Le passe-temps, 1 janvier 1908, v. 14, no 358
¦Mil Interprété par M.VICTOR OCCELLIER, au Onimetoscope Paroles de Cil.Vincint .Malto ('¦gain I J=51) J'i- gnore,hé- las! beau-coup de cho Ni comment fleu-ris - sent les ro c'est si bon >te croiro un peu.de croi - re, mê-me sans animab qui ne peux rien m'appren-dre, Lais- se - moi dumoâis croire en* pren-dre!.Je crois en Dieu qui en! - a tous ces mon- des.Dont l'œil ta-— (* _ entre eux.u v uiU .re.je te vois.je fnd- mire et___________________________________ je crois!- 0 La même, avec accompagnement, 50 cts, chez Ed.Archambault, Montréal VICTOR OCCELLIER, baryton II Majestueux ot plein de gloire Noël descend des cieux sereins 1 L'astre lait comme un ostensoir*, Le peuple accourt sur les chemins.III Dans los pins sombres qui grelottent Minuit s’éveille plein de voix Qui chantent, qui parfois sanglotent Aux signes des rameaux en croix.IV La savane s'étend, immense, Sous la nuit des sapins pointus ; Et le mystère e' l'espérance Recouvrent los sentiers battus.Au lointain le village en fête Pieuseusement brave la nuit Pleine du souffle des prophètes Contemplant l'étoile qui luit.Au rythmes fiera des olochos triomphales, Berçant l'écho de la terre et des cieux, Parmi les bois, la plaine et les rafales, Noël descend majestueux./-v LOUIS-JOSKPl! DOUCBT VI Brrr, brrr, au fond de la carriole On grejotte aussi comme au bois.Enfin, v'ià l'eoteau, puis la coupole De l’église aux oloohers étroits.VII Les cierges luisent aux fenêtres : C’est la fête “ au grand souvenir " i Beaucoup vont l'oublier peut-être.Mais les p'tits Jésus vont venir.VIII l****» Poésie i>k LOÜIS-JOSEPH DOUCET 554 LE PA8SETEMPS NaMK — Montrai, 12 décembre 1908 MUSICAL, UTTBRAIRK «r FAKTAIBI8TB Parait «tu Ut quùtmt intri Pour U Ommada | {W U.ElaU-U™ Ôn »n.ilJJO IJnan .•?S Six moi» .76eU I 8li moi*.\M PAT Alt! D'ITAVOI En s'abonnant pour un en, chaque abonné reçoit en marchandues Une Prime valant s 1.00 Demande» notre catalogue de primes Gmlir.Insertion .JOeUl» Ufl» •rtiona iub«équenM».* ___ Conditions libérale» peur uiaMt Ion» terme.Lm annonoei sont mesurées iar lu>» ToaU demande de chance «ont d'adre»»» doit » r«.”u;^riü“.bnt*?ri.n ne sent PU rea- (Ji|.Adresse» tonte eomumniaation LK PAPSK-TEMI'S, Montréal.Can.a a a a A ttitiiAAAAUlAiUAUA Nos Succursales On peut M procurer lei ancien» numéros lu Passr-Trmps en a'adreaiant à tous nos Xnt» locaux, mai» plu» particulièrement aux esses suivante» : A Montréal : Arthur Yon, 94 Ste-Catherine-Est.Mme A.Bélanger, 137654 Ste-Calherine.C.B.I)e«roclier», 1159 Papineau (coin Marie-Anne), Tél.Bell Est 4915.L.N.Guajr, 1001 Notre-Dame Ouest.H.Prieur, 285 David «on, ville Emard, A QtUbti : |.Alt Guajr, 883 rue St-Joseph.A Ottawa: Ch» St-Jacque», 263 rue Water.TTTTTTTTTTTT TVTV ?PASSE - TEMPS - CHRONIQUE NOËL PARCHEMINÉ Au matin du 24 décembre 1907, mou ami Bruno m'arrivait en coup de veut, tenant à la main une sorte de parchemin, couvert de caractères étranges, ressemblant fort à de l'hébreux ou à du chinois.— Tiens, fit Bruno, en me tendant le parchemin, j'ai trouvé, hier, ces hiéroglyphes sur le Mont Saint-Hilaire.Je suis intimement convaincu qu'il y a dans ces signes un sccret important.N’ayant pu les déchiffrer, je te laisse ce soin ; peut-être seras-tu plus habile ou plus heureux que moi.Et mon ami îne quitta.Très intrigué, je me mis immédiatement à l'oeuvre et, grâce à quelques notions de sanscrit que j'avais acquises, par pure fantaisie, lors de mon Béjour aux Indes, je transcrivais, en lettres civilisées correspondantes, les caractères hiéroglyphiques du vieux parchemin.Or, voici ce que je lus : ( 1ère ligne) Ceintr, (aème ligne) 7, 7ovt'l, u, i.V, a», urt l'ra, (3?me ligne) use, fcS, iP, tP% A, neur, u, (dème ligne) t, us, Cvre, E, ’leo, (jime ligne) rsr, t, n/a, IrO.Vraiment, fis-je, très désappointé, ce n'étais pas la peine do m'échiner I J'allais jeter au feu papier et parcho-min, quand mes