Le passe-temps, 1 janvier 1909, v. 15, no 373
Sommaire-Musique Chant VIVE LA FRANCE I.Paroles de Louis FrécIIEtte Musique de Ernest Lavigne LE DRAPEAU FRANÇAIS.Hymne patriotique dédié au» Vétérans français Parole» de S.Durantel Musique de Georges Mm o LE RECîIMENT DE SAMBRE ET MEUSE.Paroles de Paul CtZANO Musique de R.Planquette Chanson-marche interprétée par DALBBRTY CHERS SOUVENIRS (rêverie).Paroles de Rodolphe Maurice Musique de Louis Raphaël LES JALOUX.Paroles de Briollbt Lelièvre Musique de Fragson Chanson-valse interprétée par L.J.Paradis LE PANIER, LE PIANO 6- LE PANNEAU.Paroles de Jules Combes âr BRIOLLET Musique de Raoul Georges Monologue interprété.par MAI.I.ET Piano GRAND'-MERE &¦ PETITE FILLE (rêverie caprice).Odilon Talbot AU REVOIR (valse).J.E.Marchand •I-l-i-I-M-M- 24 PAGES Sommaire-Texte Portrait : M.mallet.:.Chronique : ET PUIS?.Jeak Pic L'Art et les Artistes : L’ENSEIGNEMENT DE LA MUSIQUE.Gustave Comte Sikouette Artistique î M.MALLET.Georcbs H.Robert Coup de Ciseaux : ELOQUENCE PATRIOTIQUE.Julien Beieux Nouvelle : LE COFFRET.Henri üatin Monologue : LE PANIER, LE PIANO &* LE PANNEAU.Jules Combes A* Briollkt Dialogue : BAPTISTE A LA LOGE.Jean Credo Cours de Solfège t I.A MUSIQUE A L’ECOLE et au FOYER.Xme leçon (complet en dix-huit leçons) Sous la direction du professeur Le Corkk LES ECHECS, page 292 H-H-l-I-l-l-I-l-I-'M'l11 1 4-I-l-H-t-H-I-l-I-I-H-l-I-H-l-H-H-h Le lk Juillet Le 14 juillet, c'est la fête nationale de nos ooUBins de France ; une fête que la colonie française de Montréal célèbre avec enthousiasme et à laquelle Ion Canadiens français aiment se mêler, patriotiquement.A cette occasion, le Passe-Tesii's publie un programme do musiquo docirconstance qui 80ru sans nul doute apprécié par tous ceux, — et ils sont légion, qui placent la France toujours à la tête de toutes les nations, eu matière do productions artistiques et d'œuvres de l'intelli- fsnoe.Aux Français de Montréal, le Æsb Tbmpb est heureux de souhaiter un joyeux 14 juillet.5 Cents Monologue Interprété Paroles de Jules COMBES 6* LE PIANO & LE PANNEAU M.Mallet au Ouimktoscope Musique de Raoul GEORGES PER P-26 EX.2 S payje-tjempj Vol.XV - N° j73 abonnement,|“^-^oopM.n11é.Montréal, ,o juiillet 1909 (Pour la suite, voir la page 292) ¦l.t'I 'l l -H-l-t-i-I-r-r-lMl -t-I-I-H-l-I-l-H-l-I-I-l-l-I-I-H-I-H-F MALLET DU 0U1MET0SC0PE 290 LE PA8SE-TEMP8 No 178 - Montiéml, 10 juillet 190* fefassrç-SffmijB MP81CAL, IilTTBRATRK it FANTAT'HTE PnrMt Itm Ut »«•»*« i*m a.¦BQM ±sJ JaiMtTT : four I.Omada | {W le.Rla»- £7t».Itnan.$1.90 ln»n.8 I troll.nu I 8ll mol» .1.00 Pour l'iwm ; li fr* Pki an piTiBU D’ATiDOa Paroles de Lotis FRÊoirerrii Première InMftton .1 ‘1 l°côndîSôn”llb4t»*i mut annonoat à lomUnni.Lu annonoas «rat me"nr*«« inr 1 »«» - rt s'impose il la faveur du public et qu'il sc fait remarquer de la critique par scs interprétations de Uérnrd, (/,u llontie Espérance), Astraud, (La Vie l'ubllque), Ilorning (/.c* TU-Tisicrauila), etc.Avnnt, de repartir en tournée avec Torride, qui lui confie un rôle de non emploi dntw l.fK Affuirix font les Aftaire», il va il Bruxelles, faire mentir le proverbe que nul n'est prophète en son pays.Nous le retrouvons ou Moulin-Houge où il fait bonne figure dans les lie vues.Passe aux Bouffres Parisiennes où 11 ne trépasse pas puisque Réjane le trouve ot l'engage A voir l'Angleterre.Mais K'aiwreevant bien vite qu’il s'embête parmi les mine» et les brouillards de Ujiidres, il prend le bnteau, traverse la Manche, file îl l'anglaise vers la terre française, et tombe ft Paris où Carême l'ittlend avec un fanal d'une malu et un engagement de l'autre.Mallot demande dix minutes de réflexion.Carême lui en accorde cinq et au bout de sept secondes, Mallet disait oui à deux mains.Le lendemain il s'embarquait pour le Canada qui a réussi à le garder jusqu’ici, ce qui est un tour de force étant donné le caractère aventureux du créateur, h Montréal, des “Petits Pois".Depuis que Mal-let est au Canada il a jdué et chanté un peu partout, un peu dans tout.Il fait maintenant parti de la troupe du Théâtre National et y restera tant qu’il ne lui prendra pas la fantaisie de s.son camp.GEO.H.ROBERT.Venseignement de ta musique dans nos mai- sons il éducation.— Pourquoi ne pQS considérer davantage ce /acteur d'esth/-tisme.A peino les derniers éohos de la fête nationale Be sont-ils éteinte dans les ccaurs des Canadiens-françaia, avec !a dernière note du splendide “ 0 Canada ” de La-vallée, chanté cette fois à tous les coins du pays, avec un enthousiasme confinant le délire, que nous venons d'assister fa de nombreuses distributions de prix dans nos différente collèges et académies.D'ordinaire, ces distributions de récompenses aux élèves sont le prétexte de séances et d'auditions qui permettent è ceux qni sont couronnés de faire valoir, devant leurs parents et amis réunis, les progrès accomplis durant l'année.Le programme de ces démonstrations est presque toujours très long, et il se compose d'a-dressos, de récitations, de tableaux vivants, de dialogues, que l'on comprend rarement mais que l’on écoute avec des sourires encourageants, et quelque fois.de musique.Il faut bien le dire, hélas, la partie musioale de cos programmes ni vient ioi que comme remplissage.La plupart du temps on se contente d'engager un oreheslre bâtard, dont tous les instrumentistes canardent ou jouent faux d'atroce façon ; quelques fois mémo, on se contente d’un simple pianiste de guinguette dont le seul mérite est de taper dur sur les notes d'un instrument antédiluvien.C'est le moment do la récréation ; tout le ,-nonde s'éponge, s'évante et cause à haute voix.Dans certaines institutions, je l'avoue.II Souvent au bal je te vois.Te laisser presser les doigla Et 1 on frite Ton épaule.Que m'importe que chacun Se grise de son parfum, Si sur ta lèvre mi-close Je peux cueillir la rose.Voilà pourquoi.J'ai confiance en toi.REFRAIN Plaignons le6 jaloux, Ce sont les plus fous, Leurs méohants propos font plenrer Celles que l'on doitaderer.Profitant des jours.on semble faire un pou plus de cas de la musique, mais de quelle musique, grand Dieu ! Ce sont les élèves de l'institution, les grands ou lee grandes, qui chantent un chceur de M.Bordèseou des couplets de circonstances, composés par M.le supérieur ou Mm» la supérieure, et quelques fois mime par M.le vicaire.La plupart du temps, ça n'est pas très joli, mais on écoute et l'on applaudit quand mémo, à cause de la “ haute position '' de l'auteur de ces couplets.D'autres fois, o’est une ouvorture jouée sur plusieurs pianos avec autsnt d’élovos qu'on peut en loger sur chaque clavier, et cela fait un beau vacarme que l'on n'éoou-te pas mais qu'on applaudit parce que l'on est content que ça soit terminé.Ces audition* de fin d’année sont pourtant une réelle illustration de l'enseignement de la musique dans nos institutions enseignantes.Il n’y a absolument pas moyen de s'empêcher d'en tirer une conclusion désolante.