Indépendance.• r Impressions de < tout genre » Spécialité : Mémoires d'avocats Abonnement: #1.00 par année .Le N°, 2 sous aHATIS On obtient aujourd'hui le secret d'un Teint Magnifique V H-t il quelque chose de plu» beau qu'un teint magnifique et des bijoux élé-gants 1 TOUTES LES FEMMES ONT UNE OCCASION DE SE PHOCUHEH LES DEUX pour un certain temps seulement., l’e-,“îllIlt de longues années Ica OKI ENTA UX et les GRECS étaient les seuls ii connaître et posséder les secrets et les recettes d'un teint parfait.Des années de travaux et de dépenses énormes nous ont obtenu ce secret, dont les méthodes, sont d'un usage courant choz les plus belles femmes de l'Europe.Aujourd’hui des centaines de femmes Américaines s’en servent, heureuses d'exprimer leur satisfaction et leur ravissement.On comprendra aisément que ce secret est facile à suivre, vu qu’il vous évite des dénenees de crèmes, cosmétiques, etc.et qu'il vous donne pour toujours un teint magnifique exempt île boutons do tous genres.A lui seul il vaut plusieurs fois lu prix que nous vous Hemandons pour la véritable lw«ue eu diamant dernier modèle.Nous vous vendons cottu b.gue pour nous défrayer du prix de manufacture.C’eac la moitié du prix que d'autres vous demandent.Chaque bague vous donue la recette gratis.O’est une véritable bague taillé en rose d'un brillant éclatant, d’une gorsntie ab solue, très élégant, forme Belçher, monture Titfany, 12 carats, doublé or, chez votre bijoutier, elle vous coûterait au delà de $2.00.Nous vous expédions cette magnifique recette pour le teint aussitôt réception de votre commande pour la bague et du prix de $2.00 par mandat poste, timbres ou papier-monnaie.Donnez votre commande avant que notre approvisionnement soit épuisé.Nouh faisons cette ollre seulement pour uu temps limité, dans un but do réclame et pour introduire cet article sur le marché.Ecrivez aujourd'hui et n’oubliez pas T.C.Mo» KIR Y 32 EBt 23èroe Rue, Ville do New York.GRATIS; Aux femmes qui se procurent des noms et qui vendent nos nouveautés, nous donnons de FORTES PRIMES.Envoyez-nous votre nom aujourd’hui pour notre nouveau système do GRANDS PROF1I8 pour peu de travail.Ecrivez immédiatement.Adresse C.T.MOSELEY, Département des Pri mes.32 E.23ème Rue, Ville de New York.Plus de Cheveux Blancs ni de Tetes Chauves AVKC LA l’RODIGIKUSR CREVLU&IKE 02 PARIS surnommé 11 Nourriture des cheveux ”, redonne aux cheveux blancs ou gris I* ur belle couleur de jrunesse sans les leindre, soit blond, cbà ain, brun ou noir, détruit les pellicules, arrête la chute des cheveux et les fait pousser luxurian s i satisfaction garantie ou argent remi«.Partout 50 cts la bouteille, ou écriiez Cooptr £-Co., Dépt.8, 199 Commissaires, coin Si Sulpice, Montréal.329 , ., Spécifique pour le .RHUME de CERVEAU AIGU HT CHRONIQUE AZAUH I>r Dk « HltUTIRN - ZAt«fl Votre OPPRESSION et vos MAUX DE TÊTE disparaîtront instantanément par son application.OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO En, Vente chez tous les Pharmaciens-—• Montréal, 24 août 1907 — No 324 LE PASSE -TBKPS 368 Poils Follets, Cheveux et Barbe Superflus DU VIHAOK, nu «'«I! 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voilà bien des prétentions, et cela m’a rappelé le bloc de marbre du sculpteur : sera-t-il dieu, table ou cuvet te ?Ne voulant pas engagé ma responsabilité sur un sujet aussi délicat, j'ai engagé l’impétueux et talentueux académicien à lire la lettre que Jean-Jacques Rousseau écrivait à un jeune homme qui lui demandait le même conseil, et j'y renvoie aussi tous les finissants de college que la tarentule de la poésie a pu piquer.**• Du reste, poésie ou prose, il faut être aujourd'hui rudement fort pour réussir dans cette rudo, Bcabreuso et famélique profession.Aussi, est-ce surtout ici que les parole, de l'Evangile trouvent leur application : il y a beaucoup d’appolés, mais peu d’élus.En offet, depuis trente ans que je suis au Canada, j'en ai connu beaucoup de ceux qui ont enfourché I’égase et qui ont voulu monter au Parnasse.Hélas I beaucoup sont restes en toute, d'autres sont morts, d'auties enfin sont devenus fous de par " la folle du logis ".D'où j’en conclus qu'il faut se méfier beaucoup de l'imagination.Du reste, et comme preuve à l'appui do mon dire, M.Charles Abder Halden, dans son ouvrage intitulé : NowctUf» Huiles de littlrature canadienne-française, ne parle que d’Arthur Uuies.Lauro Co-nou, Henri d’Arles, William Chapman, Paraphilo Lemay, Albert Lozeau, Emile Nelligan ot Louis Fréchette, qu'il appelle “ la plus haute ligure littéraire du Canada”.Or, si M.Abder Halden était re mouter à trotta ans en arrière, il aurait découvert une légion d’écrivains, prosateurs et |ioètca disparus nu ratés, dont quelque* uns ont écrit des morceaux admirables qui devraient être mis dans une anthologie canadienne, ce qui serait coin me lo monument do notre littérature nationale.Malheureusement cela n'existera probablement jamais, pas plus qu'une politique nationale, car il y a, en littérature comme on politique, trop de versatilité, peut-être même de jalousie.Je n’en veux pour preuve que les lignes suivantes que j’extrais de la correspondance parisienne do la l‘reine : Vous devez connaître déjà les “Nouvelles études de littérature cansdienne-franjaise " de mon confrère Ch.ab der Halden et 1’ “Ame solitaire " du jeune poète canadien Albert Lozeau.puisque ces deux volumes de la "Bibliothèque canadienne ’’ ont sans doute paru à Montréal en même temps qu’à Paris.Charles ab der Halden, qui fut d'abord indulgent, est on train de devenir terrible.Il maltraite notamment Chapman aveo une fureur surprenante, après l'avoir assez bien traité dans son premier volume.Et ces critiques acerbes, quoiqu'at-ténuées par quelques éloges, contrastent un peu trop avec certains panégyriques.Il eu veut d'ailleurs à tous ceux qui ont encouragé ou félicité Chapman, depuis Mistral, Bot tel et Augustin Filon jusqu'à moi-mémo .Il écrit : “ Tous ces "satisfecit " vernis de France ont reçu de nouvelles et éolatantos confirmations.M.Jean Lionnot, lo président do la “Canadienne ", et l'un des canadianisants les plus autorisés, faisant réciter on pleine Sorbonne, au cours d’une conférence organisée par la “ Revue des Poètes ", des vers do M.Chapman qui furont très ap plaudis.” Eh 1 oui, j'ai fait cela I J'avais pour complice M.de Ribier, le distingué directeur de la " Revue des Poètes ".Et nous no nous en repentons ni l’un ni l'autre.Après cette appréciation que j'appellerai “ deux poids ot deux mesures ”, on me permettra de tirer l'échelle.Quoiqu'il ne soit pa» dans nos habitudes de décerner des compliments, nous ne saurions trop féliciter la Preste, qui, la première, a fait venir à ses frais un corps de musique de jeunes enfants canadiens habitant les Etats-Unis, pour venir se retremper et respirer l’air natal aux sons harmonieux des morceaux de musique que ces jeunes artistos ou herbe ont exécutés avec une maestria surprenante.Ne voulant pas être en resto avec sa doyenne, la Pairie, elle, est arrivée bonne seconde en recevant à ses frais la musique do Letviston (Maine), elle aussi composée de beaux gars canadiens, tous parfaits gentilshommes et presque tous artistes comme l'est leur distingué directeur, M.Gendreau, dont l’éloge n’est plus à faire.»** Mot de la fin.Ayant commencé cette chronique en parlant de prose, de littérature et de poésie, jo la terminerai do même.Je connais une domoiselle qui est amoureuse de tous les poètes connus et inconnus.Aussi sa plus grande passion est-elle de no lire dans les journaux que les poésies qui y étalent parfois de grandes prétentions Or, l’autre jour, elle lisait à son bonho.nmo de pèro une poésie, et l'on accusait son auteur d'avoir écrit un vers de quatorze pieds.