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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 51, no 892
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1945, Collections de BAnQ.

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REVUE ARTISTIQUE FONDEE EN 1895 LES NOUVELLES DU MOIS M.C.-O.Lamontagne, qui fut le directeur de l'Art Musical, est à rédiger ses Mémoires.Comme impresario, M.Lamontagne a été le premier à faire venir ici d'éminents artistes comme le violoniste français Jacques Thibaud, le violoncelliste Pablo Casals et beaucoup d'autres.Sa collection de programmes de concerts est sans doute unique dans noire province.» tt tt Un médecin américain établit une échelle de longévité pour les divers instrumentistes.Ses calculs accordent une moyenne de 67 ans à ceux qui jouent des instruments à vent : clarinette, trompette, flûte, etc.La moyenne pour les violonistes, violoncellistes, etc., est de 62 ans.C'est beaucoup plus que la moyenne de l'humanité en général.Ce qui prouverait que la musique est une recette de longue vie, peut-être parce qu'elle adoucit les moeurs.et qu'on s'use moins lorsqu'on a le contrôle de ses nerfs ! tt tt « Nous publierons prochainement des renseignements très curieux sur l'invention de M.Michaud, accordeur de pianos de Montréal.Plusieurs pianistes éminents en ont fait l'essai et déclarent que le Sonobel donne des sonorités merveilleuses.f f f On vient de fonder à Montréal l'Ordre de Bon Temps, qui se propose de propager dans notre province le goût des soirées pleines d'entrain et de gaieté.On y créera, sur des airs connus, des chansons comiques et des chansons d'actualité, qui paraî Iront dans "Le Passe-Temps".L'Ordre de Bon Temps se formera également dans les principaux centres de la province.La vie romanesque des musiciens les plus célèbres est toujours plus passionnante qu'un simple roman.A partir de janvier, "Le Passe-Temps'' vous fera connaître les amours de ces grands noms de la musique, dont le coeur sensible vibrait avec intensité.t t i C'est le 28 novembre 1918 qu'est décédé le pianiste et compositeur Alexis Contant, dont la première composition, La Lyre enchantée, est encore très estimée.Alexis Contant fut l'un des musiciens les plus éminents, au Canada, aux environs de 1900.* « # A la demande de nombreux lecteurs, nous commencerons à publier chaque mois, à partir de décembre, les plus belles romances d'autrefois.Ces mélodies toujours jeunes, toujours charmantes, méritent de vivre autant que notre folklore.SOMMAIRE NOVEMBRE 1945 — No 892 MUSIQUE LA GUERRE N'A PAS TUE LA MUSIQUE FRANÇAISE par René DUMESNIL .2 FRANÇOISE AUBUT .3 NOTRE COMPOSITEUR LE PLUS FECOND EST NE.EN ESPAGNE.4 DES JEUNES RAJEUNISSENT LE THEATRE.5 POT-POURRI.6 JOHANNES BRAHMS .7 ALBUM MUSICAL, 8, 9, 10, 11, 12, 13 CURIOSITES DU VASTE MONDE.12, 13 ECHOS ET NOUVELLES .14, 15 IL Y A 50 ANS DANS "LE PASSE-TEMPS" .16 SAINTE CECILE ETAIT-ELLE MUSICIENNE ?.16 EXERCICES D'ARTICULATION par I.L.GONDAL .17 LES LIVRES.18 ART ET BEAUTE MARC-AURELE FORTIN, pein-du terroir, par Louis-A.LANGE 19 LA PALME et son exposition par R.P.20 APERÇUS DES MODES NOUVELLES par Simone CHANDAI .21 CETTE ELEGANTE CANADIENNE.23 MANTEAU DE LAINAGE .24 UNE CREATION JEAN PATOU 25 LES MOTS CROISES .26 PARIS VOUS OFFRE .27 LE MOT DE LA FIN .28 Autorisé comme matière de seconde classe par le Ministère des Postes.Ottawa."LE PASSE-TEMPS" esl publié mensuellement par les Editions du Passe-Temps, (Inc.), 627 ouest, rue Dorchester.Montréal 2.— Téléphone : MArquette 9905.Il est Imprimé par l'Imprimerie Mercantile.Limitée.Les manuscrits, publiés ou non.ne sont pas rendus.— Direction : Eddy PREVOST ; rédaction : Roland PREVOST.— TARIF DES ABONNEMENTS : Canada : $2.00 pour douzo mois ; S3.7S pour vingt-quatre mois.Etats-Unis : S2.25 pour douze mois.Autres pays : $2.50 pour douse mois.Le numéro : vingt cents.L'abonnement est payable d'avanco par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payablo au pair à Montréal.— CHANGEMENT D'ADRESSE : Tout changement d'adresse doit être accompagné de l'ancienne.Avis doit nous parvenir au moins trente fours avant lo numéro d'où le changemont sera effectif.Pour discontinuer de recevoir celte revue, 11 faut avoir acquitté tous les arrérages.— Le Passe-Temps publie aussi de la musique en feuilles.MONTREAL.NOVEMBRE 1945 PAGE UN Bibliothèque et Archives nationales Québec ra Le Passe-Temps novembre 1945 Pages 2 à 3 manquantes HENRI MIRO Henri Miro est depuis si longtemps parmi nous, il s'est tellement identifié à la musique canadienne depuis 1900, que l'on oublie son origine espagnole.Ses premières études, il les fit à la fameuse Ecole de Musique du monastère de Montserrat qui compte plus de mille années d'existence.Plus tard, il se perfectionna au Conservatoire de Barcelone, puis il alla rejoindre un de ses frères établi en France, où il fit de nombreuses tournées d'opéra et d'opérette.Après trois années passées en Corse, à Ajaccio, il eut, comme tant d'autres à cette époque, la fringale de l'Amérique.A New-York, il jouq dans l'orchestre Ricci qui fournissait la musique dans plusieurs hôtels.Quelque temps après, on lui offrait un engagement au café-coucert Eldorado, anale Ste-Catherine et Cadieux, à Montreal.Malgré ses nombreuses activités comme pianiste, il composait alors beaucoup.Il faut signaler sa Messe solennelle en Rê, interprétée pour la première fois, en 1903.au Monument National, par une chorale de 100 chanteurs, 4 solistes et un orchestre de 50 musiciens.Guillaume Couture en fit les plus grands éloges.C'est alors qu'il commença à publier dans "Le Passe-Temps" des mélodies dont la plupart furent très populaires.En 1914, Henri Miro présentait au théâtre Princess Le roman de Suzon, opérette en 3 actes et 4 tableaux, avec comme principaux interprètes Thérèse Dorgeval et Gaston Rudolf, de l'Opéra-Comique de Paris.Cette opérette remporta un aussi vif suc- Notre compositeur le plus fécond est né.en Espagne ces à la Société d'Opérette, dans plusieurs villes de la province, et en Nouvelle-Angleterre.En 1917, il dirige un orchestre symphonique au théâtre Saint-Denis en même temps qu'il devient chef d'orchestre des disques Berliner.Les Chemins de fer nationaux font ensuite appel à ses services pour la préparation de programmes radiophoniques, où il fait entendre un grand nombre de ses oeuvres.Son opérette Lolita, livret d'Armand Robi, est à peine lancée qu'il publie des ouvrages d'un genre plus sérieux : deux préludes symphoniques, un concerto en Ré mineur pour violoncelle et grand orchestre, une suite d'orchestre en trois parties (Luxor ou La Vallée des Rois), des morceaux de piano et des romances.La valeur d'Henri Miro comme compositeur reçut une consécration en quelque sorte officielle lorsqu'il obtint en 1936 le Prix Jean-Lailemand pour ses Scènes Mauresques, interprétées par les Concerts Symphoniques de Montréal.Parmi ses oeuvres subséquentes, mentionnons Vox Popufi, cantate canadienne sur 14 chansons de notre folklore, pour choeur mixte et grand orchestre, que M.Jean Goulet et l'Association des Chanteuis de Montréal ont fait applaudir au Monument National ; une Symphonie canadienne sur trois thèmes du folklore ; les Impressions musicales, inspirées par des tableaux célèbres de la Passion, que l'on interpréta à l'Heure Provinciale avec un orchestre de 50 musiciens, une chorale mixte de 25 chanteurs, et deux solistes.L'an dernier, J.-J.Gagnier reprenait les /mpressions musicales a Radio-Canada.C'est encore à Radio-Canada que Henri Miro a dirigé pendant quatre années le programme Mexicana dont nous n'avons pas oublié la popularité.Au cours des prochains mois, Le Passe-Temps publiera des oeuvres inédites de Henri Miro.En ce moment, notre collaborateur termine l'arrangement d'un concerto en Fa mineur, pour piano, comoosé par M.Georges-Henri Desrosiers, de Québec.18 pays chantent "Auprès de ma blonde Des Chinois, des Brésiliens, des Anglais, des Français et les délégués dune quinzaine d'autres pays chantaient avec enthousiasme un des plus beaux airs du lolklore : Auprès de ma blonde.Dans les jardins d'mon père les lilas sont fleuris (bis) Tous les oiseaux du monde viennent y faire leurs nids.C était en juillet dernier.A Salisbury, dans le Connecticut, se tenaient des cours de politique internationale, sous les auspices de T Institute ot World Affairs.Dix-huit pays y étaient représentés, par des délégués universitaires.Le représentant de l'Université McGill était un jeune avocat de Montréal, Me Claude Lussier, qui poursuit à cette université des études qui le conduiront à la maîtrise en Droïf international.Les affaires internationales, on s'en doute, sont choses sérieuses.Pour cela il faut, quand on s'en occupe, des heures de détente.Elu président de /'Institute pour 1945-46, Me Claude Lussier proposa d"entonner en choeur des airs populaires.II en proposa plusieurs qu'il avait choisis dans nos chansons du terroir.Auprès de ma blonde, cette très vieille mélodie française que nos ancêtres ont transplantée ici à peu près intacte, fut aussitôt acclamée.11 se trouva en effet qu'un délégué sud-américain l'avait entendue chanter à Hong-Kong, qu'un autre l'avait apprise pendant ses études à Paris, qu'un autre se rappelait Tavoir connue dans le nord de l'Ontario.Que cela serve à démontrer, si nécessaire, la haute valeur musicale et poétique de notre folklore.C'est