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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 53, no 911
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1947, Collections de BAnQ.

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L'Passelêmps REVUE ARTISTIQUE FONDEE EN 1895 La saison estivale est de nouveau revenue et chacun est heureux de retrouver certains moments de détente et de délassement dont il ne peut se payer le luxe durant la saison d'hiver.Il est intéressant de voir combien la musique a pris une part importante dans les divertissements de la belle saison.Concerts de tous genre, représentations d'opéra, ballets, etc., se succèdent très rapidement et attirent des foules considérables.Ce qu'il y a d'encourageant, c'est que le nombre de concerts ainsi que celui des gens qui y assistent va en augmentant d'année en année.# * # Nos lecteurs remarqueront que le présent numéro est daté de juin-juillet.Dans un mois, comme d'habitude .paraîtra "Le Passe-Temps" d'août.Les abonnés recevront quand même leurs douze numéros puisque les abonnements échéant après juin seront prolongés d'un mois.A l'avenir, "Le Passe-Temps" paraîtra toujours dans le mois précédant sa date.* # # Nous signalons à l'attention de nos lecteurs le prochain numéro du "Passe-Temps" qui renfermera un article très intéressant de notre correspondant à Paris, Henri Erichson, intitulé "Gloire et déclin de l'opérette française".Qu'on se le dise ! SOMMAIRE Juin-juillet 1947 — No 911 THEMES ET VARIATIONS .2, 3 LA FAMILLE LETOURNEAU DE QUEBEC par Marcelle LACROIX .4 ADIEU, NEW-YORK! par MARIE-EVE .5 CHARLES KOECHLIN par René DUMESNIL .6 LA VIE FANTASQUE DE PAGANINI par Gérard BAUER .7 POT-POURRI.8 POINTE SECHE ET CRAYON GRAS, par J.-J.GAGNIER .8 ALBUM MUSICAL .9 à 18 AU CONSERVATOIRE DE PARIS par Georges RAVON .MUSIQUE ! OU ES-TU ?.poème inédit de Cécile CHABOT .ECHOS ET NOUVELLES .LA FIN TRAGIQUE DE CLAUDE DEBUSSY par Maurice DUMESNIL RODOLPHE PEPIN par Yvonne LE MAITRE IL Y A 50 ANS DANS "LE PASSE-TEMPS" .CHRONIQUE DES DISQUES LES BELLES LECTURES .POURQUOI "TOPAZE" FUT UN SUCCES par Léon TREICH .GALERIES D'ART .19 20 21 22 24 26 27 28 30 32 Autorisa comme matière de seconde classe par le Ministère des Postes, Ottawa.“LE PASSE-TEMPS" est publié mensuellement par les Editions du Passe-Temps, (Inc.), 627 ou est, rue Dorcb ester.Montréal 2.— Téléphone : MArquette 9905.Il est imprimé par l’Imprimerie Mercantile, Limitée.Le» manuscrits, publiés ou non, ne sont pas rendus.— Direction : Eddy PREVOST ; rédaction : Roland PREVOST ; publicité : Paul PREVOST.ABONNEMENTS : Canada : $2.00 pour 12 mois ; S3.75 pour 24 mois.Etats-Unis : S2.25 pour 12 mois.Autres pays : S2.S0 pour 12 mois.Le numéro : vingt cents.L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque aiiranchi, accepté et payable au pair à Montréal.— CHANGEMENT D'ADRESSE : Tout changement d'adresse doit être accompagné de l'ancienne.Avis doit nous parvenir au moins trente iours avant le numéro d'où le changement sera ellectU.Pour discontinuer de recevoir cette revue.U iaut avoir acquitté tous les arrérages.— Le Passe-Temps publie aussi de la musique en feuilles.MONTREAL.JUIN JUILLET 1947 PAGE UN Un orchestre canadien à New-York L'orchestre Symphonique Féminin de Montréal tous la direction d'Ethel Stark doit donner en novembre prochain à New-York, au Carnegie Hall, un concert au cours duquel sera jouée une composition d'un auteur canadien.Ce sera la première fois qu'un orchestre canadien se fait entendre outre-frontière.Tous nos voeux de succès à l'excellent ensemble d'Ethel Stark.Ce concert sera présenté par le bureau d'imprésarios Canadian Concerts & Artists.Un excellent musicien nicolétain La région de Nicole! a perdu récemment l'une de se* plus hautes personnalités en ta personne de M.Edouard Chatillon.dont la réputation de musicien et de pédagogue avait dépassé de loin les frontières de son patelin.Edouard Chatillon.né à Nicole! en 1866.était lUs de leu Hardy Chatillon.En 1896.il remplaçait son père comme organiste de la cathédrale, poste qu'il a tenu Jusqu'à sa mort.En outre, 11 a été pendant 35 ans professeur de chant, de piano et d'orgue et directeur de musique au Séminaire de Nicolet.Pendant un demi-siècle, il a chanté chaque matin au moins trois messes.Il a aussi dirigé pendant de nombreuses années l'harmonie de sa ville natale et ce n'est que depuis peu qu'il avait cédé ce poste à son fils Robert.L'an dernier, tous les Nicolétains ont rendu un hommage éclatant à ce musicien aussi brillant que modeste, ainsi qu'à son Itère, le Père Robert Chatillon, O.M.I., qui lut pendant 48 ans missionnaire au Texas et au Mexique.Un nouveau théâtre wagnérien Un Canadien de passage en Suisse nous communique l'Importante nouvelle suivante : sur la proposition de Toscanini.on construira à Trlbschen, en Suisse, un grand théâtre wagnérien, pour faire échec à celui de Bayreuth.Comme l'a relaté "Le Passe-Temps" dans son numéro de décembre 1945.c'est dans la villa qu'il avait louée à Tribschen que Wagner a composé un grand nombre de ses oeuvres, entre autros tes Mai Ire* Chanteurs et Siegfried.C'est également en Suisse, dans la villa des Wesendonclc.près de Zurich, que Wagner a composé l'Or du fihin, La Walkyrie, et qu'il commena Tristan et Vseuil et surtout Parsilal.Raoul Jobin à l'Opéra de Paris On sait que notre compatriote a chanté le rôle de Lohengrin lors de lj reprise de cet opéra à Paris.Dans la revue "Images Musicales" du 23 mal dernier nous pouvons lire sous la plume de l’émlnent critique Gaston Dufy.les lignes suivantes : "La distribution fut brillante.En tête.Raoul lobin.qui nous revient après une longue absence, lut un Lohengrin do très belle classe.Son chant est large et égal, sa diction absolument claire, son organe sonore et d'un beau timbre.Aucune faute de goût, j'aurais seulement, dans son duo d'amour du troisième acte, préféré une lendresse vocale légèrement plus accentuée.Mais c'est un artiste accompli que nous souhaitons voir rester parmi nous." Une grande saison musicale A l'automne.Montréal réentendra en récital le célèbre soprano Llly Pons ainsi que le grand violoniste français Zlno Francescatti.Une |eune planiste palestinienne de 19 ans.Ella Goldstein.qui a lait un début sensationnel à New-York au printemps et qui a été engagée pour jouer avec l'Orchestre Symphonique de Boeton, donnera également son premier récital à Montréal.Charles Munch a dit en parlant d'elle que c'était une combinaison Rubinslein Horowitx.Au début de 1948 Montréal recevra la visite de l'Orchestre Symphonique de Détroit, au complet avec son chel attitré Karl Krueger.On annonce également le retour du célèbre ténor viennois Richard Tauber.Parmi les autres artistes qui doivent se faire entendre à Montréal au cours de la prochaine saison on remarque aussi Brailowsky, Arthur Rubinstein, Shura Cherkassky.Eslo Pinsa.les Cosaques du Don, (à l'Université de Montréal) Nicolas Medtner.le célèbre pianiste-compositeur russe, probablement le grand ténor Benianimo Glgll el la troupe de ballet Markova-Dolln.GEORGES CODUNG.pianiste et chef de fanfare de Sorel, dont nous publions dans notre Album musical une chanson intitulée "T'aimer toujours" dont les paroles sont de Arthur et Robert Prévost.Né à Sorel, Georges Codllag y a commencé ses études musicales à l'âge de 7 ans et il les a poursuivies à Montréal avec Camille Couture, pour le violon et avec Eugène La pierre, au Conservatoire National.Il est actuellement directeur de "L'Harmonie Calixa-Larallée de SoreJ" et du choeur mixte Colding.Georges Codling est également planiste attitré du Poste CJSO de Sorel et comme compositeur, il a écrit deux messes pour voix mixtes et plusieurs pièces pour fan/are.Félicitations à Lise Desroeiers, Jeune pianiste montréalaise qui s'est vue décerner le Prix d'Europe 1947.Mlle Desrosiers a déjà obtenu le Prix Archam-bault ainsi que la bourse Kerry-Lindsay.à Edouard Woolley qui a récemment obtenu son doctorat en musique de l'Université de Montréal.Sa thèse avait pour titre "La Phonétique appliquée à l'art du Chant".