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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 14, no 342
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1908, Collections de BAnQ.

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Elkves Ï — 7.M.Emery K.Gravel.13.Mlle Ro*c Aima Nadeau.6.M.Armand Lefebvre.«2.Mlle Laurcntine St-Charles.5.M.J.I».Deniers.iÇ.Eugénie St-Charles.11.Alice Robitaille.4.Elisa Porlier.10, Hélène Beaudoin, secrétaire.14.M»rieAnna Robitaille.3.L.H.Crêpe»ait, directeur.2.Philias Langlois.9.Donalda Robillard.I.Donat Franchère.S.Eva Latour.(Photo.J.A.Duma«, coin St-Denis et Sherbrooke.) N° J42 Montréal, 2 mai 1908 ün.No, 5 SOUS hfiaSSe - (H^nPS Abonnement : Eu^û'nf.l $».oo P=*r année.J.E.Belair, éditeur.Adresje : 16.rue Cralg-Est, Montréal.(Concours uk CONSERVATOIRE D’ART DRAMATIQUE CANADIEN LES FEMMES QUI FLEURENT — iNTeRt Rf.TKS : - I.Mlle Neuville ; 2.M.Jean Préviens ; 3.M.Horatius ; 4.Mlle Blanche de Tilly ; LA !'Al RIE) 5.E.K.Gravcl. 170 LE PA88E-TEMP8 No 342 — Mondial, 2 mal 1903; Petites Affiches A oui offrons d tous nos lecteurs un espace gratuit dans nés colonnes d'annonces.Conditions : lo Résumer en vingt mots l’annonce entière (si Vannonce comportait plus de vingt mots, ajoute* deux cents par mot additionnel); 'lo L'annonce devra être accompagnée de notre coupon de primes ; Si on le désire, l’annonce pourra /Ire répétée moyennant le le mot par insertion.AVIS AUX ECHANGISTES — Non» avons reçu quelques plaintes nu sujet de personnes qui négligent de répondre nui cartes qni leur sont envoyées.Nous aurons le re- !>ret de publier les noms des personnes en dé-aut si elles ne s’exécutent pas au plus tôt.COURTIERS D'IMMEUBLES, llfltels, Assurances, prêts sur première hypothèque, etc.J.O.Léger Ær* C.e, chambre 316, Bft* tisse Nnw-York Life.332 CARTES POSTALES — Afin de eom-plétcr votre collection, si vous envoyez trois centins en timbres, vous recevrez un groupe de treize portraits, sur carte postale.Adressez : Laprés et Lavergne, 360 rue St-Denis, Montréal.Département des cartes.Mli.e PERRAULT, 310! Rachel, Montréal, Canada, échangera cartes postales, vues el fantaisies avec personnes sérieuses du monde entier.MI-I.L ALB.M U.ETTE, Lefaivre, Ont., désire correspondre par ca'tes postales, cuir, avec jeunes gens de 17 à 28 ans.Réponse assurée.YATCH A VENDRE, 57 pds de longueur, 10 pds de large.3 pds de tirage, 12 chevaux-vapeur, pouvant contenir 80 personnes.Adresse : E.D.Aumont, 47 St-Vin- cent, Mont réel.______________________________ LIVRES DEMANDES.-Je désire acheter : St i’ierrc : Canadiens du Michigan.— Tous livres canadiens, français ou anglais, publiés avant 1821.Demendez mon catalogue de livres canadiens-français.Raoul Renault, Québec, Canada, PIANOS ACCORDES, REPAEÊS et REPOLIS, s'adresser à J.H.Metcalf, 600 Demontigny Est, Montréal.LE NOUVEL ORACLE DU MARIAGE révèle l'âge, la religion, les qualités personnelles, la description de l'époux et de l'épouse à venir ; dans combien de temps le ma-riage se fera, son résultat, etc., etc.Facile â consulter.Prix, 10c.Boite 2169, 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Précieux Sang de St-Hya-cinthe.“ Nouveaux échos '' devraient se trouver dans toutes les Iob familles.Eu vente au Passk-Tkmi-s ; prix, 75c.MONOLOGUES publiés dans le PASSE-TEMPS Ces numéros sont envoyés franco sur réception do lOo pièce, ou 8 pour 25o.lilrt.Numéro* Abeille, I' Anflftii dégoûté, (I’) A propos J® i*oti A la grande tame Anniversaire du drapeau A une Jeune fll’e Anx balnide mer AnaMin 11’) A lo* frères de Fiance Arithmétique pour rire A Oois du ‘Ballade du déiefiérfi Barban-on Billet à ordre, le Beroeaux.Ir« Baptême de Louchtalot.'• Bain» do mer B»i*t4me do Uébé.le Baby Baiui d • mer.le* Baiser do Laline.le Brise du drabeau Blanche tombo Brouette, la Caval >r arabe Ce obiffon-là Carillon, le Cloches.Ici Ceriaifr.>e Chriit à l'enan.le Cbea lo dentale Compliment de BéM QiaflM Credo d’amour Chanteuse, la Chaud ou froid CnauTr-fonîii.la Conte de PAquea fi»nq fou» de l'avare, les Ça fait bien Souffrir Conseils à u-.e Jeune fi l* Chanmn du pnwant.la Dimanche d’Ku*ôoe.le Deux bottine*.loa Demuiso le d'honneur, la Détcni balladeur Dans lo train Décel, le Deux^KarQona d'h< nneur Dans l’ombre Eeax sœurs, le* iifant martyr.V Knfant la fte chambre (l’î Lrrcurie Tsévolehmots Kpinxle.I' Kt rennes fraternel les Extrait du Toseament de Gamahuihe Ei icier 1' fou rir*.le emme et la pipe.U Femme du hosau, (la) Fourrais.(Ira) 219 193 191 148 243 248 140 221 (222 110 3 3 SU 331 237 232 m 201 w 195 193 190 189 164 262 129 247 241 143 278 213 203 l’W 106 77 71 4 330 316 3 306 294 287 284 61 280 1M 174 147 140 216 2fi0 261 >89 274 190 167 200 280 303 288 2M 198 187 183 Ffls du charpentier 17' F*Minet ion 312 Uamine 15 Gareo d’honnour.(le) 192 SAteau des Rois 281 rète des rafilneurs 131 Grenouille qui roulait faire lui au**l *ro*ae que le h/*u»38 Il or lof* de crand’m^re.[l'I 184 Homme aux «rillnn>.I' 114 Homme au Tripcli Hoche et Maro*au J’bavard* et j'aime à rlr* 2tU Jeun ft John 199 Je ne suia pa* rantard 178 Je quête demain 282 Jeune fille romanesque, la 275 Joie du voyege.la 272 J’au** pa« fixé Je ui« un homme 320 J «filin v'Tanf.ln 300 Jeu e pntriot*.lo Ï9.'* I^iboareur ot ses enfants.lo 271 Lmp.lo 245 Légende de l’hirondelle 261 Loup arec l’ütnoau.le Ai Légende de la cloche.(I 186 Lunettes de rrand’méie.Ier211 Lampion d* ma femme, le 229 Lutto pour le leerte chr* les animaux 311 Mujfrf'n embarrassé, le Ml Mar che à balai- le 27fi Ma tournf o 233 Monsieur qui déménage.I* 217 Mésaventures d’un hautboi-221 Ma flanc e Maison de campagne, la 177 Maison tide 277 Mécontent le 1*36 Merlan, le 106 Mère du supplicié, la 70 MasterCorbcau arecMaater Renard Maltro Jean 87 Meilleure uort.la 252 Mort du lion, la 253 M a mère 253 Madrigal d Janvier 259 Matin de t riiitemjf Maître ot l’cscUvo lo '.-'l Sa-e’pr • 2KJ ini l'imbêche 63 Nouvel an Nuit du damné 3 *6 Oh I Mademoiselle 11» Oh I le» enfanta 173 Or allemand ou la Trahison do oetit bo-*u 96 Oraison funèbre de Mf dame Bour#**ois Officier de santé 242 Pas pressé 140 Parfait bonheur Poète 35 Papillons 118 Pour le drapeau 90 Premier amour 73 Pilot*, le 176 Pas de monologuai 109 Petroqu-1 qui p*rle, fie] 181 Petit Ilium, le 172 Petite moto-girl.la 236 Papillon, lo 227 Petite reine, la 234 I'hmbhc du pouce, le 220 Pechard du Pont-Neuf, le 244 Poisson d'avril 203 Parap uie .(e ma grand'-UK're *19 Pauvre Noél 256 Petite bruaette aux yeux doux 323 Pardessus le mer 315 Petits loups, ici 5JV9 I R4*e , 188 Roman de Jeanne, le 36 Kécll A’un rolëat canadian ;*08 Henard ayant la q'iace cou-.