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Titre :
Rapport de l'Archiviste de la province de Québec
Éditeur :
  • Québec :Louis-A. Proulx, Imprimeur de sa Majesté le Roi,1921-1960
Contenu spécifique :
1947-1948
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
une fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Rapport des Archives du Québec
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Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1947, Collections de BAnQ.

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[" SECRÉTARIAT DE LA PROVINCE RAPPORT de L'ARCHIVISTE dela PROVINCE DE QUÉBEC POUR 1947-1948 RËDEMPTI PARADIS Imprimeur de Sa Majesté le Roi Province de Québec CABINET DU MINISTRE ¦ ¦ ¦s,i-'::.-i ! ¦ ' yi\"!.-iér-î A Sir Eugène Fiset.Kt., C.M.G.D.S.O., Lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Monsieur le Lieutenant-gouverneur, J'ai l'honneur de vous soumettre le rapport de l'archi viste de la province de Québec pour 1947-1948.J'ai l'honneur d'être.Monsieur, Votre très dévoué serviteur, Omer Côté, Secrétaire de la Province. A l'Honorable M.Orner Côté, Secrétaire de la province de Québec.Monsieur le Ministre, J'ai l'honneur de vous soumettre le Rapport de l'Archiviste de la province de Québec pour 1947-48.C'est le vingt-huitième de la série.On trouvera dans le Rapport que je vous soumets: 1° Relation D'Un Voyage de Paris A Montreal En Canadas en 1737.Par M.Joseph Dargeht, p.s.s.2° Relation D'Un Voyage De Paris En Canada.1741.Par M.Clément Pages, p.s.s.3° Inventaire Des Biens De Luc Lacorne De Saint-Luc.1784.Dressé par le notaire Sanguinet.4° Correspondance De Cinq Vicaires Généraux Avec Les Evêques De Québec.1761-1816.5° Correspondance Entre M.de Vaudreuil Et La Cour.1712-1716.Veuillez bien me croire, Monsieur le Ministre, Votre dévoué serviteur, L'Archiviste de la Province, Antoine Roy SOURCES RELATION D'UN VOYAGE DE PARIS A MONTREAL EN CANADAS EN 1737 Par m.Joseph Dargent, p.s.s.Le manuscrit original de la relation de M.Dargent est conservé aux Archives du Séminaire de Salnt-Sulpice à Paris, 6, rue du Regard, dans le Fonds Canada ancien.RELATION D'UN VOYAGE DE PARIS EN CANADA 1741 Par M.Clément Pages, p.s.s.La relation de M.Clément Pages est également conservée aux Archives du Séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, dans le Fonds Canada ancien.INVENTAIRE DES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 1784 L'inventaire des biens de M.Lacorne Saint-Luc a été dressé par le notaire Sanguinet et l'original est conservé aux Archives Judiciaires de Montréal.Nous devons la communication de cet important document à M.Jean-Jacques Lefebvre, Archiviste en chef au Palais de Justice de Montréal.CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX AVEC LES ÉVÊQUES DE QUÉBEC 1761-1816 Cette correspondance est conservée aux Archives de l'Archevêché de Montréal.C'est à l'Archiviste de l'Archevêché de Montréal qu'il faut s'adresser pour consulter le texte même des lettres reçues ou envoyées par ces vicaires généraux.CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR La Correspondance entre M.de Vaudreuil et la Cour est conservée aux Archives Nationales à Paris, dans la Série C11 A.Les Archives de la Province possèdent des copies photostatiques de presque toute cette correspondance.Lorsque nous n'avons qu'une copie manuscrite ou dactylographiée, la référence à la fin de la lettre porte: Copie aux Archives de la Province. DEUX RELATIONS DE VOYAGE AU CANADA 1737 et 1741 JOSEPH DARGENT ET CLÉMENT PAGES PRÊTRES DE SAINT SULPICE Les deux relations de voyage qui suivent ont été écrites par des Sulpiciens, missionnaires au Canada, peu connus ici, mais auxquels il faudra désormais faire une place en rapport avec les services qu'ils nous rendent.La relation de 1737 est l'œuvre de M.Joseph Dargent.Elle est rédigée, non sans vivacité, avec un tour d'esprit assez plaisant.L'autre voyage est celui de M.Clément Pages.Le ton en est moins agréable.M.Pages ne savait pas toujours aussi bien choisir que M.Dargent, ce qui valait la peine d'être rapporté.Mais il a un grand mérite: il accompagnait Mgr de Pontbriand et il nous raconte la traversée de l'évêque.M.Joseph Disent est né le 4 juillet 1712, à Saint-Similien (Nantes).Ordonné prêtre en mars 1737, il arriva au Canada le 13 août suivant.De 1739 à 1747, il vécut à la Pointe-aux-Trembles où il décéda le 22 février 1747.Il avait, nous dit M.l'abbé Henri Gauthier, « beaucoup de goût pour l'architecture et avait commencé dans son église des travaux que la mort l'empêcha d'achever ».M.Clément Pages est né le 2 novembre 1715, à Malbouze (Viviers).Entré à Saint-Sulpice le 1er novembre 1733, il fut ordonné prêtre le 2 avril 1740 et arriva ici l'année suivante, le 30 août.Il vécut à la Longue Pointe de 1741 à 1743 et à la Pointe-aux-Trembles de 1747 à 1768.Dans une lettre à l'évêque de Québec, en date du 24 septembre 1768, M.Etienne Montgolfier raconte que M.Pages est « atteint d'une humeur sombre et mélancolique ».Il se noya l'année suivante, le 3 mai 1769, et fut inhumé à Verchères où son corps avait été trouvé. \u2022 RELATION D'UN VOYAGE DE PARIS A* MONTREAL EN CANADAS EN 1737 PAR M.JOSEPH DARGENT.p.s.s. « RELATION D'UN VOYAGE DE PARIS A MONTRÉAL EN CANADAS EN 1737 ».* c Ce fut le 5* de may, le saint jour du dimanche, que je partis de Paris et qu'il fallut commencer à dire adieu à la France.Après avoir pris la bénédiction de N.T.H.P.et avoir dit adieu à touts les messieurs, je montay à cheval en la compagnie de 3 Jésuites, dont il y en avoit un de prestre, l'autre régent, le 3* frère.La journée se passa à parler de choses et d'autres jusqu'à Estampes où nous couchâmes pour la première fois.Nous nous trouvâmes 18 à la table du messager lorsque tout notre monde fut rassemblé.La plupart étoint officiers, mais un peu trop jeunes pour nous faire espairer que le voyage se passerait sans quelque avarie.Nous en fumes quittes le premier soir pour quelques politesses.Le landemain, nous partîmes pour Orléans.A la dinée, il y eut deux de ces officiers qui commencèrent à tenir des discours et à chanter des chansons qui ne nous permirent pas longtemps de garder le silence.Il y avoit avec nous un abbé de condition, mais grand parleur à qui quelqu'un de ces officiers avoit déjà dit quelque chose, il prit aussitôt la parolle avec le père jésuite.Ils représentèrent à ces Messieurs qu'il ne leur convenoit point d'en agir de la sorte devant nous, que c'étoit àpparament pour nous narguer, que s'ils avoint envie de continuer nous serions obligés de ne plus manger avec eux.Les autres officiers trouvent la reprimende juste, mais trop forte dans les expressions et dirent quelque chose d'un peu dur à notre abbé et à notre Jésuite.Ils ajoutèrent cependent qu'ils ne soutenoint point ces autres MM., qu'ils les avoint même avertis de se taire.Après quelques autres discours de part et d'autre, on se lève de table; et on se dispose à partir pour Orléans.Dans le chemain, le party de l'Eglise se rassemble et on convient de se faire servir à manger deshormais dans une chambre particulière.Notre abbé se charge d'en avertir le messager, qui avoit esté très fâché de ce qui étoit arrivé et nous en avoit fait des excuses en particulier.l En haut, d'une autre écriture: « 1737, par M.Joseph Dargent ».D'une troisième écriture: « Joseph Dargent, né le 4 juillet 1712, du diocèse de Nantes, entré au Séminaire de Nantes 1731.A été en Canada 1737.Mort au Canada 22 Févr.1747 ».191 10 ARCHIVES DE QUEBEC Nous arivames le soir vers les 6 heures à Orléans.D'abort que je fus dessandus de cheval, je me tralnay du mieux que je pua au Séminaire pour y voir M.Taulier.J'eus bien de la peine à m'y rendre, parce qu'il m'avoit pris une crampe dans un nerf de la cuisse, qui me causa beaucoup de douleur pendent vingt quatre heures.C'est la seule incommodité que j'aye eu pendent tout mon voyage.Je saluay M.Bidet, M.Taulier.M.le Supérieur et touts les autres directeurs qui se rancontrairent dans la maison.M.Taulier me fit de grands reproches de ce que je ne luy avois rien témoigné sur mon dessin d'aller en Canadas.Touts ces MM.me firent beaucoup d'instances pour me faire rester à souper et à coucher.Mais, comme j'avois promis aux pères jésuites de retour (sic) souper avec eux à l'auberge et que nous devions partir le landemain dès 4 heures, je craignis de gesner ces messieurs, je les remerciay et pris congé d'eux.Pendent que j'étois au Séminaire, on servit à l'auberge le souper, et notre abbé fit servir pour nous dans une chambre séparée.Nos officiers se mirent à table et voyant que touts nos couvers manquoient, ils demandèrent pourquoy.Le messager leur en dit la raison.Ils en furent très fâchés et ils se détachèrent.Trois ou quatre furent dans la chambre où on avoit mis le couver pour nous.Ils y trouvèrent notre abbé seul, parce que nos Jésuites et moy, nous n'étions pas revenu, eux de leur colège et moy du Séminaire.Ils lui firent excuse de ce qui s'étqit passé, luy promirent qu'il n'ariveroit deshormais rien de pareil, enfin qu'ils ne se mettroint point à table que nous n'y fussions avec eux.Il se randit à leurs instances, J'arivay sur ces entrefettes.Le messager me dit ce qui s'étoit passé.Je me mis à table avec eux; et.depuis ce temps, il ne fut pas parlé de séparation, et nous eûmes beaucoup d'agresment de la part de ces officiers jusqu'à Potiers où nous en laissâmes une bonne partie.Ils ne manquèrent pas cependent de faire quelque folie le long du chemain.Mais c'étoit sur des choses qui ne nous regardoint en rien.Ils en firent surtout une qui nous fit rire et en même temps dire des injures par Compagnie.C'est que lorsqu'ils étoint prest d'entrer en une ville ou un bourg un peu considérable, ils se rangoint deux à deux et entroint ainsi rangé, l'épée à la main, un joueur de fluste à leur teste, au lieu de trompette.Ils nous fesoint rester derrière immédiatement en qualité d'aumôniers de la Compagnie.Vous pou-vès juger combien une cavalcade de cette espèce composée de dix-huit cavaliers faisoit mettre de teste aux fenestres et procurer de bro- RELATION D'UN VOYAGE DE PARIS A MONTREAL 11 cards aux aumôniers qui étoint bien forcés de suivre la compagnie, car il y avoit un des officiers qui restait derrière eux pour fermer la marche et pour toucher leurs chevaux.Voilà ce qui nous est arrivé en entrant et en sortant de Blois, Amboise, Saint-Laurent, Chatel-leraux et Poitiers.Le reste du voyage fut plus tranquile, parce que nous avions réformé au moins la motié de notre compagnie et surtout les plus fous.Nous arivâmes à La Rochelle le lundi 13* du mois vers les 10 heures du matin.Le landemain, je fus randre quelques lettres que j'avois pour des chanoines de la ville.Ils me reçurent touts avec la dernière politesse, surtout un apelé M.de Brian, ancien amy et coha-bitan du Petit Séminaire.La connoissance fut renouvellée dès le premier abord.Le landemain, 15* du mois, il me conduisit à l'évesché oû je fus reçu de M\" de la manière du monde la plus gracieuse.U invita (sic) même à diner ce jour là avec luy, ce que je ne crus pas devoir accepter, parce qu'il étoit malade et que j'étois le premier qu'il eut vu depuis plus de trois mois que duroit sa maladie.Le jeudy 16, je fus à Rocheford, en la compagnie de M.de Brian et de nos Jésuites.Nous y fimes nos affaires et y admirâmes toutes les curiosités de cette ville.Je n'eus pas beaucoup de temps pour goûter le plaisir qu'on a de voire des choses rares et qu'on a jamais vues.Le soir, vers les 4 heures, lorsque je me promenois le long du bassin où l'on construit les vaisseaux du Roy, je fus acosté de trois personnes qu'il y avoit quelques années que je n'avois vues, mais dont le visage ne m'étoit pas inconnue.C'étoit trois de mes frères.Le premier compliment que je leur fis, ce fut de leur demander ce qu'ils venoint chercher à quarante lieues de leurs pais, sans y avoir aucune affaire.Ils me repondirent que le plaisir de me voire et de m'accompagner jusqu'à Nantes estoit l'unique sujet de leur voyage.A cela je leur dis que pour me voir, je ne pouvois les en empescher, mais que, pour le reste, ils avoit bien perdu leurs pas.Après quel-qu'autres discours qu'il seroit trop long de rapporter, nous nous embrassâmes.Je leur demanday comment ils m'étoint venus trouver à Rocheford, sans sçavoir que j'y fus.Ils me dirent qu'ils étoint venus à La Rochelle, croyant m'y trouver; qu'un d'eux, sans se faire con-noltre, avoit esté chez M.Bourginne me demander sous prétexte de vouloir me donner de l'argent de la part de mes parents, qu'il me vouloit parler absolument, que M.Bourgine avoit vouleu recevoir d'abort l'argent pour moy, disant que je n'y étois pas, mais qu'à la 12 ARCHIVES DE QUEBEC fin.voyant sa résolution, il luy avoit dit que j'étois à Rocheford: qu'aussitôt ils étoint partis pour m'y venir joindre.Ils me demandèrent ensuite si je voulois aller loger le soir à leur auberge, si je pouvois quitter ma compagnie.Je leur dis que je n'en étois pas absolument le maître, que ce chanoine avec qui j'étois venu, n'ayant fait le voyage que par complaisance pour moy et pour me tenir compagnie, il ne me convenoit pas de le quitter, que je luy allois proposer d'y venir, que s'il le vouloit, j'y irois volontier.Ce que je fis afin d'avoir un compagnon pour m'aider à soutenir l'assaut que je me voyois prest d'avoir.J'allay aussitôt proposer à M.de Brian mon dessin, luy expliquant l'embaras dans lequel j'étois.Il ne falut pas davantage pour exciter son zèle.Il commencea à me dire un infinité de chose capables de me faire confusion, si j'avois eu la pansée d'écouter les propositions de mes frères.Je luy dis qu'il n'avoit rien à craindre de ce costé là, que ma résolution étoit prises depuis longtemps, que j'espérois que rien ne serait capable de me faire rétrograder, que je le priois seulement de venir avec moy, afin de m'aider à faire entendre raison à mes frères.Il me dit qu'il y viendrait volontiers.Là dessus nous partîmes et alames prier les Jésuites de nous excuser, si nous estions obligés de les quitter.Je leur expo say mes raisons, dont ils furent satisfaits.Nous nous randons, mon chanoine et moy, au lieu du combat, bien résolus de plutôt mourir sur la place que de lâcher le pied.Nous disons notre bréviaire en attardant que le souper s'apreste.Quelque temps après, nous nous metons à table.Je ne sçay si j'avois bien diné, mais ce qu'il y a de certain, c'est que je ne soupay guère, ny mes frères aussi, car quoyque nous nous fussions promis mutuellement une suspansion d'arme jusqu'après le souper, la trêve ne fut pas bien observée.Chaque parole qu'on lâchoit fournissoit occasion de me prescher; tantôt l'un, tantôt l'autre, quelquefois touts ensemble, me disoint ce qu'ils croyent (sic) le plus capable de m'ébranler.Mon chanoine ne me manque pas dans l'occasion.Il fit face de touts costés.Il satisfesoit à leurs objections et les détruisoit mieux que je n'eus fait.Vous l'eussiès veu gémir sur son sort de ne pouvoir me suivre et d'estre attaché par des liens indissolubles par raport à luy à une église où il luy paroisset difficile de faire autant de bien qu'il en aurait fait en Canadas.C'était son humilité qui le fesoit parler de la sorte, car il fait de très grand biens à La Rochelle, dont j'ay moi même esté témoin.Pandent qu'il plaidolt si bien ma cause, je me tenois tranquil, et ne disois que quelques mots de temps en temps. RELATION DUN VOYAGE DE PARIS A MONTREAL 13 En fin deux et trois heures s'étant passées, nous nous retirâmes pour nous coucher.Le landemain, les attaques recommencèrent, mais avec moins de vivacité que la veille.Ce fut alors que je commancay à espérer que je les gagnerois et que j'aurois leur consantement.Ils me représentoint cependent toujours, comme ils avoint fait la veille, qu'ils avoint laissé ma mère très malade et qu'ils creignoint que les voyant arriver sans moy, elle n'en moureut de chagrin.Je leur répondis que la Providance pourvoirait à tout et que je ne croyois pas que Dieu le permit.Nous partons pour La Rochelle.Pendent le chemain, nous nous entretînmes de choses et d'autres jusqu'à ce que notre chanoine voulut nous faire rire à ses dépens après nous avoir fait bien peur.Il étoit monté sur un petit bidés bien joly, mais qui ne pesoit pas cent livres tant il étoit gros.11 se trouva un peu derrière je ne sçay pour quelle raison, de sorte qu'ayant vouleu nous joindre, il prit le galop; il nous atteignit dans peu; mais lorsqu'il fut à costé de moy, son cheval mit les pieds de devant dans un trou, fit passer son cavalier par dessus sa teste et le jetta comme un crapaux sur le gason.Ce n'est pas tout.Ce cheval met la teste entre les jambes et, fesant la culbutte, vat s'estendre sur son cavalier.Ils se trouvèrent dos à dos, le cheval dessus, le cavalier dessous, de sorte que la croupe du cheval étoit sur les épaules du cavalier.Vous pouvès juger quelle peure j'eus d'abord.Je me jette à l'instant à terre pour les aller relever.Mais ma peure fut à l'instant dissipée.Le cheval se releva légèrement et notre cavalier d'un air tranquile s'épousre et dit que ce n'est rien, nous prie de croire que ce n'est que pour nous faire rire qu'il a fait ce sault, nous invite à en faire autant.Il n'en falut pas davantage pour fournir matière à la conversation et nous aprester à rire pendent tout les reste du chemain.Le landemain, qui étoit le samedy, je dinay et souppay avec mes frères, et, après leur avoir fait connoître que leur peine avoit été inutile et que leur plus court étoit de s'en retourner chès eux, ils partirent le landemain matin.Je restay encor quelques jours à La Rochelle après cette visite et j'en partis le jour de l'Assention pour m'enbarquer à la rade de l'Isle d'Est à 4 lieues de La Rochelle sur le Jason, vaisseau de Roy, commandé par M.du Quesne.Il me receu comme tout les autres et me traita comme les officiers et les passagers dans tout le reste du temps, c'est-à-dire très grossièrement, car il n'y a pas une personne dans le vaisseau qui ait receu une belle parolle de luy.Aussi 14 ARCHIVES DE QUÉBEC l'apeloit-on communément l'ours mal léché.Je fut bien accueilli d'ailleurs par les belles manières des autres officiers.Il y en eut un surtout qui eut toutes sortes d'attentions pour moy.Il me fit choisir la place la plus commode qui restât à prendre dans la Sainte Barbe, voulent dans la suitte me faire servir et faire faires mon lit par son domestique.)'eus bien de la peine à m'en débarasser.Nous avions aussi un enseigne qui est le frère aîné de M.de Langle qui étoit au Grand Séminaire quand je suis partis.Nous fimes connoissance dès le second jour et j'ay esté fort bien avec luy aussy bien qu'avec tout le reste des officiers et des passagers.Pandent que nous estions en rade, le feu prit à notre vaisseau et, si l'on ne se fût pressé d'y porter du secours, nous aurions dans moins de demi-heure peut être party tous pour le grand voyage; car nous étions à deux lieux de terre et il n'y avoit que deux autres vaisseaux de Roy aussi en rade à un quart de lieue de nous.Ils ne se fussent pas pressés de nous porter du secours dans la crainte de sauter en l'air avec nous quand le feu auroit pris aux poudres.Nous avions cependent la chaloupe et le canot qui auroint peu sauver quelques personnes, mais qui sait si entre 437 je me fusse trouvé du petit nombre.Enfin le jour de la Pentecoste, nous mîmes à la voile.Mais, deux heures après, on fut obligé de mouiller parce que le vent tourna tout à coup, de sorte que nous ne fîmes ce jour-là que deux ou trois lieux.Le lendemain, le vent favorable s'étant levé, nous eûmes bientôt perdu de vue la terre.Ce fut alors qu'on commencea à apercevoir les effets de la mer sur les hommes.De tout costé on ne voyet que gens abacus et qui fesoint des restitutions.C'étoit quelque chose de risible que de les voir courir de costé et d'autre sur les bords du vaisseau pour conter leur chemise.Craignant au commencement que mon tour ne vint, je n'osois en rire.Enfin je m'enhardis et ne donnay point la consolation à plusieurs qu'ils auroint souhaité, qui étoit de rire à leur tour à mes dépens, car je ne fus aucunnement incommodé.Je fus le seul avec un père Récollet et un frère jésuite de touts ceux qui n'avoient point esté sur mer, qui ne fus pas malade.Nous eûmes du vent favorable pendent quelques jours; ensuite du calme, de la brume et du fort temps alternativement.Nous mimes à la cape pendent deux jours.Enfin le 7* Juillet, nous arrivâmes sur le Grand Banc.Le landemain, après avoir pesché de la morue, on fit le baptesme qui est une cérémonie fort plate au sentiment de touts RELATION D'UN VOYAGE DE PARIS A MONTRÉAL 15 excepté de ceux qui en tirent quelque argent: ce sont les pilotes.J'en (us quitte pour mon écus.Le 10, nous quittâmes le Héros vaisseau de Roy, armé pour l'Isle Royale que nous avions esté obligés d'accompagner depuis la France.Les fausses marches que nous avions estes obligez de faire pour nous tennir toujours auprès de luy, jointes aux brumes épaises et aux cour ans qui sont fort courans (sic) dans ces parages nous firent écarter de notre route vers le nord d'environ 50 lieux et furent causes que le 11* Juillet nous croyant à 40 lieux pour le moins de toute terre, vers les 5 heures du soir, nous nous vîmes à deux doig de la mort.Voici comme la chose se passa.Depuis le matin, une brume épaise à ne pas distinguer un homme du milieu du vaisseau au bout nous environnoit.Cependant des matelots de quart sur le passe à vent pour veiller à la découverte crièrent qu'un vaisseau qui venoit sur nous étoit prest de nous fracasser avec luy.On ordonne sur le champ de sonner la cloche, de battre la quesse, de tirer du canon pour l'avertir.de se retirer en coste.On eut à peine le temps de sonner la cloche, qu'ayant apperceus des chaloupes autour de nous et qu'ayant veu que ce prétendu vaisseau étoit un rocher (ce rocher étoit si escarpé à perte de vue qu'un chat n'auroit pas monté le long et il y avoit 4 brasses d'eau au pied) gros comme une montagne dont le somet se perdoit dans la brume, qu'on cria: terre, terre, nous sommes perdus.Les officiers et les pilotes les plus expers l'ayant dit comme les autres, il falut penser à partir pour la gloire.Cependent quelques officiers ne perdirent pas courage.Us firent manœuvrer et gouverner du costé que ces chaloupes, qui étoint auprès de nous nous crioint de tourner.C'est ici où la miséricorde de Dieu se manifesta en notre faveur.Dans le moment que nous attendions le choc de notre vaisseau contre ce rocher hideux et qu'il devoit avec la force dont il aloit se briser en mille pieces et couler à fond, dans ce temps là, même, le vent et la brume tombèrent tout à coup.Le vaisseau tourna le devant derrière et 3 ou 4 minutes après, comme les vagues qui venoint toujours du costé que le vant avoit souflé nous jetoint et fesoint aculer le vaisseau sur le rocher, de sorte que j'aurois peu cracher sur le rocher.(Il faut remarquer que les vaisseaux de Roy qui tirent ordinairement 20 pieds d'eau ne peuvent aprocher des terres même dans la mer de plus de 2 ou trois lieux ordinairement, parce qu'il n'y a pas 20 pieds d'eau le long des costes), il se leva tout à coup un vent tout opposé à celuy qui avoit souflé auparavent et nous éloigna dans 2 heures à 5 ou 6 lieux de ce rocher.Le tout, depuis 16 ARCHIVES DE QUEBEC que nous eûmes veu le danger jusqu'à ce que nous l'eûmes évités, se passa dans un bon quart d'heure; mais il n'y eut personne à qui ce quart d'heure ne dura plusieurs heures.Dès qu'on se vit hors de danger, on fit monter à bord le patron de ces chaloupes que nous avions vues.Il fut longtemps sans pouvoir parler, tant la peure l'avoit saisi à la vue de notre danger.C'était un Anglois de Gersey.Enfin, étant revenu à soy même, il nous dit que de 500 vaisseaux qui yroient d'où nous sortions, il ne s'en sauvroit pas un seul, qu'il regardoit notre délivrance comme un véritable miracle.II nous dit aussi que ce rocher s'apeloit le Chapeau Rouge qui est à l'ouest de l'antrée de la Baie de Plaisance dans 1 isle de Terre Neuve.Nos pilotes à ce mot furent plus saisis de frayeurs qu'ils ne l'avoient esté à la vue du danger.Ils nous dirent qu'il y avoit quelques années qu'il étoit pery 23 vaisseaux marchands pescheurs de morue à 2 lieux de là.Après plusieurs questions faites à cet Anglois on le congédia.Le capitaine luy donna 15 livres, et M.l'Intendent du Canadas1 que nous avions sur notre bord luy donna un louis.Tout le monde le combla de bénédictions, et avec raison, car, après Dieu, nous luy devions la vie.Vers les 6 heures du soir, on chanta le Te Deam, mais bien dévotement.Deux ou trois jours après, nous fumes prests de faire pis.Le matin, quand le jour commancea à paroistre, nous nous aperçûmes que nous alions droit sur la terre de l'isle de Terre Neuve avec un vent à faire 2 lieux par heures.Nous n'en étions pas à une demi lieux, de sorte que, s'il eut fait un peu plus de vent pendent la nuit pour aler plus viste ou si le temps eut esté changé et que le jour eut pareu seulement une demi-heure plus tard, nous eussions esté labourer la terre avec notre vaisseau.Enfin, après avoir essuyé bien du bon et du mauvais temps, de la pluye, de la brume et de la chaleur, surtout dans le fleuve Saint-Laurent, nous nous rendîmes au-dessous de l'isle aux Coudres, à 18 lieux environ de Québec.M.Valier, supérieur du Séminaire de Québec, estant dans une de ses fermes, qui étoit là auprès, croyant que M\"* étoit dans notre vaisseau, y vint en canot.Je profitay de l'occasion pour sortir du vaisseau et je me randis le lendemain à Québec.C'est une fort jolie ville bâtie en enphithéatre sur un bassin d'environ trois lieux de tour que la rivière forme en cet endroit.Il y a ville haute et ville basse.C'est le siège de l'évesque de tout le païs, du gou- 1 Gilles Hocquart. RELATION DUN VOYAGE DE PARIS A MONTRÉAL 17 verneur général, de l'intendant.Il y a un Conseil Souvrain, plusieurs officiers, des marchands, des Jésuites, des Récolets, des Hospitalières, des Ursulines, des seures de la Congrégation de Sainte-Marie, un séminaire, toutes choses capables de faire une belle ville.Le mal est que la plupart des officiers, bourgois, et artisans sont geux comme des pintres et glorieux comme des paons.Les paysans qu'on apelle habitans dans ce pals en ont bien leur bonne part.Ils se mettent tout sur le corps ou le mangent.Une fille qui garde les vaches pendent la semaine, porte des dantelles, quelquefois même les fontanges, mais toujours le panier, les dimanches.Il y a un an qu'ils ne sçavoient que faire du bled.A présent ils sont à mourir de fin, parce que tout est consommé, preuve de leur prévoyance et de leur ménagement.Ce que je dis est commun à tout le paîs.Le vaissean de Roy n'ariva que 5 jours après moy à Québec.Dès le landemain qu'il fut arivé, j'en partis pour Montréal.Il y a 60 lieux de l'un à l'autre qu'on fait ordinairement en canot ou en barque, car elles montent toutes chargées jusqu'à la ville de Montréal, nec plus ultra.Je montay en canot et ne fus que trois jours à me randre et un que je passay de grade à Maniche, qui est à moitié chemin.C'est un plaisir de faire cette route quand il fait beau temps.Vous estes sur une belle rivière qui a ordinairement 2 lieux de large, quelquefois plus, quelque part moins.De distance en distances, vous rencontrés des maisons, quelquefois de lieux en lieux, quelquefois de quart de lieux en quart de lieux et surtout depuis 15 lieux en deçà Montréal de 500 pas en 500 pas.Entre les maisons et d'une maison à l'autre ce sont des terres labourées, quelquesfois des rivières, quelquefois des ruisseaux qui viennent se décharger dans ce fameux fleuve qui porte des vaisseaux de Roy chargés à cent vingt-cinq lieux et des barques à cent quatre vingt.L'isle de Montréal surtout est un beau païs bien habité, un bon air.Ce seroit un païs plus agréable que la France s'il n'y avoit pas 6 mois et quelquefois 7 d'hyver.J'arivay enfin à Montréal en bonne santé le-101* jour que j'étois partis de Paris.Ce qui s'est passé depuis mon arrivée, ne mérite pas de vous estre rapporté.C'est pourquoy je suis en attendent que nous parlions de Manisti-gouya (sic) et d'Ounepiquon orocagao nie etc.De Montréal le dit jour que dessus.»1 * Archives du Séminaire de Salnt-Sulpice & Paris, 6 Rue du Regard.Fonds Canada ancien.Doc.non s.ni daté. RELATION D'UN VOYAGE DE PARIS EN CANADA PAR M.CLEMENT PAGES, p.s.s.1741 < RELATION D'UN VOYAGE DE PARIS EN CANADA ».» « J.M.J.à Montréal, ce 14 Octobre 1741 * Monsieur Je profite avec un sensible plaisir de quelques moments que je dérobe à mes occupations journalières pour faire la relation de mon voyage de Paris en Canada.Voicy donc, Monsieur, pour entrer d'abord en matière, ce qui s'est passé de plus remarquable pendant les quatre mois qu'a duré ce voyage.Je partis le seize de may du Séminaire de Saint-Sulpice avec M.Vallier, Supérieur du Séminaire de Québec, pour aller joindre le carosse d'Orléans qui avoit déjà pris le devant.Nous le rencontrâmes vis à vis l'Observatoire.Après avoir pris congé de Monsieur de Montorssier, directeur du Séminaire des Missions Etrangères et de Mr Aymé, qui nous avoient fait l'honneur de nous accompagner jusque là, nous continuâmes notre chemin jusqu'au Bourg la Reine où M.de Québec devoit se rendre en carosse de remise.Nous n'y fimes pas long séjour.Nous nous remimes presque tout de suite en marché.Nous étions huit dans le carosse, M.l'évêque, M.l'abbé de Pontbriand, M.Vallier, deux autres missionnaires, le neveu de M.Vallier, \u2014 c'est un jeune homme de 14 à 15 ans, plein d'esprit et qui promet beaucoup, et le secrétaire de Monseigneur.Notre premier soin fut de réciter l'itinéraire, les litanies de la T.S.V.et plusieurs autres prières.Nous nous occupions de tems en tems à chanter pendant la route des cantiques et des hymnes de l'Eglise.Nous fûmes soupe le même jour à Estampes.Nous en partîmes à minuit pour nous rendre le lendemain de bonne heure à Orléan.Nous y arrivâmes en effet vers les 6 heures du soir.M.d'Orléan vint au devant du coche à un bon quart de lieue de la ville, pour prendre dans son carosse M.de Québec et M.son frère.Nous fumes tous logés chez luy à l'évêché.1 D'une autre écriture que le corps du document.D'une écriture différente des deux autres: « 1741.Cette relation a pour auteur M.Pages, prêtre de Saint-Sulpice.Clément Pages né le 2 Novembre 1715 à Malbosc, paroisse du diocèse de Viviers.Entré au Grand Séminaire de Viviers 31 Octobre 1733.Parti pour le Canada 16 Mal 1741.Mort en Canada, 3 Mal 1769.» * [Lieu et date d'une autre main] [21] ARCHIVES DE QUEBEC Il voulut bien luy même se donner la paine de nous mettre en possession des chambres qu'il nous avoit fait préparer.Je me dédommageay un peu de la perte que J'avois faite la nuit précédente que j'avois passée dans le carosse.sans presque fermer l'œil.Le landemain, M.d'Orléan fit atteler de grand matin deux carosses pour nous conduire au bord de la rivière où nous devions nous embarquer.M.Le Bel.supérieur du Séminaire, fut chargé d'accompagner M.de Québec jusqu'à là cabane qu'il avoit eu la bonté de nous faire préparer plusieurs jours auparavant.Nous nous embarquâmes tout de suitte.Ce fut le 18* de may sur les six heures du matin.Nous aurions bien souhaitté de nous rendre à Saumur le vingt, veille de la Pentecôte, mais le mauvais tems nous obligea de nous arrêter à Chosay, petit bourg sur le bord de la Loire, à 4 lieues de Saumur.Un de nos missionnaires, homme d'un grand zèle, obtint, après bien des instances, la permission de M.l'évêque, de rester dans cet endroits pour y prêcher pandant la grand messe.Il vint nous rejoindre après diné à cheval.Nous arrivâmes sur les 11 h.du matin à Saumur.Nous y restâmes le reste du jour.Nous fûmes rendre nos devoirs à Notre-Dame des Ardiliers.On prit ensuitte des mesures pour partir le landemain de bonne heure.On arrêta pour cela deux chaises et 4 chevaux.Nous partîmes de Saumur le 22 de may, après avoir dit la Sainte Messe à Notre-Dame.Nous fumes couché ce même jour à Thouars qui en est éloigné de 7 lieues.Nous partîmes de cet endroit le landemain sur les huit heures du matin après avoir dit la sainte messe à la paroisse.Il nous arriva, en sortant de ce gros bourg, une avanture assès particulière.Nous nous séparâmes sans le vouloir, et nous prîmes une route différente de celle qu'avoient prises les chaises.Nous ne nous apperçumes de l'erreur que lorsqu'il ne fut plus tems de nous rejoindre.J'aurais bien voulu trouver un homme pour nous conduire par des chemins de traverse dans l'endroit où dévoient coucher nos messieurs, le même jour.Mais il ne nous fut pas possible de trouver un homme qui voulut en payant nous faire cette charité.Nous fûmes donc obligé de continuer notre route par des chemins et des endroits affreux, la pluye toujours sur le corps.C'est ainsi que Dieu voulut nous éprouver pendant les trois jours que nous fûmes séparés.Il m'arriva le même jour un accident où je devois naturellement me casser le col, mais, par une providence spéciale de Dieu sur moy, je n'eus pas le moindre mal.Mon cheval mit par hazard un pied de devant dans une ravine.L'effort qu'il voulut faire pour se dépêtrer de là, le fit jetter de l'autre côté.Il tomba et moy après-ou en même tems, car RELATION D'UN VOYAGE DE PARIS AU CANADA 23 je ne scay pas trop comme la chose se passa, quoyque j'y fus en personne.Je sentis que le cheval roula sur moy; il fut se camper au dessous, et se trouva sur ses quattre jambes.Je montay à cheval tout de suite, sans ressentir le moindre mal.Je ne fus pas même crotté, quoyque les chemins fussent très mauvais et remplis de boue.J'avois été jette sur un gazon fort propre.Je ne differay pas à témoigner à Dieu ma juste reconnoissance pour une grâce si spéciale.Je récitay le Te Deum avec notre prédicateur, qui étoit de notre bande.Nous arrivâmes enfin, après toutes ces épreuves, à La Rochelle le 25 de may sur les 10 h.du matin.M.l'évêque n'arriva avec les autres Messieurs que sur les 4 h.du soir.Après nous être un peu reconnu et avoir envoyé nos chevaux à la messagerie, nous nous rendîmes à la paroisse de Saint-Jean qui est tout proche de la maison de M.Bour-gine.Nous y dîmes la sainte messe.Nous avons séjourné à La Rochelle jusqu'au 7 de Juin.Nous avons eu tout le tems de nous y ennuyer.M.l'évêque s'en fut à la campagne, peu de jours après son arrivée, avec M.l'abbé de Pont-briand, chez M.le comte de Noyan.Il y demeura jusqu'au 6 de juin.MM.les chanoines nous firent mille politesses.Ils nous offrirent des chappes pour assister à la procession du Saint Sacrement, le jour de la Fête Dieu.J'y assistay avec M.de la Goudalie.M.de la Rochelle officia ce jour-là et porta le T.S.Sacrement pendant la procession.Il est déjà tems de faire une pause; un bon Sursum Corda qui dure virtuellement jusqu'à la fin et bien du bois au poêle par dessus le marché.Je m'aperçois qu'un petit quart ne fairoit pas mal.Si M.le Supérieur vouloit l'accorder, il obligeroit infiniment son t.h.serviteur.Nous partîmes de La Rochelle le 7 de juin pour aller joindre le Rubis, vaissau du Roy, en rade, à deux lieues de La Rochelle.M.l'évêque de Québec ne partit que le soir.M.le commandant avoit envoyé son canot pour le prendre et M.son fils pour l'accompagner.Le Rubis est un vaissau de 50 pièces de canon de fer, tous en très bon état.Monsieur Meschain le commandoit cette année.C'est un-homme d'un grand mérite; il avoit sous luy 2 lieutenants, 4 enseignes \u2014 M.son fils étoit du nombre \u2014 et 4 gardes marine, tous gens bien sages et bien retenus, polis à l'excès et cherchant les occasions de faire plaisir à tout le monde.Nous étions 32 ou 33 passagers à la table du capitaine.Il y avoit 2 Récolets qui étoient chargés solideraiment (sic) des fonctions d'aumonier; il y avoit 4 jésuites, 2 prêtres, 1 régent et 1 frère, deux ecclésiastiques de Rennes que M.de Miniac a présenté 24 ARCHIVES DE QUÉBEC à M.de Québec, à son arrivée à La Rochelle.Nous étions 6 prêtres séculiers.On appareilla le landemain de notre arrivée, c'est à dire le 8 de juin par un bon petit frais qui nous servit bien pendant quelques jours.On tira le coup de partance à 3 h.du matin.Le Profond partit en même tems pour l'isle Royale.Il avoit ordre de nous suivre, et il le fit pendant trop long tems, car il nous a fait perdre un tems bien considérable.Il n'alloit pas du tout.Nous n'avions pas la moitié de nos voiles dehors et avec toutes les siennes, il étoit à une lieue et quelque fois plus éloigné du Rubis.C'est ce qui détermina M.Meschain à quitter le Profond.On attendit cependant qu'on fut dans certains parages où les Anglois ne fussent plus à craindre.Nous le perdîmes le 27 de juin.Le Profond est une flutte de 40 pièces de canon.Elle étoit commandée par M.le chevalier d'Aubigni.M.La Goudalie y étoit avec un autre missionnaire qu'il débaucha à M.l'évêque, pendant son séjour à La Rochelle.C'est le Mr qui prêcha à Chosay, le jour de la Pentecôte.Nous avons eu bien des mauvais tems pendant toute la traversée.Nous avons été jettes par les vents contraires du côté du nord où nous avons eu grand froid.Nous n'avons pas eu beaucoup de malades, grâces au Seigneur.On n'a jette que 4 hommes dans la mer: on a regardé cela comme bien peu de chose pour une traversée de quatre vingt cinq jours.Je n'ay été malade du mal de mer que deux fois, 24 heures.Je me suis porté à merveille pendant les' plus gros tems.Je considérois avec plaisir, lorsque la mer étoit grosse, les vagues qui s'élevoient jusqu'aux nues et qui sembloient venir fondre sur nous pour nous englouttir.Quelques tems après que je fus remis de la première attaque, que j'avois eu j'en eus une seconde qui m'abbatit extrêmement.C'étoit une violente colique accompagnée d'une grosse fièvre.La plus-part des passagers qui mangeoient à la table du capitaine furent attaqués en même tems du même mal, aussi bien que les gens de l'office.On attribua cette maladie subite à quelque mets qu'on avoit servi à table.Le frère jésuite me rendit, pendant plusieurs jours que je fus au lit de grands services et à tous les M.M.de la Sainte Barbe.Il servoit tout le monde avec beaucoup de zèle et de charité; il n'a pas été heureusement malade.M.l'évêque n'a pas été du tout incommodé pendant toute la traversée.Il nous a permis, pendant tout ce tems là, de faire nos petits exercices dans sa chambre et d'y dire même, hors les gros tems, la Sainte-Messe. RELATION D'UN VOYAGE DE PARIS AU CANADA Nous sommes arrives sur le Grand Banc le 19 Juillet.Quelques jours auparavant, nous eûmes un coup de vent qui nous cassa une vergue.C'est une grande barre qui sert à tendre les voiles.On ne prit sur le Grand Banc que très peu de morue.On en fit une pêche abondante sur le Banc Cavere (sic) qu'on trouve après être sorti du Grand Banc.Le baptême se fit à l'ordinaire.C'est une cérémonie bien ridicule.Il faut cependant passer par là.Nous rencontrâmes le 22 de juillet le Profond que nous avions quitté longtems auparavant.II nous dit pour toute nouvelle qu'il avoit vu une flotte angloise et qu'il étoit même passé au milieu sans pouvoir parler à ces vaisseaux.Elle étoit composée de 27 navires dont les deux plus gros étoient, autant qu'ils en purent juger, de la grosseur du Rubis, c'est à dire d'environ cinquante pièces de canon.Nous le perdimes dans la nuit du 22 au 23 à cause de la brume.Depuis ce tems là, nous ne l'avons pas vu.Nous avons vu plusieurs choses curieuses comme balenes, souffleurs \u2014 c'est un poisson monstrueux \u2014 marsouins, vaches marines, chien marin, loup marin et mille autres choses semblables.Nous avons enfin découvert les premières terres de l'Amérique Septentrionale le 27 Juillet, sur les 2 h.après midy.C'est l'isle Saint-Paul, à l'entrée du golfe.Nous sommes entrés dans le fleuve Saint Laurent le 1\" d'aoust.On a découvert la terre ferme vers les 3 h.après midy.Ce fleuve a 30 lieues de large à son embouchure.Le flux et le reflux est (sic) très sensible à 20 lieues au dessus de Québec, c'est à dire à 140 lieues depuis son embouchure.Nous avons eu des coup de vent terrible dans la rivière.Le 3* d'aoust, nous en eûmes un si furieux qu'il nous cassa 4 mâts dans un instant: le grand mât de hune et le grand mât de perroquet '\u2014\u2022 ces deux mâts sont entés sur le grand mât; ~ le petit mât de hune et le petit mât de perroquet furent aussi cassés; ces deux là sont entés sur le mât de misène.On remédia au mal le plus vite qu'on peut.On ôta les deux mâts de perroquet et on changea le petit mât de hune.On se contenta de descendre un peu le grand mât de hune, qui n'étoit qu'écaillé.On le changea au premier mouillage.On mouilla le 6 d'aoust.Pour la première fois, nous avons vu à bord le landemain un sauvage micmac de nation et un François.Ils vinrent en canots d'écorce au grand canot: c'est ainsi que les sauvages appellent le vaisseau du Roy.On les fit boire et manger, et on leur donna de la poudre et du plomb, pour quelques pièces de gibier qu'ils 26 ARCHIVES DE QUEBEC avoint apporté.On appareilla le landemain 8 d'aoust et on fut mouiller à 3 ou 4 lieues plus haut vis à vis l'isle Saint Barnabe.Nous avons resté plusieurs jours dans cet endroit.M.le commandant envoya la cha-louppe à terre pour prendre des rafraîchissements pendant ce tems là.Le 13 d'aoust.M.Le Page, seigneur de Saint Barnabe, vint, avec plusieurs de ses enfants et quelques habitants du pays, recevoir la confirmation.M.l'évêque la leur donna sur le gaillard.Il la donna aussi à deux sauvages micmacs de nation qui étoient venus à bord le même jour.On les confessa par interprète, n'entendant pas le franco is ou du moins ne le scachant pas parler.Plusieurs Messieurs s'ennuyant beaucoup à bord résolurent de s'en aller à terre pour chercher des voitures, afin de se rendre plus vite à Québec.Us profitèrent de la chalouppe de M.Le Page.Us furent rendus dans 4 ou 5 jours à Québec, les uns en canot, les autres en calèche.C'est un (sic) espèce de phaeton fort en usage dans ce pays cy en été; car en hyver, on se sert de cariole: c'est ainsi qu'on nomme une espèce de chaise à deux places sans roue que les chevaux traînent sur la glace ou sur la neige.On fait avec ces voitures trois lieues par heure quand la rivière est bien prise ou quand les chemins sont bien frayés.On appareilla le même jour après le départ de ces messieurs.Nous fumes mouiller vis à vis les isles du Bic.Nous y avons séjourné trois jours et démy.Il nous est arrivé assès souvent de courir des bordées en louvoyant sans avoir gagné une lieue à la fin de la journée.Les vents nous ont été bien contraires et sur mer et dans la rivière.Nous avons chanté la messe le jour de l'Assomption et les litanies de la T.S.V.à l'issue de vêpres.J'eus l'honneur d'accompagner le landemain M.l'évêque à l'isle du Bic où l'on envoy oit la chalouppe pour, faire du bois.Je me prosternay à terre en arrivant pour adorer et remercier Dieu de m'avoir conduit avec tant de bonté dans cette terre étrangère.Je me mis tout de nouveau sous la protection de la T.S.V.qui est singulièrement honorée dans ce pays, de saint Joseph qui en est le principal patron et de l'ange tutélaire de ces vastes contrées.Nous avons vu dans les différents endroits où nous avons mouillé plusieurs habitants qui sont venus porter des rafraîchissements.Nous y avons aussi vu en différens tems plusieurs sauvages micmacs, qui nous ont porté du gibier.On les a fait boire et manger et on leur a donné de la poudre et du plomb.Nous avons trouvé à 15 lieues de Québec un vaisseau marchand de Bordeaux nommé le Pacifique qui descendoit.Il vint mouiller au dessus de nous.Après avoir salué le RELATION D'UN VOYAGE DE PARIS AU CANADA 27 vaisseau du Roy par sept coup de canon, le capitaine vint à bord en canot.On luy rendit 5 coup de canon pour les 7; le vaisseau du Roy en tire toujours deux de moins.Ce capitaine nous dit qu'en allant à Québec il eut un si gros tems avant que d'être sur le Grand Banc, qu'il eut ses quatre voiles majeures emportées d'un coup de vent et le devant de son vaisseau; son beaupré fut cassé.Ce vaisseau fut réduit dans un (sic) étrange situation.Il se rendit cependant à Québec dans cet état, il le fit radouber (sic), d'abord après son arrivée.Le jour de Saint Louis, nous chantâmes la messe et le Te Deam, après avec l'Exaudiat.On tira pendant ce tems là 11 coup de canon.M.l'Intendant de Québec envoya le 29* d'aoust une chalouppe au Rubis mouillé à 6 lieues de Québec, pour prendre M.l'évêque.Il partit sur les 3 h.après midy.Il arriva vers les 8 h.du soir à Québec.Il fut reçu avec l'acclamation de tout le monde, des grands et des petits, des riches et des pauvres.On soupiroit déjà depuis longtemps après l'heureux moment qui devoit leur faire voir leur saint pasteur.Monseigneur ne fit son entrée que le lendemain.Je fus encore à tems à sa prise de possession, car le vaisseau du Roy arriva sur les 8 h.du matin, et cette cérémonie se fit après neuf heures.M.Meschain fut bien mortifié de ce que M.l'évêque sortit de son bord.Il fit mettre les soldats sous les armes et tirer 11 coup de canon, après qu'il fut embarqué dans là chalouppe.Il en fit tirer autant le jour de saint Henry, fête de M.l'évêque.J'ay resté quelques jours à Québec, en attendant M.Normant, supérieur du Séminaire de Montréal.Il descendit quelques jours après mon arrivée, avec M.le Général.Je profitay du retour d'un canot qui avoit servi au voyage de M.le Gouverneur pour monter à Montréal.Il y avoit un chanoine de Québec avec moy, qui montoit aussi.Je fus huit jours pour me rendre à Montréal.Il n'y a cependant que 60 lieues, mais nous avions à faire à des pauvres sires qui n'entendoient pas trop la manoeuvre ou plutôt qui ne vouloient pas se fatiguer.Comme il n'y a pas de cabarets dans cette route; chacun s'étoit muni de son petit nécessaire.Nous logions les soirs chez les habitants, sans façon.Ils sont faits à cela.On leur donne quelque chose et c'est trop juste.Nous ne fûmes pas assès heureux la seconde nuit depuis notre départ Nous nous trouvâmes éloigné des maisons.D'ailleurs les chemins nous parurent si difficiles, pendant les horreurs d'une nuit obscure, que nous primes notre parti.Nous fîmes apporter nos matelats et nos couvertures sur la grève, nous nous logeâmes auprès d'un grand feu 28 ARCHIVES DE QUEBEC et, pour nous garantir du serein, nous renversantes deux canots d'écor-ces qui appartenoient à 4 sauvagesses qui s'étoient cabanées dans le même endroit Nous dormions assës tranquillement lorsque la pluye commença à tomber bien fort.Pour moy, je ne m'en àpperçus que quand je fus bien mouillé.Nous nous rendîmes le landemain dans la maison la plus proche de notre campement.Nous remédiâmes au mal auprès d'un bon feu, pendant le peu de séjour que nous y fîmes.Nous nous mimes bientôt en marche et nous arrivâmes enfin à Montréal le 19 7bro.Je fus en droiture au Séminaire où tous les messieurs qui y étoient me donnèrent mille démonstrations de l'amitié la plus tendre et la plus sincère.Voilà, Monsieur, ce qui s'est passé pendant mon voyage.Le peu de connoissance que j'ay encore de ce pays ne me permet pas de vous en parler.Je suis.Monsieur, en union à vos prières et Saints Sacrifices, avec le plus profond respect.V.T.H.» « Pages ptre »1 Canada'a^^n^^^-S^ * Parte, 6 Rue du Regard.Fond. INVENTAIRE DES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC ;n LUC LACORNE DE SAINT-LUC L'une des carrières les plus pittoresques de la fin du Régime français et du quart de siècle qui suivit, est bien celle de Luc Lacorne de Saint-Luc, chevalier de Saint-Louis, surintendant des Sauvages, combattant de Carillon et de Sainte-Foye, rescapé du naufrage de l'Auguste, qui engloutit les neuf-dixièmes des occupants du vaisseau dont certains membres de sa famille, prisonnier de guerre, conseiller législatif et enfin l'un des plus riches citoyens de son temps.Il était le troisième fils de Jean-Louis de Chapt de Lacorne, 1666-1732, originaire de Vaudon, en Auvergne, qui arriva en Nouvelle-France (1685) après avoir déjà perdu un œil au cours d'un siège en Espagne.Chevalier de Saint-Louis en 1713, major des Trois-Rivières en 1714 et lieutenant de roi en 1726, à Montréal, Jean-Louis de Lacorne y mourut en 1732.Par sa mère, Marie Pécaudy, 1677-1752, Lacorne de Saint-Luc était le petit-fils d'un capitaine de Carignan, originaire du Dauphiné, fondateur de l'une de nos seigneuries et paroisses, Antoine Pécaudy de Contrecœur.Fait assez rare, pas moins de quatre des fils de Jean-Louis de Lacorne et de Marie Pécaudy de Contrecœur, devinrent, à l'instar de leur père, chevaliers de Saint-Louis, nous apprend Aegidius Fauteux dans son érudite compilation publiée un an avant sa mort.Les Chevaliers de Saint-Louis.Par ordre d'âge, ce sont Louis-François, créé chevalier en 1749 et qui périt dans le naufrage de l'Auguste; Louis, dit le chevalier de Lacorne, qui reçut la croix en 1751 et mourut en 1762 à Terrebonne, dont il était seigneur; Antoine Lacorne de La Colombière.créé chevalier en 1757 et qui mourut à Loches en 1780; enfin le sujet de la présente étude Lacorne Saint-Luc qui fut promu à l'Ordre par décret du 1er janvier 1759, en même temps que Louis de Bonne, Charles-François Tarieu de Lanaudière, Pierre-Roch de Saint-Ours, Guillaume de Lorimier.Gaspard Chaussegros de Léry, François-Marie Picotté de Belestre1.La date de naissance de Lacorne Saint-Luc est restée incertaine.Dans son ouvrage précité, Aegidius Fauteux 1 Aegidius Fauteux, op.cit.pp.106, 148, 151, 165, 169, 231.C 1 32 ARCHIVES DE QUEBEC a opté pour Montréal, 1711.Or dans son contrat de mariage, de 1742, avec Marie-Anne Hervieux, il est expressément stipulé c natif de Contrecoeur » et dans l'acte de mariage, à Notre-Dame de Montréal, il est déclaré avoir 31 ans.Malheureusement, les registres de Contrecœur des années 1711 ou 1712, où Lacorne de Saint-Luc a pu naître, manquent aujourd'hui.Il venait d'être fait enseigne en pied, après avoir servi sept années en second, quand il contracta mariage le 10 décembre 1742.Le contrat \u2014 une belle pièce \u2014 fut dressé le 8, par J.-B.Adhémar, en présence, entre autres, de Maurice-Josué Boisberthelot de Beaucours, chevalier de Saint-Louis, gouverneur de la ville, Michel Bégon et sa femme, la délicieuse Madame Bcgon -, Honoré-Michel de Vilbois, commissaire ordonnateur de la marine, Jacques Guiton de Monrepos, lieutenant-général dvil et criminel de Montréal, Nicolas Coulon de Villiers, Charles de Sabrevois, de sa mère, de ses frères, sœur et belles-sœurs, enfin, de nombreux représentants de la famille Hervieux.Le douaire prefix est de 6.000 livres, la dot de la mariée, de 10.000, enfin le contractant déclare avoir < 35.000 livres, en bons effets et argent qu'il a gagnées par ses peines et soins », et qu'il met en communauté.Ceci expliquera cela.En quelque dix ans de mariage, Marie-Anne Hervieux devait lui donner trois filles et quatre fils.Ajoutons à Tanguay * sans espoir de le compléter: Marie-Anne, n.Montréal, 31 mars 1744; m.1763 i John Campbell; d.Montréal, 7 mars 1813; Louis-François, n.Montréal.11 mars 1745; Luc-Jean-Baptiste, n.Montréal, 14 janvier 1746; Louis-Marie, n.Montréal, 13 avril 1747; Geneviève-Elisabeth, n.Montréal, 28 août 1748; m.Montréal.10 avril 1769 à Charles Tarieu de Lanaudière *; d.Québec, mars 1817, s.1« avril, dans l'église ' .s.î nSSf* r^fcA,Vfa'e de 'a P- * Q' 1934-35, pp.1-278.» Dictionnaire généalogUiae, III, 286.seigneur ^«Aaane.La Mlation est formellement établie dans l'acte de mariage t\u201ew *.1rmv,ent*\" «»té plus bas, de la succession de Lacorne Saint-Luc.Charles Tarieu et Louise Lacorne comparaissent par procureur.Mondée affiA^tf ffiT^-\"*^ Lacome-Dubreuil.J.-M. LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 33 Michel, n.Montréal, 20 octobre 1749; Marie-Louise-Charlotte, n.Montréal, 18 septembre 1750; m.1769 à Hippolyte-Georges Lecompte-Dupré; d.Montréal, 25 janvier 1771; s.dans l'église Notre-Dame.Lors de la capitulation du Fort Saint-Jean, en octobre 1775, trois officiers canadiens-français y avaient perdu la vie*: ce sont l'interprète Perthuis (qui fut inhumé à Laprairie), Bernard Beaubien-Desaunlers, de Québec, et Louis Lacorne (qui fut inhumé dans l'église de Chambly).Ce dernier, neveu de Lacorne de Saint-Luc, était le seigneur de Terre-bonne et Mascouche.Son cadet, François, né en 1750, servit dans la marine française, devint capitaine de vaisseau, nous apprend Aegidius Fauteux, fut créé chevalier de Saint-Louis en 1786, émigra en 1792, et revint mourir à Québec, en 1800.Marie-Anne Hervieux, qui était née vers 1715, de Léonard J.-B.Hervieux et de Marie-Anne Magnan, mourut prématurément le 2 janvier 1753, «entre trois et quatre heures du matin », et fut inhumée dans l'église Notre-Dame de Montréal.Lacorne de Saint-Luc avait été fait capitaine en 1755.Après quatre années de veuvage, il convolait à Montréal, le 3 septembre 1757, avec Marie-Joseph Guillimin, veuve de Jacques Legardeur de Saint-Pierre, 1701-1755, le même, qui avait succédé au découvreur La Véren-drye dans le commandement des Postes de l'Ouest.La Corne avait été lui-même, de 1753 à 1755, le successeur de Legardeur à la direction des Postes de l'Ouest.7 Notons ici que l'inventaire des biens de Legardeur dressé le 22 septembre 1755 devant Gui ton de Monrepos, fut déposé en minute, dans le greffe de Danré de Blanzy.Il y est formellement stipulé que « le décès du sieur de Saint-Pierre, (est) arrivé il y a environ quinze jours dans un parti de guerre contre les Anglais ».Dans son ouvrage précité, Aegidius Fauteux spécifie le 8 septembre à la bataille du lac Saint-Sacrement.L'acte révèle des biens pour 60.000 livres.La cave de la maison de la rue Notre-Dame occupée par la veuve, recelait 600 veltes d'eau de vie estimée à 3.000 livres.\u2022 The History of the.Military and Naval Forces of Canada from.1763.(Ottawa, a.d.) II, 10.¦ :¦ ; rC n , T A.G.Morlce.Dictionnaire historique des Canadiens de tOuest.Québec 1908, p.70. 34 ARCHIVES DE QUEBEC Mais Lacorne de Saint-Luc n'entra pas en communauté de biens avec la riche veuve qu'il épousait Fait rare à l'époque, son contrat de mariage du 1er septembre 1757.reçu par Dartre de Blanzy comporte l'accord suivant: « il a été expressément convenu et accordé qu'il n'y aura aucune communauté de biens entre ».eux, « soit de ceux qui leur appartiennent ou de ceux qui leur appartiendront., nonobstant la coutume de Paris suivie en ce pays ».Au surplus, le contractant donne une entière autorisation à sa femme d'aliéner, et de disposer éventuellement, de tous ses biens.Le douaire consiste en une rente de 2.000 livres.Marie-Joseph Guillimin décédée à Montréal le 11 avril 1768.fut aussi inhumée dans l'église Notre-Dame.Le départ de Lacorne de Saint-Luc pour la France, sur le mauvais paquebot, l'Auguste, le naufrage au large du Cap-Breton, où périrent entre autres son frère, Louis-François, sont bien connus.Ne sont consignés id que les documents inédits qui peuvent ajouter à la connaissance des moeurs du temps.Le 4 mars 1772, devant Pierre Panet notaire.Lacorne de Saint-Luc réglait les réclamations des héritiers de Leg ardeur de Saint-Pierre, dont André Grasset de Saint-Sauveur, de Calais, «ancien secrétaire général du gouvernement de la Nouvelle-France », Ignace Perthuis, de Loches, ancien procureur du roi à la prévosté et amirauté de Québec.A l'hiver 1774, Lacorne de Saint-Luc, alors sexagénaire passe un troisième contrat de mariage, le 17 mars, devant Pierre Panet, avec Marie-Marguerite de Boucherville, la fille aînée du seigneur principal de Boucherville et de Marguerite Raimbault.L'acte se passe en ville, à la demeure de la mère de la future, qui est le seul témoin, avec Simon Sanguinet.Le régime est celui de la communauté, les biens de l'épouse consistent en 1.500 livres, et ceux de l'époux, doivent être inventoriés.Le surlendemain, en temps prohibé, le mariage était célébré à l'église Notre-Dame.Fatalité dans l'état civil de cet homme, l'acte ne fut pas dressé immédiatement, mais quinze jours plus tard, et encore, non inscrit au double du registre déposé a la Cour.De ce mariage devait naître à Montréal, le 3 janvier suivant (1775).Marie-Marguerite qui, à dix-neuf ans, à l'église du Christ de Montréal, épousa, le 8 mars 1794.le lieutenant John Lennox.Lennox devint major du 60* Régiment comme il apparaît au convoi de sa veuve.Leur fils.John Lennox, né à la Barbade en 1804 et décédé à l'Acadie, P.Q.en 1832.et inhumé à Montréal, avait été admis au barreau de la Province en 1828.Le 17 novembre 1808, Marie-Marguerite Lacorne LBS BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 35 de Saint-Luc, veuve Lennox, convola ft Montréal avec Jacques Viger, qui fit une si belle carrière, comme rédacteur du Canadien, capitaine de Voltigeurs, ft Chateauguay.en 1813.arpenteur, premier maire de Montréal, archéologue, grand collectionneur de documents, etc.Elle mourut ft Montréal, le 27 mai 1845 et fut inhumée dans l'église Notre-Dame.Quant ft sa mère, la troisième femme de Lacorne Saint-Luc.Marguerite de Boucherville, elle survécut trente-cinq ans ft son mari.Décédée ft Montréal le 19 novembre 1819, le témoin à sa sépulture est son neveu, Pierre Boucherville (qui supprimait la particule de sa signature), le père de notre contemporain, le sénateur Charles B.de Boucherville.1822-1915.ancien premier ministre de la province.Aux jours troublés de 1775.après avoir transigé avec Montgomery qui assiégeait le Fort Saint-Jean, selon ce que nous rapporte le Témoin oculaire.Simon Sanguinet.Lacorne de Saint-Luc fut exclu de l'amnistie accordée aux citoyens de Montréal par le général vainqueur.Il se retira ft Boucherville.Il avait également échoué dans l'attaque contre Longueuil.qu'il avait conseillée & Carleton.Après le siège de Québec, il se rendit ft Philadelphie.8 En 1775, également, il avait été, avec François Levesque, Charles-François de Lanaudière, Gaspard Chaussegros de Lery, son cousin, Pierre Pécaudy de Contrecoeur, Paul Roch de Saint-Ours.François-Plcotté de Belestre, J.-B.des Bergères de Rigauville, qui mourut prisonnier de guerre en Pennsylvanie, l'un des premiers membres nommés au Conseil législatif créé sous l'empire de l'Acte de Québec.* Dans son testament dicté en sa maison de la place du marché de Montréal ft Antoine Foucher.notaire, trois jours avant sa mort, (le 29 septembre 1784), il déclare n'entretenir aucun ressentiment contre Georges-Hippolyte Lecompte-Dupré, son gendre, ft qui il lègue 10.000 livres, ft charge du coût de ses funérailles.Il y avait certainement eu dissentiment entre le beau-père et le gendre comme en témoigne une incidence de l'acte d'inventaire cité plus loin.A sa fille Marie-Anne, l'épouse du colonel Campbell, il lègue 45.000 livres, enfin ft sa fille.Marguerite, alors Agée de neuf ans, il lègue une terre & Laprairie, une autre à la Côte Sainte-Catherine de Montréal, \u20ac 200 guinées qui sont un don du général Haldimand », plus 1.000 livres dues par M\"0 de Cuisy.En cas de doute sur la validité _ 8 Abbé Verreau, Invasion du Canada, Montréal, 1873.\u2022 Gustave Turcotte, le Conseil législatif de la P.de Q.1774-1933, Beauce-ville.1933, pp.16 6 31. ARCHIVES DE QUEBEC Jean-Jacques Lefebvre du testament, il invoque « l'acte du parlement en vigueur en cette province ».10 Il nomme pour exécuteur testamentaire son collègue du Conseil législatif.Emmanuel-Joseph de Longueuil.Enfin les témoins au testament sont Pierre-Amable de Bonne, avocat, et J.-B.Jobert, le chirurgien.Dans un premier testament fait le 25 avril 1772 devant Pierre Panet, la terre de Laprairie ci-haut mentionnée avait été léguée à l'Hôpital général de Montréal.Il y consignait aussi une avance de 1100 louis à son gendre, Campbell.Décédé le 1\" octobre 1784, l'ancien chevalier de Saint-Louis et surintendant de tous les Sauvages des blanches steppes canadiennes, fut inhumé, comme ses deux premières épouses, dans l'église Notre-Dame de Montréal, ce « sanctuaire national ».La pièce d'inventaire de la succession publiée ci-après, parle par elle-même.On y notera la somme de biens meubles qu'avait accumulés Lacorne de Saint-Luc, particulièrement l'extraordinaire garde-robe d'un gentilhomme du XVIII* siècle, enfin ses créances sur Lavallée, négociant à Paris, au montant de 241.314 livres tournois, en contrats du Canada.On y remarquera encore que cet homme, millionnaire au sens de l'époque, n'avait pas pour 1.000 livres de dettes.Cette page, avec d'autres du genre, servira peut-être à rectifier, quelque jour, les thèses sur notre pauvreté séculaire. INVENTAIRE DES BIENS DE LA SUCCESSION DE L'HONORABLE LUC DE CHAP ECUYER SR DÉ LACORNE Le 6 Décembre 1784 L'an Mil Sept Cent quatre vingt quatre le Six du mois de Décembre Deux heures de Relevés a la Requeste de L'honnorable Joseph Dominique Emmanuel Lemoine De Longueull Eculer un des Conseillers de Sa Majesté &a Demeurant en cette Ville au nom & Comme exécuteur du Testament & ordonnance de dernière volonté de L'honnorable Luc de Chap Ecuyer Sieur de Lacorne Colonel du Département de Montreal 6 un des Conseillers de Sa Majesté au Conseil Législatif de Cette Province, passé devant M* Foucher Notaire & témoins, le Vingt neuf Septembre dernier, mon dit Sr S' Luc de Lacorne veuf en première noces de Dame Marie arme Hervieux Ci en Seconde noces de Dame Marie Josephe Guillemln, Laquelle dite Dame etoit veuve en première noces de Messlre Jaques Legardeur.Ecuyer Sieur de S' Pierre a la Requeste encore de Dame Marie Marguerite Boucher, de Boucherville tant en Son nom qu'a Cause de la Communauté de biens qui a été entre mon dit feu Sr S* Luc Lacorne & elle que Comme Tutrice élue par Justice a Mademoiselle Marie Marguerite de Chap de Lacorne leur fille mineure, en la pre-, sen ce du Sr Eustache Desrivieres Beaubien elû Subrogé Tuteur a lad* D110 Mineure, encore a la Requeste de Dame Marie arme de Chap de Lacorne épouse de M' Le colonel Jean Campbell ecuyer G de lui autorisée a L'effet des présentes, de Dame Elizabeth de Lacorne épouse de Messlre Charles Laperrade Ecuyer Sieur de Lanau-diere Absent de cette Province, Représentée par le Sr Pierre Bouthllller fondé, de la procuration de la dite Dame passée devant les No1** Soussignés le Six octobre dernier en la presence de MF Hippolite S' George le Comte Dupré Ecuyer grand Voyer en cette Province veuf de feue Dame- Charlotte de Chap de Lacorne Son épouse laquelle au Jour de Son décès etoit héritière de la dite feue Dame Marie anne hervieux Sa mere 6 Sans que Sa presence puisse opérer plus en Sa faveur que les Loix G Coutumes ne permettent les autres parties faisant, toutes reserves a ce Sujet Se reservant encore les dites parties d'accepter ou renoncer Si bon leur Semble aux noms G qualités qu'ils agissent Soit d'héritiers ou de Légataires.A la Conservation des Droits des dites parties G de tous, autres qu'il appartiendra a été, par les Notaires Soussignés fait Inventaire G Description et acte de tous G Chacuns les biens meubles, Ubstencils, Argenterie, Deniers Comptants Des Titres G papiers Dettes Actives G autres Choses dependants de la Succession de mon dit feu Sr S' Luc de Lacorne, trouvés après Son décès dans Sa Maison Située en Cette Ville Sur la place du Marché montré G enseignés par Dame Marie Marguerite Boucher de Boucherville Sa veuve, après Serment par elle fait ès mains des dits Notaires en la manière accoutumée de montrer, représenter G enseigner tous, les biens G effets de la dite Succession Sur les peines Introduites qui lui ont été Donnés a entendre par lesdu Notaires Iceux biens meubles G autres effets prisés G estimés par Mes- 137] 38 ARCHIVES DE QUEBEC sieurs Jean Dumas S' Martin 6 Ignace Hubert Lacroix Negotiants de cette Ville qui les ont prisés 6 estimés a leur an* G Conscience eu égard au Temps present 6 ont les dites parties 6 Arbitres Signés avec nous dits No™» après Lecture faite les Jour 6 an Susdits.P Bouthillicr veuve LaCorne S' Luc D Beaubien John Campbell S* George Du pré Longue uil Dumas S* m.AFoucher Sanguinet No\" Royal N» PREMIEREMENT DANS LA MAISON IL S'EST TROUVÉ CUISINE Deux grands poilons prisés 6 estimés ensemble Sut Chelins ancien Cours de Cette Province cy -.¦¦' ¦¦¦ * Item une bassinoire De Cuivre prisé Six Chelins cy-~\u2014~- 6 Item une poissoniere de Cuivre prisé Quatre Chelins cy __.- 4 Item un pommier 6 un fromager prisés ensemble Vingt Sols cy- 1 Item une Rape prisé dix Sols cy - - 10- Item deux passoire prisés ensembles Quatre Chelins cy - Item Six Casseroles de Cuivre prisés ensemble Vingt quatre Chelins cy 24 [tem une Cafetière de Cuivre prisé Trente Sols cy- 1 10 Item deux paires de fer a flasque prisé Quatre Chelins cy- 4 Item deux Couteaux a hacher prisé ensemble Trois Chelins cy- 3 Item un Moulin a Caffé prisé Douze Chelins cy - 12 tem une Chaudière de fer blanc prisé Trente Sols cy \u2014'.- 1 10 [tem deux pollones de Cuivre Rouge prisés ensemble Trente Chelins cy 30 [tem deux Vieux buffets & une Table de Cuisine prisés ensemble Six Chelins cy -;- 6 Item une Grande Chaudière 6 Son Trépied prisé Trente Six Chelins cy 36 Item un Mortier de Cuivre avec Son pilon prisé Douze chelins cy \u2014 12 Item deux Cafetières de ferblanc prisé Trente Sols _ 1 10 Item deux Sceaux ferrés prisés Quatre Chelins__ 4 (tem Une paire de Chenets prisés Douze frans__ 12 Item Deux-pelles G une pince de fer prisé Cinq Chelins cy _ 5 [tem une Chaudière de Cuivre Jaune prisé Neuf Chelins cy _ 9 Item une grande Cuve et Cinq Cuvettes prisés Douze Chelins cy _ 12 Item un Vieux Tourne broche prisé Six Chelins cy _,__ 6 [tem Cinq Marmittes prisés ensembles Quinze Chelins cy _ 15 [tem deux Tourtières prisés ensemble Dix Chelins __ Item un Gril Trois Livres cy___ Item deux Llchefrites prisés ensemble Trois Chelins Item Trois poêles a frire prisés Six Chelins_ (tem une broche Quarante Sols cy__ [tem un Vieux fanal Vingt Sols [tem un Vieux Soufflet Trente Sols cy Item une Gouge 6 Ses Deux Crochets prisé Vingt Sols Item une petite Casserole prisé Quarante Sols cy_ 10 3 3 6 2 1 1 10 1 2 LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 39 DANS LE PETIT CABINET Item Deux fanaux prisé Sept Chelins cy_ Item une Table a Jouer prisé Quarente Sols cy .Item un Vieux bureau prisé Dix Chelins cy .Item Sept Martes G un Vison prisés Quatre Chelins piece Item un Miroir a Toilette DU Huit Chelins cy Item un Lit de plume prisé Quatre Vingt dix Chelins cy .Néant Item une Soupière de Payence huit Chelins cy _ Item huit plats de Fayence prisé Seize Chelins cy_ Item deux Jattes de porcelaine prisé Six Chelins Item Vingt trois assiettes de grosse porcelaine prisés Dix huit.Chelins cy___,___ Item Six petites assiettes de porcelaine prisé Six Chelins cy_ Item un Beurier 6 Son assiette Quarente Sols Item Trois Tasses 6 Secoupes de gray prisés ensemble Vingt Sols cy Item Quatre Compotier prisés ensemble Huit Chelins cy__ Item un Grand goblet Quarente Sols cy a Item Douze poches prisés Douze Chelins cy , Item un Rideau 6 Sa Tarjette pour porte 6 un de fenêtre de Cotton brodé avec Sa Tarjette prisé Quatre Chelins cy _[ 7 2 10 28 18 90 8 16 6 18 6 2 1.8 2 12 m DANS LA SALLE.Item Douze Chaises prisés ensemble Douze fHiriim Item quatre Cadres prisés ensemble Trois Chelln \u2014 Item une petite Table prisé Trois Chelins Item un Coffre prisé Quatre Livres Dix Sols cy_;__ Item Dix Caraffes prisés Quinze Chelins cy .Item un Rideau de porte G de fenêtre avec leurs Tarjettes prisés ensemble Six Chelins cy__' ,.Item un grand Miroir prisé cent Vingt Chelins cy .Item un poêle a fourneau avec Son Tuyau prisé Cent Soixante huit Chelins cy _'.-;__ Item un Canard prisé Six Chelins cy Une fontaine de Cuivre avec Sa Cuvette 6 sa planche prisé Vingt quatre Chelins cy -'.;, '-!\u2014.\u201e¦\u201e,,.\u201e,'\u201e Item une petite Jarre Six Chelins cy .Item une Carte du fleuve S* Laurent avec Cinq Estampes prisé Neuf Chelins cy _'.Item Vingt Trois Tasses & Douze Secoupes prisés ensemble Dix huit Chelins cy .- Item un Sucrier avec un pot au Lait prisé Vingt Sols cy .Item Douze Verres a pâtes prisé Six Chelins cy .Item Dix Gobelets Quatre Chelins cy _ 12 3 ,:'\"3 4 15 6 120 168 6 24 6 10 Item Quatre petits pots prisés ensemble Trente Sols 18 1 6 4 1 10 40 ARCHIVES DE QUEBEC DANS LE CABINET DERRIERE LA CHAMBRE Item un grand pot 6 une grande bole prisé ensemble Trois Chelins cy Item Deux boetes a Sucre prisé Six Chelins cy -1- ° Item un buffet prisé Sut Chelins \u2014-\u2014- Item Trois Rideaux avec leurs Tar)ettes prisés Neuf Chelins cy \u2014-_ 9 Item une Table bleue prisse Quatre Chelins cy __- Item deux petits Tapis prisé Six Chelins cy-\u2014 6 Item une Vielle (sic) Tapisserie prisé Vingt quatre Chelins cy- 24 Item un grand Tapis Vieux prisé Quatre Chelins G Dix Sols cy _ 4 10 DANS LA GRANDE CHAMBRE Item une Couchette deux Matelats, un Lits de plume, un Traversin deux Couvertes deux Couvre pieds, une Courte pointe d'Indienne, Deux Draps le tour de Lit d'Indienne prisé le tout ensemble a Trois 'Cent Chelins cy-'¦-'-30° Item Deux fauteuils a petits points prisé ensemble Soixante Douze Chelins cy ,-;-:-Tl Item huit fauteuils de Canne avec leur Coussins prisés neuf Chelins piece cy-.\u2014 .¦¦ .72 Item un Canapé de Damas Broche avec Son Matelat G son Coussin prisé Deux Cent Chelins cy -:-:-:-200 Item une Table a Jouer prisé Six Chelins cy-6 Item une Comode avec Sa garniture prisée Quarante huit Chelins cy 48 Item un grand Miroir prisé Quatre cent Chelins ancien Cours cy \u2014 400 Item deux paires de Rideaux de fenestre G un de porte d'Indienne avec leurs Tarjettes prisés ensemble Vingt huit Chelins cy - 28 Item Quatre Tabourets avec leur Couvertures prisé Trois Chelins .piece cy _!-12 Item une glace Sur la Cheminée prisée Quatre Vingt dix Chelins cy___ 90 Item Deux Lustres de Cuivre Argenté prisé Ensemble Six Chelins cy 6 Item une pendule avec Sa boite prisé Deux Cent Chelins cy__200 Item onze Tasses de pour ce! aine Douze Secoupes Six Tasses a Caffé, une Theyere, une bole un Sucrier un pot a Lait G un autre pot G le Cabaret de ferblanc Verni le tout prisé ensemble Cent Vingt Chelins cy______ 120 , Item un guéridon de Mahoganay prisé Trente Six Chelins cy ._ 36 / Item Quatorze Quadres petits G grands prisé Ensemble Quarente Deux Chelins cy ________________ 42 Item Quatre grottes prisés ensemble Douze Chelins___12 Item une paire de Chenets de fer une pele une paire de pince un Soufflet 16 des brosses prisés ensemble Quinze Chelins cy ___________ 15 Item un grand Tapis prisé cent Quarente quatre Chelins cy _____ 144 Item Trois Morceaux de Tapisserie de Degobelin prisé ensemble cent Quarente quatre Chelins cy_________________ 144 Item Quatre Tableau de la famille de M' S1 Luc Lacorne.pour mémoire cy __.-;-._____Mémoire LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC .t: :.Ce fait après avoir Vacqué Jusqu'à cinq heures & demy de Relevé tout ce qui a été Inventorié a été Laissé en garde 6 possession de Mad\" Veuve S' Luc de Lacorne G l'assignation Continuée a Demain a huit heures du Matin G ont Signés Les Jour G an Susdits P Bouthillicr Dumas Longueutl D Beaubien S* Martin S' George Dupré A Foucher S* George Dupre N1» Royal Sanguinet J Lacroix N™ - 2900 Du dit Jour huit heures du Matin Suivant la dite assignation a été pas les dits Notaires en la presence des dites parties ès, dits noms G qualités procédé a la Continuation du dit Inventaire Comme il Suit DANS UNE CHAMBRE AU SECOND ETAGE Item un poêle de fer a la Samaritaine avec un petit Tuyau prisé Quatre Vingt quatre Chelins cy _;__;_!-:- 84 Item un grand Miroir prisé Cent Vingt Chelins-_ 120 Item une Commode avec Sa garniture prisée Trente'Six Chelins cy .36 Item Cinq fauteuils a petits point prisé Douze Chelins piece cy 60 Item Quatre fauteuils de Canne avec leur Coussins prisés neuf Chelins piece cy__-_______:_ 36 Item un Tabouret prisé Trois chelins cy- 3 Item deux rideaux d'Indienne avec leurs Ta rj et tes prisés ensemble Dix huit Chelins cy -.-\u2014- .18 Item Sept Chaises empaillés prisé Sept Chelins cy- \"7.Item une Bergère avec Deux oreilles prisé Trois Chelins-,-3'.(.\"| Item une Couchette une paillasse, un Lit de plume un Matelat, un Traversin, une paire de Draps, deux Couvertes une Courte pointe un Tour de lit d'Indienne avec le Ciel prisé le tout a cent cinquante Chelins cy -'-j\u2014:\u2014,-.- .150 Item une petite Couchette d'enfant a MadUa Lacorne avec deux petits Lits de plume une petite paire de Draps, Deux Couvertes G un Vieux Couvrepiéd prisé Quarente huit Chelins cy-48 Item Quatre Cadres prisés Vingt quatre Chelins cy- 24 Item un Vieux Tapis prisé Quarente Sols cy \u2014_____\u201e-.- 2 Item une Carafe avec une bole G goblet prisé ensemble Trois Chelins cy 3 Item Cinq Tasses avec leurs Secoupes un petit pot Trois Carafes deux goblets prisés ensemble Dix huit Chelins cy- 18 Item Trois paniers de Sel prisés ensemble Trois Chelin cy-3 DANS LE CABINET DERRIÈRE LA CHAMBRE Item une Table de Jeu prisé quatre Chelins dix Sols \u2014.-.4 10 Item Six pains de Sucre a Douze Chelins piece cy -.~ 72 Item une Table a Trois Chelins cy.-.\u2014.-.3 Item un rideau de Serge G un de Cotton brodé avec la Tarjette prisé Six Chelins cy-.-.-\u2022 Vc*\" * ¦*wii 42 ARCHIVES DE QUÉBEC DANS UNE AUTRE CHAMBRE Item cinq fauteuil* a petits points prise Douze Chelins piece cy- Item un grand miroir a Soixante Douze Chelins cy- Item une Gxnmode avec Sa garniture prise Trente Six Chelins cy _ Item un poêle de fer a la Samaritaine avec Son Tuyau ft Quatre Vingt Quatre chelins cy -\u2014\u2014-_____-.- Item Deux Rideau avec leurs Tarjettes prise Six Chelins cy- Item cinq Chaises a Vingt Sols piece cy _____- Item un Tombeau deux Lits de plume Trois Couvertes deux Couvre pieds un Traversin prisé cent Vingt chelins cy- Item Sept oreillers prises ensemble Vingt un Chelins cy - Item un petit Ut de plume Couvert de Toile prisé Vingt quatre Chelins.cy -;-_____- Item une Bergère de Canne prisé Trois Chelins cy- Item quatre Robes de Chats prisés ensemble Quatre Vingt Seize Chelins cy ___-.-¦- Item un fanal de Verre prisé Douze Chelin .- Item un écran prisé Six Chelins cy-.\u2014- Item Deux paniers d'Osiers prisé Quatre Chelins cy _- Item une grande Table avec Ses tretaux prisé Quatre Chelins cy .Item Quatre Vingt deux fusils prisé a Six Chelins piece cy - Item Trois Morceaux de Tapisserie prisés Trois Chelins cy - DANS LE GRENIER Item un baudet de Campagne prisé Dix Chelins- Item une pompe a feu avec Ses Tuyaux cent Quatre Vingt Douze Chelins cy- Item un Vieux lit de plume un Matelat G un Oreiller Soixante Chelins cy___ Item un oreiller prisé Douze Chelins cy .\u201e Item une Vielle (sic) Table prisé Quarente Sols cy _;__ Item Deux panniers de femme Vingt sols cy __________________ Item un pannage d'orignal prisé Trois chelin ______________________ Item deux petits de Chevreuil Quarante sols _.________._.____._._._.__ Item environ huit Livres de gensln avec la poche prisé Douze Chelins cy___________ Item un Sas prisés Quinze Sols cy__ Item un fléau de fer avec Ses Ballance prisé Six Chelins cy__ Item une Couchette une paillasse 6 une Couverte prisé Quatre Chelins cy____.______ Item un pavillon de Lit Rouge prisé Trois Chelins cy_ Item un Ciel de Lit Trois Claies ô Trois panniers prisé ensemble Six Chelins cy_______________ Item environ huit Livres de Laine & la poche prisé huit Chelins cy_ Item Quatre pots pour fleurs prisé Trois Chelins cy_ Item Trois Tonnes Cerclés en fer prisé Neuf Chelins cy _________ Item Sept quarts ensemble a Trois Chelins_:___ LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 43 Item deux natte* de Joncs prisé Quarente Sols___ Item une peau de boeuf prisé Trois Livres___ 3 Item Cinq peaux de Boeuf pour Cariole prisés ensemble Trente Six Chelins cy _;__ 36 Item Deux Couvertes de Deux points & Demy 6 un Vieux Couvre-pieds a Six Chelins cy________ 6 DANS UNE ARMOIRE DERRIERE LA SALLE Item Trois pots & deux assiettes de Terre a Trente Sols cy- 110 Item Quatre petits Slots a Trois chelins cy- 3 Item Septs Boles 6 bassins de Terre a Trois Livres- 3 Item Quarente huit Volumes d'histoires & Comedies prisé Vingt quatre Chelins cy-.- 24 Item Six Tomes de Devotion a Trois chelins cy- 3 -¦ f^&S^fiiiS^miémk^'^ w ,v ,!'':'' DANS LA CAVE S'EST TROUVÉ Item Deux flacons de Câpres a Vingt Sols piece- ' 2 Item Cinq pots de fayence prisé Quarente Sols cy- 2 Item Quatre Cuvettes a Dix Sols piece-\u2014_ 2 Item Quatre Cards Vuide a Trois Chelins piece- 12 Item Cinq grosses de Bouteilles prisés Vingt Sols la Douzaine cy .60 Item Soixante gallons d'eau de vie a Trois chelins cy - 180 Item deux Douzaines de Bouteilles de Vin de frontignant prisé Dix huit Chelins cy-.\u2014\u2014\u2014- 18 Item un Tlerçon de Vin de Madère prisé Cent Quatre Vingt Douze Chelins cy -:- 192 Item un Quart de Vinaigre Vingt quatre Chelins- 24 Item la moitié d'une Barrique de Vin rouge Quarente huit Chelins \u2014 48 Item Vingt cinq bouteilles de Vin rouge a Six Chelins la Douzaine \u2014 12 10 Item une pipe une Barrique & deux quarts prisé Six Chelins cy- 6 Item une Baratte prisée Trente Sols cy- 1 10 ¦ 5616 15 Ce fait après avoir Vacqué Jusqu'à Midy tout ce qui a été Inventorié a été laissé en garde & possession de Mad* Veuve S' Luc Lacorne G L'assignation Continuée a deux heures après midy et ont Signés Dumas S' Martin J.Lacroix veuve LaCorne S1 Luc Longueuil D Beaublen P Bouthilller A Foucher S1 George Dupre Nor° Royal Sanguinet Du dit.Jour Deux heures de Relevé Suivant la dite assignation a été par les dits No**1 en presence des dites parties ès dits noms G qualités procédé a la Continuation du dit Inventaire Comme il en suit ¦ 44 ARCHIVES DE QUEBEC DANS LA VOUTE item Quatorze Chaudières Cuivre Rouge pesant Quatre Vingt Six Livres Trois Quarts a Quarente huit Sols la Livre cy_ Item Quatre Chaudière Cuivre Jaune pesant Dix Sept Livres un Quart prisé Trente Six Sob la livre cy _,_ Item huit Chaudières de ferblanc à Trente Sols piece ' Item Quatre Douzaines faucilles a Quatre Livres dix Sols la Douzaine cy Item Treize faulx a Quinze Sols piece_ Item Quatre grosses haches a Trois chelins cy Item Dix huit Casse tête a Quinze Sols piece (en marge: A M' Boucherville).cy________;__________ Item Deux piochons a Quinze Sols piece Item Quatre fret de Roues a Trois Chelins piece_ Item un Cassot de feràilles Douze Chelins cy_ Item un Cassot de Clous assortis a Trois Chelins cy Item Deux peignes a Breiller a Trois chelins piece_ 'tern Cent huit feuilles de ferblanc a Sept Sols cy Item cinq grand brosses pour les Chevaux a Quinze Sols piece Item Quatorze Brosses a Souliers a Dix Sols____ Item Cinq pinceaux a Dix Sols piece____________ Item un.Bassin ferblanc prisé Vingt Sols_' tem Deux Brosses a plancher a Trente Sols__ Item une Clochette Trente Six Sols cy Item une peau de Chien de mer Trois Chelins_._________ Item Trois grande Serrures de bois a Quarent (sic) huit Sols cy____ Item une Serrure fine Six Chelins Item une Caisse de Vitre Vingt huit Chelins___ Item Quarente Trois Couteaux a Deux Sols cy_ Item cent cinquante pierres a fusil a Quinze Sols le cent Item deux bassins detain à Six Chelins Item Cinquante deux Livres de Rasade a Dix Sols Item Vingt deux Livres de Natallne a Dix Sols_ Item Quatre paires de raquettes a neuf Chelins Item Quatre Livres de Checolat (sic) a Vingt quatre Sols Item Quatre Cassetetes a Calumes a Six Chelin_____ Item Quatre pâtes d'ours a Six Chelins Item Deux bouteilles Macouba a Six Chelins (en\"marge\":Tca^\"pbeïl).Item Onze Bouteilles Tabac a Trois Chelins_____ _ Item Dix Boetes de Tabac a Trente Sols cy_________\" Item Trois bouteilles TherebenUne a Trois Chelins .__I_._I Item Quatorze Livres un quart Al de Laiton a Trente six Sols cy \u201e item deux Douzaines de Couteau a Quinze Sols_______ Item Cinquante Livres de Rasade a dix Sols Item Vingt Sept Douzaines de Couteaux a t^ta^ttoiMek cy tem Trois Douzaine de Couteaux a Quinze Sols cy__ Item Cinq Douzaine Couteaux fermants à Quinze Sols cy_~ \" 208\t4 31\t 12\t 18\t 9\t15 12\t 13.\t10 1\t10 12\t 12\t 3\t 6\t 37.\t16 3.\t15 7\t 2\t10 1\t 3\t 1.\t16 3\t 7.\t4 6\t 28\t 4.\t6 1.\t2 12\t 26\t 11\t 36\t 4.\t16 24\t 24\t 12\t 33\t 15\t 9\t 25\t13 1.\t10 25\t 40.\t10 2.\t5 3.\t15 LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 45 Item Trois Douzaines de Chemises d'hommes a Quarente huit Chelins cy- 144 Item Quatorze Verges d'ouvray gris a Vingt Sols cy________ 14 Item Six Verges ouvray a Quarente Sols _ 12 Item Dix Verges Coty Blanc à Quarente Sols_______ 20 Item neuf Verges toi 11c fine a Quarente Sols __-__\u2014__________________ 18 Item Vingt cinq Verges Tollle fine a Trois Chelins_ 150 Item Six Verges Tollle fine a Quarente Sols_ 12 Item Dix neuf verges G un Quart Tollle fine a Trente Six sols cy __ 34.5 Item Onze Verges Tollle Russie Blanc à Cinquante Sols cy___ 27.10 Item Vingt Verges tollle de Sas a Vingt Sols cy_ 20 Item Quinze Mouchoirs Tollle de Sas a Quinze Sols cy____ 10.15 Item onze Verges de Marly a dix Sols_;__ 5.10 Item une Verge un quart Ratine Bleue a Quatre Chelins cy__i__ 5 Item Trois Verges 6 demie Carizé Bleu a Trente Sols cy _ 5.5 Item Dix huit Verges & demi flanelle Verte a Quarente Sols____ 37 Item Deux Verges Ratine Verte a Quarente Sols- 4 Item Cinq verges de Drap Bleu a Quatre Chelins-, .20 Item Douze Verges G demie de Drap Bleu a Quatre Chelins Seize Sols cy _- 50 Item neuf verges Deux Tiers ratine Bleue a Quatre Chelins - 38.13 Item Soixante huit Verges Trois quarts Carizé Bleu a quarente Sols 127.10 Item Trente Sept Verges de Carizé Blanc a Trente sols cy- 55.10 - Item Trente neuf Verges de Carizé meucheté (sic) a Trente Sols cy 58.10 Item Trente Six Verges de Drap Blanc a Vingt quatre Sols cy- 43.4 Item Treize Verges ecarlatlne avariée a Trois Chelins cy- 39 Item cinq Verges de mol ton a Quinze Sols .- 3.15 Item une Verge Trois quats (sic) de Drap Verd a Douze Chelins cy 21 Item Dix Verges Serge Bleue a Quinze Sols- 7.10 Item Cinq grosses Tavelle Large a Douze Chelins cy - 60 Item Quinze grosses de Tavelle a neuf Chelins cy- 135 Item Seize Verges Callemande a Quinze Sols- 12.10 Item huit Verges Diablement fort a Vingt quatre Sols cy- 9.12 Item Trois grosses G demies de padou a Douze Chelins-__ 42.Item Cinq morceaux de Tavelle Quatre Chelins -_-,- 20 Item Quatre Verges d'étoffe des Indes a Quarente Sols cy- 8 Item Vingt quatre Verges G demie petit Camelot Jaune a Vingt cinq sob cy-i-.-.- 30 12 Item Seize Verges de Callemande rouge a Quinze sols cy-.- 12 Item neuf Verges Trois quats (sic) Camelot Verd a Quinze Sols cy 7.6 Item Vingt quatre Verges G demies de Callemande Jaune a Quinze Sob ________________________________________________ 18.7 Item Six Verges Camelots a Douze Sols -.-.3.12 Item Deux Verges Serge Blanche a Vingt Sols \u2014- 2 Item Trois Verges Velours Cramoisy Trois Chelins cy -.\u2014 9 Item Dix neuf Verges de panne Cramoisie a Quarante huit Sols (en marge: 9 mains), cy -.~.-.- 45 12 46 ARCHIVES DE QUEBEC Item huit Verge* G demie* drap Rouge a Quatre Livres Dix Sols \u2014 38 5 Item Dix Sept Verges Diablement fort Verd a Trente sols cy- 25 10 Item Six Verges G demies de Camelot de Bruselles a Vingt Sols cy _ 6 10 Item neuf Verges G demies de plucbe Rouge a Quatre Livre* Seize Sols cy -¦-!-:- 45 12 Item une Verge 6 demie frappé de Soye a Six Chelins cy- 9 Item Cinq Verge* Trois quarts d'armoisin Rouge a Six Chelins Cy - 34.10 Item Dix Sept Verges Serge Blanche a Quinze Sols cy \u2014- 12.15 Item une Verge panne Verte Trente Sol* cy - 1.10 Item une Verge ecarlatte Douze Chelins cy-\u2014- 12 Item une Verge un Tien Carizé Moucheté a Quarente Sol* cy- 2.13 Item Soivante Dix Verges G demie Serge a Vingt Sols cy- 70 10 Item Trois pieces de Drap Bleu de Traltte a Quarente huit Chelins cy 144 Item Soixante quatorze Verge* Drap François Bleu a Quinze Sob cy 55.10 Item cent Quatre Vingt huit Verges 6 demie de Drap Bleu Français a Quarente Sols __- 377 Item cent cinq Verges Toille étroite a Dix Sol*- 52.10 Item Vingt Verges G demie Toille Large a Vingt Sols cy- 20.10 ' Item Soixante Treize Verges' Milleraye le tout prisé Six Chelins cy .6 Item Deux Cordons de Montre* d'Argent a Trente Sol* cy_ 3 Item Sept paires de Jartieres d'argent a Trois Chelins cy ,' _ 21 Item Deux glands de Cuivre de Quinze Sols_ 1.10 Item cinq Mouchoirs de Sole Noir a Trois Chelin_ 15 Item une Livre de fil gris Quarente Sols .2 Item Deux Douzaines Rabats a Six Chelins _________________ 12 Item Vingt plumets Noir Vingt Chelins cy_ 20 Item cinq bonnets de Cotton a Trois Chelins_, 15 Item huit paires de Chaussettes a Cinquante Sols cy ¦ 20 Item huit Mouchoirs de Barcelone a Trois f-_»li«- cy__ 24 Item Deux Livres G demie de fil Gris prisé Six Chelins_ 6 Item une Livre G demie de Laine Quarente Sols cy __¦_____ 2 3205 11 Ce fait après avoir Vacqué Jusqu'à Cinq heures après midy tout ce qui a été Inventorié a été laissé en garde G possession de Mad» Veuve S'Luc de Lacorne G L'assignation Continuée a Jeudy prochain a Neuf heures du Matin G ont Signés veuve LaCorne S' Luc P.Bouthlllier Longueuil Beaublen J.Lacroix Dumas S» Martin S' George Dupré A Foucher Sanguinet No» N™ Du dit Jour neuf Décembre Mil Sept Cent Quatre Vingt quatre Neuf heures du Matin Suivant la d* assignation a été par les dits Notaires en presence des dites parties ès dits noms G qualités procédé a la Continuation du dit Inventaire Comme il en Suit LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 47 Item Treize Verges de Cotton prisé Trois Chelins ancien Cours la Verge cy -;-;\u2014______ 39 Item Neuf Verges Camelot a dis huit Sols cy__ 8.2 Item Quarente quatre Chapeaux a Trente Sols_ 66 Item Cinq Verges Indienne a Cinquante Sols_ 12.10 Item Six Verges Indienne a Cinquante Sols__ 15 Item Dix Verges Indienne a Quarente Sols (en marge 6 V.) _ 20 Item Dix Verges 6 demie Tollle a Carreaux a Quinze Sols cy_ 7.17 Item Trois Verges Velours Sur Cotton a Quatre Chelins cy_ 12 Item Dix neuf Mouchoirs Rouge a Trente Sols_____ 28.10 Item Quatre Douzaines 6 Trois Mouchoirs de Tollle a Carreaux a Trois Chelins Douze Sol la d» _;______ 15 6 Item Dix neuf Mouchoirs de Tollle a Careaux a Quatre Chelins la Doux»» __-,-;_________ 6 7 Item Cinq Mouchoirs des Indes a Trois Chelins fi°_,__ 15 Item Trois Chemises Indienne a Trois Livres Quinze Sols_ 17.5 Item Sept Chemises assorties a Quatre Chelins____ 28 Item Cinq Chemise a Trois Chelins _ 15 Item Deux Douzaines 6 demies de bas de laine a Quinze Chelins la Douzaine cy_1_ 37.10 Item Neuf paires de bas de laine a Quarente Sols - 18 Item Quatre Douzaines de Culottes Tricottés a Trente Six Chelins I» Douzaine -:\u2014 144 Item Treize bonnets prisé ensemble Quatorze Chelins cy _' 14 Item Neuf bonnets a Dix Sols cy- 4.10 Item Quatorze paires Mitasses & Trois Chelin- 42 Item Cinq Couvertes garnies a Quinze Chelin.75 Item un Tour de lit prisé Douze Chelins_\u2014- 12 Item huit Mantelet de Carizé Moucheté a Trois Chelins__ 24 Item un Capot G un gilet prisé Neuf Chelins- 9 Item Douze Branches de pourcelaine a Vingt quatre Sols _ 14.8 Item Douze grosses grelots a Quatre Livres dix sols-.- 54 Item Six Verges Trois quarts frange Jaune a Trente Sols cy-.10 1 Item Quatre Verges Trois quarts frange a Trente Sols - 7.2 Item Deux Verges de frange d'argent a Trente Sols cy-_ 3 Item une piece Tresse Jaune prisé Vingt huit Chelins cy- 28 Quatre Douzaines Boutons d'or pour Chapeaux a Trois Chelins _____ - 12 Item une Douzaine Boutons d'Or a Chapeau a Trois Chelins cy \u2014_ 3 Item Deux grosses grelots a Quatre Livres dix Sols cy- 9 Item Quinze Miroirs a Quatre Livres dix Sols la Douzaine cy- 3 13 Item Sept Tabatières a Quinze Sols- 5 5 Item une Livre de £11 Quarente Sots- 2 Item Quatre Trousses Contenant Vingt trois razoirs Trois paires de Sizeaux G Trois Cuirs prisé le tout Dix huit Chelins cy- 18 Item Deux Verres Ardents prisé Six Chelins- 6 Item une paire de Lunettes prisé Trois Chelins cy .- 3 Item deux paquets de Livrets a Quinze Sols J-;- 1.10 48 ARCHIVES DE QUÉBEC Item une grosse de Bagues Quarente Sols .2 Item deux Couteaux François prisé Douze Chelins cy - 12 Item un paquet de perles Trente Sols .- 1.10 Item une petite Lunette avec Son étui prisé Quarente Sols- 2 Item une petite Cloche Trente Sols_'.-\u2014- 1.10 Item Vingt cinq Morceaux de Ruban a Quarente Sola le Morceau_ 50 item deux Morceaux de Ruban Croix de Saint Louis a Neuf Chelins e Morceau .\u2014\u2014 item Vingt cinq prisés d'Alliau a Vingt Sols cy item Six paires Manchettes Brodés a Trois Chelin la paire Item un paquet de padou Trois Chelins__ Item Cinq boucles a Col Quinze Sols Item un paquet de galon or & argent prisé Quinze Chelins cy Item un paquet de Vulnéraire Vingt sols Item un paquet de poil de Chèvre prisé Cinquante sols cy_ Item Trois morceaux de Ruban a Col prisé le tout Trois Chelins _-Item Deux Canifs François prisé Quinze Sols__ 'tem _:_____________ [tem une Coquille 6 un Bracelet prisé Neuf Chelins_ Item Cent Quatre Vingt dix Roupies d'argent prisé Douze Chelins Item Quatre Gaines prisé Vingt Sols tem Trois Sacs espèce de Vermillon Le tout Trois Chelins Item un parti d'hameçon prisé Trois Chelins______ tem une Rouanette Trente Sols item Dix peignes de bols G Quatre d Ivoire Le tout Quarente Sols item une phiole d'eau pour Lever les taches Quinze Sob_ item Deux papiers d'épingles a Quinze Sol_________ item Vingt une Verges dentelle a Quarente Sob .__I Item Douze Verges G demi dentelle a Trente Sob___.Item Onze Verges fi demie dentelle a Vingt Sob item Neuf Verges 6 demies dentelle de fil a Vingt Sols item Treize Verges fi demie Dentelle a Dix Sols_ item Vingt Quatre paires de Manchette a Six Chelins __ item une Caisse de Boutons Neuf Chelins_____ tem un paquet de boutons Neuf Chelins___ item une Boussole de Cuivre Six Chelins Item Cinq grosses Alalnes a Quatre Chelins-_- Item un paquet de Cuivre pour garniture de Chambre prisé Vingt Chelins .-'¦- Item une grosse ô demie d'agraffe a Trente Sob _\u2022- Item deux paires de Lustres a Trois Chelin-.- Item une garniture de Commode Six Chelin -i- Item deux Chaînes de montres Pr Quarente Sob-_____ Item une paire d'eprons Trente Sob Item un Couteau a gaine Vingt Sols Item Deux Douzaines G Neuf peignes de\" Cornes a Dix Sob\" Item un pied de Roy Vingt Sob .¦ _ 18\t 25\t 18\t 3\t 15\t 15\t 1\t 2.\t10 3\t \t15 24\t 9\t 12\t 1\t 3\t 3\t 1.10\t 2\t \t15 1\t10 42\t 18\t15 11\t10 9\t10 6\t15 144\t 9\t 6\t 20\t 20\t 2\t5 6\t 6\t 2\t I\t10 1\t 16\t10 1\t LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 49 11 tem Quarente Masse grains d'orge a Dix Sols__ tem Dix paires de Mouchettes a Quinze Sols___ tem Trois Cuillères 6 Six fourchettes Quarente Sols tem un Cassot de Clous dores Quinze Chelin _ tem un Cassot de Diverses Bagatelles prisé Quatre Livres dix Sols _ tem une Monture d'epée Masquiné Trois Chelins .- tem un paquet de garnitures de cercueull prisé Quatre Livres dix Sols tem une Cassette de peau Loup Marin prisé neuf Chelins- tem un paquet de fil Quinze Sols- tem un Calumet Allemand six Chelins-¦- tem deux Têtes de Cerfs Trente sols-;- tem Quatre Cartes Douze Chelins cy- tem Dix sept Verges étoffe de Soye a Dix huit Chelins- tem onze Couteaux a Dessert & la boete Quatre Chelins & Dix sols .tem deux Cannes a poignes Jaune a Douze Chelins \u2014_.tem une Ligne en Canne Trois Chelins- tem huit Cannes a Vingt Sols 20 7.10 2 15 4 3 4 9 10 10 15 tem une Longue Vue Six Chelins____.________________.'tem un Couteau de Chasse 6 son ceinturon Douze Chelins cy__ tem deux epées a poignes d'argent a Trente Chelins_________________ tem un epée a poigné d'acier a Quatre Chelins cy________________.tem un autre epée Trois Chelins .tem Trois Calumets de pierre rouge a Six Chelins tem Trois Manches a Calumet a Trois Chelins cy tem Trois Chlchlquols a Quinze Sols__ tem un pistolet Six Chelins-._____ tem une preuve Quarente Sols cy tem Cinquante Deux estampes pour Trois Chelins 6 1 12 306 4 24 3 8 6 12 60 4 3 18 9 2 6 2 3 10 10 -\u2022WVt f-NjJfU-> 5167 7 Ce fait après avoir Vacqué Jusqu'à Mldy tous ce qui a été Inventorié a ete laissé en garde 6 possession de Madame Veuve S' Luc de Lacorne & L'assignation Continuée a Lundy prochain Neuf heures du Matin & ont Signés veuve LaCorne S* Luc P Bouthllller LongueuU J.LaCroix Dumas S« Martin S' George Dupré D Beaubien A Foucher Sanguinet No\" Royal N™ \u2022 \u2022\u2022: ;'->; ~ ',, ^^È&iêxk^k^y'-^'-'-' \u2022''V.Y.-' - Du dit Jour Treize Décembre Mi! Sept cent Quatre Vingt quatre Neuf heures du Matin Suivant la dite assignation a été par les dits Notaires en presence des dites parties ès dits noms & qualités procédé a la Continuation dud1 Inventaire Comme il en Suit Ittm Trente Trois paires Mitaines de Cuir a Trente Sols _._¦_______ 49.10 Item Trois Douzaines paires Souliers Chevreuil a Quarente Sols _ 72 Item un paquet de morceaux de Chevreuil Trois Chelins' cy.\u201e.3 50 ARCHIVES DE QUÉBEC > Item Trois Morceaux Caribou a Trente Sola-.- *j 10 Item une peau d'orignal huit Chelin»-'- 8 Item Quinze Canaux de Couverte» a Quatre Livres dix Sol»- 67.10 Item un Capeau de Cuir Neuf Chelin»-_-\u2014- \u2022 Item dnq peaux de Vau a SU Chelins ;\u2014\u2014___-\u2022 30 item une Seringue dix huit Chelins -\u2014\u2014- 1* Item un pavillon neuf Chelins cy.-.- Item Une Tente du huit Chelins- .- 18 Item Sept paires Souliers de Maroquin a Quarente Sols-_ 14 Item onze petits miroirs a Quinze Sols-\u201e - 8 Item DU neuf Ceintures a Quarente Sols .,- 38 Item un habit gallonné SU Chelins \u2014,- - Item une Couverte de huit point DU huit Chelins cy-.- 18 Item une Couverte fleurie dix huit Chelins-'.- 18 Item Deux Couvertes Vertes Dix huit Chelins __- 18 Item une Couverte de SU points Douze Chelins .12 Item une Couverte à fleur Trois Chelins , , , ¦ .3 Item Cinq Couvertes Trois points G demi a Sept Chelins- 21 Item Quatre Couvertes Trois points a SU Chelins- 24 Item Vingt neuf Couvertes Deux point» demi a Quarente Sols- 58 Item Quinze Couvertes deux points a Trente Sols , , , .22.1U Item douze Couvertes d'un point G demi a Quarante Sols_ 24 Item Vingt cinq Couvertes d'un point a Quinze Sols .18.15 Item Quatre Vielles Couvertes a Trente Sol»- 6 Item deux Ceinturons a Trois Chelins - 6 Item Sept Corps a Neuf Chelins .63 Item du huit plumets a Quatre Chelins- 72 Item Neuf fusils a huit Chelins- 72 Item cent Sacs de Vermillon a Dix Sols_ 50 Item deux Cotés de Cuir a SU Chelins-',-,__ 12 Item Quinze paires de Souliers de Couleurs a Trois Chelins_ 45 Item deux paires Souliers de Cuir a Cinquante Sols 5 Item Cinq Mouchoirs de Soye Noir a Cinq Chelins_.25 Item Trois Douzaines Bate feu a Cinq Sols p*_ 9 Item un Mouchoir de Soye Rouge Quatre Livres DU Sols_ 4.10 [tem un Mouchoir de Cotton Trente Sols_ 1.10 Item Deux Douzaines 6 demies de Vrilles a Quinze Sols_ 1 17 Item dnq Etriers 6 un epron pour Vingt Sob i_ ' 1 Item deux paires de Cardes a Dix Sob ___________________________ .\\ Item un Rechaud G une paire de Slszeaux pour Trente Sob_ 1.10 Item Trois Morceaux de Tapisserie pour Trente Sol _______ 1.10 Item une Clochette Trente Sob _',.:._._ 1.10 Item Trois Dagues pour Trente Sob _ '_ 1.ifj Item Quatre Livres Nataline a Dix Sols__;____ 2 Item SU Chapeaux de paille G un Verd a Quinze Sob , 5.5 Item Quatre Caulisses a Quinze Sob______________ 3 Item un harnois Complet Douze Chelins________________ 12 LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC Item un Larron G\" françois Six Chelins_ Item trois egulnes (sic) a Trente Sols_____ Item Trois Livres G demies fil de Laiton a Quarente Sols cy_ Item deux Chaudières de Cuivre Quarente Sols__ Item deux Quintaux G demi de plomb a Vingt Chelins le Quintal_ Item cent huit Livres de Balles a Vingt Chelins le Quintal_ Item une Caisse ferailles Six Chelins.,___ Item Deux Douzaines Couteaux G fourchettes de Table a Douze Chelins .¦___ Item un Canard trois Chelins , Item une Livre de rognons de Castor Quatre Livres dix Sols_ Item Dix Livres de ficelle pour Trente Sols_ Item une boete de pain en chaut à Quinze Sols-.- Item Neuf Cent doux a Couvrir a Trente Sols- Item cinq Milliers de Cloux a Caisse a Quatre Livres dix Sob- Item Trente Deux Milliers de doux a bardau a Trois Chelins _ Item cinq cent Bouchons de Liège a Vingt Sob- Item deux Livres Trois quarts de poivre a Cinquante Sols- Item Trente Six Livres Coupe rose a Trois Sob- Item Vingt Livres G demie de Thé à Trois Chelins- Item huit Livres de poudre a Trente Sob- Item dnq Livres Tabac en poudre pour Trois Chelins __________ Item une boete Tabac Trois Chelins -.