Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 24, no 616
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (26)

Références

Le passe-temps, 1918, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
a ^payje -Gfefnpj l| liaén contient NEUF Morceaux de Musiqne et de la Littérature de Choix 4* + Un Numéro, 5 sous; Etats-Unis 10 sons Vol.XXIV No 616 i CANADA.11.® 1 ABOIarant nos armes meurtrières pour massacrer tout le gibier que la bonne fortune nous ferait rencontrer.Au lac Gauthier, toute une bande do canard» sauvages prennent, leurs ébats dans la petite na.se naturelle par où le lae se déverse à travers bois.Un rocher haut de trois pieds, large de cinq ou six semble défendre les canards contre toute attaque extérieure du côté de l'Ouest.Nous entrons bravement dans le One.longeant le liord, et, parvenus au pied du rocher, les deux fusils bien doucement placés sur le rocher comme sur un af flût, nous lâchons enseiul«le notre premier coup nu milieu de la bande de canards.Surpris, ceux-ci s'élèvent en cercle : notre deuxième coup résonne et, les canards tombent comme Jes feuilles de nos arbres l’automne par tin veut fort.Trois fois nous rechargeons nos armes, trais fois le massacre se renouvelle.L'nnsc parait jonchée de corps emplumés, dont quelques-uns inertes,mais un grand nombre faisant mine de plonger sous l'eau.Faute de chien, mon ami Louis et moi, nous nous avançons rreolument dans l'anse, peu profonde en cet endroit.ayant il peine de l’eau jusqu'à la poitrine, et nous nous mettons en devoir de faire la cueillette.Avant de commencer cette agréable opération, nous prenons plaisir à compter les victimes de notre plomb meurtrier.Noua recommandons à hob lecteur» U lecture de l’annonce concernant “ LHlstoFer,’ (Voir page 425.) le tonique le plus puissant de noa jour*. LE PA88E-TBMPA N.Mtr-lbiaM.3 N'.TMtta* ]M8 Il r » 14 4* canards superbe*, flnt- lanl.“.qui tous, nous en nomme* bien persuadés, prendront le chemin de nos f-paules d'abord, puis de la casserole.Tiens, regarde Jean, fait Louis en me désignant nn superbe canard mflle qui faisait mine de vouloir nous échapper; n’est-il pas magnifique celui-lil?Commençons par lui mettre le grappin dessus.Et Louis lend la main: Le superbe canard s’envole en faisant coin ! coin 1 A mon tour je vas mettre la main sur un autre mille superbe.Comme le premier, il s'envole tranquillement on poussant son coin I coin I coin ! narquois.Même histoire pour les femelles qui, elles font " coiue " et se moquent de nous.Nous nous regardons ahuris : Tous les canards et toutes les canes, les uns après les autres, nous ont brûlé la politesse sans autre forme de procès.— As-tu jamais vu une affaire de canards pareille?Louis.— Mon pauvre Jean, c’est renversant et nul doute que nous avons ou affaire il des canards ensorcelés.— Bah ! consolons-nous : nous nous y reprendrons.Il nous reste toujours bien les truites qui ne sont pas ensor celées, elles.Et moitié figue, moitié raisin, nons réintégrons, sur le noir, assez tard, le domicile de mon ami Louis.Eh bien, dis-je a Louis, en me levant le lendemain matin, faute de canards, nous nous contacterons de truites — je vas les vider.— Quelles truites?quels canards?— Oh! les canards n'en parlons plus.Mais les truites que nous avons pê-chées au lac d'Equerre.