à George Little .pianiste, élève d'Isidor Phllipp et d'Alfred Whitehead au Conservatoire, qui s'est vu décerner une bourse d'études de 5500 du Halifax Ladies Musical Club.S PAGE DEUX LE PASSE-TEMPS UxAldlîc ior\5 Les concerte d'été à Montréal La saison d'été qui a commencé brillamment avec une autre "Fiesta Mexicana" à laquelle ont participé Alfredo Antonini.chef d'orchestre, le trio de chanteurs-guitaristes Los Ponchos.le soprano Carmen Torrès, le baryton Castelar.les danseurs Anna Riccarda et Federico Rey et le trio Inka Taky se poursuivra avec un concert de Lauritz Melchior qui doit avoil lieu le 28 juin.Le 16 juillet doit avoir lieu une soirée Rimnky-Korsakolf-Chopin qui réunira le ténor du Metropolitan Jan Peerce.le pianiste Cherkassky ainsi qu'une troupe de ballet.On annonce également une Soirée Viennoise pour le 10 juillet, au Stade Molson.avec Oscar Straus.chel d’orchestre, Biruta Ramoska, soprano.Eva Likova.soprano tchèque, Alfred Orda, baryton, ainsi qu'un ensemble de ballet dirigé par Tatiana Lipkowska, autrefois de la troupe du Col.de Basil.Les solistes seront Geneviève Salbaing et Fernand.Nault du Ballet-Théâtre.Les Concerts Symphoniques de Montréal ont repris leur saison do concerts d'été en présentant Raoul Jobin.avec l'orchestre sous la direction de Wilirid Pelletier.Le Quatuor à cordes de Versailles Nos lecteurs se souviennent d'un article publié dans "Le Passe-Temps" de janvier sous la plume de T.-M.Folle y relativement à l'Initiative prise par le gouvernement de l'Etat du Queensland en Australie pour initier les élèves dos écoles à la musique de chambre.Dans le bulletin de lévrier du Comité National do Propagande pour la Musique nous avons eu le plaisir d'apprendre que le Quatuor de Versailles accomplit en France exactement la même tâche.Un aiticle signé pai l'altiste du quatuor.M.A.Jouvensal, nous révèle que le Quatuor de Versailles a donné à date plus de 500 concerts pour les enfants des écoles.Quand nos gouvernements se décideront-ils à prendre de telles initiatives ?Les invités du Ladies Moming Musical Club Le Ladies Morning Musical Club a annoncé sa prochaine saison de concerts qui se tiendront comme d'habitude à la salle de concerts du Ritz-Carlton.Parmi les artistes on remarque lennie Tourel, mezzo-soprano, le quatuor à cordes Curlls avec le pianiste Vladimir Sokoloff dans un programme consacré à Brahms, la pianiste Rosalyn Tureck dans un programme de musique de l.-S.Bach ; Olivier Staaren, baryton ; Ginette Neveu, violoniste française de grande réputation ; Franz Rupp.planiste : le célèbre ténor de couleur Roland Hayes ; Rudolf Firkusny, planiste ; le quatuor à cordes JulUlard : le violoniste Jacques Gordon ; Neil Chotem.planiste canadien : Roland Leduc, violoncelliste montréalais ; Lotte Lehmann, soprano, la grande interprète du lied, et enlin le jeune pianiste américain Léon Fleisher.Alexander Brott à l'honneur Le Service International de Radio-Canada a confié à Alexander Brott.compositeur canadien bien connu, le soin d'écrire une suite symphonique descriptive du Canada, Cette suite se composera de cinq mouvements qui décriront la culture.les influences et les critériums nationaux des principales régions du Canada.Les divers mouvements représenteront les Provinces Maritimes, le Québec.l’Ontario, les provinces des Prairies et la Colombie Britannique.C’est la première fols dans l’hlBtolre de la musique canadienne qu’une oeuvre d'aussi grande envergure eBt entreprise.Elle sera donnée en primeur sur le réseau International de Radio-Canada par un orchestre symphonique sous la direction du compositeur lui-même.Nos lecteurs trouveront dans "Le Passe-Temps" de mai 1947 un article sur Alexander Brott ainsi qu'une de ses compositions pour piano intitulée "Berceuse".Toutes nos félicitations à Alexander Brott.Notre concours mensuel CHAQUE MOIS, deux abonnements gratuits à la revue musicale "Le Passe Temps" sont tirés au sort parmi les bonnes réponses à trois questions.Les concurrents trouvent les réponses en lisant les articles et les chroniques du numéro courant- Tous les lecteurs du "PasBe-Temps".abonnés ou non.ont droit do participer au concours ; les gagnants déjà abonnés recevront un prolongement d'un an à leur abonnement.Le nom des gagnants paraîtra dans le prochain numéro.1.— Nommez le compositeur français à qui Fauré demanda d'orcheslret sa suife "Pelléas el Mélisande" ?2.—Quel fénor canadien chantera le rôle de Lionel dans "Marfha" à Central City.Colorado ?3.— En quel/e année est mort le grand violoniste Paganini ?Dites en quelques mois quels genres d'articles et de musique vous plaisent le plus dans "Le Passe-Temps''.Adressez comme suit: Concours mensuel du "PasseTemps", 627 ouest, rue Dorchester.Montréal 2.LES GAGNANTS DU CONCOURS DE MAI : Mme René Hallé, 110.rue Commerciale, Saint-David, Co.Lévis.— M.Stéphane Babin, 825, 7e Rue, Arvlda.P.Q.Mademoiselle THERESE VALOIS, élève de l'Ecole Supérieure de Musique des Soeurs de Sainfe-Anne de Lachine, est.depuis le 11 mal 1947.lauréate de la bourse Sarah Fischer pour le piano.Mademoiselle Thérèse Valois, âgée de 20 ans.est la fille de Monsieur et Madame Uldé Valois de Montréal.En juin 1946.elle fermfnaif en anglais le cours de LeMres-Sciences au Pensionnai de Lachine et depuis Irois ans.elle poursuit ses études musicales sous la direction des Soeurs de Sainte-Anne de Lachine.Elle lut invitée aux Concerts Willis.au poste CKAC.MONTREAL.JUIN-JUILLET 1947 PAGE TROIS LA FAMILLE LETOURNEAU DE QUEBEC par Marcelle LACROIX La musique est à l’honneur dans la famille Lélouiaeau de Québec.Première rangée, de gauche à droite; Paul, violoniste : Omet létourneau, le père, compositeur, et Gabriel.Deuxième rangée : lean, ténor, et Claude, violoniste, prix d'Europe 1945.T E SEUL NOM DE LETOURNEAU •*-* attire notre attention e» laisse deviner qu'il sera question de musique.Je ne prétends pas, au cours de ces liqnes, vous revéler l'existence de cette iamille.Sa réputation n'est plus à faire ; elle se classe désormais cru rang de ces groupes, musicalement illustres.Néanmoins, à l'aide de quelques traits saillants, formant la caractéristique de chacun, il sera facile de prouver qu'ils ont droit à notre juste appréciation et à une gloire meritée.Relater, comme il le conviendrait, la carrière de Omer Létourneau, nécessiterait un volume.Résumons-la en donnant ses titres et qualifications : Organiste-pianiste-composi- teur, Prix d'Europe 1913.Et pour ceux friands de notes biographiques, en voici quelques-unes : Né à Saint-Sauveur de Québec, il eut comme premier professeur Arthur Bernier pour l'orgue et le piano.A Paris, il étudia avec Louis Vierne.Il travailla également l'harmonie et la composition avec Félix Fourdrain.A son retour d'Europe en 1915, il succéda à monsieur Bernier comme organiste à sa paroisse natale, poste qu'il occupe encore.Puis, un second voyage dans la Ville-Lumière, où il parachève ses études d'orgue, tout en suivant des cours d'improvisation et d’initiation au chant grégorien.Aujourd'hui professeur à l'Université Laval, membre de l'Académie de Musique, pianiste attitré de l'Orchestre Symphonique de Québec, monsieur Létourneau se livre à l'en- seignement et cela depuis longtemps ; il a formé une pléiade de musiciens occupant des situations importantes.Quant à sa réputation de compositeur, elle dépasse aujourd'hui les frontières.La musique canadienne lui doit un apport considérable.Il a écrit des chants religieux : motets, PAGE QUATRE messes, choeurs, etc., en outre d'une quantité de pièces pour violon, orgue et piano, sans oublier ses harmonisations de quelques chants de folklore.OON TRAVAIL soutenu se voit cou-ronner par les succès toujours grandissants de ses élèves et parmi ces derniers, se placent au tout premier plan ses enfants.L'aîné, Paul, a un talent de violoncelliste remarquable.Il s'est initié à cet instrument au Juilliard School à New-York, et remplit présentement la fonction de violoncelle-solo de l'Orchestre Symphonique de Québec.L'ensemble de "musique de chambre" formé cru sein meme de la famille lui permet de mettre en relief son jeu expressif, résultat d'un travail appliqué et consciencieux.Incidemment .soulignons les succès que remportent, tant en province qu'à Québec même, les nombreux récitals donnés par cet ensemble familial, tantôt trio, tantôt quatuor.Madeleine (madame Edwin Bélanger) est une de nos bonnes pianistes.Elle eut l'honneur, le 10 décembre 1935, d'être la première soliste du Cercle Philharmonique de Québec qui venait d'être fondé.Elle a aussi fait sa marque, en maintes circonstances.comme accompagnatrice ; et l'on sait le travail obscur mais éminemment important qu'exige ce rôle.Sa virtuosité contourna tous les obstacles et lui mérita de grands éloges.Quant à Jean, il consacre sa vie à l'art vocal.Sa voix se place au registre de ténor.Suivant le cours normal des choses, il débuta en se faisant entendre en récital et participa même à quelques concerts avec orchestre.Depuis deux ans au Conservatoire de Musique de Toronto, à titre de professeur, il n'en continue pas moins à chanter, se spécialisant dans le concert et l'oratorio.Tout dernièrement, l'on célébrait les no- ces de diamant du Conservatoire de Toronto.Au cours d'un festival organisé à cette occasion, l'on offrit, entre autres spectacles, la Croisade des Enfants, de Gabriel Piemé, dans laquelle Jean Létourneau tenait le rôle du narrateur.Figurait aussi dans la distribution Kathleen Busby.