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Titre :
Rapport de l'Archiviste de la province de Québec
Éditeur :
  • Québec :Louis-A. Proulx, Imprimeur de sa Majesté le Roi,1921-1960
Contenu spécifique :
1938-1939
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
une fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Rapport des Archives du Québec
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Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1938, Collections de BAnQ.

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[" secrétariat de la province RAPPORT DE L'ARCHIVISTE DE LA PROVINCE DE QUEBEC POUR 1938-1939 RÉDEMPTI PARADIS Imprimeur de Sa Majesté le Roi 1939 Pbovince de Québec CABINET DU SECRÉTAIRE Québec, 27 décembre 1939.A Sis Eugène Fiset, Kt., C.M.G., D.S.O.Lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Monsieur le Lieutenant-gouverneur, J'ai l'honneur de vous soumettre le rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1938-1939.J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre très dévoué serviteur, Henbi Gboulx, Secrétaire de la Province et ministre de la Santé. Québec, 23 décembre 1939.A l'honobablb M.Henbi Gboulx, Secrétaire de la Province et ministre de la Santé.Monsieur le Ministre, J'ai l'honneur de vous soumettre mon dix-ueuvième Rapport sur les Archives de la Province.\u2022 \u2022 Nous publions dans le Rapport de cette année sous le ititre Evénements de la guerre en Canada du 13 septembre 1759 jusqu'au 14 juillet 1760 une relation inédite du siège de Québec.C'est la troisième du même genre que nous publions.Celle-ci est l'oeuvre de Joseph Fournerie de Vezon, lieutenant dans les troupes.Elle est beaucoup moins longue que les deux précédentes mais donne plus de renseignements sur les événements qui ae déroulèrent après M, reddition de Québec.\u2022 \u2022 Nous commençons dans le Rapport que je vous soumets la correspondance échangée entre Ha cour et notre premier gouverneur de Vaudreuil, pendant son gouvernement.M.de Vaudreuil fut gouverneur de la Nouvelle-France de 1703 jusqu'à sa mort, le 10 octobre 1725.Pendant ces vingt-deux années, M.de Vaudreuil écrivit un grand nombre de lettres au roi ou à ses ministres, et reçut aussi d'eux un certain nombre de mémoires, instructions, etc., etc.Nous croyons avoir réuni toutes les lettres connues de M.de Vaudreuil.La plupart ont été photographiées sur les originaux de ces lettres conservés aux Archives Nationales, à Paris.On peut donc y ajouter foi.Quelques-unes des lettres de M.de Vaudreuil ont été publiées par M.E.-B.O'Callaghan dans son ouvrage Documentary History of the state of New York mais ' elles sont presque toutes incomplètes.Nous les donnons ici en en- tier.La publication des lettres de M.de Vaudreuil sera continuée dans le Rapport de 1939-1940.M.l'abbé Caron continue dans le présent Rapport l'inventaire de la correspondance de M** Joseph Signay pour les années 1837, 1838 et 1839.Il ne poursuivra pas cet inventaire au delà de cette période.Le temps n'est pas encore venu de pénétrer dans l'intime des événements religieux du pays à partir de 1840.Avec 'le recul des années, ces événements perdront de leur actualité, et alors il sera permis à un archiviste futur d'y jeter un oeil scrutateur.Nous avons donc, dans ces inventaires publiés dans le Rapport de l'archiviste de la province de Québec, depuis 1927, un résumé de l'histoire de l'Eglise du Canada, de 1760 à 1840.L'année prochaine, M.l'abbé Caron commencera l'inventaire des événements religieux du régime français, à partir de 1621.L'histoire du Canada, de sa découverte à venir à 1760, a été plus approfondie que celle du régime anglais; on s'est appliqué surtout à décrire les événements politiques et administratifs de l'ancienne colonie, ses guerres, ses petites luttes intestines; certes, la question religieuse n'a pas été oubliée, mais un inventaire des sources de l'histoire de l'Eglise du Canada, sous le régime français, ne manquera pas d'apporter la lumière sur certains points demeurés encore obscurs.Dans tous les cas, ce travail sera assurément d'un grand secours aux historiens qui l'auront sous la main.J'ai l'honneur de me souscrire, Monsieur le Ministre, Votre respectueux serviteur, L'archiviste de la Province, PlEBBE-GhEOBGES ROV JOSEPH FOURNERIE DE VEZON Nous avons peut-être deux douzaines de relations du siège de Québec en 1759 niais la plupart s'arrêtent à la journée fatale du 13 septembre ou donnent peu de détails sur les événements qui suivirent la bataille des Plaines d'Abraham.La relation de M.Fournerie de Vezon que nous publions ici commence précisément après la défaite de Montcalm, par Wolfe et se rend jusqu'au milieu de l'été de 1760.Simple lieutenant, M.Fournerie de Vezon ne peut donner de renseignements de première valeur.Il n'était pas en relation avec les chefs de l'armée.Il raconte ce qu'il a vu et ce qu'on lui a rapporté.Sa relation mérite toutefois de voir le jour.Elle confirme des faits que nous savons par ailleurs et nous donne certains petits détails inédits.Joseph Fournerie de Vezon est plutôt un inconnu dans notre histoire.Lieutenant d'infanterie, il arriva dans la Nouvelle-France en 1757.Sur la fin du régime français, les officiers d'artillerie étaient si rares dans le pays que M.de Vezon, ayant quelques oonnais-san'ces de cette arme, fut employé sous les ordres de M.Desandrouins.Montcalm mentionne le jeune officier à deux ou trois reprises.H est également question de M.de Vezon dans deux ou trois lettres du gouverneur de Vaudreui'L H est certain que M de Vezon prit part à la défense de Québec, et peut-être à la construction du fort de Jacques-Cartier.Une lettre de l'intendant Bigot le laisse entendre clairement.M.Fournerie de Vezon décéda à Montréal le 30 août 1760, à l'âge de trente ans.Il avait épousé, six mois avant sa mort, Marie-Louise Rhéaume, fille de Simon Rhéaume et de feu Marie-Louise de Couagne.M.Fournerie de Vezon possédait une assez belle bibliothèque pour le temps.Dans son étude sur les bibliothèques canadiennes, publiée en 1916, M.Aegidius Fauteux a publié la liste des livres trouvés au logis du sieur de Vezon après sa mort. Peut-on croire qu'un jeune officier qui était venu ici temporairement, c'est-à-dire pour le temps de la guerre, aurait apporté tant de livres?M.Fauteux croit que la plupart des livres de la bibliothèque de M.de Vezora lui venaient de sa femme, Marie-Louise Rhéaume qui, elle, en avait hérité de son père, Simon Rhéaume, ou peut-être de sa mère, Marie-Louise de Couagne, qui appartenait à une famille instruite du pays.La copie originale du Journal de M.de Vezon se trouve aux Archives du département de la Vienne, en France, et nous en devons communication à M.Claude de Bonnault, à qui les Archives de la province de Québec sont déjà redevables de tant de documents précieux. EVENEMENTS DE LÀ GUERRE EN CANADA DEPUIS Le 13 7bro 1759 JUSQU'AU 14 JUILLET 1760 Après La malheureuse journée du 13: 7bre M.Le M\"\" de Vaudreuil étoit d'avis de tenter une seconde Affaire ; mais Le Conseil de guerre, assemblée à ce sujet Décida que L'on se retireroit à La riviere de jacques-Cartier.En conséquence toute L'armée partit à 9b.du soir du camp de Beau-port, après avoir Encloué Les canons de cette Ligne, Et chargé le Bagage, que le peu de charretes que nous avions, nous permit d'Emporter.il Etoit intéressant de dérober cette marche aux Ennemis ; Le salut de la colonie Entière En dépendoit, car maîtres du fleuve ils pouvoient détacher En Berges, un corps de troupes qui nous auroit prévenu à la riviere de jacques-Cartier, Et alors tout étoit dit.nôtre armée prit donc sa route par les profondeurs de charlesbourg, Et de Lorette, Et arriva le 14, axe soir à La pointe aux trembles, et le 15.à La rivière de Jacques-cartier, toute L'armée prit poste sur les hauteurs de la rive droite de cette rivière.Le 16, M.Le Cher de Llévis, qui avoit Eté Détaché à La tête des rapides, réjoignit L'armée, Et prit, de concert, avec M.Le M'1 de vaudreuil, toutes Les mesures pour porter des secours à Québec, Et Essayer à En faire Lever le siege aux Ennemis, L'armée angloise, un peu remise du trouble, où L'avoit jette La perte du gn*1 Wolff, tué â Laffaire du 13 : se disposoit au siege de québec.M.de Ramezay manquoit de subsistances ; sa garnison composée de gens peu faits, pour La déffence d'une place, ne pouvoit pas faire une langue résistance.Et Les secours que M.Le M*\" de Vaudreuil pouvoit Luy faire passer, Etaient fort incertains: cependant M.de La RocheBeaucourt, Command'.La cavalerie, y arriva Le 17.7bre au soir avec un petit convoi, qui auroit pû soutenir M.de ramezay Encore quelques jours, nôtre Armée Etoit partie de jacques-cartier le 18 ; dans Le dessein d'attaquer les Ennemis de nouveau, mais M.de Ramezay Etoit déjà En pourparler de capitulation ; il ignoroit sans doute nos mouvements, Et il rendit sa place Le 18, à 3 h : sorès midy: la Tarnison fut Embntquée sur L'Escndre Angloise pour être transportée En france, Les habitans maintenus dans leurs terre Et possessions &ca.M.Le M\"\": de vaudreuil sur cette nouvelle, revint prendre avec son armée le poste de jacque-cartier, il fut résolu que L'on S'y retrancheroit.Et pour couvrir les travaux on disposa En Echelons, depuis le cap-rouge jusqu'aux Ecureuils La cavalerie, le corps de volontaires canadiens que com-mandoit M.de repentigny, Les volontaires de duprat, les cinq compagnies de grenadiers, Et quelques détachern\" des troupes de la colonie et Des milices.On s'occupa de part Et d'autre Le reste de la campagne, Les Ennemis à disposer la ville pour y passer l'hyver, Et nôtre armée à construire le fort de jaque-cartier. 2 Archives de Québec M.de Vaudreuil ne tarda pas à retourner à Montréal M.Le ch**.de Lévis resta chargé de cette Opération.Et s'y occupa jusqu'au 12, 9bre avec son activité ordinaire.Les travaux de la fortification se trouvèrent alors finis, Et on Laissa ceux de l'intérieur aux Soins de M.dumas, qui fut destiné à commander sur cette frontière avec 3.piquets des troupes de terre, et 4.de celles de la Colonie, M.de repentigny resta sous ses ordres avec Environ cent hommeî des troupes de la Colonie, Et les Debris de la cavalerie.Il Eût Eté à souhaiter que L'on eût pu suivre le plan que s'étoit d'abord proposé M.le m\"\" de Vaudreuil, d'Entretenir dans cette partie 15: ou 1800 hommes ; alors on eût Eté à même de harceler continuellement L'Ennemi, Et de l'Empêcher de faire du bois ; ce qui aurait certainement obligé M.Murray à capituler dans le cours de l'hyver; mais le mal qui En serait résulté sur tous Les habitants des Environs de quebec, qui à coup sûr, auraient Eté incendiés, Et sur touttes choses, le défaut de subsistances, forcèrent ce g\"\"' à s'en tenir à La déffensive, Lte 14: 9bre, Les Ennemis s'avancèrent au nombre de 1300: hw.au pont de Lorette Et s'y retranchèrent, M.de repentigny Se trouva alors dans La position la plus critique; il avoit très peu de monde et manquoit de munitions.Le 16.9bre, il détacha M.herbin fils pour aller tâter les retranchements des Ennemis, cet officier les tourna, tandis que M.de St rame les oc-cupoit de front avec quelque cavalerie cette affaire se réduisit à une grande fusillade de part et d'autre.La nuit du 16 ; au 17 9bre, Les Ennemis dérobèrent une marche à m.de repentigny.Et se trouvèrent à la pointe-aux-trembles vis à vis nos gardes avancés, il falloit beaucoup d'art pour se tirer* d'un aussi mauvais pas.M.de repentigny prit son parti, marcha sur le champ, et pris vis à vis de L'ennemi une position avantageuse, Avec Environ 60: h**, En attendant que le reste de son monde pût lui parvenir : cette démarche hardie En imposa à l'Ennemy, il crut M.de repentigny plus fort ; on se fusilla de part et d'autre, Et les Ennemis se retirèrent après avoir Brûlé 10.ou 12 granges.dans la crainte que L'Ennemi ne fit de nouvelles tentatives, m.dumas sentoit bien La nécessité de renforcer m.de repentigny : mais le peu de monde qu'il avoit dans le fort de jaque-cartier Lui Etoit nécessaire pour les travaux, il luy Envoya cependant le piquet du Rég'.de Languedoc, Et le fit passer de façon que l'Ennemi eût lieu de croire que ce renfort Etoit plus considerable, M.de repentigny pour En imposer davantage à l'Ennemi, ïjtablit ses gardes avancés au pont de lorette, Et au calvaire St.Augustin dans les retranchements que Les Ennemis avoient abandonnés.Le 20: 9bre Les navires que commandoit Le Cap\"*.Kanon, passèrent devant jacque-cartier.Le 21.Les Ennemis déterminèrent la position de leurs gardes avancés qu'ils Etablirent à L'Eglise de Lorrette, Et à celle de Ste.Foy, avec un poste de communication sur le chemin de la suède.La nuit du 24.au 25 ; nos navires mouillés vis à vis 'la Rre de tetche-mins Essuyèrent un coup de vent furieux, les navires Le Sennecterre, le Archives de Québec 3 soleil royal, le fronsac, h'Elh-abeth, et le Swington, Echouèrent et se perdirent Entièrement.Le 25.Les Ehnemis détachèrent une goélette montée de 8 : pieces de canon, Et Environ 60: hommes d'Equipage, pour aller incendier nos navires Echoués, le capne.Kanon détacha le sr.de la giraudet, avec 14.hM.qui abordèrent la goélette, Et s'en Emparèrent, malgré la perte de 7.hM.qui foirent mis hors de combat avant L'abordage.La nuit du 25.au 26 : le reste de nos navires passèrent devant Québec, le feu de la place fut très vif, mais il n'Eut aucun succès, Les rigueurs de la saison se faisoient sentir de plus En plus.Et les travaux de jaque-cartier En souffroient beaucoup, cependant L'activité des officiers chargés de la besogne, mit le fort En Etat de recevoir le 26 : Xbre.M.Dumas avoit déjà Envoyé à La pointe aux trembles deux piquets des troupes de la Colonie pour renforcer m.de repentigny Le 22.janvier, il Eut ordre d'y faire passer les deux derniers, Et sa garnison se trouva réduite alors à deux piquets de troupes et 30.Canonniers.On se disposoit a force à faire une Expédition sur Québec, nos généraux s'occupoient Essentiellement, d'En Etablir La subsistance il fut proposé de faire une Levée de farines Et de Bestiaux dans1 les paroisses au dessous de Québec, il failoit un détachement à la pointe de Levis, En Etat de couvrir cette levée, nos peu de moyens, La Lenteur ordinaire des levées de milices, furent cause que L'on n'Eût point d'Egard aux représentations de M.dumas, dont L'avis Etoit que cette Expédition ne pouvoit avoir Lieu, qu'autant que nous aurions dans cette partie des forces capables d'oter aux Ennemis L'idée d'En faire L'attaque.M.de Se.martin fut détaché avec 130 hM.des troupes de la colonnie Et milices, Ejt f ut prendre poste à La pointe de lévis ; si le pont n'Eût pas pris, il y a Lieu de croire que cet officier n'auroit couru aucun risque ; mais le 2 fev\".La riviere s'arrêta devant Je sault de la chaudière, Et quelques jours après on pouvoit traverser devant la ville.Le 6 fev*1-.M.de S*, martin fit à la pointe de levis, 6 prisonniers gens qui venoient commercer avec les habitants.M.de repentigny fit passer le 10: 70 hM.de renfort à M.de st.martin, Et M.dumas Les lui remplaça.Le 13.m.murray fit sortir Environ 1200 h\", dont 600.se présentèrent de front à la pointe de Lévis, tandis que le reste cherchoit à tourner .M.de St.Martin, cet officier se présenta d'abord pour Empêcher le 1\" corps de prendre terre, Et il y à toute apparence au'il En serait venu à Bout, mais son détachement ayant seû qu'un 2e.Corps de troupe cherchoit à Les tourner, le désordre s'y mit.et ils gagnèrent à la débandade, La maison de Lpmbert, nous n'avons eû Dans cette affaire qu'un off\".pris\".Et environ 15.hM tués.Blessés, pris\"* où désertés.Le 15, Les Ennemis informés que m.de repentigny s'etoit dégarni pour renforcer M.de St.Martin, firent un mouvement de son côté; mais La Contenance hardie de cet officier, Et L'art que mit m.dumas dans les petits secours qu'il Luy fit passer En imposèrent Encore.Le 18.M.dumas fit rentrer à La pointe aux trembles, tout ce qui en 4 Abohives de Québec Etoit sorti, m.de repentigny se trouva dans la lm situation Et m.de S', martin prit poste à S*, nicolas avec 150, h\".Le gouvernement paraissant toujours décidé à tirer des subsistances des paroisses de la rive droite du fleuve, il falloit absolument débusquer Les Ennemis, qui s'Etoient retranchés dans l'Eglise de la pointe de lévis, m.dumas prôj'etta d'aller Les y attaquer avec 3 pièces de canon, 2.compagnies de grenadiers, Et 500 h*.d'Elite du gouvernement de Montréal, Et Les sauvages qu'il seroit possible de rassembler de bonne volonté, En observant toujours, 1\" qu'il pourroit arriver que ce détachement consommerait la plus grande partie des Subsistances que l'on comptait lever, Et qui faisoient l'objet de cette Expédition : 2* que M.de repentigny devoit rester dans sa situation Ord™.pour être à même de faire quelques détachements, Et donner de l'inquiétude aux Ennemis ; qu'autrement il Etoit impossible d'y penser; Tant que Les ennemis auraient un poste fixe à la pointe de lévis.Le 20: Les En1*, firent q\"\"\" mouvements du côté de m.de repentigny Et de M.de St.martin, ce d\".fit q«uc* pris\"*, sur une de leurs patrouilles.Le gouvernement réitéra ses ordres pour que M.dumas renforçât M.de St.martin avec La garnison de la pointe aux trembles, Et Le mettre En Etat d'Attaquer L'Eglise de la pointe de Lévis.Le 24.cet officier s'y présenta avec Environ 700 h**.Les Ennemis) sortirent au devant de Luy, Et dans le même tems presque toute la garnison de Québec traversa La riviere sur deux colonnes, dont L'une s'avança de front, Et l'autre gagna du côté du sault de la chaudière, pour couper la retraite à M.de St.martin si cette d*re colonne avoit Exécuté à La lettre les Ordres de m.murray, C'en Etoit fait, Et notre détachem'.etoit perdu sans ressource, heureusement Elle fit un crochet sur la riviere, et fut plus long-tems à se rendre qu'elle n'aurait Eté par 'la route ordinaire ; En sorte que M.de St.martin, voyant cette colonne qui cherchoit à le tourner, Eut le tems de faire sa retraite, Et d'arriver au point critique avant Les enn\".Le 25.Fév*r.M.de Bourlamaque arrivé à jaque-cartier, fut du même avis que M.dumas sur les impossibilités de rien tenter à la pointe de Lévis, M.de St.martin fit rentrer son détachement à la pointe aux trembles, et jusqu'au 20: mars tout fut tranquille de part et d'autre.M.de Bourlamaque se contenta de détacher le sr.hertel off\", de la Colonie avec 120.hM.des troupes de la colonie et sauvages pour aller dans les paroisses de la rive droite du fleuve au dessous de Québec, y harceler les Enni*.supposé qu'ils y fissent passer q«\"\"* détachements pour En tirer des subsistances.Le 20 : mars Les Enni*.sortirent de Québec au nombre de 1500 h**, dans le dessein de replier la pointe aux trembles.Et de pénétrer jusqu'à jaque quartier, ils firent une fausse attaque au pont de Lorette, Et tandis que m.de repentigny se portoit de ce côté avec tout son monde, 400: h\", attaquèrent une garde de 100 h\", que nous avions au calvaire St.Augustin, Et la replièrent, il n'Est pas douteux qu'ils n'eussent réussi à leur Entreprise, sans le froid excessif de cette journée qui leur gela 80.hommes, et qui les força d'y renoncer. Archives de Quebec Le 24, ils reprirent la même Entreprise, mais le mauvais! teins, les nouvelles qu'ils reçurent qu'il nous Etoit parvenu du renfort, et les difficultés qu'ils trouvèrent à conduire leur artillerie, les firent rentrer une seconde fois, depuis ce tems plusieurs alertes de part Et d'autre sans aucun Effet.Le défaut de moyens qui avoit Empêché M.le Maq'.de vaudreuil, de laisser sur la frontière de québec 15.ou 1800, hommes, pour harceler Les ennemis Et les empêcher de faire du bois, l'obligea Encore à se refuser à une entreprise pendant l'hiver, cette Expéon.ne pouvoit être fondée que sur l'Espérance d'une surprise, Et m.le Mq* de vaudreuil n'avoit garde de risquer sur un événement aussi douteux, des vivres et des munitions qui pouvoient nous être d'une utilité plus certaine, il se détermina dès ce tems au siège de québec.En conséquence il donna les ordres les plus precis Et Les mieux combinés pour assurer La subsistance de L'Armée en pain, car il n'Etoit pas possible de la nourrir en viande, a moins que de détruire Entièrement l'Espèce : mais comme cette nourriture seule ne pouvoit suffire, il fallut trouver quelque autre Expédient, pour satisfaire, plustôt que pour nourrir le soldat, L'Eau de vie Etoit la seule chose qui pouvoit remplir cet objet.Elle manquoit totalement dans la Colonie.M.le m'\" de Vaudreuil Engagea le Sr.martin négociant à s'intriguer pour tâcher d'En faire sortir de québec ainsi que du sel, le sr.martin s'aquitta de cette commission en négociant habile, Eit en citoïen zélé ; il nous prouvra bientôt dans ces deux genres tout ce que le gouvernement pouvoit désirer.M.le m5' de Vaudreuil donna les soinsl les plus particuliers à tout ce qui pouvoit concerner L'Artillerie, il En sentoit bien la foiblesse, Et ne se flattoit pas qu'elle fût capable de réduire québec.mais d'un autre côté il sentoit La nécessité de se mettre en position de recevoir Lies secours que naturellement nous devions Espérer d'Europe Et sur toute chose d'avoir une bonne contenance vis a vis d'un Ennemi déjà trop Enorgueilli de ses succès.Il s'Occupa Essentiellement de pourvoir à La sûreté des rapides, et de l'Isleaux noix M.de Bourgainville colonel fut détaché aud\".poste, m.fou-chot capne.au Reg*, de Béarn, Eut Le commandement du premier avec de simples garnisons Et tout le reste des troupes Et des milices se rassembla à montréal pour y prendre forme, On tira deux Bataillons avec leurs compagnies de grenadiers de toutes les troupes de la Colonie, auxquels on attacha des drapeaux, Et qui formèrent une Brigade Les 8, Baon\" des troupes de terre composèrent 4, Brigades de 2.Ba0M chacune, savoir La reine, La sarre, royal Roussillon Et Berry, on forma une 6e.Brigade du Baon de la ville de montréal, Et pour tirer le meilleur parti des milices de la Campagne, on En incorpora 3.compagnies à la suite de chacun des Ba0M.on donna le commandement de ces compagnies à des Officiers choisis, Et les plus capables de conduire les miliciens, il fut réglé que dans L'Ordre de Bataille, les 3.Compagnies de Milices du 1er.Baon de chaque Brigade, se placeraient à La droite, Et celles attachées au second, à La gauche, cette disposition Etoit militaire Et la plus convenable pour tirer un parti avantageux de la mousqueterie des canadiens, qui par cet arrangement se trouvoit soutenue par les troupes du centre, 6 Abchives de Quebec Toutes choses ainsi disposées, on Embarqua Les munitions de guerre Et de Bouche sur les 2.frégates du Roy qui avoient hyverné En Canada, Et sur quelques autres Batimens du païs, Et toute L'armée partit de Montréal le 20: M.Le Ch«r.de Lévis qui La commandoit En partit le 21.Et M.Le m\"»» de Vaudreuil luy donna les ordres les plus précis, pour précipiter sa marche, dont L'Ennemi ne pouvoit avoir aucun Soupçon, par les precautions qui avoient Eté prises pour fermer La Communication, d'ailleurs Lia saison Etoit Encore très rigoureuse, Les glaces occupoient la rivière, et m.murray ne devoit pas s'attendre que nôtre armée se mit en marche dans un tems, où communément on Est 15.jours sans pouvoir voyager d'aucune façon.M.Le ch\".de Lévis scût mettre a profit La bonne volonté de nos troupes, Et surtout de nos milices ; les difficultés de la saison ne L'arrêtèrent point un instant, Et le 25.avril toute nôtre armée se trouva' rassemblée à la pointe aux trembles.Le 26.Elle fut coucher à St.Augustin, marcha toute La nuit malgré un orage affreux, et le 27.Elle parut proche Sto.foy.Il y Avoit très peu de tems que m.murray Etoit informé de nôtre marche il s'Etoit porté sur le champ à l'Eglise de ste.foy, avec un corps considérable de troupes, pour favoriser la retraite des gardes avancées qu'il avoit au Cap rouge Et a Lorette, il vit déboucher nôtre avant-garde par le chemin de la suède, il se disposoit à la charge, ne La comptant pas soutenue, mais L'orqu'il vit nôtre armée entière se former En Bataille, Et se longer sur la gauche pour luy Couper sa retraite, il prit le parti de mettre le feu à l'Eglise de su.foy, Et de se retirer dans sa* place, D est malheureux pour nous que nos troupes et milices, Exténuées de fatigue après une aussi mauvaise route, ne se soient pas trouvées En Etat de le prévenir: il est certain, que cet Evenmt.auroit beaucoup influé sur la prise de Québec Nôtre armée coucha En Bataille proche I/Eglise de s\", foy, Et le 28.au matin, M.Le ch*r.de Lévis.Et m.de Bourlamaque se portèrent avec les 10: compagnies de grenadiers de l'armée aux Environs de la ville, pour disposer l'investissement.Nos grenadiers prirent poste à la maison de dumont proche un moulin' à vent, cependant m.murray sortit de la place avec toute sa garnison, Et se mit En bataille, sa droite En face de nos grenadiers,,et sa gauche à l'anse des mers, nos grenadiers se dispersèrent sur le front, tandis que M.le ch\".de Lévis donna ordre à toute L'armée de s'avancer.Elle déboucha par le grand chemin de Ste.foy, à Environ 9.heures du matin, Et vint se mettre En bataille En face des Ennta.on n'a jamais scu par quelle manoeuvre la brigade de la reine, qui devoit occuper la droite, se trouva par derrière, et ne donna point, La brigade de Royal Roussillon occupa cette droite; celle de la sarre La eauche; celle de Berry, celle de la marine, et celle des milices de la ville de Montreal, occupoient le centre., .;\u2022 :-luy a attiré icy quelques chagrins sur lesquels le sr.de Beauharnois hty a rendu justice sans vous en informer parce quil a compté Monseigneur que cela n'iroit pas plus loin.Les nouvelles fortiffications ayant esté placées sur le terrain du s'.D'artigny ce qui luy fait un tort très considerable Nous vous suplions Monseigneur de faire attention au placet cy Joint quil a l'honneur de vous presenter Monseigneur le chancelier avoit accordé en 1699.au Sr de Villeray Père du Sr.D'artigny une pension de 400.1 sa vie durant pour le dédommager de la perte de son terrain de laquelle pension je croy que le dit sr.de Villeray n'a joiiy qu'une année ou deux.Il nous est revenu Monseigneur quelques plaintes verbales contre le s*.Juchereau touchant les contraventions qu'on dit quil a faites aux ordres du Roy en commerçant du castor chez les nations sauvages, mais comme le S'.D'auteûil avoit dit publiquement quil deffendroit le sr.Juchereau son beau frère contre ceux qui l'accuseroient personne n'avoit 18 Aeohives de Québec ozé se déclarer avant le deuxiesme novembre que cinq des directeurs présentèrent a neuf heures du soir une requeste au s', de Beauhamois pour faire entendre des témoins contre le dit s'.Juchereau lesquels témoins sont venus des outaouois depuis plus de cinq mois sans qu'on l'ait prié de les entendre qu'apresent quils sont a plus de trente lieues d'tey ce qui fait quil ne peut suivre cette affaire avant le départ des Vaisseaux et que nous ne sçavons si les plaintes qu'on a faites contre le dit Sr.Juchereau sont bien ou mal fondée, A l'Esgard du sr fesueur que nous avons apris Monseigneur estre lieutenant general a misai ssipy sa femme demande au sr.De vaudreuil de l'aller joindre l'Eté prochain ce que nous avons cm ne luy pouvoir refuser.En marge : Suivre brievem' et mander pour complaisance.Le Sr.de Vaudreuil donnera ordre au s', de la forest de servir a sa compagnie et nous ne permettrons plus quil envoyé des canots aux Illinois, Nous attendons Monseigneur comme vous nous l'ordonnés de nouveaux ordres pour accorder aux S™.Magueux et Bourlet la concession de Pas-pibiac.La Mortalité de lhyver dernier et la continuaon de la maladie a empêché le sr.de Beauhamois de travailler au recensement general de la colonie qu'il n'a différé Monseigneur de vous envoyer que pour en faire un très Exacte, En marge : Bon, s'en souvenir.Nous croyons que Mr.L'Evesque de Quebec aura esté informé Monseigneur par ses grands vicaires que depuis que le sr.de Beauhamois est dans ce pays il a fait punir seurement ceux qui ont' manqué de respect envers les Eclesiastiques et les s™, de vaudreuil et luy continueront de le faire.Pour ce qui regarde la bas tisse des Eglises de pierre le dit Sr Evesque a Kcrit au dit sr.de Beauhamois quil le prioit d'accommoder le différent quil a sur ce sujet avec quelques seigneurs ce quil fera, Les tiltres que Sa Majesté a accordé aux hospitalières de Québec et aux Ursulines des trois Rivieres ayant esté remis, Monseigneur a Mr.l'E-vesque de Québec nous n'en n'avons aucune connoisance mais seulement que tes hospitalières de Québec vivent Entre Elles dans une très grande union c'est une maison qui mérite les graces que vous leurs procurés de Sa Majesté par les services quelles rendent aux malades, Elles ont eu lliyver dernier Monseigneur près de deux cent litis et Elles ont employé leurs biens au soulagement des pauvres, l'hospital de Montreal a aussy servy dignement le publique dans la dernière maladie et mérite que sa Majesté y ait Egard, Le sr.de S', ours remercie sa Majesté de la lettre de garde de la marine quelle a acordé a son fils le chevalier qui a l'âge suffisant pour cela et les s™, de Vaudreuil et de Beauhamois ne proposeront point Monseigneur des sujets qui ne soient de naissance et d'âge convenable.En marge : Mal, les retirer et les envoyer cette année dans la lettre comune p* les fn enregistrer au Con'1 Sup*01- Titre3.Le projet du sr.de Bresté pour faire un canal a Montreal seroit d'une très grande utilité a Ha colonie s'il s'exécute comme il est commencé nous vous suphons Monseigneur de l'aider a mettre cet ouvrage a sa perfection, Archives de Québec 19 Nous croyons Monseigneur que si vous accordiez une gratification annuelle de cinq a six cent livres au sr.de Maricourt tant pour le dédommager dés dépenses que luy causent les Iroquois quand ils sont a Montreal que pour les voyages quil seroit obligé de faire ches les sauvages quil en couteroit moins au Roy, le sr.de Beauharnois ayant payé au dit sr.de Maricour pour les deux voyages quil a fait ches les iroquois1 l'ors quil alla establir les missionnaires l'année dernière et le printemps dernier pour rompre les mesures des anglois qui vouloient révolter les iroquois contre nous et les engager a renvoyer leurs missionnaires a cinq cent livres chaque voyage sans compter les autres dépenses dont les Etats font foy, le s', de Jonquaire qui a fait cette année deux voyages aux Iroquois est aussy acredité chez les sonon-touans que le s', de Maricourt l'est ches les onontagués et il a Monseigneur rendu de très grands services dans ces deux voyages, comme il n'a-voit icy dautre employ que celuy dofficier des gardes de feu, Mr.de Cal-lieres il demandott a repasser en f rance, mais le sr.de Vaudreuil a Jugé a propos de le renvoyer hyverner ches les sonontouans qui le demandoient et les Jesuittes aussy pour fortifier le party des françois et comme il est très util en ce pays pour le service du Roy nous vous suplions de luy accorder une des enseignes qui sont vacantes pour l'aider a subsister, En marge : bon.Le fils du sr.Dupuis Lieutenant particulier de la prevosté de cette Ville n'ayant point resté dans le pays depuis que le s', de Beauharnois y est il ne peut Monseigneur respondre a sa Majesté de sa capacité pour remplir la charge de son pere il aura l'honneur de vous en rendre compte l'année prochaine, si les expediens que la Compagnie propose pour rectifier son commerce de réduire le Castor gras au prix du sec nous paroissent sans inconvénient nous profiterons Monseigneur de la liberté que Sa Majesté Nous donne de leurs accorder leur demande.Le commerce du Castor ayant fait Jusqu'à present le principal de ce pays, s'il venoit a estre détourné par le Mississipy toute la colonie s'en sentirait c'est pourquoy Monseigneur, nous vous remercions de la bonté que vous aves de l'interdire pour ce pays1 la, La conjoncture de la guerre ne nous paroist pas propre pour l'Etablissement que le sr.hazeur propose de faire au Nord de Hsle de Terreneuve pour une pesche sédentaire, Nous luy en acordons cependant Monseigneur la concession afin quil prenne ses mesures pour estre en Etat dy faire son établissement aussitost après la paix, Le Sr.de Beauharnois n'a jamais ordonné aux curés de fournir des pieux, et si les communautés EclesiasrJques en ont fourny, ça esté sur ce que feu Mr de Callieres luy représenta Monseigneur de les comprendre dans les ordonnances attendu leurs grands domaines et le Sr de Vaudreuil Juge quil est justeque les curés qui ont des habitations sans comprendre le presbitere fournissent comme les habitans puisque les Jesuittes en fournissent a la prairie de la Madelaine et autres endroits selon' le bien quils ont, et le Sr.de Beauharnois a Eu Thonnesteté de laisser a ses M™ la li-berté de se taxer eux mesmes pour la quantité de pieux! quils f ourniroient, 20 Abchives de Québec Le Sr de Beauharnois fera Monseigneur enregistrer au con*1.Supérieur l'arrest du Con-.d'Etat du Roy touchant les terres de L'acadie et en donnera communication icy afin que ceux qui y prétendent quelque chose représentent leurs droits, Mr L'ancien Evesque de Quebec a instruit le sieur de Beauharnois du crime de Jean Denis habitant de Charlebourg et le Sr de Vaudreuil et luy feront sçavoir au Sr Gaulim la grâce que sa Majesté a fait a cet habitant et ne feront Monseigneur entériner ses lettres de grace qu'après avoir examiné si cela ne produira pas un mauvais effet dans le pays, Le sr.de Beauharnois donnera communication du mémoire des Intéressés de l'ancienne compagnie du domaine d'occident a leurs débiteurs en ce pays et donnera Monseigneur les ordres nécessaires a leur procureur pour luy en faciliter le payement, Les sauvages que le sr.de Brouillant a retenus au port Royal tout l'Eté l'ayant réduit presque a la famine comme i) nous l'a Ecrit le Sr de Beauharnois a fait charger une barque pour luy envoyer les vivres et Ra-f raichissemens quil nous a demandée par ses lettres et nous vous suplions Monseigneur de faire ordonner que les lettres d'échange que le sr.de Beauharnois fera tirer pour Le remboursement des avances quil a faites pour l'acadie soient acquittés sur les fonds que Sa Majesté fait pour ce pays la et il aura l'honneur de vous en envoyer l'Etat si la Barque quil attend tous les jours revient avant le départ du vaisseau du Roy, Le Sr de Vaudreuil a pris communication du mémoire que le Sr.de Beauharnois avoit remis au sujet du prix et de la quantité de rations qui se distribuent par compagnie et il a fait connoistre aux officiers que le dit sr.de Beauharnois ne pouvoit faire délivrer la ration que pour le prix quil l'avoit receue de Mr.De Champigny et a l'Egard de la distribution les dits S™ de Vaudreuil et de Beauharnois sont convenus qu'afin que le roy ne perdit point sur la quantité des bleds et farines qui pouroient ce gaster, que l'on prendrait d'oresnavant vingt cinq rations par jour par compagnie ce qui fera un produit de recette extraord™.qui mettra 'le dit Sr.de Beauharnois en Etat d'attendre l'arrivée des vaisseaux, et ledit Sr DeVaudreuil vous représente Monseigneur que jamais le service dui Roy ne se ferait bien s'il y avoit icy un munitionnaire Le Sr de Louvigny major de Quebec nous a proposé Monseigneur d'aller faire une expedition au delà du lac supérieur comme son projet est cy Joint, nous vous suplions de vous en faire rendre compte et de nous marquer Monseigneur vos Intentions nous aurons l'honneur de vous dire que le sr.de Louvigny est un très bon officier et capable de bien conduire une entreprise, Des cinq enseignes vacantes nous avons eu Monseigneur l'honneur de vous en demander une pour le sr.de Jonquaire que nous vous supKons de luy accorder et celle qui vacque par la mort du s*, de La Durantaye a son frère le chevalier qui sert depuis longtemps avec distinction et que feu Mr.Le chevalier de Callieres avoit choisy pour luy donner le commandement d'un petit party quil envoya ce printemps aux environs de Baston Archives de Québec 21 d'où il est revenu avec quelques prisonniers Anglois s'étant bien acquité de sa commission.Nous vous suplions Monseigneur d'acorder la mesme grace au sr de Varennes il est de naissance et fils d'un gouverneur des Trois Rivieres il (sert depuis longtemps et toujours avec distinction quand les anglois vinrent en 90 il avoit al'ors seize a dix sept ans et voyant les troupes défiler pour passer la petite riviere qui est entre Quebec et Beauport ou les Anglois avoient fait leur descente il se jetta a la nage son Ejpée entre ses dents alla aux ennemis a là testé des troupes et fit merveille si vous avez la bonté Monseigneur d'avoir quëlqu'Egard a la prière que nous! avons l'honneur de vous faire en faveur du dit sieur de Varennes et du chevalier de la Du-rantaye leurs avancement nous fera honneur en ce pays par l'Espérance qu'auront les bons off™, que leurs services vous sont f idellement représentés Nous joignons Monseigneur a cette lettre un placet de la dame veuve de varennes femme de condition et peu aisée, Le Sr de Beauhamois a fait entendre Monseigneur au Pere commissaire provincial des Recolets que ceux de ses Religieux qui déservent quelqu'unes de nos cures par voye de mission avoient tort de se plaindre de la distribution des 8000 que le Roy a accordé pour suplement aux cures de ce pays puisqu'on ne leurs a rien retranché sur les cures quils deservent il est vray Monseigneur que les 8000 ne sont pas suffisants pour subvenir a tous les besoins des cures, et M™, du semin\".de Quebec le connoissent si bien que quoy quils soient minés par leur incendie a ne pouvoir s'en relever de longtemps ils n'ont point voulu profiter de la permission que sa Maj'esté leurs avoit donnée de prendre la somme de 20001.sur celle de 80001.de suplement cette marque du désintéressement de ses M™ et le grand bien quils font en ce pays nous engagent Monseigneur a vous suplier instenment de leurs obtenir de Nouvelles graces de sa Majesté pour les ayder a se relever de la perte quils ont faite ou de leurs assurer pour toujours celle que vous avez eu la bonté de leur procurer; L'assemblée générale demanda aussy Monseigneur d'abandonner le commerce du fort f rontenac comme nous ne croyons pas que cela convienne au service du Roy te sT.de Beauharnoist a promis a la direction1 de rectifier le commerce que la compagnie fait a ce poste en associant a la part les employés qu'elle y a, ce que les directeurs avoient demandé jusqu'à present sans l'obtenir, En marge : bon.Nous avons choisy le sr.chevalier de courcy pour vous porter les lettres que nous avons Monseigneur l'honneur de vous escrire comme il est neveu de M', de Callières nous avons esté bien aise de luy procurer cet honneur pour luy faire connoistre là consideration que nous avons pour la mémoire de feu M.son oncle, Nous vous suplions Monseigneur d'ordonner que lé Vaisseau du Roy que vous destinés pour ce pays parte de france de bon'heure il est arrivé si tard cette année par des vents contraires et forcés qui l'ont retenu a Ta-doussac dépuis le 21 septembre jusqu'au 13.octobre que nous n'avons presque pas eu le temps de finir les affaires de ce pays par la mauvaise habitude 22 Archives de Quebec ou l'on y est d'attendre pour agir que les navires de france soient arrivés, En marge: bon.Nous joignons Monseigneur a notre lettre un pkcet de la veuve de la Chesnaye qui reste chargée de six enfans et sans autre bien qu'une pen- .sion Viagère de 325 *.nous vous1 suplions d'avoir égard a sa misère.Le Sr de Blainville capitaine qui n'a pas esté en france depuis vingt et un ans vous suplie Monseigneur de luy acorder son congé il y a des affaires de famille a finir qui luy sont de la dernière consequence.Le S' de Budemont enseigne en pied demande son congé absolu ne pouvant pas subsister icy de sa paye avec sa famille, Le Sr de Lotbiniere que vous avez fait premier con\", vous représente Monseigneur qu'étant chargé d'une grande famille la charge de premier conseiller ne luy donne pas tant de revenu que celle de lieutenant general et l'engageant a plus de dépense, il vous suplie Monseigneur de luy acorder une gratification annuelle qui le mette en Etat de faire honneur a son employ, il la mérite par ses longs services Le Sr de Villeray en avoit une de 250'.comme premier con\", et vous luy marqués, Monseigneur quil sera employé sur l'Etat de Canada sur le pied du dit Sr de villeray, il envoyé sa procuration en france pour la toucher si vous aves la bonté d'en faire expédier l'ordonnance, Le Sr de Monseignat vous remercie Monseigneur de luy avoir conservé l'employ de controlleur et de l'avoir fait conseiller au Con1, supérieur de ce pays comme il ny a que trois cent livres attachés à cette charge il vous suplie de luy acorder celle de greffier qui en a cinq cent afin que «es apointmens soient Egaux a ceux quil avoit, Le Greffe de la Prevosté dt Quebec Etant vacant par la mort du sr Rajeot M™ l'ancien Evesque a prié le sr.de Beauhamois de donner cette charge au frère du deffunt comme il n'est Monseigneur âgé que de vingt trois a vingt quatre ans le dit S* de Beauhamois luy a dit que s'etoit une grace quil ny avoit que vous qui puissies faire, mais quil auroit l'honneur de vous la demander pour luy, comme ce Jeune homme aura vingt quatre ans et quelques mois avant l'arrivée des vaisseaux de l'année prochaine quil est fils et frère de trois precedents greffiers, qui se sont tous faits estimer dans leurs charges nous vous suplions Monseigneur de la luy vouloir acorder; M.de Callières vous ayant demandé pour le Sr Duplessis la place de com*', qui vacque par la mort du Sr de vitré nous -vous suplions de la luv acorder, Le S' chartrain enseigne dans les troupes s'etant plaint l'Eité dernier au S' de Vaudreuil quil avoit receu des coups de bastons du nommé la f er-té Le Sr de Vaudreuil qui partoit al'ors pour Montréal ordonna Monseigneur au S' de Crisafy de le faire arrester ce qui fut Exécuté trois semaines après et le lendemaini quil eut esté mis en prison le dit Sr de Crisafv le» fit sortir de son authorité a la sollicitation de sa femme parente dudft Abchives de Québec 23 la ferté et du S' Dauteuil son beau pere ce qui ayant fait craindre a tout le monde que le dit chartrain et la ferté ne s'égorgeassent si ils se ren-conteroient Le Sr de Ramezay prit parolle du s', de chartrain quil evite-roit ledit la ferté et le sr.De Vaudreuil en ayant esté averty descendit aus-sitost a Quebec et ordonna au sr.de Crisafy de faire remettre le dit la-ferté en prison et n'ayant pas voulu prendre connoissance de cette affaire parce que le dit laferté est domicilié il en parla au sr.de Beauharnois quii la renvoya a la justice ordinaire mais comme on sçavoit que le sr D'auteuil et le Sr de Crisafy son gendre protegoient ledit laferté, ledit S* Chartrain n'auroit pas trouvé de procureur ny d'huissier pour agir pour luy sans l'ordre qu'en donna le sr.de Beauharnois sur la plainte qui luy en fut faite et le sr.de l'otbiniere ce trouvant pour l'ors malade cette affaire alla devant le S*.Dupuis lieutenant particulier duquel ledit Sr.de Chartrain a cru avoir lieu de se plaindre comme le s', de Ramezay et tout le corps des officiers nous ont dit quils auroient l'honneur de vous le représenter, Le Sr de St Simon prevost des mareschaux nous a donné Monseigneur, pour Joindre a cette lettre un placet par lequel il nous suplie de luy acor-der une pension c'est un parfaitement bon sujet et qui la mérite par ses services.Nous vous avons Monseigneur proposé pour remplir la Charge de procureur du Roy de la Prevosté le Sr De l'Epine parent du défunt parce que nous n'avons ozé vous parler d'un sujet contre lequel nous avons ouy dire que l'on vous avoit fortement Ecrit, C'est le s', de vincelot beau-'fils dudit Sr de l'Epine, si cependant vous nous faite l'honneur d'ajoutter quelque foy a ce que nous pouvons vous dire de luy, nous aurons celuy de vous assurer que le dit Sr.de Vincelot est celuy de ce pays que nous con-noissons le plus capable de bien' remplir cet employ il est agissant a de l'Esprit et) dans l'espérance d'avoir une place au Conseil comme il en avoit esté flaté par Mr.de Champigny il s'est apliqué a l'Etude de l'ordonnance et de la coutume de Paris quil sçait! bien.La Direction nous ayant représenté Monseigneur qu'elle n'avoit personne pour commander le navire quelle doit faire partir de Québec ce printemps prochain pour ravitailler le fort de la baye de hudson et elle nous a demandé Sr de Granville garde marine servant d'officier sur le navire du Roy qui d'abord a fait difficulté de se débarquer dans la crainte que cela ne fit Tort a son avancement mais comme nous avons sçeu Monseigneur que vous l'avies desja acordé a nos députés en france nous luy avons dit de se débarquer et d'accepter les offres de la compagnie, La mauvaise saison vient si viste que elle nous oblige Monseigneur a faire partir le s', chevalier de Beauharnois de crainte quil ne soit obligé d'hyverner icy quoyque nos expéditions ne soient pas entièrement finies, Nous vous suplions Monseigneur de nous continuer l'honneur de votre protection que nous tascherons de mériter par notre attachement au ser- 24 Archives de Quebec vice du Roy et par le très profond respec avec lequel nous avons l'honneur d'est re Monseigneur, Vos très humbles très obéissants et très obligés serviteurs.VAUDREUIL, BEAUHARNOIS.a Quebec le 15e 911\" 1703.Depuis notre lettre Ecrite le Sr.de Vaudreujl a receu la Concession que M™, de frontenac et Duchesneau ont faites au S', de la Valliere de la Terre de Beaubassin a lacadie de laquelle nous vous demandons Monseigneur la Confirmation ;, VAUDREUIL, BEAUHARNOIS.Nous vous suplions, Monseigneur, d'ordonner quon envoyé en ce pays deux Potiers de terre il ny en a pas un seul trois tisserans et un tireur de laine (1) M.de Vaudreuil au ministre (3 avril 1704) Monseigneur, Le Sieur de Subercasse nous ayant fait connoitre par un bâtiment quy est venu icy de Plaisance cette automne dernière la nécessité ou il se trouvoit de vivres, et le besoin qu'il avoit que Ion luy en facilitast des envoys Nous avons jugé a propos Mr.Lintendant et moy de permettre a quelques petits batimens d'y aller, et je profitte de cette occasion Monseigneur, pour Vous rendre compte de ce quy s'est passé en ce pays depuis le depart de la Seine.La neutralité dure toujours Monseigneur, parmy les Iroquois et il ne tiendra pas a moy qu'elle ne continue, suivant mesme vos intentions et ce que j'ay eû l'honneur de Vous marquer par ma dernière, je ne fais aucune guerre quy puisse nous les rendre contraires espargnant a leur consideration les habitans des costes d'Oranges, Il n'en est pas de même Monseigneur comme j'ay desja eû l'honneur de vous le dire des costes de Baston, Les Abenaquis m'ayant fait sçavoir que les Anglois leurs avoient tués du monde l'automne dernière et me demandoient du secours, J'ay envoyé cet hivert (1) Fuis, Archives Nationales.Colonies, CH.A.ai, fol.5 28. Archives de Québec 25 un parry de 250 hommes tant François que Sauvages Commandé par le Sr.de Rouville Lieutenant reffôrmé quy s'en est acquitté très dignement, Ils ont amenné 150 prisonniers et ne sçavent pas le nombre des morts, C'est un officier quy meritte Monseigneur, que Vous ayés la bonté de soru-ger a son avancement depuis que la guerre a Commencé en ce pays contre Langlois II n'a jamais manqué aucun party.Il commandoit celuy de l'automne passé avec le Sr de Beaubasin, il a esté blessé a celuy cy, et avoit avec luy quatre de ses frères.Le Sr de Maricourt est mort c'est une perte très grande II avoit beaucoup de credit et d'authorité parmy les Iroquois et je comptais de l'y envoyer ce printemps, je ne vois que le Sr.de Longeuil son frère quy puisse prendre sa place, et se bien acquitter de ce que faissoit le deffunt, c'est une famille Monseigneur que les Iroquois regardent comme estant entier-ment dans leurs intérêts, et il nous est de 'la dernière consequence d'avoir toujours quelqu'un quy aye du Credit et de L'authorité chez eux pour contrebalancer les Anglois quy sont sans cesse dans leurs Villages.Je continue Monseigneur, d'appliquer tous mes soins pour attirer les Abenaquis de l'Acadie en nos quartiers, et si je puis reiissir comme je l'espère je croiray avoir rendu un grand service a Sa Majesté, et au pays, d'autant que cela nous mettra en estât de ne plus craindre les Iroquois ayant presque autant de Sauvages qu'eux.Les prisonniers que l'on a fait en dernier lieu disent Monseigneur que l'on nous menasse fort de nous venir attaquer cet esté, je ne Vous dis point cette nouvelle comme une chose bien seûre mais jose Vous promettre de ne rien négliger pour les bien recevoir.Nous n'avons perdu Monseigneur, a ce dernier party que trois François, et quêques Sauvages, parmy les trois François se trouve le Sr de bat-tilly enseigne très brave homme, et le second de sa famille quy a esté tué au service du Roy.Il a un frère nommé le Sieur desforest petit officier quy meritte bien Monseigneur, que Vous ayés la bonté de luy accorder l'employ de son frère.Vous voullés bien Monseigneur, que je Vous demande la continuation de l'honneur de Votre protection et que je me flatte de l'honneur de votre Souvenir touchant les graces que je Vous ay demandé cette automne.Je suis avec un très profond respect.Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur.VAUDREUIL.a Montreal, ce 3e avril 1704 (1) (1) Parii, Archive» Nationale*.Colonie», 011.A.22, fol.32-33. Archives de Québec Le ministre à M.de Vaudeeutl .(14 juin 1704) ¦£».¦:¦>'¦ 'V.;';::.'' De la Touche cham-plain sa belle mere par M™ de frontenac et Champigni. Archives de Québec de sa blessure, ainsi Monseigneur que vous verrez par les informations que nous avons l'honneur de joindre ici, nous vous supplions Monseigneur de vouloir bien lui faire obtenir sa grace de sa Ma** et nous vous le demandons avec d'autant plus d'Jnst** que c'est un très honete homme qui sert fort bien et depuis longtems et qui en Sa vie n'a eu d'affaires avec personne.Le capitaine du brigantin qui a amené ici M.de Courtemanche et a amené en même tems le fais de M.Dudley Gouverneur g'nal de la nouvelle angleterre aiant été obligé de faire ici un séjour de près de trois mois ou nous l'avons areté pendant ce tems de peur que donnant avis a son arrivée a Baston que les vaisseaux de france etoient dans ce port l'on n'envoiast quelques f regattes a leur passage au lieu de dix jours qu'il avoit ordre du Gouverneur de Baston d'y rester et aiant contracté pendant ce tems quelques dettes dans la ville tant pour luy que pour le fils de M.Dudley qui quoique logé chez le Sr de Vaudreuil a fait de la dépense aiant fait beaucoup de charité aux anglois prisonniers qui sont ici a présenté une Requête au S' Raudot pour quil lui fut permis de vendre quelques unes des marchandises qu'il portoit a S* Jean ou son vaisseau devoit aller après avoir mis a terre ici le Sr de Courtemanche, Le Sr Raudot n'a pas cru pouvoir se dispenser de lui permettre d'en débarquer mais seulem* de celles qui ne peuvent pas venir de france.Nous croions, Monseigneur, ne pouvoir trop vous représenter qu'il y va du Service du Roy, du bien de la Colonie et de la Sûreté des vaisseaux que sa majesté envoyé en ce pays que vous les fassiez partir de france de très bonne heure et le Sr de Beauharnois aura l'honneur de vous représenter fui même de quelle consequence cela est.Nous joignons ici, Monseigneur, un mémoire que le Sr de Courtemanche a présenté au Sr Raudot au sujet de l'établissement qu'il a fait dans la cote de labrador pais des Esquimaux, il demande des secours a sa Majesté, Et nous pouvons vous assurer Monseigneur qu'il en mérite et que cet établissement est très bon tant par la grosse quantité d'huisle qu'on y peut faire tant de loup marin que de vaches marines, dont les dents ressemblent parfaitement au bel yvoire que par les pelleteries que l'on y traite et la pesche de la morue qui y est très bonne.Le Sr de Vaudreuil a l'honneur de vous marquer sur ce sujet qu'il est hors d'etat de lui donner des Soldats Les S™ de Vaudreuil et Raudot lui permettront d'emmener des habitans.Nous vous demandons Monseigneur la ratif fication pour le S' Hazeur de la concess\" que les S™ de Vaudreuil et de Beauharnois luy ont faite dont nous vous envoîons ci joint copie.¦Le S'de Becancour demande toujours le remboursement d'un terrain qui est auprès du chateau et qui a été pris pour les f ortif ica'ons, Le Sr de Vaudreuil a oui dire a M.de Champigny que ce terrain ne vallok pas plus de 500\".C'est a vous Monseigneur a decider sur ce sujet.\u2022La Comp10 cherche a affermer le fort de frontenac et nous croions quelle aura bien de la peine a trouver des fermiers pour ce poste, Comme 88 Archives de Québec vous lui laissez la liberté Monseigneur de l'abandonner, le Roy se trouvera dans l» nécessité de l'exploiter par lui-même étant at>soIument ne-ce»»™ que l'on tienne toujours des marchandise» en ce poste pour entretenir la bonne correspondance avec les Iroquois, ce que M.de Calliere leur a promis a la paix et le S* de Vaudreuil aussi, Les S™ de Vaudreuil et Raudot vous assurent Monseigneur que l'exploitation de ce poste ne causera aucune nouvelle dépense au Roy.¦ \u2022 La Compagnie de ce pais n'est point en état Monseigneur d'envoier l'année qui vient un vaisseau a la Baye d'udson pour y porter les vivres qu'il taut pour la garnison qui y est et pour en raporter le castor et les autres pelleteries qui y ont été traitées et y porter de nouvelles marchandises, et comme les arméniens qui se font en ce pais coûtent des sommes immenses et que ce poste est aussi a portée d'etre exploité de france que de ce pais, Nous vous supplions Monseigneur de vouloir bien y envoler un vaisseau car sans ce secours, la garnison periroit faute de vivres, vous avez Monseigneur le S* de GrandviJle garde marine qui a déjà fait ce voyage.Nous vous envoions cy joint Monseigneur deux mémoires du S» Pau-peret, l'un sur les cendres qui nous a paru fort bon, étant a souhaiter pour ce pais qu'on put trouver une débouche de cette marchandise en la fabriquant et l'autre sur l'établissement du Cap Breton, nous sommes tous persuadez que l'on ne pourroit rien faire de meilleur que dé commencer a établir cette Isle.L'on vous enverra bien d'autres mémoires de ce pais, il y en a qui tendent a y mettre de nouveaux droits et des impôts, Nous avons a représenter sur ce sujet que ce pais est trop gueux pour pouvoir les suporter.Nous avons chargé Monseigneur Le Sr de Beau ville de nos pacquets nous n'avons pas cru pouvoir mieux choisir, puisque c'est Un homme tout rempli de mente et de Sagesse, Le Sr de Vaudreuil est très fâché d'avoir perdu pour ce pais un si bon sujet.La pension de 1001 que sa Ma** avoit accordé aux enfans de la veuve Djon se trouvant vacante par la mort de tous ses enfans, nous vous supplions Monseig* de vouloir l'accorder a la veuve du Sr D'amour Con** au Con*1 supérieur de cette ville qui en a un très grand besoin; Lé S' Raudot aiant donné permission au Sr Vdch commandant le Bri-gant in anglois, dont nous avons eu l'honneur de vous parier ci devant, d'embarquer quelques vivres pour pouvoir s'en retourner a Baston, celles quil en avoit apporté adant ete consommées par le long séjour qu'il a fait ici, Led.S.Velch en a abusé aiant fait embarquer des castors dans des banques, la fraude ayant été découverte par les commis qui on ont dressé leur, proccz verbal, le Sr Duplessia agent de la ferme en a demandé la confisca-.tien au Sr Raudot qui lui a accordé mais a condition que la vente seroit surcise jusqu'à l'arrivée de vos ordres Monseigneur sur ce sujet, nous avons cru d'abord que cétoit une affaire de consequence, mais il'y a, fort peu de castor.Nous joignons ici Monseigneur une proposition du Sr De la Mothe Archives de Quebec 89 par laqu vous verrez qu'il offre a la Comp18 1300 1, Comme cette somme ne peut pas la libérer et qu'elle se trouverait encor devoir la sommé de deux cent soixante mil livres ou environ, Le Sr De la Mothe voulant outré tes castors les dettes actives de la Comp1* les Intéressez n'ont pas cru pouvoir accepter cette proposition.Si vous vouliez Monseig' les aider un peu dans cette affaire et engager sa majesté a ler avancer en argent ou en acceptation dé lettres dé change le reste de leur du, elle pourroit par la suite paler sa Majesté par la vente des castors qui lui en resteraient ici et par les effets qui sont dans les postes.Par ce moyen Monseigneur vous tireriez entièrement la colonie d'affaires qui vous supplie de vouloir bien toujours la soutenir en lui conservant l'honneur de v ré protection dont elle a deja ressenti tant d'effets.Si te S* de Vaudreuil n'avoit pas eu peur de désobéir a vps ordres par les quelles vous lui ordonnez de renvoier le Sr Delamothe au détroit il lui auroit permis de passer en france parcequil se faisoit fort étant sur les lieux de faire réussir cette affaire.Le Sr delaMothe nous a prié Monseigneur de vous demander son congé pour lui pour l'année prochaine.Nous sommes avec un très profond respect, VAUDREUIL, BEAUHARNIOIS, RAUDOT (1) A Quebec ce 19* 8br* 1705.Monseigneur, J'eus l'honneur l'année dernière de vous marquer que je regardois la continuation de la paix avec tes Iroquois comme la principale affaire de ce pays, et comme c'est sur ce principe que jay tousjours travaillé, c'est aussy cé qui m'a obligé d'envoyer le Sr de Joncaire aux Sonnontouans, le S' de Vincennes aux Miamis et qui nous a encore obligé le'printems dernier d'envoyer le Sr de Louvigny à Missilimakina pour en retirer les prisonniers que ces Sauvages avaient faits sur les Iroquois l'automne au Fort de Frontenac, cette démarche Monseigneur, estoit si nécessaire pour retenir les Iroquois que le Sr de Joncaire me marque des Sonnontouans le 7* juillet que les partisans des Anglois dans ces villages font tout au Monseigneur, Vos très humbles très obeiss4* et très obligez serviteurs M.de Vaudreuil au Ministbe (19 octobre 1705) Le 19 octobre 1705.(1) Archivai Nationale.Colonies.Cil.A.22, fol.171-200. 90 Abchives de Québec (1) Public en partie dan» Collection de Jl., II, p.148, O'CaVaghan, IX, p.768.monde pour engager la jeunesse à vanger les coups que les Outawas ont fait sur eux, et qu'ils ne sont retenus que par l'espérance de ravoir leurs prisonniers, et par les démarches qu'ils m'ont veu faire.Les chefs Iroquois estans arrivés à Montréal des le commencement d'Aoust y ont demeuré jùsques au 14* que n'ayant aucune nouvelle des Outawas je pris la résolution de les renvoyer et leurs remis pour cet effet leurs prisonniers.Vous connaîtrez, Monseigneur, par leurs parolles du 14* et du 16* qu'ils ont toujours demeuré paisibles en attendant l'exécution de mes promesses mais que néanmoins ce n'a pas été sans peine cette nation estant naturellement fière, et ne voulant pas qu'on puisse leur reprocher qu'ils souffrent la moindre lâcheté.Je n'ay pas vouh», Monseigneur, leur répondre positivement sur ce qu'ils m'ont demandé de me déclarer contre L'Outawas suivant ce oui avoit esté réglé a la paix généralle et j'ay esté bien ayse de leur expliquer les deuX articles du traitte qui m'oblige de prendre le party de l'offensé qu'après avoir fait mes efforts pour luy faire avoir satisfaction, parce que je crois que M.le Chevalier de Callières n'en a pas connu les conséquences dans le tems et que sans cette réserve nous serions tous les jours obligés à faire de grandes dépenses ou a avoir la guerre.Je n'ay rien changé, Monseigneur, aux anciennes promesses que je leur ay fait à l'égard des gouvernements d'Orange et Manatte mais je n'ay point voulu y comprendre le Gouvernement de Boston parceque n'estant pas à portée des Iroquois comme les autres et ne pouvant pas nous faire grand tort pour ce qui regarde cette Colonie.J'ay esté bien ayse de ménager mes conditions, et j'auray l'honneur dans la suite de ma lettre de vous dire qu'elles estaient mes veues dès ce tems là.Les Iroquois s'embarquoient, Monseigneur, pour retourner en leur pays lorsque le S' de Vincennes arriva, et me dit qu'il estait descendu avecune partye des Chefs de Missilimakinac qui l'envoyoient devant pour savoir s'ils pourroient paroistre en ma présence, après ce qu'ils témoignent avoir de leurs fautes, et la manière dont ils prétendent satisfaire les Iroquois, les paroles des uns et des autres avec mes réponses vous feront connoistre tout ce qui s'est passé a Montréal pendant leur séjour dont ils sont partis fort contens après que je leur ay eu fait un festin à tous pour renouveler leur ancienne alliance et j'ay en cela une véritable satisfaction d'avoir prévenu vos ordres.(1) à.Québec, le 19 octobre, 1705. Archives de Quebec 91 M.db Vaudreuil au Ministre (19 octobre 1705) 19.8°\" 1705.Monseigneur, J'ay receu tourtes celles que vous m'avés fait l'honneur de m'ecrire les 10 avril, 3e septembre 1704.et 24.Juin 1705: et avant que d'avoir celuy de vous y repondre, vous voulez bien que je commence par vous assurer de la reconnoissance que jay des bontés que vous avés eu pour moi, estant très convaincu Monseigneur que c'est a Vous a qui je suis entièrement redevable de l'honneur que sa Majesté m'a fait de m'accorder le gouvernement general de ce pays.Jay veu avec bien du plaisir Monseigneur que Sa Majesté estoit contente de la bonne intelligence avec laquelle Nous avons vécu le Sr de Beauharnois et moy Et jôse prendre la liberté de vous assurer que jauray pour le Sr Raudot toutte la consideration que demande son mérite.Jûs l'honneur l'année dernière Monseigneur de vous marquer que je regardois la continuation de la paix avec les Iroquois comme la principalle affaire de ce pays, Et comme c'est sur ce principe que jay tousiours travaillé, C'est aussy ce qui ma obligé d'envoyer le S' de Joncaire aux Sennontoûans, le Sr de Vinseine aux Miamis, et qui nous a encore obligé le printems dernier le Sr de Beauharnois et moy d'envoyer le Sr de Louvigny a Missilimaldna pour en retirer les prisonniers que ces Sauvages avoient faits sur les iro-quois l'automne au fort de frontenac, cette demarche Monseigneur estoit si nécessaire pour retenir les Iroquois que le Sr de Joncaire me marque des Sennontoûans le 7* juillet que les partisans des anglois dans ces villages font tout au monde pour engager la jeunesse a vanger les coups que les Outtauois ont fait sur eux, et quils ne sont retenus que par l'espérance de ravoir leurs prisonniers, et par les demarches quils mont veu faire, c'est ce que les Onnontagués descendus a Montreal le 15* avril ont dit au S' de Ramezay par leurs parolles quil ma envoyé et dont je j'oins icy copie avec mes reponces.En marge : Cotté A.AA.Les Anglois connoissant aussi bien que Nous Monseigneur de qu'elle utilité il est d'avoir les sauvages dans leurs Interest ont fait j'oûer plusieurs ressorts tant pour attirer les abenakis, les gens du sault, de la montagne du sault aux recolets, que les sauvages mesme du Detroit ayans pour Cela fait donner plusieurs colliers quils appellent sous terre ce que vous verés Monseigneur parce que mon dit les uns et les autres.En marge : Cotté BjC.D.Vous connoitrés, Monseigneur par les parolles du pesant chef des outtauois qu'ils sont au Détroit du 4e aoust 1705.l'envie quil a d'aller aux anglois, et quoy quil veille insinuer que ce sera la nécessité qui ly contraindra, je sçay par les lettres du S* de Tonty que dans le mesme temps que le Pesant est party pour descendre icy bas, il a envoyé de ses gens avec des fuirons et un chef des loups nommé pimabansô fort attaché aux flamands 92 Abchives de Québec pour y aller en traitte, et c'est ce qui m'a obligé Monseigneur de luy repondre comme jay fait sans cependant le rebuter, C'est aussy la mesme raison qui ma forcé de luy permettre et a ses gens de traitter quinze ou seize pots d'eau de vie le Sr de Tonty me marquant qu'un des principaux attraits dont les anglois se servent, c'est de leur faire tenir, mesme au Détroit une quantité de Rome, et qu'une des principalles raisons qui leur fait désirer d'aller en traitte chés Langlois, c'est le refus que Nous leur faisons de teur donner de cette boisson.Jeri permettray si peu Monseigneur que je suis persuadé que cela ne leur fera pas grand tort,.et jay cette bolson autant en horreUr que peuvent avoir tous les Missionnaires.D'eux chefs Miamis, et un nommé 8ilamek chef des poutouamis fort aymé de toUs le françois, et qui ma àporté une Lettre du R\" pere chardon dont je prends la liberté dé vous envoyer Copie, Éri marge., Cotté estant descendus avec les sauvages du Détroit, vous verés Monseigneur par leuf$ parolles et mes rëportces la situation des affaires de ces quartiers, et la difficulté quil y a de contenir tant de différentes Nations en paix, vous y verés aussy Monseigneur, comme jay esté obligé de leur laisser la liberté de faire la guerre aUx Scioux, afin de leurs donner de loccupation, et de détourner par té moyen les nations d'en hauK de faire la guerre a Liroquois qtfe je regarde comme la seulle nation quil m'importe de conserver, éjùoy que je ne soit pas fasché que les sennontouan et les autres nations Iroquôi-ses m'ayant obligation de leurs avoir procuré la paix conrioissént en rtièsme temps que sils viennent a rompre avec nous, Jay des Sauvages tous prêts a leurs metre en teste.En marge : Cotté F.6.Je souhaitte Monseigneur que le Sr de Lamothe a qui sa Majesté a accordé le poste du Detroit puisse réussir dans tous ses desseins Et je n'ay pas menque sitôst que jay eu receu vos ordres de luy ordonner en conformité de retourner a son poste, Nous avons l'honneur dans nôtre lettre commune les S™ de Beauharnois, Raudot et moy de vous marquer une partye de ce qui s'est passé a ce sub jet, Et le S r Raudot vous rendra Compte dans la sienne particulière du traitte qui a esté fait entre la Compagnie de la Colonie et led.Sr de Lamothe Le Sr de Lamothe Monseigneur m'ayant représenté que pour le metre en Etat d'exploiter le poste du Detroit et pour y porter des marchandises, il ne pouvoit y aller que le printems prochain, Jay cru suivant ce que vous me faites l'honneur de me marquer de luy faciliter touttes choses, devoir luy laisser la liberté de choisir un officier pour y envoyer cet automne prendre ppcession du poste en son nom, en attendant qui! put y allef luy mesme, Et il a choisy pour cet effet le S' de Bourmond a qui jay donné un ordre pour commander au fort dq Détroit en l'absence du S',de Lamothe, Et une pour le S'de Tonty afin quil luy en remette le commandement.Le ST de Lamothe ayant fait des demandes- par Esprit, ail Sr Raudot et à moy dont jjày l'honneur de vous envoyer Copie, Je n'ay point cru Monseigneur que ce fût vôtre intention que je me dégarnis de deux cens hommes de troupe pour donner aud.S'Jç Lamothe, d'autant plus qu».% donnant cé nombre dé soldats et six officiers quil me demandé je me trou- Archives dé Quebec 93 veray tout d'un coup hors d'estat de pouvoir faire le moindre mouvement pour le service du Roy, soit pour envoyer des convoys aU fort de frotite-hàc, ou des Canots a la découverte dans le làcq champlairt, ou bien dans la grande rivière, et dans celle de Catarakouy pour en garder les passages soit enfin pour prévenir mesme les mouvèmèris que pourraient faire nos ennemis.Cela estant Monseigneur je me f late que vous ne trouverez, pas mauvais que dans une affaire de cette consequence jâgissè de concert avec le S* Raudot, et que nous voyons ensemble ce qui cOrtviendrolt mieux pour lè service de sa Majesté, et ce que l'on pourra faire pour led.S' de La-mothe Et comme vous mbrdonnés Monseigneur d'envoyer lè sr de Laforest au Détroit avec le s' de Lamothe, et d'en faire revenir le s* de Tonty, je ne crois pas que vôtre intention soit que je luy donne un plus grand nombre d'officier, et jay ordonné aud.S' de Laforest de partir pour se rendre au Detroit, mais il s'en est déffendu sur son age, et sur la saison trop avancée, ce que je rt'aurois jamais crû qu'il eust deû faire.Le s' de Louvigny Monseigneur estant revenu de Missilimakina avec les prisonniers IrOqUois quil avoit retiré des mains de ces sauvages, je me suis cru obligé pour le bien 0iy-lfyi':y^f>'y.yi:,;r .;¦¦.-.{¦.- ¦¦ fi:.:.:':.ï .: j.À Marly le 23 Juin 1706.Monsieur, Je vous escris ce mot en particulier pour vous dire que Sa Ma\", sest aperçeue par tout ce qui sest passé en Canada sur laffaire du Destroit que vous avez marqué de la passion contre cette establissement et contre le Sr.de Lamotte Cadillac en particulier, et il paroist que si vous n'aviez pas esté prévenu contre luy, on auroit il y a deux ans estably le d.Sr.de Lamotte au destroit, et que nous ne serions pas a recommancer a present comme nous sommes.En un mot je dois vous dire qu'il est de vostre interest que cet establissement réussisse et que.Sa Ma**, sera bien persuadée quil réussira quand-vous le voudrez.Je serais fâché de porter des plaintes au Roy contre vous mais je ne pourrais me dispenser de le faire si vous ne changiez de conduite a cet esgard.Je suis &c.(2) M.de Vaudreuil au Ministre (30 octobre 1706) M.de Vaudreuil le 30 octobre 1706, Monseigneur, J'ay receu avec bien du respect, Celle que Vous m'avés fait l'honneur de mescrire le 23e de Juin dernier au sujet du Sieur de lamothe et J'ay proî-fitté comme je le devois de l!advis que Vous avés eû la bonté de me donner, il me suffitque Sa Ma**, soûhette que l'establissement du destroit se fasse pour que J'y donne tous mes soins, et bien loingt Monseigneur, d'avoir eu Jamais la moindre passion contre ce poste, n'y contre son establissement (1) Copio aux Archives de la Province de Québec.(»> Abchives de Québec 137 sy Je Vous ay marqué quêque chose dans mes précédentes lettres, C'est que J'ay Cru que mon devoir m'obligoit de le faire, mais sitost que J'ay eû Connu l'année dernière, que Vous souhetiés que le Sieur de la mothe en prit possession, Je n'ay rien négligé pour luy en faciliter les moyens, Il est vray que Connoissant son caractère, J'ay esté bien aisse de prendre des mesures afin qu'il ne pût pas se plaindre avec Justice au près de Vous, et voyant des lautomne qu'il nous faissoit a tous moments naître des difficultés, Je luy dis de me faire ses demandes par escrit pour qu'il ne pût rien Changer a mes reponces, Vous Verez Monseigneur, par celle du 27e.Janvier de cette présente année, que Je luy accorde tout ce qu'il me demande a la'reserve de Cinquante hommes ne me paroissant pas pour lors dans la lettre Commune, n'y dans Celle que Vous m'aviés fait lhonneur de m'escri-re, que ce fut l'intention de sa Maj4\".que Je luy donna ce nombre, mais bien que Je luy facilitât tourte Chose autant qu'il dépendrait de moy, et Comme Je luy ay toujours laissé une liberté entière d'amenner autant d'ha-bitans qu'il pouroit, J'ay Crû que Cela remplirait parfaitement bien le nombre de deux Cens hommes qu'il demandoit.Ses demandes du 18*.mars Monseigneur, n'estant qu'une Continuation de Chicanne, Vous verés par mes réponses, que Je n'ay Chercher qu'à Luy lever touttes les difficultés qu'il pouvoit me faire naître, et Comme Je Connu des lors qu'il ne Cherchoit qu'un prétexte pour retarder son voiage, Je luy desclaré que Je Vous en rendrais Compte.Son Mémoire du 30*.mars n'estant encore remply que de difficultés nouvelles, Jé renvoyé à Mr.Lintendant tout ce quy le regardoit, et repondis a Ceux auxquels Je Crus devoir repondre, Ce que Vous verés Monseigneur, par son mémoire, et par mes responces du 7e.Avril.Le sieur de la Mothe estant enfin arrivé a Montreal, huit Jours après moy, ne négligea rien pour retarder son voiage, et pouvant partir le 20*.de may, n'est party que le 20*.Juin, Je ne Vous diray point Monseigneur, qu'elles ont estes ses raisons, mais II est seur, que s'A estoit party un mois plustost, Luy ou le sïeur de la forest, Ils nous auraient espargnés l'embarâs ou nous sommes aujourdhuy.Comme Vous me faites l'honneur de me marquer Monseigneur, que sa Maj**.est persuadée que cet establissement reûsira d'abord que J'y vou-dray donner les mains.Je suis bien aisse de Vous rendre Compte de ma Conduitte, et pour Vous faire voir que Je n'ay rien négliger de tout ce quy pouvoit concourir au bien du service du Roy, et a la reûsitte de Cet establissement.Je Vous envoyé cy Joins Monseigneur, Une Copie de Tordre que J'ay donné au sieur de la Mothe en partant, Comme aussy de deux lettres que Je luy ay escrit pendant qu'il estoit en Chemin.Le Sr.de la Mothe m'ayant donné advis, que quelque uns des soldats de son destachement avoient désertés, J'envoyé des ordres dans touttes les costes pour les faire arester, et J'envoyé en mesme tems un destachement dans la rivierre de Catarakouy pour arester ceux quy pouroient Tayoir quitté en Chemin, cependant Monseigneur, malgré toutes ces precautions, Le sieur de la Mothe ne laisse pas de se plaindre, et de Vouloir insinuer, Archives de Québec que si les soldats désertent, c'est qu'ils y sont incités par leurs officiers, ou par (espérance qu'il ne leur sera rien fait, on en a aresté quatre, et, ayant passé par le Conseil de guerre.Un a esté Çonclamnè aux galères, et les frpi» autres sous notre bpn plaisir, a retourner servir au, destroit, sans pouvoir Jamais espérer de devenir, ny sergens, ny çaporeaux.Celuy quy a esté Condamné aux galleres, passe par le Vaisseau du p.oy cette année.Je feray Monseigneur, toutte l'attention possible aux ordres de sa Maj™.et aux vôtres, et Je donneray au sieur de la mothe tous les secours quy dépendront de moy, mais J'espère aussy que Vous aurés la bonté de Luy ordonner de me rendre Ce quil me doit Comme gouverneur general de ce pays, Il m'esçrit Monseigneur, comme s'il voulloit me faire mon procès, et semble mesme voulloir faire croire que dans le procès qu'il a eu avec la direction, et dans ce que les outtauois ont fait au destroit, J'ay agy de Connivence avec les premiers, et fait agir les seconds par mes ordres.Je prends la liberté de Vous envoyer Copie de sa lettre.Comme aussy de plusieurs conseils, que le sieur de Bourmont a tenu au destroit, et un conseil de guerre tenu par le s', de la mothe au fort de Frontenac en passant, et Comme Je Joins aussy a cette lettre.Une Copie de la Lettre du pçre Ma-rest, et qu'a Celle du sieur de la mothe J'ay fait mettre des reponces a la marge, Je ne vous f atigueray point par des redittes Inutilles, Je Vous priray seulement Monseigneur, d'estre bien persuader de lexactitude que J'auray a suivre vos ordres, et du proffond respect avec lequel J'ay l'honneur d'estre.Monseigneur, Votre très humble, et très obéissant serviteur.VAUDREUIL.A Quebec ce 30».octobre 1706 (1) MM.de Vaudbeuii.et db Baudot au Ministre (3 novembre 1706) 3 91\"* 1706.Monseigneur, Le?S™, de Vaudreuil et Raudot ont receu oar le v»°.le héros le mémoire du Rox qu'il vous ^ plu leur adresser.«Si, w, Ils ont fhonneur de vous asseurer, monseigneur, qu ils sont tpuiçws d'un mesme esprit et comme tout leur dessein n'est que le bien du servicers Sa Ma™, ils ne se trouveront point d'un different sentunçnt, et S 4?s ep trouvoient Us ne manqueroient pas de vous expliquer les raisons q« ils au-rbiént les uns et les autres et attendroient vostre decision sans que cela alterast rien de la bonne et sincere intelligence qu'ils conservent entreux (i) Arcoi™ Nationales, w.a-a*.w.VW*' $i :i*Sfc£>>- Abchives de Québec malgré tous les mauvais esprits dé çé pays qui né cherchent et ne souhaitent rien tant qu'à pouvoir mettre dé la division entr'eux.Ils ont l'honneur de vous promettre, que rien ne diminùra cette bonne intelligence et qu'ils tacheront toujours dé Vous marquer Monseigneur, la soumission qu'ils ont pour les ordres que vous leur donnez.Nous convenons, Monseigneur, que l'on auroit pû se dispenser d'envoyer le S'.Pascaut en France.La Colonie ne connolssoit pas le pitoyable estât de ses affaires à son depart comme elle le connut a son retour.Cet homme a quitté toutes ses affaires en ce pays pour servir la colonie et pour faire Ce qu'elle souhaitoit de luy.Il n'a point remédié a la malheureuse situation ou elle se trouvoit.Cè remède vous eStoit réservé, Mbnsei- reur, Et vous venez de la sauver par le trâitté que voUs avez conclu avec sT aubert; Le Sr.Pascaut a esté payé comme les autres députez, il a eu deux mil escus.Toute la Colonie du Canada, Monseigneur, a esté bien dissuadée a l'arrivée des S™.Raudot et du s* Pascaut que le traitte que vous aviez fait avec les Commissionnaires leur estoit trop avantageux.Ils ne connois-soient pas la rareté de l'argent, et croyoient qu'il estoit encores très commun en france.Le traitte dont vous nous envoyez copie Monseigneur, est tout autant avantageux qu'on le peut faire dans le temps present, Il libère la Colonie de toutes ses dettes et asseure le payement de ses lettres de change.Nous vous remercions au nom de cette colonie de la continuation de vostre protection pour Elle qui paroist toute entière dans la conclusion de ce traitte.Nous vous prions d'estre persuadé Monseigneur, que nous donnerons tous les ordres qui seront nécessaires pour le faire exécuter dans toute son estendue.Les S™, de Vaudreuil et Raudot se donnent l'honneur, Monseigneur, de vous instruire de quelle manière se fit rassemblée des Intéressez en la Compagnie l'année dernière, afin que vous ayez la bonté de juger vous inesmé si lâ nomination dés deux Agens se fit d'autorité.Nous estans assemblez, scavoir Mr.de Beauharnois, les S™ de Vaudreuil et Raudot avec tous les Intéressez dans la Chambre du Conel.Nous leur fistries sçavoir les ordres que nous avions pour suprimer la direction, Et celuy de choisir conjointement avec eux deux personnes pour régir les affaires de la Compagnie et leur proposasrnes les S™, lobiniere et du Plessis, personne Monseigneur, né s'y Opposa excepté le S*.Dauteuil qui veut toujours sopposer a tout Iesdits S1* lobiniere et du Plessis furent nommez.Toute la faute dont l'on peut nous accuser, Monseigneur, dans cette occasion, est d'avoir proposé les sujets.Nous n'y sommes pas retombez dans l'assemblée qui s'est tenue au chasteau S*.Louis pour la nomination de l'agent de cette aimée, Elle s'est faite avec toute la liberté possible.' très S**, de Vaudreuil èt Raudot ont l'honneur .de.vous, assèurer qu'ils donnent toute leur attention a cé que les droits dé la ferme Soient exactement recèus, èt qu'il ne\" se fassent que les dépenses nécessaires pour là re- 140 Archives de Québec gie.Ils ont payé suivant les ordres qu'ils ont receus de vous, Monseigneur, les droits des vins qui leur sont arrivez de France, Ils vous prient de remarquer que jamais Gouverneurs ny Intendant en ce pays n'ont payé les droits, et ils se flattent que vous voudrez bien qu'ils soient traitiez comme leurs prédécesseurs l'ont esté.Les S™.Raudot se donnent l'honneur de vous rendre compte de l'Estat ou sera le Con\"1, toute cette aimée.Il sera réduit a six Con*™, qui seront les S™.Lobiniere, du Pont Aseur, Aubert, Villeray et Macard, les S™.Riverin de la Colombiere et la Durantaye estans en France dont les deux premiers pourront revenir, et le dernier a ce que l'on nous asseure ne reviendra point icy, a l'esgard du s* du Chesnay il n'a point encores présenté ses lettres et aparament ne veut point se faire recevoir dans cette charge, aussy bien que le sr.de Repentigny lequel n'est point en estât de le faire attendu quil est perclus des Jambes et qu'il fait sa residence a Montreal.Pour le sr.du Linot estant Interdy il n'a plus de fonction depuis le mois d'octobre de l'année dernière jusques a present le sr.aubert a toujours esté absent du Con*1, ayant passé tout ce temps a faire une pesche aux costes de la Magdeleine.Il est de retour a present et nous ne sçavons s'il en usera de mesme que l'année dernière.Sur ce pied, Monseigneur, vous pourriez nous donner trois eon*™, a la place des Srs.du Chesnay, de Repentigny et la Durantaye.Et les S™, de Vaudreuil et Raudot se donnent l'honneur de vous proposer en ce cas les S™, de Sarasin, Gaillard et lepinay qui sont les meilleurs sujets qui soient icy et gens qui resident toujours a la ville.Ils auront l'honneur de vous marquer au sujet du s', de Lepinay qu'il fait a present la fonction de Procureur du Roy, et que si le sr.Tierry qui a cette charge ne veut point venir en ce pays, vous ne pourrez nommer un meilleur sujet pour la remplir.Il la prefereroit à celle de Con\", parce qu'il y a quelques petits gages attachez.Si cela arrivoit, Monseigneur, nous vous proposerions en sa place le s', haimard pour Con\", qui est un très honneste homme.Il est vray Monseigneur, que les Intéressez en la Compagnie sont obligez de faire leurs fonds, mais ce n'est qu'en l'année 1709 temps auquel finit leur traitté.Les S™, de Vaudreuil et Raudot ont l'honneur de vous asseurer qu'ils ne feront point de cartes pour le payem*.de Testât des charges et qu'ils n'augmenteront point le nombre de celles qui sont dans le pays.Ils ont esté obligez sur la representation des habitans de cette Colonie d'en faire de petites de 2*.I1.et de 10*.mais en ayant brûlé pareil nombre de celles de M™ de Champigny et de Beauharnois cela n'en augmente point le nombre.Les S™, de Vaudreuil et Raudot ont l'honneur de vous représenter que la pluspart des cartes faites par M™, de Callières et de Champigny sont vieils et gastées a force d'avoir servy.Ils vous prient, Monseigneur, de leur mander si vous souhaitez qu'ils changent toutes ces cartes, et qu'a leurs places ils en fassent de nouvelles qu'ils mettront dans le commerce et brûleront toutes celles de Mr.de Champigny.La dépense de cette fabrique despeces pourroit se prendre sur les cartes qui ne seront point rap- Abchives de Quebec 141 portées et qui se trouveront perdues.Les S™, de Vaudreuil et Raudot tascheront autant qu'ils pourront de retirer de la Compagnie ce qu'elle doit a mesure qu'elle recevra quelque chose.Ils s'en chargeront pour servir de remboursement a sa Mate.mais elle ne peut entièrement l'acquitter qu'en payant ses mises, ce que Ton ne peut l'obliger de faire qu'en 1709.Le Sr.du Plessis agent aura l'honneur de vous informer, monseigneur, de 'la pretention de la Colonie sur Guigues.Les S™.Raudot ne manqueront pas suivant que vous leur ordonnez, s'ils retirent quelques argent de la Colonie de commencer par brûler les cartes de Mr.de Champigny.Ils se donneront l'honneur de vous envoyer l'année prochaine un estât de toutes celles qui sont dans le pays, et en mesme temps de vous informer de ce qui se pourra faire pour leur remboursement.Les S™, de Vaudreuil et Raudot se sont servis du sr.de Bourgmont pour avertir les Sauvages de l'interdiction du Castor gras au Detroit et de l'envoy du Pere Marets a Michilimakina.Ils se serviront tant qu'ils pourront a l'avenir des occasions qu'ils trouveront et des Missionnaires pour porter leurs ordres dans la profondeur des terres, Ils ont esté obligez d'envoyer un Canot cette année a Michilimakina suivant qu'ils ont eu l'honneur de vous le mander dans leur lettre commune du mois d'avril dernier pour chercher les Esclaves que les outaois avoient promis aux Iroquois, C'estoit le seul moyen qui pouvoit empescher ces derniers de lever la hache.Ce Canot estoit party avec les deux du Père Marets que nous y avons renvoyé Missionnaire.Nous aprismes deux Jours' après le depart de ces trois canots le coup que les outaois avoient fait au Detroit dont le sr.de Vaudreuil a l'honneur de vous rendre compte dans sa lettre particulière.Les S™, de Vaudreuil et Raudot firent redescendre ces trois Canots ; mais après avoir \u2022bien raisonné sur ce coup Et sur le risque qu'il pouvoit y avoir de les laisser partir, Ils conclurent pourtant qu'il faloit les renvoyer, Que le plus grand malheur qu'il pust arriver a la Colonie seroit si l'outaois se trouvoit acablé par l'Iroquois, parce que ces deux nations font la balance et que l'Iroquois ayant défait entièrement l'outaois, seroit en estât de nous faire la guerre ne craignant plus rien de la part des gens d'enhaut, outre que les outaois nous ont toujours esté fort attachez, Et que pendant la guerre que nous avons eue, ils nous ont esté fidèles.Le Coup mesme qu'ils ont fait au Detroit estant plustot un malentendu qu'une envie qu'ils eussent de tuer le françois, Ils ont crû aussy qu'il faloit distinguer l'outaois du Detroit d'avec celuy de Michilimakina et que s'ils pouvoient avoir les Esclaves qu'ils avoient promis l'année dernière, Ils pourroient engager les Iroquois a faire cette distinction.Comme ils avoient donné de la poudre et du plomb aux gens qui montoient dans le Canot du Roy pour avoir des vivres a Michilimakina, a leur retour pour leur nourriture et celle des Esclaves qu'ils ra-meneroient, Ils leurs ont fait laisser a Montreal et leurs ont fait donner a la place des chemises afin qu'on ne pust pas leur reprocher d'avoir souffert qu'on portast de quoy se deffendre aux frères de ceux qui avoient tué le françois.Ce qu'ils ont fait aussy a legard des deux Canots du Mission- 142 ÂbCbives de Québec hàlrë qui en portoîëht pour y avoir des Vivres.Ils peuvent vous asseurfe^ que le Canot du Roy n'y a fait aucun commerce àyahs fait payer ceux qui y moritbîent, le leur ayant expressehi*.deffendu et les ayant fait visiter lè plus loin qu'il a esté possible.Ces cahots trouvèrent les Outaois qui descen-doient avec quatre esclaves qu'ils sont venus amener au s» de Vaudreuil fer.qu'il a remis aux Iroquois, Comme le Cahot du Roy estoit porteur des ordres du sr de Vaudreuil aux Outaois par lesquels il leur mandoit que les ayant tousjours regarder comme ses enfans il estoit persuadé qu'ils ne prendraient point le party des Outaois du détroit dont il voulôit avoir Justice, que cependant s'ils se remettoient tous a sa clémence il pourrait comme un bon pere faire grace a ses Enfans, mais que pour couvrir les françois morts il luy falloit des Esclaves de leurs nations.Il est yray que celuy qui estoit chargé de ces ordres auroit pû les remettre au Missionnaire ; Mais Monseigneur, ce Mission™, et les cens qu'il avoit dans ses Canots avoient trop envie de revenir a Montreal et il n'y a que l'Intrépidité de Maurice Menard homme fort considéré aux outaois qui les a obligez de monter et d'aller a Michilimakina.Le S*, de Vaudreuil vous fait un detail dans sa lettre particulière de tout ce voyage, des risques qu'ils y ont couru, et de tout ce qui est arrivé a Machilimakina.Les S™ de Vaudreuil et Raudot espèrent, Monseigneur, qu'ils auront satisfaction des outaois sans estre obligez de faire la guerre qui ne convient en nulle façon a Testât ou se trouve ce pays et a Testablissement du Detroit.Nous vous prions, Monseigneur, de considérer que cet envoy de Canots qu'on est quelquefois obligé de faire pour affairés regardant le service du Roy qui ne peuvent se remettre coûte beaucoup â $a Ma™, et qu'en permettant a chaque homme qui monterait dedans ces Canots de porter pour 300*.de march.Ces envois ne coûteraient rien a Sa Ma™.Nous pouvons vous asseuret que ces Canots ne porteraient aucune eau de vie que quatre pots par homme pour leur voyage Et on ne peut leur permettre den porter moins.Voyant la salle du Chateau, on ouvrit les paquets des S™ Riverin et aubert qui avec Maurice Menard dont le sr.de Vaudreuil a l'honneur de vous instruire dans sa lettre particulière.Les S™, de Vaudreuil et Raudot ont esté obligez de luy donner un François pour luy ayder a remonter a Michilimakina auquel ils ont permis de porter pour 300'.de marchandises, Ils attendent, Monseigneur, vos ordres sur Tenvoy de ces Cahots.Lés S™, de Vaudreuil et Raudot ont l'honneur dé vou3 rendre compte, de ce qui s'est passé dans l'Election du nouvel agent.Tous les Intéressez de la Compagnie qui së Sont trouvez a Quebek estans assemblez dans là salle du Chateau, oh ouvrît les paquets dés S™ Riverin et aubert qui leurs estoient adressez, après là lecture de cë que côhtehoit lesd.paquets on fit celle du nouveau traitte et dè son omologation àù Con*1, du Roy, après quoy le sr.Raudot leur leût l'extrait de làrticle de la lettre de Sa Ma™, qu'il vous a plû nous addresser où il est dit que tout le monde àyt a se conformer a ce nouveau traitte, Apres cette lecture le s*, de Vaudiéuiî dit aux Intéressez que Nous hé doutiônà point qu'ils n'acceptassent ledit traitte comme estant le seul moyen dé tiréir !a Colonie de sa perte et ne nous priassent en Archives de Québec 143 inesinc temps de vous en remercier, Monseigneur, et de vous demander la continuation de votre protection pour ce pays, protection dont il ressent ions les jours des effets\".Le Sr.Dauteuil la dessus prit la parolle et dtt qu'auparavant que d'accepter ledit traitté il faloït l'examiner et faire ses remontrances et que laComp1*.ne devoit l'accepter qu'a condition des remontrances qu'elle feroit quil pouvoit y avoir beaucoup d'articles qui ne opnviendroient pas a la colonie, et qu'il en voyoit par exemple un par ou on ne donnoit que 10 m pour le payem*.des Engagez du Nord et que! fe.Compagnie leur devoit plus que cette somme, Et qu'il n'estoit pas juste que des gens domiciliez et qu'ils voyaient tous les jours dans la ville ne fussent pas Payez après avoir servy la Compagnie qui n'avoit aucun fond pour lé faire, que la manière dont on leur avoit parlé de la part du Roy pour l'exe-cution de ce nouveau traitté estoit la mesme dont on s'estoit servy pour leur faire entreprendre cette affaire, et que cependant après l'avoir entre-prise par ordre du Roy on leur avoit dit qu'ils avoient entrepris une mauvaise affaire et qu'on le leur avoit reproché cent fois.Le Sr.Raudot prit là parolle et luy dit qu'on n'estoit point assemblé pour verbaliser et que tout le monde devoit recevoir les ordres de sa Ma*6, avec beaucoup de respect et sé conformer a tout ce qu'Elle souhaitait sans aucune reserve a ses Intentions et que le party qu'ils dévoient prendre estoit d'accepter ledit traitté; qu'ensuite ils pourroient représenter leurs raisons et que nous aurions l'honneur de vous en rendre compte, Et que pour le present le Roy leur ordon-nqit de nommer un agent qu'ils pourroient pour faire cette Election donner chacun leur voix tout haut ou par escrit, Ils acceptèrent ce dernier party, excepté le sr.Dauteuil qui dit que de faire un agent c'estoit tout accepter èt que son avis estoit de n'en point faire, la dessus le sr.de Vaudreuil dit qu'on leur âvoit leu l'ordre du Roy et qu'ils n'avoient qu'a l'exécuter.PoUr leur donner la liberté toute entière lesd.S™, de Vaudreuil et Raudot se retirèrent, mais voyant que cette nomination n'avançoit point, le sr.Raudot fils rentra dans la chambré ou ils estaient ou il trouva ledit Sr.Dauteuil qui tàschoit a persuader les autres Intéressez a ne point exécuter les ordres dû Roy, sur quoy il lùy a la bonté de leur donner.Ils vous remercient, et nous vous remercions, Monseigneur, des rayons d'Espérartce que vous nous donnez et nous vous demandons et pour eux et pour nous la continuation de l'honneur de vostre protection.'