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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 14, no 337
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1908, Collections de BAnQ.

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FER r6 r> Vol.AlV — N° JJ7 Montréal, 22 février 1908 "Un.ITo, 5 sous S)asse-tfemps Abonnement :i^û?uJiî‘§â.oo Par année.J.E.Belair, éditeur.Adres.se: 16.rue Craig-Est, Montréal.$2.25 * Valeur des morceaux de musique contenus dans le présent numéro A L.LÜ M.EUGENE LASSALlE Directeur du Conservatoire d’Art Dramatique et de Diction Dont les élèves, assistés de la Chorale St-Charlef, joueront *' Athalie”, grand drame religieux de Jean Racine, au Monument National (Voir le ** Monde Artiste ” ) So3^LX^La,ir© TEXTE : Portrait : EUGENE I.ASSALLE.Coup d* Ciseaux: NOTRE CHANT NATIONAL Hormidas Maonan Poésie: SOUVENIRS D’ARCACIION.Ferotvnd Marri* — IMPUISSANCE.Jean de Grammont Monologue : LEÇON DE LANGUE FRANÇAISE.Delhiatus Tribune Libre : LES CAPITAUX FRANÇAIS.G.Si-ère Feuilleton : EN QUENOUILLE (luite).Roger Dombre Dans le monde artiste ; — Mondanités : — I-a vie drAle ; — Graphologie ; — Récréation s —Jeux de société j — Pour rire, etc., etc.MUSIQUE : CHAN7 FRATERNITE.Georges Krikr TOUS MENDIANTS .Fernani.Heintz PIANO L'ATTENTE (valse).A.Charbonnier SUR LATERRASSE (marche).Ranoolpii Droi.it MANDOLINE El GUITARE CASERTA (marche).L Pkovrra ç 60 LE PASSE-TEMPS No 897 -• Montiéal, 22 février 1908 “Vive la Canadienne IV Cornet Si 4 Ail?.An pu L.P MOMNDEAt Dieu Sauve le Koi (God **vf thr Ki"*:,)___ CJiant National 0 failli.!•»»• *• *•< •••»«* .Maestoso e risoluto CALIXA lAVALLEE A ous offrant à to us nos lecteurs un tifact gratuit dans tics colonnes d'annonces.Conditions : I o Résumer en vingt mots l’anuon ¦ te entilre (si rannonce comportait f tus Je vingt mots, ajouter Jeux cents far mot additionnel); 2o L'annonce devra être ac-compagn/e de notre coupon de primes ; St on le dhirc, rannonce pourra Itre ripf t/e moyennant le le mot par insertion.AVIS AUX ECHANGISTES — Nous avons reçu quelques plaintes au sujet de personnes qui négligent de répondre aux cartes qui leur sont envoyées.Nous aurons le regret de publier les noms des personnes en défaut si elles ne s'exécutent pas au plus tél.POUR COMPLETER sa collection, Mlle Corinne Milot, Ste-Moniquede Nicolet.Que, désire correspondre sur cartes postales de fantaisies, de cuir.Réponse prompte et assurée.COURTIERS D'IMMEUBLES, HAtels, Assurances, prêts sur première hypothèque, jre 316, B&- 33* etc.J.O.1-éger &• Ce, chambre tisse New-York Life.CARTES POSTALES — Afin de compléter votre collection, si vous envoyez trois centins en timbres, vous recevrez un groupe de treize portraits, sur carte postale.Adresser : Laprés et Lavergne, 360 rue St-Denis, Montréal.Département des cartes.COLLECTIONNEURS DE TIMBRES POSTE — Sur réception d’un limbre de deux sous nous enverrons 35 timbres différents avec nos circulaires.Adresser: The Yamaska Stamp Co., boite postale 1176, MontréaK YATCH A VENDRE, 57 pds de Ion-gueur, 10 pds de large, 3 pds de tirage, 12 chevaux-vapeur, pouvant contenir 80 personne».Adresse : E.D.Aumont, 47 St-Vin-cenl, Montréal.LIVRES DEMANDES.-Je désire acheter : St-Pierre : Canadiens du Michigan.— Tous livres canadiens, français ou anglais, publiés avant 1821.Demendtz mon catalogue de livres canadiens-français.Raoul Renault, Québec, Canada, PIANOS ACCORDÉS, REPAF.fiS el REPOLIS, s'adresser 4 J.II.Metcalf, 600 Demontigny Est, Montréal.LE NOUVEL ORACLE DU MARIAGE révèle l’Age, la religion, les qualités personnelles, la description de l’époux et de l’épouse à venir ; 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prix, 7&e.I le MONDE qui CHANTE Recueil Noté de Chansons Comiques NOMS DES CHANSONS AVEC PAROLES El MUSIQUE A Malsonneuve A Parthenay Ainsi soit-il Bufialo Bill Ça m'est parfait 'ment égal Charmant postillon, le Diable en bouteille, le Double pari Deux lunes, 1rs 1 Dans mon jeune temps En-tout-cas Echelle démocratique, 1' Encore un d’écrasé En écoutant Mr le curé Franc buveur, le Faut te fair’ vacciner Matelots sont rigolos, les Marche des Anglais, la Marche des cambrioleur], la TRIX.FRANCO.25 cts.Mme Fontaine et M.Robinet N’I’arrêtet pas Nous étions huit Pori-oquet et la saucisse, le Quatre cousins, les Régiment qui passe, le Solfège et violon Zigzag marche ANNONCEURS KT CORRESPONDANTS La copie d’annonce pour le prochain nu.méro sera reçue jusqu'il jeudi, je 27 février 190S OFFRE SPECIALE En nous envoyant le nom et l'adresse d'au moins dix personnes susceptibles de s'abonner au Pasbb-Thmpb, on recevra un joli morceau de musique par le retour de la malle.GAGNEZ VOTRE ABONNEMENT Voulez-vous gagner un abonnement ?S oui, envoyez-nous le nom et l’adresse de quatre personnes, accompagnés du prix de trois abonnement» d’un an, soit $4.50.Chacun de ces quatre abonnés a droit à une prime.LES MAITRES DE POSTE Sont autorisés à solliciter et à percevoir le prix des abonnements au Passe-1 kmfs, et à garder à titre de commission UN TIBR8 des montants collectés.DÉCISIONS JUDICIAIRES CONCERNANT LES JOURNAUX 1.Toute personne qui retire régulièrement un journal du bureau de poste, qu'elle ait souscrit ou non, que ce journal soit adressé & son nom ou à celui d'un autre est responsa-ble du paiement.2.Toute personne qui renvoie un journal est tenue de payer tous les arrérages qu’elle doit sur son abonnement, autrement, l’éditeur peut continuer à le lui envoyer jusqu’à ce qu'elle ait payé.Dans ce cas, l'abonné est tenu de donner, en outre, le prix de 1 ’a-bonnement jusqu’au moment du paiement qu'il ait retiré ou non le journal du bureau de poste.3.Tout abonné peut être poursuivi pour alHjnncment dans le district où le journal se public, lors même qu'il demeurerait il des centaines de lieues de cel endroit.4.Les tribunaux ont décidé que le (hit île retirer un journal dn bureau de poste, ou de changer de résidence et de laisser accumuler les numéros à l'ancienne adresse, constitue une présomption et une preuve prima facie d'intention de fraude.NOTRE COUPON Notre coupon vaut 5c, à déduire du prix de chaque article annoncé soit dans le PASSK-Temps, soit dans notre catalogue, mais n'a aucune valeur : Ie Sur les anciens numéros du Passk-Tkmps i 20 Sur les objets donnés comme prime gratuite aux abonnés payant un an d’avance.(Voir la dernière page du journal.1 ABONNEMENTS REDUITS Tous nos lecteurs, abonnés ou acheteur, au numéro, peuvent nous aider tout en ga gnant de l'argent.Voici comment : Vous avez bien parmi vos relations une personne ou deux susceptibles de s'abonner à un journal musical.Une bonne parole et vous ob tenez un abonnement.I* prix régulier de l’abonnement au Passr Trmps est de $1.50 par an pour le Canada et $2.00 pour les Etats Unis,payable d’avance.Maintenant voici ce que nous vous offrons: Envoyés du même coup : Canada Etats-Unis 2 abonnements ) ô „ l $2-5° $3-5° 3 abonnements [ S g < 3'5° 5-°° 4 abonnements ) 5 *' ( 4-5° ®'5° Condition essentielle.— On n'admet qu’un seul renouvellement d’abonnement dans chaque cas, c’est-à-dire qn 'une personne déjà abonnée peut faire compter son abonnement, mais les autres abonnés devront être nouveaux, au moment de l’envoi.Chacun :les abonnés aura droit à la prime régulière.(Demandez notre catalogue de primes, envoyé franco sur demande).Spécifique pour le .RHUME de CERVEAU AIGU KT CHRONIQUE :az ali.im D> 4 URËTIKW-ZArciU Votre OPPRESSION et vos MAUX DE TÊTE disparaîtront instantanément par son application.' OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO —En Vente çhfiü tous les Pharmaciens-— “YVONNE?Valu* Cap rte*.Alftxli Contant Montréal, 22 «Met 1908 — No 337 LE PA88ETEMP8 61 Souvenirs d’Arcachon INÉDIT A mon ami Edouard CA S 7 E'1 S.Il Elit soleil.L’eau du bassin s’est retirée.Et les petits enfants à la lusse marée Font des murs crénelés sur le sable mouvan', Etalent des pâtés que détruisent souvent De maladroits baigneurs égarés sur la rive.Ici c’est un canot qui vogue à la dérive, Puis un bâteau-pé:heur s'en allant à la mer, Et sa sirène au loin module en un ron clair, Quelqu'avertissement ou peut-être autre chose.l’Ius loin, sous une tente, on lit, on >e repose ; Un touriste enragé braque son appareil Sur une jambe nue exposée au soleil, Et sans prendre l’avis de la propriétaire.Il ornera, dit-on, son castel d'Angleterre De ce portrait charmant.Le spectacle est joli, Et ceux qui n’ont pas vu nos plages du Midi, Ne s’imaginent point comme l'on est A l’aise Sur l'immense bijou qu’est la terre française.C'est d’Arcachon que je veux vous entretenir ï Il convient que je garde un profond souvenir De la neuve cité ‘ise sur l'Atlantique, Et du plaisant bassin d’allure magnifique Dont l’eau claire s’agite en un bruit toujours doux.On y vient respirer, je crois d'un peu partout, L'air pur d'une fôrél à nulle autre pareille ; L’ceil en la parcourant s'étonne, s'émerveille, Tout plaît à ses regards enchantés dès l'abord, Et le navigateur qui remonte A son bord, Après qu'il a connu la ville incomparable, Emporte un souvenir gracieux et durable.Je fus heureux là bas, et mon plus cher désir, (Ce qui me semblerait le summun du plaisir), Est de revoir encor ces côte» fortunées, Où je vis s'écouler mes plus belles années.I-trnand MARR1É, * Impuissance A MU, H.M.Je sais que vous aimez les tendres poésies, Laissant dans votre cœur les molles rêveries, Je sais que le poète a pour vous la douceur De ces mots caressants qu'enfante son labeur.Mais parfois il survient que les pensées amies Se heurtent tout à coilp comme des ennemies ï Le cerveau du poète en ressent la douleur Car il courbe le front sous le poids oppresseur.C’est en vain qu'il voudrait avec impatience Chanter avec amour la femme et les plaisirs, Son