Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1 janvier 1953, 1953-1955
[" secrétariat de la province RAPPORT de L'ARCHIVISTE de la PROVINCE DE QUÉBEC pour 1953-1954 et 1954-1955 RÉDEMPTI PARADIS Imprimeur de Sa Majesté la Reine QUEBEC.2 décembre 1955 .A L'Honorable M.Orner Côté, C.R.Secrétaire de la Province Monsieur le ministre, J'ai l'honneur de vous soumettre le Rapport idé l'Archiviste de la Province pour 1953-55.Comme par les années passées, Monsieur le ministre, nous avons d'abord voulu aider les historiens, les chercheurs et les amateurs d'histoire qui trouveront dans le présent rapport: 1° Les Terres de l'Ile d'Orléans.Les Terres de Saint-Pierre.C'est la suite du travail vraiment précieux et très utile de M.Léon Roy sur les Terres de l'Ile d'Orléans.Tout le monde s'en réjouira, car, comme on le sait, chaque famille canadienne-française a au moins un ancêtre originaire de l'île des « sorciers ».2° Church And State Papers For The Years 1787 To 1791.Being A Compendium Of Documents Relating To The Establishment Of Certain Churches In The Province Of Quebec.M.Kelley à qui tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de l'Eglise d'Angleterre doivent déjà beaucoup, pourront cette année encore profiter de l'analyse qu'il nous donne d'une période très intéressante de notre histoire même si elle ne couvre que quelques années.3° Les Grant de Longueuil.Documents.Cette famille, qui a joué un rôle considérable, sera mieux connue, grâce à ces documents extraits des Archives Judiciaires de Montréal et présentés par M.Jean-Jacques Lefebvre. 4° Lettres de L.-J.Papineau A Sa Femme (1820-1862).Nous donnons cette année les lettres qui couvrent la période de 1820 à 1839 inclusivement.Elles sont, comme les lettres de Joseph Papineau publiées dans notre dernier rapport, éditées par M.Fernand Ouellet des Archives de la Province.5° Nos Ancêtres au XVII* siècle.Dictionnaire Généalogique et Bio-Bibliographique Des Familles Canadiennes.Deuxième tranche du travail si impatiemment attendu du Révérend Père Archange Godbout.Veuillez bien me croire, Monsieur le ministre.Votre dévoué serviteur, L'Archiviste de la Province.ANTOINE ROY 1 : LES TERRES DE L'ILE D'ORLEANS LES TERRES DE SAINT-PIERRE à LES TERRES DE SAINT-PIERRE Une première tranche de nos Terres de l'Ile d'Orléans \u2014¦ Les Terres de la Sainte-Famille \u2014 a été publiée dans le Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, pour 1949-50 et 1950-51 (Nos 30 et 31 j, 83.147 à 260, et une deuxième: Les Terres de Saint-Jean, dans le apport suivant, pour 1951-52 et 1952-53 (Nos 32 et 33).pp.300 à 368.Nous publions, cette année, une troisième tranche de ce travail: Les Terres de Saint-Pierre.Rappelons que ce relevé des terres de l'Ile d'Orléans a été fait avec le concours de mesdemoiselles Julienne Barnard, Marie-Jeanne Désilets et feu Gabrielle Jolicœur, attachées aux Archives de la Province.Objet: 1° fixer exactement sur les plans cadastraux actuels le site de la terre de chaque premier concessionnaire; 2° déterminer où vécut et mourut chaque premier ancêtre; et enfin 3° résumer, à l'occasion, les principaux faits inédits touchant le colon ou sa terre.Pour situer chaque terre bien à sa place, par rapport à celle qui la bornait de chaque côté, à l'époque des concessions originelles (en roture), nous avons suivi les premières mutations durant un certain nombre d'années, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'à la lumière des pièces étudiées, il n'y ait eu aucun doute, quant à l'identité, tant du propriétaire de la terre concernée, que de celle de ses voisins immédiats (de chaque côté).C'est donc par la coordination et l'ensemble des pièces mises à jour que nous avons pu reconstituer les plans cadastraux des diverses paroisses de l'île d'Orléans au tout début de la colonisation.Les arrière-fiefs Il n'est certes pas hors de propos de donner d'abord quelques précisions sur les arrière-fiefs et les pseud'arrière-fiefs de la paroisse Saint-Pierre.Charny-lÀrec \u2014 Cet arrière-fief, oui s'étend sur la moitié nord du territoire compris entre les arrière-fiefs d'Argentenay, à l'est, et Beaulieu, à l'ouest, comprend donc tout entières les paroisses de la Sainte-Famille et de Saint-Pierre.Il fut concédé à M.Charles de Lauzon-Charny, entre le 6 mars et le 30 mai 1653.Il comprend, dans la paroisse Saint-Pierre, de l'est à l'ouest, la moitié nord des pseudofiefs des Ursulines et des Hospitalières (ou Saint-Laurent), et la totalité des arrière-fiefs: de la Chevallerie et de la Grossardière.Ursulines \u2014 Ce pseudo-fief, de 8 arpents de front, longe le pseudofief des Hospitalières (ou Saint-Laurent), situé à l'ouest.Tous deux se prolongent sur toute la largeur de l'île, c'est-à-dire dans la paroisse Saint-Laurent, et furent vraisemblablement concédés, le même jour.Dans Saint-Pierre, ce pseudo-fief des Ursulines comprend nos terres Nos 43, 44, 45 et 46, et s'élève sur les lots cadastraux actuels Nos 124 à 130 et partie de 131.[5] archives de québec Hospitalières ou Saint-Laurent \u2014 Ce pseudo-fief, de 8 arpents de front, est compris entre le pseudo-fief des Ursulines.à l'est, et l'arrière-fief de la Chevallerie, à l'ouest.Il se prolonge sur toute la largeur de l'Ile, c'est-à-dire dans la paroisse Saint-Laurent, sur un même front de 8 arpents, où il est borné à l'est par le pseudo-fief des Ursulines, et à l'ouest, par l'arrière-fief Mesnu.Il fut concédé aux RR.MM.Hospitalières, le 6 mars 1653.Dans Saint-Pierre, ce pseudo-fief des Hospitalières ou Saint-Laurent comprend nos terres Nos 47, 48, 49 et 50, et s'élève sur les lots cadastraux actuels Nos 131 (partie).132 et 133.Chevallerie \u2014 Cet arrière-fief est situé entre le pseudo-fief des Hospitalières, ou Saint-Laurent, à l'est, et l'arrière-fief de la Grossar-dière, à l'ouest.Ces 28 arpents de front furent concédés aux frères Jean Juchereau de la Fer té (1623-85) et Nicolas Juchereau de Saint-Denis (1625-92), le 7 septembre 1661.L'arrière-fief de la Chevallerie comprend nos terres Nos 51 à 63, qui s'élèvent sur les lots cadastraux actuels Nos 134 (partie), 135 à 149et 150 (partie).Grossardière \u2014 Cet arrière-fief, concédé le 7 novembre 1661, est situé entre l'arrière-fief de la Chevallerie, à l'est, et l'arrière-fief Beaulieu (la paroisse Sainte-Pétronille), à l'ouest.Ces 15 arpents de front comprennent nos terres Nos 64 à 68, où s'élèvent les lots cadastraux actuels Nos 150 (moitié ouest) à 162.