yeux se portant sur ** Ceseur ", j'y crus voir le mot : Creuse.Ce me fut une révélation.Je pouvais lire — Creuse — en transportant le C à la fin ayant au préalable mis la lettre U après la lettre E, et en lisant à rebours, ou bien on prenant la première lettre, puis la dernière ; la deuxième, puis l’avant-dernière ; enfin les deux du milieu.Fébrilement, appliquant ma découverte aux lignes suivantes, je transporte le premier T après l'U dernière lettre de la deuxième ligne ; de droite & gauche je lis Tu.Bon I m'écriai-je, ravi et brandissant mon papier : Tu, tu, tu.Turlututu, chapeau pointu 1 Ça, c'est du pur français, au moins I Je passe au deuxième T qui, en qualité do majuscule (capitale, comme disent nos bons typos), doit commencer un autre mot : T , (1ère ligne) en allant de gauche à droite ; R (2ème ligne) en allant do droite à gauche ; O (1ère ligne) U (2ème ligne) V (1ère ligne) E (Usine ligne) R (1ère ligne) A (Hèmo ligne) S (1ère ligne) Trouverai7 H Trouveras.J’eus bientôt fait d'accoupler les autres lettres, qui me donnèrent le reste de la phrase que voici : Au Pied Pain Sucre Versant Ouest Caverne et Trittr, (Signé) JtfcAeehrldo.C’est-à-dire : Nué de l'Arche.Sans trop remarquer ce que le patriarche du Déluge pouvait bien venir faire ioi, j'écrivis de ma plus belle main : Oreuæ, lu trouveras au pial du Pain-de-Suere, sur le Venant Outil, une Caverne et un trésor.Muni d'un pic, d'une pelle, d'une paire de raquettes et d'une lampe à bicycle, je quitte immédiatement Montréal, en route pour le Mont Saint-Hilaire, espérant bien être do retour pour 1a messe de Minuit, que je n'avais point manqnée depuis vingt ans.A trois heuros do l'après-midi, j'atteignais le Painde-Sucre, au pied duquel, sur le versant ouest, une pierre de trois pieds par quatre, plate, isolée et incrustée dans le sol.'attira mon attention.Mettant le pic en opération, je réussi, après quatre heures d'un travail ardu, à renverser la pierre.Elle recouvrait l'orifice de la caverne cherchée.Essuyant la suourqui m'inondait le front, j'endosse vivement mon pardessus de fourrure ; allume ma lampe et, tremblant d'une émotion facile à comprendre, pénètre fiévreusement dans la caverne.C'était une sorte do caveau, ayant six pieds de longueur sur cinq do largour et quatre et demi de hauteur, entièrement creusé dans le roo vif, et certainement ignoré jusqu'alors.Promenant les rayons de ma lampe électrique autour de la caverne, je vois dans un angle, un objet étrange ayant la forme d’uu rouleau et tranchant, par sa couleur brune, sur la teinte gris&tro dn roc.i | Je m'approche de cet objet, le saisit, le déroule avec précaution, et, fi st.upour I reconnais une sorte de parchemin, ou plutôt de peau de bête — bœuf ou lion — ssaez bien conservée, sur laquelle étaient écrites, aveo du sang et en sanscrit, quelques-unes des horreurs et des épouvantes do l'effroyable cataclysme qui ensevelit le globe terrestre.Le tout était signé : Noé de l'Arche.Me disposant à sortir de la caverne, je sorre très précieusement le fameux manuscrit.et me jure solennellement d'on envoyer la fidèle traduction au Passe-Temps, quand les paroleB suivantes résonnent désagréablement à mes oreilles, me réveillent en sursaut : — onze heures et quart : Lève-toi, mon homme, si tune voux pas manquer la Messe de Minuit: I II 11 111 Comme ficho de consolation dans ma déconfiture, le jour de Noël 1907 j'écrivis sur le déluge, les vers suivants, corollaire du palpitant réoit de Noé, et que je livre il la méditation des intelligents leoteurs de l'aimable Passe-Temps.