esprit est trop plein des flots de l’éloquence.Voilà ce que je suis, ce que sont mes désirs, Malgré les doux accents de ma lyre chérie Jamais je ne pourrai vous les chanter, ma mie.Jran de GRAMMONT.MOKOLOGUE Leçon de Langue Française A la gare du Nord l'autre jour, un Anglais, avec son dictionnaire sous le bras, me dit : 11 Do you speak eu-glish, sir?” Je lui réponds ; •• Yes." Alors, il me demande si je voulais le promener un peu dans Paris et lui apprendre quelques mots de français sur ce que nous verrions en chemin.Comme il faut obliger tout le monde, n'est-ce pas, môme un anglais, je lui réponds, en anglais bien entendu : “Ça va ! je vais vous donner une leçon de langue française.” Et nous voilà partis.Un mendiant s'approche de nous et nous demande l'aumône.Mon Anglais lui donne dix sous.Alors pour lui apprendre un mot de français, je lui dis : “ Ce que vous venez de donner à cet homme-là ça s'appelle une pièce, vous entendez bien, une pièce ", Et comme le mendiant s’en allait en tournant le dos «t qu’on voyait au fond de son pantalon un morceau carriS d'une autre couleur, mon anglais me dit :—Et ça 1—Ça,eh bien,c'est une pièce, vous entendez bien, une pièce I 11 me re garde un peu en dessous et me répond :—Oh I yes, pièce aussi, very well I Nous passons devant un petit café concert ; il médit : —Entrons dono entendre quelques chansons.Et comme le marchand de vin de la porte était en train de faire descendre du vin en cave, mon Anglais touche un tonueau et me dit : — Comment vô appelez ça ?— Ça, mon ami, c'est une pièce, vous entendez bien, une pièce I II me regarde de c6té et dit : — Oh ! yes, français no diflicult.Nous voilà dans le oafé-ooncsrt ; le rideau se levait, ils étaient plusieurs en scène ; mon Anglais me dit : — Est-ce qu'ils vont chanter tous à la fois ?Je lui réponds : —Non, le» chansons sont finies, ça, c'est une pièce,vous entendez bien, une pièce ! — Aôh ! qu'il s’écrie en anglais, vous vous fichez do ma fiole ! Alors il cherche dans son dictionnaire et me dit:—Oh I yes pardon, pièce, very well, pièce 1 Comme nous sortions, passaient des soldats revenant de la revue, avec l’artillerie.Mon Anglais me dit d’un air narquois en me désignant un canon Eh bien, et ça, ce coup-cil Je lui dis : — Eh I bien, mon vieux, ça, ça s’appelle une pièce.Du coup il me regarde co.lime çu I mais api es avoir consulté son dictionnaire il me dit épaté : — Oh ! yes, very well, yes yes !" Seulement, croyant tout de même que je me fi-ohais de lui, il me dit :—Entrons dans cet hôtel-là.je vais retenir une chambre.J'entre avec lui et je lui dis :—A la bonne heure, vous serez bien ici, vous avez une jolie pièce I—Quoi I qu'il me dit—Oui, cotte cliam-bre-là ça s'appelle une pièce, vous entendez bien, une pièce.Il se fiche dans une colère ! et nie dit :—C’est ça! c’est ça, le français I c'ost ça ! Alors je lui dis on le saluant : — Non, mon vieux, le français c’est un bon type qui se f fiche do l’Anglais 1 au rovoir 1 B El,HIATUS.REGREATIOB 200 — Charadk : Au second joignez le premier Prompt changement s’opère, Et dans l’instant Ventier Devient du second le contraire.Mais j’entends chacun s’écrier : Charade courte et non pas claire.Je dois donc ajouter la chose nécessaire, Uentier est dangereux : pour jouir du second, Purgez, purgez, Esculape répond D’expulsT cet entier, qui votre esprit tourmente.Vous donne le frisson, que trop de bile augmente.Les réponses seront reçues jusqu'au 7 mats.Les dix premières réponses justes, accompagnées de notre coupon de primes 337, recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTION 198— Enigme : Paris.Jefassrç-SImps MUSICAL, LITTERAIRE «t PANTAIbISTK Parait tou* Ut quinte joun ABOITITEMUTT : Pour U Canada I l’our Ut Etat*- UnU Un au .$1.50 Un $2 00 bix uiois.75 cts I Six moi*.1.00 Pour l’Europt : lt fr* par an PATABLB D'aVAKOI En s'abonnant pour un an, chaque abonné reçoit en marchandises Une Prim9 vaknt S 1.00 Demandez notre catalogue de primes Première insertion .10 cts la line lasertlonn subséquentes .5 “ “ Conditions libérales peur annonces à Ions terme.Los annonces sont mesurées sur l'ac&te.TouU demande de chantre ent d’adresse doit être accouipairnée de l’aueienne adresse.Pour discontinuer de recevoir ce journal, il faut avoir payé tous roi arrérages.Les manuscrits publiée ou non ne sont pas rondos.Adresses toute communication LE PAF5B-TEMP8, Montréal.Can.La discrétion du cœur n’a pas besoin do raisonner le silence, elle le préfère Ran8 trop tnôme pavoir pourquoi.Avis au Public On peut k procurer lei ancien, numéros lu Passe-Temps en s’adressant i tous no, igents locaux, mais plus particulièrement aux ïdresses suivantes : A Montrtal: Arthur Yon, 94 Ste-Catherine-EsL Mme A.Bélanger, 1376# Ste-Cathsrlne.B.B.Desrochers, 1159 Papineau (coin Marie-Anne), Tél.Bell Est 4915.A Québec : I.Alf.Guay, 283 rue St-}oieph.A Ottawa: Chs St-Jacques, 263 rue Water.TTYYTTTTTTYTTVTTTTTTTTTTTT L’apprécia'ion de Chapman par Halden M.Jean de Lavaur, le critique attitré de la Revue des Poêles (de Paria) vient de publier l'article qu’on va lire k propos du dernier livre de M.Oui.ab der Halden : “ Nouvelles Etudes de LrrrÉHATUBE Canadienne-française, par Charles ab der Halden.(Paris, chez de Kudeval.) "A côti d'études judicieuses et instructives, ce volume contient des pages dont lo ton acorbe ne convient guère, avouons- le, à la Bérénité d'une critiquo impartiale.Je veux parler de celles où Al.ab dnr Halden paraît s'ingénier à cribler d’épi-graminos un des poètes canadiens qui sont, à l'heure actuelle, les plus dignes d'estime et même d’admiration : M.William Chapman." Et d'abord uno remarque s'impose.Pourquoi le critique s'épuise t il à poursuivre un poète qu’il dédaigne ?Pourquoi noircir quarante pages pour — ou plutôt contre — un écrivain qui serait dépourvu d'originalité et de talent 1 M.ab dor Halden voua répondra saim hésiter : j'ai voulu réagir contre un engouement injustifié, sauver d'uu “ péril " le goût canadien égaré.Et il prononcera le mot do “ mystification ", et il ira jusqu à déclarer, non sans quelque emphii'e : qu’il rofuse “ d'êtro complice " “Voilà donc pourquoi M.nb der liai den s'applique consciencieusement à démolir la réputation de M.Chapman.Mais comment s'acquitte-t-il de cette haute mission 1 “ A parler franc, il n'y apporte pas cette apparente rigueur de méthode et Cttte modération do langage qui «ont d'ordiuai-re les meilleures excuses de l'erreur.Jo sais bion qu'il ne prétend pas — il vout bien nous le dire dans sa préface — " rendre des verdicts." Mais je fais aussi qu'il ne se gêne pas pour juger d’un ton décisif et pour condamner sans appel.“ Et puis sa critique n'est jamais, — quand il s'agit de M.Chapman — à base d'indulgence.Sous prétexte d'impartialité, il cite parfois quelquos beaux vers, sans daignei les commenter ; et il réserve toute la dextérité de sa oritique pour “éplucher un mot douteux au jugement ’’, pour s'arrêter à des minuties qui sontent d'une lieue lour régent de collège.L» vraie oritique est plus large et plus généreuse."N'en déplaise à M.Ch.ab der Halden, W.Chapman restera.— avec Crémazie, avec Fréchette — avec quelques autres sans doute — un des poètes les plus hau tementlyriquoa que le Canada ait iiro-duits.Quelques imperfections de dotail ne doivent pas nous aveugler sur de très réelles beautés.M.ab der Halden, qui connaît ses classiques, aurait dû ho rappeler le : “ Cto eyo paucis Offtndar ma-culis f " Et s’il est sensible à la délicatesse d'un Nérée ISeauchemin, à la mélancolie rêveuso d'un Albert Lozoau, au “génie " douloureux d'un Nelligan, il aurait dû, pour être juste, se laisser prendre aux accents sincères dont vibn le lyrisme éloquent d'un Cliapman.“Jean nu LavAur." Le rêve réalisé devient souvent le malheur.Madame Octave FEUILLET.RHUMATISME I l.fFLAKMATOIBK, AIlTKI'I.AIItt:, •nsiii.Aiiif; MEKVm.Guérison rapide et certaine garantie par - .du Dr JOS.COMTOIS, Médecin-Spécialiste, No 1636 St-Jacques, angle de la rue Atwater, Montréal.Prix, $2.50.Consultations gratuite» 52 LÊ PA88E-TE M Pà No 337 — Montréal, 22 éviter 190* RONDEAU Paroles de RENE LE GENTIL el de LOUIS TOURNAYRE Musique de FERNAND HEINT7.Ail" Mod° En ce bas monde, hé-las! cha-cun men- di - e A-vec des ?airs plus ou moinslar-moy -ants:.Enfants, vieiHards.ri-ches, gueux,dans la h vi - e.Grands et pe - tits, on Jie voit que men- diants.Tout jeune en- pm il>~ ¦' J J IJ BS -cor, pour u - ne fri-an-di - se, Bé-bê men-die un «es-te gé-né- -reux:—Pour un jou-et, pour u - ne mi-gnar-di - se, ^fisouffle,un rien,qui doit le rendre heu- reux.Mais à vingt -tits oh ne vojtque mendiants.III Mais, à vingt ans, lecteur, pris de vertige, A des désira plus violenta chaque jour ; C'est un baiser, un aveu qu’il exige.Car les amants sont des mandiants d'a- [mour.IV Cochers, valets, mendient notrepourboire Nous insultant s’il n'est pis à leur goût ; Et le soldat, mendiant un peu de gloire.Fait bien souvent sacrilice de tout.I’rès des puissants, nouvelle comédie, Les courtisans livrent plus d'un combat.C'est un ruban qu'un électeur mendie, Une aposlille, un bureau de tabac.VI Bref, avocats, poètes, journalistes.Sont mendigota par goût ou par fonctions ; Le» candidats loyaux ou " j’menfoutistes” Mendient nos voix le jour des élections.VIT Le fonctionnaire, à son chef qui l’accueille Demande un poste & brillant avenir, Et l'heureux détenteur d'un portefeuille, L’ordre du jour qui doit le suutenir.VIII Nous mendions, h toute heure, & tout âge.Du plus cossu, jusq'au plus indigont, Pour une affaire ou pour un héritage.Pour de l'honneur ou pour un peu d'argont.IX En ce bas monde, hélas, chacun mendie Avec des airs plus ou moins larmoyants Enfants, Vieillards, Riches, Gueux, dans [la vie, Grands et petits on ne voit que