— Quatorze pieds ! s'écria t-ello, avec enthousiasme, comme c'est beau I — Quatorze pieds ! répéta le bonhom-mo en prenant le journal et on mesurant la poésie.Faroeur ! va, ça n'a mê me [Mis un pouce.Gastoh P.Làbàt.LA FETE DU TRAVAIL Il y a trois fêtes civiles dans l'année qui réjouissent le cœur de tous les Canadiens : la Saint Jean-Baptiste, la fc'êtodu Travail ot le Thanlcsgivinq Ou y ou Jour d'Actions de Gril ce.A chacune de ces fêtes il y a dos explositioua de patriotisme et de réjouissances nationales admirables, mais nous croyons surtout que c'est la Fête du Travail qui l'emporte sur toutes los autres.En elfet, de la fête du travail, à laquelle tout le monde s'aRsocie, depuis le penseur jusqu’au plus rude travailleur, depuis la plume jusqu'à la truelle, on peut diro quo o'oat la fête de l'humanité entière, sans distinction de race ni do croyance, car lo Travail c’est la religion universelle.Saluons donc ce jour aveo tout le respect ot l’admiration qu'il mérite, ot rap-pelons-nous surtout quo si le travail anoblit l'homme, il est bien plus noble encore, quand, comme notre honnête et saine population canadienne, il se rend aux pieds dea saints autels pour remercier Dieu et le prier de continuer à bénir ses travaux.Si tous les peuples imitaient l'ouvrier canadien — ce que nous leur souhaitons du fond du cœur — la paix et l’harmonie règneraieut ici-bas.(inédit; Je venais de terminer mes études classiques et mon pèro.satisfait de mes efforts pour mettre à profit la bonne éducation qu'il s'offorçait à mo faire donner au prix debien pénibles sacrifices pécunairesde sa part, me dit : •* Mon fils, je suis satisfait de ta conduite ot pour te récompenser, je te donne un congé d'un mois.C'est-à-dire que pendant cet espace de temps tu auras pleine liberté de te reposer à ton aise.” Je goûtais donc, depuis quelques jours d'un doux far nient» lorsque je reçus la visite d'un camarade de classe, un ami dans la force du mot.Cet atni venait me proposer une partie de pêche et do chasse devant duror une quinzaine.J'acceptai cette proposition avoc empressement et après nous être procuré les provisions et autres effets nécessaires pour nous faire passer agréablement cotte quinzaino, jo partis le lendemain le cœur gai comme on l’est à vingt ans.car alora nous no connaissons pas encore les peines et les déboires de cotte vie si féconde en épreuves à la fois péniblos et douloureuses.Après avoir campé pondant quelques jours près du magnifique lac St-Jean, ot avoir pris une grande quantité de provisions, nous songeâmes à la chasse si abondante alors dans cette contrée.Tout alla bien et quolquosheures suffirent pour nous procurer les services d'ut» guide indien connu sous le sobriquet de Peter.Ce guide connaissait cos immenses forêts comme ou peut connaître les dix doigts de ses mains et noua eûmes l'avantage de nous féliciter de notre bon- RHUMATISME 1 IM'I.I >1 HATOIRi:, Altrn l'I.AIKK, JU'HCI'MIKE, MEBVKUX.Guérison rapid; et certaine garantie par • • du Dr ÎOS.COMTOIS, Médecin-Spécialiste, No 1636 St Jacques, angle de la rue Atwater, Montréal.Prix.$2.50.Consultations gratuites. 364 i*»-abbe-ratai Mo 324 — Montréal, 24 aoflt 1907 ne fortune qui n'avait cossé de noue favoriser depuis notredépartdu logis paternel, car notre guide était la bonté môme et toujours prêt à se prêtei de bonne grâce à nos caprice» et en une circonstance il nous sauva la vie en tuant de sa main deux gros ours qui s'avançaient pour nous dévorer, vu que nouB n'avions alors en main, en chasseurs inexpérimentés, qu’un fusil vide de balles.Jugez alors de notre surprises quand, un jour, en poursuivant un cerf blessé, nous entendîmes uotre guide nous dire d’une voix sonore et n'admettant pas de réplique : “ Arrêtes ! n’allez pas plus loin." Nous nous arrêtâmes très vexés de ce contretemps et en lui demandant la cause de sa frayeur nous ajoutâmes : *• Croyez-vous qu'un cerf est en état de nous manger 1 " — Mes amis, nous dit-il, ne me taquinez pas, car vous devez savoir que rien ne peut faire reouler un enfant des bois, sinon une promesse, ou du moins quelque chose de très serieux.Cependant afin de dissiper vos doutes sur ma bravoure, veuillez me suivre un instant et alors je vous don.ierez l'explioation nécessaire sur ce que vous appelez ma oonduite étrange.Après cinq minutes de marche, il s’arrêta et nous fit signe de nous asseoir, puis ayant réfléchi un instant il continua en ces termes : Ce terrain est sacré, car cet arbre fut il y a trente ans le témoin d'un crime épouvantable et er.enlevant quelquos pelletées de terre vous verriez ici les ossements de deux êtres humains lâchement assassinés par moi.A ce récit un frisson secoua nos mem-baes et d’une main nerveuse nous saisîmes la crosse de nos fusils afin de nous défendre d'une attaquo imprévue, mais notre guide remarquant notre émotion s'empressa d’ajouter : — Mes boni amis, ne craignez rien et ne vous hâtez p»s de me juger car je fus plutôt un ma.heureux qu'un assassin, et si vous me le permettez, je vous prouverai la véracité do oet avancé.D'un signe de tête nous lui donnâmes la permission demandée.— Un jour, dit-il, en chassant dans ces pavages je longeais le lac St-Jean, quand tout-à-coup un ori perçant m'arrêta.En regardant du côté où me semblait venir ce ori de désespoir je vis une forme humaine se débattant dans l'onde à quelques verges de distance.D’un bond j’étais à l'eau et en nageant rapidement j'eus la bonuo fortune de la saisir par les cheveux au moment où elle allait disparaître pour la dernière fois.La ramener au rivage fut pour moi une bagatelle, mais il me fallut travailler au moins une demi-heure pour lui faire reprendre ses sens.Aussitôt qu'elle put m’indiquer sa demeura, je la conduisis à son logis et c'est alors seulement que je constatai que j'avais sauvé la vie à une jolie jeune fille.ba joie de sa pauvre mère était délirante, car elle se jeta à genoux et m’embrassa les maiiiB pour me remercier et me pria d'attendre la retour de son inari.Je donnai un prétexte pour me retirer, car Le meilleur purgatif [111 sur le marché, c’cst CHU Sur l'air de Ave Marit Stella.Andonle AjJL Poésik d’uh Acadikn.1 jjlj i IfÜ| de tes sou - ve • nirs, Gar- de te» sou • m ¦ mrs sou • ve - mrs, 2 Tu naquis dans les larmes, ¦SoumiB au cruel sort, Que t'imposaient les armes Et sans craindre la mort, {bit) 5 Dans ta douleur amère, Pauvre exilé pleurant, Ton âme resta fière, En face du tyran, (bis) Banni comme rebelle.Par une infâme loi, Tu demeuras fidèle * A ton Dieu à ton Roi.(bit) (tarde la souvenance, De tes jours de malheur, Ils sont de ton enfance, Et la gloire et l'honneur, (lit*) (1 Peuple loyal et brave, Tu n'as plus à pleurer.Libre de tout entrave.Tu peux rire et chanter, (bit) CRI POPULAIRE lancé par ROMEO de VARENNES Parolei et musique de J.-E.MARSOUIN.A m 1 Chacun i ci -bas sur la ter - re Cla-me $ bien m m h au; sou p'tit uie- tiô», A_________________ ?Pour moi, ce m lui ijue je pré- fè - re Est de cri • er dans chaqu quai • tiei REFRAIN Du bon blé-d'ind’ bouilli, 1 .Cinq cents pour trois épis.) 2 Qu'il pleuve, qu’il grêle ou qu'il vente, On me voit toujours su’ l’chemin Chantant ce refrain qui enchante L’élégant comm' le plr’ vaurien : (au refrain) 3 Tout n'est pas ros' dans mon ménage, Souvent ma femm' fait du pétrin.Pour la mus'ler, la mettre en cage, J'n’ai qu'à lui chanter ce refrain : (n« rtfrain) 4 On s'plaint qu'les guerr'i sont meurtrières ; Pourtant, si j'voulais c'ia n’s'rait pas.J'n'aurais qu'à dir’ : Roi d'Angleterre, Bourrez donc vos canons de ça : (ati refrain) 5 Comm' nous lomm'e sous l'jnug britannique On n veut plus qu'on parle français, Et bien moi, messieurs, je réplique Que jamais j'ori'rai en anglais.6 En terminant a'chanson j'm’adresse Aux messieurs qui sont dépensiers Leur disant : Cessez vos largesses.Gardez cinq sous pour m’acheter : (au refrain) (au refrain) PURGATIVE RIGA la beauté de la jeune personne avait fait naître en moi un certain bien-être impossible à décrire, mais cotte dernier» insista afin que j’y retourne an moins le lendemain, pour donnor à son père l’avantage de connaître le sauveur de son unique enfant.Non-seulement j’y retournai le lendemain, mais durant trois mois pas une seule semaine ne s'écoula sans que j’aille faire une ou deux visites à celle que j'aimais autant qu'il est possible à un cœur humain d'aimer, et près d'el'.e je goûtais un bonheur