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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 14, no 353
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1908, Collections de BAnQ.

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Mme CAMILLE DUCANGE y ai a débuté cette semaine au Thé&tre National, dans le rôle de Marguerite Gauthier, de la Damt '>u-c Camtlia».Ducange a déjà fait une saison au Théâtre de* Nouveauté», où elle tenait les emplois dtjoune première, et grand pr V*> Vol.XIV — N° jçj Montréal, 3 octobre 1908 ITo, B SOUS l'pajye-Gjempj Abonnement : Ewîfonta!'i°.oo Par année.J.E.Belair, éditeur.Adresie : 16.rue CraJg-Est, Montréal. LE PA88E-TEMPS N* *53 — Montréal, 3 octobre W» MUSICAL, LITTERAIRE it FANTAISISTE Parait mu Ut niu iamn Pm,r U OanaAa I /W U.KlaU-OnU lin an.SUOlOnan.*J00 Six mois.75 ots I Blx mois.- 1-00 Pour l'iurwn -• 11 fri vu an riTiau D’iYinoi En l’abonnant pour un an, chaque abonné reçoit en marchandises Une Prime valant $1.00 Demandes notre catslojoe de primes Première insertion.10 «U la Une t‘oôd?5ôn'l UbéraWs'pwxr annônWi à Iom tanne.KmlJre Inierllon.¦rtiona iub*tqa< Condition! libéral*** r»»> - ¦—< Les annonces sont mosoréos sur 1 aiato.Tout» demande de ehante .ont d'adresse dait être aooompaanée de l'anelenne adr.no.Ponr discontinuer de recevoir ea learaal.il faat aTolr payé te» mi arréra«e No 310 — Oüjjrr Ave Maria.Ernest Lavigne Brioche (la), conte enfantin.G.Maquis Piano Vive le Canada, marche.A.Charbonnier Retraite (la), polka militaire.G.de Lille Françoise, mazurka.Henri Lavigne No 311 — HeANT O Canadien, chant national.G.Duga» On m’en veut, Lison.R.Casablanca PlilfO Conversazione Gavotte.Joseph Vézina Papillons (les), pol.-mazurka.P.Léonvic No 312 — Chant Ma vie a «on secret.Georges Bizet Mystère d’amouT.Lucien Duguay Adam et Eve.Vieille chanson Piano Hip I hip I hourra 1.J.B.Lafrenière Menuet.Mozart Mambolinb ht Gvrauut Stella Polare.Fernando Francia No 313 — CBAKf Ave Maria.Louis Bouvier Jésus parait vainqueur.Chasse aux loups (la).A Charbonnier PlAAO Nouvelle Mattchiche (la).Henri Miro Louise-Valse.Mlle Donalda Rouillard Marche d'Idoménée.Mozart Mandoms» rr (Iuitakk Mammoletta, muzurka.No 3H — Chant Désir (le).Schuber Petit rocher de la haute montagne.Piano Ses Yeux (intermezzo) J.Gagnier Valse-lanciers.J.-B.Lafrenière No 315 — Chant Mère canadienne (la) A.Dessane Malbrough s'en va t’en guerre.G.Dugas C'est pas vrai.A.Bruant Pi Alto (gavotte).J.-B.Lafrenière .M.Gallimard MAJTOOI.INR KT GUITARE Ireos (marche).Ludovico Selmi No 316 — Chant Pâques fleurie».Ch.Tanguy Short and Sweet.Henri Lavigne Marche du Pompier (la).J.-E, Marsouin PIANO Buette.Albert Contatn Marche Funèbre.Chopin No 317 — Chant Nouveau ciel.Bentayoux Nos Bons Chinois.Yvette Guilbert piano Intermezzo.C.O.Senécal Chanson de Mai.No 318 — OHAJfT Fêtons le printemps J.-E.Marsouin Ce n’était qu’un beau songe.A.-F.Rodel PlAJK) Valse Miroir.Doux Souvenir.Féminlssima.¦ J.-B.Lafrenière • O.Zimmerminn .Gaston LemaiTe No.319 — Chant Canadien, touiour I.Ch.Tanguy Concordia Salus I.G.Dugas (Chœur pour 4 voix mixtes).Salut des Canadiens-Français au Drapeau de la France.F.Lapointe Bataille de Carillon (la) Tagliafico (Paroles de S.Durante!).Piano Léonie-Valse.A.Charbonnier Marche St-Jean-Baptiste.Van Poucke No 3ÏO — Ohaut Cheveux blancs (les).A.Teste Jours glorieux 1837-1838.Paul Delmet (Paroles de S.Durante!).puhd Chant du Soir.Brinley Richards Gervaiie Valse.Mlle Ella Jean Mandoline et Guitare Margherita (mazurka) G.Petroli No 321 — Chant à boire.Schumann des bébéi.Gaston Dumestre Rire, pleurer.Gaston Maquis Piano Soir (le), rêverie.OdDon Talbot Cascades (les), fantaisie.J.-B.Lafrenière No 322 — CHAirr Il pleure dan» mon coeur M.Quef Gardien de la Nature (le).F.Vargues Trois Baiaers (les) J.-E.Marsouin Piano Intermezzo.Pierre Chivé Chez Bonne Maman, gavotte.A Antréas No 323 — Ohant Hymne au soleil couchant.R.de Lisle Cœur de ma mie (le).Jacq.Delcroze Ah I leur repo».Georges Bave Piano Souvenir du passé, gavotte.Ch.Tanguy Impromptu-Valse Otto Zimmermann No 324 — Chant Chanson du luthier Xavier Privns Chant National Acadien.Un Acadien Bon blé-d’inde bouilli.J.-E.Marsou:n Piano Minou-Valse.A.Charbonnier Adriano (caprice).J.-B.Lafrenière Violon et Piano Rêverie.Robert Schumann No 325—Chant J'ai pardonné.Robert Schumann Honneur et l'argent (!’).Ch.Poumy Etudiant Canadien (!’).j.-E.Marsouin Piano Valse.Robert Schumann Dans la prairie.Paul Rougeon No 826 — Ohant Dor», petite (berceuse).G.Verdalle Comme i vingt ana.St-Denis Voix des Erables (la).J.-E.Marsouin Rue St-Urbain (la).Ch.Herpin Piano Sillyâss (two-step) J.-B Lafrenière Ouimetoscope polka A.Gosselin Violon et piano Jour de noce».A.Baldoui No 827 — Chant Cruelle I.Paul Delmet (Adaptation par Fernand Marrié) Mémoires d’un manteau de dame.Beaumercy Piano Chant du matin, romance.,B.Richard.' Plaisirs d'hiver, val»e André Lepitre TllMI Himno nacional argentine.Blas Parera No 828 — Chant Lilas blancs, mélodie.Ch.Lecocq Noces de Madeleine (les).Lucien Collin Linal chanson napolitaine.M.Symiane Piano Valse élégante.Zénon Paquin Promenade militaire.L.Elsen Violon et Piano Largo de la Bme Sonate.Bach No 329 — Chaot Conscrit (le).Pierre Dupont Au ciel, au revoir I.S.Provost Petit chasseur de loups (le).A.Charbonnier Piano Au soir.R.Schumann Mina-Polka.A.Charbonnier Mandoline bt Guitare Gaité ( polka).Achille Lombardi No 830—Chant C’est la faute i Papineau.P.