Le passe-temps, 1 janvier 1907, v. 13, no 330
P-26 ^ Vol.XIII — N° $jo Montréal, 16 iwvembre 1907 tTa ITo, 5 SOUS passe-Gfeîhpj Abonnement : $a.oo Par année.J.E.Belair, éditeur.Adresje : 16.rue Craig-Est, Montréal. ’l Papineau fut l'âme de la rcbelliou de 1837-38.Si le bill de Ih lu-briqu’ A chan gc de po • li • tiqu’, Si le É® .» i I PÎANO.Enregistré conformément à l'Acte du Parlement du Canada par P.E.Prévost, en l'an mil neuf ont aopt, au Ministère de l'Agriculture.FOURRURES AU PRIX DU GROS Manteaux Seal Electrique ou Nearsilk fait» i ordre - pour $29 oo.Cravate* et Manchons en ( gris pour $15.00.Manchons et Cravates Seal Electrique $10.0 >.Stock très RflY ÿjtn —e ! assorti.J V/O.IvU I Rachel du haut de la V GRAND Kourrures ville. Montré»!, 10 novembre 1907 — No 830 LE PASSE-TEMPS 811 i—F—E—f—n—• F ¦J»—b—— tt- .K,.ni fo .E-U-gJ faute à Pa-pi-ncau, C est.la bk- - * £ «igll aute, faute,faute,C est la faute à P =p— & • pl - neuu.T frr lLYHi—F * ; rsî k—j-j - 0 *=1 r — -é « ——r 1= : ¦ | ^ L—J H 11 ¦ t Si le bill «le la fabrique A changé de politique, Si le peuple canadien Est devenu chouayen Depuis l'curé jusqu’au bedeau, C’est la faute à Papineau.C’est la faute, faute, faute C’est la faute à Papineau.Si'IesiFrançais Sulpiciens Trahissent les Canadiens, S'ils vendent il l’Angleterre Tous les biens du Séminaire ; Si tout s'en va t’à-vau-l’eau C’est la faute à Papineau.Etc.Si le juge Jonathan Nous fut donné par Satan, Si sa chère famille Les deniers du peuple, pille, Oui, du juge jusqu'au bourreau C’est la faute à Papineau.Etc.Si le compère Mathieu Est devenu un gueux.Et s’il pense aux patriotes Tout s'en va dans ses culottes.C’est la faute à Papineau.Etc.Pages extraites d'un reoueil contenant) une centaine d’airs canadiens recueillis et harmonisés par M.le Dr Paul-E.Prévost et illustrés par M.J.-O.Franohère.L’ouvrage paraîtra vers le 1er décembre et former» un fort volume imprimé sur fort papier couché.Le prix est de 12.00 le volume.S'adresser aux auteurs, 31 rue Belmont, ou 60 rue St-Denis. 612 LE PA3SETEMPS No 830 - Montiéal, 10 novembre 1907 ® LE ROSIER ® ROMANCE ro .$ifr, ou les_ oi - I PC Pl 11 lIpÇ Porcanoc donneront à VOTRE BUSTE, LtîO rilUICO rclbdlltîb Mesdames, cette élégance tant désirée, et ocU SANS MASSAGE, dans l'espace de deux mois.Succès garanti.Expédiées par la malle, par la SOCIÉTÉ DES PRODUITS PERSANS, tiroir postal 1031.Dépt J.Prix : $1.00 la boite, 6 boite* pour $5.00.Discrétion absolue. Montréal, 16 notembrt 1907 — No 830 LÉ PASSE-TEMPS 613 Paese Nativo.VALZER PER MANDOLINO E CHITARRA.Ai miei Amici Albeei Albino Lice e Perr&riB.Mandolino.Chitarra con capotasto.M?Qiacinto Rolfo, '^ém t- ff - FP-* U^ül tJ -i— —i "y., r4- 3= oumen.¦- * TT~ / , èààE tt* ] È CONFECTION T)E RIDEAUX ET ^ TlTTTDTTT?SPECIALITE de REPARATION du MEU- DRAPERIES, POSE DE TAPIS ET “ W W H LES *n TOUS GENRES, MATELAS PRBLARTS.— PRIX MODÉRÉS, 391 et 395 rue Ontario-Est.— Tel.Bell Est ) j8 choix magnifique de.V UCO fl IIIIIIGCO toires.Représentations deux fois par jour, dimanche compris.Prixpopulaucg : hnfants, matinée, 5c ; soirée, 10c.Adultes, 10c et 15c i l$c et *50.Dimanche mêmes prix que soirér.359 Avt Mont-Royal, Entre rues St-André et Mentana.Téléphones Bell, Est 5968 ; Marchand, 1935. Montréal, 10 novembre 1907 — No SS LE PASSE-TEMPS 617 Trio.fa Le chant bien soutenu et sonore L’accompt.très délicat.sonore energico 618 LE PA88E-TEMPS No 330 — Montréu, 16 norembre 1907 4 3 2 pi mm p rail, e dim.« !j »j 'ij* Le chant bien sou¦ * L’accompt très de ‘Sa.* *îa Montréal, 16 novembre 1007 — No 330 LE PASSE-TEMPS 510 520 LE PASSE-TEMPS No 8S0 — Montréal, 18 novembre 1907 PAS BES0IN B'ALiLER A L'HÔPITAL ! Les PILULES ROUGES Suppriment Avantageusement tous les Traitements des Medecins Ne Faites pas d’Expériences, Mesdames, Sachez plutôt Profiter de l’Experience des 'Autres UNE LETTRE TRES EXPLICITE 1)E MADAME J.MARCOTTE, 320 RUE LALONDE, MONTKKAL “ A I» suite d’uue bien douloureuse maladie dont les complications furent par* ticulièrement graves, je demeurai souffrante pendant quatre ans.Plusieurs mois je dus rester sous les soins do mon médecin, et il m'a même fallu suivre un traitement à l'hôpital, où j'allais deux fois par semaine, uendant doux ans.Maigre cela, mon mal persistait toujours et je souffrais sans cesse.T/on me disait atteinte d’une maladie chronique.Je fus doux mois très malade au lit et le roBte du temps j'étais encore plus souvent couohée.Voyant que le mal persistait toujours, j’ai cru devoir changer de tactique et je m'adressai aux Médecins de la Cie Chimique Franco-Amé-came.A partir de ce moment, je commençai à prendre du mieux sensiblement.C'est que je pronaiB des Pilules Rouges et que j'avais là le véritable remèdo qui convient aux femmes malades.Aussi ma guérison ne se fit pas attendre Sept mois plus tard tout mon mal avait disparu et j'nvais môme gagné beaucoup de forces.Les Pilules Rouges eurent donc seules raison de mon cas et c'est pourquoi je les recommande sans aucune hésitation & tout*» colles qui souffrent d'une maladie féminine quelconque.Elles peuvent être assurées d’un prompt, et parfait retour k la santé, car les Pilules Rouges sont bien véritablement infaillibles.