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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 52, no 903
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1946, Collections de BAnQ.

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REVUE ARTISTIQUE FONDEE EN 1895 Aujourd'hui, les compositeurs d'Hollywood créent véritablement l'atmosphère sur l'écran, si bien que l'on pourrait suivre une partie de l'action en n'entendant que la musique.Ce sont non seulement des artistes mais aussi des techniciens très habiles.L'expérience leur a appris des faits étonnants.Pourquoi, par exemple, quelques notes de harpe avec accompagnement de marimba provoquent-elles une véritable anxiété chez l'auditeur ?Pourquoi la tension nerveuse augmente-t-elle dans un crescendo de notes élevées ?Pourquoi le cor anglais a-t-il un effet déprimant ?Pourquoi plusieurs flûtes jouant à l'unisson semblent-elles menaçantes ?Pourquoi le trombone bouché dégage-t-il une sensation sensuelle, lascive même ?Pourquoi un seul violon se prête-t-il à merveille aux grandes scènes d'amour alors que plusieurs violons à l'unisson refroidissent subitement les sentiments ?Pourquoi une musique douce, sous un dialogue, distrait-elle l'attention plus qu'une musique forte ?Pourquoi un grave monsieur, sur l'écran, perd-il toute sa dignité et devient-il ridicule si ses pas sont synchronisés avec la musique?Pourquoi les notes du hautbois font-elles paraître plus gras un gros monsieur ?Pourquoi le basson amincit-il même les maigres ?Mystère et magie de la musique ! Ce que la musique fait sur l'écran, vous pouvez en partie le réaliser chez vous.N'avez-vous pas observé le calme et la sérénité qui pénètrent subitement dans le salon, dans toute la maison, lorsqu'un invité se met au piano et joue une des belles oeuvres classiques qui paraissent dans "Le Passe-Temps" ?Et ne goûtez-vous pas toutes les joies de la vie familiale ou de l'amitié lorsque les jeunes gens entonnent les charmantes romances anciennes et modernes du "Passe-Temps" ?"Le Passe-Temps" ramène aux saines distractions familiales ; du point de vue national et social, il a donc une belle tâche à remplir.SOMMAIRE OCTOBRE 1946 No 903 MUSIQUE IUBILE DE L'HON.ANTONIO ELIE par Albert-L.GAUCHER .2 THEMES ET VARIATIONS .2, 3 Un grand disparu : VINCENT d'INDY par Henri ERICHSON .4.5 BIOGRAPHIE DE NINON VALLIN par France MARTIS .6-7 POTPOURRI.8 ALBUM MUSICAL .10 à 18 GUIDE DES SPECTACLES .19 UNE FANFARE DE RELIGIEUSES .20 LA SYMPHONIE FANTASTIQUE par Julien TIERSOT .21 LOUISE DARIOS.22 LES BELLES LECTURES .IL Y A 50 ANS DANS "LE PASSE-TEMPS" .EXERCICES D'ARTICULATION par I.-L.GONDAL .ECHOS ET NOUVELLES .LES MOTS CROISES .CURIOSITES DU VASTE MONDE.23 24 24 26 27 28 ART ET BEAUTE DE LA PEAU D'OURS AU "CHESTERFIELD" par Marie BOURGUEUIL 29-32 GALERIES D'ART.30 MODES DE PARIS.31 Autorisé comme matière de seconde classe par le Ministère des Postes.Ottawa."LE PASSE-TEMPS" est publié mensuellement par les Editions du Passe-Temps, line).627 ouest, rue Dorchester.Montréal 2.— Téléphone : MArquette 990S.11 esl imprimé par l'Imprimerie Mercantile.Limitée.Les manuscrits, publiés ou non.ne sont pas rendus.Direction : Eddy PHEVOST; rédaction: Roland PHEVOST : publicité: Paul PREVOST.ABONNEMENTS: Canada: S2.00 pour 12 mois; $3.75 pour 24 mois.Etats Unis : S2.25 pour 12 mois.Autres pays: S2.50 pour 12 mois.Le numéro: vingt cents.L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque allianchi.accepté et payable au pair à Montréal.— CHANGEMENT D'ADRESSE : Tout changement d'adresse doil être accompagné de l'ancienne.Avis doit nous parvenir au moins trente Jours avant le numéro d'où le changement sera effect!!.Pour discontinuer de recevoir cette revue, il laul avoir acquitté tous les arrérages.— te Passe-Temps publie aussi de la musique en feuilles.MONTREAL.OCTOBRE 1946 PAGE UN Thèmes et Variations Ministre, député, cultivateur, maître de chapelle et directeur de fanfare par Albert-L.GAUCHER "Le Passe-Temps" est heureux de signaler à l'attention de ses lecteurs et des musiciens un fait plutôt rare dans les éphémérides de l'année 1946.Il s'agit du jubilé d'argent de l'honorable Antonio Elie.député d'Yamaska et ministre-adjoint de l'Agriculture dans le cabinet Duples-sis, comme maître de chapelle et directeur de fanfare à la Bcie-du-Febvre.comté de Nicolet.Cet aspect de la carrière de l'honorable Elie donne du relief à une vie publigue déjà fort bien remplie.Le jubilaire, l'une des plus belles figures dont se réclame avec orgueil la classe agricole, dirige avec succès et un rare bonheur une chorale de paroisse, gui a la réputation d'être l'une des mieux organisées et des plus réputées du diocèse de Nicolet.Son répertoire est recherché et les exécutions font l'objet de remarques fort accueillantes.L'honorable Elie n'avait que quatorze ans lorsqu'il se familiarisa avec la musique.On lui avait confié un cornet qu'il apprit à jouer seul.Qualifié de musicien autodidacte, il ne mit guère de temps à lire dans le texte et à déchiffrer les cahiers de musique, à en comprendre la portée et la signification.Cette passion de connaitre dénote chez lui un talent inné et un courage exclusif en face d'une tâche reconnue comme très ardue et méticuleuse, un cerveau bienveillant et généreux.Cet amour de la musique, monsieur Elie le cultiva toujours, l'inculqua à ses enfants, et en fit profiter ses concitoyens.L'aîné de la famille, Charles, prêtre et professeur de chant au Séminaire de Nicolet, et Robert, étudiant en agronomie à l'école d'Oka, membre de la fanfare de la Baie-du-Febvre, font également honneur à la famille dans leur sphère respective.Le ministre-musicien est maître de chapelle et directeur de fanfare à la Baie-du-Febvre depuis 1921.C'est certainement un cas unique chez nos hommes publics en notre province et peut-être dans tout le Canada.Réunions du cabinet provincial, nombreux caucus d'associations agricoles, nationales et locales dont il est le plus souvent directeur ou président ; on peut se demander comment procède l'honorable Elie pour crriver à cumuler tant de postes à la fois.Les observateurs vous diront tout simplement que l'honorable Elie est un homme méthodique, qui a du système, du calcul, du jugement, du sens commun.La chorale de la Baie-du-Febvre compte cinquante-cinq membres et L'hon.ANTONIO EUE qui vient de téter son jubilé à" argent comme maître de chapelle et directeur de tantare à la Baie-du-Febvre.!a fanfare vingt-cinq.Il n'est pas de fête paroissiale à laquelle ne participe M.Elie.En été, la fanfare donne des concerts sous les auspices de la Brasserie Molson sur la propriété même de l'honorable Elie, dans un petit parc voisin de la demeure an-cestrale.Les charges de ministre et les lourdes occupations de député — il l'est depuis 15 ans — n'ont jamais détourné l'honorable Elie de ses fonctions premières, qui lui ont conféré le titre dont il s'honore le plus, celui de cultivateur.Fils du sol, il possède une ferme superbe de 250 acres à la Baie-du-Febvre.Dès 1921, il fut décoré du Mérite Agricole.Homme d'initiative, son activité est reconnue dans nos associations agri- coles les plus importantes.Il est directeur de l'Association provinciale des éleveurs de chevaux belges, directeur national de la Holstein Association of Canada, président de l'Association des éleveurs de chevaux belges des comtés d'Yamaska, Nicolet et Drummond, président de l'Association des éleveurs d'Holstein du même district, co-fondateur de la Coopérative de Lin de la Baie-du-Febvre, co-fondateur de la Meunerie de cette paroisse, président de la Société générale des éleveurs de la province, qui groupe douze associations agricoles.Fondateur de la Caisse Populaire de la Baie-du-Febvre et gérant durant vingt-deux ans, il fut obligé de démissionner, une fois élu député, comme l'exigent les statuts.L'honorable Antonio Elie est né à la Baie-du-Febvre le 9 décembre 1893, fils de Joseph Elie, zouave pontifical, et de feu Héloïse Bel isle.Marié à Berthe Lemire, l'honorable Elie est le père de dix enfants dont neuf vivants.Il a fait ses études à l'Académie Saint-Antoine de la Baie-du-Febvre.A quatorze ans.il secondait son père sur la ferme.Il venait tout juste d'atteindre sa majorité quand son père est décédé.Il convient dans les circonstances de féliciter chaleureusement l'honorable M.Elie de son jubilé d'argent comme directeur de corps musicaux.Son oeuvre reflète l'esprit de travail et le caractère énergique de l'homme public, qui se dévoue dans l'ombre pour ses concitoyens d'abord, ses commettants et sa province.Les talents que le Créateur lui a donnés, c'est le cas de le dire, il les a fait fructifier avec honneur.Albert-L.GAUCHER.Chanteurs demandés Le Choeur du Conservatoire National (Université de Montréal), qui entre ce mois-ci dans sa sixième année, désire porter ses effectifs à soixante voix mixtes.En conséquence, les jeunes chanteurs montréalais — spécialement des ténors — qui voudraient faire partie d'un groupe lyrique de réputation, peuvent se présenter au siège social du choeur, salle des Forestiers Catholiques, 1015, rue Saint-Denis, tous les jeudis soirs à 8 h.15.L'ensemble est organisé sur une base mutuelle et le produit des concerts publics est partagé entre les membres, au pro rata des présences, à la fin de chaque saison.(Communiqué) PAGE DEUX LE PASSE-TEMPS Les Concerts Canadiens Molson Lundi le 7 octobre, sur le réseau français de Radio-Canada, nous avons entendu l'un des plus beaux programmes de la saison : les Concerts Canadiens Molson, sous la direction de l'excellent chef d'orchestre Jean Deslauriers.Ce programme, qui sera radiodiffusé tous les lundis soirs à 9 heures, pendant 45 minutes, aura chaque semaine une grande vedette.Le 7 octobre, c'était notre délicieuse Pierrette Alarie ; le 14, nous avons entendu le violoniste Arthur Leblanc, dont la renommée est internationale.Magnifique début de saison, dont il convient de féliciter le chef d'orchestre Jean Deslauriers, les artistes, ainsi que les commanditaires.Sous l'impulsion de M.Edgar Ge-nest, la Brasserie Molson porte d'ailleurs depuis longtemps un intérêt marqué a la musique.C'est cette importante maison qui a réellement sonné le réveil de nos fanfares, grâce à l'aide généreuse qu'elle leur a accordée.En plusieurs localités, les concerts populaires Molson sont à peu près les seules manifestations musicales de quelque importance.JEAN DANSEREAU.eminent pianiste, donnera, sous les auspices des Amis de l'Art, une série de cinq récitals-causeries, à l'Auditorium du Plateau, à compter du 13 octobre.Les quatre derniers récitals auront lieu les 10 et 24 novembre, 23 mars &t 13 avril.Tous les membres qui prendront l'abonnement aux cinq causeries auront l'avantage d'assister gratuitement au concert que donnera M.Dansereau le 27 avril.La plus récente photo de /OSE FOR-GUES, le délicieux soprano que nous entendons Je mercredi soir, sur CBF.au programme "Mosaïque musicale" commandité par McColl-Frontenac, avec un trio vocal et un orchestre sous la direction de Raymond Denhez.Bien que tort jeune, /osé For-gues possède déjà une solide formation musicale.Elle étudia d'abord le piano, le solfège et l'harmonie au Conservatoire de la Province et à l'Ecole Supérieure de Musique d'Ou-tremont, avec MM.Gabriel Cusson, Louis Bailly et Mlle Gilberte Martin ; pour la diction, elle eut comme pro-tesseurs Mlle Camille Bernard, Mmes Jeanne Maubourg et Lilianne Dor-senn ; elle commença l'étude du chant avec le maitre regretté Salva-tor Issaurel, et elle est aujourd'hui l'élève de Mme Adelina Czapska, soprano qui a chanté sur les grandes scènes d'opéra du monde entier.Comme nous l'avons dit le mois dernier, /osé Forgues sera la vedette, au début de novembre, d'une pièce en 4 actes, de Cari Du-buc : "La Fille des Bois", /osé Forgues y créera plusieurs chansons composées spécialement pour cette légende canadienne par Mlle Andrée Désautels, fille de /'eminent mezzo-soprano Mme Cédia Brault ; elle chantera en outre "l'ai cueilli la belle rose" qui a paru dans "Le Passe-Temps" d'août 1945.Une note parue dans les "Thèmes et Variations" de notre dernier numéro accordait à Nicholas Medtner les 76 ans qu'il n'a pas.C'est 67 ans qu'il eut fallu écrire.Notes • A propos de l'article sur Vincent d'Indy, qui parait en pages 3 et 4, notons que plusieurs Canadiens français ont étudié à la Sehola Can-torum de Paris, entre autres : MM.Georges-Emile Tanguay, Chavigny Boucher de la Chevrotière, Eugène Lapierre, Orner Létoumeau, l'abbé Fernand Biron.L'abbé Biron a publié un ouvrage volumineux sur "Vincent d'Indy et la musique religieuse".