-E.Prévost Rosier (le), romance J.J.Rousseau Réveil de Bébé (le).J.-B.Lafrenière (Avec paroles françaises et anglaises) Dedans Pari».! Auteur Inconnu PIANO Charmoi» (maz.de salon).M.Chasselon Mandoline et Guitare Pease Nativo (valsa).Giadnto No 881 — Chant Chant National Canadien.D.Fontaine (Paroles de M.l'abbé A Fournet) Petit mousse noirl (le).Vieille chanson Chante, cigale I.Gaston Maquis Piano Délices (valse).José Créus Mandoline et Guitare Rosetta (mazurka).G.Sartori No 832 — Chant Chantons en chœur (Noël).A Charbonnier Si l’amour prenait racine St-Denis (Version anglaise).Pauvre Noël, monolo.L.de Montigny Grenier (le) Chanson de Béranger Piano Pas des petite» fées.G.Picquet Cornet et Piano Romance.Ch.Tanguy No 833 — Chant Dot du Bon Dieu (la).Jour de l’An (le).F Sous les étoile».F.Jehin- Au Saint Berceau.l'abbé G.Piano Attente d'), v.-intermezzo.Ch.Tanguy Marche des Patineurs.A-P.Derome No 834 — Chant Hibernale, chanson rustique.A.Laliberté Sérénade aux mariés J.Massenet Billet (le), doux de mon voisin.Piano Marche de l'Etudiant pauvre.P.Chivé Mandoline et Guitare Finette, valse.E Delâge le MONDE qui CHANTE 1904 Recueil Noté de Chansons Comiques NOMS DES CHANSONS A VEC PAROLES El MUSIQUE ç» ne r’gard ' que moi Journée de Parisienne Ou 'est-ce qu'y a ?Ça vous fait que'qu’chose Jus de Bourgogne (le) Régiment des coutui Maris, ça crie toujours (les) ~ lit que'qu'cl C'est bien contrariant C’est gentil d’étr’ venu Ea suivant le régiment Exploit» d’un sapeur (les) Enterrement (1’) F4te au cousin,Louis (la) r m'a r’fusé son parapluie la baleine Ma Béatrice Ma Cunégonde Mon ami Bernique Noce aux bobosses (la) O Milady • Quand on a travaillé Quand on a pas PRIX, FRANCO, 25 Revers de la médaille (le) Suiveur automaboul Sur le chemin de Bagnolet Testament de bell'maman Tic et eouic Toto Carabo Viens, Poupoula En vente ehpz toux le* lib-airos H tniir.hanl» >1» inu-iquo.le MONDE qui CHANTE 1905 Recueil Noté de Chansons Comiques NOMS DES CHANSONS AVEC PAROLES El MUSIQUE A Walsonneur* En-tont-cas Mme Fontaine et M.Robinet Echelle démocratique, P N’l’arrêtez pas Encore un d'écrasé Nous étions huit En écoutant Mr le cur* Porroquet et la saucisse, la Franc buveur, le Quatre cou Faut te falr’ vacciner Ré,;.ment qui passe, la Matelots r —-* ' * “ Marche ( Marche i PRIX, FRANCO, A Parthenaj Ainsi aoit-il Buflato BU Ça m'est parfait 'ment t Charmant postillon, le Diable en bouteille le Double pari Deux lunes, les i Dana mon jeune tempa i sont rigolos, le» Bolftge et vtolo dea Anglais, 1.Zig-.ag marcha des cambrioleurs, la Ea vente clie» toun le» Litrni o t-t M >rolutn‘U do Musique.Valse Bleue 5 Grand Succès pour Piano p&x-’ franoo, 5n* Adressez votre Commaade, avec le prix, & t6, rue Craig-Est, Montréal, Canada. Montréal, 8 octobre 1908 — No 863 LE PASSE-TEMPS ¦489 nA B0ÜGE AttlE \ Paroles de X.SB=jz~==l Musique de J.-B.LAFRENIERE -w—v- y-y-*’^w=M-\-0—y-y * Mon a • mie a-vail de i/rjnds cheveux blond* Tom-bant sur son col et -E—F—g—y-y- À-* j i rrr rotJJ-lsL -i—W-m-Z-3-g-m— k_ i i » T- ¦—j=q=qz=;-1 — j « « « —S—0—m—0.i -gî_^S= i># *» i ÿ=95E=8q: p—i-,—-pm- 7-*~T *~T-> S)____ZZI q=rq^i====rr=ip^o_ee ton front sans ¦ Jeur fixé désor_ •): • » ./.fiv \ *« » ^ 4 V [y—- Jh ijiq.p v JM— Montréal, 8 octobre 1908 — No S55J LE PASSE-TEMPS 441 cresc.&\m.r=— do\ce I ’AinilC rl’HR est merveilleusement efficace contre MAUX L/AlUUU U Un DE DKNTS, NKVRALGIKS.MIGRAINES.Oetta liqueur très agréable convient à tout 1e monde : : : LJAIf'l I r .IIAD a fia place dans toutes les familles.Dépôt MluUL U U II général : Pharmacie Lkooubs & Décahï, No 810, rue Sainte-Catherine-Est, Montréal. 441 jj— LE PA88E-TEMP8 Ne 86S — Montréal, S octobre 1908 Gracieusement dédiée à mon amie Mlle M.-T.LEFAIVRE.THÉRÈSE-VAUSE PAUL CHARBONNIER uifé y.- 4 # 1*# —F \±-k=j if f.f!=: if f 1 raU.P F* W' —^ • - i ¦ ¦ rïY-n > A 5'^ .f _ ' * 6 -* ?• —6 tÇ z £—f-6* INTRC T° di Valse a m Wrl+MlUi TT tff f É m I» f F h - Nw E «U.M.V .rr| - III r ~iTltr Montrai, 3 octobre 1606 — No 163 LE PA8SE-TEMP8 T^j -1 < ¦ ' K f* h=f * A t=î -f- H i—H mf?.a •f 1 .- i l 1 ~ J- : ' -i ii-j ¦ • “ j - «« > » h J: ¦0 — 1 -T l F-1-"1-: J-1 -fj-r i=±=±= y= .A “t A i=f= > ¦ >rf~ fr Dolce i - )• ) —>- P=m —M- b *> V-' 3 —X—1 TJ .¦tH AIT DISPARAITRE en quoique» minutes les POILS ou DUVETS disgracieux du VISAGE, des BRAS, des AISELLES, sans picotements ni rougeurs ; laissa la peau blanche et veloutée.80c LA BOITE Echantillon 10c Succès certain.LA FAVORITE DES SULTANES et des ARTISTES.SOCIÉTÉ DES PRODUITS PERSANS, Boite Postal* 1031.Montréal. iU LÈ PASSE-TEMPS No 368 — Montré»!, 8 octobre 1008 m 1 - A if-p N^=: 1# ~m—f-*- tA iff=: -|9-i J=i^ = r=ftf= Af-r ?i —*—* — 1 • ir \ * ?v ¦ : 4; ^ -4— -4.Ht- w » J—1 if.-*- H a +7-TT 1 |—I—= = a nmmmm- - =f= D° A li-iti 5 H i J- i P 4== |44*h 4- - J: ê ?» * i -=J i—L »'S Ml -n Les Cordes "Impérial” »• Pour Violon.Mandollnt, OuiUro.