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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 14, no 350
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1908, Collections de BAnQ.

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PER P-26 _ Vol.XIV — N° jço Montréal, 21 août 1908 "On.ITo, O sous passe- ii» Difïjrüt'âMirg] £ W Cette nouvelle méthodo se compose d’une Bimple bsguetto sur laquelle son marquées toutes les cUfs de la musique.A l’aide do cette nouvelle méthode nous garantissons qu’une personne peut apprendre tous les accord» saus l'aide d’un professeur, et cela, dans quelqu jours.Il n’est pas nécessaire que la personne sache la musique.Nous pourrions publier une longue liste de certificats attestant qn’un grand nombre de personnes ont appriB leurs accords avec cette méthodo, et peuvent faire un bon accompagnement.I.a baguette est marquée de signes qui permettent de jouer à première vue et i études préalables.Envoyée franco sur réception de $1.00 En vente au Passe-Temps, 10 rue Craig-Est, Montréal.Maisons Recommaidéts PAR LE — Passe-lempa La papier sur lequel est imprimé le Patte-Temps est manufacturé par la Canada Paper Co.Agent d’affaires E.D.Aumont 47 St-Vincont Tél.Bell Main 2149 Assurance La Providence 52 St-Jaoques Banque Banque d’Epargne de la Cité et du Distrit de Montréal.Chimiste-Analyste Prof.J.E.Flahault • 1414 St-Denis Dentistes Arthur Beauchamp 168 St-Denis Institut Dentaire Franco- Américain 161 St Denis Luthiers D.H.Dansereau 46 Bonsecours Chs Lavalléo 3î Boul.SULnurent Piano, Violon, Mandoline et Guitare Mlle Ro;anna Brunet 159 Ave HÔtel-do-Villo Musique en feuilles et Instruments Edmond Hardy 38 Notre-Datiie-Ouest Tél.Bell Main 2466 J G.Ton 266 Ste-Catherine-Est Membres artificiels Conrad Martin 36 Craig-Est Maladies des Yeux des Oreilles, du Nez et de la Gorge Dr Chrétien-Zaugg J34 Sherbrooke-Est Tailleur Fer.l.Moretti 10 Notre-Dame-Ouest Tél.Bell Muin 2681 Pharmaciens A.J.Laurence Coin St-Denis et Ontario.Tél.Bell Est 1607 A.Savard 985 Ontario Est Tél.Bell Est 1818 Dr Jos.Comtois 1636 St-Jacques l.ecours & Décary 310, Ste-Calherino-Est Prof, de P ianu Romain Pelletier 23 Mtnsfield Henri Miro 241 St-Thimothé Contre le Rhume Le Baume Rhurnal Instruments de musique & Musique en Feuilles M.Lavallée vient de recevoir < irectement dei manufacture européenne» un choix considér» le d'instruments de Musique pour être sacrifiés au ptix du gros.Juge* vous-méme par les prix suivants : VIOLONS, $3.co à $7S.oo.MANDOLINES AMERICAINES, $3.00 à $50.00.GUITARES AMERICAINES, $4.00 A $35.00.CORNETS, $8.00 à $75.00.FLUTES, $6.00 t $100.00.CLARINETTES, ALTOS, BASSES, TROMBONES BARITONS » prix réduits.Aussi un assortiment (^INSTRUMENTS DE SECONDE MAIN, en très bon état, pour être vendus i des prix dé fiant toute compétition.Agent pour BESSON ôr CiE, de Londres, Angleterre PELISSON, GUINOT *• ClK, de Lyon, France -, J.W YARK, Grands Rapids, Mich.-u —.-r 1 1 36 BOULEVARD St-LAURKNI W J1S.j I 06 MONTREAL LE SPECIALISTE.BEAUMIER OPTICIEN a L'INSTITUT / GUERISON Des' f YEUX SONS MEDI.CAMENTS NI * DOULEURS PAR LES VERRES / TORIC.V^ EXAMEN l GRATIS., OPTIQUE .ns\ « ^ d EXPERIENCE S 144.S7t CATHERINE est.COWHOTClci//?//.M0NTREAL.f AJUSTAGE \ GARANTI poub \ ’ VOIR LOIN ET PPLS.> YEUX ARTIFICIELS V UNE SPECIALITE, i 880 LE PA«8E-TEMP« No 360 — Montré.l, 22 soit 1008 LiE TRAVAIL C’AVAIT EPUISEE ' J’ai pris LES PILULES ROUGES, fai consulté Les Medecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine Et maintenant je fais mes journées facilement et presqu’avec joie SAVON ET 0M8UEMT “BEL-PO” RIFLE.