**.Lu musique eBt sans doute an art, mais c'ost surtout la science de l'esthétique par excellence.C'est par lo contact des maîtres que l’on se familiarité avec les subtilités ot les délicatesses qui sont la base des purea jouissances artistiques.Aussi, peut-on sans orainte risquer oot aphorisme : qui et t artiste en musique l'ost forcément en littérature, en peinture, en sculpture.Et des nuits d'ivresses Je crois toujours, A ma maîtresse Et n'en suis pas jaloux.III Pourquoi me méfier de toi, Puisque le soir près de moi Tu demeures Quelques heures 1 Quand tu pars les sens grisés.Sous le feu de mee baisera.Je ne puis songer que d'autres Soient meilleurs que les nêtres.Voilà pourquoi J'ai confiance en toi.AU REFRAIN II se peut que tel élèvo musicien ne se rende pas exactement compte des beautéa qu'il rencontrera dans un art étranger, mais il vibrera, dégustera et admirera sans réserve et toujours à bon escient, par le fait même qu’il est initié aux beautés secrètes de cette langue si imprécise mais si éloquente et ei puissante qu’ost la musique.Mais, il est bien évident que ce u'est pas avec des “ cake-walks ’’ ou de la musique de M.Bordèse qu'on formera 1e sentiment esthétique des élèves.Aussi,est-ce avec une désillusion profon.de que nous constatons le pou de cas que l'on fait de l'enseignement musical, dans nos collèges et nos cou vents.• 4 Pour toutes les autres branches de l'enseignement, l'étude et les répétitions se font bous la surveillance spécial d'un professeur.Pour la musique, il n'en est pas ainsi : L'élève qui paye très cher les leçonsdo son professeur (deux fois la semaine tout au plus) n’a pas le droit do pratiquer plus de 20 minutes par jour, ot cela, seul, enfermé dans une salle sans aucun surveillant.La plupart du temps, l'élève prend pour récréation le temps do la leçon de musique.Il profite de cet isolement pour fumer en cachette ou se livrer à toute autre récréation prohibée par un règlement qui reste toujours lettre morte.Il n'y que les prédestinés à l'art qui ne trouvent pas assez long ce temps de pra- tique et ce sont précisément ceux-là qui négligeront leurs autres études pour la musique.C'eat le très petit nombre I »** Pourtant, tous les Canadiens français aiment la musique, et il est étonnant qu’avec les moyens qu’ils ont à leur disposition, ils ne cherchent pas à en tirer parti.Combien d'artistes, et de grands artistes nous aurions si seulement l'enseignement qu'ils reçoivent dans iiob maisons d'éducation, était plus sérieux I En France et en Belgique, l'enseignement du solfège est obligatoire, et l'on sert de temps à autre aux élèves, des auditions musicales do grande valeur qui forment le goût et élèvent les sentiments.• * * N’oublions pas non plus que la passion de la musique n'est pas une passion dégradante, et que lo temps dépensé à l’étude dus chefs-d'œuvre vaut mille fois mieux que celui que notre jeunesse dépense dans les estaminets et autres lieux de perdition.N'est-ce pas là un but moral, très moral à poursuivre ?«*• Il se peut que notre contact forcé avec les Anglo-Saxona nous ait on quelque sorte “ délatinisés ”, mais comineut se fait-il qu’à notre contact les Anglo-Saxons, gens peu doués pour les arts, aient acquis ce goût musical que noue devrions avoir conservé et dont nous pourrions tirer un si grand avantage ï _* a * Autant de questions, à peine effleurées, qui devraient pourtant attirer l'attention de noa éducateurs.Mais, je crois, une fois de plus, avoir prêché dans le désert.Qiulave COtlTK.DANS LE MÉNAGE On voit quelquefois, dans certains ménages, des enfanta ou njfimea des hommes mal habillés, avec deB vêtements tout déchirés on rapiécés, sans aucun goût.Ou peut en conclure que dans ces méua ges, la femmo no sait pas coudre.Et cependant, la connaissance de la couture et du raccommodage eat pour la ménagère de la pluB haute importance, car c'est à elle à voilier à la tenue irréprochable de tous les siens.Sans doute, les vêtomenta de tous lee jours ne ressembleront pas à ceux du dimanche, maia ils doivent être néanmoins toujours propres et racommo-dés.Aussi, touto jeune fille appelée à diriger un ménage, doit-elle savoir coudre, et infinie confeotionnor la plupart dos vêtements.Elle doit savoir faire le linge de la maison, celui de son père et de sa mère, des petits friros ot des petites sooure comme le sion.Elle doit savoir raccommoder, repriser, mettre des pièces, transformer les vieux vêtements ; en un mot, tirer parti de tout et no ric-n laisser perdre.Comprenez cola, ménagèros, et si vous ave;', des filles donnez-leur de très bonne heure le goût ot 1'lmbitude de la couture.Vous leur rendrez un grand service et leur foroz connaître une source d'économies sérieuse» pour leur famille future.Il faut rire avant d’être heureux de peur de mourir sans avoir ri.LA UHUYkKK.La même, avec accompagnement de piano, 35c chez Ch.Lavallée, Montréal Î92 LE PA8SE-TEMP8 N.173 - Montréal, 10 juillet 1909 (Suite du premièje page) Le Panier, le Piano et le Panneau parlé.Oui ! comme vous me voyez, je vien« de faire un héritage.Le récit en est même poignant.Un vieil oncle penné vient de se laisser empoigner par un mal empoignant, me laissant un panier, un pannoau et un piano k poignées.Mais le plus sale truc de l'affaire c'est que, la porte étant trop petite, je suis obligé de déménager le panneau, le panier et lo piano k poignées par la fenêtre du pignon.J'ai donc approché du pignon, le panier, le piano à poignées et le panneau et j’ai voulu mettre le panneau danB le panier et le panier contenant le panneau dans le piano h poignées.Le panneau entrait bien dans le panier ; mais le panier aveo 1e |>anneau n'entrait pas dans le piano à poignées, ni dans le pignon.Alors, j'ai voulu mettre le piano à poignées dans le panier et le panneau dans le piano.mais le piano à poignées était trop petit pour le panier ot le panneau trop grand pour le pignon, aussi je vous demande votre opinion .Opinez-vous pour le panneau dans le panier sans le piano k poignées et le piano par le pignon, sans le panier ni le panneau 1 Ou bien opinez-vous pour démonter le piano à poignou.à poignées et le mettre dan» le paniau avec le panier — heu .dans le panier aveo le panneau ?ou encore agrandir le pigno.le pignon.et passer le pann .le panneau sanB le.pianer .a poigno .sans le piana.à poigni .piano.à.poignées.dans le p'gna.dans le pignon.ou le pana.o!i I la panade !.NATIONAL FRANÇAIS — 638, Ste-Ca therine-E Tél.Bell Est 1736, Tél.Mar 520 — DRAME — Deux représentations pai jour.Prix, Matinées 10, 15, 20, 25 et 30c “ Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c N.B.— Les enfants Sgés de moins de cinq ans ne sont pas admis aux représenta-ions.