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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 14, no 347
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1908, Collections de BAnQ.

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> voi.AlV — N° J47 Montréal, u juillet 1908 ïïa XTo, 6 sous Passa-Cjemps Abonnement : ^Unulia.oo Par année- J.E.Bêlair, éditeur.Adresie : 16, rue Craig-Est, Montréal.LA FRANCE SUR NOS BORDS Çe numéro, oonnori an Triç»nten»ire, contient de lit musique inédit* et de* *rtiole» intéreswnU. 190 LE PACIK-TEMPS Jîefass^Skmjjs K» S47 — Montrai, Il JuUlol ,J08 MUSICAL, LITTERAIRE 1T FANTAISISTE l’nrmil («** Uê gimii iW* A’WOXT^TTB'fcJBUSr'r : Phur U Canada _______| Pour Ut KtaU-ünit tin .$1.50 I On'in .»2 .75 ou I SU moi».1J» Bli moi«.______________________ Pour VKwopt : Il frs par an PiTULI D'tTiaoi En l'abonnant pour un an, chaque abonni reçoit en marchandises Une Prime valant S 1.00 Demandez notre catalogue de prines Einlèrr iniertienl- srlion- «uh^.|n»nte« Honditio^ÉfeMÎ^^H 10c?f 1» Uf*f Condition! libérale* pear annonee* à Ions terme.Le# inninoii Mit meiarées >or l’agate.ToaU demanda de change i ent d’adrewe doit être aeeompa«aée de l'aneienae adreiM.Pour ditoentinaer de recevoir ce journal, il faut avoir payé tous mi arrérage*.Les manuscrit* publié* ou non ne «ont pa« rendu*.Adresse* tonte eemmaniaatiea LE PABSE-TKMP8, Montréal, Caa.Avis au Public On peut le procurer lei aneleni numéros in Passi-Txufs en s'adressant à tou nos 3:nts locaux, mais plus particulièrement anx resses suivantes ! A Mmtr/al : Arthur Yon, 94 Ste-Catherine-Kst.Mme A.Bélanger, 1376X Ste-Catherlne.C.B.Desrochers, 1159 Papineau (coin Ma-rie-Anne), Tél.Bell Est 4915, A Qu/if c : J.Alt Guay, 283 nie St-Joseph.A Ottawa : Chs Si-Jacques, 263 rue Water.T ceau du Canada, le plus beau joyau, hé-1 mont trompée, résistait à toutes les épreu-las I aujourd'hui détaché de la couronne de la Mère-Patrie.?T?T7TTYYTTTTTTTT FASSE-TEMPS - CHRONIQUE Samuel de Champlain Choisi par la divine Providence pour accomplir de grandes choses dans le Nou-voau Monde, Sarouel de Champlain est considéré à juste titre comme le fonda* leur de la colonie française, sur los bords du St-Laurent, ot comme un père par les habitants de l’Amérique du Nord.Fils d'un capitaine de vaisseau, Champlain vit le jour en 1567, dans U Charen-te-Inférieure, à Drouage, on face de l’Ile d'Oléran.Jeune encore, il se lit remarquer par son amour de la mer et son goût des aventures.Après avoirBorvi quelques années dans l'armée royale, il s'engage au service do l'Espagne qui l'envoie aux Indes Occidentales, avec le titre d'oftioier de marine.A son retour des Indes, Champlain se sent invinciblement attiré vers l'Amérique du Nord, dont il veut faire un vaste empire pour la France.Après cinq années d'efforts constants, sur le navire qui portait le reste de la fortune de M.do Monts, Samuel de Champlain remonte la rivière du Canada, qu'il avait soigneusement explorée en 1003, et arrive le 3 juillet 1(108, au confluent de la rivière St Charles et du tleuve St-Laurent.Sur la pointe appelée Québoc (o’est-à-dire : rétrécissement deseaux)par les sauvages, Champlain, avoo le coup d'œil infaillible que donne le génie, édiHe le ber- "Il était difficile,a écrit un historien, de placer mieux le centre d’une colonie nouvelle, et l'avenir a pleinement justifié les prévisions du fondateur.“ Un magnifique promontoire 0(1 la nature avait construit une citadelle prosque complète, domiiuint les eaux de cent-vingt mètres ; un vaste bassin et une rade profonde où des flottes entières peuvent tenir à l'abri des venta et des tempêtes ; une position centrale au bord d’un fleuve majestueux, communiquant avec les mers intérieures et l'Océan, devaient faire de Québec le Gibraltar de l'Amérique." Quand on considère le Canada actuel, sou dépeloppement morveilleux, sa prospérité, on est bien loin do se douter des multiples et terribles dangers qui entourèrent son berceau ainsi que desobslacles presque insurmontables qu'il fallut vaincre pour asseoir d’une manière immuable les bases d’une colonie qui, dans un avenir plus ou moins rapproché, aura sûrement son mot à dire dans le Conseil des Nations.L'immense territoire canadieu était alors sillonné en tous sens par 180,000 sauvages soup jonneux et jaloux à l’égard des Français et qui ne reculaient jamais devant la trahison pourvu qu'ils y trouvassent quelque intérêt.Au dehors, l’appétit anglais, toujours insatiable, eonvoitera U colonie naissante, et mettra tout en œuvre pour s'en emparer, afin d’en effacer à jamais les moindres vestiges français.Au dedans, dès le début, une conspiration ourdie par un serrurier normand, met la vie du gouverneur en dangor, et la petite colonie à deux doigta de sa perte.Et Champlain, secondé par trente hommes seulement, dont plusieurs meurent pendant l'hiver, continuera, plein deconfian-co et de fermeté, la noble mission pour laquelle Dieu le créa.Les Murons sollicitent son alliance contre les farouches Iroquois.Champlain se met à leur tête, rencontre les ennemis sur les botds du lac qui porte aujourd'hui son nom, et grâce |à l'arquebuse française, les mot facilement en fuite.Mais les Iroquois deviennent les ennemis irréconciliables des Français.Les épouvantables massacresde Lachine et de la Chenaie, dans la nuit du 4 au 5 août 1088 les vengeront terriblement de cette première défaite.Blessé au genou et à la jambe, dans une autre rencontre avec les Iroquois, au mois de septembre, Champlain se voit obligé de suivre les Hurons sur leur presqu'île située entre les lacs Huron, Erié et Ontario, où so trouvent aujourd'hui les diocèses de Toronto ot de London.Il y reste au milieu des sauvages jusqu'au printemps suivant, laissant la colonie mortellement Inquiète sur le Bort de son gouverneur." A peine de retour, les tracasseries, les lésineries, les moyens dilatoires de toute sorte, furent mis en œuvre par les marchanda français pour décourager Champlain ; mais son t.ne vigoureuse- ves.Son ardent désir de donner un empire à la France dans ces contrées et d'amonor les sauvages à la civilisation et à U religion, le rendit supérieur à toutes les intrigues et k toutes les misères.Son premier laboureur fut un apothicaire de Paris, Louis-Hébert, ancien colon de Port-Royal, qui défricha dix arpeuts de terre à l'endroit où se trouve la haute ville de Québec." Depuis longtemps oet homme cours geux devrait avoir sa statue dans la vieille capitale.A la Compagnie dos Cent Associés, fondée le 27 avril 1627, Louis XIII concède k perpétuité le Canada et la Floride, moyennant certaines conditions h remplir en faveur de 1a colonie.Cello ci al lait enfin pouvoir prendre son esaort lorsque, attaqué par les trois frères Kertlc, renégats français passés au service de l'Angleterre, Champlain, à bout de munitions et de vivres, signant une honorable capitulation et, la mort dans l'âme livrait, le lendemain, le fort et le magasin k cent cinquante Anglais.Trois ans plus tard, grftoe aux sollicitations pressantes de Champlain auprès du roi, la Nouvello-France, l'Acadie et le Canada, qui étaient successivement tombés sous la domination anglaise, furent rendus à la France par le traité de St-Ger-main-en-Laye (211 mars 1682).Thomas Kertk, le 18 juillet de la même année, remettait Québec au délégué royal français Emery de Caen.Champlain, k la tête d'une expédition composée de trois navires portant deux cents personnes — quatre fois plus que la colonie n'en avait jamais compté — Champlain revient k Québec.L'état de la oolonie était vraiment déplorable ; mais l'activité du gouvernour eut bientôt remédié k tout.De robustes paysans français, fervents chrétiens, venant de la Normandie, de la Bretagne, de la Saintouge, du Maine et du Perche, donneront au Canada son caractère particulier de calouie catholique vraiment française Champlain jette les bases du Collège de Québec.Ce fut sa dernière joie ici-bas : L’héroïque explorateur mourut en prédestiné, le jour de Noël 1636, pleuré comme un père par toute la population et vivement regretté par les sauvages alliés, les Hurons et les Algonquins, tandis que les ennemis eux-mêmes rendaient hommage à ses grandes qualités.Je no saurais mieux terminer ces quelques aperçus sur los faits et gestes de l'immortel Champlain qu’on mettant sous les yeux des lecteurs du Passe-Temps, l'élogieux portrait qu'en a tracé le Père Charlevoix : " Ce qu'on admira le plus en lui, ce fut sa constance il suivre ses entreprises, sa fermeté dans les plus grands dangers, un courage & l'épreuve des contretemps les plus imprévus, un zèle ardent et désintéressé pour la patrie, un cœur tendro et compatissant pour les malheureux et plus attentif aux intérêts de ses amis qu'aux siens propres, et un grand fond d'honneur et de probité.On voit eu lisant ses mémoires, qu'il n'ignorait rien de ce que doit savoir un homme- -profession ;on ytrouve un historien^, , ot sincère, un voyageur qui observa „ avec attention, un écrivain judicieux | bon géomètre et un habilo homme-, , guerre." Et je m'empresse d'ajout un chrétien admirable, un héros.Reconnaisssnce, Honneur.Gloire'".' Immortalité au fondateur de Québec ! ’ Auguste CHARBONNIER.'