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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 13, no 326
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1907, Collections de BAnQ.

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& Vol.XIII — N° *26 Montréal, 21 septembre 1907 Un No, 5 sous Uej Passe-Gfempj Abonnement : E»w-Un?.!i*.oo Par année.J.E.Belair, éditeur.Adre-se: 16.rue Craig-Est, Montréal.- .tut*-unit, $2.00 t - J • —• w^—• - • *«< tff —« •4 : • -h & 1— Ted.> i: Ted.Sfj Te « • *f' Vt -i" a tempo.+ =fs= I.b so - leil l’uis jo vin Jo vis le Bo le - vait s’a - van - ccr len - de - inain à l'ho - ri-zon d'o - pa - lo L'ai - loa-etto une en- fant blonde et bol • le Com - ment vous non pins au bord do l'on - de Mais as - sise I t- ül :t=T- EiE3_=^= —m 4=*=f* if?-j—z=i=r— É i: 1 'I: •• «• 1 ftœm à Vlnit Au. Mmtrfel, 21 wptembre 1907 — No 818 a ¦ cho - vait T« • tra - oer au che • min iiÜÜi «a chan-fion ma - ti ce qui cbar-mant en la jeu - no fil • lo -T- nn - le La joie i - tait par-tout Dans el • lo Ali I rien qu'en lu voy - ant Au blou - de Je via qu’ih 6 - taient deux Tous §=< * -.5.: * =t=! < Eîbi=£=*p -± :t==S olia - que fleur nou - vel bord de l’on - de pu deux l’&- mo joy - eu le, Au boia, aux prés, sur - tout au nid del'hl-ron - del- ro, Se pen - chant, sou -ri • ant on l'ai - mait je le juge, Comme il é tait bea • reux comme elle è - tait beu - reu- ii}.! ¦ il: d-—*?- î» - f *1^ —t— y ¦ - t=r- À'-.-t 1-• • - .Lj —f—*= d— iL= —«_i—._L_ mis.h clian - ter.commeon chante.à vingt an».mis.v.h rê - ver.commeon rflve., à vingt ans.mis.à plou - rer.comme on ploure.à vingt ana.( 418 IÆ PASSE - murs No 32S — Montréal.21 septembre 1907 OUIIYIETOSCOPE POLKA Pai A.GOSSE LIN Mont é»!, 21 septembre 1907 — No 326 u Le remède par excellence pour S ||X| VflD I 1IIDCUPC Sûr et sans douleur.Franco sur réception du prix, ai».guérir Cors et Verrues.ANHAUR LAUflLIlUL A.J.LAURENCE, pharmacien, Montréal. 420 LE PASSE - TEMPS No 126 — Montréal, 21 septembre 1907 Moderato Sous le» hm .sers de la mi Moderato E.tepdam p»co jnunato, Baisse vi De le re .poserc'esl l’Iieu .-re Sommeille pai.si.hle ment ¦•> IVTempo.__________ __________r-1—i____________i—i—r— 'inolto riill f Sè.uient de Mondes gou.pe Lento.O PP poco ammato.CWl nus-si l'heure où les Fé - î De leurs pa.lais mer.veil.leu», \ i soivez.—" > | , .O — rq — 1 — -j 1 — — 'L2Tr " l~T 1 j J ÿ 3 V- ; r— h-r—^ r - y* P —' /" r , ’ \>is ^ * I.ehto f riiilCisKimn.r).¦ 1 — _ ¦ 1 1 1 1 | * r 1 • » 1 _ .i'_.1 >.» _ 1.1 î» Le P - t) du haut lie 1» »llle, arec un mJi choix magnifique de.ifants, matinée, 5c; soirée, 10c.Adultes, toc et 15c ; 15c et 25c.' Vues Animées Dimanche 1 que bous recevons directement de New-Yvrk.Chansons comiques et Illustrées, arec IIaruant dans répertoire comique.Re- _______________présentations deux fols par Jour, DIMANCHE COMPRIS.«mes prix que soiréf.359 Av« Mont Royal, Entre rues St-André et Mtntana.Voim.M ED.GUY Dors, "Fillette BERCEUSE Bais.se «1.le ta pao.pi» .re.Mon en.fant clt* .n.son ai.le Map ilf, Surion jo.li berceau hlanc,- Un an.g’e d^.ji se pen .the,Gardien vi gi .Musique 01 C.VERDALLQ Moatrfel, 21 septembre 1907 — No 326 u run-TDoa 421 J0fcIR BE NOCES POUR VIOLON OU MANDOLINE, a VEO ACCOMPAGNEM&NT DE PIANO H.BALDOÜI Largo.(, = 5° ) ¦ a- ±~ Largo.(, = 50)."SIÉéIÉ • 9 • // dolce legato.: : 3—i: 3: S T ZBfc3 T «¦ .j iPhE- :i= ±—t ïfpSS Andaate, ( J = 63 ).£ Andante.( J = ).£ 42— —*?*»—f^-r— ^ir#-^Ezzz:=±E^E=:: ±=^zizzzi-=ri£-:; teü »æ Û “jar ÏEKÎ Uf .i; • r r r :.* -H-i JjÜ anlmato.—èAi =d*= « r r 412 LE PASSE - TEMPS No 328 — Montré»!, 21Js*ptembre 1907 Più mosso animato ( J = 80 ).S gfcf=ab£ I— Più mosso animato ( J = 80 ).