mendiantsr Feu Gaston P.Labat Nous avons le regret d'annoncer k nos lecteura la mort d’un de nos meilleurs amis et d’un précieux collaborateur, Gaston P.Labat.Dix jours se sont déjà passés depuis que la Parque a coupé lo fil de cette existence.Gaston P.Labat s’est éteint à l'hôpital Notre-Dame, le 7 février, à l'âge de 65 ans.Citoyen français, d'origine polonaise, il avait immigré en Canada, il y a environ 35 ans, avait fait partie de la Batterie B, à Québec, en qualité d'assis tant médecin-major.C'est aussi en cette qualité qu’il avait fait la campagne du Nil avec les bateliers canadiens et la campagne du Nord-Ouest.Plus tard, il entrait à l’Hôtel des Postes de Montréal, mais pour des raisons que nous ignorons, abandonnait cette charge, il y a une douzaine d'années.Depuis il avait collaboré à différents journaux périodiques.D'une verve intarissable sur tous les événements du jour, il était d'un mutisme complot sur tout ce qui 1e touchait personnellement.Cependant, des fréquentes conversations que nous eûmes avec lui, nous avons cru comprendre que sa famille devait habiter dans les environs de Biarritz (France).A celui qui fut pour nous un véritable ami, comme aux disparus dont la perte nous a été lo plus sensible, noua disons : Au revoir I LE TRICENTENAIRE Les fêtes du tricentenaire de la fondation do Québeo, qui dans l'esprit des organisateurs, devaient être une manifestation catholique et canadienne-franijaise, sont en train de se convertir en apothéose de l’impérialisme.Le beau zèle de Lord Grey n’a pas d’autre but.Du mois d'août proohain pourrait bien dater l'asservissement absolu de la nationalité canadienne-française.Et les grands Canadiens qui président b nos destinées, complices ou imbéciles, sont tombés dans le piège.Soyons de chez nous I Nous extrayons de VAction sociale, de Québec, les lignes ci-dessous, écrites au sujet du pou d’encouragement que donne le publio canadien à nos meilleurs journaux et revues locales : Et si ces revues n'ont pas jus- au’ici réalisé tout le dessein de leurs fon-ateurs, n’est-ce pas précisément parce que trop souvent nous nous sommes dés intéressés du travail des nôtres pour prodiguer a l’étranger nos attentions et noB sympathies.Si nous attendons que nos revues canadiennes aient la valeur de la Revue de* Deux-Monde» ou du Corretpon-dant pour les encourager, nous courons le grand risque de ne jamais rien faire pour améliorer le sort de nos périodiques.Soyons de chez nous d'abord, et secourons avec empressement les œuvres de science et de littérature qui n'attendent que notre concours pour réussir." C’est bien la peine d’avoir de l’esprit, quand on n’a pas l'espoir do s'en servir! Jules Simon.Le meilleur purgatif CAII sur le marché, c’est LtlU COUPS DE CI SB A UX Noire Chut IiM Notre chant national "0 Canada", paroles de M.lo Juge Routhier, musique de notre regretté compatriote, Calixta La vallée, a franchi les limites de la province de Québec et vient d'être offort aux familles et aux écoles d'Ontario.En effet, nous trouvons dans le “ Home Journal ", revue anglaise publiée à Toronto, numéro de décembre dernier, notre chant national traduit en anglais et sa musique harmonisée pour un chœur en quatre parties.Lo direoteur du “ Ilomo Journal ”, dans un article Byinpathique où il présente M.Broome qui a harmonisé notre chant, prévoit qu'avant longtemps ce chant deviendra populaire dans les écoles de sa province.Au bas de la première plaquette de ce chant, on voit que la Compagnie Nord-heimer do Toronto l'a fait enregistrer au département de l'Agriculture, à Ottawa, et qu'elle en est désormais la propriétaire.Nous ne nous attarderons pas à chercher lo bien fondé de cet enrégistroment et ses conséquences ; nous aimons mieux nous réjouir de ce que nos compatriotes anglais ont trouvé notre chant de leur goût, au point do le traduire assez litté ralement du reste.Mais cetto publication n'est elle pas uue suggestion explicite aux lecteurs de cetto revue que notre chant national devienne celui des canadiens-anglaia 1 En constatant comment notre feuille d'érable, emblème choisi par nos pères, en 1842, est devenu le " Maple Leaf for ever ", nous nous demandons si notre chant national, qu’un souille de si ardent patriotisme a inspiré en 1880, no deviendra pas dans quelque dix ans le “ O C^ nada beloved Fatliorland " de cos messieurs, et si on nous donnora bien crédit, alors, de cetto composition.Quand on sait comment on enseigne l'histoire du Canada dans la province sœur et dans celles de l'Ouest, nous avons raison, croyons-nous, d’en douter.Mais si nos préoccupations patriotiques ne peuvent ou ne doivent pas se fonder sur le fait récent que nous signalons, l'apathie et l'indifférence d'un trop grand nombre des nôtres ne sont-elles pas suffisantes pour nous faire redouter l'avenir 1 N'a-t-on pas vu un grand journal de Montréal, en quêto do publicité, l’été dernier, organiser un concours et demander & sea lecteurs de nous trouver un chant national î Comme si nous n’en avions pas déjà un, égal en beauté à n’importe quel hymne patriotique ?On nous rapporte que le distingué Ar chevèque de Montréal, interrogé sur ce qu’il pensait de ce concours, répondit : 11 Mais nous avons un chant national et un beau ; que pourrions-nous trouver de plus empoignant que " O Canada, torre de nos aïeux, eto " 1 Et il avait raison.Notre chant a été composé dans des circonstances particulières et extraordinaires ; les paroles et la musique sont signées, et les auteurs avaient certainement les connaissances voulues ot, de plus, uno réputation qui no nuit pas.Un Jésuite, bon connaisseur ot bien autorisé, le Rév.P.Lefebvre, maître de chapelle pendant de longues années au Gésu, à Montréal, écrivait dins le Messager du Sacré Cœur, année 1885 : " 1æ» paroles dues il la plume do l'Hoa.juge Routhier expriment en “ nobles vers de nobles pensées que la musique de Calixta La vallée n’a pas "trahies en les traduisant.(1) “ En attondant chanter par une masse ces strophes de belle allure.“ cette musique vibrante et large, l'impression est toute de réconfort et de “ fierté.Texte et musique sont en admirable communion et forment un “ olrn-nt digne de figurer avec les meilleurs dos autres psys.” Mais nous sommes heureux de le cons' tater, notre chant national est pins popu-lairo qu'on ne semble le croire en certains milieux.Dans toutes nos réunions, banquets.concerts, fêtes de familles, etc., “0 Canada " est olianté avec enthousiasme.Aux Etats-Unis, nous dit notre confrère M.J.L.K.Laflamme, qui a vécu longtemps parmi nos compatriotes franco-américains.“ 0 Canada ” est considéré comme notre chant national.On ne se sépare jamais sans saluer 1» pairie absente par ce chant patriotique.Et pour prouver sa popularité, à Québec, il nous suffirait de rappeler le trait suivant : C'était au mois de septembre dernier, à l'occasion des noces d'or de l'Êcole Nor- (1^ Le R.P.Lefebvre ignorait alors que motsles ont été adaptés è la musiquo.M.lAvallée iiyant compusé l'air eu 1880, à la demande de la Société St*Je*n-Baptiste de Québec, M.Routhier dut s'y conformer et s'en inspirer ; co qui rendit sa tache beaucoup plus difficile.PURGATIVE RIGA Purge sans vous déranger de vos occupations.En vente partout, 25 çents la bouteille. Abonnements': ijjn an.SÔ 'Six'mois - ;.-sj75cents Le dernier numéro v.! 5'’““ Anciens numéro ^lO^’chaiÔyrT BELAIT?, Imprimeur dé Musique, Editeur-Propriétaire Partie (Musicale Du Vol.XIV — N° Montréal.22 février 1908 w%\ 1 tJ ¦ j?'Ka mÊp.vi if Vocale etlNSTRuM£^TA "SIS Pour u Salon Sommaire musical du N° 33T : CHANT Fraternité.Georgc9 Krier Tous mendiants.Louis Tournayre PiAlSO L’Attente-Valse.A.Charbonnier Sur la terrasse (marche).Randolph Drolc-t M ANDOLINb & QUI ARE Caserta (marche).L.Frovera ABONNE- J Canada : i AH, $1.60, 4 uois, 10.J Lu dbrkir* »um*ro, Sc.MENTS : | Etats-Unis i i an, $2.00, 6 mou, $1.00.| Un Nuwtio pr*c*dint, 10c LE PASSE-TEMPS.16, rue Craig-Est, Montréal.i crois-i ou d« - VOUS I Vous.Mesdames, “’ÜïïlSX&E&: duvet sur votre visage ou sur vos bras, REJOUISSEZ - VOUS - POIL PEESA1T voub débarrassera en un instant, ot sans douleur, de tous ce» vous débarrassera en un inBtant, et sans douleur, de tous ces poils si désagréables ^ voir et qni détruisont la blancheur de votre peau si délicate.Martyrs des dépilatoires ordinaires, votre supplico est fini ! Plus de poisons violents, plus de corrosifs dangeieu», 1» duvet le plus fin, le poil le plua fert sont fauchés comme par enchantement sans picotement ni routeur.La peau blanche et veloutée : tel est le résultat immédiat obtenu par le célébré ANTI-POIL PERSAN, de Tbwfik Haziz.Téiiéhan (Perse).Essayez-le tous et vous crierez au miracle, après avoir Uni souffert, si tous avoz essayé d'autres épilatoires., Lisez le rapport du Laboratoire Municipal de Téhéran (lerse), et soyez convainous : M.TlWflK HAZIZ, Tub Meidan, Tahéran.L’examen scientifique de votre •• Anti-Poil Persan " a donné les résultats suivants : lo.Ne contient pas d'arsenic ; Ho.N'a aucun effet corrosif sur la ***“' MOULAI RAZA, directeur.Prix : 50c l* Echantillon suffisant pour une application 10c ^OCÏÊTË" DES PRODUITS PERSANS- BOITE POSTALE 1031.MONTREAL, Canada. 54 LE PASSE-TEMPS No 337 — Montréal, 22 février 1908 FRATERNITÉ Paroles de CHANTELIX.Musique de GEORGES KRIER.PIANO aincrc le mal par l'amour loul puis Tou» droit» d exécution « de reproduction réwrrts.M Gtoaots Kana.Éditeur, 5, passage de l'Industrie, Paris.PflflDDIÏDCQ AU PRIX DU GROS Seal Klectnque ou Nearsilk faits à ordre irvfj r\ \/ INo ZA.A Lï PLUS GRAND njljr\r\ r\l n .„ , $*9 oo.Cravates et Manchons en écureuil» |\ < V n i4! 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Montréal, 22 février 1908 — No SS7 LE PASSE-TEMPS 65 Rail.Maestoso.té, tigresse mena .