.L’Art et les Artistes Paul Bourgot a écrit quelqne part que nos bonheurs les meilleurs 11e sont pas ceux que nous avons vécus mais ceux que nous avons rêvés.Si tsnt est donc que jadis j’eus ce bonheur de causer d'art avec voua, chers lecteurs, et vous, non moins chères lectrices, voilà qu'il m'est réservé un bonheur plus grand, non pas le bonheur véou mais le bonheur rêvé dont parle l'Académicien : celui de recauser d'art, mais d'une façon impartiale et sérieuso, selon que me l'a promis et permis mon vieil ami Belair, lo directeur du Passe-Tem vb.Reprenons donc une causerie interrompue depuis plus de dix ans, et reprenons-la sérieusement.Dix ans ! Comme ça passe, tout de même.Rien qu’à feuilleter la galerie de mes anciennes silhouettes, j’y retrouve de toutes jeunes amies d’alors qui doivent être aujourd'hui de belles et grandes personnes.Quelques figures qui m’étaient trois fois chères sont disparues pour jamais.Qu’importe 1 Souvenirs joyeux, souvenirs douloureux, tous dans mon cœur, je vous garde et vous chéris I *** Mais causons d’art.Dans cette chronique bi-mensuelle, nous suivrons autant que possible les événements et los individualités au fur et à mesure que le défilé s’en présentera.Et, s'il no se produit rion, comme en ce temps de vacances, nous causerons d'art quand mémo ; car il est souverainement bon qu'un journal au moinB, dans toute k métropole, mettre de oôté toute question de charlatanisme, lorsqu'il s'agit de l’Art, de l’art sublime que tous les Canadiens aiment avant toute chose.Nous ferons notre possible pour ne hlosser personne, mais nous viserons avant tout à l'impartialité la plus complète, éloignant de notre plume les coups d'eucoiisoir qui assomment et faussent l'éducation de la masso.A propos do coups d'encensoir, voilà qu'il m'incombe un devoir pénible dès 1e début de cette causerie, d'autant plus pénible que c’est on quelque sorte d'un plaidoyer pro dovu> dont il s'agit pour moi.Je glisserai aussi légèrement que possible, et voub voudrez bien me le pardonner pour une fois.La Presse du 27 juin publiait en première page uno “ Marche du Tricentenaire ", dédiée à l'honorable M.Gouin, premier-miiiiBtro de la province de Québec.Après quelques lignes d'apprécia tion où il est question d’inspiration et do souille génial, La Preste cite une biographie de l’auteur, Mme A.R.Broun t*u, * réal, 11 juillet 1908 -No *47 LE PAHI-TIMN 391 pur moi, " tout récemment ” au 1» La Preste.• grand journal m’» ainsi constitué le ain 'lo cette composition musicale sana i autorisation, me faisant approuver en Ique sorte une chose que je n'avais pas • .oore vue Il y a plus, la biographie que I on cite J moi comme ayant été écrite tout ré imment, est extraite d'un numéro du Vassc-Tumps, en date du 20 mai 1897.Il y a onze «us exactement.On admettra que cette biographie publiée il y a onze ans ne pouvait conoerner la composition toute récente et d’actualité de Mme Brousseau.La Presse aurait bien pu mentionner que cette biographie était extraite du Passe-Temps.•** 1-es événements artistiques sont rares.Ce n'est guère la saison.Mais comme nous sortons & peine d'une saison passablement fertile en événements de toutes sortes, jetons un coup d'œil rétrospectif sur un d’entre eux qui offre un certain intérêt.La politique et l'art sont aux antipodes l’un de l'autre.Cependant il me plaitde signaler un beau geste du gouvernement provincial.Le premier-ministre a p«o-mis officiellement au Conservatoire Las-salle une subvention Buliisante pour lui permettre de vivre et se développer.Considérons le fait en lui même, abstraction faite de tout clocher, et pesons-en les conséquences.Je dis que o'ost là un fait unique dans l'histoire de l'art chez nous, et que cette initiative du gouvernement doit être ap prouvée par tous ceux qui s'intéressent à l'art : l'art dramatique, l’art lyrique, la peinture, la sculpture, etc.Entin, on a compris que les intellectuels, les sensitifs, les épris de la Beauté soos quelque forme qu’elle se présente, avaient besoin d'une aide plus substantielle que des promesses et des paroles.Aussi, il faut voir dans ce geste un commencement véritable d’encouragement.Le premier |ws est fut, le reste viendra ; toutes les branches de l’art en auront leur part.Artistes de toutes catégoriees, mes amis, ne désespérez plus et saluez joyeusement l’aurore qui Be lève pour vous.Maintenant que nous avons renoué connaissance, à la prochaine quinzaine.Gustave COMTE.VEUVAGE Mme X.vient de perdre son mari et pleure toutes les larmes de son corps.— Ça no durera pas.C'est la lune de mielde son veuvage.TOTO Le papa de Toto est arrivé bon dernier au conseil municipal.Et l'onfant.profitant de l'occasion : — Tu vois, papa, que ce n'est pas toujours commode d'avoir une bonne place 1 C'EST LE TEMPS Ç’est justement le temps de donner votre commande pour un complet de printemps, si vous voulei avoir le choix du tweed.M.V RDINAND MORETTI vlenlde recevoir outfi tes marchandises d'automne.II en a ne grande variété.io, Notre-Dame Ouest.MISE AU POINT La meilleure preuve que notre journal fait oeuvre d'éducation parmi la masse se trouve dans le fait que l'Enseignement Primaire, que rédige M.C.-J.Magnan, pige à même nof colonnes pour remplir les siennes.Dans la livraison de juin, M.Magnan a roproduit -me modeste poésie signée Emile Sibert dans le Passe-Temps.Le malheur est cepeudaut que M.Magnan ait cru notre journal trop modeste de même que l'auteur des vers en question, pour indiquer U provenance de su reproduction.Quelques lignes plus loin M.Magnan cite de* vers de Pamphile Lemay, ot cette fois, il n'oublie pas d’indiquer en nota le nom de l'auteur.Il paraît que ce qui est bon pour l'un no l'est pas pour l'autre, mais passons 1 Il y a autre chose.Dans les vers de notre collaborateur Sibert se trouvait celui ci : Suc les bords du grand lac témoin de ton [courage.M.Magnan, qui n'est évidemment pas do première force en prosodie, a transformé ce vers qui se lit comme suit : Sur les bords du grand fleuve témoin de ton [courage.(I) En Bubstiant le mot tleuve au mot lac, on a comme résultat un vers boiteux de treize pieds au lieu de douze.C'est là une faute absolument élémentaire, mais il parait que les vers boiteux, ça ne nuit pas à la causo de l'éducation 1 (I) I.e changement aurait été plus heureux en disant : Sur les bords du grand fleuve oit grandit ton [ouvrage.PAROLES D’OR La vertu par le calcul est la vertu du vice.Le hasard est le plus grand romancier du monde ; pour être fécond, il n’y a qu'à l'étudier.Une tristesse à deux, c'e«t presque de la joie t Dans le monde, c’est le cheval qui tire et le cooher qui reçoit le pourboire I L'indulgence est une partie de la justice I La passion est toute l'humanité ; sans elle, la religion, l'histoire, le roman, l'art seraient inutiles.Ce qui fait notre force, disait un homme d'État anglais, c'est quo chez nous, le» honnêtes gens sont aussi hardis que les coquins.Si vous avez acheté un homme au prix auquel il s’estime lui-même et que vous le rovendez, vous perdez toujours de l'argent.La plupart des peines n'arrivent que parce que nous faisons la moitié du chemin.Les amis que tu possèdes et dont l'amitié est approuvée, attache-les à ton oceur avec des cordes d'acier.En parlant peu, tu entendras beaucoup I Le U Juillet L» colonie française se