•UN AN APRES Etouffé»et noyé» sou» la masse de l’onde Qui, lors du Cataclysme, ensevelit le monde, Le» rameaux, les bourgeons, le» tiges et le* [fleurs Ont perdn leurs patfuras, leur éclat, leurs [couleurs.La terre, hier encore si belle, est un désert Parsemé ça et lt d’un peu de gazon vert.Les arbustes, les arbres dépouillés, nus et [blêmes, Victimes et témoins des divins snathèmes, Tendent, de tous cfttés, leurs bras morts [suppliants, Auxquels sont accrochés — spectres [terrifiants — Des squelettes hideux d'enfânts, d’hommes, [de femmes, Laisiés, là, par les eaux, comme autant [d'épigrammes, Et sur la terie en deuil, des ossements J nombreux, reux Démontient clairement que l'humaine [nature Eût tort de se vautrer dans l'orgie et l'ordure.Jean PIC.L’Art et les Artistes Nous avons eu, la semaine dernière, une bonne troupe d'opéra qui nous a don né de façon généralement suffisante certaines œuvres du répertoire ancien et moderno.D'une façon générale, le public s’est porté assez nombreux à ces représenta tions et je oroia bien que los impressarii ont fait plus que leurs frais.Il me semble donc que ai, au lieu d’une troupe de passage, une troupe excellente, mais de troisième ordre, une troupe olian-tant en italien dans un théâtre éloigné de centres canadiens-français, nous avions une lionne troupe permanente, capable do ohanter l'opérette et le grand opéra en français dans un théâtre moins éloigné, il y aurait de l'argont à faire pour les lanceurs de l'entreprise.La faillite du théâtre des Nouveautés, — qui ne serait peut-être pas arrivée si l'administration out été autre, — ne doit pas constituer un épouvantail pour nos capitalistes désireux de faire de l'argent ; car, le théâtre des Nouveautés, par ton genre de pièoes, ne s'adressait qu'à une Je Crois II Je ne sais ce que deviendra L'&me à notre corps asservie ; Si libre, elle s'envolera Vers une autre et meilleure vie; Dana co bonheur j'espère un peu.Tout heureux d’y pouvoir prétendra ; O toi, qui ne peux rien m'apprendre.Laisse-moi du moins croire en Dieu I Sans rechercher si la toute-puissance De notre globe est plus près ou plus loin, .lo no crois pas, dans l’univers immense.Que tout soit fait pour notre petit coin I Nature, je te vois.Je t'admire et jecrois I III Avant que du progrès ait lui Sur nous, ait lui lollambeau salutaire.Ce que nous savons aujourd'hui Hier, nous semblait un mystère; En prenant pationce un peu, Du doute sachons nous défendre, 0 toi, qui no peux rien m’apprendre, Laisse-moi du moins croire en Dieu 1 Dieu n'appnraît à notre humain génie Que par l'éclat de sublime-i travaux, x En attendant que sa foroe infinie Soit révélée à nos faibles cerveaux.Nature, je te vois.Je t’admire et je crois I élite suffisante au maintien de oette scène, tandis que ai nous parlons opéra, noua nous adressons du coup à tout le public do Montréal : citoyens de langue anglaise comme ceux de langue française.Nous noua adressons aussi bien à la population ouvrière qu'à la claase intellectuelle ; car la musique est uno languo universelle et bien rare sont ceux qui n'aiment paa chanter et entendre chanter.Je trouve môme étrange que par notre apathie nous laissions parfois dos étrangers s’emparer d'entreprises payantes, alors qu'il eut été facile de faire comme eux avec un tout petit peu do bonne volonté.Je 11e veux pas prédire que nous aurons une troupe d'opéra permanente à Montréal, d'ici quolques mois, mais il me sera bien permis d'apprendre eux lecteurs du Passe-Tkmps une nouvelle qui ne demande pas mioux que d'être bonne.Je causais l'autre soir, avec Madame Hélène Therry, la première chanteuno de la troupe d'opéra que nous avions par-mi -nous la semaine dernière.Madame Therry est française et sa conversation est un véritable charme.Après s'être informée de la population de Montréal et de son caractère, Mme Therry me demanda s'il y aurait des chances de succès dans notre ville pour une saison de trois ou quatre mois aveo une troupe d'o.péra français bien composée.Je me hâtai de lui rappeler les beaux jours do l’ancien opéra français il y a uno quinzaine d'années de oela, et je nie permis d'ajouter que les Montréalais étaient encore dans les mêmes dispositions, c'est-à-dire tout prêts à encourager une trou po d'opéra bien composée et nous servant consciencieusement du répertoire.