« * » Numéros des Terres \u2014 Toutes les terres sont ici numérotées dans l'ordre géographique, en commençant avec le No 1 à l'extrémité nord-est de la paroisse, pour terminer avec le No 68 à l'extrémité sud-ouest Nous avons assigné un numéro en propre à chaque terre originairement concédée par le seigneur au colon.Certaines terres, de largeur initiale plus considérable que les autres, furent tôt divisées en deux ou plusieurs tranches, égales ou inégales.Dans certains cas, nous avons fait suivre le numéro de la terre ainsi divisée, des lettres < a », « b > et « c >, etc.\u2014 la lettre: « a > désignant la tranche du nord-est, la lettre: « b >, celle du centre, et la lettre: « c », celle du sud-ouest de la concession primitive.Au cours des années qui suivirent, certaines terres ont été élargies, aux dépens de l'une ou des deux terres qui les bornaient de chaque côté, ou rétrécies au bénéfice de ces dernières.Nous avons toujours tenté de rapporter les détails de chaque mutation sur le numéro de la concession originelle ainsi affectée: mais pour éviter d'ennuyeuses répétitions et pour économiser de l'espace, nous avons parfois renvoyé, d une terre à l'autre, le lecteur, qui, nous l'espérons, n'aura pas trop de difficulté à interpréter notre mode d'expression.,,_ Largeur et profondeur des terres \u2014 La plupart des terres de l'île d Orléans s étendaient en profondeur, du fleuve jusqu'au milieu de l'île, ou elles étaient séparées de celles du côté opposé par une ligne imaginaire traversant Vile de pointe en pointe, ou d'un bout à l'autre.Nous n avons pas tenu compte de cette profondeur des terres, qui n'est terres de SAINT-PIERRE 7 d'ailleurs généralement pas indiquée dans les actes.Cependant, la largeur des terres, en arpents de front, a une importance capitale, du point de vue qui nous intéresse.Èn effet, la somme des largeurs des terres entre deux points géographiques intangibles, dans une paroisse donnée, doit nécessairement correspondre a l'étendue qu'on trouve entre les mimes bornes dans cette paroisse, d'après les plans cadastraux actuels.Rappelons que la perche mesurait 18 pieds français de longueur et qu'on comptait 10 perches par arpent, soit 180 pieds français.La lieue mesurait 84 arpents, et comme il faut 3 milles anglais pour faire une lieue française, nous avons 28 arpents au mille.Les numéros cadastraux actuels \u2014 Le site de chaque terre originairement concédée étant bien établi, nous avons obtenu par décalque les numéros cadastraux actuels des terres qui correspondent à chaque concession primitive.Les terres voisines \u2014 les « borneurs » \u2014 Nous indiquons toujours sur une seule et même ligne le site de la terre étudiée, par rapport aux deux terres qui la bornaient de chaque côté, comme suit: Terre No F-17, dé Guillaume Landry entre: Guillaume Baucher-dit-Morency et Robert Gagnon.Nous avons toujours mentionné en premier lieu la terre du nord-est, et, eh dernier, celle du sud-ouest, et ce, même lorsque nos sources n'indiquaient pas le site géographique des terres voisines.Ainsi, cette terre No F-17, de Guillaume Landry, à la Ste-Famille, était située entre celles (No F-16) de Guillaume Baucher-dit-Morency, au nord-est, et (No F-18) de Robert Gagnon, au sud-ouest.Cependant, lorsque nos sources laissent de côté une ou plusieurs terres, non concédées ou inoccupées, nous nous sommes servis d'un chiffre entre parenthèses, qui précède le nom du borneur et indique le rang de sa terre, par rapport à la terre étudiée.Exemple: Terre No F-20, de Guillaume Baucher-Morency 1681, recensement (p.84c).Banger (Baucher), Guillaume et Barbe Dion, 70 ans (veuve de Pierre Paradis, sa belle-mère) ; 50 arpents en valeur, entre: Jacques Perrot-(dit-Villedaigre) et (2e) Nicolas Drouin.Ce « (2e) », qui précède Nicolas Drouin, indique qu'il y avait une terre, au sud-ouest, entre celles de Guillaume Baucher-Morency et de Nicolas Drouin.Les années de vie \u2014¦ Les années, entre parenthèses, à la suite des noms de la personne, sont celles de sa naissance et de sa mort, sans garantie de précision absolue.Nous ne répétons pas les années de vie, lorsque la même personne est mentionnée de nouveau en rapport avec la même terre.Bibliographie \u2014 Les pages indiquées à la suite des recensements, aveux et dénombrements, etc., renvoient aux ouvrages suivants, dans lesquels ces documents ont été publiés: 8 archives de quebec 1666, recensement.Rapport de l'Archiviste de la Province de Québec pour 1935-36, pp.62 à 83; 1667, recensement, Histoire des Canadiens-français, vol.1, pp.71 à 73, de Benjamin Suite.Les lettres: « a », et « c » indiquent la colonne, de gauche à droite.1681, recensement, ibid., vol.11, pp.84 à 88.1689, carte de Villeneuve, l'île d Orléans, de feu le juge Camille Pouliot, nomenclature, pp.166 à 172.1725, aveu et dénombrement, Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, pour 1945-46, pp.3 à 35.Nous donnons, entre parenthèses, ou entre deux traits, certaines précisions, souvent indispensables à la compréhension de notre exposé, qui ne proviennent pas de nos sources.Léon Roy LES TERRES DE L'ILE L'ORLEANS LES TERRES DE SAINT-PIERRE Terre No 1, de Claude Bouchart d'Orval (1626-ant 1679), de 6 arpents Lots cadastraux actuels Nos 246, 246a et 247, de la Ste-Famille, de 1 arpent et 3lA perches de largeur) et Nos 1 à 8, de Si-Pierre, de 4 arpents et û% perches de largeur, mesurés au chemin du roi.A l'origine, cette terre de 6 arpents de largeur avait apparemment pour borne, du côté du nord-est, l'embouchure sur le Saint-Laurent, et non pas le cours de la rivière du Pot-au-Beurre.Concédée avant la fondation de la paroisse Saint-Pierre, il semble aussi qu'on ait voulu la situer entièrement dans Saint-Pierre, lorsque cette paroisse fut détachée de la Sainte-Famille, vers 1678.En effet, la carte de l'ingénieur Robert de Villeneuve, de 1689, la situe entièrement dans Saint-Pierre; et si 1 edit du 3 mars 1722, qui fixe l'étendue des paroisses, mentionne la rivière Pot-à-Beurre comme borne entre la Sainte-Famille et Saint-Pierre, sans préciser s'il s'agit de l'embouchure ou du cours de cette rivière, il n'y est aucunement question de diviser cette terre en deux tranches, pour en situer une dans la Sainte-Famille et l'autre dans Saint-Pierre, comme il le fait dans le cas analogue de la terre de Charles Gué-rard, à l'autre extrémité de la Sainte-Famille, qui se trouve à cheval sur la ligne de séparation des paroisses de Saint-François et de la Sainte-Famille.Nous ignorons si la division de cette terre en deux tranches, dont l'une dans la Sainte-Famille, et l'autre dans Saint-Pierre, remonte au régime français.Le plan cadastral officiel de 1878 établit la ligne de séparation entre la Sainte-Famille et Saint-Pierre à la rivière du Pot-au-Beurre, dont le cours suit la ligne de division des terres à partir du chemin du roi, et même un peu au delà, jusqu'au fleuve.1668, 1er mars (gfe Vachon), concession de Mgr de Laval à: Bouchard d'Orval, Claude ( 1626-ant 1679 ), 6 arpents, entre les terres non concédées (où Noël Roze-dit-Larose, dans la Sainte-Famille) et (2*) Jean Rabouin.1680, 12 mars (gfe Aubert), Charles Bouchard et Jean-Baptiste Bouchard puîné, de Montréal, Claude Bouchard, de Champlain, et Paul Bouchard renoncent, en faveur de: [91 jo archives de quebec Bonchart d'Orval, Jean (1652-1703).leur frère aîné, à leurs droits successifs sur cette terre, de 6 arpents, au Pot-au-Beurre, entre: Robert Vaillancourt (dans la Sainte-Famille) et Pierre Grenon, concédée à Claude Bouchart d'Orval.leur père, reconnaissant qu'elle fut concédée pour leur dit frère Jean Bouchart l'aîné.1681, recensement, p.85c, Besnard, Marguerite (1631-97), veuve (de Claude Bouchart dOrval) et Bouchard Dorval, Jean, 25 ans, son fils, 4 arpents en valeur, entre: Robert de Liancours (dans la Sainte-Famille) et (2*) Jean Rabouin.1689, carte de Villeneuve, p.166, Bouchard, Jean, No 48 (de Saint-Pierre), entre: Robert Vaillancourt et Antoine Juchereau.1693, 6 juin (gfe Jean Guyon du Buisson, arpenteur), procès-verbal d'arpentage de la terre de: Bouchard d'Orval, Jean, de 6 arpents, \u20ac en partant sur une ligne tirée le 8 février 1665, sur la terre de Robert Vaillancourt », entre: Robert Vaillancourt et Antoine Juchereau.1695, 28 octobre; 1696.16 juin et 1697, 7 octobre (gfe Cham-balon), cession de droits successifs, respectivement de Jean-Baptiste Bouchart puîné, Claude Bouchart et Marie Bouchard, épouse de François Bigot, de la seigneurie Marsolet, près Cham-plain, leur résultant de la mort de Claude Bouchart d Orval, leur père, et de Paul et Charles Bouchart, leurs frères, à: Bouchart, Jean, leur frère aîné, de Saint-Pierre, I.O.1705,1er avril (gfe Jacob père), inventaire de feu: Bouchart d'Orval, Jean, et Madeleine Cloutier, son épouse, 6 arpents de front, au Pot-au-Beurre, avec 40 arpents en valeur, entre: la veuve (de Robert) Vaillancourt, et (Pierre) Clautel (sic, Chantai).\u2014 Voyez aussi la terre No 3, de Saint-Pierre, appartenant à cette même communauté.1709, carte de Catalogne, Dorval, Cl(aude) (?), entre: P(aul) Vaillancourt (dans la Sainte-Famille) et J.Chaubot (sic, Pierre Chantai).1709.27 juillet (gfe Jacob père), donation de Madeleine Cloutier, veuve de Jean Bouchart d'Orval, à: Bouchart d'Orval, Pierre (1685-post 1741), son fils, 2\\i arpents, entre: les terres échues au dit donataire par le décès de son père, et les terres de la dite donatrice.1725,25 août, aveu et dénombrement, p.19, Bouchard dit Dorval, Pierre, 6 arpents, avec maison, grange, étable, fourny, 80 arpens de terre labourable et 4 arpens de prairies.entre: Paul Vaillancourt et la veuve (de Pierre) Châtigny-(dit- Lépine, née Marie-Angelique Martin ( 1678-1756 ). terres de saint-pierre H Terre No 2, d'Antoine Juchereau (16.-ant 1700), de 3 arpenta Lots cadastraux Nos 9 à 12 et p.de 13 Entre 1667 et 1674, cette terre semble appartenir à: Grenon, Pierre (1646-1712) \u2014 voyez la terre précédente, en 1680 \u2014 2ui l'aurait abandonnée avant 1675, puisqu'il était alors fixé à )ombourg- ( Neuville ).1686, 13 février (gfe Vachon?) \u2014 (cf: gfe Chambalon, 4 novembre 1699), concession des seigneurs de l'île d'Orléans à: Juchereau, Antoine ( 16.-ant 1700), 3 arpents, (entre: Claude Bouchart d'Orval et Jean Rabouin).1689, carte de Villeneuve, p.166, Juchereau, Antoine, cabane de.No 47, entre: Jean Bouchard et (3*) Vincent Guillot.1695, 24 janvier (gfe Jacob père), donation d'Antoine Juchereau àl°: LePetit, Anne, veuve de Joachim Martin, sa femme, moitié de 3 arpents, entre: Jean Bouchard et Pierre LeRoy-( Des jardins), età2°: LeRoy-(Desjardins), Pierre (1670-post 1715) et Marie Martin, sa femme, moitié de 3 arpents, entre: l'autre moitié de sa terre et Jean Rabouin.1695, 28 décembre (gfe Roger), contrat de mariage de: Chantai, Pierre (16.-ant 1710) et Marie-Angelique Martin, portant donation de moitié de 3 arpents, d'Anne LePetit, veuve de Joachim Martin, mère de l'épouse, remariée à Antoine Juchereau, entre: Jean Dorval et l'autre moitié de la dite terre.1700, 1er mars (gfe Chambalon), donation d'Anne LePetit, veuve de Joachim Martin, remariée à Antoine Juchereau à: Martin, Louis (1671-1749), son fils, 1 arpent.Plus tard, au moyen d'un échange, Louis Martin céda à: LePetit, Anne, sa mère, moitié de cet arpent de front, joignant l'habitation des héritiers de Claude Bouchard.1705, 2 avril (gfe Jacob père), accord entre Anne LePetit, veuve de Joachim Martin et d'Antoine Juchereau, remariée à Jean-Paul Maheu (1649-1708), et: Chantai, Pierre, et Marie-Angelique Martin, épouse de ce dernier, au sujet de la terre à eux donnée comme ci-haut.1709, carte de Catalogne, Chaubot, J.(sic) \u2014 Chantai, Pierre, entre: Cl.(sic) Dorval et Mathieu Mathieu, entre: J.Chaubot (sic) etB(ouchard) Dorval 1725, 25 août, aveu et dénombrement, p.19, Chfitigny, la Ve.(de Pierre), née Angélique Martin (1678-1758), 12 archives de québec veuve de Pierre Chantai \u2014 2 arpents, avec maison, grange, étable et 40 arpens de terre labourable et 3 arpens de prairies, entre: Pierre Bouchard dit Dorval et Charles Bouchard dit Dorval.Terre No 3, de Jean Rabouin (1637-1707), de 3 arpents Lots cadastraux Nos: 13 à 17 1660 (gfe Vachon), concession (non retracée) de Charles de Lauzon-Charny (Cf: gfe Chambalon, 16 mars 1700) à: Rabouin, Jean (1637-1707), 3 arpents, (entre: Pierre Grenon et Jean Guy).1666, recensement, p.80, Rabouin, Jean, 27 ans, et Marguerite Ardionne, 28 ans, sa femme.1667, recensement, p.72b, Rabouin, Jean, 2 arpents en valeur, etc., entre: (6e) Michel Chartier (dans la Sainte-Famille) et Jean Guy.1679, 5 septembre (gfe Vachon) pièce non retracée \u2014 (cf: gfe Vachon, 6 septembre 1679), vente de Jean Rabouin à: Saint-Denis, Pierre ( 1626-86), d'«une concession à la Longue-Pointe ».1679, 6 septembre (gfe Vachon) inventaire de: Rabouin, Jean, et feu Marguerite Hardionne, son épouse: \u20ac une concession à la Longue Pointe, vendue, la veille, à Pierre St Denis ».1680, 6 février (gfe Filion), rétrocession de Pierre Saint-Denis à: Rabouin, Jean, < une concession à la Longue Pointe, qui appartient par moitié aux enfants de Jean Rabouin à cause de leur mère défunte\".1681, recensement, p.85c, Rabouin, Jean, 5 arpents en valeur, etc., entre: (2e) Marguerite Besnard (veuve de Claude Bouchart d'Orval) et Pierre St Denis.1689, carte Villeneuve, p.166, cette terre n'est pas indiquée.1700, 16 mars (gfe Chambalon), vente des enfants de Jean Rabouin, en qualité d'héritiers de feu Marguerite Hardionne, leur mère, à: Bouchart d'Orval, Jean (1652-1703), de St-Pierre, moitié de 3 arpents, entre: la veuve et héritiers d'Antoine Juchereau et Vincent Guillot.Rabouin, Jean, gardera: l1^ arpent, entre: Antoine Juchereau et Jean Bouchart d'Orval (acquéreur); et Bouchart d'Orval, Jean, prendra \\ ]/2 arpent, entre: Jean Rabouin et Vincent Guillot.1700, 8 avril (gfe Hilaire-Bernard de Larivière), procès-verbal d'arpentage d'une terre appartenant à: Bouchart d'Orval, Jean, entre: la dame Martin (la veuve de Joachim Martin et d'Antoine Juchereau) et Vincent Guillot. terres de saint-pierre 13 1702, 23 octobre (gfe Chambalon), vente de Jean Rabouin à: Bouchart d'Orval, Jean, moitié (restant) de 3 arpents, (entre: la veuve d'Antoine Juchereau et Jean Bouchart d'Orval, acquéreur).1705, 1er avril (gfe Jacob), inventaire de feu: Bouchart d'Orval, Jean et Magdeleine Cloustier, son épouse, 3 arpents, avec 24 arpents en valeur, hangar, etc., entre: le nommé (Pierre) Chantai et Vincent Guillot.