Le passe-temps, 1 janvier 1907, v. 13, no 329
FER P"26 ^ I — N° J29 Montréal, 2 novembre 1907 Un ITo, 5 SOUS Jgj - Gfefnpj Abonnement : iui«-Unu!’$*.oo Par année.J.E.Belair, éditeur.Adresje : 16.rue Craig-Est, Montréal.Valeur des morceaux de maslque contenus dans le présent numéro (ft) flf" *«PL.LU Voir la liste de Nos Primes à la pag^ 500.*=&$[ ^ JAN PADEREWSKI, le Roi du Piano AU MONUMEWT NATIONAL, LUNDI SOIR, LE 25 NOVEMBRE, SOUS LA DIRECTION DE M.VEITCH.«J î TEXTE : Portraits : JAN PADEREWSKI.— ALBERT ROCHON.A Hâtons Rompus.Gaston P.Labat Poésie : LES INOUBLIËES.Kkrnand Marriü - SOIR D’AUTOMNE.Albert Dreux Nouvelle: UNE AVENTURE I EU BANALE.Michel Bourdon Coups de ciseaux : GUERRE A L’ALCOOL : L» flûte enchantée.R.P.E.Hamon i — Comment on devient ivrogne, E.Rousseau.Feuilleton : LA FIANCÉE DU MAITRE D’ECOLE (ni/t) II.Conscience Dans le monde artiste ; — Mondanités : — IJ vie drôle i — Graphologie ; — Récréation 5 —Jeux de société i — Pour rire, etc., etc.CHANI MUSIQUE LE CONSCRIT.PiRRRE Dupont AU CIEL, AU REVOIR !.S.I'ROVOst LE PETIT CHASSEUR DE LOUPS.Auoultk Charbonnier PIANO AU SOIR.Robert Schuman MINA-POLKA.Augustk Charbonnier MA A DOLINE ET GUITARE GAITÉ (POLKA).Ac‘ii.e Lombard! 6 482 LE PASSE-TEMPS No 32(1 — Montréal, 2 novembre 1907 Petites Affiches PETITES ANNONCES GRATUITES Août offrent à tous nos lecteurs un espacegratuit liant not colonnes ,l'annonces.Conditions : io Résumer en vingt mots l'an nanti entière (si f annonce comportait f/us Je vingt mots, ajouta deux cents par mot additionnel); 2o I.'annonce devra être accompagnée de notre coupon de primés ; Si on le détire, Pannonce pourra ttre ripé-t/e moyennant le h mot par insertion.AVIS AUX ECHANGISTES — Nous avons reçu quelques plaintes au sujet de personnes qui négligent de répondre aux cartes qui leur sont envoyées.Nous aurons le regret de publier les noms des personnes en défaut si elles ne s’exécutent pas au plus tôt.ACCORDEUR et professeur de piano, satisfaction garantie.Adressez C.Guimon.l, I • K Delinelle, St-IIenri, Montréal.POUR COMPLETER sa collection, Mlle Corinne Milot, Ste-Monique de Nicolet, Que, désire correspondre sur cartes postales de fantaisies, de cuir.Réponse prompte et assurée.11RUNETTE aux yeux noirs, lionne musicienne, t8ans, désire échanger cartes postales avec monde entier.Jeannette De Bien ville, Joliette, Qué.COURTIERS D’IMMEUBLES, Hôtels, Assurances, prêts sur première hypothèque, rtc.J.O.l.éger i-Ct, chambre 316, Bâtisse New-York Life.332 CARTES POSTALES — Afin de compléter votre collection, si vous envoyez trois centins en timbres, vous recevrez un groupe de treize portraits, sur carte postale.Adressez : La prés et l-avergnc, 360 rue St-Denis, Montréal.Département des cartes.COLLECTIONNEURS DE TIMBRES POSTE — Sur réception d’un limbre de deux sous nous enverrons 35 timbres différents avec nos circulaires.Adressez: The Yamaska Stamp Co.t boite postale 1176, Montréal.LE SIIAMPOO ORIENTAL PARFUMA donnera & votre chevelure une beauté incomparable.Il détruit les pellicule», gué rit la teigne, aide à la croissance des cheveux et arrête leur chute.Employé en lotion, il guérit les Ilouions, pustules, points noirs, rides, etc.Spécialement recommandé poui le bains et les usages généraux de la toilette.Prix, 10c la Itolte, franco.Adressez : Chemical Specialties Co., Botte 126, Montréal, Canada.* I.E NOU V EL ORACLE DU MARIAGE léièle l'âge, la religion, les qualités personnelle», la deteription de l'époux et de l’épouse â venir ; dans combien de temps le ma riage se fera, son résultat, etc., etc.Facile à consulter.Trix, 10c.Koite2l6y, Montréal.LEÇONS PARTICULIÈRES — Leçons de latin.Préparation aux examens, Leçons de grammaire et de littérature Française — Versification —Déclamation.Ecrire : Edouard Joyeuse, Montréal.LA CALVITIE VAINCUE Grâce â la "LUX URINE" t~A du Dr Prosse, on peut main-tenant empêcher de tomber, empêcher de blanchi-, faire repousser et redonner aux cheveux blancs, barbe, sourcils, leur couleur primitive, so t blond, châtain, brun ou noir, sans les teindre, â tout âge, dans tous les cas.Cette découveite a éié consacrée par deux mémoires acceptés â l'Académie de Médecine de Paris, et tout le monde peut en faire l’essai gratuitement.Envoyez 10 cts pour frais de poste et empa.quetage et vous en recevrez suffisamment pou rvous convaincre de son infaillibité, Vendue partout â $1.00 le traitement, ou expé-iliée par la malle en s'adressant â : Agence Dr l’rosse, Dépt.8, 199 Commissaires, Montréal.3*9 P F —I I— —I I — -I I — iï' 3IJZEŒEŒŒŒEEHZŒŒŒEL ü -rl fri P kl •LeSte/pgpaphe- “CA/IADIE/J- Vol xiv K?AAPS 1902.ALPHABET COMSONNL* PB 1 D r V KGC L P M N GN J ai j ij — \\//'/O ^ ^ ^ ! 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11 prétend l’avoir embrassée, Tient des propos peu rassurants.Le Cœur du troupier sort des rangs.Au refrain.Le conscrit, d'une main légire, A souffleté ce militaire.Il faut aller sur le terrain.On s'aligne, on dégaine,,ot\ croise.A l'amour ne cherchez pas noise.L’amour dont on nous fait un nain, Est un géant, le sabre en main.Au refrain.Notre conscrit eut la victoire.Premier sourire de là gloire; On dit qu’il sera maréchal Si tant est qu’on fasse la guerre.Mais, pour le bonheurdc la terre, Mieux vaut qu’en son pays natal Il cueille un laurier conjugal.Au refrain.FOURRURES AU PRIX DU GROS Manteaux Seal Electrique ou Nearsilk faiti à ordre " pour $29 00.Cravates et Manchona en é gris pour $ 15.00.Manchons et Cravates Seal Electrique $10.0 ¦.Stock très » à ordre Irtf) flAV No AAA Ll PLUS GRAND écureuils W V n i, MAGASIN de Fourrures s assorti.(J V/U • iVU 1 KaCliel du haut de la ville. 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AU REVOIR Parole» de F.0.DES HAIES Musique de S.PR0V08T Piano : 0—0-±-0 ' ! * 1- -0 0- 1.Je val» guit -1er hé- la» tous ceux que j'ai - ne, Pour al - 1er 2.Oh ! je Covi - prend» vo - Ire dou leur a • mè • re, O cher» pu- —“—®f— -A N- - -ï r le Dieu d- won a • mour.en me voy -mit mou - rir ; rent» dont 'est le moment tu-il faut quit -ter la voir renl», 0 —1 *=»~ prê - me 1er ¦ re, V a - bun - don - uer Car Dieu m'ap - pelle lu ter re mm» et je tU)'» o - =—1-0- te - tour, bt - ir, ëË==i:z==t.—Ï5=^i^5z:^; ~S:i~ t .zi.-X -&— ÎÊ?l’ui» - que la Cou - HO - fa- =*\=- L« remède par excellence pour IMTII/nD I ANDCHPC Sûr et sans douleur.Franco sur réception du prix.aj».guérir Cors et Verrues.ARIIMJIl LftUnCnUC A.J.LAURENCE,"pharmacien, Montréal. 488 LE PA8SE TEMPS No 329 — Montré*!, 2 novembre 1907 eux heur Pa-renti ché - ri» Le Tout-Puù - rant mr ma livre ex - pi - ran - te, Ve - nez cueil- que j'aime et que fa - do • re, Nous re - ce- m -5©- WE —T.:q: r :jz=— :5==i=*niz—:: =i lir le bai ¦ ter i/rt a - dieux, vra dan» la paix tin Sei - gueur, iife=d=-j^d=i— i Sz=S=Æ:|=Si=«: Pa-renti rhi - ri* Le Tout-Pan - «an/ *ur ma lèvre ex - pique j’aime et que fit- -3-qœpr*— -« T~«^r*zizi -AnCiel! AaRerolr.TIMBRES-POSTE 3?p^iX OQHQCtlOn.3n.QU.rS.4°°° variétés en stock, pour toutes les bourses.Fi^.'7^lS»,nT"g=3=S=l=3=*- Je vous ver - rai dam la tain - te pa- te^^==£r-: -J—H—1=5®-» îî [>ï- h pSj—M N =H=3^ii*=^=iSir:a:: —« ——S-|î-«—«—0~i~0 -0 _ -0r -0-0- ¦#•?•?=t-î:zir_ I I" fri Pa-rents e/ii - ri», -hS-r üi le ciel, au re - voir / :q: 3-iF d=*=3== F“"F ï-»» -I-J-4-— •-*-.0-r— J—Au Ciol I AuReyoirl 490 LE PASSE-TEMPS No 529 — Montréal, 2 novembre 1907 MINA-POLKA AUGUSTE CHARBONNIER.VTTn«srnPl?Unpo ânimrfao * J*> éb Jys choix magnifique de.VUüO flIIIIIIUUU toires.Représentations deux foi» par jour, dimanche compris.Prix populaires : Enfants, matinée, 5e ; soirée, 10c.Adultes, 10c et 15c i 15c et 35c.Dimanche mêmes prix que soirée.359 Ave Mont-Royal, Entre rue» St-André et Mentana.Téléphones Bell, Est 5968 j Marchand, 1935. Montréal, 2 no»embre 1907 — No 328 LE PASSE-TEMPS 491 Morceau d'exécution assez difficile.AU SOIR Pour Piano Robert SCHUMANN PIANO Les Pilules Persanes Mesdames, cette élégance tant dé- Biréa, et oela SANS MASSAGE, dans l'espace de deux moi».Succès Laranti.Expédiées par la DOITS PERSANS, tiroir poêlai lt «8 boite* pour $5.00.malle, par la SOCIÉTÉ DBS PRO r poêlai 1031.Dépt J.Prix: «1.00 la botte Discrétion absolue. LE PA88E-TEMPB No 329 - Moniiïtl, 2 noremkre 1907 ?f' f ' ~î l'mjft J b.i F’E R1,)KAUX ET j^1 TlTTT- nTTTS SPECIALITE Dit REPARATION fit MF.U-' DRAPERIES, POSE DE TAPIS ET aSm W ' JX, BLKS «n TOUS GENRES MATELAS prblarts.— prix modbrës.391 et 395 rue Ontario-Est.—Tel.Bell Est jj8g neufs itrefaits, —travail soigne. Montréal, 2 novembre 1907 — No 829 LE PA88E-TEMP8 403 494 LE PASSE-TEMPS No 329 — Montréal, 2 novembre 1907 GAITÉ Polka.ACHILLE LOMBARJI strlsc.i IL I Montréal, 2 novembre 1907 — No 829 LE PASSE-TEMPS 4!)5 r —i=j—± p ¦* 7 -I 0~ -A-C * 3 * ut: * =£*.&£=£=»£ ±=t=L= —i- M- sp _ «r -—r— "%2E =L2*= -4;= fe= Fine TRIO.strisc.strisc.pp e leggerissimo.2 "5 S strisc.-y y_ -# *- =P =0= 3 S- V- • -T- tv EFifi -t- 3(=i=* v— j-^Aj—, 4rh=j=*=cq strisc.strisc.Fâr=pJt strisc.strisc.^3./>/' V- o— dé___ - t-^.—-gj—ÿ- ©- :t==iz :tü!=!= * -P- —1 — / É =t ,1- 8s: :i=ri:t3jn -par-~ ?/* :®r—t « « =j=J=jl3= ~P I.5= a_*—1_ -A H 1-1- *-s—1-: —h—*(—#— J* -3—.EsEîa -l-a 35 -»— H»,—:—*-!- 490 LE PAS8E-TEMPS No 329 — Montréal, 2 novembre 1907 Les Femmes d’Autrefois avaient les memes Ennuis Oue Celles d’Aujourd’hui Mais elles étaient plus fortes et plus heureuses ! I.E SECRET ?ELLES SE DROGUAIENT MOINS ET SE SOIGNAIENT MIEUX ! Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, les anciens étaient doués de grande gesse, et il est encore opportun de suivre leur exemple sur plusieurs pointa.Ils seront toujours véritablement nos aînés et partant nos maîtres sur bion des ra|>- Sorts.Ne craignons donc pas de nous modeler sur eux.Marchons sur les traces e nos ancêtres.Ceux-là qui nous ont précédés dans la vie nous ont légué le précieux héritage de leur expérience.Alors, pourquoi ne pas mettre à profit ce riche capital qui devrait faire la bonne fortone de chacun ?LorsquHls se sentaient faibles ou mal ou train, les" vieux " se souciaient peu d'aller voir le docteur.Ils avaient les drogues en horreur.En revanche, chacun savait alors se soigner lui-même.Peut-être ignorait-on les savantes données médicales, mais, du moins, l'on connaissait pratiquement les meilleurs remèdes naturels.C'était le temps où tlorissaient los tisanes d'herbages ot do racines I Ahl l'heureux siècle où personne ne s'empoisonnait le système avec ces violentes émul-Bion» ou ces dangereux liquides alcoolisé».On avait une peur bleue de la fiole étiquetée qui no disait rion de bon au flair exercé de ces braves gens.Ce qui fait que chacun était son propre médecin.Les femmes elles-mêmes, elles qui avaient le même tempérament ou plutôt la même nature que les nôtres, et qui, par conséquent, étaiont sujettes à des troubles identiques, car elles subissaient les mêmes évolutions, les mêmeB périodes, les mêmes alternatives que de nos jours, les femmes d’autrefois, disons-nous, savaient se dispenser avantageusement dos aoins du médecin on ce qui concerna leurs trouble» usuels, c'est-à-dire dans tous les cas de débilité générale causée par la pauvroté du sang, la faiblesse organique, et, en un mot, toutes les maladies féminines.Elles connaissaient parfaitement la cause de ces ennuis et y rémédiaient sur-le-champ, sans devoir, pour cela, aller à qui que ce soit, conter leur petite histoire intime.Mais, “ autre temps, autres mœurs ” .Il faut bien profiter aussi un peu du progrès moderno.Ce serait donc superflu aujourd'hui de faire mijoter, des heures entières, des tisanes et des herbages qui, d'ailleurs, ne sont plus à votre portée.Et c'est pourquoi on a concentré dans un tout petit volume, grice à une formule aussi savante que précieuse, toutes les vertus curatives, les principes médicamen-taux et les merveilleuses attributions de ces milliers do plantes, racines et herbages dont le pouvoir régénérateur et la force tonifiante ont été si longtemps la cause du bien-être physique et de l'excellente santé de nos ancêtres.Telles sont les Pilules Rouges qui remplacent si commodément les tisanes de nos aïeux I A l’instar de vos grand'mèrea, femmes malades, soignez-vous vous-mêmes ; mais aussi soyez de votre siècle et prenez de» Pilules Rouges ; c'est là tout ce qui peut redonner la force et la santé aux jeunes filles comme à toutes les femmes.•J J'ai beaucoup souffert du mal do tête et de douleurs dans tous mes membres.Depuis un an que je faiblissais chaque jour davantage.Oe fait, j’étais épuisée et rien ne semblait pouvoir ranimer mes forces.“ Le médecin qui mo soignai! avait déjà tout essayé ; oui, tout, excepté les Pilules Rouges, et c'est pourtant bien là la seule chose qui m’ait guérie après que j’eusse abandonné le médecin.“ Les six premières boites de Pilules Rouges me firent grand bien, mais j'en ai pria durant cinq mois afin de me réconforter complètement.“ Maintenant que je sais la v.ileur des Pilules Rougos, je no prendrai jamais autre chose, car c'est bien là tout ce qu'il faut à une femme pour se renforcer, faire disparaître ces douleurs et s'assurer une parfaite santé.“ Madame V.MARCHAND, “ 1191» rue Saint-Jacques, Montréal.* Mme V.MARCHAND, 1199, St-Jacques, Montréal.CONSULTATIONS GRATUITES.— Adressez-vous par lettre ou personnellement, au No .74 rue Saint-DenU, si vous désirez avoir des conseils.Les Médecins de la Cie Chimique Franco Américaine vous donneront, tout à fait gratuitement, les informations nécessaires pour l'emploi des Pilules Rouges et vous indiqueront aussi un autre traitement si besoin il y a.DEFIEZ-VOUS.- Les Pilules Rouges sont toujours vendues en boites de 50 pilules.Chaque boite est iccouverte d’une étiquette imprimée en rouge sur du papier blanc.Les Pilules Rouges que les marchands vous vendent à l'once, au 100 ou i 25c U boite ne sont pas les nôtres ; ce sont des imitations, car jamais nos Pilules Rouges ne sont vendues de cette manière.Ces charlatans qui se font appeler docteurs, passant par les campagnes, allant de maison en maison, se disant envoyés par la Cie Chimique Franco-Américaine, sont des imposteurs toujours, car jamais nos Médecins ne sortent de leurs bureaux de consultations pour soigner les femmes malades.Si votre marchand n’a pas les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, envoyez-nous 50c pour une boite, ou $2.50 pour six boites, ayant bien soin de faiie enregistrer votre lettie contenant de l'argent, et vous recevrez, par le retour de la malle, les véritables Pilules Rouges.Toutes les lettres doivent être adressées: CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.Savon “BEL-FO” Le savon BEL-FO, avoo sos propriétés légèrement antiseptiques, son parfum élégant, sa pureté, mo manque d’alcalinité, est très recherché, car il guérit infailliblement toutes los petites maladies do la peau, telles qu'éruptions, irritations, qui font le désespoir d'un si grand nombre de femmes.Il est souverain contre los gerçures légères, les démangeaisons, les rougeurs do la peau.Il conserve au teint sa fraîcheur ot don.ie à la poau de la douceur et un éclat velouté, l’our la toilette du bébé il est incomparable.Sou parfum, aidé de ses propriétés antiseptiques, le fait rechercher par les mères soucieuses du bien être do leur enfant.La délicatesse do son parfum, l’efllcacité de son antiseptio, assurent au savon BEL-FO une supériorité incontestée sur los produits ordinaires.On pourra dono l'employer pour la toilette, la chevelure, le bain, aussi bien que pour les petites maladies do la peau.L& Barbe.— Toujours h cause do ses propriétés antiseptiques, le savon BEL-PO est aussi très recherohé, tant pour son parfum délicat que pour la mousse abondante qu'il produit ot qui se désèche très lentement, ce qui facilite grandement le passage du rasoir.jgy Le Sivon “ IîEL-PO ” est vendu chez tous les marchands et pharmaciens au prix de 25c lo morceau ou six morceaux pour SI .25, ou douze pour $2.25.Envoyé au»si par la poste, sur réoeption du prix, par la Cie Chimique Franco-Americaine, 274, rue St-Denis, Montréal. Montréal, 1 novembre 1907 — STo 320 LÉ PASSE-TEMPë Feuilleton du PASSE-TEMPS N" 2 '.-ivjSKfrfrtf MW DU MAITRE D’ECOLE (tuile) C’est convenu donc; je vous quitte, monsiecr Sloop : il n’y » pas de tempB à perdre.En attendant, tâchez de vous forti6er dans vos bonnes idées, et surtout n'oubliez pas que, ai Hélène n’est pas votre femme, elle épousera Casimir, pas de milieu.Votre arrêt sera irrévocable.— Oh I j'aurai du courage, soyez tranquille, dit Va-lentin.Pour la sauver des mains de Casimir, je donnerais volontiers tout mon sang.Le fabricant d’huile prit son chapeau et serra la main du jeune homme.— Restez dans ces bonnes dispositions, dit-il.Tout ira selon nos vœu», Hélène vous aimera et vous sera reconnaissante.Adieu, mon gendre, à demain.En achevant ces mots, il sortit de la maison.II Cette nuit-là, le maître d'école avait mal dormi.Agité par le changement soudain survenu dans sa position, » moitié fou de bonheur en pensant qu'Hélène pouvait devenir sa femme, et tremblant de crainte à l'idée qu'il allait faire acte d'égoïsme, il ne pouvait presque pas trouver de repos, il se roulait et se retournait dans son lit, en proie à une pénible insomnie, jusqu’à ce qu'en lin.vers le matin, la fatigue le Ht tomber dans un lourd Bommeil.A peine le soleil s’était-il levé au-dessus des vapeurs de la nuit, que Valentin fut réveillé par deux coupa frappés discrètement à sa porte.Il ouvrit ses yeux appesantis, écouta un instant, laissa retomber sa têt h sur l’oreiller et fit comme s'il n'avait rien entendu.Maison frappa do nouveau jusqu'à ce que l'instituteur tout à fait réveillé sortit de son lit à contre cœur.Il s'habilla & la hâte et ouvrit la porte pour voir qui venait le troubler de si bonne heure.Le bourgmestre de la commune entra dans la chambre, le chapeau à la main et le sourire aux lèvres.Il dit qu'il venait d'apprendre, après la première messe, quel héritage considérable Valontin venait de faire, et qu'il croyait de son devoir, comme chef de la commune et comme ami, do venir l’en féliciter.Il ajouta & cette entrée en matièro tant de flatteries sur l'esprit, l'érudition et la bonté do M.Stoop, sur la justice de Dieu et sur le bonheur qu'il éprouvait lui-même à voir un homme si distingué récompensé selon ses mérites, que Valentin ne trouva à répondre que de vagues excuses.D'après le bourgmestre, il était impossible qu'un homme qui venait d'hériter de cent mille francs continuât à instruire les enfanta un jour de plus ; par affection pour M.Stoop, et pour lui en épargner la peine, il avait arrangé l'affaire avec le curé ; le fila du sacristain donnerait des leçons aux enfants jusqu'à la nomination d’un autre instituteur.Comme Valentin le remerciait sincèrement de son obligeance, le bourgmestre profita de cette occasion pour lui dire qu'il avait, dans le plus bel endroit du village, une maison inoccupée.C'était une espèce de bien de campagne ou petit ohâteau bien bâti et paa humide avec an grand jardin.Cette habitation valait bien certainement mille francs de loyer ; mais pour garder à Lisseg- hem un homme aussi distingué, il ferait le sacrifice de la louer huit cents francs par an.Cependant, le bourgmestre remarqua que Valentin, encore tout