Le passe-temps, 1 janvier 1908, v. 13, no 335
fui.Àlll — N° jjç Montréal, 25 janvier 1908 TTa ITo, © 30U0 Ltpajje -Gjempj Abonnement : Euu?ûn?i! $2.00 Par année.J.E.Belair, éditeur.Adresse: 16, rue Craig-Est, Montréal.Femme un teint do fleur do ptcher, Espoir des pLmoisons futures ; Heureux celui qui peut toucher Les lacets noirs de tes chaussures.Le mieux attaché n'est pas celui qu’on pense (Compontion iC Edmond J.Hauieotle) 2 LE PA3SE-TEMP3 No S36 - Montrai, 25 iaevier 1008 Le “Montagnard Les 25 et 26 Janvier 1908 Toujours Joyeux ! C es «oyez-vous là-bas, marcher vers la montagne, PJ veillant de leurs chants la paix de la campagne ?g ontagnards canadiens, nous sommes gais lurons j q n nous fête partont, et partout nous irons ; 5?e craignant pas l'obstacle et bravant la rafale, H rouvant joie et santé dans la bise hivernale, > vec rire sonore et verbe très charmant, O ardant de nos aïeux ce sport plus entraînant.Zous “ raquetteurs”, parfois avec la •' montagnarde”, ^ l'œil qui nous fascine ou tendrement poignarde, >S êveurs, aux clairs de lune argentant les sentiers, D evisons d’avenir sous les bouleaux ailiers.KAQUE17EVR.Histoire du Montagnard Le club de raquetteurs “ le Montagnard " est aujourd'hui dans b» treizième année d’existence, ayant = - i—q M-t Mar - chons sans re - tard, £ La sai-son s’y ti«o= * î n -S=S= __ i î 3— iiEE Montréal, 25 janiier 1908 — No *35 LE PASSE-TEMPS crencenclo h ta *§§=$i?Ë?= -G—- ÊH3îjl Vi - vo la ra quctte et le Mou ff te- 3=*B3|| Vi • ve la ra - quctte et le Mon f ta - gnunl.-i- HZT- Üëh! Vi - vo la ra quette et lo Mon î -tJ*.ta - gnard.t 10 LE PAS8E-TEMP8 No 185 — Montrai, 26 janvier 1008 l" STROPHE Largo mat*!' Mon .ligne» Pyré.oi Mon .tagnarda, ôaon.la.gnsrdt Cbso l*i «o cbomr.chantrc eo «*botur Di k\\° «ço leoppo Hsl.te la.bsMHa.bal.io Ifc' L*a mon tsgnsrd*.|r* mon>sgo»nls,Bsltc la,bail a la.b*l Lea mon.tagnafda.eoa» lit *uiv&r - Laisse là le* m.inisgnesl '“tait un e.lit» ruu.xaux Qui vonl fuy .«ni tous Itt 10 k J'- ¦ a Tempo ____, , p re Qui.di.sent-l».bonne ncn.lu .rc trtie.J'4l dit.«utjUeaux-à voix.fran .«hes.Chan.«eu» pci chH.au haut de» brau .the», J'ai dil lu tolr,j'ai dit atl .seaux um/treAs'ito appassiouato.J’ai dit à la.kiiiV cm.biu— oé e Dou.ce» vclx chaiulu mou J'ai dît S tou le là nature, Aux marguorites sans culluro Oui disent la bonne aventurai J al dit aux tout petits ruisseaux Oui vont luyant sous les roseaux ; J al dit aux oiseaux à voix tranches, Chanteurs perchés au haut des branches ; J'ai dit au soir, J'ai dll au jour : J'ai dit a la brise ombaumto: » Partunis, charmez ma hlcn-airaée, Douces voix chantez mou amour, Chantez 1 ubjel de mou amour.> n Et les bols aux mousses Deurles Et tous les encens dos prairies M'ont (ait des extases chéries, Versant A mon cceur, tous les soirs, Les baumes do leurs cncensoirsj El les brises enchanteresses, Soufflant d'adorables Ivresses, Et le rossignol, il son tour.N'ont dit : « Elle s'appelle Hélène, Do son amour ton Amo est pleine.Nous avons béni tou amour, B6ul l'objet de Ion amoui.» tn A leur votx je me sens renaître, Ce doux moment change mon 6Jre, 0 bonheur je puis te connaître.Ton azur luit devant mes yeux, La terre est loin, je vols lescieux.0 loi, bel ange que j'adore, Rayon do ma première aurore, Luis pour moi jusqu'au dernier jour.Soutiens l'extase qui m enivre.Oui.Je le sens, aimer c'est vivre.A moi la vie.A mol l'amour; A moi I* vie, è mol l'amour l 12 LE PA88E-TEMPS No S36 — Montréal, 26 j»nvier 1908 LA REÜ©aiSSANCE GAÜOP CONFECTION DE RIDEAUX ET -pi T*lTT*PnTTT?SPECIALITE d* REPARATION di MEU- DRAPERIBS, POSE DE TAPIS ET “ w RLB8 «n TOU8 GENRES, MATBLA8 prblarts .— prix modkrës.391 et 395 rue Ontario-Est.— Tel.Bell Est 3 $89 neufs m refaits.- travail soigne. Montré*!, 25 janvier 1908 — No 336 LE PA88E-TEMP8 13 Les Pilules Persanes fiSStiJïïï-'ïïffi •iria, et oela SANS MASSAGE, dans l'oapace de deux mou.Suoom garanti.Expidiie» par U malle, par U SOCIETE DES PRODUITS PERSANS, tiroir poatal 1031.D«pt J.Prii : «1.00 la boite.6 boita* poor $6.00.Discrétion absolue. 14 LE PA88E-TEMP8 No 835 — Montré*!, 25 jtnTler 1908 o< SOUVENIR - P0LKA POUR COR MET ET PIANO ALJiEBT FLEAU.CORNET SU» PIAKO A pA m- rolontâ.S71 ff r , îf=FÙ AmfatttfitO.-r P 7^-—"p- 9 _¦ f :i 2 /= g7 - f p *5 i—ï « I-.¦f1—-f j r n * n A * _ > i i H iX r^j pj T J^J F P' [kl' -Vg: ' ~ VI: — S S Igg =1= 1=H! Earü y ns 4=i i» ^ ppj” m 4=-, r* .n» tfc, i„ F^-mW A £OLKA.* S e?^ .POLKA.^ Fpff Fff y-1' G1 — /T\ l«!y-fa- ->cr^.t.¦ —*- ,zt=tE —} 1 - 1 ¦ .! ;; - ; : p 1 p i =N=I 1 * ^r -=î^= F -rfd ifa?.J=t h h i h - h .]i | > =%=f= hr=Jr~i'"Jn w- f .;- f ^ \è rlr-* r i f ¦"1^-?• -.i.: 1 -H- 1 -ft- -1 pE-H au Tutti.au Trio.Le remède par excellence pour lllTIVnD I AMOCUHC Sir et sans douleur.Franco sur réception du prix, a J*.•.guérir Cors et Verrues.ft|l | IKUll LaUIiLNUL .A.J.LAURENCE,'pharmacien, Montréal.It ¦ t • i Montré»!, 25 janvier 1808 —No 335 LE PAS8E-TEMP8 1G TIMBRES-POSTE ¦pouix OollGCtiOn.n.G'ULXS- 4000 variétés en stock, pour toutes les bourses.—Demandoz iioh circulaires, envoyé* gratis.—Albums et Catalogues fournis «ratis h nos clients.—The YAMASKA STAMP Co.Boite postule 1176, Montréal, Canada. 16 LE PA83E-TEMP8 No 336 — Montré»!, 26 janvier 1908 LES “PILULES ROUGES” de la Compagnie Chimique Franco-Américaine Le meilleur Remede au Monde pour Guérir la FAIBLESSE, l’ANEMIE, le BEAU MAL Une femme forte, vigoureuse et belle, tout à coup s'étiole, s'anémie, perd «es couleurs, non teint frais.Ses traits se tirent.S» 6gure devient terrouse.elle n'n lus de force.Son appétit disparait, elle est en proie aux Idée» noires, la vie lui «vient à charge, elle u'a plus de goût à rien.Puis ce «ont des migraines, des maux d'estomac, des névralgies qui la font souffrir terriblement.Interrogez-la, elles vous dira que ses périodes sont irrégulières, insuffisantes ou trop abondantes et aussi douloureuses qu elle a des portos anormales, de» douleurs dans le bas du oorps et des élancemonts continuels.Kilo vous dira aussi qu’il lui semble qu'elle a un poids énorme dans le lias-ventre, que sa marche est pénible et lui cause des douleurs à perdre connaissance ; qu'elle no peut rester debout, ni soulever le m >indre fardeau, et que les douleurs la poursuivent jusque dans la nuit, l.empèchant de nrondre le sommeil nécessaire pour récupérer ses forces pour la journée suivante.Cette femme ost atteinte de beau mal ot ai elle va chez un médecin, on lui dira bien souvent qu’il lui faut une opération.Lisez le témoignage do Madame Louis Gagner.Il est l'histoire de la moitié des femmes, surtout de celles qui ont à travailler fort ; vous en déduirez ensuite pour vous-mômes et pour vos amies une conclusion qui pourra vous être très salutaire, celle de prendre les Pilules Rouges de la Comjmgnie Chimique Franco-Aîné-riMine, si vous souffrez.Voioi : " Étant certaine de dm guérison, je suis honreuse de vous envoyer mon témoignage et do vous raconter, en peu de mots, mou histoire, pour le bénéfice des femmes qui souffrent.Je travaillais depuis quelque temps dans une manufacture.J’avais des douleurs d'estomac, de côtés et je faiblissais.Jo continuai de travailler encore, mais voyant qu’il m'était impossiblo de proudre du mieux à oo système, j’allai consulter, à intervalles différents, deux médecins.Los traitements do l'un et de l'autre n'ont pas eu do succès complet*.Je pris donc ensuite les Pilules Rouges do la Compagnie Chimique ['’ranco-Américaine, et je n'ai pas tardé à me sentir mieux.Jo leur dois aujourd'hui mon rétablissement et jo euis bien contente do pouvoir l'annoncer.Madame LOUIS GAGNER.