prépare à chômer dignement sa fête nationale.Cette fête que les Canadiens célèbrent avec autant de plaisir que nos cousins d'outre-mer commencera samedi, 11 juillet, par la réception de Monsieur J.de Loynes, Consul-Général de France, à l'Union Nationale Française.Le dimanche, 12, grande fête champêtre au Parc du Bout de l'Ile.Lundi, continuation de la fête champêtre, avec banquet au restaurant Bureau.Mardi 14, messe à I» chapelle du Sacré-Cœur do l’église Notre-Dame.Dans l'apres-midl, réception du Consul-Général, au parc du Bout de l'Ile, fête, grande course à pied, par les meilleurs coureurs de Montréal.Le premier prix offert pour oette course est uno magnifique ooupe en porcelaine de Sèvres, don du Président de la République à l'Union Nationale Française.Au parc du Bout de l'Ile, pendant les trois jours de fête : jeux de toute sorte, musique, chant, représentations, illuminations, feux d'artifices, tombola, etc.L'ontrée du parc sera de cinq centins pour les adultes, gratuite pour los enfants.Mais pour chaque cinq centins, les visiteurs recevront un billet donnant droit à un tirage spécial, dont los lots consisteront en montres, argenteries, objets d’art, etc.Comme nos lecteurs le savent, le produit de cette fête est destiné à l'entretien de la Maison de Refuge de l'Union Nationale Française.(^oujistit (totaux L'Humour i>k Wagner Richard Wagner était d'une souplesse, d'une vivacité, d'une vigueur merveilleuses.Tout enfant, il stupéfiait ses oama-rades par l’adresse aveo laquelle il mar chait sur les mains, faisant la pièce droite et la roue.Il conserva cette souples Be jusqu'à ses dernières aimées.A.i sortir d'une répétition au piano qui avait eu lieu à l'hôtel du Soleil à Itayreuth et qui lui avait causé une grande satisfaction, il marqua sa joie en faisant la pièce-droite, à la stupéfaction générale des assistants.Ceci se passait en 1875.Wagner était âgé de soixante deux ans.Dana le même ordre d'anecdotes.gymnastiques, M.Hana de ilolzogeu rapporte le trait suivant : quand Lisztse mettait au piano, Wagner écoutait aveo un air de dévotion profonde.Il aimait surtout à entendre son ami jocer du Bach et du Beethoven.Un soir, comme Liszt plaquait le dernier accord, Wagner quitta la chaise où il était assis, gagna à quatre pattes l'endroit où se trouvait Liszt et s’écria : “ Franz, mon ami, il faut venir jusqu'à toi à quatre pattes.” Les hommages de visiteurs inconnus 1' mportunaient fort.Un jour, dans l'escalier de sa maison, il rencontra l'un deux : " C’est bien ici, lit l'inconnu, que demeure vl.Richard Wagner ?— Parfaitement, répondit le maitre on conti nu&nt de descendre, c'est au deuxième.Donnez-vous la peine de monter.”.Pendant son séjour à Paris, Wagner se trouvait, comme on sait, dans une situation fort gênée.Il écrivit, pour augmenter ses ressources, dans los revues et les journaux d'Allemagne.Wagner, comme on sait, adorait les animaux.L affection qu’il portait à ses chiens est connue.Pendant les années qu'il psssa à Dresdo comme maitre de chapelle de la Cour (1843-1849), il avait pris plaisir à faire l'éducation d'un per roquet nommé Papo.Quand sonnait l'heure du repu, Mme Minna Wagner apostrophait f'oisesu on ces mots : “ Papo, appelle ton maître 1 11 Sur quoi Papo criait “ Richard I Liberté I Santo spiri-to cavalière ! ” Le mot “ Liberté ", intercalé dans la formule„témoignait des sympathies révolutionnaires du maitre ; la citation italienne extraite du livret de l'opéra “ Rienzi ", alors on cours de composition.Papo possédait d'ailleurs un autre talent encore.Il imitait à ravir le bruit d'une porte qui s'ouvre.Au bruit que faisait Papo, le visiteur tournait la tête pour voir la personne qui entrait.Sur quoi Richard Wagner qui guettait ce geste manifestait chaquo fois le même plaisir.|Jhiib le^oiide ^rliate NJATIONAL FRANÇAIS — 638, Ste-Ca- 1 therine E Tél.Bell Est 1736, Tél.Mar- 520 — DRAME — Deux représentations par jour.Prix, Matinées 10, 15, 20, 25 et 30c •* Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c N.B, — Les enfants figés de moins de cinq ans ne sont pas admis aux représentations.• AU OuiMKTOSCOfE Après uno semaine aussi achalandée et aussi enthousiaste qne celle du 29, il importait do choisir pour la semaine suivanto un programmo qui ne fût pas de .noindse valeur.Mais, no connaissent, pas Oui-met, ceux qui croient qu'il aurait pu commettre un tel oubli.Qu ou en juge : le drame do “ Michel Strogoff” en EDOUARD, chanteur comique qui se fait entendre cette semaine au Ouinutoscojie vues animées produit un bel effet ; il y a aussi, Pour uno couronne.Bon répen-tir, puis Voyage au Soudan, la Chasse aux Teddy Beats, Nos amis los chiens, la Pilule acrobatique, l’Amateur hypnotiste, la Fin de Skinny.Iji partie concert sera encore une grosso attraction.Il y aura d'abord le célèbre chanteur comique Edouard, dans Bon réportoire ; puis Dû-buisson, dans Ne pleure plus Lili ; Üccellier dans le Credo du Paysan ; Dal berty dans Alléluia d'amour et les Voix du noir et enfin Mlle Augustme dans Capt.Baby Bunting ot Ah que c'est bête.Aveo un programme commo celui là, pas d'ennui et do chaleur possibles.Hâtons-nous de réserver nos billets, car il y a encore foule.• DiruiMES ok uusiqnK Parmi les élèves qui ont subi avec succès les oxamens du musique au Collège Dominion durant les trois termes do l'année qui vient de se terminer nous reinar- 292 Ul PAMB-TIMPt Ko M7 — Montréal, 17 Juillet 1906 ! nous trente-un élèves du professeur harlos K.A.Mou de, qui ont obtenu leur Diplôme de musique dans les classes suivantes : Glasxe élémentaire : M.Edouard Adam, Mlles Anita Gauthier.S.Larin R.Contant, J.TJeaudry, L.Larivéo, E Coallier, A.Tougas, E.Gorbeil, E.Cht.r lier.Classe junior : Mlles Eugénie St Pierre JeannetteLamoureux, J.Rice, Antoinet te Tuugas, J.Payanor, Joséphine Duval 0.Pépin, Rebecca Contant, Lillian La rivée, Eugénie Coailler.Classe intermédiaire: Mlle "aria Costa Classe supérieure : Mlles Fabiola Mé nard, A.Panguay, M.Desjardins, L Langlois, G.Chavert, Cécile Doray, L Provencher, A.Bouchard, M.E.Du mont, M.Jflseph-Ainié Comtois.Nos félioitations à Monsieur Huude ainsi qu'à ses brillants élèves.Mlle Lucie de Mâcha qui a remporté les plus grands succès dans Hum'zelle Nitouche, k Parisiana.«I Diplômes Le 26 juin, au Dominion Collège of Music ont été distribués des diplômes avec distinction à Mesdemoiselles II.Vei mette, R.A.Laçasse.A.Tardif, E.Leblanc, F.Massé, A.Drouin, M.-Lso Themens, A.Bisson, E.Maranda, A.Lauzon.Ces houreuses candidates sont toutes élèves de Mlle Eglantine Tossier, professeur do renom de la Ville Saint-Louis.La popularité dont jouit Mlle E.Tes-Bier au sein de notre cité, lui vient de l'excellence de son enseignement et de son grand talent & passer à ses élèves ses connaissances ai approfondies dans l'art musical.Honneur et félicitations aux jeunes diplômés et à leur digne professeur.* Concours iie Musique Lundi, 29 juin.avait lieu cher.Mlle Bru-net un concours de musique.Des jeunes artiste» avaieut bien voulu prêter leur concours.Nous avons surtout remarqué un duo de piano exéouté avec brio par Mlles Brunot et Coulombe, solo de mandoline par M.E.Charbonneau.solo de violon par M.A.Boulot, déclama- Paroles et musique de JEAN-EUGÈNE MARSOUIN Publié avec l’autorisation de J.-G.Yon, éditeur, a66 Ste-Catherine-Est, Montréal Allegro fie rame iü I Au pa- ys de l’é- ra- ble Croît la fleur de beau-té— Allegretto quasi vivace; i & C’est u • ne fleur, Reine en fraî-cheur.Dont la dou- HMr p p r -ceur.Ra-vi le cœur.C’est u - ne fleur___________________________________ rit ï t Reine en fraî-cheur Dont la dou - ceur Ra-vi ie cœur.J'ai parcouru l'Espagne Et bien nombreux pays j Rien comme pour compagne La Canadienne, amis I ¦ Elle a pour son cortège : Amour, fidélité.Hélas I cent cœurs que n'ai-je Pour toutes les aimer.Car cette Heur Porte bonheur Et sa douceur Ravi le cœur.bit 0«r cette (leur Possède un cœur Noble d'ardeur Et de douceur.bis Chanson extraite des Chant> des Patriotes, dont l'éditeur prépare une nouvelle édition augmentée de 30 chansons nouvelles canadiennes et françaises, le prix restant le même, 50 centins Bureau de Correspondance COURS PRIVÉ LETTRES SCIENCES Littératühk, Poésie, Versification PREPARATION AUX EXAMENS COURS PRIVÉ M U8IQÜE PIANO ORGUE CORNET ITO.CHANT KT HARMONIE LETTRES (Diter/tion par/aite) D'affaires, de faire-part, de demande, de remerclments, de félicitations, de condoléances, etc., etc.COMPLIMENTS (en prose, en vers, en musi-que.) De Fête, de Mariage, de Bsptême, de Noces d'argent, de Noces d'or, de Noces de diamant, etc,, etc.ANNONCES (en prou, tn vert, en muii.que.) originales et de bon ton, au goût et & la satisfaction des annonceurs les plus exigeants ; illustrées, si on le désire, par le populaire artiste canadien Edmond J.Massicotte.ELOQUENCE Discours politiques ou autres, — à l'emporte pièce.MUSIQUE ( Chant) Mélodies, Romances, Chansons, etc.