¦'.\"\u2022\" Les S™ de Vaudreuil et Raudot commenceront par exécuter vos ordres au sujet du sr.de Menteht, Et les S™.Raudot ne luy connoissant d'autre bien qu'une maison qu'il a a Montreal vont la faire saisir et luy faire retenir là moitié de ses appointemehs, estant nécessaire de luy laisser qu uii a vuuiu cti mipubei quaiiu un vous a un que le s uc ivicnieui ayou refcèù 7500*.'de trop et les raisons pourquoy son castor a esté receii a SCRIPS*, vous leur ordonnerez dé lever la saisie et de luy rentré cé' qu'on aura retenu sur' ses appointemehs.' ' \" - \" \" ' cri¦> t*u* «> ,»T!\" Inïr.n» tî5 Abchives de Québec ,j permettez nous, 3$brisèigrieur, de vous djre qu'on né vqjis.,4 cusé voicy quand on vous a dit que le sr.de Mentèht avoit receu S.voicy quand on vous a dit que lé sr.de Méritent avoit recéu _ 75001.puisque le prix du castor gras qu'il a fourny recéu sur le p^ect/tie 31.5*.ne monte qu'a la somme de 7927'.11'.comme vous le verrez.Monseigneur, par un extrait du registre des recettes que n°us joignons icy sijgrié dé l'agent, si bien que le surplus du Castor de 40\".à 3'.5\".ne monte qu'à la somme de 30491.que le sr.de Menteht à recéu de trop.Le Sr.de Menteht fut envoyé par les S™ de Vaudreuil et de Beaù: hàrriois en 1703.suivant qu'ils ont eu l'honneur de Vous mander en ce tems pour rassembler les coureurs de bois et les avertir de l'amnistie dont M', .de Beauharnois avoit nouvelle que Vous deviez envoyer en ce pays pour espargner les fonds de Sa Mato.Lesd.S™ de Vaudreuil et de Beauharnois ne luy donnèrent rien pour son voyage et luy permirent dé porter quelques marchandises pour payer ses Canots et les gages des gens qui le riiontdient, C'est de ce voyagé qu'est venu ce castor payé a 31.5\".Le sr.de Menteht estant party auparavant la publication de Tord™, qui mettait le castor à 40*.et n'en ayant eu aucune connoissance, Les S™, de Vaudreuil et de Beauharnois ont crû qu'il estoit de la Justice qu'il fust traité comme le s*, de Courtemanche et des gens qui étaient en traitte dans le bas de la riviere desquels le Castor fut receu a 31.5s.a cause qu'ils n'avoient aucune connoissance de l'ordonnance, et qu'il ne fust pas plus lésé que les habitans de cette Colonie desquels on a receu le castor audit prix 15.jours après la publica\"\" de l'ordonnance cy dessus, si bien, que le Castor dudit Sr.de Menteht fut receu au mesme prix et avec d'autant plus de raison que pour faire descendre les Coureurs de bois il avoit pris leur castor a ce prix.Les Sf.de Vaudreuil et Raudot joignent icy Monseigneur, une deliberation de la Compagnie pour recevoir ledit Castor a 31, 5*.Les S™, de Vaudreuil et Raudot ont l'honneur de vous représenter pour les religieuses de Thospital general de cette ville qu'elles se trouvent reduittes a un très petit nombre pour desservir la quantité de pauvres qui sont dans led.hospital, ce qui fait tomber les Religieuses malades.Elles vous supplient, Monseigneur, et lesd S™,, de Vaudreuil et Raudot pour Elles de vouloir bien leur permettre de prendre deux Religieuses au dessus des 10.qu'elles sont, et de prendre 4.soeurs converses au dessus de deux qu'elle\"! ont y en ayant une qui ne peut plus servir, leur, maison estant en estât de soutenir cette dépense sans qu'elle soit a charge a personne.Les; S™, de Vaudreuil et Raudot vous prient d'accorder au s', de jordis là ratification de la concession qu'ils luy ont faites dont ils Vous envoyent copie cy jointe.La,Veuye Sprel Vous supplie, Monseigneur de vouloir bien augmenter sà pension que vous avez eu la bonté de Uiy accorder et de la mettre sur le mesme pied des autres veuves qui ont 200*.Les S™ de Vaudreuil et Raudot peuvent vous asseurer qu'elle a besoin de ce secours ayant esté exposée pendant toute la guerre a l'insulte des Iroquois lesquels luy ont enlevé tous ses bestiaux.\u201e La D*.de Maricour Veuve du sr.de Maricour cy devant cap.™, en ce II.156 Archives de Quebec pays qui a toujours bien servy Sa Ma**, se trouve depuis la mort de son mary dénuée de tout, Et sans aucun bien.Elle vous suplie et lesd.Sn.de VaUdreuil et Raudot Vous supplient pour Elle de vouloir bien luy accorder une pension.Ils peuvent Vous asseurer que personne n'en a plus de besoin qu'elle.La D*.de la Chesnaye Veuve du s*, de la Chesnaye Con**, au Con\", supérieur de cette Ville, vous suplie, Monseigneur, estant reduitte a un très pitoyable estât de luy accorder une pension, C'est le besoin qu'elle en a qui obligent les S™ de Vaudreuil et Raudot de Vous Importuner encores pour elle Les Soeurs de la congregation ayant fait lechange d'une Seigneurie sise a l'Iule S*.Paul avec une autre terre qui leur appartenoit.Elles Vous supplient Monseigneur, d'obtenir de Sa Ma**, le droit d'amortissement qu'elles luy doivent pour cet échange, Ce sont des filles très Utiles a ce pays et les S™, de Vaudreuil et.Raudot Vous asseurent qu'elles méritent bien que sa Ma**, leur fasse cette grace.Le s', de Ramezay a l'honneur de Vous demander pour son fils aisné Enseigne en ce pays une lettre de garde marine pour aller servir sur les Vaisseaux de sa Ma**.Le sr.de Vaudreuil Vous en demande aussy une pour le Sr.de Mousens autre Enseigne qui souhaite pareillement d'aller servir sur les vx.de sa Ma**.Le sr de Tisnet Enseigne nous prie aussy de vous en demander une pour luy en restant en ce pays.Le sr.de la Chassagne ancien Cap\"*, en ce pays, Monseigneur, ayant avis que le sr.de Bonaventure doit Vous demander a aller servir en france, Vous suplie en cas que vous le luy permettiez de vouloir bien luy accorder sa lieutenance de Roy a l'Acadie.Les S™, de Vaudreuil et Raudot peuvent vous asseurer que c'est un bon et sage off\".L'avancement que vous avez bien voulu procurer au sr.d'Emuy major des troupes est trop avantageux pour luy Monseigneur, pour que nous ne vous en remercions pas.Rien ne peut plus encourager les off\"*, de ce pays que de voir que vous vous souvenez toujours des bons en leur pro-curans de l'avancement dans d'autres pays quand ils n'en peuvent espérer dans celuy cy.Les S™, de Vaudreuil et Raudot ont l'honneur de vous asseurer que le s*.d'Emuy est un très bon off\", et le meilleur qui soit dans les troupes sans faire tort a personne.Il a quelques Ennemis qui pourront tous mander le contraire de ce que nous avons l'honneur de vous escrire; Mais, Monseigneur, Nous vous prions d'estre persuadé que nous vous mandons la vérité comme Mr.de Champigny peut vous en asseurer s'il a quelque peine a quitter ce pays c'est qu'il y laisse une femme et six enfans avec le peu de bien qu'il a.Nous vous remercions.Monseigneur, du choix que vous avez fait des S™ de Longueil et de Dumeny pour remplir les places de major de Montreal et de major des troupes, Ce sont deux très bons sujets et très honnestes gens. Archives de Québec 157 Le sr.Sarasin médecin en ce pays a suivant les ordres q1.a receus de Mr.le per.médecin esté chercher des plantes pour mettre dans le jardin de sa Ma*8 Nous luy avons donné tous les secours qui pouvoient dépendre de nous, sçavoir, des hommes et un Canot.Nous avons l'honneur de vous représenter que ces voyages ne laissent pas de luy Coûter beaucoup estant obligé de mener des gens avec luy qui entendent a lever ces plantes et a les conserver, faites nous l'honneur de nous mander s'il vous plaist, Monseigneur, si vous souhaitez que nous luy donnions d'autres secours que ceux la.Il est dans une triste situation estant payé sur Testât des charges de ses app\" dont il ne touchera pas mesme le quart cette année.Le sr.de Vaudreuil ayant eu avis qu'il estoit party cinq ou six hommes dans un Canot pour aller faire la traitté a orange en y portant du Castor fit des detachemens pour tascher de les arrester a leur retour, Et les detachemens les ayant manquez.Sur le raport de quelques sauvages qui avoient esté en traitté a orange qui ont dit au sr.de Vaudreuil que cestoit les nommez Culirier et le fils de s'.Germain, Le fils de Potier et le nommé Couque, Ledit sr.de Vaudreuil a fait arrester led.Cuillerier, et a Tegard du fils de s*.Germain n'ayant pû estre pris, Le s', de Vaudreuil a fait arrester son pere afin de l'obliger a représenter son fils, a Tegard des autres il a donné ses ordres au s' de Ramezay de les faire chercher.Il a remis cette affaire au sr.Raudot ; Mais comme il sera difficile d'avoir des preuves contr'eux a cause qu'il n'y a que des sauvages si le sr.Raudot ne peut en découvrir d'autres II sera obligé de les relascher.L'on nous a envoyé icy de TAcadie le nommé alain que Ton accusoit d'avoir tenu des discours séditieux et d'avoir abusé d'un billet de mil escus qui luy avoit esté remis par le sr.de Bonaventure.Ce billet avoit esté fait par un marchand qui avoit esté pris prisonnier a TAcadie qui s'enga-geoit s'en retournant a Baston de le faire payer ou de faire renvoyer le sr.Dechaufour.Le sr.de Bonaventure luy a fait faire son procez a TAcadie qu'il a envoyé icy avec luy.Nous avons porté ce procez au Con*1, mais n'ayant rien trouvé qui meritast châtiment nous l'avons renvoyé absous.Les S™.Raudot s'estant informez des faits contenus dans le placet du sr.de Montigny ont trouvé la chose veritable comme il vous la marqué, leur avis seroit, Monseigneur, que vous auriez la bonté de luy accorder une somme de 7 a 800.1 pour restablir sa Maison.Le sr.de Langloiserie Lieutenant de Roy de cette ville, vous suplie, Monseigneur, de vouloir bien luy remettre les Lots et vente d'une terre qu'il a achetée du sr.du Gué son beauf rere 20001.nous nous donnons l'honneur de vous en prier pour luy, et de vous représenter qu'il n'a que 1800\".d'appointemens pendant que celuy de Montreal a 20001.ce seroit une petite augmentation d'appointemens Monseigneur, qu'il meritoit par les bons services qu'il a rendu et rend tous les jours.Nous avons l'honneur de joindre icy, Monseigneur un rolle des ser-gens et soldats Invalides et estropiez ausquels nous vous suplions de vouloir bien accorder la demy solde. 158 Archives de Quebec Les habitans de ce pays, servant pendant la guerre sa Ma™, comme lesd.soldats, nous joignons aussy un rolle de ceux qui ont esté estropiez au service et par ce moyen Incapables de travailler.Nous vous suplions de vouloir bien leur accorder seulement un escu de derny solde par mois.Rien ne les encouragera plus en cas de guerre a bien servir, voyans .qu'es-tans estropier vous aver la bonté de leur acorder quelque chose pour subsister.Nous estans donnez l'honneur de vous prier d'accorder au s*, de Ramezay fils une lettre de Gardemarine et la permission d'aller servir au port de Rochefort en cette qualité, Le sr.de Ramezay vous suplie en cas que vous le luy permettiez d'accorder a son autre fils sa place d'Enseigne.NoUs avons l'honneur de joindre icy un placet que la D*.de la Valliere veuve du sr.dé la Valliere major de Montreal se donnej l'honneur de vous presenter.Cest une pauvre veuve, Monseigneur, qui mérite l'honneur de vostre protection par les bons services que son mary a rendus en ce pays.Le S*.Raudot a l'honneur de Joindre icy une Copie de l'ordonnance qu'il a rendu contre le S', de Menteht par laquelle il le condamne a payer là somme de 30391.1\".a la Compagnie de ta Colonie Laquelle porte une sur-seànce a la vente de ses biens jusque?a larrivée des premiers vaisseaux, attendu que l'adjudication ne s'en pourroit faire que dans ce temps et qu'en cas que vous n'ayez point dégard à Ses remontrances et que vous Jugiez qu'il doit cette somme les poursuittes estant faites cela ne retardera pas le payement d'un mois.Son ordonnance porte aussy, Monseigneur, que les poursuittes se feront a la dilhgence du s', du Plessis parce que la dette dont il sagit apartenant a la Compagnie de la Colonie, c'est a luy comme agent a en faire les poursuittes.Les S™, de Vaudreuil et Raudot avoient résolu comme Us ont eu lliori-néur de vous le mander cy devant de luy faire retenir la moitié de ses ap-pointemens ; mais comme la direction a toute sa seureté dans la saisie de ses biens et qu'il ne pourroit subsister sans les recevoir, nous avons crû, Monseigneur, que vous ne souhaitiez pas qu'il fust traitte a la dernière rigeur.Nous joignons icy, Monseigneur, une liste des Anglois, Ambourgois et Flamans qui sont establis en ce pays lesquels vous supplient de Vouloir bien leur procurer de sa Ma**, des Lettres de Naturalité.Nous chargeons, Monseigneur, de nos pacquets le s*, de Galiffet lieutenant de Roy de.Montreal, C'est un très honneste homme et qui pourra vous rendre compté au juste de l'Estat de cè pays si vous luy faite l'honneur de luy demander.\u2022 FaUS a VOnS 1,honneur de joindre icy l'acceptation pure et simple du du .Sr Aubert.Permettez nous, Monseigneur, de vous remercier encores une foisiau nom de ce pays, dé ce traité.Ç »'* Pf **** chargé dans le V\".du Roy cette année que 400 et quelques balots de castors gras, quoy que par le traitte pour faire accepter tou- Archives de Québec 159 tes les lettres de 1704, il devroit en estre envoyé 600.balots; Mais tout le pays a crû aussy bien que nous, qu'il conviendrait mieux au sr.Aubert de faire charger toute la traite du castor sec de cette année avec ce que l'on pourroit de castor gras, attendu la quantité qu'il y a en france.L'attention qu'on a eu en ce pays dans cet embarquement pour les Interests du sr.Aubert, devroit ce nous semble, le porter a accepter toutes les lettres de 1704 quoyque les d4*.600.balots de castor gras n'ayent pas esté tous embarquez.Nous ne doutons pas qu'ils ne le fasse si vous voulez bien avoir la bonté, Monseigneur, de luy marquer que vous le souhaitez.L'attention que le S\", de Saujon a pour les interests de sa Mate.et le grand soin qu'il a eu de la flute la Hollande pendant toute la traversée, ce qui a fait qu'elle est arrivée a bon port, Nous obligent de rendre justice a son mérite et de vous asseurer que c'est un très bon et très sage off\".Nous nous estimerions heureux, Monseigneur, si les bon témoignages que nous vous rendons de luy pouvoient luy procurer quelque avantage, Nous donnant l'honneur de vous demander la continuation de vostre protection pour luy et pour nous qui sommes avec un très profond respect Monseigneur Vos très humbles et très obeissans serviteurs A Çjuebec le 3e.novembre 1706(1).1 1 M.de Vaudreuil au Ministre (4 novembre 1706) 4 9bre 1706 Monseigneur, J'ay receu les deux lettres que Vous m'avés fait lhonneur de mescrire les neuf, et vingt trois juin dernier, comme aussy celle au sujet du Sieur de montigny, et après vous avoir remercié de tourtes les bontés que Vous avés pour moy, et Vous en avoir demandé la Continuation.Vous voullés bien Monseigneur, que je Vous témoigne ma joye sur ce que Vous paroisses content de l'assurance que je Vous ay donné l'année dernière, d'avoir pour M™ Raudot pere, et fils toutte l'estime, et la consideration possible, jJespere Monseigneur que Vous ne serés pas moins content de nous cette année, et en mon particulier je ne puis que me louer des manières obligeantes de ces Mes™.Jay eû lhonneur de Vous marquer ce printems par plaisance dans une lettre donc je joins icy copie, que pour maintenir l'union entre les outtauois, et les Iroquois, javois fait repartir le sieur de Joncaire, comme aussy un (1) Archive.! Nationale*.Cil, A, 24, fol.20-SS. 160 Abchives de Québec Canot pour Michilimakina dans lequel pour evitter la depence, et pour oster en mesme tems tout sujet de crier, je n'ay point mis d'officier, et nous n'y avons mis de consert Mes™ Raudot et moy qu'un Interprette, et trois hommes a gages avec deffences de faire aucune traitte, et ordre de suivre les conseils du pere Marest quy par la mesme occassion, et de Compagnie, suivant ce que javois promis l'année dernière aux Sauvages de Michilimakina, remonte a sa mission comme J'auray l'honneur de Vous rendre compte par la suitte, de la reûsitte de ce voyage, je reviens aux Iroquois.Je suis persuadé Monseigneur, et il n'y a pas d'année que je n'aye eû l'honneur de Vous le marquer, que la tranquilité de cette colonie depent de la paix avec ces Sauvages.Je ne néglige rien pour la Continuer, mais jôse Vous assurer en mesme tems que je le fais avec honneur, et sans me démentir du Caractère que j'ay Celuy d'occuper.Je ne puis mieux Vous en donner des marques qu'en Vous envoyant les parolles cy jointes que les anciens de Sennontoûan, et des autres villages me sont venus dire au sujet des affaires arivés au destroit cette année.Vous y verés aussy mes reponces.Si je ne suivois Monseigneur, que le premier mouvement qu'inspire la vengeance, je n'aurois pas ballancé a accepter la proposision des iroquois.mais quand je considère que dans ce quy s'est passé au destroit l'Outtauois de Michilimakina n'y â aucune part, et que mesme il n'y veult point entrer, ce que vous verés Monseigneur par ce qu'ils m'ont fait dire par le sieur boudor, et par mes réponses a Companissé et le brochet chefs descndus avec luy pour me remettre quatre Esclaves pour rendre aux Iroquoys.Je ne puis consentir Monseigneur, a laisser destruire une nation quy nous a esté si fidelle dans la dernière guerre, et quy dans ce quy s'est passé au destroit a eû peut être plus de malheur, que de mauvaise volonté.Je Vous envoyé cy joins ce que ma dit Miscouaki un des Chefs outtauois habitué au destroit, que je nay cependant point voullu recevoir icy comme envoyé, et a quy j'ay repondu ce me semble assez ferme, aussy bien qu'a Companissé pour que l'on ne puisse pas m'accuser de molesse, la difference qu'il y a Monseigneur, C'est que je parle devant le monde j'ay plusieurs interprettes, et je ne sçay point altérer la vérité, n'y faire des parolles propres a mon sujet, afin de Vous en imposer.Je nay point voullu accepter le party que me proposaient les Iroquois premièrement, parceque n'ayant pas de nouvelles du Sieur de la Mothe depuis son depart, je ne pouvois scavoir quelle party il prendrait luy mesme en arivant a son poste, et comme la guerre n'a jamais esté favorable a un nouvel establissement, Je ne Voullois pas qu'il pût m'imputer en lâchant la bride aux Iroquois, que ce fut moy quy luy eûst sussitéè.Secondement, C'est que les Iroquois mâssurant que leur resolution estoit prisse, et que dans le mesme tems qu'ils estoient venus a Montreal, Ils avoient estes Chez les Anglois pour leur donner advis de la mesme chose.J'ay esté bien aisse de faire connoître aux Anglois que quelque credit qu'ils aye sur lesprit des Iroquois, j'en avois encore plus qu'eux, puis que J'en avois assez pour leur faire quitter la hache malgré la resolution qu'ils avoient pris d'aller frapper l'outtauois, mais Monseigneur, Archives de Québec 161 ta veritable raison que j'ay eû pour repondre comme j'ay fait aux Iroquois, c'est que je considère que le Huron le miamis, et L'Iroquois estant joins ensembles, ils viendront a bout de l'outtauois, l'ayant destruit, ou du moins forcé d'abandonner Michilimakina Langlois est trop habille pour ne pas proffiter de cette occasion, et ne manquera pas de faire souvenir a L'Iroquois de ses morts, je parle Sauvage, pour lors n'ayant plus rien a luy opposser du costé d'en hault, l'iroquois nous fera une guerre plus sanglante que Jamais voilla Monseigneur, les raisons que j'ay eû pour temporiser je ne dis pas qu'il ne faille tirer une satisfaction de L'outtauois, mais Comme Celuy de Michilimakina n'a point trempé dans ce que Celuy du destroit a fait, et que cependant la suitte des affaires les a reunis tous a Michilimakina.Il est dangereux de commencer une guerre quy ne peut nous Causser que beaucoup de dépense, la perte d'une nation quy nous a bien servy, et outre cela une perte considerable tous les ans de trafic, Car il ne fault pas se flatter que l'on destruira les outtauois, et que dautres sauvages proffitant des peltries que ceux la faissoient, elles nous reviendront toujours.C'est un Abus, la\" guerre poura bien obliger les Outtauois d'abandonner Michilimakina, mais elle ne finira pas pour cela, ils se reffugiront dans le lac Supérieur, et tirant des munitions des Anglois par le fond de la baye d'hudson, ils continuront la guerre tant que le souvenir leur durera de ce qu'on leurs aura fait, Vous pouvés voir Monseigneur par ce que ma dit Mis-couaky qu'ils ne souhettent point la paix ny ne craignent point la guerre, mais quils voudroient bien ne la pas avoir avec Nous, Je temporisse jusqu'à Tannée prochaine, non seulement par touttes les raisons que j'ay eû lhonneur de Vous dire cy desus, mais encore parce que leurs ayant desclaré, que je voullois avoir tous les françois quy sont la hault, je suis bien aise d'attendre jusqu'à cet automne qu'ils doivent desendre, soit pour avoir une marque en cela de lobeissance des Outtauois, s'ils ne retiennent pas mes gens, oû s'ils les retiennent avoir un nouveau sujet de leur desclarer la guerre, sans que les autres nation puissent s'en plaindre, car Vous pouvés voir Monseigneur dans les parolles de Miscouaky que non seulement nous avons affaire a L'Outtauois, mais encore a huit ou dix nations de ses alliés.J'ay eu lhonneur des 1704 Monseigneur, de Vous rendre compte des raisons que J'avois eu d'envoyer le sieur de Vinseine au Miamis plustost qu'un autre parce qu'il en estoit fort aymé.Je Vous marqué dans ma lettre de ce mêsme tems les sujets de plainte que j'avois contre luy, et Vous eustes la bonté de nous marquer dans la lettre commune de 1705 : que Sa Majesté luy avoit pardonné accausse de ce qu'il avoit fait au destroit, en retirant par force des mains de Comparasse Chef Outtauois, six prisonniers Iroquois qu'il avoit eû l'effronterie de faire passer liés, devant le fort des François, mais puisque sa Majte.souhette que l'on le Châtie cette année, je ne vois point d'autre lieu que de l'interdire de sa petite Enseigne jusqu'à ce que Vous ayés eû la bonté d'en ordonner.Pour ce.qui est du nommé Neveu Monseigneur, il est vray que sur une desclaration signé de Cinq ou Six François que le Sr de Tonty m'envoya du destroit, ou led.neveu estoit accussé d'avoir pris le Sieur de Vinseine 162 Abchives de Québec a la Cravatte, et de l'avoir menasse de la frapper, après luy avoir bien dit des injures, je fis mettre led.neveu en prison quy ariva beaucoupt devant l'autre mais bien loingt de l'y avoir tenu pendant six mois pour avoir donné advis du Commerce dud.Sieur de Vinseine, je le fis sortir au bout de quinze jours, ou trois semaines sur ce que l'on m'assura que leur disputte, n'es-toit qu'une affaire d'interest, si Monseigneur, Ceux quy se meslent d'es-crire escrivaient du moins les choses au naturel comme je fais, Je ne serois pas dans l'obligation de me deffendre aujourd'huy, mais ce n'est pas leur caractère, après avoir commencé par l'ingratitude, il est bien juste qu'il finissent par la fourbe, et le mensonge.Permettes moy Monseigneur, que Je Vous reponde au sujet du Sieur de Louvigny qu'il s'est acquitté de son Voiage avec toutte la Vigilence, et l'exactitude que pouvoient désirer les deffenses que Je luy avois fait, ayant pris des mesures avant son depart avec Mr.de Ramezay pour empêcher les contraventions sur la traitte, par des visittes exactes tant du Sieur Daigremond a la Chine, que par le sieur de Beaubasin a vingt lieux audesus des habitations de Montreal, ou ce dernier fut escorter le Sieur de Louvigny ces deux Mrs.estant tous deux parens de Mr.de Ramezay Choisis et nommés par luy, Je puis Vous assurer Monseigneur, que dans la délicatesse, et la Conjoncture des affaires, Il me falloit une personne aussy accre-ditté parmy les sauvages que l'estoit le sieur de Louvigny, et quy sceut ménager lesprit des Outtauois comme II a fait pour les obliger a rendre les prisonniers iroquois, et satisfaire aux morts, ils me l'ont dit Monseigneur, et s'il ni'arivoit encore quelque affaire delicatte, Je crois que je ne pourois mieux faire que de m'en servir, Vous protestant que si Je l'avois, connu coupable en quelque chose, je n'aurois pas osé demander a votre Grandeur de le comprendre dans le nombre des officiers que vous avés propossé a Sa MajM.pour estre Chevalier de Saint-Louis, Je me Crois obligé Monseigneur de luy rendre Justice et de vous dire, que non seulement on la accusé a tort dans le Voiage qu'il a fait a Michilimakina mais encore qu'il s'acquitte de son Employ avec toutte l'assiduité et L'application qu'on peut (attendre) de luy, ce quy fait Monseigneur, que Je Prends encore la liberté de Vous le recommander cette année, assurant votre grandeur que c'est un officier quy remplit parfaitement bien ses devoirs.L'accusation faite Monseigneur, contre le nommé Arnault gendre a ia vérité de la femme en seconde nopce du Sieur de Lobiniere, mais non de luy, et dont mesme la femme est morte aujourd'huy, n'est pas mieux fondée», il est monté il est vray a michilimakina en 1704, pour les pères Jésuites quy me le demandèrent pour avoir soin de leurs effets en montant, Il ariva a Michilimakina dans le tems que les outtauois revenoient de faire leur belle expedition du fort de Frontenac sur les Iroquois et voulut sacrifier suivant les termes de ces mesmes missionnaires, le peut qu'il avoit, pour rachetter les prisonniers, ce que n'ayant pût obtenir des Outtauois, il les fit consentir du moins, qu'en son absence on n'en feroit mourir aucun, et desendit icy bas, avec des lettres des missionnaires pour nous apporter cette nouvelle, dont nous avons eû lhonneur Monseigneur, Mr de beauharnois, et moy Abchives de Quebec de vous rendre compte dans le tems, mais comme la saison estoit trop avancée pour renvoyer led.arnault, et Ceux quy estoient descendus avec luy.Nous luy permismes de remonter dans l'esté de 1705 ; pour aller chercher ses effets, ce quy est si Veritable Monseigneur, que jadresse a M\", de mar-son ma belle mere la permission que nous luy donnasmes Mr.de beauharnois, et moy, et qu'elle aura lhonneur de Vous presenter en Original.Je ne vous parle point Monseigneur, en faveur dud.Arnault heureusement pour luy dans le Compte que je vous rends de ce quy s'est passé a Michilimakina, j'ay l'honneur de Vous envoyer la copie d'une lettre du pere Marest dont J'envoye Loriginal a M*, de marson, Vous verés Monseigneur, dans cette lettre ce que c'est que led.Arnault, et la vérité de ce que j'ay l'honneur de Vous avancer, a lesgard des affaires qu'il peut avoir avec la Comp8.je ne pretens pas le justiffier, s'il est coupable, c'est aux directeurs, et au Sieur de la Motte, sa partie, de le poursuivre, mais dans son depart pour Michilimakina, et dans le renvoy que nous en avons fait Mr.de Beauharnois, et moy, je n'ay suivy en cela non plus que Luy, que ce que la pure justice nous a obligé de faire.J'avoue Monseigneur, que l'honneur que j'ay d'estre Gouverneur general de ce pays, ne me permet pas de rien ignorer de tout ce quy sy passe, Il y a mil choses cependant quy peuvent ne pas venir a ma connoissance et dont je ne suis nûlement responsable tout ce que je puis assurer Votre grandeur, c'est que je scay parfaitement me faire obéir sans trop de sévérité, n'y sans aucune molesse, et dans l'affaire de Montreal en 1704, je crois Monseigneur, y avoir parfaitement bien remply mes devoirs, puisque sitost que jûs appris qu'il s'estoit fait une assemblée d'habitans malgré la rigueur de la saison je m'y transporté, et si je n'y fis pas d'exemples de sévérité, plusieurs raisons m'en empêchèrent la premiere Monseigneur, c'est que le Sr.de Bellemont supérieur du séminaire de Montreal, et Mr.de Ramezay luy même, m'escrivirent, comme je n'estois encore qu'à trente lieUes de Québec que tous les habitans estoient rentrés dans leur devoir et que'la misère joins a la dureté de certains marchands les avoient obligés a s'asem-bler pour demander justice plutost qu'aucun desein de révoltes, mais qu'ils s'estoient retirés sitost qu'ils avoient connu que ces sortes d'assemblées n'es-toient pas permises.La vérité Monseigneur c'est que l'on s'estoient tropt allarmé, et l'on avoit jugé de l'intention de l'habitant par les justes raisons qu'on croioit qu'il avoit de se plaindre et auxquels je remédié d'abort que je fus arivé, en luy faissant rendre justice mais aussy en luy ostant lé tarif que la fantaisie de certaines personnes, plustost qu'aucune raison veritable avoit fait faire, et si je fis pour lorsi publier une desclaration dans touttes les costes, ce n'a esté que pour obvier a de pareilles assemblées d'habitans, et non pour donner une aministie, estant très convincû qu'il n'apartient qu'a Sa Maj**.de le faire, j'ose mesme Vous dire Monseigneur, que lorsque jûs bien examiné toute chose je ne vis.point de raisons assez forte pour pouvoir faire faire de punition exemplaire ; Ce que l'on n'a pû faire non plus l'année dernière, quoyque suivant quelque lettre, l'émotion y fut plus forte que la premiere fois, Nous avons eû l'honneur Monseigneur; de Vous en ren- Archives de Québec dre compte dès l'automne Mrs.Raudot, et moy, et quoyque nous l'ayons fait cette année par plaisance, nous le laissons encore par cette occassion.Je ne veux pas dire, Monseigneur, que certaines gens insinuans ce qu'ils veulent a de pauvres malheureux, les engagent a tenir des discours séditieux, et ensuite font courir des bruits quy conviennent aux raisons particulières qu'ils ont, Il est seûr que suivant les lettres de Montreal, on avoit tout a craindre d'une sedition, si la premiere peut passer pour telle, et sur les advis quy m'en vinrent, je crûs la chose si veritable, que je marqué a Mr.de Ramezay de me faire arester a queque prix que ce fut queques uns des plus mutins, et principalement ceux quy luy avoient esté dénoncés, il le fit sans que personne se mit en devoir de faire la moindre resistance, et m'en ayant envoyé deux je les fis mettre en prison, et priay Mr.Raudot d'en faire instruira le procès, quy ayant en suitte esté envoyé au Conseil, après que les témoins que l'on avoit fait descendre de Montréal eurent estes confrontés, on n'a jamais pû trouver, quelque instance que je fisse pour en faire châtier quelqu'un, de charge assez forte pouf faire faire une punition exemplaire.Nous Vous en rendons compte dans notre lettre commune, tout ce que je puis avoir lhonneur de Vous dire Monseigneur, c'est que dans la premiere, comme dans la seconde affaire je n'ay point eû de molesse dans ma conduitte.et je n'ay agy dans tout ce que j'ay fait, qUe suivant que j'ay Crû que le bien du service du Roy le demandoit.Car enfin Monseigneur, si je n'ay point fait d'exemple de sévérité dans la premiere affaire de Montreal, c'est que je n'ay point cru en devoir faire, et que j'ay crû qu'il estoit bien plus d'un gouverneur comme moy, d'entrer dans la misère du peuple, que de le réduire a la dernière des nécessités quy est le desespoir, outre que dans ce mesme tems deux raisons m'obligèrent a terminer cette affaire, la premiere c'est que jûs nouvelle par des Sauvages comme j'ay desja eu l'honneur de Vous le dire, que les anglois venoient nous attaquer par le Lac Champlain, et la seconde que Mr.de Beauharnois et Le Sr.de Louvigny quy se trouvoit pour lors Commendant a Québec, m'es-crivirent qu'il couroit des billets d'une escriture contrefaitte, et sans seing, pour émouvoir les peuples, et que mesme on menassoit de quelque mouvement dans les costes, Le Sieur de Louvigny me priant de luy envoyer trois Comp**.ce que je ne crûs point devoir faire, mais ayant esté certain que la nouvelle des Anglois estoit fausse, je fis la desclaration dont Vous me faites l'honneur de me parler, Je fis rendre justice a l'habitant quy estoit laissé je suprimay le tarif, et desendis a Quebec, oû je trouvé tout calme en arrivant, et comme Monseigneur, je ne veux jamais Vous rien advancer que je ne puisse prouver, j'envoye a Mad.de marson ma belle mère, deux lettres de m.de Beauharnois quy sont en Original, et qu'elle aura l'honneur de Vous montrer si Vous le souhettés.Jay eû celuy Monseigneur, de vous rendre compte l'année dernière de la situation ou j'avais mis les affaires des sauvages, et de la difficulté qu'il y avoit a contenir tant de différentes nations en paix.Le sieur de la Mothe n'ayant pû monter au destroit l'automne dernier, par plusieures raisons qu'il nous allégua, et dont j'ay eû l'honneur de Vous rendre compte, je permis au Sieur de bourmond enseigne, qu'il me demanda en attendant que luy, ou le Sr.de la forest peut si Abchives de Québec 165 rendre dès le petit printems, d'y aller, et j'ordonnay au Sieur de Tonty de remettre aud.Sieur de bourmont le Commendement du poste dés qu'il y seroit arivé, tant que le sieur de Tonty a esté au destroit Monseigneur, quoy qu'il ne se mesle de rien, tout y a esté fort tranquille, mais le Sieur de bourmont estant resté seul, soit par le peu de confiance que les Sauvages avoient en luy, soit parceque estant encore un jeune homme, Il n'a pû prévoir ce quy se passoit.Les Outtauois ont attaqués les miamis proche la palissade de son fort, Je ne Vous diray point les raisons des uns et des autres, Vous avés pû voir Monseigneur, celle des outtauois parce que m'a dit Miscouaky, mais quelques soient leurs raisons, elles ne peuvent jamais être bonnes, d'avoir attaqué le miamis a la porte de notre fort, et de nous avoir tué du monde, tout ce que je puis dire, c'est que le Sieur de bour-mond ayant le pere Recollet, et un Soldat hors de son fort, il pouvoit en donnant azille au miamis, têmporisser un peu avant de se desclarer, afin de donner du tems a ces deux hommes de se retirer soit a son fort, oû a Celuy des hurons; Car de dire que les outtauois ont eû desein dabort de tirer sur le françois, et d'enlever le fort, il n'y a pas d'apparence, ca n'a esté que la suitte des affaires quy leurs a fait prendre cette resolution, quy n'en est pas moins Criminelle, quand a la faulte qu'ils ont fait envers nous, mais quy cependant souffre explication Une preuve Monseigneur que les outtauois n'ont pas eû desein d'attaquer les françois, c'est que Miscouaky s'en explique, mais une plus grande, cest que de laveû mesme du Sieur bourmond, et par le raport des Soldats mesmes quy sont desendûs pour mâporter cette nouvelle, Les outtauois deux j'ours avant que cette affaire ariva, passèrent pardevant le fort, plus dun cent avec leurs armes, La moitié de la garnison estant dehors a les regarder passer, sans qu'ils fissent la moindre insulte, rien ne leurs estoit si facille que d'enlever le fort Je le dis encore, Monseigneur, la suitte des affaires a poussé les outtauois a faire ce qu'ils ont fait.Je ne les en tiens pas moins Coupables, non seulement de nous avoir tués deux hommes mais encore d'avoir attaqué les miamis a la porte de notre fort.Que fereije cependant, perdreije une nation toutte entière quy nous a esté si attaché, et si mille dans la dernière guerre parceque une partie a fait une faulte, et parceque J'ay perdu un soldat, et un missionnaire au destroit, perdreije encore un autre missionnaire, et une quinz*.de françois quy sont a Michilimakina, et quy ni sont retenus que parceque les nouvelles vinrent que c'estoit les françois quy avoient attaqués les outtauois au destroit, Car ils estoient tous en Chemin avec tous leurs effets pour de-sendre icy bas, lorsqu'ils furent arestés, Vous verés Monseigneur dans mes parolles a Companissé comme j'ay parlé aux outtauois sur cet article, comme aussy au sujet du Sieur de bourmont dont je ne pretens point blâmer la Conduitte, mais il est fâcheux que faulte d'une demie heure de tems qu'il auroit pu demeurer neutre, Nous ayans perdu deux hommes de quatre quil avoit dehors, Car je viens d'apprendre, que de trois Soldats, deux se sont retirés au fort des hurons, Il est fâcheux disje Monseigneur, que faulte d'une demie heure de têms, que le Sieur de bourmont, que je connois daillieurs pour un très brave homme, n'a pas demeuré neutre.Nous soyons aujourd'huy dans la dure nécessité de nous vanger, au lieu que si nous 166 Archives de Québec n'avions pas perdu de monde, Nous aurions pû nous rendre arbitre du different de ces deux nations, Le huron a eû plus de politique, puisque, ayant depuis longtems envie de se vanger de l'outtauois, comme J'ay souvent eû lhonneur de Vous le marquer, Il ne s'est desclaré neamoins que lorsqu'il a Crû ne pouvoir plus s'en deffendre, et quand il s'est veû en estât de le pouvoir faire, C'est ce que Vous verés Monseigneur, dans ce que m'a dit Mis-couaky, et ce quy m a esté encore confirmé par un homme desendu du détroit depuis ces dernières affaires.Les outtauois du destroit ayant joins ceux de Michilimakina Suivant une lettre que J'ay receu du pere Marest dont J'ay l'honneur de Vous envoyer Copie, Je me trouve plus embarrassé que jamais, voullant retirer le monde que j'ay a michilimakina avoir Satisfaction de L'outtauois du destroit, et ne pas perdre s'il mestoit possible toutte cette nation, C'est ce quy m'a obligé de repondre comme j'ay fait Monseigneur, a Comparusse et ensuitte a Miscouaky mon desein estant après avoir retiré mon monde de mettre la Jalousie premièrement, entre Les Chefs des outtauois de Michilimakina et des outtauois venus du destroit, secondement de mettre mesme la division entre ces derniers, comme j'y vois beaucoup d'apparance si ce que Miscouaky ma dit de Jean leblanc son frère est veritable Cest lunique moyen Monseigneur quy nous reste pour pouvoir tirer vengeance du pesant quy a esté le seul môbille de cette guerre, car de dire que faissant un party considerable on obligera les outtauois a Nous le livrer, C'est ce qu'ils ne feront Jamais, a moins de mettre auparavant la division parmy eux, Jay escrit en conformité au Sieur de la mothe et Je luy marque de se tenir seulement sur la deffensive jusqu'à l'année prochaine, et que Je luy feray sçavoir mes Sentiments, parceque entre cy et ce tems la J'espère avoir satisfaction de Louttauois, et que je ne puis encore rien decider touchant cette guerre Jusqua ce que Je sois Certain s'ils me renvoiront ou retiendront mon monde, comme aussy quel party prendront les Iroquois, oû J'ay actuellement le S', de Joncaire.Je recois comme je le dois Monseigneur les assurances que Vous voullés bien me donner de votre protection auprès de Sa Majesté, et je ne me pardormerois jamais si je faissois la moindre chose quy pût m'en rendre indigne; Jay crû que l'honneur que Javois eû lannée dernière de Vous marquer que mad8 de Vaudreuil n'avoit de parens en ce pays que le Sr.de Lotbinierè son oncle, trois Cousins, dont deux sont dans l'eglisse, et trois Cousines fort jeunes, devoit suffire, pour que l'on n'eust pas la hardiesse de Voulloir Vous en imposer.Cependant Monseigneur je vois par celle que Vous me faites l'honneur de m'escrire que l'on a esté plus avant, puisque l'on a Cru me faire une affaire en Vous assurant que madame de Vau> dreuil avoit encore daûtres parents dont Je ne vous parlois pas, Comme par exemple la Ve.de son frère sa fille, et les Sieurs d'amours, deschau-four, et deplaine, a lesgard de la Ve du sieur de Soulanges Vous Sçavés Monseigneur, que Je ne Vous l'ay Jamais caché, puisque dans la mesme lettre ou je Vous parle du sieur de Lotbinierè, et de ses enfans J'ay l'honneur de Vous demander pour la Ve.du Sr.de Soulange mon beaufrere, la confirmation d'une ferre audesus de Montreal ét Je Vous la demande pour la pètitte fille quy n'est encore qu'un enfant'de trois ans.A lesgard Archives de Quebec 161 des S™ damour, deschaufour et deplaine, quoy que J'aye pour eux toutte la Consideration que l'on doit avoir pour de fort honnestes gens, josse pourtant assurer Votre Grandeur, qu'ils ne sont point parens de Made.de Vaudreuil, et que Je ne reconnois en ce pays, que le Siéur de Lotbkiière, et sa famille, La Ve.du Sr.de Soulange, et sa petitte fille non que Je méprisse les Sieurs d'Amours, car dans toutte leur Conduite, Ils n'ont Jamais rien fait que ce que de fort honnestes gens doivent faire, mais parceque cela n'est pas, et made.de mar son ma belle mere peut Monseigneur, Vous en rendre compte, mais quand il seroit vray qu'ils seraient parens de M*, de Vaudreuil, qu'aije fait pour eux, Le Sr.deschaufour a l'honneur de servir le Roy a la Cadie en qualité d'enseigne, et depuis deux ans qu'ila resté prisonnier a baston, Il n'en est de retour que depuis environs un mois.Comme c'est a la recommandation du Sieur de brouillant que Vous avés eû la bonté de luy accorder cette enseigne, Il Vous aura sans doubte rendu Compte de sa Conduite.Le sieur de Clignancour quy suivant les Certif f i-cats qu'il a des Sieurs de Villebon, et de brouillant, a toujours parfaitement bien fait son devoir, soit a la riviere St Jean dans la dernière guerre, ou a la teste des Sauvages II repoûsa les Anglois, soit dans daûtres occasions, oû II a esté employé par le Sieur de brouillant, est Teparty il y a trois mois pour le Portrayal, voyans que je ne faissois icy rien pour luy.Le S*, deplaine quy est le troisiesme dont on Vous a parlé Monseigneur, n'est pas plus heureux que les autres, il a servy avec distinction Sous m*, de brouillant a lexpedition de terre neufve, Il a servy soûs ses ordres a la dernière affaire des anglois a portrayal, et pour toutte faveur Je luy ay permis d'aller faire valoir les terres qu'il a luy, et ses frères a l'accadie, grace que Je n'aurais pû luy reffûser, quand j'aurais voullu, mais au fond Monseigneur, quand mesme Je Voudrais leur faire du bien, a moins que de le tirer de ma poche quel bien leur puisje faire, Il n'y a plus.de gratifications en ce pays dont les gouverneurs puissent disposser, il n'y a en tout que la nomination aux enseignes refformés, quy soient a la nomination des gouverneurs généraux, et de sept quy sont venus a vacquer depuis que j'ay l'honneur de l'estre a quy les ayje donné Monseigneur, hors une au fils du Sr.de Lotbiniere a la prierre, pour ne pas dire instance, du Sr.marquis d'Alogny, les six autres petittes Enseignes, Je les ay répandues sur les parens ds Ceux quy se plaignent.Je sçay tropt Monseigneur, que l'intention de Sa Majto est qu'iln'y aye point de partialité dans le pays, Je sçay mesme qu'il n'apartient pas a un gouverneur de faire des Caballes, Je n'en fais point non plus, et tiens cela mesme indigne de moy, et si quelqu'un en fait permettes moy de dire a Votre grandeur, que c'est m.de Ramezay, les Sieurs de la Mothe, et d'Auteûil.Lassosiassion du S*, de la mothe avec mr.de Ramezay, et autres pour les proffits a faire au destroit, et dont J'envoye copie a M» de marson, en est une preuve, Les escritures que le sieur de la mothe Vous a envoyé contre moy, et quy sont escrittes par le secrétaire de mr.de Ramezay, et appo'stillé de la main du Sr.de la mothe, en est une Seconde, mais Monseigneur la plus grande, c'est quils agissent si ouvertement, que quand mesme je n'aurois par le moyen de certaines personnes, pas sceû ce que le 168 Archives db Québec Secrétaire de mr.de Ramezay avoit escrit, il est comme impossible de ne s'en pas appercevoir, permettes moy de Vous dire que