ensommeillé, bâillait de temps en temps.Il comprit qu’rl serait importun en restant plus longtemps.Il répéta bcs félicitations avec force courbettes, et ee retira.Valentin fut contrarié d'apprendre qu'on avait déjà jasé de son héritage après la première messe, devant la porte de l'église.Le village entier en était dono instruit ?et, Bi le bourgmestre, un homme sec et raide qui ne lui avait jamais témoigné beaucoup de bienveillance, était venu l'éveiller de ai bon matin, ne devait-il pas s’attendre à beaucoup d'autres visites 1 II n'en douta pas longtemps car, entendant du bruit devant la porte de l'école, il souleva un coin du rideau et vit dans la rue un grand nombre de villageois qui regardaiemt sa maison d'un air ébahi, comme s'ils s'attendaient à quelque apparition miraculeuse.Valentin se dépêcha de Be mettre en grande toilette, car c'était pour lui nn jour solennel à plus d'un titre.A peine avait-il commencé à ee faire la barbe, qu'on frappa à la porte de sa chambre.Un grognement de dépit fut aa réponse.Il sentait le besoin d'un domestique, car c'était une chose étrange et ridicule même d’aller lui-même, avec Bon menton savonné et le rasoir à la main, ouvrir la porte à des gens qui accouraient chez lui uniquement parce qu'il avait hérité do cent mille francs.Cependant, il ne voulait pas être impoli : il dissimula done sa contrariété, et dit : — Entrez.Trois ou quatre fermiers, parents de ses élèves, entrèrent dans la chambre.Ub parlaient tous ensemble do la joie que leur causait son bel héritage et le comblèrent de félicitations.Après ceux-ci il en vint d'autres, même des femmes, —car le chemin était frayé, — et bientôt la petite chambre do l'instituteur fut pleine de gens de toute condition, qui semblaient intarissables dans l'expression de leur joie, de leur estime et de leur amitié.Ceux qui espéraient quelque chose, ou qui avaient quelque ohose à vendre, n'oubliaient paa de ee recommander en même temps à aa faveur.Ici, c'était un propriétaire qui voulait lui céder une ferme ; là, un marchand de guano qui vantait sa marchandise pour le cas où M.Stoop prendrait son plaisir dans l'agriculture •, là, un jeune homme qui lni demandait sa protection pour obtenir une place d'huissier.Ceux qui possédaient quelque chose et qui avaient des filles l'invitaient à les honorer de sa visite : Thérèse, Isabelle et Philomène lui avaient toujours porté beaucoup d'estime, et avaient appris son bonheur avec un plaisir extrême.D’abord Valentin était tout confus, la rougeur avait monté à son front, parce qu'il se trouvait ainsi à demi vêtu, devant une foule de gens allant et venant.Mais la bassesse des flatteries outrées qu’on lui adressait lui donna bientôt assez d'aplomb pour ne paa accorder à tous ces compliments plue d'importance qu'ils n'en méritaient.A l'arrivée des premiers, il s'était essuyé à la h&te, et il avait déposé son rasoir.Mais il ne tarda paa à se mettre tout à fait à sou aise, savonna de nouveau son menton, se rasa et a'habilla, tout en répondant çà et là quelquea mots.Ces visiteurs bruyants quittèrent vivement la oham-bre lorsqu’ils virent entrer le curé.Mais à peine le pasteur fut-il sorti, après quelques paroles de félicitations, qu'une foule d'autres villageois se bousculèrent pour s'approcher de M.Stoop.Cela dura ainsi pendant plusieurs heures.Le notaire vint Be recommander au nouvel enrichi, qui voudrait sans doute acquérir quelque propriété à Lisseghem.Puis des charpentiers, des maçons et des tailleurs vinrent lui offrir leurs services.Etourdi et attristé par un sentiment de mépris pour toutes ces platitudes, Valentin Be disposait à former dé- finitivement sa porte, lorsqu'une voiture s'arrêta devant l'école et M.le baron lui même vint féliciter l'homme au respectueux salut duquel il ne répondait généralement que par un imperceptible signe de tête.Cette visite déplut fort à Valentin , il reçut le baron avec une ai froide politesse, que celui-ci abrégea sa visite et remonta dans aa voiture, convaincu que l’argent ne fait que du mal aux gens aaiiB naissance, et les remplit d’un insupportable orgueil.Valentin, à bout de patience, appela le fils du sacristain, qui avait déjà commencé à instruire les enfanta, tant la journée était avancée.— Moii ami, dit-il, je vous remeroie de votre bonté : mais j'ai encore un autre service à vous demander placez un des plus grands élèveB près de la porte de la rue, chargez-le dédire à toutes les personnes qui se présenteront pour me voir que je n'y suis paa, pour personne absolument ! Voilà trois heures que je suis lové et je n'ai pas encore eu le temps de respirer.La tête me tourne, je veux qu'on me laisse tranquille, au moins pendant quelques instants.— Ah I monsieur Stoop, répondil le fils du sacristain avec un sourire malin, ainsi va le monde, vous êtes maintenant un homme riche.— Sans doute, mon ami, je vois bien que les roses de ce jardin ne grandissent pBB Bans épines, mais un homme riche doit manger tout comme un autre.Soyez complaisant et faites ce que je voua demande, qu'on tienne lea visiteurs éloignés de ma chambre.— Il en sera fait comme vous le désirez, monsieur, fût-ce le roi lui même, je ne permettrais pas qu'on voua dérangeât.Valentin ferma sa porte au verrou ; il devait avoir réellement faim, car il alla droit à l'armoire, prit un pain et s'en coupa uue tranche épaisse do deux doigts.Assis Bur une chaise, il se mit à manger son pain avoc un véritablo appétit, tandis qu'un sourire légèrement railleur se jouait sur ses lèvres.Peut-être pensait-il que cette épaisse tranche de pain était un déjeuner bien frugal pour l'homme riche qu'on avait élevé toute h matinée jusqu’au troisième ciel ; peut-être réfléchissait-il aux bassesses que l'argent fait commettre au commun des hommes.Quoi qu'il en soit, seB idées prirent bientôt une autre direction, car il cessa tout à coup de manger, posa le reste de son pain sur la table, et se mit à marcher dans sa chambre en se parlant à lui-même et en s'arrêtant parfois pour regarder autour de lui.Le moment était venu d'aller trouver Hélène pour lui demander sa main.C'était assurément là le sujet do ses rélléxions.Elle pourrait consentir I qui Bait 1 l'argent est ai puissant, il change lea gens comme par enchantement ; d'ailleurs, n'avait-elle pas toujours eu beaucoup d'amitié et d'affection pour lui ï Elle avait même dit qu'elle ne remarquait plus qu'il fût plus laid qu'un autre.Ah I il y avait de l'espoir, beaucoup d'espoir.Mais ai cependant elle refusait et repoussait sa proposision avec horreur i.Alors, il faudrait attendre avec un peu de patience : le temps ouvrirait pou à peu les yeux de la jeune fille.Son père avait raison, le premier devoir à remplir, o'était d'arracher Hélenedes filets de Casimir Steenput ; Valentin no pouvait hésiter, quelques pleurs ne le feraiont pas reculer ; il aurait du courage ; la reconnaissance et le véritable amour le lui prescrivaient.C'est ainsi que raisonnait le maître d'école.Certes, la possession des cent mille francs, et l'encens que chacun lui avait prodigué pendant cette matinée, n'avaient pas été sans influence sur lui.Il se sentait beaucoup plus fort qu'auparavant ; les idées qui avaient fait naguère fléchir son courago et sa hardiesse, le laissaient maintenant froid et réfléchi ; du moins, il le croyait.Malgré sa défense, il fut troublé dans ses rêveries par un coup frappé à la porte.Il leva la tête avec dépit ; la voix du fil» du sacristain lui cria de dehors ; — Monsieur Stoop, votre voisin lo fabricant d'ht Ile Nos lecteurs sont priés de refaire la pagination de la partie musicale après en avoir préalablement coupé les feuillets. 498 LE PASSE-TEMPS No S29 — Montréal, 2 novembre 1907 vient d’envoyer quelqu'un pour vout prier de vouloir bien passer chez lui.— J’y vais ; dites que j’y vais immédiatement, dit Valentin en ee levant.Il mit à la hâte une pairo de ganta blancs, et traversa la rue, où il ne rencontra heureusement personne pour l'ennuyer encore do ses félicitations.Lorsqu’il fut pris de la demeure d'Hélène, la porte a 'ouvrit toute seule, et le fabricant d'huile, qui l'attendait probablement, l'introduisit sans mot dire dans une chambre où madamo Mir.nens, la figure caohée dans un mouchoir, pleurait à chaudes larmes.Cette attitude surprit Valentin comme un mauvais présage ; il regarda lo fabricant d’huile d’un air interrogateur, et remarqua que celui-ci Bvait la figure enflammée et les yeux étincelant* d’un homme qui vieut de se mettre dans une violente colère.— Eh bien, monsieur, murmura le jeune homme, vo-t re tentative a échoué, n’est-ce pas 1 Naturellement, nous deviona nous y attendre.— Ma tentative n’a nullement échoué, répondit le fa-b ricant d’huile.Loin do là, la chose est faite et résolue.— Et Hélène ?— H élène consent.— Elle consent î à mon mariage avec elle Impos-ble I — C’est comme je vous le dit, et vous apprendrez ce consentement de sa propre bouche.Valentin ne pouvait croire il cotte nouvelle : le pres-entiment qu’on avait employé la contrainte pour déterminer le consentement de la jeune fille lui faisait peur.— Mail pourquoi madame Minnens est-elle donc si triste 1 Pourquoi vous-mêmes paraissez-vous si irrité ! demanda-t-il.— Certos, je ne prétends pas, monsieur Stoop, que cela ait réussi en une fois et sans un peu de peine.Il n’y a pluB d'enfants aujourd'hui, ils se révoltent contre leurs parents, et, pour les ramener à la raison, il n'y aura bientôt plus d'autre moyen que de briserlours dures têtes.— Ciel I vous auriez pu maltraiter cotte pauvre Hélène?s’écria Valentin avec horreur.