^ Instrumentt ) Piano, Orgue, Cornet, Flûte, etc.( Ne l/e s au Vol) Idées musicales arrangées (I harmonisées en 2 temps et 3 mouvements.tion par Mlle R.Proulx ot MM.Croteau et C.Sourdif.Chaut par M.H.Filiou.Parmi les invités 011 remarquait : Mmos Beaucalro, Brunot ; Mlles A.Uirtz, A.Desmarais.A.St-Pierre, Eortuuato Bru-net, 0.Dubois, Bouchin, Croteau, Cou-lombe, Sourdif, Roy, Dallairo, Beaucairo, Proulx, F.O.Bruuet ; MM.H.Filion, Bouchin, Boulet, Charbouueau, Croteau.Mesdemoiselles Brun t surent aveo le charme qu'on leur connaît faire les honneurs do la maison.M Of>J D /\]\l IT E S En villk Mardi matin, le lti juin, à l’église Ste-Brigide, M.Honoré Emoud épousait Mlle Luorèce Renaud.M.F.-X.Emond accompagnait son fils, M.Adélard Renaud la marié, s» sœur.-La bénédiction nuptiale a été donnée par le Rév.M.Latour, directeur de la Congrégation des jeunes gens, à laquelle appartenait le marié.La partie musicale a été rendue par l'Union Chorale Ste-Brigide, sous la direction de M.V.Vermette.Après lo déjeuner, donné chez le père du marié, l'heurbux couple est parti pour voyage.* M.Célestin Aînesse, de Ville-Marie, était de passage en notre ville la semaine dernière ainsi que sa fille Mlle Emilie.M.Amesse est un des premiers Canadiens établis dans cette place nouvelle.Après bien des années la fortune lui sourit.* On annonce les fiançailles de Mademoiselle Blanche Champagne, de la rue Saint-Hubert, k M.Arthur Contant, file de M.Alexis Content, pianiste compositeur, de cotte ville.Le mariage aura lieu au mois de septembro prochain.CUISINE lEura AD rROMAOK On fait un gratin dans le fond d’un plat, mais sans persil, échalotte ou ciboule, y substituant autant de fromage de Gruyère que do mie de pain ; on caste los œufs, ies siupoudre avec du fromage r&pé, muscade et gros poivre, les pose sur un feu chaud ot on fait jaunir au four.CONSEIL UTILE POUK I.F.S MAINS GKncâRS Prenez une once d'hamamélice, uno once de hay rum, uno once de glycerine, une once d'eau et dix gouttes de camphre.Cette lotion est excellente et peut servir aussi pour le visage.NOTES SPECIALES Nous prions nos lecteurs de lire avec attention l'annonce de la Banque d’Epargne que nous publions en dernière page.I.es chiffre» publiés par celte insti-tution financière les convaincront de sa prospérité toujours croissante.Il est bien nutiiede vanter ici les bienfaits de l'épargne, tout le monde es’, unanime sur ce point ; ce |Ue nous voudrions, ce serait de ramener à es idées plus sages, les prodigues, les impré- di voyants en leur disant que tout l’or du monde ne suffirait pas aujourd huiii mis à la banque à la Seigneur Jéaus-Christ.racheter un «ou naissance de Notre Auguste CHARBONNIER s6.Pa*c Lafontainx, Montxéal — Je vous ai guéri de l'insomnie, quand «liez-vous me payer ( — Je 11e sais pas trop, docteur.Je dors ai profondément maintenant que ma femme peut fouiller toutes mes poches sans que je m'en aperçoive. Partie [Musicale Montréal, n juillet 1908 Sommaire musical du N® 34 f : CHAN7 En Promenade (barcarolle).Mlle M** (composée à l'occasion de 1» promenade de l’Union des Commis-Marchands sur le Fleuve) Rondel.A.Chéron Fleur du Pays.J.-E.Marsouin Une Rose dans tes Cheveux.F.Pradlnes PIANO A la Québecquoise.J.-B.Lafrcnière (composée spécialement pour les Fêtes du Tricentenaire) Bianca (valse).J.Dolphis Archambault ABONNE- l Canada : i A*, $1.80, 4 MOIS, (0.I Lz DESMIKi nuuftto, te.MEMTS ! | Etats-Unis: l an, $2.00, 6 MOIS, $1.00.| Un NUWâ*o PBÈCÉDINT, 10c.LE PASSE-TEMPS.16, rue Craig-Est, Montréal.Une Poitrine Bien Développée- FAIT VALOIR LA DE LA TAILLE."Inefficacité qua-¦l-tnlraculouae dec PILULES PERSANES "J'fltais sceptique, cependant.Jal es* yû vos fameuses PILULES PERSANES LES INCOMPARABLES PILULES PERSANES DK TE"£&."K «8valopp.nl la poltrlna, r»ff«rml -f- i I I =3=î 3± ;§t- 3±L=EE 4 Bmucfc. No 147 — Montré»!, Il juillet 1908 Montréal, !1 juilelt 1908 — No *47 LE PAUITIMN 307r MUSIQUE ET.INSTRUMENTS I De Fanfare et d'Harmonie Des meilleure! Maisons Européen | SB et Américaines »-*-* ¦** Les Cordes “Impérial” *- l'onr Violon, Mtadoline.Gaitare.Banjo, jtc.incvat«iUbloiu«Dt 1m uicillaunu sar lo marché.99" Rôi>»rMion de tout intlru-uiont «le muiiquo *x6«uté« *««e loin, dilis«ncA et à bw prix.D.H.Dansereau, 46 Rue Bonsecoors, «-«- MONTREAL.- mises :s:i P»op.J.E.KLAHAULT LtCKNCli-fts-SCICKCItS Pro/eistur de Chimie à V Université Laval 1414 BUE SAIS I-DIM» Ludger Balconrt FEHBLANTIER, PLOMBIER, COUVREUR, l’oseur d'Apport Ht à Om et à Eau Chaude 2)2, RUE MAISONNEUVE Tél.Bell Est 2248 MoNTatAl.A.P.PIGEON KDITKUR-l'ROPRIÉTAIRE DES JOURNAUX Le Bulletin Le seul journal du dimanche à nouvelles.Abonnement : En ville, $1.50 ; en dehors de la tille, $1.00.On No, 2 sous.Le uanard Le seul journal humoristique du genre en Amérique.Abonnement : En ville, $1.50 ; en dehors de la ville, $1.00.Un No, 2 sous.Atelier Typoeraphiaue Complet Pear Onvmge* il* Ville Bureau et Imprimerie : ioç à 109, rue Ontario-Est (Angle Avenue Hôtel-de-Ville) MONTRÉAL NOTRE AGENT A QUEBEC Nous rappellerons à nos"lecteur* de Qué-¦«ecqu’on peut se procurer les anciens numéros u Passe- 7emfs chez M.J.Alf.Guay, 283 rue St-Joseph.Itowi&üs BKKVKTÉK PAS G.P.0.HÉROUX Celle nouvelle méthode se compose d'une «impie baguette sur laquelle sou marquées toutes les clefs de lu musique.A l'aide de cette nouvelle méthode nous garantissons qu’une personne peut apprendre touB les accords sans l'aide d’un professeur, et cela, daus quelques jours.Il n'est pas nécessaire que la personne sache la musique.Nous pourrions publier une longue liste de certificats attestant qa’un grand nombre de personnes ont appris leurs accords avec cette méthode, et peuvent faire un bon accompagnement.La baeuetto est marquée de signes qui permettent de jouer i première vue et •ans études préalables.Envoyée franco sur réception de $1.00 En vento au Passe-Temps, 16 rue Craig-Est, Montréal.Maisons Recommandées pa.J-ie.mp.Instruments de musique & Musique en Feuilles M.I-avallée vient de recevoir i irectement des manufacture européennes un choix considér.le d'instruments de Musique pour être sacrifiés au prix du gtes.Juger vous-méme par les prix suivants : VIOLONS, $3.co à $75.00.MANDOLINES AMERICAINES, $3.00 h $50.00.GUITARES AMERICAINES, $4.00 à $35.00.CORNETS.$8.00 à $75.00.FLUTES, $6.00 £ $too 00.CLARINETTES, ALTOS, BASSES, TROMBONES BARITONS à prix réduits.Aussi un assortiment d’INSTRUMENTS DE SECONDE MAIN, en très bon état, pour être vendus i des prix dé fiant toute compétition.Agent pour BESSON &• Cl», de Londres, Angleterre PELISSON, GUINOT &¦ Cl*.de Lyon, France ; J.W YARK, Grands Rapids, Mich.O lus.Xja/vGtHee 3°boulmvoan™eai£aüren'1 FABRIQUE CANADIENNE DE BANDAGES Membres Artificiels et Bandages, Bas Elastiques C.MARTIN 36, RUE CRAIG-EST, MONTREAL CHANTONS ET DANSONS Durant ce mois, nous enverrons franco et convenablement assortis par ioun : 12 chansons notées, sans accompa gnement de piano, pour 0.25 12 monologues pour.0.25 6 morceaux do ohaut avec accompa- 0 morceaux de piano pour.0.25 3 mois d’abonnomeut au Passb Tkmf» pour.0.25 Ou bien toute la liste pour.1.00 De plus, avec ohaque envoi, un oata-logue de musique et librairie et un numéro spécimen du Passe-Temps.Adresse* : Lu Passk-Trm ps, Montréal.Timbres des Etats-Unis i vendre au bureai-du Passb-Tkmps.La Maison Moderne JOLI MAGAZINE CANADIEN No 16, rue Saint-Vincent Abonnement, 50c par An La papier sur lequel est imprimé le Pane-Teinpi est manufacturé par la Canada Paper Co.Agent d’affaires E.D.Aumont 47 St-Vincent Tél.Bell Main 3149 Assurance La Providence 52 St-JacqueB Banque Banque d’Epargne do la Cité et du Distrit de Montréal.Chimiste-Analys'e Prof.J.E.Flahault 1414 St-Denis Dentistes Arthur Beauchamp 168 St-Denig Institut Dentaire Franco-Américain 162 St Denis Luthiers D.H.Dansereau 46 Bonsecoura Chs La vallée 8' Boul.Si-Laurent Piano, Vie Ion,Mandoline et Guitare Mlle Rotnnna Brunet 159 Atc HOtel-de-Ville Musique en feuilles et Instruments Edmond Hardy 38 Notre-Dan.e-Ouest Tél.Bell Main 2466 J G.Yon 266 Ste-Catherine-Est Membres ariificiels Conrad Martin 36 Craig-Est Maladies des Yeux des Oreilles, du Nez et de la Gorge Dr Chrétien-Zaugg 234 Sherbrooke-Est Tailleur Ford.Moretti 10 Notro-Daine-Ouest Tél.Bell Main 2681 Pharmaciens A.J.Laurence Coin St-Denis et Ontario.Tél.Bell Est 160V A Savard 985 Ontario-Est Tél.Bell Est 4818 Dr Jos.Comtois 1638 St-Jacquea Lecours & Décary 310, Ste-Catberine-Est Prof, de Piaro Romain Pelletier 23 Mansfield Henri Miro 241 St-Thimothé Contre le Rhume Lo Baume Rhutual LE SPECIALISTE BEAUMIER bptic'ien D'OPTIQUE .a L'INSTITUT EXAMEN k.GRATIS., X GUERISON DeO / YEUX SANS ME0I./ .CAMENTS NI * I DOULEURS PAR l LES VERRES J V'TORIC.V' ?EKPERItNCE -^ I44.S,ECATHERINE est.coin nom es mu MONTREAL.f AJUSTAGE \ GARANTI pour \ ’ VOIR LOIN il PRES.