Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1 janvier 1929, 1929-1930
[" RAPPORT de L'ARCHIVISTE de la PROVINCE DE QUÉBEC pour 1929-1930 RÊDEMPTI PARADIS Imprimeur de Sa Majesté le Roi 1930 Province de Québec BUREAU DU SECRÉTAIRE Québec, 30 décembre 1930.A l'honorable M.Henry-Georges Carroll, Lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Monsieur le lieutenant-gouverneur, J'ai l'honneur de vous soumettre le rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1929-1930.J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre très dévoué serviteur, Athanase David, Secrétaire de la Province Québec, 27 décembre 1930.A l'honorable M.athanase david, Secrétaire de la Province.Monsieur le ministre, Ce rapport est le dixième que j'ai l'honneur de vous présenter sur les Archives de la province de Québec.C'est le temps de répéter avec le poète latin: tempus fugit.Dix ans! Qu'ils ont passé vite! Il me semble que c'est hier que notre Bureau d'Archives prenait naissance dans cette modeste pièce des combles où nous n'avions pas même la place nécessaire pour installer nos cahiers de références.Les spacieuses pièces et les voûtes qui ont remplacé cet embryon de bureau sont déjà remplies.Manuscrits, livres, trésors historiques de toutes sortes, s'entassent dans un désordre qui peut paraître un effet de l'art mais qui nous fait perdre des minutes et parfois des heures précieuses.Les difficultés que nous avons à retrouver nos pièces dans ce fouillis nous font regarder avec envie le palais du Musée et des Archives qu'on vient de terminer dans le parc des Champs de Bataille.Les Archives attendent leur palais depuis exactement deux siècles.C'est en effet, le 5 octobre 1731, que l'intendant Hoc-quart demandait au ministre l'autorisation de \"faire construire à Québec un bâtiment à l'abri du feu pour contenir les archives.\" *** ' La matière du présent Rapport n'est peut-être pas très variée mais elle a, dans mon humble opinion, une valeur inestimable.Saint Charles Gamier est une des gloires de l'Église et du Canada.Les dix-huit lettres inédites du martyr publiées dans vi archives de québec le Rapport de l'Archiviste pour 1929-1930 seront appréciées de tous, je crois.Ces lettres, véritablement édifiantes au point de vue religieux, foisonnent de petits faits historiques inconnus ou imparfaitement compris.Bon nombre de chercheurs ont bien voulu nous dire tout le profit qu'Os ont tiré de l'Inventaire de la correspondance de Plessis, évêque de Québec, publié l'année dernière par M.l'abbé Ivanhoë Caron.Le Rapport de cette année contient le résumé des lettres de M\" Briand, le premier évêque de Québec sons le régime anglais, et le sauveur de la race aux jours de 1760.Nos sociétés nationales ont pour devise: Nos institutions, notre bogue et nos lois.Que seraient devenus ces trois précieux héritages sans M\" Briand ?J'ose aller plus loin : la religion catholique se serait-elle perpétuée sans M\" Briand ?La correspondance de ce grand évêque a donc une importance capitale.M.fljjgjrtins Fauteux nous donne cette année une autre tranche do très intéressant Journal de MM.Baby, Taschereau et Wflhams.Est-ce là la fin du fameux Journal! En tout cas, M.Fauteux, s'il en trouve d'autres parties, m'a promis de les mettre à notre disposition.Ce Journal de MM.Baby, Tasche-neaa et Williams jette un jour tout à fait nouveau sur l'état des esprits en 1775.Il en dit phis que tous les autres journaux et ànonaents mis an jour sur l'invasion américaine de 1775-1776.Les Éloges de quelques personnes mortes en odeur de sainteté à Montréal de l'abbé Vachon de Belmont, supérieur du séminaire de Montréal, sont plus connus en France qu'ici.L'abbé Faillon en a cité quelques passages dans son Histoire de la colonie francos* wrm cet édifiant travail n'a jamais été publié en entier.J'ai été heureux de lui donner l'hospitalité dans ce Rapport.Il indiquées, une km de pins, que le sentiment religieux a présidé à la ftwwljfîii de Montréal.L'Inventaire des engagements pour l'Ouest de M.E.-Z.Mamcotte, dont nous publions la première partie dans ceRapport, tua.la joie de tons ceux qui s'occupent de généalogie.Que de mjmtmts de l'Ouest dont M\" Tanguay, dans son Dictionnaire tfmiétg/qwe, a donné les dates de naissance et de mariage mais éaat % n'a pu ensuite retracer la carrière aventureuse! Bon ambre de ces wyatfurs s'établirent dans les Pays d'en Haut et archives de québec VU plusieurs y trouvèrent une mort ignorée.M.Massicotte, avec son Inventaire, donnera la clef de bien des problèmes généalogiques restés jusqu'ici sans solution.-Nous publierons dans le prochain Rapport la fin de l'Inventaire des engagements pour l'Ouest.Le Bureau des Archives a publié cette année, dans la série de ses inventaires, les volumes troisième et quatrième de l'Inventaire des procès-verbaux des grands voyers.Ces deux volumes contiennent l'inventaire des procès-verbaux des grands voyers des districts de Montréal (1764 à 1841) et des Trois-Rivières (1708 à 1841), puis les procès-verbaux des députés voyers d'Argenteuil, Berthier-en-haut, Blairfindie, Brome, Châteauguay, Dunham, Edward town, Farnham, Foucault, Frelighsburg, Granby, Grenville, Hemmingford, Henryville, Hinchinbrook, Lacolle, L'Assomption, Lavaltrie, Léry, Milton, Nelsonville, Noyan, Rigaud, Roxton, Russelltown, Sabrevois, Saint-Armand, Saint-Athanase, Saint-Barthélemy, Saint-Césaire, Saint-Colomban, Saint-Constant, Saint-Cuthbert, Saint-Cyprien de Napierville, Saint-Dominique, Saint-Ignace de Soulanges, Saint-Jude, Saint-Laurent, Saint-Lin, Saint-Mathias, Saint-Paul, Saint-Rémi, Sainte-Anne-des-Plaines, Sainte-Elisabeth, Shefford, Sherrington, Soulanges, Stanbridge, Stoneham, Stukely, Sutton, Vaudreuil, Williamstown, etc., etc.On trouve, en outre, dans ces deux volumes, le résumé de centaines de requêtes, rapports, lettres, etc., etc., au sujet de la voirie dans la province de Québec.Il faudra encore au moins deux volumes pour terminer l'inventaire de la documentation de nos Archives sur la voirie.* * Une autre publication du Bureau des Archives a reçu des journaux et du public un accueil très sympathique.Je veux parler de La Ville de Québec sous le régime français, en.deux volumes, publiée à la fin de l'été de 1930. Jusqu'à date le Bureau des Archives a publié vingt-six volumes d'inventaires.Ce sont: Inventaire d'une collection, etc.2 vols Inventaire des ordonnances des intendants.4 vols Ordonnances, Commissions, etc., des gouverneurs et intendants.2 vols Inventaire des insinuations du Conseil Souverain.1 vol.Inventaire des registres de l'étal civil.1 vol.Inventaire des procès-verbaux des grands voyers.4 vols Index du Bulletin des Recherches Historiques.4 vols Lettres de noblesse, généalogies, érections de comtés et baronnies.2 vols Inventaire des concessions en fief et seigneurie, fois et hommages, aveux et dénombrements.6 vols Nous avons aussi donné dix volumes de Rapports- 10 vols Ajoutons encore: La Ville de Québec sous le régime français.2 vols Les Monuments commémoratifs de la province de Québec 2 vols Vieux Manoirs et Vieilles Maisons.1 vol.Old Manors, Old Houses (traduction anglaise du précédent).1 vol.Les Vieilles Églises de la province de Québec.1 vol.The Old Churches of the Province of Quebec (traduction anglaise du précédent).1 vol.L'île d'Orléans.1vol.V île d'Orléans (traduction anglaise du précédent).1 vol.Si nous ajoutons à ces quarante-six volumes les trente-six tomes du Bulletin des Recherches Historiques qui, depuis dix ans, est notre organe, nous avons presque le droit de dire que le Bureau des Archives a fourni aux amis de l'histoire une véritable bibliothèque.* * Pendant l'année 1929-1930, le Bureau des Archives de la province de Québec a reçu les dons suivants: Agrain, M.le comte d', Argelès-Gazost, France: Cachets aux armes de sa famille. archives de québec ix Auvray, M.le baron Raymond, Tours, France: Journaux de Tours.Deux photographies de Lignières, près Tours.Babin, M.Charles, 6, rue du Général-Lambert, Paris: Cachet aux armes des Martel de Gaillon.Bagge, Madame, Washington, D.C.: Photographie de Richard Bagge, consul général de Suède et de Norvège au Canada (1902-1905).Photographie de W.A.Schwarts, consul général de Suède et de Norvège au Canada (1875-1902).Barnard, MUe Julienne, Québec: Photographie de feu E.-A.Barnard.Beauchesne, M.Th., directeur des Archives du Canada Paris: Six gravures, portraits d'associés de la Compagnie de Montréal.Becdelièvre, R.P.Alain, de, Paris: Martyrs du Canada (don de l'auteur).Bédard, M.l'abbé Lucien, Québec: Dédicace du Mont Saint-Charles du Sacré-Cœur, 11 novembre 1924, Woonsocket, R.I.Bénédiction de l'église Notre-Dame.Investiture de Mgr Bessette.19 avril 1925.Pawtucket, R.I.Noces d'or de la paroisse de N.-D.de Lourdes, Fall River, Mass.26 et 27 octobre 1924.Bernard, M.Charles-Edouard, rue Saint-Urbain, Montréal: R.P.Nepveu, L'esprit du Christianisme.Bernier, M.J.-Alphonse, Québec: Photographie ancienne du conseil de l'Instruction Publique.Bonnault, M.Albert de, Vierzon-Bourgneuf, France: Catalogue de la bibliothèque du baron James de Rothschild (3 vols).Bonnault, M.Claude de, Vierzon-Bourgneuf, France: Plusieurs manuscrits, documents, livres, etc., etc. x archives de québec Boucher, M.le docteur Louis, Rouen, France: Le Secours écossais au temps de Jeanne d'Arc (don de l'auteur).Bourbeau, Mlle Hermine, Danville: Plusieurs livres, documents, etc., etc.Bouvier, M.André, conservateur de la bibliothèque de la ville d'Orléans, France: Orléans, cœur de la France, et Jeanne la libératrice (don de l'auteur).Bruchési, M.Jean, avocat, Montréal: Mistral, poète de lumière et de vérité (don de l'auteur).Capucins, RR.PP., Ottawa.Missions et Missionnaires.Les Capucins en Ethiopie, mission des Gallas.Caron, L'abbé Ivanhoë, Québec: Plusieurs livres et brochures.Congrégation de Notre-Dame, Sœurs de la, Montréal: Précieux album sur la Congrégation Notre-Dame, etc.Côté, M.l'abbé Georges, Saint-Charles-de-Bellechasse: La Vieille Église de Saint-Charles de Bellechasse (don de l'auteur).Denault, M.J.-M.-A., Québec: La ligue universelle du Christ-Roi par le R.P.Bonaventure Péloquin, o.f.m.Desmeules, M.Alexandre, Québec: Plusieurs volumes et brochures.Denys de Vitré, M., Plymouth, Angleterre: Cachet aux armes de sa famille.Dupré, M.H.-Edmond, rue Saint-Louis, Québec: Portrait de Jacques Cartier.Rôle de l'équipage de Jacques Cartier (fac-similé).Fauteux, M.yEgidius, Montréal: Jean Vauquelin (don de l'auteur). archives de québec xi Ferland, M.Albert, Montréal: Odjihwenang, poèmes du Pays des Sauteurs, par Albert Ferland (don de l'auteur).Fiers, Mme la marquise douairière de, rue de Courcelles Paris: Cachet aux armes des Ango de Fiers.Gagnier, M.le docteur Léglius-A.Montréal: Les Agents physiques dans la médecine industrielle (don de l'auteur).Commentaires sur l'opuscule: Droits et devoirs de la médecine et des médecins canadiens-français par les docteurs Albert Lesage et Léglius-A.Gagnier.Ganong, M.W.-F., Boston: Crucial Maps in the early Cartography and Place\u2014Nomenclature of the Atlantic Coast of Canada (don de l'auteur).Giroux, M.Théophile, Québec: Lettre autographe de Benjamin Suite à P.-L.Morin (17 avril 1883).Lettre de faire-part au sujet de la mort du chef huron F.-X.Picard.Guénard-Hodent, M.Maurice, Paris: Les Relations entre la France et le Canada depuis soixante années (don de l'auteur).Hastrel de Rivedoux, M.le baron d', Neuilly-sur-Seine, France: Le Temps présent (juillet-octobre 1928).Hayes, M.le docteur John, Richmond: Hunter's Eastern Townships Scenery, Canada East, by W.-S.Hunter, junior\u2014Montréal\u20141860.History of the Eastern Townships, civil and descriptive, by Mrs.C.-M.Day.Montreal\u20141869.First Lessons of Scientific Agriculture, by J.-W.Dawson.Montreal\u20141864. xii archives de québec Houde, L'abbé J.-Ed., Saint-Romuald: Livre de comptes des censitaires de la seigneurie de Des- chaillons.Hudon, R.P.Léonidas, Québec: Pour le Christ-Roi, par le R.P.Antonio Dragon, S.J.Jouve, Maison d'éditions, Paris: L'Évolution nationale mauricienne, par J.-A.Duclos.Kelly, Revd.Canon, Québec: The Church of England in Canada, 1759-1793, par H.-C.Stuart.Kenney, M.James F., Ottawa: The Career of Henry Kelsey (don de l'auteur).La Roncière, M.de, conservateur des imprimés à la Bibliothèque Nationale, Paris: Die Hundertjahrfeier der Gesellschaft pur Erdkundezu Berlin.Leymarie, M.A.Léo, Paris: Affiches de l'Exposition Rétrospective des colonies françaises de l'Amérique du Nord.Lévis, Collège de, Lévis: Liste des membres de l'Association des anciens élèves et de l'Union Saint-Joseph du collège de Lévis, 1915-1930.MacMechan, M.Archibald, M.S.R.C., Halifax: The Centenary of Haliburton's \"Nova Scotia\" (don de l'auteur).Red Snow on Grand Pré (don de l'auteur).Martel, M.Jean de, La Ferté Saint-Aubin, France: Fables choisies mises en vers par J.de la Fontaine.Paris, Nepveu, 1822.(56 gravures d'après les dessins d'Oudry.) Histoire de la vie et des ouvrages de messire François de Salignac de la Mothe-Fénélon.Amsterdam, François I, Honoré, 1729.Deux dessins originaux, œuvre de membres de la famille de Martel (rose des vents, signée A.Emmanuel Martel, datée 29 juillet 1810\u2014Labyrinthe, daté 1810). archives de québec xiii Massicotte, M.E.-Z., archiviste, Palais de justice, Montréal: Livres et brochures.Mathieu, M.le notaire Victor, Québec: Photographie souvenir de M\" O.-E.Mathieu avec vues de la cathédrale de Régina, testament spirituel, etc., etc.Méloizes, M.le marquis des, Bourges, France: Journal de Nicolas Renaud d'Avène des Méloizes (1756-1759).Ménard, R.P., O.M.I., Québec: Photographie du R.P.Honorât, O.M.I.Photographie du R.P.Lagier, O.M.I.Photographie du R.P.Lacombe, O.M.I.Photographie du R.P.Durocher, O.M.I.Photographie du R.P.Telmon, O.M.I.Photographie du R.P.Dandurand, O.M.I.Photographie du R.P.Marchand, O.M.I.Photographie du R.P.Fafard, O.M.I.Vie de Catherine Tekawitha, du R.P.Burton.Biographie du R.P.Durocher, du R.P.Valiquet.Biographie du R.P.Grenier, du R.P.Valiquet.Centenaire des RR.PP.Oblats de M./., Excursion sacerdotale chez les Têtes-de-Boule, du R.P.Joyal, etc., etc., etc.Merlet, M.René, Vannes, France: La crypte de Fulbert dans la cathédrale de Chartres (don de l'auteur).Montalembert, M.le comte de, château de la Bristière, France: Cachets aux armes des Le Gardeur de Tilly et des Montalembert.Montréal, Société Historique de Montréal: Souvenir du monument des Patriotes.Mottin de La Balme, M.le comte, Paris: Portrait du colonel Augustin Mottin de la Balme, tué à Miami en 1780, au service des Etats-Unis. xiv archives de quebec Cachets aux armes des familles Mottin de la Balme et de Carné.Ex-libris du M\" de Carné.Parscau du Plessis, M.le comte de, Le Croisic, France: Cachet aux armes de la famille Parscau du Plessis.Parscau du Plessis, M.le vicomte de, château de Marlieu par La Tour du Pin, Isère, France: Portrait de Louis-Guillaume de Parscau du Plessis.Pelletier, M.le docteur, Joliette: La Voix de l'Écolier (série complète).Picard, M.P.-A., Québec: Papiers de famille.Prud'homme, R.P.Paul, S.J., Saint-Brieuc, France: Le fort Sainte-Marie traduit de l'anglais du R.P.Devine par le R.P.Paul Prud'homme.Paul Prud'homme, S.J., Nos martyrs, Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et leurs compagnons, 1642-1649\u2014Our martyrs, Jean de Brébeuf, Isaac Jogues and their companions, 1642-1649.Notes pour servir à une conférence avec projections\u2014Reference notes to the slides used in the lecture.Montréal, 1929.Paul Prud'homme, S.J., Nos Martyrs, etc.(comme ci-dessus, en français et en anglais).Liste des projections et références.List of lantern slides and references.Montréal, 1929.Rouen, Académie de: Précis analytique des travaux de VAcadémie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen pendant l'année 1929.Roy, M.Antoine, Levis: Les Lettres, les Sciences et les Arts au Canada sous le régime français (don de l'auteur).Roy, M.l'abbé Chs-Jos., Saint-Gérard, Wolfe: Principaux Discours de M\" Antoine Racine (don de l'auteur). archives de quebec xv Roy, M.Adjutor, Lévis: Plusieurs volumes et manuscrits.Roy, M.Pierre-Georges, Lévis: Plusieurs volumes et brochures.Saint-Saud, M.le comte de, château de la Valouze par la Roche-Chalais, France: Petites Annales des Oblats de Marie Immaculée, années 1928, 1929, 1930.Sagogne, Mlle de, château d'Angennes, par Brezoldes, France: Photographie du monument commémoratif élevé en l'honneur de M\" de Laval dans l'église de Montigny sur Avre.Simard, M.C.-Jos., Québec: Plusieurs volumes et brochures.Surveyer, Honorable juge, Montréal: The Bench and Bar of Quebec, by Hon.Edouard Fabre Surveyer and Miss Dorothy A.Heneker.Taschereau, L'honorable L.-A., Québec: Plusieurs livres et brochures.Thibault, O., San Diego, Californie, E.U.: Les Irlandais aux États-Unis (don de l'auteur).Titus, M.Earle O., Paris, France: Manuscrits concernant le Canada.Vintras, M., archiviste de la ville de Hon fleur, France: L'Écho honfleurais, 3 mai 1730.Wathier, M.le chef de bataillon, Arras, France: Inscription du tombeau du maréchal de Lévis, à Arras.Webster, M.le docteur, Shédiac, Nouveau-Brunswick: Portrait de Placide Gaudet, généalogiste acadien.Plusieurs volumes et brochures. xvi archives de québec Woëlmont de Brumagne, M.le baron de, ministre de Belgique à Sofia: Généalogie des Saffray, par lui-même.Étal de la noblesse française subsistante aux colonies, par lui-même.Je ne veux pas terminer cette lettre sans mentionner tout ce que le Bureau des Archives doit à M.C.-J.Simard, qui a abandonné le poste de sous-secrétaire de la Province pour prendre la direction des Beaux-Arts et du Musée qui s'ouvrira bientôt.Je ne puis m'empêcher de vous dire que M.Simard a été un ami dévoué et averti de nos Archives.Nul n'a veillé avec plus de soin sur leur berceau et n'a porté plus d'intérêt à leur développement.Qu'il accepte l'expression de ma gratitude et mes vœux pour le succès du Musée qui sera maintenant le théâtre de son activité et de ses talents.Nous nous consolons un peu du départ de M.Simard en songeant que le Musée et les Archives seront sous le même toit.Nous pourrons ainsi encore profiter de ses bons conseils.Nous avons vu avec plaisir la nomination de M.Alexandre Desmeules au poste de sous-secrétaire de la Province.Ami du Bureau des Archives depuis sa fondation, il aura, nous n'en avons aucun doute, pour cette branche de son département, toute la sympathie de son prédécesseur.Je vous prie de me croire, Monsieur le ministre, Votre très dévoué serviteur, L'archiviste de la Province, Pierre-Georges Roy ARCHIVES DE QUÉBEC XVII LETTRES DE SAINT CHARLES GARNIER Ces dix-huit lettres de saint Charles Gamier sont publiées d'après une copie conservée au collège Sainte-Marie, à Montréal.Les lettres originales de saint Charles Gamier sont disparues.CORRESPONDANCE DE M\" JEAN-OLIVIER BRIAND La correspondance de M\" Jean-Olivier Briand inventoriée par M.l'abbé Caron se trouve aux Archives de l'archevêché de Québec.Aux Archives de la province de Québec on ne possède qu'une partie de cette volumineuse correspondance.JOURNAL DE LA TOURNÉE FAITE PAR MM.BABY, TASCHEREAU ET WILLIAMS Le livret supplémentaire du Journal de la tournée faite par MM.Baby, Tas-chereau et Williams, 1776 et 1777, retrouvé par M./Egidius Fauteux, se trouve dans les Papiers Baby conservés à la Bibliothèque Saint-Sulpice, à Montréal.ÉLOGES DE QUELQUES PERSONNES MORTES EN ODEUR DE SAINTETÉ A MONTRÉAL Ce précieux manuscrit inédit de l'abbé Vachon de Belmont fait partie des Archives du séminaire Saint-Sulpice, à Paris.ENGAGEMENTS POUR L'OUEST Les \"engagements\" pour l'Ouest inventoriés par M.E.-Z.Massicotte furent reçus par des notaires de Montréal.Ces pièces sont donc toutes conservées aux Archives judiciaires déposées au Palais de justice de Montréal.SOURCES SAINT CHARLES GARNIER Deux des martyrs jésuites canadiens, les Pères Lalemant et Gamier, étaient parisiens.Le Père Charles Gamier était né sur la paroisse de Saint-Gervais, rue des Deux-Portes-Saint-Jean, dans le voisinage de la rue des Archives (1).On donne le 25 mai 1606.comme date de naissance du Père Garnier.Son père, Jean Gamier, fut sous-secrétaire du cabinet d'Henri III puis maître des comptes en Normandie.Il était petit-fils de l'officier Gamier, commandant de la garnison de Pithiviers, qui, après la reddition de cette place, paya de sa tête son refus d apostasier la religion catholique.Sa mère, Anne de Garault, était d'une famille noble et distinguée d'Orléans.Elle mourut peu d'années après sa naissance.Charles Gamier étudia au collège de Clermont, puis prit l'habit des novices chez les Jésuites le 5 septembre 1634.Après son noviciat, le Frère Gamier revint au collège de Clermont comme surveillant des élèves, tout en étudiant la rhétorique et la philosophie.Il fut ensuite envoyé au collège d'Eu pour y enseigner la grammaire.Après avoir passé deux années au collège d'Eu, le Frère Garnier retourna au collège de Clermont pour se préparer au sacerdoce qu'il reçut en 1635.Dès avant son élévation au sacerdoce, Charles Gamier avait éprouvé le désir de passer dans la Nouvelle-France pour se consacrer à la conversion des Sauvages.Ses supérieurs approuvèrent sa demande, mais ils exigèrent l'acquiescement de son père, alors très vieux.Celui-ci s'opposa d'abord au départ de son fils.Mais, au bout de quelques mois, il se repentit de s'être opposé aux vues de la Providence, et il fit généreusement le sacrifice de son fils comme autrefois Abraham avait immolé Isaac.(1) Le Père Lalemant était également né sur la paroisse de Saint-Gervais, me du Coq.Cette rue est disparue englobée dans les constructions de l'Hôtel de ville.Une plaque de marbre apposée à l'église Saint-Gervais réclame saint Gabriel Lalemant et saint Charles Gamier comme des fils de cette paroisse.Cette plaque est due à l'initiative du chanoine Gauthier, ancien curé de Saint-Gervais. 2 ARCHIVES DE QUÉBEC Le Père Charles Gamier s'embarqua pour la Nouvelle-France au commencement d'avril 1636.C'est surtout chez les Hurons que le Père Gamier exerça son apostolat.Il avait un caractère si aimable qu'il fut tout de suite populaire parmi les Sauvages.En 1649, le Père Gamier était à la bourgade d'Etharita.Il aurait pu fuir avant l'attaque de ce bourg par les Iroquois, mais il préféra rester au milieu de ses chers néophytes et recevoir la palme du martyre avec eux.C'est le Père Paul Ragueneau qui nous a conservé le meilleur et, probablement, le plus véridique récit du martyre du Père Gar-nier, qui eut lieu le 8 décembre 1649.\"Le Père Gamier, dit-il, était occupé à instruire ce peuple dans leurs cabanes qu'il visitait.Il sort au bruit de cette alarme.Il va droit à l'église où il trouva quelques chrétiens.\" Nous sommes morts, mes frères, leur dit-il, priez Dieu et prenez la fuite par où vous pourrez échapper.Portez votre foi avec vous le reste de vos vies, et que la mort vous trouve songeant à Dieu.\" Il leur donne sa bénédiction et ressort promptement pour aller au secours des âmes.Pas un ne songe à la defense, tout étant dans le désespoir.Plusieurs trouvent une issue favorable pour leur fuite.Ils invitent le Père de fuir avec eux, mais il est retenu par les liens de la charité; il s'oublie de soi-même et il ne pense qu'au salut du prochain.Son zèle le portait et le faisait courir partout, soit pour donner l'absolution aux chrétiens qu'il avait au rencontre, soit pour chercher dans les cabanes toutes en feu, des enfants, des malades et des catéchumènes, sur lesquels il répandait les eaux du saint baptême, au milieu de ces flammes.Son cœur ne brûlait d'autre feu que de l'amour de Dieu.\" Ce fut dans ces emplois de sainteté qu'il se vit accueilli de la mort qu'il envisageait sans la craindre ni sans reculer d'un seul pas.Un coup de fusil le perça d'une balle, un peu au-dessous de la poitrine; une autre balle, du même coup, lui déchira le petit ventre et lui donna dans une cuisse dont il fut terrassé.Mais son courage n'en fut pas abattu.Le barbare, qui avait fait ce coup, le dépouilla de sa soutane et le laissa nageant dedans son sang afin de suivre les autres fugitifs. ARCHIVES DE QUÉBEC 3 \"Ce bon Père, fort peu de temps après, fut vu joindre les mains, faisant quelque prière.Puis tournant la tête ça et là, il aperçut à dix ou douze pas de soi, un pauvre moribond qui venait, aussi bien que lui, de recevoir le coup de la mort, mais qui avait encore quelques restes de vie.L'amour de Dieu et le zèle des âmes est encore plus fort que la mort.Il se met à genoux, puis ayant fait quelque prière, il se lève avec peine et se porte le mieux qu'il peut vers cet agonisant, pour l'assister à bien mourir.Il n'avait pas fait trois ou quatre démarches qu'il retombe encore assez rudement.Il se lève pour la seconde fois et se met encore à genoux et poursuit son même chemin; mais son corps épuisé de son sang qui sort en abondance de ses plaies, n'est pas si fort que son courage; il retombe pour la troisième fois, n'ayant fait que quatre ou cinq pas.Nous n'avons pu savoir ce qu'il fit du depuis; une bonne chrétienne qui nous a fait fidèlement tout ce rapport, n'en ayant pas vu davantage à cause qu'un Iroquois la surprit elle-même et lui déchargea sur la tête un coup de hache-d'armes qui la terrassa sur le lieu, quoique depuis elle en soit réchappée.Le Père reçut quelques temps après, deux coups de hache sur les deux tempes, de part et d'autre, qui enfonçaient dans la cervelle; c'était la récompense la plus riche qu'il espérât de la bonté de Dieu, pour tous les services passés.Son corps fut dépouillé et laissé tout nu sur la place.\" **\u2022 Les originaux des dix-huit lettres de saint Charles Gamier que nous donnons ici n'existent plus.Du moins, on ne sait ce qu'ils sont devenus.Les Archives de la Compagnie de Jésus, province de France, conservent des copies authentiques de ces lettres.Nous les donnons d'après une copie contemporaine manuscrite conservée au collège Sainte-Marie, à Montréal, mise à notre disposition par le Révérend Père Melançon, archiviste. LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE.LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, CARME, DE PARIS, 15 MAI 1633 me faire la même charité au moins je lattendray jusqua votre arrivée, ai voua ne me laccordés plus tost.Surtout je vous conjure de presser le del de massister.Je suis Je ne scay ce que deviendra mon frère, il est sur le point de sortir dArgenteuil, les religieux ne voulant pas le recevoir, et luy co» je ne croy pas qu'il y soit entré par pure devo°a, aussi n'a il pas grand désir d'y demeurer.LeP Petautet le P Dubreil se recommandent bien a vous co\" aussi ma cousine Bué.A Paris ce 15 may 1633.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE, LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, CARME, DE PARIS, 16 OCTOBRE 1631 Mon très cher frère, La paix et amour de N.S.soit avec vo.Si je navois égard quau contentement que mapportent vos letres il est bien vray que je trouverais étrange de nen recevoir fort souvent mais po.autant que je considère vos autres occupations bien plus importantes et plus nécessaires je ne m'en étonne nullem1 et suis fort content detre privé pendant quelques temps de cette consolation puisque la gloire de dieu et vostre propre bien le demandent en quelque façon H elas que ce vous est une chose fascheuse et puante que de mettre la main a la plume po.mescrire lorsq* vo.sortez de ces doux entretiens et de ces pour-palers très aymables qui se passent entre vo.époux sacré et vo.ame 1 que ces t un objet plus désagréable a vos yeux que la boue, quand vous les retirez de quelques rares peintures je croy sans doute que vo.tenez les mêmes propos que fesoit encienne-m' ce S* Hanachoret Arcenius sortant de l'oraison lorsquil convient ses yeux a ce fermer po.être incapables de rien voir qui aprocha des bautez quil venoit de contempler ce sont a mon ad vis les sentiments que vo.avez lorsque vo.permettez a votre cœur de quitter po.un peu de temps cette S'« solitudeou il est dordinaire po.sappro-cher de no.Cest poquoy je vous prie de ne point croire que vo.silence m'es tonne je ne doute nullement que po.ne me parler point vous ne laissiez de may mer et de parler a Dieu po.moy, et c'est ce que je souhaite uniquement de vous.Le bon Elzéar man-doit a sa chère Epouse un jour, q* quant elle voudrait le voir dans son absence elle Eut a le chercher dans l'adorable cos té de N.S.Je nay garde de parler de la sorte sachant trop bien a ma grande confusion que je me retire bien rarement dans cette demeure de tout bonheur, mais au moins jay quelque désir de le faire plus souvent doresnavant, et quand je serais autre part neamoins je vous proteste que jayme mieux mille fois que vous parliez a ce bon S0 que moy seulement je vous prie et ARCHIVES DE QUÉBEC 5 LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE, LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, CARME.DE PARIS, 25 FÉVRIER 1634.J.M.J.Mon très cher frère, La paix et amour de N.S.soit avec vo.Je loue dieu de Cœur et d'affection de ce quil a donné a mon pere la resolution de faire cette petitte retraite avec vo.et j espère fermement que lautheur de cette resolution vous suggérera des moyens efficaces pour la faire réussir selon sa S'° volonté neamoins puisq*vo.le desirez je vous diray franch em' ce que jusse ppalem' tasché de gagner sur mon pere sil fut venu au Noviciat, 1.jusse tasché de le lier a quelque règlement soit po.le lever, soit po.le coucher, soit po.les exercices de devotion a quoy jay tousjours trouvé de la difficulté étant avec luy au noviciat deux ou trois fois encore n'en ayje peu venir a bout po.autant que j estais souvent contraint de le laisser faire et ainsy assez souvent le temps se passoit sans profit 2n* je 1 eusse prié de prendre ppalem* deux occupations la 1\" de faire la confession gnalle et la 2 quelques meditations facilles ppres po.sexciter a contrition, et a de bonnes resolutions par exemple je luy eusse proposé quelques considerations touschant le jugement particulier le priant de se représenter l» le fit dune autre façon quil na de coutume car quoy que souvent il en tesmoigne avoir du mespris neamoins en pratique il ne montre pas quil méprise les opinions du monde, et les discours des ho**, se soudant peut estre plus dans la pratique de plaire aux vers de terre qu'a Dieu.Je croy M.T.C.frère .que cela luy serait fort prosfi table mais vous ne gasgnerez pas aisément sur luy.de aasujetir a ce divin entretien en la façon q> faut, comme devant le S* Sacrement dans v* petit jubé hors la vue et la compagnie des hommes et de vous même quant neamoins vous luy aurez suffisamment pposé le sujet de cet entretien.3»' si les pace de sa retraite lut permis je 1 eusse prié de faire son testament pendant ce temps mais ce ne sera pas peu s'il sacquite de ces deux premiers Articles po.le reste je vous prie de Penser devant dieu ce que nous devons faire po.le mettre a la Porte du Ciel avec la grace de Dieu, jy penseray de mon Cotte et je vo.iray voir dieu aydant l'un de ces jours ARCHIVES DE QUÉBEC 7 vous portant par escrit ce que N.Seignr m'aura inspiré sur ce sujet Excusez moy si je vo.ay appresté un si long sujet d'ennuy chargeant ces deux pages des pensées d'un pauvre pescheur qui auroit bien besoing de recevoir les avis des plus misérables mais vo.lavez voulu et le désir que jay du salut de mon Pere my a poussé non q.je ne sache fort bien que vo.le procurerez beaucoup mieux que moy mais de peur q« tout pauvre que je suis jusse le remord de navoir rien contribué à cette S** action, ce sera peut estre lundy q* je vous iray voir retournant comme j espère de Montmartre ou jiray dieu aydant communier je me recommande affectueusem* a vos devotions co° celuy quy en a grand Besoing et des nécessitez duquel vo.devez avoir compassion.Du College ce 25 fevr.1634.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE,LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, CARME, DE DIEPPE, 31 MARS 1636 J.H.J.Mon très Cher frère, La paix et amour de N.S.soient avec vous.Je vous remercie aff ectueusem1 de deux de vos lettres que jay reçeu depuis q.je suis party de Paris lune par le moyen de Mr Lucien un jour ou deux devant mon de-part d'Amiens et lautre a Dieppe le jour que jy arrivay cest a scavoir le lendemain de pasques Dieu soit Beni de tout ce que vous me mandez et particulièrement de ce que mon Pere ma donné sa Benediction Je la luy demande encor par une letre q* je vous addresse, Et que je vo.prie de luy donner quand vo.le jugerez apropos Cest a ce coup mon très cher frère q1 faut que je vous embrasse au fond de mon Cœur, ou pour mieux dire et mieux faire cest a ce coup que renonçant a ce cœur souillé je vous embrasse en celuy de nostre bon Maître ou vo.mavez donné le rendez-vous Je vous y embrasse po.my joindre a vo.plustost que po.my séparer de vous Car cest la ou je desire habiter doresnavant Estimant que je humeray un air empesté quand j'en sortiray: mais helas jay besoing d'un lien bien fort po.my arrester; j espère cependant que le sang sacré que je bois joumeUem* me fera ce bien Mon très cher frère Je suis a vous et par consequent ail plaist a N.S.faire porter quelque fruit a cette arbre qui a esté infructueux jusques a present assurez vo.qu'autant quil est en mon pouvoir ils seront tous vostres.De vous promettre en particulier quelques prières je ne le fais point croyant en toutte sincérité faire d'avantage quand je me sacrifie tout entier po.vous et formant la resolution que je forme a present devant N.S.Sa Su mere et son cher Epoux qu'autant que je pourray je diray des messes et feray d'autres devotions nomem' et particuliermen t po.demander a Dieu ce que vo.mavez recommandé aussy je ne vous demande rien en particulier ce q* je fais sur la seulle assurance que vous vous donnez a moy en N.S.Et que nous serons plus en Cette façon lun po.lautre que si no.limitions Notre Communication spirituelle Je suis a vous O que ce grand Dieu face que vous possédiez en moy quelques choses car un être dénaturé tel que celuy que jay cest un néant, et pour ce vo.este bien pauvre si vous navez autre chose mais j'espère que Notre bon maître ne me prend pas avec luy dune façon si heureuse et si favorable sinon po.me changer autrement il ny 8 ARCHIVES DE QUÉBEC aurait point dapparance car helas entre plusieurs Imperfections qui me rendent incapable de cette vocation apostoliq.en voicy deux qui me feraient perdre courage mille fois le jour si je narrestois les yeux sur celuy qui me mené Lun est un Egarent' desprit continuel et l'autre une lascheté honteuze a entrepredre lexecu-tion des volontés de mon M\" avez vo.donc désir de vous faire victime po.les sauvages la Su volonté de Dieu soit faite, et ce qui est po.sa plus grande gloire cest une qualité très noble et très relevée que de victime po.les pescheurs depuis que J.C.la prise je suis un peu pressé accause de Ioccasion qui se présente dun ho* qui va en poste a Paris j espère avoir le bien de vous escrire encor une fois no.espérons partir mecredy ou jeudy le P.Châtelain, un de NN ff.et moy devons aller dans le vaisseau de Mr duplessis Bochard G™1 de la flotte Ce vaisseau s'appelle S' Joseph ce fut le jour de S' Joseph que je partis d'Amiens po.Eu et que je fis ce chemin grand et fascheux po.moy en un jour fort heureusem* et que les portes de la ville d'Eu estant fermés quand j'y arrivé dieu nous donna la rencontre d'un homme de qualité po.quy contre l'ordinaire on les ouvrit A Dieu Mon très cher frère je suis\u2014 de Dieppe ce 31 de mars 1636.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE, LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, CARME, DE QUÉBEC ET TROIS-RIVIÈRES, 20 JUILLET 1636 j.M.J.Mon très chère frère, La grace et amour de N.S.J.C.soient avec vous.Ne maydrés vous pas a bénir et a louer de tout no.cœur ce grand dieu qui regarde du haut du Ciel Les choses les plus basses voulez vo.moins qu'une Eternité po.recognoitre l'abisme des miséricordes de dieu a tendrait de celuy qui n'est q'un avec no.en luy il ma donc enfin conduit dans ce paradis de délices ou il mavoit fait lhonneur de m'appeler mais il my a conduit ou plustost fait porter sur les bras de sa très S\" Mere et de son fidel conducteur Le grand S» Joseph avec tant de preuves de son excessive charité en mon endroit q« je ne puis faire autre chose sinon madresser a touttes les Creatures et leur dire Magnificat» Deum mecum vous mettant a la teste de ce cœur de musique magnifions le mon très cher frère mais plus par le langage du cœur cest a dir par amour que par parolles magnifions le aggrandissons le non pas en soy mais dans no.mesmeluy donnant au fond de nos cœurs plus de place quil ne a jamais occupé Elargissons ces petittes cabanes élargissons les par un amour fidel par une confiance et un courage sans bornes que si nous y sommes obligé par les graces quil nous a fait mattirant icy que doisje faire po.me disposer a user d'une grace encor plus grande quil me prepare m'en voyant aux hurons car si le Canada est a mon égard un templs S* et sacré que Dieu ma bati dans le monde Le pays des hurons en est lé sancta sanctorum Cest le champ de tout le pays ou nous sommes ou nos pères espèrent faire la plus belle mission parceq* cest une nation stable et non pas vagabonde comme la plus part des autres Cest un cabinet secret ou Ion doit jouir des chastes embrassements de l'époux sacré et tout ensemble on y est attaché a la Croix Car Jésus et la Croix sont inséparablem' unis allons doncques ARCHIVES DE QUÉBEC 9 allons bondissants de joye en cette terre de benediction mais helas que fera le cœur lasche par my les Croix que feraisje dans ce sancta sanctorum moy quy en vérité nay pas encor appris a prier Dieu depuis 13 ans que je dois converser avec N.S.mais je vous dis en toutte sincérité ce qui est cest pourquoy jay honte d'aller tenir la place d'un autre qui y ferait l'œuvre de dieu Et je vo.conjure de mobtenir un don d'oraison et un esprit de Croix et ne dites point que vous navez assez de credit car s'il est ainsy ce que je ne croy pas j'use du pouvoir et du domaine que notre très Etroitte amitié me donne sur votre cœur pour luy commander de se sanctifier pour Enlever ces graces de mains de nostre bon maitre et me les donner Commandés moy réciproquement mais efficacement de contribuer du mien tout ce que je pouray pour - me transformer en Celuy qui a po.nom celuy qui Est, Et de ne mestimer qun néant jusqu'à ce que je sois arrivé a ce point commandez moy mon frère detre tout a Jésus mais commandez le moy principalem' lorsque po.marque de la puissance que dieu vous a donné vous tenez entre vos mains celuy qui quoy que tout puissant est obligé de descendre du Ciel, entre vos mains quand vous le voulez: Car cest en ce temps principalement q.je vous prie de vous souvenir de moy, d'exorciser mon cœur et ceux des sauvages et de me placer dans le costé de Celuy que vous tenez, et moy réciproquement je vous promets qu'avec layde de mon dieu je vous tiendray à jamais serré contre mon Cœur dans cette caverne de lEpouse, Et que de jours en jours je tasche-ray de munir plus parfaitement a vo.en N.S.ou plu tost de no.unir tous deux a luy, ne séparant point les désirs de me donner a J.C.des désirs de vo.donner a luy, Entendant particulièrement de nous deux la prière q.Ce maitre d'amour fit a son Pere la veille de sa mort ut unum sint sicut tu Pater in me et ego in te, ut et ipsi in nobis unum sint je suis donc un avec vo.en dieu le Pere le fils et le S* Esprit.C.G.Je ne vous mande point les particularitez de notre traverse espérant que vous les apprendrez du petit narré que jay envoyé a mon Pere le temps ne me permettant pas de vous en envoyer un car jattend de jours en jours une barque qui nous mené le pere Chastelin et moy au devant des hurons vous vous souviendrez en vos prières du Pere Chastelain si vous ne m'oubliez car luy et moy nous ne sommes qu'un je lay aussy prié de ne vous oublier en ses S\" Sacrifices je vous prie de presenter mes humbles recommandations au reverend Pere prieure au pere qui etôit sous prieure il y a deux ans quand vous luy escrirez au Pere Bertault &c et me recommander affectueuses^ a leurs S\" Sacrifices.M.T.C.f vous cherchant en fiance une personne qui vous servit de frère po.laffection et quy fust bien plus capable de vous faire sentir les effets de cette affection que je ne suis capable jay choisi m D°» celuy que jay cru le pouvoir et le vouloir faire autant qu'un autre cest Mr Jean Chevalier que j'en prie par lettres II vous ira voir comme jespere sil est a Paris de quoy je doute cest dans six ou 7 heures dieu aydant cest a dire demain de grand matin que je part avec le P.Chastelain po.aller aux hurons dieu soit beni a jamais et quil soit encor a jamais beni de ce quil luy a plu me faire la grace de baptiser icy une petitte fille de douze ou treize jours elle se nomme Marie selon le vœu q.javois fait en france de luy procurer ce nom elle se porte maintenant assez bien sa mere nous a promis de nous la donner si elle réchappe dieu soit loué dieu soit beni et aymé de tous Cest ce 20 de juillet que je vous escrit ce mot O mi in X°f rater magis quant secundum carnem.De N° D.des anges a Quebec. 