“ Seu lement, (fis-je, personne jusqu'ioi n'a songé à placer quelqu'argent dans l'entreprise." Alors, madame Therry m'apprit qu’elle profitait do sa tournée actuolle pour étudier les différentes villes où elle [tassait, Montréal, 12 décembre 1906 — No 368 LE PASSE-TEMPS 666 Mlle THERESE D'ORGEVAL La Marche des Canadleas-Francais Interprétée par Mlle THERESE D’ORGEVAL au Nalionoscope «I au Parc Sohmer • Paroles et musique de LEON MAY.T° rfi Marria En trois cents a ru un peu- pie s'est drcs-se, Grâcc à sa foi.qu'il ait garder pro- *| -K mon- de.Noussnm-mes fiers de pen- ser k ja- mais Que le pa .ys qui con-quittantde •• gloi-re Est le pa- ys des Ca- na-diens- fnm-çara, Dont le la-lwur as - su - re la vie- toi- re.-nis.en - «m-Hle.mar-ohe*.Et dan* vousch.misac-cla- niez l.a gran-de avtion cn-na - dien - ne.La même, avec accompagnement, 25 centim che* loua les marchands de musique Marche des Canadiens-Francais u Si jusqu'à noua arrivent les clameur» D’autrea pays, eut re eux faiiiant la guerre, Noos les plaignons, car c'est un grand [malheur uand d'un hutnaiu le sang rougit 1a N’en doute?, pas, le canon se taira, [terre.Ce fer maadit qui déteste et qui tue, En fer bénit on le transformera, On en fera des socs pour la charrue.Au Refrain III Et noua vivons dans l'éternel espoir De voir toujours prospérer la Patrie ; De la chérir nous faisant un devoir.Pour sa grandeur luttons avec furie ; Au premier jour nous serons dans le rang Pour affronter les horreurs de la guerre.Pour elle nous donnerons notre sang.Noua sommes d une raoe forte et fière.Au Rofrain et que dès qu'elle aurait trouvé ce qu'elle cherchait, il lui serait facile do se procu reràNew-York même, les capitaux nécessaires nu lancemont d'une affaire aussi considérable que l’est une troupe,d’o-péra.Nous parûmes des belles saisons do la Nouvelle-Orléaus, des troupes Oharlie, dont nous avons eu la visite daus le passé, et nous tombâmes d'accord sur le fait que Montréal ost un ceutre au moins aussi important et artistique que la Nouvelle Orléans et que oonséquemment uno entreprise d'opéra, si el!e était bien lan- cée.aurait do grandes chances de succès.Je souhaite que ces quelques lignes, écrites à la liàte, tombent sous los yeux de quelques-uns do nos hommes d'affaires.Us réfléchiront peut-être que l'idée a du bon et qu'il importe de so hâter si l’on ne veut pas que des étrangers viennent chercher l'argent qu'ils auraient pu faire eux mêmes.C'est ainsi que j’entrevois la possibilité de la fondation d'une troupe d'opéra pour Montréal, pour le plus grand bien de notre population et de mes lecteurs.J'ai fait oerUius calculs et j'en arrive à la conclusion qu'une entreprise de ce genre ne coûte pas encore aussi cher qu'on so l’ima-gino à première vue.Souhaitons donc d'aller tous ensemble à l'opéra français de Montréal, le pins tôt possible.Gustave COMTE.(Êoupedcêiscaux LE CONCERT CHAMBERLAND Sous ce titre, M.Gustave Comte publiait dans le Canada, le compte-rendu suivant quo nous croyons devoir ropro duire dans l’intérêt de notre monde artiste : Après avoir entendu Albert Chambor-land au Monument National, nous sommes quelque peu en droit do nous demander pourquoi notre population ne se montre pas plus ompresséo d'aller accla- mor un dos nôtres qui vaut mieux, — et combien, — quo nombre d'importations étrangères qu'on nous annonce à grands coups de réclame I La vastj sallo du Monument Nülionaj aurait dû être remplie comme elle le fut ja.dis pour Ysaye et Marteau, parce que celui qui nous donnait un si beau concert est un des nôtres et que, question do chauvinisme mis à part, il aurait pu faire bonne ligure aux côtés de maîtres du violon comme ceux dont nous venons do parler.Mais, les artistes ne sont heureusement pa» des hommes d'affaires et ils savent so consoler d’un maigre succès financier, pourvu que l’ovation prodiguée soit sincère et surtout méritée.C'ost