épouse de Jean, elle-même très douée pour le chant.APRES JEAN, Claude violoniste.¦“•Prix d'Europe 1945.Il étudie présentement à New-York avec le maître Y van Galamian, et la direction d'orchestre avec Léon Barzin.Il est gradué de la "National Orchestra Association", ce qui lui permet de jouer dans les grandes symphonies américaines.La "National Orchestra" est un organisme fondé spécialement en vue de la formation des jeunes virtuoses qui désirent s'orienter vers la musique symphonique.Ils y reçoivent la formation complète de musiciens d'orchestre, de chef de pupitre, et de directeur.Fait intéressant à noter, l'on vient de décerner à Claude le prix "Ossip Gabrilo-witsch" accordé au meilleur élève doit redoubler notre fierté, c'est qu'il est le premier Canadien à obtenir ce grand honneur.Viennent s'ajouter à cette énumération déjà si éloquente, deux autres talents prometteurs, deux filles cette fois, élèves au Conservatoire de Musique de la Province : Colette étudie, depuis un an et demi, la flûte avec monsieur Hervé Baillargeon ; Rachel est élève, pour l'alto, du maître Louis Bailly.Et les autres demoiselles Létourneau, car il en reste encore, étudient le piano avec leur père.Quelle belle famille ! Onze enfants.presque tous musiciens.C'est un double motif de gloire.Monsieur et Madame Létourneau sont de valeureux parents qui contribuent à l'enrichissement de la musique cana- d,enne' Marcelle LACROIX.LE PASSE-TEMPS ADIEU NEW- YORK.«^.jïïîks à New-York Pour deux mois, adieu ! Merci de tes concerts, de les cours d'art, de te3 expositions.Mais permets que nous partions.Deux mois de repos, d'air pur, de soleil, de chaleur, nouB les avons mérités ; et nous te reviendrons ralraichis.rajeunis, pleins d'énergie nouvelle pour la prochaine saison qui s'annonce bonne.C'est une laiblesse de la nature humaine : on ne peut digérer trop du même plat ; après le régal artistique, il faut a l'homme un étroit contact avec la nature ; après de lascinantes études, bienvenus les ébats au grand air I Nos artistes ne font pas exception à la règle, et.bien que pour eux.il n'y ait jamais de vrai repos, pas de journées sans gammes, pas de lins de semaine sans exercices vocaux, ils iront quand même faire leur "heure de pratique" ailleurs.« « « C'est ainsi que Denis Harbour rentrera au Canada, après une bonne année d’études dans la métropole américaine.Il passera juillet et août à Oka, ce qui permet au public montréalais d'espérer • l'entendre à la radio ou en concert public au cours des mois d'été.# # # Jacques Larochelle, notre jeune ténor québécois, lui aussi, rentrera chei-nous pour les vacances.En voilà un dont nous n'avons pas souvent parlé, et qui pourtant mérite toute notre attention.Depuis trois ans qu'il étudie à New-York, il s'est fait remarquer icf.et on lui a confié des choses d'importance.L'année dernière, il a chanté en vedette lors de la création du "Medium", l'opéra moderne de Menotti, qui obtient en ce moment un retentissant succès sur Broadway.Cette année, le Columbia University Association confiait à notre jeune ténor un autre rôle d'importance dans le nouvel cpéra de Virgil Thompson, "The Mother of Us AH".Jacques Laro-chelle est un modeste qui ne parle de lui que pour répondre à des questions directes qu'on lui pose.Puisque c'est la seule façon d'obtenir des nouvelles de sa carrière, nous lui promettons pour bientôt un petit questionnaire à l'intention des lecteurs de cette page.Et ce, dès son retour de vacances.* * » Maître Wilfrid Pelletier, pour sa part, passe l'été en Europe où il fait en ce moment une tournée de concerts.Il passera sans doute quelques heures au Bois de la Cambre et au Bois do Boulogne.Ce sont des promenades qui on valent bien d'autres.# # # Les soeurs Forgues, de leur côté, seront très occupées.Les répétitions et représentations d'opéra au Stade Molson leur laisse- ront peu de temps pour la villégiature, mais si l'occasion se présente, elles seront trop heureuses de s'évader, et elles vous enverront elles-mêmes de leurs nouvelles, d'où qu’elles soient.* » » Quant à Raoul Jobin, il passera quelques semaines char lui.à l’Ile d’Orléans, avant d'aller remplir son engagement à Mexico.U t * Un pour qui l'été n'apportera pas beaucoup de repoB, c'est Léopold Simoneau.D'abord, la semaine dernière, notre sympathique ténor a obtenu un succès bien personnel à Carnegie Hall.Il avait été engagé par Oscar Straus lui-même pour chanter sous sa direction, la musique du maître, au cours de la Bérie des concerts "Pop".Non seulement avons-nous été charmés du rendement vocal de Simoneau.mais oncoro.son attitude on scène, son aisance et son charme ont conquis le public réuni ce soir-là à Carnegie.Et ce mois-d, un engagement d'importance vient mettre notre Léopold au plan des grandes vedettes américaines.En effet, II Ira chanter à Central City, le rôle difficile de Lionel dans une produc- tion de l'opéra Martha.Sous la direction d'Emil Cooper.des artistes du Metropolitan, au nombre desquels Fronces Greer, James Pease et Claramae Turner, donneront treize représentations du populaire opéra de Flotow.Central City est un centre culturel, siège d'université, de l'Etat du Colorado; ville charmante, à 8,000 pieds d’altitude .au milieu de montagnes majestueuses couvortes de glaces éternelles.Central City est un site enchanteur, et vous serez d’avis que travailler dans un décor semblable, c'est presque des vacances en soi.Nous envions Léopold.nous le félicitons et nous lui souhaitons bonne chance.Pour un repos bien mérité, Léopold Simoneau et sa charmante femme.Pierrette Alarie, iront passer les premières semaines d'août à la Baie des Chaleurs.Ce sera pour eux comme un pèlerinage.L'an dernier, à pareille époque, ils y faisaient leur voyage de noces.La lune de miel bat toujours son plein et le bonheur semble s'être Installé pour longtemps dans le foyer Alarle-Simoneau.A tous ces artistes qui font l’honneur de la province de Québec chez ses voisins du sud, nous souhaitons d'agréables vacances el un heureux séjour sur la terre de chex-nous.# # # Quant à votre correspondante, elle partagera l'été entre les bains de mer à Long Beach, Long Island.et un séjour do quelques semaines dans les Pays d'en-haut.Il est aussi question d’une tournée qui couvrirait Québec, la Malbaie.Saint-Siméon et la Gaspésie.Mais pour tout ça, U faut bion au moins deux mois, et pour des vacances de journaliste, c'est un peu long.De toute façon, où que nous allions, Mozart, Beethoven et Schubert ne nous quitteront pas.C'est une expérience que nous avons peine à imaginer, celle d'écouter un enregistrement do la "Flûte enchantée” dans le Parc National, ou le Quatuor en sol, op.161, à Percé.Nous vous en donnerons des nouvelles.Et.en attendant.bonnes vacances à vous.Le plus grand spectacle musical de l'année Cette année encore plus de 2,000 musiciens participeront au grand Festlcal provincial organisé par l'Association des Fanfares Amateurs do la province de Québec qui aura lieu au Stade Delorimier à Montréal, dimanche, le 24 août prochain.Plue de 40 corps de musique, venant de tous les coins de la province, prendront part à ce déploiement grandloso.unique au Canada.C'est en offet un spectacle impressionnant que la beauté el la puissance de cette musique d'ensemble et le brillant coloris des uniformes rutilants.Un ensemble vocal do plusieurs centaines do voix ainsi que dos artistes Invités do réputation internationale seront également au programme.Cette extraordinaire manifestation muBicalc est organisée par l'Association des Fanfares Amateurs de la province de Québec dont le secrétaire est M- Maurice Coutu.do Shawinigan Falls.Lo vice-président de l'Association est M.Edgar Gonest.de la brasserie Molson.qui a beaucoup fait pour la cause de la musique chez nous.A on jugor par les demandes que nous recevons déjà de partout.le Stade Delorimier sera rempli à capacité pour ce Festival des Fanfares Amateurs.MONTREAL.JUIN-JUILLET 