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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 17, no 418
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1911, Collections de BAnQ.

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PER Vol.XVII - NJ 418 ABONNEMENT : £^w!$°,.oo V» “"*> Montréal, 1er avrilj 19 1 Ce Numéro Contient Sept Morceaux de Musique et de la Littérature de choix Un Numéro, 5 sous Riches, Donnez ! Chanson Inérlitr, par 1' Aug K-intcne page 106 Je vous ai tant aimée Komance itm tptétée par I) 1 ii>l> i*M>n page Mo Si les blondes s’en vont Valse inlctptélé'' pat A.1 hartier.9.p>ge 111 Les Grands Chapeaux C hamonnetle interprète par 1*.liubui»»on Frou-Frou .page lo» Moulin-Rouge .Yiarcl.e iwo-ntrp iné'llte.par Jean Goulcl.page loi» Le Christ à l'Fncan Je ne me souviens plus de rien A'Ini talion par KrrnpnH Mairie I'*RC lOj Orchestration par J.-B.I.afrenière PIANO PAR Jean Goulet ’C/?ef d'Orchestre du Théâtre fyouuN Rouge/yontrédl Ce morceau de piano, compoaé spécialement pour le Paush-Thmpii.eut imprimé »u complet daim le prëxenl numéro.Voir notre Album Musical M.Jean Goulet violoniste eatlléà Liège chrBtre 10 fra.par an FAYABI.K D’AVANCE Le numéro, 5 cts; Anciens numéros, 10 cts En s'abonnant pour un an.chaque abonné reçoit Une Prime valant $1.00 Demandez notre liste de primes ANNONCES: Première insertion .10 cts la liflne Insertions subséquentes .5 " Conditions libérales pour annonces à Ions terme.Les annonces sont mesurées sur l'agate.Toute demande do changement d'adresse doit être accompagnée de l'ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir oe journal.U faut avoir payé tous ses arrérages.Les manuscrit* publiés ou non ne sont pas rendus.Adresse* toute communication LE PASSE-TEMPS 16.rue Craig-Kst __________ Montréal, Canada J.-E.BELAIR.éditeur-propriétaire Fosse Temyn-Chronique Chronique de Carême ES ciierb JMIe, préparez-vous : Jean I*ic va voua faire faire pénitence.Il aurait voulu voua parler longuement des chiens et de» puces, des pucee et dea chiens et des inconvénients très grave — pour l'humanité .souffrante — qui naiasent, qui découlent du fait paient que lea chiens sont pourris de puces, quoique les puces ne Boient point |x>urries do chiens, msis réflesion faite, ilen a décidé autrement, remettant au prochain numéro la dé opilante chronique : Puces et Chiens, chiens et puces, qui vous fait d’orea et déjà venir l'eau à la bouche C'est pourquoi aujourd’hui, pour être dans le Ion et dans le temps, le chroniqueur babillard va vous servir un plat de sa façon qi’il intitule : oooooooooooooooooooooooooo M.Ernest Martel L'auteur des paroles de la mélodie •• Riches, donnes 1 " que noua publions aujourd'hui.II Moi, ce que j’aim' c’est lenrs épingles Qui sont aussi longu’s que des tringles Qui vous transpercent sans merci Les chapeaux et les yeux aussi.Ce vaste colis excentrique.Messieurs, c'est une plai’ publique.Dans l'tramw»y.vers six heur’s du soir, Faut les voir, foll'a de désespoir, Se moquer des personnes Comme des polisonnes, Pendant qu’sans crainte et Bans regrets Ell's piqu nt tout l'mond' de leurs stylets.REFRAIN Quell’ drôl’ de mode, C'est incommode, Artné’s comme des Napolitains, Fll's dard'nt les gers sur leur chemin.Quand h l'église, Kll'a sont assises, Derrièr' leurs chapeaux lea pécheur-.Ne peuv'nt plus voir les enfants d’ehraur.Fournée dk Sentences Attention I je commence.Lisez et instruisez-vous.Les fêtes mnndaims ne sont point dea raisons pour rttre houreux, mais dea occasions de le paraître.— Et d’une I Le ciel ost la dernièro chose qu'un avare songe it gagnir.— Et do deux I Il faudrait se voir avec l'œil de son voisin.— Et de trois I Un sot mis avec luxe est un mauvais livre doré sur tranohes.— Et de quatre I On est toujours assez riche quand on sait >e contenter de ce qu'on a.— Et de cinq I L'homme impatient ausai bien que 1a III Mais aujourd'hui dans nos Ihéâtres, L'usage oblige Ces emplfttres D’avoir pité des spectateurs.Eu enl'vant leur corbeille à flenrs.Moi j’dis qu'on d'vrait mettre à l'amende Ces grands chapeaux de contrebande Et nos é'h'vins devraient sûr'ment, Leur fair' la guerre ouvertement Par un' loi fort sévère Les forçant d'maniëre A so coiffer plus décemment, Alors tout l'mond' serait content.RSFKA1N Quell' drôl' de mod’, C’est pas commode, Parmi ces énormes chaptaux, Outrés comme des port'manteaux, Tomme fait notoire, 8i l'on veut m’eroire, A voir ces ouviers renvertés Tous les brav's gens sont boul'versés.femme impatiente rompt les branches pour cueillir le fruit avant qu'il ne soit mûr.— Et de six I L'smiiié finit où commence 1a défiance — Et de sept I On ne va jamais si loin que lorsqu'on ne sait où l'on va.— Et do huit I Le temps paraît toujours long & ceux qui ne savent qu'en faire.— Et do neuf I Où il n'y a point de maître, tout le monde est maître ; où tout le monde est maître, tout le monde est e'dsve.—Et de dix I C'est une belle prière que celle-ci : Mon Dieu, gardez -moi de moi • même—Et de onze I I Si les nègres peignent le diable en ' blanc, cela peut bien être par le sentiment do la tyrannie que les bUnoa exer cent sur eux.— Et de douze I Les plaies du corps se ferment; celles du cceur restent toujours ouvertes.— Et de treize I Le vrai jour pour voir un bon cceur, c'est la clarté d'un incendie.— Et de quatorze I Les maladies de l'âme sont les plus dangereuses: nous devrions travailler à les guérir; o'«st ce à quoi cependant noua ne travaillons guère — Et de quinze I Ne dites pas toujoura ce que vous pensez, mais pensez toujours ce quo vous dites.— Et de seize I Telle femme est uu diable dans sa maison et qui cependant esï un ange dans le monde.— Et de dix sept! L'homme de génie fait sortir on fleuve de la même source dont lo lalent ne tirerait qu'un ruisseau — Et de dix huitl Les imbéciles dont l'Ame est sans action, rêvent comme les autres hommes.— Et de dix neuf I Une &me insensible est un clavecin sans touches, dont on chercherait en vain à tirer des sons.— Et de vingt I Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui on vient de donner.— Et de vingt et une I Quiconque arrache une branche du fanatisme, f»it une plaie à l'arbre qui s'en reBsent jusque dans bbs racines.— Etde vingt deux I Loin dea personr.es qui nous sont chères toute demeure est un désert et tout espace est un vide.— Et de vingt trois I Le crime laisse toujours aprèa soi cer tair.e bassesse dont on est bien aisé de dé-roberle spectacle au public.—Etde vingt-quatre I Le zèle est une vertu qu’on n’estime plus ; on s'en moque comme d'un usage qui convenait à la grossièreté de nos pores.— Et de vingt-cinq I Les chaînes que la foi impose sont douces ; elles sont aisées à poi ter et ne doivent paraître trop pesantesqu'aux esprits vains et légers.