^ .YEUX ARTIFICIELS V UHL SPECIALITE, i 808 LR PAMK-TEMPS No $47 — Montré»!, 11 juillet 1908 PARTOUT ET TOaü0URS Les PILULES ROUGES de la Gie Chimique Franco-Américaine Femmes, veillez sur Vous-Memes, et voila votre Sauveur ! TEMOIGNAGE DE MADAME GAUDIAS Toute femme doit avoir constamment en vue la délicatesse de sa constitution.Un tel objectif ferait éviter bien dos écarts dans cetto précieuse ganté qui nécessite des attentions continuelles pour se maintenir dans l'état désirable.Malheureusouient, les circonstances aidant, l’on néglige ce devoir si important ; aussi les inévitables conséquences deviennent-elles multiples pour faire regretter, souvent trop tard, ce manque d'attontion et de soins que chaque femme, jeune ou vieille, se doit à elle-même.De tout temps, on a ou à se plaindre du même mal.Ce n'est pas d'aujourd'hui que date la faiblesse féminine, l’endart des sièolos, on lui a cherché vainement un préventif.Il appartenait à la science moderne de découvrir, avec la causo réelle de cette calamité, le remède absolu qui, non seulement empêche toute maladie, mais le cas échéant, les guérit et redouble Ion forces en renouvelant l’organisme.O'est à la tin du siècle dernier que cette précieuse découverte vint révolutionner le monde médical.En effet, depuis quo les Pilules Kougos sont connues, elles ont fait merveilles sur merveilles et on no compte plus les miracles de guérison qu'elles ont opérés par tout le monde.Le principe qui constitue la formule des Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine est essentiellement végétal.Voilà donc un remède naturel et dont la vortu ne peut qu'exorcer une très heureuse influence sur la constitution.Toute la foroe des Pilules Kouges de la Compagnie Chimiqne Franco-Américaine provient du seul fait de la combinaison scientifique de produits végétaux doDt elles se composent sous une forme qui les rend plus faciles à prendre.Personne ne saurait plus maintenant douter de l'efficacité d'un tel remède, car voilà des années que les Pilules Rouges sont répandues par tout l'univers et elles ont fait autant de conquêtes, remporté autant de victoires, qu'elles ont eu d'adeptes.Parlez des Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine à n'importe quolle femme, et pour sûr, elle aura à en dire du bon, car il est évident que, si toutefois elle n'en a pas fait personnellement l'expérience, elle oonnait au moins.Boit une parente, une amie on une voisine qui a été soulagée et guérie par cet infaillible restaurateur tonique de la santé de la femme.Là où les Pilules Rouges exercent cependant une plus heureuse influence, c’est dans le cas d'épuisement nerveux, de faiblesse organique ou de débilité générale.Et c'est bien là aussi le mal dont la plupart des femmes ont à se plaindre.Mais aussi, si toutes nos leotrices voulaient seulement bien entendre les paroles de vérité que nous leur adressons, combien il y en aurait peu do malades et combien toutes so persuaderaient bientôt de la valeur incontestable des Pilules Bouges de la Compagnie Chimique Fronco-Américaine.Noub no connaissons pas un seul cas de maladie féminine que les Pilules Rouges n'aient pas déjà eu à combattre avec tout le succès qui & fait jusqu'à présent leur réputation si enviable.Oui, chères lectrices, les Pilules Rougos de la Compagnie Chimique Franco-Américaine seront pour vous ce qo'elles ont été pour tant d'autres : un sauveur I Prenez-en donc en toute confiance et vous serez immédiatement soulagée deoe poids de douleurs qoi pèse si lourdement Bur votre vie et vous fait peut-être mépriser l'existence.Une fois que les Pilules Rougos auront ohez vous produit leur effet accoutumé, voua serez véritablement tout autre.Toutes ces sensations de malaisea qui vous MONIER, 359 RUE GAIN, MONTREAL incommodent, cen douleurs qui vous étreignent, comme cetto faiblesse qui paralyse jusqu'à votro meilleur volonté, tout cela disparaîtra soudain, dès que vob forces vitales auront été solidement reconstituées, grico à l'effet prodigieux dos Pilules Rouges.Celles-ci ne sauraient manquer de vous procurer les bienfaits qu'elles ont répandus si abondamment sur tant de pauvres affligées qui se sont bien vite glorifiées d’y avoir eu recours.Au nombre de ces dernières, nous relevons aujourd’hui simplement le nom de Madame tiaudias Monier, de Montréal.Cette dame écrit : “ Etant jeune fillo, ma santé laissait beaucoup à désirer.J'avais souvent mal à la tête ot dans tous les membres ; je me sentais toujours fatiguée et n’avaiB pas d’appétit.Tout naturellement j'étais bien faiblo ot aussi je dépérissais beaucoup.C'était la débilité générale qui me rendait si malade.La dyspepsie vint bientôt ajouter à mes tourments.Il y avait près de doux ans que je souffrais ainsi sans avoir pu jamais trouver de quoi pouvoir même me soulager quelque peu.“ C'est alors qu'une dame do mes amies me conseilla les Pilules Rouges de la Compagnio Chimique Franco-Américaine.Je me suis mise à en prendre de suite et n'ai pas tardé à constater leurs bons effets.Je n’en ai pria quo cinq boîtes en tout et ma guérison fut complète.Depuis lors, je n’ai jamais été malade.Des bons effets dea Pilules Rouges je semble encore bénéficier, oar je n’ai plus nul sujet de me plaindre de ma santé." Madame GAUDIAS MONIER.359 rue Sain, Montréal.Femmes âgées, jeunes mères et jeunes filles, prenez donc les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Amérioaine.Quelques boites suffiront pour refaire votre santé, vous rondre vos forces perdues, régulariser toutes Ion fonctions de votre corps et rétablir ainsi très complètement votro organisme délabré, débilité, anémié ou même épuisé.Seulement n’aooeptoz pas lo premier médicament venu, car beaucoup de pharmaciens sans scrupules sont payés par des fabricant* peu délicats chaque fois qu'ils parviennent à remplacer les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine par un de leurs produits.Exiger donc les Pilules Rouges qui p ’rtent seules sur leur étiqjette le mm delà Compagnie Chimique Franco-Américaine et qui sont en vente dans toutes les bonnes pharmacies.N’acceptes pas non plus de ces pilules dites “ Pilules Rouges ", que des colporteurs et colporteuses, passant par les maisons, allant de porte en porte, vous offrent.Ces gens sont des imposteurs et nos produits ne sont jamais vendas de cette manière.Si votre marchand n'a pas les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, envoyez.-nous 50c pour une boite, ou J2.50 pour six bottes, ayant biei soin de faire enr^jis' trer votre lettre contenant de l'argent, et vous recevrai, par le retour de la malle, les véritables Pilules Rouges.CONSULTATIONS GRATUITES.— Adresse/.-vous par lettre ou personnellement, au No 274 rue Saint-Denis, si vous désirer avoir des conseils.Les Médecins de la Cie Chimique Franco-Américaine vous donneront, tout i fait gratuitement, les informations nécessaires pour l’emploi des Pilules Rouges et vous indiqueront aussi un autre traitement si besoin 11 y a.Adressez toutes vos lettres : Cil CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.RIFLE.