1947 PAGE CINQ UN COMPOSITEUR TROP PEU CONNU CHARLES KOECHLIN • ••••••••••••••••••a Un article inédit de René DUMESNIL ont lait de lui un des esprits les plus ouverts qui soient, contribué largement à fortifier l’indépendance de ses jugements.Ayant donné sa démission à l'école Polytechnique, Charles Koechlin entra au Conservatoire où il fut l'élève de Taudou.de Gédalge et de Mas senet, puis de Gabriel Fauré.Toute sa vie, il conserva' pour ces deux derniers maîtres une reconnaissance qu'il saura toujours témoigner en servant activement leur mémoire.Déjà, il écrit, surtout des mélodies ; sa première oeuvre symphonique.La Forêt, date de 1897 ; mais il la conserve inédite.Colonne joue aux concerts du Châtelet En mer la nuit, un poème symphonique d'après Henri Heine ; une suite.l'Automne, des mélodies sur des vers de Verlaine et de Samain viennent ensuite attester la personnalité du jeune compositeur.Mais, en travaillant, Koechlin a constaté l'insuffisance des ouvrages d'enseignement.Les leçons d'harmonie et de contrepoint qu'il donne ,pour faire vivre les siens — il est mar:é et a de lourdes charges de famille — le fortifient dans son opinion : les manuels en usage sont conçus dans un esprit qui décourage les débutants.Il veut plus de clarté dans l'exposition des théories, des exemples.Il conçoit une méthode personnelle et se met en devoir de la répandre par ses livres.Fauré encourage Koechlin et lui donne une marque de confiance rare en le chargeant d'orchestrer la suite de Pelléas et Mêlisande ; ainsi le nom de Koechlin, encore qu'il ne figure pas sur les partitions, reste-t-il attaché à l'une des oeuvres les plus belles de Fauré.Plus tard, Koechlin allait rendre hommage à son cher "patron" en lui consacrant un volume dans la collection des "Maîtres de la Musique" — un volume plein de perspicacité autant que de tendresse, une étude judicieuse, approfondie, et dont la sensibilité n'ôte rien à la valeur critique.UN CHANT funèbre à la mémoire des jeunes femmes défuntes, une Nuit de Walpurqis classique, révèlent le désir de Koechlin do s'évader des sentiers battus : on y trouve les premiers essais de musique "polytonale".Dans cette voie, (Suite à la page dlx-sept) LE PASSE-TEMPS TVOU VIENT que Charles Koechlin ^ n'occupe point, sur les programmes des concerts, la place que la qualité, l'abondance et l'originalité de ses ouvrages devraient lui assurer?D'où vient que ce maître, aujourd'hui octogénaire (il est né en 1867), et qui a exercé sur tant de jeunes compositeurs une influence profonde, n'ait pas conquis le grand public et demeure, pour beaucoup, presque un inconnu ?Sa modestie, son dédain des honneurs et des titres ne suffisent pas à expliquer cette injustice.Il est pénible de constater qu'une génération laisse à la postérité le soin de remettre à son rang un artiste qui a si bien marqué son temps qu'il est impossible d'en écrire l’histoire sans faire mention de ce qu'il a créé, des idées qu'il a semées, qui ont germé, et suscité chez d'autres, qui furent ses disciples, des oeuvres durables.La figure de Charles Koechlin est cependant populaire ; mais cette popularité, pour réelle qu'elle soit ne dépasse point le cercle assez étroit du petit monde des musiciens.Un visage ouvert, aux traits fortement accentués, des yeux qui pétillent d'une flamme malicieuse, adoucie par un air de bonté, une barbe depuis longtemps blanche, et qui descend sur la poitrine, très bas, tel apparaît Charles Koechlin à toutes les manifestations de la jeune école.On l’entoure : on l’écoute : des paroles de sagesse sortent de cette bouche de patriarche.Paroles qui expriment une liberté de jugement, une indépendance absolue.Théoricien éminent, auteur de traités didactiques qui font autorité, Charles Koech-l!n est un humaniste de grande culture, un de ces hommes que de longues méditations ont inclinés vers la plus large compréhension des êtres et des oeuvres, un maître qui, sans chaire officielle, a cependant vu venir à lui beaucoup de jeunes musiciens soucieux d'acquérir, par son exemple autant que par ses le çons.le viatique grâce auquel ils devaient à leur tour aborder une carrière difficile.Respectueux avant tout de l'originalité des tempéraments dont il devinait les tendances, Charles Koechlin a surtout cherché à développer, chez ceux qui se confiaient à lui, leur personnalité.PAGE SIX VTE A PARIS de parents d'origine alsacienne, appartenant à une vieille famille de protestants libéraux.Charles Koechlin se destina tout d'abord aux sciences.Pendant ses études à l'école Monge, où il fut un très brillant élève, latiniste et helléniste excellent, il ne cessa point de s'intéresser à la musique en grand honneur au foyer paternel.11 entre à l'école Polytechnique, y passe les années 1887 et 1888, et orchestre, pour le petit cercle musical de l'école, la première ballade de Chopin.Assidu aux concerts dominicaux, la musique l'attire de plus en plus.Il tombe malade, doit interrompre ses études, puis les abandonner définitivement.Mais cette formation scientifique lui aura été profitable.Elles CHARLES KOECHLIN.musicien Irançais de gronde réputation cl auleur d'une biographie de Claude Debussy, est venu à Montréal en 1937 sur l'invitation de Soeur Marie-Stéphane de rEcole Supérieure de Musique d'Outremont.Charles Koechlin est un compositeur de grande renommée et il a écrit des oeuvres pour la voix.!• piano at l'orchestre.Il a étudié au Conservatoire de Paris avec Gabriel Fauré et s'est surtout spécialisé dans l'étude des modes anciens.Il avait prononcé une conlérence sur ce sujet lors de son passage à Montréal. LA VIE FANTASQUE DE PAGANINI -par Gérard BAUER ¦pAGANINI fut un homme extraordinaire.Il Jl était né à Gênes (le 17 février 1784), ville marine et patricienne, où les palais de marbre retiennent longtemps les feux du couchant ; mais il n'y était pas né dans un palais.Son père, petil courtier maritime, — emballeur, disent certains biographes, — coûtait.et logeait sans doute, dans ces rues étroites qui descendent au port, où l'on rencontre encore aujourd'hui d’actils négoces, les bourses des grains et des charbons et toutes sortes de marchandises pittoresques.Quand il avait achevé son ouvrage, le père de Paganini jouait de la mandoline : qui n'est pas musicien en Italie ?Le jeune Paganini ie devint naturellement.Son père, quoiqu'il fût un homme simple, pénétra les dons de son enfant et lui fit prendre des leçons auprès de Giacomo Costa qui était maître de chapelle à Gênes et violoniste.puis chez Alexandre Rolla à Parme.A treize ans.l'élève surpassait ses maîtres et pouvait quitter Gênes pour poursuivre la gloire.Il ne tarda pas à la rejoindre.Cette conquête est souvent une victoire de la volonté, d'un naturel bien doué, et qui veut vivre.Paganini n'avait pour lui que le don ; il n'avait point la santé.Mais de sa misère physique il sut faire un ascendant : cet enfant frêle, nerveux, mangé de fièvre, s'ins talla, si l'on peut dire, dans sa fièvre et lui demanda l'âme de son talent et un moyen d'action physique sur les hommes.Ce garçon si discipliné dans ses études, quand il eut acquis sa maîtrise, s'abandonna aux pires dérèglements.Il devint joueur, débauché, et se mêlo à de basses compagnies.loueur effréné ALORS se produisit dans son existence un petit événement que Fétis, son premier biographe, a rapporté ot qu'on a reproduit, depuis lors, quantité de fols.Se trouvant à Llvoume en 1799, Paganini joua tout ce qu'il possédait d'argent.Ayant perdu jusqu'à sa dernière pièce.Il joua son violon et le perdit aussi.Un négociant français qui habitait la ville, un certain M.Livron, grand amateur de musique, ayant appris l'embarras de Paga-nini, s'empressa de lui prêter, pour qu'il pût donner un dernier concert, un excellent instrument de Guaraerius, Comme Paganini le lui rapportait, M.Livron le pria de le garder.