pur et sans nuage ; je ne songeais alors qu’à tout faire pour lui prouver mon amour et ma tendresse.Tout alla bien durant ce laps de temps et j'entrevoyais l'avenir sous les plus riantes couleurs, car la joune fille me disait souvent que j’étais son seul ami et qu'aussitôt qu'elle aurait attoint sa vingtième année, elle s'empresserait d'exaucer mes vœux en me donnant son cœur et sa main.Mais un jour en me rendant à Ba demeure, après une absence d'une semaine, je via ,na fiancée assise au pied de l’arbre à l'ombre duquel nous sommes en ce moment, avec un jeune homme trèa richement vêtu.Un oruel soupçon s’empara alors de moi et faisant un long détour, je réussis à m'approcher d'oux assez prêt pour entendre leur conversation sans qu'ils puissent se douter do ma présence.Ce que j'entendis alors me glaça d'épou-vante et fit naître en moi un sentiment de vengeance, car le joune homme causait avec ma fiancée très intimement et la pressais de fixer le jour où elle deviendrait son épouse.Elle lai dit de revenir le lendemain au même endroit et là, après avoir consulté ses parents, elle serait en état de lui donner une réponse définitive.J'avais quitté mon logis le matin la juio au coeur, mais à mon entrée le Boir je no songeais qu'aux meilleurs moyens à prendre pour me venger de cette lâche trahison, je passai la nuit debout, en vrai désespéré, et le matin je partis de nouveau avec un coutelas à ma ceinture et une pelle à la main bien disposé à laver dans le sang cette injure faite à mon cœur et à mon dévouement.Je me cachai non loin de l’endroit où devait avoir lieu la rencontre projetée, afin d'entendre la réponse de ma fiancée à la proposition du jeune amant.Après uue longue attente je vis venir la jeune fille suivie par le jeune homme en question.Dès les premiers mots qu'ils échangèrent je compris que tout était fini pour moi et qu’elle consentait à devenir son épouse.Je rampai près d'eux et frappai le joune homme entre les deux épaules avec mon coutelas.Sans un ori il ¦ affaissa et la jeune fille n'eut que le temps de dire un seul mot “assassin" et elle subissait le même sort que son ami, désormais unis dans la mort, car j'avais perdu tout contrôle sur mes actions.Mon crimo commis je me hâtai d'en faire disparaître les traces en crPusant un trou assez profond, où je déposai les deux amants après avoir ôté leurs chapeaux et les souliers du jeune iiomme.Puis ayant recouvert la terre fraîchement soulevée de sable sec et de feuilles, je rampai à uue quinzaine do verges de cet endroit.Là je chaussai es En venfe Purge sans vous dérangei dé v*s occupations, partout, 25 çents la bouteille. cf.0.BELAtF, Imprimeur de Musique* Editeur-Proprietaire Partie Musicale Vol.XIII —No 324 [365 Montréal, 24 août 1907 Sommaire Abonnements: Un^an.$1-50 Six mois.75cents Le dernier numéro.5 “ Anciens numéro .10cischacun jQl/rVoCALEetjNSTRUM^ ,/lüSlQ pouR le Salon N° 324 CHAN1 Chanson du luthier.Xavier Privas Chant Nat'onal Acadien.Air: Ave Maris Stella ( Poésie d'un Acadien.) Bon blé-d’indc bouilli.J-*E.Marsouin PIANO Minou-Valse.A.Charbonnier Adriano (caprice).J.-B.Lâfrenière VIOLON et PIANO Rêverie.Robert Schumânn ABONNE- j Canada: i an, $1.60, 4 moi-', S0.I Le dernier numéro, Je.MENTS: \ Eials-Unia : i an, $2.00, 6 MOIS, $1.00.| Un numéro précédent, 10c.LE PASSE-TEMPS, 16, rue Craig-Est, Montréal.Attention! Attention!! Vues Animées.LA MERVEILLE DU JOUR, Agents vendeurs pour Selig Polyscope—Edison Mfg.Co.—Vitograph Co.— Kalem Mfg.Co.—Geo.MeTies—Pathé — American Biograph — Etc., Etc.Escompte libéral pour (Standing ordon AUSSI Vente de machines et accessoires.Location de vues et machines.Réparations de tous genres WW AU PLUS BAS PRIX.Cataloguas et Information* fournit «ur demande.OUIMETOSCOPE, t EÆKT* Bureau temporaire : 604 Ste-Catherine Cal, Montréal. 366 No 324 — Montréal, 24 aoflt 1907 15—Bague riche, diamant autrichien, belle imitation d’un vrai diamant, or solide.I 00 X—Bague d'enfont, jolie turquoise, or solide, grandeurs 1 à 4 seulement.1 00 a—Bague dedame, ém fraude, brillants, doub.or.o 65 66—Belle bague or sol ide pour dames, rubis en- touré de perles.2 ye 71—Beau jonc ciselé, doublé or, pour homme ok dame.7a—Belle bague de dame, a rubis et 6 perles, or solide.3 qo 89—jolie bague doublée or, gravée 4 la main, beau rubis.7.I72—Belle montre de dame, double cuvette doublée or, excellent mouvement.800 -1—'—Epinglette, or solide, ornée de turquoises.1 75 668—Boucle de ceinture, nouveau dessin, arséniée, teinte i la modit.aj 686—Epingle de ceinture pour attacher ceinture de ruban, argentée.40 86.9—Belle chaine de montre pour homme, doublée or, vaut cinq piastres.a 75 88a—Belle chaîne de cou dorée avec charme, turquoise, arrondie en cœur.1 3$ 985—Belle chaîne en sautoir, dorée,bonne qualité.I 75 1013—Bracelet doublé or, avec cadenas et clé, bon pour 10 ans.355 NOS PRIMES DE BIJOUTERIE Tout* personne qui s’abonne ou ronouvolle son abonuemont au Pasbb-Timps pour un an — $1.50, payable d'avanoe — a le droit de choisir, nomme prime, un ou plusieurs dos articles illustrés ci-dessous jusqu'au montant d'UNE PIASTRE.Ces primes sont expédiées inr réception do l'abonnement.Au oas où la valour de* articles choisis excéderait la somme d’une piastre, l’abonné devra ajouter lu différence au prix de l'abonnement.Ur / 9 1013 Montréal, 24 aoflt 1907 — No 324 LE PASSE - TEMPS 387 CHANSON DU LUTHIER Poésie et Musique de X.PRIVAS.Moderato.Accompagnement de C.TRISTAN.» iU.UUVTUIV.pi PIANO m * m •—a £ Si de mon mé - tier Je-tais un lu-tliier Lia - bi f 1J ilY \ i> s* m 3 ï 1 m le, dolce.Jau-rais aû-re-ment Un riche ins-trumcnt Du plus di-vin sty - le.Pi m me î î Et sur ce bois- là Pour corde de LA, Ma chère, Je mettrais un fin Filet argentin De votre voix claire.Au Dieu Gupidon Je dirais : " Pardon, Messire, Donnez-moi le bois De votre carquois Pour faire une lyre." Puis dévotement Pour que l'instrument Résonne, Je le placerais Sur ton soin, tout près De ton cœur, mignonne! 2me SAISON.n (ORGUE, HARMONIE Coaservatoirs Katmai 61 C”I0N A.LA VALLEE • SMITH 312 8te*Catherine-E8t (coin St-DcnU)!.organiste.•• PIANO—A.Contant, Alt.Lalibertâ.J.A.2 Fowler, P.Thibault,.).N.Charhonnean.| VIOLON — J.J.Goulot et Albert S Chamberland.fi VIOLONCELLE — J.-B.Duboin.2 CUIVRES—Théo.Vaa (1er Menu-lion.*• CHANT—Jos.Saucier, baryton, soliste.Le directeur, M.A.Lavallée-S mith.rece vra les inscriptions tous les jours, de 3 à 4 li p.m.(excepté samedis et dimanche») et tons les soirs de 7 à S.Court dr itnr rt wir.—dicti ok îÈrwÆXHrrïCîr- M.Psrny.rud premier i01« 1m MsanaaUi pnfssMur.Dam* et mMiisors Tondront bus l'inscrira tous les dlaiaachai à 2 h.p.m. 368 LE PASHIS - TEMPS No S24 — Mont.ai, 24 io«t 1907 Composée spécialement pour le ''Passe-Temps".MINOU-VALSE Par AUGUSTE CHARBONNIER.TR.l0-.f *______ f f i ffij ffijffijffij mIj *** * I I GRANDE REOUVERTURE, SAMEDI, LE 31 AOUT.Le plus i;nnd thédtre de vue» 11_ J| J _ _* _ que nous recevons directement de New-Yv.rk.Chanson» comi- du haut de lu ville, avec un lfl|QP ff fl I |T1 Q 0 Q nue» et Illustrées, avec IIarmant dans répertoire conique, lie- ___________ ___ choix magnifique de V (JuO f I IIIIIIUUO présentation» deux foi» par jour, DIMANCHE COMPRIS.Enfants, matinée, 5C| soirée, IOC.Adultes, toc et 15c ; 15c et 25c.Dimanche même» prix que soirée.359 Ave Mont-Royal, Entre rue* St-André et Mentana. HoaMal, 24 aott 1907 — No 824 U> Pimar .nruiKi jgg I PC Pi II 11OO Pûrcanoc donneront à VOTRE BUSTE, ^Fr Succès garanti.Expédiées pur la malle, par la SOCIÉTÉ DES PRO- L.ÇO r MUIt/O I t/l odllco Mesdames, cette éléganco tant dé- / \ DU1TS PERSANS, tiroir postal 1031.Dépb J.Prix: *1.00 la boite, ¦ >»•, et oela SANS MASSAQE, dans l'espace de deux mois.6 boites pour $5.00.Discrétion absolue.1ELA1R.r 80 Ll T ABBK - IBFB No 324 — Montréal, 24 loût 1907 A ma cousine Eva ABRIAN0 CAPRICE «T.H.LAFUEK1ERE.Tempo de galop.Piano.i—«—I- 3£ J » : • ~ ff g= / „ z£_e_._1_ T ÎJ ¦r}t4 T» II * 2 Adrinna Léger. Montréal, 24 »o4l 1907 — No 124 87S : ^ # _ r-l » » * *jJ _#A__ zjffakzifrzz "L!' -i-M s 5 JÉ - • 5 =• t - .frf- 0 .0 =?=£= l__—j ?