çan.te, Impose à tous sonpouvoir sou.ve .rain Rail.Fra .ter.nité.• S - II V La République a mis cc mot sonore : % * t-H [¦j- -¦4- .4 ff 1—>-¦ >¦ •w-s V n- A A -} #—# r -L T- J- •—#- r 7/ • iS — ^ • • J pJ=h rM h =f—f- *=fi [J=* l+=p pH - g i ir — if-1- J- *r =—=5= =ff r i: ir Tf“ «j / -'r i C 1 *r ffdecres ^ J ! 1 c.J- j p-ii.r lf-= T=^ rifefcf=H Fj=F fNï rrt-4] H h h N=ît fit y rrJ.91LAIH.g^cv.kr y ¦& » '¦ w tf- !f Jr Lk Tf- ' m fr-fc m : : ; r ; CK SC.-y- - r j- I ’AIftIIF 0,1 merfeilleusement efficace contre MAUX \—i I JAIf'IIC /4’HD a aa place dans toutes les familles.Dépôt LttlUUL UUn DE DENTS.NEVRALGIES, MIGRAI- /'“s| LAIUUC.QUn général: Pharmacie Lkooum & Décary.NE8.Cette liqueur trèa agréable convient à tout le monde : : : No 810, ruo Sain ta-Catherine-Est, Montréal. Mosirtal, 21 février 1008 - No 887 LÉ PA88E-TEMP» ¦f 67 Pédii æ-A-:r Tempo tli marda.RANDOLPH DROLET Piano.1 — • .s q =q •r.-rj'i n»—p-jpteÿ-f =v=^=^ .: ifî : # .: •* ' =S-S—S—S“S—S— * -fHfi ' -r_-*: t • * -• , > > : * * EÊ: ut: M -0—m- =H=:L2==3=ï *~r 1=1: > > -1 d—¦ il y\' 2-1 '"“W-w-^^- -fS—I- 9—0 -0—0-*-»—0- -0—0 H 0-0- -0—0—0 V 0- -i 1-I—I-r— ¥— rr II.—I—0 0 •' SSIrtE & : :^5«' fine.m m.« * 1=5 m 3qz=n^q=ri(v.= ' I ; : I r-i SÜ LE PASSE-TEMPS No 837 — MonUé»), 22 férrier 1908 K H, 1.—r t *- —1 K3 p» c»—— ^ Ü :: W î: : 9 : ^ 1 55 ; ^ 4 ! ^ > - _ m-m— ; î 5 2 s -1 1 1 * ; T*—-J • ./.guérir Cors et Verrues.ANTIKOR LAURENCE LAURENCE,'pharmacien, Montréal • • • • c Montréal, 2Î «*rier 1(08 —No *87 LE PAS8E-TEMP8 60 —1 fc—1 fc- S ‘Zf'l 1 -1 a 1.¦ « £r=U 111.> * - 1 -J—•#—i— —1—j — *—i— • /r- -»v; : s œf^Ttd 5 - »—• « k MEU- DRAPERIE8, POSE DE TAPIS ET BLES in TOUS GENRES.MATELAS prblart8.— prix MOBERËs.391 et 395 rue Ontario-EsL — Tel.Bell Est 3389 neufs ht refaits.— travail soigné. 60 LE PAS8E-TEMP» No 187 — Mratrfa), 21 février 1*01 CASERTA MARCIA M.L.PROVERA S | ^ 2.Oui- tare.-r-i 0-0—— ¦ * _= Spl • * > rr OTT fcd MZ mm /r — -*•—t — ?¦#¦ g-#-#-#-#- * -#• •*' "*¦ -rtr-W J= T^V > _« j J J"^ J j n n 1 l»«iM»•; S\ i—-I— ~S- " fz5"—t r i « s *¦ * :: i >*ü5-Jx7— ^ j h, *Jt : - T Lf -a .J' i_ * *«r ±± ¦-£.—¦—-f— 3 V •« # 1 *f * « fciH q -=j~3 r r-r £iz=l: J S i:q^ tt -m 1 •—1 +—9 t?# • •# tS»- __ , —¦ ¦ - 1 » 1 ' ^ "J -1 ri r] —, n H i FhHzïl ^ * h-H __S ^ c q »:pq ¦—j-«-4 X_h m 1_h ^ J-H- * :S: :q: ~«r — + » pi=r=r^-r:ii; ?^ T T ^ t ' t 1 Ciisorta.3 TIMBRES-POSTE pOVU Oollectloriri.e'vaxs.4000 variétés en stock, pour toutes les bourses.—Demandes nos oirouUirM, envoyée gntia.— Album* et C*Ulogu«» fourni* gmti* à no* client*.—Thi YAMASKA STAMP Oo.Botta poêlai* 1176, Montréal, Oanada. Montréal, 2* février 1908 — No $37 LE PASSE-TEMPS 61 ?Cuerta. 62 LE PAS8E-TEMP8 No 837 — Montréal, 21 «Trier 1908 TRIO. Montréal, î» février 1908 — No Ï37 LE PA88E-TEMP» VOL.XIII - SOUUAIRES MUSICAUX - 1907 Un numéro (complet), ioc Nu 309 — Chaut Si l'amour prenait Tacine.A.St-Dcnis Larmes (les), mélodie.Ernest Rcycr Drapeau national (le), projet.B.Tayoux Pi* ko Pretty Nelly.Léon Dcquin Boules de neige, mazurka E.Delâgc No.110 —CHAJrr Ave Maria.Ernest Lavigne Brioche (la), conte enfantin.G.Maquis Piano Vive le Canada, marche.A.Charbonnier Retraite (la), polka militaire.G.de Lille Françoise, mazurka.Henri Lavigne No 311 — Chant O Canadien, chant national.G.Dugas On m’en veut, Lison R.Casahianca Piano Conversation!: Gavotte.Joseph Vézina Papillons (les), pot-mazurka.P.Léonvic No 312 — Chant Ma vie a son secret Georges Bizet Mystère d’amour.Lucien Duguay Adam et Eve.Vieille chanson Piano Hip I hip I hourra I J.B.Lafrenière Menuet.Mozart Manooline et Guitare Stella Polare.Fernando Francia No 313 — (^HANT Ave Maria.Louis Bouvier Jésus parait vainqueur.Chasse aux loups (la).A.CharbonnieT Piano Nouvelle Mattchiche (la).Henri Miro Louise-Valsc._Mlle Donalda Rouillard Marche d'Idoménée.Mozart Mandoline et Guitare Mammoletta, muzurka.— No 3U — Chant Désir (le).Schuber Petit rocher de la haute montagne.Piano Ses Yeux (intermezzo) J.Gagnicr Valse-lanciers.J.-B.LafrenièTe No 315 — Chant Mère canadienne (la), A.Dessane Malbrough s'en va t'en guerre.G.Dugas C'est pas vrai.A.Bruant Piano Charmeuse (gavotte).J.-B.I.afrenière Berceuse.M.Gallimard MANDOLINE ET GUITARE Ircos (marche) Ludovico Selmi No 3'G — Chant Pâques fleuries.Ch.Tanguy Short and Sweet .Henri Lavigne Marche du Pompier (la).J.-E.Marsouin PIANO Biictte.Albert Contatn Marche Funèbre.Chopin No 317 — CHANT Nouveau ciel.Bentayoux Nos Bons Chinois Yvette Cuilbert PIANO Intermezzo.C.O.Scnécal Chanson de Mai.No 318 —Chaut Fêtons le printemps J.-E.Marsouin Ce n'était qu'un beau songe.A.-F.Rodel Piano Valse Miroir.J.-B Lafrenière Doux Souvenir.O.Zimmermann Féminissima.Gaston Lemaire 3 pour 35c, 7 pour 50c, 15 pour $1.00 ; toute l'année pour $i.ço No 819 — Chant Canadien, toujour I.Ch.Tanguy Concordia Salus I.G.Dugas (Chœur pour 4 voix mixtes).Salut des Canadiens-Français au Drapeau de la France.F.Lapointe Bataille de Carillon (la).Tagliafico (Paroles de S.Durantel).Piano Léonie-Valse.A.Charbonnier Marche St-Jcan-Baptiste.Van Poucke No 320 — Chant Cheveux blancs (les) '.A.Teste Jours glorieux 1837-1838, .Paul Delmet (Paroles de S.Durantel).Piano Chant du Soir.Brinley Richards Gervaise Valse.Mlle Ella Jean Mandoline f.t Guitaek Margherita (mazurka) G.Pclroli No 321 — Chant Chanson à boire.Schumann Berceuse des bébés Gaston Dumestre Rire, pleurer.Gaston Maquis Piano Soir (le), rêverie.Odilon Talbot Cascades (les), fantaisie.J.-B.Lafrenière Ni> 322 — Chant Il pleure dans mon cœur M.Quef Gardien de la Nature (le).F.Vargnes Trois Baisers (les) J.-E.Marsouin Piano Intermezzo.Pierre Chivé Chez Bonne Maman, gavotte.A.Antréas No 323 — Chant Hymne au soleil couchant.R.de Lisle Cœur de ma mie (le) Jacq.Delcroze Ah I leur repos.Georges Bave Piano Souvenir du passé, gavotte.Ch.Tanguy Impromptu-Valse Otto Zimmermann No 324 — Chant Chanson du luthier Xavier Privas Chant National Acadien.Un Acadien Bon blé-d’inde bouilli.J-E.Marsouin Piano Minou-Valse.A.Charbonnier Adriano (caprice) J.-B.Lafrenière Violon kt Piano Rêverie.Robert Schumann No 325 — Chant J’ai pardonné.Robert Schumann Honneur et l'argent (!’).Ch.Pourny Etudiant Canadien (1*).J.-E.Marsouin Piano Valse.Robert Schumann Dans la prairie.Paul Rougeon No 820 — Chant Dors, petite (berceuse).G.Verdalle Comme à vingt ans.St-Dcnis Voix des Erables (la).J.-E.Marsouin Rue St-Urbain (la).Ch, Herpin Piano Sillyâss (two-step) J.-B Lafrenière Ouimetoscope polka A.Gosselin Vli LOS et piano Jour de noces.A.Baldoui No 327 — Chast Cruelle I.Paul Delmet (Adaptation par Fcrnand Marrié) Mémoires d’un manteau de dame.Beaumercy Piano Chant du matin, romance.B.Richards Plaisirs d'hiver, valse.André Lepitre Violon Himno nacional argentino.Blas Parera No 328—Chaut Lilas blancs, mélodie Ch.Lecocq Noccs de Madeleine (les).Lucien Colliu Linal chanson napolitaine.M Symiane l’UNO Valse élégante Zénon Paquin Chante, cigale! Gaston Maquis Piano Délices (valse) José Créus Mandolini kt Guitare Rosctta (mazurka) G.Sartori Promenade militaire L.Elsen Violon ht Piano Largo de la 5mc Sonate Bach No 832 — Chant Chantons en chœur (Noël) A.Charbonnier No 329 — Chant Conscrit (le) Pierre,Dupont Si l'amour prenait racine St-Denis (Version anglaise).Pauvre Noël, inonolo.L de Montigny Grenier (le) .Chanson de Béranger Piano Pas des petites fées G.Picquet Cornet et Piano Romance Ch.Tanguy Au ciel, au revoir 1 S.Provost Petit chasseur de loups (le) A Charbonnier Piano Au soir R.Schumann Mina-Polka A, Charbonnier Mandoline et Guitare Gaîté (polka) Achille Lombardi No 833 — Chant Dot du Bon Dieu (la) Mme Munich Jour de l’An (le) Fernand Marrié Sous les étoiles F.Jehin-Prtimc Au Saint Berceau l'abbé G.Dugas Piano Attente d’), v.-intermezzo.Ch.Tanguy Marche des Patineurs A.-P.Deromc No 830 —Chant C’est la faute 4 Papineau.P.-E.Prévost Rosier (le), romance J.J.Rousseau Réveil de Bébé (ie) J.-B.Lafrenière (Avec paroles françaises et anglaise?) Dedans Paris Auteur Inconnu PIANO Charmois (maz.de salon).M, Chassclon Mandoline kt Guitare Pcasc Nativo (valsq) Giacinto No 334 — Chant Hibernale, chanson rustique.A.Lalibcrté Sérénade aux maries J Massenet Billet (le), doux de mon voisin Piano Marche de l’Etudiant pauvre.P.Chivé Mandoline >t Guitare Finette, valse E.Delâge No 831 — Chant Chant National Canadien.D.Fontaine (Paroles de M.l’abbé A.Fournet) Petit mousse noirl (le).Vieille chanson HtiroUs BRKVETÉK PAR G.P.O.HÉROUX l|> 6|g l|S 4|t 3jg a|> S|S 0|a 5> ?lü 3j> 4]à~ b| Cette nouvelle méthode se compose d'une simple baguette Bur laquelle sont marquée! toutes les clefs de la musique.A l’ftide de cette noursUo méthode nous garantissons qu’une personne peut apprendre tous les accorda sans l'aide d’un professeur, et cela, dans quelques jours.11 n’est pas nécessaire que la personne sache la musique.Noub pourrions publier une longue liste de certificats attestant qu’un grand nombre de personnes ont appris leurs accords aveo cette méthode, et peuvent faire un bon accompagnement.La baguette est marquée do signes qui permettent do jouer à promièro vue et sans études préalables.Envoyée franco snr réception de $1.00 En vente au Passe-Temps, 16 rue Oraig-Est, Montréal.le MONDE qui CHANTE 1904 Recueil Noté de Chansons Comiques NOMS DES CHANSONS A VEC PAROLES El MUSIQUE Ça ne r’gard’quc moi Ça vou» fait quc’qu'cliosc C’e«t bien contrariant C’est gentil d'étr' venu En suivant le régiment Exploit» d’un sapeur (les) Enterrement (1*1 File au cousin.Louis (la) 1' m'a r’fusé son parapluie Jonaa dans la bileine Journée de Parisienne Jus de Bourgogne (le) Miris, ça crie toujours (les) Ma Béatrice Ma Cunégonde Mon ami Bernique Noce aux bobosses (la) O Milady » Quand on a travaillé Quand on a pas PRIX, FRANCO, Qu'est-ce qu'y a ?Régiment des couturières (le) Revers de la médaille (le) Suiveur i Sur le I Testa Tic et couic Toto Carabo Viens, ; cts.Grand Succès pour Piano par Margis.Prix franoo, 50n.Adressez votre Commande, avec le prix, à Valse Bleue -Gfempj 16, rue Craig-Est, Montréal.Canada. « LE PASSE-TEMP8 Na 337 — Montré»!, 2! février 1908 GRANDE FAIBLESSE et MAUVAISE DIGESTION Voilà ce pi faisait souffrir Madame Camille ©nellette DEUX ANS MALADK ET TRAITÉE PAR TROIS MÉDECINS SANS SUCCES Elle se giiérit enfin en prenant les PILULES ROUGES de la Compagnie Chimique Franco - Américaine Les jeuneH filles et les femmes anémiques présentent une décoloration marquée de la peau qui prend ure teinte analogue à celle de la vieille cire blanche.I-*ea lè-vren, les paupières, les gencives pâlissent, les veines situées sous la peau se désemplissent ot s'aflaisent, elles ne sont plus visibles ou bien ne laissent plus qu'uno faible trace violette, bleu pâle.Il y a cependant certaines anémiques dont le visage conserve des couleurs assez vives, mais dont la peau s'injecte seulement, rougit à la moindro émotion et devient pourpre après la moindre marche ou le moindre exor-cice un peu fatiguant ; cetto belle apparence est trompeuse et on retrouve encore, sous ces couleurs passagères, la pâleur caractéristique de l'anémie.Les femmes anémiques respirent difficilement, la moindro marcho.un escalier monté vite, un rien les essoullle ; le simple fait de lever les bras pendant un instant les fatigue, et celte faiblesse est d'autant plus frappante qu'un grand nombre de femmes anémiques paraissent grasses et fortes, et même souffrent d'embonpoint.Chez elles, les battements de cœur sont précipités et très irréguliers ; le moindre exercice, la moindre émotion déterminent des palpitations qui sont parfois excessivement violentes et peuvent faire tomber la malade en syncope.Les femmes anémiques ont aussi dos troubles du côté de l'estomac ; elles ont pou d'appétit et digèrent mal ; ellos souffrent de constipation et aussi do migraine, de maux de tito et de lassitude générale, et il n’est pas rare de rencontrer chez elles de la tristesse et un manque absolu d'énergie.Elles ont des vertiges, des éblouissements, des tintements d’oreilles surtout lorsqu'après s'être baissées elles se relèvent brusquement.Daus l'anémie les yeux perdont de leur éclat et sont soulignés par une auréole bleuâtre ; la peau se boursoulHe, les piedB se gonflent.Les malaises périodiques ohez les anémiques «ont en général peu accentués, irréguliers et accompagnés do phénomènes d'hyatérie.L'anémie est une affection à marche chronique qui s’aggrave chaque jo jr davantage, si on la néglige, mais d'un autre côté sa guérison est simple et, pour l'atteindre, aucun moyen n’est égal aux Pilules Kouges ; elles relèvent les forces ot reconstituent le ssng.“J’ai été malade pendant deux ans.J'étais faible et mon estomac fonctionnait très mal.J'étais employée dans un moulin, j'avais h travailler fort, mais un bon jour les capacités m’ont manqué et je dus intoarompre l'ouvrage.Après avoir essayé les traitements de trois médecins et n'en p&B avoir obtenu do mieux, j'ai eu recours aux Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine qui, tout de suite, comme toujours d'ailleurs, me ranimèrent ot augmentèrent mes forces.J'en ai pris pendant six mois ; ellos m'ont parfaitement guérie et depuis j'ai toujours été en bonne santé.Madame CAMILLE OUELLETTE.16 Orange St., Manchester N.IL Les soins hygiéniques doivent entrer on sérieuse ligne de compte dans le traitement do l'anémie.Pour le régime à suivre, nous oonsei.lons aux femmes et aux filles anémiques de s'adresser, soit en personne on par lettre, aux Médeoins de la Compagnie Chimique Franoo-Américaine, à leurs bureaux.No.274 rue Saint-Denis, Montréal, qui so feront un plaisir de leur donner gratuitement tous les conseils nécessaires à leur état de santé.DEFIEZ-VOUS.— Les Pilules Rouge» sont toujours vendue» en boites de jo pilules.Chaque boite est recouverte d'une étiquette imprimée en rouge sur du papier blsnc.Les Pilules Rouges que les marchands vous vendent à l'once, au loo ou 11 IJc la boite ne Mm» CAMILLE OUELLETTE, 15 ORANGE ST., MONTREAL sont pas les nAtres ; ce sont des imitations, car jamaii nos Pilules Rouge» ne sont vendues de cette manière.Ces charlatans qui se font appeler docteurs, passant par les campagnes, allant de maison en maison, se disant envoyés par la Cie Chimique Franco-Américaine, sont des imposteurs toujours, car jamais nos Médecins ne sortent de leurs bureaux de consultations pour soigner les femmes malades.SI votre marchand n'a pas les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, envoyez-nous 50c pour une boite, ou $2.50 [tour six bottes, ayant bien soin de faire enregistrer votre lettre contenant de l’argent, et vous recevrei, par le retour de la malle, les véritables Pilules Rouges.Toutes les lettres doivent être adressées : CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERI-CAINE, *74 rue Saint-Denis, Montréal.Savon.“ La aavon BKL-PO, aveo ses propriétés légèrement antiseptiques, son parfum élégant, sa pureté, 3on manque d'alcalinité, est très reohsr-ohé, oar il guérit infailliblement toutes les petites maladies de la peau, telles qu’éruptions, irritations, oui fo»t la désespoir d'un si grand nombre de femmes.Il est souverain oontro les gerçures légères, les démangealeons, los rougeurs de la peau.Il conserve au teint sa fraîcheur et donna à la peau de la douceur et nn éolat velouté.Pour la toilette du bébé il est incomparable.Son parfum, aidé do ses propriétés antiseptique», le fait recherche,- par les mères souoieusee du bien être de leur onfant.La délicatesse de son parfum, l’eflicacité do son antiseptie, assurent au savon BEL-PO une supériorité incontestée sur les produits ordinaires.On pourra dono l’employer pour la toilette, la chevelure, le bain, aussi bien que pour las petites maladies de la peau.BEL-FO” La, Barbe.— Toujours & cause de ses propriétés antiseptiques, le savon BEL-PO est anssl très reoherohé, tant pour son parfum délicat quo pour la mousse abondante qu’il produit et qui sedésèohe très lentement, ce qui facilite grandement le passage du rasoir.jffl” Le Sivon “BEL-PO” est vendu chez tons les marchands et pharmaoiens au prix de 25c lo morceau on six morceaux pour $1 .25, ou douro pour $2.25.Envoyé aussi par la poste, BUr réception du prix, par la Cie Chimique Franco-Americaine, 274, rue St-Üenis, Montréal. WoKrtâl, 2Î févirer 1908 — No 387 LE PA88E-TEMP8 Feuilleton du PASSE-TEMPS En Quenouille ! (Suite) I.es deux enfants travaillèrent donc ensemble sous sa direction, et ce leur fut une nouvelle joie.Seulement, au début, Enguerrand éprouva la confusion de se voir dépassé par Nénette en orthographe, on histoire, on dessin.Par exemple, il la battait en géoRraphie, ayant toujours aimé les voyages, et on mathématiques, quoiqu'il n’y fût pas fort non plus.Enfin il reprenait sa supériorité entière, sans conteste dans les jeux, dans les récréations, et il an tirait une certaino fierté.En remarquant les heureux effets de cetto intimité sur leur fils, M.et Madame do Boisréveil la couvèrent, au début, d’un œil attendri, se félicitant de l'heureuse idée qu’ils avaient eue de faire venir cette petite fille.Ces demoiselles partageaient d'abord, elles aussi, l'impression de leurs parents ; mais bientôt les plus jeunes, s'avisant que leur frère les négligeait, conçurent quelquo jalousie.Nonchalamment, un jour, une des jumelles laissa entendre au colonel qu'Enguerrsnd témoignait plus d'aflection à la potite étrangère qu'à scs sœurs j qu’il réservait pour elle dos attentions qu'il refusait à sa propre famille.La réflexion ne se perdit point M.do Boisréreil voulut en observer par lui-même la justesse, et l'ayant constatée, il la communiqua à sa femme.Dès lors, tous deux commencèrent à monter quelque froideur k l’orpheline qui, pleine de gratitude pour ses bienfaiteurs et toute l’allégresse de recouvrer la santé, de vivre heureuse il Castelvert, ne s'en aperçut pas tout de suite.Elle n'allait pas tarder à s'en rendre compte.* XI Il faut reconnaître que si Enguerrand bûche comme un nègre, gr&co à Nénette et avec elle, par contre il commet et lui fait commettre pas mal de frasques.Elle commence toujonrs par regimber, la pauvre petite ; elle essaie do le détourner de ses désobéissances, et quelquefois il l'écoute, mais pas toujours.Elle lui cède, elle aussi, “ pour qu'il ne lui arrive rien de mal ", Pour s’en rendre compte, il suffit de jeter un coup d’œil sur la page que voici, fragment du fameux carnet repris pour la circonstance.“ L'autre jour, par une après-midi superbe quoique un peu fratcho, ot comme nous étions livrés à nous-mêmes, je proposai à Nénette do pêohor à la ligne dans l'étang.— Mais ça nous est défendu I dit-elle toujours raisonnable.— De pécher du bateau, oui ; mais nous restorons sur le bord, fis-je.— Et c'est permis, ainsi î — Oui.du moins on n'a jamais parlé de ce détail, parce qu’on n'y a pas pensé.— Et c'est amusant, de pêcher J — Tu vas voir ça.Pauvre chério, innocente comme l'agneau qui va nai tre, je la trompai I.un tout petit peu.car, en effet, si on ne m'a pas défendu de pêcher, du moins, on m’a toujours dit qu'il no fallait pas me tenir au bord de 'eau.Au bout d'un quart d'heure, commo nous n'avions pas encore attrapé un goujon, la patience nous abandonna.— C'est ennuyeux, on ne prend rien, dis-je.Tions, Nénette, je vais grimper sur ce saule qui penche ; tu me passeras ma ligne et je pourrai, au moins, avancer plus loin-sur l'étang.Tu verras qu'elle jolie friture jo vais préparer à la cuisinière.Nénette me considéra, effrayée.— Mais si tu tombes ï — Moi tomber ?Jamais I Tu ne me connais pas I Regarde seulement, dis-je, avec un sourire plein de confiance.Je grimpai prestement sur le trono et me mis II califourchon sur la grosse branche avançant au-dessus do l'eau.