10 ARCHIVES DE QUÉBEC J.M.J.Mon très cher frère, N.S.vous donne son S1 Amour et sa Su Paix.Jay dit graces a Dieu aujourd'huy la S\" messe po.vo., m'étant souvenu que vous aviez devotion particulière a la glorieuse Su Chaterinne de Sienne dont nous avons aujourd'huy la feste.He bien donc mon cher frère vos infirmitez croissent notablem' dieu soit beni puisquil lordonne ainsy neamoins y ayant sujet de douter si cest pour sa gloire que vous soyez délivré de cette affliction nous pouvons bien le prier de le faire si cest po.sa gloire, mais sans doute il faut q.ce soit avec une parfaite indiference et q.nous nous persuadions que quand bien dieu no.affligerait jusquau dernier point, il scaura bien nous faire la grace de nous bien comporter en ce dernier point et den tirer notre profit, et ce serait une fort mauvaise pensée q.de croire que nous sucomberons infailliblement si la chose en venait a tel point notre coeur est trop étroit pour borner les miséricorde de dieu.Jay sujet de croire que nous fesons tous deux assez souvent cette faute que de ne pas penser que quoy que no.attendions de dieu il surpassera nos espérances ouvrons ouvrons tant q.nous pouvons notre Cœur, relevons nos désirs et nos espérances le plus q> no.sera possible, C'est ainsy que Ion glorifie dieu, Cest en cette façon q.quelquns expliquent ces parolles de la très S\" Vierge magnificat a* nua rfnum Et nous avons grand tort d'entrer dans les apprehensions de succomber sous le faix que Dieu nous met sur les épaules c'est avoir bien peu des time de la sagesse de Dieu que des timer quil fera ce q'un ho ne pensent et que ceux qui ay ment Dieu le priroient bien po.no.sils pouvoient voire comme no.faisons ce que cest qu'une pauvre demy beste née dans le péché, qui na jamais ouy parler de Dieu, mais a été élevé dans la Croyance des fables tout a fait impertinentes et neamoins pa.ce quils les ont par tradition de leurs ences très comme no.avons no.histoires ils en font un très grand Etat, joint que la corruption de leurs mœurs et le diable qui est le seul Mr° de cette barbarie les aveugle de peur quils ne voyent la lumière neamoins dieu no.donne un grand Courage de travailler et no.scavons bien que tout depent de luy et no.donne de grands sujets d espérer quil fera miséricorde a ces pauvres brebis esgarées je prie sa bonté dinspirer a touttes les ames qui l'ayment de limportuner Steml de leurs prières po.la conversion de ce pays je vo.prie aussy davoir particulierm* recours a la S** vierge a son S* époux po.cet effet ce sont nos protecteurs particuliers en Ce pays Bref po.finir ma lettre je vous priray d'Elever vostre Cœur vers Dieu autant de fois que vo.vo.souviendrez de moy, et vous assure que je me souviens souvent de vo.devant Dieu non seulem' disant la messe po.vo.mais encor le long de la journée je suis.C.G.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER À SON FRÈRE, M.DE S\" MARIE, DU BOURG DE L'IMMACULÉE-CONCEPTION, 28 AVRIL 1638 J.M.J.M.Mon frère.Je supplie no.S* q1 vo.donne sa S1* paix et son S1 amour.Je vous prie de croire que je n'oublie point dans cette Barbarie Celuy qui mest un des plus chers de tous les ho**, c'est devant Dieu que je me souviens fort souvent de vo.et particulierm' je ne men oublie jamais a la S'» Messe, q.je dis po.vous quand mes obligations de religieux et autres particulières me le permetent Je lay encor ditte aujourdhuy po.vous et Ce nest point sans une grande tendresse de Cœur q.je le fais mais helas mon C.f.le principal y manque Cest peu que ces prières partent dun cœur qui vo.ayme si ce Cœur nayme gueres dieu cest a quoy jay a remédier, et vo.supplie de maider de vos bonnes prières et ne me dittes point quelles ne 16 ARCHIVES DE QUÉBEC sont pas bonnes je vous les demande telles quelles sont et je scay de votre pm bouche que mesme quand vous avec été dans les reproches de votre conscience dieu vous a fait souvent la grace de luy adresser des prières pleines de ferveur quil en soit a jamais beni je vo.proteste en Sa presence que SU eut eu égard a mes infidélités et malice jamais il ne meut exaucé jamais il ne meut fait la grâce de venir en ce pays qui m'est un Paradis Teres te aussy me semblent il quand je luy demandois cette voca»» que ce netoit pas une chose possible quil fit cette faveur a un malheureux pécheur comme moy même Incontinent je rejettois cette pensée détournant ma vue de mon Indignité et adorant la bonté de Dieu qui est infinim* plus grande que nos péchez, enfin il ma exaucé, et ma conduit si hureu-sem1 dans ce pays ou sa bonté me donne tant de Consola»»1 q.je ne Croy point quil y ait aucun lieu au monde ou je pusse avoir tant de contentement, et ou je nusse du mécontentement de nestre icy si j'avois auparavant goûté les douceurs de ce pays, au moins si je navois ce mecontentem' ce serait par une pure resignation a la volonté de dieu.Dieu no.protege en ce pays dune façon toutte specialle si vous avez veu la relation de lan passé vo.aurez appris que ce pays est affligé de la Contagion depuis que jarrivay icy avec le P.Chastelin depuis un an particulièrement on a Crié contre nous, la voix commune du pays a esté q.cetoient les François qui estaient cause de la contagion on s'en est pris a nostre Tabernacle a cet adorable sanctuaire du S* des Su on a dit que nous y gardions un corps mort d'un enfant qui causoit la peste dans le Pays un bruit commun a été que Cetoit nos tableaux et images de J.C.et des S\" universelem' on Croyoit que nous gardions en no.Cabanne quelque chose quoy que ce fut qui enpestoit ce pays cest po.quoy on ne parloit que de nous fendre la teste si no.ne produisions cette piece porte-peste on a fait comparoistre po.cet effet N.R.P.supérieur devant les Enciens du pays Bref on Croyoit dans le pays que cestoit fait de no.vu la croyance quon avoit dans le pays que cestoit le vray remède po.chasser la Contagion que de tuer au moins un dentre nous admirez un peu jusquou va un Esprit qui ne reçoit point la lumière du soleil de Justice il ny avoit rien de plus aisé que de no.faire mourir mettant le feu a no.cabanne et en plusieurs autres façons mais dieu no.a protégé et faut que je vous advoue que dieu mercy jamais je nay eu le Cœur plus content que dans ces dangers et vous deviez bien juger quelle consolation ce nous devoit être de voir le Diable soulever tous les sujets de sa tyrannie contré no.en hayne de J.C.de plus no.avons été une bonne partie de l'été fort peu dans cette Cabanne écartée de celles des Sauvages pendant que les hurons étaient descendus a la traite temps auquel on craignoit fort que les ennemis ne vinsent fondre sur Ce pays si vous avez leu la rellation vo.aurez appris de quelle façon ces Barbares cy sentretraitent dans leur guerres no.netions q.trois de la Compago en cette Cabanne avec un jeune enfant on disoit tous les jours que les ennemis étaient icy aux Environs et en effet ils virent tuer des femmes dans leurs champs a quatre lieux d'icy je vous laisse a penser si on avoit peur po.no.po.notre particulier N.S.no.fortifioit dans Ces aprehensions et no.consoloit de telle façon que no.no.vivions plus assurez que vo.nés tes en france dans une profonde Paix non que no.Crussions être autant hors des dangers que vo.pouviez être car que scavions nous des dessins de Ce grand Dieu mais no.avions un grand Contentem».Espérant que Ce quil ordonnerait serait po.Sa Gloire et voyant que no.vie n'avoit point dautre defence q.la main de N* Bon M™ et que no.dépendions parfaitem' et purem' de luy.o quelle Consolation cest M.T.C.f.que de se dépouiller de tout.et de no.mesme entre les mains de nostre tout o M.C.f.quil est vray que jamais nb.ne serons libres jusques ARCHIVES DE QUÉBEC 17 a Ce que nous ayons tout a fait secoué cette poussière et cette boue dont nos cœurs sont remplis Je veux dire lamour des creatures et moy que je suis miserable de tremper encor dans cette fange je vois bien neamoins quel Bonheur et quelle consolation cest que davoir une bonne fois renoncé a tout Ce qui n'est pas Dieu Jen ay epprouvé quelque chose par la grace de dieu dans ces dangers ou no.no.sommes trouvés o mon Dieu quand me ferez vo.la grace et a mon cher frère aussy de no.dépêtrer tout a fait de ces malheureux filets qui ne no.peuvent faire tomber qu'entre les mains dun Tyran qui ne cherche qua no.perdre Eternellem' mon occupa0» cette année a été de visiter presque tout le long des journez les Cabannes des sauvages de Ce bourg po.prendre conoissance des malades les Instruire et les Baptiser La peine etoit quil faloit faire semblant de chercher tout autre chose car ces sauvages ne sachant ce que cest q.charité ils se tonnent fort quant ils voyant quelqun visiter particulierem' les malades jointquon no.prenoit en ce pays po.des empoisonneurs neamoins N.S.no.a fait la grace de continuer tousjours ces visittes et no.y a protégé tellem' que no.n'avons point été malade du tout cette année II a plu a sa Majesté que no.ayons bâtisé dans ce seul bourg une centaine de malade depuis la f este-Dieu jusque apresent sa bonté ma fait la grace d'en baptiser une bonne partie de ce nombre quarante quatre de ces Baptisez sont morts scavoir est 24 adultes et 20 petits anges O mon cher frère vo.pouraisje expliquer quelle consola»» ce mes toit quand je voyois un pauvre baptisé mourir deux heures une demy journée une ou deux journez après son Bap-tesme particulierm' quand cestoit un petit enfant O q.Dieu est bon o que telles consola»»* font paroistre petittes touttes les peines quon peut avoir a venir et a vivre en ce pays no.avons grand tort mon cher frère davoir de si basses idées de la bonté de dieu que no.en avons souvent hé que no.sommes fols de penser renfermer dans N.Cœur retressi linfinitê des miséricordes et de la puissance de ce grand Mn et de no.disposer si mal a recevoir les Trésors quil no.veut donner: je Croy que cest une des fautes des plus notables que nous commettions a son service que de trop peu attendre de ce bon pere.que de no.deffier de sa Bonté ou douter tacitem* dè sa toutte puissance; au lieu de no.jetter a yeux dos dedans son sein Espérant fermem* quil fera plus par no.et en no.que no.ne pourrions penser, et Comment serait il possible q.no.connussions tout le bien quil no.veut et peut faire je ne puis içy vo.dissimuler que quoy que je sois ordinairem* a chercher les moyens de faire conoltre et ay mer dieu a ces pauvres Barbares neamoins fort souvent leur parlant vo.frappez secretem* mon cœur par cette pensée mais helas ou en est mon pauvre frère est il mort est il en vie serait il bien dans l'enfer O mon dieu se pouroit il bien faire qu'a jamais il vous dut maudire et quil eut desja commencé mais je ne puis marres ter que bien peu a cette triste pensée car je me retourne incontinent vers la miséricorde de dieu, neamoins Co* je nay point appris par les lettres que je reçus lan passé que vo.fussiez en un état ou vo.fussiez content de mourir je ne puis mettre mon esprit dans une assurance que vous soyez bien si bien que souvent cette pensée m'afflige mais mourra til en cet état mais son pauvre cœur seratil tous jours dans les Inquietudes et dans une melancholie si noire jusque a quand son ame sera telle le theatre de touttes ces passions déchirantes hé quel repos quelle relâche atil eu depuis douze ans quil seat retiré du service de Celuy qui seul l'ayme ouy mon frère il vo.ayme et non d'un amour commun mais helas vo.vous enfuyez de luy vous rejetez ses caresses je croy quil veut faire de vous quelque chose de grand retournez un peu en arrière attendez le il vous poursuit depuis tant de temps, allez audevant de luy.Je ne vous dis point en particulier suivez ce chemin la ou cet autre cy il n'est pas appropos que 2 18 ARCHIVES DE QUÉBEC je le face seulem* je vo.prie de mettre votre ame entre les mains de quelque personne bien vertueuse et bien prudente qui considdere devant dieu ce q.vo.auriez a faire je ne scay si vo.aurez assez de confiance au P.Hayneufve choisissez mon cher frère mais si vous maymez faites cela, par quoy vo.en conjurraisje po.n'être point econ-duit par le nom de frère 1 C'est tro peu je vo.en conjure par vo.ame, par cette ame immortelle po.laquelle J.C.a répandu son sang je vo.en conjure par le sang de J.C.que jay aujourd'huy tenu entre mes mains et que joffriray encor dieu aydant après demain po.vo.auCréateur de nos ames Mon frère refermerez vo.quitterez vo.cette, lettre devant que d'avoir protesté à ce sauveur qui vous voit et contemple q.vous voulez faire Ce quil luy plaira, devant q.davoir déterminé en vostre Esprit la personne de qui vo.prendrez avis Mon frère Mon cher frère si je croyois que vous écrire de mon sang vous deut servir Je le ferais, je suis honteux de vous dire cela cest trop peu si je croyois que quitter ce pays qui mest un paradis terres te po.retourner en france auprès de vo.et po.votre seul sujet, vous deut servir, et que Dieu le voulut et mes Supérieurs aussy je le ferais très volontiers O, dieu le scait, et je len prie, sil luy plaist d'accepter ma vie en sacrifice po.vo.conversion je proteste que je la luy offre de tout mon Cœur pour quand et comment il luy plaira.Mon frère je me jette en esprit a vos pieds et les baise avec touttes les tendresses de Coeur que je puis et vo.addresses ces cinq parolles Miserere anima lus placent Deo Au reste je vous prie de mescrire bien en particulier lestât ou vous estes vous assurant que Cest l'une des principalles Consola1\"» que je puisse avoir en cette vie et si je ne vous lay assez tesmoigné les annés passez jevo.en demande pardon cest une faute q.jay faite je vo.prie de Croire que je suis et seray a jamais de tout Coeur.C.G.Je metois oublié de vo.prier de vo.jetter totalem' entre les bras de no.bonne mere la S'0 vierge en la protection de laquelle il y a ai longtemps que dieu no.a mis et de son glorieux époux S* Joseph votre bon patron; Cest de ce costé que jay tousjours Espéré et espère que le feu du del mais ce feu d'amour de Dieu sera jette dans votre pauvre Coeur.De la residence de l'Immaculée Conception de N* dame a la Rochelle ce 28 Avril 1638.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE, LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, DU BOURG DE L'IMMACULÉE-CONCEPTION, 28 AVRIL 1638 J.M.J.Mon Très cher frère, La paix et amour de N.S.soient Avec vo.Jay reçu l'An passé trois de vos letres scavoir est deux que vous m'addressiez icy, et la troisiesme qui étoit accompagnée de celle de Mr N\" Père vous me laddres-siez A Dieppe Jay reçu beaucoup de consolation voyant combien vous estimez la faveur que dieu nous a fait m'appelant icy: Car Cest ce qui me donne la consola»» parfaite que vo.preniez part & cette faveur et quevo.en remerciez Dieu de tout votre Cœur et le priez de me faire la grace de correspondre dignem* a une si haute ARCHIVES DE QUEBEC 19 voca°n mais je vous remercie si particulierem* de ce que vous vo.addressez po.ce sujet a no.S1 et fidel Patron le grand S'Joseph car c'est en luy après no.bonne Mere la très S'* Vierge en qui no.avons tout deux toutte no.confiance po.ne point parler du tiltre qu'il porte de Patron de la nouvelle france et de la protection particulière avec laquelle il no.conserve en Ce pays vo.mobligez bien, mon très Cher frère de bien aymer Ce grand S'et de vous jetter entre ses brachs dans touttes vos nécessitez comme a un port très assuré contre touttes sortes de tempestes mais il nest pas en mon possible que je vous dise icy que ce bon et aymable pere nous a protégé cette année en plusieurs dangers ce* vo.apprenderez par la relation po.mon particulier je vous assure que plusieurs fois jay bien ressenty son assistance particulierm' dans les batêmes des sauvages aux quelles le Diable s'opposoit la relation vo.apprendra q'une personne bien vertueuse étant en prière 1 j'a 4 lieux d'icy vit en esprit Ce grand saint protégeant cette Cabane ou je suis et etois po.lors cest un des nôtres a qui cela arriva et que vo.conoissez bien et po.lors no.Cabanne etoit en danger de brûler mais je metendrois trop sur ce sujet si je ne me forçois je n'en diray plus qu'un mot quand serace que toutte la france honorera solanellement ce grand amy du Roy des Roys po.passer outre je vo.assureray que je me souviens souvent de prier Dieu po.vous, et du meilleur de mon Cœur quoyque je ne vo.dissimuleray point que je le devrais faire plus souvent et mieux encor que je ne le fais, et que je mamendray dieu aydant doresnavant je ne manque aussy de dire la S'° Messe po.vo.quand il m'est libre de ly appliquer mais il ma bien fallu payer des dettes ou po.mieux dire macquiter de plusieurs vœux de Messes que javois fait dans les difficultez qui se présentaient au batêrae des malades.Cela ma Empesché de dire si souvent la Sto Messe po.vous po.moy je croy que vous ne vo.oubliez point du grand besoing que j'ay de la grace du S' Esprit pour macquiter dune ai noble vocation, mais sans doute vo.ne scavés pas combien ce besoing et cette nécessité que j'ay surcroist par mon infirmité et malice, helas M.T.C.F.que je suis bien éloigné de la perfection que vo.pensez je suis encor tout dans la nature, je ne scay ce que cest que vraye mortification et amour de la Croix je suis au degré des novices po.l'oraison et des Novices des plus imparfaits encor ont ils Cela de bon quils prient avec une grande ferveur et moy je le fais avec une grande lascheté et ce Cœur qui devrait être toujours intimement uni à Dieu helas il rampe tousjours sur terre et au moins si voyant Combien je dois à Dieu et Combien peu je fais je me tenois dans la consideration de mon néant, et me tenois hureux d'etre en la Compagnie des Apôtres de mon bon M\" mais ce malhureux vermisseau ne cesse de s'Elever et Elancer en haut voila tout ce que je vo.diray de mes misères me prometant de l'amour et de la charité que vo.me portez que vo.me croyrez bien miserable sans que je vous déduise plus en detail les mfirmitez et malices de mon Ame Et ce que je vous en mande Cest affin que vo.admiriez, l'excès des miséricordes de Dieu sur moy qui me supporte avec tant de Clémence et continue toujours de me faire une infinité de graces que vo.len bénissiez de tout votre .Cœur et le Conjuriez Continuellem' de forcer hureusem' ce Cœur detestable qui luy résiste tant.Il faut q.je vous dise co* le temps cest passé depuis q.je vo.escrivis l'an passé jestois encor po.lors au petit village dlhonatiria, je vins icy quelques jours après la f este-Dieu Ce bourg ou je suis a esté nommé par les français la Rochelle pour ce quil était autrefois situé sur une montagne enceinte d'un fossé que la nature y avoit fait il y a 40 cabannes la notre porte le nom de 1 Immaculée Conception de N.D.ou no.sommes 4 de la Compag* sçavoir est le R.P.Brebeuf supérieur en Ce pays des hurons, le P.Mercier le P.Ragneau et Moy, Le P.Pijart 20 ARCHIVES DE QUÉBEC a demeuré a la residence de S* Joseph a Ihonatiria avec le P.Chatelin et le P.Jogues on est sur le point de transporter avec laide de Dieu cette dite residence de S'Joseph au plus grand bourg des hurons nommé Teanaustayaé le village d'Ihonatiria estant tout ruiné po.moy depuis que je vins icy l'an passé mon occupation a été de visiter presque tout le long des journées les Cabanes de ce bourg po.avoir connoissance des malades les instruire et b&tiser le P.Mercier aussy y passoit une bonne partie des Journées et le P* Jogues y alloit aussy tandis quil estoit encor avec no.mais il no.quitta quand les canots retournèrent de quebec le P.ragneau na peu retenir Sa Charité dans notre cabanne nous avions recours au P.Supérieur dans les difficultés qui se presentoient ses occupations ne luy permettant pas gueres davantage Cette occupation a continué jusquau mois de Mars que la maladie a discontinué Ce qui pouvoit être un peu fascheux en ces visites selon la nature cestoit que tout notre temps s'y consomment sans avoir bien souvent le temps detudier un peu en particulier a la langue que no.ne pouvions presque y suffire en sorte qu'il n'en mourut quelqun dont no.neussions sceu la maladie, quoy que graces à Dieu il en soit mort que fort peu a no.insceu que nos visittes etoient peu aggreables et suspectes a quelqun s quoy que la plus part no.figent bon visage il tesmoignoient être fort contents queno.les vinsions voir po.passer un peu de tems mais une grande partie des sauvages neussent estes contents sils eussent sceu que no.ne les visitions que po.chercher les malades si bien que no.peine étoit a les eloigner de ces ombrages et ainsy il no.falloit passer le tems en plusieurs Cabannes co* no.pouvions pour faire quelques choses en quelqu'nes no.ferions semblant d'aller chercher quelques choses a acheter quant nous rencontrions un malade nous ferions semblant d'avoir trouvé autre chose que ce que nous cherchions et de l'entretenir co* par occasion no.luy donnions quelques pinsez de succre ou trois ou quatre prunaux 5 ou 6 raisins (je conte exactement) ou luy promettions de luy en apporter le lendemain enfin no.avions, bien de la peine a dissimuler notre dessin estant contraint de réitérer souvent nos visittes de peur detre surpris la voix commune du pays etoit que no.étions la cause de la contagion quelquns ont dit que no.avions dans notre tabernacle le corps mort d'un enfant qui etoit la cause de la maladie, un bruit fort commun a été que cestoient nos tableaux et images qui empestoien t le pays bref c'estoit le sentiment uni»°i que nous avions chez no.ce qui les fesoit mourir quoy que ce fut disoit on et on no.pressoit de produire cette piece funeste on no.prioit on se plaignoit de ce que no différions on concevoit des espérances que no.le ferions bien tost que no.aurions pitié du pays helas M.C.F.que c'est une Creature digne de compassion q'un esprit qui na jamais reçeu la lumière de J.C.Voyla ou en etoient les pauvres hurons on a tenu des Conseils généraux des enciens du pays touchant le sujet de la maladie la on a fait comparaître le P.supérieur la on la accusé pressé de donner ce qui ruinoit le pays on a dit cent et cent fois que si on tuoit au moins un de nous la maladie cesserait on a Cru dans le pays que c'estoit fait de nous tous on a fait mort le P.supérieur bref cest une merveille du grand dieu que nous soyons en vie on a dit que le bateme fesoit mourir ce qui la fait refuser a plusieurs et a bien donné de la peine aux autres de laggreer Voyla la peine ou nous étions Dieu par sa bonté no.a protégé nous a donné force po.continuer nos visittes dans les deux bourgs pu nous demeurions pour les autres bourgades nous avions estes contraints de les abandonner y ayant un danger bien grand de reculer plu tost ou de gas ter tout a fait les affaires que de les avancer, dieu nous a donné du courage dans les dangers de mort et no.y a consolé de la manière que vous pouvez juger, quelle consolation nous estoice de ARCHIVES DE QUÉBEC 21 voir le diable s'armer contre no.et se servir de ses esclaves po.no.attaquer et tas-cher de no.perdre en haine de J.C.O Mon cher frère méditez un peu ces douceurs ensuitte de cela quelle consolation no.ace été de voir que ce bon sauveur na voulu priver ce pauvre peuple de l'Instruction que no.luy venions donner luy permettant de no.faire mourir ce bon pasteur ne veut il pas que nous receuillons au plu tost ces pauvres brebis égarées au moins les affaires eussent été notablem' reculiez moralem' parlant si ces pauvres misérables no.eusent fait mourir Dieu soit a jamais beny de no.avoir ainsy protégé je vo.laisse a penser maintenant si ces visittes des cabannes no.pouvoient être un peu fâcheuses si touttes fois cela se doit appeler fascheux qui a en soy le plus solide bien et contentera' qui soit hors du paradis jugez co\" no.marchions sur des Epines quand il falloit parler aux malades du baptême considérez d'autre cos té la grande apprehension qu.no.avions de batiser des personnes dont no.avions sujet de redouter la guerison po.autant que Bien souvent étant guéries il ne leur reste du S' batême que le caractère il nous, falloit donc différer jusquau danger evident et po.cet effet les visiter et revisiter nos mystères leur sont tous nouveaux leur langue ne no.fournit que bien peu de mots qui nous seroient nécessaires no.ne scavons pas encor parler si bien il ny a que le P.supérieur qui le face de la façon, un malade est impatient dans ses douleurs d'autre fois il est assouppi souvent il se trouve quelque Esprit mal fait auprès de luy no.leur defandons une grande partie de leur remède le pauvre malade a tousjours vécu dans le vice le Diable n'ayme point le Batême plusieurs des Batiséz meurent d'où le Diable tire un sujet de faire redouter le Bateme Dieu soit beni de no.avoir donné la grace de continuer toujours dans cet exercice vo.jugez bien combien le fruit adouci la peine qui y est et quel Con ten tem » esce que de voir une personne batisée mourir un jor après deux heures après son batême mais sur tout un petit enfant qui na jamais pesché et dont le batême est toujours valide et assuré Independament des dispositions y atil rien au monde de plus doux y atil difficulté au monde qui ne devienne délice no.avons bfltisé dieu mercy dans ce bourg cent personnes dont 44 sont mort sçavoir est 24 personnes grandes et 20 petits enfants de ce nombre N.S.ma fait la grace d'en batiser une bonne partie la maladie a été plus moddérée que l'an passé Nos PP.de la residence de S( Joseph en ont aussy batisés quelquns la relation dira le tout que Votre coeur sepanche en benedictions et louanges de No.grand sauveur Vo.apprendrez par la relation qui est un Chrestien de Ce bourg nommé Joseph Une autre de nos consolations a été de nous voir purem' entre les mains de Dieu parmy les dangers oti nous avons été Le P.Pijart Le P.Chatelin et tous nos Peres que jay prié quelques fois de se ressouvenir de vous En leur SS.Sacrifices se recommandent bien aux vôtres principalem' le P° Ragneau avec qui je confère bien particulier m'.de la Residence de L'Immaculée Conception de N.D.a la Rochelle ce 28 Avril 1638.C.G. 22 ARCHIVES DE QUÉBEC LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER, A SON FRÈRE, LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, CARME, DE SAINTE-MARIE DES HURONS, 23 JUIN 1641 J.H.J.Mon très cher frère, Notre S\" vous remplisse le Cœur de son S* amour.Jay de la Consolation o (non) seulem' a recevoir de vos letres mais aussy a vous envoyer des miennes Cest pourquoy ce ma été une mortification que vous nayez reçu celles que je vous avois ecri il y a deux ans je Croy qu'elles auront été perdues dieu soit boni de tout jaurois sans doute bien plus de consolation a vous écrire si javois a vo.mander quelque notable avancent* que jeusse fait ou po.ma perfection particulière ou pour la conversion des sauvages Co* vous croyez que j'ay fait, mais patiance ma consolation est que de tout ce que je vo.mandray vous en tirerez sujet de louer honorer et aymer Dieu davantage.Je suis dans un employ tout divin Bénissez en Dieu a jamais et de tout votre cœur son Infinie Miséricorde me fait mil et mil graces po.me conduir a la perfection que requiert cet Employ q.votre cœur défaille dans les Elans d'amour q.vos jettez vers cette souveraine bonté Je suis très infidel a correspondre a ces graces Innombrables faschez vo.contre moy avec David admirez la patience de Dieu et consolez vous de ce q.no.avons a faire a un si bon M\", qui ne se lasse point de no.appeler a soy il ne se rebute point de nos stupiditez Impertinences et Malices Courage mon très cHfer frère si nous avons passé deux ans voir six voir trente a faire la sourde Oreille, Croyons et espérons q.demain nous commencerons a ouvrir l'oreille a cette voix si aymable et si patiante Et pourquoy je vous prie ne le croyrions nous pas ainsy puisque no.voyons et sentons que le patient Jesus no.appelle encor mais d'un appel amoureux et qu'il l'emportera mais nous ne scavons pas quand espérons tousjoursqueceseraauplutostoje ne croy pas que no.fassions plus grande faute au service de Dieu que de perdre courage que de laisser abattre no.Cœur par la deffiance et la pusillanimité tous les autres péchez ne sont rien au prix de celuy la au moins il ny en a point qui enpesche tant no.avancera* que ce bas sentiment de la Bonté de Dieu envers no.et bien souvent cest par ce péché que le diable ce saisit de Notre cœur po.faire entrer par après tous les autres mon cher frère no.effrayons point po.navoir avancé ny même po.avoir reculé il ny a presque point d'ame a qui cela n'arrive quelques fois mais courons aux dessins que Dieu a de tirer sa Gloire de Ces In fidelitez vos souffrances et incommoditez purgeront vo.Cœur Espérez le ainsy quoyquil vous semble que vo.les preniez bien mal Je prie dieu quil vo.face la grace de trouver partout la paix de votre Cœur Je croy que vo.devez avoir de la Consolation a lire les œuvres de M'de salles Je ne scay si vous aurez veu un certain petit livre intitulé.C'est un petit trésor de consolation que ce Petit livre mais la Source de toutte douceur et tout le soutien de notre Cœur Cest Jésus au S* saçrem' et ne dittes point q.vous ne savourez point ce pain de Vie tenez seulem* bon a vo.entretenir quelque tenu après la S** Messe et a quelques visites du S* sacrera' avec Cet hoate tout aymable selon que vos occupations vous le permetent adorons le et Embrassons le protestons luy que no.sommes a luy malgré no.même, et quil fasse de nous ce quil luy plaira pardonnez moy mon cher frère prenez que cest a moy seul que je parle en cette lettre et non a vous et ainsy prenez moy po.un fol car il est vray que j'extravague mais priez dieu quil ARCHIVES DE QUÉBEC 23 me change et alors comme je croy je vo.escriray quelque chose de bon tel que je suis je ne laisse pas de prier dieu po.vo.et po.notre pauvre frère prodigue et je le fais souvent je ne scay si vo.avez reçu tous deux l'an passé mes letres par lesquelles je vo.mandois q.je priois N.S.d'avoir po.agréable l'Intention que j'avois que certain nombre de messes que je dirois au temps de votre mort a tous deux si davanture vo.partiez devant moy vous fussent appliquez helas ce pauvre prodigue ne rentre-ratil point dedans so y prions le Pere et la Mere des miséricordes d'avoir pitié de luy.Po.vo.dire quelques nouvelles de ce pays vo.scaurez que no.avons été cette année treize près très de Notre Compagnie sçavoir est le R.P.hierosme Lallemant N.supérieur Le P.Brebeuf le P.Lemercier Le P.Daniel Le P.Raimbault et le P.Claude Pi jar t qui vinrent l'an passé de Québec po.instruire quelques Nations Algonquinnes et non huronnes qui sont en ces quartiers cy le P.Jogues le P.Lemoyne Le P.du Peron Le P.Chaumonot, Le P.Chatelin, Le P.Pi ere Pijart et moy qui no.sommes partagez l'hiver dernier en six missions Le P.Brebeuf et le P.Chaumonot sont allez a la Nation Neutre nation ou on n'avoit point encor été porté lEvangile qui est Eloigné de Notre maison de cinq ou six journées de Chemin dont il en faut coucher 4 dans la campagne Cette nation comprend environ 40 bourgs nos pères en ont parcourus environ une douzaine, mais avec bien des souffrances et des Calomnies, qui produiront quelques jo.leurs fruits Cest no.espérance cette Mission a po.Patrons les SS.Anges.Le P.Daniel et le P.le Moyne ont continué la mission quils avoient commencé l'an passé aux Arendaenchronons et de plus ont pris charge du bourg de S1 Joseph pu ils ont entretenus quelques bons chrestiens quy y sont Le R.P.Lalement avec le P.Le Mercier on pris po.partage la mission de la Conception qui tire son nom du bourg de la Conception que les sauvages appelle Ossossané ou no.avons eu autre fois une cabanne et maintenant ny avons plus qu'une petitte chapelle ou no.assemblons quelques bons chrestiens que no.avons dans Ce bourg.Cest a leur Instruction que s'est occupé cette hyver Le R.P.Lallement avec le.P.Lemercier avec bien de la Consola»».Vous aurez appris par la Rellation que l'an passé le bon Joseph Chichoatienchva qui a été notre premier et notre bon chrestien demeurant en Ce bourg fut tué l'Esté passé par les Ennemis dans son champ cestoit dans Ce Chrestien que no.avions notre espérance après Dieu et si nous n'avions lexperience de la providence particulière dont Dieu no.conduit icy no.eussions pensé que l'Eglise naissante de cette pauvre barbarie, alloit être etoufé par la mort de son fils ainé mais dieu nous conduit icy par la Voix aymable du depouillem' des Creatures et II veut que notre apuy soit en luy seul.Il a donc suscité le frère de ce ch.Chrestien qu'il no.a osté po.prendre sa place et se faire bon Chrestien; toute leur famille no.donne bien de la consola»» Cest au bout de leur Cabanne que no.avons fait une petitte chapelle ou no.allons de temps en tems leur dire la messe.Le P.Jogues et Le P.du Peron ont eu po.partage la mission de S'\" Marie qui comprend 3 bourgs dicy alentour, ou ils ont travaillé avec bien de la peine et de la patience Le P.Raimbaut et le P.Piere Pijart demeurants a la maison alloient tous les jours voirs les nipissiriniens cest une nation Algonquine qui etoit venu passer l'hiver en Ce pays a cent pas de Notre Maison ils y alloient pour apprendre leur langue et leur donner Hnstruction quils pouvoient en Ce Commencem' destude quils font de leur langue ils leur ont appris a chanté quelques belles prières, que les bonnes gens ont appris fort volontiers quelqunes d'entre eux tesmoignent avoir quelques dispositions a la foy, les deux Peres s'en sont allez avec eux en leur pays qui est a cinq journées d'icy ou y passeront leté a les instruire Le P.Piere Pijart et Moy avons été envoyés a la mission des Apostres Cest a la Nation du Petun ou 24 ARCHIVES DE QUEBEC j a vois desja passé l'hyver précèdent nous y avons été fort mal reçus la 1*\" année la seconde nous y avons été veus d'assez bon oeil dieu mercy nous en trouvons qui no.écoutent la patience et la perseverence l'emporteront Dieu aydant il est vray que ces missions sont remplis de Croix et dans la difficulté des Chemins pendant l'hyver et po.le vivre le v es tir le logent* la fumée &c mais la prindpalle peine C'est la Captivité dans laquelle on est po.faire ses prières et prendre un peu de repos hors le tracas, outre la privation de la messe quon ne dit point ou fort rarem* no.avons pensé mourir deux fois dans les chemins une fois ce fut sur un lac glacé ou le soir même que no.lavions passé deux sauvages moururent de froid &c Mon cher frère priez (1) pour no.quil no.conserve et fortifie le courage quil no.donne no.en avons bien besoing no.avons par sa Bonté anoncé son nom cet hyver a quinze mil sauvages et il y en a eu fort peu de convertis on en a bâtisé en tout environ une centaine presque tous dans la maladie mais cependant no.voyons le progrès qui se fait no.sommes assurez que dieu est avec no.no.le voyons clairem* mais il nous conduit pas a pas il no.a donné beaucoup de benedictions sur no.Maison ou nous sommes trente françois.il y a de la Consolation a voir nos domestiques séculiers d'habit mais religieux de Coeur sa providence no.paroist bien particulière a no.faire trouver ce qui no.est nécessaire po.le vivre le jor de S* Joseph notre bon patron no.visme dans notre maison notre provision de Bled po.un an.espérons espérons mon cher frère que ces benedictions seront suivies de la grande benediction que no.attendons sur ces terres maudites priez po.no.et priez tous ceux qui ay ment J.C.de s'intéresser dans laffaire quil no.a mis entre les mains, no.remercions entre autres bien particulierem* le_R.P.Prosper de sa charité no.le prions de Continuer nos PP.m'ont promis de prier pour vo.comme vous les en priez je vo.remercie du memoir que vo.mavés envoyé des remèdes les plus faciles vous ne croyez pas qui ne laissent pas deno.être difficiles po.la plus part dans la disette de Ce pays neamoins je vo.en remercie d'aussy bon Coeur qui si no.les pouvions pratiquer mais je vous prie de m'envoyer quelques graines médicinales Come d'Epurges, et quelques autres semblables d vo.en cultivez les plantes chez vous et me mendez la culture et l'usage iltrum ora pro nu tint fin* fui suis Sic.C.G.de Su Marie aux hurons ce 23 juin 1641.