malgré tout cela jay toujours concouru au bien du service, et que je ne parlerais pas encore aujôurdhuy, si mon honneur ne me forsoit a me deffendre, non Monseigneur, ce n'est point contre la famille de mad.de Vaudreuil qu'il fault crier, cest contre celles des Epouses de ces trois M1*, quoy que Je fasse néanmoins une différence, de celle de mad*, de Ramezay aux deux autres.Comme je n'ay Monseigneur, dans tout ce que Je fais daûtre veûe que le bien du service du Roy, Je ne prends aussy aucune mesures pour cacher ma Conduite l'aveu sincère que Je Vous fais des raisons quy nous ont obligé mrs.de beauharnois, et moy a envoyer les Sieurs de Manthet, Vinseine, et ladecouverte aux outtauois, et de leur permettre d'envoyer des marchandises pour espargner la bource du Roy Nous a paru si naturel, qu'il m'a semblé que Vous déviés Monseigneur, me rendre la mesme justice que Je me renderé a moy mesme, mais puisque Sa Majtc.ne Juge pas a propos ces Sortes d'envoys, Je m'en abstindray, et Je soûhette que le bien de son service ne nous oblige pas a des depences, que Nous aurions espargné par cet endroit.Je me servi ray Le plus qu'il me sera possible de gens, de la fidélité desquels Je pouray repondre, mais permette moy de Vous dire Monseigneur, que si on Vous rend suspects tous ceux dont je pouray me servir, Je me trouveray dans une situation fort triste.Je vous ay beaucoup d'obligation de la justice que Vous m'avés rendue touchant ce que Ion Vous avoit donné advis que J'avois vendu huit Congés pour aller dans la profondeur des terres.' Je ne puis pas empescher que l'on m'escrive des fausetés contre moy, mais si on peut prouver que Je fasse le moindre trafic, Je Consens de bon- coeur a estre exposé a vôtre indignation la plus vive.Nous avons eû lhonneur de Vous rendre Compte dans notre lettre commune de ce printems mrs.Raudot, et moy de tout ce quy s'est passé entre mr.dudley, et nous, depuis le depart du Vaisseau du Roy touchant les eschanges, Je Vous ay marqué dans ma particulière aussy du printems, dont J'ay lhonneUr de Vous envoyer Copie, que le Sr.dudley ne sexpli-quant pas assez sur les propossitions quy m'avoient estes faites par son fils, et Voullant selon les apparences gagner du tems, j'avois destaché plusieurs petits partis de Sauvages pour recommencer la guerre dans son gouvernement, Nous Vous avons marqué Monseigneur, que suivant les advis que nous avions eû tant de Mr.dudley que par les françois revenus de baston, qu'il avoit renvoyé Cinquante dé nos prisonniers de l'accadie dans une barque a Portrayal, Nous avions aussy renvoyé pareil nombre des Siens, que Nous avions addressé au Sieur de bormaventure les ayant exprès fait passer a Portrayal pour Scavoir si véritablement Mr.dudley avoit renvoyé le nombre qu'il nous mandoit Le Sr.de bormaventure ayant demeuré jusque au 22* de septembre a me faire réponse a mes lettres.J'ay toujours esté dans l'incertitude de ce quy se passoit a baston, touchant les eschanges des prisonniers.Enfin il y a quinze Jours la barque que J'avois envoyé a Portroyal, et quy de la est allé a baston remenner les prisonniers anglois. Archives de Quebec 169 suivant les ordres que Je luy avois donné et qu'elle a receu ensuitte du Sieur de bonnaventure, est de retour, et m'a apporté des lettres de Mr.dudley en réponse des miennes ou il me marque qu'il ne peut signer un dernier traitté que Je luy ay envoyé, dont J'ay l'honneur de Vous envoyer Copie aussy bien que de ma lettre, parce qu'il y a des clauses qu'il ne trouve nullement a son advantage, que Cependant II m'envoye tout ce qu'il a de prisonniers f rançois de laccâdie comme d'icy, Comme aussy les nommés baptiste, et le foebvre, Allain estant actuellement a quebec, et qu'il les a fait embarquer dans une barque avec le sieur deschaufour pour se rendre a Portroyal.Mr.dudley me marque aussy qu'il m'envoye de compagnie avec ma barque, un brigantin pour ramener d'icy ses prisonniers, cela espargnera au Roy un millier d'écùs, mais comme Vous me faites l'honneur de m'ecrire au sujet du Sieur de Courtemanche, que sa maladie avoit bien l'air d'une maladie de Commende, et que sous ombre de le ramenner a Quebec, le Sieur Weiche n'estoit venu que pour faire le Commerce.J'ay crû devoir prendre tourtes les precautions, et Mrs.Raudot, et moy dés que ce bâtiment a esté arivé, Nous avons fait faire une visitte très exacte de ce quy estoit dedans par le Sieur de Monseignac Contrôleur de la marine ce que Nous 'ferons faire, encore quand il s'en ira, et nous y avons mis des gardes.Je fais aussy accompagner, Monseigneur, les anglais quy sont venus dedans partout, où ils vont, et Je renvoiray par ce bâtiment a Mr.dudley tous les prisonniers anglois quy sont icy entre les mains des f rançois quy Voudront s'en retourner, mais Comme il y en a plusieurs, et principalement des femmes quy se sont faites Catholiques, et quy ne veullent point s'en retourner, Je ne doubte point que Cela ne fasse une difficulté entre Mr.dudley et moy.Je luy desclareray aussy, puisqu'il n'a pas signé mon dernier traitté deschange, que doresnavant Je ne souffriray aucun de ses batknens dans cette riviere, soûs quelque prétexte que ce puisse estre, dautant plus que les prisonniers que je luy rends n'estant que pour retirer ceux de l'accadie, n'en ayant que Cinq, ou six des miens, Je suis résolu que doresnavant si nous fais-sons des eschanges.Ils se fassent par le portroyal et non par icy, J'espère Monseigneur, que le sieur de Subercasse sera plus exact a me faire sçavoir de ses nouvelles que le sieur de bonnaventure n'a esté, et je regleray sur ce qu'il me marquera mes eschanges avec le gouvernement de baston, en attendant Je vais toujours continuer a le faire harceler par nos Sauvages, quand ce ne seroit que pour les empêcher d'avoir aucune liaison avec les anglois, ce quy est dautant plus nécessaire que cet esté, le peu de marchandise quy nous estoit resté de l'année dernière, et l'incertitude ou l'on estoit en ce pays du prix du Castor, ayant entièrement ruiné le Commerce du Montreal, Nous avons estes contrains, pour ne pis perdre entièrement nos Sauvages quy se debandoient d'eux mesme, d'en laisser aller queques uns a Orange, comme les Iroquois de la, viennent icy, et Nous y avons esté contrains Monseigneur, ne pouvant les en empêcher accausse de la rareté des marchandises, et du bas prix du Castor, auquel mesme on n'en pouvoit fixer en ce tems la, n'ayant encor aucune nouvelle, Les Anglois ont voulut profflter de cette occasion, comme aussy d'un coup que trois de nos Sau- 170 Abchives de Québec vages du Sault avoient faits dans le gouvernement d'Orange sur des Sauvages Loups dont ils avoient tués une femme, et amennés trois petits enfans, pour faire glisser des colliers soûs terre, Ce quy auroit eû de mau-valses suittes, aussy bien que le Coup des trois Sauvages du Sault, si après avoir fait racommoder la dernière affaire par les sauvages mesme du Sault, Je n'avois trouvé le secret, par des ordres réitérés a Mr.de Ramezay, de ravoir ces Colliers des anglois, Je dois Monseigneur, cette justice a Mr.de Ramezay que dans cette affaire II s'est donné bien des soins, aussy bien que les mission\"1, du Sault Ceux du Sault au Recolet, et le Sieur de belle-mont, Vous verés parceque les Abenakis de St-françois mont dit icy, qu'il estoit têms d'y remédier, Vous verés aussy Monseigneur par la réponse des mesmes Sauvages a ceux du Sault, quils ont entrer entièrement dans ma pensée leur reprochant que le flamand n'estoit pas en droit de leur faire quitter la hache tant que je l'aurais en main, j'ay escrit en Conformité, aux pères la Chasse, et Aubry, quy sont retournés avec des Abenakis au bord de la mer et je leurs marque de faire continuer la guerre par leurs1 Sauvages aux anglois, tant qu'il leur sera possible, a moins qu'ils ne receûsent des lettres de Mr.de Subercasse, ou du Sieur de bonavehture en son ab^ sence, quy par des raisons très fortes les priassent du Contraire, en ce cas de faire Suspendre la hache aux Sauvages, et de m'en faire donner advis au plustost, en m'envoyant Copie des lettres de ces Mrs.afin de recevoir ensuitte mes ordres, et scavoir mes sentimens, Les Srs.de Longûeûil, dumenil norey, et tous ceux Monseigneur, que Vous avés eû la bonté d'avancer cette année, Vous en ont beaucoup d'obligation, et Vous en font leurs très humble remercimens.J'ay eu l'honneur de Vous marquer l'année dernière que les deux mois de semestre que Sa Maj™.a bien voullu accorder pendant l'hivert aux oit ficiers de ce pays ne pouvoit guâire leur estre d'aucune utilité, veû que C'estoit pendant les seûmances, et dans les récoltes que Ceux quy ont des establissemens ont affaire chez eux, Je proffiteray de la permission que Sa Maj™.veult bien, me donner cette année en leur faveur, et j'appliqueray ces deux mois de semestre d'une manière que tout le monde sera content, et que le service n'en sera point altéré, ne permettant aux officiers mariés, oû establis d'aller Chez eux, que lorsque d'autres seront venus pour les remplacer.Tout le pays rend mil graces a Sa Maj™.des secours qu'elle a bien voullu continuer au séminaire de cette Ville, pour ayder a le restablir, tout le monde est bien persuadé Monseigneur, que C'est a Vous a quy on en a l'obligation.Le Sieur de Gallifet proffitte suivant votre permission de son Congé de l'année dernière, Il pourra Vous rendre Cohïpté des affaires du pays en ayant une entière connoissance, les Srs de St.martin et martelly profitent aussy de Celuy qui leurs est venu cette année J'ay veu Monseigneur, ce que Vous avés eû la bonté de me marquer au sujet des Soldats anciennement déserté du destroit, Je leur feray scavoir la grace que Sa Maj\"; yeult bien leur accorder, sans que Cela puisse tirer a consequence pour l'avertir.C Archives de Québec .Madame de Marson m'a informé aussy, de la bonté que Sa Maj**.a eû de luy accorder une petition de six cens livres, Vous Voudlés bien Monseigneur, que Je Vous en témoigne m'a reconnoissance, estant très convincu que C'est a L'honneur de vôtre protection, que nous en sommes redevables.J'ay veû ce que Vous avés bien voullu me marquer au sujet des provissions que Je suis obligé de faire venir de france tous les ans, J'espère Monseigneur, que Vous ne me reff userés pas une grace dont tous mes prédécesseurs ont Jouy, Sa Majte.leurs accordant toujours le fret de leurs provisions dans ses vaisseaux.J'ay veû aussy Monseigneur, ce que Vous me faites L'honneur de me marquer au sujet de mon fils ayné, Je souhette avec passion qu'il aye Celuy de servir dans la marine, 6on inclination mesme y est portée, mais ayant esté lieutenant icy II n'est pas naturel qu'il retourne servir garde marine, Il y a neuf ans Monseigneur, que Vous m'avés fait l'honneur de m'en accorder pour luy le brevet, Je Continue a Vous demander une Enseigne de Vaisseau, et promet a vôtre grandeur de L'envoyer servir aussy tôst.J'ay esté surpris de ce que l'on s'estoit plaint a Vous, de ce que Je n'avois pas fait punir le dragon, soldat de la comple.de blainville, accussé d'avoir fait des fausses cartes, et dautres faultes très punisables, puisque ce fut moy quy le fis arester, et quy des prisons de Montréal le fis transferer en celle de cette Ville, ou je le remis entre les mains de m.de beauharnois pour luy faire faire son procès, quy ensuitte l'ayant renvoyé au Con*1, il en sortit absous, Je Vous répons Monseigneur, que c'est a mr.de beauharnois de Vous en rendre Compte, et que je ne suis pour rien dans cette affaire, n'ayant eû aucune raison pour empescher d'en faire Justice.J'ay Lhonneur de Vous repondre dans une seconde lettre particulière au sujet du Sieur de la mothe et du poste du détroit Je Vous prie d'estre persuadé Monseigneur que Je suivray vos ordres avec la dernière exactitude.J'ay receu la lettre du Roy avec la votre du 2e may au sujet de la Victoire remportée par Mr.de Vandosme en Italie sur les alliés, Je n'ay pas manqué d'assister avec le Conel.Supérieur au Tedeum, quy a esté Chanté dans la grande Esclisse, et J'ay fait tirer le Canon suivant vos ordres.Le sieur de Clerin Monseigneur, pour quy nous avons lhonneur de Vous escrire dans notre lettre Commune Mrs.Raudot et moy, est un officier quy mérite que Vous ayés la bonté de songer a son avancement, It a toujours esté de tous têms fort attaché aux gouverneurs généraux, et feû Mrs.de frontenac, et de Callières s'en sont servis fort souvent pour faire exécuter leurs ordres les plus secrettes, C'est un officier propre a tout, et sur lequel on peut compter, Il est lieutenant, et fait depuis longtems la fonction d'aide major de la Ville de Montreal, Il en a fait la fonction de Major, depuis le depart du sieur de la Vallierre Jusque au Jour de la reception du Sieur baron de Longeûil, Comme il a esté seul pendant tout cet interval a faire la fonction de Major quy n'est pas un employ de peu de fatigue pour la Ville de Montreal, Il me paroist juste Monseigneur, qu'il en aye la paye si Vous n'en avés pas disposé en faveur, de quelque autre, j'ose assurer vôtre grandeur qu'il mérite.cette grace par ses services. 172 Archives de Québec Le sieur de Manthet pour lequel nous avons Lhonneur de Vous es-crire dans notre lettre après avoir commencé par exécuter vos ordres, est un très bon sujet, et j'espère que Vous ne trouvères pas mauvais que je Vous représente que c'est un des meilleurs officiers que nous ayons dans les troupes, et le plus capable pour faire la guerre en ce pays, Il mérite que Votre grandeur fasse attention aux Services qu'il a rendu dans la dernière guerre, et a ceux qu'il peut rendre encore.Le Sieur Marquis d'Alogny Vous supplie très humblement de luy accorder la mesme grace que Vous m'avés fait lorsque j'estais Conimendant de troupes, en le faissant Capitaine de Vaisseau.Le Sieur dumenfl que Vous avés bien voullu honorer de Lemploy de Major des troupes en ce pays.Vous prie de luy procurer une Croix de St.Louis.Le sieur Martelly pour quy Vous avés bien voulhi envoyer un congé cette année en profïitte, je luy dois cette justice que c'est un très bon officier, et Vous me f erés plaisir de nous le renvoyer.Le sieur de Villedonné Lieutenant en ce pays, Vous prie de luy accorder un congé pour passer en france, c'est un très bon sujet, propre a tout, et de très bonne volonté.Le Sr.de Rigauville enseigne a quy Vous eûstes la bonté il y a deux ans d'en accorder un dont il ne pût pas proffitter estant destaché au fort de frontenac, Il ma demandé a passer cette année, je n'ay point cru luy devoir reffusser, n'ayant pas veû ses parens depuis qu'il est au monde estant venu fort jeune avec son pere icy.Le Sr.de la Perierre quy est un des plus anciens Enseignes de ce pays me prie Monseigneur, de Vous escrire en sa faveur, c'est un des meilleurs officiers quy soit icy, Il s'est trouvé dans presque touttes les campagnes sous Mr.de Frontenac, et dans cette dernière guerre II a esté blessé par les Anglois a Dierphille ou il estoit en party avec des sauvages.Le Sieur de la découverte m'ayant demandé de passer cette année je n'ay pu luy reffusser veû qu'il y a plus de vingt cinq ans qu'il est en ce pays, sans avoir fait un tour a sa famille, Il fut fait enseigne refformé par Mr.le marquis denonville, et a toujours servy avec distinction, Il est mesme estropié d'un bras ayant esté blessé dans la dernière guerre.Le sieur LeVasseur de Neré estant vivement attaqué depuis trois, ou quatre mois d'une maladie quy pouroit avoir des suittes fâcheuses sans le secours des eaux, et autres remèdes propres a sa guérison, Je n'ay pû luy reffusser la permission qu'il m'a demandé de repasser en france, et ce d'autant plus que le climat contraire a son temperament a contribué a ruiné sa santé, Comme aussy l'ouverture et transport des terres quy ont esté remués cette année à loccassion des fortification de Quebec, ce quy ensemble au dire du médecin a contribué a ruiner sa santé, et la réduit a cette extremitté Il seroit a souheter Monseigneur, par raport au bien du service du Roy qu'il pût revenir en Canada, ainsy s'il n'est pas forcé a rester en france, Archives de Québec 173 trouvé bon que je Vous supplie de nous le renvoyer au plustost, Nous nous servirons en son absence si nous sommes obligés de faire faire quelques travaux du Sieur de Beaucourt.Il a l'honneur d'estre connu de Vous Monseigneur, et est très propre pour le génie, C'est le seul en ce pays, capable de remplacer le Sieur le Vasseur, si sa santé, où vos ordres, ne luy permettent pas de revenir.J'ay crû jusque icy Monseigneur; aussy bien que tout le pays que crestoit un sauvage quy avoit mis le feu a la grange du destroit en 1703, mais Mr.de Ramezay vient de me donner advis qu'un habitant de Montreal nommé Campeau luy avoit dit que c'estoit un soldat nommé la Ville de la Compe.de Tonty quy y avoit mis le feû, je vais faire descendre l'habitant et le soldat, et Je remettray cette affaire a Mr.l'Intendant a quy j'en ay deja donné advis pour en faire faire les poursuittes.Le nommé Boudor vient d'ariver des Outtauois avec quatre canots, Il m'a apporté une lettre du pere Marest quy me marque qu'il commence a estre logé, et qu'il y a apparence que les Sauvages se rengeront a leur devoir, et qu'ils descendront le printêms prochain, n'ayant pû le faire accausse de l'arrière saison, et qu'ils auroient estes obligés d'hiverner icy bas, Le nommé Boudor m'a apporté des parolles quy ne sont que la repetition de ce que m'a dit Miscouaky de la part de Jean le blanc son frère Le pere Marest me marque que le Pesant se voyant hontoyé par les françois, et par les Sauvages accause de ce qu'il a fait au destroit, prent le party de se retirer chez une nation de ses Alliés, Il me marque aussy que le Sieur de la Mothe a envoyé Un sauvage allié des hurons, et des outtauois quy a fait queque propossissions, et s'en est retourné avec un françois, j'espere Monseigneur que je ne me seray point trompé, et que le Sieur de la Mothe connoissant combien la guerre est contraire a son establissement, Il fera son possible pour la détourner, Je suivray pied a pied sa conduite, et si je peux amenner les outtauois a mon point je ne feray absolument point de guerre, rien n'estant si contraire a cette Colonie, quy suivant que Vous verés Monseigneur, par le resensement ne consiste en tout qu'en 842 hommes au dessus de 50 ans, et 2054 audesous, et 1828 audesous de 15 ans ; si bien que osté les 842 audessus de 50 ans quy ne peuvent rendre de service, les 1828 audessous de 15 quy sont hors destat de le faire 11 ne me reste que 2054 hommes sur quoy sont compris les gens quy sont au destroit pour Mr.de la mothe, Ceux que nous envoyons de costé et dautres a la pèche, et autre part, ce quy ne laisse pas de faire une diminution considerable, si bien Monseigneur, que je compte n'ayant que le peu de troupes que j'ay icy mes forts garnis si J'estois attaqué, je ne pourois pas mettre quinze cens hommes de hors sans me servir des sauvages.Je me flatte que Votre grandeur fera attention a cet article, et que Vous me me blas-merés pas de n'entreprendre la guerre que le plustart que je pouray.Ce pendant Monseigneur, je ne feray point de bassesse, je Vous assure que Vous serés content de ma Conduitte.Je ne puis mieux finir ma lettre qu'en Vous parlant du Sieur de Joncaire quy est encore actuelment aux Iroquois, Il mérite Monseigneur, que w 174 Abchives de Québec Vous songiés a son avancement, Nous avons l'honneur de Vous en escrire dans notre lettre commune.Il y a aussy le Sieur de la Chauvignerie quy a esté pris des Iroquois avec luy, il nous sert d'interprette a Montreal, c'est le seul capable de remplacer le Sieur de Joncaire, il n'est que petit enseigne, et s'il n'y avoit point tant de brevets d'Enseigne donnée, je demanderais a Votre grandeur de luy en accorder un II sert avec une application, et un zelle le plu3 grand du monde et a mesme du credit beaucoup sur l'esprit des Sauvages.Le Sieur de la noue estant Monseigneur, le premier lieutenant reffor-mé, il me prie de Vous escrire pour son avancement, c'est un très bon sujet, et un des braves officiers du pays, il fut blessé a la Campagne d'Armiés ou il commandoit conjointement avec le Sr.de Manthet.Le Sieur de Joncaire arrive des Iroquois, il mâssùre Monseigneur, que ces sauvages ont receu avec plaisir ce qu'il leurs a dit de ma part, et qu'ils ne feront aucun mouvement contre les outtauois que je ne leurs mette la hache en main, les lettres des Missionnaires me confirme la mesme Chose, et comme il importe pour ce pays de tenir L'Iroquois! en paix je feray repartir le sieur de Joncaire dès le petit printems permettez moy Monseigneur de Vous renouvéller ma prierre pour son advancement, Il le mérite par les bons services qu'il rend.La quantité de monde que le Sieur1 de la Mothe a amenné de ce pays, avec encore cinquante soldats qu'il fault que je luy donne suivant vos ordres, ayant beaucoup diminué les troupes icy j'ay fait recevoir queques Cadets afin de soulager les vieux soldats, et cela fera d'autant plus de bien a nos troupes que je n'en' reçois aucuns quy ne soient en estât de faire le service.Le Sieur de St-Castin Monseigneur, que l'on nous avoit assuré devoir venir cette année pour Commender a Pintagoûet y est tout a fait nécessaire pour maintenir les Sauvages dans nos intérêts, Vous voûlés bien que j'aye l'honneur de Vous escrire en sa faveur, et que je Vous prie de nous le renvoyer l'année prochaine.Je suis avec un entier devoûment, et un très profond respect, Monseigneur, Votre très humble, et très Obéissant serviteur, VAUDREUIL.Vous vouliés bien Monseigneur que je Vous demande un brevet de garde marine pour le Sr.Chevalier d'Ussy, neveu de Mr.L'intendant.A Quebec le 4» novembre 1706.(1) (1) Archivas Nationales.OU, A-2«, fol.21«-287. Abohives de Québec 175 4.9bre 1706 Nous avons lhonneur de joindre icy une représentation de la Compto.de la colonnie au sujet des dettes de la Baye Dudson.Nous sommes avec un très profond respect.Monseigneur, Vos très humbles et très obeissans serviteurs, VAUDREUIL.RAUDOT.A Quebec le 4« novembre 1706.(1) (1) Archives Nationales, OU, A-24.mémoibe sans lieu ni date (2) Il est de consequence quai paroisse par la lettre commune et par la lettre de Monseigneur a la Direction.Que c'est Monseigneur qui a réglé les conditions du nouveau traité qui la prorogé de trois ans au delà du premier, qui a réglé les intérêts à 10% au lieu des 8 du premier traitté, et qui a fixé les lettres de change annuelles à 150000».Que c'est Monseigneur qui a ordonné le retranchement des dépenses et des apointemens trop forts ou inutils.Que Monseigneur veut que le commerce de la Baye du Nord se fasse a l'avenir a droiture de france au nord et jamais à l'avenir de france a Quebec et de Quebec au nord acause de l'extrême difference qui se trouve entre les dépenses de ces deux manières de faire ce commerce, et des autres inconveniens.Si par ces lettres il ne paroit pas que touttes ces choses émanent directement des ordres de Monseigneur les mal àntentionés et ceux qui ne connoissent pas ces affaires a fonds affecteront de les gouverner a leur manière ordinaire et rejetteront la cause de ces changemens sur les députés d'apresent, et surtout sur le Sr Riverin.Il est nécessaire d'un arrest du coneI portant qu'a l'avenir et a commencer du premier may de la présente année 1704 les droits dentrée sur les vins eaux de vie et tabacs se payeront argent) de france, au lieu dargent de Canada comme par le passé, (2) Attache à la lettre du a novembre 1706.MM.de Vaudbeuil et Baudot au Ministbe.(4 novembre 1706) 176 Archives de Québec Le motif de cet arrest est fondé en toutte justice ces droits n'ont jamais été établis que pour aqtriter letat des charges du pays.Pendant que ces charges se sont payées argent de Canada il étoit juste de percevoir ces droits sur le même pied Mais des lors que sa Majesté a voulu que ces charges fussent payées argent de france on a du dans le mesme tems percevoir ces droits en argent de france Il est nécessaire aussy d'un arrest pour le changement des prix des castors, portant qu'a commencer du premier juin de l'année prochaine 1705 ou si Monseigneur le veut du premier juin de cette année 1704 les castor gras demi gras et veules qui sont d'une mesme classe ne seront payés a l'avenir au bureau de Quebec que sur le pied de 40\".la livre le quart du fermier déduit Les castors bas automne et bas printems 30\".la livre au lieu 40\".quon les a payés avec des castors dhyver.Les castors Bardeaux ne seront reçus que pour livre et demie pezant encore quils pezent quelquefois davantage, ainsy quil se pratiquoit anciene-ment.Et que les castors de moscovie et secs d'hyver demeureront sur le pied quils sont Les motifs de cet arrest se tireront des mauvaises qualités de ces castors qui sont contraires a la bonne fabrique des chapeaux et de l'ancienne masse des castors qui jointe a ceux des recettes annuelles empesche qu'on en puisse trouver la consommation, d'où il resuite que la colonie ne peut plus soutenir ce commerce etc.La Direction de Quebec si monseigneur veut la reformer il suffira quelle soit composée de cinq directeurs au lieu de sept.ces cinq pourront estre le Sr.de Lotbinierè ou le Sr Dauteuil lun ou lautre les a\" Pinau et Perthuis marchands actuellement directeurs le Sr Duplessis agent et le s' macart apresent député si monseigneur ordonne qu'il repasse en canada.Les S™ de Lotbinierè ou Dauteuil sont anciens directeurs et au fait de la chose, le S' Duplessis agent est entendu laborieux et doit naturellement estre du corps de la direction.Il est comme indispensable que le S' Macart en soit aussy il voit par luy mesme l'état des affaires de la colonie en france, il voit mieux que personne les remèdes quil convient a porter pour les rétablir Le Sr Delino est entré dans la direction a son retour de france, il ne pàroit pas a propos quil y demeure il est comme partie dans le procès que la colonie vient de gagner contre le Sr Gitton au sujet des.quinze milliers des mauvaises poudres de hambourg, et des 50% de profit quil luy a donné sur les autres marchandises.Comme le Sr Gitton en plaidants la Rochelle a avancé quil avoit une convention a cet égard avec le S\" Delino et qu'il n'a pas voullu représenter Archives de Québec 177 cette convention, Je Sr Delino se trouva impliqué dans ce procès, quil ne convient pas que la Direction ait contre un directeur.Le S* Chalmette de Marseille parent du Sr Delino ayant manqué et donné a prendre sur luy 4000 qu'il luy doit il se trouvera.de la difficulté a cet égard entre la Colonie et luy.Le,Sr Delino devant d'ailleurs 4000a la colonnie quil a reçu de la Caisse des anciens commissionaires suivant ses billets.Il faudra quil en fasse cette année le remboursement a Quebec, ce qui ne se fera point sans contestation.Comme il publia a son retour de france que l'affaire des castors estoit très avantageuse ceux qui avoient vendu leurs parts voulurent y rentrer,1 cela donna lieu a plusieurs procès ceux qui avoient acheté furent maintenus en consignant, ils ont consigné et sen repentent, et en ont du chagrin contre luy il nest pas a propos quon en ait contre aucun Directeur quon doit regarder comme loceonome des intérêts de la Colonie.La direction ne doit point s'assembler si souvent mais seullement pour des affaires importantes.Il doit estre permis aux plus notables intéressés d'entrer dans ces assemblées quand ils voudront prendre connoissance des affaires, on ne peut pas refuser le droit de presence aux directeurs.a legard du détroit et du Sr de la Motte il y a un mémoire sur ce quil a a régler avec la colonie si Monseigneur veut qu'il soit propriétaire de ce poste, le Sr Riverin a intérêt quil paroisse a la direction par la lettre de Monseigneur quil a fait ses remontrances a cet égard avec tout le respec quil doit.(Non Signé) (1) M.de Vaudbbuix au Ministbe (4 novembre 1706) Monseigneur, J'ay eu l'honneur de vous marquer ce printems par Plaisance que pour maintenir l'union entre les Outawas et les Iroquois, j'avois fait repartir Le Sr de Joncaire, comme aussy un canot pour missilimakinac dans lequel, pour éviter la dépense et pour oster en même tems tout sujet de crier, je n'ay point mis d'officier et nous ny avons mis du consentement Mr.Raudot et moy, qu'un Interprète, et trois hommes à gages, avec deffenses de faire aucune traite, et ordre de suivre les Conseils du Père Marest qui par la mesme ooçasion et de compagnie suivant ce que j'avois promis l'année dernière aux Sauvages de Missilimakinac, remonte à sa Mission.Comme j'auray l'honneur de vous rendre compte par la suite de la réussite de ce voyage je reviens aux Iroquois.(1) Archive» Nationales.Colonie*, Oil, A-22, fol.98-80. 178 Akohives de Quebec Je suis persuadé, Monseigneur, et il n'y a pas d'année que je n'aye eu l'honneur de vous le marquer, que la tranquillité de cette Colonie dépend de la paix avec ces Sauvages.Je ne néglige rien pour la continuer, mais j'ose vous assurer en mesme tems, que je le fais avec honneur, et sans me démentir du caractère que j'ay celuy d'occuper.Je ne puis mieux vous en donner des marques qu'en vous envoyans les paroles cy-jointes que les anciens de Sennontouan et des autres villages me sont venus dire au sujet des affaires arrivés au Détroit cette année, vous y verrez aussy mes réponses.Si je ne suivois, Monseigneur, que le premier mouvement qu'inspire la vengeance, je n'aurois pas balancé à accepter la proposition des Iroquois, mais quand je considère que dans ce qui s'est passé au Détroit, l'Outawas de Missilimakinac ny a aucune part et que même il ny veut point entrer, ce que vous verrez, Monseigneur, parcequ'dls m'ont fait dire par le Sieur Boudor et par mes responses à Companissé et le Brochet chefs descendus avec luy pour me remettre quatre esclaves pour rendre aux Iroquois.Je ne puis consentir, Monseigneur, à laisser détruire une nation qui nous a esté si f idelle dans la dernière guerre et que dans ce quy s'est passé au Détroit a eu peut être plus de malheur, que de mauvaise volonté.Je vous envoyé cy joins ce que m'a dit Miscouaky, un des chefs Outawas, habitué au Détroit, que je n'ay cependant pas voulu recevoir icy comme envoyé, et à qui j'ay répondu ce me semble assez ferme aussy bien qu'à Companissé pour qu'on ne puisse m'aoçuser de molesse.La différence qu'il y a, Monseigneur, c'est que je parle devant le monde; j'ay plusieurs interprêtes, et je ne say point altérer la vérité ny faire des parolles propres à mon sujet afin de vous en imposer.Je n'ay point voulu accepter le party que me proposoient les Iroquois, premièrement, parceque n'ayant pas de nouvelles du Sieur de la Motte depuis son départ, je ne pouvois sçavoir qu'elle party il prendrait luy-même en arrivant à son poste, et comme la guerre n'a jamais été favorable à un nouvel établissement, je ne voulois pas qu'il put m'imputer en lâchant la bride aux Iroquois que ce fust moy qui luy etist sussités.Secondement c'est que les Iroquois «n'assurant que leur résolution étoit prise, et que dans le mesme tems qu'ils estaient venus a Montréal, ils avoient esté chez les Anglois pour leur donner advis de la mesme chose.J'ay esté bien aise de faire connoistre aux Anglois quelque crédit qu'ils aye sur l'esprit des Iroquois j'en avois encore plus qu'eux puisque j'en avois assez pour leur faire quitter La hache malgré la résolution qu'ils avoient pris d'aller frapper TOutaois, mais, Monseigneur, la véritable raison que j'ay eu pour répondre comme j'ay fait aux Iroquois, c'est que je considère que le huron, le Miamis et L'Iroquois estant joins ensemble, ils viendraient a bout de L'Outawas, l'ayant destruit, ou du moins forcé d'abandonner Missilimakinac L'Anglois est trop habile pour ne pas profiter dè cette occasion et ne manquera pas de faire souvenir à L'Iroquois de ces morts, je parle Sauvage, pour lors n'ayant plus rien à luy opposer du costé d'en hault, L'Iroquois nous fera une guerre plus sanglante que jamais, voilà, Monseigneur, les raisons que j'ay eu pour tempo- Archives de Quebec 179 riser, je ne dis pas qu'il ne faille tirer une satisfaction de l'Outawas mais comme celuy de Missilimakinac n'a point trempé dans ce que celuy du Destroit a fait et que cependant la suite des affaires les a reunis tous à Missilimakinac.Il est dangereux de commencer une guerre qui ne peut nous causer que beaucoup de dépense, la perte d'une nation qui nous a bien servy, et outre cela une perte considérable tous les ans de trafic.C'est un abus, la guerre, pour bien obliger les Outawàs d'abandonner Michilimaki-nac, mais elle ne finira pas pour cela, ils se réfugieront dans le Lac Supérieur et tirant des munitions des Anglois par le fond de la Baye d'Hudson, ils continuront la guerre tant que le souvenir leur durera de ce qu'oti leur aura fait.Sllïltllv VAUDREUIL.à Québec ce 4 novembre, 1706.(1) .j,;1V!^ {La suite dans le prochain Rapport) (1) Publico en partie dans O'Oeuaghan, Documentary History, vol.IX, p.779.:.jaa 180 Archives se Quebec M«* JOSEPH SIGNAT Notts donnons dans 'le présent Bapport l'inventaire de la correspondance de M* Signay, pour les années qui vont de 1837 à 1840.Ces trois années de l'histoire du Canada, si fertiles en événements, furent aussi des années bien remplies pour M\"* Signay.L'administration d'un diocèse aussi vaste que celui de Québec exigeait nécessairement un travail ardu de Qa part de l'évoque qui en était chargé.Heureusement que la nomination de M* Lartigue au siège episcopal de Montréal lui enlevait le soin d'un district dont la population augmentait continuellement, et qui exigeait de plus en plus les soins assidus d'un pasteur vigilant.De même la nomination de M.Donald McDonald, comme administrateur du diocèse de Charlottetown, qui fut bientôt suivie de son élévation à ce même siège episcopal, débarrassa M** Signay d'un fardeau qui lui pesait sur les épaules.M\" Signay tournait dans le moment ses regards vers une partie bien éloignée de son diocèse : la Colombie Anglaise.Un des directeurs de la Compagnie de la Baie d'Hudson le priant avec instance d'envoyer des1 missionnaires de ce côté, un prêtre zélé, M.François-Norbert Blanchet, curé de Soulanges, consentit à quitter sa paroisse pour aller travailler à la conversion des infidèles de cette région.H partit au commencement de mai 1838 avec un jeune prêtre, M.Arsène Mayrand, qui resta à la Bivière-Bouge pour remplacer M.Modeste Deniers qui continua le voyage avec M.Blanchet, et partagea son difficile ministère pendant plusieurs années.M** Signay chargeait en même temps M.Jacques Harper, vicaire aux Trois-Bivièrés, d'aller évangéliser les sauvages du Haut-Saint-Maurice, et priait M.Isidore Doucet, curé de la Malbaie, d'aller visiter les catholiques qui travaillaient dans les chantiers établis sur les deux rives de la rivière Sagnenay.H songeait même à envoyer des missionnaires chez les sauvages Nascapis de la côte du Labrador.H voyait aussi à l'organisation religieuse des cantons de l'Est, et confiait à M.Olivier Larue, curé de Qentilly, le soin des cantons de Somerset, d'Ar-thabaska et de Warwick, pendant que M.Jacques Nelligan, curé de SainUSylvestre, desservirait ceux de Leeds, d'Inverness et d'Ireland. Abchives db Quebec 181 Comme on le voit, M\" Signay se montra un ardent propagateur de la foi dans son immense diocèse.L'administration intérieure de celui-ci ne l'occupait pas moine.H s'intéressait grandement à l'oeuvre de l'éducation de la jeunesse et fit des efforts inouis pour établir sur une base solide le nouveau collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, luttant quelquefois contre le fondateur lui-même dont les vues ne rencontraient pas toujours les siennes.Il encourageait l'éducation classique mais ne négligeait pas de pousser les parents à faire donner à leurs enfants une solide instruction élémentaire, en autant que leurs moyens pécuniaires le permettaient.Bien que l'Insurrection de 1837 eût surtout pour théâtre le district de Montréal, M\" Signay en fut aussi affligé que M8* Lartigue, et publia lui aussi un mandement où il rappelait à tons le devoir d'obéissance envers leur souverain.\"Que par des voies légales et constitutionnelles, disait le prélat, on cherche à remédier aux abus dont on croit avoir raison de se plaindre, c'est un droit que nous ne prétendons contester à personne ; mais que, pour y parvenir, l'on ait recours à l'insurrection, c'est employer un moyen, nous ne disons pas seulement inefficace, imprudent, fnneste à ceux même qui en font usage, mais encore criminel aux yeux de Dieu et de notre sainte religion ; c'est, sous prétexte d'éviter un mal, se jeter dans un abîme de maux irréparables, et l'expérience de tons les siècles démontre que nous n'avançons rien ici qui ne soit conforme à la plus exacte vérité.\" Enfin, craignant à bon droit les conséquences funestes qui semblaient devoir résulter de l'union des deux Canadas, il adressa avec tout son clergé une requête an Parlement impérial contre le projet en question, et invita ses diocésains à en faire autant.On n'en tint pas compte mais, tout de même, cette démarche de l'évêqne et de son clergé fit voir aux autorités impériales que les chefs religieux dn pays appuyaient leurs coreligionnaires et secondaient leurs revendications, lorsqu'ils les jugeaient de nature à assurer la paix et la prospérité du pays.Ivanhoë Càron, P*™. 182 Abchives de Québec inventaire de la correspondance de monseigneur joseph signay, archevêque de québec 1837-1840 M\" Joseph Signay à M\" Alexander McDonell, évêque de Kingston (Québec, 2 janvier 1837).Une lettre qu'il reçoit de MM.Ward, Prime et King, banquiers de New-York, lui parait une autorisation suffisante pour remettre entre les mains de M\" McDonell la somme qu'il a reçue de la société Léopoldine d'Autriche.M\" de Kingston lui enverra donc les reçus requis en pareille circonstance et lui-même donnera ordre aux banquiers de lui livrer la somme en question, laquelle il remettra à la personne que M\" McDonell lui désignera.C'est entendu que le révérend Frederick Baraga, missionnaire à Mackinac, lac Supérieur, devra 3'adresser à M\" McDonell s'il réclamait un partage de cette somme.(Registre des lettres, v.18, p.8.) M\" Joseph Signay à MM.Prime, Ward et King, banquiers à New-York (Québec, 3 janvier 1837).Comme il appert que la somme de £592 2 0, qu'ils lui ont fait toucher en mars 1836, appartient à M\" Alexander McDonell, évêque de Kingston, il écrit à ce dernier pour l'informer qu'il peut tirer sur lui pour se faire remettre cette somme qu'il avait gardée en dépôt, en attendant d'être dûment informé de sa destination.(Registre des lettres, v.18, p.9.) Le cardinal J.^Ph.Fransoni à M\" Joseph Signay, archevêque de Québec (Rome, 3 janvier 1837).Il a reçu sa lettre du 5 novembre 1836.C'est avec plaisir qu'il a appris que l'érection du diocèse de Montréal était maintenant effectuée ; il le félicite de l'heureuse issue de la chose.En réponse à sa question au sujet du texte des bulles qui regardent f excardination des prêtres, soit du diocèse de Québec, soit du nouveau diocèse de Montréal, le sens de ce texte e3t que les prêtres originaires, soit du district de Montréal, soit du district de Québec, ne peuvent être contraints de retourner dans le diocèse de leur origine, mais qu'ils sont libres de rester sous la juridiction de leur évêque actuel.(Cartable : Correspondance manuscrite de Rome, W-137.) M\" Joseph Signay à M.(Louis-Onésime) Désilets, curé aux Grondines (Québec, 9 janvier 1837).Il souscrit volontiers au plan que M.Désilets lui propose pour suppléer à la modicité de ses revenus.Il désirerait, cependant, que M.Désilets sondât les dispositions de quelques-uns des notables de sa paroisse, afin de s'assurer que ce plan ne leur déplût pas.Il consent aussi à ce que le produit de la prochaine quête de l'Enfant-Jésus soit employé au soulagement des pauvres de sa paroisse.(Registre des lettres, v.18, p.10.) M«J Joseph Signay à M.(Pierre) Duguay, curé à Charoplain (Québec, 11 janvier 1837).Comme il est spécifié dans l'ordonnance rendue dans sa visite pastorale du 25 juin 1835, cest au propriétaire à payer les frais de l'adjudication du banc qui lui est loué.S'il refuse, la fabrique pour- Archives de Quebec 183 rait s'en charger pour un cas particulier afin d'éviter les procès qui pourraient en résulter.Le mieux serait que la fabrique s'entendît avec un notaire qui consentirait à passer ces contrats à un prix modéré, que les adjudicataires connaissant d'avance ne feraient pas difficulté de payer en se faisant adjuger un banc.(Registre des lettres, v.18, p.10.) M«\"r Joseph Signay à M.(Charles-François) Painchaud, supérieur du séminaire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Québec, 12 janvier 1837).Il a approuvé l'adresse de M.Painchaud en faveur du séminaire de Sainte-Anne, excepté une ligne qu'il a ordonné de retrancher.Il est toujours sous l'impression que M.Pilote pourra aider M.Mailloux quoi qu'en pense M.Painchaud.Ce n'est pas sans motifs qu'il fait le sacrifice de M.Pilote en faveur du collège de Sainte-Anne.\"J'ai lieu de présumer qu'il ne vous reste plus aucun doute sur mes bonnes dispositions à favoriser, autant que les circonstances me le permettent, l'oeuvre précieuse de l'éducation que vous avez tant à coeur.\" (Registre des lettres, v.18, p.12.) ,¦>¦.,.: M** Joseph Signay à M.(François-Xavier) Delâge, curé à L'Islet (Québec, 12 janvier 1837).Il permet que Ton fasse dans la paroisse de L'Islet l'exposition du Saint-Sacrement pendant les trois jours qui précèdent le mercredi des Cendres, avec une indulgence plénière à gagner par toutes les personnes qui rempliront les conditions exigées.(Registre des lettres, v.18, p.13.) Requête des habitants de Saint-Simon-de-Rimouski demandant la permission d'employer les deniers de la fabrique à payer les fraiâ de construction d'un jubé dans leur église (Saint-Simon, 18 décembre 1836).M\" Joseph Signay.- Il leur accorde la permission demandée du moment qu'une résolution prise dans une assemblée de fabrique aura été passée à cet effet (Québec, 12 janvier 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.54 r.) M** Joseph Signay à M.(Pascal) Pouliot, curé aux Trois-Pistoles (Québec, 13 janvier 1837).Il a permis aux fabriciens de Saint-Simon de construire le jubé dont il est question dans leur requête, mais il y a mis pour condition que sa permission ne vaudrait qu'après qu'on aura passé une résolution conforme au but de la requête dans une assemblée de fabrique régulièrement convoquée par M.Pouliot.(Registre des lettres, v.18, P.14.) M\" A.Maï.secrétaire de la congrégation de la Propagande, à M** Joseph-Norbert Provencher, évêque de Juliopolis (Rome, 14 janvier 1837) (copie).Il le félicite de son heureux retour au Canada.Il lui envoie un induit qui lui permet de dispenser de l'empêchement de mariage entre les catholiques et les hérétiques ; de même qu'un rescrit concernant les mariages des infidèles, lequel lui sera remis par l'archevêque de Québec.Il se réjouit de ce que l'érection du district de Montréal en évêché soit enfin effectuée ; le nouvel évêque de Montréal n'a pas encore demandé un coadjuteur.On a écrit à l'archevêque de Québec au sujet du changement de prêtres si faire entre les diocèses.Le vicaire apostolique de TOcéanie ne peut certainement pas prendre sous sa juridiction le district à l'ouest des Montagnes Rocheuses, dans le Canada; c'est à Tévêque de Juliopolis qu'il incombe 184 Abchives de Québec d'y voir.Le successeur de feu l'évêque de Charlottetown n'est pas encore nommé ; il présume, cependant, qu'il le sera bientôt et peut lui dire d'avance que ce ne sera pas un sujet de langue française qui sera choisi.Inclus (original) : Rescrit expédié à M\" Signay, archevêque de Québec, donnant la solution du cas proposé dans sa lettre du 2 novembre 1835, au sujet des mariages contractés par les infidèles qui se convertiront à la foi chrétienne.Si l'infidèle a contracté un vrai mariage avant sa conversion, il doit garder 6a première femme si elle se convertit elle-même, ou si elle consent à habiter avec lui absque injurio Creatoris; s'il n'y a pas eu de véritable mariage et s'il s'agit d'un infidèle qui vit plutôt en concubinage avec plusieurs femmes, cet infidèle, après sa conversion, peut choisir celle qu'il voudra, du moment qu'elle consentira à embrasser la foi chrétienne, à recevoir le baptême et à renouveler son consentement.L'infidèle peut même dans ce cas contracter mariage avec n'importe quelle femme catholique.