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Titre :
Rapport de l'Archiviste de la province de Québec
Éditeur :
  • Québec :Louis-A. Proulx, Imprimeur de sa Majesté le Roi,1921-1960
Contenu spécifique :
1928-1929
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
une fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Rapport des Archives du Québec
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Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1928, Collections de BAnQ.

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[" RAPPORT de 'ARCHIVISTE de la PROVINCE DE QUÉBEC pour 1928-1929 RÉDEMPTI PARADIS Imprimeur de Sa Majesté le Roi 1929 Province de Québec BUREAU DU SECRÉTAIRE Québec, 30 décembre 1929.A l'honorable M.Henry-Georges Carroll, Lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Monsieur le lieutenant-gouverneur, J'ai l'honneur de vous soumettre le rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1928-1929.J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre très dévoué serviteur, Athanase David, Secrétaire de la Province Québec, 27 décembre 1929.A l'honorable M.Athanase David, Secrétaire de la Province.Monsieur le ministre, J'ai l'honneur de vous transmettre mon neuvième rapport sur les Archives de la province de Québec (année 1928-1929).-i V-:.- * Le présent rapport contient deux pièces absolument inconnues, je crois: le Journal militaire de Nicolas Renaud d'Avène des Méloizes et le Journal d'une campagne au Canada de Louis-Guillaume de Parscau du Plessis.La Vie de la Mère * fois qui fut assuré de quatre coups de canon qui en même temps servirent aux répétitions des signaux.Rien de nouveau d'ailleurs.Lundy 16\u2014Mr le Ch«r de Levis alla reconnoitre la montagne vis ft vis du fort Carillon.M' de Fombrune m'a dit que non seulement on voîoit dans te fort, mais même au delà.J'ignore te motif de cette découverte.M' de Bayeul arriva vers tes deux heures après midy avec un détachement de 145 soldats de recrues pour les troupes détachées de la Marine.Il n'y avoit ft Québec rien de nouveau quand il en est parti.Il est aussi arrivé dix sauvages hurons de Laurette.J'ai Vu une lettre écrite ft Mr Le verrier Capte de nos troupes par M* Dechambeau de Montréal du 7 août.II marque qu'un vaisseau parti du 7 juin de Dunquerk apprend que les Anglois ont 10 ARCHIVES DE QUEBEC déclare la guerre à la france le 18 may, que le fort S'Philippe n'étoit point encore rendu, mais qu'on attendoit cette nouvelle de jour à autre, que Mr de La Galisso-nière avoit battu l'Amiral Breink venu pour secourir S' Philippe; que soixante gros vaisseaux Suédois étaient entrés dans Brest chargés de bois de construction pour les vaisseaux; que Mr de Vaudreuil avoit reçu des paquets de la Cour.Mr Dechambeau annonce l'arrivée prochaine à Québec d'un autre vaisseau.Il marque encore que Mr de Montcalm est parti le 4 du mois de Frontenac pour Chouaguen, que M'de Rigaud étoit arrivé au poste avancé dans la rive Chouaguen, qu'il avoit envoyé de là pour reconnaître le fort de ce nom.M'de S1 Luc capitaine de nos troupes, avec un détachement, que cet officier en avoit fait le tour et avoit même tiré des coups de fusil, mais qu'aucun anglois n'avoit paru.Une autre lettre écrite au Ch« de Marillac, cap** dans Languedoc, par sa femme, marque que les sauvages des cinq nations ont assuré la mort du Baron de Longueuil dont on doutait qu'il avait été tué; que les mêmes sauvages dans un grand conseil, aptes les compliments accoutumés, avoient assuré M'le Marquis de Vaudreuil qu'il ne trouveroit aucun obstacle de leur part pour l'exécution de tous ses projets, qu'il pouvoit partir de Montréal pour venir, même au centre de leurs villages, qu'il trouverait tous les chemins libres.Voilà ce que j'ai pu recueillir.Mardy, 17 Aoust\u2014Départ de Mr de fleurimond ens* avec 3 sauvages iroquois pour faire une découverte du coté du fort William Henry.Quelques sentinelles de la garde de la chute tirèrent leur fusil croîant entendre quelqu'un, ce qui donna icy une espèce d'alerte.Mercredy 18\u2014Les patrons des bapteaux du détachement de Mr Bayeul partirent à six heures du matin.Les Hurons sont allés au portage et doivent partir de là pour la découverte.M'le Ch\" de La Corne a informé M'le Ch« de Lévis qu'une découverte faite en avant des postes avoit cru voir les pistes fraîches de vingt à trente d'hommes qui prenoient la route de S* Frédéric, qu'à tout hasard il avoit fait partir M'de Gaspê, Cap**, avec 80 hommes pour suivre cette piste.Sur les six heures du soir, dix sauvages iroquois sont partis de ce camp pour aller à la découverte par le fond de la baye.J'ai appris ce soir de quelqu'un digne de foy, que trois sauvages iroquois s'étaient abouchés avec les aniers qui dernièrement nous levèrent des chevelures.J'ai déjà dit à l'article du onze que les iroquois qui poursuivoient les aniers étaient revenus dès qu'ils eurent trouvé un casse tête.Ce n'étoit que pour se défaire des françois qu'ils avoient avec eux.Mais trois d'entre eux poursuivirent sans que les françois y prissent garde et on prétend qu'ils rejoignirent les aniers bien vite qui leur dirent, nous sommes frerres, qu'avons-nous à faire de nous faire la guerre entre nous, les françois ne se battraient pas avec les anglais par rapport à nous s'ils étaient en paix, ainsi, faisons de même, nous ne vous nuirons pas lorsque vous viendrez sur les anglois.De cette façon il n'y aura que les françois et les Anglois qui feront les frais.II n'est plus étonnant si on a été si longtemps à déterminer nos iroquois à partir.Jeudy 19 Aoust\u2014Le Cher de La Corne a écrit à M'le Ch« de Lévis pour l'informer du retour de M' de fleurimont parti de ce camp le 17 avec trois sauvages.On a débité dans le camp que M'de Fleurimond étant encore éloigné de quelques lieues du fort William Henry avoit aperçu à 7 lieues de notre poste avancé, plusieurs fumées dans une lie, qu'on y avoit tiré quelques coups de fusils qui avoient été pré- ARCHIVES DE QUÉBEC 11 cédés du fort William Henry par neuf coups de canons; que les trois sauvages iroquois n'alant pas absolument voulu aller plus loing.M' de Fleurimond avait été obligé de revenir; que cet officier devoit repartir le soir avec les hurons pour faire une nouvelle découverte.Le détachemt que Mr de La Corne avoit fait partir le 18 sous les ordres de Mr de Gaspé est revenu et n'a vu aucunes apparences qu'il y eut un party ennemi.Vendredy 20 Aoust\u2014M' de Laperiëre arriva du portage et nous apprit qu'on avoit levé la chevelure à deux soldats du poste de Mr de Contrecœur la veille à cinq ou six heures du soir.Mr de Fleurimond partit d'abord après avec cent hommes.Il n'a pu joindre le parti ennemi, il est revenu aujourd'hui à 5 heures du soir au camp de Carillon et a dit à M' de Levis qu'il étoit allé ft trois lieues environ du fort William Henry, qu'il avoit observé un poste avancé que les anglois ont dans une chaîne d'Iles qui traversent le lac.II dit avoir vu une petite barque alant deux mats et environ 50 bapteaux.Il y a des troupes dans presque chacune de ces lies et en grand nombre.A la pointe du jour, la majeure partie de ces bapteaux lui parurent visiter le tour de ces ilea.Peut être s voient ils entendu quelque bruit la nuit et en cherchoient la cause.Les sauvages Hurons qu'avoit M' de fleurimoht le déterminèrent ft revenir sur le champ.Samedy 21 Aoust\u2014Le Ch le Ch« de La Corne avoit attaqué les ennemis du coté de Chouaguen et qu'il avoit eu un avantage assez considérable.Que M' Benoist, cap** de nos troupes y avoit eu la cuisse cassée.Le déserteur a dit avoir laissé hier un camarade qui avoit voulu suivre le bord du lac On a mit tirer du canon pour l'aider A se retrouver.Il l'annonce comme un homme fort entendu.Le va et vient repartit pour S1 Jean.Je reçus des lettres et la déposition de M*H* de Wilméz: Dépositions arrivé** à notre camp le 17 juillet 1759 M«n* db Saint-Vilmê Partie de Miramichi le 15 may dans la gouelette La Retraite.Prise le 29 à l'Isle du Bic.Qu'elle a resté au Bic 8 jours, à l'Isle aux Coudres 3 semaines, et 8 jours en deçà de la traverse.L'ennemy n'a trouvé sur l'Isle aux Coudres que 5 A 6 chevaux.Quand M*n* de St Vilmé est partie de l'Isle aux coudres, il y avait encore 33 vaisseaux, scavoir 17 gros, 8 bâtiments prises, 8 de transport.Elle a oui dire par les officiers de terre et de marine qu'il y avoit en escadre 144 vaisseaux, tant de guerre que de navires, senaux et brigantins de transports.Le surplus n'étant que de petits bateaux et gouelettes appartenant A des marchands et vivandiers qui suivent l'armée et chez qui on trouve des vivres, des boissons des étoffes, souillera et autres marchandises.Qu'elle a pareillement oui dire par les officiers qu'il y avoit 10 mil hommes de MICHEL-JEAN-HUGUES PÉAN, ÉPOUX DE ANGÉLIQUE DES MÉLOIZES peinturé en la possession de monsieur le marquis des méloizes ARCHIVES DE QUÉBEC 49 4 descente, tontes troupes réglées, et 500 montagnards, qu'elle a tu les troupes et qu'elles sont belles.Qu'tt y a 8 mil nommes sur l'Isle d'Orléans et 2 mil sur la pointe de Lévy.Qu'ils doivent établir une batterie A bombe sur la pointe de Lévy, qu'elle a vu débarquer un mortier qui luy a paru gros.Qu'ils disent généralement que leur escadre sera bien délabrée, lorsqu'ils seront obligés de s'en retourner, car ils paraissent déterminés à sacrifier la majeure partie de leurs trouppes pour faire leur attaque.Qu'ils ont été, A leur arrivée, surpris de ne pas trouver 20 A 25 mil hommes qui doivent les venir joindre par en haut pour attaquer Québec.Qu'ils comptent Carillon pris, que mesme dés le moment de leur embarquement.Ils avoient assuré A leur tronppe que S* Frédéric l'était.Qu'ils comptent bien sûrement sur une jonction.Qu'elle leur a oui dire qu'ils dévoient la semaine prochaine, venir mesurer leurs forces et attaquer nostre camp de Beauport.Que les vaisseaux de 64 pièces ont 500 h\" d'équipage.Qu'Us n'ont point de malades dans leurs trouppes, et n'ont perdu que 3 mathe- Iota.Qu'ils comptent embosser leurs vaisseaux devant la ville et donner alors un coup de collier des plus vifs.Qu'ils ne comptent pas Québec si fort que Louisbourg.Scavent que Ja disette est grande, que la viande parmy nous vaut 3> la livre, l'eau de vie 25' le pot, le vin 10001 la banque et ils jugent qu'il n'est pas possible que dans une pareille situation nous soutenions leurs efforts.Situation si triste que nous avons été obligés disent-ils de tuer nos chevaux pour faire vivre notre monde.Elle n'a point entendu parler de Vitré.elle scait qu'ils ont 30 A 40 pilottes, que Raby est sur le Sterling Castle, et Detchevery sur l'Alcide, qu'un nommé Duhamel qui a fait naufrage au nord, l'année dernière, n'a jamais voulu leur servir de pilotte.Qu'ils ont débarqué sur l'Isle d'Orléans 2 A 300 de très beaux bœufs, qu'ils y ont aussi 50 chevaux.Qu'ils ont pris A Beaumont 14 A 15 hommes et femmes, et que Mr Wolf les a renvoyé chez eux les assurant qu'ils pou voient y rester tranquilement, qu'il a fait mettre les vases sacrés et les ornements de l'Eglise de la pointe de Lévy en sûreté, et qu'il a mesme apposé son cachet dessus.disant aux femmes francoises prisonnières qu'elles pouvoient dire au curé qu'il les trouverait en bon état.Que Mr Wolf est un jeune homme d'environ 30 ans, grand, fort maigre, cheveux rougea.et fort laid, habillé ordinairement tout en rouge, habit, parement et bavaroises rouges, chapeau uni.Qu'A l'occasion d'une lettre de Mr le marquis de Vaudreuil qu'il dit avoir vu, écritte aux habitants, il a recommandé A M«Ue de Saint Vilmê de dire A Mr le Marquis qu'il ne luy a pas rendu justice, qu'il entend faire la guerre avec humanité, mais qu'il présume que Mr le général n'a écrit ainsi que par politique.Mr Dagneun ou Daqum en Anglois, a recommandé aux prisonniers de présenter ses respects A Mr l'Intendant qu'il a connu au premier siège de Louisbourg où il vint en première ambassade, c'est un grand garçon, bel homme.Que les troupes luy ont paru en très bonne disposition.Qu'il y a 3 brûlots dans la flotte, destinés pour brûler les vaisseaux en rade,ou pour mettre le feu A la Basse-ville, ils portent un petit pavillon bleu et blanc au grand mAt. 50 ARCHIVES DE QUÉBEC Qu'ils ont dit avoir 3 galiottes à bombes.Que l'amiral Sunders est sur le Sterling Castle à la pointe de Lévy; il porte pavillon bleu A son mat d'avant, que lea amiraux Durell et Holmes le portent de mesme.Que les 3 grands vaisseaux de 80 pièces doivent rester à l'Isle aux Coudres, avec sept autres vaisseaux de ligne, et que le prince d'Orange de 64, avec un grand batteau restera au Bic.Qu'à la veue de nos tentes ils ont pensé que nous avions beaucoup de troupes; mais que cela n'a pas paru les déconcerter, qu'ils on dit qu'ils comptaient attaquer par nostre camp la semaine prochaine, qu'elle n'a point entendu parler d'autres projets de descente que sur la cote de Beauport.Que Mr Woolf n'est point d'humeur à s'en retourner avec son monde, sans rien faire, qu'il compte hasarder, et qu'il est déterminé à sacriESer la plus grande partie de ses troupes.Qu'ils ont été surpris de ne point trouver leurs troupes, dont ils comptaient la jonction sure.Que sur l'objection qu'on leur a fait qu'ils venoient à Québec en moindre forces qu'à Louisbourg, ils ont répondu que Québec étoit bien moins forte que Louis-bourg, et que quoy qu'il y eut plus de monde en Canada, ils sçavoient qu'il n'étoit pas possible d'en ramasser beaucoup, en un mesme endroit, à cause des diversions auxquelles ils nous obligeroient.Mercredy 18 juillet\u2014Beau tems.Le déserteur annoncé hier arriva sur les 8 heures du matin.Je n'ai pu scavoir sa déposition non plus que celle du déserteur de la veille.On débite dans le camp qu'il a dit que l'armée étoit de 8 mil hommes et qu'elle devoit partir pour marcher à nous le 19.On luy fait aussi dire que le Régiment de Blacknay avoit levé son camp pour rétrograder.Le Sr Bernier envoyé en Ambassade chez les Anglois le 17 arriva sur les 7 heures du soir.U n'a rien vu dans les lies et a été jusques à demie lieue ou % de lieue du camp ennemi qui luy a paru considérable.On vint au devant de luy et on le fit mettre à terre au Sud.On luy fit beaucoup de politesses.On luy dit que M' de Joncaire et son neveux avoient été faite prisonniers, que nous avions eu une affaire du coté des rapides où nous avions perdu le général de La gaieté.Que Stobo s'était rendu et étoit sur l'escadre.Le Sr Bernier a remarqué le matin qu'on avoit tendu des tentes dans les endroits où il n'y en avoit pas la veille; le camp par ce moyen paroissoit beaucoup plus considérable.Le Sr Dufaîr,' officier de la Reine.se rendit à son poste sur les montagnes pour observer les ennemis.Jeudy 19 juillet\u2014Il arriva cinq bateaux de S1 Jean sur les 5 heures après midy avec des effets et des vivres.Ils n'apportèrent que des lettres de cet endroit, qui disent que Mr le Cher de La Corne alant été invité par les sauvages des cinq nations de se porter sur la rivière de Chouaguen où les anglois commencoient à faire des mouvemens et où il pourroit remporter un grand avantage, ils le conduisirent sous un retranchement.M» le Cher de La Corne y perdit 8 hommes y compris un officier, Mr Her tel de S1 François.On dit Mr Benoist blessé légèrement et Mr Carpentier, officier partisan.On ajoute que les anglois vont sûrement faire le siège de Niagara et que le détacht aux ordres de Mr Montigny y est rendu. ARCHIVES DE QUÉBEC 51 Il partit un petit party de 6 sauvages des pays d'en hault pour faire la découverte sur le lac S* Sacrement.Le vent de Nord Est tout le jour.Vendredy 20 juillet\u2014Le vent Nord Est tomba.Le Sr Dufail revint de Sa station où il n'avoit rien aperçu.On fit partir pour S1 Jean les deux derniers déserteurs par les bateaux arrivés hier.Les six sauvages partis hier pour la découverte rentrèrent.Ils disent avoir été jusques à la vue du camp ennemi qu'ils ont trouvé très considérable.Sur les 5 heures après midy 30 sauvages puants partirent pour la guerre sur le lac S* Sacrement.Beau tems tout le jour.Samedy 21\u2014Rien de nouveau.Le tems couvert tout le jour et un peu de pluye de tems à autre.Dimanche 22 juillet.\u2014Notre découverte du matin nous apprit que le lac étoit couvert de Berges et bateaux et les anglois firent leur débarquement avant qu'on put s'y porter, ils profitèrent du tems et passèrent sur le champ le portage et la chute au delà de laquelle ils prirent poste.Les sauvages, grenadiers, piquets et canadiens firent avec eux la fusillade tout le jour.Nous perdîmes un sergent de la marine La Reine, un soldat prisonnier et encore un autre je ne 8çai de quel corps.Il y eut 5 à 6 blessez.Toutes les troupes et milices bordèrent le retranchement et ne le laissèrent qu'à une heure après minuit pour embarquer.Lundy 23 juillet\u2014Nous vînmes camper vis à vis de la rivière à la Barbue.Nous entendions le feu du fort qui fut très vif ce jour.M' Langy y alla.Mr de Bourlamaque dépêcha un officier de milices et 8 hommes pour St-Jean.Le vent Nord Est tout le jour.Mardy 24\u2014Vent de Sud Ouest, Nous fîmes un abaty en avant de nos postes.Le feu du fort beaucoup moins vif.Nous apprîmes qu'un de nos sergens de la marine nommé Sanschagrin avoit fait un prisonnier.Il l'approcha en luy criant qu'il étoit déserteur et l'enleva.Je n'ai pu scavoir la déposition de cet homme.J'ai scu seulement qu'il disoit que les anglois avoient le fond de douze mil hommes, mais qu'ils n'étoient pas complet.Leur armée peut aller à 10 ou 11 mil.Ce fut par le retour de M' Langy que nous fumes instruits.Mr Dufail partit le soir pour le fort, ainsi que MM\" de Sabrevois et Hertel.J'ai oui dire que le déserteur avoit dit que l'armée avoit mis quatre jours à se rendre.Il partit pour Frédéric un caporal qui devoit y prendre un ou deux pontons pour les conduire à S* Jean.Mercredy 25\u2014Vent de Nord Est.Retour de M\" du Fail, Sabrevois et Hertel qui ne nous apportèrent rien de nouveau.Mr de Langy partit avec des sauvages pour faire une découverte du côté de la Rivière de la Barbue.Les volontaires de Volf en firent une du coté du Sud.Il se noya un matelot à bord d'un des chebeck.Retour des deux découvertes; Mr de Langy crut apercevoir les pistes d'une quinzaine d'hommes venus pour nous observer.Départ d'un offer de Berry avec 6 canadiens pour aller au fort de Carillon.Jeudy 26 juillet\u2014Mr Senneville parti le 20 avec les puants rentra hier au soir sur les minuit avec un francois et 4 sauvages.Il laissé 24 sauvages des meilleures 52 ARCHIVES DE QUEBEC jambes sur le chemin de Lydius qui comptent y faire quelques prisonniers et leur a dit de se rendre à S'Frédéric, il croit qu'ils a'y rendront aujourd'hui.Arrivée de 70 sauvages iroquois qui disent que les anglois n'ont pas passé le Saul t Montmorency et qu'on les harcelé avec succès; que les Canadiens, les sauvages et autres volontaires leur tuent beaucoup de monde, et qu'ils ne peuvent mire un pas sans être fusillés; que les anglois sont à Niagara où ils avoient déjà jeté plus de 100 bombes sans aucun succès; que nous y avons beaucoup de monde, tout ce qui étoit à la Belle-Rivière devant s'y reployer; que les cinq nations alant envoyé une deputation de cinq à six confédérés à M' Pouchot, ce command' n'avoit point hésité à les faire mettre aux fers, imaginant bien qu'ils ne venoient que pour voir en quel état étoit le fort.D'autres sauvages sont venus les réclamer et offrir pour otage leurs femmes et leurs enfants, que s'ils avoient accepté la hache c'étoit dans l'yvresse et qu'ils ne manqueraient jamais à la parole donnée à leur père.M' Pouchot leur a répondu qu'ils pourraient hure ce que bon leur semblerait; que si les iroquois restaient neutres, leurs chefs luy serviraient d'otages et qu'il ne leur seroit fait aucun mal; qu'au contraire on leur ferait le mal qu'ils pourraient faire aux françois ails leur faisoient la guerre.Il est parti ce matin beaucoup de sauvages, les uns pour taire de simples découvertes, d'autres pour donner sur l'ennemy.Les sauvages des pays d'en, hault que conduisoit M' Ladurantaye, au nombre de 45 hommes, attaquèrent une grande garde entre la chute et les retranchements de Carillon.Ils estiment en avoir tué vingt, mais ils ne purent lever la chevelure qu'à six.Ils rentrèrent le soir.Les autres découvertes n'aperçurent rien.Il est faux que M' Pouchot ait mis en prison la deputation des cinq nations.Au contraire ces députés après s'être beaucoup excusés et promis de se retirer, s'offrirent pour otage et furent les premiers à demander à être mis en prison.M' Pouchot, je ne sçai par quelle politique, n'a pas accepté l'offre et les a renvoyés.On n'est pas sûr que leurs nations se soient retirés; mais on dit que M» Pouchot se datait n'être pas pris si le dètach* de la Belle Rivière le joignait.Le courrier de ce fort dit qu'on attendoit le détachement le jour même qu'il est parti.Vendredy 27 juilllet\u2014Une partie de la garnison arriva de Carillon au point du jour et nous apprit que l'autre partie étoit en route, qu'on avoit fait sauter le fort sur les dix ou onze heures du soir.On fit marcher deux compagnies de grenadiers et des volontaires, les chebecs, les jacobites et des sauvages pour protéger cette retraite; plusieurs bateaux n'ont osé passer sous une batterie faite par les Anglois à la redoute Pouchot et se sont jettes à terre.Dans le déblayement du fort, la garnison s'était enyvrée ce qui a causé une grande confusion dans la retraite.Plusieurs soldats se sont perdus dans les bois, d'autres noyés, quelques uns peut \"être passés à l'ennemi; U nous manque 29 soldats sçavoir: 1 delà Reine, 5 de Bery et 18 de la marine.Il arriva des bateaux de S* Jean.Les anglois ne nous avoient point attaqués à Québec.Ils se contentent de bombarder la ville de la pointe de Lévy.Ils avoient déjà causé de grands dommages.Je reçus une lettre de Montréal.Samedy 28 juillet\u2014Nous partîmes dès qu'il fut jour pour nous rendre ft S' Frédéric où on travailloit au déblayement ce qui fut continué.Il nous arriva des batteaux de S» Jean et un courrier.Je reçus deux paquets de lettres et la déposition d'un déserteur cy-jointe.Le désastre augmente toujours ft ARCHIVES DE QUÉBEC 53 Québec Lea anglois n'y font cependant point encore de grands succès; mais il est a craindre qu'ils ne nous tiennent longtemps en échec Reçu au Camp de S» Frédéric le 28 juillet du 17 juillet 1759.Othon Miller, almand, grenadier dans le 3< Bataillon de Royal Américain, dit qu'il y a icy le 2\" et 3e Bataillon de Royal américain, mais qu'il n'y a que les grenadiers du 3« Bataillon à l'armée, le Bataillon estant à bord des vaisseaux.Qu'il y a le Régiment d'Otways N* 35.Webbs.Le Régiment des Montagnards.Amhers.La8CeUes \\ parements noirs.Warbarton Jp*mlxalM nuu*- Dit qu'il y a 5 compagnies de grenadiers et quelques Rangers qui doivent pénétrer par la grève et le reste par le bois.Les ordres estoient donnés pour attaquer la nuit dernière mais Us ont été contremandés, ne sçait par queUes raisons.Les grenadiers sont de 100 hommes par compte.Qu'ils attendent journellement l'arrivée du général Amhers et qu'alors les vaisseaux attaqueront aussi.Qu'il y a 10 bataillons dans leur camp au Saut, que le camp de la pointe de Lévy est composé de mariniers.Qu'il y a une batterie de 5 pièces de 12 au Saut et environ 20 canons de fonte qui ne sont pas placés en batteries, qu'il n'a vu que 2 mortiers et 3 cohorns.Que l'anglois travailloit à ce que l'on dit à faire un pont à l'endroit où passent les charettes.Qu'il y a 7 à 8 habitant, hommes et femmes, qui venoient souvent au camp anglois, que le général Wolf auroit deffendu aux soldats de leur parler ou de les questionner.Que les Rangers demeuroient dans une maison blanche tout auprès du bois.Que, dans l'escarmouche entre nos jacobites et la berge, il y eut plusieurs blessés et un contre-m* d'un vaisseau les cuisses emportées.Que Boscawen commande l'escadre qu'U est dans le vaisseau qui a un pavillon bleu en haut du grand mat.Que les berges que nous voyons passer journellement portent des vivres et n'ont que des matelots à bord.Les grands batteaux plats ont jusques à 20 hommes et les berges moins.Qu'on parloit que nous devions décamper d'icy et ne laisser que nos sauvages et habitants dans les bois.Quelques uns de nos habitans leur disoient qu'U y avait des quays ou l'eau ne montait qu'A mi-jambes.Que dans le vaisseau oû il estoit on avoit qu'une demie livre de pain par jour et une demie livre de viande, qu'on avoit envoyé 3 V«»* dernièrement à Louisbourg pour y chercher des provisions.Qu'il y a 500 hommes des Rangers qui montent toutes les nuits deux tiers de lieues en haut de la Rivière du Saut et passent là la nuit en garde pas tout à fait au bord de la R» mais un peu enfoncés dans le bois. 54 ARCHIVES DE QUÉBEC Qu'il y a 8 jouta on croyoit la flotte françoise dans la R» et qu'on avoit envoyé une petite goélette pour vérifier.Ne sçait si elle est de retour.Qu'on croyoit Amhers à 10 lieues d'icy, que pour le signal il devoit tirer 13 coups de canon et quelques uns prétendent les avoir entendue.Les bataillons de Royal américain devraient estre de 100 hommes par O», mais qu'il y en a plusieurs qui ne sont pas de 30 hommes.Qu'il y a une garde de 30 hommes dans une maison auprès le bois du Saut pendant la nuit.Les Rangers marchent toujours les premiers.Qu'on compte qu'il y a 11A 12 régiments en tout.Qu'il y a 8 jours il avoit vu le charpentier de son vaisseau passer la rivière avec ses outils et tous les autres charpentiers des autres vaisseaux qui venoient pour travailler à mire un pont pour passer la rivière du Saut.Que tous les grenadiers estoient commandés hier à 6 heures du soir afin de rentrer dans le camp pour l'attaquer.Il ignore l'heure i laquelle ils dévoient déboucher de leur camp.Dit qu'il y a au camp 30 batteaux plats qui peuvent contenir chacun 100 hommes.Qu'il y a un retranchement au bord de la R», un autre précisément A la chute, qu'il n'y a pas de retranchement entre eux et le bois, qu'un petit parapet pour les gardes et piquet.Que le général Wolf va aux détachemens dans les bois 2 et 3 fois la nuit.II n'a pas oui dire qu'on fit des chemins dans le bois, les habitants leur indi-quoient les chemins dans tes bois et apportent du jardinage au général Wolf.Les sauvages en découverte aujourd'hui rentrèrent le soir avec une chevelure.M- de Langy qui étoit avec eux approcha beaucoup de la Chute où il a vu et entendu abattre dea arbres et travailler beaucoup.Il pense qu'ils s'y retranchent.Petit vent de Nord Est tout le jour.Dimanche 29 juillet\u2014Le vent Sud Ouest.Le déblayement continue toujours-Rien de nouveau, d'ailleurs, les découvertes n'allèrent que jusqu'à la rivière à la Barbue et n'aperçurent rien.Lundy 30\u2014Le vent se mit au Nord-Est cette nuit avec beaucoup de pluye.Malgré cela on fit partir tous les pontons de l'artillerie et des Magasina.Tout le camp prit les vivres pour six jours.Mardy 31\u2014Vent de Sud Ouest Beau temps.Nous détendîmes au point du jour et nous mimes en Bataille jusqu'à ce qu'on eut disposé toutes choses pour faire sauter le moulin à vent et là redoute de S' Îrédéric.A 7 heures et demie nous embarquâmes et allâmes nous mettre en panne 4 lieue environ pour attendre là partie de l'arrière-garde où étoit M'de Bourlamaque, destinée à faire sauter le fort et le moulin.Sur les 9 heures le moulin sauta, et de l'endroit où nous étions, la place parois-soit entièrement nette.Une heure après la redoute saulta, elle parut aussi entièrement détruite, il n'est resté que l'enceinte qui probablement aura été endommagée.On mit le feu à tous les bâtimens.Sur les 10 heures H nous nous remlment en marche et vinrent camper à la Rivière Boquet.Nous eûmes du tonnerre et de l'orage qui fit tomber le vent. ARCHIVES DE QUÉBEC 55 Mercredy 1er d'Aouat \u2014 Beau tems, nous partîmes à 5 heures du matin.Nous profitâmes du peu de vent de Sud Ouest et vinment camper à la pointe.Jeudy 2 d'Aoust \u2014 Le vent au Sud Ouest.Nous partîmes à 5 heures du matin.Sur les 7 heures la pluye commença à tomber bien fort et dura presque tout le jour.Nous vinment-camper au moulin Foucault, Vendredy 3\u2014Nous partîmes à 6 heures du matin et arrivâmes sur les huit heures du matin à l'Ile aux Noix.Les ennemis sont toujours en presence à Québec.Ils continuent à bombarder la ville et font quelques incursions dans les campagnes.Je reçus des lettres de Québec et la déposition d'un déserteur anglois à notre camp de Beauport.Déposition de Joseph Burgess, déserteur 20 juillet.Reçu le 3 aoust.Dit qu'il a laissé le service du Brigadier général Townsend par mécontentement parceque les 5 domestiques qui servoient comme lui lui faisoient des querelles continuelles et que son maître lui donnoit les tors très souvent, même lui avoit dit de sortir de chez lui, ou qu'il l'en verrait à bord d'un V» de guerre.Qu'il ne pense pas que dans 9 régimens de troupes réglées qu'ont les anglois, il y ait plus de 7 mille hommes, qu'il y a en outre le train d'Artillerie qu'il estime au juste de 5 à 600 hommes.Qu'il estime que les vaiss* peuvent fournir plus de 1500 hommes pour débarquement, qu'il ne compte point les découvreurs parce qu'ils sont composés soit de RI américain, soit des autres corps, qu'il croit qu'il n'y a pasau camp plus de 3 mille hommes, qu'il y a des retranchements sur le front du Saut et qu'on y a placé du canon, scavoir 8 de 24, 8 aubusiers et 16 pièces de canon de 12, qu'il y a aussi 20 couleverines qui ne sont point encore montées, qu'il y a 2 mortiers de 9 pouces, qu'il a vu cela pour y avoir esté hier après-midy.Que du côté du fleuve il y a quelques petits ouvrages pour couvrir les batteries, que les mêmes ouvrages sont à peu près semblables du côté du bois, que ces ouvrages peuvent être d'un, mille H en longueur et finissent à environ }/i de mille de l'église.Qu'il ne croit pas qu'il y ait sur l'Isle d'Orléans plus de 200 hommes pour garder tant l'hôpital que les ouvrages qui y ont esté faits et qui estaient très forts alors, qui sont sur la pointe où le camp estoit établi dernièrement.Que les ordres du g»1 Wolf ont esté toujours très précis pour empescher qu'on ne ravageât sur l'Isle, soit les maisons, les champs ou les meubles.Qu'il y a 50 Boeufs sur l'Isle pour l'artillerie et qu'il n'y en a pas plus de 50 pour les provisions du général et quelques autres officiers.Qu'il croit qu'il y a à la pointe de Lévy plus de monde qu'au Saut, et qu'il pense qu'il y a 4 mille hommes sous les ordres du Général Monckton.Qu'ils ne se sont emparés de la pointe de Lévy que pour avoir la facilitéde bombarder et canoner la ville.Qu'il n'a point entendu à la table de son maître tenir aucune conversation au sujet des expéditions A faire, que tous les généraux sont très circonspects.Qu'ils ont pris terre au Sault afin d'établir un pont pour passage et se ménager une retraitte et pour rendre leur camp assez fort pour y attendre l'arrivée du général Amhers; 56 ARCHIVES DE QUÉBEC Qu'il a toujours oui dire qu'on devoit attaquer par le Saut et que ce seroit dans peu; Qu'à moins que le general Wolf ne l'ait réservé que pour lui seul, il n'a point oui dire que l'on tira les forces qui sont à la pointe de Lévy pour attaquer; qu'il n'estoit question d'attaquer qu'avec les forces qui sont au Saut et qui ne sont point au dessus de 3000 nommes.Qu'il a oui dire que la princesse Amélie et le V«* Villiam dévoient venir devant la ville.Que l'on dit au camp, mais qu'il croit que ce n'est que pour encourager l'officier et le soldat, qu'il doit venir des troupes et des vaisseaux; qu'il n'a point entendu dire qu'il y ait en vue une nouvelle flotte angloise ni françoise qu'il croit qu'on a vu en vue tant navires, brigantines, goélettes et batteaux, environ 30 batimens au moins, mais que ce sont des transports et autres batimens inutiles que l'on a renvoyés.Qu'il a connaissance qu'il est venu de l'amiral Durell une goélette A bord de l'amiral Sunder, mais qu'il n'a point entendu dire qu'il y eut aucune escadre en vue, soit qu'elle porte des troupes ou des vivres; Qu'il n'a point connoissance qu'on soit court de vivres A l'armée, qu'il n'y a pas même d'aparence, eu égard au peu de tems qu'il y a qu'ils sont arrivés icy; Qu'il a oui dire qu'il avoit passé au dessus de la ville un V«° de Ligne et 3 fré-gattes, qu'il doit y avoir des forces dans ce V», parceque deux jours avant leur départ, il a vu embarquer 2 compte de grenadiers pour passer A ce V*\", qu'il croit que ces V*»* ont monté au dessus de la ville, afin que le général Monkton put plus facilement monter et faire descente pour bloquer la ville de tous cos tés; Qu'un soldat le dr déserteur qu'ils ont vu leur avoit dit que les canadiens partout estaient fort fatigués, que le gouverneur leur avoit dit qu'il venoit des forces de France; Qu'il croyolt que nos canadiens et nos sauvages ne soutiendront point une attaque et un feu en règle et que les troupes sont en périt nombre; Qu'Us ont oui dire par les déserteurs qu'U y avoit un N» de Ligne, plusieurs frégattes et beaucoup de V»\"* marchands qui estaient montés dans le fleuve.mais qu'U ne pense pas que les V*\"* qui ont passé soient montés pour les attaquer; Qu'ils attendent le général Amhers et qu'Us diffèrent pour faire jonction, mais qu'U croit qu'Us attaqueront cependant lorsqu'ils n'espéreront plus ce général.Qu'U ne scait pas le temps où Us ont déterminé de s'en retourner, qu'il pense qu'ils pourront tenir jusques aux froids; Que depuis le commencement des actions Us ont perdu environ 60 hommes sans compter les prisonniers; Que l'on parle généralement parmi les officiers même que l'attaque se fera par le Saut qu'U y a sur le rivage au Saut quelques berges et batteaux, mais qu'U n'y en a point assez pour embarquer en même temps l'armée du Saut; Qu'U n'a jamais oui dire aux off\" qu'on dût attaquer par le Parc de notre camp, ni par la ville, mais en vinquenant ( ?) par le sault et qu'ils doivent le passer par le haut de la chute.Samedy 4 d'Aoust\u2014Je fis l'incorporation des soldats de la marine et des milices qui étoient A l'Ile aux Noix.Dimanche 5\u2014Je fis donner les vivres A tout le monde moitié pour 4 jours, moitié pour 5 jours.Il plut beaucoup ce jour. ARCHIVES DE QUÉBEC 57 Lundy 6\u2014U plut beaucoup tout le jour.Noua eûmes des nouvelles de Québec sur les 9 heures du soir d'un petit avantage remporté sur les anglois le 31 juillet, qui avoient tenté l'attaque de nos retranchemens.La relation cy jointe.Arrivé U 6 Aoust au soir à notre camp 31 juillet 1759.Je fus informé ft cinq heures du matin par les volontaires de Duprat et parles postes de Mr de Repentigny qui bordent la rive droite de la Rivière du Saut de Montmorency, que les ennemis fesoient marcher 400 hommes par leur droite vers le bois, une demie heure après les mêmes postes me rendirent compte que ces 400 hommes s'étoient arrêtés à l'entrée du bois et qu'ils travailloient ft faire des fascines comme ils avoient fait depuis deux jours.A dix heures, nous vimes deux frégates et un vaisseau de 64 pièces de canon mettre ft la voile et s'approcher dans le chenail vers le Saut Montmorency et en même tems nous vîmes un grand mouvement de berges ft l'Isle d'Orléans et à la pointe de Lévy.A 11 heures et M les deux frégates vinrent s'échouer vis ft vis le camp de la Brigade de Montréal et ft demi-portée de fusil de la redoute qui est située sur la grève ft la gauche de cette Brigade.Le vaisseau descendit plus bas et mouilla vis ft vis la dernière redoute de notre gauche qui n'est éloignée que de 300 toises de la chute du Saut Montmorency et la distance qu'il y a entre les deux redoutes n'est pas de plus de 200 toises.Ces trois batimens étoient placés de manière à faire un feu croisé de leur artillerie pour batre nos bateries et les redoutes qui les soutiennent, de même que de tirer sur le coteau où est situé notre camp et la ligne de nos retranchements dont la gauche est appuyée au grand escarpement de la chute du Saut Montmorency où nous avons un bataillon et 500 hommes du Gouvernement de Montréal qui y montent la garde, et qui sont relevés toutes les 24 heures, parcequ'ils sont sous le feu de l'Artillerie des ennemis qu'ils ont placée ft la rive gauche du grand escarpement de la chute du Saut Montmorency, ce qui domine considérablement notre rive droite.Le vaisseau et les deux frégates étant placés de cette manière ils commencèrent à midi ft faire un teu des plus vifs sur nos bateries, sur nos bateaux armés de canon et sur nos redoutes, et une baterie de six mortiers et de 30 pièces de canon située au dessus de l'escarpement du Saut Montmorency fit de même un feu des plus vifs sur nos retranchemens qui, étant commandés parla hauteur où les ennemis sont postés, sont enfilés dans plusieurs endroits, malgré toutes les traverses que nous avons pu faire.A une heure, nous vîmes faire plusieurs mouvemens aux berges qui étoient remplies de monde qui nous donnèrent de l'inquiétude pour toutes les parties de la ligne de nos retranchemens depuis le Saut jusqu'à la Rivière S* Charles.A une heure et demie, je fus informé que les ennemis fesoient marcher une colonne de 2000 hommes par leur gauche vers les gués que garde Mrde Repentigny: sur le champ, je fis partir 500 hommes du gouvernement de Montréal aux ordres de Mr de la Perrière et tous les sauvages pour se porter au secours de Mr de Repentigny, et je donnai ordre ft Mr Duprat de suivre avec ses volontaires le mouvement de la colonne des ennemis et de m'en rendre compte. 58 ARCHIVES DE QUEBEC J'envoyai ordre au Régiment de Royal Roussillon de a'avancer, je fit marcher la Compagnie de grenadiers de ce régiment pour se.joindre aux volontaires et comme dans le moment que le R«> Roussillon me joignoit je vis que les ennemis fesoient un mouvement avec leurs berges pour s'approcher de la pointe de Lesté qui est vis à vis de l'Isle d'Orléans et que cette partie étoit entièrement dégarnie, j'y fis marcher tout de suite le bataillon et je donnai ordre a M' de Poulharies de -communiquer ses postes avec la droite de la ville de Montréal et par aa droite avec les troupes qui s'avançoient du centre de l'armée.A 2 heures et demie, M* le M\"» de Montcalm me joignit, je lui rendis compte de mes dispositions et des mouvement des ennemis vers le poste de M.de Repentigny, car ceux des berges tout le inonde les voyoit.Il me dit qu'il avoit fait avancer le Bataillon de Guyenne pour s'approcher de celui de R*d Roussillon et nous convînmes qu'il m'en verrait deux compagnies de grenadiers et 100 hommes du gouvernement des Trois Rivières, que nous ferions la guerre A l'oeil et que si la gauche étoit attaquée il ferait appuyer les troupes pour la soutenir; que j'en ferais de même si la droite était attaquée.Après cet arrangement M.de Montcalm me quitta et me dit qu'il alloit rejoindre M'le Mi* de Vaudreuil et lui rendre compte de notre situation.Les deux compagnies de grenadiers me joignirent à trois heures.J'envoyai celle de Béarn joindre ton Bataillon qui étoit de garde à la gauche dea retranchement et j'envoyai celle de la Sarre se placer entre la Brigade de la Ville de Montréal et celle du gouvernement de Montréal que j'avois fait descendre de son camp pour border les retranchemens entre les deux redoutes.Comme je destinois les 100 hommes du gouvernement des Trois Rivières à marcher vers M.de Repentigny, je donnai ordre qu'on les fit rester sur le grand chemin à la hauteur du camp du gouvernement de Montréal pour pouvoir se porter où besoin seroit et je laissai ordre aussi que l'on y arrêtât toutes les troupes que l'on enverrait pour soutenir la gauche Après que j'eus fini tous ces arrangement, je fut rejoindre les troupes qui bor-doient les retranchemens et je me plaçai entre les deux redoutes d'où j'étoit à portée d'observer tous les mouvemens des ennemis.Les ennemis continuèrent à faire différena mouvemens de leurs berges pour nous donner de l'inquiétude dans différentes parties.A quatre heures et demie je fus informé par M'Duprat que la colonne des ennemis rétrogradoit et qu'elle rentrait dans le camp.J'envoyai sur le champ M.de Jonsthone chês M- de Repentigny pour faire revenir les troupes que j'y a vois envoyées et j'envoyai ordre a la compagnie de grenadiers du R*i Roussillon et aux volontaires de Duprat de se reprocher et de se mettre à portée de soutenir le bataillon de Béarn qui étoit A la gauche des retranchemens.A 5 heures les berges entrèrent dans le chenail du Saut et se mirent derrière les deux frégates qui étoient échouées.A 5 heures et demie je vis descendre la colonne des ennemis des hauteurs du Saut et qui vint te former sur le bord de la grève au gué du bas du Saut Montmorency.J'étois dans ce moment avec le bataillon de Béarn, j'informai M* deMontcalm de ce mouvement, je donnai ordre aux troupes que j'a vois fait rester sur les chemins au camp de la Brigade de Montréal de me joindre.La compagnie de grenadiers de Languedoc me joignit avec 100 hommes des 3 Rivières que je plaçai pour soutenu-la redoute de notre gauche.Les volontaires, la compagnie de grenadiers de R*> Roussillon et le détachement de M.de la Perrière vinrent me joindre aussi dans le ARCHIVES DE QUÉBEC 59 mime moment; je plaçai toutes ces différentes troupes à border les retranchemens et à se soutenir mutuellement.A 6 heures la colonne des ennemis se remua et commença à passer le gué du Saut: dans le même moment les berges firent la descente derrière les deux frégates qui étoient échouées.Le feu d'artillerie redoubla de toutes parts.Les ennemis e'étant formés derrière les frégates, marchèrent de bonne grace pour attaquer la Redoute de notre droite que je fis abandonner, n'étant pas possible de la soutenir, ni aux ennemis de s'y établir, parce qu'elle est sous le feu de notre retranchement du coteau.Le feu de notre mousquetrie commença de toutes parts, la colonne des ennemis qui avoient débarqués dépassa la Redoute et s'avança jusqu'au bas du coteau de nos retranchemens, d'où elle essuya un feu si vif qu'elle fut obligée de plier, et il survint dans le moment un orage si violent qu'il fit cesser le combat et favorisa la retraite des ennemis.Le Régiment de R*1 Roussillon qui m'avoit joint à qui j'avois donné ordre de s'avancer et celui de Guyenne que M' de Montcalm avoit fait avancer, je les avois placés en réserve derrière la Brigade de Montréal, et M' de Montcalm me joignit aussi de sa personne, un moment après que les ennemis eurent été repoussés.La colonne qui avoit passé le gué du Saut s'avança jusqu'à hauteur de la Redoute de notre gauche qu'elle n'osa pas attaquer, la voyant si bien gardée.Notre baterie de cette Redoute ne discontinua pas à faire feu sur cette colonne.Les ennemis se retirèrent à l'entrée de la nuit par la même route qu'ils étoient venus.J'estime leur perte à 500 hommes tant tués que blessés.La nOtre est de 50, il est étonnant qu'elle ne soit pas plus considérable ayant essuyé un si grand feu d'artillerie toute la journée.On ne peut assés faire l'éloge des troupes et des canadiens qui ont été inébranlables et qui ont continuellement témoigné la plus grande volonté.Mardy 7 d \"Aoust\u2014Il plut beaucoup la nuit dernière et tout le jour.Mr de Langy partit avec des sauvages Nêpisingues pour faire la découverte du côté de Frédéric et Carillon.Mercredy 8\u2014Il plut encore cette nuit beaucoup.La pluye n'a cessé que sur les 9 heures du matin.Je reçus des lettres de Montréal du 6 août sans aucune nouvelle.Jeudy 9\u2014Beau tems tout le jour.La découverte à la pointe au fers n'a rien appris de nouveau.Vendredy 10\u2014II plut tout le jour.Nous apprîmes le matin la prise de Niagara le 24 juillet.Le bruit du camp ajoute même que Mr Pouchot a écrit de Chouaguen, par conséquent la garnison prisonnière de guerre.On m'a aussi assuré que le détach* de la Belle Rivière qui venoit au secours de Niagara avoit été défait en entier avant la prise du dernier fort et que la plus grande partie avoient été faits prisonniers de guerre.H arriva le soir un bateau des chebeçs qui nous apprit que Mr de Langy avoit été découvert par les anglois campés à S* Frédéric.Ils envoyèrent d'abord 2 berges sur son canot d'écorce qui chercha à attirer ces berges dans une embuscade; mais elles n'y donnèrent pas et firent au contraire Un mouvement en arrière.Alors il se détacha vingt cinq autres berges à la suite du party; mais elles ne le chassèrent pas loin et se retirèrent.Mr de Langy est resté avec 3 nommes pour aller par le Bois dans l'espoir de faire un prisonnier.Il arriva au camp deux placards du général Wolf adressés aux canadiens.Cy joint. 60 Arràé à notre camp le 10 aoust 17S9.ARCHIVES DE QUÉBEC 0 moust 1759.De par Son Excellence James Wolf, Major général, colonel d'infanterie, commandant les troupes de Sa Majesté Britannique sur la rivière de S* Laurent Le Roy mon maître, justement irrité contre la France, résolu d'en abattre la fierté et d'en venger les insultes faites aux colonies angloises, s'est enfin déterminé a envoyer un armement formidable de mer et de terre que les habitans voyent avancer jusques dans le centre de leur pays ; il a pour but de priver la couronne de France des établissements les plus considérables dont elle jouit dans le Nord de La Mérique.C'est à cet effet qu'il lui a plu de m'envoyer dans ce pays à la tête de l'armée redoutable actuellement sous mes ordres.Les laborieux habitans, colons et paysans, les femmes, les enfans, ny les ministres sacrés de la religion ne sont point l'objet du ressentiment du Roy de la Grande-Bretagne, ce n'est pas contre eux qu'il élève son bras, il prévoit leurs calamités, plaint leur sort et leur tend une main secourable.H est permis aux habitants de revenir avec leur famille dans leurs habitations.Je leur promets ma protection et je leur assure qu'ils pourront sans craindre la moindre molestation y jouir de leurs biens, servir le culte de la religion, en un mot jouir au milieu de la guerre de toutes les douceurs de la paix, pourvu qu'ils s'engagent directement ny indirectement à ne prendre aucune part à une dispute qui ne regarde que les deux couronnes.Si au contraire un entêtement et une valeur imprudente et inutile leur fait prendre les armes, qu'ils s'attendent à souffrir tout ce que la guerre offre de plus cruel, il leur est aisé de se représenter à quel excès se porte un soldat effréné; mes ordres seuls peuvent en arrêter lé cours et c'est aux canadiens, par leur conduite, de se procurer cet avantage.Ils peuvent ignorer leur situations présente: une flotte considérable bouche le passage aux secours dont ils pourroient se flatter du côté de l'Europe, et une armée nombreuse les presse du côté du continent Le party qu'ils ont à prendre ne paroit point douteux.Que peuvent-ils attendre d'une vaine et aveugle opposition; qu'ils en soient eux-mêmes les juges ?Les cruautés inouïes que les francois ont exercées contre les sujets de la Grande Bretagne établis dans La Mérique pourroient servir d'excuses aux représailles les plus sévères, mais l'anglois dédaigne cette barbare méthode.Leur religion ne prêche que l'humanité et leur cœur en suit avec plaisir le précepte.Si la folle espérance de nous résister avec succès porte les canadiens à refuser la neutralité que je leur propose et leur donne la présomption de paroitre les armes à la main, ils n'auront sujet de s'en prendre qu'à eux-mêmes; lorsqu'ils gémiront sous le poids de la misère à laquelle ils se seront exposés par leur propre choix, il sera trop tard de regretter les efforts inutiles de leur valeur indiscrète.Lorsque pendant l'hiver ils verront périr de famine tout ce qu'ils ont de plus cher, quand à moi je n'aurai rien à me reprocher.Les droits de la guerre sont connus et l'entêtement de l'ennemy justifie les moyens dont on se sert pour le mettre à la raison.Il est permis aux canadiens ou aux habitants du Canada de choisir; ils voyent d'un côté une main puissante et secourable que je leur tend, et de l'autre côté la France incapable de supporter ses peuples abandonne leur cause dans le moment le plus critique, et, pendant la guerre, elle leur a envoyé des trouppes; à quoi leur ont-elles servi: à leur faire sentir avec plus d'amertume le poids d'une main qui les ARCHIVES DE QUÉBEC 61 opprime an lieu de let secourir, que les canadiens consultent leur prudence, leur sort dépend de leur choix.Donné A notre quartier général à la paroisse S' Laurent, Isle d'Orléans, le 29 juin 1759.De par Son Excellence Major général James Wolf, commandant les troupes de Sa Majesté Britannique sur la Rivière Saint-Laurent.Son Excellence piqué du peu d'égard que les habitants du Canada ont eu à ton placard du 29 du mois dernier est résolu de nè plus écouter les sentiments d'humanité qui le portent à soulager des gens aveuglés sur leurs propres intérêts.Les canadien» par leur conduite se montrent indignes des offres avantageuses qu'il leur faisait.C'est pourquoy il a donné ordres au commandant de ses troupes légères et autres officiers de s'avancer dans le pays pour y saisir et emmener les habitante et leurs troupeaux et y détruire et renverser ce qu'ils jugeront à propos.Au reste comme il se trouve fâché d'en venir aux barbares extrémités dont les canadiens et les Indiens leurs alliés lui montrent l'exemple, il se propose de différer jusqu'au 10 d'Aoust prochain à décider du sort des prisonniers qui pourront estre faits, envers lesquels il usera de représailles à moins que pendant cet intervalle, les canadiens ne viennent se soumettre aux termes qu'il leur a proposé dans son placard et, par leur soumission, toucher sa clémence et le porter à la douceur.Donné à Saint Henry le 25 juillet 1759.Samedy 11 d'Aoust\u2014Beau tems.Les travaux qui jusques à présent avoient été par corvées sont devenus pour le corps entier.On battit la générale au point du jour et tout ce qui n'étoit pas de service travailla à l'exception des canadiens dont ils travaillent 600 environ chaque jour.Nous eûmes des nouvelles de Québec.Cy jointes.Suite du journal du 2 aoust 1759: Nous avons eu aujourd'hui une trêve de 6 heures à l'occasion d'une lettre que le capit» Ecossois a demandé de faire passer au général Wolf.Le 3\u2014Le feu de la Pointe de Levy a été plus vif cette nuit que les précédentes.Les ennemis ont jette plus de 100 bombes.Le 4\u2014Le feu a été encore plus considérable cette nuit.La ville a reçu au moins 150 bombes et beaucoup de pots à feu qui n'ont eu aucun progrès.Un parlementaire a apporté la réponse de la lettre du Cap» Ecossois et s'en est retourné.II nous est arrivé 5 déserteurs soldats du Régiment de Royal Ameriquain.Ils étoient dans un des vaisseaux mouillés à Sillery.Ils ne sont pas instruits, n'ayant paa encore mis pied ft terre.Ils prétendent que les ennemis n'ont que 6 mille hommes de bonnes troupes.Le reste étant de la racaille qu'ils ont fourni de toutes sortes de gens qu'ils ont forcé Signé: James Wolf.Signé: Joseph Dalling, Major des troupes légères.Nouvelles arrivées à notre tamp U 11 Aoust 62 ARCHIVES DE QUÉBEC à entrer à leur service.Ils ajoutent que leurs vaisseaux attendent une nuit favorable pour se rejoindre à leurs escadres.Le 5, le feu de l'ennemi n'a pas été aussi vif cette nuit que les précédentes.Il tire régulièrement et presque continuellement.Il ne cesse que par petite intervale.Dans l'après midy les généraux sont en correspondance depuis 15 jours pour l'exécution du cartel sur réchange des prisonniers.Le général Wolf ne veut point entendre, prétendant que nous engageons et payons les sauvages pour commettre des cruautés; qu'ainsi, la guerre se continuera de la façon que M'le général en a fait choix.Il entend l'exercice de cruauté, qu'il garde les prisonniers et prisonnières qui sont en son pouvoir, pour être à même dusé de représailles et faire justice à sa patrie.M' le général se décharge de l'inexécution du cartel, au surplus, il renvoie à l'égard des prétendues cruautés des sauvages au fait également exercées envers nous par ceux attachés à Sa Majesté britannique et notamment à la proclamation du gouverneur Serleik qui avoit mis à prix la tête des francois dans la dernière guerre.La lettre de M'le général qu'on envoie à bord de l'amiral nous procure une trêve de 6 heures.Le 6.\u2014Bombardement et canonnade continuelle et ordinaire.Un déserteur venu du Sault rapporte que les ennemis ont eu 3 à 400 hommes tués ou blessés à l'afaire du 31 juillet, tous grenadiers, que le général Wolf avoit demandé aux troupes cy elles reprendraient volontiers leur revange, qu'elles avoient témoigné y être très portées, que cette seconde attaque devoit se faire par les quai sur le haut du Sault et sur un pont qu'on parloit de jet ter sur la rivière, que les ennemis se feront précéder par plusieurs pièces de canon et mortier, que pendant cette attaque, 4 bâtiments de transport portant des .canons viendront s'échouer auprès de ceux brûlés et tireront continuellement, qu'ils doivent faire habiller en soldats 2000 matelots qu'ils tiendront dans des berges au large pour faire croire que ce sont des grenadiers.Suivant le dénombrement qu'il fait des troupes réglées et des Royer (Rogers) le total est de 7220 hommes.Un bâtiment de Louisbourg en dernier lieu a annoncé qu'ils n'ont point de secours à attendre de cette place, que les francois ont descendu en Irlande, mais qu'ils ont été repoussés, que le roy d'Angleterre demande la paix ou une suspension d'armes, que les anglois construisent des casernes et fortifications à l'Isle aux Coudres où il parle de faire hiverner 6000 hommes.Nous ne donnons pas dans tous les articles de ce rapport.On a vu passer devant Québec la nuit dernière des berges; on n'est point d'accord sur le nombre et on vient de rapporter du Cap Rouge en avoir vu une soixantaine.On attend la première nouvelle des desseins de l'ennemi pour porter secours où il sera nécessaire.Dimanche 12 d'Aoust\u2014Il venta épouvantablement toute la nuit dernière et ce jour avec beaucoup de pluye.Il nous arriva des nouvelles de Québec.Nouvelles omîtes à notre Camp h 12 Aoust du 9 Aoust.Au moment que je vous écris, toutte la basse ville de Québec brûle, le feu qui y a pris ce matin vers une heure en deux endroits, n'ayant pu être arrêté par rapport à la violence de celuy des batteries angloises, dès la naissance de l'incendie, a fait tant de progrès que je doute qu'il échape une seule maison.Il est vrai qu'on avoit fait depuis ARCHIVES DE QUÉBEC 63 longtemps le sacrifice de cette basse ville et que cet événement aura par conséquent fait moins d'impression et aura pour ainsi dire été regardé avec indifférence.Depute quelques jours, les anglois ont envoyé des troupes à bord de leurs batimens au dessus dè Québec dans la vue de faire quelques descentes pour ravager nos cotes et avoir des nouvelles du général Ha mers (Amherst).Heureusement notre attention à jetter des forces dans cette partie a fait échouer l'ennemi dans deux tentatives qu'il fit hier, la première au dessus de la pointe aux trembles à un ter-rein ras, sans arbres ni brouissailles.M' de Bourguainville avoit fait ses dispositions lorsque 100 Ecossois débarquèrent et fusillèrent nos gens.Les écossois furent bientôt suivis de tout le reste, ce qui pou voit former un corps de 1000 à 1200 hommes.Ils se rangèrent en bataille et marchèrent à nous.Notre feu qui jusqu'alors avoit été modéré, fut très vif et obligea l'ennemi de plier et de se rembarquer.M' de Bourgainville le fit suivre et fusiller tant qu'ils se trouvèrent à portée.Cette descente étoit soutenue de l'artil-lery des vaisseaux qui nous battoit de front et en écharpe.Malgré cela nous n'eûmes que deux ou trois blessés.La seconde se passa plus bas.Les Anglois dans 27 berges voulurent essayer de nouveaux à débarquer.M' de Bourgainville qui les avoit exactement suivis s'y trouva et attendit les berges jusqu'à demie portée de fusil et leur fit faire de si vigoureuses décharges qu'ils se replièrent de suite avec une perte considérable.Nous ne pouvons sçavoir la perte de l'ennemy au juste, mais il est certainqu'ila beaucoup perdu.Nous continuons à l'observer et s'il tente de nouveau à descendre il luy en cuira.Lundy 13 d'Aoust\u2014M' de Langy parti le 7 arriva hier au soir tout tard, il ne pût faire de prisonniers.Les anglois sont campés à S' Frédéric et ont toutes leurs berges et autres voitures depuis le moulin jusques au bout de la Pointe aux Sables.- Ils luy ont paru travailler à un retranchement sur lé Rocher.Ils ont démoli touttes les maisons de l'autre côté de la rivière pour en .avoir les planches.Beau tems tout le jour.On poussa les travaux vivement.M'de la Colombière eut ordre de se rendre à Montréal aux ordres de M'le Chevalier de Lévis.Je reçus des lettres de Ml;im Episcopalem Ecclesiam Quebecensem ob deductas causas, et ratiories in Archiépiscopale)», seu Melropolitanam Ecclesiam ériger e staluimus; Molu igitur proprio, atque ex certa scientia, et matura délibérations noslris, deque apostolus potestatis plenitudine pradictam Ecclesiam Quebecensem in Archiépiscopale»!, seu Melropolitanam, nulla pro nunc eidem addicta suffraganea Ecclesia, cum omnibus tamen jurlbus, honoribus, ac privilegiis, quibus calera Metropolitans Ecclesia poliuntur, et gaudent, seu gaudere poterunl, tenore prasentium erigimus, ac declaramus.Non obstan.Constilutioni-bus, et Ordinationibus, nec non dicta Ecclesia, etiom juromento, confirmotione Aposlo-lica, eel quavis firmitate alia roboratis stalulis, et consuetudinibus, privilegiis quoque, indultis, et Literis Apostolicis in contrarium praemissorum quomodolibet concessis, confirmatis, et innovatis, quibus omnibus, el singulis illorum tenores prasentibus pro plene, et sufficienter expressis, ac de verbo ad ver bum insertis, haben.'.illis alias in suorobore permansuris, ad />miaaorum effectum hoc vice dumtaxat specialiter, et expresse derogamus, caterisque contrariis quibuscumque.Datum Roma opud Sanctam Mariant Majorent sub Annulo Piscaloris Die XII.Januarii MDCCXIX.Pontificaius Nostri Anno Decimonono.A.Card.Consalvy. INVENTAIRE DE LA CORRESPONDANCE DE M°« JOSEPH-OCTAVE PLESSIS, ARCHEVÊQUE DE QUÉBEC, 1816 À 1825 Me j.-o.Plessis à M.Charles French, missionnaire à Miramichi (Québec, 27 février 1816).Il lui permet de quitter le diocèse de Québec pour aller dans le sud des Etats-Unis où le climat est moins dur.Il croit avoir trouvé un bon prêtre irlandais pour être curé à Sant-Jean.Les fidèles de cet endroit ne méritent pas cette faveur étant si mal disposés.(Registre des Lettres, v.8, p.479.) Met j.-O.Plessis à M.Ewer, prêtre à Saint-Jean de Terre-Neuve (Québec, 27 février 1816).Il a donné ordre à M.Fitzpatrick de quitter le diocèse de Québec.U voudrait bien avoir M.Herron pour s'occuper des Irlandais de Québec.(Registre des Lettres, v.8, p.480.) Me J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 16 mars 1816).Il vient d'apprendre la mort de M.LanctOt, curé de Blairfmdie.Il ne sait qui envoyer pour administrer la paroisse.U s'est décidé à envoyer l'abbé McQuad, à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.(Registre des Lettres, v.8, p.490.) M.Jean Tessier, supérieur du séminaire de Baltimore à Me J.-O.Plessis (Baltimore, 20 mars 1816).M.Tessier lui annonce qu'il ne pourra avoir le prêtre écossais qu'il a demandé.(Cartable: Étals- Unis, v.I, p.25.) M*r J.-O.Plessis à M.Charles-Francois Painchaud, curé à Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Québec, 20 mars 1816).Mst Plessis lui donne de longues explications à propos de la.construction d'une salle.Qu'il tache d'en arriver à une entente avec ses paroissiens.(Registre des Lettres, v.8, p.493.) ' Met.J.-O.Plessis à M.Angus McEachem, missionnaire à l'Ile du Prince-Edouard (Québec, 25 mars 1816).Mer Plessis a appris la mort désastreuse de son frère et de ses deux neveux.Ses jeunes gens étudient bien, \" Donald est bon écolier en troisième et Ronald encore meilleur en rhétorique.Les deux McDonell, de Tracadie, continuent à bien faire & Nicolet où ils paraissent se plaire de plus en plus.\" (Registre des Lettres, v.8, p.496.) Mur J.-O.Plessis à M.Louis Marcoux, missionnaire à Madawaska (Québec, 26 mars 1816).II ne pourra envoyer de sitôt un curé résident à Sainte-Anne.Que M.Marcoux travaille à faire terminer l'église de Saint-Basile.Après cela, il pourra faire faire les réparations nécessaires au presbytère.M.McQuad qui va missionnaire à Saint-Jean passera chez lui, vers les fêtes de Pâques.(Registre des Lettres, v.8, p.502.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Louis Beaubien, missionnaire à Rustico, lie du Prince-Edouard (Québec, 25 mars 1816).Son frère Pierre est allé terminer ses études au séminaire de Montréal.Msr pjessis ne peut envoyer de prêtre pour résider aux lies de la Madeleine.M.Beaubien ira faire la visite de ces lies- avant de revenir à Québec dans le cours de l'été.(Registre des Lettres, v.8, p.497.) Msr j.-O.Plessis to His Honor Major General Sir George Smith, President of New Brunswick (Quebec, April 1st, 1816).U lui recommande le Révérend Paul McQuad, qui va comme missionnaire à Saint-Jean.(Registre des Lettres, v.8, p.504.) Msr j.-o.Plessis à lord Selkirk à Montréal (Québec, 8 avril 1816).Il désire de tout son cœur envoyer des missionnaires pour évangéliser les peuplades qui se 90 ARCHIVES DE QUÉBEC trouvent entre le lac Supérieur et la baie d'Hudson.Afin de préparer les voies, il envoie un prêtre canadien, M.Tabeau, prendre connaissance du pays.Il profitera du canot de M.Macdonell pour se rendre jusqu'à la Rivière-Rouge.M.Tabeau fera un voyage d'observations.\" U sera toujours honorable et consolant pour Votre Seigneurie d'avoir concouru si essentiellement et de si bonne grâceà l'exécution d'un projet qui a pour but de procurer tant à votre colonie naissante, qu'aux peuplades qui l'environnent, le plus précieux avantage auquel les hommes puissent prétendre sur la terre.\" (Registre des Lettres, v.8, p.508.) Msr j.-o.Plessis à Miles Macdonell, écuyer à Montréal (Québec, 8 avril 1816).Le Révérend M.Antoine Tabeau, qu'il envoie dans l'ouest afin d'y recueillir toutes les informations préparatoires à l'établissement d'une mission stable, fera le voyage en la compagnie de M.Macdonell, jusqu'à la Rivière-Rouge.\" Il est bien entendu que ce missionnaire se tiendra totalement étranger aux divisions qui existent entre l'établissement du comte de Selkirk et la Société du Nord-Ouest.Ce doit être un ange de paix utile à tout le monde et ne prenant aucun parti.\" (Registre des Lettres, v.8, p.509.) Msr j.-o.Plessis à l'honorable William MacGilvray, écuyer, (Québec, 10 avril 1816).Msr Plessis le prie de donner aux agents de la Compagnie du Nord-Ouest les ordres nécessaires afin que M.Tabeau soit bien accueilli dans les différents postes de la Compagnie et puisse y exercer librement son ministère.(Registre des Lettres, v.8, p.510.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 20 avril 1816).Il tient beaucoup à ce que l'évêque de Bardstown soit bien reçu par les autorités publiques en venant à Québec.' ' On nous annonce (comme gouverneur) sir John Sherbrooke.Avec un tel gouverneur je n'hésiterais pas à amener un évêque étranger.\" Le prêtre écossais qui devait venir des États-Unis ne viendra pas.Il est placé dans le diocèse de Baltimore.M.Tabeau partira seul pour l'Ouest.Il l'envoie pour répondre \" aux invitations pressantes, je dirais presque défiantes du comte de Selkirk, auquel M.Miles Macdonell a su faire entendre que c'était la religion catholique qu'il fallait introduire dans son vaste territoire.\" (Registre des Lettres, v.8, p.512.) Mer J.