• Parmi le: élèves qui ont subi avet succès les examens de musique nu Col lège Dominion durant l'année qui vient de se terminer, nous remarquons (28) vingt-huit élèves du Professeur Clis.K.A.Houde, qui ont obtenu leur Diplôme de Musique dons les classes suivantes : CLASSE PREPARATOI liE Mlle B.Thériault, Mlle .1.Mongriii, Mlle H.Qirouard.M.O.Brouillette.Mlle A.Dubard, Mlle C.Perrault, Mlle A.VerreMo, M.O.Tarte, Mlle C.Na-deau.CLASSE MOYENNE Mlle Lillinn LarivSe, Mlle Eugénie Coallier, Mlle Mfilida Rochon, M|le Ubaldine Lafleur, Mlle Stéphanie Pi-neault.M.Narcisse fia^non, Mlle Juliette Beaudry, Mlle Adollda Cbarbon-neau.CLASSE SUPERIEURE Mlle J.Daurais.LAUREATS IMllc Alphonsine Bouchard, Mlle Lui-zeJla Langlois, Mlle Alcxandrlne Tan-gnay, Mlle Cécile Doray.Nos félicitations a M, Houdc ainsi qu'ft ses brillantes élèves.LA SEMAINE Noua accusons réception du premier numéro de La Stmnine, l'hebdomadai-de notre camarade Gustave Comte.O'eat uu journal de combat au parler franc ot dort les collaborateurs se recrutent parmi notre jeunesse littéraire.droits «tsEivts, Canada, 1909, par L.I.K Coure La Musique à l’Ecole et au Foyer SOLFEGE CANADIEN Xe LEÇON SILENCES —POINTS SIGNES ^ABRÉVIATION KT !>’ALTÉRATION Le silence est un signe qui indique que l’on doit interrompre momentanément les sons.Le signe se place sur la portée.Il y a sept silences : la pause, la demi-pause, le soupir, le demi-soupir, le quart de soupir, le huitième de soupir et le seixième de soupir.Pau» TABLEAU KBS SILENCES AVEC LEURS VALEURS 1/2 Pause Soupir 1/2 Soupir 1/4 Soupir 1/8 Soupir 1/IfiSouplr Ronde Blanche Noire Croche goutte-.MÆ Qgadrjjpiï* Chaque silence a une valeur double de celui qui le suit immédiatement.La pause vaut toujours une mesure entière quel que soit le nombre des temps.Un point placé après une note ou un sllenoe les augmento de la moitié de leur valeur.Exemple : J.vaut J 0 , 1- vaut *1 | Une note et un silence peavent être aussi suivis de deux points.Le deuxième point vaut la moitié du premier.Exemple : J.I vaut a J J".vaut X *> i Les signes d'abréviation sont la Barre de reprise, le Renvoi et le " Da Oapo ".Le renvoi ($.) ramène de la 6n d'un morceau de musique au commencement.On emploie toujours deux renvois, le deuxième ramène au premier.Le “ Da Capo ” ( D.0.) n'est pas autre chose qu'un renvoi.On le place k la Gn du morceau et il indique de reprendre au commencement.On s'arrûto où est placé 1e mot “ Fin ".Les signes qui altèrent l'intonation des notea sont le dièse, le bémol et le bécarre.[Voir Nos 40 k 50.] Le bécarre (Q) détruit l'effet produit par le dièse et le bémol.Les signes altératifs sont dits " constitutifs" quand ils sont placée à la clef.Dans ce cas, ils produisent leur effet durant toute la durée dn morceau et à toutes les octaves.Les signeB altératifs sont appelés accidentels lorsqu'ils se trouvent dans le courant du morceau.Ils ne produisent alors leur effet que dans la mesure 011 Us sont placés.PARTIE PRATIQUE Mesure à A> Fin.D.C.ip (à suivre ) L.LE COR RE.LA MUSIQUE EN FRANCE Sous le titre de “ Société Française des Amis de la Musique" vient de se fonder en France comme uuo vaste ligue destinée à grouper dana l'intérêt du public, comme dans celui des artistes, un oertain nombre de personnes qui s'intéressent à l’art musical.Créée dans le but d'aider dans le sens 1e plus large au développement de l'art musical en France, cette société va pour le momont, concentrer son effort sur deux points qui, de son avis, ont été trop négligés jusqu'ici dans ce pays ; l ins-'truction musicale des enfants et le déve-I loppement des Sociétés chorales.LES BONS METS TAPIOCA A LA TSARINE Préparez un tapioca aveo du consommé ou du bouillon.D'autre part, découpez k l'emporte-pièce dans des blancs d’œufs que vous aurez fait cuire durs, des rondelles que vousdivisorezen tranches minces.Broyez ensuite le jaune des œufs durcis que vous délayerez dans un peu de bouil Ion.Mélanger k votre tapioca auquel vous ajoutez, au moment de servir, les rondelles de blanc d'œuf et quolques tranches do truffe.Z_.es Eciiscs LES ÉCHECS SONT UNE ÉCOLE 4— La vie humaine, a dit Michel de Cervantès, est une partie d'Echocs.O'ost à oette école, sérieuse il est vrai, mais aussi profondément attrayante, que l'homme intelligent peut apprendre à se connaître ot k se maîtriser lui-mème ; k refoukr bien loin le sentiment pénible de l'adversité, comme k comprimor los saillies d'une joie imprudente et irréfléchie.C'est là que, dana ses graves méditations, il balanco aveo un imperturbable sang-froid le pour et le contre, avant de prendre une décision.Qu'au sortir de lk il apporte au maniement des affaires le sérieux qu'il met à une partie d'Echecs, combien do fautes il évitera daus le commerce de la vie I 5.— Les Echeos sont le seul jeu dont les lois et règlements sont universels ; la fraternité de la famille échiquéenne, répandue sur tout le globe, est devenue comme proverbiale.Vous êtes & plusieurs centaines de lieues de votre pays, danH une cité où vous ne connaissez personne.Vous demandez le Cercle d'Echecs.Vous entrez, et l'on vous fait place comme à l'enfant de la maison.Honneur k une invention qui a si bien mérité de la fraternité humaine, ce lien si doux de la grande famille.(A suivre.) PROBLÈME No 84 Composé par M.Ernest Bertrand NOIRS 1 PIÈCES ¦ 'É m m R mm 1 i ! m a m i m V m i m : 1 ¦ 1 m ¦ 11 m : H i 1 ¦ BLANCS 7 PIÈCES Les bancs jouent et font mat eu 2 coupe.Solution dit Problème No .18 lilnnct.Noirs.1 C 8 R 1 R 4 ou 5 D ou P 4 FK 2 D x PD éohec et mat.1.1 R 4 ou 6 F nu f 4 D 2 D x PF éohec et mat.MOJMDy\NITES Madame Jérémie l'été & St-Irénée.Décarie va passer Mademoiselle Germaine de Montigny Ce ses vacances k la Haute-Motte, Rose.• M.le juge Bazin et sa famille Bout partis pour Oaspé où ils passeront le mois de juillet.• Mme J.A Coté, de Montréal ainsi que ses deux fils, Dyonil et Charles, sont on visite il Contrecœur.Madame Ernest Lavigne, Mademoiselle Einestino I.avigne, Monsieur et Madame Rodolphe Tresler, de Montréal, pas-sont une saison à Bellisle’s (Hills, comté Terrebonue. rtLBUM MUSICAL DU ajje-6/emj SOMMAIRE CHANT Vo'ume XV—N* Montréal, juillet igog Q Contre le manque de Sommeil, les Coliques, la Diarrhée, le Cho- ( léra, les douleurs de la Dentition, \ la Coqueluche, la Toux, le Rhume et la Bronchite, LE SIROP D’ANIS GAUÏIN LE SAUVEUR DE L’ENFANCE n‘> pu de rival.Dm millieu d'»l-tertations de luccèj conAull juûificnt •on emploi depuis plus d'un quirt de wicle.EN VENTE >)C.I.A BOU-I-AKTOUT : ùdQ.TEIU.K.J.A.E.G AU VIN '“’ïfm"' «50.Rae Ste Citberln* Eli.Montréal.Celle marque de commerce eut voire garantie.F.xiRcx-la quand voua achetez dea ganta.LA DURÉE LA COUPE L’ÉLÉGANCE DK8 GANTS PERRIN sont au-dessus de toute critique.Étant les meilleurs à l’usage, ils sont incontes- \ tableraent Le Drapeau Français.G.Milo (Hymne patriotique dédié aux Vétérans français) Le Régiment de Sambre et Meuse R.Planquette Chers Souvenirs (rêverie).Louis-Raphaël PIANO Gr?nd’-Mère et Petite-Fille (rêverie-caprice).O.Talbot Au Revoir (valse).J.E.Marchand A ronmkuvhti .5 Canad» : I *¦, $|.M, 4 MOU, *0.