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER À SON FRÈRE.LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, CARME, DE TEANAUSTAYAE, 22 MAI 1641 LETRE 13e AU MEME Mon très cher frère, La paix de N.S.J.C.soit avec vo.Ce me fut une affliction envoyée du Cid quand j'appris l'an passé au mois de septembre que la letre que je vo.avois ecri pendant l'été étoit arrivée a quebec avec plusieurs autres après le départ des Vaisseaux po.retourner en Iran ce Mais il me fut d'autant plus facil de me resigner a la volonté de Dieu que j'estois assuré que je n'avois peu faire mes letres ny les Envoyer plus tost j'espere que N.S.aura suplêe (1) Dieu, mot oublié dan» te manuscrit. ARCHIVES DE QUÉBEC 25 abonda m* par so y même a la Consola0» qu'il vo.eut donné par mes le très puisque vous dites qu'il s'en sert d'ordinaire po.vo.en donner j es pere que cette letre se joindra a quebec a celle que je vous ecrivois l'an passé et pour répondre premièrement a celle que je reçu de vous l'été dernier dattée de Jalaix le 4* de Mars Continuez je vous en prie de plus en plus a bénir dieu des graces qu'il ma fait et me continue de faire de jour en jour cest un des principaux tesmoignages que vous me puissiez donner de votre Amour en mon endroit, ou pour mieux dire puisqu'il ny a rien a séparer entre nous deux, et que no.ne sommes qu'un Cœur, cest un très S* et très profitable entretien po.nous que de remercier dieu continuellem' des faveurs q1 no.a fait car Je les regardes commune a lun et a l'autre.Il ny a que mes peschez et mes Ingratitudes et mes Infidelitez continuelles auxquelles vous n'avez point de part je vous supplie neamoins de tout mon Cœur dy en prendre par charité non pas vous en chargant, mais vous tenant obligé de faire des efforts continuels po.les anéantir par vos SS.SS.prières &c et je Vo.puis assurer qu'en ce faisant vo.avancerez bien la gloire de Dieu dans les hurons Car dieu m'ayant donné par sa bonté quelques Avantages de grâce et de nature po.le servir en cette Mission, je suis assuré q' l'abbus q.je fais de ses graces et la negligence q.j'apporte a son s'service empesche grandem* un employ fructueux du talent quil ma donné au reste mon cher frère je vous prie de traiter doucem' votre Cœur et ne jamais l'humilier par la consideration de vos imperfections qu'en mesme tems vous ne le releviez par une confiance filialle en notre bon M''\"mais jespere recevoir cette Année de vos letres par les quelles vous me mendrez que N.S.a mis votre Cœur dans un estât de consistance et de fermeté, je le prie quil y mette le mien Au plu tost je me suis apper-ceu par la grace de Dieu q'une des choses qui m'empeschent de servir Dieu etoit que je demandois trop de moy même et q.dans les dessins que je me formois je regardois plutost ce qui m'étoit a désirer qu'a entreprendre et que je n'avois pas assez d'Egard a l'état de perfection et de vertu ou jestois, et a la mesure de la grace que dieu me donnoit sans doute je croy quil y faudrait bien avoir égard, et quil ne faudrait pas devancer l'unique guide de nos Cœurs si je pouvois recevoir de N.S.quelque bon mot po.votre bien et po.votre consolation je vous le dirais de fort bon cœur par ce que vo.le voulez mais quoy que ce sera quand il plaira a Dieu mais je me plains encor de vous qui ne me voulez rien mander de ce que vo.croyez me pouvoir servir étant quitte des etudes vous avez en effet plus de facilité a vous entrer tenir avec dieu et moins de divertissements Dieu dispose tout po.votre bien je len bénis de tout mon Cœur et le prie de vous conduir au point de perfection ou il vous appelle je vous advoue po.moy que jay tousiours eu de la peine a concevoir quoment il se trou voit des personnes dans de bonnes religions qui ne trouvassent pas le moyen de s'entretenir soy mesme se prescrivant quelques occupations quand la relligion ne leur en impose je ne scay quels sentiments ont telles personnes de L'Oraison de la lecture de la bible des S\" PP.des vies des saints et quoy quils puissent repondre quils ne prennent plaisir a lestude au moins seraient ils honteux de repondre qu'ils n'ayment l'oraison et quand ils en auraient de (aversion s'ydeuvroient ils s'y addon-ner un peu et au bout d'un peu de tems un peu d'avantage, et ainsy faisant je ne doutte point qu'ils ne vinsent à y trouver du contentem* non habet amaritudinem conversa», illius Pour vo.mon très cher frère je vo.estime bien heureux si dieu vous appelle a cette intime communication avec luy q.s'il vo.jette dans L'Ambaras des affaires je vo.prie prenez bon courage il n'y a point de fonction dans la relligion a laquelle Dieuno.appelle ouno.ne le puissions et devions trouver.J'espere quil no.en 26 ARCHIVES DE QUÉBEC fera la grace a tous deux et quil no.mettra ou il faut q°no.soyons ne nous en mettons point en peine soit que vo.soyez ou avec S1 Piere ou avec S* Jean quid ad te no.suffise que C'est luy qui no.y mettra po.ce qui regarde la demande q.le S' Esprit fit po.vo.le jour de votre profession jen remercie sa divine Bonté de ce qu'il vo.confirme dans l'espérance de la voir accomplir un jo.et je le prie de tout mon Cœur quil l'accomplisse quand se cera po.sa gloire allons mon cher frère tous deux au Martyr eamus et nos et moriamur cum illlo.hélas c'est en sa bonté et miséricorde que no.mettons toutte notre confiance quand a ce qui est de no.revoir encore une fois ce me serait une conlosa00 bien particulière mais je prie Dieu qu'il en face ce qui est po.sa gloiretaschons touttes fois et quant qucno.no.ressouviendrons l'un de l'autre de jet ter et arrester no.veiis sur J.C.Et c'est en luy que no.trouverons toutte vie consola0\" force et vertu si javois principal em» égard a mon Interest je désirerais que vo.R.P.Provincial vous envoyast souvent accompagner des prédicateurs affin q.ne dependant point dun sacristain vo.me donnassiez plus de part a vos S\" SS.Je vous remercie bien fort de ce que vo.lavez fait comme vous me le demandez continuons a prier p.le pauvre Enfant prodigue il est vray qu'il me fait grandissime compassion il me mande qu'il a été fort consolé de mes letres et qu'il les a lu et relu po.s'entretenir plus longtemps dans les pensées de mes bonnes instructions et ouvrir la porte de son Coeur a Dieu qu'il s'imaginoit parler à son Ame par ma bouche il m'offre son service po.m'envoyer tout ce que je luy demanderay, je suis tout a vous dit il et tout ce que je possède (que je ne devrais pas posséder) ne désistons pas de prier et de faire prier dieu po.luy taschez de faire que quelques personnes des vôtres continue de le visiter et moy aussi je tascheray de luy procurer le même ma cousinne Bué, son gendre, et ma cousinne Chaufourneau m'ont escrit je leur ecriray dieu aydant.Mais parlons un peu des hurons vo.savez bien que les années précédentes no.avions passé l'hiver a la Mission des Apostres ou Nation du Petun et d'autres avoient été a la nation Neutre ou Mission des anges et que no.avions entrepris de Cultiver ces nations aussy bien q.celles des hurons mais cette année no.avons seulem* fait quelques voyages a la mission des apostres sans gueres arester et avons quitté la nation neutre tant accause q.le P.jean de brebeuf qui y avoit été l'année précédente est demeuré en h y ver a Quebec Co* par ceque l'expérience no.a appris que ces peuples cy ne se convertisent qu'après une longue et solide instruction, si bien que no.avons reuny cet hy ver no ff.les réduisant a la culture (des) Bourgs principaux des hurons Le P.Mercier et le P.Ragneau ont passé L'hyver a instruire le bourg de L'Immaculée Conception Le R.P.Lallemant et le P.Chaumonot le Bourg de S' Michel et de S'Jean bapt.Le P.Chatelin et le P.Pijart faisoient des Courses a quelques bourgs les plus proches de cette maison et le P.Le Moyne et moy avons eu po.partage le bourg de S* Joseph par tout no.avons plus conçu d'espérance que jamais mais no.voyons bien que ce ne sera pas sans travail et longanimité que Dieu veut planter son Eglise en ces quartiers il a plu a sa bonté de no.donner des chrestiens en tous ces bourgs susnommés mais particulierem' dans celuy de l'immaculée Conception et dans celuy de S'Joseph comme étant les deux bourgs ou on a travaillé depuis longtemps et même ou no.avions eu des residences les pace de plusieurs années et po.vo.parler plus particulierem* de mon occupation no.allions tous les jours instruir quelques chrestiens du bourg de S* Joseph mais eux et no.étions privez de la Consolation de la S'- Messe ny ayant pas de chapelle dans Ce bourg ce qui no.etoit le plus sensible en ce point etoit de ne pouvoir mettre les ARCHIVES DE QUÉBEC 27 chrestiens dans lexercice de la Devotion N.S.suscita un de nos chrestiens qui s'offrit de no.donner un bout de sa Cabanne en fermant la porte par ou il sortoit et se resolvant de sortir par l'autre bout de sa Cabanne sans doute S* Joseph no.procura cette faveur no.fîmes donc une petitte chapelle a ce bout de Cabanne qui porte le nom de S'Joseph elle fut preste pour sa feste no.y avons depuis assemblé nos chrestiens avec bien de la Consolation et cet exercice de devotion leur a bien servi ils y venoient po.la plus part entendre la messe tous les jours tous les samedis ils sy venoient confesser règlent deux de nos françois étant venus travailler a cette chapelle le nommé Es tienne Totihri leur fit mil caresses estimant quon luy faisoit une grande faveur et cependant il n'est pas croyable de combien de comraoditez il se privoit bouchant ce bout de sa Cabanne et donnant la place ou ils reservoient dor-dinaire leur bled et leur bois mais jestois bien aise de lent retenir dans la pensée que Dieu luy faisoit bien de l'honneur et en effet et comme je luy eu dit a cette fin que plusieurs personnes en france avoient employé tout leur bien a faire bâtir des chapelles je fus bien étonné qu'une demye heur après ce bon jeune homme me vint apporté de la part de sa mere la robe de Castor la robbe de Castor dont elle se couvrait disant quelle en faisoit present a ceux qui travaillent a la chapelle cette action no.touscha dautant plus q.nous scavions q.ces pauvres gens etoient fort mal couverts et qu'il faisoit bien froid no.luy tesmoignasmes que Dieu prenoit plaisir a voir leur bonne volonté et leur rendisme leur Robe Cette famille no.donne bien de la Consola00 elle comprend le dit etienne sa femme Madeleine, sa mere Christine et un jeune homme frère d'Estienne qui fut Batisé a Pasques et nommés Paul j'oubliois de parler de la petitte fille d'Estienne nommé chaterinne elle na que deux ans et fait jolim* le signe de la Croix et prend elle même de l'Eau bénite et une fois se mit a crier sortant de la chapelle a cause que sa mere qui la portait ne luy avoit donné le loisir d'en prendre il la falut reporter en prendre le bon Etienne et sa femme et son frère scavent fort bien leur prières et leur catéchisme et en notre absence ils prenent le soin de faire prier Dieu les autres chrestiens de ce bourg qui ne sont pas encor beaucoup car je ne tiens compte que des bons no.avons encor batisé dieu mercy a Pasques un homme de ce bourg de 40 ans nommé Ahatsistari II a receu le nom d'Eustache Cest un homme d'un naturel noble et généreux grand guerier et qui dieu aydant en attirera après soy plusieurs s'il continue bien comme il a bien commencé priez Dieu pour luy et pour tous les autres Co* aussy po.tout tes nos Missions il y a plus de Chrestiens a la Conception qua S' Joseph et certes il y en a qui font très bien graces a Dieu Le frère du défunt Joseph qui prit au bateme le nom de son frère est merveilleusem' changé et avance fort en vertu aussy fait sa femme Chathe-rinne aussi fait (son) neveu piere sa niece Cécile &c On batisa l'an passé a Quebec un jeune homme nomme Tsondatsaa qui était allé dans le Canot du P.Brébeuf lequel fait très bien il y a de la Consolation a l'entendre parler a ses Compatriotes des Mystères de notre S** foy mais la relation vous apprendra le reste et le tout car ce que jay écrit icy nest que pour vous donner un petit avant-goust des faveurs que N.S.no.fait N.S.me fit la grace de batiser cette automne un petit enfant avec des circonstances qui vous donneront de la Consolation.Javois évité trois batailles au Pere et a la mere de cette enfant sans pouvoir obtenir d'eux la permission de pouvoir batiser ce petit moribon Je m'addresse a feu Joseph notre bon chres tien et a une certaine Bienheureuse du Senon d'Italie dont le P.Poncet ma donné des reliques elle avoit un talent de batiser les Enfans qui sans elle fusent morts sans batesme je dis en leur honneur une messe votive le lendemain m'estant arresté avec un de 28 ARCHIVES DE QUÉBEC nos Peres devant une Cabanne du Bourg Le Pere de cet enfant vint a -sortir de sa Cabanne portant son fils sur son dos qui etoit depuis deux jours dans une grande oppression avec quelque espèce de Raille cet enfant no.voyant dit a son Pere ceux la, son Pere luy dit que Cestoit des françois cet enfant ajouta ouy.étant rentré dans sa Cabanne la pensée luy vint de no.envoyer quérir po.batiser son fils et Ce a loccasion du mot quavoit dit Enfant no.voyant Jy allay le batiser dieu mercy II mourut la nuit suivante priez le et tant d'autres petits anges quils avancent la conversion de leur pays et quils prient avec vo.pour moy je vo.prie de me recommander très parti culierm* au prières des RR.PP.bemard, prosper et bertaud.Le R.P.Lallem» le P.Chaatelin Le P.Pijart et N.f.Scot se recommande bien fort a vos Prières il mont promis de se ressouvenir de vo.dans leur prières Je suis.C.G.Mon très cher f.je vo.prie de me mander si je me suis autrefois obligé a dire quelques messes reglem* pour vo.chaque mois je ne men souviens pas et je ne le pourois pas faire no.perdons icy souvent nos messes quoy que d'ailleurs no.en soyons assez chargez je ne vo.parle pas des b.dont je vous écrivis il y a deux ans po.vo.obtenir une bonne mort et une prompte délivrance du purgatoire j'en dis quelques fois po.vous quand je le puis.de?hurons, ce 22 mai 1642.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE, LE PÈRE HENRI DE SAINT JOSEPH, CARME, DE SAINTE-MARIE DES HURONS, 23 MAI 1643 J.M.J.Mon très cher frère.Notre S1 vo.donne son s1 amour et sa s** paix Il a plut a Dieu que touttes les le très quon no.ecrivoit lan passé de France ayant été prises par les iroquois avec le bon P.Jogues et deux autres françois parmy quelqunes quon a apporté icy se soient trouvé les vôtres Celles du P.Berteau celles de ma tante la Relligieuse et de mon cousin et de ma cousinne Bué voyla tout ce q.jay receu de france.Je ne scay pas si mon frère de S** Marie m'avoit écrit Je n'ay point reçu les siennes po.vous je croy que vous avez reçu tout ensemble la lettre que je vous ecri vois lan passé et celle de l'année précédente qui etoit arrivé a quebec après le depart des vaisseaux.Nous ne scavons pas encor au sur ce qui est arrivé a nos trois françois que les Iroquois ont pris neamoins no.avons entendu de plusieurs endroits quils ont été brûlez et tuez a leur arrivée dans le pays des Ennemis et cela est plus q.probable.Vert sunt martyres caritatis tl obedientix vo.les verez dans la relation et si vous estes dans une ville ou il y ait des nôtres vous pourrez en prier quelqun de vous montrer leur petit (récit) que no.envoyons d'icy du P.Isaac Jogues quand on aura receu Je croy q.faute dautre Le P.fauyer vo.fera bien cette charité il est vray que no.sommes icy dans de grands dangers de no.vies mais le bon est q.cest pour le service de No.M\" po.qui mourir vaut plus que miles vies que si vo.nés tes pas dans de si grandes occasions de souffrances Courage neamoins mon cher frère consolez vo.de la Croix que N.S.vo.présente que si vo.me dites que votre lascheté vo.empesche de la recevoir de ses ARCHIVES DE QUÉBEC 29 mains comme vous desirez regardez cette lascheté comme une autre croix quil vo.faut aussi suporter doucem' Je veux dire que vous ne vous en affligiez avec Excès.Helas il faut bien que no.nous suportions nous mêmes he qui na rien a suporter en soi même en cette vie, cela nappartient qua N.S.et N.D.Et qui simpatientra contre soy même po.ses imperfections en cela même se rendra plus imparfait quil n'est Mon cher frère bonum habemus dominum il vous ayme trop po.vous quitter consolez vo.Ce nest pas peu que vous portiez les livrés de N.S.et de sa sainte mere et que vo.Soyez de leur maison vo.ferez beaucoup avec un peu de courage et beaucoup de patience a attendre la visite de Dieu dans vostre Cœur une chose que je craindrais po.une personne de votre naturel serait un peu d'ennuy si vous n'aviez de loccupation mais je croy que vous vo.en donneriez euffiaament que si lobeissance ne vo.en donnoit assez je prie N.S.quil vo.consolle et vous face trouver du plaisir dans vos employs vous me ferez plaisir de me mander quels ils sont po.ce qui est des nôtres c'est destre en mission six mois continuellement scavoir est pendant l'automne et l'hyver et même pendant l'été faire souvent des voyages au bourg que no.avons po.partage no.avons encor passé cette hyver Le P.Le Moyne et moy au Bourg de S* Joseph du Teanaosteiae Le quel Bourg fut affligé L'Eté dernier de La mort de deux chrestiens et une chreatienne qui no.etoient bien considerables scavoir est de Eustache ahatsis-tari qui etoit le premier guerier de Ce pays et qui fut pris des ennemis avec le p.Jogues de Thomas Savenhati qui fut tué vers lautomne par les ennemis avec plusieurs autres de son bourg qui etoient allé cueillir une certaine Espèce de chanvre et de Christine Tarihia mere de Es tienne To tiri chef de la Cabanne ou est notre petitte chapelle de S* Joseph mais N.S.a reparé abondantent ces pertes nous donnant cet hyver dans ce bourg plusieurs bons chrestiens nouveaux et fortifiant de plus en plus les anciens entre autres Neophytes qu'il luy a plus no.donner est un Capitaine nommé Thomas Tsondakwa qui étoit notre hoste depuis quatre ans.enfin il a plu a Dieu de luy touscher le cœur avec une sienne sœur nommé andiora que no.avons nommé marie depuis qu'ils sont chrestiens no.avons quitté leur Cabanne po.loger chez Etienne ou est la chapelle ayant trop d'incommodité a être dans une autre Cabanne que celle ou est la chapelle ou nous avons a entrer fort souvent po.y faire prier les chrestiens.Ce Thomas Tsondakwa est homme fort exact a faire bien son devoir de chréstien il est tous les matins des premiers a la porte de la chapelle po.entendre la messe et tous les jours ne manque pas a y aller prier Dieu nonobstant les affaires que sa charge luy donne un autre capitaine nommé Assiskwa cest aussy fait chréstien grace a Dieu et no.contente bien le jeune ho» a quitte sa Capitainerie po.être Exempt de plusieurs soins superstitieux des malades qui appartiennent aux Capitaines il disoit un jour a quelques de ses parents qui le detournoient daller prier dieu a la chapelle, quant je scaurois que 20 hommes m'y auraient dressé des ambuches po.me tuer et qu'on me dirait demain ils ny seront plus attends a Demain a aller prier Dieu je n'en ferais rien tous les samedys nos chrestiens se confessent et les dimanches nous leurs faisons cathechisme ou no.les interrogons tous il y a plaisir a voir des Capitaines et des femmes vieilles répondre.Es tienne fait de sa Cabanne une Ecolle de devotion ne prenant plaisir a parler d'autres choses a ceux qui le viennent voir Et il ne se contente pas de cela &c au lieu de leur faire le Cathechisme le dimanche no.leur faisons dire leur chapelet a deux cœurs ils y trouvent bien du plaisir ils ayment bien leur chapelet et le portent po.la plupart pendus a leur cous no.no.servons dune invention po.les accoutumer a cognoistre le dimanche qui est de leur faire reciter la premiere dizaine de leur chapelet le lundy la 2 le mardy &c puis le dimanche il le disent 30 ARCHIVES DE QUÉBEC tout entier et ainsy ils saccoutument a conoistre le dimanche étant même a la chasse Les ministres de Satan ont pris plaisir a susciter cet hy ver quantité de mauvaises langues contre no.chrestiens on se mocque deux on les menace de les tuer ou du moins de les chasser du bourg on ne les invite que rarem' aux festins &c mais ce sont ces persequtions qui affermissent leglise de dieu veritablem' Cest une grande consolation que de voir dans une Barbarie plusieurs ames aussy pures que sont celles de bons Religieux M.C.f.je brise icy vo.conjurant de prier bien particulierem' po.celuy qui est &c.C.G.de Su Marie aux hurons ce 23 1643.Le P.Chastelain le P.Pijart et Le P.René Menard qui sont icy se recommandent bien a vos bonnes prières helas que deviendra M.f.de S\" Marie je luy escris.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE, LE PÈRE JOSEPH DE SAINT-HENRI, CARME, DE TEANAUSTAYAE, 7 JUIN 1643 No.S\" vo donne son S'Esprit.Nous navons pas encor reveu Le P.Jogues icy il est demeuré a plus de deux cent lieux d'icy ou on la arrestépo.demeurer a une habitationq.font certains messieurs a dessin dy ayder les sauvages no.espérons neamoins que Ce bon Pere no.reviendra voir icy Je ne doute point que N.S.ne luy ayt fait beaucoup de graces dans sa captivité et jay leu une lettre quil ecrivoit a un des nôtres dicy a qui il mandoit quil luy racontroit volontiers (quanta fecit deus animm sum) Cest particulierem' dans les souffrances que Dieu fait largesses de ses faveurs un autre de nos Peres fut aussy pris l'an passé par les Iroquois avec quelques bons sauvages qui a voient hiverné à Quebec et sy estaient fait Bons chres tiens un petit enfant françois fut aussy pris avec Eux qui montait aussy icy no.avons Entendu q.le cher pere a été fort maltraité de ces barbares mais q1 a la vie Cest un Italien nommé Brixani il fut pris au commencement du printemps et pendant letê deux Canots de chres tiens furent encor pris ils avoient passé doucem' mais au reste ils furent attrapez une Partie sechapa 4 de ce Bourg y demeurèrent deux desquels etoient de nos meilleurs chrestiens l'un se nommoit François Tonsahoton et lautre Paul okatakwan qui etoit frère de notre hoste etienne Totiri un cinquième avoit aussy été pris mais il sechapa après 4 jours de chemin ces bons chrestiens sentranimoient a tenir bon dans la foy jusqua la mort et a se souvenir tousjours de dieu et quelquuns ne chantoient autre chose sinon que leur espérance etoit en dieu qui les conduirait au ciel après tant de tourments cest la coutume de ces barbares de chanter quelques chansons de guerre lorsquils sont pris captives enfin étant arrivé dans leur pays on en brûla deux des nôtres scavoir le bon françois et un autre jeune home les deux autres ont la vie a ce quon no.a dit ces misérables ennemis firent encore une autre prise sur la fin de l'esté ou ils tuèrent un bon chrestien du bourg de la Conception nommé Antoine Ondiawirok ils le mirent ARCHIVES DE QUÉBEC 31 sur la place d'un coup d'arquebuze ces Iroquois veritablera.1 traversent fort cette riviere qui no.sert de passage po.aller a Quebec et cest une affliction bien pressante a tout ce pays qui est en grand danger de perdre le commerce avec les françois si N.S.ny met ordre ajoutés qu'ils tuent plusieurs françois et plus grand nombre de hurons et menacent ce pays dune ruine totalle si N.S.nen a pitié Je vo.prie de len prier et de l'en faire prier par vos amis Pour le present no.sommes sur le point de tascher de faire la paix avec eux et po.cet effet se servir de quelqu'ns des leurs que nos hurons ont pris en guerre l'été et l'automne passé dieu no.assiste sil luy plaist et nous donne le succès de cette affaire tel quil scait être le meilleur.Pendant touttes ces bourasques no.ne laissons pas de travailler en sorte que je puis vous assurer que jay bien eu de la peine a prendre le temps de vo.escrire cette letre et que touttes nos journées se trouvent pleines en sorte que souvent no.souhaiterions quelles fusent plus longues po.faire ce que no.n'avons peu le point seroit de faire ce que je fais de bonne façon et non pas comme je le fais priez dieu je vous prie pour moy qu'il me fasse la grace de travailler sans empressement, et sans megarer de mon Cœur et de N.S.je suis tousjours en ce Bourg de S* Joseph avec le pere René Menard, ou nous avons une petite Eglise que nous taschons de conserver et accrois-tre avec la grace de Dieu qui nous y paroist toutte visible, non pas en ce qu'il s'y fait des mouvem\" de grand nombre de perso\", Ce bourg cy estant bien affoibly de monde et ce peuple cy estant fort pesant et tardif pour embrasser la foy a raison quil n'a presque point de motifs de crédibilité, mais ce nous est une grande consolation de voir l'esprit de Dieu dans nos Chrestiens.Le pere Ragneau est aussy tousjours au bourg de la Conception, ou il a un bon nombre de Chrestiens, et nos autres pères sont aussi dispersés ailleurs chacun dedans la vigne de N.S.où ils travaillent avec bien de la peine.Cest une des consolations que jay en ce pays que devoir leur courage et leur vertu signalée.Pour moy je suis tousjours le mesme plein de moy mesme et vuide de N.S.je ne scay a quoy vous pensez pouvoir mieux appliquer vos devotions qu'a obtenir de Dieu le changement de mon cœur, a ce qu'enfin je désiste a mettre les empeschements aux graces quil me voudrait faire et a mes sauvages par mon moyen, si je me rendois instrument maniable a sa bonté Cest de quoy je vous prie de tout mon cœur et tous ceux qui vous ay men t de le demander pour moy.a peine avons nous le loisir le matin de faire nostre oraison que les chrestiens viennent a la messe pendant laquelle on est occupé a les faire prier Dieu et a leur dire quelques petits mots pour les entretenir en devotion : après nos messes ceux qui n'y ont assisté viennent prier dieu et comme plusieurs ne scavent pas de longues prières et neamoins sont bien aises de les dire, nous les disons avec eux puis nous prenons l'occasion de les instruire ou du catéchisme ou de quelque chose de pratique, ou mesme leur apprenons quelques prières le reste de la journée se passe encor en ces exercices, ou a en confesser quelques uns ou a fortifier quelqun contre quelque tentation ou a les aller visiter dans leurs cabanes pour les instruire ou a aller visiter quelque infidèle pour luy dire quelque bon mot.Bref vient le coucher du soleil Nous redonons les prières ou ils viennent.Enfin nous sommes tout es tonnés que la journée est passée.\u2014On ne croirait pas combien il faut veiller sur ces pauvres peuples qui ne commencent qu'a voir la lumière de l'Evangile, et d'ailleurs l'on ne croirait pas qu'ils fussent capables de servir dieu comme ils font quand il luy plaist les appeler a soy.Estienne Totiri nostre hoste est l'un de nos plus fervents chrestiens, ce bon jeune homme ne peut se lasser de parler ou a dieu ou de dieu.Il y a quelque temps qu'il tenoit entre ses mains un petit oyseau bien gentil et dont le plumage estoit bien bigarré il fut plus d'une grosse demy heure a 32 ARCHIVES DE QUÉBEC admirer cet ouvrage de Dieu, le considérant en touttes ses parties et disant souvent O que nous sommes heureux d'avoir entre nos mains les ouvrages de ce grand maistre: helas comment ne les reconnoiston pas, qui auroit fait ces petites creatures qui les auroit ainsy diversifiées quoy croit on que le ciel et cette terre &c.se soient trouvés toutes faites; on dit que si on voyioit Dieu on l'honoreroit et ne voit on pas conti-nuellem' ses oeuvres, et n'avons nous pas sa parole dans les livres qu'ont Nos pères, ouy cela est très vray ce quils nous Enseignent.Et a mesure que quelqu'un entroit dans la Cabane po.le visiter, il s'adressoit a luy poursuivant tousjours sa pointe.Quelquefois après avoir communié le Dimanche il s'en va dans la cabane de se.parents infidelles et tout transporté de zèle leur dit: je viens icy renverser vostre Cabane misérables que vous estes, a quoy pen sez vous ?vous estes aux portes de l'Enfer &c.je vous proteste qu'au jour du jugement je sera y un des exécuteurs de la sentence que Dieu prononcera contre vous, N'attendez point de moy aucun secours, après un long sermon il s'en revient, et quelques uns de ceux qui l'ont escouté tesmoignent estre touchés, mais la pluspart retournent bien tost a leur vomissem' il leur dit souvent ce n'est pas moy qui vous parle Car je nay point d'esprit mais c'est Dieu qui me met les paroles en Bouche, il a la conscience extrêmement tendre et se confesse bien souvent.Quand quelqun a manqué d'assister aux petites exhorta00* qu'on leur fait, O mon frère luy dit il que tu as fait une grande perte, et pour ce (parce) que nostre cloche n'est entendue de tout le bourg quand nous la sonnons po.le sermon, il va luy mesme parcourir les cabanes de ceux qui sont esloignés il les avise et console.Autant nos chrestiens sont bons autant sont meschants les infidelles a les injurier, a se mocquer d'eux a les solliciter de quitter la foy.Ils ne cessent de leur dire qu'au ciel on est malheureux, et qu'on est bienheureux au pays des ames qui est vers l'occident; quelques uns mesme ont esté chassés de leur cabane en hay ne de la foy.Il faut que je brise icy après avoir prié de rechef avec autant d'instance que je le puis de nous assister de vos saints SS.prières et souffrances, et moy particulièrement qui suis.C.G.\u2022 Le pere Pijart est a Quebec ou il alla l'esté passé pour nos affaires.Le pere Jérôme L'allemand y va aussy cette année pour estre supérieur de toute la Mision.Le pere Ragneau sera supérieur de cette mission des Hurons.Je vous ay recommandé aux prières de Nos pères, particulierem' du pere Jérôme l'allemand du pere Chastelain du pere Ménard, ils se recommandent bien particulierem' aux vôtres.Des Hurons ce 7 juin 1645.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRERE, LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, CARME, DE TEANAUSTAYAE.14 mai 1646 Mon très cher frère.Nostre Seigneur vous remplisse le Cœur de son saint amour.N.S.m'a voulu priver de la consolation de vos letres L'esté passé, je ne scay par quel accident cela est arrivé, seulement ne doutay-je point qu'il ny a point de vostre faute Je n'en nay point aussy receu de ma Tante Chaufourneau ny de ma cousine Bué ce qui m'a fait croire que tout un Paquet a esté perdu.Je croy aussy que Les Lettres de ma tante la religieuse y etoient, au moins n'en nayie point reçu de sa UNE PAGE DES LETTRES DE SAINT CHARLES GARNIER (Copie)\u2014(Voir page 5). ARCHIVES DE QUÉBEC part: n nous faut renvoyer toutes nos pertes a L'éternité, c'est LA ou nous trouverons tout en Dieu; c'est La pensée que N.S.par sa grace nous donne quelques fois.Lorsque ie me resouviens dans nos petites nécessitez des douceurs de la Prance, et quil faut renvoyer toutes cet douceurs en Paradis, et ensuite de cette pensée n ny a plu* que du plaisir a La privation de ce qui nous est le plus agréable sur la terre.O mon cher frère quel plaisir ce noua sera que de jouir de Dieu, «il nous en fait la grace co.ie Lespere et de trouver tout en Luy, ou pour mieux dire, quand II nous sera a jamais tout bien et tout plaisir.Courage mon Cher frère, supportons dans cette espérance tous nos maux et mesme nos imperfections, mais supportons Les sinon Gayement, au moins sans trouble, puisque non seulement nous pouvons avec tous ces maux arriver a Dieu, mais encore nous pouvons nous en servir pour approcher plus prêt de Luy, je veux dire nous supportant nous mesmes en quelque état que nous so ions pour imparfait quil soit pourveu que notre pauvre petit Coeur aille retractant Le mal, et renouvellant tousiours tes bons désirs de bien faire.Pardonnez moy si je vous parle ainsy ne «cachant pas en quel état de grace Dieu voua a élevé depuis que Jay reçu de vos nouvelles, mais je parle a vous comme à moy mesme, et si ce que je vous écris icy ne vous peut servir.Je vous prie qu'il serve à vous faire voir que ie suis encore en un état bien baa et qui a bien besoin du secours de vos prières Car mesme écrivant quil faut renouveller toujours ses bons désirs, je me trouve saisi de honte et de confusion en ce qu'il me semble que ie ne ressents pas un certain désir doucem* inquiet de chercher toujours Dieu, je ne le ressents, dis-je, pas tant ce me semble comme ie lay ressenty autre fois, néanmoins je desire désirer et iespère que N.S.me fera miséricorde; et certes ressentant mes imperfections comme Je les ressents, Il me semble que ie serois bien aise s'il plaisoit à N.S.de m'appeler a soy ou je n'aurois plus d'amour propre, mais je l'aimerois tout seul et sans relâche, néanmoins sa S\" volonté soit faitte.Il scait mieux ce qu'il me faut que moy mesme.faites Luy, ie vous prie cette Demande pour moy quil me donne ce quil sçait être Le meilleur pour moy.Je me doute bien que vous me condamnes de peu de zele et de Lâcheté de désirer si tost Le repos du Ciel, y ayant encore en ce pays tant de peuples a convertir, et ie vous avoue que iay bien faute de zele des am es et que vous mobligeriez bien vous et vos amys de m'en obtenir de Dieu, mais neammoins quand mon cœur me fait cette objection, ie me reponds que mes imperfections m'empeschent en cette vie de porter les fruits que Dieu desire de moy, pour Le salut du prochain, et que dans le ciel les prières que ie ferais po.nos pauvres sauvages leur seraient plus utiles que ma presence: si estce qu'il faut que j'advoue que ie crois qu'il y a un peu de lâcheté en ces désirs tels quils sont en moy.Pour nouvelles de ce pays, je vous diray que ie suis encore au bourg de S4 Joseph avec un autre de NN.PP.que vous ne connoissez pas; Il se nomme Le P.françois du Peron, Le P.Menard est maintenant au bourg de S* Ignace: Chaqun de nous a son departm' et iceluy bien de la consolation y voyant tous les iours L'ouvrage du S' Esprit dans Les Ames de nos Barbares, dans lesquelles ils va bâtissant des temples ornez des plus belles vertus, n est vray que pour le nombre des chrestiens cest petit a petit qu'il va Croissant, et cest ce qui nous donne quelques fois un peu d'impatience; mais nous la reprimons voyant d'un costê que Dieu nous aime puis-quil fait croistre nos églises tous les jours en perfection et que dailleurs nous travaillons a des fondements d'une sorte d edifice dont jamais ces peuples nont eu la moindre idée du monde au moins autant quil nous paroist.Une autre affliction qui nous est sensible, c'est que la guerre va toujours aff oiblissan t petit a petit ce pays, et nous S 34 ARCHIVES DE QUÉBEC ravissant de nos chrestiens, mais quoy nous sommes content quand nous considérons que Le maistre a droit de cuillir tous les ans des fruits des arbres qu'il a plantez luy mesme, et dont seulem' Il nous a donné le soin.Bref L'état de notre vie nous paroist le plus aymable que nous puissions désirer sur terre, et je ne m'en étonne point puisque cest une vocation de Dieu.Mon très cher frère ie vous prie de remercier Dieu continuellement pour moy de mavoir fait la faveur de m'appeler a la Comp* de ces ames apostoliques avec qui je suis.Je fus souvent ravy d'admiration cet hy ver voyant et entendant Les sentiments d'un des nos très qui fut si proche de La mort que nous avions desjà fait sa bière.Il fut malade environ 58 jours ce me semble.La Relation vous apprendra comme II tomba malade, mais cest toute autre chose de voir ces choses que de les entendre.Mais ce qui nous ravissoit etoit de voir Les puissantes et continuelles graces que Dieu luy faisoit dans une faiblesse de corps qui semblait incompatible avec la vivacité et continuité de tant dactes de vertu mais tous héroïques tan tost humilité Profonde et tan tost d'un Charité qui faisoit quil soffroit a laveugle a Dieu pour Le feu d'Enfer, tan tost d'un désir de iouir de Dieu et y passoit les trois et quatre heures sans relâche dans ces actes.Enfin il a plu a N.S.Le rappeller luy rendre la santé et iespere quil se servira de luy pour le bien de ces peuples; mais ce qui me touchoit davantage Le voyant, etoit considérant que qui correspond bien a la vocation de Dieu II avance bien et a la mort se trouve dans une grande paix desprit.Mais encore faut il qu'en passant ie vous fasse part de quelques bons sentiments de quelques uns de nos Chrestiens si toutes fois Je m'en souviens: car ie les oublie incontinent, et ce qui me les fait oublier est que nous sommes fort occupez après eux si bien que le soin d'un nous fait oublier ce que L'autre nous a dit.une bonne vieille de notre cabane âgée environ de 70 ou 80 ans qui est comme notre Mere nourrice me disoit il y a quelque temps étant auprès du feu:mon frère cela est il bien que ie marque une croix.sur les cendres avec un bâton quand ie me chauffe afin que regardant cette croix jempesche mon esprit de se distraire a autres pensées que de Dieu quand elle ne peut dormir la nuit elle en passe une partie a dire son chappelet, et elle en applique une dizaine pour nous et une autre pour les ames du Purgatoire et ainsy des autres.C'est une ame extremem* tendre et une méchante parole quelle aura entendue luy est une persecution bien sensible.une bonne Chrétienne ayant perdue ce printemps son Mary et tout ensemble tout son support me disoit quelques jours après: Je nay point d'autres consolations que dans la prière et ienvie en quelque façon a feu mon Mary sa condition en ce qu'il est bien heureux ie suis encore en doute de mon salut son feu Mary estoit un fort bon homme qui avoit d'ordinaire ces parolles en bouche: pour moy ce qui me console est que nous ressusciterons et quand nous Luy montrions quelque curiosité de france telles que nos sauvages admirent.Il disoit Luy, pour moy, mon frère, ie n'admire point cela mais ce que iadmire est que nous ressusciterons II fut tué par Les ennemis de nos, Barbares a 50 lieues dicy II se nommoit Simon Andetsot.Je vous ay parlé les années passées dans mes lettres d'Etienne Totiri qui demeure dans notre cabanne en ce bourg et qui nous sert de Dogique.Ce bon jeune homme me fait honte voyant comme II avance au service de Dieu, car II na de Cœur de pensées, et de parolle que pour Dieu.Quelques fois le Diable luy donnant quelques mauvaises pensées, Il prend promptem' un tison de feu et se rapplique sur le bras ou sur la main se disant pourrais tu souffrir Le feu d'Enfer &c.Il me disoit une fois mon frère que ie te propose un doute que jay, quelques fois ayant demeuré Longtemps en prière II me sembla que Dieu prend comme possession de mon Cœur et que ie n'en archives de québec 35 nay plus que pour luy: mais le croy que ie fais quelques fois une faute: cest qu'étant en cet Etat La je quitte la prière pour aller travailler ou quelques fois mesme pour mailer reposer.Il ne craint personne ou il va de la gloire De Dieu Nous avons un pauvre chrétien devenu aveugle depuis un an, que Les Infidelles traversent fort depuis q.cet accident luy est arrivé car ce bon homme veut nonobstant son aveuglement tous les jours venir de sa cabanne dans la Chappelle et II segare souvent dans le village et mesme sy blesse bien quelques fois Or tous les Infidelles se moquent de luy luy demandant ce qui luy reste a espérer après avoir perdu la veue ce bon homme ne se soucie point de ce quils disent.Sa femme la chassé de sa Cabanne Etienne luy a offert de le recevoir dans notre cabanne et de prendre soin de Luy je croy quil y viendra bien tost.Mais brisons priez Dieu pour moy je vous prie de tout votre Coeur Cest.C.G.de S'Joseph aux Hurons ce 14 may 1646.