-O.Plessis au Révérend Alexander Macdonell, vicaire général à Saint-Raphaël, Haut-Canada (Québec, 27 avril 1816).C'est toujours une chose pénible pour Msr Plessis que d'écrire en langue anglaise.Cependant il s'impose cette tache afin de lui faire plaisir.U lui envoie un plan d'église dessiné par le meilleur architecte de la ville.Il le remercie d'avoir fait le voyage de Kingston et de lui avoir fait savoir combien les catholiques de cette ville sont heureux d'avoir un prêtre au milieu d'eux.Msr Plessis n'ira pas au Grand-Portage, comme il l'avait d'abord projeté.Il envoie M.Tabeau à la Rivière-Rouge.Il permet à M.Macdonell de prendre un congé de 12 mois pour aller en Angleterre.(Registre des Lettres, v.8, p.518.) Mtr J.-O.Plessis au capitaine Felton, écuyer, au township d'Ascot, sur la rivière Saint-François (Nicolet, 12 mai 1816).Il comprend son désir d'avoir un prêtre pour desservir les colons catholiques de Dnimmondville et des alentours.Il envoie M.Raimbault, prêtre de Nicolet, qui se consacrera à cette mission.(Registre des Lettres, v.8, p.522.) Mtr J.-O.Plessis à M.Urbain Orfroy, curé aux Trois-Rivières (Berthier, 14 mai 1816).Puisqu'il désire retourner en France, il le laissera partir, mais non sans regret.(Registre des Lettres, v.8, p.522.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre-Marie Mignault, prêtre à Halifax (Montréal, ARCHIVES DE QUÉBEC 91 19 mai 1816).Il faut se moquer des prétentions du Révérend Fitzpatrick.Msr Plessis est en route pour Détroit; il verra avec plaisir, à son retour, sir John Sherbrooke à la tête du gouvernement.Il a appris la mort de M.Alexander Macdonell.M.Burke étant en Europe et le Père Vincent pouvant à tout moment partir pour l'Europe, il ne sera pas facile à M.Mignault de revenir à Québec, dans le courant de l'été.(Registre des Lettres, v.8, p.523.) Msr j.-O.Plessis à M.Rémi Gaulin, missionnaire à Antigonish, Nouvelle-Ecosse (Montréal, 19 mai 1816).La mort de M.Macdonell rend nécessaire un nouveau partage des missions du Cap-Breton et de la Nouvelle-Ecosse.M.Gaulin s'entendra à ce sujet avec le jeune McDonald.M.Gaulin pourra garder la partie est de la Nouvelle-Ecosse et fixer sa résidence à Sainte-Marguerite ou à Antigonish.Il s'occupera de recueillir des fonds pour payer les frais de pension des jeunes Écossais étudiants au Séminaire de Québec.M.Alexander Macdonell du Haut-Canada, malade, va faire un voyage en Europe.M.Tabeau est parti avec M.Miles Macdonell pour la Rivière-Rouge.(Registre des Lettres, v.8, p.524.) Instructions que donne Msr J.-O.Plessis au Révérend Alexander Macdonell touchant l'établissement des Trappistes dans la Nouvelle-Ecosse.Lettres patentes pour le séminaire de Nicolet (Kingston, 28 mai 1816).(Cartable, Angleterre, v.6, p.17.) Msr j.-o.Plessis à Edouard B.Brenton, é eu ver, à Winchester (Kingston, Haut-Canada, 3 juin 1816).Msr Plessis regrette beaucoup de ne pouvoir se rendre à la demande de lady Prévost.Les règles de l'Église catholique s'opposent à l'érection d'un monument tel que lady Prévost le désirerait, lorsque la personne dont il s'agit n'est pas morte dans la communion de cette Église.\"Je n'entreprendrai pas de vous exprimer combien il m'est pénible de ne pouvoir entrer dans les vues d'une dame pour laquelle je me sens pénétré de tant de respect et de reconnaissance, surtout quand il est question d'honorer la mémoire d'un gouverneur et commandant en chef, le plus estimable qu'ait jamais possédé cette partie des Domaines Britanniques .Dans le deuil particulier que m'a causé la mort de sir George Prévost j'ai trouvé quelque consolation à réfléchir que j'avais su apprécier les excellentes et rares qualités de son esprit et de son cœur autant et plus qu'aucun de mes compatriotes.\" U croit que les \" Canadiens s'estimeraient heureux d'ériger un monument à la mémoire de sir George Prévost sur quelques-unes de leurs places publiques.\" Il le prie de faire part de cette idée à lady Prévost.(Registre des Lettres, v.8, p.525.) Msr j.-o.Plessis à M.Protais d'Odet d'Orsonnens à Kingston (Kingston, -9 juin 1816).Il approuve son projet d'aller chercher en Suisse des familles pour les ¦ établir dans le territoire qui appartient à la baie d'Hudson et au comte de Selkirk.M.D'Orsonnens pourra déclarer aux êvêques de Suisse que Msr Plessis acceptera avec plaisir, pour desservir ces familles, tout prêtre approuvé par eux.(Registre des Lettres, v.8, p.526.) Msr j.-o.Plessis i M.Alexander Macdonell, vicaire général à Glengarry (Kingston, 9 juin 1816).L'allocation de Mv Plessis, comme êvêque catholique a été augmentée par l'ordre du Prince Régent.MM.Olivier Thibaudeau, Edward Burnett et Duncan McDonald ont été choisis comme marguilliers de l'église de Kingston.M.Macdonell voudra bien, leur donner une procuration pour régir les biens-fonds de cette église.(Registre des Lettres, v.8, p.527.) Msr J.-O.Plessis & M.René-Pierre Joyer, curé à Sorel (Kingston, 9 juin 1816).Si les habitants de Sorel désirent qu'un prêtre continue à résider parmi eux, ils devront voir a réparer leur presbytère.(Registre des Lettres, v.8, p.528.) 92 ARCHIVES DE QUÉBEC Msr John Connolly, évêque de New-York ft Msr J.-O.Plessis (New-York, 16 juin 1816).Il envoie ft Msr Plessis des lettres de grand vicaire pour le diocèse de ' New-York.(Cartable: États-Unis, v.4, p.7.) Msr J.-O.Plessis à M.Pierre-Marie Mignault, prêtre à Halifax (Saint-André, «et du Portage, 18 août 1816).II est arrivé à Québec, de retour de son voyage du Haut-Canada, le 11 août.M.Fitzgerald ne vaut pas mieux que M.Fitzpatrick.II parait que M.Burke est en Italie.Sir John Sherbrooke estime qu'il sera difficile d'obtenir les bonnes grâces du gouvernement britannique pour l'introduction des Pères Trappistes dans la Nouvelle-Ecosse, (Registre des Lettres, v.8, p.529.) Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Manseau, missionnaire ft Tracadie (Saint-André, lletdu Portage, 19 août 1816).Il doit être retourné de sa mission dans 111e Royale.Msr Plessis lui demande de lui envoyer un rapport de son voyage.\"Continuez d'exercer votre zèle auprès des pauvres nègres.La parole de Dieu fructifiera tôt ou tard en leur faveur.\" (Registre des Lettres, v.8, p.530.) Msr J.-O.Plessis à M.Rémi Gaulin, missionnaire à Antigonish (Québec, 24 août 1816).Msr Plessis l'approuve d'avoir passé l'hiver précédent à Antigonish.II pouvait y faire beaucoup de bien.Msr Plessis comprend comme lui que la vie de missionnaire est bien rude, mais l'êvêque est bien obligé de voir au besoin des fidèles et de leur envoyer des prêtres.Il lui envoie une lettre pastorale dont il pourra faire usage quand il aura choisi le territoire où il exercera son zèle.(Registre des Lettres, v.8, p.532.) Msr j.-o.Plessis à M.Joseph-Norbert Provencher, curé ft la Pointe-Claire (Québec, 24 août 1816).Il le charge de la desserte de la cure de Kamouraska.\"Morceau peu friand sous quelque point de vue qu'on l'envisage.\" (Registre des Lettres, v.8, p.534.) Msr J.-O.Plessis ft Msr l'évéque de New-York (Québec, 26 août 1816).Il le remercie de l'envoi des pouvoirs.Il a appris trop tard la supercherie dont avait usé le Révérend M.McQuad pour quitter Albany.Msr Plessis l'a envoyé ft Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, mais il n'y restera pas.A propos de certains documents que l'évéque de Dublin aurait expédiés à l'êvêque de New-York, et que le docteur Doucet aurait copiés pour l'évéque de Québec (Registre des Lettres, v.8, p.535.) Msr j.-O.Plessis ft Jonathan Odell, écuyer, à Fredericton, Nouveau-Brunswick (Québec, 31 août 1816).Le ministère des missionnaires auprès des Sauvages a pour but de les civiliser en leur apprenant ft craindre Dieu et ft le servir.Il n'est pas nécessaire pour cela de leur apprendre des langues étrangères.C'est pourquoi Mer Plessis considère comme une insulte la conduite de ces protestants qui s'emparent des petits Sauvages pour les faire élever dans la croyance protestante.Il proteste hautement contre une pareille infamie, et déefete ft M.Odell que les missionnaires ont l'ordre de faire tout ce qui est possible pour empêcher cette chose.(Registre des Lettres, v.8, p.538.) Msr j.-o.Plessis ft M.Jean-Henri Roux, vicaire général ft Montréal (Québec, 4 septembre 1816).Il lui apprend le décès de M.Marcheteau, curé des Eboule-ments.(Registre des Lettres, v.8, p.540.) Msr j.o.Plessis, ft M.François-Xavier Côté, curé ft Vaudreuil (Québec, 7 septembre 1816).Les commissaires ont approuvé les syndics nommés pour surveiller la construction du presbytère.Les paroissiens doivent se hater de le bâtir, s'ils veulent avoir un curé pendant l'hiver.\"Je n'ai pas assez de prêtres pour les laisser demeurer dehors.\" (Registre des Lettres, v.8, p.541.) ARCHIVES DE QUÉBEC 93 Msr J.-O.Plessis aux raarguilliers de l'église paroissiale de Montréal (Québec, 9 septembre 1816).Réponse ft une requête des marguilliers de Montréal, demandant que l'église de Notre-Dame de Bon-Secours soit constituée succursale de l'église paroissiale.Msr Plessis prie les marguilliers de lui faire savoir quel traitement pourrait être assuré au desservant de Bon-Secours.(Cartable: Diocèse de Montr toi, v.C, p.3.) Me J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 9 septembre 1816).Affaires d'administration.La construction du presbytère de Vaudreuil.(.Registre des Lettres, v.8, p.542.) Msr j.-o.Plessis à M.Edmund Burke, vicaire général à Halifax (Québec, 10 septembre 1816).Il le félicite de son heureux retour.M.Mignault a dû le mettre au courant de ce que Msr Plessis avait réglé à Halifax pour le bien de la paroisse et pour l'avantage de la religion.Il n'y a rien à espérer de M.Fitzgerald.A propos de l'établissement des Trappistes dans la Nouvelle-Ecosse.\"Je souscris bien volontiers au projet de la cour de Rome, d'ériger la péninsule de la Nouvelle-Ecosse en vicariat apostolique et de vous y préposer.J'aurais encore mieux aimé qu'il en fit un évêchê en titre et j'ai peine à me persuader que le gouvernement en prit plus d'ombrage.Au surplus, de quelque manière que la chose s'exécute, je trouve très fort mon compte A avoir une province de moins sur la conscience et je m'en réjouis doublement en pensant qu'elle sera dans la juridiction d'un homme dont je connais la capacité et le mérite.La Propagande ne tardera pas à recevoir mon plein consentement à cet effet.\" Il est indispensable que M.Burke aille à Baltimore, remettre le pallium à l'archevêque lui-même.(Registre des Lettres, v.8, p.543.) Msr J.-O.Plessis à Ma Kayran Marum, évêque de Kilkenny (Québec, 13 septembre 1816).Il le remercie de l'envoi de deux jeunes ecclésiastiques, MM.Dullard et Delany, qui seront admis dans le diocèse de Québec, lorsqu'ils auront été ordonnés prêtres.M.James Grant est encore très peu avancé dans ses études.Msr Plessis se chargera de son éducation.Quant à Dumphy, il a tout abandonné et vit un peu à l'aventure.Pour le moment, Msr Plessis se trouve ft avoir un nombre suffisant de jeunes étudiants de langue anglaise.Le grand vicaire de Terre-Neuve accepterait avec plaisir quelques bons sujets.(Registre des Lettres, v.8, p.547.) Mer j.-o.Plessis au Révérend Thomas Ewer, vicaire général de l'évèque de Chytre, Saint-Jean de Terre-Neuve (Québec, 16 septembre 1816).Msr Plessis a appris par une lettre du docteur Lambert que le docteur Scallan serait probablement son coadjuteur.Les deux étudiants de Terre-Neuve, Caffery et Sturgis, sont entrés au séminaire de Nicolet.L'évèque de Kilkenny, le docteur Kayran Marum, lui a fait savoir qu'il pourrait lui fournir quelques bons sujets pour les missions du Canada.(Registre des Lettres, v.8, p.548.) Msr j.-o.Plessis & M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 18 septembre 1816.) Changements ecclésiastiques.M.Ducharme est chargé de la desserte de Blainville, M.Besserer, de celles de Lavaltrie et de Lanoraie, M.Paquin, de celle de Blairfindie.M.Odelin ira vicaire chez M.Cazeneuve.Le successeur de M.Provencher n'est pas encore connu.(Registre des Lettres, v.8, p.550.) Msr j.-o.Plessis à M.Charles French, missionnaire ft Miramichi (Québec, 20 septembre 1816).M.Joseph-Edouard Morissette est nommé pour lui succéder dans les missions.Msr Plessis remercie M.French des services qu'il a rendus au diocèse.(Registre des Lettres, v.8, p.552.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Baptiste Marchand, curé ft Sandwich, Haut- 94 ARCHIVES DE QUÉBEC Canada (Québec, 24 septembre 1816).Il lui envoie un vicaire, M.Joseph Crevier.M.Marchand voudra bien aider M.Crevier A compléter les études théologiques qu'il n'a pas eu le temps de finir.M.Crevier aura les pouvoirs ordinaires des vicaires du Bas-Canada.(Registre des Lettres, v.8, p.553.) Msr j.-o.Plessis A M.Jean-Henri Roux, vicaire général A Montréal (Québec, 27 septembre 1816).Les requêtes des paroissiens en faveur de leurs curés ne l'empêcheront pas de déplacer les curés si le bien général du diocèse l'exige.Partage des fruits des vergers entre les curés qui changent de cures.La délimitation du diocèse projeté dans la Nouvelle-Ecosse, faite probablement d'après les indications de M.Burke, n'est pas du goût de Msr Plessis.On aurait dû y inclure le Cap-Breton.Un nouveau diocèse, comprenant le Nouveau-Brunswick, 111e Saint-Jean et les iles de la Madeleine, pourra être formé.(Registre des Lettres, v.8, p.555.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre Bourget, curé à Sorel (Québec, 28 septembre 1816).Il le charge de la desserte de Sorel et de 111e du Pads.U faut qu'il se mette sérieusement à l'étude de l'anglais.Les gens de Sorel devront terminer au plus tôt leur presbytère.(Registre des Lettres, v.8, p.558.) Met j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 5 octobre 1816).Changements ecclésiastiques.Nouveaux curés.M.Provencher doit se hâter de se rendre à Kamouraska.(Registre des Lettres, v.9, p.1.) .Msr j.-o.Plessis à François-Xavier Mailhiot, écuyer, à Verchères (Québec, 5 octobre 1816).Msr Plessis est bien en faveur de la construction d'une nouvelle église à Verchères.(Registre des Lettres, v.9, p.2.) Mer J.-O.Plessis à Mer l'évèque de Saldes, à la Rivière-Ouelle (Québec, 7 octobre 1816).Il lui donne la liste des nominations ecclésiastiques.Les Soeurs de la Congrégation, appelées par M.Girouard à Saint-Hyacinthe, n'y sont restées que cinq semaines.Les curés ne tiennent les comptes des marguilliers que par pure bonté.(Registre des Lettres, v.9, p.5.) Mer J.-O.Plessis A M.Jean-Henri Roux, vicaire général A Montréal (Québec, 8 octobre 1816).Le départ précipité des Soeurs de la Congrégation fait grande sensation A Saint-Hyacinthe.Mer Plessis prie M.Roux de voir la supérieure de la communauté A Montréal afin de lui faire comprendre l'irrégularité de la conduite des Sœurs dans cette affaire.(Registre des Lettres, v.9, p.7.) Mer j.-O.Plessis A M.Angus McEachern, missionnaire A 111e du Prince-Edouard (Québec 15 octobre 1816).Mer Plessis le prie de lui transmettre les fonds nécessaires A l'entretien des étudiants écossais.Madame McDonell voudra bien faire de même pour ses deux fils, Roderic et John.John eat remarquable par son bon esprit, par son avancement dans les lettres et par une piété peu commune \"Quant A Ronald, il continue de marcher A grands pas.Le voilà en philosophie et j'espère que dans un an il commencera son cours de théologie.Ainsi, 111e du Prince-Edouard peut se natter d'avoir procuré A nos séminaires au moins trois sujets de mérite, dont il est A espérer qu'elle retirera des fruits A l'avenir.\" U recevra la visite de son ami, M.Alexander Macdonell qui a quitté Kingston au mois de mai, pour aller eu Europe, ayant obtenu un congé d'un an.(Registre des Lettres, v.9, p.15.) Mer j.-o.Plessis A M.Antoine Girouard, curé A Saint-Hyacinthe-d'Yamaska (Québec, 8 octobre 1816).Dans l'affaire des Sœurs de la Congrégation, il croit qu'elles ont quitté trop précipitamment Saint-Hyacinthe.Il a demandé A M.Roux de voir la supérieure A ce sujet.(Registre des Lettres, v.9, p.9.) Mer J.-O.Plessis A M.Edmund Burke, vicaire général A Halifax (Québec, 14 octobre 1816).Mer Plessis a été surpris d'apprendre que M.Burke n'avait ramené ARCHIVES DE QUÉBEC 95 d'Europe, aucun prêtre.Comme il est peu probable que les prêtres de Québec consentiront à rester sous sa juridiction dans la Nouvelle-Ecosse, il est nécessaire qu'il prenne lé plus tot possible le moyen de se procurer des prêtres européens.Qu'il se hûte d'en demander à l'êvêque de Kilkenny, en Irlande.M.Sigogne et le moine French lui resteront.(Registre des Lettres, v.9, p.11.) Msr j.-o.Plessis à Son Excellence sir John Coape Sherbrooke, gouverneur général du Haut et du Bas-Canada (Québec, 14 octobre 1816).Les missionnaires catholiques sont très utiles aux Indiens.C'est pourquoi il prie le gouverneur de leur continuer l'allocation accordée par les gouverneurs qui l'ont précédé.Registre des Lettres, v.9.p.13.) Msr j.-O.Plessis à M Jean-Mandet Sigogne, missionnaire à la Baie-Sainte-Marie (Québec, 15 octobre 1816) Mst Plessis attend avec impatience des nouvelles de M.Sigogne.Il prendra le jeune Decoste à son service si ce dernier est encore décidé de venir résider à Québec.(Registre des Lettres, v.9, p.12.) Msr J.-O.Plessis à M.Ollivier, curé à Saint-Pierre et Miquelon (Québec, 15 octobre 1816).L'évéque de Québec n'a aucune juridiction sur les lies de Saint-Pierre et de Miquelon.(Registre des Lettres, v.9, p.16.) Msr j.-o.Plessis à Son Eminence le cardinal Litta, préfet de la congrégation de la Propagande, à Rome (Québec, 15 octobre 1816).Msr Plessis lui annonce qu'il renonce \" purement et simplement et pour toujours à toute juridiction episcopate sur la péninsule de la Nouvelle-Ecosse.\" Il désire depuis longtemps le démembrement de son immense diocèse.Mais, avant de se mettre effectivement à l'oeuvre pour arriver à ce but, il a tenté de se faire reconnaître officiellement comme évêque de Québec, par le gouvernement britannique, et de faire agréer aussi son coadju-teur.On n'a fait aucune réponse au mémoire qu'il a présenté à ce sujet au gouverneur du Canada en 1812.\"Quelque bien disposé que soit un gouverneur du Canada, il est pour l'ordinaire obsédé de gens qui l'intimident et lui font appréhender la disgrêce du ministre, s'il se montre trop favorable aux catholiques.\" On a donc bien fait d'ériger la Nouvelle-Ecosse en préfecture apostolique et de soustraire le nouvel évêque à sa juridiction.On pourrait faire de même pour le Haut-Canada.Ce district renferme six prêtres.M.Alexander Macdonell, qui y remplit les fonctlons.de grand vicaire, est \"homme de bien, zélé pour la propagation de la foi, obéissant, charitable, désintéressé, capable de faire des établissements solides, calculant bien ses plans d'éducation religieuse et prenant les vrais moyens de les faire réussir:.Il serait digne d'être élevé à l'épiscopat.\" Si le gouvernement britannique prenait ombrage de voir un nouvel évêque en titre dans ces régions, Rome, en accordant des bulles à M.Macdonell, pourrait le faire \"considérer simplement comme un grand vicaire revêtu du caractère episcopal.\" Msr Plessis croit cependant qu'il vaudrait mieux établir une hiérarchie composée d'un métropolitain et de quelques évêques suffragants.C'est ce qu'il désespère de voir se réaliser de son vivant, à moins que la cour de Rome ait assez de crédit pour traiter directement cette affaire avec le gouvernement britannique et détruire des préjugés non moins nuisibles aux intérêts de la couronne qu'à ceux de la religion.(Registre des Lettres, v.9, p.19.) Msr J.-O.Plessis à Msr révêque de Boston (Québec, 17 octobre 1816).Msr Plessis annonce à Msr de Boston qu'il s'est rendu jusqu'au Détroit et qu'il a envoyé un prêtre à la Rivière-Rouge, dans les territoires du Nord-Ouest.M.Burke a rapporté de Rome la promesse pour lui-même d'être nommé vicaire, apostolique de la Nouvelle-Ecosse.Il donnera avec empressement son consentement au démem- 96 ARCHIVES DE QUÉBEC brement projeté.Me Plessis croit que dans deux ans, il pourra remettre à l'évéque de Boston, la paroisse de Saint-Basil e-de-Madawaska.Le missionnaire de l'endroit vient d'y achever la construction d'une belle église, et cette région se peuple bien.(Registre des Lettres, v.9, p.17.) Msr j.-o.Plessis au cardinal Litta, préfet de la congrégation de la Propagande à Rome (Québec, 18 octobre 1816).Consultations à propos des honoraires de messes.Son coadjuteur, Msr Panet, n'ayant pu se fixer à Montréal, par suite du refus des Sulpiciens de l'accepter dans leur maison, est resté dans sa paroisse de la Ri-vière-Ouelle, et Msr Plessis lui a accordé le tiers du revenu d'une autre paroisse.Msr Plessis prie le Saint-Siège de ratifier ce qu'il a fait.(Registre des Lettres, v.9, p.21.) Msr J.-O.Plessis à Son Excellence sir John C.Sherbrooke, gouverneur en chef (Québec, 19 octobre 1816).Msr Plessis ne peut accepter une place dans la corporation qui doit gouverner le collège projeté à Montréal, parce que, d'après les instructions du fondateur (M.McGill),ce collège doit être essentiellement protestant.(Registre des Lettres, v.9, p.24.) Msr j.-O.Plessis à M.Jean-Louis Beaubien, missionnaire à Rustico, lie du Prince-Edouard (Québec, 21 octobre 1816).D'après son ordonnance de visite, c'est au Havre-Aubert, que doit être construite l'église et tous les catholiques des lies de la Madeleine doivent contribuer à sa construction.M.Beaubien fera bien, lors de son prochain séjour à ces lies, de passer la plus grande partie de son temps au Havre-aux-Maisons.(Registre des Lettres, v.9, p.25.) Msr J.-O.Plessis à M.Rémi Gaulin, missionnaire à Antigonish (Québec, 22 octobre 1816).M.Gaulin fera bien de se fixer définitivement au Cap-Breton.Msr Plessis se réjouit de ce que les catholiques d'Antigonish et de Sainte-Marguerite continueront à payer les frais d'éducation des deux jeunes étudiants de cette région.(Registre des Lettres, v.9, p.26.) Msr j.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, missionnaire à Tracadie, Nouvelle* Ecosse (Québec, 22 octobre 1816).M.Manseau ne doit pas s'affliger du départ de M.Gaulin, celui-ci retournera bientôt au Cap-Breton.Chapelles à construire à Sydney et à Louisbourg.(Registre des Lettres, v.9, p.27.) Msr j.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux-, vicaire général à Montréal (Québec, 22 octobre 1816).A propos de la desserte de la chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours.Msr Plessis a refusé de faire partie de la corporation qui gouvernera le nouveau collège qui doit être bâti à Montréal d'après le testament de l'honorable McGill.Il a fait comprendre au gouverneur que les revenus des biens des Jésuites devraient être employés à l'entretien de l'ancien collège des Jésuites à Québec.(Registre des Lettres, v.9, p.27.) Msr j.-O.Plessis à M.Paul-Loup Archambault, curé à Vaudreuil (Québec, 28 octobre 1816).A propos de la construction du nouveau presbytère., Msr Plessis réfute certaines paroles imputées à M.Provencher.(Registre des Lettres, v.9, p.30.) Msr j.-O.Plessis à M.J.-Marie Bellenger, missionnaire à Carleton, dans la Baie-des-Chaleurs (Québec, 31 octobre 1816).Msr Plessis donne de longues explications à M.Bellenger sur la provenance de manuscrits en langue micmacque qu'il lui envoie.Mauvais esprit des habitants de Carleton.Msr Plessis déplore le dénuement de M.Bellenger.Il essaiera de faire augmenter l'allocation que M.Bellenger reçoit du gouvernement.Vexations exercées contre les Sauvages de Ristigouche.Réponse à diverses consultations.(Registre des lettres, v.9, p.34.) Msr J.-O.Plessis à M.Auguste Parent, missionnaire à Caraquet (Québec, 31 LETTRE OU LE CARDINAL FONTANA APPREND À IVT PLESSIS SON ÉLÉVATION À LA DIGNITÉ D'ARCHEVÊQUE DE QUÉBEC III\" ac R™> D.Josepho Oclavio Plessis Archied Quebecensi in America Sept1'' Quebecum.Ill\"* ac R\"* D™ Pro tempore Sacra Congregatio ad examen revocare susceperal formulas très, qux adhibendae proponebantur in regio mandata, quo amplitudo Tua Legislativo istius regni consilio cooptabalur, pervenerunt poslremx Litters tux data 26.Julii 1818 ex quibus intelliximus Ampàem Tuam omni perplexilate deposita, in eodem consilio locum accepisse, poslquam scilicet a Coloniarum Ministro nunciatum est, earn esse Britannici Gubernii mentem, ut hujusmodi munus salva omnino religione et cons-cientia tua, posset amplecti.Si id rêvera factum sit, nullo penitus intercedente catholics fidei delrimenlo, aul fidelium scandalo maxime Ixtandum est Catholicum Epis-copatum nunc primum in Anglise ditionibus a civili potestate agnitum, atque hones-tatum fuisse, proindeque merilo sperandum esse fulurum, ut orthodoxa quoque religio magnum istkic progressum facere possit.Firma autem animi constanlia qua A.T.jam antea declarare non dubitaveral générait istius regni Gubernatori, proindeque Anglo ipsi Regimini, abdicare te malle oblatam dignitatem quam earn acquirere cum aliqua orthodoxie doctrinx factura; hxc, inquam, lui animifirmilas satis nobis argu-mento est ad judicandum AmfA™ Tuam, slatim ac munus istud excepil, iis freturn fuisse rationibus, qux facile suaderent, in eo suscipiendo honoris gradu nullam plane concurrere ex iis circumslantiis, quibus in génère exislimari polueril, non licere calho-lico episcopo membrum esse Legislalivi Consilii Protestantium, neque duo hxc simul posse conjungi.Nihilominus ut Sacra Congregatio judicio tuo satius acquiesçât omnen-que suspicionem possit abjicerè quod Catholici episcopatus decor ac sanctitas nullum ex ea cooptalione discrimen aul tabem acceperit, ab Ampdae Tua quatuor exquirit cupiens, ut accurate nos doceas ac referas 1° Qux sint membrorum Legislativi Que-becensis Consilii atlributiones, et num ipsi a rege collata sil potestas proponendi, tel ferendi leges, ac de religiosis, ecclesiasticisque negociis judicandi?II.An membrum, quod in hujusmodi Consilium adsciscitur, juramentum aliquod emitter e tenealur, quibusque verbis illud conceptum sit?III.Num in comitiis seu convenlionibus ejus-dem consilii preces aliqux recilari soleant, tel ejus membra sacris funclionibus aliquan-do interesse debeanl, ita ut in divinis inter se simul communicant?IV.Demum quo-modo putari possit, nullam offensionis causam ex eo posse exoriri apud fidèles, cum videant Pastorem suum Protestantium consilio coalescentem; maxime vero si ab eodem Consilio iniqua aliqua lex orlhodoxx Fidei contraria feratur.Hxc sunt de quibus velim facias me cerliorem.Interim ad avertendam quamlibet offensionis occasionem valde expedire videlur, ut declaralio ipsa a Gubernio facta publico fiat.Venio nunc ad ea, qux dioecesim istam respiciunl.Satis profecto patet tantam, adeoque dissitam esse istius Ecclesix ampliludinem, ut unus, idemque episcopus illius curam tix gérer e possit.- Quare sxpius ipse significasti earn in partes divider e omnino oportere.Verum si in singulis istiue regni provinciis Vicarii Apiici instituerentur; quibus Cubernium ipsum se nihil obstare declaravit; eu quidem sequerentur incommoda, qux A.T.pTudenlissime animaivertit.Plures enim statuerentur auctorilales inter se disjunct^, alque independentes, ex quibus coalescere non posset or do ille hierarchicus, qui ad servandam Ecclesix disciplina»! ac moderamen adeo conducit, ita ut neque provincialia possent haberi concilia, neque melropoliticx appellationes, neque Minis-trorum ad invicem auxilia.Aliunde tero si Dioeceses erigi telint, meluendum est, ne tel civilis Potestas obstet, eel jus nominalionis sibi velit adsciscere.Rebus igitur mature perpensis Sacra Congregatio ad prxcavendam omnem pertubationis causam, simulque consulendum ipsius Ecclesix utilitate, censuit expedire pro nunc Vicarios duos gene-rales Quebecencis, antistites instituere, charactere ac titulo episcopali insignitos, qui sini illius auxiliares et suffraganei, alteram in superiori Canadensi provincia, alterum in Insula Principis Eduardi, addita Nova Pounopoli, sive Brunswichio, insulisque Magdalenx.Ad haec autem munera, probante SS™0 z)1\"0 Rvo, delecli sunt ii, de quorum probitate ac meritis ipsemet testatus es, nempe R.D.Alexander Macdonald pro Canada Superiore cum titulo Ecclesix Rhxsinensis, ac R.D.Bernardus Augus-tinus Mac-Eachern pro anlediclis Insulis, novaque Pounopoli, cum titulo Ecclesix Roseniy, ut ex Apv,c'B Uteris, quas hie adjungo, perspicies.Tuum itaque erit eos con-servare, eorumque opera uti in exercenda cura fidelium, qui in dissitis illis regionibus versantur.Dixi expedire pro nunc eos tamquam Vicarios tuos Generates constituere; ea enim est Sacrx Cong\"'* mens, ut ii Vicariatus, cum per tempus licueril in Dioceses Quebeci suffraganeas erigantur; quod quidem communi Ecclesix regimini conformius erit.Interim vera sicul Quebecensis Ecclesia et amplitudine sua, et reinstate, el duorum episcoporum accessione honorificenliam quamdam inter ceteros Americx Seplen-trionalis Episcopalus prxseferre videtur; ita ssmu8 D\"m Noslerr Sacra Congne ro-gante, earn in Archiépiscopale»! ac Melropolitanam bénigne ériger e dignatus est, nulla pro nunc eidem adscripla, vel atiributa suffraganea Ecclesia, ut ex aliis, qux hie pariler adnecluntur Ap^\"3 Litter is informa brevis rite dignosces.Equidem hand dubito, qui» décréta ista, utpote consiliis tuis consenlanea, tibi grata, et accepta sint futura.Ex tuis autem postremis lilleris deque sentio, responsa Sacrx Congnis ad plura dubia, que jamdiu proposuisti, nunquam ad te pervenisse.Quamobrem novem eorum-dem exemplum tibi hie adjicio.Ad commodicrem Ampdn'\"> Tux cum Aplics Sede, ejusque dicasteriis communi-cationem; nuncialum nobis est a R.D.Des Jardins Seminarii Parisiensis exlerarum Missionum Prxside, le valde cupere, ut idoneus aliquis, probatusque sacerdos in tuum procuratorem a Nobis ex officio conslitualur, qui tua négocia in Urbe gerat.Ad hoc, igitur munus delectus est R.D.Franciscus Lavizzari, Datarix Ap^' Officialis, et geiendarum rerum peritus, qui Lilt eras istas ad le perferendas curabit.Pergratum denique mihi erit aliquam habere rationem de ampla regione, qux ad Seplentionalem Canadx plagam, qux ad occasum vergit, nuperrime délecta est, simulque doceri quxfacilior adhibenda sit ratio, ut barbaris Us gentibus Evangelii lux afferalur.Interim Deum 0.M.preen, ut Amplitudinem Tuam diulissime servel ac sospitel.Ampd\"'* Tux.Ro»i;e ex Aedibus S.Congnis De Propaganda Fide die 13 Martii 1819.Ad officia paralissimus, F.Card.Fontana, Prsefectus.CM.Pedicini, Secrius. ARCHIVES DE QUÉBEC 97 octobre 1816).Mf Plessis n'est pas d'avis que l'on change le site de la future église de Caraquet.Il demande certains renseignements à M.Parent.(Registre des Lettres, v.9, p.41.) Msr J.-O.Plessis à M.Louis Marcoux, missionnaire à Madawaska (Québec, 4 novembre 1816).II pourra venir passer l'hiver à Kamouraska chez M.Proven-cher, s'il ne se sent pas le courage de rester à Saint-Basile.Msr Plessis le laisse libre d'en décider selon sa conscience.(Registre des Lettres, v.9, p.42.) Mer j.-O.Plessis à M.Charles French, prêtre à Saint-Jean, Nouveau-Bruns-wick (Québec, 5 novembre 1816).Son successeur à Bartabog est un jeune prêtre, M.Morissette.Les Sauvages de Miramichi rebâtiront leur chapelle, incendiée lors de la conquête du pays.Il remercie M.French des douze arpents de terre qu'il lui a légués.(Registre des Lettres, v.9, p.46.) Msr J.-O.Plessis à M.Louis Brodeur, missionnaire à Memramcook (Québec, 8 novembre 1816).Msr Plessis a été bien surpris d'apprendre qu'il ne désirait pas revenir à Québec, et qu'il avait congédié M.Primeau, envoyé pour le remplacer à Memramcook.(Registre des Lettres, v.9, p.48.) Msr j.-O.Plessis à M.François-Xavier Demers, missionnaire à Bonaventure, Baie-des-Chaleurs (Québec, 8 novembre 1816).Msr Plessis comprend le peu de consolation que lui donnent les catholiques de Percé.Il connaît leur peu de zèle pour la religion.Réponse à diverses consultations.(Registre des Lettres, v.9, p.49.) Me J.-O.Plessis à M.Antoine Gagnon, missionnaire à Richibouctou (Québec, 11 novembre 1816).Réponse à diverses consultations.Les missions de Richibouctou, de Bouctouche, de Lardouare (L'Ardoise).M.French s'est retiré à Saint-Jean pour y passer l'hiver.(Registre des Lettres, v.9, p.55.) - Msr j.-O.Plessis à M.Joseph-Norbert Provencher, curé à Kamouraska (Québec, 11 novembre 1816).Msr Plessis a examiné les tableaux qu'il a fait faire pour son église.\" Ils ne sont ni indécents, ni scandaleux, ni bien faits.\" Le gouverneur donnera aussitôt que possible aux paroisses affligées le secours qu'elles désirent.(Registre des Lettres, v.9, p.61.) ' Mémoire présenté par Msr J.-O.Plessis à sir John Sherbrooke sur la détresse des paroisses (Québec, 13 novembre 1816).(Cartable: Gouvernement, v.5, p.110.) Msr J.-O.Plessis à M.Raby, curé à Saint-Antoine (Québec, 18 novembre 1816).Msr Plessis prie M.Raby de communiquer au capitaine Pierre Lambert les renseignements qu'il lui donne au sujet des honneurs à rendre aux capitaines de milice.D'après les anciennes ordonnances, on ne devait rendre les honneurs qu'à un seul capitaine; après la conquête, comme il s'en trouva plusieurs dans certaines paroisses, le gouverneur décida que les honneurs ne seraient rendus qu'au premier.(Registre des Lettres, v.9, p.64.) Msr J.-O.Plessis à M.Alexander Macdonell, vicaire général, à Londres (Québec, 20 novembre 1816).Msr Plessis a fait un heureux voyage dans le Haut-Canada.Il a dû payer 122 louis pour son transport et celui de sa suite sur les lacs, dans les bateaux de la marine royale.Il espère qu'il sera remboursé de cette somme.Les bancs de l'église de Kingston sont terminés.A son retour il a béni la cloche en passant.On a aussi choisi un terrain pour le cimetière.Lord Selkirk s'est emparé des magasins et de tout le personnel de la compagnie du Nord-Ouest, à Fort-William.M.de La Mothe, chapelain du régiment de Watterville, a été nommé missionnaire des colons de la rivière Rideau.(Registre des Lettres, v.9, p.66.) Msr j.-o.Plessis à Son Eminence le cardinal Litta, préfet de la congrégation de la Propagande à Rome (Québec, 23 novembre 1816).Msr Plessis lui envoie un 7 98 ARCHIVES DE QUÉBEC extrait des instructions données, au nom du Roi, en 1811, au gouverneur en chef de cette province.Ces instructions depuis 1765, sont identiques.\" Il est aisé de voir qu'elles sont en opposition directe avec nos principes catholiques, et que si quelque gouverneur entreprenoit de les mettre à exécution, nous nous trouverions en guerre ouverte avec le gouvernement.Heureusement nul d'entre eux ne l'a encore tenté, ni n'a même mis au jour ces instructions.Ainsi quoique depuis 53 ans révolus le Canada soit devenu province britannique, nul catholique ne soupçonne que consistamment avec ses principes religieux il puisse reconnoitre d'autre suprématie que celle du souverain pontife: nul évêque n'a pris de commission du gouvernement pour exercer ses fonctions: nul prêtre n'a été chargé du soin des âmes que par l'autorité dé l'évèque, et le patronage laïc a disparu comme le patronage ecclésiastique.Les cimetières et églises des catholiques sont distingués de ceux des protestans: ceux-ci ont fait usage de quelques églises catholiques dans les premières années qui ont suivi la conquête, mais ils n'ont pas continué, et les évêques n'ont jamais permis que des prêtres catholiques fissent le service divin dans des églises protestantes.On prie dans toutes nos églises pour le Roi et pour la famille royale de la manière en usage chez les catholiques et non suivant les formes prescrites dans l'Église anglicane.Les armes britanniques sont placées dans les églises protestantes, mais non dans les églises catholiques.Non seulement les prêtres catholiques sont demeurés en possession des missions sauvages, mais le gouvernement a cru de son devoir de les y maintenir, et dépense annuellement près de 500 livres sterling pour aider à leur subsistance.\" Ces' instructions sont demeurées sans effet, jusqu'à présent, mais, si un jour, le clergé usait de moins de circonspection envers le gouvernement, un gouverneur mal disposé pourrait s'en autoriser et causer beaucoup de mal.Son Eminence conclura de là qu'il faut user de beaucoup de ménagement pour \" maintenir la religion catholique dans son indépendance,\" et qu'il faut \"modérer quelquefois le désir d'en étendre l'établissement pour ne rien perdre de la liberté dont elle jouit, liberté qu'on ne saurait trouver dans plusieurs pays où elle est appelée la religion de l'État.\" Registre des Lettres, v.9, p.67.) Msr J.-O.Plessis à M.François Boissonnault, curé à Saint-Jean-Port-Joli (Québec 28 novembre 1816).Msr Plessis le félicite d'avoir pu régler une difficulté sérieuse avec ses paroissiens.Puisque ces derniers continuent à lui causer du trouble il se rendra à sa demande et lui donnera une autre paroisse.(Registre its , Lettres, v.9, p.70.) I Msr J.-O.Plessis à M.Michel-Herménégilde Vallée curé à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud (Québec, 11 décembre 1816).\"Je ne suis pas fâché que l'affaire du banc du capitaine Martineau aille en cour.Cela donnera occasion de décider si un paroissien peut tenir plusieurs bancs à la fois, pratique qui commence à se répandre non seulement au préjudice des fabriques, mais encore des paroissiens dont plusieurs sont privés d'en avoir par cette réunion de deux dans une même main.\" (Registre des Lettres, v.9, p.74.) Msr j.o.Plessis à M.Paul-Loup Archambault, curé à Vaudreuil (Québec, 14 décembre 1816).Les syndics peuvent continuer la construction du nouveau presbytère.Les opposants ne réussiront pas à l'empêcher.(Registre des Lettres, v.9,p.77.) Msr J.-O.Plessis à M.Nicolas Boisseau, écuyer, notaire à Saint-Thomas (Québec 17 décembre 1816).La maison d'école de Saint-Pierre appartient à la succession de M.Gervais.Les héritiers peuvent la vendre s'ils le veulent.Dana ce cas ARCHIVES DE QUÉBEC 99 le terrain où elle est bâtie rétournera au particulier qui l'a donné.(Registre des Lettres, v.9, p.81.) Msr j.-o.Plessis à M.Alexis Leclerc, curé à Saint-Pierre-des-Êvrards (Québec, 20 décembre 1816).Comment doit être construit et placé le banc seigneurial.M.Antoine de Lanaudière a droit aux honneurs lorsqu'il assiste à la messe paroissiale de Saint-Pierre.Les jeunes Baby n'y ont aucun droit.Cependant \"ces jeunes gens appartiennent i une famille si respectable, qui a si bien mérité de la religion.que vous me désobligeriez beaucoup si vous empêchiez qu'on leur présentât, avant tous les autres, la tasse et le pain bénit.\" Msr Plessis, demande à M.Leclerc de ne pas se mêler aux querelles particulières qui se sont élevées à ce sujet dans la paroisse.Il est vrai qu'il a beaucoup d'amitié pour M.Francois Baby, mais c'est une \" amitié qui ne saurait lui faire oublier ce qu'il doit à ses prêtres.\" Il le prie de recommander au prône \" les héritiers et représentants de feu M.de Lanaudière, seigneurs de cette paroisse.\" (Registre des Lettres, y.9, p.83.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 24 décembre 1816).Il croyait que M.Conefroy se portait mieux, aussi la nouvelle de son décès l'a surpris.Il ne sait pas encore qui il pourra nommer à la desserte de cette grande paroisse.Il pense à M.Berthelot, curé de Saint-Pierre, lie d'Orléans.(Registre des Lettres, v.9, p.86.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 30 décembre 1816).Il a nommé M.Tabeau à la desserte de Boucherville.\" Le Sujet est bon, un peu musicien, mais grave, attaché à son devoir, exact et habile prédicateur.\" Il n'a pas cru bon d'accepter la proposition que M.Roux lui faisait à propos de M.de La Mothe.Si ce dernier consent, un jour, à accepter un poste, il lui réserve la paroisse de Berthier.(Registre des Lettres, v.9, p.89.) ¦'¦\u2022.: Msr j.-O.Plessis ft M.Pierre Bourget, curé ft Sorel (Québec, 1er janvier 1817).Réponse ft diverses consultations.II lui envoie une lettre qu'il lira ft ses paroissiens, afin de les engager à presser la construction du presbytère.Il vaut mieux qu'ils fassent une bâtisse en pierre.Msr Plessis autorise M.Kelly, curé de Saint-Denis, ft confesser dans la paroisse de Sorel \" les personnes qui ne peuvent se confesser en une autre langue que l'anglais, ou qui aiment mieux le faire dans celle-là.\" (Registres des Lettres, v.9, p.92.) Msr j.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général, à Montréal (Québec, 17 janvier 1817).Il n'a pas encore informé le gouverneur de la nomination de M.Burke, comme vicaire apostolique de la Nouvelle-Ecosse.\"Celui-ci S'affecte beaucoup des instructions données ft sir George Prévost, et m'en a dernièrement écrit sur le même ton qu'à M.Matignon.Il ne sait pas que c'est là une vieille formule, et que tous les gouverneurs préposés à ce pays depuis 1765, ont eu mot à mot les mêmes instructions et que nul n'a osé les mettre au jour par l'impossibilité de les exécuter.Puissent les ecclésiastiques et les fidèles de ce diocèse ne jamais parvenir à ce point de dépravation que l'on attend sans doute, pour avancer contre nous.\" (Registre des Lettres, v.9, p.98.) Msr j.-O.Plessis au lieutenant-colonel Deschambault, à Montréal (Québec, 23 janvier 1817).Msr Plessis prie le colonel de faire agréer ses respects à madame 100 ARCHIVES DE QUÉBEC la comtesse de Selkirk ainsi qu'à milord, et de leur faire savoir qu'il enverra bientôt deux pritres à la Rivière-Rouge.(Registre des Lettres, v.9, p.10.) Msr J.-O.Plessis à M.Pierre-Marie Mignault, prêtre, à Halifax (Québec, 29 janvier 1817).Lorsque M.Burke aura reçu ses bulles, le nommant vicaire apostolique de la Nouvelle-Ecosse, M.Mignault sera libre de revenir dans le diocèse de Québec.M.Burke restera dénué de prêtres, ce sera à lui à en trouver.(Registre des Lettres, v.9, p.102.) Msr j.-o.Plessis à M.Edmund Burke, vicaire général (Québec 29 janvier 1817).Les instructions données à sir George Prévost ne sont pas nouvelles.\" Ce n'est pas, au reste, par ces moyens que la religion catholique pourra être minée en Canada, mais par la séduction, le désir d'arriver aux places et surtout le relâchement des mœurs.Nos bonnes âmes obtiendront peut-être du ciel que nous la conservions.Le saint prêtre Bernard, si célèbre en France du temps de saint Vincent de Paul, dont il était ami, a prédit qu'elle ne manquerait jamais en Canada.\" L'établissement des Trappistes en Nouvelle-Ecosse est manqué.L'Église de France et celle d'Irlande.(Registre des Lettres, v.9, p.103.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Mandet Sigogne, missionnaire à la Baie-Sainte-Marie, Nouvelle-Ecosse (Québec, 11 février 1817).Msr Plessis l'avertit qu'il ne trouve ses lettres ni trop longues, ni trop difficiles à lire.Il admire sa franchise.M.Burke sera nommé avant longtemps vicaire apostolique de la Nouvelle-Ecosse.M.Sigogne passera sous sa juridiction et dans ce cas Me Plessis renonce au projet d'envoyer un prêtre irlandais pour l'assister.Réponse à diverses consultations.(Registre des Lettres, v.9, p.106.) 1 Msr J.-O.Plessis à Joseph-Marie Bellenger, missionnaire à Carleton, Baie-des-Chaleurs (Québec U février 1817).Rien n'a été décidé à la Chambre d'assemblée à propos des paroisses en détresse de la région de la Baie-des-Chaleurs.II renverra à Msr Plessis les cahiers en langue micmaque, surtout ceux qu'il a reçus de M.Turgeon.Réponse à diverses consultations.(Registre des Lettres, v.9, p.110.) Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Lejamtel, missionnaire à Arichat (Québec, 11 février 1817).A propos d'un M.Hubert qui retarde à embrasser la religion catholique.U aimerait bien à avoir un enfant d'Arichat dans un de ses séminaires.Il le rappellera au souvenir de la famille Kavanagh.(Registre des Lettres, v.9, p.111.) Msr j.-O.Plessis à M.Pierre-Marie Mignault, prêtre à Halifax (Québec, 11 février 1817).Il ne faut pas s'alarmer à propos des instructions données à su-George Prévost.Elles sont identiques à celles données à tous les gouverneurs depuis que subsiste le régime britannique dans l'Amérique du Nord.Sir John Sherbrooke, pas plus que les autres, ne les mettra au jour.\" M.Burke était donc très mal informé lorsqu'en votre présence il disait aux trois Ursulines de Cork que l'évèque catholique ne faisait rien ici que par les ordres du gouverneur.Il n'y a peut-être pas de gouvernement au monde sous lequel un évêque catholique exerce sa juridiction avec autant de liberté.\" Récolte abondante dans les districts de Montréal et des Trois-Rivières.Grande détresse dans plusieurs paroisses du district de Québec.(Registre des Lettres, v.9, p.112.) Msr j.-O.Plessis à M.Auguste Parent, missionnaire à Caraquet (Québec, 11 février 1817).L'église de Saint-Pierre-de-Caraquet sera transportée à trois milles plus bas qu'elle n'est présentement.On bâtira une petite chapelle à la Grande-Anse, laquelle desserte sera sous le vocable de saint Simeon.On donnera pour titulaire à la paroisse du Petit-Rocher, saint Irénée, évêque et martyr.M.Parent re- ARCHIVES DE QUÉBEC viendra à Québec dans le courant de l'été prochain.(Registre des Lettres, v.9, p.113.) Msr J.-O.Plessis à M.Paul McQuad, missionnaire à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick (Québec, 12 février 1817).Msr Plessis le croit un peu sévère pour ses paroissiens et lui recommande l'humilité et la douceur.(Registre des Lettres, v.9, p.115.) Msr J.-O.Plessis à M.Paul-Loup Archambault, curé à Vaudreuil (Québec, 15 février 1817).Msr Plessis se réjouit de ce que la paix soit revenue dans la paroisse de Vaudreuil.Il ne devra pas enterrer de corps dans l'église de Vaudreuil.(Registre des Lettres, v.9, p.116.) Msr j.-O.Plessis à M.l'abbé de La Mothe, missionnaire à Rideau (Québec, 15 février 1817).Msr Plessis le félicite de son zèle et le remercie des bontés qu'il a pour les pauvres gens de la rivière Rideau.Pour déterminer l'endroit où l'on devra placer l'église de Perth, il faut à Msr plessis une requête des citoyens de l'endroit.(Registre des Lettres, v.9, p.117.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph Marcoux, missionnaire à Saint-Régis (Québec, 21 février 1817).Il tâchera de trouver parmi ses amis des souscripteurs pour l'impression du cathéchisme en langue iroquoise.La chapelle de la mission au sud du lac Saint-François sera mise sous l'invocation de saint Anicet, il demandera à M.de Boucherville le terrain requis pour la construire.Il faudra faire en bois un édifice de cinquante-cinq pieds de long sur vingt de large.Sa requête à la Chambre d'assemblée ne fera ni bien ni mal aux Sauvages.Ils peuvent chercher ailleurs des grains de semence.(Registre des Lettres, v.9, p.120.) Msr j.-o.Plessis à M.Frs-Xavier Côté, curé aux Éboulements (Québec, 17 mars 1817).Il lui répond au retour d'un voyage à Nicolet.La construction de son presbytère a fait parler un peu les gens de Québec vu l'état de détresse où se trouvent sa paroisse et plusieurs autres dans le district de Québec.(Registre des Lettres, v.9, p.130.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean Raimbault, à Nicolet (Québec, 22 mars 1817).\" Il n'est plus fait mention ici que des tableaux de M.Desjardins, généralement plus grands que ne portait la facture.Ils sont exposés dans l'église, le sanctuaire, la sacristie, l'avant-sacristie et le dessus du chœur de l'HOtel-Dieu.Chacun veut les voir.La collection est superbe.J'y accompagnai lundi le général Sherbrooke.Peu de morceaux qui ne soient au-dessus du commun.L'église de Boucherville en prend trois; Verchères, quatre; Varennea, cinq; Saint-Antoine-de-Tilly, deux; Saint-Michel, deux; le séminaire de Québec, dix.A 40, à 50, à 60 louis, ils ne portent pas à terre.J'ai pris le magnifique portrait de Pie VI, en grand.M.Baby a pris un crucifix aux pieds duquel est représentée madame de la Vallière.Il est haut de trois pieds; aussi ne le paye-t-il que 20 louis.M.Berthelot a pris un saint Charles et le portrait de Pie VII qui ressemble aux CDU de I'Ange-Gardien.L'opulente fabrique de Nicolet et celle de la Baie laisseront-elles partir tant de beaux morceaux sans en prendre leur part?Il y a apparence que la cathédrale va en avoir aussi une dizaine.\" (Registre des Lettres, v.9, p.132.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre-Marie Mignault, à Halifax (Québec, 26 mars 1817).A propos des Sauvages du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse que les ministres méthodistes veulent christianiser et qu'ils pourraient bien \"déca-tholiser\".Msr Plessis se réjouit de la bonne entente qui règne entre M.Burke et M.Mignault.(Registre des Lettres, v.9, p.133.) 102 ARCHIVES DE QUEBEC Mtr J.-O.Plessis à M.Jean-Louis Beaubien, missionnaire à Ruatico, lie du Prince-Edouard (Québec, 26 mars 1817).Mtr Plessis croit que M.Beaubien a un peu trop présumé de la bonne volonté des gens des lies de la Madeleine en leur faisant des avances en argent.Il lui envoie une lettre pastorale qu'il lira dans les deux chapelles des lies.Sentiments affectueux de Mtr Plessis envers M.Beaubien.(Registre its Lettres, v.9.p.134).Mtr J.-O.Plessis à.M.Antoine Manseau, missionnaire à Tracadie (Québec, 26 mars 1817).M.Gaulin a choisi pour pied-à-terre de ses missions le Cap-Breton.Il aurait préféré le voir se fixer sur la terre ferme sans l'obliger à cela, tout de même, car Mtr Plessis ne se croit pas tenurde fournir des prêtres de son clergé au nouveau vicariat apostolique de M.Burke.\"Avant de le solliciter ou de l'accepter (car je ne sais pas de quelle manière il l'a obtenu), il aurait dû, ce me semble, calculer ses ressources pour en remplir les différents postes.\" (Rtgistre its Lettres, v.9, p.136.) Msr J.-O.Plessis à M.McQuad, Saint-Jean, Nouveau-Brunswick (Québec, 9 avril 1817).Les catholiques de Saint-Jean se plaignent de sa rapacité et de ce qu'il garde pour lui l'argent des collectes.Msr Plessis le prie de se conformer aux usages du diocèse et lui envoie une lettre pastorale qu'il lira à ses gens.(Registre des Lettres, v.9, p.137.) Msr j.-O.Plessis à M.Alexander Macdonell, missionnaire à Antigonish (Québec, 9 avril 1817).Puisque M.Gaulin a opté pour le Cap-Breton, M.Macdonell restera sur la terre ferme et se fixera soit à la baie Sainte-Marguerite soit à Antigonish.Il s'occupera de faire collecter l'argent requis pour l'entretien des deux étudiante McLeod et Chisholm.(Registre its Lettres, v.9, p.138.) Msr j.-o.Plessis à M.Thomas Douglas, à Québec (Québec 10 avril 1817).Puisque les messieurs de la Compagnie du Nord-Ouest ont désavoué la conduite indécente de leur coassocié (M.MacKenzie) envers l'abbé Bourget, Mtr Plessis continuera d'envoyer annuellement un missionnaire dans les postes du Roi.Comment étaient traités les missionnaires sous l'ancien régime.On distribue dans les Postes une trop grande quantité de boissons fortes aux Sauvages.(Registre its Lettres, v.9, p.139.) Msr j.-o.Plessis à M.Joseph Crevier, vicaire à Détroit (Québec, 21 avril 1817).Il lui envoie les pouvoirs dont il a besoin.Complimente à MM.Marchand et Richard.M.Duchouquet a été.enterré le 15 du courant à l'Hôpital général.(Registre its Lettres, v.9, p.143.) Msr J.-O.Plessis au Père Vincent, religieux trappiste à Halifax (Québec 23 avril 1817).Msr Plessis serait très heureux de le voir fonder un établissement de son ordre dans la Nouvelle-Ecosse.Il préférerait cependant le voir aller faire cet établissement au Cap-Breton.U lui laisse la faculté d'agir à sa guise.(Registre its Lettres, v.9, p.143.) Mtr J.-O.Plessis à M.Edmund Burke vicaire général à Halifax (Québec 23 avril 1817).\"Je ne sais, mon cher confrère comment vous allez vous tirer d'affaire dans votre nouvelle juridiction.Les prêtres canadiens veulent revenir ici quoique je leur laisse la liberté de rester auprès de vous: M.Sigogne mécontent de ses Acadiens, menace d'abandonner.Si le P.Grace.est encore du nombre des vivante, il ne fait pas plus que s'il était mort: ce Macdonell qui vous reste est un sujet insignifiant.Le Père Vincent est rappelé par son abbé, à moins qu'il n'établisse immédiatement une maison de son ordre de ce côté-ci de l'Atlantique; vous lui offrez des terres à Antigonish, mais M.Cavanagh lui en offre aussi au Cap-Breton, et pour jeter les fondements d'un monastère, il mut autre chose que des terres qui ARCHIVES DE QUÉBEC 103 ne rapportent encore rien.Les deux sujets que vous attendez de Kilkenney pourront vous être de ressource, pourvu que vous soyez plus heureux que moi: car de trois qui me sont venus du même diocèse, en voilà deux qui sont devenus fous, l'un après la réception de la tonsure, l'autre après celle des ordres mineurs.Trémoussez-vous de votre mieux, mon cher ami, car votre nouvelle église a besoin de ministres pom se soutenir autrement elle s'écroulera.\" (Registre des Lettres, v.9, p.145.) .Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Saldes, à la Rivière-Ouelle (Québec, 23 avril 1817).Il a envoyé son paquet de mandements du côté de Montréal.MM.Cazeneuve et Duchouquet sont morts.\"Croiriez-vous que je viens de m'engager à reconstruire l'église du faubourg Saint-Roch, moyennant que tous les revenus m'en appartiennent d'ici à dix ans.Avant qu'elle ne commence à en rapporter, il faut y mettre dessus pour deux à trois mille louis.\" (Registre des Lettres, v.9, p.146.) Msr j.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Marchand, curé à L'Assomption du Détroit (Québec, 30 avril 1817).Il espère qu'il continuera à être satisfait de son vicaire, M.Crevier, et que ce dernier ramènera dans la bonne voie les catholiques de Maiden et de la Rivière-à-la-Tranche qui ont abandonné leur religion.Msr Plessis ne croit pas qu'il ait droit à une allocation comme missionnaire des Sauvages, puisque ces Indiens demeurent sur le territoire américain.(Registres des Lettres, v.9, p.153.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre-Marie Mignault, missionnaire à Halifax (Québec, 7 mai 1817).C'est décidé que M.Mignault retournera à Québec dans le cours de l'été.Msr Plessis a écrit à M.Burke de travailler à garder les Trappistes.(Registre des Lettres, v.9, p.155.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Marie Verreau, curé à Saint-Thomas (Québec, 7 mai 1817).M.Maguire, curé de Saint-Michel, ira faire les missions dans les postes du Roi.C'est pourquoi M.Verreau voudra bien envoyer M.Grenier, son vicaire, passer quatre jours de chaque semaine à Saint-Michel, en l'absence de M.Maguire.(Registre des Lettres, v.9, p.156.) Msr j.-o.Plessis à M.Jacques Paquin, missionnaire à Saint-François-du-Lac (Québec 8 mai 1817).Msr Plessis lui donnera bientôt un assistant, et lui demande de bien s'appliquer à l'étude de la langue des Abenaquis.(Registre des Lettres, v.9, p.159.) Msr J.-O.Plessis à M.Pierre-Marie Mignault, prêtre, à Halifax (Québec 2 juin 1817).Puisque M.Burke ne semble pas tenir à ses services, M.Mignault devra se préparer à revenir à Québec.M.Burke pourra garder M.Fitzgerald.M*r Plessis ne tient pas à l'avoir.\" Cette paroisse d'Halifax s'annonce bien pour la piété.Je présume que vous ne la laisserez pas sans verser des larmes.\" (Registre des Lettres, v.9, p.165.) Msr j.-o.Plessis (copie d'une lettre de Lord Bathurst à Sir John Coape Sherbrooke\u2014Londres, 6 juin 1817.) La nomination de Msr Plessis au Conseil législatif a été acceptée par le Roi à cause de ses mérites personnels et de sa loyauté.Il sera nommé sous le titre d'évêque de l'église catholique romaine de Québec (Cartable: Gouvernement, v.I, p.148-149.) - Msr j.-O.Plessis.Formule de lettres patentes l'appelant au Conseil législatif.(Cartable: Gouvernement, v.3, p.157.) Msr Thomas Scallan, évêque de Drago et vicaire apostolique de Terre-Neuve (St.John's N.F.1817).Pouvoirs que Msr Scallan accorde à Msr Plessis.(Cartable: Terre-Neuve, v.I, p.53, 54 et 55.) Msr J.-O.Plessis à M.Philippe-Auguste Parent, missiqgnaire à Caraquet (Québec, 15 juin 1817).Il lui envoie une lettre qu'il lira aux habitants de Caraquet. 104 ARCHIVES DE QUÉBEC Il plantera une croix à l'endroit où sera bâtie la nouvelle église de Caraquet et il poussera les gens à la construire en commun.Les habitants d'en bas transporteront le presbytère auprès de la nouvelle église.Il ne faut pas changer, le site choisi pour l'église de Shippagan.- (Registre des Lettres, v.9, p.170.) Mtr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Saint-Thomas, 27 juin 1817).Longues consultations à propos d'une édition française du Nouveau Testament que Mtr Plessis voudrait préparer, afin de contrebalancer le grand mal que font les bibles distribuées par les sociétés bibliques protestantes, dans la Province.(Registre des Lettres v.9, p.170.) Mtr J.-O.Plessis à M.J.-Edouard Morissette, missionnaire à Bartabog (Saint-Henri-de-Lauzon, 10 juillet 1817).Il abandonnera Bartabog si les gens de cette paroisse ne se montrent pas plus empressés à lui procurer ce dont il a besoin.Il se fixera dans l'endroit qui lui plaira davantage.(Registre des Lettres, v.9, p.173.) Mer j.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Bédard, curé à Chambly (Québec, 24 juillet 1817).Il ira avec deux experts examiner les réparations dont peuvent avoir besoin l'église, la sacristie, le cimetière et le presbytère de Saint-Mathias.Il dressera un procès-verbal de son enquête et l'enverra à Mer Plessis.(Registre des Lettres, v.9, p.179.) Mer j.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Bédard, curé à Chambly (Québec, 19 août 1817).Le procès-verbal de l'enquête faite par M.Bédard à Saint-Mathias est très bien rédigé.Il est même trop complet.Il changera de cure à l'automne.(Registre des Lettres, v.9, p.180.) Mer j.-o.Plessis à Mer l'évèque de Saldet, à la Rivière-Ouelle (Hôpital général de Québec, 20 août 1817).\"Aujourd'hui la Saint-Bernard, nous la célébrâmes ensemble l'année dernière.Cette fois-ci, il m'eût été impossible de vous atteindre; des* jambes enflammées, ouvertes par endroit, me retiennent ici, et me privent même de la consolation que j'aurais eue d'aller faire les funérailles du respectable curé de Saint-Thomas, que nous fêtâmes si solennellement l'année dernière, à pareille semaine.Tendimus hue omnes: mors ultima linea rerum.\" Changements de curés.Mer Plessis désire savoir si le curé de L'Islet est encore capable d'administrer cette paroisse.État des missions en bas de Québec.(Registre des Lettres, v.9, p.183.) Mtr j.-O.Plessis à M.Pierre Grenier, vicaire à Saint-Thomas (Québec, 22 août 1817).Il le charge de la desserte des missions de Saint-Georges-de-Cacouna, de Saint-Jean-de-l'Ile-Verte et de Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup.(Registre des Lettres, v.9, p.184.) Mer j.-O.Plessis à M.François-Xavier Noiseux, vicaire général aux Trois-Rivières (Québec 22 août 1817).Mer Plessis lui donne une commission pour désigner la place de l'église de Samt-Louis-de-Lotbinière II choisira également un terrain pour le cimetière.Description complète de l'église que Mer Plessis désire qu'on bâtisse à Lotbinière.\"La croix a déjà été bénite par Mer de Saldes: il ne s'agira que de la transplanter sur la nouvelle place dans l'endroit où doit être le grand autel.\" (Registre des Lettres, v.9, p.185.) Mer j.-O.Plessis à M.Joseph Marcoux, missionnaire à Saint-Régis (Québec 28 août 1817).Il lui envoie la copie d'une lettre qu'il a reçue de sir John Sherbrooke, à propos des troubles que cause à M.Marcoux le colonel Claus.Le gouvernement gate les Sauvages avec ses présents: il ne réussit qu'àen faire des paresseux.(Registre des Lettres, v.9, p.189.) Mtr J.-O.Plessis à M.Joseph-Marie Bellenger, missionnaire à Carleton, Baie-des-Chaleurs (Québec 30 août 1817).Réponses à diverses consultations.\"Je vous ARCHIVES DE QUÉBEC 105 félicite d'avoir fait, quoique à contrecœur la découverte de Pictou; encore plus, d'avoir pu vous rendre utile à quelques pauvres Sauvages.\" \"Recueillez tout ce que vous pourrez de livres micmacs.\" Il en enverra un exemplaire de chacun à l'évêché.Il est probable que M.Mann continuera de piller les Sauvages et de s'emparer de leurs terres.Ces derniers devraient adresser une requête au gouverneur.(Registre des Lettres, v.9, p.192.) Msr J.-O.Plessis à M.Jacques Paquin, missionnaire à Saint-François-du-Lac (Québec, 30 août 1817).Msr plessis lui enjoint d'aller passer deux mois consécutifs au village des Abenaquis, afin de remplir les fonctions du ministère auprès de ces Sauvages.(Registre des Lettres, v.9, p.194.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 30 août 1817).Msr Plessis accepte M.Germain, comme chapelain de N.-D.de Bon-Secours.Le général Sherbrooke a écrit à Msr Plessis, à propos de la demande de M.Roux au gouverneur de faire venir de France quatre jeunes prêtres.Msr Plessis a répondu au gouverneur qu'il acquiesçait de tout cœur à la demande de M.Roux.A propos de la nouvelle édition du Nouveau Testament.(Registre des Lettres, v.9, p.196.) Msr J.-O.Plessis à Son Excellence sir John C.Sherbrooke, gouverneur en chef, à William Henry (Québec, 30 août 1817).Il le remercie de la réponse qu'il lui a faite à propos des Sauvages de Saint-Regis.Il concourt pleinement avec M.Roux pour faire venir de France quatre prêtres de la congrégation de Saint-Sulpice.Il gardera le secret de la proposition de Son Excellence.\"Il sera toujours flatteur pour l'évéque catholique de ce pays d'être officiellement reconnu en sa qualité, pourvu que la chose se fasse d'une manière consistante avec ses principes dont il ne lui est pas libre de se départir.\" (Registre des Lettres, v.9, p.197.) Msr j.-o.Plessis à l'honorable Chs William Grant, écuyer, à Montréal (Québec, 1er septembre 1817).Le presbytère actuel de Saint-Luc est dans le vrai centre de la paroisse.Msr plessis ne connaît pas assez le terrain au sud de la baronnie de Lon-gueuil pour indiquer l'endroit convenable où l'on pourrait placer une nouvelle église et former une nouvelle desserte.(Registre des Lettres, v.9, p.198.) Msr j.,o.Plessis à M.Jean-Baptiste Boucher, curé à la Prairie-de-la-Madeleine (Québec, 1er septembre 1817).Les habitants de Saint-Luc désirent construire leur église; d'un autre côté, le seigneur Grant veut une église dans la ville de Dorchester (Saint-Jean).Msr plessis croit que l'on pourrait mettre une église à Dorchester, ce qui ferait une paroisse de deux lieues le long de la rivière Richelieu, dans la partie de la baronnie située au sud de Dorchester.Le premier rang de cette partie pourrait être annexé à Saint-Luc, et les profondeurs continueraient d'appartenir à Blairfindie.Msr Plessis désire des renseignements certains sur tous ces points.(Registre des Lettres, v.9, p.199.) Msr j.-o.Plessis à M.Angus McEachern à Charlottetown, lie du Prince-Edouard (Québec 3 septembre 1817).A propos de l'établissement de plusieurs familles écossaises au Cap-Breton.\"John (McDoneU) continue d'être joli garçon.Je le vis hier, il passe ses vacances chez M.Maguire et doit commencer cet automne sa rhétorique, à Nicolet, avec votre neveu McGinnis.Donald en fera autant à Québec.Ronald est entré dans le clergé et porte la soutane, comme vous, peut-être plus régulièrement que vous.\" (Registre des Lettres, v.9, p.202.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Louis Beaubien, missionnaire à Rustico, lie du Prince-Edouard (Québec, 3 septembre 1817).Msr plessis a appris qu'il était allé aux Iles de la Madeleine.\" Mais qu'entends-je ?Qu'il est survenu dans ces lies des émi- 106 ARCHIVES DE QUÉBEC grès de Miquelon, dont les principes font dommage à ceux de vos fidèles.Apparemment, vous n'aurez pas laissé l'endroit sans les prémunir contre ces nouvelles et pernicieuses doctrines.\" Quand il reviendra à Québec il pourra passer par Halifax et par les États-Unis.(Registre ies Lettres, v.9, p.204.) Msr j.-o.Plessis à M.Félix Gatien, à Québec (Québec 4 septembre 1817).Il le charge de la desserte de la paroisse de la Sainte-Famille-du-Cap-Santé.(Registre its Lettres, v.9, p.205.) Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Bédard, curé à Saint-Ambroise (Québec, 6 septembre 1817).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Thomas.(Registre its Lettres, v.9, p.206.) Msr J.O.Plessis à M.Rivard, vicaire à Deschambault (Québec, 6 septembre 1817).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Ambroise et de la mission hurônne de la Jeune-Lorette.(Registre its Lettres, v.9, p.206.