- Item i .1 '1\u2014.Item Soixante Couvertes deux points G demi a Quatre Chelins- Item Trente Couvertes deux points G demi a Quatre Chelins- Item Douze cent Livres de Gomme a Deux Sob- Item Vingt huit Livres Tabac du paya G Cinq cent dnq Livres de Tabac en Carottes le tout pour Douze Chelins \u2014-.Item huit Verges G Demies de Tapisserie pour Douze Chelins \u2014_ Item Seize Verges de Tapisserie Dix Chelins - Item Trois Morceaux de Tapis Trois Livres dix Sob-s Item un Morceau de Toille ciré Trente Sols \u2014- Item Vingt dnq Mains de papier pour Dix huit Chelins- Item Trois paquets de flèches, Arcs G Matelots Neuf Chelins cy \u2014- Item une Lance Quinze Sob cy.Item deux fanaux a Trente Sols cy- Item un pilon d'etain Trois Chelins- Item deux garde feu a Trois Chelins.Item Trois Cadres a Dix Sob- Item V\u2014gt huit Livres d'ader prisé Dix Sob- Item un pilon avec une plaque de poêle Six Chelins- Item huit fuslb cassés a Trois Chelins- Item Soixante dix Livres de gomme a Deux Sob- Item une Cruche Trente Sob- Item une Chaudière de Cuivre pesant Soixante Quatre Livre à Trente Sob .-_\u2014- 52 ARCHIVES DE QUÉBEC 1 10 tem une Chaudière couverte Treize Livres dix Sols-\u2014 13.10 [tem un Beau douze Chelins _-\u2014\u2014-¦\u2014\u2014 12 [tem une Chaudière avec Son Couvert Quarente huit Chelins- 48 [tem un fléau avec Ses Ballance Neuf Chelins _____- (tem un Marchepied Trois Chelins-____- 3 Item Trois Caves a Trente Sols _\u2014-\u2014\u2014- 1° Item huit Cruches de Grata prises Six Chelins- 6 tem Vingt neuf ecorces a couvrir Douze Chelins ;-\u2014 12 [tem Quinze Rouleaux d'ècorce à Quarente Chelins .- 40 Item Quatre cent Bottes ouatapa & our Vingt Chelins -:- 20 Item Douze Quarts Vuides a Vingt Sols-\u2014 12 Item un Quart de Capilalre Trois Chelins- 3 [tem une Table Trente Sols -___\u2014-_____ 1 [tem Six Tonnes 6 Trois Barriques pour Vingt Sept Chelins cy- 27 Item Six Quarts Vuides a Vingt Sols cy- 6 Item une peau de Cheval Six Chelins- 6 Item un Bouccau de Capilalre Trois Chelins .3 'tem une Couchette Trois Chelins cy- tem un quart plein de giberne Six Chelins-;- 6 [tem Trois paires de Tarjettes a tour de Lit pour Six Chelins - 6 [tem un parti de cercle de fer pour Six Chelins- 6 Item Dix huit batons de Tente pour Douze Chelins- 12 Item une grande Caisse de ferallles pour Six Chelins-!- 6 [tem un Quart de ferallles Six Chelins- 6 [tem une Caisse de ferallles Six Chelins- 6 item petite boete de ferallles Trois Chelins- 3 Item une Chaudière une Terrine deux Cramailleres deux Lice de Carlole pour Douze Chelins- 12 'tem deux petites boetes de Cassetetes Six Chelins____________ 6 [tem deux paires de Chenets Douze Chelins_____-.- 12 [tem Quarente cinq Montures de fusil pour Douze Chelins-.- Item Sept Quarts Vuides a Vingt Sols____________________ [tem Deux grande Caisses Trois Chelins_:____ Item deux Sellettes & Colters Six Chelins___________ Item une paire d'aillés de Calèche Trois Chelins__________._________ [tem un harnois de Chien Trente Sols____________________.__________.1 10 Item une Tonne Vuide Trois Chelins______________.______.3 Item une Cage a poulet Trois Chelins__________________ 3 Item Trois Canots d'ecorce pour Quarente huit Chelins cy_____________ 48 Item deux Marcs de Cuivre désassortis pour Six Chelins _______________.6 Item une paire petites ballance neuf Chelin____._________ Item une pleine boete de Cristal a Lustre pour Six Chelins__._____________ Item Quatre Livres un Quart de Ginsin a Vingt Sols________ Item Quinze Livres de poids de plomb Trente Sols ____________________ Item Deux cent Trente deux Livres de poids de fer a Dix huit Chelins e cent 6 4 5 1.10 Item plusieurs Fayence Verre désassortis pour Quarente huit Chelin.cy\" « 41 15 LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC Item un Service de pourcelaine Consistant en Six Boles deux Soupières Seize plats Cinq Douzaines G onze assiettes Deux Jattes Six Salladiers Quatre beuriers deux Sauciers Quatre Salières un flacon Quatorze Tasses a The 6 Trois a Gaffé prisé deux cent Quarente Chelins cy 240 ¦ \u2014 7980 12 2 Ce fait après avoir Vacqué Jusqu'à midy tout ce qui a été Inventorié a été Laissé en garde G possession de Mad* Veuve S* Luc de Lacorne G L'assignation Continuée a Deux heures après midy G ont Signés veuve LaCorne S* Luc D Beaubien Longueull P Bouthlllier A Foucher J.Lacroix No» Royal S* George Dupré Dumas S' Martin Sanguinet N™ Du dit Jour deux heures de relevé Suivant la dite assignation a été par les dits Notaires en presence des dites parties ès dits Noms G qualités procédé a la Continuation du dit Inventaire Comme il en Suit ¦ - - ¦ i LES HARDES G LINGES DE FEU M* S* LUC LACORNE Item Cinq Douzaines de Chemises d'homme garnies a Soixante Douze Chelins la Douzaine_____,_________________________________ 360 Item Quinze bonnets de Cotton a Trente Sols__- Item huit Mouchoirs de Soye a Quatre Chelins .____._________._________.Item Vingt huit Mouchoirs de Cotton a Trente Sols____________.Item Trente Cinq paires de bas de Soye a Six Chelins.- Item deux paires de grandes Culotes de Toille fine Six Chelins les deux Item Trente Sept Collets a dix Sols piece -.-.- Item un Bonnet de Cotton & un bonnet de Laine prisé Vingt Sols cy Item Quatre Gilets de Carizé a Trente Sols \u2014.-._.Item Dix Sept paires de Caleçons a Vingt Quatre Sols.- Item Quatre Bourses a Dix Sols-.- Item huit paires de Manchettes de Dentelle a Six Chelins la paire \u2014 Item un habit d'ecarlatte brodé en or G une Veste bleu Canelée prisé Vingt huit Chelin-.\u2014.~.-.- Item un habit ecarlatte Vieux uni avec une Veste de moire blanche G une Culotte de Satin blanc Douze Chelins \u2014.Item un habit Veste G Culottes de Droguet de Soye Vlné Trente Chelins __________.-.-.-.- Item un habit Veste G Culottes d'ecarlatte unis prisé Quarente huit Chelins -.\u2022.- Item un habit Veste G Culotte de Drap gris galoné en or prisé cent Vingt Chelins.-.-.- Item un habit Veste G Culottes de Drap Verd galonné en or Quatre Vlng dix Chelins .-.-.- 22\t10\t'\u2022ft- ! 32\t\ttoi 42\t\t 210\t\t 6\t\t 18\t10\t 1\t\tpt 6\t\t¦ 20\t8\t 2\t\t 48\t\t.¦ 28\t\t 12\t\t 30\t\t 48\t\t 120\t\tVÏ.' 90\t\t 54 ARCHIVES DE QUEBEC 120 96 100 90 huit Chelins 48 Item un habit de Drap Verd 6 une paire de Culottes Tressé en or 6 une Veste frappé prisé Trente Six Chelins-\u2014-\u2014- 36 Item un habit Veste G Culottes de Taffetas More Doré prisse Dix 18 72 huit Chelins .-¦\u2014.- Item un habit Veste 6 Culotte de Satin Couleur de puce Brodé en Soye prisé Soixante Douze Chelins-.\u2014 Item un habit d'Amazone gallonné en Argent prisé Douze Chelins \u2014 12 Item un habit G une Veste de Drap Verd gallonné en or Doublé en Couleur de rose G une paire de Culottes Quatre Vingt quatre Chelins 84 Item un habit d'ecarlatte avec la Veste 6 une paire de Culottes gallonné en or Cent Vingt Chelins cy- 120 Item un habit de Drap gris 6 une Veste gallonné en or & une paire de Culottes prisé Quatre Vingt dix Chelins- 90 Item un habit D'ecarlatte une Veste G une paire de Culottes gallonné» d'un petit gallon or G Argent soixante douze chelins _- 72 Item un habit Verd avec une Veste garni en petit galon d'or a bavarois prisé Quarente Deux Chelins cy- 42 Item un habit ecarlatte d'ordonnance avec une Veste G deux paires de Culottes de Serge paille prisé Quarente huit Chelins- 48 Item un habit G Culotte de Velours noir G une Veste de Drap D'or prisé Soixante Douze Chelins_ 72 Item un habit de velours de Cotton Marron avec un petit galon en or vingt Quatre chelin _ 24 Item une Robe de Chambre de Velours Slzelé noir prisé Quarente huit Chelins _ 48 Item Quatre Vielles paires de Culottes noir un Vlel habit G sa Veste d'armoisin noir le tout neuf Chelins________________ 9 Item un habit de Camelot noir Trois Chelins_._ 3 Item un habit G une Veste de Drap noir prisé neuf Chelins cy_ 9 Item une Redingote de Crepon Trois Chelins cy_ 3 Item un mantelet de Taffetas Six Chelins__ 6 Item une Robe de Chambre avec la Veste de Damas Cariée prisé Vingt quatre Chelin_ 24 Item une Robe de Chambre avec la Veste de Taffetas Rayée Trois Chelins cy____________3 Item un habit Veste G deux paires de Culottes de Velours a la reine Bleu cent vingt Chelins \u2014\u2014___________________________ Item un habit de Drap Verd gallonné en or 6 une Veste de Satin blanc galonné en or prisé Quatre vingt Seize ~-»Hnf .Item un habit de velours Cramoisi 6 la Veste brodé G deux paires de Culottes de velours a Cent Chelins _____________________ Item un habit de bourracan gris avec une Veste gallonné en Argent G deux paires de Culottes Quatre Vingt dix Chelins ¦ Item un Capot Verd gallonné en Argent Quarente huit Chelins_ 48 Item un habit Veste G Culottes de Moire Verte prisse (sic) Quarente LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 55 tem deux paires de Culottes d'Indienne a Quarente Sob .tem une Veste galonné d'ecarlatte Dix huit Chelins- tem une Veste Nanquln prisé Quatre Chelins- tem une Veste de Calender! Quarente Sols .- tem une paire de Culottes Tricottes Quinze Sol tem Trois paires Souliers de Cuir a Quatre Livres dix Sols cy .tem une paire en Chapeau Douze Chelins -,,,, tem une paire en Castor Six Chelins tem deux bonnets de velour noir 6 un d'ecarlatte prisé Quatre Livres dix Sob (en marge: Néant)___I_;_______ Item une Veste G une Culottes de Drap Jaune galloné en or prisé Dix huit Chelin _.tem une Veste ecarlatte gallonné en or prisé Dix huit Chelins cy__ tem une Veste Drap Argent bordé en noir prisé Vingt quatre Chelin tem une Veste Drap Jaune gallonné prisé Trente Chelins cy__ tem une Veste de Satin Blanc gallonné en or prisé Trente Six Chelins tem une Veste Canelée Cramoisie gallonnée en or Dix huit Chelins cy tem une Veste d'ecarlatte gallonné en or Vingt quatre chelins cy_ tem une petite Veste Courte d'ecarlatte bordé en Tresse Six Chelins tem une Veste ecarlatte prisé Six Chelins -,- Item Deux Vestes ecarlattes gallonnés en or prisés ensemble Soixante Chelins- Item une Vielle veste d'ecarlatte gallonné prisé Douze Chelins cy_ Item une Veste 6 une Culotte Jonquille brodé prisé Vingt quatre Chelins -.- Item une Veste frappé verd Quatre Chelin tem une Veste Tricotté Bordé Six Chelins Item une Veste G Culotte bleue de Soye Quatre Livres dix Sob tem une Veste G Culotte de Soye Rayé Neuf Chelins cy- Item deux Vestes plvelée de Cotton Trois Chelins- tem une Veste Verte Quatre Livre dix Sols- tem une Veste de Drap noir Trois Chelins- tem deux nœuds d'epée Trois Chelins 36 30 12 3 4 4 4 10 6 10 10 tem Trois glands de Canne a Quarente Sols tem huit Cordons de montres a Trente Sob _ 1 6 4 4 18 4 2 15 13.10 12.6 4.10 18 18 24 30 36 18 21 b 6 60 12 24 4 6 4 9 3 4 3 3 6 12 «î#ïï uni' tf.h'i ' ¦ 10 10 Item un Manteau de Drap Verd gallonné en or prisé Trente Six Chelins cy.\u2014,- tem un Manteau d'ecarlatte galonné en or prisé Trente Chelins cy item une Redingote verte fourré prisé Douze Chelins , \u201e , , Item un Vieux Man tau rouge prisé Trois Chelin \u201e\u201e tem une Redingote rouge Quatre Livres dix Sols , tem deux patres de Culottes de Camelot a Quarente Sols .tem une Veste Courte gallonnée en Argent Quatre Livres dix Sols tem une Veste de Satin Blanc Six Chelin ,- tem une Veste G une Culotte de Taffetas Verd prisé Trente Sols _ tem un habit d'Indienne G une Veste prisé Six Chelins -.- tem une Veste rouge Quatre Chelins 56 ARCHIVES DE QUEBEC Item une Robe de CSiambre G Sa Veste de Dama» prise Trente Six Chelins ¦ 1 ¦ .Item L'epée de M' de S' Luc a poignée d'argent avec Son ceinturon G Son nœud prisé Soixante Douze chelins cy ,, - ARGENT NON MONNOYÉ Item Deux Chandelllers grands pesants Cinq Marcs G Six onces G demies prisé à Cinquante quatre Chelins le Marc \u2014,- Item Deux autres Chandelllers pesant Quatre Marcs G Six gros G demy a Cinquante quatre Chelins le Marc- Item deux petits Chandelllers a Toillette pesant Quatorze onces G Six gros a Clinquante quatre Chelins le Marc _- Item deux ecuelles pesant Cinq Marcs Cinq onces deux gros et demy a Cinquante quatre Chelins le Marc-\u2014- Item Douze assiettes pesant Vingt neuf Marcs Sept onces a Cinquante quatre Chelins le Marc-:- Item Deux plats pesant Six Marcs Quatre onces G demies a Cinquante quatre Chelin le Marcs -\u2014 Item deux Jattes pesant Quatre Marc Six gros a Cinquante quatre Chelins le Marc -¦- Item Trois plats ovales pesant Dix Marcs a Cinquante quatre Chelins le Marc _i- Item huit Salières pesant Deux Marcs Cinq Onces G demies a Cinquante quatre Chelins le Marc- Item un porte huilier pesant Trois Marcs Trois onces Cinq gros a cinquante quatre Chelins le Marc- Item deux pots a Crème un Marc une once G un demy gros a Cinquante quatre Chelins le Marc_____\u2014.- Item une ecritoire un Sablier, une boete a thé G une petite boete pesant un Marc Six onces G demies a Cinquante quatre Chelins le Marc_ Item un plat a barbe G une boete a Savonette pesant Quatre Marcs Trois onces G demies a Cinquante quatre Chelins le Marc _ Item Quatre petites Marmlttes d'argent pesant Cinq Marcs Six onces G demies a Cinquante quatre chelins le Marc _ Item une Theyere G Trois Cafetières pesant huit Marcs Trois onces G demies a Cinquante Quatre Chelins le Marc__ Item un panier a Sucre G un Sucrier pesant un Marc Trois onces a cinquant (sic) quatre Chelins le Marc___ Item deux goblets d'argent un petit Antonolr G une Cuillère a punch pesant un Marc cinquante quatre Chelin (en marge: 1 goblet)_______ Item Vingt Six cuillères a Thé pesant Un Marc Sept onces G Sept gros a Cinquante quatre Chelins____.__________ Item Quatorze Cuillères G douze fourchettes pesant Quatre Marc Six onces cinq gros a Cinquante quatre Chelins le Marc_________ Item deux Cuillères a Soupe G Quatre a Ragouts pesant Cinq Marcs Sept onces a Cinquante quatre Chelins le Marc______________ 36 72 2990 3 313.17.\t6 221.9.\t2 99.11.\t3 305.17.\t2 1613 5\t 354.7.\t6 221.1.\t3 540\t 145.2\t6 186 8 10J4\t 61.3.\t6 97.17.\t6 239.12.6\t 313.17.\t6 455.12.\t6.74.5\t 54.\t 107.3.\t 260.14.\t 317.5\t LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC Item une paire de pincettes Trois petites Broches deux petites Llche- frites 6 une Tabatière une paire de Boucles une petite Croix & une paire de Boutons 6 une petite paire de Boucles a Jartières pesant un Marc un once & un gros S demy a Cinquante quatre Chelins le Marc 62.0 3 Item une grande Secoupe & une petite pesant Quatre Marc Six onces 6 cinq gros a Cinquante quatre Chelins le Marc______ 260.14.V/i Ce fait après avoir vacqué Jusqu'à Cinq heures Après midy tout ce qui a été Inventorié a été Laissé en la garde G possession de Madame Veuve S' Luc de Lacorne G L'assignation Continué a Demain Le Quatorze du dit Mois G an a Neuf heures du Matin G ont Signés va m;j*î D Beaublen P Bouthillier Longueull veuve La Corne S* Luc S* George Dupré J.Lacroix Dumas S' Martin A Foucher No\" Royal Sanguinet Du dit Jour Neuf heures du Matin Suivant la dite assignation a été par les dits Notaires en presence des dites parties ès dits noms 6 qualités procédé a la Continuation du dit Inventaire Comme 11 en Suit Item une paire de Chandelllers Quatre Marc Six onces Six gros S demy a Cinquante quatre Chelins le Marc .___ 261.11.3 Item deux petits Chandelllers pesant deux Marc Trois onces G demies a Cinquante quatre Chelins le Marc (en marge: Composition_____._______ 131.12.6 Item une Coupe d'argent doré, un Etui d'argent G deux Cuillères a Caffé deux Salières G leurs Cuillères pesant deux Marcs Trois onces deux gros a Cinquante quatre Chelins le Marc___ 130.0.9 6828.10.10 ENSUIT LES MEUBLES ARGENTES Item une Douzaine de Couteaux G une Douzaine de fourchettes a Manche d'argent avec la boete Soixante Douze Chelins cy_ 72 Item huit Salières Argentés prisés ensemble Soixante Douze Chelins 72 Item deux Sauciers Argentés prisé ensemble Dix huit Chelins -_ 18 Item Six poivriers Argentés prisés ensemble Trente Six Chelins__ 36 Item une grande urne G une petite prisé ensemble Quatre Vingt Seize Chelins cy - 96 Item une Cafetière Argenté prisé Trente six Chelins.___________ 36 Item une The y ere prisé Quinze Chelins cy ¦ .\u201e , 15 Item deux Coupes Argentées prisé ensemble Trente Chelins _________________ 30 Item deux Chandelllers Argentées prisés ensemble Vingt huit Chelins 28 Item deux Martinets prisés Six Chelins cy- 6 Item un Rechaud prisé Vingt quatre Chelins - 24 Item une Tabatière de Slmilor prisé dix huit Chelins.\u2014 18 Item une paire de Boucle a Souliers d'Argent Vingt quatre Chelins 24 58 ARCHIVES DE QUEBEC Item Trois paire* de Vielles Boucles a Jartleres & deux Boucles a Col Quatorze Chelins-______- 14 Item une paire de Boucles a pierres montés en Argent avec leur boete prisé Soixante Chelins cy ____________- 60 Item une Bague d'or de pierres Anes prisé Six Cent Chelins cy- 600 Item une Bague d'or avec le Chiffre de Mr Lacorne prisé Deux Cent Quarente Chelins-\u2014 240 Item Trois Bagues a pierre prisé ensemble Cinquante quatre Chelins 54 Item deux paires de boutons de Manches en pierreries prisés ensemble Douze Chelins cy -'.-,- 12 Item une grande Tabatière d'homme d'or prisée Six Cent Chelins cy - 600 Item une Montre d'or a repetition entaillés prisé Trois cent Chelins \u2014 300 Item une autre vielle montre d'or prisée Cent Vingt Chelins cy- 120 Item une Tabatière de Carton prisé Trois Chelins-\u2014;- ¦ 3 Item une petite boete avec des perles prisé Six Chelins- 6 Item une petite Cassette Trois Chelins cy_ 3 Item huit cent Trente neuf paires pendants d'oreilles a Quinze Sols 629.3 Item cent Douze petite Croix a Trois Sols._- 16.16 Item Trois cent cinquante eplnglettes a Quinze Chelins le Cent_ 52.10 Item Quarente Cinq petits Bracelets a Vingt Sols_ 45.Item Douze Bracelets a Vingt Sols \u2014_ 12 Item deux ronds a oreilles a Trente Sols _______________ 3 Item Douze Joncs G Trois foies a Douze Sols ______________ 9 Item Dix eplnglettes a Vingt Quatre Sols_ 12 Item une Croix Trois Chelins_ 3 Item un Tas d'argenterie Mélangés Trois Chelin _ 3 Item cent dix grelots pour Trois Chelins- 3.3275.11 ENSUIT LE LINGE Item Six paires G demies de Drap de Lit Neufs a Vingt quatre Chelins la paire- 15* Item Six autres paires Vieux a Neuf Chelin la paire _- 3* Item dnq paires de petits Draps appartenan (sic) a M0* S1 Luc a Quatre Livres Dut Sols -j-i-\u2022 K-10 Item onze grandes nappes Damasé prisé a Neuf Chelins cy- 99 Item Six petites Napes Damasé a Cinq Chelin _-_\u2014 30 Item Quatre Napes a dejeuner a Trois Chelins \u2014- 12 Item Quatre Douzaines G Sept Serviettes Damasé a Douze Chelins la Douzaine -:-\u2014 55 Item Neuf Douzaines G deux Serviettes ouvrées a Quinze Chelins la I>mzalne-_\u2014 137.10 Item Onze Nappes ouvrées a Neuf Chelins .99 Item Cinq Douzaines G demies de Serviettes a grains d'orge a Douze Chelins la Douzaine________\u2014 66 Item Quatre petite Nappes a Grains d'orge a Quarente Sols- 8 Item Sept Vielles Nappes a grains d'orge a Six Chelins-:- 42 LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC Item Quatorze Nappes françotses a Quatre Livres dix Sols- Item Trois Douzaines de Vielles Serviettes a Six Chelins la Douzaine Item Cinq vielles nappes unies a Quatre Livres Dix Sols _ Item Trois Douzaines de Vielles Serviettes a Quarente Sols- Item Dix neuf Têtes d'oreillers a Quinze Sols- Item Trente deux essuie mains a Sept Sols.- Item une douzaine de Vieux easulemains a huit Sob- Item deux paires de Rideau 6 Un petit de grosse Mousseline le Tout prisé Trente Chelins - Item Deux Rideaux de fenêtres G deux de portes d'Indienne le tout Douze Chelins- Item Quatre Rideaux de Cotton Brodé G une Courte pointe le tout prisé Vingt quatre Chelins cy .- .Item une Robe £> son Tablier de Taffetas Rayé prisé Dix huit Chelins cy Item une Courte pointe de Damas piqué prisé Dix huit Chelins cy \u2014 Item une Courte pointe de Satin Verd piqué prisé Douze Chelins cy Item un Tour de Lit de Serge Verte Complet prisé Quarente huit Chelins________-'¦- Item Six Verges G demies de Velours Moucheté 6 Argentée a Vingt quatre Chelin, __- 1« 63\t 18\tm ib 22.10\t 6\tm ' M.5\t 11.4\t 4.16\t i'j&.'ift.30\t \t 12\t 24\t 18\t 18\tWii- 12\t 48\t \t 1226.5 Ce fait après avoir Vacqué Jusqu'à Mldy tout ce qui a été Inventorié a été laissé en garde G possession de Madame Veuve S'Luc de Lacorne G L'assignation Continué a deux heures après Mldy G ont Signés.**# jÉjjjli wt veuve LaCome S' Luc P Bouthilller Longueuil S* George Dupré J.La Croix Dumas S* Martin D Beaublen A Foucher Sangulnet No» Royal Ni» Du dit Jour Deux heures de Relevé Suivant la dite assignation a été par les dits Notaires en presence des dites partie» es dits Noms G qualités procédé a la Continuation du dit Inventaire ainsy qu'il en Suit.GAGES SAUVAGES Item Cinq Bracelets de pourcelaine prisé Soixante Douze Chelins cy 72 Item Quinze Collera a Dix huit Chelins cy _ 270 Item Trente Deux Morceau d'argentrie en Coquille Bracelets Coites a Quarente Sob ., , , , \u2014'.- 64 Item pourcelaine en Branches Dix huit Chelins- 18' Item un paquet de Rasade en Coller G Bracelets pour Six Chelins___ 6 Item Deux Mille Sept cent Vingt cinq grains de pourcelaine a Quinze Chelins le Millier cy____________.- 31.17 60 ARCHIVES DE QUÉBEC Item Trente huit Colters, Soixante un Bracelets Vingt quatre Coquilles, 6 Six Coites qui Sont en gages pour Deux cent Quatre Vingt huit Martes a Trois chelins- 854 Item Quinze Loutres a Dix huit Chelins-.- 270 Trente deux livres de Castor a Six Chelins- 192 Vingt deux Rata musquez a dix Sols - 11 Une peau de Caribou Six Chelins-\u2014 6 une demi peau d'orignal Quatre Livres dix Sols -~- 4.10 Vingt deux Livres de ginsin Verd a Dix Sols- 11 6 en Argent Deux cent huit Chelins Quinze Sols-:\u2014 208.15 - 2019.2 DANS LA COUR S'EST TROUVÉ Item une Calèche garnie de Ses Roues ferres Avec Ses oreilles prisé Trois cent Chelins -,-\u2014 300 Item Une Calèche Couverte avec Son oreilles G Ses Roues frerés (sic) prisée Deux cent Chelins -,-'- 200 Item une Charette avec Ses Roues ferrés prisée Quarente huit Chelins 48 Item une Cariole Couverte Neuve avec Deux Travail prisée Deux cent Chelins _j_ 200 Item une Cariole a Tralnau avec Son Travail prisé Trente Chelins cy 30 Item une petite Cariole avec Son Travail prisé Vingt huit Chelins cy 28 Item Cinquante Madriers prisé 6 Trente Sols-\u2014 ' 75 Item Deux cent planche a Quarente Chelins le cent .-~ 80 Item une Jument de Trois ans prisée Soixante Chelins cy-.60 Item Trois Vaches a Cinquante Chelins__ 150 Item deux Scies prisés Neuf Chelins-_ 9 1180 ENSUIVENT L'ARGENT MONNOYÉ Item cent Vingt neuf piastres d'espagne a Six Chelins- Item Cinquante Cinq Guinées a vingt huit Chelin- Item Trois demi Guinées a Quatorze Chelins- Item Quatre Louis d'or a Vingt Sept chelins- Item Quatre portugaises moins- Quatre Grains Chaque a Quarente huit Chelins-¦-¦- Item une Coppre S un Sol Marqué cy- Item Deux Cent Quatre Louis un Chelin provenant de la Vente des pelletries Vendues a L'encan cy- 7549.13 Ce fait après avoir Vacqué Jusqu'à Cinq heures après midy tout ce qui a été Inventorié a été Laissé en garde G possession de Madame Veuve S» Luc Lacorne 6 L'assignation Continué a Demain 774 1540 42 108 188.8 1 4897.4 LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 61 m Le Quinze au present Mois de Décembre Neuf heures du Matin © ont Signes.veuve LaCorne S* Luc P Bouthillicr Longueull J.LaCroix D Beaubien S* George Dupré A Foucher Dumas S* Martin No\" Royal Sanguinet N\" Du dit Jour Quinze du present Mois de Décembre Neuf heures du Matin Suivant la dite Assignation a été par les dits Notaires en presence des dites parties es dits noms & qualités procédé a la Continuation du dit Inventaire Comme 11 ensuit Après avoir examiné les papiers de la Succession de mon dit feu Sr S* Luc de Lacorne afin d'établir les Dettes Actives G passives il a été Résolu par les dites parties que L'assignation Serait Remise Jusqu'à ce que les dits papiers fussent Mis en Règle 6 du Consentement des dites parties tout ce qui a été Inventorié a été laissé en la garde Ci possession de Mad* Veuve S1 Luc de Lacorne Fait en la Maison de Ma dite dame Veuve de Lacorne le Quinze du Moto de Décembre Mil Sept Cent Quatre Vingt quatre a Cinq heures de Relevé & ont Signés.P Bouthillicr J Campbell Longueull veuve LaCorne S* Luc S* George Dupré D Beaubien A Foucher Sanguinet No\" Royal N\" Aujourd'hui le dix huit du mois de May Mil Sept Cent quatre Vingt Cinq Neuf heures du matin Suivant L'assignation cy dessus a été par les dits Notaires en presences des dites parties ès dits noms G qualités qu'ils agissent procédé a la Continuation du dit Inventaire ainsi qu'il Suit ENSUIVENT LES IMMEUBLES Premièrement un emplacement Situé en Cette Ville Sur la place du Marché Sur lequel est Construit une Maison de Pierres a trois Etages, une Voûte de pierre dans la Cour 6 autres Batimens en bois Tenant pardcvant a la Place du Marché & partie a L'emplacement de M\"0 Dubreui] parderriere au Jardin des Messieurs du Séminaire de S' Sul-pice d'un Coté a Màd* Veuve Lacoste & de L'autre Coté au passage de Messieurs du Séminaire le tout Vendu au Colonel Jean Campbell Ecuyer Comme plus offrant & dernier enchérisseur pour le prix & Somme de Trente Six Mille Six cent Chelins ancien Cours de Cette Province cy Pour Mémoire- 36600 Item un Morceau de Terre Situé en cette Ville a prendre au bout de L'emplacement Acquis par mon dit feu Sr de S' Luc de Dame Marie Magdelaine Chassegros de Lery épouse & procuratrice de Monsieur Louis Legardeur De Repantigny de la même Largeur du dit emplace- 62 ARCHIVES DE QUÉBEC ment Sur la profondeur Jusqu'à la Cloture de L'emplacement du Représentant la Veuve Duval Tenant d'un Cote au Jardin de Messieurs du Séminaire S de L'autre Coté a M* Simon Sanguinet 6 Pierre Arnold!.Item une Terre acquise par mon dit feu S» de S* Luc des héritiers Délasse d» Baron.Située nu pied de la Montagne près cette Ville d'un Demy Arpent de Terre de frond Sur Cinq Arpens de profondeur G au bout dun Arpens de frond Jusqu'en profondeur de Vingt arpens, Joignant d'un bout pardevant le Terrain du Sr DeBartzch, en profondeur celui du S* Rangeard d'un Coté a M' Raimbault S de L'autre Coté au Sr Dumeyniou.Item une Terre Situé a la Caste S* Catherine (un blanc) Item une Terre Située a la Prairie de la Magdelalne (un blanc) ENSUIVENT LES DETTES ACTIVES Il est dû a la dite Succession par Jean La fontaine au Grand Livre la Somme de cent Cinquante Chelins ancien Cours cy-150 Item par Denis Nau de Dechambault la Somme de Cinquante Sept Chelins, par Billet cy \u2014__- 57 Item par John Knowles la Somme de Deux Mille Six cent Soixante Six Chelins Treize Sols par Obligation cy-\u2014 2666.13 Item par Monsieur De Lavaltrie la Somme de Treize cent Trente Six Chelins quatre Sols par Compte au Grand Livre folio 2 cy- 1336.4 Item par Louis Boismier, la Somme de Quatre vingt Seize Chelins dix Sols par billet G Compte au Grand Livre folio 2 cy- 96.10 Item par M6* Lapromenade forgeron la Somme d'environ Deux Mille Chelins Sauf a Régler cy - 2000 Item par M' Landrieve la Somme de Sept Mille deux Cent Soixante Chelins cy _ 7260 Item par Le Colonel Jean Campbell Ecuyer un Compte 6 Billets Sauf a Régler pour________________________ Mémoire Item par Beaulieu la Somme de Quarente Trois Chelins par Compte au grand Livre folio 18 cy ._ 43.Item par Laroche de Varennes Voyageur, par Compte au Grand Livre P» 18 Quarente chelins dix Sols_', 4a 10 Item par Jean Forrel la Somme de Trois cent Chelins par Billet- 300.Item par La framboise de Boucherville la Somme de Cent Soixante neuf Chelins quinze Sols par Compte a Grand Livre FI* 21 cy_ 169.15 Item par Mods' Wells Marchand la Somme de Deux Mille Cinq cent huit Chelins par Compte aud Livre f» 22 cy_ 2508.Item par Mon* Joseph Howard tant par Billet que par Compte Trois Mille Sept cent Quarente Trois Chelins un Sol aud Livre f° 22 cy .3743.1 Item par Mad\"* Veuve Decary (un blanc) Item par Labonté la Somme Quarente huit Chelins______ 48.Item par Monsr Hazen la Somme de Huit Mille dix neuf chelins cinq Sols deux deniers G au Compte au grand Livre folio 40_ 8019, 5.2 Item par Amable Desrivleres la Somme de Douze cent Soixante chelins par Compte au folio 42_____.1260 LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC Item par Augustin Dazé Cap»* de Lisle Jésus par Billet Quatre Cent Vingt neuf Chelins Deux Sols a quatre Deniers cy__ 429.2.Item par Michel Lecours de Lachenay .par Compte au folio 44 La Somme de Deux cent Vingt Sept Chelins Treize Sols cy_ 227.13 Item par M' Grossbseh par Son Billet la Somme de Trois cent Trente neuf Chelins ancien cours \u201e ¦ 339.Item par M' Renaud forgeron a la Prairie par Compte Sept chelins cy 7.Item par M' Hantraye Notaire par Billet Trois cent Vingt cinq Chelins cinq Sols cy _:_ 325.5 Item par Louis Corbeil d* Join ville par Compte Six Chelins cy_ 6.Item par M' Normandville aux Trois Rivieres par Compte au folio 137 Trois Cent quarente Sept chelins neuf Sols & Six deniers_ 337.9.Item par Francois Leclair par Compte au folio 46.Deux cent huit Chelins Sept Sols Deux deniers _ 208.7.Item par Les chenelle Trente Trois Chelins dix Sols par Compte au folio 46 cy__i__33.10 Item par Joseph Beauchamp de la Mascouche par Compte au folio 47 cent Vingt Sept chelins cy _ 127.Item par Bat Archambault de la Rlvra des Prairies Une peau Chevreuil cinq Chelins cy .5 Item par Goyant S* Germain du bout de L'isle par Compte au folio 48 cinquante huit Chelins dix Sols _ 58.10 Item par M* Jacobs Marchand par Compte au folio 49.Six Cent Chelins ancien Cours cy .600 Item par M' Le Major Hughes la Somme de cinq Mille Sept cent Quatre Chelins dix neuf Sols par Compte au folio 50 cy_'._ 5704.19 Item par Mess™ MacKay frères par Compte au folio 51.Deux Mille quatre cent Cinquante Trois Chelins Treize Sols Six deniers _ 2453.13.Item par Mador de La Chine en Argent prêté Dix huit Chelins cy_ 18.Item par Martineau hab' de La Mascouche la Somme de Soixante dix huit Chelins Dix huit Sols par Compte au f° 52 cy_\u2014 78.18 Item par Antoine Nadeau la Somme de Quarente huit Chelins cy \u2014 48.Item par Thomas Lafleur de La Prairie la Somme de Deux cent Chelins environ Sauf a Verifier cy & par Compte au folio 53 - 200.Item par Vital Bourdon Menuisier par Compte Douze Chelins cy _\u2014 12.Item par gullbert par Compte au folio 54 la Somme de Cent Dix huit Chelins cy .- 118 Item par Mr Felix Joly de La Chenaye par Compte au folio 55 Quatre Cent Cinquante quatre Chelins onze Sols cy -_ 454.11 Item par Robinson Anglols de S1 Jean par Compte au folio 55.Quarente Chelins cy _____-,\u2014»- 40.Item par Mr Bernard Voyageur par Compte au folio 56 Trois cent dix Chelins quinze Sols cy-310.15 Item par M' De Lanaudlere un Compte a Régler au folio 59 du grand Livre pour Mémoire____________¦.- Item par François S* Amour par Compte au folio 63.Cinq cent Soixante Dix Sept Chelins dix huit Sols 6 Sept Deniers cy- 577.18. 64 ARCHIVES DE QUEBEC Item par Antoine Proubt par Billet.Soixante Chelins cy- 60.Item par Antoine L'enfant par Billet Trente Deux Chellni cy- 32.Item par Pierre Cornell Boucher par Compte au folio 64 La Somme de TroU cent Quatre Vingt Seize Chelins Trois Sols cy - 396.3 Item par Vincent glrardln par Compte au 66 la Somme de Cinquante Six Chelins Douze Sols ___-____- 56- Ï2.Item par Louis Laplante fils par Billet la Somme de cent quarente Chelins cy ., , ,-__-!-\u2022 Item par M' Desllets Desourdy par Compte au f» 66 Douze chelins cy 12.Item par M' Valentin Jautard par Billet Cent Soixante huit Chelins _ 168.Item par M' Devercheres a Régler avec M» W» Kay au f» 68 _\u2014 Item par P\" Primault d» Lafleur de Vertu par Compte au f» 70 Quatre Vingt dix Sept Chelins dix Sols -\u2014 97-17 Item par Antoine Beauchemin par Compte au f° 70 Dix Chelins quinze Sols cy-¦- ,0-15 Item par M' Lamarque par Compte au f° 71 Vingt Chelins cy- 20 Item par Louis Larouche forgeron a S* Francois par Compte au f» 71.Cent Trente Cinq Chelins Seize Sols-;-1-135.16 Item par Paul Franc* Raimbault 6 Joachim Guillon par Compte au folio 72.Trois cent Vingt Chelins quinze Sols Six Deniers cy - 320.15.6 Item par Michel Joly de Vertu par Compte au f» 73.Vingt Trois Chelins cy __-!-¦- 23.Item par françols Bélanger de L'isle Jésus par Compte au f° 73 Douze Chelins Douze Sols cy- 12.12 Item par françols Bouthillicr De Longueull par Compte au f° 75.Vingt quatre Chelins cy .-\u2014\u2014 24.Item par Nicolas Reaume de L'isle Jésus par Compte au f° 75.Cent Vingt Chelins cy- 120 Item par André Samson de La Valtrle, par Compte au f* 75 Vingt Six Chelins dnq Sols cy-26.5 Item par Charles Cadot.Isle Jesus par Compte au f° 75.cent Vingt Sept Chelins dix Sols cy ;__ 127,10 Item par Mons Bertrand a S* Denis par Obligation, Onze Mille huit Cent Trente Trois Chelins, Seize Sols Six Deniers cy_ 11833.16.6 Item par S1 Jean d'Lavlgne par Billet 6 Compte au f° 77.Deux Cent quarente Trois Chelins Seize Sols cy _;__ 243.16 Item par Mad* Veuve Outelas de Boucherville Par Obligation la Somme de Trois Mille Chelins_________ 3000 Item par Mess' Dupré & Chaboillez par leur Billet la Somme de Trois cent Chelins cy________;___;_ \u201e,,¦, 300 Item par Ignace 6 Thomas Plnçonneau frères par Billet Neuf Mille Six Cent Quatre vingt Quinze Chelins Quinze Sols & Six Deniers cy 9695.15.6 Item par Sanschagrin par Compte au f° 79 Mille Soixante huit Chelins dnq Sols _;_.__ 1068.5 Item par Lavalée Chirugien a Chambly par Compte au f* 80 Douze Chelins _._;__12.Item par Paul Desaules par Compte au f 80 Trente Chelins cy_ 30. LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 65 ¦i'i m Item par Mr Templer Colonel par Compte au f° 80.Cent un Chelins Dut Sola -._ 101.10 Item par Thomas Pinçonneau par Compte au folio 85 Cent Cinq Chelins onze' Sols cy____105.11 Item par Joseph Hunault dit Deschamps de L'isle Perrault par Compte au folio 21.Deux Cent Cinquante Six Chelins Quinze SoU cy -;-___ 256.15 Item par M* Salomon par Compte bu folio 82 Quatre Vingt douze Chelins Six Sols cy_._____92.6 Item par M* Ermatinger par Compte au f° 83 la Somme- de Quatre Vingt Chelins Sept Sols Six deniers _ 80.7.6 Item par Paul Lacroix de Lachlne par Compte au folio 83.Soixante Chelins cy__ 60 Item par Pierre Augé par Compte au folio 83 Soixante Seize Chelins cy -_ 76.Item par François Corbeil par Compte au f° 85 Seize Chelins cy__16 Item par Mr Finlay par Compte au f° 85 Vingt quatre Chelins cy__ 24.Item par Jean B** Corbeil par Compte au f 86 Deux cent Trente quatre Chelins neuf Sols neuf deniers _ 234.9.9 Item par M* Louis Chaboillez par Compte au folio 87.Quatre Vingt onze Chelins dix.Sols _,__91.10 Item par Gabriel Bourbeau par Compte au folio 88 Dix neuf Chelins cinq Sols cy_',-19.5 Item par M* Garrit Stedifort de Philadelphie par Billet Trois cent Trente Six Chelins cy _ 336.Item par M* Robert Roger par Obligation Six Mille Trois cent onze Chelins onze Sols _ 6311.11.Item par Mr Jean Vienne par Compte au f° 90.Trois Mille quatre Cent Trente quatre Chelins huit Sob cy- 3434.8 Item par Mess™ Chevalier ô S** Marie Montlgny frères par Compte au f° 91.Trois cent quarente quatre Chelins deux Sob__ 344.2 Item par Joseph Labreche par Compte au f° 92 Dix huit Chelins cy .18 Item par M' Jean B** Leduc par Compte Réglé par Arbitre au f° du Livre 93 Vingt Cinq Mille Six Cent Soixante Six Chelins Dix Sept Sob G Six Deniers cy-.Sans y Comprendre les Intérêts Sur laquelle Somme il faut Déduire celle de 13056.16 que M' De Longueuil a Reçu du Sr Denis Sur la vente de la Seigneurie de L'isle Perrault Reste 12610.1.6 cy_ 12610.1.6 Item par MT Decouagne De Repentigny par Compte a Verifier au f° 94 pour Mémoire__.:-\u2014 Item par MargM Lecuyer V* Decary par Compte au f0 96.Cinq cent Cinquante Six Chelins quatorze Sob- 556.14 Item par M* Jean B* Magnan par Compte au f° 99.Mille huit Cent Quatre Vingt Chelins Neuf Sob- 1880.9.4 Item par M' Dumulsseau Mantet par Billet Cent Vingt Chelins cy \u2014 120.Item par La violette par Compte au f° 100 cent Quatre Vingt Chelins cy__________,______.______.-.___________ 180. 66 ARCHIVES DE QUEBEC Ite-a par pi» Lavigne par Billet au f» 102.Trois Cent Soixante Onze Chelins huit Sols -\u2014-37U 8 Item par Jean B*» Dumais de S»» Genevieve par Compte au f» 105 Seize Chelins cy -\u2014\u2014\u2014-\u2014- Item par Men\"' Dumeynlou 6 M'Kindlay par Billet au f» 106 Quatre Mille huit cent Chelins cy -\u2014- *800.Item par Louis Constantin par Compte au f° 106 Six Chelins cy-6 Item par Clairmont de S* Anne p» Compte au fo 106.Trois Chelins _______3 Item par Alexis Douville par Compte au f» 107 Quinze Chelins cy _ 15 Item par Paul Marin fils par Compte au f° 107 Trente Cinq Chelins cy 35.Item par P» Goulet fi Nicolas Vlmault dit Jolibols par Billet Six cent Douze Chelins cy - \u201e- *12.Item par P** S* Amour par Compte au f° 110 Trente un Chelins- 31.Item par M* François Dumoulin par Compte au f° 110.Onze Chelins dix Sols____:_'¦-i\u2014 H.10 Item par Beauchamp par Compte au f° 110 Sept Chelins cy- 7.Item par La Nantaise Au f° 111.Quarente huit Chelins cy- 48.Item par M' Giasson L'aine par Compte au f° 111.Deux Cent Vingt huit Chelins cy__-;-:-\u2014- 228.Item par S'Jean L'Interprette par Compte au f8 111.Neuf Chelins cy 9 Item par Denis S* Aubin par Compte au f* 112.huit Chelins cy- 8 Item par M1 Daniel Claus par Compte au £\u2022 112 Quatre Vingt Cinq Chelins dix Sols cy ._;-\u2014 85.10 Item par François Renaud d Dumoulin par Compte au f° 112.Trente Cinq Chelins cy _I___ 35.Item par Jean M on treuil en Argent Six Chelins_ 6 Item par Mr Colaren par Compte au f° 114.Cent quatre Vingt douze Chelins cy_ 192.Item par Paschal Pinsonneau par Compte au f° 115 Trois cent Soixante dix Chelins cy_ 370.Item par M* Uriah Judah par Compte au f° 116.Onze Mule Sept cent quarente Trois Chelins_,_ 11743.Item par Md Dunord par Compte au f» 118 Quarente un Chelins cy .-Item par Bouthler Charpentier par Compte au f° 118.Soixante Chelins cy _______________________ Item par M* P\" Bouthlllier par Compte au f° 119.Item par Hubert par Compte au f° 120 Deux Cent Quatorze Chelins cy -__-1_:_ Item par Joe> Desjarlals fi Ambrolse Plante par Obligation fi par Compte au f° 123 Quatre Mille Six cent Quatre Vingt dix Chelins onze Sols________ Item par Mr Sutherland par Compte au f° 124 Quarente Sept Chelins douze Sols 41.60 214.4690.11 47.12 S Z M°S!°n ^ CTt 8U 10 124 Trtnte Chelta, cy _ 34! 352. LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 67 tem par M' Skuiler par Compte au f» 125 Quarente Six Chelins cy .item par Louis Lemay une Guinée Prêté tem par Jean Desloges de L'isle Perrault par Compte au f° 126 Six Chelins cy _-______-_____________________^ Item par Michel Cadot par Compte au f° 126.Quatre Vingt deux Chelins cy _;_]_,_ Item par George Machine par Compte au f> 128.Quatre Vingt Seize Chelins cy \"___ Item par M* Le Chevalier DeLacorne par Compte au f° 128 Cinq cent Vingt deux Chelins dix Sols__ Item par Francois Brazeau, par Compte au i° 129.Cent Vingt Neuf Chelins Dix neuf Sols cy_,_ Item par M1 Levey par Compte au f* 129 Cent quatre vingt Treize Chelins cy _,_ Item par Mr Blondeau fils par Compte au f* 130 Vingt quatre Chelins cy -;-:-!- Item par George Hlcks p* Ballance de Compte , Item par J* B** Ladouceur Guide par Compte au f* 135.Deux Cent Vingt deux Chelins Treize Sols 6 Six Deniers cy-_- Item par Mr Celoron Suivant Son Billet du 12 Mars 1756 la Somme de Cinq cent Chelins cy-,-,- Item par M* le Chevalier Celoron par Billet du 19 Février 1757 Cent Cinquante Chelins cy .'.Item par Jean Blondain par Billet cent Soixante dix Chelins cy Item par Jean B** Varrault par Billet Deux cent Seize Chelins Quatre Sols cy_,-;- Item par Mr Perthuls Interprette cent Chelin par Billet_ Item par Alexis Lafrenlere par Billet cent Soixante Six Chelins cy_ Item par Sansfaçons par Billet la Somme de Deux Cent Chelins cy_ Item par Jean Bu Laslzeraye pour Solde de Son Billet Dix huit Livres Castor Item par André Baudln d Sansrcmlsslon par Sentence Cent Chelins cy Item par Charles Couvret Par Sentence Soixante neuf Chelins cy _ Item par Mathurin Laroche par Sentence du 16 Février 1762 Cinq cent Soixante quatorze Chelins Treize Sols dix Deniers cy__ Item par Thomas Oulle par Sentence Deux cent Treize Chelins Quinze Sols Sept Deniers cy-,- Item par Louis Oulmet par Sentence cent Trente dnq chelins quatre SC_ -\u2014-:-1- Item par Joseph Oulle par Sentence cent cinquante quatre Chelins dix Sept Sols neuf Deniers cy .- Item par Maurice Demers par Sentence Trente trois Chelins Douze Sols cy -______\u2014,-'¦-:- Item par François Creguy par Billet Sept Mille Deux cent cinquante Chelins cy 46\t 28\t 6.\t 82.\tIp 96\t \t 522.10\t \t \t 129.19\t \t 193.\t 24\t 2\t«*i*l \t«tacs 222.13.\t \to h 500\t\u2022V-.1 \ti| 150\t 170\t 216.4\t 100\t 166\t 200\t 100\t 69\t 574.13.10\t 213.15.\t7 135.4\t\" 154.17.\t9 33.12.7250._.'tem par Etienne Boucher par Billet Sept Mille deux Cent Cinquante Chelins cy -.-\u2022'¦-.-.- 725°- 68 ARCHIVES DE QUEBEC Item par Mess™ Soullgny 6 Compagnie par Obligation, La Somme de Douze Mille Cent Vingt Cinq CSiellns quatre Sols Cinq deniers cy _ 12125.4.5 Item Entre les mains de M* Lavallée Neg* a Paris une Somme de Deux cent Quarente un Mille Trois cent quatorze Livres Tournois en Contrats du Canada Suivant Sa Lettre écrite a L'hon»\" De Longueull en Date du 14 Février 1785 Pour Mémoire- ENSUIVENT LES DETTES PASSIVES Premièrement II est du par la Succession de mond feu S» De S* Luc Lacorne a Madame Badelart Comme héritière de feu Dame Marie Josette Gulllemln épouse de mon d feu Sr S1 Luc Lacorne Ses Droits dans lad* Succession Montant a la Somme de cy Item a S' George Dupré Ecuyer Suivant Sont Compte la Somme de -, .___ 642.13.6 ENSUIVENT LES TITRES G PAPIERS Premièrement le Contrat de Mariage de mon dit Sr de S' Luc avec Dams0* Marie anne Hervieux passé devant M* Adhemar No1* le huit Décembre Mil Sept cent quarente deux duement Insinué Inventorie d Cotte un cy-:-:-\u2014\u2014;-Un Item un Contrat de Mariage de mon dit feu Sr de S' Luc avec Dame Marie Josette GuiUemin passé devant M* Danré dé Blanzy Notaire le premier Septembre Mil Sept cent Cinquante Sept duement Insinué Inventorié 6 Cotté_;-Deux Item un Contrat de Mariage de mon dit feu Sr de S' Luc avec D\"* Marie Marguerite Boucher de Boucherville passé devant M* Panet No™ le Dix Sept Mars Mil Sept cent Soixante quatorze duement Insinué, Inventorié G Cotté__Trois Item L'Inventaire de Dame Marie Josette GuiUemin Veuve alors de feu Jaques Legardeur Ecuyer S'de S' Pierre fait devant M'le Lieutenant general de la Jurisdiction Royale de Montreal le Vingt Trois Septembre Mil Sept cent Cinquante Cinq avec plusieurs autres papiers Concernant la Communauté de' mon d S* de S' Pierre avec Mad Gulllemln Inventorié 6 Cotté_;____ Quatre Item un Acte de partage dressé par Mess' Hertel de Rouville Pierre Panet G Valentin Jautard en date du 17 Décembre 1771 pour Liquider les droits de mad* Dame V* S' Pierre dans Sa Communauté avec feu Son Mari Inventorié G Cotté__ Cinq Item Trois quittances de Monsieur Joseph Fleury Dechambault ayant les droits du S1 Jaques Marie Nolan Lamarque, de P\"» Mezlere Ecuyer Comme fondé de la Procuration de M* Jean B- Ignace Perthuls G Dame Josette Magdelaine hissé Son épouse, led M* Mezlere fondé encore de la Procuration du S* André grasset de S» Sauveur les Seuls héritiers de feu M' S' Pierre passés devant M* Panet Notaire le Quatre Mars Mil Sept cent Soixante Douze Inventorié G Cotté__Six Item Plusieurs Contrats G autres Titres Concernant L'emplacement G Maison de Sur la place du marché en Cette Ville de quelqu'autres LES BIENS DE LUC LACORNE DE SAINT-LUC 69 Terres Vendues par mon dit feu S1 de s' Luc le tout dans une Liasse Inventorié G Cotté__i___Sept Item une Liasse de plusieurs obligations G Billets prescrits Inventorié G Cotté -:_!___Huit Item une Déclaration de M* Sanguinet a M' S' Luc pour un Morceau de Terre derrière son emplacement passé devant M* Panet No\" le Vingt deux Juin Mil Sept cent Soixante onze Inventorié G Cotté Neuf ;.Item un Contrat de Vente par les Héritiers délasse a Mr S' Luc d'une Terre près La montagne passé devant M* Foucher No\" le Vingt quatre Avril Mil Sept cent Soixante dix neuf Inventorié G Cotté__Dix Item une Liasse de plusieurs papiers G Comptes Réglés entre le General Christie G feu M1 S* Luc Inventorié G Cotté__-.- Onze Item, une liasse de plusieurs papiers concernant les affaires de M' S' Luc avec feu M' De Vercheres Inventorié G Cotté____________t\u2014 Douze Item une Liasse de plusieurs Lettres de Messieurs Glemet, De Tonna ncour G Mounter Inventorié G Cotté__-\u2014.-_ Treize ' Item une Liasse Contenant plusieurs papiers G Comptes depuis là Cotte une Jusqu'à Douze du grand Livre Numérottée Un Inventorié et Cotté___________\u2014 Quatorze Item une Liasse Contenant plusieurs papiers G Comptes depuis la Cotte Treize Jusqu'à Vingt du Grand Livre Numerorté Deux Inventorié G Cotté_,_.-'.-,-\u2014 Quinze Item une Liasse Contenant plusieurs papiers G Comptes depuis la Cotte Vingt une Jusqu'à Cinquante Sept du grand Livre Numerorté Trois Inventorié G Cotté -_ Seize Item une Liasse de plusieurs Lettres G Comptes de Messieurs les Abbés de Lacorne G de la Sœur Lacroix Inventoriés G Cottes-Dix sept Item une Liasse de plusieurs papiers G Lettres Concernant M' DeRe- pentigny Inventorié G Cotté - Dix huit Item une Liasse de plusieurs papiers G Lettre de M' Lanaudlère Inventorié G Cotté .-Dix neuf Item une Liasse Contenant plusieurs papiers Comptes Obligations G Sentences de Jean B* Leduc Inventorié G Cotté- Vingt Item une autre Liasse de plusieurs papiers Concernant les affaires de Lapromenade, Lepage G Leduc avec feu Mr De S1 Luc Inventorié G Cotté -i-Vingt un Item une Liasse de plusieurs papiers G Compte de M* Vlalars Inventorié G Cotté-\u2014-Vingt deux Item une Liasse de plusieurs papiers du Sr Pierre Reaume Concernant les affaires qu'il a eu avec feu M' S' Luc Inventorié G Cotté \u2014 Vingt trois Item une liasse de plusieurs papiers G Comptes Concernant les affaires de feu Mr S' Luc avec les Sieurs Paterson G Kay Inventorié G Cotté \u2014__.________Vingt quatre Item un état de Marchandises, G Dettes Actives fait par mond feu S» de S» Luc en 1774 Inventorié G Cotté- Vingt cinq Item un Grand Livre Contenant les Dettes Actives dues a la Succession de mond feu S' S* Luc Inventorié G Cotté \u2014.-Vingt six 70 ARCHIVES DE QUEBEC Item le Testament de L'honnorable Luc de Chap Ecuyer S* DeLacorne passé devant M* Foucher No» Le Vingt neuf Septembre Mil Sept cent quatre Vingt quatre Inventorié et Cotté Item L'élection de Tutelle de M°* S1 Luc Lacorne Issue du Mariage de mond feu Sr DeLacorne avec Dame Marie Marg** Boucher de Boucherville Son épouse En Datte du Vingt neuf Novembre MU Sept cent quatre Vingt quatre Inventorié' & Cotté .___ Et ne s'ctant plus Rien Trouvé a Inventorier avons Cessé de procéder au present Inventaire 6 tous les papiers Titres y Contenus ont été Laissé en a garde 6 possession de L'honnorable Lemoinè De Longueuli Ecuyer Exécuteur Testamentaire de L'honnorable Luc de Chap de Lacorne Ecuyer qui s'est du tout Volontairement Chargé pour les Représenter toutes fob G quantes 6 a qui il appartiendra Fait 6 passé aud Montreal le Vingt deux du mob d'Avril Mil Sept Cent quatre Vingt Six ô ont lesd parties Signés avec nous d No\" après Lecture faite I: Campbell P Bouthillier LeMoyne de Longueuli veuve LaCorne S* Luc D Beaubien S' George Dupré A Foucher No\" Royal SANGUINET N\" CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GENERAUX AVEC LES ÉVEQUES DE QUEBEC 1761-1816 1 fflffiïfâtàp*'?' ¦-¦ >\u2022 \u2022- i :- ¦ - \u2022' :-r.c/:,Vl*v> CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GENERAUX AVEC LES ËVÊQUES DE QUEBEC 1761-1816 Les analyses de lettres que nous publions dans le présent Rapport sont la préface naturelle de la correspondance qu'entretint M\" Larti-gue avec l'évêque de Québec, de 1819 à 1840.Elles font connaître sur le district de Montréal, depuis 1760, une foule de faits historiques qui se rapportent à cette époque de transition du régime français au régime anglais.Peut-être fourniront-elles des arguments nouveaux aux historiens qui ont décrit cette période comme une des plus sombres de notre histoire et de l'Eglise du Canada.La rupture de 1760, en effet, n'a fait qu'accentuer le désarroi où la guerre avait jeté la population catholique de l'immense diocèse de Québec qui comprenait toutes les possessions françaises d'Amérique, Un simple rappel des faits les plus susceptibles d'affaiblir la vie de l'Église canadienne nous permettra d'en juger.Pendant le siège de Québec, M,r de Pontbriand se réfugie à Montréal et y meurt sans coadjuteur le 8 juin 1760.Du chapitre de Québec qui le remplace dans l'administration du diocèse, il ne reste que quatre chanoines dont les principales fonctions sont de nommer le vicaire capi-tulaire et les grands vicaires des six ou sept districts ecclésiastiques, d'interpréter les articles des capitulations en matière religieuse, ou plutôt de lutter contre les empiétements du nouveau pouvoir protestant.En effet, malgré le traité de Paris, le serment hérétique du test éloigne des fonctions publiques les chefs naturels du peuple, seigneurs terriens, officiers et capitaines de milice, légistes même, et isole sur leurs terres les 60,000 colons du St-Laurent.L'émigration a dispersé le clergé paroissial, et son recrutement, brusquement suspendu de 1758 à 1766, est devenu si difficile que soixante-quinze paroisses manquent de pasteurs en 1783.On permet aux Jésuites et aux Récollets de mourir sur place, avec la seule perspective de la confiscation de leurs biens.Les Sulpidens restent et gardent leurs propriétés mais en se séparant de Paris, ce qui entraîne le sacrifice de quatorze des leurs qui retournent en France.Les collèges et les écoles sont fermés, les communautés de religieuses enseignantes ou hospitalières malaisément tolérées sont inquiétées dans leur action.A [73] 74 ARCHIVES DE QUEBEC Londres, on fait savoir que toutes les relations avec la France sont interdites.Ce bouleversement de l'état social et religieux de tout un peuple est si profond qu'il faut six longues années pour obtenir la nomination de l'évêque de Québec, M\" Briand.Mais c'est à Montréal autour de M.Montgolfler que s'est joué le drame.Le supérieur de St-Sulpice était alors en effet le personnage le plus influent de tout le clergé canadien.Seigneur de 111e de Montréal et curé de l'unique paroisse de là ville et des églises succursales, supérieur du Séminaire et directeur des communautés religieuses, son autorité était pour ainsi dire souveraine.M** de Pontbriand qui était venu mourir auprès de lui en avait fait le confident de ses dernières pensées et son exécuteur testamentaire.Il l'avait nommé grand vicaire du district probablement avec l'espoir d'en faire son successeur.M.Montgolfler accepta tout son rôle et se mit en relation avec le chapitre de Québec qui lui confirma sa charge de grand vicaire pour Montréal, et, probablement à la suggestion du grand vicaire Briand, le choisit en 1762 comme évêque de Québec.Des déboires l'attendaient Étant passé en Angleterre pour obtenir la confirmation de son titre, le gouvernement l'agréa, mais la juridiction du chapitre de Québec fut contestée par Rome, et, puisqu'il fallait l'assentiment du gouverneur de Québec, Murray, qui redoutait son autorité, refusa de le reconnaître.M.Montgolfler alla à Paris régler le transfert des biens de St-Sulpice à la communauté de Montréal et, sur le conseil de son supérieur.M.Duclaùx, résigna des charges ecclésiastiques au Canada et revint aussitôt au pays.M\" Briand le rétablit en 1766 dans sa charge de grand vicaire pour Montréal et le haut pays, tandis qu'il lui donnait pour collègue au sud du fleuve M.Etienne Marchand, le curé de Boucherville.LETTRES DE M.MONTGOLFIER A M\" BRIAND M.Montgolfler reprend en 1766 la correspondance qu'il avait échangée de 1761 à 1763 soit huit lettres en 1761, une seule en 1762 et trois en 1763.Elle se poursuivra jusqu'au 7 septembre 1775 en pleine invasion américaine avec une soixantaine de lettres dont plusieurs sont d'une grande importance.Par les citations textuelles que nous en avons faites, on verra quelle orthographe archaïque il emploie généralement et jusqu'à la fin, imitant en cela les lettres mêmes de son supérieur de Paris, M.Duclaux. CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GENERAUX A Montréal, c'est sur M.Montgolfler que retombe la surveillance et la direction d'un clergé qui va toujours en diminuant, bien que les Sulpiciens s'efforcent de pourvoir à son recrutement, en réunissant pensionnaires et externes dans le collège classique ramené de la Longue-Pointe à Montréal en 1773.Le séminaire de Montréal, le lac des Deux-Montagnes et le Collège, sont les trois centres de distribution des prêtres qui vont porter secours aux paroisses dont plusieurs sont réunies l'une a l'autre, faute de prêtres pour les desservir.M.Montgolfler assiste impuissant à l'extinction lente et pénible des Jésuites et des Récollets ainsi qu'au déclin des trois institutions religieuses de femmes auxquelles on s'obstinera longtemps à refuser l'incorporation légale.Quelques consolations lui sont offertes: M\" Briand vient passer l'hiver de 1773 avec lui au séminaire de Montréal; la chapelle de Bon-secours, relevée de ses ruines et agrandie, s'ouvre au culte public pour l'« extrémité de la ville près de la porte de Québec »; une colonie d'Acadiens s'établit à L'Assomption.La constitution de 1774 nous vaut l'abolition du serment du test et par conséquent l'accession aux charges publiques des Canadiens les plus éminents.Ce n'est que le début d'une liberté chèrement acquise et depuis longtemps attendue.Si la dernière lettre de M.Montgolfler est ici datée du 7 septembre 1775, nous savons par ailleurs qu'il a continué de s'intéresser à l'administration des paroisses et à la direction des curés.En 1780, par exemple, il essaie de régler les difficultés qui s'élèvent entre le curé de Contrecœur et ses paroissiens, et quatre ans plus tard il ordonné d'exhumer de l'ancienne église du Grand-Saint-Ours les corps du seigneur Pierre de St-Ours et de son épouse.Il écrivit une Vie.qui ne fut publiée qu'en 1818, de la fondatrice des Soeurs de la Congrégation, l'une deà trois communautés de Montréal que dirigeaient les Sulpiciens.Il garda sa charge de grand vicaire jusqu'au jour où affaibli par l'âge et la maladie il eut pour successeur M.Brassier.Depuis plusieurs années, le clergé de Montréal n'a cessé de décroître en nombre et en valeur et, dans ces pénibles conditions, les plus grands maux pouvaient s'abattre sur l'Eglise du Canada.A cause de leur petit nombre, les Sulpiciens étaient hors d'état de desservir convenablement les paroisses dont ils s'étaient chargés.Les lettres que nous possédons de M.Brassier vont du 7 septembre 1789 au 28 octobre 1796, et sont toutes imprégnées de la souffrance qu'il éprouve à la vue de la pénible situation faite au clergé et aux catholiques du pays par suite de la conquête anglaise.Mais id, il faut faire un retour en arrière. 76 ARCHIVES DE QUEBEC LETTRES DE M.MARCHAND A M\" BRIAND Le 25 juillet 1766, M\" Briand faisait de Boucherville le siège d'un deuxième vicaire général, chargé spécialement de la direction des paroisses situées au sud du fleuve.Le curé, M.Etienne Marchand, en était le premier titulaire de la fonction et, selon Ferland, il avait remplacé Montgolfler destitué par l'influence de Murray.La correspondance qu'il entretint avec son évëque, du 11 juillet 1766 au 14 août 1771, a cette particularité d'être accompagnée des réponses de ce dernier, de sorte que des trente-huit lettres du dossier, vingt et une sont de M\" Briand et non encore publiées dans le Rapport des Archives.Les lettres de M.Marchand, il va de soi, complètent celles de M.Montgolfler sur la situation religieuse du district de Montréal.Par elles nous connaissons mieux les travaux des derniers Récollets dispersés dans les paroisses, et maintenant à grand-peine leur résidence de Montréal.Plusieurs paroisses retiennent son attention, comme l'Ile Perrot et Kinchien, Contrecoeur, Bekcil, la Tortue, Saint-Denis, etc.Des prêtres comme MM.Raizenne, Parent, d'Youville, ne lui donnent pas moins de soucis.Comme d'autres grands vicaires, il était ' favorable à une collecte générale faite dans les paroisses pour la subsistance de l'évêque, mais ce dernier déclare que la pension généreuse que lui fournit le séminaire de Québec lui suffirait.« Je ne pense pas, disait-il en 1766, que l'évêque doive faire ici grande figure; moins il paraîtra moins il donnera d'ombrage à nos maîtres.» M.Marchand mourut curé de Boucherville en 1771.Il faut attendre 1788 pour voir un autre vicaire général, M.Du-frost, dans cette paroisse.LETTRES DE M.DUFROST A M\" HUBERT Nous n'avons que dix lettres de M.Charles-Marie-Madeleine d'Youville-Dufrost, né à Montréal en 1729, fils de la célèbre Mère d*Youville-Dufrost.fondatrice de l'Hôpital général de Montréal et des religieuses connues plus tard sons le nom de Sœurs Grises.Un de ses frères fut longtemps curé de Saint-Ours-sur-Richelieu.Ordonné prêtre le 26 août 1752, il fut d'abord curé de la Pointe-Lévis et gagna la confiance des autorités civiles et religieuses.En 1774, il devenait curé de Boucherville.S'il fut grand vicaire la même année, comme l'affirme Tanguay, il est regrettable de n'avoir à présenter de lui que ces courtes lettres écrites du 18 juin 1788 au 31 décembre 1789 et CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GENERAUX 77 adressées à M*1 Hubert.Par suite de la grave maladie de M.Montgolfler, M.Dufrost a-t-il exercé seul la surveillance vicariate du district de Montréal pendant l'année qui précéda la nomination de M.Brassier?On le croirait à lire certaines lettres.Par lui, on apprend qu'en 1789 une souscription générale est devenue nécessaire pour nourrir les pauvres de plusieurs paroisses et fournir les grains de semence pour le printemps.Quant à lui, quoique très malade et obligé de secourir un confrère voisin, il ne peut recevoir le vicaire qu'on lui offre, parce qu'il ne peut même pas le nourrir.Il semble avoir eu part à la rédaction du Rituel de Québec puisqu'il « avoue .avoir eu tort d'y négliger l'article du revenu des fabriques.» M.Dufrost n'a écrit que deux lettres après la nomination de M.Brassier comme vicaire général à Montréal.Il mourut à Boucherville en 1790, à l'âge de soixante ans à peine.LETTRES DE M.BRASSIER A MGR HUBERT Nous l'avons vu, M.Brassier succédait à M.Montgolfler au moment le plus critique de notre histoire religieuse.En 1789, le clergé paroissial est figé, très pauvre et chargé de travaux; les Jésuites et les Récollets ont pratiquement disparu, les communautés religieuses de femmes se maintiennent à grand-peine; la construction de nouvelles églises est sans proportion avec l'accroissement de la population catholique, et la pratique même de la religion subit une éclipse.Même désolation au séminaire de Montréal où M.Montgolfler sombre dans le gâtisme, et trois ou quatre prêtres plus ou moins valides desservent l'immense paroisse de Montréal.Atteint lui-même d'une maladie grave, M.Brassier recueille la double fonction de supérieur de sa maison et de vicaire général de l'évêque de Québec, Mgr Hubert.Dans les cinquante-six lettres que nous avons de lui, du 7 septembre 1789 au 28 octobre 1796, il donne l'impression très nette qu'il est doué d'un esprit vigoureux, d'un jugement sûr, égal à la hauteur de ses fonctions et capable d'affronter une situation difficile.Si les idées révolutionnaires font lentement leur chemin dans la population urbaine de Montréal, par contre la pitié de l'Angleterre pour les prêtres proscrits par la France laisse passer dans notre pays une quarantaine de prêtres, qui se partagent chez nous le ministère pastoral et l'enseignement dans les collèges.En 1794, onze Sulpiciens viennent de France s'ajouter à ceux de Montréal et ressusciter en 78 ARCHIVES OB QUÉBEC quelque sorte cette communauté agonisante.L'Eglise Canadienne respira plus librement et ses espoirs de survie s'éveillèrent Dans sa dernière lettre, M.Brassier annonce la nomination de M.Roux à la procure du Séminaire.C'est à lui qu'il laisse, le jour de sa mort, le soin de continuer l'oeuvre qu'il avait lui-même si bien servie.LETTRES DE M.CONEFROY A MGR PLESSIS Le successeur de M.Du frost à Boucherville ne l'est pas à la charge de vicaire général, ce qui prouve que cette fonction n'était pas nécessairement attachée à cette cure, mais à la personne de son titulaire.On n'a pas moins de cinquante-deux lettres de M.Pierre Conefroy, du 22 août 1808 au 30 octobre 1816, l'année de sa mort.Elles sont toutes adressés à M\" Plessis, qui avait déjà comme coadjuteur M\" Panet.M.Conefroy, né à Québec en 1752, fut ordonné prêtre en 1776.Il rendit de grands services au diocèse comme architecte de plusieurs églises dont les plus belles furent celles de Longueuli, de Sainte-Elisabeth et de Saint-Roch de Québec Devenu curé de Boucherville en 1790 et vicaire général pour la rive sud du fleuve, il donne lui aussi des renseignements précis sur la misère du peuple des campagnes, sur une épidémie qui ravage St-Denis et les paroisses environnantes, sur les curés ses voisins presque incapables de desservir leurs paroisses, sur les démêlés qui surgissent à Longueuli, St-Jean-Baptiste, etc.La guerre de 1812 ajoute encore aux misères du peuple qui vient de subir le régime ombrageux de Craig.Et l'on n'a de M.Conefroy que deux lettres en 1813 et quatre en 1814.II est d'avis qu'il faut publier en un seul volume, à l'usage du clergé, le Précis des ordonnances et le Rituel.En 1815, on sait qu'il est déjà très malade « d'une goutte rétrocédante » qui le conduira au tombeau, sans qu'il ait pu profiter de la retraite qu'il s'était préparée.Deux ans plus tard, en 1818, des districts épiscopaux se détachaient du diocèse de Québec, ce qui annonçait à coup sûr la fondation prochaine de l'évêché de Montréal, avec Mgr Lartigue, en 1820.L.-A.DESROSIERS, ptre. LETTRES DE M.ETIENNE MONTGOLFIER.GRAND VICAIRE, A M.OLIVIER BRIAND.VICAIRE GÉNÉRAL DU DIOCÈSE DE QUEBEC DE 1761-1775 M.Montgolfler à M.Brland, vicaire général du diocèse de Québec (Montréal.2 février 1761).Il l'Informe qu'il a réglé l'affaire des mariages irréguliers qu'avait faits M.(J.-Ambrolsc) Gaillard et dont il a donné avis aux curés intéressés.Il lui a envoyé copie d'une lettre circulaire au sujet du deuil du feu roi George II.Après avoir dit que notre habit est un habit de deuil perpétuel auquel les canons ne nous permettent pas de rien ajouter, il a écrit « si ce n'est un crêpe en ceinture et un autre autour de notre chapeau.> Ha pris cette mesure afin que l'on ne regarde pas comme une opiniâtreté déplacée de ce que nous ne faisions rien dans l'Eglise.Le gouverneur a montré sa satisfaction de cette sorte de deuil que tout le clergé a pris.(Réponse de M.Briand, en tête de la lettre).Il le remercie de sa lettre circulaire si difficile à faire; on n'a point porté de deuil ft Québec M.Gaillard ne doit pas demander M.(Basile) Papln.Il donne aux domestiques quelques effets (de Mgr de Pontbriand ?).Les livres sont aux Ursulines, ft Québec.Difficulté d'entrer en ville quelques poêles de tôle et de fer.(Cartable des grands vicaires, p.1.) M.Montgolfler au Père Potenclen, récollet, vivant de façon irrégulière ft Montréal (Montréal, 25 février 1761).Il l'engage ft régulariser sa vie, lui promettant son aide et sa protection.(Cartable des grands vicaires, p.3.) M.Montgolfler ft M.Briand, vicaire général (Montréal, 6 mars 1761).M.(Colomban-Sébastien) Pressard lui apprendra les nouvelles de Montréal, en particulier l'effet produit par une de ses lettres.Les 150 mlnots de blé levés pour les semences du gouvernement de Québec partiront par les barques, mais 30 mlnots resteront aux Trols-Rivlères; il en disposera en faveur des communautés de Québec.(Résumé de la réponse de M.Briand).Distribution du blé par égale portion aux trois communautés.M.Gaillard, peu soumis ft l'autorité d'un vicaire général, a ternis ses titres et sera restreint s'il s'obstine.Annonce de disette pour l'année prochaine parce qu'une grande partie des terres labourées sont restées lnensemensées: c'est dommage, la saison étant propre aux biens de la terre.(Cartable des grands vicaires, p.8.) M.Montgolfler ft M.Briand, vicaire général (Montréal, 29 mars 1761).Il lui remettra les 250 livres de gratification venant de Mgr de Pontbriand.Il a reproché ft MM.Gaillard et M.(Antoine-Marie) Morand le billet au sujet de la dîme de Varennes; c'est une affaire arrêtée.Mais il se peut que M.Gaillard une fois nommé ne se résigne pas ft la résidence et reste ft Lanoraie.Le chapitre de Québec Jugera.M.Gaillard n'a pas encore produit la dispense du 2e degré entre un de ses paroissiens et une fille de Contreoceur.(Cartable des grands vicaires, p.10.) M.Montgolfler ft M.Briand, vicaire général (Montréal, 7 avril 1761).Il a reçu ses lettres des 6 et 29 mars et le remercie de sa charité pour nos communautés, mais il n'approuve pas autant la modération qu'il garde pour M.Gaillard qui s'est deshonoré par la conduite qu'il tient depuis un an, sans produire l'acte de dispense [79] 80 ARCHIVES DE QUEBEC demandé.D croit que M.Gaillard doit opter entre son canonicat et sa cure quant au revenu.{Cartable des grands vicaires, p.12.) M.Montgolfler à M.Briand, vicaire général (Montréal 26 septembre 1761).H propose plusieurs changements de cures: M.(Pierre-Florent) Petit est à St-Michel; M.Dufrost qui a fait sa paix avec M.Murray ira à la Polnte-Lévis; le Séminaire (de Québec) demande M.(Basile) Papin pour St-Joachlm où les ecclésiastiques et les écoliers prennent leurs vacances.Il pourra lui prêter M.(Jacques) Hingan, des Grondlnes, M.(J.-B.) Gatien, qui ne peut plus desservir Deschaillons, M.(Bernard-Sylvestre) Dosque.qui dessert Beaumont, M.(François) Petit, qu'il faut ôter de Lotbinlèrc, pour Lanoraie ou Stc-Rose.Il trouve la Soeur St-Etienne, qu'on a envoyée pour la Ste-Famille, Infirme et méritant le repos plus que la course.Les religieuses (de la Congrégation) ont envoyé les livres, mais non la table de marbre, quelques poêles et morceaux de tapisserie qui appartenaient à feu Monseigneur.Il a hérité de ce dernier: Le Parfait Notaire, la Morale de Tolet, Pontas et Rodriguez, Forma Cleri; il les lut remettra a demande.(Cartable des grands vicaires.P.M.) M.Montgolfler a M.J.-O.Briand, vicaire général (Montréal, 1er octobre 1761).Il se réjouit que M.(Charles-Marie-Madeleine) Dufrost parte pour la Polnte-Lévis, c marque de confiance que les puissances ont en vous, et occasion de réparer un peu les ruines du clergé de votre gouvernement, » mais celui de Montréal diminue tous les Jours.< Je n'ay personne pour Ste-Rose, personne pour Contrecœur.M.(Joseph) Ysambart, de Longueull, sollicite fortement sa retraite.Je ne puis faire encore aucun usage de M.(Amable-Slmon) Résaine.Dieu veuille nous secourir.» Contrecœur aura probablement un Récollet, ft la condition qu'un presbytère y soit batl.M.(Antoine) Proulx se chargera peut-être de Ste-Rose, M.(Louis) Lepage l'aidera.Il essaiera de maintenir M.Isambart à Longueull en lui donnant M.(Ignace) Gamelln Lajemmerals qu'il faudrait remplacer à St-Philippe.Le chapitre disposera des changements « car J'espère toujours un évéque dans le cours de l'année prochaine.Rien de nouveau icy qui intéresse la Religion.Tout le monde soupire après la paix et nous l'attendons encore contre toute apparence avant la fin de cette année.> (Résumé en surcharge de la réponse de M.Briand).Après avoir vu M.Murray et les gens de la Polnte-Lévis qui le demandaient, il a aussitôt fait venir M.Dufrost M.(Pierre-Florent) Petit sur la demande de Murray a quitté Deschaillons pour St-Michel-de-Bellechasse.II n'a pu refuser M.Papin au séminaire de Québec II lui envoie M (François) Petit qui a de l'opposition pour Contrecœur, après avoir batl à Lotblnlère église et presbytère.M.(J.-Frs) Perrault lui enverra M.Gatien, et M.Hingan ira des Grondlnes à la paroisse des Evrards, et M Dosque ft St-François.(Cartable des grands vicaires, p.16.) M.Montgolfler ft M.Briand, vicaire général (Montréal, 23 octobre 1761).Il a toujours rendu compte des arrangements qu'il se proposait de faire dans le» paroisses, en remplissant les cures vacantes par les sujets dont il disposait ou qu'on lui envoyait Or, il s'est produit un événement qui lui a fait beaucoup de chagrin, et où le public verra peut-être un conflit de juridiction.Pour remplir les cures de Varennes et de Lavaltrle, .avec les sujets qui viendraient de Québec il avait envoyé M.Raizenne à Contrecœur, mais pendant son absence M.Gatien est venu s'y installer et a refusé de céder sa place, disant qu'il y avait été envoyé par le chapitre de Québec II a donné une lettre ft M.Raizenne et il espère qu'il n'y a la qu'une CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 81 étourderie de M.Gatlcn, mais cette dispute fait mauvais effet dans le public II la lui soumet II n'a pas besoin de celui qui se retira de Contrecoeur, excepté pour remplacer M.Papln, s'il descend ft Québec (Résumé en surcharge de la réponse autographe de M.Briand).Il a déjà dit que le chapitre ne se mêle point des cures, que c'est M.( J.-Frs) Perrault qui a donné mission a M.Gatlcn, que M.Papln allègue la modicité de la paroisse de St-Joachim et voudrait Varennes, que le Père M.(Chs-C.) Carpentier est plus ancien au service du diocèse ayant été trois ans au Petit séminaire.{Cartable des grands vicaires, p.19.) M.Montgolfler à M Briand, vicaire général (Montréal, 8 octobre 1762).II lui envoie, par deux jeunes montréalais qui descendent ft Québec pour entrer au Séminaire, les burettes et le bassin ft lut légués par Mgr de Pontbriand.(Qu'il accepte aussi un petit quart de poires).Il demande de cultiver la vocation de ces deux Jeunes gens qu'il envole plutôt que trois autres plus avancés, qu'il occupe aux écoles de Montréal en même temps qu'il leur fait faire des conférences de théologie.Il demande son avis et celui du chapitre au sujet de MM.Raizenne et (Louis-Marie Melchior de) Kerberio, qui ne sont pas assez réservés sur l'article de la boisson.Faut-Il les retirer de leurs cures, ce qui produirait plus d'éclat et laisserait ces paroisses sans pasteur.M.de Norman ville, curé de St-Constant, .a été enterré dans l'église de Montréal le 4 de ce mois.Sa paroisse a été partagée entre ses deux voisins, MM.Jacques Marchand de Ligner is et Game lin (Lap rai rie et St-Philippe).(Cartable des grands vicaires, p.22.) M.Montgolfler ft M.Briand, vicaire général (Montréal, 3 Janvier 1763).Il lui renouvelle pour l'an nouveau l'assurance de son ancienne amitié.Il regrette que les communications soient devenues si difficiles qu'il n'a pas eu réponse ft ses lettres d'il y a six semaines, surtout au sujet de la lettre de l'abbé de l'Isle-Dieu, le concernant II suppléera par un nouvel envol, car l'affaire est Importante.(Cartable des grands vicaires, p.24.) M.Montgolfler ft M.Briand, vicaire général (Montréal, 25 Janvier 1763).Il n'a pu trouver d'occasion pour répondre ft sa lettre du 29 décembre.Il remettra ft lHOtel-Dieu et à l'Hôpital général chacun 500 livres, et 400 & la Congrégation, le laissant distribuer la part qui revient aux deux religieuses qui sont en France.Il attend une occasion pour faire passer ses dépêches en France, après avoir manqué celle de Québec pour communiquer avec l'abbé de l'Isle-Dieu.Il enverra ft MM.Resche et de Rig au ville, Indiqués pour partager les faveurs du clergé, une lettre de change de 500 livres à chacun.M (Louis) Lepage est mort depuis plus d'un mois.U fera enquête sur une profanation: deux Jeunes gens de Lapralrie se seraient mis dans le confessionnal de' l'église et auraient entendu quelques confessions, la veille de Noël: Il obligera les coupables ft réparation, qu'ils aient inventé ou non l'infraction.{Cartable des grands vicaires, p.25.) M.Montgolfler ft M.Briand, vicaire général (Montréal, 5 mars 1763).Il est revenu de son voyage à Québec après avoir failli coucher dehors aux Grondlnes ft cause d'une poudrerie extrême.Aux Trols-Rivlères, M.(J.-Frs) Perrault l'a accompagné jusqu'à la Rlvlère-du-Loup, et par Berthler il est arrivé vite au terme du voyage.Il le remercie de ses politesses ft Québec (Cartable des grands vicaires, p.27.) M.Montgolfler ft Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal.1766 (7).D se rend aux vues de l'évêque sur M.(F.-X.) Latour-Désery, qui n'a été admis 82 ARCHIVES DE QUÉBEC à sa demande bu Séminaire que pour lui fournir l'occasion de se former au ministère.Au sujet du patronage de M.(Louis) Lepage, comme seigneur de Terrebonne, il doute qu'il puisse passer 6 l'acquéreur M.de la Corne ou k un autre, sans le permission de l'évêque; cas à examiner attentivement.Le Père Bernardin, supérieur des Récollets à Montréal, a consenti ft recevoir chez lui M.(Amable-Simon) Raizenne ft qui U a imposé un règlement de vie, ce qui sauve l'honneur du clergé, mais il craint qu'on le saisisse pour ses dettes.Pour de fortes raisons.Il ne placera pas M.Gui-chard de Kersident (Vincent-Henri) ft Soul anges.M.(Charles) Lefebvre-Duchou-quet, de Lachenale, et M.Pierre Marchand, de St-Françols de Sales, se sont partagés le travail de la Mascouche, où un Sulpiden pourra au besoin être envoyé.Un cas de mariage au second degré deux fols refusé entre André Roy.de Montréal, et Marianne Leber, de Lapralrie, pourra se régler puisqu'on connaît leur parenté avec le nommé Bellsle, qui a été roué il y a environ 13 ans pour un assassinat, et aussi parce que la fille demeure seule avec son père veuf.Ils paieront la dispense de 300 francs.(En ajouté), lo Si le curé Marchand de 111e Jésus pouvait biner, il se chargerait de la Mascouche, sans abandonner sa paroisse; 2o il lui envole 426 livres de dispenses; il a béni le mariage de André Roy qui a promis de témoigner sa reconnaissance en faveur des hôpitaux; 3o M.de Rouville lui a communiqué partie de la lettre de Mgr Briand.Mais il faudra attendre un plus ample développement des faits.(Cartable des grande vicaire*, p.28.) M.Montgolfler ft Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal.30 Juillet 1766).A son retour de Québec, Il a appris le projet de MM.Perrault et Marchand de procurer ft l'évêque de Québec une légère contribution ft prendre sur les dîme* et le* contributions volontaire* des séculiers.Des personnes ont été nommées pour recueillir les fruits de la générosité des gens de Montréal.Il a pris parti ni pour ni contre ce projet 11 croit qu'il n'est pas convenable.Cela provoquera sans doute des murmures et des pensées Intéressées parmi les prêtres, et les séculiers regarderont peut-être l'éplscopat comme une charge.Il croit qu'une circulaire adressée au peuple pour arrêter cette souscription prouverait le désintéressement de l'évêque, et les sommes recueillies pourraient être appliquées à quelque hôpital ou autre bonne oeuvre publique, c Au reste, Mgr, J'espère que vos séminaire* ne vous laisseront manquer de rien, ce 'serait leur procurer une humiliation de se défier de leur zèle et de leur attachement » La Soeur Martel a été élue supérieure de l'Hôtel-Dieu.Il lui renvoie une dispense de trois bans, puisque Mgr de Pontbrland se l'était réservée.Une autre presse plus parce que les parties pourraient recourir au ministre anglais.(En tête de la lettre de la main d'un secrétaire).Il faut arrêter la souscription projetée par M.Perrault ft qui Mgr l'avait défendue.Dispenses accordées et Mgr promet d'approuver tout ce que fera M.Montgolfler.Approbation de la Sœur Martel et compliments ft MM.(Alexis-Gilbert) Savard, (Michel) Peigné, (Louis) Jollivct, etc (Cartable des grands vicaires, p.32.) M.Montgolfler ft Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 10 septembre 1766).0 ne saurait garder au Séminaire M.Raizenne qui fait bien de prendre le chemin de Québec, pour échapper ft ses créanciers qui ne tarderont pas ft le faire mettre en prison.S'il se décide ft passer en Europe, Il fournira au moins 300 livres.Mgr l'évêque décidera.(Cartable des grands vicaires, p.35.) M.Montgolfler ft Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 19 septembre 1766).Il s'excuse de son long silence.D approuve ses projets d'arrangements dans plu- CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 83 sieurs paroisses, mais il doute que M.Duchouquet ou M.Marchand se charge de Mascouche: l'union de l'Ile Jésus avec Lachenale est très facile.Le partage de la Longue-Pointe entre la ville et la Pointe-aux-Trembles n'arrangerait- rien.Il faudrait un missionnaire ft l'Ile-Perrot, Qulnchlen et Vaudreuil, si les habitants pouvaient fournir suffisamment ft sa subsistance; c'est au curé de Ste-Anne que tout cela est attribué en attendant nouvel ordre.Les missionnaires du Lac font une grande partie de l'ouvrage, mais il ne faudrait pas les y établir curés, parce qu'il faut éviter le mélange des Français et des Sauvages, sans compter qu'il y a déjà deux proses et deux catéchismes dans cette église pour les Algonquins et pour les Iroquois.Dispense au premier degré que le pape même ne peut accorder selon Grandin, qui se trompe en ce point II craint qu'après le départ des deux Soeurs de la Congrégation, il soit resté quelque mauvais levain de fermentation.Il lui envole M.(Pierre) Denaut, mais il a retenu M.(Pierre-Mathieu) Maugras qui est nécessaire' pour les écoles et le chant de la paroisse.Mgr pourra l'ordonner pendant sa visite ft Montréal et donner la tonsure ft M.(J.-B.-Noël) Pouget {Cartable de» grand* vicaires, p.36.) M.Montgolfler ft Mgr l'évêque de Québec (Montréal 16 novembre 1766).S'il ne trouve pas une occasion de l'informer, il lui enverra cette lettre par la poste.Les Soeurs fugitives ne paraissent pas, ce qui a tranquillisé la communauté en les humiliant pour les rendre plus sages.M.de la Valinière est curé missionnaire ft Mascouche depuis la Toussaint et il pourra aider M.(Jacques) Degeay, curé de l'Assomption, où viennent d'arriver 12 ft 13 familles acadlennes (80 personnes) auxquelles il a donné des terres dans les profondeurs et un missionnaire M.(Gabriel-Jean) Brassier pendant trois semaines.M.Marchand le jeune dessert l'Ile-Jésus et la Rlvière-des-Prairies.Il craint que les plaintes soient fondées contre le curé des Cèdres (le Père Maugé, récollet) qui est dangereusement malade au couvent de Montréal, n'ayant pu secourir madame de Longueuli qui est morte sans sacrements le 12 du courant M.(Jean-Claude) Mathevet y est allé au Lac faire l'enterrement et les fonctions de son ministère auprès de Mme de Soulanges et de Mlle de Longueuli, toutes les deux malades aux soins de Mme de Beau] eu, toute seule.Mais il ne pourra demeurer longtemps dans cette paroisse qui restera privée de missionnaire.M.(Henri-Louis) de Vallières-Galet (curé de Montréal) est très malade d'une fluxion de poitrine; il donne cependant quelque espérance de rétablissement Il propose pour la venue de Mgr Briand & Montréal au Jubilé de la première «\"\"»'-» du carême, une retraite paroissiale de 12 6 15 (ours: les prédicateurs pourraient se préparer dès maintenant et aller ensuite ft la Pointe-aux-Trembles, à la Pointe-Claire ou ailleurs donner une mission de 4 ou 5 jours.< Nous languissons depuis bien longtemps icy dans l'attente de voir votre grandeur.» (Cartable des grands vicaires, p.39.) M.Montgolfler ft Mgr l'évêque de Québec (Montréal.23 novembre 1766).II a reçu sa lettre du- 31 octobre avec son apostille du 3 novembre au sujet de l'accusation formée contre M.Degeay, relativement ft des soldats déserteurs; celui-ci affirme s'être justifié le 21, auprès du colonel Massé, commandant ft Montréal.Le gouverneur lui a écrit avec modération, et le curé lui rendra un compte fidèle des détails de son accusation.Un fait arrivé il y a deux mois expliquerait tout.Un soldat déserteur coupable d'«_ri vol considérable dans l'église de Mascouche aurait menacé le Père Labrosse alors curé de cette paroisse, et M.Degeay de les perdre 84 ARCHIVES DE QUEBEC tous deux.Le Père Floquet max\u2014a a Montréal le Père Labrossc, depuis lors envoyé a Tadoussac, et qui avertit M.Degeay de la calomnie dont il était meaacé.Mai* l'affaire en resta la.Le dénonciateur de.M.Degeay ne serait-il pas ce soldat déserteur, nommé Abraham, et présentement h Québec?Si le délateur est plu* digne de foi, le pardon du gouverneur n'en sera que plus réservé.(Cartable des grands vicaires, p.42.) M.Montgolfler a Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 23 novembre 1766).Il lui envole la lettre que lui adresse M.Degeay avec celle qu'il destine au gouverneur, non sans verbiage: « le caractère un peu bouillant de ce curé me fait toujours craindre qu'il ne tombe dans quelque faute >, comme s'en plaint son paroissien Louis Beaudry.Il l'engage & traiter lui-même de cette affaire avec le gouverneur.La Soeur St-Antoine, repentante, a été acceptée a la Congrégation sous l'habit de novice, avec promesse de sa part de se soumettre à toute pénitence qu'on voudra lui imposer.Quant a la Soeur Juillet, dite de St-Gabriel, elle ne paraît pas encore.Le Père Maugé, très malade, a laissé sans missionnaire résident sa paroisse de Mascouche où les prêtres du Lac iront donner tous les dimanches une messe et rendre aux habitants les services dont Us auront besoin.Pas de nouvelles du nommé Caesar qu'on disait être dans la paroisse des Cèdres.Il exécutera tout ce qu'ordonne sa lettre du 22.Il serait a souhaiter que M.Raizenne reste chez les Récollets: il n'en sortira peut-être que pour être confiné en prison pour ses dettes.{Cartable des grands vicaires, p.45.) M.Montgolfler a Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 21 décembre 1766).II lui envoie copie de la lettre circulaire qu'il a écrite a tous les curés du district touchant les déserteurs de l'armée.D l'attendait au commencement de l'année; il espère encore que sa visite ne sera pas longtemps différée.{Cartable des grands vicaires, p.48.) M.Montgolfler a Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 24 décembre 1766).Le gouverneur Carleton a fait écrire par M.Cramahé a M.Degeay qu'il était satisfait de ses excuses.En rapport avec la lettre de l'évêque du 17 du courant, il agira dans l'affaire Beaudry que M.Degeay a conduite avec imprudence et hauteur, ce qui lui a attiré beaucoup d'ennemis dans son Immense paroisse.Il s'informera du plan de M.de Rouville pour engager les curés a faire signer par le* habitants une certaine adresse favorable à M.Murray, ce qui n'a réussi qu'auprès de quelques personnes.Il ne connaît a M.(Pierre) Denault qu'un défaut de hauteur qui a été fomenté par les emplois dont il l'a chargé pendant plusieurs années qu'il l'a eu sous ses yeux, mais il n'y a rien en lui qui doive l'exclure du ministère.Il lui envole la volumineuse requête des habitants des Cèdres pour demander un curé; mais le curé actuel étant malade, les missionnaires du Lac ont été chargés de la paroisse « et ils ne sont pas gens a se négliger la-dessus.\" D attendra pour agir sa visite a Montréal, dont le retard le mortifie et l'humilie tandis que les malins l'attribuent à un « mécontentement de votre grandeur contre nous >, ce qui est sans doute une erreur, \u20ac mais nous n'en souffrons que plus de votre absence.» (Cartable des grands vicaires, P.49.) M.Montgolfler a Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 17 novembre 1767).D lui envole ses lettres par M.F.-X.Latour-Dézery.qui accompagnera < notre Jeunesse qui doit s'embarquer demain pour descendre a Québec >, et aussi les observations de M.de Valllères sur l'ordo pour le rendre uniforme dans tout le diocèse. CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 85 II luj soumet la demande de deux dispenses, dont l'une de trois bans, parce que les conjoints craignent un charivari dont Ils sont menaces.M.Désery lui offrira de sa part « quelques poires et une barrique de cidre, prémices de notre récolte.La gelée a gâté toute notre vendange.> {Cartable des grands vicaires, p.52.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal.10 février 1768).H attendra ses ordres pour permettre a la supérieure de l'Hôpital général de faire une quête en faveur de leur communauté dans les paroisses du district de Montréal: il n'a pas de grandes espérances au sujet d'une pareille quête, qui procurera & ces Allés un soulagement passager.Il leur réserve les 100 minors de blé donnés par Mgr Briand avec quelques-uns des siens à prendre avant ou après la navigation.(Cartable des grands vicaires, p.5t.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 8 août 1768).Il s'afflige de la conduite peu modérée du curé de Mascouche (M.Huet de La Vall-nière), esprit farouche et remuant, & l'égard de l'évêque et il approuve toutes les voies de rigueur employées pour le mettre a la raison.Faut-Il aussi dénoncer aux habitants la friponnerie de son domestique, qui ne semble pas en état de restituer?Il le remercie d'une dispense pour la seconde fille de M.de Contrecoeur.Il en demande une autre de trois bans (avec affinité) pour le père, M.de Contrecœur, avec la veuve Lamorandlère, âgés l'un et l'autre de près de 60 ans, et qui veulent se marier dans telle paroisse et a telle heure du Jour qui leur paraîtrait plus favorable pour cacher leur démarche, afin d'éviter un charivari.M.de Contrecœur qui souhaiterait un grand secret et beaucoup de célérité a chargé MM.Lefebvre et Bolret qui descendent a Québec de rapporter la réponse.(Cartable des grands vicaires, P.55.) M.Montgolfler a Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 7 septembre 1768).Il lui envoie une lettre de M.de la Valinière, par laquelle 11 reconnaît une partie de ses égarements; 11 remboursera sans bruit le vol de son domestique qui va se mettre apprenti-menuisier.Il espère que cette affaire sera classée et finie.(Cartable des grands vicaires, p.57.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 8 septembre 1768).Il lui apprend la mort de M.(J.-B.) Reverchon, prêtre de St-Sulpice et curé de la Pointe-Claire, qui s'est noyé hier le 7, dans la traverse de Ste-Anne a Quln-chien.Il ne volt pas trop le moyen de pourvoir a la desserte de cette paroisse.(Cartable des grands vicaires, p.58.) M.Montgolfler a Mgr l'évêque de Québec (Montréal 24 septembre 1768).D s'Inquiète de la santé de l'évêque et des difficultés que lui font les marguilUers de Québec B décrit la manière dont 11 a reçu la Soeur fugitive Ste-Marie a la Congrégation.Ses compagnes ont insisté pour lui ôter l'habit de son état qu'elle a depuis reçu, mais il ne la croit pas convertie a cause peut-être de la rigueur avec laquelle on l'a traitée; elle pourrait bien être un esprit difficile et dangereux capable ' d'autres écarts.A cause de la disette de prêtres, Il a supprimé la paroisse de Ste-Anne qui sera partagée entre Ste-Genevlève et la Pointe-Claire où ira M (Pierre) Sartelon, qui desservira aussi la partie d'en bas de l'Ile-Perrot; le curé des Cèdres desservira Qulnchien et Vaudreuil où l'aideront les missionnaires du Lac II remplacera par M.(Jean-de-Dieu-Françols) Robert, le curé de la Pointe-aux-Trembles, M.(Clément Pages, atteint d'une humeur sombre et mélancolique.M.(Jean) Matis est très malade, M.(Jos.-Ambroise) Gaillard n'est plus que l'ombre de lui-même. 86 ARCHIVES DE QUEBEC M.Ralzcnne.poursuivi de près par M* créanciers, pourrait être remplacé à Lavaltrie par M.de la Vallnlère, qui cependant a demandé avec hauteur la Pointe-Claire.De Mascouche, M Duchouquet ou M.Marchand le Jeune pourrait desservir Lachenaie et l'Ue-Jésus.M (Philippe) D'Allleboust des Musseaux, de Repcntlgny.n'est pas capable d'aider ses voisins.Il attend ses ordres sur ces articles avant de prendre un parti.(Cartable des grand» vicaire», p.59.) M Montgolfler à Mgr l'évêque de Québec (Montréal.7 octobre 1768).11 lui envole 612 livres de dispenses dont celle de M.de Contrecœur.La Soeur Ste-Barbe de la Congrégation, d'esprit faible et dérangé, s'est précipitée dans le puits de leur communauté; on l'en avait déjà retirée il y a 15 ans.On continue les réparations dans cette maison.Il ne sait où est M.de la Vallnlère, ft Lavaltrie ou ft St-Sulpice.d'où M.Ralzcnne aurait aussi disparu.Si M.de la Vallnlère continue ainsi de disposer de son sort par lui-même, il faudra prendre le parti de l'Interdire.Il s'inquiète toujours de la santé de Mgr Briand, qui s'est épuisé dans des visites fatigantes.(Cartable des grands vicaire», p.62.) M Montgolfler à Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 16 Janvier 1769).M.de Rigauvillc lui a appris l'heureux état de santé.Il a chargé M.de la Vallnlère de la desserte de St-Sulpice avec résidence à Lavaltrie, d'où 11 pourra aider M Gaillard et rendre service aux habitants de toute cette cote.Il a chargé M.Duchouquet des dessertes de Mascouche et de Lachenaie où loge aa famille.M.Marchand l'y aidera et aura soin de la RivIèrc-des-Prairles.Il a interdit M.Ralzenne de toutes fonctions et l'a relégué à l'Hôpital général, comme prisonnier de l'officiaUté; ses créanciers se contenteront peut-être de cette détention, mais il n'aurait pas grand-peine de le voir mettre dans la prison civile, où il le nourrira et lui obtiendra un réduit particulier où il peut être renfermé tout seul.Le presbytère de Lachinc a été incendié le 12 avec tous ses meubles, mais on a sauvé les registres, les comptes et l'argent de la Fabrique.Le curé M.(Pierre-Paul-François) de la Garde n'a rien perdu de sa tranquillité, il en coûtera cher ft St-Sulpice pour remonter le ménage.Il lui enverra par M.de Rigauvillc, 4 portugaises, produit des dernières dispenses.M.Gaudet (?) continue d'être dangereusement malade.{Cartable de* grand» vicaires, p.63.) M.Montgolfler ft Mgr l'évêque de Québec (Montréal.24 Juillet 1769).B demande pour Paul L'Archevêque et Louise Lcvasseur, veuve Després, originaire de Loulsbourg et ci-devant protégée de l'intendant Bigot, une dispense de trois bans pour leur mariage, afin disent-Ils d'éviter un charivari qu'Us craignent; M.des Mus-seaux, de Repenttgny, est ft l'Hôtel-Dieu de Montréal, et le chirurgien Debonne n'augure rien pour son rétablissement.Il a envoyé M.(Gabriel-Jean) Brassier y dire la messe; M.de la Vallnlère et autres curés voisins prendront soin de la paroisse.{Cartable des grands vicaires, p.65.) M.Montgolfler ft Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 18 août 1769).c Nous jouissons toujours icy d'une égale tranquillité, mais Insensiblement nous nous affaiblissons de Jour en jour.» M.Sartelon, curé de la Pointe-Claire, est sérieusement malade au Séminaire; M.d'Allleboust est toujours ft l'Hôtel-Dieu et il n'a pu envoyer ft Repentigny M (François) Cherrier dont M Marchand a besoin ft Boucherville.B le remercie de la permission accordée ft M (F.-X.) Latour-Dézery d'entrer au séminaire de Montréal.« Je n'ay Jamais pris la liberté de vous en parler parce que je ne demande personne, et Je serais fâché de recevoir des sujets, si vous ne le trou- CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GENERAUX 87 vies pal bon pour le bien de votre diocèse qui m'occupe uniquement.» Il a besoin de quelques bons maîtres pour le latin après les vacances: deux pour Montréal et un pour M.Curateau ft la Longue-Pointe, - car les classes ont beaucoup langui cette année.M.Martel et les autres ont pu apprendre le latin, mais sont Incapables de l'enseigner aux autres.M.Martel lui sera envoyé ft Québec pour qu'on l'examine sur la théologie, et M.( Colomban-Sébastien ) Pressant lui rendra compte des classes de Montréal.M.Ralzenne est encore renfermé ft l'Hôpital général et sur les bons témoignages qu'on lui a rendus il lui a permis de dire la messe les dimanches et fêtes.Les Soeurs de la Congrégation, bien remises de leur incendie (de 1768), ont acquis avec la permission verbale du gouverneur le reste de l'Ile St-Paul, pour la somme de 16,652 francs payée avec une partie des 22,500 francs reçus l'année dernière d'un remboursement de leurs rentes en France.Les Soeurs n'ont pas de choix pour leurs missions de la campagne; et un curé doit accepter d'échanger la Sœur St-Paul pour la Soeur Ste-Françolse.parce que suivant les règlements les Soeurs ne doivent demeurer que six ans de suite dans leurs missions.Il le prie de transmettre à Mme de Lintillac la vérification faite par lui l'année dernière du testament de Mgr de Pontbriand, puisqu'elle la demande encore dans sa lettre du 23 février; s'il ne s'agit que du retardement ft la lui remettre, Il procédera à une nouvelle vérification.(Cartable des grands vicaires, p.66.) M.Montgolfler ft Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 9 septembre 1769).MM.d'Allleboust et Gaillard touchent & la fin de leur carrière.Avec M.(François) Cherrier ft Repentigny et M.de La Vallnlère a Lavaltrie, ces deux cures pourraient desservir toute cette cote ft deux paroisses chacune, mais si M.de la Vallnlère, qui veut se rapprocher de Montréal, est laissé du côté d'en bas, on peut craindre de lui quelque résistance.S'il fallait une pension pour M.Gaillard, M.de La Vallnlère y entrerait pour quelque chose.Comme les habitants de Chflteauguay n'ont pas bâti leur église ni même réparé leur presbytère, non logeable pour l'hiver, il propose de faire résider le P.(J.-B.) Well au Sault-St-Louls, pour desservir Chateauguay qui n'a aucun prêtre voisin: Il faut arranger cela avec les Jésuites.On lui demandera bientôt une dispense de trois bans pour le mariage de M.de Longueuli avec la veuve de Beaune, qui, ft raison du deuil qu'elle porte encore pour la mort de son père depuis environ six mois, craint un charivari qu'elle voudrait éviter.(Endos, réponse de Mgr Briand).Pour Well, concerter avec Floquet, J'approuve l'arrangement pour MM.Gaillard et de La Vallnlère.(Cartable des grands vicaires, p.69.) M.Montgolfler et M.(Etienne) Marchand ft l'évêque de Québec (Montréal, 28 septembre 1769).Ensemble les deux grands vicaires ont placé M.(François) Cherrier ft St-Denis dont les habitants ont insisté pour avoir un curé.Le Père Well aura Mascouche, le Père Bercy ira ft Ste-Rose, canton isolé, après une bonne retraite au couvent de Montréal sous la direction du Père Bernardin.Chateauguay restera pour le nécessaire au service du missionnaire du Saul t.Ils demandent une dispense de cousins germains pour deux paroissiens de M.(Ignace) Gamelln, curé de St-Phllippe.(Cartable des grands vicaires, p.71.) M.Montgolfler ft l'évêque de Québec (Montréal, 20 novembre 1769).Il Ment prêts les extraits des curés en réponse & une lettre circulaire de l'évêque pour avoir un état des registres des différentes paroisses de ce district Les gens de Chateauguay ont demandé le Père (Ls-Frs-E.Gadois-) Mauger qui consent, malgré ses infirmités, ft habiter le presbytère.Es seront longtemps par pauvreté comme 88 ARCHIVES DE QUEBEC sans église, sans presbytère et sans curé.Le Père Bercy qui a été chargé des paroisses de Ste-Rose et de la Rlvière-du-Chêne, avec permission de résider dans le premier presbytère batl, restera probablement ft Ste-Rose qui s'est piquée d'honneur pour devancer la Rlvière-du-Chêne.où il y a division entre les habitants des seigneuries de Dumont et de Blainville, les uns et les autres un peu faibles pour entreprendre une bâtisse.Il disposera ft ses ordres de la somme de 900 livres de componendes.(Réponse abrégée de Mgr Briand).Approuvé pour Ste-Rose, hésite ft envoyer le Père Mauger ft Chateauguay.La componende patera les frais d'une réparation ft l'Hôpital général (de Québec), qui recevra Mlle GuiUemin dont le père n'est pas en état de la garder.(Cartable des grands vicaires, p.73.) M.Montgolfler ft Mgr l'évêque de Québec (Montréal 30 novembre 1769).Il lui demande de ne pas lui confier l'exécution de l'affaire pour laquelle M.(Louis) Jollivet vient de lui écrire.B ne veut pas se mettre en compromis avec les personnes Intéressées, et 11 n'y a pas d'autre éclaircissement ft donner.(GarfaMe des grands vicaires, p.77.) M.Montgolfler ft Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 11 décembre 1769).Après une visite de M.de St-Luc il espère que le mariage de la fille de ce monsieur avec M.Dupré St-Georges n'aura pas lieu.Mais, M.de St-Luc est mécontent de la dispense accordée, sans qu'on l'ait prévenu, mais 11 a admis que c'était là un secret du ministère, et, s'il a consenti ft supprimer une lettre où il manifestait son mécontentement, il veut qu'on connaisse son chagrin de la tournure de cette affaire.(En surcharge, réponse abrégée de Mgr Briand).Il n'a pas parlé par devoir, parce que la lettre de M.Jollivet lui défendait de prévenir M.de St-Luc Mais s'il avait reçu la lettre furieuse de ce dernier, 11 eût eu l'occasion de se plaindre des sentiments de ses frères et soeurs d'Europe.Il est bien aise que le mariage soit manqué, « et il préfère Maxwell car St-Luc a écrit ft un Boucherville que la puce était prise.» (Deux feuilles libres accompagnent cette lettre.Sur la première, non signée, M.Montgolfler a écrit: c'est par complaisance pour M.de St-Luc très irrité, qu'a a écrit la lettre mal digérée, dont fil s'excuse.La seconde est une note de M.Jollivet: le mariage de Mlle de St-Luc vient de se rompre ft petit bruit, ft flnsu du père.Tout a été découvert et arrêté: 18 décembre 1769).