•njS.YÎ ' Banjo, ••te.inoonUaUblement las vt meillonrai «ar le marché.Vif J** Réparation d* tout Instru-W me,t d« mntiqoo oxéoutéo aroe loin.éill*onwot àbu prix.XI D.H.Dansereau, 46 Rne Bonsecours, MONTREAL.- LtSPECIALISTEBEAUMIER mptÎcTen a L INSTITUT ^ — -V D OPTIQUE.p V.(EXAMEN ) -, p A r.iiFBisnNnoXV GRATIS, /x «,nKTir.c \ a s GUERISON Des' f YEUX SONS MEDI.-CAMENTS NI * DOULEURS PAR LES VERRES / C TORIC.V' f AJUSTAGE \ GARANTIpoup \ VOIR LOINtr PRLS > YEUX ARTIFICIELS VuNE SPECIALITE, i i v -£20 ans D'EXPERIENCE > X 144.STt CATHERINE es.t.coin ho TU ni mil.MONTREAL.Alimentaires ET Industrielles PkOF.I.E.FLAHAULT LICENCIA- fîS-SClENCES Profnuur de Chimit à i UntvtrsiH Laval 1414 RIIK HAINT-DKNIN ftamU» BREVKTÉE PAR G.P.0.HÉROUX Pour la TOUX la plus rebelle, «t le RHUME le 1“} 71 / I KA ET I-> I 1/ T KA n I 11 n'y a rien de semblable.Rlan aussi bon.R plu.opina.,e le, AFFECTIONS de la gorge et (A LA /V\ K KHm/M A qui n' puisse le remplacer.Il effectue une guéru 4m poumons, le medl.ar remède «t 1.U i \ Vil I 1 L-rf I \ 1 1 V-* I V il Lw sans déranger l'estomac.Prix, 26c la bouteille.NOTRE AGENT A QUEBEC Nous rappellerons à nos lecteurs de Qué-iccqu'on peut se procurer les anciens numéros Païu-hmpi che» M.J.Alf.Guay, 283 ruo St-Joscph.rAnmqiK caiiadiihxe de BANDAGES Maisons Recommandées — PAU LR — Passe- lemps Billets de passage pour l'Europe.Renseignements complets sur tout ce qui a Irait aux voyages, donnés gratuitement.Expérience de plusieurs années.' L.J.RIVET, corresponinnt officiel des Chemins de fer et des Paquebots de l'Etat Belge, 5, boulevard St-Laurenl, Montréal.Téléphone M.4097.faMMWMMMMBMainaiaBa aaearaaawww—wi«¦¦¦¦¦¦ Ludger Balcoimrt FERBLANTIER, PLOMBIER, COUVREUR, Poieur d'Appareil! à Oat et à Eau Chaude 2}2, RUE MA1SONNEUVE Tél.Bell Esl 2248 Montréal A.P.PIGEON EDITE UR-l’ROPRIÉTAt RK DES JOURNAUX Le Bulletin Le seul journal du dimanche & nouvelles.Abonnement s En ville, $1.50 ; en dehors de la ville, $1.00.Un No, 2 sous.Le Canard Le seul journal humoristique du genre en Amérique.Abonnement : En tille, $1.50 ; en dehors de la ville, $1.00.Un No, 2 sous.Atelier Typoeraphiaue Complet Ponr Oavragw «le Ville Bureau et Imprimerie : 105 à 109, rue Ontario-Est (Angle Avenue IlAtel-de-Ville) MONTRÉAL Cette nouvelle méthode se compose d’une simple baguette sur laquelle son marquées toutes les clefs de la musique.A.l'aide de cette nouvelle méthode nous garantissons qu’une personne peut apprendre tous les accords sans l'aide d’un professeur, et cela, dans quelques iouri.U n’est pas nécessaire que la personne saohe la musique.Nous pourrions publier une longue liste de certiâcats attestant qn’un grand nombre de persounes ont appris leurs accords avec cette méthode, et peuvent faire un bon accompagnement.La baguette est marquée de signes qui permettent do jouer à première vue et «ans études préalables.Prix, $1.00.En vente chez tous les marchands de musique.Dépositaire : Ch.Lav allée, 30 Boulevard Saint-Lauront, Montréal.NOUVEAUX ECHOS DU MONT- ROYAL, par Auguste Charbonnier.Magnifique brochure de 160 page», contenant 40 chansonnettes canadiennes notées et superbement illustrée», suivies de oontes, nouvolles, récita canadiens d’un Intérêt extraordinaire.Toute l’ceuvre est close par la biographie et le portrait de sœur Caouette, fondatrice des Sieurs du Précieux Sang do St-Hyacinthe.“ Nouveaux échos ,J devraient se trouver dans toutes les les familles.DÉCISIONS JUDICIAIRES CONCERNANT LES JOURNAUX 1.Toute personne qui retire régulièrement un journal du bureau de poste, qu’elle ait souscrit ou non, que ce journal soit adressé à son nom ou il celui d'un autre est responsable du paiement.2.Toute personne qui renvoie un journal est tenue de payer tous les arrérages qu'elle doit sur son abonnement, autrement, l’éditeur peut continuer & le lui envoyer jusqu’à ce qu'elle ait payé.Dans ce cas, l'abonné est tenu de donner, en outre, le prix de l'abonnement jusqu’au moment du paiement qu'il ait retiré ou non le journal du bureau de poste.3.Tout abonné peut être poursuivi pour abonnement dans le district où le journal se publie, lors même qu'il demeurerait à des centaines de lieues de cet endroit.4.Les tribunaux ont décidé que le bit de retirer un journal du bureau de poste, ou de changer de résidence et de laisser accumuler les numéros à l'ancienne adresse, constitue une présomption et une preuve frima fatii d’intention de fraude.La papier sur lequel est imprimé le Patte-Temps est manufacturé par la Canada Paper Co.Agent d’affaires E.D.Aumont 47 St-Vincent Tél.Bell Main J149 Assurance La Providence 52 St-jBcques Banque Banque d’Epargno do la Cité et du Distrit de Montréal.Chimiste-Analyste Prof.J.E.Flaliault 1414 St-Donis Dentistes Arthur Beauchamp 168 St-Deniif Institut Dentaire Franco-Américain 162 St-Denis Luthiers D.H.Dansereau 46 Bonsecours Chs Lavallée 3'i Boul.St-Laurent Piano, Violon, Mandoline et Guitare Mlle Rosanna Brunot 159 Avo Hôtel-do-Ville Musique en feuilles et Instruments Edmond Hardy 38 Notre-Dame-Ouest Tél.Bell Main 2166 J.G.Yon 266 Ste-Catherine-Est Membres artificiels Conrad Martin 36 