— Les truites au lac d'Equerre 1 ! Biles y sont encore toutes, je suppose, mon pauvre Jean, puisque ctu viens d'arriver par le train de 11 heures cette nuit.Incrédule, je fouille le panier il truites : l’as plus de tmiltes que sur ma main.Elles aussi s'étaient envolées, et votre chroniqueur, mes amis, avait fait un beau rfvc de chasse et de pêche.Jean PIC.L’Art et les Artistes Anecdote» et souvenirs sur la vie du peintre-poète Charles Gill, qui vient de mourir à l'âge de 47 ans.jllEN qu’il y ait maintenant plus de vingt ans de cela, je m'en souviens comme si c’était hier, Jean Gahut (ce pauvre Henry Desjardins, disparu lui aussi, il y a quelques années,) vint chez moi et me dit : “Tiens, cet après-midi, si le cœur t’en dit, nous allons fausser compagnie à l’université et au soporifique droit romain, et nous irons faire une surprise à Gill, dans sa "bohème” de la rue Champlain.Nous y parlerons Musset, Hugo.Heredia!” Je ne me fis pas prier, et par cette superbe après-midi d’automne, nous arpentions, à rapides enjambées, la rue Sherbrooke CE QU'ON CHANTE AU FRONT Frère Jacques Canon à 4 voix *A 1 - n 111 1 Frè_re Jac_ques, fre_re Jacques, Dormez- vous?dor.mez - vous?Sonnezles ma_ti_neS) D & m scruiezlesma_ti_nes, Dig,din,don dig,din, don.Quand la 1er chanteur (on groupe de chanteurs) est à la lettre B.le Se commence ; quand il esc à 0.le 3e commence ; quand il est i, 1).le 4e commence.On peut recommencer autant qu'on vent A nn signal, le No 1 s'arrête ; i mesures plus lard le No 2, et ainsi de suite jusqu'à la fin.Casse-tête musical No 5 Voioi une eicellente occasion pour nos lsctsnrs d'essayer, tout «n s'amusant, de gagner une prime qui en vaut la peine.Il s'agit tout simplement de déoouner les fragments de mélodie reproduits en désordre, dans la vignette cl contre, et de le* grouper de manière k reconstituer l'une des parties les plus chantantes d'on chant patriotiqoe fort populaire, publié récent ment dans le "Passe Tiurs", tout en indiquant le titre de ce moroeau.Tous lee fragments de ces quelques mesures se trouvent Ik au oomplet, et U ne B'agit que de reconstituer la mélodie.l>es réponses eiactes seront numérotées puis tirées au sort et les dix premiers numéros sortis auront droit gratuitement au même morceau, édition de laie, avec chant et piano, L*s réponses devront être adreasées an Passe Temps, n° 16 est, rue Oralg.Montréal, d»na les 30 jours qui suivront la date de publication du présent numéro Nous publierons les noms et adresses des gagnants de oe concours musical nouveau genre.RÉPONSES JUSTES AU CASSE-TÊTE No 3 I.Mlles Marie-Thérise Nsdeau, Ottawa.3." Aurore Rouillard, Windsor Mills.3.•' Anna Maria Aubry, St-Polycarpe.4." Céléna Lasticn Ville Marie.5.•' Lucienne Dupais, Glen Robertson.6." Alice Sagala.Sherbrooke.7.11 Alexandrine Dnpnis, Coaticooke.8." Juliette Laberge, Cliâteauguay.9." Estelle Ladouceur, Montréal.10.“ V.-R.Bonlich, Montréal.Les dix concurrents favorisés par le sort et ayant droit A la prime sont: MM.Armand Limoges, Galgary, Alla.; Anatole Landry, St-Jean N.-B.Emile Gongeon, Manchester, N.-H.jonchée de feuilles jaunies et re-coquevillées, jusque visèi vis l’école Normale, où noue devions descendre une pente très raide avant d’arriver au logis que Gill venait d’aménager de façon à se donner l'illusion qu’il habitait encore le quartier latin de Paris, d’où il arrivait.Une porte basse, un escalier étroit d’à peine quelques marches, et le bon colosse, peintre et poète, nous accueillait la main largement tendue, dans son "antre”.Son antre, ah ! oui, c’était bien quelque choie d’un aHpect unique que cet intérieur d'artiste et de penBeur.A cette époque Gill était épris d’astronomie, et il s’était payé le luxe de teindre en bleu foncé, les murs et le plafond de son atelier, vaste pièce sur le devant, et de peindre sur ce fond sombre, la carte du ciel, avec ses planètres, ses constellations, sa voix lactée.Le jour, cela faisait le plus curieux effet, mais le soir, alors qu’une seule lampe à pétrole éclairait faiblement cet étrange décor, c'était au moins farouche sinon tragique.Car le mobilier était plutôt