(Cartable des grands vicaires, p.79.) M.Montgolfler & Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 8 janvier 1770).Le sieur Augustin Chaboyer, négociant de Détroit, veuf, résidant ft Montréal demande une dispense de trois bans pour son mariage avec Mlle Josette Nouchet.D le prie de ne pas faire connaître sa démarche d'il y a 2 ou 3 mois, au sujet du mariage projeté entre M.de Longueull et la veuve Debonne, au cas où ceux-ci s'adresseraient directement ft lui.Demande d'une dispense ad cautelam, pour de supposés cousins germains.Il ne trouve pas d'occasion favorable pour lui envoyer presque 1,200 livres de componendes.(Cartable des grands vicaires, p.80.) M Montgolfler & Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal.25 mars 1770).Il l'informe des circonstances particulières du mariage de Mlle de Lacorne St Luc avec le comte Dupré St-Georges: départ de la fille de chez son père pour aller résider chez M.Hervieux, l'aîné, oncle et voisin des deux parties; lettre ft M.de St-Luc pour lui demander la liberté de marier sa fille; réponse de M.de St-Luc regardée comme un' consentement au mariage; permission accordée aux parties de se marier n'importe où en profitant des dispenses de l'évêque.On ne sait qui a fait le mariage CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 89 autour duquel M.de St-Luc fait grand bruit, bien que sa fille soit fort avancée dans sa 20e année.(Cartable des grands vicaires, p.82.) M.Montgolfler a Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 27 septembre 1770).Il a terminé l'affaire de M.(J.-François) Youvule avec M.Demeule moyennant la somme de 300 livres, dont il fera au besoin le sacrifice dans l'Intérêt de la religion.Le Père Didace, récollet, demande avec Instance Chateauguay, et M.Ralzenne sollicite aussi pour avoir de l'emploi.La Sœur St-Ignace.de l'Hôpital général de Québec, encore très souffrante, passera peut-être tout l'hiver chez les Soeurs Grises où la Sœur Martel l'a reçue avec empressement et charité, et a laquelle il offrira quelque dédommagement.M.(Joseph) Paplneau a renoncé aux études; n'ayant pas voulu aller maître chez M.Curateau, Il consentait ù demeurer au Séminaire où il a été refusé, parce qu'il cherchait en même temps une place de clerc chez les avocats de cette ville, et que sa conduite donnait quelque Inquiétude.« Lefebvre sera régent chez M.Curateau, et Compain au Séminaire pour la classe des premiers commençants.J'ai permis au premier de prendre la soutane; j'hésite sur le compte du second.Payet sera ici notre premier maître.(En tête de la lettre, réponse abrégée de Mgr Briand, par un secrétaire le 17 oct.1770).La conduite de M.Youvule envers sa mère, la Fabrique et M.Demeule, lui a déplu.Il n'emploiera plus M.(Amable-Simon) Ralzenne, dont il souhaite le départ pour l'Europe.Permission de donner la soutane a Compain, qui n'a guère d'intelligence.Remerciements pour ses bontés envers la Soeur St-Ignace.(Cartable des grands vicaires, p.85.) M.Montgolfler a Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 21 octobre 1770).Q lui envoie cette lettre par un M.Devienne, Jeune français catholique, venu à Montréal comme commis de M.Isidore Lench, négociant a Londres.Circonstances du mariage de M.Grant avec la douairière de Longueuli, aujourd'hui citoyens de Québec: M.Grant, s'étant déclaré pour véritable catholique, a été marié secrètement par le Père Floquet, et a paru ensuite publiquement devant le ministre protestant pour donner a son mariage l'authenticité légale, l'épouse se déclarant ostensiblement catholique: c'est tout ce que le Père a pu tirer en fait de religion.Un jeune veuf Irlandais, tailleur de profession, mais sans aucune teinte de latin, se présente pour entrer dans l'état ecclésiastique: l'évêque en décidera.Il espère le voir a Montréal aux premières glaces, dans les voitures qu'il lui enverra, pour faire gagner par lui-même les graces du jubilé.(Cartable des grands vicaires, p.88.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 20 janvier 1771).« Nous avons un grand nombre de franc-maçons dans cette ville; il y en avait quelques-uns, mais en petit nombre, et cachés, sous le gouvernement français, plusieurs de nos négociants ayant passé en France au temps de la révolution (la Conquête) pour y arranger leurs affaires, s'y sont laissés séduire.La liberté du gouvernement présent leur laisse celle de se manifester, et plusieurs ne craignent pas de le faire.> Depuis quelques années plusieurs francs-maçons ne fréquentant pas les loges se sont testants dans les assemblées des marguilliers, sans scandaliser personne: on les avait laissés passer.A la dernière élection, le sieur Gamelln plus connu que bien d'autres, a été choisi par une brigue de ses confrères cachés: il n'a pu le faire retirer avec ceux qui l'avalent précédé.Mais, l'éclat d'une cérémonie franc-maçonne dans laquelle il a paru publiquement le 3 janvier a remué les esprits, et l'a engagé a obtenir à l'amiable sa démission.Pour l'avoir passé dans ses visites du commencement de l'année, U a failli manquer l'accommodement qui a été conclu le 13 en la manière 90 ARCHIVES DE QUEBEC suivante.Ayant fait venir le sieur Gamelln avant la grand-messe, il lui a montré la décision de la S or bonne en 1745 ainsi que les bulles des souverains pontifes, touchant la franc-maçonnerie, comme on les trouve dans l'abrégé du dictionnaire de Pontas, tome 2, p.1372: M.Gamelln a promis qu'il renoncerait aux loges.Puis dans une assemblée de marguilllers, convoquée pour le même Jour, il a fait faire la même lecture qu'il avait faite le matin au sieur Gamelln, et appuyé sur ces principes Il a représenté: lo que rassemblée des marguilllers dégénérerait si eue était composée d'enfants rebelles à l'Eglise et excommuniés; 2o que des gens braves et des pères de famille ne devaient pas appartenir < ft des assemblées qui, quand elles ne seraient pas criminelles et impies, seraient au moins puériles et indignes d'eux; » 3o que les- marguilllers qui sont francs-maçons se retireront d'eux-mêmes de l'une ou l'autre assemblée, mais qu'a l'avenir, on supprimera les noms de ceux qui seraient soupçonnés d'être francs-maçons ft moins qu'Us ne donnent des marques suffisantes qu'ils y ont renoncé, c Tous ces messieurs ont paru entrer dans ces vues, et ont rapporté dans leurs familles l'idée qu'on devait avoir chrétiennement des frama-çons.» La lettre de Mgr Briand ft M.Gamelln et la réponse de celui-\u2014 cimenteront c sans doute cette affaire que Je crois désormais suffisamment assoupie.» {Cartable de» grand» vicaires, p, 90.) M.Montgolfler ft Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 8 mars 1771).M lui annonce deux nouvelles fâcheuses.La première est la détention pour dettes de M (l.-Basilc) Parent, curé du Chicot, dans les prisons de Montréal, dont 11 n'a pas voulu le tirer par prudence pour St-Sulpice, pour laisser un exemple ft plusieurs curés qui sont presque dans le même cas et aussi pour des raisons qui sont personnelles ft M.Parent, qui pourrait bien être un second volume de Raizenne, parce qu'ils sont un pesant fardeau pour l'Eglise qu'ils devraient soulager.11 pourrait obtenir qu'on les mit dans quelque prison ecclésiastique, au lieu de les mêler aux autres prisonniers, c l'ivrognerie étant, un désordre commun et irrémédiable dans ces sortes de lieux.\" Le deuxième est la maladie très dangereuse de Mme d'Youville.B a permis ft la Soeur Martel, de l'Hôtel-Dieu, d'aller la soigner avec le chirurgien.En cas de mort, la Soeur Lasource, assistante, pourrait garder le gouvernement de l'Hôpital général jusqu'à l'élection d'une Supérieure qui sera probablement cette même Sœur.« Je crains aussi que le fils aîné de la malade n'occasionne du chagrin au clergé ».M (Gilbert-Alexis) Favard est très malade et ne pourra plus entreprendre aucun ouvrage suivi.M.(Jacques) Degeay, presque guéri de sa gravelle, continue ft servir seul et utilement sa grande paroisse.(Cartable de* grand* vicaire», p.94.) M.Montgolfler ft Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 17 avril 1771).La Mère d'Youville est mieux de sa santé, mais eue éprouve un grand désagrément de la part de la Soeur domestique Marianne Varambourville.que ses critiques et ses désobéissances ont conduite ft quitter l'habit religieux qu'elle déshonorait, pour se retirer dans une honnête famille de la ville en attendant de retourner chez ses parentsaux premières barques du printemps.B soupçonne en elle un peu de maligne folle.EDe réclame le remboursement d'une somme de 800 francs, sur laquelle II serait Juste de lui accorder une pension viagère.D l'a dispensée de tous ses engagements concernant l'obéissance et les observances de la communauté qui ne voudra plus la recevoir, laissant a l'évêque de régler la dispense des vœux de cette fille.(Cartable de* grand* vicaire*, p.97.) CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 91 _m- Montgolfler à Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 6 mal 1771).Comme U n'a pat trouvé d'occasion pour lui envoyer sa lettre, il s'excuse de l'expédier par la poste.Mme d\"YouvllIe parait entièrement rétablie de sa dernière maladie.m.(J.-Basile) Parent «tait sur le point de sortir de prison pour une dette de 1.200 livres, quand on lui a signifié une autre prise de corps pour une autre dette de 280 francs.Quelques personnes travaillent à son élargissement: M.Petit, de Re-pentlgny, y contribue pour cent mlnots de blé, M.de la Vallnlère pour 200 livres, etc.Plusieurs profiteront de cette leçon, et a cause des choses qui se disent sur le compte de M.Parent, U est souhaitable qu'il retourne dans sa paroisse, sans s'arrêter en ville.Il a apaisé les poursuites Juridiques que M.Gordon, Juge de paix & St-Cuth-bert, voulait intenter avec l'approbation de M.James Cuthbert, seigneur de Berthier, contre M.de la Vallnlère, accusé faussement de n'avoir pas fait les prières ordinaires pour le roi, etc D l'informe que M.(J.-Ambrotse) Gaillard est mort sans sacrements, le 3, et que M.Papln se chargera de sa succession qui paraît bien embarrassée, car on Ignore s'il y a des dettes et s'il a reçu sa pension de chanoine; et ce qui doit lui revenir sur celle qu'il avait sur l'Ile d'Orléans.(Cartable de» grands vicaires, p.102.) M.Montgolfler à Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 15 Juin 1771).D lui envole cette lettre par la Soeur St-Ignace, qui a quitté sa communauté, après avoir signé un contrat qui garantit ses Intérêts temporels et qui permettra après une épreuve suffisante de lui rendre son habit religieux.Pour l'édification du public et l'exemple des autres Soeurs, on l'avait mise en qualité de domestique et dans son habit séculier, sur la ferme de la Pointe St-Charles, dépendante de l'Hôpital.Comme M.Parent est revenu dans sa paroisse du Chicot, il a partagé la desserte de Lanorale entre M.(Basile) Papln, qui ira y dire la messe une fois par mois, et m.de la Vallnlère, qui desservira par charité la partie qui est au-dessus de l'église, sans y dire la messe, puisqu'il a déjà deux paroisses à ses soins.Le successeur de m.Gaillard et peut-être aussi la fabrique perdront tout, par suite du mauvais ordre des affaires du défunt curé et de l'absence de tout compte.« Les marguilliers de Québec en assurant votre grandeur qu'on avait un salut tous les dimanches a Montréal n'en ont point imposé; mais ce sont presque tous saluts nécessaires et toujours avec un concours certainement édifiant: le premier dimanche du mois est pour la confrérie du rosaire, le second pour celle du scapulalre, le troisième pour celle de la bonne mort, le 4e pour un salut de grace tel qu'on l'accorde ordinairement dans les paroisses et lorsqu'il y a un 5e dimanche, c'est un salut de fondation a l'honneur de S te-Anne; il y a encore quelques autres saluts de fondation dans le cours de l'année; le nombre n'en est pas grand.\" A la direction des Soeurs de la Congrégation, Il remplace M.(Gilbert-Alexis) Favart, vieux et malade, quoique sans danger de mort prochaine.M.(Jacques) Degeay, qui souffre de la pierre, a répugnance a passer en Europe; il lui a proposé de faire venir un habile opérateur de New-York, si le prix n'en est pas trop exorbitant II est retourné dans sa paroisse avec un vicaire, M.(Pierre-Mathieu) Gamelln-Maugras.P.-S.«Je ne vois pas encore paraître M.de Montlgnl pour le mariage avec sa cousine Desrivières.» (Cartable des grands vicaires, p.103.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 21 Juin 1771).Les citoyens de Montréal ont entrepris avec un grand zèle le rétablissement de l'an- 92 ARCHIVES DE QUÉBEC derme chapelle de Boasecours, < située 6 l'extrémité de la ville près de la porte de Québec» Depuis l'incendie de 1755, elle était restée en masure.Elle mesurait environ 30 pieds par 20 ou 25; aujourd'hui on l'entreprend de 100 pieds de long sur 45 de large, par contributions et charités volontaires.A l'occasion, elle servira de chapelle succursale pour les habitants de cette extrémité de la ville, des faubourgs et des côtes qui sont de ce côté-là, et aussi de « décharge pour la paroisse de Montréal qui dans les solennités a peine des à présent à contenir tous les paroissiens ».U a approuvé ce dessein, laissant à l'évêque d'en disposer.(En tête de la lettre, résumé de la réponse de Mgr Briand).«Charmé du rétablissement».M.Cramahé aurait voulu être prévenu.« Sr Corriveau ne devait pas avoir projeté venir icybas.Approuve la conduite a l'égard de la Varambourvllle.» {Cartable des grands vicaires, p.107.) M.Montgolftcr a Mgr Briand.évêque de Québec (Montréal, 7 septembre 1771).«Le bruit s'était universellement répandu et je m'étais flatté que nous aurions l'honneur de voir Votre Grandeur a Montréal cet automne et de vous y posséder au moins tout lhyver.cette partie de votre diocèse aurait sans doute tiré un grand avantage de votre visite.> En ville, rien de nouveau, et M.Gravé hu rendra compte de ce qui s'y passe a l'extérieur.(Cartable des grands vicaires, p.109.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 5 mars 1772).M.(Jacques Marchand) de Ligneris a été alarmé par l'ordre reçu de l'évêque de publier contre les habitants insoumis de la Tortue une sorte d'anathème.On a pris un parti plus doux auprès d'une deputation de huit des principaux citoyens qui ont déclaré s'être trompés sur le lieu choisi pour la construction de leur église.L'erreur était venue des quatre arbitres de la cote de St-Pierre qui avalent agi furtivement sans la participation des quatre autres de la Tortue avec lesquels ils devaient s'entendre.Ils sont maintenant prêts a se soumettre a ce que l'évêque ordonnera, promettant de recourir pour leurs devoirs religieux au Père récollet qui réside a la cote St-Pierre.Il a donc fait surseoir a la publication de la lettre de l'évêque, qui pourra juger de leur sincérité lors de sa visite h l'été ou a l'automne.(Cartable des grands vicaires, p.110.) M Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 4 mai 1772).U lui explique les raisons qui ont amené les Soeurs de l'Hôpital général a refuser le testament de leur feue Mère d'Youville.Elles sont contenues dans les deux lettres qu'il a adressées à M.Dufrost, la première, en février ou mars, la seconde le 12 avril dernier, et dont il lui envoie copie, lo Lettre a M.Dufrost.Il signale les deux contestations qui pourraient s'élever pour l'exécution du testament de M.Sylvain, d'une part; et de la réclamation de Mlle de Longueuli, a l'occasion d'un fief dans la seigneurie de Varennes, d'autre part Ce sont autant de sujets de procès ou d'accommodement sur lesquels il faut être fixé sans compter 1\"« occasion de la validité du testament de la dltte dame youvule, qui est défectueux par plusieurs endroits et sur lequel on pourrait revenir, si l'hôpital entrait en possession de cette succession en vertu de ce dit testament » 2o Autres motifs de refus.En acceptant le testament les Soeurs effaceraient les dettes de M.Youville (4,000 livres) et de M.Dufrost (2,000 livres) envers l'Hôpital général, s'engageraient par titre onéreux a leur créer une retraite assurée dans cette maison, ce qui serait payer très cher un bien qui ne peut valoir en tout qu'environ 8 a 10,000 livres.En outre, pour posséder ces biens-fonds, il faudrait obtenir la permission du gouvernement et payer des droits CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX considérables de mutation, et si on venait a les vendre on en aurait a peine retiré ce qui est dû par MM.You ville et Dufrost, qui autrement arrangeront eux-mêmes cette affaire et mettront l'hôpital à l'abri des procès.Il prie donc Mgr l'évêque de faire goûter ces raisons à MM.Youvllle et Dufrost, mais sans leur dire d'où viennent ces détails « qui pourraient les indisposer contre mol et les éloigner d'un accommodement » M.(Gilbert-Alexis) Favard est très malade sans espoir de rétablissement, et Mlle Douvillc quoique âgée d'au moins 30 ans pourra bien faire A l'Hôpital général.¦ (Cartable des grands vicaires, p.113.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 5 juillet 1772).Il demande une dispense de trois bans pour le mariage de J.-B.Mérand, un Français, avec Agathe Roy, de Montréal.Venu d'Europe avec son épouse ces dernières années dans le même bateau que Mgr Briand, il est devenu veuf et il craint maintenant les charivaris qui suivent ces sortes de mariages.(Cartables des grands vicaires, p.120.) M.Montgolfler A Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 12 juillet 1773).Il lut envoie, sur l'établissement d'un collège a Montréal, l'extrait de la délibération de la Fabrique dans une assemblée tenue, hier lé 11 juillet ainsi que l'original de la requête que les marguilllers adressent au lieutenant-gouverneur sur le même Collège: «dans lequel en réunissant les écoliers pensionnaires de M.Curateau avec tous ceux qui étudient à Montréal, on diminuera le nombre des maîtres et on augmentera l'émulation parmi les écoliers.» D le prie d'appuyer cette requête auprès de Son Excellence et de donner ou d'approuver dans la suite les règlements nécessaires pour cet établissement P.-S.c Le chateau Vaudreull est arrêté et vendu pour 18,600 livres.Si ce collège- peut se mettre en état de conduire les écoliers jusques en réthorique (sic) ou en philosophie, il épargnera au séminaire de Québec bien des avances qu'il fait pour soulager ceux de Montréal qu'il reçoit dans des classes inférieures.» (Cartable des grands vicaires, p.123.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 31 juillet 1773).Il l'informe que la Soeur St-Ours, supérieure de l'Hôtel-Dieu de Montréal, devra aller vivre en campagne pour rétablir sa santé.Son inclination la porterait a l'HOpital général de Québec, mais ce ne sera pas sans embarras ni dépense.P.-S.On ne pense plus id a une deputation pour Londres, mais a une adresse au ministre pour être présentée par M.Carleton.On fait au chateau Vaudreull les réparations nécessaires pour les classes du Collège.L'église de Bonsecours, qui est un ouvrage solide et d'assez bon goût, sera bientôt dans toute sa perfection pour le service divin du Jour de l'Assomption, fête titulaire de cette église, qui sera bénite le 11 août Les médecins s'opposent au séjour'de la Soeur St-Ours a l'Hôpital général de Québec (En tête de la lettre, analyse de la réponse de Mgr Briand.) c Répondue et permis, conseillé Lachine ou la Pointe-aux-Trembles, indécent qu'elle demeura chez les curés, Il faudrait qu'elle se mit chez un bon habitant, ou chez les Sœurs s'il y en a ou elle ira.» (Cartable des grands vicaires, p.125.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 9 août 1773).Il demande une dispense de trois bans pour le mariage de Jacques Gagné, négociant a Montréal, qui doit partir pour les pays d'en haut et qui, n'étant veuf que depuis deux ou trois mois, craint les charivaris ordinaires en semblables occasions.La Sœur St-Ours ira probablement a L'Assomption dans la maison de M.de St-Ours, où Mlle de St-Ours, l'aînée, lui tiendra compagnie avec la Soeur Lebeau 94 ARCHIVES DE QUEBEC en qui elle a une grande confiance.« Je n'attend* pas grand succès de ce remède.atuH elle sera tYMitrft», et les médecin* n'auront pas ft se plaindre qu'on laisse mourir ces filles cloîtrées faute de secours nécessaires.> (Cartable de» grand» vicaire», p.128.) M.Montgolfler ft Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal.15 septembre 1773).rétablissement du Collège de M.Curateau ft Montréal laisse vide la cure de la Longue-Pointe, il propose d'attribuer ft la Pointe-aux-Tremble* le bas de la paroisse ft partir de l'église et le haut ft Montréal.M.(Jean de Dieu-François) Robert irait ft St-Sulpice, facile ft desservir, et M.de la Vallnlère prendrait sa place ft la Pointe-aux-Trembles en desservant aussi une partie de la Rivière-des-Prairies dont le reste irait au Sault-au-Récollet ou demeurerait ft M.(Jacques) Marchand.(Cartable de» grand* vicaire», p.129.) M.Montgolfler ft Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal.11 octobre 1773).D s'excuse de lui écrire souvent par la poste: ce sont des lettre* pressées, et II est rarement au fait des occasions qui peuvent se présenter.0 lui rapporte l'Incident survenu le 7 de ce mois, ft l'occasion de l'érection près de réalise d'un buste de marbre blanc en témoignage de reconnaissance envers le roi.Pendant la cérémonie, annoncée la veille par un ban, M.de St-Luc a suggéré au commandant des troupe* de faire sonner les cloches de la paroisse, et a envoyé de sa propre autorité un baillif qui n'a pu trouver ft qui transmettre cet ordre.M.de St-Luc vint lui-même insister auprès de M.Montgolfler, qui répondit c que nous regardons nos cloches comme, des instruments de religion dont on ne s'est Jamais servi dans les cérémonies militaires ou civiles.» Deux fols encore M.de St-Luc insista, et il lui fut répondu «que si M.le Commandant exigeait qu'on sonne, il était le maître d'ordonner au bedeau, et que Je n'aurais rien ft dire.» Le public témoin de cette scène a désapprouvé le zèle déplacé de M.de St-Luc, le mrnn*nA*nt ]'a blâmé également et a rendu Justice ft M.Montgolfler, mai* il rendra compte de ce qui s'est passé ft M.le commandant général des troupes ft New-York et à M.le gouverneur général ft Québec D l'informe & son tour pour qu'il puisse au besoin en Instruire le lieutenant-gouverneur.(Cartable de» grand* vicaire*, p.131.) M.Montgolfler ft Mgr l'évêque de Québec (Montréal.26 octobre 1773).D l'informe que M.Breau, arrivé malade de l'Assomption, est maintenant rétabli et dessert presque en tout la Longue-Pointe.M.Raizenne reste vicaire de M.Degeay.Il a pensé écrire ft M Cramahé «pour tâcher de détourner les ombrages qu'il pourrait avoir conçus ft l'occasion du pensionnat de M.Curateau que l'on fait peut-être sonner un peu trop haut, sous le nom de Collège.» Il lui aurait représenté: que dans le fond, il n'y a aucun nouvel établissement; «que de tous temps on a enseigné le latin dans le séminaire de Montréal; qu'on y a fait la seconde et la réthorique, lorsqu'il s'est trouvé des maîtres, et suffisamment de disciples; MM.Hubert.Denault, Pou get, etc, ont enseigné ces classes; qu'une très grande partie des prêtres qui sont aujourd'hui dans le diocèse ont reçu dans cette école les premiers principes de la latinité; que l'on ne recevoit pas, ft la vérité, des pensionnaires dans ta maison, mais que plusieurs Jeunes gens y etoient élevés gratuitement, et qu'on y admettait toute sorte d'externes.Que d'un autre cauté.il y avoit longtemps que Mr Curateau, curé de la longue pointe, par relie pour son état et peut erre un peu pour suppléer pour as subsistance au modique revenu de sa cure, avoit reçu quelques pensionnaires qu'il enseignoit d'abord par luy même; mai* que le nombre s'en etolt ensuite insen- CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX slblement beaucoup augmenté U avait été obligé de prendre avec luy plusieurs maîtres.Que c'était la difficulté d'un logement trop étroit, et celle d'avoir des maîtres séparés et multipliés dans le Séminaire et dans le pensionnat; et encore plus le besoin des citoyens dont la plus part ne sont pas en état denvoyer leurs enfans en des pensions éloignées pour leur procurer une education honnête, qui ont engagé les dits citoyens a demander la réunion de lecole du séminaire avec celle du pensionnat; et que cest pour cela quils ont acheté un terrain propre a ce dessein.» Il a parié ft M.Cramahé de ce projet que celui-ci ne désapprouve pas, mais qu'on \u2022 dû lui représenter sous un autre point de vue.Il lui écrira, si Mgr l'évêque le Juge A propos.En réponse a sa lettre du 22, il se dit affligé des écarts du sieur Lefebvre, de la dissimulation du P.Isidore qui, contre son avis, a emmené sa soeur et sa nièce dans le couvent des Récollets des Trols-Rivlères, enfreignant ainsi l'ancienne ordonnance du commissaire contre le P.Nicolas en pareille occasion.(Suivent trois notes sur feuilles libres).La première concerne un missionnaire persécuté pour avoir trop bien fait son devoir en s'opposant a l'ivrognerie et au libertinage.La seconde se rapporte au mariage de Joseph Grouz avec sa cousine germaine.La troisième expose la requête du P.Nicolas, des Trois-Rivlères, qui demande de l'emploi dans quelque paroisse de ce district.{Cartable des grands vicaires, p.135.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 22 novembre 1773).D demande une dispense de trois bans de mariage en faveur du fils aîné de M.de Montigny (J.-B.Pierre dit Louvigny) avec Mlle de Cllgnancourt, veuve de M.Delorlmier, l'aîné, décédé il y a environ 8 ou 10 mois; raisons; Us passent pour mariés, et on a déjà fait un charivari a cette occasion.Le sieur (TrotUer) des Rivières, oncle du Jeune homme, paiera la componende qui lui sera envoyée avec les 336 livres qu'il a déjà.(Cartable des grands vicaires, p.140.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 21 février 1774).U demande des dispenses pour le mariage de M.de Saint-Luc (La Corne) avec Mlle (Marguerite Boucher) de Boucherville.0 lui soumet l'affaire des nombreux bancs anciennement amortis de l'église de Boucherville et qui ne payent chacun que 3 fr.15 de rentes.Leur droit est fondé sur une tradition et sur un catalogue séparé dans lequel se trouvent sous un même titre et une même rente tous ces bancs, qu'on dit avoir été amortis.Mais la plupart n'ont pas d'autre titre.Or, il y a 2 ans, un de ces bans fut mis en vente par les marguilliers malgré l'opposition des enfants du propriétaire, qui retrouvèrent plus tard leur certificat signé de M.Le Tessler, curé missionnaire a Boucherville en 1728, qui affirme que ce banc avait été concédé par M.de Soudraie, curé titulaire et par les marguilliers, aux ancêtres de ceux qui le réclament aujourd'hui, pour en Jouir par le dit concessionnaire et ses héritiers en ligne directe, moyennant la rente annuelle de 3 fr.15.Ce cas s'applique a plusieurs autres; et, ne vaudrait-il pas mieux pour ne pas blesser la charité, laisser les choses sur le pled où elles ont été Jusqu'à présent A Varennes, la même question de banc amorti est soulevée par un propriétaire établi depuis sept ans dans une paroisse étrangère et qui veut faire passer son droit en ligne collatérale a ses petits-neveux.0 prit l'évêque d'en ordonner pour ces deux cas.Il faudrait un curé a Chateauguay où tout est prêt pour la construction d'une église.« Si cependant vous navez pas d'autre vue sur (Joseph) Martel de Boucherville, il pourrait peut être être bon pour cette place.» (Cartable des grands vicaires, p.141.). 96 ARCHIVES DE QUEBEC M.Montgolfler ft Mgr Briand, évêque de Quebec (Montréal.17 man 1774).Il lui envoie copie d'une lettre destinée à M.Cramahé, au sujet des Ecossais qui s'approchent de cette Province: l'évêque jugera s'il faut la lui adresser.(Lettre de M.Montgolfler 6 M.Cramahé).D l'informe qu'une quarantaine de ramilles écossaises sont sur le point d'arriver dans cette Province et cherchent des terres pour s'y établir.Un prêtre catholique romain est venu de leur part au séminaire, et a proposé de s'établir par préférence dans la seigneurie de St-Sulpice, prés des concessions faites aux Acadiens dans les profondeurs de L'Assomption.Il n'a voulu faire aucun arrangement avec eux, sur une affaire d'ailleurs très coûteuse, qu'en autant qu'il plaira ft M.Cramahé de l'approuver.« Le moindre signe de votre Inclination, pour ou contre, sera pour mol un ordre Invariable.\" {Cartable des grands vicaires, p.145.) M.Montgolfler ft Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 28 mars 1774).« Après avoir reçu l'honneur de votre réponse, notre prêtre hybemols est parti bien content pour aller rejoindre sa troupe qui l'attendait ft Orange, il leur fera faire leur pftque et je compte qulls ne tarderont pas ft paraître par Icy, ft moins que la difficulté des chemins ne les arrête encore quelque tems.» A propos d'une lettre envoyée ft M.Gravé sur la cure de Montréal.Pour répandre ft l'avis que l'évêque lui demande sur la bulle de suppression des Jésuites, il lui soumet qu'elle est très réelle, que les Jésuites n'existent plus, qu'ils n'ont plus qu'un titre coloré, pour l'exercice de leur juridiction et l'administration de leurs biens; l'abolition de la société est juridiquement consommée par la publication de la bulle sur laquelle on ne peut contester l'autorité du pape.L'autorité séculière peut les maintenir dans la possession de leurs biens, les ordinaires pourront les employer au ministère, mais Us ne sont plus que des prêtres du clergé séculier.\"Quand ft la bulle en elle-même, j'en ay le coeur pénétré de douleur, et je sens la playe qui en résultera en plusieurs parties de la chrétienté.et il me semble que ny eut il eu quun danger fort probable de schisme dun des plus petits états de la chrétienté, c'était un mal ft prévenir par un sacrifice aussi grand que celuy la, qui ne met personne dans la nécessité de se perdre », car les Jésuites sacrifiés acquerront de grands mérites et pourront sous une autre forme être utiles au prochain.B croit que la bulle ne sera applicable qu'au diocèse et que le titre coloré des Pères doit persévérer jusqu'à ce qu'elle ait été adressée par la vole convenable, publiée et signifiée aux personnes Intéressées.D juge coupables de témérité et non de censures ceux qui critiqueront la bulle avant sa signification.(Cartable des grands vicaires, p.147.) M.Montgolfler ft Mgr Briand.évêque de Québec (Montréal 4 avril 1774).Il croit que ses observations ft l'égard du gouverneur seront mieux reçues en passant par les mains de l'évêque.Par sa lettre du 31 mars, M.Cramahé paraît avoir été prévenu contre le prêtre des Ecossais, contre lequel des bruits malveillants ont couru.Or, ses papiers paraissent véritables « quoy quon ne puisse pas les estimer juridiques, vis ft vis d'un gouvernement qui ne reçoit que par tolérance les évêques vicaires apostoliques en Ecosse, » et Us sont capables de rassurer sur le caractère et la conduite de celui qui les a reçus.Pendant un séjour de douze (ours au séminaire, il n'a montré que de bonnes qualités et il s'est résigné ft ne pas dire de messe en public.Il croit que les Imputations faites contre lui viennent d'un homme qui a des obligations récentes envers l'évêque.Il ne faut pas penser ft faire servir ces Ecossais dont la venue est douteuse, par le prêtre destiné aux Acadiens, car la plupart de ces nouveaux venants n'entendent que la langue des montagnes d'Ecosse, et leur prêtre CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 97 se contentera de vivre pauvrement avec ses pauvres paroissiens.Il espère que le gouverneur recevra avec plaisir communication de ce témoignage qui sert également la charité, la justice, la religion et le gouvernement.(Cartable des grands vicaires, p.151.) M.Montgolfler à Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal.21 juillet 1774).< Depuis plusieurs années Mme Dartignl sollicite par ses lettres sa sccur, la sceur Ste françolse de la congrégation, d'aller la rejoindre en trance, en lui offrant en même tems tous les secours nécessaires pour l'exécution de ce projet.» Il envole à l'évêque des renseignements sur la conduite de cette Soeur qui doit bientôt paraître A Québec.Elle accuse une forte inclination pour sa parenté, elle est à charge à la communauté qui la dégagerait volontiers des droits qu'elle aurait sur elle en vertu de ses engagements, elle s'engage à observer en France ce qui pourrait convenir à ses voeux, etc.Mgr l'évêque jugera quelles dispenses lui accorder.(Cartable des grands vicaires, p.154.) M.Montgolfler 6 Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 31 juillet 1774).Les Soeurs de la Congrégation ont reçu avec soumission le mandement de l'évêque touchant les gros ouvrages de leur maison.La Sceur Ste-Françolse sollicite sa rentrée dans sa communauté qui ne fera pas d'avance pour la faire revenir, et lui Imposera telle pénitence capable de prévenir par rapport aux autres les suites de ce mauvais exemple.D a remplacé A la direction de la Congrégation M.(Gilbert-Alexis) Favard.épuisé par des douleurs presque continuelles.Il regrette que M.(Jacques) Degeay ait pris le parti de se retirer a l'Hôtel-Dieu pour se soigner d'un mal qui d'ailleurs empire: « ce n'avait pas été, Jusques à présent, l'usage de notre maison, et c'est une mauvaise planche pour d'autres prêtres canadiens, à qui on n'aura point de raison de refuser de les traiter, comme celuy ci dans une chambre particulière: ce qui deviendra une fatigue considérable, et peut être une occasion de dissipation et de dérangement pour cette communauté.» Il en a exprimé son mécontentement auprès de la supérieure qui avait fait des avances a M.Degeay, dont la santé dépérit tous les jours.MM.Raizenne et Breau font en attendant le service de la paroisse de L'Assomption, qui a, dit-on, près de 3,000 communiants, l'Acadle déduite.L'évêque s'en chargera quand elle sera vacante, car le séminaire n'est pas en état d'y pourvoir.(Réponse en tête de cette lettre de la main d'un secrétaire, 3 août 1774).Il ne désire pas décharger le Séminaire de l'importante place de L'Assomption.Si quelque jeune prêtre veut s'en charger, il l'exhortera a se donner h St-Sulpice \u20ac selon les propositions que vous lui ferez, sans lui permettre de s'en écarter.» Menace d'interdit ou de privation de ministère contre M.(Amable-Simon) Raizenne.« Que voulez-vous?il faut avoir des égards pour les malades; je sens bien qu'il ne vous était guères possible de refuser l'Hôtel-Dieu a ce cher affligé.» Il part demain pour la Beauce où il sera huit jours.Il garde pendant ce temps la Sceur Ste-Prançoise pour éprouver sa constance: il la mettra peut-être cinquième (au couvent ?) ou s'il la renvoie à Montréal, la communauté n'est tenue envers elle qu'à une réception honnête, chrétienne et pleine de charité et de bonté.(Cartable des grands vicaires.p.156.) M.Montgolfler à Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 12 novembre 1774).Il lui fait part de son extrême embarras touchant la desserte de plusieurs cures du district de Montréal: lo A L'Assomption, un scandale de mœurs a été donné par le vicaire Raizenne qui interdit pour toujours s'est réfugié au Séminaire: 98 ARCHIVES DE QUÉBEC ta réparation devra se faire avec le moins d'éclat possible; 2o M.J.-B.Noël Pouget restera au Chicot et aidera M.(Basile) Papln qui retourne a Berthler; 3o M.(Jean-dc-Dicu-François) Robert, « qui est un excellent missionnaire », mais Inquiet sur sa -santé, a craint d'aller à L'Assomption avec M.(F.-X.) Nolseux.et est resté a St-Sulpice; 4o M.de la Vallnlère est allé avec joie ft L'Assomption et M.(Jean) Brault s'est confiné ft l'Acadie, dont le presbytère est imparfaitement logeable; 5o M.(F.-L.) Nolseux, qui est suppléant ft la Pointe-Claire, se chargera de la Pointe-aux-Trembles et peut-être de la Longue-Pointe d'où M.(Jean-André-Guillaume) GulIIemln est revenu malade après trois jours.< C'est Jusques a présent un membre entièrement inutile.et nous sommes si faibles ft la ville qu'il ne me parait pas possible de nous en charge (de la Longue-Pointe);» 60 si M.(Pierre) Sartelon continue d'être malade au Séminaire, sa paroisse de Ste-Anne restera sans prêtre; 7o 11 craint < depuis trois semaines que notre Infirmerie ne désemplit pas » pour la santé de M.(Gabriel-Jean) Brassier, gravement atteint par la gravelle.«Tout cela m'a beaucoup occupé et inquiété.» {Cartable des grandi vicaires, p.161.) M.Montgolfier ft Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 12 février 1775).B l'Informe de l'aventure du Père de Bercy (Claudc-Charles-Félix) ft qui il a suggéré par lettre de se rendre ft Québec pour se Justifier et éviter d'être arrêté pour ses dettes, « car sa présence ley serait un objet perpétuel de médisance et d'humiliation pour son ordre et pour la religion.» Il approuve la décision de l'évêque sur M.Nolseux.sur Yamaska et sur la rivière Du chêne.Pour Chateauguay, dont les travaux commencés ne peuvent être différés, il propose M.Lefebvre, diacre: « ce serait encore pour luy une petite espèce d'exil; et il serait bien heureux encore de pouvoir s'en accommoder, > avec l'aide de son père pour les bâtisses.« Car si vous trouves a propos de retarder encore ce diacre, les habitants de Chateauguay se tireront comme ils pourront et comme ils ont fait les années passées avec le Père (Joseph) Huguet (jésuite desservant Caughnawaga).Le Père Didace est le seul religieux en état de service pour les récollets de Montréal; il ne paraît pas qu'on puisse l'écarter du Couvent, et ce n'est pas sans peine que le Supérieur verra partir Chrisostome.» (Copie de la lettre de M.Montgolfler au Père de Bercy).A cause de l'état du scandale donné dans sa paroisse, il lui signifie l'ordre de Mgr l'évêque d'avoir a s'abstenir des fonctions du sacré ministère et de se retirer dans son monastère, sous les ordres de ses supérieurs.D lui conseille de se présenter ft Québec pour se Justifier auprès de l'évêque et de son commissaire ou d'obtenir leur grace.Mais Jusques ft ce temps-là, ses pouvoirs sont entièrement supprimés.(Cartable des grands vicaires, p.164.) ^ M.Montgolfier ft Mgr l'évêque de Québec (Montréal, 14 mars 1775).D lui annonce que le Père de Bercy est de retour et bien qu'il n'ait pas la confiance des habitants de sa paroisse, il faudra bien qu'ils s'en contentent: « une conduite exemplaire, s'il a le courage de l'entreprendre comme il l'a promis, sera le seul remède au mal dont on gémi.» Il demande des Instructions touchant M.Ralzenne, qu'on ne peut retenir de force en prison perpétuelle.B y a répugnance a le mettre à l'Hôpital général de Québec si, après l'humiliation qu'il subit chrétiennement depuis cinq mois, on lui permet de dire la messe et de confesser les pauvres de l'Hôpital pour soulager quelquefois M.(Charles-Régis des Bergères de) Rigauvillc.Mgr lut dira h quoi il faut s'en tenir.P.-S.« J'ai entre les mains a vos ordres produit de componendes, mille cinquante livres.» {Cartable des grands vicaires, p.167.) CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal.31 mars 1775).Le clergé a fait une nouvelle perte: M.(Jacques Marchand de) Llgnerls, plein de zèle et de vertu, est décédé le 30 mars, laissant Lapralrie aux soins du P.(Antoine) Gordan, Jésuite missionnaire de St-Régis et descendu a Montréal pendant que ses sauvages sont a la chasse, afin de dérouter quelques commerçants, mauvais catholiques, qui se sont établis dans son village.Si le gouvernement y consent, le P.Gordan serait disposé à abandonner la mission dont les sauvages peu nombreux peuvent retourner au Sault et au Lac d'où ils sont sortis.Le Père, qui pourrait travailler plus abondamment et plus utilement ailleurs, restera a Lapralrie jusque après Pâques et pour toujours, si Mgr l'évêque veut laisser ce Jésuite servir encore les habitants de cette paroisse, située dans une seigneurie qui a appartenu à cet ordre.[Carta-tablt des grands vicaires, p.169.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 24 avril 1775).Il lui fait part de deux événements et lui demande ses instructions.Le premier se rapporte au P.Gordan que dix députés des sauvages de St-Régis sont venus chercher.Le Père a répondu qu'il était aux ordres de ses supérieurs.A son tour, M.Montgolfler leur a dit qu'ils pourraient retourner au Sault et au Lac, parce qu'à St-Régis Us étalent plus exposés à la débauche, à cause des traiteurs d'eau-de-vie qu'ils avalent dans leur village.Sur promesse d'établir des baillifs pour empêcher la traite d'eau-de-vie, assurance leur fut donnée qu'après les pftques à Lapralrie, le P.Gordan irait dans leur village et jugerait de toutes choses.Si les sauvages sont mécontents ils s'adresseront sans doute au gouverneur.Le second événement concerne le mariage de M.Antoine Lecomte Dupré, de 27 ans, frère d'un négociant de Québec, avec Lisette Rinville, fille d'un forgeron de Lapralrie.En face de l'opposition Irréductible de ses parents, le jeune Dupré est allé à New-York pour se marier devant un ministre protestant.Au retour, les jeunes gens ont voulu réhabiliter leur mariage.Tout allait réussir quand Antoine Dupré, pressé par des affaires de son commerce dans les pays d'en haut, a pris le parti de tenter un mariage â la gaumine.Mais son projet a été déjoué, ce dont il s'est vengé en brisant quelques vitres des fenêtres du Séminaire.D prie l'évêque d'évoquer cette affaire a son tribunal ou de la confier au coadjuteur dont la famille est alliée a celle de Lecomte Dupré.(Cartable des grands vicaires, p.171.) Mgr Briand a M.Montgolfler (Québec, 27 avril 1775).(Lettre non signée, écrite de la main d'un secrétaire).B accuse réception de ses deux lettres apportées l'une par M.Raizenne, l'autre par la poste.M.Raizenne est a l'Hôpital général où il a pu dire la messe, et on a reçu les 100 mlnots de blé envoyés pour sa pension, c Qu'est-ce donc que cette illustre famille de Dupré?Voila trois mariages qui nous donnent a vous et a moi et â M.Jollvet plus de peine que tous ceux du Canada entier.Au reste mon avis est qu'aucun de votre maison ne se charge de confesser personne de-cette famille, même des domestiques.> B se charge de l'affaire d'Antoine Dupré.B va dîner chez le général à qui il parlera du Père Gordan.{Cartable des grands vicaires, p.177.) M.Montgolfler a Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 3 mai 1775).Suivant ses prescriptions, M.(Jean-Pierre Davaux de la Garde) Besson se chargera de la rivière Duchêne, et réglera les comptes de la fabrique et des dimes.Les habitants de Lapralrie lui ont présenté une requête pour garder le Père Gordan.Il déplore avec lui les écarts de M.Youvllle, qu'il croit pouvoir attribuer à l'influence 100 ARCHIVES DE QUÉBEC d'un chirurgien français et ivrogne, qui est allé s'établir dans sa paroisse (St-Ours).(Cartable des grands vicaires, p.179.) M.Montgolfler à Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal.12 Juin 1775).D l'informe que la présence de M.Carleton en ville ramène les esprits prévenus, et les villages de sauvages domiciliés, d'abord neutres, se sont déclarés pour le service du roi.M.Carleton a rétabli la milice sur l'ancien pied, et, pour marquer quelque bienveillance aux sauvages de St-Régis, il serait bien aise que le P.Gordan retournât dans cette mission.Les troupes américaines se sont cantonnées A Carillon où les tiennent en respect à St-Jean ou à Chambly les 300 ou 400 hommes de M.le général, c Le monde parle beaucoup différemment les uns des autres, mais peut-être que les gens sensés sont tranquilles.» L'occasion d'une bonne oeuvre l'a empêché de lui envoyer une somme d'argent qu'il tient A sa disposition.(Cartable des grands vicaires, p.180.) M.Montgolfler A Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal.24 Juillet 1775).Il se réjouit de son retour des courses apostoliques faites par l'évêque dans un grand nombre de paroisses.Les sauvages de St-Régis sont confiants qu'on leur rendra leur missionnaire qui est encore A Lapralrie.Le général Carleton serait d'avis d'envoyer A St-Olivier (Pointe-Olivier), paroisse frontière de cette Province, un missionnaire sédentaire qui pourrait en rendre les habitants plus zélés pour le service du roi, c les désabuser de plus en plus de leurs préjugés ou du moins donner avis au gouvernement de leurs dispositions ou des démarches qu'ils pourraient hasarder.> Il va écrire A M.(Médard) Pétrimoulx de demander du secours ou de suggérer aux habitants de St-Olivier de demander un curé pour eux.Mais il n'a personne A envoyer 1A; cependant si Lapralrie était pourvue, le Père Gordan pourrait aller y passer un ou deux mois, en attendant qu'on y mette un curé résident.P.-S.B croit qu'il ne sera pas possible de recevoir M.(P.-X.) Nolseux au Séminaire, parce qu'il y a une grande tache dans sa famille.Ce motif de refus passerait inaperçu en le permutant de place avec M.(J.-B.-Noël) Pouget, qui aimerait se rapprocher de Montréal.M.Nolseux pourrait être également utile A M.(Basile) Papin.(Cartable des grands vicaires, p.182.) M.Montgolfler A Mgr Briand, évêque de Québec (Montréal, 7 septembre 1775).Il répond A sa lettre du 2 par M.Bertrand qui part pour Québec.Il acceptera volontiers M.(Joseph) Racine pour la Polnte-aux-Trembles.D n'a fait aucune avance A M.(J.-B.-Noël) Pouget, du Chicot, mais il ne serait pas inutile au Sault-au-Récollet Mme de Lotbinlère, la mère, ne sera pas flattée d'avoir M.Nolseux, curé A Quinchien, puisque c'est elle qui a commis envers sa famille et lui l'indiscrétion qui s'est répandue parmi les prêtres; M.Nolseux pourrait aussi y trouver du désagrément, et U serait aisé de le changer avec M.(Antoine) Foucher, curé de ChAteauguay.Il communiquera A M.(Jean-Baptiste) Curatteau de la Blaiserie les Intentions de l'évêque au sujet de ses régents, c Je ne doute nulement qu'il ne se fasse un devoir et un plaisir de s'y conformer.> (Cartable des grands vicaires, p.185.) CORRESPONDANCE ENTRE MGR JEAN-OLIVIER BRIAND.ÉVÊQUE DE QUÉBEC, ET M.ETIENNE MARCHAND.CURÉ DE BOUCHERVILLE ET GRAND-VICAIRE POUR LE DISTRICT DE MONTRÉAL DU M JUILLET 1766 AU 14 AOÛT 1771 LETTRES DE M.MARCHAND A MGR BRIAND Mgr J.-O.Briand, évêque de Québec, à M.Etienne Marchand, vicaire général (Québec, 14 Juillet 1766).II l'informe qu'après avoir surmonté bien des obstacles, il a enfin obtenu le consentement du ministère britannique à sa nomination d'évêque de Québec.Il s'accuse de sa témérité de s'être < laissé persuader et d'avoir consenti à me charger d'un fardeau redoutable trop pesant pour mes faibles épaules: et j'espère que vous voudrez bien me communiquer vos idées, et me faire part de vos lumières pour le gouvernement de ce vaste diocèse.» Ne sachant que faire de M.(Amable-Slmon) Ralzenne, qui se conduit mal, il voudrait que MM.du Séminaire s'en chargent.Quant aux deux religieuses qui viennent de sortir de la Congrégation Notre-Dame, il pense « qu'il ne faut pas à présent tenir si roide dans certaines occasions; cela pouvait passer autrefois.Aujourd'hui, les choses sont changées vous le savez.» M.(J.-B.) Curateau a mal fait d'abandonner Contrecoeur: « mais il y a toujours eu des difficultés dans ce canton-là.Il y faudrait un esprit liant et qui sut gagner les coeurs.On fait trop sentir l'autorité.> P.-S.Je n'ai point encore pris possession.et je ne fais point de fonctions de juridiction, et vos anciens pouvoirs subsistent toujours.(Cartable des grands vicaires, p.1.) M.(Etienne) Marchand, vicaire général, à Mgr J.-O.Briand (Boucherville, 24 juillet 1766).En demandant d'être déchargé de sa fonction de grand vicaire, il l'assure qu'il n'a pas considéré le travail, mais bien la commodité du public et l'utilité des communautés.Ne convient-il pas que le grand vicaire soit à Montréal, centre où toutes les campagnes aboutissent, où les MM.de St-Sulpice pourraient rendre un plus utile secours aux communautés de filles ?« Tout bien considéré, Monseigneur, je crois qu'il est du bien et du vrai bien de m'anéantir.» La maladie empêche M.(Henri Cam in-) Lataille de desservir sa paroisse de St-Charles dont M.(Michel) Gervalse, curé de St-Antoine, s'est chargé ainsi que de Contrecoeur.Le frère de M.Lataille, curé de l'Ile-du-Pads, irait volontiers à St-Charles et prendrait soin de son frère; l'Ile-du-Pads, dont le revenu n'est pas suffisant pour un missionnaire, pourrait être desservie par Sorel.A cause de la disette de prêtres, il propose de réunir St-François-de-Sales à Lachenaie: la Longue-Pointe, partie à Montréal, partie à la Pointe-aux-Trembles; Lavaltrie à St-Sulpice et a Lanoraie.L'Ilc-Perrot et Qulnchien < où on dit qu'il y a beaucoup de peuples » demandent un curé.Au Chicot, près Berthier, il a pris possession d'un terrain que le seigneur a donné pour l'église et presbytère: on peut y faire une très belle paroisse.II le prévient que M.de Contrecoeur doit lui écrire pour sa paroisse, dont le revenu est très modique, aussi croit-il c qu'il serait nécessaire que dans ces paroisses où la dime ne suffit pas pour la subsistance du curé, que les paroissiens suppléassent par quelques fournitures extraordinaires aux suppléments qu'on leur donnait autre-foi».> (Cartable des grands vicaires, p.3.) [ 101 ] 102 ARCHIVES DE QUEBEC Mgr J.-O.Briand, évêque de Québec, ft M.Marchand, vicaire général (Québec 25 Juillet 1766).Il lui expédie des lettres de grand vicaire, mais il allège son fardeau en lui donnant un collègue, ft Montréal, M.(Etienne) Montgolfler, gui sera chargé des pays d'En-Haut et de la supériorité des religieuses et des soeurs.< L'harmonie qui régnera entre vous me rendra parfaitement tranquille sur cette partie de mon diocèse, soit en ce qui regarde MM.les curés, soit au regard des peuples.que ne suis-Je ft portée de profiter de vos conseils ?» U a aussi donné pour Québec des lettres de grand vicaire ft M.(J.-Françols) Perrault, et il ne sait encore si M.(Pierre) St-Onge pourra ou voudra retourner aux Trols-Rivlères car comment pourralt-U y vivre?Par exception M.Marchand pourra dispenser du 2* au 3* et les componendes seront de 48 livres pour le 3* degré de 36 pour le 3* au 4* et 30 pour le 4*.B lui demande de lui envoyer au moins la moitié de ces aumônes, car «vous savez les besoins des communautés de cette contrée et la misère que le siège y a occasionnée.'» (Cartable des grands vicaires, p.6.) M.Marchand, vicaire général, ft Mgr J.-O.Briand, évêque de Québec (Boucherville, 29 Juillet 1766).U se rend compte que Mgr l'évêque a levé la difficulté de la distance des lieux en établissant deux grands vicaires, et il lui assure qu'il ne gênera pas M.Montgolfier dans l'ardeur et l'étendue de son zèle.Le Père Dldace, récollet, demande avec l'agrément de son commissaire la mission de Chateauguay desservie par le P.(J.-B.) Well, du Sault-St-Louis.B lui demande s'il garde la supériorité indirecte des malsons religieuses, et s'il a le pouvoir d'absoudre des cas réservés y compris ceux du St-Siège.« En fait de pouvoir Je suis un peu scrupuleux.Effectivement, U n'y a pas de plus grand défaut que celui de puissance.» (Cartable des grands vicaires, p.8.) Mgr J.-O.Briand, évêque de Québec ft M.Marchand, grand vicaire (Québec, _ août 1766).(L'analyse de cette lettre est en partie celle que Mgr Briand a inscrite en surcharge, en tête et ft la fin de la lettre précédente.) B approuve les arrangements faits pour St-Charles et St-Françols-de-Sales.Il le remercie d'avoir accepté la charge de grand vicaire, mais 11 affirme que la supériorité des religieuses n'est nulle part attachée au grand vicariat, mais ft une personne différente ou ft un seul grand vicaire, ft cause des inconvénients qu'il y a pour les religieuses d'avoir plusieurs supérieurs aussi bien que plusieurs confesseurs.Le grand vicaire peut absoudre de tous les cas réservés, même au Pape.B n'aime pas que l'on choisisse sa mission: si le Père Dldace refuse d'aller ft Contrecœur, qu'il reste au Couvent Le Chicot n'a pas demandé de curé.Où mettrait-on M.(J.-Ambroise) Gaillard si l'on réunissait Lavaltrie ft Lanoraye?B doute que l'Ile-Perrot desservie par Ste-Anne soit en état d'entretenir un curé, que Quinchlcn desservi par le Lac soit si nombreux en peuple.P.-S.B s'est ouvertement opposé au projet de M.(J.-Françols) Perrault de lever une contribution pour l'entretien de l'évêque de Québec.< Mon projet dès le commencement fut qu'on ne retirerait rien des peuples ni des curés pour 1 \"Évêque, et Je m'opposai ft M.de la Corne qui avait proposé cette contribution ft la cour de Londres.* (Cartable des grands vicaires, p.11.) Mgr J.-O.Briand, ft M.Marchand, vicaire général (Québec 17 août 1766).« M.Irving se plaint que les habitants donnent la retraite aux soldats déserteurs, c'est une faute qui est punie corporellement\" B serait bon que les curés en pré-viennent leur, paroissien,.(CarfaMe des grands vicaire., p.14.) œRRESPONDANŒ DE CINQ VICAIRES GENERAUX 103 M.Marchand, vicaire général, à Mgr J.-O.Briand, évêque de Québec (Boucherville, 17 août 1766).Il l'informe qu'au sujet de la collecte proposée pour l'évêque de Québec, il s'est fié à M.Perrault qui assurait par ses lettres du 30 juin et du M Juillet que le projet avait l'approbation de Mgr Briand, que M.Taché s'en chargerait auprès des bourgeois de Québec, que MM.St-Onge et Rouville faisaient de même aux Trois-Rivlères.Comment ne pas le croire quand pour la même fin 11 s'adresse au district de Montréal ?Cette demande au moins aura « fait connaître a tout le clergé que votre subsistance est assurée: on l'ignorait auparavant, et tous Mrs les curés paraissaient se porter avec zèle et affection à cette oeuvre de piété et de justice.» En toute occasion, il ne croira désormais qu'en la signature de l'évêque.M.Demeule, négociant à St-Ours, réclame en vain de M.(J.-François) Youville, le curé, le prix de fournitures faites à la paroisse; H a conseillé à ce dernier d'en arriver A un accommodement.Il a répondu à une des Soeurs fugitives de la Congrégation qu'elles avaient été traitées avec douceur, qu'elles ne pouvaient rien réclamer pour leur trousseau, parce qu'en renvoyant' leurs robes et leurs coiffes, elles avaient rompu le contrat passé entre elles et la Maison.Il lui renvoie l'affaire.(Cartable des grands vicaires, p.15.) Mgr J.-O.Briand, à M.Marchand, vicaire général (Séminaire de Québec, 30 août 1766).Il affirme qu'il s'est opposé au projet de M.Perrault de lui fournir des secours comme il l'avait fait pour celui de 1763.Il se déclare content de la pension du Séminaire; < Je ne pense pas que lÉvêque doive faire Ici grande figure; moins il paraîtra, moins il donnera d'outrage à nos maîtres.» Il ne peut encore décider dans l'affaire de son neveu Youville, curé de St-Ours.Il approuve la réponse que M.Marchand a faite aux Soeurs fugitives de la Congrégation: quant à la somme qu'elles réclament, c'est a la Communauté seule à y voir.(Cartable des grands vicaires, p.18.) M.Marchand, vicaire général, à Mgr J.-O.Briand, (Boucherville,_____septembre 1766 (?).Il l'informe que M.Montgolfler ne veut pas se charger de M.(Amable) Raizenne, qui de son côté Ira & Québec se mettre à la disposition de l'évêque; on pourrait peut-être le renvoyer en Europe.M.Latallle, l'aîné, recevra de son frère 600 livres ou 200 minots de blé, soit le tiers de la dîme de St-Charles suivant la coutume de France, qui alloue le tiers aux curés qui ont servi pendant quinze ans: ainsi les deux prêtres auront de quoi vivre.Les habitants de St-Charles feront les réparations nécessaires a leur presbytère.(Cartable des grands vicaires, p.20.) Mgr J.-O.Briand, à M.Marchand, vicaire général (Québec.27 septembre 1766).Il a reçu M.(Amable) Raizenne à qui 11 a fiit d'amers reproches pour sa mauvaise conduite.Il ne peut lui confier une paroisse, ni le mettre au Séminaire, ni le faire passer en Europe.Le mieux serait de le mettre chez ses parents, et lé Séminaire pourra donner à son père la pension proposée.Il approuve les arrangements faits avec M.Lataille.M.Martel pour s'approcher de ses seigneuries voudrait Contrecoeur ou une autre de ces cantons.Mais où est le P.Didace ?(Cartable des grands vicaires, p.22.) M.Marchand à Mgr J.-O.Briand, évêque de Québec (Boucherville, 29 septembre 1766).Il l'Informe que le Père Didace dessert St-Denis pendant la maladie de M.(J.-B.) Frechette, que les deux Soeurs fugitives sont parties pour Québec, que le Sr Raizenne s'est offert à desservir l'Ile-du-Pads.Il le remercie d'avoir 104 ARCHIVES DE QUÉBEC accordé une pension sur les fondations du Séminaire ft son neveu qu'il mettra en état d'en profiter l'an prochain.(Cartable des grands vicaires, p.24.) M.Marchand ft Mgr J.-O.Briand, évêque de Québec (Boucherville, 3 octobre 1766).B l'informe que le P.Bernardin, supérieur des Récollets, ne peut se passer du P.Didace, « étant seul dans sa communauté et d'ailleurs infirme.> Ainsi Contrecœur tend les bras ft M.(J.-Nicolas) Martel dont la seigneurie fait partie de cette paroisse.Il a placé M.Raizenne aux Récollets pour y faire une retraite.(Cartable des grands vicaires, p.26.) Mgr J.-O.Briand, à M.Marchand, vicaire général (Québec, 6 octobre 1766).Il affirme que pour plusieurs raisons, M.Raizenne ferait mieux de se tenir enfermé dans un Séminaire.Des deux Soeurs fugitives, il en a placé une ft l'Hôpital général pour un mois, et la fameuse Juilliet a donné quittance aux religieuses de sa dot: elles ne devront pas s'approcher des sacrements avant Pâques.Il recevra avec plaisir son neveu à l'automne au Séminaire, où l'on a fait de grandes réparations qui ont fort endetté la Maison.M.Martel n'ira pas à Contrecœur, bien qu'il veuille se rapprocher de ses seigneuries.(Cartable des grands vicaires, p.27.) Mgr J.-O.Briand, ft M.Marchand, vicaire général (Québec, 7 Juin 1767).Il l'Informe que par sa lettre d'avril ou mal, il l'a autorisé & accorder ft la Juilliet la dispense de ses vœux: il s'en rapporte dans cette affaire ft sa prudente sévérité pour le bon exemple.B partira le 22 de ce mois pour ses visites de toutes les paroisses du gouvernement de Québec, mais il s'en tiendra à une simple visite parce qu'on sort du jubilé.(Cartable des grands vicaires, p.29.) Mgr J.-O.Briand, évêque de Québec, ft M.Marchand, vicaire général (Québec 16 août 1767).Il se déclare satisfait du règlement Imposé ft la Sceur Juilliet.Il destine M.Raizenne pour les Illinois, s'il trouve un bon prêtre pour veiller sur sa conduite.A propos du futur coadjuteur de Québec, il le voudrait agréable à MM.les curés et au peuple, et qu'il plaise au gouvernement D a reçu avant son départ pour l'Europe la moitié de la collecte faite par M.Perrault ainsi que la part de M.Montgolfler, mais il Ignore ce qu'ont fait MM.St-Onge et Marchand.B lui répète que la supériorité des religieuses n'est point renfermée de droit dans le grand vicariat; tout le dit et l'usage le confirme.D'autres plaintes lui viennent sur « le pauvre Dolbec Ah I mon Dieu I quel chien de train: j'aimerais mieux être curé de la baye St-Paul ou de Kamouraska.» P.-S.M.(Louls-Marie-Melchior de) Kerborlo a accepté St-Laurent (de l'Ile d'Orléans).(Cartable des grands vicaires, P- 30.) M.Marchand, vicaire général, à Mgr J.-O.Briand (Boucherville, 6 novembre 1767).Il lui propose un cas de mariage.B lui demande sa réponse sur la bâtisse du presbytère de la Polnte-Olivier-de-Chambly.(Cartable des grands vicaires, p.32.) M.Marchand, vicaire général, ft Mgr J.-O.Briand, (Boucherville, 29 septembre 1768).Il lui annonce qu'une soustraction de 50 écus a été faite par le séminaire de Québec ft la pension de son neveu, qui s'en retourne joyeux reprendre ses classes.Il a accepté la donation du terrain faite par les deux habitants Larrivée et Beignet pour bâtir l'église et le presbytère de Bclœil, paroisse qu'il a unie, avec Rouville, ft St-Charles au lieu de Chambly.La récolte semble plus mauvaise que celle de l'année dernière: point de pois ni d'avoine, le blé qui se vend déjà 5 1.10 s.devra suppléer à tout (Cartable des grands vicaires, p.33.) CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 105 M.Marchand à Mgr J.-O.Briand (Boucherville, 27 octobre 1768).Il lui envoie l'ordonnance et l'acte de donation du terrain pour la bâtisse du presbytère de Bclceil, ainsi que la prise de possession par M.Lataille.Il a dit aux habitants de la Tortue que l'évêque était mécontent de leurs manoeuvres, et qu'il ne leur avait laissé le missionnaire qu'en considération de l'âge et de l'infirmité de M.des Llgneris.Ils ont rejeté la faute sur les habitants de St-Pierre.Une femme demande de prouver sa liberté: son mari, un nommé Plante, orfèvre, parti depuis huit ans, serait mort à St-Domingue, ainsi que l'atteste une lettre de sa fille à la Nouvelle-Orléans.Il lui demande l'indulgence des Quarante-Heures pour les trois Jours qui précèdent le carême.Si son neveu est arrivé en retard à Québec, il n'y a pas de sa faute: c'est Je capitaine du bâtiment qui l'a trompé.{Cartable des grands vicaires, p.34.) M.Marchand à Mgr J.-O.Briand (Boucherville, 21 février 1769).Il lui demande de régler le cas de M.Mackswell, qui devra produire de meilleurs titres.« Vous avez approuvé à votre visite la criée et l'adjudication du banc du Sr Martigni, seigneur du fief en la paroisse de Varennes et je crois bien qu'il sera sensible à la différence.» Les habitants de St-Pierre et de la Tortue demandent que l'église projetée soit au milieu de la paroisse, et les sauvages la veulent sur leur seigneurie.II pense qu'en réparant à peu de frais l'église actuelle, elle pourrait servir encore une dizaine d'années.Au sujet des réparations faites à l'évéché (de Québec).Il l'informe que « son cher neveu » M.Youville s'est cassé un bras et que le P.Maugé le remplace pour la messe du dimanche.(Cartable des grands vicaires, p.36.) Mgr J.-O.Briand à M.Marchand, vicaire général (Québec, 17 mars 1769).(N.B.Mgr Briand fait réponse à une lettre perdue: de là son imprécision.) M.Pétrl-moulx, accablé de dettes, demande une autre paroisse qui serait peut-être trop grande pour lui; son frère le récollet aurait comme successeur à Bécancour le P.Berey, qui serait ainsi dans le voisinage de M.St-Onge, ce qui lui est nécessaire, etc.(Cartable des grands vicaires, p.38.) M.Marchand à Mgr J.-O.Briand (Boucherville, 27 mars 1769).Il le prévient que M.Deschambault s'oppose à la donation du terrain pour la nouvelle église de Belceil, parce qu'elle est faite en mainmorte.Mais outre que la loi fait exception pour un terrain d'église, il serait bon pour plus de précaution de' faire approuver cette donation par le gouverneur, M.Carleton, car les travaux de construction sont déjà commencés.M.Mackswell n'a pas lieu d'être mécontent du curé de Varennes, car il Jouit encore de son banc seigneurial qu'il fait occuper souvent par M.de la Morandlère.Au sujet des cantines ou auberges, les seigneurs et les co-seigneurs ont déjà donné des certificats; quant à lui, il propose pour tenir auberges les nommés Lavlolette, Michel Augé, Pitt, allemand de nation, qui sont tous des hommes sages et prudents, « Je crois bien que c'est assez pour cette paroisse, si ce n'est pas trop.» {Cartable des grands vicaires, p.39.) M.Marchand, vicaire général, à Mgr J.-O.Briand (mai 1769).Il lui demande réponse relativement à l'opposition faite par M.Deschambault (seigneur) a la bâtisse de l'église de Belceil.« Nous avons toujours ici bien de la misère.> (Cartable des grands vicaires, p.41.) Il l'informe que M.Petit accepte St-Denis, que M.D'Allleboust (des Musseaux, Philippe) est toujours à l'hôpital, que M.(Fran, çois) Cherrier « n'est pas bien robuste, mais il a du courage et du zèle.La récolte donne de l'espérance et fait plus patiemment supporter la misère.Les blés sont beaux, mais il y a beaucoup de blé noir.> (Cartable des grands vicaires, p.42.) 106 ARCHIVES DE QUÉBEC M.Marchand, vicaire général, A Mgr J.-O.Briand (Boucherville, 12 septembre 1769).Nominations de curés: ft St-Joseph-de-Chambly, M Pétrimoulx remplacera le P.Berey; M.Cherricr pourrait être placé ft la Mascouche.ft St-Denys ou ft l'ue-du-Pads; si M.(Pierre-Antoine) Porlier accepte la cure de Québec il faudra quelqu'un pour le remplacer.A la demande de M.Montgolfler, il a envoyé M.Cherricr (alors ft Boucherville) pour desservir, les dimanches, la paroisse de Repentigny.< Est-U possible que dans la maison de St-Sulpice, on ne puisse pas trouver un prêtre pour aller quelques dimanches remplacer un pauvre curé malade ?» (Cartable des grands vicaires, p.43.) M.Marchand, vicaire général, ft Mgr J.-O.Briand (Boucherville, 10 septembre 1769).Il remercie Mgr Briand pour la protection accordée ft ses neveux.Il lui demande de fixer le sort de M Cherricr, quoiqu'il se trouve fort bien de lui, comme vicaire.B lui annonce la mort de M.D'Ailleboust, curé de Repentigny, et il propose pour lui succéder M Cherricr dont il est très content En le nommant « vous lui rendriez et à sa famille bien du service.» M.Pétrimoulx montera ft Chambly vers la St-Micbel, et le P.Berey voudrait savoir où il sera placé.(Cartable des grands vicaires, p.44.) Mgr J.-O.Briand ft M.Marchand, vicaire général (Québec septembre 1769).B l'informe qu'il a donné ft M.(François) Petit la paroisse de Repentigny, et que M.Cherrier pourra être placé ft la Mascouche ou ft St-Denis, car son sort dépend de la nomination de M.Porlier ft la cure de Québec ou ailleurs.Le P.Berey est remis & son commissaire, et M.Pétrimoulx ira ft Chambly.(Cartable des grands vicaires, p.46.) M Marchand ft Mgr Briand (Boucherville, 7 novembre 1769).D le prévient que les curés de la région de Montréal lui enverront les extraits de baptêmes et les actes de sépultures de leurs paioisses.Les habitants de St-Denis ont désavoué la lettre Insolente envoyée en leur nom ft Mgr Briand pour avoir un prêtre demeurant au milieu d'eux; il lui envoie ci-Joint leur désaveu par écrit M.Cherrier s'est rendu ft St-Denis après la Toussaint en qualité de vicaire faisant les fonctions curiales; il donnera ft M.Frlchet ses 200 mlnots de blé froment et 120 livres en argent Les gens de Chftteauguay ne méritent pas d'avoir un curé puisqu'ils ne veulent pas le loger: le P.Huguet les desservira pour le nécessaire.M.(Bernard-Sylvestre) Dosque est le nouveau curé de Québec D lui demande de régler la réclamation d'un nommé Bolleau.de Chambly, contre M.Parent le vicaire du nouveau curé de Québec, M.Dosque.(Cartable des grands vicaires, p.47.) Mgr J.-O.Briand, ft M.Marchand, vicaire général (Québec 27 novembre 1769).B a approuvé les arrangements faits par M.Marchand au sujet des paroisses de St-Denis et de Chftteauguay.M.Parent ft qui il a fait faire une retraite de quinze jours, nie carrément sa dette envers M.Bolleau; M.Marchand instruira de cette affaire.B l'informe qu'une demoiselle Jérémle alliée ft la famille de M.Marchand réclame du curé Guay un bien qu'elle prétend tenir de lui par testament.(Cartable des grands vicaires, p.50.) M.Marchand ft Mgr J.-O.Briand (Boucherville, 24 décembre 1769).A l'occasion de la nouvelle année, il lui exprime ses souhaits de longue vie.B l'assure que M.Cherrier fait fort bien & St-Denis ainsi que M.Pétrimoulx ft Chambly.Il s'occupe de l'affaire de M.Parent, demande l'indulgence des Quarante-Heures pour CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 107 les trois Jours qui précèdent les Cendres, et veut savoir quel patron donner a la nouvelle paroisse de Belceil, dont le presbytère-chapelle est achevé.P.-S.Au sujet de Mlle Jérémle, il emploiera quelqu'un pour tacher de la détourner de son entreprise.(En surcharge, en tête de cette lettre, analyse de la réponse de Mgr Briand.) (Cartable des grands vicaires, p.52.) Mgr J.-O.Briand à M.Marchand, grand vicaire (Québec, 15 Janvier 1770).Il le remercie pour son gracieux compliment pour la nouvelle année.Il est content de la docilité des habitants de Belceil, lesquels pourront se choisir un patron, d'accord avec l'évêque et le seigneur, M.Deschambault.M.Marchand pourra désigner un apôtre non patron dans le diocèse, ou encore un saint nouvellement canonisé.La Jérémle a mis en arbitrage, dit-on, sa réclamation.II lui parle avantageusement de ses deux neveux, Louis et Nicolas, élèves au Séminaire.Il presse l'envoi des registres paroissiaux.U recommande affectueusement à M.Marchand de prendre soin de sa santé, car il est à l'âge où il faut aider la nature.P.-S.Il ne demandera rien pour la bâtisse de l'évêché; la misère est probablement encore trop grande cette année.(Cartable des grands vicaires, p.54.) Mgr J.-O.Briand, à M.Marchand, vicaire général (Québec, 26 janvier 1770).Il lui écrit au sujet d'un nommé Richard qui a été écarté avec raison de l'état ecclésiastique.(Cartable des grands vicaires, p.57.) M.Marchand, vicaire général, à Mgr J.-O.Briand (Boucherville, 9 février 1770).Il l'Informe qu'il a terminé l'affaire des paroisses St-Constant, St-Pierre et La Prairie: le nouveau presbytère sera bâti sur l'emplacement de l'ancien.Il est d'avis qu'il ne faut pas permettre aux habitants de la Pointe-Olivier de bâtir l'église avant le presbytère, contrairement à l'ordonnance faite par lui, il y a deux ans, pour la bâtisse du presbytère-chapelle.L'église bâtie, quand construiront-ils leur presbytère 7 Le curé et les paroissiens en souffriront.(Cartable des grands vicaires, p.58.) Mgr J.-O.Briand, & M.Marchand, vicaire général (Québec, 20 février 1770).Il a mal reçu un nommé Dubois, envoyé par les habitants de la Tortue avec une nouvelle requête: ils s'en tiendront à l'ordonnance de M.Marchand.Même décision a été rendue pour ceux de la Pointe-Olivier.M.Pétrimoulx qui voulait avoir Berthier et qui a refusé L'Islet, de 400 mlnots, se plaint maintenant de la grandeur de sa paroisse, mais rien ne sera changé.A propos des neveux de M.Marchand.(Cartable des grands vicaires, p.59.) M.Marchand, vicaire général, à Mgr J.-O.Briand (Boucherville, 10 mars 1770).Il se conformera à ses ordres, au sujet des paroisses de St-Pierre et de la Pointe-Olivier.Le Père Isidore demande une autre paroisse.«Cela vous donnera lieu d'exécuter le dessein que vous avez déjà de partager ces gens si peu d'accord, les uns à La Prairie, les autres à St-Régis, et vous donnera un missionnaire pour quelqu'autre curé.» Il a répondu aux habitants d'en baut de la Pointe-Olivier, qui.veulent se réunir à Chambly, qu'ils risquent de voir leur église interdite et de n'avoir plus de curé.(Cartable des grands vicaires, p.61.) Mgr J.-O.Briand à M.Marchand, vicaire général (12 mal 1770).Il lui confie le règlement d'une dispute survenue à St-Ours à propos d'une assemblée de paroisse.Sur l'envers de cette lettre, résumé des plaintes portées contre le curé par Jean Hemery, Pierre Potvin, et Abraham Des m a rets, en date du 31 mal 1770: lo le margulllier élu est insulté tous les dimanches; 2o le prix d'un tabernacle restera 108 ARCHIVES DE QUÉBEC à la charge de ceux qui l'ont commandé; 3o les catéchismes des enfants sont négligés; 4o accusation d'intempérance; 5o un syndic contrôlera les dépenses de l'église et les dettes.(Cartable des grands vicaires, p.63.) M.Marchand, vicaire général, a Mgr J.-O.Briand (Boucherville, 9 Juin 1770).Il lui rend compte de sa correspondance avec M.Youville, curé de St-Ours, à propos des contestations de ses paroissiens sur l'élection d'un marguilller, sur l'affaire Demeule.etc Sur son ordre.Il se rendra à St-Ours pour prendre information ou pour faire une visite en forme sur le fond de la question.Une feuille libre, datée du 31 mai 1770, encartée dans cette lettre, reproduit le mémoire daté du 31 mal 1770.(Cartable des grands vicaires, p.67.) Mgr J.-O.Briand, A M.Marchand, vicaire général (22 Juin 1770).Il lui indique comment régler les chicanes de St-Ours: confirmer l'élection du second marguilller qui a droit aux honneurs et non A une clef du coffre; payer le marché fait pour le tabernacle; ne pas nommer le syndic pour l'examen des comptes; avertissement particulier au curé sur les 3* et 4* articles; régler l'affaire Demeule.« Le gouverneur a consenti a un Coadjuteur et a paru désirer M.d'Esgly; Je n'ai pas cru devoir m'y opposer, c'est un bon prêtre.» Une seconde lettre presque identique vient à la suite de celle-ci et semble l'avoir remplacée.(Cartable des grands vicaires, p.69.) Mgr J.-O.Briand A M.Marchand, vicaire général (21 Juillet 1770).B se dit étonné et affligé du changement survenu dans l'esprit des habitants de St-Ours.Il sera obligé de mettre M.Parent en cure à cause de ses dettes et pour lui épargner la prison.(Cartable des grands vicaires, p.73.) Mgr J.-O.Briand A M.Marchand, vicaire général (2 octobre 1770).Il l'informe que M.Parent, qui est au Chicot, a reconnu son billet et paiera en lui faisant un peu grâce.B donnera au plus tôt un missionnaire A ceux que dessert M.(Mathieu Camin-) La taille A St-Charles-de-Chambly et qui ont batl un presbytère.On peut accepter les propositions des habitants de St-Plerre et se mettre peu en peine de ceux de la Tortue < qui ont été de mauvaise volonté ».B serait d'avis de remettre A la quinzaine de Pâques le Jubilé avec ses trois Jours de Jeûne: il faudrait consulter le goût des curés là-dessus.(Cartable des grands vicaires, p.74.) Mgr J.-O.Briand à M.(Etienne) Marchand, vicaire général (14 Janvier 1771).Il lui souhaite, non de longs Jours, mais des Jours saints et heureux accompagnés d'une bonne santé.< Ne souffrez pas qu'on bâtisse A la Tortue.> II a fixé le temps du Jubilé aux deux semaines précédant Pâques et on pourra satisfaire aux Pâques dès la première semaine.« Le sanhédrin de Montréal ne m'a pas fait la grâce de me marquer son sentiment.» M.Bolsmorel, curé de Chambly, n'aura que la moitié des dimes, 60 mlnots; et son frère de Charlesbourg est endetté.Il demande l'aumône des curés.(Cartable des grands vicaires, p.76.) Mgr J.-0.Briand A M.(Etienne) Marchand, vicaire général (Québec, 31 janvier (?) 1771).B consent A diminuer un peu la componende pour cousin germain.< Ces sortes de mariage sont contraires à l'esprit de l'Eglise, comme vous le savés.Je n'ai point trouvé d'autres expédients pour en arrêter la multiplicité qu'en tenant A une haute componende les dispenses; sans quoi le domestique et le valet canadien les exigerait avec la même confiance que le font les fils de roy et les princes en Europe.» Il lui enverra, par la première occasion, la requête des habitants de la Tortue et sa réponse «pour éviter les frais ».(Cartable des grands vicaires, p.77.) CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 109 M.Marchand, vicaire général, à Mgr Briand (Boucherville, 7 février 1771).Il l'informe que M.Montgolfler a accordé au paroissien de M.Gamelln de la Jem-merais (Ignace), curé de St-Phillppe, la dispense de cousin germain, moyennant la componende de 500 livres.Les curés sont disposés à aider M.Boismorel, et M.de Contrecœur a donné trois piastres.B a reçu une plainte contre M.d'Youville, accusé d'avoir laissé mourir une femme sans sacrements, pour avoir retardé d'aller à son secours.< Le Sr Serré, négociant des Illinois, descend à Québec pour vous prier de vouloir bien leur accorder un missionnaire, attendu que le Père Murin est presque hors d'état de les desservir et que M.(Pierre) Tibaut est surchargé.» (A la suite de cette lettre, réponse de Mgr Briand, écrite par un secrétaire.) M.Gaudin n'aurait pas dû pour la dispense s'adresser à M.Montgolfler.Il a déjà reçu plusieurs requêtes des Illinois Canadiens; mais 11 ne pourra donner de missionnaires avant trois ans, car < notre collège n'est rendu qu'à la physique: les prêtres que j'ai faits jusqu'Ici ne sont que d'une espèce de glanage sur l'ancien collège.» Il a reçu des plaintes de tous cotés contre M.Youville, < ce fier à bras, cet indomptable; peu propre à conduire une paroisse: au Heu de s'attacher ses ouailles, il les éloigne.» Il lui adresse Demeule dont il recevra plaintes et dépositions.< J'oubliais de vous remercier de votre charité pour ce pauvre Boismorel.» Cartable des grands vicaires.P.79.) Mgr J.-O.Briand à M.Marchand, vicaire général (Québec, 14 août 1771).< Votre lettre m'a affligé, parce qu'elle m'annonce l'altération de votre santé.> B se hâtera de lui donner un vicaire < persuadé qu'avec vous un jeune homme y acquerra bien vite ce qu'il lui manquerait de savoir pour gouverner seul.> Il l'informe que les deux neveux de M.Marchand, Louis, et Nicolas vont entrer en philosophie.Puisque M.Parent, qui est «un autre esprit et un autre caractère que Ralzenne.ne vous fait pas plaisir, tout est dit; je serais au désespoir d'aller contre votre inclination n'ayant d'autre désir que de vous satisfaire.\" {Cartable des grands vicaires, p.81.) ¦ DIX LETTRES DE M.CHARLES-MARIE-MAGDELEINE-YOUVILLE DUFROST, CURE DE BOUCHERVILLE, ET VICAIRE GENERAL A MGR J.-F.HUBERT, ÉVÊQUE DE QUÉBEC.DU 18 JUIN 1788 AU 31 DÉCEMBRE 1789 M.Dufrost, vicaire général, à Mgr Jean-François Hubert, évêque de Québec (Boucherville, 18 Juin 1788).«Je viens de recevoir l'honneur de votre lettre ainsi que les lettres patentes de vicaire général, et la lettre circulaire.» Cependant, il n'usera de sa nouvelle autorité que si Mgr Hubert le lui commande en vertu de l'obéissance due à l'évêque.{Cartable des grands vicaires, p.2.) M.Dufrost, vicaire général, à Mgr Hubert (Boucherville, 1er septembre 1788).U l'informe que vu la disette des prêtres, il peut se passer cette année du vicaire qui lui est offert.Il a pensé remettre aux Sœurs Grises, qui en ont grand besoin, partie des componendes que M.Montgolfler a diminuées, ce qui rend les dispenses trop communes.Il a cru exiger beaucoup plus c afin qu'une plus grande somme répare en quelque sorte la brèche que la dispense fait à la loi de l'Eglise.» Il a donné des dispenses du 2e au 3e degré, mais sur le calcul des componendes M.Montgolfler a avoué que la mémoire lui manquait souvent, bien qu'il lui parut dans tout son bon sens.Un souvenir pour Mgr l'Ancien.«M.(Antoine) Proulx (Terre-bonne) bat grandement en ruine à ce que m'a dit M.Dubron qui l'a vu ces jours derniers.> {Cartable des grands vicaires, p.3.) M.Dufrost, vicaire général, ft Mgr Hubert (Boucherville, 1er janvier 1789).B lui exprime ses vœux de bonne année.M.(J.-Etienne) Demeules, malade d'une hidrocèle, remplit avec peine les fonctions de son ministère, et lui-même a eu son attaque de goutte ft la fin du mois dernier.Il demande de lui envoyer l'ordonnance et les règlements concernant les bancs dont le fond est payé; le cachet du diocèse ne lui serait-il pas nécessaire?Il espère que son neveu.Sabre vois de Bleury, aura tout le temps de bien faire sa théologie et qu'il sera ensuite son vicaire, « dans le cas même où Je n'en aurais pas besoin.\" (Cartable des grands vicaires, p.5.) M Dufrost, vicaire général, & Mgr Hubert (Boucherville, 26 janvier 1789).B a reçu les extraits concernant les bancs.B croit que l'ordonnance en question est de 1723 et non de 1757, et qu'elle annuité tout contrat de banc concédé pour toujours depuis cette date.B demande une dispense pour cousins germains, qui ne pourront donner plus de 300 livres et dont les Sœurs Grises en recevront la moitié.B n'a réussi qu'avec peine ft dédder M.(Joseph) Racine (de la Pointe-aux-Trembles) qui est malade ft se faire soigner par le Dr Binder, et M.Demeules avec son vicaire s'est chargé de la desserte de sa paroisse.(Cartable des grands vicaires, p.7.) M.Dufrost, vicaire général, ft Mgr Hubert (Boucherville, 14 février 1789).Il l'informe que sa quête pour les pauvres a rapporté 1,500 francs dont 200 seulement fournis par les habitants ,car la misère ici est presque générale.« Depuis 15 jours nous donnons ici le prest ft 45 familles et dans peu le nombre sera bien plus grand.> Impossible de faire des quêtes.B n'y a d'autres ressources pour nourrir les pauvres et pour voir un peu ft la semence que de prendre 4,000 livres sur les 10,000 du trésor de la Fabrique.M.(Ignace) Gamelln demande d'être rassuré sur ses pouvoirs de juridiction.(Cartable des grands vicaires, p.9.) M.Dufrost, vicaire général, ft Mgr Hubert (Boucherville, 14 mars 1789).B a donné aux paroissiens de M.(Charles-J.-B.) Genest la permission d'agrandir d'une allonge le presbytère qu'ils trouvent trop petit.B lui annonce la mort subite de M.(J.-Etienne) Demeules (curé de Longueuli) et il a confié ft M.Bruguler la [1111 112 ARCHIVES DE QUEBEC desserte de la paroisse, c Si M.Gamelln pouvait aller A cheval et si je savais qu'il voulût accepter cette paroisse, je m'intéresserais A ce sujet pour lui auprès de votre grandeur.> Les paroissiens de ChAteauguay font beaucoup de chagrin A M.( J.-B.) Dumouchel A la suite d'un vol de 1,500 livres dans le coffre de sa Fabrique, A propos de ses comptes et aussi de l'Influence qu'exerce sa mère sur les affaires de la paroisse.D lui demande de restituer au P.Dominique le pouvoir de confesser.Un mariage à la gaumine s'est fait dans une paroisse, c Depuis 5 A 6 semaines, voyant que les affaires fatiguent beaucoup M.Montgolfler, j'ai reçu et j'ai expédié toutes les personnes qui se sont présentées A moi de la cote du nord.> {Cartable des grands vicaires, p.11.) e M Dufrost, vicaire général, A Mgr Hubert (Boucherville, 25 mars 1789).Il a reçu ses lettres des 16, 19 et 23 mars.Pour la souscription faite pour soulager les pauvres M.(François) Duburon et M.(Claude) Carpentier ont donné chacun 30 louis; M.(Chs-Frs) St-Germain et M.Dufrost, 50 louis.Il a fait parvenir la souscription A ses voisins, MM.Bruguler, Gamelln et Ménard.Il avoue avoir eu tort de négliger dans le Rituel de Québec l'article du revenu des Fabriques.B est d'avis qu'il y a beaucoup d'inconvénients A ce que les marguilllers administrent les biens des fabriques: ils manquent d'instruction, ne servent pas l'intérêt des fabriques ou s'en servent pour leur propre intérêt (Cartable des grands vicaires, p.14.) M.Dufrost vicaire général, A Mgr Hubert (Boucherville, 6 mai 1789).B lui demande de ne pas retirer maintenant M.(J.-B.) Bruguler, de Longueull, qui désire l'avoir comme curé.Plusieurs marguilllers de ChAteauguay sont venus demander la démission de leur curé parce qu'il les traite avec trop de rigueur, qu'il ne rend pas ses comptes et qu'il a beaucoup de dettes et qu'ainsi il ne peut plus faire de bien dans sa paroisse.B pense qu'il vaudrait mieux verser les aumônes perçues aux trois paroisses (dont St-Phllippe) qui n'ont pu faire des avances aux habitants.B se plaint que M.(François Féré) Duburon s'absente fréquemment de sa paroisse et qu'il le remplace trop souvent pour baptêmes, sépultures, derniers sacrements aux malades; M Duburon donc a plus que lui besoin d'un vicaire.En plaçant au séminaire de Montréal un vicaire qui le secourrait en cas de maladie, M.Dufrost croit qu'il pourrait se tirer d'affaire, car « son revenu cette année est si mince que je ne serais pas en état de prendre l'automne prochain un vicaire pour toute l'année.> (Cartable des grands vicaires, p.16.) M Dufrost vicaire général, A Mgr Hubert (Boucherville, 30 septembre 1789).B a refusé d'accorder une dispense occulte d'affinité au premier degré, parce que ses lettres de grand vicaire ne mentionnent pas ce pouvoir, < que vous donnez formellement aux curés auxquels vous avez donné des pouvoirs extraordinaires.» B l'Informe qu'après avoir argumenté pendant plusieurs heures avec les gens de ChAteauguay, ils ont consenti A un arrangement des comptes; depuis ce temps, tout va paisiblement dans cette paroisse.(Cartable des grands vicaires, p.19.) M.Dufrost, vicaire général, A Mgr Hubert (Boucherville, 31 décembre 1789).< Comme ma main droite est encore infirme, je me borne A vous renouveler en deux mots mes assurances de respect pour la nouvelle année.» B fera le recensement le mieux qu'il pourra.Il ne se plaint pas de n'avoir pas trouvé dans son pressant besoin le secours (un vicaire) que Mgr Briand lui avait promis.«M.(Pierre) Deneau a vu ces jours-ci M.Ménard qui est mieux, mais 11 en augure mal, dit-il.» M.(René-Pascal) Lanctôt ne sait comment régler le cas d'une dispense que les mariés refusent de demander.(Cartable des grands vicaires, p.21.) LETTRES DE M.( GABRIEL-JE AN) BRASSIER, PRÊTRE DE ST-SULPICE ET VICAIRE GÉNÉRAL, A MGR HUBERT, ÉVÊQUE DE QUÉBEC, DU 7 SEPTEMBRE 1789 AU 28 OCTOBRE 1796 M.Brassier, vicaire généra], à Mgr Hubert, évêque de Québec (Montréal, 7 septembre 1789).Il lui exprime les remerciements des fabriclens et citoyens de Montréal pour avoir nommé M.(J.-B.) Marchand au Collège, dont le Supérieur doit nommer le Principal, et en garder la direction en vertu de l'Acte d'Assemblée de 1773.M.Marchand est déchargé de tout ministère afin de s'occuper uniquement du Collège.Mgr le Coadjuteur «qui parait se plaire ici », a proposé M.Hébert Le Compte pour notre maison, qui recevra avec action de graces ceux qui lui seront envoyés.Tout le ministère paroissial tombera sur deux ou trois personnes, car M.(Jean-André-Guillaume) Guillemin est malade et M.Lamy Hubert, hors d'état de travailler, est absent; deux Récollets confessent les personnes en général, le Père Dominique en ville seulement M.(Pierre) Marchand, de l'Ile Jésus, se chargera de La-Chenaye; M.(Jacques-Philippe) Serrand, curé de St-Paul, est dans une misère extrême, < les habitants ne payant point, dit-il, ce qu'ils avalent promis.» M.Montgolfler qui est assez bien, passe presque tout le jour et une partie de la nuit en méditation.(Cartable des grands vicaires, p.2.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 7 septembre 1789).« Je suis dans un nuage si épais que j'aurai bien de la peine à débrouiller mes idées.> A l'assemblée des Sulpiciens, du 2 septembre, MM.Ecuyer, Marchand, Borneuf et LeQerc, quatre des nouveaux reçus, ont été nommés pour compléter nos douze conseillers qui forment notre assemblée générale sans y comprendre le Supérieur qui y préside.M.Montgolfler a exigé qu'on lui donnât un second qui fût chargé de toute l'autorité du Supérieur en chef pour gouverner la Maison: le choix « est tombé sur mol pour occuper ce poste qui est si gracieux dans les circonstances présentes.» U a proposé la nomination d'un Principal au Collège dont le Séminaire devrait se charger en partie, « proposition qui n'a pas été goûtée de tout le monde surtout de M.Montgolfler qui n'a jamais été porté pour le collège.» Il a répondu « que ce n'était plus le temps de répandre en cachette nos revenus à pleine main et qu'il fallait se montrer citoyen et utile au public; le plus grand nombre cependant fut de mon sentiment, M.Marchand irait avec quelques réformes convenables et même nécessaires.> De leur côté, les fabriciens ont demandé < huit maîtres: cinq régents pour les basses classes, un professeur de philosophie, de mathématiques et de théologie, un maître pour apprendre l'anglais et surtout un évêque en titre et M.(Charles) Chauvaux curé de St-Pierre à la tête du collège.» Comme on s'est plaint de la conduite des régents trop jeunes de l'an passé, il visitera souvent le Collège.M.Besson (Jean-Pierre Davaux de la Garde) quittera sa paroisse de Ste-Geneviève à la St-Michel.Faute de missionnaires, il travaille à réunir certaines côtes dépendantes de Montréal aux paroisses de Lachine et de la Longue-Pointe.(Cartable des grands vicaires, p.6.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 18 octobre 1789).II l'informe qu'il a pressé M.McDonell d'aller visiter ses pauvres Ecossais, le menaçant même de le renvoyer de la maison s'il refusait.Il n'a pas encore tous les se- [ 113] .114 ARCHIVES DE QUEBEC cours qu'il désirerait pour le Collège, que l'évêque a pris sous sa protection: le règlement prend tout le temps de l'écolier sans le surcharger; le plaln-chant, et quelques leçons de géographie; l'anglais, l'arithmétique, l'écriture y trouvent leur place.M.Dufrost parait ignorer le tarif des componendes: peut-être a-t-ll des raisons de charger 48 fcs pour la dispense de deux bans.Il donnera volontiers autant d'argent que le séminaire de Québec pour débarrasser notre diocèse du turbulent M.de la Poterie.(Cartable des grands vicaires, p.7.) Mgr Hubert a M.Brassier, vicaire général (Québec, 28 octobre 1789).Il lui demande d'envoyer M.Hébert A Ste-Thérèse-de-Blainville, dont le presbytère et la chapelle sont entièrement finis.B aime autant voir M.McDonell avec ses «pauvres Ecossais» qu'A 111e St-Jcnn ou il lui faudrait faire mission aux frais des peuples qui l'habitent et non du diocèse.Il le prévient qu'on ne remettra A l'abbé de la Poterie les aumônes pour son émigration A Boston que lorsque son départ de Montréal sera certain.B est charmé d'apprendre que M.Montgolfier est en bonne santé.(Cartable des grands vicaires, p.8.) M.Brassier, vicaire général, A Mgr Hubert (Montréal, 26 octobre 1789).Il l'informe que M.McDonell n'est pas arrivé de mission; que M.(Louis) Beaumont curé de Terrebonne, demande la révision des comptes de sa fabrique depuis quatorze ans, A propos d'un lopin de terre acquis par feu M.(Antoine) Proulx par un simple billet qui fut prescrit par défaut de forme: il croit qu'un mot de l'évêque A M.Beau-mont réglera le différend avec le marguilller Blondeau.B regrette le départ de M.Hébert pour Ste-Thérèse, car « nous sommes beaucoup de prêtres mais peu d'ouvriers.» M.Keller voudrait rester au Séminaire un an ou deux, et la peUte école de M.Marchand augmente tous les Jours.B tâchera de se débarrasser du sieur de la Poterie dont M.Papin eau lui annonce l'arrivée.(Cartable des grands vicaires, p.10.) M.Brassier, vicaire général, A Mgr Hubert (Montréal, novembre 1789).« Les gazettes d'Europe influent beaucoup sur l'esprit des citoyens de Montréal; Us prêchent partout la liberté et l'Indépendance.Messieurs nos marguilllers veulent aujourd'hui gouverner l'Église, non seulement pour le temporel mais pour le spirituel, déJA ils mettent la main A l'encensolre, void le faute.» M.Désert ayant condamné en chaire le projet « d'une souscription pour représenter des comédies la nuit où U y a des hommes et garçons habillés en femme et fille, » dit qu'on refuserait les sacrements A ceux qui y auraient assisté, MM.Debonne, Dellale, le jeune secrétaire de la Fabrique, Quesnel, marchand, Vassal, de Boucherville, et un nommé Herse, acteurs, sont venus A l'issue de la grand-messe l'accabler d'injures pour son zèle indiscret.De plus, le sieur Champagne, organiste, ayant passé la nuit A ce spectacle, fut remercié de ses fonctions malgré la protestation du marguilller en charge.Que faire en pareille circonstance 7 M.McDonell, qui est arrivé de sa mission, menace de réclamer même devant M.(le juge) Smith le don gratuit que lui avait procuré Mgr D'Esglls jusqu'à son décès.Il a lu au conseil, devant M.Denault, les PP.Well et Louis présents, les réponses jugées très sages de Mgr Hubert B a reproché A quelques messieurs de n'avoir pas remercié l'évêque pour leur promotion reçue comme curés.«Ne pouvant point vous écrire moi-même si au long, j'ai prié M.Borneuf de me servir de secrétaire: je le crois réservé et discret » (CartaWe des grands vicaires, p.12.) M.Brassier, vicaire général, A Mgr Hubert (Montréal, 3 décembre 1789).En répondant avec fermeté au marguilller en charge, U déclare qu'il a voulu sous- CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 115 traire M.Déseri aux invectives dont on l'accablait: sa manière d'agir a bien réussi et II fera rentrer en grâce l'organiste pour dimanche prochain.(Cartable des grands vicaires, p.15.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (31 décembre 1789?).Il lui adresse ses voeux de bonne année.U a reçu sa dernière avec les paquets à l'adresse de M.Borneuf; il lui renverra les dénombrements.M.Montgolfler s'affaiblit sensiblement.P.-S.« L'affaire de M.Deserl est entièrement assoupie; nous avons fait un nouveau marguillier avec la plus grande harmonie.> Il souhaite la bonne année au cher Plessls, dont la mère va beaucoup mieux.(Cartable des grands vicaires, p.16).M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Séminaire de Montréal, s.d.) Il le félicite d'être revenu en parfaite santé de sa mission apostolique.U lui donne des informations sur quelques prêtres.M.(Charles) Ecuyer a ruiné sa santé pour s'être procuré du travail au-dessus de ses forces; M.Courval a beaucoup fatigué chez les malades et les religieuses qu'il écoutait plus qu'il ne convenait; M.Keller s'ennuie dans la maison; pour M.(Lamy) Hubert, il doute que la campagne le rétablisse.Quant à ceux qui demandent des cures, on est d'opinion qu'ils ne devraient pas rester à la maison, car il lui faudrait soutenir les pauvres, répondre des dettes contractées, et souffrir le manque d'esprit de régularité après quelques années passées à vivre à sa fantaisie à la campagne.Il ne restera donc que MM.Déseri et Borneuf pour le service de la paroisse; ce dernier négligeant sa procure et son économie pour vaquer au ministère.Le P.Well est toujours malade, et M.Montgolfler est presque toujours en démence.< Vous voyez notre triste situation.nous espérons que vous ne nous abandonnerez pas.P.-S.J'ai ouvert un projet pour l'établissement d'un collège à Montréal, savoir que notre maison se chargerait de le faire bâtir et de payer les maîtres nécessaires pour enseigner un certain nombre de classes; 11 m'a promis sa protection et qu'il espérait la sanction du roy et que c'était le vrai moyen de conserver nos propriétés.» (Cartable des grands vicaires, p.17.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 29 mars 1790).Il l'informe de l'état précaire des paroisses.Il y a eu plusieurs dimanches qui ont manqué de messes dans les trois quarts des paroisses par les infirmités de MM.les curés.MM.(Jean-Pierre) Ménard, de Chambly, (François) Noiseux, de la Pointe-Olivier, (Ambroise) Renoyer, de St-Vincent-de-Paul, (Charles-Madeleine) Dufrost, à Boucherville, (Jean) Beauzèle et (Lamy) Hubert, à St-Laurent; le Père Well, (Claude) Poncin et Montgolfler au Séminaire.« Je ne parle pas des vieux malades, la mode est devenue trop commune pour les mettre en rang.> P.-S.II lui enverra la réponse qu'il a faite à la requête des intéressés du défunt sieur Sanguinet.(Cartable des grands vicaires, p.19.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Séminaire de Montréal, 12 avril 1790).Il lui annonce la mort de M.Jean-Pierre Besson de la Garde, sulplclen, qui a desservi trente-trois ans la paroisse de Ste-Geneviève et a resté trois ans chez les Sauvages: il a montré partout beaucoup de zèle et d'édification.« Je crains beaucoup pour quelques curés de la rivière Chambly, mais les glaces ne nous permettent pas d'avoir communication.M.Beauzèle est toujours languissant et M.Montgolfler est entièrement en enfance: voilà une maison bien montée.» (Cartable des grands vicaires, p.21.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (26 mai 1790).Il l'Informe que MM.(Esprit-Zéphirin) Chenet et (Antoine-Emérlc) Lemaire St-Germain, ont des- 116 ARCHIVES DE qPÉÉJC servi avec zèk ta paroisse de St-Vmcent-de-Paul dont le curé M.( Aaabrotse) Rénover, ssnbdr, est bots d'état de faire aocone fonrrinn D «se troove pas snraisngrirt que les wlHprnrrr de rHotei-Dieu aliènent 1a terre de St-Josepb: des peuvent se passer de cette «osasse et st eues fa dourwnt k rente lunUèie.elles s'exposent a n'être posât payées.Le Sr Cavalier, habitant de St-Laurent.ayant uxatudé sawlsgr depuis deax «sois devant le ministre, a < le mandé pardon de sa sottise: i peut payer fa dispense et se iltn k fa péiHtrnrr qu'on jugera boa de fat issceser.{Cmrttbk des grands vicaires, p.22.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal.29 mai 1790).B lui annonce l'arrivée de deux jeunes sujets, non engagés dans l'état ecclésiastique, poorvus de bons témoignages et capable», dit-on.de nssfcssts b pfaluwnhlr et h ihétmionr: «personne ne sait positivement s'ils sont pour notre estants» et je ne sais qae&e -~w*\"*« tenir vis-à-vis le lord pour Ten prévenir.» D se dit mortifié c de b glose qu'on petit nombre de citoyens fait sur une lettre sortie du Séminaire de Qoébcc touchant b philosophie professée à Montréal.» J'wprrr qu'elle n'aura pas d'autre suite, car 0 b croit sans autorité.(Cartable ira gravai* f «cafte %.p.2-4.) Mgr Hubert à M.Brassier, vicaire général (Québec, mardi 29 mai 1890) tcopie non signée, écrite de b main de M Plessis.secrétaire).D k prie de s'opposer à rahenatioo de b terre de St-Joseph: les religieuses de rHôtel-Dsea nouvel ont k moyen «feu tirer parti mieux qu'elles n'ont fait jusqu'à present.II l'autorise à accorder b dispense du second degré au sieur Cavalier, aux lorulitinm suivantes: pas d'admission à b communion d'ici à Pâques; confession à tel prêtre en particulier; mmponrrvV de 300 livres pour b de l'Hôtel-Dieu et autant pour celle de l'Hôpital général; réhabilitation secrète de ce mariage.(Cartable de* grand* vicaires, p.23.) M Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal.9 septembre 1790).B lui adresse pour collection la supplique destinée an gouverneur, a propos «des projets qu'avait notre maison de fonder un collège k Montréal, et de k soutenir à perpétuité.» Le lord l'a approuvé et à promis de l'appuyer auprès du roi.Faut-il b faire signer par les marguilliers et les rotables de h ville, on même demandei leur appui auprès du gouverneur 7 Mgr l'évêque signera-t-il cette supplique 7 B demande une réponse par b prochaine poste, « parce que k lord m a fait demander b dicte supplique par différentes voix.