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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 52, no 901
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1946, Collections de BAnQ.

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REVUE ARTISTIQUE FONDEE EN 1895 Une autre primeur sensationnelle du "Passe-Temps" 1 UNE BIOGRAPHIE INÉDITE DE LA GRANDE CANTATRICE FRANÇAISE, NINON VALLIN Le Don — La Vocation — La Carrière — La Technique L'Interprétation — L'Enseignement — Le Travail Les Projets Le mois prochain."Le Passe-Temps" commencera la publication d'une passionnante biographie de la grande cantatrice française NINON VALLIN qui viendra chanter au Canada dans quelques mois.Cette étude constitue le premier et le seul document biographique existant actuellement sur Madame Ninon Vcllin.L'auteur.FRANCE MARTIS vit dans l'intimité de la grande artiste depuis des années et elle connaît non seulement tous les incidents de sa brillante carrière mais aussi tous les secrets de son Art.NINON VALLIN chante actuellement en Belgique, en Suisse et dans les casinos de France.Elle s'embarquera bientôt pour l'Australie où elle remplira d'importants engagements.Sur la route du retour, elle traversera le Canada et nous aurons le grand plaisir de la voir et de l'entendre dcns les principales villes du Québec.Nous recommandons à nos lecteurs et lectrices de retenir de bonne heure le numéro de septembre du "Passe-Temps", dans lequel paraîtra la première tranche de cette vie si intéressante .illustrée de belles photos inédites.C'est une primeur mondiale dont "Le Passe-Temps" est heureux de faire profiter ses amis.SOMMAIRE AOUT 1946 — No 901 MUSIQUE THEMES ET VARIATIONS .2.3 INTERVIEW EXCLUSIVE AVEC MARCEL DUPRE .4 L'ART DU TIMBALIER .5 SOUVENIRS D'OVILA LEGARE par ALFRED ROUSSEAU .6 UN ORGUE DANS UNE CAVE .7 POT-POURRI.8 ALBUM MUSICAL .10 à 16 CURIOSITES DU VASTE MONDE 14 JEUX DE SOCIETE.15 LA VIE BOURGEOISE DE JOHANNES BRAHMS par H.HEIN EC KE .18 WIDOR ET JEANNE D'ARC .20 TOI QUI FUS MON AMOUR poème par Henry DERIEUX.20 IL Y A 50 ANS DANS "LE PASSE-TEMPS" .22 EXERCICES D'ARTICULATION par I.-L.GONDAL .22 MOTS CROISES.23 ART ET BEAUTE LES BOUCLES D'OREILLE par Hélène CINGRIA .25 "MON VILLAGE U.S.A." .26 MODES DE PARIS.27 NAISSANCE DE LA SAISON NOUVELLE par Simone CHANDAI .27 Autorisé comme matière de seconde classe par le Ministère des Postes.Ottawa."LE PASSE-TEMPS" est publié mensuellement par les Edifions du Passe-Temps.(Inc.).627 ouest, rue Dorchester.Montréal 2.— Téléphone : MArqueffe 990S.Il est imprimé par l'Imprimerie Mercantile, Limitée.Les manuscrits, publiés ou non, ne sont pas rendus.— Direction : Eddy PREVOST ; rédaction : Roland PREVOST ; publicité : Paul PREVOST.ABONNEMENTS : Canada : $2.00 pour 12 mois : $3.75 pour 24 mois.Etats-Unis: $2.25 pour 12 mois.Autres pays: $2.50 pour 12 mois.Le numéro: vingt cents.L'abonnement est payable d'avance par mandai-poste ou chèque aitranchl.accepté et payable au pair à Montréal.— CHANGEMENT D'ADRESSE : Tout changement d'adresse doit être accompagné de l'ancienne.Avis doit nous parvenir au moins trente |ours avant le numéro d'où le changement sera eilectif.Pour discontinuer de recevoir cette revue, U faut avoir acquitté tous les arrérages.— Le Passe-Temps publie aussi de la musique en feuilles.MONTREAL.AOUT 1946 PAGE UN Thèmes et Variations Un geste généreux Il y a quelques semaines, l'église de Saint-Céleslin, dans le comté de Nicolet, ainsi que cinq maisons étaient ravagées par les flammes.C'est une perte de $300.000 que peuvent difficilement supporter les habitants de ce village.Aussi, plusieurs chanteurs et une pianiste ont-ils accepté ces jours-ci d'aller donner à Saint-Célestin cinq concerts au profit des sinistrés et pour aider à la reconstruction de l'église.Accompagnés au piano par l'excellente artiste Madeleine Raymond, élève de l'Ecole Supérieure de Musique d'Outremont, Paul-Emile Corbeil, Muriel Hall (soprano de Québec) Albert Viau, Gérald Duranleau, Jean Vincent, et Pierre Vidor ont été vivement applaudis par des milliers d'admirateurs venus de toutes les paroisses environnantes.Mlles GERMAINE JANELLE et AU-RETTE LEBLANC, pianistes duettistes très populaires à la Radio.Depuis une douzaine d"annnées, elles ont donné ensemble de nombreux concerts, surtout à ClTAC.Mlle Janel-le est pianiste attitrée à ce poste, où elle joue aussi sur l'orgue Hammond ; Mlle Leblanc y joue du Nova-Chord.Les duettistes font elles-mêmes leurs arrangements de musique populaire ef semi-classique.Originaires foutes deux de Sherbrooke, elles ont commencé ensemble leurs études musicales au couvent des Soeurs de Jésus-Marie et elles les ont continuées à Montréal.Guy Mouffette aux Variétés Lyriques On ne peut dire que Guy Mouffette soit "le Prince de nos fantaisistes" puisqu'il est probablement le seul, parmi nos comédiens, à posséder un esprit aussi alerte, une imagination aussi débordante.Les dirigeants de nos postes radiophoniques ont bien courte vue, eux qui ne savent pes employer comme ils devraient un talent aussi original.(Réclame non payée).Guy Mouffette reviendra à l'opérette le mois prochain, dans le rôle de Célestin de L'Auberge du Cheval Blanc que les Variétés Lyriques présenteront à compter du 19 septembre.On se souvient qu'il a déjà chanté avec la même troupe dans Valse de Vienne, Frasquita et Les Maris de Gineffe.En septembre, "Le Passe-Temps" publiera un poème inédit de Guy Mauifette.Les gagnants du GRAND CONCOURS 1946 du "Passe-Temps" Nous sommes heureux d'annoncer le nom des gagnants du "Grand Concours 1946" du "Passe-Temps" réservé au personnel enseignant.L'immense intérêt que ce concours a suscité parmi les amis du "Passe Temps" démontre que notre revue musicale tient une place importante chez nos pédagogues.Voici donc le nom des gagnants de notre "Grand Concours 1946" : 1 er Prix : M.Lorenzo Gagné, B.A., de l'Ecole Saint-Malo, à Québec.2e Prix : Mlle Claire Drouin, de l'Ecole Viel, boulevard Saint-Michel, Montréal-Nord.3e Prix: Rév.Sr Marie