«e.la 304 Rigolard et Pieurniflhard 328 Retour de l’aiaoe 285 Rei*e't«r.le 283 ÿatue de sel 188 8nr le boulevard «5 81 Marins avait voulu.17* Sapins.I1JJ BiJ étais homme 215 Secr t de ma tante Zéohi-H ne Sou de l’orpheline, le Skidoo Jykel'o Tiaane dos Kr.keurs Trois Lapins,(lee) Tionsl voilà la caserne Tout e % e'eet d'Ia blugae Testament de l'Abaolen Tou» Mariai lait Une soirée Une balle invention Une santé de fer Une demande en mariag Une ehic réforme Une profession originale Un monsieur «iui ne veut paa changer ses haMtude* 34 Un baiser 250 Un mÂèont'nt ^0 Un rhume de cerveau 264 On «nlo d» flûte ltoe85J T fra pas unavoeal Zïa CHOIX DE CHANSONS PATRIOTIQUES CANAD1ENNES-FRANÇAISES Avec Accompagnement d.© Fiano O Canada, mon pays nies amoura O Canada, ma patrie .sans accompagnement do piano .O Oanadn, terre de nos aïeux .Sol Canadien.Vivre et mourir Français .salin accompagnement de piano.Restons Français.sans accompagnement de piano .Printemps Canadien .0.30 0.35 0.10 0.25 0.25 0.36 0.10 0 35 0.10 0.25 0.25 Canadien, toujours sanB accompagnement de piano .Le Drapeau fleurdelisé de Carillon, sans accompagnement do piano.Aux braves de 1760 .Canadienne (la) .•ans accompagnement do piauo .Drapeau Français.Drapeau de Carillon (le) .O Canadien.0.25 5.10 0.35 0.10 0.25 0.25 0.10 0.35 .0.25 0.25 ANNONCEURS *r CORRESPONDANTS La copie d'annonce pour le prochain nu.méro sera reçue jusqu'à jeudi, le 22 mai 1908 OFFRE 8PECIALK En nous envoyant le nom et l'adresse d’au moins dix personnes susceptibles de s’abonner au PASBit TiiSire, on recevra un joli morceau de musique par le retour de la malle.Le Pays (4 voix mixtes) .Hymne National dos Canadiens-Français, sans accompagnement de piano .0.10 le MONDE qui CHANTE 1905 Recueil Noté de Chansons Comiques NOMS DES CééANSONS AVEC PAKOl.ES F.1 MUSIQUE A Molsonnruve A Parthenay Ainsi soit il Rullslo Bill Ça m'est parfait 'menl égal Charmant postillon, le Diable en bouteille le Double pari Deux lunes, les.Dans mon jeune temps En-toutcas Echelle démocratique, I' Encore un d'écrasé En écoutant Mr le curé Franc buveur, le Faut te fair’ vacciner Matelots sont rigolos, les Marche des Anglais, la Marche des cambrioleur), la PRIX, FRANCO, 25 CU.Mme Fontaine cl M.Robimt N'I'arrttex p»s Nous étions huit l’orroquet et la saucisse, le Quatre cousins, les Régiment qui passe, le Solfège et violon Zig zag marche GAGNEZ VOTRE ABONNEMENT Voulet-vous gagner un abonnement ?Si oui, envoyez-nous le nom et l’adresse de quatre personnes, accompagnés 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Un 11 SI* ¦Uni.$2 00 1.00 /W VSwtpt : 1» fra i>ar an riTAlLI D’aVIIOB En s'abonnant pour un un, chaque abonné reçoit en marchandises Une Prime valant $1.00 Demander notre catalogue de primes AnnoncM : Première in*ertl»n .10 e* U liïn* loMrtlonfl iub»6Jg-TTJ'j>j>Ji*rfî Cher pe - tit, jou-antaù sol » dat.En une ex-qui-se gau-che' cresc.mJ rit.asmi e cresc.f * 1 .V • & W G-i>V.J ^ fSlj’p F p^^j^Ê * ri e, Tu von - rirais mip tu mprp ai - rlât A t.PR ps-sais Hp r*rS-nt> - ri Tu vou-drais que ta mère ai - dât A testes-sais de crâ-ne - ri pÉ|P g & S m m suivez.i s zEEEÈ pi-u inossu.dolce.doive.cresc.f J p p I' J'Xfi ^ Je t’ai fait ce jo- li cha-peau A-vec un jour-nal de ton pè - re, Et tu se- FOIIRRIIRF^ AU PRIX du 0RQs tsï inq RDY 1 UUIYAUIYLU gri» pour $15.00.Manchons et Cravatea Seal Electrique $10.00.Stock tri» assorti.(J vJ 0 • lVvJ I RâCntl du haut de la Tille. Montré»!, 2 m»! 1908 — No 142 LE PASSE-TEMPS 176 REFRAIN (Martial, Énérgique.) mar-che plein de vail Apprends vite à marcher au pas, porter noblement une arme— ais que dis-je là, n'est-ce pas?— Ça me vaudra plus d’une larme.Plus tard, quand tu seras vraiment Au service de la Patrie, Je serai, moi, toute meurtrie, De te sentir au régiment.Au Refrain.11 vaut mieux faire son devoir Bravement et sans défaillance!.Je serai fière de te voir Un jour bon soldat de la France! Poursuis ton éducation Militaire et patriotique!.Devins un soldat héroïque : Je bénirai ma mission.Au Refrain.dra-peau.Marche toujours Les Pilles Persanes ** “*• SAÜS MAaüAOE, d*nR l'eepeoe de deux moi».Sueoaa L«mnti DUITS PKKS U bottee pour $5.00.ranti.Expédiées par la molle, par li» SOCICTÈ DES PRO- 'ANS, tiroir po«t*l 1031.Dépi J.Prix : IL00 U boite.Discrétion absolue. 178 LE PA88E-TEMP8 No 342 — Montrai, J mil 1908 I ’AIHI IF H’OR 68t niorvoillousomoDt efficace contre MAUX LftlUUL.uun DE DENTS, NEVRALGIES, MIGRAINES.Cette liqueur très agréable oonvient à tout le monda : : : WWJC Dl I HQytul L» * IPI ir /J'HD a sa place dans toutes les familles.DépAt ttIVjUL U ull général : Pharmacie Lkcours & Décaby, No 310, rue Sainte-Catherine-EBt, Montréal.VALSE 1 |AT .T 1 t)T C Musique de pour Piano jL LI X A.BOSC Montréal.2 mai 1908 — No S4Î LE PAttR-TEMP* 177 p crrsr cre&c CONFECTION DE RIDEAUX ET ET7FOTTI2 SPECIALITE DR REPARATION dï MKU- DRAPERIES, POSE DE TAPIS OT " liLES «s TOUS GENRES, MATELAS prblarts.— PRIX moderEs.391 et 395 rue Ontario-Est.— Tel.Bell Est jj8g neufs «t refaits.— travail soigne. 178 LE PASSE-TEMPS No S42 — Montréal, S mai 1906 Opéra de La Juive “IL VA VENIR’ Acte II.J.WRF.V MOULD.Andantino.:dr: F.HALEVY.Rachd.m f) con dolcezza.¦pp- fapA t 11 vu ve-nlr -A- =F* —t- it »-s- t-h-Jd=i=3 er d’of - foi F FS= rr—*=» =ÈEEEE53 je me sens fré • mir mm r t f t k M' ’ U'it m #- r — — d’u-ne sombre et tris - te pen ^ fc— p—5—3—=r p .* ,s t r t ]*¦ e mon a tue hé • la- est op-pres sé e mon cœur bai.mais non de pial - sir 4- ÈzEîb: Ponr U TOUX la plui rebelle, et le RHUME le plu opinülre, ' des poumons.X la plus rebelle, et le RHUME le n « / f f-} I 1 / I KA I II n’y a rien de semblable.Rien aussi bon.Rien le» AFFECTIONS de 1a gorge et M L/| /?1 I k\ LH L/1 / ’ V U I qui ne puisse leremplacar.Il effectue une guérison le meilleur remède est le .JL_J / \ V,-J J llw 1 \l 1 W< * * * * -* sans déranger l'estomac.Prix, 26c la boutsllla. Montréal, 2 mai 1908 — No 842 LC PASSE-TEMPS 179 et ce-pon • dont- n il va vo-nir, ce-pondant' il va ve- nirl mon (wiir :f=r -C\_______ EHdç — ~ Sf ” * ?w HT] nr, —p-——p_ -t——-.-t— EE£EfcEE£^ tir * - r * • - i i ** ‘L ‘ —Lï Ç ~J*5*= bat niais nom do plni £pr i-*-*-’- -sir et co-pendant, =3 _, 1- i , .- d»nt il va vc- ï J 1 ÿW É—f=^t= — 1 • ' J.-, % ' : ¦' P ^=H V -#¦ *=“ - S 1 —1 ?1 J ¦ fcd zr fe=£: nuit è= :gïrî»?#?« *»* S Ml.