une richesse (plus de 8,000 airs connus des spécialistes I ) et nous n'avons pas le droif de l'oublier.PAGE QUATRE LE PASSE TEMPS Des jeunes rajeunissent le théâtre Esquisse du personnage principal de "Noé", cinq actes d'André Obey que Les Compagnons présenteront au Gésù du 25 au 24 novembre.LES COMPAGNONS Que cela plaise ou non, depuis que les Compagnons sont dans notre vie théâtrale, il y a quelque chose de changé.Ce qui s'était fait auparavant ?Beaucoup.Surtout que les conditions d'alors réclamaient des millionnaires désintéressés (introuvables ! ) ou des comédiens casse-cou (il y en avait un bon nombre).La petite élite qui fréquentait les meilleurs théâtres d'avant-guerre est devenue plus difficile, et Une poule sur un mur ne lui suffit plus.Il lui faut la poule au pot, c'est-à-dire un repas substantiel, un théâtre qui donne autre chose que des ragots d'alcove, du répertoire dit boulevaT-dier, ces insipides et creuses situations à la Bernstein.Les Compagnons, en 1937, ont apporté du beau et du neuf.Des comédiens de métier ne pouvaient-ils pas en faire autant ?Non, assurément non.Ils ne vivent pas, hélas, de l'air du temps et en vertu de quel dévouement eussent-ils pu réclamer de leurs collègues et l'anonymat et les services gratuits ?N'empêche que, dans notre théâtre, il fallait aérer, balayer, laver.Je me permets seulement de regretter — et le Père Emile Lagault le regrette sans doute aussi — que cette réforme nécessaire n'ait pu venir des comédiens de métier.Ce qui n'enlève rien aux mérites des Compagnons.A la salle du Gésù, les Compagnons viennent de nous présenter avec grand succès On ne badine pas avec l'amour, d'Alfred de Musset.Pendant la saison, jusqu'en avril, nous y entendrons du moderne et du classique : JVoé.d'André Obey ; Le jeu de l'amour et du hasard, de Marivaux ; Le bal ries vo/eurs, de Jean Anouilh : La nuif des rois, de Shakespeare ; Les mouches, de Jean-Pcul Sartre.En outre, les Compagnons donneront des représentations à Québec en décembre, à Ottawa en décembre et en janvier, à New-York en janvier, et dans plusieurs villes et villages de notre province.En juin 46, ils s'embarqueront pour l'Améri-aue du Sud, où l'on est impatient de les voir dans Les fourberies de Scapin, Orphée, On ne badine pas avec l'amour.L'EQUIPE S'il prend un )oui fantaisie à M.Pierre.Dagenais d'écrire l'histoire pourtant encore jeune — de son Equipe, beaucoup de gens sauront enfin les vicissitudes des promoteurs du beau théâtre.Avant chaquu représentation du Songe d'une nuit d'éfé.en Juillet dernier.M.Dagenais nous servait un petit laïus à l'adresse des pouvoirs publics, pour qui le théâtre est un contribuable indigne de considération.Malgré la stupidité des lois et les condition! difficiles qui sont laites dans notre proymco aux comédiens de métier.Pierre Dagenais reprend une nouvello saison.Ce n'est pas de l'audace, c'est de la témérité.Pour cola, il mérite de réussir, puisqu'il en est capable.Il mérite surtout qu'on accoure nombreux à ses spectacles, qui seront tous du meilleur théâtre.Ce mois-ci, le 18.1 Equipe interprétera le ti/rom du dramaturge hongrois François Molnar.Pierre Dagenais s'y révélera une fois de plus metteur en scène admirable.On peut être sûr que ces comédiens se surpasseront.Plus tard.l'Equipe donnera Le testament du Père teleu.de Roger Martin du Gard, et Huis-Clos, de l'excellent Jean-Paul Sartre.Et ensuite, un choix d'autours de renommée universelle : Maxime Gorki.Bornard Shaw.Oscar Wilde, Ramus et Calderon.fuies Romains.Il ne faut pas manquer les spectacles de l'Equipe, à la salle du Gésu.Toua ces jeunes, courageux et tenaces, s'imposent de très lourds sacrifices do temps et d'argent pour démontrer — si nécessaire - - que les comédiens de métier ont eux aussi un idéal et du talent.Souhaitons enfin que l'Equipe de Pierre Dagenais puisse entreprendre des tournées, même si elle n'a pas à sa disposition des fonds et des crédits Illimités.Le public amateur de théâtre no devrait-il pas faire "équipe" pour que vive une troupe aussi digne d'encouragement que celle de Pierre Dag«nals ?Une scène de "Liliom", l'oeuvre célèbre du dramaturge hongrois François Molnar.qui sera le premier spectacle de l'Equipe pour la saison IQ4S-46.Au Gésù à partir du 18 novembre.MONTREAL, NOVEMBRE 1945 PAGE CINQ Po.t-Pop.trt.Pendant que Haendel composai! son oratorio "Le Messie", il avait constamment le sentiment de la présence divine à ses côtés.Plus tard, quelqu'un lui dit que tout le monde admirait et aimait son oeuvre."Ce que j'ai voulu", répondit Haendel, "ce n'est pas de plaire à mes auditeurs ; ;'ai voulu les rendre meilleurs".• Dans les "Mémoires oi music" publiés en 1728 par Roger North, on lit que c'est à Londres qu'eurent lieu les premiers concerts où les auditeurs devaient payer.C'est le musicien John Banister (1830-1679) qui en eut le premier l'idée.• La belle artiste de l'écran américain, Elissa Landi, est une excellente pianiste.En lait, elle ne trouve rien de plus agréable et reposant que de jouer pendant plus d'une heure lorsqu'elle revient des studios.Ses auteurs préférés sont Bach, Beethoven, Brahms, Schubert et Schumann.• Comment faire pour eniever Ja cofophane len anglais rosinj qui s'est accumulée sous Jes cordes du violon ?S'il n'y a pas de luthier dans votre localité, voici une formule que votre pharmacien pourra vous composer : une partie d'huile de térébenthine, sept parties de bonne huile de lin brute, et quatre parties d'eau.Mettez dans une bouteille et mélangez soigneusement.Versez-en un peu sur un linge doux et frottez doucement jusqu'à ce que disparaisse toute trace de colophane.Polissez ensuite à l'aide d"un linge propre (de préférence un chillon de soie) jusqu'à ce que le vernis soit bien sec.• 11 y a des oeuvres qui semblent porter malheur.L'opéra de Jacques Halévy, "Charles VI", a éfé si redouté des chanteurs qu'il est disparu des répertoires ; en tout cas, c'est un prétexte.Le ténor français Eugène Massol le chanta trois soirs de suite et à chaque représentation un spectateur mourut subitement dans la salle.En 1858, Napoléon III voulut voir cette oeuvre.On redemanda Massol qui n'accepta qu'après de nombreuses instances.Le soir du concert, l'anarchiste Orsini fit exploser, sur le passage de Napoléon III, une bombe qui tua plusieurs personnes.Nicholas Tcherepnine, compositeur russe eminent, est mort il y a quelques mois à Paris, où il habitait depuis 1921.Il fut un des maîtres de notre distingué collaborateur M.Joseph Strimer dont nous avons publié le mois dernier une courte et délicieuse composition : Le Petit Farfadet.• On estime à huit cents mille dollars le coût des réparations qu'il faudra effectuer à la Scala de Milan fortement endommagée par les bombardements.Les travaux sont déjà commencés.9 Les premiers habitants de l'Arca-die, en Grèce, étaient si rudes et si barbares que le gouvernement ordonna que tous les enfants soient versés dans l'art du chant.Chaque année, de grandes fêtes avaient lieu dans toutes Jes vi/Jes et bourgades, où Ja musigue était glorifiée.En peu d'années.Jes Arcadiens devinrent un des peuples les mieux poficés de Ja Grèce.• Comme beaucoup de musiciens, Ezio Pinza est superstitieux.Au Metropolitan Opera de New-York, il tient à rester dans la petite loge qu'on lui a assignée lors de son engagement.11 prétend que s'il déménageait, cela lui porterait malchance.Incidemment.Ezio Pinza est un coJJecfionneur acharné, autant qu'étrange, à"anciennes bagues italiennes dans lesquelles une petite case permettait de dissimuler du poison.• Un soir, Liszt et le ténor Rubini donnaient un concert à Stockholm.Ils furent fort surpris de ne trouver qu'une quarantaine d'auditeurs dans la salle.Cependant, Rubini chanta de son mieux et Liszt joua de même.Au milieu du concert, Liszt s'aperçut que l'assemblée était distraite.Il s'arrêta et dit : "Mesdames et messieurs, je pense que vous en avez assez de musique.Oseorai-je vous prier de bien vouloir souper avec nous ?" Les bons Scandinaves se regardèrent un instant étonnés, puis iJs acceptèrent.Le souper coûta cher à Liszt, mais le lendemain la salle était comble.Ce fut d'ailleurs une déception pour les amateurs de musique : ce soir-là il n'y eut pas de souper.La mort de Pietro Mascagni — Je 2 août — à J'âge de 81 ans a remis sur Factualité ce compositeur qui a semblé n'avoir été créé et mis au monde que pour une oeuvre : "Ca-valleria Rusticana".Tout ce au'iJ écrivit par la suite n'atteignit même pas à la notoriété.• Le chef d'orchestre du Centre municipal de musigue ef de théâtre, à New-York, ne reçoit aucun salaire ni rémunération de quelque nature que ce soif.Leopold Stokowski, actuellement en tournée, a été remplacé par le jeune Leonard Bernstein.A propos, qu'attendent donc les étrangers pour nous construire un centre municipal ?Car, pour les Montréalais et les Canadiens fortunés, n'escomptons pas trop leur générosité.