| AuONNKMEMT» .j EUts UnU : I AN, $2.00, 6 MOU, $1.00.|LX DXRNIIl NOMtKO, ie.— U» NUMtlO PRtCÜDÏNT, 10c LE PASSE-TEMPS.16, rue Craig-Est, Montréal LES MOINS CHERS.UN VBNTE PARTOUT LE PASSE-TEMPS No *78 - MobMkI, 10 juillet 1909 Aux Vétérans Français Le Drapeau Français ( Hymne Patriotique) Paroles de S.DURANTEL Tempo marcia non troppo.Musique de G.MILO p M P i r t t *i 9- A- Dant Vu - ni - vers en - tier, le drapeau tri-co- Montréal, 10 Juillet 1909 — No £73 LE PA88E-TEMP8 2»6 zÉziztJCt— r: -P-P- &• =t= rail on poco.=tiz^^S1 t: 1er vert ee-lui qui l’im - plo -^aST rjr-=j£ -¥• :5-2: 4 r« Resplendit ¦ tant d'é ¦ dat, fier, allier, ra-di - eux .Par- —-î: ~L~ :ï= nsmi R.PLANyUETTE.Le Drapeau il 0 drapeau ! ton aspect ranime la vaillance Et la guerrière ardeur des valeureux soldats : Ils meurent souriants, criant : Vive la France I Quand ils te voient flotter au millieu des combats : Et le dernier regard de leurs yeux oui se ferment Se dirige vers toi, témoin ds leur valeur, Car tu résumes tout et tes couleurs renferment Le Devoir, la Patrie et la Gloire et l'Honneur.Salut, France, etc.Pour non- halfr* il- Walml rrni .4 leur frle.lU AVnletil lit» roi»! Le ffvar»!,Vieillard Mlle Fnil'Ul pour U prrmirrr Toi» Voyant certaine la iléfaMe, Il rêunlf (ou* >r» toldala, Pal» U fil fcailrr ln relralle Mali rut, iip lêeouli'rrnt |ian! Le réglmeol dr »amlirr et Mou; mille.Le rhor fui «rmUnltli à la fbmire.Ce fui un combat île ff«aal*.I‘r» 4c «luire,lire* 4e ÿootlrr Pour mourir U» «erraient les rangs! Le réidiaml par U milrainr Kl ail wMilU 4e poiioof.Pourtant la » haute muraille !iupas»IMc.restait JeltaaL Lr régiment 4e 8ambre H Mcoie * I.» nombre eut raUou du courage •.re*ait*_ le dernier! Il *e défend il a\ec ratfe M.i- bientôt fui fall peiMMiuier! Lu \oyanl re béro* faraurlie L riment i pleura sur »nn >«rt; Le héroy prll une cartouche.Jara-pui» *e dmina la morl! Le rcrimenl île * ami ne H Meu-i-ll'-rul la uioii au» rrlt de librrle.Mai* mu hl-lulre «loriru-r Lui donne di’utf à l'immortalité! Français ni Mais quand fleurit la Paix, ton aurore est féconde, Civilisation que guide le drapeau ! Escortant le Progrès jusqu'aux confins du monde.C'est encore lui qu'on voit, précédant ton flambeau.De tes hardis pionniers, il jalonne la (race.Egide protégeant l'esclave émancipé.0 drapeau tricolore, honneur de notre race.L'éclat de ta grandeur remplit l'humanité I Salut, France etc.Montréal, 10 juillet 1909 — No S73 LE PASSE-TEMPS LE PA88E-TEMPS No bit - Montréal, 10 juillet 1909 GHERS S0ÜVENIRS RÊVERIE Paroles de Rodolphe MAURICE Musique de LOUIS-RAPHAËL Voix Très Unit, et avec âme -9-^ /./Uui- JtJ1- Lors-que ta vi-si-on comme un rayon de flam • me, Dans un rêve entrevue, Piano apparaît à mes yeux, Ton aspeetbien-ai-mé fait bril-1er dans mon â- me Tout un monde vi- -vant de sou-ve-nirs joy-eux, Tout un mon-de vi - vant de sou-ve-nirs joy-eux.! REFRAIN Montréal, 10 juillet 1909 — Ne S7S LE PASSE-TEMPS 299 I L m a ¦ tant,.un flot tou-jours d’a - zur,.Et fai - tes-moi re* vivre au.il n ! i ÉÉ TJ TT / ïïiraié 1 a grazios ^1 sein d< £-rr 0 ce be t"1 1— iu rê t~1 1—i ve, Les —1~+ '-T* jours en - -»—)—f- fuis si -* - tôt "¦t—f- et leurp T~f f- fti-sir J si l-?—i—r Mi 3^= ! a Hi ü = *= U ==^= i î i\ =*= 1 j; 1 ,ii =4= I p dim.pp rail.D.C.^ y jü ju wi.j jü jM— pur,.Les jours en* fuis si-* tôt.et leur plai- sir si pur.m m êt m rpp+ î m & s .D.C.?F POUR FINIR jz£Im tr-y ——r i i * É ¦ M m m ?m.¦&.M éé f * Fin.n L’Mpoir naquit as moi dta notre oonmimnce, Je lirais d’un bonheur, qui n« pourrait floir.MaU le Ci«I pour loi uni roulait ton exiiUnce.Et 1m projeta ch^ria ne «ont qu'on eonranir, [toij Cbcn aouranira, etc.ni Noue étions ei bien feita pour demeurât enaomble, Pour trftveraer U rie en un mitao chemin.Meia que le 8ou?enlr ioi-bea noua fiMemblo, 81 da éloigné* est pour nous le destin.[Mi] Chm souvenir*, «le.3 , BlLAlR.fr.V 300 LE PA$$E-TEMP# No 878 - Montré*!, 10 juillet 1909 GRANB’-MÈRE ET PETITE-FILLE RÊVERIE-CAPRICE ODILON TALBOT 4 3 4 1 3 5 op.12 Piano, ÿ, J ANUAin 1 ti 9^ y~ Espressivo 3 4 3 4 l 3 5 op.V> 34'-1— i ffiii i- i i r“ i iTi-i11 i- m.g.r W 3 2 4 i*ppu4 ^ „ , Ëf i " *5 4 3 1 t]|l—,-J-^L-i rrTVj—-ÆS y p „ „ Iril ^ i *1 m p r «—^—fF~i— (TMf, ) *i m P T m ) *1# f J* * f *! P1 1 f —tfy —i liH J— 3 f ¦*— Ty-g—-*— J;.1- 2 3 1 4 1'— ^ ra II.—i f^tTp—f—ï i—y—i a Umpo.4—f * f i # * * ^ ^ f *i ^ • i-l 3 *=- -3 jju*—i — ivn- [Lr J ¦* -—TT p - Pui amnato _ 3 ^ R rr ~t n*f p4-4^Æ| *>^*1—*î —f-1 "n -MW4 ' ratt JF > -, pf' l —" ^ Fine dejieamente ^ g 1 £>* f ¦ f 2 Aa\ .—^i.7.e^'J - j - t ¦> r ££££- simili ¦ .» r rr -*— rj- J 1—tJ— HH P ¦ rr* > a J**Éà\ JJ LU if f LU' V—31—Lt-i=w 1— -rn T| 1 11 —' 2 5 ^ ~l —frrJT • — ^-P-f—1— ‘l.u 1—* j— -L 1— 3 ^ —^ ¦'T' * ._ jr r U.tüfa vj_ simii • : ~~ "' •,.# 1 fff, ~ \tiiL-Jfa Montréal, 10 juillet 1900 — No IT8 LE PAIIE-TEMM SOI liT"'mir'^rii' û ^S5l?jppppg3 I»iff i IgfFi.S ?u ANDANTE (t4*t rmi ¦)— pr^r—Jli:.ijj -» - ¦ p f'T y—" i.P f :r—f -—»-f—ii—;— t.r i .|ig^E —-J7J1 J-—Jt i—rf 0 *rm ¦- /TjMf H'I II J -—-JTîtJ- E-r^r^.i -i-^-j - i~ J.ANIMAT 0 1 ^hr~r»rf~0—f—ï—f~T~i—f—t~ " brillante m r_, e 4±> f >_ (g-1 >^r lrf: f ¦ |4rT, rT, ^ “» rebelle et le RHUME le _______________________________________ "WÊT^ - "¦ plus opiniltre, le» Affection» d' >* E°'Ee e‘ dts M M M ^ BJS, .M.iclù, ï pouaxnu, le meilleur remide est le."™ “ " “ — — — — 1 1 " PRIX, Me LA BOUTEILLE 808 CE PAME-TEMP8 No 57* - Montréal.10 juillet 1(09 LE GAS BE /AADA/nE S.P.nQNETTE Une Femme Menacée de Consomption S’il n'est Jamais bon de s'habituer à l'effet de certains stimulants, changer trop souvent de remède ne vaut guère mieux.Dans des cas exceptionnels, la chose peut être tolérable, mais dans la plupart des maladies féminines, 11 vaut toujours mieux s'en tenir aux mêmes traitements.Néanmoins, si ce traitement n'est pas celui qui convient et partant, s’il ne peut pas améliorer la situation de la malade, mieux vaut l'abandonner il l’instant et adopter de suite un moyen plus propice, c'est-à-dire le remède par excellence, celui qui ne fa Hit jamais: les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Toutes les femmes, Jeunes ou vieilles, devraient s'en tenir là, car elles ne pourront sûrement Jamais trouver mieux ni rien de plus à propos dans les différentes conditions où elles se trouvent successivement placées.L'Important pour celles-ci est de tenir leur sang à l’état normal.La santé est bonne ou mauvaise selon que le sang est !ul-même bon ou mauvais.Tous les organes constitutionnels résolvent leurs forces vivifiantes des principes actifs qui résident uniquement dans ce liquide générateur qui est la base du système féminin.Or, les Pilules Rouges n’ont pas d’autres vertus