—i En Quenouille ! (Suite) Personne, depuis au moins quinze années, ne s’était hasardé dans les corridors sombres, pas même dans le premier.Tous les contes do cette période tendaient à effrayer le monde au souvenir de ce foyer abandonné.L.Macbaine surtout, gaillard à imagination vive et ner-vouse, racontait alors à ceux qui lui parlaient du manoir, la vision qu'il y avait eue, sa peur bleue suivie d’un coup dont il porta toujours la marque depuis le soir do sa gageure vantarde.Cette gageure consistait il remplir l'obligation suivante : visiter à minuit cinq appartements du manoir en criant dans chacun : Lutins et sorciers, anges ou démons de ces lieux, sortez do vob cachettes devant moi I Cette brava le eut valu cinq piastres il notre homme, si au deuxième cri, après avoir franchi la deuxième porte, il n'avait pas eu pour réponse, d'autres cris lugubres accompagnés de battements d'ailes et d’un pétillement de quoique cho«e qui ressemblait à l'embrasement d'un feu aux semeurs de souffre ; puis il avait vu des yeux dans l'obscurité profondo.Si o’est non, tu files sur Rouen demain sans la revoir non plus que tes sœurs ; cela vaudra mieux et vous évitera dos scènes pénibles.De Rouen, tu leur éoriras.Cela te va-t-il ! — Oh I oui, mon onde.Comme vous savez bien arranger les choses I M.d'Esbrillin garda son neveu à déjeuner.L'après-midi, arriva la réponse de Madame do Boisréreil : A aucun prix et jamais elle ne voudrait de Mademoiselle Châterain pour belle- fille.Enguerrand lui écrivit alors ses adieux en lui apprenant qu'il rentrerait droit au régiment, sans repasser par Oastelvert.Mais il fut, malgré tout, attristé par cette volonté exprimée encore une fois si durement.‘ Pour essayer de le ragaillardir, son oncle l’emmena dîner le soir obez Marguery, où il lui offrit un repas choisi, arrosé de champagne.Le jeune homme finit par se dérider ; il était si content de pouvoir parler à Bon aise de ce qui avait trait à Elisabeth ! —Voyez-vous, mon oncle, quand je l’ai revue, pas très heureuse — on ne peut pas être heureuse quand on vit dans la dépendance chez les autres — j’aurais bien voulu l’embrasser on plein Balon ; mais cola ne se pratiquo pas dans notre monde, et je n’ai pu que lui faire comprendre combien je souffrais de la savoir dans cette position douloureuse.— Son frère ne pourrait dono pas l’en sortir ?— Il parait qu’ils ont, à eux deux, payé presque toutes les dettes laissées par leurs parents en de tristes circonstances.Le pauvre M.ChiUerain travaille comme un nègre, sans arriver, aeul, à boucher ce trou ; sa sœur l’aide de son mieux.Ainai ils parviennent à leurs fins, mais non sans peine.Oh! no pouvoir U sortir d’embarras tout do suite I.Pour cela, surtout, j’aurais aimé l’épouser dès maintenant.— Voyon«, mettons les choies au pire, mon enfant.Si ta mère tient bon jusqu'au bout, comme elle te l'annonce par son télégramme, tu n'iras cependant pas jus qu'à lui faire les sommations dites " respectueuses " î — N.on, fit Enguerrand qui héaita.Puis, soudain rageur, il ajouta : — Mais jo mo ferai nommer en Afrique, et là, ellos verront I Je m'absinterai, je me battrai, je m'abrutirai, je me tuerai lentement.Il faut croire que, devant l'exubérance de ce beau garçon, le général ne fut pas très ému, ou bien c'est qu'il avait une ferme confiance dans l'avenir, oar il lui versa, ainsi qu'à lui-même, une dernière rasade do cli-quot, en disant ; — Mon ami, buvons à ton épaulette d'abord, à tes amours ensuite, et puisses-tu réussir des deux côtés I — J’yoompte bien I répliqua Enguerrand déjà rasséréné.Et comme il faut peu do chose à la jeunesse pour recouvrer l'espoir, pour goûter de nouveau U joie de vivre, l'oncle et le neveu, souriants et légers (le premier avait conservé tant de verdeur !) arpentèrent les boulevards par cette superbe soirée d’automne.Paria n'avait pas vu revenir encore ses oiseaux de luxe, “ monde ehio ", ses fastueux équipages ; mais 11 était gai et joli quand même, — pour le plus grand bonheur de ceux qui ne peuvent le fuir l'été, — avec sa nuit étoilée, ses couples de promeneurs modestes, maiB joyeux ; avec ses claires lumières au sein dtos magasins étincelants, avec les fleurs à demi fanées, mais encore parfumées, tendues par la main dee fillettes ; avec enfin ce je ne sais quoi qui fait qu'on l'aime et qu'on l'admire en toute saison.Dans son esprit, Enguerrand revit la blancho terrasse du château qu'argentait la lune à cette heure où, sans doute sa mère et ses huit sœurs causaient tristement de l’absent, de l'ingrat, tandis qu’un souflle frais répandait, jusque dans les chambres ouvertes à l’air du soir, deB senteurs de roses et d’œillets.Mais il secoua la tête d'un air boudeur : “ Tant pis I elles l'ont voulu, pensa-t-il ; c'est plus leur faute que la mienne.” Et il sourit aussitôt à une vision intérieure : un brillant oQicierde hussards passait en compagnie d'une jeune femme |radieuse.Dans ce couple heureux, il lui semblait bien reconnaître le lieutenant comte de Bois-réveil, escortant sa petite comtesse, autrefois Mademoiselle Elisabeth Cliàterain.XX Au milieu des acclamations de ses camarades, Enguerrand de Boisréveil, rengagé, offre un punch de bonne arrivée et s'amuse en conscience.Et pourquoi se ferait-il encore de la bile I S > mère n'a pas voulu consentir à ce qu’il désirait ; ses acoura lni ont également jefé la pierre: soit, il les abandonne et redevient soldat.Un mois auparavant, elles trouvaient qu'il avait bien payé sa dette à la patrie, en la servant pendant troii années consécutives ; lui n'est pus du même avis, ot il reparaît sous les drapeaux où, du moins, il n'a pai à subir mille vexations quotidiennes de gens *• qui l'aiment trop Cetto vie de régimont, il la reprend aveo une sincère allégresse, maintenant qn'il tient une promesse do Mademoiselle Cliàterain ; car il sait qu'elle se considère ooinme sa fiancée et qu'elle l’attendra jusqu'à ce que le mariage leur devienne possible.C'est donc nanti d'une demi-promesse qu'Enguerrand se remet à la vie militaire, décidé cotte fois à y faire son chemin.L'année suivante, on effet, il quittait le régiment de Rouen pour entier à l'Ecole de cavalerie comme élève officier.Ce séjour de dix mois à Saumur, s'il forme de bons cavaliers, devient souvent un danger pour les natures faibles et portées à la dépense.Nulle autre ville, en effet, m'offre autant do facilités dam co sens, grica aux longs crédits des fournisseurs, ni autant d'entrainement par suite de la présence à l'E- cole et dans le même temps, d'un assez grand nombre de jeunes genB richement rentés.Si bien que plus d'un étourdi s'y orée, pour l’avenir, des difficulté* et des soucis dont le cauchemar le poursuivra durant toute sa vio d'officier.La fortune d'Enguerrand