-gj-l-i-»- *-ÿ-1-*»— Grandioso ( m = 92 ), j, ^- r - Ujs±ttï&Z==: dt==: /> -4-1=1=: —«-*#-•-j- Si v »—Jour de nocci, S :|=r* Grandioso 3 3________________________________________________ \ ü|>—qz=—.- Jr»—m zaitiÆi5^É^iiigrs—îzi^ —ia-vj=^zz=^z: —< -«ÿ-î-j»~.-|y£-•—r-T-—i f—Jour de noces.TIliDDCO DflOTC T?OUlX 00ll0Ctl033.I3.QXl.rS 4000 variétés en stock, pour toutes les bourses.I |jl Q If f u"rUU I t —D«“»nassor quelques jours il Etaples, pour lo prier de partir sur le champ avec sa mère et sa sœur, et de venir à Versailles.Il n’y avait plus qu’à attendre.Une fièvre d'impatience et d’angoisse dévorait le jeune homme.— En attendant que noua puissions agir, — dit John Flvtlier qui comprenait à merveille ce qui He passait en lui, — je vais vous montrer votre mère.De la fonêtre du logement de cet agent quo j’ai placé pour surveiller la maison où elle se trouve, vous pourrez la voir à merveille.Malgré l'&usuranoe qu’il avait essayé de se donner en conjecturant & sa manière sur ce qui s’était passé, Robert Dejalle n’était pas parvenu à dissiper l'inquiétude qui s'était «mparée de lui.En dépit de l’impunité qui lui était assurée par la prescription légale pour le crime de suppression de part et d'abandon; d’enfant commis depuis près de trente ans, tant de fait répréhensible, inoriminables émail-laieni son existence qu'il no pouvait s'empêcher, en présouce du danger dont il avait maintenant l’alerte, de concevoir d'obsédantes appréhensions.11 avait affaira à forte partie avec M.Caatarôde, qu'il porsiatait à croire l'instigateur ce ce qui se machinait contre lui.Le misérable était rentré chez lui de nuit, pénétrant dans la maison du boulevard de la Reine par la petite porte du jardin dont il avait seul la clef.Dès le matin il interrogea, Maria et Suzanne, les deux domestiques bretonnes, pour savoir si personne n'était venu on son absence, si au dehors personne no les avait questionnées, donnant pour prétexte le besoin de soustraire Mme d'Aubrayes à dos démarches qu'il prévoyait de la part d'un membre de s» famille qui convoitait sa fortune.A cet égard, il fut rassnré.Francino demeurait étrangère à tout oo qui se passait autour d’elle.Elle continuait à vivre comme dans uu rêve, jouissant toujours d'unoexcellonto santé, l'esprit seul affaibli et hagard Ello s'était à peine aperçu de l'absence du doo teur.Ello n'avait parlé de lui qu'à table, étonnée de no pas lo voir, et Maria lui avait dit qu'il était de nouveau en voyage.Dejalle la conduisit lul-même dans lo jardin, avant le déjeuner, ainsi qu’il le faisait parfois, on attendant le moment où Suzanne venait les prévenir.Tout à coup, un bruit de porsionnes qu'on ouvrait dans une maison faisant face à la sienne, au fond du jardin, attira son attention Il eut un frisson qui, avec la rapidité d’un éclair, parcourut tous ses membres.Dejalle n'avait pu voir personne, car les persiennes n'avaient été qu'à peine entrecroisées, mais il venait de comprendre que o’était do là qu’on le surveillait.Cet agont qu’il avait reconnu et qu’il avait un instant dépisté, s'était installé dans cette maison pour le surveiller.C’est ainsi que l'autre jour, le policier avait pu le voir sortir et le suivre.A l'instant même, il résolut do s’en assurer.Il laissa Francine dans le jardin, recommandant à Suzanne de demeurer auprès d'elle, et on passant par la cuisine, il dit à Maria de ne pas servir avant qu’il lui en donn&t l’ordre.Le docteur monta à la chambre de Mme d'Aubrayes, qui avait vue sur le jardin, ainsi que celle de Suzanne qui couchait auprès d'elle.Il se munit d’une lorgnette et par l'écartement des rideaux de vitrage, il explora la maison qui le