• Lorsque Ja mère de Mendelssohn, Lea Salomon, épousa le banquier Abraham Mendelssohn, celui-ci décida de quitter le judaïsme et de prendre le surnom de Bartholdy.Mais en réalité ils ne passèrent pas au protestantisme, bien que, par la suite, ils firent baptiser leurs enfants.A cette époque, beaucoup de Juifs faisaient ainsi un simulacre de conversion, pour s'éviter des ennuis.Un ténor suédois, Torsten Ralf, est le premier artiste enropéen à entrer au Metropolitan Opera depuis 1939.Il vient d'arriver à New-York et il fera prochainement ses débuts.PAGE SIX LE PASSE-TEMPS JOHANNES BRAHMS dont nous publions un délicieux Intermezzo dans notre Album Musical "Au piano.H nous découvrit de merveilleuses régions, nous faisant pénétrer avec lui dans le domaine de l'idéal.Son Jeu.empreint de génie, changeail le piano en un orchestre de voix douloureuses et triomphantes.C'étaient des sonates où perçait la symphonie, des lieder dont la poésie Be révélait, des pièces pour piano unissant un caractère démoniaque à la forme la plus séduisante, puis des sonates pour piano et violon, des quatuors pour instruments à cordes, et chacune de ces créations si différentes l'une de l'autre qu'elles paraissaient s'échapper de sources différentes".Telle était l'opinion du grand Schumann sur son ami fohannès Brahms.C'est, en effet, en s'évadant dans le domaine de l'idéal que Brahms rompit avec une jeunesse qu .s'annonçait orageuse.A loge de treize ans, il jouait lo piano dans les cafés les plus médiocres de Hambourg, sa ville natale.Dans un tel milieu, il semblait destiné à sombrer dans l'existence dépravée d'un musicien ivrogne.Mais son goût irrésistible pour le beau, pour le beau musical, le sauva à temps.Soudain, en quelques mois, sa vie changea.11 avait vingt ans.Un violoniste l'engagea comme accompagnateur dans ses tournées.A Hanovre, ils rencontrèrent le Jeune virtuose Joseph Joachim, à qui Brahms lit entendre quelques-unes de ses oeuvres.Ebloui.Joachim le persuada d'aller voir Schumann, chef leconnu de l'école romantique.Aussitôt se forma entre Schumann, sa femme Clara, et le jeune Biahms une amitié qui ne devait pas s'éteindre.Dès ce moment.Brahms no cessa d'écrire.Ses nombreuses oeuvres, pour orchestre, pour piano, etc., resteront un monument à la belle musique.Camille Bellaigue disait : "Wagner est un grand novateur, Brahms est un gardien auguste, et l'analyse de son oeuvre fera mieux sentir que d'abstraites définitions tout ce que.de la forme classique, son génie moderne a pu tirer encore de vie impérissable et d'éternelle beauté".L'Jnfermezxo que nous publions dans notro Album Musical est une pièce que tous les pianistes doivent connaître.Elle lut composée on 1893, alors que Brahms était dans la pleine possession de ses moyens : c'est de la musique "essentiellement musicale"."Un cadeau qui n'est pas banal" c'est un abonnement au "PASSE-TEMPS" Lire à ce sujet l'offre spéciale publiée sur la dernière couverture.Elle résoud le problème de vos cadeaux.1231 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal ALFRED LALIBERTÉ Enseignement du piano et du chant (Français, anglais, allemand) Rendez-vous par correspondance seulement.LISEZ ET FAITES LIRE — La revue des gens de goût Intermezzo 'piano).J.BRAHMS Non.ne reviens pas.Louis COLLET (Nouvelle chanson française) C'est l'vent frivolant.A.LALIBERTE (Folklore) Jonas et la baleine.Guy LAFARGE (Chanson enfantine nouvelle) 1654 est, rue Ste-Catherine (coin Champlaln) Tiliphone; AMherit 4488 V FLEURISTE ,0 Bouqueli da Marié Tribut» Floraux Svcctmtur dm Mme H.Etienne '.EXAMEN de la VUEi • VERRES CORRECTEURS • Le Special/sfe LORENZO FAVREAU, o.o.d.•f ses assistants optoméfriites-opiiciens Ba.O.Bureaux che* Tait-Favreau 265 Est, Ste-Catherine LA.6703 6890 rue St-Huberl CA.9344 MONTREAL, NOVEMBRE 1945 PAGE SEPT INTERMEZZO J.BRAHMS Op.119 No 1 adagio -^ IN p — pa Sa 1—aa 1- iflii—^ =^3 1- • =Ë=f1 t jiiiiMMiïin " * tfc~—f -M — v *i— r=^—ri i i -4- -W m ff Il 7 r .tm ¦^Hfr-J-r—p=- m r cresc.—r y i r * - ___3 ¦ [ii^l ( à 5 - Zff-sr-f* —i >r p- T *r l Br* î—.—t.«y ¦ t- PAGE HUIT LE PASSE-TEMPS MONTREAL.NOVEMBRE 1945 PAGE NEUr Chanson nouvelle NON, NE REVIENS PAS CHANSON DE GENRE Paroles de Georges VALLOT Musique de Louis COLLET ^ derate-J J J cresc Couplet.en récitatif A calme et capricieux , , k 1j*} ïîh\^ quoi lu vou » dred» re — ve _ nir Me dis - lu dan» la let «- Ire El l'a - drees à mon -g caprice-¦- - - aveo discrétion ._ aveo discretion «.i ¦ou - v* _ nir à mon a - mour peut - ô - tre Tu me par - \— de len - dre.- se Mais tu A cresc.avec eyyust0n- _,.**** aour -ki—K-K-k-1-1 ne veut plus »out - frir.Je ne voi» plu» le - clat do tes yeux mélodieux ~~ W , dim.j h.« p j.m m m J-rp t.___ s__ MM Im Nos pa» s'el - la - cent aur la grève Mais ne re - viens pa» n »esl m m a m •n - fui mon rêve Em - por - lant tout mon bon - heur.non ne re - viens pa» REFRAIN Je ne vois plus l'éclat de tes yeux Mais ne reviens pas Je n'entends plus le son joyeux De ta douce voix Nos pas s'effacent sur la grève Mais ne reviens pas Il s'est enfui mon rêve Emportant tout mon bonheur, non, ne reviens pas.— 2 — Tu voudrais me parler d'amour Me dire les mêmes mots Et que tout comme au premier jour Je trouverais doux et beaux A quoi bon faire des serments Puisqu'en toi-même tu sais bien Que du plus merveilleux roman Bientôt ne resterait rien.Tous droits de reproduction ef d'arrangement réservés pour fous pays.Copyright V.S.A.1945 — tes Edition» du Passe-Temps.Inc., Montréal.PAGE DIX LE PASSE-TEMPS C'EST I/VENT FRIVOL ANT FOLKLORE Harmonisation de Alfred LALIBERTE Solo.solo 0-\ C'est l'vent, c'est l'vent fri volant avec errtraii C'est l'vent, c'est l'vent fri vo lant.Der rièr' chez nous va t'un é 1 tang, C'est l'vent?c'est l'vent fri • volant.Trois beaux ca nards s'en vont bai anant.C'esl_l'vent aui vo le.qui in'vo le.Derrièr' chez nous, ya-t-un étang, En roulant ma boule, Rouli, roulant, ma boule roulant.En roulant ma boule roulant, En roulant ma boule.Le fils du roi s'en va chassant, En roulant ma boule.Avec son grand fusil d'argent, Rouli, roulant, ma boule roulant.En roulant, etc.Visa le noir, tua le blanc.En roulant ma boule.O fils du roi, tu es méchant ! Rouli, roulant, ma boule roulant, En roulant, etc.O fils du roi, tu es méchant ! En roulant ma boule, D'avoir tué mon canard blanc, Rouli, roulant, ma boule roulant.En roulant, etc.Par dessus l'aile il perd son sang.En roulant ma boule.Par les yeux lui sort'nt des diamants, Rouli, roulant, ma boule roulant.En roulant, etc.Et par le bec l'or et l'argent.En roulant ma boule.Toutes ses plum's s'en vont au vent, Rouli, roulant, ma boule roulant, En roulant, etc.Copyright 1945 — Les Editions du PasseTemps Inc.Montréal.MONTREAL.NOVEMBRE 1945 PAGE ONZE Cwrriihl IMS kr EDITIONS E.M.U.L 16.ru* Saint-Marc.ParlJ-2* CURIOSITÉS DU VASTE MONDE ¦ Il 8e consomme chaque année pour des millions de dollars de médicaments contre la constipation.D'après le Dr P.-B.Hawk (et beaucoup de médecins) l'eau reste le meilleur digestif.En outre, l'eau est indispensable à la vie puisqu'elle constitue les deux tiers de l'organisme humain : 75% des muscles et du foie ; 85 à 90% des tissus du cerveau et du sang ; 40% des os.¦ L'île de Formose ("Ilha Formosa" ou île de Beauté, comme l'ont baptisée les Portugais) est possession japonaise depuis cinquante ans.Située à cent milles de la côte chinoise, elle mesure 240 milles de longueur.Population, 6.000,000.Sur le versant est de l'île, il y a la plus haute falaise du monde : 8,000 pieds.¦ Dans le nord de la Chine, on donne, aux anniversaires de naissance, un pain chaud en forme de pêche.La pêche y est le symbole de longue vie.En certaines régions de la Chine, on brûle, au premier de l'an, la statuette du dieu de la cuisine ; celui-ci doit alors aller au ciel pour faire son rapport annuel.Les aliments chinois sont toujours assaisonnés d'avance ; se servir de condiments à table serait une insulte grave à celui qui reçoit.¦ En Angleterre, il n'y a aucun impôt national ou local sur les terres cultivables.Cela explique que certaines familles possèdent depuis des siècles d'immenses domaines.C'est ainsi que le marquis de Bute a vendu en 1939 la moitié de la ville de Cardiff, une partie de la ville de Penarth et plusieurs villages.Il lui en reste assez pour retirer annuellement des rentes énormes.Ce n'est qu'un cas entre beaucoup d'autres.C'est pourquoi il est presque impossible à un vétéran, par exemple, d'acquérir une ferme.¦ On vient de lancer sur le marché, aux Etats-Unis (et bientôt au Canada) un radio portatif que l'on peut portei dans la poche du veston ou dans le sac à main.Il ne tient pas plus de place qu'un paquet de cigarettes.L'écouteur se fixe dans l'oreille comme celui des appareils pour les sourds.Le fil qui apporte les sons à l'oreille sert également d'antenne.¦ La fameuse Boulder Dam construite il y a quelques années pour fournir l'électricité à plusieurs grandes villes de l'Ouest américain retient un poids énorme d'eau : 40 milliards de tonnes.¦ A l'Université Duke et dans des stations expérimentales en Caroline du Sud et en Virginie, ont été réussies les premières plantations de tabac turc en Amérique.Les résultats ont dépassé les espérances.La culture du tabac turc est d'un très bon rapport.Peut-être nos planteurs de la région de loliette en viendront-ils eux aussi à produire ce tabac rémunérateur.PAGE DOUZE LE PASSE-TEMPS Jonas chantait de la cale au tillac Car U était marin; Jonas avait plus d'un tour dans son sac Car il (tait malin.En pleine mer, Jonas Balayait la dunette Quand vint une tempête Qui balaya Jonas.au Rtfnîn: ii avalait dc l'eau Napeant à perdre haleine, Quand un bébé baleine L'avala tout de go au Refrain: Jonas « retrouva Dans son (norme ventre Et vécut dans cet antre Heureux comme un pacha.ou /{t fiai n Mais il était plutôt D'une humeur impatiente El trouva bien trop lente La marche du bateau.au Rtfrnn; Il posa donc sans peur Sous son ventre bien lisse Une petits hélice Marchant à la vapeur.au Refrain: Et depuis lait fureur, Fendant la vapic et Tonde Sur chaque, mer du monde.La baleine à vapeur.