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général ft Montréal (Québec, 6 septembre 1817).Il lui envoie les articles du règlement qu'il a préparé pour le chapelain de N.-D.de Bon-Secours.Msr Plessis travaille ft la publication du Nouveau Testament français.Il ne peut y consacrer que fort peu de temps.M.Odelin est nommé chapelain de l'Hôpital général.(Registre its Lettres, v.9, p.208.) Msr j.-o.Plessis à M.Burke, vicaire général ft Halifax (Québec, 9 septembre 1817).M.Migault reviendra à Québec M.Manseau est de retour.Msr Plessis laisse aux soins de M.Burke les missions de Tracadie, Pomket et de Havre-à-Bou-cher.Il vient d'arriver au Cap-Breton 400 familles de Montagnards écossais.U sera impossible à Msr Plessis de les faire desservir dans leur langue, car il n'a pas dans le moment de prêtre parlant le gailique.Le Père Dominique (French) a fait des sottises ft Miramichi.II lui a enlevé ses pouvoirs.Msr Plessis voudrait bien que quelqu'un se chargeât de payer la pension des deux jeunes Écossais de la Nouvelle-Ecosse élèves en troisième au séminaire de Québec Personne ne semble s'occuper d'eux depuis la mort de M.Alexander Macdonell.M.Burke ne doit pas être étonné du retard dans l'envoi de ses bulles.\"Il parait que la cour de Rome est occupée de plus grandes affaires que les nôtres.\" (Registre its Lettres, v.9, p.209).Mer j.-o.Plessis ft M.Jacques Panet, curèft L'Islet (Québec, 9 septembre 1817).Il lui envoie M.Boissonnault comme vicaire.Il devra lui donner un logis dans son presbytère et 100 piastres d'appointements.(Registre its Lettres, v.9, p.211.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre Bourget, curé ft Sorel (Québec, 15 septembre 1817).Il le charge de la desserte de la paroisse de Châteauguay et de ses dépendances.(Registre des Lettres, v.9, p.213.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Baptiste Kelly, curé ft Saint-Denis (Québec, 15 septembre 1817).Il le charge de la desserte de la paroisse de Sorel.Il aura un vicaire pour l'aider ft desservir, en même temps, l'Ile du Pads.(Registre its Lettres, v.9, p.214.) Msr J.-O.Plessis ft M.Antoine Manseau, ft Nicolet (Québec, 22 septembre 1817).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Joseph-de-Soulanges (Registre its Lettres, v.9, p.215.) Msr J.-O.Plessis à M.Laurent Aubry, curé à Soulanges (Québec, 22 septembre 1817).H le charge de la desserte de la paroisse de Contrecœur.(Registre des Lettres, v.9, p.216.) Msr j.o.Plessis à M.Jacques Odelin, ft Québec (Québec, 22 septembre 1817).Il le charge \" du confessionnel et de la chapellenie des religieuses de l'Hôpital géné- ARCHIVES DE QUÉBEC 107 rai de Québec,\" ainsi que de la desserte de la paroisse de N.-D.-des-Anges et de celle de Sainte-Foy.(Registre des Lettres, v.9, p.216.) Me J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec 25 septembre 1817).Il attend M.Mignault pour l'envoyer comme curé à Chambly.Le nouveau curé de Saint-Laurent sera M.Ignace Leclerc, ci-devant à Saint-Henri.Il ne sait encore qui ira à Sainte-Anne-des-Plaines et à Lachenaie.(Registre des Lettres, v.9, p.218.) Me j.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Saint-Germain, curé à Sainte-Anne-des-Plaines (Québec, 25 septembre 1817).Il le charge de desservir en qualité de chapelain l'église deN.-D.de Bon-Secours de Montréal et d'y résider.(Registre des Lettres, v.9, p.219.) Msr J.-O.Plessis à M.Gabriel-Léandre Arsenault, à Québec (Québec, 27 septembre 1817).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Joseph, Nouvelle-Beauce.(Registre des Lettres, v.9, p.221.) Msr j.-o.Plessis à M.Joseph Laçasse, à Québec (Québec, 27 septembre 1817).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Henri-de-Lauzon (Québec, 27 septembre 1817).(Registre des Lettres, v.9, p.221.) Msr j.-o.Plessis à M.François-Xavier Noiseux, vicaire général aux Trois-Rivières (Québec, 28 septembre 1817).Affaires d'administration.M.Joyer nommé à la cure de la Pointe-du-Lac.Msr Plessis a approuvé le procès-verbal des procédures pour la construction de l'église à Lotbinière.Quelques observations à ce propos.(Registre des Lettres, v.9, p.221.) Msr J.-O.Plessis à la très honorée Mère Saint-Augustin, supérieure de la Congrégation Notre-Dame, à Montréal (Québec, 30 septembre 1817).Msr plessis ne croit pas qu'il soit de bonne politique de transporter le couvent de Saint-François à Saint-Thomas.(Registre des Lettres, v.9, p.226.) Msr j.-o.Plessis à M.Auguste Parent, à Lotbinière (Québec, 4 octobre 1817).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-André, llet du Portage.(Registre des Lettres, v.9, p.227.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, curé à Soulanges (Québec, 7 octobre 1817).Godmanchester doit être desservi par le missionnaire de Saint-Régis et non par le curé de Soulanges.Cependant, la Grande-Ile, la partie de la seigneurie de Beauharnois qui est au-dessus de laPointe-aux-Buissons sera sous le soin de ce dernier.Il faudrait placer une chapelle dans cette partie à égale distance entre la Pointeaux-Buissons et la ligne seigneuriale du côté de Godmanchester.Les habitants de la Grande-Ile pourraient aller aux offices à cette chapelle.Msr Plessis charge M.Manseau de voir à ce sujet M.Milnes, l'agent de la seigneurie de Beauharnois.(Registre des Lettres, v.9, p.228.) Msr j.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 8 octobre 1817).Mr* Plessis n'est pas satisfait de sa manière d'agir dans l'affaire de la chapellenie de N.-D.de Bon-Secours.Il se trouve que c'est l'évèque qui a tort aux yeux, des marguilliers.Si quelqu'un d'entre eux s'adresse à lui, il lui mettra devant les yeux la lettre de M.Roux, celle du 14 septembre, et la réponse qu'il y a faite le 24.M.Lamotte a pris possession de la cure de Lachenaie.Nominations de vicaires.(Registre des Lettres v.9, p.232.) Msr j.-o.Plessis répond aux observations de M.Roux sur la desserte de Bon-Secours (Québec 9 octobre 1817).(Cartable: Diocèse de Montréal, v.B, p.23.) Msr J.-O, Plessis à M.Antoine Lamotte, senior, à Québec (Québec 12 octobre 108 ARCHIVES DE QUÉBEC 1817).Il le charge de la desserte de la paroisse de Lachenaie.(Registre des Lettres, v.9, p.231.) £ Msr j.-O.Plessis à M.Xavier Côté, curé aux Eboulements (Québec, 16 octobre 1817).Il lira à ses paroissiens la lettre pastorale ci-incluse.Il exigera la dime de patates et prendra les moyens de faire terminer le presbytère.(Registre des Lettres, v.9, p.234.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Louis Beaubien, missionnaire à Rustico (Québec, 16 octobre 1817).Msr plessis le félicite du succès qu'il a eu aux lies de la Madeleine.Il retournera à Québec dans le cours de l'été prochain.Msr Plessis lui trouvera un successeur.Le frère dé M.Beaubien, Pierre, est parti pour la France, dans le dessein d'y continuer ses études de médecine.(Registre des Lettres, v.9, p.234.) Msr j.-o.Plessis à M.Rémi Gaulin, missionnaire à Tracadie (Québec, 18 octobre 1817).Il a appris avec plaisir qu'il avait accepté la desserte des postes de Tracadie, de Pomket et de Havre-à-Boucher.Mif Plessis envoie un vicaire irlandais à M.Lejamtel.M.Gaulin reviendra à Québec dans le cours de l'été prochain, probablement pour retourner dans le Haut-Canada où M.Alexander Macdonell, qui arrive justement d'Angleterre, le désire ardemment U a été heureux d'apprendre les bonnes dispositions du gouverneur du Cap-Breton en faveur de la mission sauvage de Labrador.(Registre des Lettres, v.9, p.236.) Msr j.-o.Plessis.-M.John Mure le félicite de sa nomination au Conseil législatif (Londres, 20 octobre 1817).(Cartable: Gouvernement, v.1, p.154.) Msr J.-O.Plessis à Son Excellence le major général Ainslie, lieutenant-gouverneur du Cap-Breton (Québec, 18 octobre 1817).Il le prie de vouloir bien allouer une somme de 50 louis pour le soutien du missionnaire qui visite les Micmacs du lac Labrador.Il voudrait aussi que le gouvernement réservât un petit morceau de terre pour y établir une résidence.(Registre des Lettres, v.9, p.241.) Msr j.-o.Plessis à M.Edmund Burke, vicaire général à Halifax (Québec 20 octobre 1817).Dès leur arrivée à Québec, MM.Mignault et Manseau ont été bien placés.M.Gaulin a demandé à revenir à Québec, dans le courant de l'été prochain.Il ne peut lui refuser cette faveur.M.Lejamtel aura un vicaire M.Sigogne restera à la Baie-Sainte-Marie \"avec trois églises et la quatrième en construction.\" Il faudrait là un-autre prêtre français.Msr Plessis confirme à M.Burke ses pouvoirs de grand vicaire.\" M.Alexander Macdonell est revenu d'Angleterre après avoir obtenu des ministres de Sa Majesté tout ce qu'il désirait pour l'avancement de la religion dans le Haut-Canada.Quatre missionnaires, quatre maîtres d'école catholiques, tous assurés de £100 sterling par an et de 100 acres de terre.Sir John Sherbrooke continue de se montrer extrêmement favorable aux catholiques.\" (Registre des Lettres, v.9, p.241.) Msr j.-o.Plessis à M.Thomas Bédard, à Québec (Québec 20 octobre 1817).Il le charge de la desserte de la Cure et paroisse de Sainte-Croix.(Registre des Lettres, v.9, p.244.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre Robitaille, curé à Saint-Charles de la rivière Chambly (Québec, 21 octobre 1817).Msr plessis a appris avec peine la nouvelle de l'incendie de l'église de Saint-Mathieu-de-Beloeil.En attendant la reconstruction de l'église, M.Prévost pourra faire l'office du dimanche à Saint-Hilaire.(Registre des Lettres, v.9, p.244.) Msr J.-O.piessis à M.Pierre-Joseph Perinault, curé à Kingston, Haut-Canada (Québec, 22 octobre 1817).Msr piessis ne veut pas l'obliger à aller à Niagara; il connaît ses infirmités et son goût pour la vie sédentaire II sait le zèle qu'U a montré ARCHIVES DE QUÉBEC 109 pour les malades du 37ème régiment.Il retournera à Québec le printemps prochain.\"M.le grand vicaire Macdonell est ici depuis huit jours en parfaite santé et se dispose à repartir pour Glengarry.\" (Registre des Lettres, v.9, p.245.) Mtr J.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Saint-Germain, curé à Sainte-Anne-des-Plaines (Québec, 28 octobre 1817).\"Sa paroisse, comme beaucoup d'autres, a été établie sans aucune forme ni procédure, mais seulement pour mettre une église à portée de beaucoup de pauvres fidèles trop éloignés de celle de Terrebonne.\" Aucune limite n'ayant été donnée à cette paroisse, il s'ensuit que les habitants de toutes les cotes peuvent et doivent y venir et par là doivent contribuer à la construction du presbytère et à l'agrandissement du cimetière.\"Pour vous et pour les fidèles de Montréal auxquels notre ministère aurait pu être utile, je suis fâché qu'on ait fait échouer l'établissement de la chapellenie de Bon-Secours.U n'a pas tenu à moi que la chose ne réussit.\" (Registre des Lettres, v.9, p.249.) MP J.-O.Plessis à M.Bédard, curé à Saint-Thomas (Québec, 30 octobre 1817).Il approuve le projet d'allonger l'église par le pignon et le transport de la chapelle des morts.Ce qu'il n'approuve pas, c'est que les marguilliers aient cru devoir appeler un notaire pour rédiger leurs actes de délibération.\" L'usage universel du diocèse s'oppose à cette innovation.\" (Registre des Lettres, v.9, p.250.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec 3 novembre 1817).Il a nommé M.Paré, vicaire à BoucherviUe, desservant de la paroisse de la Longue-Pointe.U a appris l'incendie de l'église de Belceil.Il lui enverra les derniers numéros de l'Ami de la Religion.(Registre des Lettres, v.9, p.252.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph-Marie Bellenger, missionnaire à Carleton, Baie-des-Chaleurs (Québec, 6 novembre 1817).Msr Plessis approuve l'avant-propos de la grammaire micmaque de M.Bellenger.Il faudrait mettre l'alphabet en première page.A propos de la manière de baptiser les Micmacs.La formule qu'ils ont lui parait douteuse.Il ira visiter M.Gagnon à Richibouctou, au printemps.A propos des réclamations des Sauvages contre M.Mann.(Registre des Lettres, v.9, p.254.) Mtr J.-O.Plessis à M.J.-Édouard Morisset, missionnaire à Miramichi (Québec, 10 novembre 1817).Il doit veiller à l'entretien des chapelles et des propriétés ecclésiastiques dans chacune de ses missions.Il faut encourager les bienfaiteurs' de l'église.C'est pourquoi il offrira à M.John English de se choisir un banc gratuit à perpétuité dans l'église de Bartabog.Conseils pour la vente des bancs dans cette église.\" Votre santé est rétablie la mienne ne l'est pas.Depuis trois mois je suis confiné à l'Hôpital général par un mal de jambes dont il n'est pas aisé d'apercevoir quelle sera la fin.\" (Registre des Lettres, v.9, p.256.) Mtr J.-O.Plessis à M.Dessaules, à Saint-Hyacinthe-d'Yamaska (Québec, 10 novembre 1817).Il envoie à M.Girouard, curé de Saint-Hyacinthe, qui la lui communiquera, la réponse à la requête du 10 juillet dernier, signée de M.Girouard et d'une partie de ses tenanciers, au sud de la rivière Yamaska.Il y aura deux nouvelles paroisses au lieu d'une Mtr Plessis \"sait qu'il en coûte aux habitants d'aller construire dans les endroits qui ne sont pas encore établis.C'est, néanmoins, le seul moyen d'avoir des églises centrales par la suite.On en a trop mis autrefois sur la devanture des seigneuries, et c'est en partie ce qui a retardé leur établissement.\" (Registre des Lettres, v.9, p.260.) Mtr j.-O.Plessis à l'honorable P.-Dominique Debartzch, écuyer, à Chambly, rivière Chambly (Québec 10 novembre 1817).M.Girouard, curé de Saint-Hyacinthe, lui remettra la réponse à sa requête du 24 juillet, signée par M.Debartzch et par 110 ARCHIVES DE QUÉBEC v ses tenanciers.On formera deux arrondissements paroissiaux.Plessis compte sur lui pour seconder ses vues dans l'établissement de ces nouvelles circonscriptions.(Registre des Lettres, v.9, p.260.) i Msr j.-O.Plessis à M.l'abbé de La Mothe, missionnaire à Perth, Haut-Canada (Québec 10 novembre 1817).Msr piessis comprend qu'il soit fatigué d'exercer un ministère infructueux auprès de gens sans foi et sans religion.Aussi, il sera heureux de lui donner une petite cure dans le diocèse s'il vient à Québec (Registre des Lettres, v.9, p.261i) Msr J.-O.Plessis à M.Michel-Herménégilde Vallée, curé à Saint-Pierrc-de-la-Rivière-du-Sud (Québec 11 novembre 1817).M.Vallée ne doit pas regarder sa translation de Saint-Pierre à Saint-François comme une punition.Ce changement est devenu nécessaire pour le plus grand bien, \"une école de garçons externes ne pouvant balancer le pensionnat des sœurs.\" (Registre des Lettres, v.9, p.261.) Msr j.-O.Plessis à Son Eminence le cardinal Litta, préfet de la Propagande a Rome (Québec, 15 novembre 1817).Le lieutenant général, sir John Sherbrooke, gouverneur des provinces britanniques de l'Amérique du Nord, a fait nommer Msr Plessis membre du Conseil législatif de Québec, sous le nom et titre d'évêque de l'Église catholique de Québec.Il a proposé à Plessis de lui donner au nom du Roi une commission d'évèque en même temps que de conseiller législatif, et il lui a transmis un projet d'instrument dont Msr Plessis envoie une copie; Msr Plessis l'a refusé et en a préparé un autre, dont il envoie également une copie et que le gouverneur a agréé.Sur certaines observations qui lui ont été faites, Msr Plessis a préparé un troisième projet dont il envoie également une copie; le gouverneur a envoyé copies de ces trois projets en Angleterre; Msr piessis attendra la décision de Rome à ce sujet.U fait observer au cardinal Litta \" que ce serait un grand pas vers la liberté de la religion catholique dans cette partie du monde chrétien, que de voir l'évéque de Québec, institué tel qu'il l'est par le Saint-Siège, officiellement reconnu du gouvernement britannique.Cela ouvrirait le chemin à l'établissement d'un épiscopat plus solide et plus nombreux, tel qu'il est à désirer dans ces vastes contrées, mais auquel il est impossible de parvenir sans l'aveu du gouvernement.\" Il n'a pas encore reçu les réponses de la congrégation de la Propagande aux consultations faites au mois de septembre 1814.(Registre des Lettres, v.9, p.262.) Msr j.-o.Plessis à M.Guillaume Delisle, notaire, à Montréal (Québec, 17 novembre 1817).U n'en dépend pas de l'évéque de Québec si l'affaire de la chapelle-nie de Notre-Dame de Bon-Secours n'a pas abouti.Il a été aussi loin que possible dans les concessions qu'il a accordées, mais on lui a fait une opposition irréductible.(Registre des Lettres, v.9, p.268.) Msr j.-o.Plessis à M.Louis Marcoux, missionnaire à Madawaska (Québec 17 novembre 1817).Il lui envoie M.Lagarde comme vicaire.Ce dernier sera complètement à ses ordres et devra s'appliquer à l'étude de VAbénakis ou Marechite.Il fera aussitôt que possible le voyage de Kinnibischih et de Passamaquodi.(Registre des Lettres, v.9, p.269.) Msr j>o.Plessis à M.J.Milnes, à Beauharnois (Québec, 20 novembre 1817).Msr piessis lui déclare qu'il n'est nullement intimidé par les paroles insolentes dont se sert M.Milnes dans sa lettre U a plus en vue le salut des âmes que la récolte de quelques minots de grains et s'occupe de ses diocésains de la seigneurie de Beauharnois autant que de ceux des autres régions.Il a chargé le nouveau curé des Cèdres, M.Manseau, de voir à quel endroit on pourrait placer une chapelle en cette seigneurie, entre la Pointe-aùx-Buissons et la ligne de Godmanchester.M.Bourget ARCHIVES DE QUÉBEC 111 est chargé de voir où une autre pourrait être placée entre la Pointe-aux-Buissions et Chateauguay.U a déjà permis d'en bâtir une à l'endroit appelé la Pêche-au-Saul-mon.M.Bourget fera connaître à M.Milnes les plans de l'évèque sur toutes ces constructions qui devront être faites par les tenanciers de la seigneurie de Beauharnois.Msr Plessis nommera des prêtres pour officier dans ces différentes chapelles aussitôt que la nécessité s'en fera sentir.(Registre des Lettres, v.9, p.271.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre Bourget, curé à Chateauguay (Québec, 20 novembre 1817).Msr Plessis lui annonce qu'il sera bientôt délivré de la desserte de la seigneurie de Beauharnois.Des chapelles seront construites dans cette seigneurie: l'une, sur la rivière Chateauguay, à environ trois lieues de l'église actuelle de Chateauguay: l'autre, sur le fleuve, dans le voisinage du domaine et du moulin.Il a permis, autrefois, la construction d'une chapelle au lieu nommé la Piche-au-Saul-mon.Rien n'a été fait encore.Cette dernière chapelle sera mise sous l'invocation de sainte Martine, vierge et martyre.Il serait peut-être possible d'éloigner un peu celle qui doit être placée sur le fleuve et de la mettre sur la rivière Saint-Louis, à 15 ou 20 arpents du fleuve.M.Bourget poussera les habitants de la seigneurie à préparer durant l'hiver les matériaux requis pour la construction de ces deux chapelles.M.Milnes, agent de la seigneurie, ne donnera le terrain qu'à la condition que les habitants soient bien décidés à bâtir.(Registre des Lettres, v.9, p.272.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, curé à Soulanges (Québec, 24 novembre 1817).La question de l'établissement de la chapelle dans là seigneurie de Beauharnois est réglée.Une chapelle sera construite au-dessus de la Pointe-aux-Buis-sons: une autre au-dessous.Cette dernière sera sous l'invocation de saint Clément et sera placée à distance à peu près égale du Buisson et de la ligne seigneuriale de Chateauguay, soit dans le voisinage du domaine, soit à l'embouchure de la rivière Saint-Louis.L'intention de Me Plessis est de réunir les habitants d'au-dessus du Buisson avec ceux de la Grande-Ile, de sorte que M.Manseau soit déchargé de la desserte de la Grande-Ile Me Plessis ect \"charmé du zèle des habitants de la Rivière-à-DeUsle pour l'avancement de leur chapelle.\" Réponse à diverses consulta-dons.Conseils pour arriver à opérer la sanctification de ses paroissiens.\" Comment donner le pain, comment redonner le goût de la piété, le désir de se rapprocher de Dieu, le respect pour la religion à un peuple irréligieux, froid et mécréant?C'est là, mon cher fils, un problème extrêmement difficile à résoudre Je conçois néanmoins que si le pasteur est fervent (et s'il ne l'est pas il faut qu'il le devienne), s'il paroit uniquement occupé de la grande affaire de la sanctification de sa paroisse, s'il va tous les jours se prosterner devant le tabernacle pour la demander au chef des pasteurs, s'il intéresse à cette demande les bonnes âmes de la paroisse, s'il visite souvent les brebis égarées, tantôt les unes, tantôt les autres, et qu'il les édifie par de bons discours, s'il répand dans la paroisse des livres de piété, s'il a la réputation d'homme désintéressé et aumônier, s'il fait avec décence et régularité l'office divin, s'il annonce exatement la parole de Dieu et fait régulièrement le catéchisme hy ver comme été; il ne peut manquer d'attirer du monde à son église.Ceux qui s'y rendent d'abord par curiosité y viendront bientôt par goût et finiront par croire, pratiquer et éviter ce qu'ils doivent.Dieu bénissant vos efforts, vous parviendrez graduellement à obtenir non la cessation totale, mais une grande diminution des désordres publics.De l'enseignement, des catéchismes, des reprehensions en toute patience et en toute doctrine, insla opportune, importune &c.ce n'est pas pour son seul disciple que S.Paul donnoit cet avis, mais pour tous ceux qui dévoient par la suite être chargés du ministère des âmes.Le mal de beaucoup de prêtres est de trop se plaindre 112 ARCHIVES DE QUÉBEC aux hommes et de ne pas se plaindre assez A Dieu des aspérités de leur ministère et des vices de leurs paroisses.Ne dites pas que je vous ai puni en vous plaçant aux Cèdres.Je vous ai au contraire bien traité en vous donnant beaucoup d'occasions d'exercer ce que vous avez de vertu et d'acquérir ce qui vous en manque.Un ministère pénible, contrarié, épineux, est toujours plus sûr pour le del qu'une place qui vous laisseroit dans une certaine oisiveté à un age où l'occupation vous est nécessaire.\" (Registre des Lettres, v.9, p.275.) Msr j.-o.Plessis à Son Eminence le cardinal Litta, préfet de la Propagande & Rome (Québec, 1er décembre 1817).Msr plessis le remercie des pouvoirs que le Saint-Siège lui accorde.Éloge de M.Bernard Angus McEachern.Msr Plessis aimerait voir ériger l'Ile du Prince-Edouard et le Haut-Canada en évêché suffragant du siège de Québec M.Macdonell pourrait avoir Kingston pour titre de l'évèché du Haut-Canada, et M.McEachern Charlotlitown ou Princelown pour titre de l'évèché de l'Ile du Prince-Edouard.L'église de Québec serait ainsi érigée en métropole, et l'évèque de Québec continuerait à fournir des prêtres pour desservir ces nouveaux diocèses.Autrement ces prêtres du diocèse de Québec reviendront à Québec; c'est ce qui arrive justement dans le vicariat apostolique de la Nouvelle-Ecosse, où Msr Burke est sans prêtres, sans écoles catholiques.Le Saint-Siège en établissant des évêques in partions dans ces régions devra donc agir de façon à ce que ces évêques \"demeurent dans une certaine dépendance de l'évèque de Québec en sorte qu'à la première occasion qui se présentera d'y établir une hiérarchie, ils soient tous préparés à devenir ses suffragants.\" Il faudra bientôt songer aussi à jeter les fondements d'un établissement religieux dans un immense territoire situé au nord-ouest du Canada.(Registre des Lettres, v.9, p.284.) Msr j.-o.Plessis à M.l'abbé de La Mothe, à Perth, Haut-Canada (Québec 16 décembre 1817).Il lui envoie une lettre pastorale qu'il lira à ses paroissiens.Msr Plessis espère qu'elle les fera sortir de leur indifférence II lui envoie en même temps, 10 louis pour aider à la construction de la chapelle.(Registre des Lettres, v.9, p.289.) Msr j.-O.Plessis à Son Eminence le cardinal Litta, préfet de la Propagande à Rome (Québec 17 décembre 1817).Au risque de devenir importun, il croit qu'il est essentiel qu'il fasse savoir au cardinal Litta que sir John Sherbrooke doit bientôt quitter le Canada et qu'il serait Tort à désirer que l'on pût terminer, avant son départ, l'affaire que Msr Plessis a soumise à la considération du Saint-Siège par sa lettre du 15 de novembre dernier.(Registre des Lettres, v.9, p.292.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Sion, vicaire apostolique de la Nouvelle-Ecosse (Msr Burke) (Québec,24 décembre 1817).Msr plessis a appris avec joie que les bulles de Msr Burke étaient arrivées.Pour sa consécration episcopate il a à choisir entre Québec et Boston.Msr plessis a écrit au jeune Alexander Macdonell et lui a recommandé de retourner en Ecosse, s'il ne voulait pas passer sous la juridiction de Msr Burke Msr plessis estime qu'il vaut mieux que M.Doucet reste auprès de Msr Burke Au lieu de composer son clergé de prêtres venant de divers côtés, il ferait mieux de choisir de bons enfants dans son troupeau et de les envoyer faire leurs études à Québec II y a maintenant au séminaire de Québec en troisième deux enfants de son vicariat, dont personne ne s'occupe de payer la pension.\" Je fais mon possible pour les habiller et cela me gêne.Votre Grandeur est plus intéressée que personne à s'en occuper.Ce sont de bons enfants.\" Msr Plessis remercie Msr Burke des nouvelles qu'il lui donne sur l'Église de France.(Registre des Lettres, v.9, p.294.) LETTRE DE M* PLESSIS A Mgr PANET (23 AOÛT 1819) Morts eigneur, Rien ne pouvoit venir plus mal à propos que ces bulles, pour gâter toutes mes affaires.C'a été ma premiere réflexion en recevant ici l'honneur de votre lettre du 5 juillet.Si ces bulles étoient arrivées à Québec avant mon départ, je les aurois mises dans ma poche et elles n'auroient pas vu le jour, du moins celle qui me constitue archevêque.Je ne veux point prendre cette qualité, et Votre Grand* peut le dire à tout le monde.Je l'ai écrit à Paris à Mr Desjardins qui me félicitoil de cette promotion et je le déclare aujourd'hui dans une lettre adressée au Card.Fontana Préfet de la Propagande.Vous verrez que mon 1er Mémoire à lord Balhursl dont copie ci-incluse, n'en fait nulle mention.Je m'y suis mime abstenu de quelques autres demandes que j'aurois introduites sans ce contretemps que vous m'avez annoncé et qui n'est malheureusement que trop répandu.Je joins aussi à cette lettre, copie de mon second mémoire, qui a pour objet le séminaire de Montréal.M'lartigue en enverra probablement une copie à M* Roux.Vous pourrez montrer ce second Mémoire à Messrs du clergé de Québec.J'en ai présenté un troisième touchant le sém* de Nicolet, qui ne vaut pas la peine de vous être transmis.Quelle sera la réponse du ministère à ces diverses demandes, c'est ce qu'il n'est pas aisé de prévoir.Ce que je puis dire, c'est que les apparences ne sont pas flatteuses.Le bon Dieu arrangera le tout pour sa gloire.Nous sommes tous en bonne santé.Je ne puis dire quand nous passerons sur le continent, quoique M'Desjardins me presse de le faire.Il faut rester ici en expectation.J'ai eu le plaisir de voir plusieurs fois le Doct* Poynter Vie.Apost.de Londres et le Dr Bukley qui s'en va en la mime qualité aux isles Britanniques du Golphe Mexique.Un autre Vie.Apost.consacré à Rome (Dr Buckley l'a été ici le jour de S.Pierre) se prépare à partir pour l'isle de France d'où il doit visiter Botany-bay et le cap de bonne espérance.M* Bonavista, annoncé par nos gazettes, est rendu à S1» Hélène.On assure que c'est Bonaparte lui-mime qui l'a choisi et demandé.Puisse-t-il être l'instrument de sa conversion! Je vous prie.Monseigneur, de vouloir bien me recommander aux prières de nos bonnes Religieuses et de Messrsfa clergé de Québec et de me croire avec un tendre respect, De Votre Grandeur, le très humble & très obéiss* serv*.t J.-O.Êv.de Québec.londres, 23 août 1819.p- S.\u2014J'ai dit la messe pour vous le jour de S1 Bernard dans la chapelle Françoise de King's street.Entre nous, le Ministère se trouve offensé de ce qu'il m'a été expédié des bulles sans qu'il en ail été prévenu.C'est en effet de la part de la Cour de Rome une inattention peu excusable. ARCHIVES DE QUÉBEC 113 Me j.-O.Plessis à M.Jean-Mandet Sigogne, missionnaire à la Baie-Sainte-Marie (Québec, 24 décembre 1817).L'érection de la Nouvelle-Ecosse en vicariat apostolique étant chose faite, il s'ensuit que la Baie-Sainte-Marie et ses dépendances ne sont plus sous la juridiction de Msr Plessis.Il adressera avant longtemps une lettre pastorale à ses anciens diocésains.Msr Plessis demande à M.Sigogne de continuer à lui écrire comme par le passé.(Registre des Lettres, v.9, p.296.) M*r J.-O.Plessis à M.La jus l'ai né, curé à Saint e-Marie-de-Monnoir (Québec, 29 décembre 1817).Il fait bien d'exiger réparation de la part de ceux qui ont tenu une conduite scandaleuse; il serait de meilleure politique de faire lire par un confrère la lettre pastorale qu'il lui envoie.Il faut agir avec prudence.\" Comptez, que dans toutes ces paroisses voisines des Américains, la foi du peuple catholique n'est pas sans quelque altération et qu'il faut une extrême vigilance de la part des curés pour retarder une perversion qui viendra tôt ou tard.Du moins, y a-t-il grande raison de l'appréhender.\" (Registre des Lettres, v.9, p.297.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre Bourget, curé à Châteauguay (Québec, 31 décembre 1817).A propos des chapelles à construire dans la seigneurie de Beauharnois, s'il ne peut en commencer la construction en même temps, il s'occupera premièrement de celle de l'endroit où les habitants montrent plus de zèle.Dans le site qu'il choisira pour la chapelle sur le fleuve, il ne tiendra nul compte des habitants établis au-dessus du Buisson.\"C'est un singulier système que celui de ne point donner de concessions aux habitants.Par.ce moyen, trop pratiqué en Angleterre et en Ecosse, les habitants sont des serfs et non des tenanciers.\" (Registre des Lettres, v.9, p.299.) 1818 Mp J.-O.Plessis ft M.Antoine Lejamtel, missionnaire ft Arichat, Cap-Breton (Québec, 9 janvier 1818).Il n'entre pas dans l'intention de Mer Plessis de démembrer la paroisse d'Arichat.\" Le petit revenu que j'alloue à M.Dullard ne porte que sur les autres missions tant de Labrador que des postes de la partie orientale de l'Ile depuis Louisbourg en allant vers le nord.\" S'il se trouve dans la nécessité d'exercer le ministère en quelque partie ^deia Nouvelle-Ecosse, il devra demander des pouvoirs ft Msr Burke.(Registre des Lettres, v.9, p.301.) Msr J.-O.Plessis ft M.Fra-Xavier Noiseux, vicaire général aux Trois-Rivières (Québec, 12 janvier 1818).Msr Plessis.n'approuve pas la requête concernant, les registres que quelques prêtres du district des Trois-Rivières ont décidé de présenter \"ft la législation.\" II a été fort surpris d'y voir la signature d'un grand vicaire.(Registre des Lettres, v.9, p.302.) Lord Bathurst ft sir John Coape Sherbrooke (Londres, 13 janvier 1818).A propos de la nomination de Msr Plessis au Conseil législatif.(Cartable: Gouvernement, v.1, p.163.) Msr J.-O.Plessis ft M.Jacques Le Bourdais, curé ft la Rivière-du-Loup (en haut) (Québec 12 janvier 1818).A propos de sa requête concernant la question des registres.\" Pour l'amour d'un misérable schelling que les registres coûtent chaque année ft nos fabriques, il est ridicule de faire tant de bruit.Sans doute, le statut provincial n'autorise pas les juges à se faire payer pour parapher les registres, mais il n'oblige pas les greffiers de les coter pour rien.Or, toute peine mérite salaire, surtout avec des gens de plume.N'allez pas occuper la législation d'une pareille mesquinerie.Gardez, messieurs du clergé, gardez votre influence et vos réclamations pour des affaires de plus grande conséquence, comme il en peut arriver tous 8 114 ARCHIVES DE QUÉBEC les jours qui intéressent la religion.\" La requête de M.Le Bourdals est mal composée, mal.ddressée et nullement présentable Msr Plessis espère que M.Le Bourdais n'irâpas plus loin.(Registre its Lettres, v.9, p.304.) , Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Manseau, curé aux Cèdres (Québec 14 janvier 1818).A propos des dépenses de M.Aubry, l'ancien curé.Si M.Milnes ne veut qu'une chapelle dans le front de la seigneurie de Beauharnois, il faut que cette chapelle soit à une lieue au-dessus du moulin et du Domaine.Saint Polycarpe est titulaire de la chapelle de la Nouvelle-Longueuil.Il voudrait savoir où en est rendue la construction de cette chapelle.(Registre its Lettres, v.9, p.305.) Msr j.-o.Plessis A M.Jacques Panet, curé de L'Islet (Québec 24 janvier 1818).S'il congédie M.Boissonnault, 11 peut s'attendre à ne pas avoir d'autre vicaire.\" U ne faut pas croire que l'on ait des vicaires prêts à vous donner toutes les fois qu'il vous plaira en demander, ni qu'on ait d'autres places prêtes à les recevoir autant de fois qu'il vous prendra fantaisie de n'en vouloir plus.\" (Registre des Lettres, v.9, p.309.) Sir John Coape Sherbrooke \" to the Bishop of the Roman Catholic Church of Quebec\" (Quebec 31 janvier 1818).It annonce à Msr plessis sa nomination comme membre du Conseil législatif.(Cartable: Gouvernement, v.1, p.164.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre-Joseph Perinault, curé à Kingston (Québec 31 janvier 1818).Msr Plessis l'encourage à continuer ses courses apostoliques, et le prie d'aller visiter les catholiques de la baie de Quinte.U ne doit pas désespérer de l'indifférence de ces catholiques.U a été heureux d'apprendre l'élection de M.Lestage à la charge de rnarguillier.Msr Plessis a réglé ses comptes avec la marine royale.M.l'abbé de La Mothe continue avec zèle sa mission de Perth.(Registre des Lettres, v.9, p.311.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Bédard, curé à Saint-Thomas (Québec 2 février 1818).Msr plessis lui demande de travailler à mettre fin aux chicanes qui régnent dans sa paroisse II faut que ses paroissiens viennent à s'entendre entre eux, et s'occupent de réparer le plus tot possible l'église, la sacristie et le cimetière.(Registre des Lettres, v.9, p.314.) Msr j.-o.Plessis à M.Joseph Marcoux, missionnaire à Saint-Régis (Québec 6 février 1818).La situation du village de Saint-Régis reste la même; le gouverneur a une fort piètre idée des Sauvages.M.Marcoux devra les pousser au travail.Quant aux blancs qui demeurent autour du village de Saint-Régis, il devra leur rendre tous les services possibles.(Registre its Lettres, v.9, p.315.) Msr j.-o.Plessis à M.Samuel Gale à Montréal (Québec 11 février 1818).La requête des habitants de la Rivière-Rouge sera entendue Msr Plessis est bien déterminé d'établir une mission permanente en cet endroit.Seulement, il fout des ressources.M.Desrivières a été chargé de recueillir les offrandes qui seront faites à cette fin dans le district de Montréal.Msr Plessis écrira aux curés afin de les engager à souscrire à cette œuvre (Registre its Lettres, v.9, p.32a) Msr j.-o.Plessis à M.Thomas Cooke, missionnaire à Caraquet (Québec, 12 février 1818).Msr Plessis lui indique comment doit se faire la construction de l'église de Caraquet.Qui doit le conduire d'une place à l'autre dans ses missions.M.Cooke verra A placer la chapelle de Shippagan A l'endroit le plus convenable.(Registre ies Lettres, v.9, p.321.) Msr j.-o.Plessis A M.Joseph-Marie Bellenger.missionnaire A Carleton (Québec 12 février 1818).Il lui donne le texte de la formule employée par M.Maillard ARCHIVES DE QUEBEC 115 pour conférer le baptême aux Micmacs.Il continuera ft préparer la grammaire en langue micraaque.{Registre des Lettres, v.9, p.324.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général ft Montréal (Québec, 14 février 1818).Le gouverneur est malade, incapable de s'occuper de quoi que ce soit.U lui envoie une brochure qu'il devra garder secrète.L'avocat chargé de la défense des Sulpiciens pourrait peut-être s'en servir pour réfuter certaines objections de son adversaire.(Registre des Lettres, v.9, p.326.) - Msr- J.-O; Plessis ft M.Joseph-Norbert Proven cher, curé ft Kamouraska (Québec, 21 février 1818).Msr piessis lui envoie une lettre pastorale qui, dans sa pensée, devra ramener la paix dans sa paroisse.Lord Selkirk est ft Montréal, Msr piessis espère qu'il viendra ft Québec et qu'il pourra lui exposer ce qu'il se propose de faire pour la mission de la Rivière-Rouge.M.Proven cher devra garder le silence sur le projet en question.(Registre du Lettres, v.9, p.329.) Msr j.-o.Plessis ft M.Pierre Bourget, curé ft Chateauguay (Québec, 26 février 1818).Il partagera l'abondante quête qu'il a faite entre la paroisse de Chateauguay et les deux parties de Beauharnois oft il est chargé de construire des chapelles.Msr Plessis est satisfait de l'endroit qu'il a désigné auprès du village pour y construire la chapelle qui doit être bâtie sur le bord du fleuve.Il n'y plantera la croix que lorsque M.Milnes lui aura donné, par un acte public, six arpents de terrain.Il ne devra accepter de terrain d'aucun particulier.Msr Plessis espère que les gens de la Piche-au-Saumon bâtiront par entente commune et sans avoir recours à toutes les formalités de la loi.Msr piessis lui enverra M.Daveluy pour l'assister.(Registre du Lettres, v.9, p.332.) Msr j.-o.Plessis ft M.Frs-Xavier Noiseux, vicaire général aux Trois-Rivières (Québec 4 mars 1818).Il a chargé M.Boissonnault l'alné, d'aller aider M.Vinet, ft Maskinongé.\" Son Excellence le gouverneur continue d'être dans un état alarmant pour lui et pour la Province.J'eus l'honneur de le voir samedi dernier.Il a le bras gauche entièrement mort.Recommander aux Dames Ursulines de prier, (privé-ment) pour son rétablissement.La religion du pays y est plus intéressée qu'on y pense.\" (Registre des Lettres, v.9, p.335.) Msr j.-o.Plessis ft M.Antoine Manseau, curé aux Cèdres (Québec 7 mars 1818).II le remercie d'avoir fixé une chapelle du côté de Beauharnois; seulement Msr piessis aurait voulu cette chapelle, non en face de l'église des Cèdres, mais plus haut, vis-à-vis de la Grande-Ile, ft l'endroit où la traversée de là ft la terre ferme est plus étroite.Car, c'est une chose décidée que les habitants de la Grande-Ile iront ft cette Chapelle, lorsqu'elle sera construite.M.Milnes s'occupera, sans doute, de leur faire ouvrir des chemins pour s'y rendre.(Registre du Lettres, v.9, p.336.) Msr j.-O.Plessis ft M.Pierre-Antoine Tabeau, curé ft Boucherville (Québec, 8 mars 1818.).Les colons de la Rivière-Rouge demandent une mission à poste fixe.Il est inutile d'attendre que les deux compagnies rivales aient fait la paix pour envoyer des prêtres dans cette région.Mtr Plessis a l'intention d'y établir deux missions: l'une, dans le territoire qui s'étend du Sault-Sainte-Marie, ft l'endroit où les eaux cessent de couler de ce côté-ci.Cette mission dépendra du diocèse de Québec et le prêtre qui la desservira sera sur le même pied que ceux qui sont dans les missions du Golfe.Msr Plessis l'offre ft M.Tabeau.Il n'en sera pas de même de l'autre mission: celle de la Rivière-Rouge.Les prêtres qui y seront envoyés ne reviendront que fort rarement, vu les frais énormes de déplacement et les Inconvénients de laisser sans pasteur, un troupeau aussi éloigné.Msr piessis espère qu'il trouvera dans son 116 ARCHIVES DE QUÉBEC diocèse des prêtres assez généreux pour aller se dépenser au service de Dieu, dans ces régions éloignés de l'Ouest.(Registre ies Lettres, v.9, p.337.) J.-O.Plessis au très honorable lord Selkirk, à Montréal (Québec 16 mars 1818).Il a reçu avec grand plaisir la requête des habitants de la Rivière-Rouge.Il songe depuis longtemps à envoyer des missionnaires dans ces régions.Son intention est d'envoyer cette année même deux prêtres et un jeune ecclésiastique, pour travailler, à poste fixe, au salut des âmes.Msr Plessis demande à lord Selkirk s'il peut lui indiquer un moyen pour envoyer ces missionnaires à destination, et leur trouver en même temps des moyens de subsistance.(Registre dts Lettres, v.9.p.340.)- Mtr j.-O.Plessis à M.Michel-Herménégilde Vallée curé à Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud (Québec 28 mars 1818).Il pourra entreprendre là construction du clocher de l'église pourvu qu'il le fasse sans endetter la fabrique et \" sans laisser l'église manquer de ce qui est nécessaire pour le service divin.\" (Registre its Lettres, v: 9, p.347.) Mit J.-O.Plessis à M.Pierre Bourget, curé à Chateauguay (Québec 4 avril 1818).Il a reçu deux requêtes de Saint-Féréol (Pêche-au-Saumon).Dans la première on demande à procéder légalement pour la construction de la chapelle \"ce qui n'a lieu que dans les paroisses déjà établies et non dans des missions naissantes.\" Msr piessis a déjà signifié aux habitants de cette partie de Beauharnoia qu'il ne voulait pas de ces formalités coûteuses.La seconde requête demande que la chapelle soit placée au rapide du Pain-Rouge au lieu de l'être à la Pêche-au-Saumon.II ne s'y oppose pas si c'est le désir de la majorité.Toutes ces petites chicanes laissent supposer que ces gens ne sont pas pressés de construire.En ce cas, M.Bourget n'a qu'à les laisser tranquilles.En attendant, il s'occupera de la construction de la chapelle sur le fleuve (Registre des Lettres, v.9, p.347.) Mtr j.-o.Plessis à M.Jean-Romuald Paré, curé à la Longue-Pointe (Québec 4 avril 1818).Il desservira la paroisse de BoucherviUe pendant l'absence de M.Tabeau.(Registre des Lettres, v.9, p.349.) Mtr j.-O.Plessis à M.Louis Parent, curé à Saint-Henri-de-Mascouche (Québec 6 avril 1818).Il n'a pas d'objection à ce qu'il érige un calvaire dans sa paroisse \"pourvu que le crucifix soit bien fait et non avec une figure ridicule comme il en sort quelquefois des adeptes de l'école de Saint-Vincent.U en faudra exclure tous ces attributs dont on charge quelquefois la croix des grands, chemins en campagne; tels que la lune le soleil, la main, l'éponge le roseau, etc., etc.La croix est assez respectable par elle-même et doit suffire à la dévotion des fidèles, surtout si elle porte un Christ bien travaillé, sans y ajouter toutes ces dépendances ridicules, ordinairement mal exécutées et plus propres à donner du ridicule qu'à nourrir la piété.\" (Registre des Lettres, v.9, p.349.) Mtr j.o.Plessis à M.Joseph Crevier, vicaire au Détroit (Québec 13 avril 1818).Il accompagnera M.Tabeau dans le voyage de celui-ci au Sault-Sainte-Marie et à Fort-William.M.Tabeau se rendra au Sault-Sainte-Marie par la rivière des Outaouais; M.Crevier profitera d'un bateau partant de Détroit, pour aller le rejoindre.M.Marchand restera seul à Détroit.M.Crevier suivra les instructions qui lui seront données par M.Tabeau.(Registre des Lettres, v.9, p.352.) Mtr j.-o.Plessis à M.Louis Brodeur, missionnaire à Memramcook (Québec 15 avril 1818).M.Brodeur reviendra à Québec aussitôt que la saison lui permettra de se mettre en route.Mtr Burke ayant reçu ses bulles de vicaire apostolique si M.Brodeur doit exercer le ministère dans le territoire delà Nouvelle-Ecosse il lui faudra avoir la permission de Mtr Burke (Registre ies Lettres, v.9, p.353.) ARCHIVES DE QUÉBEC 117 MP J.-O.Plessis à M.Alexander Macdonell, missionnaire à Sainte-Marguerite, Nouvelle-Ecosse (Québec, 15 avril 1818).Comme Msr Burke n'a pas besoin des services de M.Macdonell, ce dernier devra se transporter sur le Cap-Breton, et s'occuper du ministère des habitants de la côte ouest de cette lie.Le ministère de la côte Est et de l'intérieur est destiné à M.Dullard.M.Macdonell enverra l'argent pour la pension des jeunes McLeod et Chisholm au séminaire de Québec.(Registre des Lettres, v.9, p.354.) Msr j.-o.Plessis à M.Rémi Gaulin, missionnaire à Tracadie (Québec, 15 avril 1818).Il le laisse libre de revenir à Québec dans le Courant de l'été prochain.Msr Plessis considère que M.Gaulin a fait sa bonne part de mission.(Registre des Lettres, V.9, p.354.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 25 avril 1818).Msr de Saldes sera à Montréal à la fin du mois prochain.\" Voilà nos missionnaires de la Rivière-Rouge qui commencent à se mettre en route.M.Dumoulin est parti d'hier.M.Provencher en fera autant lundi par le stage, s'il n'y a pas de steamboat prêt à le recevoir à bord.Je bénis Dieu de l'alacrité avec laquelle partent ces deux bons prêtres.Le petit Edge les suit.\" M.Varin nommé curé de Kamouraska.M.de Borniol décédé mardi.(Registre des Lettres, v.9, p.358.) Msr J.-O.piessis à M.Louis Marcoux, missionnaire à Madawaska (Québec, 29 avril 1818).Msr Plessis ne peut lui fournir la grammaire qu'il demande pour aider M.Lagarde, son vicaire, à apprendre la langue des Abenaquis.Avant de partir pour ses missions, M.Marcoux avertira les habitants de Saint-Basile qu'ils aient à construire immédiatement un presbytère, sinon, ils n'auront pas de prêtre résident l'hiver prochain.(Registre des Lettres, v.9, p.360.) Msr J.-o.Plessis à M.Jean-Mandet Sigogne, missionnaire à la Baie-Sainte-Marie (Saint-Augustin, 5 juin 1818).Msr piessis profite d'un peu de répit que lui laissent les soucis de la visite pour lui écrire.Il lui enverra tous les objets pieux qu'il demande.Il le félicite d'avoir quatre églises sous sa direction.Msr piessis serait encore plus heureux s'il le voyait aidé d'un assistant.M.Sigogne a peu de chance maintenant d'en avoir un.Il rappellera Msr piessis au souvenir de M.Me Carthy.(Registre des Lettres, v.9, p.370.) Msr j.-O.Plessis à M.Pierre Viau, curé au Cap-Saint-Ignace (Point e-aux-Trembles, 8 juin 1818).Msr piessis lui donne la liberté de quitter la cure du Cap-Saint-Ignace puisque les messieurs du séminaire ont décidé de l'agréger comme un de leurs membres.(Registre des Lettres, v.9, p.372.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Lejamtel, missionnaire à Arichat (Sainte-Anne-de-la-Pérade, 18 juin 1818).Msr de Sion est à Québec oû il attend Mr Plessis pour le consacrer.MM.Lejamtel et Dullard pourront user des pouvoirs que Msr Burke leur a donnés', mais ne feront pas de missions régulières dans la Nouvelle-Ecosse.Le major général Ainslie a répondu à Msr Plessis qu'il ne pouvait accorder l'allocation sollicitée pour le missionnaire des Sauvages du Cap-Breton.Le Père Vincent ne se presse pas de fonder son établissement des Trappistes.(Registre des Lettres, v.9, p.375.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Batiscan, 21 juin 1818).Msr Plessis espérait que lord Selkirk lui donnerait les titres des terrains qu'il a promis pour l'établissement de la mission de la Rivière-Rouge.Comme il ne l'a pas fait, Msr piessis prie M.Roux de vouloir bien parler de la chose à lord Selkirk, lorsqu'il viendra à Montréal.(Registre des Lettres, v.9, p.376.) Msr j.-O.Plessis à M.Charles-Marie de Boucherville, curé de Charlesbourg 118 ARCHIVES DE QUEBEC (Champlain, 23 juin 1818).M.de Boucherville partira à la fin de juin pour aller faire la mission de Sainte-Anne et du Cap-Chat II aura soin d'y tenir un registre des baptêmes, mariages et sépultures.Liste des pouvoirs que Msr piessis accorde à M.de Boucherville pour la durée de sa mission.(Registre des Lettres, v.9, p.377.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 6 juillet 1818).Il a rendu visite & sir John Sherbrooke.\"J'ai trouvé Son Excellence dans un tel état de souffrance qu'il ne m'a été possible de lui parler ni de votre affaire ni des miennes.\" Il est assez probable que les lettres patentes accordées à M.Grant ne lui permettent pas de vendre l'emplacement des Récollets.Msr de Bardstown visitera le Canada dans le courant de l'été.\" Hier se fit la consécration de Msr de Sion avec l'immense concours de catholiques et de protestants que vous pouvez imaginer.Il part après-demain par la voie de Madawaska.\" Msr Plessis approuve le projet de M.Roux de faire apprendre les langues sauvages à déjeunes ecclésiastiques.Cependant il ne faut pas déranger ces jeunes dans leur préparation à la prêtrise.Le diocèse a un besoin pressant de prêtres.(Registre des Lettres, v.9, p.381.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph-Jérôme Raizenne, curé de Saint-Roch-de-1'Achi-gan (Québec, 7 juillet 1818).La fabrique pourra continuer à jouir des terrains qui lui ont été donnés; et le curé pourra se servir des deux arpents contestés pour agrandir le cimetière Si le donateur persiste à vouloir les reprendre la fabrique se laissera poursuivre \" Des lettres d'amortissement préviendront, sans doute ces difficultés mais le gouvernement n'est pas encore décidé à en accorder pour le terrain des églises des paroissse non comprises dans le règlement de 1722.\" (Registre des Lettres, v.9, p.383.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre-Jacques de La Mothe, missionnaire à Perth, Haut-Canada (Québec, 18 juillet 1818).En raison des circonstances particulières où se trouve M.de La Mothe Msr Plessis lui permet de dire la messe dans la maison d'un particulier.U le félicite d'avoir obtenu si facilement un lot dans le village de Perth pour y construire son église (Registre des Lettres, v.9, p.390).Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Girouard, curé à Saint-Hyacinthe (Québec 14 juillet 1818).Mer piessis ne changera pas ses premières idées, quant au site de la chapelle provisoire qu'il a marqué pour les gens de la division de l'Est.Cette chapelle aura au plus 60 pieds de long sur trente de large Ces gens continueront à porter leurs morts i Saint-Hyacinthe.U lui enverra un ecclésiastique pour remplacer M.Cusson à son collège \" Cet ecclésiastique enseignera les éléments; M.Desmarteaux pourra faire la syntaxe\" \" Ceux des écoliers qui sont préparés à entrer en méthode pourront chercher des places à Québec ou à Nicolet\" (Registre des Lettres, v.9, p.386.) Msr j.-o.Plessis à Son Eminence le cardinal Litta, préfet de la Propagande à Rome (Québec 26 juillet 1818).Msr piessis lui annonce qu'il n'est pas nécessaire de donner une réponse à la lettre qu'il lui a adressée en date du 15 novembre dernier.Une dépêche de lord Bathurst en date du 13 janvier, portait \"qu'en accordant à l'évéque catholique de Québec en sa qualité d'évêque, un siège dans le Conseil législatif du Bas-Canada, qu'il pouvait accepter sans compromettre ni sa conscience ni ses principes, le gouvernement avait pris le moyen le plus propre à exprimer combien il appréciait ses services.\" Il a pris son siège au Conseil le 2 février, à \" l'applaudissement général de tous les anciens membres.\" Si sa santé se rétablit il se propose d'entreprendre le voyage d'Europe dans lu courant de l'année à venir.Il a consacré dans sa cathédrale le 5 juillet le vicaire apostolique de la Nouvelle-Ecosse (Registre des Lettres, v.9, p.391.) ARCHIVES DE QUÉBEC 119 Mtr J.-O.Plessis à M; Jean-Baptiste Gatien, cure à Saint-Eustache (Québec, 1er août 1818).Apropos des réparations à faire au presbytère et ù l'église.Difficultés suscitées par les opposants.(Registre du lettres, v.9.p.393.) Msr j.-O.Plessis à M.Ollivier, préfet apostolique à Saint-Pierre-de-Miquelon (Québec, 3 août 1818).Comme M.Ollivier pourrait avoir occasion de visiter les Ùes de la Madeleine, Mb Plessis lui concède d'amples pouvoirs.Ces pouvoirs vaudront aussi pour toutes les autres parties du Golfe qui sont sous la juridiction de Msr Plessis.(Registre du Lettres, v.9, p.396.) Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Gagnon, missionnaire à Richibouctou (Québec, 5 août 1818).Réponse à diverses consultations.\" M.Doucet, par l'effet d'un dérangement de cerveau, a quitté le diocèse en 1816, sans permission, a été en France, s'est fait novice dans un monastère de la Trappe, en est sorti au bout de 8 mois et a gagné la Nouvelle-Ecosse.Pour toute cette marche il est devenu étranger au diocèse, et rien de plus.S'il paraissait dans vos endroits, approuvé de moi ou de Msr de Sion, il n'y aurait aucune difficulté qu'il y exerçât.Il n'est accusé d'aucun crime qui lui ait pu attirer les censures de l'Église\".(Registre du Lettres, v.9, p.398.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec.11 août 1818).Affaires d'administration.\"Je profite de l'occasion de M.Levesque pour vous transmettre la suite de mes notes sur la traduction du Nouveau Testament.Vous aurez le reste dès qu'elles seront finies.Je trouve dans la traduction des Êpltres, beaucoup moins d'inexactitudes proportionnellement que dans les Évangiles et serais tenté de croire que ce n'est pas l'ouvrage de la même main.\" (Registre du Lettres, v.9, p.402.) Msr j.o.Plessis à M.L.-J.Papineau.écuyer et avocat à Montréal (Québec, 11 août 1818).Msr Plessis a reçu sa lettre et la requête qui l'accompagne.Il faudra que les signataires de la requête prouvent clairement qu'ils appartiennent à la seigneurie de Cournoyer, érigée en paroisse sous l'invocation de saint Marc en i 1791, par Msr Hubert, pour que Msr plessis les détache de la paroisse de Belœil, à laquelle ils appartiennent maintenant.(Registre du Lettres, v.9, p.403.) Msr J.-O.Plessis à M; Antoine Manseau, curé des Cèdres (Québec 18 août 1818).Msr Plessis se trouve offensé de la désobéissance des gens de la Rivière-à-Delisle, parce qu'ils ont placé la chapelle au second étage de la bâtisse qu'ils ont construite chose qu'il leur avait expressément défendue (Registre du Lettres, v.9.P.40&.) Msr J.-O.Plessis à M: Pierre Bourget, curé à Chateauguay (Québec 22 août 1818).Puisque les gens de Beauharnois ont placé la chapelle au second étage de leur édifice Msr plessis ne permettra pas qu'on y dise la messe ni qu'on y fasse aucun office.L'agent de la seigneurie de Beauharnois n'a rien à voir dans le site d'une chapelle cependant, il peut chicaner sur l'aliénation du terrain donné par un censitaire parce que ce terrain passe en mainmorte et que le seigneur se trouve par là privé des revenus des lods et ventes.(Registre des Lettres, v.9, p.407.) Msr J.-O.Plessis à M Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec 22 août 1818).Les ecclésiastiques de M.Roux seront les bienvenus au grand séminaire.M.Proven cher a écrit du Lac-à-la-Pluie, où il se trouvait le 6 juillet.Les habitante de la Nouvelle-Longueuil et ceux de \" la devanture de Beauharnois \" n'auront pas de prêtre pour les desservir tant qu'ils n'auront pas mis la chapelle à l'étage d'en bas dans les édifices qu'ils ont construits.(Registre des Lettres, v.9, p.408.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Marie Verreau, curé à Saint-Roch-des-Aulnaies (Québec 3 septembre 1818).Il faudra que M.Verreau, avant de prendre sa retraite 1 120 ARCHIVES DE QUÉBEC décisive, l'occupe de faire réparer le presbytère de Saint-Roch, qui, paralt-il, est entièrement délabré à l'intérieur.(Registre des Lettres, v.9, p.411.) Ms* j.o.Plessis à M.Joseph-Marie Bellenger, missionnaire à Carleton, Baie-des-Chaleurs (Québec, 6 septembre 1818).Réponse à diverses consultations.Difficultés qui se présentent à l'occasion des constructions de chapelles dans le district de Gaspé.(Registre des Lettres, v.9, p.413.) Msr j.-O.Plessis à M.Antoine Girouard, curé ft Saint-Hyacinthe (Québec, 8 septembre 1818).Il le félicite de son grand désintéressement et le remercie des sacrifices qu'il s'impose pour l'éducation de la jeunesse (Registre des Lettres, v.9, p.41S.) Msr j.-O.Plessis à M.J.-Edouard Morissette, missionnaire à Miramichi (Québec, 11 septembre 1818).Msr piessis a été heureux d'apprendre que l'église de la baie des Winds était terminée; celles de Bartabog et de Burnt-Church, payées.Il lui conseille d'aller passer quelques semaines à Saint-Jean, où les catholiques sont privés des secours de la religion depuis le départ de M.McQuad.Il devra trouver le moyen de subvenir par lui-même à ses frais de déplacement.' (Registre des Lettres, v.9, p.416.) Msr j.-o.Plessis à M.Rémi Gaulin, missionnaire à Chéticamp, Cap-Breton (Québec, 11 septembre 1818).M.Gaulin pourra aller passer l'hiver aux lies de la Madeleine; M.Cecil remplacera M.Beaubien dans sa mission de l'Ile du Prince-Edouard.(Registre des Lettres, v.9, p.417.) Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Lejamtel, missionnaire à Arichat (Québec.11 septembre 1818).Le Père Vincent n'est pas encore arrivé ft Québec Dès qu'il aura terminé la chapelle française du lac Bras d'Or, il la dédiera à saint Césaire d'Arles, et tâchera d'y donner chaque année quatre semaines consécutives de résidence (Registre des Lettres, v.9, p.418.) Msr j.-o.Plessis à M.Angus McEachern, missionnaire à l'Ile du Prince-Edouard (Québec 11 septembre 1818).M.Cecil s'en va remplacer M.Beaubien.Il y a bien longtemps que les 'deux McDonald n'ont reçu d'argent.Ils sont tous deux endettés envers le séminaire \"Ronald devenu ecclésiastique.ayant professé l'année dernière (cette année est finie le 15 août) a dépensé très peu de chose, mais sa santé né lui permettant pas d'enseigner plus longtemps,, il va retomber A nos charges jusqu'au 15 août prochain; pension, vêtements, fournitures, il lui faudra tout Aussi, j'espère qu'à la fin des douse mois, il prendra les ordres et cessera d'être à charge soit à vous, soit à d'autres.Donald est sur le point d'entrer en philosophie et continue de donner les meilleurs espérances.\" (Registre des Lettres, v.9, p.418.) Msr J.-O.piessis à M.Thomas Cooke, missionnaire à Caraquet (Québec 12 septembre 1818).Msr piessis lui suggère un moyen de placer les bancs dans la nouvelle église de Caraquet.Il ménagera l'espace autant que possible.(Registre des Lettres, v.9, p.419.) Msr j.-o.Plessis à M.Louis Marcoux, à Québec (Québec 17 septembre 1818).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Joseph-de-Maskinongé.(Registre des Lettres, v.9, p.422.) Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Manseau, curé aux Cèdres (Québec 19 septembre 1818).Malgré toute sa bonne volonté, Msr plessis ne peut permettre aux habitants de la Nouvelle-Longueuil de placer leur chapelle au second étage II vient de refuser la chose aux gens de Beauharnois.(Registre des Lettres, v.9 p.423.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, curé aux Cèdres (Québec, 19 septem- ARCHIVES DE QUÉBEC 121 Dre 1818).\"La paroisse de Soulanges n'a jamais eu d'érection civile, par conséquent la seigneurie de la Nouvelle-Longueuil ne lui a jamais été régulièrement annexée.\" Aucune formalité donc n'est requise pour détacher la Nouvelle-Longueuil de la paroisse de Soulanges.\"Cette histoire mentionnée dans votre lettre du 11 est d'une absurdité incroyable.Quel évêque ayant un coadjuteur du mérite du mien, aurait l'imprudence d'en chercher un autre, de désigner un second à défaut du premier.\" (Registre des Lettres, v.9, p.424.) Msr j.-O.Plessis à M.Michel-François Noël, vicaire à Saint-Roch-des-Aul-naies (Québec, 20 septembre 1818).Msr Plessis le charge de la desserte de Cacouna et de ses annexes: L'Ile-Verte et Saint-Patrice.(Registre des Lettres, v.9, p.425.; Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Girouard, curé à Saint-Hyacinthe (Québec,22 septembre 1818).Msr Plessis ne s'objecte pas à ce que l'on change le site de l'église qu'il a désigné, si l'endroit que désire M Debartzch est réellement plus avantageux.Il pourra dans ce cas accepter le terrain offert par Vital Cyr et Jean Barbeau.(Registre des Lettres, v.9, p.426.) Msr J.-O.Plessis à M.François-Xavier Côté, curé aux Êboulements (Québec, 22 septembre 1818).Puisque les habitants des Êboulements ne veulent ni achever le nouveau presbytère ni réparer l'ancien, M.Côté laissera la cure et s'en reviendra à Québec (Registre des Lettres, v.9, p.428.) Msr j.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Saint-Germain, curé à Sainte-Anne-des-Plaines (Québec, 22 septembre 1818).Msr Plessis le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Louis-de-Terrebonne.(Registre des Lettres, v.9, p.429.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec 24 octobre 1818).Msr Plessis déclare à M.Roux qu'il n'est pas pressé d'accepter les prêtres irlandais qui arrivent sans recommandation, malgré le grand besoin qu'il a de prêtres.Il a dû avancer l'ordination de M.Gauvreau pour mettre un second chapelain à Saint-Roch.Le retard de M.Beaubien inquiète Msr Plessis.Il a recueilli la souscription ouverte en faveur de l'église de Drummondville, par M.Raimbault.A propos du mariage Coursol-Quesnel.(Registre des Lettres, v.9, p.434.) Msr j.-O.Plessis au très honorable comte de Selkirk, à Montréal (Québec, 26 octobre 1818).Il a appris par une lettre datée du 14 août, l'arrivée de MM.Dumoulin et Provencher à la Rivière-Rouge II croit, comme lord Selkirk, que les riches familles d'Angleterre pourraient subvenir aux besoins de cette mission, mais avant de demander des secours, il attendra le rapport de ces deux missionnaires.Il n'est pas question d'annexer le territoire de la Compagnie de la baie d'Hudson à un diocèse qui serait érigé dans le Haut-Canada.Ce territoire restera sous la dépendance de l'évèque de Québec (Registre des Lettres, v.9, p.455.) Msr J.-O.Plessis à Messieurs les marguilliers du banc d'oeuvre de la fabrique des Trou-Rivières (Québec 31 octobre 1818).Msr plessis leur fait savoir qu'ils ont outrepassé leurs pouvoirs en faisant d'eux-mêmes, sans consulter leur curé, les réparations à l'église et à la sacristie (Registre des Lettres, v.9, p.437.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph-Marie Bellenger, missionnaire à Carleton (Québec 3 novembre 1818).U lui renvoie son essai de grammaire micmacque II y ajoute le catéchisme écrit de la main de M.Bellenger.Disputes entre les bourgeois et les sauvages de Ristigouche à propos des droits de pêche sur la rivière (Registre des Lettres, v.9, p.439.) Msr J.-O.Plessis to the Reverend Mr.William Dullard, Cape-Breton (Québec 3 novembre 1818).Msr Plessis a appris avec plaisir qu'il avait l'intention de pas- 122 ARCHIVES DE QUEBEC ser l'hiver au milieu des Écossais du Cap-Breton, afin d'apprendre leur langue.Par la réponse que lui a faite le major Ainslie, gouverneur du Cap-Breton, il n'y a pas à espérer qu'il sera donné une rémunération pour les missions sauvages du Cap-Breton.(.Registre des Lettres, v.9, p.440.) Msr J.-O.Plessis à M.Thomas Bédard, curé ft Saint-Croix (Québec 7 novembre 1818).II est certain que les habitants du Platon qui ont leurs terres dans la paroisse de Lotbinière sont obligés de payer la dime au curé de Lotbinière et non ft celui de Saint-Croix.Si dans le passé, quelques-uns ont fait autrement, c'est parce qu'ils ont été trompés.S'ils ont agi de bonne foi, il faut les absoudre et les obliger à aller porter leurs dimes ft l'avenir au curé de Lotbinière.(Registre des Lettres, v.9, p.441.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph-Edouard Morissette, ft Québec (Québec 10 novembre 1818).Il le charge de la desserte de la paroisse de Notre-Dame-des-Éboulements.(Registre des Lettres, v.9, p.442.) Msr j.-o.Plessis ft M.Rémi Gaulin, missionnaire au Cap-Breton (Québec, 10 novembre 1818).Msr piessis le laissera libre de rester dans les missions du Golfe s'il le désire.\"En attendant, soyez disposé ft aller où l'obéissance l'exigera sans aucun choix.\" Il ne doit pas négliger ses propres missions pour faire l'ouvrage du clergé de Msr de Sion, sur la cote de la Nouvelle-Ecosse.Réponse ft diverses consultations.Registre des Lettres, v.9, p.442.) Me J.-O.Plessis to the Reverend Alexander Macdonell, ft Judique, Cap-Breton (Québec 10 novembre 1818).Msr piessis approuve le choix que M.Macdonell a fait de Judique pour sa résidence habituelle.(Registre des Lettres, v.9, p.444.) Msr j.-o.Plessis ft M.Pierre Bourget curé à Chateauguay (Québec, 15 novembre 1818).Puisque les habitants de la devanture de la seigneurie de Beauharnois se sont conformés ft ses ordres, M.Bourget pourra faire la bénédiction de la chapelle et y célébrer la messe sur semaine une fois par mois.\" II ne faut pas donner le nom de paroisse mais de mission de Saint-Clément ft ce nouvel établissement et c'est sous ce titre qu'il en faut faire coter et parapher les registres.Cette observation est peut-être plus essentielle que vous ne pensez.