—One des cause* du rifle et «ne de celles qui empêchent la guérison de cette maladie, c’est le manque de soin apporté dans la toilette des enfants.Les mères se servent de toutes sortes de savons, de toutes sortes d'onguents et, in-sciemment, amènent, chez leurs petits, des maladies comme le rifle ou autres, ou les aggravent considérablement.Si.au commencement, dès la naissance d'un bébé, les mères ne se servaient que d'un bon savon, comme le savon BEL-PO.elle* éviteraient bien des souffrances ft ces petits êtres et a elles-mêmes bien des angoisses et des ennuis.Le savon BEL-PO prévient le rifle et, lorsqu'il n'a pu être empêché, l'ONGUENT BEL-PO le guérit.Compagnie Chimique Franoo-AnU J'ai réussi, avec le Savon et l'Onguent BEL-PO, a guérir tout a fait mon petit Henri du rifle dont il souffrait depuis longtemps et qui me donnait tant de trouble.J'en suis très heureuse.Je vous envoie le portrait de ce bébé.Madame Henri MARCOTTE.Lac Edouard, Co Portneuf, Qué.Le Savon et l'Onguent BEL-PO sont vendus cher, tous les marchauds et pharmaciens.Prix du Savon BEl^PO 25c le morceau, six morceaux pour $1.25 ou douze morceaux pour $2.25.Prix de l'Onguent BEDPO, 25c la boite, six boites pour $1.25 ou douze boites pour $2.25 Envoyés aussi, par la poste, sur réception du prix, par la ioalne, 274, rue St-Denis, Montréal.Le travail, on le sait, ost la loi de nature comme elle est la loi d'existence.Pourquoi faut-il que notre corps soit si souvont incapable d'obéir a cette loi, et que Ub plus courageux soient quelquefois les moins capables d'accomplir toute la besogne à laquelle les poussent leur énergie et leur vaillance.Vous avez sûrement remarqué de ces petites canadiennes, brunes, vives, énergiques, tout en nerfs, travaillant d'arr^che pied, sans arrêter, sans lambiner, toujours à l'œuvre.Quand on les voit à l'ouvrage, on se demande réellement comment elles peuvent y tenir et ne succombent pas à la tâche.Mtis non, elles résistent, sans arrêt, sans relâche.Naturellement, noua admirons cette bello vigueur, ce grand cœur.Mais trop souvent nous 11e songeons pas assez aux souirrances qu'endure cetto femme, cette mère, il la torture qu’elle subit d’uu œil qui nous paraît indifférent.Car, soyez-en sûr, cette grande dépense d'énergie ne peut se produire qu'aux dépens de l’organisme, aux dépens de l'équilibre de tout le systèmo et i.u prix de désordres épouvantables de l'économie féminine interne.- La femme n'est pas faite, n’est pas constituée pour le travail de force, les plus grandes femmes, miles qui sont en apparonce les plus taillées pour la foroe, ne sont pas capables d'un déploiement musculaire considérable.Naturellement, les exceptions que l'on voit dans les cirques ne peuveut pas atteindre la règle qui est immuable.D'ailleurs, les statistiques démontrent qu'il est excessivement rare que ces femmes fortes, ces femmes hercules vivent jusqu’à un fige avancé, à un âge même moyen, s'il ne leur arrive aucun accident an cours de leurs exercices de force, elles succombent généralement avant la trentaine à l'épuisement.Ceci prouve indubitable cent, que c'est surtout par un effort do volonté et d'énergie nerveuse, que la femme peut réussir à accomplir les multiples besognes que nous lui voyons assumer et auxquelles sa constitution physique n'est pas appropriée.Los femmes n'en ont que plus de mérite et rion n'est plus digne, ae notre sollicitude que l'ouvrière, la femme qui travaille à quelque emploi que ce soit.Mais dis que la femme 11e peut travailler qu’au prix d'une dépense de vie excessive, il importe d’apporter unp compeniation à cette perte inévitable et de rétablir l'équilibre.Il faut enrichir le sang épuisé par l'oxyde de carbone.Il faut fortifier les nerfs, rétablir la circulation, tendre les nerfs et les muscles pour maintenir en fonctionnement la délicate machine du corps féminin.A oette fin, il n'est pas de remède plus favorable et plus efficace que les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, ces grandes régénératrices du sang, ces puissantes dispensatrices de la vie interne don! les cures féminines sont innombrables, auxquelles tant de femmes et de jeunes filles doivent la santé et la tranquillité pour elles et pour la famille.Voioi un certificat très récent qui peut donner une idée des excellents résultats qu'on peut attendre des Pilules Rouges do la Compagnie Chimique