(Réponse du 6 juin 1836 de la congrégation de l'Inquisition et approuvée par Sa Sainteté Grégoire XVI ; congrégation de la Propagande, 19 janvier 1837.) (Cartable: Correspondance manuscrite de Rome, IV-129.) M\" Joseph Signay à M.(Joachim) Boucher, curé à Saint-David-de-Deguire (Québec, 14 janvier 1837).Il a fait savoir à M.Wurtele ce qu'il pensait des clauses de son acte de donation d'un terrain pour y placer la future église de Saint-David.Il ne changera rien à ce qu'il a déterminé dans le temps.M .Boucher avertira ses paroissiens qu'il est de leur devoir de construire au plus tôt, pour la demeure de leur curé, un presbytère où il ne sera pas exposé à endurer les incommodités qu'il souffre maintenant.(Registre des lettres, v.18, p.14.) M\" Joseph Signay à M.(Jean) Raimbault, curé à Nicolet (Québec, 15 janvier 1837).Il déclare de nulle valeur le procès-verbal rédigé par M.Raimbault le 19 octobre 1836, et par lequel il fixe une place d'église à Saint-Zéphirin-dé-Courval.Il le charge, en vertu de la commission qu'il lui avait donnée le.1\" septembre 1836, d'aller marquer un nouveau site.(Registre des lettres, v.18, p.15.) M*1 Joseph Signay à M.(Jean) Raimbault, curé à Nicolet (Québec, 15 janvier 1837).M.Raimbault devra donc recommencer ses opérations à Saint-Zéphirin et y marquer un nouveau site d'église, puisque M.Hart est disposé a donner un terrain beaucoup plus avantageux que le premier.Probablement qu'il faudra confirmer cette donation par l'octroi de lettres patentes, car l'acte de la 11* Geo.IV (1830) n'est pas absolument clair sur ce point.Il espère que M.Hart se prêtera volontiers à cette formalité.(Registre des lettres, v.18, p.15.) M.C.-F.Cazeau au lieutenant Wakott, secrétaire civil (Québec, 19 Janvi«f J?37)- 11 hii transmet une requête des habitants de Saint-Roch-de-L Achigan demandant que leur paroisse soit confirmée pour les effets civils dans la circonscription qu'elle a reçue de l'autorité ecclésiastique.\" M«*i évêquede Québec a levé l'opposition qu'il avait faite à l'exécution du rapport de MM.les commissaires.Il ne transmet cette requête à Son Excellence que dans le but de se conformer au désir des pétitionnaires et sans Archives de Québec 185 aucune prétention de vouloir maintenir l'opposition dont il vient de parler (Registre des lettres, v.18, p.17.) Requête des habitants de l'Ile-aux-Grues, de l'Ile-aux-Noix et de l'Ile-aux-Canots demandant que leur paroisse soit érigée canoniquement.Liste des noms des signataires.Certificat de Charles Painchaud et de Pierre Roy, prêtres (Ile-aux-Grues, 29 septembre 1834).Commission donnée par M\" Joseph Signay à M.Louis-Joseph Beaubien, curé de Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 19 octobre 1836).Procès-verbal de M.Beaubien en conséquence de la commission ci-dessus (Ile-aux-Grues, 13 novembre 1836).(Registre des requêtes, v.I, f.50 r.) M\" Joseph Signay.Décret de l'érection canonique de la paroisse de Saint-Antoine-de-TUe-aux-Grues (24 janvier 1837).(Registre des requêtes, v.I,f.54 v.) Le secrétaire civil Walcott à M.C.-F.Cazeau, Québec (Château Saint-Louis, Québec, 25 janvier 1837).Il accuse réception de la lettre de M.C.-F.Cazeau, en date du 19 courant, ainsi que de la pétition des habitants de Saint-Roch-de-L'Achigan demandant que Son Excellence confirme le décret de M\" Panet, relativement aux limites de leur paroisse.Son Excellence lui fait savoir que, puisque l'évêque de Montréal renonce à son' opposition à l'exécution du rapport des commissaires civils, les paroisses de Saint-Roch-de-L'Achigan, de Saint-Lin et de Saint-Ours-du-Saint-Esprit seront reconnues civilement selon les dispositions du dit rapport.(Cartable: Gouvernement, 11-81.) M\" Joseph Signay à MM.Prime, Ward et King, banquiers à New-York (Québec, 25 janvier 1837) .Il leur transmet un reçu signé de l'évêque de Kingston, par lequel ce prélat reconnaît avoir reçu de lui la somme de £699 17 0 dont il était dépositaire, en attendant qu'on sût quelle était sa destination.(Registre des lettres, v.18, p.19.) M\" Joseph Signay à M.(Jean) Raimbault, curé à Nicolet (Québec, 25 janvier 1837).Dans le cas où les marguilliers de Nicolet jugeraient à propos d'employer le produit de la quête de l'Enfant-Jésus au soulagement des pauvres de cette paroisse, il les autorise à le faire en passant une résolution à cet effet dans une assemblée de fabrique régulièrement convoquée.(Registre des lettres, v.18, p.19.) M** Joseph Signay à M.(Pascal) Pouliot, curé aux Trois-Pistoles (Québec, 26 janvier 1837).Il autorise la fabrique des Trois-Pistoles à se porter caution envers Son Excellence le gouverneur en chef, pour le remboursement d'une somme n'excédant pas trois cent cinquante livres courant, si Son Excellence veut bien l'avancer sur ses deniers, pour secourir les habitants en détresse de la paroisse des Trois-Pistoles, pourvu que la dite fabrique ne Soit responsable de la dite somme que dans le cas où la Législature ne jugerait pas à propos de la rembourser à Son Excellence, et que la dite fabrique n'engage pour assurer le remboursement de la dite somme que les deniers actuellement au coffre, ainsi que ses revenus annuels, déduction faite des dépenses strictement nécessaires pour l'entretien du cuke.(En note: même permission accordée à la paroisse de L'Ile-Verte, 186 Archives de Québec pour la somme de £250, à la même date; à la paroisse de la Baie-Saint-Paul, pour £400, le 3 février; à la paroisse de Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup, pour £150, le 3 février.) (Registre des lettres, v.18, p.20.) M\" Joseph Signay à M.(Joseph-Olivier) Leclerc, curé à Saint-Pierre-les-Becquets (Québec, 26 janvier 1837).H est heureux d'apprendre que les difficultés s'aplanissent dans la paroisse de Saint-Pierre.Pour lui, il n'a pas à se reprocher d'avoir traité les gens de Saint-Pierre avec trop de charité, comme il appert par sa lettre du 24 mars 1835, et par les exhortations qu'il leur adressa daiw l'église, lors de la visite pastorale, le 14 août de la même année.Il reste maintenant à les presser de continuer la construction du presbytère déjà commencée.Que M.Leclerc continue à faire appel à l'esprit de conciliation en usant de douceur et de prudence et tout ira bien.(Registre des lettres, v.18, p.21.) Le secrétaire civil Walcott à TéVêque catholique romain de Québec (Château Saint-Louis, 28 janvier 1837.) Il lui transmet, d'après Tordre du gouverneur général, copie d'une dépêche de lord Glenelg, ministre des colonies, recommandant de reconnaître M1* Jean-Jacques Lartigue comme évêque catholique de Montréal.Inclus : Lord Glenelg au gouverneur lord Gosford (Downing Street, 2 décembre 1836).\"I have had the honor to receive your despatch of the 8th October, n° 111, announcing that in conformity with the arrangement proposed in my despatch of the 26th of May last, the necessary steps had been taken for dividing the 'Roman Catholic-See of Quebec from that of Montreal, and for appointing the Revd.Messire Lartigue to be Bishop of the latter See.Under these circumstances, and adverting to the high character which M.Lartigue bears for moral conduct, for learning and for loyalty, I have much pleasure in conveying to you His Majesty's authority for recognising him in the character of Roman Catholic Bishoti of Montreal.\" (En marge: A true copy.S.Walcott, civil sec17.) (Cartable: Gouvernement, II-80et82).M*1 Joseph Signay à M»1 Alexander McDonell, évêque de Kingston (Québec, 28 janvier 1837).Il a le plaisir de lui annoncer que mardi, le 23 courant, il a remis à M.Simpson la somme de £699 17 0 provenant de la société Léopoldinc, et qui, par erreur, lui avait été adressée psr les banquiers Prime, Ward et King, de New-York.11 regrette cette erreur et encore plus les dommages qui ont pu en résulter pour M*1 McDonell.Mais cette erreur n'est pas de sa faute et les dommages, qui ont pu en résulter, sont amplement contrebalancés par les troubles que lui ont occasionnés la réception, le soin et la reddition de ce dépôt.Vu l'état de disette où se_ trouve le diocèse de Québec, disette causée par le manque de récolte, il ne peut communiquer à ses oUailles l'appel que fait à leur générosité M\" McDonell, d'autant plus que, dans le moment, M.Painchaud vient de leur recommander avec les plus vives instances les besoins urgents de son collège.D'ailleurs, il a appris que la Chambre d'Assemblée du Haut-Canada a décidé que les Clergy Reserves seront employées en bonne partie pour l'éducation catholique.Ce secours aidera puissamment M\" McDonell à fonder l'établissement qu'il projette.(Registre des lettres, v.18.p.23.) Abchives de Québec 187 M.\" Joseph Signay à M.(Didier) Paradis, vicaire à Saint-André-de-Kamouraska (Québec, 30 janvier 1837).Il lui confie le soin de la paroisse de Saint-André devenue vacante par le décès de son respectable curé, M.(Pierre-Flavien) Leclerc.Il fera en sorte d'entrer en arrangement avec Ses exécuteurs testamentaires de M.Leclerc pour qu'ils lui laissent une partie de son ménage et qu'il ne soit pas dans l'obligation de quitter le presbytère et de prendre sa pension dans une maison de la paroisse.Il a confiance qu'il a acquis assez d'expérience pour pouvoir porter, au moins pendant quelques mois, le fardeau qui lui est imposé.(Registre des lettres, v.18, p.24.) M\" Joseph Signay.Acte du sous-diaconat de M.Michel Forgues ; du diaconat de M.Joseph Bonenfant; de la prêtrise de M.Frédéric Caron (dans la chapelle Saint-Louis de la cathédrale de Québec) (Québec, 2 février 1837).(Registre M, f.51 v.) M*'Joseph Signay à M.(François-Xavier) Côté, curé de Sainte-Geneviève-de-Batiscan (Québec, 8 février 1837).Il a reçu le procès-verbal de M.Côté concernant le projet de construction d'une église à Saint-Casimir.Il n'est pas disposé à l'approuver immédiatement, car il lui semble que les déboursés que les gens de Saint-Casimir devront faire pour construire une église en pierre sont au-dessus de leurs moyens.Pourquoi construire une église aussi dispendieuse si elle doit rester inachevée, comme la chose arrive dans le moment pour quatre ou cinq paroisses nouvelles.Il désire qu'on lui transmette une nouvelle requête où on le priera de permettre, soit la construction d'un presbytère en pierre, servant de chapelle, ou d'une église ou chapelle en bois avec sacristie, ou d'une église, sacristie, chemin couvert et presbytère en pierre, selon ce qu'il avisera dans sa sagesse.Il prie M.Côté de conférer avec M.Chauvin à ce sujet.Il vaut mieux suspendre pour le moment l'acquisition du terrain.(Registre des lettres, v.18, p.26.) M*1 Joseph Signay à M.(Patrick) McMahon, chapelain de l'église Saint-Patrice, à Québec (Québec, 8 février 1837).En vertu d'un induit en date du 8 février 1801, il accorde à l'église Saint-Patrice la nëuvaine de saint François-Xavier, aux conditions ordinaires.(Registre des lettres, v.18, p.28.) Requête des marguilliers de Saint-Antoine-de-Tilly demandant qu'il leur soit permis: 1° de donner 110 louis des deniers de la fabrique aux pauvres; 2° de prêter 125 louis de ces mêmes deniers aux syndics pour suppléer aux frais de la construction du presbytère de leur paroisse (Saint-Antoine, 9 février 1837).M** Joseph Signay.Il permet d'employer les sommes demandées aux fins mentionnées (Québec, 9 février 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.56 r.) Requête des habitants de la Pointe-aux-Trembles, district de Québec, demandant la permission de construire une sacristie èt de consacrer a cette dépense la somme de soixante louis des deniers de la fabrique (Pointeaux-Trembles, 5 février 1837).M»1, Joseph Signay.Il leur permet de construire la dite sacristie suivant les dimensions qu'il indique, et de pren- 188 Abchives de Quebec dre cinquante louis du coffre de la fabrique pour ces fins (Québec, 10 février 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.57 r.) M\" Joseph Signay à M.(François-Xavier) Leduc, curé à Saint-François, île d'Orléans (Québec, 11 février 1837).Tout ne va pas aussi bien dans sa paroisse que le dit M.Leduc: voilà qu'on l'accuse d'avoir favorisé d'une manière illicite l'élection d'un marguillier, et il va en résulter un procès.M.Leduc doit se rappeler que les marguilliers forment une corporation investie de certains pouvoirs qu'un curé ne saurait leur contester.M»* Signay le prie de se rendre en ville pour régler cette affaire avec les avocats.(Registre des lettres, v.18, p.28.) M1» Joseph Signay à M.(Luc) Aubry, curé à L'Ile-Verte (Québec, 13 février 1837).Il permet que l'on prenne une certaine partie des deniers de la fabrique dont le montant sera déterminé dans une assemblée des marguilliers pour secourir les nécessiteux de la paroisse de L'Ile-Verte (Registre des lettres, v.18, p.30.) M\" Joseph Signay à M.(Bernard-Benjamin) Decoigne, curé à la Baie-Saint-Paul (Québec, .février 1837).Il ne peut rien retrancher des conditions attachées à la permission qu'il a accordée par sa lettre du 3 courant, à la fabrique de la Baie-Saint-Paul, de se porter caution envers le gouverneur pour le remboursement de la somme de £400, dans le cas où Son Excellence voudrait bien l'avancer pour secourir les nécessiteux de la Baie-Saint-Paul.Quand même la paroisse voudrait engager le terrain que la fabrique possède, les marguilliers peuvent s'y opposer car ils sont le3 seuls administrateurs des biens de la fabrique et demeurent libres de se prêter ou de se refuser à l'adoption de cette mesure.(Registre des lettres, v.18, p.30.) M\" Joseph Signay à M.(Joseph-Olivier) Leclerc, curé de Saint-Jean-Deschaillons (Québec, 18 février 1837).Il n'est pas juste de forcer M.Joseph Bédard à remettre immédiatement à la fabrique les 496 livres qu'il en a reçues pour acheter des grains de semence pour les pauvres de la paroisse; M.Bédard n'a certainement pas voulu prendre sur ses épaules la charge de payer à la fabrique ce que ceux-ci n'auraient pas pu payer.On ne doit pas le rendre responsable de ce qui reste dû sans prendre l'avis de la paroisse qui verra s'il est juste que ce brave homme soit victime de sa bonne foi.Qu'on lui accorde un délai raisonnable pour voir à ce remboursement.(Registre des lettres, v.18, p.31.) M\"* Joseph Signay à M.(Louis) Brodeur, curé à Saint-Roch-des-Aulnaies (Québec, 20 février 1837).Les habitants de Saint-Roch-desT Aulnaies n'ont certainement pas été aussi affligés que ceux de bien d'autres paroisses par plusieurs années de mauvaises récoltes ; c'est pourquoi il ne croit pas qu'il soit nécessaire de puiser au coffre-fort de la fabrique pour secourir ceux qui se trouveraient dans la détresse.D'ailleurs, il ne lui semble pas que c'est la majorité des paroissiens qui sollicitent cette permission.(Registre des lettres, v.18, p.32.) M«* Joseph Signay à Son Eminence le cardinal Fransoni, préfet de la congrégation de la Propagande, à Rome (Québec, 22 février 1837) (en Archives de Québec 189 latin).Il a reçu ses lettres des 27 août, 19 et 29 novembre 1837.Il donnera les explications qu'on lui demande dans ces lettres.A propos de l'onction à la gorge dans l'administration de l'Extrême-Onction qu'on a substituée à celle des reins dans l'Extrait du Rituel de Québec, le texte en est inscrit dans le Rituel publié par M*r de Saint-Vallier, deuxième évêque de Québec, en 1703.L'onction des reins n'a jamais été mise en vigueur dans le diocèse ; c'est pourquoi il a fait introduire, dans la nouvelle édition de l'Extrait du Rituel, la note dont il est question dans sa lettre du 3 juin 1836.On ne peut aujourd'hui obliger les prêtres à faire cette onction sans causer du scandale parmi les fidèles ; si on lui demande de la remplacer par l'onction de la gorge, il se soumettra à la décision de la Propagande.Quant aux honoraires des messes de mariage dont il est question dans sa lettre du 18 août 1837, voici la coutume suivie dans le diocèse de Québec: l'honoraire donné volontairement par les contractants, pour la célébration de leur mariage, est de six francs (une piastre d'Espagne), la messe comprise.Quand plusieurs mariages sont célébrés ensemble dans les églises où il n'y a qu'un seul prêtre, le même honoraire est donné pour chaque mariage qu'on y célèbre quoiqu'on ne dise qu'une seule messe pour tous les mariés ; c'est la pratique que l'on suit aussi quand le mariage est célébré sans messe, avec la permission de l'Ordinaire.Il veut savoir si l'on peut continuer à suivre cette pratique, non seulement dans les paroisses où il n'y a qu'un seul prêtre mais, dans celles où se trouvent plusieurs prêtres.De même, il demande si l'on peut bénir, quand il y a plusieurs mariages à célébrer, l'anneau des fiançailles par une seule formule.Doit-on réciter le Confiteor une seconde foi3 en appliquant l'indulgence de la bonne mort?Faut-il une visite de l'église paroissiale ; ou une visite d'une autre église ou d'une chapelle suffit-elle pour gagner l'indulgence attachée à la société de la Propagation de la Foi?(Registre des lettres, v.18, p.33.) M** Joseph Signay à M.Roderick McDonald, payeur au 30* Régiment, aux Bermudes (Québec, 25 février 1837).Il a reçu sa lettre du 4 janvier dernier, relativement à la nomination d'un évêque pour remplacer Mgr McEachern sur le siège de Charlottetown.Il est trop tard maintenant pour entreprendre les démarches dont parle M.McDonald ; un administrateur, M.Donald McDonald, vient d'être nommé pour le diocèse de Charlottetown et, d'après ce qu'il sait, la nomination d'un nouvel évêque ne tardera pas.Il exposera à M\" Fraser, vicaire apostolique de la Nouvelle-Ecosse, les besoins des catholiques des Bermudes.(Registre des lettres, v.18, p.39.) Requête des habitants de Saint-Grégoire-le-Grand demandant la permission de prendre cent louis au coffre de la fabrique, pour aider les paroissiens à réparer leur sacristie (Saint-Grégoire, 5 février 1837).M*' Joseph Signay.Il permet d'employer la dite somme à la réparation de h sacristie (Québec, 27 février 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.58 r.; M\" Joseph Signay à M.(Edouard) Montminy, missionnaire à Percé (Québec, 27.février 1837).Il connaît la triste position de M.Montminy et le peu d'esprit de religion de3 gens de Percé.Aussitôt que la chose sera possible, il divisera la mission que M.Montminy dessert dans le moment, 190 Archives de Québec afin de lui permettre de se consacrer exclusivement aux pauvres catholiques de Percé.(Registre des lettres, v.18, p.38.) Le secrétaire civil Walcott à l'évêque catholique de Québec (Château Saint-Louis, Québec, 28 février 1837).Il informe M** Signay que le gouverneur, en vertu d'une instruction spéciale reçue du secrétaire d'Etat pour les Colonies, n'est plus autorisé à pourvoir à l'entretien des missionnaires qui seront nommés ci-après pour desservir les missions des sauvages.(Cartable: Gouvernement, 11-83.) M\" Joseph Signay à M.S.Walcott, secrétaire civil, à Québec (Québec, 3 mars 1837).Il accuse réception de sa lettre du 28 février où on lui apprend que désormais le département des Sauvages du Canada ne donnera aucun salaire aux missionnaires envoyés chez les tribus sauvages de la Province.Cette mesuré est de nature à créer bien du mécontentement parmi'lès'sauvages; ils sont hors d'état de pourvoir par eux-mêmes à l'entretien d'un missionnaire.(Registre des lettres, v.18, p.41.) M1T Joseph Signay à M\" J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 6 mars 1837).Les prêtres se font inscrire pour une ou trois messes.Il a accepté purement et simplement la reddition de comptes de M.(Jean-Baptiste) Thavenet en 1834, pensant que tout allait finir.Mais ce monsieur revient de nouveau à la charge et veut tout donner aux communautés du district de Montréal.Si ces communautés déclaraient qu'elles ont fini avec lui, tout se réglerait à l'amiable, mais elles ne répondent pas à la demande qu'il leur a faite, et il ne peut procéder à un arrangement avec les avocats qui accepteraient la moitié de la somme convenue, en se chargeant de tous les frais.Il ne doute pas que lord Gosford ait compris les remarques qui lui ont été faites au sujet de certains paragraphes approuvant la nomination de M*1, Lartigue comme évêque de Montréal ; il le verra de nouveau et le pressera au sujet de la nouvelle pétition de l'évêque de Montréal.Au sujet des allocations aux missionnaires des sauvages que le gouvernement ne veut plus fournir, il n'y a qu'une chose à faire, c'est de laisser ces missionnaires à leurs postes respectifs.C'est avec plaisir qu'il apprend que M»1 Lartigue est disposé à céder M.(Norbert) Blanchet pour la mission de la Colombie.La difficulté pour lui est de trouver tin prêtre du diocèse de Québec sachant l'anglais, pour remplacer M.Blanchet comme là demande M»* Lartigue.Celui qu'il pourrait lui fournir est à choisir entre les suivants: MM.Pierre Huot, Edouard Quertier, James Harper, Pierre Beaumont.A sa demande, il conférera les ordres sacrés à M.Le-febvre qui se met au service du diocèse de Kingston (Registre des lettres, v.18, p.42.) Requête des marguilliers de la paroisse de Charlesbqurg demandant à employer le produit de la quête de l'Enfant-Jésus au soulagement des pauvres de la paroisse (Charlesbourg, 6 mars 1837).M\" Joseph Signay.Permission accordée en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 7 mars 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.59 r.) M\" Joseph Signay à M.(Nicolas) Dufresne, curé à Saint-Nicolas (Québec, 7 mars 1837).' Il laisse les gens établis à la Rivière-Noire libres soit à Saint-Nicolas.Il ne croit pas que M.Jacques Nelligan s'oppose à la chose quoiqu'ils soient sous sa juridiction.(Registre {les lettres, v.18, p.45.) M\" Joseph Signay à M.(Modeste) Demers, vicaire aux Trois-Pistoles iCQuébec, 7 mars 1837).Il accepte avec plaisir l'offre que fait M.De-mers de se consacrer aux missions, soit de la Rivière-Rouge, soit de la Colombie.Il espère que M.Demers pourra se mettre en route vers le 20 ou le 25 avril ; en attendant, il restera aux Trois-Pistoles.(Registre des lettres, v.18, p.47.) : M\" Pierre-Flavien Turgeon.Acte du diaconat de MM.Michel For-gues et Simeon Belleau (dans la cathédrale de Québec) (Québec, 11 mars 1837).(Registre M, f.51, v.) Requête des marguilliers des TrotsjRivières demandant la permission de prendre cent quinze livres cours actuel, au coffre de la fabrique, pour 3older les frais de réparations du presbytère de leur paroisse (Trois-Riviè-res, 8 mars 1837).M\" Joseph Signay.Permission accordée en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 13 mars 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.60 r.) M\" Joseph Signay.Lettres d'archiprêtre accordées à M.(François-Raphaël) Paquet, curé de Saint-Gervais, pour les paroisses de Saint-.Gervais, Saint-Lazare, Sainte-Claire et Saint-Vallier (Québec, 14 mars 1837).(En marge: les mêmes accordées à M.Félix Gatien, curé du Cap-Santé, en date du 21 mai 1837, pour les paroisses des Grondines, Des-chambault et Cap-Santé.) (Registre M, f.52 r.) M»* Joseph Signay à M.(Pierre) Béland, oUré à Saint-François-du-Lac (Québec, 14 mars 1837).Il est évident que M.Béland a été trompé par des gens qui ont intérêt à le compromettre.Lord Gosford vient de lui dire qu'il n'a jamais écrit de lettre defendant au nommé Mastha de construire une chapelle dans le village des Abénaquis.Il lui a dit de plus qu'il ne pouvait empêcher la chose ; tout dépend du Conseil exécutif.Les sauvages du Sault-Saint-Louis se disposent à faire des représentations à Sa Majesté au sujet de certains retranchements qui viennent d'être faits à leurs gratifications.Il espère que ceux de Saint-François se joindront à eux pour exposer leurs plaintes dans l'adresse qu'on veut présenter au roi.(Registre des lettres, v.18, p.48.) M** Joseph Signay.Lettres d'archiprêtre accordées à M.(Jean-Baptiste) Perras, curé de Saint-Charles, pour les paroisses de Saint-Charles, Saint-Etienne-de-Beaumont et Saint-Michel-de-la-Durantaye (Québec, 14 mars 1837).(Registre M, f.52 v.) Mf* Joseph Signay à M.(Jacques) Nelligan, curé à Saint-Sylvestre (Québec 16 mars 1837).Il est question de construire une chapelle dans le canton d'Halifax, sur un terrain situé sur les bords du lac William et qui lui a été donné par un irlandais de l'endroit.On lui dit que cet endroit est le plus central pour les catholiques de New-Ireland et d'Inverness et que, de plus, on peut s'attendre à un grand accroissement de la population 192 Abchives de Québec qui viendrait surtout de Saint-Nicolas.Il lui envoie une liste des familles catholiques du canton d'Halifax et de celui de New-Ireland.M.Nelligan pressera donc les habitants du canton d'Halifax de construire la chapelle qui devra, servir en même temps de logement pour le curé.Il y a lieu d'espérer que peu à peu il se formera une chrétienté florissante dans des cantons dont la plupart des habitants sont protestants et, qu'avant longtemps, il pourra y placer un curé résidant.Les habitants de la Rivière-Noire sont certainement paroissiens de Saint-Gilles, mais, afin de les accommoder, M.Nelligan leur permettra de faire leurs pâques cette année encore à Saint-Nicolas.(Registre des lettres, v.18, p.49.) M\" Joseph Signay à M.(Modeste) Demers, vicaire aux Trois-Pistoles (Québec, 20 mars 1837).Il remercie M.Demers d'avoir accepté si généreusement le sacrifice qu'il fait en s'offrant pour la mission de la Rivière-Rouge ou de la Colombie.Il aura pour compagnon de ses travaux M.(Norbert) Blanchet qui se consacre, lui aussi, à la mission de la Colombie.M\" de Juliopolis l'attend à Montréal.(Registre des lettres, v.18, p.51.) Copie de l'acte de la tonsure de MM.Edouard Parent, né à Beauport, le 30 octobre 1809, fils d'Etienne Parent et de Marie Clouet; Joseph-Octave Fortier, né à Québec, le 21 janvier 1816, fils de Louis Fortier et de Marie-Anne Coûtant (dans la basilique du Latran, à Rome, par le cardinal Charles Odescalchi, le 25 mars 1837).(Registre M, f.72 r.) M\" Joseph Signay à M\" J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 28 mars' 1837).Il a remis à lord Gosford le mémoire que lui a envoyé M«* Lartigue.Celui-ci lui a promis de le recommander spécialement au ministre des Colonies.Il lui a parlé aussi du projet de retrancher aux missionnaires des sauvages les allocations accoutumées, et lui a démontré que ces allocations étaient dues en justice parce qu'elles sont payées à même les fonds des biens des Jésuites.Il lui a fait voir à ce sujet la requête présentée à lord Carleton par M*1 Hubert, en 1790, où il est question de l'emploi de ces fonds.Cette requête se trouve dans un mémoire sur les biens des Jésuites, imprimé en 1824 ou 1825, qui est resté entre les mains de M.Mondelet, et pour lequel celui-ci a été payé.Il a reçu de Rome quelques réponses pour M\" Provencher au sujet de ses sauvages infidèles.Le préfet de,la Propagande fait remarquer dans cette lettre que W Lartigue n'a pas encore demandé de coadjuteur.Le Canadien annonce le mémoire de M.Lafontaine.On dit qu'une réponse y sera faite ; il croit que M** Ljartigue en a lui-même préparé une.Les avocats Duval et Morin se seraient, paraît-il, prononcés dans le sens des assertions du curé (Louis) Naud (Registre des lettres, v.18, p.52.) M\" Joseph Signay à M.(Louis-Onésime) Désilets, curé des Grondine?(Québec, 29 mars 1837).A cause de l'indemnité à payer au seigneur, M.Désilets doit engager ses paroissiens à n'acquérir que la quantité de terrain nécessaire pour le besoin de la future église des Grondines.Il n'a pas d'objection à ce que l'on emploie les deniers de la fabrique à solder les frais de la construction, à condition qu'on en fasse la demande par une requête officielle.(Registre des lettres, v.18, p.54.) Abchives de Québec 193 M\" Joseph Signay à M.(Pierre) Duguay, curé à Champlain (Québec, 1\" avril 1837).Le jugement de la cour des Trois-Rivières, qui condamne le marguillier en charge de la paroisse de Champlain dans la cause du sieur Dubord, est d'une telle importance qu'il croit nécessaire de porter cette affaire en cour d'Appel.C'est pourquoi M.Duguay, après avoir obtenu le consentement des marguilliers, se rendra aussitôt aux Trois-Rivières pour aviser son avocat d'intenter appel.(Registre des lettres, v.18, p.55.) M\" Joseph Signay à M.(Pierre) Duguay, curé à Champlain (Québec, 3 avril 1837).Il est bien aise d'apprendre que les niarguilliers de Champlain ont décidé d'en appeler du jugement de la cour des Trois-Rivières dans la cause de M.Dubord.M.l'avocat Duval s'est chargé de plaider cette cause devant la cour d'Appel.M.(P.-X.-Germain Rivard) Loranger lui a donné tous les renseignements nécessaires sur la question.(Registre des lettres, v.18, p.55.) MBr Joseph Signay à M.(François) Boissonnault, curé à Saint-Jean-Port-Joli (Québec, 4 avril 1837).Il lui est bien difficile de se prononcer sur le cas de ce chantre qui ne veut pas quitter le choeur malgré l'ordre que lui en a donné le curé.Il prie M.Boissonnault de bien peser les circonstances et de ne pas s'exposer a un procès.(Registre des lettres, v.18, p.56.) M** Joseph Signay à M\" J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 4 avril 1837).Il le remercie de l'envoi \"du trop célèbre pamphlet de M.Lafontaine dont les vues percent presque à toutes les pages où il peut les faire ressortir.\" Ce pamphlet \"n'est pas sans intérêt par rapport aux avocats chargés de la défense de la cause intéressante de l'amovibilité des curés.\" M\" Signay voudrait bien que \"le clergé comprit où tend le langage flatteur dont l'ensemble de cet ouvrage est assaisonné et que, d'une voix unanime, il s'élevât contre celui que l'auteur prend sur lui de mettre dans sa bouche.\" Il croit qu'avant longtemps il lui faudra établir de nouvelles maisons de religieuses dans le diocèse de Québec ; le beau terrain qu'il possède dans le quartier de Saint-Roch de Québec est destiné à un établissement de Soeurs, qui ne tardera pas à devenir un noviciat florissant.(Registre des lettres, v.18, p.57.) M\" Joseph Signay à M.(Frédéric) Caron, vicaire aux Trois-Pistoles (Québec, 7 avril 1837).Pendant l'absence de M.(Pascal) Pouliot, chargé de faire les missions de la Côte Nord, M.Caron pourra exercer les pouvoirs de curé dans les trois paroisses desservies par M.Pouliot et, en outre, dans les paroisses de L'Ile-Verte et de Cacouna.(Registre des lettres, v.18, p.58.) M.(François-Hilaire) Belle-Isle, assistant-secrétaire, à M.(Pierre) Duguay, curé à Champlain (Québec, 8 avril 1837).Les deux marguilliers impliqués dans le procès Dubord et Denis doivent faire bonne contenance.D'après ce qu'en dit leur avocat, M.Duval, leur cause est bonne.(Registre des lettres, v.18, p.59.) M.C.-F.Cazeau à M.I.-C.Chapais, écuyer, à Sajnt-Denis-dp-la-Bquteillerie (Québec, 11 avril 1837).M*7 l'évêque de Québec est d'opinion que les habitants ne doivent pas se mettre en frais de construire leur église 194 Archives de Quebec avant que les commissaires aient approuvé la répartition en marche.M.Cazeau se chargera volontiers de faire faire le plan de la future église aussitôt que les commissaires auront terminé leur ouvrage.(Registre des lettres, v.18, p.59.) Mgr Joseph Signay à M.(Modeste) Demers, prêtre, à Québec (Québec, 12 avril 1837).Sur réception de la présente lettre, M.Demers partira immédiatement pour Montréal afin d'y rejoindre M** de Juliopolis, avec lequel il se mettra en route pour la mission de la Rivière-Rouge.Comme grand vicaire des diocèses de Montréal, de Kingston et de Saint-Louis, M\" Signay l'autorise à exercer les pouvoirs qu'il possède dans les territoires compris dans ces trois diocèses.(Registre des lettres, v.18, p.60.) M1' Joseph Signay à M.(François) Morin, vicaire à Deschambault (Québec, 12 avril 1837).Il le nomme desservant de la cure de Deschambault devenue vacante par suite du décès de M.(Charles-Denis) Dénéchaud, arrivé ce jour à l'Hôtel-Dieu de Québec.Il espère qu'il pourra s'arranger avec les exécuteurs testamentaires de M.Dénéchaud pour continuer à habiter le presbytère et jouir du ménage du défunt.(Registre des lettres, v.18, p.61.) M** Joseph Signay à M.(Pierre) Roy, curé à l'Ile-aux-Grues (Québec, 14 avril 1837).Si les habitants de l'Ile-aux-Grues ne sont pas disposés à construire un presbytère ou au moins à réparer l'ancien, il n'obligera pas M.Roy à passer un nouvel hiver dans une maison aussi délabrée que celle qu'il habite maintenant.Il espère tout de même que les bons paroissiens de l'Ile-aux-Grues comprendront la situation intolérable où se trouve leur curé.Les religieuses de l'Hôtel-Dieu ont donné autrefois cinquante louis pour leur contribution à la construction d'un nouveau presbytère.Il voudrait savoir si cet argent a été réellement employé à cette fin.(Registre des lettres, v.18, p.62.) Requête des habitants d'une partie de la seigneurie du Cap-de-la-Madeleine demandant que leur territoire soit érigé en paroisse canonique.Liste des noms des signataires.Certificat de W.Burn et de J.-G.Dumoulin, N.P.(Trois-Rivières, 2 février 1837).Commission donnée par M** Joseph Signay à M.Thomas Cooke, curé des Trois-Rivières, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 1er mars 1837).Procès-verbal de M.Cooke en conséquence de la commission ci-dessus (Concession Saint-Alexis, seigneurie du Cap-de-la-Madeleine, 13 mars 1837).M\"' Joseph Signay.Décret d'érection canonique de la paroisse de Saint-Maurice (Québec, 19 avril 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.61 v.) M** Joseph Signay à M\" J.-N.Provencher, évêque de Juliopolis, à Montréal (Québec, 20 avril 1837).Il espère que la présente rejoindra M\" Provencher avant son départ de Montréal.Il croit qu'il doit laisser M.(Georges-Antoine) Belcourt poursuivre ses plans d'évangélisation ; ce qu'il aura fait ne sera pas perdu.Il approuve le projet de M*1 Provencher de s'adresser à l'évêque de Saint-Louis, au sujet des limites de leur juridiction respective.Aussi, il fera bien de s'entendre avec le gouverneur de la Compagnie de la Baie d'Hudson pour le transport des missionnaires à la Archives de Québec 195 Colombie.A propos des mariages mixtes et de leur célébration.(Registre des lettres, v.18, p.63.) M\" Joseph Signay à M.(Jean-Baptiste) McMahon, missionnaire à Sherbrooke (Québec, 27 avril 1837).Il ne peut comprendre qu'il se trouve dans les cantons de l'Est des protestants et même quelques catholiques pom* ajouter foi aux impostures de Maria Monk.C'est avec un plaisir non dissimulé qu'il a pu enfin établir sur des bases solides l'Oeuvre de la Propagation de la Foi dans le diocèse de Québec.Il croît qu'une lettre pastorale au sujet de la dîme à payer dans les missions des cantons de l'Est ferait plus de mal que de bien.(Registre des lettres, v.18, p.64.) M«* Joseph Signay à M.James Stuart, avocat, à Québec (Québec, 1** mai 1837).fi ne peut faire autrement que de remettre aux religieuses de l'Hôtel-Dieu de Montréal la somme qu'on prétend avoir été reçue en trop parson prédécesseur, M\" Panet; c'est ce que M.(Jean-Baptiste) Thavenet lui a signifié et il désire s'en tenir à l'avis de ce monsieur.(Registre des lettres, v.18, p.66.) M*1, Joseph Signay.Lettres dimissoriales en faveur de M.Patrick CDwyer qui va exercer le ministère dans le diocèse de Kingston (Québec, 2 mai 1837).(Registre M, f.52 v.) M»» Joseph Signay à M.\" J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 3 mai 1837).M.James Stuart, avocat et procureur de M.Thavenet, le menace d'un procès, s'il ne remet à l'Hôtel-Dieu de Québec les argents reçus pour l'évêché de Québec; d'un autre côté, M.Thavenet lui a écrit (21 juillet 1836) de remettre, à l'Hôtel-Dieu de Montréal, ce que l'évêché aurait reçu de plus qu'il ne lui est dû.Il ne sait que faire ; M\" Lartigue pourrait peut-être faire comprendre à la supérieure de l'Hôtel-Dieu de Montréal qu'elle lui éviterait bien du trouble en consentant à ce que ce surplus soit remis à l'Hôtel-Dieu de Québec (Registre des lettres, v.18, p.67.) M»* Joseph Signay à la très honorée Soeur de Voisy, supérieure de l'HôtelJDieu de Montréal (Québec, 3 mai 1837).Il voudrait savoir si M.Thavenet l'a chargée de recevoir le surplus des argents qu'il prétend avoir été donné en trop à l'évêché de Québec.Si c'est le cas, il aimerait bien qu'elle lui permît de remettre ce surplus à l'Hôtel-Dieu de Québec.Il Croit un procès inévitable, car M.Stuart lui ordonne de remettre non seulement le surplus mais tout ce que son prédécesseur, M** Panet, a reçu.Si l'on en vient là, il faudra produire les comptes et la correspondance de M.Thavenet qui, par suite des contradictions qu'on y voit, jetteront certainement ce monsieur dans une grande confusion.(Registre des lettres, v.18, p.69.) Mv Joseph Signay à M.James Stuart, avocat, à Québec (Québec, 3 mai 1837).Il lui semble que M.Thavenet n'a pas mis M.Stuart au-fait de sa position vis-à-vis de ses commettants.Il lui a laissé ignorer que c'est à M*1 Panet qu'il a livré les sommes réclamées pour l'évêché de Québec et que c'est à sa demande que M,r Panet a placé ces sommes et cela, d'après une première reddition de comptes en date du 21 juillet 1832.Par 196 Archives de Québec une nouvelle reddition de comptes, en date du 24 août 1834, il a renouvelé cette livraison en faveur de M** Signay, et l'a rendu responsable de ce'qui pouvait rester de surplus, la part de Vevêché prise.\"Ce surplus, ou ce que l'on veut bien qualifier de surplus, n'est autre chose que le montant de la perte que chacun des commettants de M.Thavenet doit essuyer dans le déficit qui se trouve dans sa caisse et que jamais il ne pourra remplir.\" Au point où en sont les choses, il ne reste plus à M.Thavenet que de s'entendre avec ses commettants et non point de les menacer d'un procès.Après tout, les établissements religieux du Canada ont d'immenses obligations envers M.Thavenet, et sont prêts à \"faire des sacrifices en faveur d'un employé de son caractère et de son mérite et dont l'obligeance et la probité\" leur \"sont connues.\" C'est pourquoi il ne peut convenir de remettre des sommes employées par M** Panet, à la demande de M.Thavenet, et qu'il n'a jamais touchées.Du reste, il désire ardemment se défaire de ce surplus et il s'en serait déjà défait si M.Thavenet ne lui avait dit, dans sà dernière lettre (21 juillet 1836), qu'il mettait certaines restrictions dans sa reddition de comptes faite le 24 août 1834.(Registre des lettres, v.18, p.70.) M\" Joseph Signay à M.(Louis-Antoine) Montminy, curé à Saint-François-de-Beauce (Québec, 4 mai 1837).Il enverra à M.Montminy un prêtre pour le remplacer pendant la vacance qu'il prendra, et il espère que le voyage qu'il se propose de faire contribuera à son prompt rétablissement.(Registre des lettres, v.18, p.72.) M«r Joseph Signay à M.(François) Morin, desservant à Deschambault (Québec, 4 mai 1837).Pour ce qui regarde le louage de la terre de la fabrique à Deschambault, M.Morin pourrait passer un bail avec le locataire actuel et cela jusqu'à la prochaine Saint-Michel.L'Usage de cette terre fut laissé par un acte signé par M1* Plessis, le 20 février 1815, à la disposition du curé, en considération des frais faits par le dit curé pour la construction du presbytère.(Registre des lettres, v.18, p.73.) M.C.-F.Cazeau à M.James McKenzié, à Québec (Québec, 9 mai 1837).En l'absence de M*1 Signay qui est à Nicolet, il répond à sa lettre.L'arrangement fait avec M.Connolly était que M.(Luc) Aubry devait faire la mission du poste de Mingan, et M.(François) Boucher, celle des Postes du roi.Il est difficile de changer maintenant cet arrangement et de charger M: Boucher de faire la mission du poste de Mingan.Il ne peut qu'exécuter les ordres de M*r l'évêque de Québec et avertir M.Aubry de se tenir prêt à partir par la prochaine goélette de la Compagnie, pour le poste de Mingan.(Registre des lettres, v.18, p.73.) M** Joseph Signay à M.(James) Keith, agent de la Compagnie de la Baie d'Hudson, à Lachine (Nicolet, 13 mai 1837).Il espère que les MM.de la Compagnie de la Baie d'Hudson acquiesceront à sa demande, et lui permettront d'envoyer un missionnaire chez les sauvages qui habitent ou parcourent les extrémités nord du district des Trois-Rivières.S.M.Keith veut bien avertir les messieurs, chargés des différents postes de la Compagnie dans ce territoire, de bien accueillir le missionnaire qu'il enverra, il lui mandera de partir le plus tôt possible.Ce missionnaire sera M.(Sévère-Nicolas) Dumoulin, curé d'Yamachiche.(Registre des lettres, v.18, p.75.) Archives de Québec 197 M\" Joseph Signay.Acte du sous-diaconat de M.Pierre-Henri Harkin (dans la chapelle du séminaire de Nicolet) (Nicolet, 14 mai 1837).(Registre M, f.53 r.) M\" Pierre-Flavien Turgeon.Acte des ordres mineurs de MM.Louis-Edouard Bois et Antoine Campeau (dans la chapelle du séminaire de Québec) (Québec, 15 mai 1837).(Registre M, f.53 r.) M\" Joseph Signay.Acte du diaconat de M.Pierre-Henri Harkin (dans la chapelle du séminaire de Nicolet) (Nicolet, 16 mai 1837).(Registre M, f.53 v.) M\" Pierre-Flavien Turgeon.Acte du sous-diaconat de MM.Jean-Louis Alain, Louis-Edouard Sois et Antoine Campeau (dans la cathédrale de Québec) (Québec, 20 mai 1837).(Registre M, f.54 r.) Copie de l'acte de la tonsure de M.Elzéar-Alexandre Taschereau, né à Sainte-Marie-de-Beauce le 17 février 1820, fils de Jean-Thomas Tasche-reau et de Marie Panet (dans la basilique du Latran, à Rome, par M1' Antoine Piatti, évêque de Trébizonde, le 20 mai 1837).(Registre M.f.73 r.) Requête des marguilliers et des syndics de la paroisse du Cap-Santé demandant de prendre la somme de cent louis au coffre de la fabrique pour solder les frais de réparation de leur église (Cap-Santé, 14 mai 1837).M\" Joseph Signay.Permis ainsi que demandé (Québec, 20 mai 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.66 v.) M\" Joseph Signay à M.(Félix) Gatien, curé au Cap-Santé (Québec, 21 mai 1837).C'est bien son intention de permettre l'érection d'une chapelle dans les concessions du Cap-Santé, chose demandée depuis 1830 par un groupe d'habitants de cette paroisse.Il croit que le temps est venu de se rendre à leur prière.Seulement, avant d'envoyer un commissaire sur les lieux, il prie M.Gatien de lui faire savoir si les choses sont suffisamment préparées pour cette fin.(Registre des lettres, v.18, p.76.) Requête des habitants de la Malbaie demandant la permission de prendre vingt-cinq louis au coffre de la fabrique, pour secourir les pauvres de leur paroisse (La Malbaie, 14 mai 1837).M«r Signay.Il leur permet d'employer la somme demandée aux fins ci-dessus mentionnées (Québec, 22 mai 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.68 r.) 'IfpP Mgr Joseph Signay à M.(Pascal) Pouliot, curé aux Trois-Pistoles (Québec, 22 mai 1837).Il fera l'impossible pour donner un curé aux gens de Saint-Simon.Son intention est que M.Pouliot prenne soin de la paroisse de L'Ile-Verte pendant l'absence de M.(Luc) Aubry.Il pourra se faire aider par son vicaire, M.(Frédéric) Caron, à qui il'a donné des pouvoirs spéciaux.(Registre des lettres, v.18, p.75.) M\" Joseph Signay à M.(James) Stuart, avocat, à Québec (Québec, 22 mai 1837).Il est bien aise d'apprendre que les explications données dans sa dernière lettre aient persuadé M.Stuart que M.Thavenet ne pouvait exiger que M-rr Signay remît, à la disposition de cet avocat, la totalité des sommes livrées par M.Thavenet à M*\" Panet.Quant à ce qui- regarde la somme que M.Thavenet l'a prié de remettre à l'Hôtel-Dieu de Montréal, 198 Archives de Québec et que M.Stuart demande de remettre à l'Hôtel-Dieu de Québec, il la remettra à cette dernière communauté à certaines conditions qu'il propose et auxquelles M.Stuart donnera son approbation.(Registre des lettre», v, 18, p.77.) M\" Joseph Signay à M.(Zèphirin) Lévêque, curé à la Malbaie (Québec, 22 mai 1837).Il consent à ce que la fabrique consacre en plus des 800 louis qu'elle a reçus du gouvernement, la somme de vingt-cinq louis pour le soulagement des pauvres de la paroisse.Il ne donne, cependant, cette permission qu'à condition que les paroissiens de la Malbaie fassent tout en leur pouvoir pour couvrir, à la prochaine quête de l'Enfant-Jésus, le déficit que cette permission va occasionner dans les fonds de la fabrique.(Registre des lettres, v.18, p.79.) M** Joseph Signay.Acte du diaconat de MM.Jean-Louis Alain et Antoine Campeau (dans la chapelle du séminaire de Québec) (Québec, 28 mai 1837).(Registre M, f.54 r.) M** Joseph Signay à M.