- «fi»,-.¦ Les aurores boréales, plus nombreuses en septembre, s'agitent à des hauteurs considérables, jusqu'à 200 milles au-dessus de la surface de la Terre.Il y a relation directe entre les taches solaires et l'intensité des aurores boréales.¦ Le pôle magnétique se promène.Une mission scientifique a récemment constaté qu'il se trouve maintenant sur les iles Svendrup, à 300 milles au nord-nord-ouest de la Péninsule Boothia, dans le détroit de Franklin, au nord du Canada.Dans ses récils de voyage, le capitaine Bernier, explorateur canadien-français qui connaissait parfaitement ces régions, parle des effets curieux provoqués par le pôle magnétique dans son voisinage.¦ On vient de reprendre à New-York la comédie musicale The Merry Widow.Cela rappelle les premières représentations de cette oeuvre, alors que l'on dut changer plusieurs fois d'orchestre, les musiciens ne pouvant supporter longtemps la célèbre valse de la Veuve joyeuse.¦ Des chercheurs d'or ont découvert l'an dernier au centre de l'Alaska une riche mine d'animaux préhistoriques, à plus de vingt pieds sous terre.Des paléontologistes arrivèrent en hâte et réussirent à extraire un grand nombre d'ossements de mammouths (éléphants géants), de bisons, et même de chevaux et de chats de grandeur inconnue de nos jours.On espère, sans trop espérer, que les fouilles découvriront les restes d'hommes primitifs, qui auraient vécu dans ces régions il y a plusieurs centaines de milliers d'années.Un Franco-Américain, Frank Dufresne, fait partie de l'exnédition scientifique.¦ Les blessés qui reviennent d'outre-mer peuvent maintenant boire, sur le bateau, du lait frais comme celui que nous sert la fermière.Le lait congelé lentement ne se conserve que peu de temps.Mais si vous le faites geler très rapidement à 20 deqrés F.sous zéro, vous le garderez plusieurs mois, sans perdre ni sa saveur ni sa valeur nutritive.¦ Le cinéma nous a montré maintes fois des camions et des jeeps descendant de barges d'invasion et remontant sur la plage après avoir roulé plusieurs pieds sous l'eau.On se demande pourquoi le moteur n'est pas "noyé".La réponse vient d'être révélée.Tous les fils et les pièces délicates sont enduites d'un liauide jaunâtre dont la formule est tenue secrète.Ce liquide s'infiltre dans les moindres interstices et rend absolument impossible tout contact du métal avec l'eau.¦ Dès le 16e siècle, on se servit de verres teintés pour proté7er les yeux des ardeurs du soleil.La couleur verte prévalut d'abord, puis on adopta des verres bleus, gris, etc., qui avaient pour but d'absorber certains rayons danqereux pour l'oeil.La science moderne sait maintenant qu'il ne faut employer les verres teintés qu'avec précaution et avec l'autorisation de personnes compétentes.MONTREAL, NOVEMBRE 1845 PAGE TREIZE De nos correspondants TROIS-RIVIERES La Société-Chora le de la Cathédrale des Trois-Rivières a tenu dernièrement ses élections annuelle».M.Albert Gaucher.Journaliste, a été élu président.M.Roméo Desro-chors vice-président, M.Jean-Yves Landry secrétaire.M.Rosaire Toutant trésorier, M.Calixte Hébert bibliothécaire.M.Roger Le-myre cérémoniaire.Les conseillers sont les suivants : Dr Gratien Landry, MM.Georges Belleleuille et Laurent Létourneau.Tous ont été élus à l'unanimité et pour un terme de deux ans.Le comité honoraire se compose de Mgr H.Trudel.vicaire capitulaire, curé de la Cathédrale, président, les honorables Maurice Du-plessis et Wilfrid Gariépy.Son Honneur le Maire Arthur Rousseau et M.Sylvio Carl-gnan, président de la Commission scolaire, membres honoraires, M.Georges-Henri Hamel, maître de chapelle, M.Marcel Thompson organiste, et l'abbé Bernardin Auger aumônier.PIANISTES - GUITARISTES 5 Y 5 T E M C ilMUffEN îbfisse; rccdrd Un des 130 accorda du système ANDREX pour piano.SENSATIONNELLE Méthode d'Accompagnement contenant • Cent trente accords et plus vous permettant de Jouer et d'accompagner n'importe laquelle de vos chansons favorites sont contenus dans le SYSTEME ANDREX pour PIANO, GUITARE HAWAÏENNE et ESPAGNOLE.e Système visuel MODERNE.RAPIDE vous Indiquant par des explications claires et précises tout ce que vous aves à faire SOIT PAR 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ans.Il succède à M.Bernard Piché.maintenant transplanté à Lewiston.Maine.Il importe de signaler aussi que Claude Thompson, un autre fils de M.J.-A.Thompson, a obtenu son brevet d'enseignement avec grande distinction de l'Académie de musique de Québec.Claude Thompson est encore étudiant et poursuit son cours classique au Séminaire des Trois-Rivières.e Les Rendez-Vous Artistiquo3, société de concerts trifluvienne.ont donné leur premier concert le 23 octobre avec Clement O- Williams comme artiste Invité.C© chanteur n'a pas une voix très forte, mais par contre U chant*» fort intelligemment.Roméo Jobin.ténor du Metropolitan, sera le prochain artiste, à la mi-novembre.e Le 28 octobre dernier.Mme Thérèse Lam-bert-Gosselin, soprano des Trois-Rivières.a donné un magnifique concert en l'église de Batiscan avec des pièces religieuses de Fauré, César Franck, De Bussor.Bizet.M.Dominique Fortier, organiste à Donnacona.accompagnait l'artiste et donna également un récital d'orgue avec des pièces de Bach, Vierne, Pierné.Rimsky Korsakov.e L'Union Musicale, le plus vieux corps de musique de la Mauricie, a aussi élu ses officiers pour le prochain terme.M.Albert Ferschke a été choisi président, Maurice Teasdale vice-président.Henri Beaudreau secrétaire.Georges Héroux trésorier, Antoine Masse auditeur, René Bazin bibliothécaire, Jérôme Trudel cérémoniaire.Georges Lemieux tambour-major.Pal, Durand.L.-C.Robert, M.Beaumier, Jean Beaudreau, Léo Vézina directeurs.M.René Gagnler, le père de la brillante artiste Claire Gagnler, a été réengagé comme directeur musical.M.Charles Beaumier agira comme sous-directeur.A.G.Pourquoi hésiter ?Donner, en cadeau un abonnement au "Passe-Temps".S2.00 par année.RIVIEREDU-LOUP Sous la direction de M.Henri Girard, l'Harmonie de Rivièredu-Loup a récemment donné son concert d'automne.Programme très élaboré, que notre corps de musique rendit avec habileté et un ensemble parfait.Les solistes étaient d'excellents artistes de notre ville : Mme Plamondon-Labrecque, soprano ; M.Léonce Michaud, ténor ; M.Gabriel Thériault.baryton, et M.Gérald Thiboutot, basse.Au piano d'aeccompagnement, Mlle Fernand Bou cher, dont on connaît la belle formation musicale.M.Gabriel Thériault agissait aussi comme maître de cérémonies.Dans le programme du concert, on a eu la bonne idée de publier le nom des Jeunes gens de Rivièredu-Loup qui se sont engagés volontairement dans les armées canadiennes.Ils sont plus de 500.Le 17 octobre, au théâtre Princesse, le récital conjoint de Mme Plamondon-Labrecque.soprano, et de M.Charles-Eugène Albert, pianiste, fut véritablement un événement artistique.Le concert était sous les auspices des Chevaliers de Colomb.M.Charles-Eugène Albert exécuta avec la plus grande intelligence des oeuvres de grands maîtres : Liszt, Rachmaninoff, Ravel.Chopin.Debussy.Albeniz.Manuel de Falla, et surtout la célèbre Sonate Appassionato de Beethoven.Mme Plamondon-Labrecque.qui fut à Québec l'une des plus brillantes élèves de Mme Berthe Roy, interpréta de sa belle voix nuancée des oeuvres de Gounod.Royer, Saint-Saëns, Puccini, Arditi, et Concone.Au piano d'accompagnement, Mlle Adrienne Bégin.Félicitations à ces deux excellents artistes.C'est le 11 octobre que fut célébrée officiellement, à Rivière du Loup, la victoire si longtemps désirée.De nombreuses personnalités militaires et politiques sont venues à cette occasion.Le matin, le Choeur Colombien a exécuté la Messe de Pietro Yon.Le soir, grand concert par la musique du 22e Régiment.Programme très bien rendu, mais dont la composition n'a pas manqué d'étonner certains.Jugeons-en : un extrait de la comédie musicale Love Parade, Rêve Viennois, un pot-pourri d'airs canadiens (très bien ! ), Show Boat1, Le Danube Bleu.C'était pour célébrer la Victoire I ALBERT FOURNIER «—rpROCUlirUlfJcBBeVFTSJïlinNJjllH *934 S-CATHERINE i!I MONTRÉAL PAGE QUATORZE LE PASSE-TEMPS 84 111 SANROMA EN SERIE AU MAJESTY'S PINZA, le plua grand chanteur-acteur du Metropolitan.1ESU-MARIA SANROMA, le célèbre pianiste si connu sur disques.SZIGETI.vedette do Hollywood Canteen, l'un des trois meilleurs violonistes avec Heifetz et Kreisler selon le New York Times, et BIDU SAYAO.la perle des coloratura au Metropolitan, sont les quatre artistes présentés en série, au His Majesty's, à partir du 23 novembre par La Société Classique.La série est en vente à LA SOCIETE CLASSIQUE.4061.rue Mentana.CHerrior 7190.Grand concert à Granby Un choeur mixte de 50 voix est à préparer un grand concert qui aura lieu au Théâtre Cartier de Granby.le 22 novembre prochain.Ce concert coïncidera avec la (été de Sainte Cécile et sera sous la présidence d'honneur do S.H.le maire de Granby.M.P.