que celle do purifier et d'enrichir le sang, d'en augmenter le volume, d'en régulariser la circulation et de lui donner cette couleur rouge qui teinte si bien la chair et la peau pour faire reluire sur la figure ce reflet de santé d’où se dégage la véritable beauté.Que peut-on demander de plus?La santé et la beauté, c'est bien là l’Idéal et le rêve de toutes nos lectrices.Heureusement que ce ne sera pas un simple rêve chimérique pour celles qui veulent vraiment ce qu’elles veulent.Nous connaissons des mères qui n’ont jamais traité autrement leurs fillettes qu’avec les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.C’est qu’elles-mêmes ont été élevées de la sorte.Petites filles, les Pilules Rouges les ont aidées à grandir, plus tard, ce même remède les a favorablement secourues.Aussi, les médecines liquides et les remèdes de toutes sortes sont-ils bannie pour de bon chez les femmes qui ont eu l’avantage d’apprécier les heureux effets que produisent toujours les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Au nombre de celles-ci nous pourrons citer tout particulièrement Mme S.-P.Monette, de la rue Boyer, à Montréal.Alors qu’elle était jeune, Madame Monette était ni plus ni moins que sur le chemin de la consomption.Tout en elle Indiquait les atteintes de cette terrible maladie.Néanmoins elle a pu se guérir en très peu de temps, dès que les Pilules Rouges lui furent administrées.C’est ainsi que ses forces se rétablirent rapidement.Quelque temps après son mariage, son état de santé redevint critique, car Madame Monette constata que son sang faiblissait.Elle souffrait de gros maux de tête et de violentes douleurs dans le dos.Comme bien on pense, Madame Monette ne fut pas lente à recourir de nouveau à son remède favori: les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Le résultat fut le même que la première fols.Aussi Madame Monette g’est-elle toujours fait un devoir de recommander très fortement les Pilules Rouges et son exemple est une preuve de plus attestant de l’efficacité de ce remède dans toutes les maladies féminines occasionnées par la pauvreté do sang.81 toutes les mères comprenaient bien cela, comme II y aurait moins de jeunes filles paies et chétives de santé et de femmes malheureuses?Pourtant, ce n’est pas que les Journaux ne proclament pas suffisamment les mérites réels et les multiples vertus des Pilules Rouges.Toutes les feuilles françaises d’Amérique, tant au Canada qu'aux Etats-Unis, répètent Bans cesse que les Pilules Rouges Bont uniques et de beaucoup supérieures à tout ce qui peut 8e trouver sur le marché pharmaceu- ÜQU6.Ce concours empressé et unanime de ceux qui, par devoir ou plutôt par vocation, se livrent à l’éducation comme à l'Instruction du peuple, prouve bien que l'oeuvre des Médecins Spécialistes de la Compagnie Chimique Franco-Américaine reçoit à Juste titre la plus solennelle approbation des classes dirigeantes.Pour s'en convaincre, 11 suffit de constater combien vite sont disparues tant d'autres préparations, la plupart déjà oubliées, par le simple fait que ces remèdes pouvaient Otre dangereux ou nuisibles à ces frêles constitutions féminines, que tous les gens sérieux ont dû protéger avec des lois vigoureuses autant que Justes et qui ne pourrout en aucune façon atteludre les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, car celles-ci ont subi avantageusement l’épreuve du temps qui n a fait qu’agrandir leur popularité.Une telle considération devrait être un sujet de consolation pour les femmes souffrantes comme pour lea Jeunes filles maladives.Savoir qu'il y a à leur portée unmoyen aussi facile pour recouvrir la sBnté et persister quand même dans cet état d’abattement qui démoralise et cause tant de douleurs physiques, est-ce que cela peut se concevoir?Allons, Mesdames, ayez donc plus d’énergie et soyez maîtresses de votre volonté.____ , _ Il n'y a qu’à le vouloir pour vous guérir: prenez les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine et vous vivrez longtemps et heureuses! , „ , _ CONSULTATIONS GRATUITES.—Les Médecins de la Compagnie Chimique Frauco-Amértcaine donnent des consultations gratuites aux femmes malades, tous les Jours, excepté les dimanches, de 9 heures du matin, à 6 heures du soir, au No 274 rue St-Denis, Montréal.Les malades qui ue peuvent se rendre à ces bureaux sont Invitées à écrire à nos méde- l.es Pilules Rouges eont en vente chez tous lea marchands de remède».Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une botte, $2.50 six boites.Toutes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue St-Denls, Montréal.SarsroaD.©t Onguent “ BEL-PO BÈOLES UTOIÉNIQÜES A BUIVIIK POUR PRÉVENIR ET QUÉRIR LES MALADIES DE LA PEAU >1 Lee cause* générale» doa maladies de la peau aont s la faiblesse de la constitution, les scrofules, la sy- Shllls, la mauvaise digestion, la débilité générale, la mauvaise nourriture, le manque d'air et d'oxeroice, la entitlon chez Iss enfants et la délicatesse de la peau.La malpropreté en est aussi souvent une autre, eb o'est pouiquol U est de la pins haute importance que les personnes veillent attentivement aux soins de leur corps, se lavent souvent, toujours aveo de l’eau chaude __________________________et un savon antiseptique, comme le savon BEL-PO.Le traitement des maladies de la peau diffère peu, malgré que ces maladies soient vsriées.Comme traitement local.Il n'y en a pas de meilleur que l’application de l’Onguent BEL PO.une ou deux foiB par jour, sur les parties malades, après qu’elles ont été soigneusement lavées avoc le savon BELPO.Le savon et l’onguent BEL-PO sont vendus chez tous les marchands de remèdes.Prix du savcn et de l’onguont BEL-PO, 25 cts chaque.Envoyée aussi par la malle, sur réception du prix, par la Compagnie îtin'uM ta-kricaini 274 Rue Saint Denis MONTREAL BEL-PO /bULRlSON R/ • .