rudimentaire : une table et quelques chaises en boiB, un chevalet portant la toile commencée, et, ça et là, en pleine voûte céleste, accrochées à des astres ou à de simples satellites, des études, des pochades, quel- 3ues portraits dont un magnifique e Gérôme, l’illustre maître de l’artiste canadien.Dans un coin reculé, un divan à l’oriental, où le maître de céans ne dormait que quelques heureB, alors que la peinture et la poésie devaient nécessairement faire place au sommeil récupérateur.Nous ne fûmes pas les premiers arrivés ce jour-là.A notre entrée dans le cénacle, au millieu d’épais nuageB de fumée de pipes et de cigaretteB, Nelligan, son abondante chevelure rejetée en arrière, récitait à plusieurs qui ne le comprenait pas encore, quelques-unes des pièceB qui devaient plus tard lui faire une auréole, alorB que sa muse l’aurait à jamais abandonné.Et à travers toute cette fumée, je reconnus deB tê-teB : d’abord, ce pauvre Alfred DeslogeB, fauché en plein talent, après quelques essais prometteurs ; puis de Montigny, Jean Charbonneau, Arthur de Bussiè-res, autre poète trop tôt moissonné, Albert Laberge.Paul de Mar-tigny et quelques autres de ceux 3u’on regardait parfoiB non sans es haussements d'épaule, parce qu’aux aridités du code nous osions préférer les maîtres de la pensée française.Nelligan était toujours solennel et il avait une manière de vous demander une allumette, avec l’allure d’un tragédien récitant un rôle de Sophocle.Quant à Gill, il portait sa barbe comme il l’a toujours portée, et (Pour la suite, voir pâge iS7) TOUS LES BONS CHANTEURS Ia A/[arrUc* rfo l’Ffffatlfa Le grand «accès du jour.En vente chez tou* APPRENNENT !-*«• nlarLIIC UC ÎOHGIIIC les marchands de musique.Prix, 85c. VoL XXIV-N.616 Montréal, 2 novembre 1918 dLBÜM MUSICAL Dü SOM-M AIRE CH A NI Adieux du soldat.L'adieu.La mésange des amours.PIANO No* Hérof, marche mil taire .• Valse.Raoul Hubert •de Schubert .Ch.Tanguy Le Sang, c’est la Vie! POUR LE TRAITEMENT ne l’anémie, de la neurasthénie, de la tuberculose, do rachitisme el de toutes les atlectlons pulmonaires A L’HISTO-FER GARNIER.V» Ifl est le remède tout JUA [indiqué C’est le tonique le plus puissant de nos jours.b|£2| Résultat» assurés.Lor.Gagnier • • • Beethoven Pour ceci venez consulter nos Dentistes Experts Américains el Canadiens V RnwwifMirNTK • I C®""1»: 1 **.flïO, 8 moib, 0.76.IBONNKMKNIS : j KUU-Unls : 1 ah, »2.00, 6 mou, ll.OO.f Ll DERNIER NUMtRO, 6c.— UN NUMÉRO PRÉCÉDENT, 10c LE PASSE-TEMPS, 16, rue Cralg-Est, Montréal QUE VOS DENTS SOIENT LE M1ROIB DE VOTBE SANTE Nou» avons des prix ponr toutes les bourses.Tous nos travaux dentaires sont exécutés par des gradués des meilleures universités des Etats-Unis et du Canada.Nous avons les plus grands bureaux dentaires du Canada.Nous posons aussi les dents sans palais d'après les méthodes les plus modernes.Une visite est sollicitée afin que nous puissions prouver nos avan- de Tewfik Haziz, de Téhéran, Perse, ont Hlfc * -5/> pour effet de développer le buste, de corri- (,er la maigreur excessive, de supprimer c creux des épaules et d'effacer les angles HUp' "NX I I \ disgracieux qui déparent une jeune fille a yMU I / Ja ou une jeune femme.P'i*.