-Horace Boivin et de Mme Boivin.Ce groupe d'artistes dont le directeur est M.Hector Rivard.titulaire des orgues à l'église Sa into-Famille, diplômé du Conservatoire de l'Institut Musical de Montréal, de l'Académie de Musique de Québec et de l'Ecole Supérieure de Musique d'Outremont.jouit d'une popularité bien établie dans Granby et les environs.A ce concert du 22 novembre, on entendra en solo, Mlles Cécile Dubreuil, mexxo-soprano.Rose Brodeur, soprano, eanne Hamel, soprano.Madeleine Cadioux.contralto.Marie Berthe Racine, contralto, de même que M.Sylvio Giguère.baryton.D« plus, le directeur.M.Hector Rivard.interprétera au piano une oeuvre bien connue : La Polonaise en La bémol de Chopin.Ce concert promet d'être un succès.Un piano de concert sera ïournl par la maison WlUta.Brillant programme du pianiste virtuose Jesu-Maria Sanroma Par ses disques et par ses concerts, Jesu-Maria Sanroma s'est acquis une réputation de qrand virtuose.Pianiste d'une sensibilité et dune "vérité" rares.Sanroma Interprète sans défaillance les oeuvres les plus nuancées, les plus vivantes.Voici l'excellent programme qu'il présentera au théâtre His Majesty's, le 23 novembre, sous les auspices de la Société Classique : Concerto dans le mode Italien, de Bach.La Sonate en Fa mineur.Op.54 (Appassionato), de Beethoven.Des oeuvres de Chopin : Ballade en Sol mineur.Impromptu en Fa diète majeur.Valse en Mi mineur, et la Polonaise en La bémol majeur.En terminant, nous entendrons le Cantique et la Deuxième Bhapsodie Hongroise de Liszt.9,000 étudiants qui aiment la musique I Au cours de la saison 1944 45.l'Association "Les Amis de l'Art" a obtenu pour ses membres — tous étudiants — plus de 60,000 billets gratuits ou à des prix de faveur exceptionnels.Ces milliers de jeunes gens ont donc eu.pour cela, l'avantago Inestimable d'assister à de nombreux concerts et do visiter les plus bellos expositions d'art.L'Association ne retire aucun bénéfteo de ses activités et de la distribution des billots.C'est pour continuer et accroître son oeuvre éminemment éducative que l'Association "Les Amis de l'Art" lance un appel au public et aux mécènes.Les fonds recueillis pendant cette campagne du 15 au 30 novembre - -serviront à défrayer les dépenses croissantes, car l'Association prend chaque Jour plus d'ampleur et.ll faut le répéter, elle ne retire aucun profit de ses nombreuses activités.Les souscriptions doivent être adressées commo suit : Les Amis de l'Art.3816.ruo Calixa-Lavallée.Montréal.CLAIRE COCI, organiste américaine de grande réputation, qui sera l'artiste Invitée au concert de la Société Casavant, le 6 décembre, en l'église St.Andrew and St.Paul DAVIDSON & ROBERTSON COURTIERS EN VALEURS Membres Montreal Stock Exchange Montreal Curb Market Spécialistes en valeurs minières 266 ouest, rue Notre-Dame MONTREAL (1), QUE.PLateau 3971 Succursale à l'hôtel Windsor de HOUYN Tout ce qui est joli el nouveau en MUSIQUE et BRODERIE se trouve dans la Revue Raoul VENNAT Enrg.3770 3772, HUE SAINT-DENIS MONTREAL Prix : Canada : 12c par an, Etats-Unis : 25c par an.4pl!m TABLETTES 7jf ] MADELON" \MMIUnjX CONTRE Marqua Eoriglftite maux de tête, rhumatisme, grippe, névralgie, etc.EN VENTE PARTOUT ou envoyez un dollar pour 100 tablettes à Les Produits "MADELON" Enrg.6296, rue St-André MONTREAL, QUE.REPARATION e LOCATION .SERVICE Machines à 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1895 — En page-couverture, une photo de Mme Sésanne Valéry, deuxième Dugazon de l'Opéra-Françals de Montréal.Dob nouvelles : II n'y a quo trois villes, en Amérique, où l'on donne des représentations d'opéra en français : Montréal, New-York et Philadelphie.A New-York, les principaux artistes sont Emma Calvé.Melba.Campanari.de Resiké et Maurel.A Philadelphie, on donne Sigurd, avec Emma Lanqlols, Raoul Viola et Louis de Becker.On annonce l'arrivée prochaine de Mme Albani, la célèbre cantatrice canadienne.Dans l'Album Musical : Va petit mousse, barcarolle tirée des Cloches do Cbrnoville, de Planquette.Dans un rêve, composition pour piano, de Ford.Sabathll.Signalons que tous les dessins paraissant dans "Le Passe-Temps" étaient de Edmond I.Massicotte.Dans la liste des professeurs de violon : Achille Le)eune, 480 rue Craig ; 1.Herbert Marceau.138 rue Peel : Albert Renaud, Sainte Cunégonde ; 1.J.Goulet, 29 avenue du Collège McGill : F.Jehin-Prume.64 avenue du Collège McGill."Pour bien connaître et aimer l'histoire de son pays, il faut d'abord connaître l'histoire de sa famille." NOTRE OEUVRE : Dresser expressément pour vous l'histoire de votre famille depuis le départ de vos ancêtres de France, jusqu'à nos lours.Dates, noms, armoiries, le tout avec soin el respect de la vérité historique.Nos conditions très raisonnables sont fournies sur demande sans obligation de votre pari.Le Bureau de Recherches Historiques 477.St-François-Xavier.Montréal 1, (PL.8634) PAGE SEIZE Sainte Cécile était-elle musicienne?Le 22 novembre de chaque année est une date bien chère aux musiciens, comme aux amis fervents de la musique.Ce jour-là.tous les groupements artistiques, placés plus ou moins directement sous le patronage de sainte Cécile, rivalisent d'ardeur pour célébrer celle qui fut consacrée patronne de la musique.Les critiques, au sujet de ce patronage, ont parlé, pour le justifier ou le dénier, de traditions anciennes, de légendes.Quelques uns même, remarque M.Gastoué.ont argué d'une mauvaise interprétation d'un passage du récit déjà "romancé" de son martyre.Contenions-nous, pour l'instant, de constater que do toutes les saintes.Cécile est la plus fêtée dans l'art, qu'il s'agisse de peinture et de sculpture, de poésie, de musique.On s'est Inspiré d'un texte des "Actes" de la Sainte — texte reniermé dans l'office de sainte Cécile — pour la considérer comme patronne de la musique.Le narrateur, en eflet.fait cette remarque : "Tandis que chantaient les instruments.Cécile répondait en chantant en son coeur au Seigneur : "Faites, Seigneur, que mon coeur reste sans tache, pour que je ne sois point à jamais confondue".Dans le texte lui-même figurent ces mots : "Cantatibus organls".qu'il ne faut pas traduire "au son des orgues", mais "au son des Instruments".PATRONNE DES MUSICIENS Do là vionl.«ans doute, la confusion des artistes qui dans leurs oeuvres ont souvent figuré la Sainte tenant un petit orgue de la main gauche pour accompagner un cantique qu'elle chantait à voix haute.C'est encore pour la même raison que l'un la met au clavecin, l'autre à la harpe, selon la mode du tempe ; que celui-ci lui donne un violon, celui-là lui prête une mandoline."Cela devient de l'anecdote, remarque C.léglot qui relève ces traits dans une belle étude consacrée à sainte Cécile, mais révèle aussi à quel point Cécile est une vraie muse chrétienne." Mais 11 ne faut point s'étonner que de telles interprétations aient poussé la corporation des musiciens romains, qui fondaient à la fin du XVIe siècle l'Académie de Sainte Cécile, à choisir leur compatriote pour patronne et modèle.De même, en France, à peu près de la mémo époque, quand fut créé un "Puy de musique en l'honneur de Madame Cécile".Pour en revenir au texte cité plus haut, mieux vaut entendre ces paroles : "chantant en son coeur" des sentiments "qu'Inspirait à Cécile, au soir do ses noces, le concert tout profane des Instruments qu'olle entendait." Ces sentiments nous sont révélés par la confidence qu'elle fit à Valérien.son époux, quand, après avoir été amenée en grande pompe au palais des Valeril et se trouvant seule avec lui.elle déclara : "Il est un secret.Valérien.que fe veux vous confier : l'ange de Dieu aime mon âme et il veille sur mon corps avec un zèle infatigable.le suis placée sous la garde de cet ange qui protège ma virginité." Et quand, plus tard.Valérien.apaisé par les paroles de Cécile, ayant suivi ses conseils, revint près d'elle après avoir reçu le baptême."Il vit.disent les Actes, aux cotés de Cécile, un ange resplendissant d'une clarté toute divine." ETAIT-ELLE ORGANISTE?En se basant toujours sur ce même passage des "Actes", les musicologues se sont posé la question : sainte Cécile jouait-elle de l'orgue?Ce n'est pat Invraisemblable.Comme les patriciennes de son temps, elle devait connaître l'orgue et peut-être même en jouer : l'initiation à l'art musical faisait partie du programme d'éducation.Quelle était la composition de cet Instrument ?Assurément, moins compliquée, moins savante que celle de nos orgue* modernes.A cette époque devait être employé l'orgue hydraulique qui eut pour Inventeur un Grec d'Alexandrie.La description assez obscure qui en fut faite par l'un de ses disciples laisse comprendre que cet orgue se montait sur une boite à eau munie de deux pompes à air; mais on n'est point fixé sur le nombre de tuyaux — assez restreints sans doute ni sur la nature du clavier.M.LECHIN.LE PASSE TEMPS EXERCICES D'ARTICULATION POEME INEDIT DE LA RESONANCE "U" De Ja bonne émission de TU.— L'U s'obtient en portant les lèvros en avant de manière à arrondir et a rétrécir l'ouverture de la bouche, dans le but de chasser l'air par une petite issue, atin de modifier convenablement l'espèce de sifflement grave qui est le son normal de cette voyelle.La cavité buccale a une forme intermédiaire entre OU et I, plus voisine cependant de l'I que de l'OU.mais encore plus projeté en avant.On obtient une bonne sonorité de l'U en poussant avec force le maxillaire inférieur en même temps qu'on dispose les lèvres comme pour siffler.LA GYMNASTIQUE DE L'U.Sol gluant, rude montée, nuit Sol gJu-ant rua" mon-fé, nui obscure, chevaux suant, ruant.rob'-*Jfùx, che-vo mian, nian.couverts d'écume.Juan ému, éperdu, hurle dans la rue : Huhau I hue I — Au pays de Romulus et de Rémus, c'est un us que les noms propres sont en us : Curius.Vul-t urn us, Lucullus, Duilius, Publlus et Ru fus.