• Dans un de nos prochains numéros paraîtra une oeuvre nouvelle du jeune pianiste-compositeur Georges Savaria.NOEL BRUNET ouvrira le 4 novembre la série des Auditions du Ritz, à l'hôtel Ritz-Carlton.Sous les auspices du Bureau des Concerts Canadiens, il se fera entendre ensuite dans les principales villes de la province : Trois-Rivières, Québec, Shawiniqan, Chicoutimi.Jonquières.Saint-Hyacinthe, Sherbrooke, Vlcto-riaville, Drummondvilie, Saint-fean, etc.Prix d'Europe à 18 ans, Noël Brunet alla étudier à Bruxelles avec le maitre Alfred Dubois, violoniste de la cour de Belgique.Premier prix de violon "avec la plus grande distinction", prix de virtuosité, et prix Cauler, Noël Brunet remporta partout en Belgique de très beaux succès qui lui valurent d'être invité à interpréter le Concerto de Beethoven à l'Exposition internationale de Liège, et de jouer au Conservatoire de Bruxelles le Concerto de Brahms.Dès son retour en Amérique, il alla se perfectionner à New-York, avec le maitre Théodore Pashkus.Noël Brunet joue un violon du célèbre luthier français Paul Kaul.MONTREAL, OCTOBRE 1946 PAGE TROIS VINCENT d'I N D Y par • Henri ERICHSON Correspondant du "Passe-Temps" à Paris D'un volume qui paraîtra bientôt : "Paroles sans musique" ____- Parler de lui.qui le peut sans émotion ?Je le revois : grand, solide, un peu voûté par l'âge, svelte pourtant, la lèvre supérieure biffée d'une moustache blanche.Tel il m'apparut, comme un homme du monde, comme un philosophe, le jour où j'étais venu lui soumettre mes premiers essais.C'était en 1916 ! La bataille de Verdun avait commencé avec rage.Son fils était en première ligne.Jamais, il ne laissa rien paraître de son inquiétude, car il élait stoique.Gustave Doret m'avait dit : "Vas donc voir d'Indy." Le maître séjournait alors à Genève, où il était venu diriger une solennité artistique.C'est à l'hôtel de "l'Ecu".que je me rendis, un matin.Il me reçut dans sa chambre.De la fenêtre on voyait le Rhône.La glace fut vite rompue entre le maître illustre et moi.La pensée de cette première entrevue avec lui n'est plus qu'un souvenir merveilleux.Je soumis au jugement de d'Indy un timide essai symphonique.l'ai gardé dans la mémoire son titre qui me sem blait sublime ! Il parcourut, avec attention, les feuilles de la partition de mon "Castel magique" ! J'étais tout yeux et toul oreilles devant ce vieillard alerte, que je venais d'approcher avec déférence.Lors de ma prime jeunesse quatre compositeurs attiraient les regards des jeunes apprentis musiciens.C'étaient Bruneau, Charpentier, d'Indy et Debussy, nés à quelques années de distance.Deux de ces compositeurs étaient devenus îapidement chefs d'écoles pour lesquelles leurs disciples bataillèrent avec violence.Ce furent d'Indy et Debussy.Les deux premiers étaient les défenseurs du naturalisme et du réalisme lyrique.D'Indy, lui, marchait dans le sillage de Wagner el de Franck et il resta une émanation et une prolongation naturelle de la grande pensée franckiste qui est plus que l'expression d'un cerveau créateur, mais bien l'effort persévérant d'un éducateur — la religion dit d'un apôtre.Tel, et plus encore que le trop timide César Franck, Vincent d'Indy.dont le tempérament était robuste et la volonté souveraine, imprima à son époque la puissante conviction qui était ancrée en lui par des racines profondes et s'épanouit en rameaux vigoureux et resplendissants.Il fut un prophète qui, convaincu d'être en possession de la vérité, enseigna à tous pour la faire triompher.Cette soif ardente de prosélytisme a dominé toute son oeuvre au point que longtemps elle risqua de lui nuire en en absorbant l'intérêt.N'est-il point vrai qu'il est resté pour la foule d'aujourd'hui bien plus le fondateur de la "Schola Cantorum" que l'auteur de "l'Etranger" î Mais j'en reviens à mon maître Vincent d'Indy dans sa chambre d'hôtel à Genève, il y a quarante ans.Il critiqua alors fort mon essai symphonique.Il y trouvait — je m'en souviens comme si c'était hier — une certaine part d'amateurisme ; il y avait découvert bien des négligences d'écriture.De sa voix calme, le maître me disait : "Vos doublures dans certaines dissonances ne sont guère subtiles.Il faut savoir doser et placer les dissonances élémentaires.Voyez-vous, il ne faut pas écrire au courant de la plume et sans choix très rigoureux dans l'idée.Evitez les banalités de syncopes, par exemple, et de non moins détestables arpèges." Mon "orchestration" était celle d'un débutant de dix-huit ans.J'y avais mis en balance une quantité de cors, trompettes, trombones.J'avais écrit un troisième cor qui était ascendant au-dessus du deuxième qui était descendant, etc."Il faut enfin se méfier", poursuivait d'Indy, "du style bègue qui fait tant de victimes, ces groupes de deux mesures énoncées deux fois consécutivement, c'est pas heureux I." La critique était sévère, mais lumineuse I Je me décidai de suivre les conseils du maître et ses leçons.Avec combien de modestie, il savait enseigner.C'est encore de César Franck, qui l'avait conservée, mais avec une certaine austérité, ce qui faisait dire à Saint-Saëns : "Il eut dû être inquisiteur.ou Luther" I En artiste intègre et désintéressé.d'Indy pensait beaucoup plus aux autres, à ses disciples fidèles en particulier, qu'à lui-même.Il avait ouvert, avec son collaborateur immédiat Charles Bordes, cette "Schola" où, à partir de 1896, il enseigna la composition et dans laquelle il déploya une admirable activité qui s'exerça à la fois dans les domaines les plus divers.Non seulement il y dispensait à de nombreux élèves, dont certains sont devenus eux-mêmes des artistes de grande valeur, les fruits du long travail analytique auquel il s'était livré sur sa propre pensée, non seulement il tentait de fixer pour eux les lois de la force constructive qui préside à l'élaboration des oeuvres mais encore, il prit la tâche de faire revivre pour l'édification de ses contemporains les trésors oubliés de la littérature musicale des siècles passés.PAGE QUATRE LE PASSETEMPS Qui peut ignorer, que c'est grâce à lui, que la France s'est retrempée dans les eaux purifiantes du fleuve prodigieux de Jean-Sébastien Bach ?11 faudrait consacrer une longue étude aux nombreuses exécutions des oeuvres du vieux Cantor, qui résonnèrent sous les voûtes de la petite salle de la rue Saint-Jacques.Il ne vécut, après "Ferval" et "l'Etranger", que pour sa "Sehola".Il disait de sa première épouse : "Ma femme est Faubourg Saint-Germain.Moi je suis Faubourg Saint-Jacques ! " Il faut rappeler aussi les sublimes auditions de "l'Orféo" et du "Couronnement de Poppée" de Montever-de qui furent alors de véritables révélations grâce à d'Indy.A lui encore revient l'honneur d'avoir, pour ainsi dire, ressuscité notre immortel Rameau.Quelle reconnaissance ne doit-on pas avoir à ce merveilleux pionnier qui, animé d'une inextinguible foi, était venu clamer à notre modernisme oublieux la féconde parole du passé.Il n'a vécu que pour la musique.Il disait : "J'ai beaucoup aimé la musique.L'avenir dira si elle m'a rendu cet amour !." Oui, c'était un saint ! Un saint de l'Art ! Quelqu'un le lui avait expri mé.Et il avait alors souri de son beau sourire en protestant : "De grâce, laissez-moi au moins quelques péchés.Tous les saints ne furent pas que des vertueux, n'est-ce pas ?." Son origine vivaraise explique le parfum de terroir qui se trouve dans la plupart de ses oeuvres.Elève de Diemer, Marmontel et Laviqnac, après le siège de Paris en 1870, où il servit comme volontaire, il s'était rangé aux côtés de César Franck, désormais son seul maitre.Il fit un voyage artistique en Allemagne, fut un des premiers à assister aux représentations de Bayreuth et embrassa avec intréoidité la cause wagnérienne en France, à une époque où il fallait avoir du courage pour le faire.Ses premières oeuvres se ressentirent d'ailleurs de cette influence.Il a donné une série d'oeuvres symohoniques qui comptent, à coud sûr, parmi les plus puissantes de l'époque actuelle par leur sdendide architecture, par la noblesse des idées, par la maîtrise de l'écriture et nar une instrumentation d'un coloris et d'une force évoca-trice incomDarables.D'Indy a écrit pour le théâtre éaalement.Lorsqu'on représenta la "Légende de Saint-Christophe", à l'Opéra, il se trouvait dans les coulisses parlant avec Frantz, quand ses admirateurs accoururent."Maître ! C'est de toute beauté ! Nous sommes vibrants d'émotion," s'écriaient-ils.— Vous avez de la chance", leur répondit-il."je viens, quant à moi.de constoter que décidément le théâtre n'est pas mon domaine." Et il ne voulut plus entendre parler d'écrire pour la scène lyrique.J'ai dit la grande modestie de Vincent d'Indy.On voulut le pousser à l'Institut.Mais il résista opiniâtrement."Qu'est-ce que j'irais faire là-dedans ?C'esl une coupole qui manque d'orgues en-dessous.J'y ferais de fausses notes." opinait-il doucement.S'il ne cacheit pas ses préférences pour Bach, Beethoven, Wagner, Franck, Schubert, Schumann, Chabrier, Lalo, Fauré, Duparc.etc.si Mozart, Chopin, Liszt, Saint-Saëns convenaient moins à sa nature, il avait aussi des antipathies marquées pour le verisme italien et les musi- ques de Mendelssohn, Meyerbeer, Halévy.etc.S'il avait foi dans son art, il demeura toute sa vie catholique intransigeant.Jamais il ne s'en cacha.Sollicité de faire, il y a plus d'un quert de siècle, une conférence à l'Université populaire de Saint-Denis, les organisateurs avaient pris soin de l'avertir de la composition de son auditoire, en majorité des ou-riers aux opinions très avancées.D'Indy commença en ces termes surprenants : "Mes amis ! Avant de vous parler de la musique, il me faut parler un peu du bon Dieu ! " Un mouvement de stupeur secoua aussitôt la salle.Sans avoir l'air d'y prendre garde, il poursuivit : "Car c'est dans votre belle cathédrale, qu'est née la musique française !." A cette évocation de "leur" cathédrale, tous les extrémistes rassérénés éclatèrent en applaudissements véhéments.Vincent d'Indy restera l'une des plus grandes gloires de la France.Henri ERICHSON.MONTREAL.OCTOBRE 1946 PAGE CINQ Ecrif apécigiemeiH pour "Le Passe-Temps" NINON VALLIN Le mois dernier, notre collaboratrice France MARTIS a raconté les débuts de la grande artiste française.Elle explique maintenant cette technique merveilleuse qui a conduit Ninon Vallin aux sommets de l'Art et en a fait l'idole de tous les Français.Et ce secret semble bien simple, comm* d'ailleurs celle qui l'enseigne, et pourtant, que de patience, de volonté, d'analyse, d'efforts, d'humilité et d'années avant d'espérer atteindre une telle maîtrise ! Un ardent désir de se perfectionner, un amour passionné de son Art, voici le principal secret des résultats actuels obtenus par l'inégalable cantatrice.Son sens critique extrêmement fin, ses qualités d'observation et la précision presque scientifique de ses sensations organiques lui ont permis de réunir un certain nombre de règles et d'observations pratiques sur l'art vocal.Son intelligence pénétrante, son labeur éclairé, sa vaste culture en font une collaboratrice précieuse pour les compositeurs et les poètes.Nulle intention ne lui échappe, si subtile soit-elle ; qu'elle se cache dans une rime de Verlaine, qu'elle 3e dissimule sous une modulation évitée de Fauré, ou derrière un rythme spécial de Debussy.L'INTERPRETATION "Si l'on voulait classer des cantatrices par ordre de mérite, on inscrirait d'abord le nom de Ninon Vallin.puis on laisserait un blanc.et puis.beaucoup plus bas on inscrirait d'autres noms", a dit d'elle un célèbre critique.Rien de plus juste.L'art d'Interprétation de Ninon Vallin est le plus beau du monde.fai eu l'honneur, l'immense joie de pouvoir étudier, dans l'intimité radieuse de l'adorable interprète de tous les Mailres jusqu'à quel point elle pousse la sévérité de son travail, car elle travaille sans relâche, sur elle-même et sur ses élèves, respectueuse jusqu'au scrupule de l'écriture et du style, refusant les effets faciles, tout ce qui confinerait à l'outrance, miraculeuse de précision, elle incarne la Musique.Ses aptitudes s'adaptent à toutes les finesses, aux vibrations tragiques, à la joie rayonnante, aux tendres effusions.Son élégance de la forme et sa sensibilité frissonnante ne s'opposent jamais.Cette voix, disposant d'une admirable justesse de proportion, de perfection et de coloration lui permet de créer sur une simple mélodie le climat qui lui est propre.Par la sobre élévation d'un Art unique, elle sait être chaque fois la perfection.Elle a, dans le secret de son coeur, une richesse incomparable.Elle est l'âme même de notre race et de notre Musique.et elle en porte au Monde toute la clarté.Chacune des mélodies qu'elle chante est vécue par elle comme si elle avait collaboré à la pensée créatrice.Son visage grave au repos se tiansfigure dès qu'elle chante ; elle laisse filtrer en elle le rayonnement du Génie qu'elle interprète ct qui s'exprime par sa voix.Un exemple à l'appui de ce que Je viens de dire va m'en convaincre encore plus sûrement.Ninon Vallin feuillette, au gré de son caprice, un recueil de Gabriel Fauré placé sur l'un des trois grands pianos de l'immense salle d'études où se passe cette existence de travail passionné hors de laquelle elle ne saurait vivre.et il semble que c'est au hasard qu'elle indique à Pierre Darck.son charmant et talentueux accompagnateur, ce qu'elle désire interpréter ce soir, pour nous tous, et sans qu'on le demande.simplement parce que le soir est