—Une de* causes du rifle et une de celles qui empêchent la guérison de cette mnladie, c’est le manque de soin apporté dans la toilette des enfants.Les mères se Bervent de toutes sortes de savons.de toutes sortes d'onguents et, insolemment, amènent, chez leurs petits, des maladies comme le rifle ou autres, ou les aggravent considérablement.Si.au commencement, dès la naissance d'un bébé, les mères ne se servaient que d'un bon savon, comme le savon BEL-PO, elles éviteraient bien des souffrances ft ces petits êtres et à elles-mêmes bien des angoisses et des ennuis.Le savon BEL-PO prévient le rifle et, lorsqu'il n'a pu être empêché, l'ONGUENT BEL-PO le guérit.Compagnie Chimique Franoo-Aml “ J'ai réussi, avec le Savon et l'Onguent BEL-PO, 8 guérir tout fl fait mon petit Henri du rifle dont il souffrait depuis longtemps et qui me donnait tant de trouble.J’en suis très heureuse.Je vous envoie le portrait de ce bébé.Madame Henri MARCOTTE.Iæc Edouard.Co Portneuf.Qu#.Le savon et l'Onguent BEL-PO sont vendus chez tous les marchands et pharmaciens.Prix du Savon BEI^PO 25c le morceau, six morceaux pour $1.25 ou douze morceaux pour $2 25.Prix de l'Onguent BEL-PO, 25c la boite, six boites pour $1.25 ou douze boites pour $2.25.Envoyés aussi, par la poste, sur réception du prix, par la ioalne, 274, rue 8t-Denis, Montréal.SAVON ET 0N6UENT “BEL-PO” Montréal, 11 Juillet 1906 — No 347 LE PAIIK-TIMM 300 POÉSIE Promenade sur le Fleuve en Canot La lune éclairait lu eaux calmes Do Saint-Laurent majestueux ; Pareil» il des bouquet» de palmes Les arbres montaient Yers les deux.Notre canot filait, rapide ; Et sur les frais baisers du soir, Dans sa longue course intrépide, La terre semblait un pressoir.Où ruisselle le jus des vignes Comme le sang rouge et fécond Des combattants braves et dignes De nos bravos, de nos chansons.Les feuilles se miraient dans l’onde.Un phare jetait sa clarté, Brillante étoile de ce monde Comme un flambeau de chasteté.* Des chants venaient des buissons sombres.Et les grenouilles coassaient ; Concert mystique dans les ombres Où choses et gens se grisaient.O majesté de la nature I Mon canot rendait un bruit Réjouissant dans l’onde pure.— Comme l’on pense dans la nuit ! Et vous étiez ma toute belle, Seule avec moi dans mon canot.La lune si souvent rebelle Pour nous donnait du renouveau.Si vous saviez chaque parole Eteinte sur ma lèvre en feu I Je me souviens cette heure folle Où je n'ai pu faire un aveu.O sublime tableau I.folie, Inspiratrice des amours.I-éda, vous étiez si jolie Que je me souviendrai toujours, Devant tout ce décor sévère J’aurais d'un baiser de vos yeux Feuilleton du PASSt-TEMPS N° >3 • • En Quenouille ! (Suite) XXV11 Sidi bol-Abbés, 25 mars 1901.“ Mon Général, “Vous avez sans douto su, à l'époque, par votre neveu lui-mfime, qu'il avait été désigné pour Être attaché à une colonne d'expédition- Son escadron, parti de Géryville, devait descendre l'oued Gharbi et rejoindre, aux premières oasis du Gourara, la colonne du général Servière.Cello-ci venait d’El-Goléa pour compléter l'occupation du Touat.“ Commo les journaux vous l'ont certainement appris, le général Serviore exécuta son plan, dans lo début, ainsi qu’il avait été convenu.“ A Talbekoza, le détachement de Géryville, et avec lui votro neveu, le rejoignirent.De cette façon, le lieutenant do Boisréveil put prendre part aux opérations ultérieures de la campagne.Réuni mon âme & la terre 1 Avec la vdtre jusqu’aux cieux.— Vaste sublimité des choses.Je me courbe, humble, devant toi.Bon tisserand qui fait les roses, Soleil ardent, éclaire-moi.Reprends la place de la lune : J’étouffedans l'obscurité.Splendeur dans la nature brune, A mon âme il faut la clarté.Donne-moi tes secrets, science I Savoir I.que m’importe les pleurs.Sois mon étoile d’espérance.Ignorer plus longtemps : je meurs ! Erneit MARTEL.Longue-Pointe, juin 1908.• Pensée Malgré que l’homme soit cet animal unique Qui dompte & son plaisir les pires éléments.S’il n’a son libre esprit, qu’il craigne les tourments Dont on abreuvera sa nature mystique.C’est d’abord un besoin de croire qui l’implique En des discussions où de vagues ferments Sont à lui démontrés au milieu de serments Dont il n'ose trouver la formule ironique.Mais, si de la raison il a goûté les fruits, S’il oppose au bon sens l’esprit faux de vains bruits, A travers le mensonge il trouvera passage ; Et puisant dans son cœur un peu de liberté, Saas laquelle on ne peut annihiler l'outrage, Il ne professera plus que la Vérité.fiernand MARR1É.Le Billet Doux Un soir tout en causant de différentes choses, Vous m’aviez demandé l'aiimftne d'un crayon Pour faire, disiez-vous, des idées toutes roses Qui mettraient dans mon cicur un lumineux rayons.“ On descendit tout d'abord, sans difficulté, jusqu'aux plus méridionales oasis du Touat.“ Là, le général Servière apprit tout d’un coup que, dans Timmimoun, le commandant Keibell était assiégé par plus d’un millier de Beraber, et n'avait à lui qu'un tout petit détachement.Alors, pour lui porter secours, il se vit obligé de rétrograder sur le Gourara.'* Pendant qu’il remontait vers le nord, le commandant Reihell repoussa les Beraber aveo pertes.Mais ils se reformèrent dans le district tle Charouïn, forte ment augmentés de nouveaux contingents." C’est là que le général Servière se trouva soudain arrêté par eu> dans sa marcho.“Il dut leur livrer un combat qui ne dura pas moins de quarante-huit heures.“ A la fin de la première journée, les indigènes, vaincus, s'étaient repliés dans l'oasis.“ Le lendemain, le général Servière se mettait en mesure de canonner la citadelle ou Casbah, lorsqu'il apprit que l'enuemi avait battu en retraite pendant la nuit.“ Il envoya une reconnaissance pour savoir do quel côté il se repliait.Votre neveu, mon général, fut affecté avec ses spahia à cette reconnaissance que comman dait le capitaine lUmillon.“ Celui-ci rejoignit les Beralier dans les dunes et ouvrit le 'eu contre eux.“ Son attaquo fut reçue si énergiquement, qu’il fallut livrer un combat acharné.“ Le détachement resta maître de lu place ; il dut ce succès, en grande partie, à un mouvement tournant exécuté sur le flanc des indigènes par le lieutenant de ; Et vous aviez dit vrai, car votre main légère Traça sur le papier des mots si doucereux Que je crois ressentir encor le doux mystère Qui noua enveloppait de son charme amoureux.Mais pour mieux conserver la phrase cent fois dite J’ai mis le billet doux dans un coin isolé, Pour qu’il me rappelât souvent la favorite Dont le» yeux toujours noirs m’ont tant ensorcelé.Et je veux que plus tard comme un précieux gage De ces heureux moments qu’ensemble nous pissions Je puisse au moins penser avoir eu l'avantage D’éveiller en votre âme un flot de passions.Tean Je GRAMMON1.NEGREAT10& 210 — Charadx Ornement des forêts, l'un brave les hivers.I.'autre en te propageant fait onduler les airs ; Un polisson captif, qui se hâte d'écrire, Us yeux mouillés de pleurs et tout bas murmurant.Hait, maudit son pédant.Qui par l'entier exerce son empire.Si de Restaut vous consultez le dire.Le mot écrit ainsi mérite la satire, Annonce l'écolier, dénote l'ignorant ; Puisque accord ne se trouve entre l'œil et l’oreille Je baisse pavillon, j'écotite le savant, D'un seul mot il éclaire, et l’esprit se réveille.Alors l'entier sera l'oiseau gai dont le chant Anime les buissons, amuse le passant.Les réponses seront reçues jusqu’au 25 juillet.Us dix premières réponses justes, accompagnée» de notre coupon de primes 347, recevront un morceau de musique le chant ou de piano, au choix, SOLUTION 208 — Charade : Epiinethée SERVICE DES COMMISSIONS - L'administra-tion du Pashe-Tkmi's ho met à la disposition do m «bon-nés pour l'envoi de livres ou inorceaui de muxique aux prix marquée et sans frais supplémentaires.Toute lettre nécessitant une réponse devra contenir un timbre de 2 sous.Boisréveil, qui vient d'être, pour ce fait d’armrs, cité ù l'ordre du 19e corps d'armée.“ Malheureusement, ce fut un succès q ui nous coftta cher, car nous avons à déplorer, entre autres, la inort du capitaine Kamillon et d’un lieutenant qui marchait aveo M.de Boisréveil.“ Ce dernier eut la chance de s’en tirer avec une balle dans l'épaule.