préoccupait.On ne pouvait pas le voir- Cetto maison, — rrisonnait-il, — dovait avoir son entrée sur la rue qui longe le chemin de fer.Elle avait été bien choisie par coux qui avaient intérêt à savoir ce qui se passait chez lui I.Depuis combien de temps le surveillait-on ainsi sans qu'il s'en doutât î.En oe moment, le docteur voyait plusieurs personnes derrières ces persiennes.Il les distinguait parfaitement à l'aide de sa jumelle qui était excellente.Un homme jeune était au premier plan, il s’avançait dans l'entrebâillement deB persiennes, presque sans prendre de précautions pour so dissimuler.Son attention paraissait absorbée et l'émotion qui l'agitait se traduisait par l'éclat fiévreux do sea yeux et la pâleur de son visage.La direction de ses regards faisait comprendre à De-aile qu'il regardait Mme d'Aubrayes.Quel était cet homme qu'il voyait pour la première foisj.Derrière lui, il apercevait deux autres personnages : l’un qu'il distinguait à peine, car il Be tenait plus en arrière que les deux autres, dans la demi-obscurité de la pièce, et qui lui paraissait grand et mince ; l’autre à côté du jeune homme, auquel il parlait, fut reconnu à l'instant.C'était l'agent que le dooteur avait vu à sea trousses.Il le reconnaissait formellement.Longtemps le misérable demeura là, observant tout ce qui se passait dans la maison d'en faoo.Son esprit bourrelé d'inquiétudes ne savait quelle résolution prendre.Un danger évident le menaçait.Le secret de l'existence de Madame d'Aubrayes était pénétré, il le sentait bien.C'est à sa fortune que l’on en voulait.Ceux qui avaient réussi à découvrir, il ne savait oom.ment, que l'enfant du pêcheur d'Etaples était lo fils de Francine d'Aubrayes, ne pouvaient méditer que de lui fairo enlevor la gestion de ce quelle possédait.M.Castarèdo seul, selon lui, pouvait être l'instigateur de cos manœuvres.Que faire pour se suustraire à ces menaces V.Dejalle songea d'abord à fuir, à profiter do la nuit pour emmenée Madame d'Aubrayes et à la caohcr dans une retraite qu’on ne découvrirait pas.(à suivre) Marc Mario.FEUILLETON DU » TASSE TEMPS " .No 17 —.NELIDA — OU LES — Guerres Canadiennes de 1812 («iHt*) Ulémas s'avançait le premier, droit, impassible, contemplant d'un œil ferme les préparatifs du supplice.Nélida le suivait les yeux baissés, lo visage pâle, brisée, et plus morte que vive.Quand elle passa près d'Allé-wéml, celui-ci lui dit encore : — D'un mot, tu poux le sauver I — Laisse-moi, monstre, lui répondit-elle, je veux mourir.Comme elle achevait ces mots, un cri terrible B'éleva du milieu de toute cette foule surexcitée.Ello releva la tête et vit un spectacle qui la fit palpiter do joie.Au moment do passer entre les lignes des guerriers qui devaient commencer son supplioe par la torture des verges, Ulémas, bondissant comme uu daim, tourna court, sauta par-dessus la têto de quelques enfante, brisa par un effort surhumain les liens d'écorce qui l'enchaînaient, et s'enfuit avant qu'on eût le temps de lui porter un seul coup.La multitudo furieuse se répandit eu impré cations et se mit à courir dans tous los sons.La clairière, illuminée de flammes rougeâtres, semblait le rendez-vous d'une horde de démons.Les clartés faisaient ressortir la fureur peinte sur le visage dos uns ; l'obsou-rité qui enveloppait les plus éloignés donnait un aspect fantastique à leurs gestes désordonnés.Ulémas liondissant comme un cerf, cherchait une issue par laquelle il pût s'échapper.Arrivé à l'une des extrémités de la clairière, il y aperçut tout à coup un groupe d'ennemis qui l’attendait au passage.Se rejetant on arrière, il traversa un des feux et s'élança vers l'extrémité opposée ; mais les