$1.001.boite; 6boüe.pour55.00.Mlle Anficla V., écrit: "Je viens de nNprendre lu quatrième botte de vos fameuse» 'T Pilules Persanes'; l'effet est merveilleux ”•"*^1 —j'en suis enchantée." SOCIÉTÉ DESaPRODUITS PERSANS NooTelle Boite Postale 2675, Dipt.J.MONTREAL, Canada.t la bouteille.Bn vente dans les meilleures Pharmacies et aux Pharmacies! Modèles de Goyer Agents Spéciaux 180 rue Ste-CaUierlno Est Tel.KstSSOS 217 me 8t«-Cathcrino, Malsonneuve Lasalle 1*1.L’Institnt Dentaire du Franco-American Médical Institut* 164, rue Salnt-Denls | (Un peu plus bas nue la rue Sainte-CaUierine.) TRAVAUX ARTISTIQUES'EN FER FORGÉ.CUIVRE ET BRONZE, tels que s lustres de salon, lampes de vestibule, panneaux 4a - portes et lampes d’extérieur, coupeB à fruits en crystal, monture artistique en cuivre, nécessaire de fumeurs, cendriers, etc.Or MBMnte d'églises et réparations, oolissaee de*i métaux.Made in Canada.Joseph Modave, fabricant, 563, 4e ave, Rosemont, Montai»*- 426 LE PAS8E-TEMP8 No 61»—Montréal, 2 Novembre 1818 à mes camarades au rront ADIEUX DU SOLDAT I J jijj1 J j •bas; - liés; Dans la tran-chée, au frontm'attend la gloi Je veux mou - rir, le cœur pleinrfallé - grès re, U faut par-tir, guit-ter mon Ca - na- se, i'our l,-> jua-tice et pour nos li - ber- S s- F===f» rJ—• s m——4 4— frvh'ft' M -i fï y-*- w -lia.U faut auB - tés.NouBtouscoro / P-m 0 >r ¦m v ^ - si quit-ter ma ten-dre teritB qui par-tons pour la rtf] JTT1 mè - r Fran - o tJ M e, Quit-ter meg fi e, Cee-eong nos p rè - re«.lais-Ber me9 a-leure, laissons là ro?chn- : '• < * : s ?i"t * é ï: *' F— 17* r t • #— £ F p 7 ¥ « f F SUCCURSALES: 197 Ste-Catherine-Est Téléphones i E«t 51 — Eit 62 - Est 301 DECHA"CJ32 FESEBUSB Nettoyeurs Français L te lier s : 661, rae Moatcalm, Montréal Experts Ateliers SUCCURSALES: • 710 Ste-Catherine-Est Téléphones i * Est 51 - Est 52 - Est 801 Montréal.2 Novembre 1918—-No 616 LE PA88E-TEMP8 427 I ji?;m -mis.A - ban-don-ner cel-le qui m'est si chè - fitins, Ser - rons la main à dos a - mis d’en - fan re.Oui, tout quit-ter pour ser-vir mon pa-ce.Kt ré-pé-tons en - sem-ble ce re- •frain:.dieu! pa-rents, a - dieu! pa-tri-e, Vous, mes a - mis.dieu! nos bois.fo - rêt» ié-ni-es, Vous, nos a - mis.IHBP m i m i fjp* f (! ÎJ ilj J1 |l>/' J-1 i' l t)T p| J.J > J' M' J- J f t|T j.I J toi, ehé-ri - e.Ne pleurez pas.sé-chez vos yeux, vous ché-ri - es.Ne pleurez pas, sé-chez vos yeux.Mais pour moi plu-tôt pri - ez Dieu ; Mais pour nous plu-tôt pri - ez Dieu ; j jj j'if f rjW'iJ iiJ J’if 1 si je meurs pour ma pa-tri - e, l’our moi quechin:un de vous pri-e, A - dieu, jepars.soy-ons joy- nouB mou-rons pour la pa-tri - e.Pour iioob que chacun de vous pri-e, A - dieu.partons.sov-ons joy- f'i-J l A - dieu! Kg- pé-ron»-nous re-voir à A • dieu !Ks-pé-rons nous re-voir à ffi - _ r ^ Dieu! Je veuxehan- aieu ! i\s-pe-rons nous re-voir à I”J3 -|| jp Dieu! fUu.-juâ lr-4-Lg tjP f m POILS et DüYETS du Visage Dissous instantanément, laissant VELOUTÉE " - isage et da Corps Envoyé it la peau DOUCE et Jj% me : La - fj tains, 1 Epllalolre Magique de Madame Sans-Gêne franco sur réception du prix, $1.00 la botte.Adres-La Cœ Médicale Giroux & Frères, 416 Parc Lafon-MonMaL "Ohambre B.” No «1*—Montréal, 2 Novembre 1»18 La Mésange des Amours ROMANCE Paroles de Louis-J.PARADIS Musique de Charles TANGUY .A- f—1— fi h .J1.-¦h -f'n-J1 -h-» ” 111 #==1 j - res • -J- p Aux voix des ra - l-t—— mu - res, Sur les on -j ¦ - ries |= 4— pu - res Qui mi - rent le ¦¦j" 3= jour.-Ml y J i l 1= s 1 > y ^=4= 1 h H 1 & 3=^- 4= -j = i— 1 j [-* L'administration du “Passe-Temps" se tient a la disposition de ses lecteurs pour tous renseignement» concernant la musique en feuilles.Ecrire ou téléphoner.Adresse s 10 Cralg Est; Téléphone: Main 8698 2 NoTdnU't IJ1»—Ho «18 LE PAS8E-TEMP8 «9 $ REF.VALSE mm Qui chante ain - si sous la feuil - lé e?C'est un char g £ = ÉËÉ m ÜÉÉ é§é m $ s rnant oi - se - let bleu.f ¦ J- C’est la raé - sange % .-4 ! M I ?H» ' jy-1* r ^ ^ ____ ratf.