“ Le soir mémo il était proposé pour la croix de la Légion d’honneur.On dut l'évacuer, avec d'autres blessés, par le plus court chemin qui se trouvait être précisément cet Oued Gharbi qu’il avait suivi à l'aller.“C’est en cacolet —ot vous «avez, mon général, vous qui connaissez l’Algérie, combien est incommode ce genre de locomotion où doux malheureux su font pondant sur deux sièges pou moelloux, symétriques sur ohaque flanc d'un mulet, — que M.de Boisréveil fut ramené à Oéryville où il bo trouve actuellement hospitalisée, en bonue passe de guérison." Vous croyoz, peut-être, mon général, quo tout ost fini par là : un jeune héros à l'hôpital ï “ Détrompez-vous : M.de Boisréveil a trouvé moyen de faire parler de lui, mémo en ce retour qu'on aurait, pu croire bien pacifique pourtant.“ Le convoi dont il faisait partie, et que ramenait un capitvne avoc deux sections d'infantorie.fut attaqué au milieu des dunes de l'Erg par un fort parti de maraudeurs du désert." Il tallut se défendre vigoureusement.M.de Boisréveil, malgré sa blessure et la fièvre qui s'ensuivait, descendit de cacolet, prit le fusil d'un tirailleur blessé 310 LE PASSE-TEMPS No 347 — Montréal, 11 Juillet 1908 dès le début do l'action, et, se servant de son bras droit, seul valide, fit le coup de feu comme un simple soldat.“ Les rôdeurs furent repoussés ; mais, naturellement, le capitaine ne put moins faire que de signaler la conduite du lieuteuant de Roisréveil, dont le mulet avait été tué net à ses côtés, ce qui obligea le blessé à achever la route amarré sur un chameau.“Ou je me trompe fort, mon général, ou vitre neveu a des chanoes de no pas attendre longtemps le galon de capitaino.“ C'est ce que j'appellerai donc “ une heureuse cam-pagno Les dernières nouvelles que je reçois de lui sont excellentes ; il est en pleine voie de guérison ; déjà toute fièvre a disparu, grâce à Ba vigoureuse constitution.“J'ai attendu de pouvoir vous annoncer son rétablissement certain, pour vous parler de toutes ces choses.'• O'est bien ce que je pressentis lovsque je vis pour la première fois M.de Boisréveil à Rouen où il venait s'engager.Il ne me reste plus, mon général, qu’à vous félieiter, vous qui avez des neveux marchant d’une manière si brillante sur les traces de leur oncle." A la lecture de cette lettre écrite par le lieutenant-colonel (1) do Champlure.M.d’Esbrillin faillit, malgré (l) Les régiments de spahis sont commandés indifféremment par nn colonel ou un lieutenant-colonel, ses rhumatismes, danser un entrechat, tellement il éclatait de joie et d'orgueil.— Mille bombes I s’éoria-t-il, je savais bien dans quelle étoffe était taillé mon pupille, et je ne me mords pas les doigts de l'avoir poussé là où il est allé.Ma parole I il me fait honneur, ce gamin-là, et s'il n'est jias général un jour.MaiB cela, je ne le verrai pas.” Puis, soudain effaré, laissant to&ber à terro la longue épitre du colonel.— Oui, mais il est blessé aussi, et me voilà obligé d’aller annoncer cette nouvelle A ma nièce et à ses filles.Jolie corvée, gentille commission ! Je vais avoir neuf syncopes à soigner, dix mémo, puisque, à ce que m'a écrit Lucie, la petite Ch&terain est à Castelvert.Enfin, se redressant aveo fierté, il conclut : — Bah ! ellos on reviendront de leur évanouissement, et elles seront transportées au septième ciel quand elles apprendront quo leur chéri s’est conduit on héros et va être décoré.Ragaillardi par cette idée, il se rendit à Castelvert, où il trouva au complet ces dames qui travaillaient au trousseau de “ Nénette " : on employait de nouveau pour elle ce petit nom amical d'autrefois.Il fut accueilli aveo enthousiasme : s’il vem.it ainsi, c’ost qu'il apportait des nouvolles d'Afrique.On ne lui laissa pas ouvrir la bouche, on lui avança un siège, on lo fit s'asseoir, et alors seulement on l'interrogea.Un peu ahuri de oet accueil, il n'avait même pas pu se rendre compte si l'on était dix, et non neuf.— Ah I mon oncle, que c’est gentil à vous I — Vous venez prendre le thé avec nous ?On va lo servir tout do suite.— Mais non, mais non, je me fiche bien du thé, commença M.d’Esbrillin.qui préférait le madère.Je vous apporte des nouvelles.— D'Enguerrand ?(iront dix voix en chœur.— Bien entendu.— Bonnes, au moins ?— Bonnes, je orois bien, répliqua le général qui s'embourbait, ne sachant comment expliquer les choses.Il est blessé, à l'hopital de Géry ville.Il n’acheva pas : des cris retentirent, angoissés ; pourtant il n'eftt pas, comme il s'y attendait, de pâmoison à soigner.Ces dames demeurèrent pâles, mais fermes.écoutant avidement la suite.— Voyons, voyons, ne m’interrompez et ne vous épouvantez pas ; le petit doit être guéri à I'heuro ao-tuello.— Et vous appelez cela de bonnes nouvelles, mon oncle?gémit Bemarde.— Jo n'ai pas tout dit et je vous réservais le meilleur pour la fin, mes enfants : Enguerrand, donc, a été blessé, oui ; mais il Best conduit en héros et le voilà décoré.A son âge ! Hein I Qu'en dites-vous ?— Décoré, notre Enguerrand ! s'exclamèrent les jeunes filles nvoc un air d'inexprimable admiration.Déco ré I Oh ! mon Dieu ! Tandis que, moins avide des honneurs terrestres, la mère murmurait : — J’aimerais mieux l'avoir là.sain et sauf ! — Mais pas moi, fichtre ! tonna le général.D'ailleurs, je vais vous lire la lettre que son colonel m’éorit do Sidi-bal-Abbès ; si, après cela, vous ne devenez pas Aères et radieuses comme moi-môme.Il lut, et tous les yeux se remplirent de douces larmes, Bi bien que lui aussi se sentait la gorge chatouillée par une certaine émotion.Ce«i achevé, M.d'Esbrillin dit à sa nièce d'un air épanoui : — J’accepte votre madère et le dîner qui suivra, ma obère, et même l'hospitalité à Castelvert, je ne compte pas repartir pour Paris oe soir même.Quoi! cela vous eêne?N'en parlons plus, alors.— A II! mon pauvre oncle I installez-vous à Castelvert pour tout le temps qu'il vous plaira ; mais n'exigez pas que jo vous en fasse les honneurs : mes filles me remplaceront.Je vais prendre le train de Marseille à onze heures, ot m'embarquerai demain pour l'Algérie.' Le général leva les bras au ciel.— Quelle folie ! Mais Enguerrand n'a pas besoin de vous, ma nièce ; il entre en pleine convalescence ; il aura, de droit, un congé dès qu'il pourra voyager.— C'est égal, jo vais aller le rejoindre.— Avec moi, Madame ?supplia une petite voix, celle d'Elisabeth.Le général alla vers elle.— Tiens ! ma neuvième petite-nièce qui était là, et je ne la voyais pas I Venez à moi, que je puisse vous baiser la main, Mademoiselle ?.Non, o'est Nénette, je crois, que l'on vous nomme '( Bon I elle pleure I.Mais Enguerrand va mieux, vous dis-je I — Oui, mon onde, répliqua la jeune fille à qui l'appellation gontille valut un deuxième baiser sur ses doigts menus : mais il me tarde tant de le voir I — Je l’emmène I s'écria Madame de Boisréveil en passant son bras sous colui de la jeune fille.— Eh bien I et nous ?s'écrièrent les huit autres, de concert.Le généial feignit l’effarement.— Toutos, alors ?Les voilà toutes en route pour Géry ville I.Mais vous ignorez quel terrible voyage vous entreprendriez là, mes enfants, o’est de la démence pure I — Qu’importe ! Ce sera si doux de faire cette surprise à Enguerrand et de constater l’épanouissement de son visage.— Vous, mon oncle, mon cher petit oncle, fit Thérèse en cilmant le vieillard, vous resterez très bien ic' seul avec les domestiques uue nuit ou deux, et, au retour, nous vous dédommagerons ; vous passerez un grand mois avec nous et nous voua soignerons bien.Le général se laissait supplier non sans plaisir, mais il continuait toujours à tomber des nues.— Ma parole ! elles sont folles, toutes, et la maman comme les filles ; tout cola pour ce chenapan d’Enguer-rend qui n’a qu’un bobo.Et encore elles me mettent à la porte de chez ollea avoo une désinvolture I — Mais non, mon oncle, vous serez très bien ici, même sans nous, jusqu’à demain.— Au fait, interrompit Elisabeth, mon frère no doit-il pas arriver ce soir à Castelvert ?Oui, oui, s'écrièrent les demoiselles de Boisré-voil, tout est sauvé.