— Et de vingt six I (XKXXtOOOOOOOOOOOOOOOOO Madame Simone Barlatlcr-Rlvlire L'excellente chanteuse et comédienne, qui a rempli pendant quinre jours, le rôle de commère, dans 1a revue Tremblay-Dumestre.M 104 LE PASSE-TEMPS Ko 419— M ntreal.1er avril 1911 Andante Je me souviens de mon jeune à-ge, - lîe mes a Desttrandspinsvertiiprèsilelapla-i!e Où le A cet âge où peu nous con-ten - te, Tout plaît, le mal comme le bien, Agltato ., , .1 r«g.Maisquand vous paraisses.chaiMnan- te.Je ne me sou-s iens plus de rien-Mais quand vous pa-rais - sez, charmante.Mlle Carmen de Palma Qui vient de remporter un grand succès dans ses numéros de vaudeville, au Ouimetorcope Je me souviens de cette France Où j’ai vécu tant d'heureux jours.J'y laissai tout plein d’espérance Dos amis que j'aime toujours.A ce passé qu'en vain j’admire, Je songe et cela fart du bien, Mais, à votre voix qui m'inspire, Je ne me aouviens plus de rien.Qui déoide dans la colère, s'embarque pendant la tempftte.— Kt do vingt sept.I Une t6> e bien faite s'accommode aisément de tous les oreillers que lui présente la fortune.— Et de vingt-hnit I Le plus mauvais arrangement vaudra toujours le meilleur procès —Et de vingt-neuf I Les vertus font des envieux, les bienfaits font des Ingrats.— Et de trente I Les plaisanteries ne sont bonnes que quand elles sont servies toutes chaudes.— Et de trente et une I L'aigreur dos femmes ne fait qu'augmenter leur mal et l'opiniAtreté de leur mari.— Et de trente deux I Il y a des méchants qui no nuisent qu'à leur ennemi ; l'indiscret nuit à tout le monde Et de trente trois I lia raison est lo flambeau del'amilié; le jugeineut en est le guide ; la teudrrsse en est l'aliment.— Et de trente-quatre I Si tu n'es pas maitre de tes sentimenis, tul’esdu moins de ta conduite.—Etde trente-cinq I Si l'on ne sait point divertir ; il faut du moins ne pas onnuyor.— Etdetronte six I N'aie point un sentiment sur les lèvres et un autre dans le cœ ur Et do trente septl Ecrivez les injures sur le sable, et les bienfaits sur le marbre.—Et de trente huit I Celui qui passe scs premières années dans la molesse et la volupté, passera ses Dana la vieillo > r• • -±.' • > p #1* n » > • • 77 v J »w *ff friF] « -.?s .s "U r-i — ) 'T.T r i r t r M—J—f—M ^¦r h J r1 -i L;—_ il* e f «t nxinp.ff -.-r £ £ g g > - 5—g r ?irr r ¦y r *v., rt-^: r T J.r r^l f¥È% Tr r 17 * 5?iaê i 11° I m J.HUDON & Cie , Dernières Nouveautés en Habillements, 29, Ste=Catherine Ouest MARCHANDS-TAILLEURS Pardessus de Printemps.d*Automne ou d Hiver T«l.Bell E« 2905 Montréal Montréal, rer irril 1911 - N.418 LE PASSE-TEMPS TRIO pp m * i l Vr rrr ' m Wfjf i m M k j M f ; > > > r- #tfW viarcato J .V f F f f r r l»r c~4 p| ^ J r J ^ -JH^U li l"fr J é3 F r F g ¦i L L_ :*=£= = 2= rcato ff «- - |* | ?.> > > >[ \ ^ ^ > wrn > > * WW: il 8 va > PMt f 1 JL s M m M i a r^vrfrr rfi fifi-h ;>.i,JJ-J|.rf*f-j—1 ¦A j -fcs (y) [JJJ -! gp= r =-f _ çju—t— -p-4—I =j=Er-E3=i » " -: 1 s - s ; r 1 g -g-: r J r i i# rrr?i 4 if t^ï f£— ==^==£==l=_ =t±Æ ^ > 11 f^rrK- - ii° y &: .1 - D.C.L’ART D’ETRE BELLE.L’ART D’ETRE BELLE.gERVEZ-VOUS de ces produits, qui sont incomparables.Le Rouje Japonais, pour les joues et les lè- .«cl* .t » f f É ?¦ Madame flrtarie h Employés la Poudre Liquide de Beauté,$2.00.Elle blanchit et «cloute l’éplderme.L’Electrldne et le Peerless Falr Meach.les deux $5.00.Enlèvent les boutons, rousseurs, masques, mauvais teint en général.Demandes pamphlet, envoyé sur réception de 4c en timbres.Inclure timbre pour réponse.vres, est une délicate préparation qui vous donnera la fraîcheur de la rose, et sans que personne puisse s’apercevoir de l’artifice employé.Prix, $1.00.Edifice ingiii 485, RUE STE-CATHERINE-OUEST Téi.üP3o7 MO LE PASSh-TEMPS No 418 — Montréal, 1er a»ril 1911 JE veas Al TANT AIMÉE ROMANCE Paroles de LÉON SUÉS Musique de J.TAlLLEFER Piano Moderato V *.»- : T꣣>- jm W- Çpi -i ;ik ¦ ¦f~T ~ m1 m 1 ¦ \-X—U 1 J Je vous ai tant aimée I.abandonnant mon art Qui ne voua plairait plus, je vécus au hasard D'une vie opprimée.M’en suis-je jamais plaint I Non, oar j'étais heureux : Je perdais mon talent, mais je gagnais vos yeux.Je vous ai tant aimée 7 Je vous ai tant aimée I.Et vous avefc osé Me tromper.Me tromper!,.Mon coeur triste ot brisé Vous a déjà blAmés Je voudrais vous tuer, mais jo ne pourrais pas ; L'amour qui me perdit arrêterait mon bras : Je voub ai tant aimée 1 Monttéal, 1er avril 1911 - Nci 418 LE PASSE-TEMPS ni 51 LES BüONBES S’EN V0NT Valse interprétée par M.A.CHARTIER au Ouimetosfeope Paroles de BUSCARLET.Valse.Chant Musique de L.LU ST.cœur; C’est la nu-an-ce dema mi - e.Les cheveux dorsontmon bonheur! Mais tout pas-se dans la na - tu - re.(>n M ^REFRAIN., dit que le blond dis-pa-raît! Hé-las! la fi-ne che-ve - lu- re De ma bel-les'assombri-rait.Si les blon'less'en vont,___ *' Ma doù eurrsfpro -fort - de; C’est un uprê =3= me af f=t — m f ; f rontQue le c f ^ el fait au mon - de! ÿj= Si les ilondess’en :¦ " ¦* ¦F=f# ¦M F— f FFf y * » =« =F?-«U— f-w ai t "*1 d=- t=*=±=l M—1 •'» -l *= 4—-L L» brune m'apparaît austère ! Son leim de Listre me fait peor; L» flamme de son œil sévère Ne pénètre point dans mon cœur I La blonde est modeste et candide ; D'une vierge elle a les attraits Et, dans sa prunelle limpide, L’azur du ciel a des reflets ! Au Refrain Les cheveux d'or sont l'auréole, Le Rai soleil de mes amouis; J'abandonnerais lî Pactole Pour ma blonde aux humbles atours.La nature qui vous enchante Vibre dans sa simplicité; Ma blonde est le printemps qui chante, C’est la tendie fleur de beauté I Au Refrain Li briie emportera, légère, Ma belle au pays du soleil, Eparpillant l'or en poussière Au philtre d'un rayon vermeil ! Fit dans les blés de la prairie.Vous en tend tes, chaque saison, Frissonner Pâme de ma mie Au moment de la fiuchaison I Au Refrain LE PASSE-TEMPS N« 418 IfMtittl.1er avril 1911 PR0Ü-FROÜ rarolee de MONRÉAL m BLONDE AU Allegretto Tf.mpo di Valse.Unique de HENRI CHATA® I* fem-me poc - te qnel-qoe • fols.MHIMMHNMNMI la en - lot - te 1 b k 1 ï 1 I* -j '"i 1 ¦ i .— —1— f- 1 r # | - » - « -# 1 ' ' i #— - ¦¦ / —s—|—r- >» — t-t- .* ! s 1- 3-h- —1—P—f- * * ?[iSft-trÏT -1^ -h- -t—t-t- —t—b_ dans son raê - o» ge.Le fait eet oone - ta - té |e cnil,.Dana m MÈËÊ -Q^ZTZÉZ S ±=t=: V-if 106 li - ene da nu • ri ¦ g - ge, Maie quand el • le va p6 dt tant Montréal, 1er airll 1911 — No 41g LE PASSE-TEMPS "3 En eu - lot - te comme un *ou - a ve La câc - 3e -v-.tem • bis plus M f ^ tL “1 ^ FF* -=| 0 —(9 "1—~F £ —ÿ—trr ut> 2— - — .i i -s* , t 5 î 0- % O 1— .