Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 17, no 415
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (26)

Références

Le passe-temps, 1911, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
ER -26 X.2 R 4> passe-tfempS Vol.XVII — N° 415 ABONNEMENT : ^-VvV.'&.oo par année Montréal, 18 février 1911 Ce Numéro Contient Huit Morceaux de Musique et de la Littérature de choix if- Un Numéro, 5 sous Ivresse d'Amour Romance C'étt par Uctiuain au Maüonoscope.page 46 Stances de l’Abandonnée Interpelles par G imain au ationmcope p-.fje 51 Vive la France! Fleur Vermeille Berceuse Compovili* n oour DÎtno.p*e^ ^4 Sous les Chênes Valse inédile pour piano La Balançoire Cnmnotîtinn nnur niano.page 48 Orchestration: “ Ben " 1er Violon.J.U Lafrrmtie page 59 Sourd comme un Pot], Monnlo-n’e comique par K*gis Roy.P1>K*'57 p nlle PNNP 3 $ Ce morceau de chant, compoaé «pécialement ponr le PisSï TltHPH, eut imprimé au complet dann le prêtent numéro.Voir notre Album Musical LE PASSE-TEMPS No 415 — Montréal, 18 février 19II P PROFESSEUR PERRUQUIER H y^p°AuMEs PERRUQUES etTQUPETS SANS Une Spécialité: Cheveux teint* de toutes les couleurs Coiffures pour les Bals et les Soirées Toujours en maint un assortiment complet de Perruques, Toupets, Très ses et Boucles en Cheveu* Naturels.Aussi Peignes et Ornements de tous genres pour cheveux, ainsi que des ar-tides de toilette des meilleures mar.l'Embellissement du Teint et Conservation de la Chevelure, MAISON FONDEE EN 1860 -*lf Importateur direct de SATISFACTION ASSUREE /' p*R|S.LONDRES et NEW-VORK 8, NOTRE-DAME-OUEST, MONTREAL, CANADA Tél.Main 6106 AVEC Monde Artiste La TH.oufs dc Mrtropoutam X Mont HÉAL.C’est décidé et lea contrats sont ni ynéa.Toute la troupe du Metropolitan Opéra de New York, sera à Montréal, avec se» 300 chanteurs, aea 04 intrumen listes et tous aea décora, pendant la se-¦naine du 17 avril prochain.Les repr '¦entêtions auront lieu au théitre f rançais et l'impresario de la tro'upe pour Montréal est M L.-M.Hubert, assisté de Mme K G.Lawrence.Nous entendrons durant cette semaine-là dea étoiles comme : Carnau, Qeraldioe Ferrar, Kmma Destin.Scotti.Amato.Louise Hotner, Mme Rippold.Gœilz.Sohleztck, le grand ténor allemand et nombre d'antres.Au nombre des primeurs, on donnera The Girl from tbe Gold West de Pue cini ; Lohengrin ou Taunhattser.Il n’y a paa de doute que ce sera là le alou de la saison si bien commencée avec la troupe Jeannotte.— N'oublions pan qaa la troupe Layulle vient en mars rt que peut-être l’opéra de Boston viendra auaai à Mantréal.Qui donc a dit que Montréal n'aimait pu I* grand art lyrique ?Préparons nos bourses.« Mm Skmbricii kn Rusai».Muta Marcelle Sembrich et son mari, le professeur Stengel, sont parti», la semaine dernière, k bord du •• Pnnz Friedrich Wilhelm ".La oantatrioe rend en Eu repe et ne reviendra pas en Amérique l'année prochaine, oar elle doit chauler probablement en Russie pendant l'hiver proohain.COKCIRT STMPHONIUUK.Vendredi dernier, le concert de l'or eheatre Symphonique, au Princes*, fut l'un des plus beaux de la aaison.Il fait grand houneur h M.J J Goulet, le sympathique ohef d’orchestre M.O Neil Philips fut le pianiste soliste, et le pro gramme d’orcheatre se oompoaait do POuverture d'Kginont.de Beethoven ; de l'Adagio, de la Pathétique de Tschai kewsky, et autres compositions de genre.• Bdso.ii *t Renaud.Le grand pianiste Busonl a donné un bien beau récital k la salle Windsor, le 18 février.Son programme, très dur pour ¦n virtuose, se oompoaait des prinoitiaux ohefs d'œuvre de Bach, Chopin et Liszt Mais Busoni est le plus sérieux rirai que l’aderewski ait enuore rencontré.En par lant da lui, notre virtuose canadien Re-naud, noua disait simplement : “ C-t homme est merveilleux ".Da »on côté.Busoni qui, il y a à peine une quioziine, entendait Renaud à Boston, après avoir déjeuner avec lui.disait k quelques intimes : '* Voici un jeune pianiste mer vrilleusrment doué.S'il pouvait seulement débuter k Berlin, les Américains ae l’arracheraient k prix d’or." ¦ Le trio Bektuovkn.Le concert du Trio Beethovon, à la salle Windsor, le 7 février, fut un régal musical pour les amateurs de musique de chambre.Le trio joua Bplendi lement, particulièrcmen le violon e' lo violoncelle qui donnèrent du son auiant qu'on en peut donner, afin de no par se laisser couvrir par le jeu un peu trop exubérant du piano.Le célèbre trio de Schubert, on Si bémol majeur cona ituait une superbo pièce d’ouverture, permettant à chaque instrumentât e de sa motl re tour à tour en vedette.MM.Taranto, Labelle et Mme Froelich furent for' applaudis après l'in-torpreiation si consciencieuse de cechef-l'œuvre.Fut également bien rendu, lo Trio en Do mineur de Brahms, d’une facture un peu mQ'n* oleaatque Dana la Sonate de Saint Saëns, pour violoncelle et piano, M.Gustave Labelle fit preuve d'une large sonorité et d’une rare expression ; disons aussi qu'il fut passablement secondé par Mme Froelich Cette dernière joua avec une grande force le Roi dea A ulnea de Schubert et d'une façon fort acceptable le nianifique Rondo on Sol majeur de Beethoven.Le public était nombreux, distingué et enthousiasto.11 n'y avait peut-Stre pas assez de Canadiens-français, mais il y en avait plue que d’habitude ; espérons qu'il finiront par s'intéresser ii la musique de chambre comme ils s'intéressent aux choses du sport.