— Ah çà I allez vous recommencer, monsieur Stoop 1 grommela le fabricant d'huile avec un mouvemont d'impatience.Vous êtes un homme d'une faiblesse rare-Hier, nous avons reconnu ensomble que, ooflte que coûte, il fallait détourner ma fllle d’un mariage avec Casimir Steenput, vous étiez prêt à tout pour nous aider à atteindre ce but.Vous vouliez donner votre vie, la dernière goutte de votre sang, que Bais-je encore, pour la tirer des filets de ce trompeur.Et voilà que vous revenez avec un t'is de si et de nmit, comme si vous espériez qu'à la première entrevue Hélène volerait dans vos bras, en vous disant : “ Mon fiancé chéri, marions-nous sur le champ.” Cela ne pouvait pas se passer aij-si, vous le savez mieux que moi.— Mais, monsieur Minnens, de la violence, de la contrainte contre elle, la bonté la douceur même I — La douceur! Oui, parlnz-m’en! elle a une tète de roc ; mais, moi, une fois que je suis monté, j’ai une volonté do fer, et vous comprenez qui doit l’emporter à la fin.—Tenez moi pour faible; acousez-mni do lAchetin, vous avez peut-être raison, monsieur Minnens, car je ne me sens pas la force d'accepter d'Hélène une chose que les mauvais traitements.— liali I bah I vous rêvez, les mauvais traitements) C’est une façon de parler.Je ne dis pas qu'au commencement, irrité par la résistance, je n’étais pas près de sortir de ma peau.Peut-être même lui ai jo montré le poing ; mais qu'est-oe que cela signifie 1 — Je ne sais, je ne me sens pas bien.Je suis fatigué, balbutia le jeune homme.Si vous me permettiez de m’en aller 1 Hélène, vous, votre femme et moi, nous aurions le temps de nous oalmer.Je reviendrai demain, cette après-midi.— De mieux eu mieux I s'écria le fabricant.Je m'é-ohine pendant trois heures à débarrasser votre chemin de tous les obstacles ; je parviens à obtenir d'Hélène quelle Be déclare prête à vous dire qu'elle consent, et au dernier moment, vous prendriez la fuite comme un écolier timide I Pensez-vous que je pourrais recommencer souvent sans risquer une attaque d'apoplexie î Vous parlez de mauvais traitements ; mais, si je vous écoutai», n'en seriez-vous pas la première cause par vos incertitudes et vos hésitations 1 Valentin Stoop no fit pas grande attention à l'irritation du fabricant d’huile ; il regardait tristement la mère d'Hélène, qui avait découvert son visage.— N'est-ce pas, madame Minnens, demanda-t-il, qu’il vaudrait mieux laisser un peu de repoB à Hélène 'I On ne peut agir sans un peu de compassion avec cette pauvre enfant.Vous avez pleuré, madame 1 — Oui, mon cher monsieur jStoop, répondit la mère avec de nouvelles larmes, je pleure ainsi depuiB des jours.Je suis malade.Si mon enfant doit être malheureuse, j’en mourrais, soyez-en sùr.— Vous pensez, n'est-ce pan, madame, qu’elle serait malhoureuse si nous contraignions à un mariage qui l'elfraye 1 — Oh ! non, non ; ce qui me fait mourir d’inquiétude et d'effroi, c'est la crainte, l'alTreuse crainte qu’elle ne devienne la femme de ce maudit Casimir Steeput.Valentin la regarda aveo étonnement.Elle lova les mains vers lui d'un air suppliant, et dit : — Mou cher, mon bon monsieur Stoop, je vous en conjure, prêtez votre concours à des gens qui sont mortellement aflligés.Vous seul pouvez encore la sauver.Vous êtes le seul espoir qui nous reste.Soyez généreux, rappelez-vous l'amitié que nous vous avons témoignée.Souvenez-vous de la bonté et do l'affection d'Hélène.Protégez-la, protégez-nous contre le terrible malheur qui nous menace.Soyez notre sauveur ; nous vous serons éternellement reconnaissants et nous prierons Dieu pour vous.— Je ne demande pas mieux, répondit le jeune homme, profondément touché par ces supplications.Bien queM.Minnens ait ri, je di.i encore que je sacrifierais volontie.-B mon Bang et ma vie au bonbeur d'Hélène ; mais employer la violence pour lui arracher un consentement pénible, cette idée seule me fait frémir, et je me sens effrayé, on effet, comme ai j’allais me rendre coupable d'un méfait.— Eh bien, soit, s'écria le fabricant d'huile en frappant du pied avec fureur.Partez, monsieur Stoop, je ne voua retiens plus, ce ridicule jeu d'enfant a duré assez longtemps, jo veux être délivré de tous ces tracas.Je vais de ce pas annoncer à Hélène qu'elle peut épouser Casimir, et je Bigne au contrat.Comme cela, voua aurez atteint votre but, n'est-ce pas î Il se dirigea, en effet, vers la porte pour oxécuter sa menace, mais sa femme et Valentin le retinrent malgré sa résistance.— Laissez-moi tranquille, je ne veux rien entendre.A quoi bon cette lutte sans espoir contre un sort inévitable ï M.Stoop n'aime pas notre fille, vous le voyez bien, femme ; lui aussi noua a trompés.Valentin leva les yeux au ciel en soupirant pour protester contre cette calomnie.— Il n'y arien de pendu au plafond, reprit le fabricant, et des regards désespérés n'ont jamais rien guéri.Voulez-vous être le mari de ma fille, oui ou non 1 je vous le demande pour la dernière fois.Vous palissez ; pensez vous qu'llélène vous mangera ?Elle donnera sou consentement, je vous l'assure ; ne comprenez-vous plus le flamand, monsieur Stoop ?Vous souhaitez peut-êtro réellement qu'Hélene devienne la femme de Casimir Sleenput I Pour l'amour de Dieu, dites-le franche-ment ! Valentin réfléchissait et paraissait rassembler tout son courage.11 murmura quelques parolea à peino in- telligibles ; mais M.Minnens eu saisit cependant une au passage, car il recula d'un pas et grommela : — Qu'entends-je 1 me trompé-je 1 Vous parlez de couvent.Voulez-vous me rendre furieux et me pousser à faire un malheur.— Non, non.mon parti est pris.Je guis prêt, monsieur Minnens, répondit le jeune homme.Que dési-rez-vous que je fasse 1 — Vous le savez bien : offrir votre main à Hélène, et ne pas faire le poltron avec elle.— Où est Hélène ! — Elle est au salon, et attend votre visite.— Eh bien, conduisez-moi vors ello.L'homme, comme vous le disiez, doit puiser du courage dans le sentiment do Bon devoir et danB la rigueur de la destinée.Les deux parents le suivirent dans le salon.Hélène était assisse près de la fenêtre.Elle avait pleuré, car ses joues portaient encore la trace de larmes ; ses yeux étaient seca, mais son vingt' était d’une p&leur mortelle.En voyant paraître Valentin, elle tressaillit, mais ello comprima aussitôt cette émotion et fixa sur lui un regard dont lo singulière fermeté frapp« le jeune homme d’étonnement et d'inquiétude.11 y eut un momont de terrible silence, Valentin oublia de saluer, tant il était confus et agité.Le fabricant d'huile s'était placé derrière lo maître d'école de telle façon que celui-ci no pouvait voir les signes menaçants qu'il faisait à sa fille.— Voici M.Valentin Stoop, dit-il, qui nous fait l’honneur do te demander en mariage.Tu acceptes sa main avec joie ; n'est ce pas?Et, comme la jeune fille restait muette, il lui Ht, derrière le dos de Valentin, un signe qui la fit frémir de nouveau.Alors, elle répondit avec un soupir douloureux : — Oui, oui, j'accepte sa main avec joie.— Et vous, monsieur Stoop, vous consentez k devenir mon beau-fils, vous me promettez de rendre ma fille heureuse.— Je promets que, bî mademoiselle me jugeait digne de devenir son époux, tous les instants de ma vie, toutes mes pensées, tous les battoments do mon cœur seraient consacrés à reconnaître cette suprême faveur.— C'est assez, dit lo père, il n’en faut pas davantage, le reste s'arrangera tout seul.Le consentement réciproque est donné, je vais m'occuper du contrat.Nous battrons le fer pondant qu'il est chaud.Venez, monsieur Stoop, nous allons arroser cela d'un bon verre de vin.Mais Valentin ne paraissait nullement disposé à s'on aller.Il regarda aveo pitié et les larmes aux yeux la pille jeune fille qui semblait désespérée et qui ae tordait les mains dans une étreinte convulsive.— Venez, venez, répéta M.Miiineus, en tirant Valen-tiu par le bras et le traînant vers la porte, no défaisons pas ce qui est fait et ne gâtons pas les choses par une hésitation intempestive.Tout à coup Hélène se leva, courut vors lo jeune hom me, lui prit les deux mains, le ramena au milieu de la chambre, et, le regardant avoodes yeux qui exprimaient une ardente prière : — Valentin, Valentin, dit-elle d'une voix étouffée, avez-vous oublié ce que j'ai fait pour vous 1 Non, toute amitié pour moi n’est pas morte dans votre cteur ; eh bien, je vous en supplie, payez-moi votre dette ! exigez de mon père qu’il me laisse seule avec vous toute soûle ; je voub en saurai gré, jo vous bénirai.Épuisée par la surexcitation de ses nerfs, effrayée peut-être par les gestes de son père, elle se laissa retomber sur sa chaiso et attendit toute haletante l'effet de sa prière.Valentin se retourna et dit d'une voix ferme au fabricant d’huile : Montréal, 2 novembre 1907 — No 329 LE PASSE-TEMPS 499 — Hélène a raison, monsieur Minnens, ce n’est pas ainsi qu'on peut décider de l’acte le plus importaut do la vie, Je vous en prie, accordez-moi un entretien avec votre tille.Peut-être réussirai-je à |lui faire envisager ce mariage avec moins d'effroi.Le fabricant trépigna avoc impatience et refusa en grognant d'accéder à ce désir.— Vous m’avez mis dans une cruelle alternative, reprit Valentin ; je fais la môme chose si vous me refusez, je retire mon consentement et je quitte votre maison pour toujours.La mère Minnens essaya de calmer son mari et de lui faire comprendre que Valentin, par son éloquence, donnerait probablement une heureuse tournure à cette triste affaire.On ne pouvait pas, d'ailleurs, pensait-elle, être aussi implacable envers cette pauvre Hélène, on obtiendrait beaucoup plus d'elle par la douceur que par violence et la brutalité.