(Voyez aussi notre terre No 1, appartenant à la même succession).1705, 2 avril (gfe Jacob), partage entre les héritiers de feu: Bouchart d'Orval, Jean, et de Magdeleine Cloustier, son épouse, de cette terre, de 3 arpents, en 4 parts de 7% perches chacune, pour: Jean-Baptiste, Thérèse, Hélène et Geneviève Bouchart d'Orval.1709, carte de Catalogne, B(ouchart) Dorval Charles (1683-1749) \u2014 époux de Madeleine Gosselin, entre: (Jean) Mathieu et V(incent) Guillot.1725, 25 août, aveu et dénombrement, p.19, Bouchard dit Dorval, Charles, 3 arpents, avec maison, grange, étable, 50 arpens de terre labourable et 3 arpens de prairies, entre: la Ve (de Pierre) Chatigny et Antoine Martel._ Terre No 4, de Jean Guy (1640-post 1700), de 3 arpents Lot cadastral No 18 et moitiés des Nos 19 et 20 Avant 1666, concession non retracée de Charles de Lauzon-Charny à: Guy, Jean (1640-post 1700), 3 arpents, (entre: Jean Rabouin et Jean Vallée) 1666, recensement, p.82, Guy, Jean, 26 ans.armurier, habitant.1667, recensement, p.72b, Guy, Jean, 27 ans, 8 arpents en valeur, etc., entre: Jean Rabouin et (2e) Joachim Martin.1679, 3 novembre (gfe Vachon), vente de Jean Guy à: Saint-Denis, Pierre (1626-86), du Château-Richer, 6 arpents (comprenant la terre suivante, aussi de 3 arpents), entre: Jean Rabouin et (2*) Joachim Martin.1681, recensement, p.85c, St Denis, Pierre, 15 arpents en valeur, etc.(avec la terre suivante), entre: Jean Rabouin et (4e) Pierre Roberge.1682, 3juillet (gfe Vachon), cession, au moyen d'un échange, de Pierre St-Denis.de la Ste-Famille, à: j4 archives de quebec Terre No 5, de Jean Vallée (1642-73), de 3 arpents Partie du No cadastral 20 et Nos 21 à 24 Avant le 10 décembre 1664, concession non retracée de Charle» de Lauzon-Charny à: Vallée, Jean (1642-73), 3 arpents, (entre: Jean Guy et Joachim Martin) 1667, recensement, p.72b, Vallée, Jean, 6 arpents en valeur, etc., entre:.et Joachim Martin.1669, 20 septembre (gfe Auber), cession, au moyen d'un échange, de Jean Vallée à: Guyonne, Antoine (1641-1721), 3 arpents, entre: Jean Guy et Joachim Martin.1675, 19 octobre (gfe Rageot, No 1355), vente d'Antoine Guyonne à: Leclerc dit le Bouteleau, Jean (1647-1708), 3 arpents, « à la longue pointe », avec maison, grange et étable, entre: Jean Guy et Joachim Martin.1676, 31 octobre (gfe Vachon) \u2014 pièce non retracée, cf: même greffe 3 novembre 1679 \u2014 vente ou cession d'Antoine Guyonne (n'est-ce pas plutôt Jean Leclerc-le-Bouteleur) à: Guy, Jean (1640-post 1700), 3 arpents, (entre: Jean Guy (acquéreur) et Joachim Martin.Entre 1679 et 1709, voyez la terre précédente.1725, 25 août, aveu et dénombrement, p.20, Dorval, Jean-Baptiste (1680-1749), 3 arpents, avec maison, grange, étable, 50 arpents de terre labourable et 3 arpents de prairies, entre: Antoine Martel et Joachim Martin.GuiUot, Vincent (1648-1716), 6 arpents (comme ci-haut), entre: Jean Rabouin et (2*) Joachim Martin.1689, carte de Villeneuve, p.166, Guillot, Vincent, Nos 44, 45 et 46 maison et grange (avec la terre suivante), entre: (2e) Antoine Juchereau et (2*) Joachim Martin, 1709, carte de Catalogne, Guillot, V(incent), entre: (Charles)-B(ouchard)-Dorval et (2*) la Maheu.1725,25 août, aveu et dénombrement, p.19, Martel, Antoine (1681-1759) \u2014 époux de Catherine Guillot \u2014 3 arpents, avec maison, grange, étable, 50 arpens de terre labourable et 4 arpens de prairies, entre: Charles Bouchart dit Dorval et Jean Baptiste Dorval. terres de saint-pierre 15 1664, 10 décembre (gfe Vachon), concession de Charles de Lau- zon-Charny à: Martin, Joachim (1636-90), 2 arpents, entre: Jean Vallée et André Rapin, chirurgien.1667, recensement, p.72b, Martin, Joachim, 9 arpents en valeur, etc., entre: Jean Vallée et Jean Guy (?) 1689, carte Villeneuve, p.166, Martin, Joachim, No 43, entre: Vincent Guillot et (2*) Pierre Roberge-(Lapierre) 1695, 5 mars (gfe Jacob père), inventaire de feu: Martin, Joachim et A nne-Charlotte LePetit (16.-1736), remariée avec Antoine Juchereau (16.-1700), 3 arpents - comprenant apparemment 1 arpent (ou la moitié) de la terre suivante) où il y a 21 arpents en valeur, maison de 24 pieds sur 18, en madriers, grange de 30 pieds, vieille étable, etc., arpentée par Jean LeRouge, le 4 mars 1672.1709, carte de Catalogne, la Maheu (née Marie-Charlotte LePetit, veuve de Joachim Martin, d'Antoine Juchereau et de Jean-Paul Maheu (1649-1708), entre: V.Guillot et (2») (Pierre) Roberge.1725, 25 août, aveu et dénombrement, p.20, Martin, Joachim (les héritiers de), 4 arpents \u2014 comprenant apparemment toute la terre suivante, de 2 arpents de largeur, avec maison, grange, étable, 60 arpents de terre labourable et 4 arpents de prairies, entre: Jean-Baptiste Dorval et Pierre Roberge._ Terre No 7, d'André Rapin (1640-94), chirurgien, de 2 arpents Lot cadastral No 27 Avant le 10 décembre 1664, concession (non retracée) des seigneurs de l'Ile d'Orléans \u2014 voyez la terre précédente \u2014 à: Sapin, André (1640-94), chirurgien, 2 arpents \u2014 largeur calculée par déduction, en tenant compte de la largeur de la terre précédente, à diverses époques \u2014 (entre: Joachim Martin et Jean LeSueur).Avant 1690, sinon plus tôt, la moitié nord-est de cette terre No 7 était déjà passée à: Martin, Joachim ( 1636-90), (entre: Joachim Martin (acquéreur) et (2*) Pierre Roberge).Terre No 6, de Joachim Martin (1636-90), de 2 arpents Lots cadastraux Nos 25 et 26 16 ARCHIVES de quebec Terre No 8, de Pierre Roberge-Lapierre (1651-1725), de 3 arpenta Lot cadastral No 28 Avant le 29 septembre 1669, concession non retracée des seigneurs de l'île d'Orléans à: LeSueur, Thomas (1641-1714), 3 arpents, (entre: André Rapin, chirurgien et Jean Guyon du Buisson).1669, 29 septembre (gfe Auber).vente de Thomas LeSueur à: Roberge-(Lapierre), Pierre (1651-1725), 3 arpents, entre: (2') Joachim Martinet Mathurin (Rénou-dit)-Boisjoly.En 1677, la terre suivante, de 3 arpents et 3 perches, passe à: Roberge, Pierre, qui possède dès lors 6 arpents et 3 perches de terre contigus, en front, entre: (2*) Joachim Martin et Jacques Ratté.1681, recensement, p.85c, Roberge, Pierre, 30 ans, et Françoise Loignon, sa femme, 15 arpents en valeur, etc.