de Saint-Dominique, Ecole No 1, couvent du Bon-Pasteur, Mistas-sini.Comté de Roberval.Nous offrons nos plus sincères félicitations aux heureux gagnants et nos remerciements à tous ceux qui onf participé à notre "Grand Concours 1946".Il y a en France trois chapeaux célèbres : le bicorne de Napoléon, le canotier de Maurice Chevalier et le feutre "bohème" de Charles Trenet.L'auteur-créateur d'airs aussi célèbres que "Boum", "J'ai ta main", "Il pleut dans ma chambre", "La mer" et tant d'autres vient de taire à Montréal une apparition que l'on eût voulue encore plus sensationnelle.Le Fou Chantant a bien aimé notre ville et surtout nos Laurentides, où il a campé le plus longtemps, à Sainfe-Marquerite.C est son éditeur actuel, M.Raoul Breton, qui a découvert Trenet.De passage à Narbonne, M.Breton acheta un petit tableau dans une exposition de jeunes peintres.Le petit tableau était de Trenet, alors âgé de 1S ans.Le jeune rapin sauta "des quatre fers" en apprenant que l'acquéreur de sa toile était un éditeur très connu ; il offrit aussitôt ses chansons, dont la verve échevelée sonnait des accents nouveaux.Et il courut de Narbonne à Paris pour se laire acclamer, ce qui ne tarda pas.f f f Baguette Toscanini deviendrait-il président de la future République italienne, comme Paderewski le fut de la République polonaise ?L'éminent chef d'orchestre aurait contre lui les néofascistes, car, ainsi que rimait un poète : Tosca Nlni n'atme ni la Tosca ni Mussolini S'il aime toujours le macaroni.^ Mais peut-être le peuple italien aime-t-il a être mené à la baguette I .PAGE DEUX LE PASSE-TEMPS MARIANNE MICHEL, charmante ar tiste parisienne, qui a créé récemment à Paris la nouvelle chanson française que nous pub/ions en pages 14 et 15 de notre Album Musical.Maurice Chevalier écrivain A 58 ans.Maurice Chevalier, qui n'a rien perdu de sa jeunesse, vient de faire paraître ses souvenirs, sous le titre : Ma route et mes chansons."Le Passe-Temps" en publiera prochainement des extraits.A une journaliste oui lui demandait ses impressions d'auteur, Maurice a répondu : "J'étais tout fier, quand on m'a proposé d'écrire des souvenirs, mais partagé entre le plaisir de raconter et la peur d'écrire des blagues.Pensez donc ! Je n'ai presque pas été à l'école ! Jamais je n'ai fait une composition française et si j'ai passé mon certificat d'études, c'est par un coup de chance." — Quand avez-vous commencé à apprécier la lecture ?— Oh ! je peux bien vous le dire, "endant longtemps j'ai lu sans lire, je parcourais.C'est Charles Boyer qui m'a appris à lire vraiment ; j'avais quarante-cinq ans.Ça ne fait pas très précoce, hein ?Et, bonne nouvelle, la rumeur persiste que Maurice Chevalier viendra à Montréal au début de l'hiver.Espérons ! f ff I Alberta Folklore Quarterly Publication consacrée au folklore de l'Alberta.On y lit des contes populaires ,des récits de ranchers, et des faits sur l'histoire de cette province.SI par année.Alberta Folklore Quarterly, University of Alberta, Edmonton.Une perte pour notre monde musical La mort tragique de Raoul Paquet, organiste de Saint-Jean-Baptiste de Montréal, est un grand deuil pour la musique canadienne.Ce n'est pas là, pour une fois, un cliché.Nous n'avons que peu, que très peu d'hommes de sa trempe chez no3 musiciens : d'une honnêteté qui ne craignait pas les risques, d'une culture générale qui le plaçait au-dessus de la plupart de ses confrères, d'une modestie réelle qui le mettait à l'abri des mesquineries, d'une compétence profonde qui rendait si riche son enseignement.Enfin, un carcc-tère droit ,un cerveau droit.A la famille si douloureusement éprouvée, "Le Passe-Temps" présente ses très sincères condoléances.8 # « Un bel exemple Nous sommes heureux de proposer en exemple Mlle Marie-Anne Lapointe, institutrice à l'école De La Vérendrye, à Montréal.Chaque mois, Mlle Lapointe, qui possède une bonne culture musicale, fait lire par ses élèves des extraits du "Passe-Temps" qui est ensuite donné par voie de tiraqe au sort.Excellente méthode, assurément, de répandre chez les jeunes le goût de la musique et de la chanson.Nous félicitons Mlle Lapointe de sa belle initiative et nous espérons que son exemple sera suivi par de nombreux instituteurs et institutrices.Rappelons que la chorale d'enfants que dirige Mlle Marie-Anne Lapointe à l'école De La Vérendrye a mérité plusieurs fois des trophées au Concours annuel de la Chanson orqa-nisé par la section Côme-Cherrier de la Société Saint-Jean-Baptiste.# * tt Quelques oeuvres nouvelles de M.François Brassard Au cours d'une récente tournée de concerts, M.François Brassard a interprété quelques-unes de ses nouvelles compositions, entre autres les Orléanaises ou Impressions de l'Ile d'Orléans, suite de cinq pièces de piano dont certaines inspirées de chants folkloriques canadiens.D'autres de ses compositions pour piano, Le Moulin de Lirec, Fêtes nautiques, etc., ont été jouées plusieurs fois et sont très appréciées des musiciens.M.Brassard a également fait entendre, à l'orgue, sa Première Sonatine.Deux excellents chanteurs, MM.Robert Riverin et Alfred Bergeron, ont interprété un Deus Israel et un Panis Angelicus ; cette dernière oeuvre avait reçu un prix en 1942 lors du concours de la Société des Musiciens d'Eglise.Photo prise aux magasins Edmond Archambault, à l'occasion de la visite du grand ténor français GEORGES THILL qui s'est déclaré enchanté de connaître "Le Passe-Temps".A la gauche de Georges Thill, on voit MM.Pierre et Rosaire Archambault, M.Maurice Crépeault, de la maison Edmond Archambault, et le directeur du "Passe-Temps".MONTREAL, AOUT 1946 PAGE TROIS Une interview exclusive avec MARCEL DUPRÉ Le plus grand organiste contemporain L'éminent organiste français MARCEL DUPRE, que nous aurons Je plaisir n .noc\;ACT d'entendre en rèqlism Notxe-Dame de Montréal, le 17 septembre prochain,'sous.P°r "oiQncl rHLVCJSl Jes auspices de la Société Casavant./usgu'au IS décembre, le maître donnera ensuite 67 concerts au Canada et aux Etats-Unis.Le maître