— Soit, monsieur, dit le fabricant, nous allons voua laisser seuls ; mais n'oubliez pas que tou» êtes homme, et que la moindre faiblesse de votre part vous condamnera, ainsi que notre enfant, & un malheur éternel, — Je ne l'oublierai pas, soyez sans inquiétude.Les parents sortiront et formèrent la porte derrière eux.— Nous voilà seuls, mademoiselle, di*.le jeune homme en s'approchant do la fenêtre.Vous ave* l’air bien souffrant.Henri CONSCIENCE.(A suivre.) ME AYENTEBE PEU BANALE Je venais de terminer la lecture des exploits de nos valeureux trappeurs Canadiens et j’étais si enthousiasmé de leur bravoure et de leur sang-froid en face d’un péril imminent, que je pris la résolution de marcher sur leurs traces, me sentant de force à renouveler les prouesses de ces courageux explorateurs de nos forêts.Après m'être choisi un compagnon digne de confiance et possédant une forte dose d'énergie, nouB partîmes, n’ayant à nous deux pour tout bagage qu’un fusil, une teinture de cartouches, deux coutelas et quelques dollars dans nos goussets.Dès le début, il fut convenu de faire le voyago aussi économiquement qne possible, vu que la distance à parcourir était d'au-delà de deux mille milles.— Soyons prudents et économes, m'avait dit mon camarade et ce conseil fut suivi à la lettie.Pour nous épargner le prix de notre passage de Montréal à Winnipeg, nous décidâmes de nous loger sous un wagon, là oil le conducteur ne va jamais chercher le prix du passage.— Après nous être proauré deux bouts de planches de quatre pieds environ, nous les plaçâmes entre les deux essioux d'un wagon et à peine couchés quaai-oon-fortablemont nous entendîm -b le Bifflet do la locomotive annoncer le départ du convoi.La vitesse du convoi modérée d'abord, augmenta tellement que noua o&nies toutes les peines à rous maintenir dans nos positions respectives.Cependant aucune parole de découragement no fut échangée avant que a fumée provenant de la locomotive et la poussière du chemin noua forçor à ressentir les ardeurs do la Boif.Alors pour la première fois je manifestai un signe de détresse en disant : — J'ai soif, je n’en peux plus I — Courage, me dit mon compagnon nous débarquerons à la prochaine station.Ce que nous fimes, mais avec beaucoup de difficultés, car ma faiblesse était oxtrêmo.Appuyé sur le bras de mon compagnon je réusais à me coucher près do la voie en attendant que mon camarade puisse avoir un peu d’eau.* Le sort nous favoriaa et mon compagnon revint après quelques instants porteur d’une boîte en ferblanc contenant de l’eau.Quoique la botte fut rouilléee et très malpropre, je bus l’eau avec avidité ot même avec délices.L’effet produit par cette eau fut prompt, car quolques minutes après, j’étais prêt à continuer ma route, mais le convoi étant parti il cous fallut marcher doux milles pour atteindre la ville do Toronto.Après nous être reposé une partie de la journée el avoir pris un lion repas nous prîmes la résolution de saisir le premier train en route pour Winnipeg,confiants de pouvoir alors atteindre le terme do notre voyage en chemin de fer.Malheureusement le courage aidé d’une ferme résolution ne réussit pas toujours à accomplir tous les projets insensés, car mon compagnou et moi devions payor bien cher notre folle ambition, dfte sans doute à notre inox-périeuco dos nécessités do la vie.Nous réussîmes, il est vrai, à nous faufiler sous un char sans être vu par aucun employé, mais nous constatâmes après quelques heures de marche que nous avions pris le trail rapide et n’arrêtant qu’à do rares stations du chemin de fer bien éloignées les uues des autres.Nos provisions avaient disparu et un malaise nouB firent comprendre que nouB aurions à lutter contre la faim vu qu’il ne fallait pas songer à quitter le convoi avant qu’il eut atteint sa destination ou du moins qu’il fut forçé d’arrêter pour des causes majeures.Vingt quatre heures s'écoulèrent sans que nous eflmes l’avantage de boire une gorgée d'eau ot de prendre un morceau de pain.Notre faiblesse était trop prononcée pour nous permettre de quitter nos positions et notre vio no tenait plus qu’à un fil.Je regrettai alors mon départ du logis paternel, et d'un accent bien sincère j'imporai Dieu de iioub venir en aide en nous donnant l’avantage de pouvoir sortir do notre position critique.A peine ma fervante prière était-elle terminée que je ressentis une violente secousse causée par l'application subite des freins.Mon compagnon et moi réussirent alors à quitter le convoi retardé par une rail déplacée.Le jour commençait à paraître et nous eflmes la satisfaction do trouver de l'eau en abondance ot quelques pommes après quelques minutes de marche.Quoique notre position s'etait de beaucoup améliorée nos dévoirés n'étaient pas finis, car après avoir satisfait à notre soif ot reposés pendant quelques heures nous partîmes pour nous rendre à la prochaine station du chemin do fer afin de continuer notre route.Malheureusement nous ne réussîmes qu'à nous plonger d’avantage dans les profondeurs d’une immense forêt.La nuit était venue et la crainte des bêtes sauvageB nous engagea à monter dans un arbre.Je n’essaierai pas à vos décrire les terreurs de cette nuit passée dans une forêt vierge, car nous on tondîmes dos hurlements qui nous glacèrent d'épouvante et nous vimos arriver des loups alléchés par l'odour do chair hu maine ot arides d'un bon repas.Le nombre dos lou|* augmentait à chaque instant et noua en comptâmes quarante-cinc hurlant comme des démons à l'en tour do l'arbro oû nous étions perchés.Nous savions fort bien qu'il ne fallait pas songera éloigner cos bêtes, car elles resteraient là tant que nous eeriouB dans l'arbre.Nous songeâmes alors à notre fusil et nous réussîmes à en tue- quarante-quatre et à blesser le quarante-cinquième.Nos oartouche.i épuisée» noua descendîmes de l'arbre armés de nos coutelas et jo tuai le blessé non sans avoir reçu un coup de pat toa qui déchira mon pantalon et me causa une douloureuse blessuro.La vue d'une fuméo lointaine nous encouragea à continuer notre marche vu que nouB avions la certitude de renoontrer quelques chasseurs qui nous viendraient en aide.Mais une autre cruelle épreuve nous attendait, car à peine avions-nous fait quelques centaine* de verges que nous vîmes un ours de fort» taille s’avançor vers nous rapidement.Sachant que la fuite était impossible, nous prîmes le parti de le combattre et armés do nos coutelas nouB l'attendîmes de pied forme.Surpris sans doute de notre témérité, l'ours s’arrêta à quelques verges de nous, mais son hésitation ne dura qu'une minute, puis il s'avança vers nous campé sur ses pattes de derrière.Je fis un bond et je le frappai do mon coutelas près de la patte gauche en pleine poitrine.Nous tambAmes tous doux et quand jo me rolevai, il était mort.Fiers de notro courage nous continuâmes notre Joule lorsque tout à coup nous nous vîmos entourés par une dizaine de Bauvagoa à peine vêtus.Kn un clin d'œil, nous ffîmes ligotés, puis on nous amena à leur camp.Là nous comprimes que nous étions tombé ontre les mains de carmballon avides de chair humaine.Ils s'empressèrent do rallumer le feu, puis l'un de ces sauvages B’avança vers mon camarade et le frappa avec une massue, composée d'une pierre attaohéo à un bâton d'environ deux pieds de long.Sans un cri mon compagnon tomba, puis on commença àcouper ses membres que l'on jetait au fur et à mesure dans une grande bouillotte.Ce que j'éprouvai alors peut se comprendre, mais se décrire, jamais ! car je savais que le sort de mon malheureux compagnon serait aussi le mien dan» quelques instants.En effet à peine le repas composé de la chair de mon ami était-il terminé que jo vis le chef do la bande s'avançer vers moi armé d'un simple coutoau.Son nourire sardonique ne me laissait aucun espoir.Mais au lieu do mo frapper avec Bon couteau, il mo porta un coup de poing qui m'étendit par terre.Puis d'une main saississant ma chevelure il traça avec l’autre, armée de son couteau, un cercle autour de ma tête ot après un effort, il réussit à m’enlever la peau du crâne.La douleur mofit pousser un grand cri et je m'éveillai.C’était un rêve.Michïi.Bourdon.LE PRIX DE L'IGNORANCE Le fameux Duval, bibliothécaire de l'empereur François, répondait souvent aux questions qu'on lui faisait : — Je n'en Bais rien.Un ignorant lui dit un jour : — L'empereur vous paye pour le savoir.— L'empereur, répliqua-til, me payo pour ce que je sais.S'il me payait pour ce que j'ignore, tous les trésors de l'empire n'y suffiraient pas.Le cœur humain, qu'il batte Sous une enveloppe blanche, noire ou jaune, est le même sous toutes les latitudes.PATRIOTISME PRATIQUE Nous prions respectueusement nos lecteurs do par.1er favorablement du Passe-'I'emi's, lorsque l'occasion s'on présentera.C'est un moyen de propagande à la portée de tous, et qui aurait des résultats aussi profitables 4 «os abonnés qu'à nous-mêmes.L'argent qui sort du paya ne reviontpas, ajouterons-nous, pour ceux qui préfèrent les journaux étrangers aux nôtres.SERVICE DES COMMISSIONS — L'administra-tion du Passk-Tk.mps so mot à la disposition de ses abonnés pour l'envoi do livres ou morceaux do musique aux prix marqués et sans frais supplémentaires.Toute lettre nécessitant une réponse dovra contenir un timbre de 2 boub.Pour la TOUX la plus rebellr, et le RHUME le l—J ri / I HA E?I-ï I T / I HA fi I 11 n’y a rien de semblable.Rien aussi 1,™.Rien plus opiniâtre, les AFFECTIONS de la gorge et L’K L\ /T| I r^l i \ I qui ne puisse le remplacer.Il effectue une guérison des poumons, le meilleur remède est le .Wi lUi 1 Lw I \f I V J I 1 l\ I sans déranger l'estomac.Prix, 26c la bouteille. 