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE, LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, CARME, DE TEANAUSTAYAE, SANS DATE (1645?) Mon très cher frère, N.S.J.C- possède votre cœur.Je suis, contraint d'avoir recours a vous pour quelques petites nécessitez et à mon frère le Capucin aussy a qui pour cet effet iécris la présente aussy bien qu'à vous: Je vous prie de la luy communiquer.Nous sommes icy dans une grande nécessité d'Images qui sont propres pour nos sauvages: cest pourquoy ie vous prie de demander une aumosne de ma part a Monsieur Le Roux et aussy a ma tante Chaufourneau, si vous le iugez a propos pour men achepter.Les Images dont nous aurions particulièrement besoin seroient celles-cy: 1 ° quelque beau Jésus qui n'ait point de barbe si faire se peut, ou qui en eust fort peu.par exemple qu'il soit Âgé de 18 ans ou environ.L'action ou le geste je serois bien aise ou qu'il tint la terre ou qu'il monstrast Le Ciel, ou qu'il eust quelque autre geste semblable, patience quand II n'en auroit point.2° Un Jésus en Croix dont L'Image soit bien faite et bien visible, ce ne seroit que le meilleur qu'il ny eust point d'autres personnages, ou s'il y en a quils soient visibles.3° une Notre Dame qui porte N.S.J'en ay une de Polsnan in 4\" qui a une couronne sur la teste et un sceptre dans sa droite et de sa gauche tient La terre et N.S.est de bout sur les genoux de sa mere il lembrasse d'un bras, cette image agrée fort a nos sauvages, envoyez m'en je vous prie, s'il y en a encore, plusieurs copies: cette mesme Image a été contretirée, c'est par Mariette si ie ne me trompe et est in folio ce me semble, ie vous prie aussy de nous en envoyer plusieurs.4° une Nativité de N.S.5° sa resurrection.6° son ascension.7° une ame Damnée. 36 ARCHIVES DE QUÉBEC 8\" quelque Ame Bienheureuse qui soit belle et qui ait le visage fort content.9\" uni Jugement ou II y ait le moins de confusion que faire se pourra; ou paroisse la Resurrection et ou Ion voye les damnez dans le desespoir et La rage.Si quelques unes de ces Images etoint enluminées, ce serait le meilleur.Si vous en trouvez encore des autres mystères de Notre foy qui soient belles, joignez y en par exemple, de la Pentecoste de L'Assomption &c mais celles que ie désirerais principalem» sont celles que iay marquées cy dessus, et de chaqune plusieurs copies et mesme si vous en trouvez de diverses grandeurs d'un mesme Mystère, tant mieux; car Les unes seroint pour porter Les autres pour mettre dans nos chappelles.de plus ie désirerais bien que nous eussions des Images portatives par exemple In 4° 1° de N.S.2° un Jésus en Croix 3* Une N.D.une ame Damnée, que si les Images etoint un peu grandes quelles fussent collées sur de la toile et se roulassent avec un petit baton qui y fut attaché; n serait souhaittable quelles fussent enluminées ou mesme qu'au lieu d'Images ce fussent des tableaux sur cuivre ou sur toille, et quelles fussent accompagnées d'une petite bouette de fer blanc renforcée pour les mettre.Laquelle boflette fût ronde si les Images ou tableaux se rouloient pour être trop grandes, ou quelque bouette Quarée si elles ne se rouloient point par exemple si cetoit des tableaux de Cuivre, de ces Images ou tableaux vous nous envoyres une bouette ou quatre boûettes fournies, ou plus selon que L'aumosne le permettra.Je vais coucher icy certaines conditions quil serait souhaittable qui se rencontrassent aux Images ou tableaux pour servir davantage a nos sauvages non que ie croye qu'on puisse nous en envoyer ou elles se rencontrent, mais afin qu'il sy en rencontrent le plus que vous pourrez a celles que vous nous envoyiez.1\" que Les Personnages paraissent beaucoup telles quils paraissent aux Images Polsnan et mesme de Huré.2° quils ne soient de pour fil (profil) mais quon voye tout Le visage et ayent les yeux ouverts; ces Images leur plaisent qui regardent tous ceux qui les regardent et qu'il ny ait trop dombrage sur le corps 3° quil ny ait une grande confusion de personnages et quils ne soient trop couverts dhabits mais qune partie du corps paroisse découverte.4° Les cheveux bien couchez et bien polis leur plaisent bien plus que Les cheveux frizez, si faire se peut quils ne soient chauves, et quils nayent gueres de barbe.5° Le meilleur serait quil ny ait point ou peu darbres de fleurs et d'animaux qui divertissent, 6°.que N.S.N.D.et les bienheureux fussent bien blancs.7° que la drapperie soit de couleur vive co* dun beau rouge ou d'un beau bleu, d'une belle Ecarlatte, ou mesme d'une étoffe figurée et meslée de couleurs les plus vives.Le jausne et le verd ne leur plaist gueres sur des habits.8° Il vaut mieux quils ayent la teste découverte, que couverte d'habits co* a N.D.souvent, et ces cercles de Lumières ou gloire quon met a lenteur de la tête de N.S.et de N.D.Leur paraissent des chappeaux, mais ces lumières faites en rayons leur agréent mesme.Je voudrais avoir une Ame bienheureuse descendante du Ciel blanche comme neige et quil sortit de tout son corps une Lumière, et quelle eust sur, soy un bel habit d'une couleur vive qui luy laissast une partie du corps honeste-ment découverte, qui eust un visage serein et riant et qui regardast amiablem* ceux qui la regardent, co* les invitant au Ciel quelle monstreroit d'une main avec cet écrit au dessous de L'Image ntc oeulos vidit &c.mais excusez moy mes désirs vont toujours croissant si faut il encore que ie vous explique comme ie désirerais que fust faite Lame Damnée dont iay parlé cy dessus si cela dependoit de moy ie désirée quelle parust grillée et noire dans les flammes qui luy montassent au dessus de la teste par derrière, et que tout le vuide de L'Image fut remply de fiâmes, et mesme ARCHIVES DE QUEBEC 37 quelques flames par devant par cy par là qui ne la couvrissent trop.Les yeux e tin celants quelle eust la bouche ouverte co» une personne qui crie bien fort, quau fond de sa bouche parust quelques flames; item quil en sorte du nez et des oreilles, et des yeux, tout le visage refrogné, Les cheveux hérissez, les deux mains liez de fer bruslant, et les pieds-aussy, et une autre chaîne de fer bruslant au milieu du corps: un Dragon effroiable entortillé a L'en tour de son corps qui la morde vers l'Oreille, mais que ce Dragon ait une Ecaille horrible, et non d'un beau bleu co* ien ay veu, deux demons puissants et effroyable a ses deux Costez qui la déchirent par Le corps avec deux harpons de fer, et une autre en haut qui la veut enlever par les cheveux.Mon très cher frère excusez-moy si ie vous donne tant de peine, mais N.S.sera votre recompense.Javois de plus envie de demander quelque aumône pour faire achepter quelque étoffe de couleur vive pour parer L'autel, non pas de couleur de soye mais de Laine ou mesme de Droguet ou autre semblable, le principal eust été que les Couleurs eussent été vives, mais ie renonce iusqu'a ce que vous me mandiez Lan prochain si vous voyez quelqun de nos parens a qui ie puisse demander cette aumosne.Jescris a Monsieur le Roux pour des Images S* R* Ve ulriusque lotus in Cktisto.; \" .*:> c.g.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE, LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH.CARME, de SAINTE-MARIE DES HURONS, 25 AVRIL 1648 Mon très cher frère, N.S.vous remplisse Le cœur de son s* amour.Je ne scay si vous aurez reçu l'an passé mes Lettres car ceux qui les emportèrent là bas ne sont encore de retour icy.pour moy ie ne reçu point les vôtres, ny aucune de celles qu'on m'écrivit de France, ny aucun des nos très qui sont icy ne receut celles qu'on luy ecrivoit, parceque aucun Huron ne remonta L'été Dernier de là bas icy haut a cause du danger des Ennemis qui est sur la riviere.J'espère que cet été nous receu vrons celles de L'année passée et celles de cette année, car un bon nombre de Hurons est bien résolu d'aller là bas cet été et d'en revenir, a tout hazard ie vous remerde de rechef de la Quaisse que vous m'envoyâtes il y a deux ans dans la crainte que iay que vous nayez point receu mes lettres de l'an passé.Je vous man-dois que mes supérieurs mavoint envoyé avec un des nôtres nommé Le P.Carreau, en une nouvelle mission qui sappelle la nation du Petun et a laquelle nous avons donné le nom de la Mission des Apostres, Je l'appelle Mission nouvelle parceque quoyque nous y eussions été le'feu P.Jogues et moy Lan 1639 et ensuitte Lan 1640 Le P.Pierre Pijart, neammoins nous ny avions presque fait autre chose que baptiser quelques malades et peu d'adultes puis avions abandonné la dite Mission pour travailler en d'autres bourgs plus proches de notre Maison, qui étoint plus disposez a embrasser La foy.mais, enfin cette nation du Petun ayant demandé des nos très en partie pour les instruire et eh partie pour se rendre redoutables a leurs ennemis par lé bruit qui courait q.Les françois demeuroint en leur pays nous y avons été envoyez Le P.Garreau èt moy luy pour travailler a instruire Les Algonquins qui demeuroint en la dite nation du Petun quoyquils soint d'une langue différente de nos 38 ARCHIVES DE QUÉBEC Hurons, et.moy pour instruire Les Hurons cest pourquoy nous nous mismes tous deux dans le Bourg compose de Hurons et d'Algonquins et La le P.travailla beaucoup tout le long de l'Hyver de 1646 a apprendre la Langue Algonquine et y avança beaucoup en sorte quau Printemps il te faisoit bien entendre parlant de not mystères aux dits Algonquins mais le Diable qui avoit trop de peur que ce miserable peuple ne sortist delà Captivité dans laquelle il Le tient depuis tant de siècles trouva moyen de l'écarter dicy et de leloigner du Pere qui commençoit a travailler a Leur délivrance.Il mist La division entre ces algonquins et Les Hurons par le moyen d'un Meurtre, ce fut un Algonquin qui fut massacré un soir tant qu'on ayt pen sçavoir qui fut Lautheur de ce meurtre, Les Algonquins en ont accusé Les Hurons et ensuite te sont retiret du bourg ou lit demeuroint avec eux nommé Ekarenniondi, et se sont ailes ioindre avec une autre nation Algonquine éloignée D'Ekarenniondi de deux Journées de Chemin.Voyla donc le bon Pere frustré de ton travail et contraint d'enfouir pour le present son talent de la langue Algonquine ce qui a été d'autant plut facile a supporter aux Supérieurs qu'il y avoit plut a travailler auprès des Hurons dans notre Mission de la nation du Pet un que je ne pou vois travailler, et que ce fruict paroissoit encore plus meur que Celuy des Algonquins.Cest pourquoy le dit Pere s'est tout a fait appliqué aux hurons auxquels il avoit desja de bons commencements, et nous nous sommes joints luy et moy depuis Leté passé pour travailler prinripalem* en deux bourgs Hurons éloignez l'un de l'autre de quatre Lieues L'un se nomme Ekarenniondi dédié a S* Matthias et L'autre Etharita dédié a S* Jean Levangeliste nous avons une petite chapelle en chaqun de ces deux bourgs, et quelques Chretiens en L'un et en L'autre, et un assez bon nombre de Catéchumènes que nous tenons en cet Etat bien plus longtemps quon ne fait en nos missions plus anciennes dautant q.ces pauvres commençants n'ayant pas l'avantage de Lexample d'andent chrétiens sont bien plus long temps à se former.Nos hostes de l'un et de l'autre bourg sont chrestiens, grâces à Dieu, et une bonne partie de la cabanne de celuy de Etharita, et toute la cabanne de celuy de Ekarenniondi.Il n'est pas croyable combien il y a de peine à donner une idée du respect qu'il faut garder dans not églises à Ces peuples qui n'en n'ont point d'exemple, mais il est encore bien plus difficile de les détacher de leurs superstitions cette nation est fort adonnée i la chatte, et une bonne partie y passe tout l'hyver et ils se persuadent fortement que cest par le moyen du songe quils ont un heureux succez de leur chasse et que sans le songe on ne peut rien tuer, néanmoins il a plû a N.S.leur faire voir cet hyver que pour avoir quitté le songe comme on fait nos chrétiens on ne laisse pas de tuer des Ours et des Cerfs, ce qui a servi a confirmer dans la foy nos chrétiens et a desabuser qudques infidelles; nous sommes presque toujours séparez L'un de lautre le bon P.Garreau et moy; car il passera dix ou vingt jours dans un bourg et moy dans lautre, puis II me viendra trouver, ou moy je l'iray trouver et ayant passé deux ou trois iours ensemble II ira au bourg ou jetois et moy à cduy ou il était et ce pour quinze ou vingt jours puis nous nous rejoindrons ensemble pour deux ou trois jours voyla comme nous vivons sans compagnie sinon de nos bons Anges et de nos pauvres barbares que nous instruisons, mais nous sommes contraints davouer que cest pour lors q.Dieu nous fait plus de graces et plus de consolations, que nous sommes seuls, nous avons souvent admiré la Providence de Dieu a nous faire rencontrer des Ames qu'il vouloit sauver Je lay admiré bien particulierem» en ce quil a plu a N.S.de faire la grace au Pere Garreau de baptiser un grand nombre d'enfants Algonquins devant quils se séparassent davec luy, et nous ARCHIVES DE QUEBEC admirions luy et moy comme ces Algonquins presq.tout les Jours de 1 hyver 1646 Le venoint prier de donner quelques médecines a leurs enfans ce qui donnoit occasion et moyen au Pere de baptiser les dits enfans dont plusieurs mouroint peu après, dautres sont morts depuis que cette nation s'est séparée d'auprès de nous, Dieu sçait ce que deviendront ceux qui restent en vie, mais ce que nous avons veu clairement quand ce peuple s'est retiré est que Dieu donnoit cette inclination aux Algonquins dappeler souvent Le Père pour leurs enfans, a ce que par ce moyen il sauvast ces pauvres petites ames: helas ie ne Bcay pas si sauvera quelqun des adultes, et si ces petits Innocens ne font point tout le nombre des Eleus quil veut tirer de cette nation, mais qui sçait les desseins de Dieu, Jaime mieux croire quil leur fera miséricorde et les fera rapprocher de nous pour cet effet ainsy quon dit depuis quelques jours.En tout Le Pere et moy avons baptisé Dieu mercy 184 depuis que nous sommes en cette mission de la Nation du Petun cest a scavoir depuis le mois d'Octobre 1646 de ce nombre une partie au ciel, comme nous espérons de quelques uns et sommes asseurez de plusieurs enfans morts, Lautre partie et la plus petite est en vie et fait profession de la foy, dautre sont en vie et ne font point profession, ce sont par exemple des enfans dlnfidelles.Je vous diray seulem* en particulier que j'eus de la consolation cet hyver à la mort d'un petit enfant que iavois baptisé par une providence de Dieu particulière dans un autre bourg que les deux ou nous demeurons, visitant il y a plus d'un an dans une cabanne sauvage un homme qui avoit deux ou trois enfans cet homme me dis t tous les jours mes Enfans et moy prions Dieu de nous conserver, mais voyla un de mes Enfans âgé de quatre ans qui dit tous les jours une prière particulière, Il dit mon Dieu Enlevé moy, cest un Enfant il ne dit pas Mon Dieu ayez pitié de moy, gardez moy, ie ne sçay ce quil veut dire mon Dieu enlevé moy.cela me toucha et me fist penser que ce petit Enfant pourroit bien avoir un grand Maistre qui le poussast interieurem' a faire cette prière extraordinaire et me résolu de chercher loccaon de le baptiser si quelque jour II se trouvoit mal.cet hyver dernier passant par ce bourg N.S.me donna la pensée d'aller dans la cabanne de cet Enfant: ie l'y trouvé bien malade avec une pauvre vieille qui netoit pas capable de mempescher de le baptiser, ie le baptisay soubs prétexte de luy donner un breuvage puis ie passay mon chemin, ce pauvre petit enfant mourut au bout de deux jours, et fut enlevé de N.S.au Ciel selon la prière quil luy faisoit.Dominus noiit qui sunt ejus utinam o mi frôler Ex Eorum numéro simus.depuis notre dernière relation qui fut il ya deux ans N.S.nous a fait la grace de baptiser en cette Mission plus de Onze cents personnes, la foy va savançant bien notablem* dans tous les bourgs que nous cultivons depuis longtemps mais ie vous ay voulu entretenir particulierem' de notre pauvre petite Eglise commençante en la Mission des Apostres afin que voyant combien elle a besoin detre secourue de vos prières et de celles de vos bons amis et de tous ceux qui verrait ce mot de lettre c'est de quoy ie vous conjure et eux aussy au nom de celuy qui est mort pour nous inviter a travailler au salut des Ames.Je suis.C.G.de S'° Marie aux Hurons ce 25 avr.1648. 40 ARCHIVES DE QUÉBEC LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE, LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, CARME, DE SAINTE-MARIE DES HURONS, 25 AVRIL 1649 Mon très cher frère, N.S.unisse tout votre coeur au Sien.Cest avec bien de la difficulté q.ie prends ce peu de temps po.vous écrire un petit mot.mon incapacité a faire beaucoup de choses quil faut que ie fasse mempesche mon très cher frère pardonnez moy, nos affaires sont réduites a un point ou il faut travailler sans relâche plus que nous n'avons iamais fait', ce Canton des Hurons a été réduit depuis un an par leur ennemis a lextremité.on leur a enlevé quatre de leurs bourgs sur la fin de cet hyver et deux lan passé; ce qui leur a tellem* donné l'épouvante que presque tous les autres bourgs senfuyent qui d'un costé, qui dautre.une partie sest réfugiée a là nation du Petun dont deux de nos pères et moy avons soin, de sorte q.N.S.nous taille bien de la besoigne et à moy particulierem1 qui dois partir demain tout seul pour aller chercher ces pauvres brebis fugitives et affligées de la perte de la meilleure partie de leurs parens, la pitié est quelles courent grand risque d'être entourées cet été par lennemy qui va toujours avançant ses victoires mais helas.Mon très cher frère, que ie serois heureux de mourir avec ce petit troupeau de N.S.et de mourir pour luy co* ont desja fait depuis lan passé trois de NN.PP.sçavoir : le P.Antoine Daniel, qui fut tué le 4 de Juillet (si bien me souviens) de lan passé assistant son troupeau dans le bourg de S1 Joseph, ou il etoit, et dou ietois sorty depuis deux ans.N.S.soit beny qui ma puny po.mes péchez de la privation de cette couronne.Le bon Pere étant sollicité par les habitant du dit bourg de se sauver avec eux voulut mourir pour régénérer a J.C.plusieurs en fans par le bap-tesme.vous scaur ex les particularitez de sa mort, quand vous lirez la relation, et celle aussy du P.Jean Brebeuf et du P.Gabriel Lallemant que vous avez moy aussy iadis (connu) echolier et pensionnaire dans nostre college, puis vous lavez veu étant echolier de la Comp* soubs le P.de la Barre.Il étoit arrivé icy leté dernier, et sur la fin de lhyver n a été fait martyr avec le P.de Brebeuf, Je dis Us ont été fait Martyrs non seulem* parce quils ont choyait la mort pour sauver plusieurs ames demeurant a fructifier dans le bourg ou ils etoint lorsque Lennemy len valût ayant pû aisem» se sauver avec plusieurs autres, mais encore parce que Les' ennemys les ayant pris et emmenez dans leur fort qui etoit a une liefie de là ou environ Ils leur ont fait souffrir toutes sortes de Cruautez, et nommas1 leur on fait endurer en haine de Notre S'* foy.mais ie vous envoyé la Relation ou vous apprendrez plus au long ce qui s'est passé a leur mort.O mon cher frère bénissez Dieu de ce quil m'a donné dès frères Martyrs et des S\" qui aspiroint tous les iours a cette couronne, helas priez Dieu pour moy quil me fasse la grace dele servir fidelleme', et daccomplir le grand ouvrage quil a mis entre mes mains et de consommer ma vie a son service, veritablem' le me regarde doresnavant comme une Hostie qui est a immoler, au moins toutte raison m'oblige de le faire, courage mon cher frère, travaillons pendant qu'il est jour, unissons nous a nôtre aimable Jésus, et luy unissons tous ceux qu'il luy plaira unir a soy par nOtre moyen, jettons nous seulement entre ses bras et ne lempeschons pas de faire ce qu'il veut faire de nous et par noua.Je le remerde de tout mon coeur de la dispo\" dans laquelle il vous met dune parfaitte Indifférence a faire tout ce que les supérieurs vous enjoinderont.Je croy que c'est la meilleurediapo00 en laquelle vous puissiés être; courage, mon cher frère, laissés vous gouverner a ce cœur tout aimable ARCHIVES DE QUÉBEC 41 de J.C.mais «cachés que jay bien plus besoin que vous de cette grace, étant extrem-mément froid, et Insensible aux attraits de cet amour incarné, priés le pour moy, je vous prie, qu'il m'embrase et me consume et vous aussy, et mon frère aussy, et qu'il nous réduise tous trois en un avec luy Je suis.C.G.Je vous remercie bien fort de tout ce que m'avez envoyé, quoyque je ne l'ais pas encore reçu mais le P.Pierre Pijard la reçu et me l'envoyra quand la commodité s'en présentera; si je suis en vie l'an qui vient je ne sçay ou Je seray, car la ruine des H urons obligera une partie de nous a aller travailler aux autres nations plus éloignées, et c'est a ce que je croy que pretend N.S.de nous faire avancer pays.¦.Mon très cher f.je vous prie de me recommander bien humbl' aux prières de ma tante la Relligieuse et de ma tante Chaufourneau, et de M\" mes Cousins Ses Enfants et de Madi\" Huguet, et de M'le Roulx, et de mon Cousin Bué, du P.Va tier nôtre Maître, du P.Boutard, du P.Fauyer, et de tous ceux que vous pourés et leur f aires mes excuses de ce que je ne leur ay écrit, si vous pou vés aussy faire part a mon f.le Capucin et a quelques autres d'iceux de ce mot de lettre vous m'obligerés de la residence de S** Marie aux h urons, ce 25 avril 1649.Depuis la présente écrite, j'ay trouvé moyen décrire a tous ceux a qui je vous priois de faire mes recommandations.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE, LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, CARME, DE SAINTE-MARIE, 12 AOUT 1649 Mon Très Cher f.N.S.unisse votre Cœur au sien.Notre bon Maître m'a donné la consola» depuis un mois de voir vos lettres, dont javois été privé lan passé.Sans que néantmoins on ait pfl m'envoyer la Quaise de.et d'images et de nos deux tableaux que vous ma vies envoyés les deux années précédentes, mais le P.Pierre Pijart entre les mains duquel elles sont aux 3 rivières mande qu'il me les envoyra a la 1*\" commodité, je vous remercie bien fort de tant de charité, et de tant de bien que vous me faittes.Je prie N.S.qu'il en soit vôtre recompense dans leternité.Si vous avez été touché des souffrances du P.Jogues vous ne le serez pas moins de celles du P.Jean de Brébeuf, et du P.Gabriel L'Allemand, dont je vous ay écrit briefvement ce printemps et la relation vous en apprendra plus au long les particularités, hélas, mon très C.f.si ma conscience ne me convainquoit, et ne me confondoit de mon Infidélité au service de Nôtre bon Maître, je pourois espérer quelque faveur approchante de celle qu'il a faitte a ces Bienhureux Martyrs, avec qui j'a vois le bien de converser souvent étant dans les.mesmes occaona et dangers qu'ils étoint, mais la justice me fait craindre que je ne demeure toujours indigne d'une telle couronne, toutes fois j'espère que sa bonté me fera la grace de laimer un jour de tout mon cœur et cela me suffit, et c'est ce que je voua prie de lui demander pour moy, quand il me laura donné il m'importe peu de quelle mort je mourray.courage, M.C.f.aspirons a cet amour parfait, et cette parfait te résigna00 a touttes Ses S'\" volontés, et vous dans vos Infirmités abandonnez vous gayement a sa toute aimable providence, regardez continuellem* son cœur qui conduit sa main paternelle a vous châtier, et affliger pendant le moment de cette vie pour vous donner une couronne éternelle de gloire 42 ARCHIVES DE QUÉBEC et on siège auprès de celuy qui a bû le 1\" et le plus \u2022 longs traits dans ce calice qu'il vous présente, abandonnes vous dije mon très C.f.et entre les mains du crucifix, et a la dispoo» des Supérieurs, et prenez bien garde de violenter le moins du monde leur conduitte sur vous, et si vous leur proposez quelque chose qui vous semble nécessaire pour vos infirmités, faite le sans presser, et avec une grande indifference, et prenez garde que ou il y a du trouble et de l'emportement, il y a de l'amour ppr*, J'aymerois mieux être dans une fonction par obeyssance ou je ne pourois presque rien faire, que d'estre occupé par ma volonté dans de grands employs, mais je ne scay ou je.Je prie Dieu quil vous donne 2 choses, la 1\"° un grand coeur pour aimer beaucoup N.S.et pour L'aymer uniquem', la 2* un grand abandon entre ses mains et celles des Supérieurs, Je vous prie aussy de demander a N.S.2 choses pour moy, la 1\"° que dans ce tracas je demeure unis a luy, la 2* que je ne mette empeschement a faire par moy ce quil luy plaist pour le salut de ces pauvres peuples, je brise icy, car les Canots partent.Je suis M.T.C.F._ _ Le P.Châtelain, le P.Poncet, et le P.Menard se recommandent bien particulierem' a vos S\" Sacrifices et prières, et moy a celles de vos bons PP.et ff.des basses loges si vous y êtes encore, ou du lieu ou vous estes.Je vous prie de prendre part a une partie de la lettre que j écris a mon f.le Capucin que j'ay enfermée dans la présente, que je vous prie de luy adresser.De la residence de S\" Marie, en L'isle de S* Joseph ce 12 aoust 1649.LETTRE DE SAINT CHARLES GARNIER A SON FRÈRE, LE PÈRE HENRI DE SAINT-JOSEPH, D'EU, 25 JUIN 1632 J.M.J.Mon très c.F.en N.S.La paix et amour de Jésus soint avec vous.Enfin donc enfin vous en estes sorty de l'Egypte, de cette Babylone, et estes entrés dans la terre de promission dans la Hierusalem sacrée, enfin après avoir couru le pays et découvert les raiveries du siècle, vous aves trouvé la maison du repos, et avez dit d'un cœur assuré Hate requies mta, hie habilato in xternum.a la bonne heure mon très C.f.Je vous embrasse d'affection dans cet habit.Je baise en esprit ces livrées de Nôtre bon S\".Je benys cette journée très hûreuse pour vous, je remercie la très Su Trinité d'avoir produit ce moment, cet instant très aimable auquel vous avez mis le pied dans le paradis terrestre.Je remercie nôtre bon Sr de vous avoir acheté par son Sang cet habit, et cette maison, Je supplie tous les anges du ciel de chanter mil et mil hymnes de louanges et de benediction a Dieu, et a la mere de toute miséricorde, a cette etoille très bénigne qui co* je crois vous conduit au port de toute félicité, je m'offre et corps et ame a l'incomparable S' Joseph en action de grace de ce qu'il vous daigne recevoir au nombre de ses Serviteurs, et Enfants, je rends grace a vôtre Ange tutélaire qui vous a tiré des occasions de vous submerger dans la mer orageuse du monde, bref je me sens infiniment obligé a tous ceux qui ont contribué quelque chosse alexecu\"» de ce dessein, vive Jésus, Règne Jésus a tout jamais dans nos cœurs, et dans celuy de M'notre Pere qui na point résisté au ARCHIVES DE QUÉBEC 43 S* Esprit, mais c'est peu de le souhaiter de bouche, si de cœur nous ne le desirons avec passion, et n'y travaillions en effet selon toute Ietendue de nos forces.O mon frère je vous en conjure, et moy aussy, allons, allons, hâtons le pas, nous arriverons toujours trop tard a l'amour d'un si bon Maître, vous me semblés en quelque façon hflreux en ce que vous estes au commencement de la carrière, et je vous envie quasi ce bonheur pour autant quil est en vôtre liberté de bien employer le temps que jay perdu, je veux dire Le temps du Noviciat, et le reste du temps passé, depuis mon entrée en Relligion: en vérité je le regrette amèrement, et pour ce que je desire de tout mon cœur que vous soyez plus sage que moy, je vous dira y franchement co\" je voudrais lavoir passé, plust a Dieu que sortant du monde, je me fusse affermy la volonté pendant quelque temps dans une ferme et inébranlable résolu0» de servir Dieu purem* parfaitem' et uniquem* ce que j'eusse pû faire parti culierem* en considérant, et ruminant souvent les obligations incompréhensibles que nous avons a ce Pere d'amour, ensuitte de cela plût a la divine bonté que je me fusse étudié serieu-sem* et entierem' pendant tout mon noviciat et par delà a une pleine et claire con-noissance de mes passions, habitudes mauvaises, et imperfect00*, puis en 3* lieu plût a Dieu que j'eusse combattu généreusement ces vices les uns après les autres, n'ayant aucun repos que dans ce combat.J'oubliois quasi un de mes principaux souhaits qui serait d'avoir pleuré sans cesse les péchés commis dans le monde, Voyla sommairem* ce que je désirerais bien avoir fait et que je vous prie de faire autant que vos supérieurs le trouveront bon, le principal point étant de suivre la volonté du supérieur co* lombre suit le corps dont elle est lombre 1° concevoir une volonté forte, et constante de servir Dieu de tout son cœur, avec une douleur cordiale de ne lavoir pas fait par le passé.2° veiller tout le long du jour sur son cœur, examinant en toutes lesocca00* tous les mouvement** de son ame pour venir a une entière connois-sance de soy même, il sert d'écrire en ses examens, et encore plus souvent quand on le peut ce qu'on a remarqué en soy de vitieux.3° accompagner ces fréquentes reflexions sur son ame, cet examen continuel d'une douleur particulière des défauts que nous reconnoissons présentera.* et (en) général de tous nos péchés.4° combattre ses deffauts les uns après les autres en recherchant les moyens et dans les ad vis de ceux qui vous dirigent et dans les livres mais surtout dans la prière, prenez aussy garde d'autre part de vous appliquer a ces exercices avec trop de contén0», en quoy si vous voulez avoir une règle très bonne, la voicy découvrez entierem' aux supérieurs tout ce que vous faittes et comment, et les croyés co* Dieu même.A Dieu Je suis M.Je m'oubliois de vous recommander une chose en laquelle vous pourriez bien faillir si vous n'y prenez garde, c'est a eloigner de vôtre cœur tout empressera* tristesse, et inquietude.Je pense que c'est en ce point bien souvent que Le Diable nous nuit plus qu'en aucun autre, et si vous n'y veillez bien vous y tomberez servons N.S.en bons enfans puisqu'il est un si bon Pere.Je vous prie de ne m'oublier aucun jour en vos prières, et en vos communions les jours de fêtes.Je n'y manquera y pas non plus Dieu aydant.faittes je vous prie, mes humb.recommanda0»* a M' Notre Pere et a mon frère si le voyés.Je luy écrira y a la l*n commodité Dieu aydant adieu.de la ville d'Eu ce 25 de Juin 1632 (1).(1) On remarque m que la présente lettre n'est paa dans son ordre chronologique, n en eat ainsi dans le recueil manuscrit des lettrée de saint Charles Gamier.Noua avons suivi l'ordre du recueil afin de le reproduira intégralement. Mp JEAN-OLIVIER BRIAND M»* JEAN-OLIVIÈR BRIAND M\" Jean-Olivier Briand, né le 25 janvier 1715, en la paroisse de Plérin, diocèse de Saint-Brieuc, en Bretagne, arriva à Québec le 17 août 1741.Nommé chanoine de la cathédrale et vicaire général, il fut délégué par le Chapitre, le 2 juillet 1760, pour administrer le diocèse de Québec, et élu, le 11 septembre 1764, pour être évêque de ce même diocèse.Il passa immédiatement en Angleterre, et, après s'être assuré que le gouvernement britannique fermerait les yeux sur sa démarche, il traversa en France et fut sacré, le 16 mars 1766, dans la paroisse de Surenne, à Paris, par M* Charles-Gilbert Demay de Termont, évêque de Blois, à ce autorisé par M\" Christophe de Beaumont, archevêque de Paris.Il repassa en Angleterre et arriva à Québec, le 28 juin 1766.Il prit possession de son siège, le 19 juillet, dans la chapelle du séminaire de Québec, servant alors de cathédrale, et gouverna le diocèse de Québec, pendant vingt-huit ans.Accablé d'infirmités, il se démit de son évê-ché, le 20 novembre 1784, et se retira dans la solitude, au séminaire de Québec où il décéda le 25 juin 1794.C'est à juste titre qu'on l'a surnommé le second fondateur de l'Église du Canada, qu'il dirigea en des temps critiques et parvint à réorganiser au milieu de grandes difficultés.\"Dans M\" de Laval seul, disait M?Plessis, en prononçant son oraison funèbre, vous rencontrerez ce courage infatigable, cette étendue de desseins, cette prévoyance habile, ce génie créateur que tout le monde a admiré dans M\" Briand.\" Les pièces dont nous donnons le sommaire dans le présent inventaire sont conservées aux archives de l'archevêché de Québec.Elles ont été classées avec soin par M(r Henri Têtu et son successeur actuel, M\" Benoit Garneau.Elles sont indexées sous des titres divers -.Êvêques de Québec, Copies de lettres.Gouvernement, etc., etc.Seule, la collection inscrite Êvêques de Québec renferme des originaux écrits de la main de M\" Briand.Encore ne sont-ce que 46 ARCHIVES DE QUÉBEC des brouillons que le digne évêque faisait à la hâte.Très peu portent sa signature.Il y a là, cependant, quelques lettres expédiées à leurs destinataires, et qui sont revenues à l'archevêché, par des voies inconnues.Les Copies de lettres ont été faites sur les lettres originales écrites par M* Briand à ses curés et à ses missionnaires.Ces lettres sont conservées dans les archives des anciennes paroisses et des communautés religieuses du pays.Sous le titre: Diocèse de Québec, on a fait entrer les pièces disparates qui n'avaient pas leur place ailleurs.Sous les titres: Correspondance manuscrite de Rome; Gouvernement; États-Unis, etc., etc., sont les lettres reçues par M\" Briand, de Rome, des personnages de l'administration civile, des missionnaires des diverses parties du pays.La correspondance des curés n'a pas été inventoriée; elle est classée à part, sous le nom de chacune des paroisses du diocèse.La collection inscrite Gouvernement renferme quelques lettres écrites de la main des gouverneurs Murray et Carleton, aussi des copies de quelques-uns des mémoires adressés au roi et au parlement britannique, par les nouveaux sujets canadiens.En somme, les papiers, qui forment ce que j'appellerais la collection Briand, sont des documents historiques importants, et le présent inventaire ne fera qu'accroître leur valeur.IVANHOË CARON, p1 INVENTAIRE DE LA CORRESPONDANCE DE M** JEAN-OLIVIER BRIAND, ÉVÊQUE DE QUÉBEC 1741 à 1794 1741 Le chanoine J.-O.Briand (Quebec, 31 août 1741).Prise de possession de son canonicat.(Registre du Chapitre, f.142.) 1750 Le chanoine J.-O.Briand (Québec, 16 octobre 1750).Malade à l'HOpital général.(Registre du Chapitre, f.193.) Le chanoine J.-O.Briand (Québec, 26 octobre 1750).Élu trésorier du Chapitre à la place de M.de La Corne.(Registre du Chapitre, 1.193.) 1752 M\" de Pontbriand au doyen du Chapitre de Québec (Québec, 5 février 1752).Les fonctions que remplit auprès de M\" de Pontbriand le chanoine J.-O.Briand l'exemptent des offices du Chapitre.(Cartable: Evêques de Québec, 1-48.) 1759 Me H.-M.Dubreuil de Pontbriand au chanoine J.-O.Briand (Chariesbourg, 13 septembre 1759).Il le nomme grand vicaire du diocèse de Québec.(Cartable: Evêques de Québec, 1-69.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean-Louis-Laurent) Parent, curé de Sainte-Ann e-de-Beaupré (Hôpital général, octobre 1759).Il l'autorise à prendre dans le coffre de la fabrique la somme de trois cents livres pour contribuer aux frais de la reconstruction du presbytère.(Copies de lettres, v.III, f.25.) M\" H.-M.Dubreuil de Pontbriand à M.Briand, chanoine et vicaire général, à l'Hôpital général, à Québec (Montréal, 11 octobre 1759).M\" de Pontbriand lui indique les règles de discipline à suivre.(Cartable: Êvêques de Québec, 1-70.) M\" Dubreuil de Pontbriand à M.J.-O.Briand (Montréal, 1759).Il veillera à ce que l'on ne parle pas de religion aux malades anglais.M.Murray l'a prié de donner des ordres précis sur ce point.Même il faut y aller avec beaucoup de prudence lorsqu'il s'agit d'administrer les sacrements aux catholiques.On lui a rapporté que M.Murray n'était pas satisfait de la conduite que l'on tenait à cet égard.(Cartable: Êvêques de Québec, VI-6.) 1760 M.(Hector-Théophile) Cramahé à M.(Briand) (Québec, 16 juin 1760).Le général Murray désirerait le rencontrer afin de prendre les mesures nécessaires pour 48 ARCHIVES DE QUÉBEC radminiatration des paroisses qui peuvent être délaissées, (Cartable: Gouvernement.1-2.) Le chanoine J.-O.Briand (Québec, 2 juillet 1760).Le Chapitre de Québec lui donne des lettres de grand vicaire, spécialement pour le district de Québec.(Registre du Chapitre, f.234.) M.J.-O.Briand.vicaire général, à M.(Joseph-Romain) Dolbec.curé de L'Islet (25 septembre 1760).Il consent à ce que le sieur Dumas fasse abjuration secrètement.(Copies de lettres, v.III, f.29.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.Saillant, juge civil à Saint Michel (10 octobre 1760.) C'est la coutume que la fabrique fournisse le vin de messe aux curés et même aux vicaires.Le marguillier ne rend ses comptes qu'en sortant de charge.(Copies de lettres, v.III.f.31.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean) Ménage, curé à Deschambault (Québec, 1er décembre 1760).M.Briand trouve un peu surprenant \"qu'un curé aussi respectable et aussi ancien et aussi en réputation dans le diocèse\" ait célébré le mariage de M.Basseroles en négligeant de remplir les formalités prescrites.Il se croit obligé, dans les circonstances, de lui enlever les pouvoirs extraordinaires quil lui a accordés.(Copies de lettres, v.III, f.35.) 1761 Le chanoine J.-O.Briand, vicaire général (Québec \u2022 ¦ \u2022 1761).Lettre circulaire, où il demande de faire connaître au gouverneur Murray les familles qui ont le plut besoin de secours.Prières à faire pour obtenir un évêque.(Cartable: Êviques d* Québec, 1-87.) Publiée dans Mandements etc., etc., des évtques de Québec, t.II, p.149.M.J.-O.Briand, vicaire général à M.(Jean) Maisonbasse, curé à Saint-Thomas (Québec, 21 février 1761).Il n'aurait pas dû parler de M.(Jean-Claude) Panet dans les termes qu'on lui reproche.Il indispose le Conseil contre lut C'est pourquoi M.Briand n'a pas osé parler de \" son affaire pour le presbytère.\" \"Je crois que vous ferés bien vous-même de laisser cela, jusqu'à nouvel arrangement; votre paroisse est bonne vous avez la meilleure de ce gouvernement; vous ne devés pat exiger à l'extrême dans cet temps de misère générale et cela serait encore d'un mauvais exemple auprès de monsieur notre gouverneur qui parait si affectionné pour les pauvres.\" II doit éviter un trop grand attachement aux biens de la terre.