é • mer • veil • lé Qui jette un hymne W- - mm p au ciel de Dieu.s S ÜPÜ f* w Au sein de l'espace, Lorsque ion chant passe La brise s'efface Aux somde (a voix Qyi, dans sa caresse, S'émeut et se presse.Vivante allégresse — El nous dit : Je crois I REFRAIN Qui chante ainsi sous le feuillage > C’est la mésange des amours.Qui dit en son divin langagr Frères, aimons-nous bien toujours* Ti D'une audace extrême, le veux ici-même, "~e dire: Je t'aime Entrouvrant mon coeur.J'admire (on âme Et sa tendre flamme.El ma voix proclame Ton doux chant vainqueur.REFRAIN Parle toujours sous le (euillsge O mésange de nos amours.Redis sans trêve, en ton ramage : Aimons-nous, aimons-nous toujours.ABONNEZ-VOUS AU JOURNAL.: Le Passe-Temps Pour recevoir une prime valant une piastre.Prix: Canada.$1.50; Etats-Unis, $2.00 par an.UtmssdM I* lista de dos primas. 430 LE PASSE-TEMPS No 616—Montréal, 2 Novembre 1*18 L'ADIEU! CHANTÉ AVEC GRAND SUCCES PAR FEULE Dr TANCREDE TRUDEL Word s by BERANGE R.Music by F.SCHUBERT.A.XUsl X Jhhm—1* f~p TE.' • £H P r i * ( ^ — r— /f f ;==#£ g w ^===d ?ih.: r r-.- f- M * ¦ - • ¦+-$ W 4 OCE < ¦r toi! suel bien que j’aime! Sans moi.re—tourne aux deux! La Les Pilules Persanes ioaat™* k V0TRB BD9T* _________ Mofldamofl.cette àlénato tut ¦M» «taab 8AH6 MA88AQB8, du» l'wpiuse d» immoh.” ppro fSZtiùri!*d£*.£ J'feÿ «hfc.rm.IS.m Montréal.2 Novembre 1918—No G16 481 (S * JJ: ^=â mort est une a—mi e, ttui rend" la li — - ber —te; ± A:i Et $E fa bT7 A-J-—M- m Ciel rec-ois Ja • -vi e, Et ' pour l’é.-ter .ni .té! m sis ÎH m mm La m HKS ï * .mort est une £T £ a.h $ -rfiii -J- -.e Oui.m rend -d =i^E la li .=n-f =t .ber- -tU-É—i .• tlj .Au kÆ J J J—i POESIE «Kj>- F - .y * r*f- lQ- &M444e «¦ f- ït- IQ.f~x —! t— P AJr-Jf- JU ]¦ .7T S ¦BJ.-Jl J Ciel reçois la • vi e, Et pour Te.-ter ni.tel Adieu I tu va» m'attendre : Adieu I jur-qu'i l'aurore \ Bientôt je dois partir.Do jour en qui j'ai foi, ( éranre/ai»ait frémir s» urand* aile*.Kl.Mil» ’/ur le malheur eut vaincu sa fierté.Son reoard convoita il ee» tpheret éternelle».Je mi" fin à l'horreur de *a captivité ; Son ômr illumina ne» puieaantes prunelle».Quand.déplounntiiimple.urdene»forme»ti bel- lies.n monta riait» Tarera* dont la liberté.SU ton ctvur m’a pardé de la reronnaiMHanre, Tu peut paver bien cher ta mmple délivrance.Toi qui fui» maintenant vert le» autre» de Dieu.Conquérant de l'apace, emporte ma mémoire : Daigne m'aMocier a ton immente olotrc, lA/mque tu iJaneras dan» le beaupavt bleu I Enfin, parus retour sur lui même, a-prés avoir fait une sorte d'enquête sur 1 existence des choses sensibles, il s'éleva granduellcmcnt vers les spéculations philosophiques.C'eet dans la contemplation de la nature vers laquelle il revint, néanmoins, qu'il comptait réaliser et perfectionner son rtve.Il voulait Écrire nne œuvre d'une profonde unité, d'un rythme puissant.çlympique, ayant un but grandiose et bien determiné, faite avec un ensemble irréprochable, taillée dans le gra_ Morceau brillant pour le piano, par Mlle Donalda Rouillard, auteür de la Valse Hélène iprix 50ci en vente chez les principaux marchands de musique.Il iiVal pntir moi pin» dV*pr.rauer Jr iir - FS 1 •: r»7 j-*- t 1 r—" -i j- • J .• ¦ -r" j " fâî «— _n ; Havait encore mettre toute son âme d’artiste.L’une de ses meilleures toiles c’est certainement son “Problème”, une admirable tête de vieillard devant au échiquier, actuellement dans le bureau de M.Rodolple Brunet.De l’avis de tous, le poète l’emporta de beaucoup sur le peintre, Gill, laisse d’admirables pièces qui tiendront toujours son nom en place d’honneur devant la postérité.La mort nous l’enlève, à 47 ans, au moment où il allait terminer son "Cap Eternité !” l’œuvre capitale de sa vie.Cette œuvre est déjà souffisamment avancée et il est à souhaiter que ses amis voient à préparer tout un précieux volume de toutes les compositions de ce réel poète du terroir qui nous fait tant honneur, Gill, à part ses poésies, a écrit quelques nouvelles en