¦¦ Madame J.Marcotte, “ 320 Lalonde, Montréal.” Oui, Madame Marcotte a mille fois raison de dire que les Pilules Rouges sont infaillibles, car ce qu'elles ont fait pour elle particulièrement, elles le font à chaque fois qu’une femme malade a le bon esprit de chercher sa guérison dan» ce remède, dont l'efficacité no s’est jamais démentie, môme dans des cas d'une gravité absolue.Dana toutes les plus pénibles circonstances qui se présentent, hélas ! si fréquemment dans la vie d’une femme, et peu importe la cause de ces tribulations physiques, toujours les Pilules Rouges attestent de leur supériorité, car jamais ellos ne faillissent à soulager puis à guérir en très peu de temps.Ce n’est pas d'hier que les Pilules Rouges se sont ainsi dévoilées souveraines.Voilà dos années qu'elles répandent de par le monde entier leurs bienfaits signalés.Leur popularité est due uniquement à ce fait qu'elles constituent réellement la grande médecine fetnininequi tonifie, réconforte et puis guérit.Les Pilules Rouges agissent à la fois sur tous les organes, car lour action se répand par tous les canaux sanguins.Le sang qui parcourt ainsi l'organisme est tout d'abord purifié, renforcé et rendu plus, fécond à cause des principes régénérateurs des éléments vitaux que les Pilules Rouges lui transmettent.C'est donc une nouvelle vie qui coule dans les veines pour eu chasser toutos les causes de faiblesse et en éliminer à tout jamais les moindres causes de maladie.Combien de pauvres mères ont à souffrir comme jadis Madame Marcotte eut à endurer de mal 1 Que celles-ci profitent donc de l'expérience qui leur est maintenant acquise, puisque Madame Marcotte a essayé tant do choses inutilement et que seules les Pilules Rougos ont pu lui être profitables.Non, elles ne peuvent pas être déçues, car l'efficacité des Pilules Rouges repose sur un principe purement scientifique, et ieur valeur médicinale ne saurait être amoindrie.Ce qui fut bon pour d'autres dans une situation analogue à la vôtre, ne peut pas avoir chez vous un autre effet.D’ailleurs, l'essai n’en vait-il pas ls peine ?Toutos les femmes qui veulent recouvrer la santé et reconquérir des forces nouvelles n'y réussissent pour de bon qu'avec l'aide des prodigieuses Pilules Rouges, synonymes de forces, santé et bonheur.Tous les niaux.toutes les souffances, toutes les maladies que la femme a si souvent à supporter, les maux de tête, les maux de cœur, les migraines, les névralgies, les vertiges, les suffocations, les palpitations, les étouffements, l'anémie, les pilles couleurs, les nervosités, le» moments de tristesse, de mélancolie, de découragement, de faiblesse ; toutes les difficultés qu'elle a bien des fois pour traverser les périodes plus ou moins critiques de son existence, n’ont souvent d'autres sources que le beau mal et ses corollaires inévitables, la faiblesse du sang, la faiblesse des nerfs, du roo'ir.et la faiblesse générale.Le premier soin d'une femme qui n’est pas bien por- Mme J.MARCOTTE.32(1 vu» La'ond.-.MoMréal.- ——_ —sn tante, qui souffre ou qui est atU'blio soit par la miladie, soit par toute autre ch s doit donc être de se procurer les Pilules Rouges qui guérissent chaque jour tant de femmes, de jeunes filles, de jounea mères, de femmes Agées, atteintes do différentes maladies qu'aucun antre remède ne parvient à guérir.Femmes Âgées, jeunes mères et jeunes filles, prenez donc les Pilules Rouges.Quelques boîtes suffiront pour refaire votre santé, vous rendre vos forces perdues, régulariser toutes les fonctions de votre corps et rétablir ainsi très complètement votre organisme délabré, débilité, anémié ou même épuisé.Seulemeut.n'acceptez pas le premier médioament venu, car beaucoup do pharmaciens sans scrupules sont payés par dos fabricants peu délicats chaque fois qu'ils parviennent à remplacer les Pilules Rouges de U Compagnie Chimique Franco-Américaine par un de leurs produits.Exigez donc les Pilules Rouges qui partent seules sur leur étiquette le nom de la Compagnie Chimique Franco-Américaine et qui sont en vente dans toutes les bonnes pharmacies.N'acceptez pas non plus de ces pilules dites *¦ Pilules Rouges ”, que des colporteurs et colporteuses, passant par les maison», allant de porte en porte, vous offrent.Ces gens sont des imposteurs et nos produits ne sont jamais vendus de cette manière.Si votre marchand n’a pas les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, envoyez-nous 50c pour une boite, ou $2.50 pour six boites, ayant bien soin de faire enregistrer votre lettre contenant de l'argent, et vous recevrez, par le retour de la malle, les véritables Pilules Rouges.Toutes les lettres doivent être adressées: CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE.274 rite Saint-Oenis, Montréal.Savon “BEL-PO” Le savon BEL-PO, avec sos propriétés légèrement antiseptiques, son parfum élégant, sa pureté, jon matiquo d'alcalinité, est très recherché, car il guérit infailliblement toutes les peti-tos maladies do la peau, telles qu'éruptions, irritations, qui font le désespoir d'un si grand nombre do femmes.Il est souverain contre les gerçuros légères, les démangeaisons, los rougeurs de la peou.Il conserve au teint sa fraîcheur et don.ie à la peau de la douceur et un éclat velouté.Pour la toiletto du bébé il est incomparable.Son parfum, aidé de ses propriétés antiseptiques, le fait rochorchor par les mères souciouses du bien être de leur onfant.La délicatesse do son parfum, l’efficaoité da son antiseptic, assurent au savon BEL-PO une supériorité incontestée sur los produits ordinaires.On pourra donc l'employer pour la toilette, la chevelure, le bain, aussi bien que pour les petites maladies de la peau.L(t/ Barbe.