(James) Stuart, avocat, à Québec (Québec, 29 mai 1837).Puisque M.Stuart ne peut accéder à toutes les conditions énoncées dans sa lettre du 22 courant, il lui déclare qu'il ne peut mettre à la disposition de M.Thavenet aucune partie quelconque des sommes par lui transmises à son prédécesseur.Puisque M.Thavenet ne veut pas consentir à un arrangement à l'amiable, il faut que sa vraie position soit connue.Or, il est certain que l'évêché de Québec n'a pas touché tout ce que M.Thavenet a reçu pour lui, par suite du manque d'habileté de ce dernier en affaires.L'évêque de Québec, par conséquent, ne consentira pas à remettre aucune somme tant que M.Thavenet ne voudra pas faire le partage des pertes qu'il a faites et des dividendes qui lui restent en mains.(Registre des lettres, v.18, p.80.) M\" Joseph Signay à M.(Etienne-Edouard) Parent, curé au Cap-Santé (Québec, 30 mai 1837).Par suite du déplacement de M.Pierre Roy, il le charge de desservir la paroisse de l'Ile-aux-Grues jusqu'à ce qu'il lut soit possible d'y mettre un nouveau curé, ce qui ne tardera pas si les gens de cette paroisse se décident à lui construire un presbytère.(Registre des lettres, v.18, p.79.) M\" Joseph Signay à M.(Pierre) Roy, curé à l'Ile-aux-Grues (Québec, 30 mai 1837).Il vient de charger M.Parent de la desserte provisoire de la paroisse de l'Ile-aux-Grues.M.Roy les avertira de son départ et les engagera à construire le phis tôt possible un presbytère, s'ils veulent avoir bientôt un nouveau curé.(Registre des lettres, v.18, p.80.) M.C.-P.Cazeau à M.Walcott, secrétaire civil, à Québec (Québec, 31 mai 1837).Depuis trois ans, M»» l'évêque de Québec envoie chaque année un prêtre à la station de la Quarantaine, établie à la Grosse-Ile.M** désirerait avoir, pour le prêtre qui s'y rendra cette année encore, une recommnda-tiori au commandant de la station, aux fins de lui accorder la pleine liberté pour l'exercice de ses fonctions spirituelles, et la facilité de se procurer des provisions des personnes chargées de fournir celles des officiers de la sta- Abchives de Quebec 199 tien, en payant le même prix que ces messieurs.(Registre des lettres, v.18, p.82.) M\" P.-F.Turgeon, évêque de Sidyme, à M.(François-Xavier) Leduc, curé à Saint-François, île d'Orléans (Québec.I\" juin 1837).D'après ce qui s'est dit à la cour, à propos de l'élection du margufllier de Saint-François, il est évident que M.Leduc doit procéder à une nouvelle élection, d'autant plus que le maiguillier élu, M.Amable Durand, s'est désisté.Il devra donc faire cette élection aussitôt afin de se mettre à l'abri et ne pas s'exposer à un nouveau procès.(Registre des lettres, v.18, p.83.) Copie des lettres patentes accordant certains lots de terrain en mainmorte au curé et aux marguilliers de la paroisse de Samt-Roch de Québec (Québec, 2 juin 1837).(Registre M, f.57 r.) M\" Joseph Signay.Pouvoirs extraordinaires accordés à M.William Dunn, missionnaire à l'île Saint-Luc ou Grosse-Ile (Québec, 2 juin 1837).(Registre M, i.54 v.) M\" Joseph Signay à M.(Pierre) Roy, curé à l'Ile-aux-Grue3 (Québec, 3 juin 1837).Il lui confie par la présente le soin de la cure et paroisse de Charlesbourg devenue vacante par le décès de M.(Antoine) Bédard.Outre la desserte de Charlesbourg, il aura celle des établissements de Saint-Dunstari-du-Lac-Beauport et de Saint-Edmond-de-Stoneham.Il faudra aussi qu'il visite l'établissement de Laval pendant l'été; un autre prêtre ira durant l'hiver visiter ces établissements ; d'ailleurs, il ne sera pas tenu d'y aller dire la messe, mais seulement y faire les baptêmes et sépultures.(Registre des lettres, v.18, p.84.) 'M** Joseph Signay.Lettres d'archiprêtre accordées à M.(Pierre) Roy, curé de Charlesbourg, poUr les paroisses de Charlesbourg, Beauport, Saint-Dunstan, l'Ancienne-Lorette, Stoneham, Laval, Saint-Ambroise et Sainte-Foy (Québec, 3 juin 1837).(Registre M, f.55 r.) M\" Pierre-Flavien Turgeon.Acte des ordres mineurs et du sous-diaconat de M.Louis-Alexis Bourret; de la prêtrise de MM.Jean-Louis Alain et Antoine Campeau (dans la cathédrale de Québec) (Quebec, 4 juin 1837).(Registre M, f.55 v.) M«\" Joseph Signay à M.(Zéphirin) Sirois, vicaire à Kamouraska (Québec, 5 juin 1837).Comme il est probable que c'est M.Sirois qui sera surtout chargé du soin de la paroisse de Saint-Pascal, pendant l'absence du curé de cette paroisse, M.Pascal Pouliot, qui doit l'accompagner pendant la prochaine visite pastorale, il l'autorise comme vicaire de M.Sirois à exercer à Saint-Pascal tous les pouvoirs dont il jouit à Kamouraska.(Registre les lettres, v.18, p.85.) M*1\" Joseph Signay à M.(Joseph-Alexandre-César) d'Estimauville, vicaire à Saint-Roch, Québec (Québec, 5 juin 1837).Il lui confie le soin de la paroisse de Saint-Nicolas pendant l'absence de M.(Michel) Dufresne qui doit l'accompagner pendant la visite pastorale.Il lui recommande aussi les fidèles de langue anglaise qui sont établis à Saint-Jeàn-Chrysostome, ou qui appartiennent à Saint-Nicolas et aux paroisses voisines.(Registre des lettres, v.18, p.86.) 200 Abohives de Québec M** Joseph Signay à M.(Godefroy) Tremblay, prêtre à l'Ile-aux-Cou-dres (Québec, 5 juin 1837).Comme M.Tremblay a accepté de prendre isoin de la paroisse de L'Ange-Gardien, pendant k temps que M.(François) Boucher en sera absent pour faire la mission des Postes du roi, il l'autorise à y exercer les pouvoirs ordinaires des curés du diocèse.-^Registre des lettres, v.18, p.85.) M*1 Joseph Signay à M.(William) Durai, vicaire à la cathédrale de Québec '(Québec, 5 juin 1837).Il lui confie le soin de la mission de l'île Saint-Luc, autrement dit Grosse-Ile, \"afin que les fidèles, qui y résident ou qui s'y arrêtent, en vertu des lois de la Quarantaine, puissent trouver auprès de lui les secours spirituels dont ils auront besoin.\" Il lui communique en même temps une liste des pouvoirs qu'il pourra y exercer.(Registre des lettres, v.18, p.85.) M\" Joseph Signay à M.(François-Xavier) Leduc, curé à Saint-François, île d'Orléans (Québec, 6 juin 1837).M.Leduc a mal compris ce qu'il lui disait dans sa dernière lettre à propos du jugement de la cour.Comme M.Leduc, vu sa maladie, n'a pu faire l'élection d'un nouveau mar-guillier, son avocat, M.René-Edouard Caron, consent à retarder l'exécution du mandat de prise de corps, jusqu'à la semaine suivante, dans l'espoir que l'élection se fera le prochain dimanche.De peur que la maladie n'oblige encore M.Leduc à remettre l'élection en question, M*r Signay charge M.(Antoine) Gosselin, curé de Saint-Jean, à aller la présider.(Registre des lettres, v.18, p.87.) M** Joseph Signay à M.(Antoine) Gosselin, curé à Saint-Jean, île d'Orléans (Québec, 6 juin 1837).Dans le cas où M.Leduc serait empêché par maladie de convoquer pour le prochain dimanche une assemblée des marguilliers, anciens et nouveaux, à l'effet de procéder à l'élection d'un marguillier pour l'année courante, et d'y assister, il le charge par la présente de le suppléer dans cette double fonction.(Registre des lettres, v.18, p.89.) M** Joseph Signay.Pouvoirs extraordinaires accordés à M.Sévère-Nicolas Dumoulin, curé d'Yamachiche, pour une mission chez les sauvages Têtes de Boules, dans le Haut-Saint-Maurice (Québec, 8 juin 1S37).(Registre M, f.56 r.) M\" Joseph Signay à M.(Jean-Baptiste) Thavenet, couvent des SS.Apôtres, à Rome (Québec, 7 juin 1837).M.James Stuart, prétendu avocat de M.Thavenet, à Québec, menace de poursuite légale l'évêque de Québec, s'il ne remet pas aux religieuses de l'Hôtel-Dieu de Québec lé surplus de la somme que l'évêché de Québec a, paraît-il, reçu.Il est décidé, avant de faire cette remise, d'exposer tous les droits que la loi lui donne, et il se laissera poursuivre si M.Thavenet autorise: son avocat à le faire.Ce qui en résultera, c'est que toutes les transactions faites par M.Thavenet, depuis que cette affaire des réclamations des communautés canadiennes est en marche, seront connues du public.On y mettra au jour toutes les pertes subies par les communautés et dues en partie à des mauvais placements.Pour lui, il s'inquiète peu de la tournure que prendra Abchives de Québec 201 cette affaire, car il n'y est pas intéressé personnellement, si ce n'est pour les fonds de l'évêché qu'il peut regarder comme hors de question, puisqu'ils sont placés au profit du dit évêché.C'est surtout M.Thavenet qui en subira les conséquences, s'il laisse son avocat commencer un procès qui durera bien des années, et que cet avocat aura intérêt à faire durer.(Registre des lettres, v.18, p.90.) M\" P.-F.Turgeon à M.(René-Edouard) Caron, avocat, à Québec (Québec, 8 juin 1837).Il lui explique au long comment les choses se sont passées à l'élection du marguillier de Saint-François, île d'Orléans, et comment il se fait qu'Amable Durand a été élu par la voix prépondérante du curé, M.Leduc.On doit procéder à une nouvelle élection dimanche prochain, sous la présidence du curé de Saint-Jean, ile d'Orléans, si M.Les-duc n'est pas en meilleur état de santé.(Registre des lettres, v.18, p.70.) M«\" P.-F.Turgeon à M.(René-Edouard) Caron, avocat, à Québec (Québec, 8 juin 1837).Il lui envoie deux pièces qui pourront aider la cour dans le procès d'un groupe de marguilliers contre le curé Leduc.Il croit, en s'appuyant sur les auteurs qu'il a en mains, que l'élection d'Amable Durand est valide.Si elle est déclarée nulle, il s'ensuivra probablement un autre procès dont les conséquences sont de nature à causer beaucoup de trouble dans la paroisse de Saint-François.(Registre des lettres, v.18, p.92.) M\" Joseph Signay à M.(François) Morin, desservant à Deschambault (Québec, 8 juin 1837).Il lui confie le soin de la cure et paroisse de Deschambault.En le nommant curé de cette paroisse, il se fait un devoir de \u2022récompenser la conduite pleine d'attention et de respect qu'a tenue M.Morin à l'égard du vénérable M.Dénéchaud tout le1 temps qu'il a été son vicaire, aussi bien que le zèle avec lequel il a rempli ses devoirs à l'égard de la paroisse de Deschambault.(Registre des lettres, v.18, p.94.) M.C.-F.Cazeau à M.Jonathan Wurtele, écuyer, à Saint-David-d'Yamaska (Québec, 8 juin 1837).Il renvoie à M.Wurtele le projet d'acte de donation, qu'il a dessein, de faire à la fabrique de Saint-David^ du terrain sur lequel on construit maintenant une église pour l'usage des habitants de cette paroisse.Mïr l'évêque de Québec approuve les différentes clauses de projet d'acte, à l'exception de celle où il s'agit de l'acte d'accord, laquelle clause devrait être plutôt l'objet d'un acte séparé que faire partie de l'acte même de donation.(Registre des lettres, v.18, p.94.) M\" Joseph Signay.Visite pastorale de 1837.Saint-Joseph-de-Lauzon\u2014-9, 10, 11 et 12 juin; Saint-Jean-Chrysostome \u2014 12, 13 et 14 juin; Saint-Henri-de-Lauzon \u2014 14, 15, 16 et 17 juin ; Saint-Isidore-de-Lauzon \u201417 et 18 juin ; Sainte-Marie-de-Beauce \u2014 Chapelle de Sainte-Anhe \u2014-18, 19, 20, 21, 22 et 23 juin; Saint-Joseph-de-Beauce \u2014 23, 24, 25 et 26 juin; Saint-François-de-Beauce \u2014 26,27, 28 et 29 juin ; Saint-Georges-d'Aubert-Gallion \u2014 29 et 30 juin ; Saint-Edouard-de-Frampton \u2014 2 et 3 juillet ; Sainte-Claire-de-Joliette \u2014 Sainte-Marguerite-de-Joliette \u2014 4, 5 et 6 juillet; Saint-Anselme-de-Lauzon \u2014 6, 7 et 8 juillet; Saints Gervais et Protais \u2014 Saint-Lazare \u2014 8, 9, 10, 11 et 12 juillet; Saint-Charles-de-la- 202 Archives de Québec Rivière-Boyer \u201412, 13, 14 et 15 juillet; Saint-Etienne-de-Beaumont \u2014 15,16 et 17 juillet; Saint-Michel-de-la-Durantaye \u2014 17,18,19 et 20 juillet; Saint-Vallier \u2014 20, 21, 22 et 23 juillet; LTnirnaculée-GDnception-de-Belle-chasse \u2014 23, 24 et 25 juillet ; Saint-François-Rivière-du-Sud \u2014 25, 26 et 27 juillet; Saint-Pierre-Rivière-du-Sud \u2014 27, 28 et 29 juillet; Saint-Thomas \u2014 29, 30, 31 juillet et 1er août (Cahier des visites, n° 10, p.189 à 281.) M«* Joseph Signay.Copie du sermon fait pendant la visite pastorale de 1837.(Cartable: Evêques de Québec, VII-31.) M\" Joseph Signay.Reconnaissance d'une indulgence accordée par .Sa Sainteté Grégoire XVI en date du 19 mars 1837, et attachée à un crucifix placé dans la chapelle de Sainte-Anne en la paroisse de Sainte-Marie-de-Beàuce (Sainte-Marie-de-Beàuce, 23 juin 1837).(Registre M, f.60 v.) M\" P.-F.Turgeon.Reconnaissance des indulgences accordées par Sa Sainteté Grégoire XVI à l'église de Saint-Patrice de Québec, pour une visite de la dite église le jour de la Dédicace des Eglises, le second dimanche de juillet, et le jour où l'on célèbre la fête de l'Inmiai^uée-Conception de la sainte Vierge, le 8 décembre de chaque année (Québec, 3 juillet 1837).(Registre M, f.60 r.) M*\" P.-F.Turgeon à M.(Eidouard) Montminy, missionnaire à Percé (Québec, 3 juillet 1837).Il lui annonce de la part de M\" Signay qu'il sera rappelé de Percé dans le courant de l'été ; il ne croit pas que l'on puisse effectuer dans ce temps-là la division de la mission de Percé et placer un curé à Douglastown.(Registre des lettres, v.18, p.99.) M\" P.-F.Turgeon à M.(Pierre) Huot, missionnaire à Bonaventure (Québec, 3 juillet 1837).M«r Signay le prie d'avertir M.Huot qu'il reviendra à Québec dans le courant de l'été pour être chargé de la desserte d'une paroisse dans le centre du diocèse.Il sera difficile de placer cette année encore un prêtre résidant à Paspébiac, vu les vides causés par la mort de plusieurs curés depuis quelque temps.(Registre des lettres, v.18, p.99.) M\" Joseph Signay.Ordonnance rendue dans la paroisse de Sainte-Claire-de-Joliette, au cours de la visite pastorale, le 6 juillet 1837, par laquelle il ordonne qu'aucun argent de la fabrique ne sera pris du coffre-fort pour payer les dettes contractées par les syndics chargés de la construction de l'église.(Cahier des visites, n° 10, p.240.) Requête des habitants de l'Ancienne-Lorette demandant qu'une certaine somme des deniers de la fabrique leur soit octroyée pour subvenir aux frais de leur église.Liste des noms des signataires (Ancienne-Lorette, juin 1837).M»* Joseph Signay.Il permet aux marguilliers de la paroisse de TAncienne-Lorette de livrer aux syndics la somme de 17501.17 12 pour les fins ci-dessus mentionnées (Saint-Charles-de-la-Rivière-Boyer, 12 juillet 1837).(Registre des requêtes, v.I.f.69 r.) Requête de M.Joseph Laçasse, curé de Saint-Henri-de-Lauzon, demandant la permission de prendre la somme de douze louis et dix che- Abchives de Québec 203 lins au coffre de la fabrique pour payer les frais de réparation à l'église de la paroisse (Saint-Henri, 10 juillet 1837).M«* Joseph Signay.Il lui permet de prendre au coffre de la fabrique la somme requise ci-dessus (Saint-Charles-de-'la-Rivière-Boyer, 13 juillet 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.71, v.) M.C.-F.Cazeau, secrétaire à M.(Pierre) Béland, curé à Saint-Françqis-du-Lac (Québec, 15 juillet 1837).M\" Signay prie M.Béland de se rendre à Saint-David-d'Yamaska pour constater si les habitants de cette paroisse se sont acquittés de leur promesse en réparant, de manière à la rendre logeable, une maison que M.Wurtele offrait pour la résidence de M.Boucher, leur curé.Sa Grandeur voudrait savoir aussi si ces mêmes habitants continuent les travaux de construction de l'église et s'ils ont dessein de bâtir bientôt un presbytère.Le procureur général n'a pas encore donné de réponse à la requête du grand chef des sauvages de Saint-François.(Registre des lettres, v.18, p.100.) M** Joseph Signay à M\" Donald McDonald, évêque élu de Charlottetown (Beaumont, 16 juillet 1837).Il a appris avec joie l'heureuse nouvelle de l'émission des bulles du successeur du digne et vénérable M\" McEachern.Il comprend les craintes qu'éprouve M** McDonald en se voyant chargé d'une dignité si pleine de responsabilités ; mais celui-ci doit se rassurer en songeant qu'il n'a pas couru après elle.\"Lies connaissances particulières que vous avez des peuples qui viennent d'être confiés à vos soins, l'avantage que vous avez eu d'être associé aux travaux apostoliques de votre estimable prédécesseur, la connaissance plus parfaite que bien d'autres, des langues anglaise, française et même écossaise, votre âge, tout cela et autres choses, qu'il ne me convient pas de mentionner ici, ne peut que contribuer à faire regarder votre élection sur le siège de Charlottetown comme l'oeuvre de la Providence.\" De tout cela, M\" McDonald peut déduire que l'évêque de Québec aurait mauvaise grâce d'intervenir à Rome \"pour essayer de déranger ce qui paraît être dans le plus bel ordre désirable.\" Il croit même que M\" McDonald manquerait gravement s'il essayait de se soustraire à la voix de Dieu qui l'appelle à un si insigne honneur.(Registre des lettres, v.18, p.101.) Requête des marguilliers de la paroisse du Château-Richer demandant la permission d'employer une certaine somme de l'argent de la fabrique pour subvenir aux frais de réparation de leur église (Château-Richer, 12 juillet 1837).M*1 Joseph Signay.Il permet qu'on emploie aux fins ci-dessus mentionnées une somme n'excédant pas cinq louis (Saint-Michel-de-la-Durantaye, 18 juillet 1837).(Registre des requêtes, v.I.f.72 r.) M«* Joseph Signay à M.(Joachim) Boucher, curé à Saint-David-de-Deguire (Saint-Michel-de-la-Durantaye, 19 juillet 1837).Il n'a aucune objection à ce que messieurs le curé et les marguilliers de Saint-David apposent leur signature à l'acte de cession du terrain que M.Wurtele se propose de faire à la fabrique de Saint-David.^ Il a chargé M.(Pierre) Béland d'aller prendre connaissance de l'état où se trouve le logement de M.Boucher, si l'on y a fait les améliorations nécessaires.(Registre des lettres, v.18, p.102). 204 Archives de Québec Le secrétaire civil Walcott à M.C.-F.Cazeau, Québec (Château Saint-Louis, Québec, 31 juillet 1837).Son Excellence le gouverneur le prie d'informer M1' l'évêque de Québec qu'il vient de recevoir une dépêche lui annonçant officiellement la mort de Sa Majesté le roi George IV, arrivée le 20 juin, et l'accession au trône de Sa Majesté la reine Victoria.(Cartable: Gouvernement, H-84.) M\" Joseph Signay.Mandement à l'occasion de l'avènement de la princesse Victoria au trône de la Grande-Bretagne et d'Irlande (Québec, 2 août 1837).(Registre M.f.61 r.) Publié dans Mandements etc., etc., des évoques de Québec, v.III, p.336.Le secrétaire civil Walcott à M.C.-F.Cazeau, Québec (Château Saint-Louis, Québec, 3 août 1837).Il lui annonce, en réponse à sa lettre du 3 juin dernier, que Son Excellence le gouverneur a donné ordre d'instituer des procédures civiles pour empêcher le nommé Mastha de construire une chapelle protestante dans le village abénaquis de Saint-François.(Cartable: Gouvernement, 11-85.) Requête des congréganistes de la Pointe-aux-Trembles demandant la permission de construire un étage à la sacristie de leur paroisse pour leur servir de lieu de réunion (Pointe-aux-Trembles, 1er août 1837).M*1 Joseph Signay.Il leur permet de prendre au coffre de la fabrique une somme n'excédant pas soixante livres courant pour les fins mentionnées (Québec, 7 août 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.74 r.) Requête des habitants de l'Ile-aux-Grues demandant la permission de construire un presbytère.Liste des noms des signataires (Ile-aux-Grues, 28 mai 1837).Commission donnée par M«r Signay à M.Joseph-Louis Beaubien, curé de Saint-Thomas, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 2 juin 1837).Procès-verbal de M.Beaubien en cpnséquénce de la commission ci-dessus (Ile-aux-Grues, 27 juin 1837).M«* Joseph Signay.Vu, approuvé et permis de procéder (Québec, 7 août 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.73 r.) M*1 Joseph Signay à M.(Jean-Baptiste) Perras, curé à Saint-Charles-de-la-Rivière-Boyer (Québec, 7 août 1837).Il accepte quoique à regret la démission que M.Perras fait de la cure et desserte de la paroisse de Saint-Charles.\"Les services importants que vous avez constamment rendus au diocèse dans votre carrière sacerdotale, vicariale et curiale, et les exemples que le clergé a continuellement eu occasion de recevoir de l'acquit fidèle des saintes fonctions, que vous avez exercées durant ce temps, sont des titres marquans à la reconnaissance des évêques de ce diocèse.\" Il espère que M.Perras pourra encore rendre service à la paroisse de Saint-Charles et continuer aussi l'exercice des facultés d'archiprêtre.(Registre des lettres, v.18, p.103.) M.C.-F.Cazeau au lieutenant Walcott, secrétaire civil (Québec, 15 août 1837.) M«* l'évêque de Québec désirerait avoir l'autorisation du gouverneur pour ériger à la station de la Quarantaire une chapelle plus spacieuse que celle qu'on y voit maintenant.Sa Grandeur voudrai* de plus faire enclore uji terrain pour servir de lieu de sep u e n &n çrés Abchives de Quebec 205 liques qui y décèdent.Sa Grandeur demande aussi qu'on lui accorde une petite étendue de terrain pour servir de jardin au prêtre catholique résidant à la Grosse-Ile.(Registre des lettres, v.18, p.104).M\" Joseph Signay à M.(Louis) Raby, curé au Château-dïicher (Québec, 18 août 1837).Il a appris à son retour de Nicolet que M.Raby était suffisamment rétabli pour retourner dans sa cure du Château-Richer.Il est bien dans la disposition de lui donner une autre cure à l'automne, mais à condition qu'il lui dise clairement s'il désire oui ou non quitter le Château-Richer.(Registre des lettres, v.18, p.104.) M'' Joseph .Signay.Lettres dimissoriales en faveur de M.Patrick Duffy, clerc tonsuré (Québec, 21 août 1837).(Registre M.f.62 r.) M\" Joseph Signay à M.(Joseph-Etienne) Cécile, curé à Saint-Fran-çois-Rivière-du-Sud (Québec, 24 août 1837).Avant de se décider à mettre un curé résidant à Saint-Pierre-Rivière-du-Sud, il voudrait que les marguilliers de cette paroisse se décidassent à laisser à ce curé la jouissance de la terre de la fabrique.Il espère qu'ils s'empresseront d'obtempérer à son désir, et qu'ils feront aussi les réparations nécessaires à la grange et aux autres bâtisses dépendantes du presbytère.(Registre des lettres, v.18, p.105.) M\" Joseph Signay à M\" J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 24 août 1837).Ce n'est pas à l'évêque de Québec et à son coadjuteur à faire les avances à Rome et auprès du gouvernement pour l'objet mentionné dans les dernières lettres de M*\" Lartigue.A propos de l'interprétation à donner à la clause apposée au bas de l'induit en 29 articles, au sujet de leur juridiction respective, il le prie de s'adresser de nouveau à Rome, afin d'avoir une réponse plus claire que celle qu'on lui a donnée.Il ne peut s'engager à lui fournir continuellement des prêtres du diocèse de Québec, pour suppléer à ceux qui manquent dans le diocèse de Montréal.MM.(Michel-Marie) Brien, (Luc) Aubry et (Edouard) Quertier désirent retourner à Montréal; il ne sait s'il pourra les laisser partir, car il lui faut dix curés nouveaux à l'automne.Le Séminaire demande de nouveaux professeurs, et deux vicaires à Québec devront être remplacés par suite de leur mauvais état de santé.Il lui laissera les ecclésiastiques ( Jean-Baptiste-Esdras) Lamothe et (Antoine) Proulx à condition que M\" Lartigue ne réclame pas M.(Etienne) Payment.\"Nos papiers libéraux font grand train de votre illébéralisme.N'en soyez pas surpris.En général ils ont petite chance à parler comme ils le font.Je vous souhaite force et patience-\" Comme on se propose de publier une nouvelle édition des livres de chant, M\" Lartigue voudra bien lui adresser les remarques qui lui paraîtront convenables sur cet article.(Registre des lettres, v.18, p.106.) M\" Joseph Signay à M.(Joseph-Olivier) Leclerc, curé à Saint-Jean-Deschaillons (Québec, 24 août 1837).Les paroissiens de Saint-Jean-Des-chaillons s'étaient engagés en 1832 à fournir un supplément au revenu d'un curé qui serait chargé uniquement du soin de leur paroisse; il a l'intention de leur accorder ce qu'ils désirent s'ils sont encore dans les mêmes dispositions.Il se rendra même à leur demande s'ils veulent laisser à ce curé la 206 Archives de Québec jouissance de la terre de la fabrique, au lieu de lui fournir un supplément.(Registre des lettres, v.18, p.108.) M»* Joseph Signay à M.(Alexis) Leclerc, curé à Saint-Michel-d'Ya-maska (Québec, 24 août 1837).Il n'a pas d'objection à ce que l'on emploie les deniers de la fabrique pour les frais de construction de l'église d'Ya-maska, à condition qu'on lui présente une nouvelle requête qui contiendra la résolution par laquelle les marguilliers.consentent à la chose.(Registre des lettres, v.18, p.109.) M«r Joseph Signay à M.(Antoine) Gosselin, curé à Sainte-Agnès-de-la-Malbaie (Québec, 26 août 1837).Il ne peut lui permettre de quitter sa paroisse pour le moment.En attendant un changement, qu'il s'occupe de bien remplir son ministère auprès de ses paroissiens.Il répondra ainsi à sa vocation aussi bien à Sainte-Agnès que dans un autre endroit.(Registre de?lettres, v.18, p.110.) Le secrétaire civil Walcott à M.C.-F.Cazeau à Québec (Château-Saint-Louis, Québec, 28 août 1837).Son Excellence le gouverneur fait savoir à M\" l'évêque de Québec qu'il lui accordera un terrain pour construire une chapelle à la Grosse-Ile.Il demande quelle situation et quelle étendue l'on veut donner à un cimetière pour les sépultures des catholiques.Quant à l'octroi d'un terrain pour y faire un jardin au profit du missionnaire catholique, Son Excellence ne peut l'accorder qu'annuellement et non d'une manière permanente au cas que l'on ait besoin de reprendre le dit terrain pour les fins de la Quarantaine (Cartable: Gouvernement, 11-86.) M\" Joseph Signay à M\" J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 29 août 1837).Il lui cédera volontiers M.(Michel-Marie) Brien si celui-ci veut réellement quitter le séminaire de Québec pour aller exercer le ministère dans le diocèse de Montréal, mais il ne peut lui céder M.(Simeon) Belleau.Quant aux ecclésiastiques Proulx et Lamothe, il les lui abandonnera pour régenter dans les collèges de son diocèse.Il n'a aucune nouvelle de M.(Joseph) Vallée, malade et retiré à Montmagny.(Registre des lettres, v.18, p.111.) M*» Joseph Signay à M.(Joachim) Boucher, curé à Saint-David-de-Deguire (Québec, 30 août 1837).Il a l'intention de le nommer bientôt à une autre cure.M.Boucher devra donc se préparer à son prochain départ de Saint-David et conclure avec M- Wurtele les derniers arrangements au sujet du terrain de la fabrique.(Registre des lettres, v.18, p.112.) M*1 Joseph Signay à M.(Louis-Antoine) Montminy, curé à Saint-François-de-Beauce (Québec, 30 août 1837).M.Montminy sera chargé de la desserte de la cure et paroisse de Saint-André-de-Kamouraska à la prochaine Saint-Michel.Il devra se rendre dans cette paroisse pour le second dimanche d'octobre.(Registre des lettres, v.18, p.112.) M** Joseph Signay.Acte du sous-diaconat de M.Gabriel Nadeau et du diaconat de M.Louis-Alexis Bourret (dans la cathédrale de Québec) (Québec, 3 septembre 1837).(Registre M, f.62 v.) M»» Joseph Signay à M.(François-Ignace) Ranvoyzé, curé à Sainte- Archives de Quebec 207 Anne-du-Nord (Québec, 4 septembre 1837).Il a déjà accepté la résignation de M.Ranvoyzé comme curé de Sainte-Anne et de Saint-Ferréol, par sa lettre du 2 juin dernier.Il verra à se rendre à ce que lui demande M.Ranvoyzé.(Registre des lettres, v.18, p.113.) M\" Joseph Signay à M.(Paul) Pouliot, à Québec (Québec, 4 septembre 1837).Il lui confie le soin des missions de Bonaventure et de Casca-pédiac.M.Pouliot donnera l'office tous les trois dimanches aux fidèles de Cascapédiac.Outre la dîme ordinaire de grains qui est fort peu de chose dans ces endroits, il recevra annuellement de chaque communiant la somme de cinq chclins.La fabrique de Bonaventure possède un morceau de terre qui doit être à l'usage du curé.Monsieur (Jean-Louis) Alain a ordre d'aller ^résider chez lui, si les fidèles de Paspébiac ne se .pressent pas de mettre en bon ordre leur église et leur presbytère ; il voudra bien lui accorder l'hospitalité.(Registre des lettres, v.18, p.114.) M\" Joseph Signay à M.(Jean-Louis) Alain, vicaire à Saint-Roch, Québec (Québec, 4 septembre 1837).Il lui confie le soin des missions de Paspébiac et de Port-Daniel.M.Alain donnera l'office tous les trois dimanches aux fidèles de Port-Daniel.Il recevra la dîme ordinaire des grains et en outre cinq chelins de chaque communiant.Il aura en plus la jouissance d'une terre appartenant à la fabrique de Paspébiac.Si les pa-rossiens de Paspébiac n'ont pas réparé leur presbytère, M.Alain ira loger chez son voisin, à Bonaventure ; il fera de même s'ils négligent de faire les réparations nécessaires à l'église et de construire une sacristie.Il verra les intentons de son évêque à cet égard dans la lettre pastorale qu'il lui envoie pour lire aux habitants de Paspébiac.(Registre des lettres, v.18, p.115.) M\" Joseph Signay.Pouvoirs extraordinaires accordés à M.Paul Pouliot nommé à la mission de Bonaventure (Québec, 4 septembre 1837).(En marge: les mêmes pouvoirs accordés à M.Jean-Louis Alain, nommé à la mission de Paspébiac à la même date, et à M.William Dunn, nommé à la mission de Percé le 11 septembre 1837.) (Registre M.t.63 r.) M\" Joseph Signay.Instructions- données à M.Paul Pouliot, nommé à la mission de Bonaventure (Québec, 4 septembre 1837).(En marge: mêmes instructions données à M.Jean-Louis Alain, nommé à la mission de Paspébiac à la même date, et à M.William Dunn, nommé à la mission de Percé le 11 septembre 1837.) (Registre M, f.63 v.) M\" Pierre-Flavien Turgeon.Acte de la tonsure de MM.Léandre Tourigny, né à Bécancour le 27 juillet 1814, fils de François Tourigny et de Charlotte Bourbault ; de Jean-Noël Guertin dit Desfossés, né à Nicolet le 24 décembre 1815, fils de Charles Guertin dit Desfossés et de Rosalie Cyr; de Charles-Olivier Caron, né à la Rivière-du-Loup le 4 octobre 1816, fils de Gabriel Caron et de Thérèse Béland (dans l'église paroissiale des Trois-Rivières, 5 septembre 1837).(Registre M.f.66 v.) M\" Joseph Signay.Lettre pastorale aux habitants de la mission de Paspébiac (Québec, 6 septembre 1837).Il leur envoie un missionnaire, M.Jean-Louis Alain, qu'ils accueilleront, il espère, avec respect et auquel ils auront à coeur de fournir ce qui sera nécessaire à son entretien.Ils pren- 208 Abohives de Québec dront aussi les moyens de terminer leur chapelle en lui faisant Un lambris et un solage afin qu'elle soit à l'abri du vent et du froid.(Registre M.f.65 v.) M.C.-F.Cazeau, secrétaire, à M.Joseph Diorme, écuyer, à Saint-Pierre-les-Becquets (Québec, 6 septembre 1837).M\" l'évêque le charge de faire savoir à M.Dionne que c'est bien son intention de donner un prêtre à la paroisse de Saint-Jean-Deschaillons, lequel sera chargé de la seule desserte de cette paroisse, à condition que les habitants de ce lieu lui en fassent la demande.(Registre des lettres, v.18, p.117.) M\" Joseph Signay.Acte du diaconat de M.Gabriel Nadeau (dans la cathédrale de Québec (Québec, 8 septembre 1837).(Registre M.f.67 r.) M\" Joseph Signay à M.(Stanislas) Malo, missionnaire à Carleton (Québec, 9 septembre 1837).Comme il a formé le dessein de mettre bientôt un missionnaire en permanence chez les sauvages Micmacs de Ristigouche, il prie M.Malo de se rendre à Ristigouche aussitôt que possible, afin de presser les sauvages à faire immédiatement à leur presbytère les réparations dont il a besoin pour loger décemment le prêtre qui leur sera envoyé.(Registre des lettres, v.18, p.118.) M\" Joseph Signay à M.(Louis) Raby, curé au Château-Richer (Québec, 9 septembre 1837).Etant pressé de terminer ses changements de curés, il aimerait à savoir si parmi les cures qui seront vacantes à la Saint-Michel, M.Raby accepterait celle de Berthier-de-Bellechasse.Dans le fond, il n'a aucune raison d'enlever M.Raby à sa cure du Château-Richer et, s'il le fait, c'est à sa demande.(Registre des lettres, v.18, p.118.) M\" Joseph Signay, à M.(Joachim) Boucher, curé à Saint-David-de-Deguire (Québec, 9 septembre 1837).Il le nomme par la présente à la desserte de la cure et paroisse de Saint-Léon-le-Grand, dans le district des Trois-Rivières.M.Boucher se rendra à destination dans le cours de la première semaine d'octobre.(Registre des lettres, v.18^ p.119.) M»1 Joseph Signay à M.(Jacques) Lebourdais, curé à la Rivière-du-Loup (en haut) (Québec, 9 septembre 1837).Il a le plaisir de lui annoncer qu'il vient de nommer M (Joachim) Boucher curé de Saint-Léon-le-Grand.Il remercie M.Lebourdais d'avoir pris soin de l'administration de cette paroisse depuis le décès de son curé, M.(Louis) DelaUnay.(Registre des lettres, v.18, p.119.) M»* Joseph Signay à M.(Zéphirin) Sirois, vicaire à Kamouraska (Québec, 11 septembre 1837).Il lui confie le soin de la cure et paroisse de Saint-Antoinè-de-l'Ile-aux-Grues.M.Sirois se rendra à sa nouvelle destination pour le second dimanche d'octobre.(Registre des lettres, v.18, p.M\" Joseph Signay à M.(Joseph-Etienne) Cécile, curé à Saint-Pierre-Rivière-du-tSud (Québec, 11 septembre 1837).C'est seulement pour quatre ou cinq ans qu'il a demandé aux marguilliers de Saint-Pierre de laisser la jouissance de la terre de la fabrique au curé qu'il leur Abchives de Québec 209 destine.Il désire que les marguilliers passent une résolution à cet effet.Si les années continuent à être aussi mauvaises, on pourra prolonger par la suite ce terme de quatre ou cinq ans.(Registre des lettres, v.18, p.120.) M\" Joseph Signay à M .(Edouard) Quertier, curé à Cacouna (Québec, 12 septembre 1837).Il désirerait savoir si les travaux de construction du presbytère ont été approuvés par les marguilliers de la paroisse dans une assemblée régulière.Personne ne peut ignorer que c'est au zèle de M.Quertier que la paroisse de Cacouna doit la construction de ce presbytère et de toutes les autres bâtisses qui dépendent de l'église.Aussi, il ne peut que le féliciter de tout ce qu'il a accompli dans cette paroisse.Malgré tout, il ne refusera pas de le charger de radministration d'une autre paroisse lorsque les circonstances s'y prêteront.(Registre des lettres, v.18, p.121.) M\" Joseph Signay à M.(Joseph-Etienne) Cécile, curé à Saint-Pierre-Rivière-du-Sud (Québec, 12 septembre 1837).A propos de la nouvelle assemblée des marguilliers que M.Cécile doit tenir relativement à la question de la jouissance de la terre de la fabrique par le curé, il pourra inviter les notables de la paroisse à y assister.(Registre des lettres, v.18, p.122.) M\" Joseph Signay à M.(Siméon-Germain) Marceau, vicaire à Saint-Gervais (Québec, 14 septembre 1837).Il le nommé par la présente à la desserte des cures et paroisses de Saint-Fabien de la Baie du Ha ! Ha ! et de Saint-Simon.(Registre des lettres, v.18, p.122.) M\" Signay à M.(Joseph) Laçasse, curé de Saint-Henri-de-Lauzon (Québec, 15 septembre 1837).Il le-chargé de se rendre à Saint-Jean-Chrysostome et d'y convoquer une assemblée des marguilliers et des chefs de famille, afin de leur demander de fournir un supplément à la dîme qui puisse mettre en état de vivre, plus convenablement, le curé qui doit remplacer celui qui est sur le point de quitter cette paroisse.(Registre des lettres, v.18, p.123.) M\" Joseph Signay à M.(Alexis) Mailloux, directeur du séminaire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Québec, 16 septembre 1837).Il confirme par la présente la nomination déjà faite de la personne de M.Mailloux comme directeur du séminaire de Sainte-Anne, et comme l'un des membres de la corporation du dit Séminaire.Il espère qu'il ne tardera pas à se rendre au poste qui lui e9t de nouveau assigné et qu'il mettra de côté toutes ses répugnances.M.(Pierre-Anselme) Moreau (Maurault), qui sera tonsuré prochainement, ira aussitôt prendre sa besogne de professeur de physique.\"Quoiqu'il ne me soit pas possible de visiter le séminaire de Ste-Anne aussi souvent que celui de Nicolet, vous pouvez compter que, comme établissement ecclésiastique, il n'en sera pas moins digne de mon attention.\" M\" le coadjuteur a consenti aussi à bien vouloir s'occuper de la gestion de ses affaires.M.Mailloux recevra une copie des procédés qui ont eu lieu auprès de l'Exécutif en 1827, par rapport aux élèves de Nicolet, lorsque l'ordonnance de milice fut remise en force.\"Le cas pouvant encore arriver, si le bill de milice n'est pas renouvelé, il sera à propos de solliciter une exemption auprès du gouverneur ou du commandant des .210 Archives de Québec Forces à l'égard de vos élève3 en âge de porter les armes.\" (Registre des lettres, v.18, p.124.) Mgr Pierre-Flavien Turgeon.Acte de la prêtrise de MM.Gabriel Na-deau et Joseph Bonenfant (dans la cathédrale de Québec) (Québec, 17 septembre 1837).(Registre M, f.67 v.) M\" Joseph Signay à messieurs les marguilliers de Sainte-Foy (Québec, 18 septembre 1837).Puisque lé curé de Sainte-Foy n'a pas de quoi à vivre convenablement, même avec le supplément de dîme qu'on lui donne, il désire que les marguilliers s'engagent à lui fournir une allocation d'au moins trente louis courant, payable à même les revenus de la fabrique.Il a demandé au marguillier en charge, M.Joseph Lockwell, de faire part à chacun des marguilliers de son intention et de leur demander d'apposer leur signature à un acte légal par lequel ils déclarent consentir à ce projet ; de plus, ils devront, à la requête de leur curé, convoquer une assemblée des paroissiens afin d'y passer une délibération confirmative de la mesure proposée.(Registre des lettres, v.18, p.126.) M.(François-Hilaire) Belle-Isle, assistant-secrétaire, à M.Joseph Lockwell, marguillier en charge de la paroisse de Sainte-Foy (Québec, 18 septembre 1837).Il est chargé par M\" l'évêque de Québec de le prier de communiquer la lettre incluse à chacun des marguilliers anciens et nouveaux de la paroisse de Sainte-Foy.(Registre des lettres, v.18, p.127.) M»1 Joseph Signay.Pouvoirs extraordinaires accordés à M.Gabriel Nadeau, nommé vicaire à Rimouski (Québec, 18 septembre 1837).(Registre M.f.67 v.) M\" Joseph Signay à M.(Louis) Raby, curé au Château-Richer (Québec.19 septembre 1837).Il le nomme par la présente à la cure et paroisse de Berthier-de-Bellechasse.Il espère que la santé de M.Raby se rétablira dans cette paroisse facile à desservir et où le peuple, confié à ses soins, est honnête, pieux et zélé pour tout ce qui se rattache à ses obligations religieuses.\"Les bâtiments sont neufs et en ordre ; le presbytère très propre et spacieux est à l'usage exclusif du curé, et les habitants en ont un auprès à leur propre usage.\" (Registre des lettres, v.18, p.127.) M*1, Joseph Signay à M.(Luc) Aubry, curé à L'Ile-Verte (Québec, 19 septembre 1837).Il le charge par la présente de la desserte de la cure et paroisse de Saint-Pascal-de-Kamouraska.\"Vous verrez par le partage intéressant que je vous fais, que je n'ai point été indifférent aux services que vous avez rendus à l'église, aux différents postes où vous avez été placé jusqu'à ce jour.\" (Registre des lettres, v.18, p.128.) M\" Joseph Signay à M.(Joseph-Olivier) Leclerc, curé à Saint-Jean-Deschaillons (Québec, 20 septembre 1837).Il le nomme par la présente à la desserte de la cure et paroisse de Saint-Patriœ-de-k-Rivière-du-Lipup.(Registre des lettres, v.18, p.128.) M*1 Joseph Signay.Acte du sous-diaconat de M.Denis Marcoux (dans la cathédrale de Québec) (Québec, 21 septembre 1837).(Registre M, f.68 v.) Abchives db Québec 211 M\" Joseph Signay à M.(Thomas-Benjamin) Pelletier, à Kamouraska (Québec, 21 septembre 1837).Vu l'état précaire de la santé de M.Pelletier, il lui conseille de ne pas se mettre en route pour Nicolet.Il espère que les soins qu'il reçoit de ses amis lui permettront de se rétablir.(Registre des lettres, v.18, p.129.) M.\" Joseph Signay à M.(Louis-Onésime) Désilets, curé aux Grondines (Québec, 21 septembre 1837).H ne peut prendre sur lui de changer le plan de l'église des Grondines, tel que fixé par le député de Mïr Panet, en date du 10 janvier 1831.Si tous les paroissiens des Grondines sont réellement en faveur de ce projet, il leur faudra présenter une nouvelle requête à l'évêque, qui chargera un commissaire de se rendre sur les lieux pour constater l'unanimité des contribuables sur ce point.(Registre des lettres, v.18, p.129.) M\" Joseph Signay.Acte de la tonsure de MM.Joseph-Pierre-Anselme Moreau (Maurault), né à Saint-Louis-de-Kamouraska, le 27 septembre 1819, fils de Cyriac Moreau et d'Emélie Sirois dit Duplessis : de Henri Dion-ne, né à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le 9 septembre 1814, fils d'Antoine Dionne et de Marie Salomé Miville-Deschênes ; du diaconat de M.Denis Marcoux ; de la prêtrise de MM.Louis-Alexis Bourret, Michel Forgues, Augustin Beaudry et Simeon Belleau (dans la chapelle de l'Hôpital général de Québec) (Québec, 23 septembre 1837).(Registre M.f.68 v.et 69 r.) M** Joseph Signay à M.(Jean-Baptiste) Daveluy, curé à Saint-Jean-Chrysostome (Québec, 23 septembre 1837).S'etant convaincu que la dime ordinaire prélevée dans la paroisse de Saint-Jean-Chrysostome n'était pas suffisante pour procurer au curé une subsistance honnête, comme il doit bientôt nommer un nouveau curé à Saint-Jean, il prie M.Daveluy de vouloir bien convoquer immédiatement une assemblée des marguilliers et des chefs de famille de la paroisse, pour leur proposer de fournir un supplément à ce nouveau curé, ou de s'engager à lui donner trente louis courant annuellement pris sur les revenus de la fabrique.(Registre des lettres, v.18, p.130.) M*1 Joseph Signay à M.(Joachim) Boucher, curé à Saint-David-fie-Deguire (Québec, 23 septembre 1837).Il consent volontiers à le laisser en charge des deux paroisses de Saint-David et de Saint-Guillaume-d'Upton, et révoque par la présente sa lettre du 9 courant qui nommait M.Boucher à la cure de Saint-Léon-le-Grand.(Registre des lettres, v.18, p.131.'i M\" Joseph Signay à M.(François-Ignace) Ranvoyzé, curé à Sainte-Anne-de-Beaupré (Québec, 25 septembre 1837).Il est bien aise d'apprendre que M.Ranvoyzé, au lieu d'exiger de son successeur le tiers de la dîme qu'il y percevra, ne lui demande que la somme de vingt-cinq louis courant annuellement.Il ne doute pas que M.Ranvoyzé soit très satisfait de celui qui doit le remplacer, M.(Jean-Baptiste-Antoine) Ferland.\"C'est un jeune prêtre instruit et d'une grande aménité de caractère dont la société ne pourra manquer de vous être agréable.\" (Registre des lettres, v.18, p.132\".) M«\" Joseph Signay à M*1 Donald McDonald, évêque élu de Char- 212 Archives de Quebec lottetown (Québec, 26 septembre 1837).Il apprend avec plaisir, pana lettre du 25 août dernier, que M** McDonald est déterminé à accepter la dignité d'évêque de Charlottetown.Il a appris que M\" McDonald avait nommé M.Hector-Antoine Drolet curé de l'endroit où M.(Joseph) Couture désirait être placé.Dans ce cas, M.Couture restera curé de Saint-Isidore où il est maintenant.Il ne peut lui envoyer un prêtre pour aider M.(Joseph-Marie) Paquet, missionnaire de Richibouctou ; il fera, cependant, son possible pour l'assister dans les embarras que M\" McDonald pourra rencontrer dans l'exercice de ses fonctions d'évêque.(Registre des lettres, v.18, p 132.) M\" Joseph Signay à M.(Pierre) Villeneuve, curé à Berthier-de-Bélle-chasse (Québec, 26 septembre 1837).Attendu que M.Villeneuve s'est obligé à livrer annuellement à M.(Jean-Baptiste) Perras le tiers des dîmes qu'il recevra dans la paroisse de Saint-Charles-de-la-Rivière-Boyer, il lut confie le soin de cette paroisse.(Registre des lettre», v.18, p.134.) M** Joseph Signay à M.(Charles-Isaac) Lebrun, vicaire à Maskinongé (Québec, 26 septembre 1837).Il le nomme par la présente à la desserte de la cure et paroisse de Saint-Jean-Deschaillons.(Registre des lettres, v.18, p.134.) M*r Joseph Signay à M.(Benjamin) Decoigne, curé à Saint-Urbain (Québec, 27 septembre 1837).Il le charge de la desserte de la cure et paroisse du Château-Richer.(Registre des lettres, v.18,; p.134.) M.** Joseph Signay à M.(Jean-Baptiste) Daveluy, curé à Saint-Jean-Chrysostome (Québec, 27 septembre 1837).Il lui confie par la présente le soin de la cure et paroisse de Saint-Pierre-Rivière-du-Sud.Il lui envoie copie d'une résolution! de la fabrique de cette paroisse par laquelle il verra qu'il aura au moins pendant cinq ans la jouissance de la terre qui appartient à ladite fabrique.(Registre des lettres, v.18, p.135.) M\" Joseph Signay à M.(LouisJAntoine) Proulx, curé à la Pointe-du-Lac (Québec, 28 septembre 1837).Il croit que M.Proulx exagère les difficultés qu'il prétend devoir rencontrer dans la paroisse de Saint-Léon-le-Grand.Pour lui, il croit qu'il y fera très bien, et c'est pourquoi il le nomme par la présente à la desserte de la curé et paroisse de Saint-Léon-le-Grand.(Registre des lettres, v.18, p.135.) M*\" Joseph Signay à M.(Joseph-David) Déziel, curé à Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup (Québec, 29 septembre 1837).Il le charge par la présente de la desserte de la cure et paroisse de Saint-Pierre-les-Becquets.