Franco-Américaine : “ En dépit de mes douleurs et de beaucoup de fatigue, je n’ai jamais voulu abandonner l'ouvrago que j'avais entrepris et j'ai résisté courageusement, mais j'étais épuisée.Je n'avais plus de sang et je souffrais cruellement.Les médecins de la Compagnie Chimique Franoo-Américaine, que j'allai consulter, m'ont ordonné les Pilules Rouges, qui m'ont soulagé dès les premières semaines de leur usage.Elles m'ont fait un bien infini, m'ont redonné toutes les forces que j’avais perdues ; je 11e ressens plus de douleurs, et je puis encore travailler durement." Madame MAXIME LAFONTAINP.1812 rue Ontario, Hochelaga.Femmos âyées, jeunes mores et jeunes filles, prenez donc les Pilules Rouges do la Compagiiio Chimique Franco-Américaine.Quelques bottes suffiront pour refaire votre santé, vous rendre vos forces perdues, régulariser toutes les fonctions Mmï MAXIME LAFONTAINE, 1812 ruo Ontario, Hoohelaga de votre corps et rétablir ainsi très complètement votre organisme dél té, anémié ou même épuisé.Seulement n'acceptez pas le premier é lcamen venu, car beaucoup de pharmaciens sans scrupules sont payés par des fabricant Siu délicats chaque fois qu'ils parviennent à remplacer les Pilules Rouges de la ompagnie Chimique Franco-Américaine par un de leurs produits.Si votre marchand n'a pas les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, envoyez-nous 50c pour une botle, ou $3.50 pour six boites, ayant bien loin de faire enrefis-trer votre lettre contenant de l'argent, et voua recevrai, par le retour de la malle, lti véritables Pilules Rouges.CONSULTATIONS GRATUITES.— Adressez-vous par lettre ou personnellement, au No J74 rue Saint-Dénis, si vous désirez avoir des conseils.Les Médecins de la Cie Chimique Franco Américaine vous donneront, tout à fait gratuitement, les information! nécessaires pour l’emploi des Pilules Rouges et voua indiqueront aussi un autre traitement si besoin il y a.Adressez toutes vos lettres : Cl» CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Dénis, Montréal. Montréal, 32 août 1908 — No 350 LE PAME-TEMP» 381 COUP DE CISEAUX A PROPOS DU TRICOLORE Le» fêtes do Québec ont donné lieu à une discussion usez oorieuao au sujet du drapeau tricolore.On a refusé de l'arborer en certains endroits pour U raison qu'il n'était pas le drapeau de la France à l'époque de Champlain.On a aussi cru qu’arborer le tricolore, o’était approuver les méthodes ant'-ohrétiennes adoptées par le gouvernement français k l'égard du clergé de France.Nous respectons les sentiments très honorables et tris sincères do ceux qui se sont laissés guider par ces scrupules ; mais nous ne pouvons partager leur manière de voir.Oar, le drapeau tricolore, consacré par le temps et par la gloire, est aimé et vénéré par tous les Français, sans distinction de croyances.Aux jours de fêtes, toutes leB maisons françaises de la terre l'arborent.Aux jours de revers, tous les Français du monde sont prêts k mourir pour lui.Ce n'est pas ie drapeau qui a chassé les religieux de la Franoe, car il flottait sur leurs monastères, sur leurs collèges, tours couvents et leurs hôpitaux.En quittant la patrie française, ils ont emporté avec eux le drapeau de la nation, dernier symbole de la patrie pour la gloire duquol ils prient.Les descendants français des Cartier, des Champlain, des Frontenac, des Montcalm et des Léris, saluent le trioolore avec amour.Quand ce drapeau flotte dans la brise ils y sentent frémir l'Ame de la France.Quand ce noble drapeau vole an front des armées, ils le suivent au péril, au triomphe, comme faisaient lours aïeux.Quand ce fier drapeau déroule ses plis sur les églises, dans le son vibrant des cloches, dans la grando lumière, le ciel leur semble plus bleu et Dieu plus proche.N'est-ce pas aussi le sentiment de tous les catholiques de France, religieux ou laïcs ! Le drapeau flotte tour k tour sur les bons et les mauvais gouverAements, sur les bons et mauvais patriotes, comme le soleil donne k la fois sa lumière, sa