« Al t U t o MALADIES Üt i A PF AU prix 25 ^ Montréal, 10 |utllel 1909 - No 378 LE PA8»e-TEMP8 809 LE COIN DES POÈTES Baptiste à la loge DIALOOUK 1 Lu Maçon Mes frères, voire Vénérable Von» présente on charmant garçon Qui, par votre accueil favorable, Aujourd'hui, deviendra maçon.Baftistk Depuis longtemps, messietrs, l'on m’a lait votre éloge, Et même l'on m'a dit qu'en notre Canada Ue nombreux citoyens reçoive il de la loge Le mot d'ordre imposé qui toujours les guida.2 Lit MAÇON Nous avons la force et le nombre Mais nous restons prudents, discrets, Marchant dans le silence et l'ombre, A la conquête du progrès.BAPTISTE Souffres que j'interroge afin qu'on me renseigne : Pourq loi donc vous cacher comme des malfaiteurs ?A votre temple, enfin, accroche/, une enseigne ; Ouvres grande la porte à tous les visiteurs.3 Lit Maçon Modère ici ton caractère, Et sache bien qu'aux *¦ Coeurs-Unis " Nous agissons avec mystère •, Les imprudents en sont bannis.Baptiste Vous n'êtes pouitant pas, un essaim de vampires Qui, du peuple indigné, craigaent le cri moqueur.Les accusés muets sont tenus pour les pires ; Sortez vos tabliers, allons, messieurs, du coeur I 4 Le Maçon Nous gagnerons, sans bruit de guerre, L'usine ainsi que l’atelier, Et du vieux préjugé vulgaire, Noos affranchirons l'écolier.BAPTIST* Donnez votre programme au peuple qui s'informe, Ne trompez pas ainsi l'ouvrier canadien ; Quel est ce préjugé qui demande réforme ?Voulez-vous abolir l'enseignement chrétien I 5 Lt Maçon Calme ta frayeur insensée, Ce que j’ai dis ne laisse voir Que la moitié de ma pensée ; Seul, un maçon peut tout savoir.Baptiste Votre but, vos projets, messieurs, je les suppose, La franc.maçonnerie est la même en tout ,ieu : Pour combattre la foi, sans relâche, elle oppose La loge de Satan à l’Eglise de Dieu.Jtan CREDO, PATRIOTISME PRATIQUE Nous prions respectueusement nos lecteurs de parler favorablement du Passe-Temps, lorsque l'occasion s'en présenter».O'est un moyeu de propagande à I» portée de tous, et qui aurait des résultats aumi profit» bleu à mos abonnés qu'à noua-mêmos.L'argent qui sort du pays ne revient pas, ajouterons-nous, pour ceux qui préfirent lee journaux étranger* aux nôtres.NOUVELLE LE COFFRET Ia> cœur brisé, les traits profondément altérés, tenant sa petite 611e parla tuain, M.Paul Lemoyno avait suivi le convoi de sa femme jusqu’au cimetière.Là, inca pable de dompter sa douleur, il éclata en sanglots.Une fois l'assistance disparue et la dernière pelletée de terre jetée sur le cercueil, il resta sur la tombe ei longtemps pleuia ! Saus interruption, aggravant sa peine, les scènes do sa vie conjugale se déroulaient devaut lui, livrant son flme à une véritable angoisse ! A la vue de «a fille, à genoux près de lui, et dont les larmes traçaient leur large sillon sur ses joues pâlies, il se releva et, un peu plus maître de lui, il reprit le chemin de sa demeure.Côte à côte, sous le ooup de l'amertume de leurs pensées, tous les deux marchaient silen cieusement, insensibles aux passants et aux bruits de la rue.Une fois rentrés, à l’aspect des objets familiers témoins de son bonheur passé, une recrudescence de douleur assaillit M.Lemoyne et, confiant sa tille à la camé-riste, il pénétra directement dans la chambre à coucher de sa femme, encore toute imprégnéo de la fumée des cierges mortuaires, et littéralemert il s'affaissa Bur le premier fauteuil à sa portée.De nouveau, comme dans un kaléidoscope, se retracèrent les moindres événements de leur existence commune, et cette réminiscence de l'autrefois, à son insu, lui apportait son calme rafraîchissant.Parcourant du regafd les moindres recoins de l’appartement, à un moment ses yeux s'arrêtèrent sur le chiffonnier dans lequel Mme Lemoyne avait l'habitude de renfetmer ses bijoux, et, tout à coup, il éprouva le désir de les revoir et de les toucher.En contact constant avec la chère disparue, n'avaient - ils pas conservé quelque parcelle d'elle-même 1 Superstition touchante et si humaine ! Quittant sou siège, il s'approcha du meuble et du premier compartiment en retira le coffret.Celui-ci une fois ouvert, l'écrin contenant la parure de mariage de Sa femme, don de l’heureux temps des fiançailles, frappa d'abord ses yeux.Avec quelle joie l’avait-il apportée un soir à Marcelle I Par quelles douces paroles l’adorée avait-elle alors aooueilli son offrande I Heures fortunées des premières amours de quel par fum êtes-vous donc remplies pour qu’il puisse, à lui seul, embaumer le reste do 1’exiBtonco ! Plongé dans cet absorbant souvenir, il n'avait pas tout d'abord remarqué, daus un angle du coffret, une olef minuscule cachée par la carte do visite de Mme Lemoyne.Pourquoi cette clef et à quoi pouvait - elle bien servir ?Une fois son sttention éveillée sur ce point, le mari en chercha naturellement la cause el, sous la carte de visite, à peine visible, une petite ouverture, jusqu'alors inaperçue, le frappa.Curieux, il y introduisit la clef et bientôt, dans le double fond du coffrot, à ses yeux étonnés apparurent une douzaine de lettres.Non encore inquiet, d'une main fiévreuse cependant, il saisit la première, la déplia et lut : " Mon adorée Marcelle, •• Je ne saurais trop te remercier du bonheur que tu m'as donné jeudi, et ma vie sera trop courte pour t'en prouver ma reconnaissance.“ Toutes les sBpirations de mou âme volent vers toi et mon cœur forvent t'appartient tout entier I.’’ La foudre tombant aux pieds do M.Lemoyne ne l’eût pas plus épouvanté que cette découverte ! Sa femme le trompait! I Marcelle, l'objet do son amour I Collo qu'il avait placée eur un piédestal pour l'adorer comme une divinité, capable de cotte perfidie I Quel pitoyable effrondremeut de ses illusions I Sano achever la lettre, sfin de connaître le nom do son complice, il courut à la fin do la dernière page, où, en caractères lisibles, s'étalait la signature : Ernest Leson-geur ! Quoi, ce cousin par alliance, qu'il avait reçu chez lui et traité à l’égal d'un frère 1 Mais alors cette trahison remontait loin, aux premiers temps de son mariage, puisque, dopuis sept années, Lesongeur était mort en Algérie ! Une espèce d'allégement pénétra son âme à la peu-séo du décès de son rival, mais une autre, plus terrible, plus angoissanto, l’envahit soudaiu.De quelle époque leur liaison ?Avant ou après la naissance de sa fille I Hélas I à l'imitation de collos de presque tous les amoureux, pas de date sur les lettres Pas d'enveloppe dont lo timbre do la poste eût pu servir de point de repaire.Remettant les papiers dans le coffrot et lo renfermant dans le chiffonnier, il manda près de lui Marguerite.Frappée du trouble et de la pâleur de M.Lemoyne, celle-ci, tendrement inquiète : — Qu'as-tu, papa I es-tu malade 1 — Non, mais j'avais besoin de te voir.Et scrutant anxieusement les traits do l'enfant, avide d’y trouver une ressemblance avec les siens, il la dévi-ssgeait et la retournait dans tous les sens.Hélas ! malgré son ardent désir, aucun indice révélateur ue venait calmer sa fiévreuse inquiétude.La fillette avait les yeux de Marcelle, sa délicatosse de teint, l’ovale parfait de son visage, la finesse de ses attaches et jusqu'au timbre de sa voix.Rien de masculin, mais une similitude complète avec sa mèrel Quelle situation plus poignante 1 Car, après cette examen rapide et minutieux, de plus en plus persistait l'incertitude.Après les affres do cette découverte, M.Lemoyne domeura longtemps sombre et taciturne, sortant peu et semblant fuir le monde.A peine répondait-il aux -|ues-tions et chacun, dans l'ignorance de la vraie raison de co mutisme, en attribuait naturellement la causo à la mort récente do sa femme.A maintes reprises, au cours de ses longues nuits d'insomnie, le mari avait lu et relu les lettres accusatrices et, s'il n’avait rien découvert de nature à asseoir son jugement, il avait du moins pu constater que