“ 68 Flint, Fall River, Mass.” CONSULTATIONS GRATUITES.— Adressei-vous par lettre ou personnellement, au No 174 rue Saint-Dénis, ti vous désirée avoir de» conseils.Les Médecins de la Cie Chimique Franco Américaine vous donneront, tout i fait gratuitement, les informations nécessaire» pour l'emploi des Pilules Rouges et vous indiqueront aussi un autre traitement si besoin il y a.DEFIEZ-VOUS.— Les Pilules Rouges sont toujours vendues en boites de 50 pilu-les.Chaque boite est recouverte d'une étiquette Imprimée en ronge sur du papier blanc.Les Pilules Rouges que les marchands vous vendent i l'once, au 100 ou 1 25c la boite ne sont pas les nôtres ; ce sont des imitations, car jamais nos Pilules Rouges ne sont vendues de cette manière.Ces charlatans qui se font appeler docteurs, passant par les campagnes, allant de maison en maison, *e disant envoyés par la Cie Chimique Franco-Américaine, sont des imposteurs toujours, car jamais nos Médecins ne sortent de leurs bureaux de conssltations pour soigner les femmes malades.Mmo LOUIS GAGNER, 58, Flint, Fâll River, Mass.Si votre marchand n'a pas les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, envoyer-nous 50c pour une botte, ou $1.50 pour six boites,'ayant bie-i soin de faire enregistrer votre lettre contenant de l’argent, et vous recevrez, par le retour de la malle, les véritables Pilules Rouges.Toutes les lettres doivent être adressées: CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Dénis, Montréal.Savon “ Le savon BEL-PO, aveo ses propriétés légèrement antiseptiques, ion parfum élégant, es pureté, jon manque d'aloalinité, est très recherché, oar il guérit infailliblement toutes lea petites maladies de la peau, toiles qu’éruptions, irritation!, qui font le désespoir d'un si grand nombre de femmes.Il est souverain contre lea gerçures légères, les démangeaisons, lea rougeurs de la peau.Il conservo au teint m fraîcheur et dnn.ie à la peau de la douceur et un éclat velouté.Pour la toiletto du bébé il est incomparable.Son parfum, aidé de ses propriété* antiseptiquer, le fait rechercher par lee mères soucieuses du bien Être do leur enfant.La délicatesse do son parfum, l'eflioaoité de son antiseptie, assurent au savon BEL-PO une supériorité incontestée sur les produits ordinaires.On pourra dono l'employer pour la toilette, la chevelure, le bain, aussi bien quo pour Isa petites maladies de la peau.BEL-PO” L(t Bdrbe.— Toujours à oause de ses propriétés antiseptiques, le aavon BEL-PO est aussi très reoherohé, tant pour son pas de faire une chose différente pondant oe temps, ou do rester couché sur le tapis, ies jambes en l’air.Tout le monde riait à do pareilles répliques qui montraient au moins do la franchise, et l'on continuait à oublier qu’Enguerrand avait atteint l'âge de travailler.Il arrivait bieu quelquefois aux parents d'avoir à rougir de honte sous un involontaire affront.Aussi no se montraient-ils paa d'une fierté excessive quand un visiteur demandait au petit bonhomme : — Récitez-moi donc quelque chose, mon enfant : vous savez bien une petite fable de La Fontaine ou de Florian 1 Ou bien encore lorsqu’on s'informait de “ la classe " qu'J7 suivait.Dans ces circonstances, le colonel" bougonnait" pen-daut toute une journée, menaçant du collège, parlant d'une diriotion plus ferme.Mais, le londomain, il se laissait fléchir par les supplications de sa femme et les larmes de bos filles, trop content qu'ellos lui offrissent un prétexte pour céder.En somme, toute la famille s'unissait dans une admiration commune pour le brillant Enguerrand, et chacun prédisait qu'il serait plus tard “ quelqu'un Un jour, sa mère voulut avoir le cœur net au sujet de la branche qu'il illustrerait, ot lui domanda co qu'il voudrait être.— Moi ?répondit-il, je veux être officier.Nousautres hommes, nous devenons tous officier», dans la famille.Je serai colonel comme papa, ou général comme mon oncle.En attondant, lo futur militaire prospérait, »inon en grâce et en sagesse, du moins en force et an autorité, menant tout le monde à la baguette, n'apprenant rien et manifestant de bonne heure un dédain profond pour l’étude et un goût prononcé pour les yeux violenta.On aurait pu lo croire complètement perdu par le aysteme d’éducation qu’on lui appliquait, oapable tout au plus d'étouffer ce que sa nature avait de bon.Nos lecteurs sont priés de refaire la pagination de la partie musical* après en avoir préalablement coupé les feuillets. 18 LE PA8SE-TEMPS No 835 — Montréal, 25 janvier 1908 •______________________________________ Il n'en était rien.L'enfant eongervi.it ses qualités dominante* ; il restait sincère et droit j il continuait à se montrer, à l'occasion, doux et bon j il avait horreur de l'injustico ; enfin il savait vouloir, malgré son jeun» *R0.En somme, il promettait de devenir vraiment un homme.Dn défaut, par malheur, faisait tache en lui : la paresse ; il ne pouvait se déoider à travailler.— Ah I tu veux être officier î lui dit un jour son grand-oncle, le général d’Eshrillin.Hé bien! cesse de rester un cancre ; travaille, ou tu ne deviendras jamais ce qu'est ton père.Il lui fallut dono en arriver là.Et ce fut pénible.Il apprit à lire enfin, au moyen d’un alphabet en cho-oolat, et il avait alors près de neuf ans : il était temps, n'est-ce pas 1 A dii ans, il se passionna pour la lecture, ce fut heureux, car il étudia l'histoire, I» géographie et quelques autres choses, pour ainsi dire en se jouant.Quant à l'écriture, cola vint tout seul, les huit demoiselles de Luttier de Boisréveil s'étant attelées à la tâche ingrate de la lui enseigner.Après sa première communion, il se prit d'amour pour “ la littérature Entendons-nous : sa littérature consistait à barbouiller an noir d'innombrables feuilles de papier ; si bien que sa famille augura de lui qu’il serait un jour membre de l'Académie.On lui conseilla devenir un mémorial oh il relaterait ses hautes pensées ot raconterait les événements de sa vie.Comme il avait naturellement de l'esprit, il s’y amusa et en amusa les autres.Ne noua en plaignons point, puisque cela nous permettra parfois de !e suivre pas à pas dîna sa marche à la conquête du monde.Du reste, en dehors de ces enfantines récréations littéraires, il n'éprouvait d'enthousiasme pour rien, aur-tout paB pour les mathématiques qu'il détestait parce qu'il ne les comprenait pas, et qu'il ne comprenait pas parce qu'il ne voulait pas se donner la peine de raisonner.En résumé, il ne supportait de s'instruire uu'à sa guise et à ses heures.Ceet-à-dire que l’héritier mftlo des Boisréveil risquait do devenir un parfait imbécile, et le serait devenu ¦ans la Providenco qui veillait sur lui.III JOORVAL d’ENIIDKRUND Il parait que tante de Lamanade, qui est morte et que je ne connaissais pas, me lègue dans son testament trois maisons, parce que je suis garçon.