nous reçoit dans la charmante retraite que des amis lui ont trouvée pour lui permettre de se reposer avant sa tournée de concerts au Canada et aux Etats-Unis.C'est une maisonnette de style rustique, perdue dans la verdure.Nul bruit que celui de la brise dans les arbres, et souvent le son harmonieux d'un joli petit piano.En compagnie de Bernard La Berge, son imprésario pour l'Amérique, et George?Armand Robert, son imprésario à Montréal, nous arrivons chex le célèbre organiste par un après-midi ensoleillé.Au détour du petit chemin qui conduit à la ville, M.Dupré, madame Dupré et leur fille Marguerite nous accueillent avec une Joie sincère, une «Mobilité bien française.Nous nous asseyons devant le foyer de pierre.Les fauteuils sont larges, confortables.Simplicité du décor ; simplicité aussi de l'hospitalité souriante, celle de gens vraiment nobles.Malgré les protestations du maître, M.La Berge nous parle du formidable succès des cours et des concerts donnés du 24 Juin au 1er août, à Chicago, et U nous Ht un article du Chicago Tribune qui place Marcel Dupré au-dessus de tous les organistes contemporains.Succès prodigieux, en effet.L'admission aux master classes avait été limitée à 35 élèves.Dix Jours après l'annonce de ces cours, on a dû refuser 76 demandes de toutes les parties dos Etats-Unis.Chaque semaine.Marcel Dupré donnait un concert dans la splendide chapelle de l'Université de Chicago.Eh ! bien, 1 affluence fut telle à chacun de cos concerts que la chapelle était pleine à déborder, — malgré une chaleur vraiment tropicale.— et que 2.000 personnes persistèrent à rester au dehors et que l'on dut Installer des haut-parleurs.Jamais, ni aux Etats-Unis ni ailleurs, on n'a vu de telles foules à une série de récitals d'orgue.Les cinq concerts terminés, les auditeurs en exigèrent un sixième, où le maître fit entendre des Improvisations sur foutes Jes formes de la musique d'orgue.— Quel bond prodigieux a fait la musique aux Etats-Unis, commente Marcel Dupré.Au cours des dernières 25 années.J'ai donné aux Etats-Unis environ 750 concerts.Jamais, ah ! non jamais.Je n'ai osé rêver un tel engouement pour la musique d'orgue, pour la musique de Bach en particulier.Il y a quelques années, à Québec, ne m'a-t-on pas conseillé d'exclure de mon récital les oeuvres de Bach et de Franck ?Aujourd'hui, on en joue partout : le grand Cantor do Leipzig a donc attendu près de deux siècles avant de rejoindre les foules 1 — Et la France, demandons-nous, se relève-1 elle rapidement de ses ruines ?— Oui, certes, à force de travail, de ténacité, de courage, malgré des difficultés sans nombre.Ce qui m'a étonné le plus, c'est la rapidité avec laquelle ont été restaurées les voies de communication : en peu de temps, en très peu de temps, nos ingénieurs ont rebâti les ponts (provisoires mais suffisants), les gares de triage, etc., car il fallait d'urgence ravitailler les grandes villes menacées de famine.Mais la situation alimentaire reste précaire : songez que les adultes n'ont pas eu de lait depuis six longues années.Notre plus bel espoir : une récolte abondante qui nous aiderait à passer un hiver moins pénible que leB précédents.De la Touralne, on nous écrit que les céréales, la vigne, les pommes de terre donneront bien ; par contre, très peu de fruits.— Nos Journaux ont publié maintes photos d'églises françaises détruites.Le désastre est-Il si grand qu'on l'imagine ?— La Normandie est une des régions qui ont le plus souffert.Et cela vous touche profondément, vous Canadiens français, qui êtes aussi, pour la plupart, des Northmen.Il ne faut pourtant paB oublier que tous les noeuds ferroviaires, — Orléans.Tours.Bordeaux, etc.— ont été terriblement bombardés et que souvent les objectifs militaires n'étalent pas les plus atteints.Nous avons six ou sept cathédrales mutilées, et au moins dix do nos meilleures orgues sont perdues.Quand pourrons-nous restaurer, reconstruire ?Dieu seul le sait.En ce moment, les organlers ne produisent gue très peu, faute de matières premières."Une chose, cependant, sur laquelle Je veux insister, c'est l'immense labeur de la France actuelle, surtout de la jeune Franco.Le zèle au travail de la jeunesse artistique, entre autres, est inconcevable : sous-alimentation, manque de chauffage, rien n'entrave son effort.On peut en dire autant de nos savants, de nos intellectuels on général.Tenez : pendant la guerre et depuis l'occupation, que de fois mes élèves ont dû travailler pendant des heures à la lueur des bougies, les doigts figés par le froid ! Que des talents, de grands talents, se développent dans une telle misère, cela prouve bien que la France se relèvera, parce que chacun lait sa part.Je sais bien : nous vivons une époque inquiétante ; mais avec l'aide de Dieu nous en sortirons.La France, quant à elle, en sortira grandie." ¦— Avez-vous trouvé, maître, le temps et les moyens matériels d'écrire ou de publier des oeuvres nouvelles ?— Pendant l'occupation, j'ai entrepris ou terminé plusieurs compositions ; j'ai pu les publier depuis la libération mais uniquement parce qu'elles se vendaient à l'étranger.J'al écrit Evocation (symphonie en trois mouvements).Le Tombeau de Titelouze (recueil do 16 chorals), une Suite en quatre mouvements, deux Esquisses : et je prépare en ce momont un poème symphonique que j'intitulerai probablement Vision.Enfin, j'ai publié, en 12 volumes, une édition classique des oeuvres de Bach pour orgue, avec annotations, doigté, etc.Puis la conversation se porte sur l'avenir artistique, l'avenir musical du Canada français, auquel Marcel Dupré s'intéresse si sincèrement — Comme les Américains, dont vous subissez évidemment l'influence, nous dit-il, vous avez fait, en musique, des progrès en profondeur, au cours des dernières années.Ce sont les maîtres, les écoles qui préparent l'avenir : vos écoles de musique n'ont jamais été aussi bien préparées à leur lâche difficile.Vous avez de Jeunes talents qui sauront se réaliser à condition de travailler beaucoup, et surtout de travailler