Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 22, no 568
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (27)

Références

Le passe-temps, 1916, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOUS NOS LECTEURS CANADA.fUO ETATS-UNIS, fiiw Montréal, 30 décembre 1916 l'AH ANNBK ABONNKMKNT Un Numéro, 5 sous ; Etats-Unis, 10 sous C® Numéro Contient DIX Morceaux de Musique et de la Littérature de choix Les Souhaits de l'Enfant Couplets de circonstance, inédits page 508 Le Saint V»a»ique Dessit\ inédit d'Ed.J.Massicotte page 50 f Tableau du Jour de l’An Chanson tomique d'actualité.page 503 Cruelle, mais Charmante Chmnson d'amour, inédit.e • pageSOi Les Souhaits du Jour de l'An Strophes comiques par Armand Leclaire.p.517 Le Premier-Né Homanee populaire /) grand succès page 510 “fora” Valse Nouveauté intéressante pour le pêano.page SIS Do -do -ré - ml Valse Jacile pour petites mains page SU Les Yeux qui Brûlent Chanson nouvelle créée par Mil* Angers, p.SOU Souvenirs du Jeune Age Romance extraits du " Pré aux-Clercs ”, p.515 Duo des Châtelaines Ariette extraite de la pièce.page SOi Ton Doux Refrain C/tansun d'enfant par Mme A.B.Lacerte.p.517 Paroles Iosef Pakenski Mlle Luclle Angcis Chanson-Vécue créée par Mademoiselle Lucile Angers Ce morceau de chant est imprimé au complet darix le présent numéro ( VOIR NOTRE ALBUM MUSICAL) _>ÔV7iS Baker-Faruliam.On annonce un concert d'an intérêt tout spécial au Kilt Carlin h le 16 janvier.Mlle Baker et M.Farnbam «ont les lauréate Stralhcona.Quatuor,'Dubois.Le deuxième concert du quatuor Dubois a eu lieu à YHAtel Wtndtor.Une effluence considérable à aalué noa émi-nenta artiatee.Mhscha Elmon.Noua auront au 22 janvier prochain la nouvelle visite de l'illuatre violoniste M tacha Elman au théAtre /fis Uajuty.On sa rappelle le succès qu'à remporté ce jeune maicre du violon lora de eea pro mler et deuxième concerta de la saison.O'eet il M.Louis W.Bourdon que noue devons d'entendre à nouveau ce célèbre artlate.L’OpéralFrançalsJen'Amérlquc.li Afin d'enoouragor la propagation de la musique française en Amérique, dea bureaux sont ouverts 26 oueat 42me rue à New-Yoïlc.pour l'ouverture d'une saison d'opéra il partir du 1er janvier.Ce firojet est sous la direction do M de Val-y qui annonce que le surplus dea frais généraux aeront versés aux sociétés américaines qui viennent en aide aux orphelins dea nations alliéea M.Victor Andisio en sera la directeur artistique Ij*« f»nvr«a qui seront préaentés «ont : Louia», Werther, Le Jongleur de Netre-Dame, Tka'ie, Aphrodite, Marouf, For-tunio, La Navarraise, Lakmé, Monna Vanna, Faust, Roméo et Juliette, L'Attaque du Moulin.La Vivandiirt et Uemaline.Ufllnska A New-YorlT La "Padorewski''des femmes planistes a.le 1er décembre, joué devant une salle archl ooinble au Carnegie Hall avec du Chopin comme programme.Les Sacs-an-do* an Canadien.| - O'eat le 15 décemnre que la société des Sacs au doa a donné une repréaention à son bénéfice au Canadien franniii.Une foule nombreuaa et sympathique est venue entendre La fille du tambour major jouée d’une f«Q n eieollente par toute la troupe.Les bénéfic- a de cette soirée serviront à envoyer quelqum douceurs aux poilus français de Montréal sur le front.Concert de Mlscha Elman.L illustre Mlsoha Klman.qui vient donner on grand concert au théAtro de Sa Mujetlê.le 22 janvier, fait en ce mo- Piibliéi' avec l'autorisation rte l'auteur.I.E SAINT-VIATIQUE A LA CAMPAGNE Composition d'KDMosn J.MA8S1COTTE.