> (Cartable des grands vicaires, p.25.) M Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (20 septembre 1790).B lui renvoie k plan rectifié sur k Collège k priant de k iimOUt * M.Mots, secrétaire du uuuwiuem.Les marguilliers l'ont fort goûté.Le xa\u2014t-*'\u2014 paiera les principaux maîtres, qui seront soumis k h nomination de l'évêque mais non du gouverneur; ce dernier n'aura qu'un droit d'inspection sur k Collège.D ne pense pas qu'il faille séparer des biens du Séminaire ceux qui seraient destinés an Collège, dont les charges n'absorberaient que les revenus de b seigneurie de St-Sulpice.y compris les moulins Citoyens et fabriciens de k paraisse ont convenu de dkSsnoT an professeur de philosophie.M.(Ignace-Raphaël) Leclerc 1.200 francs par an.B se plaint de M.(Joseph) Racine qui a donné au Séminaire une scène des plus grossière et impertinente: comme ses voisins, il k croit indigne d'être dans une cure.(Cartable des grands vicaires, p.26.) M.Brassier, vicaire général, k Mgr Hubert (Montréal.27 février 1791).B k prévient que k P.Well, quoique en danger de mort, n'a pris aucun arrangement .r.\u2014 ^«ffiS-S'» \u2022 -' ^\"^\"-w^r CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 117 pour ses affaires temporelles.Il le prie d'en avertir les Pères de Québec pour qu'ils s'occupent de ce qui se trouve dans la résidence de Montréal.M.(Joseph) Racine est dangereusement malade et il a bien réglé son temporel.P.-S.Il a donné 1,564 francs sur les componendes et il en a encore 600.{Cartable des grands vicaires, p.28.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (sJ.n.d.) Il lui annonce la mort édifiante de M.(Joseph) Racine.Le P.Well ne veut pas croire qu'il approche de sa fin dernière: il a refusé de recevoir le bon Dieu en viatique et d'arranger ses affaires temporelles.Les congréganistes craignent beaucoup pour les effets qui leur appartiennent.B serait ft souhaiter que le P.Casot montât à Montréal pour tout arranger.(Cartable des grands vicaires, p.28.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (21 mars 1791).Il l'informe de nouveau que le P.Well est en danger très prochain de mourir et qu'il a refusé de recevoir l'Extréme-Onctlon et d'arranger les affaires de sa maison, surtout de la seigneurie de Lapralrie dont les censitaires n'ont que des reçus signés de deux initiales.L'on dit aussi qu'il a des dépôts considérables en France; les congréganistes ont mis sous clef tout ce qui appartient à leur Congrégation.Notre maison et les R.P.Récollets lui ont procuré tous les secours possibles.\u20ac La maison est très abandonnée n'ayant que quelques domestiques très bornés et le bruit de la ville est qu'on apposera le scellé aussitôt après le décès du Père.» (Cartable des grands vicaires, p.29.) M.Brassier, vicaire généra], à Mgr Hubert (Montréal, 24 mars 1791).U a accordé ft plusieurs curés la permission d'avancer les pâques avec défense formelle de les prolonger.Le Père Well est mort le 22 ayant reçu l'Extrême-Onction au dernier soupir.Il serait à souhaiter que le Père Casot vienne ou délègue quelqu'un pour régler les affaires.Il prévient le Père Girault de la mort du Père Well.(Cartable des grands vicaires, p.30.) M.Brassier, vicaire général, ft Mgr Hubert (Montréal, 18 avril 1791).Il lui écrit ft propos d'une dispense.« Je me sers de la plume de M.Dézery qui sçait les choses comme moy.» (Cartable des grands vicaires, p.31.) M.Brassier, vicaire général, ft Mgr Hubert (Montréal, 28 avril 1791).« Nous avons donné une messe aux congréganistes Jusqu'à ce jour.Mais nous sommes bien surchargés par la desserte de toutes les Communautés et Confréries que nous avons dans la paroisse.> Le mandement de Mgr Hubert, publié le Jour de Pâques, a donné matière ft bien des gloses différentes, comme on s'y attendait.A propos de la dispense ci-dessus.« On nous annonce que Votre Grandeur doit arriver de jour en jour ft Montréal.> (Cartable des grands vicaires, p.32.) M.Brassier, vicaire général, ft Mgr Hubert (Montréal, 19 septembre 1791).Il l'informe que les marguilliers en assemblée ont délibéré sur les réparations à faire au Collège et sur la nomination de deux chantres nouveaux à la paroisse, mais ils ont refusé la gratification de 600 francs à M.Leclerc parce qu'il n'a que quatre élèves, qui manquent d'émulation et que les parents peuvent envoyer à Québec pour continuer leurs études.M.Viger, âgé de dix-sept ans, reprendra en anglais, l'an prochain, son cours de philosophie et le sieur Delanney fera les basses classes.Il demande le secours d'autres prêtres.B lui envoie le reçu de 600 livres de componendes données aux Soeurs de la Congrégation.(Cartable des grands vicaires, p.33.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (26 décembre 1791).Il lui réitère ft l'occasion de la nouvelle année ses promesses de fidélité et de soumission < pour notre maison».MM.Deguire, Leclerc, du Lac et Prévôts, sont en convalescence 118 ARCHIVES DE QUEBEC après une maladie sérieuse.La paroisse de Lachlne et son curé, M.Keller, demandent un agrandissaient qui semble nécessaire.D attend ses ordres pour disposer de 400 livres de componendes.(Cartable des grands vicaires, p.35.) M.Brassier, vicaire général, a Mgr Hubert (Montréal.27 février 1792).D a retardé de lui écrire parce qu'il ne pouvait le faire par lui-même.U n'a pas cru permettre à un prêtre d'absoudre la Soeur Boisclalre, sortie sans permission de chez les Soeurs Grises.La mission du Lac est dans un triste état avec ses deux prêtres incapables de dire la messe; si M.Ralzenne était ordonné et associé à la maison, il pourrait rendre service à ce village « que votre grandeur affectionne véritablement >.Il lui annonce qu'il dispose de 500 livres de componendes; cil me paraît qu'il se glisse beaucoup d'abus sur le degré de parenté et qu'ils contractent mariage avec ces empêchements.» II a obligé M.(Jean-Baptiste) Deguire d'informer l'évêque de la conduite de quelques curés.B se plaint aussi de M.Bro qui malédifie ses paroissiens.La neuvaine de saint François-Xavier commencera dimanche avec sermon le matin, et conférences le soir par M.Puget, pendant les neuf Jours.(Cartable des grands vicaires, p.36.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (7 Juin 1792).B déclare être fort affligé de l'accident survenu a M.Augustin Hubert, curé de Québec (noyé près de l'Ile d'Orléans); le choix de M.J.-O.Plessis, pour le remplacer, réparera cette grande perte.« Mercredi, 6 du mois présent, est morte Mademoiselle lemoine despin, supérieure des demoiselles de la charité, figé de 70 ans 3 mois.on procédera samedi 9 du présent à l'élection d'une nouvelle Supérieure.selon la méthode suivie par M.Montgolfier.» (Cartable des grands vicaires, p.38.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 17 septembre 1792).« J'aurais eu l'honneur de vous répondre plus tôt, mais J'attendais la réponse des Messieurs que nous avions invités à venir partager les travaux de la maison aussi bien que la décision des Messieurs qui sont dans le Séminaire.» B approuve la pénitence Imposée aux Soeurs de la Congrégation, mais la ferveur et le bon ordre en souffrent beaucoup puisqu'elles sont obligées de s'adresser à différents confesseurs; par esprit de parti, la plupart d'entre elles sont opposées & M.(Jean-André) Guille-min, qui ne pourra y faire aucun bien.Les Religieuses sont contentes de M.(Joe.Claude Courval) Poulln-Cressé qui désire aller ailleurs.MM.(Louis) Lamotte et (Alexis) Durocher ne s'agrégeront pas au Séminaire; MM.Duval (Jos.Lellévre), Pouget (J.-B.Noël), Chenet (Esprit-Zéphirin) sont dans l'attente; M Bédard (Jean-Charles) consent à s'agréger.« Quant à Mrs Les Curés, j'ai reçu leurs réponses de vive voix et par écrit; ils m'ont fait la même réponse que reçut le père de famille a l'invitation qu'il avait faite.Ils allèguent tous des prétextes, les uns d'infirmité, les autres d'incapacité, etc., et répondent par conséquent négativement.Voila, Monseigneur, le précis de l'état actuel de notre maison.» (Cartable des grands vicaires, p.39.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 10 octobre 1792).B l'Informe que M.(Jean-Charles) Bédard est agrégé.« Je crois que ce sera la seule conquête que nous ferons cette année; cependant si Messieurs Pouget et Chénette venaient à se décider, j'ai leurs successeurs tout prêts conformément à vos intentions.> Il espère que la paix régnera chez les Sœurs de la Congrégation, qui paraissent contentes d'avoir un confesseur.M.(J.-B.) Marchand craint de n'avoir pas les CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GENERAUX HQ talents nécessaires pour assurer le bon ordre dans son Collège, mais II obéira à ses supérieurs.(Cartable des grands vicaires, p.42.) M.Brassier, vicaire généra], à Mgr Hubert (Montréal, 24 Janvier 1793).Il l'informe du procès intente au Séminaire à propos d'un fief appartenant autrefois aux héritiers Qosse et qui renferme plus que la moitié du faubourg St-Laurcnt.« En nous désistant de celui-là il faut en abandonner 7 ou 8 autres dont les anciens propriétaires ne manqueront point de réclamer par la même raison et cela authorlseralt a anticiper sur les droits et propriétés que nous avons.» Il est d'avis qu'il faudrait engager M.Huet de la Vallnlère, très pauvre et malade, à se fixer dans un hôpital où le Séminaire par charité pourvoirait à son honnête nécessaire, avec l'agrément du Gouverneur: il en coûterait bien moins que de faire un procès.< J'ai donné 300 livres (de componendes) à M.St-Onge et 300 livres à l'hôpital général.> Il lui envoie une lettre d'un frère de feu M.Curatteau où sont décrites les impiétés et abominations qui se commettent (en France) dans les lieux les plus saints.(Cartable des grands vicaires, p.43.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 14 février 1793).U lui adresse une copie des réunions (du Séminaire) concernant le fief Qosse, et MM.Gravé et Bédard pourront au besoin donner un précis des droits du Séminaire qui possède aussi d'autres papiers au soutien de cette affaire tels que le droit d'amortissement, la fol et hommage, l'aveu et dénombrement de tous les biens (y compris le fief Qosse) du Séminaire, faits au Général Haldimand, ainsi que le droit d'amortissement accordé à perpétuité aux seigneurs de Montréal, etc.[Cartable des grands vicaires, p.45.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 30 mars 1793).U lui fait connaître les circonstances de la mort de M.Lemalre de St-Germaln, curé de Repentigny.Ni M.(Médard) Pétrimoulx, curé de L'Assomption, ni M.Durocher.envoyé A son secours, ne sont arrivés assez tôt pour lui administrer les derniers sacrements.M.Durocher desservira les deux paroisses.(Cartable des grands vicaires, p.46.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (8 avril 1793).Il l'informe que M.(Louis) Lamothe partira cette semaine pour sa nouvelle mission; que M.Durocher est revenu de Repentigny: que les habitants de St-Sulpice, < une des plus anciennes paroisses que la maison ait établie », demandent un curé; que M.de Lorimler (Guillaume-Mathieu) est sérieusement malade ainsi que M.(Charles) Chauvaux.« Nous ferons l'impossible pour entrer dans vos vues pour soulager les pauvres émigrés et que nous recevrons avec plaisir tous les bons sujets qui voudront partager nos travaux, » si la guerre n'empêche pas les vaisseaux d'Europe de venir en Canada.(Cartable des grands vicaires, p.47.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (2 Juin 1793).A propos d'une dispense et des componendes.Il lui annonce l'arrivée à Montréal de M.(Candide-Michel) LeSaulnier, avec la recommandation du gouverneur.« Ce sera toujours un devoir bien doux et bien consolant pour moi d'entrer dans toutes vos vues pour le bien de la maison, l'utilité de l'Eglise, et la plus grande gloire de Dieu.\" (Cartable des grands vicaires, p.49.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 25 juillet 1793).B lui propose de laisser un an encore dans sa cure M.(Antoine) Rinfret, qui paraît être d'un caractère singulier pour vivre en communauté et de l'envoyer ensuite à la 120 ARCHIVES DE QUÉBEC mission des Algonkins.Il recevra M.(Joseph-Jérôme) Ralzenne comme vicaire pour l'associer plus tard, < si on peut affranchir son caractère rude qui tient beaucoup de sa famille.J'espère que M.Emery profitera des circonstances favorables pour envoyer des sujets qui puissent remplir vos désirs.» {Cartable des grands vicaires, p.50).M.Brassier, vicaire général, a Mgr Hubert (Montréal, 1er août 1793).B le prie d'appuyer par « une lettre de votre main > la double demande qu'il a faite A M.Emery, supérieur général de St-Sulpice, «de nous envoyer une douzaine de sujets qui fassent Ici l'oeuvre du Seigneur.» Cette lettre pourra être adressée A M.Agassis, banquier A Londres, et au citoyen Maury A Paris.(Cartable des grands vicaires, P.51.) M.Brassier, vicaire général, A Mgr Hubert (Montréal, 4 septembre 1793).B lui propose de retirer de la ville, où il se communique trop, M.(Alexis) Durocher, qui ira A l'Ile d'Orléans demander des secours A sa tante pour soulager sa famille qui est sur le pavé.M.Ecuyer (Charles) demandera de sortir de sa cure de la Pointe-Claire dont les paroissiens sont très indisposés contre lui, quoiqu'il n'y ait point de sa faute; M.Dumouchelle a même eu une prise de corps contre lui et il reste dans sa paroisse sous caution, pour avoir fait une correction pastorale A un enfant.M.(Antoine) Girouard n'a pu dire la messe les dimanches depuis trois semaines parce qu'il s'en croit incapable et indigne; « Je crains des suites plus fâcheuses, et Votre Grandeur perdrait un bon sujet et un bon prêtre.> P.-S.MM.Courval et Du val se déclarent indifférents A rester au Séminaire ou A aller en cure.(Cartable des grands vicaires, p.52.) M.Brassier, vicaire général, A Mgr Hubert (Montréal, 19 septembre 1793).Il lui donne des Informations sur une difficulté qu'a eue M.(Antoine) Desforges, dans sa paroisse, à la suite d'une imprudence de son frère.(Cartable des grands vicaires, p.54.) M.Brassier, vicaire général, A Mgr Hubert (Montréal, 7 octobre 1793.) B espère que M.(Jean-André) Raimbault mettra la paix dans la paroisse (de la Pointe-Claire) qui est déjà plus traitable.M.(Philippe-Jean-Louis) Desjardins, arrivé en bonne santé, va partir pour Québec par la première barque.M.Gulchard (de Kersldent, Vincent-Henri) est en danger de mort.(Cartable des grands vicaires.P.55.) M.Brassier, vicaire général, A Mgr Hubert (Montréal, 10 octobre 1793).B est d'avis qu'il faut restreindre encore quelque temps M.LeSaulnier A la desserte de la paroisse et décider M.Guillemin A se charger de la communauté (des Soeurs de la Congrégation): il serait au moins occupé A quelque chose.On prêtera quelque peu d'argent A M.Raimbault, en attendant que sa paroisse lui fournisse son nécessaire.(Cartable des grands vicaires, p.56.) M.Brassier, vicaire général, A Mgr Hubert (Montréal, 16 octobre 1793).Il lui envole un extrait en forme de la prestation du serment de fidélité de M.LeSaulnier.Mais faut-il l'agréger comme s'il n'était point Sulpicicn, afin d'ôter tout ombrage au gouvernement, ou faut-il l'accepter comme Sulpicicn allant rejoindre ses confrères A Montréal, puisqu'il a été annoncé comme tel au gouvernement A la faveur d'une recommandation du Général Clark: c Votre réponse finira notre indécision.» (Cartable des grands vicaires, p.57.) M.Brassier, vicaire général, A Mgr Hubert (Montréal, 16 octobre 1793).B lui annonce la mort de M.Vincent Henri Gulchard de Kersldent, Agé de soixante- w .,T.,_,.,, Hi^a?^- ii.,^.rBrr».^rr7-, CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 121 quatre ans, après quarante années de ministère dans le diocèse, surtout à la mission de» Sauvages « à laquelle vous vous êtes vous-même consacré pendant plusieurs années.» (Cartable des grands vicaires, p.58.) M.Brassier, grand vicaire, à Mgr Hubert (Montréal, 30 octobre 1793).Il lui annonce un autre deuil: M.François Dézery est mort aujourd'hui dans sa cinquante-troisième année d'âge et dans sa vingt-septième de sacerdoce, c II a travaillé au saint ministère pendant trois ans dans votre église de Québec, pendant 24 ans dans celle de Montréal où il a fait pendant 15 ans les fonctions de curé.surtout pour le soulagement des pauvres.» P.-S.« Quand Je serai rendu à moi-même j'aurai l'honneur de vous écrire plus en détail sur les arrangements que nous pourrons prendre dans la disette et détresse où notre Séminaire se trouve aujourd'hui.» (Cartable des grands vicaires, p.59.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 4 novembre 1793).Il le prévient qu'après la mort de M.Dézery, il ne peut se passer de M.Duval, qui est chapelain de l'Hotel-Dieu et de la Congrégation des hommes, et qui donne des leçons d'anglais à MM.Bédard et LeSaulnler.Lui-même craint pour sa santé dans l'endroit où Mgr Hubert désire l'envoyer.Il le prie donc de < nous le laisser jusqu'à ce que nous recevions de nouveaux renforts.> (Cartable des grands vicaires, p.60.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 6 novembre 1793).Il lui fait part de l'embarras qu'il a éprouvé pour remplacer M.Dézery.M.(Joseph) Borneuf répugnait à être curé et il est indispensable à la procure.< Il ne nous est donc resté que M.LeSaulnler qui a été notre pis-aller; tous les suffrages se sont réunis pour le nommer, en attendant que la Providence vous envoyé ou plus de santé ou plus de secours.J'ai l'honneur de prévenir Votre Grandeur que M.(Candide-Michel) LeSaulnler a reçu le baiser fraternel dans notre dernière assemblée géné-rage.» (Cartable des grands vicaires, p.61.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (8 septembre 1794).Il lui demande la permission d'agréger MM.Ralzenne (Joseph-Jérôme), Archambault (Laurent), et Pétrimoulx (Pierre-Joseph).« Il y aurait beaucoup d'inconvénients à ne point les admettre; car on pourrait croire que nous fermons la porte aux Canadiens, ce qui est contre les intentions que j'ai eu l'honneur de vous manifester plusieurs fols.D'ailleurs, les sujets quoiqu'agrégés seront toujours à votre service et si Votre Grandeur avait besoin d'un ou deux sujets pour quelque temps, j'aimerais mieux vous céder quelques-uns des Français qui sont venus.» P.-S.Il le remercie « pour les bontés que vous avez eues pour nos Messieurs à leur arrivée.Il me tarde de connaître vos intentions sur les services qu'Us peuvent rendre pour agir de concert avec Votre Grandeur.\" (Cartable des grands vicaires, p.62.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal.1er juin 1794).«Je sens toute la solidité des raisons que vous opposez à l'agrégation des 3 messieurs proposés.que Je devais céder aux besoins de votre diocèse.» Mais, il fallait qu'il ne restât aucun doute sur ses sentiments pour le clergé canadien.Il le remercie « pour les attentions sans nombre que vous avez eues pour les Français nouvellement arrives, » mais 11 aurait aimé que le gouverneur lui eût fait connaître Jusqu'à quel point Us sont recommandés.(Cartable des grands vicaires, p.63.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 13 octobre 1794).Il l'Informe des nominations qu'U a faites, même avant le temps des élections.M.Molin (Antoine-Alexis) chez les Religieuses; M.Roux (Jean-Henri-Auguste) à la congre- 122 ARCHIVES DE QUÉBEC gation (des hommes); MM.Thavenet (J.-B.), Rivière (Claude) et Desgarets (Guil-laume-Marle de Gamier) au Collège où il y a 184 enfants; M.Malard (Anthelme) et M.Sauvage (de Chatillonnet, Jean-Loiiis-Melchior ) sont au Lac, fort contents.« Je compte par les prochains vaisseaux demander encore deux autres sujets dont un pour remplacer celui qui n'a pu venir, et l'autre pour remplacer un des nouveaux qui pense à retourner en Europe.Tout me paraît aller fort bien et le public est satisfait.» (Cartable des grands vicaires, p.64.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 27 novembre 1794).Il l'informe que M.(Charles-François) Perrault est très malade et qu'il a envoyé un desservant à St-Laurent.Les deux messieurs envoyés au Lac sont très goûtés et rendent de grands services à la mission et au Grand Brûlé.« Votre grandeur apprendra avec plaisir que tous ces messieurs me paraissent d'un parfait accord.> (Cartable des grands vicaires, p.65.) M.Brassier, vicaire général, a Mgr Hubert (Montréal, 1er octobre 1795).U le félicite du succès de sa course apostolique et 11 l'Informe que M.(Jean-Charles) Bédard accepte d'aller en mission a Kingston, mais il a en plus beaucoup de peine ft arranger les affaires du Collège, vu les préjugés qu'il y avait entre le Principal et les professeurs.Il ne s'y fera aucun changement, sinon que M.Desgarets, outre sa classe, fera aussi celle des commençants qui sont en petit nombre.Les messieurs de la maison travaillent avec zèle dans le plus parfait accord et ceux du Lac font des progrès dans les langues sauvages et disent beaucoup de bien de M.(Ignace-Raphaël ) Leclerc (Cartable des grands vicaires, p.66.) M.Brassier, vicaire général, ft Mgr Hubert (Montréal, 11 décembre 1795).Il le prie d'envoyer un vicaire & M.(J.-Mathurin) Bourg, curé de St-Laurent, que la maladie empêche de remplir son ministère.Les messieurs qui ont aidé trouvent des inconvénients ft leurs absences.Un vicaire remédiera ft un ministère en souffrance et sera une agréable compagnie & un curé malade.(Cartable des grands vicaires, p.67.) M.Brassier, vicaire général, ft Mgr Hubert (Montréal, 20 janvier 1796).n lui envoie M.(Antoine) Houdet, arrivé hier d'Angleterre ft Montréal, avec M.(Urbain) Orfroy muni d'un passeport du duc de Portland.B le prie de l'honorer de ses bontés et de le présenter au gouverneur; < on me rend le meilleur témoignage de ses talents, de sa piété et de son caractère.> (Cartable des grands vicaires, p.68.) M.Brassier, vicaire général, ft Mgr Hubert (Montréal.14 février 1796).« Comme voici le temps des dispenses fini, je supplie Votre Grandeur de m assigner l'usage des componendes qui sont assez considérables.» Il le prie d'avoir égard aux besoins des communautés et de la paroisse.(Cartable des grands vicaires, p.69.) M.Brassier, vicaire général, ft Mgr Hubert (Montréal, 17 mars 1796).U lui fait connaître la distribution des componendes laissées ft sa disposition.« Ce secours est venu fort ft propos vu la misère dans laquelle on est » Distribution de 15121 10* des componendes de Montréal: 4001 ft l'Hôtel-Dieu tant pour les religieuses que pour les malades; 300» aux Sœurs de l'Hôpital général; 300' ft M.le curé pour les pauvret de la paroisse et 1111 17* pour les pauvres honteux; 2001 aux Sœurs de la Congrégation; 201» 13* pour la dot d'une postulante ft l'Hôtel-Dieu.(Cartable des grands vicaires, p.70.) M.Brassier, vicaire général, ft Mgr Hubert (Montréal, 20 avril 1796).Il souhaite ft Mgr Hubert un heureux retour, du voyage qu'il se propose de faire ft Hall- CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 123 M.Brassier, vicaire général, A Mgr Hubert (Montréal, 28 octobre 1796).Il le remercie de ses bontés et il le supplie de donner ses bons avis « aux deux messieurs que vous m'annoncez, et de leur faire connaître l'esprit de la maison.» Il l'informe que M.Roux est devenu procureur A la suite de la démission de M.Borneuf et que M.Bédard est suppléant du procureur.(Cartable des grands vicaires, p.77.) p.75.) i ! fax.Il lui demande son approbation pour « établir des leçons publiques de mathématiques et de français » qui ne pourront se faire de sitôt, « vu l'état de fatigues où se trouvent en ce moment nos messieurs.Conformément à vos désirs nous avons rétabli une messe après le prône les dimanches et fêtes.Il n'y a qu'un seul inconvénient, c'est que notre église ne peut contenir tout le monde.> A la paroisse, les communions de Pâques ont été beaucoup plus nombreuses que depuis bien des années.U regrette qu'au Collège M.Thavenet soit en désaccord avec M.Marchand et qu'il ne veuille plus y retourner.< Cela m'embarrasse d'autant plus qu'ayant suivi une méthode nouvelle dans l'enseignement, personne ne peut la continuer avec avantage.M.Marchand a commencé à donner connaissance de l'état du Collège à la fabrique pour le temporel.» P.-S.Il l'informe que M.Thavenet « se décide à continuer son enseignement au collège sans y demeurer.> (Cartable des grands vicaires, p.72.) M.Brassier, vicaire général, à Mgr Hubert (Montréal, 18 septembre 1796).\u20ac M.Marchand m'ayant parlé de sa démission, j'ai proposé à nos Mrs M.(J.-B.-Jacques) Chlcoineau pour le remplacer; ce qui a été accepté d'une voix unanime.M.Houdet a aussi consenti à remplacer M.Thavenet » B croit que ces arrangements sont conformes aux désirs de Mgr Hubert et qu'ils opéreront le plus grand bien dans le Collège.(Cartable des grands vicaires, p.74.) M.Brassier, vicaire général, a Mgr Hubert (Montréal, 17 octobre 1796).Il accepte avec empressement de fonder un établissement à L'Assomption du Détroit.Mais il propose avant d'en faire un poste fixe d'y envoyer un prêtre de sa maison.U a Jeté les yeux sur M.Marchand; M.Houdet est prêt à tout, mais il craint d'enlever A M.Chlcoineau un sujet qui fait sa consolation; un autre s'est généreusement offert.Mgr Hubert aura donc le prêtre qu'il demande pour cette mission.Il l'informe que M.Roux lui envole par le courrier la requête des habitants pour la paroisse du Grand-Brûlé.P.-S.M.Marchand accepte la mission du Détroit pour cette année et se regardera toujours comme membre de la maison.(Cartable des grands vicaires. ¦ \u2022i ¦ \u2022 ¦ ¦ ¦ ' ¦ ' ' ' ¦ LETTRES DE M.(PIERRE) CONEFROY.VICAIRE GÉNÉRAL ET CURÉ DE BOUCHERVILLE, A MGR J.-O.PLESSIS, EVEQUE DE QUÉBEC, DE 1808 A 1816.M.Conefroy, vicaire général, à Mgr J.-O.Plessis (Boucherville, 22 août 1808).B l'informe que M.Duchouquet (Lefebvre, Charles-J.) consent à devenir son vicaire, que M.(Frs-J.) Cazeneuve « paraît s'opposer fortement à l'exécution de vos ordres pour l'allonge de son église (de St-Laurent).Une requête doit être présentée aux commissaires pour faire examiner par des experts si les murs actuels peuvent souf.frir réparation et s'il ne serait pas mieux d'en bâtir une nouvelle.Par contre, quelques commissaires croient avec raison qu'il n'est pas de leur compétence d'examiner les démarches de l'évêque en pareil cas, mais il est à craindre que le plus grand nombre y trouve occasion de s'opposer à l'autorité.(Cartable des grands vicaires.p.1.) M.Conefroy.vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 30 novembre 1808).Il remettra à M.Roux $49.de componendes et il enverra une lettre à M.Duchouquet pour l'engager à ne pas rester Inutile.Il l'informe qu'il a eu trois attaques de gravelle et que M.(Frs-J.) Déguise a été repris de son mal.< Nous ressemblons je crois A deux pauvres pllllers qui manquent de par les fondations.» (Cartable des grands vicaires, p.2.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 4 janvier 1809).U lui présente ses vœux de bonne année.Il plaide la cause de M.Duchouquet dont on ignore ici l'interdit et qu'il demande en qualité de vicaire.« Il me serait d'autant plus utile que M.(Frs) Cherrier est dans le plus pitoyable état.» (Cartable des grands vicaires, p.3.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 1er mars 1809).Il lui envoie par M.Chaussegros de Lery 694' 2* de componendes et il en a remis 2951 18' à M.Roux.II verra arriver avec plaisir le vicaire que M.Déguise lui annonce.(Cartable des grands vicaires, p.4.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 6 mal 1809).Il accuse réception du mandement annonçant sa visite, mais il ne promet pas d'être alerte A son arrivée A cause d'une attaque de goutte qui l'a empêché de dire la messe.«Paré (Jean-Romuald) m'a été d'une grande utilité pendant tout ce temps, il a du zèle et de la bonne volonté; l'étude qu'il aime et l'expérience en feront un bon sujet.» (Cartable des grands vicaires, p.5.) M.Conefroy, vicaire général, A Mgr Plessis (Boucherville, 22 octobre 1809).Il l'informe qu'il a rédigé comme auparavant le procès-verbal de Chateauguay, A St-Marc, qu'il a suspendu l'ordonnance éplscopale du 13 juin dernier, qu'il ignorait que certains curés donnaient sans permission la bénédiction nuptiale hors la messe.Il comprend l'embarras de Mgr Plessis pour remplir la vacance de St-Denis; on parle de M.Boucher comme successeur de M.Cherrier, de M.(Antoine) Vanfelson pour Laprairie: il a dit A ce dernier qu'il lui était plus nécessaire de sortir de Beau-port, depuis que M.D.B.commande cette division.Il a enlevé la prédication à M.Paré « dans la crainte qu'il ne lasse les auditeurs ».Il lui affirme que si sa pupille [125] 126 ARCHIVES DE QUEBEC ne se marie pas encore, cela est dû 6 des circonstances qu'on ne pouvait prévoir ni éviter.(Cartable des grands vicaires, p.6.) M.Conefroy, vicaire général, ft Mgr Plessls (Boucherville, 22 novembre 1809).Il demande de distraire des 720 livres de componendes qu'il a, 96 livres « pour une demoiselle de ma paroisse, convertie depuis quelques années, très édifiante, mais dans le besoin.J'entends assurer qu'il y a dans St-Denis une maladie épidémique qui a déjà emporté nombre de personnes et en emporte encore tous les Jours; Je ne seals pas si ce ne serait pas un objet qui méritât l'attention du gouvernement.II parait que cette maladie devient sérieuse et allarmante.On me dit que le docteur Mount en a tant de peur qu'il se refuse pour cette sorte de maladie.» (Cartable des grands-vicaires, p.7.) M.Conefroy, vicaire général, ft Mgr Plessls (Boucherville, 20 décembre 1809).B a appris de M.(Pierre) Martin que l'épidémie faisait de grands ravages dans St-Ours, St-Hyadnthe, St-Charles, St-Marc et St-Hilalre, Longueull; Varennes attaquée de ce mal depuis trois semaines, Boucherville .où il y a eu trois morts.Les personnes Agées succombent plus facilement que les Jeunes, et les docteurs ne s'accordent pas dans la manière de traiter, l'un voulant la saignée, l'autre le vomitif.Les travaux seront pénibles si l'hiver ne s'avance pas plus vite qu'il ne fait B lui souhaite une année favorable.(Cartable des grands vicaires, p.8.) M.Conefroy.vicaire général, ft Mgr Plessls (Boucherville, 21 février 1810).Il l'informe des troubles qui se sont produits ft Longueull contre le curé (Augustin) Chabolllez, ft propos de la répartition de l'église.Dimanche dernier, de la tribune de l'église, un paroissien, Etienne Préfontaine, a interrompu publiquement le curé et a été Jeté en prison.Quoiqu'il eut conseillé la douceur, il estime que < ce sera un moyen de dompter les rebelles de cette paroisse, qui, malheureusement ne sont pas en petit nombre.» L'église, dont il a fait les plans, l'estimation et la répartition, coûtera 74,000 livres, « pour un bâtiment semblable au mien, avec la différence d'un pied sur la largeur et le portail au fronton.» Le but des paroissiens semble être de déplacer leur curé ou de se dispenser de bâtir une église convenable.Le texte du sermon de M.Chaboillez était: « Cretenses semper mendaces > tiré de saint Paul ft Tlte.c La fièvre continue dans nos quartiers et y fait d'assés grands ravages.» (Cartable des grands vicaires, p.9.) M Conefroy, vicaire général, ft Mgr Plessls (Boucherville, 18 mars 1810).B l'informe qu'aucun des habitants de St-Paul n'a voulu se porter accusateur contre le curé M.(Michel-François) Noël, dont la conduite est fortement blâmée par les curés voisins.La répartition de l'église de Longueull est remise au 3 avril prochain, et la Cour a demandé un devis nouveau de tous les ouvrages avec toisé, de sorte que l'église sera peut-être plus belle qu'on ne le voulait; aussitôt que l'homologation aura lieu, on doit demander des lettres d'amortissement pour le terrain.« Je dois aller ft St-Antolne mardi pour opérer selon vos ordres.> (Cartable des grands vicaires, P.10.) M.Conefroy, vicaire général, ft Mgr Plessls (Boucherville.5 mars 1810).Il a reçu une quinzaine d'habitants de Longueull lesquels se sont plaints au nom de la paroisse de la manière dont leur curé les traite et les dessert; ils ont même promis d'apporter une requête articulant des faits.B les a traités avec douceur, leur représentant que leur démarche inconsidérée n'allait qu'à arrêter la bâtisse de leur église pour laquelle ils devraient montrer plus de zèle et d'ardeur, mais ils ne sont pas CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 127 susceptibles de si beaux sentiments.Il s'acquittera de sa triste commission dont on le charge auprès de M.(Michel-François) Noël.(Cartable des grands vicaires, p.12.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 21 avril 1810).U l'informe que les fièvres reprennent vigueur.M.Laperrlère en est gravement atteint et les médecins craignent pour la vie de cet homme Juste.Il croit que la plainte des habitants de Longueuli a été signée par les opposants qui veulent arrêter la construction de l'église, s'ils paviennent à chasser leur curé.(Cartable des grands vicaires, p.13.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 29 avril 1810).D'après le rapport de M.(Alexis) Durocher.M.(René-Pierre) Joyer a fait sa visite A St-Paul, et M.(Chs-Vlncent) Fournier s'y rendra s'il a l'espérance de retourner à la Longue-Pointe.Il lui annonce la mort de M.Laperrlère, le septième dans la quinzaine, après une maladie de onze jours.< Il vous respectait infiniment et je sçais qu'il avait votre estime.Notre quinzaine est finie, 1,150 communies et environ 350 tralneurs de toute espèce que nous attendons, et dont la plus grande partie se rendra.» (Cartable des grands vicaires, p.M.) M.Conefroy, vicaire général, a Mgr Plessis (Boucherville, 27 mal 1810).Il lui envole sa correspondance avec M.(Michel-François) Noil, et il lui annonce que le premier payement pour la bâtisse de Longueuli a été fait sans opposition et que bientôt l'on ouvrira les fouilles.(Cartable des grands vicaires, p.15.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 7 juillet 1810).Il lui expédie le plan de l'église de Ste-Ellsabeth, sans les tours, tel que présenté A la Cour.II adresse à M.(Pierre-Flavien) Turgeon 8 volumes pour le collège de Nlcolet dont 11 espère de grands avantages pour notre pauvre colonie et le bien de la religion: 2 Atlas, le Dictionnaire de la fable par F.Noël, 2 vols, un Dictionnaire Iconologknie.Connaissance de la Mythologie, Synonymes français, par l'abbé Girard, 2 vols.Il lui souhaite une bonne santé pendant le cours de sa visite.(Cartable des grands vicaires, p.16.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 1er août 1810).Il a permis a M.(J.-B.) Bédard, de St-Joseph-de-Chambly, de faire un voyage A Québec et il a chargé M.(Louis-Amable) Prévost de la desserte de sa cure.M.(Gabriel-Léandre) Arsenault ira également A St-Ours remplacer M.(Jean-François) Hébert, qui a fait une chute de calèche.(Cartable des grands vicaires, p.17.) M.Conefroy, vicaire général, A Mgr Plessis (Boucherville, 12 août 1810).Comme d'après M.(F.-X.) Déguise, on ne trouve pas A Montréal d'église propre A célébrer la fête du Sauveur, il lui offre la sienne pour cette cérémonie; il attend sa réponse par la poste.(Cartable des grands vicaires, p.17.) M.Conefroy, vicaire général, A Mgr Plessis (Boucherville.9 décembre 1810).Il l'informe que M.(Jean-Romuald) Paré a passé son examen devant M.Roux et que M.(J.-B.) Morln travaille probablement chez son frère, le tonnelier.Il prendra des mesures pour acquitter un compte laissé par la fabrique de l'Ile Perrot, du temps de M.Denaut, qui y a fait faire différents ouvrages; il fournira aux marguilliers le moyen d'être autorisés par la Cour A liquider cette dette.Il dispose de 292 livres de componendes.(Cartable des grands vicaires, p.18.) M.Conefroy, vicaire général, A Mgr Plessis (Boucherville, 29 septembre 1811).Il demande des précisions pour la construction projetée d'une église: hauteur du carré et du portail, nombre des fenêtres, des portes, des oells-de-bceuf, forme des cha- 128 ARCHIVES DE QUEBEC pelles, des angles, des soupiraux, etc.B pourra alors donner le prix Juste et le transport sera peut-être gratuit, < en Intéressant les maîtres des barques.» B prendra des Informations sur la réclamation d'un nommé Touchet, se plaignant de ce qu'on avait fait crier son banc.B écrira ft M.(Langlois, Chs-Frs) Germain ft propos d'une autre plainte.(Cartable des grands vicaires, p.19.) M.Conefroy, vicaire général, ft Mgr Plessls (Boucherville, 9 novembre 1811).Il lui fait connaître la réponse de M.Bruguière (Belalr, J.-B.) sur la requête des habitants de la cote S te-Thérèse: on ne peut démembrer Chftteauguay dont les réparations sont en bon train sans le concours des autorités civiles et ecclésiastiques; sans compter que malgré les avances de la pétition, les distances des deux églises de Chftteauguay et de St-Constant.relativement ft cette côte, ne diffèrent pas d'un quart de lieue et que les chemins se feront quoi qu'il advienne; il faut donc garder le statu quo.M.de Léry d'ailleurs s'accorde avec M.Bruguler sur les distances.Il a ft sa disposition .mille francs de componendes.{Cartable des grands vicaires, p.20.) M.Conefroy,'vicaire général, & Mgr Plessls (Montréal, 25 novembre 1811).U donne des précisions sur le devis d'une église (celle de St-Roch de Québec ?) dont les matériaux sont préparés par des ouvriers de Montréal: 16 grandes fenêtres, 2 du portail, 2 ceils-de-bceuf, 8 cheminées, etc.« La charpente de l'église de Longueull a été enlevée et une partie des longs pans abattus avec le portail tout entier; 18,000 (frs) suffiront.Je crois, ft réparer le tout, la pierre de taille y ayant peu souffert: suivant les apparences, tout le dommage retombera sur les ouvriers.Ils peuvent se reprocher de s'y être exposés, du moins c'est mon avis.» B a remis ft M.(Auguste) Roux 1,356 livres de componendes.(Cartable des grands vicaires, p.21.) M.Conefroy, vicaire général, ft Mgr Plessls (Boucherville, 28 novembre 1811).Il fait quelques corrections au coût de l'église dont il est parlé dans sa lettre du 25 novembre, et il lui demande une réponse immédiate.(Cartable des grands vicaires, P.23.) M.Conefroy, vicaire général, ft Mgr Plessls (Boucherville, 5 décembre 1811).U l'informe qu'il a donné ordre & l'ouvrier (préparant les matériaux de l'église) de commencer immédiatement par les fenêtres qui sont nécessaires et dont le prix est modéré.Tout le travail demandé, avec les portes, coûtera £176 17 U.Il le prie d'adresser ft l'avenir ses lettres ft M.Quesnel, avocat ft Montréal; ce sera une voie plus sûre et plus prompte.(Cartable des grands vicaires, p.24.) M.Conefroy, vicaire général, ft Mgr Plessls (Boucherville, 4 Janvier 1812).B a reçu de M.Frs Vlger, ex-représentant, une circulaire pour demander au gouvernement une école et un maître, c J'ai répondu que J'aurais honte d'autoriser une pareille demande, quand nous étions nous-mêmes en état de remplir cet objet sans recourir au gouvernement, dans un temps surtout où nous le voyons s'épuiser pour résister ft la tyrannie et nous assurer une honnête liberté.» Le père de Frs Vlger est très fûché d'une démarche semblable de sa part sans avoir consulté.B lui envole la copie du marché avec Gilmor pour la pierre de l'église de St-Roch.M.(Jean-Romuald) Paré part mardi prochain pour visiter ses parents, n'ayant pu le faire cet automne, les chemins et le temps étant des plus mauvais.Quant ft lui, il est mieux d'une attaque de goutte qui l'a empêché de dire la messe dimanche et le premier de l'An.(Cartable des grands vicaires, p.25.) CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 129 M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville.31 Janvier 1812).Il a conclu le marché avec Aimé Dugas qui aura $4.00 par Jour; l'on n'attendra pas pour la pierre de taille.L'affaire mal fondée d'un nommé Touchet pour un banc dans l'église de St-Jean-Baptiste (de Rouville) est finie, mais celle de M.de Rouvllle (avec le curé) ne s'accommodera pas aussi facilement, car il y a des torts des deux côtés.(Cartable des grands vicaires, p.26.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 16 février 1812).Il lui envole par M.Quesnel 372 livres pour dispenses après avoir fait une aumône de 72 livres.(Cartable des grands vicaires, p.27.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 26 février 1812).Il lui inclut le marché fait avec Dugas.« B n'est pas facile d'arranger deux hommes à prétentions opposées.> C'est le cas de M.de Rouville et de M.Langlols-Germain (Chs-Frs) qui s'accusent mutuellement des mêmes excès et qui ne veulent céder en rien; il craint la violence de M.Germain dont il a eu quelques échantillons.Il se contentera de faire rapport à Mgr Plessis, lui laissant le règlement de cette dispute.(Cartable des grands vicaires, p.27.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 14 mars 1812).Il a livré 48 livres aux Sœurs de Lapralrie et il lui offre 1087' 2 en army bills, pour dispenses, le tout remis par M.(Antoine) Foucher, de St-Michel, qui est aussi porteur de deux volumes d'observation sur l'Histoire ecclésiastique.M.(Frs-Bernard) Gaillard continue d'exercer chez M.(Antoine) Girouard, qui n'ose pas l'interdire, préférant que cela vienne de l'évêque.(Cartable des grands vicaires, p.30.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 4 avril 1812).Aimé Dugas n'a pas oublié son engagement et, dès que le fleuve sera libre, il descendra avec la correspondance, trop considérable pour la poste.M.(François) Déguise Juge que M.Langlois-Germain (Chs-Frs) dans sa correspondance connaît peu le respect dû à son évêque, ce qui fait penser qu'il a également mal agi avec le seigneur de Rouville, qui affirme avoir agi avec modération.Deux lettres de M.Germain à M.de Rouville sont au contraire remplies de sarcasmes et d'injures.De plus, les déclarations sous serment de Guillaume Laprise et de Joseph Vadenet, de St-Jean-Baptiste, affirment que M.Germain c a fait ses efforts pour détourner les habitants de porter le bois nécessaire pour la construction d'un pont, qui conduit au moulin de M.de Rouville, » et les a traités de lâches, s'ils consentaient à ce qu'on exigeait d'eux.Interrogé, M.Germain a récusé les témoignages du notaire, du Juge de paix et de M.de Rouville.Il prie donc l'évêque de le décharger de cette affaire qu'il ne pourrait traiter avec la patience nécessaire.(Cartable des grands vicaires, p.28.) M.(Pierre) Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 3 mai 1812).Il vient de recevoir sa lettre du 18, avec celle destinée à M.(Frs-J.) Déguise.Aimé Dugas « dont le bâtiment n'est sorti des glaces que d'hier partira pour Québec m avec la pierre de l'église (de St-Roch) qui est complètement taillée et prête à embarquer.L'ouvrier (maçon) dont le travail est très bien fait, a demandé d'être payé en entier de bonne heure, à la fin de l'ouvrage, et M.(André) Doucet en a été averti.« Le repos du 8 may n'accommodera guère vos habitants, la saison est avancée, peu de blé en terre.» (Cartable des grands vicaires, p.31.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 5 mal 1812).Il croit qu'Aimé Dugas partira le lendemain.II souhaite à l'évêque un heureux 130 ARCHIVES DE QUÉBEC voyage et un heureux retour, en lui conseillant de ménager sa santé, < dont le diocèse a grandement besoin ».(Cartable des grands vicaires, p.32.) M.Conefroy à Mgr Plessls, évêque de Québec (Boucherville, 15 novembre 1812).Il a reçu ses lettres des 24 octobre et 10 novembre.M.(Louis) Marcoux s'est rendu pour la Toussaint ft St-Charles « et les deux autres Messieurs informés de leur décharge », mais sans donner de réponse.Il l'a prié d'adresser ses lettres S M.Quesnel, avocat, car au Séminaire on craint de n'être pas remboursé des frais de poste: M.(Jean-Louis-Melchlor) Sauvage de Chatillonnet n'aime pas ft faire des avances qu'il estime douteuses, c Nous voici délivrés des Américains pour un certain temps; d'icy ft ce qu'ils se remettent en marche, il y a plus d'interval qu'il ne faut pour rétablir la paix, entre gens qui n'aiment point ft se battre.» (Cartable des grands vicaires, p.32.) M.Conefroy ft Mgr Plessls (Boucherville, 30 décembre 1812).B lui enverra le montant des dispenses vers le 6 ou 8 janvier prochain, c Depuis le 12 du présent notre communication avec Montréal n'a pas paru assez sûre pour employer la voie de la poste.» Il a assez mal fini l'année, mais il est mieux et il lui fait ses souhaits du premier de l'An.(Cartable des grands vicaires, p.33.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessls (Boucherville.5 janvier 1813).B lui fait passer par M.Quesnel le montant de 9111 11.\u20ac Sa nomination des procureurs de la caisse m'est parvenue, j'ai été plus fâché que réjoui de me voir du nombre.» (Cartable des grands vicaires, p.34.) M.Conefroy, vicaire général, ft Mgr Plessls (Boucherville, 13 mars 1813).Il lui enverra par M.Verchères (Boucher de) Boucherville 19861 de componendes et la rétribution de 310 messes.Il a vu Gilmore qui a commencé ft faire tailler la pierre, mais il manque des ouvriers dont un grand nombre sont ft Kingston.Le capitaine de Foy a mis ft son bord pour Québec 803 morceaux de pierre, et si cela ne suffit pas, Gilmore fournira le reste.« J'attendais aujourd'hui un charpentier auquel j'ai proposé la charpente de votre Église, il n'a point paru, j'imagine que le mauvais chemin l'aura retardé.» (Cartable des grands vicaires, p.34.) M.Conefroy, vicaire général, ft Mgr Plessls (Boucherville, 12 janvier 1814).Il a reçu sa lettre du 23, l'invitant ft aller ft St-Jean-de-RouviUe, mais il attend un nouvel ordre, car c les chemins sont bien difficiles, point de neige, il nous faut encore aller sur la terre comme en novembre.> Compliments de la nouvelle année.(Cartable des grands vicaires, p.35.) M.Conefroy, vicaire général, ft Mgr J.-O.Plessls (Boucherville, 2 avril 1814).II lui envole les conditions du contrat proposé pour le charpentier dont 11 lui a parlé.« pour tailler et poser la charpente de l'église et sacristie de St-Roch, voûter la nef et le choeur, le clocher ft deux lanternes pour le prix de 4,000 livres si on le nourrit avec ses ouvriers; la nourriture sera pain, lard et pois.S'il est obligé de se nourrir, Il demande 5,000'.» Pour lever la charpente.Il faudra 12 hommes pendant une semaine.Pour l'église, il faut des chevrons de 48 pieds de pin ou d'épinette.B entrera dans tout l'ouvrage environ 14,000 pieds de bols et il ne coûtera que 8,500 livres, c Je ne crois pas que cela fut trop cher.L'ouvrier est habile et fera assurément du bon ouvrage.» P.-S.Il le croit maintenant en possession de l'argent confié ft M.Ver-chères (Boucher de) Boucherville.(Cartable des grands vicaires, p.36.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessls (Boucherville, 17 mal 1814).« Le précis des ordonnances, etc., m'est parvenu trop tard.J'espère néanmoins que CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX 131 cela n'aura rien dérangé des projets de votre Grandeur sur un ouvrage qui me paraît des plus avantageux à vos Diocésains, aussi bien qu'à votre clergé.Je n'y vois rien à changer.Votre Grandeur, toutefois, se proposant de faire imprimer sous peu le nouveau rituel dont on a si grand besoin, ne pourroit-elle pas le finir par ce recueil et n'en faire qu'un seul ouvrage ou volume.» D n'a pu aller à Lapralrie rencontrer Gilmore A cause des mauvais chemins, car la pluie n'a cessé depuis quatre semaines, retardant de beaucoup les semailles.Il craint que les matériaux de la bâtisse projetée (à Québec) ne soient pas prêts, ce qui est peu Important si l'on manque d'argent.Il pressera le travail de l'ouvrier (charpentier).(Cartable des grands vicaires, p.37.) M.Conefroy à Mgr Plessis (Boucherville, 20 Juin 1814).Dispense de mariage.A propos d'une livraison de pierre à bâtir (pour Québec).U a envoyé un exprès à Gilmore, qui a répondu: « On a commencé à tailler la pierre de l'église de St-Roch.Le tout sera fait aussitôt que possible.> Il saura bientôt où en est le travail.(Cartable des grands vicaires, p.39.) M.Conefroy à Mgr Plessis (Boucherville, 15 Janvier 1815).Il a reçu le 11 Janvier à Montréal, où il est allé par la traverse de Varennes, sa lettre du 30 décembre.Il a averti l'ouvrier de la méprise des syndics (de Québec) sur le compte de la pierre à bâtir, et U a remis à M.Le Saulnler 1800* 18 pour componendes.Il n'a pu encore exécuter son projet de retraite.Ce qu'il voulait était d'employer, cette année, le surplus de son nécessaire à se bâtir une demeure pour y finir ses fours, et mettre de côté, l'année suivante, « terme fixé pour ma retraite » ce qui le ferait vivre en y ajoutant le mince revenu de sa terre.« Ceci posé, l'allonge du presbytère bâtie depuis 4 ans à mes dépens, ne pouvait-elle pas servir alors d'École et avec un peu de patience, vos vues ne seraient-elles pas remplies ?» Si l'évêque exige qu'il construise dès cette année, qu'il lui assure quelque part sur le revenu de la cure, afin de ne pas le mettre trop A l'étroit, « car Je me proposais d'aider selon mon possible, mon successeur autant qu'on m'en laisserait le pouvoir et que ça lui serait agréable.» (Cartable des grands vicaires, p.40.) M.Conefroy, vicaire général, A Mgr Plessis, évêque de Québec (Boucherville, 24 mai 1815).Il a reçu ses lettres des 11 et 18 mai.«Dimanche dernier, j'ai dit la messe, première fols depuis le 29 janvier.Lundy, j'ai visité mon aimable voisin Déguise que j'ai laissé en bonne santé; aujourd'huy, me voicy à Longueuli pour le Cimetière.Je m'attends A un prompt rétablissement, si les chaleurs continuent, ce qu'on a droit d'attendre.» Il lui souhaite un voyage prompt et heureux.(Cartable des grands vicaires, p.41.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 10 novembre 1815.) Il lui envoie le compte de la pierre de taille, et il ne peut servir (transmettre?) la requête de St-Charles avant les neiges.« L'affaire de M.(Pierre) Frechette touchant les bancs dans l'église est la même dans presque toutes les paroisses du Bas-Canada.C'est un commerce qui m'a toujours extrêmement choqué et que je n'ai peine A ne pas regarder comme criminel.Plusieurs chés moi ne s'en font aucun scrupule, quoi que je leur en aye dit.Il serait A désirer qu'on pût y remédier, mais le moyen quand on a des Marguilliers qui ont A se reprocher pareille faute.» Il espère que l'évêque n'aura rien A craindre des suites de son mal d'oreilles.(Cartable des grands vicaires, p.42.) 132 ARCHIVES DE QUÉBEC M.(Pierre) Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessls (Boucherville, \u20ac de mon lit», le 2 décembre 1815).Le 24 décembre, 11 a été saisi d'une goutte rétrocédante dans les entrailles, laquelle l'a conduit en 4 jours aux portes du tombeau et a reparu hier, pour lui laisser quelques moments dont U profite pour répondre à sa lettre du 28.c Dans une pareille situation, le changement proposé pourroit-il s'effectuer sans inconvénient?Paré sorti, tout le fardeau me tombera sur les épaules et avec des forces épuisées par la maladie, pourrai-] e le porter 7 Je n'en crois rien.» B se soumettra aux ordres de l'évêque, quoi qu'il lui puisse arriver.(Cartable des grands vicaires, p.43.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessls (Boucherville, 16 décembre 1815).B est en aussi bonne santé qu'il pouvait l'espérer, mais ses forces sont diminuées et il s'approche fortement de sa dernière demeure.M.(Pierre) Frechette, plus malade, est atteint d'une hydroplsie dont on ne guérit presque jamais.« Je le verrai mardy prochain devant aller à St-Charles pour l'Église qu'on y doit bâtir.» P.-S.Il le remercie de lui avoir laissé M.(Jean-Romuald) Paré.(Cartable des grands vicaires, p.43.) M.(Pierre) Conefroy à Mgr Plessls (Boucherville, 22 décembre 1815).Il a été à St-Charles où 11 a laissé les choses comme elles sont, pour éviter un procès.Ceux qui demandent une nouvelle église sont 70 contre 64 qui ne veulent qu'une réparation.Deux experts affirment que le pignon seul ne vaut rien tandis que la sacristie est absolument condamnée.Si les habitants se réunissent pour demander une nouvelle église, il exécutera sa commission, sinon il les renverra à l'évêque.11 a trouvé M.(Pierre) Frechette très enflé, mais encore confiant, pour s'être livré « à un misérable charlatan américain qui promet de lui faire chanter la préface dans cinq jours; je crois bien que dans 15, il pourra chanter avec les Chœurs des Anges: Saint, Saint, Saint, etc.» D'après M.(Pierre) Robltaille, il ne croit pas que M.(Pierre-Nicolas) Leduc puisse convenir à sa paroisse, qu'il doit protéger.P.-S.B ne se sent pas aussi bien à son retour qu'à son départ (pour St-Charles).(Cartable des grands vicaires, p.45.) M.(Pierre) Conefroy, vicaire général à Mgr Plessls (Boucherville, 12 janvier 1816).Il a reçu le 12 janvier sa lettre du 27 décembre à cause de la communication interrompue entre Montréal et Belceil.M.(J.-B.) Bédard lui aura sans doute annoncé par la voie de Sorel la mort de M.(Pierre) Frechette.Il a remis 30 louis de componendes à M.(Jean-Henri-Auguste) Roux.Témoignage peu favorable de M.(Pierre) Robltaille sur M.(Pierre-Nicolas) Leduc.Il l'a informé par lettre de son opération manquée de St-Charles, parce que ceux qui veulent reconstruire l'église ne sont guère plus nombreux que ceux qui tiennent pour des réparations possibles d'après deux experts, c J'ai cru d'après une majorité si faible (70 contre 64) devoir les laisser jusqu'à ce qu'ils s'accordent ou que Votre Grandeur en ordonne autrement.» (Cartable des grands vicaires, p.46.) M.(Pierre) Conefroy à Mgr Plessls, évêque de Québec (Laprairie, 31 janvier 1816).Dans cette lettre, contre-slgnée par MM.(J.-B.) Boucher et (Frs-J.) Déguise, il rend compte de leur enquête faite à St-Constant sur un complot ourdi contre M.(Pierre) Consigny, curé de St-Constant, pour le chasser de sa paroisse à quelque prix que ce fut.Ils le jugent innocent à cause du petit nombre de ses accusateurs, des contradictions observées dans la déposition de Charles Rhéaume et de sa femme, du refus de comparaître de la femme de François Demers, ainsi que CORRESPONDANCE DE CINQ VICAIRES GÉNÉRAUX de celui de Pierre Matte et de ses adhérents.Tous les autres paroissiens rendent un bon témoignage à la régularité de la conduite de leur curé.Le tout est attesté pai un procès-verbal annexé à cette lettre.{Cartable des grands vicaires, p.47.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 21 février 1816).Il transmettra le contenu de sa lettre du 15 à M.(Pierre) Consigny, très affligé de la trame ourdie contre lui, et qui avait besoin d'un pareil remède.Il a reçu en sa faveur une requête signée de 646 habitants de St-Constant entre lesquels sont tous les notables et les personnes de quelque éducation.Mais malgré cela, il deviendra peut-être nécessaire de le changer, parce qu'un petit nombre de gens acharnés ne cesseront de lui susciter du trouble.Il l'informe que M.(René-Pierre) Joyer a refusé d'accepter M.(Pierre-Nicolas) Leduc, comme vicaire; l'enverra-t-il aux Cèdres ?U écrit à M.(Chs-Marie Boucher de) Boucherville, curé de Charlesbourg, qui lui remettra £19 6 3, à compte des dispenses.{Cartable des grands vicaires, p.48.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 20 avril 1816).Il a reçu sa lettre du premier du mois, mais sans y donner de réponse, parce que les communications avec Montréal sont interrompues depuis plusieurs jours.< Il paraît que M.(Laurent) Aubry n'a point reçu ma première lettre du commencement du carême; je profitai alors de l'occasion d'un de mes habitants qui passait aux Cèdres.» Les 23 et 27, M.(Pierre-Nicolas) Leduc! était en route.Il lui a envoyé 25 louis de componendes par Souligny.Le Jeudi et le Vendredi Saints, il a tenu la chambre, et des douleurs continuelles le gênent beaucoup.Il l'attend vers le milieu de mal « pour votre voyage du Haut-Canada ».(Cartable des grands vicaires, p.49.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 22 août 1816).Il lui renvoie par M.Vassal la commission pour l'église de St-Charles.Il n'a pu descendre à Québec, « craignant qu'un grand mal de reins ne me permit de supporter la voiture.» Il a communiqué la lettre de l'évêque à M.(J.-B.) Daveluy, qui avait cru à tort être ordonné après les vacances.Msr Plessis est prié de s'expliquer sur ce cas d'interstice.{Cartable des grands vicaires, p.50.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr Plessis (Boucherville, 12 septembre 1816).«Le jeune Chaboillés a quatorze ans passés et n'est sujet à aucune infirmité.Je n'ai point encore de maître d'étude; je n'aime point les gens mariés pour cet office, je préférerais un homme libre, en conséquence, je suis décidé à attendre encore quelque temps.Il me semble que M.Labrèque après des engagements pris avec moi, ne restant pas à St-Roch, aurait dû venir chés moi, mais nous ne sommes pas dans un siècle où l'on se fasse scrupule de manquer à ses promesses.» {Cartable des grands vicaires, p.51.) M.Conefroy, vicaire général, à Mgr J.-Octave Plessis, évêque de Québec (Boucherville, 30 octobre 1816).Il a reçu sa lettre depuis peu de jours et II attend l'argent pour payer « l'impression des livres sauvages ».M.(J.-B.) Bédard est très satisfait de son voyage (à Québec ?) et M.(François-J.) Déguise son voisin lui paraît en très bonne santé.(Cartable des grands vicaires, p.52.) i ¦ - CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR (suite)1 LE ROI A M.DE VAUDREUIL (19 février 1712) 19 février 1712.Monsieur, Je viens de perdre en moins de six jours mon petit fils le dauphin et ma petite fille la dauphlne un coup sy accablant et sy impreveû me cause une affliction dautant plus grande que ce Prince jolgnolt a une piété exemplaire Touttes les autres Vertus dignes de son rang et que la Princesse Sa femme avoit justement acquis et Partageolt avec luy mon estime et ma Tendresse, Comme Une perte sy irreparable est générale pour Tout mon peuple.Je dois joindre mes prières aux Siennes pour demander a dieu le Repos de leurs ames et la consolation dont jay besoin dans ma douleur.Alnsy Je vous Ecrit cette lettre pour vous dire, qu'aussytost que Vous laurez receue Vous fassiez faire des prières publiques dans lestendue de Votre Gouvernement, Et en mesme Temps pour Vous dire que vous assistiez a celles qui Se feront dans legllse Cathédrale de Quebec et dy faire trouver les officiers du Con*1 Supérieur afin dexciter par Votre exemple le Zelle et la piété de mes sujets, sur Ce je Prie dieu quil Vous ayt Mr Le marquis de Vaudreull en Sa S4\" garde.2 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (19 février 1712) à Marly le 19 fev.1712.Monsieur, Ce nest que pour accompagner la lettre que le Roy vous écrit au Sujet des prières publiques qui doivent estre faites pour le repos des ames de MBr Le Dauphin et de M* la dauphlne et pour Vous assurer que je Suis 6.LE MINISTRE A MADAME DE VAUDREUIL (27 avril 1712) A Marly, le 27 Avril 1712.Jay receu Madame la lettre que vous m'avez fait lhonneur de m'ecrire avec les 2 placets et la Copie du Brevet accordé au feu Sr Baudouin, je vous prie i Voir R.A.Q.1938-39, pp.10-179 pour les années 1703-1706; R.A.Q.1939-40, pp.355-463 pour les années 1707-1708; R.A.Q.1942-43, pp.399-443 pour les années 1709-1710 et R.A.Q.1946-47, pp.371-460 pour les années 1710 et 1711.* Copie aux Archives de la Province de Québec.[137] 138 ARCHIVES DE QUEBEC d'cstre persuadée que Je feray attention a tout ce que vous me recommandez et que Je suis.1 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (15 mai 1712) A Versailles, le 15 May 1712.Monsieur, La veuve du Sablé m ayant représenté ley qu'elle a deux de ses En fans qui servent actuellement dans les troupes du Canada et que vous en êtes content alnsy qu'il ma paru par vos lettres.Je vous prie de donner a Lalsné la premiere place d'Enseigne reformé qui viendra a vacquer, et d'avancer l'autre dans la Sultte s'il continue a bien servir co* il a fait par le passé.Vous me ferez plaisir dans cette Occasion.1 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (6 Juin 1712) A Versailles, le 6 Juin 1712.Monsieur, Les parens du Sr de Selle, Lieutenant des troupes en Canada, qui y repasse cette année, m'ont rep'nté qu'il veut faire dans ce pays un mariage qui ne luy convient en nulle façon et m'ont demandé de supller Sa Ma\" de vouloir bien l'empes-cher, J'en ay rendu compte au Roy qui souhaltte que vous ne donniez point a cet officier la permission de se marier et que même vous l'en empeschiez sll continue d'en avoir le dessein.1 MEMOIRE DU ROY A MM.DE VAUDREUIL ET BEGON (15 Juin 1712) A Marly, le 15 Juin 1712.Sa Ma\" a veu par la despeche des Sn de Vaudreull et Raudot le compte qu'ils ont rendu des affrw de la Nouvelle France par la lettre commune du 7 Novembre de l'année dernière.Elle souhaltte que les Sn de Vaudreull et Be g on vivent en parfaite intelligence ensemble et ne veut point que les pensées dlferentes qu'Us pouroient avoir sur certaines affaires les éloignent l'un de l'autre.Us doivent s'en expliquer ensemble et s'ils ne peuvent en convenir en rendre compte a Sa Ma\" sans que cela cause aucune altération entr'eux.Comme le S1 Raudot en partant du Canada a remis toutes les affaires qui regardent l'intendance entre les mains du Sr Daigremont qu'elle scait être bon sujet.Elle souhaltte que le S» Begon prenne de luy toutes les lumières et les vues qui luy peuvent être nécessaires pour sacquitter dignem1 de l'employ qu'Elle luy a confié.- 1 Copie aux Archives de la Province de Québec. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 139 Sa Ma\" conscntiroit volontiers que les voyageurs, que les S™ de Vaudreuil et Raudot ont envoyez a Michilimaluna pour faire descendre les Sauvages et qui se sont équipez a leurs despens pour faire ce voyage, y remontassent cette année chargez de marchandises pour les indemniser, si Elle avoit résolu de rétablir les congez, mais elle veut attendre a la paix a terminer cette affaire qu'il faut examiner a fonds et bien discuter tant par rapport aux avantages que ce rétablissement de congé peut produire, qu'au prejudice qu'il peut causer a la Colonie.Elle souhaltte que le Sr Begon s'Informe si ces voyageurs n'ont rien porté l'année dn pour commencer chez les nations qui ait pu les dédommager de leurs voyages et qu'il envoyé un état exact de ce qu'il leur est deub avec son avis en cas qu'ils n'ayent fait aucun commerce.Elle est contente de Implication que le Sr de Vaudreuil assure avoir tous-Jours pour empescher le commerce de l'eau de vie.Elle veut qu'il la continue et qu'il l'augmente mesme s'il se peut que le S' Begon tienne la main a tous les ordres qu'Elle a donnez sur ce sujet.Sa Ma\" a approuvé que le Sr de Vaudreull n'ait pas envoyé a Michilima-quina les Sn de Louvlgny et de Llgnery.Elle est persuadée des bons services que ces deux officiers luy auraient rendus si les Anglois etolent dans la Colonie mais co* il est a croire que les ennemis ne reviendront pas une seconde fois pour l'attaquer, le Sr de Vaudreuil peut envoyer ces officiers a ce poste.Elle est satisfaitte d'aprendre que le Sr Dalgremont tiendra la main a lordon-nance rendue par le Sr Raudot au sujet de la reduction des chevaux.Elle souhaitte que le Sr Begon en fasse de mesme et qu'en prenant tantost les voyes de la douceur et tantost celles de la sévérité suivant les occasions.Il réduise a la fin les habitans a n'avoir que le nombre de chevaux qui leur est nécessaire et dont Us ne peuvent se passer po' travailler leurs terres, tirer leurs bois et transporter leurs bleds.Voila les seuls usages ou ils doivent leurs estre utiles n'étant point naturel que des habitans s'en servent l'hiver pour se communiquer d'une cote a l'autre au Heu d'aller en raquettes co* Ils devraient tous faire, les Sieurs de Vaudreull et Begon ne peuvent donner trop d'attention a faire mettre tous les habitans dans l'usage des raquettes qu'ils ont quasi tous perdu, et ils doivent les empescher autant qu'Us- le pouront de mener une vie molle sur toutes ses sortes de choses laquelle par la suitte diminue leur force et abat entièrement le Courage.Ils doivent aussy connoistre par l'attention que Sa Ma\" a d'envoyer des recrues en Canada, celle que le Roy a tous) ours la bonté d'avoir po' cette Colonie, Us ne peuvent trop la faire vallolr dans l'esprit des peuples et leur faire entendre que si les choses ne vont pas dans le tems p'nt de même que par le passé ce sont les tems durs et dificiles dans lesquels on est qui en sont la Cause, toutes les apparences sont cepend' que ce tems vS bientost changer par la paix qui va se faire.Sa Ma\" est persuadée que les congez n'afoibllss1 point la Colonie pourveu que les soldats qui sont congédiez s'établissent dans le pays et devlen* habitans, mais U faut outre cela que ces mêmes soldats soient bons travalllans et qu'ils puissent faire vallolr une terre, car si au contraire on congedloit de ceux qui sont faineants pour s'établir, Us deviendrait a Charge a la Colonie, c'est sur quoy le Sr de Vaudreuil ne scaurolt avoir trop d'attention.Elle a bien voulu accorder cette année a la colonie du Canada les mesmes fonds qu'Elle luy accorde ordinairement et outre cela un de 50,000' po' les dépenses a rejetter de 1710 sur 1711 et un autre MO ARCHIVES DE QUEBEC de cent mille livres a compte de celles faites l'année d1* Ils doivent remarquer que Sa Mau n'a Jamais donné des fonds si considérables a la Colonie au Canada et dans des tems si dificiles, c'est pourquoy Elle recommande aux S™ de Vaudreull et Begon d'avoir soin qu'ils soient employez utilement qu'il ne se fasse aucune dépense superflue et de retrancher même a l'avenir celles qui ne sont pas absolument nécessaires.Les Sn de Vaudreull et Begon doivent tousjours donner leur attention pour que les Jeunes gens du Canada se marient afin de peupler cette Colonie d'avantage quelle ne l'est en les excitant a ces mariage, ils doivent a ussy les encourager a bien travailler les terres afin qu'ils puissent vivre commodément de ce quelles leurs reporteront, c'est en party la fainéantise et la paresse des habltans qui empeschent cette Colonie destre peuplée comme Elle devrait l'estre, les Jeunes gens en sortent et en veulent sortir parce que leurs pères ne les accoutument pas d'assez bonne heure au travail et ne leurs donnent point un goust qu'ils devraient avoir et que leur procurerait des êtablissemens seurs, Us doivent leur faire connolstre la continuation des bontez que Sa Ma\" a pour eux pour le rétablissement du fond des mariages EUe recommande au Sr Begon de luy rendre compte de l'usage de ce fond et du bon effet qu'aura pQ produire son rétablissement Il y a un arrest rendu au Conseil de Sa Ma\" en 1668 qui fait deffense aux pères de s'oposer au mariage de leurs enfans, scavolr les garçons a laage de 20 ans et les filles a 16 ans sans cepend* pour cela que les enfans s'écartent du respect qu'Us doivent a leurs parens, U est nécessaire que le S' Begon suive cette Jurisprudence dans toutes les affaires qui viendront par devers luy au sujet des mariages et que le S* de VaudreuU et luy exdtent leurs parens a les marier a ces aages et mcsme plutost s'U se peut.Le S' de VaudreuU doit toujours faire vallolr co* une grande grace dans lesprit des Sauvages les médailles qu'U leur donnera et U ne doit les distribuer qu'a ceux qui les auront merltéez par leurs services et leur election a prendre garde en mcsme tems d'avilir les graces en les rendant trop communes.Sa Ma\" est contente des mesures que le Sr de VaudreuU a prises pour apaiser l'Iroquols au sujet du coup qui avoit été fait par la famille de Paskoué.EUe est persuadée du Zelle que le Sr de LongueuU a pour son service,' EUe scalt qu'U se risque avec plaisir dans touttes les occasions qui le concern' et qui .regardent la Colonie, EUe luy en a marqué son contentement U y a 2 ans par la place de lieutn' de Roy de Montreal qu'EUe luy a accordée, B n'a qu'a continuer avec la mcsme bonne volonté ses services et U ressentira de plus en plus les graces de Sa Ma\".Le Sr de VaudreuU doit marquer aux Iroquois le tort qu'Us ont eu et la fautte qu'Us ont faltte de s'estre laissez séduire par les Anglois, U doit aussy leur pardonner et chercher par toutes sortes de moyens de les attacher d'avantage aux interest de la Colonie afin qu'U ne retombent plus a l'avenir dans un pareil cas.EUe est satisfaitte de Implication que le superleur du séminaire de Quebec donne a l'instruction de la Jeunesse, elle souhaltte qu'U la continue et Elle se souviendra de ce Séminaire dans l'occasion.EUe est contente de l'assurance qu'U donne que les intéressez en la Compagnie de la Colonie se conformeront a ses ordres au sujet des apointem* du Sr Rlverln et de la nomination qu'Us ont faitte du S' Pinault pour faire le recouvrement CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR Ml de ce qui reste dû a cette compagnie, et Elle veut que la deliberation qui a été faltte sur ce sujet le 22 octobre 1711 soit exécutée en son entier.Les S\" de Vaudreull et Begon trouveront cy Joint un ordre du Roy en faveur du Sr Plnault po' le faire Jouir des graces que Sa Ma\" avoit accordéez a celuy qui serait choisy par cette Comp1» mais Elle veut en mesme tems qull rendre compte du recouvrement qu'il fera année par année.Elle souhaltte que le Sr Begon examine le mémoire qui a été envoyé l'année dn sur les comptes qui ont été rendus par le S' Duplessls et les réponses qu'il y aura faites dont 11 fera un extrait qu'il Joindra avec son avis a la lettre commune.Elle desire que le Sr Duplessls se conforme aux ordres que le Sr de Vaudreuil luy a donnez l'année d™ et il doit les luy réitérer cette année.Elle a disposé en faveur du S' Collet qui passe cette année en Canada de la charge de procureur g'nal du conseil Supérieur de Quebec c'est un homme qui a suivi le Barreau au Parlement de Paris et qui est fort capable.Elle luy donne ordre d'avoir tourte la deference qu'il doit pour les S\" de Vaudreuil et Begon, mais Elle souhaitte en mesme tems qu'Us ayent pour luy les égards que Sa charge et sa bonne Condultte doivent luy procurer, Elle se souviendra dans les occasions du Sr Maccart, EUe est satisfaite du compte quils rendent des services du Sr S' Cas tin et elle prouve (approuve ?) Lordre que le Sr de VaudreuU luy a donné pour commander dans Lacadle les francois et les Sauvages, EUe a bien voulu luy accorder Une commission de Lieutenant surnuméraire qui est cy jointe et ne l'attache a aucune Compagnie, persuadée quelle est quil continuera ses services avec la même affection et la même bonne Volonté quil a eu par le passé, En ce cas il doit estre persuadée qu'U ressentira de plus en plus Les graces de Sa Majesté.Le Sr Begon luy fera payer ses appolntemens sur le fond de l'extraordinaire de la Guerre.Elle a appris avec chagrin la perte du port Royal et que les habitans de la Banlieue ayent esté obligez faute de munition de faire une espèce d'accommodement avec Les Anglois.Les Sn de VaudreuU et Begon doivent donner toute leur attention pour maintenir les Sauvages de Lacadle dans l'aversion quils ont contre les Anglois et les obliger de continuer a leur faire La guerre.Ils doivent prendre des mesures pour cela avec le Sr de S1 Castin.EUe ne doute point qu'U ne soit facile dy réussir puisque les gens de Baston ont fait encore un coup sur eux qull faut faire valoir dans l'esprit de ces Sauvages, Elle sait qu'on ne peut faire toutes les choses sans leur donner, mais U faut faire les presents les moins forts qu'on le peut et les donner toujours au plus accrédité de la Nation, et a ceux qui mènent les autres, ne tant absolument nécessaire, que de gagner ceux la par ce qu'avec leur secours, ont vient a bout du reste, EUe est satisfaite de la conduite de ces Sauvages et a approuvé quU leur ait esté fourny du Canada les mêmes presents quils reçoivent de Lacadle.Il faudrolt aussy observer La même chose a l'égard des autres nations.Sa Majesté a fait remettre cette année les fonds en Canada pour la subsistance des officiers de Lacadle qui sont passez dez l'année dernière.EUe souhaitte que les fortifications de Quebec soient faites sur le plan qui a esté envoyé L'année passée et elle ne veut pas absolument qull y soit rien changé.EUe est ravy d'aprendre la confiance que les travaux qu'on a fait cette année Là ont donné a tous les habitans de la Colonie, Il ny aura qua revêtir toutes ces terres de maçonneries pour mettre les fortifications dans leur perfection.Il faut travaU- 142 ARCHIVES DE QUÉBEC 1er a cet ouvrage peu a peu et suivant les fonds que Sa Majesté Veut bien accorder tous les ans.Elle a appris qu'on avoit fait un rem port autour de la Ville de Quebec qui commence dans le Jardin de Lhotel Dieu et finit a celuy de M L'Evesque.EUe souhaltte que cet ouvrage ne soit point détruit et au contraire quU soit entretenu affin qua lavenlr on ne soit point obUgé de le recommencer.Le S* de VaudreuU envoyera cette année copie du con' des fortifications qui ordonne cet ouvrage.EUe est bien ayse que le fort de Chambly soit dans toute sa perfection et d'aprendre La confiance que cela a donné aux habltans du Gouvernement de Montreal.EUe a esté satisfaite des precautions que le S' de VaudreuU a prises sur la copie de La lettre quU a receu de M.de CostebeUe et sur les dlfferens avis qull a eu que la Colonie devoit estre attaquée par un armement de 16,000 hommes, et a approuvé toutes les dispositions qui] a fait qui luy ont paru bonnes et tous les ordres quU a donné, mais U aurait esté a souhaitter qu'ont eu fait moins de dépense et l'attention des Sn de VaudreuU et Begon doit estre d'épargner par la suite autant qulls le pouront.Ils doivent toujours tenir la main a ce que les off*\" qui iront en party ou qui auront le Commandement des Convoys qui seront destinez pour les postes avancez, se chargent des canots, ustenciles et agrez quon leur remet entre les mains pour les faire rendre ensuite a ce magasin a leur retour.B faut qulls les excitent a en avoir tout le soin possible en leur faisant comprendre quU ne suffit pas seulement a un bon officier destre Brave, mais quU faut quU ait du soin, de la conduite et de la vigilance et que Sa Majesté avancera toujours par preference ceux qui joindront ces qualltez a la premiere.EUe attend Le compte que les S\" de VaudreuU et Begon doivent rendre des deux Arrests du Conseil qui ont esté envoyez Lannée dernière touchant les concessions, Elle souhaite que le S.Begon suive de fort prez cette affaire et envoyé tous les ans un état des terres en roture quU aura concédées aux habltans faute par les Seigneurs de le faire et des Seigneuries qull aura remis au Domaine de Sa Majesté faute d'estre habitées.EUe souhaite aussy avoir un état de toutes les Seigneuries qui sont accordées en Canada en haute moyenne et basse justice, ou soient marquées celles ou les Seigneurs entretiennent des officiers pour juger les habltans.Elle na pas jugé a propos d'accorder les ratification des concessions que les S\" de Vaudreull et Raudot Luy ont demandées.Sa Majesté a esté informée de la nécessité ou les Sn de VaudreuU et Raudot se sont trouvez de faire des cartes pour le payement des dépenses a cause que les trésoriers nont pu tirer de lettres de change sur les fonds ordonnez, quoy quelle souhaltterolt quon ne mit point cet expedient en usage, EUe a cependant bien voulu approuver ce qu'Us ont fait a cet égard, mais eUe recommande aux S™ de VaudreuU et Begon d'avoir toute l'attention possible de faire retirer ces cartes a mesures que le commis du trésorier tirera des lettres de change sur france et de ne mettre çe moyen en pratique que dans lextreme nécessité, sans quoy elle ne serait pas contente de le' conduite.n est fâcheux que le nommé Poulargue se soit sauvé de l'hôtel Dieu de Quebec Sa Majesté ne doute point par les ordres que le S.de VaudreuU doit avoir donné cet hiver quon ayt repris cet homme et eUe luy recommande de le renvoyer CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 143 en franco par le vaisseau Le héros pour estre conduit aux Galères.Les S™ Vaudreuil et Begon doivent prendre toutes les precautions possibles pour que pareille chose n'arrive plus a l'avenir.Sa Majesté na pas approuvé la conduite des S™ de Vaudreull et Raudot par raport a Lordonnance quils ont rendus au sujet du 10* et de la retenue des 4d pl.Ils auraient pu laisser la chose en suspend jusqu'à ce qu'Us eussent receu ses ordres.Le S™ de VaudreuU et Begon trouveront cy joint l'Edit concernant les 4* cest un avantage pour la Colonie que Sa Majesté veut bien y establlr cette retenue qui assure des recompenses a ceux qui seront estropiez ou qui auront vleUly dans son service, et même aux matelots qui se trouveront dans ces deux cas a celuy des marchands, Sa Majesté souhaitte que cet Edit soit enregistré au Conseil Supérieur de Quebec et elle charge particulièrement Le Sr Begon de cette affaire.Sa Majesté souhaitte que le Règlement que le Sr Raudot fils a rendu a Montréal pour fixer le nombre de Cabaretlers qui doivent estre dans cette ville soit exécuté et quil ny soit donné aucune atteinte sous quelq.prétexte que ce soit.EUe le recommande aux S\" de Vaudreull et Begon qui par le retour du vaisseau luy envoyeront une copie de ce Règlement.Sur ce que le Sr de Ramezay mande quU serait a souhaltter que la ville de Montreal fut entourée de murailles et que les habitans y pourolent contribuer en partie.Sa Majesté souhaite que les Sn de VaudreuU et Begon examinent avec luy ce que ses habitans voudront et pouront fournir ce quils luy en rendent compte en envoyant un projet, un plan et un état des dépenses qull conviendrait de faire.Elle est Informée que cette ville est d'une grandeur prodigieuse et quU y a plus de terrain vuide ou en Jardin que de baty, U serait a désirer qu'on put la diminuer.EUe veut a ussy quils luy rendent compte l'année prochaine de ce quil y aurait a faire sur ce sujet.Plusieurs officiers du Canada ont demandé a Sa Majesté le gouvernement du fort Chambly, auparavant que de se determiner a ériger le fort en Gouvernement, EUe souhaitte que les Sn de VaudreuU et Begon luy marquent ce quils croiront nécessaire d'établir dans le fort tant par raport a la garnison que pour le commandement et les appolntemens qu'un gouverneur d'un pareil fort mériterait.Sa Majesté a examiné les pretentions des S\" hazeur pour le droit de traltte et de chasse dans leur Terre de la Malbaye, EUe na trouvé aucun fondement dans leur demande et elle ne veut point leur accorder les droits quils nont point par le contract de leur concession et qui diminuroient son Domaine en Canada ou eUe en a très peu.Sa Majesté sait que la raison pour laquelle II reste peu de fusils dans ses magasins est quon en délivre une trop grande quantité aux Sauvages, Elle souhaitte que les S™ de VaudreuU et Begon leur en fassent donner le moins quils pourront aflîn que ces magazine n'en manquent point par la suite.Il en passe 500 dans le v*» du Roy, le héros.EUe a esté Informée que les Sauvages domiciliez vont commercer des marchandises Anglolses a Orange et quils viennent ensuite les traitter dans la ville même de Montreal avec les sauvages den haut qui y descendent.Les S™ de Vaudreull et Begon doivent sapllquer a empescher et détruire autant que faire se poura le Commerce qui est très préjudiciable au Royaume et U faut quUs prennent toutes les mesures possibles et praticables pour y parvenir, fait a Marly Le 15 Juin 1712.» « Copie aux Archives de la Province de Québec. 144 ARCHIVES DE QUEBEC LE MINISTRE A MADAME DE VAUDREUIL (18 Juin 1712) A Marly, le 18 Juin.Je suis bien ayse de vous donner avis Madame que Le Roy a eu la bonté de faire M.le marquis de VaudreuU commandeur de Lordre de S' Louis et sans pension, cette marque d'honneur quU vient de luy accorder et qui est sans exemple doit vous faire bien du plaisir.Je suis ravy dy avoir contribué par le compte que J'ay rendu a Sa Majesté des justes et bonnes mesures quU a pris lannée dernière pour repousser les ennemis nen parlez point je vous prie.Je suis avec 6c.1 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (18 Juin 1712) A Marly, le 18 Juin.Je vous apprend avec beaucoup de plaisir Mr que le Roy vous a fait Commandeur de Lordre de S' Louis surnuméraire et vous ne devez pas douter que je ne sois fort ayse d'avoir pu vous procurer une grace aussy extraordinaire de Sa Majesté puisque vous connaissez les sentimens que j'ay pour vous et combien je suis porté a vous rendre service.Vous pouvez Compter aussy que le Roy aura soin de vôtre famille et je vous exhorte d'estre Tranquille sur cela et destre persuadé que j'auray toujours toute l'attention que vous pouvez désirer pour ce qui vous appartient, au reste trouvez bon que je vous recommande de ne vous servir que de bons et Agréables et tout le monde pour les employs dont vous disposez, on les connoist facilement par la réputation quils ont, et vous ne pouvez avoir trop dat-tention a les bien choisir tant pour le bien du service que pour éviter les plaintes, Vous devez aussy chercher a vous faire aimer de plus en plus de tous ceux qui sont sous vos ordres et des peuples que vous gouvernez, et le plus seur moyen dy parvenir est de rendre toujours Justice, d'entretenir le bon ordre et la paix dans les familles, de n'entrer dans les discutions particulières que pour les faire finir et de ne vous en point mesler lorsque vous ne pourrez les accommoder, de ne jamais écouter les discours de femme, de ne point souffrir que Ion dise du mal de personne devant vous et d'éviter d'en dire vous même afin de ne point aliéner les esprits, Jespere que vous regarderez ce que je vous marque sur cela comme une preuve de Linterrest que je prends a ce qui vous touche et je vous prie de croire que je suis toujours plus véritablement a vous M.que personne au monde.1 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (22 Juin 1712) A Marly, le 22 Juin 1712.Monsieur, Je Joints icy des Commissions pour les officiers des troupes que Sa Majesté entretient en Canada qui ont eu des expectatives les années précédentes et qui sont a present remplacés dans les Comp~ Je vous prie de les leurs remettre et de leurs 1 Copie aux Archives de la Province de Québec. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 145 recommander d'augmenter leurs zele et leurs apllcation pour le service de Sa Majesté, il est nécessaire qua lavenlr vous me demandles année par année des Commissions pour ceux qui auront eu des expectatives et qui seront entré dans les Comp«* et que vous me fassiez cette demande par une lettre séparée qui ne parle que de cette seule affaire.Je suis.1 ADDITION AU MEMOIRE DU ROY A MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON (24 Juin 1712) Sur ce que le S.Costebelle a marqué que sil ne luy venoit du secours de Canada par raport aux vivres la Colonie de Plaisance dont il est gouverneur serolt réduite aux abois.Sa Majesté souhaitte que les Sn de Vaudreuil et Begon facilitent autant que faire se poura le Commerce du Canada avec cette Colonie et quils excitent les marchands dy envoyer le plus de vaisseaux quils pouront chargez de vivres et de rafraîchissement.Elle souhaitte a ussy quils cherchent tous les moyens praticables pour augmenter le commerce de la Colonie qui est confiée a leurs soins, quils y exhortent les marchands a en faire de nouveaux sil est possible, et quils leur donnent pour cet effet toute la protection et toutes les facilitez dont ils auront besoin.II faut pour y parvenir quils laissent une liberté entière au Commerce quand elle ne preju-didera pas au bien du service de Sa Majesté, quils ne se mêlent en aucune manière des affaires de ces marchands enfin quils ayent Et.en marquent de la consideration pour ceux qui feront un gros commerce et de nouvelles entreprises afin de donner par ce moyen de l'émulation a tout le monde.Les Sn de Vaudreull et Begon ne scauroit estre trop attentifs à ce que la Justice se rende sans partialité, animoslté, pretentions ny complaisances et avec la plus scrupuleuse Intégrité surtout le S.Begon qui est particulièrement chargé par Sa Majesté de son administration.Il faut quil y excitent tous les juges, quils y attirent par la considération quil aura pour eux celle que les autres leur doivent, et quil les empeschent en même tems de vexer et de se faire craindre des autres hommes, ce qui n'arrive que trop souvent par un pouvoir Injuste qu'on croit se devoir attribuer quand on est en charge.Il est nécessaire que le Sr de Vaudreuil marque aussy de son costé de la consideration a ses juges pour leur en attirer.Il faut que la justice soit également rendue au pauvre comme au Riche, au folble comme au Puissant, et a Ihabitant comme au Seigneur.Sa Majesté ne peut trop recommander au S™ de Vaudreuil et Begon de donner une extreme attention a ce qui regarde le culte de Dieu et la Religion, a ce qui peut contribuer a la conversion des Sauvages qui nont encore aucune connoissance du vray Dieu et a l'instruction de ceux qui ont embrassé La Religion Chrestlenne.Ils doivent Lun et lautre donner de bons exemples ne point souffrir aucun scandale et obliger les peuples destre dans les Eglises avec la descense et le respect quils y doivent avoir.1 Copie aux Archives de la Province de Québec. 146 ARCHIVES DE QUEBEC Le S.Le Vasseur de Neré ayant demandé a Sa Majesté permission de se retirer du service.Elle a bien voulu la luy donner et accorder la place d'ingénieur qull avoit au Sr de Beaucourt Cap\"* d'une des Compagnies des troupes qu'elle entretien dans la Colonie.Elle a Jugé a propos de réduire les apolntemens qui y sont attachez a la somme de 800' et de faire deux sous ingénieurs qui sont les Sn de Catalongne Lieutenant et de Morville Enseigne, qui y passe cette année dont les Comm0M sont cy Jointes ausquels elle a accordé a chacun 200' d'apolntemens.Elle souhaite que le Sr de Catalongne serve a Montreal, et le S1 de Morville a Quebec, par ce moyen il ne sera plus nécessaire de payer de sous ingénieurs ou d'Inspecteurs sur les travaux ou elle veut qull n'en soit point mis, a moins d'une nécessité absolue.Sa Majesté, ayant esté informée que les S\" de Vaudreull et Raudot ont réglé l'année dernière La Banlieue du fort Pontchartraln de Chambly qui a esté bornée par le S.Catalongne, a rendu un Arrest du Conseil qui est cy Joint pour autoriser leur Ordonnance, Elle souhaite qull le fassent enregistrer au Conseil Supérieur de Quebec.La place de Con\" du S.de Villeray se trouvant vaccante par sa mort.Sa Majesté a bien voulu laccorder au S.hazeur qui fait les fonctions de Lieut' particulier a Quebec, sa Common est cy Jointe, que les Srs.de Vaudreull et Begon luy remettront en luy recommandant en même temps de sapllquer a remplir dignement la charge dont il se trouve honoré.EUe a bien voulu aussy accorder au Sr Dartlgny un ordre pareil a celuy quavoit le S.hazeur pour faire les fonctions de Lieutenant particulier a Quebec Ils doivent lexhorter a se mettre au fait des affaire de Judicature et a remplir cette place avec approbation.Les Sn de VaudreuU et Begon trouveront cy Joint des Lettres de Naturalité que le Roy a bien voulu accorder a Marie SUver et a Esther OWellen Angloises Catholiques.fait a Marly le 24 Juin 1712 »; LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (25 Juin 1712) A Marly, le 25 Juin.J'aurols souhaltte que M.de CostebeUe vous eut envoyé les armes et munitions qui luy sont.arrivées par la Loire en 1710 et qui estaient destinées pour lacadie que vous luy avez demandées, Je luy ordonne de les envoyer en Canada par les premiers vaisseaux ce sera un secours de plus que vous recevrez pour la colonie.Il a esté embarqué desja cette année seize soldats de recrue sur les vaisseaux la Louise de Rochefort et l'heureux retour de la Rochelle qui sont partis pour Quebec Jespere qulls seront arrivez a bon port et que vous recevrez aussy les 30 qui passent dans le vaisseau du Roy le héros.M.de Gallffet gouverneur des trois Rivières me marque quil y a eu dans son gouvernement quelq.disputes entre les Capitaines des milices et les seigneurs des Paroisses qui prétendent que ces premiers leurs doivent communiquer les ordres qulls reçoivent des gouverneurs et des Intendants avant de les mettre en execution.Je vous prie de faire entendre a tous ses seigneurs que cela ne leur est point dû et quUs ne sont pas en droits de lexiger de ces Cap\"** qui cependant le doivent faire par honnesteté quand cela ninteresse pas le service.1 Copie aux Archives de la Province de Québec CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 147 Jenvoye a M.Begon un placet du S.Dartigny.Je le prie de l'examiner avec vous afin que vous m'envoyez un mémoire en commun sur ce qui y est expliqué, avec vos avis.Le S.Gayot me mande que la Comp» du castor envoyé le S.La Noullier a Quebec avec une procuration pour prendre connoissance de l'état de son commerce, des effets qui y restent et de ceux qui doivent estre receues cette année pour diminuer les dépenses de leur regie et pour commettre telle personne qu'il jugera a propos pour conduire les affr\".Sa Majesté ordonne a M' Begon de donner a ce commis la protection dont il aura besoin pour accomplir toutes ces choses, de luy en faciliter même tous les moyens et dempescher autant qu'il le pourra la fraude qui peut se commettre par raport au castor, vous devez de vostre costé faire la même chose en ce qui vous regarde ».LE ROI À MM.DE VAUDREUIL ET BÊGON (26 Juin 1712) A Marly, le 26 Juin 1712.Les Srs.de Vaudreull et Begon trouveront cy joint larrest du Con*1 destat du Roy du 10 mars 1691; au sujet des echouemens des v*u* ennemis que Sa Majesté souhaitte quils fassent enregistrer au Conseil Superleur de Quebec 1.LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (26 Juin 1712) A Marly, le 26 Juin 1712.M Comme vous pouvez avoir quelq.fois des affaires de consequence a me mander et qui ne doivent estre conue de personne, je joints icy un chiffre duquel vous vous servirez.Il est nécessaire que vous le teniez sous clef afin que qui que ce soit nen puisse tirer copie.Vous pouvez vous en servir dans les lettres que vous mecrlrez pour les articles que vous croirez le mériter, mais si vous aviez des choses de la dernière consequence a me faire scavoir il faudrait que vous missiez toute vos lettre en chiffre et même la signature.Je suis.1 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (26 Juin 1712) A Marly, le 26 Juin 1712.M.Je joints ley la liste des officiers de guerre que Sa Ma\" a bien voulu avancer cette année avec leurs commissions et brevets que je vous prie de leur remettre en leurs recommandants en même tems d'augmenter leur zele et leur aplicatlon et leur exactitude pour le service, vous devez leurs faire valoir ces graces et profiter de cette occasion pour les exciter à bien servir.1 Copie aux Archives de la Province de Quebec 148 ARCHIVES DE QUÉBEC Vous y verres que Sa Majesté a eu égard aux recommandations que vous m'avez faites, et Je ne scaurois trop vous exhorter a ne me proposer que de bons sujets.Le ch\" Dussy, le S' de la Motte fils ayant quitté et le S' de S1 Michel qui est a plaisance ayant ordre dy rester pour servir d'enseigne dans la Compagnie du Sr Vincent, B est nécessaire que vous les rcmplaciés par trois de ceux que Sa Ma\" a nommé cette année, les deux autres le seront par la promotion des deux lieutenans.Le Roy vous a laissé la liberté de les mettre aussy bien que les lieutenans dans telle comp\" que vous croirez convenir le mieux a son service, mais avec cela vous ne devez pas laisser de chercher a leurs faire plaisir dans cette occasion et par consequent faire en sorte de les accommoder et de les contenter tous dans larangement que vous en ferés, mais cela doit estre fixé.1 expectative du Sr de la chauvenerie est dune datte antérieure aux autres, cette grace luy ayant esté accordée plutost et l'intention de Sa Majesté est quil aye la 1*** enseigne vacante avant le ch\" Dalibout qui a la lm expectative.Je suis.1 LE MINISTRE A MM.DE VAUDREUIL ET BÊGON (26 Juin 1712) A Marly, Le 26 Juin.Je vous écris.Messieurs, cette Lettre particulière qui doit estre entièrement secrete et dont vous ne devez faire part a qui que ce soit, plusieurs personnes du Canada mont représenté cette année et sur tout Mn de Vaudreull et Raudot quil sera impossible a l'avenir de trouver les moyens de fn subsister les troupes et de fournir aux depences ordinaires et extraordinaires si les Trésoriers généraux nacqult-tent les lettres de change a leur échéance et que la grande quantité de carte quon a fabriquées dans le pays les met dans le decry, ce qui fait augmenter les marchandises du quadruple parce que les negocians ne peuvent pas sen faire et quelles ne leur produisent que des lettres de change qui ne sont pas acquitées, ce qui les ruines en interests dargent et fait souffrir généralement toute la Colonie.Je conviens de la vérité de tous ses faits, mais la situation triste ou le Royaume est depuis plusieurs années a empesché Sa Majesté de pouvoir fournir a ses dépenses et a celles qui cstolt indispensable quelle fit dun autre costé pour se défendre contre les ennemis de Testât.Il est vray que cette situation peu changer de face et que la paix poura se faire incessament, mais elle ne mettra point Sa Majesté en état d'acquitter tout ce qu'elle doit dont les cartes du Canada font une partie, ce qu'elle poura faire alors sera de payer le Courant La crainte quil y a lieu davolr que toutes les cartes ne tombent en pure perte a ceux qui les auront, et qui par leur opiniâtreté voudront les garder absolument doit vous faire chercher des expédients pour en diminuer le nombre et pour soutenir la colonie sans mettre le moyen en usage, parce qu'a la fin si on augmente toujours la quantité de cette monnoye personne nen voudra.U y aurait un expedient qui serait dexclter les marchands qui ont considérablement de ces cartes a prendre des Lettres de change qulls convertlroient icy en billets des Trésoriers généraux de la marine qui sont receue en rentes sur la Ville de Paris ou sur les généralités du Royau- 1 Copie aux Archives de la Province de Québec. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR H9 vous CCS me.Vous dever leur en parler comme de vous même et leur faire entendre que cest leur interest.Voila la seule débouche a ce que je crois quils trouveront de ces cartes a laquelle ils seront de venir a la fin et ils prieront peut estre pour y estre rectus.Vous devez vous apllquer lun et l'autre a chercher tous les expédions et les moyens possibles sur ce sujet, car le Roy n'est point en état de faire subsister la Colonie comme les S™ de Vaudreull et Raudot le demandent par la lettre quils ont écrite l'année dernière, cherchez donc des expédions consultez comme de vous même et rendez moy compte de ceux que vous aurez trouvé.Vous voyez parce que je vous mande tout ce que je puis faire, et cela .doit faire connoltre que vous devez chercher tous les moyens possible de suprimer cartes dont je souhaitte que vous menvoyés un état juste.Comme la paix se traltte et que Sa Majesté poura bien céder Plaisance aux Anglois qui ne voudront pas rendre l'acadie, j'ay escrit a M.de Vaudreuil par toute sorte de voyes le prlntems pour tacher de la reprendre, et je souhaitterols fort quil eut reussy a cette entreprise qull ne faut plus tenter si elle nest pas faite.Si Plaisance et Lacadle restent aux Anglois, il me parolst nécessaire d'établir deux autres postes pesches.Je crois qu'on en pouroit placer un dans lisle du Cap Breton et lautre a la coste de la Brador, je suis desja Informé du premier.U me manque cependant de sçavoir dans quel port on pouroit faire l'établissement.Il me parolst quil faut choisir celuy ou la pesche est plus abondante, ou elle dure plus longtems, et qui puisse fournir a un plus gros Nombre de Navires, je joint a cela que le port doit estre bon et d'une facile dépense.A l'égard du second, je ne sais sil faudrait l'établir a la Coste de Labrador qui est dans le golphe S1 Laurent ou a celle qui regarde la grande mer, ce dernier endroit me parolst preferable, mais je ne suis point informé des ports qui y sont et sil sen trouverait de la même manière que je viens de le dire au sujet du Cap Breton.Je vous prie de vous en informer des personnes qui pouront se trouver en Canada et qui y auront esté, de menvoyer un mémoire bien raisonné de l'établissement quon pouroit y faire, des secours quon pouroit trouver a cette coste tant par raport a la qualité de la terre au Bois, et au gibier qu'aux Animaux qui y sont.Les Anglois auront dans la paix des pretentions sur nous au sujet de la prise de la Baye Dudhson quils veulent faire valoir, U serait nécessaire aussy de leur en oposer dautres.En 1688 la guerre netant point encore déclarée, les Anglois furent prendre un Navire françols dans le port de Chibouctou chargé de marchandises sèches et peu après ils furent prendre le port de Chidaboutou quils pillèrent, ce qui fut trouvé dans ce port et ces marchandises furent portez a Rodelin ou elles furent vendues publiquement, les Anglois ont desavoué ce pillage disant que cetolent des fourbans quil avolent fait, Je vous prie de voir si vous ne pouriez pas m'envoyer quelque piece justificative sur cette aff™ comme Declaration dofflciers qui estoient dans le navire et dans le fort, et de françols qui auraient veu vendre des marchandises a Rodelin.On ma dit que le S.de la Tour Lieutenant des troupes de Lacadle qui est présentement du Canada a esté pillé dans le port de Baston par un V,u Anglois quoy qull eut un passeport du gouverneur, il est nécessaire que vous menvoyez sa declaration par devant notaire a cet effet ou il soit évalué en total le prix de ce qui luy a esté enlevé. 