\" Si M.Sauvageau veut donner personnellement ft Msr piessis le terrain qu'il a promis pour la chapelle, il enverra ft M.Bourget une procuration pour recevoir, en son nom cette donation.Lorsque Msr piessis sera en possession du terrain il permettra aux habitants d'y bâtir une chapelle \"qui sera sujette aux droits seigneuriaux, mais que je transmettrai par testament de manière qu'elle ne se trouve pas assuj etie aux lods et ventes.C'est ainsi que Msr de Saldes s'est fait donner, par mon avis, les terrains où l'on a depuis établi les chapelles de Cacouna et de la Rivière-du-Loup, et je sais qu'il en a déjà disposé par son testament.\" Registre des Lettres, v.9, p.447.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, curé à Soulangea (Québec, 16 novembre 1818).Les syndics de la Rivière-à-Delisle ont été suffisamment punis de leur obstination par les travaux qu'ils ont dû faire pour changer la disposition intérieure de leur chapelle M.Manseau pourra bénir cette chapelle \" sous l'invocation du saint que je lui ai donné d'abord pour patron.\" Ce nouvel établissement portera tout simplement le nom de \"mission de la Nouvelle-Longueuil, sans articuler le mot de paroisse qui sonne mal à certaines oreilles.\" (Registre des Lettres,.y.9, p.449.) Msr j.-o.Plessis à M.Alexander Macdonell, vicaire général à Glengarry, Haut-Canada (Québec 16 novembre 1818).M.Perinault, découragé, a abandonné son poste de Kingston et est revenu ft Québec Msr piessis espère pouvoir lui trouver un remplaçant En attendant M.Macdonell donnera au Révérend M.Salmon ARCHIVES DE QUÉBEC 123 les pouvoirs pour exercer le ministère sous sa direction.Msr Plessis trouve que les ministres britanniques ne se pressent pas de fournir à M.Macdonell les secours qu'ils lui ont promis pour ses écoles.(Registre des Lettres, v.9, p.450.) Msr j -o.Plessis à M.Roupe, missionnaire au lac des Deux-Montagnes (Québec.16 novembre 1818).Msr Plessis l'autorise à \" bénir des chapelles et des cimetières dans tels lieux qu'il lui plaira de la rivière des Outaouais.\" U aura soin de se faire donner A chacun des endroits où il plantera une croix, un terrain de six arpents en superficie \" Que n'est-il pas aussi aisé de faire des prêtres et surtout des prêtres sachant l'anglais, que de construire des chapelles de mission I\" Il devra choisir les titulaires de ces chapelles entre les saints qui ne sont pas encore spécialement honorés dans le diocèse.(Registre des Lettres, v.9, p.451.) Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Girouard, curé à Saint-Hyacinthe (Québec, 17 novembre 1818).Msr plessis consentira à laisser bâtir la chapelle sur la terre de M.Lagorce puisque c'est le désir de la majorité.Seulement, afin d'éviter les longues procédures, Msr plessis désirerait que M.Lagorce lui cédât, à lui personnellement, le terrain.Msr plessis en disposerait ensuite par testament en faveur des paroissiens.(Registre des Lettres, v.9, p.452.) Msr J.-O.Plessis à M.François-Xavier Demers, missionnaire à Percé (Québec, 20 novembre 1818).Réponse à diverses consultations.\"Je vous absous de l'imprudence que vous croyez avoir commise en acceptant une quatrième année de mission.La manière dont je vous l'ai offerte et les raisons que j'ai employées pour vous y engager, doivent suffire pour tranquilliser votre conscience.Celui qui voua y succédera, s'il est possible d'en trouver un, sera vraisemblablement moins qualifié que vous pour ce poste difficile et ingrat,\" (Registre des Lettres, v.9, p.454.) Msr J.-O.Plessis à M.Thomas Kimber, curé à Verchères (Québec, 21 novembre 1818).Il a appris immédiatement l'incendie de l'église de Verchères.Il serait i propos que les habitants de Verchères adressassent une requête à l'évèque de Québec, où ils demanderaient \" la permission de procéder au rétablissement d'icelle au même lieu et sur les mêmes murs.\" (Registre des Lettres, v.9, p.455.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Baptiste Marchand, curé à Sandwich (Québec, 7 décembre 1818).' Qu'il soit fidèle à payer son vicaire M.Crevier, et en même temps, qu'il surveille les études de celui-ci.Msr Plessis a appris avec plaisir tout le bien que le passage de Msr de Bardstown a fait à Sandwich.(Registre des Lettres, v.9, p.457.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Tabeau, curé à BoucherviUe (Québec, 7 décembre 1818).M Marchand, de Sandwich, est dans l'impossibilité de rembourser complètement M.Crevier, car U est sans le sou, Msr Plessis espère que M.Crevier pourra se rembourser à la longue par les aumônes qu'il recueillera en allant faire la mission de Fort-William Les missionnaires de la Rivière-Rouge ne sont pas satisfaits des hommes à leurs gages.Il faudra trouver le moyen de leur en envoyer d'autres.(Registre des Lettres, v.9, p.458.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 7 décembre 1818).Comment se font à Québec les mariages dans le cas de dispense de trois bans.\u2014Crainte au sujet de M.Beaubien dont on n'a pas de nouvelles.M.Perinault restera probablement à la Rivière-des-Prairies.Msr Plessis désire savoir où en sont les finances de la mission de la Rivière-Rouge (Registre des Lettres, v.9, p.459.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph-Maurice Jean, curé à Lotbinière (Québec, 10 décembre 1818).\"Aucun honneur n'est dû a l'agent d'une seigneurie lors même 124 ARCHIVES DE QUÉBEC qu'il occupe le banc seigneurial.Ces honneurs sont exclusivement dus au seigneur haut-justicier, à sa dame et à ses enfants au-dessus de l'âge de seize ans et non à d'autres.\" Le procès-verbal de M.d'Estimauville établissant une route de l'église à la grève sera présenté au mois de janvier, à la session des quartiers pour être homologué.Les oppositions doivent être filées à cette cour.(Registre ties Lettres v.9, p.460.) Mr J.-O.Plessis à M.Xavier Mailhiot, écuyer, A Ver chères (Québec 12 décembre 1818).Msr piessis est très satisfait de la bonne volonté des gens de Verchères pour la reconstruction de leur église, et puisqu'il n'est pas besoin de requête pour les y pousser, il accède de tout cœur A leur projet (Registre des Lettres, v.9, p.460.) Mr J.-O.Plessis A M.Jean-Henri Roux, vicaire général A Montréal (Québec, 12 décembre 1818).Le duc de Richmond est mécontent de M.Marcoux, missionnaire des Iroquois A Saint-Régis.M.Marcoux sera remplacé par M.Dufresne.\" Les hépitaux des religieuses ne sont dé.'A pas trop populaires.Celles de Montréal ont dû indisposer par ce refus d'admettre les settlers.Les nôtres les ont reçus au préjudice même des malades de la ville, et cependant craignent, avec raison, de ne pouvoir obtenir un subside additionnel pour achever le grand hôpital auquel les £6000 déjA votés, sont clairement insuffisants.\" (Registre des Lettres, v.9, p.462.) Mr J.-O.Plessis A M.Alexander Macdonell, vicaire général A Glengarry (Québec 19 décembre 1818).M.Macdonell n'est pas du tout concerné dans le rappel de M.Perinault U peut demander sans crainte au duc de Richmond la somme appropriée pour le paiement de ses quatre professeurs.Quant au salaire des prêtres qu'il attend d'Europe, Mr Plessis désire garder son indépendance auprès du gouverneur et ne pas lui demander quoi que ce soit pour ces prêtres.Quoique Mr Plessis soit convaincu que M.Marcoux ne soit nullement coupable de déloyauté envers le gouvernement pour avoir la paix, il a décidé d'envoyer M.Marcoux A Caughnawaga, et de le remplacer A Saint-Régis, par M.Dufresne.(Registre de» Lettres, v.9, p.463.) Mr J.-O.Plessis A M.Joseph Marcoux, missionnaire A Saint-Régis (Québec, 28 décembre 1818).L'opinion publique est très fortement prononcée contre les Indiens qui, durant la guerre, sont supposés avoir entretenu des relations avec les Américains.Le gouverneur' a décidé de' ne plus accorder de rations A ceux de Saint-Régis.Dans ce cas, Mr Plessis croit que M.Marcoux sera heureux de changer de poste et d'aller A Caughnawaga.(Registre des Lettres, v.9, p.464.) Msr j.-o.Plessis A M.Pierre-Marie Mignault curé A Chambly (Québec, 30 décembre 1818).Il vaut mieux réparer le presbytère et la sacristie au moyen d'une répartition dans la paroisse ou par les contributions volontaires des paroissiens.Prendre l'argent dans le coffre-fort de la fabrique expose toujours A des inconvénients surtout quand il y a opposition parmi les gens et que les avocats sont consultés.(Registre des Lettres, v.9, p.469.) Mr J.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Perras, curé A Saint-Charles (Québec, 31 décembre 1818).\"Aux termes de l'art6 de l'ordonnance de 1709, le seigneur a droit de sépulture dans le chœur hors du sanctuaire pour lui et sa famille, lorsqu'il a donné la terre sur laquelle l'église est bâtie.Dans mon opinion, il doit avoir le même droit, si la terre n'ayant pas été donnée par lui l'a été par ses auteurs.\" (Registre des Lettres, v.9, p.467.) Mr J.-O.Plessis A M.Jean-Henri Roux, vicaire général A Montréal (Québec, 31 décembre 181b).Il ne déplace pas M.Dufresne, pour le seul plaisir de là chose.M.Marcoux se trouve placé dans de telles circonstances qu'il ne peut rester A Saint- ARCHIVES DE QUÉBEC 125 Régis.M.Roux recevra les deux volumes de la traduction du Nouveau Testament du P.Boubours.M.Beaubien est arrivé par la voie des États-Unis.(Registre des Lettres, v.9, p.467.) 1819 Mi' J.-O.Plessis à M.Joseph-Norbert Proven cher, vicaire général à la Rivière-Rouge (Québec 6 janvier 1819).Msr Plessis a appris avec bonheur le succès qui couronne les efforts des missionnaires de la Rivière-Rouge M.Edge s'appliquera à bien enseigner le catéchisme aux enfants.Montant des argents destinés à soutenu-la mission de la Rivière-Rouge qui sont entre les mains de Msr plessis.Il fera tout ce qui sera en son pouvoir pour lui envoyer les cinq hommes qu'il demande et les objets dont il a besoin; mais ce n'est pas chose facile, surtout à la grande distance où il se trouve de Montréal.Msr plessis demande à M.Provencher d'être très économe; puisqu'il doit retourner à Québec dans le courant de l'année à venir et qu'un autre missionnaire devra aller le remplacer, les dépenses seront nécessairement très élevées.U vaut mieux ne pas demander au gouvernement de contribuer au soutien des missions de l'Ouest.D'ailleurs, le duc de Richmond n'est pas aussi bien disposé que son prédécesseur.Les missionnaires auront soin de réunir autant que possible les Indiens Sauteurs afin de commencer leur éducation.Nouvelles de France.Le pape a accordé au roi d'Angleterre le veto sur les évêchés d'Irlande.M.Dumoulin a bien fait de construire une chapelle à Pembina.Les missionnaires s'efforceront de pénétrer aussi loin que possible dans l'intérieur du pays.MM.Tabeau et Crevier feront encore, durant la présente année la mission de Fort-William.\"Le public ne prend plus le même intérêt qu'il montrait d'abord à votre mission.Les affections du peuple n'ont qu'un temps.\" (Registre des Lettres, v.9, p.469.) Msr j.-o.Plessis à M Antoine Girouard, curé à Saint-Hyacinthe (Québec,10 janvier 1819).La nouvelle chapelle sera placée à l'endroit le plus commode pour les futurs paroissiens.On ne doit pas admettre des non-catholiques aux délibérations qui ont lieu à ce sujet M.Debartzch agit mal en poussant en avant des sectaires afin d'augmenter la majorité en sa faveur.(Registre des Lettres, v.9, p.475.) Msr j.-o.Plessis à M.Joseph-Maurice Jean, curé à Lotbinière (Québec, 12 janvier 1819).Msr Plessis lui reproche de ne pas avoir agi avec assez de franchise avec les syndics nommés pour la construction de l'église et du presbytère.Il se vante trop de ses libéralités, et n'use pas assez de charité dans ses remarques concernant quelques-uns de ses paroissiens.(Registre des Lettres, v.9, p.476.) Msr j.-O.Plessis à M.François Marcoux, curé à Champlain (Québec, 14 janvier 1819).Msr plessis le charge de la desserte de Saint-Cuthbert, district de Montréal.(Registre des Lettres, v.9, p.478.) Msr J.-O.Plessis à M.Frs-Germain Rivard, curé à Saint-Thomas (Québec 15 janvier 1819).Msr Plessis le charge de la desserte des paroisses de Champlain et de Bâtis can.(Registre des Lettres, v.9, p.479.) Mtr j.-o.Plessis à M.Antoine Manseau, curé aux Cèdres (Québec, 16 janvier 1819).Afin d'éviter la confusion, les habitants de la seigneurie de Soulanges demeureront attachés à la paroisse des Cèdres, et ceux de la NouveUe-Longueuil appartiendront à la mission de Saint-Polycarpe.Avant de placer un prêtre à la Rivière-à-Delisle, Mtr Plessis désire savoir si les revenus de cette mission suffiront à sa subsistance Réponse à diverses consultations.(Registre des Lettres, v.9, p.479.) 126 ARCHIVES DE QUÉBEC Mi* J.-O.Plessis A M.Pierre-Antoine Tabeau, curé i Boucherville (Québec 17 janvier 1819).Msr Plessis est bien prêt à mettre M.Crevier à Maiden, comme desservant de cette mission qui prend de l'importance.Il concède de nouveaux pouvoirs à M.Tabeau pour son voyage au Grand-Portage.Réponse à propos de la confrérie du Saint-Rosaire et de celle du Saint-Sacrement établies dans la paroisse de Boucherville.(Registre des Lettres, v.9, p.482.) Msr J.-O.Plessis à M.Charles-Joseph Primeau, curé à Saint-Francois, Nouvelle-Beauce (Québec, 24 janvier 1819.) Il a fait connaître à M.de Léry la manière insolente dont ses tenanciers se conduisent envers leur curé, M.Primeau.Si les gens de Saint-François veulent -conserver un prêtre au milieu d'eux, il faut qu'il trouve le moyen de le mettre à l'abri du froid et de la pluie, en terminant le presbytère.S'ils ne se conforment pas à cet ordre, M«r Plessis les privera de prêtre et ce sera pour longtemps.(Registre du Lettres, v.9, p.485.) Msr j.-o.Plessis au très honorable comte de Selkirk (Québec 26 janvier 1819).Il se trouve dans un besoin pressant de secours pour les missions de la Rivière-Rouge, c'est pourquoi il.prie lord Selkirk de vouloir bien solliciter la générosité des bonnes familles catholiques d'Angleterre, en faveur de ces missions.Mer Plessis lui-même ouvrira une souscription A Québec (Registre des lettres, v.9, p.486.) Msr J.-O.Plessis A M.Pierre Bourget, curé A Chateauguay (Québec, 27 janvier 1819).Avant d'accorder une procuration A M.Bourget, Msr piessis désire savoir quelle étendue de terrain M.Sauvageau se propose de donner pour y bâtir la chapelle.M.Bourget ne binera à Saint-Clément qu'une fois en trois mois, et ira en cette mission sur semaine, une fois en quinze jours.(Registre du Lettres, v.9, p.487.) Msr j.-o.Plessis A M.Nicolas Dufresne, missionnaire au Sault-Saint-Louls (Québec 3 janvier 1819).Il le charge de la desserte des Iroquois de Saint-Régis.(Registre du Lettres, v.9, p.489.) Msr j.-o.Plessis à M.Joseph Marcoux, missionnaire A Saint-Régis (Québec, 2 février 1819).On l'accuse d'avoir reçu des rations de l'armée américaine' pendant la guerre.Msr Plessis le prie dé lui envoyer un \" mémoire ou une lettre ostensible \" où il réfutera cette accusation.(Registre du Lettres, v.9, p.487.) Mr j.-o.Plessis A M.Pierre-Marie Mignault, curé A Saint-Joseph-de-Cham-bly (Québec, 14 février 1819).U lui renvoie sa requête telle quelle parce qu'elle n'a pas été préparée selon les prescriptions de la loi.Il en faut une nouvelle qu'il préparera selon la formule que Msr Plessis lui transmet A part la demande pour la réparation de la sacristie et du cimetière, M.Mignault pourra faire dans cette requête une demande pour les réparations du presbytère.(Registre du Lettres, v.9, p.492.) Msr j.-o.Plessis A M.Jean-Baptiste Bédard, curé A Sant-Denis (Québec, 20 février 1819).Madame Duchesnay, ci-devant mademoiselle Guérout, désire embrasser la religion catholique.Comme die doit se rendre A Saint-Denis, M.Bédard devra l'instruire et la préparer A faire son abjuration.(Registre du Lettres, v.9, p.494.) Msr j.-o.Plessis A M.Alexander Macdonell, vicaire général A Glengarry (Québec 5 mars 1819).M.Fraser devra, avant d'être ordonné, se rendre A Montréal au séminaire de Saint-Sulpice, pour y subir les examens requis.Msr piessis admire le désintéressement de M.Macdonell qui consent A laisser au vicariat apostolique de la Nouvelle-Ecosse, le révérend M.Grant, qu'il a obtenu pour les missions du Haut-Canada.Msr piessis a reçu de M.Marcoux, A propos des rations américaines, une réponse qui n'est pas absolument satisfaisante.Il ne s'étonne pas ARCHIVES DE QUÉBEC 127 du coût élevé de l'église de Kingston.L'église du faubourg Saint-Roch qui est loin d'être terminée coûte à Msr Plessis la somme de 9000 louis.Il l'a rebâtie à ses frais et se trouve grevé d'une dette considérable Son étudiant Angus travaille bien.Msr plessis aimerait à avoir des nouvelles de M.de Salmon et de M.de La Mothe.(Registre des Lettres, v.9, p.501.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Tabeau, curé à BoucherviUe (Québec 11 mars 1819).Msr Plessis a appris son rétablissement II veut envoyer cinq hommes à la Rivière-Rouge, et désire savoir s'ils pourraient trouver place dans les canots de la Compagnie de la baie d'Hudson.Ce sont de bons jeunes gens choisis dans la paroisse de Kamouraska, par M.Dionnc l'ami de M.Provencher.Msr Plessis craint que d'après le traité du 20 octobre 1818, les terres données pour le soutien de la mission de la Rivière-Rouge ne soient au sud du 49e degré de latitude et ne soient par conséquent passées aux États-Unis.Les affaires de lord Selkirk prennent une mauvaise tournure Msr plessis espère que M.Tabeau ira de nouveau faire les missions de Fort-William avec M.Crevier.(Registre des Lettres, v.9, p.505.) Le cardinal Fontana, préfet de la congrégation de la Propagande à Msr J.-O.Plessis, évêque de Québec (Rome 13 mars 1819).A propos de sa nomination comme membre du Conseil législatif.N'y a-t-il tien de contraire à la foi catholique dans les obligations que lui impose cette charge?(Cartable: C.M.R., v.3, p.177.) Le cardinal Fontana, préfet de la Propagande à Msr j.-O.Plessis, évêque de Québec (Rome 13 mars 1819).Le Saint-Siège lui accorde le titre d'archevêque sans suffragant (Cartable: C.M.R., v.3, p.177.) Msr J.-O.Plessis à madame la comtesse de Selkirk, à Montréal (Québec 20 mars 1819).Msr Plessis désire savoir 1° si les terres données par lard Selkirk à la mission de la Rivière-Rouge se trouvent au sud du 49e degré de latitude d'après les dispositions du traité du 20 octobre 1818; 2° s'il partira des canots pour la Rivière-Rouge dans le courant du printemps, et en supposant qu'U en partirait, si on pourrait y trouver place pour cinq hommes; 3° si on pourrait y trouver place aussi pour une douzaine de caisses contenant dès-articles demandés par les missionnaires.(Registre des Lettres, v.9, p.511.) Msr j.-o.Plessis a M Wellcocks, & New-York (Québec 25 man 1819).Les fidèles dans l'Église catholique n'ont pas le droit d'ériger un tribunal pour juger de la foi et des mœurs d'un prêtre Cependant, dans le cas présent Us peuvent faire des recherches pour constater la vérité ou la fausseté des bruits qui courent sur le compte du Père French.(Registre des Lettres, v.9, p.512.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évèque de Bardstown, au Détroit (Québec 26 mars 1819).Msr plessis approuve de tout cœur ce que Msr de Bardstown a fait pendant son séjour à Détroit, pour y supprimer la danse et autres amusements dangereux.Msr Plessis est heureux d'apprendre que Msr de Bardstown s'est \" réservé le péché des ménétriers ou joueurs d'instrument et celui des particuliers qui louent ou prêtent leurs maisons pour de pareils divertissements.\" Msr Plessis fera de même pour ses diocésains de Sandwich, de Maiden et de la Rivière-à-la-Tranche, et prie Msr de Bardstown de les avertir.(Registre des Lettres, v.9, p.513.) Msr j.-o.Plessis à Msr de Bardstown, au Détroit (Québec 27 mars 1819.) D'après le traité du 20 octobre 1818, tout le territoire au sud du 49e degré de latitude passe aux États-Unis et tombe par conséquent sous la juridiction de l'évèque de Bardstown.Msr Plessis en a assez des possessions britanniques.Il comprend comme Msr de Bardstown qu'il est nécessaire d'avoir un évêque dans le Haut-Canada; mais le gouvernement canadien met des entraves au choix des évêques.\"Ce n'est 128 ARCHIVES DE QUÉBEC pas tout d'avoir des évêque», il faut savoir auparavant par qui ils seront nommés.\" Msr piessis prie Msr de Bardstown de ne pas juger du caractère général des Canadiens par la conduite de ceux qu'il a sous les yeux.Ceux-ci sont mal disposés et ne tiendront probablement pas compte de ses recommandations.(Registre des Lettres, v.9.p.515.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Baptiste Marchand, curé à Sandwich (Québec, 27 mars 1819).Réponse à diverses consultations.Il est probable que M.Crevier ne retournera plus à Fort-William et qu'il sera placé comme curé a Maiden, si les catholiques de cet endroit et de la Rivière-à-la-Tranche lui fournissent les moyens de vivre.M.Marchand n'aura plus qu'à s'occuper de la cure de Sandwich.Msr de Bardstown a fait un grand bien à Détroit en détruisant les divertissements dangereux.Msr Plessis a étendu la réserve aux Canadiens de Sandwich, et M.Marchand devra avertir ses paroissiens et tenir ferme à la défense faite.(Registre des Lettres, v.9, p.516.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 29 mars 1819).Affaires d'administration.Changements de curés: MM.Durocher, Paré et Gibert.Des parents catholiques ne peuvent envoyer leurs enfants aux écoles protestantes.(Registre des Lettres, v.9, p.519.) Msr J.-O.Plessis to His Excellency Major General S.Smyth, Lieutenant Governor of New Brunswick, Fredericton (Quebec, March 31st 1819).Il lui annonce que M.Toussaint La garde a remplacé, comme missionnaire des Sauvages abenaquis, M.Louis Marcoux, et le prie de donner à M.Lagarde l'allocation de £50qu'il accordait à M.Marcoux.(Registre des Lettres, v.9, p.521.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Lejamtel, missionnaire à Arichat (Québec, 31 mars 1619).Msr Plessis espère qu'il continuera de solder les dépenses de son protégé au séminaire de Québec.M.Beaubien est retourné par la voie de New-York et est arrivé à Québec au mois de janvier.Si M.Lejamtel revient à Québec, il sera remplacé à Arichat par M.Gaulin.Le jeune Dion, étudiant au séminaire, donne beaucoup d'espérances.(Registre des Lettres, v.9, p.522.) Msr J.-O.Plessis à M.Barthélémy Fortin, curé à la Pointe-Claire (Québec 5 avril 1819).Il vaut mieux allonger de vingt pieds l'église de Sainte-Anne que de la jeter à terre.(Registre des Lettres, v.10, p.1.) Msr J;-OJPlessis à M.Antoine Tabeau, curé à Boucherville (Québec, 6 avril 1819).Mjrfêvêque de Bardstown veut avoir M.Crevier pour l'accompagner dans ses fussions de Green-Bay et de Makinac.M.Crevier ira ensuite à Fort-William.Si M.Tabeau ne peut s'y rendre, il indiquera à Msr piessis quelqu'un qui pourrait le remplacer.Lady Selkirk et M.Coltman ont assuré Msr Plessis que la terre donnée à là mission de la Rivière-Rouge reste dans les limites du Canada.Il suivra ses conseils pour l'envoi des caisses à la Rivière-Rouge.(Registre des Lettres, v.10, p.2.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph Crevier, vicaire à Sandwich (Québec, 6 avril 1819).Msr Plessis consent à ce qu'il accompagne Msr de Bardstown à la Baie-des Puants et à Michillimakinac M.Crevier se rendra de ce dernier poste à Fort-William.(Registre des Lettres, v.10, p.4.) Msr j.o.Plessis à Msr de Bardstown, à Sandwich (Québec, 6 avril 1819).Msr Plessis consent volontiers à ce que M.Crevier l'accompagne à Makinac et à Green-Bay.(Registre des Lettres, v.10, p.4.) Msr J.-O.Plessis à Son Eminence le cardinal Fontana, préfet de la Propagande, , LETTRE DE Mgr PLESSIS À LORD BATHURST (16 SEPTEMBRE 1819) Mylord, Hier, au moment de mon départ de londres, on me remit la dépêche dont il a plu à Votre Seigneurie m'honorer en date du 15 du courant.Je l'ai reçue avec tout le respect et la reconnaissance qu'elle mérite et ne veux pas tarder d'en transmettre à Votre Seigneurie mes remerciements humbles et sincères: Muni de cette pièce, je solliciterai des bulles en Cour de Rome pour les deux Messieurs que S.A.R.le Prince Régent a daigné agréer pour mes coopérateurs.Je persiste à croire, Mylord, qu'en favorisant la Religion Catholique dans les provinces de S.M.de l'Amérique du Nord, Votre Seigneurie travaille d'une manière efficace au soutien du Gouvernement de S.M.et que nos autels défendent le trône en même temps que le trône les protège.S'il y a peu de personnes qui soient bien convaincues de cet avantage réciproque c'est qu'il est donné à peu de personnes d'appercevoir les choses aussi en grand que les voit Votre Seigneurie.M* l'abbé lartigue, le même qui se trouve à londres pour les affaires du séminaire de Montréal dont il est membre, ne soupçonne nullement qu'il soit question de lui pour une place plus importante.Je l'en informe aujourd'hui, en lui transmettant une copie de mon premier Mémoire et de la réponse de Votre Seigneurie.Sa modestie lui persuadera peut-être qu'il n'est pas qualifié pour la situation qu'on lui destine: mais la réputation de vertu et de savoir qu'il s'est acquise dans le diocèse, suffit amplement pour dissiper les objections qu'il pourrait faire.Au surplus, s'il montroit une opposition insurmontable à sa promotion, je prendrois la liberté de demander l'approbation du Gouvernement en faveur d'un autre sujet de mérite.J'ai l'honneur d'être avec respect et reconnaissance, Mylord, De Votre Seigneurie, Le très humble et très obéissant serviteur, t J-0.Év.cath.de Québec.Douvres, 16 sep*** 1819.The Right Hon** the Earl of Bathurst. ARCHIVES DE QUÉBEC 129 à Rome (Québec 17 avril 1819).M«r Plessis se plaint de n'avoir pas eu de réponse aux nombreuses demandes faites au cardinal Litta, depuis 1814.U espère que le cardinal Fontana qui lui a succédé comme préfet de la Propagande \"daignera y donner quelque attention.\" (Registre des Lettres, v.10, p.6.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec 17 avril 1819).Msr Plessis vient de voir le duc de Richmond.Il n'a pu jusqu'à ce jour \" sonder ses dispositions au sujet des établissements ecclésiastiques du pays.En général, il est fort boutonné sur les affaires et se communique peu.Tout se fait par lea secrétaires interim, nous avons des ennemis parmi les personnes les plus marquantes.\" Les Sulpidens ont été attaqués à la Chambre d'assemblée à propos du bill du canal de Lachine.Il ne fout pas dans les hôpitaux solliciter les protestants à se faire catholiques, mais plutôt les attirer à la religion en les édifiant.(Registre des Lettres, v.10, p.7.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général, à Montréal (Québec 1er mai 1819).Msr Plessis ira à Montréal prochainement.Longue dissertation à propos des titres des biens des Sulpiciens à Montréal, M.Tabeau n'ira pas à Fort-William; celui-ci doit demander à M.Saint-Germain de le remplacer.(Registre des Lettres, v.10, p.8.) Msr j.-o.Plessis à M.Joseph Marcoux, missionnaire au Sault-Saint-Louis (Québec, 1er mai 1819).La lettre de M.Marcoux où il donne des explications à propos des accusations de déloyauté portées contre lui n'est pas tout à fait du goût de Msr Plessis.Le duc de Richmond accepte, tout de même, ses explications et consent à lui donner l'allocation usuelle comme missionnaire des Iroquois de Caughna-waga.(Registre des Lettres, v.10, p.9.) Msr J.-o.Plessis à M.Charles-Vincent Foumier, curé à la Baie-Saint-Antoine (Nicolet, 15 mai 1819).Msr Plessis permet à M.Foumier de marier, en face de l'Église catholique, un ancien baron allemand, Auguste de Diemar, qu'il a bien connu à Québec où sa première femme est morte.Il a pris pour femme devant un ministre protestant, à York, la fille qu'il désire marier maintenant devant l'Église catholique Cette fille se nomme Charlotte Jaudoin.(Registre des Lettres, v.10, p.11.) Msr j.-o.Plessis à M.Thomas Cook, missionnaire à Caraquet (Québec 17 juin 1819).Mst Plessis approuve le plan de la nouvelle chapelle, de Caraquet, et le choix du lieu qu'il a fait pour la bâtir.(Registre des Lettres, v.10, p.14.) Msr j.-o.Plessis à M.Frs-Xavier Demers, missionnaire à Bonaventure (Québec 17 juin 1819).II avertira les habitants de Carleton que le missionnaire ne les visitera plus s'ils ne consentent pas à rebâtir le presbytère.\" Msr de Saldes vous enverra un successeur au mois d'août.Je ne serai plus alors ici, devant partir en juillet pour l'Angleterre.\" (Registre des Lettres, v.10, p.15.) Msr j.o.Plessis à M.Alexander Macdonell, vicaire général à Saint-Raphaël, Haut-Canada (Québec 19 juin 1819).M.McEachern, qui va le visiter, lui apportera cette lettre.Msr Plessis a ordonné, dans son voyage à Montréal, Monsieur Fraser.M.-Macdonell le prendra comme vicaire à Saint-Raphaël.Quant à son frère, Angus Fraser, Msr Plessis attendra, pour l'ordonner, qu'il soit mieux disposé.Deux prêtres irlandais sont débarqués à Québec pendant son absence L'un a disparu après avoir causé du scandale l'autre a été envoyé chez M.Maguire.Les gens disent que son église de Saint-Raphaël est trop grande et trop somptueuse.(Registre des Lettres, v.10, p.16.) Msr J.-o.Plessis à M.Jean-Marie Madran, curé à Saint-Jacques (Québec 19 9 130 ARCHIVES DE QUÉBEC juin 1818).Me Plessis le charge de la desserte des lies de la Madeleine.Il devra se rendre à Québec, aussitôt pour prendre passage sur une des goélettes qui viennent de cet endroit.(Registre des Lettres, v.10, p.19.) Msr J.-O.Plessis à M.Rémi Gaulin, missionnaire à Chéticamp (Québec, 23 juin 1819).Msr Plessis comprend l'état d'abandon oft se trouvent les catholiques des lies de la Madeleine.Il envoie un prêtre pour rester à l'avenir au milieu d'eux.M.Lejamtel viendra finir ses jours ft Québec, et Msr Plessis charge M.Gaulin de le remplacer ft Arichat.Le successeur de M.Gaulin ft Chéticamp sera M.Dugué.Réponse ft diverses consultations.(Registre des Lettres, y.10, p.20.) Msr j.-o.Plessis & M.Joseph-Norbert Provencher, missionnaire et vicaire général ft la Rivière-Rouge (Québec, 28 juin 1819).Le frère de M Provencher est parti pour aller le rejoindre ft la Rivière-Rouge.Lady Selkirk est partie pour l'Angleterre, et lord Selkirk est bien malade.Un prêtre et un ecclésiastique partiront pour la Rivière-Rouge, au printemps prochain.M.Provencher pourra alors revenir ft Québec.Les Sœurs de la Congrégation ne sont pas encore disposées ft envoyer de leurs sujets dans une aussi lointaine mission.A propos des mariages entre catholiques et protestants.Lord Selkirk lui enverra, par la voie de la baie d'Hudson, une cloche pour sa chapelle.(Registre des Lettres, v.10, p.24.) Msr J.-O.Plessis ft M.Sévère Dumoulin, missionnaire ft la Rivière-Rouge (Québec, 30 juin 1819).Il a reçu «es dernière lettres.La mission de Pembina; saint François-Xavier en sera le titulaire.Conduite qu'il doit tenir par rapport aux Indiens et ft la traite de la boisson.B ne faut pas réunir en village les Indiens.Il doit s'efforcer de faire disparaître la superstition.(Registre des Lettres, v.10, p.22.) Msr J.-O.Plessis à Msr de Saldes, ft la Rivière-Ouelle (Québec, 1er juillet 1819).Notes ft Msr Panet pour l'administration du diocèse pendant le voyage de Msr piessis en Europe.L'école du faubourg Saint-Roch.Le séminaire de Nicolet.L'Hôtel-Dieu de Québec La mission de la Rivière-Rouge.Argent ft demander au bureau de la caisse ecclésiastique, pour les missions du Haut-Canada, de la Baie-d es-Chaleurs, etc., etc Distribution des cures.M.Lejamtel.Salaire des vicaires.Ordinations ft faire.Secours ft envoyer ft M; Alexander Macdonell, dans le Haut-Canada.Mission de Sandwich, de Saint-Polycarpe.Les ecclésiastiques écossais.M.Donald McDonald.Missionnaires de la Rivière-Rouge.Mission de Drummondville.Les prêtres du séminaire de Nicolet.M.Girouard, ft Saint-Hyacinthe.Conseils ft Mgr Panet, pour la bonne administration du diocèse.Ne pas se laisser décourager par les difficultés.(Cartable: Êttques de Québec, y.3, p.158.) Mémoire présenté par Msr J.-O.Plessis ft lord Bathurst sur la conservation des biens du séminaire de Montréal (Londres, 20 août 1819).(Cartable: Gouter-netnent, v.5, p.112.) Premier mémoire présenté par Msr J.-O.Plessis ft lord Bathurst sur la division du diocèse de Québec (Londres, 20 août 1819).(Cartable: Diocèse de Québec, v.8, p.112.) Troisième mémoire de Msr j.-O.Plessis touchant l'établissement du séminaire de Nicolet, par lettres patentes, ft présenter au très honorable comte Bathurst, principal secrétaire d'État de S.M.B.pour le département des Colonies.(Londres, 20 août 1819).(Cartable: Évêques de Québec, v.3, p.160.) Msr j;.o.Plessis ft Msr de Saldes (Londres, 23 août 1819).Les bulles le nommant archevêque de Québec arrivent bien mal à propos.U lui envoie des copies de son premier et deuxième mémoire ft lord' Bathurst.Les apparences de succès ne sont pas flatteuses.Il a eu le plaisir de rencontrer le docteur Poynter, vicaire apos- m ARCHIVES DE QUÉBEC 131 tolique de Londres.Il a vu aussi le docteur Buckley.Msr Bonavista à Sainte-Hélène Il a dit la messe à la chapelle française de King's Street (Cartable: Évêques ie Québec, v.3, p.159.) Mer J.-O.Plessis à Son Eminence le cardinal Fontana, préfet de la Propagande (Londres, 24 août 1819).Il lui envoie la copie d'un mémoire présenté à lord Bathurst.Il croit que le temps est venu de diviser le diocèse de Québec Pour cela, il faut une entente entre le Saint-Siège et le gouvernement britannique II regrette beaucoup qu'on ait expédié à Québec des bulles le constituant archevêque de Québec, sans que le Cabinet britannique ait été prévenu de cette démarche (Cartable: Évêques ie Québec, v.3, p.161.) Met J.-O.Plessis à Son Eminence le cardinal Fontana, préfet de la Propagande (Londres, 24 août 1819).Raisons pour lesquelles il ne peut accepter le titre d'archevêque de Québec (Cartable: C.M.R.v.3, p.134.) Sir John Sherbrooke à Msr J.-O.Plessis, à Londres (Calverton, near Southwell, 3 septembre 1819).Sir John Sherbrooke croit que sa nomination comme archevêque de Québec est de nature à créer un froid entre Rome et la cour de Londres.(Cartable: Gouvernement, v.1, p.173).Publié dans Journal i'un voyage en Europe par Mgr J.-Octave Plessis, p.455.Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Saldes (Londres, 16 septembre 1819).Il quittera bientôt Londres pour Paris.Il est allé rencontrer lord Bathurst à Cirencester, à sa maison de campagne Celui-ci n'a pas fait de difficulté sur le mémoire relatif à l'établissement du séminaire de Nicolet II a fallu discuter sur la question des suffragants.Il n'y a encore rien de définitif sur ce point.Le ministre refuse de reconnaître la légitimité de possession des biens du séminaire de Montréal.L'abbé Lartigue s'occupera de discuter cette affaire avec lui.(Cartable: Évêques ie Québec, v.3, p.163.) Msr j.-o.Plessis à lord Bathurst (Douvres, 16 septembre 1819).Il remercie lord Bathurst d'avoir favorisé la nomination de deux coadjuteurs.\"Je persiste à croire milord, qu'en favorisant la religion catholique dans les provinces de l'Amérique du Nord, Votre Seigneurie travaille au soutien du gouvernement de Sa Majesté et que nos autels défendent le trône en même temps que le trône les protège.\" M.Lartigue ne se doute pas du choix qu'on a fait de sa personne comme un de ses coadjuteurs.Il espère qu'il acceptera, (Cartable: Évêques ie Québec, v.3, p.164.) Msr j.-o.Plessis à Msr B.-Claude Panet évêque de Saldes (Paris, 22 septembre 1819).Il est à Paris depuis deux jours.Détails intéressants sur l'état de l'Église de France.Il donne un résumé de ses conversations avec lord Bathurst II transcrit la lettre où lord Bathurst lui annonce que le Prince Régent acquiesce à la nomination de M.Lartigue et de M.Proven cher comme coadjuteurs de l'évèque de Québec Il partira avec M.Turgeon le 27 pour Rome M.Desjardins.\u2014P.S.La raison pour laquelle l'on ne veut pas sanctionner le bill des écoles, en Angleterre (Cartable: Évêques de Québec, v.3, p.165.) Msr Poynter, vicaire apostolique de Londres, au cardinal Fontana, préfet de la congrégation de la Propagande à Rome (Londres, 12 novembre 1819).Explication donnée à lord Bathurst par Msr Poynter au sujet du titre d'archevêque conféré à Msr Plessis.(Cartable: Diocèse de Montréal, v.6, p.72.) Mémoire de Msr J.-O.Plessis aux Éminen tissimes cardinaux de la congrégation de la Propagande Rapport sur le diocèse de Québec et sa division en cinq districts (Rome 17novembre 1819).(Cartable:CM.R., v.3, p.151.) Msr j.-o.Plessis à Son Eminence le cardinal Fontana (Rome 17 novembre 132 ARCHIVES DE QUÉBEC 1819).Notes secrètes au sujet de son élévation à la dignité d'archevêque.(Cartable: C.M.R., v.3, p.152.) M«' J.-O.Plessis à Msr B.-Claude Panet, évêque de Saldes (Rome, 27 novembre 1819).Il est enfin rendu à Rome II a communiqué ses demandes aux congrégations; il attend maintenant une réponse II cherche à réduire ses dépenses au strict nécessaire Son serviteur John.(Cartable: Êvêques de Québec, v.3, p.168.) Msr j.-o.Plessis A Msr Burke évêque dè Sion, Halifax (Rome 24 décembre 1819).Il l'engage à ne pas presser davantage la nomination de M.Maguire comme son coadjuteur, puisque celui-ci refuse d'accepter cette position.(Cartable: Êvêques de Québec, v.3, p.17a) 1820 Msr j.-o.Plessis au très honorable comte de Selkirk (Rome 25 janvier 1820).Mer Plessis trouve que la Compagnie de la baie d'Hudson a changé ses premières dispositions pour la Rivière-Rouge (Cartable: Rivière Route, v.3, p.53.) Msr Frosini à Msr j.-O.Plessis (Rome 25 janvier 1820).Msr piessis aura la liberté de visiter les appartements du pape (Cartable: Italie, y.1, p.11.) Msr j.-O.Plessis reçoit de Pie VII la bulle le nommant assistant au trône pontifical (Rome 8 février 1820).(Cartable: Bullarium, y.1, p.14a) Msr j.-O.Plessis à Msr l'évéque de Saldes, coadjuteur de Québec (Paris, 5 avril 1820).Il a quitté Rome le jeudi gras et est arrivé à Paris la veille de Pâques.L'établissement de l'Institution Royale; les écoles de campagne \" Depuis longtemps la commission de l'Institution Royale des Sciences était pendante II n'est pas étonnant qu'elle soit enfin sortie Elle n'a pas besoin de la sanction du Parlement provincial pour entrer en fonction, puisqu'elle n'est que l'exécution d'un misérable statut passé en 1801, le même qui nous a donné les écoles de campagne contre lesquelles j'ai toujours crié.Heureusement nos curés, quoiqu'un peu tard, ont pris à cœur d'en établir par eux-mêmes, et il est de notre devoir de les y encourager.\" La mort de George III.L'impopularité de lord Monck.(Cartable: Êvêques de Québec, v.3, p.172.) Résumé des points traités par Msr j.-O.Plessis avec lord Bathurst, jeudi, le 11 mai 1820: Séminaire de Nicolet; MM.Lartigue et Provencher nommés êvêques; rente pour le palais episcopal; admission d'ecclésiastiques français au Canada (Londres, 12 mai 1820.) (Cartable: Êvêques de Québec, v.3, p.174.) Msr j.-o.Plessis au R.Edmund Burke Halifax (Londres, 16 mai 1820).Il reçoit à l'instant ht lettre que Msr Burke lui avait adressée à Rome II exposera à Rome la nécessité, pour le vicaire apostolique de la Nouvelle-Ecosse de pouvoirs plus amples.A propos d'un legs fait à Msr Burke pour les missions.Il n'a pas besoin des services de M.Doucet.(Cartable: Êvêques de Québec, v.3, p.176.) Msr j.-o.Plessis à Lord Bathurst (Londres, 23 mai 1820).U donne des explications à lord Bathurst au sujet de la rente du palais episcopal et de l'admission d'ecclésiastiques français au Canada.(Cartable: Êvêques de Québec, v.3, p.179.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évéque de Sion, Halifax (New-York, 22 juillet 1820).Il a demandé à la Propagande des pouvoirs plus étendus pour l'évéque de Sion.Il ne tient pas aux services de l'abbé André Doucet.(Cartable: Êvêques d* Québec, y.3, p.184.) Msr Louis-Guillaume Dubourg, évêque de Saint-Louis, à Msr J.-O.Plessis (Saint-Louis, Mo.26 août 1820).Lettres de grand vicaire de Saint-Louis, Mo.(Cartable: États-Unis, v.1.p.101.) ARCHIVES DE QUÉBEC 133 Me j.-o.Plessis à M.Alexander Macdonell, vicaire-général à Saint-Raphaël (Québec, 4 septembre 1820).Il lui envoie ses balles restées à Québec entre les mains du coadjuteur.Lord Bathurst a promis à Msr Plessis qu'il tacherait de remplir les engagements contractés envers lui.Msr Plessis a vu le Révérend M.MacPher-son, plusieurs fois, à Rome.(Registre des Lettres, v.10, p.94.) Msr J.-O.Plessis à Msr John Connolly, évêque de New-York (Québec,6 septembre 1820).Msr de New-York a été trompé par le Père Dominique (Charles French).S'il veut avoir la paix dans son diocèse, il faut renvoyer le Père Dominique ainsi que le Père Malou, chef du camp opposé au Père Dominique et à l'évèque.(Registre des Lettres, v.10, p.96.) Msr J.-O.Plessis à Son Eminence le cardinal Fontana, préfet de la Propagande à Rome (Québec, 7 septembre 1820).Il lui apprend qu'il a visité les évêques de New-York, de Philadelphie et de Baltimore avant son retour à Québec.Msr de Baltimore désire être déchargé des deux Carolines et de la Géorgie qu'il veut ériger en diocèse et pour lequel il propose comme évêque, M.Fenwick, de la compagnie de Jésus.A New-York, Msr Connolly a tourné contre lui la partie la plus respectable des catholiques, par suite de la grande liberté qu'il accorde à un Père Dominicain, Charles French, que Msr Plessis a chassé du Nouveau-Brunswick en 1817, et qui s'est réfugié à New-York, où il continue à mal édifier.Les catholiques des États-Unis, en général, ont beaucoup dé respect pour leurs évêques de langue française et on doit se défier à Rome des rapports faits contre eux.Ces rapports sont faits, le plus souvent, par des moines vagabonds qui cherchent à avoir les premières places dans les diocèses de ces évêques.A propos d'un apostat de l'ordre de la Trappe qui s'est réfugié à Port-au-Prince dans 111e de Saint-Domingue.(Registre des Lettres, v.10, p.94.) M«r J.-O.Plessis à M.Pierre-Nicolas Leduc, curé à Saint-Polycarpe, Rivière-à-Delisle (Québec, 21 septembre 1820).Il/lui renouvelle pour un an ses pouvoirs de curé à Saint-Polycarpe.(Registre des Lettres, v.10, p.99.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Sion, Halifax (Québec, 26 septembre 1820).Il n'a rencontré dans son voyage aucun des inconvénients que lui annonçait Msr Burke Le docteur Poynter est très bien vu à Rome Le Cap-Breton reste à la charge de l'évèque de Québec.\" Ci-inclus un mémoire que j'ai trouvé à Londres dans les papiers de feu M.Bourret.Il s'en faut qu'il soit vrai et bien calculé dans toutes ses parties.J'en dirais autant d'un autre du même auteur, écrit depuis peu d'années où les évêques de Québec sont impitoyablement calomniés; les deux qui m'ont précédé ont sincèrement désiré que leur diocèse fût partagé.J'ai poursuivi leurs démarches à ce sujet, et si je suis enfin parvenu à réaliser le projet, autant que les circonstances me l'ont permis, c'est que j'ai eu la hardiesse que l'âge leur interdisait, d'aller en personne frapper aux sources.Je crois bonnement qu'il vaudrait mieux détruire ces sortes d'écrits que de les laisser subsister, car ils ne sont propres qu'à nuire et à égarer l'opinion de personnes qui auraient suivi les affaires du diocèse de moins près que je le fais depuis 37 ans.\" Le comte de Dalhousie lui a paru un fort honnête homme.Lord Bathurst l'a traité avec beaucoup de bonté.(Cartable: Evêques de Québec, v.3, p.181.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 27 septembre 1820).Il a été très occupé depuis son retour et n'a pu voir encore aux changements à faire.Il faudrait un missionnaire à Miramichi, un autre à Percé.M.Lartigue restera au séminaire de Montréal, même étant évêque.Les nouveaux ecclésiastiques.M.Holmes retournera comme professeur à Nicolet.M.Labelle res- 134 ARCHIVES DE QUÉBEC tera régent des études à Saint-Hyacinthe; M.Girouard sera affecté de son départ si on l'enlève.(Registre des Lettres, v.10, p.92.) Msr j.-o.Plessis à M.Louis-Joseph Papineau, avocat, à Montréal (Québec, 8 octobre 1820).Msr piessis ne se rappelle pas très bien quels furent les motifs qui le décidèrent en 1819, de ne pas forcer quelques habitants de Saint-Mathieu à contribuer à la reconstruction de l'église de cette paroisse (Belœil).Ces gens prétendaient, dans le temps, appartenir à la seigneurie de Cournoyer et à la paroisse de Saint-Marc.Msr Plessis prie M.Papineau de lui rappeler les raisons qu'ils apportaient pour soutenir leur opinion.(Registre des Lettres, v.10, p.102.) Msr j.-O.Plessis ft M.Charles-Joseph Ducharme, curé ft Blainville (Québec, 10 octobre 1820).Les habitants du Pays Fin appartiennent ft la paroisse de Blainville, et c'est ft l'église de cette paroisse qu'ils doivent aller et non pas ft celle de Sainte-Anne.Il doit s'efforcer d'ouvrir aussitôt que possible une école.\" Voilà que les ministres protestants commencent ft visiter les écoles royales établies dans les paroisses.C'est un spectacle dont nos curés ont le désagrément d'être témoins.\" (Registre des Lettres, v.10, p.103.) Msr j.-o.Plessis à M.Thomas Cooke, missionnaire ft Caraquet (Québec, 20 octobre 1820).Msr piessis se réjouit de ce que l'indisposition de M.Cooke touche ft sa fin.\" Il n'en est pas ainsi de ma maladie commencée depuis plus de 3 ans.Le médecin dit qu'elle n'est pas encore rendue ft la moitié et mon état actuel me le persuade.Mauvaise circonstance, pour projetter de nouveaux voyages.\" M.Moris-sette ne peut aller prendre la mission de Saint-Jean, N.B., avant le printemps.M*r Plessis voudrait que M.Cooke allât visiter les catholiques de cette région, dans le courant de l'hiver.(Registre des Lettres, v.10, p.113.) Msr j.-o.Plessis ft Msr Scallan, évêque de Drago et vicaire apostolique de Terre-Neuve (Québec, 21 octobre 1820).Msr Plessis lui envoie un bref apostolique par lequel l'Ile d'Anticosti et la partie de la côte du Labrador, au nord de la rivière Saint-Jean, sont annexées au vicariat apostolique de Terre-Neuve Msr Plessis continuera cependant ft envoyer un missionnaire aux Sauvages de Mingan et de Mask-waro.(Registre des Lettres, v.10, p.116.) Msr j.-o.Plessis ft M.Francois Demers, curé ft Saint-Luc (Québec 2 novembre 1820).Msr piessis n'approuve pas l'idée de construire une église au coteau des Hêtres oft est le presbytère, pour plusieurs raisons: Le baron de Longueuil désirerait que l'église fût construite dans Dorchester (Saint-Jean-d'Iberville) ; Msr piessis aimerait mieux qu'elle fût construite en campagne et sur la rivière ft une demi ou trois-quarts de lieue au-dessus de la ville M.Demers s'efforcera de faire comprendre la chose aux habitants du coteau des Hêtres.(Registre des Lettres, v.10, p.121.) Msr j.-o.Plessis ft M.François-Xavier Noiseux, vicaire général aux Trois-Rivières (Québec 2 novembre 1820).M*r Plessis lui annonce que M.Provencher, de retour de la Rivière-Rouge, a été chargé de la desserte de la paroisse d'Yama-chiche.(Registre des Lettres, y.10, p.122.) Msr J.-O.Plessis ft M.Joseph-Ladislas de Calonne, chapelain aux Ursulines des Trois-Ri vie res (Québec 7 novembre 1820).Msr piessis ne le croit pas aussi incapable qu'il le dit et désapprouve l'idée qu'a M.de Calonne de se retirer au séminaire de Saint-Sulpice, ft Montréal.Il le prie de ménager sa vue et espère qu'il continuera son ministère chez les Ursulines des Trois-Rivières.(Registre des Lettres, v.10, p.123.) .Msr J.-O.Plessis ft Son Eminence le cardinal Fontana, préfet de la Propagande à Rome (Québec 10 novembre 1820).Msr Plessis répond aux questions qui lui ont ARCHIVES DE QUÉBEC 135 été proposées par la Propagande, le 13 mars 1819.1\" Quelles sont les attributions des membres du Conseil législatif de Québec; 2° quelle est la formule de serment qu'ils prêtent lors de leur élection; 3° est-ce que dans les réunions des membres du Conseil législatif, on récite des prières qui impliquent la communication in ditinis 1 4\" La présence de l'évèque catholique parmi les membres protestants de ce Conseil n'est-elle pas de nature à mal édifier les catholiques ?.Msr Plessis explique la position de l'évèque catholique de Québec dans le Conseil législatif et ajoute qu'il se soumettra aux décisions de la congrégation.{Registre des Lettres, v.10, p.125.) Msr j.-o.Plessis à M.Robert Gradwell, supérieur du séminaire anglais, à Rome (Québec 11 novembre 1820).Msr plessis prie M.Gradwell de vouloir remplacer l'abbé Lavizarri comme agent de l'évèque de Québec, à Rome.M.Gradwell avertira Mgr Poynter, à Londres, s'il se décide à accepter.M.Vasnier, agent de Msr plessis à Londres, le remboursera de ses frais.(Registre des Lettres, v.10, p.128.) Msr j.-O.plessis à Msr l'évèque de Halie, vicaire apostolique du district de Londres (Québec 13 novembre 1820).Msr Plessis espère que Msr de Halie se servira de son influence auprès de M.Gradwell, pour faire accepter, à ce dernier, la position d'agent de l'évèque de Québec à Rome.Les Sulpiciens de Montréal s'opposent à l'exécution des plans de l'évèque de Québec et ont signifié à M.Lartigue \" qu'ils ne pouvaient le garder dans leur maison.\" Ils ont même \" réussi à persuader aux citoyens de Montréal, qu'il était du bien de la religion, qu'il ne demeurât pas même en ville\" Lord Dalhousie n'a pas encore reçu les instructions de lord Bathurst à propos de la promotion de MM.Lartigue et Provencher.Msr Plessis prie Msr de Halie de voir lord Bathurst à ce sujet.L'archevêque de Baltimore est bien peiné de la confiance que met la congrégation de la Propagande dans les représentations de quelques misérables qui paraissent avoir réussi à faire nommer êvéque de Charleston, un sujet indigne (Registre des Lettres, v.10, p.131.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Saldes (Québec 13 novembre 1820).Au sujet d'une procuration à donner à l'abbé P.-F.Turgeon pour les affaires du séminaire de Nicolet.(Cartable: Séminaire de Nicolet, v.2, p.102.) Msr j.-o.Plessis à M.Fiavien Leclerc, à Québec (Québec 22 novembre 1820).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-André, llet du Portage.(Registre des Lettres, v.10, p.134.) Msr j.-o.Plessis à l'honorable J.Cuthbert, écuyer, à Berthier (Québec 25 novembre 1820).Lord Dalhousie lui a dit récemment, lors de la mort de M.Baby, qu'il était décidé de ne plus faire de nominations à la charge de grand voyer de la Province.Msr Plessis estime que dans les circonstances, il vaut mieux garder le silence et ne paa intercéder auprès du gouverneur afin que M.Cuthbert soit nommé à cette position.(Registre des Lettres, v.10, p.134.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec 29 novembre 1820).Il lui envoie une copie d'une lettre de l'abbé Sigogne où celui-ci se plaint de l'état de pauvreté auquel il est réduit.Ne pourrait-on pas trouver quelque particulier pour lui faire une petite aumône?(Registre des Lettres, v.10, p.137.) Msr j.-o.Plessis à M.François-Joseph Déguise curé àVarennes (Québec 12 décembre 1820).Msr Plessis le charge \" d'aller marquer une place d'église dans la rivière d'Yamaska, seigneurie Debartzch.\" Il faudra que les habitants s'entendent entre eux pour sa construction.M.Debartzch a déclaré qu'il accepterait le choix fait par l'évèque ou son délégué.Il placera cette mission sous le patronage de saint Damase, pape.(Registre des Lettres, v.10, p.138.) 136 ARCHIVES DE QUÉBEC M\" J.-O.Plessis à M.Antoine Girouard, curé à Saint-Hyacinthe (Québec 12 décembre 1820).Il a chargé M.Déguise d'aller marquer le site d'une église dans le haut de la rivière Yamaska.(Registre des Lettres, v.10, p.139.) Msr J.-O.Plessis A M.Debartzch, seigneur de Saint-Charles etc (Québec 12 décembre 1820).Il a demandé A M.Déguise d'aller fixer l'endroit où sera bâtie la chapelle de Saint-Damase \" Il est bon de vous faire observer que je ne donne A ces sortes de nouveaux établissements que le nom de mission pour certaines raisons politiques qu'il vous sera aisé de deviner.En peu d'années, elles prennent insensiblement celui de paroisse et la chose se fait sans heurter les préjugés ni la fervente loyauté de personne.\" (Registre des Lettres, v.10, p.140.) Msr J.-O.Plessis ft M.Pierre Robitaille, curé A Saint-Charles (Québec 12 décembre 1820).Il pourra procéder A la bénédiction de l'église de Saint-Charles puisque la construction en est assez avancée.(Registre des lettres, v.10, p.146.) M*r J.-O.Plessis A M.Charles-Joseph Primeau, curé A Saint-François, Nou-velle-Beauce (Québec, 15 décembre 1820).Msr piessis se déclare prêt A laisser bâtir une chapelle A la Famine.Seulement, il ne peut déterminer l'endroit où elle devra être bAtie, car il ne connaît pas assez le terrain des alentours.Il prie M.Primeau de se rendre sur les lieux et de lui donner les renseignements nécessaires.(Registre des Lettres, y.10, p.141.) Msr j.-o.Plessis A M.Jean-Jacques Lartigue, au séminaire de Montréal (Québec, 18 décembre 1820).Après avoir consulté quelques prêtres, Msr Plessis a décidé de ne pas attendre plus longtemps pour le consacrer d'autant plus que lord Dalhousie lui a dit qu'il n'y voyait pas d'opposition.Msr Plessis prie M.Lartigue de se préparer \"sons bruit afin de ne pas éveiller la malveillance.\" Msr Plessis le considère déjA investi par ces bulles \" de toute l'autorité nécessaire pour gouverner spirituellement le district de Montréal cum dependenlia (nous tacherons de nous entendre ex etquo et bono sur cette dépendance), la consécration episcopate n'ajoutera A votre autorité que le droit de faire les fonctions qui requièrent le caractère episcopal.Je ne doute pas que vous puissiez absoudre jure ordinario des cas réservés au S.-Siège.\" Il lui donnera en même temps des pouvoirs de grand vicaire La conduite des grands vicaires de Montréal qui veulent limiter la juridiction de M.Lartigue est inconséquente.Msr Plessis en est étonné.(Registre des Lettres, v.10, p.141.) 1821 Msr j.-o.Plessis au Révérend John Carroll, Halifax (Québec, 3 janvier 1821).Il a appris la mort de Msr Burke.U n'entre pas dans ses idées d'envoyer un prêtre de Québec pour administrer l'Église de la Nouvelle-Ecosse.Il avertira la Propagande du décès de Msr Burke et, afin d'aider M.Carroll A faire reconnaître son autorité, il lui envoie une déclaration qu'il fera circuler, parmi le clergé de la Nouvelle-Ecosse M.Carroll agira avec douceur et prudence et ne fera aucune innovation pendant la vacance du siège episcopal.(Registre des Lettres, v.10, p.144.) Msr Ambroise Maréchal, évêque de Baltimore A Msr j.-o.Plessis, évêque de Québec (Baltimore 6 janvier 1821).Msr Maréchal propose A Msr Plessis de demander au Saint-Siège le droit de présentation aux sièges vacants.Notes intéressantes concernant les nouveaux êvêques nommés aux États-Unis: le docteur Conwell A Philadelphie; le docteur England, A Charleston; le docteur Kelly, A Richmond.(Cartable: Etats-Unis, v.1, p.29.) ARCHIVES DE QUÉBEC 137 Mi' J.-O.Plessis à M.Frs-Xavier Demers, curé à Saint-Luc (Québec 7 janvier 1821).Les paroissiens de Saint-Luc \" demandent une église sur la rivière et aussi près que possible de la ville de Dorchester.\" C'est ce que Msr Plessis voulait; seulement, M.Demers peut s'attendre à de l'opposition de la part des habitants du coteau des Hêtres et de ceux de la Savane.(Registre des Lettres, v.10, p.145.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Boucher, curé à Laprairie (Québec 7 janvier 1821).Il le délègue pour aller fixer l'église de Saint-Luc dans un endroit autre que celui désigné d'abord.Le coteau des Hêtres n'est plus central.Les établissements de la baronnie gagnent du côté de Dorchester.Ce n'est pas dans la ville même que Msr plessis désire voir placer l'église mais en deçà, près de la rivière Richelieu et à l'entrée du chemin nouveau qui mène de Dorchester à Blairfindie.(Registre des Lettres, v.10, p.146.) Msr J.-O.Plessis à Son Eminence le cardinal Fontana, préfet de la congrégation de la Propagande (Québec 8 janvier 1821) (en latin).U lui apprend le décès de Msr Burke arrivé à Halifax, le 29 novembre 1820.Msr Burke a laissé une lettre où il désigne lui-même comme administrateur pendant la vacance du siège episcopal, le Révérend John Carroll.Le Révérend Thomas Maguire a refusé, du vivant de Msr Burke d'être son coadjuteur.Msr Plessis a déjà donné son opinion sur le vicariat apostolique à la congrégation de la Propagande dans sa lettre du 17 novembre 1819.(Registre des Lettres, v.10, p.146.) Msr j.-o.Plessis à Msr Bernard Angus McEachern, évêque élu de Rose à 111e du Prince-Edouard (Québec, 10 janvier 1821).Puisque Msr McEachern a reçu ses bulles, il pourra, s'il le désire se rendre à Québec à la fin de mai, pour y recevoir la consécration épiscopale Msr l'évèque de Rhésine a été consacré le 31 décembre 1820, et repartira bientôt pour le Haut-Canada.Msr Plessis a reçu un bref apostolique qui met l'Ile du Cap-Breton sous la juridiction de Msr McEachern.(Registre des Lettres, v.10, p.147.) Msr Jean-Jacques Lartigue évêque de Telmesse, à Msr j._o.Plessis évêque de Québec (Montréal, 31 janvier 1821).Msr Plessis n'a pas assez la réputation de consulter dans les affaires importantes.(Cartable: Diocèse de Montreal, v.1, p.27.) ' Msr J.-O.plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec 5 février 1821.) Il lui envoie un projet de lettre circulaire pour le clergé du district de Montréal qu'il voudra bien examiner et lui renvoyer.Msr Plessis a réglé que le tiers du revenu des paroisses de Saint-Mathieu (Belceil) et de Saint-Hilaire serait réservé à Msr Lartigue, pour ses dépenses personnelles.(Registre des Lettres, v.10, p.151.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'archevêque de Baltimore (Québec, 7 février 1821).Msr l'archevêque de Baltimore et ses anciens confrères, les-évêques, se consoleront en constatant que le choix de Rome pour les êvêchês de Philadelphie, de New-York et de Boston \" soit tombé sur des Irlandais capables de sentir ce qu'il faut penser de leur compatriotes émigrés.De toute la cabale qui s'est faite il en résultera pour le cardinal Fontana, la conviction à laquelle il s'est refusé, jusqu'à présent, que l'Église des États-Unis ne gagnera rien à avoir des étrangers pour évêques, préférablement à d'anciens missionnaires qui ont vieilli dans le ministère du pays.\" Il approuve le dessein de l'archevêque de Baltimore d'aller à Rome La position de Msr plessis l'empêche de se joindre à l'archevêque de Baltimore pour demander le droit de nommer ou présenter aux sièges vacants.Il n'a obtenu du ministère britannique ses deux derniers suffragants \" qu'avec beaucoup de peine et en les faisant passer pour des grands vicaires revêtus du caractère episcopal.Le gouvernement n'a pas voulu me reconnaître pour métropolitain, en sorte que mon diocèse n'est réellement 138 ARCHIVES DE QUÉBEC pas démembré comme je l'aurais voulu, maki divisé en districts pour des êvêques inpartibus soumis à mon autorité.\" (Registre des Lettres, v.10, p.152.) MS' j.-o.Plessis à Msr de Telmesse, à Montréal (Québec 10 février 1821).Msr Plessis a appris avec plaisir qu'il demeurait à l'HOtel-Dieu.U lui offre comme secrétaire M.Quintal ou.M.Bourget.Si les citoyens de Montréal lui offrent une maison, il pourra aller y résider sans crainte.Aux termes des bulles de Msr Lartigue, ses pouvoirs d'évêque sont indépendants de la vie ou de la mort de Msr Plessis.Seulement, Msr piessis désirerait que Msr Lartigue eût des pouvoirs extraordinaires directement de Rome, et en propre Quant au reproche de ne pas assez consulter dans son administration, Msr Plessis répond qu'ordinairement il le fait, mais qu'il peut arriver qu'il s'aveugle là-dessus, et prie Msr Lartigue de lui servir de moniteur.(Registre des Lettres, v.10, p.154.) Msr j.-o.Plessis à Msr de Telmesse, à Montréal (Québec, 11 février 1821).A propos de la.division de la paroisse de Saint-Benoit.Msr Plessis a constamment observé de ne qualifier que de missions, les paroisses formées depuis le commencement de son administration.\" Insensiblement, ces missions deviennent paroisses et le gouvernement s'accoutume à les considérer comme telles, quoique leur existence ne soit pas légale\" (Registre des Lettres, v.10, p.157.) Msr j.-o.Plessis à Msr de Telmesse à Montréal (Québec, 12 février 1821).Tant qu'on ne lui fermera pas la porte Msr Lartigue fera bien de paraître au séminaire et d'assister aux offices de la paroisse et d'y prêcher.Il pourra accorder aux curés, la permission d'avancer le temps de la communion pascale Ce n'est pas le temps de demander des contributions aux curés pour le soutien de l'évéque de Telmesse (Registre des Lettres, v.10, p.158.) Msr J.-O.Plessis à M.Rémi Gaulin, missionnaire à Arichat (Québec, 14 février 1821).Il le remercie des bons souhaits qu'il lui a présentés à l'occasion de son retour d'Europe La mission du Cap-Breton passe sous la juridiction de Msr McEachern \"sans cesser de faire partie du diocèse de Québec.\" (Registre des Lettres, v.10, p.159.) Msr j.-o.Plessis à Msr de Telmesse à Montréal (Québec 14 février 1821).Il le prie d'aller dans la seigneurie de Saint-Ours fixer les limites d'une nouvelle paroisse et marquer le rite d'une chapelle qui devra être construite sur le bord de la rivière Yamaska.Il dressera un procès-verbal de son opération.Il fera comprendre aux habitants qu'il est important qu'ils s'entendent entre eux pour la.construction de la chapelle et des dépendances.L'acte de donation ou d'achat du terrain sera fait au nom d'un particulier qui en disposera ensuite par testament en faveur de la nouvelle mission.(Registre des Lettres, v.10, p.160.) Msr j.-o.Plessis à Msr de Telmesse à Montréal (Québec 17 février 1821).A propos de la mission qu'il se propose d'établir dans la seigneurie de Saint-Ours, Msr Plessis fait remarquer à Msr de Telmesse que cette seigneurie est traversée dans toute sa longueur par le ruisseau de Sal vaille et que l'on pourrait peut-être fixer la chapelle sur le bord de ce ruisseau.Msr Plessis a désigné le site d'une chapelle en 1810, dans les seigneuries de Bourgmarie et de Bourchemin.\" Il faut éviter autant que possible le mélange de plusieurs parties de seigneurie dans une même paroisse\" A propos des frais de voyage de Msr de Telmesse Msr Plessis lui accorde tous les pouvoirs que le droit commun accorde aux êvêques.(Registre des Lettres, v.10, p.162.) ¦ Msr j.o.Plessis à Msr de Telmesse à Montréal (Québec 19 février 1821).Msr de Telmesse pourra se fixer en ville si les citoyens lui en expriment le désir ARCHIVES DE QUÉBEC 139 par une requête.Me Plessis a écrit à Rome pour savoir à quoi s'en tenir sur la question de la pension à donner à ses suffraganta.(Registre des Lettres, v.10, p.165.) Msr j.-o.Plessis à Msr de Telmesse, à Montréal (Québec, 3 mars 1821).Il lui envoie la copie d'une lettre qu'il a reçue de M.Roux et la réponse qu'il lui a faite.M.Roux veut avoir la copie du bref nommant Me l'évèque de Telmesse, suf-fragant du siège de Québec.C'est le commencement de la chicane.Msr de Telmesse fera la visite des communautés de Montréal.M.Lajus a accepté la desserte de Belœil.Il le prie d'aller à Saint-Ours aussitôt qu'une occasion favorable se présentera.(Registre des Lettres, v.10, p.168.) Me j,-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général, à Montréal (Québec, 3 mars 1821).Msr Plessis invite le diocèse de Montréal à prendre connaissance du bref nommant Me Lartigue suffragant de Québec, pour le district de Montréal.(Cartable: Diocèse de Montréal, v.E, p.3.) Me J.-O.Plessis (1821).Reflexions sur la prétendue nécessité de publier le bref (février 1820) nommant Me Lartigue au gouvernement de Montréal (à propos d'un écrit de M.ChaboUlez, curé de Longueuil).(Cartable: Diocèse de Montréal, v.E, p.69.) Me J.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Kelly, curé à Sorel (Québec, 5 mars 1821).M.Kelly ira à Drummondville visiter les catholiques et en faire un recensement qu'il enverra à Msr Plessis.(Registre des Lettres, v.10, p.171.) Me j.-o.Plessis à Me de Telmesse, à Montréal (Québec, 6 mars 1821).Msr Plessis espère que les citoyens de Montréal chercheront à retenir en ville Msr de Telmesse.Il se propose d'introduire un tarif uniforme dans le diocèse.Msr de Telmesse fera voir à M.Roux ses lettres de grand vicaire.Tableau des archi-prêtres du diocèse en 1814.Plusieurs sont morts depuis cette date.Il a reçu la solution des cas proposés à la Propagande en 1814.Me de Telmesse pourra donner ht tonsure à un jeune Irlandais, nommé McMahon, et qui est régent des études au collège de Saint-Hyacinthe.