Ça, c'est bizarre, Comme si j'avaiB fait exprès de naîtra après huit tilles, ot comme si je devais en être récompensé I Vrai, ce que c’est drôle I D'abord, ça no me récompense pas beaucoup, parce que.des maisons, qu'est-ca qu'on veut que j’en fasse ! Oh I s'il y avait on jardin attenant à chacune, je ne dis pas.Mais non : qu’on se figure des maisons ordinaires, avec un esuilier et un tapis, un ooncierge et des locataires.Et l'on mo dit que je dois être reconnaissant à la tan-Ijamanado de son cadeau I J'ai voulu passtr à mes sœurs ce fameux présent, mais il parait quo je n'en ai pas le droit.La loi a de ces absurdités I On dit aussi que, puisque je suis seul pour perpétuer le nom des Luttier d» Boisréveil, il faat que je sois riche.Etre ce seul-làl voilà encore une chose qui m'hor-ripile.A chaque instant on modit : “ Rappelle-toi que tu es le deruior du nom.Un Boisréveil ne peut faire ceci.Un Boisréveil ne doit pas dire cela ".Ah I la vie est d'un gai, parfois ! Hier, papa s'est fâché, maman a failli pleurer et trois de mes KBura sont tombées en demi p&moison parce que j’a'i déclaré formellement que je ne me marierai jamais.On ne peut pas me forcer à ça.pas vrai 7 Mais voilà, ça dérangerait tout I Le seul Boisréveil, héritier du nom, ne pas “ perpétuer la race ", ce serait un crime.L'héritage des Boisréveil tomberait encore une fois “ en quenouille " comme dit pspa, et le monde ne pourrait plus tourner droit I Mon Dieu I qu'on est malheureux de se trouver, comme moi, l'unique garnon de la famille, après papa, ot que ça vous crée des obligations embêtantes I.Tant pis I J’ai ltohé lo mot, personne ne lira ces lignes.D'abord, parmi les jeunes filles qui m'entourent, sans compter mes sœurs que je ne puis épouser, je ne vois pas qui me plairait.Je n'ose dire: “ Qui serait digne d'un Boisréveil ’, coiumo j'entendais hier maman le répéter à papa, sans se douter que j'ai l'orelllo archi-fine.Bon I voilà qu'on m'appelle pour ma leçon de latin, et j'y vais aller avec l'air embêté d un ohat qu'on baigne.Si, encore, o'était de la physique ou de la gymnastique I.IV “ Voilà qu'à propos des trois maisons dont je viens d'hériter, ce pauvre papa est engagé dans un procès.Qu'on les jettent donc à la tête de ceux que les réclament, oes trois “ immeubles " et tout sera dit.(Car il parait que les immeubles, c'est oe qui contient les meubles.) Mais non ; papa a confié l'affaire à un avocat renommé : Mo des Moethène, qui, dit-on.parle magnifiquement et voua enlève une 3ause d'un simple coup d'œil.11 enlèvera les trois maisons, alors.A M.Lycopode, mon dernier précepteur, a succédé une professeur, puisquo les précepteurs-hommes ne me réussissent pas, et me voici an train de la faire " tourner en bourrique ", pour employer l'expression du cocher.Ah I je me suis payé une pinte de bon sang dès le premier jour à son sujet ! Pas que je me sois moqué d'elle, Oh I non I lUiller une dame est indigne d'un Boisréveil ; mais elle m’a fourni involontairement l'oocasion d'un jour de vacance, et je l'ai empoignée.• Grlce à l'été, nous sommes enoombrés de mouohe à la salle d'étude qui ouvre sur la cour, du oôté des écuries, pour mon plus grand plaisir ; afin d'empêcher ces dames de bourdonner trop à leur aise et de venir s’essuyer les pattos aur nos figures, on a installé, sur quelques meubles, des papiere enduits de glu où elles se prennent, les pauvres petites, sans méfiance.Or, Mademoiselle Qrillard, mon institutrice, s'y est prise aussi.Non, ce que ça colle bien I La matinée tout entière a passé à nettoyer le coude de la manche du corsage de Mademoiselle Qrillard.Pendant ce tempe, comme je l'ai dit, moi je me donnais de l'air.Voyons les nouvelles du jour.Ahl oui, papa et Mr des Mosthènes ont perdu le procès.Tous sont désolés.Il n'y a pas de quoi ; je me la mentais bien davantage de la |>erte do mon chien Bob.Me voilà donc débarrassé des trois maisons do tante de Lainanade.Hier soir, papa ayant rapporté de Paris cette nouvelle, chacun avait l'air de pleuror sur mon sort et il n’y a eu que moi.avec Mademoiselle Qrillard, pour faire honneur au dîner, qui était justement très bon.On m'en a un peu voulu pour ça.Il paraît qu'un Boisréveil ne devrait perdre ni procès ni Immoublee.Je trouve qu'on est absolument barbare de me forcer à travailler pendant l’été, à la campagne ; mais j’ai quelques mois de plus que cet hiver ot l’on me dit en retard dans mes études.Ce que je m'en bats l coil ! Autrefois, à Paris, j'avhis divisé mos journées en heures où je travaillais et en heures où je ne travaillais pas.Les dernières, mieux partagées, étaient bien au nombre de vingt-deux, de sorte qu’il n'en restait que deux de la première catégorie.Et maintenant c’est, par malheur, tout autre chose : Mademoiselle Qrillard se montre d'uue sévérité | Elle est vieille, Mademoiselle Qrillard ; elle a au moins trente ans.* Jo suis bon pour elle, parce que j'ai entendu dire qu'elle était malheureuse Oui, mais alors la réciproque devrait y être, pas vrai ! Ainsi, le matin, quand jo dors d'un robuste sommeil, elle me fait lever avant huit heures.C'est là tout simplement de la barbarie, puisque j'aime mon lit.Je serais certainement très bon, si tous les défauts ne s'étaient donné rendez vous dans le dernier des Bois-réveil.Mais comment ne pas être : Paresseux qui.nd.11 II est si doux de rien faire ?” Colère, quand on me résiste 1 Gourmand, quand il y a tant de bonnos choses sur la terre et en l'air.sur les arbres, veux-je dire î Jo no suis pas mentour, parce que d'abord je hais le mensonge ; et puis, à quoi me servirait d'altéror la vérité ?Je n'ignore pas que, pour mes parents et pour mes sœurs, tout ce que jo dis ou fais passe pour parfait.Et enoore m'attribue t on une foule de belles actions dont je ne suis pas l'auteur, et de belles paroles que je n'ai jamais prononcées.Tout cela, oarco que jo suis le dernier des Boiaré-veil.Il n’y a que Mademoiselle Qrillard, qui ne soit pas en perpétuelle adoration devant moi.La pauvre oréaturo mérite d'aller tout droit eu paradis.quand l’heure en sera venue, car je la fais enrager du matin au soir.Pas méchamment, pardienne I mais pour m'amuser.Paule a eu son anniversaire de naisssance et on a an-blé du Moût.*.En ma qualité d'héritier m&le, j'en ai même bu plus quo les filles, et l'on m'a trouvé les esprits un pou troublés.Comme je dors très bien sur le ohampague, il a fallu douze épongea d’eau froide exprimées sur tna figure pour me réveiller, le loudemain matin.Ces ooupes d* Muet, une fois absorbées, me laissent dans une espèce d'état de béatitude point désagréable.Positivement, j'ai été bête à manger du foin toute la journée ; j'en ai profité pour m'abstenir d» tout travail ; vous concevez, pour une fois I Moi qui n'avais pas eu do vacances depuis la veille I.Je tenais l’occasion fermo par la tignasse et n'avais garde do la laisser échapper.Seulement, papa a décrété que l'on me rationnerait désormais pour lo champagne.Ça, c’est ennuyeux.Le surlendemain j'ai beaucoup travaillé.Ecrit une lettre de deux pages.Il parait que o'était un module de style.Ellés ne aont pas bien diffioiles sous le rapport épis-tolaire.maman et mes sœurs, car ce quo je l'ai sabrée! cette pauvre lettre I Montré»!, î5 janvier 1908 — No 335 LE PA8SE-TEMP3 10 La petit de Brigantine m'ayant appelé “ ouistre ”, je lui ai envoyé une gifle magistrale.8i ;"en avais eu le temps, je lui en aurais administré douze, mais le oapon a mis une haie entre ma main et sa joue.Et, maintenant, il se sauve dés qu'il m'aperçoit, lo lâche ! Et il est mon aîné I Mademoiselle Qrillard m'a reproohé ma conduite : je lui al ri au ne».Les femmes n'entendent rien au* choses de l'honneur.Elle aurait peut-être voulu que moi, un Boisréveil, bientfit colonel de dragons ou de hussards, j'aille.