plus vieux des Iroquois levaient déjà leurs tomahawks pour le frapper.Il se rejeta dans la mêlée dont le désordre lui présentait plus de chances de Balut.Armes, massues, couteaux sont de toutes parts dirigés contre lui par la multitudo furiea-se quo la rage égarait.Les oris perçants des femmes, les férocos hurlements des guerriers retentissaient autour du fuyard ; mais toujours celui-ci échappait à ses ennemis par des bonds qui dépassaient la force et l'activité humaines.Cerné dans tous les sens, il sembla faire un effort desespéré pour atteindre le bois, fendit l'air comme an trait, renversa sa sœur dans son élan, en lui disant: ••Fais lo morto et, à la fureur du désordre, glisse-toi vers la forêt 1 " Puis il continua sa course furieuse, renversant tout dans son impétuosité et finit par atteindre le poteau point qui était placé devant la porte de la cabane principale et dont le simple contact le rendait désormais sacré et inviolable jusqu'au moment où le conseil entier do la tribu oonvoqué pour prononcer sur son sort, aurait rendu une décision de mort.Ilorn d'haloi-ne, respirant péniblement, Ulémas entourait d'un bras le poteau protecteur, sans laisser échapper lo moindre signe de terreur ou do faiblesse, bien que la nentenoo qui l’attendait ne fût pas difficile à prévoir, s’il fallait en juger par les sentiments de la multitudo.Il semblait, au contraire, rayonner d'une joie soreine.promenait un regard ardont sur la foule, souriait d'un air triomphait, quoique personne no pût se rendre compte d'un pareil changoment dans un jeuno homme qui paraissait n’avoir eu d'autro but que celui d'éviter la mort.C’est qu'Ulémas, parmi cette foule, n'aperoe-vait plus sa sœur ; elle avait disparu. Montréal, 21 septembre 1907 — No S20 La faasb • natM 427 Cependant les femmoa déxappointée» de voir leur victime lour échapper, épuisaient sur lui tou» le» termes les plus injurieux de leur tangue.' Elle» le raillaient do se» tentatives d'évaaion ; elles loi disaient que ses pieds valaient mieux que ses mains, qu'il était digne d'avoir des ailes, mais qu’il ne savait se servir ni d'un arc, ni d'uu couteau.Le prisonnier no répondait à ces injures que par son attitude pleine de hauteur et de mépris.Plus croissait l'outrage plus il semblait s'élever en fierté, on héroïque contenance.Exaspérés par ce maintien dédaigneux, les sauvages firent succéder des cris perçants à leurs murmures confus et inintelligibles.La vieillo femme qui avait allumé les feux s'avançant alors jusqu’en face du vaincu, se campa devant lui, sale, ridée, couverte à peine de haillons ci faisant claquer Bes doigts en étendant ver» lui Bon bras décharné, ello s'écria : “ Fils d'Oskouï, tu proviens d'une nation de femmes , nos filles te feront de» jupons ; nous te trouverons un mari." Cette saillie fut accueillie par un éclat de rire sauvage, dans lequel la voix douce et musicale des jeunes fommes se mêlait étrangement aux glapissements des plus vieilles.Mais l’étranger bravait toutes les insultes comme s'il ne le» eût pas entendues ; il avait l'air de »e croire seul, défiait tous les outrages par la noblesse de son maintien plein d'une fierté majestueuse, et lançait des regards de superbe défi aux guerriers qui restaient à l'écart, muets et Bombres spectateurs de cette seine.La vieille, que cette conduite exaspérait, bo mit les mains ¦ur les hanohes ot vomit de nouvelle» insulte» avec tant d'omportement que l'écume lui en venait à la bouche ; mai» le prisonnier demeura inébranlable.Un jeuno guerrier vint alors à l’aide do la noire ot hideuse virago, agita son tomahawk au-dessus de la tête d'Ulémas avec des geste» furieux, mais celui-ci se contenta