(Registre des lettres, v.10, p.173.) Me J.-O.Plessis à M.François-Norbert Blanchet, missionnaire à Richibouc-tou (Québec, 14 mars 1821).M.Blanchet poussera les gens de Richibouctou à construire une petite chapelle.Il ne forcera pas les habitants des villages voisins à contribuer à cette construction, mais les laissera libres de faire comme ils l'entendront.(Registre des Lettres, v.10, p.175.) Msr j.-o.Plessis à Msr Poynter, évêque de Halie, vicaire apostolique du district de Londres (Québec, 26 mars 1821).Msr Plessis a reçu ses dernières lettres.Il lui annonce la consécration de Msr Macdonell et de Msr Lartigue.\" Ce dernier exclu du séminaire de Montréal du moment de sa consécration, fait encore ombrage à ses anciens confrères par sa résidence en ville.\" Conduite étrange de M.Roux.Msr Plessis consacrera, au printemps, Msr McEachern et probablement Msr Pro-vencher.Lord Dalhousie n'a encore rien reçu de lord Bathurst.Difficultés qu'éprouve le nouvel évêque de Philadelphie, le docteur Conwell, à se faire reconnaître par ses diocésains.Le gouvernement provincial a passé un bill pour l'établissement d'écoles dans les paroisses de campagne.Lord Dalhousie en l'envoyant en Angleterre, pour avoir la sanction royale, l'a fortement recommandé.(Registre des Lettres, v.10 p.178.) Msr j.-o.Plessis à Me l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 31 mars 1821).Ils sont tous deux grands vicaires .des évêques de Boston, de New-York, de Bardstown, de la Louisiane et du vicaire apostolique de Terre-Neuve.Pouvoirs des évêques dans la Province, dans les questions de fabrique.A propos de la 140 ARCHIVES DE QUÉBEC visite des communautés religieuses et des misères qu'on lui fait à Montréal.U verra le comte de Dalhousie dans le courant de l'été.Les archiprêtrea dans le district de Montréal.Que disent les prêtres du sud de Montréal, de sa position à Montréal ?\" En général, nul n'applaudit à la conduite du séminaire envers vous;\" M.Roux lui a écrit de nouveau à propos de la communication du bref.Ce que l'oir% doit entendre par les notables d'une paroisse.Le démembrement du district de Montréal.Msr Plessis a raconté à Msr Poynter les difficultés que rencontre, à Montréal, Msr de Telmesse.(Registre des Lettres, v.10, p 181.) Msr J.-O Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 31 mars 1821).Afin de ne pas compromettre la cour de Rome, Msr Plessis prie M.Roux de ne pas donner de publicité aux actes où elle continue de le qualifier Arthe-vlque.(Registre des Lettres, v.10, p.186.) Msr j.-O.Plessis à M.J.-Sévère-Nicolas Dumoulin, missionnaire à la Rivière-Rouge (Québec, 10 avril 1821).Réponse à diverses questions concernant le ministère de M.Dumoulin.Msr plessis a appris avec plaisir que M.Dumoulin était allé à la haie d'Hudson.Il voudrait bien aussi qu'il allât visiter l'Athabaska.Il lui conseille d'écrire à M.de Rocheblave qui verra les MM.de la Compagnie du Nord-Ouest à ce sujet.Msr Provencher ne pourra retourner dans la présente année.\"La mort de lord Selkirk a occasionné du dérangement dans la Compagnie d'Hudson qui n'est pas très favorable à la religion catholique, et (entre nous) celle du Nord-Ouest l'est encore moins.Les associés de lord Selkirk dont j'ai vu les chefs à Londres sont néanmoins convaincus des excellents effets produits par les missionnaires.'' 11 le prie de s'occuper, de concert avec l'abbé Sauvé, à l'éducation dea enfants sauvages.(Registre des Lettres, v.10, p.188.) Msr j.-o.Plessis à Msr de Telmesse, à Montréal (Québec, 10 avril 1821).Il lui annonce l'arrivée prochaine d'un jeune prêtre irlandais.M.Fraser ira à Kingston et y restera jusqu'à ce qu'on lui trouve un successeur.Msr piessis verra s'il peut faire quelque chose pour M.Sweeney, à propos du recensement du district de Montréal.M.Bourget a été nommé archiprêtre.U prie Msr de Telmesse de se mêler le moins possible aux querelles qui divisent les gens de Montréal, à propos de sa résidence dans la ville.(Registre des Lettres, v.10, p.191.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Saint-Germain, curé à Terrebonne (Québec, 12 avril 1821).Il aura des Sœurs de la Congrégation en son temps.Il ne faut pas y penser pour le moment.\"Vous n'êtes pas le seul curé auquel on a offert une place subordonnée dans l'Institution Royale des Sciences.C'est un moyen fort adroit de mettre le clergé catholique dans la dépendance de l'évèque anglican.\" (Registre des Lettres, v.ip, p.194.) Msr j.-o.Plessis à M.Jacques Odelin, curé à Saint-Grégoire (Québec 13 avril 1821).Il peut laisser vendre l'ancien presbytère.Qu'il bâtisse lui-même, à ses frais, les dépendances dont il a besoin, si les paroissiens ne veulent pas les construire.Qu'il n'attende pas que le presbytère soit terminé pour y entrer.\" La peinture n'est pas essentielle au logement.Le presbytère de Québec était occupé depuis 23 ans lorsqu'en 1798, j'y fis mettre, à mes frais, de la peinture pour la première fois.Le peu de temps que nous avons à passer sur la terre ne vaut pas la peine que nous nous tourmentions pour les commodités temporelles.\" (Registre des Lettres, v.10, p.195.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse (Québec 14 avril 1821).Il lui envoie des copies de quelques ordonnances anciennes tant civiles qu'ecclésiastiques. ARCHIVES DE QUÉBEC 141 Ce M.Hannan, qui arrive d'Irlande, pourra être envoyé chez un curé afin de se préparer à prendre un poste à l'automne.(Registre des Lettres, v.10, p.197.) Mgr j.-O.Plessis à Msr l'évéque de Baltimore (Québec, 13 avril 1821).Il lui faudrait un bon agent à Rome qui s'occuperait de ses affaires.Il lui conseille de s'adresser à M.Robert Gradwell, supérieur du séminaire anglais.Msr Poynter, de Londres, désirerait savoir le nom d'un archevêque schismat ique, mort dernièrement à Haiti.(Registre des Lettres, v.10, p.199.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évéque de Rhésine, à Saint-Raphaël, Haut-Canada (Québec, 13 août 1821).Par suite des rivalités entre la Compagnie de la baie d'Hud-son et celle du Nord-Ouest, M.Provencher ne pourra retourner ft la Rivière-Rouge, dans la présente année.Sa consécration episcopate sera différée.Il le prie de demander ft M.MacGilvray si la Compagnie du Nord-Ouest ne permettrait pas à M.Dumoulin de faire une visite dans le territoire de l'Athabaska.(Registre des Lettres, v.10.p.199.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, ft Montréal (Québec, 28 avril 1821).Il a reçu les derniers rapports du recensement fait par les curés: U y a 189,119 urnes catholiques dans le district de Montréal; 109,000, dans celui de Québec, et 39,000, dans celui des Trois-Rivières.Si M.Hannan ne se montre pas plus obéissant, Msr piessis ne l'acceptera pas.Msr de Telmesse pourra accepter les appartements qu'on lui offre, au séminaire, et ne pas trop s'inquiéter des critiques que l'on fait contre lui.(Registre des Lettres, v.10, p.203.) Msr j.-o.Plessis au très honorable lord Bathurst, ft Londres (28 avril 1821).Msr J.-O.Plessis serait très heureux si le gouvernement britannique acceptait le bill pour l'encouragement de l'éducation dans tes paroisses de la campagne, passé ft la dernière session du Parlement provincial, et si Sa Majesté le sanctionnait.(Registre des Lettres, v.10, p.204.) Msr j.-o.Plessis au très honorable lord Bathurst, à Londres (Québec, 28 avril 1821).Il espère que lord Bathurst lui fera transmettre les lettres patentes donnant une existence légale au séminaire de Nicolet.(Registre des Lettres, v.10, p.20S.) Msr j.-o.Plessis ft Msr Guillaume Poynter, évêque de Halie, vicaire apostolique de Londres (Québec, 30 avril 1821.) Il le prie de remettre ft lord Bathurst les deux lettres incluses, A propos des honoraires ft payer à M.Robert Gradwell, agent de Mïr Plessis à Rome.\"Aux États-Unis, tes prêtres irlandais continuent de troubler les diocèses, et les êvêques irlandais, trop nouveaux dans le pays, ou encouragent mal ft propos ces mauvais sujets, ou ne prennent pas les moyens qu'il faudrait pour leur résister.Tandis que le docteur Con well est maltraité par Hogan, ft Philadelphie, le docteur Kelly rétablit ft Richmond, Car bray qui avait été censuré par le métropolitain.\" Msr Plessis prie Msr Poynter de le rappeler au souvenir du docteur Buckley.(Registre des Lettres, v.10, p.207.) Msr j.-O.Plessis ft M.Provencher, vicaire général ft Yamachiche (Québec, 1er niai 1821).Msr piessis vient d'apprendre que la paix se fera bientôt entre la Compagnie de la baie d'Hudson et celle du Nord-Ouest U est donc à présumer que M.Provencher soit bientôt appelé ft retourner ft la Rivière-Rouge et ft se consacrer dans ces régions lointaines, ft la grande oeuvre ft laquelle Dieu l'a destiné.(Registre des Lettres, v.10, p.207.) Msr J.-O.Plessis ft MM.Halkett et ColviUe, à Londres (Québec, 1er mai 1821).Msr Plessis demande ft ces messieurs s'ils voudraient bien donner l'ordre à M.Garden, agent de la Compagnie de la baie d'Hudson, a Montréal, de faire embar- 142 ARCHIVES DE QUÉBEC quer dans un de leurs canots, M.Proven cher qui voudrait retourner à la Rivière-Rouge dans le courant de l'été.Msr Plessis espère que dans l'acte d'agrément qui doit être signé entre la Compagnie de la baie d'Hudson et celle du Nord-Ouest, l'on ne perdra pas de vue la donation des terrains faite à la mission de la Rivière-Rouge, par lord Selkirk, en 1818.(Registre des Lettres, v.10, p.208.) Msr j.-o.Plessis à milady Selkirk, à N.Brighton (Québec, 2 mai 1821).Il la prie de vouloir bien continuer son assistance aux missions de l'Ouest, et d'intercéder auprès des chefs de la Compagnie de la baie d'Hudson, pour obtenir que M.Provencher puisse retourner à la Rivière-Rouge, dans un de leurs canots.(Registre des Lettres, v.10, p.209.) Msr J.-O.Plessis A Msr l'évèque de Telmesse (Québec, 7 mai 1821).Si Msr Lartigue pouvait se construire à Montréal une église qui ne serait rattachée à aucune paroisse, ce serait le meilleur moyen de régler la question de sa résidence à Montréal.Les MM.du séminaire s'y opposeront et il vaut mieux ne pas les brusquer.Les Mille-Roches sont desservies par le curé de Saint-Luc.A propos des noms de saints à donner aux nouvelles paroisses.Il n'a pas de prêtre à envoyer comme curé au Saint-Esprit Msr Lartigue peut s'attendre à se promener car \"dans ce pays-ci, il faut qu'un évêque soit toujours à trotter de côté et d'autre\" Msr Plessis part pour Nicolet le 14 mai.Il se plaint de la grande pénurie de prêtres.(Registre des Lettres, v.10, p.210.) Msr j.-o.Plessis à M.l'abbé Courbon, vicaire général A Lyon (Québec, 8 mai 1821).U recevra avec plaisir les deux prêtres qu'il a promis de lui envoyer.Il pourra leur adjoindre deux élèves dont la vocation parait assurée.Qu'il les envoie à Paris; l'abbé Desjardins, archidiacre, les dirigera de là vers le Canada.(Registre des Lettres, v.10, p.215.) Msr j.-O.Plessis à M.Rémi Gaulin, missionnaire à Arichat, C.-B.(Québec 9 mai 1821).Il voudrait bien lui envoyer un prêtre pour l'aider, mais où le prendre ce prêtre ?(Registre des Lettres, v.10, p.214.) Msr J.-O.Plessis à M.Thomas Cooke missionnaire à Caraquet (Québec, 12 mai 1821).Msr Plessis demande à M.Cooke de vouloir bien hure le recensement des catholiques de Bartabog et de Malcolm's Chapel, afin de voir s'ils sont assez nombreux pour assurer la subsistance d'un prêtre résident (Registre des Lettres, v.10, p.217.) Msr j.-o.Plessis à M.Breluque, supérieur des Missions étrangères à Paris (Québec 2 mai 1821).Il ne croit pas que ce M.Lefrou, qui désire venir en Canada, puisse être placé selon ses désirs dans ce pays.Msr Plessis attend dans le moment deux prêtres que lui envoie M.Courbon, du diocèse de Lyon.M.Breluque voudra bien s'occuper d'eux à leur passage à Paris.(Registre des Lettres, v.10, p.218.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Lamotte curé à Berthier (Québec 14 mai 1821.) Il lui envoie l'abbé Harm an, de Limerick, en Irlande qui passera quelques mois chez lui, afin d'apprendre la langue française et de se préparer au ministère.(Registre des Lettres, v.10, p.220.) ' M.W.O.Darling, secrétaire militaire, à Québec, à Mur J.-O.Plessis (Québec 14 mai 1821).Le gouvernement rembourse Msr Plessis de la somme de 122 louis qu'il déboursa pour son transport sur lés bateaux de la marine royale lors de son voyage dans le Haut-Canada, en 1816.(Cartable: Gouvernement, v.4, p.102.) Msr J.-O.Plessis à Msr de Telmesse à Montréal (Québec 30 mai 1821).Pouvoirs extraordinaires donnés aux prêtres qui doivent accompagner Msr Lartigue à la visite pastorale Droits honorifiques aux seigneurs.Les habitants des Mille- ARCHIVES DE QUÉBEC 143 Roches devront s'entendre entre eux s'ils veulent avoir une chapelle.Rien de nouveau à propos de la mission de la Rivière-Rouge.(Registre des Lettres, y.10, p.220.) Msr j.-o.Plessis à M.Louis Delaunay, curé à Saint-Léon (Québec31 mai 1821).Msr Plessis désire savoir quelles sont les ressources de la fabrique, avant de lui permettre de se servir de l'argent en caisse pour achever la construction de l'église.(Registre des Lettres, v.lQ, p.222.) Msr J.-o.Plessis to the Committee of the Catholics of the City of Saint-John, New Brunswick (Quebec, June 5th 1821).Il leur envoie comme curé un bon prêtre, M.Joseph Morissette, qui quitte une belle paroisse dans le diocèse, pour aller résider au milieu d'eux.Ils devront le recevoir avec bonté et lui assurer des moyens de subsistance.(Registre des Lettres, v.10, p.224.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec 8 juin 1821).L'abbé Hannan a décidé de passer aux États-Unis.\" C'est un bon caractère auquel il manque une éducation assez ecclésiastique.\" Il n'est pas propre au ministère du pays.(Registre des Lettres, v.10, p.225.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec 15 juin 1821).Msr Plessis est très occupé dans le moment.Il fera la consécration episcopate de Msr McEachem, le jour de la Sainte-Trinité, dans l'église du faubourg Saint-Roch.Msr de Rhésine et Msr de Saldes seront les deux êvêques assistants.Réponses à diverses consultations: la construction et la réparation des églises, presbytères et cimetières doivent être supportées par les paroissiens.Les abbés Bezeau, Boissonnault et Hannan.Msr Lartigue ne doit pas s'inquiéter du mémoire de M.Roux.Qu'il garde bonne contenance au milieu de tous les mauvais procédés dont on use envers lui.(Registre des Lettres, v.10, p.226.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse à Repentigny (Québec, 18 juin 1821).II lui envoifijine requête des paroissiens de Saint-Benoit demandant la permission de construire une nouvelle église, une autre, des habitants de Bleury ou de la seigneurie des Mille-Roches.Le patron de cette nouvelle mission sera saint Athanase.Le curé de Saint-Denis, malade à l'Hôpital général.Lord Bathurst mécontent en apprenant par un journal qu'un évêque avait été installé à Montréal.(Registre des Lettres, v.10, p.229.) Lord Dalhousie à Msr j.o.Plessis, évêque de Québec (Québec, 21 juin 1821).Lord Bathurst demande des explications sur le titre d'archevêque de Québec pris par Msr plessis lors de la consécration de Msr Lartigue (Cartable: Gouvernement, v.2 P.8.) Msr J.-O.Plessis à Son Excellence le comte de Dalhousie, gouverneur en chef (Québec, 23 juin 1821).Il lui donne la réponse aux demandes qu'il a faites.1° C'est à la demande de lord Castiereagh que la cour de Rome, en 1808, accorda des évêchês in partibus à Messeigneurs Macdonell et McEachem; 2° c'est à la suite d'un mémoire présenté à lord Bathurst par Msr Plessis que Sa Majesté permit que MM.Lartigue et Provencher fussent revêtus de l'autorité spirituelle jugée nécessaire pour le bon gouvernement des catholiques de leur district respectif.A la fin de 1818, le Saint-Siège jugea à propos d'ériger son église en archevêché.Apprenant que ce nouveau titre ne convenait pas à la cour d'Angleterre, il refusa de l'accepter et avertit de son refus le Saint-Siège.(Registre des Lettres, v.10, p.238.) k_ Msr j.-o.Plessis à l'Êminentissime cardinal Fontana, préfet de la congrégation de la Propagande à Rome (Québec, 25 juin 1821).Longue lettre en latin où Msr Plessis soumet de nombreux doutes, demandant plusieurs facultés extraordinaires concernant les empêchements de mariage, les indulgences, les pouvoirs à donner 144 ARCHIVES DE QUÉBEC aux missionnaires éloignés, la fête du Sacerdoce célébrée dans le diocèse de Québec.Il demande au Saint-Siège la permission de vendre l'ancien palais episcopal au gouvernement.Les efforts du clergé protestant pour s'emparer de l'éducation des enfants dans les campagnes.Plaintes du curé de Québec contre la construction de l'église de Saint-Roch.(Registre ies Lettres, v.10, p.231.) Msr J.-O.Plessis ft M.Robert Gradwell, prêtre ft Rome (Québec, 25 juin 1821).U le remercie d'avoir accepté la charge de procureur pour l'évéque de Québec et pour l'archevêque de Baltimore.Il lui envoie de nombreux papiers qu'il remettra au cardinal Fontana.Les points sur lesquels il devra attirer l'attention du cardinal, entre autres la demande d'approbation de l'église du faubourg Saint-Roch.Il fera mention des efforts faits par Msr Plessis pour protéger Msr de Telmesse contre lequel ses anciens confrères, les Sulpiciens de Montréal, se sont déclarés.Conditions suivant lesquelles la confrérie de la Bonne Mort et de l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement doivent être approuvées.(Registre its Lettres, V.10, p.239.) Msr J.-O.Plessis à Msr William Poynter, vicaire apostolique de Londres (Québec 26 juin 1821).Il a écrit à lord Dalhousie et lui a donné les explications nécessaires à propos du paragraphe d'un journal de Montréal qui a mécontenté si fort lord Bathurst.\" Personne n'a plus à se louer que moi des procédés de lord Bathurst et, indépendamment de ce que me prescrit mon état et ma position vis-à-vis du gouvernement de S.M., si j'étais capable d'user de duplicité dans quelque matière que ce fût, la reconnaissance m'empêcherait de le faire envers lord Bathurst et de l'exposer à aucun désagrément.Sans être fort avancé en politique, je conçois toute la délicatesse de la position d'un secrétaire d'État et à quels ménagements il est assujetti.\" Registre its Lettres, v.10, p.241.) Msr j.-o.Plessis ft M.Jean-Henri Roux, vicaire général ft Montréal (Québec, 29 juin 1821).Msr Plessis lui reproche sévèrement l'indécence de sa conduite et de celle des Sulpiciens envers Msr l'êvêque de Telmesse.(Registre its Lettres, v.10, p.243.) Mer J.-O.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse, ft Montréal (Québec 29 juin 1821).Affaires d'administration.Il ne fera pas pour le moment de réponse au mémoire de M.Roux.\"Ce brave homme pourrait bien ft la longue me mettre dans la nécessité de lui prouver qu'il tient le grand vicariat de moi et non du Souverain Pontife.\" Msr Lartigue fera bien de ne pas entrer en discussion avec lui.Correspondance avec lord Dalhousie ft propos de Msr Lartigue.Les habitants de Saint-Martin désirent allongçr-ieûrxéglise et y mettre deux tours.(Registre ies Lettres, v.10, p.245.) -J^m Msr j.-o.Plessis à Msr l'êvêque de Telmesse (Québec, 25 août 1821).Il est arrivé ft Québec, le 24 août, de retour de la visite dans la Baie-des-Chaleurs.Établissement de la mission de la Petite-Nation.Il lui retournera la copie du plan de M Papineau.Difficultés qui se présentent pour l'établissement d'une mission dans la seigneurie de Bleury.n ne faudrait pas donner trop d'étendue & la paroisse de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie.A propos de l'opposition que Msr de Telmesse a rencontrée ft L'Assomption.(Registre ies Lettres, v.10, p.247.) Msr j.-o.Plessis à Met de Telmesse, à Montréal (Québec 27 août 1821).A propos de la perception des componendes.Affaire du cimetière de Saint-Régis.La cure de Belœil et celle de Saint-Eustache.(Registre ies Lettres, v.10.p.248.) Msr J.-O.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse (Québec, 30 août 1821).A propos de demandes de dispenses, d'empêchements de mariage.Les ecclésiastiques du col- LETTRE DE M* PLESSIS À M*1 PANET (27 NOVEMBRE 1819) Monseigneur J'ai eu l'honneur de cous écrire de plusieurs endroits differ ens; savoir, de Liverpool, de Londresjleux ou trois fois de Paris de Lyon et de Milan.Jusqu'à ce jour il ne m'est parvenu d'\"autre lettre de Votre Grand'que celle du 5 juillet que je reçus à londres avec son duplicata.Apparemment il y en a d'autres en route, mais je n'en ai pas trouvé de rendues ici, ni il n'y en est arrivé depuis quinze jours que j'y suis, nonobstant les précautions prises pour bien baliser le chemin de toutes celles qui seroient adressées à londres à MT Vasnier.Outre les lettres que je cous ai adressées directement, j'ai prié Mr Desjardins de Paris de transmettre en Canada les deux que je lui ai écrites de Turin et d'Ancône.Je ne ceux négliger aucun moyen de cous donner de mes nouvelles, dans la confiance peut-être présomptueuse que cous en désirez comme je suis affamé des vôtres.Depuis mon arrivée dans cette capitale du monde, j'ai obtenu une audience du S.Père et rencontré plusieurs cardinaux et autres prélats dont j'ai reçu des honnêtetés.J'ai livré au card1 Fontana préfet de la propagande, un mémoire conforme à celui que j'avois présenté à lord Bathurst pour la division de mon diocèse en cinq, et dont j'ai eu l'honneur de vous transmettre une copie, comme je ferois de celui Questions d'administration.(Registre des-Lettres, v.11, p.154.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évèque de Telmesse ft Montréal (Québec 31 mars 1823).Affaires d; discipline.(Registre des Lettres, v.11, p.157.) Msr j.-o.Piessis ft M- John McDonell, missionnaire ft Perth.Haut-Canada (Québec 1er avril 1823).Msr Plessis est peiné d'apprendre dans quel état de pauvreté il se trouve S'il n'est paa satisfait de la manière dont Msr de Rhésine le traite il lui donnera un poste dans les provinces du Golfe (Registre des Lettres, v.11, p.158).Msr J.O.Plessis ft Msr Joseph-Norbert Provencher, évêque de Juliopolis, à la Rivière-Rouge (Québec 6 avril 1823).Il fout effectuer aussitôt que possible le déplacement de la mission de Pembina.M.Dumoulin retournera ft Québec D donnera le sous-diaconat ft M.Harper.U accuse réception de ses dernières lettres.M.Halkett.D n'a pas de prêtres ft lui envoyer; les immigrants irlandais arrivent en grand nombre ft Québec dénués de tout et sans prêtres pour les assister.Il a appris avec plaisir qu'il s'était rendu sans accident ft sa lointaine mission.Au sujet de ses comptes.Les derniers décès dans le diocèse Msr Provencher a été trop rude dans sa lettre ft M.Halkett; Msr Plessis lui envoie une copie delà lettre que M.Halkett lui a écrite ft ce sujet U a recommandé Msr Provencher aux prières de toutes les communautés.(Registre des Lettres, v.11, p.160.) Msr J.-O.Plessis i M.J.-Onésime Leprohon, directeur du séminaire de Nicolet (Québec 10 avril 1823).Conseils généraux sur la direction des élèves et des professeurs.Msr piessis ira bientôt ft Nicolet (Registre du Lettres, v.11, p.165.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évèque de Telmesse ft Montréal (Québec 19 avril 1823).A propos des envois ft faire ft Msr Provencher.Les prêtres qui pourront accompagner Msr de Telmesse dans sa prochaine visite pastorale Monsieur Roux se plaint de la construction d'une nouvelle église ft Montréal.M.Dullard en pleine convalescence (Registre des Lettres, v.11, p.167.) Msr J.-O.Plessis ft M.André Doucet, missionnaire ft Argyle, Nouvelle-Ecosse (Québec 12 avril 1823).Il a reçu sa lettre du 25 janvier.Il est peu probable que l'on nomme de sitôt un vicaire apostolique pour la Nouvelle-Ecosse.U le recevra avec plaisir si un jour ou l'autre il retourne ft Québec Cependant après tout ce qui t ARCHIVES DE QUEBEC 169 ¦'est dit sur ion compte, il ne peut espérer occuper en arrivant un poste brillant II l'encouragea bien employer ion temps.(Registre des Lettres, v.11, p.172.) Mt* J.-O.Plessis à M.Sévère Dumoulin, millionnaire à la Rivière-Rouge (Québec 17 avril 1823).S'il ne se sent plus le courage de rester dans les missions, il reviendra à Québec et donnera quelques semaines, en passant aux catholiques du Sault-Sainte-Marie et de Drummond's Island.(Registre des Lettres, v.11, p.175.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec, 22 avril 1823).Il a chargé M.Poirier de la desserte de Saint-Damase; M.Poirier continuera à résider ft Saint-Césaire Msr de Telmesse enverra quelques livres latins à Msr de Juliopolis pour ses élèves.(Registre des Lettres, v.11, p.178.) Mef' j.-O.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse, ft Montréal (Québec, 24 avril 1823).Affaires d'administration.Mer Plessis lui demande d'aller, soit par lui-même, soit par un délégué, fixer le site de la chapelle dans la nouvelle mission de Sainte-Scholastique.(Registre du Lettres, y.11, p.182.) Msr J.-O.Plessis ft M.Charles Bédard, au séminaire de Montréal (Québec, 26 avril 1823).Rien ne fera davantage plaisir à Msr Plessis que de voir M.Bédard travailler ft rétablir la paix.U faudrait pour cela que Msr de Telmesse pût exercer ses fonctions librement et qu'on lui donnât la chapelle de Bon-Secours pour y faire les offices du culte, jusqu'à ce que la chapelle du faubourg soit terminée.(Registre des Lettres, v.11, p.184.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évéque de Juliopolis, ft la Rivière-Rouge (Québec 26 avril 1823).Il lui envoie les titres des terrains donnés par lord Selkirk ft là mission de la Rivière-Rouge II pourra diviser en lots une partie de ces terrains.Réponse ft diverses questions concernant les empêchements de mariage (Registre des Lettres, v.11, p.187.) Msr j.-o.Plessis ft M.J.-Êtienne Cécil, curé à BeUechasse (Québec 28 avril 1823).Réponse à plusieurs cas de conscience (Registre du Lettres, v.11, p.189.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'êvêque de Telmesse à Montréal (Québec 28 avril 1823).Recommandations diverses.M.Charles Bédard a dû lui communiquer la correspondance échangée entre Msr Plessis et lui.\" Ce prêtre déjà si estimable dans mon opinion, le devient encore davantage par ses efforts pour rétablir la paix dans l'Église de Dieu.\" (Registre du Lettres, v.11, p.192.) Msr j.-o.Plessis à M.Maurice Félix, curé à Saint-Benoit (Québec 28 avril 1823).Il lui donne la marche à suivre pour parvenir à établir sans trouble la nouvelle mission de Sainte-Scholastique II le félicite du progrès de son entreprise à Saint-Benoit (Registre du Lettres, v.11, p.194.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse à Montréal (Québec 3 mai 1823).Difficultés à propos du nouveau tarif.A propos d'une lettre de M.Roux.Msr piessis désirerait voir Msr de Telmesse continuer son projet de donner une édition française de la bible de Douai.Les bibles protestantes se répandent dans la Province au grand détriment des fidèles.(Registre du Lettres, v.11, p.194.) Mer j.-o.Lartigue à Msr l'évéque de Telmesse à Montréal (Québec 17 mai 1823).A propos de la construction de la chapelle de Sainte-Scholastique U a lu la dissertation de Msr de Telmesse sur le nouveau tarif.Ce que lui écrivait M.Gradwell les 10 mars et 25 juillet 1822, à propos de Msr de Telmesse et des Sulpiciens.M.Chaboillez a entrepris de prouver que l'établissement d'un suffragant dans le district de Montréal, tel qu'il a eu lieu, est illégal.U s'appuie pour cela, sur la jurisprudence française.(Registre des Lettres, v.11, p.197.) Msr J.-O.Plessis à M.Thomas Cooke missionnaire à Caraquet (Québec 18 170 ARCHIVES DE QUÉBEC mai 1823).M.Cooke ira lui-même ft Miramichi et desservira cette mission tant que Msr Plessis ne pourra pas lui envoyer un remplaçant.Réponse à diverses questions.(Registre du Lettres, v.11, p.201.) Msr J.-O.Plessis ft Msr l'évéque de Rose, ft Saint-André, lot no 37, Ile Saint-Jean (Québec 19 thai 1823).La desserte des Sauvages du Cap-Breton et des Écossais catholiques de L'Ardoise.MM.McLeod et Chisholm retourneront bientôt ft 111e du Prince-Edouard aussi bien préparés que M.Donald McDonald, pour exercer le ministère.Msr Plessis n'a pas d'objection ft ce que M.Fitzgerald soit employé s'il a de bons témoignages du docteur Scallan, de Terre-Neuve Le Père French.M.Dullard est rétabli.(Registre du Lettres, v.11, p.206.) Msr J.-O.Plessis ft M.McKcagney, missionnaire ft L'Ardoise Ile du Cap-Breton (Québec 20 mai 1823).Msr Plessis le félicite de son zèle et du parti qu'il a pris d'aller hiverner dans sa mission sauvage II continuera, cependant, ft faire sa principale résidence ft L'Ardoise (Registre des Lettres, v.11, p.208.) Msr j.-o.Plessis au Révérend Père Vincent Merle Trappiste ft Tracadie (Québec 20 mai 1823).Il aurait été heureux de le voir établir, dans le Cap-Breton, une maison de son ordre pour l'instruction des Sauvages.Le projet a manqué faute de ressources.Aujourd'hui, le Père abbé lui conseille de vendre les propriétés de Tracadie et d'aller ouvrir un monastère au Kentucky.Msr Plessis croit qu'il ferait mieux de retourner en France: ft l'âge de 55 ans, il ne peut espérer pouvoir entreprendre des travaux aussi pénibles que ceux qu'il a faits dans la Nouvelle-Ecosse S'il retourne en France M.Edge qui a plutôt des dispositions pour l'état religieux partira avec lui.(Registre du Lettres, v.11, p.209.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse ft Berthier (Québec 29 mai 1823).A propos de M.Carroll qui a chanté la messe ft Chambly, sans être muni d'une permission de l'évéque M\" de Rhésine est en visite à Québec.(Registre des Lettres, ?.II.p.213.) Msr j.-o.Plessis & Msr l'évéque de Telmesse ft Sorel (Québec 4 juin 1823).Msr de Rhésine part pour un voyage de six mois en Europe.Msr Plessis le charge de plusieurs commissions auprès des ministres britanniques.U n'y a pas ft compter sur le remplaçant de lord Bathurst, au département colonial, lord Colchester, dont Mer Lartigue connaît les mauvaises dispositions envers les catholiques.L'abbé Carroll.Les archives de l'archevêché; elles ne sont pas classées-après l'année 1700.Décès de M.Vasnier en Normandie A propos d'une nouvelle édition du Nouveau Testament.\"Saint Jacques le Majeur en vaut bien un autre pour titulaire de votre église\" Pourquoi n'a-t-il pas invité plus de prêtres ft la pose de la première pierre?B a demandé au pape un bref déclaratoire de la juridiction de Msr de Telmesse sur tout le clergé et le peuple du district de Montréal.Prochaines ordinations ft faire Les ecclésiastiques du collège de Saint-Hyacinthe II nommera probablement M.Manseau grand vicaire pour le Haut-Canada, pendant l'absence de Msr de Rhésine (Registre du Lettres, v.11, p.215.) Msr j.-o.Plessis ft M.Hyacinthe Hudon, missionnaire ft Arichat (Québec 5 juin 1823).U fera de son mieux pour secourir M.McKeagney, dans sa détresse M.Hudon tâchera d'aller visiter les Français du Bras-d'Or.Msr Plessis ne \"connaît aucun point dans tout le diocèse oft le catholicisme soit aussi bas.\" Réponse à diverses questions.(Registre des Lettres, v.11, p.220.) Msr j.-o.Plessis ft Msr Cheverus, évêque de Boston (Québec 7 juin 1823).Msr Plessis lui demande des lettres d'excardination en faveur de l'abbé Jean Holmes qu'il désire promouvoir aux ordres sacrés.(Registre du Lettres, v.11, p.221.) ARCHIVES DE QUÉBEC 171 Msr J.-O.Plessis ft M.Maurice Felix, curé ft Saint-Benoit (Québec, 7 juin 1823).A propos du site de la chapelle de Sainte-Scholastique (Registre des Lettres, v.11, p.224.) Msr j.-O.Plessis ft M.J.-Édouard Morissette missionnaire ft Saint-Jean, N.-B.(Québec, 11 juin 1823).Msr Plessis a été heureux d'apprendre que M.Morissette consentait ft passer une année de plus ft Saint-Jean.Il lui enverra un voisin.Où en est-il dans ses affaires d'argent?(Registre dis Lettres, v.11, p.225.) Msr J.-O.Plessis ft M.J.-Philippe Lefrançois, missionnaire à Bonaventure (21 juin 1823).On s'occupe dans le moment des titres des terres dans le district de Gas-pé.Il faut qu'il fasse une demande pour les terres appartenant ft l'église de Bonaventure et de Paspebiac.Il tentera aussi de se faire donner une portion de terrain ft Port-Daniel et ft la Nouvelle (Registre des Lettres, v.11, p.226.) Msr J.-O.Plessis à M.Clément Aubry, missionnaire ft Percé (Québec, 21 juin 1823).Il réclamera des titres pour les terrains de l'église de la Grande-Rivière de Newport, de l'Anse-à-Beaufils, de Percé, de la Malbaie de la baie de Gaspé et des postes situés sur le fleuve (Registre dts Lettres, v.11, p.227.) Msr j.-o.Plessis ft M.Rémi Gaulin, curé ft Saint-Luc (Québec, 21 juin 1823).Il ne permettra pas aux habitants du coteau des \"Hêtres de bâtir l'église ailleurs que sur les bords de la rivière A-t-on commencé ft construire la chapelle des Mille-Roches (Saint-Athanase) ?Msr piessis ne connaît pas les endroits mentionnés sous le nom de Grande-Ligne et de la Pointe-à-la-Mule (Registre dts Lettres, v.11, p.228.Msr j.-o.Plessis ft M.l'abbé de Bonne vicaire général à Montpellier (Québec, 22 juin 1823).Il ne doit rien espérer de ses réclamations ft la succession de M.de Bonne II ne lui conseille pas de confier la chose aux cours de justice II est probable qu'elles se prononceront contre lui, vu son titre d'étranger.(Registre dts Lettres, v.11, p.229.) Msr j.-O.Plessis ft M.Le Saul nier, curé d'office ft Montréal (Deschambault, 26 juin 1823).Il n'a pas eu le temps de compulser la requête des paroissiens de Montréal pour la reconstruction de leur église Les députés voulaient une réponse immédiate II y a beaucoup d'irrégularités dans cette requête et plusieurs des signatures ne sont pas attestées.Malgré ces lacunes, et quoique l'on doute de sa bonne volonté, il l'attestera, et chargera quelqu'un d'aller instrumenter sur les lieux et de choisir une place pour la construction.(Registre dts Lettres, v.11, p.231.) Msr j.-o.Plessis ft M.Charles Bédard, au séminairede Montréal (Deschambault, 27 juin 1823).Msr piessis lui rend hommage de ses bonnes intentions, et lui déclare qu'il ne se laissera pas intimider par la faction qui demande la reconstruction de l'église paroissiale \" Il est clair que l'église Saint-Jacques est l'objet de la jalousie de cette faction.Tout est mis en œuvre pour l'arrêter.D'un autre côté il n'est pas déraisonnable de bâtir l'église paroissiale sur une plus grande échelle.\" Il autorisera cette construction, mais il ne faut pas aller trop vite (Registre des Lettres, v.11, p.232.) Msr j.-O.Plessis ft M.Denis-Benjamin Viger, ft Montréal (Deschambault, 28 juin 1823).Il a reçu ses dépêches du 23.Le récit de ce qui s'est passé ne le surprend pas.Il faut pousser la construction de l'église Saint-Jacques et s'occuper de bâtir aussi un logement pour Msr de Telmesse On prétend, dans le publie que M.Viger n'a donné le terrain de l'église Saint-Jacques que pour faire acquérir de la valeur ft d'autres emplacements.Msr Plessis sait que c'est une pure calomnie (Registre des Lettres, v.11, p.234.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évèque de Telmesse ft Saint-Jean-Baptiste-de-Rou- 172 ARCHIVES DE QUEBEC ville (Saint-Augustin, 5 juillet 1823).Lord Dalhousie est parti pour la Nouvelle-Ecosse.M.l'abbé Carroll, vicaire à Saint-Gervais.Lea Sulpiciens ont obtenu la permission du gouvernement de faire venir quatre sujets de France.Il ne sait qui envoyer dans les missions du Golfe.Msr Plessis n'est pas opposé ft la reconstruction de l'église paroissiale de Montréal, cependant il n'autorisera pas un emprunt ft faire par la fabrique.\" J'apprends avec plaisir que votre église va son train et est au-dessus des lambourdes.\" (Registre its Lettres, v.11, p.236.) Msr j.-o.Plessis ft M.Le Saulnier, curé ft Montréal (Saint-Ambroise.11 juillet 1823).En attendant qu'un délégué soit nommé pour instrumenter sur la reconstruction de l'église paroissiale de Montréal, les marguilliers peuvent s'occuper d'acquérir les terrains nécessaires.C'est au curé surtout ft y voir puisqu'il ne doit pas être étranger aux affaires de sa paroisse.(Registre its Lettres, v.IL P- 241.) Msr J.-O.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse, ft Montréal (Québec, 11 août 1823).A propos du voyage en Europe de Msr de Rhésine.Les limites des paroisses de Saint-Hilaire et de Saint-Jean-de-Rouville ont été déterminées par Msr Denaut.Msr Plessis se défend d'avoir mal reçu les députés de Montréal.U est en faveur de la reconstruction de l'église paroissiale Cependant, il se demande oft l'on prendra les argents nécessaires ft cette entreprise Msr de Telmesse pourra garder, pour lui, les componendes du district de Montréal.Msr Plessis le prie de ne pas tirer vengeance des propos que l'on débite sur son compte M.Kimber malade MM.Duchanne Grenier, Courtaud.Il lui envoie une lettre de M.Gradwell.(Registre ies Lettres, v.11, p.242.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse ft Montréal (Québec 14 août 1823).Questions d'administration.Msr Plessis a appris que M.Chaboillex avait terminé la publication de son ouvrage et que même il en avait envoyé une copie ft lord Dalhousie Les catholiques de York, de Niagara, de Miramichi sont sans secours religieux, et menacés de passer au protestantisme Ceux de Saint-Jean ne veulent plus de M.Morissette (Registre its Lettres, v.11, p.247.) Msr J.-O.Plessis ft M.Le Saulnier, curé d'office ft Montréal (Québec 14 août 1823).Msr de Saldes ira probablement choisir le site de la nouvelle église paroissiale de Montréal.(Registre ies Lettres, v.11, p.250.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse ft Montréal (Québec 19 août 1823).U lui envoie les papiers concernant les limites des paroisses de Saint-Jean-de-Rouville et de Saint-Hilaire Son entrevue avec lord Dalhousie a été très courte Q a tout de même effleuré la question des lettres patentes pour Msr de Telmesse et celle de la reconstruction de l'église paroissiale de Montréal.Il lui a dit un mot de la jalousie du séminaire de Montréal.(Registre its Lettres, v.11.p.255.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse.ft Montréal (Québec 21 août 1823).A propos de componendes.MM.Dullard, Decoigne, Poirier, Duchanne Mort subite de l'abbé Noël, ft Cacouna.(Registre ies Lettres, v.11.p.255.) Mer j.-o.Plessis ft M.Robert Gradwell, agent de l'évéque de Québec ft Rome (Québec 25 août 1823).Longue lettre ft propos des démêlés de l'évéque de Québec et de l'évéque de Telmesse avec les Sulpiciens de Montréal.Msr Plessis n'a jamais voulu détruire les Sulpiciens.Au contraire lors de son voyage en Europe il a beaucoup travaillé pour qu'ils puissent conserver leurs biens.Les arguments de l'abbé Sambucci ne sont pas d'une grande valeur.La prétendue lettre des curés ft l'adresse de Msr piessis n'est qu'un libelle dressé par un curé, ami du séminaire de Montréal.Ces querelles nuisent beaucoup ft la religion et sont l'objet des commentaires malicieux des protestants.U mettra sous les yeux des cardinaux son mandement du ARCHIVES DE QUÉBEC 173 5 décembre 1822.M.John McDonell.Msr Plessis remercie M.Gradwell de son grand zèle pour lui.(.Registre dts Lettres, v.11, p.259.) Msr J.-O.Plessis à M.Robert Gradwell, agent de l'évèque de Québec à Rome (Québec, 26 août 1823).U reçoit ft l'instant un exemplaire d'un factum publié par un curé du district de Montréal, M.Chaboillez.Cet écrit est appelé à causer beaucoup de mal.Les protestants en prendront occasion pour écraser le catholicisme au Canada.Msr piessis n'a pas pris le titre d'archevêque dans la publication du bref qui propose Msr Lartigue à l'administration du district de Montréal, parce que le gouvernement se serait offensé de ce nouveau titre Opinion de Msr de Saldes sur récrit de M.Chaboillez.(Registre dts Lettres, v.11, p.262.) Msr j.-o.Plessis à Msr Poynter, évêque de Halle, à Londres (Québec, 28 août 1823).Il suppose que Msr de Halie est de retour en Angleterre II le félicite du choix qu'il a fait de M.Brompton pour son coadjuteur.Il expédiera ft M.Gradwell la lettre non signée que Msr piessis lui a transmise II lui envoie aujourd'hui une autre production publiée par un chaud partisan du séminaire de Montréal.Ce méchant écrit causera beaucoup de mal à la religion.(Registre des Lettres, v.11, p.262.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec 30 août 1823).A propos de la nomination de Msr piessis au Conseil législatif.Le factum de M.Chaboillez; il faut y répondre Comment les évêques de Québec étaient intronisés sous le régime français, comment ils l'ont été depuis la conquête.Il a nommé M.Manseau, grand vicaire pour le Haut-Canada, jusqu'au retour de Msr de Rhésine (Registre des Lettres, v.11, p.267.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse ft Montréal (Nicolet, 4 septembre 1823).Longue lettre oft Msr piessis traite surtout de l'administration générale du diocèse.Les professeurs au collège de Saint-Hyacinthe Nominations ecclésiastiques.Prochaines ordinations.M.Cadieux a commencé une réfutation du pamphlet de M.Chaboillez.II serait bon que Msr de Telmesse allât faire visite ft lord Dalhousie, àSorel.Il a approuvé le plan de l'église de Sorel.(Registre des Lettres, v.11, p.269.) Msr J.-O.Plessis à Msr de Saldes à la Ri vie re-Ouelle (Saint- Pierre-les-Becquets, 6 septembre 1823).L'écrit de M.Chaboillez fera beaucoup de mal; Il serait bon que Msr de Saldes fit une \" déclaration pour répondre ft deux endroits du pamphlet dans lesquels il se trouve compromis, comme si le nouvel ordre de choses lui faisait injure\" Il lui envoie deux formules qu'il pourra retoucher et signer s'il le juge ft propos.(Registre des Lettres, v.11, p.274.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse ft Montréal (Québec 11 septembre 1823).Nominations ecclésiastiques.M.Manseau.M.Dullard ira à la rivière Miramichi.Le pamphlet de M.Chaboillez.\" Les bulles de l'érection de l'évèché de Québec sont semblables ft celles de Blois, excepté que le désir du peuple n'y est pas exprimé et qu'elles n'ont pas été précédées du procès-verbal de commodo, etc.\" (Registre des Lettres, v.11, p.275.) Msr j.-o.Plessis ft M.Louis-Marie Cadieux, curé aux Trois-Rivières (Québec 11 septembre 1823).Affaires d'administration.A propos d'une dépêche officielle non mentionnée dans le mémoire préparé par Msr piessis, M.Cadieux peut \" hardiment dire que l'évèque de Québec n'a rien-fait que ce qu'il était autorisé de faire par les ministres de S.M.\" (Registre des Lettres, v.11, p.278.) Msr j.-o.Plessis ft Son Excellence le comte de Dalhousie gouverneur en chef, ft Sorel (Québec, 11 septembre 1823).L'écrit de M.Chaboillez est cause de nombreux pourparlers.On dit que la nomination de Msr Lartigue n'a pas été approuvée des ministres de S.M.Msr Plessis a par-devant lui tout ce qu'il faut pour prouver le 174 ARCHIVES DE QUEBEC contraire.Il est faux également qu'il ait refusé la permission de reconstruire l'église paroissiale de Montréal.Il a simplement exigé une requête de la majorité des paroissiens.(Registre des Lettres, v.11, p.279.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec 13 septembre 1823).Limites de la mission de Saint-Clément-de-Beauharnois.A propos des droits honorifiques accordés à son coadjuteur.Le but de la mission en Angleterre de MM.Adhémar et Delisle, en 1783.La réponse qui leur fut faite La constitution de 1791 \" mal calculée pour le génie des Canadiens et qui n'a eu d'autre effet réel que de rendre les administrés insolens envers les administrants.L'esprit de démocratie et d'indépendance a gagné le peuple est passé de là au clergé et vous en avez les fruits.\" Deux marguilliers de Montréal sont allés voir lord Dalhousie à Sorel.M.Dumoulin s'en revient (Registre des Lettres, v.11, p.280.) Msr J.O.Plessis à Msr H.Conwell.évêque de Philadelphie, à Montréal (Québec 15 septembre 1823).U a lu dans les journaux la nouvelle de la résignation de l'abbé Hogan et en même temps que les Trustees lui avaient donné pour successeur il signor abbate Inglesi.Msr piessis raconte à Msr Conwell l'histoire de cet aventurier qui est probablement le même qui \" a reçu les ordres dans le diocèse de la Louisiane et y a gagné toute la confiance de Msr Dubourg.\" Msr Plessis ne croit pas que Msr Dubourg sit été trompé à ce point (Registre dts Lettres, v.11, p.284.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse à Montréal (Québec 18 septembre 1823).Il vient de lire l'article du Canadian Times du 16 septembre M.Cadieux lui a envoyé une copie de son écrit Msr plessis prépare lui-même un mémoire pour lord Dalhousie Nominations ecclésiastiques.MM.Manseau, Grenier, Delisle Bellefeuille, Poirier, Clément, Aubry, Courtaud, Bégin, Ducharme Decoigne, etc, etc U a écrit à Msr Conwell, à propos de l'abbé Angelo Inglesi.(Registre des Lettres, v.11, p.285.) Msr J.-O.Plessis à M.Louis-Marie Cadieux, curé aux Trois-Rivières (Québec 20 septembre 1823).Il aura M.Quintal pour .vicaire Msr Plessis ne pourra lui retourner son mémoire avant huit jours.U faut y faire certaines corrections.(Registre dts Lettres, v.11, p.292.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, curé à Soulanges (Québec 20 septembre 1823).A propos du voyage de M.Manseau dans le Haut-Canada.La chapelle de Prescott (Registre des Lettres, v.11, p.292.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse à Montréal (Québec 20 septembre 1823).Nominations ecclésiastiques.Les deux frères McDonald, Angus et .John.Les récentes ordinations.(Registre dts Lettres, v.11, p.294.) Msr J.-O.Plessis à M.Alexis Leclerc, curé à Saint-Pierr e-les-Becquets (Québec 24 septembre 1823).A propos de la construction de la nouvelle église Msr Plessis ne permettra pas qu'on la bâtisse à un autre endroit que celui qu'il a choisi lui-même Amortissement du terrain.Droits des seigneurs.(Registre des Lettres, v.11, p.295.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse à Montréal (Québec 24 septembre 1823).Il choisit bien mal son temps pour demander des lettres patentes pour son établissement II a dû s'apercevoir, lors de sa visite à lord Dalhousie que celui-ci est indisposé contre lui, et il n'y a pas à compter sur les membres du Conseil.(Registre des Lettres, v.11, p.296.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évèque de Rose à Saint-André, Ue Saint-Jean (Québec 27 septembre 1823).Il lui renvoie M.McLeod, un fort bon sujet Les deux abbés John et Roderic McDonell lui ont écrit de Rome \" Ils sont dans la plus grande détresse incapables de s'y soutenir, et hors d'état de s'en revenir, faute ARCHIVES DE QUÉBEC 175 d'argent.\" lia se plaignent de l'abandon où les laissent leur famille et Msr de Rose.M.Dullard s'en va à Miramichi.(Registre des Lettres, v.11, p.298.) Msr j.-O.Plessis à M.Magloire Blanchet, missionnaire ft Chéticamp (Québec, 27 septembre 1823); Affaire d'administration.La mission des lies de la Madeleine.(Registre des Lettres, v.11, p.300.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec, 29 septembre 1823).Changements ecclésiastiques.Msr Plessis a terminé le mémoire qu'il présentera à lord Dalhousie.Il contient sa correspondance avec lord Bathurst.Il ne veut pas que l'on donne de la publicité à ces pièces.Le jeune prêtre qui a répondu à M.Chaboillez est M.Baillargeon, chapelain à Saint-Roch.Quelques prêtres ont lu sa lettre et l'ont trouvée bien.(Registre des Lettres, v.11, p.306.) Msr j.-o.Plessis à Msr de Telmesse, à Montréal (Québec, 1er octobre 1823).A propos de M.Racicot, ecclésiastique qui n'a pas le moyen de payer sa pension au séminaire.Msr Plessis ne peut le prendre sur ses charges; il en a déjà trop.M.Deguire gardera son vicaire.Msr de Saldes s'en va à Montréal, marquer la place de l'église paroissiale.(Registre des Lettres, v.11, p.308.) Msr j.-O.Plessis à M.Pierre Duguay, curé à la Malbaie (Québec, 2 octobre 1823).A propos des titres d'une concession faite par M.Nairne à la fabrique de la Malbaie.(Registre des Lettres, v.11, p.310.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec, 4 octobre 1823).Nominations de vicaires.Msr Plessis approuve l'ordonnance de M\" de Telmesse relative à l'établissement de Saint-Valentin.A propos d'un article du Spectateur Canadien où l'on critique la manière d'agir de Msr de Telmesse.(Registre des Lettres, v.11, p.312.) Msr J.-O.Plessis à M.Louis-Marie Cadieuz, curé aux Trois-Rivières (Québec, 6 octobre 1823).Le gouvernement a décidé d'accorder des lettres patentes d'amortissement du terrain du presbytère aux Trois-Rivières.On continue de travailler à la correction de son mémoire en réfutation de la brochure de M.Chaboillez.(Registre des Lettres, v.11, p.316.) Msr j.-o.Plessis à M.Louis Lamotte, curé à Berthier (Québec, 8 octobre 1823); U lui envoie comme vicaire M.Holmes.Il permettra à M.Holmes d'aller de temps en temps à Drummond ville pour y faire la mission.(Registre des Lettres, v.11, p.317.) Msr J.-O.Plessis à Son Excellence sir Francis Burton, lieutenant-gouverneur à Québec (Québec, 10 octobre 1823).Il lui envoie une copie du mémoire qu'il a déjà transmis à lord Dalhousie.(Registre des Lettres, v.11, p.318.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'êvêque de Telmesse, à Montréal (Québec, 11 octobre 1823).Nominations ecclésiastiques.A propos des bulles de Msn Macdonell et McEachem.Il soumettra à des avocats les quatre questions de Msr de Telmesse concernant la nomination des êvêques au Canada sous le régime français, l'érection des paroisses et l'inamovibilité des cures.Il a approuvé le procès-verbal de Msr de Saldes pour la reconstruction de l'église paroissiale de Montréal.(Registre des Lettres, v.11, p.318.) Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Manseau, vicaire général, curé aux Cèdres (Québec 13 octobre 1823).Msr Plessis est satisfait de la tournée faite par M.Manseau dans le Haut-Canada.Pouvoirs nouveaux à donner aux missionnaires du Haut-Canada.M.Fraser à Kingston.(Registre des Lettres, v.11, p.322.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse à Montréal (Québec 13 octobre 1823).La construction de l'église de Saint-Jacques.Les habitants de Saint-Damase 176 ARCHIVES DE QUEBEC demandent un curé.La nouvelle mission de Saint-Hugues.II a transmis à Rome le mémoire de M.Chaboillez, celui du curé de Saint-Philippe, ainsi qu'une copie de celui qu'il avait présenté à la cour de Londres, en faveur de l'établissement des Sulpiciens.Il a reçu une réponse de lord Dalhousie.(Registre des Lettres, v.11, p.323.) Msr j.-O.Plessis à M.Alexis Leclerc curé de Saint-Pierre-les-Becquets (Québec, 17 octobre 1823).La place de la nouvelle église est fixée; c'est une affaire finie et il ne reviendra pas sur sa décision, malgré toutes les requêtes que l'on pourrait faire signer.(Registre des Lettres, v.11, p.326.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre-Nicolas Leduc missionnaire à Nipisiguit (Québec 13 octobre 1823).Réponse à diverses consultations.Le triste état des fidèles de la Rivière-à-Jacquet.Il les visitera aussi souvent que possible.(Registre des Lettres, v.11, p.327'.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec 21 octobre 1823).Nominations de vicaires.Difficultés à propos de la mission de Saint-Dam a se.U est probable que lord Bathurst n'a pas osé écrire au gouvernement à propos de la promotion à l'épiscopat de Msr de Telmesse Msr Plessis désirerait voir le mémoire qu'il a préparé pour répondre à M.Chaboillez; il le publiera sous un nom étranger, soit de prêtre soit de laïque (Registre des Lettres, v.11, p.327.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph Lefrancois, missionnaire à Paspebiac (Québec 23 octobre 1823).Réponse à diverses consultations.M.Lefrancois retournera à Québec dans le cours de l'été prochain.(Registre des Lettres, v.11, p.333.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec 25 octobre 1823).Mort subite à Saint-Thomas, de M.Vallée curé de Saint-Pierre et de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud.Il cherche un curé pour Saint-Damase et Saint-Césaire \" M.Decoigne dit à qui le veut entendre qu'il y a sous presse un mémoire contre M.Chaboillez, que vous en êtes l'auteur et qu'il doit être signé d'Hospice Bédard.\" (Registre des Lettres, v.11, p.336.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec 30 octobre 1823).L'école du protonotaire Perrault, à Québec.A propos des notes de Msr de Telmesse sur le mémoire de M.Cadieux; elles sont moins sévères que les siennes.La mission à Saint-Damase M.Decoigne malade (Registre des Lettres, v.11, P 338.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse à Montréal (Québec 1er novembre 1823).La manière d'agir quant aux dispenses du second degré de parenté.M.Cooke sera probablement curé de Saint-Damase et de Saint-Césaire M.Decoigne La brochure de Msr de Telmesse \"est excellente propre à éclairer le clergé et le peuple\" On en prendra probablement ombrage au gouvernement; sa nouvelle requête en effet, n'a pas plu à lord Dalhousie Le mémoire de M.Cadieux.C'est un mal irréparable que \" d'avoir donné naissance à ces discussions publiques sur des matières qu'U fallait tenir secrètes: c'est d'avoir livré l'Eglise du Canada à ses ennemis.\" (Registre des Lettres, v.11, p.340.) Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Girouard, curé à Saint-Hyacinthe (Québec 4 novembre 1823).A propos des lettres patentes que M.Girouard se propose de demander pour la reconnaissance civile du collège de Saint-Hyacinthe (Registre dis Lettres, v.11, p.344.) Msr J.-O.Plessis à M.Louis Lamotte curé à Berthier (Québec, 6 novembre 1823).Le jugement que M.Lamotte porte sur M.Chaboillez est juste \" Il est bien vrai que l'esprit d'indépendance et de démocratie qui, grâce à notre constitution libérait, prévaut dans le peuple de ce pays, a aussi gagné le clergé.\" Cependant, à LETTRE DU CARDINAL LITTA À MF PLESSIS Monseigneur, Ne sçachant pas si j'aurai le bonheur de vous retrouver dans les derniers moments de votre depart, je m'empresse de vous envoyer ces lettres dont l'une pour mon frère qui a déjà l'honneur de vous être connu, e l'autre pour procurer à une de mes sœurs l'honneur de votre connaissance.En vous souhaitant un bon voyage et un heureux succès à vos saintes intentions je vous prie.Monseigneur, de vous souvenir de moi dans vos ferventes prières pour notre Sainte Eglise et pour les prélats de Rome.Je saisirai toujours avec grand plaisir toutes les occasions ou vous jugerez utile de m'employer pour nos bons Catholiques du Canada.Agréez en attendant l'expression de la haute estime et de la consideration 1res distinguée avec laquelle je suis Votre Serviteur très-devoué, L.Cardinal Litta.ce 8 Février 1820. ARCHIVES DE QUÉBEC 177 venir jusque* à ces dernières années le clergé a été persuadé de la bonne volonté de son évêque/ Malheureusement, les Sulpiciens, en s'opposant à la juridiction de Mr de Telmesse, ont contribué à développer cet esprit d'indépendance.Msr piessis reconnaît tous les services que les Sulpiciens ont rendus au pays, mais ces services \" sont incapables de contrebalancer l'horrible brèche qu'ils viennent de faire ft notre paisible discipline, en s'arrogeant sur l'épiscopat un contrôle qui ne leur appartient nullement et qui est diamétralement opposé à l'esprit de leur saint fondateur.\" (Registre des Lettres, v.11, p.346.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec, 6 novembre 1823).Réponse à diverses demandes.L'école du protonotaire Perrault est tout A fait diff érentede l'école catholique établie dans la chapelle de la congrégation des hommes.Il a renvoyé le mémoire de M.Cadieux à son propriétaire.En général, ce mémoire est bon et solide.Msr de Telmesse a bien fait de faire signer le sien par un \" jeune avocat que tout le monde id croit bonnement en être l'auteur.\" M.de Saint-Réal s'occupe des questions de Msr de Telmesse.M.Primeau a ouvert une nouvelle mission à la Famine, à dnq lieues au-dessus de sa paroisse de Saint-Francois-de-la-Beauce.(Registre des Lettres, v.11, p.347.) Msr J.-O.Plessis à M.Pierre Clément, curé à Saint-Clément (Québec, 6 novembre 1823).A propos des limites de la mission de Saint-Clément: Msr piessis les a déterminées autrefois.Réponse à diverses questions.(Registre des Lettres, v.11, p.353.) M*r J.-O.Plessis à M.Alexis Lefrancois, curé à Saint-Augustin (Québec 9 novembre 1823).Il le prie de se rendre dans la seigneurie de Fossambault pour y marquer le site d'une chapelle.Il la placera de l'autre côté de la rivière Jacques-Cartier.Il choisira en même temps un terrain pour le cimetière.(Registre, des Lettres, v.11, p.356.) Msr j.-o.Plessis A Msr l'évéque de Tdmesse, à Montréal (Québec, 9 novembre 1823).Le gouvernement travaille sourdement A contrôler l'administration religieuse du pays.La situation devient de plus en plus pénible.Comment le coadjuteur prête le serment devant le gouverneur.Il lui envoie un extrait de l'acte capi tulaire par lequd M.Montgolfier fut élu évêque de Québec, en 1763, sans aucune intervention du gouvernement.M.Briand fut élu de même en 1764.Il a envoyé à Msr Poynter une copie de l'écrit de l'abbé Pigeon, et une copie de la réponse qu'il fit A cet écrit.(Registre des Lettres, v.11, p.358.) Msr j.-o.Plessis A M.Marc Chauvin, curé A Rimouski (Québec, 12 novembre 1823).A propos des mariages des Sauvages malécites.Réponse A diverses questions.(Registre des Lettres, v.11, p.361.) Msr j.o.Plessis A Msr William Poynter, évêque de Halie, A Londres (Québec, 14 novembre 1823).Il a dû recevoir une copie de la brochure de M.Chaboillez, une copie de la lettre adressée par Msr Plessis A lord Dalhousie.Il lui envoie copie de la lettre d'un jeune avdcat canadien où le mémoire de M.Chaboillez est réfuté.Il a appris que M.Gradwell était en Angleterre et que le pape était décédé le 19 août dernier.M.Delaporte.U vaut mieux que M.John McDonell laisse Rome et revienne A Paris.M.Delaporte lui remettra un \" pamphlet imprimé A Londres sous le nom d'un membre du Parlement, mais réellement composé id par une cabale très méchante.\" Les protestants du Canada font de grands efforts pour s'emparer de l'éducation des enfants des immigrés irlandais.(Registre des Lettres, v.11, p.363).Msr J.-O.Plessis A Msr l'évéque de Tdmesse, A Montréal (Québec, 15 novem-12 178 ARCHIVES DE QUÉBEC Dre 1823).Plusieurs trouvent le mémoire de Me de Telmesse \" très bien raisonné, mais trop piquant, trop mortifiant pour l'adversaire (M.Chaboillez).\" M.Manseau gardera finalement Saint-Timothée.Il aura comme vicaire, son neveu.(Registre des Lettres, v.11, p.365.) Me J.-O.Plessis A Me Maréchal, archevêque de Baltimore (Québec, 18 novembre 1823).U ne sait réellement où placer ce monastère de Visitandines que la misère force A quitter le diocèse de Baltimore Elles pourraient se réfugier chez les Ursu-lines de Québec et des Trois-Rivières, en attendant mieux.(Registre des Lettres, v.11, p.368.) Me J.-O.Plessis à Me l'évèque de Telmesse à Montréal (Québec, 29 novembre 1823).Il recevra la lettre latine de M.Bédard et la réponse de M.Chaboillez.M.Baillargeon a répondu à ce dernier.On pourra donner la tonsure et les saints ordres à John McDonell.A propos des abbés Salmon et Sweeney.Comment on pourrait s'y prendre pour obtenir de la Législature le droit de tenir des registres dans les missions.(Registre des Lettres, v.11, p.370.) M.N.-C.Fortier à M.Augustin Chaboillez, curé à Longueuil (Québec 3 décembre 1823).Me l'évèque de Québec a suffisamment notifié le bref relatif à l'établissement de Me de Telmesse par son mandement du 20 février 1821; M.Fortier a reçu- l'ordre de ne pas communiquer ce bref en aucune manière (Registre des Lettres, v.11, p.373.) Me J.-O.Plessis à Me l'évèque de Telmesse A Montréal (Québec, 5 décembre 1823).La raison pour laquelle Me Plessis donne le nom de mission aux nouveaux établissements, \" c'est que les érections de paroisses faites par mes prédécesseurs ayant été déclarées nulles en Cour, je n'ai pas voulu m'exposer A pareil compliment, espérant toujours qu'il viendrait nn moment favorable où les choses pourraient s'accommoder.\" Ce moment n'est pas encore venu.L'Église catholique a maintenant de terribles ennemis dans le Conseil.M.Chaboillez prépare une réponse au mémoire de M.Hospice (Bédard).Me de Saldes n'aime paa à changer de vicaire.M.Cooke ira probablement curé A Saint-Ambroise.(Registre des Lettres, v.11, p.376.) Me J.-O.Plessis A Me H.Conwell, évêque de Philadelphie (Québec 5 décembre 1823).Le brave M.Cannon lui enverra bientôt des renseignements authentiques sur l'abbé Angela Inglesi.Le pamphlet de son grand vicaire M.Harold, est propre A discréditer cet abbé Inglesi.Me Plessis Jui envoie sa contribution A la construction de sa cathédrale (Registre des Lettres, v.11, n.379.) Me J.-O.Plessis A Me l'archevêque de Baltimore (Québec 16 décembre 1823).Les Ursulines des Trois-Rivières recevront chez elles six des Visi tandines du diocèse de Baltimore; les Ursulines de Québec en prendront neuf.Elles y seront nourries, logées et habillées.Il ne s'agit plus que de les faire passer en Canada par une occasion favorable (Registre des Lettres, v.11, p.382.) Me J.-O.Plessis à Me l'évèque de Telmesse A Montréal (Québec 16 décembre 1823).Il lui envoie une copie du mémoire de M.Roux.A propos de l'édition du Nouveau Testament.M.Papineau a assisté à la cérémonie de vêture de Mlle Bruneau, à l'Hôpital général.A propos des lettres d'amortissement que sollicite M.Girouard pour son collège II s'agit de former une corporation pour l'obtention de ces lettres.C'est le moyen que lord Dalhousie a suggéré A Me Plessis.Le \" docteur Poynter a vu d'un oeil bien sérieux le pamphlet de M.Chaboillez.\" U semble y attacher assez d'importance II lui envoie la réplique de M.Baillargeon A la lettre de M.Chaboillez.(Registre des Lettres, v.11, p.383.) ARCHIVES DE QUÉBEC 179 Mv J.-O.Plessis à M.Robert Gradwell, agent de l'évoque de Québec, à Rome (Québec, 20 décembre 1823).Il a appris par le docteur Poynter la mort de Pie VII, mais n'a encore reçu aucune confirmation officielle de l'élection du cardinal délia Genga, sous le nom de Léon XII.Il attend la confirmation de cette nouvelle pour l'annoncer au peuple.M.Gradwell voudra bien presser le préfet de la Propagande de répondre aux différentes questions soumises à cette Cour dans ses dernières lettres.Les réponses deviennent de plus en plus urgentes.(Registre des Lettres, v.11, p.387.) Msr J.-O.Plessis à Son Eminence le cardinal délia Somaglia, pro-préfet de la Propagande à Rome (Québec, 20 décembre 1823).Il le prie de vouloir bien donner une réponse aux questions qu'il pose et de lui accorder de nouveaux pouvoirs.(Registre des Lettres, v.11, p.389.) Msr J.-O.Plessis à Msr Poynter, évêque de Halie, à Londres (Québec, 20 décembre 1823).Le séminaire de Montréal aurait dû désavouer le pamphlet de M.Chaboillez; dans le fond, M.Roux l'approuve \"seulement il aurait mieux aimé qu'il ne fût pas publié.\" C'est ce qu'il a dit à Msr Conwell, lors du séjour de ce dernier à Montréal, l'été passé.Msr Plessis a déjà envoyé à Msr Poynter une réponse au pamphlet de M.Chaboillez; il lui en enverra bientôt une autre préparée par M.Bédard.M.Chaboillez prépare une réplique au mémoire de M.Bédard.Il veut y démontrer que \"les prérogatives de la Couronne ne sont pas respectées par l'administration de l'Église catholique de ce pays.\" (Registre des Lettres, v.11, p.390.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph Crevier, missionnaire à Maiden, H.C.(Québec, 21 décembre 1823).Msr Plessis désire beaucoup que dans le courant de l'été prochain, M.Crevier aille assister les catholiques du Sault-Sainte-Marie M.Marchand le remplacera à Maiden, pour la visite des malades.Msr piessis se chargera des dépenses du voyage (Registre des Lettres, v.11, p.393.) Msr j.