(comprenant la terre suivante), entre: (4\") Pierre St Denis et (2*) Jacques Ratté.1689, carte Villeneuve, p.166, Roberge, Pierre, Nos 40 et 42 (avec la terre suivante), entre: (2*) Joachim Martin et (2») Jacques Ratté.1709, carte de Catalogne, Roberge (Pierre), entre: (2e) la Maheu et (2«) G.Vané (sic).1725, 25 août, aveu et dénombrement, p.20, Roberge, Pierre, 6 arpents \u2014 comprenant la terre suivante \u2014 avec maison, grange, étable et 80 arpents de terre labourable.entre: (les héritiers de) Joachim Martin et Jean Baptiste Ratté.Terre No 9, de Jean Guyon du Buisson (1619-94), de 33 arpents Lot cadastral No 29 et partie de 30 U6hll Tl \\&%Vachon) - P^ce non retracée, cf: même gfe.septembre 1668 - concession de Charles de Lauzon-Charny à: ^«tJ™™' W 1619\"9,4)' 3 arPents ct 3 P«c!»ea.(entre: Thomas Le Sueur et Jacques Ratté).En 1725 \u2014 cf: aVeu et dénombrement, p.20, toute cette terre No 7, de 2 arpents de largeur, paraît appartenir aux héritiers de Martin, Joachim, Entre: (2*) Jean Baptiste Dorval et Pierre Roberge. TERRES DE SAINT-PIERRE 17 1668, 11 septembre (gfe Vachon), vente de Jean Guyon du Buisson à: Renou (Sr de Boisjoly), Mathurin (1647-75) \u2014 époux de Louise Guillot, cf: Tanguay I, p.514 \u2014 3 arpents et 3 perches, entre: Pierre Roberge dit Lapierre et Jacques Ratté.1676, 7 mars (gfe Becquet, cahier 25), vente de Louise Guillot, veuve de (Mathurin) Renou, à: Perrois, Louis de, 3 arpents et 3 perches, entre: Pierre Roberge dit Lapierre et Jacques Ratté.1676,.avril (gfe Vachon) \u2014 pièce non retracée, cf: gfe Becquet, 29 août 1677, \u2014 vente de Louis de Perrois à: Guillot, Vincent ( 1648-1716), 3 arpents et 3 perches, etc.1677, 29 août (gfe Becquet, cahier 25), vente de Vincent Guillot à: Roberge-(Lapierre), Pierre (1651-1725), 3 arpents et 3 perches, entre: Pierre Roberge (acquéreur) et Jacques Ratté.Entre 1677 et 1725, voyez la terre précédente.Terre No 10, de Jacques Ratté (1630-99), de 2 (?) arpents Partie du lot cadastral No 30, moitié ouest de 32 et 33 Au cours de l'été, ou au plus tard à l'automne de 1667, Ratté, Jacques ( 1630-99) et Anne Martin, sa femme \u2014 fille d'Abraham Martin \u2014> occupent cette terre, de 2 (?) arpents, (entre: Jean Guyon du Buisson et Pierre Chaleut).\u2014 Cf: au recensement de 1666, Jacques Ratté demeure à Québec.Il n'est pas mentionné à l'île d'Orléans, au recensement de 1667, mais il fait baptiser à la Sainte-Famille, le 7 décembre de cette même année, son premier enfant né à l'île dOrléans.Le baptême a lieu à la Sainte-Famille, parce que la paroisse Saint-Pierre, où il demeure, n'existe pas encore.Les actes de vente des terres précédente et suivante, respectivement en 1668 et 1671, prouvent qu'il était alors déjà propriétaire de sa propre terre (No 10).En 1675, il acquiert la terre suivante, également de 2 arpents de largeur.1681, recensement, p.85c, Ratté, Jacques, 20 arpents en valeur, etc.\u2014 avec la terre suivante \u2014 entre: Pierre Roberge et (2*) Jean Houde.En 1683, il acquiert, du côté du sud-ouest, une autre terre, de 2 arpents de largeur, contiguë à celle qu'il avait achetée en 1675, de sorte qu'il possède dès lors 6 arpents de terre de front.1689, carte de Villeneuve, p.166, Ratté, Jacques, Nos 39 et 41 \u2014 avec les deux terres suivantes \u2014 entre: Pierre Roberge et (3*) Maurice Crépau. 18 ARCHIVES DE QUEBEC 1709, carte de Catalogne, Vané, G.(sic) \u2014 Ratté.Jean-Baptiste (1667-post 1725) \u2014 fib du précédent \u2014 entre: (Pierre) Roberge et P(ierre) Raté.1725, 25 août, aveu et dénombrement, p.20, Ratté, Jean-Baptiste, 2J^ arpents, avec maison, grange, étable, 50 arpens de terre labourable et 3 arpens de prairies, entre: Pierre Roberge et Ignace Ratté.Terre No 10 bis, de Pierre Chaleut (1630-77), de 2 arpenta Tranche ouest du lot cadastral No 31 et tranche est de 34 1662, 14 juillet (gfe Vachon), concession de Charles de Lauzon-Charny à: Chaleut, Pierre (1630-77), 2 arpents, entre: (2e) JeanDion(ne) et (2*) MauriceCrépeau.1666, recensement, p.71, Chalut, Pierre, 36 ans, et Marie Gauvain, 28 ans, sa femme.1667, recensement, p.72a, Chaleu, Pierre, 6 arpents en valeur, etc., entre:.et Antoine Guyonne.1671, 12 avril (gfe Vachon), cession de Pierre Chaleut, contre une terre à Charlesbourg, à: Labbé, Nicolas, 2 arpents, entre: Jacques Ratté et Jean Guyonne.1672, 27 février (gfe Rageot), donation générale de Nicolas Labbé: Aux Pauvres de l'Hôtel-Dieu de Québec 2 arpents, etc., 1675, 1er avril (gfe Becquet, cahier 22), concession des Pauvres de l'Hôtel-Dieu de Québec à: Ratté, Jacques ( 1630-99), 2 arpents, entre: Jacques Ratté (acquéreur) et Jean Guyonne ou ses représentants.1681, recensement, p.85c, Ratté, Jacques, 20 arpents en valeur, etc.\u2014 avec la terre précédente \u2014» entre: (2*) Pierre Roberge et Jean Houde.1689, carte de Villeneuve, p.166, Ratté, Jacques, Nos 39 et 41 \u2014 avec les terres précédente et suivante \u2014 entre: (2*) Pierre Roberge et (2*) Maurice Crépeau.1709, carte de Catalogne, Raté,P(ierre) (1675-1721), entre: G.Vané (sic) et L.(?) Raté. terres de saint-pierre 19 Terre No 11, de Jean Dionne-Sanssoucy, de 2 arpents Moitié ouest du lot cadastral 34 et moitié est du No 35 Avant le 14 juillet 1662, concession non retracée de Charles de Lauzon-Charny a: Dionne-dit-Sanssoucy, Jean (frère d'Antoine), 2 arpents, (entre) Pierre Chaleut et Maurice Crépeau).1666, recensement, p.77, Guyonne, Antoine, 25 ans, et Catherine Ivory, 22 ans, sa femme.1667, recensement, p.72a, Guyonne, Antoine, 8 arpents en valeur, etc., entre: Pierre Chaleu et (2*) Thomas Lesueur.1674, 7 novembre (gfe Becquet, cahier 21 ), vente de Jean Dionne dit Sansoucy, de Beauport, à: Lesueur,Thomas (1641-1714), 2 arpents, entre: Nicolas Labbé et Maurice Crépeau.1677,22 juin (gfe Becquet, cahier 25), vente de Thomas Lesueur à: Le Canteur dit Latour, Guillaume ( 1646-post 1678 ), 2 arpents, entre: Jacques Ratté, représentant Nicolas Labbé, et Maurice Crépeau.Cette vente dut être annulée dans les douze mois qui suivirent.1678, 12 septembre (gfe Becquet, m.s.) vente de Thomas Lesueur a: Houde, Jean ( 1657-1701 ).2 arpents, entre: Jacques Ratté et Maurice Crépeau.1681, recensement, p.85c, Houde, Jean, 15 arpents en valeur, etc., entre: Jacques Ratté et Maurice Crépeau.1683,4 février (gfe Duquet), vente de Jean Houde à: Ratté, Jacques (1630-99), 2 arpents, avec maison prête à clore et madriers pour la finir, entre: Jacques Ratté (acquéreur) et Maurice Crépeau.1689, carte de Villeneuve, p.166, Ratté, Jacques, Nos 39 et 41 \u2014 avec les deux terres précédentes \u2014 entre: (3*) Pierre Roberge et Maurice Crépeau.1725,25 août, aveu et dénombrement, p.20.Ratté, Ignace (1683-1744) \u2014 fils de Jacques \u2014 2 arpents, avec mal-son, grange, étable.50 arpens de terre labourable et 3 arpens de prairies, entre: Jean-Baptiste Ratté et Pierre Ratté (ses frères). archives de quebec Terre No 12, de Maurice Crépeau (1638-1704), de 3 arpenta Moitiés des lots cadastraux Nos 35 et 37, plus 36 Avant le 14 juillet 1662, concession non retracée de Charles de Lauzon-Charny à: Crépeau,Maurice (1638-1704), 3 arpents.