* * ¦ i i -i_._i—0—0 *—t- rMr-t ' 11 e —H “1 L- & sur - tout Par son gen - til Froii • fronl £ /T\ T ±— =4= -t -0—0- =S3: S£ =T- r* s T £ H 1 • j 1 TIT t ‘ 1 Histoire touchante et La Complainte de Westmount irr, morale, tir.418 FROÜ*FR0a Paroles de MONTRÉAL et BLONDEAU Musique Je HENRI CHATAÜ La f,m - me pot - te quel - que - fois.La eu - lot - te •y 0 - ' TT ’Z dans ton mi - na >e Le fiit e*t eons - tu - té je eroù,.Dans les li - ens du ma - ri - a 9e> ita'n quand el - le va pê - da - tant.c?- L = En eu - lot - te comme un zou - a La eho - se me sem - ble plus gra Et je me dit en la voy - ant: Fron - fruu [fb Frou-frou Par *(/» T-&¦ ju - pan ta fem me, Frou -frou -* * t ® 7- :Jrfk2~~-^—3=fc£fc=f=3j-?-=»- Frou frou s» Dé r 1,0ni - me trou b'e râ me, Fruu - frou jfe=^T*rEi|g —dÊz\J 5izzgzf zz r.—i£[ic ==-— -3- •gi- ê=ie Froufrou Cer - tai - ne - ment la fem $i - duit gen sur - tout II Par son III - ta Frou-frou/ IV La femme enviihit bien des fois L*fc* cUsrgi s qilM l’on donne au* hommes, Et n.-us serons forrén, je crois D'endormir nos potin bonshommes, Tandis qu'elle va pédalant.L'mari fait bouillir la marmite, Et puis, dès que la soupe est cuite Tout bas soupire on l’atlondoat : froufrou, cto.La femme me met aux abois.Quand elle vote ou bien rabalo : 8a science devient à la fois Civile et puis municipale.Avocat, savant, médecin, Elle sera tout ç*, je pense, 8 m ambition était Immense, Chantons-lui du soir aa malin I Frou-frou, etc.La femme en ce siècle étonnant, Enlèvera le (ils bien sage Que son papa trop prudemment Aura sauvé du mariage.Puis il s'en iront pédalant l’armi les fleurs, les boÎB en fêUt.8ous le soleil et U tempête ; Les cailloux riront en chantant 1 Frou-frou, oto.U Marina Pannrli^nr»^ Ch,n,on deJ-H- «r ‘ F11“- fil«- 4 “o» “»«™ 1 IVldllIlC V^dllaUlCllllC Prii, 5 centi, pu 1» poite.En Tente dam .oui lei dépAti de journaux. Montréal, 1er avril 1911 — No 418 Lb PASSE-TEMPS "S VOL.XVI - SOMMAIRES MUSICAUX — 1910 Un numéro (complet), ioc ; 3 pour 35c, 7 pour 50c, 15 pour $1.00; toute l'année pour $i.ço PRIME GRATUITE — Un an d’abonnement au " Passe-Temps ”, payé d'avance, donne droit à dix anciens numéros.No 887 — Ciiant Aveugle (1’).Léonce Gras Ame de la terre (1') .Marcel Legay Chanson des Amoureux (la) .H.Chatau Chanson du Marquis .R.Blanquette Dieu protège le Roi (choeur) •• ;.H.Lefebvre P'tit Coeur de Ninon (le) C.de Falma Piano Gavotte .G.Lange Etude (uguee en style libre .A.Marsan Oboue Tantum ergo.J.Faquin No 888 — Chant J’ai perdu ma blonde.,D.Berniau Gouverneur de l'Ile (le) .G.Maquis Ce qu’il me faut à moi .Ch.Tanguy J’avais mis mon coeur.;; .G.D’Hardelot Maudite soit la guerre .A.D’Hack Piano Radium March.L.Loëzer The Queen’s.O.Zimmermann No 389 —Chant Oiseaux et les Baisers (les) En cueillant des Pervenches.Ave Maria (choeur ) .B.Verdickt Prière d'une vierge (la).G.Piano Berceuse.G.Schindlcr Montréal Two-Step .J.Clossey V loi.o* Rêve d'un Ange (le) .B.Lagye No 390 — Chant Mains de Femme (les) .D.Berniau Donne-moi tes beaux yeux bleus.L.Loëzer üuand on n’a plus de coeur.X.Privas De sa mère on se souvient toujours .G.Goublier Piano Silver Leaves (Feuilles argentées).Wm.Shannon No 391 — Chant Ange d'Amour (1’) .F.Fauchey Rosée.Mme Ed.Lord Peuples, chantez! (les Rameaux).J- Faure Mon coeur.H.Miro Marche des Cambrioleurs (la) .H.Burger Piano Marche du Club Champêtre.Ch.Tanguy No 392 — Chant Rose Muguet.L.de Wenzel A nous deux, Jésus (cantique).Chanson d’Avril.G.Verdalle Sans regret.L.Delaquerrière Cœur brisé.E.Spencer Piano Love’s Sérénade Waltz (Sérénade d’Amour).J.H.Metcalf No 894 — Chant Caroline, Caroline.V.Scotto Nid brisé (le).Doria Griserie printannière .A.Contant Ave Maria.Schubert Piano Premier soleil.E.Marti Rose et Blanche.E.Sencel No 398 — Chant Comète (la).A.Charbonnier Amour que qu’c'est qu'ça?(opérette) Nous n'irons plus au bois.¦ • .F.R.Liouville Adieu, notre petite table.J.Massenet Berceuse de Jocelyn .B.Godard Tous les deux.R.Berger PIANO Marche de la Comète L.Loëzer Reine Valse.Y.Biron No 395 — Chant Père Labrëme (le).E.Duhem Marche des Canadiens-Français.H.Miro Monsieur Kergariou .T.Botrel Cantique.N.Boulanger Un soupir de Faust.E.Servcl Piano Ivresses.C.Renard Sarabande.P.Vidal No 396 — Ohast Dodo, mignonne.A.Petit Séparons-nousI.G.Maquis Cher amour .G.Milo Chanson des Peupliers (la).F.Doria Petite Berceuse.H.Miro Pourquoi douter?.B.Boussagol Piano S.T.R.(marche) G.Poirier Douceur exquise (valse).A.de Ganay Nu 397 — Chant Toujours à toi (valse chantée).L.G.Haseneier Moussaillon (le).E.Spencer Canotier (le).Aug.Fontaine Ça coûte un baiser.L.Collin Piano Rieuse (la).L.G.Haseneier M’aimez-vous (valse) .L.Gobbaerst Orque Allegro.J.Paquin No 398 - Chant Catastrophe du “Herald” (la) .H.Bolduc P'titc Branche de Lilasl .E.Spencer Pro Patria.E.Miro Credo du Paysan (le) .G.Goublier Petit Crucifié (le) .Alf.S., ptre.Marche du 6sme Régiment (la) .G.Goublier Piano Echos du Mont-Royal (les) .A.Charbonnier Eva Valse.A.Fonteneault No 399 — Chant Liberté, Egalité, Fraternité.Emrn.Tagand Une rose dans tes cheveux.F.Pradines Berceuse.Mozart Premier froid.G.Maquis J'ai pleuré en rêve.G.Hue Piano Marche de la République .E.Miro Louisette Valse.M.L.Davis No 401 — Chant Lia.ma Mia.A.Plael Autopsié (1').P.Daubry Charme d’amour.P.Dclmet Tantum Ergo (choeur) .N.M.Math* Moqueuse.E.de Mendiry Dernière Rose (la).C.Durdilly Stances.Flégier Désastre du 'Herald” .L.-J.Paradis Piano Lydia.H.Miro No 402 — Chant Baisers d'autrefois (les).Petit navire (le).Darcier Fête du Christ à Ville-Marie.A.Contant Mon ami vient de s'en aller .G.Lemaire Vision.G.Milo Vous êtes jolie.P.Delmet Pauvre Folle.A.D’Hack Piano St.Régis (two-step) .O.Zimmermann No 403 — Chant Tribulations d'un Franc-Maçon .LHJ.Paradis Pourquoi je suis triste .G.Aubry Poupées parisiennes (les).A.L.Egbers Amitié.L.-N.Guilbault Depuis trois jours Ninette .Pergolèse J’ai peur d’aimer.J.Rico Piano Marche Pontificale.H.Miro Romance sans paroles .C.O.Sénécal No 400 — Chant guand on est belle .P.Pickart ataille Jeffries-Johnson (la) .L.J.Paradis Ces attraits que chacun admire.Mme L.E.Codère Pitié.H.Wéber Vive Jésus que j’aime.G.Dugas, ptre Au r’voir.et merci .Ed.Jouve Attende Domine (choeur).C.O.Sénécal Piano Aneelina valse .A.Desrosiers Petite Marquise.E.Demarty No 401 — Chant A la feuille morte.Mireille Ça n’vaut pas l'amour .F.Perpignan Chanson Cruelle.G.Comte Si tu veux.L G.Haseneier Les pâquerettes sont fermées .G.Lemaire PIANO Angelina.Mlle L Bcdard Berceuse.J.Piot Pièce pour Harmonium .G.Lemée No 405 — Chant Drapeau (le).A.Grevcmeycr Nicolas Durand .E.A.Vicllefond Ma jolie.G.Maquis Je vous salue Marie.Z.Paquin Ensemble.A.de Villebichot Patrie.C Tanguy PIANO Marche des Avocats .L.G.Haseneier Mazurketta.P.Bourgnon Trahison.E Antréas No 406 — Chant Ma Ptit Cousine.G.Maquis Un P'tit conseil.E.Marsouin Fortune et le Muse (la) .C.Tanguy Un Nid sur une tombe.Ed.Dcconclois Péché de Rose (le).H.Cl.atau Piano Heureux temps.P.Wachs Joyeux laboureur (le) .R.Schumann Belle de l'Aéroplane (la) .A.de Combes-Porcheron No 408 —Chant P’tit’s Ouvrières Montréalaises (les) .E.Duhem Lettre tendre.E Fragson Trois couleurs (les) .C.Tanguy Maure et Captive.M.Destres Allons cueillir des fraises .J.