_p__* —,—p —^ —1 * —|l 1 _t 1 —r •):,7?< *t:*s ï=ÿ= 1—I : •j •*• ¦*• - * ±^t -f-l- S_-l- •:* » — » 3%E .* —j Vpf =t_ fTTjr jzizqzr: -.=S== «—1— JJç-l * ±-—- d 1— A l_# I* ' ^ -0- :£==£ ¦9- a tempo.i- g~—*— t=l t: £ t=±r £ _J- •} ’Pri *.*• ¦A -I- .ri 1— ! - r* _! 1 T?Æ iszjq^- » * - : * »i * ‘ F 1 j ?- ?* - .* -•- hr * - j “ 1 —• > > -*¦ Tj-Œ^-Î > ±â TsJjTsî =#f J J =îFfÿ —•-* » r 7 - :y|tW-g- ^-s ' 0 ~ , _ jL -—v—y-p — i^| i_; |-Oj-±—*— _i * r S~ * w~-~ Q=zf3 4 AdHuio.TIMBRES-POSTE povLi Coll©ctloia.rL©-uxs 4000 variétés en stock, pour toutes les bourses.—Dcnundu noa eireaUirw, *n»oy U-l Lz - UJ ¦ i*.r ( 87(1 LE PASSE - TEMPS No 324 — Montréal, 24 aoflt 1907 Savon “ Lo savon BEL-PO, avoo nos propriétés légèrement antiseptique», son parfum élégant, sa pureté, jon manque d'alcalinité, est très recherché, car il guérit infailliblement toutes les petites maladies de la peau, toiles qu'éruptions, irritations, qui font lo désospoir d'un al grand nombre de femmes.II est souverain contre los gerçures légères, les démangeaisons, les rougeurs do la peau.II consorve au teint sa fraîcheur et don.ie & la peau île la doucour et un éclat velouté, l’our la toilette du bébé il est incomparable.Son parfum, aidé do scs propriétés antiseptiquos, le fait rooherclieï par les mères soucieuses du bien 6tre do lour onfant.La délicatesse do son parfum, l'efficacité do son antiseptie, assurent au savon BEL-PO une supériorité incontestée sur los produits ordinaires.On pourra donc l’employer pour la toilette, la chevelure, le bain, aussi bien que pour los petites maladies de la peau.BEL-PO ” L(t Barbe.— Toujours h cause de ses propriétés antiseptiques, le savon BEL-PO est aussi très recherché, tant pour son jwrfum délicat que pour la mousse abondante qu’il produit et qui se désèche très leutemeut, ce qui facilite grandemont le passage du rasoir.Le Savon “ BEL-PO ” ost vendu chez tous les marchands et pharmaciens au prix do 25o lo morceau on six morceaux pour $1.25, ou douüo pour $2.25.Envoyé aussi par la poate, sur réœption du prix, par la Cie Chimique F ranco- A mericaine, 274, rue St-Denls, Montréal.oooooooooooooooooooooooo* Gagnez dos Forces •ooooooooooooooooocxxxîooo PAR L’EMPLOI BES PILÉdbES ROèJGES BIEN DES FEMMES SOUFFRENT DE FAIBLESSE VOYEZ COMMENT MADEMOISELLE E.FRENETTE, 359 BUE DORION, MONTREAL, S'EST GUERIE C'est un fait avéré que le sang joue le rôle principal dans l'économie.Le moindre dérangement peut donc être considéré comme sérieux, car cela Unit tou-ours par prendre des proportions très graves.De la bonne ou do la mauvaise qualité du sang dépend le fonctionnement régulier de tous les organes ou leur infection.L'ostomao, la 16te et aussi le cœur sont surtout exposés aux pires désordres et il peut s'en suivre de bien douloureuses tribulations et des maux très violents.Mais ce sont les femmes qui ont lo plus à se plaindre de ce côté ol chez ellos les désordres sont encore plus apparents, car ils causent uno perturbation générale de tout le système et entravent presque toujours le fonctionnement de certains or.ganes dont l’arrêt ne peut être que préjudiciable à leur santé.Ces dernières doivent conséquemment redoubler de prudenco et se surveiller de bien près.Si donc elles constatent une infraction quelconque, nous les conseillons fortement de ne pas tarder à y remédier, et les Pilules Rouges sont toutes désignées pour ce faire.C'est le régulateur par excellence de la santé féminine.Los Pilules Rouges contribuent à normaliser la fermentation de la nourriture dans les organes digestifs ; elles donnent au sang une telle vigueur que celui-ci exerce plus d'energie sur les tissus intérieurs dos orga.ies qui se trouvent mieux nettoyés et purifiés.En libéralisant les canaux digestifs, les Pilules Rouges facilitent le passage des vivres que les intestins reçoivent plus naturellement.Il s'établit alors un cours régulier, ce qui détermine la santé.Les Pilules Rouges n'ont pas d'autre but que de préciser le fonctionnement des différents organes, ce à quoi elles réussissent infailliblement dans tous les cas de maladies chez les femmes.Pour s'en persuader, il suffira d'un simple ossai, car les Pilulos Rouges provoquent des résultats aussi prompts que décisifs.“ Depuis au moins deux ans, je constatais que mes foroea diminuaient considérablement.Sujette à une diarrhée preiquo continuelle, ma position devenait iu quiétmte.Pendant quelquo temps, je fuB sous les soins d'un médecin, mais son traitement ne me donna aucun résultat satisfaisant.J’aHai enfin consulter à leurs bureaux, les médecins do la Cio Chimique Franco-Américaine, J’y fis deux ou trois visites au cours desquelles je reçus de bien précieux conseils qui mo furent très avantageux.L’on m'a prosorit les Pilules Rojges ot je les ai prises régulièrement.Une couple de inoiH plus tard je me sontais beaucoup soulagés.Mes intestins se régularisèrent peu è pou et uies forces revinrent a mesure que mon Rang so renouvelait.Au bout d'un an, j'étais parfaitement bien et soûles les Pilules Rouges m'avaient ainsi guérie d’une ai grande faiblosio." — Mm.f.E.Fkknettk, 3ôü rue Dorion, Montréal.Mllb E.FRENETTE, 359 ruo Dorion, Montréal CONSULTATIONS GRATUITES.— Adres*ez-vOus par lettre ou personnellement, au No ay.( rue Saint-Ucnis, si vous désirez avoir des conseils.Les Médecins de la Cie Chimique Franco Américaine vous donneront, tout & fait gratuitement, les informations nécessaires pour l’emploi des Pilules Rouges et vous indiqueront aussi un autre traitement si bîsnin il y a.DEFIEZ-VOUS.— Les Pilule» Rouges sont toujours vendues en boites de 50 pilu -les.Chaque boite est recouverte d’une étiquette imprimée en rouge sur du papier blanc.Les Pilules Rouges que les marchand» vous vendent è l’once, au 100 ou 1 25c la boite ne sont pas les nôtres ; ce sont de» imitations, car jamais nos Pilules Rouges ne sont vendue» de cette manière, f~TCcs charlatans qui se font appeler docteurs, passant par les campagnes, allant de mai-son en maison, se disant envoyés par la Cie Chimique Franco-Américaine, sont des impos.leurs toujours, car jamais nos Médecins ne «orlcni de leurs bureaux de consultations pour soigner les femmes malades.SI votre marchand n’a pas les Pilule» Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, envoyez-nous 50c pour une botte, ou $2.50 pour six boite», ayant bien soin de faiie enregistrer votre lettre contenant de l’argent, et vous recevrez, par le retour de la malle, le» véritables Pilules Rouges.Toutes le» lettres doivent être adressées: CIE CHIMIQUE FRANCO-AMKRI-CAINE, 274 rue Saint-Dénis, Montréal.t ______________________________ Montréal, 24 août 1907 — No 324 Feuilleton du PASSE-TEMPS (> uiU) On ne put lui dire quel avait été l'objet de ce Réjour, ni co qu’il avait fait pendant ses trois mois, car il no fréquentait personne et causait peu.Ou ne le voyait pour aiusi dire pas ; il pr.rtait dans la matinée et ne rentrait que le soir, fort tard, ramené chaque fois par une voiture de maître.Au sujet do Madame d'Aubrayes, le détective apprit aisément tout ce qu'il était posaililo de savoir.Elle vivait très en dehors do la famille do son mari qui n'avait jamais approuvé le mariage d'Albin d’Au-brayes, taié par elle de mésailliance, et elle n’eut affaire à elle qu'au moment de l’ouverture du testament qui eut lieu au tribunal do Tours ot fut déposé, selon la volonté du défunt, en l'étude de Mo Mornillon, notaire à Paris.Quatre mois environ après la mort do M.d’Aubrayes.sa veuve était partie, emportant une certaine pi.rtie du mobilier du château, étant unique héritière de son mari qui avait laissé une fortune considérable, et elle était allée à Versailles, ainsi qu’on l’avait su par les employés du chemin de fer qui chargèrent lo wagon qu'elle avait demandé.Elle n'avait emmoné avec elle qu'une seule domestique, sa femme de chambro, Sophie Loudier, -tout le personnel du château ayant été congédié au moment de son départ.Quelques temps après, le château avait été vendu sur les ordres du notaire do Paris et par les soins de Mo Blanohet, notaire à Tours, et son