(voir article page 517).I copyright I L’ART DU CHANT (D'aprèa les meilleurs auteurs) Résumé en quelques leçons à l'usage des lecteurs du PASSE-TEMPS 17ème LEÇON Nouveaux conseils au sujet de l'articulation et de la prononciation Dana le décousu de ces quelques leçons écrites au jour le jour, on admettra qu il était difficile de faire un olMsement déterminé, ce qui constitue le travail d'uno véritable méthode.Aussi, toat en continuant de parler du phrané ot de la valeur des mots, dois je incidemment eHleurer le chapitre de la prononciation.SI nous remontons au chapitre de la pose de la voix, au début de ces leçona, on a qu’il n'est paa absolument nécetsaire do filer des sonB toujours sur les voyelles, et qu'il est même excellent de les filer sur dea syllablos articulées.Prenons par eiemple les sept notes de la gamme : l)o.Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si.81 l'on veut avoir une certaine dislincllon.Il importe de bien articuler les consonnes qui précèdent chaque voyolle, eans exagération toutefois.Ainsi, pour le Do, après avoir bien préparé le D avec le ooup de langue sur les dents, il no faut pas sonner le “O" qui suit oomme s'il était surmonté de trois accents circonfteses, à la manière de certains chantres qui chantent le "Domiuus VobUcnm", comme si c'était écrit •‘Danminue Vaubisoum".Non.il s'agit Ici du véritable 0, sans doute plua grave que le ,1 mais moins lourd que le A O frisant le 0H.Les consonnes doivent aussi être suffisamment articulées dans le Ré.lo Ml, le Fa et le La.De même dans le Sol et la Si, mais en ayant bien aoin de ne pas trop faire aIRler les S, ce qui est très vulgaire.Pour prononoer le Ré aigu, il ne faut pas exagérer l’accent aigu, mais plutôt re tenir dans un juste milieu ontre le “Re" et le “Ré" ; ainsi du Mi et du Si qu'il no faut pa» prononcer de manière trop polutue.Quant à la prononciation du “A", s'il importe de ne pas lui donner l'allure grave du "O" bref.Il ne faut paa non plua le prononcer “ait" comme on l’enseigne dans certaines écolea où l’on vise à l'artificiel el au maniéré.Rien n'est plus faux ni plus laid.Ce ne sont là, k la vérité, que dea conseils fort sommaires qui ont cependant un* grande importance dans l'art du chant, et sans vouloir faire de vaine réclame, je repète que l’élève chanteur désireux d'obtenir des succès, ferait bien do suivre quelque cours au conservatoire Laaalle ou chez Mlle Saint Joan, ou tout au moins se procurer et lire très attentivement l’excellente méthode phonétique de M.Joseph Dumaia.en vente chez les libraires.p»- Ce chapitre qui pourrait sembler une digression ou un retour sur le passé, avait pourtant son importance et ne devait pas être passé sous silenoe, surtout chez nous, où notre plua grand ennemi o'eat l'articulation et lu manière de prononcer.(à suivre.) Gustave COMTE.Lire sur la dernière page l’annonce de notre "PRIME EXTRAORDINAIRE” mont une tournée comme jamais il a fait avant, depuis qu’il est devenu si célèbre dans presque tous les pays.Il se fera entendre eu Californie et au Texas, et fera une deuxième tournée au printemps avec l'Orchestre Symphonique de New-Yoi k.La popularité de cet incomparable violonisto est devenue mondiale.Les listes do souscription pour oe concert sont déposées ohez Lindfay.Evelyn Starr.No-re compatriote, éminente violoniste a donné un concert »u Cemedu do New York ie 4 courant.Les journaux de cotte ville aont élogleux sur le compte de cette sympathique artiste.La musique A Paris.Depuis quelque temps, il semble y avoir un renouveau musical dans la Ville Lumière.Une émulation bienfaisante Be fait sentir entre les deux grandvs scènes françaises l'Opéra et l'Opéra-Co mique.A 