beau.que l'été rayonnant par la baie grande ouverte apporte les senteurs des bois environnants.et parce que sa voix qui s'élève si pure épouse la Beauté de l'Infinie Nature.Soir de Gabriel Fauré, que nous avons pourtant entendu maintes fois, nous étrelnt aujourd'hui Jusqu'aux larmes.et quand s'éteint, sur l'arpège tonique, le fluide accompagnement, les sanglots des contre-temps, et le développement des trois thèmes douloureux, l'émotion est si vivo que personne ne peut plus prononcer un seul mot.et l'on retient son souffle de crainte de briser la minute d'extase que vient de créer la voix miraculeuse qui fait battre nos coeurs.Quelque chose de tout à lait étonnant s'impose à la pensée quand on demeure quelque temps à la "Sauvagère".on subit, sans s'en rendre compte d'abord, une sensation de Paix, que l'on attribue à la campagne, à la situation même de cette belle demeure retirée derrière son rideau d'arbres géants et protecteurs, mais très vite on comprend que si la Nature l'influence et la guide, cette Paix nait pourtant d'autre chose.A la "Sauvagère" Je n'ai jamais entendu ni dispute, ni colère, ni cris, ni bruits discordants ; que l'on travaille aux champs, à la ferme, ou à l'accomplissement des soins ménagers, tout se fait ici dans la sérénité.entre les jeunes élèves il règne une saine camaraderie, sans jalousie, sans intrigues.Sur la terrasse de "La Sauvagère", NINON VALLIN et deux de ses monitrices avec quelques élèves.Au premier rang, assise à gauche, notre collaboratrice France Martis.l'auteur de cette passionnante biographie de la grande artiste française.sans préférences, toujours prête à rendre service, à aider le camarade dans son travail, et en dehors des heures de musique, que ce soit au pré où l'on Joue au ballon, ou que l'on s'occupe à couper du bois et à le transporter, la tâche est toujours accomplie avec joie.Chaque être ici s'épanouit joyeusement dans la lumière, recevant à plein coeur l'équilibre parfait et sain que dispense Ninon Vallin, dont l'irrésistible attraction enveloppe tout ce qui l'entoure d'une souveraine el paisible puissance.L'ENSEIGNEMENT Parmi les jeunes gens ct les jeunes filles appartenant aux diverses écoles Ninon Vallin qui existent à Lyon, à Toulouse, et dans plusieurs villes du midi de la France, quelques-uns ont particulièrement la foi.et profitent de leurs vacances pour venir recueillir auprès de celle à laquelle Ils doivent la santé de leur voix, les conseils uniques qui s'adaptent à chaque conformation, à chaque intelligence.Ninon Vallin infatigable les accueille ; sa maison, son coeur, son merveilleux savoir, leur sont ouverts, pour cela U n'y a ni vacances ni dimanches., .au contraire.J'ai eu le rare privilège d'assister aux leçons particulières pendant des jours, j'ai pu me rendre compte à quel point est exercée l'extraordinaire oreille de Ninon Vallin, car non seulement elle décèle l'erreur chez ses élèves et ne laisse rien passer, mais encore elle fait réellement "toucher du doigt" le "pourquoi" de cette erreur et donne le moyen infaillible de la redresser sur-le* champ.SI l'élève plus lent ou moins ouvert ce saisit pas tout de suite, c'est alors un lumineux exemple qui viendra l'éclairer.Redressant un souffle, rectifiant une "couleur" de son, uno position de langue, ou bien exigeant le "souverain sourire".Ninon Vallin désigne sans jamais se tromper d'où vient la faute.Que l'on travaille les exer- PAGE SIX LE PASSE-TEMPS cices respiratoires du début, dignes des grands Italiens d'autrefois, ou bien la technique pure, un crayon entre les dents, afin de maintenir la position de la mâchoire, ou que l'on solfie en Italien les excellentes vocalises articulées.vigilante, attentive, Ninon Vallin donne, donne sans Jamais se lasser ses profondes connaissances à ses élèves.Elle passe son flambeau à toute cette jeunesse studieuse et déférente qui en entre tient la flamme pure dans ce temple même de l'Art qu'est la claire demeure de la "Sauvagère".Après les leçons, voici les cours d'ensemble.Là, la discipline est d'une sévérité implacable.L'écriture y est religieusement respectée, on étudie d'abord la mesure scrupuleusement.j'attrape au vol ce merveilleux conseil : "Prenez donc une loupe, mes enfants, si vous ne voyez pas les intentions du premier coup.pas un accent, pas une valeur, pas une nuance n'est inutile.elle est voulue par l'auteur qui s'est donné beaucoup de mal pour réaliser dans son oeuvre une perfection d'écriture et de forme, Il faut les respecter.ne faites donc pas de "fautes d'orthographe".Et lorsque les élèves répètent des trios, des quatuors, des ensembles.Ninon Vallin.dont la prodigieuse mémoire a enregistré par coeur des centaines d'ouvrages dans lesquels elle sait tous les rôles, donne des répliques, va de l'un à l'autre, déniche le moindre quart de soupir oublié.chante même les "rentrées" d'orcheBtre.avec ce sens miraculeux du rythme qui fait que tout "tombe" à son exacte place dans une précision mathématique parfaite.et comme je m'étonne de constater que Ninon Vallin puisse aussi bien donner une réplique de ténor ou de basse que celles den voix de femmes : "Il faut tout savoir", me répond la grande cantatrice, "quelqu'un peut se tromper.on peut ainsi "partir" quand même.et même "repêcher" le camarade défaillant." Comme je fais remarquer à Ninon Vallin qu'il me faudrait un volume d'au moins 400 pages pour y concrétiser toutes les observations passionnantes que je note par centaines sur son merveilleux enseignement."Tout ce qui a été écrit sur le chant", me dlt-ello, "a toujours été vain et sans portée.rien ne vaut d'avoir devant soi l'être humain pour l'impressionner, lui laire comprendre, de toute sa volonté, de toute sa persuasion, de toutes ses suggestions.car avant d'expliquer.ll y a tant d'Inexplicables".La vérité des exemples que j'ai devant les yeux confirme lumineusement tout ce que vient de dire Ninon Vallin.Une jeune fille engagée pour débuter sur l'une de nos grandes scènes lyriques vient travailler Ici ses rôles.E lie est très jeune, et les rôles ne sont pas encore importants, l'un d'eux surtout ne contient que quelques répliques, quelques ensembles éloignés les uns des autres, mais qui l'obligent cependant à demeurer en scène de longues minutes sans rien dire.Elle le déplore et se demande ce qu'elle fera pendant ce temps, mais Ninon Vallin lui donne aussitôt cetto magnifique leçon : "Eh ! bien.pendant ce temps on apprend son métier.on apprend à marcher, on apprend à sourire, on apprend à manier un éventail.Si l'on joue bien un petit rôle, on jouera bien, plus tard, un grand rôle.C'est une discipline nécessaire.on peut d'ailleurs faire ressortir un petit rôle en le jouant avec attention et plaisir", ajoute notre grande Ninon Vallin, "je vous assure que b! vous faites une chose avec plaisir vous la faites "mieux".et d'ailleurs 11 n'y a pas de petits rôles, U n'y a que de petits artistes.T'ai toujours entendu ces rôles-là sabotés : on les joue n'Importe comment, sans exactitude, sous prétexte qu'Us sont Insignifiants, mais.en Italie par exemple.les grands chefs d'orchestre que j'ai connus auraient foudroyé une artiste qui se serait permis de "bousculer" un rythme.Faites donc ce triolet, puisqu'il est écrit.pourquoi le supprimer ?Ce quatuor ne vit que par le chic qu'on y met." Et.avec une couleur, une exactitude, une perfection de pensée.Ninon Vallin donne l'exemple et chante ce "petit rôle".qui reprend immédiatement par Ba voix toute sa valeur insoupçonnée.Une scène de Manon prise entre toutes celles entendues aujourd'hui terminait le cours.Un jeune ténor la travaille seul.mais c'est Ninon Vallin elle mémo qui donne la réplique.le charme adorable de son interprétation subjugue littéralement.,, et à ma grande honte, j'oublie l'élève de qui Je dois parler pour écouter Ninon Vallin.La "pensée" du rôle précède d'abord et instantanément l'exécution.elle anime les yeux, le sourire, d'une irrésistible séduction, dans la grâce du visage, du geste, de l'intention, c'est Manon elle-même qui vit et palpite là.Quelle jeunesse dans ce timbre exquis.dans ce sourire que de charme.quelle perfection inégalée dans ce personnage qui surgit devant vous comme l'évocation même de l'héroïne.de même que tout à l'heure elle fut la timide Mimi dc La Bohème, la douce L'illustre violoniste YEHUDI MENUHIN apprenant à jouer le "hu chin", antique violon chinois monocorde.Marguerite de la Damnation, ou la troublante Carmen.avec une sincérité, une vérité saisissantes.Ninon Vallin n'est Jamais la même.mais toujours égale à elle-même.En dehors des heures accordées journellement à la musique dans le climat, l'ambiance, l'atmosphère de l'art le plus pur, la vie s'écoule à la "Sauvagère" dans une paix bienfaisante, ignorante des laideurs et des compromissions.Aujourd'hui l'événement du matin est l'enterrement d'une petite maman serine très âgée trouvée morte dans l'immense volière où s'ébattent joyeux les oiseaux de Ninon Vallin."Ils sont nés là", me dit-elle, "ils ne peuvent regretter une liberté qu'ils Ignorent, ils sont heureux.Us chantent." En effet, toute vibrante de joyeux gazouillis la chambre de Ninon Vallin est encore uno salle de concert.Ses oiseaux la connaissent bien, comme d'ailleurs tous ses animaux.l'âne Coco si compréhensif.ct qui répond quand on lui dit bonjour.le vaUlant petit cheval Jazz Band, petit poney Hockney pur sang qui reconnaît de loin la voix chaude de sa maîtresse et vient tout seul chercher son sucre à la porte du logis,., la petite oie qui vient do naître et qui chor-che déjà, tout de suite apprivoisée, à se blottir dans la douce main pour y dormir paisiblement.Le coeur généreux et tendre de Ninon Vallin sait trouver pour tous le mot.le geste, le sourire qu'il faut, elle donne, donne sans restrictions le riche amour dont son coeur est rempli.Amour pour sa famille qui l'entoure d'une attentive tendresse.Amour pour son Art, qui le lui rend si bien.Amour pour les charmants enfants qu'elle celtique.tous viennent chercher auprès d'elle à la source même, cette attraction extraordinaire qu'elle irradie sans le vouloir, si simplement.dans son clair et profond regard.dans son radieux sourire.(La tin au prochain numéro) JASCHA HEIFETZ revisant la première composition de sa tille Josepha : un arrangement pour deux pianos.MONTREAL, OCTOBRE 1946 PAGE SEPT Un journaliste américain proteste contre l'exploitation de chanteuis d'opéra qui s'abaissent à enregistrer des disques de jazz.Nous n'en avons pas contre le jazz en particulier.- chacun esl libre d'écouter ce qui l'intéresse.— mais il y a quelque indécence à exploiter le nom d'une grande vedette de l'opéra pour lancer que/que "swing" tonitruant.: s » En décembre aura lieu à Paris un Concours international de piano et de violon sous les auspices du Ministère français de l'Education publique.Les inscriptions se lont au secrétaire du Prix Marguerite Long-Jacques Thibaud, 30.boulevard des Italiens.Paris.M S s Dès les débuts du Christianisme, on prit l'habitude de laire chanter les Psaumes dans les cérémonies religieuses, soit par un soliste avec répons par un choeur ou l'ensemble des lidèles, soit par deux choeurs alternants.t s s Dans le lilm "I've Always Loved You", Arthur Rubenstein joue le deuxième Concerto de Rachmani-noll.Pour les soixante minutes que dure l'exécution de cette oeuvre, Rubenstein a reçu $85.000.Its Plus de deux mille élèves ont suivi les cours d'été de la luilliard School ; sept cents d'entre eux étaient des vétérans.* * $ Connaissez-vous la S.P.E.B.S.Q.S.A.?C'est la Society /or the Preservation and Encouraqement of Barber Shop Quartet Singing in America.Ce groupement prit naissance il y a huit ans à Tulsa (Oklahoma) lorsqu'un homme d'affaires qui s'ennuyait un soir à l'hôtel réunit trois autres voyageurs et se mi rent à chanter dans le salon du barbier.Ce fut un succès instantané.II fit la même expérience dans cTau très hôtels, et il s'aperçut que cela devenait très populaire ; il décida alors de fonder la.(voir plus haut) use Beaucoup de chanteurs et de chanteuses "mangent' 'tellement les mots qu'ils chantent qu'un critique vient de proposer de publier dans les programmes les paroles des chansons.et surtout des extraits d'opéras.En 1942.le Detroit Symphony Oschestra était aux portes de la banqueroute, aussi bien artistique que linancière.Un mécène, Henry H.Reichhold.olliit $160,000 pour aider à couvrir les Irais d une saison de 18 semaines.D'autres citoyens se cotisèrent et offrirent 590,000.Quel Montréalais pourra en laire autant pour nos Concerts Symphoniques ou nos Festivals ?t t » lohn Stainer écrit : "Deux catéqo lies d'auditeurs et de critiques sont une cause de trouble.La prétention des "intellectualistes" ne peut que rétrécir la portée de l'art.; les "èmotionnalistes" détruisent "l'art comme art" en révoquant la valeur et en déniant la nécessité de ses lèg/es ef formules." * « « La fille de Walter Damrosch, Mis.Finletter, vient de publier un volume de souvenirs sur son célèbre papa : cela s'intitule "From the top ol the stairs" parce que les enfants du fameux chef d'orchestre se tenaient au haut du grand escalier lorsque leurs parents recevaient les célébrités de l'heure.Livre plein d'incidents souvent tort amusants.s s s Un studio de Hollywood tourne ac/uellemenl un tilm sur le Carnegie Hall, de New-York, construit en 1891 pour la Philharmonie.Le "clou" du conceit d'inauguration a été l'audition de la "Marche Solennelle" de Tschaikowsky dirigée par l'auteur lui-même.Incidemment, ce lilm sera le premier enregistré par le nouveau système Stereophonic dont le rendement est, parait-i'., extraordinaire.