(non, je crois qu'il faut écrire : j'allattt) faire des excuses à ce polichinelle de Brigantine 1 Plus rien dans les poches I la queue du diable dans mon porte-monnaie, et noua sommes au 4 du mois I.Mais, aussi, le* pauvres Merlinet étaient dans une dèche profonde ; il fallait bien les tirer de là.C'est très gênant de se trouver Bans argent, je m'en aperçois aujourd'hui quo je suis & sec.Bah I je connais de bonnes petites sœurs qui m'ouvriront largement leur bourse.Pour me récompenser de n'avoir commis que sopt sottises hier, on projette un voyage à Bruxelles.Enfin je pourrai donc dire quo j’ai mis le pied hors de la France I Et puis, c'est ça qui vous forme la jeunesse, les voyages, comme disait papa lorsqu'il a proposé ce tour-là.Moi, je trouve que ce sera autant de pris sur le travail.Grand-papa m'a fait cadeau d’un joli fusil, un vrai, qui partira quand je voudrai et dont la Beule vue fait pousser des cris de pintade à Mademoiselle Grillard.Oh I les femmes ! Maman insinue bien que, pour avoir une arme à feu, je suis un peu jeune ; mais papa lui répond que, pour un Boisréveil, •• L'adresse n'attend paa le nombre des années ” et il a raison 1 Pas plus maliidroit qu'un autre, je ne tuerai personne.Je dois même avouer que m'attaquer aux petits oiseaux inoffensifs me parait dur.Cependant, peut-on faire autrement I SI j'étais gibier, je protesterais contre la barbarie humaine et je ferais partie de la société protectrico des animaux.Ne l'étant pas, je chasserai donc et, comme on me tient encore en lisière, je me bornerai aux oi-soaux.Un jour, je m'en prendrai aux grosses bêtas nuisibles : sangliers, tigres, panthères.Je visiterai des forets vierges ou parcourai la brousse k l'instar de Marchand.Enfin, neus verrons cela plus tard, quaud ma vooation se dessinera mieux.VI A la rentrée des racances, toujours exceptionnellement longues pour Enguerrand, M.de Boisréveil prit son courage à deux mains et décréta que son fils irait au collège.Sa femme eut beau lui dire qu'on n'envoie pas en cage las enfants dans un Age aussi tendre (Enguerrand avait plus de treize ans) ; de leur côté, les demoiselles de Boisréveil eurent beau supplier, le petit homme dut dire adieu au home ohéri, aux parents indulgents, k la vie facile.Ce fut un deuil pour la maisonnée, car, malgré ses " diableries ", Enguerrand se faisait aimer de tous ; un deuil pour Mademoiselle Grillard qui, pourtant, n'avait plus à s'ocouper que dos dernières demoiselles de Boisréveil, mais qui s'était attachée k son élève ; un deuil pour les domestiques qui s'amusaient des tours point méchants que leur jouait le jeune garçon.Lui seul se réjouit de ce changement qui allait enfin lui procurer des camarades, lui faire connaltro des joies qu'il ignorait mais enviait.“ Ah I disait-U en s'éloignant, j'ai seulement peur que mon absence ne soit pas de longue durée.Ah ! si seulement on pouvait se passer do mol, chez nous ”1 Il partit, les poches bourrées d'argent et de bonbons dont devaient profiter ses nouveaux amis ; la tête également bourrée, mai» de recommandations maternelles et fraternelles dont, hélas I il ne devait guère profiter.— Ecris nous souvent.— Ne t'enrhume pas.— Si tu t'ennuies, souviens-loi que nous te reprendrons aussitôt.— Ne te laisso pas frapper, ni injurier par los autres.Montre que (u es un Boisréveil.— Oh ! quant à ça, soyez tranquilles, répliquait En-guorrand.— Ne te fatigue pas à étudier outre mesure, — Si tu prends froid le moins du monde, fais-toi soigner k l'infirmerie.— Au plus petit bobo, avise noua bien vite.Etc., eto.Enguerrand promit tout ; mais il ne se souvint en réalité que d’un seul conseil, celui do sou père.— No te laisse pas frapper, ni injurier.Il bo fit, dès le début, respooter par ses camarades, grâce k quelques coups de poing heureusemont appliqués ; il se fit aimer d'eux aussi, au moyen de bonbons et de douceurs généreusement distribués.Sous ce rapport, tout allait pour le mieux ; mais pas sous l'autre j celui du travail.Enguerrand, il faut l’avouer, ne courait pus après le succès; il conservait toujours une modestie.peut-être un peu trop dénuée d'amour-propre ; et, pour tout dire en un mot, •* il ne se la foulait pas”.Les professeurs durent déclarer que, avec une certaine facilité pour l'étude, il manquait entièrement de discipline et d'entrain.Ce jugement ne doit pas étonner nos lecteurs.Leu premiers résultats furent désastreux.Le colonal de Boisréveil, irrité de voir que son fils gardait religieusement la queue do sa classe et travaillait encore moins qu'avec Mademoiselle Grillard, coupa vite court k l'expérience.Au printemps, il reprit le collégien pour le confier de nouveau k un précepteur.Il eut, cette fois, la main exceptionnellement heureuse.Flairant do l'ennui, un peu maussade, le jeuue garçon attendit le nouveau maitre en murmurant : “ On m'a beaucoup plaint d’avoir " tant souffert " au collège, et jo ne me Buis jamais si bien porté, ni tant amusé que là.Dieu I les belles parties de barres et de saute-mouton I.Mes sœurs n'y savent seulement pas jouer.Et les bons tours faits, pendant U classe, aux caina rades I " Un beau matin, le maître annoncé parut : mince, brun, paa joli garçon, mais distingué; grave, quoique jeune encore, M.Pierre Châteram eut le don de plaire à Enguerrand.dès le début.L'enfant ne déplut pas davantage au professeur.Loyal et sans orgueil, il lui avait dit délibérément : Ne vous étonnez pas de mon ignorance, Monsieur.Je ne suis pas inepte, Dieu merci I et j'espère que vous vous en rendrez compte, mais j'ai profité de l'extrême indulgence dont on ub« à mon égard, pour travailler le moins possible.Le msltre sourit de cette franchise et répliqua : — En effet, on semble vous gâter beaucoup ici.— Ditoa plutôt qu'on me “ pour.it ”.Mais je ne crois être trop mauvais quand même.— Je ne le crois pas non plus.— Seulement, jo crains la peine, je n'aime pas le travail.On les redoute tous deux pour moi ; on a tant peur que le dernier des Boisréveil ne s'étiole sur los livres I Songez donc I Quand j'étemue trois fols de suite, on s'étonne que la terre ose continuer de tourner et l'on m'ordonne aussitôt de “ me reposer ".— Avec moi, il faudra que cela change.— Oh I mon Dieu I pourquoi 1 fit nonchalamment le joune garçon qui, aptès tout, trouvait les choses bien ainsi.— Parce que, d'abord, je suis ici pour vous instruire et non pour voua regarder simplement pousser k l'aventure comme une mauvaise herbe.Ensuite, parce qu'un Boisréveil doit être "quelqu'un” et non “ quelconque ”, On peut toujours avoir cette ambition.— J'espère bien, un jour, devenir officier comme papa.— Sans travail vous n'y parviendrez paa.Même pour arriver par le rang, il faut fairo preuve aujourd'hui d'un certain savoir qui ne «acquiert pas eu s'adonnant k la simple et douce fainéantise, A bien plus forte raison pour passer par Saint-Oyr, eto'estbien par là que vous voulez arriver, n'est-ce pas î — Certainement.Enguerrand se laissa son vainore delà nécessité du travail parco que son professeur lui plaisait ; il se mit à l'ouvrage et rattrappa un peu le temps perdu.M.Châterain sut également imposer sa façon do fai* re à tous les Boisréveil.On avait beau ne montrer aussi peu sévère quo possible pour le potit bonhomme; on n'osait contredire lo maître quand il ordonnait l'étude on infligeait un pensum.On se contentait de gémir tout bas, mais on ne pouvait s’empêcher de constater, émerveillé, les progtès de l'ècolier.Sans lui donc, indubitablement, Enguerrand fftt demeuré ce qu'il liait, eftt poussé au hasard, ni méchant ni bon, et sensiblement égoïste.Avec l'idée préoonçue qu'avaient Madame et Mesdemoiselles de Boisréveil que les alouettes devaient tomber toutes rôties dans ce bec aristocratique, il fût resté un être nul, incapable d’accomplir une fiche intelligente.Grâce au jeune Châteram, les qualités latentes do sou âme et do son owur allaient enfin so réveiller at se développer.VII " Il n'y aurait lien d'extraordinaire à cela, n'est-ce pas, M.Châteram ” ?