Craig-Eat Maladies des Yeux dos Oreilles, du Nez et de la Gorge Dr Chrétien-Znugg 234 Sherbrooko-Est Tailleur Feril.Moretti 10 Notre-Dame-Ouest Tél.Bell Main 2681 Pharmaciens A.J.Lauronce Coin St-Danis et Ontario.Tél.Bell Est 1507 A.Savard 985 Ontario-Est Tél.Bell Est 1818 Dr Jos.Comtois 1636 St-Jacques I.ecours & Décary 310, Ste-Catherine-Est Prof, de Piano Romain Pelletior 23 Mansfield Honri Miro 241 8t-Tliimothé Contre le Rhume Le Baume Rliumal Membres Artificiels et Bandages, Bas Elastiques C.MARTIN 36.RUE CRAIG-EST, MONTREAL Agence Cenerale de Voyages LA seuls agence canadienne-française par toutes les lignes UBJWSJfflSIEJcyB 462 LE PASSE-TEMPS No 368 - Moalréit, 8 octobre 1908 Les plus Glorieuses CURES et les GUERISONS les plus Surprenantes Sont Obtenues par les PILULES ROUGES APRES DES ANNEES Femmes se BE SOÜFFRAMCES Depuis plusieurs années, je souffrais de dyspepsie nerveuse causée par une oonstipation opiniâtre.Je diminuais ma quantité de nourriture et malgré cela ma digestion se faisait très mal.J'avais sans cesse de gros maux de tête et des douleurs dans l’estomac.Souvent, dans la journée, j’étais pris de vertige et do fortes palpitations do cœur qui m'affaiblissent beaucoup.J'avais essayé plusieurs remèdes recommandés par celle ci et celle là, mais toujours en vain, mon état s'aggravait chaque jour.Je travaillais sans courage Enfin, j’étais décidée d'aller oonsulter un médecin, lorsqu'on lisant les journaux, je fus enoouragée par les succès obtenus par les Pilules Rouges.Aussitôt, je m'on procurai quelques boites.Le soulagement fut immédiat et k peine en avais-je pris six bottes que j'étais parfaitement rétablie.Depuis un an je ne suis plus la même personne j j'ai engraissé, je mange tout ce que je veux sans ressentir aucune fatigue, aucune douleur.Je suis forte et j'ai du plaisir à travailler.Je dois tout ceci aux bons effets des Pilules Rouges de la Compagnie Franco-Américaine Madame H.NADON, 87, rue Dufresne, Montréal.“ J'ai beaucoup souffert d'une maladie quo les Médecins n’omt jamais pu soulager.J'étais surtout torturée par des douleurs ft l'estomac et, lorsqu'elles so faisaient sentir, tous mes membres devenaient raides et glacés, et pendant des houres j'étais ainsi.Quelquefois aussi j'avais des vomissements, la nourriture la plus légèro me fatiguait.J'ai été pendant longtemps à ne prendre que du lait ; j'ai alors perdu beaucoup de foroes et j’ai dû tenir le lit pendant six mois.Lorsque j'eus commencé à faire usage des Pilules Rouges, un changement s'est vite opéré.J e me suis rétablie lentement, il est vrai, mais enfin toutes mes douleurs sont disparues et mes forces sont revenues.Aux personnes qui s'étonnent maintenant de me voir ai bien et qui me demandent à quoi je dois le miracle, je lour réponds qae o'est aux Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine." Madame JOSEPH COMTOIS, Saint-Dldace, Co.Maskinongé, Qué.Tous les maux, tontes los souffrances, toutes les maladies que la femme a si souvent à supporter, les maux de tête, les maux de cœur, los migraines, les névralgies, les vertiges, le J suffocations, les palpitations, les étouffements, l’anémie, les pâles couleurs, les nervosités, les moments de tristesse, de mélancolie, de découragement, de faiblesse ; toutes les difficultés qu'elle a bien dos fois pour traverser los périodes plus ou moins critiques de son existence, n'ont souvent d'autros sources que l’anémie.Le promier soin d'une femmo qui n’est pas bien portante, qui souffre ou quj est affaiblie, soit par la maladie, soit par toute autre obose, doit dono être do se procurer les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine qui guérissent chaque jour tant de femmes, de jeunes filles, do jeunes mères, de femmes âgées atteintes de différentes maladies qu'aucun autre remède ne parvient h guérir.Femmes âgées, jeunes mères et jeunes fille», prenez donc les Pilules Rouges do la Compagnie Chimique Franco-Américaino.Quelques boîtes suffiront pour refaire votre santé, vous rendre vos forces perdues, régulariser toutes les fonctions de votre corps et rétablir ainsi très complètement votro organisme délabré, débilité, anémié ou même épuisé.Seulement n'aocoptoz pas le premier médicament venu, car beaucoup de pharmaciens sans scrupules sont payés par des fabrioants peu délicats chaque fois qu'ils parviennent à remplacer les Pilules Rouges de la Compagnie Chimiquo Franco-Américaine par un de leurs produite.Exigez donc les Pilules Rouges qui p >rtent seules sur leur étiquette le nom delà Compagnie Chimique Franco-Américaine et qui sont en vente dans toutes le» bonnes pharmacies.N’acceptez pas non plus de ces pilules dites “ Pilules Rouges ", que des colporteurs et colporteuses, passant par les maison», allant de porte en porte, vous offrent.Ces gens sont des imposteurs et nos produits ne sont jamais vendus de cette manière.Si votre marchand n’a pas les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Amérieaine, envoyez-nous 50c pour une boite, ou $2.50 pour six boites, ayant bien soin de faire enregistrer votre lettre contenant de l'argent, et vous recevrez, par le retour de la malle, les véritables Pilules Rouges.CONSULTATIONS GRATUITES.