* n e Désiré Detauw dirigera à Chicago la première américaine du "Psaume 46'.pour solo, choeur et orchestre, oeuvre récente du compositeur Irançais Florent Schmitt.Pourra-t-on un jour entendre cette oeuvre à Montréal ?* # t C'est vraiment un duel qui menace d'éclater entre deux éditeurs de musique.La compagnie Capitol a publié un disque de danse sous le titre de "Duel in the Sun".et la compagnie Victor sortira bientôt de ses presses un disque intitulé aussi "Duel in the Sun" mais qui n'est pas du tout un disque de danse.Au cours du mois d'août, lascha Heitetz donna un concert au stade Lewisohn.à New-York.Quinze mille personnes T écoutèrent jusqu'au bout, malgré une pluie torrentielle, et il y eut même plusieurs rappels, tt * * Gregor Piatigorsky, l'éminent virtuose que nous avons entendu plusieurs lois à Montréal, vient de se porter acquéreur d'un instrument très précieux : un violoncelle Stradivarius portant la date de 1696, qui appartenait à l'importante collection du Finlandais Harry Wahn.Cet instrument mesure 31 pouces '/« de hauteur, le plus grand qu'ait fabriqué Stradivarius avant 1701.Ajoutons que Piatigorsky est propriétaire, depuis 1939, d'un autre violoncelle de grande valeur : un Dominicus Mon-tagnana de 1739.r s » Esl-ce un canard ?Une récenle dépêche de T American Press est ainsi rédigée : "Un petit Italien de 12 ans.qui visitait des parents près de Chiasso.avait apporté avec lui un authentique violon Stradivarius.A ceux qui le questionnaient, le garçonnet répondi! que son père avait acquis l'instrument de romanichels, pour quelques centaines de lires.Le Conservatoire de Milan a tout de suite acheté le stradivarius." * t » Harry Zariel, assistant directeur de l'orchestre symphonique du Columbia Broadcasting System, est le père des premiers quadruplés nés à New-York ; ils sont maintenant âgés de deux ans.Leur parrain est le compositeur et pianisle Morfon Gou/d.Le papa espère bien que ses quatre enfants formeront un jour un quatuor à cordes.* t s Tout le monde sait que Stendhal était le pseudonyme de Henri Beyle.On pourrait poser une colle à nos "Pics de la Mirandole" de la radio en leur demandant quel était l'autre pseudonyme de M.Beyle alias Stendhal.C'était L.-A.-C.Bombet.et c'est sous ce pseudonyme que parut en 1814, à Paris, un petit ouvrage intitulé "Lettres écrites de Vienne en Autriche", et republié en 1817, sous la signature de Stendhal, avec le titre suivant : "Vie de Haydn, Mozart et Métastase".PAGE HUIT LE PASSE-TEMPS 'EXAMEN de la VUE* • VERRES CORRECTEURS • Le Spécialiste LORENZO FAVREAU.o.o.d.ef ses assistants optométristes-opticiens Ba.O.Bureaux ches Tait-Favreau 265 Esl.Ste-Calherine LA.6703 6890 rue St-Hubert CA.9344 ALFRED LALIBERTE Enseignement du piano et du chant (Français, anglais, allemand) Rendez-vous par correspondance seulement.1231 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal MUSIQUE PROCURE GENERALE DE MUSIQUE ENRG.9, rue d'Aiguillon QUEBEC Can.ROGER FILIATRAULT du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles et du Conservatoire National de Paris Enseignement scientifique de l'art vocal basé sur l'Emission Physiologique d'après les données du Docteur Wicart de Paris Professeur Ecole Supérieure de Musique d'Outremont Professeur Ecole de Musique Université d'Ottawa Professeur Ecole Normale de Musique Institut Pédagogique tues I nbones.' Représentants des meilleures marques MARTIN — Saxophones, trompettes et trombones.DEAGAN — Xylophones, marimbas et Vibra-harpes.PEDLER — Clarinettes, Mûtes, elc.LUDWING — Tambours, timbales, etc.BRILHART — Embouchures de saxophones el de clarinettes.KAPLAN — Cordes de violon.MUSETTE, pour violon et piano, par C W.von Gluck.Cette délicieuse page, très goûtée des violonistes, est extraite d'Armide.opéra de Gluck, sur le livret de Quinault.créé à l'Académie Royale de Paris, le 23 septembre 1777.VALSE D'AMOUR, extrait de l'opérette nouvelle de Max Alexys.Les Variétés Lyriques joueront pour ia première lois au Canada, à la lin d'octobre, cette oeuvre nouvelle du compositeur belge Max Alexys, CONSOLATION, paroles de Lucien Thériault, musique de Félix Mendelssohn-Bartholdy.Cette chanson nouvelle, sur une musique très connue, plaira beaucoup à tous.A ceux qui voudront la chanter en public, nous conseillons de demander l'autorisation au "Passe-Temps".CHANSON TRISTE, par P.Tschaikovsky.Le caractère profondément mélancolique, presque morbide, do Tschaikovsky.est bien marqué dans celte oeuvre qu'il faut interpréter avec beaucoup d'exprosbion pour en dégager la mélodie.UNE JOLIE TROMPETTE, chanson enfantine, paroles de Poterat, musique de Guy Lafarge.A la demande de nombreux lecteurs, nous publions une outra chanson enfantine qui fera la Joie des parents autant que des enfants.PREMIERE EDITION DES CHANSONS de BOB et BOBETTE * Les chansons de BOB et BOBETTE - $1.00 • Nouvelles Chansons de BOB et BOBETTE $1.00 Chacun de ces albums contient 12 pièces _—msw*t/ït90sssmmam^—L.Le Magasin de Musique le plus complet au Canada 500 est, rue Sainte-Catherine Montréal MArquette 6201 MONTREAL, OCTOBRE 1946 PAGE NEUF VIOLON ET PIANO MUSETTE (ARMIDE) C.W.von GLUCK Allegretto grazioso J7JJ773 fi it77it77 f TT3 «—.^sffJJJJ = ji"r* mm p m m m—1 iJ^pM i = J-IJrr -rl r r irr.fi—— r r -CILTLLXT- • ¦_ r ri i f f-i>f f r .g g \f77w ¦ 1."2.||| E & k r 1 ' • — TT r r ê ê- I- ''y__ ^« —2-1 PAGE DIX LE PASSETEMPS fi;, j-i -r-r rr-r r-rr,, ¦J f , , r i ?-1 LJ 7 • M— **¦ m J * " : iJ " j * 1 tentsto MONTREAL.OCTOBRE 1948 PAGE ONZE INEDIT CONSOLATION Paroles de Lucien THERIAULT Musique de Félix MENDELSSOHN-BARTHOLDY Op.30 No 3 Non, lu ne sais pas Com - ment mon coeur t'ap - pel - le.Mais ces mots- là se dol.vent de-vi-ner.Tu ne sais pas Que ton bonheur ci-sè - le Tous mes sou- ¦iJl 1 PI r -g- y i jl .jh au.ffmtrtta.nt hails ma peln ou ma gaie- é.Sans le sa-voir lu m'as don-né l'i-vres-se De vivr Copyright 1846 — U.S.A.-Cdnada — tes Edition» du Passe-Temps Inc.Montréal PAGE DOUZE LE PASSETEMPS É i iiJ' t J J, S' JI j, J J» J.J.Jj Jilj, J J* J- beau rêve que sub-ti - le - ment Et sans ces se J'en* bel lis de bai-sers et de ser —h—K—*—î-c- —I- K y 1 _j> 7 *-^-^"jP-ments.Non.tu ne sais p< JB lee mots.de ma pri - è - re Mon coeur pour-—1- K rr—1-3 *— p g * T* i ¦—'7 r r r 1F P = 1 r ¦' ^3 -tVi-t.-i_._._ -plus ler" M jjj.* i'ij j r pif r-Hir j i tant ve- ne - re "a beau - té.Je suis heu-reux in - fi - ni - ment.Tu n'en sais »-0- -•—j -—< Je t'aim et c'est as - sex.MONTREAL.OCTOBRE 1946 PAGE TREIZE INEDIT VALSE D'AMOUR 17n des plus beaux airs de la nouvelle opérette, "Valses d'Amour".que présenteront les Variétés Lyriques, à la tin d'octobre.Livret de Yoris d'HANSWYCK A .Bt-iliant, Musique de Max ALEXYS L'a - mour ce beau so - leil.Cet man Qui char — me cons - tam J rt\ - ment.è ï ii,- Lais -i°-#*- Imk f f -H*— —— *—f J * *— - p f ¥== / f i | t 1J 1 1 -1-L— -i —v—v— - r f sons les vieux grin-* r 7 J^=f^=^ :heux Mé -di - re de ses •sbz— {eux.3^ Nous i_i_l -J _ s — -a ft-r- 1 p p J 0 f a * J1 _g_ —|-*—*»- i • • ——i—i— •i1 1 ^ : PAGE QUATORZE LE PASSE-TEMPS ÊËmÉ h hi qui sen - Ions nos coeurs Brû —1er de jeu-ness' el de fer - sen — li-menl Qui pro - di - que à tous les a - manls L'es- i m i9-' y* à m M à ll»t J J J 1 ff ti r*5- -f*-1- -fSM- r ]~i ii poir le cou -jNfr-j j j —1-L - ra -geel la 1 V- ste, ~rY—g g 4- "-g—g g 4-—.- -g—g g 4— — g i j -+—r -/Ml —1-«-T -i j 1 T-*-i- - • p- -— /-TI : 1 " > "1 ¦ > 1" _« 1/ MONTREAL, OCTOBRE 1946 PAGE QUINZE PIANO CHANSON TRISTE P.TSCHAIKOVSKY Allegro ikiii troppo.In melodia ion molto etifir*>wiotie.Pi; teat or 'àjÈA .'j3j.J «*f-*-r flïfi \ f tr ^Jpjp^ x -fir -1—»4 J .« —-, » i : ! i 3^?A- si j -\ -4h m ' i frf .«uni .—» - ^3 TV TV 8 _^ 2 -^T- V a* -tfrî-(V 3^- Si W ?"J -j-f^— 1 f r ¦_ -EJ-P^- T a* é -M-— T1^ * r -1— x '.T a « L !» - -i i NOUVELLE CHANSON FRANÇAISE Paroles de POTERAT 0 I ?nflT e 1 Musique de Guy LAFARGE .chett.ia Unetromprtteen bots Oui sonpa-pal'a dit Et sa' maman MM - st.Au p'tit parçon te -tu, Tê-Inconnue u.tic mit.le.Que -A £ ! t t 4 î ï EDITIONS EMUl 16.ru« S*llt'M*M.P«Mi-2- Ra/rain : Son papa lui achètera Une jolie trompette, Son papa lui achètera Une trompette en bois ; 1 Au p'tit garçon têtu.Têtu comme une mule.Que faudra-t-il de plus.Pour qu'il ne le soit plus ?au refrain : Au p'tit garçon muet.Muet comme une carpe, Il faut un beau jouet.Pour le rendre plus gai.au refrain : Au p'tit garçon bavard.Bavard comme une pie.Que faut-il sans retard Acheter au bazar?au refrain : Et quand tous ils auront Leur petite trompette, Tous les petits garçons A la fois chanteront.au refrain ; PAGE DIX-HUIT LE PASSE TEMPS Marcel et Maurice Robillard présentent EN RECITAL Noël BRUNET, violoniste au piano d'accompagnement : IOHN NEWMARK Ritz-Carlton.lundi 4 nov.— 8.45 P.M.Billets: SZ, S 1.50 et SI, taxe incluse.En vente chei ED.ARCHAMBAULT.WILLIS et au RITZ.Comité d'organisation : GUY ROBILLARD, CR.3303 Enfin à Montréal en récital Mercredi.23 octobre • Patrice MUNSEL Coloratura du Metropolitan Opera .line primeur historique !.à 20 ans.la sensation de notre génération .la coloratura le plus écoulé de l'heuro à la radio.Billets : $3.95.$3.25.$2.50.S2.00 el $1.50.par la poste ou à la SOCIETE CLASSIQUE.4061 Mentana, Montréal.FR.1101 Variétés Lyriques 24 25-26*27-29-30-31 octobre et 2-3-5 novembre 'VALSES D'AMOUR Opérette d'Alexys Prix des places : $1.75 — $1.50 — $1.35 — $1.00 MONUMENT NATIONAL PLateau 9161 EN RECITAL.JEUDI 31 OCTOBRE YEHUDI MENUHIN VIOLONISTE GYMNASE DU McGILL, 475 ave des Pins.0.Billets: $3.50, $3.00, $2.50.$1.50 taxes incluses.- En vente chez E0.ARCHAMBAULT et chez HARTNEY 500 E.Ste-Catherine 1180 O.Ste-Catherine Imprésario : CANADIAN CONCERTS 4 ARTISTS LES AMIS DE L'ART présentent Jean DANSEREAU,pianiste Série de 5 récitals-causeries — le premier aura lieu dimanche 13 octobre.6 3 heure», â l'Auditorium du Plateau.Toute la jeunesse est Invitée ainsi que parents et éducateurs.Billets en venfe Prix membre .35 taxe inc.SECRETARIAT Non enregistré .75 " " 3815 av.CaUsa Lavallée t'éminent interprète de Chopin, ALEXANDRE BRAILOWSKY — que nous enfendrons le 11 novembre au His Majesty's — photographié dans son magnifique domaine sur les bords du lac Léman, en Suisse.II n'y a pas de "style Chopin" par Alexandre BRAILOWSKY On admet généralement que Chopin est le plus "populaire" compositeur pour le piano, et que ses oeuvres sont les plus parfaites du genre.Chopin, qui connaissait à la perfection les ressources du piano, n'a laissé que très peu d'oeuvres qui ne sont pas écrites spécialement pour cet instrument.Romantique par tempérament, Chopin n'en était pas moins classique par sa culture.Nous savons qu'il travaillait avec un soin méticuleux chaque ligne qu'il écrivait.La spontanéité qui se dégage de ses oeuvres n'est que le fruit d'une discipline sévère et d'une science consommée.Nous savons aussi son admiration pour Mozart, Bach et Beethoven, qu'il préférait à ses contemporains.Quoi qu'on en pense, il n'y a pas de "style Chopin".Nous avons le "style Bach", le "style Mozart", mais pas de "style Chopin".C'est que Chopin lui-même a de nombreuses facéties.Il peut être héroïque : voyez par exemple la Polonaise en Mi bémol mineur, qui exprime les souffrances de la Pologne.II peut être profondément dramatique : voyez la Fantaisie (Opus 49).Il peut être élégant, mondain, gai : voyez ses Valses et ses Mazurkas.Même dans les oeuvres de caractère semblable, Chopin présente une variété infinie d'expressions et de sentiments.De cela, on ne peut conclure qu'une seule chose : Chopin offre un champ illimité à l'imagination.Impossible de bien jouer Chopin en ne lisant que les notes.I! faut chercher dans chaque morceau la pensée qui l'a inspiré ; mais seul le pianiste qui peut l'analyser avec imagination pourra le mieux saisir l'esprit de Chopin.Le programme de Patrice Munsel Pour son récital du 23 octobre, au His Majesty's, Patrice Munsel.soprano coloratura du Metropolitan Opera, a choisi des oeuvies de Handel.Mozart, la Chanson de Mer ic-Antoinette, de Février, Le Papillon, de Fourdraln.le Menue», de Boccherinl.un air de la Traviafa.de Verdi, etc.En plus de ce programme de haute qualité, on entendra l'éminent llùtiste Betty Wood dans des oeuvres de Mendelssohn.Chopin.Lecuona, etc.Au piano d'accompagnement : Sluart Ross.MONTREAL.OCTOBRE 1946 PAGE DIX-NEUF Une fanfare de religieuses Le Dr T.M.Justus, professeur des cours d'été à l'Université DePaul, à Chicago, a organisé une fanfare composée uniquement de religieuses et il en est lui-même le directeur.Ci-contre : Soeur Maria Susanna, chargée de battre la grosse caisse.Ci-dessous : le Dr T.M.Justus dirigeant une répétition de trente ins-' trumentistes ; une partie de la section des cuivres : Soeur Marie Leonette.Sr Paul Marie et Sr Marie Gaudiose.APPRENEZ LA MUSIQUE DANS VOTRE PROPRE MAISON AVEC LES COURS FACILES "PAR MALLE" DE MARRAZZA Accordéon hawaïen, Guitare espagnole, Piano Mandoline, Saxophone, Clarinette, etc.