nouveau propriétaire, le vicomte d'Alboise, qui le possédait encore, n'avait jamais été on rapport avec Mme d'Aubrayes.Lo jour de la signature de l’acte de vente, en l'étude de Me Blanchet, elle fut représentée par un fondé de pouvoirs qui n'était autre que Robort Dejalle.Tout Be tonait et tout concordait à merveille.La maison du Boulevard de la Koino, à Versailles, avait été achetée au nom de Mme Francine Pournel veuve d’Aubrayes ot meublée avec le mobilier qu’ello avait emporté de son château de Touraino.Dopuis elle avait véou dans cette maison avoc le docteur et l’on ne se rappelait pas qu’olle s’en fut jamais absentée, son état de santé, d’ailleurs, ne le lui permettant pas, si co n’est il y a bien longtemps, tout à fait dans les premiers temps où elle partit en voyage avec Robert Dejalle et ne revint, très malade alors, qu'après une absence aster, longue.C'est au moment de ce départ que la femme do chambre avait été congédiée, et lorsqu'elle revint à Vorsail-les, Mme d'Aubrayes était accompagnée do la domestique brotonne qui, depuis lors, n'avait jamais quitté Bon service.Malheureusement tout ce que John Flyther avait appris, quoique fort intéressant, ne lui fournissait aucune preuve pour ce qu'il désirait connaître.Il ne pouvait se doutor de la maternité do Mme d’Aubrayes, car il avait appriB, en s'enquérant pu sujet de la vente du ch&teau.qu’elle n'avait hérité la fortune de son mari que parce que M.d'Aubrayes était mort sans héritier naturel.Quelle était dons la femme mystérieuse d'Etaples, la mère de Lewis Salvy !.UD PASSE - TBKTS XV Ilon,R COMME UN CONSCRIT John Flyther venait do recovoir un nouveau télégramme de Lewis Salyy qui, de Boulogne, lui annonçait son arrivée à Paris.Il alla l’attondre à onze heures à la gare du Nord, et dans le trajet en voiture pour se rendre au Grand H6ttl et ensuito pendant lo déjeuner qu'ils tirent ensemble, le détective mit le jeuue homme au courant de tout ce qu'il avait découvert.Rien de précis oncore n'indiquait celle que le Docteur Dejalle avait conduit si mystérieusement il lï tapies.L'absence de Madame d'Aubrayes, malgré sa concordance absolue aveo lo mystérieux événement dont la maison du pécheur avait été le théâtre, ne leur fournissait aucune indication.On ne pourrait être renseigné que lorsque l'on saurait par l'homme de confiance que John Flyther avait expédié à Montpellier, quelles avaient été les relations de Robert Dejalle.Jusque-là on ne pouvait se livrer qu’à des conjectures.Une seule fois, le détective avait reçu des nouvelles de Bon compatriote qui lui écrivit que, malgré la difficulté de retrouver les personnes susceptibles de lo renseigner après tant d'années, .il avait trouvé tout ce qui concernait Robert Dejtlle pendant qu’il suivait, en qualité d'étudiant, les cours de la Faculté de médecine de Montpellier, et qu’il espérait, d’après co qu'on lui avait promis, Être mis on rapport avec une porsonne qui avait beaucoup connu sa famille.Il apprenait en outre que Robort Dejalle était né à Saint-Thibéry, une petite commune de l’Hérault, qu’il avait été mis au collège à Cette jusqu'à la mort de scs parents, et qu'il avait ensuite achevé ses études comme boursier au lycée de Montpellier, où se trouvait un professeur, mort aujourd'hui, qui avait été l'ami de Bon père.Dans les hypothèses nombreuses qu'il avait faites pour essayer do pressentir la vérité, John Flyther s’était arrêté à celle-ci, qu’il exposa à Lewis Salvy.Les manœuvres du docteur Dejalle à l’égard de Mmo d'Aubrayes s'expliquaient par la mort de son mari, qui la laissait à la tête d'utie fortune considérable.Dejalle avait été évidemment un ami de M.d'Aubrayes, ainBi que le démontrait sa nomination de tuteur lorsque sa veuve fut déclarée inop-.ble.C'est on cette qualité qn'il était intervenu auprès d'elle lorsqu'elle se trouva seule et il avait trouvé là l'occasion de jouir d'une fortune dont la confianco de la jeune veuve lui donnait l'administration.Dans ce but, il lui avait fait vendre le château, où il ¦l'aurait pu s'installer auprès d'olle sans scandale dans les premiers temps de son veuvage, et il lui avait fait acheter cotte maison de Versailles.Robert Dejallo devait avoir conçu lo projet d'épouser la veuve do son ami, afin do se créer un titre légal à la possession de sa fortune, et s'il n'y avait réussi c'ast qu'il en avait été empêché par l'état do santé de Mme d'Aubrayos, frappée sans doute si profondément par la fin prématurée de son mari, qui mourut presque subitement dans ses bras quand on le croyait sauvé, quo ses facultés intellectuelles en avaient été troublées.A ce moment, Dejallo devait avoir une maîtrosso qui allait le rendre père.Il eut peur, d'après les conjectures du détective, dos conséquences do cette maternité ; il redouta que Mmo d'Aubrayes, qu’il comptait épouser à l'expiration des délais légaux ne vint à apprendre qu'il était engagé dans d'autres liens, ot il conçut lo projet de supprimer l'enfant qui allait naître ot do se débarrasser do la mère.— Lo Gis de cet homme !.— s'écria aussitôt Lewis Salvy avec une horreur qu’il ne put s'empêcher de laisser éclater.S7» Cetto perapoc ti vo lui semblait horrible et s'il ne s’étalt senti soutenu par l'espoir do retrouver ot de son-naitro enfin oelle qui lui avait donné le jour, celle dont il avait été séparée par un crimo, il aurait regretté d’avoir entrepris ces recherches ot à l'instant même il aurait renoncé à les poursuivre.Mais il fit violence à l’éciouroment qui l'étraignit en songeant à sa mère.Vivait-elle encore J.Qu'était-elle devenue depuis tant d'années t.Par quelles souffrances épouvantables avait-elle dû passer ?.Qui sait si, épuisée par les recherches auxquelles elle s’était livrée, elle n'avait pas succombée 1.Qui sait, dans lo cas où elle vivait, si elle n'était pas en proie à In plus affreuse détresse, pleurant toujours le fils qu'on lui avait ravi ?.Cette hypothèse qui paraissait absolument vraisemblable à John Flyther, uvait bien des chances d'être la vérité, d'après lui.Evidemment, après avoir al>andonné l'enfant que oet-te malheureuse venait de mettre au monde,après l’avoir ommenée au loin ssus qu'il lui fut possible de retrouver la localité inconnu où elle avait été mère, Dejalle s'était aisément débarrassé d'elle.Il avait do l'argont à ce moment là, puisqu’il pouvait puiser sans contrôle dans la fortune de Mme d’Aubrayes.Il lui avait été facile do laisser à l'infortunée une somme suffisante pour qu'ello fût, pour assez longtemps du moins, à l'abri du besoin, et il s’était arrangé pour disparaître.C'est à cette intention et à l'oxécution doc*’ planque lo détective attribuait les minutieuses précautions prises par le docteur Dejalle, lorsqu'il quitta Paris, pour quo porsonne ne puisse savoir ce qu'il était devenu.Mais John Flyther déclarait qu’il se sentait capable d’arriver à découvrir la vérité.Si la mère de Lewis Salvy vivait encore, il jurait de la retrouver.Dès que l'homme qu'il avait envoyé à Montpellier serait de retour, dès qu'il (aurait quelles avaient été les relations d'amour de Robert Dejalle, un pas décisif serait fait, et il ne tarderait pas à retrouver, morte ou vivante, celle qui lui avait donné le jour.— En attendant, —dit-il, — j’ai placé un homme à moi dans le voisinage du docteur, qui ne le perd pas de vue.qui s'attache à ses pas chaque fois qu’il sort et qui se rend compte de tout ce qu'il fait.En effot, depuis leB découvertes qu'il avait faites à Tours, John Flyther avait pris des dispositions pour faire surveiller étroitement Robert Dejalle, convaincu qu'un jour ou l'autre ou serait mis par lui-même sur la piste de celle que Sauveur voulait à tout prix connaître.Il y avait précisément, dans une maison de la ruelle bordant la voie du chemin de fer de la rive droite, un petit logemont vacant dont losfonêtre» ouvraient sur les jardins des maisons du boulevard de la Reine.Le détectivo s'en était rendu compte un jour que, de la hauteur de l'avonue de Picardie, il essayait de plonger les regards dans la maison du docteur.Ce fut une véritable inspiration.Do ce logement, situé au second étage, on devait voir tout ce qui se passait dans la maison du boulevard do la Reine.John Flyther s'en rendit admirablement compte en le visitant, et l'ayant loué sur le champ, le meubla d'un mobilier sommaire ot y installa un ex-agent de la Sftretâ, Nicolas Rouleau, qui avait dû démissionner à la suitn d'uno arrestation malheureuse dont il avait supporté la responsabilité pour couvrir lo chef qui lui on avait donné l'ordre, et qui postulait pour être attaché au servie" do police de l'ambassado de la Grande-Bretagne.