( entre: Jean Guyonne et Paul Vachon).> .1666, recensement, p.73, Crespeau, Maurice, 27 ans, et Marguerite LaVerdure, 20 ans, sa femme.1667, recensement, p.72a, Crespeau, Maurice, 9 arpents en valeur, etc., entre: Laurent Denis (?) et (4*) Laurent Benoist.1681, recensement, p.85c, Crépeau, Maurice, 15 arpents en valeur, etc., entre: Jean Houde et (5*) François Ferland.1689, carte de Villeneuve, p.166, Crépeau, Maurice, Nos 37 et 38, avec maison et grange, entre: Jacques Ratté et Denis Roberge.1701, 31 mars (gfe Chambalon), donation de Maurice Crépeau et Marguerite Laverdure, son épouse, à: Crépeau, Maurice (1673-1753), leur fils, 1 arpent, avec bastimens, à prendre sur leur habitation de 3 arpents, entre: Jacques Ratté et les deux autres arpents à être partagés.1709, carte de Catalogne, Crepau, M (aurice), entre) L( Ignace) Raté et D(enis) Roberge.' 1725, 25 août, aveu et dénombrement, p.20, Crépeau, Maurice, fils (1673-1753), 2 arpents \u2014 au sud-ouest de , cette terre \u2014 avec maison, grange, étable, 40 arpens de terre labourable et 4 arpens de prairies, entre: Pierre Ratté et la Ve.Denis Roberge.1709.carte de Catalogne, Raté, L (?) \u2014 Ignace \u2014 entre: P(ierre) Raté et M(aurice) Crepau.1725,25 août, aveu et dénombrement, p.20, Ratté, Pierre (1675-1721 ) \u2014 fib de Jacques \u2014 2 arpents, avec maison, grange, étable, 40 arpens de terre labourable et 4 arpens de prairies, entre: Ignace Ratté et Maurice Crépeau. TERRES DE SAINT-PIERRE 21 Terre No 14, de Denis Roberge (16 -1709), de 3 arpents Moitié ouest du lot cadastral No 42, plus Nos 43 et 44 1660, 7 février (gfe Vachon), concession de Charles de Lauzon-Charny à: Denis, Laurent (1636-post 1689), 3 arpents, entre: Paul Vachon et Michel Oenault (Hénault).1662, 28 janvier (gfe Vachon), vente de Laurent Denis à: Courtois, Charles ( 1647-post 1681 Y, 3 arpents, entre: Paul Vachon et Michel Êsnaud.1666, 16 août (gfe Becquet), vente de Charles Courtois à: Roberge.Denis (16.-1709), 3 arpents, entre: Paul Vachon et Michel Esnaud.1667, recensement, p.72a, cette terre paraît encore occupée par: Denis, Laurent (1636-post 1689), 30 ans, 10 arpents en valeur, etc., entre: Thomas LeSueur, fermier de Paul Vachon, etc .En 1678, la terre précédente, de 4 arpents de largeur, passe à: Roberge, Denis, qui possède dès lors 7 arpents contigus de terre de front.1689, carte de Villeneuve, p.166, Roberge, Denis, No 36 (avec la terre précédente), entre: (2*) Maurice Crépeau et (2*) Mathurin Belloir.Terre No 13, du notaire Paul Vachon (1630-1703), de 4 arpents Moitié ouest du lot cadastral No 37, pins Nos 38 à 41 et moitié de 42 1660, 12 août, concession non retracée de Charles de Lauzon-Charny à: Vachon, Patd (1630-1703) \u2014 le notaire, de Beauport \u2014 4 arpents, entre: Maurice Crépeau et Laurent Denis).1666, recensement, p.71, Lesueur, Thomas, 25 ans, et Claude de Machon, sa femme, 22 ans, entre: (3«) Pierre Chalut et____ 1667, recensement, p.72a, LeSueur, Thomas (1641-1714), 25 ans, fermier de Paul Vachon, 8 arpents en valeur, entre: (2*) Antoine Guyonne et Laurent Denis.1678, 14 septembre (gfe Rageot, No 1827), vente de Paul Vachon et Marguerite Langlois, sa femme, à: Roberge, Denis ( 16.-1709 ), 4 arpents, avec bastimens, entre: Maurice Crespeau et Denis Roberge (acquéreur).Pour la suite, voyez la terre suivante.No 14. 22 archives de québec Terre No 15, d'Antoine Paulet (1625-95), de 2 arpente Lots cadastraux Nos 45,47 et 48 Avant le 7 février 1660, concession non retracée de Charles de Lauzon-Charny à: Hénault-dit-Botté, Michel ( 1636-1701 ), 2 arpents, (entre: Laurent Denis et Nicolas Bélanger).1662, 4 novembre (gfe Vachon), (re)concession de Charles de Lauzon-Charny à: Poulet, Antoine ( 1625-95).2 arpents, entre: Charles Courtois et Nicolas Bélanger.1666, recensement, p.81, Poullet, Antoine, 40 ans, et Suzanne Mivllle, 24 ans, sa femme.1667, recensement, p.73b, Poulet, Antoine, 42 ans, 8 arpents en valeur, etc.1679.8 septembre (gfe Becquet), vente d'Antoine Poulet père à: Poulet, Antoine fils ( 1656-1722), 2 arpents, entre: Mathurin Bellouard et Catherine Gesnier (veuve de Louis Dupin) \u2014 n'est-ce pas plutAt: \u2014 entre: Denis Roberge et Mathurin Bellouard ?1679, 28 octobre (gfe Vachon), vente d'Antoine Poulet fils à: Bellouard, Mathurin (1642-1719) \u2014 son beau-frère \u2014 1 arpent de front, faisant moitié de la concession d'Antoine Poulet père \u2014 la terre entière, de 4 arpents, située: entre: Denis Roberge et (2*) les représentants de Michel Vincent 1685,18 février (gfe Vachon).vente de Pierre Lamarre ( 1660-87) et Marie Poulet son épouse, à: Bellouard, Mathurin \u2014 leur beau-frère \u2014 le tiers d'un arpent de front, leur appartenant par indivis dans la concession, de 2 arpents de front d'Antoine Poulet père.Entre 1681 et 1725, voyez la terre suivante.1725,25 août, aveu et dénombrement p.20, 1709.carte de Catalogne.Roberge.D ( enis ) \u2014 avec la terre précédente \u2014 .entre: (2«) M(aurice) Crepau et M(athurln) Bluer (Blouard).1725,25 août, aveu et dénombrement, p.20, Roberge, la Ve Denis, 7 arpents \u2014 comprenant la terre précédente \u2014 avec maison, grange, étable, fourny, 60 arpens de terre labourable et 6 arpens de prairies, entre: (2*) Maurice Crépeau et Jean Baptiste Blouard. terres de saint-pierre 23 Terre No 16, de Mathurin Blouard (1642-1719), de 2 arpents Lot cadastral No 46 Avant le 4 novembre 1661, concession non retracée de Charles de Lauzon-Charny à: Bélanger, Nicolas (1638-82), 2 arpents, (entre: Michel Hénault et Michel Vincent).Avant 1667, cette terre passe à: Benoist, Laurent (1641-post 1677), 2 arpents, (entre: Antoine Paulet et Louis Dupin).1667, recensement, p.72a, Benoist, Laurent, 4 arpents en valeur, etc., entre: (4*) Maurice Crespeau et Louis Dupin.Vers 1677 (gfe Auber), cession non retracée au moyen d'un échange \u2014 cf: gfe Chambalon, 21 octobre 1707 \u2014 de Laurent Benoist à: Bellouard, Mathurin (1642-1719), 2 arpents, (entre: Antoine Paulet et Louis Dupin).1681, recensement, p.85c, Bellouard, Mathurin, 15 arpents en valeur, etc.