—Toujours à causa de sea propriétés antiseptiques, le savon BEL-PO est aussi très recherché, tant pour son parfum délicat quo pour la mousse abondante qu’il produit et qui so désèche tros lentement, ce qui facilite grandement le passage du rasoir.BST Le S»von “ BELPO " est vendu chez tous les marchands et pharmacions au prix de 25c le morceau ou six morceaux pour $1.25, ou douze pour $2.25.Envoyé aussi par la poste, sur réoeption du prix, par la Cie Chimique Franco-Americaine, 274, rue St-Denis, Montréal. Montréal, 16 novembre 1007 — No 380 LE PASSE-TEMPS S21 Feuilleton du PASSE-TEMPS Lü FIAITCÉE DU MAITRE D’ECOLE («uite) Hélène 88 jeta à genoux devant lui, leva aea mains tremblantes, et lai dit d'une voix qu’elle s’efforcait de oonUnlr pour n’être pas entendue du dehors : — 0 Valent In, ayez pitié de moi.Je auls la victime d'une contrainte cruelle.On vous a trompé ; sans cela, voua que]» croyais bon et généreux comme un ange, voua ne consentiriez pas à devenir le bourreau de la pauvre Hélène.Non, non, vous ne serez pis sans pitié.Dès que vous saurez que ce mariage, auquel je suis contrainte par la force, peut me rendre malheureuse, vous le repousserez.Voua vous taisez ?Oh ! dites un mot, ne me laissez pas mourir à vos pieds d'effroi et de désespoir ! Le jeune homme fut obligé de rassembler ses forces pour retenir ses larmes.Il releva la jeune Bile, la fit asseoir, et lui dit : — Calmez-vous, je vous en prie, mademoiselle ; parlons tranquillement.Votre vœu le plus ardent est donc toujous du devenir la femme do Casimir Steenput 1 Pauvre enfant, ne savez-vous donc pas ce qu'il est ?— Je le sais.Valentln ; c’est un malheureux jeune homme qui a'est égaré faute de bons conseils.Son cœur est bon et généreux.Il se tuera de désespoir si je l’abandonne : il perdra son &me.mais je le sauverai.Et vous, Valentln, vous, mon ami, vous m'aiderez, n’est-ce pas 1 Le jeune homme, ému d'une sincère et profonde pitié, lui prit la main.Elle ne la retira point.— Écoutez-moi un instant à votre tour, dit-il.J'ai besoin de me disculper à vos yeux.La démarche que j'ai faite auprès de vous aujourd'hui doit vous paraître hardie et ambitieuse : il faut qu'il y ait une raison puissante pour que moi, qui jusqu'aujourd'hui ai tremblé devant vous, Hélène, comme un enfant craintif, j’aie le courage d'oser vous dire : Soyez la femme d'un homme aussi laid que moi.Mais le respect même, la reconnaissance.l'intérêt de votre bonheur, me donnent cette hardiesse extrême.Casimir Steenput vous a miB un bandeau sur les yeux.Ses flatteries, Bon langage insinuant voub ont ensorcelée, son unique but est de posséder la fortune do vos parents pour la dissipor dans la débauche.Si vous devenez sa femme, vous mènerez une vie de douleur et d'abandon.Jo n’ai pas oublié quel inappréciable bienfait votre amitié a été pour le pauvre instituteur.Le sort qui vous menaoe m’effraye tant, qao j'offrirais volontiers ma vie pour détourner de vous cette malédiction.Votre père refuse de vous laisserentrer au couvent, il préférerait vous laisser épouser Casimir Steenput.Dans son angoisse, il eut venu me conjurer de voui sauver; le seul moyen, le seul, c'est votre mariage avec moi.Je Io déplore, mais il n’y a rien à y faire, la fatalité commando et elle eat inflexible.Vous pouvez m'accuser d'orgueil et repousser avec mépris la main d'un hommo qui ne mérite peut-être pas un doux regard de vous ; mais moi, obéissant au devoir et à la reconnaissance, je lutterai jusqu’à la fin pour vons défendre cortre la fausseté et los convoitises de Cssimir Steenput, et pour vous préserver d'un malheur irréparable.Dès les premiers mots, la jeune fille désillusionnée jVait retiré sa main.Elle le regardait d’un œil sévère.et peu à peu un sourire ironique se dessinait sur ses lèvres.Lorsqu'il eut fini, elle so lova lentement, redressa la tête et répondit : — Vous aussi, monsieur, vous êtes inflexible I Au lieu d’un ami, jo trouve en vous un bourreau déplus ! Vous voulez mo forcer à un mariage que j'abhorre t — Sans amour de votre part, bégaya Valentin.— Et voua, monsieur, oseriez-vous dire que vous m'aimez 1 — Je vous aime plus quo la lumière de mes yeux.Hélène fit un pas en arrière.— Quoi ! dit-elle avec une indignation profonde.Je ne voulais pas le oroire, mais cela serait vrai 1 Voilà dono la sourco impure de votre complaisance pour mon père abusé ! C’est vous qui le poussez à me tourmenter ainsi ?Eh bien, soit ! monsieur, écoutez ce que je vais vous dire : ma mère pleure des journées entières ; se» sanglots me déchirent le cœur.Mon père est tellement aveuglé, tellement abusé, que, pour la première fois do 8a vie, il a levé la main sur moi afin de m’arracher mon consentement.Il m'a battue, moi, sa seule, sa malheureuse enfant.Cueillez les fruits de cette violence, monsieur ; traînez à l'autel votre esclave mourante ; emmenez-la dans votre demeure, dans la prison ; mais no voub étonnez pas si votre victime dépérit ot meurt lentement sous vos yeux.Et alors, quand la pauvre fille qui, par compassion et par générosité, ost venue vers vous, sera étenduo sans vie devant vous, frappez-vous la poitrine et dites-vous : “ Oui, je fus son bourreau et Bon meurtrier.” Voilà ma main, monsieur j la voilà.Valentin la regarda en tremblant, mais ne bougea pas.Il semblait changé en pierre.La jeune fille ne lui laissa pas le temps de maîtriser son émotion : elle marcha vers la porte do la chambre ot murmura en B'en allant : — Vous avez raison, monsieur, l'impitoyable fatalité commande l'affreux sacrifice.Je consens à notre mariage.Allez le dire à mon père.Valentin demeura un instant comme atterré, puis il sortit vivement du salon et se dirigea vers la porto do la rue ; mais le fabricant d'huile lui bnrra toutàcouple chemin et lui demanda en riant ; “— Eh bien, mon bon monsieur Stoop, où courez-vous 1 La joie, peut-être 1 Vous êtes bien pâle 1 Par lez, qui sera le fiancé : Casimir ou voua ?— J' n'en sais rien.Casimir probablement, balbutia le jeune homme, presque sans savoir co qu'il disait.— Quoi I s'écria M.Mimions, bouillant décoléré, elle aurait refusé 1 J'en aurai un coup de sang.— Non, non, elle a consenti.Eh bien, alors, entrez ; un verre de vin vous remettra.— Je suia trop ému, répondit Valentin.La tête me tourne.J'ai besoin de repos.Laissez-moi aller, je voua en prie.Et, en achevant ces mots, il marcha en toute hâte vers la porte.