— le ne voudrais pas profaner des cordes que vos doigts ont touchées, lui dit ce généreux amalour.C'esf à vous, maintenant, que ce violon appartient.Paganini le conserva et en fit son instrument préféré.Pourtant.11 faillit perdre ce précieux Guarnerius comme il avait perdu son autre violon.11 l'a raconté lui-même en une confession touchante qui rappelle les aveux de Dostoiewsiii.autre possédé, auquel le démon du jeu fit vendre jusqu'à la robe de fiançailles de sa femme."le n'oublierai jamais, dit-il.que je me mis dans une situation qui devait décider de toute ma carrière.Le prince de .avait, depuis longtemps.Je désir de devenir possesseur de mon excellent violon, le seul que Je possédasse alors, et que J'ai encore aujourd'hui.Un Jour.Il me lit prier de vouloir bien en tixer le prix.Mais, ne voulant pas me séparer de mon instrument, je déclarai que fe ne le céderais que pour deux cent cinquante napoléons d'or.Peu de temps après, le prince me dit que l'avais vraisemblablement plaisanté en demandant un prix si élevé de mon violon, mais qu'il était disposé à me le payer deux mille francs.Précisément, ce Jour-fà.Je me trouvais en grand embarras d'argent par suite d’une assez forfe perte que J'avais laite au feu, et fêtais presque résolu de céder mon violon pour la somme qui m'était offerte, quand un ami vint m'inviter à une partie pour la soirée.Tou» mes capitaux consistaient alors en trente francs, et, déjà, le m'étais dépouillé de tous mes bijoux, montre, bagues, épingles, etc.le pris aussitôt la résolution de hasarder cette dernière ressource, et.si la fortune m'était contraire, de vendre le violon pour la somme offerte, et de partir pour Pefersbourg.sans instrument et sans effets, dans le but d'y rétablir mes affaires.Déjà, mes trente francs étaient réduits à trois, et je me voyais en route pour la grande cité, quand la fortune, changeant en un clin d'oeil, me lit gagner cent soixante francs avec le peu qui me restait.Ce moment favorable me lit conserver mon violon et me remit sur pied.Depuis ce Jour, Je me suis retiré du feu auquel l'avais consacré une partfe de ma Jeunesse, et, convaincu qu'un loueur est partout méprisé, le renonçât pour jamais à ma funeste passion." Acrobaties d’artiste CE VIOLON, dont, avec deux ou trois autres.Paganini joua durant tous ses concerts.est devenu une fameuBe relique que Gênes conserve précieusement.A la lin de l’autre siècle, les Américains en proposèrent quinze mille dollars à la municipalité génoise, qui repoussa cette offre.New-York insista et offrit vingt mille dollars-or du Guarnerius de Paganini.La réponse de Gênes fit comprendre aux Américains qu'il serait contraire à la dignité d'insister.Gênes n'admettait pas de vendre, et cela se comprend, le souvenir du plus illustre de ses eniants.avec Christophe Colomb.Paganini s'assagit et.de 1805 à 1808, il passa trois années heureuses et pourvues à la cour d'Elisa Bacchloll.à Lucques.Cette grande dame — la sœur de Napoléon 1er — avait souhaité se donner la volupté d’un joune prodige : elle avait quasiment enlevé Paganini.Tous les quinze jours.Paganini jouait pour elle avec une Intensité si vive que la pricesse défaillait.Ce lut pour elle qu'il exécuta ces acrobaties demeurées célèbres dans la technique du violon : jouer un chant d'amour sur deux cordes, le sol et la chanterelle.Elisa Bacchioli voulut plus encore et qu'il ne jouât que sur une seule corde, ce qu’U Ht avec toutes les modulations et les raffinements qu’un autre violoniste n'eût pu obtenir que dans l’intégralité instrumentale.Voilà, du moins, ce que rapporte la légende sur Paganini.Le musicien diabolique AR UNE LEGENDE se lorma tout de suite sur son porsonnage.11 n’était pas boa a ; mais il était mieux que beau : à la fois satat-nique et byronien.maigre, les cheveux au vent, le regard fiévreux, et ce physique extraordinaire contribua à disposer une atmosphère exceptionnelle autour de chacune de ses apparitions.Tout événement de sa vie devenait prétexte à des Interprétations et augmentait son attrait légendaire.Cinq années de sa carrière, de 1808 à 1813.étant demeurées à l’abri des indiscrétions, on avança d'invraisemblables hypothèses sur cette disparition.On alla jusqu'à insinuer que Paga-nlnl avait été Incarcéré pour avoir tué sa lemme, et.de ce fait, une lithographie de Louis Boulanger représente le célèbre virtuose en prison.Un autre dessin, de Tony Johan-not celui-là, figure le violoniste devant sa table en train de faire des comptes, cependant qu'au-dessus de lui sa muse se voile la face.Car on le disait avare au delà de toute mesure, ce qui est fort exagéré.Il est vrai qu'après avoir été joueur, comme tant d'italiens.U était devenu "épargneut*', comme tant de Génois : mais pas au point do l'avarice.L’humeur d’un public, irrité de payer (Suite à la page vingt-cinq) MONTREAL, JUIN-JUILLET 1947 PAGE SEPT Voyez combien il est difficile dorienter sa vie d'après une prophétie.Massenet, tout heureux de ce( horoscope, entra dans la classe de composition de Bazin.C’était un excellent professeur dont les traités pédagogiques font encore autorité, mais qui n'avait pas le don de prévoir l'avenir.Il n'accordait aucune confiance à l’élève Massenet et, un beau jour, fauteur du Voyage en Chine prit le jeune homme par les épaules et le jeta à la porte de sa classe en lui disant : — Allez-vous-en ! Vous ne ferez jamais rien ! Quelques années plus tard.Masse-net prenait sa revanche en rentrant dans la même classe, mais, cette fois, en qualité de professeur, car on lui avait confié la succession de Bazin qui venait de mourir.Et voilà une anecdote bien encourageante pour tous les élèves médiocres ou paresseux à qui leurs maîtres laissent peu d'espoir pour l’avenir I * * » En 1911, une danseuse anglaise demanda à Debussy de composer un ballet inspiré par une légende égyptienne.La partition ne fut jouée qu'une fois après la mort de l'auteur.La danseuse anglaise garda ensuite jalousement l'oeuvre dans ses tiroirs.C’est ce ballet inédit, "Khamma", que l'on vient de créer à l'Opéra-Comique.» * $ Et voilà une bonne ! Yvonne Vallée, l'ex-épouse de Maurice Chevalier, vient d'arriver en Amérique où elle va lancer un nouveau produit : "Les parfums Maurice Chevalier" ! # # # Le plus "beau" cas de piraterie en musique est probablement celui du fameux Requiem de Mozart.En juillet 1791, cinq mois avant sa mort, Mozart recevait la visite d'un inconnu qui lui demanda à quel prix il accepterait de composer un Requiem.Mozart, après avoir longtemps hésité, demanda cent ducats, qui lui furent payés.Quelque temps après, le comte Franz Walsegq von Stuppach faisait entendre un Requiem de "sa” composition ; c'était celui de Mozart.Les nobles de ce temps/à s'attribuaient ainsi des oeuvres écrites par des compositeurs peu fortunés, exactement comme, de nos jours, beaucoup d'hommes politiques font écrire leurs discours par des scribes.Ce fut un événement important lorsque récemment, à la demande même du roi, on changea le deuxième couplet de l'hymne "God save the king".Lors d'une cérémonie à la cathédrale Saint-Paul de Londres, on chanta une nouvelle version du deuxième couplet, substituant aux sentiments nationalistes qui y sont exprimés une prière en faveur de la concorde universelle.* ».* C'est l'éminent pianiste Arthur Schnabel qui, jouant un jour une sonate avec Einstein, reprocha au grand mathématicien.de ne pas bien marquer la mesure ! A 64 ans, Arthur Schnabel n'a rien perdu de sa superbe maîtrise.POINTE SECHE et CRAYON GRAS AU PARC SOHMER encore.Cette année-là, le 14 juillet, jour de l'anniversaire de la prise de la Bastille, les quelques Français de la "musique" avaient l'habitude d’endosser la redingote et d'arborer maintes médailles, môme si certains d'entre eux avaient déjà déserté leur régiment, leur /régate, etc.,.mais passons.A l'occasion de cette fête.M.Lavigne, le directeur, se montrait particulièrement généreux.A part un baril de bière offert par l'établissement et un programme de musique essentiellement français.— entr'autres pièces.l'ouverture de "Robespierre" ou "Le dernier four de la ferreur" de Litolff.la "Marche Lorraine" de Ganne.le pot-pourri "La Belle France" de Laurendeau.etc., etc.— M.Lavigne feignait toujours d'ignorer que certains musiciens fêtaient avec un peu trop de libéralité cet anniversaire.Un Parisien qui s'adonnait facilement à la dive bouteille s'amène, selon son habitude, vêtu de sa redingote, de ses médailles e'.plein de patriotisme.Un malin le met au défi de s'asseoir sur le "plateau" et de jouer ainsi en face du public, pour son pays."La Marseillaise"."Comment moi! Je n'oserais pas.je refuserais de jouer la Marseillaise.aujourd'hui ?Eh bien, regarde ! " Et, do fait, le bonhomme s'avance et devant toute la salle en délite joue sur un trombone, seul, assis par terre.l'Hymne de Rouget de l'Isle.Je crois que rarement, depuis, "La Marseillaise" n'a été accueillie avec autant d'enthousiasme.Je me demande cependant ce qu'en aurait pensé son autour mais, chose certaine, c'est que M.Lavigne ne fit aucune observation et la représentation commença après un début aussi magistral.CAGNIER.D.Mus.Un agent de la circulation, aux Etats-Unis, mélomane acharné, a trouvé un excellent moyen de corriger les chevaliers de la vitesse.Il leur donne une carie portant les instructions suivantes: A 45 milles à l'heure, chantez ’Highways are happy days" ; à 55 milles, "1 am but a stranger here, Heaven is my home" ; à 65 milles, "Neater, my God, to Thee" ; à 75 milles, "When the roll is called up yonder l’il be there".