méthodiquement.C'est sur ces paroles encourageantes que nous quittons l'éminent organiste français, si près de nous par la France et par l'Art.R.P.PAGE QUATRE LE PASSE-TEMPS FRANK GARIEPY avec quelques-uns de ses instruments : timbale, grosse caisse, tambour.Boum !.Rrrrrrrrrrrrra .Boum-a-boum ! .Cling-cling .tap-tap-tap .Ding l.Etc.Voilà illustrée (à peu près) la musique que Frank Gariépy.le meilleur timbalier à Montréal, nous fait entendre dans les concerts d'orchestre.Beaucoup de mélomanes (et même de musiciens) ne comprennent pas grand'chose à l'imposante artillerie des instruments à percussion : timbales, cymbales, grosse caisse, tambour, tam-tam, vibraphone, xylophone, carillon, triangle, gong, bloc oriental, castagnettes, tambourine.Et ils ne se doutent pas du sens musical qu'il faut posséder, — sans compter les vastes connaissances, — pour donner avec précision et mesure, sur l'un de ces instruments, quelques rares notes suffisantes pour "créer l'atmosphère".Frank Gariépy pouvait à peine tenir la mailloche que son père lui apprenait à frapper sur un tambour, et en mesure, s'il vous plaît.Car le papa, excellent musicien, n'entend pas de badinage quand il s'agit de musique.Dans la famille Gariépy, du plus vieux au plus jeune, on est musicien.Les deux grands-pères de Frank jouaient de la bosse à vent et ils ont fait partie des meilleurs orchestres et des meilleures fanfares de Montréal ; sa soeur Adrienne est pianiste, son cousin Arthur est tambour, et d'autres cousins et cousines sont violonistes, pianistes, etc.Dans ce milieu éminemment favorable, Frank Gariépy a vite développé son talent, et il apprit la trompette en plus des instruments à percussion.A l'âge de 15 ans, il était déjà instructeur de tambour chez les Cadets Saint-Pierre.Et tout de suite, il obtenait des engagements dans les cinémas, les clubs, à la radio.Depuis plusieurs années, il fait partie de nos grands ochestres : Concerts Symphoniques, Philharmonique de Montréal, L'ART DU TIMBALIER Renseignements intéressants fournis par Frank Gariépy.membre des grands orchestres symphoniques de Montréal.Festivals de Montréal, et il a reçu les félicitations des plus éminents chefs d'orchestre : Ormandy.Kurtz, Goldschmann, Monteux, Defauw, Fidler, Whiteman, Pelletier, Agostini, Durieux, Raymond Denhez, Jean Deslauriers, et autres.Notre jeune musicien, soucieux de se perfectionner, a obtenu des leçons privées de George Braun, le célèbre timbalier du Metropolitan Opera.Comme nous le disions au début, le rôle des instruments à percussion est de créer l'atmosphère et d'accentuer le rythme.Cela ne va pas sans de grands risques pour le timbalier, qui doit posséder à fond la lecture des partitions et savoir doser exactement chacun de ses gestes.Les instruments à percussion répondent si bien aux besoins rythmiques de la nature que leur oriqine remonte à la plus haute antiquité et que.chez certains peuples, ils font à eux seuls toute la musique.Un timbalier diqne de ce nom possède un arsenal cssez coûteux : plus de $3,000.Il y a d'abord la série des timbales, sortes de grandes cuvettes de bronze sur lesquelles est tendue une peau de veau.Dans l'orchestre régulier, on se sert de timbales de 25" et de 28" de diamètre, qui coûtent environ $600.L'instrumentiste doit frapper à 3 pouces du bord pour obtenir au moins 220 vibrations à la seconde.Les grands orchestres symphoniques ont souvent besoin de quatre timbales (25", 26", 29" et 30" de diamètre) dont la tension est réglée par une pédale ou par des vis.Dans la même famille que la timbale, il y a la grosse caisse, la petite caisse (ou tambour) et le tam-tam.(Chauncey Moorehouse a joué en solo, à la N.B.C., sur 24 tam-tams de diamètres différents, ce qui était un exploit sans précédent.) La famille du xylophone comprend d'abord le xylophone (lames en bois de rose ; 3, 4, 5 octaves ou plus) ; et le vibraphone (lames d'acier ou d'aluminium, avec moteur électrique actionnant le trémolo et 3 octaves disposées chromatiquement comme dans le piano).Viennent ensuite le carillon, tubes en cuivre chromé ou nickelé allant du Fa au Fa ; le triangle, simple barre d'acier deux fois coudée que l'on frappe avec un petit maillet du même métal ; les gongs (oriental, chinois, turc) ; le bloc oriental (morceau de bois dur et creux qui ne se fabrique qu'en Chine) ; les castagnettes (deux coquilles d'ébène claquant l'une contre l'autre) ; et occasionnellement des instruments aussi curieux que le bongo, les cloves, le guiro, la mâchoire d'âne, les maracas, etc.(Suito à Ja page vingt-quatre) FRANK GARIEPY devant deux timbales.A sa gauche : un xylophone.A sa droite : un vibraphone et une cymbale.MONTREAL.AOUT 1946 PAGE CINQ LES SECRETS DES COULISSES OVILA LEGARE dans le rôle-titre de "Marius", qua l'Equipe avait présenté au Monument National.Ce lut l'un des grands succès du comédien.(Photo prise pendant une représentation par Evaziste Des Parois) Professeur à 18 ans.— Quelle chance miraculeuse pour le jeune Ovila ! Des acteurs, des vrais, lui avaient donné un rôle dans la pièce : Le Homard et les Plaideurs.Succès complet.Dans son enthousiasme, le jeune aspirant ne s'était pas contenté de son seul rôle, il avait appris toute la pièce par coeur.Témoins du fameux succès, de jeunes amis supplièrent Ovila de leur donner des leçons.Une troupe fut formée.On décida de monter : Le Homard.Le professeur, sachant la pièce par coeur, fit entrer chaque rôle profondément dans la tête de chacun de ses élèves, trop profondément, hélas ! car, au grand désespoir du jeune maître, quand on donna la pièce devant le public tous les acteurs parlaient pareillement, même voix, même timbre, mêmes intonations, même diction, etc., chacun donnait une imitation parfaite du professeur.Il n'y avait que des Ovilas sur la scène.Quand on est serre-lreln.