• M.Catherine et Mlle Béatrice La-paluk À Montréal.M Albert Clerk-Jeannotte, le direc tenr de la troupe d’opéra de Montréali s’est embarqué ces jours-ci pour l'Europe, où il va faire lea engagements pour la prochaine saison.Il est plus que pro bable que le chef d’orchestre français de la troupe sera le célèbre Catherine que les plus grandes villes de France se disputent.Li troupe cumprendra plusieurs artistes parmi les plus célèbres, et l'on parle de l'engagement probable de Mlle Béatrice Lapalme de l’Opéra Coaifia, notre talentueuse conctoyenne qui s ** blement gagné ses épaulettes sur les pA-cipales scènes lyriques d’Europe.De plus, il est tout probable que II.Jeannotte reviendra avec l’autorisatiea de Masoagni lui-mème de jouer à Um tréal son nouvel opéra Vsobel, qui devait être joué à New-York cette année et nous serons les premiers à entendre.Da choristes seront recrutés en Europe saait la plupart seront choisis à Montréal, ata qu'ils forment un noyau pour la fuloM troupe d'opéra canadirn.Il es-, probable que je colonel Frank Meighen rejoint» M.Jeannotte en Europe.Le présidait de la Société musicale de Montréal ut trèa connu à Paris et k Londres, dans les principaux ceroles artistiques.On sait aea goût artistique très affiné et son dévouement pour toutes les causes de l'art.La oolonel Meighen, qui parle facilement plusieurs langue*, est le fils de M.Robert Meighen, le président de la compagnie Lake of the Woods et l'un de nos prin^-paux millionnaires.Il possède une far-tune personnelle considéiable qu'il ae craint pas do faire servir k l'art.Le quatuor à cordes Dubois Le Quatuar à Corde* Dubois, la plus complète org tni «non «le ra inique de chimbr - à Montréal, dont le* admirables concerts ont lieu, à la salle Windsor.Ce quatuor se compose de MM.Albert Chimberland, violoniite ; Arthur Danser eau, second violon ; M.Schaei-der, viola et J.-B.Dubois. «im rr»l, 18 lévrier 1911 No 415 LE PASSE-TEMPS 43 -Gjempj KÜ8ICAL.LITTERAIRE rr FANTAI9IBTB Parait tout Ut ç mimât jowrt AÆOinîmaaTT : Pomr It Canada I /W Ut Etaf' Onû Pour l'/Curop* i 10 fri p*/ an PAT ABU O'aTAHOB En *'abonnant pour un an, chaque abonné reçoit Une Prime valant $1.00 Demande» notre Hite de prime» ira InMrtlon .lOiMWt l( btéqcente».5 Oondlliom HMralM pour unonaH à ImiUrai.Lm udoomi sont mwarfes inr l'asaM.TooU demande de ohant* c ent d’adruM doit llr» •ocomr'mrote do ranciras* adressa.Pour discontinuer d* r*e«volr o* journal, Il raut a'oir paré ton» mi arrimes.Les manuscrit* publiés ou non n* tout pu 'an dU.Adraaaai loala communication LK FA8SB-TBMP8, Montréal.Oan.J.B.BBLAIR, éditear-prcpriétair*.16.rue Crali-Kst.Montréal.faste Tmr>*-Chronique Aux Armes ! Citoyens K CRUOBKZ rien, me» ami», Jean Pic — sans K — n'est point devenu ni ne deviendra jamais anarchiste théorique, et enoore moins anarchiste.militant.Néanmoins, il voua lance le cri de guerre de la Marseillaise : *’ Aui armes I ” Mais oe cri de guerre n'est point un ori de sédition, un ori do révolte contre le Gouvernement, la société, la Religion, la famille, un appel à l’anar-ebie ; o’est tout bonnement un cri de dé fense.Aux armes 1 Aux armes II Aux armes, Canadiens I Un ennemi mille fois plus terrible, plus k craindre que les antiques farouches Iroquois, vient d'envahir le Canada et de prendre d'assaut la métropole.Aux armes I aux armes ! Formez vos bataillons, car ils sont pluaieurs fois cent mille menaçant de tout mettre à .fièvre et k .choléra.Ils sont plusieurs fois cent mille, venus en catimini du pays des *• Jaune» après avoir été pondus par les Chinoises— pardon, je voulais dire par les poules chinoises, puisque, comme voua le savez.Chinois et Chinoises ne pondent que des nids d'hirondelles.Les coqs chinois ont-ils aidé aux poules ?s'en sont-ils mêlés de loin ou de près 1 Ma foi, on le jure rait, vus qu'ils sont tous g&tés, tous pourris les œufs ; tous gktés pourris, jusqu'à la moalle, c'est-k dire jusqu'au cœur du jaune.Et ç» se ohiffre par centnine de mille : quelle effrayante invasion I O poules canadiennes, que faites vous donc ?Voilez vous le bec, et aux armes I aux armes I Et vous, coqs canadiens, cousins des coqs gaulois, montez sur vos ergota pour entonner d'une voix éclatante.le Liber* • De la jaunisse, préservez-nous, Sei-g.ieur I FLEUR VERMEILLE MtLODII Parole» de P.BATAIL Musique de CUILLEMONT-RIIEMOl) R 1’ COUPLET 1R % 17 AllegMllo Elle cl ail as » sise à lontbiedun saule Sur linbanc d pédie sans vergogne tous les œufs impropres k la fabrication, l’éclosion des poussins, coqs ou poulettes.Dieu merci, les officiers do notre Bureau Sauitaire, ont eu — pour celte fois du moins — l'esprit assez perspicace et le nez assez long pour se les fourrer jusqu’au fond de la coquille, et lw plusieurs eent mille produits k ooque ont été condamnés à reprendre le chomin do l'autre côté du détroit de Behring, k l'effet de retrouver leurs mères pondeuses.N’ayez crainte : coquilles, bidons et contenu ne rouleront pas si loin.La compagnie "oviduoto" de Montréal saura bien préserver une telle pourriture d’un sort si désastreux et la répandre sur la province de Québec, sur tout le Canada, peut-êtra, qu'elle croûtera tel un habile l&tissier croûte ses pâtisseries, ses gâteaux indigestes.Et c’est nous, pauvres Canadiens, qui avalerons tout ça.Gare à la peste ! gare au choléra 1 aux armes I Vous dis-je, aux armes ! ou noos sommes perdus.Les microbes les plus nocifs ne sont-ils pas enfermés ik-dedans I Allons I aux armes I pics, pelleB, fourches, biches, pioehes, massues, «ont instruments de bonne guerre pour crever les bidons, et faire une g'guitasque omelette, au festin de laquelle nous inviterons les millions de jaunes du céleste Empire.Etquisaitî Ça les guérira peut être de leur peste.Pauvres gens I ce qu’ils doivent être endommagés d’avoir pondu un si grand nombre d'œufs pourris I Ne nous étonnons donc plus si la peste, aujourd hui, règne en maîtresse chez eux.Mais garde k noua I Les œufs qui com-menqtient k prendre le chemin du dépotoir, ont réintégré dumioile.La justice les a mis sous scellé.Dans quelque six semaines ils seront faisandés k point, et nous aurons l'honneur et les délices de les "siffler " sous une forme ou nous une autre.0 divine Sarah, tu l'as manqué belle I Le fruit des poulettes chinoises est donc sous scellé jusqu’k nouvel ordre.Au dernier moment, un “ fouinard " k l'affut do nouvelles, m'snnonce que, désespérant d'écooler avantageusement sa marchandise impure, la Compagnie " oviduoto " a fait placarder sur les murailles, les fenêtres st les portes de son vasts entrepôt de grandee pancartes sur lesquelles on peut lire, peints en lettres énormes ces mots rassurants : On demande des poules couveuses.Bon salaire I Sur ce, mes amis, serrez vos pics, mais laissez-moi le mien.Jean PIC.i Abonnez-vous au Pabbk-Tkmps. 