1 Opéra, les costumes sont plus rapidement manœuvré et les chueurn plus alertes.On vient de représenter Romfo et Juliette aveo Camprrdon, Laule-Brun, Montazel, Sullivan, Gretse, Cousinon.Vufranne, F.rneti et Gonguel.Dans une autre représentation de Samioil el Dalila, Saint-Sscns tenait le bâton A 1 Opéra-Comique Werther a été représenté aveo Clément, Chasse.Berthaod, Azéma, Payan, Alioe Ravau et Lucie Vaulthier.Conférences de Mme Gullbert.Madame Gullbert a donné la première série de sos conférences au théâtre Maxim» F.Uiott de New-Tork, le H décembre.Elle a parlé en anglais et en français.Illustrant par la parole les chansons de genre.M.Ferrari l’accompagnait au piano.Madame Edvlna.Notre célèbre compatriote est de retour & New York après une tournée triomphale dana l'Ouest du Canada.Sa rentrée à Chicago aura lieu le MO déoembre où on aura le plaisir do l'entendre dana le premier rôle de Louit, ensuite ello jouera le rôle de Marguerite dans Faust.trcUN'B IIAMK, ayant l'oxpl-rlonee de la sc6-J un.donnerait des leçon* rtc chant et piano privée* n rtomtelle.l'rlx inodlirfe*.8'ndroHsOr : ‘jli\ ruo VIHctieiivo-Est, prfw Kt-Denls, Mont réal.SONGEZ A L'AVENIR ! —Itefircg-vou* que y*** «heven» »oW»nt cniorv beaux .lan* i liTi'i an», dan* di*%n".^ — Alot- prenez en soin I Vl'F,N a N T.—'Tombent*!!*, irrisonnènl-ll-*fr ^ —Prenex-en soin, douucz-lcur lu* soins qu’ils doivent recevoir.,^.Bf~ .-o" 8 —Condamne* le for n fri*or.loa ondulations à sco.•/ —Employé* 8AM1MD.—Il friser* vo*< cheveux pendant la nuit, le* um péchera do sécher, de irri*onnor, do tomber ot les fortifiera •¦outre la faibles.—S AMI MO ont le résultat de nombre u-roclionthw en vue d'embellir la clievo* luro —ÜAMIMO e*t fabrique spécialement pour vou*.—Pourquoi n ajoutei-v ou- |*u< votre nom h celui de nouibrcu*e» dainua satisfaites/ -Le grand flacon avec Instruction» en franc*!* et épinirl»-* spMale*.coiUo UN DOLLAR envoyé franco enreiristré par la uiallo.Knvol d'un échantillon eontro Ile.—Adresse* toute* doniiimlen n Mr Inffll».SÔ3 Marie A nue-KhI.Montréal.MOI TQ va*8e nouve'*e P°ur 'e Par J.-Amédée Roy.En vente chez lea principaux marchands de musique.Prix 25. .Montréal, 80 Décembre 1010—Nu 1508 LE PASSE-TEMPS 503 Le Passe-Temps MUSICAL, LITTÉRAIRE ET FANTAISISTE Ps'dtl Ioum IM «MlNMiovra ABONNEMENT i If C*u.l« | Pou, lu RIol.r-li Un*n ;.Ü» Unau.$2.0C Sla moi .0 75 | Six mois.1.00 Pour vBurot* 110 fri.par BU PAYABLE D'AVANCR L« numéro.S et»; Ancien# numéros, 10 oti Kn l'ibonnani pour un an.chaque abonné reçoit Une Prime valant $1.00 Demander notra liste de primat ANNONCES i Première Ineertion .10 et* la ligne Insertion» subséquentes .3 “ Conditions libérales pour annonces à long terme.Les annonce» sont mesurées sur l'aïute.Tonte demande de changement d'adresse doit être accompagnée de l'ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir oe Journal, il faut avoir payé tous ses arrérages.Lee manuscrits publiés ou non ne sont pas rendue.Adresser toute communication LH PASSE-TEMPS 16.rue Craig-Est Montréal.G J.-l.BELAIR, éditeur-propriétaire Téléhpone : Main 8698 Montréal, 80 décembre 1916 Le prisent numéro complète le 22me volume.Païu-Tempi Chronique L’AN 1917 Bonjour, bon an à tous donc est passé l’an 1900, premier né du terrible et malheureux XXe siècle ?Où donc est passé l’an 1901, fils cadet de l’orgueilleux et sanguinaire XXe siècle ?Où donc sont passés les autres ans 1902, 1903.jusqu’à 1917, dernier né d’un siècle destiné peut-être à clore la suite des temps et à ouvrir à deux battants la grande porte de l’Eternité ?Où ila sont allés ! Mais, amis, là où sont allées vos années et les mienneB ; là où iront nos derniers rêves, no8 dernières illusions, nos dernières pensées, notre dernier soupir.Où ils sont allés ! Mais, amis, là où un père, une mère, une épouse, un mari, un frère, une Bœur, un enfant, deux enfants, trois enfants.sont allés pour toujours, pour ne plus revenir jamais.Où donc sont passés les ans, les mille ans de tous les siècles écoulés, comme aussi les seize ans d’un siècle d’inventions, de génie, et hélas ! d’atrocités, d’horreurs, d'épouvantes et d’infâmies ?Où ils sont passés ! Mais, amis, où passe le nuage qu’emporte le Bouffie de l’ouragan ?où vont les feuilles et les roBeB, le grain de poussière ou de sable et le chêne majestueux ?Ils sont allés où vont et où iront touteB choses, tandis que l’homme TABLEAU DU JOUR DE L’AN Musique de A.FASSIO Al i O 1 fsiittn Paroles de DESAUGIERS Aid.0 MODto -eide à l'an qui fuit.Tru - coin d'une é • poquaaui • li $ bel - le.Aui- si *o - len- nel - le, Ui - ma- ge fi - de - voy - ant: VTà c'que c'ait qusl'jour de Le aoleil à peine a brillé, Que tout Parie est éveillé : À chaque étage on carillonne.On reçoit, on donne.On sort, on résonné, Chacun va, vient, monte et deacend.Vlà e'qne, etc.(W*) III Au lever de ce jour chéri, Lolotte, qui n'a paa dormi, Accourt recevoir la première Six franc» de aon père.Un dé de a* mère, Un psautier de >a grand'maman.V’ià c'que, etc.(iis) IV A ea CMoria, de grand matin.Le banquier apporte un écrin ; Moins riche, mais aussi Bdèle Pour faire & sa belle Un don digne d’elle.L'employé met aa montre en plan.Via c'que, etc.(bis) V Noua allons voir certain! amia Quand noua savona qu’ils eont aortia Chez le concierge on ae présente : — Madame est absente — Nouvelle accablante ! On s’inscrit, on a’en va content.V’Ià c'que, etc (bit) Parents brouillés, gens refroidie Semblent redevenir amia : Pour quelquea livrea mesurées D'amandes aucréea, Quelquefois plâtrées, On plâtre un raccommodement.V’Ià c'que, etc.(6i«) VII Chaque neveu vient visiter L'oncle dont il doit hériter.Tous voudraient qu’il vécut aana cesae Maia aur aa richeaae Réglant leur tendrease, lia l'étouffent en l'embraiient.V'Ià c’que, etc.(W*) VIII Le tendre amant, fort peu jaloux De se ruiner en bijoux, Dès Noël néglige sa belle, Lui cherche querelle Pour s'éloigner d'elle ; En février il la reprend.Vlà c'que, etc.(bit) IX Bref, après force compliments.Force souhaits, force présents, Chacun regagne sa demeure, Puia au bout d'une heure Fort souvent en pleure Ses vœux, ees pas et son argent.V'Ià c'que, etc.(W») créé à l’image de Dieu se perdra dans l’Immensité de la Justice ou de la Miséricorde du Tout-puissant.Les ans 1914, 1915 et 1916 ont été les ans de l’abomination de la désolation.La veille terre de nos ancêtres fécondée par la rosée bienfaisante du ciel, se voit bouleversée par de profondes et interminables tranchées souterraines, arrosée, inondée du sang de nos vaillants et généreux enfants.La vieille terre de France boit leur sang, tandis que la jeune terre canadienne, elle, boit les larmes de leurs mères, Que nous réserve l’an 1917 ?O mes amis, Dieu seul le Bait.Aussi, sans vouloir scruter les desseins de la divine Providence et trancher du prophète, je vais tout bonnement offrir ici à qui de droit, mes vœux et souhaits de bonne année 1917.Ces souhaits, qui partent du cœur, de votre vieille ami et chroniqueur Jean Pic, iront, je l’espère, droit au cœur de tous, apportant à chacun, sinon le bonheur lui-même.du moins l’illusion, l'espérance du bonheur.En tout premier lieu (à tout Seigneur