150 ARCHIVES DE QUEBEC Je voua prie de chercher et de vous Informer si les Anglols nont pas fait d'autre tors pendant la paix ou pendant la guerre aux francols qui avaient des passeports, et de menvoyer des declarations ou le dommage soit évalué.Je dois vous faire observer que toutes les pieces doivent estre bien et due-ment légalisées.Comme après la paix on travaillera a régler les Limites de Lamerique Septentrionale ou vous este tant du costé de la Baye Dudhson que Sa Majesté poura bien le donner aux Anglols que de l'acadle et de la Loulslanne.Il est nécessaire que vous m'envoyez toutes les pieces que vous trouverez en Canada au sujet de ces limites avec les Cartes et que vous me marquiez en même tems ce quon poura relâcher et ce quon ne doit point absolument céder, tout cela bien détaillé ».M.DE VAUDREUIL AU MINISTRE (27 Juin 1712) 27 Juin 1712.Monseigneur, Je me suis donné L'honneur de vous écrire ce printems par Plaisance ou je vous ay marqué Les bonnes dispositions dans lesquelles les peuples de ce pays con-tinuoicnt toujours d'cstrc malgré les libels que les ennemis ont voulu faire courir parmy eux, J'ay l'honneur de vous en envoyer cy joint un original.Je vous ay marqué Monseigneur que de mon costé je ne negligois rien de ce qui pouvoit contribuer a mettre cette colonie en estât de bien résister aux ennemis, et que pour cela on travaillent avec toute la diligence possible sur le plan du Sieur de Beaucourt suivant l'ordre que vous en avez envoyé.Je vous ay marqué Monseigneur que je montais a Montreal J'y ay esté près de six semaines, pendant lequel tems Jy ay receu trois députez des iroquois qui y sont venus me faire excuse de la part de toute La nation sur leurs demarches de lannée dernière, Je les ay fort grondé de s'estre Laissé séduire par les anglols, et après leur avoir de nouveau fait connolstre combien il Leur importait de ne prendre aucun party, entre L'anglols et nous, je les ay renvoyé très convaincus en aparance de ce que je Leur disols.Le Sieur De la forest en montant au détroit a passé par Le Sud du Lac Ontario, tous ces Sauvages luy ont fait bien des caresses et tous luy ont témoigné L'envie qu'ils ont de bien vivre avec nous.Jusques ley Monseigneur les affaires paraissent assez tranquilles de ce costé.Je suis redescendu a Quebec il y a quatre a cinq jours afin d'y presser les travaux.J'ay tout Lieu d'estre content de la diligence du Sieur de Beaucourt aussy bien que de la bonne volonté des peuples qui viennent aux corvées sans faire la moindre difficulté, Je n'entre point dans le detail de ces travaux J'auray l'honneur de vous en rendre compte cette automne, tout ce que je vous puis dire pour le present Monseigneur, c'est que les marchands de cette ville, sur la representation que Je leur ay fait que nous manquions de fonds, Mons* Raudot n'en ayant pas Laissé pour cette année, tous ensemble de la meilleur grace du monde nous ont fait un prest de cent cinquante mille Livres du pays, et l'auraient fait plus considerable si nous l'avions voulu.Je ne neglige rien Monseigneur pour avoir des nouvelles de chez nos enne- 1 Copie aux Archives de la Province de Québec. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 151 mis, et J'ay actuellement en campagne dans le gouvernement de Baston plus de trois a quatre cent Sauvages sans y comprendre les Abcnnkis qui de leur costé ne laissent pas que de arceller l'Anglols.Il nous est venu trois bâtiments des isles.Il nous en est venu aussy quelques uns de Plaisance.Ces Bâtiments quoy que petits n'aurolent pas laissé que de nous faire un vray plaisir s'ils ne nous avoient pas aporté La triste nouvelle de la mort de Monseigneur et de Madame La Dauphlne et celle de Monseigneur le Duc de Bretagne, tout le pays en a ressenty la plus vive douleur et moy monseigneur en particulier plus que qui que ce soit.Mr De Costebelle m'écrit par deux de ses lettres que lannée dernière vous aviez donné ordre a Mr Begon de luy faire tenir de ce pays les vivres nécessaires pour la subsistance de sa garnison, et sur cela me demande conjointement avec Monsr Dalgremont de luy faire envoyer huit cent quintaux de farine et cent quarts de poix, nous l'avons fait très persuadez que nous suivons en cela vos ordres.Je vous demande toujours Monseigneur La continuation de l'honneur de votre protection.Vous priant de me croire avec un très profond respect.Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur Vaudreull1 LE MINISTRE A MM.DE VAUDREUIL ET BÊGON (28 Juin 1712) A Marly, le 28 Juin 1712.Jay apris de la Rochelle Mrs, quil y avoit un v*\" de 24 a 30 Canons qui allolt en comp* du va\" du Roy le héros en Canada et qui devoit revenir en suite directement en france, U est nécessaire que vous remettiés dedans ce v*\" les paquets que vous madresserez vous pourez en mettre les Dup* dans le d™.Je Suis ».LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (28 Juin 1712) A Marly.Le 28 Juin.Jay receu les lettres que vous m'avez écrites les 25 8Dr* et 8 9bt* de l'année dernière.Jay lû avec attention celle que vous a écrite le Con*1 de la Reine D'Angl1* a l'Acadle, et la réponse que vous y avez faite.Il doit sentir la Justice et la vérité de ce que vous luy.mandez et vous avez bien fait d'envoyer les Sn Rouvllle et Dupuy pour la porter par les raisons que vous me marquez.Sa Majesté a aprouvé que vous ayez fait descendre tous les sauvages den haut, Il croit même nécessaire de le faire dans loccurence présente, mais comme cela cause des dépenses très considerables.Vous ne devez vous résoudre aprendre ce party que dans les occasions les plus pressantes.Elle a approuvé aussy que vous ayez donné au Sr Baron de S' Castln une commission pour commander les francois et les sauvages dans les terres de l'accadie, > Archives Nationales, Colonies, C»-A.33, fol.39-41.* Copie aux Archives de la Province de Québec. 152 ARCHIVES DE QUEBEC Elle a bien voulu luy accorder une commission qui est jointe dans la lettre commune.Je vous prie de la luy remettre et je suis persuade qull continuera ses services avec la même bonne volonté quil a eu par le passé.Vous devez ly exciter et luy bien faire valoir cette grace.Sa Majesté a aprouvé les mesures que vous avez prises pour estre informé des desseins des ennemis et des renvoys que vous avez fait chez les Nations, vous ne pouvez vous servir dun meilleur sujet quand il y aura quelq* chose a trait ter chez les Iroquois que du Sr de Longueil.Elle a esté contente aussy des mesures que vous avez prises avec les Onon-tagués et les Sonontouans qui estaient a Montreal au sujet des prisonniers que vous vouliez faire faire sur les Terres d'Orange.Vous avez bien fait de faire lever la hache a toutes les Nations contre les Anglois et davoir gardés près de vous leurs enfans jusq'a ce que vous ayez esté seur que les ennemis ne pourraient plus venir dans la Colonie pour leur faire con-noitre et aux Iroquois que vous este les M* des Sauvages den haut Sa Majesté est contente des services du S' de Beaucours et de la manière dont il a conduit les habitans dans les Travaux quils ont fait aux fortifications, cela doit faire voir qull ne faut que faire entendre raison aux hommes pour les faire obéir avec plaisir et quon doit plutost employer les voyes de douceur et dexhortation que celles de la dureté et de la hauteur quand ces premieres peuvent suifir elles réussissent toujours dans la Bouche des hommes sages désintéressez et exemts des passions qui font ordinairement mépriser les hommes.Elle a bien voulu luy accorder une croix de S' Louis et la place d'ingénieur a Quebec dont la Commo\" est cy jointe et quavolt le S.le Vasseur, Vous devez lexciter a continuer ses services avec la même aplicatlon et exactitude et le même désintéressement Vous pouvez assurer les sauvages des missions qui habitent dans la Colonie que Sa Majesté est satisfaite de la fidélité quils luy ont marqué l'année dernière.Elle l'est aussy des mesures que vous avez prises pour les faire descendre a Quebec et aller a Chambly.Elle a approuvé les travaux qui ont esté faits a Quebec cette Année, mais elle souhaitte en même Tems quils ne soient point détruit.Elle a esté ravie d'aprendre la manière dont le Sr de Louvigny a servy.Elle le connoissolt déjà pour un bon officier et il peut sasseurer quelle se souviendra de luy dans les occasions.Sa Majesté est satisfaite des ordres que vous avez donnez quand vous avez apris que la flute des ennemis etolt dans la riviere et vous ne pouviez laisser le Command* de Montreal en de meilleur mains quen celles du S' de Longueil qui est généralement estimé et des francois et des sauvages.Elle est satisfaite aussy de la bonne volonté que vous marquez avoir connue dans tous les off™ des troupes et des milices, de ce que les habitans des gouvernements de Montreal, des trois rivieres sont venus avec cette même bonne volonté pour secourir ceux de Quebec et de ce que les derniers se sont aussy porté avec empressement a vouloir vous suivre tous a Montreal pour donner a leur Tour du secours a ceux qui estaient venus leur en offrir, cela marque une Union d'esprit et de sentiment quil est nécessaire que vous leur fassiez conserver, ils si porteront toujours les uns et les autres dabord que vous établirez de plus en plus dans leur esprit la confiance CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 153 qulls doivent avoir en vous qui sacquier toujours par la justice le deslnterressement.lhumanltë et la bonté.Il faut dans la place ou vous este vous servir toujours des bons sujets qui sont connus par la reputation entière que le public leur donne, tirer des hommes ce qulls ont de bons, en laisser le mauvais reprendre avec douceur les petites fautes, ne punir que les grandes, et enfin tacher de gouverner le peuple qui est confié a vos soins plutost par la raison que par lautorité.Il est heureux que la flotte des ennemis ait esté détruite par les vents sans qull en ait cousté un goûte de sang a la Colonie du Canada, quoy que je sois persuadé que la vigoureuse résistance que vous auriez fait les auroit obligez de sen retourner comme Us firent sous le gouvernement de M.le Comte de frontenac; cest un coup du ciel dont toute la colonie doit rendre grace a Dieu et une marque visible de sa protection pour elle.Sa Majesté est persuadée comme vous que vous ne devez point vous brouiller avec les Iroquois par la guerre cruelle qui arriverait dans la colonie, mais elle ne doit point vous empescher de leur faire ressentir vivement la faute quils ont faite, afin qulls ny retombent plus a l'avenir et quUs s'attachent davantage a vous.Vous devez toujours empescher les sauvages Abenakis daller commercer leurs Castors a Baston et je suis persuadé que vous trouverez les moyens dy réussir comme vous avez fait par le passé.Je vous y exhorte car Sa Ma\" nest pas en état à cause des tems difficiles et de la guerre queUe est obligée de soutenir de remettre le fond des marchandises que vous demandez.U me paroist que vous auriez pu donner au Sr de la Motte les 40 hommes qull vous avoit demandé pour se rendre a son gouvernement, U eut esté mime a souhait-ter par bien des raisons quil eut passé par les Terres, et luy accorder aussy un officier pour commander sous le Sr de la forest au poste du Detroit, lequel auroit eu attention sur le commis quU y auroit mis pour la vente des effets qui luy restent en ce poste suivant laccommodement quUs en avolent fait ensemble vous pouviez luy donner le choix d'un autre offcr que le S1 de Marigny qui nest pas assez instruit des affaires et des Interests des sauvages et a qui cet employ ne convenoit de nulle ma-njere par sa naissance quoi quU ne convienne point que le commandement de ce poste soit séparé davec le commerce, cette raison fait que si le S.de la forest na pu et ne peut y monter a cause de ses infirmités ou quU ne veuille ou ne soit pas en état de se charger du commerce, sa Maju souhaltte que vous y envoyez le S*.à qui eUe a bien voulu en accorder le commandement aux mêmes conditions.La rupture de cet accommodement fera naître des discussions entre ces off0\" Sa Majesté souhaitent qulls nentrent point en procès sur ce sujet.Je lay fait dire au S.de la Motte, comme aussy quU charge quelqun de ses interests en Canada et je mande a M.Begon de régler toutes ces choses.Tous les gens qui cherchent et imaginent des mines en Canada depuis longtemps ne le font souvent que pour avoir un prétexte de monter en haut et dy commercer avec les Sauvages.U me pàroist quU netolt point nécessaire d'envoyer reconduire les mlamls jusq' chez eux, U sufflsoit de les faire accompagner jusq.par delà les Missisaye que vous me marquez le' avoir tué un homme.Tous ces envoys coûtent de l'argent au Roy et font ordinairement faire des commerces que Sa Majesté defend, cela ne doit pas vous empescher cependant d'avoir une attention particulière sur les mêmes qui pouront se trouver dans la Colonie, et de men rendre un compte exact. 154 ARCHIVES DE QUÉBEC Vous verrez par la lettre commune que Sa Majesté na pas voulu rétablir les congés et quelle veut attendre a la paix a discuter cette affaire tant par raport aux avantages quau prejudice que cela peut aporter a la colonie.Vous y verrez aussy que vous pourez envoyer a Michilimakina les S1* de Louvigny et de Lignery mais de la même manière qull vous a esté mandé tannée dernière.Il faut que vous tachiez de faire [établissement de ce poste sans delay.Sa Majesté a aprouvé que vous nayez pas envoyé le secours aux habitans de l'acadie par les raisons que vous me marquez, et elle est ravie daprendre que les habitans des mines et de Beaubassln luy soient toujours fidèles, Vous devez les exciter a continuer aussy bien que ceux de la Banlieue du port Royal que vous me marques estre pourtant accommodez avec les Anglois, mais par des raisons, bien fortes vous devez aussy bien leur donner tous les secours qui pouront dépendre de vous sans cependant Jetter Sa Majesté dans de trop grosses Dépenses.Je mande au S.de Costebelle qui a bien fait de remettre au S.Gaulln les munitions et les effets que vous me marquez, cela luy aurait esté d'un grand secours si elles etolent arrivées a bon port a l'Accadle'mals J'ay apris qu'un Bastlment sur lequel il y en avoit porté déchargé a esté pris.Sa Majesté a bien voulu vous accorder l'ordre que Je vous remets par lequel vous verrez quelle vous permet de mettre ft la tête des partis que vous envoyerez en campagne Tel off\" major que vous Jugerez absolument nécessaire et de telle sorte quelle ne reçoive point de plainte a ce sujet Je me feray toujours un plaisir de vous procurer aussi bien qua Mn de Ra-mezay et Galifet toutes les graces que vous pouvez demander et espérer de Sa Majesté, persuadé que je suis que vous prendrez toujours tous les moyens pour vous les acquérir et vous les conserver.B ne faut pour cela que sacquitter dignement des employs qui vous sont confiez et observer de faire aussy bien dans les plus petites choses que comme dans les plus grandes.Sa majesté est satisfaite du party que les Srs.desabrevoy, Dorvilliers et dufiguler ont pris au sujet du congé qui leur a esté envoyé l'année dernière.Elle se souviendra d'Eux dans loccaslon et elle souhaitte cependant quils attendent a la paix pour passer en france.Vous recevrez par le vu du Roy le héros les marchandises et munitions quon na pu envoyer pour la colonie et vous devez même en estre bien content par raport aux Temps durs et difficiles dans lesquels on est Ces tems et les grandes dépenses quon a fait l'année dernière doivent vous engager a contribuer autant que vous le pourez de votre part a ménager les fonds que Sa MajM veut bfen accorder a la Colonie.Vous recevrez aussy par ce V\"» les poudre et les fusils que vous avez demandé.Je seray ravy daprendre que vous ayez fait quelq.entreprise sur le port Royal et que vous y ayez reussy.Sa Majesté est satisfaite de la bonne volonté des off4™ de cette Colonie qui sont en Canada.Elle a approuvé la decision que vous avez fait au sujet de la difficulté qui estoit entre les S™ de Ramezay et Dalogny, touchant le commandement a Quebec.Japrens avec plaisir que M.de Langlolserle ait fait exécuter ponctuellement les ordres que vous luy avez donné pendant votre absence de Quebec, Je nay rendu compte a Sa MajM qui en est satisfaite. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 155 Je aula ravy que voua aoyez content de la conduite dea enfans de la veuve du Sablé qui sont actuellement dans les troupes.Vous verrez que Je vous prie par une lettre particulière de donner a l'Aînée la premiere place de petit officier qui viendra a vaquer.Sa Majesté se souviendra dans les occasions du compte avantageux que vous rendrez des services des S™ Desgly et de Boishébert, ils n'ont qua continuer pour ressentir les effets que les bons services produisent auprès d'elle.Jay apris avec plaisir le retour du S.Rouville et que les Iroquois se préparaient a descendre.Je ne doute pas que vous ne leur aylez avec la dignité qui convient a votre caractère et que vous ne leur ayez fait connoitre le tort quils ont eu sans cependant les éloigner de nous, Vous avez deû profiter de cette occasion pour vous les attacher davantage en leur faisant valoir le pardon que voua leurs avez accordé.Sa Majesté vous recommande dentretenlr toujours la paix avec eux et les autres Sauvages et de prendre toutes les mesures quil faut pour cela.Je ne crois pas quoy que dise le Sr de Nlcolaon que les Anglols fassent un second armement pour aller cette année dans la colonie, vous devez cependant vous tenir toujours sur vos gardea et en état de repousser lennemy.Il me parolat que cela voua aera d'autant plus aysé que vous étiez l'année dernière bien disposé a le faire recevoir.Jay donné ordre au Sr de Beaumont qui commande le v*° du Roy le héros par lequel voua recevrez cette Lettre de faire lea signaux que vous me marquez quand il sera dans les endroits ou les coureurs ont accoutumés d estre.Jescris a M.Begon au sujet de la petite prise que vous me marquez être convenu avec M.Raudot de garder pour le Roy afin quil examine et me mande sil est absolument nécessaire de garder ce vnu et combien il peut valoir, et je luy donne ordre en même temps en cas quil ne soit point dune extrême utilité de sen défaire parceque cela ne causera qune augon de dépense.La Veuve Cendret dont le mary a esté chirurgien major des troupes en Espagne demande que deux de sea fils qui sont passez Iannée dernière avec le Sr du Tisné en Canada soient renvoyez en france, par ce qulls ne peuvent saccoutumer a lair du climat estant toujours malades.Je vous prie de verifier si ce quelle expose est veritable et de donner ensuitte les ordres que vous croirez justes.Sa Majesté na pu envoyer cette année d'habillement pour les troupes, vous en recevrez sans faute lannée prochaine et je vais prendre des apreaent toutea lea mesures nécessaires pour cela, il faut que vous fassiez en sorte jusq.a ce tems que les troupes sen passent du mieux quelles pourront et qu'on ne tire rien outre peu de choses des magazins de Sa Majesté pour les ayder, voua pouriez a ce qui me paroiat permettre a une partie dans un tems et a une partie 'dans un autre de travailler chez les habltans pendant l'hiver afin quils pussent gagner quelq.chose pour sacheter les hardes dont ils auraient le plus de besoin, vous mettrez cet expedient en pratique si vous Jugez quil convienne et Je vous prie d'en parler a M™ Begon et Dalogny aus-quels jen écris aussy.Je ne scauroia trop voua recommander davoir une entière et une parfaite attention dempeacher le commerce de lEau de Vie aux sauvages et qull ne leur en soit traltté.Il faut faire exécuter sans aucune complaisance pour qui que ce soit les ordres que Sa Majesté a donnez sur ce sujet.Elle aouhaitte que voua redoubliez vos soins aur cette aff™. 156 ARCHIVES DE QUEBEC Elle veut aussy que le règlement qui fixe les cabarets de Montréal a un certain nombre subsiste, mais il faut en même tems avoir une attention particulière que ces cabaretiers n'enyvrent point les Sauvages.Vous me proposés par la lettre de faire le S' de Louvigny Inspecteurs des milices en me marquant la nécessité quil y a de discipliner les habitans, den faire faire deux fois lannée la reveue, de visiter les armes et dobliger ceux qui nen ont point de sen fournir.Il me parolst que tout cela devrait estre fait par le commandant et le major des troupes et vous devez les exciter vivement a le faire LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (29 Juin 1712) A Marly, le 29 Juin.M., Comme il est encore Incertain que le v*° du Roy le héros aille de Quebec a Plaisance ou de Quebec directement a S1 Domlngue, Jay marqué a M.de Beauharnois de donner ordre en ce dernier cas au S' de Beaumont de vous remettre tous mes paquets pour Plaisance dont vous chargerez le Cap\"* du Bâtiment que la D* de la Malgnieres qui a fait larmement du héros doit fréter a larrivé de ce v\" a Quebec pour porter a cette colonie les munitions et marchandises qui ont esté embarquées pour elle au port de Rochefort.Je vous prie dordonner a ce Cap»* de jetter mes paquets a la mer sil luy arrivoit quelq.malheurs par les ennemis.Je suis 1.LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (5 Juillet 1712) A Marly, le 5 Juillet.M., Jescris a M.de Beauharnois de faire passer sur le y*» le héros les 2 Comp«* de l'acadie qui sont destinées pour la Colonie de Plaisance quand même ce v*° nirolt point, et en ce cas Sa Majesté souhaitte que vous gardlés en Canada ces deux Comp' jusq'a nouvel ordre.Je suis t.LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (7 Juillet 1712) A Marly, le 7 Juillet 1712.Comme Sa Majesté a jugé a propos pour le bien de son service de laisser passer des Canadiens a la Louisiane elle a permis au S.de la Motte son gouverneur en ce pays denlever 50 en Canada quil y fera passer a ses dépens.Je suis bien ayse de vous en donner avis, et je vous recommande davolr grande attention pour que ces sortes de gens ne portent point d'eau de vie pour en faire le commerce avec les sauvages.Je suis1.1 Copie aux Archives de la Province de Québec. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR LE MINISTRE A MADAME DE VAUDREUIL (8 Juillet 1712) A Marly, le 8 Juillet 1712.Jay receu, Mad* la lettre que vous mavez fait lhonneur de mescrire le 22 du mois dernier avec le placet qui y estoit joint.Je suis persuadé que le Roy aura égard par la suitte a la gratifflcation que vous demandé pour M.le Mu de VaudreuU, U a ressenty cette année l'effet de ses Bontcz par la place de Commandeur de l'ordre de S' Louis que sa Majesté a bien voulu luy accorder, cette marque d'honneur doit bien vous contenter l'un et l'autre.Je suis *, LE MINISTRE A MADAME DE VAUDREUIL (9 Juillet 1712) A Marly le 9 Juillet.J'ay receu Mad« la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'escrire le 5 de ce mois.Je mande en conformité de ce que vous souhaitiez a M.de Beauharnois de faire son possible pour vous faire trouver dans le vau du Roy le héros les 12 Tonn1 de fret pour embarquer les provisions et effets que vous envoyez a M.le Mu de VaudreuU en cas quU sy trouve de la place.Je suis persuadé que vous serez contente si les effets du Roy nencombrent pas plus de 20 tonneaux comme vous me le marqués.Je suis 1.LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (13 Juillet 1712) A Marly, le 13 Juillet 1712.M., Le S.Cossin qui a pris le nom de Rleux et qui est parent a M.Croisit Con\" dhonneur au Parlement de Paris passe du consentement de Sa Famille en Canada cette année pour éviter les suites fâcheuses que peut avoir) un mauvais mariage qull a fait Je vous prie lorsquU y sera arrivée de vouloir burn l'employer en ce dont vous le jugerez capable en cas quil soit un bon sujet.Jesci^ îa même chose a M.Begon.Je suis 1.LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (13 Juillet 1712) A Marly, le 13 Juillet M.Comme U pouroit peut estre arrivez quelque difficulté au sujet de l'enseigne que Sa Ma]\" a accordé au S.de Noyan.1 Copie aux Archives de la Province de Québec.M 158 ARCHIVES DE QUEBEC Je suis bien ayse de vous dire que son intention est que vous en fassiez pourvoir le S.de Noyim qui passe cette Année dans le V» du Roy le héros.Je suis LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (23 Juillet 1712) Monseigneur, Volcy la troisicsme que je me donne l'honneur de vous écrire depuis ce printerns par Plaisance, par mes deux premières j'ay eu l'honneur de vous marquer les bonnes dispositions ou estaient Les peuples de ce pays malgré les libelles que nos ennemis ont voulu faire courir parmy eux.Je vous ay marqué en mesme tems Les précautions que je prenols de mon costé tant pour sçavolr ce qui se passoit chez nos ennemis que pour nous mettre en estât de bien leur résister si véritablement l'envie leur prenolt de revenir icy, comme ils semblent nous en menacer.Je vous ay marqué Monseigneur qu'on travailloit avec toute la diligence possible conformément a vos ordres, a suivre le Plan du Sieur de Beaucourt- Je vous ay marqué par ma seconde la manière avec laquelle j'avois reçeu a Montreal trois députez Iroquois qui y estolent venus me parler de la part des anciens, depuis ce tems j'ay reçeu plusieurs Lettres du fort Frontenac et quelques unes de Missillmaklnac.par celles du Fort Frontenac il me parolt que les Iroquois sont toujours très bien Intentionnel pour nous, et par celles de Missillmaklnac les missionnaires de ces quartiers nous marquent que les Sauvages Regnards venus l'année dernière s'establlr au Detroit y avoient voulu faire insulte au Sieur Du Buisson qui y commandoit en l'absence du Sieur De la forest et aux François qui y estolent, que le Sieur Du-buisson s'estant retranché dans la moitié de son fort trop grand pour le nombre de François qu'il avoit avec luy, s'estoit non seulement deffendu contr'eux, mais qu'ayant appelle a son secours les autres nations qui nous sont alliées.Les Regnards avoient esté presque tous deffaits, et avoient perdu près de sept cent asmes, compris deux cent de leurs gens pris prisonniers.J'attends de moment a autre la confirmation de cette affaire par les lettres que Je reçevray du Sieur de la Forest que J'ay eu nouvelle par Missillmaklnac estre arrivé a son poste depuis cette action avec les trente a quarante hommes et les dix canots que Je luy avois permis demenner.Les sauvages Regnards estant alliez avec plusieurs nations d'en hault, il est de la dernière consequence Monseigneur, d'envoyer a Missillmaklnac un officier accrédité et même du monde avec luy, tant pour reunir les esprits des Sauvages, qui ne paraissent suivant les lettres des missionnaires très partagez, que pour y arrester prisonniers et retenir icy dans le devoir quelques coureurs de bois qui ne laissent pas malgré les ordres du Roy et les precautions que je peux prendre de se débander et d'y aller en traltte.J'attends vos ordres Monseigneur jusques vers le douze et quinze aoust prochain, mais après cela je vous pris de ne trouver pas mauvais que Je prenne sur moy une chose d'où depend pour Sa Majesté la conservation des pays d'en hault B est très seur que la deffaltte des Regnards fera revenir a Missilimimakinac une grande partie des Sauvages qui s'en estolent éloignez, mais aussy si l'on manque le coup et qu'ils tiennent de nouveau a se disperser, on n'y reviendra jamais, et Les Regnards quoy 1 Copie aux Archives de la Province de Québec CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 159 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (9 août 1712) A Fontainebleau, Le 9 aoust 1712.Je Suis persuadé que vous scavez desja les Liaisons dans lesquelles la france est a present avec l'angleterre, elles sont si grandes quon ne peut pas douter de la paix avec elle dautant plus quil y a une suspension d'armes avec les anglois jusqua la paix générale pour les armées de Terre, et que celle pour la mer sera signé apparentent avant huit jours, Vous devez connoistre par la la bonne Intelligence qull doit y avoir entre les deux nations et je ne scaurois trop vous recommander de lentrete-nlr et de la fomenter mesme dans l'endroit ou vous estes.Les Trouppes que les anglois avolent a l'armée de flandres se sont séparées de celle des alliez et ont marché a Gand, et malgré cette separation Mr Le prince Eugenne a crû pouvoir estre encore en estât dassleger Landreçls et de pouvoir faire Tenir Onze lieues de pays a l'armée qull commandoit.Un détachement de celle du Roy a pris le Camp de denain qui estolt le depost de l'armée des alliés dans lequel il y a eu de Tuez ou faits prisonniers de guerre dix huit Bataillons et ou il sest trouvé des Munitions pour faire trois ou quatre Sieges.Un autre est ensuitte allé a marchlenne ou il a fait 4000 prisonniers et pris 150 Bel and res chargées de Boulets, de poudre de Toute Sorte de Munitions et mesme du Canon qui estolt destiné pour faire le Siege de Maubeuge.Ces avantages ont obligé l'armée des alliés de lever le Siege de Landrecys et de se retirer et celle du Roy a fait celuy de douay.Ces heureux succès pourolent faire croire a Sa Ma16 que le Tems favorable pour Triompher et humilier ses ennemis est revenu, mais comme le Roy a toujour plus aymé ses sujets que sa propre gloire et que les guerres qull a presque toujours eues depuis son Règne n'ont été que pour leur assurer un Repos que tourtes les Nations leur ont envié, il veut bien ne profiter de Tous ces avantages que pour assurer une paix solide et durable a ses peuples et la procurer par ce moyen a Touttes les Nations de L'Europe et de l'Amérique 2.1 Archives Nationales, Colonies C\"-A.33.fol.42-43.» Copie aux Archives de la Province de Québec.qu'abbatus par le coup qui a esté fait sur eux, par le moyen de leurs alliez les détruiront tous les uns après les autres.C'est ce que me marquent le pere Marest et le pere Chardon tous deux missionnaires dans ces lieux.C'est ce qui paroit très visiblement a tous ceux qui ont une veritable connoissance des affaires de ces quartiers.J'ay l'honneur d'estre avec un très profond respect.Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur.Vaudreuil.a Quebec ce 23» Juillet 1712 ». 160 ARCHIVES DE QUÉBEC M.DE VAUDREUIL AU MINISTRE (15 octobre 1712) 15 oct.1712 Monseigneur, J'ay l'honneur de vous écrire par Plaisance pour vous donner avis de l'heureuse arrivée du Vaisseau du Roy en ce pays qui a mouillé le sept de ce mois en cette rade.Monsieur et Madame Begon sont débarquez en parfaite santé, et j'ose par avance Vous asseurer de la bonne intelligence qu'il y aura toujours entre Monsieur Begon et moy, tout le pays a ressenty une veritable joye en le voyant, et moy Monseigneur beaucoup plus qu'un autre.Je me suis desja donné l'honneur de Vous escrire trois fois depuis ce printems, et par ces trois lettres, j'ay eu celuy de Vous rendre compte de tout ce qui s'est passé en ce pays depuis le depart du Vaisseau du Roy l'année dernière jusques au vingt trois juillet de cette présente année.Par ma premiere du 28* avril je vous aye marqué Monseigneur les raisons qui m'obligeolent a envoyer dès la fonte des glaces a Plaisance Le Petit bâtiment que Monsieur de Beaumont nous avoit laissé icy afin d'avoir des nouvelles.Je vous ay marqué par la mcsme lettre celles qui m'obligolent dans le même tems de monter a Montreal ou trois députez Iroquois m'attendolent aussy bien qu'un Flamand envoyé par le Conseil d'Orange pour reclamer sa femme et quelques autres prisonniers faits par nos Sauvages du Sault aux Recolets dans la dernière automne.Par ma seconde du 27* juin je vous ay rendu compte Monseigneur du depart du Sieur De la Forest pour le fort Pontchartrain du détroit avec dix canots et quarante hommes.Je vous ay marqué Monseigneur les bonnes dispositions ou contl- 1 Copie aux Archives de la Province de Québec LE MINISTRE A MONSIEUR DE VAUDREUIL (31 août 1712) A fontainebleau, le 31 aoust 1712.Monsieur, Je vous ay écrit le neuf de ce mois au sujet de la scltuatlon des affaires dans laquelle etoit alors la franco.La suspension darmes avec Langleterre dont je vous parlols a été signée à Paris le 19, Ainsy que vous le verre par la copie cy jointe du Traitté qui en a été fait de lordre du Roy entre M.Le M.de Torcy et le Milord Bollngbrokes pcr Secretaire dEtat de la Reyne de la grande Bretagne.Vous verrez par cette copie de Traité quelles sont les intentions de Sa Ma\".Elle veut quelles soient executtez avec la dernière régularité et elle mordonne de vous recommander encore de deffendre absolument tous actes d'hostilité Tels qulls puissent estre avec les anglols, Tant dans lestendue du gouvernement quelle vous a confié qu'aux Capitaines des vaisseaux et Batlmens sans exceptions, qui naviguent dans lamerique Merldlonalle, attendu que la Reyne dangleterre a fait faire la mcsme deffecce a Tous ses sujets.Je joins icy lord0* de Sa Ma\" a ce sujet que Je vous prie de faire publier et afficher dans votre Gouvernement affin que personne ne puisse Llgnorer.Je suis 6°1. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 161 nuoicnt toujours d'estre Les habitans de ce pays qui très reconnoissans de la protection visible de Dieu sur eux l'année' dernière, sont plus porter que jamais a donner des marques de leur fidélité a Sa Majesté.Je vous ay marqué Monseigneur la manière dont j'avois reçu les députez des Iroquois a Montreal, et comme après les avoir grondez de s'estre laissé séduire par les Anglois, je leur avols fait connoitre combien Il leur importoit de ne prendre aucun party entre l'Anglois et nous.Je Vous ay marque Monseigneur par la même lettre les raisons qui m'avolent obligé de redescendre a Quebec pour dlllgenter par ma presence les ouvrages en pierre que le Sieur de Beaumont faisoit faire suivant les ordres de Sa Majesté et les Vôtres.Par ma lettre du 23e juillet j'ay eu l'honneur de Vous marquer que sur les nouvelles que les ennemis avoient dessein de revenir en ce pays, on travailloit avec toute la diligence possible a perfectionner les ouvrages entrepris pour cette année.Comme J'auray l'honneur de vous rendre compte de tout Monseigneur par le Vaisseau du Roy, je me contente par celle cy de Vous assurer, qu'on ne peut s'y donner plus de soins et plus d'application qu'a fait les Sieurs de Beaumont, et qu'il est impossible de témoigner plus de bonne volonté qu'on fait les habitans.Dans le mesme tems Monseigneur que j'avois l'honneur de Vous escrire cette lettre j'en reçeu une de Michilimakinac par laquelle les missionnaires de ce lieu me marquoient que les Sauvages Regnards venus l'année dernière s'establir au détroit, y avoient voulu faire insulte au Sieur Dubuisson qui y commandolt en l'absence du Sieur De la Forest, ce qui l'avolt obligé de se retrancher dans la moitié de son fort trop grand pour le nombre de François qu'il avoit avec luy, que non seulement il s'estolt deffendu contre eux, mais qu'ayant appelle a son secours les autres nations qui nous sont alliées, les Regnards avoient esté presque tous deffalts et y avoient perdu près d'un militer d'asmes compris deux cent prisonniers.Cette nouvelle m'ayant esté confirmée par les lettres du Sieur De la Forest, et par le Sieur Dubuisson qui arriva peu de temps après avec Un convoy de quinze a vingt canots tant François que Sauvages, cela me fit prendre La resolution de remonter au Montreal pour estre plus a porter de donner mes ordres, d'autant plus que les Sauvages Regnards MaskfStlns et autres meslez dans l'affaire du détroit, estant alliez de plusieurs nations d'en hault il estait a craindre qu'elles ne prissent leur party comme me Testait venu dire jusques a Quebec 8ilamek chef P8t8atamis, et comme me le marquoient aussy les pères Marest et Chardon missionnaires a Michilimakinac.Ces raisons Monseigneur, m'ayant obligé de monter a Montreal, ma presence y a esté beaucoup plus nécessaire que je ne l'avols d'abord cru, Car a peine y alsje esté arrivé que j'apris par le Sieur De la Fresnlere et ensuite par le Sieur de Joncalr que j'avois envoyé au fort Frontenac commander en l'absence du premier qui estait descendu a Montreal ayant les fièvres aussy bien qu'une partie de sa garnison, j'apris dlsje Monseigneur que le Sieur Pitre seul avoit fait deux voyages consécutifs a Onontagué pour renouveller alliance avec eux et avec toutes les nations Iroquolses, et en mesme tems pour les engager a se joindre tous ensemble pour faire un coup considerable sur les nations d'en hault avant qu'elles fussent en estât de faire sur eux un pareil coup qu'elles avoient fait sur les Regnards au Detroit.J'apris même que depuis cet hiver Teganisorens préméditait cette affaire, estant gagné par les Anglois qui très persuadez que je ne laisserois pas détruire les nations d'en hault, qui nous sont alliées, sans prendre leur party, ont cru que ce serait l'unique moyen de 162 ARCHIVES DE QUÉBEC faire declarer les Iroquois contre nous n'ayant pu Jusques icy y parvenir quelque chose qu'ils ayyaient pu faire.Les Iroquois de toutes les nations hors le SonontSan s'estant assemblez a Onontaqué au nombre de mil a douze cents hommes et ayant fait leurs Canots dans le Lieu même ou ils les firent du tems de Monsieur Le Marquis de Denonville quand Us vinrent détruire La Coste de Lachine et autres Ueux au dessus de Montréal, Je me suis tenu sur la méfiance et n'ay rien épargné pour avoir des nouvelles de tous costez.J'ay en même tems fait avertir autant qu'il m'a esté possible les nations qui nous sont alliées a fin qu'elles se tinsent sur leurs gardes, leur enjoignant cependant de ne pas commencer les premiers, de peur de s'attirer une guerre qui ne pouroit estre que très funestre pour les uns et pour les autres.Leur faisant connoistre en même tems que J'avois lieu de croire que les Iroquois feraient de sérieuses reflexions avant que de rien entreprendre, d'autant plus que les Sonontoans ne voulolent pas se mesler avec eux dans cette guerre, et que mesme quarante cinq tant chefs que Considerables de cette nation estolent venus Jusques a Montreal m'en asseurer.J'ay attendu vos ordres Monseigneur jusques au vingt-cinq septembre.La saison avancée ne me permettant plus d'attendre, J'ay cru par raport au bien du Service, et par d'autres raisons que j'auray l'honneur de Vous expliquer par le Vaisseau du Roy, j'ay cru dlsje Monseigneur que je ne devois pas tarder d'avantage a envoyer a MlchUlimakinac le Sieur de Llgnery en attendant que je pus y envoyer ce printems le Sieur De Louvlgny.Je l'ay fait partir avec trois canots et deux que j'ay envoyé aux Ilinois et un aux Miamis.J'ay fait aussy partir Le Convoy du Detroit par la grande rivière, ne le croyant pas en seureté par les lacs.Les SonontSans m'ayant asseuré qu'une bande de Regnards pouvolt les attendre dans le portage de Niagara ou dans le lac Errié.Je ne Vous marque Monseigneur qu'un peu de toutes choses me remettant a avoir l'honneur de Vous escrire plus amplement par le Héros qui doit repasser d'icy en France.J'ay lhonneur par avance Monseigneur de Vous remercier de toutes les bontez que Vous voulez bien avoir pour moy.Je Vous demande La continuation de l'honneur de Votre protection, et vous prie de croire qu'on ne peut estre avec plus de reconnoissance ny plus de respect que je suis.Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur, VaudreuU a Quebec ce 15e.octobre 1712 h M.DE VAUDREUIL AU MINISTRE (6 novembre 1712) 6.9\"\" 1712.Monseigneur, J'ay reçeu par Monsieur Begon Le mémoire du Roy du quinzième juin de cette présente année auquel nous avons tous deux l'honneur de repondre.J'ay reçeu aussy par luy toutes Lettres que vous m'avez fait l'honneur de m'ecrlre Les dix neuf février, vingt cinq Mars, vingt trois avril, unze et quinze May, vingt deux, vingt cinq, vingt six, vingt huit et vingt neuf juin, cinq et sept juillet.» Archives Nationales, Colonies, C«-A.fol.44-48. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 163 J'ay toujours Monseigneur de nouvelles graces a vous rendre de toutes les bontez que vous voulez bien avoir pour moy et pour toute ma famille, Je vous en demande La continuation.Je suis très sensible a la bonté que vous avez eu de Masseurer que Sa Majesté a esté contente de mes services Lannée dernière, et qu'elle a bien voulu approuver tous les mouvements que j'avois fait pour m'opposer aux desseins que les ennemis avoient formé sur cette colonie, je donneray toujours de plus en plus mon attention a bien remplir mes devoirs afin de mériter par la les graces que Sa Majesté voudra bien me faire.Je me suis donné l'honneur depuis ce printems Monseigneur de vous écrire quatre Lettres par Plaisance, et par mes trois premieres dont je joins icy copple.je vous ay rendu compte de tout ce qui s'est passé en ce pays jusques au vingt troisième juillet, vers lequel tems je suis remonté a Montreal y ayant desja fait un voyage des la fonte des glaces.(En marge: Jay marquer les lettres quon a receu de plaisance.) Ma quatrième lettre Monseigneur n'estant qu'un precis de ce qui est contenu dans les autres et de ce qui s'est passé jusques a l'arrivée du vaisseau du Roy, je ne vous en fais pas une repetition, (fin marge: à voir.) J'eus lhonneur lannée dernière de vous rendre compte de la scltuation des affaires dans le pays d'en hault et je pris des lors la liberté de vous représenter que si on ne travailloit au plustost au rétablissement de Michellimakinac, nous courions risque de perdre tous nos alliez qui se detruiroient Les uns Les autres n'y ayant personne dans ce Heu pour les en empescher, c'est ce qui est arrivé cette année, car le nommé Saguima ayant trouvé Le secret pendant l'hiver de se joindre aux P8t8atamis pour faire la guerre ensemble aux Mask8tins et aux 8tagamis non seulement ils en ont détruit une quantité considerable dans le lieu ou ils estolent en bivernement, mais ayant encor trouvé Le Secret de mettre dans ses Interests presque toutes les autres nations ils ont poursulvy ces malheureux jusques au détroit, ou ils ont tué ou pris prisonniers près d'un millier de tout sexe.Je joins Icy Monseigneur coppie de deux lettres que le Reverend pere Marest supérieur des missions 8ta8aises m'écrit sur ce sujet, comm'aussy sur la nécessité d'envoyer au plustost a Michillimakinac Le Sieur De Louvlgny avec un nombre de françols comme je l'avois fait espérer Lannée dernière a ces Sauvages.Ces sauvages Monseigneur sont venus exprès pour le chercher, et pour me demander en même tems mon consentem' sur la guerre qu'ils veulent toujours continuer, contre les Mask8tins et Les 8tagamis jusques a ce qu'ils les ayent entièrement détruits et ceux qui voudront prendre leur party c'est çe que Le nommé K8ta8illboé descendu a Montreal Le dix huit juillet, me demanda au nom de tous les autres, me faisant connolstre qu'ils nattendolent que son retour pour Marcher et pour faire main basse sur les 8tagamis qui sont a la baye a leur ancienne demeure.Le nommé 8itamek descendu avec K8ta8lliboé me représenta au contraire que les 8tagamis estant alliez fortement des Sakia il estolt a craindre que ces derniers ne prissent leur party si on vouloit les pousser a toute extrémité, que luy même quoy qu'il fust toujours très obéissant a ma parolle ne pouvoit me cacher qu'il serait très embarrassé aussy bien que le nommé Pile-mont autre chef P8t8atam!s si les Sakls prenolent party qu'il nestoit pas naturel de vouloir détruire les 8tagamis du fonds de la baye qui n'avolent aucune part a tout ce qui s'estolt passé au détroit, que la chose n'estoit pas si facile, comme 164 ARCHIVES DE QUEBEC K8ta8iliboé La représentait, que ces sauvages estolent braves et en nombre et qu'Us avoient des alliances dans plusieurs nations, qui ; peutestre se repentaient desja d'avoir frappé sur eux qu'U ne nommoit personne, mais qu'il sçavoit les sentiments de plusieurs qu'U estait même a craindre que ceux des 8tagamis qui s'estaient retiré chez l'iroquois ne les engageassent a les venger, qu'U n'aprehendoit pas qu'on pust l'accuser d'avoir peur, qu'U avoit assez décrions par devers luy pour ne devoir pas craindre ce reproche, mais qu'U se croyoit dans L'obligation de médire sa pensée, et qu'après cela c'estoit a moy a faire ce que Je Jugerais a propos.Comme je n'avols encor Monseigneur aucune nouveUe du Sieur Dubuisson ny du Sieur Delaforest, par lesquelles je pus estre informé au Juste de tout ce qui s'estait passé au détroit, Je fis a ces Sauvages les réponses cy jointes dont j'envoyay coppie au Pere Marest, Peu de tems après Le Sieur Dubuisson arriva a Montreal avec un convoy de cent hommes tant françois que sauvages, U me rendit luy même la lettre qu'U m'ccrivoit du fort pontchartraln en datte du quinze juin, Le Sieur Delaforest nayant pas jugé a propos de laisser descendre Le Sieur De Vin ce un es avec un canot seul de peur de le risquer, outre qu'il en avoit eu besoin pour envoyer chez les Kikapous afin de faire en sorte de detacher ces sauvages des 8tagamis et des Mask8tins dont Us sont alliez.Je joins icy Monseigneur La lettre que Ma rendu Le Sieur Dubuisson par laquelle vous serez informé au juste de tout ce qui s'est passé dans laffaire du détroit.Je joins aussy Monseigneur Les paroUes que m'ont dit Les nommez Maklsabé et chachagouette, ce premier est mort malheureusement a Montreal sans pouvoir achever tout ce qu'U avoit a me dire, c'est une perte car U avoit L'esprit bien fait et toutes Les nations avoient de l'estime pour luy.Je joins aussy aux paroi le s de Chachagouette les réponses que J'y ay faites, en luy accordant Le Sieur Desllettes.il y a Iongtems Monseigneur que les missionnaires de ces Sauvages me demandent ledit sieur Desliettes, comme le seul françois capable de remettre ces nations dans Le bon chemin.Le Sieur Dubuisson Monseigneur mérite que vous ayez pour agréable de faire attention a la manière dont U s'est Gouverné dans toute cette affaire qui n'a pas esté des moins épineuses, et ou U a eu bien besoin de fermeté et de désintéressement pour la pousser a sa perfection aussy s'est U dépouillé entièrement de tout ce qu'U pouvoit avoir pour y parvenir.U a l'honneur de vous envoyer cy joint le mémoire des dépenses qu'U a esté obligé de faire, dans lesqueUes il me paroist juste que Sa Majesté aye la bonté d'entrer, on pouvoit Monseigneur en le faisant capitaine l'indemniser d'une partie de ces dépenses, cela diminuerait en quelque façon ce que Sa Majesté auroit La bonté de luy accorder pour le reste, et cela servirait de recompense a cet officier pour ses services.Tout ce qui s'est passé au détroit Monseigneur au sujet de la destruction entière des 8tagamls et des Mask8tins qui y estaient me faisant appréhender que les iroquois ne prissent le party de ces premiers qui des U y a deux ans avoient esté renouveUer alliance avec eux et se mettre sous leur protection, et chez qui même une bande s'estait retirée l'hiver dernier, Je me préparais a les faire pressentir sur ce sujet, lorsque je reçeus dans le même tems a Montreal une lettre du Sieur de Joncalre qu'U m'ecrivolt du fort frontenac ou U commandolt en labsence du Sieur De Lafresnlere qui estait descendu pour se faire guérir des fièvres dont U estait attaqué aussy bien qu'une partie de Sa garnison.Le Sieur De Joncalre me CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 165 donnoit avis que les SonontSans estant en chemin pour venir a Montreal, les Onon-taguez les avoient fait relâcher, et luy avoient envoyé quatre députez avec trois branches de porcelaine pour me faire dire, «Qu'ils attiroicnt par le bras leurs trois enfans Monsieur De Longeuil Les « Sieurs De Joncaire et La Chavignerie, et qu'ils Les apellolent au fort de frontenac «pour y tenir un conseil general avec toutes les nations iroquolses qui dévoient s'y « assembler: « Qu'ils avoient appris par des iroquols venus du détroit que toutes les « nations d'en hault dévoient fondre sur eux et que pour se tenir prests a tout evene-« ment ils avoient de Leur costé fait des canots et toutes Les provisions nécessaires « pour n'estre point surpris: « Qu'ils ne vouloient point que ce fust des sauvages ny de chez eux ny de « ceux qui sont establls a Katarakouy qui m'aportassent cette nouvelle, mais des « françols du fort.> Ces demandes des Iroquois ne laissèrent pas de m'embarasser dautant plus que ce n'estoit pas la coutume qu'on fust au fort de frontenac régler les affaires, mais a Montreal ou chez eux quand je jugeois a propos d'y envoyer, outre que je sçavois que Pitre sçul avoit fait deux voyages consécutifs a Onontagué pour renouveller l'ancienne alliance et en même tems leur donner de l'ombrage au sujet des affaires arrivées au fort pontchartrain du détroit, cependant pour n'avoir rien a me reprocher, j'avois pris la resolution d'y envoyer Monsieur De Longeuil avec le Sieur De La Chauvignerie Le Sieur De Joncaire y estant desja, et ils partoient le vingt sept aoust au matin Lorsque la nuit je receus une seconde Lettre du Sieur joncaire par laquelle U me marquoit que Malgré tout ce qu'avolent pu faire Les Onontaguez et les Goyongouins, Les SonontSans avoient pris la resolution de descendre a Montreal quarante cinq tant chefs que considerables, que les quatre autres nations iroquolses continuoient toujours de s'assembler a Onontagué, et qu'une grande partie de leurs canots estoient faits, qu'il y avoit jusques a des Sauvages de la Virginie avec eux, et qu'ils faisolent nombre de mille a douze cent guerriers, qu'il avoit cru de son devoir de me donner cet avis par ce que les Iroquois ne se declaroient pas sur le veritable endroit eu ils vouloient frapper, que Leurs canots estoient faits dans le Lieu même ou ils les firent du tems de Monsieur Le Marquis de Denonville quand, Us vinrent deffaire les habitions (sic) de Lachine.qu'il ne luy paroissoit pas vraysemblable que Pitre sçul souffrit qu'ils frapassent sur les nations d'en hault dont il tire tous Les ans une quantité considerable de pelletries, qu'il y avoit tout lieu de craindre qu'ils neussent quelque dessein sur ce pays Je pris sur cela les precautions que je crus nécessaires pour nestre point surpris icy bas, en même tems je As donner avis par des sauvages a nos alliez de se tenir sur leurs gardes.Quatre jours après les SonontSans arrivèrent a Montreal et me dirent qu'ils ne parleraient point que le Sieur De Joncaire ne fust present, Je leur accordé Leur demande n'estant pas fâché de les retenir le plus que je pouvois auprès de moy, très persuadé que les autres ne feraient aucun mouvement tant que ceux la seraient entre mes mains.\\ Le dix septembre le Sieur De Joncaire estant de retour du fort Frontenac les SontSans (sic) me dirent les parolles que j'ay l'honneur de joindre a cette lettre au s quel les je fis les réponses qui sont a costé.______.J, 166 ARCHIVES DE QUÉBEC Pendant 1 absence du Sieur De Joncalre J'avois eu le tems d'Interroger en particulier Les principaux chefs des Sonont8ans qui m'avouèrent que le principal motif de leur descente estolt qu'Us connolssolent mieux que les autres nations iroquoises combien il leur Importait de ne pas avoir la guerre avec les gens d'en hault, que dans la dernière ils avoient esté Les seules Victimes estant tous les Jours exposez aux courses que nos alliez faisoicnt sur eux pendant que les autres moins a portée des gens d'en hault estolent très tranqulls dans leurs villages, que tout cet hiver Tcganisorcns avoit chanté La guerre contre Sagulma et contre Les gens du détroit, y estant porté par les anglois a qui U est entièrement attaché, que ne pouvant rompre cette entreprise ils avoient pris le party d'abord de faire demander Monsieur De Longeûll, Les sieurs De Joncalre et La Chauvigncrie, espe-rans par leur moyen en venir a bout, que connolssant lentestement de Tcganisorcns malgré les Onontaguez qui les avoient arresté ils avoient pris ensuite la resolution de descendre, se flattans que tant qu'Us serolent icy bas, les autres ne partiraient pas quoy qu'Us fussent assemblez; que du moins s'ils partaient Je connoistrois leur fidélité, qu'Us ne croyolent pas m'en pouvoir donner de plus grande preuve que de se venir eux mcsme Livrer entre mes mains.Pendant ce tems la Monseigneur jusques au vingt cinq septembre je receus plusieurs avis que les iroquols persistaient toujours dans leurs desseins, qu'ils estolent toujours assemblez a Onontagué et que sans s'embarrasser des Sonontoans qui estolent a Montreal, Us partiraient quelque chose qui put arriver, ils envoyèrent même des coUiers aux Sauvages du Sault et De la Montagne pour les prier de demeurer paisibles sur leurs nattes, et de ne prendre aucun party ny pour ny contre dans cette affaire.Nos sauvages repondirent a ces colliers qu'Us n'avolent dautre volonté que la mienne et que tout ce que je ferais Us le feraient aussy.Voyant cela Monseigneur et que La saison des]a trop avancée ne me permettait plus d'attendre vos ordres pour envoyer a Michillimakinnc, Je pris sur l'heure la resolution d'y envoyer le Sieur De Lignery avec les ordres cy Jointes, Je fis partir aussy le S1 Desliettes pour les Uinois, et le Sieur De Vincennes pour les Miamis, Le Sieur De Laforest me marquant par une de ses lettres en datte du dix juillet qu'U estolt de la dernière Importance d'y envoyer ledit Sieur De Vincennes tant pour faire faire la paix de ces sauvages avec les Uinois que pour les empescher de s'approcher des Anglois comme Us en ont envie depuis longtems, j'ay fait aussy passer le convoy du Detroit par la grande riviere sur ce que les Sonont8ans m'ont fait connoistre que La bande du Tonnere chef 8tagamis qui ne s'est pas joint a eux pouvoit bien attendre Le convoy dans le portage de Niagara ou dans le Lac Errié, je l'ay fait Monseigneur tant pour éviter la rencontre de ces sauvages, que pour ne pas exposer ce convoy a estre pUlé par les iroquols, qui sous prétexte qu'Us portent des munitions a leurs ennemis pouvoient bien par une action pareille com-mancer La guerre avec nous.Je me flatte que Sa Majesté approuvera les precautions que je prends.Je me flatte même que connolssant la nécessité qu'U y a de rassembler toutes les nations 8ta8oiscs a Michillimakinac pour les mettre en estât de résister aux iroquols s'ils Leurs déclarent la guerre, Je me flatte dtaje que Vous approuverez que j'y envoyé des le petit printems Le Sieur De Louvigny que ces nations attendent avec la dernière impatience.Je reponds présentement Monseigneur a toutes les lettres que Vous m'avez fait l'honneur de m'ecrire. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 167 C'est avec bien de la satisfaction que j'ay veu par celle du vingt huit juin que vous approuvez la réponse que j'ay faite lannée dernière au Sr De Ni col.son sur la lettre qu'U m'avolt ecritte du port Royal conjointement avec le Conseil de la Reine d'angleterre J'ay bien du plaisir aussy Monseigneur que vous ayez approuvé l'envoy que ('avoir, fait jusques a Baston des sieurs Rouvllle et Dupuis pour luy porter.J'ay remis au Sieur Baron de S1 Castin La commission de Lieutenant surnuméraire que Sa Majesté a bien voulu luy accorder, U ma parru très sensible a cette grace.(En marge: qu'U continue ses bons services.Il éprouvera de plus en plus les graces de sa Mté.) Je me serviray toujours Monseigneur du Sieur Baron de Longeuil quand j'auray quelque chose a traltter avec Les Iroquois, Comme U entend mieux Leur langue qu'U ne la parle U ne peut se passer quand il va chez ces nations du Sieur De Joncaire ou du Sieur De La Chauvignerle, et quelque fois de tous deux suivant les affaires.Le Sieur de Beaucourt Monseigneur vous est bien obligé de lasseurance que vous voulez bien luy donner que Sa Majesté est contente de ses services, U vous remercie très humblement de la Croix de S' Louis que vous avez eu pour agréable de luy procurer, aussy bien que de La place d'Ingénieur a Quebec qu'avoit cy devant le Sieur Le Vasseur, il continuera ses services avec la même application qu'U a fait par le passé.U a l'honneur de vous rendre compte des travaux qui ont esté faits cette année.(En marge: qu'U se serve du sieur de Longueuil.Il paroist qu'on pouroit luy donner un simple interprète auquel il ne faudrait point payer de voyage.) Rayé en partie sur l'original.Le Sieur De Louvlgny continue toujours a remplir ses devoirs d'une manière a mériter l'honneur de votre protection, U est très sensible a ce que vous voulez bien luy marquer que Sa Majesté se souviendra de luy dans les occasions.J'ay rendu justice Monseigneur, Lannée dernière a tout le monde en ce pays parce que tout le monde Le meritolt, Les peuples de ce pays ont esté ravis dapprendre que je vous avols rendu compte de Leur conduite et de leur bonne volonté, Je les malntlendray toujours dans une union très grande autant qu'U me sera possible très convaincu que c'est plustost par la douceur que par la sévérité qu'on vient a bout des hommes.(En marge: Qu'U continue la justice qu'on rend à tous les hommes fait qu'Us sont contents, Il faut les mener par la douceur plustost que par lautorité mais U faut aussi punir ceux qui ne changent point leur mauvaise conduitte et ne marquer de l'estime que pour les bons sujets.) II est heureux Monseigneur et j'ay eu l'honneur de vous le marquer Lannée dernière que la flotte des ennemis ait esté détruite par les vents sans qu'U en ait coûté une seule goûte de sang a cette colonnle nous en avons rendu grace a Dieu très persuadez que c'est une marque visible de sa protection.Je vous suis bien obligé en mon particulier de la justice que vous avez bien voulu me rendre sur la vigoureuse resistance que j'aurais faite.U sera bien difficile Monseigneur si La guerre continue d'empescher les sauvages abenakls du bord de la mer d'avoir commerce avec les Anglois, veu la chereté des marchandises icy et la facilité qu'ils trouvent a en avoir a Baston et au port Royal.Je mettray cependant tout en usage pour y parvenir. 168 ARCHIVES DE QUEBEC J'ay cru Monseigneur en accordant Lannée dernière vingt hommes au Sieur De lamothe au Montreal et vingt au détroit luy accorder les quarante hommes qu'il me demandent, J'ay cru même que les ennemis que Jattendols en ce pays ne me permettaient pas de luy en pouvoir donner davantage, dans toute cette affaire Monseigneur, je ne me suis attaché qu'a suivre vos ordres de point en point.Le Sieur De La forest est monté au fort Pontehartrain des le petit prlntems, il a l'honneur de vous écrire et j'ay celuy de vous envoyer sa lettre.Si sa santé ne luy permet pas d'y rester, ou que ce poste ne luy convienne pas aux conditions que Sa Majesté Luy a accordé j'y envoy ray le Sieur De Sabrevols.Il est très seur Monseigneur qu'il y a des mines de cuivre en quantité dans les hauteurs de la Riviere 8abache j'en ay encore eu plusieurs es chant il Ions cette année par le moyen des sauvages, je ne les crois pas cependant faciles a tirer par ley bas du moins dans la scituation présente des affaires au détroit; peut estre que par la suite on trouvera plus de facilité.J'auray Lhonneur dans Le tems de vous en rendre compte.(En marge: Ion sait quil en coûte rien au Roy pour faire les découvertes.) A lesgard de l'envoy du Sieur De Vlncennes, il estait de la dernière nécessité de le faire, non seulement pour conduire Les miamis Jusques chez eux et les empescher d'estre insultez en chemin par les Missisaguez, mais encor pour les empescher eux mesmes de s'approcher des anglois et d'y porter Leurs pelletries, ce qui aurolt servy dexemple a bien d'autres.Les ordres que je luy avois donné au sujet des mines n'estaient qu'en cas qu'il Luy fust possible daller sur les lieux ou elles sont pour en prendre connoissance.Je n'ay rien a adjouter Monseigneur aux raisons que j'ay eu l'honneur de vous marquer lannée dernière au sujet du rétablissement des congez.Les deux Lettres du pere Mares t dont j'ay lhonneur de vous envoyer cop pie vous feront mieux connoistre que tout ce que je pourols dire la nécessité qu'il y a de les rétablir au plustost, je suivray vos ordres a lesgard des Sieurs De Louvigny et Llgnery et ne feray pour le rétablissement de Michillimakinac que le moins de dépense qu'il me sera possible, il est cependant de la dernière nécessité de Leur donner quelques soldats aussy bien qu'au Sieur De laforest, autrement il sera impossible de tenir ces deux postes en règle, aussy bien que d'empescher Les voyageurs de s'en écarter et d'y aller sans congé comme quelques uns ont fait cette année tant au détroit qu'a Michillimakinac, quelque precaution que j'aye pu prendre (En marge: conseil pour les soldats nécessaire a michilimakinac.) J'ay eu l'honneur lannée dernière de vous rendre compte de la conduite des habitans de Laccadie, et des raisons qui m'avolent empesché de leur donner les secours qu'ils m'avolent demandé.Je leur ay donné celle cy tous ceux qui ont pu dépendre de moy.ils me mandent par une lettre que le pere felix Missionnaire aux mines m'écrit en datte du vingt neuf aoust, que les Anglois les maltraittent beaucoup, et qu'ils Les menacent tous les Jours de Les dépouiller entièrement de tout ce qu'ils peuvent avoir.Si j'avois reçeu vos ordres plustost j'aurois pu faire quelqu'entreprlse sur le fort du port Royal mais je n'ay reçeu les lettres que vous m'avez fait L'honneur de m'ecrire que par le vaisseau du Roy et une par Plaisance sept Jours après.(En marge: qu'on aurolt a souhaitte qu'il eut receu les lettres, mais qu'après elle U ne faut commettre aucun acte d'hostilité.) CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 169 Le Sieur Westche a toujours eu cinq cent hommes de garnison depuis Lautomne, et a toujours esté Beaucoup sur ses gardes, je n'ay pas laissé de luy faire prendre quatorze de ses soldats a la porte de son fort, et une journée plustost il auroit esté pris luy, son Lieutenant Gouverneur, son Major et plusieurs autres officiers, estant tous a se baigner dans un lieu proche Le fort sans avoir aucune escorte, si sa Majesté avoit pu envoyer seulement un des deux bâtiments que j'avois demandé lannée dernière pour servir descorte a nos bâtiments marchands, et ensuite croiser dans La baye de Baston, jaurols pu avec ce secour et ce que j'aurois pu faire d'icy, reprendre ce fort, mais sans un secour pareil La chose n'est pas possible, c'est ce que me marque Le Sieur Gaulin par une lettre qu'il m'écrit de Beaubassin du quinzième aoust dernier, il se maintient toujours Monseigneur tant qull peut dans sa mission, mais il me marque que ne recevant depuis longtems aucun secour de franco, il sera blentost obligé de tout abandonner, se trouvant endetté considérablement par les emprunts qu'il a esté obligé de faire de costé et dautres, il est fâcheux pour luy que la plus grande partie des effets que Monsieur de Costebelle Luy avoit remis Lannée dernière, ait esté reprise par les anglols, cela luy auroit esté d'un grand secour, je fais bien mon possible pour luy en donner d'icy aussy bien qu'a toutes Les missions mais cela séparé en tant dendroits différons ne paroist guère quoyqu'il en coûte considérablement.Les anglois de leur costé n'épargnent rien pour faire connoistre aux sauvages que Leur propre misère ne vient que par leur faute, que nous ne sommes pas en estât de les soutenir Longtemps, et que dans peu nous serons obligez de les abandonner, et pour mieux leur faire comprendre la difference qu'il y a d'eux a nous, ces jours passez un party de Norentchouac de cinquante hommes après s'estre battu contr'un beaucoup plus considérable d'anglois, et leur a voir tué plusieurs personnes et fait deux prisonniers, les anglois les ont rachetté par quarante sept couvertes de drap rouge, douze beaux justeaucorps pour les chefs, trente chemises avec des vivres en quantité pour leur retour, ces sauvages m'en sont venu rendre compte et me prier de ne trouver pas mauvais qu'ils ne maycnt pas amenné ces prisonniers.{En merge: Luy a été accordé une gratification lannée dernière.) J'ay reçeu Monseigneur l'ordre que Sa majesté a bien voulu m'envoyer, par lequel elle me permet de mettre a la teste des partis que jenvoyray en campagne, tel officier Major que je Jugeray a propos pour le bien de son service, je ne m'en serviray que quand je le croiray absolument nécessaire.(En marge: Bon.) Je vous suis bien obligé Monseigneur, aussy bien que Messieurs De Ramezay et Galliffet, de ce que vous voulez bien nous promettre Lhonneur de vostre protection auprès de Sa Majesté pour Les graces que nous pouvons luy demander, nous ferons toujours eux et moy notre possible pour les mériter et pour nous les conserver.Les Sieurs De Sabrevois D'Ervillier et Duflguier attendront la paix pour pouvoir passer en france, ils vous remercient très humblement aussy bien que les Sieurs D'Esgly et Boishebert, de ce que vous voulez bien les asseurer de faire attention a leurs services.Le Sieur Desgly vous serait bien obligé si vous aviez pour agréable de luy procurer une croix de S' Louis.Nous avons reçeu par le vaisseau du Roy Les marchandises et munitions qui ont esté embarquées pour cette colonnle.Les fusils de tulle sont très bons, il aurait esté a souhaitter qu'on eust pu en envoyer une plus grande quantité aussy bien que 170 ARCHIVES DE QUÉBEC de poudre, permettez moy Monseigneur de vous représenter si la guerre continue, qu'on ne sçauroit trop envoyer ny de l'un ny de lautre, et particulièrement de La poudre dont nous estions très courts Lannée dernière.(En marge: Il est resté beaucoup d'effets a Rocbefort qui n'ont put estre embarquez ce qui nous lait bien tort.Voir si nous avons les es ta ta de ce qui nous reste a Rocbefort si non les demander.) Nous ferons ce que nous pourrons Monseigneur, Monsieur Begon et moy pour faire en sorte que les troupes se passent cette année de ce qu'elles ont, il sera cependant bien difficile, veu les différents postes ou je me trouve dans l'obligation d'en mettre nous examinerons Monsieur Begon Monsieur Dallogny et moy tout ce qui se pourra faire.(En marge: Bon.) Je ticndray toujours la main Monseigneur autant qu'il me sera possible pour que Lon ne donne point d'eaudevle aux sauvages et on ne fera aucun changement au règlement qui fixe les cabarets de Montreal et des trois Rivieres pour leur donner de la bierre.J'ay expliqué vos intentions a Monsieur Le Marquis Dalogny et au Sieur Dumesnil au sujet des habitants de ce pays, pour qu'ils en fassent la revciic deux fols lannée, affln dapprendre a ces milices la discipline militaire, et sçavolr en quel estât sont leurs armés et obliger ceux qui n'en ont pas a s'en fournir suivant qu'ils en auront les moyens, ils exécuteront vos ordres sltost que la belle saison Le poura permettre.(En marge: Bon.) Jay donné au fils alsné de la veuve DuSablé une commission de petit officier suivant que vous me l'ordonnez, j'auray soin de son frère quand l'occasion s'en présentera.(En marge: Bon.) Nous avons reçeu en ce pays cette année quarante cinq hommes de recrue, sçavolr trente par le héros neuf par la Louise et six par f heureux retour, tous ces soldats ne sont que des enfans et il faut du moins trois ou quatre années avant qu'ils puissent estre en estât de rendre service.Monsieur Phellppeaux nous a fait grand tort de nous avoir retenu a la Martinique les soldats qui avoient esté embarquez lannée dernière sur le Vermandols.il aurolt pu nous les renvoyer icy par une prise que ce bâtiment avoit faite et qui est arrivée a bon port, du moins il aurolt pu nous renvoyer Les armes et munitions dont ce bâtiment estolt chargé pour nous.(En marge: Demander a Mr de Beauharnois letat des armes et des munitions qui etolent embarqués sur le Vermandols.) Monsieur de Costebelle nous a renvoyé ce printems mille Livres de poudre, cinquante fusils et huit milliers de pierres a fusil, des munitions qui luy avoient esté Laissées par la Loire en mil sept cent dix, par ces mesmes occasions il me marque que lannée dernière vous aviez donné ordre a Monsieur Begon de luy faire tenir de ce pays les vivres nécessaires pour la subsistance de sa garnison, et sur cela m'a demandé et au Sieur Daigremont de luy faire envoyer huit cent quintaux de farine, et cent quarts de pois nous L'avons fait très persuadez que nous suivions en cela vos ordres, malheureusem' pour luy Les anglois ont pris une de nos barques sur la coste du Chapeau rouge ou U y avoit cent quintaux de pois et quarante quarts de farine, ce qui ne laissera pas de luy faire du tort Monsieur Begon luy a fait renvoyer des pois.(En marge: Bon.Bien fait.) J'expllqueray vos ordres Monseigneur aux officiers de milice et aux Seigneurs des parrolsses de ce pays, et je feray connoistre a ces derniers qu'ils ne sont pas en droit dexlger des capitaines de milice qu'ils Leur communiquent Les ordres CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 171 qu'ils reçoivent des gouverneur et Intendants, avant de les mettre a execution, je feray connolstre aussy aux autres qu'Us Le doivent faire par honesteti quand cela n'intéresse pas Le service.Nous ferons réponse Monseigneur Monsieur Begon et moy au placet que le Sieur D'Artigny a eu l'honneur de vous envoyer lannée dernière, nous aurons celuy de vous marquer sur cela nos avis.Les Sieur Gayot et Compagnie ont envoyé icy le Sieur LanouUliere avec une procuration pour prendre connolssance de leurs affaires et les régler, Nous luy donnerons Monseigneur Monsieur Begon et moy toute la protection qu'il poura désirer aussy bien qu'a la personne qu'U chargera des Interests de ces messieurs.C'est avec une douleur extreme Monseigneur que nous avons appris La mort de Monseigneur Le Dauphin et de Madame La Dauphlne et celle de Monseigneur Le Dauphin Leur fils aisné, tous les peuples de ce pays ont fait connolstre Leur vive douleur dans cette rencontre, et nous avons joint nos prières aux Leurs dans un service solennel qui a esté fait dans la CathedraUe, de cette vUle, ou nous avons assisté Monsieur L'intendant et moy avec Le conseU supérieur.Nous continuerons Monseigneur nos prières pour la conservation de Sa Majesté et pour celle de Monseigneur Le Dauphin.Par votre dernière Monseigneur du septième juillet vous me faites Lhonneur de me Marquer que Sa Majesté a jugé a propos pour le bien de son service daccorder au Sieur De Lamothe cinquante hommes de ce pays qu'il doit faire passer a la Louislanne a ses dépens, je suivray vos ordres quand U se présentera quelqu'un pour les lever, et Je donneray toute mon attention pour empescher que ces sortes de gens n'emportent point d'eau de vie avec eux pour en faire commerce avec les Sauvages.Les deux enfans de la veuve Cendret que le Sieur Du Tisné amenna Lannée dernière n'ont aucune Incommodité qui puisse les empescher de rester en ce pays.Comme vous ne m'ordonnez pas de les renvoyer, Jattendray vos ordres Lannée prochaine pour le faire.Le Sieur De LlvUUers Capitaine m'a prié de vous demander pour luy un congé pour lannée prochaine.Le Sieur De VUliers enseigne vous demande la même grace, U y a dix huit ans qu'U est en ce pays sans en avoir sorty.J'ay promis au Sieur De Marigny capitaine de passer sur le vaisseau du Roy Le héros, sa santé estant toujours très mauvaise je n'ay pas cru pouvoir luy refuser ayant eu deux grandes maladies depuis lannée dernière.J'ay promis aussy la même chose au Sieur De La Plpardiere capitaine, son pere estant mort et ses parents luy marquant qu'il est a propos qu'il vienne Luy même régler ses affaires.J'ay envoyé Monseigneur des le petit printems a Plaisance pour avoir des nouvelle, La petite prise que le Sieur de Beaumont nous avoit Laissée Lannée dernière, U n'en a rien coûté au Roy pour cet envoy, a son retour sur les avis que j'avois reçeu des isles, que les ennemis nous menaçolent encor.Je l'ay fait armer en course, et j'ay mis dessus cent hommes compris trois officiers et vingt cinq soldats, avec ordre de revenir aux premieres nouvelles qu'Us pouvoient avoir que les ennemis voudraient faire quelques entreprises sur ce pays ou sur Plaisance, ils ont fait une prise qui a produit dix huit a vingt mille Livres, et ont pris outre cela un 172 ARCHIVES DE QUÉBEC Novembre 1712.J'ay l'honneur de joindre a cette Lettre Monseigneur un mémoire que m'a remis Le Sieur De Beaucours des dépenses a faire pour mettre Les ouvrages qui ont esté faits cette année en leur perfection.Je prends La liberté de vous représenter que si on ne les achevé pas au plustost, devant qu'il soit deux ans il en coûtera Le double, Les hivers ruinant entierem' en ce pays les ouvrages imparfaits.J'ay reçeu Monseigneur Le Chiffre que vous m'avez envoyé Je m'en servlray quand j'auray quelqu'affaire de consequence a vous mander.J'auray très soin de le tenir sous la clef.Vaudreuil1 MM.DE VAUDREUIL ET BÊGON AU MINISTRE (12 novembre 1712) Monseigneur, Les sieurs De Vaudreuil, et Begon ont reçeu la lettre particulière que vous leur avez fait lhonneur de leur écrire le 26 juin dernier, de laquelle suivant vos ordres Us n'ont fait part a personne, ./.Comme U n'y a a present d'autres resources pour payer les dépenses que Le Roy ordonne pour cette colonie que celle de faire des cartes, sa Majesté n'ayant envoyé de Rocbefort que fort peu de munitions et Le commis du trésorier general en exercice ayant trouvé très peu de gens qui ayent voulu prendre des lettres de change sur les fonds ordonnez Les Sn De vaudreuil, et Begon croyent qu'U serait fort dangereux de laisser entrevoir a ceux qui sont chargez de ces cartes, que le seul moyen qu'Us auront dans la suitte de s'en défaire, sera de les convertir en rentes sur L'hotel de ville, c'est ce qui les empeschera, Monseigneur, de faire cette ouverture a personne, Ils se sont contentez d'exciter tous ceux auxquels U est deû icy, qui sont en très grand nombre, par les emprunts qu'on a esté obligé de faire cette année, de Recevoir en lettres de change sur les trésoriers, le rembourssem* de ce qui leur est deû, au lieu de leur donner des cartes cornue on sy est engagé, U y en a fort peu qui en ayent voulu prendre, ce qui peut vous faire juger, Monseigneur, que les lettres déchange sont fort décriées; Puisque ces nego-cians préfèrent des cartes a ces Lettres, nonobstant le Besoin extreme qu'ils ont de faire des remises en France, sans lesquelles II n'est pas possible qu'ils puissent sou- 1 Archives Nationales, Colonies, C\"-A, 33, fol.50-70.corsaire de trente hommes qui rod oit les costes de Laccadle.J'ay nouvelle depuis deux jours qu'ils doivent estre ley dans peu.Et qu'on les avoit Laissé a la baye Verte.J'ay chargé de notre Lettre commune et de mes particulières Le Sieur De Beau] eu capitaine, il aura L'honneur de vous Les rendre, Je puis Vous asseurer qu'il est très bon officier.J'ay L'honneur d'estre avec un profond respect Monseigneur Votre très humble et très obéissant serviteur Vaudreuil A Quebec ce 6\" CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 173 tenir leur commerce, ce qui les oblige de donner leurs marchandises a moitié meilleur marché en Lettres de change, Lorsqu'elles sont bonnes, que quand on les paye en cartes.Et d'acheter des pelleteries qu'ils payent un tiers plus cher qu'ils ne les vendent en france, quoique Le fret soit a 2001.Le Tonneau, et qu'ils payent encore des assurances.Les S™ De Vaudreull, et Begon qui ont esté fort pressez par les Negoclans de leur faire le remboursem1 avant le départ du neros, des sommes qu'ils ont prêtées au Roy, ainsy qu'on s'y est obligé, ont cependant Remis après le depart de ce vaisseau de faire des cartes, afin de mettre ceux qui se trouveront avoir besoin de leurs effets, dans la nécessité de Recevoir leur remboursement en lettres de change sur les trésoriers, leur ayant même fait espérer qu'elles seraient acquittées régulièrement ce qui n'a pas produit un grand effet.Les S™ De VaudreuU, et Begon ont L'honneur, Monseigneur, de vous Re-presenter qu'il ne leur parait plus qu'un seul moyen pour rétablir la confiance qu'on avoit autrefois pour les lettres de Change tirées sur les trésoriers, ce serait.Monseigneur que vous voulussiez bien par une lettre particulière nous assurer que vous ferez acquitter celles qui seront tirées l'année prochaine en nous fixant pour quelle somme il en sera tiré, et a quelle échéance.U Leur parait d'une nécessité indispensable qu'il soit envoyé icy les marchandises qu'on demande, et qu'il soit tiré des Lettres de change pour le surplus des fonds ordonnez, sans quoy on sera toujours dans la nécessité de faire des cartes, ne restant que ce seul expedient pour satisfaire aux dépenses ordonnées.Mais comme Nous ne Sçavons, Monseigneur, si L'état des affaires de sa M\" luy permettra de faire acquitter a leur échéance toutes les lettres déchange qu'il serait nécessaire de tirer, Nous vous supplions très instamment, Monseigneur, de vouloir bien les régler a la somme que vous serez, assuré de faire acquitter, parce que s'il arrivoit que ces lettres ne le fussent pas après la parolle que nous en auront donnée a ceux qui les prendront, Il est certain que ce serait inutilement que Nous tenterions a l'avenir de leur faire reprendre faveur, et nonobstant la nécessité ou on est d'en tirer pour le soustien de ce pays, il serait encore moins préjudiciable au service du Roy, et a celuy de la Colonie qu'on fust privé de ce secours, que si on en tirait et qu'elles ne fussent pas acquittées.Le Sr De Vaudreull n'a reçeu, Monseigneur, aucunes des Lettres que vous luy avez fait L'honneur de luy écrire par les navires qui sont partis de france au printemps dernier, les premieres qu'il a receues estant venues par Le héros, il luy en a esté aussy remis depuis quatre jours une qui étoit adressée au Sr De Courtemanche et une autre que Mr De Costebelle luy a adressée par une Barque arrivée Icy de Plaisance le six de ce mois, ainsy n'ayant pas esté Informé de vos Intentions sur la tentative a faire sur le Port Royal, il s'est contenté de faire inquietter les anglois par des partis continuels qu'il a envoyé contr'eux, et puisque vous ne jugez pas a propos, Monseigneur, qu'on fasse a l'avenir d'autre tentative pour Reprendre L'accadle, le S» De vaudreull n'y envoyera point, et se contentera de laisser agir les Sauvages, jusques a ce qu'il ait reçeû de nouveaux ordres.Les S\" De Vaudreull et Begon ont L'honneur de vous envoyer, Monselg', un mémoire sur tous les édairsissemens qu'ils ont pû avoir sur les établissemens qu'on pourrait faire dans l'isle du Cap breton et la Coste de La Brador, et tous les papiers ARCHIVES DE QUEBEC qu'ils ont pû trouver qui ont raport aux Limites de l'amerlque septentrionale entre Nous, et les anglois avec un mémoire qu'ils ont fait sur ce sujet.Le S' De La tour est actuellement a L'accadie ou Le S' De vaudreuil l'a envoyé ce printemps pour sçavolr dans quels sentimens sont les françols qui sont restez en ce pays la dans leur habitation aux mines, et a Beaubassin, et les maintenir dans l'obéissance qu'ils doivent a sa Mlé, alnsy le Sr De vaudreuil est obligé dattendre son Retour avant de pouvoir vous rendre compte de ce que led.S* De La-tour luy aura apris sur ce qui luy est arrivé a Baston, ou on pretend qu'il a esté pillé par un v*\" anglois, quoiqu'il oust un passeport du Gouverneur, Les Sn De Vaudreuil, et Begon n'ont pû encore rien aprendre de précis sur ce qui vous a esté dit.Monseigneur, qu'en 1688 la guerre n'estant pas encore déclarée, les anglois furent prendre un navire françols dans le port de Chibouctou chargé de marchandises seiches, et que peu après ils furent prendre le port de Clieda-bouctou; Et qu'ensuite ils brent vendre publiquem* a Rodelin les effets qui étaient provenus de ce pillage.Ils auront L'honneur de vous en rendre compte aussltost qu'ils seront en état de vous envoyer quelque pieces Justificatives sur ce sujet, ce qu'ils espèrent estre en estât de faire l'année prochaine.Ils s'informeront aussy s'il a esté fait tort aux françols en dautres occasions.Nous avons L'honneur destre avec un très profond respect.Monseigneur Vos très humbles, et très obeissans serviteurs Vaudreuil A Quebec le 12 - no»\" 1712 Begon i MM.DE VAUDREUIL ET BÊGON AU MINISTRE (12 novembre 1712) 1Z 9*\" 1712.Monseigneur Les S™ de Vaudreull, et Begon ont receu les mémoires du Roy des 15.et 24.Juin dernier que vous leur avez fait l'honneur de leur adresser.Us ont celuy de vous assurer.Monseigneur, quils ont l'un, et l'autre fort envie de vivre dans une parfaite Intelligence, estans persuadez quelle est nécessaire au bien du service du Roy, et a lavantage de la Colonie, et que la diversité de sentimens ne causera Jamais entr'eux aucune alteration.(En marge: B.) Le S' Begon compte fort que les lumières, et les veûes du Sr Dalgremont luy seront dun grand secours, et en profitera autant quil pourra, la Reputation que le S* Dalgremont s'est acquise Icy dun très homiest homme, fort desinterressé et fort au fait des affaires de cette Colonie, faisant Juger au sr Begon qull ne peut avoir trop de confiance au sr Dalgremont auquel il marquera toute la consideration qull mérite.Le sT de vaudreull est très satisfait de tous les soins quil a pris pendant Labsence du sr Begon, et de son attention sur toutes les choses dont il a esté chargé.Les Sn de Vaudreuil, et Begon conviennent que le Rétablissement des Congez s'cmble préjudiciable a la Colonie pendant la guerre, a cause quelle se trouverait affoiblie de plusieurs Jeunes gens qui en sortiraient pour les faire valoir; mais il y a 1 Archives Nationales, Colonies, C«-A, 33, fol.3-8. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 175 tant de raisons qui doivent obliger a les rétablir que la raison contraire ne doit pas estre mise en considération, puisqu'on premier lieu on ne doit pas espérer de faire revenir dans la colonie tous les coureurs de bois n'y mesme y contenir ceux qui y sont dans l'obeiss0' qu'en restablissant les congez, ces gens la n'estant point acou-tumez a labourer la terre, ne s'y assujettiront Jamais, quelque châtiment qu'on leur fasse, on a une exemple cette année de douze qui se sont évadez.Les estats sont composez de gens de différents caractères et de différentes inclinations, les uns, et les autres doivent estre ménagez, et peuvent contribuer a les rendre florissans, Les coureurs de bois sont utiles en canada pour le commerce de pelleteries, qui est, le seul sur lequel on doit compter, car il est certain que si on n'envoyé pas a Misslll-makina les choses qui sont nécessaires aux Nations d'en haut, ils continueront de les aller chercher chez les anglols tant à Orange qu'a dans la Baye dhudson ausquels il porteront toutes leurs pelleteries, ont scait assez par experience qu'on ne doit pas espérer que ces Nations les viennent chercher a montreal par le peu de canots qui y sont descendus depuis neuf ou dix ans, quand ces Sauvages seront obligez d'aller chercher bien loin g ce qui leur est nécessaire, ils iront toujours ou est le bon marché au lieu que s'ils trouvoient leurs besoins sous leurs mains, ils les prendraient a quelque prix qu'ils fussent, le continuel commerce qu'on auroit avec eux serait aussy un moyen de les empescher d'avoir la guerre les uns contre les autres puisque loff\" qui commandera Missillmaklnac pourrait estre Informé de tout ce qui pourrait arriver entr'eux, et terminer par sa mediation tous leurs différons, La Religion en retlrerolt aussy de L'avantage, car plus il y aura de françois parmy ces Nations, et plus les Missionnaires y auront d'autorité, cette grande fréquentation peut leur donner mesme des facilitez d'aprendre nostre langue, et les rendre plus dociles, et soumis aux exhortations.(En marge: B.) Il est a Remarquer que pour faire valoir ces congez il est nécessaire d'em-pescher qu'il ne monte un grand nombre de canots au détroit, parce que la grande quantité d'effets dont ils seraient chargez ne peuvent se traltter dans ses llmittes dans le tems qu'on employe ordinairement a faire la traitte, ceux qui s'en trouveraient surchargez ne manqueraient pas de les aller traltter audela, comme le Sr de la forest marque que quelques uns ont fait cette année, ainsy estant Important d'establlr Mlssilimakina.il parolst nécessaire de fixer les permissions pour le détroit a douze canots tout au plus, ce nombre estant suffisant pour faire la traitte dans lestendfie des Llmittes du détroit, Les S1* de vaudreull, et Begon croyent Monseigneur, qu'il suffit de fixer les congez qui seront accordez la premiere année a pareil nombre de douze, parce que les sauvages qui descendent ordinairement par les Rivieres qui tombent dans le Lac Supérieur ne sont pas encores tous avertis du Resta-bllssement de Mlssilimakina, et ils sont d'avis d'obliger tous ceux ausquels ces congez seront accordez de faire la traite dans ce poste, sans leur permettre de s'en escarter pour prévenir les desordres qui sont autrefois arrivez lorsque ceux qui avoient des congez pouvoient aller traltter dans tous les lieux ou bon leur semblolt, et chez les Nations les plus eslolgnées.(En marge: B.) B est revenu au sr Begon que quelques uns des voyageurs qui y furent envoyez l'année dernière pour exciter les Nations a descendre icy, ont fait la traitte pour leur compte autant qu'ils ont pu et ont mesme traitte partie des presens du Roy qu'ils avoient esté chargez de distribuer aux sauvages, Lorsque le sr Begon sera a Montreal il en prendra une connoissance particulière, et aura l'honneur, Monsel- 176 ARCHIVES DE QUÉBEC gncur, de vous en rendre compte, Le s1 de Vaudreuil luy donnera sur ce sujet toutes les connoissances qu'U pourra en avoir.(En marge: B.quel marché qu'U aura fait.B.Compte dans les lettres particulières de M.Begon.) Les S™ de VaudreuU et Begon tiendront la main autant qu'Us pourront a ce qu'U ne soit fait aucun commerce deaudevle.(En marge: Bon.) Le s' de VaudreuU a fait partir le s' de Llgnery de Montréal a la fin du mois de Septembre dernier pour MissUimakina, sur les nouvelles qu'U a eu des mouvemens que les Iroquois falsolent pour aller attaquer les Nations d'en haut dont U vous rend compte par une lettre particuUere, et sur les avis qu'il continue de recevoir que les Iroquois sont dans le dessein de s'assembler au printems prochain.(En marge: B.) Les Sn de Vaudreull, et Begon comptent de faire partir au petit printems le sr de Louvigny pour établir le poste de MissUimakina ou les' de Lignery restera aussy.Us y feront passer en mesme tems vingt soldats et Us ont l'honneur de vous asseurer, qu'Us feront pour ce poste le moins de dépense que faire ce pourra, ayant fort a coeur de ménager les interests de sa Ma\" en faisant cet establissem' qui est très nécessaire pour son service et L'augmentation du commerce de la Colonie, Le s* Dalgremont a exhorté autant qu'U a pû les habitans de la Colonie a diminuer le nombre de leurs chevaux qui consomment pendant L'hiver la plus grande partie de leur fourage, mais il a cru que Lexécutlon de lord0* de Mr Raudot sur ce sujet devolt estre réservée au Sr Begon qui y tiendra la main avec les temperamens qui luy sont ordonnez, et qui aura l'honneur, Monseigneur, de vous en rendre compte Tannée prochaine, luy paraissant que c'est le seul moyent d'augmenter en cette colonie le nombre de Bestes à Cornes, et de moutons qui doit estre considérablement diminué, le prix de la viande estant augmenté depuis un an d'un tiers, la diminution du nombre des chevaux pourra obliger les habitans de la Colonie a aller plus souvent en raquettes, les sieurs de vaudreuil, et Begon les y porteront autant que faire ce pourra, estants persuadez comme vous, Monseigneur, qu'U est nécessaire de les entretenir dans cet usage qui leur donnera toujours de la supériorité sur les anglois.(En marge: Bon.Qu'Us rendent compte de ce qu'Us feront.U faut absolument diminuer le nombre des chevaux et remettre les habitans à aller en raquette.B n'y a que les voitures l'hiver qui peuvent s'opposer ft cela.Mais ce n'est point une raison, on y peut supléer par les beufs et comment faisoit-on autrefois?II est de Tinterest de ceux qui sont a la teste de la colonie que les habitans soient fort et robustes.) Les Sn De VaudreuU, et Begon ne manqueront pas dans les occasions de faire valoir dans l'esprit des peuples de cette colonie les bontés que le Roy a toujours eu pour eux, et L'attention de sa ma\" dans les tems les plus dlfflclls a leur procurer des secours par les soldats de recrues qu'eUe y fait passer tous les ans.II serait fort a désirer pour l'avantage de cette colonie que Sa Ma\" voulust bien y en faire passer un plus grand nombre afin qu'on fust en estât de congédier des troupes tous ceux qui voudraient se marier, les journées d'artisans estant a un prix excessif par le petit nombre qui y est, et ceux qui ont des terres ne pouvant trouver de gens pour les cultiver.Les soldats de lacadle qui sont restez d'en TIsIe d'oleron, es tans bons cano-teurs seraient fort propres pour cette colonie, comme dans les compagnies ce sont les meilleurs hommes qui demandent permission de s'establlr soit pour estre artisans CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 177 ou Laboureurs, on ne peut a present l'accorder a tous ceux qui la demandent crainte de les trop affolbllr, et il est très rare que des gens faineans, ou d'une complexion foible prennent le party de demander leur congé pour sestabllr, ne pouvant subsister qu en travaillant beaucoup.(En marge: On envoit le plus de recreues que l'on peut et il est a souhaitter qu'il n'y ait que les bons travaillais qu'ils établissent.\u2014 Voir la lettre de M.Begon.) Les S™ De Vaudreull, et Begon ont veu avec joye Monseigneur, que Sa Ma'* a bien voulu accorder CL.M1.pour l'excédant des dépenses de ce pays des années dernières outre les fonds ordinaires de cette année, Ils auront l'un et lautre une attention particulière a retrancher les dépenses qui ne seront pas lndispensablemcnt nécessaires, Us suplient Sa Ma\" d'avoir encore la bonté daccorder un fond pour les excedans de dépenses qui ont esté faites cette année, sans quoy il ne seroit pas possible de se mettre en règle sur les dépenses qu'il conviendra de faire l'année prochaine, ce qu'ils ne feront a l'avenir que Jusques a la concurrence des fonds qu'il plaira a Sa Ma\" d'accorder.Les Sn De VaudreuU, et Begon exciteront autant qu'il leur sera possible les Jeunes gens a se marier en leur faisant connoltre qu'U ny a point d'establissement plus seur pour eux que de faire des terres, et de les bien cultiver, puisqu'ils en peuvent tirer de ce quelles produisent tout ce qui est nécessaire pour les faire vivre commodément.Ils ne manqueront pas aussy de leur faire remarquer la continuation des bontés de Sa Ma'6 pour eux par le restablissement du fond des mariages, le sr Begon nen fera la distribution qua ceux qui se sont mariez dans la présente année et aux plus pauvres afin que cette gratification annuelle excite les jeunes gens à se marier.(En marge: Bon.) Le Sr Begon tiendra la main a l'exécution de L'arrest rendu au Con01 de Sa ma'6 en 1668.portant déffences aux pères et mères de s'opposer aux mariages de leurs enfans, scavolr les garçons a 20 ans, et les filles a 16.et suivra exactement cette jurisprudence dans toutes les affaires qui viendront pardevant Luy au sujet des mariages, (En marge: Bon.) Le Sr de vaudreull se conformera aussy sur ce sujet aux Intentions de sa Ma\".Le sr de VaudreuU suivra ponctuellement ce que vous luy prescrivez, Monseigneur, dans la distribution quU fera aux Sauvages des medaUles de sa Ma\" et leur fera valoir autant qu'U pourra ces marques d'honneur, qu'il ne donnera qu'a ceux qui les auront méritées avec toute la reserve qu'U conviendra pour ne pas avUir ces graces en les rendans trop communes (En marge: Bon.) Le S1 de Longueil est très sensible a la satisfaction que Sa Ma\" a de ses services, Le Sr de vaudreuU continue de vous assurer, Monseigneur, que ledit sieur de Longueil est un des off4™ de cette Colonie qui mérite le plus les graces de sa ma\" (En marge: Bon.) Le sr de VaudreuU n'a pas manqué de faire connoitre aux Iroquols le tort quils ont eu de s'estre joints aux anglois lannée dernière.Us ont voulu faire entendre au s* de vaudreuU que jamais leur intention navoit esté de nous venir attaquer, et que s'ils s'estoient assemblés chez les anglols.Us ne l'avolent fait que pour profiter des presens considerables que les anglois leur ont fait, et que la meUleure preuve quils en pouvoient donner estait que les anglols leur ayant proposé de se detacher pour venir en party contre nous.Us les avoient refusé, et qu'on pouvoit encore juger 178 ARCHIVES DE QUÉBEC qu'ils n'avoicnt point eu de mauvaises Intentions, puisqu'ils ont laissé passer tous nos canots du détroit qui vendent chargez de Pelleteries, lesquels ils auraient pû arrester s'ils avoient voulu.Disant encore que si les anglois estoient venus attaquer Montreal, ils ne seraient venus avec eux que pour estre spectateurs de ce qui s'y serait passé, le sr de Vaudreuil qui scait a quoy s'en tenir a bien voulu recevoir ces raisons.(En marge: Bon.) Les Sn de Vaudreull, et Begon ont fait assembler les négocions de cette ville pour les informer des Intentions de sa ma\" au sujet des app* du sr Rlverin, ausqu'elles ils se conformeront ces negocians ayant consenty que sur le produit des 4* par livre sur le prix du castor que la Compagnie doit commancer a payer la présente année, le sr Riverin reçoive les six années d'appolntemens qui luy sont deus en qualité de député de cette colonie, mais ils nous ont prié, Monseigneur, d'avoir l'honneur de vous suplier de faire cesser cette deputation, en vous représentant que cette somme de 30001 n'est payée que par un très petit nombre de negocians de Montreal, qui font le Commerce du castor, ce qui leur est très onéreux d'autant que ce sera aussy un prétexte pendant plusieurs années aux Intéressez a la Compagnie du castor de ne payer icy a leur Bureau le castor a ceux qui y en aporteront qu'a raison de 30* la livre, ce qui est très préjudiciable au commerce de la Colonie et mesme aux Interests de cette Compagnie puisque les negocians ne pouvant traitter le castor avec les sauvages qu'a proportion du prix qu'ils en reçoivent au Bureau, et ne pouvant donner en échange a ces sauvages que des marchandises a un prix excessif.B est Certain que les Sauvages trouvant plus d'avantage a négocier avec les anglois continûront de porter leur castor a orange sans qu'on puisse les en empescher.Les sn de Vaudreuil, et Begon ont remis au s* Pinault l'ordre que Sa mat* luy a accordé pour le faire jouir des exemptions de tutelle et curatelle et autres privileges pendant le tems qu'il sera employé a faire le recouvrement de ce qui est deub a la compagnie.Ils l'obligeront de leur en rendre compte année par année, ce qu'U na pû faire celle cy par une indisposition dans laquelle U est tombé, et dont il nest pas encore retably.(En marge: En faire comptes tous les ans.) Le sr Begon examinera après le depart du héros les comptes du s' Duplessls, les observations qui y ont esté faites, et ses répliques, a quoy U travaillera avec une attention particulière, et s'attachera autant qu'U le pourra a eclalrdr ces comptes qui luy on paru d'une si grande discution a la première connoissance qu'U en a prise, qu'U ne lui aurait pas esté possible.Monseigneur, de vous en rendre compte a present, ce qu'U fera l'année prochaine, en vous envoyant suivant vos ordres un extrait avec son avis, le S1 de vaudreull a réitéré au s1 Duplessls les deffenecs qui luy furent faites l'année dernière de continuer ses longues escritures.(En marge: qu'U rendra compte de ce qu'U fera.) Le s' collet procureur general a esté receu au Conseil Supérieur, Les Sn de vaudreuil, et Begon auront pour luy les esgards qu'il peut désirer et luy rendront service dans les occasions qui se présenteront, leur parroissant un très bon sujet.Le S' de VaudreuU a remis au sr baron de s* Cas tin le brevet de Lieutenant surnuméraire qu'U a plû a sa Ma\" luy accorder et luy a fait espérer en mesme tems, qu'U recevrait de nouveUes graces de sa Ma\" en continuant de servir avec la mesme affection, et la mesme bonne volonté qu'U a fait par le passé, le s* Begon luy fera payer ses appolntemens sur les fonds de lextraordlnalre de la guerre suivant vos ordres, il vous supplie.Monseigneur, au cas que la paix soit faite l'année prochaine CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 179 de luy accorder un congé pour passer en franco ou U a des affaires de famille qui luy sont de la dernière consequence sagissant de tout son bien.