-O.Plessis à M.Girouard, curé à Saint-Hyacinthe (Québec, 25 décembre 1823).Msr piessis demande à M.Girouard pourquoi il ne fait pas entrer Msr de Telmesse parmi les membres de la corporation qu'il se propose d'établir pour l'administration des biens de son collège (Registre des Lettres, v.11, p.397.) Mer J.-O.Plessis à M.Louis Gingras, missionnaire à Memramcook (Québec, 25 décembre 1823).B lui demande de montrer beaucoup de sympathie aux Irlandais immigrés et de les instruire en leur parlant la langue anglaise \" Je n'ai pas lu de sermons anglais et sais moins que vous cette langue.Néanmoins, je n'ai jamais refusé de prêcher, lorsque la chose est devenue nécessaire Je l'ai fait quelquefois passablement le plus souvent assez mal; mais que m'importe le jugement de ceux qui veulent qu'on flatte leurs oreilles si la multitude est édifiée et en profite\" A propos de la juridiction de M.Carroll, administrateur de la Nouvelle-Ecosse A propos des mariages des immigrés irlandais.(Registre des Lettres, v.11, p.398.) Msr j.-O.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec, 30 décembre 1823).L'abbé Painchaud a préparé un \" écrit dans lequel il confronte le pamphlet de M.Chaboillez avec celui de M.(Hospice) Bédard, les discute, les redresse et finit par des avis d'une nature pacifique\" On ne soupçonne pas le vrai auteur de l'écrit de M.Hospice Bédard.Il lui conseille très fort de ne proposer de désaveu au clergé du district de Montréal, qu'après s'être bien assuré que la majorité des prêtres le signera.Le livret de M.Cadieux est mal imprimé.M.Vallières l'a assuré qu'il travaillait à la solution des questions de Msr de Telmesse II a reproché à M.Girouard de ne pas avoir fait entrer Msr de Telmesse dans son projet de corporation.(Registre des Lettres, v.ll, p.400.) 180 ARCHIVES DE QUÉBEC 1824 Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, I janvier 1824).Son procès traînera probablement.Le même cas s'est présenté à propos de la seigneurie de Sainte-Croix appartenant aux Ursulines, et dont on avait enlevé une large bande en bornant le canton de Leeds.Le Conseil exécutif leur avait accordé, en compensation, un morceau de terre en arrière de Portneuf, mais le gouverneur a refusé d'approuver cette concession.(Registre des Lettres, v.11, p.404.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 5 janvier 1824).Il lui envoie une copie de la lettre écrite en 1783, par M.Montgolfier à Msr Briand touchant le projet de faire de Montréal un évèché.L'agent des Sulpiciens, à Rome, fait valoir des raisons spécieuses contre son séjour à Montréal.MM.Papi-neau sont satisfaits des mémoires de M.Cadieux.Procès à propos du nouveau tarif.II remercie Msr de Telmesse de lui avoir fait connaître la diatribe allégorique insérée contre Msr de Telmesse et Msr piessis dans le Canadien.\" Le mépris est tout ce que l'on peut accorder à ces sortes de publications.Le Canadien est un papier que je ne lis qu'extraordinairement et que je n'ai jamais encouragé, parce qu'il a constamment été mauvais, soit sous un rapport, soit sous un autre, depuis qu'il est au monde\" (Registre des Lettres, v.11, p.406.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse à Montréal (Québec, 3 janvier 1824).Le Père Barber est à Québec.Il a visité les communautés, et a rendu visite au juge en chef.Msr Plessis a souscrit soixante piastres pour aider à l'établissement de son académie.M.Cooke malade à l'Hôpital général.(Registre des Lettres, v 11, p.405.) Msr j.-o.Plessis à M.John Halkett, ft Londres (Québec, 9 janvier 1824).A propos de plaintes faites contre Msr Provencher et les autres missionnaires de la Rivière-Rouge.M.Halkett voudra bien s'assurer de la véracité de ces plaintes.(Registre des Lettres, v.11, p.409.) Msr J.-O.Plessis ft M.Delaporte, prêtre ft Londres (Québec, 10 janvier 1824.) Il voudra bien s'occuper d'envoyer quelques gallons de vin de messe à M\" Provencher, ft la Rivière-Rouge II s'adressera, pour en faire le transport, à M.Halkett, agent de la compagnie de la baie d'Hudson, ft Londres.(Registre des Lettres, v.11, p.410.) Msr j.-o.Plessis i Msr l'évèque de Rose, ft Saint-André, lie Saint-Jean (Québec, 12 janvier 1824).M.Fitzgerald ft Charlottetown.MM.McLeod et Chisholm lui rendront de grands services.M.Charles McGinnis.A propos des arrangements pour les missions de l'Ile du Cap-Breton.Il a appris avec plaisir que M.McEachern visitera bientôt le Nouveau-Brunswick.Pouvoirs qu'U peut donner aux missionnaires.John McDonell est de retour à Paris.Il le félicite d'avoir réglé les difficultés du village français du Labrador (Bras d'Or).La chapelle de Sydney (Registre des Lettres, v.11, p.413.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évèque de Telmesse ft Montréal (Québec, 12 janvier 1824).Félicitations ft propos de Bon anniversaire.La corporation du collège de Saint-Hyacinthe L'Assemblée a passé le bUl des écoles; le Conseil législatif y a fait de grands remaniements.Il a été référé ft un comité spécial.M.Viger ne veut pas qu'on y fasse mention de l'obligation des fabriques et exige qu'on y mette une clause qui veut que les comptes soient rendus dans une assemblée de paroissiens.U vaut mieux laisser aux fabriques le soin d'établir et de destituer les maîtres. ARCHIVES DE QUÉBEC 181 \" Soyons très contens si le bill peut passer dans l'état où il se trouve en ce moment.\" (.Registre des Lettres, v.11, p.417.) Msr j.-o.Plessis à M.Flavien Leclerc, curé à Saint-André (Québec, 13 janvier 1824).A propos des réparations à faire au presbytère de Cacouna.Question concernant la répartition du tarif entre les fabriques et le curé.(Registre des Lettres v.11, p.419.) Msr J.-O.Plessis à M.Gradwell, agent de l'évéque de Québec, à Rome (Québec, 19 janvier 1824).Longue lettre à propos du mémoire présenté à la congrégation de la Propagande à Rome, de la part des Sulpiciens de Montréal, lequel contient des allégations calomnieuses.Elles seraient surtout l'œuvre de l'agent des Sulpiciens à Rome, l'abbé Sambucci.Il \" aurait avancé 1° que c'est en grande partie à mon instigation que les Anglais se sont emparés des biens des Jésuites en Canada; 2° que le siège que j'occupe dans le Conseil législatif de cette province et la gratification de 1000 louis sterling par an, que je reçois du gouvernement, m'ont été accordés en récompense de ce service; 3° que dans l'espérance de faire augmenter ce salaire, je m'efforce de mettre les Anglais en possession des biens du séminaire de Montréal; 4° que Msr Burke, vicaire apostolique de la Nouvelle-Ecosse, m'a blâmé d'avoir accepté une place au Conseil.\" Msr Plessis donne au long à M.Gradwell les arguments qu'il développera pour réfuter ce mémoire.(Registre des Lettres v.11, p.420.) Msr j.-o.Plessis à Msr Poynter, vicaire apostolique à Londres (Québec, 22 janvier 1824).Mer de Telmesse a traduit et fait imprimer la lettre que Msr Poynter a adressée à Msr Plessis en date du 6 octobre dernier.Il lui envoie une lettre pour M.Gradwell et un écrit de M.Noiseuz \" qui ft travers un stile lourd et une mauvaise impression réfute solidement et victorieusement le pamphlet ayant pour titre: Questions,, etc.etc.\" (Registre des Lettres, v.11.p.427.) Msr j-o.Plessis à Msr l'évéque de Tdmesse, à Montréal (Québec, 24 janvier 1824).Il a reçu les copies imprimées de la lettre de Msr Poynter.M.Girouard a présenté sa requête à lord Dalhousie.\" M.Barber a eu une petite chance dans sa collection.\" M.Cooke est allé faire une promenade aux États-Unis.Msr Plessis ne peut trouver un curé pour Saint-Damase et Saint-Césaire.A propos d'un prêtre irlandais qui vient d'arriver à Québec.M.Vallée pourra être ordonné.A propos de l'envoi de MM.Adhémar et Delisle en Angleterre en 1783.La seconde lettre de M.Bédard lui a beaucoup plu.(Registre des Lettres, v.11, p.428.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, curé à Soulanges (Québec, 26 janvier 1824).Instructions que donne Msr piessis à M.Manseau pour son second voyage dans le Haut-Canada.(Registre des Lettres, v.11, p.430).Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Tdmesse,à Montréal (Québec, 27 janvier 1824).Il lui renvoie la lettre de M.Bédard.Msr de Tdmesse est nommé president ou supérieur du séminaire de Saint-Hyacinthe dans la requête de M.Girouard.A propos du bill des écoles.Il a préparé des notes pour un bill concernant les registres des missions qu'il introduira en Chambre vers la fin de la semaine.Les Visitan-dines de Baltimore.(Registre des Lettres, v.11, p.443.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Tdmesse, à Montréal (Québec, 4 février 1824).A propos des argents reçus par les religieuses de l'HOtd-Dieu de Montréal.II leur sera difficile d'en expliquer la destination.Il ne peut trouver de prêtre pour mettre à Saint-Césaire.Msr de Tdmesse enverra à Msr Plessis des exemplaires de l'extrait de la lettre de Msr Poynter.Msr Plessis croit qu'il vaut mieux ne pas publier le désaveu dans les gazettes; il commence à croire aussi qu'il faut en finir 182 ARCHIVES DE QUÉBEC avec cette guerre de plume.Il a présenté au Conseil son bill pour les registres des missions.U est mal vu et ne passera pas, parce qu'on croit que l'évèque de Québec veut, par ce moyen, faire approuver indirectement les paroisses illégalement établies.(Registre des Lettres, v.11, p.434.) Msr j.-o.Plessis à M.Stephen Burroughs, Shipton (Québec, 5 février 1824).MM.Kelly et Holmes visiteront bientôt les catholiques des cantons de l'Est.M.Holmes s'y fixera probablement.U aimerait à voir se construire des chapelles pour les catholiques dans ces cantons, car il faut éviter le mélange des catholiques et des protestants.Il espère que, dans l'assemblée du 19 février prochain, les catholiques de ces cantons prendront les moyens d'ériger une chapelle à Shipton, sans inviter les protestants à y contribuer.(Registre des Lettres, v.11, p.437.) Msr j.-O.Plessis à M.François-Raphaël Paquet, curé à Saint-Gervais (Québec, 7 février 1824).Msr Plessis n'est pas d'avis que les habitants de Sainte-Claire mendient au dehors pour la construction de leur chapelle.Il leur donnera comme curé M.Loranger.(Registre des Lettres, v.11, p.439.) M«r j.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Saint-Germain, à Terrebonne (Québec, 8 février 1824).U vient de placer des Sœurs de la Congrégation à la Nouvelle-Beauce; il ne reste plus qu'à en mettre à Berthier, avant de songer à Terrebonne Il connaît la pauvreté de sa cure, mais ne peut lui en donner une autre dans le moment.(Registre des Lettres, v.11, p.440.) Mer J.-O.piessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 19 février 1824).A propos de sa nomination comme supérieur du séminaire de Saint-Hyacinthe.U n'est pas facile d'envoyer un prêtre à Saint-Césaire.; Plusieurs prêtres désirent voir l'extrait de la lettre du docteur Poynter.Il ne faut pas les forcer à signer le désaveu.D'ailleurs, personne ne semble en faveur de la signature de ce désaveu.Les prêtres du séminaire ne se prononcent pas.Le curé de la cathédrale s'y oppose.Il vaut mieux n'en plus parler.(Registre des Lettres, v.11, p.446.) Msr j.-O.Plessis à M.Michel Quintal, vicaire aux Trois-Rivières (Québec, 23 février 1824).Il le charge de la desserte \"des deux missions ou paroisses de Saint-Césaire et de Saint-Damase, district de Montréal.\" (Registre des Lettres, v.11, p.451.) Mer J.-O.Plessis à M.Thomas Cooke à la Pointe-du-Lac (Québec, 8 mars 1824).Il le charge de desservir la mission sauvage de la Jeune-Lorette et la paroisse de Saint-Ambroise, \"dont rétablissement irlandais de Valcartier doit être considéré comme faisant partie\" (Registre des Lettres, v.11, p.457.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse à Montréal (Québec, 26 février 1824).U a reçu un exemplaire du dernier mémoire de M.Chaboillez.U contient encore beaucoup d'insinuations malveillantes, mais en somme il est moins dangereux qu'on ne le disait.Plessis dit qu'il vaudrait mieux arrêter ces querelles et ne pas publier un désaveu, déjà assez connu.La Chambre d'assemblée est totalement brouillée avec l'Exécutif, à propos de la liste civile Elle a retranché un quart sur tous les salaires, même celui du gouverneur.U lui enverra \"une copie des résolutions un peu trop violentes proposées par le cousin Papineau et toutes adoptées, excepté la 6e 15e et la 19e\" Le Conseil a rejeté le bill proposé pour les registres des missions.On a proposé d'en présenter un autre pour parvenir à l'érection des paroisses.\" Le juge en chef consulté a répondu que l'évèque était suffisamment autorisé par les lois existantes.Puis, lorsqu'on lui a parié de la manière de mettre les lois à exécution, il a trouvé des difficultés.Nous en sommes restés là.\" (Registre des Lettres, v.11, p.452.) Mer j._o.Plessis à M.François-Joseph Déguise vicaire général et curé à ARCHIVES DE QUÉBEC 183 Varennes (Québec, 5 mars 1824).Puisque les moyens adoptés pour éclairer les esprits ne servent plutôt qu'à provoquer des intempérances de plume et de langue, Msr piessis est d'avis que l'on cesse de parler et d'écrire du côté de Msr de Telmesse.Il le prie de profiter du crédit dont il jouit pour demander à ceux sur qui il a de l'ascendant, de cesser toute polémique.(Registre des Lettres, v.11, p.457.) Msr j._o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec,9 mars 1824).Msr Plessis lui fait la même demande qu'à M.Déguise.II croit qu'il faut en finir avec ces querelles, et qu'il ne faut pas pousser M.Chaboillez à l'extrême.Il ne faut pas compter sur le désaveu.Plusieurs après avoir signé rétracteront leur signature, et on ne manquera pas dedonnerdela publicité à leur rétractation.Msr Plessis évite autant que possible de parler de ces \" misérables affaires.\" U vient d'apprendre, par une lettre de M.Gradwell, l'exaltation de Léon XII.La cour de Rome ne lui a donné aucune réponse à propos des facultés qu'il a demandées, et cela depuis 1820.(Registre des Lettres, v.11, p.458.) Msr j.-O.Plessis à M.Louis-Marie Cadieux, curé aux Trois-Rivières (Québec 9 mars 1824).Il lui fait la même demande qu'à Msr de Telmesse et à M.Déguise.Le clergé ne retire rien de ces querelles et y perd beaucoup de son crédit et de sa réputation.\"M.Chaboillez parlera toujours le dernier, même après vingt réfutations.\" Trois prêtres du district de Montréal ont rétracté leur signature du désaveu.D'autres les suivront.Bientôt on sera en minorité et ce sera un triomphe dont les adversaires ne manqueront pas de se prévaloir.(Registre des Lettres, v.11, p.460.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Girouard, curé à Saint-Hyacinthe (Québec 16 mars 1824).L'acte de donation est fait et signé.Quant à son projet de lettres patentes, lord Dalhousie a envoyé la requête de M.Girouard en Angleterre d'où probablement elle ne reviendra pas.(Registre des Lettres, v.11, p.462.) Msr J.-O.Plessis à M.Auguste Parent, curé au Cap-Saint-Ignace (Québec 24 mars 1824).La procédure qu'il a suivie pour demander la permission d'allonger l'église du Cap-Saint-Ignace est nulle; il faut une nouvelle requête signée de la majorité des propriétaires.(Registre des Lettres, v.11, p.464.) Msr j.-o.Plessis à M.François-Raphaël Paquet, curé à Saint-Gervais (Québec 27 mars 1824.) Il faut qu'il prépare les voies pour l'érection de la paroisse de Sainte-Claire.Msr Plessis lui indique la procédure à suivre.\"M.Taschereau est fort impatient que l'on avance cette affaire dans l'espérance de la faire terminer par lord Dalhousie avant son voyage d'Angleterre.\" (Registre des Lettres, v.11, p.465.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Baptiste Kelly, curé à Sorel (Québec 27 mars 1824).Il lui envoie à propos de la reconstruction de l'église de Sorel, une lettre qu'il lira en chaire.(Registre des Lettres, v.11, p.466.) Msr j.-O.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec, 1er avril 1824).A propos des lettres patentes pour le séminaire de Saint-Hyacinthe.Affaires d'administration.Sept prêtres du district des Trois-Rivières se sont prononcés contre le désaveu; treize ou quatorze ont signé en faveur.Il n'est pas facile de réunir les êvêques qui ont juridiction sur le diocèse pour rendre un jugement favorable à Msr de Telmesse.\" Pliez le dos; laissez passer l'orage et le calme se rétablira de lui-même\" A propos de la reconstruction de l'église de Sorel.(Registre des Lettres, v.11, p.468.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Masneau, curé aux Cèdres (Québec 3 avril 1824).Msr Plessis aurait aimé que M.Manseau, dans son dernier voyage/se fût rendu à York.M.l'abbé O'Meara se plaint de M.Fraser, missionnaire à Kingston.Les tentatives de Msr Plessis pour organiser une retraite ecclésiastique ont échoué. 184 ARCHIVES DE QUÉBEC \"On dirait que Dieu eat irrité contre ce diocèse.Tout y prend un aspect effrayant pour l'avenir.\" (Registre des Lettres, v.11, p.472.) Msr j._o.Plessis à M.J.-Edouard Morissette, missionnaire à Saint-Jean, N.-B.(Québec, 9 avril 1824).Msr Plessis commence à croire que la paix est rétablie parmi sa congrégation de Saint-Jean.Le Père Dominique rôde dans les environs de Saint-Jean, et espère reprendre ses missions d'autrefois.C'est une chose que Msr piessis ne permettra jamais.II lui enverra bientôt un successeur, puisqu'il ne veut pas de vicaire.Ce sera \"M.Carroll, ci-devant missionnaire à Albany et présentement vicaire de M.Laçasse.\" (Registre dts Lettres, v.11, p.475.) Msr j.-O.Plessis à Msr l'évéque de Juliapolis, à la Rivière-Rouge (Québec, 22 avril 1824).Msr Plessis ne croit pas que M.Halkett soit mal disposé envers les catholiques de la Rivière-Rouge.Mort de Pie VII et élection de Léon XII.\"Ce dernier pourrait bien être déjà mort aussi, ayant presque toujours été au lit depuis son exaltation.\" Msr Provencher devra encourager l'éducation des enfants parmi lesquels il pourra trouver des sujets pour le futur clergé de ses missions.Il ne négligera pas aussi l'éducation des filles.Les affaires ecclésiastiques du district de Montréal vont de mal en pis.Msr Plessis a fait faire une nouvelle rédaction de la relation de Msr Provencher; affaires privées.(Registre dts Lettres, v.11, p.479.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évéque de Tdmesse, à Montréal (Québec 22 avril 1824).On a déjà recueilli au delà de £ 300, dans le district de Québec par la diffusion de la notice de M; Dumoulin sur les missions de la Rivière-Rouge.M.Hospice Bédard a manqué son but en voulant continuer la discussion des affaires de Montréal devant le public.Il n'était pas nécessaire de crier que l'Église, au Canada, est indépendante de la puissance politique dans un papier public.\"C'est travailler contre la religion catholique que de la mettre ainsi au vent à propos de rien.\" Les affaires à Rome sont stagnantes.Le cardinal Consalvi nommé préfet de la Propagande vient de mourir.L'abbé Fauvel.M.Deschenaux malade (Registre dts Lettres, v.11, p.483.) Msr J.-O.Plessis à M.Marc Chauvin, curé à Rimouski (Québec 23 avril 1824).A propos de la construction de la nouvelle église (Registre dts Lettres, v.ll, p.485.) Msr j.-o.Plessis à M.Vallières de Saint-Réal, écuyer, avocat, Québec (Québec 30 avril 1824).Il lui pose les questions suivantes, à propos du projet de \"l'érection en paroisse de cette portion de la seigneurie de Jolliet, nommée Sainte-Claire: 1° Si les procédures employées dans cette érection (desquelles copies ci-jointes) sont aussi régulières que le comporte la situation du pays ; 2° si Son Excellence le gouverneur en chef peut, d'après ces procédures, émaner des lettres patentes confirma-tives de la dite érection.\" (Registre des Lettres, v.11, p.488.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse à Montréal (Québec 1er mai 1824).MM.John McMahon et John McDonell auront chacun leur titre clérical.Il faut donner un vicaire à M.Deschenaux, menacé de perdre la vue.A propos de la visite projetée de Msr de Telmesse à Longueuil et à Saint-Philippe (Registre des Lettres, v.11, p.490.) Msr j.-o.Plessis à M.Joseph Crevier, missionnaire à Maiden (Québec 1er mai 1824).II ira visiter les catholiques du Sault-Sainte-Marie.U fera en sorte de passer au milieu d'eux les mois de juillet et d'août.M.Marchand verra aux besoins spirituels des fidèles de Maiden.(Registre dts Lettres, v.11, p.491.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean Holmes, vicaire et missionnaire à Drummondville 4fe ARCHIVES DE QUÉBEC 185 (Québec, 8 mat 1824).Me Plessis le félicite de son zèle et répond à diverses questions concernant la ligne de conduite à tenir envers les catholiques disséminés dans la partie des cantons de l'Est dont il est chargé.(Registre des Lettres, v.11, p.493.) Me J.-O.Plessis à Me l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 8 mai 1824).Affaires d'administration.Il a nommé un prêtre du district de Montréal, vicaire à Lorette chez M.Deschenaux.L'abbé de La Mothe, missionnaire à Perth est \" un homme intéressé, petit, sensible et original.Je le crois honnête, pieux, même scrupuleux, plus propre à la contemplation qu'au ministère.\" (Registre des Lettres, v.11, p.497).Me J.-O.Plessis à M.Charles-Joseph Asselin, vicaire à la Rivière-Ouelle (Québec, 9 mai 1824).Me Plessis lui envoie une longue dissertation sur l'empêchement de clandestinité, en Canada.(Registre des Lettres, v.11, p.499.) Me J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, curé aux Cèdres (Québec, 13 mai 1824).A propos de la juridiction de MM.Horan et O'Meara.Il pourra faire avec M.Gaulin le voyage du lac Ontario.Me Plessis est mécontent du peu de considération que porte à M.l'abbé de La Mothe, M.Fraser, le curé de Kingston, M.de La Mothe est un digne prêtre qui mérite d'être mieux traité.Affaires privées.(Registre des Lettres, v.11, p.502.) Me J.-O.Plessis à M.François-Gabriel Lecourtois, curé à Saint-Laurent (Québec, 16 mai 1824).Il est bon qu'il sache que depuis 1820, toute la partie de la cOte nord du Labrador, au nord de la rivière Saint-Jean, est sous la juridiction du \u2022 vicaire apostolique de Terre-Neuve.En sa qualité de grand vicaire de ce prélat Me Plessis lui donne tous les pouvoirs pour y exercer le ministère dans le voyage qu'il entreprend dans cette région.(Registre des Lettres, v.11, p.506.) Me J.-O.Plessis à Me de Telmesse à Montréal (Québec, 17 mai 1824).Il lui envoie une copie de la lettre qu'il a reçue de M.Chaboillez et une copie de celle qu'il lui adresse en réponse.Me Plessis commence sa visite le 25 juin à Maski-nongé pour la terminer à Deschambault \" Mes jambes sont mal préparées à cette expédition.\" (Registre des Lettres, v.11, p.506.) Me J.-O.Plessis à M.Augustin Chaboillez, curé à Longueuil (Québec, 17 mai 1824).C'est parce que Me de Telmesse Craint de n'être pas reçu convenablement A Longueuil, qu'il a décidé de ne pas s'y arrêter pendant sa visite pastorale \" Donnez-lui des assurances du contraire et vous verrez qu'il s'y rendra.L'attitude que vous avez prise envers lui n'est pas fort encourageante On ne peut douter que ce prélat ne doive quelque chose à sa dignité.\" (Registre des Lettres, v.11, p.507.) Me J.-O.Plessis à M.Dullard, missionnaire à Miramichi (Québec, 21 mai 1824).Les paroissiens sont dans l'erreur lorsqu'ils croient qu'il leur appartient de déterminer la place d'une église C'est un pouvoir réservé à l'évèque D'ailleurs, ce site est déjà déterminé.L'église doit être à la même place que l'ancienne à l'endroit connu sous le nom de Malcolm's Chapel.Me Plessis a tout lieu de croire que Me de Rose confirmera ce qui a déjà été fait Le Père Dominique (abbé French) ne peut exercer aucun ministère dans le Nouveau-Brunswick.(Registre des Lettres, v.11, p.507.) Me J.-O.Plessis à M.Joseph Lefrançois missionnaire à Paspebiac (Québec, 21 mai 1824).Réponses à diverses questions.U aura un successeur à l'automne (Registre des Lettres, v.11, p.509.) Me J.-O.Plessis à Me l'évèque de Telmesse a Montréal (Québec, 29 mai 1824).En réponse à sa lettre M.Chaboillez lui a adressé une verte réplique II a 186 ARCHIVES DE QUÉBEC reçu une requête des habitants des profondeurs de Saint-Constant où ils demandent que l'on fixe les limites d'une paroisse nouvelle U réglera la chose avec le curé, M.Chèvrefils.(Registre des Lettres, v.12, p.1.) Me j.-o.Plessis à M.Jean-Olivier Chèvrefils, curé à Saint-Constant (Québec, 31 mai 1824).La requête qu'il lui a transmise n'est pas absolument régulière Comment on pourrait organiser cette nouvelle paroisse II lui faut un plan du canton de Sherrington et de la seigneurie de La Salle \" Pour la première fois que je viens de tenter une érection en faveur de la paroisse de Sainte-Claire, district de Québec, je ne sais encore quelle en sera l'issue.Les personnages qui ont si fort maltraité mes prédécesseurs dans des cas semblables sont encore vivants et en place S'il est une matière dans laquelle il faille mettre les points sur les i, c'est celle-ci.\" (Registre des Lettres, v.12, p.4.) Msr j.-O.Plessis à M.Thomas Garon, missionnaire à Percé (Québec, 10 juin 1824.) Il ne doit pas se décourager de l'apathie des gens de Percé et de la mauvaise volonté de ceux de la Grande-Rivière Us se sont beaucoup améliorés depuis quinze ans.(Registre des Lettres, v.12, p.5.) Msr J.-O.Plessis à M.Hyacinthe Hudon.missionnaire à Arichat, Cap-Breton (Québec 12 juin 1824).Recommandations diverses.Msr Plessis a approuvé les arrangements faits par Msr de Rose pour desservir le Cap-Breton.La reconstruction de son église ne se fera pas sans difficulté.(Registre des Lettres, v.12, p.7.) Msr j.-o.Plessis à M.Jos.-Edouard Morissette missionnaire à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick (Québec, 14 juin 1824.) Msr Plessis a appris qu'il lui était * arrivé un accident, qui n'avait pas eu de suites malheureuses.Il espère qu'il sera à Saint-Jean pour recevoir M.Carroll qui s'en va le remplacer.(Registre des Lettres, v.12, p.12.) Msr j.-o.Plessis à M.J.-Sévère Dumoulin, curé à Saint-François, Rivière-du-Sud (Québec, 19 juin 1824).A propos des argents de la fabrique de Saint-François.\"J'ai reçu une lettre de M.Halkett, qui envoie du vin à nos missionnaires (de la Rivière-Rouge) contre lesquels il n'a fait aucune plainte.(Registre des Lettres, v.12, p.13.) Msr j.-o.Plessis à l'honorable Thomas Coffin, Trois-Rivières (Québec 19 juin 1824).A propos des difficultés soulevées par les gens de Yamachiche contre la construction du presbytère qu'ils trouvent de trop grande dimension.(Registre des Lettres, v.12, p.13.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, en visite (Québec, 22 juin 1824).Avant de partir lui-même pour la visite episcopate, Msr Plessis répond à ses dernières lettres.Aliénation des terrains de la fabrique.Indulgences.Questions relatives à la clandestinité des mariages.Il espère que Msr de Telmesse pourra bientôt s'installer dans sa maison.M.Bourget y demeurera avec lui.Ils auront bien soin de ne pas empiéter sur les droits du curé de l'église paroissiale, et se borneront à prêcher, à catéchiser et à célébrer les offices publics.Comment on procède à l'église de Saint-Roch, à Québec.Les Soeurs de l'Hôtel-Dieu gagneront-elles au changement qu'elles se proposent de faire?Msr piessis a reçu une lettre de Msr de Rhésine en date du 28 février.(Registre des Lettres, v.12, p.15.) v Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, curé aux Cèdres (Québec, 7 juillet 1824).L'abbé de La Mothe pourra exercer le ministère dans les deux dessertes de l'abbé Manseau, sous la direction de ce dernier.(Registre des Lettres, v.12, p.22.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse A Montréal (Saint-Grégoire, 27 juillet 1824).A propos de M.Roux.Difficultés à Blairfindie.Comment amener C ARCHIVES DE QUÉBEC 187 les gens du coteau des Hêtres à construire une église sur le bord de la rivière Yamaska.L'abbé de La Mothe.M.Gaulin désire changer de cure.Les prochaines ordinations.Les professeurs au séminaire de Saint-Hyacinthe.Affaires privées.(Registre des Lettres, v.12, p.23.) Msr j.o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Baie-du-Febvre, 2 août 1824).Affaires d'administration.Les curés qu'il faudra placera l'automne.Décès de M.Gibert.A propos des difficultés à Blairfindie.M.Paquin est exonoré.(Registre des Lettres, v.12, p.27.) Msr j.o.Plessis au colonel Darling, secrétaire militaire à Québec (Baie-du-Febvre, 6 août 1824).Il lui envoie une lettre de Msr Lartigue où celui-ci lui apprend que plusieurs Iroquois de Saint-Regis se disposent à émigrer prochainement aux États-Unis.II le prie d'en avertir le gouverneur.(Registre des Lettres, v.12, p.29.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 14 août 1824).Msr Plessis lui annonce qu'il n'a aucune répugnance à aller bénir la première pierre de l'église paroissiale de Montréal.Cependant, comme Msr de Telmesse est spécialement chargé de l'administration du district de Montréal, il aimerait mieux que la chose lui fût d'abord proposée.(Registre des Lettres, v.12, p.31.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec, 16 août 1824).Il croit que ses jambes ne seront pas assez malades pour l'empêcher de faire le voyage à Montréal qu'il projette.Il lui faut voir M.Roux, privément.M.Chaboillez sera probablement élu procureur de la Caisse ecclésiastique.M.Gaulin.(Registre des Lettres, v.12, p.31.) M«r J.-O.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec, 17 août 1824).A propos de la réponse qu'il fit en 1817 à la requête des tenanciers d'une partie de la seigneurie de Saint-Hyacinthe.Si l'on parvient à former les deux missions que l'on a en vue, il désire que l'une porte le nom de Saint-Dominique, et l'autre, celui de Saint-Bruno.A propos des gens du coteau des Hêtres.Ne vaudrait-il pas mieux faire résider à Saint-Athanase le prêtre chargé de cette desserte et de celle de Saint-Luc?(Registre des Lettres, v.12, p.33).Msr j._o.Plessis à M.Robert Gradwell, agent de l'évéque de Québec, à Rome (Québec, 16 août 1824).Il a reçu ses deux dernières lettres mais rien de la congrégation de la Propagande.Il aimerait bien à connaître le nom du préfet qui a remplacé le cardinal Consalvi, à la congrégation de la Propagande.'Msr Plessis réfute en quelques mots les assertions fausses de l'abbé Sambucci.Les Sulpiciens jouissent d'une très grande liberté dans le Canada et ne sont nullement maltraités par l'évéque de Québec.(Registre des Lettres, v.12, p.35.) Msr j.-O.Plessis A Msr William Poynter, évêque de Halie et vicaire général de l'évéque de Québec (Québec, 19 août 1824.) Il lui envoie la réplique de M.Chaboillez aux réponses qu'il avait reçues de M.P.-H.Bédard et du curé des Trois-Rivières.Msr Poynter la transmettra à M.Gradwell.Msr piessis a défendu que l'on répondit à M.Chaboillez.\" La majorité du Clergé du district de Montréal, a signé un désaveu des principes établis dans le premier pamphlet.Les Sulpiciens ne l'ont pas signé non plus que leurs amis.\" Il faudrait, pour mettre fin à ces querelles, \"une déclaration bien positive du Saint-Siège ordonnant 1° que le docteur Lartigue fût maintenu dans les prérogatives que lui donne son Bref Apostolique; 2° qu'il demeurât dans la ville de Montréal comme au centre de son district; 3° que les Sulpiciens de Montréal fussent particulièrement soumis à son autorité.\" Msr de Telmesse a réussi \"à se faire construire dans un des quartiers de la cité'une vaste 188 ARCHIVES DE QUÉBEC église et une superbe maison où il est sur le point d'y entrer.\" Un ordre de lord Bathurst, adressé au lieutenant-gouverneur, qui lui recommanderait de maintenir l'autorité de Msr Lartigue ferait grand bien à la religion et au gouvernement.Le voyage de Msr Macdonell en Europe.(.Registre des Lettres, v.12, p.37.) Msr j.-o.Plessis à M.Michel Carroll, missionnaire à Saint-Jean, N.-B.(Québec, 20 août 1824).Il le félicite d'être arrivé heureusement à destination et lui souhaite tout le succès possible dans son ministère.Diverses recommandations.(Registre des Lettres, v.12, p.40.) Msr J.-O.piessis à Msr J.-Norbert Provencher, évêque de Juliopolis à la Rivière-Rouge (Québec, 21 août 1824).Les argents recueillis pour sa mission.Il s'adressera pour se procurer les effets dont il a besoin à M.l'abbé Delaporte, à Londres, lequel les mettra sur les bateaux de la Compagnie de la baie d'Hudson.A propos des terres qu'il a cédées; il a bien fait de ne pas donner de titres de concession.U ne croit pas que Msr Dubourg soit bien au courant des limites de sa juridiction.U parait que son coadjuteur, Msr Rosati, réside à Saint-Louis-de-Missouri.Réponses à diverses consultations.Où en sont les difficultés du district de Montréal.(Registre des Lettres, v.12, p.41.) Msr j.-o.Plessis à M.Magloire Blanchet, missionnaire' à Chéticamp (Québec, 21 août 1824).Il ne donnera pas de prêtre aux habitants des lies de la Madeleine, tant qu'ils ne seront pas décidés de lui assurer de quoi vivre Diverses recommandations.(Registre des Lettres, v.12, p.47.) Msr j.-o.Plessis à M.Marchand, curé à Sandwich (Québec, 24 août 1824).Msr piessis a chargé M.Crevier de la desserte des deux missions de Maiden et de la Rivière-à-la-Tranche, mais son intention est qu'il reste en même temps vicaire de M.Marchand, à Sandwich.Si M.Marchand ne peut le loger, M.Crevier ira alors résider dans une de ces missions.Il va l'avertir en conséquence M.de Rhésine ira donner la confirmation chez lui, lorsqu'il sera de retour.(Registre des Lettres, v.12, p.48.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse à Montréal (Québec, 25 août 1824).Affaires d'administration.Changements ecclésiastiques.(Registre des Lettres, v.12, p.56.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Tdmesse a Montréal (Québec, 26 août 1824).Affaires d'administration.Pourquoi il désire que le curé chargé de la desserte de Saint-Athanase et de Saint-Luc fasse plutôt sa résidence à Saint-Athanase.M.Roux l'a invité à aller bénir la première pierre de l'église paroissiale II lui a répondu qu'il n'irait qu'à condition que Msr de Tdmesse serait d'abord invité et après son refus d'y assister.(Registre des Lettres, v.12, p.53.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec, 28 août 1824).Msr Plessis ne croit pas pouvoir se rendre à Montréal pour la bénédiction de la première pierre de l'église paroissiale.Dans tous les cas, s'il y va, ce sera prochainement (Registre des Lettres, v.12, p.56.) Mer j.-o.Plessis à Mer William Poynter, évêque de Halie à Londres (Québec, 29 août 1824).Il n'y a de sa part \"aucune objection à ce que la province du Haut-Canada ait un évêque ordinaire et indépendant de l'évéque de Québec pour gouverner les catholiques du Haut-Canada.\" C'est ce qu'il le prie de déclarer franchement à lord Bathurst \" Il serait désirable qu'un pareil établissement eût lieu pour le district de Montréal, où l'on compte dix fois autant de catholiques que dans le Haut-Canada.\" Il ne s'oppose pas également à ce que ces êvêques soient indépendants de l'évéque de Québec, d la cour de Rome le désire (Registre des Lettres, v.12, p.56.) ARCHIVES DE QUÉBEC 189 Me J.-O.Plessis à Me Alexander Macdonell, évêque de Rhésine à Londres (Québec, 29 août 1824).U ne s'oppose pas du tout à ce que Me Lartigue et lui-même soient nommés évêques de leur diocèse respectif.Cependant, il se demande comment la cour de Rome pourrait les établir sans les soumettre à sa juridiction, comme leur métropolitain.Les ennemis de la religion dans le pays ont cherché par tous les moyens à la discréditer en protestant contre la trop grande autorité de l'évèque catholique de Québec.Il n'a jamais tenu compte de ces cris et a prêché pendant trente ans la soumission au gouvernement.Il ne croit pas avoir manqué à son devoir en signant les deux adresses contre le bill de l'Union.(Registre des Lettres, v.12, p.54.) Me J.-O.Plessis à Me de Telmesse, à Montréal (Québec, 2 septembre 1824).Il n'ira pas à Montréal, c'est chose déridée.Changements ecclésiastiques.Les professeurs du séminaire de Saint-Hyacinthe M.de la Mothe directeur.Il lui envoie \"Is une copie de la lettre de l'abbé Pigeon, que celui-ci a fait imprimer, parait-if; 2\" l'opinion assez chêtive des officiers de la Couronne sur l'érection de la paroisse de Sainte-Claire et les lettres patentes confirmatives d'icelle.\" (Registre des Lettres, v.12, p.60.) Me J.-O.Plessis à M.Joseph Lefrançois, missionnaire à Paspebiac (Québec, 7 septembre 1824).A propos des Instituteurs de l'Institution Royale Comment ils se comportent envers les enfants catholiques qui assistent à leur classe D'ailleurs les écoles de l'Institution Royale \" sont sous la direction immédiate du clergé protestant qui ne se soucie guère de les laisser gouverner par des catholiques et a déjà rejeté plusieurs maîtres pour cette raison, notamment à Douglas town.\" Réponse à diverses questions.(Registre des Lettres, v.12, p.62.) Me J.-O.Plessis à M.Thomas Caron, missionnaire à Percé (Québec, 8 septembre 1824).Affaires privées.U s'efforcera de construire des petites chapelles dans les différents postes qu'il visite II donnera saint Romuald pour titulaire à celle de la Rivière-au-Renard.Il ne permettra pas qu'on en construise une sur l'Ile de Bonaventure (Registre des Lettres, v.12, p.64.) Me J.-O.Plessis à Me l'évèque de Telmesse (8 septembre 1824).Changements ecclésiastiques.A propos des Sauvages de Saint-Régis.(Registre des Lettres, v.12, p.66.) Me J.-O.Plessis à Me l'évèque de Telmesse à Montréal (Québec, 14 septembre 1824).A propos de la pension que doit payer à Me de Telmesse le curé de Bel œil.Me Plessis est très satisfait de l'écrit de M.Charles Bédard.Il demandera à M.Bédard la permission de transmettre à Rome ce mémoire si bien fait II a acquiescé de bon cœur à la demande de lord Bathurst à propos de Me de Rhésine, et il ne s'opposera pas à ce que l'on fasse de même pour Me Lartigue A propos des érections de paroisses.L'abbé de La Mothe Les prochaines ordinations.La confirmation à Longueuil.L'affaire de Saint-Luc.Les régents à nommer pour les séminaires de Nicolet et de Saint-Hyacinthe M.Chèvrefils lui a envoyé un bon plan de sa paroisse.(Registre des Lettres, v.12, p.68.) Me J.-O.Plessis à M.Jean-Baptiste Boucher, curé à Laprairie (Québec, 15 septembre 1824).Il ira de nouveau à Saint-Luc, pour \"marquer une place d'église non plus auprès de la rivière, comme je l'aurais désiré pour la commodité de la desserte de Saint-Athanase, mais au coteau des Hêtres, d'où la majorité des habitants ne peut se résoudre à s'éloigner.\" Explications sur les limites de la paroisse La Pointe-à-la-Mule.(Registre des Lettres, v.12, p.73.) Me J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, curé aux Cèdres (Québec, 16 septembre 1824).Ordination de John McDonell.M.O'Meara ira à York.L'abbé de La 190 ARCHIVES DE QUÉBEC Mothe au séminaire de Saint-Hyacinthe.\"Le Haut-Canada va avoir un évêque anglican dans la personne du docteur Strachan.\" (Registre des Lettres, v.12, p.75.) Msr J.-O.Plessis à M.Michel Vallée, prêtre A Saint-Régis (Québec 16 septembre 1824).Msr Plessis le charge de la desserte de la mission des Iroquois de Saint-Régis, et de celle de Saint-Anicet sur le lac Saint-François.Liste des pou-, voirs extraordinaires qu'il lui accorde (Registre des Lettres, v.12, p.76.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec 18 septembre 1824).Msr piessis ne regrette pas de ne pas être allé à Montréal pour la bénédiction de la première pierre de l'église paroissiale mais il regrette beaucoup qu'on ait invité tout le district à cette cérémonie et qu'on ait laissé de côté celui qui devait y être invité le premier, Msr de Telmesse.Il ne comprend pas l'obstination de M.Roux.Quand Msr piessis fut nommé coadjuteur en 1797, tout le monde s'empressa de l'honorer.Pourquoi ne fait-on pas la même chose à Montréal, pour Msr de Telmesse?Msr Plessis croit de son devoir de lui faire ces observations: \"car c'est de chez vous qu'est sorti le premier cri: Nolumus hune regnare super nos.\" (Registre des Lettres, v.12, p.79.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Olivier Chèvrefils, curé à Saiat-Constant (Québec 20 septembre 1824).On pourra procéder à l'érection d'une nouvelle paroisse dans cette partie de la seigneurie de La Salle qui est en arrière de Chateauguay.Il faudra une nouvelle requête Saint Rémi sera le titulaire de cette nouvelle paroisse (Registre des Lettres, v.12, p.81.) Me j.o.Plessis à Msr de Telmesse à Montréal (Québec 20 septembre 1824).U fait bien d'aller donner la confirmation à Longueuil et de prendre le dîner chez le curé de Longueuil.Les élèves irlandais au collège de Saint-Roch.Nominations ecclésiastiques.Il faut un directeur pour le séminaire de Saint-Hyacinthe: M.Prince ou M.de La Mothe M.Bélanger curé à Bel œil et à Saint-Hilaire.M.Lagarde, curé à Saint-Vincent M.Labelle ira dans la Baie-des-Chaleurs.(Registre des Lettres, v.12, p.82.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse à Montréal (Québec, 23 septembre 1824).M.O'Meara désire aller à York.Difficultés à propos des limites de la nouvelle paroisse dans la seigneurie de La Salle.Il enverra à Rome une copie de l'excellent écrit de M.Charles Bédard.Il faut que le secret de cet envoi soit gardé.Msr piessis désire le voir continuer son édition du Nouveau Testament Changements ecclésiastiques.(Registre des Lettres, v.12, p.86.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec 30 septembre 1824).Il est regrettable que M.Bédard ait fait connaître à M.Roux le dessein d'envoyer son mémoire à Rome Pourquoi Msr de Telmesse n'est-il pas descendu à Québec?On l'attendait Les ordinations, les changements de curés et de vicaires.(Registre des Lettres, v.12.p.89.) Msr j.-o.Plessis à son Excellence sir F.N.Burton, lieutenant-gouverneur, à Québec (Québec 1er octobre 1824).Il lui envoie un mémoire explicatif de tout ce qui s'est passé à Saint-Pierre-les-Becquets.Les habitants ont refusé d'acquiescer au choix d'un nouveau site d'église et il les a punis en leur enlevant leur curé.(Registre des Lettres, v.12, p.92.) Mtr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse à Montréal (Québec 2 octobre 1824).Affaires d'administration.(Registre des Lettres, v.12, p.92.) Mtr j.-o.Plessis à M.Xavier Leclerc, missionnaire à Nipisiguit (Québec 3 octobre 1824).Réponses à diverses consultations.(Registre des Lettres, v.12, p.94.) Msr j -o.Plessis à M.Louis Gingras, missionnaire à Memramcook (Québec, ARCHIVES DE QUÉBEC 191 5 octobre 1824).Msr Plessis est peiné d'apprendre qu'il soit malade.S'il ne peut réellement remplir son ministère qu'il se retire à Menoudi.M.Morissette retourne à Saint-Jean.M.Michel Carroll n'est pas propre au ministère (.Registre des Lettres, v.12, p.97.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean Holmes, missionnaire de Drummondvillevicaire à Berthier (Québec, 12 octobre 1824).C'est le grand désir de Msr piessis de voir M.Holmes se fixer ft Drummondville le plus tot possible Les catholiques répandus un peu partout dans les cantons ont un besoin urgent des secoure de la religion.Il pourra parler A M.Felton du projet des catholiques de Barnston, de Compton et de Hatley.Il pourra célébrer la messe dans la maison de M.Felton tant que la chapelle fixée à cinq milles de la demeure de M.Felton ne sera pas terminée II prendra pour titulaire de la chapelle de Drummondville saint Frédéricévèque et martyr.C'est d'ailleurs le patron du colonel Herriot (Registre des Lettres, v.12, p.105.) Msr j.-o.Plessis à Msr b.Angus McEachem, évêque de Rose à l'Ile Saint-Jean (Québec, 16 octobre 1824).Msr Plessis a appris que Msr McEachem avait fait la visite du Nouveau-Brunswick.A propos de l'abbé John McDonell, étudiant au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris.Msr piessis lui transmet des pouvoirs nouveaux pour chacun des missionnaires sous sa juridiction.M.Louis G ingras est malade (Registre des Lettres, v.12, p.111.) Msr j.-O.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse à Montréal (Québec, 29 octobre 1824).Si M.de La Mothe ne veut pas aller à Saint-Hyacinthe on pourrait le nommer aumônier des Ursulines aux Trois-Rivières.Puisque l'érection de la paroisse de Sainte-Claire a si bien réussi, il faut s'occuper aussitôt de préparer les papiers nécessaires pour en faire ériger légalement bon nombre d'autres.Affaires d'administration.(Registre des Lettres, v.12, p.113.) Msr J.-O.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse à Montréal (Québec, 21 octobre 1824).Msr plessis ne serait pas surpris que M.Roux, un peu intimidé par la dernière lettre que lui a adressée Msr piessis, songerait à faire des propositions de paix à Msr de Telmesse II demande à Msr de Telmesse de se montrer aussi conciliant que possible mais d'exiger que les prêtres du séminaire de Montréal se conforment, au bref du 1er février 1820 et au mandement du 20 février 1821, et reconnaissent sa pleine autorité sur tout le district de Montréal.A propos de l'impression du Nouveau Testament M.Asselin, vicaire à la Rivière-Ouelle ferait un bon directeur au séminaire de Saint-Hyacinthe (Registre des Lettres, v.12, p.117.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse à Montréal (Québec, 27 octobre 1824).Affaires d'administration.Érection de paroisses dans le district de Montréal.Il faut y voir le plus vite possible.M.l'abbé de La Mothe (Registre des Lettres, v.12, p.121.) Msr j.-o.Plessis à M.Robert Gradwell, agent de l'évéque de Québec, à Rome (Québec, 28 octobre 1824).Il lui envoie un écrit qu'il croit bien propre à jeter de la lumière sur les affaires ecclésiastiques du district de Montréal.II le prie de le communiquer à Msr Caprano.L'auteur du mémoire en question appartient à la communauté de Saint-Sulpice, à Montréal.C'est jun homme de grand mérite \" Son âme se peint tout entière dans cet écrit\" U a fait un grand effort pour vaincre sa timidité naturelle et préparer cet écrit II le prie de lui donner des nouvelles de l'église romaine (Registre des Lettres, v.12, p.123.) Msr j.-o.Plessis à Msr William Poynter, à Londres (Québec, 29 octobre 1824).Il accepte le projet de Msr Macdonell et n'y mettra aucune opposition.Seulement, il y 192 ARCHIVES DE QUÉBEC a à craindre qu'U n'arrive pour le Haut-Canada ce qui est arrivé pour la Nouvelle-Ecosse et que U aussi le manque de prêtres s'y fasse sentir lourdement.Le bill d'Union revient sur le tapis et les adversaires des catholiques en profitent pour déclamer contre l'autorité du clergé au Canada.On critique les revenus de l'évéque de Québec; une gratification de 1,000 louis et \" le loyer de l'évêché, 500louis.\" La jalousie des protestants a été alimentée par toutes ces publications auxquelles les malheureuses affaires de Montréal ont donné origine.Msr Poynter se méfiera d'un nommé Michel O'Sullivan, avocat à Montréal, ennemi des êvêques du pays.Il fera passer à M.Gradwell la lettre et le mémoire inclus.Il croit le mémoire très propre à éclairer la cour de Rome.(Registre des Lettres, v.12, p.124.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean-Francois Gagnon, curé à Saint-Jean-Deschaillons (Québec 30 octobre 1824).M«' Plessis espère qu'il fera tout son possible pour ramener à la soumission les gens de Saint-Pierre-les-Becquets.(Registre des Lettres, v.12, p.128.) Msr j.-o.Plessis à M.Michel Carroll, missionnaire à Saint-Jean N.-B.(Qué-bec, 4 novembre 1824).M.Carroll reviendra à Québec aussitôt que M.Morissette sera arrivé à Saint-Jean, N.-B.(Registre des Lettres, v.12, p.130.) Msr j.-o.Plessis à M.Joseph Lefrancois, prêtre à Québec (Québec 6 novembre 1824).Il le nomme curé de la nouvelle paroisse de Sainte-Claire.(Registre des Lettres, v.12, p.131.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph Lelièvre, à la Baie-Saint-Paul (Québec 9 novembre 1824).Il lui envoie deux requêtes: \" l'une pour l'érection de la paroisse de Murray Bay, sous l'invocation de saint Etienne l'autre pour l'érection de celle de Mount Murray, sous l'invocation de saint Guillaume II lui indique la procédure à suivre pour ces deux érections.(Registre des Lettres, v.12, p.133.) Msr j.-o.Plessis a M.J.-Edouard Morissette, prêtre à Québec (Québec 11 novembre 1824).U le charge de la desserte de la paroisse ou mission de Saint-Atha-nase des Mille-Roches, sur la rivière Richelieu, comté de Bedford.(Registre des Lettres, v.12, p.137.) Msr J.-O.Plessis à M.- Edouard Labelle, missionnaire à Paspebiac (Québec, 11 novembre 1824).Les gens de Paspebiac ont mal fait en donnant leur signature pour l'établissement d'une école de l'Institution Royale.Ils auront à supporter les frais de son entretien et les enfants catholiques ne peuvent y aller si l'on y commente la Bible et si l'on y fait le service à la manière des protestants.Affaires privées.(Registre des Lettres, v.12, p.138.) Msr j.-O.Plessis à M.Louis Gingras, missionnaire à Memramcook (Québec 13 novembre 1824).Il renvoie M.Célestin Gauvreau pour l'aider dans ses missions (Registre des Lettres, v.12, p.139.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse à Montréal (Québec 13 novembre 1824).A propos des limites d'une nouvelle paroisse dans les fiefs de Bourchemin et de Ramsay, il lui renvoie les papiers transmis par M.Olivier Arcand, arpenteur.Il le prie de les examiner et de lui donner une réponse II lui recommande d'être bien discret relativement aux affaires ecclésiastiques du district de Montréal.(Registre des Lettres, v.12, p.141.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'êvêque de Telmesse à Montréal (Québec 22 novembre 1824).M.J.-Êdouard Morissette parti pour Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, a rebroussé chemin.Msr Plessis l'a chargé de la desserte de Saint-Athanase et des lieux compris entre cette mission et la ligne provinciale Réponse à diverses questions.Il n'a pas été publié de second volume des mémoires de Msr de Laval.- Il ne LE GRAND VICAIRE NOISEUX, UN DES CORRESPONDANTS DEM» PLESSIS PEINTURE CONSERVÉE AUX URSULINES DES TROIS-RIVIÈRES ARCHIVES DE QUÉBEC 193 connaît pas cette histoire de l'Église de Québec, qui va de 1644 à 1771.{Registre des Lettres, v.12, p.143.) Msr j.-O.Plessis à M.Joseph Moll, curé à Sainte-Anne-de-la-Pérade (Québec, 25 novembre 1824).A propos des réparations à faire au cimetière {Registre des Lettres, v.12, p.145.) Msr j.-o.Plessis à M.Joseph-François Gagnon, curé à Saint-Jean-Deschail-lons (Québec, 29 novembre 1824.) Il se rendra compte de l'état d'âme des habitante de Saint-Pierre-les-Becquets et tâchera de leur faire comprendre qu'ils agissent 'mal en s'adressant au lieutenant-gouverneur pour faire redresser de prétendus griefs où le gouvernement n'a rien à voir.(Registre des Lettres, v.12, p.146.) Msr J.-O.piessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 13 décembre 1824).M.Michel Carroll, missionnaire à Saint-Jean, est décédé subitement le 24 novembre.Érection des paroisses.\" Le Conseil exécutif parait décidé à ne faire nulle difficulté, excepté pour celles qui seraient des démembrements d'anciennes érections antérieures à la conquête.\" Fossambault est érigé sous le titre de Sainte-Catherine Le mémoire de M.Bédard est parti depuis 4 ou 5 semaines pour le Saint-Siège Affaires d'administration.(Registre dts Lettres, v.12, p.149.) Msr j.-o.Plessis à M.John Griffiths, city of Saint John, N.B.(Québec, 16 décembre 1824).Msr piessis renverra M.Morissette à Saint-Jean s'il veut accepter d'y retourner, mais il ne permettra jamais à l'abbé French d'y exercer un ministère quelconque (Registre dts Lettres, v.12, p.151.) Msr j.-o.Plessis A M.Antoine Manseau, curé aux Cèdres (Québec, 14 décembre 1824).Msr Plessis est fort désireux qu'à son prochain voyage dans le Haut-Canada, M.Manseau se rende jusqu'à Chippewa où, parait-il, il y a ainsi qu'aux alentours une nombreuse population catholique dénuée de toute assistance religieuse.(Registre dts Lettres, v.12, p.152.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec 23 décembre 1824).Affaires d'administration.Changements ecclésiastiques.(Registre des Lettres, v.12, p.154.) L'abbé William Herron à Msr j._o.Plessis (Burin, Terre-Neuve, 21 décembre, 1824).U remercié Msr Plessis pour le soin qu'il prend de se procurer des missionnaires de langue anglaise (Cartable: Terre-Neuve v.1, p.63.) Msr j.-o.Plessis à M.Rémi Gaulin, curé à Saint-Luc (Québec, 30 décembre 1824).Il le charge de desservir la cure et paroisse de Saint-Pierre-du-Portage, rivière de L'Assomption.(Registre des Lettres, v.12, p.155.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean Holmes, vicaire à Berthier (Québec 31 décembre 1824).Réponse à diverses questions.Il espère que M.Holmes pourra avant longtemps se fixer définitivement à Drummondville.\" Je suis bien fâché que le colonel Herriot soit fâché d'avoir saint Frédéric pour patron de votre chapelle.Ce saint est son patron et, assurément, ni le comte Dalhousie ni Sa Majesté Britannique ne se mettront en peine que saint George ne lui ait pas été préféré.\" (Registre des Lettres, v.12, p.157).1825 Msr J.-O.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 2 janvier 1825).C'est la faute des circonstances si le gouvernement a chargé 134 louis pour l'érection de la paroisse de Sorel; il n'en sera pas de même pour les autres érections: celle de Sainte-Claire n'a coûté que 13 louis.\" On tient pour érigées au civil toutes les paroisses démarquées par le règlement de 1721.Il en est de même de l'érection 13 194 ARCHIVES DE QUÉBEC canonique Elle existe de fait pour toutes ces paroisses.\" Environ 35 ont été érigées par décret de l'évéque sans autres formalités.(Registre dts Lettres, v.12, p.159.) Msr J.-O.Plessis ft M.Antoine Girouard.curé ft Saint-Hyacinthe (Québec, 4 janvier 1825).Trois paroisses ont été démembrées de Saint-Hyacinthe: la Présentation, Saint-Damase et Saint-Césaire.U est temps de s'occuper de faire ériger civilement et canoniquement ces trois paroisses, ainsi que celle de Saint-Hyacinthe et les deux autres qu'on projette d'établir au sud de la rivière.Le titulaire de l'une de ces paroisses projetées sera saint Dominique l'autre aura pour patron saint Pie On s'occupera plus tard de la construction des chapelles dans ces derniers endroits.(Registre des Lettres, v.12, p.160.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse, ft Montréal (Québec, 8 janvier 1825).Il serait plus avantageux de placer des chaises au lieu des bancs dans son église M.Jean-Olivier Giroux, nommé curé ft Saint-Luc.M.Morissette ne désire pas retourner ft Saint-Jean, N.-B.Les Sulpiciens de Paris continuent de croire que Mer piessis veut dépouiller de leurs biens ceux de Montréal.C'est une supposition fausse et injurieuse.(Registre dts Lettres, v.12, p.163.) Msr j.-O.Plessis ft M.Antoine Manseau, curé ft Soulanges (Québec, 12 janvier 1825).Il donne ft M.Manseau diverses recommandations ft propos de son prochain voyage dans le Haut-Canada.Qu'il aille aussi loin que possible (Registre des Lettres, v.12\u201e p.165.) L Msr J.-O.Plessis ft M.Cèles tin Gauvreau, vicaire ft Memramcook (Québec, 13 janvier 1825).Msr piessis a appris avec plaisir son heureuse arrivée ft Memramcook.Ce qu'il y a de pire c'est que l'abbé French, après la mort de M.Carroll,s'est fait élire curé de la paroisse de Saint-Malachie, ft Saint-Jean.Msr Plessis a déclaré aux membres de la Congrégation qu'il ne l'accepterait pas, mais il craint beaucoup qu'il ne soit déjà en fonction.(Registre des Lettres, v.12, p.167.) Msr j.-o.Plessis â M.Joseph Crevier, curé ft Maiden (Québec.17 janvier 1825).Il le remercie des renseignements que M.Crevier lui donne sur la mission du Sault-Sainte-Marie.Il en désire d'autres.II lui enverra au printemps un petit présent pour le grand chef des Sauvages.U connaît l'état d'incapacité de M.Marchand, mais il ne faut pas songer ft le remplacer.(Registre des Lettres, v.12, p.168).Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, curé à Soulanges (Québec, 17 janvier 1825).Msr Plessis se charge des dépenses de son prochain voyage dans le Haut-Canada.Les abbés Fraser et Crowley.M.de La Mothe se trouve bien ft Saint-Hyacinthe Réponse ft diverses questions.(Registre dts Lettres, v.12, p.170.) Msr j.-o.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse ft Montréal (Québec.17 janvier 1825).Maladie de M.Paquin.Msr de Telmesse s'occupera de faire marquer les limites des paroisses de Saint-Hilaire et de Saint-Jean-de-Rouville, et de les faire ériger civilement.Affaires d'administration.(Registre des Lettres, v.12, p.172.) Msr j.-o.Plessis ft M.William Dullard, missionnaire ft Miramichi (Québec, 27 janvier 1825).Il fera comprendre ft ses gens qu'ils doivent construire leur église selon la forme prescrite par Msr l'évéque de Rose L'abbé French lui a donné autrefois un terrain, le numéro 64 sur le côté sud de la rivière Miramichi.Ce terrain appartiendra ft perpétuité ft la mission de Miramichi.Msr Plessis craint que les paroissiens de Saint-Jean, N.-B., aient mis l'abbé French en possession de leur église M.Dullard ira ft Saint-Jean afin de se rendre compte par lui-même de ce qui a été fait (Registre des Lettres, v.12, p.175.) Msr J.-O.piessis ft M.Frs-Xavier Coté, curé ft Sainte-Geneviève-de-Batiscan ARCHIVES DE QUÉBEC (Québec, 27 janvier 1825).A propos des requêtes à dresser pour l'érection civile et canonique de la paroisse de Sainte-Geneviève et de la nouvelle paroisse de Saint-Stanislas.(Registre dts Lettres, v.12, p.176.) Msr j.-o.Plessis a M.Joseph Leliôvre, curé à la Baie-Saint-Paul (Québec, 1er février 1825).Msr Plessis croit que les habitants de la seigneurie de Mount Murray comprennent mal leurs intérêts.Quand même la seigneurie de Mount Murray serait formée en paroisse, ils n'en continueront pas moins de faire partie de la desserte de la Malbaie, tant qu'ils n'auront pas leur chapelle propre.(Registre des Lettres, v.12, pT 177.) Msr j.-O.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 2 février 1825).A propos des nouvelles paroisses à former dans la seigneurie de Saint-Hyacinthe Il n'a pas encore d'aumônier pour les Ursulines des Trois-Rivières.L'abbé Rocher, nouvellement ordonné, gravement malade Emprunt pour la construction de l'église de Msr de Telmesse.\" L'érection delà seconde paroisse (celle de Sainte-Catherine-de-Fossambault) a été revêtue de lettres patentes sans référence aux officiers de la Couronne et sans qu'il ait fallu produire d'autres pièces que mon décret d'érection et une requête de la part des nouveaux paroissiens au Gouverneur.\" Plusieurs curés veulent profiter des dispositions du bill de l'année précédente pour construire des écoles.Les écoles lancastriennes.A propos de l'impression du Nouveau Testament.(Registre des Lettres, v.12, p.178.) Msr j.-O.Plessis à M.Thomas Caron, missionnaire à Percé (Québec, 4 février 1825).Réponse à diverses consultations.\"Donnez pour titulaire à la petite Rivière, saint Marcel; au Cap Desrosiers, sainte Agathe au Cabozo, que je ne connais pas, saint Casimir.'' (Registre des Lettres, v.12, p.181.) Msr j.-O.Plessis à M.François Gagnon, curé à Saint-Jean-Deschaillons (Québec, 11 février 1825).Il lui envoie une copie du mémoire qu'il a présenté au lieutenant-gouverneur à propos des difficultés suscitées par les paroissiens de Saint-Pierre-les-Becquets.Il cherchera par tous les moyens à ramener la paix parmi ces gens.Il l'autorise à recevoir l'abjuration d'un vieil allemand établi à Saint-Jean-Des-chaillons, qui désire se faire catholique.(Registre des Lettres, v.12, p.184.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre Duguay, curé à la Malbaie (Québec 11 février 1825).U lui envoie le* décret d'érection canonique de la paroisse de Saint-Êtienne-de-la-Malbaie.Les paroissiens s'adresseront au lieutenant-gouverneur pour l'érection civile Ceux de la seigneurie de Mount Murray ont refusé de se faire ériger en paroisse (Registre des Lettres, v.12, p.185.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 14 février 1825).Les curés du district de Québec s'empressent d'ouvrir des écoles dans leurs paroisses d'après les dispositions du nouveau bill.Les Irlandais du canton de Brandon.Changements ecclésiastiques.L'abbé Rocher se rétablit.M.Delisle ira curé à Saint-Césaire.\"U ne fout pas se mettre en peine de quelques adresses publiées par d, par là.Vous avez dû dernièrement en trouver une sur la Gazette de Neilson, que les citoyens de Saint-Roch m'ont présentée au nombre de 86, avec un grand portrait que je ne sais où mettre.Hé bien I Je n'ai pas été fâché de l'aventure et je leur ai gracieusement répondu.M.Gaulin aurait pu en faire autant sans conséquence Je n'en dis pas autant de la réponse de l'abbé Painchaud à la diatribe bien déplacée mais bien méritée que lui a lancée Jean-Baptiste Taché.\" Mécontentement de M.Chèvrefils, curé de Saint-Constant.(Registre des Lettres, v.12, p.186.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général, à Montréal (Québec, 196 ARCHIVES DE QUÉBEC 14 février 1825).A propos d'un bill présenté en Chambre concernant un marché public que l'on veut établir à Montréal.\" Il est bien certain que je perds de ma santé et de mon énergie sans perdre de ma corpulence qui va même croissante par suite du repos que prescrivent d'autres infirmités.Je puis me tromper, mais je crains d'être menacée d'hydropisie de poitrine.' Je suis fâché d'apprendre que M.Le Saulnier menace ruine.Après son tour viendra le nôtre.Tend emus hue omnes.\" (Registre des Lettres, v.12, p.188.) Mer J.0.Plessis à l'honorable Jacques Baby, écuyer, à York (Québec, 15 février 1825).U reconnaît bien tous les mérites de l'abbé Crowley; il ne peut cependant le mettre curé à York vu qu'il est déjà curé à Cork, en Irlande, et qu'il n'est venu au Canada, qu'en passant, pour y établir sa famille.(Registre des Lettres, v.12, p.189.) Msr j.-o.Plessis à M.Hyacinthe Hudon, missionnaire à Arichat (Québec, 17 février 1825).Msr Plessis a appris avec douleur la mort \"du cher abbé Doucet auquel j'étais tendrement attaché et qui nous quitta en 1815, de la manière que vous savez, sans cause raisonnable et pour se procurer la foule de misères sous lesquelles il a succombé.Je ne m'accoutume pas à ces morts de prêtres sans sacrements, quoiqu'elles soient très communes.C'est un avertissement à tous ceux qui leur survivent.\" A propos de la reconstruction de l'église d'Arichat.M.Hudon doit s'efforcer de porter la soutane.L'abbé Edge.(Registre des Lettres, v.12, p.190.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'êvêque de Saldes, à la Rivière-Ouelle (Québec, 27 février 1825).Il lui envoie une copie de la réponse de la congrégation de la Propagande concernant l'étendue de l'empêchement de clandestinité dans le diocèse de Québec.\"Je joins aussi la lettre (que je prie Votre Grandeur de me renvoyer) de l'abbé Painchaud en réponse à celle dont vous avez eu copie.Vous verrez avec quel peu de succès il s'en tire ainsi que de l'affaire des basses messes changées en grandes.\" (Registre des Lettres, v.12, p.193.) Msr J.-O.Plessis à M.Edouard Faucher, missionnaire i Carleton (Québec, 2 mars 1825).Réponse à diverses consultations.Il faudra nommer des marguilliers à Cascapediac \" Si Dieu me conserve, attendez-moi l'année prochaine.\" (Registre des Lettres, v.12, p.195.) Msr j.-o.Plessis ft Messieurs J.Taole, W.Watters, W.Cummings, anciens marguilliers ft Saint-Jean, N.-B.(Québec, 3 mars 1825).L'abbé French n'a aucune approbation de l'êvêque de Québec, pour exercer le saint ministère dans leur paroisse, (Registre des Lettres, v.12, p.196.) Msr J.-O.Plessis ft Msr l'évéque de Telmesse, ft Montréal (Québec, 5 mars 1825).Il lui envoie la copie d'un induit qui confirme tous les pouvoirs extraordinaires reçus de Msr piessis.Il répondra d'une manière conciliante ft l'abbé Thava-net, agent ft Paris, des Sulpiciens de Montréal.Il peut permettre la construction d'une chapelle dans le canton de Rawdon.Le bill des registres des missions au Conseil.Il est peu probable qu'il passe.(Registre des Lettres, v.12, p.197.) Msr j.