« « # Après un récital du grand harpiste Pierre Jamet, une jeune écervelée s'approcha de l'artiste et lu idit : "le sais maintenant, maître, pourquoi il y avait dans ces morceaux des passages foudroyants".— "Ah !.et pourquoi ?" s'enquit le virtuose.— "Les pédales., .c'est pour les changements de vitesse".» # # Qu'est-ce que cet instrument qui s'appelle Falto ?Beaucoup de soi-disant musiciens ne le connaissent guère."Ils en connaissent mal les pouvoirs et les vertus musicales.On s'imagine volontiers l'alto être un instrument bâtard : un violon qui aurait subi une crise de croissance en même temps qu'un violoncelle qui aurait manqué son sexe.Or, c'est une voix bien personnelle, la voix mélancoliquement rêveuse par excellence et qui atteint au pathétique dans les effets de souflrance".» # # Le célèbre Carnegie Hall de New-York, où se sont fait entendre la plupart des plus grands musiciens, se permet des frivolités I Non seulement on y joue souvent du jazz, mais les auditeurs des galeries peuvent fumer, dévorer des hot-dogs, ou boire l'inévitable coke ! Que diraient les trois B — Bach, Beethoven et Brahms — ou le divin Mozart, de cette ingestion de leur musique avec accompagnement de mâchoires ?.» » H Au cours de 1948 sera inauguré à Melbourne, en Australie, le Percy Grainger Music Muséum, sur les terrains de l'Université.On y exposera des manuscrits de compositeurs australiens, des documents sur la vie musicale en Australie, et l'on y conservera des disques du folklore du continent australien et des Iles avoi-sinantes.Encore une fois, quand aurons-nous à Montréal un musée de la musique ?PAGE HUIT LE PASSE-TEMPS ‘EXAMEN de la VUE* • VERRES CORRECTEURS» Le Spécialiste LORENZO FAVREAU, o.o.d.et scs assistants optométrlstes-opticiens Ba.O.Bureaux chez TaitFavreau 265 Es!.Ste-Catherine 6B90 rue St-Hubert LA.6703 CA.9344 ROGER FILIATRAULT du Conservatoire Royal do Musique de Bruxelles •t du Conservatoire National de Pari» Enseignement scientifique de l'art vocal basé sur l'Emission Physiologique d'après les données du Docteur Wicart de Paris • Professeur Ecole Supérieure de Musique d’Outremont Professeur Ecole de Musique Université d'Ottawa Professeur Ecole Normale de Musique Institut Pédagogique .Voyez le nouveau Piano D'un style tout nouveau et d'une sonorité merveilleuse vendu exclusivement par Le magasin le plus complet au Canada Téléphone : MArquette 6201 500 Est, rue Sainte-Catherine, Montréal ROMANCE A L'ETOILE, extrait de Tannhaüser, de Richard Wagner, arrangement pour piano.Un des plus beaux extraits de "Tannhaüser" est certainement l'air de Wolfram qui commence par ces mots : "O douce étoile, fou du soir.Toi que j'aimais toujours revoir".Nous présentons à nos lecteurs une transcription pour piano de cet air.T'AIMER TOUJOURS, nouvelle chanson, paroles de Robert et d'Arthur Prévost, musique de Georges Codling."Le Passe-Temps" est heureux de publier pour la première lois cetto entraînante mélodie du musicien sorelois Georges Codling et dont les paroles sont de deux journalistes bien connus de Montréal.ALBERT VALSE, pour piano, composition d'Anna Bois-clair.Arrangement de René Vauprey.Un des plus grands succès des éditions du "Passe-Temps".Nous sommes heureux de présenter à nouveau cette composition dont la popularité semble n’avoir pas diminué.LA JAVA EN MINEUR, java-valse musette, paroles de Marcel Delmas et Raymond Asso, musique de Léo Poil.Création récente de Maurice Chevalier.Voici un des grands succès de l'inimitable Maurice Chevalier, dont la réconto tournée dans la province a été un triomphe sans précédent."La lava en mineur" est également enregistrée sur disque par Maurice Chevalier et Marie Dubas.Nos lecteurs seront ravis de posséder cette chanson.DANS LES PRES FLEURIS, pièce facile pour piano par Fernande Breilh, extrait de la suite "Fillettes".Une charmante composition qui fera les délices de tous les jeunes musiciens et musiciennes.ÉCOLE SUPÉRIEURE CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE TORONTO COURS DE FORMATION PROFESSIONNELLE DE DEUX ANS • PIANO • VIOLON • CHANT COMPOSITION • MUSIQUE DE CHAMBRE DIRECTION • OPERA Vingt bourses pour l'enseignement et l'entretien Valeurs: S125.$250.$400.$750.$1,000.Pour programme et in/ormatlon.écrire à .- DR.ARNOLD W.WALTER.Director.The Conservatory Senior School 135 College Street, Toronto 2B.Ontario.MONTREAL.JUIN-JUILLET 1947 PAGE NEUF PIANO ROMANCE À L'ETOILE (Extrait de Tannhaüser) Richard WAGNER /''TV yë h *fw .k; Jrg tf- -r*.^ - J , *>•• , :- ,.:.- - dMt^r .I t>-J- 1—*?—t ^ 8U ' —x* 8 :Lb J,—\ -f— -i | ff LX - i l * r - * t ! ' : î — * W 3 r /iJtJ» f.tf f£= — T—1— f r if: rr = - *—l—u L—U tr.- r = =#=l / ^ ’j • : m pi ' ' ^ y- i i M i „¦ - r 4M tf- \-^F- »—1-— *— 1^- ! f r — U-* r.¦^r=rr r:-ff rf * v—l— l#=4 * if * ** ! * î ; , ».r.* ! -4— =4= \L—e—, - — —i.p l.~ f-f.r-p- 1- » \- 1-— - -jf-ff r 1 ¦F r-F [r r r f tfr-fC-ft —i-— a.- • y-p- jüé* ,j r f ¦ .r }f knlt D.C 3 ' MONTREAL JUIN-JUILLET 1317 PAGE QUINZE ii mo.inent iimbil .1er liistoir1 Dansunguincli’près (lia Rê.pu.blique de tuer le temps Auxgais ne.cents rie la mu .si.que Sol 7 (lain tout seteint, rians le noir ou en .tenri Undouxre.frainmeJan.co l)ç -mn.Sol mtn.ser des fris, sons Li -j couples sans bi u il Traîna ni leur en e Sol mtn.Copyright MCMXXXVIII by Maurice DECRUCK.Paris.France.12 numéros DO "PASSE-TEMPS" contiennent pour plus de $20 de musique et de chansons SPECIAL Collection 1945 .$2.40 Collection 1946 .$2.00 $2 pour 12 mois TRANSPORT DE PIANOS ET AUTRES MEUBLES PAYETTE TRANSPORT 551, rue Poupart, Montréal Téléphone: CHerrier 7153 CARNET PROFESSIONNEL UN SUCCES DE MAURICE CHEVALIER CHANT ALBERT VIAU Technique vocale, Solfège.Interprétation 31 rue Cardinal Ville-Salnt-Laurent BYwater 2129 Mlle CECILE PERRAULT Professeur de Chant e« Piano Classique et Populaire 2075, rue Papineau Mostréal Tél.Rés.: CHerrier 4377 Madame ADELINA CZAPSKA Pro/esseur de Chant 3641 avenue Oxonden PL.6508 Tél.CHerrier 7734 PAULINE PHANEUF.B.M.Enseignemenl Chant — Piano — Sollège Interprétation Accompagnatrice de concert Studio: 1270 Visitation Montréal PIANO ECOLE DE MUSIQUE DE VERDUN Directrice: Mlle M.-Jeanne Fortler 3288 rue Joseph Verdun ML : Flttioy 3491 Tél.DOllard 1888 Mlle HENRIETTE TARDIF Professeur de Piano Classique et Populaire 6428 rue Bordeaux Montréal LA JAVA EN MINEUR Paroles de Marcel DELMAS et Raymond ASSO Musique de Léo POLL Accordeurs de Pianos Vingt-cinq ans avec Ouvrage garanti Nordhelmer S Layton Bros.Ltd.R.L.BRUNETTE Spécialité : Piano Automatique Membre, Canadien Piano Tuners' Association Bureau: Téléphone: LAncaster 0109 109A, rue Deslauriers, Sainte-Rose, Co.Laval L'entretien de votre piano par %T ^C0U£ iÀ] Accordeur agrégé Membre de l’Union des Musiciens Accordeur des pianos Quldoi.etc.Magasin Musique TurcoL LA.2111 Tél.Bureau : AM.5586 PAGE SEIZE LE PASSE-TEMPS .eur D'un vert projecteur,C’est u .ne ja .va en mi .neur Ju .2 Julot l'bal fini mijote un mauvais coup.Dans le bureau d'un vieux notaire Il a déjà lait sauter tous les verrous Et fracturé un secrétaire ; Soudain on entend à l'étag' du dessous La T.S.F.d'un locataire ; Alors Julot sent, le coeur glacé d’effroi, Ses cheveux s'dresser tout droit : Refrain C’est une Java en mineur Dont la mélodi' tord le coeur, Et les yeux hagards Cognant les placards Julot frappe, frappe au hasard.Puis il appell' Polie' Secours On le trouva au petit jour Grelottant de peur Blême de terreur Becaus' la Java en mineur.3 C'est aujourd'hui gue Julot pass’ en jug'ment Tous ses copains sont de la fête.Entre deux gendarm's assis bien sagement Il pens' : "On va s'payer ma tete" Mais v'ià gu'tout à coup dans la salle on entend Un doux refrain de bal musette, C'est !e jazz du bal où il allait le soir Qui joue en bas su' l'trottoir : Retrain Au son d’ia Java en mineur, Le président, le procureur.Les jug's, les huissiers Se mett'nt à danser Tandis gue Julot d'son côté.Dans les bras de son avocat Vers la port' glisse à petits pas Et la joie au coeur S'esbigne en douceur Au son d'ia Java en mineur.Charles KOECHLIN (Suite de la page