\u2014\u2022 avec la terre précédente «\u2014 entre: Pierre Paradis (?) et François Ferland.1689, carte de Villeneuve, p.166, Belloir, Mathurin, No 35 \u2014 avec la terre précédente \u2014 entre: (2*) Denis Roberge et François Ferland.1707, 21 octobre (gfe Chambalon), donation de Mathurin Blouard père, figé de 72 (?) ans, à: Blouard, Jean-Baptiste (1688-post 1731 ) et à Blouard, Mathieu (1684- 1709), ses fils, 2 arpents à chacun \u2014 comprenant la terre précédente, le tout entre: (2*) Denis Roberge et Nicolas Goulet.Cette donation est annulée, le 23 août 1709 (gfe Jacob).1709, carte de Catalogne, Bluer (Blouard), M(athurin) entre: (2*) D(enis) Roberge et I (?) Goulet.1709,23 août (gfe Jacob père), donation de Mathurin Blouard, âgé de 74 (?) ans.à: Blouard, Jean-Baptiste (1688-post 1731) \u2014 fils du précédent \u2014 2 arpents, avec maison, grange, étable, 40 arpens de terre labourable et 3 arpens de prairies, entre: la Ve Denis Roberge et Jean Goulet (son beau-frère). 24 ARCHIVES DE QUÉBEC Terre No 17, de Louis Dupin (1614-69), de 2 arpents Moitié est du lot cadastral No 49 1661, 4 novembre (gfe Vachon), concession de Charles de Lauzon-Charny à: Vincent, Michel \u2014 Vincent Chrétien ( 1643-1702), 2 arpents, entre: Nicolas Bélanger et (4*) Pierre Mottais (Aigron-Lamothe).1665, 27 juillet (gfe Vachon), cession, contre une maison de deux étages, au bourg des Touches de Périgné en Saintonge, de Michel Vincent à: Dupain, Louis ( 1614-69), 2 arpents, entre: (2*) Antoine Paulet et Jean Chandriau.1666, recensement, p.74, Dupin, Louis, 52 ans, et Catherine Gernier, 35 ans, sa femme.1667, recensement, p.72a, Dupin, Louis, 8 arpents en valeur, etc., entre: Laurent Benoist et Jean Chaudereau.1673, 27 janvier et 22 juin (gfe Vachon) \u2014 voyez la terre suivante à ces dates -~ cette terre No 17 parait occupée par: Dubois-(Brisebois), René (1632-91), 1681, recensement, p.85c, cette terre parait être passée à: Ferland, François (1641-1713), qui a 15 arpents en valeur, entre: Mathurin Bellouard et Maurice Crespeau (?) 1684, 21 janvier (gfe Rageot) \u2014 voyez la terre suivante à cette date \u2014 Cette terre est encore mentionnée comme appartenant à: Dupin, Louis, etc.1689, carte de Villeneuve, p.166.Ferland, François, No 34, entre: Mathurin Belloir et Jean Mathieu.Goulet, Jean ( 1677-1744), son gendre, 4 arpents \u2014 comprenant la terre précédente, le tout entre: (2*) Denis Roberge et Nicolas Goulet.Le même jour (même gfe), Jean Goulet, habitant de la seigneurie de Tilly, cède à Jean-Baptiste Roberge, une terre située à cet endroit, de 3 arpents de front, sur 40 de profondeur, bornée par Pierre DuGuay et par Nicolas Croteau: tandis que le d.Jean-Baptiste Roberge, époux d'Anne Blouard, cède au d.Jean Goulet ses droits successifs en la succession de Mathurin Blouard.1725, 25 août, aveu et dénombrement, p.20, Goulet, Jean, iy2 arpents, avec maison, grange, étable, 30 arpens de terre labourable et 2 arpens de prairies, entre: Jean-Baptiste Blouard (son beau-frère) et Louis Goulet. terres de saint-pierre 25 Terre No 18, de Nicolas Goulet (1647-1721), de 2 arpents Moitié ouest du lot cadastral No 49, moitié est des Nos 51 et 53, plus les Nos 50 et 52 1661, 9 décembre (gfe Vachon), concession de Charles de Lauzon-Charny à: Chandriau (ou Chandrianaux), Jean, 2 arpents, entre: Michel Vincent et (3*) Pierre Mottais (Aigron-Lamothe).1666, recensement, p.82, Chaudreau (sic), Jean, 27 ans, habitant.1667, recensement, p.72a, Chaudereau, Jean, 7 arpents en valeur, etc., entre: Louis Dupin et (3°) Pierre Mo the (Aigron-Lamothe).1673, 27 janvier (gfe Vachon), vente de Jean Chandriau à: Vallée, Jean (1642-73), 2 arpents.entre: René Dubois-(Brisebois) et Thomas Lesueur.1673, 22 juin (gfe Vachon), inventaire de feu: Vallée, Jean, et Marie Martin, son épouse, 2 arpents, entre: René Dubois-(Brisebois) et Thomas Lesueur.1684, 21 janvier (gfe Rageot, No 2715), vente de Marie Martin, veuve de Jean Vallée, remariée avec Jacques Charrier, absent de ce pays, à: Goulet, Nicolas (1647-1721), laboureur, de Beaupré, 2 arpents de front où il y a 5 à 6 arpents en valeur, le surplus en abattis, entre: Louis Dupin et Antoine (Huppé)-Lagroix.Dix ans plus tôt, Nicolas Goulet avait fait l'acquisition de notre terre No Ph 47, qu'il ne semble pas avoir habitée, car d'après l'Etat civil il se fixa à Saint-Pierre entre 1686 et 1693.1689, carte de Villeneuve, p.166, Mathieu, Jean (1637-99), No 33 \u2014 apparemment sous bail \u2014 entre: François Ferland et (3*) Guillaume Paradis.1707, 21 octobre (gfe Chambalon) \u2014 voyez la terre précédente à cette date \u2014 Cette terre No 17 appartient alors à: Goulet, Nicolas (1647-1721) 1709, carte de Catalogne, Goulet, I (7) (Nicolas) \u2014 avec la terre suivante \u2014 entre: M(athurin) Bluer (Blouard) et (2*) les ouers de P(ierre) Paradis.1725, 25 août, aveu et dénombrement, p.20, Goulet, Louis (1685-1744) \u2014 fils du précédent \u2014 2U arpents, avec maison, grange, étable, 40 arpens de terre labourable et 4 arpens de prairies, entre: Jean Goulet et Pierre et Guillaume Ratté. 26 ARCHIVES DE QUÉBEC Terre No 19, de Jean Crête (1626-1717), de 3 arpenta Moitiés est des lots cadastraux Nos 51 et 53 et lots cadastraux Nos 54 et 55 1662, 10 juin (gfe Vachon), concession de Charles de Lauzon-Charny à: Crête, Jean (1626-1717) \u2014 de Beauport \u2014 3 arpents, entre: Jean Chandriau et René Chevalier.1671, 22 octobre (gfe Vachon), vente de Jean Crête à: Mourier, Pierre (1641-ant 1709).3 arpents.entre: Jean Chandreau et René Chevalier.1673, 27 janvier et 22 juin (gfe Vachon) \u2014 voyez la terre précédente à ces dates \u2014 cette terre No 19 est occupée par: Lesueur, Thomas (1641-1714) \u2014 voyez aussi un acte d'accord entre Pierre Morier et Thomas Lesieur, le 5 avril 16.-3 (illisible, probablement 1673), mentionné dans l'inventaire de feu Pierre Paradis, le 2 janvier 1701 (gfe Jacob).1675, 11 août (gfe Vachon) \u2014 voyez aussi: 1683, 10 août (même gfe), vente de Pierre Mourier à: Huppé-dit-Lacroix, Michel (1616-91), 3 arpents, entre: la Ve et héritiers de Jean Vallée et Pierre Paradis.1684, 21 janvier (gfe Rageot, No 2715) \u2014 voyez la terre précédente à cette date \u2014 cette terre No 19 est occupée par: Huppé-dit-Lacroix, Antoine (1654-1731) \u2014 fils du précédent \u2014 1686, 5 juin (gfe Vachon), vente de Michel Huppé-Lacroix à: Paradis, Pierre (1651-1700), 3 arpents, entre: la Ve et héritiers de Jean Vallée et Pierre Paradis (acquéreur) .Entre 1689 et 1709, voyez la terre suivante.1725,25 août, aveu et dénombrement, p.21, Paradis, les mineurs de Pierre, 2 arpents (au nord-est de cette terre de 3 arpents), avec maison, grange, étable, 40 arpens de terre labourable et 3 arpents de prairies, entre: Pierre et Guillaume Ratté et Joseph Paradis.1709, carte de Catalogne, Goulet, I (?