prose, et certaines chroniques dans les premiers “Débats”, qui firent beaucoup de bruit, lors de la guerre du Transvaal.Gill ne ae contentait pas de l’à peu-près et ses manuscrits étaient remplis de ratures.Il était tellement son-cieux de la forme qu'il lui fallait toujours un nombre considérable de revises, et qu’une nuit, aux “DébatB” il fit arrêter les presses et retarda le tirage pour enlever une virgule d’un de ses articles.Lorsque Gill avait commencé, soit une pièce de vers d’un volume limité, il ne se couchait pas fans l’avoir terminée; c’était réellement un bourreau de travail et un 438 No 616—Montréal, 2 Novembre 1918 nit d«5 vieux monta.Ayant le culte du vers sonore et de la phrase lapidaire.Charles Gill nom eut donné une œuvre ¦nique dans notre histoire littéraire.Il aurait goûté sans aucun doute d'une gloire sans exemple parmi nos poètes du terroir.” CharleB Gill e«t mort trop tôt, mais ce qu'il laisse derrière lui suffira pour rendre son file orgueilleux de porter un tel nom.Gustave COMTE.CAUSONS | ***************** ********* LES DEUILS Comme si lu sauvagerie allemande n'avait pas miffi, depuis quatre ans, à satisfaire l'appétit de J'inlassable mangeuse de vies, la grippe espagnole — nne maladie ancienne sou» ira nom nouveau — est venue apporter sa collaboration aux horreurs de la guerre pour ravager l'univers.Tous les jours, sous nos yeux, passent les défilés de corbillards emportant des père», des frères, des époux, des mpres, des enfants que l'horrible maladie a fauchés.Et tous ceux-là qui s'en vont ainsi laissent derrière eux, des enfants, des soeurs, des épouses pour les pleurer.Mais ne plaignons pas ceux qui,dans leurs deuils, ont la consolation, de verser de douces larmes de regret au souvenir d'un être vénéré, donnons toute notre pitié respectueuse à ceux, qui les yeux secs, parce que la source des larmes a été tarie par un trop long mni-heur — voient fermer le cercueil d'un tyran.Pour ceux-là ce qu'on enferme en cette tombe, c'est leur foi en la bonté des hommes, c'est, l'espérance en des jours meilleurs, c'est tout un doux rêve de dévouement et de tendresse peut-être, élaboré aux jours heureux de la jeunesse, Bt cette dépouille mortelle qu'on rend A la terre, ce n'était plus, depuis longtemps, que l'enseigne inutile d’une boutique aban- donnée, que le vent, un soir d'orage, décroche et jette à la chaussée.Dans ceux qui nous sont chers, ce n'est pas lu forme matérielle que nous aimons, c’est l'âme invisible qui anime la chair sensible, c'est le souffle immortel qui peut d’une envolée s'élever jusqu'aux sublimes beautés de l'Idéal, ou descendre d’un coup d’aile aux plus Infernales profondeurs de la laideur morale.Mais ainsi que la mort, nivelle toutes les têtes, la mode veut égaliser toutes les douleurs ; et le coeur qui s'est lentement refroidi, après avoir saigné goutte & goutte, et celui que brulaik cncoTe une affection partagée doivent, pour satisfaire il l'hypocrisie de nos usages, s’envelopper des mêmes voiles de deuil.Sombres habita des veuves que vous êtes menteurs.O civilisation, quand donc cesseras-tu d'imposer des masques ?GLEMENCIA.Mort de Charles Lecocq Charles Lecocq.mnsicien et compositeur, est mort le 25 ootobre dernier.M.Lecocq était ftgé de qua're-vingt six ans.Plusieurs de ses opéras étaient bien connus à Montréal, spécialement "Qiro-flé-Oirofla", ‘ Le Petit Duo" et “I a Fille de Madame Angot”.Lecocq était offi cier de la Légion d'honneur et membre de la Sooiété des Auteurs et Compositeurs.Récitation pour un rappel.Les Deux Orphelins.A l’heure où la nuit tombe dans les ruea, où les fenêtres s'allument et brillent de toutes parta,depuis le rez-de-chaussée jus qu'à la mansarde, cent mille drames se jouent, drames sonbres et terribles qui ont tooa pour péripéties la faim, la dou leur où le crime.C'était un soir d'automne II neigeait.Sur le perron d’une église deux enfants à peine vêius, abandonnéa par des parente aans coor, étaient là, endormis.Ailes les réveiller.