— Le but des démarches que le docteur a faites, quand il a lu l'annonce de cette succession, est évident, — expliqua-t-il à Lewis Salvy.—Il a été tenté par l’ap Nos lecteurs sont priés de refaire la pagination de la partie musical* après en avoir préalablement coupé les feuillets. 378 LE PASSE - TEMPS No 324 - Montré»!, 24>oM 1907 pât de 1» fortune ainsi inopinément offerte aux héritiers do Louis Sauvour, ot si ce n'est pour lui-même qu’il a agi, car il jouit de revenus bien supérieur* avec ce que possède Mme d'Aubrayes c'eut dans l'intérêt de la mère qu'il s'est entromis.— Alors elle vivrai! encore !.— s’écria Siuvtur.— Cela me porte à le croire, — répondit le détective —L» mère vous le savez, hérite do «on fils.— Mais ma mère n'a aucun titre à taire valoir, puisque mon acte de naissauce ne porte ancune filiation.— Précisément.C'est ce qui nous fera arriver au liut.Dejalle ne se découvrir* pas, o'est plus que probable ; mais il mettra cette femme en avant.— Si cela pouvait être !.— Aujourd'hui qu’il n'y a plus de danger pour lui, elle peut, à son instigation, prouver que c'eBt bien olle qui est la mère de l'enfant abindonné dès sa naissance dans la maison du pêcheur d'Ktaples, ot lorsqu’elle l'aura fait établir, elle sera dans los conditions voulues pour prétondre à la succession.— Oui, voi’s ôte* sur la bonne voie, je le crois, — dit aveo oonliance Lewis Salvy qu'égaraient les habiles conjectures du détective.Il faudra bien que !e dooteur aille à elle, — poursui vit John Klyther, — oaril ne fer* pas lui.même la revendication.Ce jour là, j’en serai informé par mon agent et c'est 1» jjalle lui-même qui me conduira auprès de votre mère.Tout était si vraisemblable, si naturel, si admissible dans ce petit roman habilement imaginé par le policier anglais, qu’on ne pouvait que le croiro conforme à la vérité.Robert Dejalle avait prie son parti, après y avoir longuement réfléchi, au sujet de cette succession pour laquelle il avait fait une démarche immédiate auprès du Consulat d'Angleterre à Boulogne.Ignorant l'importance de la somme revenant aux héritier» do Louis Sauveur, qui serait bien peu de choses, d’ailleurs, à coté dos millions du patrimoine de son père il y avait été moins poussé par la convoitise que par le besoin de savoir qui s'était intéressé ainsi à cet enfant.La défiauo l'avait d'abord porté à agir sans se fairo connaître, mais la réflexion lui avait ensuite fait comprendre qu'il ne courait aucun risque et qu'il pouvait se découvrir.Son titre do docteur en médéeine le couvrait saflisa-ment, pensait il, pour qu'il lui soit permis d'intervenir sans donner aucuno explication, car il pourrait toujours se prétendre lié par le secret professionnel.Kn outre, lors même qu'on le soupçonnerait d'être celui qui avait accompagnée la mystérieuse accouchée à Ktaples, la loi qui édicté la prescription de tout crime après vingt années le couvrait, et il savait qu’il ne pourrait être inquiété.Il s'était ré&olu à retourner » Doulogno ot à demander des explications au Consulat.Les trains rapides organisés entre Boulogne et Paris lui permettraient do ne s'absenter qu'une journée.Il avait préparé longuement les explications qu'il serait obligé de fournir, il lo sentait bion, pour établir comment il connaissait l'origine de l'enfmt abandonné cher, le pêcheur d'Ktaples.En dépit de l'exemption de touto appréhension que le misérable était parvenu à se donner, il pressentait un danger du côté do cet inconnu et il lui imporiait do savoir à quel titre il s’était intéressé à cet enfant dont rien n'indiquait la filiation.L'agent placé par John Klyther dans la maison voisine de celle du Boulevard de la Reine, ne relâchait pas un seul instant sa surveillance, et il comprit un matin, on voyant ce qui se passait, que le docteur s'apprêtait à sortir de très bonne heure.De son poste d’observation, invisible derrièro les ri- deaux do vitrage de sa fenêtre, il le vit causer quelques instants avec la domestique, qui lui avait préparé à l’heuro la plus matinale sou petit déjeuner, puis quitter la maison on passant par la |>otite porte du jardin qui arrivait sur l'avenue de Picardie.Dès que Nicolas Rouleau se fut assuré de la direction prise par lo docteur, il descendit rapidement ot le rejoignit avant qu’il soit arrivé à la rue Paro-de-Clagny dans laquelle Dejalle s'engagea, pour prendre enauito j la ruelle bordée par la voie ot arrivor ainsi par le plas | court à la gare de la rue Duplessis.Les rues étaient à peu près désertes, et Dejalle, en entendant marcher & quelque disrnnce derrière lui, se retouna machiuulomont au moment où il tourna pour prendre la ruello.Il vit cet homme et ne B’en inquiéta aucunement.Ilion n'éveilla encoie sa défiance lorsqu'il l'aperçut de nouveau à la gare, prenant le même train quo lui.Puis il n’y pensa plus, et arrivé à Paris, perdu dans le Ilot des voyageurs que lo premier train déverse quotidiennement sur la capitale, il ne se douta pas que cet homme avait pris à sa suite un fiacre qui devait filer le sien et le transporter à la gare du Nord.Là, il ne remarqua pas sa présence.L'ex-agent de la sflreté avait |>ourtant pris de son côté, peu après le docteur, un ticket pour Boulogne, et avant de monter Jans le train, il passa au bureau du télégraphe, avertissant John Flyther par un message téléphonique de ce qui se passait.Aucun inoidont pendant ce voyage.Rouleau surveillait de son compartiment celui du docteur, et il descendit du train à sa suite.Il le vit aller au Consulat d’Angleterre après avoir déjouné dans un restaurant, dans le voisinage duquel il l'attendit en cassant sommairement la croftte, et là il se mit de nouveau en faction, prenant toutes les précautions nécessaires pour n'être pas remarqué.Qu'allait faire Dejalle au Consulat ?.Rouleau n’était pas renseigné à cet égard.Il se promit de s’en enquérir.en agent intelligent et zélé.qui sait prendre l'initiative nécessaire quand il le faut, pour compléter les ordres qu'il a reçus.Il eut la chance de tomber sur Harry, l.agent du Consulat qui était déjà en rapport avec John Flyther, et dès quo, après les premières questions faites avec circonspection et même avec quelque embarras, ils surent l'un et l'autre à qui iis avaient affaire, les deux policiers sympathisèrent et Nicolas Rouleau fut complètement renseigné.Harry lui conseilla de ne pas perdre le docteur de vue pour savoir exactement ce qu'il ferait eu sortant du Consulat, ot lui annonça qu'il écrirait lui-même, aussitôt après son départ, à John Flyther pour le tenir au courant do ce qui se serait passé.Reçu par le secrétaire du Consulat, Robert Dejalle rappela sa précédente démarche et se fit connaître cette fois.Il remit sa carte portant la montion de docteur en médecino ot oxpliqua que, lié par le secrel professionnel, il no pouvait nommer la personne qu’il suppléait.Il B'était chargé de se renseigner pour elle, moins sur la succession de cet enfant que sur ce qui le concernait.— Je dois voua dire, monsieur, — dit le secrétaire du Consulat en se conformant aux instructions qu’il avait reçues, — que cette publication a été une pure formalité, accomplie pour se conformer à la loi mais que l'on était convaincu que personne no se présenterait.Il faudrait, en effet, pour pouvoir prétendre régu.fièrement à la succession do cet enfant, car c'était enco-ro un onfaut à l'époque du naufrage dans lequel il a péri.que l'on puisse faire valoir des droits réels d'héritier, c'est-à-dire un titre de parenté dans la ligne directe, collatérale ou ascendante, ou produire un testament.L'Age de Louis Sauveur ne permet pas do supposer qu'il ait testé, et du reste le mineur de moins de seize ans est inhabile à tester ; Louis Sauveur, qui est né en 1872 n'avait, au mois de juillet 1882, que onze ans.En outre, son acte de naissance ne porte trace d'aucune filiation, puisqu'il est né d» père et mère inconnus, et et par suite aucun lion do parenté no peut être établi entre lui et qui quo co soit.