(Instrument fourni si désiré) Cours modernes et simplifiés MARRAZZA SCHOOL OF MUSIC 308 ouest, rue Sainte-Catherine, — Montréal DEMANDEZ LE DEPLIANT GRATUIT Un instrument qui fera jSKJB " e^s^^ 'e> délices de l'exécu- W tant le plus exigeant 1 I par sa sonorité puis- -.Ww \ santé et son dyna- misme prenant.4 Slyle "Château" Pour informa fions : LES PIANOS LESAGE LA.8214 Sainte-Thérèse, P.Q.\ T.O.DIONNE, enrg.Maison établie en 1890 K luthiers .1 VIOLONS ECHANGES Luthiers du McGill Conservatory •ink- REPARATIONS v m 2017| Avenue McGi" College, Montréal W R.FORGET, Prop.Tél.LA.0861 3818 Girouord MONTREAL WA.6423 OSWALD MICHAUD Accordeur de pianos pour l'élite des musiciens Professeur d'acoustique à l'Université de Montréal — Accordeur à Radio-Canada Inventeur du piano magnétique SONOBEL PIANOS REMIS A NEUF PAGE VINGT LE PASSE-TEMPS 754879?675 LA SYMPHONIE FANTASTIQUE par Julien TIERSOT Oeuvre d'art, la Symphonie fantastique est aussi, sur son auteur, un document autobiographique.Encore un trait de romantisme : tous les écrivains de ce temps se sont racontés dans leurs ouvrages.Le Lac, de Lamartine, les souvenirs d'enfance aux Feuillantines, "Ce siècle avait deux ans", la Tristesse d'Olympio, d'Hugo, les Nuits, de Musset, et sa "Confession d'un enfant du siècle", tont de romans de George Sand, de Balzac et d'auteurs de moindre importance, sont essentiellement des confidences personnelles.Au surplus, presque tous ont écrit leurs Mémoires, et Berlioz n'y a pas failli.Dans la Symphonie fantastique, il est le personnage central de l'action.Il l'a avoué franchement : non seulement les titres des morceaux, mais les programmes par lesquels il les a expliqués, ne nous laissent rien ignorer de ses intentions secrètes.C'est même par là que la Symphonie a le plus vivement sollicité l'attention d'une partie du public, et principalement des biographes.Oserons-nous dire que ce côté de l'oeuvre n'est pas le plus important, qu'il a même fait tort à l'appréciation de sa valeur d'art ?Comme toujours en ces matières il a bien fallu épilo-guer, et.à force d'en vouloir trop savoir, on a été au delà de la vérité.C'est ainsi que Berlioz ayant conçu la Symphonie fantastique sous le coup de son amour passionné pour Harriett Smithson, mais l'oeuvre n'ayant été exécutée qu'en un temps où, ayant perdu tout espoir de son côté, il avait trouvé le dérivatif de ce qu'il a appelé sa "distraction violente", on a pensé que Camille Moke y était aussi pour quelque chose.Quelqu'un, pour expliquer ce changement de destination, l'a qualifiée de "musique à feux tournants".Le mot est joli ; mais il est injuste ; les dates sont là pour le dire.La Symphonie fantastique a été écrite en entier dans les premiers mois de 1830.Or, ce n'est qu'à partir de mai qu'on voit Mlle Moke entrer en scène et dans la vie de Berlioz.La symphonie était achevée depuis un • LUjt~ ' *:m: fr mois : elle ne lui doit pas une seule note.Quant à la musique, nul doute qu'elle soit profondément imprégnée par les passions les plus intimes de Berlioz.Mais faut-il reconnaître dans ses extériorisations telle ou telle femme en particulier ?Ce serait s'égarer que de s'attacher à cette idée.Les thèmes de la symphonie, à eux seuls la démentent.Quels sont-ils ?Le premier, cantilène d'amour assurément, est contemporain des premières palpitations du coeur juvénile de Berlioz, lorsqu'au pays natal il soupirait pour la belle fille de Meylan : c'était loin de 1830, d'Har-riett Smithson et de Camille Moke.Le second est tiré d'une cantate de concours dont les paroles expriment aussi des angoisses amoureuses mais s'appliquent à un personnage imaginaire, l'Herminie du Tasse.Rien donc, encore ici, des héroïnes supposées de la Symphonie fantastique.La vérité est que Berlioz, qui fut un grand amoureux, pouvait s'appliquer ce que disait de lui-même — s'il est permis, en pareille matière, de citer un Père de l'Eglise — saint HECTOR BERLIOZ, d'après un portrait au frail d'Horace Vernet.tait à Roms en 183] ou 1832.En dessous, un fragment du manuscrit autographe de la partition d'orchestre de la "Symphonie lantas-tique".Augustin : Amabam amare.Il aimait l'amour, plutôt qu'une femme en particulier.Ne serait-ce point ici le cas d'opposer le subjectif à l'objectif et de dire : il ne faut pas chercher à reconnaître dans les chants de Berlioz telle femme en particulier ; c'est lui, sujet, non objet, qui chante pour lui-même, qui exprime un sentiment purement intérieur.La Symphonie fantastique fut exécutée pour la première fois, dans la salle du Conservatoire de Paris, le 5 décembre 1830.Berlioz n'était pas encore en relations personnelles avec les écrivains romantiques avec lesquels il avait tant d'affinités : nous le retrouverons plus tard avec eux.Pour l'instant, il n'eut, comme auditeurs de marque, que des musiciens : Spontini.Meyerbeer, Nourrit, Fétis ; parmi eux, un tout jeune artiste, déjà brillant virtuose, Liszt.Julien TIERSOT.(Extrait do La musique aux femps romantiques.Librairie Félix Alcan).MONTREAL, OCTOBRE 1946 PAGE VINGT-ET-UN Une grande artiste : LOUISE DARIOS Le cycle de la chanson française, que vient de présenter Louise Darios.en cinq concerts Inoubliables, a été une révélation pour beaucoup de Montréalais.Ce n'est pas en quelques mots que l'on peut définir l'art subtil, la grâce, l'intelligence et le profond respect avec lesquels Louise Darios interprète des oeuvres aussi diverses que les Légendes Dorées, les airs de la Renaissance, les soupirs des petits soupers de Versailles, la romance de 1900 ou les vieilles mélodies du folklore canadien.Diction parlait», linesse des intonations, ralllnement des gestes et des attitudes, et les costumes eux-mêmes, tout chex Louise Darios exprimait l'âme de la chanson, à travers sept siècles de l'histoire de France, avec une dignité, une pureté rares.En l'entendant, tous ont souhaité que Louise Darios aille "donner le bel exemple" dans toute la province.Plus que lous nos soi-disant Interprètes de la chanson française, elle contribuerait au prestige de la vieille France qui chantait, et de la France d'aujourd'hui, qui chante quand même.R.P.Pianos usagés REMIS EN BON ETAT et livrés avec banc.Aussi MACHINES A COUDRE do tout genre.Conditions de la Commission des Prix et du Commerce en temps de Guerre.J.A.L.ROBITAILLE 1007, rue Bleury Montréal 1 Téléphone : HA.7359 • J'achète les pianos et les machines à coudre.Un ambassadeur de la musique canadienne M.Claude Champagne, compositeur et directeur-adjoint du Conservatoire national de musique, vient de passer quelques semaines au Brésil.Il y lut reçu, de même que Sir Ernest Mac-Millau, comme hôte de marque et représentant de la musique canadienne en Amérique latine.Son voyage lut l'occasion de précieux rapprochements ontre, lee musiques nationales de nos deux pays.M.Champagne y rencontra les principaux compositeurs brésiliens et y observa sur place le folklore de ce pays.Il donna des cours de composition et dirigea l'Orchestre Symphonique Brésilien dans des oeuvres de Smetana, de Rimsky-Korsakolf, d'Honegger, d'Henri Rabaud, et dans sa Danse villageoise.M.Champagne consacra encore un concert de musique de chambre à la musique canadienne, et c'esl le compositeur brésilien de réputation universelle.VUla-Lobos.qui tint à en assurer lui-même le succès dans Bon pays.On y Ht entendre des oeuvres de Léo-Pol Morin, d'Alexandre Brott, de François Brassard et de Jacqueline Binette.Du premier, on interpréta deux mouvements de quatuor : on donna au piano des extraits d'une suite de Léo-Pol Morin, et Orléanai'ses de François Brassard ; de Jacqueline Binette, on présenta deux mélodies.Tout ce qui est joli et nouveau en MUSIQUE et BRODERIE se trouve dans la revue RAOUL VENNAT Enrg.3770-3772.rue Saint-Denis.MONTREAL Prix: Canada: 12c par an — Etals-Unis: 25c par an.Téléphone: AMherst 4488 Successeur de Mme H.Etienne FLEURISTE Bouquets de Mariée Tributs Floraux 1654 est, rue Sainte-Catherine (Coin Champlain) UN BEAU CHOIX! CINQ CHORALS DE J.-S.BACH, pour voix mixtes, avec textes français.Préparés et arrangés par Féllx-R.Bertrand.25 TALES FROM THE VIENNA WOODS, valse de Johann Strauss.Arrangement de Paul de Marky .60 HABANERA, de l'opéra Carmen de Biiet.Textes fiançais et anglais.35 METAMORPHOSE (The While Swan), paroles françaises de Rachète Thoreau, musique de Guy Luypaeits .50 SANS FIN (Always), paroles Irançaises de Jean Jai.musique de Jean Pâques.50 J'AI REPRIS MON ACCORDEON, paroles de René Rou- zaud, musique de L.-P.Vetheuil.50 PARNASSE MUSICAL LACHUTE, QUE.MtBBtB fo NflÊl avec voix accomp.séparées BOISSIERE (1ère messe 2 v.e.) .S 1.50 S0.20 BOISSIERE (21ème messe 2 v.e.) 1.50 .20 BOYER — Messe 3 v.e.1.00 .35 CHERION — Messe Sainte Angèle 4 v.m.75 .15 DELIBES — Messe brève 2 v.e.1.00 .20 DIERICX — Messe 3 v.e.50 .15 DIERICX - Messe No 1.2 V.e.50 .15 DRESS — Messe à l'unisson .75 .15 DUBOIS — Messe MI bémol 3 v.m.1.75 .20 DUBOIS Messo LA bémol 3 v.m.1.75 .20 GOUNOD - Messe brève No 5.3 v.e.1.50 .20 FRANCK, C.— Messe 3 v.m.2.50 .20 2.00 .20 PILOT — Rois Mages 2 v.e.2.00 .20 RINGUESSEN (Victimae) 2 v.e.75 .25 ROSSINI — Orbls Factor, 2 v.e.80 .40 ROSSINI — Salve Reglna.2 v.e.80 .40 SALOME — Messe brève.3 v.e.1.00 .20 VAN DURME — Missa Nona.3 v.e.1.25 .25 VAN DURME - Marie Reine, 3 v.e.75 .20 WIDOR - Messe brève.1.75 .45 LES MAITRES DE CHAPELLE PEUVENT FAIRE VENIR CES PIECES POUR EXAMEN.J.-E.TURCOT 568, rue Ste-Catherine Est Montréal PAGE VINGT DEUX LE PASSE TEMPS SI CE N'EST DEJA FAIT.Abonnei-vous à la Bévue de ta Pensée Française.Vous y trouverez chaque mois des chroniques historiques et artistiques, des textes ignorés, des curiosités littéraires, des biographies, des pages religieuses, des récits humoristiques.Ses pages anthologiques font de la Revue de la Pensée Française une véritable bibliothèque que vous pouvez mettre dans votre poche.REVUE DE LA PENSEE FRANÇAISE 58 West 57th Street, New York 19, N.Y.Abonnements — Etats-Unis 53.00 par an Canada S U.S.3.50 par cm Autres pays $ U.S.4.00 par an VOTRE COMPAGNON PREFERE! HERAUTS ALBUM No 3 • Des histoires vraies captivantes, illustrées de saisissants dessins en couleurs.• Du réel, du fantastique, du merveilleux.Album de 128 pages, relié.S0.75 EN LIBRAIRIE : ALBUM No 1 160 pages.1.00 ALBUM No 2 80 pages.0.75 ajoutez 10% pour liais de port.©, 25 esl.rue Saint-Jacques TT, MONTREAL 1 PL.8335 w rfCtùc*fonts La magie de la science L'attrait de l'aventure! Voilà ce que vous apporte chaque numéro du nouveau périodique "Sciences et Aventures'* "la seule revue française du genre en Amérique" • Véritable encyclopédie à la portée de tous • Véritable album par ses belles gravures Xavier DeMalstre a écrit "Voyage autour de ma chambre" : avec "Sciences et Aventures", c'est tout le monde que l'on peut parcourir dans son fauteuil I Abonnement pour l'année en cours: S 1.00 Adressez vos lettres comme suit : Les Editions Sciences et Aventures 11,861, rue Pasteur — Montréal 12 Les belles lectures MATERNITE SANS DOULEUR, par le docteur Jules Regnault.300 pages.Editions Fernand Pilon.$2.Etude très délicate et très complète des problèmes qui confrontent la femme mariée.Nombreuses illustrations.LE FILM DE LA DUCHESSE DE LANGEAIS, par Jean Giraudoux.260 pages.Aux Editions Mangin, Montréal.$1.50 (Par la poste $1.60).On trouvera dans ce magnifique ouvrage le scénario et le dialogue du merveilleux film français qui passe actuellement sur nos écrans.Jean Giraudoux y déploie toute sa iantalsie et sa magie verbale, prêtant aux personnages un langage délicat, aisé, éuncelant d'esprit.On verra comment un grand écrivain connaît l'art si diliicile du dialogue cinématographique.LECTURES.Revue mensuelle éditée par Fides, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal.Le numéro : 25 cents.Cette revue comprend trois sections : 1.Articles de fond sur le problème des lectures, les problèmes artistiques, etc.; 2 Critique de lond en marge de certains livres ; 3.Brèves appréciations avec cotes morales.POEME INEDIT Laissez pleurer la pluie.Laissez pleurer la pluie aux carreaux résonnants de ma vide villa.Laissez pleurer la pluie : le temps dit son chagrin et lait le mien moins grand.Laissez pleurer la pluie à téther qu'elle ennuie.Laissez rager le vent.Qu'il renverse et cravache de son souille fougueux, de son bras si puissant, ici comme au bosquet ; qu'il prenne, qu'il arrache tout ce qu'Elle toucha ! Laissez rager le vent.Laissez le vent rager en notre beau courtil : qu'il couche le berceau, qu'il brise la margelle où se tord le vieux cep s'échappant du lattis et le rustique banc qui trop me parle d'Elle l Laissez pleurer la pluie, afin que dans la sente du bosquet fout voisin, elle efface les pas dune brune Lisan, d'une inconstante amante, qui devait revenir.mais qui ne revint pas.Roméo PERUSSE.D'un recueil à paraître : "le chante en roule".MONTREAL, OCTOBRE 194B PAGE VINGTTROIS IL Y A 50 ANS DANS f5 4iTU*Aim£.Musique.Chronique du temps passé 5 OCTOBRE 1896 — Ea première page, une photo de Mlle Gabrielle Gérin-Lajolo, élève d'Achille Fortier, cantatrice qui.le 31 août précédent, s'était lait entendre avec grand succès au Monument National.