-B.Lafrcnière Régiment des Couturières (le) .G.MorcI Piano Endors-toi.G.Flaxland Annonciade Valse .Mlle R.Moor No 407 — Chant Credo du Marin (le) .D.Trave i Adieu, ma mie, je t'»«ne encore 1 .H.Miro Mon Amie.G.Marietti Dernières paroles du Christ .:.E.Faidey Piano Donia.L.-N.Guilbault Mazurka des Pierrettes .L.Canne No 40'J — Chant Affaire Sheldon et BeU'Maman (1’) _ • • .O.Del Fol Amour.F.Vargues Promesse (la).N.M.Mathé Ave Maria.L.-N.Guilbault Sancta Maria.L-N.Guilbault Chanson du Toréador .G.Bizet Bonsoir, Madame la Lune!.E.Bessicre Chanter et souffrir.G.Counod P./NO Tchin-Tchin.J, de Témaly Alceste.Gluck Revanche (la).A.Charbonnier No 410 —Chant Marche des P'tits Frais (la).L.Silésu Pour Pépèrcl.H, Piccolini Cruelle.J.-B.Lafrcnière Adieux du martyr (les) .Guillot Jonas dans la baleine.A.Petit Fleurs et pleurs.E.Arnaud Piano Saint Jeannoise (la) J.Paquin Invitation aux Noces .V.Nadcau No 411 — Chant Donnez au pauvre.Lagard Aubade à Margot.H, Miro Ne donne pas ton coeur.J.Massenet Minuit, Chrétien.A.Adam Nuit de Noël.G.Krier Piano Calinez-moi.Ch.Fargues Obole Venez, Divin Messie ,.R.Mathieu No 412 — Chant Fleur que tu m'avais jetée (la) (Carmen).Bizet Salut, demeure chaste et pure (Faust) .Gounod Angélus de la mer (!’) .G.Goublier Visite â Ninon.G.Maquis J'suis flemmard.V.Hottier Nationoscope (le).Jassin-Lud Piano Epluchette (I') (scène rustique) .L.-G.Haseneier Espérons (marche) .Anna Boisclair •4-++4-H Le / 20 Passe- uapsiemosip i Et Littérature Choisies TempsH 5 cts ABONNEMENT, UN AN : Canada, $1.50 j Etats-Unis, $2.00 Adresse : 16, rue Cralg-Eu, Montréal Adressez votre Commande, avec le prix, à 16, rue Craig-Est.Montréal, Canada. n6 LE PASSE-TEMPS No 41S - Montré»!, 1er avril 1911 FEMMES FAIBLES, PÂLES, ANEMIEES —PRENEZ— LES PILULES ROUGES Une bonne renommée de vingt ans vous en assure le succès Des guérisons nombreuses publiées chaque joür.Madame Alfred Michaud, de Nashua, N.H., nous fait connaître la sienne Comme le dit un proverbe américain: “On peut tromper quelqu'un quelquefois; on peut tromper quelqu'un tout le temps ; mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps.” Ainsi, avec les.Pilules Rouge», on ne peut pas prétendre que, depuis vingt ans qu’on annonce dans le monde entier les guérisons opérées par venu, si les dissertations qui se font à leur égard étaient erronées ou même exagérées.Rien de cela ne s’est produit, au contraire, les témoignages arrivent plus nombreux et plus serrés que jamais.Nous faisons donc appel à la conscience de toutes les_ femmes, de toutes les mères de famille qui se sentent faibles, pâles, anémiées ou qui souffrent du beau mal, du retour de l’âge, de l’estomac ou du rhumatisme, toutes ces afflictions qui font la désolation des familles ou la ruinen des foyers.Les Pilules Rouges sont par excellence le remède auquel elles doivent avoir recours, qui leur apportera un soulagement infaillible et non pas seulement un soulagement temporaire, mais une amélioration qui, avec de la persévérance et de la continuation, deviendra une guérison complète.Dans toutes les maladies féminines, à toutes les étapes de leur développement, c’est le sang qui provoque les malaises dont souffrent les femmes.Qu’il soit impur ou insuffisant, impuissant ou maladif, le sang provoque chez elles les diverses affections dont elles peuvent souffrir et tout remède qui améliore la qualité du sang ou accroît sa quantité et son volume, amène sûrement dans l’organisme et dans le système un mieux sensible.Prenez, par exemple, l’anémie dont souffrent tant de jeunes femmes, cet appauvrissement du sang auquel on doit les vertiges, les maux d’estomac et les étourdissements, il n’est pas de meilleur remède contre cette maladie que l’absorption des pilules Rouges qui renferment, sous une forme facile à prendre, les ingrédients «pii font un sang riche, pur et puissant.Aussitôt que le sang a repris de la force et de la pureté, on voit reparaître comme par enchantement la santé, la bonne humeur, la gaieté et la beauté qui ne peuvent pas exister si le sang est malade ou bien lorsqu’il fait défaut.C’est donc une question de conscience, pour les jeunes femmes qui se trouvent en mauvaise santé, de faire taire tout préjugé, tout amour-propre et d’essayer les Pilules Rouges.Nous sommes absolument certains qu’elles s’en trouveront bien et qu’elles en ressentiront de bons effets.Ces pilules ont.déjà sauvé des milliers de femmes; elles les ont arrachées aux angoisses de la neurasthénie; elles les ont disputées aux couteaux des chirurgiens, et elles guérissent toutes celles qui les prennent avec confiance et régulièrement.Femmes pâles et femmes faibles, prenez des Pilules Rouges, et vous aurez la santé.Une dame des Etats-Unis publie ce qu’elle doit à ce remède: ‘‘La première année de mon mariage, ma santé n’était pas bonne ; je manquais de force ; avais des douleurs de toutes sortes et craignais beaucoup pour la grande époque où je serais mère.Les journaux nous annonçaient tant, de merveilles opérées par les Pilules Rouges dans n’importe quelles maladies chez la fefatne, Madame ALFRED MICHAUD 73 rue Palm, Nashua, N.II.que je résolus d’essayer moi-même ce remède, ne doutant pas qu’elles m’obtiendraient ce que je désirais si ardemment: plus de force, plus de vigueur et une heureuse délivrance.En effet, en peu de temps, mes douleurs disparurent, je me sentis plus alerte, plus robuste et plus oenrageuse.Mon bébé vint plein de vie, je me relevai promptement et parfaitement.” Mme ALFRED MICHAUD, 73 rue Palm, Nashua, N.H.CONSULTATIONS GRATUITES par les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, au Mo 274 rue Saint-Denis, Montréal.Aussi consultations par lettres pour les femmes malades qui ne peuvent venir voir nos médecins.Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remède\.Nous les envoyons aussi, par 1 aposté, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une boîte, $2.50 six boîtes.Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Dcnis, Montréal. nontr.al, 1er aviil 1911 — No 418 LE COIN DES POÈTES Tout en faveur des moineaux étrangers (8ALLAD8) I Ml foi, c'est vrai, nous tommes, à tout prendre, I)e*ant le ciel, braves chasseurs d'oiseau».Ces gais chanteurs que nous aimons entendre Par les sentiers de fougère ou de cendie, Sous les mi ,is charmeurs des renouveaux-Dans notre cœur, comme au bout des rameaux, Gardons leur donc une petite place ; Protég ons-les dans leur mille dangers, Ces lois d'atur que partout l'on pourchasse, Tout en faveur des moineaux étrangers.II Vous les tuez, serait-ce pour les vendre ?Ne percez plus leurs plumes ni leur peau.Vous ê.es forts, lâches de les défendre Contre les chats qui voudraient les surprendre : Merle et coucou sont nés sous nos drapeaux i Autant que ceux dont s'ornent les chapeaux Les rossignols nous charment par leur giAce, Soyons vaillants, sachons les protéger ; Ils sont i nous, épargnons notre race, Tout en faveur des moineaux étrangers.III Soyons humains, nous avons l’Ame tendre, Lorsque la poudre effraiera les corbeaux Dont on voit l'aile ou tnon’er ou descendre, Tous altérés comme des Alexandre, Sillonnai t l'air au penchant des coteaux -, Qui sait, un jour, grugeront-ils n s os i C’est leur devoir de ronger la carcasse ; Endurons-les et laissons-les ronger.Enduret-moi, ma ballade est cocasse, Tout en faveur des moineaux étrangers.ENVOI Prince, écoutes, quoique l'on dise ou fasse, Je ne veux pas ce soir vous déranger t Pcète, oiseau, grand homme, ici tout passe.Du plus repu jusques au plus vorace, Tout en faveur des moineaux étrangers 1 l.ouls-Joseph DOUtET.Montréal, 23 mars igtl.LES NAUFRAGÉS — Put de fend de six pieds ni rats Ji cimetière : Eux, ih vont aux requins! L'Ame d'un malt ht, Au lieu de minier dam vos foi.mes de terre, Respire à iliaque flot.Tristan CORBIÈRE.A la mer sur la vague sombre, Allons, les vivants soucieux I Voici notre barque qui srmbre, Tous i la mort, jeunes et vieux 1 En route, devant l'aube claire, Mais sans une lueur d'espoir I En route pour le grand mystère Qu'enveloppe l’éternel scir I Allons, la carcasse rebelle.Bois donc la tasse I allons I allons 1 Plus de sol qu’a fouillé la pelle I Au fond de l’ablme, plongeons I Et vous aussi, mon capitaine I En route, honnéus ou voleurs I Cette barque n'esl plus la tienne Cours donc te reposer ai leurs I Nil n'est maître de la godille, Vous voyes qu’il en est ainsi.Pauvre vieux, ciie et tVgosiile, Qu'importe, il faut partir d'ici I Que l'on s'arc-boute ou que l'on rampe En vos coidsgas mal noués, LE PASSE-TEMPS Il faut toujours quitter la rampe, Tant votre b as est secoué.Adieu, pour toujours, terre ferme, Et toi, vieil astre des midis 1 Hissez le pavillon en berne, Je plonge vers le paradis.Courage, ma vieille carcasse.Bien que j'ignore le chemin I Comme les p'eux, de notre race, Allons gaiement au grand " demain I ” Au grand demain que l'on ignore.Mais où nous roulons à jamais : L'eau verte et bleue I Est-ce l'aurore De l'éternité, désormais ?Et maints 1 éfugiés des tombes Ont pré les dieux inconnus ; Et pour eux chaq-ie flot qui tomoe Couvre d'anciens espoirs perdus ; Que voulez.vous ?la mort hagarde Engloutit les plus reromméa : L’éternel silence les garde Au fond des remous refermés.Parfois la mer est bien épaisse, Et les défunts lont paresseux ; Ils demeurent dans leur détresse Et taisent leur misère entre eux 1 Pendant qu'ou loin la cloche tinte Ils songent à l'ancien passé ; Et de leur pauvre voix éteinte Un dernier cri s’est élancé I Louls-Joseph DOUCET.EOOISME J'ai chanté les oiseaux, les fleurs et la nature, J'ai dit ma peine à l'homme, il ne m'a pis compris.Pour le néces iteux demandant la plti re J'ai courbé mon front fier tutu le poids du mépris.J’ai cherché le bonheur, aimante créature, Sur des lèvres de femme au volages souris.Toujours, je n'ai trouvé qu'une amère torture.De mes yeux, maintenant, les pleurs se sont taiis.Dans la b ise des soirs j'ai laissé mon beau réve Se mêler aux échos des voix qui sur la grève Chantent le gai retour du crépuscule d’or.Parfois, j’ai dit mon mal à la femme qui m’aime: Son cœur à ma souffrance était un matador.Ma douleur, aujourd’hui, je la garde en moi-méme.Ernest MARTEL.MONOLOGUE LE CHRIST À L’ENCAN Sur un grabat, au fond d'une de ces mansardes Où seule, 6 charité, pat fols tu te hasarder, Jeune encore, une femme, une mère ex| irait.Dans ce taudis, l'amour des pauvres m'attirait.A genoux, ptès du lit, j’aperçois un jeune homme Il avait bien seize ans environ : j; me nomme.Il s'avance aussitôt, tenant un crucifix, Quand sa aère tout bas : "Viens près de moi, mon fils." Nous approchons ; alo s, prenant le doux emblème t •* Ecoute, cher enfant, c’esl là mon vœu suprême: •¦Garde, garde toujours cette modeste croix, *• Qui fait dire à nos cœurs : j’aime, j'e>père et crois.“Tu souffles i vois le Christ, il a souffert.Tu pleures, 11 Ses larmes ont coulé pendant de lorgues heures.•' Craindrais-tu de ton Dieu l'implacable courroux l “ Regarde ; il pleure, il soiffre, il s'immole pour nous I 11 L’égoS-le nous luit, l’ami nous abandonne, 11 Lui, fidèle, il demeure et, généreux, se donne I «17 "Tu peux tout vendre ici.mais dismol que jamais • Tu ne vendras ce Christ I — Mère, je le promets I” Elle se tait, bénit son enfant et répète Quelques actes de foi, de charité parlaite, Incline sa paupière, et paisible s’endort De l'étrange sommeil qui s'appelle la mort., Qusnd ous eûmes prié longtemps : •' On va la vendre Cette croix, dit l'enfant ; je ne puis la reprendre I Rien ne m’appartient plus, même ce crucifix.J'eus donné tout mon or I Du reste, je le fis : " Prends-moi cet or, ont francs I" llélas I peine perdue : Cette image est saitie et doit être vendue.Alors, l'adolescent, des sanglots dans la voix : “ A cet affreux encan, il faut ravir ma croix : " Combien à l'orphelin cette relique esl chèrc I “ Après-demain, Monsieur, est le jour de l'enchère, " Venez après-demain, n'est ce pas 1” — "J’y serai, “ Et l'affront fait h Dieu, je le réparerai I" La vente est commencée au moment où l'arrive.Le couloir sombre est plein ; l'enchère paialt vive.Près de la porte ouverte, on plaisante ; le bruit Parvient à moi confus ; je comprends que l'on rit.On lit où le tiépas marque encor son passage I.A mes côtés, un homme, à l'aus.ère visage, Emu, pile, tremblant, me murmure tout bas : “Si vous avez du cœur.Monsieur, n'approchez pasi ‘‘On vend un Christ.J'écoute.Une mégère clame : “ Olez çs i des bigots ce n'est qu 'un; réclame I “Otez cela d'ici i qi'en ferions-nous?— Parbleu, “ Si tu veux, pour deux sous, me vendie ton bon Dieu 1” Vocifère cet autre.— " Enlevez-moi ce plAtre ! •• Quarante sous, vraiment ?c'est ma place au théâtre.” — “ Deux francs,” reprend l'huissier.J'avance | " Mille [francs 1” M'écriai.je ; et d'un bond je saute aux premiers rangs.Mon voisin m’a suivi ; l'enfant vers nous s'élance, En pleura 1 son cri de joie a romp’i le silence Qu’imposent aux hurleurs les mille francs promis." Est-ce bien mille francs qu 'un acheteur a mis ?' ' Dil l'huissier.