44 LE PASSE-TEMPS N 4:5 Mmtnk., 18 févrkr 19II Mme C.-A Desmarals La célèbre contralto montiéslaise, qui r«K» LU UCOMPARABLES PILULES PERSARES 01 ""ES.'SK” ” «rUn»! I.MIIIIM.Mhmwn ••• M> *" *“ *" niMllw aUmi ¦¦¦ eacftcM , i 1 i f- î] r i fîTf r pé J T 7-v-f 1 , §4 11» : : 4- Montréal, 18 février 1911 — No 415 Lh KASSE-TEMPS 1 a * 47 r ù I i Que d’al • lé - trres TT ?se -77-^ D'a voir ton cœur.n ff TF S WT i rail.y^-Vrly- IjMp é - grès • se D’a n.r.- One d’al • lé • grès ï voir ton coeur.ËÜË IÈ m m ?lé É P.C.-j i i s f Les Pilules Persanes Mesdames, oette élégance tant désirée etoela SANS MASSAGES, dans l'espace de deux mol*.Snoois garanti.Expédiées par la malle, par la SOCIETE DES PRODUITS PERSANS, tiroir postal 1031.Dépt.J.Prix: 91.00 k boit*.6 bottas pour $5 00.Discrétion absolue. PIANO Montréal, 18 février 1911 — No 415 LE PASSE-TEMPS 49 /Ï^E T (—1 1 f no i s —-—T" -rf = -¦¦¦: ; ", •: ; jÊrt- — 'j ! - f ! ! ^ ' r ^ il ^ i 1 r i «-&¦ "t—p— j—p— -f—c- -4—Jv ~*—J~"J~ f i— 1 f * L-t-JJ 1 ¦¦ ¦ ¦ j».p Pj ’J 11' i - W T g j g g— 1 f - i 1 ï=&-—-g-f= /n m ¦ - .1-^ =t-i -F- F1 j r r 1J- r r 1 j .p-p.i j.p p-i „ ^ \ _ 1° 1 11° , »*- r • ; - : 4 e < : 1^L_J 8 g -fef:- g g • - * ' f:- ._ f**-., ¦ • f ?->* * If* i- ‘ r- > =r i 1 1 11 j r r f-r-i-j-r^ fis- 5 « t‘ r' r r P 1 1 H F—| ¥—' 1 -F btJ »«/ ' 1 j^rrTTJ iV-r P-f r r 1 è=ï l-lj-1 1-1J l.LhUUlt-L, u-jy grf^f r r ^^4 -4-\ Ê Hrf=3i L * î î î **/ / > > > > a a îf iü.'1-^-9 8 va toute la partie Ui|i i -,,r S 7 ^ j -, 1 rrl.rriïj ITrrrLffliffCTfl 5° LE PASSE-TEMPS M> 415 — Monlital.18 féviier 19II i n fr ff u Wf ,,r r fr r- 1=3=$ /> > > îf "Î7 àà ¦ - r > > r r lg>; , \ i j j - .H Y i '¦rr V ¦r À »• *.y ?! ) j » r» ¦'=« < ) j-i r S- • ' r —i [—f~r Ht—1 thh-h-—lfr- 'r j ILfjfl n-fS&i\ n 4-î .- : 1=3r .«fc J J V- -*- yiero i » .* î 44 -H r -ü- F f rij f Nj F t^vUrW-r-r -JTjj n - -^T-rrr r - -¦ U ^rrrfr.rrrirr^t^i (fri* :.yrr^ / cresc.5EEET 4 4 ^ rrm i rexc."il * f— 1 W 1 1 *¦ 1 1 w [ .1.;.U-^N -;-U^II ÿ.ÿ tevAia.ou** ^ J.HUDON & Cie Dernières Nouveautés en Habillements, 29, Ste=Catherine Ouest MARCHANDS-TAILLEURS Pardessus de Printemps, d Automne ou i ~ ‘ rf^= i ^ J ' -S- JJ • • • I- ijl ?^ +*4 i-J F 3 « .'"* U-nlo.^-_ tempo.jj* 1 f —|j-p ît~ g p=rf~T n r i-?~- j j - tel - le, El nous, se-con-dant ses ef ¦ Torls \-voiis l'ai» la France 11011 - vol - - le.Droits Béservin, C«nada, 1884, uar H.Beaagrand.Publié »Teo l'autorisation de l'éditeur. tu I «al, lï février 1911 — « 415 LE PASSE-TEMPS 5J La Complainte de Westmount H Histoire touchants et morale, tirée de la^tiagjdie de Weatmont— en huit cou-Prix : 5o, par la malle 60.En vente dans tous les dépôts de journaux.O Ca-na - dieu», rnl-li-ons nous, El près du vieux «Ira-pean, Syni-bo-le des-pé O Ca-na-diens, ral-li-nns nous, accefernitdo ri-esr In-sem-hlccri-ons à ge-noux, En-sem-ble cri-ons à ge^nom: Vi-ve la rance rresc En-sent-fcle cri - oas à ge- noyxv En-scin-ble cri-ons à ge-nom:Vi-ve la Fran - ce * aeee/.grgic uo« fronts un jour d’o - ra - ge, Mais l:~‘ berceuse.J.Piot Pièce pour Harmonium .G.Lemée Nu 405 — Chant Drapeau (le).A.Grevemeyer Nicolas Durand .E A.Viellefond Ma jolie.G.Maquis Je vous salue Marie.Z.Paquin Ensemble.A.de Villebichot Patrie.C.Tanguy PIANO Marche des Avocats .L.G.Haseneier Mazurketta.p.Bourgnon Trahison.E.Antrcas Nu 400 - Chant Quand on est belle .P.Pickart Bataille Jcffrics-Johnson (la) .L.J.Paradis Ces attraits que chacun admire.Mme L.E.Codère Pitié.H.Wéber Vive Jésus que j'aime.G.Dugas, ptre Au r'voir.et merci .Ed.Jouve Attende Domine (choeur).C.O.Sénécal Piano Angelina valse .Petite Marquise .Nn 406 — Chant Ma P'tit Cousine.G.Maquis Un P'tit conseil .E.Marsouin Fortune et le Musc (la) .C, Tanguy Un Nid sur une tombe.Ed.Dcconclois Péché de Rose (le).H.Chatau Piano Heureux temps.P.Wachs Joyeux laboureur (le) .R.Schumann Belle de l'Aéroplane (la) .A.de Combes-Porcheron A.Desros>rs .E.Demarty N.407 — Chant Credo du Marin (le) .D.Trave Adieu, ma mie, je t'nmic encore I .H.Miro Mon Amie._.G.Marietti Dernières paroles du Christ .E Faidcy Piano Donia.L-N.Guilbault Mazurka des Pierrettes .L.Canne No 408 — Chant P'tit's Ouvrières Montréalaises (les) .E.Duhem Lettre tendre.E.Fragson Trois couleurs (les) .C.Tanguy Maure et Captive.M.Oestres Allons cueillir des fraises _.J.-B.Lafreniére Régiment des Couturières (le) .G.Morel Piano Endors-toi.G.Flaxland Annonciade Valse .Mlle R.Moor 1 — — Ni.40j — Chant Affaire Sheldon et Bell'Maman (1') _ , 7 .O.Del Fol Amour.F.Vargucs Promesse (la).N.M.Mathc Ave Maria.L.