jamais, dans aucune des missives, l'amant ne faisait allusion à-l'enfant! Pore de Marguerite, eût-il agi de la sorte?Lors de ses fréquentes absonces, ne se serait- il pas informé de sa tille I Ce silence, pour tout plausible et rassurant qu'il fût, n'en laissait pas moins le mari dans une pénible perplexité.Tiraillé entre deu< sentiments opposés, son amour paternel et ea légitime aversion pour l’enfant adultérin indûment introduit dans son ménage, à quel parti s'arrêter! La probabilité de sa paternité ne lui imposait-elle pas le devoir de ne pas faire remontor jusqu'à la petite Marguerite la responsabilité éventuelle de son incertitude?Egalement ne s'exposerait-il pas à frapper uue innoceute 1 Si le même sang coulant dans les voiues suffit, à lui seul, pour engendrer l’affection, la présence quotidienne au foyer domestique d'un être cher, les soins qui lui sont prodigués, la tendre sollicitude dont il est pour l’ordinaire entouré, tissent les menus fils du lien qui, à la longue, enserre les deux existences et finit par les unir plus étroitement encore.Pareil au phénomène de la cristallisation des corps, la tendresso grandit de jour en jour dans le cœur du plus fort, s'infiltre insensiblement dans son Ame au point de bientôt la dominer ! Chez le chef de famille le besoin do dévouement ont si naturel et parfois si impératif que non-seulement il dompte les sentiments en-apparence incompatibles, mais encore il les courbe sous sa volonté I Et, chose digne de romarque, plus le sacrifice est pénible, plus vive est la joie ressentie ! II advint donc ce qui était à prévoir dans la circonstance.La vue constante de Marguerite, ses grands yeux olairs LÈ PA88E-TEMP8 No S78- Montrai, 10 juillet 1909 naïvement rivés sur ceui de son pi're, ses douces caresses enfantines, eurent bientôt raison du doute de plus en plus hésitant do M.Lemoyne qui, dans un beau mouvement d'apaisement sinon de pardon, jeta un ;our au feu les lettres accusatrioes et, non sans une certaine satisfaction, les vit dlvorées par les flammes ot réduites en cendre.Si, parlasuite.au tréfond de son cœur surgissait parfois la pensée de la trahison de sa femme, de plus en plus le souvenir en devenait moins amer, et, à la louange du mari, jamais sa fille, désormais considérée par lui comme sienne, n'eut à supporter les conséquences do son ressentiment conjugal.Henri DATTN.COUP DE CISEAUX Eloquence Patriotique La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a fêté pompeusement cette année le soixante - quinzième anniversaire de sa fondation.Aux réjouissances ordinaires, aux discours patriotiques, aux processions accoutumées, on a voulu joindre cette année nn acte éminemment pratique, celui de la fédération de toutes nos sociétés canadiennes françaises et catholiques.J’ai déjà dit tout le bien que je pense de ce projet et tous les vœux que je forme pour sa réalisatlou.Cette fédération, en effet, c’est l’union de toutes nos forces vives dans une même volonté, dans un même effort de progrès et d'avancement.One pareille union donne toujours des résultats merveilleux.Mais ai j’approuve pleinement ce projet et touB les projets pratiques qui concrétisent notre patriotisme et le traduisent en faits, je me demande aussi si le mépris qu'on affiche, eu certains lieux, pour les discours de Saint-Jean-Baptiste a bien sa raison d'être.On oppose toujours lesaotes, aux paroles, comme si les paroles n'étaient pas, elles aussi, des actes, et des actes générateurs d'autres actes.Que de fois, pourtant, ou compare la parole humaine à la semence, au grain jeté en terre.Sans la semence choisie qu'on lui donne, la terre reste stérile ou tout au moins ne produit, trop souvent, que de mauvaises herbes, des ronces et des épines.De même l’âme humaine, sans la semence de la bonne parole, reste stéri-le ou ne produit que de mauvais fruité.La religion chrétienne ne s'est propagée dans le monde que par la parole.Les vertus évangéliques n'ont chassé les vices païens qu'à la suite des sermons des apôtres et des missionnaires.La foi, comme le veut S.Paul, n’a pas d’autre cause que l’ouïe, c'est-à dire encore, en dernière analyse, la parole humaine.Mais le patriotisme aussi est une religion, une religion humaino, une religion de la terre, mais une religion qui s'alimente, comme toutes les autres, dans la foi, l'espérance et la oharité, par conséquent dans la prédication qui fait naitre ces vertus et les fait grandir.Qu'est-ce que font les socialistes dans tous les pays du monde?Des actes et rien que des actes pratiques ! Vous savez bien qu'il n’en est rien.Tout au contraire, les chefs du socialisme ne font que des discours et dos discours oncore.Pourtant, à leur voix, la foi en une société nouvelle est née dans l'ftme de l’ouvrier séduit, faciné par les rêves qu'on lui raoonte.Cette foi est si puissante qu'elle conduira des foules entières jusqu'à l'abîme de la révolution.Comment peut-on donc prétendre que les discours ne sont rien, no servent à rion.Le patriotisme est un sentiment, c'est à dire quelque chose de vivant.Mais tout ce qui est vio ne se conserve quopar l'alimentation, que par la nourriture.Etoùle patriotisme trouvera-t-il son aliment ot sa uourrituresi ce n’est dans la parole humaine, qui lui fournira ses raisons d’être même, ses raisons d’aimer la patrie et do se dévouer pour elle.La fêto nationalo, Bi les mots veulent dire quelque chose, c'est la fête de la nation.Mais une nation, mais le peuple, on l’a dit bien souvent, c'est un grand eufant.Or comment réussit on, le plus facilement à faire écou-er l'enfant, à l'amener à l'étude et par l'étude à l'action.C’est toujours par l'app&t du plaisir, de la réjouissance.Il ne faut pas agir autrement avec le peuple.Vous voulez qu’il soit patriote.Il faut lui enseigner le patriotisme.Pour lui faire accepter vos lo-çons.Il faut l’attirer.Comment l'attirerez-vous 1 Par des démonstrations populaires, processions, feux d’arti-ticee, jeux athlétiques, oto.Quand vous aurez ainsi lo peuple avec vous, vous lui parlerez, voua lui enseigne rez ce qu'il doit savoir.Il vous écoutera parce qu'il sera content et réjoui.Vous lui parlerez du passé, vous déroulerez devant lui les pages glorieuses de l'histoire de notre pays.En vous écoutant, son cœur battra plus vite, son àtne s'emplira d'enthousiasme, et, dans cette communion avec les àmoa de nos ancêtres, il puisora les vertus qui ont fait leur force et leur grandeur.Il Bera fier de son origine • se sentant de la famille des héros, il sera encouragé à l’action, parce qu'il aura une plus grande confiance en lui-même.Vous lui parlerez du présent, lui disant les motifs d'espérance, les maux à craindre et le moyen d'y rénié-dier.Vous lui direz ce qu'il doit faire et comment il doit le fairo.Vous lui parlerez de l'avenir, lui disant comment on doit le préparer, comment on doit le rendre glorieux.N'allez