500 LE PASSE-TEMPS No 329 — Monlré»I, 2 novembre 1907 NOS FRIMES Toute pertonne qui e'abonne ou renouvelle ton abonnement nu Patte-Tempe pour un an (Cunarfa, 81.50 ; Etate-Unie, $2.00;, peut choieir datu la lit le ci-deetout pour UNE PIASTRE de niarehnnditet, comme prime.Au eat où la tomme de* articlet choitit dépanerait «in« piaitre, il ut entendu qu'on devra ajouter la difértnce au prix de l'abonnement.UNE PIASTRE I)E MORCEAUX DE MUSIQUE, C»no»MM ou Li-tbib Divers à choisir dans le Catalogue de Mueique et de Librairie du Pabbb-Tbmpb.Si l'on choisissait des livres on morceaux de musique pour plus d’une piastre, on devra ajouter au prix de l'abonnement le montant de cette différence.Demandes notre catalogue, envoyé fraaeo.SIX MOIS D’ABONNEMENT AU PASSE-TEMPS — PesU-dlr» tons 1m numéro* parus durant les six mois précédant exactement U date de l’abonnement.DIX ANCIENS NUMEROS Dü PA88E- TEMPS k oholslr dans U lista de la Mueique dtjà parue (voir Partie musicale).Ces anoiens numéros se vendent 10c chacun, et notre ooupon de primas ne peut être utilisé «si ordonnant des anciens numéros.CENT CARTES DE VI8ITE, sur bristol extra fin, caractère* classiques at originaux.DEUX LIBRETT06 D'OPÉRA, »vec paroles franfaises et anglaises, ainsi que la musique de chant, k choisir dans la liits ci-dessous : Belle Hélène (la) Fleur de Thé Orande Ducheais Batbe-Bleue Geneviève Orphéus Fille de Mme Angot (la) Giroflé-Girofla Périchole C- ¦ librsttes sont aussi envoyés franco sur réception de flOo pièce.UN ELEGANT PORTE-MUSIQUE, en cuir chagriné, couleur brun riohs, solide et bien aménagé, irréprochable sous tom rapporta.Ariiole indispensable aux professionnels et aux amatsurs.8e vend 91.76 ohea tous les marchands de musique.Ajouter 76c au prix de l’abonnement pour recevoir franco.UN SPLENDIDE PAROISSIEN BIJOU de 3*0 pages, 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l'agréable feuille se termine par quelques pages d’un feuilleton choisi et intéressant au plus haut point.L'abonnement au Journal de Françoite étant de $2.00 par an, il faut ajouter $1.00 à l’abonnement au PaBB»-T«mP8.ENCYCLOPÉDIE DBS OUVRAGES DE DAMES, par Th.de Dülmont —Un volume de 850 pages, illustré ds 1107 gravures at renfermant 20 ohapitres, intitulés : — La couture k la main ; la maohine à «oudr» et 1a couture k la machine ; le raccommodage ; 1a broderie sur blano ; la broderie sur toile ; la broderie sur «oie st velours ; la broderie d'or ; la broderie-application ; la tapisserie; le trioot; le crochet; la frivolité; le macramé ; le filet ; les jours sur toile ; lee dentellos brod.os ; les dentel- les k l’aiguille ; les dentelles aux fuseaux ; la garniture des ouvrages ; recommandations diverses.Format in-18o, reliure anglaise, tranche dote».(Ajoutes pour le port: Canada et Etats-Unis, 10e.) 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O O Monsieur,_Veuille» trouver ei-inolus la somme de.pour un Q an d’abonnement au Peute-Tmpe.Vous commenceret mon abonnées ment avec le No.et comme prime voua m'enverrei.Nom.Adresse.O Noua acceptons les timbres du Canada et dea Etats-Unis.t*Q(XXXXXXXX)CO00CXXXXXXXX)0#X)000000C)00CXXXXXXXXXXXXI*« Montréal, 2 novembre 1907 — No 820 LE PASSE-TEMPS BOl I-OKSIK LES INOUBLI ÊES Je croii vous contempler, ô dunes, dans un réve ; 11 me semble courir à vos pieds, sur la grève Où, tout enfant, j’allais, cheveux au vent, pieds nus, Au milieu de plaisirs que je ne connais plus, Voir passer les bateaux à longues cheminées.Que je voudrais revivre au moins quelques années, Près des jaunes collines qu’un brûlant soleil Réchauffe constamment.11 n'est rien de pareil Aux amas lumineux qui dominent la rive, Et l'eau claire près d'eux, mélodieuse, arrive En laissant au reflux, des épaves, du bois Qui, parait s'ennuyer, car il fut autrefois Cloué sur le beaupré d’un antique navire Dont les canons tonnaient pour sauver un empire Aujourd'hui disparu.En voyant ce débri% Que le flot remontant peut-être aura repris, J'entrevois le passé, toute une ère de gloire.Que mes yeux ont fouillée en parcourant l'histoire, Qu’un maître intelligent m'apprit & bien aimer, Et dont tous les récits propres h m'enflimmer Me ravissent toujours de leur souffle magique.Les dunes ont vécu cette phase tragique Où l’on créa pour nous la noble liberté, Après que le dernier tyran décapité Eut payé de son sang des siècles d'injustice.De nos jours, dans la paix, parfois un peu factice, S'agite le mortel sur le globe tournant.Si je vous écoutais, dunes, vous diriez tant De choses d’un passé, magnifique à ses heures, Que durant de longs jours, sous les saules qui pleurent, J’irais sans me lasser, tout h vous désormais, J'irais vous écouter sans me lasser jamais, Et, sous le frais baiser de la brise qui passe, Je ferais mon butin de la verve efficace Que vous communiquez à tous vos auditeurs, Vous dont n'approchent les illustres conteurs, Qui jettent à glands cris de vaines périphrases.Je ne pourrais nier l'imprévu des extases Dont vous m’enveloppez quand je réve de vous.Rien ne me semble beau, rien n’est si bon, si doux Que votre silence, éloquent, pille et tendre, Qui me cause de tout ce qu'il me plait d'entendre.f'al grimpé sur les pins qui bordent vos sommets, Je me suis étendu sur votre sable, mais Je me demande encord’où vient ce charme extrême, Un désir soutenu qui m’embarrasse, même.C’est comme un fol espoir de l’heureux avenir Que je caresse autant que je puis vous chérir, Et cela si souvent, qu’une nuit, sur la grève, J’ai cru vous contempler, ô dunes, dans un rêve.Frrnand MARRIE.SOIR D’AUTOMNE Le vent souffle, ce soir, et fait pleurer les arbres, Leur sombre chevelure ondule tristement, Et mon âme s'en va, sentant un froid de marbres Pénétrer tout A coup, en elle, intimement.Je suis triste de voir s’enfuir les choses blondes Que l’été, sous nos pas, parsemait à foison, Je suis bien triste aussi de ne plus voir les oncles Balancer mollement l’azur del 'horizon.Cet horizon d'été, le soir, si grandiose, Où le globe empourpré du soleil rayonnait.Et semblait, dans le ciel, être une apo héose.Qu’il était beau I Hélas, aujourd'hui, qu'il est laid I Des nuages, au lieu de la claire lumière j Un mur infranchissable entre le ciel et nous ; L'envolée impossible et l'Urne prisonnière ; Un vent qui, pour chanter, hurle comme les loups.Oh I beaux soirs révolus de la saison passée, Avec vos astres d’or aux doux rayonnements : Je vous pleure, et, souvent, j’arrête ma pensée Aux souvenirs anciens de vos enchantemeuts.Albert DREUX.(L'Avenir du Nord, Saint-Jérôme, P.Q.) REORBATIOE 192 — Enigme.Je suis produit des fleurs d’un funeste feuillage, Qui sert à l’ornement des tombeaux des mortels.Je consume mes jours dedans mon propre ouvrage, Que le dévot consacre \ parer aes autels.Mon travail est chéri des plus ambitieuse?.Je change de nature en trois diverses fois ; Et comme ma naissance est des plus glorieuses, Mon sépulcre est plus beau que n'est celui des rois.I.es réponses seront reçues jusqu’au iti novembre.I,es dix premières réponses justes, accompagnées de notre coupon de primes 329, recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTION 190 — ÉNIGME : I.a rivière.Jians le J^oiple Jlrtiste NATIONAL FRANÇAIS — 638, Ste-Ca- therine-E—Tél.Bell Est 1736, Tél.Mar.520 — DRAME — Deux représentations par our.Prix, Matinées 10, 15, 20, 25 et 30c “ Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c N.B, — Les enfants âgés de moins de cinq ans ne sont pas admis aux représentations.• Ecoik ii'Elocution Française Noua avons assisté, samedi, le 10 du mois dernier, à la deuxième matinée de famille organisée par M.Eugène Lassalle, le sympathique professeur de dioiton française.La salle Fraser, quoique petite, était loin d’être remplie.Cependant un bon nombre de dames, l’élite de notre société montréalaise, avaient tenu à honneur d'assister k cette deuxième matinée de famille.Nous n'avons que des éloges à adresser aux différents interprètes qui nous ont dit do si belles pièces de vers.Mentionnons spécialement la pièce do résistance: “ Les Ouvriers " do 15.Manuel, que MM.G.W.Tremblay, Arthur Faguy, Mlles Laura Lussier et Suzanne Bardet ont rendu en véritables artistes.M.Coutlée, du Conservatoire d’Art Dramatique, a bien voulu, en attendant l’arrivée de M.de Reuss, nous dire “ l'Enragé ”.Qu’Il nous suffise de dire qu'il a donné une preuve nouvelle de son talent de beau et naturel diseur.Quant à M.de Reuss, il a su se faire applaudir dans ses monologues comiques et ce fut bien mérité.L'orchestre Qagnier a fait de la belle musique et mérite aussi nos sincères fé-lioitations.En somme, chacun a passé une agréable matinée.Nous souhaiterions plus d’encouragement de la part du public, et nous avons la certitude que tout le monde en tirerait profit.M.Eknibt Lavionk C'est avec plaisir que nous apprenons que M.Ernest Lavigne prend du mieux.• COKOKKT Il y aura sous peu à Bedford en la salle Victoria un grand concert donné par l’orchestre de cette ville.¦ Une Artiste Canadiknne-Française Une canadienne-française, Mlle Ber-tlie Roy, qui toute jeune encore, s’est acquis une grande reuoinmée comme pianiste vient d'avoir, à Neiv-York, un début artistique si brillant que les journaux de la métropole américaine la proclament déjà une artiste de beaucoup d'avenir.C'est au Lycéum Théâtre que notre jeuno compatriote a débuté sous les auspices de Daniel Frohman.» Les Df.mes ot Demoiselles de la paroisse Ste-BMgitte sont en train de préparer, pour le commencement de décembre, sous la direction de Mme G.Bélanger — à l’occasion du 25ième anniversaire de prôtriso de leur digno curé, le révérond J.M.Deniers — une soirée dramatique et musicale.On jouera pour la circonstance La Bohémienne*, draine en 3 actes, et une comédie, UellureUt.Les billets seront en vente dan» qnel-ues jours chez Mme Bélanger, 730 rue te-Cathorine-Est.