— Je sais tout cela, — répondit le docteur, — aussi ce n’est pas pour fairo valoir doB droits à cette succession, pour le moment du moins, que j’ai accepté de fairo cette démarcho.Et après une pause savamment calculée, il reprit : — La personne qui in’a envoyé auprès de voub a des raisons graves do s'intéresser à l'enfant rocueilli par lo pêcheur Damien Alberval, d'Ktaples ; mais il ne me serait pas possible de vous faire connaître la naturo de ces raisons sans vous désigner cette personne.Il y a là un secret de famille.un secret douloureux, croyez, le, — prononça l'habile comédien avec l'émotion nécessaire, — et co secret ne peut être divulgué, car il intéresse l’honnour d'une personue qui a droit à l'estime dont elle jouit.J’ai consenti à me charger de cette démarche parce quo je sais la vérité et que depuis longtomps j'ai compati à son infortune imméritée.Ce qui l’a préoccupée la seulo chose que j'ai à vous demander de sa part, c’eBt le nom du bienfaiteur qui s'est intéressé à cet enfant abandonné.Elle voudrait connaître les raisons qui l'ont inspiré et savoir quel est celui qui a eu pitié do ce piuvre petit sans famillo.Il ne m'est pas possible de vous renseigner à cet égard — répondit le secrétaire du Consulat.— J'ignore absolument ce quo vous me demandez.Seul, le solliciter de Londres dont je vous ai parlé dernièrement, pourrait vous Batiafairo.Nous n’avons ici que la mission de recevoir, s'il s'en présente, les revendications des personnes qui se croiraient on droit do prétondro à la succession de Louis Sauveur.Mais si vous désirez être renseigné, je puis voub indiquer une personne, un de uos nationaux, qui so trouve actuellement en France, et qui, s'il le juge nécessaire et ntile, pout répondre à vos quostions.—Volontiers, répondit Dejalle.— Quelle est oette personne 1 — C’est M.Lewis Salvy, de Québec, qui est en ce momont à Paris, au Grand-Hôtel, et qui est au courant de tout co qui concerne cet enfant.— Je vous romercio, monsieur ; dès mon retour à Paris, je m'empresserai d'allai le voir.L'agent Rouleau roprit sa filature à la suite du docteur Dejalle et il rentra à Paris par le même train que lui.Dejalle dîna dans un restaurant des boulevards bien qu'il fut oucore de bonne heure, ne s'étant aucunement douté de la surveillance dont il était l'objet, et il se dirigea ensuite d'un pas de promenade, on fumant un oi-gare, vers la gare Saint-Lazare, pour prendre le train de Versailles.(à suivre) Ma ko Maiuo.SERVIOE DES COMMISSIONS - L'administration du Passe-Temps se met à la disposition do sesabon-nés pour l'onvoi de livros ou morcoaux do musique aux prix marqués et sans frais supplémentaires.Toute let-i re nécessitaut une réponse devra contenir un timbre de 2 sous.PATRIOTISME PRATIQUE Nous prions respectueusement nos lecteurs do par 1er favorablement du Passe-Temps, lorsque l’occasion s’en présentera.C’est un moyen de propagande à 1» portée de tous, ot qui aurait des résultats aussi profitable» à hob abonnés qu'à nous-mêmes.L'argeut qui sort du pays ne revient pas, ajouterons-nous, pour ceux qui préfèrent les jouruaux étrangers aux nôtres. Montréal, 24 août 1907 — No 324 LB PASSE-TEMPS 379 FEUILLETON I)U “ PASSE-TEMl'S ” —-.No ij .NÉLIDA — OU LES — Guerres Canadiennes de 1812 On marcha de nouveau à travors les bob, pendant deux jours et doux nuits, ne prenant de temps à autre qu’un peu de repos après un grossier repas.Rien ne saurait peindre les souffrances de la jeune fille pondant cette longue course.Pâle, accablée, meurtrie, elle pouvait à peine ee soutenir.Parfois une larmo de douleur tombait de ses yeux ; mais son coeur avait au-dedans des larmes de sang.Plus on s'éloignait, plus croissait son désespoir.Qu'allait-olle devenir au milieu de ces hordes grossières, vouant à leur chef une admiration fanatique, et l'abandonnant à sa merci.Kilo pensait au vieillard qu’ello avait vu mourir sur lo bûcher, et son sein se soulevait d'horreur.Ello so figurait Ulémas torturé de la môme façon par les implacables ennemis de sa race, et la forco d'une plus longue résistance l'abandonnait.Kilo avait horreur d'Alléwémi, mais elle no pouvait supporter l’idée d’être la cause involontaire de si cruels supplioes, pour s'épargner une douleur et des opprobres qu'elle devrait toujours subir ensuite, car elle ne comptait plus sur le chevalier Louis, ni sur 1e vieux capitaine.Son fémee bourreau, l’horrible Alléwémi, était toujours là, rôdant autour d'elle, la glaçant d’horreur par ses regards et ses menaces, et prétondant recevoir de plein gré la main de la jeuno fille qu’il ne manquerait pas d'obtenir dans la suite par la violonce, si on s'obstinait à lui refuser.A ces déchirantes pensées, la malheureuse enfant pleurait à chaudes larmes, cachant son visage dans Bes mains et disant tout bas : — Louis ! û mon ohevalier Louis, tu m'as donc abandonnée ?Si tu savais combien je suis malheureuse ! Un soir, on arriva au milieu d'une clairière immense, dont la nudité ou les rares défrichements formaient un contraste frappant avec les teintes grisâtres et la sombre horreur do la forêt.Un ruisseau limpide 'avait rempli do ses eaux un vasto bassin, s'étendant entre doux collines, et formant un lac qui somblait moins l'œuvro do la naturo que celle des hommes.Quelques oontaines de huttes en terre étaient construites à l'une de ses extrémités.Lour toiture d» roseaux, arrondie et admirablement façonnée pour résister aux intempérios do la mauvaise Baison, dénotait plus de prévoyance que n'en montrent la plupart des autres peuplades indigènes.Dès que les habitants furent avertis du retour du Soleil, comme ils appellent les chefs de leurs petites républiques, ils accoururont à eux en poussant des grands cris.En un instant, toute la peuplade fut sur la olai rière qui entourait le village.Ils demeurèront d'abord silencieux, écoutèrent les paroles des chefs, s'assurèrent que tous ceux qui étaient partis pour l'expédition revenaient sains et suufi, puis, s'abandonnant enfin à une joie sauvage, poussèrent des clameurs bruyantes.Bientôt leurs regards tombèront sur les deux captifs et leurs oris firent place & l'étonnement.Ello était si belle, ello paraissait si douce, la douleur somblait l’accabler si fort I Lo premior mouvement do cette foule fut celui d'une immense compassion pour elle, tandis qu’Ulémas, par sa mine 6èro, hautaine, méprisante, excitait l'admiration.Tous deux furent conduits dans une gi-ando cabane, où on leur jeta de la mousse pour so faire une couohe, et un peu de nourriture pour réparer leurs forces.Comme ils avaient été jusqu'àlors séparés l’un de l’autre, dans lonr misère même, ils furent heureux do se rotrou- ver eusemblo.Ils s'efforcaient l'un l'autre do so raUor-mir contre l’adversité.— Non, disait Ulémas, le guerrier blanc ne t’a pas abandonnée ; et moi j'espère pouvoir te sauver encore.— Comment ?— Je l'ignoro ; mais tant que je vivrai je veux espérer.