— •• Mille francs 1" Alors, d'une voix claire, L’ nconnu tout & coup : •' Moi, je double l'enchère I " On ne blasphème p us, on semble souhaiter De nous voir à prix d'or, tous les deux, racheter L’indigne affront subi par la céleste image.J'hésite: mais il faut effacer cet outrage, Venger l'honneur d'un Dieu et sauver un enfant.11 Trois mille !'* dis-je enfin, J'écoute, haletant ." rt 'insistez pas: pour m» i, cette somme est futile,' ' M'objecte l’inconnu." Je l'achète cinq mille I " Il donne i l’orphelin la croix, dix rouleaux d'or, ” Et soudain diaparalt au fond du corridor.Pauvre peuple égaré par de tiistes doctrines I Mille acclamations s'échappent des poitrines 1.L'enfant ties aille: il prend le Christ de ses deux mains, Inonde de ses pleurs les trois clous inhumains, Et, triom) hant, s'écrie : " On m’a dit qi’au Calvaire, ** A jamais du salut l’ineffable mystère •• O Christ, s’est accompli, par ta mort, sur la croix." Ton amour va plus loin.Tu me sauves deux fois!' ’ Henïi Baju.RECREATION 261 — Eniguis Par ses sons éclatants, Par ses airs différents, Dans les forêts et dans les champs L'un rassemble ou disperse Les hommes et les animaux.Trop souvent dans le cœur des artistes rivaux, Le dernier, qu 'on admire, verse Et le Gel de l’envie, et son mortel poison.Vertumne est-il glacé par la froide saison, L'entier rep’rati dans nos plaines, Et les quitte aussitôt, que chassant l’aquilon, Les autans font sentir leurs brûlantes haleines, SOLUTION 260 — Charade : Déraison. LE PASSE-TEMPS No 418 — Montréal, 1er avril 1911 NOS CONTES La dernière Messe ALi'HONaK Daudet a écrit la Dernière C latte, un chef d'oeuvre d'émotion et do foi patriotique ; mon grand oncle Exupire, qui avait été enfa tde chœur an tempa de la Révolution, me contait, dans ma prime jeunes»e la üernÛrt Me»*», et, bien qu’il n’y mît pas grand art, je t'écoutais sans me lasser, tant ces chose* vécues me paraissaient lointaines et presquo fabuleuses à une époque où les passions religieuses lem-blaient endormies à jamais et où nul no croyait plus aux guerres de religion, aus-i démodées que les armures de nos pères et les arquebuses à r 'uet — Kn ce temps là, mon petit.je n'étais pas si haut Sue toi, et j'étais encore moins sage.Ma bonne femme e mère, qui éta t très pieuse, m’avait si bien recommandé & M l'archiprêtre qu’il avait consenti Jk m’admettre parmi ses enfants de choeur, bien moins pour mon mérite que par considération pour elle et aussi, peut-être bien, un peu pour faire pièce à M.d'Ansso, dont elle était la gouvernante, et qui tenait pour les idées philosophiques, comme on disait alo s.C’était un vieux garçon et un grand savant paraît il, car pour mon compte je n’y entendais goutte, comme bien tu penses ; il avait des tas de livres grecs et était toujours occupé d'un certain Homère qui avait vécu dans les temps et lui donnait plus de tablature qu’un vivant I Quand il trouvait le dîner brûlé ou son lait do ponle trop froid, on pouvait bien être »ûr qu'il avait eu maille à partir avec cet individu là I cir.sans 51, c'était la meilleuro pâte d'homme incapable de dire : Non, à un enfant ou de faire du mal à une mouche.Mais cet Homère l'aurait mené en enfer, et, bien que d’humeur sédentaire il avait été en Italie, chez le> Turcs, tout ça pour ce: olibrius-là I Ah ! il lui en avait fait faire du chemin et noircir du papier I Ça m’en donnait mal à la tê e de le voir assis à «on buroau.près de la fenêtre de sa vieille maison de la rue de la Juiverie, proche de la porte St-Spire, écrivant, écrivant, sans lever le nez ot si absorbé i|ue parfois les galopin* de la ville s'amusaient, on passant, à enjoliver sa calotte d'un hanneton qui lui des oendait dans le cou ou venait se poser sur son porte-plume et qu’il considérait d’un air ahuri.C'a m'est arrivé quelquefois I.On est jeune ! M.d'Ans>e, qui s'appelait aussi de Villoison et appartenait à la noblesse, mais n'en était pas plus fier pour ça, était né à Oorbeil.dans cette vieille demeure familiale, et avait été baptisé à Pégliie Saint-Spire, sa paroisse, mais, depuis qu'il arait âge d'homme, il n’y mettait jamais les pieds.au grand chagrin de ma pauvre mère, fort on peine d'être damnée pour fo-guer et dorlotter pareil hérétique ; et malgré son attachement pour lui, elle l’eût bien sûr abandonné à tous ses dieux païens: Jupiter, Pluton Mars, Vénus, auxquels il adressait de grands discours en gealioulant un livre à la main, sans les visites de l'abbé Mauzr.ise qui, chaque semaine, venait de son presbytère de la ruelle aux Prêtres faire une partie de tric-trac avec «on ancien condisciple, ce qui la tranquillisait pour son propro salut, M.l'archiprêtre étant un saint homme entre tous On ne se fut pas expliqué leur intimiié, sans le tou-venir de ces années de séminaire, où Gaspard et Joan-liaptiste, graves et recueillis également, promettaient do devenir deux lumières de la Foi.Malheureusement, tandis que l’un suivait sa droite vo;e, l’autre s'en laissait détourner par de mauvaises connaissances, enire autres deux écrivassiers qui devaient être des pas grand'chose, à en juger par l'indignation de l'excellent prêtre eu parlant de ce polisson d'Arouet ou de ce faquin de Voltaire.Bref I M.d’Ansse, qui avait beau entendro le grec et n’avait pas, pour ça, la tête bien solido.s’était coiffé des imaginations de ces gens là ; o'étaient des discussions terribles entre lui et M l’archiprêtre et ils auraient fini par se jeter les dés à la liguro sans leur goût commun pour le tric-trac et aussi pour un méchant ouvrage en je ne sais combien de volumes qu'ils appelaient Vllicut».— Ça approche de l’Evangile en certains pasiages, déclarait l'abbé Mauzaise avec componction.— Evidemment, na dépasse la Htnriatdt, confessait M.d'Ausse.Pour mol, tu compreuds, tout ça c'était de l’hébreu, mais je l’ai ontendu répéter tant de fois que c'était entré dans ma caboche.Bien qu’il y allât seuleme.it le soir, cette fréquentation assez peu orthodoxe provoquait parfois les clabau deries des dévotes, et il y eut plusieurs dénonciations à l’évêché, mais M.d'Ansso était bien en cour : il avait reçu plusieurs missions du roi Louis XVI, avant qu’on lui eût coupé le cou, et Monseigneur faisait la sourde oreille.— Il faut ramener les pécheurs p»r la persuasion, M.l’archiprêtre on est fort capable, disait-il aveo indulgence.Kntre nous, j eu doutais fort, et quand il perdait la partie M.d'Ansso disait en goguenarJant : — Gagne-moi mon argent tant que tu voudras, mais quant a mon Ame je l’on délie.— Mon aiut répondait M.Mauzaise aveo douceur, j'emploierai ce gain à dire des messes pour ta conversion.Et l'autre répliquait furieux : — Jamais je u'entrerai dans ton église I jamais, que les piids en avant I Il ne faut pas dire : Fontaine.