(En marge: exciter toujours le S.B.de bien servir.\u2014 Ce congé a esté envoyé.) Le sr de Vaudreull continue a faire faire par tous les Sauvages dans le gouvernement de Baston des partis contre les anglois, et quelque pourparler que les anglois ayent eu avec eux a Kasquebay cette année y ayant attiré plusieurs sauvages pour faire des échanges, et des propositions de paix.Ledit sr de vaudreull a fait faire par des sauvages qui luy sont af&dez des coups sur les anglois peu de Jours après les échanges et propositions de paix qui avoient esté faites, et il peut vous assurer.Monseigneur, qu'il trouvera toujours le moyen de traverser les accommodement que les anglols proposent aux abenakis.Les s™ de vaudreull et Begon se conformeront a vos ordres pour la dlstrlbuon des presens de sa ma\" a faire a ces sauvages pour les maintenir dans nos Interests, sur quoy Ils ont lhonneur de vous représenter, que par lEstat du Roy de la présente année U na esté fait aucun fond pour les presens a faire aux sauvages de L'acadie, et vous supllent d'accorder les dut mil livres de fonds qui vous sont demandés dans le projet pour cette dépense.(En marge: B.) Il a esté fait cette année aux fortifications de cette ville la maçonnerie de deux tours Bastionnois l'une dans la courtine du Bastion S' Jean, et l'autre audessus du Palais, La charpente et la couverture des Bastimens qui ferment la gorge de cette première sont faites, il a esté fait aussy une muraille de six pieds de haut, et de deux d'épaisseur le long de la Coste du palais depuis la redoutte du boureau jusque a la grange de L'hospital, Elle suffit de cette hauteur en cet endroit qui est fort haut, et fort escarpé, il a esté encore fait plus des deux tiers de la tenaille de maçonnerie qui a'estend depuis la Redoutte du Cap aux dlamans Jusques a celle du Moulin de du Pont faisant environ 160.toises de Long, Tous ces ouvrages sont faits conformément au plan du Sr de Beaucours que vous avez aprouvé, Monseigneur, et sur lequel vous ordonnez de faire travailler, ces ouvrages ont coûté au moins 60,000' sans y comprendre les bois de charpente, fer, et autres munitions tirées du magazin du Roy, ainsy la dépense excède les fonds portez par Testât du Roy de cette année de plus de 35.0001 le sr de vaudreuU a cru devoir faire pousser ces ouvrages avec vigueur sur les avis qu'U a eu de plusieurs endroits que les anglols avoient encore dessein de le venir attaquer cette année, et II prend la liberté de vous représenter, Monseigneur, que trois raisons sont décisives pour presser les fortlftcaonB de cette ville, la première que si elle estolt une fols bien fortifiée les ennemis ne feraient Jamais aucune entreprise sur cette colonie, cette mesme raison empêcherait les Iroquols de nous faire la guerre, parce que suivant les apparences, Us n'entreprendront rien sur nous que par l'exemple des anglois, {En marge: B.) La 2* est que les peuples de cette colonie ne s'y trouvant pas en sûreté regardant les biens qu'Us y possèdent, comme leur pouvant estre ostez d'une année, a lautre ce qui fait qu'Us ne cherchent que les occasions d'en sortir, et les empeschent d'y faire les établissements quils y pourraient faire, la 3e est que plus cette vUle sera fortifiée, et plus les peuples de la Colonie auront de Respect et de soumission pour les ordres de celuy qui y commande, ces raisons vous persuaderont sans doutte, Monseigneur, quil est très Important d'achever promptement les fortifications de cette ville, laquelle pourrait estre fermée, et mise hors d'Insulte dans Tannée prochaine si on voulolt faire une pareille dépense a celle qui a esté faite cette année. 180 ARCHIVES DE QUEBEC quoique ces raisons soient très fortes pour presser vivement ces travaux le s' Begon a représenté cependant au sr de Vaudreull qu'il avoit de vous.Monseigneur, des ordres si precis de ne point excéder les fonds que Sa Mau a réglé par ses estats, que nestant pas en son pouvoir d'y contrevenir, il ne consentirolt point qu'on contl-nuast de travailler aux fortifications de cette ville, et ne ferait payer aucune des dépenses qui pourraient estre faites sur ce sujet Jusques a ce qu'il soit informé qu'il aura plu a sa ma\" d'accorder un suplement de fonds pour acquitter les exce-dans de dépense de la présente année que le sr Begon Juge fort considerables quoiqu'il naît pas pû encore en prendre une parfaite connoissance.qu'outre ceux qui sont sur les forUfflcations, il y en aura encore sur les dépenses extraord™\" de la guerre et des presens faits aux sauvages, et pour les bardes qu'on n'a pû se dispenser de faire fournir depuis un an aux soldats, pour lesquels il n'est point remis de fonds, on se trouve encor a present dans la nécessité de leur faire fournir des bardes, sans quoy ils ne pourraient pas soutenir la Rigueur de L'hiver, et quelque oeconomie qu'on puisse avoir, la dépense pour les bardes qui leurs seront fournis cette année ira a plus de dix mil écus, comme il ny a rien dans les magasins, le Roy paye au quatruple de la Juste valeur tout ce qu'on est obligé dacheter ce qui est le prix courant.Les particuliers qui ont besoin des mesmes Marchandises les payant sur le mesme pied, cette augmentation provient du decry ou sont les cartes, et est la source des excedans qui se sont faits depuis quelques années, parce que le Roy nenvoye presque rien de franco, et les lettres de change sur les trésoriers nestant point recedes dans le commerce, on ne peut avoir ce qui est nécessaire qu'avec des cartes qui tombent de plus en plus dans le mesme decry que celuy ou ont esté les billets de monnoye.et les billets dans les ports sur Mn les trésoriers de la marine, ce qu'on ne peut empescher qu'en envoyant beaucoup de Marchandises, et faisant tirer pour le surplus des fonds ordonnez des lettres de change sur M™ les Trésoriers de la marine et les faisant acquitter régulièrement pour établir la Confiance.Les Sn de Vaudreuil, et Begon feront entretenir suivant vos ordres le rempart - qui commence depuis le Jardin de L'hostel Dieu Jusques a celuy de Mr LEveque Inclusivement (En marge: Bon, continuer.) Le Sr de Vaudreuil peut vous assurer.Monseigneur, que le fort de Chambly est l'ouvrage le plus utile qui se soit encore fait en ce pays cy, puisqu'il le couvre entièrement du costé den haut, et peut empescher les ennemis de passer soit qu'ils voulussent pénétrer dans le fond de la Colonie de Montreal ou descendre a Quebek en cas qu'il fust attaqué par en bas, du moins ne pourroient ils le faire sans de grandes difficultés, des quon y fera camper un corps de 7.a 800 hommes, lesquels ayans un lieu seùr de retraltte seraient a portée sans rien risquer de les harceler, on peut placer dans ce fort 40.pieces de Canons et 36.pierriers, 500.hommes y peuvent faire le service, et 1000.y peuvent estre a couvert en cas de besoin, on y peut mettre des vivres pour la sub0* de ce nombre dhommes pendant un an, et des munitions de guerre autant quon y en peut avoir besoin, et pour autant de tems qu'on voudra, enfin, Monseigneur, ce fort doit est regardé comme le rempart du Canada du costé den haut.(En marge: Bon.) Le sr de Vaudreull a une Joye extreme de ce que vous approuvez.Monseigneur, les ordres qull a donné et les mesures qull a pris l'année dernière sur les avis qu'il a receu que cette colonie devolt estre attaquée par en haut et par en bas, Il peut vous assurer et le sr Begon aussy qu'ils ne feront aucune dépense que celle CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 181 qu'ils ne pourront se dispenser de faire pour le bien du service de sa Ma\".(En marge: qu'il ne fasse point de dépense et épargne sur tout.) Le s' de Vaudreull Réitère toujours ses ordres aux officiers qui sont détachez pour les convois qui se font d'un poste a un autre, ou qui vont en party de se charger, et d'avoir un soin particulier de tous les canots, agrès, ustencilles, et munitions qui leurs sont remises et d'en rendre compte au magasin a leur retour, et II peut vous assurer, Monseigneur, que ces off*\" exécutent régulièrement ses ordres et quil continueront de le faire a lavenir, leur ayant fait connoltre que ceux qui naurolent pas sur cela une conduitte conforme aux Intentions du Roy seraient privez des graces de sa Ma\" Le sr Begon aura de son costé une attention particulière, en observant de ne faire délivrer aucun canot a ces oSm que sur leurs receplssez, par lesquels ils sobllgeront d'en rendre compte, et de leurs ustencilles a leur retour, ou d'en payer la valeur au Roy, ny ayant pas dautres moyens pour ces canots qui est Considerable.(En marge: bon.Il ne suffit qu'un officier soit brave pour estre avancé.Il faut qu'U ait soin des effets du Roy qu'on luy remet.Le Roy aura attention dans les promotions a ceux qui auront ces qualités.\u2014 Continuer bien fait.) Les S™ de VaudreuU, et Begon tiendront exactement la main a lexecution des deux arrests du Conseil rendus au sujet des Concessions, Ces arrets n'ont pas encores esté enregistrez, ils le seront après le depart du héros, le sr Begon aura lbonneur de vous rendre Compte, Monseigneur l'année prochaine du succès qu'auront eu ces deux arrets, et des terres qui auront esté concédées aux habitons faute par les seigneurs de l'avoir fait et de celles qui auront esté reunies au domaine faute destre habitées.(En marge: qu'il rendent compte de l'exécution et y tienne la main.) Les Sn De VaudreuU, et Begon auront l'honneur de vous envoyer lannée prochaine suivant vos ordres un estât de toutes les Seigneuries qui sont accordées en Canada, en haute, moyenne, et basse Justice, dans lequel U sera marqué ceUes ou les seigneurs entretiennent des offen de Justice, nayant pfl cette année avoir cet estât exactement.(En marge: qu'on l'attend.) Les Commis de M\" les Trésoriers généraux de la marine en ce pays ne trouvant point a tirer des lettres de change sur les fonds ordonnez, Les S1 De vaudreull, et Begon sont encores dans la nécessité de faire des Cartes tant pour acquitter le restant des dépenses de cette année, rendre aux Marchands de cette vUle les sommes qu'Us ont prêtées a sa Ma\" pour les ouvrages des fortiffleations et autres dépenses quon a pû se dispenser de faire pendant la présente année, que pour celles de l'année prochaine ausqueUes Us ne pourront satisfaire qu'en faisant pour 400,000' de nouvelles cartes, sur quoy Us ont L'honneur, Monseigneur, de vous représenter, quils ne croyent pas qu'U soit en leur pouvoir l'année prochaine de se servir de ce moyent pour acquitter les dépenses qui seront ordonnées, ne leur paraissant d'autres expedient, que celuy denvoyer icy beaucoup de munitions et de faire acquitter les lettres de change qui seront tirées sur Mn les trésoriers généraux de la marine.(En marge: B.) Quelque Perquisition qu'on ait faite du nommé Poulargue qui fut Condamné l'année dernière aux galères on ne la pû trouver.Les S\" De VaudreuU, et Begon ont fait enregistrer au Con*1 Supérieur l'Edit concernant les 4d pour livre et tiendront la main a son execution a commencer au premier Janvier prochain, n'étant pas possible sans Causer beaucoup de derangement dans les Comptes des trésoriers de la marine de faire le recouvrement de ces quatre 182 ARCHIVES DE QUÉBEC deniers, ainsy qull est ordonné par cet Edit a commencer du premier Juin 1709.comme les Commis en ce pays continueront de retenir sur les appointemens, et solde des Compagnies les 6* pour livre jusques a la fin de cette année.Le produit de ces 6d pour livre tiendra presque lieu de la recette qu'on auroit pû faire des 4* pour livre sur toutes les dépenses.Celle des compagnies faisant plus de la moitié des dépenses de ce pays.(En marge: B.) Les Sn De Vaudreull, et Begon attendront suivant vos ordres, Monseigneur, que Sa Ma\" se soit expliquée sur la retenue du dixième dans les colonies, sur quoy ils ont l'honneur de vous représenter que les off\"1 de Guerre et de Justice et autres employez dans les Estats du Roy pour des appointemens, gratifications, ou pensions en cette Colonie, y subsiste avec beaucoup de peine, et principalement dans ces derniers tems qui nés tant payez qu'en monnoye de Cartes qui sont fort décriées, on leur fait payer au quatruple ce qu'ils sont obligez dacheter, et si on adjoutte a la misère, ou ils sont présentement la retenue du 10* ils seront tout a fait hors d'estat de subsister, n'ayant d'autres revenus que ce que Sa Ma\" a la bonté de leur accorder, les sieurs de Vaudreull, et Begon espèrent des bontés de sa Ma\" pour cette colonie, que jusques a present a esté exempte de toutes sortes de droits que sa Ma\" voudra bien aussy quelle ne soit point sujette au dixième.Les S\" De Vaudreull, et Begon tiendront la main exactement a l'exécution du Règlement dont copple est cy jointe, fait par le s' Raudot fils lequel fixe le nombre des cabaretiers qui doivent estre dans la ville de Montreal.{En marge: B.) Bs croyent que les habltans de Montreal contribueront volontiers a la dépense qu'il faut faire pour entourer de Murailles la ville de montreal, parce que la fourniture des pieux a laquelle on les a obligé jusques a present pour l'entretien de la closture de cette ville leur est fort a charge, et le deviendra encore plus a lavenir, par le grand nombre de ces pieux qui se trouveront pourrir qu'il faudra remplacer, on pourrait faire cette muraille en plusieurs années, et ces habltans se trouveraient déchargez des la premiere de la fourniture de ces pieux, parce que ceux qui seraient ostez de l'espace dans lequel on auroit commencé cette muraille serviraient a remplacer les mauvais pieux des autres endroits de la clôture de cette ville, les S™ de vaudreull et Begon feront faire par le sr de Beaucour un plan de cet ouvrage sur lequel ils feront le projet de la dépense qu'il faudra faire pour l'exécuter et verront ensultte ce que la ville pourra fournir chaque année, et sur ce pied la, en combien de tems cet ouvrage pourrait estre fait, et s'il serait praticable de diminuer l'étendue de la ville, dont ils auront l'honneur de vous rendre compte l'année prochaine.(En marge: qu'on attend la reponce, mais qu'ils doivent soustirer des habltans tout ce que l'on poura, mesme qu'ils doivent faire le tout.) Les Sn VaudreuU, et Begon croyent qu'U conviendrait de mettre au fort de Pontchartrain de Chambly deux compagnies complettes avec leurs officiers en y établissant un commandant fixe lequel serait en mesme tems le plus ancien capitaine dune de ces deux compagnies, et auquel U faudrait donner au moins 10001 d'augmentation d'app* en consideration de la dépense qu'U sera obligé de faire dans ce poste qui est un très grand passage en tems de paix, et en tems de guerre le rendez vous de tous les partis quon envoyé contre les anglols, mais comme Chambly est dans lestendue du Gouvernement de Montreal n'en étant éloigné que de 5.lieues par terre, et qu'on est obligé d'y faire passer de Montreal tous les secours de troupes, vivres et munitions, que mesme en cas d'occasion, Il pourrait estre CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 183 a propos que le Gouverneur ou le Lieutenant de Roy de Montreal, sy rendist avec des troupes, il parrolst nécessaire pour le bien du service que Loff\" qui commandera a chambly soit toujours sous les ordres du Gouverneur de Montreal, au moins Jusques a ce que ce poste soit mieux etably qu'il n'est, alnsy il suffit a present dy mettre un commandement.Ils ont lhonneur de vous proposer, les S™ Dejordis, Tonty, d'Esgly et La Corne, Cap0** qui leur paraissent les plus propres pour commander dans ce poste, afin que sur ces quatre vous choisslez, Monseigneur, celuy qui vous sera le plus agréable estants tous bons off\"* (En marge: 13.) Les S1* de Vaudreuil, et Begon ont Informé les Sn hazeur que sa ma\" ne leur veut point accorder le droit qu'ils ont demandé de traitte et de chasse dans leur terre de la malbaye.Le Sr de Vaudreull peut vous assurer.Monseigneur, n'avoir fait délivrer aux sauvages aucuns fusils que dans des occasions où il estoit absolument nécessaire de le faire pour le bien du service du Roy et lavantage de la Colonie, et il a eu et aura sur cela toute la reserve qu'on doit avoir.[En marge: Bon; continuer.) Sur les avis de l'aproche des anglois il en fut preste beaucoup aux habitans de cette Colonie lannée dernière que le sr Daigremont a fait rendre.B est vray.Monseigneur, que nos Sauvages domiciliez portent la plus grande partie de leur Castor a orange, qu'ils y tralttent pour des Marchandises étrangères, lesquelles ils aportent ensuitte a montreal ou ils les tralttent avec les Sauvages des Nations d'en haut qui y descendent ordinairement tous les ans, et mesme avec les marchands de cette ville, Ces sauvages domiciliez font plus car ils vont attendre les sauvages des nations d'en haut aux passages pour leur traltter leurs pelleteries avant qu'ils soyent descendus en cette ville.Les S™ De vaudreuil et Begon sont persuadez comme vous, Monseigneur, que ce commerce est préjudiciable au Royaume, mais il n'est pas possible de L'empescher par la force, il seroit mesme dangereux de L'entreprendre par le grand interest que nous avons de ménager les sauvages et principalement dans le tems present, B ny a que deux moyens pour empescher la continuation de cet abus, L'un d'augmenter le prix du Castor, et lautre de diminuer celuy des Marchandises quon traitte ordinairement aux sauvages, le premier seroit préjudiciable aux trait tans du Castor qui sOposeralent a l'augmenta00 de prix ayant encore a jouir de six années de leur Bail, mais si ces Intéressez connoissolent leur véritables interests, ils mettraient le second moyen en usage en faisant passer tous les ans pour leur compte dans cette colonie pour 40.ou 50.0001 de marchandises de traitte suivant Lestât cy joint, lesquelles, ils pourrolent faire vendre en gros, ou en détail alnsy qu'ils leurs paroltroit le plus convenable, cette augmentation de marchandises de cette qualité en ce pays, en ferait sans doutte diminuer le prix, ce qui mettrait ceux qui les tralttent en estât de les donner aux sauvages a meilleure Marché qu'ils ne le peuvent faire a present, estant certain qu'il ny a que l'abondance de ces Marchandises qui puissent en faire diminuer le prix, et quand il arriverait que sur la vente de ces marchandises ces Intéressez y trouveraient peut davantage, comme ils pourront faire acheter avec ces effets beaucoup de Castor en concurrence avec les autres marchands ils diminueront par ce commerce la somme qu'ils sont obligez de tirer tous les ans en lettres de change, Ce qui nempeschera pas quils ne fassent recevoir icy a leur bureau tous les castors qui y seront aportez par les negocians mais quand ils ny trouveraient aucun avantage il ne leur reste que ce moyen pour augmenter la traitte du Castor en attirant a Montreal nos Sauvages / 184 ARCHIVES DE QUÉBEC qui l'envoyeut a orange, sans quoy il n'est pas possible de les en empescher.(fin marge: a Orange au receveur du castor \u2014 joint a une lettre particulière du s* Begon avec plusieurs au** estats.) Les negoclans de Quebek ont envoyé cette année a Plaisance des vivres en si grande quantité qu'il y a lieu de croire que Labondance y sera cette année, et la prochaine.Le sr Dalgremont y a fait envoyer au sr de Costebelle pour le Compte du Roy sur la Demande qu'il luy en a faltte 800.quintaux 82.de farine, 160.quintaux de pois, et quatre milliers de Briques, ces effets ont esté chargez sur sept vm on a eu Nouvelle qu'il y en a eu un de pris, sur lequel il y avoit pour le compte du Roy 85.q* 49.de farine et 100.q* 13.de pois, il y a aparence que tous les autres y seront arrivez heureusement (En marge: U faut qu'il y ait toujours liberté entière de naviguer de Quebec a Plaisance, et on ne doit pas la suspendre sans de grandes raisons, toujours faciliter le commerce.) Les S™ De Vaudreull et Begon exciteront les Negoclans de cette ville a continuer leur commerce avec la Colonie de Plaisance (En marge: bon exiter, marquer de l'estime, de la consideration et accorder les graces qu'on peut à ceux qui feront du commerce.) Lés Sn de VaudreuU et Begon s'appliqueront autant qu'il sera possible a trouver les moyens d'augmenter le Commerce de Cette Colonie et pour cet effet.Ils donneront aux Negoclans de cette ville toutes les facilitez, et la protection dont ils pourront avoir besoin, et une entière Liberté de le faire comme ils le jugeront a propos, en témoignant de la consideration a ceux qui par leur application trouveront de nouveaux moyens de l'augmenter et feront de nouvelles entreprises.Les Sn De Vaudrcuil, et Begon auront une attention particulière a ce que la Justice soit rendue en cette colonie sans partialité, et a exciter les off*1* de Justice a se bien acquitter de leur devoir, par la considération qulls marqueront avoir pour ceux qui auront la réputation d'estre les plus intègres.Le s' Begon a fort envie de bien exécuter en cela et en toutes autres choses les intentions de sa ma\" et y donnera sa principalle attention (fin marge: bon.U faut toujours que la justice soit libre.) Les S™ De VaudreuU, et Begon ont l'honneur de vous assurer, Monseigneur, de leurs bonnes Intentions a Inspirer par leur exemple aux peuples de cette Colonie, le Respect qu'on doit avoir pour tout ce qui a raport a la Religion et au culte de Dieu, le Clergé est en ce pays cy d'une si grande edification, que les ecclésiastiques inspirent de la pieté aux peuples qui y paraissent fort portez (En marge: b.écrire aux superleurs des séminaires des Missions Etrangères et du séminaire de S1 Sulplce, après qu'on aura sceu les morts des M.de Marlgnl.) U est mort l'année dernière, et celle cy environ quinze prostrés tant religieux que séculiers qu'U serait fort a désirer qui fussent blentost remplacez y ayant plusieurs cures qui ne sont point desservies.Les Sra De VaudreuU, et Begon ont Informé le sr de Beaucours que Sa Ma\" en luy accordant la place d'Ingénieur quavoit le sr levasseur de Neré, a réduit les appointemens qui y sont attachez a la somme de 8001 et a accordé aux Sn de Catalongne et de Morville queUe a fait sous Ingénieurs 200' dappointemens a chacun, Bs feront passer a Montreal le s' de Catalongne et le sr de Morville servira icy suivant leur destination, et U ne sera plus employé a lavenir sur les travaux de sous CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 185 Ingénieurs ou dinspecteurs quen cas d'une nécessité indispensable.(En marge: bon.\u2014 qu'on n'y ait moins dlnspecteur sur les travaux.) Les S\" de Vaudreull, et Begon feront Enregistrer au Con\" Supérieur l'arrest qui borne la banlieu du fort Pontchartraln de Chambly, et tiendront la main a son exécution (En marge: bon.) Us ont remis au S1 hazeur la Commission que Sa Ma\" luy a accordée pour remplir la place de Con» qu'avolt le feu Sr de Villeray, et au sr Dartigny lordre de Sa Ma\" pour faire les fonctions de Lieutenant particulier a la place dudit Sr Hazeur et les ont fort exhorté de sapllquer a remplir dignement les fonctions de leur employ.Les S™ De Vaudreull, et Begon ont receu les lettres de Naturalité que Sa Ma\" a accordé a Marie Silver, et a Ester owelln angloises catholiques, Ces lettres sont devenues inutiles par le party que ces deux filles ont pris de se faire Religieuses, l'une aux ursellnes de Qucbck et lautre a la communauté des hospitalières de Montreal.Les S™ de Vaudreull, et Begon ont L'honneur, de vous Informer de la mort du S' Duplessls fabert le Neuf avril dernier et de celle du Sr de Beaubassin le 15.septembre dernier tous deux Capnra ausquels le Roy avoit accordé cette année la oj Vx de chevalier de S' Louis.U vacque par la mort du Sr du Plessls une pension de six Cens livres dont il estoit payé a Paris par une ordonnance du Roy, sa femme est morte un mois après luy, ils ont Laissez cinq enfans, trois garçons, et deux filles, dont Laisné est enseigne dans les troupes, et ils sont sans Bien Les bons et anciens services de Leur Pere nous engagent.Monseigneur a vous prier de leurs faire donner par Sa Ma\" sur cette pension 3001 par accroissement aux survivants d'entr'eux, et a lesgard des trois cens livres restans, nous croyons quils ne peuvent estre partagez plus charitablement qu'en faveur de la veuve du Sr de la Jemerais Capn0 dans les troupes qui a servy Icy avec distinction et qui a Laissé sa veuve chargée de six enfans sans aucun bien, et en faveur de la veuve du Sr de Pulgibaut Lieutenant des troupes qui est chargée de deux enfans dont le plus âgé n'a que quatre ans.Ces deux veuves ne subsistent actuellem' que par les charitez qui leur sont faites (En marge: marquer dans la lettre de M.de Vaudreuil de renvoyer les croix de Duplessls Fabert et de Beaubassin et de renvoyer la croix de ceux qui meurent.) La Compagnie du Sr du Plessls s'estant trouvée Vacante la premiere, Le S' De Vaudreull la donnée au sr Ch\" Begon suivant l'ordre du Roy qui luy a esté accordé pour la première vacante.Nous vous prions.Monseigneur, de vouloir bien en envoyer la Commission et en mesme tems d'avoir la bonté de luy accorder la Croix de Chevalier de S' Louis qui avoit esté donnée au sr du Plessls fabert en consideration des Blessures considérables qu'il a receues a vlgo, et ayant lhonneur destre Enseigne de vaisseau depuis dix ans, ce qui luy donne mesme le rang au dessus de plus de la moitié des Capne> de ce pays icy, Le sr de vaudreuil, se joint avec plaisir, au s1 Begon pour vous demander Instamment cette grace pour son frère, et nous vous en serons, Monseigneur, très sensiblement obligé Les S™ De Vaudreull, et Begon ont l'honneur de vous Représenter, Monseigneur, les Longs et bons services du sr de Martlniere p\" con™ au Con*1 Supérieur, et le plus ancien juge de cette Colonie, le plus Intègre, le plus éclairé et en mesme tems le plus pauvre estant chargé d'une grosse famille qu'il a bien de la peine de faire subsister.Ils vous supplient de vouloir bien obtenir de sa ma\" que la gratiffl- 186 ARCHIVES DE QUEBEC cation de 200* qui luy a esté accordée par ordonnance du 13.Juin dernier luy soit continuée (En marge: B.) Le Sr De Vaudreull a Judge a propos, Monseigneur, de charger le s' de Beaujeu des paquets, et a L'honneur de vous le recommander, il y a quinze ans quil est icy, il y est survenu des affaires de famille qui lobllgent de passer, cest un parfaitement bon officier (En marge: B.) Nous avons Lhonneur d'estre avec un très profond Respect Monseigneur Vostre très humbles et très obéissants serviteurs Vaudreull Begon - a Quebek le 12.Novembre 1712./.Lettre de M\" de Vaudreull et Begon du 12.obn 1712 a laquelle sont Joints 227.pieces.Le tout communiqué a M.de la Galissonniere le 9.janvier 1751.Sur le droit que les françois ont dans la propriété des Pays de l'amerique Septentrionnalle &°» i CANADA 1712 MADE DE VAUDREUIL A PARIS La négociation du sr de Longueil a si bien reussy que le 12 9*™ 1709 II est revenu a Quebec et avoit amené a Montreal plusieurs chefs des Onontaguez pour asseurer a Mr de Vaudreull que quoy que les damans leur eussent fait des presens considerables pour faire la guerre aux françois ils ne la feroient jamais.(En marge: gouverneur de La Louisiane M.de La 'Motte Cadillac Corn* en Sa place au détroit le S' de La forest, cecy est pour Vous Seul il faut pourtant men f\" signer les Expeditions affin de les envoyer en Canada Ecrire a la Motte cadillac de se rendre par les terres a son gouvernant je done le Comdcmt du détroit au Sr De La forest, mediocre sujet dans la vie intérieure, de f1* tomber cet établissent qui est mauvais en soy sans labandonner publiquem' après lavoir autant soutenu.) Le Sr de Vaudreull devolt partir le lendemain du depart du vou Lamazonne pour les aller entendre a montreal afin d'esvitter la dépense qu'il auroit falu faire pour amener ces Sauvages a Quebec Représente les services des S\" de Longueuli et de Jonqualre qui se sont exposés a estre brûlés vifs pour la conservation de la Colonie en maintenant la Paix avec les Iroquols.(En marge: bon louer.) Par les négociations de ces deux officiers, Il n'y a eu que les Sauvages Aniens qui seraient déterminez a la guerre contre les françois.(En marge: tacher de les en punir p* l'exemple.) M.de Vaudreull ayant apris que le mesme Sauvage qui avoit donné avis que les Ennemis s'avançoient vers Chambly avoit apporté trois Collera pour les Sauvages abenaky de la Riviere puante et de S' françois et au Sauvage du Sault S1 Louis pour les engager a ne point faire la guerre aux damans avec lesquels ils vouloient entretenir leur commerce.Les abenaky ayant avoué le fait aud.S» de Vaudreull, 1 Archives Nationales, Colonies, C\"-A, 33, fol.15-37. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 187 Il leur déclara que s'ils vouloient estre neutres.Ils n'avolent qu'a se retirer, ce qui leur fit prendre le party de le suivre a Chambly.(En marge: bon louer agir de mesme.) Les Iroquois du Sault S' Louis estoient devenus si insolent quils publlolent que les françols ne pouvolent pas se passer d'Eux, le S.de Vaudreull pour les détromper ne les invita point a le suivre a Chambly, cela surprit beaucoup ces Sauvages, et ils sont venus le joindre de leur propre mouvement en l'asseurant quils le suivraient par tout (En marge: bon ménager avec fermeté.) Le S.de Subercase a averty M' de Vaudreull que l'entreprise des Ennemis sur le Canada estolt remise a l'année 1710 et que les fonds estoient faits pour entretenir les Troupes pendant 2 ans.(En marge: Se tenir sur ses gardes avec soin.) M.de Vaudreull demande quelques médailles d'argent ou de vermeil pour faire des presens aux Sauvages par ce que cela leur ferait beaucoup de plaisir et les encouragerait a résister aux Solicitations des ennemis.(En marge: bon quarante 30 dargent dix dargent doré A Launay.) M.de Vaudreull demande une amnistie pour tout ceux qui ont esté dans les bols Sans permission en consideraon de quelq.uns qui se sont venus joindre au party du S.de Ramezay, et ont rendu de bons services.(En marge: bon et declarer que sera la d** et punir severem' les contrevenans.) Il serait avantageux pour le bien de la Colonie de recevoir les enfans de famille Cadets dans les Trouppes a laage de 15.ou 16.ans, cela les formerait de bonne heure et les rendrait capables de bien servir et de devenir bons officiers.(En marge: a dix sept ans seulement mais y estre exact.) Représente que par la prise du Navire du Roy la Seine en l'année 1704 M1 de Vaudreuil a perdu outre ses provisions, tout l'Equipage de sa maison et une augmentation de vaisselle d'argent, ce qui joint au remplacement des choses nécessaires qull luy falut achepter a Quebec, luy a cousté plus de 40ml.Il a encore perdu 8,000* en différentes occasions d'armemens et des partys dans lesquels II s'est Intéressé pour donner de l'émulation aux Canadiens, et les encourager a faire des entreprises.Il a nourry et logé les officiers Anglois qui sont venus en Canada soit pour retirer les prisonniers, ou pour faire des propositions ayant eu mesme pendant trois mois le fils du GouvernT general de baston, pend' cinq mois un envoyé dud.Gouverneur, et pendant près d'un an la fille du Gouvern' d'une petite place.Ce qui a beaucoup cousté a Mr de Vaudreull sans qull ayt esté remboursé d'un sol, quoy que ses prédécesseurs ayent esté payés a raison de 41 par jour pour les officiers anglois quils avoient chez eux ce qui est aisé a Justifier, Les différents voyages quil est obligé de faire souvent pour esviter la dépense quil causerait au Roy, s'il fesoit venir a Quebec les Iroquois qui viennent en Ambassade, luy ont cousté jusqu'à present des sommes considerables.Elle a encore perdu 4O0.escus par la prise du v*\" sur lequel Elle a passé de Canada, outre le derangement que le séjour quelle a fait en angn a causé a ses affaires, Ils sont chargés d'une nombreuse famille qui leur couste beaucoup à eslever.Elle suplie Sa Ma\" d'avoir la bonté de faire attention a ses representations, d'accorder a Mr de Vaudreull une pension avec la survivance pour elle, et de donner a son fils alsné ancien garde de la marine et Lieutenant des troupes en Canada une des Compagnies qui vacquent aud.pays avec un brevet d'enseigne de vaisseau, Et 188 ARCHIVES DE QUÉBEC un benefice simple po.un fils quelle a en pension aux Jésuites qui est tonsuré.(En marge: Considerafin ayant Continuer a bien Servir Le Roy y songera.) 1 MADE DE VAUDREUIL (1712 ?) Elle marque que les filles de la Congregation demandent en grace de faire des voeux.(En marge: rien a changer.) Que les Religieuses de l'hosp*1 demandent la permission d'avoir quatre Converses et quil est certain quelles ne peuvent en avoir moins.(En marge: rien a changer).Que la Mere S' Ignace Supérieure de lhostel Dieu de Quebec demande l'Indemnité des Terres dud.hostel Dieu.Qu'il serait plus utillc que la Gratifflcation de 2.000' que le Roy fait aux Ursulines pour l'entretien et Instruction des Sauvagesses qui en font un très mauvaise usage, fut employée pour pension et entretient de dix pauvres demoiselles et que ce fut le gouverneur general qui les nommât qui connoit la faculté d'un chacun.(En marge: A Mr Begon scavoir ce que cest.\u2014 A Mr Begon verifier l'usage qui sen fait a present et envoyer son avis.) * MEMOIRE A MONSEIGNEUR LE MARQUIS DE SEIGNELAY SUR LES AFFAIRES DE LA BAYE DU NORD EN CANADA » Le droit de Sa Ma]\" sur toutes les terres de canada est Immemorial et incontestable, puisqu'elles ont été découvertes des l'année 1504 par les normands et les basques.En 1534 Jacques Cartier pilotte de Saint Malo visita toutes les costes de ce pais ses relations, et celles d'Alphonse Xaintongeols et de Verazan en font foy et sont insérés tout au long dans le Recueil de plusieurs relations que Puchras et Hakluit anglois ont fait imprimer en leur langue a Londres.En 1540 le dit Jacques Cartier hiverna aud.pais avec son Navire dans une Riviere qui porte son nom dix lieues audessus de Quebec, accompagné du Sieur Robervalle gentilhomme picard.Ces mesme prirent possession du Cap Breton en 1543 et ce fut en ce têms la qu'on commença d'habiter Quebelc et que led.Sr Alphonse Xaintongeols courût toute la coste du nord.Dans la su it te des temps les Anglois s'estant aussi jettes sur les costes de ce grand pals, usurpèrent pendant les troubles La Virginie, La Floride et la Caroline sur les François qui en avoient fait la découverte des l'année 1524, par le Commandant et aux dépens de François premier.Ces mesmes Anglois pouserent ensuitte leurs usurpation plus avant et s'emparèrent de toute la coste de l'Acadle, mais le Traitte de Breda arresta leur entreprises et donna des limites aux deux colonies.1 Archives Nationales, Colonies, C«-A, 32.fol.249-253.* Archives Nationales, Colonies, C\"-A, 32, fol.255.» Joint à la lettre de M.de Vaudreull du 12 9»~ 1712. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 189 Quelques années après lesd.Anglois entreprirent sur la baye du nord de Canada a la faveur de la trahison des Francois mêmes.Car il ne leur serts de Rien pour couvrir leur nouvelle entreprise de donner le nom d'hudson a cette baye, ils n'ont point de titres pour prouver que leur prétendu d'hudson ait jamais fait cette découverte, Mais au contraire nous en avons de très anciens de sa découverte et de la possession qu'on en a prise.Des l'année 1656 Le Sr Jean Bourdon courut avec un bâtiment de trente tonneaux toute la coste de labrador et prit possession de la Baye du nord comme il paroist par l'extrait des Registres de l'Ancien Conseil de la nouvelle France en datte du 25* aoust de lad.année signé Peuvret greffier dud.Con11.En 1661 les Sauvages de la baye du nord ayant eû connoissance des François, vinrent exprés a Quebec par les terres pour leur commerce avec eux, et pour demander un missionnaire.Monseigneur Le comte Dargenson lors gouverneur du pais leur donna le Père Dablon jésuitte et Le Sieur de Lavallière accompagné de Denis Guton, De Pierre Couture, et François Pelletier qui y allèrent par terre comme il paroist par le certificat dud.père Dablon du 12* novembre 1684.En 1663 Les Sauvages de lad.baye du nord estant revenus a Quebec cher, cher encore des François, Monsr Dubois Davaugour lors Gouverneur y renvoya le Sr Couture avec cinq hommes en vertu de l'ordre dud.Gouverneur en datte du 20* may de lad.année 1663 se transporta par les terres a lad.baye du nord, dont il prit possession au nom du Roy, prit hauteur, planta une crois et mis en terre au pied d'un gros arbre les armes de Sa Majesté gravées sur du cuivre enveloppées entre deux placques de plomb et de l'ecorce d'arbre, par dessus, Ce qui est justlfflé par l'ordre susdit de mond.Sieur Davaugour, les certificats dud.Sr Courtine des 7 et 10 novembre 1684 et celuy du Sieur de la Chesnaye Duquet en forme de procès verbal de prise de possession.Ces titres sont forts, voicy ceux des Anglois, en l'année 1662, les nommés Desgroiziliers et Radisson habitans du pays de Canada, et sujet de Sa Majesté, brouillons et mécontents sortirent dud.pays passèrent chez les Anglois a Baston et de la a Londre ou ils firent des propositions d'établissement a la baye du nord, on les exécuta, on leur fournit les choses nécessaires a leur entreprise et Ils arrivèrent dans lad.baye au lieu appelle Ruper, ou ils establirent lesd.Anglois, Lesquels depuis ont formé deux autres postes a sçavolr Monsoug et Etrichlchouan.Bien Ioing que cette entreprise donne auxd.Anglois aucun droit sur lad.baye du nord, il est constant quelle augmente celuy des François puisque non seulle-ment les Anglois n'y ont en rien contribué de leurs connoissances mais encore que contre le droit des gens.Us se sont servy de la perfidie de ces deux habitans qui n'ont pfl sans l'autorité et le pouvoir de leur Souverain mettre aucun étranger en possession d'un pals qui luy appartient.Les François ne s'opposèrent pas d'abord aux Anglois introduits dans lad.baye par lesd.Desgroiziliers et Radisson parce qu'il se passa plusieurs années sans qu'Us eussent connoissance de cette entreprise; mais des qu'ils en eurent la premiere nouvelle Us renvoyèrent leurs mémoires a Monseigneur Colbert sur llmportance de cette usurpation et la nécessité qull y avoit d'en faire sortir lesd.anglois sur lesquels mémoires l'étroite union quU y avoit pour lors entre le Roy et Sa Majesté britanique empescha quil ne fut prononcé, Mon dit Seigneur Colbert s'estant contenté d'en escrire en ses termes a Mr.Duchesnau pour lors Intendant du Canada 190 ARCHIVES DE QUEBEC par sa lettre du 15 may 1678 11 est avantageux au service du Roy d'aller vers la baye d'hudson pour en pouvoir contester la propriété aux Anglols qui prétendent s'en mettre en possession quoy quelle soit dans l'estendue des pals qui sont de la couronne de France.Mais la Colonie de Canada estant devenue peu a peu considerable et ses habltans qui se multiplioient de jour en Jour ayant considéré que 1 usurpation des Anglois dans lad baye cofltolt la Ruine totalle de leur commerce, par la facilité quaurolent les Sauvages de leur porter leur pelleteries a cause de La communication des lacs et des rivières qui se deschargent dans lad.baye qui se trouve au centre dud.pais de Canada, Lesd.habltans fournirent en l'année 1682 une compagnie a Quebec pour soutenir leur Commerce dans lad.baye du nord.B équipèrent a cet effet deux petits batlmens dont Us donnèrent le commandement auxd.DesgrolzUiers et Radisson auxquels Sa Majesté en cetems la avoit pardonné leur trahison et accordé la permission de repasser aud.pais de Canada.Us arrivèrent heureusement dans lad.baye ou ils prirent possession d'une riviere qu'Us appelèrent Bourbon ou Salnte-Therese, sur laquelle Us bâtirent un fort et un magasin pour commencer leur commerce avec les Sauvages qu'ils y trouvèrent.Trois jours après leur prise de possession U arriva aud.Lieu une barque de Baston montée de dix hommes, que les françois recourent comme amis et gens de Relasche.Et quatre jours après on vit paraître au bas de lad.Rivière bourbon un grand vaisseau de Londre dont les Anglois de la barque de Baston eurent peur par ce qu'Us n'avolent aucune commission.Led.Navire de Londre prétendit faire sa descente et y prendre possession de quelques postes, Les françois comme premiers occupants s'y opposèrent.Ils en estolent la les uns et les autres lorsque les glaces poussées par la marée heurtèrent si rudement led.Vaisseau de Londre queUes coupèrent ses cables et l'emportèrent au large ou U fit nauffrage.L'équipage s'estant sauvé a terre dans des chalopes demanda secours aux François lesquels se tenans toujours sur leurs gardes par ce que lesd.anglols estaient en beaucoup plus grand nombre qu'eux les assistèrent néanmoins le mieux qu'Us purent et leur donner une grande barque, et des vivres pour se retirer au fond de la baye comme ils firent.Lesd.françois se fortifBerent dans lad.Riviere Bourbon et après y avoir laissé les gens nécessaire pour la garde de leurs postes et pour continuer leur commerce avec les Sauvages ils retournèrent a Quebek avec la barque de Baston et son equipage que Monsieur de la Barre pour lors gouverneur reçeue quoy qu'elle fut sans commission et par consequent confiscable.Lesd.DesgroizUiers et Radisson estant de retour aud.Quebec avec lad.barque de baston qu'Us y avoit amené toujours brouillons et mécontent repassèrent en France ou estants arrivés Milord Preston pour lors envoyé d'Angleterre en France qui en eut avis engagea Le nommé Gaudet son domestique sous les promesses qu'U luy fit de le faire establir secretaire perpétuel de l'Ambassade d'Angleterre de Débaucher led.Radisson du service des François, ce que led, Gaudet fit, et pour mieux corompre led Radisson luy promit sa fille en mariage qu'U a en effet espousée a Londre ou peu de tems après U donna des mémoires aux Anglols de l'establissemcnt des François dans lad.Riviere Bourbon avec promesse de les en rendre les maîtres. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 191 s'ils luy accordolent ce qu'il leur demanda on ne luy refusa Rien, Il parti de Londre arriva a lad.Riviere bourbon, et surprit d'autant plus facilement les François qui gardoient ce poste, qu'ils ne pouvolent deviner qu'il vint comme ennemy et que le Sieur Couard qui y commendait estolt fils dud.Desgrolsillers et neveu dud.Radisson.Comme tout cela se passolt un petit navire envoyé par les habltans de Quebec pour continuer le commerce dans lad.Riviere bourbon, y estant arrivé fut bien surpris d'aprendre la perfidie dud.Radisson, et la perte de l'establlssement des François qu'on estimolt a plus de quatre cent mille Livres a quoy montaient trente deux milliers de castor; six balles de martres, deux balles de Loutres les marchandises et ustencilles en nature et les magasins vivres et munitions.Cette nouvelle Jetta les habltans de Quebek dans la consternation et les porta ensuitte a prendre la Resolution de se vanger desd.Anglois ce qui leur parrols-soit d'autant plus facille qu'il n'y a qu'environ 150 Lieues par terre de Quebec au fonds de lad.baye du nord, et que la communication des lacs et des rivieres ren-doient leur dessein aisé a exécuter.En effet Sa Ma)\" ayant accordé auxd.habltans la concision de lad.Riviere bourbon par arrest de son Conseil du 20* may 1685, Il se forma a Quebec une compagnie considerable qui se résolut de ne rien épargner pour avoir la repressailles sur lesd.Anglois et pour les chasser d'un pals qu'ils uzurpoient qua la faveur de la trahison des françois mêmes qu'ils coromppoient a force d'argent ou autrement.Cette compagnie équipa pour cela au mois de mars 1686 quatre vingt dix ou cent hommes de toutes choses nécessaires a cette expedition, ils arrivèrent heureusement au fond de la baye du nord par la communication des Lacs et des Rivières ou Us ataquerent si vigoureusement les trois forts que les Anglois avoient construits lorsque lesd.Desgroizlllers et Radisson les y avoient introduits premiere fois, qu'ils les emportèrent l'un après l'autre, et semparerent de tout ce qui y etoit dedans et de plus de 150 Anglois qui les gardoient, auxquels ils donnèrent un petit bâtiment et des vivres pour se retirer ou ils aviseraient.Lesd.habltans auraient sujet destre contants de cette expédition si ce qu'ils ont pris sur lesd.Anglols égale a peu près la perte qu'ils ont souffert a la Riviere Bourbon, mais ne s'estant trouvé dans lesd.trois forts que pour environ 50.000E de pelleteries 20,000£ de marchandises et encore environ 20.000E en ustencilles, canons, et barques a peine se trouvent ils dédommages des frais de cette expedition, bien loin d'avoir recouvré 400,000£ que lesd.Anglois leurs avoient pillé l'année précédente a lad.Riviere Bourbon.C'est Monseigneur ce que lesd.habltans Remontent très humblement a votre grandeur qu'ils supplient avec respect de vouloir bien leur accorder sa protection en obligeant lesd.Anglols de leur rendre non seullement les 400,000£ de pillage qu'ils ont fait sur eux a lad.Riviere Bourbon par la trahison dud.Radisson mais encore la propriété de lad.Riviere en l'état qu'elle estait quand ils se sont estably.Faire ordonner par Sa Majesté que leur compagnie establie a Quebec demeurera en possession des trois postes qu'elle a pris sur lesd.Anglois en l'année 1686.par repressailles de lad.Riviere bourbon non seullement parceque ce sont les françois qui ont fait la découverte desd.postes, et qui en ont pris possession mais encore par ce que lesd.Anglois n'y ont jamais été que par la Trahison desd.Desgroizlllers et Radisson ce qui ne leur donne aucun droit de propriété. 192 ARCHIVES DE QUÉBEC La ditte Compagnie de Quebec a d'autant plus besoin de la protection de votre Grandeur qu'elle s'est épuisée par ces grandes avances qu'elle a etée obligé de faire pour soutenu- les droits de Sa Majesté sur lad.baye du nord qui avoit été entièrement perdue sans les grands efforts qu'elle a fait pour sa conservation.Elle suplie en outre très humblement votre grandeur de consslderer que cette baye est d'une telle Importance a toute La Colonie de Canada qui se trouvant dans son centre elle peut attirer tous les Castors des Outaouas par la communication des lacs et Rivieres qui si déchargent lequel castor ne pouvolt tomber entre les mains desd.Anglois sans causer la ruine totale de tout le pais de Canada.Au contraire s'ils plaist a votre grandeur de donner sa protection a lad.compagnie cstablic a Quebec, La Colonie en general se rendra maîtresse de tous les Castors, en sorte que toutes les nations de l'europe qui en font commerce seront obligées de passer par ses mains.Ce qui augmentera conssiderablement le commerce et les droits de Sa Majesté.Collatlonné à Quebec ce 12« 9bre 1712 Vaudreull Begon » ¦ LE MINISTRE A MADAME DE VAUDREUIL (18 décembre 1712) A Versailles le 18 décembre 1712.Jay receu Mad* la lettre que vous m'avez fait lhonneur de mescrlre le neuf de ce mois par laquelle vous demandés de faire votre fils lieutenant de vaisseau, outre que le Roy n'a point intention de faire une promotion d'officier de marine dans les Colonies.Je vous avoue que votre demande me paroist fort prématurée et que je ne scaurois malgré toutte lenvie que jay de vous faire plaisir la proposer a Sa Ma\".U faut de la Moderation en tout parce que Sa Ma\" ne pouroit pas trouver bon les demandes trop fréquentes, vous me trouvères toujours très disposé a contribuer a lavancement de vos enfans.lorsque je pouray le faire avec justice, je suis très parfaitement Madame votre très humble et très obéissant serviteur.2 LE MINISTRE À M.DE VAUDREUIL (20 décembre 1712) A Versailles, le Vingt décembre 1712.Le traitte de suspension d'armes g'nalle et de tous actes d'hostilité tant par mer que par terre entre la trance et Langleterre pendant 4 mois devant expirer le 22 du courant.Le Roy est convenu avec la Reyne dangra de le proroger pour le terme de 4 autres mois, et Sa Ma\" m'ordonne de vous escrlre que son intention est que vous renouvelliez les deffences aux CapnM et propriétaires des vaisseaux armés 1 Archives Nationales, Colonies, C\"-A, 33.fol.9-12.2 Copie aux Archives de la Province de Québec. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 193 en course qui se trouveront dans l'étendue de votre gouvernement, de courir sur les anglois ny d'exercer contre les sujets de la Reyne de la grande Bretagne aucun acte d'hostilité soit a la mer ou dans les isles ou habitations angloises, ou de leur causer aucun prejudice ny domage, a peine destre punis comme perturbateurs du repos public et de Restitution des Batimens et effets pris, Je suis Se1 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (20 décembre 1712) - A Versailles le 20e XD™ 1712.Je vous ay fait sçavolr par ma lettre du 30° du mois dcr qull a été fait un traité de suspension d'armes entre La France et le Portugal, en cette consideration le Roy m'a ordonné de vous escrire que l'intention de Sa Ma'6 est que tous les portugais qui ont esté faits prisonniers de guerre soit par mer ou par terre qui auront été menés dans lestendue de votre gouvernement soient mis en pleine et entière liberté a lexception tourtes fols de ceux qui seront retenus pour ostages.Il est nécessaire que vous n'aportiez aucun Retardement a lexecution de cet ordre, vous prendrez la peine de minformer de ce que vous ferez.1 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (2 Janvier 1713) A Versailles, Le 2» Janvier 1713.Monsieur, La Reine de la grande Bretagne ayant fait demander au Roy de faire mettre en liberté les sujets de S.M.B.desnommez dans la liste que vous trouverez cy jointe, qui ont esté faits prisonniers par les ha'ans de la Nouvelle France et par les Indiens qui y sont habitués.Sa Ma\" m'a ordonné de vous écrire que son intention est que vous leur permettiez de s'embarquer sur un Vaisseau que le Gouverneur de la Nouvelle angleterre doit envoyer a Quebec pour les transporter a Baston pourveu touttefois qu'ils veuillent y aller de leur bonne volonté, car sils aymoient mieux rester dans la Nouvelle France lintention du Roy est qu'on leur en laisse une entière liberté et quil ne leur soit fait aucune violence pour les obliger d'en sortir, Mais afin que la Reyne d'Angleterre puisse estre informée qu'on agit avec sincérité, il sera nécessaire que vous fassiez voir a celuy qui sera chargé de retirer ces prisonniers ceux qui de leur propre mouvement et bonne volonté se détermineront a rester en Canada pour quil puisse en rendre compte et qu'il ne reste aucune suspicion a cet égard.Comme le renvoy des prisonniers doit estre réciproque, vous aurés soin d'envoyer au gouverneur de la nouvelle angleterre une liste de ceux de la nouvelle France qui sont prisonniers a Baston ou dans les autres lieux de la domination de la Grande Bretagne afin quil les fasse mettre en liberté.Je vous prie de m'Informer de ce que vous ferez afin que je puisse en' rendre compte au Roy.1 1 Copie aux Archives de la Province de Québec. 194 ARCHIVES DE QUEBEC LE MINISTRE A M DE VAUDREUIL (3 Janvier 1713) A Versailles, le 3* Janvier 1713.Monsieur.Je vous envoyé le dupte de la lettre que Je vous ay écrit hier et qui doit vous estre envoyée par un vaisseau de baston qui doit aller a Quebek, vous verrez par cette lettre que l'intention du Roy est que vous laissiez embarquer sur ce bâtiment les sujets de la Reyne de la Grande bretagne spécifiée dans la liste qui y est Jointe et qui voudront s'en retourner dans leurs pays de bonne volonté, et afin que vous puissiez prendre vos mezures pour assembler ces prisonniers et leur faire sçavolr les Intentions du Roy Le gouverneur de la Nouvelle angleterre doit vous faire passer cette lettre par orange que vous recevrez avant l'arrivée du bâtiment anglois et par ce moyen il ny aura aucun retardement a son retour.Monseigneur, Jay receu par baston les deux lettres que vous m'avez fait l'honneur de m'escrire les 9 et 31 Aoust dernier comme aussy l'ordre de sa Majesté pour une suspension d'armes pendant quatre mois entre ses sujets et ceux de sa Majesté britannique.Je sulveray de point en point Monseigneur ce que vous m'ordonnez et afin que les Anglois de ce continent n'ayent aucun sujet de se plaindre, quoy que la suspension d'armes soit finie dès le mois de Décembre dernier, je n'ay pas laissé d'arester (sic) tous les parties que Je pouvols avoir en campagne, Je l'ay marqué à Monsieur Dudley gouverneur de baston et à Monsieur Hune ter (?) gouverneur de nouvelle York et pour leur donner encore une plus grande preuve de la bonne union et intellgence (sic) que je veux entretenir avec eux; de l'avis de Mr Begon et par son conseil, je leur ay fait part des ordres que J avols de vous, cela ne m empêchera pas Monseigneur de me tenir toujours sur mes gardes Jusqu'à ce que j'aye des nouvelles plus certaines de la paix quoyque Je sols très persuade qu'ils ont autant de raisons que moy pour ne point souhaiter la guerre, Je suis très mortifié, Monseigneur, d'estre obligé par cette occasslon (sic), de vous faire sçavolr l'incendie du palais qui ariva (sic) la nuit du 5 au 6 de Janvier entre minuit et une heure, Monsieur et Madame l'Intendante m'avolent fait l'honneur ce jour là de dîner chez moy et n'eurent personne à souper Madame L'intendante s'estant trouvée Incommodée par précaution mesme Monsieur L'intendant avoit fait faire avant de se coucher une visite générale par toutes les cheminées du palais sur ce qu'on luy avoit dit qu'on avoit veu sortir beaucoup de fumée de la cheminée de la chambre de Madame L'intendante ce qui ne s'estant trouvé rien, on vint deux heures après les éveiller en criant au feu.U falsolt cette nuit là un vent si terrible et un si grand froid qu'on n'en a guère veu un pareil en canada on ne put jamais avoir le temps d'avertir Je Sub &1 M.DE VAUDREUIL AU MINISTRE (11 février 1713) Québec 11 février 1713.1 Copie aux Archives de la Province de Québec CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 195 A la haute et basse ville que tout estolt embrassé (sic) quelque diligence qu'on pût faire.Le Roy pert (sic) par cet Incendie, Monseigneur, une maison qui ne valait pas grande chose et quy estolt un vray brûlot n'estant remplie que de vieux lambris et de cloisons partout.Il y a mesme longtems que nous prévoyons Ce malheur le feu y ayant pensé prendre plusieurs fois, pour Monsieur L'intendant il pert tout ce qu'on peut perdre ses meubles qui estolent très considérables et ses provisions pour plus de deux ans dont assurément II se falsoit honneur, et qui luy constant le double à racheter presentment ce n'est pas cependant ce qui le touche le plus et dans sa perte II ne songe qu'à la maison du Roy et à quatre de ses domestiques qui ont péry dans ce feu, pour moy je le trouve bien heureux et Madame begon de s'estre sauvez comme ils ont fait avec leurs seules robes de chambre car un moment plus tard ils aurolent pery aussy bien que tous leurs gens.Je laisse à Monsieur Begon Monseigneur, à vous rendre compte de toutes choses; tout ce que je puis vous assurer c'est qu'on ne peut estre plus sensible que je le suis à la perte qu'il fait qui certainement est très grande, il m'a fait voir ses lettres et les demandes qu'il vous fait de 20 millers de poudre à prendre icy en quatre ans dans les magasins du Roy, Je puis bien vous dire Monseigneur que cela ne portera aucun préjudice au public, et que c'est bien la moindre grâce que sa Majesté puisse accorder à Monsieur Begon en ayant acordé (sic) à bien d'autres en ce pays pour de moindres sujets.Je ne vous fais aucun détail des affaires de ce pays me remetant (sic) à le faire par d'autres ocasions (sic) tout est tranquile (sic), les Iroquols ayant connu (sic) par ce que je leurs ay dit lesté dernier combien mal à propos ils aloient (sic) s'engager dans une guerre avec les nations d'en hault, Je suis avec bien du respect, Monseigneur Votre très humble et très obéissant serviteur VaudreuU Québec ce II» Febvrler 1713 ».LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (24 février 1713) A MARLY, le 24 février 1713.Monsieur, J'ay receu a l'arrivée du V»° Le héros les lettres que Vous m'avés Ecrit avec les papiers qui y estolent Joints ausqueUes Je Repondray par le Vnu que le Roy fera armer cette année pour le Canada, Je vous diray Seulement que Sa Ma\" a approuvé que Vous ayés Envoyé Le Sr.Llgnery a Mlssilimaklnac et la resolution que Vous avés prise dy faire passer le Sr de Louvlgny ce que Je ne doute point que vous n'ayez Exécuté.Jay Examiné Le Mémoire que Vous et M.Begon m'avés Envoyé Concernant L'isle du Cap Breton, Suivant Lequel Et Tous ceux qui mont esté Envoyés datiieurs II parolt que le havre a l'anglols est le lieu le plus convenable pour le principal Etablissement, mais comme Tous ces mémoires ne S'expliquent point avec assez de Certitude pour que l'on puisse determiner ce Choix Sans une connoissance i Arch.Pub.du C, C.G., C»-A, 34.1713-1714.p.27-29. 196 ARCHIVES DE QUÉBEC plus parfaite, le Roy a résolu dy Envoyer le Sr de S' Ovide lieutenant de Roy de Plaisance auquel Sa Ma\" a donné le Commandement de la Frégate Le Samslack quelle fait armer a Rocbefort pour cette Expedition.B a ordre d'aller dabord a Plaisance et dy prendre Le S' Lhermite Ingénieur avec Un détachement de 50 des meilleurs hommes de la garnison qull passera a L'isle du Cap Breton ou il examinera avec le Sr Lhermite le port le plus Convenable pour L'Etablissement d'Un fort et le plus Comode pour la pesche et le Commerce, ledit S' Lhermite lèvera aussy les Cartes de lisle et fera Un plan des fortifications qull y aura a faire.Comme le détachement de la garnison de Plaisance ne seroit pas assez fort pour hyverner dans Usle du Cap Breton l'Intention de Sa Ma\" est que vous choisissiez parmy les Trouppes qui sont en Canada 40 ou 50 des Meilleurs travailleurs et que vous les Envoyiez au Cap Breton Sous le Commandement du Sr de Rouville.Le Roy a aussy destiné le Sr Pean Ens\" pour Cet Endroit.Le Sr de S' Ovide a ordre d'Envoyer le Semstask a Quebec pour les Embarquer avec quelques farines et pois que je donne ordre a M.Begon de faire preparer, on y en Envoyera de Rochefort pour Six mois a Cent hommes et du Tard, Vin Eau de Vie et autres provisions pour un an avec Un habillement Complet.Il est nécessaire que Vous disposiez Ce détachement de manière qull Soit prest a lardvée du Scmslack et quil ny ayt aucun retardement pour Son retour au Cap Breton, il est de Conséquence qu'il soit Composé de gens Sages, Robustes adroits et bons Travailleurs et Je Vous prie de Choissir dans Toutes les Compagnies ce quil y aura de meilleurs.Sa Ma\" est persuadé que Vous Naurés Sur cela aucune Complaisance pour les Capitaines et Je ne Scaurois trop vous le Recommander.Ces deux detachemens travailleront a abattre Et Ecarir les bols nécessaires pour les magazlns du Roy et pour les Logemens de la garnison et des habitans que Sa Ma\" y fera passer des le petit printems de lannée prochaine, au moyen de quoy ce poste Se trouvera Etably dans fort peu de Tems a quoy il Sera Nécessaire que Vous Contribuiée en Tout ce qui poura dépendre de Vous.Je Suis G.i LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (12 mars 1713) A Versailles, le 12 mars 1713 Le Traitte de Suspension d'armes et de Tous actes d'hostilité Tant par mer que par Terre Entre la franco et le Portugal pendant 4 mois devant Monsieur expirer le quinze du Courant, le Roy est convenu avec le Roy de Portugal de le proroger pour le Terme de 4 autres mois, et Sa Ma\" m'ordonne de vous Ecrire en Vous Envoyant la Copie cy Jointe de la prolongation de ce Traitte que Je vous prie de rendre publique que Son Intention est que Vous renouvelliez les deffenses que Vous avez deja faites par Ses ordres aux Capitaines et propriétaires des V\"1 March, en Course qui Se trouveront dans l'Estendue de Vostre Gouvernement, de Courir Sur les Portuguais ny Exercer contre eux aucun acte d'hostilité soit a la mer ou dans les Isles ou habitations Portuguaises et de leur Causer aucun prejudice ny 1 Copie aux Archives de là Province de Québec. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 197 dommage a peine destre punis comme perturbateurs du repos public de Restitution des Batimens et effets pris.1 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (29 mars 1713) A Versailles, le 29 mars 1713.Monsieur, Je Vous ay marqué par ma lettre du 24 du mois d\" dont Je Joins Icy Copie et dont Je Vous ay Envoyé Jusqu'à des 4to par des differens Navires destinez pour Plaisance et pour Quebec, La Resolution que le Roy avoit prise de faire Un Etablissement a l'isle du Cap Breton pour y Etablir Une pesche fixe et Cedentalre et y transporter Toutes la garnison et les habltans de Plaisance quand on sera obligé de remettre cette place aux Anglois ausquels Elle est ceddé par les préliminaires de la paix.Elle a pour cet effet fait armer a Rochefort le V»u Le Samstack qui porte a Plaisance les troupes de lacadie qui etolent restées dans l'isle d'oleron et doit y Embarquer Un détachement de 40 hommes pour porter a l'isle du Cap Breton ou le Sr de S' ovide avec le Sr Lhermlte et les autres officiers doit faire le choix d'Un avre pour y former le Nouvel Etablissement.Pendant ce Tems le Navire Le Samstack doit faire route pour Quebec et y Etant arrivé chargé des effets et des Vivres que Je Mande a Mr Begon d'Embarquer de dans et y prendre le détachement de 40 hommes des troupes du Canada avec les S™ de Rouville et Pean que je vous ay marqué que Sa Ma\" avoit destiné pour servir a Ce Nouvel établissement.Ce détachement doit estre de deux Sergens trois caporaux et 35 anspessades ou soldats Sans distinction, Je ne vous repeteray point Icy qull doit estre Composé de Tout ce qull y a de meilleur, Soit en ouvriers ou en bons Travailleurs dans les Troupes, ne doutant pas que Vous ne Satisferiez aux ordres que Sa Ma\" Vous a deja donné Sur ce Sujet, les ordres de ces deux officiers Sont cy Joints.Je Vous prie d'Envoyer avec ce détachement Un pere recolet qui restera a cet Etablissement.U est nécessaire que Ce Soit Un homme accomodant et d'Un bon Esprit.J'en Ecris au Supérieur des recollets de faire Son possible pour en Envoyer Un de ce Caractère.Comme Je Suis persuadé que ce détachement Se trouvera prest a Quebec quand Vous recevrez ma lettre, le Navire le Samstack Sera bientost en Etat de repartir, il Sera nécessaire que vous l'expédiez le plustost qui Sera possible.Je marque a M.Begon d'en faire de mesme a Son Egard pour ce qui le regarde car le retardement qui Serolt causé a ce Navire ferolt Un Tort préjudiciable au bien du Service.Les deux detachemens qui' Seront a lisle du Cap breton de Canada et de Plaisance y formeront deux Compagnies celle du détachement de canada sera commandée par le Sr de Rouville qui aura pour lieutenant et pour Enseigne les Sn de Pensens et Pean, et celle du détachement de Plaisance le sera par le Sr de la Ronde qui aura pour lieutenant le Sr de la Valliere et pour Enseigne le S1 de i Copie aux Archives de la Province de Québec. ARCHIVES DE QUÉBEC la Percllc.Le Sc de Couagne Enseigne d'Une des Compagnies de Plaisance y.fera la fonction de Sous Ingénieur.Sa Ma\" a donné un ordre pour Commander en cette Isle au S' de S' ovide et comme il doit revenir en france par le Navire le Samstack dont il reprendra le Commandement a Son retour de Quebec, Elle B destiné Le Sr Lhermitte pour y Commander en Son absence et le Sr du Vivier pour y faire la fonction de Major, Elle veut bien accorder a Tous les officiers leurs Vivres gratis aussy bien qu'aux Soldats qui par ce moyen se trouveront avoir leur paye quitte, cette paye leur Sera remise lannée prochaine aussy bien que les apolntemens aux officiers Sa Ma16 Comptant envoyer Un Vaisseau en Cette isle des le petit prelmptems pour y porter les Vivres et rafraichissemens nécessaires a ceux qui y Seront et de largent pour les payer.Elle destinera même en ce Tems Un Certain fond pour recompenser les Soldats qui auront bien Travaillé.Les graces que le Roy Veut bien leur faire en cette occasion doit Engager les officiers et les Soldats chacun dans ce quils doivent faire a Concourir Tous d'Un mesme Esprit a travailler à ce Nouvel Etablissement Les Soldats doivent y couper et Ecarir des bols, construire des logemens pour les officiers pour eux et pour les effets du Roy, preparer des bols pour la Construction des malsons et Enfin metre ce Nouvel Etablissement en Etat de recevoir lannée prochaine la garnison et les habltans de Plaisance et les Compagnies de l'acadie que Sa Ma\" y fera passer, les officiers doivent Commander ces Soldats dans ces travaux.Je marque aux Sn de S1 ovide et Lhermlte de Tenir la main a ce que Toutes ces choses S'executtent Je leur marque aussy de tenir la main que le Service divin Se fasse dans cette Isle avec Toute la decense possible et que ceux qui y Seront y assistent régulièrement et qu'ils y Vivent de manière a attirer les Benedictions du Seigneur Sur ce Nouvel Etablissement Je Vous prie de votre coté dy exhorter ceux qui partiront du Canada pour y aller et Surtout les officiers, Car 11 faut dans ces occasions que ceux qui Commandent donnent d'abord l'Exemple qui est toujours d'Un grand poids.Je Mande Encore au Sr de S' ovide et Lhermlte quil est absolument Nécessaire et mesme de Consequence d'attirer et de faire Venir a ce Nouvel Etablissement Tous les habltans de Lacadie, Je Suis persuadé quils Sy porteront d'Eux mesmes et quils Se disposeront tous a y aller dabord quils Scauront que les françois Vont Sy Etablir, Comme Je ne Scay Si ces peuples ont preste Serment de fidélité a l'angleterre depuis le 16 8bn dernier et que Nous devons avoir des menagemens avec cette Nation, Je leur marque d'en faire parler a ces habltans Sous mains et qu'il faut que cette affaire Se traite Sans aucun bruit et de prendre des mesures pour cela.Je Vous prie dagir aussy de votre coté et de faire en Sorte que Tous ces habitons Se rendent au Cap Breton, 11 ne Serait pas naturel que des Francois habitassent des Terres anglolses pendant quils ont auprès d'eux des Terres appartenantes a leur Nation où ils peuvent aller demeurer et Une pareille Chose ne Se peut penser.Ils auront a Cet Endroit Toutes les facilités possibles pour Sy Etablir et profiteront de mesme que les autres habltans de cette isle de la diminution Sur les droits d'Entrées de la Molue et d'huile en france que Sa Ma\" poura bien réduire a la moitié en faveur de ceux qui Seront a ce nouvel Etablissement J'Ecris a ce Si,je» deux lettres aux Sn Gaulin et au pere Justinien que Je Vous prie de leur CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 199 faire Tenir par quelque occasion Seure, 11 est de Consequence quils ne Tombent point en dautres mains que les leurs.Il faut retirer aussy de la Péninsule de Lacadle les Sauvages qui y Sont Sy on pouvolt obliger ces peuples a habiter le long du golfe S' Laurent dans les Terres qui resteront a la franco.Ce party me paroltroit le meilleur parce que Telle Chose que Ion puisse faire les Sauvages Sont toujours a charge aux Colonies, il faudra cependant faire en Sorte que Ceux cy le soient moins que les autres en les accoutumant a la pesche de la molue et a faire la Turie des loups marins, ce qui leur procurera les moyens de Subcister, mais comme il est a Croire que ces peuples ne Se détermineront pas aisément a quitter la grande mer Sur laquelle ils habitent, il faut tout d'Un Coup les attirer au Cap Breton et Empescher par la qull ne reste Sur les Terres de la domination anglolse et don Ils pour-rolent porter ensuite la guerre a ce Nouvel Etablissent'.Ce sera en les y attirant Un remfort qu'on luy produira a cette Nouvelle Colonie d'Un peuple qui connolt parfaitement bien Toutes les Terres de lacadle.Je Suis persuadé que le S' Baron de S1 Cas tin déterminerait facilement les Sauvages.Je Scay quils ont confiance en luy mais comme il ma demandé Son congé pour passer en fronce cette année Je luy marque en luy envoyant que Je suis persuadé qull ne S'en servira pas Sil croit être absolument nécessaire dans le Tems present a Lacadle pour disposer et determiner ces Sauvages.Je luy laisse liberté Entière de faire Sur Ce Sujet ce qui luy conviendra, et en cas quil Vienne Icy 11 sera nécessaire quil reparte lannée prochaine pour l'isle du Cap Breton ou Je crois quil luy Conviendra mieux de résider qua Quebec Je joints ley Une lettre pour luy Sur ce Sujet que je Vous prie de luy faire remetre.Vous Connolssez la Consequence de Tout ce que je Vous marque Tant au Sujet des ha'ans de l'acadle que des Sauvages.Il est nécessaire que de Votre Costé Vous preniez Toutes les mesures possibles pour faire réussir ce que Sa Ma\" Souhaitte de ces peuples en cette occasion.U faut que le Tout Se fasse Sans bruit Comme Je vous lay deja marqué, Je joints a Ce Sujet Icy deux lettres l'Une pour Mr Gaulin et l'autre pour le pere fellx curé a Beaubassin.Je leur marque d'Exciter les habitans et les Sauvages de l'acadle a aller habiter au Cap Breton, Je vous prie de leur faire Tenir ces lettres par des occasions Seures par ce quil est absolument nécessaire quelles ne Tombent point en dautres mains que les leurs.Comme l'Etablissement que Sa Ma'6 fait a cette isle produira Un bien infiny a la Colonie ou Vous estes par la Consommation de partye de Ses denrées.Il est Juste aussy quelle Coopère a Son augmentation, Cest ce qui fait que Sa Ma\" Souhaitte que Vous y laisslés passer lannée prochaine Tous les ha'ans du Canada qui Voudront Sy aller Etablir, Ce sera en ce Tems selon Touttes les apparences que le reste de la garnison et les habitans de Plaisance y passeront et que Mr de Coste-belle Si rendra pour y Commander.Il est nécessaire aussy que Vous donniés Tous les Secours qui pourront dépendre de Vous a ceux qui seront a ce Nouvel Etablissement et que Vous Excitiez les marchands du Canada dy Envoyer leurs Batimens pour y faire Commerce.B faut en Etablir Un continuel Entre ces deux Colonies qui doivent S'Entrayder mutuellement de Tout ce quelles pouront avoir besoin, Vous scavés que le Commerce est le pur effet de la volonté des hommes que Ce nest point par l'autorité qu'on le fait faire mais par l'Exhortation et qull ne Saugmente que par la facilité et les agremens quon procure a ceux qui Sy adonnent. 200 ARCHIVES DE QUÉBEC J'Ecris a M.Begon que Je donneray les ordres Nécessaires a Rocbefort pour faire charger Sur le Vaisseau du Roy taffriqualn qui est destiné cette année pour la Colonie ou Vous Estes les effets quil ma demandé pour les magazins de Sa Ma16.Je Repondray par ce mesme Vaisseau que Je Compte qui partira au Commencement du mois de Juin prochain a Toutes les lettres que Vous m'avés Ecrite.Les Dépenses Immenses que le Roy a été obligé de faire pour Soustenir depuis Si longtems la guerre ce qui a dérangé Ses finances Empescbent que les Envoys dans les Colonies ne Soient faits au Tems marqué et que Sa Ma'6 ny fasse remetre de largent comme cela estolt autrefois, pendant Tout ce Tems Ses peuples luy ont fourny de grosses Sommes dargent.Il ny a que ces Colonies qui nayant en rien contribuer aux dépenses de la guerre Vont Jouir Comme Ses autres Sujets du benefice et des douceurs de la paix.Ce sont Ses dépenses qui ont obligé Sa Ma'6 de rendre la declaration cy Jointe pour ordonner que les effets de la Marine Seront receus en rentes Sur lbotel de Ville de Paris.Je mande a Mr Begon d'Exciter ceux qui ont des Cartes a les Convertir en des lettres de change Sur les trésoriers g'naux quils placeront Ensultte en rentes, Je vous prie de les y exciter de votre Costé c'est le meilleur party quils puissent prendre, ils Jouiront par la d'Un revenu pour Une chose qui ne leur raporte rien a present et dont ils pouront peut estre attendre Longtems le payement.Je suis persuadé que les reflexions quils feront Sur cela les persuadera quils ne peuvent rien faire de mieux.1 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (18 avril 1713) A Versailles, le 18 avril 1713 Monsieur, Je Vous ay- Informé par différentes occasions des traittés de Suspensions d'armes faits entre la franco l'angleterre Et le Portugal, Je vous aprons avec plaisir que la paix a esté Conclue le 11 de ce mois a Utrech par les Plénipotentiaires du Roy avec les Plénipotentiaires d'Angleterre, d'Hollande, de Portugal, de Savoye et de Prusse, L'Empereur na point Encore Voulu entrer dans ce traitte, mais il y a toute aparence quil prendra bientost le mesme party que Ses alliés.Cette paix na point Encore esté publiée et Elle ne le Sera qu'après quelle aura été ratiffice, ce qui Sera fait dans quelques Jours.Je vous envoyeray alors les ordres nécessaires pour la faire publier en la Nouvelle franco avec les formalités accoutumées, en attendant l'intention du Roy est que Tous actes dHostillté Cessent et que Vous ayez agréable de rendre cette Bonne Nouvelle publique dans l'Etendue de Votre Gouvernement et de m'informer de quelle manière elle aura esté receue par les peuples afin que Je puisse en rendre compte au Roy, Je Suis ôa.1 1 Copie aux Archives de la Province de Québec CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 201 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL Monsieur, Je vous Ay fait S en voir par ma lettre du 18 de ce mois que la paix a été conclue a Utreck Entre la france et les puissances Etrangères a l'Exception de l'Empereur auquel on a donné Jusques au premier Juin prochain pour Signer le Les Etats Généraux d'hollande pour en avancer l'Execution et Jouir plus promptement du bien quelle doit procurer ont pris le 14 la deliberation dont Vous Trouvères cy Joint copie.Le Roy a bien Voulu l'agréer et Sa Ma\" m'a ordonné de Vous Ecrire d'en informer les Negoclans et les armateurs et de Vous expliquer que Son intention est quil ne Soit plus donné d'Expéditions a-aucun bâtiment pour faire la Course, que Vous desarmiés le Brigantin que Vous avés armé lannée dernière et que Sil y a quelque Corsaire dans les Ports de Votre Gouvernement Vous Iobllgiés a desarmer et que Vous fassiez deffense de sa part a Tous Capitaines de Vaisseaux qui Sortiront de Quebec d'arrester ny d'inquiéter les Vnu\" Hollandois qulls pouront rencontrer a la mer ou dans les rades, Voulant au Contraire quils advertissent les Vaisseaux françois quils trouveront dans les routes, que la paix est Conclue, que Toutes hostlllités sont Cessées et que Sa Ma\" fera Chastier ceux qui en Commetront.Je vous prie de m'informer de ce qui pouroit Se passer de Contraire Sur cela aux intentions de Sa Ma'».Il a été Convenu par le traitte de paix avec la Hollande et par les actes passées en Consequence que les prises qui se feront de part et dautre par les Vaisseaux qui n'auront pu estre Informés de la Paix dans la mer Baltique ou celle du Nord depuis Terneuve jusqu'au bout de la manche dans lespace de 12 jours du bout de la manche Jusqu'au Cap S' Vincent pendant Six Semaines et de la dans la medl-terannée et Jusqu'à la Ugne dans lespace de 10 Semaines et en tous les autres Endroits du monde pendant 8 mois a Compter tous les delays du 11 avril Jour de la Signature du Traitte Seront Jugées bonnes, mais que tout ce qui aura été pris de part et dautre après les Termes Convenus Sera restitué, Je Scay qull ny a pas daparence qu'aucun de ces Cas puisse arriver dans l'Etendue de Votre Gouvernement, mais Je suis toujours bien aise que Vous en Soyés informé pour plus grande precaution.U a été Convenu aussy par le traitte de paix Signé Entre la france et l'angleterre que la liberté du Commerce Etably par la Suspension d'armes Conclue le 22 aoust et prorogée Ensuitte pour 4 autres mois qui Seraient Expirées au 22 de celuy-cy continue d'avoir Son effet Sans aucune interruption en Vertu du traitte de paix, il faut que vous en avertlsslés les Capitaines des Vaisseaux affln qull n'apportent aucun trouble au Commerce qui est ouvert Entre les deux Nations.Par ce même Traitte Sa Ma\" a Ceddé au Royaume et a la Reine de la grande Bretagne la Baye et le détroit dhudson avec touttes les Terres, Mers, Rivages fleuves et lieux qui en dependent et qui y sont Scltuez, et on est Convenu réciproquement quil sera nommé des Commra* de part et dautre pour determiner dans le Terme d'Un an les limites Entre la Baye dhudson et les lieux apartenants a la france.& que le Traitte. 202 ARCHIVES DE QUÉBEC Roy fera donner Une Juste et Equitable Satisfaction aux intéressées de la Compagnie anglolse de la Baye d'Hudson des pertes et dommages quils peuvent avoir Soufferts pendant la paix de la part de la Nation francolse.Sa Ma\" a pareillement Ceddé a l'angleterre, lacadle en son Entier conformément a Ses anciennes Limlttes Comm'aussy L'isle de Terre Neuve avec les Isles adjacentes et Sa Ma\" ne Sest réservée que l'isle du Cap-Breton et toutes les autres qui Sont Sel tuées dans l'Embouchure et dans le Golfe du fleuve S' Laurent L'Evacuation de la Baye et détroit d'hudson Doit se faire de la part des françols Six mois après le change des ratiffleations du traitte de paix, et celle de Plaisance et de l'isle de Terre Neuve dans 7 mois aussy de l'Echange des ratiffleations qui Concernent Votre gouvernement afin que Vous Soyés Informé des Conventions Mutuelles.Vous Verres que les Sujets de Sa Ma\" ont la liberté de Se retirer de tous les lieux et Colonies qui doivent estre ceddés ou restitués aux anglois dans lespace d'Un an avec tous leurs effets mobiliaires quils pourront transporter ou il leur plaira.Comme Je Suis persuadé que les habitans de lacadle N'auront point preste Serment a la Reyne d'angleterre Ils pourront Se retirer dans le terme Convenu Sans que les anglois puissent les en Empescher et Je ne doute point quils nen profitent avec plaisir pour se rendre au Cap Breton.B est nécessaire que Vous Cher-chiés les moyens de les y determiner aussy bien que les Sauvages de lacadle, J'ay Ecrit a M.de Costebelle et a M.de S' ovide d'y Travailler de leurs Costez.i ': '¦- ¦\".¦¦¦'¦ '¦.¦;\"!.¦\u2022 :¦\u2022;.'¦: \": '¦.' -.*\u201e¦ .*'\"» : :,-*>< la veuve du feu Sr de Grandpré major des Trois Rivières et la veuve du feu Sr Puigibaut Lieutenant qui en ont Egallement besoin estant dans une Extrême pauvreté, La Veuve du feu S1 de Varenne gouverneur des Trois Rivières A qui sa Ma)\" avoit accordé une pension de 200* vacante par la mort du nommé Landron n'en a jamais jouy, elle est aussy fort pauvre, et pour surcroit est obligée de faire subsister les veuves de Livilllers, de la Jimeraye et de Puigibaut Ses filles qui sont A la mandiclté et toutes trois chargées d'enfans.Elle est plus qu'aucunes dans le cas de celles qui ont besoin des graces de sa Majesté.Les S1* de Vaudreuil et Begon ont aussy l'honneur de vous représenter que le fils alsné de Mr de Ramezay qui sert en qualité d'officier depuis huit années dont 5 en celle d'Enseigne et 3 en celle de Lieutenant est un très bon sujet, ils se joignent.Monseigneur, au dit Sr de Ramezay pour vous suplier de luy accorder une des Comp'M qui viendront A vacquer et sa Lieutenance au Sr de La) esse son frère qui a eu l'honneur de servir dans les mousquetaires et d'ayde de camp a Mr le Comte de Ruffé dans la dernière campagne que Mr le Maréchal de Villars a faite en Flandre.Le S* Begon a lhonneur de vous envoyer Monseigneur une requeste du nommé Jean la Haye Irlandais estably A la coste de la Chine de Montréal depuis 22 ans lequel a esté arrêsté avec le nommé Jean Joublin anglois pour avoir contrefait de la monnoye de carte en pièces de 81 de (7) 4\" (sic) et de 21 jusques A la concurrence de 201 du pays et avoir présenté en payement ces fausses cartes, ce dernier est prisonnier de guerre en ce pays icy, ne scay pas la langue française et peut aussy ignorer les def-fenses sur la fausse monnoye, ces cartes la qui sont au greffe de Montréal et qui ont esté présentées aux S\" de Vaudreuil et Begon, sont si mal contrefaites qu'Us ont jugé aussy bien que tous ceux qui les ont veUes que personne dans le pays ne pou-volt y estre trompé, ayant en effet esté reconnues fausses dès qu'eUes ont paru.Cependant le Sr Begon avoit donné ordre au Juge de Montréal d'Instruire leur procez, mais sur ce qui luy a esté représenté par M* de VaudreuU, M* de Belmont et plusieurs autres, que le dit Lahaye a rendu au Roy et A la Colonie de très grands services qui sont Exposez dans sa Requeste.Le S' Begon a fait Suspendre L'Instruction de 288 ARCHIVES DE QUEBEC leur procez, jusques a nouvel ordre tant par raport aux services du dit lahaye que par la Considération que les S™ de Vaudreull et Begon ont crû devoir marquer en cette occasion aux envoyez de la Reine de la grande Bretagne qui ont réclamé ces deux prisonniers comme Estant de la Nation, Les S™ de Vaudreull et Begon ayant promis a ces envoyez qu'ils supplieraient Sama,s d ordonner que ces deux anglois Seront élargis sans que leur procez leur soit fait, la longue prison qu'ils ont déjà souffert et ce qu'ils souffriront jusques a ce que le S* Begon ait reçu les ordres de sa Maju Sur leur sujet, est une grande punition, estant certain que ces cartes n'ont fait que paroistre et n'aurolent Jamais esté recettes dans le Commerce.Les Sn de Vaudreull et Begon ont l'honneur de vous renvoyer le placet des Religieuses ursulines de cette ville, il est vray que les fortiffîcations leur coupent leur terrain qui est de 12 arpens dont il leur reste environ 5 arpens dans l'enceinte de la ville.Sur les sept autres qui restent il sera pris pour les fortiffîcations environ la moitié et elles pourront Jouir du surplus, conserver leur verger et y avoir mesme un parc pour y mettre leurs Bestiaux, elles perdent par cette fortification la Liberté d'aller sur ce terrain qui leur restera hors la ville, c'était en 1693.un bois dans lequel il y avoit une grange de bois et quelques autres bastimens mauvais, pour le dédommagement desquels le Roy leur accorda la somme de 15001 Elles ne tiraient d'autre avantage de ce terrain que celuy de la promenade et d'y avoir des bestiaux, comme elles ont une terre à un quart de lieue d'icy ce n'est pas un grand dérangement pour elles de les y envoyer, et on ne devrait pas mesme souffrir que dans la ville aucune Communauté y cust des bestiaux ft cause du mauvais air que les fumiers y attirent et du peu de terrain qui reste aux particuliers pour y bastir des maisons, une communauté en france qui dans l'enceinte d'une ville auroit 5 arpens d'emplacement Serait fort contente et celles qui sont icy recevant des grâces de Samau devraient fournir de bonne volonté le terrain qu'on est obligé de leur prendre pour les fortiffîcations.Le S' Dumény Norey Enseigne dans les troupes estant obligé de passer en france pour vacquer ft ses affaires ft cause de la mort de son pere vous Supplie Monseigneur d'avoir la bonté de luy accorder la grace de servir dans la marine avec ses oncles qui y sont officiers.Le S* de Gannes Cap» qui passe ft l'isle Royalle Suivant vos ordres vous Supplie aussy.Monseigneur, d'avoir la bonté de le faire servir ley ou il est Estably.Nous avons l'honneur d'estre avec un très profond Respect Monseigneur Vos très humbles et très obéissants serviteurs.VaudreuU Begon1 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (12 février 1715) A Versailles, le 12 février 1715.M.Je vous avols écrit l'année dernière que le Roy avoit accordé congé a Louis Girard Soldat dans les troupes que Sa Ma\" entretient en la nouvelle France, En consideration de la caducité de son pere qui ma p'nté un nouveau Placet par lequel * Arch.Pub.du C, CG., C«-A.34.1713-1714.pp.284-331. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 289 il expose que les Intentions de Sa Ma16 nont point été exécutées, le Sr Begon dans la Compagnie duquel il sert luy ayant dit quil n'avait point dordre de le congédier, comme Sa Ma\" veut que ce Soldat jouissse de la grace quelle a accordée a son père, vous aurez agréable de luy donner son Congé absolu et de le faire embarquer pour revenir en France.Je suis 6a.LE CONSEIL DE MARINE A MM.DE VAUDREIL ET BÉGON (3 novembre 1715) A Paris le 3 Novembre 1715.Vous trouverez cy joint Messieurs les lettres pattentes du Roy au sujet de la Régence et la déclaration pour l'établissement Six conseils pour la direction des affaires du Royaume outre celuy de la Régence.Le Conseil de marine Souhaltte que vous les fassiez Enregistrer au Conseil Supérieur de Canada.LE CONSEIL DE MARINE A MM.DE VAUDREIL ET BÉGON (3 novembre 1715) A Paris le 3 9»™ 1715.Le Conseil, de Marine Vous envoyé M™ Une copie Collatlonnée de l'arrest rendu par le Roy scéant en son Lit de Justice des lettres pattentes de Sa Ma\" au Sujet de la Régence et de la declaration pour l'Etablissement de Six Conseils pour la direction des affaires du Royaume outre celuy de la Régence Vous aurez Soin de rendre le tout public.LE CONSEIL DE MARINE A MM.DE VAUDREIL ET BÉGON (3 novembre 1715) A Paris, le 3 Novembre 1715.Le Nouvel ordre Etably pour ladministration des affaires du Royaume, demandant Mn Une nouvelle forme darrangement pour leur expedition.Le Conseil de marine Souhaltte que vous observiez a l'avenir décrire des lettres Séparées pour chaque nature d'affaires différentes en Sorte que dans la mesme lettre Vous ne rendiez compte que d'Une Seule et Unique affaire, et lorsque Vous aurez a Informer des nouvelles dont Vous aurez eu avis ou Vous acquitter de quelque compliment Vous le fassiez par des lettres particulières.Que Vos lettres Soient Ecrlttes Sur du papier a la Telllere a my marge afin que l'autre moitié de la marge puisse Servir a mettre la deliberation du Conseil Sur le Contenu de Vos lettres.Que la Subscription de Vos paquets Soit a S.A.R.M'gr.Le Duc d'Orléans Regent du Royaume et que vous observiez d'Ecrire au haut de Chaque paquet Conseil de Marine, afin que ces paquets Soient rendus au Conseil Sans estre confondus a la poste. 290 ARCHIVES DE QUÉBEC Les officiers Subalternes Tant d'Epée que de Justice et de plume Servant actuellement en Canada n'écriront point au Conseil Comme ils avoient coutume de faire au Secretaire d'Etat Sur les affaires dont ils Sont chargez, mais ils rendront compte de leur gestion a leurs Supérieurs, Sçavolr les officiers d'Epee au Gouverneur general et les officiers de Justice et de plume a l'intendant ny ayant que vous qui deviez Seuls Ecrire au Conseil Sur tout ce qui regarde les affaires et le detail du Canada.Les officiers d'Epée qui auront besoin de congez S adresseront au Gouverneur general qui en Envoyera Une Liste et observera de marquer en marge a chaque article les raisons particulières que l'officier aura de Sabsenter, SU convient de luy en accorder la permission et pour Combien de Tenu.Les officiers de justice et de plume Sadresseront pareillement a l'intendant qui observera la mesme chose que le Gouverneur general.Le mesme ordre Sera observé a l'égard des permission pour mariages, les officiers d'Epée Sadresseront pour lobtention dicelles au Gouverneur general et les officiers de plume a l'intendant, et Si le cas arrlvolt que des officiers trouvassent a faire des mariages avantageux que le Tems quil faudrait pour attendre la permission peut leur faire manquer, le Conseil Veut bien laisser a Votre prudence de leur permettre en observant cependant de luy en rendre compte et de ne point accorder ces permissions que pour des mariages avantageux.Le Commandant et le Major des Troupes Ecriront au Conseil directement et dans la même forme prescritte cy dessus pour tout ce qui Sera de leurs fonctions.Tous les officiers en general d'Epée, de justice et de plume et les habltans du Canada pouront Ecrire pour ce qui regarde leurs affaires particulières aux différents membres du Conseil et ils adresseront leurs lettres nommément a ceux du Conseil ausquels ils les auront Ecrites, et quand ils auront a donner quelques avis de Malversations ou autres choses concernant le Service ils Ecriront au Conseil directement et dans la forme prescrite cy dessus.Tous ceux qui Voudront écrire par lettres ou placets pour leur avancement S'adresseront directement au Conseil dans la mesme forme prescrite pour l'adresse du paquet Comme le Conseil a Jugé par la multiplicité des lettres Ecrites par le passé pour tous les officiers des Colonies Indistinctement pouroit retarder le Service et troubler l'arrangement quil a pris pour Son travail, il faudra SU vous plaist que vous Teniez la main a lexecution Exacte de ce qull Vous prescrit pour y remédier et qua cet effet Vous rendiez cette lettre publique dans le Canada afin que tous les officiers et habltans puissent Sy conformer.1 LE CONSEIL DE MARINE A MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON (8 novembre 1715) A Paris le 8 Novembre 1715.Vous trouverez cy Joint Messieurs l'ordonnance que le Roy a rendue pour Servir de Règlement pour le'Conseil de marine Vous y Verrez la manière dont on doit traltter et Expédier les affaires qui le concernent1 1 Copie aux Archives de la Province de Québec CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 291 M.DE VAUDREUIL AU COMTE DE TOULOUSE (1715) Monseigneur, Le Marquis de Vaudreull a déjà Eu lhonneur de presenter a votre Altesse Serenisslme Un mémoire pour le remplacement des emplois vacants, tant dans l'état major des places que des trouppes du Canada, et a pris la liberté de nommer pour remplir les deux compagnies Vacantes, le Sieur de Grandville Enseigne de Vaisseau, et le Sieur de Portncuf Lieutenant, et de demander Une Spectative pour Le Sieur Délateur aussy très ancien Lieutenant U vous supplie Encore, de vouloir accorder Deux Spectatives de Capitaine, l'Une pour le Sieur Amariton, et l'autre pour le Sieur de Maunolr fils alsné de Monsieur de Ramezay Gouverneur de Montreal A lesgard des subalternes dont il n'a point Encor parlé a votre Altesse Serenisslme il ne croit pas luy pouvoir proposer de meilleurs Sujets que Les Sieurs Dupuy, Lantagnac (?) Cournoyer, Langlolserie et La Gesse Le Marquis de Vaudreull ne peut demander avec trop dins tance L'avancement du Sieur Dupuy qui par ses longs Services et sa Capacité avoit obtenu Une Compagnie il y a du tems si on avoit fait attention au Mémoire du Marquis de Vaudreuil sur son sujet.Le Sieur de Lantagnac et neveu du Marquis de Vaudreuil sert le Roy depuis quinze ou seize ans avec distinction il y en a quatre quil est en Canada Le Sieur de Langlolserie est fils du feu Lieutenant de Roy de Quebec.* Et le Sieur De la Geffe (Gesse) fils de Monsieur de Ramezay.Comme U poura y avoir des Enseignes vaccantes le Marquis de Vaudreull a lhonneur de proposer a votre Altesse Serenisslme pour la première le sieur Desliettes qui est Enseigne bleu (?) depuis Vingt ans, et qui a rendu de très grands services a la Colonnie par le credit quil a chez les nations ilinoiscs Et le Sieur De Luslgnan aussy Enseigne bleu garçon de mérite et dont le père ancien capitaine a été tué par les iroquois Commandant un détachement U y a Vingt deux ans.non signé1 MEMOIRE DE M.DE VAUDREUIL AU DUC D'ORLEANS, RÉGENT DU ROYAUME (février 1716) I« EXTRAIT Le Marquis de Vaudreull, Gouverneur général du Canada, persuadé que Votre Altesse Royale est convaincu de la nécessité qu'il y a de conserver cette Colonie, ne lui représentera point id les raisons qui doivent y engager; il tachera seulement de lui faire connaître par ce mémoire les moyens d'y parvenir.Un des plus sûrs est de prévenir le danger eminent auquel cette colonie serait exposée s'il arrivait une nouvelle guerre, avec les Anglais.U est facile à comprendre, si l'on considère qu'il n'y a présentement en Canada que 4484 habitans en état de porter les armes depuis 14 ans jusqu'à 60; » Arch.Pub.du C, C.G., C\"-A 36, 1715.pp.102-104. 292 ARCHIVES DE QUEBEC Que les 28 compagnies d'infanterie que le Roi y entretient ne font en tout que 628 soldats, compris les sergents, caporaux 6 anspessades, & que ce peu de monde est répandu dans une étendue de cent lieues de pays.Et si l'on fait en même tems réflexion à quel point est portée la puissance des Anglais dans cette partie de l'Amérique Septentrionale, y ayant soixante mille hommes en état de porter les armes dans les colonies anglaises qui sont contigues au Canada.On ne peut pas douter un instant qu'à la première rupture entre la Prance & L'Angleterre les Anglais ne fassent tous leurs efforts pour s'emparer de tout le Canada, G par conséquent de tout L'Amérique Septentrionale, d'où il pourrait s'en suivre la perte du Mexique dont ils chasseraient en peu d'années les Espagnols sans aucune résistance.Ils ont assez fait voir leurs intentions par l'armement qu'ils ont fait en 1711 & même depuis la paix, par le vingt deuxième article des instructions données par la ville de Londres a ses députés qui porte en termes exprès qu'ils demanderont compte aux ministres du Gouvernement précèdent, pourquoi Us ont laissé à la France le Canada Ci L'Ile du Cap Breton, a présent appelée L'Ile Royale.Cette Ile du Cap Breton passant aux Anglais avec le reste du Canada, il n'y aurait plus de ressoursce pour la pèche de la morue, ce qui serait une perte considérable pour le commerce du Royaume.On ne peut exprimer à quel point la puissance de l'Angleterre augmenterait si elle s'emparait du reste de l'Amérique Septentrionale, & combien cette puissance deviendrait redoutable en Europe.Cela doit assez faire connaître la nécessité qu'il y a de profiter de la paix pour fortifier le Canada, en y envoyant du monde tant pour rendre les compagnies d'infanterie complètes que pour augmenter le nombre des habltans.Le rétablissement des compagnies est dans la règle ordinaires, n'étant pas juste que le Roi compte pour la défense d'une Colonie sur 28 compagnies de 50 hommes chacune, pendant qu'eUes se trouvent réduites à 628 hommes.Un gouverneur se rendrait coupable des événements s'il demeurait dans le silence sur une pareille chose.La conjoncture est favorable pour les rétablir; le grand nombre de soldats conjédlés des troupes du Roi rend les levées fort faciles; elles coûteront peu, 6 le revenu bon du non complet des années précédentes doit faire trouver sur les fonds ordinaires des dites années de quoi rétablir les dites compagnies.Il serait à propos d'envoyer cette année une recrue de quatre à cinq cents hommes.On en pourrait faire passer deux cents sur le vaisseau du Roi qui ira en Canada, & le reste sur ceux destinés pour l'Ile royale, d'où il serait très facile de les mener en Canada en obligeant tous les barques qui y vont de l'Ile royale d'en prendre un certain nombre; 6 même le vaisseau du Roi qui va en Canada & qui touchera à l'Ile Royale, pourra, lorsqu'il y sera, en prendre encore cent avec les deux cents qu'il aurait déjà.L'année prochaine on en pourrait faire passer autant & les suivantes cent cinquante par an, observant lorsque les compagnies se trouveraient plus que complètes, de donner des congés aux anciens soldats pour se marier G s'établir dans le pays, ce qui y ferait un bien infini; en le peuplant insensiblement d'habltans aguerris 6 CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 293 propres au travail, & le mettant en état de se faire craindre des sauvages 6 de renverser les projets des anglais si l'on venait à ayolr la guerre avec eux; on pourrait même, en cas de guerre se flatter de reprendre avec ce secours l'Acadie & Tile de Terre-Neuve.2»°» EXTRAIT Une des principales attentions que le Marquis de Vaudreull a eues depuis qu'il est Gouverneur du Canada, a été d'entretenir la paix avec les Sauvages & de les empêcher autant qu'il lui a été possible d'aller commercer chez les Anglais.U l'a fait assez heureusement jusques à présent avec très peu de dépenses & ose se flatter qu'il y réussira encore dans la suite malgré les avantages qu'ils trouvent chez les Anglais & les sollicitations des Anglais pour se les attirer.U ne le peut cependant qu'en leur faisant tous les ans quelques présents, & surtout cette année qu'ils l'attendent avec impatience.Il en serait très mal reçu s'il arrivait sans avoir de quoi leur donner les présens nécessaires £> courrait risque de perdre la confiance qu'ils ont en lui; confiance qui lui est si nécessaire pour terminer les différends que ces Sauvages ont entr'eux.Les Anglais même, qui ne cherchent que les moyens d'éloigner les Sauvages de nous, ne manqueraient pas de saisir cette occasion & de leur faire entendre qu'on ne fait aucun cas d'eux en France.Votre Altesse Royale sait combien l'alliance des Sauvages avec les Anglais serait préjudiciable au Canada & combien en souffrirait son commerce.Il serait triste, faute de quelques présens, dé donner occasion à ces Sauvages de se plaindre; leur zèle & leur fidélité dont ils ont donné des preuves en plusieurs occasions, ô principalement en venant secourir le Marquis de Vaudreuil sitôt qu'il leur eOt fait savoir qu'il allait être attaqué par les Anglais, demandent qu'on y ait quelque attention.Le Marquis de Vaudreuil espère donc que Votre altesse Royale voudra bien envoyer cette année en Canada pour trente mille Livres de présents aux Sauvages & continuer tous les ans à y envoyer ceux qu'on a coutume de leur donner.U est plus avantageux d'en faire les achats en France qu'en Canada, où ils coûteraient une fois plus, pourvu que ceux qui en seront chargés ne fassent pas comme les années précédentes où l'on a remarqué qu'on les comptait plus au Roi de France que les Marchands de Canada ne les vendaient, & que ce que les Marchands qui apportaient de pareils effets en Canada achetaient trois Livres revenait au Roi à neuf Livres.Il serait à propos d'envoyer tous les ans en Canada quarante milliers de poudre, soixante milliers de plomb en saumon G 600 fusils de chasse de Tulle, ce sont les meilleurs; les Sauvages les connaissent & n'en veulent point d'autres.La poudre est la seule de nos marchandises que les Sauvages préfèrent à celles des Anglais & les engagera fort à venir commercer avec nous, surtout si Votre Altesse Royale à la bonté qu'on ne la vendra que 30 sols au magasin du Roi comme avant 1712 G non 45 comme à présent.Les Sauvages se sont plaints de ce changement; ils consomment vingt à vingt cinq milliers de poudre tous les ans; le surplus servira à faire un fonds crainte d'en manquer & afin de ne s'en pas trouvé dénué si nous venions à avoir la guerre avec les Anglais. 