— Si o’est ainsi, je comprends votre agitation, grommela le fabricant.Reposez-vous un peu.Tout à l'heure j'irai chez vous pour causer du contrat ; car nous n'allons pas laisser pousser l'herbe sur ce projet, n'oat-co pas 1 Mais Valentin avait déjà disparu et n'entendit pas ces derniers mots.III “ Mon cher Henri, “ Il y a huit jours, jo t'ai écrit que j'avais renoncé à mon mariage avec Hélène, parce que l'avenir do cette union contrainte me faisait reculer.En effet, la vie avoo une femme qui ne voit daiiB son mari qu'un égoït-te et un bourreau doit être un supplice.Et cependant aujourd'hui je viens te dire : C’est décidé, tout à fait décidé, je vais l'épouser.“ Ne m’acouse pas do faiblosao, je voudrais échapper à cet avenir menaçant, mais le devoir est inflexible.“Hier est venue ici une femmo qui nous a dit, en ver- sant des larmes amères, qu’elle a été la victime de la fausseté do Casimir.Il en a rendu d'autres encore malheureuses.“ Cédant aux instences de la mère Mimions, j’ai consenti à faire de nouveaux efforts auprès d’Hélène.Elle m’a reçu avec la même froideur, et elle était convaincue quo cette femme était payée par nous pour calomnier Casimir et le lui faire haïr ; quel incroyable aveuglement 1 “ Elle est ensorcelée.“ Après deux jours de vains efforts pour ouvrir les yeux à Hélène, j'allais renouvelor mon refua absolu ; il me semblait qu'il n'y avait plus d'espoir.Je revenais d’une triste promenade dans los champs et medisposai» à entrer chez M.Mir.nens pour lui déclarer que mon mariage avec sa fille était tout à fait impossible et que, dès le lendemain, je quitterais Lissegheni.•' Dans ces dispositions, j’arrivai sur la place du village.J y aperçus Casimir Stoenput appuyé contre un arbre et me regardant insolemment avec un sourire ironique.Ce que son regard me disait figea mon sang dans mes veines ; mon indignation était ttllo que, dominé par un sentiment d'avorsioii, je baissai les yeux pour ne pas rencontrer son regard venimeux.Il triomphait, le méchant I Son regard disait clairement que, malgré tous nos eflorts, Hélène ne s'échapperait pas de ses filets, quelle lui appartiendrait, quoi que nous pussions faire pour la défendre contre lui.Il fce moquait de moi •t me défiait.Son rire était celui d'un démon triomphant de la défaite d'une pauvre âme.Peut-être oussé-je pu m'oublier, car ma colère furieuse mo faisait monter le sang au cerveau : m»ia heureusement, lorsque je relevai les yeux, Casimir avait disparu." Cotte apparition, ce défi, me donnèrent tout à coup le courage qui m'avait manqué jusque là.“ Non, non, Hélène ne pouvait pas tomber au pouvoir do ce trompeur.Quelques instants plus tard, mon contrat de mariage était signé.Hélène a mis son uom à côté du mien sans rien dire, avec une soumission muette.“ Elle sont aussi que nous sommes tous dominés par une implacable fatalité.11 Pauvre Hélène I elle est toujoura aveuglée par ce Casimir, je le sons bien ; son amour pour lui est aussi ardent que mon amour pour elle.Aussi no l'importu-nerai-je pas des témoignages do mon affection.J* me tairai ot ne lui ouvrirai mon cœur que lorsqu’elle sera vaincue par les preuves de mon respect, de mon dévouement, de ma soumission absolue.“ Elle a dit que je voulais faire d'elle mon esclave.Je lui donnerai un esclave qui obéira à un signe de son doigt, qui épiera un regard de ses yeux pour prévenir ses moindres désirs.Peut-être retrouverai-je ainsi avec le temps l'auiie, la sœur quo j’ai perdue.Et qui sait ! le cœur humaines! si étringe I Il y a des moments où je suis le jouet de rêves séduisants.Alors, mon cœur bat de joie, et le monde s'illumine pour moi d'une lumière éclatante.Moi qui, denuis mon enfance, me croyais condamné à une vie triste et solitaire, je vais devenir l'époux d'una belle et pure jeune fille que j’osais aimer en secret d'un amour qui ne devait finir qu'avec uia vie.De pareilles idées suffiraient & mo rendre fou de bonheur.Et cependant, mon ami, il y a d'autres moments où l'avenir ino fait frémir, et où j'envisage avec terreur l'affreuse existence dont elle me menace.Ces fantômes me poursuivent sans cesso et mo font souffrir inutilement ; car maintenant il n'y a plus à reculer.Si ma vie doit être malheureuse, je trouverai la force ot le courage dans la conviction que je ne pouvais échapper à cette destinée sans exposer Hélène au malheur, à la misère et peut-être au déshonneur." Il y a maintenant quatre jours que nous avons signé le contrat.Son père fait l'impossible p"ur hâter notre mariage.Daus un mois, je si*rai marié.*' J’ai acheté à une heure do marche d'ici un bien de ' campagne.C'est un vieux petit château rebâti à !a Nos lecteurs sont priés de refaire la pagination de la partie musicale après en avoir préalablement coupé les feuillets. 622 LE PASSE-TEMPS No 830 — Montréal, 16 novembre 1007 moderne, ayec un vaste jardin otun parc pleinde grands arbres, Hélène aime leu Ueurs : notre jardin en sera plein.Je forai construire des serres et des volières.Nous aurons des chevaux et de belles voitures, une calèche surtout.Je meublerai ma maison de tous les petits objets de luxe qui peuvent plaire il nno femme.Je veux pour elle Être magnifique et même prodigue.Pourvu que je puisse lui arracher un sourire.“ Ne m'accuse pas d'imprévoyance.Je suis encouragé dans mes efforts par ses parents et par la tante Vlougels.Ils donnent à Hélène, on attendant qu'elle hérite d'eux une pension annuelle de cinq mille francs, et ils mettent en même temps à ma disposition, pour m'installer, une somme égale à la moitié do ma fortune.