—¦ En 1920, à Saint-Jean-Berchmans.Conseillé par le vicaire de la paroisse, le jeune Ovila monte une pièce avec des, camcrades.Tout marche très bien.Les rôles sont appris à la perfection.Mais, le soir de la représentation, vers sept heures, pendant qu'Ovila se grise à l'avance du triomohe prochain, Alfred Sarrasin, qui tient le rôle le plus long de la pièce, vient lui dire qu'il ne pourra Amusants souvenirs de OVILA LÉGARÉ par AHred ROUSSEAU pas jouer car il a reçu un ordre exprès du C.P.R.d'aller travailler sur le train 2687, un employé tombé malade devant être remplacé immédiatement.Heur et malheur I.Le rôle est confié à l'électricien de la salle qui ne peut faire mieux que de le lire sur la scène.Le public s'embête copieusement.Ovila serre les dents, pendant que là-bas : "Pouff I Pouff ! Pouff I " Sarrasin, victime du devoir, serre Ie3 freins.L'amiral noyé.— Un jour, Ovila jouait le rôle d'un lieutenant de marine.Accusé de trahison, il était sous arrêt.Son amiral, le sachant innocent, vint le voir pour l'assurer de sa protection.Hélas ! cet amiral qui avait mal choisi son temps pour prendre "un p'tit coup", s'endormit sur sa chaise et ne donna plus que des ronflements pour répliques.Il fallut trouver un truc pour le sortir en douce.Ma blonde va chanter.— Autre écho de la jeunesse d'Ovila.Un soir de représentation dans une salle paroissiale, Ovila prévint ses camarades, Alcide Héroux, Jean SarTasin et Ovila Morin que sa blonde allait chanter pendant l'entr'acte."Vous allez voir comme elle va faire sensation I " La chanteuse était accompagnée au piano par sa soeur et c'était sa cousine même qui tournait les pages du cahier de musique.Elle chanta comme un ange.Tout alla bien.Musique et chant prenaient de l'ampleur brillamment.Tout à coup, la chanteuse s'arrêta net, paralysée.Puis, esquissant un salut, elle sortit brusquement de scène.Le trac ?Non.La cousine trop nerveuse avait tourné deux pa-qes au lieu d'une et l'accompagnatrice n'y avait vu que du feu.O jeunesse intrépide / — Ceci pour faire réfléchir le tout jeune homme et la toute jeune fille et les inviter à y penser deux fois avant de se lancer dans la carrière théâtrale où ils s'imaginent que tout n'est que plaisir et enchantement.Avec les camarades, Jules Ferland, Paul Chartrand et Henri Campeau, le jeune Ovila donna une représentation de la pièce : Un Gendre pour deux Beaux-Pères dans un très petit village non loin de Montréal.Une grange servait de théâtre.L'entrée des artistes se faisait par l'écurie.Là, les artistes durent s'embarrasser les jambes sur une vingtaine de petits gorets avant d'atteindre une échelle fixée au mur.Et, ce n'est pas tout.Une fois la pièce commencée, Ovila, jouant son rôle.et brandissant une chaise, frôla le drap qui servait de toile de fond et attrapa la tête de Jules Ferland en train de repasser son rôle.Le malheureux s'écroula sans connaissance.On réussit à le ranimer et il put jouer quand même.Non, la vie de l'acteur n'est pas toujours un lit de roses.Donne-moi ton rôle.— Une revue d'Henri Letondal.Scène burlesque de L'Aiglon en anglais avec Ernest Loiselle et Barry.Ce dernier finit par se lasser de son rôle de Flambeau."Donne-le moi", dit Ovila qui jouait dans un autre numéro mais avait amplement le temps de cumuler les deux rôles.Il joua le rôle de Flambeau en Juif américain qui veut engager le jeune duc de Reichstadt OVILA LEGARE tel qu'on le rencontre chaque jour.PAGE SIX LE PASSE-TEMPS pour donner un show.Il eut un succès lou.Ah I les temmes ! — Notre homme était dans la coulisse, derrière une porte, attendant le moment précis de son entrée.Mesdames Legaré et Blanche Gauthier étaient sur la scène.On jouait sans souffleur.Ovila les écoutait parler et se demandait ce qu'elles avaient à bavarder au lieu de jouer leur rôle.Il rageait."Ah ! les femmes ! Ça fait 50 fois qu'elles jouent ma pièce et elles ne savent pas encore leur rôle I C'est décourageant I Regardez-les patauger !." Tout à coup, notre homme entendit sa femme murmurer tout près de la porte : "Qu'est-ce que tu attends pour entrer, Ovila ?Il y a cinq minutes que nous avons terminé notre scène ! " O distraction d'un auteur-acteur I Pourquoi s'énerver ?— La pièce : A chacun sa destinée.Ovila était en scène avec Eugène Daigneault.Dans la coulisse, le fils d'Ovila soufflait.Survint quelqu'un.Machinalement, le jeune homme engagea une conversation.Mais voilà que Daigneault cherchant sa réplique, attend le souffleur.Rien.Les secondes passent.Rien.Silence de mort.Décidé d'en prendre son parti, l'acteur s'installa tranquillement dans un fauteuil et murmura avec une patience angélique : "Attendons !.Ça va peut-être finir par venir ! " En effet, cette exclamation attira l'attention du souffleur qui réussit à donner la réplique désirée.Un point, ça finit là I — Maria Chapdelaine au Stella.Un acteur fait faux bond.Barry dit à Ovila : "Tu vas jouer le rôle de Lorenzo Surprenant ce soir." — "Mais, je ne sais pas le rôle ?" — "Apprends-le 1 " — "Vous allez me donner au moins une répétition ?" — "Pas nécessaire." — "Voyons ! c'est impossible I Je ne peux pas jouer comme ça à brûle-pourpoint I " — "Tu joues Lorenzo Surprenant, ce soir, un point, ça finit là I " Ovila s'exécuta et tout fut pour le mieux.Qui suis Je ?— César me fit naître ; Chopin : disparaître.Et Fanny: renaître.En jouant Marius.