- Au fur et à mesure, fixe par l'écriture tous les noms en ure et que cela dure : usure, murmure, culture, brûlure, luxure, future, fumure, suture, hure.Cet hurluberlu, l'eusses-tu cru ?au roi de Suodo, dans la rue, a répondu : Turlututu 1 kou-vèr cTé-irum', Juan ému, é-pèr-du, hur-le dan là ru : Hu-bo/ hut — O pè-yJ de Ro-mu-hu é de Rémus, sè-fun nus ke lè nom propr' son tan us; K u xi-us.Vul-fur-nus, Lukul-lus, Dul-ll-us, Pu-bllus é Ru-rus.— O tut' é à me ?tir tits' par fé-krl-tur tou lé non tanur i ke se-là dur ; u-xur, mur-mur'.Jeu/ fur', bru-Iur'.iule-sur', tu fur.lu-mur' su fur', ùur\ — Sè-fur-/u-bèr-7u, J'us fu-Jrru ?o rwà de Sued', dan là ru, a ré-pon-du : Tur-fufufu / I.L.GOND AL.Cri d'alarme, poèmes en prose pcT Halina Izdebska.158 pages.Dans la collection Les Chants Nouveaux, aux éditions Lucien Parizeau & Cie, Montréal.$1.25.Le premier ouvrage de cet écrivain russe a été chaleureusement accueilli par les meilleurs critiques français.Cri d'alarme contient plus de 60 poèmes d'une grande variété d'Inspiration.Les Années Noires, poèmes de Paul Phelps-Morand.Dans la collection Les Chants Nouveaux, aux éditions Lucien Parizeau .1371 est.rue Mont-Royal FAlkirk 3059 Montréal Pour égayer vos soirées, vos fêtes, rien ne vaut les chansons et la musique du "Passe-Temps".LISEZ ET FAITES LIRE "LE PASSE TEMPS" AMherat 5635 (iïanttqupH ft muBtoue bt NopI Chant de Noël de R.Lyonnais .35c Minuit Chrétiens l par A.Adam, Violon obligate par C.-O.Senécal 50c Minuit Chrétiens ! par A.Adam .25c Quatre Cantiques de Noël .1.50 (Voix égales, ténor et basse) • Il est né le Divin Eniant • Çà Bergers assemblons-nous • Les anges dans nos campagnes • Dans cette Etable • Marche Pontificale (orgue,), Henri Miro 35c O Salutaris (mezzo-soprano ou baryton) G.-Emile Tanguay.25c Ave Maria "énor et basse) Benoit Verdickt.25c S.V.P.fairo remise par mandat-poste LE PASSE-TEMPS 627 ouest, rue DORCHESTER, MONTREAL 2 La guerre n'a pas tué la musique française f Suite de la page deux) de ses meilleures produclions.Le désastre de mal et de juin en interrompit les représentations.Pendant plusieurs mois, Paris, vide des trois quarts de sa population par l'exode, ne connut d'autro musique que celle des troupes d'occupation.Puis, petit à petit, la vie s'organisa.Les Allemands interdirent de jouer, au théâtre comme au concert, tous les ouvrages dont les auteurs n'étaient point des "aryens" purs.Prétexte commode pour mettre à l'Index quelques chefs-d'oeuvre bien français, comme Ariane et Barbebïeue ot La Péri, de Paul Dukas, des ouvrages de Darius Milhaud, commo le délicieux ballet Salade, ou cette Médée, créée quelques mois plus tôt.Peu après, disparaissait des programmes toute la musique russe.En revanche, on s'attendait à l'envahlssoment de nos doux scènes lyriques par la musique allemande.Mais les choses n'allèrent pas comme les occupants l'avaient escompté.On trouvait toujours quelque difficulté de distribution, quelque obstacle matériel pour faire échec aux ordres donnés.Philippe Gaubert.à la direction de l'Opéra, sut opposer l'inertie ou la ruse aux maîtres du moment.Samson ef DaWa fut maintenu au répertoire et l'on put entendre bien des soirs l'exhortation à la révolte d'un peuple opprime : "Israël, rompis ta chaîne, ô peuple, lève-toi! ." applaudie par un public frémissant, à la barbe des oppresseurs en unllormes verts.Pénélope passait de l'Opéra-Comique à l'Opéra, et le chef-d'oeuvre de Gabriel Fauré devenait lui aussi un symbole de la résistance devant des Parisiens qui, pareils à la reine d'Ithaque, gardaient espoir dans le retour du guerrier dont les armes puissantes les délivreraient des prétendants voraces.Mais Philippe Gaubert mourut le 8 juillet 1941, au lendemain même du triomphe qui accueillit son ballet Le Chevalier et la Damoiselle.un des meilleurs ouvrages montés depuis vingt ans.En fait, les Allemands ne réussirent à imposer, durant toute l'occupation, que trois oeuvres germaniques nouvelles : Palestrina.un opéra de Hans Pfitzner, Joan de Zarissa.un ballet, et Peer Gynf, un opéra, tous deux de Werner Egk.Quelques représentations du Chevalier à la Rose, à l'Opéra, d'Ariane à Naxes.à l'Opéra-Comlque.pour Richard Strauss ; moins de Wagner qu'avant la guerre, et ce fut tout.Les ouvrages français eurent plutôt la part plus belle qu'en aucun autre temps.Comment cela se lit-Il ?Il y fallut, certes, beaucoup d'habileté, mais les fails sont là, indiscutables.Des créations Importantes ont été faites : outre Le Chevalier et la Damoiselle.de Philippe Gaubert, l'Opéra a monté La Princesse au Jardin, de Gabriel Grovlez (mort au lendemain de la libération, lui aussi, épuisé par la souffrance morale).Les Animaux modèles, de Francis Poulenc, Le 7our, de Maurice faubert (créé au jour anniversaire de sa mort héroïque), Anfigone, d'Arthur Honegger, sur le poème de Jean Cocteau, d'après Sophocle, (oh, la cinglante apostrophe de Créon.de quel sens nouveau ne se chargeait-elle point en face de ceux qui prétendaient que les lois de circonstance priment les lois éternelles ! ï.Et puis, à la veille de la libération, un ballet d'un jeune musicien, André Jolivet, Guignol of Pandore.Et encore des reprises : L'Etranger, de Vincent d'Indy, Le floi d'Ys (passé, comme Pénélope, de l'Opéra-Comlque à l'Opéra).A rOpéra-Comique.Le Bal Vénitien, de Claude Delvincourt, (qui venait d'être nommé Directeur du Conservatoire, où U réussit à sauver de l'envol en Allemagne plus do cent étudiants).Mon oncle Benjamin, de Francis Bousquet, (qui allait mourir avant la libération).Le Rossignol de Salnt-Malo, (dont Paul Le Flem avait écrit la délicieuse musique sur un livret de Gandrey-Réty, bientôt déporté politique à Buchenwald), Ginevra.de Marcel Delannoy, furent non moins brillamment créés.Et au concert, c'étaient les deux Symphonies de Jean Rivler, les deux Symphonies de Raymond Loucheur, la Messe et la Symphonie d'Henri Tomasl, le Requiem de D.-E.Inghelbrecht, la Chasse Infernale de Tony Aubin, le beau Quafuor de Jacques Ibert, et puis des ouvrages d'E.Bezza, de Robert Bernard, de Daniel Lesur, d'Olivier Messlaen, un très beau Psaume de Jean Marti non (déporté à Ravensbruck, et qui ne devait nous être révélé qu'après la libération), d'Henri Martelli.de Saute-reau, de Capdevielle, d'Henri Barraud, de Challan, de Georges Dandelot.toute une magnifique floraison musicale, prouvant la vitalité et la richesse de la jeune musique française.Tel est le bilan : Il suffit à montrer que la musique, elle aussi sut "résister", et que, dans cette résistance, elle a puisé une force nouvelle.René DUMESNIL.PAGE DIX-HUIT LE PASSETEMPS MARC-AURELE FORTIN, peintre du terroir par Louis-A.LANGE Marc-Aurèle Fortin est né à Sainte-Rose, près de Montréal, et débuta à l'école du Plateau à Montréal, avec le professeur Larose et suivit ensuite les cours de M.Dyonnet au Monument National.Après quatre années de travail il se rendit à Chicago, à Boston et à New-York.Il fit aussi son tour d'Europe.Il revint à "son" Sainte-Rose où il voulut s'appliquer et "retourner à l'école de la lumière", car il ne cesse de répéter à qui veut l'entendre que "le peintre doit abandonner "l'école de bonne heure.S'il reste trop longtemps sous "la coupe du maître, ce n'est plus lui qui peint mais "le maître.Il doit se libérer de cette influence pour "hâter sa formation et éviter d'adopter le métier d'un "autre.Devant la nature on reste soi-même." Animé d'un tel état d'esprit il ne pouvait évidemment avoir d'autre désir que celui de revenir dans son Québec pour travailler seul devant la nature.Son réve c'est que "les artistes canadiens en se mettant à "l'école de la lumière, en s'inspirant des scènes rusti-"ques de leur pays, évoluent vers un art profondément "national (quant au sujet évidemment) et qui reflète le tempérament de la race.Et alors seul devant la nature.Fortin est un de ces artistes qui s'est fait pour ainsi dire tout seul.Il expose régulièrement quatre fois par armée, à Toronto et à Montréal.Il a exposé à Chicago en 1928.à Pretoria en 1930, à Paris en 1937 lors de l'Exposition Internationale, et en 1938 au "Tate Gallery" de Londres.En 1939 il fut représenté au "World's Fair" de New-York.Il fut nommé associé de la Royal Canadian Academy en novembre 1942.Les peintres font plus que reproduire ce qu'ils voient.La réalité vue s'exprime forcément "à travers" leur tempérament.Et alors là, on peut constater les connaissances acquises par l'étude, le dessin, la rigueur de l'harmonie, le sentiment de la construction qui observe la valeur proportionnelle des détails dans l'ensemble.Le paysage est comme le corps humain, il faut savoir où sont les ossements et connaître leurs dimensions.Et tout ceci concourt à embellir et parfois à modifier, sans le dénaturer, le paysage pour le rendre très souvent plus intelligible.Fortin est un coloriste chaleureux.Il peint avec ferveur et un lyrisme débordant.Ces oeuvres plaisent parce qu'elles parlent à l'esprit et au coeur.C'est une explosion de joie.Il fait vivre son tableau en exprimant ce qu'il voit et aussi ce qu'il ressent.Un peintre peut embellir sans déformer comme il peut ajouter sans dénaturer.Fortin peint beaucoup.Certains critiques, ou supposés connus comme tels, le lui ont reproché ! Avons-nous trop de belles oeuvres dans notre jeune pays ?Est-ce que la contemplation de beaux tableaux doit toujours rester l'apanage du privilégié de la fortune parce que plus ils sont rares plus ils sont chers ?