* # * La Révolution, qui bouleversait tout le royaume, n'avait pas épargné notro paisible pays, et les langues, se mariant au tic tao des moulins ou au claquement des battoirs, 110 devisaient plus que politise, le Roi, l’Assemblée, La Fayette, Bailly, Droite de 1 Homme.Cons titution civile du clergé, un tas de choses que tu ne re verras plus heureusemeut pour toi.mon petit, car on y perdait son latin ot quelquefois sa tête.M.d'Ansse, qui avait d'abord salué les Etats généraux avec enthousiasme, le laissait se refroidir peu à peu à mesure que les cervelles s'échauffaient ; il avait applaudi au 14 juillet, renversant la Bastille où 8>n M.de Voltaire avait élé enfermé paraît-il (a moins quo ce fut Arouet 1) mais, le 6 ootobre, le 20 juin, le 10 août, il s'était souvenu que Louis XVI était tout de même un brave homme.Puis, lei biens du clergé confisqués, les couvents fermés, les prêtres forcés à un serment réprouvé par leur conscience.on a beau être voltairien, comme il disait, si on a de la justice, on est toujours pour les persécutés contre les persécuteurs.et jamais pics il n’attaquait M.l'archiprôtre sur sa religion ; un jour, même, il lui cita un beau vers que j’ai retenu : Si Dieu 11’oxist lit pas, il faudrait l'inventer, a'iquel il ne put qu’appaudir, bien qu'il fût de ce maudit Voltaire, sa bête noire, ce qui prouve quo tous ces gens là souillent le chaud et le froid., Pour lors, ce matin-là, je me rendais à la messe Collégiale pour servir la première messe ; je n'étais pas en avance ; il faisait un froid seo.la glace était prise et je n’avais pu me tenir d'aller faire quelques glissades sur l'Kssonne.Peut être même aurais-je fait l’éoole buis sonnière complète (on était des hommes libio>, pas vrai ?et les robes noires ne faisaient plus bien paur), «ans une crainte vague d'évèneinents imprévus.La veille, il y avait eu un long conciliabule entre l'abbé Mauzaise et 6on ami ; Us s’étaient quittés en se serrant la main très fort, comme des gens qui no doivent pluB se revoir ; et, comme elle le reconduisait, M.l'archiprôtre avait demandé presque timidement à ma inère, qui s’essuyait les yeux avec son tablier : — Kxupère viendra-t il servir la meBse demain matin ?— Il ferait beau voir qu'il y manque.Aussi m'avait elle vu partir avant l'heure aveo satis faction sans se douter du crochet projeté.Quand j'arrivai tout essoulllé l'abbé Mauzaise était déjà à l'autel et le vieux sacristain disait les réponses d'une voix chevrottante.En m’apercovant, il me fit signe de me hâter.— J'aurais été fâché que tu manques pour la dernière fois, dit il tout bas.— La dernière fois ?— Oui, le prêtre jureur arrivo ce soir.M.l'archi prêtre s'en va.Bouleversé, je regardais l'abbé Mauzaise.II élait très I Aie, tuais très calme.Pour cette messe matinal, à laquelle 11'aBsistaieut que quelques vieilles femmes (le secret ayant été bien gardé), il avait revêtu une aube de dentelle et sa chasuble dorée des grands jours.Sa voix un peu sourde ne tremblait pas, mais jamais ses gestes n'avaient eu plus d'onotion Lorsqu'il ouvrait les bras, on eût dit qu'il voulait étreindre tous ceux quo depuis plus do trente ans il baptisait, instruisait, mariait, en-lorrait, les innocents qui dormaient encore dans leurs berceaux, les tiépassés qui reposaient au cimetière et ceux, plus loin encore, qui à cette heure blasphémaient contre le bon Dieu ot onutre lui, dans leurs clubel Quand il baisait l'autel, on sentait qu'il eût voulu emporter ces pierres avec lui ; quand il se retournait, aon regard, passant Bur les rares fidèles agenouillés, perçait les ténèbres de l'église, allait, malgré lui, caresser une dernière fois les endroits familiers où restait un peu de son Ame et qu'il lui fallait abandonner à des mains indignes .les fonts baptismaux, où, la veille encore, il versait l'eau sainte sur le front d'un nouveau né, le-petit du charron, une forte tête pourtant ; le confessionnal, où il devait parfois somnoler un brin, oar on n'a pas toujours des péchés bien intéressants.et la chaire où il avait prêché dans le désert, à en juger par les résultats de l'heure présente.Pourtant, il n’avait semé que le bon grain de la parole et de l’exemple.ce n'était pas do Ba faute si la récolte était mauvaise, s'il avait affaire à un aol trop dur.Il n'avait rien à se reprocher.vivants et morts eussent pu lui rendre bon témoignage, et ni Monseigneur Aytnon, le fondateur de l'église, nimessire Jacques de Rougoin, à genoux dans son armure, n’y eussent failli, bien sûr si leurs statnes do marbre eussent pu parler.Naturellement, j'étais trop jeune et trop étourdi pour comprendre bien ces choBeB, mais je sentais à ma manière que M.l'archiprêtre devait être très malheureux, ot j'avais des remords de ma négligence ; un peu plus, il n'aurait même pas eu un pauvro enfant de chceur pour sa dernière messe I Ht je m'appliquait à lui prouvor par mon zélo, mon attachement er mes regrets, je suivais tous sos mouvements, je ne manquais pas une génuflexion, je n'avais pas une distraction ot j'arrivaiaà la fin de l'office sans avoir même remarqué que ma mère était à son banc.Soudain, comme M.l'archiprêtre ae retournait pour prononcer à regret Vile mUta «rf, je via son visage pâle s'illuminer d'un rayon de joie telle que j'en fus tout ébloui, et.machinalement, je suivis la direotion de son regard.Un homme, que j’avais vaguement entrevu jus-que-là, agenouillé dans l'ombre, venait de se dresser, bien en lumière : M.d'Ansse I I Les yeux rivés à ceux de son ami, il semhlait lui dire : — Eh bien oui I o'est moi ! j’y suis venu.pour que tu emportes dans ton exil le souvenir consolant d'une dernière victoire I.Mais oe n’était pas seulement par amitié.Et comme, radieux, la dextre levée, le prêtre prononçait lea paroles de bénédiotion, l'autre courba son front rebelle, et, d’un geste large, comme lorsqu’il était au séminaire sans doute, il fit le signe de la croix.Il était redevenu ohrétien.Arthur DOURL1AC.Les personnes sans énergie laissent aller les choses comme elles vont, espérant toujours que tout ira bien.PATRIOTISME PRATIQUE Noua prions respectueuaement nos lecteurs de parler favorablement du Pahse-Thm™.lorsque l'occasion s’en présentera.C’est un moyen do propagande à la portée de tous, et qui aurait des résultats aussi profitable* à nos «bonnes qu'à nous-mêmes.L'argent qui sort du pays ne revient pas, ajouterons-nons, pour ceux qui préfèrent les journaux étrangers anx nôtres.POUR RIRE \ Sur le boulevard, on parle do la hausse des vins en France.— Et toujours le vin qui augmente, lo voilà à quarante franc» 1 —Bigre I ce sera du vin chaud I A u bord de la mer.Une énorme dame, qui éclate dans son coatume d’Amphitrite, questionne un pê-oheur sur le galet.