tout honneur) à l’infatigable, au vaillant et si sympathique fondateur, à l’aimable propriétaire toujours souriant et serviable, âme, vie du “Pabse-Temps”, au citoyen intègre et patriote juBqu’à la racine des cheveux et des ongles, jusqu’à la moelle dea ob et du crâne, bonne et fructueuse année 1917, ganté, travail, et vie interminables.méritesincalculables et le Paradis Etemel au bout.A mon voisin et ami, le délicat et spirituel critique Gustave Comte, tous les bonheurs qu’un brave homme d’artiste canadien puisse désirer pour lui et pour les siens : Bonne Année.Aux collaborateurs ingénieux et dévoués de notre vieil ami commun le “Passe-Temps”, tous les secrets de l’inspiration suivis deB fuméeB odorantes et odoriférantes du succès et du parfum exquis BONNE ANNEE pu fond de FAme Je répète Ces deux beaux ver h d un grand poète, A u cnrr lecteur du "Paêêe-Temps", . ont chantées et jeuées dans tous les music-halls et café concerts, avf c un très grand succès.L* "Passe Temps" remercie ces deux jeunes collaborateurs étrangers de loi avoir envoyé le manuactit de la compétition que nous publions au-jourd'hui.Nul doute qu'elle plaira à nos abonnés.Le remède par excellence pour .guérir Cors et Verrues.ANTIKOR LAURENCE Sûr et sans douleur.Franco sur réception du prix, JJ» A.J.LAURENCE,'pharmacien, Montréal.*. SOI IM PAMB-TBMM No 508—MouIrCaJ, 30 Décembre 1Ü10 L'Art et le; Artistes Les souhaits du “Passe-Temps", pour 1917, à ses fidèles abonnés.ncore une année de finie.Ces douze mois ont pu passer vite pour quelques-uns, mais je suis certain que pour le plus grand nombre, ilBont paru se prolonger indéfiniment, à part, bien entendu, le vilain quart d’heure de la solde du foyer.Quand il faut se serrer la ceinture et se priver de bien des choses, il n’y a pas à dire, les heures, les jours, comme les mois et les années sont interminables.N’empêche que nous voilà encore une fois revenue au moment des souhaits.C’est une coutume qui est vieille comme le paradis terrestre, et banale comme un discours de Saint Jean-Baptiste en raccourci.Mais, puisque c’est une coutume, cessons un moment de gloser d’art, et allons-y; tu me donnes la main, il se donne la main, nous nous donnons la main, vous vous donnez la main, ils se donnent la main, et je me donne la main à moi-même.Comme cela tout le monde est content, ou mieux, tout le monde le sera, je l’espêre quand j’aurai formulé à tous les lecteurs et lectrices du “Passe-Temps”.la kyrielle de souhaits qu’on m’a chargé d’exprimer, en vulgaire prose, Donc, je souhaite : Que nous ne crèvions pas tous de faim, si la guerre ne se termine pas encore cette année ; Qu’à défaut d’autres choses, nous puissions nous nourrir de quelques illusions avec quelques sesterces autour ; Que la nouvelle commission du tramway obtienne de la compagnie, le transport gratuit, avec correspondances obligatoires, de tous les artistes, compositeurs et chroniqueurs d’art de la métropole, qui s’engageront en retour à chanter les louanges de cette institution ; Qu’une commission des beaux-arts et monuments, sous la présidence du commissaire Villeneuve, soit nommée en permanence, à l'hôtel-de-ville ; Que la taxe des théâtres et spectacles, — attendu que ce n’est pas toujours les mêmes qui “rament”, — soit transportée sur les “euchres” et bals, et que la recette soit appliquée aux artistes dans le besoin ; Que le gouvernement provincial se convertisse enfin, et nomme un inspcteur compétent des beaux-arts dans toutes nos écoles ; Que M.Bourassa retrouve sa Dédiée à Mademoiselle Maria G.Cruelle, mais charmante Paroles