— Adressez-vous par lettre ou personnellement, au No 274 rue Saint-Denis, si vous délirez avoir des oonseils.Les Médecins de la Cie Chimique Franco-Américaine vous donneront, tout i fait gratuitement, les informations nécessaires pour l'emploi des Pilules Rouge» et vous indiqueront aussi un autre traitement si besoin il y a.Adressez toutes vos lettres t (Ciï CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.SAVON ET ONGUENT “BEL-PO” RIFLE.—Une de» causes du rifle et une de cellee qui empêchent la guérison de cette maladie, c'est le manque de soin apporté dans la toilette des enfants.Les mères se servent de toutes sortes de savons, de toutes sortes d'onguents et, insolemment, amènent, chez leurs petits, des maladies comme le rifle ou autres, ou les aggravent considérablement.Si, au commencement, dès la naissance d'un bébé, les mères ne se servaient que d'un bon savon, comme le savon BEL-PO, elles éviteraient bien des souffrances a ces petits êtres et â elles-mêmes bien des angoisses et des ennuis.Le snvon BEL-PO prévient le rifle et, lorsqu'il n'a pu être empê«hé, l'ONGUENT BEL-PO le guérit.J al réussi, avec le Snvon et l'Onguent BEL-PO, A guérir tout A fait mon petit Henri du rifle dont il souffrait depuis longtemps et qui me donnait tant de trouble.J'en suis très heureuse.Je vous envole le portrait de ce bébé.Madame Henri MARCOTTE.Lac Edouard.Co Portneuf, Qué.Le savon et l'Onguent BEL-PO sont vendus chez tous les marchands et pharmaciens.Prix du Snvon BEL-PO 25c le morceau, six morceaux pour $1.25 ou douze morceaux pour $2 25.Prix de l'Onguent BEL-PO, 25c la boite, six bottes pour $1.25 ou douze boites pour $2.25 Envoyés aussi, par la poste, sur réception du prix, par la Compagnie Chimique Franoo-Amérloalne, 274, rue St-Denis.Montréal. Montréal, 3 octobre 1908 — No 853 LE PASSE-TEMPS 453 PF.MMR AMÉRICAINE poisu LA FEMME Apprendre à vous connaître, 6 femme I est une étude Où trop Bouventes fols l'homme y perd son latin i Vous êtes le myslère et c’est v«,tre habitude D'offrir & nos regards un problème sans fin.Aujourd’hui, vous avei dans les yeux un sourire, Demain, y perlera la tristesse ou des pleurs ; Aujourd'hui, vous aime* avec un fou délire, Demain, en souriant, vous briserez des cœurs, O femme I votre cceur est un cénacle étrange I La Haine et la bonté s'y mêlent à la fois ; En amour, vous ave* le dévoûment d'un ange, Dans la haine, malheur au cceur ent'e vos doigts.>.;« ¦ Engine MA KSO VIN.• Doux voisinage A Mademoiselle V.D.Si vous m'avei, je l'imagine, Fait cadeau d'un regard, je crois Que vous vîtes plus d’une fois Mes yeux dans les vôtres, voisine.Sous le tendre émoi qui domine Les rêves bleus que je conçois, Vient s'épanouir quelquefois, Votre image chaste et cAline.Le aoir, un peu durant la nuit.Dès que l'oiseau diurne fuit, Mon âme appelle en vain votre »me, Et je voudrais, rien qu'un instant, Etre le couchant, dont la flamme Vous caresse ainsi qu'un amant, hernand MAKR1 F.La Chanson du Bûcheron Quand la ntige a jeté sur le bois qui tremblotte La fourrure d'hermine et sa frange au vieux pin.Malgré le vent du nord qui gémit et sanglote, l^e fier gis des chantiers répète ton refrain.Fais bonne besogne, ma hache.Sous les grands bois glacés, Sans murmurer remplis ta tâche Ce n’est jamais assez.Hardi, ma hache I frappe, tranche.Il faut abattre ces géants Les coucher dans la neige blanche Jusqu’au printemps.11 a laissé là-bas sa promise si douce.Il faut des bûcherons pour trouer la forêt.Mais qu'elle vienne un jour s'asseoir parmi la mousse, Les pins de son amant lui diront le secret.L'espace autour de lui, s’aggrandit et s'éclaire Les vieux de la forêt sont tombés tristement Le soir descend 1 qu'importe 1 Encore une clairière Et l'enfant des grands bois cogne fiévreusement.Mais lorsque reviendra la saison printanière, Enlevant aux géants leur linceuil d'un hiver, Le gâs, les yeux tournés là-bas veri sa chaumière, Chantera sa chanson dans l'immense bois clair.Allons, repose-toi ma hache I Sous les grands bois glacés.Nous avons rempli notre tâche Maintenant, c'est asses ! Allons, ma hache I dors contente, Ils sont abattus les géants Et voici la neige fondante C’est le printemps.Gaston LEURY.monologue pour jkune pii,lr L’Amour existe-t-il ?A Mlle Jean utile L.(Dans la coulisse.) Non, vous vous trompez, vous dis-je, il n’existe pas.