-N.Guilbault Sancta Maria.L-N.Guilbault Chanson du Toréador .G.Bizet Bonsoir, Madame la Lunel.E Bessièrc Chanter et souffrir.G.Gounod P./NO I Tchin-Tchin.J.de Téinaly Alceste.Gluck Revanche (la).A.Charbonnier No 410 —Chant Marche des P'tits Frais (la).L.Silésu Pour Pépère! .;.H.Piccolini I Cruelle.J-B.Lafreniére Adieux du martyr (les) .Guillot Jonas dans la baleine.A.Petit Fleurs et pleurs.E Arnaud Piano Saint Jeannoise (la) J.Paquin Invitation aux Noces .V, Nadeau Nu 411 — Chant Donnez au pauvre .Lagard Aubade à Margot.H.Miro ¦ Ne donne pas ton coeur.J.Massenet Minuit, Chrétien.A.Adam Nuit de Noël.G.Krier Piano Calinez-moi.Ch.Fargucs Obole Venez, Divin Messie .R.Mathieu N.412 - Chant Fleur que tu m’avais jetée (la) (Carmen).Bizet Salut, demeure chaste et pure (Faust) .Gounod Angclus de la mer (1') .G.Goublier Visite à Ninon.G.Maquis J’suis flemmard.V.Ilottier Nationoscope (le).Jassin-Ltid Piano Epluchcttc (1’) (scène rustique) •.L-G.Haseneier Espérons (marche) .Anna Boisclair Le / 20 Passe- papsiaisip _ 1 Et Littérature Choisie» Temps (».».5 cts ABONNEMENT, UN AN : Canada, $1.50 ; Etats-Unis, $2.00 Adresse : 16, rue Cralg-Eit, Montréal Adressez votre Commande, avec le prix, à 16, rue Craig-Est.Montréal, Canada. LE PASSE-TEMPS No 415 - Montréal, 18 février 1911 CE Qfcl’0N NE REWhAGERA PAS Ce que la science et le gros bon sens recommandent aux jeunes mères LES PILULES ROUGES FORTIFIENT L'ENFANT EN TONIFIANT LE LAIT MATERNEL Il ost difficile do lire aujourd'hui les journaux sans y voir proclamer lea vertus d'une farine, d'un breuvage, d'une préparation qu'on veut faire passer pour remplacer avantageusement le lait maternel.Que ces substances remplacent le lait maternel, c’esi bien évident, ai U mère, pour uu motif ou pour un autre, refuse ou n'est pas capablo de nourrir son onfant.Mais que la substitution soit avantageuse à l’enfant, c'est ce que nous n’admet-trôna pas.Noua établissons, en effet, et nous établissons en principe absolu, que rien ne peut remplacer le lait de la mère, exactement parce que le lait de la mère a pour mission de continuer, après la naiaaance do l'onfant, le travail do nutrition qui s'opérait avant la naissance, à même le sang de la mère.Toute femme ne sait-olle pas qu on acceptant librement do devenir mère, elle contracte l'obligation subordonnée, mais inséparab'e, do ne rien négliger pour que non aeulomont l’enfant naisse vivant, mais pour que durant sa première enfance, ce nouveau-né puise dans lo sein deaa mère uu lait «naev.riche et normal pour que son jeune organisme ao forme norma einent à même des éléments normaux.Mais si l'enfant est condamné à devenir ce que le lait maternel le fera devenir, que faut-il en conclure 1 Il faut on conclure qu'une mère doit à son enfant de no lien négliger pour être elle-même en bonne santé, non seulement avant, mais encore aprèa la naissance de son onfant.L’expérience prouve en effet que.de toutes los substances, le lait est celui qui subit le plus directement les influences maladives des organes qui le soorètent.Et nous savons d'autre part que le sang ost la grande source pal hologique de la maladie.Dans de pareilles conditions, il est donc impossible qu'une mère, chez qui le sang est impur et appauvri, puiaso nourrir convenablement son enfant, car le lait d'une pareillo mère charriera infailliblement quelque chose de< impuretés qui aé journent dans le sang maternel, et o'eat la santé de l’enfant qui en souffrira Nous no saurons donc trop recommander aux jeunes mère?de se mol tre, dès lo début, sous l'influence des Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine qui agissent immédiatement sur le sang pour lui donner du ton, pour lo purifier ot l'onriohir.“ Depuis mon bas lige, j’avaia une tendance à la débilité générale.A mon troisième enfant, mes forces étaient épuisée».J'aVais surtout lea nerfs sensibles ; la moindre choie me faisait sursauter et j’avais ensuite de fortos palpitations.Après Pap=Sag ENVOI D’UN ECHANTILLON GRATIS avoir écrit aux Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, je me mis à prendre des Pilule» Rouges qui m'ont soutenue, m’ont beaucoup aidée pendant tout le temps que j’élevai ina fam lle." Mme R.CROTF.AU, 20fi ruo Essex, Haverhill, Mass.11 Jo suis mariée depuis sept ans, mais après la naissance do m"U deuxième enfant, je fus atteinte de débilité générale.Dans l’eipace de quatre ans, j’eus quatre maladies prématurées et je dua abandonner de tenir maiHon, ne pouvant plus m'occuper do rien Je me croyais prise pour mourir.Ma mère me décida de prendre les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.L’emploi do quolquea boîtes seulement de ce tonique me donna des forces ; on le eontinuant, je 1110 rétablis.Après quelque temps, j'eus un autre bébé, mais gros et gras celui-là.Jo me relevai vite et ma santé n'a pan faibli depuis.Jo fais maintenant mon ménage seule comme la plus forte des femmes." Mme ARTHUR LABERGE, 215 rue Lincoln, Lewiston, Me.CONSULTATIONS GRATUITES — Les Médecins delà Compagnie Chimique Franco-Américaine sont, tous les jours, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, au No 274 rue Saint-Denis, Montréal, à la disposition de toutes les femmes pour leur donner gratuitement, soit par lettre, soit do vive voix, tous les renseignements professionnel» qu'elles peuvent réclamer, et il n'en coftto rien qu’une visite d'un quart d'heure ou qu’nn timbre de deux cenlins pour en avoir le coeur net ; on no peut que déplorer do constater qu'un grand nombre de femmes négligent encore de po renseigner sur la nature dea précautions qu'elles doivent prendre pour que l'enfant naisse viable cf pour que lo lait malernel en fasse un être robuste, plutflt qu'une ruine rt qu'un fruit mal nourri.Les Pilules Rougoa sont en vente cher, tous Iob marchands de remèdes.Noua los envoyons aussi, par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une boite, $2 50 six boites.Toules les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint Denis, Montréal.Guerissent la DYSPEPSIE Les tablettes PAP-SAG sont uniques au monde jtour guérir infailliblement la DYSPEPSIE, les MALADIES DE L'ESTOMAC, GASTRITE, DILATION, P1TU1IE, INDIGESTION, ENTÉRITE.En vente chez tous les marchands de remèdes ou envoyées sur réception du prix.50c UNE BOITE, $2.50 SIX BOITES Adresse: Compagnie Pap-Sag, Montréal SAV0N ET QNQfclENT “BELî-P0” RÈGLES HYGIÉNIQUES A SUIVRE POUR PRÉVENIR ET QUÉRIR LES MALADIES DE LA PEAU Los causes générales dea maladies de la peau «ont la faiblesso de la constitution, los scrofules, la syphilis, la niauvsise digestion, la débilité générale, U mauvaise nourriture, le manque d’air ot