— Ah I comme il t’aurait aimé I — J'en aurais fait mon frèro d’armes ot je lui serais resté fidèle jusqu’à la mort.Tous deux étaient nuit et jour étroitement gardés.Parfois AUén-émi venait au milieu d'eux.Alors les regards d'Ulémas brillaiont d'un feu sombre ; lo mépris avait sur ses lèvres l'héroisme qui brave le danger Nélida, au contraire, pâle, frémissante, mais indignée, détournait la tête et pleurait.L'aspect de ces deux jeunes gens si beaux, s: souffrants, qui méprisaient sa férocité, exaspérait Alléwémi.Plus il désirait l'épouser, plus elle éprouvait pour lui de dégoût ot d'horreur, Cependant il trouvait dans ce désir même le plus horrible châtiment à tous ses crimes.Il se reprochait maintenant ces atroces vongeances qui avaient mis entre lui et cette incomparable créature un ahimo d'aversion infranchissable.Il en rugissait de rage, il s'abhorrait lui-même, il se maudissait.Il tenta d'essuyer do la bonté pour la llé-chir, et, quoiqu'il fit toujours surveiller étroitement le frère et la sœur, il leur accorda une certaine liberté, leur permettant de sortir ensemble de leur prison et de faire une promenade sur la clairière qu'il avait soin de taire entourer de guerriers agiles et vigoureux, de crain te qu'ils 110 lui échappassent.Souvent on les voyait traverser ensemble le village des sauvages.Les matrones étaient sur leurs portes fabriquant des nattos ou polissant les armes dos guerriers, üo petits enfants so roulaient autour d'elles sur leurs pieds et leurs mains.D'autres un peu plus grands, couraient, sans autre guide que lour caprice, dans l'eau, dans les bois, dans la boue, dons la neige.C'ost ainsi qu'ila acquéraient cotte vigueur et cette souplesse qui étonnont les Européens.En été, dès la pointe du joui-, 011 les voit oourir ce.baigner comme les animaux dont l'eau est l'élément.Ils passent uno partie du jour à jouer dans les laos et les rivières.On leur mot l'arc au bras et la flèche à la main, et l'émulation, plus sûre que tous les maîtres, leur fait acquérir une habileté surprenante à se sorvir do ces armes.Il n'en a pas coûté davantage aux chasseurs canadiens, pour s’accoutumer & l'usage du fusil et devenir les meilleurs tireurs du continent.L'éducation de la jeunosso consiste à lui inculquer certains principes d'honneur qui so trouvent établis dans chaque nation et qu'on exalte par le récit do la gloire et des exploits des ancêtres.Le* jeuues gens écoutcnt avec enthousiasme ces hauts faits qui rendent, parmi eux, certains noms immortels et n'attendent que l’occasion d'imiter co qu'ils admirent.Pour les corriger de leurs défauts, on emploie les exhortations, jamais les châtiments.La trahison, la lâcheté, le manque de foi à la parole jurée, sont immédiatement expiés par le dernier Bupplico.Uno mère qui voit tenir uno mauvaiie conduite à sa fille so met à pleurer en lui disant : “Tu me déshonores, " et ces reproches restent rarement sans effet.La plus sévère punition que les Indiens emploient, à l'égard de leurs enfants, est de leur jeter un peu d'eau au visage, car l'usage leur a rendu ce châtiment fort sensible.Les Iroquois habitent un pays fort rude et très peu cultivé ; mais il est encore moins inhospitalior que celui qu'ils choisissent pour lours chasses.On marche longtemps pour y arriver et il faut porter sur le dos toute» les provisions nécessaires à un voyage de cinq ou six mois, par des chemins 011 los bêtes fauves peuvent a peine passer.Les Iroquois ont toujours un grand nombre do chiens qui les suivent, otqui, quoique peu caressants, lour sont très attachés.Dressés de bonne heure pour los différentes cliassos, ils sont habiles et hardis chas- seurs.Le soin de lour nourriture n'occupe jamais lour» maîtres, or ils ne vivent que de proie qu'il peuvent prendre pour eux-mêmes ; aussi sont-ils fort maigres, presque dépourvus de poils et très-sensibles au froid.Comme on les chasse loin du feu 011 ils no pourraient tenir tous, ils se couchent sur les premiers lits qu’ils rencontrent et souvent on se réveillo la nuit presque étouffés par une troupo de chions.La faim ne poursuit pas seulement les animaux des Indiens, elle devient souvent, pour les Iroquois, le pire de tous les maux.Si la chasse ne donue pas, los autres provisions trop peu aboudantos s'épuisent rapidement, et la famine les enlève par centaines.Un jour qu'Ulémas ot Nélida se promenaient sur la clairière, uno scène des plus attendrissantes vint raviver au foad de Bon cœur tousses regrets.Une more emportait dans ses bras son petit enfant, qui paraissait dormir, et qu'elle couvrait doses baisers mêlés de larmes.De temps à autre, elle tournait ses regards longs et tristes sur les campagnes environnantes, comme si olle eût cherché un lieu convenable pour s'y arrêter.Arrivée à une petite éminence que surmontaient deux beaux lauriers à fleur do tulipe que les rayons d'un soleil couchant caressaient ercoro de leurs teintes douces et mélancoliques, elle s’arrêta ; puis, déposant un moment son cher fardeau sur la mousse, olle prit un filet ot l'attacha, en forme de berceau, aux deux tulipiers.Reprenaut alors le berceau, eu lui donnant un baiser comme font toutes les mères, quand, le soir, elles viennent de coucher leurs enfants.Cependant celui-ci no répondait aux témoignages d'amour do sa mère ni par un cri, ni por un soiiriro.Longtemps ello demeura muette à lo contempler, agitant lentement lo barcoau, puis elle s'éloigna, los bras vides, et pleurant beaucoup.L'innocente créature n’était plus.Nélida, qui connaissait cos touchants usages, s’approcha du berceau dès que la mère fut partie, baisa l'enfant, murmura un nom cher à son cœur ot s'éloigna de mémo on pleurant.Elle revint lo lendemain de grand matin ; mais la mère l'avait devancée depuis l’aurore.Sa tête était penohée sur son enfant, ses bras entouraient le berceau aérion et, comme la vieille, les yeux de la pauvre mère versaient un torent de larmes.Hélas ! ce qu'elle embrassait c’était la mort, et les mêmes brises qui carossaiont les grands tulipiers devaient aussi caresser co cercueil ouvert où reposaient les restes de son enfant.Une colombe vint, par hnsard, se por cher sur les rameaux de l'un des deux arbres.Lu pauvre mère jeta sur elle le plus céleste do ses regards et dit danB sa langue natale : (à tttivre) L.T.MARSEILLAIS —Quand j'imite lo ohaut du coq.té !.le soleil il 8e lève !.Pour la 1.UX la plu» rebelle, et le RHUME le 1“* n 7 T KA f* I 1 7 I KJl ni II n'y a rien de semblable.Rien aussi bon.Rien plus opini&iic, le» AFFECTIONS de la gorge et l*N L\ u*l fri I l*\ Ul /VI lJi I qui ne puisse le remplacer.Il effectue une guénson «es poumons, le meilleur remède est le .LJi Ivjli 1¦ r 1X11^11 Vflw sans déranger l'estomac, l'rix, 25c U bouteille. 880 No 824 — Montréal, Î4 aott 1907 NOS FRIMES Toute perionnc qui «’abonne ou renouvelle ion abonnement au Patte¦ Tempt pour un an (Ctnada, $1.50 ; Etats-Unit, $2.00}, peut choisir dam la lûte ci-.deitout pour UNE PIASTRE de niarchandûei, comme prime.Au eat où la romme de/ arliclet ehoitit dépatteraic une piatlre, il et! entendu qu'on devra ajouter la différence au p'iz de l’abonnement.ONE PIASTRE DE MORCEAUX DI MUSIQUE, Chaksonniirs od Li-vrbs Divers à choi»ir dans la Catalogue de Mutiqtx et de Librairie du Pabsb-Teufh.Si l'on choisissait dis livrai ou morceaux de musiqae pour pluB d'uno piutre, on dirrs ajouter an prix di l'abonnement li montant de cette différence.Demandes noire oatalogue, envoyé fraaoo.SIX MOIS D'ABONNEMENT AU PA33K-TJCUPS — C'est-à-dire ton.1m numéro* parus durant lu six mois précédant exactement la date di l’abonnement.DIX ANCIEN8 NUMEROS DU PA88K- TSMPS k ohoisir dam la liste de la Mutique dijà parue (voir Partie muaioale).Cet anolemi numéros ie vendent 10c chacun, et notre ooupon de primas ne pent lire utiliaé an ordonnant des anciens numéros.CENT CARTES DE VISITE, sur bristol extra fin, earaotères classiques et originaux: DKUX LIBRETT08 D'OPÉRA, avec parolei franyaiau at anglaises, ainsi que la musique de chant, » ohoiiir dans la liite ci-deaeous : Balle Hélène (la) Fleur de Thé Grande Duchaate Barbe-Bleue Geneviève Orphéus Fille de Mme Angot (la) Giroflé-Girofla Périchole Cfa librettaa sont auui envoyés franco surrécsption di 80o pièce.UN ELEGANT PORTE-MUSIQUE, en cuir chagriné, couleur brun riohe solide et bien aménagé, irréprochable «ou» toaB rapporta.Artioli indii pensable aux profeaaionneli et aux amateurs.Si vind $ 1.76 ohaa tous les marchands da musique.Ajouter 76o au prix de l'abonnement pour recevoir franoo.UN 8PLENDIDE PAROISSIEN BIJOU de 360 pages, format de pooha rlehe reliure aapitoanée en veau ou auir de Russie, aveo monogramme da ré a&r le plat, garde-ahromos, tranche rouge sous or, poins arrondis, dont la prix ânes tous loi libraires lit de une piastre ; 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