(Au fubtù) Voyons, crovci-vou' que l’amour existe?.Moi, je ne le crois pas.Nous éprouvons tout le désir, la satisfaction même, d'avoir un ami qu'une jeune fille de notre connaissance ne serait pas fichée de re cevoir, mais l’amour vrai, tincère, réel, qui nous ferait of frir nos yeux, nos bras, nos jambes, tout notre être enfin, si l'être aimé devenait tout à coup, aveugle, manchot, boiteux, ou atteint d’autres infirmi'és, cet amour-li je n’y crois pas encore, cl n'y croirai que le jour ou j'en verrai la preuve devant mes yeux.En attendant une preuve que l’amour existe, je vais vous en donner une, qu'il n'existe pas.J'ai une amie.la chose n'est pas unique, me dire/ vous, c'est vrai, mais un (>eu de patience je vous en prie : cette amie devait se marier dans un mois ; elle avait trouver 1a perle des maris sous la forme de son futur.Beau comme Raphaiil, blond à rendre jaloux les blés les plus dorés comme dirait un poète, et surtout, ce qu 'elle ne trouvait pas à dédaigner, riche comme Crésus et propriétaire d’un grand magasin.Donc un jour de la semaine dernière, je fis la rencontre de mon amie qui m'annonça que son projet de mariage était 1 l'eau, " Figure-toi, me dit-elle, qu'il est rulaé, il a vendu son magasin et doit maintenant travailler pour un palrnn, tu comprend s, fil-cl le en se pinçant le bec comme ça (imitant) Mme Louis Penvert, femme du gros négociant, oui, mai* Mme Louis Penvert tout court (faisant une grimace), jamais de la vie I I I —Qu'est ce que cela peut te faire, lui-dis-je, tu l'aimes, il t'aime- C'est l'essentiel, laisse donc l'argent de côté.— Une jietite moue me fit comprendre que mes conseils étaient superflus.— Mais s'il t'aime il sera malheureux, repris-je encore?— Bast, il se consolera et en épousera une autre —Tu en parles il ta guise, toi, tu sais bien qu'il t’aime, et tu devais l’aimer puisque vous deviez être l'un à l'autre.— Mol, Je me mariais avec lut — C'est vrai, mais celui-là ou un autre, maintenant j’ai changé d'idée, j’épou'e dans quinte jours mon cousin Gaston qui gagne beaucoup d'argent.Vous comprenez, n’eitups mon père D'un poignard lui perce le cœur.Mon corps composé de ses larmes Devrait-il être précieux ?L'homme prétend que j'ai des charmes Qui peuvent apaiser les dieux.Triste et malheureuse victime.Sans avoir commis aucun crime, L'on me consume à petit feu.Je fais les honneurs d'une fêle.En mourant je monte à la tête : C'est ainsi que je dis adieu.Les réponses seront reçues jusqu’au 17 octobre.Les dix premières réponses justes, accompignécs de notre coupon de primes 353, recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTION 214 — Charad»: Courage NOUVELLE L'ETRANGERE 1 Leur rencontre lut tout un poème de la Jeunesse et du Printemps.C'était & Aix-les-Baics, sur les borda du Inc du Bour-get.Un instant encore ot il» allaient passer indifférents l'un k l'autre, lorsqu'un pauvre oiseaux blessé vint s’abattre entre eux.Mu» par un même siintimont, ils se baissèrent pour le capture-, et, bientôt, l'être faible ot souffrant qui, chaudement, palpitait ontre leurs mains unies leur devint un trait d'union.Robert fut délicieusement surpris de trouver chez la frêle jeune Bile, un écho de sa propre bonté.Cette rencontre de deux cœurs tendres prêt» à compatir à toutes les infortunes lui parut providentielle.Aussitôt, ce fut oouime s'il l'eût reconnuo pour une ancienne amie.Il aima non seulement sa petite âmo douce et candide, ¦nais aussi son regard franc, sa grûce presque enfantine, faite de confiance et d’abandon.Leur liaison, très puro, fut un enchantement, une suite de découvertes qui dévoilaient à Robert les dons angéliques de cette idéale compagne.Kt, longtemps, le jeune homme put supposer qu'aucune ombre no voilait la transparence de ce cœur aimant et sincère.Un jour, cependant, il dut reconnaître que, par un surprenant contraste, un côté du caraotèro de Nidia se montrait ai différent d'elle-mèmo qu'on eût pu croire it doux êtres dissemblables enfermés sous la mémo enveloppe fragile.Comment furent ils amenés à faire allusion it la révolution sooiale qui bouleversait jusqu’en ses profondeurs le vieil empire des Tzars ?Cela importe peu.Mais Robert fut surpris d'entendre son amie approuver les excès sanglants do cette lutte fratricide.Tranquillement, de sa vois douce et ohnntante, elle exprimait des opinions étranges, émailléei do oitatinna mal appliquées de Tolstoï, do Gorki, do Karl Marx.On eût dit uno Charlotte Corday devenue ergoteuse et proclamant à froid, posément, mais avec une incona-cieace inouïe, la légitimité du meurtre.Robert en fut atterré.Comment cette douce enfant 464 LE PAS8E-TEMPS No 35S — Montréal, 3 octobre 1908 dont la piété vibrait à la seule pensée d'une souffrance avait-elle pu s'assimiler ainsi dos théories de haine et de Baux ?Il voulut ao persuader qu'il n’y avait là qu'une conséquence de l'éducation de la jeune Russe et que cotte ombre, tout on surfaco, n'atteignait en rien sa 1k,nié native.Désormais, il évita soigneusement de l'entretenir do semblables sujets et ils reprirent, dans ce cadre d'une nature admirable, la chanson toujours nouvelle du temps das amours.II Robert était venu demander au lao et au* monlagiies le repos intellectuel que les médecins lui prescrivaient.Après une térie d'examens, il avait parcouru touB les grades universitaires ; mais il était menacé d'anémie cérébrale et la derniere recommandation du docteur avait été oelle ci : “ Surtout, pas d'émotions I ” Or, avant de rencontrer Nidii., le jeune homme se trouvait dans le calme le plus reposant.A Aix, il ne connaissait que son voisin de la table d'hôte, un étran ger discret et taciturne, à tournure militaire, qu'on appelait volontiers “ le général " pour éviter de pronon.cor son nom barbare.Leurs rapports se bornaient, d'ailleurs, à l'échange des politesses indispensables.De son côté, Nidia ne paraissait connaître qu’un coin patriote, nommé l’ierre, qui semblait lui être tout dévoué.Uu soir, qu’à leur intention, le couchant mettait des franges d'or à la crête des petites vagues, il» parlèrent mariage.Us étaient libres tous deux.Nidia, sans hésiter, donua s» réponse : “ Elle Berait sa femme aussitôt que “sa mission " serait remplie ".Que voulait-elle dire par ces mots de mystère / Une sorte de pressentiment empêcha Robert de s’en enquérir et, ce soirlà, Nidia ne s'expliqua pas davantage.Mais, peu & peu, jour a jour, avec une patience ot une mesure soigneusement dosées, la jeune fille déve loppa ses projets.