pourquoi nous croyons que M.Albert Chamberland doit être amplement satis faiL de son succès.Il possède la largeur ot la pureté du son, ainsi qu'une toolmi-quo admirable, et son tempéramment d'artiste lui fait interpréter les pièces les plus difficiles avec une conviction incomparable.La siucérilé on art, voilà le critérium.Il s’ost montré admirable dans tout son programme : notamment dans “ l'Alle-gro con brio ", " l'Allogrotto quasi andan-tino " et “ l'Allegro r.iolto vivace'1, de Grieg, aussi dans “ le Concerto do l'opus, 2(1” do Max Bruch ; dans ' l'Introduc tion " et '¦ Rondo Capricioso ", do Ssint Sacns, dans " le prélude " de la sixième -sonatede Bach,pourviolonsoul : dans " le Cygne " de Saint Sacns ot dans le Scherzo fantastique intitulé 41 La Itonde des Lutins, ’’ do Bazzini.Le jeune artiste fut chaleureusement rappelé il chaque fois ot dût revenir saluer le public qui le réclamait.Sous ses doigts exporta, son violon chante largement,, babille, rit, pleure et râle avec une conviction toujours sincère et avec une justesse de son incomparable.C'est pourquoi nous n'hésitons pas à dire quo M.Chamberland nous fait honneur à tous les points de vue.Il avait su également s’entourer d'artistes qui l'ont bien secondé, ot Mtne C.Faquin est uno pianiste excellente qui.lorsqu'il s’agit d'accompagner un soliste, sait mottre toute la discrétion ot la poésie voulues.M.Paquin est un excellent chanteur qui possède un mérite rare en outre d’une voix do basse chantante d'un grand charme ; il dit avec une grande clarté et l'on 11e perd pas une syllabe de ce qu’il dit.Quant à M.J.B.Dubois, le violoncelliste bien connu, il obtint un très beau succès avec uno romance do Wagner.Mme Destnarais chanta aussi de façon fort artistique la *• Chanson ancienne ", de Sauiiay, avec accompagnement obligato do violon et violoncelle.Je voudrais terminer ce coinpto'rendu trop hâtif par une anecdote que me permettra M.Albert Chamberland, surtout quand j'aurai dit que je 110 croyais pas, a> ant le concert do jeudi dernier, parvenu à un tel degré de perfeotion.Il y a quelques sept ou huit ans, M.Chamberland, qui était un tout jeune Pour la TOUX rebelle et le RHUME le plut opini&trc, les Affections ,,c 1* B°'Be et des poumons, le meilleur remède est le.Baume BliiurLal PRIX, 85c LA BOIITKIM.K LE TERRIBLE MERIDIONAL Interprété par R.RAVAUX au Ouimctoscope Paroles de H.DELATTRE Musique de A.GRIMAI.DI Jatlairlresdoux et pas fc-ro-C*.Mai» je le dis ssns hê-si Si l'on me marche sur les pieds M'dirRnm'-toidunc.eh! feigna-von* C*wiuln 'le .______________________________________________ L'nutre jmirun eu - cher de fia-crv sort -tde mas-sa-cre.I>e troisrnfctre» je i:.» un bunt)Quw!tum»4ire««tlt«iurunrei- le n- re par les El>'v«uj,llundpolWJyp.vrl.fcs imant.Moi le Rempart de IV - piunan ' yeux.Je louvre en deux d tmetxjpde (Med, A-prK ç9 jv iKHiff I.- rai In-chnnt m-m-rnal.Je rm! - lan • ce sur son clfval.J'y prends la téte et puis la © R.RA\ AUX ^ tr quam Vlan! j« tir*.et j« ie c* Echantillon po».«»> •ppiumin ioc Vol.XIV — N* ?ç8 Montréal, u décembre 1908 ALBUM MUSICAL DU - |Y\ 1ü passe -tfempS W 1 LE PA8SE-TEMP8 No 868 — Montréal, 12 décembre 1908 NOS PRIMES DE BIJOUTERIE Teute penenne qui s’abonne ou renouvelle son abonnement au P v88B T*mp8 pour un an — $1.50, payable d'avanoe a le droit de choiair, oomme prime, un on plusieurs dee articles illustrés oi-daggous jusqu'au montant d'UNE PIASTRE.Ces primes sont expédiées ¦»ur réception de l'abonnement.Au ois où la valeur dej artioles choisis excéderait la gemme .l'uno piastre, l'abonné devra ajouter la différence su prix de l'abonneme»t.i|—Dague riche, diamant autrichien, belle imitation d 'un vrai diamant, or solide.i oo 34—Bague d’enfant, jolie turquoise, or solide, Srandeurs i A 4 seulement.00 ague dedame, ém eraude, brillants, doub.or.o 65 M—Belle bague or solide pour dames, rubis entouré de perles .3 je 71—Beau jonc