“ Tu vois bien, Henri, que je suis assez riche pour entourer Hélène de tout le bieu-être et de tout le lu^e qui peuvent rendre un» femme hourouse.Oh I si elle consentait à l'être I Si elle finissait par reconnaître que o suis devenu son époux, non par égoïsme, ni parce que je me croyais digne d'elle, mais par amour, par reconnaissance, par dévouement ?Quel beau rêve, s’il pouvait durer ou se réaliser jamais I Hélas ! hélas 1 “ Mais je ne veux pas fermer ma lettre sur une plainte.Tu sauras en temps utile le jour do mon mariage.| e me llatte du doux espoir que tu viendras à Lisseghem pour faire connaissance à ma noce avec la compagne de ma vie.Ses parents t'inviteront également.Je t'en prie, ne me refuBe pas le bonheur de te serrer la main en ce jour solennel.J'ai tant de choses à te dire I Ton ami dévoué.*• Vai.ïntin Stoop." IV Le 25 novembre 1828 devait être pour Lisseghem un jour solennel et joyeux, car la place du villago était décorée avec beauooup de luxe et de goût.Les tilleuls étaient bien, dans cette saison avancée, dépouillés de leur verdure ; mais les habitants avaient planté, depuis la maison de M.Mimions jusqu'il l’égli-Be, une double rangée de sapins verts reliés entre eux par des bandes de caljpot de diverses couleurs ;à chaque arbre un écusson portait quatre vers composés par le fils du sacristain, ou bien ces seuls mots ; " Vivo Va-lentin Stoop! vive Hélène Minnens I " Aux maisons flottsiont des bannières tricolores : il y avait même des couronnes de feuillage suspendues en travors de la rue, ou des guirlandes do fleurs artificielles.Partout on voyait les lettres V et H répétées sous doux mains entrelacées, emblème de l'amour conjugal.Tout à coup les cloches commencèrent à sonner avec nne force inusitée ; le tonnerre de quatre ou cinq canons retentit derrière lo cimetière.La porte de l'église s’ouvrit au large et un flot d’hommes.de femmes et d'enfants reflua dans la rue, oh Ils se placèrent sur deux rangs; devant l'entrée du cimetière, pour jouir à leur aise du spectacle do cette riche ot belle noce.Sans doute le fabricant d'huile avait promis de donner à boire quelques tonneaux de bière dans les prinoi-paux cabarets, car on voyait un grand nombre de gons qui se frottaient les mains et qui criaient à pleine poumons pour mériter cotte largesse.La noce entra à l'église aux sons ioyeux des cloches sonnant à toute volée, au milieu dos murmures approbateurs et des félicitations bruyantes dolafoüle qui agitait ses casquettes et ses chapoaux.Lo cortège était superbe ; derrière les nouveaux mariés et leurs parents venaient la tante Vlougels, quelques autres membres de leur famille, le bourgmestre, lo notaire ot même le dooteur, un petit homme gros et court, sur les lèvres duquel somblait stéréotypé un sourire étrange, quelque chose d'amical et d'amer à la fois.La fiancée portait uuo couronne du fleurs d’oranger ot uno robe do satin blanc.Ce vêtement blanc et on-poyant, avec ses reflets d'argont, stupéfiait par sa ri- chesse les femmes et les filles, dont l'œil suivait chaque pli, chaque mouvement de .'étoffo.M.Stoop était vêtu, ainsi que l’exige un usage inexplicable, absolument de la même manière que pour un enterremont, c'est-à-dire tout eu noir, avec uno cravate blanche et dos gants blancs.Cette mise solennelle lui allait très bien et faisait paraître moins sensible la laideur de son visage.Valentin était sorti de l’église avec sa fomme à son bru, mais il sentait qu'elle était agitée d’un frisson nerveux, et qu'elle retirait son bras pou à peu et d une façon presque imperceptible.11 n'osa pas la retenir et la laissa libre sans manifostor aucune tristesse.A l'église, tout s'était bien passé.Hélène avait prononcé lo oui d'une voix ferme ; le cœur do Valentin avait battu d’espoir, et, devant l'autel du Soigneur, il avait rêvé qu’Hélène accepterait son sort avec résignation et lui pardonnerait peut-être ce qu'il avait faii pour son bien.Mais, à présent, quel affreux réveil I Lo soul contact du bras de son mari la faisait tressaillir, et, peut-être, sans lo savoir, par un sentiment d'invinoi-blc aversion, elle s’éloignait de lui I On avait poussé de vives acclamations lorsque les nouveaux mariés étaient sortie de l’église ; mais il peine avaiont-ils fait quelques pas sur la placo du village, que tout la bruit cessa, malgré les signes du fabricant d’huile pour les faire recommencer, comme si quelque événement inattendu avait frappé tous les villageois du mutisme.Los seuls mouvoments qui indiquassent encore la joie publique, étaieut les ondulations do la foule, chaque fois qu'eilo se portait en avant du cortège pour voir encore une fois la mariée.Quoique chose d'inexplicable frappait donc tout le monde d'étonnement.Hélène était si pâle, si affreusement paie, que son visage se confondait avec la blancheur do son voile ot do sa robo.Elle marchait les lar mes aux yeux.On ne pouvait pas le voir, mais il y avait assurément des larmes dans son expression douloureuse et dans le frémissement de ses lèvres décolorées.Valentin n'était pas moins pâlo.Cette première marque d’aversion après le mariage l'avait profondément effrayé.L'attitude de sa femme, tous les signes de sa résignation désespérée, la pensée qu'elle se considérait comme une victime et qu'il était resté pour elle un bourreau détesté, tout cela lui avait rempli le cœur d'angoisse.Plongé dans de douloureuses réflexions, il avait presque perdu la conscience de lui-mdmo.Lui aussi tenait la tête baissée et marchait d'un pas incertain.Tous deux avaient l'air de gens qui ont escorté un ami au cimetière, et qui pleurent la perte d’uno personne chère.Ceux qui faisaient partie du cortège étaient gais et riants.Toutes ces hésitations et ces frayeurs apparentes doa jeunes filles le jour de leur mariage, que signifient-elles t Lo lendemain, elles sont déjà habituées à leur nouvel état, et elles se moquent de leur