et un certain fonds de raison le mettaient à l’abri de pareils inquiétudes, du moins dans un aven:r immédiat.Il pouvait y avoir, cependant, quelques inconvénients lérieux pour lui dans le développement dos habitudes prises à Rouen : le goflt de la distraction ot la manie du porte-monnaie facile.D'autant plus qu'il s'y ajouta, lors de la saison surtout, le penchant croissant pour les courses, auquel, n'étant que simple sous-officier, il n'avait pu ae livrer aussi largement, et qui devait, d'ailleurs, n'arriver chez lui à Bon complet épanouissement qu'après la sortie do Saumur.0/, le cheval et les courses deviennent vite une récréation dangereuse lorsque la raison ne la tempère pas.En souime, il n'avait pas le temps de s'ennuyer ; ses jours coulaient bien remplis, sinon toujours agréables, dans une constante activité.Et le souvenir d'Elisabeth, il le conservait très réel, quoique fort adouci, car il n'en souffrait pas.Par contre, comme à Rouen déjà, comme auparavant à Arcueil, la sollicitude des siens le poursuivait jusque dans l'école de cavalerie.Malgré son rengagement, les dames de Boisréveil n’étaieut pas restées en froid avec lui, tout en lui gardant “ une dont au fond du cœur " comme il disait.Pouvaient-elles lui en vouloir 1 N'était-il pas toujours le chéri, l'enfanï gâté, l'unique héritier du nom 1 Et puis, elles n'avaient nulloment perdu l'espoir de le ramener à leurs projets, en lui faisant oublier la petite Chftterain.Une fois promu officier il irait forcément beaucoup dans lo monde, et ce serait bien le diable s'il ne rencontrait pas l'épouse idéalo rêvée par sa mère et par ses sœurs.On devine dono que, conservant leurs vieilles habitudes, ellos parurent fréquemment à Saumur, en cette année.No fallait-il pas constater de vùu que le “ Chéri ” ne •-e cassait aucun membre dans “ ces exercices barbares et forcés " qui servent à former notre brillante cavalerie! Aussi, trop 8ouvont, Engeuerrand eut-il l'occasion d'éprouver de l'ennui, et même de la confusion, en voyant apparaître cette mère ot ces sœurs toujours inquiètes, cor il devinait qu'à l'Esole, aussi bien qu'au éjimeut on en plaisanterait.Il s'ingéniait, autant que possible, pour évitor ces petites humiliations.Chaque fois qu'elles devaient venir, il so précipitait au-devant des trop assidues visiteuses et les entraînait aussitôt à l’hôtel, en prenant des précautionn pour qu’on ne les vit point.Mais, s'il parvenait à les dissimuler le jour de leur arrivée, il était rare qu’il pftt les empêcher de se produire le lendemain.Elles avaient une telle envie do voir leur idolo à che-v-il, qu'elles ne tenaient aucun compte de ses recommandations.Aussi, comme par hasard, lorsque le travail militaire battait son plein sur le Clmrdonnet, devant l'Ecolo, on voyait soudain déboucher, par la rue Saint-Nicolas, les neuf dames de Boisréveil.Elles faisaient leur “ tour d'horizon ” ; puis, lorsqu'elles s’étaient repérée;, elles ne quittaient plus des yeux leur point de mire ; et plus d'une, parmi elles, braquant sur Enguerrand un appareil à répétition, le photographiait dans les poses Iob pluB diverses.Ou bien, au milieu d’une reprise au manège, la porte de la tribune s'ouvrait doucement et, du fond de l’escalier, ellea surgissaient successivement toutes Ios neuf, ot s'installaient jusqu'à la fin.Il leur arrivait parfois, dans co cas, de pousser des gémissements d’inquiétude on contemplant le “ Chéri " planter sur un sauteur que taquinait, do la cravache et Nos lecteurs sont priés de refaire la pagination de la partie musical* après en avoir préalablement coupé les feuillets. LE PAS8E-TEMP* No 442 — Montréal, 2 mal 100S de I» chambrière, M.l'écuyer, très satisfait de montrer à la galeiie le chio avec lequel il «avait faire sauter Coco.Ah ! quelles angoisses alors, quand “ le petit ”, cramponné sur la selle à piquer, disparaissait derrière l'encolure de Cooo cabré, ou réapparaissait, après un vigoureux coup de tangage, se découpant sur la croupe de Ooco ruant I Et que de recommaudationB, que de conseils ces exercises valaient, au repas suivant, à ce pauvre Enguer-rand I De ces recommandations et de ces conseils, l'écho dépassait parfois la salle de restaurant où ils étaient donné*, ce qui procurait a l'intéressé, do la part de ses camarades, quelques taquineries qui chatouillaient dé «agréablement son Bmour-propre.Tout cela commençait à le lassor fort ; il aspirait à l'heure où il serait envoyé dans une garnison assez éloignée, pour n'avoir plus cette épée de Damoclèe suspendue au-dessus de sa tète.De plus, il n'ignorait pas que, naguère, à Kouen, plusieurs personnes étaient priées, soit par Madame de Boisréveil elle-même, soit par des relations communes, de surveiller ses faits et gestes.11 n'avait jamais commis de frasques graves ; mais justement sa conscience ne lui ayant reproché quo de légères peccadilles, il avait trouvé fastidieux cette sorte de défiance, cet humiliant espionnage.A Saumur il eu fut de même, et il s'en irrita extrêmement.Il sortit donc de l'Ecole avec soulagement, non année terminée.Seulement, faute d'avoir été classé dans les premiers, il n'avait pu choisir son régiment.Et, deux mois plus tard, il se vit nommé sous-lieutenant au 40a dragons, à Meaux.l’our un jeune officior.désireux de se distraire, amateur de sport et bien doué bous le rapport de la fortune, cette ville, par sa proximité de Paria, représentait une garnison de rêve.Enguorrand, qui par dessus le marché se voyait dans le voisinage d'Elisabeth, avec la possibilité peut-être de la rencontrer, en aur.tit jugé ainsi.Malheureusement pour lui, Moaux se trouvant aussi très proche do Castelvert, il y avait là de quoi gâter son contentement.Pour los dames do Doisréveil, au contraire, qui avaient fortement intrigué — en dehors du général, il est vrai — pour qu'il y fût placé, lo bonheur était sans mélange.Elles ignoraient, il faut le dire, qu'il eût retrouvé, l'année précédente, Mademoiselle Cbâteraiu, et ne soupçonnaient guère les espérances que 1e voisinago d'Elisabeth, Inconnu d'elles, pouvait faire naître chez lui.Et elles ne tardèrent pas à se rendre compte do l'inanité de leurs espérances.Elles, qui avaient compté qu'Eoguerrand viendrait très fréquemment à Castelvert, no lo rirent qu’à de très longs intervalles.Aussi furent-elles amèrement déçues de son peu d'assiduité au logis familial.Dana leur désarroi, ellos profitèrent d’une visite de l'oncle d'Esbrillin pour s’en ouvrir à lui.Le général répondit, un peu goguenard : — Que diable I vous ne pouvez cependant tenir encore ce pauvre garçon en lisières : il a passé l'Age, voyons I., Son métier lui prend la plus grande partie de son temps ; il est juste qu'il puisse donner le reste à des distractions honnêtes : les sports, le monde, etc.Je nais pertinemment qu'il ne fait rien de mel ; laissez lo dono s'amuser un pou dans la sooiété des jounes gens de son Age.Pourtant, devrait-il s'onnuyer entre sa mère et ses sœurs qui, toutes, se sont sacrifiées pour lui ?objectait la comtesse.