et musique de M.Ant.DE BRABANT , MODERATO Four-quoi tou-jours ma mon-trer Tant if»- mourUam te« c»- vi-a?i trop qu'un seul baiser ève si brûlante laa faut pour ton bon-heur.PraoiWe».mais lais- «wnoi ton cœur : II Tu laia .De ta lève „.Suffirait pour me griser O¦cruelle, mais charmante ! Souvent tu me faia pleurer Ne ae doutant pas «ncore De ae que peut endurer Un tendre cœur qui t’adore I Que ta faut il, etc.Duo des Châtelaines eu d'hui Lano-ble châ-te - lai-ne Commande à tous l'hommage ena rei - pect, II Nelre voix tremblante et cascée Dit clairement Que notre jeunoaae est pasiée Depnia longtemps.(1) Extrait de la pièce Les Châtelaines du même auteur.Voir la revue "Le Pays Laurentien”, No de novembre.Droits d’auteur réservés.plume égarée, depuis la circulaire papale, et nous reparle des droits du français ; Qu’à Toronto et autres villes en dehors de la province de Québec, le français soit seulement aussi en honneur qu’à Londres même; Que le propriétaire du 1 ‘Passe-Temps” ne soit pas jeté dans un cachot humide pour le restant de ses jours, si Montréal finit par tomber aux mains des boches et si le kaiser y établit sa capitale en s’emparant du colier de Médé-ric ; Que la symphonie russe revienne à Montréal, mais que les instrumentistes boches de l’orchestre Damrosch, reçoivent des œufs gâtés s’ils se montrent de nouveau parmi nous; Que le "Pasbe-Temps” augmente sa clientèle et fasse des recettes suffisantes pour s’acheter un zeppelin canadien pour sa distribution à domicile ; Que les lecteurs du “Passe-Temps” commencent à faire des économies afin que dans deux ans ils puissent célébrer dignement les noces d’argent de la fondation de notre journal, en nous envoyant beaucoup de cadeaux ; Que le duc de Devonshire reçoive en cadeau une mécanique, qui, manœuvrée par Sévève Picard, l’obligera à se lever, lorsqu’il parle en public ; Que Montréal ait enfin une salle de concert plus vaste et mieux aménagée que le Monument, à l’épreuve du feu, et sans escalier; Que les vieux garçons se convertissent et songent que la patrie a besoin de remplacer ses héros tombés sur les champs de bataille; qu’ils épousent et élèvent des familles, s’il en est encore temps pour eux, et qu’ainsi ils gagnent la palme des martyrs du devoir ; Que nos salaires augmentent jusqu’à ce qu’ils puissent être comparés à celui de notre gouverneur-général ; Que les banquets qui auront lieu au cours de l’année n’aient plus de discours, et que les jeunes filles puissent trouver des maris pas trop éclopés ou massacrés par leur séjour dans les tranchées ; Enfin, que le moitié du demi-quart du huitième de tous ces souhaits se rêalipent, et nous serons heureux ; tant il est vrai qu’il faut savoir limiter ses désirs.Gustave COMTE."LES CHATELAINES" par Mme A.-B.Lacerte Ottawa, Décembre 1910 — A l’occaaion de 1 anniversaire de la fondalion du “Cercle d»s Annales ’ dana celte ville, la jolie saynetie “Lea Cb& elalnes".p«r Mde A.B.Lacer'e.sera jouée pour la première fuis, dans aaallede réception do couvent du 8aoré Cceur ruo Rideau, loué parle Oero'e pour la circonstance.L'autour de la pièce “L*a Châtelaines" a’eat faite impristrio ; elle monte oll'-même aa plèco.qui aura, nous n’en doutons pas, un grand succès i» la représenta'ion.“Les Châtelaines” a été publié dana le •‘Pays Laurent iens'\ No de nnvambre et c’est “Lit PasseTkmi’s" qu'a bien voulu faire loa clichés dea parties innaioalea, à titre gracieux, vu que Mde Lacerte est une collaboratrice du “Pasbb-Timw".Les “Châtelaines" sera jouée le on*8 janvier prochain.