d'exercice, la dentition ches les enfants et la délicatesse de la peau.La malpropreté en est aussi souvent une autre, et o est pourquoi il »»t do la plus haute importance que les personnes veillent attentivement aux soins de leur corps, se lavent souvent, toujours avec de l’eau chaude et un savon antiseptique, comme le savon BEL-PO.Le traitement dea maladies de la peau diffère peu, malgré que ces maladies soient variée*.Comme traitement local, il n’y en a nas de meilleur que l'applioatlon d« l'Onguent BEL-PO, une ou doux foia par jour, sur les parties malades, aprèa qu'elles ont été soigneusement lavées avoo le Bavon BEL-PO.Le Savon et l'Onguent BEL-PO sont vendus ohes tous lea marchands de remèdes.Prix du Savon et de l'Onguent BEL-PO, 25c.Envoyés aussi par la malle, sur réception du prix, par 1a COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE.274.RUE ST-DENIS.MONTREAL Mont «al, 18 février 1911 Ni 415 LE PASSE-TEMPS 57 M.Ernest La vigne Le regretté Ernest Lavigne, mort à Montréal, il y a eu deux ans, ces jours derniers.Ses cruvr s lui survivent et son nom restera comme l'un des fondateurs de notre école nationale de musique.Nous republions dans ce numéro.l'une de les compositions les plus populaires 1 "Vive la France", poème du non moins regretté Louis Fr«-chette.LE COIN DES POÈTES DESILLUSION Allez, mes vers, aller, dites partout mon rêve, Et dépeignes mon cœur brisé par trop d'amour ; J'ai goûté, j?le sais ; l’heure d’amour est brève, Et jamais, malgré tout, ne durera toujours.Mon errur à moitié mort a perdu sa jeunesse, Les roses du chouin sont pleines de son sang, Je sens venir vers moi des souffles de vieillesse, Hélas ! ils sont tous morts mes rêves de trente ans.J'ai douté, j'ai souffert, j’ai versé bien des larmes, J'ai connu le malheur, le malheur m'a vaincu, Je suis trop abattu pour reprendre les armes, J’ai fini de lutter, j’ai déjà trop vécu.Je suis le chantre né de la désespérance.1 es canttqu s de moit sont de loin les plus beaux, Dans tous mes chants d'amour, je mêle la souffrance, Car les hymnes d'amour ne sont qne des sanglots.Ailes, mes vers, ailes, et du fond de mon âme Dévoilez le secret ; faites saign-r toujours ; Comme un défi qu'on jette à des milliers de femmrs Dites-leur que jamais elles meurent d'aniour.Sans cesse répétés que la vie est amère, Que son soleil se meurt sans laisser de rayon, Et que tout se résume, en cette froiJe terre.Par cet unique mot : la DESILLUSION.SERVICE DES COMMISSIONS.— L'administra tion du Pahak Tbmi’8 ne met à la disposition de ses abonnés pour l'envoi de livres ou morceaux de musique aux prix marqués et sans frais supplémentaires.Toute lettre nécessitant une réponse devra contenir un timbre de deux sous.MONOLOGUE SOURD COMME UN POT ! C’est bien d'André Surditot Que l'on aurait pu dire Sans songer & médire : // est sourd tomme un pot I Les histoires sur son compte Feraient un volume fort gros, C.r, toutes sont de gais propos.Je va» donc vous en dire une.Toute petite.pour rire un peu.Le désir m'en importune, Et, comme j’adore ce jeu, Ne m'en gardez pas rancune.Le jour de l'hyrmn d’André, Quand mcssiie le curé Allait unir l'un à l'une, 11 dit donc à notre sourdaud D'un ton ni trop bas ni trop haut, Sans songer que le pauvre homme N'entendait presque pas, en somme : — Prenet lui la main I — Hé I de quoi ?Demande André.’Scusez-moi ; J'ai l'entente pas mai dure.Le bon prêtre répète encor Mais sur un ton un peu plus fort t — Prenet-luila main I L’erreur dure, Et voilà que notre sourdet Se fait de la main un cornet.Qu’il place h côté de l’oreille Pour mieux entendre, et dit :— Hé I I-a future devient vermeille.Et l'on entend chuchoter Dans la nef : ce sont les fidèles Qui s’amusent «noitnément Modame se sert vraiment Mal i 1'.ise; aussi, songe-t-elle A s'interposer pour Surditot.L'homme-saint reprerd de plus belle Scandant fortement chaque mot : — Prenet-lui la main / Tous s’esclaffent Lorsqu’André, le pauvae André, Commet l'amusante gaffe t — Quoi t'y pren Ire m’sieu l’euréî Régis Roy.—Dites-moi, mon amie, Buisje vraiment le premier que voua aimez J —Certainement! Ah I qne les homme» sont dono drôles I lia m'ont tous posé I» même question.Mlle Mabel Taliaferro Célèbre chanteuse italienne, qui reviendra en mars, donner un concert à la Salle Windsor. S8 LE PASSE-TEMPS No 415 — Monutml, 18 féviler 191! BIBLIOGRAPHIE Contes du Vieux Temps par Louls-Joseph Doucet Ceux qui aiment, que la langue française oonserve ses droits en notre pays, seront fiers de l'apparition de ce nouveau livre rempli d’une fine littérature, essen ielle-ment canadienne, par le fond du moins, car sur une cinquantaine de “ Contes du Vieux Temps " h peine si quatre ou oinq sont exotiques, presque tous sont tirés pour ainsi dire de notre étoile nationale.Par contre ceux qui n'aiment pas notre langue en feront leur deuil, car Doucet depuis deux ans semble donner le signal d'un branle-bas littéraire bien prononcé, et les “ Contes du Vieux Temps " écrits et signéi par cet auteur dénotent une robustesse de talent et une fécondité peu ordinaire : Souplesse de style abondant, imagination riche feuillue e', à quelques exceptions près, d'un goût très sûr ; voilà, certes, une œuvre réconfortante sortie de la plume ai poétique de notre compatriote amoureux du sol natal et de uo» légendes.Le poète Doucet est déjà très avantageusement connu par ses belles poésies dont quelques unes comme “ Le Vieux Pont ", “ Caitliage " et le ** Siècle " ont eu l'honneur d’êtro reproduites et citées dans les journaux de France ; il a déjà pris place au premier rang de nos poètes par la publication de trois volumes de vers, et ce premier volume do proie, “ Contes du Vieux Temps ", le olaaae au nombre de noi plus distingués prosateurs.Ce n'est pas tous les poètes qui peuvent manier aveo dextérité leur plume dans la prose ; la teohnicalité et l'harmonie qui bien souvent souillent dam leurs ailei et les élèvent, dans la poésie, font parfois qu'ils se trouvent à court dans la prose.Voilà un avantage considérable pour celui qui.comme notre compatriote Doucet, s’en tire habilement dans un cas comme dans l'autre.Je cite au hasard quelques-unes do ses pensées ; “ J’aime l'histoire des faibles et des déshérités qui sont en ce monde comme pour expier des fautes auxquelles le remords dos ooupahles ne saurait suffire ”, Parlant de feuilles d'automne il dit : “ Elles résonnent, elles 80 plaignent, et font partie du chœur chantant de la nature et lorsque le dernier orage les a abattues elle* ont eu des larmes, des larmes de tristesse : " Ilabuerunt tristes lacrimas.laorimas rerum." Et plus loin ; “ O l'insondable décret I les heures qui nous fuient, jamais ne rev enuent I nul être ne refait son pansé, les cendres froides no brûleront jamais plus I même sous un feu nouveau." L\ fourmi dans le ruisssau est chassée pir le vent, elle vogue d'une leuille ou d'une herbe à l’autre ; le Dot, quelque lent qu’il soit, l'emporte toujours ; ainsi l’homme descend le courant de son ftge, sans plus reconquérir le but dépisté." Il eut éloquent et simple à la fois ; il nous étonne.Quelle plume légère et vraiment inspirée I » L'auteur des “ Contes du Vieux Temps " a beau quelque part se défendre d'être philosophe, ses écrits ne sont pas moins remplis de philosophie et souvent profonde : on ne se connaît pas toujours bien soi-même : Doucet est un travailleur qui ne donne rien sinB méditation.Ce style de Doucet, c.s phrases toutes nouvelles et simples qu'on retrouve à chaoune de ses pages, vrniment, je le répète, prouvent un talent de première marque.Je crois que si Doucet eut puisé son éducation ou plu ôt sa formation littéraire à Paris, s’il eut véou dans cette atmosphère si propice à l'éilosion des talents littéraires, il pourrait être comparé aux grands éorivains de France, oar ce qui lui mauque parfois o'est la forme impeccable, à la vérité, il est toujours poétique, et on le trouve en tout original, de cette originalité qui ne s'acquiert pat puisqu'elle est native.L'auteur des “ Contes du Vieux Temps ”, puisque je "eux dire touto ma pensée en quelques mots, a plus de talent que de formation, il le prouve par sa minière de faire ; il va parfois plus vite quo ses ailes eu faisant des sauts : il est en littérature ce que Bourrasaa est dans l'art oratoire, il se soulève, il étonne, il est vertigineux.Et tel qu'il est, il est aimé.Nous sommes au début de 1011, souhaitons bonne et heureuseanunée à ce nouveau-né li< téraire, “ Contes du Vieux Temps." Ce livre est délié à Sir Lomer Gouin, premier-ministre, qui sera, à bon droit, flatté de oette déiic&se formulée en une lottre fort jolie.Nous avons counu cet auteur au oollege de Joliette.L'observateur pouvait dès lors prédire que souk cette figure douce, parfois réjouie, et souvent méditative se cachait un écrivain d'élite.J.AT.J.Calino est domestique do bonne maism etsnn mat tre lui a recommandé de soi'lier les personnes qui viennent le voir.Hier soir, Jalino entre su salon avec un Plateau à rafraîchissement chargé de douze verres, dont lix vides.— Pourquoi ces verres vides I — Mais, monsieur, pour les personnes qui ne désirent pas boire.Ayaut des aflaireB à suivre dans les Bouches duRhône, M.s’est abonné à un journal de Marseille.—C’est drôle, lui dit sa femme, depuis que tu lia tous les matins ce journal, je te jure que tu as pris de l’aoceut I Un petit garçon se promenant avec sa mère reçoit à travers la figure une avalanche de suie rabattue par le vent d’une cheminée voisine.—Tiens, s'écrie t il tout étonné, do la neige nègre I PATRIOTISME PRATIQUE Nous prions respectueusement nos locteurs de |>ar-ler favorablement du Passb-Thmi-s.lorsque l’occasion s'en présentera.C'est un moyen de propagande à U portée de tous, et qui aurait des résultats aussi profita bles à nos abonnés qu’à nous-mêmes.L'argent qui sort du pays ne revient pas, ajouterons nous, pour ceui I qai préférant les journaux étrangois aux nôtres.NOS CONTES L’ENLEVEMENT Ayant vu Gisèle, la fille de ses maiires, causer en particulier aveo un certain M.de la Braise, la vieille Françoise se disait en son for intérieur : “ Seigneur Jésus, ma petite Gisèle se dérange I ' Aussi voulut-elle éviter la jeune fille qui, justement, venait la trouver, son entretien terminé.Celle-ci ne lui en donna pas la temps.Allons, no boude 1 a«, Françoise, fit Gisèle qui comprit la causo de cotte mauvaise humour, — je vais te raonnter tout ce que le petit marquis de la Braise vient de me dire.Je v ux bien, mais que mademoi selle ne meeprenne pas pour complice.— Ecoute toujours, tu verras après.Voilà : le marquis m'a déclaré qu'il voulait m'enlover parce que mon poro était trop autoritaire.La vieille bonne ouvrit de grands yeux.Comment ça, voua enlever 1 — Eh I oui, m’enlever, m'emmener avec lui sans le dire à mon pèro.— Ah a non, o’est pas possible I — suf-fequa Krlnçoise — vous enlever, miséricorde I.enlever ma Gisèle, il est fou.je l'ai toujours dit, il mourra fou I Pas du tout, il raisonne très bien, il a tout préparépour cela, et certainement il ne dépend que de moi qu’il réussisse.—Alors, vous l’avez envoyé promener 1 — Au contrairo, je lui si dit que j’irai.Françoise ne répondit pas, n’on pouvant croire ses oreilles.— Tout est entendu pour 00 soir à minuit — ooWlnua Gisèle qui s’amusait in tériourement de la figure do Ba bonne.— Heureusement quo je sais, — dit Françoise, — jo soiai là ' — J’y compte bien, j'ai tout de suite ptnsé à toi.Françoise ne pouvant y tenir, devint rouge de colère.— Mademoiselle se trompe si e'Ie croit que je l'aiderai à mal fairo, suriout aveo ce mauvais garnement, un suborneur, un satyre ; non jamais I jo vaiB de co pas, prévenir monsieur, dans votre intérêt.Gisèle n'eut quo le temps de l'arrêter par le bras.