294 ARCHIVES DE QUÉBEC Le Marquis de Vaudreull supplie Votre Altesse Royale de vouloir bien lui permettre d'établir chez les Sauvages les postes qu'il croira convenir au bien du service, sans être obligé de lui en donner avis auparavant, mais seulement de lui en rendre compte & des raisons qu'il aura eues pour le faire; autrement il serait obligé de retarder rétablissement de ces postes pendant deux ans, ce qui pourrait être très préjudiciable.Je crois qu'il est absolument nécessaire de rétablir cette année les congés pour Michilimakinak, d'en donner 25 par an comme cidevant & d'y permettre la traite de l'eau de vie, & même de la permettre dans les endroits qu'on établira & dans ceux qui le sont déjà, tels que le Port Frontenac & le Détroit Ces congés ne peuvent faire qu'un très grand bien à la Colonie & empêcheront les Sauvages d'en haut de commercer avec les Anglais.Ce qui les y a portés en partie jusqu'à présent est la longueur du voyage qu'ils ont à faire pour venir à Montréal chercher leurs nécessités qu'ils trouvent chez les Anglais à meilleur marché G sans aller si loin.Leur portant des marchandises, ils les préféreront certainement à ceUe des Anglais; l'antipathie naturelle qu'ils ont pour eux & les risques qu'ils courent dans les voyages les y engageront D'ailleurs par ce moyen on attirera une grande partie des Sauvages en cet endroit, au lieu qu'ils sont tous errants, & l'on mettra le commandant de ce poste en état de pouvoir plus facilement ménager leur esprit, G même de se faire craindre de ces nations par le renfort d'hommes qu'il recevra tous les ans.On empêchera encore par là les coureurs de bols qui, quelque précaution qu'on prenne, ne laissent pas de s'échapper tous les ans; ces hommes se trouvent perdus pour la Colonie, la crainte d'encourir les peines portées par les ordonnances les empêchant de revenir.Il faudra que Votre Altesse Royale ait la bonté de leur-accorder une amnistie.On obligera ceux à qui l'on donnera ces congés qui seront visés par l'intendant de partir tous ensemble G de se rendre auprès du Commandant de Michilimakinak sous les ordres duquel ils seront.L'on pourrait objecter pour la traite de l'eau de vie les désordres qu'elle a causés par le passé.Il est facile d'y remédier en n'en laissant emporter qu'une certaine quantité à chaque canot G obligeant les maîtres des canots de la remettre toute au commandant des postes où ils iront, qui la vendront aux Sauvages pour leur compte G en leur présence, observant de n'en donner à ces sauvages qu'un demi-setter par jour, pour quatre personnes.Par ce moyen le mal que l'eau de Vie peut causer n'est, point à craindre, au contraire elle fera un bien, en empêchant les Sauvages qui ne sauraient s'en passer d'en aller chercher chez les Anglais, qui ne leur en refusent point dans l'espérance de se les attirer; ils leur en donnent même pour emporter à leurs villages; ce qui y cause les désordres qu'on a voulu éviter en en empêchant la traite.Il est sur que les Sauvages trouvant de l'eau de vie de Prance chez eux n'en iront point chercher chez les Anglais; ils savent faire la différence de l'une à l'autre G préféreront toujours celle de France.Il est donc nécessaire d'en avoir au Fort de Frontenac au Détroit à Michilimakinak G dans tous les postes qu'on voudra établir. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 295 Les Anglais toujours attentifs a ce qui peut leur attirer l'amitié des Sauvages viennent Jusque chez eux y commercer & parlent même d'y faire des établissements.Le marquis de Vaudreuil croit que s'ils exécutent le dessein qu'ils ont de venir s'établir chez nos Sauvages ou sur nos terres, il serait bon d'insinuer aux Sauvages de les en chasser.Ils ont donc voulu s'emparer du terrain que les Abénalds & les Sauvages de la rivière S' Jean occupent, sous prétexte qu'il dépend de L'Acadie qui leur a été cédée par les Français.Mais les Sauvages leur ont répondu que cette terre leur avait toujours appartenu, qu'ils n'étalent point sujets des Français, mais seulement leurs allies & leurs amis; que les Français n'avoient pas pu donner aux Anglais une terre qui appartenait S eux Sauvages & qu'ils n'en sortiraient point.Ils ont eu raison de dire que les Français ne sont que leurs aillés, le Marquis de Vaudreull les ayant toujours appelés ainsi pour n'être pas responsable de ce qu'Us peuvent faire.Les Abénakis ont fait plus l'année dernière (au moins on l'a mandé au Marquis de VaudreuU;) Us ont pris aux Anglais plus de vingt petits bâtlmens pécheurs.Comme cela pourrait avoir des suites, le Marquis de VaudreuU supplie Votre Altesse Royale de lui faire connaître son intention & de quelle façon U doit agir en cas que les Anglais viennent s'établir chez nos Sauvages ou sur nos terres.Il la supplie aussi d'ordonner qu'on bâtisse une église pour les Sauvages de la rivière St Jean & une pour les Abénakis de Piskadoue; U y a longtems qu'on leur promet, cela coûtera peu & servira à nous attacher davantage ces Sauvages.Les fortifications de Québec ont été commencées en 1712 suivant le plan du Sr de Beaucourt, qui a été approuvé à la Cour.Si une fois elles étalent achevées, cette vUle serait en état de résister aux Anglois, qui ne manqueront pas, si nous venons à avoir la guerre avec eux, de faire tous leurs efforts pour la prendre, d'où s'en suivrait la perte entière du Canada.Votre Altesse Royale aura la bonté de donner ses ordres pour qu'elles soient continuées.Elle aura aussi la bonté de les donner pour qu'on fortiffie l'île royale.Cette île si importante pour se conserver la pêche de la morue, se trouverait bientôt sous la domination des Anglais si l'on ne profitait de la paix pour la mettre en état de leur résister pendant la guerre.Outre la perte de la morue, ce serait encore celle du commerce du Canada.Si une fois les Anglais avaient cette He, Us seraient les maîtres de la mer de ce coté là, & les risques que courraient les vaisseaux qui voudraient aller en Canada en diminuerait beaucoup le nombre.La garnison de cette Ue est à la veille de mourir de faim, si Votre Altesse royale n'a la bonté de faire partir dans le mois d'avril des vaisseaux pour leur porter des vivres; ceux qui auraient été destinés l'année passée pour leur en porter n'étant point partis, & la saisons ne permettant pas qu'on y en transporte sitôt du Canada.Cette garnison a aussi besoin d'habits *.1 Copie aux Archives de la Province de Québec.i 296 ARCHIVES DE QUEBEC 1 Copie aux Archives de la Province de Québec.LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL A Paris le 15 Juin 1716.Le Conseil a procuré M.au S de la Morandiere et au Chevalier de la Longe-ville deux Lieutenances dans les Troupes de la Louisianne, Vous en Trouverez cy Joint les ordres que vous aurez agréable de leur remettre et Vous aurez Soin qulls partent au petit prim tems prochain pour Se rendre par les Terres a leur destination, Pour cela le Conseil Souhaite que vous leur permettiez d'emmener les hommes qui leur Seront nécessaires pour les y conduire dans Un Canot, ces Officiers Seront payez par le Commissionnaire de M.Crozat du Jour de leur Commission, et par ce moyen ils seront en Etat de faire ce Voyage Sans qull en coûte rien a Sa Ma\"1.MÉMOIRE DU ROI A MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON (15 Juin 1716) Du 15 Juin 1716.Sa Ma1' a Veu le Compte qui a été rendu lannée dernière par les Sn de Rame-zay et Begon des affaires de la Colonie du Canada Sur lesquelles Elle a résolu de lavis de M.Le duc d'Orléans Son oncle Regent de donner Ses ordres aux S\" marquis de Vaudreull et Begon; Auparavant que de le faire EUe Juge a propos de leur recommander deux choses Egalement Utiles pour Son Service et au bien de la Colonie.La premiere cest de s'apliquer a aprofondir tous les moyens qu'on pouroit mettre en Usage pour augmenter la Colonie et le commerce faire que les habltans y Subsistent avec aisance et puissent augmenter leurs Cultures.La Seconde est daporter tous leurs Soins pour Vivre dans Une bonne Union et intelligence Ensemble rien nest plus important au Service et a la tranquUité des peuples et Sa Ma\" l'a Si fort 'a oceur qu'elle est bien aise de leur expliquer a chacun leurs fonctions en particulier et celles qui leur sont communes afin quil ne puisse point arriver de discutions entre eux.Tout ce qui regarde la dignité du Commandement et le militaire est pour le Gouverneur seul cest a luy a determiner les fortifications et les ouvrages Sur les projets et devis de l'ingénieur après toutefois en avoir conféré avec l'intendant que les dépenses et les moyens de trouver les fonds nécessaires regardent Uniquement et Us doivent envoyer conjointement les plans et devis Estimatifs pour recevoir les ordres Sur ce Sujet.L'administration des fonds des Vivres munitions et marchandises et généralement tout ce qui a Raport aux magazlns apartient au S.Begon et U ne doit estre fait aucune consommation.Vente ny autre chose que Sur Ses ordres mais du consentement et avec la connoissance du Gouverneur.Si cependant ledit S.De VaudreuU Juge a propos de faire faire quelque dépense extraordinaire pour le Service Sa MaM Souhaltte que l'intendant l'ordonne conformément a Sa demande et quils en rendent compte l'Un et lautre.Elle recommande audit S.De VaudreuU de ne Sy point déterminer Sans Une nécessité absolue.Le detaU et ladministration de lhopital regarde lintendans mais Sa MaM CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 297 recommande en mesme Tems audit S.de Vaudreuil davoir attention que les choses Se passent comme Elles doivent estre.f .administration de la justice regarde aussy l'intendant, a l'Egard de la police generalle du pays Elle est commune Entre le Gouverneur et l'Intendant, et la police particulière appartient au Conseil Supérieur, Sa Ma\" Souhaite quils y tiennent Exactement la main l'Un et lautre, ce nest qu'en la faisant observer quils feront Vivre les habitans avec tranqulllté et avec plus d'aysance que pendant les dernières années ou les Vivres ont été d'Une grande Cherté dans la Colonie.Ils doivent aussy donner conjointement les concessions des Terres et favoriser l'Un et lautre tout ce qui poura avoir raport au commerce dans lequel ils ne doivent cependant entrer que pour donner protection a ceux qui le font, les ayder quand ils en auront besoin et quil Sera en leur pouvoir de le faire et leur procurer Une Justice prompte et facile.Si après ces Explications il Survient quelque difficulté Entre les Sre de Vaudreuil et Begon a laquelle il n'ait pas été preveû il faudra qu'ils S'en Expliquent Ensemble avec douceur et amitié et Toujours en Veue du Service et du bien public et quils fassent en Sorte de convenir de Sentimens, Sils ne le peuvent cependant pas Sa Ma1* Souhaite que celuy du S.De Vaudreuil Soit Suivy et prevallle Sur celuy de l'intendant, mais Elle luy recommande en mesme Tems de ne se servir de l'ordre qu'elle Veut bien luy accorder en cette occasion que dans Une nécessité Indispensable et de se concilier autant quil poura avec le S.Begon.Sa Ma1* Souhaitte que les S™ de Vaudreull et Begon vivent en bonne intelligence avec le S.Evesque de Quebec et Elle est persuadé quil y contribuera de Son Coté.Elle a apris avec Satisfaction que les Ecclésiastiques continuent toujours a Edifier et a instruire les peuples, les Sra de Vaudreull et Begon doivent par leurs Exemples les Entretenir dans les Sentimens qui leurs sont inspirés et donner tous leurs Soins pour réprimer le desordre et le Scandale.Les différents coups que les Sauvages Renards ont fait Sur les françols mériteraient punition cependant comme la guerre ne convient point dans les Colonies et que celle qu'on aurolt avec les Sauvages ne produirait autre chose que de les obliger de rester en paix, Sa Ma\" desire que le S.De Vaudreuil mette en Usage tous les moyens praticables pour faire la paix avec eux cependant Sans compromettre lhonneur de la Nation et Elle Souhaitte qUe pour la faire il Se Serve du S.de Louvigny quil a proposé et qui doit estre a present a Michilmaklnac cet officier ayant marqué quil Si rendrait ce prelmtems.Si cependant quelque chose avoit retardé Son depart Sa Ma'* Souhaitte qull le fasse partir pour ce poste le plustost que faire ce poura.Pour parvenir a cette paix il paroist nécessaire d'agir comme Si l'on Se préparait a la guerre et qu'on Voulut l'Entreprendre et comme cette conduite ne peut produire qu'un bon effet dans tous les cas Sa Ma\" veut que le S.de Vaudreuil Suive cette Veue et quil donne ordre au S.de Louvigny de commencer par ménager la paix entre les Sauvages Sakls, puants et Sauteurs parce qu'on ne peut Entreprendre de guerre contre les Renards que ces trois Nations Sauvages ne Soient en paix.On rassemblera a Michilmaklnac Tous les Coureurs de bols au moyen de la nouvelle Amnistie que Sa Ma\" a bien Voulu leur accorder a condition de Servir dam?cette guerre Si elle est résolue, Les S™ de Vaudreuil et Begon la trouveront cy 298 ARCHIVES DE QUEBEC Jointe, ils la feront Enregistrer au Conseil Supérieur de Quebec et Tiendront Exactement la main a Son Execution dont Ils rendront compte.Es Verront que Sa Ma\" y a Etably de nouvelles peines contre ceux qui n'en profiteront point et qui couleront le bois a l'avenir et Une nouvelle forme de procéder contr'eux Sa Ma\" a Estimé l'Une et lautre nécessaire pour Empescher les habitans d'aller en Traitte dans les bois Sans permission comme ils ont fait par le passé.Outre Tous les Coureurs de bois qui Seront rassemblez A Michilmaklnac, comme 11 poura estre nécessaire de faire monter des habitans Sa Ma\" permet audit S.de Vaudreuil dy Envoyer Jusqu'au nombre de 200 pour Servir dans cette guerre si l'on en a besoin et de leur laisser porter des marchandises pour faire la Traitte afin de S'indemniser de leurs Voyages, l'Etat des finances de Sa Ma\" ne luy permettant pas de faire la Dépense de cet Equipement.Le S.Begon fera fournir Seulement a ces habitans de la poudre et des haches Sur les lieux en cas qu'ils aillent a cette guerre, et le S.de Vaudreuil aura Soin de faire porter ces munitions Sur les lieux par les habitans qui monteront.Ce Sera dans le Tems que l'on Se préparera le plus a la guerre qu'il faudra le plus Sérieusement travailler a la paix et comme 11 n'est point naturel de penser a la faire avec une Nation dont nous avons des prisonniers.Sa Ma\" Souhaitte que Tous ceux que les françols ont leurs Soient rendus et Elle Veut que cela Soit Exécuté ponctuellement Sans distinction de personne.Elle est persuadée que les S1* de Vaudreuil et Begon mettront tout en Usage pour faire réussir heureusement la Négociation qui Se fera avec ces Sauvages et qu'elle sera conduite avec la dignité qui convient a la Nation par le S.de Louvigny.Sa Ma\" leur dira a ce Sujet qull eut été bien a Souhaitter qu'on n'eut point fait de party lannée dernière contre ces Sauvages il n'a pfl produire qu'Un mauvais effet n'ayant pas eu lieu, et ces sortes d'Entreprises ne scauroient estre faites avec trop de prévoyance afin qu'elles puissent réussir quand Elles ont été une fois résolue.Sa Ma\" Scalt que Tous ces différents mouvemens ne peuvent Se faire Sans causer de la dépense et Elle recommande aux Sn de Vaudreuil et Begon d'aporter le plus d'Economie qu'Us pouront dans ceUes quil Jugeront indispensables a cet Egard et d'observer la mesme chose par Raport aux autres dépenses quils feront dans la Colonie et EUe Souhaitte quils les proportionnent aux fonds qui Sont accordés et quils ne les passent point Sans des raisons indispensables et dont Us rendront compte.B est nécessaire que le S1 de VaudreuU recommande au Sr de Louvigny d'observer de son Costé le plus d'Economie quil poura par Raport aux dépenses et aux p resens quil Sera obligé de faire aux Sauvages et a Michilimakinac.Sa Ma\" en accordant lamnistic a ceux qui Sont en Traite avec les Sauvages na point Voulu leur laisser Un prétexte Spécieux de courir Encore a l'avenir les Bols contre Ses deffenses et EUe a bien Voulu Entièrement rétablir les 25 congez qui Seront distribuez par le Sr De VaudreuU aux pauvres familles de la Colonie par ce moyen ces coureurs de bois trouveront Une occupation Legitime et les pauvres familles Un Secours considerable, la déclaration en est cy jointe que les Sn de VaudreuU et Begon feront Enregistrer au Conseil Supérieur de Quebec.La trop grande quantité des françols qui montaient pour la Traite et leurs debauches parmy les Nations ont été cause en 1696.de la Supresslon de ces congez, et pour prévenir ces lnconvenlens Sa Ma\" Veut que ceux qui monteront dans les Bols fassent Seulement leur Traitte dans les Postes qui Seront marquez par ces per- CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 299 missions afin qu'estant dans ces Endroits Sous les yeux des commandans ils ne recommencent point les mesmes debauches que par le passé.Elle a adjouté aussy Une nouvelle peine contre ceux qui iront dans les Bois Sans permission, les Sn de Vaudreull et Begon ne Scauroient avoir trop d'Exactitude pour faire Exécuter ponctuellement tout ce qui est porté par les lettres pattentes qui accordent lamnistie et par cette declaration, et Sa Ma\" Souhaltte qulls fassent faire des Exemples Sur ceux qui contreviendront, Cest le Seul moyen d'empêcher a l'avenir la course dans les bols.Ceux qui y monteront ne doivent porter que 4 pots d'Eau de Vie pour leur Usage Seulement, et Sa Majesté ne Veut point absolument qu'ils en commercent avec les Sauvages, Elle ne Veut point aussy qu'il en Soit Traitte aux Sauvages dans la Colonie et Elle recommande aux S\" de Vaudreull et Begon de faire Exécuter ponctuellement les deffenss qui ont été faites a cet Egard et Sans distinction de personne cependant Sur ce que le S.De Vaudreull a représenté la nécessité quil y auroit d'en faire Traltter au fort frontenac.Sa Ma\" Veut bien qull en Soit porté Seulement a ce fort mais avec médiocrité.Il n'en Sera point porté dans les autres Postes, et Sa Ma\" laisse la Liberté au S.Marquis de Vaudreull d'Etablir ceux quil jugera a propos dans les pays hauts et dy mettre pour commandant les officiers quil Jugera convenir et de les en retirer quand il le Jugera a propos.Elle luy recommande Seulement de rendre compte de tout ce qull fera a cet Egard estant persuadé qu'il n'agira qu'en Veue du bien de son Service.Elle a été Informée que le S.De Sabrevoy qui est commandant au détroit en Vertu d'Un ordre du feu Roy ne convient pas pour Gouverner les Sauvages quoy que bon Sujet d'ailleurs, Sa Ma\"' Souhaltte que le S.de Vaudreull le fasse revenir de ce Poste pour Servir a Sa compagnie et approuve quil envoyé a Sa place le S.de Tonty et quil y ait dans cet endroit une garnison de 15 a 20 Soldats.Elle Veut bien accorder au Commandant de ce Poste le Commerce Exclusif Seulement dans Son poste comme les commandants l'ont toujours Eu a condition dy faire porter tout ce qui Sera nécessaire pour la garnison et dy entretenir a Ses dépens Un aumônier, un chirurgien et un lnterprette et Sa Ma'6 deffend absolument a cet officier d'envoyer chez les Nations faire la Traitte Sous aucun prétexte que ce Soit Par ce moyen Sa Ma\" ne fera aucune dépense pour ce poste et comme ceux a qui les congez Seront accordez doivent porter dans les autres en conformité de la déclaration, les'munitions qui y Seront nécessaires et les effets et munitions pour la Subsistance des garnisons qui y Seront, ces Etablissemens ne causeront aucune nouvelle dépense a cet Egard.Il a paru a Sa Ma\" que les anglols Veulent faire des Etablissemens sur des Terres Sur lesquelles ils nont aucun droit et qui appartiennent a la france et tacher par ce moyen de pénétrer dans les pays hauts dont les françois ont toujours été en possession Elle Souhaltte que le S.de Vaudreull Se maintienne avec douceur mais cependant avec fermeté dans la possession des pays qui ont toujours apartenû a la france, jusques a ce que les Limites Soient réglées Sur les lieux par des comm*** des Nations, mais il ne doit point S'opposer aux autres Etablissemens que ces peuples pouroient Entreprendre dans les Endroits qui leur sont Spécifiquement cédés par le Traitte d'Etreck. 300 ARCHIVES DE QUÉBEC Sa Mau a Tout lieu de croire que le rétablissement des congés et les postes qui seront Etablis parmi les Nations les concilieront Entièrement a la france, EUe recommande au S.Marquis de VaudreuU d'y donner toute son attention et de faire en sorte de rompre toutes les pratiques que les anglols peuvent avoir faits avec Ces Sauvages, Cest le Seul moyen de conserver la tranquUlté dans le continent et de maintenir le commerce de la Colonie dans la profondeur des Terres.EUe a bien Voulu luy accorder pour faire present a Toutes les Nations et pour estre distribuez Sur Ses ordres dix milliers de poudre, quinze milliers de plomb et 200 fusils dont le prix ne Sera point retenu Sur les fonds de la Colonie, Sa Ma\" est persuadée quU employera Utilement et pour le bien de son Service ces presens qu'eUe Veut bien faire pour Une fois Seulement a ces Sauvages et qui ne Seront point renouvelles dans les années suivantes.Il a été proposé du Canada de faire un petit Etablissement au Nord de Niagara Sur Le Lac Ontario a Environ 100 Lieues du fort frontenac, et les raisons de cet Etablissement estolent de détourner les Sauvages Mississagues et Amlcoué d'aller commercer avec les iroquols a leur passage lorsquils Viennent de la chasse quils font aux Environs du Lac Erie, on proposolt en mesme Tems dy faire faire la Traitte pour le Roy et de construire une Barque Sur Le Lac Ontario pour faire le Transport d'Un poste a lautre, Sa Ma\" n'a rien Voulu determiner a cet Egard et est persuadée quil ne convient point d'Etablir ce poste Sans que les Irroquois le demandent Elle a chargé le S.Marquis de VaudreuU d'Examiner quand U Sera Sur les lieux ce quU conviendra de faire Sur ce Sujet et approuve qull fasse cet Etablissement Si liroquois le Souhaltte.Ledit S.de VaudreuU connolst Toutte la nécessité quil y a de ménager ces Sauvages ainsy Sa Ma\" ne luy prescrira rien a cet Egard, Elle luy recommandera Seulement de faire tout ce.quU faut pour les maintenir Toujours dans nos Interests et pour les Empescher d'Entreprendre la guerre contre les Natlpns nos alliés.La guerre ne convient en Nulle façon a la colonie et le Sr De VaudreuU fera chose agréable a Sa Majesté de maintenir la paix avec toutes les Nations dans le continent Il a paru nécessaire a Sa Ma\" pour attacher encore plus a la nation les Sauvages abenakls a lacadie de leur accorder la Bâtisse de deux Eglises qulls demandent dans les Missions de la Riviere S* Jean et de Norancouan et Sa Ma\" a bien Voulu donner acompte Un fonds de 1200C Suivant que la proposé le S.Begon Les Sn de VaudreuU et Begon auront attention quU Soit Utilement employé et U Serait a Souhaitter qu'avec cette Somme et ce que ces Sauvages pouront fournir on put parvenir a construire ces deux Eglises.U y a eu jusques a present un fonds de 4000E Sur l'Etat de l'isle Royalle pour faire des presents a ces Sauvages et aux mikemacs, Amaledstes et Gaspeslens, mais Sa Ma\" a partagé ce fonds cette année et en a fait employer la moitié Sur les Etats des dépenses de la Colonie pour les presens a faire aux abenakis.Le S.De VaudreuU Sera par ce moyen en Etat d'affectionner encore plus ces Sauvages a la Colonie.Sa Ma\" est persuadée qu'on ny parviendra point en obligeant ceux qui Sont Etablis à S' françois dy rester SUs ont résolu de retourner habiter a Pegouaki lieu de leur ancien Village Elle charge le S.de VaudreuU d'Examiner quand U sera Sur les lieux dans quelles dispositions seront ces Sauvages» il fera tout ce quil poura pour CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 301 les y retenir et cependant Sils Souhalttent Sen retourner a leur ancien Village il les laissera faire mais auparavant de partir il tirera parolle d'eux pour quils reviennent habiter leurs Village dans la Colonie en cas que la guerre recommance avec les anglois.Le S.Begon a informé de la nécessité quil y avoit de changer le Village des Sauvages de la Mission du Sault St.Louis et de le transporter plus haut parce que les Terres ou Sont présentement ces Sauvages Sont Usés, Sa Ma\" approuve ce changement et a ordonné un fond de 2000E a compte de la dépense quil conviendra de faire pour deserter deux arpens de Terre en quarré et y faire Une Enceinte de pieux avec un nouveau fort et Une Eglise, et Elle charge ledit S.de Vaudreuil de faire en sorte que cette Somme suffise pour mettre en Etat tous ces ouvrages en Engageant les Sauvages de contribuer par leurs Travaux a la construction de ce fort.Sa Ma\" approuve aussy que la Mission des Sauvages du Sault au Recollet qui est présentement dans l'isle de Montreal Soit Transporté hors de cette isle et placée a la Coste du Nord Joignant les Terres concédées au S.Du Guay et en remontant Le Lac des deux montagnes, Elle Souhaitte que les S™ de Vaudreuil et Begon concèdent en cet Endroit trois lieues de Terrain en quarré pour y placer cette mission, a condition que lorsque ces Sauvages quitteront cette Terre Elle reviendra au Roy et que conformément a leurs avis la dépense de ce Changement aussy bien que celle du nouveau fort Soit faite aux dépens du Séminaire de Montreal qui en Sera bien dedomagé par les Terres que ces Sauvages occupent présentement et dont il poura par ce moyen disposer.Sa Ma\" Souhaite aussy Suivant l'avis du S.de Vaudreull quil Soit accordé Une demie lieue de Terrain aux Missionnaires Sur trois lieues de profondeur Joignant ces Sauvages, a condition que quand ces Sauvages abandonneront leur Terrain celuy cy reviendra aussy a Sa Majesté.Elle a Veu avec Satisfaction la Liste des Cures qui ont été fixés lannée dernière et Elle Souhaite que les Sn marquis de Vaudreull et Begon travaillent avec le S.Evesque qui l'a demandé ainsy pour voir celles qu'il conviendra Encore de fixer.Les dlfficultées qui Sont Survenues a Montreal Entre Le Lieutenant de Roy et les officiers de la Justice par raport a la presceance aux processions a déterminé Sa Ma\" a Se faire raporter tous les anciens Reglemens rendus Sur les honneurs dans les Eglises et les Ceremonies publiques en Canada et pour finir la difficulté qui Subsiste a present et prévenir celles qui pourolent arriver par la Suitte.Sa Majesté a rendu le Règlement qu'Us Trouveront cy Joint et qu'ils feront Enregistrer au Conseil Supérieur et Exécuter dans tout Son Contenu.Le peu de Soldats quU y a dans les compagnies du Canada a déterminé Sa Majesté a Envoyer 150 hommes de recrue qui passeront Sur le Vaisseau le françols avec 20 hommes que le S.Marquis de Vaudreull a fait lever a Ses dépens pour la compagnie de Son fils et pareU nombre que le S1 Amarlton a levé aussy a Ses dépens pour celle qui luy a été accordée, Sa Ma\" envoyé avec ces recrues l'habillement complet pour Toutes les Troupes.La demie Solde Sera accordée aux Soldats qui deviendront Invalides dans la Colonie, mais Sa Ma\" desire que les S™ de VaudreuU et Begon n'en envoyé aucun qui ne Soit dans le cas d'y estre admis et mesme Si parmy eux il y en a qui Veuillent rester dans la Colonie, Sa Ma\" Trouve bon quUs y demeurent avec la demie Solde mais Elle leur recommande de ny admettre absolument que ceux qui Seront totalement 302 ARCHIVES DE QUÉBEC Invalides ou par leur grand age ou par leurs blessures et infirmités et de rendre compte a mesure de ceux qu'Us y auront admis afin quil Soit remis dans la Colonie les fonds nécessaires pour les payer.Us donneront avis aussy de ceux qui mourront afin de les faire rayer des Listes.Sa Ma16 Envoyé aux S\" Marquis de Vaudreuil et Begon Un arrest qu'elle a Jugé a propos de rendre au Sujet des reunions demandés par les S1* du Séminaire de S' Sulplce par lequel toutes les contestations qui peuvent arriver au Sujet de ces réunions sont renvoyés a la Justice ordinaire et par appel au Conseil, Le S.Begon aura Soin de Si conformer.Les Concessions qui ont été donnés au fort du détroit par le S.de la Motte Cadillac ne l'ayant point été dans la forme nécessaire Sa Ma1* les a révoqué, les Srs de VaudreuU et Begon en trouveront les lettres patentes cy Jouîtes qu'Us feront Enregistrer au Conseil Superleur, cependant comme U Se peut faire que ce n'est pas la faute de ceux a qui eUes ont été donnés Sa Majesté trouve Juste d'en accorder de nouveUes a ceux qui auront Satisfait aux conditions auxquelles Us estoient obUgés et a l'égard de ceux qui ny ont pas Satisfait EUe ne Souhaitte pas leur en accorder.La Concession que le S.de Louvigny a eu dans l'isle Sc Jean Sest trouvée au Terme de rarrest du Conseil du Six JuUlet mil Sept Cent Unzc dans le Cas de la reunion, cest ce qui a déterminé Sa Ma\" a rendre l'arrest cy Joint pour la reunir a Son domaine, les S\" de VaudreuU et Begon le feront Enregistrer au Conseil Supérieur.Bs Tiendront Exactement la main a l'exécution de celuy du Six JuUlet 1711 rendu pour reunir au domaine les Seigneuries qui ne Sont pas habités et Sa Ma16 Souhaitte quU Soit Exécuté dans tout Son contenu ny ayant point de raison Valable qui puisse Excuser Un Seigneur de ne point faire habiter Une Terre qu'U na qu'a cette consideration.Sa Ma1* a Veu les Titres du Séminaire de S' Sulplce Etabli a Montreal et tout ce qui a été écrit Sur ce Sujet du Canada tant par Raport aux concessions quils ont donnés dans l'Etendue des Vingt toises réservés au Tour de l'isle de Montreal que par Raport aux fortlffications de cette Ville et Elle a décidé qu'elle ne pouvolt prétendre de Cens dans les concessions donnez ou a donner dans l'étendue des dittes Vingt Toises réservées, mais EUe souhaite qu'a l'avenir U ne Soit point donné de concessions dans lad.Etendue par ledit Séminaire qu'elles ne Soient autorisés par Ses lettres patentes, A l'égard de ceUes qui peuvent avoir été donnés par le passé Sous prétexte de permissions du Roy ou des Gouverneurs non revestues de lettres pattentes nécessaires Sa Ma\" les regardant comme nulles et aura Toujours La Liberté dy rentrer.Sa Ma\" n'ayant aucun Titre pour Etablir aucune Censive dans l'isle de Montreal Son intention nest point que le Séminaire de S1 Sulplce Seigneur de cette isle Soit troublé dans les droits qui luy appartiennent Sur les concessions quil a fait te de plusieurs habitations et les S™ de VaudreuU et Begon rendront cette decision publique afin que les habitans de l'isle n'ayent aucun prétexte de Se dispenser de payer les rentes dont Us Sont débiteurs Envers les propriétaires des dittes concessions.Pour ce qui regarde les fortiffications de la Ville de Montreal Sa Ma\" Souhaitte qu'U Soit fait a cette Ville une Enceinte de muraille conformément au plan qui Sera arrêté et qui leur Sera Envoyé et qu'U Soit levé tous les ans une Somme de 6000E dont 2000E Seront payés par le Séminaire et les 400OE restons par les autre* CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 303 communauté» Séculières ou régulières, et les habltans de la Ville ainsy qu'il est expliqué par l'arrest rendu Sur ce Sujet que les S™ de Vaudreull et Begon Trouveront cy Joint et feront Enregistrer au Conseil Supérieur de Quebec et Exécuter dans tout Son contenu.Quoy que Sa Ma\" Souhaite que cette imposition Soit continué Jusqu'au parachèvement de cette Enceinte, les habltans ne doivent point la regarder comme un droit, l'Intention de Sa Ma\" n'étant point d'en Etablir Sur eux.L'Enceinte de cette Ville en muraille fera la Seureté de ses habltans, Elle fera aussy en partie celle de ceux de l'isle et des côtes Voisines, et il paroistroit Juste qulls fournissent des corvées pour cette Enceinte, Sa Ma\" cependant Veut bien ne leur rien ordonner a cet Egard estant persuadé que le S.de Vaudreull les y déterminera et quils Si porteront d'eux mesmes.Le S.de Courtemanche commandant a la cote de labrador a rendu compte qu'il avoit une difficulté entre les Commandants des Navires pécheurs pour la grave et la Secherie quils Se placent ordinairement Suivant l'arrivée de leurs chaloupes qu'Us font partir pour cela de plus de 40 lieues en mer avec leurs meilleurs hommes qu'Us Exposent a périr dans les glaces et Sa Ma\" pour Empêcher Un pareil abus a rendu lordonnance que les S\" de VaudreuU et Begon Trouveront cy Joint.Cet officier a informé aussy que plusieurs de ces Capitaines demandolent pour leur armateur que les Etablissemens qu'Us font pour la pesche leurs Soient assurez, mais comme cela Nulroit a l'augmentation de la pesche a cette Cote Sa Ma\" n'a pas Jugé a propos de leur accorder leur demande.EUe a bien Voulu donner au S.Constantin qui a été un des premiers a cette cote un Brevet de concession de l'Endroit ou il est présentement Etabli, les Sra de VaudreuU et Begon le Trouveront cy Joint et auront Soin de luy remettre.Sa Ma\" a été informée quU sera fait dans la Colonie des saisies de marchandises angloises qui Se trouvent reclamés par les Sauvages que la longueur des procedures auxqueUes Us ne sont point accoutumés Eloigné de nous et pour prévenir llnconvenlent qui en pouroit arriver Sa Ma\" a attribué par l'arrest cy Joint la connoissance des reclamations qui Se feront a Quebec par les Sauvages, au Gouverneur general, a lintendant et au premier conseiller, et de ceUes qui Se feront a Montreal au gouverneur general a lintendant et au juge de la Ville, les Sn de Vaudreull et Begon feront Enregistrer cet arrest au Conseil Supérieur et y Tiendront Exactement la main.Il auroit été a Souhaltter que ces Saisies eussent été faites Sur des françois et qu'on n'eut point été obligé de Tolérer en quelque façon la Vente de ces marchandises a Montreal Sa Ma\" Scalt quil est nécessaire que les Sauvages trouvent des Ecarlatines chez les marchands mais comme ils pouront S'en fournir de celles des manufactures de Languedoc qui sont plus belles que celles des anglols et qui Seront a l'avenir Touttes pareilles par l'attention que l'on aura a les Imiter Entièrement Sa Ma\" a jugé a propos de deffendre par I'ordonnance qui est cy Jointe la Vente dans la Colonie de Touttes marchandises Etrangères et EUe ' Souhaitte que les Sn de VaudreuU et Begon y tiennent Exactement la main et Sans distinction de personne.Sa Ma\" fait remettre cette année des fonds en argent et en marchandises pour les Dépenses qu'EUe Veut bien faire dans la Colonie ainsy Elle ne Veut point que 304 ARCHIVES DE QUÉBEC Sous aucun prétexte les S\" de Vaudreull et Begon fassent de nouvelles Cartes pour les dépenses.Le S.Evesque de Quebec a représenté la nécessité qull y avoit d'augmenter de 4 le nombre des Religieuses de lhopltal general et Sa Ma\" a bien Voulu luy accorder Sa demande, les S\" de VaudreuU et Begon trouveront cy Joint les lettres pattentes qui permettent cette augmentation et qui fixe pour l'avenir le nombre de ces Religieuses a celuy de 14 la Supérieure comprise et autres ayant charge dans la ditto maison et deux converses, Us auront soin de la faire enregistrer au Conseil Supérieur.Elle a bien Voulu continuer pour cette année la g rati ffl cation de 500C qui a été accordée par le feu Roy a l'église des Trois Rivieres pour achever de la perfectionner.Il a paru a Sa Ma16 quil ne convenoit point quil y eut a l'isle Royalle des Recollets de deux provinces différentes pour avoir Soin des mesmes personnes et Elle a résolu quil ny auroit a l'avenir dans cette Colonie pour les habltans de Plaisance des isles S' Pierre et les Equipages des Vaisseaux que des Recollets de la province de Bretagne auxquels Elle a accordé les lettres pattentes que les S1* de VaudreuU et Begon Trouveront cy jointe et quils feront Enregistrer au Conseil Supérieur avec celles qui ont été aussy accordés aux Religieux de la charité qui Vont Etablir un hôpital en cette VUle.Ce qui a été décidé par Raport aux Recollets qui Sont a present a l'isle Royalle ne regarde point les Missionnaires qui sont avec les habltans de l'acadie Untention de Sa Ma'6 est qu'ils restent toujours avec eux, Les S\" de VaudreuU et Begon peuvent les en assurer et qulls conduiront ces habltans quand Us Seront Etablis a l'isle Royalle comme Us font a present a l'acadie.Sa Ma\" a bien Voulu accorder au S.Marquis de Vaudreull a la dame de Soulange, a la Veuve et Enfans du feu S.de Langloiserie et au S.Petit la confirmation des Concessions qui leur ont été données par les Gouverneurs et Intendants, les S1* de VaudreuU et Begon en trouveront cy Joint les Brevets qull leur remettront, mais Sa Ma\" est bien aise de leur expliquer en mesme Tems qu'U ne Soit plus concédé en Canada que des concessions en roture et EUe Souhaite que lesd.Sra de VaudreuU et Begon Se conforment aux ordres qui leur ont été donnés en 1713 Sur ce Sujet et que les concessions qulls donneront à l'avenir dans les bonnes Terres ne Soient pas plus Etendues que de Trois arpens de front Sur 40 de profondeur.Sa Ma\" ayant bien Voulu recompenser les Services du S' Hertel et ceux de Ses Enfans a accorde des lettres de noblesse aud.Sr Hertel.Il Serolt a Souhaitter que dans les années ou la récolte est abondante en Canada on y put faire des Amas de Bleds pour Soulager les habltans et Empêcher la trop grande augmentation du prix dans celles ou la récolte est mauvaise mais cela ne paroist pas possible quand a present a cause du fonds qull faudrait y employer, a ce deffaut Sa Ma\" Souhaite que les S™ de VaudreuU et Begon y Supleent en ne permettant point la Sortie des farines du pays dans Un Tems ou la Colonie pouroit Souffrir, Sa Ma\" Se remet a leur prudence d'en permettre ou d'en deffendre la Sortie et desire qu'Us envoyent chaque année un Etat des farines qui Seront Sorties de la Colonie. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 305 Il ne convient en aucune façon de fixer les prix des denrées ny des marchandises dans les Colonies et Sa Ma\" ne Veut point que les S™ de Vaudreull et Begon en fixent le prix.Ils trouveront cy joint un Edit concernant les Passeports quils feront Enregistrer au Conseil Superleur et Exécuter dans tout Son Contenu.Fait a Paris le 15 Juin 1716 », LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (15 Juin 1716) A Paris le 15 Juin 1716.M.de Galiffet Gouverneur des trois rivieres ayant représenté M.quil a des affaires en france qui demandent Sa presence, Le Conseil a bien voulu luy accorder la permission dy venir et Vous en envoyé lordre que Vous aurez agréable de luy remettre.M.De Ramezay a fait de grandes plaintes contre lad* de La Pipardiere qui de son costé en a porté aussy contre le S.de Ramezay au Sujet de quelque commerce Etranger dans lequel le fils de cette femme a été impliqué, comme ces plaintes de part et dautre parrolssent fort outrées, Le Conseil na rien Voulu Statuer et Souhaite que lorsque Vous Serez Sur les lieux Vous Examlniés cette affaire et que vous en rendiez Compte avec votre avis et cependant U se remet a Vous de faire rendre les deux pieces dEcarlatine qui ont été saisies chez cette femme et qui Sont reclamez par Un Sauvage, Si vous croyez que cela convienne par Raport aux menage-mens qu'on doit avoir pour les Nations.Le Conseil Vous envoyé la liste du remplacement qui a été fait cette année des Employs d'Epée en Canada avec les Commissions Brevets et ordres qui ont été expédiez en Conséquence que vous remettrez a chacun des officiers et leur recommanderez de continuer leurs Services avec Zele et application.Le Conseil a accordé au S.de S' Martin Cap\"* et aux S1* de Boishebert et Largenterle Lieutenans La permission de Venir en France pour vacquer a leurs affaires, Vous en trouverez les ordres cy Joints que Vous prendrez la peine de leur remettre.Vous scavez que le Roy fait Un fonds de 2000£ par an Sur l'état du domaine d'occident pour l'Entretien des prostrés du Canada qui ne Sont plus en Etat de Servir, ce fonds estolt Employé Sous le nom du Superleur du Séminaire de Quebec, cela fut changé en 1713 et il fut mis Seulement Sur l'Etat pour l'Entretien des prostrés qui ne Sont plus en Etat de Servir, il y a eu Sur cela quelques contestations Entre M.lEvesque de Quebec et le Supérieur du Séminaire Sur lesquelles M.Begon a marqué en 1714 qu'en attendant une decision il a fait payer ces 2000£ au procureur du Séminaire par convention faite Entre M.l'evesque et le Supérieur M.Begon a marqué depuis qull a fait payer l'année 1715 a M.l'Evesque et que l'année 1714 a été partagée entre Luy et le Supérieur de gré a gré M.l'Evesque de son côté a écrit que cette affaire est finie et que les Curés Sont en possession de recevoir cette Somme comme Ils dévoient l'estre.Il y a 30 ans cette grace n'ayant été accordée que pour eux.1 Copie aux Archives de la Province de Québec. 306 ARCHIVES DE QUEBEC Comme le Conseil est bien aise d'estre précisément informé de cette affaire dans laquelle il paroist qu'il y a eu des oppositions de la part du Séminaire de Quebec il Souhaite qua Votre arrivée vous Examinlés Si elle est finie et que Vous luy en rendiez compte.Il Vous a été adressé il y a deux ans Une lettre de Cachet pour faire arrester le S.Dauteull de monceaux qui avoit manqué de Respect a m.De Ramezay dansv Une discution qu'ils Eurent Ensemble Le S.Dauteull pere a représenté que son fils a été obligé de S'absenter depuis ce Tems la et a Suplié de révoquer cette lettre de cachet l'affaire a été reportée a M.Le Regent et S.A.R.a bien Voulu luy accorder Sa demande, il a été expédié Une Seconde lettre de cachet a laquelle Vous aurez Soin de Vous conformer.Le Conseil Souhaltte que vous luy envoyiés régulièrement Tous les ans Un Etat détaillé de la distribution des presents que Vous ferez aux Sauvages pour lesquels le Roy fait chaque année un fonds de 20000S Sur l'Etat des dépenses du Canada.M.Begon a Ecrit que les Salles de lhotel Dieu de Quebec Sont mal Scituées et en mauvais Etat et qu'il luy parolssoit nécessaire d'en Bâtir de Nouvelles pour lesquelles M.L'Evesque de Quebec donnerait par an 4000£ SU croyoit que Sa Ma\" Voulut y Contribuer d'Une pareille Somme Le Conseil Souhaltte que Vous Envoyiés Un devis des reparations de ces SaUes avec Un Etat de ce qull en coûtera.La Femme du S.Rey Gaillard comra\" d'artillerie Se plaint que le pere Michel Recolet Missionnaire des Sauvages a causé a Sa famille Une perte considérable par le commerce quil fait Sur ses Terres et dont U fait passer le Castor aux anglois avec lesquels U est lié de commerce et pourolt engager ces Sauvages dans leur party EUe demande que ce Religieux Soit rapelle et qu'on Envoyé a Sa place le Pere Bertin Le Conseil Souhaltte que Vous Examinlés ces faits a Votre arrivée et Se remet a Vous de prendre Sur cela le party que Vous Jugerez a propos.Le S.Hertel et Sa famille Se plaignent que M.de Galllfet a fait Un Enfant a la fille du S.Hertel de Courvoyer Enseigne M.l'Evesque en a aussy Ecrit et a marqué que cela pourrait avoir des Suittes fâcheuses.Le Conseil Souhaltte que Vous accomodiez cette affaire lorsque Vous Serez Sur les lieux.M.l'Evesque de Quebec a demandé d'attribuer aux hôpitaux le revenant bon des appointemens des officiers Majors du f-»»!'\"*;» qui Sont morts en 1715.Comme le Conseil est Informé que l'Usage est que les hôpitaux rendent Une partie des appointemens aux Veuves des officiers quand EUes sont dans le besoin et qull n'a Vacqué que la Lieu ten ance de Roy de Quebec par la mort du S.de Langloiserie, Le Conseil Se remet a Vous d'accomoder Sa Veuve avec les directeurs des hôpitaux pour le partage du revenant bon des appointemens dudit Sr de Langloiserie.Le S.Lanoulllé agent de la compagnie du Castor a Ecrit que pour Empescher la contrebande U faudrait detacher le S.Hérault de S* Michel avec 10 Soldats Sur le Lac Champlain ausquels la Compagnie donnerait Un Suplement de Solde et Une graUfflcatlon a l'officier.Le Conseil Se remet a Vous de faire a cet Egard ce que Vous Jugerez a propos.1 » Copie aux Archives de la Province de Québec CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 307 LE MINISTRE A M.DE VAUDREUIL (15 Juin 1716) ¦«iyî'fjw-/.-î.'-i \u2022 .«.; .; ., :¦ A Paris, le 15 Juin 1716.Le Conseil a procuré M.au S de la Morandiere et au Chevalier de la Longe-ville deux Lieutenances dans les Troupes de la Loulslanne, Vous en Trouverez cy Joint les ordres que vous aurez agréable de leur remettre et Vous aurez Soin quils partent au petit primtems prochain pour Se rendre par les Terres a leur destination, Pour cela le Conseil Souhaite que vous leur permettiez d'emmener les hommes qui leur Seront nécessaires pour les y conduire dans Un Canot, ces Officiers Seront payez par le Commissionnaire de M.Crozat du jour de leur Commission, et par ce moyen ils seront en Etat de faire ce Voyage Sans qull en coûte rien a Sa Ma\".1 LE MINISTRE A MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON (16 Juin 1716) A Paris, le 16 Juin 1716.Le Conseil de marine a Veu Messieurs les lettres Ecrites en Commun par M\" de Ramezay et Begon les 13 7br\" et 7 novembre de l'année dernière avec les papiers qui y estoient Joints Le Conseil ne Vous repettera point icy les réponses faites a plusieurs articles de ces lettres par le Mémoire du Roy qui vous explique les intentions de Sa Ma\" a cet Egard.Le Conseil aurolt Souhaitte de pouvoir procurer a la dame dalogny et autres Veuves dofflciers les pensions qui ont été demandées pour Elles, mais Sa Ma\" n'est point en Etat d'en donner, et tout ce qu'on a pû faire a été de procurer a la dame de Langlolserie la gratification de 150£ qui Vacquoit Sur l'Etat du Canada par la mort du S.Dupuy.Quand au S.dalgremont on ne peut dans Un Tems aussy difficile luy procurer l'augmentation d'appointemens qui a été demandée pour luy.A l'égard de ce qui a été marqué par lesd.Sro de Ramezay et Begon au Sujet d'Une des Tours Bastionnées qu'on avoit projette de faire Servir de Cazernes pour loger les officiers et Soldats, il parolst du bien du Service et nécessaire pour la discipline que cela Soit Exécuté et quoy que les habitans ayant de la repugnance a fournir les bols et les Ustensiles nécessaires aux troupes on pouroit croire que cela leur Sera plus avantageux que de les loger chez eux comme ils font, Cependant le Conseil na rien Voulu Statuer a cet Egard et Se remet a M.De Vaudreull de prendre Sur ce Sujet le party qui sera le plus convenable.Sur les Témoignages qui ont été rendus au Conseil des Services du S.de la Martinlcre premier Con\" du Conseil Supérieur de Quebec et de Son indigence, il a bien Voulu luy continuer la gratification Extraordinaire de 200£ qui luy avoit été accordée les années précédentes Vous trouvères cy Joint copie de l'ordonnance pour la présente année que vous prendrez la peine de luy remettre.Le Conseil a Examiné le placet du S.Rey Gaillard Comm™ dartillcric par lequel il demande la permission de choisir dans les Troupes les soldats propres pour l'artillerie et d'en former Une compagnie de 50 Bombardiers et Canonlers qui ne 1 Copie aux Archives de la Province de Québec. 308 ARCHIVES DE QUEBEC Soient employés qu'a ce Service.Le Conseil na pas Jugé a propos de luy accorder Sa demande et Souhaite que le détachement qui a été fait depuis Iongtems d'Un homme par compagnie pour servir au Canon Subsiste et que ces Soldats montent la garde comme cy devant pendant les Six mois d'hiver et qu'outre ce détachement on fournisse a ce Comm\" d'autres Soldats dans les Tems des Travaux et lorsque le Service le requerera, A l'égard de l'augmentation d'appointemens, du logement et du bols de chauffage qu'il demande on nest point en Etat daugmenter les dépenses.Le Conseil a bien Voulu procurer au S.Peire la Continuation de la gratification de 400£ et Vous trouverez cy Joint copie de lordonnance qui a été expédiée Vous aurez agréable de luy remettre et de luy recommander de Continuer la pesche des marsouins et de l'augmenter autant qull le poura.Le S.De Voutron Commandant le Vaisseau du Roy le françois a ordre de Charger ce qull poura de mats.Matereaux Bordages planches et madriers que M.Begon a fait faire pour les magazlns de Rochefort, Vous aurez Soin dy en faire Embarquer le plus que Vous pourez.Vous trouverez cy Joint la Liste du remplacement des employs de Justice Vaccans en Canada avec les provisions pour les officiers qui ont été pourveus que Vous aurez agréable de leur remettre.La proposition d'envoyer des faux Sauniers en Canada ne peut estre Exécutée a present, on Verra dans la Suitte ce qui Se poura faire Sur cela.La Supérieur de lbopital de Villemaric a demandé Une augmentation de gratlfflcation et 4 Tonneaux de fret, Le Conseil nest point en Etat de procurer des augmentations de gratlfflcation ny d'accorder le fret qu'elle demande le Vaisseau du Roy estant trop Chargé, il fera dans la Suitte Une attention favorable a Sa demande.Le S.de Monseignat grenier en Chef du Conseil Supérieur de Quebec et Contrôleur de la marine a demandé Une augmentation d'appointemens et Un ordre pour que Son fils puisse remplir l'employ de Contrôleur a Sa place, Le Conseil ne peut luy accorder ny l'Une ny lautre de Ses demandes.Le Conseil a donné ordre a Rochefort d'envoyer Six Cent boulets pour les quatre petits Canons qui ont été envoyez lannée dernière pour le fort de Michili-makinac.Les Curez et Missionnaires de Canada Se Sont plaints que le S.Monseignat directeur du domaine d'occident ne Veut leur payer les Sommes pour lesquelles ils Sont employés sur l'état des charges qu'Un quart en lettres de change Sur Paris et les trois quarts en monnoye de Carte quoy quil paye les autres qui Sont Employés Sur cet Etat moitié en lettres de change et moitié en monnoye de Carte.Le Conseil souhaitte que Vous Vérifiez le fait et que Vous rendiez Justice a ces Ecclésiastiques.Le S.Prat capitaine de Port a Quebec a représenté quil ny a point d'appointemens attachez a cet Employ et a demandé pour le dedomager qull luy soit permis d'exiger des Vaisseaux marchands les mesmes droits qulls payent aux Capitaines des Ports en france.Lorsque le S.Prat a demandé l'employ de Capitaine de Port il la demandé sans appointemens et il luy a été accordé a cette Condition, ainsy il n'a aucun Sujet de S'en plaindre a l'égard des droits les Capitaines des Ports en france n'en Exigent ny n'ont permission d'en Exiger aucuns et le Conseil ne Veut point Sous quelque prétexte que ce soit que ledit S.Prat prenne rien des Vaisseaux qui iront a Quebec il Vous recommande dy Tenir Exactement la main. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 309 Le S.De Vlncelotte habitant de Canada a représenté qu'ayant Voulu faire construire Un Brigantln dans Sa terre, Il avoit réservé quelques arbres sur la concession de quelques Uns de Ses Cerisiers ausquels la propriété en est ostée par leurs Til très ayant esté réservée pour le Service des Vaisseaux du Roy par la concession qui luy fut faite de cette Seigneurie, laquelle propriété luy fut depuis accordée par ordonnance de Mn de Frontenac et du Cbesneau du 29 octobre 1680 que Cependant Ses cerisiers ont Vendus et Enlevé furtivement pendant Un Voyage quil a fait a Quebec tous les chesnes qui estoient Sur leurs Terres ce qui luy a osté les moyens dachever la Construction du Brigantln, qu'ayant présenté Sur cela Requeste a M.Begon B a ordonné Verbalement que ces Censiers Seroient payés de leurs chesnes par ceux qui les avoient achetez et l'a renvoyé a Se pourvoir Pardevant Sa Ma\" pour faire Valider Son Titre pourquoy 11 a demandé la ratiffication de lordonnance de Mn de frontenac et du Cbesneau du 29 octobre 1680 Le Conseil na rien Voulu Statuer Sur cela et il Souhaitte que Vous Examiniez cette affaire conjointement et que Vous en rendiez compte.La Veuve du feu S.De Muy qui avoit été nommé au Gouvernement de la Loulslanne en 1707, a demandé les appointemens de son mary du mois de Janvier 1708, qui est mort le 28 de ce mesme mois en allant prendre possession de Son Employ Le Conseil ne peut luy accorder Sa demande par ce qu'il n'a point été fait de fonds en 1708.pour les appointemens de Gouverneur de la Loulslanne.Sur les representations faittes par le S.Du Pont doyen du Conseil Supérieur de Quebec du domage que les fortiff0\"* ont causé a Un moulin a luy appartenant le Conseil a bien Voulu luy procurer Un dedomagement de la Somme de 300£ Vous en trouverez cy joint Copie de l'ordonnance que Vous aurez agréable de luy remettre.Le S.Aubert de forillon a aussy représenté qu'on luy a pris en l'année 1711.un Terrain considérable pour les fortifications pour lequel il demande Une indemnité proportionné a la perte quil a fait.Le Conseil qui a Examiné Sa demande a été informé que le Terrain qui a été occupé en 1711 Sur la terre du dit S.Aubert fut pour faire Un fosse le long de la petite riviere S' Charles pour S'opposer aux descentes des anglois et que cela n'avolt causé aucun prejudice alnsy il ne peut prétendre aucun dedomagement et le Conseil ne peut luy en accorder.A l'égard du Terrain quil Expose qui luy a été pris en 1715.Le Conseil Souhaitte que Vous Examiniez conjointement ce que cest et que Vous en rendiez Compte.Vous aurez Soin de faire Scavoir au S.de la durantaye que Le Conseil ne Veut point luy accorder le droit deschange qu'il a demandé pour Ses Terres.Vous ferez Scavoir la mesme chose au S.Malllou par Raport au dedomagement qu'il demande mal a propos et Sans fondement pour les ouvrages qu'U avoit Entrepris en 1705.Le S.de Tonty Cap™ qui a été nommé pour aller Commander au détroit a demandé pour le dedomager des Dépenses qull Sera obligé de faire pour l'Entretien d'Un aumosnier, d'Un Chirurgien et des interprettes dont U est chargé quU luy Soit remis des magazlns de Quebec chaque année deux milliers de poudre au prix quelle Coûte au Roy, Le ConseU a bien Voulu luy accorder et Souhaitte que M.Begon luy fasse délivrer cette quantité de poudre pendant le Tems qu'U commandera dans ce poste Sur le pied de ce queUe Coûte a Sa Ma\". 310 ARCHIVES DE QUÉBEC Vous trouverez cy Joint le duplicata de l'Etat de fonds qui ont été ordonnez pour les Dépenses de l'année 1715.conformément a l'Etat envoyé par M.Begon, on y a compris aussy la Somme de 65000£ pour l'Excédent des dépenses de 1713.rejettées Sur 1714.conformément aussy au Bordereau Envoyé par M.Begon en sorte que l'Etat du Roy pour 1715 monte a- Le Conseil a bien Voulu ordonner ces Excedens de fonds puisque la dépense en est faite mais il luy a paru qull peut ny avoir pas eu Toute l'Economie praticable et que les fonds ordinaires aurolent deub estre Suffisants parce que les revenans bons qull y a eu depuis quelques années Sur la Solde des Compagnies dont le fonds a Toujours été fait Sur le pied du Complet aurolent Suplées aux Excedens que la Cherté des marchandises & pu Causer.A l'égard des Dépenses de la présente année 1716.le Conseil les a réglés sur le pied ordinaire de 318392E ainsy que Vous le Verrez par le duplicata de l'Etat que Vous Trouverez cy joint comme les effets qui Sont Envoyez a Compte de ces fonds ont été achetez au prix courant, que la moitié des appointemens et Solde Sont remis en argent et que le Surplus Sera de la mesme manière M.Begon ne Tombera plus dans le cas d'excéder les fonds ordonnez et le Conseil luy deffend très Expressément de le faire Sous quelque prétexte que ce Soit, Si cependant il Survenolt quelque dépense qui fut d'Une nécessité absolue et indispensable et pour laquelle il n'aurolt point été fait de fonds ou que les revenans bons ne puissent pas y Supléer.Le Conseil Trouvera bon que M.Begon la fasse pourveu que ce Soit de concert avec M.De Vaudreull, et qu'en ce cas Vous rendiez compte conjointement des motifs qui Vous auront déterminez a ces dépenses.Le Conseil Souhaltte que M.Begon Envoyé tous les ans Un Etat du revenant bon quil y aura Sur le fonds de la Solde des Compagnies dans lesquelles il luy deffend très Expressément de Souffrir quil Soit passé aucun passe Volant, il Envoyera aussy chaque année Un Etat du profit quil y aura eu Sur les munitions et marchandises Envoyées de Prance pour les magazins du Roy a Quebec.Vous Trouverez cy Joint les Bordereaux de fonds que le Conseil a ordonné de remettre en argent comptant tant pour les appointemens et Solde des quatre derniers mois de 1715.et Six premiers mois de 1716 que pour les fortifications.Le Conseil recommande a M.Begon d'en faire l'Employ suivant la destination qui en est faite et d'Envoyer des Etats Exacts de la distribution qui en aura été faite Si avant de recevoir cette depesche les appointemens et Solde des 4 derniers mois 1715.et partye des Six premiers mois 1716 ont été payés en monnoye de Carte l'intention du Conseil est que Vous fassiez rembourser aux officiers et Soldats ces Cartes en argent par le Commis du Trésorier et quant au revenant bon quil y aura Sur ce fonds a cause du non Complet Vous l'Employiés a compte des appointemens et Solde des Six derniers mois dont le fond Sera remis par le Vaisseau du Roy qui ira l'année prochaine a Quebec Le S.Gaudion a acquitté en argent la plus grande partie des 160 m.£ de lettres de change Tirées pour la monnoye de Carte payables au mois de mars 1715 et il n'en reste plus que pour Environ 40 m.£ a payer qui Seront acquittées aussy bien que les 160 m.£ Echeues au mois de mars 1716.dans le Courant de cette année a l'égard des 61 m.£ qui ont été Tirées payables au mois de Mars 1717.Elles Seront acquittées a leur Echéance de mesme que celles qui Seront Tirées a lavcnir Jusques a l'Extinction Entière des Cartes, il ny a qu'a Suivre a cet Egard les ordres qui CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 311 Vous ont été cy devant donnez Sur cela ausquels le Conseil ne veut rien changer, mais comme les fonds qui Sont ordonnés pour cette année et qui le Seront pour les années Suivantes Seront régulièrement remis en munitions marchandises ou en argent, l'intention du Conseil est quil ne Soit rien payé en monnoye de Carte et que toute Celle qui Sera retirée au moyen des lettres de change qui Seront tirées Soit Bruslée et qull en Soit fait des procès Verbaux Exacts, Le Conseil vous deffend de faire de nouvelle monnoye de Carte Sous quelque prétexte que ce Soit.Le Conseil a Veu Tout ce que le S.Begon a Ecrit au Sujet du prix de la poudre Son intention est qu'a l'avenir Elle Soit Vendue au magazln du Roy Sur le pied de 30 Sols la livre et rien au delà et afin d'empescher que les marchands ne puissent point en faire de grosses provisions et quils ne se rendent par la les maîtres de la Vendre au prix quils Voudront le Conseil Souhaitte que le dit S.Begon observe de ne leur en faire délivrer que Baril a Baril et quil en Soit Toujours réservé 25 milliers dans les magazins.Le Conseil a été informé que le S.Daillebout d'Argenteull Enseigne en Canada a eu Une affaire avec le S.de lamolliere aussy enseigne et que ce dernier ayant été Tué.le S.daillebout a été condamné par le Conseil de guerre assemblé à Montreal a avoir la Teste tranchée il a fait presenter un placet a M.le Regent pour avoir Sa grace et Suivant les Eclalrcissemens que le Conseil a pu prendre de cette affaire le Cas luy a paru graciable, mais comme il est de la règle de voir les Informations avant d'accorder la grace il est nécessaire que vous les envoyiés en réponse.Le Conseil est informé que M.l'Evesque de Quebec a des discutions avec le Séminaire et il Souhaite que Vous fassiez votre possible pour les concilier Ensemble de pareilles discutions Etant de mauvais Exemple.Vous trouverez cy Joint copie de l'instruction qui a été donnée par Sa Ma\" au S.de Voutron par laquelle Vous Verrez qull a ordre de partir de Quebec le 15 octobre au plus tard Vous aurez Soin de luy remettre vos depesches avant ce Tems.1 LE CONSEIL DE MARINE A MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON (16 Juin 1716) A Paris, le 16 Juin 1716.Le Conseil a Examiné les Mémoires que M.Begon a Envoyés concernant le Commerce du Castor, il a été fort Satisfait de Tous les Eclalrcissemens qull a donnés a ce Sujet.Sur le Compte qui en a été rendu au Conseil de Régence 11 a été décidé quil convenolt aux interests du Roy au bien de La Colonie et au Commerce en general de laisser la Liberté du Commerce des Castors a commencer du premier octobre 1717.que le privilege de la compagnie Sera Expiré.Les raisons qui ont déterminé le Conseil d'accorder cette liberté sont.P» que l'interest de la Colonie Sy trouve en ce que la Liberté plaist Toujours aux Négociants que quand mesme il y auroit de la perte pour quelques particuliers 1 Copie aux Archives de la Province de Québec. 312 ARCHIVES DE QUEBEC Elle ne Scauroit interresser La Colonie en general et que les Négociants et les habitans nestant point gesnez ils n'auront point lieu de se plaindre.2* que Sa Ma\" y trouvera de l'avantage en rentrant dans la Jouissance du droit du quart des Castors qu'elle retirait avant l'Etablissement de la Compagnie, qu'elle Sera mesme en Etat par le revenant bon qu'elle Trouvera Sur ce quart de faire porter dans la Colonie des Ecarlatines et autres Etoffes dont les Sauvages ont besom, qu'on poura leur donner a meilleur marché que les autres Nations, on les Engagera par ce moyen a porter leurs Castors aux françols.Et on les détournera des Anglois qui n'oublient rien pour Sattirer ce Commerce.3° que le Commerce en general qui ne peut Se maintenir principalement que par la Liberté y Trouvera des grands avantages en ce que les Négociants de france qui le feront en Canada pouront au moyen des Castors trouver a faire plus aisément les retours des denrées et marchandises quils Envoyèrent dans la Colonie dont les habitans d'Un autre Costé trouveront a avoir les choses dont ils pouront avoir besoin avec plus d'aysance et Enfin que cela formera Un grand commerce dans la Colonie ou Tous pouront avoir part Le Conseil a fait Sur la Liberté de ce Commerce Un projet de Règlement quil a Jugé a propos de Vous Communiquer Vous le Trouverez cy Joint, il Souhaitte que vous l'examiniez avec attention et que Vous observiez les changemens que Vous croirez convenable pour la facilité du Commerce et la recette du quart qui appartient a Sa Majesté.Par les observations faites par M.Begon dans les Mémoires quil a Envoyés il parle de Reglemens rendus en faveur des S™ Neret et Gayot Le Conseil ne les a point Veus, Il Sera nécessaire que Vous les Envoyiez, et que vous marquiez les articles qull conviendra dadjouter dans le Nouveau Règlement pour Empescher le mauvais Usage que l'on pouroit faire de la Liberté du Commerce des Castors.L'Etablissement des Trois magazins proposez par led' Sr Begon pouvoit estre nécessaire pour la Règle d'Une Compagnie mais il faut Examiner Si lorsque le Commerce Sera Libre il y aura la mesme nécessité, il paroist quelques difficultcz Sur l'Etablissement de ces Trois magazins que le Conseil est bien aise de Vous expliquer II Souhaite que Vous donniez Vos avis Sur ce quelles contiennent Comme il Sera nécessaire que les Castors qui Seront déposez dans les magazins de Montreal et des trois Rivieres Soient Transportez dans le magazin de Quebec pour estre Embarquez Sur les premiers Vaisseaux, Le Conseil Souhaitte Scavoir qui prendra Soin de ce Transport et qui en payera les frais.Les propriétaires des Castors les ayant déposés dans les magazins de Montreal et des Trois Rivieres et retiré les récépissés des gardes magazins ne Seront plus Sur les lieux pour se donner ce soin et fournir aux frais.Il est donc convenable d'arranger ce Service et d'examiner Si on peut obliger les habitans de porter leurs Castors directement dans le Seul magazin de Quebec, mais Si au contraire Vous estimez que l'Etablissement des magazins de Montreal et des Trois Rivieres Soit Indispensable il faut que Vous proposiez les moyens d'en Transporter les Castors ou celuy de Quebec que Vous Expliquiez qui Sera chargé de ce Transport par qui les frais Seront avancés et Comment S'en fera la repetition.Il est absolument nécessaire que Vous vous attachiez a faciliter la remise des Castors dans les magazins du Roy pour ne point dégoûter les habitans de les y porter et cela est de grande consequence. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 313 A l'Egard du quart apartenant au Roy en quelque Endroit quil Soit déposé Sa Ma\" donnera Ses ordres Sur l'Usage qui en Sera fait, Sur les avis que Vous en donnerez au Conseil.Il Souhaitte que Vous Examiniez Encore quelle Seureté il y aurait a prendre avec la Compagnie qui doit Jouir de Son privilege Jusques au premier octobre 1717 pour le payement des Castors qui luy Seront fournis Jusques audit Jour.Vos envoyerez par le retour des Vaisseaux Vos explications Sur tout le Contenu de cette depesche, et Vous les ferez de manière qu'elles ne laissent rien a désirer afin que l'on puisse faire Un arrangement qui convienne Egalement aux Interests de Sa Ma\" a ceux des habitans et a la facilité du Commerce.Le Conseil Vous remet cy Joint Un arrest qui homologue Un acte que les S™ Neret et Gayot ont passé avec le S.Pascault faisant tant pour luy que pour le S' Le Clerc marchand a la Rochelle par lequel ils consentent que les Castors receus pendant l'année dernière et ceux qui le Seront celle cy et la suivante Seront remis entre les mains de ces deux Négociants pour estre le produit de la Vente desdits Castors Employés a acquitter les dittes lettres de change tirées ou a Tirer pendant ces trois années Vous aurez Soin de le rendre public dans la Colonie.1 LE CONSEIL DE MARINE À MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON (20 Juin 1716) A Paris, le 20 Juin 1716.Le Conseil de Marine a Examiné Messieurs ce que M.Begon a Ecrit par Sa lettre du cinq novembre de lannée dernière au Sujet du Bâtiment du Palais de Quebec.Il a encore été employé cette année 30 m.£ Sur les Etats de la Marine et du domaine d'occident a compte de cette dépense, mais l'Intention du Conseil est que ce fonds soit employé a la closture de la Ville de Quebec preferablement aux Bati-mens du Palais et Vous aurez Soin de Vous y conformer.Vous trouverez cy Joint le duplicata de l'Etat des charges a payer par le domaine d'occident pour la présente année Dans les Etats qui Vous ont été Envoyés des fonds remis en argent pour le payement des appointemens et Solde des officiers et des troupes des 4 derniers mois 1715 et Six premiers mois 1716 les Lieutenants reformez ny ont point été compris, mais comme il aura du revenant bon par Raport aux Employs de Capitaines qui estoient Vaccants le Conseil Souhaite que M.Begon fasse payer ces Lieutenants reformez Sur ce revenant bon.1 LE CONSEIL DE MARINE A MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON (20 Juin 1716) A Paris, le 20 Juin 1716.Le Conseil Vous envoyé Monsieur Copie d'Un Placet qui luy a été présenté par la dame de la forest, par lequel Vous Verrez qu'elle Expose qu'après la mort du feu S.de La Salle le feu Roy accorda au S.de la forest la propriété du fonds des 1 Copie aux Archives de la Province de Québec. 314 ARCHIVES DE QUEBEC Terres des Minois Jusques a la Riviere d'Ouabache aux mesmes droits que l'avoit eu ledit S.de La Salle, Elle demande a Jouir de cette concession comme douairière et Créancière de feu son mary.Le Conseil Souhaltte que Vous vérifiez cette demande Sur les lieux et que Vous luy marquiez Ensuittc votre avis.1 LE CONSEIL DE MARINE A MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON (23 Juin 1716) A Paris le 23 Juin 1716.Le Conseil a Examiné M™ le Plan qui a été envoyé de la Ville de Quebec et a Trouvé plusieurs deffaults essentiels dans la fortification qui est proposée pour cette place, cest ce qui l'a déterminé a Envoyer le S.Chaussegros pour faire Un plan Juste de cette Ville.Vous Verrez par Copie de Son instruction qui est cy Jointe ce qui luy est ordonné et Vous luy ferez donner tous les Eclalrcissemens qui luy Seront nécessaires et les Secours convenables pour exécuter les ordres qui luy Sont donnés, le Conseil luy a fait remettre 1500£ avant de partir et luy accordera Une gratlfflcation a Son retour.Sur les plans profils dèvelopemens et Mémoires quil Envoyera et quil reportera avec luy on Sera en Etat de prendre Un party certain au Sujet des fortifications de Quebec et Jusques a ce Tems le Conseil Souhaite qu'il ne Se fasse aucuns Travaux il faudra reserver les fonds qui Sont ordonnés cette année Tant pour les fortifications que pour la Batlse du Palais pour les y Employer dans ce Tems.Il Veut bien cependant quil Soit pris Sur ces fonds ceux qui Seront nécessaires pour les reparations du Chateau en conformité de l'Etat cy Joint et pour les reparations du magazin a poudre en observant de ny faire que celles qui Seront absolument Indispensables, Le Conseil donne des ordres en conformité au S.Chaussegros.Les Vitres et la grille nécessaire pour le Chateau Seront envoyés de Rochefort A l'Egard de l'Enceinte de Montreal, Vous ne trouverez cy Joint le Plan que le Conseil en a arresté mais comme la Ligne Jaune en conformité de laquelle l'Enceinte doit estre faite a été Tirée Sans avoir aucuns profils du Terrain ny ¦ mesme d'Echelle il poura Se trouver quelque chose a changer ils Verront par l'instruction du S.Chaussegros quil doit Examiner cette Enceinte et en marquer Son avis.Le Conseil Souhaltte que vous fassiez aussy Vos observations Sur cette Enceinte et Sur les fortifications de Quebec et que Vous les luy envoyés avec Vos avis.Le Conseil desire Cependant que l'on travaille a cette Enseigne Sans attendre de nouveaux ordres Suivant le projet marqué Sur ce Plan qui Sera rectifié Sur les lieux par le S.Chaussegros S'il est nécessaire dy faire quelque changement Il Vous recommande Une grande attention pour le Choix de deux Endroits ou Vous Estimerez qu'il conviendra de faire les deux magazins a poudre.Le Conseil est informé que la facilité qu'on a eu Jusques a present d'accorder le passage et la Subsistance Sur les Vaisseaux que le Roy a envoyé en Canada ont engagé bien des officiers et leurs femmes de passer en france sans aucune nécessité pour le Service ny beaucoup d'Utilité pour leurs affaires, cela a causé de la dépense 1 Copie aux Archives de la Province de Québec. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 315 a Sa Ma1* que le Conseil Juge a propos de modérer, quoy qui Veuille bien Cependant Vous laisser la Liberté de faire donner le passage et la Subsistance a ceux que vous Estimerez qui auront des affaires en france, mais il vous recommande en mesme Tems d'estre retenu et modéré Sur cette permission.» M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (2 Juillet 1716) A la Rochelle 2 Juillet 1716 Le Marquis de Vaudreuil représente très humblement au Conseil de la Marine qu'a son arrivée icy II a trouvé quantité d'habltans du Canada ou Isle Royalle, officiers Mariniers ou Matelots qui s'estant engagés a des mais très ou Capitaines de Navires marchands construits en Canada pour des volages du Canada aux Isles et des Isles en france dans Lesperance d'estre ramenés en leur pays dans les mesmes bastiments se trouvent dégradés et sans employ les Bourgeois de ces Navires narmants point B Supplie très humblement Le Conseil d'ordonner que lesd.habitans seront embarquez dans les vaisseaux du Roy qui partent pour le Canada ou Isle Royale (sic) pour estre ramenés chacun au lieu de leur demeure ordinaire.(En marge: Vaudreuil ay' trouvé beaucoup de marins Canadiens a La Rochelle.Demande qu'ils Soient embarqués dans les vais1 du Roi.) Vaudreull A La Rochelle ce 2* JuUlet 1716* LE CONSEIL DE MARINE A M.DE VAUDREUIL (14 JuUlet 1716) A Paris, le 14 JuUlet 1716.Le Conseil a receu Monsieur votre lettre du deux de ce mois.Comme les gens de Canada et de l'isle Royalle que vous avez trouvé a la Rochelle Sont en très grand nombre U nest pas possible de leur donner le passage que vous proposez de leur accorder, U paroist mesme quils n'en ont pas besoin Sils ont bien fait leur marché lorsquUs Se Sont Engagez pour les Voyages quils Viennent de faire Sur les Navires des particuliers parce qu'en ce cas les Bourgeois qui les ont engagez doivent estre chargez de leur payer leur retour.LE CONSEIL DE MARINE A M.DE VAUDREUIL (28 JuUlet 1716) A Paris, le 28 JuUlet 1716.Le Conseil a receu Monsieur votre lettre du 19 de ce mois.Il donne les ordres nécessaires a Rocbefort pour faire Embarquer Sur la fregatte fattalente les 28 hommes de recrue destinés pour le Canada qui n'ont pu l'estre Sur le Navire le francoia ny Sur le petit Vaisseau marchand qui Va a Quebec et quoy que Vous marquiez au Conseil que vous trouverez les moyens de 1 Copie aux Archives de la Province de Québec.* Arch.Pub.du C, C.G.C»-A, 36, 1716, p.56. 316 ARCHIVES DE QUÉBEC faire passer ces 28 hommes a Quebec II Ecrit a M.De Costebelle et Soubras de vous en Envoyer partie par chaque Vaisseau qui partira de cette Colonie pour le Canada afin que vous puissiez les avoir plustost.Vous trouverez cy Joint un Nouveau Règlement que le Roy a rendu concernant le Conseil de marine Vous en ferez part a M.Begon.1 M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (19 Juillet 1716) A la Rochelle le 19 Juillet 1716.Le Marquis de Vaudreull a receu la Lettre quil a plu au Conseil de luy écrire du 14 de ce mois.Il donnera ses soins dans le Canada pour qu'aucun Navire Marchand n'Embarque de matelots habitués dans la Colonie sans faire ses soumissions à L'amirauté de les ramener, ou les renvoyer, car sans cette precaution, ce serait le moyen de la dépeupler de gens propres a la Navigation.Il ne doute pas que le Conseil naprouve en cela sa conduite.Il y a près d'un mois quil est.arivé icy, depuis ce tems quelque soin quil ce soit donné, il n'a pu parvenir a faire Embarquer en entier les cent quatre vingt dix hommes de recrue accordés, quoy quon ayt frété un petit bâtiment ou il y en adouze, D en reste encore vingthuit, il serait très obligé au Conseil ail vouloit bien donner l'ordre a Mr De Courbon de les prendre et les mener a l'isle Royalle, d'où le Marquis de Vaudreull trouverait le moyen de les faire venir a Quebecq.(En marge: Vaudreull donnera Ses Soins pour qu'on n'embarque plus de marins Canadiens, qu'a la cond.de les ramener en Canada.Approuvé la proposition de M.de VaudreuU.) Il part si tard qull 'craint bien au peu de tems que Le Navire le françois y pourra estre qull n'aye pas un grand loisir de rendre au Conseil un compte exact de toutes choses.(En marge: Délibéré par le Conseil de Marine tenu au Louvre le 26« Juillet 1716 LachapeUe.) VaudreuU A la Rochelle le 19 Juillet 1716.* MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON AU CONSEIL DE MARINE (14 octobre 1716), A Québec le 14» Octobre 1716.Nous avons l'honneur de repondre à la lettre du Conseil en datte du 16* Juin dernier que nous avons recede avec le projet de règlement sur la liberté du commerce des Castors que nous renvoyons avec un autre projet qui contient les changements qui nous ont paru les plus convenables.(En marge: Projet de règlement sur la liberté du Commerce des Castors.) La première observation que nous avons faite est que cette liberté ne peut commancer qu'au premier Janvier 1718.pareeque le traitte fait avec les S\" Aubert, Neret et Gayot ne doit expirer qu'au dernier décembre 1717 y étant expliqué qu'Us doivent Jouir jusqu'en l'année 1717 inclusivement.(En marge: Liberté du Commerce des Castors ne peut commencer qu'au 1er Janvier 1718.) 1 Copie aux Archives de la Province de Québec.2 Arch.Pub.du C, C.G., C»-A.36.1716, pp.57-58. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 317 Les inconvenicns sur l'Etablissement d'un magasin à Montreal et d'un aux trois Rivières que le Conseil a remarqués ne se trouvent plus dans ce dernier projet, suivant lequel le quart du Roy sera payé dans le seul magasin de quebec, on évitera par ce moyen le déchet qui se trouveroit de la recette dans les magasins de Montreal et des trois Rivières Jusques a la Livraison dans celuy de Quebec, les frais que le Roy seul seroit tenu de faire pour la perception de son quart et les plaintes des particuliers d'estre aussy gênés que si la liberté ne leur avoit pas été accordée, parroissant Juste qu'ils soient les maîtres de disposer de leur castor dans l'Intérieur de la Colonie soit pour payer leurs dettes, soit pour achepter leurs besoins Jusqu'à ce qu'il leur convienne de le faire passer en france.De cette manière on rétablit le droit du quart par une voye qui parrolstra beaucoup plus douce aux habitans et si dans la suite il se gllssoit quelques abuts on sera toujours en état d'y remédier par des arrets.La précaution qu'on prend par l'article premier de ce projet d'assujetir ceux des gouvernern** de Montreal et trois Rivieres qui voudront faire descendre icy leur castor de prendre un passe avant du Gardemagasin desd.Lieux et de le faire viser par celuy de Quebec empeschera la fraude du quart du Roy sans qu'il en coûte aucuns frais ny gêner les habitans dans leur commerce.(En marge: Avantages du projet proposé.) Pour Eviter les frais qu'il faudrait faire pour payer diverses personnes qui seraient nécessaires pour la perception du quart du Roy on à obligé par l'article 3 ceux qui porteront des castors au Gardemagasin de Quebec de les mettre tous en pacquets d'un poids Egal et on le fixe de 60lb (livres ?) au lieu de 120\"* qui est le poids des pacquets qui se font au bureau de la Comp* pour être portés en france afin que le Gardemagasin puisse plus facilement prendre le quart du Roy, et cette fixation à 60lb par pacquet empeschera aussy qu'on ne puisse grossir les pacquets pour frauder le droit du quart et dy en mettre sur lequel il n'auroit pas été pris et aussy pour qu'après l'embarquement on n'en puisse oster de ces pacquets pour le faire passer dans les pals étrangers.On donne au gardemagasin par l'article 4.le choix sur les pacquets qui luy seront apportés slmieux n'aiment les propriétaires les défaire et refaire a leurs frais et dépens, ce qu'il n'est pas à présumer qu'ils fassent par l'embaras et ladepence que cela leur causerait, et néanmoins balance le Choix qui est déféré au gardemagasin.La precaution déplomber les pacquets sur lesquels le quart du Roy aura été levé, qui est portée par le 5* article mettra les dénonciateurs des fraudes en état de les prouver tant icy qu'en france, et si cet article est approuvé il sera necessre d'envoyer Icy tous les ans un poinson d'une différente empreinte afin qu'on ne puisse pas les contrefaire en france et se servir deux fois duméme plomb.Le certificat qu'on oblige par l'article 6.les propriétaires des castors de prendre du Gardemagasin empeschera les fraudes qui pouroient être faites au prejudice du quart du Roy tant ence pals qu'en france et d'en envoyer dans les païs étrangers pareeque ce certificat contiendra le poids et le nombre de pacquets de castor, le nom du propriétaire et sa declaration du nom du vaisseau sur lequel il voudra le faire embarquer, même le Lieu de la décharge de ce Vaisseau, et afin que l'empreinte du poinson dont on se servira soit connue dans le port ou le Vou fera sa décharge le gardemagasin l'Imprimera en cire despagne a lamarge de son certificat. 318 ARCHIVES DE QUÉBEC On oblige par larticle 7.les Capitaines ou maîtres des batisments de donner à l'intendant avant leur depart un état certifié deux du castor qu'ils auront embarqué en conformité des certificats du gardemagasln et connoissements qu'ils en auront donné afin de pouvoir verifier si les états décharge des capitaines seront conformes aux certificats délivrés par led1 gardemagasln pour l'embarquement desd.castors et on à mis l'amande forte afin d'obliger les capitaines dy être Exacts.Nous avons cru devoir changer l'article qui concerne les droits d'entrées et autres dans le Royaume par la consideration qu'au moyen delaliberté que le Roy accorde pour le commerce des castors sa M\" Jouira sans aucuns frais de règle du quart des castors et qu'il semble que la Colonie ne doit pas erre traitée moins favorablement que toutes les compagnies qui ont été formées depuis son établissement lesquelles étaient exemptes non seulement des droits d'entrées et autres dans le Royaume mais encor du droit du quart en ce pals, d'autant plus même que la Colonie qui formolt une compagnie aux droits de la quelle les Sn Neret et Gayot ont été subrogés ne payolt aucuns de ces droits et ce sera un moyen d'exciter les habltans apayer plus volontiers le quart du Roy et les empeschera de chercher alefrauder.Nous ne croyons pas nécessaire démettre dans ce règlement que les castors Seront transportés en france aux dépens des particuliers parce qu'ils y sont naturellement obligés puisqu'ils leurs appartiennent Ce nouveau projet tend a faciliter suivant l'intention du Conseil aux habltans la liberté du commerce qui leur est accordée et a les engager a payer agréablement le droit du quart.A Legard du castor qui reviendra au Roy pour le quart, nous croyons qu'il serait plus avantageux aux negoclans de la Colonie qu'il soit vendu icy au plus offrant et dernier enchérisseur que si le Roy le faisoit passer en france en nature parce que ces Effets leur serviront pour faire des remises en france.Le Roy y trouverait aussy beaucoup plus d'avantage que de le faire passer en france parce qu'il n'y auroit aucun déchet sur les d.castors, frais dembarquem*.fret, avaries, risques de la mer ny aucuns frais de regie en france et sa M\" pourolt se servir de ces fonds soit pour les fortiffîcations et autres depences a faire en ce pals soit pour éteindre plus promptement la monnoye de cartes en faisant brusler ce que son quart en auroit produit cette vente ne poura qu'être fort avantageuse parce que l'adjudication en seroit faite au prix courant payable en monnoye de cartes et chacun pourolt avoir part a cette vente en observant de faire plusieurs lots et d'en faire des adjudication séparées dont la moindre serait de 300,b pesant en cinq pacquets afin que les forts negotians ne puissent pas se rendre les mais très de la partie entière.Nous avons communiqué aux habltans de la Colonie le traitte fait entre les Sn Neret et Gayot et les S\" Pascaud et le Clerc marchands de laRochelle le 10* avril dernier et l'arrest du Conseil d'Etat du 12* may suivant qui omologue ce traitte ils se sont plaints dans une assemblée du préjudice que ce traitte leur cause, et demandent d'etre receus opposants a l'Execution de ce traitte et de l'arrest qui l'a omologué par les raisons expliquées dans leur mémoire et requeste cy Joints, le S' Begon leur a permis de saisir les castors sans neantmoins que cette saisie pust en empescher rembarquement sur le vaisseau du Roy et autre sur les quels l'Agent de la Compagnie voudra les faire charger et permis de réitérer lad* saisie a I.CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 319 » Arch.Pub.du C, C.G., C»»-A.36, 1716, pp.3-13.L'arrivée de» d.castor» en france.(En marge: Plaintes contre le traité de» S™ Neret et Gayot au Sujet de leur traité avec Pascaud et Lecler.) Sur l'ordre que le Conseil nous donne de marquer qu'elles seuretées il y aurolt a prendre avec la compagnie pour le payement des Castors qui seront fournis Jusqu'à la fin de 1717.il nous paroist que la Colonie nay an t pas traitte avec les S\" Neret et Gayot seuls mais aussy avec le Sr Aubert qui a été remplacé par les S\" Dumoulin et mercier et ces derniers par le Sr Cadet Jusqu'à la fin de 1714 il est Juste que led.Sr Cadet le soit aussy par une personne Solvable qui soit tenu d'accepter les lettres tirées en 1715 et celles a tirer pour 1716 et 1717 le Soient sur luy et sur les Sn Neret et Gayot conjoinctement.(En marge: Pour les sûretés de la Colonie dans ses rapports avec la Compagnie pour le paiement des Castors Jusqu'en 1717.Juste que le Sr Cadet soit remplacé par une personne solvable tenue d'accepter les lettres tirées en 1715.) Les negotians nous ont dit quils n'avolent pris l'année dernière des lettres de change tirées seulement sur les S\" Neret et Gayot que sur ce que les S\" Pascaud et IcCIcrc avoient écrit que les lettres du Castor seroient bonnes et qu'ils les escomp-terolent a fortfait a 10% (?) par an, ce qui est certain, mais comme cela n'a point été Exécuté ils ont demandé au S1 Begon acte du refus qu'ils fesolent de prendre des lettres de change et luy ont dit qu'ils se contenteraient de retirer un receu du bureau de la quantité de castor qui y sera Livré Jusqu'à ce qu'il ait été réglé par le Conseil sur qui les lettres de change a fournir pour la valleur de ces castors seront tirées, nous ayant en même tems représenté que ce retardement falsolt beaucoup de tort à leur commerce ces reçeus ne pouvant pas leur servir de remise en france.La crainte des negotians est encor augmentée par les contestaons qui sont survenuEes entre le Sr de lanoullller Agent et le Sr Delino chargé d'une nouvelle procuration qui révoque led.Sr Ianoullier, ce dernier prétendant qu'il n'est point révoqué parce que la procuration envoyée au Sr Delino n'est point légalisée et que dans ce pals les procuraons et actes qui viennent de france ne font point foy en Justice lorsqu'ils ne sont pas revêtus de cette formalité, et aussy parce que led.Sr lanouillier à luy même fait saisir led.castors faute de payement des lettres de change tirées l'année dernière sur les Sra Neret et Gayot pour ses appointements et frais de règle.Comme ces contestations fournis Soient un nouveau prétexte aux habitans de refuser de porter leurs castors au bureau, disant comme le Sr de Ianoullier quils ne reconnoltroient point le Sr Delino pour Agent de la Comp\" sa procuration n'étant pas en forme, le Sr Begon a rendu l'ordonnance dont copie est cy Jointe, par laquelle il a ordonné tant pour l'interest des Sn Neret et Gayot que pour la seureté des habitans, que le S' de laNoulller substituera en sa place en vertu de sa procuration qui est en forme et non contestée led' Sr Delino pour faire la règle des castors en ce pals, la liberté du Castor mettra fin a tous ces inconveniens.(En marge: Les querelles du S' Lanoullller agent de Neret & Gayot qui le révoquent et du S' Delino augmentent beaucoup les craintes des Négociants.) Nous avons l'honneur d'envoyer au Conseil copie de l'arrest de 1707.et de L'ordonnance du Roy de 1709.qui sont les seuls qui ont été rendus au sujet des fraudes.Vaudreuil Begon.1 320 ARCHIVES DE QUÉBEC MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON AU CONSEIL DE MARINE (14 octobre 1716) A Quebec le 14* octobre 1716.Nous avons l'honneur de repondre a la lettre du Conseil en datte du 23.Juin dernier au sujet des fortifications de Quebec et de Montreal a laquelle etolt jointe l'instruction donnée au Sr Chaussegros.(En marge: Fortifications \u2014 Travail du Palais.) Depuis l'arrivée du v\" du Roy en ce pals sur lequel il est venu il a travaillé avec une diligence et une attention toute particulière aux plan, profils, develope-ments et mémoire qui luy ont été demandés sur le projet des fortifilcations de cette ville, nous avons l'honneur de les envoyer au Conseil dans une boette de fer blanc, le peu de tems qu'il a employé à ce travail nous fait Juges que personne n'est plus capable que luy de mettre a Execution ce qui sera approuvé.(En marge: Le S' de Chaussegros depuis son arrivée sur le Vaisseau du Roi, a travaillé avec diligence aux plans et projets des fortifications de Québec.) Nous avons l'honneur de représenter au Conseil que son zèle mérite au moins qu'il ne reste pas ley a ses dépens et que les 15001 qui luy ont été ordonnée, et sur lesquels il dit n'avoir reçeu qu'environ 13001 a cause du dixième qui luy a été retenu, ne suffisent pas pour la dépense qu'il sera obligé de faire dans le tems present ou tout est à un prix Excessif.B continuera de faire pendant son séjour toutes les observaons qui dépendront de luy pour perfectionner cet ouvrage et nous aurons l'honneur d'en mander nôtre avis au Conseil l'année prochaine lorsqu'il passera en france.On ne peut prendre aucune resolution sur le choix des deux endroits ou doivent être sdtués les deux magasins a poudre qu'auparavant le projet de la fortifflcatlon n'ait été approuvé, ces magasins devant être dans la gorge des bastions, cependant nous ferons travailler l'année prochaine aux reparations Indispensables du magasin a poudre qui sert actuellement On a continué cette année de travailler au Palais, toute la maçonnerie est faite à l'Exception de quatre voûtes et de trois souches de cheminée a élever depuis le quarré de Iamaconnerle, les deux tiers de cebatiment sont couverts entièrement partie en ardoise et le reste en bardeau au deffaut d'ardoise, l'autre tiers n'est n'est (sic) encor couvert qu'en planches et on ne peut se dispenser de le couvrir en bardeau afin de conserver la charpente, alnsy il ne reste a faire au bâtiment que les quatre voûtes, trois cheminées à élever et quelques planchers portes et chassis pour les croisées pour le mettre dans sa perfection, on ne peut se dispenser de faire ces voûtes et d'achever ces cheminées pareeque la brique est sur le lieu et que la gelée l'agasteroit s'il sepassoit deux yvers sans qu'elle fust employée, les bordages nécessaires pour les planchers sont aussy sur le lieu, alnsy il ne reste apayer que-lamain deeuvre, le Sr Begon étant convenu avec M' Levesque de luy remettre sa maisons immédiatement après ledépart des vaisseaux ne peut pas se dispenser d'aller loger au Palais et on n'y fera que ce qui sera absolument nécessaire pour cela et pour le reste le Sr Begon attendra les ordres du Conseil.Le S* Begon a l'honneur d'envoyer au Conseil l'Etat de cequ'il y à faire pour finir ce bâtiment et des choses necess1** a envoyer de france.Il a aussy l'honneur d'envoyer au Conseil les plan profils et elevations du magasin du Roy qui a été construit cette année en conseq0* des ordres donnés en CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 321 17H aux S™ Begon et Beaucours.(En marge : On a continué cette année de travailler au Palais.) Il a été fait sur une partie des murs du vieux Palais, on ne pouvoit rien faire de plus utile pour le Service du Roy que de reparer ces murs et de s'en servir pour en faire des magasins parceque la depence qui a été faite pour les murs de refend n'est pas plus forte que celle qu'on auroit été obligée de faire pour la demolition de ces vieux murs, ainsy il n'en coûte d'augmentation que des planchers, la charpente et la couverture, outre les magasins qui sont dans ce bâtiment qui peuvent contenir toutes les munitions et marchandises dont on peut avoir besoin il y a encor les prisons et le logement du concierge, et celuy du Gardemagasln, les munitions et marchandises venues cette année par le vaisseau le françois y sont actuellera' placées et acommancer du premier Janvier prochain on ne payera plus de Loyers de magasins qui montent a Seise cent livres par an il ne reste plus pour rendre ce bâtiment parfait que les fours de la boulangerie afaire, lamain d'ceuvre pour quelques planchers et quelque serrurerie afaire venir defrance suivant l'Etat cyjoint.Le sr Begon aprié le S' Chaussegros défaire le toisé général tant du Palais que des magasins afin qu'a son retour entrance il soit en état de rendre compte au Conseil de la solidité et Economie avec lesquelles ces ouvrages ont été faits dans le tems present.Le Sr de Morville sous ingénieur qui a eu la conduite de ces ouvrages a eu toute l'attention qu'on pouvoit désirer de luy et le succès est une preuve de sa capacité, Il mérite une gratification, il y a de la Justice qu'il soit payé en espèces sonnantes de ses appointements de sous ingénieur comme il l'a été de ceux de Lieutenant.Le S' Begon a fait faire cette Année au Chateau S' Louis les réparations nécessaires et il ne reste à accomplir du mémoire que le Conseil en à envoyé que les balustrades de fer qu'on doit faire à Rochefort et qui n'ont pu être embarquées dans le vaisseau n'étant pas encor finies.(En marge : Reparations faites au chateau s' Louis.) Nous avons receu le plan pour l'enceinte de Montreal, le S1 Chaussegros y fera ses observations au printems de l'année prochaine après quoy on y travaillera Jusqu'à ce que les six mil livres qui doivent erre fournis tant par Mro du séminaire que par les habltans delad* ville soient consommés.Le S* Chaussegros connolt deja que la grande difficulté sur les travaux qui se font ence païs vient du petit nombre d'ouvriers qui y sont et croit comme nous qu'on ne doit pas compter d'avancer les fortiffîcations amolns qu'on ne fasse passer defrance les ouvriers qu'il demande.Vaudreull Begon MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON AU CONSEIL DE MARINE (14 octobre 1716) A Quebec le 14» octobre 1716.Nous avons l'honneur d'accuser.au Conseil la reception de sa lettre du 22' octobre dernier avec la copie collâtionnée de l'arrest du Conseil d'Etat du Roy du » Arch.Pub.du G, C.G.C«-A, 36, 1716, p.14-19. 322 ARCHIVES DE QUÉBEC douzième du même mois pour la fixation des espèces et matières dor et d'argent, comme par cette lettre il nous paroist que l'intention du Conseil en nous envoyant cet arrest qui fixe pour toujours les espèces dor et d'argent au même prix, sçavolr les Louis dor a H1 et les Ecus a 31 10* a été seulement de nous faire sçavolr que les d\" espèces ne doivent pas avoir dans les Colonies un plus hault prix que celuy qu'elles ont en france nous y tiendront exactement la main et les Louis dor sont a 20* et les ecus a 51 sur le pied qui sont a present en france suivant l'avis que Mr Gaudion en a donné au Sr Petit son Commis.(En marge: Fixation de la valeur des espèces et matières d'or et d'argent.) Vaudreull ^__Begon.« MM.DE VAUDREUIL ET BÉGON AU CONSEIL DE MARINE (14 octobre 1716) A Quebec le 14* Octobre 1716.Nous avons reçeu la lettre que le Conseil nous a fait l'honneur de nous écrire le 16* Juin dernier.Nous avons donné avis à Mad* de Langloiserie de la gratiff00 de 1501 qu'il a plu au Conseil luy accorder, dont nous le remercions.Nous avons l'honneur de représenter au Conseil que le Sr Daigremont est venu icy en 1701.commissaire de la marine par commission dont copie est cy Jointe, qu'il a été employé sur les Etats du Roy en lad* qualité pendant deux ans et qu'alors les commiss™ de la marine ayant été crées en titre d'office et le Sieur Daigremont n'ayant point été en état d'en achepter un, il fust employé sur l'Etat du Roy en qualité de commis de L'Intendant avec ordre de continuer de faire les fonctions de Commissaire de la marine les quelles il a fait depuis ce tems la Jusqu'à present et celles d'ordonnateur a Montreal, il l'a été même dans tout ce pals depuis le depart de M' Raudot au mois de novembre 1711 Jusqu'à l'arrivée du S1 Begon au mois d'octobre de l'année suivante et il a toujours servy avec beaucoup de droiture et de capacité ainsy qu'il paroist par les dernières lettres qu'il a reçeuès de M' de Pont-chartrain dont copie est cy Jointe, il mérite d'etre retably dans sa premiere qualité de Commiss™ de la marine et nous suplions le Conseil de luy accorder une nouvelle commission aux mêmes appointements que les autres commissaires de la marine dont nous luy seront très obligés.(En marge: D'aigremont \u2014 Pêches de marsouins et Etablis.-,, du Sr Peire-Rey Gaillard, Compag.de Canonnler %> Bols ~ Récolte compromise par la Sécheresse \u2014 Incendie consld.de la Baie S» Paul Hotel-dleu de Montreal \u2014 Contestation entre le Le S» Vincelotte Et ses tenanciers au sujet des bols.Discussion de l'Evêque et de son séminaire \u2014 Eloge du médecin Sarrazln Sur le S' Daigremont.) La maladie du Sr de Vaudreull depuis son retour icy l'a empesché d'Examiner S'il conviendra de loger les officiers et soldats dans une des tours bastionnées plus-tost que de les laisser chès les habltans.(En marge: Logement des officiers.) Nous avons Informé le Sr de Lamartiniere de la gratiffon extraordinaire de 2O01 que le Conseil a bien voulu luy continuer, c'est un secours qui luy est absolu- \u2022 Arch.Pub.du C, CG.C»-A, 36, 1716, p.20. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 323 ment necess™ pour le faire subsister avec sa famille et nous supllons le Conseil d'avoir égard A ses long services et a son indigence en luy continuant tous les ans la même gratification.