d'abaisser sur l’adolescent un regard de pitié qui le couvrit de confusion.Un ori subit vint mettre fin à toutes ces provocations : “La prisonnière I la prisonnière ! qu’ou l'attacho près de lui au poteau et qu’ils mourent ensemble I " La foule exaspérée répète aussitôt : “ La prisonnière I la prisonnière I " On cherche autour de soi, on fouille la foule pressée autour du poteau, mais ou ne découvre rien.Alléwémi, obligé de présider le conseil qui venait de se réunir, entend répéter ces mou : “ Elle a disparu ; " il aocourt sur le» lieux, examine tout, ne découvre rien.Une agitation nouvelle fait aussitôt fluctuer cette masse impressionnable.On se répand dans tou» les sens ; on interroge le» moindres plis du terrain ; toute» les recherches sont vaines : Nélida s disparu.L’œil en feu, la bouche écumante, le corps frémissant, Alléwémi revient vers le prisonnier et le voit sourire d’un air de triomphe insultant.— Oû est ta sœur î iiurle-il avec emportement.— N'ai-je pas dit au puissant chef Iroquoi» que le fil» d'Oskouï saurait mourir, mai» que lui n'épouserait jamais sa sœur 1 — Meurs donc I s’écria Alléwémi exaspéré, car tu n'es qu'un chien et tu no vaux pas le bûcher I En di»ant ce» mot», le chef Iroquoi» grinça des dent» de fureur et brandissant son tomahawk, il le lança violement sur Uléma» en le visant au front.Le jeune homme impassible se baissa ot la hache homicide alla s'enfoncer dans le poteau où elle resta suspendue.Se redressant alors, le mépris aux lèvroa, Ulémas luidit en souriant : — Je savais qu'AUéwémi, le meurtrier d'Oskouï, ne pouvait avoir tué le plu» vaillant» de» guerriers que par l'assassinat.— Tu mens I s’écria l'Iroquoi» ivro do fureur.— Le lâche «eu! peut mentir ; Alléwémi vient de prouvor qu'il n'était qu'un lâche.Alléwémi, arrivé au dernier degré de la fureur, tira son couteau et courut vers Uléma» pour l’en frapper au oœur ; mais d'un bond le jeune homme »e jet» sur son ennemi, lui saisit le poing, le força à lâcher l'arme qu’il tenait h la main et saisissant le sauvage k bras le corps, commença une lutta acharnée.La foule des Iroquois accourut aussitôt, mais à l'aspect de os combat, pas un ne crut devoir intervenir et tous se bornèrent k demeurer spectateurs de cette lutte formidable.Le silence s’était fait autour des deux joûteurs.Ulémas, calme, souriant, impassible, brave comme un héros, profitait de toutes les fautes de son ennemi qu'il épuisait par son immobilité.Celui-oi, souillant, écumant, rugissant, faisaient d'incroyable» efforts pour renverser son adversaire, mais ne réussissait qu'à s'épuiser inutilement.La honte de pouvoir être vaincu commençait k colorer son front et redoublait sa rage.La aueur découlait à grosses goutte» de tous ms membres, brouillant les figures peintes sur son visage et sur Ba poitrine, et lui donnant un aapect horrible à voir.Les vieillaids admiraient la vaillance du jeune chef et les femmoa ne aongeaient plus k l'outrager." Le jeune renard nous a jouées, disaient les unes avec dépit ; il ne s'est enfui que pour noua enlever sa sœur.Qu’il eat beau I disaient les autres ; quels muscle» d'acier, quel poignet de fer, quel jarret de roc I " Los anciens s'étonnaient que le jeune bullle pûl si longtemps soutenir une pareille lutte contre leur chef le plus redouté, le plu» terrible.Ce fut bien pi» encore, loraqu'Ulémas aentant son adversaire épuisé en vains efforts, s'anima k son tour, fit craquer les membre» de son rival dans ses étreijtos meurtrières, le plia sur lui-mémo comme un roseau et tout & coup, l'enlevant de terre avec une force surhumaine, le jeta sur le sol, lui plaça un genou sur la poitrine, tordit autour de sa main la touffe de cheveux qui surmontait son crâne, et chercha son couteau pour le scalper ; mais le prisonnier n'en portait point k sa ceinture.