chaleur et sa fécondité aux bons et aux méchants.De même que le soleil reste un foyer pur, do même le drapeau reste un symbole pur, l'idée, l'Ame de la patrie.Parce que le soleil luit pour les méchants, on n'a jamais ouï dire qno les bons aient tenté d'exclure ses rayons bienfaisants de leur vie.Pourquoi exclurait-on le drapeau de la France en guise de protestation oontre la politique du gouvernement actuel ?Ce gouvernement passera ; mais le drapeau restera toujours! (La Preste, Montréal.) NOUVELLE Le Violon d’Or i Ce repas de noces était interminable et, fatigué d'une longuo immobilité, j'étais sorti discrètement, heureux d'échapper, pour un instant, au bruit et il la chaleur.En passant devant la salle où nous devious danser après le diner, j'aporçus, par la porto ouverte, un étrange personnage.C'était un homme d'une maigreur extraordinaire et qui présentait tous les symptômes de la phtisie.Son visage, aux traits émaciés par la souffrance, avait, sans doute, été fort beau.SeB oheveux longs enoadraient un front vaste et ses yopx brillaient d’une ardeurde fièvre.De sos mains décharnées, il essuyait, à l'aide d'un foulard, un violon dont le vernis jetait des reflots dorés.Surpris de l’éclat singulier de cet instrument et de sa couleur peu commune, je me dirigeai vers le musicien.> A n'en pas douter, j'avais devant moi le ménétrier qui s’apprêtait à nous faire danser.— Vous paraissez posséder un violon d'une certaine valeur, lui dis-je ; car, tout en m'approchant, j'avais apprécié les formes houreusea do l'instrument.— Oui ! répondit-il avec feu : c'est un bel Amati, le seul qui soit recouvert de ee vernis d'un jaune brillant.Les collectionneurs le connaissent bien.Ils l'appellent le violon d'or.Mais ils ont perdu sa trace.Qui viendrait le chercher au fond de ce village î.Il m'a été légué par mon cher maitre Alberti qui le jouait dans ses grands concerts.Je n'en fais jamais usage, d'ordinaire.J'ai dû le prendre aujourd'hui, par suite d'un accident survenu à mon violon de pacotille.Voyez I ajoutn-l-il après un silence, comme la tête eBt fine, la tablo savamment creusée, les filets délicats 1 Et ce vernis ! Mais tout cela n'est que son plumage ; il faut l'ontondre I Tenez, connaissez-vous une quatrième corde qui chante comme celle-ci 1 Et il me joua lentement une simple phrase de Men-delsohn aveo des notes graves qui vibraient, impressionnantes et tristes, comme un trait de violoncelle.— Mai», voua êtes un véritable artiste, m'écriai-je.— Comment ! vous aussi ! dit-il amèrement.Ils sont tous les mêmes I continua-t-il avec colère.Artiste ! Savez-vous seulement ce que c’est qu'un artiste I Je ne suis qu'un vivlonneux, ontendoz-vous, Monsieur?Un mi-nt-trier de village I Et il me tourna le dos.Surpris et presque froissé, je l'avoue, je quittai la sallo, pou soucieux de faire plus ample connaissance avec cet original chevelu.A la porte, je trouvai mon ami le docteur Arnault, qui me cherchait.— Vous qui savez tout, lui dis-je, renseigez moi dono sur l’homme extraordinaire que je viens de voir ! Et je lui confiai ma légère mésaventure.— Vous aviez raison tous les deux, expliqua le docteur, Antoine fut un grand artiste.Le chagrin, l'alcool et la maladie en ont fait un ménétrier, en attendant qu'ils le tuent.Mais, c'est son histoire, n'est-ce pas, que vous désirez entendre 1 Elle n'est pas longue, si ello est douloureuse, et je veux bien vous la conter.II Il serait difficile de dire à quelle époque on lui vit, pour la première fois, un instrument entre les mains.Sa mère, restée veuve, ne négligea rien pour qu'il pût suivre sa vocation.Elle possédait cette petite auberge et tout son avoir fut consacré k l'instruction musicale de son fils.Le séjour & Paris, les coûteuees leçons des maître* absorbaient les ressources de la famille et il eût fallu renoncer à la carrière artistique, si le bon Alberti ne s'était pris d'affection pour son élève.Lorsque lo maître mourut, en ploine gloire, Antoine venait de donner