— Grosse bête I — dit-elle — tu crois donc que je vais faire le jeu de ce petit marquis de la Bourse-plato comme tu dis si bien.Ah I non.seulement je veux lui donner une leçon dont il se rappellera ; je t'assure qu'apros ça on 11e le verra plus souvent à la maiBon.La bonne Françoise, heureuse, ne put s'empêchor d'embrasser sa peiite mai-tiesse avec transports.— Je me disais aussi, c’est pas possible, elle devient folle ; c'est cet autre qui lui a jeté un sort et lui a communiqué Ba folie I — Rassure-toi, il ne m'a pas ensorcelée, je crois plutôt quo o'est nous qui allons lui joue- un tour de notre façon, écoute.Françoise prêta toute son attention; mystifier ce petit blanobec, elle en était cette fois ci I L'exposé du tilan do Gisèle dura quelques minutes.Il ne fut pas sans étonner la vieille bonne ; mais quo n aurait-elle pas fait pour sa petite Gisèle qu’elle avait guidé dans ses premiers pas î Peu de temps après, elles se quittaient tout à fait d’accord.Le soir, à minuit, Gontran de la Braise arrivait, ainsi qu'il 1 avait dit, en coupé électrique et s'arrêtait sans le moindro bruit à la porto du parc.Son attente ne devait pas être longuo.Il entendit bientôt les craquements d'un pas légor sur le gravier de l’allée principale ; une silhouette se dessina petit à petit, coiffée d'un capuchon rabattu sur le visago ; il dovina Gisèle.Inquiet jusqu'au dernior moment, il demanda : — C'est vous.Gisèle 1 Un oui, un souffle plutôt fut la réponse.La clef, puis la porte grincèrent, effarouchant quelquos oiseanx endormis sur les til'euls voisins ; Goniran saisit la main de son adoré et la baisa avec effus'on.11 l'aida à monter dans le coupé, la porta presque et dit au wattman : — A la |K>ate, qui est à une centaine de mètres, tout droit I Gontran voulait jetor à la boiie une lettre, pour M.Lap'uot, le père de Gisè'e, dans laquelle il lut demandait pardon de son acte, m iis que son amour était trop fort pour qu'il pût renoncer àGiselo pour femme.La lettre jetée, l'automobile prit la grand 'route et fila à toute vitesse.—Où allons-nous 1 — demanda tout bss la complice de Gontran.— Bien loin, à l'abri de toutes les recherches.Et déjà hardi.il tenta de lui donner un baiser ; mais celle ci le repoussa et se caria dans un coin en lui disant : — Pas encore, Gontran.Le lendemain matin, M.Lspinot dé-pouillait son courrier qui.pendsnt les vacances, lui était expédié de son usine.La lettre de Gontran lui tomba la première tous la main.Aux premères lignes, son inq liéludo fut vive ; comme un fou il monta à la chambre de Gisèle qui dormait tranquille mont dans son lit.En la voyant, il respira.Mais alors il ne s'expliqua plus le sens de la lettre qu'il lut tout haut à la jeune fillo.— Qu'est ce que ça signifie 1—demandait-il.— Cetto lettre signifie que M.de la Braise a bien voulu m'enlever.— Pus possible I — Mais qu'il a enlevé cette nuit Françoise à ma place.Et olle lui expliqua lont.M.Lapinot, furieux, déclara qu'il irait lui tirer les oreilles ; mais Gi èle dit en plaisantant : — Tu ne risques pas de le vo'r maintenant.Pense dono quel dépit lorsqu'il aura reconnu Françoise I pourvu qu'elle ait bien joué son rôle I Vers midi la bonne Françoise était de retour.Gisèle et son père se précipitèrent à sa rencoutre.— Eh bien I comme ça s'est pisté 1 — Le chenapan I — dit-elle avec un bon rire — il a voulu me tuer lorsqu'il m'a re-connue ; heureusement que je l'ai vite mis à la raison avec une pairo de pincettei qui se trouvait à ma p rtée.— Oil s’est-il aperçu du stratagème 1 — A la maison seulement où il m'avait emmonée 1 M.Lapinot se tordait.— Ma bonne Françoiie, tu n'aurais jamais oru être un jour enlevée par un marquis I — C'est bien vrai, pourtant I ot ce qu'il m'a embrassée pendant le trajet I.Jo mo laissais fairo o’était pour mademoiselle !.Maurice Mario.Entendu en police correctionnelle.On introduit l’inculpé' et après les formulée d'usage: — Prévenu, le délit commis par vous est accompagné de circonstances aggra-vantes.Voua avez volé la montre du plaignant, qui éiait un de vos ancieua camarades de collège.— 0 est vrai, mon préaident.Mais c'est lui qui m'a encouragé de le faire.—Comment t —Oui, je l'ai rencontré dans la rue.Je ne l'avais pas vu depuis longtemps.Il a tenu absolument à me faire monter chu lui pour prendre quelque chose. Montréal, 18 février 1911 — No 415 LE PASSE-TEMPS 59 I_.es Ecliecs 0" ai lit CHANSONS NOUVELLES AVEC AOCOMPAONMENT DE PIANO par mE2SriE3I D&ÆIŒ3© Et interprétéeH avec succès par nos moilleurs chanteurs montréalais D ' .P*r 1» malle, ajeutei ± rlJj .jtl/O deux cent» par chanson Cetts collection fait partie de nosiprimes, c'est-à-dire qu’un abonnement d’un an ($1.50) payé d’avance donne droit i DIX chansons.1 PRIERE D’ENFANT 2 LE PETIT GARS 3 NE PLEURE'PLUS.LILI 4 ALLO I CENTRAL 5 SUR LES P’TITS CHARS « CE QUE L’ON N’OUBLIB PA8 7 JE TAIME 8 FRIVOLES AMOURS 9 C'EST L'AMOUR 10 PETITE MARQUISE 11 LA MARCHE DES MONT- REALAISES 12 NOS FEMMES 13 VALSE ROSE 14 MON CŒUR 16 FLEURS FANÉES 16 L'HEURE TENDRE 17 MARCHE DU TRICSNTB- NAIRE Adresse : Le Passe-Temps, 16, rue Craig-Est, Montréal TACTIQUE ET STRATEGIE ( Suite ) 119.— Rien ne prête plu» au ridicule que de voir, dès le début, une Dame ou •n Cavalier, errer ça et là sur le terrain Je l’échiquier et clieroher des aventures ; pendant ces temps perdus un ennemi plus Bage se développe, ne fortilie et se prépare ainsi à changer sa défensive apparente en une attaque terrible : avec un rion d'abord, il renvoie au logis ces éclaireur» imprudents.O'est une faute élémentaire que d'engager, dis le débnt, ¦ne Dame ou un Cavalier, trop en avant «ur le terrain ennemi.Il 011 résulte des temps perdus dont un adversaire plus sage profite pour se développer, se fortifier et préparer, sous une défense apparente.une attaque terrible.1 0.