-o.Plessis à M.Frs-Raphaël Paquet, curé ft Saint-Gervais (Québec, 7 mars 1825).A propos de l'érection canonique de la paroisse de Saint-Charles et des limites qu'il convient de lui attribuer.(Registre des Lettres, v.12, p.199.) Msr j.-o.Plessis ft M.Amable-Simon Raizenne, curé à Saint-Roch-de-1'Achigan (Québec, 7 mars 1825).Msr Plessis le prie de lui envoyer un plan de sa paroisse et de celles du Saint-Esprit et de Saint-Henri, qui l'avoisinent.(Registre des Lettrés v.12.p.200.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph Marcoux curé à Saint-Cûthbert (Québec, 7 ARCHIVES DE QUÉBEC 197 mars 1825).A propos de la formation d'une nouvelle paroisse qui comprendra le fief Dusablé et la partie sud-ouest de la seigneurie de Maskinongé.Msr Plessis désire savoir les limites exactes de l'arrondissement que l'on se propose de former.(Registre des Lettres, v.12, p.200).Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Rose, à 111e Saint-Jean (Québec, 13 mars 1825).Il envoie à Msr McEachern copie d'un induit qui lui permet de subdéléguer les pouvoirs extraordinaires qu'il a reçus de Msr Plessis.Il a, sans doute, appris que l'abbé French s'est introduit de lui-même dans la paroisse de Saint-Malachie, à Saint-Jean N.-B., et qu'il y exerce le ministère sans aucune approbation.Il pourra garder le produit des componendes de son district.(Registre des Lettres, v.12, p.203).Msr J.-O.Plessis to Mr.James Grant, missionnary at Manchester Bay, N.S.(Québec, 15 mars 1825).A propos de la mort de M.Doucet \"nothing could happen more sorrowful to me than the sudden death of the dear and reverend Mr.Doucet who in his last agony has been deprived of every spiritual attendance.\" Apropos de la clandestinité des mariages.Le cas de M.Edge.Ce dernier peut se marier quoiqu'il ait reçu les ordres mineurs.(Registre des Lettres, v.12, p.204.) Msr J.-O.Plessis à M.P.Charles Lœdel, écuyer, à L'Assomption (Québec, 21 mars 1825).\" Un seigneur a, assurément, le droit de faire valoir son droit de banalité.J'ai, néanmoins, observé que les seigneurs de ce pays mouturent assez librement les uns sur les autres et ne s'en font pas de reproches.Ce consentement tacite pourrait justifier les tenanciers qui s'en sont prévalus et les dispenser de la restitution par le passé, par égard pour la bonne foi dans laquelle ils ont agi.Mais du moment que le seigneur leur fait savoir son intention qu'ils fassent moudre à son moulin, il ne leur est pas plus permis de porter leurs grains à un autre moulin, que de payer leurs rentes et lods et ventes à un seigneur étranger.\" (Registredes Lettres, v.12, p.206.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau, curé aux Cèdres (Québec, 22 mars 1825).- Malgré ce que M.Manseau en pense, son voyage dans le Haut-Canada n'a pas été infructueux.U donne à Me Plessis de précieux renseignements.Msr Plessis désirerait bien placer M.Crowley à York.Il est probable que le Haut-Canada passera bientôt sous la juridiction ordinaire de Msr de Rhésine, c'est pourquoi il a jugé à propos de n'y rien changer.(Registre des Lettres, v.12, p.207.) Msr J.-O.Plessis à Mtr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 22 mars 1825).Il conférera les ordres mineurs à M.Fhelan.MM.Taylor et Power administrateurs des diocèses de Boston et de New-York.Les deux seigneuries de Noyan et de Foucault seront érigées en paroisses protestantes.Il sera difficile d'y établir une paroisse catholique.Tout de même, il serait à propos d'y marquer le site d'une chapelle.Les catholiques de Hinchinbrook peuvent demander l'érection d'une paroisse dans ce canton.Il vaut mieux mettre des chaises dans son église de Montréal.Il ne sait comment l'on pourra trouver des prêtres pour cette nouvelle desserte de Montréal.M.Papineau veut un missionnaire pour la Petite-Nation.\" La lettre de M.Bédard était rendue à Rome avant le 8 janvier.\" (Registre des Lettres, v.12.p.209.) Msr J.-O.Plessis à Monseigneur Pierre Caprano, archevêque d'Icône, secrétaire de la Propagande à Rome (Québec 25 mars 1825).Il le remercie de ses bontés pour l'évèque de Québec.Il a reçu l'encyclique annonçant le jubilé, ainsi que deux lettres de la Propagande, en date du 16 octobre 1824, et du 8 janvier 1825.(Registre des Lettres, v.12, p.214. 198 ARCHIVES DE QUÉBEC Mer J.-O.Plessis k Mtr Poynter, à Londres (Quebec, 25 mars 1825).Malgré ce que lui apprend le docteur Poynter dans sa lettre du 24 janvier 1825, Msr Plessis espère que le district de Montréal sera érigé en évêché.Cette érection presse beaucoup plus que celle du Haut-Canada, où Mer de Rhésine aura de la difficulté à se procurer des prêtres et à assurer sa succession.Le cardinal délia Somaglia, préfet de la Propagande, lui a demandé de s'adresser directement à la Propagande; le docteur Gradwell est allé en Angleterre, et la lettre de M.Bédard n'a pas encore été remise au cardinal délia Somaglia qui est à sa recherche.Msr Plessis craint beaucoup les intrigues de l'avocat O'Sulli van qui est allé plaider en faveur des Sulpiciens à Rome.(Registre des Lettres, v.12, p.215.) Msr j.-o.Plessis à M.Joseph Gagnon, curé à la Sainte-Famille (Québec, 26 mars 1825).Longue dissertation à propos des dispenses pour mariages entre parents.(Registre des Lettres, v.12, p.217.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec, 30 mars 1825).Msr Plessis lui expose certains doutes A propos de la suspension des indulgences pendant l'année du jubilé.(Registre des Lettres, v.12, p.219.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, A Montréal (Québec, 2 avril 1825).Affaires d'administration.Les pouvoirs des archiprêtres sont suffisamment expliqués par le mandement du 28 octobre 1793.La raison pourquoi on peut supprimer le couvent de Saint-Laurent.(Registre des Lettres, v.12, p.221.) Msr j.-o.Plessis à M.Marc Chauvin, curé à Rimouski (Québec, 6 avril 1825).A propos de l'érection civile de la paroisse de Matane et de l'église qu'on se propose d'y construire.Réponse à diverses consultations.(Registre des Lettres, v.12, p.222.) Msr j.-O.Plessis à l'honorable Jacques Baby, écuyer à York, H.-C.(Québec 9 avril 1825).M.Antoine Manseau se félicite de la cordialité avec laquelle il a été reçu à York, par M.Baby.Msr piessis l'en remercie.Il voudrait bien retenir au pays M.Crowley, dont M.Manseau lui a fait de grands éloges.Il est disposé à donner un prêtre à la colonie des Irlandais du canal de Welland.Avant d'envoyer un prêtre à York, il désirerait y voir établir une fabrique.Msr Plessis lui envoie 50 louis comme contribution à la construction de l'église de York.(Registre des Lettres, v.12, p.225.) Msr piessis à son Eminence le cardinal délia Somaglia pro-préfet de la Propagande, à Rome (Québec 15 avril 1825 (en latin).M** Plessis s'adressera désormais directement à la congrégation de la Propagande.Longues explications à propos des difficultés ecclésiastiques du district de Montréal.Sa nomination comme conseiller législatif.Explications à propos de certains pouvoirs extraordinaires.Demandes concernant les mariages entre catholiques et protestants.Les missions indiennes.Demandes de nouveaux pouvoirs.(Registre des Lettres, v.12, p.227.) Msr j.-o.Plessis i Msr Caprano, à Rome (Québec, 15 avril 1825) (en latin).Msr plessis adresse par le même courrier une longue lettre au cardinal délia Somaglia.Il regrette beaucoup que récrit de M.Bédard n'ait pas été remis encore au cardinal délia Somaglia.La grande humilité de M.Bédard.Il faut soutenir l'autorité de Msr de Telmesse et ne pas voûter foi aux propos mensongers de l'abbé Sambucci et de l'avocat O'Sullivan.Il écrit à Sa Sainteté le Pape.Msr Plessis envoie à Msr Caprano un exemplaire du mandement qu'il publia après son retour de Rome, le 5 décembre 1822.A propos de la suspension des indulgences pendant l'année du jubilé.(Registre des Lettres, v.12, p.234.) Msr J.-O.Plessis à Sa Sainteté Léon XII (Québec 15 avril 1825).Il dépose aux pieds de Sa Sainteté l'hommage de sa profonde vénération et les témoignages ARCHIVES DE QUÉBEC 199 de la parfaite soumission au Saint-Siège des 500,000 catholiques dont se compose son troupeau.(Registre its Lettres, v.12, p.236.) M\" j.-o.Plessis à M.Thavanet, prêtre, à Paris (Québec, 15 avril 1825).Il le nomme ton procureur pour le remboursement de certaines sommes dues à l'évèque de Québec et aux communautés religieuses du pays.Il lui explique au long la position d'un évêque catholique au Canada et se plaint amèrement des calomnies qu'on a colportées sur son compte à Paris et à Rome, et auxquelles les Sulpiciens de Montréal ne sont pas étrangers.(Registre des Lettres, v.12, p.237.) Msr j.o.Plessis à M.Delaporte, prêtre, à Londres (Québec, 15 avril 1825).Il acheminera vers Rome le terrible paquet qu'il lui envoie.(Registre des Lettres, v.12, p.240.) Msr j.-o.Plessis à M\" Poynter, à Londres (Québec, 15 avril 1825).Les affaires vont un peu mieux dans le district de Montréal, mais les Sulpiciens continuent d'intriguer.\" Je suis extrêmement affligé, comme vous pouvez le croire, de ces malheureux troubles qui répandent tant d'amertume sur mon épiscopat.\" On dit que l'avocat O'Sullivan voyage aux frais des Sulpiciens.L'écrit de M.Charles Bédard est resté parmi les papiers de M.Gradwell actuellement en Angleterre.Msr Plessis se demande s'il ne ferait pas bien de faire nommer Msr Lartigue son coadjuteur, cum Sutura successions Msr Panet, le coadjuteur actuel, ne demanderait pas mieux que de résigner.Msr Poynter pourrait sonder le ministère britannique sur ce projet.(Registre des Lettres, v.12, p.241.) Msr j.-o.Plessis a M.Robert Gradwell.à Rome (Québec, 15 avril 1825).Msr piessis regrette beaucoup l'absence de Rome de M.Gradwell, surtout depuis qu'il a appris que le mémoire de M.Bédard n'avait pas été remis à la Propagande, et que l'avocat O'Sullivan était lui-même à Rome.(Registre des Lettres, v.12, p.242.) Msr J.-O.Plessis au prince de Polignac, ambassadeur de France, à Londres (Québec, 15 avril 1825).Msr Plessis a été heureux d'apprendre par M.Delaporte que cet ambassadeur à Londres, dont les papiers publics font mention, est ce comte Jules qu'il a eu l'avantage de voir à Londres et à Paris et duquel il a reçu tant de bontés et d'édification.Il le prie de se servir de son influence pour faciliter le transport à Rome des dépèches confiées à M.Delaporte.(Registre des Lettres; v.12, p.243.) Msr J.-O.Plessis à Msr j.-Norbert Provencher, évêque de Juliopolis, à la Rivière-Rouge (Québec, 18 avril 1825).Il a reçu ses dernières lettres et sa relation laquelle il a envoyée à Rome.Msr Provencher écrira à M.Delaporte pour le remercier de ses bontés à propos des concessions de terrains faites par Msr de Juliopolis.Il lui envoie une copie d'un induit à propos des pouvoirs extraordinaires que lui a donnés M\" Plessis.Les difficultés dans le district de Montréal se continuent et l'affligent beaucoup.\" J'aurais dû mourir en arrivant d'Europe, pour n'être pas témoin de ce que je vois.\" (Registre des Lettres, v.12, p.245.) Msr J.-O.piessis à M\" l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 25 avril 1825).A propos de la réponse que M.Chèvrefils a faite à la lettre de Msr Plessis, du 20 septembre 1824.Le brave curé est tout à fait de mauvaise humeur, parce que Msr Plessis a exigé une nouvelle requête pour l'érection de la paroisse de la seigneurie La Salle.(Registre des Lettres, v.12, p.248.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 25 avril 1825).A propos des indulgences du jubilé.Les pouvoirs des archiprêtres.Affaires privées et difficultés ecclésiastiques.(Registre des Lettres, v.12, p.250.) 200 ARCHIVES DE QUÉBEC Msr J.-O.Plessis à M.Joseph Lelièvre, curé à la Baie-Saint-Paul (Québec, 25 avril 1825).Il pourra se servir des matériaux de l'ancien presbytère pour la construction de son école.(Registre des Lettres, v.12, p.252.) Msr j.-o.Plessis à Msr révoque de Telmesse, à Montréal (Québec, 26 avril 1825).Le curé de Saint-Constant a reconnu ses excentricités.Comment l'on doit procéder pour l'érection canonique de la paroisse de la seigneurie La Salle.\"Ne me croyez pas endormi sur ma succession.Je m'en occupe pour l'établir de mon vivant, mais c'est une de ces choses délicates que l'on ne peut.mener que très lentement.J'espère de la miséricorde de Dieu sur ce diocèse qu'il me laissera vivre assez longtemps pour terminer cette grande affaire.\" Les curés malades et impotents.Il faut envoyer un prêtre à Saint-Jean, N.-B., pour déplanter le Père French qui y est pasteur intrus.(Registre des Lettres, v.12, p.253.) Msr j.-o.Plessis à M.Charles Begin, curé à Cacouna (Québec, 2 mai 1825).Comment on déterminera les limites de Cacouna et de Saint-Patrice, pour ériger ces deux endroits en paroisse.Le chemin du Portage.Il faut que les habitants de Cacouna se hâtent de terminer le presbytère.(Registre des Lettres, v.12, p.255.) Msr j.-o.Plessis à M.Pierre Bourget, curé aux Trois-Pistoles (Québec, 3 mai 1825).La maladie l'empêche de voir aux choses même les plus urgentes.Il est heureux d'apprendre que la seigneurie des Ha I Ha I s'établira et formera bientôt deux paroisses; celle du Bic en fera une troisième.En attendant qu'une première paroisse soit établie dans la seigneurie de Ha ! Ha 1 les habitants de cette seigneurie continueront d'être desservis des Trois-Pistoles.Msr piessis connaît le peu d'empressement des habitants des Trois-Pistoles pour seconder les desseins de leur curé.(Registre des Lettres, v.12, p.259.) M*r J.-O.Plessis à M.Joseph Crevier, curé à Sandwich (Québec, 7 mai 1825).Il a reçu sa dernière lettre où il lui annonce le décès de M.Marchand.M.Crevier s'occupera de la succession du curé défunt, et prendra là-dessus son salaire de vicaire depuis 1816.Il lui enverra un vicaire dans le cours de l'été.Msr Plessis désirerait une relation plus détaillée du dernier voyage de M.Crevier au Sault-Sainte-Marie.(Registre des Lettres, v.12, p.260.) Msr J.-O.Plessis aux marguilliers de Sandwich (Québec, 8 mai 1825).A l'annonce du décès de M.Marchand, Msr piessis a nommé immédiatement M.Crevier curé de Sandwich.Il restera chargé, pour le moment, des dessertes de Maiden et de la Rivière-a-la-Tranche: (Registre des Lettres, v.12, p.263.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'êvêque de Telmesse, à Montréal (Québec, 8 mai 1825).MM.John McMahon et Porlier seront ses vicaires à l'église Saint-Jacques.La nouvelle paroisse de la seigneurie La Salle.\" Il y a vingt érections en voie et nulle n'avance.Partout quelque anicroche.\" M.Morissette restera dans sa cure.Il lui envoie une copie de la dernière encyclique.\" Une lettre de l'archevêque de Baltimore m'apprend que le schisme de Philadelphie est expirant.Le dernier pasteur appointé par les syndics a levé le pied.\" (Registre des Lettres, v.12, p.264.) Msr J.-o.Plessis à M.Frs-Xavier Pigeon, curé à Saint-Philippe (Québec 10 mai 1825.) Msr Plessis lui reproche sévèrement sa manière d'agir envers Msr l'évéque de Telmesse.(Registre des Lettres, v.12, p.266.) Msr j,.o.Plessis à M.François-Joseph Déguise, vicaire général à Varennes (Québec, 18 mai 1825).M.Déguise ira à Saint-Hilaire et à Saint-Charles pour préparer les voies à l'érection canonique et civile de ces deux paroisses.Les paroissiens de Saint-Hilaire pourront commencer la construction de leur église.(Registre des Lettres, v.12, p.270.) ARCHIVES DE QUÉBEC 201 Me J.-O.Plessis à M.Hertel de Rouville, seigneur à Saint-Hilaire (Québec, 18 mai 1825).Me Plessis a autorisé M.Déguise, curé de Varennes, à marquer le site de la nouvelle église de Saint-Hilaire.(Registre des Lettres, v.12, p.271.) Me J.-O.Plessis à M.Charles-Joseph Ducharme, curé à Blainville (Québec, 21 mal 1825).A propos des réparations à faire à la couverture de l'église de Blainville.\" J'aimerais mieux que les nouvelles paroisses commençassent par se faire ériger ecclésiastiquement et civilement avant d'entreprendre soit des constructions soit des réparations, car il ne faudrait qu'une petite chicane d'avocat pour faire renverser les procédés de celles qui ne le sont pas.\" (Registre des Lettres, v.12, p.272.) Me J.-O.Plessis à Me l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 23 mai 1825).A propos des limites de la nouvelle paroisse dans la seigneurie de La Salle.\" On a toujours observé autant que possible de ne pas démembrer les seigneuries pour former les paroisses.\"lia autorisé M.Déguise.\" à désigner une place d'église et à procéder sur la requête de la même paroisse et de celle de Saint-Charles pour leur érection.\" Me Plessis n'est pas d'avis que Me dé Telmesse fasse revenir M.William Dullard de sa mission, pour être vicaire à Saint-Jacques, à la place de M.John McMahon.U le prie de lui envoyer la liste des archiprê très du district de Montréal.(Registre des Lettres, v.12, p.273.) Me J.-O.Plessis à Me B.Angus McEachern, évêque de Rose, à 111e Saint-Jean (Québec 30 mai 1825).Il fera publier de suite le décret Tametsi du concile de Trente dans les différentes églises et chapelles des lies du Cap-Breton et du Prince-Edouard.(Registre des Lettres, v.12, p.277.) Me J.-O.Plessis à M.William Dullard, missionnaire à Miramichi (Québec 30 mai 1825).Il publiera par trois fois le décret Tametsi du concile de Trente dans les différentes chapelles de sa mission.(La même lettre a été envoyée à M.A.Gagnon, à Gédalc; à F.Blanchet, à Richibouctou; à M.Béland aux lies de la Madeleine; à M.Bellefeuille, à Caraquet; à M.Leduc à Nipisiguit; à M.Ringuet, à Madawaska.) (Registre des Lettres, v.12, p.277.) Me J.-O.Plessis à Me l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 3 juin 1825).M.l'abbé Fauvel peut être ordonné sous le titre de missionnaire.Il n'existe aucun procès-verbal fixant les limites entre Saint-Jean-de-Rou ville et Saint-Hilaire.A propos de M.Madran, curé de Chateauguay.Les religieuses de l'HOtel-Dieu s'adresseront aux gens de loi pour savoir si leurs argents pourraient être placés avec sûreté sur le canal de Lachine.(Registre des Lettres, v.12, p.279.) Me J.-O.Plessis à M.Edouard Labelle, missionnaire à Paspebiac (Québec, 3 juin 1825).Il l'encourage à bien supporter la mauvaise conduite des gens de Paspebiac.Qu'il fasse tout en son pouvoir pour y établir une école catholique et qu'il s'abstienne de visiter l'école de l'Institution Royale Affaires privées.(Registre des Lettres, v.12, p.281.) Me J.-O.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général à Montréal (Québec 5 juin 1825).Me Plessis demande à M.Roux de répondre à diverses questions concernant la publication du décret Tametsi sur la clandestinité du mariage dans les provinces maritimes et autres places où il est censé n'avoir pas été publié.(Registre des Lettres, v.12, p.283.) Me J.-O.Plessis à M.Hyacinthe Hudon.missionnaire à Arichat (Nicolet, 19 juin 1825).L'abbé Leduc est de retour; Me Plessis est dans l'impossibilité pour le moment de lui envoyer un remplaçant à Arichat Mauvais caractère des habitants d'Arichat.Les habitants de l'Ardoise et de la rivière Bourgeois se plaignent de n'être pas visités par M.McKeagney.\"Je vous remercie de ce que vous me dites 202 ARCHIVES DE QUÉBEC an sujet de M.Doucet.\" Réponse à diverses questions.(Registre des Lettres, v.12, p.287.) Msr J.-O.Plessis à Son Eminence le cardinal délia Somaglia, préfet de la congrégation de la Propagande, à Rome (Québec, 7 juin 1825) (en latin).A propos de la publication du décret Tametsi au Canada.Msr Plessis soumet au cardinal le cas du prêtre Charles French, de l'ordre des Frères Prêcheurs, qui s'est installé curé de la paroisse de Saint-Jean, N.-B., sans aucune approbation.(Registre des Lettres, v.12, p.291.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 6 juillet 1825).Il a appris avec surprise la mort du \"cher M.Bédard \" (Charles).A propos de la desserte de la mission du Saint-Esprit.M.l'abbé Leduc de retour des provinces maritimes est exténué.Msr piessis a souscrit 50 louis pour l'église de Msr de Telmesse Comment devra se faire la cérémonie de la consécration de cette église.(Registre des Lettres, v.12, p.293.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean-Henri Roux, vicaire général, à Montréal (Pointe-Lé vis, 6 juillet 1825).Il compatit avec lui à la grande perte que vient de faire dans la personne de M.Charles Bédard, le séminaire de Saint-Sulpice, à Montréal.Msr Plessisne peut permettre que M.Durocher soit agrégé tout de suite parmi les Sulpiciens; il a trop besoin de prêtres dans le moment.MP Plessis a appris avec plaisir qu'on a installé une chapelle à la Montagne.(Registre des Lettres, v.12, p.295.) Msr j.-o.Plessis à Monseigneur Caprano, secrétaire de la Propagande, à Rome (Québec 7 juillet 1825).Msr Plessis ordonnera une quête dans le diocèse de Québec pour la réédification de l'église de Saint-Paul-hors-les-Murs.Il prie Msr Caprano de vouloir bien prêter une oreille favorable aux demandes que M.Gradwell est chargé de présenter a la congrégation de la Propagadde dont les réponses se font souvent attendre trop longtemps.(Registre des Lettres, v.12, p.292.) Msr j.-o.Plessis à M.William Dullard, missionnaire à Miramichi (Saint-Henri.8 juillet 1825).Msr Plessis remercie M.Dullard de s'être rendu à Saint-Jean N.-B.U espère que ce voyage aura servi à détromper le peuple relativement à l'abbé French.(Registre des Lettres, v.12, p.296.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Rose à 111e Saint-Jean (Sainte-Marie 13 juillet 1825).Msr Plessis a envoyé M.Patrick McMahon, à Saint-Jean, N.-B.Le Père French a enfin quitté cette place.Prêtres qu'il faudrait placer dans 111e du Prince-Edouard et 111e du Cap-Breton.L'abbé John McDonell, ordonné prêtre à Paris, passera trois ans en Ecosse.II ne doit pas se décourager si tous les étudiants des provinces maritimes envoyés à Québec ne retournent pas prêtres.\" C'est beaucoup qu'il y ait quatre prêtres sur les huit enfants qui sont venus faire leurs études en Canada.\" Renseignements concernant Ronald McDonald, l'abbé Paisley, les abbés McKeagney et MacSweeney.(Registre des Lettres, v.12, p.299.) Msr j.-O.Plessis à M.Thomas Caron, missionnaire à Percé (Saint-Francois, N.-Beauce, 17 juillet 1825).Il ne doit pas se décourager si les gens de Percé et de la Grande-Rivière se montrent si peu dociles a ses instructions.Qu'il ne s'afflige pas aussi d'être en butte a la calomnie (Registre des Lettres, v.12, p.302.) Msr j.-o.Plessis à M.Frs-Louis Bellefeuille, missionnaire i Caraquet (Saint-François, 17 juillet 1825).Msr piessis le prie d'user d'un peu de miséricorde envers ses paroissiens, et de ne pas les rebuter par trop de sévérité.Autres recommandations.(Registre des Lettres, v.12, p.304.) Msr j.-O.piessis à M.Magloire Blanchet, missionnaire à Chêticamp (Saint- ARCHIVES DE QUÉBEC 203 François, 18 juillet 1825).Réponse à diverses consultations.(Registre dts Lettres, v.12, p.305.) Msr j.-o.Plessis à M.Michel Ringuet, missionnaire à Madawaska (Saint-Francois, 18 juillet 1825).Msr piessis ne peut vendre les terres qu'il a sur la rivière Saint-Jean, parce qu'elles sont destinées au soutien de la mission et des missionnaires de Saint-Basile (Registre des Lettres, v.12, p.306.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph Crevier, curé à Sandwich (Saint-Gervais, 22 juillet 1825).U lui envoie M.Louis Fluet, comme vicaire \" et le logera et lui donnera le salaire qu'il jugera nécessaire\" \" Je dois vous faire observer qu'il n'y a point de vicaire dans le diocèse qui ait moins de cinquante piastres.Plusieurs ont davantage\" (Registre des Lettres, v.12, p.307.) M*r J.-O.Plessis à M.Patrick McMahon, missionnaire à Saint-Jean, N.-B.(Saint-Vallier, 2 août 1825).Msr piessis lui dit combien il a été heureux d'apprendre qu'il a été bien reçu à Saint-Jean, et le prie de féliciter les paroissiens de Saint-Jean d'avoir chassé l'abbé French et d'avoir reconnu enfin leurs torts envers l'évéque de Québec.Msr Plessis n'est pas disposé à recevoir immédiatement dans le diocèse ce M.Walsh dont M.McMahon lui a parlé.Il lui permet, cependant, de rester à Saint-Jean et d'aider M.McMahon.Msr piessis a l'intention d'envoyer un prêtre à la mission abénaquise de Sainte-Anne (Registre des Lettres, v.12, p.309.) Msr J.-O.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Saint-Vallier, 4 août 1825).Msr Plessis est surpris d'apprendre que l'abbé de La Mothe ne soit plus du goût de M.Girouard comme directeur du séminaire de Saint-Hyacinthe II verra à le placer ailleurs.Affaires d'administration.L'abbé Odelin désire changer de cure La grande pénurie de prêtres.L'abbé French en complète disgrâce auprès de la congrégation de Saint-Jean, N.-B.M.Charrier est fort inconstant.U ne faut pas se presser de lui donner la soutane Msr Plessis préparera un mandement pour la consécration de l'église Saint-Jacques.(Registre des Lettres, v.12, p.311.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean Holmes, missionnaire à Drummondville (Hôpital général, 12 août 1825).Il lui envoie une formule d'agrégation à la Caisse ecclésiastique ainsi qu'un power of attorney pour les trois emplacements qu'il a en vue à Shipton, à Ascot et à Wickham.Il a permis à son député de Shipton de faire une collecte parmi les Irlandais de Québec.Il pourra célébrer la messe dans des maisons particulières.Il évitera le mélange des catholiques et des protestants.Réponse à diverses consultations.Il ne doit pas permettre aux enfants catholiques qui vont aux écoles de l'Institution Royale de lire la bible protestante (Registre des Lettres, v.12, p.315.) Msr j.-o.Plessis à M.Jean Holmes, missionnaire à Drummondville (Québec, 22 août 1825).Msr Plessis lui indique la procédure à suivre pour acquérir des terrains pour la construction de chapelles dans ses missions.(Registre des Lettres, v.12, p.318.) M*r J.-O.Plessis à Msr l'êvêque de Telmesse, à Montréal (Québec, 25 août 1825).Changements ecclésiastiques.M.Toupin curé de 111e Perret, gravement malade L'abbé de La Mothe, à la Petite-Nation.Les ecclésiastiques du séminaire de Saint-Hyacinthe.(Registre des Lettres, v.12, p.320.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec, 30 août 1825).Il lui envoie le mandement qui doit être lu à la consécration de l'église Saint-Jacques.Il est important que les chapelains de l'église Saint-Jacques n'empiètent 204 ARCHIVES DE QUÉBEC pas sur les prérogatives des prêtres de l'église paroissiale.(Registre des Lettres, v.12, p.325.) Me j.-o.Plessis à M.François-Joseph Déguise, vicaire général, curé à Varennes (Québec, 5 septembre 1825.) A propos d'une requête des habitants de Saint-Charles, qui s'est trouvée égarée.Mtr piessis lui dit qu'il faudra diminuer les dimensions de l'église en construction à Saint-Hilaire.(Registre des Lettres, v.12, p.324.) Mtr j.-o.Plessis au Révérend Père Merle, Trappiste, au Cap-Breton (Québec, 9 septembre 1825.) Mtr Plessis le félicite de son retour en Amérique.Il ne croit pas qu'il puisse réussir à fonder un monastère de Trappistes dans la Nouvelle-Ecosse.Le gouvernement britannique n'est pas en faveur de cet établissement.(Registre des Lettres, v.12, p.326.) Mtr j.-O.Plessis à Mtr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 13 septembre 1825.) \" Si l'on excepte mes spasmes de poitrine qui continuent de me fatiguer, me voilà, contre mon attente, assez bien rétabli pour songer au voyage de Montréal.\" Il espère être à Montréal à la fin de la semaine.Il prendra son logis au Séminaire \" pour ne pas rompre avec ces bons et anciens amis.\" Il espère pouvoir chanter la messe de consécration de l'église de Saint-Jacques.Comment on devra organiser les offices dans cette église.Affaires d'administration.Il ne sait où prendre des vicaires.(Registre des Lettres, v.12, p.327.) Mtr j.-o.Plessis à M.Flavien Leclerc, curé à Saint-André (Québec, 26 septembre 1825).M.Leclerc se rendra aux Trois-Pistôles, afin de vérifier sur les lieux la requête des habitants qui demandent qu'on leur fixe les limites d'une paroisse en cet endroit.(Registre des Lettres, v.12, p.331.) Mtr j.-o.Plessis à M.Pierre Bêland, missionnaire aux lies de la Madeleine (Québec, 26 septembre 1825).Réponses à diverses consultations.(Registre des Lettres, v.12, p.332.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Chaboillez,,curé à Longueuil (Québec 28 septembre 1825).\" Une lettre décente ne demeurera jamais sans réponse avec moi, tant que Dieu me laissera la faculté d'écrire\" M.Chaboillez pourra employer, sans scrupule le quart du revenu annuel de la fabrique de Longueuil à l'encouragement de l'éducationdans sa paroisse.(Registre des Lettres, v.12, p.339.) Msr j.-o.Plessis à Msr révêque de Telmesse à Montréal (Québec' 28 septembre 1825.) .Changements ecclésiastiques.Les marguilliers de l'église paroissiale demandent à Me Plessis de leur communiquer les papiers relatifs à la construction de l'église de Saint-Jacques.\"Je crains, mon cher seigneur, que vous n'ayez encore bien des déboires à essuyer et ce n'est qu'avec une peine extrême que j'ai aperçu dans ces marguilliers et dans une partie considérable des prêtres de votre district une opposition personnelle qui ne peut conduire à rien que de fâcheux.Rendez-vous aimable glissant, coulant et ne laissez aucun prétexte à la malveillance de dire que vous ne vous montrez aux gens qu'en mitre et en crosse.\" (Registre des Lettres, v.12, p.334.) M.C.Fortier à M.François-Antoine La Rocque écuyer, à Montréal (Québec 1er octobre 1825).U lui transmet par ordre de Msr Plessis une minute du mandement publié dans l'église de Saint-Jacques le 22 du mois de septembre, en même temps qu'une copie des papiers concernant la même église Mtr piessis ne permet pas qu'on délivre aux marguilliers de Montréal une copie du bref apostolique chargeant M.Lartigue du gouvernement du district de Montréal.(Registre des Lettres, v.12.p.337.) ARCHIVES DE QUÉBEC 205 Me J.-O.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec 4 octobre 1825).Il lui donne la liste des changements ecclésiastiques.Il croit que l'abbé de La Mothe se décidera à aller à la Petite-Nation.A propos des offices paroissiaux dans l'église de Saint-Jacques.Les marguilliers de Montréal ont envoyé une requête au gouverneur pour en appeler comme d'abus de tout ce que l'évéque de Telmesse a fait au préjudice de la fabrique de là cure de Montréal.(Registre des Lettres, v.12, p.341.) Me J.-O.Plessis à Me Poytner, évêque de Halie, à Londres (Québec, 6 octobre 1825).Il fera passer à la Congrégation la réponse aux questions qu'on lui a posées touchant l'évêché futur du Haut-Canada.Il n'est pas opposé à l'érection de ce nouveau diocèse, seulement il croit que la nomination d'un bon coadjuteur donné à Me de Rhésine éviterait bien des inconvénients.Il propose comme coadjuteur l'abbé Crowley.La consécration solennelle de l'église de Me de Telmesse a eu lieu le 22 de septembre dernier.\"J'y assistai avec plus de cinquante ecclésiastiques, mais pas un des Sulpiciens m'y accompagna, quoique pour m'y rendre, je partisse de chez eux où je demeurais, depuis cinq jours.\" Le Supérieur du Séminaire était lui-même parti pour Baltimore.A propos de l'opposition de lord Dalhousie pour Me Lartigue, il croit qu'elle vient \" en partie de ce que cet évêque est propre parent (first cousin) de M.Papineau, orateur de la Chambre d'Assemblée de cette province, qui est très peu agréable à Sa Seigneurie.\" Il faut y ajouter l'impression faite sur l'esprit de lord Dalhousie par les publications de M.Chaboillez.(Registre des Lettres, v.12, p.347.) Me J.-O.Plessis à M.J.-Baptiste Saint-Germain, curé à Terrebonne (Québec, 12 octobre 1825).II ira vérifier les allégués des requêtes où l'on demande l'érection canonique des paroisses de Saint-Eustache et de Sainte-Thérèsede-Blainville.(Registre des Lettres, v.12, p.349.) Me J.-O.Plessis à Me l'êvêque de Telmesse, à Montréal (Québec, 12 octobre 1825).A propos des requêtes des marguilliers de Montréal.Msr piessis ne voit aucun inconvénient à ce que Me de Telmesse signe l'adresse que l'on doit présenter à lord Dalhousie.Me Plessis a lui-même signé celle qui a été présentée au gouverneur à Québec Les offices paroissiaux dans l'église de Saint-Jacques.(Registre des Lettres, v.12, p.349.) Me J.-O.Plessis à Me l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec 15 octobre 1825).Il lui fait part de divers changements ecclésiastiques.(Registre des Lettres; v.12, p.350.) M»1 J.-O.Plessis à M.Frs-Joseph Déguise, vicaire général et curé à Varennes (Québec, 18 octobre 1825).Il lui demande des renseignements plus explicites sur les limites des paroisses de Saint-Jean-de-Rouv ille et de Saint-Hilaire.(Registre des Lettres, v.12, p.354.) Me J.-O.Plessis à Me l'évéque de Telmesse, à Montréal (Québec, 24 octobre 1825).Il croit qu'on pourrait offrir la cure de Sainte-Scholastique à l'abbé de La Mothe, s'il ne se décide pas à passer en France avant l'hiver.A propos de M.Charrier: il ne pense pas qu'on doive lui permettre de prendre la soutane maintenant.Il vaut mieux, pour le moment, qu'il reste à son école de L'Assomption, commencée sur une si grande échelle.Affaires d'administration.(Registre des Lettres, v.12, p.356.) Me J.-O.Plessis à Me l'évéque de Rose à 111e du Prince-Edouard (Québec, 24 octobre 1825).Il à fait faire un calice pour la mission de Saint-Dunstan-de-Char-.V 206 ARCHIVES DE QUEBEC lottetown.Il renverra à M.Fitzgerald, par la première occasion.L'abbé Chisholm malade.M.Patrick McMahon fait très bien à Saint-Jean, N.-B.Il demande un assistant.(Registre des Lettres, v.12, p.359.) Msr j.-o.Plessis à M.Patrick McMahon, missionnaire à Saint-Jean, N.-B.(Québec, 27 octobre 1825).Il recevra avec bonté M.Asselin qui s'en va missionnaire chez les Abenaquis de Sainte-Anne.\" Il est juste de tenir compte à M.French de son attachement invariable à la foi catholique.\" M.McMahon pourra lui donner une place de \"Schoolmaster.\" Il ne peut lui donner d'assistant.Les postes du diocèse occupés par des prêtres irlandais.Il devra entretenir de bons rapports avec le gouverneur de sa province.(Registre des Lettres, v.12, p.359.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'êvêque de Telmesse, à Montréal (Québec, 29 octobre 1825).Nominations ecclésiastiques.L'abbé FauveL II faut que M.Chartier paie ses dettes avant d'entrer au grand Séminaire.\"Quant à sa capacité littéraire, à sa piété, à ses bonnes mœurs, personne n'en est plus convaincu que moi.\" (Registre des Lettres, v.12, p.361.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'êvêque de Telmesse, à Montréal (Québec, 31 octobre 1825).M.de La Mothe accepte la cure de Sainte-Scholastique.M.Thavenet est mal informé.\" U a écrit beaucoup, fait des suppositions, les dorme pour des réalités, ennuie son monde et ne procure pas le bien qu'il désirerait.\" Lord Dalhousie s'occupera de l'affaire des religieuses de l'Hôtel-Dieu, si elles lui envoient leur requête.(Registre des Lettres, v.12, p.364.) Msr j.-o.Plessis à M.Flavien Leclerc, curé à Saint-André (Québec, 5 novembre 1825).Il lui envoie le décret d'érection canonique de la paroisse de Cacouna.S'il est vrai que les profondeurs de la seigneurie des Trois-Pistoles sont incultes, il ne divisera pas la paroisse en deux.(Registre des Lettres, v.12, p.366.) Msr j.-o.Plessis à M.Hyacinthe Hudon, à Arichat (Québec 6 novembre 1825).Il lui envoie l'abbé Pot vin.A propos de componendes.Longue dissertation concernant la publication des décrets du concile de Trente, relatifs aux empêchements de mariage et à la proclamation des bans, dans le Canada.(Registre des Lettres, v.12, p.366.) Msr J.-O.Plessis à M.François Belief eu ille, missionnaire à Caraquet (Québec, 9 novembre 1825).Affaires privées.(Registre des Lettres, v.12, p.370.) Msr j.-o.Plessis à M.Thomas Caron, missionnaire à Percé (Québec, 10 novembre 1825).Réponse à diverses consultations.Désignation de la terre accordée à l'église de Percé par le gouvernement.(Registre des Letres, v.12, p.372.) Msr J.-O.Plessis à M.Antoine Manseau.curé aux Cèdres (Québec, 11 novembre 1825).Msr de Rhésine devait s'embarquer pour New-York au commencement de septembre.U doit être sur le point d'arriver.Msr piessis approuve les mesures que vient de prendre M.Crowley pour un établissement catholique.\" Exprimez-lui combien je désire qu'il continue d'établir le royaume de Dieu dans cette province où il me semble que la Providence l'a amené tout exprès.\" Affaires d'administration.L'abbé dé La Mothe à Sainte-Scholastique; il n'y prendra pas racine.{Registre des Lettres, v.12, p.374.) Msr j.-o.Plessis à M.Antoine Gagnon, missionnaire à Gédalc (Québec, 12 novembre 1825.) Les paroissiens sont obligés en conscience de lui fournir sa subsistance.La nécessité d'une nouvelle édition du Rituel du diocèse.A propos des titres des terrains donnés aux chapelles de ses missions.(Registre des Lettres, v.12, p.375.) Msr J.-O.Plessis à Msr Frs Blanchet, missionnaire à Richibouctou (Québec. ARCHIVES DE QUÉBEC 207 12 novembre 1825).Réponse à diverses consultations.\"C'est pour mettre les habitans des differ ens lieux dans la nécessité de construire des chapelles que je ne permets que difficilement de célébrer dans les maisons.Vous êtes redevable à cette restriction de la moitié des églises du Golfe qui ne se seraient peut-être jamais construites.Le clergé écossais est beaucoup trop coulant sur cet article et n'est pas à imiter.\" (Registre des Lettres, v.12, p.377.) Msr J.-O.Plessis à M.Jean Holmes, missionnaire à Dntmmondville (Québec, 14 novembre 1825).Msr Piessis a accepté la donation de M.Felton.Réponse à diverses consultations.Mariages mixtes.Si le colonel Herriot était catholique, Msr Plessis aurait été heureux \" de lui donner un banc dans la chapelle de Saint-Frédéric qui lui doit en grande partie son existence.\" (Registre des Lettres, v.12.) Msr J.-O.Plessis à M.Robert Gradwell.à Rome (Québec, 15 novembre 1825).Mtr piessis le remercie de sa sollicitude à poursuivre en cour de Rome les intérêts de l'église du Canada, et se plaint des retards de la congrégation de la Propagande à répondre aux diverses demandes de l'évèque de Québec.Il a appris avec plaisir que les intrigues des abbés Sambucci et Thavenet auprès des congrégations romaines obtiennent peu de crédit.(Registre des Lettres, v.12, p.384.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 15 novembre 1825).Les prêtres malades.Il se propose de \"désarchlprêtriser\" bientôt le curé de Saint-Philippe-de-Laprairie.M.Pigeon.U a remis au gouverneur la requête des religieuses de l'Hôtel- Dieu.Lord Dalhousie lui a dit que les lettres patentes du collège Saint-Hyacinthe seraient bientôt émises.M.Chartier demande la tonsure et promet de continuer son académie de L'Assomption.\"Ne donnez pas à votre église un air de paroisse.\" Il ne doit pas y chanter des services funèbres, le corps présent et empiéter sur les droits de l'église paroissiale.(Registre des Lettres, v.12, p.386.) Msr j.-O.Plessis à Msr William Poynter, à Londres (Québec, 16 novembre 1825).L'opposition des esprits dans le district de Montréal contre Msr Lartigue se continue La construction de l'église de Mkt de Telmesse cause de la jalousie.Les Sulpiciens affectent de n'en tenir aucun compte.On est à construire une nouvelle église paroissiale \" sur un plan gothique trop vaste\" pour les moyens des paroissiens.Msr Lartigue est d'un caractère un peu raide, et c'est pourquoi il y a dans toute cette affaire \" beaucoup d'indisposition personnelle contre lui.\" L'esprit d'indépendance fait des progrès alarmants.(Registre des Lettres, v.12, p.388.) Msr j.-o.Plessis à M.Faucher, missionnaire à Carleton (Québec, 21 novembre 1825).Réponse à diverses consultations.(Registre des Lettres, v.12, p.390.) Msr J.-O.Plessis à M.Joseph Crevier, curé à Sandwich, Haut-Canada (Québec, 22 novembre 1825).Msr piessis regrette beaucoup que la mission du Sault-Sainte-Marie n'ait pas eu lieu.A propos de son vicaire, M.Fluet, Les paroissiens de Maiden et de la Rivière-à-la-Tranche n'ont aucune raison de se plaindre.M.Crevier verra à la construction de l'église de Sandwich.(Registre des Lettres, v.12, p.392.) Msr J.-O.Plessis à M.Pierre Bourget, curé aux Trois-Pistoles (Québec, 22 novembre 1825).A propos de l'érection canonique de la paroisse des Trois-Pistoles.(Registre des Lettres, v.12, p.394.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évèque de Telmesse, à Montréal (Québec, 29 novembre 1825.) Changements ecclésiastiques.Les nouveaux archiprêtres.(Registre des Lettres, v.12, p.397.) 208 ARCHIVES DE QUÉBEC Msr J.-O.Plessis à M.Charles-Joseph Asselin, missionnaire à Sainte-Anne, près Fredericton, N.-B.(Québec, 1er décembre 1825).Il lui fait diverses recommandations concernant son ministère.(Registre des Lettres, v.12, p.398.) Msr j.-o.Plessis à Msr l'évéque de Telmesse, à Montréal (Hôpital général, 3 décembre 1825).Il lui envoie sa lettre pastorale au sujet de la reconstruction de la basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs, à Rome.Comment fi doit se comporter relativement à l'enseignement du catéchisme dans son église.\" U n'est pas nécessaire de vous dire que j'ai été assez malade pour donner l'alarme à nos messieurs d'ici qui ont fait venir Msr le coadjuteur.Me voilà un peu mieux, sans être bien.\" (Registre des Lettres, v.12, p.399.) LOUIS-GUILLAUME DE PARSCAU DU PLESSIS LOUIS-GUILLAUME DE PARSCAU DU PLESSIS Louis-Guillaume de Par seau du Plessis, l'auteur du Journal que nous reproduisons ici, était enseigne de vaisseau sur la Sauvage qui amena le chevalier de Lévis à Québec, en 1756.La Sauvage ne resta que vingt-deux jours dans le port de Québec.Arrivée le 31 mai, elle en repartit le 22 juin.Favorisée par un bon vent, elle était de retour à Brest le 20 juillet 1756.Sa campagne avait duré trois mois et vingt-six jours.Au cours de son voyage en Canada, M.de Parscau du Plessis avait reçu le brevet de lieutenant des vaisseaux du Roi (15 mai 1756).La même année, il fut fait chevalier de Saint-Louis.Pour être admis dans cet ordre royal, il fallait avoir servi vingt ans.Lors de sa nomination, M.de Parscau du Plessis n'avait encore que dix-neuf ans de service, étant entré dans la marine en 1749, mais ses états de service furent jugés assez brillants pour qu'on passât outre.Le Journal de M.de Parscau du Plessis renferme quelques erreurs.Ainsi il écrit que Montréal est la capitale de la Nouvelle-France et que le gouverneur y fait ordinairement sa résidence.Mais, en somme, l'auteur s'y montre observateur, renseigné, intéressant.Le plus étonnant est qu'il ait pu se rendre compte de tant de choses dans un séjour de moins d'un mois à Québec et qu'il en ait fait une relation aussi exacte et aussi judicieuse.M.de Parscau du Plessis appartenait à une famille de marins.Son père, officier de marine, avait pris part à l'expédition de Rio de Janeiro, et en avait écrit une relation fort appréciée.Son propre fils, Pierre de Parscau du Plessis, fut aussi officier de marine.Nous devons communication du Journal d'une campagne au Canada (mars-juillet 1756), à Monsieur le comte de Parscau du Plessis, qui habite le château de Kerarmor par le Croisic, Loire-Inférieure, en France.Il conserve l'original de ce mémoire comme un précieux souvenir de son ancêtre.Nous le remercions de tout cœur d'avoir bien voulu en offrir une copie aux Archives de la province de Québec. JOURNAL D'UNE CAMPAGNE AU CANADA A BORD DE LA SAUVAGE, (MARS-JUILLET 1756) PAR LOUIS-GUILLAUME DE PARSCAU .DU PLESSIX.ENSEIGNE DE VAISSEAU journal de la campagne de la Sauvage frégate du roy, armée au port de brest, au mois de mars 1756 (écrit pour ma dame) Le commandement de la Sauvage avait été donné dès le mois de février A M.de Saint-Victoret, lieutenant de vaisseau, mais le chevalier de Tourville, qui se trouva à Paris dans le temps qu'il fut question de dépêcher des frégates pour le Canada, eut le crédit de l'obtenir pour luy-même, pour remplir cette mission; et M.de Saint-Victoret eut à sa place la Comète, qui était alors au Havre sous les ordres de M.de Ruie.M le chevalier de Tourville, avant de quitter la Cour, avait demandé pour officier en second M.de la Villebouquet, lieutenant de vaisseau (mais la Ville-bouquet se trouva malade et ne put embarquer) et moi pour premier enseigne.Comme je m'attendais à armer sur le Tonnant, sous les ordres de M.le chevalier de Beaufremont qui m'avait demandé, je fus surpris, à l'arrivée dea états d'armement, de ne pas m'y voir compris; mais M.de Tourville, que je rencontrai le même jour, me développa le mystère en me faisant quelqu'excuse d'avoir fait changer ma première destination sans m'en avoir prévenu.Plusieurs difficultés avaient empêché la Cour d'envoyer l'état d'armement des frégates en même temps que celui des vaisseaux; ou pour mieux dire, M.du Guay avait obtenu le pouvoir de les dresser luy même, ft sa fantaisie: car on prétend qu'ils ltd avaient été envoyés le même jour et que, ne les trouvant pas conformes ft d'autres arrangements qu'il avait pris auparavant, il avait demandé dé nouveaux ordres et fait des représentations.Quoiqu'il en soit, void celui de la frégate, qu'il fit le 26 mars, de concert avec M.de Tourville: La Sauvage MM.chevalier de Tourville, Mouton du Manoir, chevalier de Dampierre, enseigne.Duplesaix de Parscau, enseigne, de Paignier, la Galissonière, deChampignies, lieut' de vaisseau, commandant, lieut'de vaisseau, comm'en second.enseigne, enseigne garde marine.Les vaisseaux que le Roy faisait armer ft Brest pour porter des troupes ft Québec étaient au nombre de 3 et 3 frégates, savoir: Le Héros, commandé par M.Beaussier de l'Isle, cap.de vaisseau.L'Illustre, commandé par M.de Montalais, cap.de vaisseau.Le Léopard, commandé par le S?de Gomain, lieut.de vaisseau.La Licorne, commandée par la Rigaudière, lieut.de vaisseau.La Sauvage, commandée par Tourville, lieut.de vaisseau.La Sirène, commandée par Brugnon, lieut de vaisseau. 212 ARCHIVES DE QUEBEC M'de Montcalm, maréchal dm campa et armées, paste sur la frégate la Licorne pour commander les troupes en Canada.M.le chevalier de Lévi passe sur la Sautai*; il est brigadier des armées.M.de Bourg-Lamark, colonel, sur ta Sirène.Les régiments de la Sarre et du Royal Roussillon sont embarqués sur les trois gros vaisseaux.- i ¦ \u2022 Nous-mêmes, en rade le 24 mars, avec ordre d'être prêta à mettre A la voile avant la fin du mois.Tous les autres étaient dêjA prêts et en rade avant nous.Les arrangements pour notre départ étaient de sortir deux'à deux, un vaisseau et une frégatte, savoir: U Héros et la Licorne; l'Illustre et la Sautât*: I* Léopard et la Sirène.Les vents contraires nous retinrent jusqu'au trois avril,' jour que les deux premiers appareillèrent.- Nous devions les suivre le lendemain, mais nous fûmes contrariés jusqu'au 6, que nous partîmes de Brest; et, A cause de ce retardement, les deux qui ne devaient partir qu'un jour aussi après nous, mirent à la voile en même temps, environ les 8 heures du matin, par un petit vent de N.N: E.Outre M' le chevalier de Lévi, nous avions encore comme passagers: Mr Lombard de Comble, officier de Royal-Artillerie et du génie; Mr de la Roche-Beaucourt, capitaine de cavalerie du régiment de Montcalm et aide de camp de Mr de Montcalm ; et le chevalier de Fontbrune, capitaine au régiment de la marine, aide de camp de Mr de Lévi De plus, un pilote pratique du fleuve Saint-Laurent, nommé Raby.Il y avait à bord de la frégate 400,000 livres en or monnoyé; S milliers de poudre, quelques pelles et pioches.Voila les secours dont nous étions chargés pour le Canada.En sortant de la rade de Brest, et étant à la vue de l'Ue d'Ouessant, nous aperçûmes deux bâtiments qui, par leur manœuvre, se firent connaître pour anglais.C'était deux frégates qui nous parurent de 24 à 30 pièces de canon.L'une voulait nous engager a la chasser et l'autre était en travers pendant que nous courions dessus; mais ayant découvert plusieurs autres navires au large, dont nous fîmes signal à C Illustre qui était resté assez loin de l'arrière de nous, il revira de bord, ce que nous fîmes aussi et le Léopard et la Sirène suivirent notre exemple.On parlementa ensemble sur le parti que nous avions à prendre, et on se détermina d'une commune voix à passer par le Ras, ce même soir, après avoir feint de rentrer à Brest pour tromper nos espions.Mais un calme plat et de ht brume qui survint nous obligèrent à mouiller à 9 heures du soir, où nous nous trouvâmes.Le lendemain les vents nous devinrent contraires après avoir appareillé; et il fallut venir mouiller à Berteaume où nous passâmes la nuit.Le jeudi 8*™«, le vent enfin étant venu au nord, bon frais, nous appareillâmes à S heures du matin, tous les quatre, et nous dirigeâmes notre route pour passer par le Raz pour éviter la rencontre que nous fîmes la première fois, en voulant sortir par l'Iroise.A 7 h.J4 nous, passâmes le Raz, et on chanta, selon l'usage, le De profundi s.ce qui causa un peu d'émotion à nos messieurs passagers: ils avaient entendu dire que cet endroit était dangereux et nous ne cherchions pas à les rassurer, un peu par malice.Il est vray qu'il n'y a peu d'années où U ne s'y perde quelque bâtiment, et la prière qu'on fait est à cause de la baye des Trépassés, qui porte ce nom, parce que les corps de tous ceux qui périssent dans ce raz y sont ordinairement transportés par la mer.Dès la nuit du 8 au 9, nous noua séparâmes du Léopard et de te Sirène; et il s'en fallut de peu que nous ne fussions aussi séparés de l'Illustre par le gros temps. ARCHIVES DE QUEBEC 213 Nous en ttwW™ d'ailleurs d'assez mauvais, les premiers jours de la traversée, tant du vent que de la grosse mer; nos officiers de terre en furent extrêmement incommodés et maudirent souvent le métier de bon coeur.Le voyage leur paraissait fort long.Cependant on peut dire que la traversée a été fort heureuse, et on en fait peu de pareilles plus courtes, et avec un plus beau temps, dans la saison où on nous avait fait partir.Nous arrivâmes sur les acores du grand banc de Terre-Neuve, le 29 avril, c'est-à-dire le 29*» jour après notre départ.Ce banc est distant de Brest de 600 lieues; jusque là il ne nous arriva rien d'extraordinaire qui mérite d'être conté.Si nous n'avions pas été obligés de suivre l'Illustre, il est certain que nous aurions abrégé peut-être de beaucoup le voyage, parce que noua allions mieux que lui, pourvu qu'il ne fit pas trop gros temps, car alors les gros vaisseaux ont toujours de l'avantage sur les frégates.Notre équipage aurait bien souhaité qu'on eût mis en panne sur le Banc pendant quelques heures pour y pêcher des morues; mais notre mission ne nous permettait aucun retardement Cependant nous profitâmes un moment de l'avantage de notre marche sur le commandant, pour jeter nos lignes à la mer: on prit une couple de belles morues dont nous nous régalâmes à table; nos messieurs passagers trouvèrent ce manger délicieux.Ce poisson est en effet très bon, quand il est bien accomodé; mais il ne faut pas en manger trop souvent car on s'en ennuie fort vite Nous aurions tous bien désiré en prendre en assez grande quantité pour en rafraîchir l'équipage; mais, comme je l'ai dit, nous n'étions pas maîtres du temps.La pêche en est très amusante; ce poisson est très vorace et l'hameçon n'est pas plus tôt au fond, qu'il est avalé par une morue.Mais au défaut de cette récréation, nous eûmes celle de la cérémonie du baptême.Tous ceux qui n'ont jamais passé sur le grand Banc de Terre-Neuve y sont sujets.Tout le monde sait que c'est un ancien usage des mariniers, qu'ils ont établi pour tirer de l'argent des passagers et de ceux qui font leur première campagne.U y a plusieurs endroits sur la mer.où il fout subir cette coutume.Quand on passe la ligne ou l'équateur on est exempt, de tous les autres baptêmes comme celui des Tropiques, du détroit de Gibraltar, celui du Banc de Terre-Neuve et quelques autres.Nos maîtres et officiers mariniers avaient une assez bonne contribution à espérer sur la frégate, qui était neuve et se trouvait par conséquent aussi dans le cas de la cérémonie.Le capitaine est obligé de payer pour son navire quand ce dernier n'a pas encore passé l'endroit où on la pratique, sans quoi la figure de son vaisseau court risque d'être bien barbouillée, ou d'avoir les bras ou le nés coupés.Voici comment se fit cette cérémonie burlesque Un matelot déguisé en courrier, à califourchon sur deux hommes couverts de peaux de bête marchant à quatre pattes, cul à cul, et escorté de quatre autres matelots bien noircis de noir de fumée à l'huile et portant sur leurs épaules des barres de cabestan en guise de hallebardes, vint présenter une lettre à M.de Tourville de la part du sérénissime bonhomme Grand Bane pour demander la permission d'exercer les droits qu'il avait sur quiconque venait, pour la première foie dans les lieux de sa domination.Le capitaine y ayant consenti de bonne grâce on vit descendre de la hune le souverain du grand Bane accompagné d'une nombreuse cour, et avec toute la pompe et l'attirail qui convenaient à la dignité de ce dieu marin.U était hideux et ajusté de la manière la plus grotesque II paraissait accablé de vieillesse et tremblant de tout son corps.Sa suite était diversement habillée et tous le plus ridiculement qu'il leur avait été possible de se mettre. 214 ARCHIVES DE QUEBEC Il serait trop long de décrire toutes les folies auxquelles se livre la gent matelo-tesque dans' ces occasions; et, pour abréger, je dirai que le secrétaire des États du Grand-Banc ouvrit le livre où est inscrit le nom de tous les mortels qui passent dans cet empire, et qui fait connaître ceux qui y arrivent pour la première fois.Ils sont appelés, et on les fait asseoir sur une baille pleine d'eau, une main passée dans un noeud coulant au bout d'une ligne qu'on hisse, puis qu'on amène.Cela est pour les obliger de sermenter: il faut qu'ils promettent, en effet, d'observer, en pareil cas, la même* cérémonie et de ne jamais coucher avec femme de marin, à moins que ce soit la sienne.Plusieurs seaux d'eau sont suspendus au dessus de leur tète, prêts à être versés et à humecter le nouveau voyageur, au premier signe qu'en fait le souverain du lieu, respectable majesté, si, pour éviter ce déluge, on ne satisfait pas Sa Majesté par le moyen de quelqu'argcnt qu'il faut mettre dans un plat qui n'est ny d'or, ny de nacre, ny de perle.Ces dieux marins ne se piquent pas d'être riches en vaisselle et en meubles; mais ils sont avides des médailles qu'on leur donne, que nous appelons monnoye, avec lesquelles ils se régalent et se saoulent, au pre-mieu lieu où ils trouvent à les employer en vin et en bonne chère.Car il faut remarquer que ces espèces de divinités font leurs délices de l'ivrognerie et la débauche Ils eurent une assez bonne somme qu'ils tirèrent de nos messieurs passagers et du capitaine pour sa frégate; mais ce dernier défendit à cause du froid de baptiser ceux de l'équipage qui n'avaient pas de quoi acheter le privilège de n'être paa mouillé.On se contenta de leur frotter le visage avec du noir de fumée.Ainsi se termina cette fameuse cérémonie qui ne mérité pas le détail que j'en ai fait, mais j'écris uniquement pour m'amuser et passer le temps.Nous passâmes le grand Banc par beau temps, le plus rare qu'on puisse voir sur ce parage, où il fait de la brume ordinairement toute l'année du moins presque tous les jours.Nous avions sujet de craindre de rencontrer beaucoup de bancs de glace qui se détachent des baies et des rivières au commencement du printemps.Cependant, nous n'en vîmes qu'un, sur lequel nous nous serions peut-être brisés, si la nuit où nous le trouvâmes n'avait pas été un peu claire et s'il y avait eu de la brume car nous en passâmes très proche, et dans le cas de tenir le plus près pour le doubler, ce que nous eûmes encore assez de peine à faire.Voilà, sans doute, comment une infinité de navires se sont perdus en pareille circonstance dans dès temps où la brume qui est communément si épaisse, qu'on ne peut pas voir à la longueur d'une toise devant le navire, vous entoure de toute part; et où on est cependant obligé de faire route.Si la divine Providence ne la dirigeait pas, je crois que de cent navires qui entreprendraient cette navigation il n'en reviendrait pas le quart.Ce banc de glace dont nous fîmes rencontre la nuit, quand le jour fut venu nous n'en étions pas fort éloignés et nous eûmes le temps de le considérer.' Nous avons eu lieu de croire qu'il était là depuis l'année passée échoué; sa hauteur hors de l'eau avait une fois et demie celle de notre mâture, au moins, et cependant les deux tiers eh devaient être abus l'eau s'il flottait.Ce banc paraissait comme une Ile de cristal, où les rayons du soleil qui n'était obscurci d'aucun nuage faisaient briller avec éclat les plus vives couleurs de l'arc en ciel.Le sommet en était couvert de neige; à mesure que la chaleur faisait fondre les glaces, elles prenaient diverses formes: on y remarquait des châteaux; des clochers, des coteaux, des plaines, et comme un rivage sur lequel paraissaient des rochers à fleur d'eau.On y voyait encore mille autres perspectives.Depuis ce jour nous marchâmes la nuit en redoublant de précautions pour ARCHIVES DE QUÉBEC 215 éviter pareilles rencontres, ayant plusieurs sentinelles à l'avant pour avertir de bonne heure de ce qu'on verrait.Nos messieurs passagers ne dormirent sûrement pas tranquillement, tout le temps que nous fûmes en parage de trouver des glaces; et il est réellement difficile d'être exempt d'inquiétude quand on pense aux risques que l'on court d'aborder un de ces bancs et de s'y briser.' Nous vîmes aussi plusieurs bâtiments anglais qui faisaient la pêche des morues, il y en eut même à qui le commandant parla; mais nous avions ordre de ne rien prendre ni attaquer.La Cour recommandait ft cet égard la plus grande circonspection et ne nous laissait que la liberté de repousser la force par la force, si nous étions contraints de combattre et de nous défendre.Nous fûmes à nous rendre du grand Banc jusqu'au banc à Vert, depuis le 29 avril jusqu'au 4 de may.C'est où furent pris l'Akide et le Lys l'année dernière.Une brume très épaisse qui se leva le 3 nous sépara de l'Illustre, avec lequel nous nous étions conservés jusqu'à ce jour; c'était aussi la première fois que nous eûmes de la brume.Le S du mois de may nous jetâmes deux matelots à la mer, morts tous les deux le même jour de fluxion de poitrine; nous avions beaucoup de malades sur les cadres.Le vendredi 7, nous vîmes la terre; c'était la côte de l'Ile de Terre-Neuve; elle était presque toute couverte de neige.Nous eûmes connaissance du cap de Raye qui forme, avec le cap de Nord, de l'Ile Royale, l'entrée du golfe de Saint-Laurent.Le 10 au soir, nous doublâmes le cap des Rosiers, où commence le fleuve, avec l'Ile d'Anticosti.Nous parlâmes le 13 à une goélette qui venait de Québec; mais comme nous faisions une route opposée, nous n'entendîmes pas ce que le patron voulut nous dire; nous comprimes pourtant qu'il y avait déjà de nos vaisseaux d'arrivés et il nous assura de l'endroit où nous étions, que nous ne connaissions pas bien.Nous trouvâmes que nous avions fait plus de chemin que nous pensions, nous trouvant à midi par lé travers des monts Camille, qui sont à 30 lieues de l'endroit d'où nous étions partis à minuit avec un bon frais de vent de N.E.L'après-midi, nous nous trouvâmes auprès d'un bateau qu'on fit ranger à bord pour apprendre des nouvelles; mais il venait de la côte de Terre-Neuve où il avait hiverné.Il se rendait ft Québec, manquant totalement de vivres et ignorant tout ce que nous avions envie de savoir.Mr de Tourvillé lui fit donner un baril de vin et un sac de biscuit, qui fit un singulier plaisir à l'équipage de ce bateau qui s'élevait à 13 ou 14 hommes, prêts à mourir de faim si les vents contraire avaient régné encore 2 ou 3 jours et qu'ils ne nous eussent pas rencontrés.Le métier que ces gens mènent est affreux.Ils partent ordinairement en septembre ou octobre, quelquefois plus tôt ; ils vont dans les postes que leurs bourgeois ont à la côte du nord de Terre-Neuve, pour y faire la pêche du loup marin, et en rapporter les pelleteries que la chasse peut leur fournir.Ils passent là tout l'hiver enfermés dans les glaces, dans une baye, logés dans une cabane ft la côte, dans un pays couvert de neige, ne vivant que de biscuits et de ce que la chasse peut leur procurer (et elle leur manque souvent).Ils sont aussi fréquemment exposés ft des incursions des nations esquimaudes qui sont un peuple barbare et indomptable et qu'on n'a jamais pu apprivoiser.Ce peuple parait avoir une origine différente des autres peuples du Canada (on les croit basques d'origine sur quelques rapporta qu'on leur trouve avec cette dernière nation).Ils ont de la barbe comme nous, ce qui ne se voit dans aucune autre nation de l'Amérique.Leur façon de vivre est aussi toute différente.Leurs 216 ARCHIVES DE QUÉBEC canots, leurs armes, leurs cabanes, leurs vêtements, n'ont aucun rapport.Ils sont forgerons; leurs Bêches seat garnies de fer en forme de dards tranchants.Ils sont féroces et très cruels.Jamais aucun prisonnier qu'ils ont fait, tant européen que sauvage comme eux, n'a échappé de leurs mains, et on présume qu'ils n'en conservent jamais.Si on trafique avec eux, comme il arrive quelquefois, on est obligé de prendre les plus grandes précautions.On te tient sur ses gardes ft une certaine distance: ils montrent leurs pelleteries et on leur, fait voir ce qu'on veut leur donner pour les acheter.C'est ordinairement des haches, des couteaux, des aiguilles, des hameçons; et, si on convient, on leur fait signe de mettre leurs armes bas et de venir prendre les marchandises en échange des peaux qu'ils apportent.Si on ne prenait pas de telles mesures, on ne pourrait éviter d'en être assommé.Et c'est ce qui arrive presque toutes les années ft plusieurs français qui font la pêche de la morue dans le détroit de cette Ile, lorsqu'ils se laissent surprendre dans leurs chaloupes.En un mot, on peut avancer que, de tous les hommes qui habitent le globe terrestre, les Esquimaux, si ce sont des nommes, sont les plus barbares, les plus cruels, les plus traîtres, les plus farouches qu'on connaisse parmi la nature humaine.Pour revenir ft notre navigation, dont je me suis un peu écarté ft dessein des peuples qui occupent la partie du nord du golfe de Saint Laurent, entre Terre-Neuve et la baye de Djon.et aussi dans l'intention de faire connaître le commerce que les habitante du Canada y font faire, qui consiste dans la chasse et dans la pêche dont ils tirent des peaux et de l'huile, nous joignîmes le même jour, 13 may, un navire marchand ft qui nous pariâmes.Il venait de Bordeaux, chargé de vivres pour la colonie et de quelques recrues.Le 14, les vents étant contraires pendant tout le temps, nous fûmes obligés de venir mouiller ft l'Ile du Bic, distante de Québec de 45 lieues.Le même jour, plusieurs d'entre nous descendirent ft terre avec nos fusils, pour y aller ft la chasse du lièvre, dont on nous disait que l'Ile foisonnait, mais nous n'en vîmes pas un seul (ils furent détruits l'an passé par les vaisseaux qui relâchèrent dans l'Ile).Le lendemain, je fus ft la grande terre, espérant être plus heureux, je n'y vis qu'une gélinote que je tuai.C'est une espèce de perdrix, mais de la grosseur d'une poule, que je crois pour le goût au dessus de nos meilleures perdrix de Bretagne.J'y rencontrai aussi un conseiller du Conseil Supérieur du Canada, qui ae nomme M' de la Fontaine.Il avait une commission du général pour se rendre au cap Chat qui est ft l'entrée du fleuve, pour observer s'il n'y entrait point de flotte ennemie, afin d'en donner de promptes nouvelles ft Québec U nous annonça l'arrivée du Héros, et de plusieurs vaisseaux qu'il avait vus dans le fleuve, en descendant, mais auxquels il n'avait point parlé.Il nous apprit aussi quelques particularités de ce qui s'est passé au Canada depuis l'hiver dernier, et qui auront place dans la suite de ce journal, quand j'en aurai été instruit plus exactement.Le 16, nous fûmes visités par quatre sauvages Micmac qui vinrent dans leur pirogue d'écorce.On les fit bien boire et manger, ils s'en furent fort contents, en nous promettant de revenir et d'apporter du gibier.Ils tinrent parole: deux jours après, ils avaient tué quelques canarda sauvages et des gélinotes qu'ils présentèrent au capitaine qui les paya avec de la poudre et du plomb; et on leur fit remplir de vin quelques vases qu'ils avaient apportés.Un de ces sauvages nous dit être fils d'un français qui avait épousé une femme de la nation Micmac.Il est fort bel homme il avait dix enfants ft ce qu'il nous dit.dont nous vîmes trois garçons, grands et bien faits.Nous ne partîmes du Bic que le 19, ft cause des vents contraires on des calmes; ARCHIVES DE QUEBEC 217 et nous ne pûmes aller plus loin que 111e an Basque, où nous restâmes jusqu'au 25, étant toujours contrariés par les venta.Nous fîmes encore plusieurs mouillages avant de gagner l'Ile aux Coudres, à 18 lieues de Québec Nous y passâmes le 29; nous en vîmes partir V Illustré et le Léopard qui y étaient mouillés depuis dix jours.Nous mouillâmes le soir au pied de la Traverse auprès du cap Brûlé.Noua par-lames a une goélette qui venait de la Rochelle, où il y avait 13 déserteurs qu'on envoyait recruter les troupes; le Roy ayant accordé amnistie ft tous ceux qui passeraient au Canada pour y servir pendant six ans.Le 30, sous mîmes sons voiles de bon matin pour passer la Traverse.Cet endroit est asses dangereux pour les navires, si on n'a pas de bons pilotes.On en prend ordinairement ft l'Ile aux Coudres, il nous en était venu un fort bon qui se nomme Pierre Savard.Quand on a doublé la Traverse, on voit une église dédiée ft Sainte-Anne, qui est à la côte du nord du fleuve, devant le bout du N.E.de l'Ile d'Orléans.Les QmHU\u2014 y ont beaucoup de dévotion et y vont en pèlerinage Tous les vaisseaux, tant de guerre que marchands, saluent du canon en passant.Nous vîmes l'Illustre et le Léopard se conformer ft cet usage; mais M'de Tourville, je ne sais pourquoi, ne voulut pas rendre cet honneur ft Sainte Anne.Nous prolongeâmes ensuite l'Ile d'Orléans qui a sept lieues de long sur 2 de large.Le terrain en est fort uni.elle est très fertile et bien cultivée.Le coup d'oeil était fort agréable pour noua qui, depuis longtemps, n'avions vu que ht mer ou de hautes ™r«n««gi*\u2014 couvertes de sapins, dont le fleuve est bordé presque jusqu'à cet endroit.Nous ne pûmes, ce jour, gagner que le travers du milieu de l'Ile, environ ft 4 lieues de Québec, le vent étant devenu encore contraire.Nous y mouillâmes an grand regret de nos messieurs passagers qui s'étaient poudrés et habillés, comptant aller coucher à Québec ce même soir.Enfin, le 31, un bon vent s'étant levé ft 4 heures du matin, noua levâmes l'ancre; et à 5 heures X, nous la laissâmes tomber devant Québec.Mais elle se rompit en tombant, ce qui fut cause que nous chassâmes à plus d'une demie lieue par la violence du vent qui soufflait du N.E.Nous fûmes obligea de remouiller une seconde ancre.Mr le chevalier de Lévi et les trois officiers passagers descendirent ft terre, accompagnés du chevalier de Dampierre.Le Héros et la Licorne y étaient \u2022arrivés depuis le 13.La Siren*, le 25.L'Illustra et le Léopard, le 30.Ce dernier est arrivé dans une situation fort triste, ayant presque tout son équipage sur les cadres, ainsi que les passagers, attaquée d'une maladie épidémique dont le principe n'est paa bien connu.Nous l'avons attribué ft la malpropreté et ft l'infection ft laquelle, de l'aveu même des officiers, on n'avait pas remédié, par la négligence même des chefs pour n'avoir pas assez souvent, ou pour mieux dire une seule fois, fait gratter et nettoyer l'entrepont, où toutes les ordures s'étaient accumulées.Toutes les troupes s'y étaient comme retranchées, n'en sortant jamais quand le temps était mauvais, et qu'elles avaient le mal de mer.Mr Go main manqua de fermeté en n'exigeant paa de leurs officiers de leur faire faire le quart.Quoiqu'il en soit, s'il y a eu un.peu de la faute du capitaine, il en a été la victime ainsi que son second, comme je le dirai en son lieu.Son navire a été condamné par la Cour ft être désarmé .et brûlé ft Québec, quoique ce vaisseau fût encore fort bon.Le projet de la Cour était que M'Go main, avec une partie de son équipage, aurait ramené la frégate VAbenaquis*, qui est encore sur son chantier et que le reste de l'équipage du Léopard et les canons qu'il portait auraient été répartis sur le Héros et l'Illustre pour compléter leur armement, ces vaisseaux étant destinés ft faire la course avant de retourner en France.Ils 218 ARCHIVES DE QUÉBEC doivent aller d'abord à Louisbourg où l'on présume que l'Arc en Ciel et ta Concord* se joindront à eux, après y avoir transporté des troupes qu'ils doivent aller transporter au Port-Louis, après notre départ de Brest; ce qui formera une escadre de 3 vaisseaux et 3 frégates, commandés par Mr Baussier.A l'égard de la destination de notre frégate, nous avons appris, dès le jour que nous sommes arrivés, que nous n'avions pas un long séjour à faire au Canada; et que nous partirions dès que Mr de Vaudreuil aurait fait ses dépêches pour la Cour.Il en avait reçu l'ordre, par les paquets'que le Héros lui avait apportés, de faire partir Mr de Tourville avec les premières nouvelles qu'il pouvait donner de la colonie, et pour l'informer de l'arrivée des secours.Outre les vaisseaux du Roy, il était arrivé 4 gros vaisseaux marchands, chargés de munitions de bouche et avec des troupes; un brigantin de la Rochelle avec une goélette qui portait aussi des vivres et des recrues.Le brigantin échoua à la pointe de l'Ile d'Orléans, mais on a tout sauvé: il n'y a eu que la coque de perdue.La colonie se trouve à présent pourvue de vivres pour deux ans, et on y est aussi tranquille sur les événements de la guerre que si on se trouvait en pleine paix.Le fort Bull, détruit par Mr Léry, officier canadien, où les Anglais avaient un magasin de munitions de guerre assez considérable, doit avoir déconcerté quelques-uns de leurs projets.J'insère ici un extrait de la relation que j'en ai vu écrite de la main de cet officier.Relation de la prise du fort Bull.