enfantillage de la voille.C'est co que pensaient les gens do la noce, d'autant plus qu'ils allaient se mettre immédiatement à table, où los attendait un festin somptueux.Quelques verres d'un vin généreux et quelques couplets on lour honneur auraient bientût déridé lo front et délié la langue des mariés.Telle était du moins l'opinion du père Mimions, qui marchait derrière Valentin avec une expression do triomphe, on gestioulant joyeusement, ot ne se faisait pas faute de le railler sur sa taciturnité.Lorsqu’on fut près de sa demeure, il cria à haute voix ot en riaut : — A-t-on jamais vu un mari pareil, qui laisse courir sa femme coinmo si elle lui était inconnue I Qu'est-ce que cela signifie 1 Voulez vous bion vite donner le bras à votro femme, comme il convient I Lo monde pourrait croire que vous vous haïssez.En disant ces mots, il prit lo bras do sa fille et le passa sous celui de Valeutin.Aucun des deux n'osa ré- sister, et Us entrèrent ainsi dans la maison aui applaudissements de la foule et du père triomphant.— A table, à table, mes amis I s’éoria colui-ci ; il n'y a pas un instant à perdre.M.et madame Sloop doivent partir à cinq heures pour prendre à Courtrai lo tram de Paris, et il y a à manger pour une journée entière.Tenez, voilà la soupe ; à table ! Valentin conduisit sa femme à la place d'honneur, où deux fauteuils étaient plaoés pour elle et pour lui.Alors, il crut pouvoir rompre le silence et dit : — Allons, ma chère Hélène, prenez un peu de courage, asseyez-vous.Vous avez besoin de repos, n est-ce pas 1 Ces mots : “ Ma chère nélène " que Valentin avait, sans le vouloir, prononcés d’un ton do protection, comme un mari, agitèrent vivomentla pauvre fiancSo.Une teinte bleue so mêla à la pâleur de son visage, et elle se laissa tomber, presque défaillante, sur son fauleuil, en poussant un cri d'angoisse.Tout lo monde l'entoura pour lui demander si elle se sentait indisposée.Sa mère lui prit la main, prête à pleurer ; mais Hélène, par un pénible effort parvint à se maîtriser, et murmura : — Ne sois pas inquiète, chère mère, ce sont les nerfs ; cela va sn passer.Mais, en levant la tête, elle rencontra lo regard trista de Valeutin qui l’implorait avec dos yeux pleins d’amour.Elle retomba sans force contre le dossier de Bon fauteuil, et bo mit à trembler ot à frissonner comme une personne en proie à une violente attaque de nerfs.Le docteur lui t&ta le pouls, secoua la tête d’un air mécontent, et dit : — Mes amis, c’est plus grave que nous ne pensions.Non pas qu’il puisse en résulter des suites sérieuses, mais pour le moment madame Stoop a besoin d’un repos absolue.Elle doit se coucher pondant une heure ou deux.A ces mots, le fabricant d'huilo so fâcha et frappa du pied avec impatience.Mais le dooteur lui ooupa la parole.— Non, non, monsieur Minnens, pas de colère.Votre fille est malade, ot, comme père, voua devez avoir pitié d'elle.Elle souffre ; uno pareille fièvre nerveuse ost très douloureuse chez les femmes.Or, je suis médecin, ot, que vous y consentiez ou non, Madame Stoop doit prendre du repos.— Eh bien alors, qu’on l'assiste au moins.Vons êtes là hésitant comme un homme qui no sait où donner la tête.Donuez-lui le bras, M.Stoop, et conduisez-la à sa chambre.C'est votre affaire maintenant.Peut-être, si vous aviez montré un peu plus do courage.Valentin fit un pas en avant pour suivre le conseil un peu brutal de son beau-père ; mais Hélène, par un mouvement d'inquiétude, avait pris le bras do æ mère ot celui du docteur.Elle se leva en chancelant, et monta péniblement l’eBcalior suivie de la tante Vleu-gels, de son père, de Valentin et de quelques autres membres de la famille.Lo docteur voulait la mener à sou lit : mais elle dégagea son bras et so jeta sur un sofa en répondant d'une voix étouffée : — Non, non, pas sur mon lit j je suis bien ici.Pour l'amour de Dieu, laissez-moi en paix, laissez-moi respirer.Et, comme Valentiu murmurait quelques paroles d'encouragement, elle jeta autour d'elle un regard suppliant.—Je vous en prie, soupiri-t elle, faites silence autour do moi ; par pitié, no parlez pas.Ces voix m'irritent les nerfs.Descendez tous, et laisssez moi seuls.Sur l’ordre du doctour, qui donna raison à la malade, et sur les instances du père, qui ne voulait pas laisser refroidir le dtner, tout le monde sortit, excepté le docteur, la inèro, la tante et Valentin.Hélène av-iit fermé les yeux et appuyé sa tôte oonlre le dossier du canapé ; ses nerfs paraissaient le calmer, car olle n'était plus sgitée que par de rares frissons.Le docteur fit remarquer à voix basse que l'accès était sans doute passé et que la malade serait bientôt rétablie.Il ne lui fallait qu'un peu de ropos. Montréal, 16 novembre 190V — No 330 LE PASSE-TEMPS 5231 On se tint donc tranquille, et personne ne (lit mot.La tante Vleugels descendit pour rassurer les convives, et ne tarda pas à remonter.Enfin Hélèr.e rouvrit les yeux et regarda un mère sans rien dire.Celle-ci s'approcha, lui prit la main et l’oncouragea doucement par de consolantes paroles.Le docteur et la tante Vleugels, de leur côté, essayèrent de la convaincre que l’agitation de ses nerfs serait bientôt calmée et qu'elle ne ressentirait plus rien de cette petite indisposition.Valentin hésita longtemps, il ne savait que faire, ni comment se conduire ; lui seul, le mari, n'osait approcher de sa femme.Elle paraissait accepter avec reconnaissance les consolations des autres ; mais, s'il lui parlait, sa voir ne la ferait-elle pas retomber dans une nouvelle attaque?Cependant, il ne pouvait rester immobile et en apparence insensible.La mère Minnens et la tante le regardaient d'un air de reproche et leurs yeux l'appelaient auprès de sa femme.Il s'approcha, le cœur battant, et