(Copies de lettres, v.III.f.41.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean) Ménage curé de Deschambault (Québec 13 février 1761.) II est satisfait des sentiments d'obéissance qu'il exprime dans sa lettre, mais il ne peut que le blâmer d'avoir célébré le mariage en question: il a agi contre les lois de l'Église.Il lui restitue les pouvoirs qu'il lui avait enlevés.(Copies de lettres, v.III, f.37.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Joseph-Ambroise) Gaillard, curé de Lanoraie (Québec 6 mars 1761).Lettre sévère où M.Briand lui reproche son ambition et ses intrigues.(Copies de lettres, v.III, f.49.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean-Louis-Laurent) Parent, curé à Sain te-Anne-de-Beaupré (Québec, 23 avril 1761).Il le loue d'avoir travaillé à récupérer un bien sacrilègement usurpé.(Copies de lettres, v.III, f.45.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean-Claude) Panet (Québec 29 avril 1761).Le curé de Sain te-Anne-de-Beaupré a confié son affaire à M.Panet.Il n'y a LETTRE CIRCULAIRE DE M** BRIAND À SES PRÊTRES Monsieur Nos prières ont été écoutées; nos vaux sont accomplis: La reine est accouchée heureusement d'un Prince; c'est L'intention du roy qu'il soit nommé aux prières publiques.La qualité de sujets nous oblige à demander au ciel sa conservation, celle de chrétiens catholiques exige que nous supplions Le Seigneur de luy accorder la grace de conserver prétieusement et de protéger La foy qu'il a reçue dans le s* Baptême, vous exhorterés vos peuples à remplir ce double devoir, et nous vous ordonnons conformément aux désirs de sa majesté Britannique notre Souverain de mettre dans les prières du prône, à la place de monseigneur le dauphin, \"Son altesse Royalle Georges prince de galles\" Le Renouvellement de l'année me donne occasion de vous La souhaitler très heureuse; croyés moy avec un respectueux Et Le plus parfait attachement Monsieur Votre très humble El très obéissant serviteur , Briand Chne Vie.gl 2' de 1763 Hôpital general de quèbec (1).(1) Archives de l'Archevêché de Quebec. ARCHIVES DE QUÉBEC 49 prescription contre les bien* de l'Église qu'après quarante ans.M.Briand s'en rapporte au zèle, à la sagacité et à la justice de M.Panet pour régler cette affaire.(Copies de lettrée, v.III, f.45).M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.Auguste Desroches, curé à Saint-Nicolas (Québec, 11 juin 1781).Il lui mande de venir le rencontrer à l'Hôpital général pour régler un cas épineux.(Copie* de lettre*, r.III, p.39.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Louis-Pascal) Sarault, curé de Saint-Charles (Québec, 24 juillet 1761).Les pouvoirs extraordinaires accordés à l'évéque de Québec ont cessé à la prise de la ville de Québec.Il ne peut dire si une veuve' mariée a le pouvoir de garder son banc dans l'église: il croit, cependant, qu'elle peut le retirer \" en payant la somme de l'adjudication.\" (Copie* de lettre*, v.III.f.53.) M.J.-O.Briand, vicaire général, au révérend Frère Didace (Claude Cliche), Saint-Joseph-de-Beauce (Québec, 1er octobre 1761).0 lui reproche d'avoir marié des personnes sans les formalités requises.(Copie* de lettres, v.IV, f.57.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Charles) Duchouquet, curé à Saint-Pierre-du-Sud (Québec, 5 novembre 1761).M.Duchouquet doit tenir aux arrangements qu'il a faits avec M.Bédard, et ne point le traduire devant un juge anglais pour une bagatelle.(Copies de lettre*, v.III, f.61.) M.J.-O.Briand, vicaire général, au révérend Frère Didace (Claude Cliche), Saint-Joseph-de-Beauce (Québec, 11 novembre, 1761).Il est bien informé sur son compte.Ce qu'on lui a dit l'a surpris.\"Je ne vous connaissais pas les défauts imputés, je savais seulement que vous étiez paresseux ou pesant.\" (13 novembre).Il a déddê de lui enlever son poste.M.Gatien qui arrive ira le remplacer.(Copie* de lettres, v.III.f.89.) M.J.-O.Briand, vicaire général à (M.Jean-Baptiste) Gatien, Saint-Joseph-de-Beauce (Québec, 8 décembre 1761).n lui recommande la douceur.(Copie* de lettre*, y.III, f.61.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Charles Maugue Garaut) Saint-Onge, à Saint-Roch-des-Aulnaies (Québec.27 décembre 1761).Il ne doit pas différer d'échanger à son paroissien le jeton qu'il lui a donné, par erreur, à la place d'un louis.(Copies de lettres, v.III, f.60.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Antoine) Lagroix, curé de Lotbinière (13 novembre 1761).M.Briand est surpris d'apprendre qu'il ne trouve plus de son goût son poste de Lotbinière.\" J'ai parié à M.Murray pour faire sortir les officiera de votre presbytère, il a donné ses ordres, je pense qu'ils seront exécutés.\" Il lui reproche ton trop grand attachement aux biens de la terre.(Copies de lettres, v.III, f.55.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Pierre-Clément) Parent, curé à Saint-Vallier (Québec, 28 novembre 1761).M.Thomas Blondeau ira le remplacer à Saint-Vallier.(Copie* de lettre*, y.III, f.61.) 1762 M.J.-O.Briand, vicaire général, au gouverneur ( ?) (sans indication de date).Il demande au gouverneur ( ?) son agrément pour mettre M.Jean-Baptiste Gatien en possession de la cure de Berthier.n a donné ordre à M.(Clément) Parent de quitter la paroisse de Saint-Vallier et & M.Blondeau, de quitter celle de Berthier.M.Blondeau ne peut rester à Berthier.\"Il est deffendu de posséder deux bénéfices cures et 4 50 ARCHIVES DE QUEBEC cela ne doit se faire que par la disette des prêtres ou la modicité des revenus.\" M.Briand a donné à M.Blondeau la paroisse de Saint- Vallier, parce que M.Murray l'en a prié.M.Blondeau devrait être satisfait.(Cartable: Êvtques de Québec, 1-191.) M.J.-O.Briand, vicaire général, au révérend Frère Théodore (Claude Loiseau), à Beaumont (Québec, 12 janvier 1762).H rai reproche ses trop longues promenades et lui dit qu'il a en horreur la duplicité.Il est surpris d'apprendre que le Frère Théodore ayant promis de quitter Beaumont le 28 octobre, ne l'avait pas encore fait le 12 janvier.Il compte voir M.Gatien le 14 ou le 15, le plus tard.(Copies de lettres, v.III.f.65.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Pierre-Clément) Parent, à Beauport (Québec, 5 février 1762).Il aurait dû se rendre immédiatement à Beaumont puisqu'il avait accepté cette cure.Il ne peut lui permettre de retourner à Saint-Vallier.(Copies de lettres, v.III, f.83.) M.J.-O.Briand à M.(James Abercrombie) (sans indication de date).Il le remercie de la protection qu'il donne à l'autorité ecdésiastique, \" je vous prie, monsieur, de continuer à l'Église votre protection; j'oserais presque vous dire que vous y êtes obligé, comme elle l'est de vous honorer.Non enim sine causa glodium portai, nous dit saint Paul, en parlant de la puissance séculière, laquelle doit se prêter au soutien de la religion, comme la puissance ecclésiastique à faire rendre aux peuples le respect et l'obéissance qu'ils doivent aux princes et aux supérieurs.\" D a donné ordre à M.(Clément) Parent de sortir du presbytère de Saint-Vallier et a permis à M.Blondeau de desservir les deux cures (Saint-Vallier et Berthier) pour le moment.\" Mes arrangements sont pris avec M.Murray.\" M.(Jean-Baptiste) Gatien ira à Berthier avant longtemps.M.(Clément) Parent refuse Beaumont.(Cartable: Êtîques de Québec, 1-192.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Charles-Marie-Madeleine Youville) Dufrost, curé à St-Joseph-de-Lévis (Québec, 6 février 1762).M.(Clément) Parent ira faire une retraite de huit jours chez lui.Il le prie de le recevoir avec bonté.(Copies de lettres, v.III, f.87.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean) Maisonbasse, curé à Saint-Thomas (Québec, 12 février 1762).Il lui indique la ligne de conduite qu'il doit tenir envers ceux de ses paroissiens qui lui ont intenté un procès.(Copies de lettres, v.III, f.43.) M.J.-O.Briand, vicaire général, au clergé du diocèse de Québec (Québec, 14 février 1762.) Mandement ordonnant des prières à l'occasion du mariage de George III.(Cartable: Ëviques de Québec, 1-88, 90.) Publié dans Mandements etc., etc., des Êttques de Québec, t.II, p.160.M.(Hector-Théophile) Cramahé à M.Briand (Québec, 15 février 1762).Le général Murray est satisfait de son mandat de vicaire général.(Cartable: Gouvernement, 1-3.) M.J.-O.Briand, vicaire général, au grand vicaire Montgolfier (Québec,.1762 ?).Après quelques hésitations, il a déddé qu'on devait nommer le roi George dans la liturgie et même dans le canon de la messe.Qudques-uns se sont opposés à la chose, mais n'ont pu lui donner des raisons probantes.\"Je n'd pas souffert qu'on m'apportât pour raison qu'il est bien dur de prier pour ses ennemis, etc., etc.Ils sont nos maîtres, et nous leur devons ce que nous devions aux français lorsqu'ils l'étaient.Maintenant l'Église défend-elle à ses sujets de prier pour leur prince?Les catholiques du royaume de la Grande-Bretagne ne prient-ils point pour leur roy ?C'est ce que je ae puis croire.\" (Cartable: Êvtques de Québec, 1-89). ARCHIVES DE QUÉBEC 51 M.J.-O.Briand i M.Perrault, chanoine aux Troi«-Rivières (Québec, 22 février 1762).A propos des prières pour le roi pendant la messe.Les maux dont souffre la colonie sont une juste punition des grands désordres qui y régnaient et dont on faisait peu de cas.(Cartable: Êviques de Québec, 1-97.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.Etienne Montgolfier, vicaire général (.23 février 1762).Il lui annonce que l'arrangement des cures est terminé.M.(Clément) Parent a accepté Beaumont.M.de Rigauville est parti à l'improviste.(Cartable: Êviques dt Québec, 1-91.) 1 M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Joseph-Amable) Trutaut, curé à Ka-mouraska (Québec, 16 mars 1762).M.Trutaut ne doit pas craindre de s'adresser à M.Briand dans ses difficultés.Il faut tonner contre les désordres, mais avec douceur.S'il désire abandonner sa paroisse, M.Briand ne l'en empêchera pas.(Copies de lettres, v.III, p.73.) M.J.-O.Briand, vicaire général à M.(Thomas) Blondeau, curé à Saint-Vallier (Québec, 2 mars 1762).M.Briand est heureux d'apprendre que M.Blondeau réussit bien dans son nouveau poste, n le remercie d'avoir accepté l'administration de la seigneurie de Saint-Vallier de la part des religieuses de l'Hôpital général, qui sont dans une extrême indigence.Le capitaine le plus ancien a, seul, le droit d'avoir un banc (Copies de lettres, v.III, f.77.) M.' J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean) Ménage, curé à Deschambault (Québec, 16 mars 1762).Il ne doit pas s'opposer au mariage de Montauban, ni laisser élire des syndics: \" chose qui me parait nouvelle hors (pour) les bâtisses au moins en ce pals, nihil innovetur, on se plaint que par là on enlève aux marguilliers une partie de leur droits.\" (Copies de lettres, v.III, f.79.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean-François) Curot, curé du Cap-Saint-Ignace (Québec, .mars 1762).S'il ne peut remplir son ministère dans les Mes, M.Briand lui donnera volontiers un autre poste.(Copies de lettres, v.III, f.103.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Pierre-Antoine) Porlier, curé de Sainte-Anne-du-Sud (Québec, 24 mars 1762).Il n'approuve pas M.Porlier d'avoir pris à ferme la terre de M.Réaume.C'est contre l'esprit ecclésiastique.Il faut vivre avec le revenu de sa cure.\"J'ai eu des exemples de plusieurs curés qui vivent et dont les revenus ne sont pas si forts que les vôtres.Tout le monde et même les plus aisés se nourrissent à présent bien simplement.Convient-il à des prêtres de ne vouloir se ressentir en rien de la misère publique?Monseigneur Pontbriand m'a souvent dit qu'il voyait que dans le clergé, l'amour des biens se glissait insensiblement et il en gémissait.\" Il espère qu'il acceptera avec soumission cet avertissement.(Copies de lettres, v.III, f.99.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Joseph-Romain) Dolbec, curé à L'Islet (Québec, 24 mars 1762).Il lui permet de marier Louis Hamel, si les témoignages positifs prouvent qu'il ne s'est pas marié ailleurs.Il est satisfait des explications que M.Dolbec lui a données concernant les accusations portées sur son compte.(Copies de lettres, v.III, f.97.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Charles) Duchouquet, curé de Saint-Pierre-du-Sud (Québec, 24 mars 1762).Trois de ses paroissiens sont venus se plaindre de ce qu'il refusait de les admettre aux sacrements.Il lui recommande de ne pas se montrer trop sévère.\" Il faut se souvenir que nous sommes pour les pécheurs et non pour les justes: il faut faire attention aux circonstances présentes, éviter toute discussion avec les peuples autant qu'il est possible et de se mesler de leurs affaires 52 ARCHIVES DE QUÉBEC et de celles qui regardent la police extérieure.\" Cela ne doit pas l'empêcher de tonner contre les désordres publics.(Copies d* lettres, v.III, f.95.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean-Francois) Curot.curé du Cap-Saint-Ignace (Québec, 27 mars 1762.) Il lui envoie le reçu de M.(Pierre-Clément) Parent.Celui-ci est maintenant à Beaumont, mais M.Briand n'espère pas beaucoup qu'il vienne à s'amender.(Copies de lettres, v.III, f.103.) M.J.-O.Briand au gouverneur (.avril 1762).A propos d'un ordre du gouverneur envoyé aux capitaines de milice.(Cartable: Êvêques de Québec, 1-92.) M.(Hector-Théophile) Cramahé au révérend Père Briand, vicaire général du diocèse, à l'Hôpital général (Québec, 7 avril 1762).Il demande de lui faire connaître les revenus de l'évêque de Québec.(Cartable: Gouvernement, 1-5.) M.(Hector-Théophile) Cramahé au révérend Père Briand, chanoine et vicaire général du diocèse de Québec, à l'Hôpital général (Québec, 18 avril 1762).n le prie de lui envoyer une liste des paroisses du diocèse.(Cartable: Gouvernement, 1-6.) M.(Hector-Théophile) Cramahé au révérend Père Briand, chanoine et vicaire général, à l'Hôpital général (Québec, 26 avril 1762).Il désirerait savoir le nombre des Soeurs de la Congrégation dans le gouvernement de Québec, et si les abbayes de Bénévent et d'Estrées sont en France.(Cartable: Gouvernement, 1-7.) .M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean-Baptiste) Catien, curé à Berthier (Québec 28 avril 1762).M.Blondeau s'autorise d'un billet pour desservir deux paroisses.Il ne devrait pas s'en servir.(Copies de lettres, v.III, f.85.) M.J.-O.Briand, vicaire général, au révérend Frère Théodore (Claude Loi-seau), Saint-Joseph-de-Beauce (Québec, 30 avril 1762).Il le blâme d'avoir publié un mariage sans sa permission.\"Je vous avertis de vous préparer à l'examen.Je vous attends après la Saint-Pierre, vous aurez eu le temps d'étudier.\" (Copies d* lettres, v.III, f.75.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Pierre-Antoine) Portier, curé de Sainte-Anne-de-la-Grande-Anse (Québec, .1762).\" La rétribution pour les messes basses est taxée à un schelling et on la suit à Québec.\" Il ne peut défendre aux Pères Récollets de demander moins.Il sait qu'un curé a vendu des liqueurs, il connaît aussi la négligence de quelques-uns pour observer les rubriques.Il reproche à M.Portier d'etre un peu entaché d'avarice (incomplète).(Copia d* lettres, v.III, 1.133.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Charles-Marie-Madeleine Youville) Dufrost, curé à Saint-Joseph-de-Lévis (Québec, 14 mai 1762).M.Du frost continuera à veiller sur M.Parent.M.Briand le prie de venir voir le gouverneur le plus tot possible.(Copies de lettres, v.III, f.107.) M.J.-O.Briand, vicaire général, i M.(Charles-Marie-Madeleine Youville) Dufrost, curé de Saint-Joseph-de-Lévis (Québec 31 mai 1762.A propos de la conduite qu'il doit tenir envers M.Parent.(Copies de lettres, v.III, f.107.) M.J.-O.Briand, vicaire général, au gouverneur (Québec, 7 juin 1762).\"Supplique très humble du vicaire général du gouvernement de Québec, au nom du Chapitre et du clergé séculier et régulier, à Son Excellence le gouverneur Murray.\" Il le prie de transmettre au roi \"les sentiments de reconnaissance, de respect et de soumission dont est pénétré tout le clergé\" pour la protection accordée au clergé et aux communautés religieuses.(Cartable: Êvêques de Québec, 1-93).Publiée dans Mandements, etc., etc., des êvêques d* Québec, t.II, p.162.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.Perrault, chanoine aux Trois-Rivières (sans indication de date).Il répond à ses deux dernières lettres.Il le félicite de la ARCHIVES DE QUÉBEC 53 lettre qu'il a adressée à M.Burton, à propos de placards injurieux pour la foi.M.Murray ne lui a pas causé cette peine.Il regrette le mariage de M«° Brouage devant un ministre protestant.M.Boismorel n'a jamais donné satisfaction.Il a repris M.le curé de Québec parce qu'il avait \" permis de bâtir de petites cabanes dans les portails de la cathédrale\" sans sa permission et sous prétexte que l'église était profanée.M.Parent s'est soumis.\" n n'est presque aucun prêtre que je n'aye été obligé de reprendre: si vous en exceptez huit ou dix.\" \"M.Murray m'a fait sentir quil serait à propos de remercier le roy de la Grande-Bretagne de la protection qu'il donne à la religion.Je viens de le faire modestement.\" (Cartable: Êviques de Quitte, 1-98.) M.(Hector-Théophile) Cramahé à M.Briand (Québec 20 juin 1762).Il lui envoie une lettre arrivée i Québec par les derniers bâtiments.\" Quoiqu'il y ait un ordre général de viser toutes les lettres, Son Excellence n'a point voulu qu'on ouvrit la vOtre.La manière pleine de droiture et de franchise dont vous en avez usé, depuis qu'il gouverne cette province du Canada, ne lui permet point d'avoir aucun soupçon à votre égard.Il m'a commandé de vous en assurer.\" (Cartable: Gouvernement, 1-8.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Pierre-Antoine) Porlier, curé de Sainte-Anne (Québec .juillet 1764).Il lui renvoie le sieur T.et lui reproche son inconstance.Il lui a déjà donné la permission de recevoir la fondation de M.Duchouquet.(Copies de lettres, v.III, f.135.) M.J.-O.Briand à M.Basile Dubé, de L'île-Verte (Québec, 4 juillet 1762).Il lancera l'excommunication contre ces deux personnes, si elles ne se séparent pas.(Copies de lettres, v.III, f.391.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Pierre-Laurent) Bédard, curé à Saint-François-du-Sud (Québec, 6 septembre 1762).Il n'y a pas de réserve dans le cas qu'il lui a soumis.(Copies de lettres, v, III, f.105.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.Thomas Blondeau, curé à Saint-Vallier (Québec, 18 septembre 1762).Il est étonné d'apprendre que le presbytère de Saint-Vallier a besoin de réparations.On ne doit pas forcer les habitants qui sont rattachés à Saint-François à payer pour ces réparations.Il le'félicite de son zèle pour la réforme de sa paroisse.(Copies de lettres, v.III.f.115.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Pierre-Laurent) Bédard, curé à St-François-du-Sud (Québec, 18 septembre 1762).Les habitants de la seigneurie de Saint-Vallier qui ont été rattachés à la paroisse de Saint-François ne sont pas obligés de contribuer à la réparation du presbytère dé Saint-Vallier.Afin d'enlever tous les obstacles, M.Bédard aurait dû choisir parmi eux des marguilliers et les appeler aux délibérations de sa paroisse.(Copies de lettres, v.III, f.117.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Joseph-Romain) Dolbec, curé à L'Islet (Québec, 16 octobre 1762).Il n'a reçu aucune plainte sur son compte depuis peu.(Copies de lettres, v.III, 1.105.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.Montgolfier, vicaire général (Québec 22 octobre 1762).Il a reçu le bassin et les burettes que lui a légués M\" de Pont-briand.Les chanoines approuvent l'attitude de M.Montgolfier à l'égard de M.Raizenne et d'un autre curé.M.Briand a agi de même à l'égard d'un Récollet, curé à Saint-Michel, qui s'est adressé à M.Murray pour obtenir un changement de cure.M.Briand l'a laissé à Saint-Michel où il avait eu l'intention de mettre \" M.Curat qui a des Ses à desservir et où il ne va qu'avec peine, depuis qu'il tourna en canot l'année dernière, avec ses deux frères et un autre homme qui se noya.\" Le curé d'une des paroisses du gouvernement de Québec (Saint-François-du-Sud) désirerait 54 ARCHIVES DE QUEBEC établir un couvent des Sœurs de la Congrégation chez lui M.Briand est en faveur du projet et prie M.Montgolfier de lui dire ce qu'il en pense.A propos de certains curés qui manquent de zèle.\" Il y a au séminaire trois ecclésiastiques et trois jeunes théologiens.Le fils de feu M.Dumont fera le septième.\" MM.Boiret, Gravé et Ja-creau.(Cartable: Êvêques d* Quibtc, 1-94.) M.(Hector-Théophile) Cramahé à M.Briand, vicaire général (Québec, 31 octobre 1762).Il lui communique les lettres venant de l'abbé l'Isle-Dieu, après en avoir fait l'inspection.(Cartable: Gouvernement, 1-9.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Etienne) Montgolfier, vicaire général, à Montréal, (Québec, .1762).Il a reçu sa lettre du 29 novembre en réponse aux siennes du 28 octobre, du 8 et du 12 de novembre.Le Chapitre approuve tout ce qu'il a fait.Il est bien aise d'apprendre que les Sœurs de la Congrégation iront à Saint-François-du-Sud.Il fera auprès de M.Murray les demandes convenables pour cet établissement II a rendu compte à l'abbé de l'Isle-Dieu, par sa lettre du 5 novembre, de l'emploi qui a été fait des 10,000 livres pour les pauvres.Il veut bien que cette somme soit partagée également entre les différentes communautés, c'est pourquoi il trouve de son goût le partage fait par M.Montgolfier.M.l'abbé de l'Isle-Dieu veut trois cents livres pour les Sœurs de la Congrégation qui sont à La Rochelle; c'est pour leur habillement et leur pension.M.Perrault voudrait 1,000 livres pour les Ursulines des Trois-Rivières.\"L'Hôpital général, à qui le roy doit davantage, avait confié ses intérêts à M.de Bougainville et de Meloize dont le 1er a été fort négligent à ce qu'on écrit, et les mouvements de celui-ci ne peuvent être que d'un très petit poids.\" n faudra attendre au printemps pour un règlement.\" J'ay tiré 1333 livres qui est la portion sur les 4000 livres avec lesquelles j'ay payé ma pension, y ajoutant mon revenu du Chapitre ce qui a fait 1805 livres.La première année j'avais donné les 1200 livres que M» m'avait rendu, mon revenu de 553 livres, près de 400 livres que j'avais en or; la seconde 483 livres qui était mon revenu et 300 livres de mes messes et d'un ornement que j'avais vendu.L'année dernière, 1080 livres de mon revenu de 20 louis que M.Murray me donna et de mes messes, de façon que voilà 4921 livres que j'ay payées pour 4 ans, car j'ai payé cette année d'avance et je ne crois pas leur devoir (aux Sœurs de l'Hôpital général) quoique je ne laisse pas de les constituer en dépense à cause du grand vicariat, ayant pour l'ordinaire au moins l'un portant l'autre une personne et plus par jour, soit des curés, soit des prêtres et religieux de la ville qui me viennent voir.Mais, aussi, j'ay cru pouvoir leur appliquer quelque chose sur les dispenses et je ne crois pas que les bonnes religieuses perdent avec moi, d'autant plus qu'elles auraient besoin d'un chapelain.Le seul des nôtres qui pourrait avoir besoin, ce serait M.Resche dont la maison a été brûlée, qui n'a aucun bien que son canonicat, qui travaille, confessant les Ursulines.MM.Gaillard et Saint-Onge ont des paroisses; M.Rigauville a dû revenir, mais il travaille à ses frais depuis trois ans, il mérite.il a payé aussi sa pension avec moy en partie.\" (Cartable: Éviques de Québec, 1-95.) M.J.-O Briand, vicaire général, à M.( Joseph-Amable) Trutaut, curé à Kamou-raska (Québec, 7 décembre 1762).Ce paroissien dont les crimes sont notoires doit être jugé par un tribunal séculier.\" Je vous soutiendrai auprès d'Abercrombie et de Murray.\" Il lui permet d'aller à Montréal, s'il a un Récollet pour le remplacer.(Copies de lettres, v, III, f.119.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Antoine) Lagroix, curé de Lotbinière (Québec 13 décembre 1762).Les habitante de Saint-Eustache lui ont demandé d'être réunis à la paroisse de Sainte-Croix.Il ne s'y oppose pas.Il croit que M. ARCHIVES DE QUEBEC 55 Lagroix devrait s'entendre avec le cure de Sainte-Croix à ce propos.(Copia de lettrée, v.III.f.89.) M.J.-O.Briand, vicaire générât, an révérend Frère Francois Carpentier, curé de Sainte-Croix (Québec, 13 décembre 1762).Il croit réellement que les habitants de Saint-Eustache ont raison: cependant, il ne peut rien faire sans avoir son opinion.B faut un procès de commodo et incommoda.\" Les districts sont faits par la cour avec deffence de changer.Il est vrai qu'il n'est pas essentiel que les bornes seigneuriales soient celles des paroisses, mais si elles le sont par l'ordre de la cour qui a prononcé sur le district fait par M.Collet, je n'y puis rien.\" (Copies de lettres, v.III, f.89.) Le général Murray à M.Briand (Québec 16 décembre 1762).Il lui demande pour Mue Desgoutins la permission d'entrer au dépôt de l'Hôtel-Dieu.(Cartable: Gouvernement, 1-10.) M.J.-O.Briand au gouverneur (Hôpital général, 16 décembre 1762).Il lui annonce quil a permis à M* Desgoutins d'entrer au dépôt des deux communautés religieuses.(Cartable: Êviques de Québec, 1-96.) M.J.-O.Briand, chanoine, vicaire général, aux religieuses de l'Hôpital général (sans indication de date ni de lieu).Il croit encore que le temps n'est pas venu de leur permettre d'accepter des novices.Longues instructions sur la conduite générale de la communauté.(Copies de lettres, v.IV, f.43.) M.J.-O.Briand, vicaire général, chanoine, à la révérende Mère Supérieure (sans indication de date ni de lieu).Conseils concernant la direction générale et particulière de sa maison.(Copies do lettres, v.IV, t.37.) 1763 M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.Montgolfier, vicaire général (Québec, janvier 1763).Il répond à sa lettre du 3 de janvier et lui envoie les secours pour les communautés, 6,000 livres.Le sujet qui donnait mauvais exemple à Laprairie s'est amendé sous la mm are d'excommunication.Quelques habitants de Sainte-Rose désirent être rattachés à la paroisse de Saint-François-de-Sales.\"Le temps serait propice pour changer le district qui ne pouvait l'être que difficilement avec les Français à cause de la deffense faite par la Cour de changer les districts faits par M.Collet.\" (Cartable: Êviques de Québec, 1-99.) M.J.-O.Briand, vicaire général (Hôpital général de Québec 2 janvier 1763).Circulaire ordonnant de remplacer le nom du Dauphin par celui du prince de Galles dans les prières du prône.(Cartable: Êviques de Québec, 1-100.) Publiée dans Mandements, etc., etc., des êviques de Québec, t.II, f.166.M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Joseph-Amable) Trutaut, curé de Kamouraska (Québec, 2 février 1763).Il est heureux d'apprendre que le paroissien en question s'est rapproché de lui \"M.Murray est ennemi du crime et je ne doutais pas qu'il vous écrivit à votre goût.\" M.Briand lui reproche de parler d'une manière irrespectueuse dans sa dernière lettre.Il lui avait demandé de ne pas poursuivre son paroissien; il n'avait qu'à répondre qu'il ne poursuivrait pas.B n'est pas prêtre pour agir à sa tête.\" Vous n'eussiez pas été ordonné si, à la sollicitation de M\" votre mère, je n'eusse pas parlé à feu M\" de Pontbriand qui vous trouvait faible en science.\" M.Trutaut devrait se le rappeler et avoir plus d'égards pour un bienfaiteur.(Copies de lettres, v.III, f.151.) M.J.-O.Briand, vicaire général, au révérend Frère Théodore Saint-Joseph-de-Beauce (Québec 10 mars 1763).Il n'aurait pas dû marier cet Acadien sans un 56 ARCHIVES DE QUÉBEC certificat du curé de Sainte-Famille.Pourquoi aussi s'être adressé aux tribunaux séculiers pour un vil intérêt?(Copia de lettres, v.III, f.153.) M.(Hector-Théophile) Cramahé au révérend Père Briand, chanoine et vicaire général de Québec (Québec, 22 mars 1763).Il lui envoie, par ordre de Son Excellence, la traduction des Articles préliminaires de la Paix, pour qu'il puisse les faire voir au clergé et communautés du gouvernement de Québec.(Cartable: Gouvernement, UU.) M.(Hector-Théophile) Cramahé à M.Briand (Québec, 28 mars 1763).Il l'informe que c'est à la réquisition du gouverneur que les dames Ursulines ont prêté leur salle pour juger les criminels, celle du Conseil étant trop petite.Il espère qu'il ne désapprouvera pas la chose.(Cartable: Gouvernement, 1-12.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.Jollivet, curé d'office à Montréal (Québec,.1763).M.Briand est heureux d'apprendre que Montréal s'unit à Québec pour \"demander à la Cour de Londres qu'il fût permis d'avoir ici un évêque.\" Il s'agit maintenant de recueillir les fonds pour payer les dépenses d'un député.M.Charest, malade, ne peut partir et M.Rainville, qui doit le remplacer, demande 3,000 écus.\" Il est étonnant combien il parait d'indolence dans le peuple canadien pour s'assurer sa religion.Quelle différence de nos villes de France: cela vient peut-être de ce quil n'y a point de corps, ni de maison de ville.Si vous ôtez cinq ou six de nos bourgeois, tout le reste demeure dans une stupide et grossière indifférence.\" Longues explications à propos de ce qui s'est dit à rassemblée de Montréal pour demander un évêque.Il faut laisser croire aux autorités britanniques que cette demande vient du peuple plutôt que du clergé.Les bourgeois de Montréal ont trop parlé et se sont occupés de questions qui ne les regardaient pas.(Cartable: Êvtqua de Quebec, 1-103.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Louis) Chevalier, curé de la Rivière-Ouelle (Québec, 12 avril 1763).Il regrette la négligence de M.Dolbec.M.Chevalier réhabilitera le mariage en question.(Copia de lettres, v.III, f.157.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean) Maisonbasse, curé i Saint-Thomas (Québec, 28 août 1763).M.Maisonbasse ne doit pas s'étonner du mécontentement du gouverneur envers lui.\" Rappelés-vous vos procès, votre appel du jugement de M.Abercrombie, votre imprudence au sujet de M.Panet.\" Tout cela a fait mauvaise impression.(Copia d* Ultra, v.Ill, f.111.) Le général Murray à M.Briand (Québec, 31 mai 1763).Le traité de paix signé à Paris, le 10 février ayant été ratifié le 10 de mars, il a ordonné que mardi, le 14 juin prochain, serait un jour d'action de grâces.Il prie M.Briand de donner ordre au clergé du gouvernement de Québec de chanter ce jour le Te Deum dans toutes les églises.Il espère qu'il exhortera les habitants à remplir leur devoir envers leur nouveau souverain.(Cartable: Gouvernement, 1-13.) M.J.-O.Briand (Québec, 4 juin 1763).Mandement ordonnant un Te Deum pour le retour de la paix, recommandant l'obéissance à l'autorité britannique et félicitant les troupes victorieuses de leur noble conduite.(Cartable: Êvtques d* Québec, 1-102.) Publié dans Mandements, etc., etc., da êvtques de Québec, t.II, p.168.) M.(Hector-Théophile) Cramahé au révérend Père Briand, vicaire général du diocèse, à l'Hôpital général (Québec, 6 juin 1763).Son Excellence a approuvé son mandement ordonnant le chant du Te Deum à l'occasion de la paix.(Cartable: Gouvernement, 1-15.) ARCHIVES DE QUÉBEC 57 M, J.-O.Briand, vicaire général.Mémoire sur la nécessité d'avoir un évêque à Québec (.1763).Il faut un évêque titulaire.Comment on pourrait procéder A l'élection de cet évêque.Il faut aussi un coadjuteur consacré pendant la vie de l'évêque.L'évêque élu pourra demeurer dans l'un ou l'autre des séminaires, simplement, sans apparat, puisque le gouvernement \" ne veut pas que l'évêque tienne état et ait le faste extérieur de cette dignité.Il pourra changer les curés et les forcer A se retirer dans les séminaires,\" s'ils se conduisent mal.Dans ce cas, le gouverneur devra l'appuyer.Il faut de plus que \" les cimetières des catholiques et des protestants soient séparés,\" jusqu'à présent il n'a rien dit afin de ne pas occasionner de troubles, mais il croit que ce point devrait être réglé \"pacifiquement avec M.le gouverneur et monsieur le ministre Brough (Brook).\" (Cartable: Pires Jésuites, 1-1.) M.J.-O.Briand, vicaire général (sans indication de date).Projet de forme qu'on pourrait donner A l'Église du Canada, dans les circonstances présentes.Ce document écrit de la main de M.Briand est divisé en six chapitres.1° de l'évêque; 2° du Chapitre; 3° du curé; 4° des marguilliers de la cathédrale; 5° des revenus de la fabrique; 6° de l'état présent du Chapitre.M.Briand explique ce qui a été fait dans le passé concernant chacun de ces articles et ce qu'Ù serait A propos de faire dans l'avenir.'Cartable: Diocèse de Québec, v.III, f.86.) M.J.-O.Briand, vicaire général.Mémoire concernant le collège des Jésuites, A Québec (.1763).Il attire l'attention du gouvernement sur la nécessité de conserver le collège des Jésuites A Québec.Sur ce point le gouvernement \" peut prendre quatre partis différents.\"- 1° \"Anéantir ce collège\"; ce serait le parti le plus dur.2\" \"Obliger les séminaires A tenir des écoles ouvertes A toutes sortes de personnes de quelque religion qu'ils fussent et quelque vocation qu'ils voulussent suivre\"; ce second parti aurait de très graves inconvénients.3\" \"Conserver les séminaires dans leur ancien usage de former et d'élever les jeunes gens destinés A l'Église, et le collège séparé tel qu'il a été jusqu'ici.\"; pour cela, il faudrait garder les Jésuites dans le pays.C'est le quatrième parti A prendre et celui qu'il voudrait voir adopter parce que premièrement les Jésuites \" ont une disposition particulière pour enseigner.\" \"parce que deuxièmement la diversité des maîtres y entretiendrait l'émulation, parce que troisièmement les Jésuites pourraient faire venir d'Europe des maîtres plus capables.parce que quatrièmement les Jésuites sont en possession de grands biens que les articles de la capitulation leur garantissent.\" M.Briand espère que le roi fera droit A sa demande et conservera cet établissement Cette nouvelle faveur accordée aux Canadiens les attachera inviola-blement au gouvernement britannique: de plus, il n'aura pas de plus fidèles sujets que les Jésuites.(Cartable: Pires Jésuites.1-1.) Mémoire concernant le Canada dans lequel on expose A Sa Majesté Britannique les moyens les plus sûrs de s'attirer la fidélité et l'attachement des nouveaux sujets qu'elle vient d'acquérir.et de leur procurer la tranquillité.Ces moyens sont: 1\" de leur laisser le libre exercice de leur religion; 2° de leur accorder un évêque titulaire avec un Chapitre; 3° de continuer l'établissement du séminaire (sans indication de date).(Cartable: Gouvernement, V-3.) Mémoire du Chapitre de Québec A Sa Majesté George III le priant de leur permettre de choisir un évêque et de laisser au séminaire de Québec la liberté de subsister (sans indication de date et sans signature).(Cartable: Gouvernement, V-6.) Adresse A Son Excellente Majesté le roi par le Chapitre de Québec.Signé\u2014 Briand, ch.v.g.; Perrault, ch.v.g.; Saint-Onge, ch.; Rêche, trésorier; Rigau- 58 ARCHIVES DE QUEBEC rille, ch.secrétaire (Québec, 13 septembre 1763).Publiée dans Mandements, «te., etc., des Moues d* Quebec, t, II, p.174.(Cartable: Gouvernement, V-30.) M.(Hector-Théophile) Cramahé au révérend Père Briand, vicaire général à Québec (à l'Hôpital général) (Québec, 10 septembre 1763).Son Excellence désirerait prendre connaissance du mémoire, sur les affaires du clergé, que M.Briand a préparé.(Cartable: Gouvernement, 1-14.) Mandement autorisant un emprunt sur les fabriques pour subvenir aux frais d'une deputation à Londres, à l'effet de demander l'exécution du quatrième article du traité de paix concernant le libre exercice de la religion catholique.Signé: Montgolfier, v.g.; Briand, chan.vie.g.; Perrault, chan.v.g.; Rigauville, chan.pro-secrétaire (Québec 26 septembre 1763).Publié dans Mandements, etc., etc., des évtques de Québec, t.II, p.176.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Jean Maisonbasse) curé à Saint-Thomas (Québec, 27 septembre 1763.n ne doit pas marier sans une permission du général ou de son commandant, M.Abercrombie, le soldat écossais en question.\"Le roy deffend les mariages des Anglois avec les françoises.Son Excellence m'a enjoint positivement de ne m'y point prêter.\" (Copies de lettres, v.III, p.113.) Mémoire des citoyens de la ville de Québec à Sa Majesté le roi de la Grande-Bretagne (sans indication de date).Ses nouveaux sujets s'adressent à lui le priant de leur \" accorder la permission d'avoir un évêque qui puisse être élu et aidé dans les fonctions episcopates par le clergé de l'Église cathédrale: de laisser subsister le séminaire .ainsi que les communautés de religieux et de religieuses établies en Canada.\" Ils chargent M.Etienne Char est d'aller lui exposer leurs vœux.(Original avec toutes les signatures.) (Cartable: Gouvernement, V-14.) Mémoire des citoyens de la ville de Montréal demandant, au roi de la Grande-Bretagne de leur accorder un évêque, ainsi que la conservation de leurs lois et de leurs usages (sans indication de date).(Cartable: Gouvernement, V-2.) Mémoire des citoyens de la ville et du gouvernement des Trois-Rivières à M\" le comte d'Egremont, l'un des ministres principaux, et secrétaire d'État de Sa Majesté.Il le prie de leur permettre d'avoir un évêque avec un Chapitre et de laisser subsister les séminaires et les communautés religieuses établis dans le pays (sans indication de date).(Cartable: Gouvernement, V-18).Mémoire des sujets catholiques à Son Excellence le gouverneur en Conseil.Ils le prient d'étendre aux villes de Montréal et des Trois-Rivières le pouvoir qu'il a accordé aux citoyens de Québec \"de s'assembler pour délibérer sur les représentations qu'ils jugeraient devoir faire soit à la cour ou autre autorité légitime .\" (Cartable: Gouvernement, V-23.) \"Deputation de Monsieur Etienne Charest en cour d'Angleterre, vers Sa Très Excellente Majesté George III, roi de la Grande-Bretagne, et en tous les bureaux du Gouvernement pour les affaires de la religion catholique en Canada.\" (Québec 20 octobre 1763).(Cartable: Gouvernement, V-12.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Louis-Pascal) Sarault, curé à Saint-Charles (Québec 26 octobre 1763).\" Je consens à ce que vous proposés; mais conservés une somme assez considérable pour les frais de la deputation, on a cru devoir en charger les fabriques afin de ne point donner occasion au peuple de crier.