— Il est souvent utile pour l’attaque, d'avancer les Pions contre le ‘'oi adverse, surtout quand on a roqué d’un autre côté.fcliUt» (A suivre), DAME CONTRE PION Noms Remis» toujours Blancs Noirs 1.—D 4 CR écheo 1 R 7 T 2.—D 3 FR 2 R 8 C 3.—D 8 CR échec 3 R 8 T 4.—Partie nulle.Dans la précédente solution.I»s Blancs forcent le Roi adverse à se mettre dovant son Pion pour le conserver, mais il peut ici le laisser en prise sans danger, puisqu'on prenant le Pion ont le fait Pat.Exception : SI dans l'étude cl-hsut le Roi blanc était placé à 4 FR, les Blancs gagneraient par : 1.-R8 0 1 P fait D 2.—D 2 TR mat.Melle Ucrmslne Giroux La petite Geimaine Giroux, fillette de notre excellent collaborateur.E.L, Giroux, photographe, qui remportait, ces drmiers temps, un grand succès, dans une pièce du théâtre National.C’est une rcfant d’à peine huit ans qui montre de grandes dispositions pour la scène.?¦H"H"I"!I I 1111 I I H> POUR RIRE Entre homme mariés depuis peu : t —Et ta femme 7 Gaie, amusante ! —Non Triste, mélancolique I —Elle pleure ?—Non.C’est plutôt une milanselie seohe I La galanterie de Calino : — N'est ce pas M.Calino, qn'one feas-me peut être charmante et avoir quarante ans 1 — Et même davantage, chère mariasse.Le professeur X.est bien conno a» quartier Latin, où ses proportion) 4e mastodonte provoquent souvent Iss plaisanteries des étudiante.L'autro jour, notre confrère 0.se promenant au Luxembourg avec un aor-malien, l'aperçoit sur un banc, près 4* la fontaine de Médicis.Qu'est-ce que c'eet que cet hoaae énorme] demande t il.—Un maître deconférenoes.—Farceur I voue voulez dire: trois Mètres de circonférence.Nos excellents domestiques : Une cuisinière accourt affairée cher ua épicier : — Vite, je suis pressée donnes-moi du riz pour mon maître, et qn'il soit bon ; c’est pour le faire orever.Le jeune Mimile, un enfsnt terrible passant devant nn magaaiu de jouets, demande tout à coup ; — Maman, les jouets qui n'ont pas été I achetée, qui ost-ce qui les casse ) Jeu de Patience (Puzzle) Agréable Distraction, donné avec Corsets de $1.25 et plus 1er VIOLON' Dédié à Mr T.B; KOY.chef d'orchestre au Théâtre National '* B E N ” TWO-STEP J.- li.LAKRE.VIKKE BRASSIERE Un supnorteur de buste parfait combi né d'un cache-corset.11 tire gentlmrnt sur je corps et s'adapte À l'agrafe du corset au moyen d’une bande d'étoffe droite.Grandeurs : 32 à 46 de buste.De 75c en montant.F’arila poste, 15c d extra.J.B.A.LANCTOT Frt;b^„"S‘ 212 Boulevard St-Laurent Tél.Main 3187 ^tpasseGjempj No 415— Montréal, 18 février 1911 rrr Cï*„ CHANTS DES PATRIOTES ^ fRccueil Note de Chansons Patriotiques Canadiennes et Françaises.Prix net, 50c CHANSONNIERS NOTÉS?—La Gerbe Mélodique.l'Eorin Musical, l'Ecrin Lyrique, l'Kcrin du (Chanteur et la Rigolade, (Chansonnier Comique.) Prix net, 35c chaque.J.G.Yon 6.Mu.-i.r V««W et IrHtiamenta» 2G6, Ste-Catherine, est.Montre&l.Envol du oataloaue rar demanda.téléphona Bail KatlT».MOSrien'asont Ica ri ou belles et les metlleu."'ni naturelles.Inusable.lacas-•Olc», garantir, Grande ut ishetion A tou*.INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN 162 rue St-Da-»!», .Montréal FERBLANTIER, PLOMBIER, COOVREUR, Poseur d'Appareil» à Oui et à Eau Chaude 2}2, RUE MAISONNEUVE Tél.Bell Est 2*48 Montré a t.^Fabrique Canadienne de % BANDAGES (Oembres Artificiels ET - Banda Bas Etas C.Martin 36 Rut CSAIG EST.MONTRCAL Montréal Demandes la liste des primes offertes aux bonnés du Passr-Trmp».Envol gratis.lARDIN D'AMOUR (la).— Recueil d.ouipII-' manu *t bouquets pour la Jour ia l’an, laa fA-¦at, laauoaaa.ate.1 volume.Prix.Ifle.Aéra.».,!.Pu»-T«mr4.Montréal Timbres des Etats-Unis A vendre au bureav la Passr-Trmpx.f'ARTB'i DBBONNE AVENTURE" LBNOR->— MAN MAND ".avee un opnseul.donnant la aiinlll-cation de chenue eartas et (Toupet da eartes._d'e pris la méthode des Reyptlens, oa_par la maxieien flérapion.La paquet avec opuscule.ftV franoa.A dre Mai la Paaea-Tempa.Montréal.apporté* an Fran Musique Gravée et Imprimée d'après le» procédés les plus nouveaux et les plus économiques AU “ PASSE-TEMPS”, 16 CRAIG-EST, MONTREAL Demandes notre liste de prix h+4-l .141 I I »?» Il lllll HtitH I I I Instruments de musique * Musique en Feuilles M.I-avallée vient de recevoir irectement des manufactures européennes un choix considérable d'instruments de Musique pour être sacrifiés au prix du gros.Juges vous-même par les prix suivants t VIOLONS, $3.00 A $75.00.MANDOLINES AMR RICA INES, $3.00 A $50.00.GUITARES AMKRICAINES, $4.00 A $35.00.CORNETS.$8.00 A $75.00.FLUTES, $6.00 A $100 00.CLARINETTES, ALTOS, BASSES, TROMBONES, BARITONS A prix réduits.Aussi un assortiment d'INSTRUMENTS DE SECONDF AIN, en très bon état, pour être vendus A des prix dé-nt toute compétition.Agent pour BESSON Cl» de Londres, Angleterre.ÏLISSON, GUINOT Cix.de Lyon, France 1 J.W.ARK, Grands Rapids, Mich.T "] A,-, 36 BOULEVARD St-LAURENT V ®Ü-Lee MONTREAL Til.Bill : Main >149 «1 “1 E.D.AUMONT AGENCh DE RECOUVREMENTS ( COLLECTEUR EX PERT ) Opérant dans Montréal et dans tout le Canada Commissaire C.S.Aohat de Créance* de toutes aortes, Billets, Jugements, Dettes do Livres, &c.¦47, rua St-Vlao«at, Montréal p.^VJÜu.Collecteur autorisé du Patit-Ttm/l.Ecoliers et Etudiants La I’asbr-Trmph Bers adressé par tout le Canada aux Ecoliers et Etudiants de toute profession, durant trois mois, pour la somme de 25e — pour 1* ville de Montréal et les Etats-Unis, 35e.SAXOPHONE — A vendre à des cond'" tion» avant«geuie« eu A échanger centre un4 flûte (système Boehm) un mtgeifique saxo phone ténor, en parfait erdre, marque Evett Schaeffer, ayant subi l'épreuve du Conter-vatoire.S’ad.ester A M.B., boite *169, B.P., Montréal.brrvrtRe par G.P.O.HÉROUX il» 6|g l|3 4|l.3|a ;|» 5|g 0|0 5> ;I3 3j>
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.