sixI Koechlin est un précurseur, et de nombreux ouvrages modernes sont sortis de ces deux pièces symphoni-gues, datent de 1902.Après une pastorale bibligue, Jacob chez Laban, Koechlin demande à Kipling l'inspiration d'une vaste fresgue sympho-nigue, tirée du Livre de la Jungle, un des monuments les plus puissants et les plus originaux de la musigue française contemporaine.Infiniment variée, la production de Charles Koechlin embrasse tous les genres : musigue de chambre (gua-tuors à cordes, pièces où l’auteur se plaît à associer les timbres de la flûte, de l'alto, du basson, du piano), un septuor pour instruments a vent, un guintette pour flûte, harpe, violon, alto et violoncelle, des ouvrages symphonigues, d'admirables chorals, un Hymne à la vie, un Prélude pour une fête populaire, une Symphonie d'Hymnes, (au soleil, au jour, à la vie, à la jeunesse), des partitions pour le film, Koechlin a produit des oeuvres de tous les genres hormis de théâtre, exception faite d'un ballet gui demeure encore inédit.Ce musicien gue son libéralisme a fait passer pour révolutionnaire, est cependant attaché profondément à la tradition.N'a-t-il pas dit en répondant à une enquête : "Il faut, dans les périodes d'évolution comme la nôtre, quelques principes solides où se retenir, sous peine de vertige ! Pour moi, la connaissance approfondie de l'harmonie consonante et classique est à la base de toute étude de la composition.Avant de s'abandonner aux libertés actuelles du contrepoint, de la polytonalité, des accords par superposition de quintes, il est bon de consolider en soi les assises tonales ".Paroles de sagesse, gui restent et resteront toujours d'actualité.René DUMESNIL.ALBUM RECEMMENT ARRIVE DE FRANCE Les chansons de l'herbe et de la rosée MAGNIFIQUE ALBUM DE 8 CHANSONS ENFANTINES — ILLUSTRATIONS EN COULEURS.TITRES : Les Sabots de la Bergère • Bonjour, le Joli Chaperon • La Poule aux Oeufs d'Or • Petite Madame Pluie • La Cigale et la Fourmi • Le Coucou de ma Grand'Mère • Le Lapin et le Furet • Sur le petit bout du doigt.$1.75 (PAR LA POSTE S1.85) En vente au "PASSE-TEMPS", 627 ouest, rue Dorchester, Montréal 2.MONTREAL, IUIN-JUILLET 1947 PAGE DIX-SEPT Rit.moll CODA PP senza 1 1 -k—*,.k 5 Ff — r f *- 25"3 2^3 2 3^3 4 ?^ r 1 ~ „ .r*, V ^ - ~—ir LJ 1— «H MM — f =}}-\ v - 1 H — - 1 S-J-gLJ — c c— JJ-J J-d 4 4 J ' 3 2 2 3 ' i ^ 7 7 i 5 -r- h~7 i 5 fll—.2 7 .1 5 'i ' ' 5 \ ^ 5 5 5 PAGE DIX-HUIT Ail üighls Reserved — Copyright by Les Editions de Paris.Paris, France.LE PASSE-TEMPS POUR LES JEUNES PIANISTES DANS LES PRÉS FLEURIS Fernande BREILH AU CONSERVATOIRE DE PARIS Un article inédit de Georges RAVON LA PLUS GRANDE PART de l'activité du Conservatoire est consacrée à la formation des musiciens et cette formation est universellement tenue pour excellente.Mais, dans le public français, on la connaît mal et on en parle peu.Ce sont les classes dramatiques qui polarisent la curiosité, particulièrement à l'epoque des concours.Ah ! ces concours, quelle fièvre ils éveillent dans les couloirs des Beaux-Arts, encombrés de solliciteurs angoissés qui réclament un fauteuil ou "un petit bout de strapontin" dans la charmante salle de la rue Bergère ! Le Ministre doit déployer plus de diplomatie pour refuser un laissez-passer que son collègue des Finances pour refuser un bureau de tabac.La tragédie attire moins de monde que la comédie, le chant moins encore et, pour les concours instrumentaux, ils se déroulent dans l'intimité, en présence des seuls journalistes désignés pour la corvee d'entendre vingt fois le même mouvement de la même sonate exécuté sur le piano, le violon ou la flûte.Mais la comédie incite les amateurs à braver la cohue et l'étouffonte torpeur des journées caniculaires.C'EST qu'on ne vient pas chercher la satisfaction artistique que procure la découverte d'un talent naissant, mais la minute trouble où le dompteur est renversé par le lion, où l'équilibriste perd pied et tombe dans le filet.Encore les equilibristes du Conservatoire travaillent-ils sans filet ! De quelles railleries impitoyables ne font-ils pas l'objet, les malheureux ! On leur fait, en somme, payer d'avance l’encens qui fumera sous leurs narines lorsqu'ils seront devenus des "chères grandes vedettes".Et quel charivari dans la salle au moment de la proclamation des récompenses ! Plus d'une fois, le jury doit se retirer dignement, sous les sifflets que la sonnette présidentielle ne réussit pas à couper.Ensuite, c'est l'assaut des photographes autour des lauréats qui posent complaisamment, sur le trottoir, roses au grand soleil, sous le maquillage, comme des bonshommes de sucre.Mais pour ce jour de gloire, que de jours de travail acharné, inquiet, dans le collège théâtral ! .» * * UN ESCALIER solennel, qui pourrait être un escalier de caserne ou de couvent, conduit à l'étage où se trouvent les classes d'art dramatique.Afin de donner un peu d'atmosphère à ces locaux scolaires, on a demandé au peintre Clairin quelques fresques évoquant les oeuvres du répertoire.Le moins qu'on en puisse dire, c'est qu'elles ne procureront pas d'idées subversives aux élèves du Conservatoire.Il y a notamment un panneau de Roméo et Juliette, qui transporte l'imagination dans un petit théâtre de province, un soir de gala.Mais près de ces évocations trop sages, une vitrine, empruntée au musée de l'établissement, dont on connaît trop peu les richesses, réunit les masques mortuaires de Chopin et de Debussy, les moulages des mains de Chopin et de Paganini.On aime à penser que les futurs virtuoses méditent parfois devant ces reliques.Les classes sont alignées le long d'un couloir.On les a placées depuis peu sous le patronage posthume des gloires de la scène française.Il y a la salle Mounet-Sully et la salle Sarah-Bemhardt.D'autres salles sont dédiées à la mémoire des grands chanteurs français.Le portrait du "patron" donne à la classe un peu de chaleur humaine et elle en a besoin, avec ses murs nus, son plateau, où quelques portants suggèrent les différents plans des coulisses, et quelques tentures le ciel et le "manteau d'Arlequin".LE PROFESSEUR, deux fois la semaine et durant deux heures, s'assoit derrière une petite table de bois, sans tapis, presque une table de cuisine, et, les élèves rangés sur des bancs, le long des parois, la leçon commence.Tous les professeurs, ici, ont droit au titre de "Maître".Us n'en sont pas peu fiers.On rappelle,' qu'un jour où le grand tragédien Silvain enseignait, un élève commença à déclamer un alexandrin : Seigneur, avant que tous les deux.Silvain, arraché à sa rêverie, l'interrompit avec simplicité : — Non, non, ne m'appelle pas Seigneur ! Appelle-moi Maître, comme tout le monde.NOS ACTEURS fonctionnaires qui professent aujourd'hui, tous gens de talent, mais sans grand prestige, ne rappellent que de fort loin leurs prédécesseurs du début de ce siècle.On n'a pas oublié, au Conservatoire, les magnifiques histoires de la classe de Paul Mounet.Les vieux employés évoquent encore ce géant qui entrait sans effort dans la peau des héros et des dieux, qui prenait le vin blanc avec ses élèves chez le bistrot-charbonnier proche de l'école, et qui déjeunait avec eux, à la cantine, où ln serveuse plaçait d'office trois biftecks, trois plats de légumes et trois desserts devant "Paul", qui les engouffrait prestement, en commentant OEdipe."Paul" ne pliait pas son vocabulaire à la mesure des humains.Lorsqu’il indiquait à quelque innocent Pyrrhus la chaleur qu'il convenait de témoigner à Andromaque, les termes hardis ne lui faisaient pas peur.En ce temps-là, les mères étaient admises à prendre place sur les bancs du fond.Une clameur indignée s'échappait de leurs lèvres quand "Paul" heurtait la pudibonderie.Alors, il se retournait et déchaînait son tonnerre : — Silence, les mères I Les mères se taisaient, terrifiées.A présent, les sages professeurs du Conservatoire ne suscitent plus de ces scandales.Pas un d'entre eux n’aurait l'idée de commencer sa classe devant le zinc du bistrot-charbonnier.D'ailleurs, le bistrot-charbonnier de la rue de Madrid n'a plus de vin blanc.Ni de charbon.