—Noua souhaitons h l'auteur et aux jeunes artistes qui y figureront, plein succès.La sagesse consiste dans an heureux mélange de doucenr et de foroe.Nous prions nos lecteur» qui nous font remise par chiques de faire ceux-ci payables au pair à Montréal.Valse militaire pour le Piano, dédiée à la Princesse Maud.Cette nouvelle composition a obten immédiatement un immense succès.Chez tous les marchands de musique, 50 cts.FOR VALOUR ! Vol.XXII No 568 Montréal, 30 décembre 1916 ALBUM MUSICAL DU ajje-tfemi SOMMAIRE CH AN! Les yeux qui brûlent .Les souhaits de l'enfant Le premier né.losef .Pakenski A.Fassio .J.-I.Paquet Fillei femmes Le Buatinol du Dr Simon peut faire pour voub ce gu’il a | \ fait pour de« légiona d'entre» Pour une fille on une femme qui, de quelque manière qu'elle a’babil le, ae sent touiour» humiliée à cauee de as maigreur, le Buatinol eat toute une révélation.Il faitengraiaaerd'aumoioa une livre par iour, rempli les creux du cou, dea épaulea, donne de l'ampleur, développe et raffermit la chair, fait groaair d'une façon élégante, aaaure une bonne aanté, une apparence auperbe.Pour en avoir la preuve, il auffit d'envoyer votre adreaae avec 10 cta, pour fraie de poate et emballage et voua en recevrez un échantillon avec tout ce qu’il faut pour voua prouver aon efficacité réellement prodigieuae.Adreaae» : Cie Dr 8IMON, Dépt.12, No 219 rue dea Commiaaairea, Montréal.Toute correspondance strictement con-fidentielle.Commandée, paquete ou lettre* «ont toujoun expédie» de façon à ee Que personne ne puissent en soupçonner le contenu.Prtz du traitement complet, $1.00.La Beauté et l’Élégance *e dégageront do votro poreouno apris quo vous anror.suivi lu méthode rln "Madame Andréa" qui exclut les reniMos entièrement' La «eulo déponne conslnto dans l'envol do Sic pour recevoir la méthode complète.Adromse»: Mmr ANDKÉA, ItolUi fifl.SU.N.Montréal.DEMANDEZ PIANO L Madame Sans-GIne g- Elle eat une aource sÆjSfejârJîi rr de joie pour toutea / t le* femme» aoucieu- tf B- ••• de leur beauté.r i Embellir le teint et conserver la peau, e'eet notre “motto”.S grandeura de bouttillea 40 cta, 60cU et $1.0 dans toutea lea bonnea phar-maciea.Tout commande accompagnée du montant aéra envoyée n’importe où à nea proprea fraie Adreaaei La Oe Médicale Glronx « Frère ill Parc La/ontaiue Chambre B.Montréal.Gratin.Une bouteille échantillon avec la brochure illuatrée de tou a lea produite de beauté de Hadame Sana-Géne eeront envoyéea aur réception de 16ete pour fraie de poete.Mlle C.Desjardins Auguste Chaibonnier ABONNEMENTS : { £®n.adï1: } **• •U°'o6“0?'' 0.76.1 .».I r-tate-Unie .1 ah, $2.00, 6 Moie, $1.00.L.B DERNIER NÜMÉRO, Sc.— UN NUMÉRO PRÉCÉDENT, 10f.LE PASSE-TEMPS.i6, rue Cralg-Est, Montréal Pour vivre heureui, gala et contenta Abonnez- voua au Passe-Tehps.Demandoz la liste do nos primes ¦ k' -JW de Tewfik Haziz, de Téhéran, Perae, ont "*tr Pouf *^el de développer le buste, de corri- fier la maigreur excessive, de supprimer e creux des épaules et d'effacer les angles MUT I / \ disgracieux qui déparent une jeune fille t vHMl ou une jeune femme.vV Prix: $1.00 la boite: 6 boites pour $5.00.\ Mlle Angcia V., écrit: "Je \icns de prendre laquairiéme boite de vos fameuses ’T/'MW\ Pilules Perianes’; l’effet est merveilleux ’/r' >1 —j’en suis enchantée." SOCIÉTÉ DES PRODUITS PERSANS Nouvelle Boite Postale 2675, Dépt.J.MONTREAL.Canada.GRATIS Snr réooptlon da 6o pour payer loa frais de poate at d'emballage noor todb enverrons notre catalogne de Patrons de 'Iode, en français “PATRONS FAVORIS” Dépt H, 508 rat St-Ae
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.