murmura d’une voix à peine intelligible : — Le ciel soit loué, Hélène, de vous avoir délivré de cette affreuse indisposition !.Prenez courage, ma chère, tantôt vous pourrez descendre et rocevoir les félicitations de nos amis.Ce qu'il craignait, et pis encore, ee réalisa à l’instant.Le seul son de sa voix avait fait courir des tressaillements sur les lèvrea et les joues de la malade ; mais, au mot de félicitations, un rire amer contracta sa bouche, ses pieds et ses mains s'agitèrent par secoussos violentes,,oomme si ses nerfs se tondaient à se rompre, puis se détendaient tout à coup.La mère et la tante levèrent les bras au ciel en poussant un cri d'angoisse.Valentin recula do quelques pas, cacha sa figure dans Bes mains et se mit à plou-rer.Le docteur imposa silence aux deux femmes et s’efforça do les oonvaincre qu'elles s'alarmaient à tort.Il ôta à Hélène sa couronne nuptiale et lui mouilla le visage avec de l'eau fraîche.Elle essaya d’écarter ses mains, mais il était facile de voir que ses mouvements n’obéissaient plus à sa volonté.Le médecin travailla longtemps en vain pour triompher de-l'attaque de nerfs ; le mal empirait de plus en plus.Le vieux praticien sembla mémos’effrayer, envoyant tout à coup une rougeur ardente monter au front de la malade, et en sentant son pouls s'accélérer avec une vitesse extraordinaire.Il se leva, tourna la clef de la porte dans la serrure et la mit dans sa poche.Puis il dit à voix basse aux deux femmes qui le regardaient en tremblant : — Soyez raisonnables et prenez courage.Pas d'hésitation.Donnez-moi des linges, un mouchoir, un bassin.Il faut que je saigne madame.Silence, pour l'amour de Dieu I Cela ne signifie rien et cela la guérira.C’est fini en un instant.La mère Minnens eût sans doute rempli la chambre du bruit de ses plaintes, si le docteur ne l'avait pour ainsi dire reduite au silenoe et forcée de lui donner les linges dont il avait besoin.Qui donc l'assisterait dans oette opération ?II se tourna vers le marié ; mais, on le voyant pleurer à chaudes larmes, il le laissa tranquille et invoqua l'aide de la tante Vleugels.On couvrit Hélène d’un drap de lit pour ne pas tacher sa belle robe ; le docteur lui ouvrit la veine, et le sang jaillit dans le bassin çuo tonait la tante Vleugels.Valentin, qui jusqu’à ce moment, plongé dans une immense douleur, n'avait pas eu conscience de ce qu'on faisait, fut tiré de son abattement par un cri perçant do la mère Mimions, il tourna les yeux vers Hélène et vit le sang qui coulait dans le bassin, lo sang de sa fiancée ; sa prédiction allait elle donc s'accomplir,et n'avait-il épousé qu'un cadavre î Il tomba sur un fauteuil et cicha son visage dans ses mains.Le docteur eut bientôt bandé la piqûre, liélènu paraissait épuüéo, mais fort tranquille et probablement délivré de son attaque de nerf».Aidé de la mère et de la tante, le docteur la porta sur son lit, arrangea les oreillers sous sa tête, jeta un drap sur elle, ot recommanda le silence le plus absolue.Hknri CONSCIENCE.(A suivre.) LE GRAIN DE BLE GROS COMME UN ŒUF Des enfants du village trouvèrent un jour, dans un ravin, quelque chose qui était gros comme un œuf de poule et qui ressemblait à un grain de blé, avec une rainure au milieu.Un voyageur, qui nasauitpar le village, aperçut l’acheta pourquelques copecks et l'emporta avec lui à la ville.Il lo vendit chèrement au tsar, comme une cusiosité rare.Lo tsar convoqua tous les Nages de son royaume et leur enjoignit de chercher ce que pouvait être cet objet : un grain de blé ou un œuf.Les sages refléchirent longuement, mais ne purent donner aucune réponse.Ce curieux objet était posé sur le rebord d’une fenêtre du palais du Isar.Un jour une poule vint le picoter.y fit un trou, et tout 1e monde put reconnaître que c'était un grain.Les sages vinrent aussi déclarer au tsar que c'était un grain de seigle.Grand fut l’émerveillement du tsar.Il donna de nouveau l'ordre aux savants do rechercher où ot quand ce grain avait été produit.Los savants réfléchirent mûrement, consultèreut les livres, mais ne trouvèrent pas de réponse.— Dana nos livres, dirent-ils au tsar,,il n’y a rien sur ce grain.Faites venir des moujiks.Peut-être l'un deux a-t-il entendu dire aux vieux où et quand on semait des grains semblables.Le tsar ordonna qu'on lui amenât un vieux paysan.Après des recherches, les serviteurs du souverain revinrent accompagnés d’un vieux moujik tout décrépit, sans denta, marchant péniblement à l'aide de deux béquilles.Le tsar montra le grain au vieux, mais celui-ci avait déjà la vue trouble ; il put à peine distinguer le grain et le palpa en t&tonnant pour mieux se rendre compte.— Ne sais-tu pas, mon brave, lui demanda le tsar, où l'on récoltait deB grains semblables I Toi-môme, n'en as-tu pas semé de pareils t No t'est-il jamais arrivé d'en acheter 1 Le vieux était sourd, il entendit à peine et ne comprit qu'à moitié les questions qu'on lui posait.— Non, répondit-il, de ma vie je n'ai semé du blé semblable.Je n'en ai non plus jamais récolté ni acheté.Quand nous avonB acheté du blé, les grains on étaient toujours aussi menus que ceux que nous possédons maintenant.Mais vous feriez bien de questionner mon père ; peut-être a-t-il entendu parler de grains miraculeux de cette sorte.Le tsar expédia des messagers on quête du père du moujik.On le trouva bien vite et on l'amena au palais.Le vieux entra plus vaillamment que son fils, ne s’aidant que d'une béquille pour marcher.Le tsar lui montra le grain.Le vieux avait encore bonne vue et lo distingua net tentent.— No sais-tu pas, mou brave, où ont poussé de sem-blables grainsl.N’enas-tu pas semé dans te* propres champs?Ou, peut-être, en as-tu acheté chez des voisins ?Le vieux, à vrai dire, avait l'oreille dure, niais il entendait pourtant mieux que son fila.