— Descends I oria Nénette effarée.Je veux quo tu reviennes vers moi.Cessons ce jeu.— Le roi dit nous voulons ".commençai-je, croyant faire de l'esprit.Juste à ce moment, voilà que je chavirai et mauquai de tomber.Nénette poussa une exclamation de terreur.Je lui criai : — N'aio donc pas peur I Et, par un effort assez difficile, jo l'avoue, je parvins à reprendre mon équilibre.Ma petite amie, me croyant en danger, avait instinctivement tendu les bras de mon côté comme pour me retenir, mais trop brusquement, par malheur, ce qui la fit tomber danB l'étang.A cet endroit la rivière est à pic et l’eau profonde.A mon tour cetto fois, do pousser un cri d'alarme, et il y avait de quoi.Ah I Je ne mis pas longtemps à dégringoler le long de ma branche et à roprondre pied devant le saule ; me tenant fortement du bras droit au bas du tronc, je ten’ tai de repêcher Nénette.A deux reprises elle atteignit presque ma main, sans y arriver tout à fait ; alors découragée, sans forces, elle se laissa couler à fond.Du coup, lâchant l'arbre, jo mo jetai à l’eau j je sais heureusement un peu nsger : commo quoi ce n'est pas si mauvais que ça de savoir faire des “ maths.” J'empoignai Nénette d’une main tandis que, de l’autre, je me poussai vers le coin où mon bateau dormait entre les roseaux, parce que je n’aurais jamais pu la ro-monter à l’endroit o(l elle était tombée.Je lui maintins la tête au-dessus de l'eau et gagnai le canot, où jo la tirai près de moi.Ouf I la besogne était rude.Enfin, Nénette était sauvée, mais évanouie.Après m'être transformé en chien de terreneuve je devins médecin et cherchai à la ranimer.Dana le temps, papa m'avait appris comment on rappelle les noyés à la vie.Je soulevai la tête de ma petite amio, fis faire le soufflet à sa poitrine en pressant dessus ; bientôt elle rejeta l'eau avalée et rouvrit les yeux.Après qaelques minutes d'abrutissement, elle mo reconnut et se mit à pleurer.Moi aussi, je l'avouo saus honte, tant j’avais eu pour de la perdre.Puis mes larmes se séchèrent et j'employai toute mon éloquence à lui faire comprendre que nous n'étions morts ni l'un ui l'autre et que, si noua noua hâtions de rentror à la maison, personne ne saurait rien do cette équipée.Nous quittâmes le bateau ot march&mes vors la maison, asaoz difficilement parce que noua avions de l'eau plein nos habits.Vrai, nous ressemblions à deux chiens mouillés ; nous laissions derrière nous des traînées humides sur le sable, et, si nous n'avions été fatigués ot inquiets, nous aurions, ma foi I ri de notre tournure.Malheureusement, du perron, M.Clmlerai.i nous aperçut et accourut vers nous.Je dus raconter la chose,.avec quelques réservos.Sans nous gronder, il mo fit déshabiller, bouchonner et séoher par les domestiques, tandis que lui-même s’occupait de sa scenr.Je crois même qu'il “jurait, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus " à nouj abandonner à noua-mômes.Naturellement, il n'y a pas eu moyen de cacher cette mésaventure à mes parents et à mes sœurs, quand Ils sont revenus à la maison.Et ce n'est pas à moi qu'on en a voulu, mais à la pauvre Nénette qui n'a pu, cependant, m’empêcher de commettre des sottises.On lui reproohe d'avoir été csubo que je me suis jeté dans l'étang, lorsque, en somme, la pauvro chérie a failli se noyer on voulant me secourir.On nous couoha saus dîner.Nénette avait grand besoin de son lit, elle ; mais moi, j'avouo que je l'ai trouvée mauvaise.Il y avait des invités, ce Boir-là, justement.De mon lit, je les entendais causer et faire de la musique eu prenant des sorbets sur la torrasso.J'aime la musique et les sorbets ; (on m'en privait non par punition, mais parce que ce n’est pas salutaire de manger des glaces après un bain froid); eh bien I vous dire* ce que vous .voudrez, à ce moment, ou m'aurait offert de me lever, d'aller prendre ma part do la fête, que j'aurais refusé.Nénette en étant exclue.M.Châtorain me lava la tête, lui aussi, le lendemain ; mais au moins, il me complimenta sur ma conduite.daus l’eau.et mo remercia d'avoir sauvé sa ecaur.Car Nénette lui avait raconté eu détail comment ça s'était passé ; il répéta >a choBe à table, tout le monde m’a déclaré épatant.Papa, même, a dit quo j'étais an garçon courageux rempli de sang-froid.Depuis, maman se figure que je deviendrai aussi bon médecin qu'homme de cœur ; que je réussirai daiiR toutes les carrières et arriverai à la célébrité.Mes sœurs renchérissent encore là-dessus.Bref, à table, on mo congratula si bion, que je pouffais de rire dans ma ser.ietto.J'en ai été quitte (de notre noyado) pour vingt heures de lit et pour uuo diète moins prolongée.Quant à Nénette, le lendemain, elle avait un peu mal aux cheveux.Maintenant elle croit fermement que j'ai risqué pour elle une fluxion de poitrine, une pleurésie, une angine et, je ne sais plus quoi encore, et m’en a juré une reconnaissance éternelle.Toutefois, M.Ch&torain s’est cru obligé do me montrer toute l'horrenr de m* faute.Dame I avant d'être un sauvour, j'ai été un mauvais conseiller, j'ai fait le méchant garnement.Il m'a donc adressé un sermon en quatre points sur la désobéissance, l’imprudence ot d'autres vice» rimant encore en ance.Quand j'ai ou bien compris mon abjection, quand il m'a vu pénétré do oontritkm parfaite, il m'a renvoyé e.i me pardonnant, parce que j'avais sauvé Nénette”.XII Il était tiop hojrcux, Enguerrand ; ça ne pouvait pas durer.A présent, M.et Madame de Boisréveil s'inquiétaient vraimont de la tendresse eroissanto qui rapprochait leur file de la petite Elisabeth Châterain.Ils commençaient à trouver quo l'époque do la rentrée des olasses, qui devait être aussi celle du retour de la fillette à la ponsion, tardait par trop.Voioi que la aœur du précepteur semblait tout à fait guérie, car les douleurs de tête, dont elle se plaignait de nouveau depuis sou bain forcé, ne signifiaient certainement pas grand'ohose.Pourquoi hisserait -on se prolonger davantage son séjour à Castelvert I Un matin, en pénétrant à la salle d’étude, Engner-rand trouva Nénotte ou larmes, la figure plongée dans son petit mouchoir trompée, la tête penchée douloureusement au dessus de son cahier.Nos lecteurs sont priés de refaire la pagination de la partie musical# après en avoir préalablement coupé les feullUts. 66 LE PA88E-TEMP8 No 887 — Montrai, 22 février 1908 — Qu'as-tu, Nénette?que t'a-t-on fait?B’éoriale petit honhomme navré avant même de savoir le sujet de ses pleurs.Bile suffoqua uu peu, interrompit sa criso de sanglots et répondit, la voix étranglé : — Mon frère veut me faire couper les cheveux.Cette nouvelle parut au jeune Boisréveil un saorilè- ge abominable, uno monstruosité impossible.Il ne pouvait en croire r«s oreilles ot, an moment, il resta bouche bée, pétrifiée par l'indignation ; puis, éclatant soudain : Comment I couper oes beaux cheveux d’or ! ces boucles dont tout le monde te fait compliment I Et pourquoi ?— Parce que.il prétend que.ces maux de tête qui me faisaient Bouffrir il y a quelque temps, après ma fièvre muqueuse, et qui commencent à me revenir, proviennent de là.Le médecin qu'il a consulté l'a dit, lui conseillant ne m'en débarrasser.— Ce médecin est un Une, une huître, uu butor, déclara Enguerrand.Je ne Bais pas, fit Nénette entre deux sanglots.— Tu avais pourtant tes cheveux, ces dernières semaines ici, et pas de maux de t'ête, objecta assez logiquement l'écolier.Nénette ne répondit quo par un soupir et un geste désolé.— Il radote, ce docteur, et ton frère a tort de l’écou-ter.Puis, tout à coup très décidé : — D’abord, moi, je ne voux pas qu'on te rase.— De quelle façon 1 — De toutes los façons.Je no veux pas qu’on te dépouille la tête de tes boucles.— Je ne pleure pas par ooquetterio, reprit la fillette qui disait vrai ; tu sais quo mos cheveux, ça m'est bien égal.Mais j'ai si peur qu’au couvent, où je vais retourner, mos compagnes ne se moquent do moi 1 — Elles seraient aussi des mules bâtées ; mais moi, qui me fiche d'elles, je veux quo tu couserves pour moi et pour toi tes jolis cheveux.— Si tu crois qu'on te demandera ton avis ! — Plus peut-être que tu ne ponsos, Nénette, car.Ici, le jeune Doisréveil toussa, rougit, se rapprocha de sa petite amie et poursuivit : — Dis, Nénette, tu voudras bien être ma femme ?— On ne se marie pas à notre âge.— Non, parbleu I ce n'est pas possible à présent.Quand j'aurai vingt-et un ans.— Alors, je veux bien.Mais, mnrmura Nénette, perspicace et songeuse, c'est long, sept années : d'ici là, tu as le temps de changer d'idée.Enguerrand étendit uno main aux ongles un peu rongés.— Jets jure de te rester fidèle, dit-il.Même pour to mioux prouver combien ma proposition est sérieuse, je vais, de ce pas, demander ta main à mes parents et à ton frère.— Oh I moi, tu sais, je n’y tiens pas, fit Nénette qui, ayant Hissé tomber quelques larmes sur son cahier, les épongeait avec son petit mouchoir.• Enguerrand bondit.— Tu ne tiens pas à.à m'épouser ?— Si, je t’aime bien, et serai volontiers ta femme.Pense dono, on vivrait toujours à Castelvert ot on v ferait tout ce qu’on voudrait ; personne n'aurait plus le droit de nous grouder.Seuloment, qu’avons-nous besoin de noua fiancer si vite ) Il y a bien le temps I — Alors j'attendrai l'occasion, conclut Enguerrand.Uélas I l'occasion ne tarda pas.M.Ohiterain no so montra pas trop récalcitrant sur la question des cheveux.Nénette les conserva, au vif plaisir de Bon jeune ami et à sa propre satisfaction.Mais l'étourdi ne put garder le secret sur l'incideut, dont il parla lo même soir à table.Justement, le précepteur dînait cher.M.1e Curé ; il n'assista donc pas à la scène qui suivit.