— Iroquois I ce lâche m'appartient I a'écria-t il, l'assassin de mon père doit périr de mes mains.Tous le» vieillards avaient poussé une exclamation de douleur en voyant tomber leur redoutable chef.Ils cachèrent leur» têtes dan» leurs mains et ne répondirent point.Un jeune guerrier, sur un signe d‘Alléwémi, s'avança alors pour frapper eu traître le vaillant Ulémas.Mais au moment où il levait le fatal coutelas au-dessus de la tète du vainqueur, un sifflement aigu, aussitôt suivi de la détonation d'un rifle, se fit entendre et l'assassin rou la foudroyé au côté d'Ulémas.Celui-ci, étonné de ce ooup de feu imprévu, sentit Alléwémi se dérober sous lui et lui échapper.Une oonfusion impossible k dépeindre se répandit parmi les Iroquois k cette soudaine apparition de la mort au milieu d'eux.Mai» Alléwémi ne voyait rien, n'entendait rien que la honte qui rugissait eu lui et la soif de la vengeance qui le dévorait.Ayant ramassé son coutelas, il revint sur Ulémas avec la fureau d'un taureau et deux fois le frappa traîtreusement en pleine poitrine.Ulémas ohancela sur lui-même et roula sur lo sol.Un cri terrible de jeune tille retentit en ce moment et vingt coups de feu envoyèrent la consternation et la mort parmi le» Iroquois.Alors apparurent deux hom-moa qui, k la tête d'une petite troupe, a» ruèrent aveo un irrésistible élan sur les Indiens pris à l'improviste et en firent un épouvantable carnage.C'était le capitaine Robert suivi du chevalier Louis.Le premier no cessait de crier aux siens : “ Exterminez les coquins I point de quartier aux maudits Iroquois I ” Et sa main faisait pleuvoir la mort autour de lui.Alléwémi l'aperçut terrible, formidable, jouant de la crosse de son rifle et fracassant avec] acharnement, ftll comprit que |tout était perdu, s'il ue parvenait à raillier le» siens en los arrachant à.leur terreur panique.11 marchandait au capitaine, ot un combat acharné recommença entre ces deux hommes.Alléwémi brandissait sa terrible hache d'armes ; le capitaine jouait de la crosse de son ritle.Les doux armes se brisèrent dans la lutte.Ils se aal- sirent corps à corps et disparurent au milieu du nurgé de poussière qui tourbillonnait sur la plate-forme comme un ouragtn.Couverte de poussière ot do sang, le» deux corps, dans leurs évolutions rapide», paraissaient ne plus en former qu'un seul.Los yeux d'Alléwémi étincelaient comme ceui d'un basilic.Leoombat commencé au centre du village se termina k son extrémité.Plua vigoureux, plua jeune, moina épuisé, le capitaine Robert étant uu instant, parvenu à se débarrasser des étreintes de son adveraaire, saisit un tomahawk k la eeintnro d’un indien qui fuyait, lui en aaséna un coup qui l'étendit raide mort et levant en l'air l'arme fatale, il revint droit k son advoraaire.Celui-ci comprit alors que c'en était fait de lui, croisa les bra» ot demeura immobile en commençant sa chanson do mort.— Je fus vaillant entre les plus braves.Les daims ne connurent jamais chasseur plus agile et plus adroit.Les armées tremblaient au seul bruit de mon nom.J'ai Bcalpé les chovelures par centaines." Ma vie fut consacré k venger un outrage.Un jour les verges touchèrent le dos d'un prisonnier.II tua son meurtrier après lui avoir porté à tuer son propre fils.Le second do ses enfanta tomba frappé do mon couteau.Sa fille seule échappe à ma fureur ; mai» Areskoui est maître des destinées.Je vais rejoindre mes pères au paya des âmes.Je souri» à la mort ; mes vainqueur» ne se vanteront pas de m’avoir vu regretter la vie." Pendant qu'il chantait, le