— Roland Che-nail aimait beaucoup la façon de parler d'Ovila alias César, et s'appliquait à l'imiter.Un jour que le père, tourné vers le fond de la coulisse, allait apostropher son fils, une voix venue de la coulisse se fit entendre : "Dis, Marius, grand feignant, à quoi tu rêves ?" L'imitation était parfaite, l'acteur en fut saisi de surprise, et le public ne s'aperçut pas de la substitution.ROSAIRE CHEVALIER, âgé de 26 ans.gui avec son Itère Julien a cons-rruif dans la cave do la maison paternelle un orgue à deux jeux et deux claviers.DEUX JEUNES GENS DE LONGUEUIL CONSTRUISENT DANS UNE CAVE UN ORGUE A DEUX CLAVIERS En 1942, un jeune électricien-muci-cien de Longueuil, Rosaire Chevalier, fabriquait un tuyau d'orgue actionné.par un aspirateur électrique.Cela lui donnait une note, le Sol.L'ambition et la curiosité étant ainsi provoquées, il entreprit la construction d'un orgue, presque un vrai, sans pourtant connaître grand'chose du mécanisme.Avec son frère plus jeune, Julien, maintenant âgé de 23 ans, il passa de longues heures à observer le montage de l'orgue de l'église Saint-Georges, à Montréal-Sud.En quelques semaines, ils avaient réussi à créer, — c'était presque une création, — un orgue à 1 clavier, avec pédalier de 24 notes, et 61 tuyaux.Ces débuts intéressants ne pouvaient cependant pas satisfaire nos deux jeunes organiers.Dans un coin de la cave familiale, avec des outils rudimentaires, ils commencèrent en décembre 1944 un autre instrument, cette fois plus élaboré, que nous avons vu et admiré.Le 11 novembre 1945, grande journée dans la famille Chevalier ! On inaugurait enfin l'orgue à deux claviers, 158 tuyaux, pédalier de 32 notes, et deux jeux.Tout le monde voulut l'essayer : d'abord Rosaire, (ex-trompette des Canadian Grenadier Guards), le dessinateur-ingénieur-électricien ; puis son frère Julien, l'ébéniste, qui déchiffre assez bien la musique ; puis la maman, parfois organiste à l'église paroissiale ; puis le papa, qui s'intéresse depuis toujours au "roi des instruments".Les jeunes gens avaient raison d'être fiers de leur oeuvre.Non seulement avaient-ils pu, à force d'ingéniosité, monter un orgue complet dans le réduit étroit d'une cave, mais ils s'étaient payé le luxe d'inventer plusieurs parties du mécanisme : le tremolo, certaines commandes électif , ______mutiques, les 80ufllet8, les registres, etc.On imagine aisément la somme de matière grise et d'habileté manuelle qu'il fallut dépenser.Pendant des mois, tous les loisirs furent occupés soit à ouvrer des pièces, soit à éprouver le mécanisme, soit à résoudre des problèmes souvent ardus.L'orgue contient en effet plus de 13,000 pièces différentes: 158 tuyaux, 183 électro-aimants, un circuit en parallèle, des commandes à rouleaux d'une admirable précision, quatro sommiers, des registres, des soupapes et le reste.Songez que chaque commande a exigé deux semaines de travail, qu'il a fallu calculer avec minutie la longueur et le diamètre des tuyaux et souvent refaire une pièce imparfaite.Sauf quelques tuyaux, les touches et les tirettes (achetés chez Casavant) tout a été fabriqué par Rosaire et Julien Chevalier, y compris la console, une fort belle console en chêne.Chef-d'oeuvre d'ingéniosité et de patience ! On peut prévoir que ces jeunes Canadiens français, — ils ont huit frères et soeurs toujours prêts à collaborer, — ne s'en tiendront pas là et qu'ils nous surprendront un jour par quelques trouvailles où s'affirmeront encore leurs connaissances acoustiques et mécaniques.R.P.MONTREAL, AOUT 1946 PAGE SEPT On dit que le plus jeune artiste de concert est Fanou Catheron.extraordinaire pianiste française, âgée de 9 ans.* lt » Un joueur de tambour qui a un peu à"esprit d'observation peut prédire la température sans risque d'erreur.Si ie son est mat, il pleuvra ; s'il est "sec", H fera beau.t » » Georges Feydeau, l'auteur du "Voyage de Monsieur Perrichon", avait un esprit sarcastique que l'on redoutait.Un chanteur fort vaniteux lui demanda un jour : "Etes-vous allé m'entendre à mon dernier réci-tal ?" — "Mais oui," répondif Feydeau, "et je vous en demande pardon." * « « // est évident que l'auteur du qrand succès populaire "Besame Mucho" n'ignorait pas l'un des deux thèmes du célèbre Concerto de Schumann pour piano et orchestre.Coïncidence pour le moins curieuse.Il tt # Le mot français "tambour" remonte jusqu'au vieux mot arabe "tabûl" et est passé en France par l'italien "tamburo".Aux 12e et 13e siècles, on écrivait "tabor".— Le mot "orchestre" (féminin jusqu'au 18e siècle) est emprunté au grec "orkeisthai", partie du théâtre où évoluait le choeur.* It tt Dans sa jeunesse, Jean-Sébastien Bach parcourut deux cents milles à pied pour aller entendre à Lubech le grand organiste danois Buxtehude.» tt » Arthur Rodzinski, directeur de la New York Philharmonie Symphony, ne s'inquiète pas du rationnement du beurre.U s'en fabrique lui-même dans son appartement de New-York, tt « tt Les chansonniers les mieux payés à Hollywood sont Johnny Burke et Jimmy vau Heusen.les auteurs des airs maintenant célèbres de "Going my way" et "Bells ot St.Mary's".Ils gagnent chacun $150,000 par année.Leur "hit" le plus sensationnel a été "Swingin' on a Star", dont la vente en feuilles a dépassé le million ; on en a enregistré sur disques 20 versions différentes.D'après le Dr Edward Podolsky, dans son récent ouvrage "The Doctor Prescribes Music", on peut taire gâter un oeuf en une minute, en jouant tout près une musique à notes aiguës.* | # A quelqu'un qui lui demandait pourquoi il restait célibataire, Brahms répondit : "Personne ne pourrait me tolérer.Et si une femme se déclarait prête à prendre ce risque, je ne voudrais pas, pour ma part, d'une femme de si mauvais goûf".» tt # Le célèbre altiste William Primrose possède un magnifique instrument Amati daté de 1630.Primrose, né en Ecosse, fit ses débuts en public dès l'âge de 10 ans, alors qu'il interpréta le concerto de Mende/ssohn pour violon.C'est son professeur Eugène Ysaye qui lui conseilla de quitter le violon pour l'alto, le papa Primrose étant lui-même brillant altiste.Il « » Après un de ses récents concerts en Angleterre, le violoncelliste Maurice Eisenberg se sentait fatigué.La loge était pleine de monde.Un monsieur s'offrit à donner un massage à l'artiste, ce qu'il fit très habilement."Qui est cet excellent masseur I " demanda Eisenberg."Oh I dit quelqu'un, il s'y connaît en anato-mie.C'est le meilleur embaumeur de la ville I " » * tt Stradivarius était âgé de 83 ans lorsqu'il fabriqua en 1727 le violon qu'emploie habituellement Zino Fran-cescatti.L'éminent violoniste est actuellement en France, son pays natal, avec Mme Franceseatti, née Yolande Potel de la Brière, elle-même violoniste de grand talent.Franceseatti reviendra en Amérique en janvier.8 9* Du curieux et fantaisiste Eric Satie, l'auteur des "Gymnopêdies' 'et des "Morceaux en forme de poires", on pourrait faire un volume de ses réflexions originales : "Quand j'étais jeune, on me disait : Vous verrez quand vous aurez cinquante ans.