(Suite à la page lien lo-deux) MONTREAL, JUIN-JUILLET 1947 PAGE DIX-NEUF AUX AMIS DE L'ART MUSIQUE! OU ES-TU ?.par Cécile CHABOT C'est fini.Le chant de l'orchestre s'est tu.La musique s'en va.Les noires et les blanches, de la clé de sol à la clé de la, terminant leur vol.Imense, dans ïespace, un point d'orgue trace l'impérieux silence.Et le long des violoncelles et des violons, les archets, fatigués, se sont couchés.Sur les touches d'ivoire du grand piano noir de couvercle est retombé.La flûte ne module plus le doux secret en elle enfermé.Le hautbois, discret, se tait ainsi qu'ordonné.Les cuivres flamboyants, enveloppés de nuit, se sont éteints, petit à petit, tandis que les cymbales et les tabourins, sans bruit, cognent des clous parmi les lutrins à genoux.C'est tout.Un à un, les musiciens sont partis en vacances.Dans la salle de concert, grise et déserte, seule une mouche bourdonnante et verte agace le silence et son aile, sur un nuage de poussière, danse.Musique ! dont nous sommes nostalgiques, rythmes et cadences, miracles d'harmonies ,sources mélodiques aux innombrables voix, conduisent nos âmes au bord de l'infini, où donc maintenant irons-nous vous chercher, puisque de la ville livrée au bruit de la ferrai'Je et de l'asphalte martelé, vous vous en êtes allés ?Où donc maintenant irons-nous vous entendre, Musique toute-puissante, Musique cachée dont nous sommes nostalgiques, au bord de l'été ?Il fera longtemps clair ce soir Il fera longtemps clair, ce soir, les jours allongent.La rumeur du jour vif se disperse et s'enfuit.Et les arbres surpris de ne pas voir la nuit Demeurent éveillés dans le soir blanc, et songent.Les marronniers .sur l'air plein d’or et de lourdeur.Répandent leus parfums et semblent les étendre ; On n'ose pas marcher ni remuer l'air tendre, De peur de déranger le sommeil des odeurs.De lointains roulements arrivent de la ville.La poussière, qu'un peu de brise soulevait, Quittant l'arbre mouvant et las qu'elle revêt.Redescend doucement vers les chemins tranquilles.Nous avons tous les jours l'habitude de voir Cette route si simple et si souvent suivie.Et pourtant quelque chose est changé dans la vie : Nous n’aurons plus jamais notre âme de ce soir.Comtesse de NOAILLES.'Vous déposerez à votre tour, pour un mois, une semaine, un jour, le poids de la vie et celui des saisons.Vous chercherez refuge au bord de la mer, sur le sommet d'un mont, au coeur de la plaine, sur le petit chemin qui touche à l'horizon, dans la forêt qui cache les maisons.Et faisant en vous-même, au fond de votre coeur, derrière votre front, le silence profond de vos rancunes, de vos ennuis et de vos douleurs, lace à la nature mystérieusement orchestrale, vous vous mettrez en état de grâce émotive et sereine.Et la chanson que vous entendrez sera la mienne.Car moi, la Musique, j’habite la feuille et le vent qui l’agite.Je suis dans la source qui descend le coteau ; au fond de l'étan goù plongent les grenouilles et fleurissent les lis d'eau ; au coeur de la vague qui se déroule et roule sur le sable, et joue sur les cailloux, et fait sonner les rochers en courroux.Quand le sabot du cheval frappe la terre dure et brune je surgis aussitôt.Quand, tel un nuage blanc qui vit, et chante, et pleure, entre le ciel et l'eau, un vol de goélands tourne sur lui-même, je suis au bout de leur aile en mouvement, au bord de leur sanglot ou de leur chant.Quand l'essaim d'abeilles, en bourdonnant, se pose sur les champs de sarrasin ou de trèfles blancs ; quand l'alouette éveille le matin ; quand le griUon remercie le soleil du midi et que, dans la nuit, un appel langoureux se lève d'un nid caché sous la leuillee, les voix que vous entendrez sont à la fois la source et l'écho de ma voix.Si vous savez l'écouter, la forêt, dans le creux de l’oreille, vous dira des symphonies immortellement belles.Si vous savez vous pencher sur la mer, vous verrez que les sirènes, enroulees dans leur robe d'eau claire, dansen tencore au son d'invisibles violons.Si vous savez surprendre le secret orchestral de la nature, vous entendrez dans la foudre les jeux des cymbales et des tambours : dans la goutte de pluie qui s'égoutte d’une branche sur l'autre branche, la note pure et sereine que le piano égrène.Vous entendrez, parmi les roseaux, l'appel de la flûte; sur les champs de blés mûrs, caressés par la brise.Je frémissement de !a harpe ; au bord de la route, qui descend et qui monte, le mouvement et le repos de l'archet sur les cordes, toute la gamme des mélodies qui résonnent au coeur des instruments qui m'ont servie.Allez là où je fus, pour la première fois, entendue.A'Jez avec confiance et bonne volonté.La salle de concert est grise et déserte.Celle de la campagne vous est grande ouverte.Silence.Un à un, les musiciens sont partis en vacances.Moi, la Musique, dont vous êtes nostalgiques, au bord de l'été, vous me trouverez encore, si votre âme y consent, là où mon âme fut puisée, où elle chante et demeure immortellement." (Tous droits réservés) Cécile CHABOT.PAGE VINGT LE PASSE-TEMPS Les concerts d'été au Chalet du Mont-Royal La Société des Concerts Symphoniques de Montréal présente sa dixième saison consécutive de concerts d'été en plain air au sommet du Mont-Royal.La saison comprendra huit concerts auxquels pron dront part des chels et des solistes réputés.En voici la liste complète.Le 24 juin .Willrid Pelletier, chel d'orchestre, et Raoul Jobin.ténor du Metropolitan Opéra : le 1er juillet : Sir Ernest MacMillan.pas de soliste ; le 8 juillet : Willrid Pelletier et comme solistes Mary Henderson.soprono.et John Baker, baryton, tous deux du Metropolitan : le 15 juillet, Howard Barlow au pupitre, pas de soliste : le 22 juillet : Walter Hendl.chef d'orchestre, et Anna Kaskas, contralto : le 29 juillet : Désiré Delauw, chel d'orchestre, et Jesu-Maria Sanroma, pianiste; le S août: Désiré Delauw.et comme solistes Pierrette Alarie, Boprano du Metropolitan, et Léopold Simo-neau, ténor; le 12 août; Antal Doratl.chel d'orchestre, pas de soliste.Saison d'opéra au Stade Molson Les Festivals de Montréal présentent encore cette année une saison d'opéra en plein air au Stade Molson.Les trois opéras à l'ailiche sont "Aida" le 23 juillet, "Madame Butterfly" le 30 juillet et "Carmen" le 13 août.On se souvient de l’immense succès remporté l'an dernier par les Festivals lors de la présentation de "La Bohème" sous la direction do Nicolas Resdgno et de "Carmen" sous la direction d'Emile Cooper.Cette année, ces opéras sous les étoiles seront sous la direction artistique e! musicale de Laszlo Hulasz assisté du personnel du New York City Opéra et avec le concours de vedettes du Metropolitan Opeia et du New York City Opéra Company.Parmi les vedettes qui prendront part à ces représentations on remarque : Winilred Heidt.Daniza Uitsch, Marjorie Lawrence.Camilla Williams, Marie-José Forgues .sopranos ; Eugene Conley.Hubert Norville et Ramon Vlnay, ténors ; Norman Cordon, Gérald Desmarais.Enzo Mascherini et Robert Merrill, barytons et basses.Les chefs d'orchestre seront Laszlo Halasz et Jean Morel et les chefs de chant Thomas P.Martin et Jullus Rudel.La direction scénique a été confiée à Théodore Komisarjevsky.Leopold Sachso et John S.White.Soirée Chopin-Rimsky-Korsakoff le 16 juillet La Société Classique présentera au Stade Delorimier.le 16 juillet prochain, une soirée consacrée à la musique de deux grands maîtres.Chopin et Rimsky-Korsakoff.Les artistes au programme seront le célèbre ténor Ian Peerco autrefois du Radio City Music Hall ainsi que le pianiste de grande réputation Shura Cherkossky que Montréal entendra pour la première lois.Une troupe de ballet dont le nom et les vedettes seront annoncés plus tard participeront à cette grande soirée en plein air.Ce sera un concert mémorable car Chopin et Rimsky-Korsakoff sont certainement les deux compositours les mieux aimés du grand public.Ceux qu iont vu les films "La Chanson de l'Adieu".“A Song to Remember " et "The Song of Sheherazade" ne voudront pas manquer cette soirée où ils pourront réentendre les pièces les plus populaires do ces deux grands musiciens.ALFRED LALIBERTÉ Enseignement du piano et du chant (Fronçai*, anglais, allemand) Rendez-vous par correspondance seulement.1231 ouest, rue Sainte-Catherine.Montréal Les Festivals de Montréal Grand Opéra sous les étoiles STADE MOLSON, AVENUE DES PINS 23 juillet AIDA de Verdi 30 juillet MADAME BUTTERFLY de Puccini 6 août CONCERT GALA 13 août CARMEN de Bizet Avec les vedettes du METROPOLITAN OPERA ASSOCIATION et du NEW YORK CITY OPERA COMPANY PRIX POPULAIRES : $1.25 — $1.75 — $2.25 — $2.57 — $3.25 LES FESTIVALS DE MONTREAL SUITE 14.HOTEL WINDSOR — BE.2238 — MA.4447 SOIREE CHOPIN et RIMSKY-KORSAKOFF avec • JAN PEERCE, ténor • CHERKASSKY, pianiste • BALLET STADIUM DE MONTREAL Mercredi, le 16 juillet BILLETS: 501*.75
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