\" (Copies de lettres, v.III, f.167.) M.Jean-Olivier Briand, chanoine de l'église cathédrale de Québec et vicaire général du diocèse, pendant la vacance (Hôpital général.27 octobre 1763).Mande- ARCHIVES DE QUEBEC 59 ment aux habitants de Sainte-Foy.Il vaut mieux se mettre immédiatement à la construction d'un nouveau presbytère que de réparer partiellement l'ancien qui tombe en ruine.Il compte sur leur bonne volonté pour commencer dès le printemps la construction d'un presbytère en pierre.(Copies de lettres, v.III.f.171.) M.J.-O.Briand.vicaire général, à M.(Thomas) Blondeau, curé de Saint-Vallier (Québec, 19 novembre 1763).M, Briand lui a déjà donné les règles à suivre pour l'absolution dans le cas où un soldat logé dans une famille y serait une cause de désordre.Dans le cas présent, il doit se rendre à l'ordre du gouverneur et ne point craindre de venir donner les motifs de sa conduite.\" S'il ne s'agit que des sacrements, je doute que M.Murray vous tance à cette occasion.Il ne le ferait pas sans m'en parler; il a toujours eu la bonté de me prévenir sur les affaires de la religion, il sçait que sur des sacrements quant à l'intérieur, il ne peut et ne doit pas forcer, et j'ay eu l'honneur de luy dire que ni moy ni le pape lui-même ne pouvions rien sur le refus, délai ou concession de l'absolution, parce que la Pénitence était un tribunal secret et intérieur dont le juge n'avait de compte à rendre qu'à Dieu seul.\" H ne doit pas rebuter les pécheurs, mais les accueillir avec bonté.(Copies de lettres, v.III, f.173.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Thomas) Blondeau, curé à Saint-Vallier (Québec, 28 novembre 1763).M.Blondeau a dépassé les bornes de la prudence dans la lettre qu'il a adressée au gouverneur.Il ne devait pas laisser entendre qu'il y avait dans sa manière d'agir envers les pénitents certains motifs qu'il ne pouvait révéler.\" Voilà qui est mal; et Son Excellence l'a compris; il dit que vous êtes un ignorant.J'ai fait mon possible pour vous excuser lui représentant que la crainte a pu vous troubler.Il a ajouté qu'il voyait bien que je connaissais mieux les sujets que lui et qu'il était fâché de m'avoir engagé à vous donner cette cure; mais que c'était M.Abercrombie qui lui mandait que vous croies qu'elle vous était due et que vous la demandiés .Depuis que vous êtes dans cette paroisse vous n'avez eu que de la peine, parce que le bon Dieu n'a point eu de part à votre entrée.\" Il le prie de s'humilier et de reconnaître sa faute.(Copies de lettres, v.III, f.175.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Louis-Pascal) Bédard, curé de Saint-Fran pois-du-Sud (Québec, 8 décembre 1763).\" M.Murray m'ayant dit que les soldats congédiés pouvaient se marier et qu'il y avait la liberté de religion, on ne peut refuser s'il veut être catholique.\" Il doit instruire ce soldat et réhabiliter le mariage.(Copies de lettres, v.III, f.159.) M.J.-O.Briand, vicaire général, au révérend Frère Théodore (Claude Loiseau), à Saint-Joseph-de-Beauce (Québec, 20 décembre 1763).Il lui accorde ce qu'il demande pour la paroisse de M.Rigaud.Il lui ordonne d'étudier la théologie au moins deux heures par jour.(Copies de lettres, v.III, f.155.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Louis-Pascal) Sarault, curé de Saint-Charles (Québec .1763).\" Le capitaine ne doit point payer son banc.L'habitant sorti de votre paroisse depuis un an, n'a pas droit à son banc il doit être crié; il faut s'en tenir au rituel.\" (Copies de lettres, v.III, f.167.) M.J.-O.Briand, vicaire général, au révérend Frère Théodore, Saint-Joseph-de-Beauce (Québec - ¦ - 1763).M.Catien n'a pas dû recevoir beaucoup de dunes pour un mois ou six semaines qu'il a passés à Saint-Joseph.S'il ménage, il pourra peut-être entreprendre la construction d'une église, n ne songe pas à lui donner de voisin; on lui a parié de M.Parent, mais il ne l'enverra pas.(Copies de lettres, v.III, f.155.) 60 ARCHIVES DE QUEBEC 1764 Etienne Charest.Copie des lettres écrites an comte d'Halifax les 16 et 27 janvier 1764.Il lui propose une formule de serment que l'on pourra imposer aux prâtres français passant en Canada ; il lui demande de faire en sorte que les nouveaux sujets de Sa Majesté soient maintenus \"dans les droits français, suivant la coutume de Paris,\" que l'on effectue le plus tôt possible, le \" paiement des lettres d'échange, billets d'ordonnance, certificats et autres papiers que Sa Majesté Très Chrétienne a autorisé en Canada .\" n espère une réponse favorable à toutes ses demandes.(Cartable: Gouvernement, V-21.) Etienne Charest.Copie de sa lettre écrite à lord Halifax, le 28 février 1764.n désirerait terminer les affaires encore en suspens afin de pouvoir passer en France.(Cartable: Gouvernement, V-16.) M.J.-O.Briand.Circulaire invitant MM.les curés à favoriser la formation d'un corps de volontaires (Hôpital général, 8 mars 1764).(Cartable: Êviques de Qutbee, 1-104.) Publiée dans Mandements, etc., etc., de* Moue* d* Quibec, t.II, p.178.M.J.-O.Briand, vicaire général.Mandement aux habitants de Saint-François-de-Beauce (Québec, 9 mars 1764).C'est avec grande joie qu'il a appris qu'ils se proposaient de construire une église.Il espère qu'ils seront unis dans un même zèle pour l'honneur de la religion et qu'il n'y aura pas de dissensions parmi eux.Ils commenceront immédiatement à préparer un terrain pour construire une \"chapelle de quarante-cinq pieds, qui devra être terminée au printemps de 1765.\".(Copies de lettre*, v.III, f.189.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.(Pierre-Laurent) Bédard, curé à Saint-François-du-Sud (Québec, 2 avril 1764).B le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Pierre à la place de M.Duchouquet.Il devra s'entendre avec ce dernier sur l'article des dîmes.(Copies de* lettre*, v.III, f.193.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.Louis Jollivet, curé d'office à Montréal (Québec, 25 juillet 1764).A propos du mariage de Mlle Montesson avec M.Bruyères.Il veut que l'affaire lui soit soumise.Il croit qu'il vaudrait mieux unir les séminaires de Québec et de Montréal, \" afin qu'ils ne fassent qu'un seul corps avec mêmes règlements et un seul supérieur majeur.\" M.Berthiaume passe en France.(Cartable: Êviques de Québec, 1-116.) M.J.-O.Briand, vicaire général.Mandement aux habitants de la paroisse de Neuville (Québec, 22 août 1764).Il est heureux d'apprendre qu'ils s'appliquent à exécuter l'ordonnance où M«* de Pontbriand leur enjoignait de mettre dans leur église \" des bancs clos et uniformes.\" Il craint, cependant, que de mauvais esprits ne viennent troubler la paix qui règne parmi eux.Il les exhorte à rester unis à leur curé et i se \"rapporter à ses lumières \" dans tout ce quil jugera à propos de faire.(Copie* de lettre*, v.III, f.201.) Acte par lequel M.Montgolfier, vicaire général, refuse le siège episcopal de Québec et propose M.Briand.\"Je ne connais personne dans cette colonie, plus en état de remplir cette place que M.Olivier Briand, prêtre, chanoine et grand vicaire de ce diocèse, qui, à la pureté de sa foy, au zèle, à la prudence, et à la piété la plus distinguée que je connaisse dans cette colonie, joint en sa faveur le suffrage du clergé et des peuples, et la protection la plus marquée du gouvernement politique.\" (Québec 9 septembre 1764).Signé: Montgolfier.(Cartable: Vicaire* généraux, V-13.) ARCHIVES DE QUÉBEC 61 Procès-verbal de rassemblée du Chapitre, i l'occasion du choix de M.Jean-Olivier Briand, comme évêque de Québec (Québec, 4 septembre 1764).(Registre du Chapitre, 252-256.) (Québec, 12 septembre 1764).Les chanoines prient Sa Sainteté le pape, de vouloir bien accorder comme évêque du Canada, M.Jean-Olivier Briand, qu'ils ont choisi.(Registre du Chapitre, 256.) (Québec, 17 septembre 1764).Les chanoines donnent une procuration à M.Briand, pour régler les questions concernant le Chapitre avec les chanoines alors en France.(Registre du Chapitre, 256.) Les membres du Chapitre de Québec à M.l'abbé de La Corne, à Londres (sans indication de date).Ils ont reçu sa lettre du 28 mars (1764).Us le remercient d'avoir si bien appuyé conjointement avec M.Montgolfier, M.Etienne Char est, dans sa mission.Ils ont enfin réussi à gagner M.Briand à passer en France; ils espèrent qu'il aura plus de succès que M.Montgolfier, qui a agi sagement en venant au Canada.Leur unique ressource est maintenant dans M.Briand qu'ils ont élu et nommé à l'évêché de Québec.Us espèrent que la congrégation de la Propagande ne fera pas d'objection sur ce nouvel acte d'élection, puisqu'il s'agit plutôt d'une simple présentation, exprimant le désir qu'un évêque titulaire soit nommé au siège de Québec Ils le félicitent d'avoir si bien administré lés revenus de l'abbaye de Mau-bec, et d'avoir porté les recettes à 10,000 livres pour la présente année.Ils lui demandent d'aider M.Briand dans sa mission, et de travailler à lui conserver ce revenu dont il aura tant besoin, car c'est le seul qu'il puisse espérer avoir pour soutenir sa dignité.(Cartable: Gouvernement, V-19.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à l'abbé de l'Isle-Dieu, à Paris (Port du Douvres, 2 novembre 1764).Il est enfin arrivé à Douvres, souffrant d'un mal de gorge depuis douse jours.Il a décidé de continuer directement à Londres sur le même bateau.(Copies d» lettres, v.III, f.209.) \" Observations que les nouveaux sujets de Sa Majesté prennent la liberté de mettre sous les yeux de Son Excellence l'honorable Jacques Murray, le suppliant de vouloir bien, en leur continuant ses bontés à cette province, les présenter de leur part à leur gracieux Souverain et les appuyer de sa protection.\" 1° demande d'un évêque; 2° paiement des dunes; 3* accession des nouveaux sujets aux emplois publics; 4° propriétés des seigneurs; 5* enregistrement des titres de propriété; 6* protestation contre la réunion des minutes d'actes au bureau du Secrétaire, à Québec.Ils demandent que les séminaires, le collège de Québec et les autres communautés soient maintenus, que les droits de pêche sur la côte du Labrador leur soient conservés, que les lois concernant le commerce des pays d'en haut restent en vigueur, que le commerce des liqueurs fortes avec les Sauvages soit restreint.Les seigneurs protestent de leur soumission au roi, et demandent que les droits de haute et basse justice leur soient accordés.Soins à donner aux Archives \" qui sont actuellement confusément jetées en monceaux dans une chambre chez les Récollets, où elles périssent d'humidité et faute de soin.\" Nécessité de multiplier les cours des Plaidoyers Communs.Assignation des gens de la campagne par les baillis.Emprisonnement pour dettes.On demande que les juges émettent leurs ordres ou warrants dans la langue française.(Cartable: Gouvernement, V-25.) 1765 Mémoire pour servir de conduite aux Canadiens catholiques romains, nouveaux sujets du roi d'Angleterre dans les circonstances présentes de 1765.Brouillon 62 ARCHIVES DE QUÉBEC d'un discours qui semble avoir été adressé S une réunion des principaux citoyens catholiques de Québec.(Cartable: Gouvernement, V-30.) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.Etienne Marchand, vicaire général de Québec, curé à Boucherville (Londres, 11 janvier 1765).Il le félicite de sa nomination de vicaire général.Il ne sait quand il pourra quitter Londres.La cour e3t mal disposée.Cela provient probablement des faussetés publiées dans un mémoire préparé par un personnage que M.Marchand connaît bien (le Père Roubaud).M.Briand espère que M.Cramahé détruira les faussetés avancées par ce malheureux \"qu'il y avait déjà grand nombre de protestants canadiens, que quatre à six curés canadiens voulaient se marier, que le roi de France aurait nommé aux cures si le pays était revenu à la France, qu'il n'y avait pas d'autre moyen d'attacher les Canadiens au gouvernement qu'en les rendant protestants non pas par violence, mais doucement en les laissant manquer de prêtres.\" Lorsque M.Briand lui a reproché sa mauvaise foi, il s'est contenté de répondre \" Q ne fallait pas me laisser venir à Londres, on devait me retenir en Canada,\" Si à son retour au Canada, M.Briand passe par New York, il arrêtera saluer M.Marchand, à Boucherville.(Cartable: Êviques de Quebec, VI-10).(Copies de lettres, v.III, f.213.) M.J.-O.Briand aux dames de Pontbriand (Londres, 12 février 1765).Il est à Londres \" à poursuivre sa dignité.\" C'est avec grande répugnance qu'il a accepté la charge épiscopale.Il ne sait quand il pourra passer en France: on est très opposé, à Londres, à ce que les Canadiens communiquent avec tes Français.(Copies de lettres, v.IV, f.37a) M.J.-O.Briand, vicaire général, à M.Etienne Marchand, vicaire général, curé de Boucherville (Londres, 16 juillet 1765).Les affaires religieuses du Canada n'avancent pas.La chute du ministère britannique les retardera davantage.\" Je vous avoue que c'est tout ce que je pub faire que de continuer des démarches pour un fardeau pour lequel j'ay toujours une répugnance extrême et que je redoute en vérité plus que la mort.J'en ay toutes les raisons possibles; je n'y consentirais jamais si je ne prévoyais pas ce qui en arriverait de fâcheux et si je ne me flattais pas de l'espérance de pouvoir m'en décharger bientôt en faveur de quelqu'autre plus capable.\" Il a appris le terrible incendie arrivé à Montréal, le 26 mai 1765.Il craint que l'Hôtel-Dieu ne soit consumé.Ne vaudrait-il pas mieux ne former qu'un bon hôpital général, en lui attribuant les biens de l'Hôtel-Dieu ?Il lui mande de garder le secret sur cette proposition.Il prie M.Marchand de le recommander aux prières du clergé.(Cartable: Êviques de Quebec, VI-11.) .-\"'V- ¦ 1766 M» J.-O.Briand au duc de Choiseul (sans indication de lieu ni de date).Il vient le prier de prendre en main la cause d'une communauté menacée de destruction, par suite des dettes qu'elle a contractées en secourant trop largement les malheureux.Circonstances qui ont amené l'état d'indigence où se trouve aujourd'hui l'Hôpital général de Québec.La disparition de l'Hôpital général entraînera aussi celle de l'Hôtel- Dieu ; car cette maison est elle-même gravement endettée par suite des emprunts qu'on a dû faire, après l'incendie de 1755.Me Briand demande au duc de Choiseul que les dettes de l'Hôpital général soient payées par le gouvernement français.Inutile de songer à faire retourner en France les religieuses hospitalières de Québec.(Copies de lettres, v.III, f.313.) M* J.-O.Briand.Induit lui accordant des pouvoirs extraordinaires (Rome, 19 janvier 1766).(Cartable: Rome-Induits, 1-22.) ARCHIVES DE QUÉBEC 63 Bulle de Clément XIII nommant M.Jean-Olivier Briand, évêque de Québec (Rome, 21 janvier 1766).(Bullarium, 1-67.) (Registre du Chapitre, f.258.) Le cardinal Joseph-Marie Castelli à M.l'abbé de La Corne, doyen du Chapitre de Québec, a Paris (Rome 22 janvier 1766).Sa Sainteté a nommé au siège vacant de Québec M.Briand \" et cela après avoir reçu de différentes parts, à sa grande consolation, des témoignages assurés de ses excellentes qualités.\" Les brefs nécessaires seront expédiés par l'entremise du nonce à Paris.(Cartable: Correspondance manuscrite de Rome, 1-20.) M.(Hector-Théophile) Cramahé à (M* Briand) (Londres, 19 février 1766).Il a reçu ta lettre du 8 février-, et est heureux d'apprendre que \" partie de l'ouvrage est fait \" et qu'il doit bientôt te mettre en route pour Québec.Il ne peut lui donner pour le moment une réponte positive sur ce qu'il lui a demandé.Il croit qu'ils pourront partir ensemble pour Québec.Il lui recommande la plus grande discrétion possible.Compliments à l'abbé de La Corne.(Cartable: Gouvernement, 1-16.) Copie de la lettre du secrétaire du gouverneur, J.Goldfrap, aux curés qui refusent de prêter le serment de fidélité (Québec, 20 février 1766).Ils devront prêter le serment ou se préparer à quitter le pays le premier août prochain.(Cartable: Gouvernement, V-34.) Les vicaires généraux à Son Excellence le Gouverneur et à l'honorable Conseil (Québec, 20 mars 1766).Ils protestent contre la formule de serment de fidélité actuellement en vigueur et en proposent une plus acceptable.(Cartable: Gouvernement, V-36.) M\" J.-O.Briand au cardinal (Castelli) (Paris, 3 mars 1766).C'est la première foit qu'il s'adresse directement à Rome.Jusque-là les abbés de l'Isle-Dieu et de la Corne étaient chargés de négocier avec, la cour de Rome au sujet des affaires de l'Église de Québec.Maintenant qu'il a reçu les bulles le nommant évêque de Québec, il est de son devoir de remercier l'éminentissime cardinal, préfet de la Propagande, en son nom, et en celui du clergé et du peuple canadien de la sollicitude du siège apostolique en faveur de l'Église du Canada.¦' Jamais cette Église désolée n'a eu plus de besoin de sa bienveillance et des faveurs du Père commun des fidèles que dans ce moment où, passée sous une domination étrangère, elle n'aura pas moins à craindre du dedans que du dehors.J'oserais même assurer Votre Eminence que de grands maux nous seront occasionnés et nous viendront peut-être des domestiques de la foi et malheureusement de quelqu'un de ceux qui sont chargés de l'annoncer.\" Me Briand demande qu'on lui octroie la faveur de célébrer le jubilé accordé à l'Église catholique, à l'occasion de l'exaltation de Clément XIII, et qui n'a pu être fait, à Québec, dans le temps, vu l'état de siège.Il projette de conserver le Chapitre, mais il ne peut obliger les chanoines à la résidence et à la récitation de l'office canonial, parce que 1° il en a besoin pour la desserte des paroisses; 2° parce que le roi de France ne donne plus les 8,000 livres attribuées à ce Chapitre et vient, en plus, de lui enlever l'abbaye de Maubec, qui faisait sa principale mense.Il craint que les membres du Chapitre existant ne prennent occasion de ces actes de la cour de France pour déclarer que le Chapitre de Québec est dissous.Il désirerait donc dù Saint-Siège une déclaration établissant que le Chapitre subsiste toujours malgré la dispersion des Chanoines; il voudrait aussi apporter quelques modifications à la constitution du Chapitre.B désire de plus qu'on lui donne un coadjuteur, vu les inconvénients qu'il y aurait s'il fallait que.à chaque vacance, le nouvel élu allât se faire consacrer en Europe.Il voudrait savoir si ce coadjuteur peut être choisi et proposé par le Chapitre.Il s'en rapporte aux lumières de Son Eminence 64 ARCHIVES DE QUÉBEC pour la direction future de l'Église du Canada.P.S.Il prie le cardinal Castelli de faire passer la réponse qu'il daignera faire par l'abbé de l'Isle-Dieu, à Paris.Il le prie aussi de présenter la lettre qu'il adresse au pape.Inclus: Lettre (en latin) ft Sa Sainteté le pape Clément XIII.M\" Briand remercie le pape d'avoir donné un évêque à l'Eglise du Canada.Personnellement, il se trouve indigne d'une telle faveur.Il sait les difficultés qui l'attendent et combien il lui sera difficile de communiquer avec la cour de Rome.C'est pourquoi 11 profite de l'occasion pour proposer à Sa Sainteté certaines demandes très importantes.1° de pouvoir dispenser du second degré de consanguinité et d'affinité; 2* de pouvoir célébrer, à Québec, le jubilé; 3* de pouvoir conserver le Chapitre avec certaines modificatons; 4° de pouvoir se choisir un coadjuteur.Il ne donne pas au long les raisons qui le poussent ft faire ces demandes; le cardinal Castelli les donnera ft Sa Sainteté de vive voix.(Cartable: Êviques de Québec, 1-114.) (Paris, 18 mars 1766).Acte de la consécration episcopate de M** Jean-Olivier Briand, par l'archevêque de Paris.(Cartable: Bullarium 1-69.) (Registre du Chapitre, f.259.) Le cardinal Joseph-Marte Castelli ft M.l'abbé de l'Isle-Dieu, ft Paris (Rome, 26 mars 1766).Il répondra aux demandes de M\" Briand, évêque élu de Québec, au premier jour.(Cartable: Correspondance manuscrite de Rome, 1-21.) Le cardinal Joseph-Marie Castelli ft Me J.-O.Briand, évêque de Québec (Rome, 9 avril 1766) (en latin).Il lui envoie la bulle promulguant te jubilé.Le Chapitre de Québec doit demeurer tel qu'il est maintenant constitué.L'évêque de Québec pourra se choisir un coadjuteur cum futura successions et te proposer au Souverain Pontife, après avoir obtenu en sa faveur te témoignage du nonce apostolique, ft Paris.(Cartable: Correspondance manuscrite de Rom», 1-37.) L'abbé de la Corne aux messieurs du Chapitre de Québec (Paris, te samedi saint, 1766).Il annonce te départ de M\" Briand pour le Canada: \" La séparation m'a été des plus sensible.Elle m'est toujours présente, et je ne puis vous en parler sans renouveler mes larmes; je ne vois rien de si cruel que les adieux éternels.Jugez, messieurs, des assaults que te pauvre malheureux a eu ft essuyer, en laissant sa famille où il a passé environ un mois.Sa respectable mère qui est une vraye sainte en a été malade, et ses frères et soeurs qui sont les plus recommandantes, par leur probité et leurs belles qualités, sont inconsolables.Les lettres que j'ai reçues ft cette occasion m'ont véritablement attristées.Il faut, en vérité, autant de vertu qu'il en a et de fermeté pour avoir résisté et n'y avoir pas succombé.Vous avés un saint, messieurs, prions le Tout-Puissant de le conserver au Canada; il ne se ménage pas assex, je crains pour sa santé qui n'est pas forte, c'est ft vous ft y veiller et ft l'obliger à se ménager.\" (Cartable: Chapitre, VII-64.) .L'abbé de l'Isle-Dieu ft M\" J.-O.Briand (Paris, 13 avril 1766).Il a appris que M» Briand avait été très incommodé par la mer dans le passage de Calais ft Douvres.Il lui donne un état de ses comptes.Il reste ft l'évêque de Québec 11,483 1.4s 3d.Bordereau des sommes dues ft l'évêque de Québec, en France.(Cartable: Vicaires généraux, V-172-176.) M«* J.-O.Briand ft M\" l'Êvêque d'Orléans (Londres, 1er mai 1766).Bonnes dispositions de la cour de Londres envers les catholiques canadiens.\" Le ministre a enfin parlé, mais en son nom seul.Avant-hier, il me dit que je pouvais partir pour le Canada, qu'on était bien disposé dans tous les bureaux ft favoriser les Canadiens en tout, même sur l'article de la religion, et qu'il ne doutait pas que te Conseil du Roy ne fût du même sentiment et l'approuvât.\" Il se dispose ft partir LETTRE DU GOUVERNEUR MURRAY À Mv BRIAND Privée Quebec 20th June 1766.D' Sir, I have ardently wish! to take you by the hand and sincerely congratulate you on your Promotion, art Event which which has made me very happy, as I did every thing in my power to contribute to it both by my public letters to the Kings Ministers, & my private sollicitations to my friends some of whom particularly the Arch Bishop of York and my Brother the Preband of Dur home\u2014My Canadiens I recommend to your care they have behaved so as to fix my affection to them for ever; I leave them with reluctance, but my presence in London became necessary to remove the many misrepresentations of their Enemies and mine depend ypon my utmost endeavours to promote their wellfare in London where I shall expect often to hear from you.The choice His Majesty has made of M' Carleton to command in my absence pleases me much I am sure he will be glad to have it in his power to do every thing which can satisfy you, & I know you on return will do what you can to render his Government easey and agreeable to him.Doctor Mabane will put this into your hands I know he loves you, and the Canadians, I therefore recommend his friendship to you.He is to be confided in more than M' Mills who I am sorry to hear has been too busy with you; A man who is void of Gratitude & capable of hurting his Benefactor, may easely be induced to betray a stranger, & probabely will do it, whenever his interest makes it necessary.When you write to me direct for me at the British Coffee house & be assured that I am with the utmost Truth and Regard D' Sir Your most obedient and most humble Servant Ja: Murray (1) (1) Archives de l'Archevêché de Québec. ARCHIVES DE QUÉBEC 65 pour Québec.Remercie l'évêque d'Orléans de la gratification de 3,000 livres qu'il lui a accordée.\" Né sans biens et pourvu d'une dignité sans revenu, je n'étais pas en état sans secours de me procurer les ornements nécessaires i mon ministère.\" (Cartable: Êviques de Québec, VI-12, Copies de lettres, v.III, t.249.) Le grand vicaire Perrault à Son Excellence Jacques Murray, gouverneur de la province (Québec, 15 juin 1766).Il veut bien obéir à l'ordonnance où il est statué que tous les titres et contrats des terrains qui relèvent du domaine du roi soient enregistrés immédiatement; c'est dans ce but qu'il a demandé un délai pour rechercher ces titres \" parmi les archives de l'évesché, lesquelles ont été transportées à Montréal, lors du siège de Québec, par feu seigneur evesque de Pontbriand \" et qu'il vient de recouvrer.En attendant qu'il puisse présenter ces titres, il prie le gouverneur de s'interposer afin que les terrains maintenant en la possession du siège episcopal ne lui soient point enlevés.Il regrette le prochain départ du gouverneur et lui souhaite un prompt retour.(Cartable: Gouvernement, 1-33.) Le gouverneur Murray à M.Briand (Québec, 20 juin 1766).Il le félicite de sa promotion à l'êvêché de Québec.\"I have ardently wisht to take you by the hand and sincerely congratulate you on your Promotion, an event which which has made me very happy, as I did every thing in my power to contribute to it both by my public letters to the Kings, Ministers, and my private sollicitations to my friends some of whom particularly the Arch Bishop of York and my Brother the Preband of Durhame.My Canadiens I recommend to your care, they have behaved so as to fix my affection to them for ever.I leave them with reluctance, but my presence in London became necessary to remove the misrepresentations of their enemies and mine depend upon my utmost endeavours to provoke their welfare in London where I shall expect often to hear of you.The choice His Majesty has made of M* Car le ton to command in my absence, pleases me much.I am sure he will be glad to have it in his power to do every thing which can satisfy you, and I know you in return will do what you can to render his government easy and agreeable to him.Doctor Mabane will put this into your hands.I know he loves you, and the Canadians.I therefore recommend his friendship to you.He is to be confided in more than M' Mills who I am sorry to hear has been too busy with you.A man who is void of gratitude and capable of hurting his benefactor, may easily be induced to betray a stranger, and probably will do it, whenever his interest makes it necessary.When you write to me direct for me at the British Coffee house and be assured that I am with the utmost truth and regard, Dear Sir, your most obedient and most humble servant.J.A.Murray.\" (Cartable, Gouvernement, 1-16.) Lettre sans indication d'adresse ni signature, où l'on se plaint de la conduite du gouverneur Murray envers les sujets canadiens catholiques (Québec, 8 juillet 1766).(Cartable: Gouvernement, V-32.) Délibération du chapitre au sujet de la réception à Québec de M\" Jean-Olivier Briand (Québec, 17 juillet 1766).(Registre du Chapitre, t.258.) Acte de prise de possession du siège de Québec par M\" Jean-Olivier Briand et de son intronisation faite à la chapelle, du séminaire (Québec 19 juillet 1766).(Registre du Chapitre, f.259, Registre C, f.129.) .M\" J.-O.Briand à M.Pierre-Antoine Porlier, curé de Sainte-Anne-de-la-Poca-tière (Québec 13 juillet 1766).Conduite qu'il doit tenir à propos de la réconciliation d'une personne qui avait causé du scandale.(Copies d* lettres, v.III, f.253.) M\" J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Jean-François Hubert (20 juillet 1766).(Registre C, f.111.) 66 ARCHIVES DE QUÉBEC M\" J.-O.Briand.Lettre de grand vicaire en faveur de M.Etienne Montgolfier (23 juillet 1766).(Registre C, f.226.) M\" J.-O.Briand, Lettre de grand vicaire en faveur de M.Etienne Marchand (24 juillet 1766).(Registre C, f.227).Me J.-O.Briand.Lettre de grand vicaire en faveur de M.Joseph-François Perrault (26 juillet 1766).(Registre C, f.229.) Me J.-O.Briand.Lettre de grand vicaire en faveur de M.Pierre Maugue Garaut Saint-Onge (27 juillet 1766).(Registre C, f.228.) Lettre pastorale de Me J.-O.Briand aux paroissiens des Trois-Rivières (26 juillet 1766).Il leur reproche leur conduite au sujet du grand vicaire, M.Saint-Onge.Il est peiné de la résistance dont ils font preuve à l'égard de leur évêque.\"Je veux bien vous dire que notre général et les juges à paix de cette ville et du gouvernement me renvoyent toutes les affaires ecclésiastiques que nos excellens catholiques de la campagne, en cela moins honnêtes que vous, vont leur communiquer; c'est qu'ils sçavent notre religion et qu'ils ne veulent pas la persécuter.En effet, ce n'est pas du côté du gouvernement que j'ay le plus à souffrir, ni que je trouve de la résistance.\" Il est évêque et a le droit de les avertir, de les reprendre et même de les punir.(Cartable: Êviques de Québec, 1-113.) Me J.-O.Briand, au gouverneur (Carleton) (Québec, 24 juillet 1766 ?).Comment était composé le Chapitre dans le passé.Modifications qu'il voudrait y faire.Les revenus du Chapitre et les raisons de maintenir cette institution.(Deux mémoires écrits de la main de M** Briand, sans mention d'année et probablement adressés à Carleton.Dans fun il dit qu'il avait souvent manifesté son dessein à M.Murray sur les points en question.) (Cartable: Êviques de Québec, 1-108,111.) Me J.-O.Briand.Réponse qu'il donne à une requête (26 juillet 1766) (sans indication de lieu).On ne peut changer le choeur dans une église sans l'approbation du grand vicaire.Il fallait aussi avoir le consentement des marguilliers, ce dont il n'est pas question dans la requête.(Copies de lettres, v.III, f.265.) .Lettre pastorale de Me J.-O.Briand aux Acadiens de 111e Saint-Jean, du Cap-Breton, de la Nouvelle-Ecosse, de la Gaspésie (séminaire de Québec, 16 août 1766).Il connaît leur douloureuse situation et espère y remédier en leur envoyant bientôt un missionnaire.En attendant, il les engage A la soumission au roi.\" Nous vous exhortons donc, nos très chers frères, à vous conserver aussi scrupuleusement (attachés) fidèles à notre roy qu'à notre Dieu, parce que vous ne pouvés plaire à Dieu qu'autant que vous serês soumis au roy dans les choses qui ne sont point contraires à votre religion.Faites-vous un devoir de montrer partout et en toute occasion qu'autant que nous sommes attachés à notre religion jusqu'au point de préférer la mort elle-même à l'apostasie et à la désertion, autant notre religion nous enseigne la fidélité à nos supérieurs, et les vertus que la société ( ?) exige et prescrit.Plût à Dieu qu'on ne se fût jamais écarté de ces sages et chrétiennes instructions; nous aurions la consolation de vous voir encore sur vos habitations tranquilles et heu-reux, jouir des avantages que nous cherchons à vous procurer du consentement de notre souverain.Vous y auriés des prêtres, vous y auriés tous les besoins temporels de la manière que vous les y avés eu pendant longues années, et tout le temps que vous n'avés été que chrétiens et sujets de vos anciens vainqueurs.Mais ne rappelons point un triste passé et une conduite aussi mal concertée pour votre bien spirituel que pour le temporel: ne pensons qu'à votre état présent.\" (Cartable: Êviques d* Québec, 1-106, Copies de lettres, v.III, f.274.) ARCHIVES DE QUÉBEC 67 M» Briand.Inventaire des livres remis à M\" Briand par délibération du Chapitre de Québec (18 août, 1766).Signé: Perrault, vicaire général.(Cartable: Chapitre V-113.) M.Jacrau à Son Eminence le cardinal Pamphile Colonna (Québec, 20 août 1766).Il lui rend compte de l'arrivée à Québec de M\" Briand et de la joie avec laquelle il a été reçu.\" Les Anglais ont pour ainsi dire 'disputé aux catholiques romains en démonstration de joie.Le principal ministre anglican qui est ici a lui-même montré et fait montrer par ses enfants son respect et vénération.\" M.Jacrau accompagnait M** Briand à son retour.Partis de Paris le 21 mars, ils sont arrivés à Québec le 28 juin.(Cartable: Vicaires généraux, IV-188.) M\" J.-O.Briand à M.(Michel-Euatache-Gaspard) Charrier de Lotbinière, à Vaudreuil (Québec, 23 août 1766).Il le remercie des compliments qu'il lui fait sur son heureux retour en Canada.Il ne sait réellement pas qui a répandu les mauvaises nouvelles qui circulent sur le compte de l'abbé de Lotbinière.(Copies de lettres, v.III, f.449.) M» J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Jean-Marie Verreau (25 août 1766).(Registre C, f.111.) M\" J.-O.Briand à M.(Pierre Maugue Garaut) Saint-Onge, vicaire général aux Trois-Rivières (Québec, .1766 ?) Il a reçu ses deux lettres du 2 et du 18 août.Il ne s'oppose pas à la vente que les Ursulines veulent faire de leur ferme de la Ri-vière-du-Loup.Il est au courant des démarches de M.Montesson pour détruire la religion chez les Sauvages abénaquis.Ce n'est pas son intention de forcer le Père Germain à aller remplir les fonctions de missionnaire parmi eux.Le Père Louis est remuant, indocile et ignorant.Il faut travailler à sauver les Sauvages.(Cartable: Evtques de Québec, 1-107.) P.S.Il s'en rapporte à sa sagesse pour l'érection d'une chapelle à Gentilly ; il croit, cependant, que l'on multiplie trop les paroisses dans la pénurie actuelle de prêtres, n ne peut permettre que l'on conserve le Saint-Sacrement dans cette chapelle.(Copie de lettres, v.III, f.292.) M\" J.-O.Briand à M.(Louis-Marie Melchior) de Kerberio, curé de Berthier (en haut) (Québec, 5 septembre 1766).M\" Briand a mis sa réponse au bas de la requête.On a mal fait de changer le chœur sans la permission du grand vicaire.Il fallait placer les bancs neufs en arrière des anciens.Ce n'est ni au seigneur ni aux juges laïques à décider des arrangements à faire dans une église.M.de Kerberio est prié de consulter les grands vicaires de Montréal.(Copies de lettres, v.III, f.266.) M«' J.-O.Briand à M.(François) Porlier, curé de Sainte-Anne-de-la-Poca-tière (Québec, 12 septembre 1766).II a bien agi envers les coupables.Qu'il emploie maintenant tout son zèle à obtenir le consentement des parents pour ce mariage.(Copies de lettres, v.III, f.281.) M* J.-O.Briand aux dames de Pontbriand (Québec, 14 septembre 1766).Il est enfin de retour à Québec; grandes démonstrations de joie à son arrivée.Sa tâche sera ardue, car il y a beaucoup à reprendre chez les \" Français dont les cœurs se sont dérangés pendant les troubles de la guerre.\" Combien lourdement il sent son impuissance.(Copies de lettres, v.IV, f.371.) M.(Hector-Théophile) Cramahé à M\" Briand (Québec, 16 septembre 1766).Il lui envoie \" la traduction du serment requis par la nouvelle loi.\" Il espère qu'it lui sera agréable ainsi qu'à tous les Canadiens.(Cartable: Gouvernement, 1-17.) M\" J.-O.Briand au révérend Frère Théodore, à la Beauce (Québec, 16 septembre 1766).Il le nomme à la cure de Sainte-Croix et le prie d'y remplir ses devoirs de curé plus fidèlement qu'à la Beauce.(Copies de lettres, v.III, f.285.) 68 ARCHIVES DE QUEBEC Me J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Francois Dézery (20 septembre 1766) Registre C, f.112.) M\" J.-O.Briand aux paroissiens du Cap-Saint-Ignace (Québec, 23 octobre 1766).Lettre à propos des divisions qui, depuis tant d'années, régnent dans cette paroisse.Son grand désir est d'y mettre fin.Depuis son élévation à l'épiscopst il n'a cessé d'y travailler.Il regrette qu'on ait méprisé ses avis et leur demande d'en venir à une entente à propos de l'église dont la construction devrait être commencée.Sans cela, il leur enlèvera leur curé et chargera celui de L'Islet de les desservir.Il y a maintenant plus de vingt places vacantes dans le diocèse; il trouvera sans peine à placer leur curé dans un autre endroit.Ce n'est qu'avec une grande douleur qu'il en viendra à cette extrémité.(Copies de lettres, v.III, f.345.) M* J.-O.Briand au Frère Bona venture Carpentier, curé à Saint-Nicolas (Québec, 23 octobre 1766).D doit vendre le banc en question.Conseils pour sa conduite privée.\"Si vous avez un juge anglais, il est (bon) d'avoir pour lui de la considération sans trop de liaison.\" (Copies de lettres, v.III, f.297.) M** J.-O.Briand.Lettre pastorale aux habitants de Saint-Thomas, au sujet de la construction de l'église de la dite paroisse (1er novembre 1766).(Registre C, f.230.) M.(Hector-Théophile) Cramahé à M\" Briand (Québec, 1er novembre 1766).B le prie de lui faire savoir à quelle heure il pourrait recevoir le général, au séminaire.(Cartable: Gouvernement, 1-17.) Le cardinal Joseph-Marie Castelli à M.l'abbé de l'Isle-Dieu, à Paris (Rome, 17 décembre 1766).Facultés qu'il accorde à l'évêque de Québec.Il le remercie des bonnes nouvelles qu'il lui a données \" du gracieux et favorable accueil qui a été fait au nouvel évêque de Québec, non seulement par les catholiques de Québec, mais aussi par les Anglais, et en particulier par le commandant.\" Ces nouvelles \"ont été bien consolantes pour le Saint-Père et pour nous tous.Cet heureux commencements nous donnent tout lieu d'espérer que les choses iront bien i l'avenir, et il faut rendre justice à cette nation qui a le cœur généreux et qui suit volontiers les impressions de la raison et de l'honnêteté.Nous en avons un exemple à 111e Minorque où les affaires de notre religion sont dans l'état le plut tranquille et où l'Eglise jouit d'une pleine liberté, même beaucoup plus grande que dans plusieurs autres pays catholiques.De leur côté, il faudra que les ecclésiastiques et l'évêque du Canada se comportent avec toute la prudence et la discrétion possible pour ne point causer de jalousie d'État au Gouvernement; qu'ils oublient sincèrement à cet égard qu'ils sont Français.\" Il le remercie de lui avoir donné \" un aussi beau détail de l'état présent de ce diocèse et des excellentes dispositions que fait paraître le nouvel évêque.\" Il espère qu'il travaillera à procurer à l'évêque de Québec de bons missionnaires que celui-ci demande spécialement \" pour prendre soin des pauvres Acadiens.\" Le cardinal fera lui-même tout ce qui sera en son pouvoir pour subvenir aux besoins spirituels de ces fidèles.(Cartable: Correspondance manuscrite- d* Rome, 1-19.) M\" J.-O.Briand à M.(Jacques) Hingan, curé à Saint-Jean-Deschaillons (Québec, 14 novembre 1766).A propos d'un cas de mariage.(Copies d* lettres, v.III, f.299.) Acte de prêtrise de Frère Jean-Joseph Casot et de Frère Jean-Baptiste Noël, jésuites (20 décembre 1766).(Registre C, 1.113.) M* J.-O.Briand à M.(Jacques) Hingan, curé à Saint-Jean-Detchailloni (Québec 20 décembre 1766), au sujet d'un cas de mariage.(Copies d* lettres, v.III, f.301.) ARCHIVES DE QUÉBEC 69 M\" J.-O.Briand à M.(Jacques) Hingan, curé à Saint-Jean-Deschaillona (Québec, 28 décembre 1766).Il peut faire faire les travaux nécessaires et s'adresser aux meilleurs habitants pour en payer la solde.