— Mon Dieu I non mon ami ; lo rôle de toute femme est do se marier, et, pour Mademoiselle Lucie surtout, je crois l'heure venue.Enguerrand bo mit à rire : Vous faites erreur.Monsieur ; je ue parle pas de Lucie; elle a passé l'âge depuis longtemps.Songez donc, M.Châterain, ma sœur aînée marche k sos trente et un ans 1 Rooer DOMBRE.(A inivre.) SERVICE DES COMMISSIONS — L'administra-tion du PASSK-Tuira se met à la disposition de se* abonnés pour l’envoi de livres ou morceaux de musique aux prix marqués et sans frais supplémentaires.Tout* lettre nécessitant une réponao devra contenir un timbre de 2 sous.PATRIOTISME PRATIQUE Non» prions respectueusement nos lecteurs de par-1er favorablement du Pabse-Tkmpb.lorsque l'occasion s’en présentera.C'est un moyen de propagande à la portée de tous, et qui aurait des résultats aussi profitables 4 nos abonnés qu’à nous-mêmes.L’aiyont qui sort du pays no revient pas, ajouterons-nous, pour oeux qui préfèrent les journaux étrangers aux nôtres.Pour la TOUX la plus rebelle, at le RHUME le plus opiniâtre, les AFFECTIONS de 1a gorge et des poumons, le meilleur ramède est le .BAGME RHÜMAL Il n'y a rien de semblable.Rien aussi bon.Rien qui ne puisse le remplacer.Il effectue une guérison sans déranger l’estomac.Prix, 2ôc la bouteille. 20 LE PA88E-TEMP3 No 335 — Montré»!, 26 Janvier 1906 VOL.XIII - SOMMAIRES MUSICAUX ^ 1901 Un numéro (complet), ioc ; 3 pour 15c, 7 pour 50c, 15 pour $1.00 ; toute l'année pour $i.ço No 809 — Ohant Si l'amour prenait Tacine.A.St-Denis Larmes (les), mélodie Ernest Reyer Drapeau national (le), projet.B.Tayoux Pl ANO Pretty Nelly.Won Dequin Boules de neige, mazurka E.Dclâge Ko 310 — Ohaht Ave Maria.Ernest Lavigne Brioche (la), conte enfantin.G.Maquis Piano Vive le Canada, marche.A.Charbonnier Retraite (la), polka militaire.G.de Lille Françoise, mazurka.Henri Lavigne Ho 311 —('HAST O Canadien, chant national.G.Dugas On m’en veut, Lison R.Casablanca Piano Conversazionc Gavotte.Joseph Vczina Papillons (les), pol.-mazurka.P.Léonvic No 312 — Cbant Ma vie a son secret Georges Bizet Mystère d’amour.Lucien Duguay Adam et Eve.Vieille chanson Piano Hip I hip 1 hourra I.J.B.Lafrenière Menuet.Mozart Mandoline kt Guitare Stella Polare.Fernando Francia No 313 — Chant Ave Maria.Louis Bouvier Jésus parait vainqueur.Chasse aux loups (la).A.CliarbonnieT Pian* Nouvelle Mattchiche (la).,Henri Miro Louise-Valse.Mlle Donalda Rouillard Marche d’Idomcnée.Mozart Maxdolink kt Guitare Mammoletta, muzurka.No 314 — Cuant Désir (le).Schuber Petit rocher de la haute montagne.Piano Ses Yeux (intermezzo).J.Gagnier Valse-lanciers.J.-B.Lafrenière No 315 — Ohant Mère canadienne (la) A.Dessane Malbrough s’en va t'en guerre.G.Dugas C’est pas vrai.A.Bruant Piano Charmeuse (gavotte).J.-B.Lafrenière Berceuse.M.Gallimard MANDOLINE IT OUITAKE Ireos (marche).Ludovico Selmi No 316 — Ohant Pâques fleuries.Ch.Tanguy Short and Sweet.Henri Lavigne Marche du Pompier (la).J.-E.Marsouin PIANO Buette.Albert Contatn Marche Funèbre.Chopin No 317 —Ohant Nouveau ciel.Bentayoux Nos Bons Chinois.Yvette Guilbert PIANO Intermezzo .C.O.Senécal Chanson de Mai.No 318 — Ohant Fêtons le printemps J.-E.Marsouin Ce n’était qu'un beau songe.A.-F.Rodel Piano Valse Miroir.J.-B Lafrenière Doux Souvenir.O.Zimmermann Féminissima.Gaston Lemaire No 819 — Chant Canadien, toujour I.Ch.Tanguy Concordia Salus I.G.Dugas (Chœur pour 4 voix mixtes).Salut des Canadiens-Français au Drapeau de la France.F.Lapointe Bataille de Carillon (la).Tagliafico (Paroles de S.Durantel).Piano Léonie-Valse.A.Charbonnier Marche St-Jean-Baptiste.¦.Van Poucke No 380 — Ohant Cheveux blancs (les).A.Teste Jours glorieux 1837-1838.Paul Dclmct (Paroles de S.Durantel).Piano Chant du Soir.Brinley Richards Gervaise Valse.Mlle Ella Jean Mandoline et Guitaee Margherita (mazurka) G.Petroli N>> 321 — Ohant Chanson à boire.Schutnann Berceuse des bébés Gaston Dumestre Rire, pleurer.Gaston Maquis Plano Soir (le), rêverie.Odilon Talbot Cascades (les), fantaisie.J.-B.Lafrenière No 322 — Ohant Il pleure dans mon cœur M.Quef Gardien de la Nature (le).F.Vargues Trois Baisers (les) J.-E.Marsouin Piano Intermezzo.Pierre Chivé Chez Bonne Maman, gavotte.A.Antréas No 323 — Ohant Hymne au soleil couchant.R.de Lisle Cœur de ma mie (le).Jacq.Delcroze Ah ! leur repos.Georges Bave Piano Souvenir du passé, gavotte.Ch.Tanguy Impromptu-Valse Otto Zimmermann No 324 — Chant Chanson du luthier.Xavier Privas Chant National Acadien.Un Acadien Bon blé-d’inde bouilli.J.-E.Marsouin Piano Minou-Valse.A.Charbonnier Adriano (caprice).J.-B, Lafrenière Violon bt Piano Rêverie.Robert Schumann No 325 — Ohant J'ai pardonné.Robert Schumann Honneur et l'argent (P).Ch.Pourny Etudiant Canadien (P).J.-E.Marsouin Piano Valse.Robert Schumann Dans la prairie.Paul Rougeon No 826 — Chant Dors, petite (berceuse) G.Verdallc Comme à vingt ans.St-Denis Voix des Erables (la).J.-E.Marsouin Rue St-Urbain (la).Ch.Herpin Piano Sillyâss (two-step).J.-B.Lafrenière Ouimetoscope polka A.Gosselin Violon et piano Jour de noces.A.Baldoui No 327— Ohant Cruelle !.Paul Delmet (Adaptation par Fernand Marrié) Mémoires d'un manteau de dame.Beaumercy Piano Chant du matin, romance.B.Richards Plaisirs d'hiver, valse André Lepitre Violon Ilimno nacional argentino.Blas Parera No 828 — Chant Lilas blancs, mélodie Ch.Lccocq Noces de Madeleine (les).Lucien Collin Linal chanson napolitaine.M.Symiane Plano Valse élégante.Zénon Paquiri Promenade militaire.L.Elsen Violon et Piano Largo de la Bme Sonate.Bach No 329 — Chant Conscrit (le).Pierre Dupont Au ciel, au revoir I.S.Provost Petit chasseur de loups (le).A.Charbonnier Piano Au soir.R.Schumann Mina-Polka.A.Charbonnier Mandoline kt Guitare Gaîté (polka).Achille Lombardi No 830 —Chant C’est la faute à Papineau.P.-E.Prévost Rosier (le), romance J.J, Rousseau Réveil de Bébé (le) J.-B.Lafrenière (Avec paroles françaises et anglaises) Dedans Paris.Auteur Inconnu piano Charmois (ma/, de salon) ,M.Chasselon Mandoline et Guitare Pease Nativo (valsq).Giacinto No 881 — Ohant Chant National Canadien.D.Fontaine (Paroles de M.l'abbé A.Fournet) Petit mousse noirl (le).- Vieille chanson Chante, cigale I.Gaston Maquis PlAWO Délices (valse).José Créus Mandoline et Guitare Rosetta (mazurka).G.Sartori No 832 — Ohant Chantons en chœur (Noël).A.Charbonnier Si l'amour prenait racine St-Denis (Version anglaise).Pauvre Nocl, monolo.L.de Montigny Grenier (le) Chanson de Bérangcr Piano Pas des petites fées.G.Picquet Cornet et Piano Romance.Ch.Tanguy No 833 — Chant Dot du Bon Dieu (la);.Mme Munich Jour de l’An (le).Fernand Marrié Sous les étoiles.F.Jchin-Prume Au Saint Berceau.l’abbé G.Dugas Piano Attente d'), v.-intermezzo.Ch.Tanguy Marche des Patineurs A.