\"Les malheureuses difficultés qui ont divisé pendant si longtemps les habitants de cette paroisse commencent à s'apaiser.J'espère que, par vos exhortations et votre prudence, vous réussirez à les faire disparaître totalement.\" (Registre des lettres, v.18, p.136.) ML** Joseph Signay à M.(Antoine) Gosselin, junior, curé à Sainte-Agnès (Québec, 29 septembre 1837).Il accepte la démission que lui fait M.Gosselin de la desserte de la paroisse de Sainte-Agnès, et lui envoie Yexeat qu'il désire \"pour aller, dites-vous, chercher fortune ailleurs.\" (Registres des lettres, v.18, p.136.) Abchives de Québec 213 M\" Joseph Signay.Lettres dimissoriales en faveur de M.Antoine Gosselin, junior (Québec, 29 septembre 1837).(Registre M.f.69 v.) M\" Joseph Signay à M.(Georges-Stanislas) Derome, curé à Saint-Pascal (Québec, 29 septembre 1837).Il lui confie le soin des cures et paroisses de Sainte-Marie et de Saint-Elzéar, dans la seigneurie Taschereau; de Saint-Bernard, dans la seigneurie Saint-Etienne; et de cette partie de Sainte-Marguerite qui est située dans la seigneurie Taschereau.La présente lettre n'aura cependant effet que lorsque M.Derome aura pris l'engagement de livrer annuellement à l'ancien curé, M.(Antoine)^ Villade, le tiers de la dîme qu'il recevra dans le territoire qui vient de lui être assigné.(Registre des lettres, v.18, p.141.) M** Joseph Signay à M.(Zéphirin) Lévêque, curé à la Malbaie (Québec, 30 septembre 1837).Maintenant que les bancs des nouveaux jubés de l'église de la Malbaie sont suffisants pour répondre aux besoins des paroissiens, il espère que les marguilliers verront à faire disparaître les bancs de la nef, afin que l'on puisse itrouver un espace suffisant dans le bas de l'église pour y placer un baptistaire et un confessionnal.Il vient de permettre à M.(Antoine) Gosselin de quitter la paroisse de Sainte-Agnès pour aller chercher fortune ailleurs.M.Lévêque voudra bien rendre aux fidèles de ce lieu les services qu'il pourra en attendant qu'il y envoie un nouveau curé.(Registre des lettres, v.18, p.137.) M\" Joseph Signay à M.(Prisque) Gariépy, vicaire à la Rivière-du-Loup (Louiseville) (Québec, 30 septembre 1837).Il lui confie par la présente le soin de la cure et paroisse de Saint-Urbain.(Registre des lettres, v.18, p.139.) M** Joseph Signay à M.(Joseph-Etienne) Cécile, curé à Saint-Fran-çois-du-Sud (Québec, 30 septembre 1837).Il le décharge du soin de la paroisse de Saint-Pierre-Rivière-du-Sud qu'il vient de confier à M.(Jean-Baptiste) Daveluy, curé de Saint-Jean-Chrysostome.(Registre des lettres, v.18, p.139.) M** Joseph Signay à M.(Jean-Baptiste-Antoine) Ferland, curé à Sainte-Foy (Québec, 30 septembre 1837).Attendu que M.Ferland s'est engagé à payer annuellement la somme de vingt-cinq livres courant à M.(François-Ignace) Ranvoyzé, curé des paroisses de Sainte-Anne et de Saint-Ferréol, sur la côte de Beaupré, il lui confie par la présente le soin des dites paroisses.Il lui envoie copie d'une ordonnance que M\" Plessis rendit en 1801, pour déterminer la manière dont serait desservie la paroisse de Saint-Ferréol.M.Ferland aura aussi à procurer les secours de la religion à quelques familles de langue anglaise établies dans les profondeurs du Château-Richer.(Registre des lettres, v.18, p.139.) M»*1 Joseph Signay à M.(Isidore) Doucet, vicaire à Saint-François-du;-Lac (Québec, 30 septembre 1837).Il le charge de la desserte de la paroisse de L'Ile-Verte.(Registre destettres, v.18, p.140.) M\" Joseph Signay à M.(Pierre-Louis) Normandeau, vicaire à Saint-Roch-des-Aulnaies (Québec, 30 septembre 1837).Il lui confië~le\"soin de \u2022la cure et paroisse de la Pointe-du-Lac.(Registre des lettres, v.18, p.140.) 214 Archives de Québec M** Pierre-Flavien Turgeon.Acte du sous-diaconat de M.Joseph-Arsène Mayrand ; du diaconat de M.Louis-Edouard Bois ; de la prêtrise de M.Denis Marcoux (dans la cathédrale de Québec) (Québec, 1\" octobre 1837).(Registre M.i.70 r.) M*1 Joseph Signay à M\" J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 2 octobre 1837).Le nouvel évêque élu de Charlottetown est en route pour Montréal avec son vicaire général, M.(Antoine) Gagnon.Il parait que M\" McDonald serait en faveur de l'organisation d'une province ecclésiastique dont l'évêque de Québec serait le métropolitain.Il ne croit pas que le temps soit venu de procéder à un tel arrangement qui peut être la cause de bien des inconvénients.En effet, les diocèses qui seraient sous la juridiction de l'archevêque de Québec sont à peine organisés, et les prêtres qui y exercent le saint ministère sont, pour la plupart, des étrangers et l'évêque du lieu peut voir à leur conduite beaucoup mieux que ne pourrait le faire un métropolitain, en supposant que ces) prêtres, frappés de censure, jugeassent à propos d'en appeler au chef hiérarchique.\"Supposé, en outre, qu'il devienne urgent pour les divers diocèses du nouvel archevêché et composés de catholiques de moeurs et d'usages absolument différens de ceux des diocèses du Bas-Canada, que les évêques provinciaux se réunissent en concile, qui aura la prépondérance des voix-dans- les décisions qu'il faudra arrêter en matière de discipline, par exemple?Seront-ce deux au trois Canadiens réunis avec 4 ou 9 Irlandais ou Ecossais?Et si ces derniers insistent sur des changements ou des introductions dans notre belle discipline qui a déjà été si rudement morcelée dans les diocèses voisins, comment ces évêques en minorité, et obligés de céder à la majorité décidante, seront-ils vus de leur clergé, et, par suite, du peuple canadien qui crie au changement de religion à la moindre innovation?\" S'il s'agissait de diocèses organisés comme en Europe, il serait d'une autre opinion, mais, pour le moment, il croit que le projet en question ne servira qu'à attirer les critiques à l'évêque actuel de Québec.Voilà ce qu'il pense de ce projet dont l'exécution prématurée rie produira aucun bien réel.(Registre des lettres, v.18, p.141.) M\" Ange Mai à M\" Joseph Signay, archevêque de Québec (Rome, 3 octobre 1837).Il lui envoie la réponse au sujet de l'onction des reins dans l'administration du sacrement de l'Extrême-Onction.Décret de la congrégation de la sainte Inquisition (Rome, 30 août 1837).On approuvé la remarque insérée au bas de la page 177 de l'Extrait du'Rituel de Québec, en supprimant \"à cause des graves inconvéniens qu'on rencontre ordinairement à la faire.\" (On reproduit dans ce décret la lettre de M\" Signay en date du 27 février 1837, où il explique la coutume suivie de itemps immémorial dans le diocèse au sujet de l'onction des reins.) (Cartable : Correspondance manuscrite de Rome, IV-133.) M\" Joseph Signay à M.(Pierre) Beaumont, vicaire à Rimouski (Québec, 3 octobre 1837).Il lui confie le soin de la cure et paroisse de Saint-Jean-Chrysostome.M.Beaumont voudra bien s'occuper aussi de quelques familles de langue anglaise établies dans la paroisse de Saint-Isidore et que Abchives de Québec 215 le curé de cette paroisse ne peut desservir.(Registre des lettres, v.18, p.148.) M»r Joseph Signay à M.(Marcoul-Denis) Marcoux, vicaire à Saint-François-du-Lac (Québec, 4 octobre 1837).M.Marcoux pourra exercer, en faveur des sauvages Abénaquis de la mission de Saint-François ainsi qu'à l'égard des autres sauvages de la même langue, qui se présenteront à lui, les pouvoirs ordinaires conférés aux missionnaires des sauvages.(Registre des- lettres, v.18, p.145.) M\" Joseph Signay à M.(Isidore) Douoet, curé à L'Ile-Verte (Québec, 4 octobre 1837).M.Doucet jouira des pouvoirs ordinaires des missionnaires des sauvages à l'égard de ceux établis dans les profondeurs de la paroisse de L'Ile-Verte et qui tombent sous ses soins.(Registre des lettres, v.18, p.144.) M\" Joseph Signay à M.(Louis-Pierre) Normandeau, prêtre à Québec 5 octobre 1837).Au lieu de la paroisse de la Pointe-du-Lac qu'il l'avait d'abord chargé de desservir, il lui confie le soin de celle de Saint-Léon-le-Grand.(Registre des lettres, v.18, p.144.) M8* Joseph Signay à M.(Louis-Antoine) Proulx, curé à la Pointe-du-Lac (Québec, 5 octobre 1837).Il révoque la lettre de mission qu'il avait donnée à M.Proulx pour la paroisse de Saint-Léon et le confirme dans la possession de sa paroisse de la Pointe-du-Lac.(Registre des lettres, v.18, p.145.) M*1 Joseph Signay à M.(Edouard) Montminy, prêtre, à Québec (Québec, 5 octobre 1837).Il le charge de la desserte des paroisses de Saint-François-de-Beauce et de Saint-Georges-d'Aubert-Gallion.Il pressera les gens de Saint-Georges de se mettre en état d'avoir un prêtre résidant parmi eux ; la paroisse de Saint-François est assez populeuse pour occuper à elle seule un prêtre.(Registre des lettres, v.18, p.145.) M\" Joseph Signay.Lettres d'archiprêtre en faveur de M.Georges-Stanislas Deramp, curé de Sainite-Marie-de-Beauce, pour les paroisses de Sainte-Marie, Saint-François, Saint-Joseph, Saint-Hlzéar, Samt-Georges-d'Aubert-Gallion, Saint-Bernard et Sainte Marguerite-de-Joliette (Québec, 6 octobre 1837).(Registre M.f.71 r.) M\" Joseph Signay à M.(Jean-Baptiste) McMahon, missionnaire à Sherbrooke (Québec, 7 octobre 1837).M.McMahon devra s'abstenir d'exercer les fonctions du culte dans les chapelles que la Compagnie des Terres fait construire à Salmon River, pour servir aux preachers de toutes les dénominations religieuses.Avant de permettre de construire une chapelle à Eaton, il aimerait à savoir quelle somme les catholiques de ce lieu sont capables de fournir pour cet objet; il voudrait savoir aussi ce qu'il faudrait débourser pour mettre la chapelle de Tingwick dans un état décent.Il croit qu'il est opportun de transporter la chapelle de Shipton à la rivière Melbourne, mais M.McMahon devra prendre l'avis de M.Hugh Robson sur ce point.Il aimerait bien que les catholiques de Sherbrooke fassent l'achat de la maison de M.Cutter, pour servir de logement au missionnaire.Il faudrait pour Cela que ce monsieur consentît à baisser un peu le prix 216 Archives de Quebec exorbitant qu'il demande.M.(Michel) Carrier, curé de Gentilly, s'est chargé de fournir des intentions de messes à M.McMahon.Celui-ci ne doit pas trop s'inquiéter de ce qu'on dit contre lui ; d'ailleurs, ceux qui l'ont calomnié ont été confondus, et on lui a rendu justice.(Registre des lettres, v.18, p.146.) M** Joseph Signay à M.(Louis-Marie) Cadieux, vicaire général et curé à la Rivière-Ouelle (Québec, 7 octobre 1837).Il n'a pas encore fait insinuer la donation dont M.Cadieux lui a envoyé l'expédition, parce qu'il attend l'acte que doit faire M.Painchaud de la cession pure et simple des immeubles.Il ne peut s'empêcher de demander quelle peut être la valeur des terrains que l'on accepte, à charge de faire instruire deux des enfants d'Antoine Gagnon à perpétuité dans l'école élémentaire qui sera établie dans le collège.Il s'oppose à ce que l'on accepte des fonds à charge, et sur- 5out à charge perpétuelle.Il voudrait savoir ce que l'on entend par école iémentaire, et si réellement on oblige par cette clause la corporation du séminaire de Sainte-Anne à établir cette école élémentaire; de plus, est-ce que l'on entend que ces deux enfants feront un cours complet d'études et seront pensionnaires au collège?On voudra bien s'expliquer sur cet article.Les élèves, qui viendront pour continuer leurs études à Sainte-Anne, après avoir quitté un autre collège, devront fournir un certificat de bonne conduite.\"Autrement l'établissement de Sainte-Anne passera pour le refuge des rebuts des autres maisons.\" (Registre des lettres, v.18, p.148.) M\" Joseph Signay.Acte de la tonsure de MM.Antoine-Cyprien Lebel, né à Kamouraska, le 9 mai 1811, fils de Joseph Lebel et de Marie-Modeste Pelletier; Jean-Baptiste Côté, né à SaintJHenri-de-Lauzon, te 2 février 1814, fils de Jacques Côté et de Rosalie Beaulais ; Félàx-Séverin Bardy, né à Québec, le 14 octobre 1815, fils de Mathieu Bardy et de Louise Maillet : Pierre Patry, né à Québec, le 24 septembre 1815, fils de Michel Patry et de Marie-Pélagie Ouvrard dit Laperrière (dans la cathédrale de Québec) (Québec, 8 octobre 1837).(Registre M.i.71 r.) M\" Joseph Signay.Acte du diaconat de M.Joseph-Arsène Mayrand et de la prêtrise de M.Louis-Edouard Bois (dans la cathédrale de Québec) (Québec, 8 octobre 1837).(Registre M.f.71 v.) M«r Joseph Signay à M.(François-Xavier) Delâge, curé à L'Islet (Québec, 12 octobre 1837).La fabrique a le droit de supprimer des bancs ou de les changer de place pour la décoration ou le service de l'église.C'est ce que la cour a reconnu dans plusieurs procès.De sorte que la personne de la paroisse de I/Islet, qui veut absolument avoir le banc qu'on lui a enlevé pour mettre à sa place le banc d'oeuvre, s'expose à perdre son procès si elle va en cour et de plus à des frais onéreux.M.Délâge lui fera comprendre ces raisons et lui proposera de lui donner un autre banc ou de lui remettre le prix de l'adjudication du banc qu'on lui a enlevé.(Registre des lettres, v.18, p.150.) M\" Joseph Signay à M.(Zéphirin) Sirois, curé à l'Ile-aux-Grues (Québec, 12 octobre 1837).Il le prie de convoquer une assemblée des Archives de Québec 217 marguilliers de sa paroisse et de leur demander de passer une résolution obligeant les anciens marguilliers qui n'ont pas encore rendu compte de leur gestion, de le faire le plus tôt possible.Il espère qu'il aura le plaisir de constater que l'on s'est rendu à sa demande lorsqu'il fera la prochaine visite pastorale à l'Ile-aux-Grues.^(Registre des lettres, v.18, p.151.) M\" Joseph Signay à M.(Thomas) Cooke, curé aux Trois-Rivières (Québec, 13 octobre 1837).Il révoque par la présente la permission donnée aux religieuses ursulines des Trois-Rivières, par sa lettre du 12 février 1834, et déclare que la dépositaire seule sera chargée de la dépense et de la recette de la maison.M.Cooke fera parvenir cette lettre à la supérieure des Ursulines qui en donnera lecture en plein chapitre.(Registre des lettres, v.18, p.151.) M** Joseph Signay.Acte de la consécration épiscopale de M** Bernard-Donald McDonald, évêque de Charlottetown, par M*\" Joseph Signay, assisté de messeigneurs Pierre-Flavien Turgeon, évêque de Sidyme, et Ignace Bourget, évêque de Telmesse (dans l'église de Saint-Patrice de Québec, le 15 octobre 1837.) (Registre M.f.73 v.) M*1 Joseph Signay à M.(Pierre) Huot, prêtre, à Québec (Québec, 16 octobre 1837).Il lui confie par la présente le soin de la cure et paroisse de Sainte-Foy.Comme une partje considérable des habitants de Sainte-Foy parlent la langue anglaise, M.Huot sera tenu dé faire les) annonces du prône en anglais comme en français, et de prêcher alternativement dans l'une ou l'autre de ces langues.(Registre des lettres, v.18, p.152.) M\" Joseph Signay.Lettres de vicaire général du diocèse de Québec en faveur de M\" Ignace Bourget, évêque de Telmesse, et coadjuteur de Montréal (Québec, 16 octobre 1837).(Registre M.f.74 r.) Requête des marguilliers de la paroisse de Beauport demandant la permission de consacrer une certaine somme des deniers de la fabrique aux frais de réparations de leur église (Beauport, 17 septembre 1837).M\" Joseph Signay.Il leur permet de prendre soixante-quinze livres courant des deniers de la fabrique aux fins mentionnées (Québec, 16 octobre 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.76 r.) M*1 Pierre-Flavien Turgeon.Acte de la prêtrise de M.Thomas-Benjamin Pelletier (dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu de Québec) (Québec, 18 octobre 1837).(Registre M.f.74 v.) M»1 Joseph Signay.Acte de la tonsure de M.Auguste Milet, né à Yamachiche, le 10 septembre 1811, fils de Joseph Milet et de Judith Leblanc (dans 'la chapelle du séminaire de Nicolet) (Nicolet, 22 octobre 1837).(Registre M.f.75 r.) M\" Joseph Signay à M.(Joseph-Onésime) Leprohon, directeur du séminaire de Nicolet (Québec, 25 octobre 1837).Il permet que la solennité de la fête de Saint-Raphaël et celle de la fête de Saint-Louis de Gonzague, au séminaire de Nicolet, soient transférées au dimanche dans l'octave de ce3 fêtes sans préjudice, toutefois, aux fêtes de l™* classe qui pourraient tomber ce jour.(En marge: \"Une réponse de Rome, du 28 décembre 1837, 218 Archives de Quebec réglant définitivement, et avec quelques changements, ce qui est provisoirement réglé dans la lettre ci-contre : ordre a été donné à M.Leprohon de s'en tenir strictement à la teneur de la dite réponse de Rome (29 mai 1838).Par une lettre en date du 4 nov.de l'année courante, M\" de Québec permet d'administrer les sacrements aux malades dans l'enclos du séminaire de Nicolet; aux domestiques, de satisfaire au devoir pascal dans la chapelle i même permission aux prêtres, ecclésiastiques et pensionnaires; enfin de chanter messes et vêpres, les dimanches et fêtes, dans la dite chapelle.Voyez pour d'autres permissions accordées au même séminaire le registre des Insinuations.\") (Lettre du 31 mai 1834).(Registre L.f.120 v.) M\" Joseph Signay à M.(Zéphirin) Lévêque, curé à la Malbaie (Québec, 26 octobre 1837).Avant d envoyer un successeur à M.(Antoine) Gosselin, à Sainte-Agnè3, il exige que les habitants de cette paroisse s'engagent, dans une requête en forme, à fournir à ce curé un supplément de dime qui lui permettra de vivre d'une manière convenable.En attendant qu'il puisse envoyer un nouveau curé à Sainte-Agnès, il prie M.Lévêque de se charger de l'administration de cette paroisse.(Registre des lettres, v.18, p.155.) M\" Joseph Signay à M.(Jean-Louis) Alain, missionnaire à Paspébiac (Québec, 27 octobre 1837).Il apprend avec plaisir que les habitants de Paspébiac sont décidés de faire les réparations requises à leur église et au presbytère.Lorsque la nouvelle église qu'ils se proposent de construire sera terminée, ils pourront se servir de l'ancienne comme salle publique.Ils se sont engagés en 1824 à donner à leur missionnaire un demi-quintal de morue par chaque barge employée à la pêche.Il compte sur leur ponctualité à s'acquitter fidèlement de cette obligation.(Registre des lettres, v.18, p.156.) M11 Joseph Signay à M.(Pascal) Pouliot, missionnaire à Bonaventure (Québec, 28 octobre 1837).Il est heureux d'apprendre que les paroissiens de Bonaventure ont décidé de donner à leur missionnaire un demi-quintal de morue par chaque famille, sans préjudice des cinq chelins qui doivent lui être donnés par chaque famille.M.Pouliot pourra recevoir ce supplément de leur part.(Registre des lettres, v.18, p.157.) M\" Joseph Signay à M.(Joseph-David) Déziel, curé à Saint-Pierre-les-Becquets (Québec, 30 octobre 1837).Il ne peut approuver la requête des syndics de la paroisse de Saint-Pierre, où ;ils demandent d'être autorisés à ajouter deux tours à la nouvelle église et à consacrer 100 à 150 louis des fonds de la fabrique pour cette nouvelle construction.Il ne voit pas de nécessité de construire ces deux tours dont la construction coûtera plus que la somme que l'on demande d'y consacrer.Si, néanmoins, les paroissiens persistent dans leur idée, il faudra lui présenter une nouvelle requête à cet effet; il faudra y ajouter une résolution du corps des marguilliers autorisant cette dépense en plus ; on devra s'assurer aussi si le3 fondations de la nouvelle église sont assez fortes pour soutenir les deux masses considérables dont on veut la charger.S'il exige toutes ces dé- Abchives de Quebec 219 marches, c'est afin d'éviter le retour des troubles qui ont affHgé cette paroisse pendant si longtemps.(Registre des lettres, v.18, p.157.) M\" Joseph Signay à M.(Joseph-Etienne) Cécile, curé à Saint-François-Rivière-du-Sud (Québec, 4 novembre 1837).Il ne peut approuver le prêt de l'argent de la fabrique que les marguilliers de Saint-François demandent de faire à un particulier de la paroisse, parce qu'il a constaté que ces genres dè prêts sont souvent désavantageux aux fabriques.(Registre des lettres, v.18, p.155.) Mïr Joseph Signay à M.(Siméon-Germain) Marceau, curé à Saint-Simon (Québec, 7 novembre 1837).Il lui explique les procédures à suivre pour l'adjudication à un mineur d'un banc dans l'église.M.Marceau devra faire publiquement au prône la lecture du décret Tametsi suivant l'intention de la cour de Rome.(Registre des lettres, v.18, p.160.) M.\" Joseph Signay à M.(Louis-Marie) Cadieux, curé à la Rivière-Ouelle (Québec, 7 novembre 1837).Ce n'est pas son intention de blâmer les procédés de l'assemblée du 12 octobre de la corporation du clergé de Sainte-Anne, ni celle du 5 septembre, dans laquelle MM.Cadieux, Varin, Painchaud, Boissonnault et Brodeur se sont déterminés à organiser la ditt corporation et à recevoir }es fonds que M.Painchaud a bien voulu leur livrer.Tout de même, il ne peut s'empêcher de l'informer qu'il est absolument opposé à recevoir, pour des établissements nouveaux, des dons onéreux et à charge perpétuelle ; que, dans le cas présent, il ne veut pas être considéré Comme ayant concouru à charger le collège de Sainte-Anne de l'obligation de payer la somme de 400 louis courant, ni à agréer la donation par M.Painchaud d'un fonds portant à perpétuité la charge de donner l'éducation à deux enfants.\"Comme l'établissement de Sainte-Anne devait être livré à la Corporation exempt de toute dette, au moyen de 600 louis courant octroyés par la Liégislature suivant la déclaration officielle faite par M.Painchaud, donateur, aux trois branches de la Législature en 1835, et comme la dite somme de 600 louis a été vraiment accordée à cette fin par la Législature, j'entends que la présente déclaration servira à me garantir de toute responsabilité par rapport à l'engagement de £400 et qu'elle me lavera de tout reproche qui pourrait être fait à l'évêque actuel de Québec, à l'égard des charges imposées sur l'établissement de S\".Anne par les messieurs qui, jusqu'à présent, ont composé le bureau de cette Corporation et ont agi comme membres du dit Bureau.\" M.Cadieux fera lecture de la présente lettre aux messieurs qui composent actuellement la corporation du séminaire de Sainte-Anne.(Registre des lettres, v.18, p.163.) M\" Joseph Signay.Réponses aux questions posées par la révérende Mère Saint-Anselme, supérieure de l'Hôpital général de Québec (Québec, 8 novembre 1837).(Registre M.i.75 v.) M\" Joseph Signay à M.(Louis-Pierre) Normandeau, curé à Saint-Léon (Québec, 8 novembre 1837).Il voit avec plaisir que M.Normandeau travaille à mettre en ordre les affaires de la fabrique de Saint-Léon qu il a trouvées dans un si pitoyable état, lors de sa dernière visite.Il le prie de voir à ce que les ordonnances qu'il a alors rendues soient exécutées 220 Archives de Quebec ponctuellement à mesure que les moyens de la fabrique le permettront.(Registre des lettres, v.18, p.164.) M** Joseph Signay à M.(James) Harper, vicaire aux Trois-Rivières (Québec, 9 novembre 1837).C'est son intention de charger M.Harper, dès le printemps à venir, du soin de la mission des sauvages Montagnais de Wemontachigan.Il espère que M.Harper se rendra volontiers au désir de son évêque et qu'il se mettra en rapport aussitôt que possible avec M.Dumoulin, curé d'Yamachiche, afin de faire d'avance ses préparatifs.(Registre des lettres, v.18, p.167.) M** Joseph Signay à M.(Godefroy) Tremblay, prêtre à l'Ile-aux-Coudres (Québec, 10 novembre 1837).Puisque l'état de santé de M.Tremblay ne lui permet pas de se rendre à l'église, il l'autorise d'avoir une chapelle privée dans la maison qu'il habite et d'y célébrer les saints mystères.Il lui énumère les conditions suivant lesquelles cette permission lui est accordée.(Registre des lettres, v.18, p.168.) M*1 Joseph Signay à Son Eminence le cardinal Fontana, préfet de la congrégation de la Propagande, à Rome (Québec, 11 novembre 1837).Il lui annonce qu'il a donné le 15 octobre dernier la consécration épiscopale à M.Bernard-Donald McDonald, évêque élu de Charlottetown, dans l'église de Saint-Patrice de Québec, étant assisté de M\" P.-F.Turgeon, son coadjuteur, et de M\" Ignace Bourget, évêque de Telmesse et coadjuteur de l'évêque de Montréal.Il avait reçu sa profession de foi le jour précédent.(Registre des lettres, v.18, p.169.) M*1 Joseph Signay à M*1 J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 14 novembre 1837).Il a reçu les députés de M\" Lartigue avec les égards dus à leur rang, et avec la considération due à l'objet de leur mission.Avant de se prononcer en faveur duprojet de pétition dont ils sont porteurs, il veut consulter le clergé du diocèse de Québec, et désire que M.** Lartigue fasse de même à Montréal.Si le clergé des deux diocèses se prononce contre l'opportunité de la mesure, il faudra aviser à autre chose.\"Là première apparition de la requête fera fourmiller nombre d'écrits injurieux au caractère du clergé ; entraînera certainement une dissension où il faudra développer les motifs qui en ont été la cause, et spécifier ce que l'on demande au Gouvernement : et il faudra dire à celui-ci que ce n'est pas un Conseil électif.C'est là la pierre de touche.Cependant, avant une réponse, l'irritation n'en sera pas moins vive.De Gouvernement ne sera pas flatté de l'espèce de reproche qu'on lui fait, en lui demandant de hâter ses faveurs, vu qu'il ne reconnaît maintenant aucun tort dans ce délai, mais qu'il l'attribue entièrement à la faute du peuple ou de ses représentans, comme il l'a dit à vos députés.Il a lieu de reprocher aux patriotes d'avoir méprisé l'intervention de la Commission qu'il avait chargée de connaître les griefs sur les lieux.En outre, quelques-uns verront cette demarche sous le rapport d'intérêt particulier du clergé pour la conservation de ses dîmes, etc; d'autres y verront un encouragement pour le peuple à s'agiter davantage, puisqu'il pourra dire alors : \"Le clergé proclame lui-même la réalité de nos griefs, et dans lë fonds ne nous désapprouve pas dans notre agitation.\" En Archives dis Québec 221 général cette démarche sera considérée comme politique.\u2014 Les ultrapatriotes la verront certainement de même; et loin d'y reconnaître notre esprit d'intercession, ils sauront, comme ils le font de votre Mandement, tourner et faire recevoir la chose à leur façon, c'est-à-dire, sous un point de vue hostile à l'intérêt du peuple.J'ai encore fait valoir plusieurs autres raisons à l'appui de ma répugnance, qu'un certain nombre de mes prêtres allèguent comme moi dans la circonstance actuelle.Mais voilà l'Exécutif en chemin de faire valoir ses droits.\u2014 On vient d'em-prisoner quelques-uns de nos citoyens pour cause politique.Chez vous la force physique va opérer, tandis qu'ici on veut éprouver la valeur des lois.Quel en sera le résultat?Qui sait si l'on ne va pas dire de vos députés ce qui a été dit de votre Coadjuteur?qu'ils sont venus se concerter avec le clergé de Québec pour faire tendre plus fortement les ressorts de l'Exécutif contre le peuple?Car pour des interprêtes de la pensée et des actions du clergé, tels qu'on en a vus s'exprimer au sujet de quelques sermons, il ne faut pour les faire penser et parler ainsi que la coïncidence de l'arrivée (signalée sur les gazettes) de trois prêtres de Montréal dans cette saison, de leur visite au Château, de la convocation du clergé de Québec à leur occasion, etc.Ayez donc la bonté de considérer tout ceci devant Dieu, et de consulter comme je vous l'ai dit plus haut le clergé de Montréal, et de bien peser avec lui les expressions de la requête projetée, afin que ni vous ni moi ne recevions de reproches tant de notre clergé que de nos bons fidèles, dont quelques-uns même des plus clair-voyans en politique ont déjà exprimé qu'ils n'attendaient aucun succès de notre intervention, même d'intercession, dans la crise actuelle.\" (Registre des lettres, v.18, p.171.) M** Joseph Signay à Son Eminence le cardinal Fontana, préfet de la congrégation de la Propagande (Québec, 11 novembre 1837) (en latin).A propos des érections du chemin de la Croix que l'on a faites dans quelques paroisses sans en dresser un procès-verbal.Il demande qu'on permette la célébration solennelle, sous le rite de seconde classe, des fêtes de Saint-Louis de Gonzague et de Saint-Raphaël.Peut-il déléguer, comme vicaire général des évêques de Charlottetown et de Tanen, aux prêtres qu'il envoie dans leurs diocèses respectifs, les pouvoirs dont il est fait mention dans l'induit en 29 articles?(Registre des lettres, v.18, p.169.) M\" Joseph Signay à M** J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 14 novembre 1837).Il a le plaisir de lui annoncer que le gouverneur lord Gosford a reçu de nouveau les députés de l'évêque de Montréal, et \"qu'il a plu à son Excellence de donner à ces messieurs un témoignage des plus marquans et des plus satisfaisans de son approbation de la mesure en question (le projet de requête) et de sa disposition a transmettre à sa Majesté la pétition signée du clergé aux fins qu'on lui a fait connaître.\" Cette réponse a été transmise au clergé par M\" le coadjuteur.(Registre des lettres, v.18, p.174.) Requête des marguilliers de Saint-Autoine-de-Tilly demandant la permission de racheter certains constituts établis autrefois en faveur de la 222 Abchives de Quebec fabrique de leur église et qui sont maintenant changés de mains (Saint-Antoine-de-Tilly, 12 novembre 1837).M\" Joseph Signay.Permis pourvu que l'on prenne l'opinion d'un homme de loi sur la requête ci-dessus (Québec, 15 novembre 1837).(Registre des requête», v.I, f.79 v.) M«\" Joseph Signay à M.(Alexis) Mailloux, directeur du collège de Sainte-Anne (Québec, 15 novembre 1837).Il permet que saint Louis de Gonzague soit le patron du séminaire de Sainte-Anne.(Registre des lettres, v.18, p.174.) M\" Joseph Signay à M.(Antoine) Gosselin, junior, prêtre à Québec (Québec, 17 novembre 1837).Convaincu que c'est avec satisfaction que les paroissiens de Sainte-Agnès verront retourner M.Gosselin au milieu d'eux, il lui confie de nouveau le soin de cette cure et paroisse.(Registre des lettres, v.18, p.174.) M.\" Joseph Signay à M.(Charles) Bégin, curé à Beauport (Québec, 18 novembre 1837).Il lui confie le soin de rétablissement de Sainte-Brigitte-de-Laval situé dans les profondeurs de la paroisse de Beauport.Il ne sera tenu d'y aller qu'une fois par mois, sur semaine.M.Bégin donnera lecture de la lettre pastorale incluse aux fidèles de cette mission.(Registre des lettres, v.18, p.175.) M\" Joseph Signay.Lettre pastorale aux habitants de Saint-Brigitte-de-Laval (Québec, 18 novembre 1837) (en anglais).Depuis le départ de M.Patrick O'Dwyer, il a gémi sur l'état d'abandon où se trouvaient les catholiques de la paroisse de Sainte-Brigitte.Il lui a trouvé un remplaçant dans la personne de M.Charles Bégin, curé de Beauport, qui a accepté d'aller leur porter les secours de la religion.Il espère qu'ils se montreront généreux envers lui et qu'ils lui donneront le 26elM minot de blé et de patates qu'ils se sont engagés à fournir annuellement à leur missionnaire.(Registre M.f.78 r.) M\" Pierre-Flavien Turgeon à M\" J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 18 novembre 1837).Il suppose que l'on s'occupe à Montréal du projet d'une requête qui serait présentée au gouvernement britannique.Dans une petite note qu'il a donnée à l'éditeur du Canadien, on a ajouté quelques mots qui pourraient faire croire aux révolutionnaires que les évê-ques se mettent entièrement de leur côté, et que le clergé du Canada demande à l'Angleterre de leur accorder tout ce que ceux-ci désirent.Ce projet de requête, qu'il a, lui-même proposé aux délégués qui sont venus à Montréal, ne doit pas être pris dans le but de causer des embarras au gouvernement anglais ; on lui a même dit que le premier projet de requête aurait été préparé à la suggestion de M.Papineau qui aurait l'intention de s'en servir pour le bien de sa cause.FJn interprétant ainsi la démarche du clergé, on le mettrait dans la nécessité de s'expliquer, \"ce qu'il ne pourrait faire qu'en se déclarant ouvertement contre les demandes extravagantes auxquelles il ne peut souscrire comme celles d'un Conseil électif par exemple.\" C'est à la prière d'un des délégués de Montréal, M.Jean-Charles Prince, directeur du séminaire de Saint-Hyacinthe, reconnu comme un patriote, qu'il a supprimé, dans une note confidentielle remise au gouverneur, cette Archives de Québec 223 dernière partie, où on disait que le clergé n'avait pas l'intention dans sa requête de demander que l'on fît droit aux demandes extravagantes comme celle d'un Conseil électif.\"Je suis toujours pour la mesure, mais je ne voudrais pas qu'elle fût mal interprétée et qu'elle tendit à nous compromettre aux yeux de la plus saine partie de la population canadienne et de tous les amis de la constitution et surtout du gouvernement.\" Il fait part de ses appréhensions confidentiellement à M»* l'évêque de Montréal et le prie de lui dire si elles sont réellement mal fondées.(Cartable : Evêques de Québec, VII-35.) M\" Joseph Signay à M.(Hubert) Robson, missionnaire à Drummond-ville (Québec, 22 novembre 1837).M.Robson n'ignore pas sans doute la diatribe à peu près insignifiante que la Minerve du 26 octobre dernier a publiée, sous la signature de M.W.Vandenvelden, au sujet de la chapelle de Kihg3ey.Ceci cependant est de nature à faire réfléchir M.Robson et à l'induire à ne pas s'engager, même personnellement, dans des travaux qui regardent la communauté.Afin d'éviter toute critique, M.Robson devra remettre aux syndics (élus en conformité à l'acte de la ll*me George IV, chap.58) les huit arpents de terre donnés par divers individus pour l'église, cimetière et presbytère de la congrégation catholique' de Kingsey.Aussitôt qu'il aura accompli cette transaction, il voudra bien avertir M*r Signay.(Registre des lettres, v.18, p.176.) M\" Joseph Signay à M.(Alexis) Leclerc, curé à Saint-Michel-d'Yamas-ka (Québec, 25 novembre 1837).\"Je regrette sincèrement que les braves habitans de votre paroisse, jusqu'ici si paisibles et si irecommandables pour leur loyauté, vous laissent quelques sujets d'inquiétude en ce qui concerne l'agitation qui s'est fait sentir en quelques paroisses du district de Montréal.Heu-reusement un grand nombre des habitans de ces diverses paroisses reconnaissent aujourd'hui l'écart où on les a entraînés, et désirent qu'on agrée le repentir de leur fausse démarche.C'est plus qu'il n'en faut pour vous mettre en lieu de dire aux vôtres qu'ils prennent garde de se laisser tromper comme on l'a fait de ceux-là, Assurez-les que le Gouvernement ne demande rien autre chose que la tranquillité et la soumission aux lois ; que son désir ardent est le bonheur du peuple ; que si, dans ce moment, il soit vrai que l'Exécutif fasse marcher des troupes en quelques parties du district de Montréal, ce n'est pas à dessein de molester ou maltraiter personne, mais pour protéger les bons et fidèles sujets, pour éclairer ceux des autres qui sont dans l'erreur, et qui se sont laissés égarer en prêtant trop aisément l'oreille à des discours propres à les indisposer contre le Gouvernement, mais que toute poursuite ou action en ce genre cessera aussitôt que les pauvres malheureux, qui se sont mis dans l'embaras, reconnaîtront leur erreur, et s'empresseront de rentrer dans l'ordre.Qu'il me ferait peine d'apprendre que.la première paroisse à l'extrémité de mon diocèse me fût pas à l'unisson des autres, qui toutes, grâces à Dieu, ont donné à leur évêque et au Gouvernement le plus grand sujet de satisfaction pour leur tranquillité et leur soumission aux autorités établies.\" Il ne peut croire aussi que les habitants aient la témérité de s'emparer des deniers de la fabrique pour les employer à se procurer des» 224 Archives de Québec armes contre l'autorité à qui ils doivent fidélité.S'ils allaient jusqu'à lui demander de leur livrer l'argent de l'église, il devra résister jusqu'au bout a une pareille témérité.Si M.Leclerc croit qu'il y ait danger de ce côté, il devra, de concert avec les marguilliers et s'il en est encore temps, mettre cet argent en sûreté en quelque lieu de son district.(Registre des lettres, v.18, p.178.) M\" Joseph Signay à M.(Jean-Baptiste) McMahon, missionnaire à Sherbrooke (Québec, 27 novembre 1837).Il lui enverra une part des souscriptions de l'Oeuvre de la Propagation de la Foi pour l'aider dans la construction de ses chapelles.M.McMahon pourra accepter les dons que les protestants voudraient faire pour la construction de Melbourne, mais ne pas les solliciter.M\" Signay recevra avec plaisir la requête des catholiques d'Eaton pour l'érection' d'une chapelle.Si M.McMahon croit que les gens dont ils parlent sont décidés à y consentir, il leur demandera de fournir une contribution pour la subsistance honnête de leur missionnaire et en fixera lui-même le montant.(Registre des lettres, v.18, p.181.) M.\" Joseph Signay à M.(Charles-François) Painchaud, curé à Sainte-Anne-de-la- Pocatière (Québec, 28 novembre 1837).Depuis un certain temps, il songe à fournir un vicaire à M.Painchaud, vu que M.(François) Pilote ne peut rendre à ce dernier les services dont il aurait besoin.M.Mailloux offre de donner un logement à ce vicaire au Collège.Les membres de la corporation régleront entre eux les conditions de sa pension.Il prie M.Painchaud de lui donner son opinion sur le plan en question.(Registre des lettres, v.18, p.179.) M«\" Joseph Signay à M.(Alexis) Mailloux, directeur du collège de Sainte-Anne (Québec, 28 novembre 1837).Il lui envoie un acte qui érige au collège de Sainte-Anne une congrégation en l'honneur de la sainte Vierge.Il se réjouit d'apprendre que la chapelle intérieure du collège soit si bien fournie.\"Tous les prêtres demeurant dans la maison auront le droit d'y célébrer la messe.Quant aux prêtres étrangers, ils ne pourront la célébrer qu'autant qu'ils seront invités à dire la messe de communauté.\" On pourra y donner la communion à chaque messe, et y célébrer la messe le dimanche comme la semaine.Il souhaite que les élèves profitent bien de la retraite que M.Mailloux doit leur prêcher.(Registre des lettres, v.18, p.181.) M»1 Joseph Signay.Circulaire à messieurs les curés des paroisses situées au sud du fleuve, depuis la Pointe-Lévis jusqu'à Rimouski, au sujet du passage des troupes dans ces paroisses (Québec, 4 décembre 1837).(Registre M.f->79 r.) Publiée dans Mandements, etc., etc., des évêques de Québec, v.III, p.368.Requête des habitants de Saint-Pierre-les-Becquets demandant la permission de consacrer une certaine somme des deniers de la fabrique au paiement des frais de construction d'une nouvelle église.Liste des noms des signataires.Certificat de W.Demers et de A.-P.Méthot (Saint-Pierre-les-Becquets, 3 septembre 1837).M\" Joseph Signay.Il permet de prendre dix mille livres, ancien cours, des deniers de la fabrique aux Archives de Quebec 225 fins ci-dessus mentionnées (Québec, 26 octobre 1837).(Registre des requêtes, v.I.f.76.) Nouvelle requête des habitants de Saint-Pierre-ks-Bec-quets demandant la permission de consacrer six cents livres de plus aux frais de construction de leur.église ( Saint-Pierre-Jes-Becquets, 3 décembre 1837).M\" Joseph Signay.Permis ainsi que demandé (Québec, 5 décembre 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.83 v.) M\" Joseph Signay à M.(Jean-Louis) Beaubien, curé à Saint-Thomas (Québec, 5 décembre 1837).Il espère que les habitants de Saint-Thomas ne s'opposeront pas au passage des troupes anglaises dans leur paroisse.Il a d'ailleurs constaté lors de sa dernière visite que la tranquillité règne à Saint-Thomas.Si, dans tous les cas, il se trouvait parmi les paroissiens de M.Beaubien des esprits mal disposés, celui-ci fera tout en son pouvoir pour les détourner d'un projet mauvais dont Mgr Signay me croit pas qu'on puisse les soupçonner.(Registre des lettres, v.18, p.183.) M»* Joseph Signay à M.(Joseph-David) Déziel, curé à Saint-Pierre-les-Becquets (Québec, 6 décembre 1837).Il a reçu la requête des habitants de Saint-Pierre, il y répond sans délai.C'est avec plaisir qu'il apprend que la paix règne dans cette paroisse.Aussi, désirant donner aux fidèles de Saint-Pierre un témoignage de ses bonnes dispositions à leur égard, il permet volontiers que l'on ajoute, pour payer les frais de construction de la nouvelle église, la somme de 4.4001 en addition à celte de 10,0001 déjà consentie (formant en tout 600 louis courant).(Registre des lettres, v.18, p.183.) M\" Bernard-Donald McDonald.Copie des lettres de vicaire général du diocèse de Charlottetown, en faveur de MtT Joseph Signay, évêque de Québec (Rustico, 6 décembre 1837).(Registre M.f.84 v.) M,r Joseph Signay à M.(Louis-Onésime) Désilets, curé aux Gron-dines (Québec, 6 décembre 1837).Certainement que M.Désilets peut encourager ses paroissiens à signer une adresse au roi pour témoigner de ileur 'loyauté.Tout le clergé de Québec vient d'en signer une pour cet objet, et tous tes habitants du comté de Québec sont invités à faire de même.M.Désilets recevra bientôt un mandement prescrivant des prières ptfbliques : \"Une belle et touchante proclamation nous est envoyée de la part de l'Exécutif ; vous ne pourrez manquer de moyens de vous exprimer comme il convient après cela.Mais n'oubliez pas qu'un pasteur, qui veut conserver la confiance de son peuple et ménager son influence au milieu de lui, a besoin, dans le temps qui court, d'user de beaucoup de délicatesse et de prudence pour faire bien sentir à tous ses paroissiens, sans faire de peine à aucun d'eux, ce que le devoir, la religion et le bien du pays demandent de tout fidèle sujet dans la crise actuelle.\" (Registre des lettres, v.18, p.184.) M\" Pierre-Flavien Turgeon.Acte des ordres mineurs de MM.Georges-Louis Lemoine, Joseph Auclair, Jean-Baptiste Chartré et Magloire Lepage ; du sous-diaconat de M.Moïse Fortier ; du diaconat de M.Michel Racine (dans la cathédrale de Québec) (Québec, 10 décembre 1837).(Registre M.f.79 v.) 226 Abchives de Québec M\" Joseph Signay à M.( Jean-Louis) Beaubien, curé à Saint-Thonuu (Québec, 10 décembre 1837).Il est fort peiné d'apprendre dans quel état d'infirmité se trouve le curé de Saint-Pierre-Rivière-du-SUd, M.Daveluy.Il l'est d'autant que les paroissiens de Saint-Pierre se sont toujours montrés fort obéissants à ses ordres et méritent d'être mieux desservis que maintenant.Il prie donc M.Beaubien de se rendre à Saint-Pierre et de constater si, véritablement, M.Daveluy est réduit à l'état d'impotence qu'on dit.S'il en est ainsi, il verra à lui donner de l'assistance.En attendant, il chargera M.Cécile de vouloir bien secourir les paroissiens de Saint-Pierre avec autant de zèle que par le passé.(Registre des lettres, v.18, p.185.) M1\" Joseph Signay.Mandement ordonnant des prières publiques à l'occasion des troubles (Québec, 11 décembre 1837).(Registre M.f.80 v.) Publié dans Mandements, etc., etc., des évêques de Québec, v.III, p.369, Requête d'un groupe de paroissiens de Sainte-Agnès-de-la-Malbaie demandant la permission que leur fabrique se porte caution envers le gouvernement en faveur des pauvres de la paroisse (Sainte-Agnès, 8 décembre 1837).M.\" Joseph Signay.Permis à la fabrique de se porter caution envers Son Excellence le gouverneur en chef pour le remboursement de la somme de cent cinquante louis (Québec, 12 décembre 1837).(Registre des requêtes, v.I.f.85 v.) Requête des habitants de Sainte-Anne-de-la-Pocatière demandant la permission de construire une nouvelle sacristie.Liste des noms des signataires.Certificat de François Richard, A.-G.-L.Dancourt et R.Piuze (Sainte-Anne-de-la-Pocatière, 5 mai 1837).Commission donnée par MCT Joseph Signay à M.Louis-Marie Cadieux, curé de la Rivière-Ouelle, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 30 août 1837).Procès-verbal de M.Cadieux en conséquence de la commission ci-dessus (Sainte-Anne-de-la-Pocatière, 16 novembre 1837).M** Joseph Signay.Vu et approuvé avec certaines modifications au procès-verbal (Québec, 15 décembre 1837).(Registre des requêtes, v.I, f.80 r.) M*\" Joseph Signay à M.(Michel) Dufresne, curé à Saint-Nicolas (Québec, 15 décembre 1837).Dans les circonstances actuelles, il est nécessaire de veiller absolument sur ses paroles afin de ne pas éveiller des soupçons défavorables chez le peuple canadien.On a été jusqu'à dire aux gens de nos campagnes \"qu'il y a des prêtres qui ne désapprouvent pas les excès lamentables auxquels ont été entraînés un certain nombre de nos honnêtes et bons fidèles, qu'eni cela ils ne font que revendiquer des droits dont ils ne peuvent obtenir autrement l'exercice.