— Mon Dieu I oui, cette pauvre Nénette l’a échappé belle, dit Enguorrand, comme on servait le dessert.Un peu plus, son frère faisait coupor sa belle natte.— En quoi cola pouvait-il t'intéresser ?répliqua Lucie, légèrement acerbe.— Beaucoup.Je ne voux paa d'une femme à la tête rue, surtout quand il s’agit d'une ohevelure comme celle là.— Tiens! Vous jouez maintenant au mariage 1 demanda, un pou sèche, Madame de Boisréveil.— Il n'y a plus d'enfants, déclara le colonel qu'amusait la déclaration de son fils.Enguerrand regarda Elisabeth qui s'apprêtait i> manger un gâteau.— J’ai déclaré à Nénette que je n'aurai pas d'autre femme qu'elle I s'écria le jeune garçon, qui conservait une absolue sérénité au milieu des pires gaffes.Un petit froid courut autour de la table, et Nénette laissa retomber «on gâteau sur son assiette.— Tu tne feras le plaisir do cesser ce jeu qui nous déplaît, mon chéri, dit Madame de Boisréveil, gardant un ton plein de tendresse en s'adressant à Bon fils adoré, mais dont le regard se fit dur en so posant sur la petite Chàterain.— Je ne joue pas, maman ; je suis tout ce qu'il y a de plus sérieux, répondit Enguerrand, qui choississait au compotier uno énorme grappe de raisin muscat.J'aime Nénette comme je n’aimerai jamais personne ; jo donnerais pour elle juBqu’à la moelle de mes veines, et elle »era ma feu,,2e puisqu'elle le veut bien.Madame de Boisréveil était devenue très rouge et ces demoiselles très pincées.— Toi, tu vas nous suivre au salon ; nous avons a ta parler.Elisabeth montera se coucher, car 11 est déjà tard, dit la comtesso qui, contrairement à sos habitudes les plus chères, employait l'impératif aveo son fils.Il fallait vraiment que la situation (fit grave.Le petit bonho.«me releva la tête, prêt à résister et à défendre sa petite amie ; mais déjà, comprenant que quelque chose passait qui tournerait contre elle, Elisabeth, très digne, obéissait et montait chez elle, après un bonsoir poli à tous.Au sàlon, ces dames s'assirent, pendant que le colonel choisissait nn cigare dans son étui de cuir aux armes de Boisréveil.Enguerrand, s'étant placé à califourchon aur une fumeuse, s’écria délibérément, sans rien perdre de son sang-froid : — Eh bien I maman, je suis tout oreilles.Comme, un peu embarrassée, la comtesse regardait arxieusemeut son mari eu toussant, il ooutinua : — Vous désirez sans doute me parler de Nénette î Oui, n'est ce pas I Je ne vous répéterai qu'une choao : je l'aimo ot jo n'épouaerai qu'elle.Oh I pas tout de suite, soyez tranquille ; mais quand le moment de nous marier sera venu.— C'est heureux ! gronda le colonel qui, lui, avait envie de rire et pensait : “ Le clampin est encore plus préooce que moi : je n’ai eu envie de me fiancer qu’à seize ans — Tu ne connais rien à la vie, ni aux inégalités sociales, mou pauvre enfant, prononça la mère avec gravité, Meta-to' bion dans la tête qu'un Boisréveil no peut épouser qu'une fille de son monde.— Certes ! appuyèrent les huit sœurs d’un commun aocord.— Nénette est de notre monde, maman, s'écria Enguerrand très rougo.Sans cela, vous ne l'auriez pas admise chez vous, à votre table, vous ne me l'auriez pai donnée pour compagne de jeux.Elle est plus jolie et a plus de chio que toutes mes sœurs réunies, qui ne sont pourtant paa mal, et que toutes les petites filles de vos amies, aussi I Le oomplimont sembla dur à digérer pour oes demoiselles, qui ripostèrent àtour de rôle : — Tu es tout à fait aimable I — Faut-il quo tu Bois aveugle ! — Sais-tu ce que cette fillette sera, dans cinq ans d'ici ?— Tu pronia un minois chiffonné pour une boauté.— Ahl Aht Mademoiselle Chdteraiu cause déjà dos ravagea daiiB les coeurs I — Son frèro a bien au manœuvrer en l'amenant ici.— Fît elle-même est une fine mouche! — Elit- a beau être gentille ot bien élevée, ello n'en sera pas moins toujours une Chàterain.— Non, puisque eu m'épousant ello changara de nom, fit observer judicieusement Enguerrand, De son fauteuil où il fumait en silence, son père esquissa un geste d'admiration po„r cette logique profonde.— Oui ; mais comme elle ne t'épousera jamais !.conclut Mada.ue de Boisréveil.Pour le ooup, Enguorrand se fâcha.— C'oat ce qu’on verra I dit-il.Jo serai majeur uu jour, et je ferai ma volonté.Apprenez, une fois do plus, que Nénette vaut toutes les jeunes tilles que je connais.Ellejest la perfection, au moral comme au physique ; je trouve déjà très beau de sa part qu'elle daigne habiter la terre, car c’est un ange I Vous no voyez dono pas ce qu'elle a fait de moi, dont vous ne pouviez rien faire, vous t Depuis qu'elle vit avec nous, je sais devenu un petit saint, et, à part quelquos fredaines, je me comporte admirablement.Vous devriez lui en garder de la reconnaissance, au lieu de parler comme vous le faites.Je suis heureux do la sentir près de moi.de jouer ou de travailler avec elle ; sa compagnie me rend meilleur, quoi I "Poste! so dit le nolouel ; quel feul Eu vérité, il est grand temps de le calmer ot de l'éteindre ", Mais, en réalité, la soène l'amusait ot il se tut, préférant ne pas l’interrompre pour I» moment.Dans son ardeur, Enguorrand avait quitté sa fumeuse : il allait et venait à travers le salon, très agité, s’arrêtant pour cueillir des bibelots au passage, los reposant sur les meubles sans les examiner et parlaut toujours.— Je l'aime de fond on comblo, reprit-il naïvement, mais avec fermeté.Je v^jui me marier aveo elle plus tard et je le ferai, car, vous le savez bien, personne ioi n'a su, jusqu'à présent, me faire obéir, sauf papa.Et oncore I .Mai» Né'iette.— Ainsi, interrompit Vilentine avec amertume, o'ost à quatorze an» qu'il se sera laissé dompter, et par une petite fille I — Oui, ma sœur,'par une petite fille.Toi, d’abord, tu ne perds jam iis l'occasion de me contrarier, ajouta le jeune garçon qu', malgré sa volonté, commençait à sentir les lannos lo gagner, mais qui ne voulait pas le montrer, — Oh! l'ingrat I s'exclama Mademoiselle do Boisréveil.Moi qui ln gâte tant ! — Eh ! parbleu ! trop, fit Enguerrand.Aussi, quand tout à ooup, vous me prenez à rebrousso-poil, je me hérisse.Oui, je l'admets, je suis ingrat ; mais c’est tout naturel.A se moment, M.de Boisréveil, voyant souffrir son unique héritier, voulut intervenir ; sa femme lui fit observer d'un air digne, quo, jusqu’à l'Age do dix-huit ans.leur fils appartenait plus à sa mère qu’à son père, et le colonel s'inclina pour éviter une discussion.Tria fermement, elle conclut : — Notre pi.uvre enfant nVt pas coupable, en tout ceci ; je le vois simplomont devenu le jouet de machinations perfides.— De la part de qui ï demanda l'écolier qui savait co que parler veut dire.— De la part de tou précepteur et d'Elisabeth ; aussi ne resteront-ils pas un jour de plus ici ; dès demain, Us partiront. Montré* 1, !2 février 1908 — No 837 LE PASSE-TEMPS 6?Enguerrand suffoqra.— Comment, Nénette va quitter Caatelvort 1 dit-il enfin quand il eut retrouvé ai respiration, Et je réitérai seul J — Seul 1 io récrièrent les huit filles en nn chosur indigné.— Et je ne la verrai plus, et je joueral/m travaillerai sans elle ?Autant vivre dans une cave, alors I — Merci ! firent simultanément cas demoiselles.— Il n’y a pas de quoi, répliqua l’adolescent qui se •' montait" de plus en plus.Et frappant du pied : — J'épouserai Nénett' Ch&terain dès que j'aurai vingt-et-un ans.— Moi vivant, oela ne ne fera pas I prononça onfin le colonel qui avait oussé do rire et qui, exaspéré par cet-to scène, énonçait sa volonté formelle.Enguerrand craignait plus son père que sa mèr» ; il baissa la tâte, maia murmura très nettement : — Eu ce cas, pauvre papa, il faudra vous résigner à voir tomboren quenouille le nom de Boisréveil.Sur cette flèche de Parthe, il s’inclina, baisn la main de sa mère comme d'habitude, mais avec plus de froideur, tendit son front au colonel, dit bonsoir d'un ton menaçant à ses sœurs, et quitta le salon.Il gagna le premier étage.Une jupe sur le bras, la femme do chambre pérorait en gesticulant au haut de l’escalier avec un domestique.Evidemment, elle avait écouté la discussion des maîtres, en bas, et la répétait bien vite aux autres serviteurs.Enguerrand dut s'avouer, aveo amertume, que le se-oret de ses amours était divulgué et commenté jusqu'à l'office j il passa, digne et glacial, et s’en fut heurter doucement à la porto de Nénette.— Q'y a t-ll ?demanda la fillette.O'est toi, Enguerrand ?Tu ne peux pas entrer, je suis déjà oouchée.— Tu ne sais pas, Nénette, on veut nous séparer I Elle no s'étonna pas trop, comme si elle s’attendait à ce dénouement, et répliqua : — Mon frère ne va pas tarder à rentrer j je lui raconterai tout et nous nous en irons demain.— Où ça ï — A Paris.— Qu'y forez-vous 1 — Je rentrerai au couvent, et Pierre cherchera des élèves.— Et moi J fit douloureusement Enguerrand.— Toi, on te donnera un nouveau maître ; il n’en manque.pas, va I Et tu te figures que je travaillerai avec un autre t II n’y a pas épais de professeurs comme ton frère, Nénot-te, pas plus que do petites filles comme toi.Ah I si tu savais comme la séance a été dure I J'ai cru qu'on allait me maudire et me lapider.Mes sœurs sont toutes à la grlnche ; ça ne va pas être gai, l'existence, à Castel-vert I — Et moi, crois-tu que jo serai heureuse, loin de tolf Enguerrand voulut alors se lancer danB de longs développements pour démonter, à Nénette, combien il avait souffert et souffrirait encore (>our elle ; mais elle l'interrompit : — Allons, va te couchor ; nous recausorons de tout cola demain ; je suis fatiguée, je meurs d'envie de dormir, Adieu, Enguerrand, ne te fais pas de mauvais sang et dors bien quand même, toi aussi.Un peu dépité, il gagna sa chambre en grommelant : — Comme c’est léger, les femmes I elle meurt d’envie do dormir, elle ; moi pas certes ! Et Dieu sait si je fermerai les yeux, cette nuit I Ce qui ne l'empêcha pas de ronfler comme un juste dix minutes après.Même, le lendemain matin, inquiètes de ne point le voir au promier déjeuner, ses sœurs entrèrent ohez lui et le secouèrent doucement.Il donna signo de vie, maia pour se fâcher, et se tourna da côté du mur.