(Suite à la page vingt-huit) Celle toile de Marc-Aurèle Fortin, intitulée "Vieilles pierres, vieux bois dans la neige", fut exécutée en 1927, Elle fait partie de l'imposante collection du Collège Grasset, de Montréal.MONTREAL.NOVEMBRE 1945 PAGE DIX NEUF "n des tableaux que LA PALME exposera pour la première fois au Canada, au débuf de décembre à la Galerie des Arts.Il représente le laboratoire du savant au service de formée : Leonardo de Vinci travaillant pour César Borgla.L'Exposition de Robert La Palme Au début de décembre aura lieu à la Galerie des Arts, rue Sherbrooke, une exposition unique en son genre.Robert La Palme, notre génial caricaturiste et illustrateur, y présentera plus d'une vingtaine d'extraordinaires fantaisies sur les inventions guerrières de l'humanité.Le titre général pourrait être "Rien de nouveau sous le soleil", ou "Homo homini lupus" ; il sera sans doute : "Il n'y a pas d'arme secrète".L'exposition comprendra en outre les originaux de toutes les illustrations de couvertures peintes par La Palme pour les éditions Parizeau.Sur son art, on peut accumuler, sans crainte d'exagération, toutes les hyperboles.De toute façon, ça ne trouble jamais le calme cynique et la modestie (juste ce qu'il faut ! ) de Robert La Palme.On résume tout cela en lui donnant beaucoup d'intelligence, c'est-à-dire de la subtilité, de la mesure, de l'audace, un mépris souverain des formules et des idées moulées d'avance, et surtout une ironie doucement féroce.Ces vingt et quelques panneaux, en couleurs, qu'il exposera à la Galerie des Arts, sous les auspices de l'Institut Démocratique, — et plu» /Votre grand illustrateur et carica-caturiste Robert La Palme vu par lui-même.Robert La Palme est un fantaisiste qui aime la campagne: c'est sans doute pour cela que souvent lui prend la nostalgie des forêts de pierre de New-York et qu'il s'enfuit en bâte vers la métropole américaine pour retremper son imagination.11 a publié des dessins dans un grand nombre de journaux et périodiques américains.En décembre paraîtra aux Editions Parizeau un bel album d Andrée Maillet, R1STONTAC.avec illustrations de La Palme.tard à Toronto — ce sont d'audacieuses remontées dans le passé, à la recherche des grandes inventions guerrières.La première bombe atomique ?Voyez la destruction de Sodome et de Gomorre.Le premier jeep ?Le chariot égyptien.Les premières CWACS ?Les amazones.Et cela continue ainsi, traité avec un sens du précis historique, et une incroyable prodigalité de couleurs et de mouvements.Une exposition de Robert La Palme, c'est une pénicilline anti-cafard.Ces oeuvres que vous verrez à la Galerie des Arts, elles ont été accueillies avec étonnement puis enthousiasme par les critiques d'art de New-York.On peut s'étonner après cela qu'elles aient été refusées par le commandant d'un de nos camps militaires.Les Canadiens n'ont pas le sens de l'humour.Rendez-vous assez tôt à la Galerie des Arts.pour y passer des heures.Il n'en faut pas moins pour reconnaître et savourer toutes les irrévérences de Robert Le Palme.Notre artiste apporte, lui, du nouveau, même s'il prétend qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil.R.P.PAGE VINGT LE PASSE TEMPS Collaboration spéciale UN APERÇU DES MODES NOUVELLES -L RIOMPHANT des dillicultés, l'esprit du couturier et l'adresse de l'ouvrière de France font preuve constante de génie, d'originalité, de sens pratique, et la plus grande perplexité préside en cette saison au choix des modes que nous présentent les maisons de couture, desquelles on rapporte mille impressions nouvelles, toutes de poésie, que la beauté sans cesse renaissante, des formes mouvantes, des couleurs chatoyantes, chaudes et moelleuses offrent à notre Imagination débridée.Cette saison l'empleur est reine.Plis, drapés, on forme, fronces, contribuent à la subtilité de l'élégance.C'est le secret de métrages imposants qui nous vaut la coupe de manteaux à jupes très amples et à larges manches montées à fronces, de robes aux corsages drapés dans le sens horizontal, ce qui met le buste en valeur, les jupes en forme, en biais soulignant la minceur des tailles.Que de modèles ravissants, pour lesquels on a utilisé la vraie laine, la vraie sole, le souple jersey, le velours chatoyant.Admirons ce que nous pouvons contempler.Le tailleur très chic en écossais fondu, de plusieurs tons où le rouge et le vert dominent, et le Joli chapeau qui l'accompagne en feutre gris vert garni d'une longue plums ondoyante.ROBE DU SOIR AdmlronB l'élégance consommée de celle robe longue en velours violel garnie à l'encolure de noeuds de velours, l'ampleur de la jupe dissimule les poches.La petite robe de jersey bleu doux, brodée gris et rouge.Une charmante robe de crêpe noir, à jupe très en forme, ceinturée de bayadere et d'or.Les manteaux et redingotes à hauts cols el pèlerines Inspirés du Directoire, dissimulant le bas du visage et donnant aux yeux un éclat lout particulier.Admirons les jolies gabardines Imperméables, aux Ions clairs, vert pois, bleu gris, cendre rosée, et tes canadiennes doublées dc fourrures souples et confortables gui nous conviendront si bien aux jours froids qui arrivent.Et que dire des chapeaux aux allures variées dénotant d'ingénieuses recherches.Et les bijoux, et les parfums sans lesquels aucune élégance n'est complète, on en pourrait écrire d'abondance.Nous en parlerons bientôt et nous révélerons la splendeur des carrés el écharpes dessinées par Vlllaumetz.compositions extraordinaires d'inspirations antiques.MONTHEAL, NOVEMBRE 1945 PAGE VINGT-ET-UN Simone CHANDAI. Habanita Caprice Calendal Sept Fleurs Iles d'Or Lilas Muguet Gardenia Le parfum de l'élégance Toute une gamme de parfums délicats évoquant le premier printemps, l'exotisme des pampas mystérieuses, les rêves d'or d'îles lointaines.MOLINARD, le grand parfum de classe Subtil et éloquent PARIS — LONDRES — NEW-YORK — MONTREAL G.M.LECLERE, CONCESSIONNAIRE POUR LE CANADA DEPUIS 1877 FOURRURES D E QUALITÉ filialT^ISJARPMWIS fetfE 1170, RUE ST-DENIS • MONTREAL sacs à main créations exclusives de rené courtine courtine de paris 9 west 31st.new york, n.y.1420, RUE DRUMMOND, MONTREAL SOIERIES LAINAGES DE HAUTE QUALITÉ PAGE VINGT-DEUX LE PASSETEMPS CETTE ELEGANTE CANADIENNE p » OUR les jours frais, voici une Canadienne, jolie el confortable, en velours côtelé gris, chaudement doublé de fourrure, ceinture de suède.Un feutre garni d'aigrette confère à l'ensemble un ton de suprême élégance._ MONTREAL.NOVEMBRE 1945 PAGE VINGT-TROIS MANTEAU DE LAINAGE ^PoUR qu'une femme soit parfaitement jolie il faut que l'ensemble qu'elle présente soit harmonieux.Jean Patou, le grand créateur, nous offre dans sa collection d'automne ce très beau manteau de lainage bleu roi à revers d'écossais bleu, blanc, rouge se prolongeant en tablier bordé de franges.Un ravissant feutre blanc à calotte drapée garnie d'un noeud de faille blanche est du plus gracieux effet.PAGE VINGT-QUATRE LE PASSE-TEMPS UNE CREATION JEAN PATOU PoUR satisfaire aux exigences de la saison nouvelle notre garde robe comprendra une élégante robe en crêpe de laine, noir, créée par Jean Patou, une garniture de petits personnages brodés lui donne une note très originale.MONTREAL, NOVEMBRE 1945 LE CADEAU ENCHANTEUR Danj Im four» nostalgique d'automne, •ou6 les premiers fumas.lee fleurs frémissent laissant s'évanouir leurs parfums.Que de souvenirs charmants Ils emporte-ra.eo.1 arec eux pour toujour.il le génie créateur d'artistes n'apportait à l'élégance raffinée des parfums grisants, ensorceleurs.Mais les heures exquises nous reviendront chargées des douces fragrances de lilas.de muguet, de gardénia.Avec elles renaîtra le charme prônant des parfums exotiques Haba-nita.Caprice, Iles d'Or.Calendal, Sept Fleurs, aux noms évocateurs.sortis des parfumeries de Molinard.Rien n'égalera la joie de l'élégante trouvant un parfum Molinard dans son bas de Noël, ou le recevant à l'aube de la nouvelle année.Songeons-y bien, et offrons en cadeau un parfum Molinard.MOTS CROISES (problème no » 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 fUUPE BLACK TULIP CHENARD p* n i s Un parfum Joyeux à l'arôme discret mais persistant.C'est l'Indispensable auxiliaire du charme lémlnln.Le llacon : .30.60 Etuis de luxe : $1.00.$1.85 et $2.50 LA LOTION TULIPE NOIRE est l'idéal complément de la toilette féminine.La bouteille.$1.25 La Cie Canada Drug, Montréal CRescent 2173 365 ouest.LAURIER, MONTREAL 8 HORIZONTALEMENT.1.— Qui joue ou chante dans un concert — un ancien nom de la croche.2.— Se chantait autrefois sur la lyre — qui a rapport aux roules.3.— Négation — ce dont soutire une person- ne qui a perdu la vue - espèce de cornel-alto à pistonB.4.— Exécuté par un seul musicien — femelle du porc — abréviation de saxophone.5.— Exprimé par écrit ou par la parole — dunes mouvantes du Sahara — note — article contracté.6.— Premier mot de l'hymne de Saint Jean- Baptiste — coups très brefs de baguettes sur le tambour — sur (prép.) — pronom féminin.~ ' " 7.— Exister — note — nom anglais de la bruyère.8.— Espaces fertiles du désert — ville de Chaldée — abréviation musicale pour à temps.9.