ciselé, doubU or, pour homme ou dame.3, 7J—Belle bague de dame, 3 rubis et 6 perles, or solide.3 qq 89—Jolie bague doublée 01, gravée .H la main, beau rubis.0 75 17*—Bell» montre de dame, double cuvette doublée or, excellent mouvement.800 406—Epinglette, or solide, ornée de turquoises.I 75 608—Boucle de ceinture, nouveau dessin, argentée, teinte i la mode.o 35 68(5—Epingle de ceinture pour attacher ceinture de ruban, argentée.o 40 869—Belle chaise de montre pour homme, doublée or, vaut cinq piastres.75 883—Belle chaîne de cou dorée avec charme, tnrquoise, arrondie en cœur.1 35 985—Belle chaîne en sautoir, dorée,bonne qualité.I 75 I013—Bracelet doublé or, avec cadenas et clé, bon pour 10 ans.35 Montré*!, 11 décembre 1908 — No J58 LE PA88E-TEMP8 Noël Paroles et musique d'AUGUSTA HOLMES Interprétée par DALBERTY air Ouimetoscope et au National Biograph MENDIANT D’AMOUR SERENADE-AUBADE idaprni la célèbre fantaisie pour Piano) Paroles de F.LEMON Musique de Gustave GOUBLIER Allegretto Piano.-?i*.I ¦: & w-w “ h* TW- "'il «ûfyy> y-arc -f-r—»: nr“ gji LE PASSE-TEMP8 No Ï68 — Montréal, 13 décembre 1908 .ment» wuslaissent «an*ê .moi Fai' .les - moi raü_mô_De,ma .da ré .( hauffrr vu ce Parole* de F.ttHON \llrf*l rllu MENDIANT D’AMOUR Si«£tâ0t-*U**0l H’trprt» ta cr/tbrt fontaine peur Pim Musique dr Qi^AM GOUBL1KR _!_____ Lr P-B.trr RMB.di.ful 4* .«mr D-dIi-ik « .vri t«r.ta .rt !’• p-^ur «jmc dm tiras ra.liir iiirilrui^n Que pleur* «oieut *f.f*.er« Ser .rer «« .lr» Mü •+ 1 *•* LvpAN.tr» nrs.di .«al it.sour Ovi «r .*r« .Mootrfil.12 décembre 1906-No 868 LE PA88E-TEMP8 LE PA8SE-TEMP8 No 888 — Montréal, 12 décembre 190* Paroles de PAUL LIONIS .An A ma mignonne Hèlène LÉGENBE BH R0HGE-G0RGE BERCEUSB-NOEL Musique d’AUGUSTE CHARBONNIER voix: pe‘ ^ Je - sus, cou-ché dans la crè-che, A si froid, si froid, qu’il tremble bien forl mut: pe‘ ^ Je - sus, cou-ché dans la crè-che, A si froid, si froid.qu'iltremble bien fort; m m m Piano< m s ?m $ m > jmp p voix: Sur ses pieds la paille est à pei - ne - sè-che, Il gë-mit sans cesse et point ne s’en - dort.TnFF:1 p p p Pourle ré-chauf-fer de sachaudeha-lei-ne.Le grand bœuf é-mu souf-f le dans son coin; fHTT VVVV\)V\\)V \ i f_r Et l'âne aide au bœuf; Mais l’é-table est plei-ne de gla- cons chasses sous le toit mal joint.4—-» 1- a - £ £ D: pp m/ m V w- (Montréal, 12 décembre 1906 — No 868 LF PA88E-TEMPS 683 Efe* j nid, f -H—r-r-r X - -é é- - f.h ait de b1 t-y-4 anc du-vet, P ¦ 1 Ni our berc« r ton —-h- « ê - m fff- t4 e, un m an-ge se ^=J po - -fTÏl W-.m * £=i f"1 ; ¦= ' 4=k ?• #- # #— J .-h= ** • #¦ # pp t==t s L r-'-'r 1= *=l II I« petit Jaaus, août Cetto avalanche, A si froid, ni froid, qu'il au dovient bleL.Et qne au doux youx, soe yeux de perVtnehe, Bout lourfl oila dorés ae fueni an pan.Et Mari» eu pleura a oru toirae olora Csa yenx da velours ponr l'étaruité; Mais espéra en Dieu.Ce Dieu qu'ollo implora Saura protéger sa maternité Au Rofraiu ?I 0», un oUaau brus, du fond dé l'étable, Vola lut la» pieds da l'enfant divin.A grand» ceupe da bac, l'oiseau oharitablo S’arraohe à la gorge un duvet bisn fin ; Et l'Enfant du Ci«l a ohand son» la pluma Dont s'est dévltu aon petit ami ; El l'âne et la bouf, dont la mode fuma, Admirant bientôt Jéiu» endormi.Au Refirain Mais l'oiseau q«l sent saigner sa poitrine, Privé de sa pluma, a si froid, ai froid, Qu'il Ta — la pauvret — daua la main divine De Jéaua rêvant sc blottir tout droit.Soudain il trtpaaae, et devient un ahgo Qu'un coup d'aile anporlo a'nx eiaux triomphad 3- = i—J AMlintlPIAnC 11 Al OC Pour piano, par Rosemary Moor.Prix, 50 cts franco H V^lvIlUllUlnUL vHLuL Dépositaire: Le Passe-Temps, Montréal \, J LE PA88E-TEMP8 Ne 188 — MoatrAd, 12 décembre 1908 LU Æl à rr t vH à rat/ i Tf TTÏÏT rl mj> .MeeI n.lempn I « rrf CODA.i accd.$ i * dM*"- i—fi i >¦ r[ f=FFF f—\ # m ——^ ÇL* WHr^ iTC r-r- - 4 -»—»- “i—i—l— =*1 H=r —Z- _ fî i ¦ \=ÿi < Uflaib.rtv.