(En merge: Lamartinlère a l'observation la continuer.) Nous avons Informé le Sr Rey Gaillard de ce que le Conseil à réglé tant sur la Compagnie des Cannonnlers que sur ce qui le regarde et le Sr de Vaudreull s'y conformera.(En marge: Rey Gaillard.) Nous avons remis au Sr Pelre l'ordonnance pour la gratlff™ de 4001 que le Conseil a bien voulu luy continuer en consideration des soins qu'il se donne pour la pesche des marsouins et nous l'avons excité à augmenter cette pesche autant qu'il poura.(En marge: Le Sr Peire.\u2014 Soins du S' Peire pour la pêche des marsouins.) Outre deux pesches qui sont Etablies aux KamourasKa depuis 1701.et une a la pointe des Iroquois en 1714, il en a Et ably encor deux autres la présente année, l'une a la grande ance à l'islet S' Denis et l'autre a la Rivière des caps mais les grands coups de vent qu'il a fait ce printems et les feux qui ont couru le long du fleuve pendant tout leté ont chassé de la Coste le petit poisson qui y attire les marsouins en sorte qu'il n'y a eu de pris que 23.marsouins qui ont produit 14.banques d'huile ce qui luy cause une perte considerable eu égard aux frais qu'il est obligé de faire, il suplie le Conseil de vouloir luy continuer pareille gratification de -1001 et pour le mettre en état d'augmenter des pesches U le suplie encor de luy accorder 400\"> de Ligne du banc et deux pieces de cordage de deux pouces ce secours luy sera fort utile ayant bonne volonté de continuer cette entreprise et n'étant pas riche.(En marge: Pèche des Marsouins.Il en Etablit deux.\u2014 Acordé.\u2014 Bols.) Le S1 Begon avoit acheté en 1713 de Mr de Ramezay des bordages, madriers et planches et fait faire des mats pendant l'hiver de 1713 a 1714.a la Baye S' Paul dans lesperance que sur l'avis qu'il en avoit donné en ce tems là il viendrait ici une Bute du Roy sur laquelle U pouroit les faire embarquer, et en reponce Mr de Pont-chartraln luy a donné avis qu'il envoyerolt la flute la Charente pour les charger, mais cette destination a été changée en 1714 et 1715 parce que son service s'est trouvé plus nécessaire pour l'Etablissement de la Colonie de L'isle Royalle, le S' Begon les a fait employer au Palais a la reparation du fort et aux tours bastlonnées et il ne luy reste que les mats qui sont a la baye S' Paul suivant l'Etat cyjoint dont il se serait deffalt pour en empescher le dépérissement s'il avoit pu trouver quelques marchands qui eut voulu sen charger.Mr devoutron qui n'est arrivé icy que le 22.du mois passé n'a pu quelque diligence qu'il ait fait être déchargé que le 6.de ce mois, le S' Begon pour se conformer aux intentions du Conseil à achepté a l'arrivée dud1 Sr devoutron des bordages, des madriers et des planches et a envoyé abord le même Jour un cajeux de bordage, mais ce vaisseau n'ayant point de sabord en arrière et ces bordages ne pouvant y être embarqués que par un panneau Mr devoutron a été obligé de les faire Scier abord de 22 p.de long, ce qui les rendant deffectueux le Sr Begon a cessé d'y en envoyer d'autant que ces bordages ne peuvent y être menés qu'en cajeux parce qu'il n'y a point icy de Bâtiments plats et même le vent s étant élevé pendant qu'on les dechargeolt une partie des bordages de ce cajeux se sont perdus ce qui a déterminé le Sr Begon a ny mettre que des madriers et des planches et quelques bordages qu'il a fait conduire par des chaloupes a la tresne il y a fait aussy embarquer 100,b de Gouldron quoy que le Conseil n'en ait pas demandé ainsy qu'il paroist par l'Etat cy joint de la Charge de ces Vaisseaux et Mr devou- ¦ ¦¦ 324 ARCHIVES DE QUEBEC tron luy a dit n'en pouvoir pas prendre d'avantage ayant renvoyé une barque chargée de planches.Ces bordages, planches et madriers ne sont pas si beaux que ceux que le Sr Begon avoit acheptés de Mr de Ramezay parce que nétant point préparé pour cet envoy il a été obligé de prendre ce qu'il a trouvé sur le champ, Mr devoutron n'ayant donné que 5 Jours pour le charger.Le Sr Begon pour se mettre en état d'envoyer l'année prochaine ce qui ce peut faire de plus beau en bordages de pin, madriers et planches a fait avec Mr de Ramezay le marché dont copie est cy Jointe.Il luy a offert aussy en cas que le Conseil souhaitte faire venir des bordages de Chesne de les faire faire des longueurs, Epolsseurs et largeurs qui lui seront demandées, il demande pour celuy de trois pouces deux pouces et un pouce et demy depolsseur sur au moins un pied de largeur 2* 6d (?) du pied courant en lettres de change en fournissant un tiers de chacune de ces epolsseurs et sans qu'il y ait aucune croûte, et si le Conseil en souhaitte avoir de 4.pouces depolsseur sur pareille largeur il offre d'en fournir a 4* de france le pied courant en pareilles lettres de change il offre aussy de fournir des courbes et bols torts qui proviendront des testes et racines des arbres qu'il fera scier a raison de 12' monnoye de france le pied cube payable de la même manière, le Sr Begon attendra les ordres du Conseil pour scavoir si ce projet de marché pour les bols de chesnes convient auquel cas M1 de Ramezay s'oblige de faire la fourniture qu'on luy demandera pour l'année 1718.(En marge: f n la supputation de ce que coustera l'avènement de la flutte fa Charente Sur le mesme pied qu'elle l'a esté cette année.Verifier suivant son port ce qu'Elle pourra apporter de Bois.Et combien suivant cette Estimation lesd.Bols reviendront pr le transport.Et remettre p1 le pr Conseil cette Evaluation avec tout ce que M.Begon mande avoir fait et propose faire a l'Egard de ces Bols.) Si l'Intention du Conseil est de faire venir les Mats qui sont a la Baye S* Paul et des bois de construction il est absolument nécessaire d'envoyer ley une flute de plus grand port et qu'elle arrive au plus tart a la fin de Juin parce qu'on ne peut les envoyer abord qu'en Rats d'eau ou cajeux et que l'Embarquement ne s'en peut faire que pendant les calmes sur lesquels on ne peut compter en ce pais des que l'autonne est venu.(En marge: Mats.\u2014 S'ils sont.encore en bon Estât le Conseil fera en sorte d'Envoyer un V»° p» les transporter, alnsy B ne faut point qu'il les vende a moins quils ne soient hors de service.) La seicheresse a été si grande pendant tout leté dernier dans cette colonie que les feux ont couru de tous costés dans les bols, les plnieres ou l'on fait le Gouldron a la baye S» Paul n'en n'ont pas été exemptes et les bols qui avoient été disposés pour faire cette année 200\"» de Gouldron ont été entièrement consommés il n'y a point d'exemple en ce pals d'un Incendie aussy general des racines des arbres ayant été brûlés jusqu'à deux pieds dans la terre, cet accident dont il n'a pas été possible de se garantir a disposé ces plnieres pour plusieurs années afalre du Gouldron, cependant on ne poura en faire l'année prochaine que 2 ou trois fournées qui produiront 50 ou 60\"» parce que le reste du tems sera employé a faire la prairie de la Nouvelle Gouldronnerie, faire des logements four et cave, a preparer le bols pour faire agir les deux fourneaux en 1718.laquelle Année on en pourra faire 2 CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 325 ou SOO\"* et les années suivantes pareilles quantités.(En marge: Récolte.\u2014 Approuvé.) Nous avons remis aux officiers de guerre et de Justice les provisions, commissions et ordres expédiés en leur faveur pour remplir les places vacantes.Nous avons informé la supérieure de l'hôtel Dieu de Montreal que le Conseil ne peut luy procurer l'augmentaSn de gratlfflcation ny luy accorder le fret qu'elle avoit demandé l'année dernière et comme le Conseil parolt disposé de faire dans la suite une attention favorable a sa demande nous avons l'honneur de luy représenter que Montreal est le lieu ou il y a ordinairement le plus grand nombre de troupes et que cet hôpital est fort chargé de soldats malades quoy qu'il n'ait que 20001 de gratlfflcation et qu'en cette considération il mérite quelque grace.(En marge: hostel Dieu de Montreal.\u2014 garder pr Mémoire.) Les lettres de change sur le Domaine d'Occident n'ont pas encor été fournies par le Sr Demonseignat et s'yl y a quelques plaintes sur ce sujet de la part des Curés et Ecclésiastiques nous leur rendrons justice.(En marge: Domaine.) Nous avons informé le Sr Prat de l'intention du Conseil qu'il ne soit pris aucun droit sur les vaisseaux qui viennent icy, il nous a dit qu'il s'y conformerait et navolr jamals rien exigé, cest un fort bon sujet, fort zélé pour tout ce qui a raport au service du Roy, il se donne beaucoup de peine et a encor fait construire cette année un vaisseau de deux cent Tonneaux qu'il est obligé de laisser hiverner icy faute d'agrés qui ne luy ont point été envoyé de france et nous croirions qu'il mérite que le Conseil luy accorde quelque gratlfflcation eu Egard a ce qu'il sert sans appointements.(En marge: Prat \u2014 garder pr Mémoire.) Le Sr vincelotte s'est trompé lorsqu'il a exposé que le Sr Begon a rendu une ordonnance seulement verbale sur la contestation qui etoit entre luy et quelqu'un de ses tenanciers au sujet des bois de chesne que lesd.habltans avoient vendus au Sr Prat pour la construction de son Navire, lesquels etoient dans l'Etendue de leur concession, le Sr Begon a l'honneur d'envoyer cy joint copie de l'ordonnance rendue a ce sujet en datte du quatrième Juillet 1715., il est le seul seigneur en ce pais qui ait eu cette pretention contre ses habltans et la main levée qui leur a été accordée n'a pas empesché la construction de son bâtiment, qui n'est qu'un Batteau de 25 Tonneaux, lequel est actuellement en cette Rade.Sa pretention est directement contraire a la coutume de Paris que le Conseil veut être suivie en ce pals, laquelle n'admet aucune servitude sans titre et celuy qu'il a de Mn de frontcnnc et Duchesneau ne luy accorde rien qui puisse prejudlcier aux droits du Roy ny de ses tenanciers.(En marge: Vincelotte.\u2014 Remettre toute cette aff1* a M ferrand pour Examiner Et en rendre compte au Con»1.) Nous avons l'honneur d'informer le Conseil que le Sr Dupont Doyen du Conseil Supérieur est mort le 25 Avril dernier, le Sr de S' Simon a remply saplace ayant obtenu un ordre du Roy qui le retient pour remplir la premiere charge de Conseiller vacante et luy donne en attendant sceance dans le Conseil Supérieur nous suplions le Conseil d'en accorder les provisions au Sr de S1 Simon.(En marge: Mort du S.Dupont.\u2014 Bon, luy Expédier ses provisions.) Nous avons remis aux héritiers dud.Sr Dupont l'ordonn0* par.laquelle le Conseil luy accordoit 3001 en consideration du dommage que les fortiffon3 ont causé a son moulin.Nous avons informé le Sr Duforillon que le Conseil n'a point eu égard a la demande qu'il a faite d'un dédommageait du terrain qui a été occupé sur luy en 1711. 326 ARCHIVES DE QUEBEC et nous ferons estimer par le S' Chaussegros celuy qui peut luy être dû pour le terrain qui luy a été pris en 1715.Nous avons aussy informé le Sr Maillou que le Conseil luy a refusé le dédommagement qu'il demande.(En marge: Maillou.) Le S* Begon fera délivrer au S* de Tonty les deux m*\" de poudre par année que le Conseil luy à accordé sur le pied de ce qu'elle coûte au Roy.(En marge: Tonty.) Le Sr Aubert Conseiller au Conseil Supérieur et cy devant Agent de la Compagnie des castors nous a représenté qu'il est absolument nécessaire qu'il passe cette année en france pour ses affaires particulières, et que s'il les avoit preveuei et l'ordre que le Conseil a donné au sujet des congés il en auroit demandé un L'année dernière ce qui nous a obligés de luy permettre d'y passer.(En marge: Aubert.) Nous aurons l'honneur de rendre compte par les derniers vaisseaux qui partiront de tout ce qui à raport aux fonds.Le Sr Begon continuera de faire vendre la poudre a 30* la lb comme U a fait l'année dernière et la présente et observera d'en avoir en reserve 35.mm a moins qu'il ne soit obligé d'en donner pour la traitte avec les sauvages et pour la chasse, aucun particulier n'en faisant venir en ce pals, sur quoy nous avons l'honneur de représenter au Conseil la nécessité qu'il y a d'en envoyer la quantité qui sera demandée par les projets de depence de chaque année.(En marge: Poudre.\u2014 y avoir attention.) Mr Levesque a été malade depuis l'arrivée du vaisseau du Roy, nous nous informerons des difficultés qu'il peut avoir avec son séminaire et nous ferons tout ce qui dépendra de nous pour les concilier.(En marge: M.lEvesque.) Nous avons l'honneur d'envoyer au Conseil les informations qui ont été faites contre le Sr D'ailleboust d'ArgenteuB au sujet de l'affaire qu'il a eu avec le Sr de lamoilerye, cet officier n'a jamais eu que cette affaire et a toujours paru d'une conduite fort sage.(En marge: Dailleboust.) Le Sr Collet Procureur general au Conseil Supérieur de ce pais passe en france Suivant la permission que le Conseil luy en a donnée, nous ne pouvons rendre de luy des témoignages trop avantageux et nous prenons la liberté de supller le Conseil de luy accorder quelques graces en consideration des bons services qu'il a rendus icy et de ceux qu'il est en état d'y rendre a son retour, (fin marge: Dalllebout.\u2014 Collet.\u2014 Garder p1 Mémoire.) Le Sr Dupuy enseigne et auquel il avoit été accordé cette année une Lieutenance est mort le 5' Avril dernier, le Sr de vaudreuil a l'honneur de supller le Conseil d'accorder cette lieutenance au Sr de Ramezay de lagesse second fus de Mr de Ramezay, il avoit servy trois ans dans la premiere compagnie des mousquetaires Tors qu'il est venu ley enseigne, il est très bienfait, bon officier et mérite d'etre avancé.(En marge: Employ.\u2014 Le mettre sur la liste des Proposés.) Mr de Ramezay qui depuis deux ans commande en ce pals y asi bien Servy leRoy et avec tant d'attention que nous espérons que le Conseil voudra bien luy marquer la satisfaction qu'il en a par l'avancement de son fils et qu'il voudra bien aussy avoir égard a la grande depence et fort audessus de ses appolntern\" qu'il a été obligé de faire pendant l'absence du Sr de vaudreuil.(En marge: M.de Ramezay.) CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 327 Le Sr de VaudreuU a l'honneur de proposer au Conseil d'envoyer ordre au Sr de Rouville Capitaine a L'isle Royalle de repasser en ce païs, ou U luy est nécessaire pour le detacher dans des postes éloignés pour maintenir la paix avec les sauvages, le Jugeant très capable d'y bien soutenir les Interest du Roy.(En marge: Rouville.) Il suplie aussy de faire passer de L'isle RoyaUe icy le Sr Pean et d'y envoyer a sa place le Sr de la Salle changement convenant également a ces deux officiers.(En marge: Pean.) Son Altesse Royalle Monseigneur le Duc d'Orléans a fait l'honneur au Sr Begon de luy écrire la lettre dont copie est cy jointe, au sujet du Sieur Sarrasin médecin du Roy en ce païs, il est fort recommandable par son habileté dans sa profession et encor plus par les belles connoiss0** qu'il à acquise, nous seconderons volontiers autant que Nous pourons son zele pour la recherche qu'U fait des plantes et animaux, ce travail l'oblige de faire des voyages qui luy coustent beaucoup, et comme U est nécessaire qu'il les continue, nous suplions le Conseil de luy accorder une gratiffication de 500' par an pour subvenir a ces depences.(En marge: Sarra-zln.\u2014 Pour Estre porté à Mgr Le Duc D'orleans avec copie de la lettre de S.A.R.) Nous suplions le Conseil de vouloir bien accorder a la veuve Dumontier le brevet de confim°n de la concession que nous lui avons faite d'un petit emplacement en cette ville de laquelle concession la copie est cy jointe.(En marge: Concession Pour Estre porté a Mgr Le Duc D'Orléans.\u2014 Le Conseil croit qu'il faut l'accordet suivant l'usage.\u2014 Délibéré pr le Conseil le 19e Janvr 1717.\u2014 Lachapelle.VaudreuU Begon 1 M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (14 octobre 1716) A Quebec le 14e Octobre 1716.Le Detashement des sauvages du Sault S' Louis commandé par le nommé Onongaresson et envoyé par le Sr de Ramezay, les hurons du détroit, et un detashement des Pount8atamis commandé par le nommé Onanguissé chef de cette Nation, au desespoir de ce que les mesures prises pour attaquer les Renards, et le rendez vous donné aux nations du Nord a Chikagou avoient manqué, allèrent au Rocher vu des villages des Uinois, croyant y trouver les S™ de Ramezay Maunolr et de Longueuli d'Adoncour.Ils étoient tous deux aux Caskacias extraordinairement malades.De sorte que ne pouvant ni marsher ni écrire, le Sc de Maunoir ordonna au nommé Bizaillon, qui étoit aux Uinois d'engager le plus qu'il pourrait de sauvages de cette Nation, a se joindre a l'autre parti, pour tous ensemble, sur les avis qu'U avoit eu aUer attaquer soixante et dix Cabanes de MasKoutins et QuiKapous alliez des Renards, qui étoient en chasse a une certaine rivière.Ils les joignirent effectivem' le 20e Novembre, Et après un combat très opiniâtre.Us les forcèrent sur un Rocher escarpé, ou ils s'étoient retranchez en tuèrent plus de cent et emmenèrent quarante sept prisonniers sans compter les femmes et les enfants.(En marge: Récit détaUlé de la guerre des Renards.Eloge du sr Pachot qui s'y est trouvé.Traité du sr De i Arch.Pub.du C, C.G.C^-A.36, 1716, pp.21-35. 328 ARCHIVES DE QUEBEC Louvigny avec eux.\u2014 Rendez vous donné aux nations du Nord à chlKago manqué Celles-ci vont au Rocher Sauvages du S' S' Louis Murons du Detroit Et détachement de Poutouatamis.\u2014 Blzalllon, sur l'ordre de Ramezay le fils, excite les Illinois A s'unir à ces sauvages pour attaquer 70 Cabanes de MasKoutins et KlKapous, en chasse \u2014 près d'une certaine Riviere.\u2014 Ils en tuent plus de 100 et font 47 prisonniers sans compter les femmes et les Enfans.) Après cette défaite nos Sauvages, pour couvrir leur marshe, descendirent en canot par la même riviere prés de 25 Lieues: Mais malgré cette précaution ils furent joint l'onzième Journée a la pointe du jour par quatre cent de l'Elite des Renards; Et quoiqu'ils ne fussent que quatrevingts hommes, Trente étant a la garde d'un réduit qu'ils faisolent tous les soirs, ou etoient leurs blessez et leurs prisonniers, Ils se deffendirent avec tant de vigueur depuis la pointe du jour Jusqu'à trois heures après midy quils forcèrent les Ennemis a se retirer après une perte très considérable.Bs ont eu sept de leurs têtes et vil des marques d'un très grand carnage, dans la poursuite qu'ils en ont fait pendant quelques heures.(En marge: A leur retour, Joints par 400 Renards gens d'Elite.\u2014 Quoique réduits A 80, Bs les obligent A se retirer après une perte considerable.) Nos gens ont eu dans ces deux actions dlferentes 26: hommes de tuez et 18 de blessez.Il y a neuf sauvages du Sault S1 Louis et huit hurons de morts, les autres sont des autres nations.(En marge: Nombre de leurs morts-26.18 blessés parmi les nôtres.) Ces deux actions dlferentes ont produit des Effets très avantageux dans l'Esprit de nos sauvages, et leur ont remis le coeur et abbatu celuy des Renards.(En marge: Ces deux actions animent nos Sauvages et abattent les Renards.) Le Sr de Ramezay a été Informé que le Chef des Quikapous est venu pour declarer aux premiers françols qu'il rencontrerolt dans les pays d'enhaut, que tant sa nation que celle des MasKoutins se jettoient entre les bras de leur pere, se déclarant ses Esclaves pour les disperser dans qu'elle nation il jugerait a propos, qu'au surplus si le Renard ne vouloit point entrer dans de pareils sentiments.Us le livreraient a la Chaudière.(En marge: Les KiKapous et les MasKoutins veulent se jeter entre les bras de leur Père, Se déclarant Ses esclaves.\u2014 Et abandonnent les Renards si ces derniers ne veulent pas entrer dans de pareils Sentimens.) Le Sr Pachot Canadien cadet dans les Troupes, cy devant Interprette en langue huronne au détroit fils de la Dame de Laforest et le nommé Blzalllon habitan sont les deux seuls françols qui se soient trouvez dans ces actions, au raport de tout le monde, ils y ont parfaitement bien fait leur devoir et principalement le Sr Pachot, qui s'est fort distingué dans ce parti, et qui mérite que le Conseil veuille bien y avoir quelque attention pour luy accorder une Enseigne dans les Troupes.(En marge: Pachot et Blzalllon se trouvent seuls françols dans cette occasion.\u2014 Pachot surtout s'y distingue.) Après tous les ajustements pris entre les S\" de Ramezay et Begon et le Sr de Louvigny, ce dernier partit le p»* de May de Montreal avec deux Cent vingt cinq françols devant être joint au détrait et a MishilimaKina par deux cent autres, qui y etoient portez, les Munitions de guerre, les presents et les vivres nécessaires ont été menez par ces françols a leurs dépens sans qu'il en coûte rien au Roy.(En marge: Louvigny partit le 1« Mai de Montréal avec 125 françols.et doit être joint au Detroit Et à MlchUimaKinaK par 200 autres.) CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 329 Le S* de Louvigny arriva a Québec le douze de ce mois après avoir forcé cette orgueilleuse nation a demander la paix.U les réduisit à cette nécessité après avoir ouvert la transhée a 35:Toises de leur fort.La premiere nuit il l'a poussa dix toises la seconde seize et enfin ces Ennemis voyant qu'il s'attashoit au Corps de Laplace, pour le miner et les faire sauter.Joint a deux pieces de Canon et un mortier a grenades qui Jour et nuit firent un grand feu.Us se résolurent a demander a parler et a implorer la clémence du françois.on ne les écouta qu'après avoir pris l'avis et recuellly les sentiments de toutes les nations, qui accompagnolent le Sr de Louvigny, qui leur proposa des articles si forts, que toutes ces nations crurent qu'ils n'y consentiraient point.Ces articles sont.1* Qu'ils feront la paix avec toutes les nations, qui dépendent du Roy et avec lesquelles les françois commercent.2° Qu'ils engageront par force ou par amitié les KiKapous et les MasKoutins leurs alliez et nos Ennemis a faire la paix comme Eux avec toutes les nations en général.3° Qu'ils rendront ou feront rendre tous les prisonniers qu'ils ont de toutes les nations, c'est ce qu'ils ont Effectué.4° Qu'ils iront en guerre dans les pals éloignez pour faire des Esclaves afin de remplacer tous les morts, qui avoient été tuez pendant le cours de la guerre.5° Qu'ils chasseront pour payer les frais de l'armement fait pour cette guerre; Et que pour asseurance de l'exécution des articles cy dessus ils donneraient au Sr de Louvigny six chefs ou enfants de chefs, pour être menez au Marquis de Vaudreull afin d'être garands des conditions du traité.Ce qui a été effectué, le Sr de Louvigny ayant amené avec luy a Québec ces six tant chefs qu'enfants de chefs.(En marge: Il ouvre la tranchée à 35 toises de leur fort.lra nuit la pousse à 10 toises la Seconde seize \u2014 Et II s'attacholt au corps de la place pour les faire Sauter quand ils demandèrent à parler.\u2014 Conditions que Louvigny leur impose, pour la paix.\u2014 Us doivent donner des otages.Cette orgueilleuse nation qui falsoit trembler et desoloit tous les pays d'enhaut a été réduite a suivre toutes ces conditions, quoiqu'ils fussent 500 hommes de guerre et plus de 3000 femmes, qui se battent dans ces occasions en désespérées, et que leur fort fut fortifié par trois rangs de pieux avec un fossé d'un pied et demi ou de deux pieds par derrière pour soutenir l'assaut.Le Sr de Louvigny engagea ensuite toutes les nations a parler aux Renards, a leur reprocher leur perfidie et a les inviter a demeurer tranquilles a l'avenir.Ce que chaque shef de chaque nation fit publiquement en exhortant les Renards a demeurer paisibles et a remercier le françois de ce qu'il leur donnolt la vie et leur faisolt revoir le Jour.(En marge: Les femmes se battaient aussi bien que les hommes.\u2014 Après la Conclusion de la Paix, Louvigny engage les chefs à parler aux Renards \u2014 à leur reprocher leur perfidie et à les inviter à demeurer tranquilles.) Cette action a été poussée très vivement et les officiers, qui y étoient ont donné des marques de leur vigilance et de leur activité en travaillant aux transhées, comme le dernier des soldats pour donner exemple et exciter le petit nombre de ceux qui accompagnolent le Sr de Louvigny, qui n'étoit que de 800 hommes, a presser une action qui étoit importante, et dont le retardem* aurait pu en causer la perte par la proximité des alliez des Renards, qu'ils avoient fait avertir et auxquels ils avoient demandé du secours.Le Sr de Louvigny quoiqu'un peu Incommodé de la vue après un si long voyage, Espère qu'avant le départ des derniers vaisseaux, Il sera en Etat de faire une relation de ce qui s'est passé dans cette expédition, qui est la premiere action de 330 ARCHIVES DE QUÉBEC guerre qui se soit passé sous le Règne de sa Majesté, Glorieuse aux armes du Roy et très utile pour cette Colonie.(En marge: Cette action de guerre est la Première qui se soit passée Sous le Règne du Roi.) Vaudreull1 M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (M octobre 1716) A Quebec le 14* Octobre 1716 Le Marquis de Vaudreull trouve suivant ce qu'U apprend du Sr de Ramezay, toutes les nations alliées d'enhaut dans une agréable disposition.Depuis l'année passée Elles ont vécu entre eUes dans une bonne intelligence et dans les sentiments qu'elles dévoient avoir contre le Renard, leur Ennemi et le nôtre.(En marge: Nations d'enhaut vivent en bonne Intelligence entre eUes.) Le Sr de Ramezay a été informé par le Sr de Vincenne officier détashé shez les Mlamis et oayatanons, que les Iroquois ont fait tenir a cette nation des colliers sous terre, c'est adiré des parolles secrettes par lesquels ils les invitaient d'aller chercher leurs besoins a un poste établi dans la riviere Oyo, Ce poste est une Nouvelle plantation des Anglois de la Caroline; Que la Us trouveraient les marchandises amoitié meilleur marché que chez les François, qui les tirannisoient.(En marge: Vincennes, officier détaché chez les Mlamis et les Ouyatanous.«\u2022> Il app* que les Iroquois ont engagé par des colUers souteralns les Mlamis a aller chercher leurs besoins à un poste anglois Etabli sur la Rivière Ohio.) Le S' de Vincenne a fait repondre par les Mlamis que de pere en fils Ils étaient les Enfants d'Onontlo (c'est le Gouverneur françols) et qu'Us ne se départiraient point de son obéissance.Les mêmes Oyatanons ont envoyé au Sr de Ramesay un Jeune Esclave pour luy réitérer de leur part la demande qu'Us avoient faite l'année passée d'un officier pour assister a leurs Conseils, d'un Missionnaire pour les instruire et d'un forgeron pour racommoder leurs armes.(En marge: Les Ouyatanons demandent l'Envol d'un officier, d'un missionnaire d'un forgeron.) Le Marquis de VaudreuU pourvoira a leurs demandes suivant l'Intention du Conseil.B aura une particulière attention pour garnir tous les postes.Il est d'une extrême conséquence d'établir surtout ceux du costé du sud, ou les Anglois de Pln-sUvanie, Caroline et Virginie voudraient bien s'introduire, ce qui ruinerait nonseulem' le Commerce de Canada, mais même celuy de la Loulslanne par la communication des rivieres qui tombent dans le grand fleuve Mississipi.2 (En marge: Nécessaire d'Etablir les Postes du sud afin d'arrêter la marche des Anglois sur le Mississlpi.) M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (14 octobre 1716) A Quebeck le 14 8«» 1716.Quoique l'on doive être toujours dans la méfiance de la part des Cinq nations Iroquolses; cependant on ne doit point se plaindre d'Eux cette année.1 Arch.Pub.du C, C.G., C«-A 36 1716 m 71 7Jt \u2022 Arch.Pub.du C, C.G.:C«-A:%'i716%^79-818- CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 331 Les chefs SonontSans, qui semblent vouloir faire leurs affaires a part, ont fait quelques propositions sur le commerce, dont on parlera dans un autre article, au surplus ils paraissent bien intentionnez.Us ont rendu quelques unes des prisonnières Ilinoises.Us demandent aussi avec instance un forgeron et un Missionnaire, ce qu'ils n'avolent point fait depuis que les Peres Jésuites avoient quitté cette mission.Le forgeron leur a été accordé, Et a l'égard du Missionnaire le Sr de Ramezay leur a répondu, que lorsqu'au retour de leur Pere ils le demanderaient de la bonne manière et avec les Seuretez requises, U ne doutoit pas qu'il ne leur en accordât un (En marge: Bonnes dispositions des Sonnontouans.) Pour les Onontagué et les trais autres nations plus affldez aux Anglois, que les sonont8ans, ils se tiennent dans un Etat fort tranquille, Et le Marquis de Vaudreull aura a l'arrivée icy du Sr de Longueuli nouvellement de retour de shez les Iroquois et actuellement incommodé a Montreal, un détail plus précis sur ce qui regarde cette Nation.(En marge: Tranquillité des nations plus afftdées aux Anglols.) En écrivant cet article le Sr Jonquiere est arrivé icy.Il a accompagné le Sr de Longueuli shez les Iroquols, ce dernier est encore malade a Montreal.Led.Sr de Jonquiere nous a fait raport qu'on ne peut révoquer en doute, qu'une partie des Iroquols ne soit dans les Intérêts des Anglois.Nous avons lieu de soupçonner que Teganlsoréns shef Onontagué a envoyé Mryver dernier des colliers aux Miamis pour engager cette nation et les ouyatanons d'aller commercer a la Riviere Oyo ou les Anglois de la Caroline ont un Etablissement; Cependant il y a lieu de croire qu'ils ne feront aucun mouvement contre nous, amoins que nous n'aylons la guerre avec les Anglois.(En marge: Colliers envoyés par les Onontagues aux Miamis pour engager cette Nation et les Ouyatanons à Commercer sur L'Ohio où les Anglols de la Caroline ont un Etablisse) Led.Sr de Jonquiere a ensuite ajouté que dans le tems que le Sr de Longuetiil et luy arrivèrent a SonontSan, ils trouvèrent 120 Guerriers qui partaient pour en aller joindre 200 autres partis du village quelques Jours auparavant pour aller en guerre.Ces guerriers leur firent entendre qu'ils avoient appris par des françois du Détroit, que les Uinois avoient tué les Sn de Maunoir et d'Adoncour avec quatre autres françois qui les accompagnolent, Que cela les Interessolt d'autant plus que le premier étoit fils du Sr de Ramezay leur Père et l'autre fils du Sr de Longueuli leur fils, et que qui toucholt les fils de leur Pere et de leur fils, les touchoit eux mêmes: Qu'a cela le Sr de Longueuli avoit répondu, que quoyque cette nouvelle fut fort triste pour eux et encore plus pour luy, U falloit néanmoins en attendre la confirmation, asseurez qu'ils dévoient être, que Mr de Vaudreull leur Pere leur rendrait Justice supposé que la nouvelle fut vraye.Et qu'ainsy Us ne dévoient former aucun dessein de vanger la mort de ses enfants Jusques a ce que leur Pere eut parlé.(En marge: NouveUe d'un coup frappé par les Illinois Sur les S™ de Maunoir et d'Adoncour qui leur Sont alliées \u2014 irrite les Sonnontouans \u2014 Mr de VaudreuU cherche à calmer cette excitation et à arrêter les hostilités.) Comme U est a craindre que ces guerriers ne prennent de la occasion de tomber après leur shasse sur les Uinois, sous prétexte de vanger ces morts, Le Marquis de VaudreuU a juge apropos de faire partir Incessamment le Sr de Jonquiere avec ordre d'aUer shez les Sonontoans et de pousser même Jusques dans le pays ou ces 300 guerriers doivent faire leur chasse, pour leur dire que depuis son arrivée en ce pays U a appris de bonne part que la nouvelle qu'Us avoient eue au sujet des françois tués 332 ARCHIVES DE QUÉBEC M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (14 octobre 1716) A Québec le 1-1° Octobre 1716.Nos sauvages domiciliez sont aussi bien intentionnés qu'ils l'ayent Jamais été pour le service de sa Majesté.B n'y a que la cherté des marshandlses, et le peu de valeur de leur Castor qui leur fasse de la peine.B est Impossible d'empêcher le.-Sauvages du Sault S( Louis, du sault au Recollet, Les Nipislngues et les Algonquins, qui demeurent aux environs de Montreal d'aller a Orange chercher des Ecarlatines, la voye d'Insinuation étant la seule dont on se peut servir.(En marge: Sauvages du S* S1 Louis, du S* au Recollet Algonquins, Nipisslngue AbenaKis de S' Francois Et de Becancourt.) Les AbenaKis tant de S' françols que de la Riviere de Becancour viennent de déclarer en saluant pour la premiere fols le Marquis de Vaudreull a son retour, qu'Us etoient invitez a faire le même commerce avec les Anglois, par ceux de leur nation qui sont du costé de la mer tant a Pentagbet, qu'ailleurs: Si les marchands continuoient a leur vendre les marchandises, aussi sher qu'ils le font depuis plusieurs années.Ils ont déclaré nettement que si on n'y pourvoyolt ils garderaient leur Castor Jusqu'au printems, après quoi Us chercheraient le meilleur marché.Le Marquis de VaudreuU fera en sorte de rendre ces espèces de menaces inutiles, Jusques a ce que l'on puisse y remédier plus efficacement A l'Egard de ceux de Lorette prez Quebec Ils sont du moins aussy soumis que les françols et c'est la Seule mission ou la temperance et l'obéissance soient bien gardées.Les AbenaKis, Mlquemaque, amaricite et autres qui sont dans les missions des Peres Rasle et Loyard Jésuites, restent du costé de la mer parce qu'Us y vivent mieux et a meilleur marché: Mais Us protestent qu'a la moindre rupture Us se rendront du costé des françols.(En marge: garder pour Mémoire, 6c.¦\u2014 Délibéré par le ConseU le 6» Janv\" 1717 \u2014 Lachapelle.) VaudreuU* * Arch.Pub.du C, C.G., C\"-A 36, 1716.p.67-S8.par les Ilinois, s'étolt trouvée fausse, et que c'est une autre nation sauvage voisine des Anglois du Costé de la Riviere Oyo, qui les a pris pour les livrer aux Anglois, Et que leur Pere les ezorte a ne point lever la hache contre les Ilinois ni contre aucune autre nation alliée des françols.Le Sr de Jonquiere qui a beaucoup d'ascendant sur l'Esprit de cette nation et qui en sçait parfaitement bien la langue est très capable pour détourner ce coup.(En marge: garder pour Mémoire, luy recommander en général d'Entretenir toujours la bonne union.6c.\u2014 Délibéré par le Conseil le 6* Janv*1 1717 \u2014 Lachapelle.) Vaudreull1 CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 333 M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (M octobre 1716) A Quebec le 14* Octobre 1716.Le Sr de Chosegros rendra compte au Conseil, de l'Etat ou sont les diferentes fortifications faites jusqu'à present a Québec.Il travaille actuellement au plan et profll, et fait Espérer au Marquis de Vaudreull qu'il pourra les Envoyer par le Vaisseau du Roy le françois.A l'égard de Montreal le Sr de Ramezay a remis les habitants dans les dispositions ou ils dévoient être, pour y faire une enceinte de pierre shacun y fournissant sa quotte part.Selon ses moyens.Ainsy le Marquis de Vaudreuil espère les y determiner aizément dans le voyage qu'il se propose d'y faire cet hyver.Cependant il ne peut se dispenser d'exposer au Conseil que le meilleur moyen, pour faire promptement cet ouvrage, absolument nécessaire les portes et palissades étant actuellement toutes ruinées, seroit que le Conseil voulut bien contribuer, d'un fond de quatre mille francs par an Jusques a l'entière perfection de cette fortification.Cet argent comptant suppléerait a ce que les habitants ne pourraient parfaire par corvées.La Saison ne permet pas que le Sr de Chosegros puisse rendre compte de l'Etat de Montreal cette année; mais dés qu'il aura tracé (?) la fortification l'on mettra la main à l'œuvre dés le prlntems prochain, et l'on charriera dés cet hyver le plus que l'on pourra de matériaux, outre ceux qui sont déjà sur les lieux.Vaudreuil1 M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (14 octobre 1716) A Quebec le 14\" Octobre 1716.Ces officiers tant de Quebec que de Montreal et des Trois rivières représentent très humblement au Conseil que leur condition se trouve fâcheuse cette année.Ils sont payez sur les fonds de la ferme du Domaine d'Occident et le Directeur de cette ferme en ce pais pretend leur donner tant pour ce qui est echû, que pour ce qui court Jusqu'au premier Janvier 1717, moitié du payem' en Cartes, suivant leur ancienne valeur et non selon leur valeur présente, qui est dabord leur faire perdre la moitié par exemple Trois cent livres sur six Cent pour les Majors, et l'autre moitié du payement en lettres de Change sur le Caissier de cette ferme a dix huit mois de vue.dont l'Escompte n'irait pas a moins de vingt pour Cent.(En marge: Laisser en souffrance jusqu'au nouveau Règlement qui doit estre fait pour la monnoye de Carte.\u2014 Laisser pareillement en souffrance.) Comme le fermier passe au Roy pour argent comptant ces appointements sur le prix de sa ferme et que ces officiers seraient bien plus malheureux que ceux des troupes en ce qu'ils ne recevraient que la moitié de ce qu'il plaît a sa Majesté de leur accorder, Ils espèrent que le Conseil y pourvoira tant pour cette année que pour l'avenir.(En marge: Délibéré par le Conseil le 26e fev\"r 1717.»- Lachapelle.) Vaudreuil » i Arch.Pub.du C.C.G., C»-A, 36, 1716, p.89-90.» Arch.Pub.du G.C.G., C\"-A, 36, 1716, p.91-92. 334 ARCHIVES DE QUEBEC M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (H octobre 1716) A Quebec le 14» Octob\" 1716.Le Marquis de Vaudreull ayant obtenu du Conseil une Lieutenance pour le Sr Dupuy, avoit jette les yeux sur cet officier, pour l'envoyer dans les pals d'enhaut du costé du sud, ou II avoit déjà été, et ou il s'étoit acquis la confiance des nations qui sont de ce costé la.Il est mort au mois de Mars dernier.Et quoi qu'il y ait de fort bons officiers en ce pals, le Marquis de Vaudreull n'en connoit point de plus propre a envoyer parmi ces nations sauvages que le Sr de Rouville, Capitaine d'une Compagnie, qui est actuellement a l'isle Royale, tant par l'ascendant qu'il a sur ces nations, que par ce qu'il est dallleurs capable de s'opposer a toutes les Entreprises que les Anglois pourroient faire dans cette partie de ce Continent C'est pourquoi le Marquis de Vaudreull prie le Conseil de donner ordre au Sr de Costebelle Gouverneur de l'isle Royale de renvoyer icy l'année prochaine cet officier.(En marge: Proposition d'Hertel de Rouville Et de Pean.) Il prie aussy le Conseil de luy envoyer le Sr Pean, qui est enseigne a l'isle Royale, il envolera a sa place le Sr defalaise qui a une Expectative d'Enseigne et qui doit remplacer la premiere Enseigne vacante.Le Sr de Ramezay a témoigné au Marquis de Vaudreuil qu'il avoit lieu d'être content de la conduite des officiers, et si quelques uns ont fait quelque faute ils ont été châtiez.La mort du Sr Dupuy faisant vaquer la lieutenance que le Conseil avoit accordée pour luy, le Marquis de Vaudreuil prie très humblement le Conseil d'accorder cette lieutenance vacante au sr de Ramezay la Gesse Enseigne, qui a servi trois ans dans le premiere Compagnie des Mousquetaires du Roy.C'est un fort bon officier et le Marquis de Vaudreull ne peut se dispenser de demander au Conseil ces espèces d'agréments pour le Sr de Ramezay Gouverneur de Montreal son pere de la conduite duquel il ne peut trop se louer pendant les deux années qu'il a commandé en chef dans cette Colonie.Le S' de Budemont lieutenant a représenté au Marquis de Vaudreuil, que pour le bien de ses affaires II est nécessaire qu'il passe en france.Il supplie très humblement le Conseil de luy accorder un ordre pour y passer l'année prochaine.Le chevalier de S' Ours lieutenant faisant les fonctions d'Aide major des Troupes a Montreal prie très humblement le Conseil de luy accorder la même grace.D a des affaires de famille en france, qui y demandent sa presence.Le S7 du Buisson Capitaine demande aussy la même grace.(En marge: Accordé par le Conseil de Marine.Le 3* rev** 1717.Lachapelle.) Vaudreull1 M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (30 octobre 1716) A Quebec le 30» Octobre 1716.Par mon mémoire du 16* de ce mois J'ay informé le Conseil de la manière dont le S» de Louvigny a mis fin a la guerre des Renards.(En marge: Eloge de M.de Louvlgny Et de sa Cond.prudente et vigoureuse a la fols dans la Camp, des Renards.) i Arch.Pub.du G, GG.C«-A 36, 1716, pp.93-95. ^-_\u2014_\u201e\u2014-\u2014«my.rws.,-.^.^.tv.^^jau.,.-^^yï,.CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 335 Je me sens maintenant obligé de faire remarquer au Conseil le mérite de cet officier.Il a toujours servi avec beaucoup de distinction: Mais il s'est encore beaucoup plus signalé dans son Expédition contre les Renards, par sa valeur, par sa capacité et par une conduite accompagnée de beaucoup de prudence.Il a fait faire toute la diligence possible aux canots qui montoient avec luy.Il a obligé ceux du Detroit a l'accompagner, et a montré aux hurons et autres Sauvages de ce Heu la qu'il alloit tout de bon en guerre, qu'il n'étolt point un traiteur, et qu'il se passerait bien d'eux, ce qui les a remis a leur devoir; Mais c'est principalement a Mlschillmakina ou il etolt désiré depuis longtems que sa presence a inspiré a tous les françols et sauvages une confiance, qui etolt un presage de la victoire.Enfin il a fait une courte guerre, mais la paix, qui en est le fruit ne sera pas de peu de durée.Je serai obligé de le faire partir dez le petit printems prochain pour retourner a Michilimakinac, afin d'affermir cette paix en y faisant entrer toutes les Nations d'Enhaut et pour garder la parole qu'il a donnée aux chefs des Renards, qui doivent descendre à Montreal, quils le trouveroient a Michilimakinac.Tous ces mouvements ne se font pas sans de grandes fatigues et beaucoup de dépense, Et je ne puis me dispenser de témoigner que cet officier mérite que le Conseil luy accorde quelque grace.(En marge: Il presse les canots qui l'accompagnent, excite les hurons du détroit à le suivre.\u2014 a MichilimaKinaK, la Confiance qu'il a inspirée, lui donne les 2 et.les Sauvages.\u2014 Vaudreuil le renvera au printemps prochain à MichilimaKinaK, pour affermir la paix avec les Renards Et y faire entrer toutes les nations des Pays d'Enhaut.\u2014 Approuvé par le Conseil le 26\" fevr 77/7.Lachapelle.) Vaudreull1 M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (31 octobre 1716) A Quebec le 31* Octobre 1716.J'ay examiné après mon arrivée, suivant l'ordre que j'ay reçu du Conseil, la demande que la D* de Laforest luy a faite par son placet de jouir, en qualité de douairière et créancière de feu son mari, de la propriété du fond des terres des Ilinois jusqu'à la Riviere Wabache aux mêmes droits que l'avolt eue le Sr de La Salle.(En marge: Etablissement des Terres des Illinois Jusqu'à La Rivière Ouabache \u2014 La dame de laforest reclame les droits de son mari, decedé sur ces pays \u2014 M.de Vaudreull dit qu'elle ny a aucun droit par ce que Tonty Et Laforest l'ont abandonné \u2014 Nécessaire de soutenir ce poste pour avoir communication avec le Mlssisslpl.) Il est vrai qu'apréz la mort du Sr de La Salle, Cette concession avoit été accordée aux Sn de Tonti et Laforest et a leurs hoirs a condition que dans le terme porté par l'ordonnance Ils établiraient ce poste aquoy ils n'ont jamais satisfait, quoique feu Mr Le comte de frontenac et ensuite feu M.de Callieres, les ayent toujours favorisez pour leur donner moyen d'y faire un établissement.Si on a Soutenu ce poste jusqu'ap' ce n'a été que pour le bien de la Colonie afin d'empescher les Sauvages de ce lieu d'avoir la guerre avec leurs voisins, qui sont nos alliez et pour s'en servir contre les Iroquois au cas qu'ils fissent quelques » Arch.Pub.du C, C.G., C»-A, 36, 1716, p.59-60. 336 ARCHIVES DE QUEBEC irruptions dans le pals, ou sur quelques nations de notre dépendance, comme on avait fait avec succez dans la guerre qu'on a eu contre eux pendant quatorze ans.Il est toujours nécessaire d'avoir un commandant dans ce poste pour maintenir dans nos Interest cette nation, qui s'est dispersée en quatre villages Jusqu'à quarante lieues en deçà d'Sabache.C'est ce qui a été observé depuis 1701 que les S™ de Tonty et de Laforest ont abandonné ce poste, et que J'ay continué de faire Jusqu'à present par raport a L'utilité, dont Je sçay que ces sauvages sont a la Colonie L'abandon de ce poste par les S\" de Tonty et de laforest os te a la V* de ce dernier, aussy bien qu'a ses hoirs eta ceux du S1 de Tonty tout droit d'y rien prétendre.Dailleurs il est impossible qu'un particulier puisse subvenir aux dépenses nécessaires pour mettre en mouvement ces sauvages, ni agir efficacement pour le bien du Service du Roy.Il est encore très important de soutenir ce poste pour avoir communication dans le Misslssipl.Vaudreull Sur la demande de M* de laforest au sujet des Uinois Le Conseil approuve l'avis de M.de Vaudreuil et juge que la D* de laforest ne peut plus rien prétendre a cette Concession ayant manqué aux Conditions.Délibéré par le Conseil le 3» fev* 1717 Lachapelle1 M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (2 novembre 1716) Monseigneur, Je n'ay pu avoir l'honneur décrire a Vôtre Altesse Royale par le vaisseau du Roy le françois dans lequel je suis arrivé icy très malade.Je me suis même fait un effort extraordinaire pour rendre compte au Conseil de la marine de l'état ou J'ay trouvé ce pays je ne doute pas que ce mémoire ne soit communiqué a Vôtre Altesse Royale.Vous verres Monseigneur, que le Sieur de Louvigny Lieutenant de Roy de cette Ville a glorieusement fini la guerre qui estolt entre les françois, les Sauvages alliez de sa Majesté, et d'autres sauvages que Ion nomme icy Renards, cette guerre estolt de consequence pour la colonie, et sa fin fera que les Iroquols nos anciens ennemis, auront présentement et plus de respect et plus de defference pour la nation françoise.J'auray Monseigneur, une continuelle et très particulière attention a exécuter les ordres qu'il a plu a Votre Altesse Royale me donner tant pour prévenir les guerres qui pouroient arriver icy entre les nations sauvages nos alliés, obvier aux divisions qui pouroient nalstre entre nous et les Anglols, que pour maintenir les sujets de sa Majesté, dans une parfaite union, et les régler par une bonne police.Trouvez bon Monseigneur, que Je vous suplie très humblement de faire attention aux graces que Madame de Vaudreuil poura vous demander tant pour elle que pour moy, et pour mes six enfans qui sont au service du Roy, les espérances dont > Arch.Pub.du C.C.G.C»-A 36.1716.p.65-66. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 337 Votre Altesse Royale ma flatté a mon depart de france pour ce pays, me font prendre avec confiance la liberté de vous faire cette prière.Permettez moy de me dire avec un très profond respect De votre Altesse Royale Monseigneur Le très humble et très obéissant serviteur Vaudreuil Quebec le 2e Novembre 1716.1 M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (2 novembre 1716) A Quebec le 2« Novemb.1716 Pour Réponse a plusieurs articles de l'a lettre du Conseil du 15\" Juillet dernier.Je ne manquerai pas de me conformer a la lettre de Cashet qui a été expédiée en faveur du Sr Dauteuil de Monceaux lorsqu'elle me sera présentée J'ay appris qu'il est arrive a Montreal depuis quelques jours.Je serai très exact a envoyer régulièrement tous les ans au Conseil un Etat de la distribution des presents, que j'aurai fait aux sauvages.Le Sr Rey Gaillard et sa femme ont donné a ferme les Terres quils ont dans la Baye des Chaleurs.Ceux qui ont cette ferme m'ont asseuré qu'Us ont Heu d'être contents du Pere Michel Recolect.Le Sr hertel de Cournoyer a qui j'ay parlé des plaintes faites contre M.de Gallifet m'a asseuré qu'il n'avolt pas sujet de se plaindre de ce dernier.Et que ces plaintes venolent de la part du Sr hertel son pére, qui avoit été induit a les faire par les sollicltaOfls de M.LEvêque.La Dame de Langlolserie s'est accommodée avec les Religieuses de lhôtel Dieu pour le Revenant bon des appointements du feu Sr de Langlolserie son mari.Le Sr Lanoûillé agent de la Compagnie du Castor, s'est embarqué sur le vaisseau du Roy le français pour passer en france Un e m'a point parlé du détachement du Sr de S' Michel avec 10 soldats, qu'il a marqué être nécessaire sur le Lac Champlain pour empêcher la Contrebande.Si celuy qui luy a succédé me le demande Je le luy accorderai aux conditions que le Conseil me marque.Vaudreuil 2 M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (2 novembre 1716) A Quebec le 2* Novembre 1716 J'ay finis a M.de Gallifet l'ordre que le Conseil luy a accordé pour passer en france, et II s'est embarqué dans le vaisseau du Roy Le françois.J'ay reçu avec la liste du remplacement, qui a été fait cette année des Emplois d'Epée en Canada, les Commissions, Brevets, et ordres, qui ont été 1 Archives Nationales, Mémoires & Documents, vol.6, fol.174.a Arch.Pub.du C, C.G.C\"-A, 36.1716, p.96-97. 338 ARCHIVES DE QUEBEC expédiez en conséquence.Je les ay remis a chacun des officiers employez sur cette liste.Ils en rendent leurs très humbles graces au Conseil, et asseurent qu'ils continueront leurs services avec tout le zele et l'applicaofi, dont ils seront capables.Les Sra de S' Martin et de Bolshebert se sont embarquez dans le vaisseau du Roy le françois en conséquence des ordres du Conseil que Je leur ay remis.Le S7 de L'Argenterie ne s'etant pas trouvé en Etat de se servir cette année de celuy que j'ay reçu pour luy supplie le Conseil d'agréer qu'il luy serve pour l'année prochaine.Je viens de recevoir tout présentement des nouvelles venues du Détroit, on medonne avis que le fils de M.de Ramezay & celui de M.de Longeuil revenant des Illinois au Détroit le printems dernier avoient été tués avec 17 François par des Sauvages de la nation appellee les Kaokias, on ajoute que cette nouvelle a été apportée par un homme considérable du village du nommé Roença chef d'un Canton des Illinois & qu'il assure véritable disant avoir reconnu les hardes des Français dans le village des Kaokias.Comme cette nation habite des terres voisines de la Caroline, l'on présume que ce sont les Anglais de cette province de la Caroline qui par leurs intrigues les ont engagés à faire ce coup.Si cela se vérifie, je verrai à prendre des mesures pour en avoir Justice, quoique cela soit bien difficile par raport au grand élolgnement de ces lieux.J'apprends aussy dans ce moment, par une lettre que Mr de Ramezai m'escrit de Montréal que le fils du Sr d'Auteull revenu des Anglais sur l'avis que son pire luy a donné qu'il avoit obtenu du conseil son retour en ce pais, reporte que s'étant trouvé à Orange une assemblée ou cette mauvaise nouvelle fut rapportée par raport au Sr de Longeuil & qu'il sortit de cette assemblée, une dame de ce lieu là, le fit prier le lendemain de luy venir parler, elle luy dit, quelle avoit appris la nouvelle de la mort de ces deux officiers, mais que certainement ils n'étoient point morts; qu'elle n'en pouvoit point dire d'avantage, & qu'elle le prioit de garder le secret sur ce qu'elle venoit de luy dire.Comme ces circonstances donnent lieu de croire qu'il se pourrait faire que les Kaokias n'aurolent pas tué ces officiers ni les Français avec eux; Mais qu'ils les aurolent seulement pris & liez pour les livrer aux Anglais.J'enverrai cet hyver sur les neiges à New York et j'écrirai à S1 Hunter qui en est gouverneur afin de l'engager à me développer ce mystère, & a escrire au Gouverneur de la Caroline, afin que si ces Français que Je reclame sont retenus dans Son Gouvernement il ait à me les renvoyer.Je luy feray entendre que si je découvre que les Anglais ayent eu part à l'attentast commis contre les Français, Je me plaindrai au Conseil.Vaudreull1 M.DE VAUDREUIL AU CONSEIL DE MARINE (12 novembre 1716) & Québec, le 12 Novembre 1716.¦ Vaudreuil1 1 Arch.Pub.du Ci, C.G., C»-A, 36.1716, p.98.J Copie aux Archives de la Province de Québec. CORRESPONDANCE ENTRE M.DE VAUDREUIL ET LA COUR 339 A Quebec le 13' Novembre 1716 Etant fort accablé de ma maladie dans le tems qu'il a falu écrire les lettres communes écrites au Conseil par le Vaisseau du Roy Le françols.Je priai M.de Ramezay d'y travailler avec M.Begon, parce qu'il devoit avoir connoissance de toutes les affaires qui s'étoient passées pendant que J'ay été absent de ce pais; J'ay ensuite signé ces lettres lorsque j'étois dans un Etat a ne pouvoir pas faire les reflexions que meritolent plusieurs articles dont on me fait rendre compte comme si j'en avols une parfaite connoissance quoique Je n'en sols nullement Instruit.Ces articles entre autres sont celuy qui concerne les cartes, celuy qui regarde la Bâtisse du Palais, les dépenses qui y ont été faites, l'Etat ou il est, la Nécessité de l'achever, la solidité et l'Economie avec lesquelles il a été batl, et autres de cette nature, que Je n'ay remarquez que dans le tems qu'on m'a fait la lecture de ces lettres déjà envoyées; Et comme il m'est revenu que M.Begon y a consommé le fond de 30,000' que le Conseil a ordonné être réservé pour les fortifications de l'année prochaine Je supplie le Conseil de Vouloir bien observer que Je n'ay pû examiner ces sortes d'affaires et que c'est M.Begon seul qui en doit rendre compte.(En marge: M.de Vaudreuil recuse la responsabilité des lettres écrites en commun avec l'Intendant pour cette année, Et surtout en ce qui concerne les dépenses de la guerre des Renards.) Apres le depart des Vaisseaux Je prierai M.Begon de me faire connoitrc la quantité de la monnoye de cartes qu'il a retirée et combien II en a été brûlé.C'est de quoi Je rendrai un compte exact au Conseil l'année prochaine.Je viens encore de remarquer dans une lettre particulière que Mr Begon écrit au Conseil, un article concernant la dépense faite pour la guerre des Renards qu'il fait monter a la Somme de 55 mil tant de livres.Je n'ay aucune connoissance de cette dépense; mais je sçay Seulement que le Sr de Louvigny ne convient pas qu'elle monte a cette somme.Vaudreull » Sur les lettres qu'il a signées pend1 sa maladie.» Arch.Pub.du C, C.G., C\"-A, 36, 1716, p.69-70.m INDEX A Abénaquls, Les, 151, 153, 167, 179.186.222.237, 295.300, 302.Adhémar, Le notaire J.-B., 32, 68.Adoncourt \u2014 Voir Longueuli.Afriquain.V.200.245, 249, 250.251.263, 268.272, 276, 283.Agniers (Aniens), Les, 186.Aigremont, M.d', 138.139, 151, 170, 174, 176, 183, 184, 206.207.210.224.273, 279, 285, 307.322.Ailleboust, Le chevalier d', 245, 249.268, 283.Ailleboust d'Argenteuil, M.d', 311, 326.Ailleboust de Musseaux et de Menthet, M.65.Ailleboust de Museaux, L'abbé Philippe, 86, 87.106.Ailleboust de Perigny, Le lieutenant, 148.226.Algonquins, Les, 332.Aloigny, Le marquis d'.154, 155, 170, 223, 225, 226, 243.278.Aloigny, Mme d', 307.Amalécites (Amaricltes), Les, 300, 332.Amariton, M., 245.291, 301.Amazone.U.186.Anne Stuart (Reine d'Angleterre), 192, 193, 194, 201.215.216, 234, 268.288.Archambault, g.63.Archambault, L'abbé Laurent.121.Argenson, Le comte d', 189.Argenterie, M.de 1'.226.305, 338.Arnoldl, Pierre, 62.Arsenault, L'abbé Gabriel-Léandre, 127.Artigny, M.d', 146, 147.171, 185.Artigny, Mme d', 97.Atalante.U, 315.Aubert de la Chesnaye, M., 316, 319, 326.Aubert du Forillon, M., 309.Aubéry (Aubry), s.j., R.P.Pierre-Joseph, 237.Aubigny, Le chevalier d', 22.Aubry, L'abbé Laurent, 133.Auger, Pierre, 65.Auguste, V, 31, 34.Auteuil \u2014 Voir Ruette.Avaugour, Le gouverneur Dubois d', 189.Ayatanons \u2014 Voir Ouiatanons.Aymé, L'abbé.19.B Badelart, Mme, 68.Basques, Les, 188.Baudin dit Sansrémission.André, 67.Beaubassln, M.de, 185, 226.Beaublen, M., 33.Beauchamp, Joseph, 63.Beauchamp, M., 66.Beauchemin, Antoine, 64.Beaucours \u2014 Voir Boisberthclot.Beaudoin.M., 137.Beaudry, Louis, 84.Beauharnois.M.de.156, 157, 170, 218.223, 224, 254.Beau jeu, Le capitaine de, 172, 186, 211.Beaulieu, M., 62.Beaumont, L'abbé Louis, 114.Beaumont, Le commandant de, 155, 156, 160, 161, 171.Beauvais, M.de.237, 260, 271.Beauzèle, L'abbé Jean, 115.Bédard, L'abbé J.-B.127.133.Bédard, L'abbé Jean-Chs, 118, 122.Bégon, L'intendant, 32, 138, 145, 147, 148.151, 153, 155, 160, 162.170, 171.172, 174, 188, 194, 196, 197, 200, 203, 205, 216, 218, 220, 239.240, 246, 251, 253, 254, 258, 259, 261, 263, 269, 270, 272, 289, 296.[341 ) 342 ARCHIVES DE QUEBEC 311, 313, 314, 316, 320.321.322.339.Béflon.Le chevalier.185, 226.237.261.271.289.Begon.Mme Michel.160.194.Bélanger, François, 64.Belmont, L'abbé Frs Vachon de, 287.Bercy.M.de.213.Berey.R.P.Claude-C.-Félix de, 88, 98, 105.106.Bergères de Rlgauville.L'abbé Chs-Régls des.81.98.Bergères de Rigauvillc, J.-B.des, 35.Bernard.M.63.Bernardin (Récollet).R.P.82.87.104.Berlin (Récollet).R.P.306.Bertrand, M.64.Besson de La Garde, L'abbé Jean-Pierre, 115.Bidet (p.s.s.).L'abbé.8.BUlette, J.-Émilc.36.Binder, Docteur, 111.Bizalllon.M.327, 328.Bloodeau.M.67.213.Blondin, Jean.67.Boisberthelot de Beaucours, Mauri ce-Josué.32.146, 150.152.158, 167.172.179.182.184.214.222, 226.284.285.295.321.Boisbrillant, Le major de.205.Boisclalr, La Sœur, 118.Boishébert, M.de.155, 169.238.282.305.338.Bolsmlcr, Louis.62.Boismorel.L'abbé, 108, 109.Bona venture, R.P., 233.Bonne, Louis de, 31.Bonne, La veuve Louis de, 87, 88.Bonne, Le chirurgien de, 86.Bonne.Plerre-Amable de, 36.Borneuf (pjjj.).L'abbé Joseph, 113.114.121, 123.Boucher, Etienne, 64.Boucher de Boucherville, Chs, 35.Boucher de Boucherville (Madame Lacorne St-Luc), M.-Marg., 34.35, 37, 68.95.Boucher de Boucherville.Pierre, 34, 35.Boularderie.M.de la.228, 232.Bourbeau.Gabriel.65.Bourdon, Jean.189.Bourdon, Vital, 63.Bourg, L'abbé J.-Mathurln, 122.Bourg inc.M., 9, 21.Bouthier, M., 66.Bouthillicr, Prs, 64.Bouthilller.Pierre.37.38, 41, 43, 46.49.53.57.59, 61, 66, 70.Brassier (p.s.s.), L'abbé Gabriel-Jean, 77, 83, 86, 98.113-123.Brault.L'abbé Jean.94, 98.118.Brazeau, Frs, 67.Breslay (p.s.s.), L'abbé René-Chs.214.257.Briand, Mgr Jean-Olivier, 9, 10, 79 109.Briguier, L'abbé J.-B te.111.112.Brochet, Le chef sauvage, 229.Budemont.M.de, 334.C Cabanac \u2014 Voir Desjordy.Cadet, M.319.Cadot, Chs, 64.Cadot, Michel.67.Caesar.Le nommé, 84.Calllères, Le gouverneur de, 263, 335.Campbell, Le colonel John.32, 35, 37, 38, 41.61.62, 70.Canadien.Le Journal le, 35.Caxdonnière \u2014 Voir Rouer.Carpentier, L'abbé Claude, 112.Cartier, Jacques, 188.Catalogne.Le lieutenant de, 146, 184.211, 214.Cavalier.M.116.Cazeneuve, L'abbé Frs-J., 125.Celles (Selles), Le lieutenant de, 138.272.Céloron, Le chevalier, 67.Cendret, La veuve, 155, 171.224.Chaboillez, L'abbé Augustin, 126.Chaboillez, Le notaire Louis, 65.Chaboillez.M., 64.Chaboyer.Augustin, 88.Chamaillard.M.213.282.Champagne, Le nommé, 114. INDEX 343 Champigny.M.de, 218.Chardon (s.).), R.P.Jean-Bte.159.161.Charente.La.323, 324.Chauvaux, L'abbé Chs, 113, 119.Chateau St-Louis (réparation du), 321.Chaussegros de Lery, Chs, 35.Chaussegros de Lery, L'Ingénieur.31, 314, 320, 326, 333.Chaussegros de Lery (Mme Le Gardeur de Repentigny ), Marie-Madeleine, 61.Chauvignerie.M.de la, 148, 165, 166, 167.226, 263.Chenelle.M., 63.Chenet, L'abbé Esprlt-Zéphirin.115.Cherrier, L'abbé Frs, 86.87.105, 106.125.Chesnaye, Mlles de la, 286.Chesnaye \u2014 Voir Aubert.Chlcolneau, L'abbé J.-B.-Jacques, 123.Chouart des Groseillers, MM., 189, 190, 191.Christie, Le général, 69.Clairmont, M.66.Clauss, Daniel, 66.CUgnancourt, Mlle de, 95.Colaren, M., 66.Colbert.M., 189.Collet, Mathieu-Benoit, 141, 178.326.Conefroy, L'abbé Pierre, 78, 125-133.Congrégation Notre-Dame.15.87, 188.273.Consigny, L'abbé Pierre, 132, 133.Constantin, Louis.66.Constantin, M., 303.Contrecoeur \u2014 Voir Pécaudy.Corbell, Frs, 65.Corbeil, J.-Bte.65.Corbell, Pierre, 64.Corbeil dit Joinville.Louis, 63.Cossln (Rleux), M., 157.Costebelle.M.de.142, 145.146, 151, 154, 169, 170, 173, 184, 202, 210, 224, 228, 250, 268, 316.Couagne, M.de, 65, 198.Couart \u2014 Voir Chouart.Coulon de Villlers, Nicolas, 32.Coureurs de Bols, Les, 248, 267, 273.274, 275, 280, 281.294, 297.Cournoyer \u2014 Voir Hertel.Courtemanche, M.de, 173, 282, 303.Courval, L'abbé Jos.-Qaude de, 115.Courval, M.de, 261.Couture, Pierre, 189.Couvret, Chs, 67.Créquy (Créguy).Frs, 67.Croisy, M.157.Crozat.M.205, 223, 238.271.283.296.307.Culsy.Mlle de, 35.Curateau, L'abbé Jean-Bte, 87, 93.94, 100.101.D Dablon (s.J.), R.P.Claude, 189.Daguesseau, M., 287.Dailleboust \u2014 Voir Ailleboust.Danré de Blanzy, Le notaire, 33, 34, 63.Dargent (p.s.s.), L'abbé Joseph, 5, 7.Dartlgny \u2014 Voir Artlgny.Dauteuil \u2014 Voir Ruettc.Dazé, Augustin, 63.Debartzch, M., 62.Debonne \u2014 Voir Bonne.Décarie, Mme, 62, 65.Décarie \u2014 Voir Lécuyer.De Gannes (Desloges), Mme, 66.Degeay, L'abbé Jacques, 83, 84, 90, 91, 97.Deguire.L'abbé J.-Bte, 118.Déguise, L'abbé Frs-J., 125.131, 133.Délasse dit Baron, Les héritiers, 62, 69.Deliette.M., 164, 166, 225, 230.265, 267, 279, 280, 291.Demers, Maurice, 67.Demeules, L'abbé J.-Étienne, 111.De Muy, M., 309.De Muy, La veuve, 309.Denaut, L'abbé Pierre, 83, 84, 112; Denis, Thomas, 65.Denonvllle, Le marquis de, 162, 165.Denys de la Ronde, M., 197, 268.Denys de St-Simon, MM., 261, 271, 325.D'Ervillier \u2014 Voir Dorvilllers. -* T-J»r 344 ARCHIVES DE QUÉBEC Desjordy de Cabanac, Joseph.183, 204, 236.Desjordy de Cabanac, Mme, 261, 287.Desforest \u2014 Voir Laforest Des forges.L'abbé Antoine, 120.Desgarets, L'abbé Guillaume-Marie de Gamier, 122.Désllets Desjordy, M., 64.Desjardins.L'abbé P.-Jean-Ls, 120.Desjarlals, Jos., 66.Desloges, Jean, 67.Desmarets, Abraham, 107.Desmarets, M., 259.Desrivières, Amable, 62.Desrivière s-Beaubien.Eustache, 37, 38, 41.43, 46, 49.53, 57.59, 61, 70.Desrosiers, L'abbé L.-Adélard.78.Dessaules, Paul, 64.Devienne.M.89.Dézery \u2014 Voir Latour-Dézery.Didace (Récollet).R.P., 89.98.103.Dominique (Récollet).R.P.113.Dorvilliers.M.154.169, 237, 238, 260, 271.287.Dosque, L'abbé Bernard-Sylvestre, 80, 106.Douville.Alexis, 66.Dubreuil.Mlle.61.Du Buisson, M.158.161.164.225.237, 260.267.269, 271.334.Duburon.L'abbé Frs Féré-, 112.Duchesneau, L'intendant, 189, 309, 325.Duchouquet, L'abbé Chs-].Lefebvre-, 86, 125.Dudley, Le gouverneur de Boston.194, 234.252, 262, 284.Du Figuier, M., 154.169, 245.249.268, 283.Duforillon \u2014 Voir Aubert.Dufrost \u2014 Voir Youville.Dugas, Aimé.129.Du Guay, M.301.Dumals, J.-Bte, 66.Dumas St-Martin.Jean, 38.41, 43, 46, 49.53, 57.59, 61.Dumesnll de Noré.M., 170, 223.236, 260.271, 288.DumesnH de Noré.Mme, 261, 286.Dumeyniou, M., 62, 66.Dumontier, Mme, 327.Dumouchel, L'abbé J.-B., 112.Dumoulin, Frs, 66.Dumoulin 6 Mercier, MM.208, 319.Du Musseaux \u2014 Voir AUleboust.Dunord, Mme, 66.Duplessls-Fabert.M., 141.178.185, 215.226, 260, 271.Dupont M., 309.325.Dupré, M.64.Dupuls, Simon.151, 167.204.238, 279, 280.287.291.307, 326, 334.Du Quesne.Le commandant, 11.Duquet de la Chesnaye, M., 189.Durantaye, M.de la.309.Durocher, L'abbé Alexis, 119, 120.127.Du Sablé, La veuve.138, 155.170.224.Dussy (?).Le chevalier, 148.Du Tisné.M.155.171.271, 283.Du val.L'abbé Jos.Lelièvre-, 121.Duval.Mme, 62.Du Vivier.M.198.E Ecuyer.L'abbé Chs, 115, 120.Ermatlnger, M., 65.Esgly (Desgly), M.d', 155, 169.183, Évêque de Québec \u2014 Voir St-Vallier.Mgr de.F Falaise \u2014 Voir Gannes.Fauteux, Aegidius.31, 33.Favart, L'abbé Gilbert-Alexis.91.93, 97.Félix.Le Père, 168, 199.223, 228, 233.267, 268, 283.Ferrand, M., 325.Flnlay, M.65.Flamands, Les.186, 231.Fleury Deschambault, Jos., 68.Floquet (s.J.).R.P.Pierre.89.Folles-Avoines.Les, 229, 266.Forest \u2014 Voir Laforest.Forrel, Jean, 62.Foucher.L'abbé Antoine.100, 129.Foucher, Le notaire Antoine, 35, 37, 38, 41.43, 46, 49.53, 57, 59.61.69.70. INDEX 345 Fournler.L'abbé Chs-Vincent.127.François 1er, 188.Franco/s.Le.301.308, 315, 316.321, 333, 337, 338, 339.Frechette.L'abbé J.-B., 103.Frechette, L'abbé Pierre.131.Frenière \u2014 Voir Hertel.Frères de la Charité (Hôpital), 304.Frérot.M.238, 260, 271.Frontenac, Le comte de.153, 309, 325, 335.G Gadois-Maugé (Récollet).R.P.Ls-Frs- E., 83.87.Gagné, Jacques, 93.Gaillard.L'abbé J.-Ambrolse, 79, 80, 85, 87.91.Galissonnlère, M.de la, 186.Galllffet.Le gouverneur des T.-R., 146, 154.169.^44, 281, 305.306, 337.Gamelin.M.89.Gamelin-Lajemmerais, L'abbé Ignace, 80, 81.87.109, 111.Gamelln-Maugras, L'abbé Pierre-Mathieu, 83.91.Gannes de Falaise, Le major, 226, 238, 245, 249, 251, 268, 283, 288, 334.Gannes de Falaise, La veuve, 261, 286.Gatien.L'abbé J.-B., 80, 81.Gaudion, M.259, 282, 286, 310.312.Gaulin, L'abbé Antoine, 155, 169, 198.223, 228, 233, 250, 267.Gautier de Varennes, Le lieutenant.287.Gautier de Varennes, La veuve René, 287.Genest.L'abbé Chs-J.-B., 111.George II, 79.Germain, Chs-Frs Langlois-, 129.Gervaise, L'abbé Michel, 101.Giasson, M., 66.Gilmore, L'entrepreneur, 129, 130, 131.Girard, Louis, 245.288.Girardin, Vincent, 64.Girouard, L'abbé Antoine, 120, 129.Glemet, M., 69.Gordan (s.J.), R.P.Antoine, 99.100.Gorgendière, M.de la, 205, 283.Goulet.Pierre, 66.Goyogoins, Les, 165.Gayot, M., 147, 171, 206, 241, 254, 258.285, 312, 313, 316, 318, 319.Goudalie (p.s.s.), L'abbé de la, 21, 22.Grandpré, La veuve, 287.Grand ville, M.de, 291.Grant, M., 89.Grasset de St-Sauveur, André, 34, 68.Groseillers ( Desgroiziliers ) .\u2014 Voir Chouart.Grossbseh (?), M., 63.Groux, Joseph, 95.Guichard de Kersldent, L'abbé Vincent-Henri.82, 120.Guillemin, L'abbé Jean-A.-Guillaume, 98, 113.Guillemin, Mlle, 88.Guillimin (Mme Lacorne St-Luc), M.Josette, 33, 34, 37, 68.Guillon, Joachim, 64.Guiton de Monrepos, Jacques, 32, 33.Guyon, Denis, 189.H Haldimand, Le gouverneur, 35.Hamelin (Amelin).M., 243, 278.Hautraye, Le notaire, 63.Hazen, M., 62.Hazeur, Frs, 143.146.183, 185.Hébert, L'abbé Jean-Frs, 127.Hemery, Jean.107.Hérault de St-Michel, M., 148.225, 238.306, 337.Herbin, M., 225.Héros.Le.13, 143, 146.151, 154, 155.156, 157, 158, 162.170, 171.173, 178.181, 195.Hertel de Cournoyer, M., 291, 304, 306, 337.Hertel de Cournoyer, Mlle, 306.Hertel de la Frenière, M., 161.164.Hertel de Rouville, M., 68, 151.155.167, 196, 197, 228, 232, 249, 276.327, 334.Hervieux, L.-J.-B., 33.Hervieux (Mme Lacorne St-Luc), Marie-Anne.32, 33.37, 68. 346 ARCHIVES DE QUEBEC Hcrvieux.Marie-Anne \u2014 Voir aussi Lacorne St-Luc, Mme.Heureux Retour.V, 170.Hiché (Hissé).Jos.-Madelelne.68.Hicks, George, 67.Hingan, L'abbé Jacques, 80.Hôpital de Ville-Marie.308.Hôpital général, L', 236.304.Hospitalières de Montréal, Les, 273.Hospitalières des T.-R.Les, 243.Hôtel-Dieu (Montréal), 322, 325.Hôtel-Dieu (Hospitalières de Québec), L', 15, 142, 180.188.209, 243.273.306, 337.Houdet, L'abbé Antoine, 122.Howard.Joseph, 62.Hubert.L'abbé Augustin, 118.Hubert.Mgr Jean-Frs, 111.112.Hubert, M.66.Hudson, M.189.Huet de la Valinlère.L'abbé Pierre.83, 85, 86.91.119.Hughes, Le major, 63.Muguet (s.).), R.P.Joseph, 98.Hunault dit Deschamps, Jos., 65.Hunter, Le gouverneur de la Nouvelle-York, 194.232, 234, 338.Hurons.Les.236, 241.263, 327.328.335.I Minois, Les, 162, 166, 219.225.230, 234.236, 250.265.266, 267, 279, 280, 286.314.327.328.331.332, 335.338.Iroquois, Les, 140.150.152.153.155, 158.160.161.162.164, 165, 166, 167, 176, 177.186.187.195, 208, 219.226.228, 230, 231, 245.248.263.264, 276, 291.300, 330.335.Isambart, L'abbé Joseph, 80.Isidore.R.P., 95.Isle-Dieu, L'abbé dé 1', 81.J Jacob.M., 63.Jason, Le, 11.Jautard, Valentin, 64, 68.Jernmerais.La veuve, 185, 215, 261 286, 287.Jérémie.Mlle, 106.107.Jésuites.Les.7, 8, 9.10, 12.15.22 188, 331.Jobert, Le chirurgien J.-B., 36.Jollivet, L'abbé Louis, 82, 88.Joly.Félix, 63.Joly.Michel, 64.Joncaire.M.de, 161, 164.165.166, 167.186, 231.263.331.332.Joublin (?), Jean, 287.Joyer, L'abbé René-Pierre.127.Judah, Uriah, 66.Juillet La Soeur, 84, 104.Iuillet, M., 213.Justinien (Récollet), Le R.P., 198.K Kaskasklas (Kaoklas).Les, 327, 338.Kay.M.69.Keller, L'abbé Jos.-Benjamin.114, 118.Kerbério.L'abbé Louis-Marie Melchior de, 81.Klkapous, Les.164.229.234.255, 265.266.327.328.329.Knowles, John, 62.L La Barre, Le gouverneur de, 190.Labonté.M.62.La Boularderie, M.de.228, 232.Labrèche, Jos., 65.Labrosse (s.J.).R.P.J.-B.de.83.84.La Chasse (s.).), R.P.Jos.-Pierre de.268.Lachaussée, M.228.La Chauvignerie.M.de.148.165.166.167.226.263.Lacorne, Les abbés de, 69.Lacorne, François, 33.Lacorne.M.de, 183, 226.236.260.270, 271.Lacorne, Geneviève-Elisabeth, 32, 37.Lacorne, Le chevalier Louis.31, 67.Lacorne.Louis-Frs, 31.32, 34.Lacorne, Ls-Marie, 32.Lacorne, Luc-Jean-Bte, 32. INDEX 347 Lacorne (Mme J.Campbell), Marie-Anne, 32, 35, 37, 70.Lacorne, M.-L.-Charlotte, 33, 37, 88.Lacorne, Marie-Marguerite, 34, 35, 37.Lacorne, Michel, 33.Lacorne de Chapt, Jean-Louis, 31.Lacorne de Chapt, Louis, 32, 33.Lacorne de la Colomblère, Le Chevalier Antoine, 31.Lacorne-Dubreuil, Marie-Anne, 32.Lacorne de St-Luc, L'hon.Luc, 31-70, 88, 94.Lacorne de St-Luc (Marie-Anne Hervieux).Mme.32, 33.37.38, 43.46, 49.53, 57, 59, 60.61.70.Lacoste, Mme, 61.Lacroix, J.41, 43.46.49, 53, 57, 59.61.Lacroix, La Soeur, 69.Lacroix, Paul, 65.Ladouceur, J.-Bte, 67.Lafleur, Ths, 63.La fontaine, Jean, 62.Laforest, M.de.150.153.158.160, 161.164, 166.168, 175.186.222, 225.230.234, 236, 250, 267, 269, 271.275.279, 280, 283.313, 335.Laforest.Mme de.226, 313, 328, 335.La framboise.M.62.La frenière, Alexis, 67.La Galissonnlère, M.de, 186.La Garde.L'abbé P.-P.-François de, 86.La Gesse \u2014 Voir Ramezay.La Gorgendière, M.de, 205.283.La Haye (Laheyî), Jean.287.Lamarque, M., 64.Lamarque \u2014 Voir Nolan.La Martinière, M.de.185.211, 281, 307.322.323.Lamollière \u2014 Voir Mollerie.La Morandière, M.de, 296.307.Lamothe-Cadillac, Ant., 148, 153, 156, 168, 171, 186, 203, 302.Lamothe, L'abbé Louis, 119.La Nantaise, M., 66.Lanaudlère \u2014 Voir Tarieu.Lanctôt, L'abbé René-Pascal, 112.Landriève, M., 62.Landron, M., 287.Langle (p.s.s.), L'abbé de, 12.Langle, L'enseigne.12.Langlols-Germaln \u2014 Voir Germain.Langloiserie, M.de.154, 291.304, 306.337.Langloiserie, Mme de, 306, 322.Langrené, R.P., 235.Lanoulller, M., 147, 171.254, 285, 306.319.337.Lantagnac.M.de.226, 237.291.La Perrière, Le lieutenant de.279.La Perrière.M., 127.Lap!ante, Louis, 64.La Poterie, M.de, 114.Laprise, Guillaume, 129.Lapromenade, M., 62, 69.L'Archevêque, Paul, 86.Laroche, M., 62.Laroche, Mathurin, 67.Larouche, Louis, 64.La Salle, M.de.260, 271, 313, 314.327, 335.Laslzeraye, J.-Bte.67.Lasource, La Sœur, 90.Lataille, L'abbé Henri Camin-, 101.Latour-Dézery, L'abbé F.-X., 81, 84, 85, 86, 114, 121.La Tour, M .de, 149.174, 245, 249.268, 283.291.Lavallée, Le chirurgien, 64.Lavallée, Le négociant, 36, 68.Lavaltrie, M.de, 62, 205.Lavigne, Pierre, 66.Laviolette.M., 65.Le Bel (p.s.s.).L'abbé, 20.Leber, Marianne, 82.Le Chasseur, Jean, 261.Leclair, Frs, 63.Leclerc, L'abbé Ignace-Raphaël, 116, 122.Leclerc.M., 313.318, 319.Le Compte, L'abbé Hébert, 113.Lecompte-Dupré, Antoine, 99.Lecompte-Duptré, H.-Georgcs, 33, 35, 37, 38, 41, 43, 46.49.53.57, 59, 61, 68, 70.88.Lecours, Michel, 63.Lécuyer (Vve Décarie), Mar g.65.Leduc, J.-Bte, 65, 69. 348 ARCHIVES DE QUÉBEC Leduc, L'abbé Pierre-Nicolas.132.133.Leduc.M.69.Lefebvre.Jean-Jacques, 36.Lefebvre-Duchouquet, L'abbé Chs, 82.Le Gardeur de Repentigny, Louis, 61, 65.Le Gardeur de Repentigny St-Plerre.Le lieutenant, 279, 280.Le Gardeur de St-Plerre, Jacques, 33, 34.37, 68.Le Gardeur de St-Pierre.Mme, 68.Lemalre Saint-Germain, L'abbé Antoine Émeric.115, 119.Lcmay, Louis, 67.Le Moyne de Longueuil, L'hon.J.-D.-E., 36, 37.38.41, 43.46, 49, 53, 57, 59.61.65.68.70.87.88.Le Moyne de Longueull, Le baron, 140, 152, 165, 166.167.177, 186, 207.222.226, 243.261, 263, 278, 286.331.Le Moyne de Longueull (Adoncourt), fils.327.331.338.L'Enfant, Antoine, 64.Lennox, Le major John, 34.Lepage, L'abbé Louis, 80.81.82.Lepage, M., 69.Lepage de St-Barnabé.M.24.Le Saulnier.L'abbé Candide-Michel.119, 120, 121.131.L'Eschaillons \u2014 Voir St-Ours.Lettres de change et monnaies de cartes, 142, 172, 173.180.181, 182, 183, 212, 216.218, 220, 239, 241.246.251.254.256.259, 269.282, 285, 287, 304.308, 310, 311, 333, 339.Levasscur, Louise, 86.Levasseur de Néré, L'ingénieur, 146, 152.167.184.Le Verrier.M., 226, 260.270, 271.Levesque, Frs.35.Levey, M., 67.Levllliers ou Livilllers \u2014 Voir Petit L'Hermltte, L'Ingénieur, 196, 197, 198, 250, 251, 267, 268.Lignery.M.de, 139, 154.162, 166.168, 176, 195.207.221, 229.230.234, 250, 264.266.267, 279, 280.Llgondée (7), M.de.251.Linctot.M.de.214.Lino, M.de.319.Loire.La, 146.170.Longeville, Le chevalier de, 2%, 307.Longueuil \u2014 Voir Le Moyne.Loranger, Le nommé, 281.Lorimler, Guillaume de, 31.Lorimier, L'abbé Guillaume-Mathieu de, 119.Louis XIV (Le Roi ou le Ministre), 137-338.Louise.La.146.170.Louvigny.M.de, 139, 152, 154.156, 162, 163, 166, 167, 168, 195, 203.207, 221.222.228.229.231, 232.236, 237.240.245, 246, 255, 261.264, 266, 267.279, 280, 281.283.286, 297.298.302.328, 329, 334, 336, 339.Loyard (s.).), R.P.J.-Bte.228.332.Lusignan, M.de, 291.\u2022 M Macard, Chs, 141.MacKay, M., 63.Madore, M., 63.Magnan, J.-Bte, 65.Magnan, M.-Anne, 33.Mai g ni ères, Mme de la, 156.Maillou, M., 309.326.Malard.L'abbé Anthelme, 122.Marchand, L'abbé Etienne, 76, 101-109.Marchand, L'abbé J.-B., 113.Marchand, L'abbé Pierre, 82.Marchand de Ligneris, L'abbé Jacques, 81, 92, 94, 99.Marcoux, L'abbé Louis, 130.Marest (s.J.), R.P., 159, 161, 163, 164.168, 229.236.269.Marigny.M.de, 153, 171, 184.211, 224.Marin, Paul, 66.Martel, L'abbé Joseph, 95.Martel.L'abbé J.-Nicolas, 104. INDEX 349 Martel, La Soeur, 82.Martelly, M.de, 260.Martlneau, M., 63.Martlnière, M.de la, 185, 211, 281.307, 322.323.Maskoutins, Les, 163, 164.233, 235, 255, 265, 327.328, 329.Massé, le Colonel, 83.Mathevet, L'abbé Jean-Claude.83.Matis, L'abbé Jean, 85.Matte, Pierre, 133.Maugé \u2014 Voir Gadois.Maugras \u2014 Voir Gamelln.McClure, George, 67.McDoncll, L'abbé Alex., 113, 114.McKindlay.M.66.Ménard.L'abbé Jean-Pierre.112, 115.Mérand.J.-B.93.Mercier, M.208.319.Mériel (p.s.s.), L'abbé, 216.Meschin.Le commandant, 21, 22.25.Mézières, Pierre, 68.Miamis, Les, 153, 162, 166, 168.219.225, 234.236, 241.250.263, 265.266, 267.279, 280.329, 331, Michel (Récollet).R.P., 306, 337.Micmacs, Les.300, 332.Miniac, L'abbé de, 21.Mlsslssagués, Les, 153.168, 276, 300.Mistassins, Les, 219.Molerie (Lamollière), M.de la, 311.326.Molin, L'abbé Antoine-Alexis, 121.Monceau \u2014 Voir Ruette d'Auteull.Mondelet, Le notaire J.-N.32.Monnoir (Maunoir) \u2014 Voir Ramezay.Monseignat, M.de, 285, 308.325.Montfort, M., 66.Montigny, M.de, 224.Montgolfler (p.s.s.).L'abbé Etienne, 74-100, 113, 114, 115.Montgomery, Le général, 35.Montigny, M., 65.Montorssier (p.m.e.), L'abbé, 19.Montreuil, Jean, 66.Morand, L'abbé Antoine-Marie, 79.Morandière, M.de la, 296, 307.Mornay (coadjuteur de Québec), Mgr de, 206, 240.248.263.273.Morville.M.de.146.184, 211, 321.Mounter, M., 69.Mount, Docteur, 126.Murin, R.P.109.Murray, Le gouverneur James, 84.N Nadeau, Antoine, 63.Nafrechoux, M.244.Narantsouacs, Les, 169.Naud, Denis, 62.Neplssiriens ou Néplsslngues, Les, 214, 257, 332.Néret G Gayot.MM.206, 241, 254, 258, 285.312.313, 316.318.319.Nicholson.M.de, 155, 167, 252, 262, 268.284.Nicolas, R.P., 95.Noël, L'abbé Michel-Frs, 126, 127.Nolseux.L'abbé Frs-X., 98, 100, 115.Nolan-Lamarque, Jacques-M., 68.Normands, Les, 188.Normanville, M., 63.Normanville, L'abbé Ls-Nicolas Gode- froy de, 81.Normant de Féradon (p.s.s.), L'abbé Jean, 25.Nouchet, Josette.88.Noyan.M.de, 21.157.O Onontagués, Les, 152.161, 162.165, 166, 186, 226, 231, 331.Orfroy, L'abbé Urbain, 122.Oulatanons (Ayatanons), Les, 236, 264, 265, 266.279.330, 331.Ouimet, Louis, 67.Oulle.Jos., 67.Oulle, Ths.67.Outagamis, Les, 163, 164, 166.203, 225.Outaouais, Les, 166, 219.229, 245, 265.266, 282.Outelas, Mme, 64.O'Wellen \u2014 Voir Wheelwright.P Pacaud (Pascault), M., 245, 250, 283.313, 318, 319. 350 ARCHIVES DE QUEBEC Pachot.M.327.328.Pacifique, le.24.Pages (p.s.s.), L'abbé Clément, 17.85.Palncourt (Pincourt), M.213.Panet.Le notaire Pierre, 34, 68, 69.Papin, L'abbé Basile.80.91, 98.Paplneau.Joseph, 89.Paré.L'abbé Jcan-Romuald, 125, 127, 128, 132.Parent, L'abbé J.-Baslle.90.91.106, 108.Paskoué, Le chef sauvage, 140.Paterson.M.69.Péan.M.196.197.327, 334.Pécaudy de Contrecoeur.Antoine, 31.Pécaudy de Contrecoeur, Pierre, 35.Pécaudy de Contrecœur, M., 85, 279.Peignet.L'abbé Michel, 82.Peire.M.308.322, 323.Pelletier, Frs, 189.Pensens (Pensenseur).M.de, 197, 228.Pérlgny \u2014 Voir Allleboust Perrault, L'abbé Chs-Frs.122.Perrault.L'abbé J.-Frs, 81.102.Perrelle, M.de la.198.Perthuls.J.-B.-L, 34, 68.Perthuis.L'interprète, 33.67.Petit, L'abbé François.80.Petit.L'abbé Pierre-Florent, 80.Petit de Levilllers (Livilllers), Le capitaine, 171, 225, 271, 287.304.322.Petit de Levilliers, La veuve, 287.Pétrimoulx.L'abbé Médard.100, 105, 106.Pétrimoulx.L'abbé Pierre-Joseph, 121.Phaneuf (Senef), Claude-Mathias, 243.Phelippeaux, M., 170, 224.Plcotté de Belestre, Frs-Marie, 31.35.Pinault.M.140.141.178, 208.Plnsonneau, Ignace, 64.Plnsonneau, Pascal, 66.Plnsonneau, Ths, 64, 65.Pipardière, Le capitaine de la, 171, 224, 226.Pipardière.Mme de la, 305.Plante, Ambrolse, 66.Plante.L'orfèvre, 105.Plessls, Mgr J.-Octave, 125-133.Poncin, L'abbé Claude.115.Pontbriand, Mgr Henri-Claude Dubreuil de, 19, 21, 73, 81.Pontchartrain, M.de.322, 323.Porlier.L'abbé Pierre-Antoine, 106.Portneuf, Lieutenant de, 291.Potenden (Récollet), R.P.Le Viviers, 79.Potvin, Pierre, 107.Pouget, L'abbé J.-B.-Noël.83.98, 118.Poulargues.M.142.181.Pouteotamis.Les.161.163.327.328.Prat.M.308.325.Préfontaine, Etienne, 126.Pressard.L'abbé Colomban-Sébastlen.79, 87.Prévost, L'abbé Louis-Amable.127.Pruneau dit Lafleur, Pierre, 63.Prince, le.224, 248.263.Profond, le.22.23.Proulx.Antoine, 64.Proulx, L'abbé Antoine.80.111.Providence, la.285.Puants.Les, 229.265.297.Puibareau, M., 226.Pulgibault, La veuve, 185, 215.287.Q Quenet (Qulnet).M.238.271, 283.R Racine, L'abbé Jos.100.111.116.117.Radisson.M.189.190.191.Raimbault.M.62.Raimbault Marguerite, 34.Raimbault Paul-Frs, 64.Rainvillc.Lisette, 99.Raizenne, L'abbé Amable-Simon, 80, 81, 82, 84, 86.87.97.98.101.103, 104.Raizenne, L'abbé Joseph-Jérôme.120, 121.Ramezay, Le gouverneur de Montréal, 143.154, 169.187, 213, 226, 234.235.238, 244, 251, 253, 264, 266.269.271.278, 279, 284, 285, 296, 305, 306, 307.323.324, 326.327.328, 329, 331.333, 334, 338, 339. INDEX 351 Ramezay la Gesse, Chs-Hector de, 287, 291.334.Ramezay de Monnoir, Louis de, 287, 291, 327, 328, 331.338.Rangeard, M., 62.Rasles (s.J.), R.P.Sébastien, 234, 332.Raudot.L'intendant, 138, 139, 142, 143.146.148, 149.150, 155, 176.182, 207.209.218, 223, 235, 244, 256, 271, 282, 285, 322.Réaume, Nicolas, 64.Réaume, Pierre, 69.Récollets.Les, 12, 15, 21.272, 304.Reine d'Angleterre \u2014 Voir Anne Stuart.Renards (Regnards).Les, 158.161, 162, 229, 236, 237, 241.245, 246, 254.257.264.265, 266, 267, 279, 280, 281, 283, 297, 327, 328, 329, 334, 336, 339.Renaud.M., 63.Renaud dit Dumoulin, Frs, 66.Renoyer.L'abbé Ambrolse, 115, 116.Repentigny, M.de, 69.Repentigny \u2014 Voir Le Gardeur.Resche, L'abbé Joseph, 81.Reverchon, L'abbé J.-B., 85.Rey Gaillard.M., 306, 307, 308.322, 323, 337.Rhéaume, Chs, 132.Rigauvillc \u2014 Voir Bergères.Rlniret, L'abbé Antoine, 119.Riverin, Denis, 140, 178.208.Rivière, L'abbé Claude.122.Robert, L'abbé Jean-de-Dleu-Frs, 85, 94, 98.Roberval, M.La Rocque de, 188.Robinson, M., 63.Rocbert, M.284.Rodrigue, J.-B., 230.Roger, Robert, 65.Ronde \u2014 Voir Denys.Rouer de la Cardonnière, La veuve, 287.Rouer de Villeray.Louis, 146, 185, 287.Rouer de Villeray, La veuve, 287.Rouville \u2014 Voir Hertel.Roux, L'abbé Jean-Henri-Aug., 121.Roy, Agathe, 93.Roy, André, 82.Rubis, le.21, 22, 23, 25.Ruette d'Auteuil de Monceau, M., 253, 254, 271, 306.337, 338.S Sabrevols, Chs de, 32.Sabrevols, Jean-Chs de, 154, 168, 169.269, 299.Saguima, Le sauvage, 163, 166, 229.St-Amour, Frs, 63.St-Amour, Pierre, 66.St-Antoine.La Soeur, 84.St-Aubin.Denis.66.St-Castin.Le baron de.141, 151.167, 178, 199.208, 222, 233, 234.250.268.St-Germain.L'abbé Chs-Frs, 112.St-Germain, Goyant, 63.St-Germain, M.213.282.St-Ignace (Hôtel-Dieu).La Mère.188.St-Jean, L'interprète, 66.St-Jean dit Lavlgne, M., 64.St-Luc \u2014 Voir Lacorne.St-Martln, M.de, 305.338.St-Michel \u2014 Voir Hérault.St-Onge.L'abbé Pierre, 102, 119.St-Ours, Paul-Roch de, 35.St-Ours, Le chevalier Pierre-Roch de, 31, 75, 334.St-Ours Deschaillons, J.-B.279.St-Ovide, M.de, 196, 197, 198.202.233, 244.249, 268.St-Simon \u2014 Voir Denys.St-Vallier (L'évêque de Québec).Mgr J.-B., 206.214.235, 240, 248, 263, 272, 301.304.305, 306, 311.320, 326.St-Vincent, M.de, 249.Ste-Barbe, La Sœur, 86.Ste-Marie, La Sœur, 85.Sakis (Sakias), Les.163.265.266.297.Salomon, M., 65.Samstack (Semslack), La.196, 197, 198, 214.228.Samson, André, 64.Sanguinet, Le notaire Simon, 34, 35, 38, 41, 43.46, 49.53.57, 59.61, 62, 69, 70.Sanschagrin, M., 64. 352 ARCHIVES DE QUÉBEC Sansfaçon, M., 67.Sarrazin, Le docteur Michel.244.278, 281.282, 322, 327.Sarrazin.M., 213.Sartelon, L'abbé Pierre.85.86, 98.Saulteurs, Les, 266, 297.Sauvage.L'abbé Jean-Ls-Melchior, 122, 130.Savard, L'abbé Alexis-Gilbert, 82.Schuyler (Seul), Pitre, 161, 165.Seignelay, Le marquis de, 188.Seine.La.187.Selles \u2014 Voir Selles.Séminaire des Missions Étrangères, 19, 184.211.Séminaire de Québec.15.140, 272, 305, 306.311.326.Séminaire de St-Sulpice (Paris).8, 12, 15.19.26.Séminaire de St-Sulpice (Montréal), 26, 61, 62.184.272.301, 302.321.Sencf \u2014 Voir Phaneuf.Senneville, M.de, 237.S errand.L'abbé Jacques-Philippe, 113.Silver, Mary, 146, 185, 253.Sloux, Les.219.229.Skuiler.M., 67.Sonontouans \u2014 Voir Tsonnontouans.Soubras, M., 316.Soulange, Mme de, 304.Souligny, M., 68.Stedifort (?).Garrit.65.Subercase, M.de, 187.Sutherland, M., 66.T Teganlssorens, Le sauvage, 161, 166, 331.Tarieu de Lanaudière, Chs.32, 37, 63, 69.Tarieu de Lanaudière, Chs-Frs, 31, 35.Taulier (p.s.s.).L'abbé, 8.Templer, Le colonel, 65.Thavenet, L'abbé J.-B., 122, 123.Tonnancourt, M.de, 69, 242, 261.Tonty.M.de, 183, 224, 225, 281, 299, 309, 326, 335.Toulouse, Le comte de, 291.Tsonnontouans (Sonontouans), Les, 152.162, 165, 166, 226, 231.264, 331.U Ursulines, Les, 15.188, 273, 288.V Vadenet, Joseph, 129.Vallier.L'abbé Elzéar, 14, 19.Valuer, M., 19.Vallière, M.de la.189, 197.Vallières-Galet, L'abbé Henri-Ls, 83.Vanfelson, L'abbé Antoine, 125.Varambourville, Marianne, 90, 92.Varennes \u2014 Voir Gautier.Vaudreuil, Le gouverneur de, 135-339.VaudreuU, Mme de, 137, 144, 157.186.188, 192, 227, 238, 336.VaudreuU (fils), M.de.226.227.236, 238.Vermandoia.Le, 170.224.Verchères.M.de, 64, 69.Verrault (Varrault).J.-Bte, 67.Vialars, M., 69.Vienne, Jean, 65.Viger, Frs, 128.Viger, Jacques, 35«.-.* \u2022 VUlebois.Honoré-Michel de, 32.Vttledonné, M.de.226, 237.VUleray \u2014 Voir Rouer.VUliers, M.de.171, 224.271.Vimault dit Jolibois, Nicolas, 66.Vlncelotte, M.de.309, 322, 325.Vincennes, M.de.164, 166, 168, 230.234.236.250, 265, 267, 279, 280, 329.Vincent, M., 148.Voutron, M.de.308.311.323.324.W WeU (s.j.).R.P.J.-Bernard, 87, 102, 115.116.Wells, M., 62.Westche (Welsh 7).M., 169.Wheelwright (O'Wellen), Esther.146, 185, 253.Williams, Mlle, 253. INDEX 353 V mi t- ll ^Y.Youville, Labbé Joseph-Frs de la Décou- Youvllle, Labbé C.-M.-M.Dufrost-, 76, verte-, 89.103, 108.109.UI' U2, H5- Youville.Mme d', 90.91.92. p.\u2014\u2014\u2014 mWm NOMS D'ENDROITS A Acadle.L\".141, 146.149, 150.151, 154.156, 168, 172.173, 174.176, 179.188, 197, 198, 199.202, 215, 219.223, 224, 228, 249.264, 267.268.284, 293, 295, 300, 304.Amérique Septentrionale, 150, 292.B Baie des Chaleurs.337.Baie d'Hudson, 149.150, 175, 190.201, 202, 219.Baie du Nord, 188, 189.191, 192.Bale Rupert, 189, 219.Bale Ste-Anne.244, 249.Bale St-Paul, 322, 323, 324.Baie-Verte, 172.Baston \u2014 Voir Boston.Beaubassln.154.169.174.237.252, 268.Belceil.105, 107.Bonsecours (Chapelle de), 92.93.Boston (Baston), 141, 149.151, 153.167, 169, 174, 179.187.189.190.193, 194, 208, 284.Boucherville, 95.C Canada (Administration), 289.296.Canada (Mémoire sur le), 291.Cap-Breton.149, 173, 188.195.196, 197, 198, 199, 201.208, 228.232.233.292.Cap-Breton \u2014 Voir aussi Ile Royale.Cataraqui (Katarakouy), 165.Chambly, 107, 152, 182, 186, 187.Chateauguay.87, 98, 112.125.128.Chedabouctou, 149, 174.Chibouctou, 149.174.Chicago (Chikagou).327, 328.Closse.Le fief, 119.Contrecœur, 32.Cote du Chapeau Rouge, 170.Côte Ste-Catherine, 35, 62.D Détroit, 123.153, 158, 161, 162, 163, 164.166, 168, 175.186, 203.219.225.230, 236.250.264, 265, 266.267.274.275, 276, 280.294, 299, 302.309.327, 328.331.335.E Erie \u2014 Voir Lac Erie.F Fort Frontenac.158.161.164, 165.226, 231.275, 276.294, 299, 300.Fort Pontchartrain de Chambly, 142, 143.146, 180, 182, 185.209, 211, 284.Fort Pontchartrain du DéVoit, 160, 164.165.168, 222, 237.269.Fort St-Jean.33, 35.H Havre à l'Anglais \u2014 Voir Louisbourg.Havre St-Pierre.233.I Ile-aux-Coudres, 14.Ile d'Oleron, 176.277.Ile-Jésus.La paroisse, 83.Ile Perrot (Perrault), La seigneurie 65.Ile Royale.22.208, 210, 214, 219, 223.244, 245, 249.251.267, 268.276.277.282, 283, 288, 292.295, 300.304, 315, 316.323, 327, 334.[355] 356 NOM D'ENDROITS Ile Royale \u2014 Voir aussi Cap-Breton.Ile St-Christophe.215.268.Ile St-Jean.267.De St-Paul.23.87.St-Plerre.Les lies, 304.Illinois, La.seigneurie des.225.Illinois Canadiens, Les, 109.K Kamouraska, 323.Kasquebay, 179.L Labrador, 149, 173, 189, 214, 282, 303.Lac Champlain, 306, 337.Lac des Deux-Montagnes, 301.Lac Erié, 162, 166.300.Lac Huron.279.Lac Mcniscr (7), 219.Lac Ontario, 300.Lac Supérieur.229, 266, 279.Lachenale, 83.Lachine (Montréal).162.165.235, 244.282.Lachine (L'incendie du presbytère de), 86.118.Laprairie, 35, 81, 107, 117.L'Assomption, Colonie d'Acadlens à, 75, 83, 96.Longue-Pointe, 94.Longueuil, 126, 131.Lorette (Québec), 332.Louisbourg (Havre à l'Anglais), 233, 244.249, 267, 282.Louisiane, 150.156.171, 205, 219, 283.296, 309.330.M Malbaie.143, 183.Martinique.La, 170, 224.Mascouche, 83.Michillimakinac, 139.154, 158.161, 162, 163, 166, 168.175.176, 195, 221, 228.229, 230, 231, 232, 234.236, 237, 240, 241.245, 246, 248, 250, 255.264, 265, 266, 267, 269.274.275.276, 279, 280, 283.294, 297, 298, 308, 328.335.Misslssipl.330, 335.Montréal, Diocèse de, 73-133.Montréal (Fortifications), 210, 243, 284, 302, 314.320.321.333.Montréal, L'Ile de.7, 301.302, 303.n Narantsouac, 233.234.250.300.Niagara.162.166, 300.O Orange, 152.160.175.178.183.208.234, 252.275.276, 332.338.Ouabache \u2014 Voir Rivière Ouabache.P Panaouamské.233.250.268.Passamaquoddle (Pesmokouady), 219.Pégouaki, 300.Pentagouet, 332.Plskadoué.295.Plaisance.14.145.148.149.150.151, 156, 158.160.163.168.171, 173, 184.196.197.198.199.202.210.214, 224.230.234.249.250, 284.304.Pointe-aux-Trembles (Montréal).94.Pointe-Claire, 85.Pointe-des-lroquois, 323.Pointe-Olivier-dc-Chambly, 104.107.Port a l'Anglois \u2014 Voir Louisbourg.Port Dauphin, 267, 268, 282.Port-Royal, 141, 154.167, 168, 173.234, 252.Port Ste-Anne.233.Prairie-de-la-Madeleine, 62.Q Québec, St-Roch de, 128, 129.Québec (Fortifications).141, 142, 209, 216, 224, 285, 288, 295, 303.309, 310, 313, 314, 320.321.325.339.Québec (Palais de), 313, 314, 320, 321.323.R Rivière Bécancourt, 332. NOM D'ENDROITS 357 Rivière Bourbon (ou Ste-Thérèse),, 190, 191.Rivière des Caps, 323.Rivière-du-Chêne, 88.Rivière Jacques-Cartier, 188.Rivière Ohio.330, 331.Rivière Ouabache, 168.205.223, 236, 283.314, 335.Rivière Puante.186.Rivière St-Chs, 309.Rivière St-François.186.300.Rivière St-Georges, 219, 237.Rivière St-Jean.224.268.295, 300.Rivière St-Joseph, 230.Rivière Ste-Thérèse \u2014 Voir Rivière Bourbon.Rodelln (?), 149, 174.Rouville, St-Jean-Baptiste de.129, 130.S St-Charles (Richelieu).132.133.St-Constant.81.107.128, 132.St-Denis (Kamouraska), 323.St-Dcnls (Richelieu), 106, 126.St-François-du-Lac.237, 276, 332.St-Joachim, 80, 81.St-Laurent (Montréal).Faubourg, 119.St-Laurent, Paroisse, 125.St-Marc, 125.St-Ours, 108.St-Régls.99, 100.St-Roch (Québec), 128, 129.St-Sulpice, 86.96.119.Ste-Anne \u2014 Voir Baie Ste-Anne.Ste-Elizabeth.127.Ste-Rose.88.Sault-aux-Récollets, 235.301.332.Sault St-Louis.186, 187, 235, 275, 301, 327.328.332.Seigneurie (et concessions), 142, 181, 209, 243, 278.279, 297.T Tadoussac, 219.Terre-Neuve, 202, 268.293.Trols-Rivières (Eglise).216.304.V Varennes, 79.95. =1 TABLE DES MATIÈRES Pages Lettre de l'Honorable M.Orner Coté, secrétaire de la Province, à Sir Eugène Fiaet, lieutenant-gouverneur de la province de Québec .V Lettre de l'archiviste de la Province de Québec à l'honorable M.Orner Côté .VII Sources ._ ._ ._ _ _ _ i Relation D'Un Voyage De Paris A Montréal En Canadas En 1737.Par M.Joseph Dargent, p.s.s._.\u201e _._ 7 Relation D'Un Voyage De Paris En Canada.17-41.Par M.Clément Pages.p.s.s._ _ ._ 19 Inventaire des Biens de Luc Lacorne de Saint Luc.29 Correspondance de cinq vicaires généraux avec les évêques de Québec, 1761-1816 ._ ._ _ _ _._ _._ _.71 Lettres de M.Etienne Montgolfler, grand vicaire, à M.Olivier Briand, vicaire général du diocèse de Québec de 1761-1775 .79 Correspondance entre Mgr Jean Olivier Briand, évêque de Québec, et M.Etienne Marchand, curé de Boucherville et grand vicaire pour le district de Montréal du M Juillet 1766 au 14 août 1771 ._ _ .101 Dix lettres de M.Charles-Marie-Magdeleine-Youville Dufrost.curé de Boucherville, et vicaire général du 18 Juin 1788 au 31 décembre 1789 - _ .111 Lettres de M.Gabriel-Jean Brassier, prêtre de Saint-Sulpice et vicaire général, a Mgr Hubert, évêque de Québec, du 7 septembre 1789 au 28 octobre 1796 113 Lettres de M.Piètre Conefroy, vicaire général et curé de Boucherville, à Mgr J.-O.Plessls, évêque de Québec, de 1808 à 1816 ._ _ .125 Correspondance entre M.de Vaudreull et la Cour (Suite) _._ _ 135 Lettre du roi à M.de Vaudreull (19 février 1712) .137 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (19 février 1712) ._ .137 Lettre du ministre à Madame de Vaudreuil (27 avril 1712) .137 Lettre du ministre à M.de Vaudreull (15 mai 1712).138 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (6 Juin 1712) .138 Mémoire du roi à MM.de Vaudreuil et Bégon (15 Juin 1712) .138 Lettre du ministre à Madame de Vaudreuil (18 Juin 1712) ._.144 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (18 Juin 1712) ._ _ _ .144 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (22 juin 1712) ._ _ ._ _ .144 Addition au Mémoire du roi à MM.de Vaudreuil et Bégon (24 juin 1712) .145 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (25 juin 1712) .146 Lettre du roi à MM.de Vaudreuil et Bégon (26 juin 1712) _ .147 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (26 juin 1712) .147 Lettre du ministre à MM.de Vaudreull et Bégon (26 Juin 1712) .148 Lettre de M.de Vaudreull au ministre (27 juin 1712) .150 Lettre du ministre à MM.de Vaudreuil et Bégon (28 Juin 1712) .151 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (28 Juin 1712) .- ._ .151 Lettre du ministre à M.de VaudreuU (29 Juin 1712)._ ._ 156 Lettre du ministre à M.de Vaudreull (5 Juillet 1712) _ .156 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (7 juillet 1712) _ -._ 156 [359] 360 TABLE DES MATIÈRES Pages Lettre du ministre à Madame de Vaudreuil (8 juillet 1712) _ ._ ._ .157 Lettre du ministre à Madame de VaudreuU (9 juiUet 1712) _ ._ _ .157 Lettre du ministre à M.de VaudreuU (13 juillet 1712) ______ 157 Lettre du ministre à M.de VaudreuU (23 juillet 1712) ________ 158 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (9 août 1712) ______ .159 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (31 août 1712) ________ 160 Lettre de M.de Vaudreuil au ministre (15 octobre 1712) ______ 160 Lettre de M.de VaudreuU au ministre (6 novembre 1712) _ _ _ _ _ _ 162 Lettre de MM.de Vaudreuil et Bégon au ministre (12 novembre 1712) _ _ 172 Lettre de MM.de VaudreuU et Bégon au ministre (12 novembre 1712) ._ 174 Mémoire à Monseigneur le Marquis de Seignelay sur les affaires de la Baye du Nord en Canada _____ ._________ 188 Lettre du ministre à Madame de Vaudreuil (18 décembre 1712) _ _ _ _ 192 Lettre du ministre à M.de VaudreuU (20 décembre 1712) _ _ ._ 192 Autre lettre du ministre à M.de VaudreuU (20 décembre 1712) _ _ .193 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (2 janvier 1713) _______ 193 Lettre du ministre à M.de VaudreuU (3 janvier 1713) _______ 194 Lettre de M.de Vaudreuil au ministre (11 février 1713) ______ 194 Lettre du ministre à M.de VaudreuU (24 février 1713) ______ 195 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (12 mars 1713) ________ 196 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (29 mars 1713) ________ 197 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (18 avril 1713) ________ 200 Lettre du ministre à M.de VaudreuU (30 avril 1713) ________ 201 Lettre du ministre à M.de VaudreuU (5 mai 1713) ________ 202 Lettre de M.de Vaudreuil au ministre (15 mai 1730) ________ 202 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (31 mai 1713) ________ 204 Lettre du ministre à M.de VaudreuU (8 juin 1713) ________ 205 Mémoire du roi à MM.de VaudreuU et Bégon (25 juin 1713) _ _ _ _ 205 Addition au Mémoire du roi à MM.de VaudreuU et Bégon (28 juin 1713) _ 215 Lettre du ministre à MM.de Vaudreuil et Bégon (28 juin 1713) _ _ _ _ 216 Autre lettre du ministre à MM.de VaudreuU et Bégon (28 juin 1713) _ ._ 218 Mémoire du roi à MM.de VaudreuU et Bégon (28 juin 1713) _____ 220 Lettre du ministre à MM.de Vaudreuil et Bégon (30 juin 1713) _ _ _ _ 220 Lettre du ministre à M.de VaudreuU (4 juillet 1713) ________ 221 Autre lettre du ministre à M.de VaudreuU (4 juUlet 1713) ______ 227 Lettre du ministre à M.de VaudreuU fils (4 juUlet 1713) _______ 227 Lettre de M.de VaudreuU au ministre (8 septembre 1713) ______ 228 Lettre de M.de VaudreuU au ministre (14 novembre 1713) _____ 230 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (13 mars 1714) ________ 238 Mémoire du roi à MM.de Vaudreuil et Bégon (18 mars 1714) _____ 239 Autre mémoire du roi à MM.de Vaudreuil et Bégon (19 mars 1714) _ _ _ 240 Lettre du ministre à MM.de VaudreuU et Bégon (19 mars 1714)._ _ _ _ 246 Lettre du ministre à M.de VaudreuU (19 mars 1714) ________ 247 Lettre du ministre à MM.de VaudreuU et Bégon (22 mars 1714) _ _ _ _ 251 Lettre de M.de Vaudreuil au ministre (14 avril 1714) ________ 252 TABLE DES MATIÈRES 361 Page- Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (19 avril 1714) ._ .253 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (21 avril 1714) .253 Lettre du ministre à MM.de Vaudreuil et Bégon (27 avril 1714) ._ .254 Lettre du ministre à MM.de Vaudreuil et Bégon (3 mai 1714) .254 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (7 mai 1714) .257 Lettre du ministre à MM.de Vaudreuil et Bégon (8 mai 1714) ._ .258 Lettre du ministre à MM.de Vaudreuil et Bégon (23 mai 1714) .259 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (24 mai 1714) .260 Lettre du ministre à MM.de Vaudreuil et Bégon (24 mai 1714) .261 Lettre de M.de Vaudreull au ministre (1er septembre 1714) ._ .262 Lettre de M.de Vaudreull au ministre (16 septembre 1714) .262 Lettre de MM.de Vaudreuil et Bégon au ministre (20 septembre 1714) .272 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (12 février 1715) .288 Lettres du Conseil de Marine à MM.de Vaudreuil et Bégon (3 novembre 1715) 289 Lettre du Conseil de Marine à MM.de Vaudreuil et Bégon (8 novembre 1715) 290 Lettre de M.de Vaudreuil au Comte de Toulouse (1715).291 Mémoire de M.de Vaudreuil au Duc d'Orléans, Régent du Royaume (février 1716) ._ _ -.\u201e .291 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (15 juin 1716).296 Mémoire du roi à MM.de Vaudreuil et Bégon (15 juin 1716) .296 Lettre du ministre à M.de Vaudreuil (15 juin 1716) .305 Autre lettre du ministre à M.de Vaudreull (15 juin 1716) .307 Lettre du ministre à MM.de Vaudreuil et Bégon (16 juin 1716) .307 Lettre du Conseil de Marine à MM.de Vaudreuil et Bégon (16 juin 1716) .311 Lettre du Conseil de Marine à MM.de Vaudreuil et Bégon (20 juin 1716) .313 Lettre du Conseil de Marine à MM.de Vaudreuil et Bégon (23 juin 1716) .314 Lettre de M.de Vaudreull au Conseil de Marine (2 juillet 1716) .315 Lettre du Conseil de Marine à M.de Vaudreull (14 juillet 1716) .315 Lettre du Conseil de Marine à M.de Vaudreuil (28 juillet 1716) .315 Lettre de M.de Vaudreuil au Conseil de Marine (19 juillet 1716) .316 Lettre de MM.de Vaudreuil et Bégon au Conseil de Marine (14 octobre 1716) 316 Autre lettre de MM.de Vaudreuil et Bégon au Conseil de Marine (14 octobre 1716) _ _ _.- - .320 Autre lettre de MM.de Vaudreuil et Bégon au Conseil de Marine (14 octobre 1716) _ _ .- -.-.- - - 321 Autre lettre de MM.de Vaudreuil et Bégon au Conseil de Marine (14 octobre 1716) .-.- .322 Lettre de M.de Vaudreuil au Conseil de Marine (14 octobre 1716) .327 Autre lettre de M.de Vaudreuil au Conseil de Marine (14 octobre 1716) .330 Autre lettre de M.de Vaudreuil au Conseil de Marine (14 octobre 1716) .330 Autre lettre de M.de Vaudreuil au Conseil de Marine (14 octobre 1716) 332 Autre lettre de M.de Vaudreuil au Conseil de Marine (14 octobre 1716) .333 Autre lettre de M.de Vaudreull au Conseil de Marine (14 octobre 1716) 334 Lettre de M.de Vaudreuil au Conseil de Marine (30 octobre 1716) 334 Lettre de M.de Vaudreuil au Conseil de Marine (31 octobre 1716) 335 362 TABLE DES MATIERES Lettre de M.de Vaudreull au Conseil de Marine (2 novembre 1716) _ _ _ 336 Deux autres lettres de M.de Vaudreull au Conseil de Marine (2 novembre 1716) _ _ _ _ 337 Lettre de M.de Vaudreull au Conseil de Marine (12 novembre 1716) _ _ _ 338 Lettre de M.de Vaudreuil au Conseil de Marine (13 novembre 1716) ._ 339 Index ____________-._.__-____ 341 Index des Noms de lieux ________________ 355 "]
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