“ — Oh 1 cela ne devait en rien alarmer son ami.11 s'agissait, non pas de supprimer, mais d'aider à mourir uu vieux personnage russe.C'était presque une bonne action que d'abréger ses souffrances, car il était toujours malade.101 puis, il avait été con damné par certain comité, ce qui prouvait bien qu'il valait mieux qu’il dispirût.Elle ne voulait cependant pas qu'il fût assassiné : c’eût été une horreur inutile ot dangereuse.Non! Ce qui était à souhaiter, c'est que, par hasard, un Français se prit de querelle avec le vieillard et que le duel eflt un résultat." Toutes ces choses étaient dites ingénument, sans colère et sans haine, avec l'inconscience absolue d'une cruauté qui s'iguore ot Robert, rendu muet par ce cynisme tranquille, laissait parler son amie.Mais lorsqu'elle devint plus précise, l'raqu'il comprit que la victime désignée n'était autre que son voisin do table " le général ", lorsqu'il fut certain que lui-même serait chargé d'exécuté la sentence, il éclata subitement.Il voulut prouver à Nidia que cette querelle suivie d'une rencontre serait un véritablo meurtre et il dit son horreur pour un acte qui lui était présenté comme de peu d'importance.Nidia ouvrit de grands yeux étonnés.Puis, haussant les épanlea, olle s'éloigna on s'écriant avec un inexprimable dédain : —Oh I ces Français I ” III Dans le cerveau surmené du joune homme, ce fut le chaos.En dépi.de l'horreur que lui inspirait la mentalité perverse de l'étrange fille, il aimait trop Nidia pour se résigner à la perdre.Mais avant tout, il devait ropreudre possession de ses esprits, voir clair ou lui mémo et retrouver un peu de calme.Après avoir prévenu la jeune fille qu’il s'absentait pour quelques jours, il se rendit à Genève.Mais il emportait aveo lui l’exalt ition de tout son être et, après une semaine do 6èvre et d'insomnie, Robert fut convaincu qu’il ne pourrait vivre loin de Nidia.Pui3, une crainte subitement lui vint au souvenir de ce vieillard qu'il n'avait pas prévenu du danger suspendu sur sa tête.Et, aveo une hâte fébrile, il revint à Aix les-Bains.On mauvais accueil l’attendait à l’hôtel.I» gérant lui signifia qu'il n'y aurait plus place pour lui dans cette honorable maison, où l’on voulait éviter tout scandale.Robert exigea des explications.C'est alors qu'il apprit que, la voille.on avait découvert " le général " gisant sur une route, les bris on croix ot le front troué d’une balle.On constatait, en même temps, la disparition de Nidia et celle du jeune Russe qu'ollo appelait l’ierre.Robort Arrivait trop tard 1 Et il sentait bien qu'on le soupçonnait d'une vague complicité.Il porta soudain ses mains à son front comme pour contenir les tumultueuses pensées qui l'assiégeaient.Puis, ou le vit se baisser, les bras écartés dans le geste d'un homme qui cherche à saisir un oiseau blessé.Lorsqu'il crut tenir en ses mains réunies sa capture imaginaire, il s'enfuit avec un éclat de rire qui retentit strident, angoissant et sinistre : Le malheureux était devenu fou I Emi'e A if ET.COUP DE CISEAUX HENRI JULIEN Tous ceux qui ont fréquenté les cours de Justice pendant ces trente dernières années, — j’entends non pas les criminels, les apachea, mais les spectateurs, les mu-sards, comme aurait dit Villon—voyaient infailliblement vers les onse heures du matin, pénétrer dans lasalle d'audionce, un petit homme soc, nerveux à l'allure et au cachet militaire, aveo son inséparable “ pad " sous le bras.Il se faufilait à travers la foule des curieux, choisissant sa place, déballait son attirail sommaire et so mettait à croquer pendant qu’avocats et témoins se chamaillaient, absolument comme s’il eût été hors du groupe qu’il allait dessiner ; alors que la ruche judiciaire était dans son bourdonnement le plus intenso.Cet hoinme-là, c'était llenri Julien, le dessinateur du Star.Et ai l'on voulait aujourd'hui, ce qui ne manquerait pas de charme, roconstituor toute la série des binettes criminelles, qui ont pas«é devant la cour do police, aux assises, à la cour d'enquête, le plus simple à faire serait, je crois, du compulsor l'organe anglais auquel Julien s'était pour aiiioi dire assimilé, 011 contribuant pour sa largo part à son énorme succès.Il y a dans la métropalo quantité do dessinateurs, dont quelques uns out un certain mérite artistique, on doit le reconnaître, mais, il est évident et jamais personne n'a osé le nier, que Julien n'avait pas son pareil et tout le monde, oonfreros comme amateurs, s'inclinaient devant l'habilité de son coup de crayon impeccable.J'ai déjà dit autrefois ot mon opinion n'a pas