—G.M.Leçons de littérature française par correspondance.Mme Gaëtane de Mon-treuil, 1901 rue St-Denis, Montréal.Chant d’Arona du Séminaire de Sherbrooke, sur l’air de " la Paimpolaise " Par LÜC.BOIVTN.I Quand sourit la saison nouvelle, L'éooller redevient joyeux, Aux grands oongés Dès qn'il s’éveille, La joie Illumine ses yeux, 8011 âme ravie Palpite et s'écrie ; uraAiN J’aime l'Arona puis son ohalet, ¦es buissons sa fraîche verdure.J’aime son coteau vertolet.Le ohef-d'(»uvre de la nature.II L'horizou aux teintes dorées, Annonoe un congé aans pareil, 8ur nos campagnes parfumées.Brillent les rayons du solsil ; La geute éoolière Rédit boute fière : (Rlfrmin) III Célébrons oe beau jour de fête, A musons-nous gaisoomnsgnona, Trêve à l'orage, à la tempête.Bel été, nous te saluons ; Tu rends la jeunesse Ivre d’allégresse : (Refrain) IV Chantons Saint Charles Borromée, Notre vénérable patron.Prions-le que cette journée Soit belle et digne de 8011 nom, Chantons sa patrie, Aroua chérie I (Refrain) Temps d'Amérique.— Quel temps de rhien.s'écriait un marin de Saint - Malo, en se lamentantl D’où peut il venir 1 — Comment, voua ne savez.répliqua son compagnon -, mais II nous vient d A-mérlquel.— Dans ce cas, reprit l'autre aveo con-viotiou, il est bien regrettable, ma foi, que Christophe Colomb l'ait découverte.— G.M.UNE SUPERBE PIPE En racine de bruyère.évldôoà la main.Four neau et tuyau 3 pouce*, bout d'ambre 2 pouce*.Articlo riche.Extrait du oataloffue de no* primes gratuite* offerte* aux abonné* pavant un an d’aranc* Canada.fl.AO : Etata-LnU, |2.00.) ATTENTION SRÎiral"ÆffSlStïï: par le professeur B.Loybland, casier 64.Station H.Se* conseils tous aideront Infailliblement.4f 613—619 Les Maîtres de Poste Sont autorisés à solliciter et * percevoir le Kidcsabonnementsau I’asrk-Tkmts, et * lu-'à titre de commission ün Tiras dos mon uuit* collootes.CARTES DU JOUEUR D’KCHECS par correspondance.Uno belle carte.D'un c«t4 se trouve le diagramme ilu tableau du jeu d'échecs, de l'sutro la place pour écrire et la place pour l'adresse.Kn Jouant une partie aveo un partenaire éloigné, les coups sont marqué* surletubleau avec les slfnos en usage parmi lee joueun» d’échf os.Les cartes sont numérotés au fur et à mesure, et le record de la partis reste.On Imprimera le nom de l'acheteur au verso si désiré.Prix du cent cartes $1.26 En voyez-nous 25 sous pour recevoir franco 75 compositions musicales vocales et instrumentales, contenues dans une collection de 10 anciens numéros du Passk-Tbmps.Lh veriiabie guulu des jeunes amoureux, nouveau recueil do lettres, déclaration* d amour, compliment d.aveux, reproches, ruptures, raccommodement*, demandas •n imu-luge.etc.Prix lô cents.Nous priom nos IscUurt qui nous font remise par ehèquse d* faire ceux-ci payables au pair i Montréal.EN M ARGE D’UN BANQUET AUX HUITRES Oui, l'hultre est un molloaqus (on ne l'aurait pas oru) : Genre lamellibianohe ou bien péllrypode Qui se laisie parfois Ingurgiter lont cru —Comme vous la voyez, elle est d'esprit commode.Cela n'étonne pas, car Isa Ostréidés, Ses ancêtres, étalent de joyeuse famille Et jugeaient que l'aigreur des fronts toujours ridés Est mauvais passe-orick et tourne la ooqullle.Aussi, l’espèce people au fond des océans.Comme elle fit toujours dspuis le Tertiaire Sans trop nous encombrer de sujets malséants.Or quel être n'a pas quslquee vices à taire.Pour son péché mignon, s'il faut le mettre au olalr, C'est