-P.Derome No 834 — Ohant Hibernale, chanson rustique.A.LalibeTté Sérénade aux mariés J.Massenct Billet (le), doux de mon voisin.Piano Marche de l'Etudiant pauvre.P.Chivé Mandoline i.t Guitakk Finette, valse.E.Dclâge BREVETÉE PAR G.1’.O.11ÉROUX r 'i> «i» ii» Igjp?C«lte nouvelle méthode ne compose d’une simple baguette sur laquelle sont marquées toute» les olefs de la musique.A l’aidé de cette nouvelle méthode nous garantissons qu’une personne petit apprendre tous les accords sans l’aide d'un professeur, et cela, dans quelques jour».Il n'est pai nécessaire que la peraonno saoho la musique.Nous pourrions publier une longue liste de certificats attestant qn’un grand nombre de personnes ont appris leurs accorda avec cette méthode, et peuvent faire un bon accompagnement.La baguette est marquée de signes qui permettent do jouer à première rue et sans étude» préalables., franco »ur réception de $1.00 au Passe-Temps, 16 rue Oraig-Est, Montréal.le MONDE 1QQ4 qui CHANTE — Recueil Noté de Chansons Comiques NOMS DES CHANSONS A VEC PAROLES E 7 MUSIQUE Ç» ne r'gard ' que moi Ça vouifalt que'qu'chose C'est bien contrariant C'est gentil d’étr' venu En suivant le régiment Exploits d’un «peur (le») Enterrement (1 ') F*te eu cousin Louis (lu) I' m'a r’fusé «on parapluie |onu dons la baleine Journée de Parisienne Ju» de Bourgogne (le) Maris, ça crie toujours (les) Ma Béatrice M» Cunégonde Mon ami Deroique Noce aux bobosses (la) O Milady » Quand on a travaillé Quand on a pas PRIX, FRANCO, 25 cts.Qu’est-ce qu'y a ?Régiment des couturière» (le) Revers de la médaille (le) Suiveur automaboul Sur le chemin de Bagnolet Ticetcouic' ' m‘""‘ Toto Carabo Viens, Poupoule Valse Bleue Grand Succès pour Piano par Margis.Prix franco, G0«- Adressez votre Commande, avec le prix, à ^pajje 16, rue Craig-Est, Montréal, Canada. Montréal, 26 janvier 1908 — No 385 LE PASSE-TEMPS SI MONOLOGUE (Dit far MUt Kachtl Joytmt du Conservatoire d'Art Dramatique ) LE POMMIER Dimanche dernier, chet grand-père, C’était dîner de grand gala.Car Pierre devait être I» : Je dois vous dire qui c'est Pierre.C’elt un beau garçon de vingt ans Qui m’aime de toute son âme, Et dont je dois être la femme, L'aimant aussi depuis longtemps.11 venait justement dimanche Fuer le jour de l’beureux jour Qui devait combler notre amour.— J'avais mis une nappe blanche, Sorti les vieux couverts d'aigent Enfouis au fond d'une malle ; De fleurs j’avais orné la salle, Pour lui donner un ail content.Et puis, tout en jetant encore Un dernier regard au couvert, J’allai cueillir pour le dessert Des pom mes ; — Pierre les adore.— Je prends une échelle, au pommier Je l'appuie et, bientôt grimpée, Me voilà donc tout occupée A remplir de fruits mon panier.Je choisissais les plus jolie» I Quel bonheur, le soir, Pierre aurait, En les croquant, quand il saurait Que ma main lts avait cueillies.Or, mon panier fut bientôt plein.J’y mettais la dernière pomme.Quand tout à conp je vois un homme Qui pénétrait dans le jardin.Je regarde.et, quelle surprise ! Je reconnais Jean Lapincheux.Un amoureux sournois, grincheux, Qui depuis deux mois me courtise.Mais c'est un méchant garnement Que je ne puis voir et méprise ; Aussi n’est-11 pas de sottise Qu’il ne me fasse à tout moment.Je deviens froide comme un marbre Quand je le vis franchir soudain Toute la longueur du jardin Et s’arrêter au pied de l’arbre.Avant que je dise uu seul mot, Il avait enlevé l’échelle, Et, tout en ricanant : **— La belle, " Comment vous trouvez-vous là-haut ?" Ah I ah I s’il est certain que Pierre " Vous épouse prochainement, Au moins, je crois, pour le moment, Que vous voilà ma prisonnière I " Vous avez pu me refuser ¦•Jusqu’ici de vouloir m’entendre, " Avant de vous laisser descendre, “ Ensemble nous allons causer." La peur me reprend de plus belle, Je laisse tomber mon panier, En disant, du haut du pommier " — Monsieur Jean, remettez l’échelle." Je veux descendre.’ ’ " — Oh I un instant, " Reprit il, ceci me regarde ; 11 Puisque je vous tiens, je vous garde, " Mais.si vous me disiez pourtant " Que.vous m’aimiez,., ou bien encore.” “ — Vous aimer, monsieur Jean ?hélas I “ Vous savez bien que ce n’est pas “ Puisque c’est Pierre que j’adore ?“ — C’est vrai, j’aurais dû m’en douter, “ Eh bien, aimez le votre Pierre 1 *• Mais vous êtes ma prisonnière, •• Je veux, du moins, en profiter."Je cesse de prier, j’ordonne I " A votre libération "Je mets une condition : •‘ Un baiser qu’il faut qu’on me donne." “ — Un baiser I., J ’en suis au regret, “ Monsieur Jean, c’est trop d'insolence I.“ Ou plutôt c'est trop d’exigence ; "Et Pierre.qu'est-ce qu'il dirait ?” 11 — Ah I vous ne voulez pas vous rendre ! 11 Et de moi vous vous amusez 1 " Ce baiser que vous refusez, “ Eh bien, je vais monter le prendre I.'* " — Ne montez pas, dis-je, ou sinon 11 De toutes mes forces je crie I." Voyons, monsieur Jean, je vous prie, '¦ Ah I remettez l'échelle?— ' ' — " Non 1 ' '— Après quoi, furieux, il monte, Ayant aux lèvres le désir.Moi, je le regarde venir, Tremblante de peur et de honte.Un instant je songe à sauter, — C’était le seul moyen de fuite,— Mais l’arbre est si haut que j'hésite Et je vois Jean toujours monter.“ — Ce joli pommier, tout à l’heure, “ Dit le drôle approchant toujoun, " Sera le pommier des amours, “ Que l’on en rie ou qu'on en pleure ?” Ces mots me me’tent hors de moi Et me rendent tout mon courage ; D'un mouvement je me dégage: Au risque de tomber, ma foi.Et, repoussant le téméraire, Je descends l'échelle au galop, Je l'ôte de l'arbre aussitôt, Et la jette bien vite à terre I Puis, le regardant tout penaud D'une hardiesse aussi grande, A mon tour, je lui demande : “ — Comment vous trouvez-vous là-haut ?” 11 ne sut d'abord que répondre.Il avait un air si niais, Ainsi perché, que je riais, En bas, de le voir se morfondre.Enfin, il dit timidement : *'— Remettez.remettez l'échelle I." Ce que j'ai fait, mademoiselle, '< C’était pour rire seulement.” "— Ah I vraiment, monsieur Jean, lui dis-je, ‘•C'était pour rire ?Eh bien tant pis I •' Souvent qui croyait prendre est pri'.“ Restez là-haut ; moi je l'exige.•• Nul aveu de vous, ni baiser.'• Afin de vous laisser descendre •• Et ne monterai rien vous prendre, " Seulement nous pouvons causer.’’ Il n’en avait plus tant envie.Si j'eusse voulu, de là-haut Il fût descendu sans un mot Et ne m'eût parlé de sa vie.Mais je pris un malin plaisir A le laisser avec les pommes, (L’étemelle per'es des hommes) Pour lui donner à réfléchir.Et je fus jusqu’au bout cruelle.Comme, la dixième fois, De sa plus suppliante voix, Il disait : ¦•— Remettez l’échelle I ” •• — Remettre l’échelle ?ah I oui dà I '• J’aurais bien garde d'en rien faire ; •• Je vais raconter tout à Pierre, •• Et c’est lui qui la remettra I ” Mix G A l.tPA UL 7.REGREAT10B I98 — ÉNIGMK Je suis un abiégé des merveilles du monde, Ou bien je suis plutôt moi-môme uu monde entier.En moi chacun pratique un différent métier : On y rit, on y pleure, on y chante, on y gronde.De meurtres je regorge et de crime* j'abondo, J’ai l’air de divertir qui craint de s'ennuyer ; Celui qui me connaît se plaît à publier Que ma rare beauté n'eut jamais de seconde.Une nymphe qui court sans jamais se lasser, M'apportant l’abondance aime à me traverser ; Que de charmes en moi sans cesse l'on découvre 1 Paradis de plaisir, et temple de l'amour, Bien que je sois fort vieux, je croîs de jour en jour.Et j’ai sans être roi mon palais et mon Louvre.Les réponses seront reçues jusqu’au 8 février.Les dix premières réponses justes, accompagnées