capitaine, terrible, l'œil fulgurant, les narines dilatéea, le bras frémissant, te-nait la hache terrible suspendue au-dessus du crâne de la victime, mais il n'y put Burprondre le moindre contraction.Qurnd il eut achevé son chant funèbre, l'arme s'abais-sa comme la foudre, son crâne vola en éclat», de» deux côté» retombèrent sur ses épaules deux lambsaui sanglants.Un instant encore Alléwémi resta debout hor.riblo k voir, puis chancela et tomba sur la terre.Dans le village incendié, tout avait fui ou tombait frappé de mort.Dèa le commencement du combat, Nélida a’était précipitée du côté où se trouvait son frère.A la vue du jeune homme frappé & mort, elle le saisit dans ses bras et se répandit en pleurs.Ulémas appuya doucement sa tète alanguie Bur la poitrine do la jeune fille lui sourit d’un air ineffable ot mourut heureux d'avoir contribué k la sauver.Le chevalier Louis l'arracha évanouie à cette dornière étreinte de la mort.La guerre canadienne était terminée.La paix fut signée k Uand au moi» de décembre 1814, ralifiéàWashin-ton, le 18 février 1815 et publiée k Quebec au moi» de mars suivant.Le jour même do Ha publication k Québec, Monseigneur Fleuri» unissait dans la cathédrale avec une grande pompe un jeune couple dont on enviait le bonheur.Un vieux capitaino ot une femme déjà sur le retour servait de père et de mère aux deux niariéa qui rayonnaient de bonheur.C'était le capitaine Robert ; c’était la mère du chevalier Louis qu'on avait remise eu possession de tous les biens de son père, on récompense dos aorvi-cea qu’il avait rendu» pendant la guorro do l'Indépen-dance.T.L.Kiir PATRIOTISME PRATIQUE Noua prions reapectueusement nos lecteurs de par 1er favorablement du PASSE-TEMr».lorsque l’occasion ¦'en présentera.C'eat un moyen de propagande k la Corlée de tou», et qui aurait de» résultat» aussi profitais» k nos abonnés qu'à noua-mêmea.L'argent qui sort du paya no revient paa, ajouterona-nou», pour ceux qui préfèrent le» journaux étranger» aux nôtre».SERVICE DES COMMISSIONS — L'administration du Passe-Temps se met à la disposition de ses abonnés pour l’envoi de livres ou morceaux de musique aux prix marqués et sans frais supplémentaires.Toute lettre nécessitant une réponse devra contenir un timbre de 2 sous.Pour la TOUX la plus rebelle, et le RHUME le plus opiniâtre, le» AFFECTIONS de la gorge et des poumons, le meilleur remède est le .|—* n | I xi r—^ I I 7 y l s n I II n’y a rien de semblable.Rien aussi bon.Rien Le 1-1 |Y| H* Lf LjJ |y\ M I qui ne puisse le remplacer.Il effectue «ne guérison DmVmI/ * I - r\nQ/ Y/lL sans déranger 1 ’estomas.Prix, 26c la bouteille. NOS PRIMES Toute pertonne qui t'abonne ou renouvelle ton abonnement au Patte¦ Ttmpt pour un an {Canada, $1.80 ; Etats-Unis, $3.00), peut choisir dam la liitt ei-detioui pour UNE PIASTRE de marchandise!, comme prime.Au eat où la tomme dei arlielet ehoitit dépatteraii une piattre, il ut entendu qu’on dtvra ajouter la difértnct au prise de l’abonnement.UNE PIASTRE DE MORCEAUX DE MUSIQUE, Chahioikiim ou Livres Divans k ohoisir dsn« U Catalogue de Mtuiftu et d* Librairie du Pabib-Tufi.Si l'on choisissait des Uttu ou boiiuii d* musique pour plus d’une plutre, on devra ajouter ta prix d* l'abonaement 1* montant de cette différence.Demandes asti* Mtalegue, envoyé franco.SIX MOIS D’ABONNEMENT AU PAB8E-TEMPB—ÜMt4-dlre ton 1m numéro* parut durant 1m six mou précédant nultaNt U date d< l'abonnement.DIX ANCIENS NUMEROS DU PA SUE- TEMPS à ohoisir dana U llsfca dt 1» Hutiqut dtjà parut (voir Partie musicale).Ce* uioieu numéros ae vendent 10e chacun, et notre coupon de prlmM ne pent être utilisé en ordonnant des ancien* numéro*.CENT CARTES DE