variée depuis que c’est surtout dans ce geuie léger et beaucoup plus difficile qu’on no le pense, que Julien excellait.Il avait probablement à son service des dispositions spéciales : une acuité visuelle particulière, une facilité toute personnelle de classification dans les physionomies, qui peuvent à 11'en pas douter, se grouper et ae définir on certaines c'asses.En tout cas, personne n'a su rendre sur le champ, avec autant de précision, en quelques coupa de plume, un profil qui vaut la plus solide esquisse de longue main et ses ébauches ont une valeur artistique supérieure à nombre d'études termi nées, où la partie saillante, originale d'une tête est si souvent absente, méconnue.J'ai eu occasion de comparor lo travail de Julien à oe-lui d’un kodak et oette comparaison qui de son vivant l'a fait rire bien des fois est cependant fort exacte dans sa sincère trivialité.Bieu plus, je dirai que le crayon de Julion était supérieur à la plaque sensible, attendu qu'il était intelligent et que l'appareil mécanique, n’o-béiBsant qu'à l'impulsion do celui qui s’en sert peut produire des développements absolument faux.Si j’ai fait cette remarque, c'était tout simplement pour établir que Julien avait le talent dans son esquisse de retracer les traits de son personnage avec une sûreté, une exactitude mathématique et montrer que son coup d'œil ne le trompait jamais.Il était à U fois rapide 6' final.Aussi tous ses croquis n’accusent-ils que des retouches d’ensemble, lo détail on sortait parfait avec lo premier jet.Saus contredit, Julien pouvait entrer en parallèle avec n’importe quel artiste américain ot si le oliamp dans lequel il a opéré n’a pas été plus vaste, c’est qu’il ne l’a pas voulu.D'autres que moi pourront dépeindre l'homme, c'est-à-dire le Canadien épris des beautés et des charmes de son pays qu'il aimait tant.Lorsqu’on lui parlait do s'éloignor malgré dos offreB alléchantes, il préférait rester dans son milieu et son ambition n'allait pas au-delà.Aux Etats Unis il «e serait placé d'emblée au premier rang, car sa réputation avait depuis longtemps franchi la ligne quarante-cinquième ; il se con-tontait do cotte estime à distance qui ne le privait pas de jouir de la vie en plein air canadienne, qu'il a immortalisée dans plusieurs scènes d'allure pluB grande et dans lesquelles il se plaisait a concentrer son talent humoristique.Il fut le peintre des habitants, comme Drummond fut leur poète ; dans une langue qui se prêtait peu à ce genre d'étude.Tous ceux qui ont depuis suivi sa trace n’ont guere fait que le copier.Le type de l'habitant est sorti de toutes pièces du corveau de Julien, comme sea légendaires physionomies de “gars de chantiers " qui illustrent nos almanachs populaires, en s'identifiant au texte dont ils étaient on quelque sorte une iiaragraphe vivant.Il les avait étudiés sur place ces gars, dons ses pérégrinations estivales où l'album conservait cette impression momentanée, qui en fait le oharme, eu donnant à sou travail toute la saveur de l’impromptu.Du reste, c'était là le véritable bonheur de l'artiste, sa passion, «t rien ne lui faisait autant plaisir que lorsqu'il avait réussi à rendre une de ses scènes qu'il affectionnait par-dessus tout, légende ou sujet de terreur.Si la destinéo, au lieu de pousser Julien à rentrer dans un atelier de lithographie pour s'émanciper peu à peu en abandonnant le burin pour la plume, l'avait conduit dans uu atelier de peintre, nous aurions aujourd'hui à déplorer la perte d'uu giand artiste, car Julien était certainement doué d'un tempérament supérieur ; malheureusement la sphère dans laquelle il a été obligé de se limiter comme tant d’autres, afin de voir au res nuyurta domi, n’offrait pas à ses ailes un espace assez grand pour déployer tout le talent qui couva en lui toute sa vie, Cependant dans un genre éphémère, journalier.il sut se créer une réputation unique dans le paya et dans le potit noyau artistique canadien, il eut sa place à part qui no sera pas occupée de sitôt.L'art canadien perd en lui un de ses plus fervents adeptes.Patriote à sa manière, Julion était lié au sol qui l'avait vu naître par des attaches vivaces, son travail opiniâtre cherohait sans cesse à développer chez le lecteur l'amour du pays qu'il a si bien connu ot si justement représenté.Son esprit scrutateur étudiait sans cesse avec un soin jaloux les différents épisodes qui composent notre vie nationale, pour les faire conuaitre, puis apprécier à l'étranger, en lui prouvant que notre race a sou originalité dans 1e cosmopolitisme qui est à la veille de la faire disparaître et de nous englober dans son tourbillon continuel.Il restera comme un des pionniers de l'art dans l'Amérique du Nord et détail peu connu qui intéressa les jeunes artistes, qce dos déboires momentanés pourraient décourager au début d'une carrière ingrate, Julien était de ceux, qui avaient foi en l'avenir et qui entrevoyaient un jour l'épanouissement d’un Canada-français artistique, à une époque plus rapproohée que l'admettent les pessimistes hélas trop nombreux I F.J.L.(Lt Canada, Montréal.) 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