\" Il a été surpris d'apprendre que le nom de M.Dufresne a été mentionné parmi ceux des personnages ayant tenu de tels propos.La chose l'a peiné et il espère que M.Dufresne lui donnera une explication qui lui permettra de contredire des assertions de cette nature.(Registre des lettres, v.18, p.187.) M«* Joseph Signay à M.(Marc) Chauvin, curé à Sainte-Anne-de.-la-Pérade (Québec, 19 décembre_1837).Il n'a pas d'objection à ce que M.(François-Xavier) Côté aille marquer un nouveau site d'église à Saint-Casi- Abohives de Québec 227 mir, puisque l'endroit actuel ne convient pas.Lorsque M.Chauvin l'avertira qu'il est en mesure de procéder à cette opération, il donnera une nouvelle commission à M.Côté.\"Je suis d'opinion que vous devez avoir égard aux dernières décisions du S4 Siège sur le prêt à intérêt lorsqu'on vous consultera sur cette matière.Ces décisions sont propres à épargner bien des embarras aux confesseurs, et ceux-ci doivent être con tens de pouvoir s'en prévaloir.\" M.Chauvin peut se dispenser jusqu'à nouvel ordre d'aller au banc d'oeuvre pour l'aspersion et l'encensement.\"Il n'y a que le cas où vous pourrez compter sur la grande probité du maître ou de la maîtresse d'école que vous pourrez 'tolérer une école mixte.Encore, faut-il qu'il soit absolument impossible de pouvoir soutenir deux écoles séparées; sans cela, il faudrait vous opposer rigoureusement à réunir ainsi les enfans des deux sexes.\" (Registre des lettres, v.18, p.187.) M\" Joseph Signay à M.(Jean-Baptiste) McMahon missionnaire à Sherbrooke (Québec, 16 décembre 1837).Il a reçu la dernière lettre de M.McMahon avec la requête des catholiques du canton d'Eaton demandant la permission de construire une église.Il accorde la permission demandée et charge M.McMahon de marquer le site de cette chapelle.Il lui enverra une procuration qui l'autorisera à recevoir, au nom de révêque, la quantité de cinq acres de terrain que M.Thomas McLeary se propose de donner pour y construire cette chapelle.M.McMahon ne doit pas exagérer à ses propres yeux les troubles qui régnent dans la Province.D'après ce qu'il sait, il n'y a rien à craindre du côté de Sherbrooke et, quand même il y aurait quelques troubles dans cette région, M.McMahon n'a pas besoin d'un exeat pour se mettre hors de danger ; il pourrait facilement se retirer aux Trois-lRivières.(Registre des lettres, v.18, p.189.) M\" Joseph Signay à M.(Jean-Baptiste) Thavenet, cornent des SS.Apôtres à Rome (Québec, 16 décembre 1837).Il attendait le retour de M.Holmes pour répondre à la lettre de M.Thavenet, en date du 27 juillet.Il a appris avec plaisir que ce dernier était disposé à régler à l'amiable les affaires de l'évêché de Québec.Il a donc l'espoir que sous peu il recevra un état exact de partage des sommes engagées dans la faillite de Londres, ainsi que celui des dividendes que M.Thavenet a eu la chance de retirer.\"Avec un tel espoir je dois vous dire de nouveau que je suis disposé à mé rapporter à votre reddition de compte, dès que vous m'aurez fait connaître les changemens survenus dans ces mêmes comptes depuis 1834 et Mr.Holmes me fait entendre que la chose vous est devenue plus facile que ci-devant.\" (Registre des lettres, v.18, p.189.) M\" Joseph Signay.Acte du diaconat de M.Moïse Fortier dans la cathédrale de Québec (Québec, 17 décembre 1837).(Registre M.f.80 v.) Le lieutenant-gouverneur sir John Harvey à l'évêque catholique de Québec (A la Maison du gouvernement à Fredéricton, N.-B., 17 décembre 1837).\"Le major général John Harvey présente ses compliments à Monseigneur l'Evêque R.C.de Québec et prie Sa seigneurie de vouloir bien accorder à M.(Antoine) Langevin, le bon et excellent prêtre de Madawaska, l'aide d'un coadjuteur dans les devoirs pénibles que lui 228 Archives de Québec impose sa sainte vocation ; il y a des services auprès des sauvages qui rendent selon l'avis de Sir John Harvey, la présence d'un second prêtre à Madawaska absolument nécessaire.En priant Monseigneur l'Evêque de lui accorder son pardon, Sir J.Harvey a l'honneur d'être de son reverend le plus obéissant et fidèle serviteur.J.H.L* governor.\" (Cartable: Gouvernement, 11-88.) M\" Joseph Signay.Acte d'érection de la congrégation de la Sainte-Vierge dans le séminaire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Québec, 18 décembre 1837).(Registre M.f.83 r.) M«* Joseph Signay.Lettres d'archiprêtre en faveur de M.Pascal Pouliot, curé des Trois-Pistoles, pour les paroisses de Cacouna, de L'Ile-Verte, des Trois-Pistoles, de Saint-Simon et de Saint-Fabien (Québec, 19 décembre 1837).(Registre M.f.84 r.) M\" Joseph Signay à M.(Louis-Marie) Cadieux, curé à la Rivière-Ouelle (Québec, 20 décembre 1837).Il a fait quelques changements au procès-verbal de M.Cadieux relativement à la grande sacristie de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Il a réduit l'exhaussement à 2% pieds.Quant à la hauteur des murs au-dessous de la sacristie, il n'a pu la déterminer vu le manque de renseignements sur ce point.\"Il ne veut pas que l'on dise qu'il a approuvé un plan énorme\", tel que celui dont il a vu la copie et qui ne peut convenir à une paroisse telle que celle de Sainte-Anne.(Registre des lettres, v.18, p.190.) M\" Joseph Signay.Circulaire adressée à messieurs les curés de Saint-Augustin, de rAncienne-Lorette, de Saint-Ambroise, de Charlesbourg, de Beauport, de la Pointe-Lé vis et de Saint-Jean-Chrysostome, les engageant à ne point célébrer la messe de minuit, par suite de l'inquiétude qui règne dans ces paroisses (Québec, 20 décembre 1837).(Registre M.f.84 v.) M** Joseph Signay.Acte de la prêtrise de M.Moïse Fortier (dans la chapelle Saint-Louis de la cathédrale de Québec) (Québec, 21 décembre 1837).(Registre M.f.84 r.) M\"* Joseph Signay à M.(Jean) O'Grady, missionnaire à Frampton (Québec, 22 décembre 1837).Il lui envoie une copie du mandement du 11 novembre dernier.Il se flatte que M.O'Grady se servira de cette lettre pastorale afin \"d'exciter de plus en plus ses paroissiens à maintenir la paix et la tranquillité dont ils1 ont eu le bonheur de jouir sous le gouvernement de l'Empire Britannique, et à s'empresser de repousser toute insinuation qui tendrait en quelque manière que ce fût, à troubler ce bonheur et cette paix et surtout pour les engager à témoigner ouvertement de leur loyauté et fidélité à ce gouvernement.\" Quant à M.O'Grady, il fera attention à prévenir tout ce qui pourrait faire naître le moindre soupçon, \"car dans ce moment un curé ne saurait être trop sur ses gardes ; et moins il se communique avec ces parleurs exaltés des privilèges du peuple, plus il se met à l'abri de tout ce qui peut lui causer du désagrément.L'exemple terrible de ce qui a eu lieu dernièrement doit être un avis salutaire pour plusieurs qui n'ont pas été assez réservés dans leurs paroles et dans leurs actes.\" (Registre des lettres, v.18, p.191.) Archives de Québec 229 M\" Joseph Signay.Lettres d'archiprêtre accordées à M.(Georges-Hilaire) Bes3erer, curé de Saint-Joachim, pour les paroisses de Saint-Joachim, de Sainte-Anne, de Saint-Ferréol, du Château-Richer et de L'Ange-Gardien (Québec, 23 décembre 1837).(Registre M.f.84 v.) M.*1 Joseph Signay à M.(Joseph-Etienne) Cécile, curé à Saint-Fran-çois-du-Sud (Québec, 26 décembre 1837).Comme les parents de M.Daveluy ont pris la détermination de transporter ce monsieur à Saint-Jean-Chrysostome pour lui donner plus facilement les soins que requiert son état, il se voit dans l'obligation de confier de nouveau le soin de la paroisse de* Saint-Pierre à M.Cécile, en attendant qu'il puisse y mettre un curé résidant, ce qui ne se fera pas probablement avant le printemps.Il l'autorise à y exercer les pouvoirs ordinaires des curés du diocèse.(Registre des lettres, v.18, p.192.) M«* Joseph Signay à M.(Hubert) Robson, missionnaire à Drum-mondville (Quebec, 26 décembre 1837).M.Robson peut certainement répondre aux critiques que l'on fait contre lui au sujet de l'allonge de l'église de Kingsey, que la chose a été approuvée par une assemblée de fabrique.Ce n'était pas conforme à l'ordonnance de 1791, mais il n'en est pas moins vrai que tous les catholiques ont consenti à construire cette église et à l'allonger ensuite sans formes légales.M.Robson peut conférer le baptême aux adultes dans les chapelles avec les cérémonies du baptême des enfants (Induit du 28 février 1836 pour 20 ans).(Registre des lettres, v.18, p.198.) M\" Joseph Signay à M1\" J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 27 décembre 1837).\"J'ai reçu l'honneur de votre dernière du 19 et, depuis sa date, j'ai eu lieu de reconnaître que vous étiez mal informé du sort du pauvre malheureux Chartier, puisque par votre suivante du 23, à mon coadj'uteur, ce prêtre, appelé indigne comme Mr.Blanchet par le Jr.Ami du peuple, n'était pas encore appréhendé.On fait courir sur son compte, sur celui de Mr.Papineau et autres les bruits affligeans de leur mort dans les bois par suite du froid et autres misères.MP le Coadjuteur a vu Lord Gos-ford au sujet des procédés employés envers Mr.Blanchet, et ce bon Lord en est d'autant plus peiné, qu'ayant eu occasion de connaître ce curé il en avait été tout satisfait, et d'avantage sous le rapport de sa loyauté, depuis qu'il avait lu sur les gazettes un extrait d'un sermon, même censuré par les patriotes, comme contraire à leur doctrine.Consolez-le, ce pauvre Monsieur, dans l'espérance que notre brave Gouverneur s'emploiera de son mieux pour faire valoir tout ce qui pourra être favorable à son élargissement.Ici, rien ne sera épargné à cet égard.Je ne sais pourquoi V.G.ne se transporterait pas auprès de Sir John Colborne, si gracieux, si poli et dont j'ai eu occasion d'éprouver des marques d'une préven™* et bienveillance particulière.Dans les dispositions que je lui connais, j'aime à croire que vous n'agiriez pas sans quelque succès auprès de ce gallant militaire, à qui d'ailleurs notre Lord Gosford va vraisemblablement écrire sur ce qui concerne ces deux prêtres.La politique même, dans les circonstances de la Province, milite en leur faveur, comme Lord Gosford le comprend bien.M\" le Coadjuteur m'a communiqué le projet de votre nouvelle adresse, ét a considéré une remarque que j'ai cru pouvoir me permettre à l'égard de 230 Archives de Québec quelques expressions qui me paraissent trop générales, et qui, en cela, peuvent exciter des réflexions amères contre Votre clergé et, qui plus est, sonner ma) aux oreilles des anglais, écossais et autres sujets britanniques du Royaume Uni.Comme je (reçois avec tous les égards possibles certaines remarques que vous me faites sur les objets que je vous soumets de temps à autre, j'espère que vous accueillerez celles-ci, avec estime, au moins, de mes intentions.A cette phrase \u2014 \"l'état de division, d'agitation et même d'insu-bordination politique dans laquelle s'est trouvée plongée cette Province\" \u2014 et à la suite \u2014 \"on a eu à déplorer l'insurrection dune partie de 6 ou 7 comtés sur le nombre de 21\".L'insubordination et l'insurrection ne semblent-elles pas, dans la cause présente, être des expressions synonimes ?Pourquoi représenter cette Province comme plongée dans l'insubordination, quand de suite il ne se trouve qu'une partie de 6 ou 7 comtés, encore du district de Montréal, qui se soit insurgée.Quelle preuve donner que les districts de Québec et des Trois-Rivières aient été plongé dans l'insubordination?Seraient-ce les assemblées qui se sont tenues à S.Thomas, à la Malbaie, à S.Grégoire et à S.François et à Yamachiche?les seules qui aient eu lieu dans le cours de l'été?Mais osera-t-on les mettre en parallèle avec celles qui ont eu lieu dans votre district?de quel oeil les Québécois et les Trifluviens se verraient-ils sur la même ligne des sujets de votre district?D'ailleurs, vous ne devez pas ignorer qu'il n'en faut pas davantage pour faire passer toute la nation canadienne pour rebelle, quand elle sera signalée comme telle par un Evêque Canadien.Au reste, si j'ai cru devoir différer jusqu'au 11 décembre à donner un Mandement à mon diocèse, touchant ce que vous avez cherché à arrêter dans le vôtre par votre Mandement du 24 octobre, c'est parce que réellement je n'en sentais aucune raison.Et, en le donnant à la suite des fâcheux événemens qui se sont passés dans votre district, j'ai expressément déclaré que, grâce à Dieu, il n'y avait qu'un petit nombre de mes diocésains qui eussent adopté la doctrine des patriotes exaltés et égarés du vôtre, que la grande majorité était fidèle et loyale.Ce document et la nouvelle adresse ne sembleraient-ils pas être en contradiction si, dans l'un, toute la province était représentée dans l'insubordination, tandis que dans l'autre, on n'aurait reconnue que très peu, non pas d'insurgés ou d'insurbordonnées, mais seulement des partisans de la doctrine de ces mêmes patriotes?Plus bas vous semblez attribuer en partie à des anciens et nouveaux sujets britanniques l'égarement de vos insurgés.Mais ce moyen de défense ne pourrait-il pas être pour les Bretons un sujet d'irritation et de mauvaise humeur contre le peuple canadien envers qui un si grand nombre est déjà disposé à en faire paraître dans l'occasion.Le tout soumis à votre considération.M\" le Coadjuteur, qui arrive du Château et qui a parlé à Lord Gosford du projet de votre adresse, lui a observé qu'elle pourrait subir quelque changement léger, et surtout en ce qui a rapport à ce qui est attribué à toute la Province, dont certainement lui-même est très éloigné de convenir.Car il déclare qu'il reconnaît que la très grande majorité du peuple canadien tient à la loyauté et désire conserver la tranquillité.\" (Registre des lettres, v.18, p. Archives de Québec 231 M**\" Joseph Signay à la révérende Mère Saint-Antoine, supérieure de l'Hôtel-Dieu de Québec (Québec, 27 décembre 1837).Il la prie \"d'avoir la complaisance de recevoir de sa part une somme de douze mille francs, argent de France, pour et au nom de M.l'abbé Thavenet, actuellement à Rome, et de la garder en dépôt dans sa maison, jusqu'à ce que le dit Mr.Thavenet en dispose lui-même soit en faveur de l'évêque de Québec soit en faveur des établi ssemens religieux du Canada, desquels ce monsieur est procureur, comme il l'est aussi des évêques ses prédécesseurs dont il est l'héritier.\" (Registre des lettres, v.18, p.197.) M** Joseph Signay à M.(Louis-Léon) Belisle, curé à Batiscan (Québec, 28 décembre 1837).M.Belisle doit exiger strictement le supplément de dîme non seulement de ceux qui se sont engagés par acte à le fournir, mais encore de ceux qui les auraient remplacés sur les terres qu'ils possédaient lorsqu'ils ont signé les actes.Pour ceux qui n'ont pas signé les actes, il se contentera de leur dire, lorsque l'occasion s'en présentera, qu'il serait de leur honneur de se conformer au reste de la paroisse, sans leur faire une obligation de conscience du paiement de ce supplément.(Registre des lettres, v.18, p.197.) M\" Joseph Signay à M«* Benedict Fenwick, évêque de Boston (Québec, 30 décembre 1837).Il lui recommande Joseph Levesque, fils d'un de ses anciens condisciples, qui se rend à Boston.Ce jeune homme appartient à une famille des plus respectables, et sa mère, qui est veuve, aimerait à ce qu'il soit fidèle à la pratique de ses devoirs religieux.(Registre des lettres, y.18, p.198.) 1838 M*1\" Joseph Signay à M, (Jean-Baptiste) Thavenet, couvent des SS.Apôtres, à Rome (Québec, 5 janvier 1838).Afin de répondre au désir exprimé par M.Thavenet au révérend M.Holmes, lors du séjour de ce dernier à Rome, de régler amicalement la question des réclamations, MBr Signay a remis entre les mains de la supérieure de l'Hôtel-Dieu de Québec la) somme de 12,000 francs, argent de France, qui, avec les divers dépôts déjà faits, permettra de remettre, à l'évêque de Québec et aux communautés, une somme qui sera moins diminuée qu'on ne l'avait d'abord appréhendé.Quant à lui, il n'a jamais prétendu avoir droit personnellement à recevoir quelque chose de ces fonds ; c'est en sa qualité d'évêque de Québec qu'il a réclamé, pour l'évêché, ce qui devait lui revenir.C'est son désir ardent de voir se terminer à l'amiable les différends qui ont pu exister dans le passé.(Registre des lettres, v.18, p.200.) M«\" Joseph Signay à M\" Ignace Bourget, évêque de Telmesse (Québec, 8 janvier 1838).Il lui transmet une copie de l'ordonnance par laquelle U a détaché, de la paroisse de Saint-Guillaume-d*Upton, le terrain dit ¦des Associés pour qu'il puisse former par la suite .une paroisse à part.En attendant, les habitants établis sur ce terrain seront desservis par le curé de Saint-Hugues.Lors de l'érection des paroisses de Benthier et de l'Ile-du-Pads, il s'est strictement attaché aux dispositions de l'acte de la 9e George 232 Archives de Quebec IV, Chap.73, qui fixe les limites des comtés et, .par suite, des districts dè la Province.La paroisse de Sorel demeure telle qu'elle était en 1722, et conserve toutes les îles qui étaient sous sa dépendance, à cette époque, à l'exception de l'île de Saint-Ignace qui lui a été enlevée lors dé 1 érection nouvelle de riledu-Pads.Par l'acte 9 George IV, les Mes1 du Maine et du Basque sont renfermées dans le comté de Richelieu, et par conséquent dans le district de Montréal.(Registre des lettres, v.18, p.204.) M\" Joseph Signay à M.(Isidore) Doucet, curé de L'Ile-Verte (Québec, 9 janvier 1838).A propos de la confrérie du Sacré-Coeur établie dans sa paroisse, il faut, pour que les fidèles puissent gagner les indulgences attachées à cette confrérie, que leurs noms soient inscrits dans un registre spécial et que la confrérie ait un directeur lui-même associé.Quant à ce qui concerne la mission de Chicoutimi, il ne peut assurer à M.Doucet s'il en sera chargé durant le prochain été.Il se peut qu'il y envoie un autre prêtre.(Registre des lettres, v.18, p.201.) M«* Joseph Signay à Sir John Harvey, lieutenant-gouverneur du Nou-veau-Brunswick (Québec, 9 janvier 1838).Il a reçu sa lettre du 17 décembre dernier.Quoique le Madawaska ne soit plus compris dans les limites du diocèse de Québec, il aurait été heureux de se rendre à la demande de sir John Harvey, et dè donner un assistant à M.(Antoine) Langevin; mais la pénurie de prêtres qui existe dans le moment ne lui permet pas de rendre ce service à la loyale population de Madawaska.Cependant, il ne perdra pas de vue la demande de sir John Harvey et il y aura égard aussitôt qu'il aura un prêtre à sa disposition.(Registre des lettres, v.18, p.202.) M\" Joseph Signay à M»1 B.-D.McDonald, évêque de Charlottetown (Québec, 9 janvier 1838).Il a reçu sa lettre du 6 décembre 1838, ainsi que les lettres le nommant vicaire général du diocèse de Charlottetown, Il lui envoie une copie du mandement qu'il a coutume de publier à l'occasion de la visite des paroisses, aussi une copie du mandement publié récemment à la suite des malheureux événements qui ont eu lieu à la rivière Chambly.Il a lu avec intérêt le mandement que M\" McDonald a adressé à ses fidèles, lors de son intronisation dans le diocèse de Charlottetown.Il a écrit au lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, sir John Harvey, qu'il enverrait un assistant à M.(Antoine) Langevin, missionnaire à Madawaska, aussitôt que ses moyens le lui permettraient.(Registre des lettres, v.18, p.203.) M\" Joseph Signay à M.(Pierre) Bédard, curé à Saint-François-du-Lac (Québec, 13 janvier 1838).Daprès divers arrêts rendus en France, l'ex-seigneur de Saint-François ne peut réclamer les droits honorifiques qui sont personnels et attachés aux seuls personnages qui se partagent la seigneurie.Si, par le passé, on a rendu des honneurs à certains ex-seigneurs, ceci a été fait contrairement aux règlements du 8 juillet 1709 et du 27 avril 1716, qui sont très particuliers sur ces cas.(Registre des lettres, v.18, p.205.) M\" Joseph Signay.Lettre pastorale aux habitants de Sainte-Catherine-de-Fossambault (Québec, 15 janvier 1838).Il leur enjoint de payer annuelle- Abchives de Quebec 233 ment à leur curé, M.Hugh Paisley, outre la dime légale, celle des patates (au cinquantième minot) qu'ils récolteront sur leurs terres.(Registre M, f.85 v.) M.C.-F.Cazeau, secrétaire, à M.(Jean-Baptiste) Morin, marguillier en charge à Saint-Pierre-Rivière-du-Sud (Québec, 15 janvier 1838).M** l'évêque de Québec reconnaît les droits qu'ont les paroissiens de Saint-Pierre d'avoir un curé résidant au milieu d'eux, mais il lui est impossible, dans les circonstances actuelles, de leur en procurer un, faute de sujet dont il peut disposer.Ce serait donc inutile de lui présenter une requête pour lui demander de placer un curé résidant à Saint-Pierre (Registre des lettres, v.18, p.206.) M.C.-F.Cazeau à M.(Jacques) Nelligan, curé à Saint-Sylvestre (Québec, 17 janvier 1838).Il répond au nom de l'évêque de Québec à une série de questions relatives aux concessions des bancs dans l'église paroissiale.Il y traite surtout du banc du premier capitaine.Autre réponse concernant les officiers nommes par le gouvernement pour recevoir le serment d'allégeance dans les paroisses.\"Il n'y a qu'eux qui aient le droit de le recevoir, jusqu'à ce que la même autorité prescrive la prestation de ce serment, personne n'est obligé de le prêter.Si, cependant, l'on exigeait ce serment de vos paroissiens, il serait de la prudence de les exhorter à le prêter.Dans les malheureuses circonstances où se trouve le pays, on ne saurait montrer trop de loyauté.\" (Registre des lettres, v.18, p.207.) M11 Joseph Signay à M.(Michel) Carrier, curé de la Baie-du-Febvre (Québec, 19 janvier 1838).La question: \"savoir si le premier capitaine doit payer une rente annuelle pour le banc qu'il occupe d'office et en cette qualité a été agitée dans un grand nombre de fabriques.Quoique nos premiers capitaines de milice d'aujourd'hui soient bien dîf férens de ce qu'étaient anciennement les capitaines de la côte et les baillif s, l'ordonnance de M,\" Briand, du 17 août 1776, les mettait sur le même pied, à l'invitation du gouverneur de la province.Depuis quelques années, les Cours ont décidé que le 1er capitaine jouirait du banc d'honneur accordé gratis par l'ordonnance précitée, mais en payant à la fabrique, pour le dit banc, une rente annuelle égale à la plus forte rente payée par un des bancs de la même église.Quelques capitaines ont voulu contester la prétention des fabriques à cette rente, et ils ont été condamnés à la payer et aux frais et dépens.\" (Registre des lettres, v.18, p.209.) M«r Joseph Signay à M.(Théodore) de Laporte, à Londres (Québec, 19 janvier 1838).\"Vous avez été informé sans doute des troubles politiques qui ont éclaté dans notre chère patrie, durant les deux derniers mois de 1837, par suite des pernicieuses doctrines disséminées par de prétendus amis du peuple au milieu de nos bons et paisibles habitans, trop peu éclairés pour en avoir prévu les funestes conséquences.Un certain nombre d'entr'eux, des comtés de Richelieu et du Laïc des 2 Montagnes, en ont été les tristes victimes, en rougissant leur propre sol de leur sang, et fournissant aux autres; l'horrible spectacle de l'incendie et du pillage.Le Seigneur dans sa miséricorde a eu pitié de notre peuple, encore si généralement ver- 234 Archives de Québec tueux.Sa providence a paru pour lui d'une manière toute particulière.L'hiver s'est montré sans neige et sans rigueur; le fleuve s'est prêté jusqu'au 11 décembre au transport des effets désirés, dans les quartiers ci-dessus mentionnés pour opposer une forte résistance aux insurgés.Le Gouvernement local, par sa sagesse et par l'activité de ses officiers, a su profiter de ces avantages pour étouffer la guerre civile dans ses commence-mens si désastreux.Les chefs des rebelles sont ou fugitifs dans les Etats voisins ou emprisonnés avec un certain nombre de leurs adherens.Enfin le calme et la tranquillité paraissent rétablis dans notre Province.Nous espérons qu'ils se rétabliront aussi dans celle du Haut-Canada, où des docteurs d'un patriotisme aveugle n'ont que trop réussi à faire de l'agitation, et à fomenter l'insurrection qui a aussi éclaté en Décembre dernier, dans cette Province.\" Il l'informe des nouvelles démarches qu'il vient de faire auprès de M.Thavenet pour engager ce monsieur à terminer amiablement avec lui les affaires de Pévêché de Québec.Il lui a écrit longuement depuis le retour de M.Holmes.Maintenant que l'affaire est sortie des mains des avocats, il espère que M.Thavenet reconnaîtra qu'il est allé beaucoup trop loin et qu'il se prêtera à un accommodement final.\"Du reste j'ai fait peu de cas des réflexions que ce digne prêtre, auquel nos communautés ont tant d'obligation, a pu se permettre sur mon compte, dans l'intime conviction que je n'y avais nullement donné occasion.\" Il se prêtera volontiers à ce que M.Thavenet désire, à savoir que M.de Laporte soit récompensé par un certain partage dans les sommes qui reviennent aux communautés et à l'évêché de Québec, pour le travail qu'il s'est imposé en leur faveur.Tout de même, il est loin de regarder ce partage comme une reconnaissance adéquate de tous les services rendus par M.de Llaporte.\"L'évêquè^de Québec, en particulier, n'oubliera jamais ce qu'il vous doit pour son évêché, depuis qu'il a eu l'avantage d'être en connaissance et en rapport avec vous.\" (Registre des lettres, v.18, p.212.) M»* Joseph Signay à M\" Ignace Bourget, évêque de Telméssé, coadjuteur de Montréal (Québec, 20 janvier 1838).Il l'autorise à conférer les ordres mineurs et majeurs à ceux des sujets du diocèse de Québec qu'il en jugera dignes, du moment qu'ils auront été admis à les recevoir par l'évêque de Québec.(Registre des lettres, v.18, p.211.) M** Joseph Signay à M\" J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 20 janvier 1838).M.(Jean-Baptiste) McMahon, missionnaire de Sherbrooke, demande son exeat et prétend que, lors de son ordination, il ne s'est pas engagé à exercer le ministère dans cette Province, mais qu'il s'est réserver la liberté de déployer son zèle où bon lui semblerait.Comme c'est M\" Lartigue qui l'a ordonné, il aimerait à savoir si ce monsieur ne s'est pas engagé, comme les autres sujets admis à la prêtrise, à servir sous les ordres de son évêque.Il a fait imprimer en grand nombre le dernier mandement de M\" Lartigue afin de le répandre parmi le peuple.(Registre des lettres, v.18, p.211.) M.C.-F.Cazeau, prêtre, secrétaire, à M.Michel Biais, marguillier en charge à Berthier (Québec, 26 janvier 1838).M«* l'évêque de Québec a Abchives de Québec 235 été informé que le presbytère de Berthier est presque constamment rempli de fumée, par suite du mauvais état des cheminées.Sa Grandeur désire que le marguillier en charge convoque aussitôt que possible une assemblée des marguilliers de la paroisse, pour leur proposer de prendre immédiatement les mesures requises pour faire disparaître cet inconvénient.(Registre des lettres, v.18, p.216.) .M\" Joseph Signay à M\" J.-J.Lartigue, évêque de Montréal (Québec, 2 février 1838).Il ne donnera pas d'exeat à M.(Jean-Baptiste) McMahon.\"M\" de Telmesse (M1\" Ignace Bourget) nous a donné une très affligeante narration des excès criminels et sacrilèges qui ont eu lieu à St.Benoît, et de l'état pitoyable du service divin par suite de tous ces tristes événemens.Je ne sais si V.G.a écrit à Lord Gosford au sujet de son départ.Nous avons été Je voir en corps, il y a quelques jours, Mr.de Sidyme et moi avions jugé à propos de le voir séparément du reste du clergé, la semaine précédente.En lui témoignant la reconnaissance dont nous étions pénétrés pour ses attentions à répondre aux différentes demandes relatives aux établissements religieux, j'ai pris la liberté de parler particulièrement de ce que nous croyons lui devoir personnellement dans l'affaire de la séparation civile de nos diocèses.J'ai engagé le Séminaire de Nicolet à lui adresser aussi un petit témoignage de reconnaissance pour certaines attentions assez marquantes dont il a honoré cet établissement, sans omettre son intervention pour l'introduction de nos instrumens de physique, francs de droits de douane.Il ne partira que la semaine prochaine, en sorte que vous avez encore le temps de lui écrire, si vous le jugez convenable, ou, supposé que V.G.ne l'ait pas déjà fait.M«r le Coadjuteur doit le revoir avant son départ, et je m'attends à le voir chez moi aussi d'ici à ce temps, et je prendrai sur moi de lui raffraîchir le souvenir de la requête qu'il a eu la bonté de faire passer en Angleterre dans votre intérêt.C'est un sincère ami du clergé que nous perdons par son départ.J'ai des preuves certaines de sa disposition favorable pour lui et de l'estime qu'il en conçoit.J'ajoute avec bien d'autres qu'il est fâcheux pour le pays que l'on n'ait pas goûté ses dispositions également favorables au peuple Canadien qu'il estime, en regrettant la déception dont il a été la malheureuse victime.\" Le gouvernement, afin de remercier la Providence de la restauration de la tranquillité dans la province, veut lancer une proclamation décrétant un jour d'action de grâces.Après entente avec M).Walcott, le secrétaire civil du gouverneur, et le lord évêque Mountain, il a été décidé que la chose aura lieu lundi, le 26 février courant.Il aimerait qu'elle eût lieu ce même jour dans le diocèse de Montréal.(Registre des lettres, v.18, p.217.) M.F.-H.Belle-Isle, assistant-secrétaire, à M.(Pierre) Duguay, curé à Champlain (Québec, 2 février 1838).M«* l'évêque de Québec lui a transmis une copie authentique du jugement de la cour d'appel dans l'affaire de la fabrique de Champlain avec M.Dubord.Il lui envoie maintenant une lettre de M.Duval, avocat de la fabrique, exprimant son idée au sujet de la prochaine reddition de comptes du marguillier, de 1835, et qui laisse entendre \"que M.Duval regarde comme incontestable son usage constant de 236 Archives de Québec 'la fabrique de n'admettre à la reddition des comptes aucune autre personne que les marguilliers de kt paroisse de Champlain.\" (Registre des lettres, v.18, p.219.) M«* Pierre-Flavien Turgeon à M.(Charles-Joseph) Asselin, curé i l'Ile-aux-Coudres (Québec, 3 février 1838).Il a reçu sa lettre du 31 janvier, ainsi que l'adresse de ses paroissiens qu'il voudrait faire présenter au gouverneur, par l'entremise de M\" Turgeon.Lord Gosford vient de laisser les rênes du gouvernement et ainsi ce n'est plus le temps de lui présenter une adresse; d'ailleurs, cette requête n'est pas conçue en termes convenables \"et quand même il serait encore le temps de la présenter à lord Gosford, je ne croirais pas devoir le faire parce que je suis assuré qu'il a encore une trop grande idée de la loyauté des Canadiens, malgré la révolte ouverte à laquelle quelques mauvais sujets ont porté un petit nombre d'entre eux, pour qu'une adresse ainsi conçue soit de son goût.11 est trop glorieux de porter lui-même au pied du trône de Notre Souverain des témoignages de fidélité d'un peuple qui ouvre les yeux à la lumière, après avoir été indignement trompé depuis quelques années, par un parti de factieux, pour joindre de bon coeur à ces témoignages une pièce tendant à les démentir.S'il reste encore chez nous quelques misères de famille, de grâce ne les mettons pas' au jour et ne donnons pas à nos ennemis, qui malheureusement sont maintenant en grand nombre, des armes pour nous battre et nous écraser!.Vous avez de votre représentant une toute autre idée que celle que nous en avons ici.Soyez persuadé que dans les deux dernières sessions du parlement, il a montré plus de bons sens que la fougueuse majorité à laquelle on peut en bonne justice attribuer nos malheurs.Je me persuade que vous avez été mal informé sur le compte de M.(André) Cimon.Tout ce que je lui' reproche, moi, c'est d'avoir voté les misérables 92 résolutions, sans en appercevoir toute la tendance ; mais il est revenu, comme bien d'autres, et je crois pouvoir vous dire, je crois même devoir vous dire pour le bien de mon pays que, si on nous laisse notre constitution, votre comté sera infiniment mieux représenté par ce brave homme qui a d'ailleurs des intérêts de fortune à ménager, que non pas par quelque jeune écervelié de la catégorie de ceux qui, au lieu de se promener aujourd'hui dans nos rues, devraient être logés dans la prison.\" Il ne faut pas parler du serment de fidélité dans cette adresse ; il n'a encore été exigé que dans un très petit nombre de paroisses du district de Québec, et à Québec même les magistrats n'en ont pas encore parlé.Il se chargera volontiers de présenter à l'administrateur une nouvelle adresse des habitants de l'Ile-aux-Coudres \"pourvu qu'elle soit conçue à peu près dans les termes de celles que vous voyez sur les gazettes, qu'elle ne renferme pas d'accusation contre un homme dont la politique est goûtée par les amis du pays, et que vos paroissiens n'y aient pas l'air de concentrer toute là loyauté du pays dans leur île.\" Il regrette que M.Asselin ne se soit rendu à Québec.\"Vous yi auriez entendu et vu ce que votre isolement ne vous permet ni de voir ni d'entendre.Peut-être vous sériez-Vous convaincu par vous-même que le jugement que vous avez porté sur la loyauté du pays vient de cet isolement qui, d'ailleurs, il faut en Abchives de Québec 237 convenir, vous a été bon à quelque chose ; car je ne doute guère que vous ne lui deviez le bonheur de n'avoir pas vu endoctriner vos bons et paisibles paroissiens par ces boute-feux factieux qui ont fait tant de mal ailleurs et qui, peut-être, vous auraient communiqué une petite part de .4 s.(Registre des lettres, v.18, p.250.) * M\" Joseph Signay à M.(François-Xavier) Delâge, curé à L'Islet jani-viei-1839).Il a reçu là lettre du comte dé Durham, du 24 octobre dernier, contenant un mémoire qui.lui avait été présenté par les évêques catholiques romains du Bas-Canada, au sujet du salaire des missionnaires des sauvages dç cette province.Sir- John Colborne avertira les évêques que, bien que le gouvernement de Sa Majesté ait été forcé d'enlever les allocations pour pré^ sents aux, sauvages, il n'a pas l'intention, pour le moment, de'priver les missionnaires des sauvages, à Ristigouche, à Lorette et à Montréal, des sa^ laires qui leur ont été alloués jusqtriicî; sur les argents votés chaque année par le parlement'pour le département des Indiens du Canada.(Cartable: Gouvernement, 11-100et 101.) M** Joseph Signay à M (Urbain) Orfroy, curé à Saint-Vallier (Québec, V mars 1839).C'est aux marguilliers qu'il appartient d'administrer les deniers'de là fabriqué, et non pas aux habitants de la paroisse.Ainsi, si, l!ôn désire faire des réparations: à l'église et à son clocher, c'est aux.marguilliers à en faire la demandé à l'évêque ,a,u moyen.d'uhé requête, après une assemblée dont lés délibérations seront consignées dans un, acte dressé\"K cette fin.' lorsque cette formalité aura été remplie, l'évêque pourra envoyer un commissaire sur lès lieux pour mieux connaître les dispositions de la population, èt pour prévenir lès difficultés qui pourraient s'élever parmi les paroissiens'.'(Rcgistrè'dès lettres, v\\ 18, pAf2.) Mf Joseph Signay â M.(Antoine) Gosselin, senior, curé à Saintrjean, 298 Abchives de Québec île d'Orléans (Québec, 2 mars 1839).M.Gosselin a agi avec sagesse en.s'opposant à ce que les marguilliers fassent des prêts d'argent au moyen des deniers de la fabrique.Le Rituel de Québec le défend expressément jdous , peine d'excommunication.(Registre des lettres, v.18, p.473.) M«* Joseph Signay.Acte des ordres mineurs (22 février), du sous-diaconat (23 février), du diaconat (25 février), et de la prêtrise (3 mars' 1839) de M.Clovis Gagnon (dans la cathédrale de Québec).(Registre M, f.123 r.et 124.) M.** Joseph Signay à M** Ignace Bourget, évêque de Telmesse, à Montréal (Québec, 4 mars 1839).Il lui envoie des copies d'une lettre qu'il vient de recevoir du secrétaire du gouverneur.\"Il paraîtrait que lord Glenelg aurait eu dessein de répondre par sa dépêche no 44, du 22 janvier dernier, à une partie du mémoire que les évêques de Montréal, de Sidyme et moi adressèrent à lord Durham dans le mois d'octobre dernier.Je vous adresse ces copies en cas que sir John Colborne n'en ait pas adressé de pareilles à M«* de Montréal.\" M.(Jean-Baptiste) McMahon lui a donné des explications assez satisfaisantes sur l'incident de Sherbrooke.M*1 Provencher redemande M.Belcourt pour les missions de la Rivière-Rouge.(Registre des lettres, v.18, p.474.) M.C.-F.Cazeau, secrétaire, à M.Joseph Nolin, marguillier en charge, à la Poime-Lévis (Québec, 6 mars 1839).M\" l'évêque de Québec ne peut se rendre aux désirs des paroissiens de la Pointe-Lévis et leur laisser comme curé M.(Georges-Antoine) Belcourt, dont ils savent s» bien apprécier les services.Monseigneur ne croit pas devoir le refuser à M\" de Juliopolis qui le demande pour les missions des sauvages de la Rivière-Rouge.(Registre des lettres, v.18, p.475.) M1* Joseph Signay à M.(Sévère-Hospice) Dumoulin, curé à Yama-chiche (Québec, 6 mars 1839).La Notice suf les missions a été enlevée en quelques jours.On n'en a pas assez d'exemplaires pour Servir ceux qui la demandent.Son impression a déterminé un grand mouvement en faveur de l'Oeuvre de la Propagation de la Foi, et les aumônes affluent.M.(Georges-Antoine) Belcourt, animé d'un saint zèle, est décidé à retourner à la Rivière-Rouge, malgré l'opposition qu'il rencontre de la part de ses parents.M\" de Juliopolis a reçu un cadeau assez gracieux de la part de la société de Lyon.M\" Signay voudrait bien trouver un missionnaire dévoué pour remplacer à la Rivière-Rouge celui qui sera probablement rappelé.\"Quant à M.Poiré qui n'en cède pas en zèle à son digne modèle, il vous fera visite dans le cours de la semaine prochaine, se rendant au lac des Deux-Montagnes pour se former à la langue dont il doit faire usage conjointement avec un Mr- Moreau (Hippolyte) dans la prochaine mission de Témiscaming, Abitibi et le Grand Lac, où il est destiné d'exercer le saint ministère.Encouragez ce brave et généreux serviteur des missions qui y va, comme Mr Belcourt, sans autre disposition que celle de faire la volonté de Dieu dans celle de ses supérieurs.\" (Registre des lettres, v.18, p.475.) M\" Joseph Signay à M.(Georges-Antoine) Belcourt, curé à la Pointe-Lévis (Québec, 8 mars 1839).Il félicite M.Belcourt des excellentes dis- Archives de Québec 299 positions qu'il manifeste et du zèle dont il fait preuve en acceptant, avec autant de dévouement, d'aller continuer l'oeuvre de l'évangélisation des sauvages de la Rivière-Rouge.(Registre des lettres, v.18, p.477.) M.*1 Joseph Signay à M.(Charles) Bégin, curé à la Rivière-Ouelle, (Québec, 8 mars 1839).Il désirerait faire lever un plan figuratif du terrain situé auprès de l'église de la Rivière-Ouelle, qui lui a été légué par feu M«r Panet par la teneur de son testament.La possession de ce ter-rain lui a été reconnue par le seigneur de la seigneurie de la Bouteillerie, par acte du 1™ avril 1830.Ce plan devra être dressé par un arpenteur qualifié qui aura soin d'y inscrire toutes les démarcations nécessaires, spécialement celles qui indiquent la partie de ce terrain laissée à la jouissance des religieuses et du curé.(Registre des lettres, v.18, p.489.) M\" Joseph Signay à M.(Frédéric) Caron, vicaire à Saint-Roch-des-Aulnaies (Québec, 8 mars 1839).11 est décidé de le rappeler de Saint-Roch-des-Auinaies pour le placer à la Pointe-Lévis.\"L'expérience que vous avez acquise dans l'exercice du saint ministère et le zèle dont vous avez fait preuve dans la grande paroisse où vous avez été employé depuis le départ 'de M.Normandeau, me donnent lieu de me flatter de l'espérance que vous remplirez mes vues dans la paroisse où vous allez, presque sous les yeux de votre premier supérieur, exercer le saint-ministère.\" C'est M.(Clovis) Ga-gnon, actuellement à Saint-Michel-de-Bellechasse, qui doit le remplacer comme vicaire à Saint-Roch.(Registre des lettres, v.18, p.501.) M\" Joseph Signay à M.(Benjamin) Decoigne, curé à la Baie-Saint-Paul (Québec, 9 mars 1839).Il compte sur son zèle et sa prudence pour rétablir la paix dans la paroisse de l'Ile-aux-Coudres, dont la population est fort soulevée contre le curé.Il ne peut rien y faire lui-même.(Registre des lettres, v.18, p.480.) Requête des habitants de Saint-Pierre-Rivière-du-Sud demandant la permission de prendre une certaine somme au coffre de la fabrique pour aider à payer les frais de réparations de la couverture et du clocher de leur église.Liste des noms des signataires.Certificat de Germain Lepage et d'Antoine Bacon (Saint-Pierre, 17 février 1839).M»1 Joseph Signay.Il approuve la requête ci-dessus (Québec, 12 mars 1839).(Registre des requêtes, v.I, f.108 r.) 'M** Joseph Signay à M.(Jean-Louis) Beaubien, curé à Saint-Thomas (Québec, 13 mars 1839).Il lui envoie une commission ci-jointe pour aller à Saint-VaHier, afin d'enquêter sur la nécessité de remplacer le vieux clocher actuel de l'église par un neuf.Il aimerait mieux qu'on n'y fît qu'une simple réparation, car il croit qu'il faudra un jour ou l'autre transporter l'église au 2eŒS ou 3em* rang pour la commodité commune des paroissiens.Dans ce cas, il ne conviendrait pas de consacrer une trop forte somme à des réparations, et ne faire que celles absolument urgentes.Les paroissiens en général sont en faveur de ces travaux, mais il y a un groupe d'opposants qui voudraient que l'on prêtât les deniers de la fabrique à des particuliers.Les marguilliers ont tourné la difficulté en demandant qu'on les employe Archives de Québec Se lès réparations dont elle a,besoin, enfin que les deniers de la iabrfàùe 'soient''employés à ces fins.H aura donc à se rendre compte si c'est, là Ieqé-'sir de la' majorité dés habitants ; s'il est nécessaire de construire un,nouveau docher; s'il est expédient de permettre qu'une partie des deniers de Ia'fa-?brique soit employée aux dites réparations.(Registre des lettres, v.18, p.482.) M\" Joseph Signay à M, (François-Louis) Parent, curé à Repentigny (Québec, 13 mars 1839).Il approuve de tout coeur l'arrangement qUe'jjwo-pose, à la corporation du séminaire de 'Nicolet, M.Parent au sujet dès héritiers dont il a en mains les intérêts.(Registre des lettres, v.18, p.483.) M\" Joseph Signay à M.(Antoine) Gosselin, senior, curé à Saint-Jean, île d'Orléans (Québec, 13 mars 1839.) Il remercie les paroissiens de Saint-Jean d'avoir si bien acquiescé à la réponse de leur évêque au sujet du prêt des.deniers de la fabrique à des particuliers.Il est toujours d'opinion que la dîhie dès,patates avait été imposée aux gens de Saint-François comme supplément nécessaire à la dîme des grains.Il ne croit pas qu'ils soient tenus à la donner par contrainte de l'autorité civile mais seulement en, honneur et conscience.Reste à savoir comment M.'François-Xavier) Leduc s'est conduit à cet égard envers ses'paroissiens \"et si.en partant, il a laissé un chargé d'affaire autorisé à retirer cette dîme.\" (Registre des lettrés, v.18, p.484.) M\" Joseph Signay à M.(William) Dunn* missionnaire à Percé (Québec, 13 mars 1839).M.Dunn ne peut recevoir l'abjuration de la fille mineure dont il parle sans le consentement de ses parents.A propos d'ornements d'église trouvés dans un bateau naufragé sur la côte de Gaspé.\"Je bénis le del de ce que sur 165 baptêmes que vous avez faits, il ne s'est trouvé qu'un seul enfan illégitime C'est une preuve qu'il y a amélioration dans les moeurs.\" (Registre des lettres, v.18, p.485.) M\" Joseph Signay.Acte de la prêtrise de M.Georges-Louis Lemoine (dans la cathédrale de Québec) (Québec, 16 mars 1839).(Registre M.i.123 v.) Le cardinal J.-Ph.Fransoni à M»* Joseph Signay, archevêque de Québec (Rome, 16 mars 1839).Il a reçu sa lettre du 3 décembre 1838.On lui accorde les privilèges qu'il demande pour les religieuses ursulines de son diocèse.Quant au pouvoir qu'on lui a accordé le 12 août 1838 et qui,lui permet de dispenser de l'empêchement de religion les contractants dans les mariages mixtes, il s'étend à tout le diocèse et ne souffre aucune restriction de lieux.On lui enverra bientôt des instructions sur les cérémonies qui doivent accompagner ces mariages mixtes.(Correspondance manuscrite de Rome, IV-145.) Indus: Induit permettant aux religieuses ursulines du Ca- plutôt aux 'réparations de l'église devenues urgentes.(Registre dcsiet'tres, v.lS.p.^O.) , M\" Joseph Signay à M.(Jean-Louis) Beaubien, curé à Samt-Tho- Abchives de Québec 'bâfla decélèbrêr dans leurs monastères'ïes'fêtes éh vigueur che^ les reU-gieusos du même ordre, à Rome, (Congrégation de la Propagande, Rome, 24 \"février 1839).(Cartable: Induit, v.2,'p.}87.) f !J
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