VISITE, *ur bristol extra fin, oaractèrea elaaafquee et originaux.DEUX LIBKETTOS D'OPÉRA, aveo parole* franfaiiM «t anglaiaee, aimai que 1» musique de ohant, k ohoiair dana la liste oi-daaeoua : Belle Hélène (la) Fleur de Thé Orand* DuchtMe Barba-Bleae Geneviève Orphéu* Fille do Mme Angot (la) Girofié-Girofia Périchole Ci a librettes aont aussi envoyée franco sur réoeption de SOo pièoe.UN ELEGANT PORTS-MUSIQUE, en oair ahagriné, couleur bru» riekt aolide et bien aménagé, irréprochable soua toua rapporta.Artiale india pensable aux profMsioansla et aux amateur*.Se rend $1.75 ohea toua 1m marchanda de muaique.Ajouter 7fa au prix de l'abennemeut pour recevoir franoo.UN SPLENDIDE PAROISSIEN BIJOU de 3*0 pagea, format de poehe riahe reliure eapltoaaée en Tean ou oair de RbmU, avee monogramme de ré aar la plat, garde-ehremoa, tranohe rouge aoas or, soias arrondis, dont le prix ehes tous lea libraires est de une plutro ; le llrre eat renfermé daaa une jolie boite.CARTES POSTALES ILLUSTREE» — La vogue eat aux eartea pMtalea Illustrées.Pour répondre au déeir manifMté par un grand nombre da no* leeleura, noua aTone eonolu ares Ua éditeurs dei arrangements avantageux nous permettant d'offrir oomme rniMi matoiti trois deasaiaes de oartea postales illmatréea, à tonte personne payant d'avanae «a an d'aboaaement.Cea earte* sont en noir et es aoaleara.Sajata i payeat (aa eanadiena et monameata de Moatréal.LES 25 MELODIES d’Erneat Lavlgne, aiei aeeompegnemeat de plane et parolea françaises et anglalsM.Le prix ordinaire da l'oavrage étant da $1.50, il faut ajouter 60e aa prix de l'abonneasent.UN BEAU CHAPELET, AMETHYSTE on CRISTAL, ekatae fcrjet, an argent, jolie eroix oenrée an argent; la chapelet eat renfermé dana un étui en ealr.LE LIVRE D’OR DES AMES PIEUSES, ou oihq uvrrb «s un bkdl — Imitation de Jéaua-Chriat, nouvelle traduotion distribuée selon lea besoin* dea fidèles — choix de prières pour tous les temps de l’année, in-dulgencea avec exroioee spéoiaux — Paroissien choisi pour mieux assister aux officea et communions aveo plus de fruit — Neuvainea et pratiques de dévotions — Méditations at lectures pour lea dlmanohM et fétea.Un volume de 1052 pages, format 6x4.Relinra aolide.Pour recevoir franoo ajouter 50c au prix de l'abonnement.UN AN D’ABONNEMENT AU "JOURNAL DE FRANÇOISE", un magasine de famille des plua intérMsants, ayant lea meilleurs collaborateurs et donnant des artioles littéraires d’une grande valeur.Tout y eet soigné et de la dernière actualité.Il y a une page ouverte aux Corres pondants, oh ceux-ci peuvent recevoir, sur demande, toutes les informations qu’ils désirent.Il j a encore des propos d’étiquette, des recettes faciles, des conseils utiles et l'agréable feuille se termine par quelques pages d’un feuilleton ohoisi et intéressant au plus haut point.L’abonnement au Journal de Fraufoite étant de $2.00 par an, il faut ajouter $1.00 à l’abonnement au PaBBI-Tihps.ENCYCLOPÉDIE DES OUVRAGES DE DAMES, par Th.da Dillmont —Un volume d* 850 pajM, illuatré de 1107 gravaraa at raafarmant JO ohapitraa, intitulés : — La couture à la main ; 1a machin* à eoudra et 1a eoutura à la maehina; la racaommodage; la broderie aur blanc; la broderie sur toile ; la bredaria aar soie at valoura ; la broderie d’or ; la broderie-application ; la tapiBeerie; le trieot; la eroehet; la frivolité; la macramé ; le filet ; 1m jours aur taile ; 1m dentelles brodés* ; 1m dental-1m à l'aiguille ; las dentelles aux fussaux; la garniture d** aavrag**; reeemmandatlona diveraea.Format in-18o, reliure aaglalae, traaeha datée.(Ajoutai pour la porti Canada at Etats-Unis, 10s.) 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