— Ce même numéro contient une photo de M.Joseph Saucier, ainsi qu'une note sur M.Saucier le pianiste et M.Saucier le chanteur, par Gustave Comte.Quelques nouvelles : En même temps qu'il annonce la venue d'une troupe de comédiens français, l'éditorialiste réclame la formation d'une troupe canadienne.(Léon Famolard doil être heureux dans sa tombe, s'il connaît nos nombreux comédiens de 1946.) • -Un concert a eu Heu à la salle Windsor, sous la direction de B.Gérome et Guillaume Couture.— On annonce qu'à la fin d'octobre Mme Albani s'embarquera pour l'Amérique.Louis Frechette vient d'apprendre cette nouvelle dans une lettre que la grande cantatrice lui a fait parvenir d'Auvergne, où elle est en villégiature.- -J.J.Goulet est de retour à Montréal après de très beaux succès en France ; il reprend les répétitions de l'orphéon Goulet.Ce numéro contient un poème inédit de Louvlgny de Montigny : Ma rjfournef/e.Dans Y Album Musical : La Chanson du Semeur, paroles do J.-B.Clément, musique de Marcel Le Guay.- Dance of the Brownies, pour piano, par Nellie R.Beamish.- Piute de roses, bluette pour piano, par L.Streabbog, Opus 283, No 5.Pourquoi je suis triste.paroles de A.Berton.musique de G.Aubry.17 OCTOBRE 1896 - En première page, une photo de J.J.Goulot, violoniste, né à Liège (Belgique) le 22 février 1870 ; à 14 ans, premier violon du théâtre de l'Opéra, à Liège, puis ensuite directeur d'une société symphonique."Les disciples de Mozart".Il vint au Canada en 1891 comme premier violon de l'orchestre symphonique que venait de créer Ernest Lavigne, Quelques nouvelles ; Le célèbre Albert Chevalier, chanteur de genre, donna un récita à l'Académie de Musique.— Frank Murphy et Madame Murphy ont loué la salle du Monument National pour y faire entendro les opéras suivants : // Trovatore.Faust.Bohemian Girl.Cavalleria Busticana.Paqliacci, Lucie de Lammermoor, Mari-tana.Les primas donnas sont Marie Senta.Myrta French et Marie Foulmin.— Le choeur du Gésù.dirigé par Alexandre Clerk, a élu Bes officiers : président honoraire, H.Saint-Pierre ; vice-président honoraire, Gustave Comte : président, Elie Maurault : vice-président.Raoul Dumouchel ; secrétaire, Arthur Richard ; trésorier.Edouard Beaudry.Dans l'Album Musical : Comme les autres, paroles de Fernand Disle, musique de Gaston Maquis.— Ne donne pas ton coeur, poème de Paul Mariélon.musique de Jules Massenet.- Le premier réveil du coeur, pour piano, par Richard Eilenberg.POUR L'EXAMEN DE VOTRE VUE Diplômé de V p* I^IkXT prescription l'université l/jliA^M DES de Montréal • lf~*~z*~l verres SP ECIALISTE OPTOMETRISTRE-OPTICIEN 6761.saint-hubert 330, rue saint-georges CA.7616 ST-JEROME — TEL.171 Exercices d'articulation LA CONSONNE "L" Pour produire le son représenté par la lettre L.deux précautions s'imposent : replier la langue sur elle-même de telle sorte que la pointe, en s'élevant.vienne frapper le palais dans la région des donts ; et faire précéder l'articulation d'un bruissement guttural semblable à celui du B.du D ou du G.Le courant d'air expiré passe de chaque côté entre les molaires en faisant vibrer les bords de la langue.La gymnastique de L — La, lé.II.lo.lu.lou, Jeu, lan, Un, Ion, lun.— louis Laurent Léveillé de Liouville d'Arlincourt, lieutenant d'artillerie à Blois, dans l'Eure-et-Loite, épouse lundi, à Ploërmel.Laure-Léonie-Yolande de Lintillac, tille du marquis Lulll de Lalande.seigneur de B/anchéfoi/e.Clairdelune.Beausolcll et autres lieux.— L'illustre amiral anglais lord Livel de Liverpool louvoya longtemps le lonq du littoral de FAtlantique, de l'Islande à Maqean.— Ludwig de Lfenfhaf, fandgrage du Lullendort.s'en allait, lourd, lent, lonq, laid, livide et languissant.— Lièvres, gazelles, lynx, loups, éléphants, léopards, tout tremble le long de J'eou dans l'oasis, lors-qu'éclate en pleine nuit, dans le lourd silence de la solitude, le lointain hurlement des lions.I.-L.GOND AL.UN CADEAU QUI PLAIT 12 MOIS PAR ANNEE 1 e Plus de S20 de chan- sons et musique.2 e La revue qui met de l'entrain au foyer.3 e Un cadeau qui est nouveau chaque mois.1 e A tous ceux qui aiment la musique et le chant.2 e Aux musiciens, chan- teurs amateurs et professionnels.3 • Aux professeurs de musique et aux étudiants.$2.00 pour 12 mois 627 ouest, rue Dorchester.Montréal 2 "Pour bien connaître et aimer l'histoire de son pays, il faut d'abord connaître l'histoire de sa famille." NOTRE OEUVRE : Dresser expressément pour vous l'histoire de votre famille depuis le départ de vos ancêtres de France .Jusqu'à nos fours.Dates, noms, armoiries, lo tout avec soin of respect de la vérité historique.Nos conditions très raisonnables sont fournies sur demande sans obligation de votre part.Le Bureau de Recherches Historiques 477, St-François-Xavier, Monlréal 1, (PL.8634) PAGE VINGT-QUATRE LE PASSETEMPS PIANO ECOLE DE MUSIQUE DE VERDUN Directrice : Mlle M.Jeanne Fortier 3288 rue loseph Verdun Tél.FItiroy 3491 Tél.CHerrier 7734 PAULINE PHANEUF, B.M.Enseignement Chant Piano Soltège Accompoqnatricc de concert Sludio : 1270 Vlsllotlon.Montrool Tél.DOllard 1888 Mlle HENRIETTE TARDIF Professeur de Ptano Classique ot Populaire 6428 rue Bordeaux.Montréal CHANT ALBERT VIAU Technique vocale.Solfège, Interprétation 31 rue Cardinal, Ville St-Laurent BYwater 2129 Mlle CECILE PERRAULT Professeur de Chant et Piano Classique el Populaire 2075.rue Papineau Montréal Tél.Ré«.: CHerrier 4377 Madame ADEL1NA CZAPSKA Professeur de Chant 3641 avenue Oxonden.PL.6508 Accordeurs de Pianos GRAND CONCERT A GRANBY Accordeur agrégé Membre de la Musicians* Guild o! Montreal Accordeur attitré de la manufacture des pianos QUIDOZ à Sain te-Thérèse 2298, rue Panet - AMherst 5586 MONTREAL La Société Chorale Sainte-Famille de Granby est â préparer son gala musical annuel qui aura lieu au théâtre Cartier, le 21 novembre prochain.Ce grand concert sera sous la présidence d'honneur de S.H.le maire P.-Horace Boivin et de Mme Boivin.Cette belle initiative de donner à la population de Granby et des environs l'avantage d'entendre de la belle musique dans un décor féerique revient â un groupe de musiciens et il faut les en féliciter.Ce groupe d'artistes jouit d'une popularité bien établie, car chaque année plusieurs centaines de personnes no peuvent trouver place au théâtre.Les oeuvres au proqramme cotto année onl choisies avec soin, et l'on entendra beaucoup de folklore.En solo.Mlle Cécile Dubreuil.mexzo-soprano à la voix riche et prenante, exécutera du folklore espagnol.Mlle Rose Brodeur, soprano, et Mlle Irène Daigte.contralto, sont aussi de très Intéressantes artistes, do même que le sympathique ténor Richard Côté, ot le baryton léger Armand Duporron.Quant au jeune directeur qui est en même temps accompagnateur, Hector Rivard.c'est un musicien qui promet.A chaque concert M.Rivard surprend toujours l'assistance, tant par son enthousiasme et son emprise comme directeur, que par sa virtuosité comme pianiste.Souhaitons donc plein succès n ce choeur mixte de 50 voix qui fait tant de bien dans sa ville, la coquette Princesse des Cantons de l'Est.EVA DUPUIS PROFESSEUR DE DICTION DIRECTRICE DU THEATRE SAYNETTES annonce l'ouverture d'un studio de Radio Théàtie pour eniants tel que visité à Los Angeles loi» d'un récent voyago d'étude en Calilornie.Seul Hu genre à Montréal.- ENFANTS A PARTIR DE 5 ANS - Rés.: 767 Ave Hartland, Outremonl AT.0240 Studio: 4318 rue St-Hubert, apt.2 - - FR.7407 S AT I S FACTION DEPUIS 187» Les pianos Willis sont le choix des artistes et des mélomanes avisés llUILLIS&[O.Lim.TEI QUEBEC PLateau 9526 HALIFAX 1220 OUEST.RUE STE-CATHERINE — MONTREAL MONTREAL, OCTOBRE 1946 PAGE VINGT-CINQ QUEBEC Concert de M.John-W.Clarke, organiste de la cathédrale anglicane Holy Trinity, avec le concours de l'ensemble choral féminin de la même cathédrale.— Récital de chant par le grand artiste Georges Thill, avec un orchestre sous la direction de Jean Vallerand.— Concert éducatif offert aux enfants par Simone Flibotte, mezxo soprano.Gilles Bieton, pianiste, et Muriel Killby, marlmbiste.— Magnifique spectacle chorégraphique par les ballets du Metropolitan Opera.Orchestre sous la direction de César Cimara.— Une maison de commerce de Québec avait pris, depuis quelque temps, l'initiative de concerts en plein air.Par la voix de la presse, cette maison a demandé récemment un vote pour savoir quel artiste était préféré du public avec l'entente que le prochain concert serait donné par celui qui réunirait le plus de suffrages.On suggérait les noms de Lawrence Tlbbett.baryton, Grace Moore, soprano, José Iturbi.pianiste Ezio Pinza, basse, Nelson Eddy, baryton et Joseph Ladéroute, ténor ; et on laissait la liberté de voter pour un artiste de son choix même en dehors do cette liste.11 paraît que les réponses ont été si peu nombreuses que cette maison d'affaires a décidé de suspendre sa politique des concerts d'été.— M.Roger Villeneuve a été nommé maitre de chapelle à la paroisse Saint Albert lo-Grand.C'est un élève, pour la théorie grégorienne, du professeur Rolland-G.GingTas, Docteur en Pédagogie Musicale.— Mme Louise Darios, chanteuse française, a donné un récital de chansons françaises et canadiennes pour les étudiants des cours d'été de l'Université Laval.Au piano d'accompagnement, M.Edouard Woolley.— M.l'abbé Lamonde, récemment décédé à Kamouraska, avait été autrefois professeur de musique au collège Sainte-Anne-de-la-PocaUère.— Immense succès pour le chanteur populaire Charles Trenet.RIVIERE-DU-LOUP A la lin de l'année, le jeune violoniste Gilles Lefebvre a donné au théâtre Princesse de notre ville un très beau concert.Boursier du Gouvernement français, Gilles Lefebvre a plus que des promesses : depuis son enfance.II ne cesse d'étonner par ea virtuosité et ses connaissances musicales.Son programme à la Rivlère-du-Loup comprenait des oeuvres de Massltl, Vital! (la très difficile Chaconne).Mozart, Scriabine.Massenet, etc., ainsi que deux oeuvres nouvelles du pianiste-accompagnateur Emlllen Allard : Vieux confe et Poème bucolique.Félicitations à ces jeunes qui se lancent courageusement dans la difficile carrière artistique.A l'occasion du soixantième anniversaire de la fondation du collège commercial, les Frères ont organisé un splendide "pageant", qui eut lieu le 11 septembre.Le plus étonnant, c'est que tout le spectacle fut mimé : les vingt numéros au programme se divisaient en dnq groupes : Ballet de la Rivière-du-Loup, Danse de la Seigneurie, Danse du Chef-lieu, Danse du Paysage, et Danse des Citoyens.Compositions du R.P.Laurent Tremblay, O.M.I.; chorégraphie : Maurice Lacasse-Morénoff ; Costumes : Noël Anfousse.En septembre également, beau concert de l'Harmonie de la Rivière du Loup, qui a fait des progrès marqués, grâce au travail persévérant du directeur musical M, Adrien Girard.Le maître de cérémonies était M.Gabriel Thériault ; la mise en scène et les décors de Maurice Girard ; la garde d'honneur était commandée par M.Claude Ouellet, Les solistes furent MM.H.Rioux (trompette) ; A.Couturier et le Dr I.Boulanger, et Pierre Ferland.L'auditoire a beaucoup applaudi, entre autres, G/or Jeff e, valse-caprice de M.Adrien Girard.S.-P.DUGAL.TROIS-RIVIERES — La Société de concerts "Les Rendez-Vous Artistiques" présentera cette année six concerts à ses abonnés.Le choeur des "Disciples de Massenet" constitue le dernier engagement de la Société.Les autres artistes qui seront entendus sont lee suivants : le ténor Mario Berini, la pianiste Anla Dorfman, la soprano Renée Masella, le quatuor à cordes Griller, le baryton Hugh Thompson.Comme par les années passées, les concerts seront donnés en la salle de l'Auditorium de l'Académie des Frères dos Ecoles Chrétiennes.A la Chorale de la Cathédrale, M.Léo Carie a remplacé Jean-Yves Landry comme secrétaire.Ce dernier quitte Trois-Rivières pour aller étudier au Conservatoire à Montréal.M.Carie est un ancien secrétaire de la Philharmonie De La Salle.Lucien Caron, pianiste et organiste, a été nommé professeur de piano et d'orgue à l'Académie de la Salle.Il est entré on fonctions à la lin de septembre dernier.On signale également que le Frère Médore a remplacé le regretté Frère Palasls comme organiste à cette Institution.Louis-Philippe Poisson, président de la Chorale Notre-Dame, a été réélu président du Cercle des Instituteurs des Trois Rivières.J.