— Trop, précisément I Vous obligez ce cher enfant à vous devoir une gratitudo.excessive, puisque c'est, pour ainsi dire, la.carte forcée.Mais il ne demandait pas oela, sacrebleu I Un peu plus de liberté lui eût été aussi agréable.Scandalisées, los demoiselles de Boisréveil se regardèrent, taudis que leur mèro esquissait un geste de protestation.Se tournant vers sa nièce, le général, qui, une fois lancé, no pouvait plus s’arrêter, l'interpella on oes termes : — Vous, d'abord, ma chère, vous êtes coupable, non seulement envers votre fils, mais encore envers vos filles.— Moi î fit Madame de Boisréveil suffoquée.— Quoi I.maman î.s'exclamèrent huit voix indignées.— Oui, vous, ma nièce.Votre devoir était de marier vos filles.— Mais dit la mère, commençant à reprendre bu respiration.— Nous n'avons pas lo goût du mariage, affirma Lucie.— Aucunement, appuyèrent ensemble les jumelles.— On nous a pourtant demandées.risqua Andrée avec un soupir à l'adrosse de M.de Saint-Brémard.— C'est une chose si hasardeuse]! ajouta Antoinette.— On a de si funestes exemples sous les yeux, insinua Pau le.— Nous sommes heureuses ainsi, lit Bernarde.— Après tout, vous, mon oncle, vous ne voue êtes bien paB marié, conclut Thérèse.Le général eut un malin sourire sous sa moustache.— Qui vous altirme que je no l'aie pas regretté, Mesdemoiselles î Mais il ne s'agit pas do moi.Puis, s’avisant soudain que toutes ses petites nièces so trouvaient encore assez jeunes et jolies, il poursuivit, & part lui : " Elles feraient, ma foi 1 des épouses fort présentables, mêmes les aînées, malgré leur Age.Si je les mariais toutes, comme Engerrand me bénirait et comme.Vive Dieu! o'est à combiner sérieusement 1 ,.Là dessus, lo général d’Esbrillin salua oes dames In-torloquées, pirouetta sur ses talons et alla mûrir son plan chez lui.11 u’était pas seul à se préoccuper do cette question.Maintes fois dans sa vie, surtout on ceB dernières années, Enguorrand s'était demandé curieusement : “ Pourquoi, diable 1 mes sœurs ne so sont-elles pas mariées 1 Les voilà toutes parvonues à l'âge où l'on songe à s'établir ; les aînées l'ont même un pou dépassé.Elles sont, cependant, toutes fort gentilles, quolques-uiiob plutôt jolieB ; toutes bien élevées et intelligentes, voire même spirituelles, instruites et avenantes ; elles s'habillont bien, joueut du piano, de la harpe, de la mandoline et je ne sais plus encore de quoi.D'où vient donc, alors, cotte antipathie invétérée pour le mariago, et comment ma mère ne l'a-t elle pas combattue 1 “ Est-ce que, par hasard " t.Très rouge, à la fois ému et courrouoé, le jeune homme s'arrêta un instant, puis reprit: — Est-ce que, par hasard, ces demoUelles auraient poussé lo fanatisme, pour le nom de Boisréveil, jusqu'à se sacrifier et rester filles afin d’nmasser plus de fortune sur la tête de mes descendants 1 " Une interjection un peu trop militaire siffla sous sa moustache, à cotte idée qu’il jugea bon de communiquer à M.d’Esbrillin, à la plus prochaine occasiou.Son oncle, à la première ouverture, le regarda de haut on bas, puis de bas en haut, éclata do rire et finit par répondra : — Eh bien, mon garçon, si tu t'aperçois seulement aujourd'hui de cela, j’avoue qne tu es naïf, ou quo tu penses trop à autre chose.Mais ça crève les yeux.Eh 1 oui, teo huit sœurs gardent précieusement le oéli-bat afin do faire plus riche le dernier deB Boisréveil.Va, tes enfants no seront pas à plaindre : huit tantes pour los dorloter I On te les gâtera même fièrement, tu peux y compter ! — Alors, mon oncle, s'il en est temps encore pour Lucie, Valentine et Marguerite, marions-les, marions-Iob, toutes los huit ! N'en laissons pas une seule coiffer sainte Catherine, — Oh I co no serait pas une difficulté , on trouverait “ chaussure à lour pied " ; et, murmura le général entre ses dents, du même coup cela te débarrasserait du huit argus bien gênants.— Ainsi, o’est convenu, mon onclo ?— Quo nous los marions 1 Parfaitement, puisque je suis de ton avis, répliqua le vieillard.Le jeune homme s'en alla rassuré.Peu de temps après, reucontrant un colonel de ses amis qui commandait un régiment réputé pour posséder nn certain stock de jeunes offioiers à marier, le général lui dit d'un ton délibéré : — Mon cher, j’ai besoin de huit célibataires ontre quarante-quatre ot trente-quatre ans ; pouvez-vous me les fournir Bur l'heure 1 — Diable I fit le colonel en riant ; c’est un nombre, cola I Du moins, mon général, préoisez un peu ; il y a célibataires et célibataires.___________ — La crème do la crème, quoi ! Je ne vous demando pas des blancs-becs, voub le voyez.— Des militaires 7 — Pour cela, oui, j’y tiens absolument.— Riches 1 Vous ferez ce que vous pourrez.S’il en ost, dans le nombre, qui n'aient que leur solde pour tout potage, on tâchera d'y remédier, à condition qu’ils n'aient pas de dettes.— Ça peut so trouver.Rouer DOMBRE.(A suivre.) CONTE MM DIB (Smtf) A cet instant sinistre, Macbaine sent son sang se glacer ; son chapeau de paille tombe par terre ; sea cheveux se sont diessés ; il veut courir, mais, comme il l'a dit, une espèce do fourche infernale s’abat sur son front suant le froid, l'étond mourant Bur le parquet.Quaud scs compagnons le tirèrent do là, ils entendirent les mêmes bruits et virent aussi des yeux don» l'ombre.Un vieillard était descendu dans un étrange coBtumo, d'un oscalier en spiral dont la rampe lui servait d’appui.Co même vieillard avait, dit-on, en même temps prononcé dea paroles mystérieuses dont on n'avait retenu que des monosyllfcbles, dans l'excitation.On Be promit bien de ne plus remettre les pieds dans le vestibule du vieux manoir ; par contre, lea excursions mentales furent nombreuses dans cette propriété de tous les revenants.Y pensons-nous, un seul homme contre un seul diable 1 La partie n’est pas égale I Revenu ù la connaissance peu de temps après qu’on l’eut sorti, Macbaine avait un œil crevé et souffrait d'une attaquo de nerfs peu ordinaire.Le lendemain-soir, tout le oomté n’avait pour sujet de conversation que l’aventure enfiévrante du malheureux téméraire.