• Invention M.le professeur de musique J.E.Phi-lie, de Woonssocket, R.I., vient d’obtenir de WAshington un brevet pour sa récente invention de combinaisons ajustables pour orgue.¦ Le Succka d’uk Jeune M.Yves Lumontagne, violoncelliste, âgé de treize ans seulement, a remporté I la bourse de $50du Conservatoire de Musique de l'Université McGill, au concours du 2.') octobre qui était ouvert à tous les violonistes ou violoncellistes.• Théâtre National “Raffles" est une pièce américaine, écri-tepar MM.Horning et Presbey.et qui fut jouée plus de mille fois, tant en Angle terre qu'aux Etats-Unis.Elle doit son succès à des raisoiiB étemelles et à des raisons momontanées.Elle met en scène un voleur qui roule la police, et bénéficie de ls grande faveur dont jouissent les romans de Conan Doyle.“K-ifllos" est le prototype du gentleman-cambrioleur, insaisissable Protée, homme du monde parfait, sorte de blasé, ayant usé toutes les émotions et cherchant dans le vol de nouvelles sensations.Raconter en détails, la pièce, serait difficile, elle paraîtrait très embrouillée, alors qu'au contraire, elle est très clsire.Il faut la voir, ot mémo la revoir.De magnifiques décors sont exécutés pour la circonstance.Au programme nous trouvons encore une petite pièce en un acte : “ l'Anglais tel qu'on le parle," désopilante oomédie, qui fut jouée par MM Mallet.Daoust.Petitjoan, Lo-rett, Meussot, Hervé.Mme Bella Ouel-lette, A Ilicita.Après le succès si complet do la semaiue dernière, la direction du VitoBCo-po ne pouvait rien faire de mieux que de nous donner cette semaine l'opérette si vive et Bi gaie de MM.Philibert et Boulon, musique de T.C.Desormes, et intitulée : “ Un onole de Carcassonne.” L’interprétation sera encore confiée à MM.Roy et Delville ot À Mademoiselle Jeanne Darthez.Pour ce qui est des vues, c'est comme toujours les plus nouvelles et les plus populaires choisies et importées directement de New-York avant aucun autre établissement de cette ville.La direction du Vitoscope a décidé I d’offrir prochainement & Bes habitués—ot cola à grands frais — une primeur, uno vraie, celle IJ».Non pas des rues parlantes par le moyen du graphophone, mais de la prestidigitation par vues et personnages combinés, quelques chose qui touche au surnaturel, mais qui no l’est pas ot qui va mettre sur pied toute la fiopulation montréalaise.¦ Le ¦OuiMEToscoi'E Tous ceux qui ont vu les vues de la semaine dernière on ont été émerveillés.Cetto semaine, changement complet d'autres émerveillements.Pas besoin d’énu-mérer.Quand on va chez Ouimet, on sait qu'on en aura pour son argent, et bien au-delà.Il y a des changements partiels tous les jours, mais d'une semaine à l’autre, c'est le grand changement : vues nouvelles, romances inédites en anglais et en français avec illustrations spéciales, machine parlante, do jour en jour perfectionnée, etc.CUISINE SOUPE AU VSRMICELLE GRASSE (Préparation du vermicelle ).Battez le jaune et lo blanc d'un œuf avec do la farine pour en faire uno pilte dure, roulez 1e tout bien mince ; laissez sécher un quart d'heure ; pliez et coupez la pâte bien fine, et procédez comme pour le riz, mais le vermicelle devra bouillir une demi-heure avant de tirer la soupe.Il est préférable de faire usage, pour cette soupe do volaille que d'autres viandes.CONSULTEZ LE SPECIALISTE DU RHUMATISME M.le du Dr.Joseph Comtois, qui est 1 inventeur du fameux Elixir ANTl-RHUMATIQUK qui porto son nom donne des consultations personnelles ou par correspondances aux personnes souffrant de rhumatisme et de goutte.Profitez en.Paroisse Ste-Brioitte ¦ Le Vitoscope 602 LE PASSE-TEMPS No 320 — Montréal, 2 novembre 1007 M OfJ D y\ NI T ES En vii.uk Mardi, le 15 octobro, à l'église de l'Itn maculée Conception, M.D.Vanier, a conduit à l'autel Mlle .Maria Vaillancourt, Après la cérémonie religieuse, les nouveaux mariés et les invités fut conviés (t un dîner chez M.et Mmo Vaillaiieourt.Un joli programme de musique exécuté par Mlle Uosanna lirunet fut fort remarqué.l)e une à deux heures et demie, il j out réception, et plusieurs personnes vinrent alors présenter lours souhaits de bonheur aux nouveaux époux qui reçurent de nombreux codeaux.Assistaient nu dîner Mmes Vaillancourt, Lépine, Vanier, Lefrançois, Urunet, Qaouette, Mlles R.Brune t, Vauier, F.lirunet.E.Vaillancourt, B.Vaillancourt, MM.J.Vanier, L.Lapierre, O.Vanier et P.Le-françoisi • Dimanche, le 13 octobre, Mesdemoisel les Brunei ont donné une fort jolie Boi rée pour le retour du voyage de Made moiselle Fabiola lirunet, après uneab-sente d’un mois, pendant lequel elle a visité Boston.Brockton.l’lymouth et plusieurs autres villes franco-américaines.Mlle Uosanna lirunet, MM.J.Drouin, H.Filion.D.Archamhault firent de la musique délicieuse et furent fort applaudis de même quo M.Ernest Charbon-neau, qui déclama de bien jolis morceanx.Assistaient à cotte soirée : Mesdemoiselles Fortunate Brunet, Uosanna Brunet et Fabiola Brunet, Messieurs J.Drouin, J.Gagnon, O.Léger, II Filion, II.Raymond, A.La palme, .1.Cardinal, Ernest Charbonneau, Eugène Charbonnoau, D.Archambault, M.Yon.A minuit le cadran innnnç.» par sa sonnerie l'arrivée du lundi et l'orchestre fit entendre les Airs Canadiens.Les invités se retirèrent enchantés de la bonne hospitalité de la famille Brunet.Aktiiabaska M.et Mme Henri Pépin, et leur jeune fils Gaspard, sont allés à Québec la se tnaine dernière.* M.F.X.Kirouac, de Warwick, était de passage en notre ville, le 24 octobre.* Mmo Gustave l’erreault est allée à Québec, le 22 octobre.» M.C.A.Gauvreiu, député de Témis-eouata, était en notre villo, la semaine dernière.Mmo Philippe Pépin, est revenue de Québec.• Mme F.Walsh, de Tingwick, est en visite chez M.John Walsh, son fils.* Mlle Marie-Anne Ouellet et Mlle Pauline Laurier août allées à Québac.* Madame Sharp, de Sherbrooke, est •u'.uellemoiit en proiuonade chez Mme T.Mnhou, sa tante CONSEIL UriIE Si ROI' Il K CHOUX KOUOES BON POUR T.A POITItINK Faites cuire pendant plusieurs houres un chou rouge jusqu'à ce que vous ayez un demi-litre d'eau.Exprimer, en tout lesucot laisser reposer.Mettez sur le feu une livre de miel et un verre d'eau et écume/.Quand votro miel sera bien clair, mêlez-y votre eau de chou et laissez cuire les deux mélanges jusqu'à réduction de sirop.La Vie Drôle LA POLITIQUE — Qu'oat-ce que c’est quo cela la politique I me demandait l'autre jour mon plus jeuno apprenti : — La politique lui ai-jo répondu, o'est la lutte des affamés contre les repus.— Comprends pas I — C'est la lutte de ceux qui n’ont rien oontro ceux qui ont tout.— Ote-toi de là que je m'y mefte 1 alors ï — Justement.A LA PORTE DE L’EGLISE Une brave bonne femme interroge un pauvre malheureux au sortir de l'église.— Vous n'avec pas mangé depuis deux jours ?Comme je voua plains.— Si vous croyez que ça me remplit d'être plaint.A LA.CAMPAGNE Un promeneur voit un petit paysan occupé à cueillir des pommes.Pourrait-on prendre une ou deux pommes à cet arbre, mon enfant 1 — Oh ! oui, tant que vous voudrez, monsieur.Après avoir bien rempli ses poches et donné une pièce blanche : — Merci I votre père est le fermier de ce verger 1 — Ah I non, pas de celui-ci.de l'autre à côté.DEUX HISTORIETTES ALLEMANDES La première est contée par le “Flie-gende Blaetter ” .Un jeune homme bouscule légèrement une damo : “ Ver-zoihung '* I dit-il, en s'excusant.— Tiens, répond la dame, vous êtos étranger î — Pourquoi le supposez-vous ! — C'est que, si vous aviez été allemand, vous auriez dit : Pardon I " La seconde est rapportée par le " Messager d'Alsace-Lorraine " .lCn 1870, les Allemands, prévoyant l'occupation pofsi-blo de Paris et partageant d'avance la ville en plusieurs secteurs, avaient oru devoir, pour plus de commodité, traduire les principaux noms de rues.Et c'est ainsi que la rue Gay-Lussac était devenue "diolustige Lussac-Strasse "(la rue du joyeux Luasac ).Probablement pas vraie, la seconde histoire.Et d'autant plus amusante.EN ANGLETERRE Un nouveau jeu de société fait fureur en ce moment en Angleterre.C’est une maîtresse de maison qui l'a inventé, voici une quinzaine.Et sa vogue fut rapide.On l'appelle, ce qui est délioiecx en anglais, “ gardening tea " ; mais en français, cela devient, et c'est fort laid : “ Thé de jardinage” .Les gens s'installent au.frais, sous la tente, dans le jardin, durant que chante le samovar.Alors, il leur convient d’écrire sur des cartes le nom des fleurs, des plantes, des arbres qu'ils ont autour d'eux.La personno qui en oonnait le plus grand nombre o gagné le prix qu'on a fixé.Il parait que l'expérience a démontré qu'il n'y a qu'une femme sur cinquante qui sache orthographier exactement le nom des fleurs.Mais, au fait, ce n’est plus le " Five o'clock au jardin " , mais bien plutôt la “ classe de dictée”.LUDOVIC HALSVY A propos de M.Ludovic Ilalévy, qui a été récemment malade,rappelons le temps où l'auteur de la “ Belle Hélene ’’ et des “ Petites Cardinal ” était secrétaire-rédacteur au corps législatif.Or il avait remarqué que M.deX.député, se faisait un jeu d'interrompre les orateurs.— Parbleu ; se dit M.Ludovic Halé-vy, on peut bien prêter aux riches.Et chaque fois qu’au cours d'une discussion, M.Ilalévy trouvait un bon mot, il l'in aérait dans le compte rendu à l'actif de M.de X.Celui ci ne trouvait pas cela ridicule, tant s'en faut, mais le futur académicien de se dire : — Peut-être s'imagine-t-il qu’il trouve cela tout seul.Et il suspendit — pour voir—sa muette collaboration.Cependant, un peu plus tard, M.de X .l'abordait très gracieusement : — Monsieur Ilalévy, dit-il, vous devez trouver que je baisse.