— J'ai cinquante ans ; je n'ai rien vu." "Je suis venu au monde très jeune dans un temps très vieux." "Bien que nos renseignements soient faux, nous ne les garantissons pas." Le pianiste chilien Claudio Arrau vient d'accomplir, à Philadelphie, un véritable exploit : dans le même concert, il a interprété les deux grands concertos pour piano de Brahms (les Nos 1 et 2).Claudio Arrau (âgé de 43 ans) a donné, depuis six ans, 380 concerts.11 peut jouer de mémoire toutes les oeuvres de Bach pour piano, toute l'oeuvre pianistique de Mozart (y compris 21 concertos), toutes les sonates et cinq concertos de Beethoven, et les sonates de Schubert.* s 9 Quand le compositeur de la "Rhapsodie in blues", Gershwin, vint lui dire : — Maitre, je dois vous avouer que je compose un peu comme les tziganes jouent du violon : d'instinct.Mais je n'ai jamais étudié ni la composition, ni Forchestration, ni le contrepoint.— Vous avez néanmoins écrit des chefs-d'oeuvre.Que voulez-vous de plus?— Que vous me donniez des leçons.Car seul Strawinsky peut donner des leçons à Gershwin.Mais comme je gagne beaucoup d'argent, je tiens à vous payer largement.— Combien gagnez-vous ?demanda Strawinsky.— Oh / cette année, répondit Gershwin, j'ai fait deux cent cinquante mille dollars.— Ah ! répartit Strawinsky, alors c'est vous qui allez me donner des leçons.* # # Chef d'orchestre au Metropolitan Opera de New-York, U reprenait vertement Géraldine Farrar qui s'énervait : — JV'oubfiez pas, monsieur, que je suis l'étoile de la maison I — Scintillez en mesure I répondit sèchement Toscanini.9 1» Nos historiens se sont apitoyés sur les incendies de fermes par les Anglais, le long du Saint-Laurent, à l'époque de la conquête.Que diraient-ils s'il vivaient en Iran ?En lait d'invasions et de massacres, ce pays en a vu de toutes les couleurs : Les Assyriens, les Scythes, les Grecs, les Romains, les Arabes, les Turcs Gnoses, Gengis Khan.Tamerlan et à"autres ravagèrent et pillèrent tour à tour Ylran.Cela ne suffit-il pas à expliquer le fatalisme des Iraniens ?PAGE HUIT LE PASSETEMPS 036 985 'EXAMEN de la VUE • VERRES CORRECTEURS • l« Spectaii.1.LORENZO FAVREAU, o.o.d.ef Ml assistante optom.frfsies-opricians Ba.O.Bureaux chai Tait-Favreau 265 Esl.Sto Catherin» LA.6703 6890 rue St-Hubert CA.9344 1231 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal ALFRED LALIBERTE Enseignement du piano et du chant (Français, anglais, allemand) Rendez-vous par correspondance seulement.Tout ce qui est joli et nouveau en MUSIQUE et BRODERIE se trouve dans la revue RAOUL VENNAT Enrg.3770-3772, rue Saint-Denis, MONTREAL Prix : Canada : I2c par an — Etats-Unis : 25c par an.MUSIQUE PROCURE GENERALE DE MUSIQUE ENRG.9, rue d'Aiguillon QUEBEC, Can.MUSIQUE EN VOGUE ! (Grand format — avec accompagnemenO REVE D'AMOUR.Franz Liszt ALBUM DU "VAGABOND QUI CHANTE" renfermant J / mélodies choisies CONSOLATION.S.Moisse ORGUE MARCHE NUPTIALE .Meldelssohn ai rangement Eugène Lapierre Envoyer timbre de 20 pour recevoir le dernier catalogue de musique du PARNASSE MUSICAL LACHUTE, QUE.$0.50 S0.75 $0.40 $0.25 L'ESPAGNOLE, Op.54 No 3, pour piano, par Serge Bortkiewicz.Les oeuvres do Bortkiewicz sont presque toujours d'inspiration russe ou orientale.La musique espagnole étant fortement teintôo d'orientalisme, celte belle pièce pour piano illustra très bien la manière de ce compositeur qui habite Constantinople dopuis 1921.MARIANNE S'EN VA-T-AU MOULIN, harmonisation nouvelle de Alfred Laliberté.Voici l'une des plus populaires de nos chansons de folklore.Elle est encore très répandue en France, avec des variantes.On remarquera la simplicité de l'harmonisation : la musique exprime le pas sautillant de l'âne Catin.Il faut l'interpréter avec finesse et •sprit.SEBASTIEN LE PINGOUIN, nouvelle chanson enfantine, paroles de Poterat, musique de Guy Lafarge.Boaucoup do nos lecteurs nous ont fait part do lour plaisir de voir parfois dans "Le Passe Temps" des chansons onfantines : "Tous par la main" (Numéro de février 1946)."Le petit sapin" (Numéro do décembre 1945) et d'autres.ROGER FILIATRAULT du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles et du Conservatoire National de Paris Enseignement scientifique de l'art vocal besé sur l'Emission Physiologique d'après les données du Docteur Wicart de Paris Professeur Ecolo Supérieure de Musique d'Outremont Professeur Ecole de Musique Université d'Ottawa Professeur Ecole Normale de Musique Institut Pédagogique Tout jeune pianiste doit pratiquer durant les vacances.Procurez-lui un bon piano reconditionné GARANTIE — 5 ANS.500, Rue Sainte-Catherine Est MA.6201 MONTRE S t.AOUT 1946 PAGE NEUF PIANO L'ESPAGNOLE SERGE BORTKIEWICZ, OP.54.No 3 Andantino mf mf espressivo L ï * 3 aat t-""""^I,.! 4 5 lit t 3 PAGE DIX LE PASSE TEMPS " ï -¦ - "t! " —1 ft r »r?f 1 1—J-**—' ' ^-1 r «-> J-'-¦ f-1 —'*"~p—1— -*I=:P—!— _:_¦_• f 7 ^ MONTREAL.AOUT 1946 PAGE ONZE VIEILLE CHANSON DU TERROIR Par un lundi au matin Musique et paroles recueillies par Elie CHAMPOUX CHANT Harmonisation de Henri MIRO PIANO a i .Couplets lun - di bu ma- tin m J'ai laÎB-sé ma femme au li-te, Youpet youp et youpe là là, Jai laisse ma .emnn>au : r Sali m m !:_»-•» wi.nartm^niun oo a j;.i,.L.,;'m'™.A dé- jeu ner j'm'enpas-sa.li - te," A dé- jeu-ner j'm'en pas sa, A dé-jeu-ner j'm'en pas- sa, fï> Fin É m -|._ 4 -JL f r # — e r Voilà midi qu'ille sonne, Youp et youp et youpe là là.Voilà midi qu'ille sonne, A ma maison j'm'en allas.J'm'suis caché derrièr' un' porte, Youp et youp et youpe là là, J'm'suis caché derrièr' un' porte, A coups d'bâton j'ies assommas.Vous voyez ces jeunes dames, Youp et youp et youpe là là, Vous voyez ces jeunes dames.Quand le mari n'y est pas, J'aperçus ma femme à table, Youp et youp et youpe là là.J'aperçus ma femme à table, Avec elle un avocat.J'n'ai bougré un coup sur ma femme, Youp et youp et youpe là là, J'n'ai bougré un coup sur ma femme.Elle tomba sur l'avocat.Y mang'nt tout' la crème douce, Youp et youp et youpe là là, Y mang'nt tout' la crème douce.Ensuite y diront qu'c'est les chats.Droite réservés 1946 — Canada et 17.S.A.