„inT ( / i , » ir>| ir JIOD a aa plaoe dans toutes lee familles.Dépéfc L’AIGUË d’OR L Ata” & NES.Cette liqueur trèa agréable oonvient à tout le moiidu : : . Montréal, lî décembre 1908 — N086K LE PASSE-TEMP8 667 LE NOËL DU CHANSON Créée par Mr.CARBONNAL à l’Eldorado, do Paria, et au Parc Sohmer, de Montréal.Musique de G ÉRALD-V ARGUES.ridante maestoso.- • jl • £• - £ t.Parolos de O.BARON et F.MORTREUL.Andante maesto —n-'—f- « JkJESi____ :£=£= • m • H — .—t— ?£’ ter -#-1 1 ;-!-1-I— ff f: r f r-—E— #-• SÆE î~=—;=Ei ^ E £ £ £*.-» —i 1 » —1 —p_ ,_ -T T ^ * * «sjfr-s-s- ÿrt.—v-q ?£ S —N ¦#—î m *=f—£—r1 — ?-ï r * s - 3 * £_J ^ l ^ * | ¦ '| j -#—— fek^ ¦v— =*= /TV Bon la - bou - reur, de-bout ! le jour se lè - ve, Et du ao - leil bientôt le dis - que - s-fe*.- J—* f iuivex.¦» * —=T=; :5=iî=^=P=^z^ LE PASSE-TEMP8 H.888 — Moatofel, 12 décembre 1906 «l’or; De tes é-pis va ré-clmuf-fer la s h - ve I Viens sa-lu - er lediou do Mes - ai-dor.Parles *il-* ' L H )- j % » •5- /c>^- ¦•- ÎEÉEËËiEÊ =£j!=±î±zjj!=i= i=3=i: F- JiÈ S » * .3?-y— ?—y- » »_____ 3É Ions, les Rnr-çons et les Cl - les, Trou-poau joy - oux s'en vont «n li-ber-té, Sous lo ciel 'h-\ -5' ï ±=é tr -i—¦- ~i- ’SZ $ f f m ^ *_»— mmm bleu, cou-pcr de leurs fau - cil - les Le blé qui doit nour- rir Pliu-ma - ni - té.=9ÉE!E3E|E3ï3“ *-¦j- Jff- % U.I —i— -v- te * s: rr £=«F$ *ê== - :?—v—*- 3C -h' Chan - to, pa - y - Ban! que ta voix _ puis- m Montrfal.lî décembre 1908 — No 368 LE PASSE-TEMPS un - te, ¦I —PÇ—r— :p=fe=S—- En ac-cents joy-eux *- =£± mon -to vois le FF [j— eiel! ÜÜ1 f ^ £ E&=*- * *E?£i =tzr=|irr= T ^ I— ¦s*-~ i ei-—- —+^4= ÏE^3-:= H" l ja^=l=g=E^EEEj| 2m» Couplu Bon laboureur, en suivant ta charrue, Lève le front vers lo Dieu créateur ; Sois lier et grand, l’univers to salue I Et so nourrit du fruit de ton labeur ; Car le sillon que ta sueur féconde Rapporte plus que la plume et l’acier ; Ton dur travail donne la paix au monde, • V.t Dieu bénit ton champ et ton foyor.Chante, paysan, etc. 670 LE PA88E-TEMP8 No 888 — Montréal, 12 décembre 1908 Marche de Rakoczy IFTERPRETÉE AVEC GRAND SUCCE8 PAR LA MUSIQUE DU PARC BOHMER FAIT DISPARAITRE on quolques minutes leu Succès certain.LA FAVORITE DES- SULTANES POILS ou DUVETS disgracioux du VISAGE, de» WT'et des ARTISTES.BRA8, des AISELLES, sans picotements ni rou- 1*1*1 60c LA BOITE IvF SOCIÉTÉ DES PRODUITS PERSANS, geurs ; laisse la peau blanche et veloutée.Echantillon 10c Boit» Pobtali 1031.Montréal. Montré*!, 12 décembre 1908 — No S68 LE PA88E-TEMP8 571 Alimentaires Industrielles Ptor.J.E.HLAHAULT LICKNClâ-fcS-SClINCÏS Prc/tmur Je Chimie è l'UntvtrtUi Laval 1414 UVK HtMT-DFMN Lidger Balcourt FERBLANTIER, PLOMBIER, COUVREUR, Poteur d'Ajipareilt à Oui et à Eau Chaude 2J2, RUE MAISONNEUVE Tél.Bell En 2248 Montréal A.P.PIGEON ED1TKU R-PROPRIÉTAIRE DES JOURNAUX Le Bulletin Le seul journal du dimanche & nouvelles.Abonnement : En ville, $l-5°i en dehors de U ville, $1.00.Un No, 2 sous.Le Uanard Le seul journal humoristique du genre en Amérique.Abonnement : En ville, $1.50 ; en dehors de la ville, $1.00.Un No, 2 sous.Atelier Typoeraphioue Complet Pour OuvrafM d« Ville Bureau et Imprimerie : ioç à 109, rue Ontario-Est (Angle Avenue Hôtel-de-Ville) MONTRÉAL NOTRE AGENT A QUEBEC Nous rappellerons à nos'lecteurs de Québec qu ‘on peut sc procurer les anciens numéros du Pantl/mfn chei M.J.Alf.Guay, 283 rue St-Joseph.FABRIQUE CANAItir.HNE DE BANDAGES Membres Artificiels et Bandages, Bas Elastiques C.MA.ETIN 36, RUE CRAIG-EST, MONTREAL NOUVEAUX ECHOS DU MONT- ROYAL, par Auguste Charbonnier.Magnifique brochure de 160 nages, contenant 40 chansonnettes canadiennes notées et superbement illustrées, suivies de contes, nouvelles, récits canadiens d'un intérêt extraordinaire.Toute l'ouvro est close par la biographie et le portrait de sœur Caouette, fondatrice des Sœurs du Précieux Sang de Sl-Hya-ointhe.