— Non, répondit-il, je n'ai jamais ni soiné, ni eoupé dans mes champs du blé semblable.Je n'en ai jamais acheté, car, de mon temps, on ne connaissait pas l'argent.Tous mangeaient leur propre pain, et.en cas de détresse, on s'entr'aidait.Notre blé était, il est vrai, plus gros ot rendait plus au battage que celui que nous avoua aujourd'hui ; mais, pourtant, il était bien loin d égaler ce grain.J'ai entendu dire à mon père que de sontomps, le blé poussait mieux que le nôtre et qu'il était plus gros ot rondait davantage.Tu ferais bien de l'interroger.Le isar fit mander le grand-père.Le vieux entra sans béquille, d'une allure souple, le regard vif ; il entendait bien ot parlait distinctement.Lo tsar lui montra le grain miraculeux.Le vieillard lo prit, lo retourna, l'examina et dit : — Il y a bien longtemps que je n'ai pas vu de notre vieux blé.Il porta le grain à la bouche, on mordit un morceau et mâcha le gruau : — C’est bien cela, c'est notre blé.— Mais, dis-moi, grand-père, où récoltait-on ce blé ?En as-tu semé dans tes champs 1 Du l'as-tu acheté à d'autres ?— De mOii temps, répondit le vieillard, ce blé se récoltait partout.Moi-même, toute ma vie, je m’en suis nourri et j'en ai nourri les autres.— As-tu acheté quelque p»rt de ce blé ?insista onco-re le tsar.Le vieux eut un sourire de'pitié : De mon temps, nul n'aurait voulu commettre le péché de vendre du blé.L’argent ! nous ne savions même pas à quoi cela ressemble.Chacun avait autant de blé qu’il lui en fallait, personne n'avait besoin de vendre.ni d’acheter.J'ai inoi-mêmo semé, coupé, battu ot moulu de ce blé-là.— Mais où semais-tu ce blé et où était ton champ î — Mon champ, répondit solennellement lo vieux, c’était la terro de Diou.Où je labourais, là était mon champ.La terre était libre, personne ne la réclamait pour sienne j on n’appelait sien que le fruit de son travail.— J'ai encore deux questions à te poser, mon vieux dit le tsar.Pourquoi, autrefois, récoltait-on de si gros grains, tandis qu'on n'en trouve plus, maintenant ?Et pourquoi ton petit-fils marche t-il sur deux béquilles, ton fils sur une béquille et toi, tu as l'allute vive, tes yeux sont clairs, tes dents solides et ta parole distincte et affable î Dis.grand père, pourquoi tous c«s changements ?Lo vieux répondit aussitôt : — Tous ces changements proviennent de ce quo les hommes ne vivent plus de leur travail et convoitent lo fruit du travail des autres.Do mon temps, oi ne vivait pas aillai ; de mon temps, on vivait selon la loi de Dieu, on so contentait du sien, et l'on no s’appropriait pus le bien d'autrui.Léon Toutoï.(Traduit du russe par Michel Dilinks.) (Lu Annales.Politique» et Littéraires, Paris.) PATRIOTISME PRATIQUE Nous prions respectueusement nus lecteurs de par 1er favorablement du Passk-Tkmi's, lorsque l'occasion s'en présentera.< C'est un moyen do propagande à la portée de tous, et qui aurait des résultats aussi profita blos à nos abonnés qu'à nous-mêmes.L’argent qui sort du pays ne revient pas, ajouterons-nous, pour ceux qui préfèrent les journaux étrangers aux nôtres.SERVICE DES COMMISSIONS — L'administra-tiou du Passe-Tkmps se met à la diBpmition do ses abonnés pour l'envoi du livres ou morceaux de musique aux prix marqués et *ans frais supplémentaires.Toute lettre nécessitant une réponse devra contenir un timhie de 2 sous.RHUMATISME ISFI.AMMATOIKK, AKT1CCLAIRK, m meut, ai ni-:, ME H VEUX, Guérison rapide et certaine garantie par .do Dr JOS.COMTOIS, Médecin-Spécialiste, No 1636 St-Jocques, angle de la rue Atwater, Montréal.Prix, $ï.jo.Consultations gratuites. 5*4 LE PASSE-TEMPS No 830 — Montréal, 19 novembre 1007 NOS FRIMES Toute pertonne qui t'abonne ou renouvelle ton abonnement au Patte- Tempt pour un an (Cinada, ® 1-50 ; Etats-Unit, $3.00j, peut choisir dont la liste «?dettout pour UNE PIASTRE de marchanditet, comme prime.Au cat où la tomme de• article! choitit déparerait une piattre, il cet entendu qu'on devra ajouter la différtnce au prix de l’abonnement.ONE PIASTRE DE MORCEAUX DE MU8IQUK, Chiksorhiibb ou Li-vrkb Ditirb à choisir dans le Catalogue de Musique et de Librairie du Pabbr-Tkmps.Si l'on choisissait dos livres ou morceaux de musique pour plue d'une piastre, on devra ajouter au prix de l'abonnement le montant de cette différence.Demandes notre catalogue, envey é franco, SIX MOIS D'ABONNEMENT AU PASSE-TEMPS — C'est-à-dire tons 1m numéro* parus durant les eix mois précédant exactement la date de l'abonnement.DIX ANCIENS NUMEROS DU PASSE-TEMPS à ehoieir dans la liste de la Musique déjà parue (voir Partie musicale).Ce» anoiens numéros se vendent 10c chacun, et notre coupon de primes ne peut être utilisé eo ordonnant des anciens numéros.CENT CARTE8 DE VISITE, sur bristol extra fin, caractère» classiques et originaux.DKUX LIBRETTOS D'OPÉRA, avec paroles française» et anglaises, ainsi que la musique de chant, à choisir dans la liste ci-dessous : Belle Hélèoe (la) Fleur île Thé Orande Duchesse Barbe-Bleue Geneviève Orphéus Fille de Mme Angot (la) Giroflé-Girofla Périchole Ci 8 librottoB sont aussi envoyés franco sur récsption de 60o pièce.UN ELEGANT PO RTE-MUSIQUE, en cuir chagriné, couleur brun riohs, solide et bien amrnagé, irréprochable sous tou* rapporta.Article indispensable aux professionnels et aux amateurs.8e vend 91-76 ohea tous lee marchands de musique.Ajouter 76c au prix de l'abonnement pour recevoir franco.UN SPLENDIDE PAROISSIEN BIJOU de 360 pages, format de poche riche reliure capitonnée en veau ou cuir de Russie, avec monogramme de ré sur le plat, garde-chromos, tranche rouge sous or, coing arrondis, dont le prix chei tous les libraires est de une piastre ; 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