—Est-ce que la mer va bientôt monter?—Parfaitement, fait le loup de mer, dès que madame va être entrée dans l'eau I Explication: —Ah I docteur, ma femme est bien malade: elle pleure toute la journée.Le médecin.—Je sais ce que c'eBt : une pleurésie.Un chef de bureau vient d'administrer un galop formidablo à l’un do ses em ployés.— Hein I lui dit-il en forme de conclu- sion, je ne mâche pis mes paroles.— Je le vois bien, répond le pauvre dia-vie, elles sont assez dures à avaler.La petit Berthe à sa marraine : —Oh I marraine, voilà le petit miroir que tu avais, cet été, à Asnières.Prête le moi donc, que je voie s'il me reconnaî : I — Non, non.Ils ne voulaient pas revenir parce que je ne les payais pas I Topin console un des amis, fort malade.—Tenez, moi qui vous parle, j'ai été un jour abandonné par les médecins.— Ils vous jugeaiont perdu I CONSEIL UTIL E Collk u* fauiue.— 1 chopine d'eau, I morceau d'alun do la grossour d'un jaune d'œuf, faire bouillir.1 cuillérée à soupe d'empoip, ot 2 cuillérées de farine, délayer dans un autre récipient avec eau froide : verser l’eau biuillante, et brasser sans arrêt, jusqu'à oe que le tout soit bien pris. Montréal, ter avril 1911 — No 418 LE PASSE-TEMPS ORCHESTRATION oir No 41 5 et suivants) Les musiciens de Montré»! sont dsimlo deuil.M.F.-X.Larose, le sympaihiquu chef de musique au Parc Sohmer, depuis la mortd'Ei'iiest Lavigne, s'es' éteint à «on tour, à l’âge do 55 ans.lo 21 mars dernier.Les musiciens de Montréal lui ont fait de belles funérailles.8a mort est une perte pour nos organisations musicale* locales qui trouvaient en lui un ami et un excellent compagnon.M.1 arose était né à Montréal, d'où il n'é'ait rendu aux Etats-Unis à l’âgo de 23 ans, et y était resté pendant 14 ans.Il avait voyagé avec Sousa, fait partie de la symphonie de Pittiburg et de cel u de Boston et pendjn'.l'exposition de Chicago on 1898, il était soliste corniste de la principale fanfare.Feu M.I.arosü était un des musiciens les mieux connu» d« Montréal, toute ?» vie avait été consscréo a la musique et il l’Ag'f di« 17 ans il était déjà directeur de la fanfare de Ste-ISrigide.Il faisait pirtie de l'orchestre symplmiii iue de Montré tl, et avait été soliste au théâtre National pendant deux saisons.M.Larose avait eu lo malheur lie pir-dre son épouse il y a trois ans et il Isisss pour pleurer sa perte, trois tilles : Mme Joseph Sauvsge.Mlle Ulanche et, I.aura et trois lils, Emile, marchand, Henri, comptable, et Kugitie, bijoutier, résidant tous k Montréal.Il était le frire de M.Dama»e Larose, le populaire aérant du l’are Suhuier,- et île M.I .udger Larotn*.artiste peintre.A la famille en deuil, le Parsb-Tkmps offre «es plus vives sympathies.TACTIQUE ET STRATÉGIE HB I.A OÈKKSBK ! Suite ) 128.—Tout en vous défendant, tâchez de vous ménager peu à peu les moyens d'une contre attaque ; c'est 1a meilleurs de toutes les défenses.1211 —Un joueur, réduit à se défendre, doit concentrer tes forces, évacuer les postes peu important*.en' retenir les communications libres entre mi pièce».(A suivre).TWO-STEP •I.-H.I.AKRENIERE TItOMBONK TOUR COHTRK DEUX PIONS Principes : I Deux pions uni», s’ils «ont accompagnés de leur Roi, présentent une certaine i robabilité de victoire ; II Ariiv^s a la tiiue rangée, si lo Roi *lv»rM« est éloigné.Ils sont mvulnéra bles ; la T tus peut eiupf dior uu des deox de faire Dame, irntOK • Notas 8 l'ifeCKs le^ÉÉi Bt.ASCS .'î l'ifeOK.H Trait aux Blancs, il*gagnent.Mann ÎTuin 1 T 8 TR 1 II I T 2 R l'r P 2 P fait (’ échec (.i) 3 H 2C 8 0 7 1» 4T4TR 4 U 4 C échec ( A H) 5 UHF 5 C 8 (! échec (6) UI12F 6 (1 11 Tl) échec 7R3C 7 0 8(‘l) 8T2TR et gagnant, lu C ne pouvant plus s’échapper.(«)-Si 2 — P fait D; :l — T 8 TD échec.K 4 C ; 4 T 8 CD échec suivi do T pr D et gagnent.(I,)-Si 5 -1: ti Fit ; 6 T 8 TU, C 8 OU ; 7 T 8 U et gsgnent.(/I) 4.4 C II Fli r.T I F U 5 C K H (») Il 113 K tl < • 7 CH 7 T 4 li 7 U 4 C 5 K 2 D ei gagnant (»l Meilleur: il est évident que si fi _ 0 4 I! ; il T 5 F R gagnerait le 0.(«I 4.4 HSKH ô It 8 F 5 Il O meil.liT + OU lie 8F 7 K :i D 7 U 7 T 8 T 8 CU 8 C 8 F !! T 2 cil et gagnant Cette étude peut servir d'exemple pour la fin de pari 10 do T contre C.“ L'Amatkuk ", Les sacrâtsiras de cardes, de Montréal et de la province sont priés de b eu vou loi.- eom>nuni tuer avec M Koben, 812 Ave.Delorimier.directeur du nouveau journal théâtral: “L'Amateur".11 avait du bon sens, le reste vienteu- MODliLE No 819 Corset AVRO ACCOMPAGNEMENT I>E PIANO Et interprétées avec succès par nos meilleurs chanteurs montréalais Prix.' 10C ^cux'ccnU'pa^chanson Celte collection fait partie de nos primes, c'est-à dire qu'un abonnement d'un an ($1.50) payé d'avance donne droit à DIX chansons.1 PRIERE D'ENFANT 10 PETITE MARQUISE 2 LE PETIT «ARS II LA MARCHE I » ES MONT 3 NE PLEURE PLUS.LILt REALAISES 4 ALLO I CENTRAL 12 NOS FEMMES fi SUR LES P’TITS CHARS 13 VALSE ROSE 0 CE QUE L'ON N'OUBLIE 14 MON CŒUR PAS 15 FLEURS FANÉES 7 JE T'AIME 16 L'HKURE TENDRE 8 FRIVOLES AMOURS 17 MARCHE DU TRIUKNTK- 9 C'EST L'AMOUR NAIRE Adresse : Le Passe-Temps, 16, rue Craig-Est, Montréal iJWl/ Ueste haut \\ u î tir cl \\ \/i/ longues, de- J, V Y ; / vant en poin- jf\ } I I lei baleine en fj Vl | corne, 3 pai- ild il /I re» de jarre- 11\ 1 ,e"e 1 • la, - Montréal Pl.OMBIBR, COUVRKUR, Poseur d'Ai>piir*Hi à O'iz *t >î Rau ('huiiilr 2*2.RUE MAISON NEUVE Tél.Bell Ksi 2348 Montré* 1.16 Rué cè«iG‘ EST Montréal 1 A t4/U> U AM'UHt lloj.- lwvu«>> a« • id«-i" et Houa-i-n* iKiur I* loir I* 'an- la* fâ *t, kmi.-U*.' volume.Pris.l*e.M-.1.• N(nn.*« Timbres de* Etat* Unis à vendre au bureai-lu PASSI T*MP«>.JfflBRiQUE Canadienne de % BANDAGES COembr^s Artificiels Bandages.Bas Elastiques C.Martin &6 Rut ClUlt (ST.MonTRt&L IVmnndrx la liste de* punies .*fTrite» au* abonni* du Pa*8*-TiMP .F.n*- i g-atts.I pAKIRM l»K BMNNK A VKM IMIKh ' LKNOR-M AND ".avec un ot.o*rnle donnaot la-nrnifl-«ration dr chaque carte* **t iroui f de «artes.d’a or** la m^th-érution ni douleur : a^lez a — i;inh r itut ivopriyuRf cooMuher /# Spécialiste BEHUMIER de Montréal ?1 A4 Est, rue Ste-Catherine, Prés Ave HAtel-de-Villc-Il recherche le* Cas difficiles, Deaeaperea I\*se Yen* Artlflcirla T Natnrrla à ne tromper.a, Kabilqne et ajoate lui-méme, depuis *5*"*, Inncttea, lorfrnon*, etc -Sis nouveau* *• Veirea Tortc & ordre" sont srarantla pour bien-Voir «le Loi»* et de Près, pour tracer, coudre, lire et écrire.Î* \ Cette annonce rapi ortée vaut 15c par dollar sur tout achat en laoettrrle.a Vf h rimez garde I Pas d'afreuts a»ir le chemin pour notre malaon responsable.4.) Heures de bureau: Tous les joura de 9 à 9 hrs.(Dimanche de 1 ù 4 hr*.' >
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