•• J'avais sept ans alors ”, m'avait dit un jour, un cultivateur de la localité, “ et Ije me rappelle avoir très mal dormi quelques nuits durant, tant j’y ai fait de rêves sombres provenants dos récit* du manoir : Il me fallait le courage de mes vingt-deux ans, pour me décidor à franchir lo seuil de la douxièmo porte, après ivoir entondu los cinquante-une histoires du gon- Montré»!, 2 mai 1908 —No 342 LE PASSE-TEMPS 1S7 re le plus fantastique possibloque leacomméragosavaient énumérées à loisir sur cos lieux hostile i & tout quidam.Pourtant entrer (lime cea ruines, o’étsit déflorer quinze ana do préjugis ; quelle bravoure I Quelle preuve de grandeur ai l'on e'y perd 1 Mai» je retirdais toujours malgré moa argumenta flatteurs.Il y a des heures o\'i l'on tient peu à la vie : c'est après quelque orage durcœur où l'on a trop senti l'amer de nos défauta ot l'illogisme d'une existence sans but, qu'il coûte peu de se désister du grand jour matériel.Etant dan* une de cas dispositions, un peu sceptique, j'entrai bien décidé h combittre moins pour ma vie que pour le plaiair de raoonter plus tard ce que j'y aurais vu.Je voulus tout d'abord voir le fameux buste hanté dont m'avaient parler tous les bous vivants de la place, mais je n'en eu pas le temps avant que je fusse saisi d'un frisson étrange : des battements d'ailos et des souffles saccadés me forcèrent à fermer les yeux pour un moment ; je crus alors aux esprits du monde inconnu, moi aussi je faillis perdre connaissance, je vous assure quo je n'en avais pas gros d'esprit présent pendant la première horreur : mais dès qu'elle fut passée, j'essuyai mou front, repliai mes longs cheveux, que j'avaiH alors, et j'ouvris les yeux pour regardor fuir dans la poussière des corniohos un vieux hibou au regard Bau-vago.En reconnaissant le doyen des ombres flottantes, je le supposai d’être pour quelque chose dans le récit des rondes infernales des crédules.En effet, le papa du chapitre lutin avait gratifier d'une peine presque mortelle les visiteurs de jadis.Après réflexion, ma crainte était diminuée do soixante-quinze ou soixante-seize pour cent.Je soufflais plus il l'aise, et j'examinai, moins frémissant, ce qui a'otfrait à ma vue : une bergère berceuso (grande chaise) était renversée sur le plancher moussu ; une guitare à manche d'ivoire de guinéo ot à cordes d'argent était suspendue au mur noirci au-dessus d'un tabloau d'art que je jugeai assez remarquable dès que je m'en fus approché.Lorsque j'eus franchi la seconde porte, j’eus devant moi un vasto couloir plus sombre encore que lo vestibule.Sur chaque côté de co couloir s'ouvrent quatre chambres ot un salon aux senteurs de moisi.Des dix appartements qu'il y a au premier étage un seul était fermé à clef.Dès que j'y fus entré une première fois, je me donnai ensuito plusieurs occasions d'y retourner tout m'intéres sait dans cette ruine ; chaque point d'architecture me rappelait un nom quo j'avais lu quelque part, dans moa romans.Depuis le démantèlement de l'unité ; depuis lo tympan du fronton au péridromo, je voyais des pages d'il-lusl rations, vieillies et oubliées, mais rares et tengibles.Los arabesques rustiques ; les antes cantonnées, les pré-douches brisés, les socles, les stylobates noircis, les consoles, les opes, les arcados ogivales, les orles, les fusaro-les et les palmeites tombantes où cantonnaient les araignées m’invitaient h contempler leurs détails de souvenirs défunts.A chacune do ces chambres muettes dans l'oubli de plusieurs lustres, j'ouvris une fenêtre erses contrevents.Les rayons de l’aprèi-midi ot une odeur de lilas de mai vint caressante, saluer de vioux murs désolés qui, autrefois, avaient connu et abrité la splendeur.La orue nudité, lo délabrement parfait, augmenté par les rav.iges des boulets qui avaient fait les clameurs de 37 ; ces seules protestations entendues, menaoes peut 8tre rudes, mais efficaces ayant creusé dos nids aux hirondelles ennemies des révoltos et jouissant de leurs fruits tout ça dis-jo encourageait ma curiosité recherchante.Les preuves do grandos forces abattues m'intéressaient beaucoup, ot je pensais : Cette superbe vieillerie ressemble au vieux nid tombant j conservc-t elle du moins quolque^-uns des oiseaux disparus sous les souffles des automnes qui se sont succédés depuis l'instant do de l'absndon ?Qui peut me donuer un détail du passage regretté des absents ?Qui me dira les aimables ou désolants secrets d’une vio douce ou amère ?Toute vio est amère dans la dissension I Enfin, qui me dévoilera un nom que je doivo respecter ou maudire ?— Nul n'a droit do maudire, qui quo tu sois, je t'aimo si ton cœur fut noble —Et l'être qui porta co nom, ensevelit-il daus son oubli et dans son trou de terre beaucoup d'une existence précieuse ou beaucoup d'une destinée horrible 1 Lo passé meurt en naissant, seul il no peut nous communiquer ses secrets, et la tradition est incertaine ; il nous faut donc la parole éorite.Qui me jettera des chiffons! Patience lecteur ! Une minute I Je l'ai cette parole écrite, je te la donne I J’ai forcé la porte scellée de la dernière chambre ; ma vue est tombé sur un squet-te blanchi : membres crochus, trou» noirs des yeux rongés.bouche ouverte, dents ébréchées.One odeur plus étrange et plus malsaine quo dans le» autres chambres me suffoqua.En faoe de la mort, je Hs un pas Ii reculons.J'ouvre en tremblant la fenêtre de ce lieu mortuaire.Le soleil fait à cette heure ses derniers rayons dsns l'occident nébuleux, ot le murmure du vent qui reprend mêle son harmonie un peu sauvage aux premiers bruits des flots obéissants ; car les flots obéissent et répondent toujours au souffle qui commande.— Laissons dormir lo mort.Dieu fait son rêve ! — Malgré le mystère do la nature quo j'aime, je feuillette à cet instant, le cœur ému, les quelques bouquins poussiéreux déposés sur une petite table ronde.Le plus important de cea livres vieillis par le temps rongeur, est nn elzévir authentique h petit format d'une délicatesse et d'une beauté des caractères qui ne pali rait pas près des volumos modernes les plus recherchés.J'y remarque aussi une histoire ancienne anonyme dans laquelle sont mentionnée tous les promiers rois barbares, tous les dieux prodigues de la mytholog;o, toutes les déesses court-vfitues de l’antique surmenage grec : 8é-miramis, reine d'Assérie, protectrice des murs de Baby-lone la Superbe ; Téglath Samdan premier, un beau ; Sésostri» ou Rhamsès II, roi le plus ancioude l’Egypte ; Téglath Phalasard, Phiton, tous les fils de Jupiter le chicaneur ; Pandore et sa petite boite ; Vulcain et ses marteaux de forgo ; Vénus, ses atours et ses baisers plein de désirs ; Cérès et ses épis, trois cents dieux presque immortels, mais défunts enfin et leur progéniture dégénérée eu hommes ou anoblie en singes.