— Pauvre chéri I laissons-le dormir, suggéra Andrée ; il a bien le temps de savoir que.— Chut ! il entend I interrompit Marguerite.— De savoir quoi 1 fit Enguerrand qui ouvrait un oeil- Un peu gênée, la sœur aînée s’avança.— Aussi bien, il faut que nous nous acquittions de notre commission, dit-elle.Apprends donc, Enguer ranci, que ton professeur a q'iitté ce matin Caitelvert avec Elisabeth.Du coup, il se demanda s'il n'allait pas lui jeter sa table de nuit à la tête ; mais il se contint et renferma les yeux après un : “ Ah I 11 plein de sous-entenduB terribles.Elles essayèrent de le sermonner, mais il fit la sourde oreille ; alors, le voyant inébranlable, elles tournèrent bride en lui annonçant que, s’il ne se b&tait de se lever, son chocolat serait immangeable.Lorsqu'il était on colère, Enguerrand mourait do faim ; il quitta donc son lit, une fois ses sœurs disparues, et se rendit à la salle à manger où il trouva en effet son chocolat, et aussi sa mère qui recommença le chapitre des remontrances.Il absorba, par suite, un déjeuner amer .moralement bien entendu, et donna des signes d'attention profonde, sans cesser de penser à Nénette Ch&terain, pendant que Madame de Boisréveil déroulait des trésors d’éloqueuce.Lorsque, croyant l'avoir convaincu, elle so tut, il s’éloigna poliment, sans souffler mot.Seul, au bois que l'automne nuançait de teintes dins lesquelles il retrouvait celle des cheveux d'or aimés, il chorohait maintenant à se persuader qu’après tout il gagnait une bonne chose on toute cette histoire, c'est à-dire de nouvelles vacances, M.Ch&terain no pouvant être remplacé du jour au lendemain.Il dut finir par s’avouer, inconsolable : que lui importaient la liberté, les congés, sans Nénette I Il fit, ce jour-la comme les jours suivants, plusieurs stations à la salle d’étude où il s'enferma soigneusement.On le remarqua et on le crut assidu au travail, malgré l'absence du maître, — Comme il a pris goût aux lectures sérieuses I se disait-on.Que c'est beau do sa part d'aller “ repasser ", dans la solitude, les leçons qu'il a reçues autrefois 1 On se trompait singulièrement sur son genre de travail : Enguerrand s'adonnait successivement à la prose et aux vers ; mais, en vers ou on proeo, il so contentait do chanter sa petite amie perdue.C'étaient des fragments de son “ Journal ” qu'il consacrait à présert tout entier au souvenir de Nénette; c'étaient enoore des lettres br&lantes qu'il envoyait ou n'envoyait pas à destination, selon les facilités qu’il trouvait à atteindre seul le bureau de poste, mais qui n'arrivaiont, bien entendu, jamais à leur adresse, la Supérieure du couvont les supprimant aussitôt, et pour cause.Par exemple, ceci : " Ma NÆnrtte chérir, 11 Depuis que tu es partie je ne vis plus, ou plutôt je vis comme un idiot.“ Je pense à toi sans cessn, c'est-à-dire jour et nuit, quand jo ne dore pas.“ Je ne mange plus de soufflé au chocolat lorsqu'on en sert, parce que je me rappelle commc»tu l'aimais.“ Je fais tout seul des promenades funèbres dans le parc ; les arbres ont la jaunisse à cotte époque et je ne conçois pas que je ne l'aie pas aussi, moi, avec dix-huit autres maladies en plus, tant je suis malheureux I “ Hier, j'ai pleuré toutes les larmes do mcB yeux, parce qu'on a jeté aux chiffons un petit tablier taché d’enore avoc lequel tu faisais tes devoirs à C'astel-vert.'* Je tenais à le conserver comme uue relique de toi.et on me le supprimait I •• La vue de ce sacrilège m’a mis dans uue colère épouvantable, et il y avait do quoi."J’ai si peu de souvenirs de toi, Nénette, du moins de ceux que l'on peut palper, car pour les autres I.Quand ce ne serait que le verger où nous avons ensemble volé et croqué tant de pommes vertes I “ Et la pièce d'eau d'où noua sommes sorti» un jour si ruisselants, tous les deux 1 “ Je n'ai toujours pas de précepteur ; faut croire que la perle rare est difficile à trouver, car l'héritier de Boisréveil ne peut être élevé par le premior venu, tu oonçoia I •• Cependant, doux fois on a failli mettre la main sur un merle blanc (lire : un professeur-phénix), l'un était un vieux monsieur ressemblant trait pour trait à saint Joseph j o'est-à-diro qu’avec une tunique sur le corps et un lis dans la main, il aurait exactement représenté la itatue que tu connais, dans notre chapello de Cas-telvert.“On l'avait trouvé très bien ; seulement trop vieux pour moi.“ Le numéro deux était plus jeune et portait d’abondantes décorations : trois ordres italiens, deux russes, un ruban du roi de Siam et un autre d'Espagne ; il n'y avait plus de place Bur 9a poitrine aveo oot attirall-là, qu’il ne quittait jamais.“ On l'a trouvé trop décoratif pour notre maison, et me voici, comme devant, écolier sans maître d'école.“ Mais ça ne me gêne pas, va I “ Ça embarrasse papa et maman, par exemple I Lorsqu'ils sortent aveo mes sœurs afin de faire des courses ou des visites pour lesquelles ils no peuvent pas m’om-menor, ils en sont réduits à mo mettre en dépôt chez monsieur le curé.“ Ils ne veulent plus me laisser à la nnison, livré à moi-même ; ila ont trop pour que je ne fasse des frasques.“Depuis ton départ, je te le répète, je n'ai pas goûté un seul plaisir ; car jo ne compta pas le dîner de fiançailles de la petite de Qresmes, où j’ai mangé, bu, parlé à tort et a travers et fait ensuite.ma foi I je ne sais plus quoi, car je crois quo lo champagne m'avait un peu brouillé les idées.“ Il fait noir et grÎB la plupart du temps, sauf hier où l’on a vu les étoiles qui étaient on grove depuis un mois, D'ailleurs, maintenant quo tu n'es plus à Cas-tolvert.Nénotte, ça me devient bien égal, tout cela ; qu'est-ce que cela mo fait, le soleil, la lune et tout lo tremblement 1 Roger DOMBRE.(A su ivre.) SEÇVICE DES COMMISSIONS — L'.dmii.istro-tion du PissB-Tiim se met à la disposition de rm abonnée pour l'envoi de livres ou moroeaux de musique aux prix marquée et sans frais supplémentaire!*.Toute lettre nécessitant uue réponse devra oontenir un timbre de S tous.PATRIOTISME PRATIQUE Nous prions respectueusement nos lecteurs de parler favorablement du Pàssr-Tehhi.lorsque l'occasion s’on présenter*.C’est un moyen de propagande à la Kirtée de touB, et qui aurait dos résultats aussi profilées à aos abonnés qu’à nous-mêmes.L’argent qui sort du pays ne revient pas, ajouterons-nous, pour oeux qui préfèrent les journaux étrangers aux nôtres.Le monde matériel repose sur l’équilibre, le monde moral sur l’éqnité.Victor llroo.l*our 1* TOUX I* pins rebelle, et le RHUME le plus opiniâtre, Us AFFECTIONS de la gorge et a«i poumons, le meilleur remède est le .BÀÉdME RHünAL 88 LE PASSE-TEMPS No 88?— Ucntrtal, 22 «rrler 1008 NOS FRIMES Toute pertonne qui l'abonni ou renouvelle ton abonnement au Patte-Tempt pour un an (0mada, $1.50 ; Etats-Unit, $2.00;, peut choisir dont la liste «?-dettout pour UNE PIASTRE de tnarchanditei, comme prime.Au eai où la tomme des articlei ehoitii dépaverait une piaitre, il ett entendu qu'on devra ajouter la difirtne* au prix de Vabonnement.CNF.PIASTRE DE MORCEAUX DE MUSIQUE, Chanbonnibm od Livras Divms k choliir dans le Catalogue de Mutiqmt et de Librairie d-u Pahhb-Tbmpb.SI l'on choisissait de» IIttsi on moreeanx de musique pooi plua d'une piastre, on devra ajouter «a prix de l'abonnement 1* montant de cette différence.Demande» notre catalogne, envoyé franco.SIX MOIS D’ABONNEMENT AU P ASSE-TÆMPS — OwU-dUt tou* lee numéros parus durant loa six mois présidant exactement 1* date de l'abonnement.DIX ANCIENS NUMEROS DU PASSE-TEMPS à oholair dan» la liste de la Mutùju* déjà parue (yoir Partie mmiaule).Ces anolons numéro* a* vendent 10c chacun, et notro coupon de primes ne peut être utilisé eu ordonnant dns anciens numéros.CENT CARTES DE VI8ITE, sur bristol extra fin, oaractèrea classiques et originaux.DKUX LIBRETT08 D'OPÉRA, a?eo paroles franfaisee et anglaises, ainsi que la musique de chant, à choisir dans la liite oi-daaaoua : Belle Hélène (la) Fleur de Thé Grande Duchesse Batbe-Bleue Geneviève Orphéus Fille de Mine Angot (la) Giroflé-Girofia Périchole Ces librette* sont aussi envoyé» franco sur réception de S0o pièce.UN ELEGANT POBTE-MUB1QUB, en ouir chagriné, couleur brun riohe, solide et bien aménagé, irréprochable sous tous rapporta.Article Indispensable aux professionnels et aux amateurs.Bs rend 91.76 ohea tous les marchands de musique.Ajouter 75e au prix de l’abonnameat pour recevoir franoo.UN 8PLENDIDE PAROISSIEN BIJOU de S60 pages, format de poche rlehe reliure capitonnée en veau ou cuir de Russie, avec monogramme de ré sur le plat, garde-chromos, tranche rouge sous or, ooins arrondis, dont le prix ehei taua les libraires est de une piastre ; 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O Q Monsieur,—Veuille» trouver ci-inclus la somme de pour un O Q an d’abonnement au Peute-Tempt.Vous commencorcs mon abonne- X 0 ment avoe le No.et comme prime vous m’enverrei.H Nom.O Adresse.g Hons acceptons lea timbres dn Canada et do* Btate-Unis.X^000000cxxxxx¦¦¦ • , t., a,,,,,,,,,,, a.Salaire des députés (le).T'en as une veine I.PRIX.FRANCO.2-5 et» ROMANCES, MÉLODIES, etc Avec ces fleurs.Ch&teau en Espagne.Daria, drame lyrique.Domaine au toit de mousse.Enfant du Régiment (I’).Livre du souvenir (le) .Médor (Chanson d enfant).Mon verre.Noül du l aboureur.Papa, c’est ta petite fille.Refrain de Ninon.¦ • • •.Un petit morceau de pain.Verse, la belle fille .Vin do Suresnes
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