-Antcnio Thompson a commencé au début d'octobre les cours de solfège et d'harmonie donnés sous les auspices du Secrétariat de la Province de Québec.Ces cours dureront tout l'hiver.Ces cours sont suivis par un bon groupe de participants.AlbortL.GAUCHER.Les concerts Willis Le 3 novembre, à CKAC, de 1 h.15 à 1 h.30, reviendront sur les ondes les beaux concerts Willis, sous la direction de M.René Paradis.Pour cette saison-ci, on entendra les meilleures élèves de piano de la Congrégation Notre-Dame, des Soeurs de Sainte-Anne et des Soeurs de Jésus-Marie.Pierre Brabant à Ville-Marie Le jeune pianiste-compositeur Pierre Brabant donnera prochainement un récital à Ville-Marie, au Témiscamingue.Eu outre d'oeuvres de Chopin, Rachmaninoff.Debussy, Mendelssohn, etc., Pierre Brabant exécutera de ses propres compositions : Caprice Laurentlen, Berceuse, Souvenir d'un musicien polonais, deux Etudes, etc.C'est le premier d'une série de concerts à travers la province.Lisez bien ceci MATHIEU TOUX.RHUMBS.J] B RONC H ITES.MATHIEUS SYRUP COUGH9.COLD9.BRONCHITIS.Ci IL «THIfU.h.¦MMMOa, fpjt A Débarrasses-vous en le disant, du picotement ou de l'Irritation de la gorge, en prenant du Sirop MATHIEU de la manière suivante : Prenes une cuillerée à soupe de Sirop MATHIEU pur.et gardez-le dans votre bouche sans l'avaler pendant deux minutes, bien comptées à votre montre, ensuite avalez-le lentement, et votre malaise disparaîtra sûrement et rapidement, grâce au Sirop MATHIEU.DITES-LE A VOS AMIS PAGE VINGT-SIX LE PASSE-TEMPS Mots croisés du Passe-Temps 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 PROBLEME No 12 HORIZONTALEMENT : 1.-Belle revu© musical" fondée à Montréal en 1895.Femme d'un roi.2.—Initiales de l'auteur de "Minuit, chrétiens".— Un roi des Wisîgoths.— Acte du pouvoir exécutif assurant l'exécution des lois.3.Musicien allemand.Savant géographe français, auteur d'une magistrale "Géographie universelle".4.—Impératrice romaine, femme d'Adrien.Ville forte d'Arabie.5.—Arme dont se servaient les Peaux-Rouges.Symbole chimique de l'antimoine.— Graine dont on fait un remède.— Métal précieux.6.—Préposition.Célèbre poète lyrique persan.Génie de la mythologie Scandinave.7.—Pour désigner un lieu.— Yeux, en latin.— Initiales de l'auteur de l'opéra Sigurd.Arbres de la famille des conilères.8.—Insectes des régions boréales.— Compositeur canadien, d'origine espagnole.—-Borne, lisière.9.—Deux premières lettres du fondateur de la Schola Cantorum de Paris.Un des bouts s'élève quand on pèse sur l'autre, — Premier de tous les nombres.10.—Historien français.Se dit d'une courbe formée et allongée.Initiales d'un grand conquérant français.11.—Note de musique.— A une bonne constitution.— Orqaniste, musicographe, compositeur français.12.—Peintre et graveur italien qui a gravé "Les Loges du Vatican".— Se jeter impé- Abréviation du terme musical tueusement.crescendo.13.—Du verbe boire.- L'oiseau souvent y vint.— Initiales d'une célèbre pianiste vénézuélienne, décédée en 1917.Excla motion.14.Qui est caché après avoir été volé.—¦ Tronc de sapin sans noeud.15.—Affirmation.Initiales d'un violoncelliste canadien bien connu.Petit amas d'eau dormante.16.Organes conducteurs de la sensibilité el du mouvement.— Prénom féminin.— Pain de qualité inférieure et de couleur grise.VERTICALEMENT : 1.Danse bretonne.2.Grande dame, protectrice des Irouba dours au XlIIe siècle.2.—Initiales d'un auteur de sketches ù CKAC.— Qui ne penche pas.3.-Chaîne de montagnes de l'Antihiban.sur un de ces monts, la Bible fait mourir Moïse.— Instrument à vent contourné en spirales.4.Langage mêlé de français, d'arabe, d'italien, d'espagnol, parlé dans lo Levant et en Algérie.Corps composé, que l'on trouvo dans le topinambour.5.— Question qui est discussion.— Couleur qui tient du bleu et du rose.6.En anqlais : "courte histoire".— Eminent compositeur pour violon, contemporain de J.-S.Bach.— Sac long ouvert par le milieu.7.—Infinitif.— Fumée que l'on voit sortir d'une cheminée du Vatican lors d'un conclave.- Eminent planiste russe, auteur de Préludes célèbres.TULIPE NOIRE BUCK TULIP CHINARD PARU Un parium joyeux ô l'arôme discret mais persistant.C'est l'indispensable auxiliaire du charmo léminln.Le llacon : .30.60 Etuis d* luxe : S 1.00.SI.85 el 52.50 LA LOTION TULIPE NOIRE est l'idéal complément de la toilette féminine.La bouteille.S1.25 La Cie Canada Drug, Montréal 8.Herbes à fleurs odorantes.— Nation de l'Europe méridionale.9.—Peintre canadlon célèbre par ses scènes d'hiver.— Pierre précieuse cristalline, affec tant diverses couleurs.10.Roue à gorge d'une poulie.Préface instrumentale qui précède une grande composition lyrique.U.—Commune do Belgique.— Note de musique.Commune de Belgique.12.Situation pénible.Campanulacéet de l'Afrique australe.13.Ouvrage établi sur une rivière pour en lâcher ou en retenir les eaux.- Graveur anglais, qui excella dans la manière noire.14.Ville d'Espagne, sur la Bidassoa.- -Endroit.— Rivière de Bavière 15.—Venus au monde.L'auteur de l'opé rettes "Les contes d'HoHmann".16.—Conjonction.Diou de la mythologie grecque.Liens fixés aux pieds d'un cheval pour gêner sa marche.SOLUTION DU PROBLEME No 11 1 2 3 4 5 6 7 fl 9 10 H 12 13 14 15 16 H'ra*(lîiïila' 'yv«1vil!iïttVl mi Ta^S'Etu' ïiïi WaM uitt fil' Jyftfapïi teWàMbû \nffi4 aïs smof iiS3WH,a mît Wiïtï toly rj'&is Sto MONTREAL.OCTOBRE 1846 PAGE VINGT-SEPT CURIOSITES DU VASTE MONDE ¦ Un savant américain vient de faire une découverte sensationnelle : en plus de son corps matériel, l'Homme possède quelque chose d'immatériel dans le genre de l'âme.Nous le savions déjà, évidemment, mais le savant Dr John Rhine, de la Duke University, a découvert l'âme après de nombreuses expériences sur la transmission de la pensée, la télépathie, etc.¦ Le major Alexandre de Seversky, expert en aviation, écrit qu'une seule chose manque pour que l'on puisse construire un avion capable de se rendre à la Lune : c'est un combustible assez léger, assez puissant, assez compact pour actionner ce véhicule aérien.On a calculé, et cela est très sérieux, qu'en dehors de l'atmosphère terrestre, un tel bolide interplanétaire pourrait atteindre 139,000 milles à l'heure ! Allons, poètes, rêveurs et amoureux, en route pour la Lune j ¦ Un fer à repasser pesant sept ou huit livres ne fait pas un meilleur travail qu'un fer pesant trois ou quatre livres.Ce qui importe surtout c'est la température du fer et la quantité d'humidité que contient le tissu.¦ Si vous ne le croyez pas, vérifiez par vous-même : un cube de brouillard très dense mesurant 50 pieds sur 25 pieds sur 10 pieds contient environ un verre d'eau.Il se compose de 420 milliards de gouttelettes.¦ Des diamants qui tombent du ciel ?Eh ! oui, c'est possible.On a trouvé des diamants dans les météores, — roches détachées des planètes et qui tombent sur la Terre.¦ Même les métaux peuvent être transparents.Une feuille de fer que l'on amincit à un cent millième de millimètre devient aussi transparente que du verre.¦ A la veille de l'hiver, cela peut intéresser les automobilistes.La gazoline, — ou l'essence, — peut-elle geler?Oui, entre 248 et 302 degrés Fahrenheit sous zéro.Aucune raison, donc, de sinquiéter.¦ L'explosion de la bombe atomique dans l'Océan Pacifique a eu une conséquence incttendue.L'ébranlement de l'atmosphère, causé par l'explosion, a provoqué un accroissement de pluie au milieu de l'Afrique, avec le résultat que la crue annuelle du Nil a été beaucoup plus forte et qu'elle a fait des dégâts sur les rives.Parlons-nous anglais en croyant parler français ?Quelques expressions françaises empruntées à l'anglais : Bigot - - Vient d'un juron de l'ancien anglais bi god.On trouve ce mot dès le 15e siècle, dans le sens de "dévot".Auparavant, les Français en cvaient fait un terme injurieux aux Normands.Bateau — Au 12e siècle, le Roman de Cambrai le donne.La racine vient de l'ancien anglais bât (plus tard boat).Corporation — Vient d'un mot an-qlais lui-même tiié du latin du Moyen-Age corporari signifiant " se réunir en corps '.Boxe —¦ Dérive de l'anglais box qui tire peut-être son origine du met teutonique bolci.Vote — Ce mot existait dans l'ancien français dans le sens de "voeu" ; il venait directement du latin.Dans son sens politique, il vient de l'anglais vote qui lui aussi avait été emprunté au latin.Bébé - - Vient de l'anglais baby.Dans sa forme française, on le trouve dans un écrit de Sophie Arnould, en 1793.Pyjama — On le trouve en français, en 1837, dans le "Journal des jeunes personnes" ; mais il ne s'est répandu qu'au XXe siècle.Le mot pyjama est emprunté à l'anglais pyjamas.Les Anglais s'étaient tout simplement emparés du mot hin-doustani pâê-jâma qui se décompose ainsi : jâma (vêtement) et pâê (jambes).Sport — Comme il se doit, ce mot a fort couru dans sa vie.Il y eu! d'abord le vieux mot français des-port ou despors (on ignore son origine), dont les Anglais firent disport.et dont ils ne gardèrent ensuite que sport, dans le sens de "jeu" comme le vieux français desport.Puis les français reprirent le mot "anglais" sport.L'ENDROIT IDEAL POUR RECEPTIONS BANQUETS Téléphonez pour réservations : MA.50 3 8 Calé ANDRÉ BIERE ET VIN 2077 rue VICTORIA (Près de ta rue Sherbrooke) MONTREAL Un endroit plaisant pour manger de DELICIEUX REPAS MUSIQUE RELIGIEUSE Ave Maria, ténor ot basse (Verdickt)_.25 Ave Maria (Agostinl)____ .40 Ave Maria (choeur à 2 voix) (Hamel) .25 Ave Maria (C.-O.Senécal) _.40 O Salutaris (G.-E.Tanguay)_____ .25 Cantatibus Organis (Art.Letondal) .50 Marche Pontificale (H.Miro) _____ .35 Lacrymosa Dies 111a (L.Daveluy) .25 Marcia Funèbre (S.Agostinl) .25 Cantique de Mariage (Franchére) .35 Ave Varum, ténor (Hamel)__ .35 Au Ciel I au revoir ! (S.Provost) .40 LE PASSE-TEMPS 627 ouest, rue Dorchester MONTREAL 2 PAGE VINGT-HUIT LE PASSE-TEMPS De la peau d'ours au u chesterfield " Ecrit spécialement pour "Le Passe-Temps" par MARIE BOURGUEUIL W vaut mieux être assis que debout, couché qu'assis, mort que couché, dit un proverbe turc.Si la première assertion est généralement admise, convenons que les deux autres sont, l'une pessimiste, l'autre vraiment chargée d'indolence.Marcher est un moyen, s'asseoir est un but ; donc l'homme cherchant partout le repos, en trouve l'emblème dans ces meubles qu'a inventés l'industrie humaine et qui sont arrivés jusqu'à nous sous des formes variées.L'époque où nous vivons est bien celle où il nous est donné de contempler dans les appartements et chez les marchands de meubles la plus grande diversité de sièges, tous étant à la mode.Et ce qui se passe dans les salons en matière de mobilier donne un peu l'idée de ce qui se passe dans les cerveaux en matière de doctrines philosophiques.Ceci est meublé comme cela.Il est remarquable que les gens debout sont plus prêts à l'entraînement que les personnes assises celles-ci étant paralysées par l'influence du bien-être.Nos législateurs le sachant ont appelé leurs réunions une séance.Il n'en faut pas déduire cependant qu'au cours de ces assemblées confortables il ne soit pas fait mille et une sottises, qui seront changées en articles de loi.Nous avons aussi la "Magistrature assise", terme collectif appliqué aux juges qui portent les sentences.Godefroy de Bouillon nomma "assises" les constitutions du royaume de Jérusalem.Assis est synonyme de fort, stable, équilibré, et le mot assiette n'a pas d'autre origine, il ne faut pas croire cependant qu'il est besoin de grimper sur la table pour "être dans son assiette".MONTREAL.OCTOBRE 1946 PAGE VINGT NEUF Un véritable musée d'artisanat Venez le visiter et y choisir vos cadeaux PAUL GOUIN.directeur artistique 1498 OUEST, RUE SHERBROOKE (près Guy) VISITEZ A MONTREAL LE MUSÉE HISTORIQUE CANADIEN ine Le plus beau musée de cire en Amérique (Près de l'Oralo.re Sainl/osephl Vous serez émerveillé de votre visite.• Jusqu'au 19 octobre, se lient à la galerie de l'Art Français, rue Laurier, une exposition des plus récentes oeuvres d'Henri Masson, peintre d'Ottawa, dont la réputation est déjà nationale.0 M.Paul Gouin.directeur artistique du chic magasin Beaumanoir, rue Sherbrooke ouest, nous annonce qu'il recevra prochainement des oeuvres d'art de France et d'autres pays ; on trouvera donc au Beaumanoir, pour nos cadeaux deB Fêtes, un choix complet d'oeuvres artisanales du Canada Irançais et d'ailleurs.• Le mois prochain."Le Passe-Temps" publiera un aiticle illustré sur un de nos meilleurs ferronniers d'art.M.Paul Beau.