(J'entends dans le marbre) Tout y respire la splendeur do la simplicité rétrograde.Tous ces noms misérables et leur romance du temps de Babel qu'au collège j'apprenais avec tant de peine et avec l'acharnement de tout pauvro diable ne sont pas ceux que j'aime et me servent aujourd'hui.—0 fictions grecquos, invention do poussière — Pardons, grands d'Athènes, do Spartes et do Thèbes aux cent porte» ! lé gistos et poètes, Lycurgue et cher Homère aviez-vous tort t Aviez-vous raison ?Les deux à la fois : tort et raison Tout homme encore est acteur de la fable ; le monde est une allégorie d'une sphère plus réelle ; peut-être une illusion du Créateur offerte par lui-même à lui-même.Fi I fi! il y a du mieux de nos jours.La grandeur d'uu peuplo u'est-elle pas bàséo sur sa religion 7 Qu’étaient les mœurs anciennes devant l'adoration de dieux imaginaires î.Laissons là la thèse d’une brillante clémenco pour arrêter au manuscrits quo j’ai découvert sur la petite table ronde I J'aime beaucoup les livres inédits parce que j'espèro toujours y trouver un remède contre les préjugés com inuns ; et si comme on le dit, ils font de leurs lecteurs, des sujets à part, on peut courir une chance de ne pas être plus méchant quo les autres quidams.Dailleurs la foule est un troupeau qu’il no fait pas toujours bon de suivre, car elle épuiao vite les p&turages et brouille souvent les fontaines.Les idéos nouvolles formoct les nouvelles impulsions dans l'&mo intelligente.L'histoire vraie des grands hommes (Est-oo qu'il y a dos grands hommes ?) prouve qu'ils avaient des vues largos à eux-mêmes ; i's étaient spécialistes et no suivaient pas les traces des personnes & petits principes.C'est vous dire le contentement do ma découverte.Les récita que contient le volume trouvé seront retouchés un peu car le vieillard qui les a mis en pages, comme il l'avoue lui-même n'était qu'un ignorant, c'était un canore à l’école, il la queue en classe, n'ayant jamais eu de prix.Il n'a cependant jamais regretté ses torts dans Iob choses indifférentes.“Je donue, dit-il (lesqueletfe est peut être celui de l’auteur)d’une main presque incomciante les faits et la conclusion d'un brouhaha d'héroïsme.de meurtres, de martyrs et d’amour •• dans ces feuillets posthumos.Dans le tiroir de la tablo recouverte de vieux liou-quins était un bracelet d'argent sur lequel sont gravés ces deux mots : Mon ami.Un candélabre d’un argent de moindre qualité était sur une corniche en boiB d’ébè-ne.Toutes ces anciennetés m’attiraient malgré le lugubre dos os décharnés.Malgré la froidure do la mort, malgré la morne et silencieuse destruction des années, j’étais content de rester daiiB ootto chambre et de tenir dans mes mains surtout les souvenirs écrits do quelque drame du mystère humain.CUIS NOCTURNES A cotte heure-là, comme dans une imago indéfinie et qui donne, à la fois, une impression agréable et imposante.la nature changeait d’aspect ; c'est-ii-dire qu’au soir tiède et parfumé succédait la nuit plus fraîche et plus magique.Les ombres ne s’agitaient plus que sont les sapins et grands pins où h hulotte hslbranée faisait son vol muet pour traverser la clairière.Lo haut rocher semblait palié d'un nuago spectral quo los rayons de lune n'osaient aborder.Et contomplant les fééries do cotte nature engageante dans cette espèoo de langueur, je feuilletais avec joie le manuscrit que je croy.tis reconnaître pour un do ceux que j'avais vus daus mes rêves, quand tout à coup j'on-tendis un sifflement perçant.Je tressaillis et la peur qui semblait m’avoir abaudonnéo vint do nouveau battre mes tempes.Le veut de la nuit qui rafraîchissait fit roulor sur leurs pentures rouillées les fenêtres que j'avais ouvertes- Le hibou, peu connu, doyen austère do ces lieux presque sauvages, fit entendre sa voix rauque et inquiète pour saluer la nuit et répondre au sifflement du dehors.Je me rapprochai do la première fenêtre et l’ouvris de nouveau.Mon regard alors se porta vers les eaux de la rive et je vis sur cette surface plane qui reflétait encore le grand ciel et une partie des bords terrestres que la luno éclairait de ses regards froids j'aperçus dis-je, la tête d'un animal qui s'agitait.J'étais trop éloigné pour le spécifier, mais je crus, par ses mouvements allongés et ses yeux de Hamme qu'il était du genre ophi-dien.Aux cris alternatifs du hibou et do cette espèce de serpent je lo crus en colloque ; vraiment je crois qu'ils se connaissent bien.Soi'HiF.FAUST.( Nous publierons plus tard le manuscrit trouvé dans lo vieux manoir d’Autray, à Lanoraie.) Fin PATRIOTISME PRATIQUE Noua prions respectueusement nos lecteurs de parler favorablement du Passk-Tkmps.lorsque l'occasion s’en présentera.C’est un moyen do propagande h la portée de tous, et qui aurait des résultats aussi profitable» il »os abonnéB qu'à nous-mêmes.L’argent qui sort du pays ne revient pas, ajouterons-nous, pour ceux qui préférant les journaux étrangers aux nôtres.Poui UTOUX I* t'l“s '«belleet le HHUME le m —i i_ THfc __ __ ¦— ^ “¦ plus opim&itc.i.s Affections 'le 'î ci îles fcaTfl g—» « h.j MM M M IM 1 M.U poumon», le meilleur remè le est le.™ ™ ¦¦ ™ PRIX.:Me I A KOI TE1I.I.K LE PASSE-TEMPS No 842 — Montrai, 2 mai 1V08 NOS FRIMES Toute personne qui t'abonne ou renouvelle ion abonnement au Pane-Tempe pour un an (Canada, *1.60 ; ItaU-Unis, f J.OOj, pe’it «,heitir dant la liete «v-deeeoue pour UNE PIASTRE de marchandiez, comme j/rime.Au cat où la somme de» article! choisie dépaverait une piastre, il ut entendu qu’on devra ajouter la diférence au prim de rabonnement.UNE PIASTRE DE MORCEAUX DE MUSIQUE, Ciikihiuh od Li-vbsb Divbbb à choisir dam la Catalogue de Mueique et de Librairie du PaBBB-Tkxps.SI l'on choisirait dss livras om moroum da musiqus pour plus d’une piastre, on darr» ajouter an prix da l'aboaaemeat la montant de cette différen**.Demandai notre oatalegue, envoyé fraaeo.SIX MOIS D'ABONNEMENT AU PA88X-TJCMPS — (JotX-i-dlrt toi* laa numéro* parus durant lea aiz moia précédant exactement la data da l'abonnement.DIX ANCIENS NUMEROS DU PA88Z- TMMPS à oholatr dans U Uate de la Mueique diià parue (voir Partie musicale).Ces anoien* numé-oe ae Tendent 10c ahaonn, et natza ooapon de primas ne peut être ut-.' _à« eo ordonnant des anoiens numéros.CENT CARTES DE VISITE, sur bristol extra fin, oaraetères elaaeiques et originaux.DEUX LIBRETTOS D'OPÉRA, arec paroles