(Copies de lettres, v.III, f.303.) 1767 M\" J.-O.Briand (sans indication d'adresse, de lieu et de date).Réponse à diverses consultations concernant la liturgie.(Copies de lettres, v.III, f.385.) M\" J.-O.Briand aux habitants de Détroit (sans indication de date ni de lieu).Il regrette de ne pouvoir aller les visiter.Il leur demande de persévérer dans la vraie foi.Il a appris de leur missionnaire, le Père Potier, qu'ils étaient fort peu zélés pour l'entretien de leur chapelle.Ces tristes nouvelles lui ont rempli le cœur d'amertume.(Copies de lettres, v, III.f.381.) M» J.-O.Briand.Mandement pour faire chanter la préface de la Trinité (Québec, 8 janvier 1767).Publié dans Mandements, etc., etc., des êvtques de Québec, t.II, f.190.M\" J.-O.Briand à M.(Louis-Eua tache Charrier) de Lotbinière, curé à la Pointe-aux-Trembles (Québec, 17 janvier 1767).Il a agi sagement en faisant enterrer la défunte Proulx dans l'église.(Copies de lettres, v.III, f.288.) M** J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Pierre Denaut (25 janvier, 1767).(Registre, C, f.113.) M** J.-O.Briand.Mandement pour le jubilé accordé par notre Saint-Père le pape Clément XIII (Québec 26 janvier 1767).Publié dans Mandements, etc., etc., des êvtques de Quebec, t.II, p.191.M\" J.-O.Briand au Révérend Père (Sébastien) Meurin, Illinois (.février 1767).Il est heureux d'apprendre que le Père Meurin soit resté aux Illinois.\" Je bénis mille fois le Seigneur d'avoir inspiré aux Anglois de la bonté et de la vénération pour vous et d'authoriser votre ministère, nous jouissons ici de la même faveur et à peine, nous apercevons-nous que nous sommes sous un prince protestant, il faut avouer qu'il n'y a pas de nation comme l'anglaise pour avoir de l'humanité et qu'elle possède toutes les vertus qui en découlent.\" Il lui envoie les pouvoirs de grand vicaire.\" Vous en userez partout ou vous vous trouvères dans l'étendue de cette partie de mon diocèse, dont les limites sont immenses et que je connais pas moy-même, au moins est-il assuré qu'elles s'étendent à tous les pals qu'ont possédé les François dans l'Amérique Septentrionale.\" Il connaît les troubles causés à la Nouvelle-Orléans par les Capucins et il voudrait bien ne pas avoir à administrer cette contrée éloignée.Il est prêt à en laisser la charge aux Espagnols.Les Ursulines sont bien à plaindre depuis la mort du Père Beaudoln.P.S.Il lui envoie une copie du mandement pour le jubilé.(Cartable: États-Unis, VIS, Copies de lettres, v.III, f.533.) M\" J.-O.Briand (sans indication de date ni de lieu).Protestation de respect et d'attache au gouverneur (Carleton ?).(Cartable: Êvtques de Québec, 1-115.) M\" J.-O.Briand à Sa Majesté George III (sans indication de Ueu ni de date).Requête de l'évêque de Québec et des principaux membres du clergé où ils prient Sa Majesté \"d'accorder le rétablissement du collège des Jésuites sous la conduite des personnes du même ordre.\" (Copies de lettres, v.III, f.377.) Me J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Pierre-Mathieu Gamelin Maugras (1er mars 1767) (à Montréal).(Registre C, f.114.) 70 ARCHIVES DE QUÉBEC L'abbé de l'Isle-Dieu à M» J.-O.Briand (Paris, SI mari 1767).Bordereaux des sommes dues à M«\" l'évêque de Québec et à ses communautés en Canada, depuis son départ de France.(Cartable: Vicaires généraux, IV-185,186.) M\" J.-O.Briand à M.(Etienne) Marchand, vicaire général, curé de Boucher-ville (Québec, 25 avril 1767).Au sujet du choix d'un coadjuteur.Des indiscrétions ont été commises auprès de M.Carleton.Celui-ci est venu lui demander s'il était bien vrai que du \"côté de Montréal on réunissait les voix de messieurs les curés.\" M\" Briand lui a raconté ce qui s'était passé et il a paru satisfait.M.Carleton sait beaucoup d'autres choses.M«r Briand craint qu'il n'y ait de faux frères dans le clergé.(Cartable: Évlques 4e Québec, VI-13, Copies ie lettres, v.III, f.253.) M** J.-O.Briand.Lettre de grand vicaire en faveur du Père (Sébastien) Meu-rin, pour les Illinois (28 avril 1767).(Registre C, i.235.) M\" J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Charles-François Bailly de Mcssein (10 mai 1767).(Registre C, f.114.) M\" J.-O.Briand à M.(Louis-Euttache Chattier) de Lotbinière, curé de Neuville (Québec, 9 mai 1767).Il ne peut approuver la délibération des marguilliers au sujet des bancs de son église.Tous les bancs doivent être mis à l'enchère.(Copies de lettres, v.III.f.321.) M** J.-O.Briand.Mandement pour la visite des paroisses du gouvernement de Québec (Québec, 22 mai 1767).Publié dans Mandements, etc., etc., des évlques de Québec, t.II, p.200.M\" J.-O.Briand.Ordonnances et règlements faits par monseigneur l'évêque dans le cours des visites.Pour les années 1767-1771,1772 et 1773.(Cartable: Diocèse de Quebec, 11-17.) M\" J.-O.Briand ft (Pierre Huet) de la Vallnière, curé de Saint-Sulpice (8 juin 1767).B réglera l'affaire en question lors de sa prochaine visite.En attendant, que M.de la Valinière suive les conseils de M.Montgolfier.(Copies de lettres, v.III, f.270.) M«* J.-O.Briand aux habitants de Saint-François-du-Sud (Saint-François, 9 juillet 1767).Ordonnance concernant les habitants du village Saint-Vallier qui désirent aller ft l'église de Saint-Francois.Ils payeront leur part suivant la répartition.Il accorde aux Soeurs de la Congrégation un banc gratuit dans l'église.De plus, 11 demande aux habitants de Saint-François de vouloir bien céder aux mêmes religieuses un terrain appartenant à la fabrique, pour en faire un jardin.(Copies de lettres, v.III, f.367.) M\" J.-O.Briand aux paroissiens de Saint-Antoine-de-Tilly.Ordonnance du 17 juillet 1767.au sujet de la chapelle que le sieur Jean-Baptiste Noël, seigneur de Saint-Antoine, a fait bâtir ft l'aide de quêtes faites dans la paroisse.Cette chapelle était dédiée ft sainte Anne.(Registre C, f.257.) M\" J.-O.Briand ft la supérieure des Ursulines de Québec (Québec, 2 août 1767).Il a nommé le révérend Père Dejaunay, confesseur ordinaire de la communauté.(Copies de lettres, v.III, f.329.) M\" J.-O.Briand.Pouvoirs extraordinaires accordés à M.C.-F.Bailly, missionnaire ft l'Acadle (4 août 1767).(Registre C, f.238.) M\" J.-O.Briand.Ordonnance concernant la paroisse de la Pointe-aux-Trem-bles; registres, confessional, croix de procession, etc., etc.(Copies de lettres, v.III f.287.) M\" J.-O.Briand au révérend P.(Sébastien) Meurin, aux Illinois (Québec 7 août 1767).Il y a deux mois qu'il lui a envoyé des pouvoirs de grand vicaire.Il l'encou- ARCHIVES DE QUÉBEC 71 rage dans ses tribulations et espère pouvoir lui envoyer deux prêtres, dès le printemps prochain.Règle de conduite pour les mariages.(Cartable: Étals-Unis, V1-6, Copiis de lettres, v.III, f.295.) M\" J.-O.Briand.Lettre pastorale aux habitants de Kaskakias (Québec, 7 août 1767).Publiée dans Mandements, etc., etc., des êvêques de Québec, t.II, p.205.M\" J.-O.Briand au révérend Père Simple Bocquet, à Détroit (Québec, 7 août 1767).Il a reçu ses deux lettres du 27 avril et du 30 juin.Le commandant de la place ne peut accorder des dispenses de mariage.Il doit réhabiliter en face de l'Église les mariages faits devant les notaires.Il consent à ce que le Père Potier soit chargé de toute la côte sud.Comment il doit chercher à inculquer à son peuple l'obéissance aux lois de l'Église.(Cartable: Êviques de Québec, 1-117.) M\" J.-O.Briand.Mandement aux Iroquois du Sault-Saint-Louis (Québec, 14 août 1767).Il leur reproche, en termes sévères, leur mauvaise conduite, leur ingratitude et surtout leur ivrognerie.S'ils ne changent pas de conduite, il leur enlèvera leur missionnaire (le P.Huguet).(Cartable: Évlques de Québec, v.III, f.120.) Copie faite par M*' Forbes sur une copie conservée aux archives de Caughnawaga.M\" J.-O.Briand à M.(Thomas) Blondeau (Québec, 7 septembre 1767).\" Nos visites sont finies, et je suis à Québec de vendredi.\" Il le prie de se rendre à Québec pour le rencontrer.(Copies de lettres, v.III, f.323.) M«* J.-O.Briand à M.(Romain) Dolbec, curé de L'Islet (Québec, 15 septembre 1767).Il a eu de mauvaises nouvelles sur son compte et le prie de se rendre à Québec le plus tôt possible.(Copies de lettres, v.III, f.323.) M\" J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Pierre-René Hubert et Frère Joseph Mac-quet, jésuite (19 septembre 1767).(Registre C, f.114.) M\" J.-O.Briand.Lettres de grand vicaire en faveur de M.de La Corne, à Paris (21 septembre 1767).(Registre C, f.239.) M» J.-O.Briand à M.(Louis-Eustache) Charrier de Lotbinière, curé de Neuville (Québec, 26 septembre 1767).Il approuve l'attitude d'un grand nombre des habitants de Neuville, au sujet des erreurs trouvées dans les livres de fabrique.Il le prie de vivre en union avec ses paroissiens.(Copies de lettres, v.III, f.324.) M* J.-O.Briand, au révérend Père Bona venture Carpentier, récollet, à la Baie-des-Chaleurs (Québec, 2 octobre 1767).Il lui enlève tous ses pouvoirs et lui défend expressément l'exercice de toutes fonctions religieuses dans le diocèse.(Copies de lettres, v.III, f.391.) M.Etienne Marchand, vicaire général, curé à BouchervUle, à M» Briand (Boucherville, 4 octobre 1767).Il ne croit pas que M» Briand puisse prendre la décision d'abandonner l'administration du diocèse, après la nomination d'un coadjuteur, et lui donne les raisons qui doivent l'engager à renoncer à ce dessein.\" Avant d'être évêque vous ne pouviés pas prêcher, aujourd'hui vous surmontez aisément cette timidité que vous n'aviés pu vaincre jusqu'alors, vous parlés à votre peuple avec grâce, avec force, avec zèle et avec onction.\" (Cartable: Vicaires généraux, IV-17.) M\" J.-O.Briand à M.Etienne Marchand, vicaire général, curé de Boucher-ville (Québec, 28 octobre 1767).Il y aurait bien des questions à étudier mais il ne peut réunir un synode avant deux ans.La question du coadjuteur reste indécise; le gouverneur hésite à se prononcer.Son peu de talent de la parole et son incapacité pour administrer le diocèse.Les deux neveux de M.Marchand étudient bien.Projet d'une nouvelle paroisse sur la rivière Chambly.B ne croit pas à l'union possible 72 ARCHIVES DE QUÉBEC des cures avec les séminaires.(Cartable: Êttques de Québec, 1-123, Copies de lettres, v.III, f.353.) M» J.-O.Briand à M.Etienne Marchand, vicaire général à Boucherville (Québec, 3 novembre 1767?).Il lui indique la marche à suivre pour régler un cas de conscience.M» Briand n'est pas encore reconnu officiellement.\" Il faut attendre les règlements de la Cour pour cette province; j'ay parlé au gouverneur; il ne parait pas éloigné de laisser à l'évêque la jurisdiction purement spirituelle; il parait désirer aussi que la civile s'exerce comme du temps des Français; il agit en conséquence auprès de la cour; point de réponse encore.Le ministère en sent l'avantage pour le bien de la colonie et l'on n'ose parler.Cet article décidé, je présume quasi certain que ce qui regarde l'évêque le sera aussi sur le même pied.\" Triste état financier de l'Hôpital général.Il est bien chagriné de l'attitude du curé de Québec.\" La cathédrale ne se bâtit point parce que le curé ne veut absolument luy donner le nom et qualité d'Église.Voilà.où aboutissent des affaires mal faites.M\" de Laval, avec nos anciens directeurs de séminaire, si renommés dans le pals, ont si mal fait les affaires qu'il n'y a rien de certain à présent vis-à-vis de ceux qui vivent actuellement.M\" de Pontbriand, ennemi des procès, n'a jamais voulu me croire, quoique cens fois, je luy aye dit de prendre en main l'érection solide, stable et en forme de son Église.\" Maintenant le temps n'est pas propice pour agir.(Cartable: Êttques de Québec, 1-125.) M\" J.-O.Briand aux paroissiens de Notre-Dame de Québec (1767?).Longue protestation contre la conduite des marguilliers.Puisqu'ils le chassent de l'église qui est, de droit, sa cathédrale, il choisit la chapelle du séminaire pour y exercer ses droits d'évêque et en fait son église propre.{Copies de lettres, v.III, f.369.) M» J.-O.Briand.Mandement ordonnant de suivre le calendrier romain dans la récitation du bréviaire (Québec, 1er novembre 1767).Publié dans Mandements, etc., etc., des êttques de Québec, t.II, p.206.Me J.-O.Briand à M.(Etienne) Marchand, vicaire général, curé de Boucherville (Québec, 8 novembre 1767).Il lui envoie cinq copies de son mandement amies fêtes.(Cartable: Êvtques d» Québec.1-122, Copies de lettres, v.III, f.356.) M* J.-O.Briand à M.(Etienne) Marchand, vicaire général, curé de Boucherville (Québec, 19 novembre 1767).Il lui envoie la dispense du second degré de consanguinité pour le mariage de M.Mailhot avec M\"* Josette Gamelin.Il n'est pas question de transférer le siège de Québec à Montréal.Il soupçonne une entente entre les séminaires sur la conduite qu'ils doivent tenir à son égard.A propos du déplacement de M.Kerberio et de M.Dolbec Combien le fardeau de l'épiscopat lui est lourd.(Cartable: Êttques de Québec, 1-124).Coptes de lettres, v.III, f.357.) M.Jollivet, curé à Montréal, à M«* J.-O.Briand (Montréal.28 décembre 1767).H l'invite à aller résider à Montréal s'il ne peut rentrer dans sa cathédrale à Québec.(Cartable: Diocèse de Montréal, C-20.) 1768 M** J.-O.Briand à M.(François) Petit, curé de Sainte-Rose.M«« de Blain-ville se plaint de ce que M.Petit a parlé avec mépris des habitants de la seigneurie de Blainville.Il ne peut accorder, pour le moment, une église aux habitants de la Rivière-du-Chêne et de Blain ville.Il les fera desservir par Terrebonne et Sainte-Rose.Il peut placer M.Petit soit à la Mascouche ou à Quinchien.Il est décidé d'abandonner les habitants de Sainte-Rose à leur sort Son intention bien arrêtée n'est pas de ARCHIVES DE QUÉBEC 73 mettre une église dans la devanture de Blain ville; il faudra la mettre dans les profondeurs lorsque cette seigneurie sera plus établie.On ne veut pas lui obéir.\"Les braves Canadiens veulent arranger eux-mêmes les choses de l'Église.Ils en savent sur la religion et les choses de Dieu plus que les prêtres et l'évêque.S'ils ne changent pas, la religion se perdra dans la colonie.\" (Copies de lettres, v.III, f.272.) M\" J.-O.Briand à M.(Jean-Pierre Davaux) Besson, curé de Sainte-Geneviève (25 février 1768).Il donnera sa décision sur le cas lors de sa prochaine visite.B a écrit à M.Petit.(Copies de lettres, v.III.f.271.) M*» J.-O.Briand à M.(François) Petit, curé de Sainte-Rose (5 mars 1768).II aurait dû obéir à M.Montgolfier et ne pas forcer les habitants à aller à Sainte-Rose; ils sont plus proches de Sainte-Geneviève.M» Briand verra de quel côté est la vérité durant sa prochaine visite.(Copies de lettres, v.III, f.271.) M* J.-O.Briand.Lettre sur les affaires de Sainte-Rose (sans indication de date, ni de lieu).Ce n'est qu'avec répugnance qu'il s'est déterminé à mettre deux paroisses sur 111e Jésus.Les habitants ont refusé de se soumettre; il ne les regarde plus comme étant de son troupeau.Il défend à tout prêtre du diocèse de leur administrer les sacrements, sous peine de suspense ipso facto.(M.Petit ?) devra avertir les curés, ses vouons.Si quelqu'un, parmi les révoltés, se reconnaît à la mort, il permet au curé de Saint-Martin de l'enterrer en terre sainte et de baptiser ses enfants.(Copies de lettres, v.III, f.274.) M\" J.-O.Briand au révérend Père Nicolas Couturier, aux Trois-Rivières (1767 ?).n lui a fait offrir la paroisse de Bécancour.Il espérait lui faire plaisir ainsi qu'à M.de Montesson.B fait mal en s'objectant à la volonté de son évêque et en tenant contre l'autorité ecclésiastique des propros subversifs.(Copies de lettres, v.III, f.395.) M» J.-O.Briand aux religieuses de l'Hôpital général de Québec (Québec, 15 janvier 1768).Il nomme M.Charles de Rigauville, chanoine de la cathédrale, supérieur de la communauté de l'Hôpital général.(Copies de lettres, v.III, f.401.) M» J.-O.Briand à M.Etienne Marchand, vicaire général, curé à Boucherville (Québec, 26 janvier 1768).La situation est difficile, mais il ne s'inquiète pas trop.Les curés discutent sur la fixation, et les séminaires sont inquiets.(Cartable: Êviques de Québec, 1-126, Copies de lettres, v.III, f.405.) M» J.-O.Briand à M.(Pierre Maugue Garaut) Saint-Onge, vicaire général, aux Trois-Rivières (Québec, 28 janvier 1768).M.Brassard, curé de la Baie-Saint-Antoine, aurait dû accepter la sentence du juge Metral, à propos du banc de M.Durocher.M«r Briand a parlé de la chose au gouverneur qui s'en rapporte à lui pour la régler.(Cartable: Êviques de Québec, 1-126, Copies de lettres, v.III, f.411.) M\" J.-O.Briand à M.Etienne Marchand, vicaire général, curé à Boucherville (Québec, 30 janvier 1768).Si les religieuses de l'Hôpital général ne peuvent trouver le moyen de vivre avec ce qui leur reste, il faudra les réunir à celles de l'HOtel-Dieu.B destine M.Gibault à la mission des Illinois.Une lettre où on critiqué son administration circule \"dans la côte du sud.\" Il soupçonne Duchouquet de l'avoir écrite.(Cartable: Êviques de Québec, 1-127, Copies de lettres, v.III, f.406.) M\" J.-O.Briand à M.(Jean-Baptiste Petit) Maisonbasse, curé à Saint-Thomas (Québec, 27 février 1768).A propos de l'absolution à donner aux paroissiens qui sont à la tête de la révolte.(Copies de lettres, v.III, f.413.) M\" J.-O.Briand à M.(Etienne) Marchand, vicaire général, curé à Boucherville (Québec, 28 février 1768).Il espère que M.Marchand pourra trouver du côté de Montréal quelque secours pour les religieuses de l'Hôpital général de Québec. 74 ARCHIVES DE QUÉBEC M.Gibault ne peut partir pour les Illinois par suite de certaines complications qui arrivent de la part du gouvernement.Le Père Meurin, de Détroit, attend de l'aide de Philadelphie.Le curé de Québec se méfie de M* Briand et agit à la cachette.(Cartable: Êviques de Québec, 1-128, Copies de lettres, v.III, f.417.) M» J.-O.Briand au révérend Père Bonaventure Carpentier (Québec, 6 mars 1768).S'il a agi sévèrement envers lui, c'est qu'il voudrait le rappeler à son devoir.S'il s'amende, Me Briand oubliera tout ce qu'il a eu à lui reprocher.(Copies de lettres, v.III, f.392.) M» J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Pierre Gibault (19 mars 1768).(Registre C, t.114.) Me J.-O.Briand, Délibérations du Chapitre à l'occasion de la vacance de la cure de Québec (9 avril 1768).(Registre C, f.270.) Me J.-O.Briand à M.(Jean-Baptiste) Noël, curé de Saint-Antoine-de-TUly (Québec, 12 avril 1768).Il ne peut dispenser de payer, cependant il prie M.Noël de ne pas se montrer trop sévère.(Copies de lettres, v.III, i.421.) Me J.-O.Briand à M.(Louis-Michel) Bériau, curé de Saint-Augustin (Québec, 13 avril 1768).Conditions suivant lesquelles il devra recevoir à la pénitence le nommé Augustin Broùsseau.Il devra se rétracter publiquement au bas de l'église sur le seuil de la porte suivant la formule suivante.\" Moy Augustin Broùsseau, contrit et repentant de la faute que j'ai commise contre Dieu et son Église, et du scandale que j'ai donné aux chrétiens, j'en demande pardon et fais amende honorable et promets d'en faire une vraye et sincère pénitence telle qu'elle me sera imposée par M.le curé, député à cet effet, par Monseigneur notre évêque.\" Il louera \"son action, son humilité obéissance et soumission.\" (Copies de lettres, v.III, f.423.) Me J.-O.Briand à M.(François-Xavier La tour) Dézery (Québec, 15 avril 1768) Lettre (en latin) par laquelle il le charge de la desserte de la paroisse de Notre-Dame de Québec, jusqu'à ce que les difficultés pendantes soient réglées.(Copies de lettres, v.III.f.327, Registre C, L245.) Me J.-O.Briand.Démission de la cure de Québec par le séminaire (13 avril 1768).Acceptation d'icelle par Me Briand (16 avril 1768).(Registre C, f.243-244.) Me J.-O.Briand à M.(Etienne) Marchand, vicaire général, curé à Boucherville (Québec, 22 avril 1768).La mort de M.Récher, curé de Québec, l'a beaucoup affligé.Le séminaire de Québec a fait sa démission.Seul, M.Gravé a fait acte d'opposition.Il a nommé M.Dézery vicaire en chef (desservant).Modicité des revenus de la cure.La nouvelle de l'incendie du couvent des Sœurs de la Congrégation à Montréal l'a consterné.Dispenses de mariage; il se propose d'être sévère pour celles de parenté.(Cartable: Êttques de Québec, 1-129, Copies de lettres, v.III, f.425.) Me J.-O.Briand.Mandement au sujet de l'incendie d'un quart de la ville de Montréal, arrivé le 11 avril 1768 (Québec, 7 mai 1768).Publié dans Mandements, etc., etc., des êttques de Québec, t.II, p.210.Me J.-O.Briand.Mandement pour la visite des paroisses des gouvernements des Trois-Rivières et de Montréal, en 1768.Publié dans Mandements, etc., etc., des êttques de Québec, t.II, p.211.Me J.-O.Briand.Ordre de la visite de 1768.(Cartable: Diocèse de Québec, II-16.) Me J.-O.Briand.Lettre de grand vicaire en faveur de M.Pierre Gibault, pour les Illinois (3 mai 1768).(Registre C.f.249.) ARCHIVES DE QUÉBEC 75 M\" J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Jean-Baptiste Corbin (28 mai 1768).(Registre C, f.115.) M\" J.-O.Briand.Réponse à une requête des habitants de Saint-Francois-de-Sales (28 juillet 1768).Les habitants de la rive nord de l'Ile Jésus, seront attachés à la paroisse de Saint-François-de-Sales et le curé de cette paroisse exercera à leur égard toutes les fonctions curiales et percevra les droits curiaux.Donné à Montréal, au cours de sa visite.(Copies de lettres, v.III, f.276.) M*\" J.-O.Briand au révérend Père Nicolas Couturier, aux Trois-Rivières (Québec, 13 août 1768): Il lui retire le confessionnal des religieuses et l'administration de la paroisse des Trois-Rivières.\"J'aime les bons prêtres, mais les indociles à leurs supérieurs, les acéphales, les gens qui ne respectent aucune règle, aucuns canons de l'Église et qui agissent à leur tête ne seront jamais en faveur auprès de moy.\" (Cartable: Êviques de Québec, 1-120, Copies de lettres, v.III, f.411.) Me J.-O.Briand à M.le curé de Sainte-Rose (Québec, 15 août 1768).Il approuve le dessein que M.le curé a formé de se fixer dans la seigneurie de Dumont et de Blainville.La réunion de Saint-François-de-Sales est commencée, et il ne changera pas d'idée.(Copies de lettres, v.III, f.429.) M» J.-O.Briand au révérend Père Simple Bocquet, missionnaire à Détroit (Québec, 3 septembre 1768).Il a reçu ses lettres du 21 octobre 1767 et du 7 avril 1768.Discipline concernant les mariages et les rubriques.Il le prie de lui donner des nouvelles du Père Potier.Qu'il fasse bon ménage avec l'autorité civile.\" Nous jouissons ici d'une paix profonde sous le gouvernement d'un des plus aimables hommes et la religion s'exerce avec pleine liberté, et plus de ferveur en plusieurs que jamais.Nous n'avons d'autre affliction que la crainte de le perdre.\" Mandement sur l'arrangement des fêtes: M.Montgolfier le lui enverra.(Copies de lettres, v.III, f.441.) Me J.-O.Briand.Réponse à une requête présentée par les habitants de Sainte-Rose (26 septembre 1768).Il est très affligé de leur esprit d'insubordination, et d'apprendre qu'ils consultent des avocats et veulent traîner leur évêque devant les tribunaux.Us devraient avoir plus de reconnaissance envers leur évêque qui vit \"sans émolument temporel\" puisqu'il n'y a pas de curé dans le diocèse qui ne soit plus riche que lui.Il n'est pas obligé de.leur dire pourquoi il a fait cette réunion, cependant, il le leur fera savoir.C'est parce que dans la disette de prêtres où il se trouve, il ne peut permettre qu'on multiplie les paroisses.C'est ce motif qui lui fait \"remonter Sainte-Rose,réunir Maskinongé avec Lanoraie et interdire la chapelle qu'on avait permise à Lanoraie \" pendant son absence.Il lui semble que les habitants sont encouragés dans leur révolte par certaines personnes qu'il connaît bien.Quoi qu'il .en soit, ses ordres seront accomplis et \"Sainte-Rose ne sera pas bâtie où elle est.\" \"Nous ne sommes plus à l'aise, comme nous étions autrefois pour les prêtres .je n'ai pas même un secrétaire: celui que j'avais à demi, il me le faut céder aujourd'hui pour enseigner les ecclésiastiques.J'ai porté bien des soutanes retournées, je n'ai pas un morceau de pain, ni un coup de vin à présenter à un ami.Je suis bien heureux qu'on me donne ma subsistance au séminaire.Voilà mon état.Donnez-moi de la consolation, mes enfants, et je n'en sentirai pas la dureté.\" (Copies de lettres, v.III, f.431.) Me J.-O.Briand au curé de Sainte-Rose (27 septembre 1768).Il lira aux habitants de Sainte-Rose la réponse qu'il fait à la requête injurieuse que ceux-ci lui ont présentée.\"Ils se trompent, les pauvres bonnes gens, s'ils s'imaginent l'emporter ou me traduire en procès.Car je serai plus écouté qu'eux, et les affaires n'iront point 76 ARCHIVES DE QUEBEC aux avocats et aux procureurs, j'ai des ressources plus qu'ils ne pensent.Il ne faut pas qu'ils pensent que la liberté anglaise permette de tout faire ou de désobéir.\" D'ailleurs, il ne changera pas de sentiment.\" Dites-moi des nouvelles de nos blessés je suis toujours inquiet,\" (Copies de lettres, v.III, f.435.) M\" J.-O.Briand à M.Saint-Luc La Corne (Québec, 27 septembre 1768).Il a reçu1 sa requête.Il ne peut se rendre à son désir et renvoyer à Repenti gny le Père Labrosse.Il a chargé ce dernier des missions de la côte nord.Il a Offert Repentigny à M.Fortier qui n'a pas voulu l'accepter.Il espère leur trouver bientôt un curé qui sera agréable au seigneur et aux habitants.(Copies de lettres, v.III, f.501.) M\" J.-O.Briand au curé de Sainte-Rose (M.Francois Petit) (27 septembre 1768).M.Petit lui a adressé une lettre (11 septembre) qui lui a paru trop vive.Me Briand connaît ses mérites, mais, aussi, se rappelle qu'il n'a pas toujours été sans faute.Il restera à la Rivière-du-Chêne et bâtira l'église à l'endroit marqué par M\" Briand.\" La seigneurie de Blain ville y contribuera comme l'autre, car cette église sera commune aux deux seigneuries.Vous les desservirez seul, comme une seule paroisse, et Sainte-Rose, jusqu'à l'endroit réuni à Saint-François-de-Sales, exclusivement.\" L'église de Sainte-Rose \"ne sera pas plus bas que les raies où je l'ai marquée.\" (Copies de lettres, v.III, f.445.) Me J.-O.Briand à M.(Michel-Eustache-Gaspard) Charrier dé Lotbinière (Québec, 28 septembre 1768).11 s'en rapporte à ses lumières pour le site de l'église dans la nouvelle paroisse.Il aurait mieux aimé placer l'église ailleurs que dans le village, plutôt dans l'anse, mais il se rend à ses désirs.(Copies de lettres, v.111, f.450.) Me J.-O.Briand aux habitants de Sainte-Anne (de Beaupré) (Québec, 28 septembre 1768).Il ne regrette pas de leur avoir donné un curé.Seulement, il voudrait que l'on s'occupât immédiatement de donner un terrain plus étendu pour les dépendances de l'église.Arrangements à faire sur le terrain donné par M.Cadet.(Copies de lettres, v.III, f.509.) Me J.-O.Briand à M.marguillier, à Sainte-Foy (.1768?).Ordonnance à propos du choix d'un bedeau et de la conduite du curé dans l'administration des sacrements.(Copies de lettres, v.III, f.515.) Me J.-O.Briand à M.(Michel-Eustache-Gaspard) Charrier de Lotbinière (Québec.1er octobre 1768).Il donnera un curé à la paroisse de Soulanges dans le courant de l'année prochaine.(Copies de lettres, v.III, f.451.) Guy Carleton à Me l'évêque de Québec (Québec, 12 octobre 1768).Il le prie \"d'accorder au premier baillif de chaque paroisse le premier banc à l'église et les mêmes prérogatives et privilèges dont jouissaient anciennement les Capitaines des milices.\" Il le prie \" aussi d'écrire une lettre circulaire à tous les curés, leur recommandant d'exhorter tous leurs paroissiens à se bien accorder avec les anciens sujets de Sa Majesté, habitués dans le Pals et qui résident parmi eux, d'être fidèles au Gouvernement auquel ils sont à présent sujets, de ne point ajouter foi aux faux rapports, et si jamais il parvient à leur connaissance qu'il se trouvât quelque chose de contraire aux interests de Sa Majesté le roi de la Grande Bretagne, leur légitime souverain, que sans délai ils en fassent une déclaration sincère et véritable tant à leur évesque qu'au gouverneur ou commandant en chef de la Province.\" Me Briand fera savoir au curé de Kamouraska et des paroisses voisines, que le gouverneur a le \" dessein d'envoyer quelques troupes cantonner dans cette partie.\" (Cartable: Gou-vernemtnt, 1-19.) Me J.-O.Briand.Lettres de grand vicaire en faveur de M.Bailly de Messein, pour la Nouvelle-Ecosse et les lies adjacentes (13 octobre 1768).(Registre C, f.248.) ARCHIVES DE QUÉBEC 77 M» J.-O.Briand.Lettre circulaire faisant connaître aux curés les intentions du gouverneur au sujet des cabarets, sur l'union entre les anciens et les nouveaux sujets du roi et sur le premier banc à être accordé aux baillis (Québec, 15 octobre 1768).Publié dans Mandements, etc., etc., des êvtques de Québec, t.II, p.213.(Cartable: Êttques de Québec, 1-132.) M\" J.-O.Briand à M.(Charles Maugue Garaut) Saint-Onge, curé au Cap-Saint-Ignace (Québec, 17 octobre 1768).Il n'a plus confiance dans les habitants du Cap-Saint-Ignace.Il ne croit pas qu'ils obéissent au mandement qu'il leur enverra.Il lui offre Saint-Jean ou Saint-Roch.\" M.Hingan desservira les malades et confessera chez lui.Je suppose qu'il n'ira pas même dire la messe à Saint-Ignace.\" (Copies de lettres, v.III, f.517.) Me J.-O.Briand aux dames de Pontbriand (Québec, 19 octobre 1768).Tout va bien.Il est en très bons rapports avec les gens du gouvernement.\" J'ai fini la visite de mon diocèse.J'ai érigé huit paroisses nouvelles, permis à trois ou quatre autres qui commencent de bâtir de petites chapelles.\" Sa santé est un peu ébranlée, c'est pourquoi il ne sortira pas durant la présente année.D'ailleurs d'autres occupations le retiendront.(Copies de lettres, v.IV, f.371.) M\" J.-O.Briand aux habitants du Cap-Saint-Ignace (Québec, 21 octobre 1768).D rappelle sa longue mansuétude envers eux.A la demande de leur curé, il consent encore à ce que celui-ci reste une année de plus dans la paroisse, mais il veut qu'on plante la croix dans l'endroit qu'il a désigné pour y placer la future église.C'est la dernière tentative qu'il fait; réellement,'il en espère peu de succès.(Copies de lettres, v.III, f.349.) Me J.-O.Briand aux habitants de Sainte-Rose et en 111e Jésus.Il éprouve une grande consolation d'apprendre qu'enfin ils sont \"résolus de bâtir une chapelle \" dans leur paroisse, \" où l'on puisse célébrer le saint sacrifice de la messe.\" Il les félicite d'être enfin revenus à de meilleurs sentiments et leur demande de ne pas se laisser endoctriner par le petit groupe de réfractaires qui refusent de se soumettre.(Copies de lettres, v.III, f.447.) Me J.-O.Briand.Lettre aux curés de Saint-Pierre et de Saint-Jean, lie d'Orléans (Québec, 26 octobre 1768).Il reconnaît leur bon cœur en considérant la demande qu'ils font en faveur des habitants de Saint-Laurent.Il regrette l'indocilité de ses derniers; malgré tout, il permet que l'on fasse à Saint-Laurent l'enterrement des adultes.Il ne consent pas à ce qu'on y célèbre les messes du dimanche.Les curés de Saint Pierre et de Saint-Jean y iront sur semaine.Ceux-ci devront l'avertir si on n'est pas exact à se rendre à l'office les fêtes et les dimanches., Ils liront la présente lettre à une messe solennelle, sur semaine, où les deux curés assisteront.(Copies de lettres, v.III, f.511.) Me J.-O.Briand à M.(Charles Maugue Garaut) Saint-Onge, curé du Cap-Saint-Ignace (Québec.novembre 1768).Ceux qui projettent de bâtir l'église sont trop pauvres pour faire cette entreprise.Tout de même, il permet une quête dans le diocèse.Il n'y a rien à faire tant que vivra le seigneur Vincelotte.Il aurait pu avoir l'église et le presbytère dans sa seigneurie.Il n'a pas voulu obéir; Me Briand le livre \"à la volonté et à la justice de Dieu que ces ouvrages regardent plus que moi.\" (Copies de lettres, v.III, f.519.) Me J.-O.Briand aux paroissiens de l'Ancienne-Lorette (Québec, 15 novembre 1768).A propos de la réhabilitation de Madeleine Tardif.(Copies de lettres, v.III, f.520.) Publiée dans Mandements, etc., etc., des êvtques de Québec, t.II, p.215. M» J.-O.Briand à M.(Antoine Huppé) Lagroix, curé de Saint-Michel (Québec, 25 novembre 1768).\" Le pain béni n'est point dû au seigneur sur un plat, ni sous une serviette.\" M.Deschenaux ne peut exiger cela.(Copies de lettres, v.III, f.515.) M* J.-O.Briand à M.Joseph Fleury de la Gorgendière, à Deschambault (Québec, 23 décembre 1768).Il le félicite de s'être conformé à son ordonnance et de s'être retiré du banc destiné aux baillis.\" Il faut que votre banc soit double de ceux des habitants, et vous avés droit de forcer les marguilliers à vous -donner la place convenable et suffisante.\" M\" Briand, en rendant cette ordonnance, a agi \"conformément aux intentions de Son Excellence.\" (Copies de lettres, v.III, f.525.) M\" J.-O.Briand à M.(Pierre-Antoine) Porlier, curé de Sainte-Anne (de-la-Pocatière) (Québec.1768).Apropos d'un cas de diffamation qu'il doit s'efforcer de régler sans laisser les intéressés recourir aux tribunaux.(Copies de lettres, v.III, f.529.) M\" J.-O.Briand à M.(Pierre-Antoine) Porlier, curé de Sainte-Anne-de-la-Poca-tière (sans indication de date).Il a appris que M.Duchesnay était mécontent de M.Porlier.Il ne sait pourquoi.B ne croit pas pouvoir envoyer quelqu'un aux Tamarois, dans la présente année.(Copies de lettres, v.III, f.283.) M» J.-O.Briand.Prétentions de l'évêque de Québec sur les séminaires de son diocèse.Puisque ces séminaires ne dépendent plus de leurs maisons en France, ils se trouvent placés sous l'autorité et la juridiction de l'évêque.Base des règlements du séminaire de Québec.(Cartable: Séminaire de Québec, 1-7, Copies de lettres, v.III, f.437.) 1769 M\" J.-O.Briand ft M.(Jean-Baptiste) Gatien, curé de Lotbinière (Québec, 9 janvier 1769).B a bien fait de remettre à sa place le banc du seigneur.Il doit s'assurer de l'instruction suffisante de ceux et de celles qui se présentent au confessionnal.Il peut s'occuper dès maintenant de se faire concéder un terrain pour Saint-Eustache.(Copies de lettres, v.III, f.527.) M\" J.-O.Briand à M.(Romain) Dolbec, curé de l'Ange-Gardien (Québec, 12 janvier 1769).M» Briand l'interdit et lui ordonne de quitter immédiatement la paroisse de l'Ange-Gardien.(Copies de lettres, v.III, f.537.) M\" J.-O.Briand ft M.(Etienne) Marchand, vicaire général, curé à Boucherville (Québec, 18 janvier 1769).Il lui accorde les indulgences des quarante-heures pour sa paroisse.Les cabarets.A propos du rétablissement de l'évêché.\" Il en a coûté près de 30,000; il en reste plus de 17,000.\" (Cartable: Êviques de Québec, 1-133, Copies de lettres, v.III, f.546.) Me J.-O.Briand au révérend Père Huguet, S.J., missionnaire des Iroquois au Sault-Saint-Louis (Québec, 20 janvier 1769).B est charmé d'apprendre que les Iroquois se sont amendés.Qu'ils se rappellent les promesses qu'ils firent lorsqu'il leur parla \"sur le bord du rivage.\" Il les assurera de sa \"satisfaction.\" (Copies de lettres, v.III, f.545.) M» J.-O.Briand ft M.(François) Feré-Duburon, curé du Chateau-Richer (Québec, 20 janvier 1769).B le prie de veiller sur Bon compagnon (M.Dolbec).(Copies de lettres, v.Ill, f.549.) M» J.-O.Briand ft M.(Etienne) Marchand, vicaire général, curé & Boucherville (Québec, 12 février 1769).M.Maxwell prétend avoir droit ft un banc dans l'église de Varennes.M.Marchand examinera l'affaire.(Cartable: Êviques de Québec, 1-133, Coûtes de lettres, v.III, f.543.) ARCHIVES DE QUÉBEC 79 M\" J.-O.Briand à M.(Michel-Eustache-Gaspard) Chartier de Lotbinière (Québec, 5 mars 1769).B n'a pas vu la requête.Il la lui communiquera si elle vient.Longues plaintes contre le caractère des habitants et impossibilité de ne rien finir avec eux.(Copies de lettres, v.III, f.451.) M\" J.-O.Briand à M.(Jean-Baptiste Petit) Maisonbasse, curé à Saint-Thomas (Québec, 13 mars 1769).Il admire sa charité envers ce prêtre (M.Pierre-Clément Parent).Il peut le recevoir chez lui, il ne devra pas lui permettre d'exercer aucune fonction du ministère.Il est charmé du retour de ses révoltés.(Copies de lettres, v.III, f.415.) M» J.-O.Briand.Provision de la cure de Québec en faveur de M.J.Dosque (5 avril 1769).(Registre C, f, 249.) Me J.-O.Briand à M.(Etienne) Marchand, vicaire général, curé à Boucherville (Québec, 23 avril 1769).Il a reçu ses deux lettres des 13 et 27 mars.Il ne doit pas s'inquiéter de l'opposition de M.Deschambault.Celui-ci \"n'a pas le droit d'empêcher la donation à l'église.\" M» Briand ne veut rien exiger pour les réparations de l'évêché.La neige fond lentement et le pont (de glace) est encore solide.(Cartable: Évlques de Québec, 1-134-135, Copies de lettres, v.III, f.557-558.) Me J.-O.Briand au révérend Père (Sébastien) Meurin à Kaskakia, Immaculée-Conception (Québec, 26 avril 1769).Il répond aux questions posées par le Père Meurin dans sa lettre du 11 juin 1768.Il le félicite de son zèle.Les Pères Capucins ont toujours causé des difficultés aux missionnaires et il n'est pas surpris d'apprendre qu'ils refusent de reconnaître les pouvoirs émanés de l'évêque de Québec.B devra se faire remettre les ornements et les vases sacrés que Jean-Baptiste Beauvais a en sa possession.Conduite qu'il doit tenir envers les commandants et les protestants.Traite de l'eau-de-vie réservée.\" J'ai lu votre lettre à M.notre gouverneur.C'est un excellent homme, aimé et aimable, estimé et vraiment estimable; nous ne nous apercevons point que nous sommes sous un gouvernement protestant.Dans le civil, les catholiques, les protestants se voient, se fréquentent cordialement.Le ministère s'exerce comme du tems des français.\" Me Briand est mécontent de-ce que M.Gibault a emmené sa mère avec lui.Il prie le Père Meurin de veiller sur ce jeune en qui il a bien confiance.Décès du Père Noël.(Cartable: États-Unis, VI-15, Copies de lettres, v.III, f.561.) M.(Hector-Théophile) Cramahê à Me Briand, évêque de Québec (Québec, 24 avril 1769).Le général Carleton désire savoir jusqu'où s'étend la juridiction du Père Meurin, du côté de la Nouvelle-Orléans.(Cartable: Gouvernement, 1-21.) M* J.-O.Briand à M.Pierre Gibault, missionnaire aux Illinois (Québec, 26 avril 1769).Il le blâme d'avoir marié un français avec une sauvagesse \"ce qui a déplu au gouvernement et qui était deffendu du tems des français.\" Il lui reproche d'avoir emmené sa mère et sa soeur avec lui.Conseils pour sa conduite.P.S.Il apprend par M.Gravé comment M.Gibault a agi à propos du mariage ci-dessus mentionné.Me Briand estime qu'il a bien agi dans les circonstances.(Cartable: États-Unis, VI-17, Copies de lettres, v.III, f.567.) Me J.-O.Briand à M.