— Les Editions du Passe-Temps.Inc.Monliéal.PAGE DOUZE LE PASSE-TEMPS NOUVELLE CHANSON ENFANTINE %¦ REFRAIN Soin le m.leil dt ml.nuit, ^'e»t mol S« .has .tlen.Twni'Tirns! U |o .li pin .goiiiit GouinlGmiin! C'ett mol St.lut .tien.fW n r tmnHtM IMS »y EDITIONS E M LU 16.ma Salnl-Ma.c, Paru.?Paroles de POTERAT REFRAIN : C'esl moi Sébastien, Tiens ! Tiens ! Le joli pingouin, Gouin 1 Gouin ! Musique de Guy LAFARGE Mon grand-père était marquis Et le long de la banquise Il promenait sa marquise Sous le soleil de minuit.Au Refrain : Ils allèrent ce soir-là Dans un bal plein d'élégance Et firent des révérences Et dansèrent des polkas.Au Refrain : Le marquis tomba dans l'eau Glissant soudain sur la glace Et l'on vit surgir en face Un énorme cachalot.Au Refrain : 2 Ils partaient en société ; Tous deux avaient fait toilette.Lissant la plume et l'aigrette.Comme gens de qualité.Au Refrain Marquis Pingouin but du vin Qui lui monta à la tête Et la marquise en goguette Zigzaguait sur le chemin.Au Refrain.Mais le méchant cachalot Fut péché par la marquise Et put voir, quoi qu'on, en dise.Qu'un pingouin n'est pas manchot.Au Refrain : MONTREAL.AOUT 1946 PAGE TREIZE CURIOSITÉS DU VASTE MONDE NOUVELLE CHANSON FRANÇAISE TOUT DOUX Valse chantée Paroles de Jacques LARUE V»lsn Musique de Louis FERRARI .est De en é.cou.tant cet air - là Qu'ujie ce jo.li rc.vc d'à _vril, Do ces nuit le cœur las Pour rion lu t'en al _ lâs7~: vieux i .nu _ tiles.Ce soir quo res.te - t-il?.El Le com.me co soir en si _ len sou.ve-nir d'u.rtc ren _ gai -t-I-——I-1- ce.Le vieux dis .que tour-ne, Un por _ trnit.quclques Do 7 Fii nui] .naît sa ro _ man fleurs, et ma pei REFRAIN Solx Dot Mon Mot; vieux pho - no.Tout doux, .tout doux, Berce mon cha .grin, Tout vieux pho no.Tout doux, tout doux, Berce mon cha grin, Tout doux, tout doux, Rt -pé.- tant les mots.Tout doux, tout doux.De son doux, tout doux, Rf5-i>é .tant" les mots.Tout doux, tout doux.De son Tous droits réservés pour tous pays.Copyright 194S par Edifions EJH.I/.1.Pans.¦ Nombreuses sont les familles canadiennes dont les noms ont été changés.Sir Louis-Hippolyte Lafontaine était un Ménard ; les Villan-court sont devenus les Vaillancourt ; les Paquet étaient des Pasquier ; les Sicotte étaient des Chicot ; les Aubry étaient des O'Brennan ; les Faber sont devenus des Fabre, des Faure, des Faivre.La famille Langlais est descendante d'un petit Anglais trouvé et dont personne ne savait le nom.¦ Champlain, on le sait, était un fervent catholique.Pourtant il était né dans une ville huguenote.U avait épousé une huguenote.Il fut protégé par un calviniste, M.de Monts.Et jamais on n'a pu trouver trace de son baptême dans une église catholique.(Le Progrès du Golfe) ¦ La compagnie Goodyear termine la construction d'un dirigeable de 950 pieds de longueur, au coût de $8,000,000.Co dirigeable servira au transport des passagers et du fret entre l'Amérique et l'Europe.Il portera près de 300 passagers.Le transport par dirigeable est plus lent que le transport par avion et plus coûteux que par paquebot ; mais il est absolument silencieux, sûr, et à l'abri de toutes les tempêtes.¦ La Science recule les frontières de la Mort.Ceux qui ont vu le film soviétique sur la résurrection d'un chien et même d'une tête de chien mort le savent.Le Dr Negovski a "ressuscité" plusieurs personnes qui étaient réellement mortes et qui aujourd'hui travaillent comme auparavant.La méthode du Dr Negovski réussit dans 12 cas sur 51.Les expériences ont démontré que c'est le système nerveux qui meurt le premier.¦ Au début de la guerre actuelle, on épilogua beaucoup sur les célèbres prophéties de Nostradamus, qui écrivit ses Centuries au 16e siècle.Bon nombre de ses prophéties se sont révélées exactes.Une des plus étonnantes est celle où il donne en toutes lettres le nom d'Hitler : Du flhin ef d'Hitler qu'on dira sont venus Crfs.pleurs à Mail» ef côté Lygusfigue.Nostradamus donne rarement des dates.Mais celle de 1999 est citée, et Nostradamus dit qu'en octobre de cette année-là les Jaunes envahiront l'Europe par l'Espagne et l'Italie, que le pape sera assassiné.¦ On connaît au moins 1,500 variétés de moustiques.Que mangent ces moustiques lorsqu'ils ne peuvent piquer des humains ou des animaux?Seule la femelle porte l'aiguillon, et comme le mâle elle se nourrit beaucoup du suc des petites plantes.¦ Même pour la consommation locale, les bananes sont toujours cueillies vertes.C'est que les bananes mûries sur l'arbre perdent leur saveur ; la pelure s'ouvre et les insectes attaquent aussitôt le fruit.Lorsque le fruit est cueilli non mûri, l'amidon se transforme en sucre.¦ C'est en 1800 que parurent les premières allumettes chimiques à inflammation spontanée.Mais elles ne prenaient feu qu'à la condition de les plonger dans l'acide sulfuri-que concentré, ce qui était évidemment très dangereux dans les cuisines.C'est un collégien de 19 ans qui en 1832 inventa les allumettes au phosphore.D s'appelait Charles Sauria, élève du collège de Dale, en France ; dans les cours de chimie il avait été intrigué par les propriétés du phosphore, et il employa ses récréations à faire des expériences parfois dangereuses.PAGE QUATORZE LE PASSE TEMPS Fit maj.Soi* Do 7 triste et lent re .frain, — triste et lent ro .train, — Sol x Du 7 , /-'«/ maj Lt '.'ans mon cœur.Tout Kt dans TOW! cœur.Tout" doux, tout doux, Sur cet air las .se.Tout doux, (ont dmix, lO.nnît doux, tout doux, Sur cet air las .se.Tout doux, tout doux, Renaît Ilo7 Sol* ; D.o7 , F„ mai Sul -c- -s le bon _ hour.Tout doux, tout doux, Des beaux jours p** .le bon - heur.Tout doux, I out doux.1 )es- beaux jours pas /-'n mai.MIT .I_ /a* ¦_ U - ne chain.brette au sep - tiè-ine.Tant debentix ré .ves cn .sem.ble,._ Un vrai "nid pour les a - mou .i
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