de notre ooupon de primes 335, recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTION 196 — CiHtAUF.: Carpea et de supprimer 1» buvette de l’Assemblée législative, Il y avait là des prêtres et des laïques, des ministres, dos ex-ministres et des as-pirants-ministres, Oa applaudit à la courageuse harangue du prélat, et celui-ci put croire que son vœu allait tout de suite devenir réalité.Doux années sont passées cepondant, et si le» conseils municipaux ont donné de beaux exemples, si les sociétés de tempéranco ont uu peu partout gagné du terrain, nos législateur», pris par d'autres soucis, ont oublié de poser l'acte très simple, mai» de baute portée morale, qu'ou leur avait demandé- Nous ne voulons point inutilement leur chercher querelle, mais non» croyons l'heure venue de reprendre, à la suite de certain» de nos confrères, la suggestion de Mgr l'Archevêque de Montréal.Il serait puéril de nier que la buvette de l’Assembléo législative ait été l'ocoa-sion de quelque détordre et.particulièrement, d’uno grande perte de teinp», mais oe n'est point comme remède surtout, c’est comme exemplo que .noua on réclamons l'abolition.A l'houre où tous les homme» qui détiennent une part de l'autorité sociale »e croient tenus de participer à la lutte con- Le meilleur purgatif Cil II sur le marché, c’est CHU tre l'alcoolisme, où les magistrats franchissent l'enceinte judiciaire pour donner la main aux évêque», où les homme* politiques de toute couleur »e rencontrent sur les marches de l'autel pour dénoncer l'ennemi commun, il n'est que juste que l'Assemblée législative témoigne, par un acte public, de sa sympathie pour les ad versairos de l’alcool.Et l’acte le plus simple qu'elle puisse accomplir, c'est de supprimer la buvette qui, chaque hiver, fonotionne dans les som-sol du Parlement.Cela n'empêcherait point du reste les députés d'améliorer nos loi» sur la vont» des liqueurs alcooliques, d'exiger une stricte application des règlements actuels, de provoquer, au cours de la proohaino campagne électorale, des ententes éorites en vertu desquelles lea candidat* s’engageront, pour autant qu’il est on leur puu-voir, d'empêcher tout emploi de l'alcool comme moyen d'élection.Mais la auppresMon de la buvotte servirait d'excellente préface à toutes ce9 réformes.Elle affirmerait la ainoérité des législateurs ; elle aurait surtout une grande valeur d'exemple.Tout le niondo sentirait, si la législature posait un pareil acte, que le lutte contro l’alcoolismo PURGATIVE RIGA est véritablement un devoir national.Et non» pourrions ajouter, sanB flagornerie, qu'il devrait être d'autant plus fa-oile de réaliser le vœu des amis de la tempérance que les ohefs des deux partis — le fait est notoire — donnent, dan» leuroonduite personnelle, l’eiemplod'un» parfaite sobriété.Orner HÉROUX.(De l’Action Sociale.) LA Une étoile de dix huitième grandeur nous adressait ces jours derniers une com-munica’ion plutôt étrange.Cet artiste de quatrième catégorie, se plaint amèrement dans un français qui no laisse pas d'être douteux de la façon cavalière dont nous analysons les pièces et dont nous jugeons les interprètes.Nous ne croyons pas nous tromper en affirmant que lo plus grand plaisir que nous pourrions faire à ce correspondant inopiné serait do publier sa prose, malheureusement la lettro ost longue, ot cette reproduction nous prendrait plus d'epace que nous n’en réservons d’ordinaire à des récriminations dénuéos de tout esprit d'à propos, d'autre part, nos lecteurs, n'ayant pas, la plupart Purge sans vous déranger de vos occupations, partout, 25 çents la bouteille.du moins, fait des études spéciales de lin guistiques, ne comprennent paa l'algonquin.Il nous semble que si l'on avait quelque chose à nous reprocher ce serait non pas notre sévérité, mais l'indulgente bienveillance dont nous ne nous sommas pas départi.Noua Bommes-nous donné la peine, psr oxemple, de ridiculiser dans “ les Surprises du divorce " la rentrée do Madame Joly eu ballerine ; Mme Joly qui dans un grotesque eicos de pudibon-derio déplacée, «'était affublée, par dessus »on maillot couleur chair d'un pantalon de cantinière absolument ridicule î Nous sommes-nous donné la peine de signaler, les phrases sautées, les mots gâchés, et les tirades, qu'avec dos scrupules de castrat, Heurion, le directeur artistique des Nouveautés, fait «oigneuse-ment éplucher.Non.Alors?Nous ne relevons do personne, nous ne voyonB guère nos talentueuses actrices que sur la scène.Comme par le pasaé, le pub'ic, peut donc être assuré de notre impartialité parfaite.* TitfuTitK iiks Nouveautés Nelhj Rozier.— Le comité do censure, pour cette plèco du moins, à su coinpron dre ton rôle, — élaguer ne veut pas dire massacrer —011 donnant, aux fastidieux conseils dont on l’abreuve volontiers, aux etigencos que lui dictent certain,, En vente 22 LE PASSE-TEMPS No 335 — Montréal, Î5 janvier 1908 SUR Lfl NEIGE ETINCELANTE E.S.To di MAKCU.Sur la neige o’-tin - co-lan - te, A * van - -90ns ra-pi - de-mont, ra-pi - de-mont; Al-lons, trou - po di - li • I gen - te.Vol- ti - goura, vite eu a-vont! vite,en a-rant! REFRAIN É REFRAIN , k .» V ¦) J-rir ^ -jnHiM Vol - ti - goura aux cœurs joy - eux.Marchons d’un pas oou-ra-geux, I i£ ;• j J A - van - çons tous à la fois.Un', doux, un'deux, un', doux, trois ; Pour sa • lu - er nos a - mis, Ea-quottourssoy-ons u • nis, J, J.^1 J, ^ J J[J J|J Jljr A-van-çons tous à la fois.vide-cuvettes en rupture de banc, la considération méritée.Aussi fftmes-rouB passablement surpris dans la comédie que nous donnait le Théâtre des Nouveautés de reconnaître h quelques tirades près, tirades dont la disparition s’imposrit — cotte Nell'j Rôtier que nous vîmes jouer à Paris.Une fois n'est pas coutume.Rendons n César ce qni est à César et au comité de censure la juste part de félicitations qui lui revient.Madame de Feraudy — o'est un nom très lourd à porter — a tenu le rôle principal de iVel-ly limier avec un rien de maladresso qui n'était pas totalement dépourvu d'élégance.Leclercq, toujours très en forme, noua campa, un Lebrunois original et vigoureux, Ferrât s'était composé une l8te remarquable, Dumestre fut o totique ot toujours rigolo, Darcy ne fit qu'appa-raitre, et Fleury, cet artiste consciencieux que nous pûmes applaudir sincèrement la saison dernière ot qui cette année ne joue que des pannes (6 justice I) noua a silhouetté un baohottour très vécu, très moderne, très potache dans son universitaire débraillé.DeluyB, la brune, très appétissante dans la toilette un brun fanée de Valen-ina do Grisoller.Et F.irnèi tojjo urg jolie.On point, o’eat tout.