de ss prodiguer en des amours coupables Et de brûler ses nnits dans tons Iss mois sans H.Combien voudraient, comms elle, en être sncor capables.Sonores comme nn oulvre ou frais nomme des lis, Sss noms sublimes sont: Eiogyre, Placune, Avloule, Gryphée, O-Irea edutil, Bourse—qu'il ne fsut pas confondrs avec Péoane— Cancale, Contorta, Marteau, Maoroptera, Inéquivalve, Perne.Inérooarme, Limee, Hirondo, Chasse, Corne, Ostende, et oeetera.Tous mots nobles qui vont des profondeurs au* cimes.Mais fossiles ou vifs, mollusques solsnnsls.Toi mtms, Perlière, haute Méléagrine, Vous ne vaudriez pas sur vos banos éternels Qu'un plongeur entr'ouvrit votre éoallle chagrine, 81 dans vos quinze oents quelques variétés Voss n'avles prévenu notre joie Inquiète Et fàlt fleurir, enfin,dsns vos parcs chalutée, La grisante Malecque et l'aime Ce raquette! Le Proverbe dit: "Toute écaille a son révérai” Mais saus aller cueillir vers les cêtes du Maine Des fslts sur le danger des mollusque* trop verts.Signalons en passant l’sutre espèce: Huître humaine.Espèce curieuse et qui s'accroît partout ICourtelIne expliqua cet émouvant problème )ans une csnvre fameuse, et lyrique surtout,) 0 est le seul snlmal qui se mange lul-mème.Ne vous plaignez pas trop du sort des ostracés, Ils ont pour régiment un genre d'ostraeisme Qui leur plaît, comme à nous les digestes tracés Par leurs frères aînés du Parlementarisme.Si vous êtes prudent ou superstitieux, Ayez soin, en mangeant une huître délectable, D'obéir au dicton des Purgson soucieux : "Il vaut mienx en prendre onze, on n'est pins treize à [table.” Julzs Tremblay.MONOLOGUE Retraite stratégique Oraohez.brisez, broyez et que votre mitraille, O canons, gagne seule une grande bataille.Le premier jour, surpris par le bombardement, Le géant Hlndenburg dlaontait calmement.Le second jour, rieur, il frisait sa moustache, Le troi'lème jour, fier.Il dit : grande est la tâche, Bavarois, tenez b-n I le quatrième Jour, 11 voyait le terrain brisé comme au labonr; Le oinquième, il lança de très longs télégrammes : • Che» Kaiser, nous tenons, Vlotolre pour nos armes" Le eixlème, Il disait : malgré tens voe obus.Américains, français, vons n’avanoerez plus ; Le septième, le grand maréchal dit: “ Tiotoirel Mous tenons l'ennemi, gardons son territoire” ; Quand le huitième, il vit que le bombardement Devenait plus Intense et bien plus violent.C'est l’heure se dit-il.il faut sauver sa tète.Le grand Von Ilindenburg commanda la retraite.Le lâche.Il se sauvait devant nos fiers soldats.Il a peur maintenant d engager les combats ; Victoire, cria t-on.chez Guillaume et aa clique, Noos reculons 7— Mais non.Retraite stratégique.Gaston CHARLES.ACROSTICHE à la mémoire dn jeune signaleur, George» Kiliatrault, mort au champ d’honneur, en France, le 28 août 1918.— Dédié à sa famille.G alainmant tu fis face & la boclie mitraille.E n guerrier tu tombas sur le champ de bataille I O n te pleure au village où tu reçu9 le jour, Rayonnant tu survis dans l’estime et l'amour ; G lorieux tu versas ton sang pour une cause En laquelle du Droit l'éminence s'impose : S ois l'élu bienheureux de l'étemel séjour I Bernard GAUDET.ACROSTICHE J e me souviens encor, c’était au temps de mai, E t le soleil brillait comme en un jour d’été.Au milieu des buissons, les merles, les pinsons, N ous chantaient tout joyenxleur plus douces chansons.N os coeurs, en cet instant, palpitaient de bonheur, E n suivant le sentier, témoin de nos amours.T sndis que je jurais vouloir t'simer toujours.Tu me laissas cueillir sur ta lèvve adorée, E n cet instant divin la caresse enviée.H.GASTON. Montréal.2 Novembre 1918—N'o 616 Broderie Française
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.