\u2014Le 27 mars 1756, à 4 heures du matin, le détachement commandé par Mr Chausse gros de Léry, lieutenant des troupes de là colonie, se mit en marche, très affaibli par le défaut de vivres dont U manquait presque totalement depuis deux jours.Il arriva à 5 heures au chemin du portage, marchant sur trois colonnes: les troupes réglées au centre, les Canadiens sur lea ailes.Les Sauvages furent chargés de s'emparer des voitures contenant les vivres, qu'on savait que les Anglais faisaient transporter.A 9 heures, les coureurs ramenèrent deux Anglais qui venaient du fort le plus proche de Chouaguain.M* de Léry leur fit.dire qu'U leur ferait casser la tête par les Sauvages s'U s'apercevait qu'Us cherchassent à déguiser la vérité, mais qu'U lea retirerait de leurs mains s'ils voulaient lui accuser juste.Ils lui dirent que le fort, du côté de Chouaguin, se nommait Bull ayant pour garnison 60 soldats, commandés par un lieutenant; qu'U y avait dans ce fort une quantité considérable de munitions de guerre et de bouche; qu'U était construit de gros pieux de 15 A 18 pieds hors de terre, redoublés en dedans à hauteur d'homme, et ayant presque la forme d'une étoile; qu'U n'y avait point de canons, mais beaucoup de grenades.Ils firent encore d'autres détails que j'omets pour abréger.A 10 heures, les Sauvages se saisirent de 10 hommes qui conduisaient les traînes chargées de vivres, lesquels ayant été interrogés confirmèrent ce que les premiers avaient dit et ajoutèrent quelques autres particularités.Le commandant fit distribuer à son détachement les vivres trouvés dans les traîneaux et les fit rafraîchir.Dans l'instant, on vint l'avertir qu'un nègre qui accompagnait les chariots s'était échappé sans qu'on eût pu le joindre et était allé donner avis au fort William de ce qui se passait.M.de Léry jugea de là qu'on avait connaissance de luy à ce fort qui est du côté de Corlar, à la tête du Portage.Il est beaucoup plus grand que l'autre construit de pieux et bien flanqué, ayant 4 pièces de canon, 150 hommes de garnison, commandés par le capitaine Williams, dont le fort portait le nom.C'est ce qu'on apprit des prisonniers.M' de Léry se détermina a attaquer le fort Bull, et apprit son dessein aux ARCHIVES DE QUEBEC 219 Sauvage*, Ceux-ci lui représentèrent qu'il y avait' des vivres pour conduire le détachement à la Présentation (leur plu* prochain village) et de la viande anglaise que le Maître de la vie avait accordée sans qu'il en coûtât personne; que ce serait contre sa volonté de risquer une seconde affaire; et, en un mot, que s'il voulait absolument périr, il était le maître de ses Français.M.de Léry répondit qu'il n'avait pas envie de les trop exposer, mais qu'il leur demandait au moins deux sauvages pour le guider dans son expédition.Ils le lui accordèrent avec peine et ensuite une vingtaine se déterminèrent à le suivre.Les Algonquins, Nepissinques et ceux des Iroquois qui ne voulurent pas faire de même, se rendirent à la proposition qu'on leur fit de garder le chemin et les douze prisonniers qu'on venait de faire: ce qu'ils promirent et assurèrent le commandant qu'il pouvait attaquer et qu'ils allaient observer les démarches des Anglais du fort Williams.On partit en bon ordre, la bayonnette au bout du fusil; on reçut l'absolution générale.M.de Léry ordonna de marcher tout de suite sans faire de bruit, et dé s'emparer du corps de garde, sitôt qu'on serait dans le fort.Ils en étaient encore à 5 arpents, lorsqu'ils entendirent les cris des Sauvages, malgré la défense qui leur en avait été faite'.Il ordonna d'avancer à toutes jambres à l'instant, pour s'emparer de là porte du fort que les ennemis eurent te temps de fermer.Six sauvages seulement suivirent les Français; les autres poursuivirent six Anglais qui, n'ayant pas pu saigner le fort, se jetaient dans les bois.M.de Léry mit du monde à bûcher la porte et fit sommer le commandant du fort de se rendre: qu'on lui accorderait la vie et à tout son monde.Ce dernier fit faire feu pour toute réponse et jeter quelques grenades.Les soldats et Canadiens, qui s'étaient emparés d'une partie des traîneaux, firent un cri de: Vive lé Roy, et tirèrent sur les Anglais qu'ils apercevaient.On fut quelque temps à couper la porte.Les travailleurs étaient soutenus par le feu continuel qu'on faisait sur tous les ennemis qui se présentaient.Lorsque la porte fut basse on entra dans le fort aux cris de: Vive le Roy, et en faisant main basse sur tout ce qui se rencontra.U y eut seulement quelques soldats et une femme qui eurent le bonheur de se soustraire' à la première fureur de nos soldats et Canadiens: tout le teste fut égorgé sans que qui que ce fût osa faire U moindre résistance.Le commandant et les officiers se transportèrent au magasin et firent porter à l'eau les barils de poudre.Pendant que l'on vidait le magasin, le feu prit à une maison qui y touchait.M.de Léry, jugeant qu'il n'était pas possible de l'éteindre sans courir risque de sauter avec tout son monde, donna ordre de s'éloigner au plus vite.Ils en étaient tout au plus à 4 arpents, lorsque le feu se communiqua aux poudres qui s'enflammèrent en trois différentes fois en 2 minutes.Le coup fut si violent et la commotion si forte, que tout le monde fut salty et tomba sur les genoux.Le fort tout entier fut enlevé et tout fut embrasé dans le même temps.Peu après, un sauvage vint avertir que les Anglais du fort Williams faisaient une sortie.On se rallia sur le bord de la rivière, et on jeta dedans les bombes, grenades, boulets et toutes les munitions qui s'y trouvèrent, afin que l'ennemi n'en profitât point.On brisa aussi 15 bateaux, et de là, on marcha en bon ordre pour s'opposer à la sortie qu'on avait annoncée.: Mais on apprit; en chemin, que les sauvages avaient repoussé les Anglais, après leur avoir tué ou pris 17 hommes.Un chef sauvage demanda à M.de Léry s'il allait attaquer l'autre fort.Cet officier, pensant que ce n'était qu'une fanfaronade qui le fesait parler, lui répondit que, si tous les sauvages voulaient le suivre, il irait à l'instant même.Cette proposition fit éloigner le chef et tous ceux qui étaient avec luy.M.de Léry, se voyant 220 ARCHIVES DE QUEBEC tans sauvage», fut obligé de les suivre, ae conformant à tes instructions qui lui enjoignaient de ne point rester sans eux sur le paya ennemi, après avoir eu de la réussite, et se voyant dans l'impossibilité d'espérer du succès en attaquant le fort Williams.Le détachement campa dans le bois où étaient les sauvages qui complimentèrent le commandant sur la prise du fort Bull, et lui firent valoir les 17 hommes qu'ils avaient pris ou tués en repoussant la sortie du fort Williams.Le fort Bull était situé auprès d'une petite rivière qui tombe dans celle de Chouaguin, ft 4 milles dudit fort, et à une égale distance du fort Williams.Le détachement, le jour de l'action, était de 259 hommes dont: 15 officiers, 2 cadets, 93 hommes de troupes réglées; le reste (tait des Canadiens et 20 sauvages qui suivirent.Les autres sauvages qui restèrent ft garder le chemin étaient au nombre de 80, composé d'Iroquois, d'Abenaquis, d'Algonquins, de Nepissingues.Il n'y eut qu'un soldat et un sauvage de tués et sept de blessés, tant soldats que Canadiens et sauvages.Cette journée a coûté aux Anglais 102 hommes, dont 30 prisonniers, 30 chevaux qu'on a emmenés ou tués; environ 45 milliers de poudre, quantités de bombes, grenades et boulets de différents calibres, qui furent dispersés dans la rivière dont le fond n'est que vase; beaucoup de lard, de pain, du bœuf, du chocolat, du sucre et autres provisions.Les magasins étaient remplis de bardes et autres effets qui furent pilles ou.brûlés.Il y a apparence qu'il y avait aussi beaucoup de boissons, car on voyait au dessus des caves une flamme bleue; on ne pouvait en approcher parce qu'à chaque instant, il crevait quelques grenades restées dans le fort.Il y avait aussi beaucoup de caisses pleines de balles ft mousquets.L'incendie du fort Bull fut occasionné par un soldat qui voulut faire insulte ft une femme qui.était assise auprès de son foyer (on m'a dit qu'elle était la femme ou la maltresse du commandant du fort).Il en reçut un souflet dont il se vengea en la poignardant, et en la jetant dans le feu qui se communiqua ft la maison-et ensuite au magasin du fort.Voilà, jusqu'à ce jour, ce qui s'est passé au Canada, cette année, de plus intéressant.Cependant, il y a plusieurs autres particularités dont j'ai la relation et qui sont presque toutes avantageuses pour la colonie.Les Anglais sont consternés des ravages que les Sauvages ont fait cet hyver dans leur pays; et la nouvelle, venue en France, de la désolation de la Pensylvanie n'était pas Sans fondement.Le pillage considérable qu'il y eut ft la défaite du général Braddok, l'année passée, a attiré dans notre parti plusieurs nations sauvages des pays les plus éloignés.Les nouvelles qu'on a ici des «\"«\"« portent qu'ils ont 20,000 hommes rassemblés en deux corps, chacun de 10,000 hommes: l'un ft Orange, destiné ft attaquer le fort Saint-Frédéric et l'autre ft C houguain, menaçant Niagara.On doute pourtant qu'ils aient'réellement 20,000 hommes; mais, en tous les cas, les Canadiens sont persuadés qu'il n'y a pas 4,000 hommes de bonnes troupes et que le reste n'est qu'un composé des levées qui sont faites par violence dans la Nouvelle-Angleterre, et qu'on ne mène ft la guerre qu'à force de les maltraiter.Nos troupes doivent être distribuées cette année dans l'ordre cy après: les bataillons de la Reyne et Languedoc sont campés ft Carillon ou fort Vaudreuil, avec un corps de Canadiens et Sauvages, qui vont souvent en parti et lèvent toujours quelques chevelures.Béarn est en marche depuis les derniers jours de mai pour camper au Niagara, et Guienne ft Frontenac; la Sarre l'y joindra et nos ingénieurs ARCHIVES DE QUÉBEC 221 y «ont, cette partie ayant besoin de leur présence.La destination du régiment de Royal Roussillon, qui ne sera à Montréal qu'à la fin du mois; dépendra des nouvelles qu'on aura de l'ennemi.La navigation du lac Ontario est un objet de conséquence; nous y avons 4 bâtiments, dont les deux plus forts portent-14 canons de 12.Les Anglais en ont huit, mais il y « lieu cependant de penser que nous leur serons supérieurs, d'autant que le plus gros des leurs, qui est de 20 canons, n'a pu être mis à l'eau, à ce qu'on m'a assuré.M.de Montcalm doit rester à Montréal afin de se porter plus aisément dans les endroits où «a présence sera nécessaire.M.le chevalier de Lévi est au fort St-Frêdéric et M.de Bourg La mar le est destiné pour Frontenac ou Niagara.Je ne crois paa inutile de rapporter tout ce que j'ai appris et tout ce que j'ai vu, de l'état présent de la colonie.Etat actuel de la Nouvelle-France Par le dénombrement qui a été fait dernièrement, il y a, dans le Canada, soixante-cinq nulle Ames, sur quoy il y a bien-15,000 hommes en état de porter les armes.Les Sauvages, ayant souvent reproché au Gouverneur qu'il n'y avait qu'eux qui allaient à la guerre pendant que la plus grande partie des Canadiens demeurait oisive, ou n'osait paraître devant les Anglais, dont le nombre, à ce qu'ils disaient, étaient comme les feuilles des arbres; ces discours déterminèrent M.de Vaudreuil, l'année dernière, à rassembler et à faire marcher toutes les force* de la colonie.Outre qu'il était nécessaire de prendre ce parti, sur les nouvelles qu'on avait des levées considérables qui se faisaient dans la Nouvelle-Angleterre, il était bien aise de faire voir aux nations sauvage* qu'on pouvait se passer de leur secours, quoique, dans le fond, c'était le plus sûr moyen de les engager ou de les retenir dans notre parti, parce que les peuples se rangent volontiers du côté qu'ils croient le plus fort.Ainsi, le* troupe* qui défendent la colonie, montent à peu près à 15 ou 16,000 hommes, sur lesquels il faut compter 4,000 hommes de troupe* réglées, 8 à 9,000 Canadiens et 2 à 3,000 Sauvage*.Mais, comme nous avons une très grande étendue'de pays à garder, il a fallu diviser ces forces; noua avons 4,000 homme* sous le fort St-Frédéric et autant à Niagara.Les Anglais, comme je l'ai déjà dit, menacent également ces deux endroit*.Si, par malheur, ils réussissaient à nous enlever un de ces deux postes, le Canada courrait risque d'être perdu pour nous, du moin* l'entrée leur en serait ouverte.Ils ont déjà pris plusieurs mesures pour y parvenir, ayant bâti le long du lac Saint-Sacrement jusqu'à Orange, qui en est à 30 lieues, des forts, de 2 lieue* en 2 lieues ; ce qui leur facilite le moyen de pénétrer dans le pays ou leur assurera la retraite en cas de désavantage.De notre côté, je crois que le projet est de se tenir sur la défensive et de ne rien hasarder.On se contente d'envoyer, comme on l'a fait jusqu'à présent les Canadiens avec les Sauvages en partie qui reviennent rarement sans avoir fait quelques coups ou sans rapporter quelque chevelures anglaises.On peut considérer le* Canadien* comme troupes légères: ils font la guerre à la manière des Sauvages, étant plus propre pour surprendre l'ennemi et en embuscade qu'à attaquer à découvert.Ils sont robustes et habitués, dès leur bas Age, à courir le* bots, et à supporter le* fatigues de la chasse.Les Anglais qui ne sont ni aussi alertes, ni aussi braves, se 222 ARCHIVES DE QUEBEC laissent toujours surprendre parce qu'ils ne s'exercent pas comme nos Canadiens A faire la guerre dans les bois, ce qui nous donnera toujours de la supériorité, puisqu'on ne peut se battre que dans les bois qui couvrent toute l'étendue de ce pays, A moins de se tenir enfermés dans des forts, ainsi que les Anglais le font.D'ailleurs, tandis que la plus grande partie des nations sauvages sera pour nous, il leur sera bien difficile de nous faire beaucoup de mal.Ce n'est paa que nous ne pourrions nous passer fort aisément de leur appui, A ce que je pense, puisqu'ils sont plus A charge qu'ils ne sont utiles; mais, comme il n'y a pas de milieu entre les avoir pour ou contre, il a toujours été pour nous d'une extrême conséquence de les attirer' et de les déterminer en notre faveur.Les Anglais auxquels cela aurait été encore plus facile qu'A nous, n'ont paa conçu cette politique: au contraire, ils les ont si fort aliénés par de mauvais traitements et par plusieurs trahisons, ce que jamais les Sauvages ne peuvent oublier, qu'ils se sont faits, de la plupart d'entre eux, des ennemis implacables, et avec lesquels ils n'auront jamais la paix, au moins sincèrement.Mais, pour en revenir-A ce que je viens de dire, que leur alliance nous est onéreuse, il est sûr que s'ils pouvaient exactement demeurer neutres, nous nous croirions assez forts pour vider notre querelle avec les Anglais; et les frais de la guerre ne seraient pas aussi considérables.Premièrement, on ne retient les Sauvages que par l'intérêt et A force de présenta; et souvent, après qu'ils ont reçu tout ce qu'on leur a donné, ils vont s'offrir aux Anglais au même prix.Cela est arrivé A quelques nations A qui il est égal d'être de l'un ou l'autre parti.U faut les nourrir, les habiller, eux et toute leur famille; il faut leur fournir des fusils et des munitions toutes les fois qu'ils en demandent Le moindre refus les fait partir en emportant tout ce qu'on leur a déjà donné.II ne faut même pas un sujet de mécontentement pour en être abandonné.Un rêve qu'aura fait un Sauvage ou un de leurs jongleurs fera déserter toute la troupe; ce qui arrivera au moment d'une attaque qu'on aura entreprise avec eux, parce que, si un seul d'entre eux rêve qu'il y périra, paa un ne marchera.lia ne se battent ordinairement que retranchés derrière les arbres ou une motte de terre; et, dans cette posture, il y en a qui attendront pendant 5 ou 6 jours leurs ennemis, sans bouger et presque sans manger.Ils se cachent si parfaitement qu'il est impossible de les apercevoir, même dans un endroit tout découvert.Ils se tapissent A plate terre, tenant une poignée d'herbe qu'ils présentent jusqu'à ce qu'on soit A la portée de leurs fusils, alors ils tirent et ne manquent jamais.Ils se moquent de nos troupes qu'ils virent combattre dans l'affaire où M.Dieskau fut pris.Ils étaient disent-ils, comme une muraille qui ne branlait pas, malgré la grêle de coups de fusil,, et marchait toujours sans craindre la mort ce qui est un manque d'esprit selon eux; ils disent qu'une vingtaine des leurs les auraient tous tués l'un après l'autre comme des tourterelles.Ils n'approuvent point du tout notre façon de faire la guerre.D'ailleurs, A l'exception des Hurons, des Abenaquis, et des Algonquins, qui sont en petit nombre et presque tous chrétiens et qui nous ont toujours été attachés, toutes les autres nations sont toujours prêtes A tourner casaque A la première fantaisie et A trahir ceux qui ont l'imprudence de a'y fier.Il est arrivé plusieurs fois qu'ils ont livré des Français aux Sauvages du parti ennemi, comme ceux-ci le font très souvent des Anglais, A la première rencontre.Ils se disent: \"Nous sommes tous frères, tu sais que nous t'avons plusieurs fois mis entre les mains des Anglais qui étaient avec nous; tu dois aussi nous livrer les Français que tu as avec toi;\" ARCHIVES DE QUÉBEC 223 Ht s'accordent ainsi ensemble et font la paix aux dépens des malheureux qui ont fait la folie de te mettre ft la discrétion de ces peuplades féroces ou de se trouver avec eux en plus petit nombre.Les cruautés qu'ils exercent sur leurs prisonniers sont inouïes, il n'est point de supplices qu'ils n'inventent pour se divertir.Cette coutume est générale parmi toutes les nations connues de la Nouvelle-France, ou, pour mieux dire, dans toute l'Amérique septentrionale.Quand un parti de Sauvages amène des prisonniers dans leur village, toutes les femmes prennent des batons et les malheureux essuient toutes leurs fureurs; elles les frappent jusqu'à extinction de forces, en les faisant promener autour des cabanes; après cela, on les attache, chacun à un arbre.Alors, si quelqu'une des femmes a perdu son mari ou son fils, ou quelqu'autre parent, elle a le droit de choisir parmi les prisonniers un mari, ou d'adopter un fils, pour remplacer celui qu'elle a perdu.Le prisonnier est délié sur le champ et entre dans tous les droite et toutes les prérogatives d'un citoyen et de celui qu'il doit représenter.Cela est arrivé à beaucoup de Français et arrive encore tous les jours à une infinité d'Anglais, de l'un et l'autre sexe, grands et petits.On compte qu'ils en ont déjà pris, depuis cette guerre 1,000 ou 1,200, dont ils ont conservé seulement les femmes ou filles et les enfante.Les hommes ont presque tous été massacrés à moins, comme je viens de le dire, qu'il ne se soit trouvé quelque femme à pourvoir.Les prisonniers qui se trouvent condamnés sont tourmentés impitoyablement.On commence par leur fumer le bout des doigta l'un après l'autre avec un calumet; ensuite on leur coupe toutes les chairs; on leur enfonce des fers rouges partout oft il leur reste encore de la sensibilité.Après tout cela, on leur lève la chevelure et on ne cesse deles martyriser que lorsqu'ils expirent.Quand ce sont des Sauvages qui sont soumis ft ces tortures, on ne les entend jamais faire de plainte: Us mettent leur gloire ft souffrir les plus cruelles tortures sans témoigner aucune faiblesse, ni donner de marques de sensibilité.Ils affectent au contraire d'être gais; Us chantent leurs exploite et les combats où Us se sont trouvés ainsi que le nombre des prisonniers qu'Us ont fait mourir de la même manière.Ils excitent et défient leurs bourreaux pour les animer et les faire encore plus souffrir, et mieux faire ainsi éclater leur courage.Quand Us sont morts, on les coupe par quartiers qu'on met dans une chaudière et on s'en régale.C'est alors une grande fête pour toute la nation.Voilà ce qu'on m'a appris du caractère et des mœurs de ces peuples et ce qui est exactement vrai de l'aveu de tous les Canadiens.Je vais citer un exemple récent et qui a eu' des témoins oculaires, qu'on ne peut soupçonner d'exagération pour faire voir ft quel excès d'inhumanité se portent ces barbares.Le général Braddok avait une maltresse qui était une des plus belles créatures qu'on pût voir, Elle l'avait suivi ft l'affaire du fort Duquesne où U fut tué, et où toute son armée fut détruite, comme l'on sait, l'année dernière.Elle monta sur un cheval pour s'enfuir quand elle vit la déroute et la défaite de son amant.Deux cadets de la colonie qui étaient ft sa poursuite l'arrêtèrent, et Us la ramenaient quand ils firent rencontre d'un parti de Sauvages, d'une nation qu'on nomme les Loups, qui poursuivaient aussi les fuyards.Ils dirent aux cadets que cette proie leur appartenait et qu'U fallait la leur céder: ceux-ci voulurent faire quelque résistance, mais on les menaça de leur enlever la chevelure, s'ils faisaient la moindre difficulté.Ha furent contraints, pour sauver leurs tètes, d'abandonner aux Sauvages cette malheureuse.Dès qu'elle fut en leur puissance, ils commencèrent par assouvir leur brutalité, et tout jouirent d'elle, l'un après l'autre.Ensuite, Us l'attachèrent toute nue ft un arbre, et Us s'exercèrent avec l'arbalète, qui est encore en usage 224 ARCHIVES DE QUÉBEC parmi eux, à tirer au but qui venait de rassasier leur* désirs infâmes.Quand eue eut expiré, on la coupa en quatre quartiers qu'on fit bouillir dans une chaudière; et ils la mangèrent, et en burent le bouillon.Voilà comment cette race humaine de loups enragés traite l'amour.C'est assez faire connaître ce que c'est que ces hommes que nous prenons tant de soins & attirer et à engager dans nos intérêts, dans la seule vue dé les détourner du parti des Anglais, ce qui entraînera infailliblement la perte du Canada, dont la conquête alors leur serait bien aisée.Mais Dieu, qui protège visiblement cette colonie, a déterminé l'esprit de presque toutes ces-nations en notre faveur et a permis que nos ennemis, aveuglés sur leurs propres intérêts, n'aient fait, jusqu'à présent, que des démarches inutiles et n'aient éprouvé que des malheurs.Montréal est la capitale de la Nouvelle France; elle est bâtie dans une lie qui lui a donné son nom, et qui est formée par le fleuve Saint-Laurent à 60 lieues au dessus de Québec.C'est l'endroit le plus peuplé et où est rassemblée la meilleure compagnie.Le Gouverneur y fait ordinairement sa résidence.L'intendant y va seulement passer l'hiver et reste l'été à Québec.Québec est situé par la latitude de 47 degrés et par les 72 degrés 15 minutes de longitude, méridien de Paris.L'enceinte de la ville est grande et elle est assez bien bâtie.Elle est partagée en haute et basse ville, étant placée sur une montagne qui s'abaisse en pointe du coté du levant.C est ce qui lui a mit donner le nom qu'elle porte par les premiers qui découvrirent ce terrain.Il y en eut un qui s'écria en l'apercevant: quel bec, et comme ils trouvèrent cet endroit commode pour y faire un établissement, on lui laissa ce nom.C'est oû se tient l'évèque du Canada, Celui d'à présent est un breton qui se nomme M.de Pontbriand ; il est fort aimé et respecté; il donne souvent à manger et tous les honnêtes gens sont toujours bien venus à sa table; mais il n'y invite jamais de femmes.Il est fort charitable.Il fait rebâtir une partie de l'Hôtel-Dieu qui fut totalement brûlé l'an passé, et était occupé par des religieuses hospitalières qui sont logées en attendant, aux Jésuites, dans une des ailes du couvent.Il y a aussi un couvent de Récollets, un d'Ursulines et un hôpital général qui est hors de la ville, et qui est servi et occupé par des religieuses qui sont toutes filles de condition.Le lieutenant de Roy qui commande actnrilr.ment.se nomme M'de Longueuil; comme il n'est pas riche, il ne représente pas beaucoup.Mais, en revanche, M* Bigot, intendant général de la Nouvelle-France, y vit à la grande, avec une table toujours ouverte et splendidement servie.Il a la plus belle vaisselle qu'on puisse avoir; et, ce qui lui fait le plus de plaisir est d'avoir toujours du monde à dîner et à souper.Si on peut juger de la richesse djun particulier par la dépense qu'il fait, M' Bigot doit l'être considérablement, il est réel que ce sera le plus riche Intendant qui sortira du Canada, quand il pourra lé quitter, ce qu'il souhaite beaucoup: il espère être relevé l'année prochaine.Après la maison de l'Intendant, la meilleure de la ville est celle de M' Péan, aide-major des troupes de la colonie, à qui la liaison de M' Bigot a fait gagner beaucoup de biens: à ce que l'on dit, madame sa femme est fort jolie.C'est chez lui que s'assemblent tous les gens du bel air; on y vit à la mode de Paris.Il y a plusieurs autres maisons qui font au moins aussi bonne compagnie; mais, comme l'aisance y manque, on ne s'y divertit pas autant.En général, on n'est pas riche au Canada; tout y est excessivement cher: les vivres, les marchandises qu'on apporte de France, reviennent à présent aux habi- ARCHIVES DE QUÉBEC 225 tant» à plus de 200 pour 100 de ce qu'ils coûtent.Ce qui n'empêche pas les Canadiens d'aimer la dépense et d'en faire autant qu'ils ont de quoi.On leur reproche d'être d'une vanité extrême, mais, s'ils pèchent par orgueil, ils ne pèchent pas par avarice, car ils ne cherchent jamais à thésauriser.Tout ce qu'ils ramassent est dépensé en bonne chère, en habita ou autres commodités.Toute la monnoye du pays n'est qu'en papiers de différentes valeurs, ce qui contribue à appauvrir l'habitant.Le seul commerce qu'on y fait est la pelleterie,' et l'huile de poisson.Les productions du pays se réduisent à peu de choses: des planches, du raicin dont on ne trouve plus le débit, du capilaire, du baume, du sucre d'érable et voilà tout.Il y a aussi quelques mines de fer assez abondantes.Les femmes y sont fort aimables, mais extrêmement fièrea: elles sont vives et ont toutes de l'esprit.En général, le sang n'y est pas beau, si j'en peux juger par ce que j'en ai vu à Québec, n'ayant remarqué que très peu de jolies personnes, particulièrement parmi le second ordre, qui sont toutes noires et basanées comme dans la Bohême Les hommes passent pour être peu spirituels, ce qui provient de l'éducation qu'on leur donne: on les élève à peu près comme les Sauvages, qui ne reprennent jamais leurs enfants et leur laissent une entière liberté; apparemment qu'on prend un soin plus grand des filles.Il ne serait pas bon d'imiter les Sauvages sur cet article car, chez eux, les filles jusqu'à ce qu'elles aient choisi un mari, peuvent avoir autant d'amants qu'il leur plaît, sans que jamais leurs parents y trouvent à redire, ayant pour principe que tout homme naît libre, prérogative dont ils sont le plus jaloux.C'est cet affranchissement de toute sorte de gêne et cette facilité que les Canadiens trouvent parmi les Sauvages, qui les débauchent et les engagent à courir avec eux les bois, et à vivre comme eux.Plusieurs prennent des femmes avec lesquelles ils se marient à la mode sauvage, quoiqu'ils le soient déjà dans la colonie^ Par ce moyen, ils s'attirent toute la confiance de ces peuplades dont ils sont regardés, alors comme faisant partie.C'est un fait dont on m'a assuré qu'il y avait beaucoup d'exemples.Cependant, la maladie contagieuse dont l'équipage du Léopard était attaqué, ainsi que les troupes qui y avaient été embarquées, commençait à causer de l'alarme à Québec, quand nous en sommes partis (en juin).La moitié des religieuses de l'hôpital général l'avaient déjà gagnée; il mourait tous les jours beaucoup de malades et il ne paraissait en réchapper aucun.Les régiments de Roussillon et de la Sarre en ont beaucoup laissés: deux de leurs officiers étaient déjà morts.M' Gomain et Mr de Romainville en sont morts (Mr Go main le 19 juin; Mr de Romainville le 9 juin à l'hôpital).Nous avons encore laissé très mal deux ou trois autres officiers du même vaisseau.M.Beaussier fit descendre à terre 100 hommes des troupes de la marine de l'escadre pour l'enterrement de Mr de Romainville, au refus que fit le lieutenant de Roy d'accorder ce nombre.Le corps de la marine se rendit à l'hôpital général où le deffunt fut enterré.M' Gomain n'a pas eu de troupes parce qu'il était mort en ville, et que la terre ne voulait lui donner que 50 hommes, comme à un capitaine d'infanterie; il a été inhumé à la cathédrale.M' de Tourville reçut les dépêches de M' le marquis de Vaudreuil par deux courriers qui arrivèrent à Québec le 19 et le 20 juin.Nous nous disposâmes au départ et nous appareillâmes le 22 juin, à 2 heures de l'après-midi.Un moment avant d'être sous voiles, M.de Tourville reçut un ordre de M.Beaussier de luy donner six matelots de son équipage pour renforcer le sien, en nous faisant prendre à leur place six prisonniers anglais.Nous avons su aussi que l'escadre 16 226 ARCHIVES DE QUÉBEC devait mettre à la voile le 27 ou le 28 juin; et que M' de Rais, lieutenant en pied du Héros, devait rester à Québec pour en ramener la frégate VAbènaquise, au deffaut de M* Gomain.Un officier du régiment de Guienne, nommé M' de Sudria, qu'une santé fort dérangée oblige de quitter le pays, passe sur notre frégate pour tâcher de se rétablir en France.Nous fûmes retardés par des calmes ou des vents contraires, les cinq premiers jours après notre départ de Québec.Nous mouillâmes le premier soir aux pieds de la Traverse, au bout de l'Ile d'Orléans.Le lendemain, 23 juin, nous ne pûmes aller plus loin que l'Ile aux Coudres.Là, le 24 au matin, arriva une pirogue que M' l'Intendant avait fait courir après nous avec une lettre pour la Cour qui, selon ce que l'Intendant marquait en même temps à M' de Tourville, était la confirmation de la marche des dix mille hommes anglais vers le fort Saint-Frédéric, et de leur disposition que j'ai marquée cy devant; ce qui a déterminé la destination du régiment de Royal-Roussillon pour cet endroit.De l'Ile aux Coudres nous gagnâmes l'Ile au Lièvre, distante de 30 lieues de Québec, seulement, où nous sommes restés mouillés jusqu'au 27, près le Pot à l'eau de vie.Le 26, nous vîmes passer six navires marchands dont 4 venant de France, chargés de troupes et de vivres, et deux goélettes de Louisbourg, chargées de charbon de terre qui se tire de l'Ile Royale.Enfin, le 27 au matin, nous appareillâmes avec un vent favorable de S.O.qui nous fit faire bien du chemin le premier jour.Noua vîmes, en passant l'Ile Verte, deux flûtes de Rochefort, l'Outarde et l'Attention, et un navire marchand qui y étaient mouillés; ils portaient tous lea trois des troupes de renfort et des vivres pour la colonie.Les flûtes nous saluèrent de trois: Vive le Roy, que nous leur rendîmes.Comme nous passâmes fort vite, nous n'eûmes pas le temps d'apprendre des nouvelles d'Europe: ils nous dirent pourtant que Port-Mahon était pris: c'est du moins ce que nous crûmes entendre répondre à la question, que nous fîmes à ce sujet. JOURNAL DE JOSEPH GASPARD CHAUSSEGROS DE LÉRY.CH.DE ST LOUIS, CAPITAINE D'UNE COMPAGNIE DES TROUPES DU DETACHEMENT DE LA MARINE, DES TROIS VOYAGES QU'IL A FAIT ETANT LIEUTENANT DES DITES TROUPES EN L'ANNÉE 1756 Journal de Joseph Gaspard Chaussegros de Lery, ch.de St Louis, capitaine dune compagnie des Troupes du détachement de La marine, des trois voyages quil a fait étant Lieutenant des dites troupes, en Lanné 1756.Le 1er, commandant un détachement qui prit le fort Bull le vingt sept mars.,'.1756, Le 2«°e, commandant la collone de la gauche de larme dobservation au siege du fort Chouegen, qui capitula le 14 aoust.1756, Le 3«™, à Carrillon où il a commandé un détachement, à la poursuite de lennemis dans les montagnes du ouest du Lac Champlain audessus du Rocher fendu, en octobre.1756, Les Journeaux de ceux du fort Bull et de Chouegenin sont séparé de celuy cy étant trop volumineux et méritant destre considéré seul.COPIE DE LA LETTRE DU MARQUIS DE VAUDREUIL, GOUVERNEUR GÉNÉRAL DE CANADA POUR LE 1er VOYAGE A Montreal le 9 février 1756 Je nay point oublié, Monsieur, que vous m'avés témoigné que vous ne desiriés Rien tant que d'avoir des occasions pour vous signaler.Je vous en menage une qui en vaut la peine, et dont le succès vous fera beaucoup dhonneur.Je vous diray ce dont il est cas lorsque vous seres a Montreal, il faut que vous parties en Relaix sytot ma Lettre Reçue je donne mes ordres pour cet effet a M.de Longueuil, et de faire partir avec vous les officiers que vous luy demanderés.il a aussy ordre de vous accorder ce que vous luy demanderés.Mais observés quil faut partir de Montreal sous huit jours a compter ce jour, il me tarde d'avoir le plaisir de vous voir, et de vous renouveller la sincérité des sentiments avec lesquel je suis, Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur Vaudreuil.Ne parlés de Rien a qui que ce soit ny a Quebec ny a Montreal.M.de léry. 228 ARCHIVES DE QUÉBEC COPIE DE LA LETTRE DU MARQUIS DE VAUDREUIL POUR LE 2emb ET TROISIÈME VOYAGE A Montreal le 18 Juin 1756 J'ay Reçu.Monsieur, les deux lettres que vous avez pris la peine de m'écrire avec le journal de vôtre campagne.Je l'envoyé à M.le Garde des Sceaux et ne manque pas de taire valloir le zele que vous avez marqué dans cette occasion je ne doute pas que le Roy ne vous accorde les graces que je demande pour vous, vous devez bien penser que j'y prends un vif interest et que je ne serai pas peu flatté de vous les procurer.Je connois trop vôtre Bonne volonté et le zèle que vous avez de servir pour que je diffère de vous employer ainsy je vous prie de partir le plutôt qu'il vous sera possible pour vous Rendre à Montreal j'auray un vray plaisir à vous voir et à vous Reitérer les assurances de la sincérité des sentimens avec lesquels je suis.Monsieur, vôtre très humble et très obéissant serviteur.Vaudreuil.M.de léry.FÉVRIER 1756.Sur la lettre de M' le Marquis de Vaudreuil du neuf février que je reçu à Quebec le onze, je party le 13, jarrivé à Montreal le 14, je partis de Lachine le 25.avec le détachement à mes ordres, je pris le fort Bull le 27 mars et fut de retour à Montreal le neuf avril; Sur la lettre du Marquis de Vaudreuil du 18 juin, je partis de Quebec le 22, jarrivé à Montreal le 23, ou je resté pour affaire consentant le service auprès du général jusquaux quinze de juillet, que jen partis avec Mr dé Rigaud de Vaudreuil, gouverneur des Trois Rivieres, command' les Troupes détaché de la Marine les Canadiens et les Sauvages, et formant un camp dobservation au Siege de Choueguen, ou jay commandé la colone de la gauche avant la prise du fort qui ce rendirent le 14 aoust, le 15 je partis commandant un détachement de voyageurs avec lesquels je conduisit à Montreal les officiers, anglais pris dans les forts de Choueguen.Apres lexpedition de Choueguen, le general Vaudreuil me retin à Montréal auprès de luy pour affaires du service jusqu'aux 15 septembre quil me fit partirent avec un batteaux armée de quinze canadiens voyageurs, qui quelques jours avant était partis pour monter à la riviere de Sorel, du Chambly, pour me rendre au camp de Carillon.SEPTEMBRE Le 15, je partis et couché à la Prairie de La Magdelaine à trois lieues de Montreal.Le 16, je couché au fort S' Jean où je me rendit à cheval.Le 17, je fut dégradé au fort par un gros vent de sud, mon bateaux i était arrivé la veille ARCHIVES DE QUÉBEC 229 Le 18, je partie et couché ft huit lieues audessus de S'Jean ayant eut gros vent devent, je rencontré un canot venant de Carrillon, par lequel je tue quil ni avait rien de nouveaux à .ce poste.Le 19, je couché à la Pointe du Mouton ou au Chevreuil à.lieues du de-part de ce jour.Le 20, je couché vit a via lisle aux Chapon à.lieues du depart de ce jour.Le 21, couché au fort S' Frederic où je soupe chez M' de Lusignan ch«r de S* Louis, capitaine dune Compagny dea Trouppes détaché de la Marine, commandant à ce poste.Le 22, je couché à Carillon à cinq lieues deux tiers de S' Frederic, je su que depuis quelques jours, un corps de six cent Sauvages où était seul de français Bleury de Sabrevois, enseigne des Troupes de Marine, avait défiait un detachem» de quarrante Anglais, y avait perdu deux Iroquois du Sault S* Louis et deux de blessé.Le 26, on me dit que Noyel Fleurymond enseigne était partie la nuit avec sept Sauvages pour découvrir au fond de la Grande Baye et dans la riviere au Chicot.H y avait à Carrillon 5736 hommes sur quoy il partie le soir 350 malade et convalessent, il restait au poste 5386>>.Les 600, sauvages qui avait deffait les qua rr an tea Anglais partirent pour retourner à leurs villages.Le 27, il partit pour Montreal soixantes hommes et quelques officiers malade.Le 28, rien dinterressant.Le 29, Mouette Louvigny, enseigne, arrivât avec quelques Sauvages Poute8a-tamis du Detroit, u OCTOBRE Le l«r Noyel Fleurimont enseigne arriva de la découverte, il avait vue deux chiens à la R/au Chicot.Le 2, à 9>> du soir il arrivât soixantes et trois batteaux de vivres et la nouvelle que six berges ennemis avait esté, trouvé au pieds des montagne du lac Champlain au ouest à deux lieues plus bas que S' Frederic où il y avait un baril de poudre etc*.A dix heures du soir, le marquis de Montcalm me fit venir à sa tente où était le Chw de Levis, brigadier et me communiqua ses idés sur la descouverte de ses berges qui était que les mnwni» pouvait avoir quelques chemins au travers des bois pour venir au lac Champlain, et quil mavait choisty pour aller scavoir ce qui en était.Je luy dit que estait avec la plus grande satisfaction que je recevait ses ordres pour cette mission que je croyais cepandant que ses berges était venu par la riviere , au Chicot et était passé à Carrillon et à S1 Frederic à la faveur de la nuit, dautant mieux que la découverte de Noyel Fleurimont, enseigne, annonçait quil y avait des ennemis à la riviere au Chicot, quau surplus, il pouvait très bien estre venu par la riviere aux Louttres dont lembouchure est à six lieues du fort S' Frederic.Le general me dit que je partirais le lendemain après quil aurait fait sortirent une descouverte quil envoyait au fond de la Grande Baye et à la-rivière au Chicot.Jus lhonneur de dirent à ce général quil était aisé dempecher pareille passage de nuit en faisant, chaque soir après la retraitte, mouiller de distance en distance des batteaux armé qui formerait une chaîne jusqua la rive de lest et qui sur reviendrait au jour. 230 ARCHIVES DE QUÉBEC Le 3, au matin, Mouette Louvigny, enseigne, partit pour descouvrir au fond de la baye et à la riviere aux Chicot avec six français canadiens des Poute8atamis du Detroit et autres Sauvages, au nombre de cinquante.A quatre heures après midy, je partie de Carillon avec cent cinq hommes, scavoir: M» de Cournoyers, Sabrevois et Noyel Fleurimont, enseigne des Troupes de la Marine.LOUIS JOSEPH MARQUIS DE MONTCALM, MARÉCHAL DES CAMPS ET ARMÉES, COMMANDANT LES TROUPES FRANÇAISES DANS L'AMÉRIQUE SEPTENTRIONALLE, ET COMMAND* AU CAMP DE CARILLON Il est ordonné au sieur de Léris, lieutenant des troupes de la Marine de marcher avec un détachement tant des d.troupes que des troupes de terre dont nous lui avons confié le commandement pour se rendre au fort S' frederic où il sera aux ordres de M' de Lusignan commandant au dit fort, après avoir conféré avec luy sur l'objet de son instruction, le sieur de Léris l'exécutera.A son retour, il nous rendra compte ainsi qu'à M' de Lusignan, et il continuera à rester au dit fort à ses Ordres avec une portion de son détachement, et nous renverra le surplus, conformément à son instruction.Lui enjoignons d'empêcher autant que faire se pourra qu'il ne soit exercé aucune cruauté envers l'ennemi, il faudrait que l'on ne nous donnât point de Sauvages pour assurer qu'il n'en soit point faite, voulant autant qu'il dépendra de nous que la guerre se fasse suivant les loix et usages de nations policées.Fait au camp de Carillon le 3, 81\" 1756.INSTRUCTION POUR M' DE LÉRY, LIEUTENANT DES TROUPES DE LA MARINE M' de Lery aura a ses ordres M\" de Cournoyer Sabrevois, Fleurimont enseignes des troupes de La Marine, et M' Carpantier officier des troupes de terre avec vingt soldat desd.troupes de terre, et un sergent, vingt soldat des troupes de La Marine, et soixante Canadiens, Il aura aussy des sauvages de différentes Nations.Ce détachement sassemblera a quatre heure aujourd'huy (3) a la tette du Camp du reg* de Languedoc, il Marchera avec armes et bagages, et prendra ce sou- Un sergent et vingt soldats des Trouppes de Terre.Vingt soldats des Trouppes de la Marine.Soixante Canadiens milliciens.Mr Carpantier officier des Trouppes de Terre.105 Copie.Signé Montcalm. ARCHIVES DE QUÉBEC 231 ces vivres, et Munitions de Guerre au fort S' Frederik, Mr le Major General fera donner les Bateaux nécessaires pour le depart de ce détachement, Mr de Lery se rendra ce soir avec le détachement qui est a ses ordres au fort S1 Frederik, ou il se concertera avec Mr de Lusignan pour les dispositions Qu'ils jugeront convenables de faire pour découvrir La routte que les ennemis ont pris pour pénétrer avec des berges armées dans le Lac champlain de même que le chemin qu'ils ont tenu dans leur Retraite après quils ont eu abandonné Leurs berges, sur le rivage ou elles ont esté trouvées par un party de sauvages abenakis.Mr de Lery partira demain matin avec son détachement du Fort S' Frederik, il se rendra dans L'endroit, ou les berges ont été trouvées, il suivra Les pistes du party ennemy jusques a la distence Quil jugera nécessaire pour voir si ces pistes ne le conduiront pas dans le chemin qui peut avoir été ouvert dans les terres pour conduire Les Berges dans le Lac champlain.Si Mr de Lery croit Qu'après avoir suivy une certaine distence les pistes des ennemis, il ne puisse pas découvrir la routte qu'ils auront pris, il reviendra sur ses pas fera Rembarquer son détachement et suivra la Cote du Nord du Lac champlain, jusques a la Riviere bauquette, en visitant très exactement dans toute la Cotte pour découvrir les endroits, par ou les ennemis peuvent avoir pénétré, et fait un chemin; sil ne trouve pas aucune Routte par ou les ennemis ayent passé avec les berges, Mr de Lery entrera dans la Riviere bauquette, la Remontera le plus qu'il sera possible pour découvrir si cette Riviere na pas de communication pour quelque Lac ou Riviere par ou les ennemis puissent arriver dans cette partie jusques au Lac Champlain.Apres que Mr de Lery aura fait toutes les découvertes Quil aura jugé sufisantes et nécessaires sur la Cotte du Nord, il passera avec son détachement a la Cotte du Sud ou il entrera dans la Riviere a la Loutre Qu'il visitera de même qu'il aura fait La Riviere Bauquette, et entrera dans les Lacs, et Rivieres qui si déchargent, on assure qu'il y a un petit Lac qui se débouche et qui prend sa naissance, auprès de la Riviere au pendu, doû par un portage que l'on dit être facile ont peut se rendre dans le Lac Champlain en dessa des deux rochers a une lieue dicy ou plus loin en suivant le chemin de Sarasteau, que l'on dit ne pas être mauvais.De la Riviere a la loutre, Mr de Lery se rendra a L'ance a la bouteille qu'il visitera de même très exactement dou il continuera a suivre la Cotte du Sud jusques a hauteur du fort S* Frederik ou il se rendra avec tout son détachement et sera aux ordres de Mr de Lusignan Pour faire de concert toutes les découvertes nécessaires pour mettre a couvert les deux Rives du Lac Champlain des courses des ennemis.Mr de Lery se portera aussy dans le fonds de la baye du fort S1 Frederik de même que dans la Riviere a la barbue, il fera, et imaginera tout ce qui pourra luy procurer la découverte, et les routtes que Les ennemis tiennent pour aboutir dans le Lac Champlain, il n'y a rien de plus utile au bien du service Mr de Lery en sait plus que personne toute l'importance Cette commission ne peut pas être mise dans de meilleurs mains, Mr le Marquis de Montcalm s'en raporte entièrement a ses talena et a ses lumières, et le prie de suppléer a tout ce qui peut être omis dans la présente instruction.Avant que Mr de Lery est finy les diferentes découvertes dont nous le chargeons, il trouvera de nouveaux ordres pour renvoyer au Camp la partie de son détachement qui est destiné pour y Rentrer.Fait au camp de Carrillon le 3.8tm 1756.Signé Montcalm. 232 ARCHIVES DE QUÉBEC Nota.\u2014On croit que C.R.C.de Lery a present garde de corps du Roy, compagnie de Villery, a emporté en franco (car elle ne ce trouve point ici) la lettre de M'le Marquis de Montcalm a M'de Lery en réponse au compte qu'il lui avoit rendu par écrit et par plume de la reusite de son détachement au bas de laquel Mr le Ch.0 de Levis alors Brigardier et a present Maréchal de france avoit bien voulu ajoutter des marques de son aprobation.A neuf heures du soir, j'arrive à S* Frederic oft je communiqué ft Mr de Lusignan mon ordre et mes instructions, et nous convînmes que me rendrais où Ion avait trouvé les berges et que je suivrais le chemin des ennemis, deux jours de marche dans la profondeur du coté du ouest du lac Champlain et ne prendrait a present que pour quatre jours de vivres, et que je laisserait mes six batteaux bien amarré ft lendroit où Ion avait trouvé les berges.Le 4 de grand matin, on distribua des vivres au détachent* pour quatre jours, des soulliers et des munitions, jattendis les sauvages qui mavait esté promis et le soir je reçu une lettre du Marquis de Montcalm qui marquait quil netait pas possible de men envoyer, et que je pouvais partirent.Sur cette nouvelle, persuadé que malgré les connaissance qu'il me connaissait du total du lac Champlain, des sauvages metait nécessaire, je fut ft une cabane d'Abenakis qui était proche du fort, je les invités ft la façon ordinaire ft venir avec moy le lendemin, de grand matin, ce qui Is me promirent.Le 5, à la p^ du jour, je fit embarquer le détachement et jattendis jusque neuf heures que les trois Abenakis ft qui java is parlé la veille embarquèrent avec moy.Lorsque je fut prest de lendroit où Ion avait trouvé les berges, je fit dessendre trois batteaux plus haut et avec les trois autres je fut débarquer plus bas, et envoyer deux sauvages descouvrir à quelques arpans dans les bois ail ni avait point dennemis, après le débarquement, tous le monde ce rasembla ft la place où l'ennemi avait laissé ses berges; les deux Abenakis qui était en découvertes revinrent, il navait vu aucune apparance dennemis, je fit bien amarer les batteaux ft des arbres, ft deux lieues au nort de S'Frederic ft la cote du ouest du lac Champlain au rêver dune pointe de rocher où est une petite ance et où lennemi avait abandonné ses berges.Jexaminé avec mes trois sauvages les pistes du débarquement de lennemis qui mous parurent estre très ancienne et pour remplir les vues du marquis de Mont-cam, je me dessidé ft suivre le chemin que les ennemis avait le plus pratiqué.Je formé mon détachent* en trois brigades, ayant chaqune un officier ft la teste, je marchais en avant et un officier à la queux.Javais en avant de moy, un sauvage avec six canadiens, autant ft larriere et sur les ailles qui découvrait ft une distance convenable, et le corps marchait par trois chemin de huit ft dix pieds de distance lun de lautre, et dans chaque chemin, les hommes marchait ft la fille, dans cette ordre, que je crois le plus convenable pour marcher dans les bois quoy quil y a dans les montagnes des endroit où ii ne peut passer qun homme seul, mais cest un mal sans remède, il faut ce precautionner comme javais' fait da voir des descouvertes en avant et sur les ailles et lorsquils avertisent quil y a du danger, on arrête et Ion cherche dautres chemins soit pour tourner lennemis ou pour marcher de frond etc*.Je pris le chemin des montagnes, jen trouvé un petit qui suit la cote du lac sur les hauteurs, et par consequent est nord et sud, dans lequel il navait passé personne depuis longtems, il vat rendre au fond de la baye S' Frederic.Je suivis celuy que lennemis avait fait après avoir abandonné les berges, il avait longtems quil y avait passé du monde, je marché jusque cinq heures du soir, ARCHIVES DE QUÉBEC 233 et je campé au bas dune montagne très haute où les ennemis avait couché le jours quil laissèrent leurs berges, il y avait fait du feux, mes soldats était extrêmement fatigué; la routte que nous avions suivie, monte et dessent des montagnes parcequil vat presque dans le ouest.Des que je fut campé je fit partirent M.Fleurimont avec un sauvage et six canadiens pour descouvrir en avant et revenir ft nous par la droitte, et Sabrevois avec pareille nombre pour revenir par la gauche.Ses deux officiers rentrèrent au soleil couchant, nayant découvert auqune chose qui indiqua quil y eut des ennemis dans cette partie, je fit cepandant faire bonne garde toutte la nuit.Le 6 A six heures et demy du matin, je partis suivant le même chemin que la veille et dans le même ordre.A neuf heures, je trouve un chemin qui vat dans le N.N.O.que Ion nome chemin de Boileaux (habitans de Chambly parcequil avait habitude dy passer lorsquil allait en découvertes avec des Abenakis) il conduit à une fourche de la riviere Saras taux Dalbannie ou du Nord, un de mes sauvages me dit en fumant sa pipe (car je fit halte à cette endroit pour faire déjeuner le détachent') que cette branche de riviere nest pas navigable et quil y a près de vingt lieues dou nous étions à y aller et dun terrain montagneux, quil y a un petit lac dou en faisant un portage on tombe dans une riviere remplie de chuttes et de rapide qui ce décharge dans la riviere de Catarakouys.Le d* chemin de Boileaux ne parait pas avoir esté pratiqué depuis plus dun an encore très peut peut estre par quelques découvreurs armiez ou Chasseurs.A cette endroit je vis que lennemis qui avait laissé les berges avait fait six détachement et six rout tes pour gagner le chemin que Ion nome des Armiez qui vient à nos habitations audessus de S* Frederic et que touttes ses pistes paraissait avoir deux mois dancienneté ce qui me détermina à faire routte dans lest pour venir prendre des vivres A S* Frederic et suivre le reste des instructions du marquis de Montcam dans la coste de lest du lac Champlain je jugaia nécessaire, je coupé le chemin que javais laissé en partant des berges et cela après une marche de trois heures, je trouvé que jetais une lieue H plus au sud que le fort S' Frederic, je marché pour me mettre en latitude avec le fond de la baye; après avoir dessendu une haute montagne, je trouvai un vieux chemin des découvreurs ennemis que je traversé et où je vis quil navait pas passé de monde depuis très longtems, jarrivé au fond de la baye que je suivie jusque vis A vis le grand coteaux du Rocher où japersu mon nègre que javais laissé au fort avec deffence den sortirent mais ayant esté engagé par un canadien à faire une partie de chasse, il se tait engagé dans la baye, je dit au sauvage de faire le crie A leur façon, ce qui fit prendre la cource aux chasseurs qui furent, sans nous avoir voulu reconnaître, dirent au fort que les ennemis était dans lance, comme on ne nous y attendait pas sitôt, on y fit rentré tous le monde, de façon que quand je fut sur la hauteur, japersut les bastions garny de trouppes, ce qui fit que dans la crainte dessuyer quelque voilé de canon, jenvoyez un officier au commandant du fort où nous rimes beaucoup en soupant de la figure du nègre qui nous suivait qui netait pas revenu de sa peur quil avait eut pour sa laine et promit bien de ne plus aller A la chasse dans les endroits où lennemis pourait le rencontrer.Je fis camper mon détachent' sous le canon du fort jexpedié un canost à M'le marquis de Montcam pour luy rendre compte de mon voyage, en luy envoyant une carte de la routte que javais fait dans les montagnes, celle daujourdhuy ne 234 ARCHIVES DE QUÉBEC fut pas moins difficile que la premiere, je passé cependant moins de montagne, mes soldats était excédé de fatigue netant point habitué à marcher dans les bois.A sept heures du soir je fit partirent un officier avec trente six canadiens dans un batteau pour aller chercher les six batteaux que javais laissé au débarquement des berges, ils furent de retour onze heures du soir.Le 7, les trois Abenakis qui mavait guidé, demandèrent à aller à Montreal, je leur fit un petit present tiré des magasins du Roy, je rendit compte au marquis de Vaudreuil de mon voyage de même que javais fait au marquis de Montcalm et de la bonne vollonté des trois sauvages qui luy remettrait ma lettre.Le 8, il plut tous le jour, à huit heures du soir, je reçu une lettre du marquis de Montcalm qui aprouvait tout ce que j'avais, quil avait communiqué au Ch\" de Levis ainsy que le plane que je luy avait envoyé de ma routte par terre, il mor-donnait de renvoy quarrante canadiens à Carrillon et rester camper à S* Frederic sous le canon du fort avec le reste du détachement pour escorter lea faucheurs et autres besoin hors de ce fort, et quil ne men va irais point de sauvages.Japris que le detachem' de sauvage conduit par lenseigne Mouet avait esté attaqué à la chutte de la riviere au Chicot et avait eut un Abenakis de tué dans cette embuscade.Le 9, il ny eût rien de nouveaux, je fit partirent quarrante canadiens pour Carillon.Le 10, M' de Bleury arrivât avec les batteaux.Le 11, je fit partirent quarrante hommes en deux brigades avec chacune un officier pour escorter les faucheurs et qui avait a donner un secour mutuel en cas de besoin.A huit du soir je reçu ordre du marquis de Montcalm de partirent le 13 pour Montreal où le général Vaudreuil me demandait, et de remettre le detachem* au plus ancien des officiers que javais.Le 12, 200 soldats des trouppes détachez de la Marine avec leurs officiers et 140 malades des differens corp arrivèrent pour se rendre à S* Jean.On dit qun soldat de Beam et un domestique avait esté tué à peut de distance du poste de la chutte du lac S* Sacrement par des sauvages ennemis.Le 13, à neuf heures du matin, après avoir réglé avec le garde magazin les compte de la depence de mon detachem' et lavoir remis au plus ancien officier, je membarqué avec les soldats des troupes détaché de la marine.Le 14, à neuf heures du soir, nous arrivâmes au fort S* Jean.Le 15, au matin, je partie à cheval, et à trois heures après midy jarrivé à Montreal où le marquis de Vaudreuil maretta sept jours pour etc*.Le 22, je partie pour Quebec en batteaux, je vint coucher & Repantigny.Le 23, vent contraire, je couché dans lea isles.Le 24, couché aux Trois Rivieres.Le 25, couché à S** Anne vent contraire.Le 26, à la P*» aux Trembles.Le 27, arrivée à Québec. ARCHIVES DE QUÉBEC OBSERVATIONS FAITTES DANS CE VOYAGE 235 Le 6 octobre, jexaminé le fort S' Frederic de dessus le sommet de plusieurs montagne où je passé, il me parut de partout être également dans une belle position eut égard aux cotes du lac qui lenvironne, et qui! ne manquait à ce poste qun ouvrage de fortification sur le second rocher qui lavoisine au sud et quil serait après la plus sur, la plus utille et la plus forte place de la collonie sur les frontières et qui ne serait point commandé.Un fort serait bon à la cbutte de la riviere au Chicot et un au fond du lac S' Sacrement.Le fort de Carrillon est commandé a plusieurs androits sans que Ion puisse y remédier.COPIE A Carrillon le 7.8b» 1756 Votre détaille et votre plan, monsieur, mont donné une idée très exacte de votre course qui a été bonne et qui au moin doit être utile à oter toute prevention sur le chemin dont Boileaux parlait.Je me confirme dans 'opinion où jetais deja que les ennemis ont passé leurs berges sous les forts en venant de la riviere au Chicot, touttes les autres reconnaissance serait, comme vous dites très bien, inutiles et ne servirait qua fatiguer la troupe; il fault nous occuper des objest utiles, cest a dire armer le fort ( ?), aussi jecris à M' de Lusignan de me renvoyer sur vos soixantes canadiens, quarrante, en prenant ceux qui seront les plus propre à manier la hache, y joindre un de vos officiers qui reviendra avec, et de garder les soixantes hommes restant tant canadiens que des soldats de troupes de Terre et de la Marine, ils pouront servir à faire les détachent* exterrieur lorsque M' de Lusignan les croira nécessaire, et en attendant faire du fourage pour les cheveaux qui doivent travaillier cette hiver à Carrillon.Le Sr Brindamour, sergent de la collonie, a promis à M' Lotbinière den procurer et M' de Lotbinière qui vous escrit à cette occassion en voit douze faulx, je vous prie de me rendre compte de ce détaille et di vellier un peut.Je vous remercie devoir renvoyer le nommé Lapromenade à Montreal.M'le Chn de Levis a lu avec grand plaisir, votre lettre.- Jay lhonneur destre très parfaittement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur, Signé Montcalm A M' de Léry L* des Troupes de la Marine au fort S* Frederic.Au Camp de Carrillon le 10.8»» 1756.Je vous renvois, Monsieur, Mr Carpentier et suis fort aise que vous en soyés content, si M'de Vaudreuil suit mon sentiment, il passera son hiver à La presentation, Et ce ne sera pas un mauvais second que je donnerai a Mr de L'orimié et & L'abbé Piquet 236 ARCHIVES DE QUÉBEC Vous ferés très bien.Monsieur, de donner un peu deaude vie par Extraordinaire aux faucheurs, dès que vous croyés que Leur travail Est forcé.Si vous en avès.M.de BoucherviUe vient de partir avec une vingtaine d'Iroquoia pour une découverte vers Le fond de La Baye Lorsque L'objet des fourrages sera fini vous ferés bien de m'En avertir.J'ay L'honneur d'Etre très parfaitement, Monsieur, Votre très humble Et très obéissant Serviteur, Montcalm.Monsieur de Léris lieutenant des troupes de La Marine A S* frederic.A Carillon le 11.8
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