(Pierre Maugue Garaut) Saint-Onge, vicaire général aux Trois-Rivières (Québec, 12 mai 1769).Il lui communique les accusations portées contre lui par le sieur Pélissier et la réponse qu'il y a faite.(Cartable: Êviques de Québec, 1-136, Copies de lettres, v.III, f.571.) Me J.-O.Briand à M.Pélissier, aux Forges Saint-Maurice (Québec, 12 mai 1769).Il est surpris des accusations qu'il lance contre M.Saint-Onge.Il doute que 80 ARCHIVES DE QUÉBEC M.Saint-Once ait voulu nuire aux intérêts de M.Pélissier.(Cartable: Êttques de Québec, 1-138, Copies de lettres, v.III.f.573.) M» J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Jean-François Lefebvre et de François Cherrier (20 mai 1769).(Registre C, f.115.) M» J.-O.Briand à M.Pélissier, aux Forges Saint-Maurice (Québec, 28 mai 1769).Il devra prouver les accusations qu'il a portées contre le grand vicaire Saint-Onge.P.S.M.Saint-Onge est descendu à Québec et nie ces accusations.Le gouverneur s'interpose et ne veut pas que M\" Briand retire M.Saint-Onge des Trois-Rivières.(Cartable: Êvêques de Québec, 1-141, Copies de lettres, v.III, f.575.) M» J.-O.Briand à M.(Etienne) Marchand, vicaire général, curé à Boucherville (Québec, 31 mai 1769).Décès du pape.Nouvelles de France.\" Le refus des sacrements fait de temps en tempe du bruit à Paris, mais M.l'archevêque est ferme à son ordinaire et l'exemple des prélats du royaume.La religion est dans un triste état en France, l'impiété est quasi générale, surtout dans les villes nombreuses et grandes.\" M.Pélissier menace de poursuivre M.Saint-Onge, parce que celui-ci, paralt-il, aurait nui à son exploitation.M.Cherrier, vicaire temporaire à Longueur!.(Cartable: Êviques de Québec.1-139, Copies de lettres, v.III.f.579.) M** J.-O.Briand au sieur Pélissier, Forges Saint-Maurice (Québec, 12 juin 1769).L'affaire Saint-Onge est réglée; un prêtre ira aux Forges chaque fois qu'on l'enverra chercher.(Cartable: Êttques de Québec, 1-143, Copies de lettres, v.III, f.587.) M' J.-O.Briand à M.(Joseph) Fillion, curé au Cap-Santé (Québec, 26 juin 1769).Il a manqué d'égards envers M.Guillimin.Il n'aurait pas dû lui écrire sur ce ton et se mêler de choses qui sont du domaine de l'autorité civile.(Copies de lettres, v.III, f.591.) M** J.-O.Briand à M.(Pierre Maugue Garaut) Saint-Onge, aux Trois-Rivières (Québec,.1769).Le sieur Pélissier, malgré la seconde lettre que lui a écrite M** Briand, a porté des plaintes à set 'associés, contre M.Saint-Onge.Il se plaint que ce dernier a interdit la chapelle, et a défendu aux Récollets d'administrer les sacrements aux employés des Forges.MM.Cramahé et Drumont, consultés par M«' Briand, ont blâmé M.Pélissier.M.Saint-Onge ira faire la visite de la chapelle aux Forget et t'il la trouve convenable, il chargera le Père Hyacinthe ou un autre d'y aller faire let offices.(Copies de lettres, v.III, f.597.) M«* J.-O.Briand à M.(Êtieru^ Marchand, vicaire général, curé à Boucherville (Québec, 28 juin 1769).L'affaire Saint-Onge est réglée.Le Père Berey passerait en Europe.\" C'est un étourdi, en vérité, et il y a peu d'apparence qu'il change.\" Il cherche un curé pour la cure de Notre-Dame.M.Dézery l'abandonne et s'en va chez les Sulpiciens.M.Martel lui a demandé cette cure; M\" Briand songe à la donner plutôt à M.Portier, il craint tes étourderies.M.Dufrost l'accepterait probablement.Let deux neveux de M.Marchand réussissent bien au Senùnaire.(Cartable: Êviques de Québec, 1-142, Copies de lettres, v.III, f.583.) M* J.-O.Briand à M.Uoteph-Batile) Parent, curé à Sainte-Geneviève-de-BatJscan (Québec, 28 juin 1769).Il connaît sa conduite et croit qu'il vaudrait mieux pour lui changer de poste.Il lui offre celui de vicaire à Québec avec pension au séminaire.(Copies de lettres, v.IV.f.173.) M\" J.-O.Briand au révérend Père Nicolas Couturier, aux Trois-Rivières (Québec, il juillet 1769).Le Père Couturier a dû écrire la lettre, qu'il lui a adressée, sous le coup de l'indignation.Ce n'est pat ainsi qu'un prêtre parle à ton évêque.D ail- BILLET DE Mgr BRIAND AU GOUVERNEUR (CARLETON) Monsieur et mon illustre général Ce n'est pas la coutume qui a formé dans mon coeur Les senlimens de respect et du vif et sincere attachement dont il est pénétré depuis Longtems pour votre Excellence, mais il me semble qu'elle m'authorise à vous les découvrir aujourd'hui.Non, personne j'ose lassurer ne fera des vœux plus ardens pour votre conservation et votre bonheur que celui qui a Lhonneur d'etre avec le plus profond respect monsieur de votre Excellence Le tris humble et très obéissant serviteur f J: OL: Eveque de Quebec (1) (1) Archives de l'Archevêché de Québec ARCHIVES DE QUEBEC 81 leurs, la core des Trois-Rivières n'appartient pas aux Récollets.(Copies de lettres, v.III, f.595.) M' J.-O.Briand à M.Laframboise, aux Trois-Rivières (Québec 11 Juillet 1769).Il se mêle de ce qui ne le regarde pas.La nomination d'un curé aux Trois-Rivières est du ressort de l'évêque.M.Saint-Onge remplit son devoir aux Trois-Rivières, et le Père Nicolas (Couturier) est un honnête homme; M\" Briand ne le conteste pas.(Copies de lettres, v.III, f.589.) M\" J.-O.Briand à M.Chartier de Lotbinière, curé ft la Pointe-aux-Trembles (Québec 13 juillet 1769).Il permet que le frère de M.de Lotbinière administre les sacrements dans sa paroisse.Celui-ci devra venir faire une retraite au séminaire.M\" Briand connaît sa conduite et son penchant pour l'eau-de-vie.(Copies d* lettres, v.IV, f.297.) M\" J.-O.Briand ft M.(Jacques) Hingan, curé de L'Islet (1769 ?).Il lui donne le pouvoir d'absoudre des cas réservés.Conduite scandaleuse de M.Vincelotte.Les habitants qui refusent de payer la dime seront condamnés au tribunal de Dieu.(Copies de lettres, v.III, f.365.) M* J.-O.Briand ft M.(Joseph-Amable) Trutaut, curé ft Kamouraska (Québec 15 juillet 1769).A propos d'un terrain donné ft la fabrique et dont on veut déloger le curé.Il faut bien s'assurer de la légalité de la donation et éviter un procès.Il le prie d'agir avec douceur et modération.(Copies de lettres, v.III, f.551.) M** J.-O.Briand aux paroissiens des Trois-Rivières 1769 ?).Lettre circulaire concernant la desserte de la paroisse.Il n'a jamais pensé ft leur donner M.Saint-Onge comme curé.Le Père François Carpentier sera supérieur et curé, et le Père Daniel, assistant.C'est l'arrangement du commissaire et le sien.(Cartable: Êviques de Québec.1-198.) M\" J.-O.Briand aux marguilliers des Trois-Rivières (Québec 11 août 1769).Leurs requêtes sont pleines d'ironie et de manquements du respect dû ft leur évêque.Pourquoi soutenir un prêtre au préjudice de leur évêque?D'ailleurs le curé qu'il leur envoie (le Père François Carpentier) est excellent et zélé; il les a déjà gouvernés avec charité et édification.Il regrette que ses plus grandes peines viennent d'où il n'attendait que de la consolation.\" Car les Anglais eux-mêmes, juges ft paix, baillifs, le Général lui-même me renvoient toutes les affaires ecclésiastiques; et les catholiques me rejettent, me contrarient de tous les côtés, non seulement dans les campagnes, mais aussi dans les villes où, naturellement, il devrait y avoir plus d'éducation et de christianisme.\" (Copies de lettres, v.III, f.599.) Me J.-O.Briand ft M.l'abbé (Pierre) Gibault, missionnaire aux Illinois (Québec 13 août 1769).B le prie d'exercer son ministère avec zèle et édification et lui reproche de nouveau d'avoir emmené avec lui sa mère et sa sœur.Il l'exhorte ft ne pas mépriser les conseils du Père Meurin qu'il ne croit pas encore \" un homme revenu à l'enfance\", ni que sa conduite soit entachée d'avarice.Il ne doit pas négliger les Tamarois, ni le poste de Vincennes.M.Marcou de Saint-Joachim est mort.M.Cor-bin le remplace.Encouragements à bien faire.(Cartable: Étals- Unis, VI-19, Copies de lettres, v.III, f.603.) M* J.-O.Briand ft M.(Etienne) Marchand, vicaire général, curé à Boucherville (Québec, 16 août 1769).Il l'autorise ft remplacer le Père Berey par M.Médard Pétrimoulx.M.(François) Petit n'aura pas la cure de Saint-Denis.Il estime beaucoup M.Cherrier, P.S.B a parié ft M.Porlier ft propos de la cure de Notre-Dame.(Cartable: Êviques de Québec.1-145, Copies de lettres, v.III, 607.) 6 82 ARCHIVES DE QUÉBEC M\" J.-O.Briand à la Mère Saint-Antoine, supérieure des Ursulines, aux Trois-Rivières (Québec, 11 septembre 1769).Il l'autorise à recevoir la sœur Lefebvre.Les religieuses ne doivent pas se mêler dans les brouilleries de la ville.(Cartable: Évêques de Québec, 1-147, Copies de lettres, v.III, f.615.) M\" J.-O.Briand à M.(Etienne) Marchand, vicaire général, curé à Boucherville (Québec, 6 octobre 1769).Il lui envoie dix copies d'une lettre circulaire concernant les registres.Il est charmé d'apprendre qu'il a placé M.Cherrier à Saint-Denis.Il faudra régler la question de la pension de M.Frichet.M.Dosque a accepté la cure de Notre-Dame, refusée par MM.Dufrost et Porlier.Il a nommé M.Basile Parent son vicaire.Les trois Parent lui donnent de l'embarras.Il a offert la cure de la Rivière-Quelle à celui de Sorel (Jean-Louis-Laurent).Quant à celui de Beauport (Clément) il lui a permis d'aller dans le bas du fleuve.M.de Lotbinière (le chevalier de Malte) n'aura pas de poste.(Cartable: Évêques de Québec, 1-148, Copies de lettres, v.III, f.611.) M\" J.-O.Briand au pape Clément XIV (Québec, 29 octobre 1769).B assure le Saint-Siège de son attachement et de sa soumission et sollicite la confirmation de ses pouvoirs.(Cartable: Vicaires généraux, IV-188, Copies de lettres, v.IV, f.28.) M«* J.-O.Briand au Père (Francois) Carpentier, aux Trois-Rivières (Québec, 6 novembre 1769).M\" Briand regrette d'apprendre qu'il a quitté la paroisse; il espère qu'il en reprendra la direction.Il n'aurait pas dû empêcher de sonner le tin ton sans avertir les gens.(Cartable: Évêques de Québec, 1-149, Copies de lettres, v.III, f.617.) M» J.-O.Briand aux paroissiens des Trois-Rivières (Québec, 6 novembre 1769).Sur la manière de sonner les cloches dans le diocèse de Québec.(Cartable: Évêques de Québec, 1-198, Copies de lettres, v.III, f.619.) Requête des habitants des Trois-Rivières à M\" J.-O.Briand (sans indication de date).A propos des abus d'autorité du Père (Francois) Carpentier (réponse de M\" Briand au verso).(Cartable: Gouvernement, V-170.) M\" J.-O.Briand à M.(Godefroy de) Tonnancour, aux Trois-Rivières (Québec, novembre 1769).Il a appris avec surprise qu'il n'y avait plus de curé aux Trois-Rivières.Les marguilliers ont outrepassé leurs pouvoirs en ordonnant au bedeau de sonner le tinton.B prie M.de Tonnancour de s'appliquer à ramener la paix dans la paroisse.B ne faut pas juger trop sévèrement les marguilliers.(Copies de lettres, v.III, f.621.) M' J.-O.Briand à M.(Godefroy) de Tonnancour, aux Trois-Rivières (Québec, novembre 1769).Il croyait l'orage dissipé: il n'en est rien.\" Depuis dix mois, les Trois-Rivières me donnent autant de peine et de travail que tout le diocèse ensemble.Ce siècle est terrible de la part du marguillage.\" B faut en finir avec cette affaire du tinton.Pour lui, il a fait son possible, \" mais, nous sommes dans un siècle où l'on n'écoute pas trop les prêtres, on croit en scavoir autant qu'eux.\" M» Briand craint que le Père (François) Carpentier ne veuille plus reprendre la cure.(Copies de lettres, v.III, f.623.) M\" J.-O.Briand ft M.(Joseph) Fillion, curé au Cap-Santé (Québec, 2 décembre 1769).Malgré la défense de M\" Briand, il a présenté sa requête.La requête et ses lettres ont fait mauvaise impression chez M.le Général.Il a mal agi en allant chez les juges de paix et chez les notaires.\" Nous voyons tous les jours les françois se poursuivre avec plus de chaleur que les Anglois ne le font, et c'est une observation que son Excellence n'a pas laissé que de me faire.\" Me Briand espère que M.Fillion tiendra compte de cet avertissement, (Copies de lettres, v.III, f.593.) ARCHIVES DE QUÉBEC 83 M* J.-O.Briand.Lettre pastorale aux habitants de Repentigny (Québec, 9 décembre 1769).Il a appris avec douleur et surprise que plusieurs parmi eux refusaient de \"rétablir leur paroisse.\" Ce qui le peine davantage c'est que la majorité des habitants soient de cet avis.\"Je croyais connaître le canadien; je le regardais comme un peuple docile, soumis, aisé à conduire, religieux, attaché à sa foi et à la religion de ses pères, pour laquelle il était près d'exposer sa vie et ses biens, et c'est ainsi, mes chers enfants, en Notre-Seigneur, que je vous ai représentés à la cour d'Angleterre.Depuis mon retour, j'en pense bien autrement.Je n'ai que trop de preuves d'indocilité, d'entêtement, de rébellion, de mauvaise volonté, pour tout ce qui regarde la religion et le culte du Seigneur, de votre.pour les prêtres et du peu de cas que vous faites de leurs enseignements et de leurs avis, et il ne m'est plus permis de me dissimuler qu'un très grand nombre, s'ils font encore profession de la religion et fréquentent nos églises et nos sacrements, si, en un mot, ils paraissent encore tenir à la foi, ce n'est plus qu'à l'extérieur et pour ne pas paraître séparés des autres.Ce sont des chrétiens qui confessent encore de bouche le christianisme, mais qui le contredisent par leur conduite, et l'ont abjuré d'esprit et de cœur.\" Plusieurs ont perdu la foi, \"juste châtiment des crimes, hélas! que trop communs dans cette colonie .les détestables péchés de l'impureté et de l'ivrognerie.\" Il ne les laissera pas s'engager plus loin dans la mauvaise voie qu'ils ont prise.Il ordonne donc qu'il sera convoqué une assemblée générale de tous les pères de famille et des marguilliers de la paroisse; le résultat de la délibération lui sera envoyé afin qu'il puisse prendre tel parti qu'il conviendra.Exhortation aux bons à rester fidèles et promesse qu'il ne les laissera pas sans les secours de la religion.(Copies de lettres, v.III, f.503.) M» J.-O.Briand à M.(Jacques) Hingan, curé à L'Islet (Québec, 17 décembre 1769).Il est presque fâché d'apprendre qu'il est allé au Cap-Saint-Ignace.Il n'approuve pas qu'on célèbre la messe \"dans cet indécent réduit.\" Si les habitants avaient bâti une église, il leur aurait donné un prêtre.(Copies de lettres, v.III, f.601.) M«* J.-O.Briand à M.(Louis) Jollivet, curé de la ville de Montréal (Québec, 21 décembre 1769).A propos du mariage projeté entre M.Saint-Georges Lecompte Dupré, et Mademoiselle Saint-Luc, mineure, et auquel le père de cette dernière ne veut pas donner son consentement.(Copies de lettres, v.IV, f.29.) M» J.-O.Briand à M.Louis Jollivet, curé de la ville de Montréal (Québec, 27 décembre 1769).Même sujet que dans la lettre précédente avec, en plus, un extrait d'une lettre de M.Jollivet en date du 5 décembre 1769.(Copies de lettres, v.IV, f.33.) 1770 M\" J.-O.Briand.à M.(Pierre Maugue Garaut) Saint-Onge, aux Trois-Rivières (Québec, 7 janvier 1770).B ne comprend pas pourquoi le sieur Pélissier n'a pas voulu lui ouvrir les portes de la chapelle des Forges.Condition à laquelle il enverra un missionnaire aux Forges.(Copies de lettres, v.IV, f.59.) M\" J.-O.Briand.Lettre pastorale aux habitants de Laval trie (Québec, 8 janvier 1770).Il a reçu leur requête, et trouve qu'ils ont changé bien vite de sentiment.Lors de sa dernière visite, ils étaient absolument opposés à la construction de l'église et voilà maintenant qu'ils demandent la permission de construire immédiatement.Il ne leur donnera cette permission que lorsqu'il sera assuré de l'accord parfait de tous les paroissiens.(Copies de lettres, v.IV, f.63.) 84 ARCHIVES DE QUEBEC M» J.-O.Briand A M.(Jean-Baptiste) Gatien.curé de Lotbinière (Québec, 31 janvier 1770).Il n'aurait pas dû refuser la sépulture chrétienne au nommé Poudrier.B faut agir avec modération et ne pas pousser à bout les gens.(Copies de lettres, v.IV.f.67.) M\" J.-O.Briand (20 février 1770).Projet au sujet de l'érection de l'évêché, du chapitre et de la cure de Québec.Document non signé, mais écrit en entier de la main de M» Briand et adressé aux marguilliers de la paroisse de Notre-Dame de Québec.(Cartable: Êviques de Québec, 1-151, Copies de lettres, v.IV, f.75.) M\" J.-O.Briand au révérend Père de Labrosse, ft Saint-Laurent (Québec, 1er mars 1770).Comment devront être rétribués les chantres; étant dans le choeur ils ont droit ft l'eau bénite et au pain bénit avant le \"général des habitants.\" (Copies de lettres, v.IV, f.83.) Procès-verbal fait par M\" J.-O.Briand sur la déposition des trois marguilliers du banc-d'œuvre de Beauport.ft propos du vol de l'argent de la fabrique de cette paroisse (Beauport, 3 mars 1770).(Copies de lettres, v.IV, f.87.) M* J.-O.Briand au Père Sébastien Meurin, missionnaire aux Illinois (Québec, 22 mars 1770).Il répond ft sa lettre du 14 juin 1769.Conseils ft propos de la dune, des mariages entre catholiques et protestants et des enterrements.Les Jésuites sont bien vus à Québec par les autorités civiles et religieuses.B a chargé l'abbé Gibault de faire la visite des différents postes.(Cartable: États-Unis, VI-20, Copies d* lettres, v.IV, f.95.) M' J.-O.Briand ft M.(Pierre) Gibault, missionnaire aux Illinois (Québec, 22 mars 1770).B ne peut envoyer de l'aide.B exhorte M.Gibault à bien remplir son ministère.Diverses recommandations.M\" Briand a une grande confiance dans le Père Meurin.Le Père Dujaunay lui a dit beaucoup de bien de ce bon religieux.(Cartable: États-Unis, VI-14, Copies de lettres, v.IV, f.91.) M\" J.-O.Briand ft M.(Pierre) Gibault, missionnaire aux Illinois (Québec, 27 mars 1770?).B ne peut donner un prêtre au poste de Vincennes.Il exhortera les fidèles ft la piété.(Cartable: Êviques de Québec, VI-14.) M\" J.-O.Briand aux habitante de Laval trie (Québec, 29 mars 1770).Conduite ft tenir envers ceux qui s'opposent ft la construction de l'église.On ne doit pas forcer personne ft y contribuer.\"La bâtisse d'une église n'est pas une corvée; c'est un acte de religion.\" (Copies de lettres, v.IV, f.65.) M\" J.-O.Briand au curé de Repentigny (M.Philippe d'Ailleboust des Mus-seaux) (Québec, mars 1770).C'est aux habitants ft payer les menues réparations faites au presbytère et non au curé.B n'a pas aimé le ton de la lettre des habitants de Repentigny, et a été étonné de voir le nom du curé en tête des signatures.S'il a repris les mauvais chrétiens c'est qu'ils le méritaient.(Copiesde lettres, v.IV, f.99.) M\" J.-O.Briand.Pouvoir sextraordinaires accordés au Père de Labrosse, pour l'Acadie et les paroisses de Rimouski, L'Île-Verte, etc., etc.(11 avril 1770).(Registre C, f.250.) M\" J.-O.Briand ft M.(Louis-Michel) Guay, curé de Sainte-Anne, ft Batiscan (Québec, 18 avril 1770).Les gens de Batiscan iront remplir leurs devoirs religieux soit ft Sainte-Anne, soit ft Deschambault; ils paieront la dune au curé de Sainte-Anne.M* Briand ne peut leur donner de curé.\" Faites leur entendre combien ils doivent en rabattre de l'ancien tems où il y avait plus de prêtres que de paroisses et où le roy de France donnait dix mille francs pour suppléer aux pauvres paroisses.\" Il ne devra plus administrer les sacrements aux révoltés.(Coptes de lettres, v.IV, f.115.) ARCHIVES DE QUÉBEC 85 M\" J.-O.Briand à M.(Lotus) Jollivet, curé d'office à Montréal (Québec, 18 avril 1770).Il lui transmet les explications Père Dujaunay, A propos du mariage d'un juif du nom de Salomon, à Michillimakinac.Paroles qu'il a dites à M.de Saint-Luc à propos des filles qui veulent Be marier contre le gré de leurs père et mère.(Cartable: Êviques de Québec, 1-146, Copia d* lettres, v.IV, f.111.) M» J.-O.Briand à M.(Jean-Br.ptiste Petit) Maisonbasse, curé à Saint-Thomas (Québec, 25 avril 1770).M.Maisonbasse enverra à M\" Briand les noms de ces paroissiens qui n'ont pas fait leurs Pâques.S'ils ne se décident pas à remplir les \"devoirs de la Pâque,\" ils seront excommuniés.(Copia d* lettres, v.IV, f.119.) M* J.-O.Briand aux Sœurs de la Congrégation, à Champlain (Québec, 13 juin 1770).Il ne les approuve pas dans la décision qu'elles ont prise de quitter Champlain (pas de signature).(Copia d* lettres, v.IV, f.159.) M\" J.-O.Briand à M.(Basile) Papin (curé de Berthierville) (Québec, 14 juin 1770).Il connaît les embarras de sa famille.C'est bien malheureux qu'on ne puisse payer la dot de la pauvre Jeannette.La demoiselle Neveu est entrée aux Ursulines.(Copies de lettres, v.IV, f.101.) M\" J.-O.Briand à .(Québec, 29 juin 1770).Il le remercie des faveurs (indulgences) qu'il a obtenues pour son diocèse.Sentiments de respect à M»\" Bruyères.(Cartable: Êvêques de Quebec, 1-152, Copia de lettres, v.IV, f.113.) M» J.-O.Briand à la Mère Marie de l'Enfant-Jésus, supérieure des Ursulines de Québec (Québec, 18 juillet 1770).Il la prie de voir à ce que la porte de la cour soit fermée à toute heure du jour et de la nuit.C'est le meilleur moyen d'éviter un malheur comme celui qui vient d'arriver, de voir sortir à la cachette une religieuse cloîtrée.La coupable pourra être relevée de l'excommunication si elle revient (Copies de lettres, v.III, f.331.) M\" J.-O.Briand à (M.de La Corne, à Paris) (Québec, 27 juillet 1770).M.Carleton part pour Londres et consent à ce que M\" Briand demande pour coadjuteur \"Messire Louis-Philippe Mariauchau D'Esgly.\" M«r Briand prie M.de La Corne d'appuyer cette demande auprès du pape Clément XIV pour obtenir la confirmation du choix qu'il a fait \"de l'agrément du Gouverneur du dit sieur D'Esgly, pour être son coadjuteur cum Sutura succession*.\" Il a aussi obtenu le pouvoir de le consacrer \"assistéde deux prêtres.\" (Cartable: Êvêques de Québec, 1-153, Copies de lettres, v.IV.f.153.) M\" J.-O.Briand au nonce à Paris (Québec, 27 juillet 1770).Le gouvernement anglais s'opposant à ce que l'on choisisse des prêtres européens pour gouverner l'église du Canada, M\" Briand demande qu'on lui donne pour coadjuteur M.L.-P.Mariauchau D'Esgly, prêtre canadien.MM.de La Corne et de Villars sont chargés de fournir les témoignages requis sur le sujet et de solliciter des bulles en sa faveur.Le gouverneur a consenti à ce choix et aurait voulu même que M\" Briand consacrât l'élu sans avoir reçu les bulles requises.(Cartable: Êvêques de Québec, 1-154, Copies de lettres, v.IV, f.135.) M\" J.-O.Briand à M.(Louis-Sorbier de) Villars, vicaire général, à Paris (Québec 28 juillet 1770).Il le remercie des nouvelles qu'il lui donne dans sa dernière lettre.Il le prie de recommander au nonce, à Paris, M.D'Esgly, comme digne de l'épiscopat \" M.Jacrau est dans le même état souffrant beaucoup.\" (Cartable: Êttques de Québec, 1-139, Copia de lettres, v.IV, f.139.) M\" J.-O.Briand à M.(Jean-Baptiste Petit) Maisonbasse, curé à Saint-Thomas (Québec 10 août 1770).On l'accuse d'avoir composé une chanson diffamatoire sur le compte de M.Allier.M** Briand ne croit pas aux rapports qui lui 86 ARCHIVES DE QUÉBEC ont été faits; il a, tout de même, des soupçons, qui ne sont pas en faveur de M.Maisonbasse.Il le prie de dénoncer en chaire ces sortes de chansons.(Copies de lettres, v.IV, f.121.) M» J.-O.Briand au juge Dejean, à Détroit (Québec, 8 août 1770).Il ne peut lui accorder les prérogatives qu'il sollicite.(Cartable: États-Unis, V-19.) M\" J.-O.Briand à M.(Pierre) Gibault, missionnaire aux Illinois (Québec, 16 et 19 août 1770).Les reproches qu'il lui a adressés étaient motivés par l'affection qu'il lui porte.Il lui recommande d'avoir bien soin du Père Meurin, et de ne pas prêter l'oreille aux calomnies que l'on débite sur le compte des Jésuites.B ne pourra lui envoyer de secours avant trois ans.Règles pour la dune et pour les abjurations des protestants.(Copies de lettres, v.IV, f.143-147.) M\" J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Jean-Jacques Berthiaume (19 août 1770).(Registre C, f.116.) M\" J.-O.Briand.Mandement annonçant le jubilé aux peuples de l'Illinois (Québec, 19 août 1770).(Copies d* lettres, v.IV, f.151.) Me J.-O.Briand.Lettre pastorale aux habitants de Saint-Cuthbert (Québec, 10 septembre 1770).Lorsqu'il leur a permis de bâtir un presbytère, il ne croyait pas pouvoir leur donner tout de suite un prêtre.B a décidé, vu leur bonne volonté, de leur envoyer M.(Basile) Parent, vicaire à Québec.Le site de la future église a été mal placé.B ne le changera pas, mais il exige avant de leur envoyer M.Parent que l'on fasse certaines améliorations à ce terrain.Le tout devra être décidé dans une assemblée de paroisse.(Copies de lettres, v.IV, f.102.) M\" J.-O.Briand.Lettre pastorale aux habitants catholiques de l'Ile Saint-Jean (Québec, 16 septembre 1770).Il déplore l'abandon où ils se trouvent au point de vue religieux.B a fait de grands efforts pour leur envoyer un missionnaire.B regrette que M.Bailly de Messein n'ait pu aller les visiter.Le Père de Labrosse, qui doit aller à la Baie-des-Chaleurs, essaiera de se rendre à 111e Saint-Jean, si le gouverneur de Halifax lui permet d'exercer le ministère en cet endroit.Les mariages faits entre parents, sans dispense, sont nuls et devront être réhabilités par le missionnaire.(Cartable: Évêques de Québec, 1-156, Copies de lettres, v.IV, f.125.) M\" J.-O.Briand au révérend Père (Félix de) Berey (Québec, 17 septembre 1770).Il félicitera en son nom les habitants de la seigneurie Dumont.M«* Briand désire qu'il se fixe dans cette seigneurie et desserve, en même temps, la côte de 111e Jésus et Blainville.Il a agi contre la volonté de l'évêque en travaillant à placer une église sur la côte de 111e Jésus.L'intention de M\" Briand est de la placer dans le centre de 111e.Aussi les meilleures gens de Sainte-Rose lui ont envoyé une requête où ils se plaignent de l'initiative du Père Berey.Il le prie de ne rien entreprendre sans sa permission et contre ses ordres.Les habitants de la seigneurie de Dumont se choisiront un patron.(Copies de lettres, v.IV, f.104.) M\" J.-O.Briand.Nomination à la cure de Saint-Laurent, de messire François-Louis Charrier de Lotbinière, Récollet, et depuis frère servant de l'ordre de Malte (2 octobre 1770).(Registre C, f.251.) M\" J.-O.Briand à M.(Louis-Pascal) Sarault, curé à Saint-Charles (Québec, 24 novembre 1770).A propos d'une nouvelle paroisse (Saint-Gervais) que M.Sarault désirerait voir ériger dans les terres en arrière de Saint-Charles.Me Briand est en faveur de ce projet, mais il lui semble que la chose ne presse pas encore.Dans tous les cas, il ne fera rien sans le consulter.(Copies de lettres, v.IV, f.69.) Me J.-O.Briand au révérend Père (Félix de) Berey (Québec, 27 novembre 1770).B est satisfait du choix que les habitants de la seigneurie Dumont ont fait ARCHIVES DE QUÉBEC 87 de saint Eustache pour le patron de leur paroisse.Blainville sera desservi par le curé de Saint-Eustache.Quant aux habitants de Sainte-Rose, il ira chez eux pour faire l'enterrement des morts, mais il n'y dira pas la messe, il ne se mêlera pas de la question de l'église.La volonté bien arrêtée de M\" Briand est qu'elle soit placée au centre de l'Ile.M** Briand prie le Père Berey de se rappeler qu'il est prêtre et religieux, i la tête d'un groupe important de fidèles.(Capita de lettres, v.IV, f.106.) M\" J.-O.Briand à M.(Charles Maugue Garaut) Saint-Onge, curé à Saint-Vallier (Québec, 26 décembre 1770).Il le prie de se rendre à l'évêché; il veut lui parler personnellement.(Copies de lettres, v.IV, f.155.) M\" J.-O.Briand à M.(Jean-Baptiste) Gatien, curé à Lotbinière (Québec, 26 décembre 1770).Il approuve ses arrangements à propos de la construction du presbytère.L'extrait des délibérations n'est pas en loi.\"Consultés quand il s'agit de loix, car c'est un grand nom chez les Anglois.\" Il fait mal de parler d'abandonner la cure quand le besoin de prêtres se fait sentir si vivement.Il a répondu à Hamel qu'il devait contribuer à la construction du presbytère.Quant aux habitants de Saint-Eustache, il ne faut pas les forcer.Il regrette que ses prédécesseurs leur aient permis de bâtir une-chapelle.Il les avertira de ne pas continuer la construction de cette \" prétendue chapelle.\" (Copies de lettres, v.IV, f.71.) 1771 M\" J.-O.Briand à M.(François-Xavier) Lefebvre, curé de Batiscan (sans indication de date).Cas de mariage.Il restera à Batiscan \" jusqu'au parfait rétablissement du presbytère.\" C'est le milieu de votre peuple, vous seriez bien éloigné de la rivière des Envies (pas de signature).(Copies de lettres, v.IV, f.159.) M\" J.-O.Briand à M.(Jacques-Maxime) Chefdeville, curé d'Yamachiche (sans signature et sans indication de date).Le seigneur doit contribuer, selon ses moyens, à la construction du presbytère.(Copies de lettres, v.IV, f.172.) M\" J.-O.Briand à M.Gamelin, marguillier à Montréal (Québec, 14 janvier 1771).Il lui fait défense d'assister aux réunions des francs-maçons.Peines portées par les papes Clément XII et Benoit XIV, contre les catholiques qui fréquentent les loges.Il espère qu'un \"Gamelin dont la famille a si bien mérité de'la religion \" ne troublera pas la paix du diocèse.(Cartable: Êttques des Québec, VI-4, Copies de lettres, v.IV, f.179.) M\" J.-O.Briand à M.(Pierre-Laurent) Bédard, curé de Saint-François-du-Sud (Québec, 17 janvier 1771).Les ordonnances du diocèse défendent de séparer le mariage de la messe.Les curés doivent s'y conformer.(Copies de lettres, v.IV, f.186.) M\" J.-O.Briand à M.(François-Pascal) Portier, curé de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Québec, 18 janvier 1771).Il aimerait mieux un peu moins de respect, mais plus de sincère affection de la part de M.Portier.Il lui recommande de ne pas sortir hors du presbytère sans l'habit ecclésiastique et de pratiquer davantage la mortification chrétienne.(Copies de lettres, v.IV, f.187.) M'r J.-O.Briand.Mandement pour le jubilé universel accordé par Clément XIV (28 janvier 1771).Publié dans Mandements, etc., etc., des tttques de Québec, t.II, p.218.M\" J.-O.Briand.Mandement du jubilé pour la ville de Québec (5 mars 1771).Publié dans Mandements, etc., etc., des tttques de Québec, t.II, p.222. 88 ARCHIVES DE QUEBEC M\" J.-O.Briand.B rend compte de son entrevue avec les marguilliers au sujet de la possession de la cathédrale (6 mars 1771).(Copies de lettres, v.IV, f.191.) M\" J.-O.Briand ft M.(Jean-Baptiste) Corbin, curé ft Saint-Joachim (Québec, 7 mars 1771).B doit faire enterrer avec les cérémonies de l'Église, la sauvagesse en question.B devra prier le bailli de faire un inventaire des effets qu'elle a laissés.(Copies de lettres, v.IV, f.201.) M' J.-O.Briand aux paroissiens de Québec (Québec, 9 mars 1771).B est heureux dé leur annoncer que les travaux de l'église sont assez avancés pour y permettre d'y célébrer les saints offices.On attendra au second dimanche après Pâques pour faire l'inauguration solennelle.(Copies d* lettres, v.III, f.202.) M** J.-O.Briand ft M.(Gabriel-Jean) Vincelotte, au Cap-Saint-Ignace (Québec 11 mars 1771).Il le prie de penser ft son salut et de réparer les fautes du passé en travaillant ft rétablir la paix dans la paroisse.C'est ce qu'il doit faire s'il veut gagner l'indulgence du jubilé.L'amitié qui unit M\" Briand ft M.de la Coudraye a pesé beaucoup en faveur de M.Vincelotte.(Copies dt lettres, v.IV, f.185.) M* J.-O.Briand ft MM.Marcou, Perras et Dufault, marguilliers en charge de l'église de Notre-Dame de Québec (15 mars 1771).Il leur expose ses prétentions et celles de son chapitre sur l'église paroissiale et les inconvénients qui résultent de leur conduite tant pour l'évêque que pour le clergé et le peuple.(Copies de lettres, v.IV, f.205.) M» J.-O.Briand aux paroissiens de Québec (15 mars 1771).Il s'élève fortement contre les prétentions du défunt Récher et des marguilliers qui soutiennent que l'érection de Québec en évêché et l'institution du Chapitre sont nulles.Ils ne doivent donc pas s'étonner de ne pas le voir assister aux offices de la paroisse et il n'entrera pas dans l'église paroissiale tant que ses droits n'auront pas été reconnus.(Copies de lettres, v.III, f.209.) M\" J.-O.Briand.Lettre pastorale aux bourgeois et habitants de la ville de Québec, au sujet du rétablissement de l'église paroissiale (5 avril 1771).B déclare qu'il aime mieux céder que de protester devant les tribunaux en faveur de ses droits sur l'église cathédrale.Publiée dans Mandements, etc., etc., des évlques de Québec, t.III.p.234.M\" J.-O.Briand.Précis de ce qui s'est passé au rétablissement de l'église cathédrale de Québec, commencée en 1767 et finie en 1771 ; ce qu'ont fait les marguilliers de la dite église pour en exclure leur évêque et son Chapitre; et les motifs qui ont déterminé M\" Briand ft s'exiler de sa propre église (1771).(Registre C, t.262 ft 269.) M\" J.-O.Briand au Père Le Simple Bocquet, ft Détroit (Québec, 17 avril 1771).B approuve sa conduite au sujet des indulgences des quarante-heures.Il a rejeté les demandes du sieur Dejean.(Cartable: États-Unis, V-23.) M» J.-O.Briand au révérend Père Sébastien Meurin, ft la Prairie-du-Rocher, Illinois (Québec, 24 avril 1771).Il répond aux cas proposés par le Père Meurin dans sa lettre du 11 juin 1770.(Cartable: États-Unis, VI-26.) M\" J.-O.Briand ft M.(Pierre) Gibault, missionnaire aux Illinois (Québec, 24 avril 1771).B a reçu sa lettre du 15 juin 1770.Banc du bailli.Les pouvoirs de M.Gibault s'étendent jusqu'à la Louisiane; il a les mêmes que le Père Meurin.Permission de biner.Questions de tarif.(Cartable: Évlques de Québec, 1-157.) M\" J.-O.Briand ft M.(Bernard-Sylvestre) Dosque, curé de Québec (.mai.1771).Il lui indique la manière dont se feront les offices religieux dans l'église de la ARCHIVES DE QUÉBEC 89 paroisse et à la chapelle du séminaire qu'il a choisie pour son église cathédrale.(Copies de lettres, v.IV.f.157.) M\" J.-O.Briand.Mandement pour la visite des paroisses (1er juin 1771).Publié dans Mandements, etc., etc., des êviques de Québec, t.III, p.238.M\" J.-O.Briand.Lettre pastorale aux habitants de la Point e-à-la-Caille (Saint-Thomas) (1771 ?).Comme il est sur le point de donner son ordonnance pour la construction de la nouvelle église, il les prie de nouveau d'en venir à une entente sur le choix d'un site.L'église doit être bâtie au centre de la paroisse, et auprès de la rivière, pour la commodité du curé et des habitants qui sont à l'est de la rivière.R ne peut s'expliquer leur peu de zèle pour la religion.\"Allés voir le Cap-Santé, la paroisse de Sainte-Foy, ils ont bâti une église et un presbytère dans deux ans.Toutes les autres paroisses se sont établies depuis la guerre; il n'y a que vous autres, qui depuis 15 ans, n'avés pas encore eu assez de zèle de la gloire de Dieu pour lever tous les obstacles qui vous empêchent de travailler.\" Qu'ils craignent la colère de Dieu qui peut les frapper pour tant d'obstination.(Copies de lettres, v.IV, f.331.) M\" J.-O.Briand à M.(Charles-François) Bailly de Messein, missionnaire à l'Acadie (Québec, 5 juin 1771).Il est surpris de l'opposition que l'abbé Bailly rencontre de la part du gouverneur de Halifax.C'est avec la permission du gouverneur général qu'il l'a envoyé dans cette mission.Il l'autorise à porter l'habit laïque.Il lui annonce la mort de son père, M.Bailly, enlevé après trois jours de maladie.(Cartable: Êviques de Québec, 11-65, Copies de lettres, v.IV, f.217.) M\" J.-O.Briand.Mandement à l'occasion de l'élection d'un coadjuteur (sans signature et sans indication de date).Publié dans Mandements, etc., etc., des êviques de Québec, t.III, p.241.M» J.-O.Briand à M.(Basile) Parent (sans indication de lieu) (Québec, 13 juin 1771).B lui reproche les termes peu convenables de sa dernière lettre.Il ne doit pas s'intituler curé de Saint-Cuthbert, et aller devant les tribunaux pour faire reconnaître ses titres à ce poste.{Copies de lettres, v.IV, f.225.) M\" J.-O.Briand au gouverneur Carleton (1771 ?).C'est avec surprise qu'il a appris que le gouvernement britannique se disposait à enlever à l'Église du Canada les biens des Jésuites.Ces biens devraient être attribués au séminaire qui depuis la disparition du collège des Jésuites s'est chargé de l'éducation des enfants.Le génékal Murray avait approuvé ce changement; et Carleton lui-même avait suivi cette ligne de conduite en allant jusqu'à donner des prix aux élèves.Grands dommages que le séminaire aura à subir si ces biens ne lui sont pas attribués.Dommages que subiront aussi les communautés, l'évêque et le Chapitre.(Copies de lettres, v.IV, f.283.) M\" J.-O.Briand au Père supérieur des Jésuites, à Québec (1771).Il craint de l'avoir mécontenté; il n'a agi en tout que pour le bien de la société.Il espère qu'elle ne sera pas dissoute, et que leurs biens ne seront pas donnés à M.Amherst.Il a écrit au roi sur ce sujet par le moyen de M.Carleton.(Copies de lettres, v.IV, f.287.) M\" J.-O.Briand au seigneur de l'Ile Sainte-Thérèse (Québec, 7 août 1771).Il approuve sa requête, touchant le banc qu'il désire avoir dans l'église de la Pointeaux-Trembles.Cependant, il y a certains obstacles qui doivent disparaître avant que l'évêque puisse donner son consentement à ce qu'il demande.(Copies de lettres, v.IV,f.227.) M\" J.-O.Briand.Acte de prêtrise de Charles-François Lemaire de Saint-Germain (18 août 1771).(Registre C, t.117.) 90 ARCHIVES DE QUÉBEC M\" J.-O.Briand au Père Le Simple Bocquet, missionnaire à Détroit (Québec, 29 août 1771).Les vases sacrés de Michillimakinac appartiennent à la mission, non aux habitants.Cas de mariage.(Cartable: Évêques de Québec, 1-157, Copies de lettres, v.IV, f.223.) M« J.-O.Briand ft M.(Jean-Baptiste) Gatien, curé ft Lotbinière (Québec, 15 septembre 1771).Les paroissiens de Lotbinière ont présenté ft M\" Briand une requête dans laquelle ils accusent leur curé de ne pas faire de prône, ni de catéchisme, de ne chanter de grand'messe que pour de l'argent, de les insulter en chaire, etc., etc.Ils ont prié l'évêque de leur donner un autre curé.M\" Briand demande ft M.Gatien de se rendre ft Québec, afin qu'il puisse savoir ce qui en est de ces accusations.(Copies de lettres, v.V, f.69.) M«' J.-O.Briand ft M.(Jean-Baptiste Petit) Maisonbasse, curé ft Saint-Thomas (Québec, 20 septembre 1771).Il ne doit pas mettre de banc de chaque côté du chœur dans la nouvelle église.Le chœur est trop étroit pour une aussi grande église.Il doit réserver une place convenable pour la décence du culte, chose qui doit être considérée avant les rentes de la fabrique.(Copies de lettres, v.IV, f.233.) M» J.-O.Briand aux habitants de Saint-Jean-Port-Joli (Québec, 8 octobre 1771).Il leur avait bien recommandé la sanctification du dimanche et des jours de fête, lors de sa dernière visite.C'est avec chagrin qu'il apprend que l'on se permet encore des courses de chevaux en ces jours.Il les défend sous peine de refus des sacrements, pour ceux qui y participeront Celui qui a insulté son pasteur fera une excuse publique ft la porte de l'église.Ce mandement leur sera lu par M.Porlier, curé de Sainte-Anne.(Copies de lettres, v.IV, f.237.) M
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