k Paris son premier conoert.Le jeune homme dut revenir ioi pour attendre un emploi.Depuis peu de temps, une famille étrangère au pays s'était installée dans la maison qui se trouve en face de l'auberge.A la fenêtre que vous pouvez apercevoir d'ioi, travaillait habituellement une jeune fille.Elise était très agréable à voir.Ses traita délicats et aon visage un peu pâle lui donnaient l'aspect d'une demoiselle de la ville.On admirait surtout la magnifiquei chevelure blonde qui couronnait sa tête fine.Antoine en devint amoureux.Souvent, dans une fièvre subite d'improvisation, dos mélodies étranges affluaient snus son archet.Il préludait par un simple thème do Mozart ou d'Haydn, mais, bientôt, les variations se développaient légères et passionnées, se transformant par des modulations infinies,.pour se perdre enfin dans un domaine idéal, inexploré jusque-là.Ce qu'il n'osait dire à la jeune fille, |ce q-je dos mots eussent été impuissants & formuler, l'artiste le chantait sur ce violon d'oraux sonorités de rêves t.Comment Elise répondit-elle k cet amour 1 Avec toute la cruauté d’une fille sans ccsur.Elle se lit on jouet de ce sentiment qu'elle était incapable de comprendre.Elle raillait sans pitié lo timide soupirant, lorsqu'elle parlait de lui aux garçons du village.Ingénieuse k lui découvrir des ridicules, ello faisait la joie de ses compagnes en parodiant les avances du pau • vre amoureux.Et, en même temps, arec ur.o coquetterie extrême, elle entretenait celui-ci dans une trompeuse illusion.Elle joua si bien ce double rôle que l’artiste eut un joui la presque certitude qu'il était aimé.U ne douta plus de son union prochaine avec cotte fille que sa nervosité le portait k idéaliser.Son réveil fut brutal.Lorsque Elise le vit convaincu de la proximité do son bonheur, ello lui dit, dans un éclat de rire : — Je tais vous faire une surprise: j'épouse Robert, le charron.Vous nous ferez danser à la noce, n’est-ce pas î Ce qui, pour tout le monde, eût été une déception cruelle, fut un déchirement sans nom pour l’artiste impressionnable et vibrant.11 sembla presque fou j usqu'au jour du mariage.A la cérémonie religieuse, on le vit entrer avec son violon d'or.Il fit entendre l'Air d’Eglite, do Stradella, mais non pas tel qu'il est écrit.Son interprétation, d’uue tristesse navrante, sonna sous la voûte en hymne de désespérance.Puis, il s’enfuit dans la campagne, marchant au ha-sard jusqu'à la nuit.Des jeunes gens se firent un jeu de le poursuivre et le ramener do force pour le bal.Il parut céder enfin et on le vit accorder son violon.Mais, au lieu du joyeux quadrille attendu, ce fut la Dernière pensée de Weber, qui s'éleva, comme un magistral et tragiquo sanglot : Antoine disait un adieu déchirant & son talent et à sos rêves I Ensuite, il fit apporter de l'eau-de-vie et lui qui, jusqu'alors, s'était montré le plus sobre des hommes, il chercha dans l’ivresse l'oubli de son incurable chagrin I Que vous dirai-je de plus 1 Vous pouvez imaginer les étapes douloureuses de la chute.L’artiste a fait place au ménétrier, car il faut bien vivre! Le violon d'or ne chante plus et, dans un an, dans six mois peut-être l'odieuse maladie emportera l'épavo humaine.ni Jo connus, depuis, le dénouement de cette histoire.Antoine, enfin, redevint sobre.Sur do longs cahiers de papier réglé, patiemment il fixa, de mémoire, les mélodies que son amour lui inspirait autrefois.Cette tâche était à peine achevée qu'il dut s'aliter.Devenu doux ot affectueux comme un enfant, il penchait lentement vers la tombe.Enfin, il sentit qu’il allait mourir.Il attendit qu’on le laissât seul un instant et, avec un reste d'énergie, put descendre de son lit.Il prit son violon dans ses mains tremblantes et le déposa sur le» bûches du'foyer.Lorsque s'exhala son dornier soupir, la rupture des cordes arracha comme une plainto humaine aux flancs embrasés du pauvre violon d’or.Emile A il ET.PATRIOTISME PRATIQUE Nous prions respectueusement nos lecteurs de parler favorablement du Pashk-Tkmih, lorsque l'occasion s'en présentera.C'est un moyen de propagande à la portée de tous, et qui aurait des résultats aussi profitables k nos abonnés qu’à nous-mêmes.L'argent qui sort du paya ne revient pas, ajouterons-nous, pour oeux qui préfèrent les journaux étrangers aux nôtres. 