• Le mois prochain également, un article sur la peinture, un passe-temps qui conserve la jeunesse.Peintre et musicienne, une dame de 74 ans sail occuper ses loisirs de façon prolllable.Mais quels furent donc les premiers sièges de l'humanité?Faute de documents, nous devonB conclure que nos lointains aïeux se contentaient de s'asseoir par terre, idée qui n'était pas si mauvaise, puisque l'immobile Orient reste fidèle à cette vieille coutume.Les Orientaux en effet s'accroupissent sur des tapis, les jambes croisées et dans le silence apprécient les délices du narghilé.Chez beaucoup d'Arabes et de Turcs, l'art de s'asseoir n'a jamais été plus loin ; de là sans doute leur prédisposition aux opinions fatalistes.Mais, laissons s'accomplir la volonté d'Allah.Aussi loin qu'on remonte dans l'histoire des Grecs on les trouve en possession de la chaise, du fauteuil, du tabouret, du pliant, tels que nous les connaissons.Le Grec était toujours suivi d'un esclave porteur d'un pliant.Les Romains eurent la chaise à deux places appelée cathedra dont l'Eglise a fait la chaire.Deux sièges dans le mobilier romain méritent une distinction spéciale, la chaise curule et le lit de table.La chaise curule dut être à l'origine le siège du char où se tondit le roi, sans dossier elle ne devait pas être des plus confortables, cependant elle servit de modèle à saint Eloi lorsqu'il cisela le trône fameux du bon roi Dagobert.Dans le beau monde, chez les Romains, on fit usage du lit de table, sorte de canapé où pouvaient s'allonger trois convives, appuyés sur le flanc gauche, ce qui entre nous devait être fort lassant.Un canapé sur trois côtés de la table fixait le nombre des hôtes à neuf.Le quatrième côté était réservé au service.Mais lorsqu'on voulut, à Rome, augmenter les invitations, on imagina une sorte de divan semi-circulaire et le tour fut joué.t * $ Transportons-nous en Orient, où le mot divan sert encore à désigner le Conseil du Sultan.Les Turcs s'assoient volontiers par terre ou sur des tapis, mais s'allongent encore plus volontiers sur de larges canapés garnis de coussins.Nous croyons que la mollesse orientale y trouve son compte.Le moyen âge, autant qu'il paraît, n'a pas connu le canapé, mais bien des sieges simples et rudes qui furent embellis vers les XlVe et XVe siècles.Nos ancêtres s'csseyaient alors sur des escabeaux, des coffres qui servaient ainsi à une double fin, le bas constituait un gros cube plein dont l'énorme dossier avait les proportions d'un mur et dont les accoudoirs tormaient de chaque côté deux solides remparts.C'est là comme dans une niche que les châtelaines prenaient naturellement cette posture de sainte qui nous frappe dans les gravures du bon vieux temps.C'était une chose majestueuse que ces sièges lourds et peu nombreux disposés dans le vide solennel des vastes salles voûtées des demeures féodales, éclairées par de profondes meurtrières ou paT d'étroites fenêtres à vitraux.Quelquefois aussi les sièges tiennent aux murs comme les stalles de nos églises.La stalle à l'origine fut une sorte de niche ou le clerc se tenait debout ; plus tard on fixa une petite saillie permettant de s'asseoir, à moitié, par tolérance, cette saillie reçut le nom de "miséricorde".Le siège fut enfin complété et les clercs purent confortablement s'asseoir.Accotoirs ou museaux se dressèrent à droite et à gauche et la sculpture sur bois enfanta les véritables merveilles des cathédrales d'Auch et d'Amiens.Dans ces sanctuaires se trouvent les sièges les plus beaux, les plus artistiques, les plus dignes du nom de chef-d'oeuvre que le travail de l'homme ait jamais créés.Au XVe siècle, avec l'appa- (Suite à la page frenfe-deuxl PAGE THENTF.LE PASSE-TEMPS Ainsi que le dit la chanson."Les feuilles volent emportées par le vent" £\ l'horizon pâle quelques lourds nuages bordés d'or fin s'égaillent dans les rayons d'un soleil mourant, ou bien roulent dans le ciel gris.Bientôt ce sera l'hiver, avec son cortège luxueux et brillant de réceptions, de dîners, de soirées au bal ou au théâtre.11 nous faut songer à ce que nous porterons en ces occasions différentes.C'est alors que les déesses Mode et Elégance tirant le rideau nous présentent en des attitudes d'hier la mode d'aujourd'hui, la silhouette 1946-47 étant sensiblement la même que celle de 1910.Il est des attitudes que l'on retrouve avec joie quand revit pour nous un geste que l'on croyait oublié dans quelque vieil album, ou un portrait d'ancêtre.Que de grâce dans les longues robes de velours drapées en lu-seau ou dans les robes de tulle, de faille, de satin aux jupes très amples et au corsage serré.De très jolies robles d'après-midi sont aussi en velours, noir, puce, prune, très étroites au bas, elles sont souvent drapées aux hanches.Les petites robes de lainages que nous portons sous le manteau ont l'encolure montante, les manches peu épaulées sont collantes, la ligne suivant le corps.D'autres traitées avec ampleur ont la jupe taillée en biais, la taille toujours très marquée.Les chapeaux sont très amusants, perchés très haut, ils sont garnis de plumes, de rubans, de roses dans tous les tons.Pour le sport, de ravissants marquis en amazone.Sans doute on portera des toques de fourrure assorties au manteau ou à la garniture, ces dernières mélangées avec du feutre ou du velours.Simone CHANDAI.Cette magnifique robe de lourd satin blanc brodé or et vert pâle est une création de Mad.Carpentier.Toute la splendeur d'une époque révolue nous revient avec cette ravissante robe de faille cerise, que nous présente Grès.MONTREAL.OCTOBRE 1946 PAGE TRENTE-ET-UN DE LA PEAU D'OURS .fSuife de la page trente) rition du gothique flamboyant sièges des châteaux et stalles d'églises s'embellissent, se couvrent d'ogives, de flammes, de clochetons, ce sont des cathédrales en miniature.L'aspect d'une salle à manger dans un château féodal était grave.La table dressée sur des tréteaux était allongée et très étroite.Les convives assis d'un seul côté sur un long banc à dessin sculpté.S'il y avait plusieurs bancs à la suite l'un de l'autre, celui du milieu réservé aux hôtes de distinction était plus élevé rue les autres, c'était le "maisfre dais".Dais, à cette époque signifiait banc, estrade, siège d'honneur, de nos jours c'est une tenture.t t » Le meuble qui prit le plus d'ampleur fut certainement le fauteuil qui, comme le trône chez les Grecs lut réservé eux grands personnages.Le fauteuil étant l'emblème du pouvoir spirituel, l'escabeau celui du temporel.Les termes de siège episcopal, de Saint-Siège attestent d'ailleurs l'importance symbolique attachée par l'opinion publique aux objets mobiliers des représentants de l'autorité.On les confondait avec l'autorité elle-même.C'est de cette association d'idées que naît la préséance, ce grave problème qui fut le prétexte de discordes et de haines incroyables.A la cour de Louis XIV et de Louis XV la question de préséance dite de tabourets devait se poser dans toute sa tragi-comique fureur.Le gothique mourant, la Renaissance arrive apportant une véritable frénésie d'art, on sculpte moulures, colonnettes, fleurs, figures mythologiques, mais, qu'on le remarque, c'est du bois sculpté, succédant a du bois sculpté.Vers la fin de cette période nous voyons ls bois s'associer au cuir fourni par l'Espagne et au commencement du XVIIe siècle, les sièges espagnols ne sonl pas moins à la mode que la langue de Cervantes et les tragédies espagnoles.Le règne de Louis XIII semble prolonger la Renaissance, pendant que s'élaborent insensiblement les éléments du futur style Louis XIV.Les chaises de chêne à haut dossier sculpté conservent la tradition du XVIe siècle, mais les cuirs gaufrés, imprimés, dorés, les étoffes, tapisseries et broderies se fixent au siège par de gros clous de métal.Et voilà que se bâtissent à Paris de somptueux hôtels qui mieux que l'ancestral castel sont ornés de sièges merveilleusement sculptés mais qui paraîtront sévères et tristes aux petits-fils des frondeurs et des frondeuses de l'époque.L'astre de Louis XIV se lève, le style perd de sa raideur tout en restant majestueux comme les tragédies de Racine, les oraisons de Bossuet.Et on comprend le lcngage des Précieuses, "Voifu-rez-nous les commodités de la conversation".En effet un fauteuil était si lourd qu'il fallait le faire "voiturer".Majestueux était le meuble, majestueuses étaient les toilettes des femmes et des hommes, la tenue, chose gr;ve, imposait une attitude plus raide, plus guindée que la nôtre, le laisser-aller eut amené de regrettables chiffonnages, il était déjà non seulement élégant, mais utile de se lever et de s'asseoir en cérémonie.un» Maintenant c'est l'anarchie, on ne craint pas de mettre dans le même salon des sièges de tournure différente, des sièges anglais, turcs, chinois, et notre siècle ayant la préoccupation du confortable nous avons des sièges pour toutes les attitudes, pour tous les goûts, chaises longues où l'on peut dormir, fau- teuil de bureau où le dossier est presque superflu, chauffeuse permettant d'exposer son dos au feu, causeuse adaptée aux confidences, rocking chair ou chaise à balançoire, chaise d'enfant, meuble familial ingénieusement perfectionné, rond de cuir, symbole des administrations, chaise que l'on présente au visiteur et où bien souvent rien qu'à la façon dont un homme se tient assis il est aisé de flairer un solliciteur.I I * C'est par des vers fameux que le siège est entré dans notre poésie.C'est Auguste, empereur invitant Cinna à s'asseoir.Prends un siège.Clnna.prends.Et les vers raciniens d'une scène fameuse débutant par ces mots d'Agrippine à Néron Asseyez-vous1.Néron, et prenez votre place.Marie BOURGUEUIL.OCTOBRE.LE MOIS PROPICE POUR L'ACHAT DE FOURRURES Les ravissantes créations de Chs Desjardins & Cie Cette année encoro, lei dessinateurs de Dosjardins & Compagnie ont lancé de ravissantes créations, élégantes, confortables et pratiques.C'est cette maîtrise de la fourrure qui a établi, et qui maintient, la haute réputation de cette institution canadienne-française.Celle qui recherche élégance et qualité voit ses voeux comblés chez Desjardins.En ce moment, le choix est exceptionnellement complet et les prix ont échappé à la hausse récente, grâco à l'organisation vigilante, à l'expérience et aux achats judicieux de cette maison.En effet.Desjardins a eu la prévoyance de se procurer ses fourrures U y a déjà longtemps, alors que le marché était favorable.Octobre est donc le mois propice pour l'acquisition de votre manteau de fourrure à prix raisonnables, aux établissements de la ruo Saint Denis, de Chs Dosjardins & Compagnie.Une visite vous sera une révélation agréable.PAGE TRENTE DEUX LE PASSE TEMPS RESTAURANT DISTINGUÉ CUISINE SOIGNEE VINS — BIERES — LIQUEURS 1490 rue Drummond Montréal — PL.G345 PROPOS DE LA TABLE ADDITION Nom que les restaurateurs donnent à la soustraction.APPETIT — Le commencement de la lalm.BEURRE — Du lait qui a bien tourné.CHAMPAGNE — Boisson à explosion pour laire la bombe.Miquel ZAMACOIS.«s » Quelques personnes redoutont ù table une salière renversée et le nombre treize.Ce nombre n'est ù craindre qu'autant qu'il n'y aurait à manqer que pour douze.Quant à la salière, l'essentiel est qu'elle ne se répande pas dans un bon plat.Grimod de la REYNIEBE.• I » Octobre, c'est 1ère du dindon ! A ce propos, disons qu'il Ml très dlflicile de savoir à qui nous devons cet animal.Communément on croit qu'il nous lut apporté du Mexique, vers 1570 et que le premier lut servi aux noces de Charles IX : mais Pisanelll atlirme qu'il était connu des Grecs et des Romains.« * * La découverte d'un mets nouveau lait plus pour le bonheur du qenre humain que la découverte d'une étoile.* « f La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent.« • » La gastronomie marche en souveraine à la téte de la civilisation, mais elle végète dans les temps de révolution.CAREME.Lorsque vous mangez en ville allez chex CUISINE SOIGNEE 8 Restaurants à Montréal Tout le monde en parle CTrrK toujours à point et I L U il servi de façon appétissante Spectacle chaque soir dans la salle du haut 7815 Boul.Décarie.Téléphone : ATlantic 0638 * t^n voyant votrr voisin, ou l'un dr il» camaradr* dr travail, vous |M>uvez vou* dire: "Cri hommç a dr la chance .ct moi BUMl t" Au ( I i.nou* sommes lou* dr* vrinard*.l'ourlant, le mol "chance" nr s'applique pas parfaitement à tout un pruplr qui possrrlr assez dr rnuragr rl «Ir Imiii srn* pour s'interdire «1rs arlial* fantaisistes ù prix trop élevé rt objecter: "Trop rhrr.Je ne pairrai pas ce prix-là !" Non, re n'est pas de la rhanrr.C'rsl dr la forer dr raractèrr.C'rst un trait que la Maison Srapram rsl hrurrusc «Ir rrconnaitrr enninie une vertu du peuple «anatlicn: c'est la pré«'ieuse modération d«-s Canadiens en toutes rhosr», «lan* Irur façon dr penser et d'agir.Nous ne «levons pa* tout à la chanrr.au Canada: ondance.ÇSat éûmmtà amjtèmenl a demain LA MAISON SEAGRAM PER P-26 CON OCTOBRE 1946 52e ANNEE — MONTREAL DANS L'ALBUM MUSICAL MUSETTE (Armide), vio/on ef piano.C.W.von GLUCK CONSOLATION, nouvelle chanson .THERIAULT-MENDELSSOHN VALSE D'AMOUR, exfrai, d'opérette.Max.ALEXYS CHANSON TRISTE, piano.P.TSCHAIKOVSKY UNE JOLIE TROMPETTE, nouvelle chanson enfantine .POTERAT-LAFARGE 20^ VINCENT D'INDY UN SAINT DE L'ART LA SYMPHONIE FANTASTIQUE ¦que semaine, lea kadio-concerts canadiens vous présenteront un Canadien-français de marque,—musicien, écrivain, «avant ou autre, —dont la rarrière non seulement constitue en soi-même un récit captivant mais présente aussi un exemple et un encouragement pour tou» les jeunes qui voudront suivre ses traces.A chaque programme, vous entendre» aussi un orchestre de quarante-cinq musiciens de chez-nous, qui, sous la direction de Jean Deslauriers, interprétera pour vous les meilleures mélodies populaires ou mi-classiques.Narrateur: ALBERT DUQUESNE Annonceur: ROGER BAULU
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