— Je ne oomprends pas tiès bien.— Vous me comprenez parfaitement.Voilà longtemps que je n’ai rien dit de spirituel.LE CHAT QUI PARLE Uno fermière des environs de Chicago annonça un jour à sa voisine que son chat venait de parler.La voisine on fit part à tout le village qui voulut voir aussitôt cet animal singulier.La bôte assise sur le lit dans l'ombre des rideaux, fixait sur l'assistance un regard diabolique.— “ Que veux-tu man ger 1 lui demanda la fermière.— De la viande et du lait.— Dencends à terre.— Non, répondit le félin, je suis bien ici.L'animvl se haussait presque au ton de l'histoire : “ Je n'ai pas de viande reprit la femme ; les temps sont durs ; voilà des boulettes do farine.— Des boulettes ?penaes-tu ?.Le publio se retira émerveillé.Les journaux racontèrent lo prodige.De la campagne et de la ville, les visiteurs ac coururent par milliers ; un directeur de théâtre offrit à la propriétaire un engage ment de $10,000 pour elle et pour son chat.Cotte animation insolite inquiétant la police, un déteotive vint faire une enquê te ; le chat intimidé par l'uniforme, refusa do parler.Il parla fort bien, au contraire, en présence d’une police seorète ; mais, celui-ci, s'approchant du lit, trouva sur l’édrodon un tout jeune garçonnet, l'enfant de la fermière.Il l'emmena en prison avec sa mère qui avait déjà soutiré aux badauds plus de $ 10,000.Le chat ne parle plus et se contente de souris.LE PRIX DUN JOLI NEZ A quoi prix convient-il d'estimer un joli nez féminin ?Singulière question qu'un tribunal anglais vient d'être appelé à résoudre au cours d'un procès tout récent.Au mois de février dernier, une jeune et charmante pairosse d'Angleterre s'installait pour quelques jours dans un grand hôtel de Londres.Le soir de son arrivée, elle descendit au jardin pour “ rêver aux étoiles ” .Mais il n’y avait pas d'étoiles I et le brouillard était fort épr is.Donc, il faisait noir.Si noir que la jolie rêvouso se trouva soudain au fond d'nn grand trou creusé le matin par des terrassiers dénués de tout seutiments poétiques et qui n'avaient point prévu les " rêveries aux étoiles" au mois de février, par quatre degrés au-dessous de zéro.Hélas I dans cette chute malencontreuse le nez de milady X.souffrit cruellement! il sortit de cet affreux trou gonflé, cabossé, irrémédiablement do guin-I goi« I On juge de la désolation do milady devant co désastre : l'harmonie do son joli visage détruite à jamais I Sans parler des conséquences de la catastrophe I Adieu flirts, conquêtes, douces rêveries, tous plaisirs qui no seyent point à un nez cassé! L'Inconsolable victime actionna aussitôt le propriétaire de l'hôtel en dommages intérêts, alléguant que, du fait de n’avoir point allumé de lanterne aux abords du trou malencontreux il dovait être regardé comme légalement responsable do l'accident survonu.Pour fléchir lo cœur do9 juges, l'avocat de milady fit défiler devant la Cour une.longue suite de témoins.Tous — le mari en tête — célébrèrent à l'envi les grâces défuntes du pauvre nez, sa iigne, jadis si pure, et ses ailes roses ! Le jury fut ému ; il sentit comme il convenait ce qu’uue telle perte avait d'irrémédiable et de douloureux.et il condamna le patron de l'hôtel, ooupable de lèso-beauté par imprudence, k payer à milady X.la somme do t 2,000 1 Trois milles piastres pour un nez 1 C’est l'hôtellior qui en fit un ! PAROLES D’OR On façonne les plantes par la culture, et les hommes par l'éducation.J.J.RotI88EAtI.Nos féministes prêehent, entre les doux sexes, la guerre ouverte déclarée ; nous avions déjà la paix armée, l'état de représailles : est-ce la peine de changer '/ G.M.Valtour Dans les monuments d'aujourd’hui, lo héros est sacrifié au décor : un petit buste dans une montagne d’accessoires.J’aime mieux “ un grand Perriohon sur un petit Mont-Blanc G.M.Vautour (jRAPHOLOUIE No» correspondant* et correspondante! ne doivent pas s’attendre à ce que nous leur disions la bonne aventure.Lear caractère est toot ce que eons pontons oonnaltre A t’aide de la graphologie.Nous leur recommandent* instamment de coucher •ur du papier non réglé leur échantillon d’écriture etd’éorïreoouramment,comme pour un ami intime à qui l'on n'a rien A cacher.La signature complète — nom et paraphe — ne doit pas lire omise.vu sa grande utilité pour l'analyse graphologique.Le graphologue ne répondra qu’aux lettres accompagnées de l’envoi d’un coupon de primes do Psess-Tsurs.Alphodsine B.— Aimable et spirituelle, quelques dispositions à la mélancolie, romanesque, bon caractère, esprit peu sérieux, grand amour du plaisir, de l'air, de la liberté cherche à se foire aimer et y réussit, beaucoup de volonté.Frou-frou.— Caractère calme, sérieux et réfléchi, aimant le travail, économie bien entendue, un peu d’irrégularité de caractère, aimant les entreprises, sens artistique, volonté peu atrélée.Rosette.— Esprit grave, calme, fier et sérieux, imagination active et agissante, beaucoup d'ordre, économie bien entendue, caractère entreprenant, amour du travail, volonté et sens artistique.Lucienne.— Esprit sérieux et réfléchi, peu d'imagination, dispositions mélancoliques et romanesques, sans emballement .amourde la famille avec beaucoup de volonté et sens artistique.Orgueilleuse.— A du goût et aime la toilette, assez impressionnable, peu de volonté, aime le travail, amour de l’ordre, économie bien entendue, intelligence et vivacité.Artiste.— Esprit sérieux et réfléchi, peu d’imagination, ne s'emballant jamais, marche droit à son but, beaucoup de volon-*é et de sens artistique.Instrui'e.— Esprit un peu exalté, de la bizarrerie, embalcment très facile, peu de volonté, aime & se laisser diriger, pas du tout économe, aime les plaisirs.Timbres des Etats-Unis à vendre au bureau du Passs-Temps. Montréal, 2 novembre 1907 — No 329 LE PASSE-TEMPS Pour Embellir la Peau, Eclaircir le Teint et Dé-velopper le Buste.Aucun remède au monde n'est aussi énergique et efficace que le LAIT DES DAMES ROMAINES, surnommé “ Nourriture de la peau Il fa il infailliblement disparaître les rides, taches de rourseur, masque, boutons h têtes noire, éruptions, rougeurs, etc.Pour développer, raffermir et donner au Buste un contour agréable, son action est telle qu’il réussit quand toutes les autres préparations ont échoué.Pour la toilette journalière, il remplace avec avantage les meilleures poudres et eaux de toilette.Partout 50 cts la bouteille.Tous les marchands "up to date ' en ont.Si le vôtre n’en avait pas, écrivez : Cooper &• Co„ Dépt.8, 199 Commissaires, coin St-Sulpice, Montréal, ou M.Brunet / SPECIALITE.7 E t ^—ZI-—^20^ - t s 144.STE CATHERINE est.cowHorcLee/y///.MONTREAL.s ^pajye Gjeïnpj No 829 — Montréal, *2 novembre 1907 Le plus Grand Stock de .J.G.TON Musique en Feuilles en Canada AUSSI : Marchand d’instruments de Musique, Importateur de Musique Vocale et Instrumentale et Fournisseur de la plupart de nos Maison» Religieuses 266 rue Ste-Gatiaerine-Est.Montréal C:tLa,:n.ts des Patriotes Reoueil noté de chansons patriotique» canadiennes et françaises.Prix net, 50c CHANSONNIERS NOTÉS : La Gerbe Mélodique, l’Ecrin Musical, l’Ecrin l.yrique, l’Ecrin du Chanteur et la Rigolade, chansonnier comique.Prix net, 35c chaque *® Envoi du eataloiu.sur demande.rélénbon.Bell Vil ÎHO.Il Bienfait jour li hi Sexe ! «V Poitrine parfaite par les Pondrai Orientales les seules qui assurent en 3 mois le développe, ment des formes cher 1« femme et guérissent la dyspepsie et la maladie du foie.Prix : Une boite avec notice, $1.00; 6 boites, — - $5.00.Expédié franco ., , _ pur la poste sur récep- Son du prix.Dépôt général pour la Puissance I*.M.BERNARD 42, RUE Sl'K Cvi IIKklNK-EST, MONTRÉAL Aux Etats-Unis : Uto.Mortimsr 6* Sons, Boiton, Mass.J.Massi ARTISTE-DESSINATEUR (Urne étage , 22 rue Notre-Dame est, Montréal — Illustra tions décoratives pour couvertures de livres, catalogues, étiquettes, affiches, etc.PARTES DB BONNE AVKNTURB ** BAL- v-' S A MO avec un opuscule donnant la aignifl- cation de chaque cartes et croupe* de cartes, d’a* près la méthode des Egyptien», apportée en France par le magicien 8éraplon* Le paquet arec opuscule, 60e fraueo.A ee notre eoupoo.VWs.A dre Me.'e Passe-Temps.Montréal.IARDIN D’AMOUR (le).- Recueil de eompli-3 men's et bouqu*ia pour le juur le l'aui les fê-ast.les nooei, etc.1 volume.Prix.15e.avec notre ooupon.10e.Adresse, le Pnaae-Temps, Montréal- TtL.Bell : Main 2149 Bureau du soir 1 240, rue Panet Tél.Bell : Est 1556 E.D.AUMONT Comptable et Collecteur Commissaire C.S.Achats de Comptes, Billets.Jugements, Dettes de Livres, Etc.91.000 à 50.000 il prêter sur hypothèques.4:7, rue St-Vinoent, Montréal Collecteur autorisé du Pane- Ttmpt.CONTRE: Bureau fVmcipal; 52 RueSyaajues MUTUELUi Le Feu Souscription: $200,000.00; Assurances en force : $3,500,000.00 TAUX REDUITS, GARANTIES INDISCUTABLES, PERTES PAYÉES PROMPTEMENT Pourquoi ne pas encourager " I.a Providence’ ’ qui est une institution nationale économique ?Avis aux vrais patriotes de vouloir bien s’adresser, pour assurance, i Xj.nCARD.G.I.M.ENCRE INVISIBLE — Spécialement préparée pour échangeurs de cartes |>ostaIes, amoureux, etc.Employez l'Encre Invisible et tenez votre correspondance secrète.La bouteille avec plume neuve et prospectus ex-pli-atif envoyés aux Etats-Unis et au Canada franco sur réception de 15 cts (argent).Adresse; ! 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