— Vésicule qui se forme sur la paroi des vaisseaux (Bot.) — faire entendre un son à l'octave au-dessus, dans certains instruments.10.- Petite étendue d'eau particule affir- mative — située.11.— Ancien nom italien de la lugue — abré- viation familière d'un genre de drame — note.12.— Note de musique -— qualité d'un corps qui réagit contre l'action d'un autre corps.13.— Saison — d'où partit Abraham avec les Hébreux — variétés de chevrotalns de Chine — note.14.— Il semonça — avant-midi (ab.) — nom du soleil ches les Egyptiens.15.— Volcan d'Italie — coups de baguettes sur un tambour — non plus.16.— Poète-chanteur provençal — unir par le coulé une note avec une autre.PAGE VINGTSIX VERTICALEMENT.1.¦— Grandes écoles spéciales de musique — abréviation de Ancien Testament.2.— Théâtre de musiquo à Athènes — Fluide impondérable des espaces.3.— Adverbe de négation — prendre des détours (fig) — reliquaire des Japonais.4.— Voix de femme (pl.) — treizième lettre de l'alphabet grec.5.— Epoque — se trouvent dans scélérat — c'était chez les Hébreux le nom de tous les instruments à vent.6.— Roc élevé — pont de Paris - abrévia- tion anglaise de chemin de 1er.7.— Un des noms vulgaires de poutllot — dans l'Ile de Ré — année du Seigneur.8.— Commune de Belgique, arrondissement de Nivelles — rivière d'Allemagne.S.— Qualification qui précède un nom propre d'homme (pL) — lois — fort, épais.10.— Pronon personnel — puits naturel abou- tissant à un cours d'eau souterrain — prénom du compositeur de l'hymne national du Canada.11.— Fleuve d'Irlande — note de la qamme — tenté avec audace.12.— Préfixe marquant l'élolgnement - mem- bre du corps humain — titre que portait l'empereur de Russie.13.— Rameau flexible servant à tresser des paniers — il rendit vide — opposé au bien.14.— Nom primitif de la croche — action de lier la même note d'un temps à un autre.15.— Soumlso à l'action du sel de l'acide oxalique — ce dont étaient fabriqués les premiers instruments de musique.16.— Rendre la vol» rauque — fondateur du "Passe Temps".(Solution dans le prochain numéro.) LE PASSE-TEMPS PARIS VOUS OFFRE.^^LaNTEAU d'opossum, de coupe-, 'rès nouvelle, présenté par Max.A.Leroy, ceinture de daim et d'or.Un turban de velours grège avec longue plume de faisan.Chez Mad.Carpentier, cette robe de crêpe bleu nuit avec manches drapées, juge également drapée.Une toque de plumes bleu nuit complète 1res joliment cette toilette.MONTREAL.NOVEMBRE 1945 PAGE VINGT-SEPT Le numéro de décembre du Passe Temps Contiendra un très beau CONTE DE NOEL! ET UNE DELICIEUSE CHANSON ENFANTINE.ABONNEMENT : S2.00 PAU ANNEE.LE PASSE-TEMPS.627 ouest, me Dorchester.MONTREAL 2 OU RETENEZ VOTRE NUMERO CHEZ VOTRE DEPOSITAIRE.LA MODE DANS "LE PASSE-TEMPS" IL Y A 50 ANS Costumes de maison avec jaquette vaque.Jupe avec et sans tiaine ; jaquette va* que avec petits plis cousus.Devant avec jabot de dontolles.Col droit.Robes d'intérieur.Devant en batiste garni de plis et de revers doubles.Dos de coupe princesse.Pas de beaux yeux sans longs cils .Possédez de beaux et longs cils en employant la "POMMADE LONGS CILS" — PRLX .50 Dépositaires: PHARMACIES SARRAZTN & CHOQUETTE 921 Ste-Catherine Est, Montréal.PL.9622 ENVOI PAR MALLE FRANCO - En vente dsns tous les bonnes pharmacies MARC-AURELE FORTIN (Suite de la page dix-neutl Si le peintre aime à se donner à l'amour du beau ce n'est certes pas une raison pour que la valeur INTRINSEQUE de ses oeuvres diminue, si toutefois nous avons le courage d'écarter l'esprit de l'abus du droit de possession.Si l'art de la critique est de trouver LE BEAU qu'il y a dans une oeuvre nous disons que toutes les compositions de Fortin en contiennent.On parle parfois d'art populaire, de fauvisme, de bizarreries, etc., mcis dans toute l'évolution de la peinture au cours des huit derniers siècles qu'a-t-on fait si ce n'est de prétendre à "l'Académisme" ! ! Evidemment l'art académique est inspiré d'une tradition honorable ; lui aussi a su jadis évoluer mais maintenant il est arrivé à son "terme" (dévolution.La doctrine académique enseigne que la BEAUTE ne peut naître en dehors de certaines règles immuables et absolues et tenues seules pour vraies.Mais ainsi codifiée, la beauté académique ne pourrait être qu'indéfiniment la même.Sachons que l'art dans tous les domaines n'a cessé d'évoluer pour saisir le NEANT d'une théorie qui, si elle avait pour elle la vérité, contiendrait le secret de l'éternelle perfection.Fortin est un peintre aux expressions vigoureuses.De sa palette "magique" sortent des arbres géants, toute une nature féerique que réprouvent évidemment les ennemis de la déformation et des jeux de fantaisie, mais qui font la joie de ceux qui ne demandent pas à l'art d'être la reproduction ni trop exacte ni trop fidèle de la réalité.On s'en rendra compte, d'autre port, par cette reproduction de Vieilles pierres et vieux bois dans la neige.Nous prétendons que Maic-Aurèle Fortin a marqué par ses oeuvres l'histoire de la peinture au Canada.Louis-A.LANGE.LE MOT DE LA FIN LE PREMIER FEUILLETON.— C'est un journal anglais qui en eut l'Idée : la London Post, en 1719.El savoz-vous quel lut lo premier feuilleton ?Robinson Crusoé .dont la publication intégrale do manda une année.ECALURE.— On appelle ainsi la pellicule duro de certains fruits ou de certaines graines.11 faut dire, par exemple, des écaJures de calé.UNE "FAIM DE LOUP".- Il serait mieux de dire une "faim d'araignée", car c'est l'animal qui mango proportionnellement le plus.Si nous avions le même appétit quo la damo à la toile, nous devrions déguster, par rapport à notre taille, chaque jour quatre boeuls, treize moutons, quatre porcs et douze barils de poisson ! Et le rationnement.L'INSECTE LE PLUS "VITE'" DU MONDE.Ce sont les techniciens do l'aviation américaine qui viennent de le mottre a la mode : ressemblant à peu près à une mouche.Il s'appelle céphonentya.Il peut voler a une vitesse de 1.900 milles ù l'heure.Et il parait que.si ses forces lui permettaient de voler 24 heures sans arrêt, i! pourrait presque faire le tour du monde en un jour.MENUSPROPOS.— "La botanique est l'art de desséche, les plantes entre dos feuilles de papier buvard et de les injurier en grec et en latin.'' Alphonse KARR."Ce gui fait noire force", disait un Anglais, "c'est que.chex nous, les honnêtes gens sont aussi hardis que los coquins.".PAGE VINGT-HUIT LE PASSE-TEMPS PROPOS DE LA TABLE Simple aux époques primitives, où l'on se nourrissait surtout de bouillie d'épeautre, de légumes verts, de fruits et exceptionnellement de viande, la cuisine romaine offre dans la suite le tableau d'un véritable dévergondage gastronomique.Le repas principal, la cena, se faisait le soir.Il comportait, comme en Grèce, trois services : hors-d'oeuvre, viande, desserts, mais chaque service comprenait une infinité de plats.Moins sensibles à la qualité des mets qu'à leur abondance et à leur étrangeté, les Romains accueillaient sur leurs tables les aliments les plus hétéroclites : cigales, sautereles, autruches, gazelles, murènes de Sicile, anguilles du Méandre, turbots de l'Attique, huîtres d'Abdos, sangliers d'Ombrie, faisans d'Egypte, paons de Médie ; ajoutons-y des loirs assaisonnés au miel et aux pavots, des becs-figues au poivre, des chapons marines dans du lait, des crêtes-de-coq, des tétines de truie ; dans un festin, on servit un plat composé de cinq cents cervelles d'autruche ! La dégustation de pareils menus s'accompagnait d'un cérémonial compliqué.En entrant dans la salle du festin, chaque convive était accueilli par un esclave qui lui ôtait ses chaussures, lui parfumait les pieds, le revêtait d'une tunique blanche sans ceinture et lui versait sur les mains de l'eau de noigne et des huiles odorantes.Après quoi, le front ceint d'une couronne de roses, 11 s'étendait sur les lits de repos qui entouraient la table chargée de vaisselle précieuse.Seul, oserons-nous dire, le linge n'était pas fourni ; chaque convive apportait avec lui sa serviette, dans laquelle il ne manquait pas de glisser, en sortant de table, quelques friandises.Au reste, il était d'usage d'offrir aux convives des présents, coupes, couronnes, vases d'albâtre remplis de parfums, ce qui n'est pas sans analogie avec la coutume moderne des accessoires de cotillon ; mais pour avoir ceux-ci il faut danser, tandis qu'il suffisait à Rome d'avoir un bon coup de fourchette, et encore même pas, puisque l'on mangeait avec ses doigts ! tue too1*6 LE PLUS CHIC RESTAURANT FRANÇAIS AU CANADA 1521 PUE MOUNTAIN Un temple de la £ourmandiie v^mT Cuisine ¦M VinLLES PR0VIKCC5 FRANÇAISES |T-'CAP Sî/AARTIN.T£ilr (3 MIlLIS Ol POHT Ah 1/Ht lie ) T*l A&QOD »Wou»« SiS RESTAURANT DISTINGUÉ CUISINE SOIGNEE VINS — BIERES — LIQUEURS 1490 rue Drummond Montréal — PL.6345 "Prenez ma parole, voici une bonne idée ! OFFRE SPECIALE DES FETES (VALABLE JUSQU'AU 15 JANVIER 1946) L'abonnement annuel régulier est de S2.00 au Canada.Notre offre des Fêtes est comme suit : 2 cbonnements pour $3.50 3 abonnements pour $5.00 5 abonnements pour $8.00 et vous pouvez inclure votre abonnement personnel.(Aux Etats-Unis, ajouter 25* par abonnement).UNE JOLIE CARTE DE SOUHAITS portant votre nom et vos voeux accompagne le premier exemplaire de chaque abonnement-cadeau.La revue et la carte sont envoyées dans une enveloppe décorée spécialement pour les Fêtes.Pour una ratoattx ton ïïUb * •-*«
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