“ Nouveaux échos " devraient se trouver dans toutes les les familles.DÉCISIONS JUDICIAIRES CONCERNANT LES JOURNAUX 1.Toute personne qui retire régulièrement un journal du bureau de poste, qu'elle ait souscrit ou non, que ce journal soit adressé à son nom ou & celui d'un autre est responsable du paiement.2.Toute personne qui renvoie on journal est tenue de payer tous les arrérages qu'elle doit sur son abonnement, autrement, l’éditeur peut continuer à le lui envoyer jusqu'à ce qu'elle ait payé.Dans ce cas, l'abonné est tenu de donner, en outre, le-prix de l’abonnement jusqu’au moment du paiement qu’il ait retiré ou non le journal du bureau de poste.3.Tout abonné peut être poursuivi pour abonnement dans fe district où le journal se publie, lors même qu'il demeurerait & des centaines de lieues de cet endroit.4.Les tribunaux ont décidé que le bit de retirer un journal du bureau de poste, ou de changer de résidence et de laisser accumuler les numéros il l’ancienne adresse, constitue une présomption et une preuve prima fatit d'intention de fraude.BREVETÉS PAS G.P.0.HÉROUX Cette nouvelle méthode bo compose d'une simple baguette sur laquelle son marquées toutes lea clefB de la musique.A l'aide de cette nouvelle méthode nous garantissons qu’une porsonne peut apprendre tous les accords sans l'aide d’un professeur, et cela, daus quelques jours.Il n'est pas nécessaire que la personne sache 1a musique.Nous pourrions publier une longue liste de certificats attestant qu'un grand nombre de personnes ont appris leurs accords avec cette méthode, et peuvent faire un bon 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dent de quelquo ennemi do rencontre.Mais Suzanne avait pour son favori des trésors d'indulgence et l'humeur vagabonde du beau Stop no faisait aucun tort à celui-ci dans l'esprit de ses maîtres.Le bon ohien savait, du reste, se faire pardonner ses petits défauts, d’un caractère doux ot patient, il supportait, de son côté, toutes les fantaisies de sa mal-tresse.Suzanne avait coutume de le lutiner en lui enlevant les menus objets que le chien so disposait à déchirer à belles dents.Un jour quo l’aventureux épagneul apportait du de- hors un os plus précieux pour lui qa’une perle rare, la jeune femme fit miue de lui enlever.Contre toute attente, Stop sef&cha ; il se dressa contre sa maîtresse et la mordit à la lèvre.Ce fut, daus ce paisible intérieur, une véritable catastrophe.Le chien était-il enragé 1 8es mœurs vagabondes pouvaient le fairo craindre.Le pauvre 8top fut sacrifié.On ne reconnut il l'autopsie aucun des symptômes de la rage ; mais, par précautions, Suzanne se fit soigner k l'Institut Pasteur.De cet ta aventure, il demeura dans l’esprit de la jeune femme une certaine mélancolie, mélang : do regrets au sujet do son ami disparu et de déception causée par son ingratitude.Le mari de Suzanne dut s'imposer un sasrifice et, pour distraire 1» jeune épouse de ses mauvais souvenirs, il lui conseilla de quitter momentanément Paris.D'un commun accord, il fut entendu que Suzanne se rendrait à Brunoy chez sa nourrice et qu'elle y resterait tout le temps nécessaire.Nn se séparant d» sa femme, M.Leprince lui lit cette recommandation : — Le meilleur moyen d'oublier serait de ne jamais parler de ton accident.Ta nourrice est une excellente femme ; mais lorsqu'elle tient un sujet de conversation, elle y revient avec complaisance Si elle apprenait ce qui s'est passé, vous ne cesseriez plus de vous entretenir d'un événement dont il faut effacer lo souvenir.Le conseil était sage et Suzanno promit do s'y conformer.Mais elle était femme et son secret lui posait.Dans un moment d’expansion, elle dit tout à Francise.L’ignorante nourrice joignit les mains on signe de profonde pitié.— Est-il possible, ma chère enfant, s'écria-t-elle, que tu aies été mordue par un chien onragé ! Sais tu bien quo c’est très dangereux et qu’on n'est jamais sûr que l'accès ne se produira pas ?I’ense donc I si tu allais revoir
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