581 MPI No 350 — Montréal, 22 août 1908 SOUS LES ARMES LA PREMIERE GARDE i Depuis les trois mois qu’il avait rejoint !o rimant, Mortal faisait l'admiration de ses supérieurs et devenait de jour en jour ce qu’on appelle un hon roldat Son paquetage était toujours dans un ordre parfait, et nulle corvée n'était aussi l>ien exécutée que lorsqu'il en avait été chargé.Doux et serviable, il était parvenu à conquérir l'affection da ses camarade'i.Tout allait donc pour le mieux, et dans ses rêves, le jeune Bol-dat voyait sous d'heureux auspices le jour oh, ses dix mois accoinp'is, il reverrait le pays natal.On souffre là lias de son absence.S» mère est clouée sur un gralnt pur la maladie durant les -rois qnarts de l'année, ses deux sœurs aînées sont aveugles, les cinq autres trop jeunes pour gagner leur vie.Le pire est mort depuis deux ans ; nul n'est là pour subvenir à leuis besoins, le pain manque dans la huche bien souvent, et l’hiver on grelotte devant le foyer sans feu.Mortal 80 sent fort triste à es pensées ; il donnerait beaucoup pour aller reprendre son métier de menuisier et assurer à ceux qu'il aime le pain quotidien.Le sentiment du devoir accompli lui rend seul l'existence moins sombre.Et quelle fête pour lui d'économiser son prêt et les quelques sous gagnées à laver les effets de toile do ses camarades, et de les envoyer à sa famille I O’est peu assurément, mais ce qu’on voit là bas, c’est le cœur.S» belle action le fait aimer davantage, et tout le monde l'estime au village.II Los choses en étaient ainsi quand les jeunes soldats furent appelés à prendre leur première garde.Mortal fut envoyé à la poudrière de l’endroit.Tout alla bien pendant la journée.Les heures de faction furent montées gaillardement.Mais le soir, quand eut papsé l'offioier de ronde, il fut question d’arroser la première garde.Tel est l'usage.Voilà qui ne faisait point l'affaire de Mortal.Ces dernières paroles d'un vieil ami vu au départ lui revenaient en mémoire : “ Attention, hein I L'entraînement et l'ivresse sont les pires ennemis du soldat." Il s’excusa.Mais son camarade, qui recevait quarante francs par mois pour ses menus plaisirs, ne se Bt pas tirer l’oreille.Il jeta fur la tabla une pièce de cinq francs, au grand éhihissement du caporal et des doux anciens.L'un de ces derniers prit l'argent et se rendit chez le marchand de vin le plus proche.Une demi heure après, on faisait partie joyeuse dans le posto.Le vin, le café et l'eau-de-vie coulaient dans les quarts et surexcitaient les cerveaux.Tout d'abord, n’ayant rien déboursé, Mortal ne voulut pas trinquer avec les camarades.Celui qui régalait insista en disant qu'on ne lui fai sait pas un orime de ne rien payer, puisqu'il était pauvre, que lui d’aillours payait pour eux deux ; bref, qu'il serait mal de ne pas accepter ce qu’on lui offrait de bon cœur.Mortal finit par tondre son quart et trinqua tant et si bien que, peu habitué aux boissons alcooliques, l'ivresse ne tarda pas à mettre du feu dans ses veines.Jamais il ne s’était trouvé en pareil état.Ceux qui l’avaient vu si doux à joun, si inoffensif, ne l'a-iraient pas reconnu.Il avait le vin méchant.La parole ne fut bientôt qu'à lui dans le poste.Sa voix empâtée contredisait tout le monde ; il menaçait de tout briser.A la fin, l'un des anciens impatienté lui dit rudement : — Au lieu de te pocharder avec l’argent des autres pour nous embêter, tu aurais bien mieux fait de payer ton écot, ospèce de bleu I Ce fut un soufflet pour l’orgueil do Mortal.Le jeune soldat vit rouge et bondit sur son adversaire, une boutoillo à la main.Le caporal n’eut que le temps d'intervenir.Au paroxysme de la fureur, Mortal tira de sa poche