franfaises et anglaisas, ainsi que la musique de chant, à ohoisir dans la llite oi-daaaoua : Belle Hélène (la) Fleur de Thé Grande Duclwaae Barbe-Bleue Geneviève Orphéua Fille de Mme Angot (la) Giroflé-Girofla Périehole Ce* librettel sont aussi envoyés franco sur récsption de 60o pièce.UN ELEGANT PORTE-MUBIQUB, en ouir chagriné, couleur brun riohe, solide et bien aménagé, irréprochable sous tons rapporta.Artiole indis-psnsabls aux profeasionnels st aux amateurs.Se Tend 11.76 chea tous laa marehanda de musiqae.Ajouter 76c au prix da l'abonnement pour reeeToir franoo.UN SPLENDIDE PAROISSIEN BIJOU de 310 pages, format da peoke riche reliure eapitonnéa en Teau ou ouir de Russie, arec atonagraaame da ré sar le plat, garde-shremos, tranche rouge sou or, coins arrondis, dont le prix ehes tou lee libraires est de une piastre j le Uttc cat renfermé danc une jolie balte.CARTES POSTALES ILLUSTREES — La Togue est aux eartas poatalsa Illustrées.Pour répondre au déeir manifesté par un graad nombrs da nos lsstsurs, nous avone oonclu aveo Ue éditeurs des arrangements avan-Ugcux nau permettant d’offrir oomme nin aaaniTi trois douaaiaes de eartas pastales lllutréss, k toute personne payant d’aTanss aa an d'abonnement.Cea eartei sont en noir et en couleurs.Sujets ! payaa-ges oanadlens et monuments de Montréal.LES 26 MELODIES d’Ernest Larigne, arco aeoompagnement de piano et parolec franyaisea et anglalaes.Le prix ordinaire de l'ouTrage étant de 92.00, il faut ajouter $1.00 au prix de l'abonnement.UN BEAU CHAPELET, AMETHYSTE ou CRISTAL, chaîne loryat, en argent, jolie erolx carrée en argent; le ekapelet est renfermé dans un étui en eulr.LE LIVRE D'OR DBS AMES PIEU8ES, ou cinq urnaa ax nu sbox — Imitation de Jésus-Christ, nouvelle traduction distribuée selon lea b» soins des fidèles — ehslx de prièree pour tous las temps de l'année, in-dulgancei aree ex>rotoes spéoiaux — Paroissien ohoiai pour mieux a» sieter aux ofleea et oommualsns areo plus de fruit — Neuvainea et pratiques de déTotlons — Médltationa at lectures pour lea dimanches et fêtes.Un volume de 1062 pages, format 6 x 4.Reliure salide.Pour reoevoir franoo ajouter 60c au prix da l’abonnement.UN AN D'ABONNEMENT AU “ JOURNAL DE FRANÇOISE ”, un magazine de famille des plus intéressants, ayant laa meilleurs collaborateurs et donnaut des artioles littéraires d'une grande valeur.Tout y aet soigné et de la dernière actualité.Il y a une page ouverte aux Corres pondants, oft ceux-ci peuvent reoevoir, sur demande, toutes les informations qu'ils désirent.Il y a encore dos propos d'étiquette, des reoettee faolles, des conseils utiles ot l'agréable feuille se termine par quelques pages d'nn feuilloton ohoisi et intéressant au plus haut point.L’abonnement au Journ il de Françoise étant de $2.00 par an, il faut ajouter $1.00 à l’abonnement au Pabsb Temps.ENCYCLOPÉDIE DES OUVRAGES DE DAMES, par Th.de Dillmont —Un volume de 860 psges, illustré de 1107 gravures et renfermant 20 ohapitres, intitulés : — La couture à la main ; 1a maehine à coudre ot 1a eouture à la machine ; le raccommodage ; la broderie cur blano ; la broderie aur toila ; la broderie sur soie et velours ; la broderie d'or ; la bro-derie-applloation ; la tapisssrie; le trioot; le orochet; la frivolité; le macramé; le filet; lea jour* sur toile; la* dentalia* brodes*; les dental- les à l'aiguille ; les dentelles aux fuseaux ; la garniture des ouvrages ; recommandations diverses.Format in-18o, reliure anglaice, tranohe dorée.(Ajoutes pour le port: Canada et Etatc-UnU, 10e.) 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vi» En vente choz tous tes i.Uraiirea ei Marchands de Musique, Agence Cenerale de Voyages LA SEULE AGENCE CANADIENNE-FRANÇAISE pour d par Billets de passage pour l'Europe.Renseignements complets sur tout ce qui a Irait aux voyages, donnés gratuitement.Expérience de plusieurs années.L.J.RIVET, corresponiant officiel des Chemins de fer et des Paquebots de l'Etat Belge, 5, boulevard St-Laurent, Montréal.Téléphone M.4097.araia®ajaifflSMiuara®aaaiaiaraÆ Montréal, 2 mai 1908 — No S42 LE PASSE-TEMPS 191 Alimentaire I nd strielle Prof.f.E.KLAHAULT LICENCIÉ fcS-SCIINCBS Pro/t mur Je Chimù à /’ VnmniU Laval 1414 lice MAINT-DFNIN AVIS IMPORTANT A nui Abonn/i des Etait¦ Unis I-1 nouvelle convention postale conclue entie le Canada et lei Etats-Unis nous obligeant à payer seize fois plus cher qu'avant pour l’envoi de* journaux chei nos voi.sins américains, le prix de l’abonnement au Passe-Temps pour les Etats Unis est main-.enant de $2 oo par an au Heu de $1.50.FERBLANTIER, PLOMBIER, COUVREUR, Poseur d'Appareil! à Oaz et à F.au Chaude 232, RUE MAISONNEUVE Tél.Bell Est 2248 Montréal 3| PHOTOGRAPHES D , “«UCST Di„rj coih OHTA1*10 «s A.P.PIGEON gniTKUK-PROPRIÉTAIRE DES JOURNAUX Le Bulletin I-e seul journal du dimanche à nouvelles.Abonnement : En ville, $1.50 s en dehors de la ville, $1.00.Un No, 2 sous.Le uanard I-e seul journal humoristique du genre en Amérique.Abonnement : En ville, $1.50 ; en dehors de la ville, $1.00.Un No, 2 sous.Atelier Typoeraphiaue Complet l»otir OnvmgM «|« Ville Bureau et Imprimerie ; ioç à 109, rue Ontario-Est (Angle Avenue Hôtel de-Ville) MONTRÉAL NOTRE AGENT A QUEBEC Nous rappellerons k nos'lecteurs de Québec qu 'on peut se procurer les anciens numéros du Paul-Itmpl chei M.J.Alf.Guay, 283 rue St-Joseph.XXXXXXXXXT La Maison Moderne JOLI MAGAZINE CANADIEN No 16, rue Saint-Vincent Abonnement, 50c par An FABRIQUE CANARIENNE »* BANDAGES Membres Artificiels et Bandages, Bas Elastiques C.MAKTIN 36, RUE CRAIG.EST, MONTREAL ENCRE INVISIBLE — Spécialement préparée pour échangeurs de cartes postales, amoureux, etc.Employez l'Encre Invisible et tenez votre correspondance secrète.La bouteille avec plume neuve et prospectus expli' atif envoyés aux Etats-Unis et au Canada franco sur réception de 15 cts Maisons Recommandées — PAR LB — Passe- lemps La papier sur lequel est imprimé le Patte-Tetnpt est manufacturé par la Canada Paper Co.Agent d’affaires E.D.Aumont 47 St-Vincent Tél.Bell Main 2119 Assurance La Providence 52 8t- Jacques Banque Banque d’Epargno de la Cité et du Distrit de Montréal.Chimiste-Analyste Prof.J.E.Klahault 1414 St-Denis Dentistes Arthur Beauchamp 168 St-Denis Institut Dentaire Franco-Amâiicaiu 162 St Denis Luthiers D II.Danserrau 46 Bonsecoura Ch» Lavalléa 3"> Boul.St-Liurent Piano, Viclon, Mandoline et Guitare Mlle Rosanna Brunet 159 Avo Ilfltcl-do-Ville Musique en feuilles et Instruments Edmond Hardy 38 Nolre-Dome-Ouest Tél.Bell Main 2466 .! 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