pas oroire que toutes ces leçons seront perdues.La semence, jetée en terre, ne germe pas toujours tout de suite.Il faut parfois la pluie ou le soleil pour lui donner la vie.La semence du patriotisme, elle semble parfois morte à jamais.Pourtant, vienne l’occasion, même la circonstance utile, et aussitôt ses fruits apparaissent forts et vigoureux.Si vous écoutez les grincheux, les affamés du pratique, qu'est-ce que vous mottrezdoncà la place des discours e: des amusements populaires, qui en sont comme l'assaisonnement ï Daa actes pratiques ?Vous savez bien que non.Vous ne mettrez rien du tout.Vous aurez supprimé les fêtes sans lendemain, mais pour les remplacer par le néant.Qu'aurez vous gagné 1 Les grincheux qui critiquent si vertement nos fêtes nationales ont-ils jamais rien fait pour les rendre plus pratiques ?La oritique est facile, mais elle n'est pas créatrice.Les actes pratiques de patriotisme, d'ailleurs, ne ae-ront jamais, en temps de paix, que le fait d'une élite peu nombreuse.Cette élite, elle-même, a besoin d'être poussée à l'action et elle n’y aura poussée que par la parole.Même pour elle, les fêtes qui paraissent les moins pratiquée sont utiles et nécessaires, parce que ce sont ces fêtes qui font naître l'enthoUBiasmesans lequel il ne se produit rien.S'il ne se traduit pas en faits tangibles quotidiens, la patriotisme do la foule doit vivre quand même pour le jour où il fera nécessaire qu'il devienne agissant, pour le jour de la bataille.Entretenez-le par tous les moyen! possibles.C'est un placement qui ne rapporte pas de profits Immédiats peut-être, maie qui assure l'a venir.Voilà pourquoi on ne devrait jamais laisser passer inaperçue, même dans les petites villes, même dans les plus petits villages, la fête nationale, la fête de la patrie.Julien BRIEUX.(La TVibunt, Saint-Hyacinthe, P.Q.) 8ERVIOE DES COMMISSIONS — L'administra tion du Passe-Trmfs se met à la disposition de ses abon née pour l'envoi de livres ou morceaux do musique aui prix marquée et aans frais supplémentaires.Toute lettre néoeaaitant une réponae devm oontenir un timbre de 2 sous.Nous les extrayons du “Collier des jours” de Madame Judith Qautiorque publie la “ Revue de Paris Avant qu'il eut mis lo pied sur la rive, il avait été reconnu.Aussitôt un rassemblement so forma : les bateliers, les habitante, les gens du peuple accoururent et, avec un enthousiasmi- extraordinaire, acclamèrent Richard Wagner, lui pressant les mains, baisant ses vêtements, dans une sorte d’adoration.Le Maître remerciait en riant, les yeux humibes ; il nous entraina vite hors dos groupes.— Les braves gena! disait-il, ila ne m'ont pas oublié encore.Alors il nous raconta ce qu'avait été pour lui cette terre d'exil.— J'y suis arrivé comme un criminel chassé de sa patrie, ne sachant où se réfugier.C'est dans ce village même que je vins d'abord.Le aoir, au moment ou, triste et abattu, j'allais m’endormir dans une chambre inconnue, un chœur d'hommes éclata sous ma fenêtre, accompagné par dea cuivroe et des harpes.M'étact rhabillé, j’ouvris los volets et je vis sur lo lac plusieurs barques illuminées, chargées d'homme* qui ohantaient.Avec quelle émotion je les écoutai I Ils chantaient de ma musique, des fragments de Ries opéras I je n'y pouvais croiro.Comment I tandis que je fuyaiB une patrie qui me haïssait, dans ce vlllago perdu, j’étais aimé, on connaiaaait mes œuvres et on me souhaitait ainsi la bienvenue) J'ai vécu quelque tarapa parmi ces braves Suisses ot je leur garde une profonde reconnaissance, car, à l'instant ot'i je désespérais, ils m'ont rendu la fol et l'espéranee.Wagner parlait d’une voix grave et ému, mais son rire sonua clair quand il ajouta: — C'est pour cela que vous serez mal couchés, ce soir, et que vous aurez un souper médiocre.Voue no me permettriez pas do vous mener à une autre auberge que celle d'où j’ai emporté un tel souvenir.L'auberge était très ordinaire, en effet, mais admirablement situé, au pied dea montagnes, tout au bord d'un autre lao, dontle couchant faisait une cuve d'or.Quand on eut pria possession des ohambres et commandé lo souper, Wagner proposa une promenade en barque, et d'aller juaqu'à une source jaillissant du rocher ot qui avait toutes aortes de vertus, — entre autres, celle da donner l'oubli à celui qui buvait de aou eau.L'auberglate lui-même gréa pour noua aon bateau et s’offrit à nous conduire.D'un coup de gaffe, il le lança sur cette nappe lumineuae qu'il déchira et tacha d'ombres bloues.Wagner commença à chanter, puisqu'on était au paya de Guillaume Tell: Aocoure dans ma nacelle, Timide jouvencelle .Mais nous ripostâmes par des théines du “ Vaisseau fantôme,” puis de " Lohengrin.” Lo maître ae mit de la partie et attaqua le chant du Mousse de “ Tristan." Tous les motifs du premier et du troisième acte ayant trait au navire furent passés eu revue.L' “ Or du Rhin " eut son tour, et enfin Wagner s'écria : — Nous avons épuisé toute ma musique aquatique 1 NEGREATIOE 233 — Eniomk Tyran du monde entier, je fomente la guerre Dons les airs, dans la mer, et sur toute la terre ; Je vois les rois trembler sous ma sévère loi, La moindre créature est pourtant plus que moi.Rien ne peut surmonter l’effort de m» puissance, Jusqu’au dernier soupir on me fait résistance ; Tandis qu'à mon pouvoir les vivants sont soumis On peut voir en tous lieux régner mes ennemis.Quel est donc mon pouvoir ?ou quelle est ma faiblesse f Je renverse les rois ou la forte leunesse : Mais nn simple soupir, un mouvement du cœur.Triomphe de ma force et se rend mon vainqueur.Les réponses seront reçues jusqu'au 10 juillet 1909.Les dix premières réponses justes, accompagnées de notre coupon de primes 373, recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTION 230 —Charad* : Caille-lait SOUVENIRS SUR RICHARD WAGNER Montré»!.10 juillet 1B09 - No J7S LE PA88ETEMP8 511 CHANSONS NOUVELLES^ AVKO ACCOMPAGNEMENT 1>H PIANO par IkÆIIESO Et interprétées avec succès par nos meilleurs chanteurs montréalais Prix : 10c 1 PRIERE D'ENFANT 2 LE PETIT GARS 3 NE PLEURE PLUS.I.ILt 4 ALLO! CENTRAI.5 SUR LES FTITS CHARS 6 CE QUE L’ON N'OUBLIE PAS 7 JE T’AIME 8 FRIVOLES AMOURS 9 C'EST L’AMOUR 10 PETITE MARQUISE 11 LA MARCHE DES MONT- REALAISES 12 NOS FEMMES 13 VALSE ROSE 14 MON CŒUR lfi FLEURS FANÉES 10 L’HRURE TENDRE 17 MARCHE DU TRICENTENAIRE En vente chez tous les marchands de musique Etudiants et Etudiantes Le PasskTrmps sera adressé par tout le Canada au* Etudiants et Etudiantes de toute profession, du 15 mai au 15 septembre, pour la somme de 85c — pour la ville de Montréal et les Etats-Unis, 45c.SAXOl’HONE — A vendre à de* conditions avantageuses ou i échanger contre une flûte (système Boehm) an magnifique saxophone ténor, en parfait ordre, marque Evett Schaefler, ayant subi l’épreuve du Conservatoire.S’adresser! 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