los quatre francs qu'il se proposait d'envoyer le lendemain à r.a malheureuse famille, et les jeta sur la table en s'écriant : Eh bien puisque j’ai bu, je paye à mon tour, et malheur à qui viont me dire que je suis chiche I I/un des anciens voulut prendre l'argent pour aller acheter de nouvelles boissons; le caporal, qui voyait les choses prendre une mauvaise tournure, s’y opposa et envoya Martal reprendre la faction.Une idée fatale traversa la tête du jeune soldat.Il posa son fusil dans la guérite, sauta le mur et fut chez un marchand de vin avec l'intention do rapporter au posto les boissons qu’on voulait l'ompêcher de payer.Dans l'espoir de s'attacher un nouveau client, le oa-baretier commença psr lui offrir un verre.Mortal accepta avec l'empressement d'un homme ivre, et, tout en buvant, déolama sur ce qu’il appelait une insulte à son honneur de soldat.Quelques individus à l’allure suspecte buvaient à l une des tables.— IShbion, dit l'an deux, si tes oamarades sont aussi mauvais coucheurs que ça, tu serais bien bête de leur emporter à boire.Viens plutôt trinquer avec nous, tu seras en lionne compagnie, on se divertira un brin.Le jeune soldat prit le siège qu'on lui tendait et dépensa ses quatre francs en peu de temps.Puis, on l’ongagea dans une partie de oartes.Il n'avait jamais joué et perdit un argent qu’il n'avait pas.Quand on le lui réclama, il jeta sa bourse vide sur la table.Une dispute s'ensuivit, des paroles on en vint aux ooups, un agent de police fut appelé et emmom.le soldat au commissariat.Le lendemain, Mortal était sous les verrous, on 'prévention do conseil de guerre, pour avoir abandonné son poste et fait du scandale dans un cabaret.III — Une lettre pour vous, mamo Mortal.La mère du soldat prit l’enveloppe que lui tendait lo facteur arrêté devant la porte.— Ça doit être du p'tit, fit-elle après avoir regardé l'écriture.Elle rentra vite à la maison ; et toute la famille connut bientôt l'affreuse situation de celui qn'ello attendait pour remettre un peu de bien être au foyer.II pleurait douloureusement sur sa faute, lo pauvre garçon.Hélas, il ne restait aucua espoir de salut, lo règlement était | là, bourreau que rion n'attendrit.L'infraotion avait été commise, il fallait subir la peine.Ce fut un rude coup pour les pauvres gens ; la nuit se passa dans lea larmes.Au matin, la mère n’y tint plus.— Non ! s’éoria-t elle, ils ne me prendront pas mon p'tit.Je vas aller là-bas, jo le sauverai ! Pas d'argent, l'armoire était vide.La malheureuse femme resta anéantie.Soudain, elle se lèvo, prend un bonnot blanc, endosse sa capote à longs plis et va trouver le maire.C’était un homme de grand cœur, bon au miséreux.Il fut d'autant plus touché de sa douleur qu'il avait été Boldat en son temps et se .rendait parfaitement compte de la gravité do la situation dans laquelle se trouvait Mortal.Il hocha tristement la tête, tira uno pièce d'or de son secrétaire et la tendit à la mère en disant : — Allex voir votre enfant, peut-être parviendrez-vous à attirer sur lui l'indulgence de ses chefs.Je vais d'ailleurs écrire uno lettre, vous la remettrez au colonel.IV Exténuée par la fatigue du voyage, se traînant avec peine, la mère du soldat a été introduite dans la salle des rapports, et le colonel, après locturo de la lettre, a donné l'ordre d’amener lo prisonnier.Mortal arrive outre quatre hommes baïonnette au canon.Il est pâle, amaigri, les yeux cornés, méconnaissable.— Mon p’tit I.s'écrie la pauvre femme en le pressant dans ses bras.— Ma mère I On n'entend plus que los sanglots de doux cœurs torturés par uno môme souffrance.Au bout d’un instant, ne voulant pas laisser se prolonger cotte scène pénible, lo colonel commande au caporal de reconduire lo prisonnier à sa cellule.Mais la mère ne veut pas abandonner déjà son fils à l’affreuse situation qui l'attend.