* Un Père Prodigue, — pièce eu cinq actes par Alexandre Dumas, fils.Si le premier devoir d'un éta blissement théâtral est do justifier son titre, le National et certainement de beaucoup supérieur au théâtre des Nouveautés en co sens que le premier nous donne quelquefois de» pièces du crû et que le second n'insistons pas.Nous n'analyserons doue pas point par point cette pièce, apppartenaut au vieux répertoire, histoire de Dumas père écrite par Dum-w filH,mais l'interprétation nous parut, do façon générale du moins, faible — ce qui mo fit voir une fois de plus que lu boutade d'un nos critiques dramati- 3ues montréalais n'était point exempte e vérité.To vous la cite pour ce qu'elle vaut : N'avez-vous pasremarqué, mo disait-il dernièrement, qu'au Théâtre des Nouveautés on joue d’oxcellentos pièces avec une troupe médiocre, alors qu'au National on joue des pièoes médiocres avec une troupe excellente t Paul Marcel nous a fait un très vivant et très caractéristique comte do la Rivon-nière ; Floury s'était consciencieusement fait sa tète, mais Ferrât fut un peu terne dans lo rôle de De Prailles ; Mauger dans le rôle du vioomte, mièvre, élégant et monocorde ; Rysler Nowrnan toujours imposante et de Féraudy toujours coquette.DIABLE KOSE.CONSULTEZ LE SPECIALISTE DU RHUMATISME M.le du Dr.Joseph Comtois, qui est l'inventeur du fameux Elixir ANTT-RHU MA TIQUE qui porte son nom donne des consultations personnelles ou par correa]x>nd»nce8 aux personnes souffrant de rhumatisme et de tfoutto, Profite» en.C’EST LE TEMPS Cent justement le temps de donner votre commande pour un complet d'automne, si vous voulez avoir le choix du tweed.M.FERDINAND MORETTI vlenlde recevoir toutes ses marchandises d'automne.Il en a une grande variété.IO, Notre-Dame Ouest.CONSEIL UTILE Nettoyage dis flacons de cristal Mettez dedans de tout petits morceaux de charbon de bois, tout juste imbibés d’eau.On ferme et on laisse imbiber quelques heures.Cela nettoie et enlève les mauvaises odeurs.I 1 Sur la neige étincelante Avançons — rapidement, {bis) Allons troupe diligente, Voltigeurs, vite, en avant.REFRAIN Voltigeurs aux cœurs joyeux Marchons d'un pas courageux Avançons tous à la fois Une, deux, une, deux, une, deux, trois, Pour saluer nos amis Raquetteurs du beau I-évis, A vançons tous à la fois, Une, deux, une, deux, une, deux, trois.flan» leJ^ndejjUtiste [\JATlONAL FRANÇAIS — 638, Ste-Ca.therine-E—Tél.Bell Est 1736, Tél.Mar-520 — DRAME — Deux représentations par jour.Prix, Matinées 10, 15, 20, 25 et 30c «• Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c N, B.— Les enfants Agés de moins de cinq ans ne sont pas admis aux représentations.• COXCERT D’ÉTUDIANTS C'est jeudi 23 janvier, qu'à li*u le concert annuel des étudiants en médecine de Laval.L'événement artistique promet d’en être un de tout premier ordre.Si les étudiants en médecine s'attachent surtout à étudier le corps humain, ils n'en sont pas moins habile» J confectionner un régal où l'âme ait la plus large part.Tous leur concerts passés ont été remarquables par leur excellence artistique et celui de jeudi parait devoir ne leur céder en rien, si nous en jugeons par les noms inscrits au programme : M.Albert Cham-bcrland, Mme Desmarais, Mlle I-andry, M.Gustave Labelle, M.Edouard Dufrtsne, M.Achille Comtois, etc.Les carabins ne reculent devant aucune tâche et préparent toujours pour leurs concerts annuels des chants en chœur qui sont | très goûtés du public.Un’,deux, un, deux, un, deux, trois.II Les raquetteurs sont des braves Contre la —neige luttant (Ms) Rien ne peut mettre d'entraves A leur pied fort et vaillant.III Voltigeurs, troupe légère Au combat —nous accourons (Ht) Notre seule arme de guerre A nos pieds nous la partons.IV Avançons, amis, courage.En marchant,— chantons en chœur (bit) Notre périlleux voyage Sera couronné d'honneur.Un Pianiste Anglais Leslie Harris, le pianiste anglais, a donné sa première représentation en Amérique le 14 janvier dernier, au théâtre Hudson, de New-York.Il donnera des représentations au Canada.* Mort d'un poète Le poète danois H.H.Drochmann est décédé le 13 janvier dernier â Ilornbaek (Danemark).Il était né en 1846.• Mort d’un collectionneur M.Groull, propriétaire d'une des pl uî be les collection^ d'œuvres d'art du monde enl lier est décédé le 13 jaavier au soir.Sa galerie de tableaux qui est évalué à plus de $4,ooo,coo, contient des tableaux des plus grands maîtres, tels que Tutner, Con'table, et Gainesborough, ainsi que des exemplaires très précieux des grands maîtres français du X VII le siècle,tel que Watteau.De nombreuses rumeurs ont cours au sujet de la destination de cette galerie, mais on croit que la plus grande partie de celle ci sera donnée au Louvre.* M.W.ClIAPMAN A VAUVERT M, G.Bouzanquet, secrétaire général du comité du monument Montcalm, vient d’inviter M.Chapman à écrire un poème pour l’intuguration de ce monument à Vauvert, déparlement du Gard.M.Chapman a ac cepté l'invitation et se rendra, l’année pro- chaine, en France, et récitera lui-méme ses vers au pied de la statue du glorieux vaincu des plaines d'Abraham.• Le Vitoscope Il y a maintenant trois semaines que le Coquet petit théâtre de famille, I-e Vitoscope, 359 avenue Mont-Royal, a rouvert ses portes, sous une nouvelle direction.Dans le programme de cette semaine, il y a de l'opéra, des chansons comiques et une variété de petites scènes merveilleuses.• Prière d’Enfant C'est le litre d'une romance inédite que chante Dubuisson au Ouimetoscope.La musique est de M.Henri Miro et les paroles de M.Raoul Collet, deux artistes canadiens.Cette chanson est la première de la série que se propose de publier la direction du Ouimet-oscojie.Encourageons nos artistes.M0JMD/\NITES En ville M.J.Clermont, surintendant de la Metropolitan, et Mme Clermont, sont partis pour une huitaine à New York.« On annonce les fiançailles de Mlle Lnura Prévost, de la rue Chambord, avec M.Dol-lard Laflcur, du Parc Lafoataine.* On annonce les fiançailles de Mlle Alex.Levasseur, de Trois-Riviètes, avec M.II.Gauthier, de Montréal.• On annonce les fiançailles de Mlle Ger-trude Rolland, fille unique de M.O.Rolland, à M.Teefv Mulcahy, de Orilla, Ont.• Nomininouk Mardi, le 21 janvier a eu lieu le mariage de M.Adolphe Ardouin avec Mlle Alice Gagnon de Nominingue.PAROLES D’OR Quand on ne sait pas se seivir de la liberté on en meurt.Sans le goût, le génie n’est qu'une sublime folie.CUISINE Grillades de veau Battes bien les grillades, mettez-les dans la poêle avec saindoux, poivre et sel ; laites cuire lentement, poudrez de farine en petite quantité, et ajoutez-y des grillades de lard salé.0000000000000000000009 fumas Prof.J.E.FLAHAULT LICENClft-ÈS-SCIENCES rrofeueur dt Chimit d /’ VnivtrtU/ Laval 14S IWK BAKT.DIIIH TTKTPT5 TT Pour la Correspondance Secrè-¦ClU Vlllj te.Indispensable aux amou- INVISIBLE dévoilés.La bouteille avec plume apéciale et les instructions complètes.Expédié franco par la poste pour 15 cents.Adressez J.V.GELINAS & Co., Boite 305-X, Manchester, N.H.ECHANGE — Mlle Onalda Hébert, 1627 Ontario, Montréal, échange cartes postales fantaisies. Montréal, 25 janvier 1908 — No 885 LE PAS8E-TEMPS 23 ENROLEZ-VOUS dan» LE NOUVEAU CH'B CANADIEN.AMERICAIN dû CORRESPONDANCE ot d'BCHANUE ilo CARTES POSTAI.ES.Kaltea-Toua «Ion amis dan» ton» Ira Etat».Unie et lo Canada on vous alBIlam k rerlub populaire.Envojrel tdx Ont» Immédiate, mont utmrnuo vos nom cl adresse noient publiés dnns la liste des membres pour IV08.Cette liste nnralt»a en Janvier ut chaque membre en iwreT m min copie.Adresses: * Ass.-Sec.PELLERIN, P.0.Box 464 Manchester, N.H.A V 1^—91 vou-le «itfnlre/., vou« pouvez njouter un nutre l>lx Cent» ponr ConMItuilon cl IRèjrtomenU, Certifient «rAfllIliulon et l»lx Cnrtu* île l’réncnlntlon *ur lt?M|uelle* y os ni un ot n'lr / YEUX SANS MEOI-’ -CAMENTS NI DOULEURS PAR J LES VERRES / Vj'TORIC/X ^EXPERIENCE -/ 144.STt CATHERINE eût.cuinhotcl ci mil.MONTREAL.// AJUSTAGE X '/GARANTI pour \ •ff VOIR LOIN u PRLS.1 A YEUX ARTIFICIELS ^ V UNE SPECIALITE, i 24 6/efnpj No S86 — Montréal, 25 janvier 1908 5 Professeur de Hanlque X 2 PIANO, ORGUE, HARMONIE 9 0 Elh't du Contervatoirt
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