— Vous ne serez pas seul, mon oncle, et vous aurez un charmant compagnon, intelligent, qui sait causer do tout, avec esprit.Le général se résigna et assista encore ébahi, aux préparatifs ia départ.On ne voulait pas manquer le rapide de onze houres et M.d’Esbrillin faillit s'étouffer en avalant trop vite son madère et ses petits fours.Lui, pourtant, n’avait pas à se hâter.Tout en attendant patiemment Pierre Ohâtorain que la voiture allait chercher à la gare, il essayait de détourner ses nièces de leur téméraire projet ! — Vous ne savez pas co que vous faites, pauvres étournelles, répétait-il j après la mer qui vous secouera comme des noisettes dans un Bac, vous aurez la chaleur et la poussière do l'Afrique; du siroco peut-être; si encore vous restiez à Alger.Mais ouiohe I vous ne savez pas ce que c'est que Oéryville !.Et quels moyens de transporte vous aurez I et quelles auberges !.Ah ! non, je vous vois là-dodaua I Enfin.ÇÛ vous regarde ; moi j'ai donné les conseils que je devais donner ; je me lave les mains du reste.On ne l'écoutait même pluB et l'on n'en continuait pas moins les préparatifs.Avec uno bâte infinie, la famille de Boisréveil, y compris Elisabeth, entassait dans les malles et les valises les objets de première utilité, vêtements de rechange, linge d’été, chapeaux, ombrelles, eto.En un clin d’œil les préparatifs de départ furent accomplis, ce qui fit murmurer au général d'Esbrillin ahuri d'admiration ; — Mazette I je me figurais les femmes moins oxpédi-tivos que cela.Mais pour la célérité, elles eu remontreraient, ma foi I à nos troupiers les plus dégourdis.C’est égal, j'avais parié qu’un jour on les verrait toutes en Algérie, à la suite du “ Chéri j’ai gagné! Cela devait arriver.Enfin, lo motif peut paraître excusable aujourd'hui, puisque le petit est blessé et quo, cette fois, elles vont lui apporter la guérison avec de bonnes nouvelles ! L'onc.e ne pouvait suivre ses nièces, quelque désir qu’il eût de revoir ot de féliciter plus tôt Bon neveu.Il avait tant voyagé, jadis, pour les besoins du ser vice et si souvent passé la Méditerranée, qu’il lui devenait difficile à présent de secouer, stns danger pour sa précaire santé de vieillard, le re.ios enfin gagné.Ces dames prirent les trains les plus rapides et sans s’attarder à Marseille, ellos s'embarquèrent sur la Ville île Rome en partance pour Orau.Le voyage, de quarante huit heures environ fnt pénible, la traversée rude ; à celte époquo de l'annéo, la mer se montre souvent pleine de caprices.Les voyageuses en souffrirent beaucoup, mais supportèrent vaillamment leur mal, tout à l'idée qu'Enguer-rand devrait être encore plus à plaindre qu'elles.Presque pas d'arrêt non plus à Oran, où elles arrivèrent moulues ; — une nuit seulement, le temps nécessaire pour atteudre lo départ du train.A l'errégaux, elles Be transportèrent dans les wagons de la Compagnie franco algérienne jusqu'à Saïda, où elles couchèrent.Il ne leur fut pas désagréable d'étendrs leurs membres endoloris dans un lit pins ou moins moelleux, et cependant elles n’en aspiraient pas moins à repartir au plus vite pour voir le cher blessé, que leur imagination leur représentait bien plus mal on point qu'il n'était en réalité.Lo lendemain matin, elles ropartirent par la même ligne jusqu’à Bou Guetoub.Elles arrivèrent à midi pour déjeunor très sommairement et prendre l’unique patache où elle durent s'entasser à dix.alors que cette voiture no contenait que six places.(X suivre.) Roger DOMBRE.Pour la TOUX 1* Plu* rebelle et le RHUME plus oplniAtre, les Affections d* >a fi«rge et des poumons, le meilleur remède est le.aume Bhtunal PUS.2S« u BOUTMI.I.K Montré»!, 11 juillet 1908 - N» 347 LE PAIIETEMPI 311 nos FRIMES Toute pertonnt qui t'abonne ou renouvelle ion abonnement au Patte- Tempt pour un an (Cmaila, $1.00 ; Etats- Unit, $2.00;, peut ehoitir dant la litte ei-dettout pour UNE PIASTRE de marehanditet, comme prime.Au eat oi la tomme de.< articlet choitit dépatterait une piaitre, il ut entendu qu’on devra ajouter la 'différence au prix de F abonnement.ONE PIASTRE DE MORCEAUX DE MUSIQUE, Chamonhum od Li-vrbb Divers à choisir dans la Catalogue de Mutique et d* Librairie du Pahsr-Tbmpb.Si l'on choisissait d*s livras ou morceaux de musique pour plus d’ane piastre, on davra ajouter au pi.t 'le l'abonnemant la montant de cette différence.Demandai notre oatalogue, envoyé franco.SIX MOIS D'ABONNEMENT AU PASSE-TEMPS — CTert-à-dlr* ton.1m numéro* parus durant les six mois précédant exactement 1» data de l’abonnement.DIX ANCIENS NUMEROS DU PASSE-TEMPS à choisir dans la lista de la Musique déjà parue (voir Partie musicale).Ces anoiens numéros se vendent 10c chacun, et notre coupon de primes ne peut être ut; îsé an ordonnant des anoiens numéros.OENT CARTES DE VISITE, sur bristol extra fin, oaractèros classiques et originaux; DRUX LIBRETTOS D'OPÉRA, aveo parolea franjaisoe «t anglaisas, ainsi que la musique da chant, à choisir dans la liste ci-dessous : Balle Hélène (la) Flsur da Thé Grande Duchesse Barbe-Bleue Geneviève Orphéua Fille de Mme Angot (la) Girofié-Gircfla Périchola Cet librettos sont aussi envoyés franco sur réception de OOo pièce.UN ELEGANT PORTE-MUSIQUE, en cuir chagriné, couleur brun riohe, solide et bien aménagé, irréprochable sous tout rapporte.Arliole indispensable aux professionnels st aux amateurs.8e vend $1.76 ohei tous lee marchanda de mueiqus.Ajouter 76a au prix de l'abonnement pour recevoir franco.UN BPLENDIDE PAROISSIEN BIJOU da 380 pages, format de poche rieha reliure capitonnée on veau on cuir de Russie, aveo monogramme da ré sur le plat, garde-ehromos, tranche rouge sous or, coins arrondis, dont le prix snes tous les libraires est de une piastre ; le livre est renfermé dans une jolie boite.CARTES P08TALES ILLUSTREES — La vogue est aux eartes postales Illustrées.Pour répondre au désir manifesté par un grand nombre de nos lecteurs, noua avons conolu aveo les éditeurs des arrangements avan tageuz nous permettant d'offrir comme rftim oratoite trois dousaines de cartes postalos illustrée», à tonte personne payant d'avance un aa d'ahennement.Ces cartes sont en noir et en couleurs.Snjeta : paysages oanadiens et monaments de Montréal.LK8 20 MELODIE8 d’Ernest Lavigne, avec accompagnement de piano et Jaroles françaises et anglaises.Le prix ordinaire d» l'ouvrage étant de 2.00, il faut ajouter $1.00 au prix de l'abonnement.ON BEAU CHAPELET, AMETHYSTE on CRISTAL, chaîne iorjat.en argent, jolie croix carrée en argent ; le chapelet est renfermé dans un étui en ouir.LE LIVRE D'OR DES AMES PIEUSES, ou cinq livrr» «s du seul — Imitation do Jésus-Christ, nouvelle traduction distribuée selon les besoins dos fidèles— choix de prières pour tons les temps de l'année, indulgences avec ex rcices spéciaux— Paroissien choisi pour mieux assister aux offices et communions avec plus de fruit—Neuvaines et pratiques de dévotions — Méditations et lectures pour lee dimanches et fêtes.Un volume de 1002 pages, format 6 x 4.Reliure solide.Pour recevoir franco ajouter OOo au prix de l'abonnement.UN AN D'ABONNEMENT AU “ JOURNAL DE FRANÇOISE ", un magazine de famille des plus intéressants, ayant les meilleurs collaborateurs et donnant des arlioles littéraires d'uno grando valeur.Tout y est soigné et de la dernière actualité.Il y a une page Ouverte aux Corres pondants, où ceux-ci peuvent recevoir, sur demande, toutes les informations qu'ils désirent.Il y aoncore des propos d'étiquette, des recottos faciles, des conseils utiles et l'agréable feuille se termine par quelques pages d’nn feuillolon choisi et intéressant au plus haut point.L’abonnement au Journal de Françoite étant do $2.00 par an, il faut ajouter $1.00 è l’abonnement au Pa8S«-T*mpb.ENCYCLOPÉDIE DBS OUVRAGE8 DE DAMH8, par Th.da Dillmont Un volume da 800 pares, illustré da 1107 gravures at renfermant J0 ohapitres, intitulés : — La oontura à la main ; la machine è coudre et la couture à la maohina ; le raccommodage ; la broderie sur blano ; la broderie sur toile ; la broderie sur soie at velours ; la broderie d'or ; la bro-deria-applioation ; la tapisserie ; la trioot; le aroehat; la frivolité; le maeramé ; le filet ; les jours sur teile ; lee dentelles brodées ; le* dentel- les à l'aiguille ; les dentelles aux fuseaux ; la garniture des ouvrages ; reeemmandations diverses.Format in-18o, reliure anglaise, tranche do-'éa.(Ajoutée pour le port: Canada et Etats-Unis, 10c ) UN PORTEFEUILLE (B0UR8E) MAROQUIN du Levant — deux nuances ! 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