— Monsieur, gémit elle en tombant aux pieds du colonel, je vous en supplie, laissez moi mon enfant, pardonnez-lui I Mes pauvres fille* n'ont pas de pain, là-bas, lui seul peut leur on donner, laissez-le moi ! laissez-le moi I — Je le voudrais, madame, mais l'affaire est en haut lieu maintenant, il n'est plus on mon pouvoir de l'étouf-fer.Je vous promets de faire tous mes efforts pour atténuer la faute ; néanmoins votre fils ne sera pas condamné à moins do deux ans de prison.Le coup fut trop rbde pour U malheureuse.Ella s'élança vers Mortel qu'on emmenait, mais s'affaissa tout à coup en s’écriant douloureusement : — Mon p’tit ! Ils me prennent mon p’tit I.On s'empressa autour d'ello.Un médecin major qui se trouvait là déclara qu'elle était tombéo en paralysie.Par la luoarne de la cellule, Mortal la vit transporter mourante à l'hôpital, sur un brancard.Et quand'le triste cortège out dispara, il se laissa tomber sur son lit de onmp, an proie au plus violant désespoir.— Dire que c'est ma faute ! se répétait-il an sanglotant, mi.faute ! Sylvain DÉ0LANT1NE.La Lune Nouvelle SONNKT A monfrirt LUDOVIC Elle est née aujourd'hui cette lune nouvelle Qui brille dans la nue au moment ou j'écris.Elle semble sourire à ma muse rebelle Comme la courtisane il ses amants épris.Elle a des airs joyeux, ricaneurs.La cruelle S’introduit dans mon four.(Il fait chaud, ouf I j’en cuis.) Sans ma permission ; et vient battant de l'aile Folâtrer sur mon lit, rire de mes écrits.Va-t'en méchante lune, iguorante critique ; Ou bien mon long béton sur ta lèvre ironique S'abattra plein de force.Elle riait encor.Et j’ai dû l'endurer.Des fols, la nuit, on cause.Ce que j'en ai connu d'elle de douces choses.Oh 1 que celte nuit-là, j’ai fait des rêves d'or.ErntU MARTEL.SERVICE DES COMMISSIONS — L’administration du Passe-Temps so met à la disposition de ses abonnés pour l'envoi de livres ou morœaux de musique aux prix marqués et sans frais supplémentaires.Touto lettre nécessitant une réponse devra contenir un timb r de 2 sous. Montréal, 22 août 1908 - Ne 350 L.E PAME-TEMP» S83 NOS FRIMES Toute personne qui t'abonne ou renouvelle ton abonnement au Patte- Tempt pour un an (Omada, $1.00 ; Etait-Unit, $3.00;, peut choisir dont la litte ei-dettout pour ONE PIASTRE de marehandint, comme prime.Au cai oit la tomme de« artielet ehoitit dépatterait une piatlre, il ett entendu qu’on devra ajouter la tlifénnct au prix de l'abonnement.UNE PIASTRE DE MORCEAUX DE MU8IQUK, Ciuwbossibbs oo Livres Divbbb k choisir dans lo Catalogue de Uutique et de Librairie du Pabbs-Tbmps.81 l’on choisissait don Livres ou moroeaux da musique pour plus d'une piastre, on devra ajouter au prix de l’abonnement le montant de cette différence.Demandes notre oataloguc, envoyé franco.8IX MOIS D'ABONNEMENT AU PASSE-TEMPS —Ceet-à-dlre ton 1m numéro» parue durant les aiz moia précédant exactement U date de l’abonnement.DIX ANCIENS NUMEROS DU PASSE-TEMPS k eholelr dans U liste de la Mutique déjà parue (voir Partie m osée aie).Ces anolena numéros se vendent lOo chaoun, et notre oonpon de primes ne peut être uti.ise en ordonnant des anolens numéros.CENT CARTE8 DE YISITE, sur bristol extra fin, oaractéree classiques et originaux.DEUX LIBRETTOS D'OPÉRA, aveo paroles franyaisee et anglaises, ainsi que la musique de chant, à ohoisir dans la liate ci-dessous : Belle Hélène (la) Fleur de Thé Grande Duchesse Barbe-Bleue Geneviève Orphéue Fille da Mme Angot (la) Giroflé-Girofla Périchole Cet librettoa sont aussi envoyés franco sur réception de 60o pièce.ON ELEGANT PORTE-MUSIQUE, en ouir chagriné, couleur brun riohe, solide et bien aménagé, irréprochable sous tou* rapporta.Artiole indii-pensable aux profeesionnels et aux amateurs.8e vend 91.76 ohea toue lee marchands de musique.Ajouter 76c au prix de l’abonnameot pour recevoir franoo.ON SPLENDIDE PAROISSIEN BIJOU de 3«0 pages, format de poche riohe reliure capitonnée en veau ou cuir de Raeele, areo monogramme de ré eur le plat, garde-chromoe, tranche rouge sous or, ooina arrondis, donl le prix enes tens les libraires est de une piastre ; 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