- Nicolas) \u2014 avec la terre précédente \u2014 entre: (2*) M.Bluer (Mathurin Blouard) et les ouers de P(ierre) Paradis.1725,25 août, aveu et dénombrement, p.20, Ratté, Pierre (1699-1736) \u2014 (?) et Guillaume (1686-post 17311, 1 arpent de front \u2014 moitié ouest de cette terre \u2014 sans aucun bas-timens, mais avec 20 arpens de terre labourable, entre: Louis Goulet et les mineurs de Pierre Paradis. TERRES DE SAINT-PIERRE 27 Terre No 20, de Pierre Paradis fils (1651-1700), de 3 arpents 1662, 15 janvier (gfe Vachon), concession de Charles de Lauzon-Charny à: Chevalier, René (1627-80) \u2014 de Beauport \u2014 3 arpents, entre: Jean Crête et Pierre Motte (Aigron-Lamothe).1668, 9 août (gfe Vachon), vente de René Chevalier à: Pasquier, Pierre (1638-post 1719), 3 arpents, proche ta Longue-Pointe, entre: Jean Crête et Pierre Motte (Aigron-Lamothe).1672,4 juillet ( gfe Vachon), vente non retracée de Pierre Pasquier à: Paradis, Pierre, fils (1651-1700).3 arpents, etc.(Au recensement de 1667, Pierre Paradis père, 55 ans.Barbe Guyon, sa femme, leur fils Pierre, 18 ans, etc., demeurent à la côte Notre-Dame-des-Anges).1673, 27 janvier et 1675.11 août (gfe Vachon) \u2014 voyez la terre précédente à ces dates \u2014 cette terre No 20 est occupée par: Paradis, Pierre ( 1651-1700).etc.1681, recensement, p.85c, Paradis, Pierre, 12 arpents en valeur, etc., entre: (4*) Mathurin Bellouard et Guillaume Paradis.1689.carte de Villeneuve, p.166, Paradis, Pierre (avec la terre précédente).No 31 (?) \u2014 ce document inverse l'ordre des terres des frères Pierre et Guillaume Paradis , with Dr.Messrs.DeLisle, Frobisher and MacDonald °.The latter is a priest.The Abbess or Prioress and Nuns behaved very politely.Their number is 36 professed and 6 novitiates at present.They attend the sick of which there are 46 patients.Everything appeared 12 The Curé of Montreal was the Superior of the Seminary, Etienne Mont-golfier, 1759-1791.The parish of Notre-Dame of Montreal was canonically erected in 1678.(Almanack Annuaire du Clergé Canadien, p.144.) » This is probably Father Bernard Well (1724-1791), a Jesuit priest, who came to Montreal in 1760, was Curé of Mascouche (1769-1777) and lived the rest of his days in Montreal.* Machlche now Yamachlche.8 The Hotel Dieu Nuns were founded in France in 1636 for the purpose of undertaking hospital work in Montreal.This work was begun by Jeanne Mance in 1642.She became the Mother Foundress of the Hospital Sisters of the Hotel Dieu who have continued the work to the present 8 Mr.Macdonald a priest.The Bishop corresponded with the Rev.Alexander Mac Donell, a Roman Catholic priest living in or near the district of Montreal, when he returned to Halifax.See under April 10, 1790.A ship from Greenock arrived at Quebec Sept.1786 having on board Alexander Macdonell, a priest, accompanied by five hundred Highlanders from Glengarry parish in Scotland.He and his flock were on their way to join their clansmen and kinsfolk in the new Glengarry.(A.L.Burt.The Old Province of Quebec, p.395-6).The County of Glengarry, formed In 1792, lay immediately to the west of the present boundary of the province of Quebec and bordered the river St Lawrence. 96 ARCHIVES DE QUÉBEC very clean and neat and every necessary attention was paid to the patients.They admit Protestants and their funds are but small.There are two other nunneries \u2014 one of Grey Sisters.1 who take care of Orphans, the other of Sisters of the Congregation,* who Instruct female children.This day I also visited the Seminary, and saw all the Ecclesiastics of that place, among others, Mr.Montgolfier,8 a venerable old gentleman, upwards of 80 years old, and very Infirm.He was formerly a Captain of Horse In the French Service.A disappointment In love is said to have driven him Into a convent He Is much esteemed by Protestants as a man of probity and good sense, and knowledge of the world.Wednesday, July 8, 1789.\u2014 The protestant inhabitants presented their address this day, and I returned an answer.The general wish is that an Assistant may be appointed for Mr.De Lisle, and I proposed that the sum of 100 pounds a year from the Inhabitants might be secured to him.Dined with Major Hughes.Thursday, July 9, 1789.\u2014 Employed In returning visits to the Inhabitants, English and Canadians.Dined with Sir J.Johnson.4 Friday, July 10, 1789, \u2014 Returned visits.Conferred with Mr.De Lisle about an Assistant He is desirous of one and I proposed that he (Mr.De Lisle) should occasionally preach in French.Many Canadians would come and hear him, if he had a Church of his own.Dined with Mr.Walker,8 an eminent lawyer, who has extensive connections, and Is a man of property.Saturday, July 11, 1789.\u2014 Rode out early with Major Hughes and breakfasted with Mrs.Walker.Dined.with Mr.Froblsher, and after dinner, went with Col.Gray \u2022 to view the Protestant Militia, which he mustered for that purpose.They made a respectable appearance.Upwards of 200 appeared.Sunday, July 12, 1789.\u2014 Preached to a very crowded audience in the forenoon and afterwards confirmed about 170 persons, many of whom were educated Dissenters, besides many who were under 14 years offered themselves, but I would not confirm them.Dined with Mr.De Lisle and preached In the afternoon.After 1 The Grey Sisters, a community founded In Montreal by Madame de Youville In 1738, to care for the sick and indigent persons, including foundlings, have many charitable institutions in Montreal and elsewhere In Canada.* The Sisters of the Congregation of Our Lady, founded in Montreal by Marguerite Bourgeoys of France In 1672, for the purpose of instructing girls, have many schools In Montreal and elsewhere throughout Canada.\"Etienne Montgolfiër (1712-1791).Superior of the Sulpiclans In Canada (1759-1791) and spiritual Director of the Hotel-Dleu and of the Sisters of the Congregation of Our Lady.He was Grand Vicaire to Mgr.de Pontbrland, the Bishop of Quebec and Vicar-General of the District of Montreal ( 1751-1791).(Le Jeune: Dictionnaire Général du Canada.) 4 Sir Tohn Johnson; Bart 1742-1830 Foremost loyalist of Canada, son of Sir William Johnson.Bart., escaped from the Mohawk Valley, N.Y., with his loyal Mohawks, came to Montreal in 1776 and formed a battalion from among his friends of the Mohawk Valley.He lived in Montreal In the stone dwelling which forms the Eastern End of the Bon Secours Market at the corner of St.Victor and Commissioners Streets.n.lS JamH,WB,ker (1756-1800) native of England, took part in the defence of Qcu^ ¦ \u201em !775, PracUsed 'aw In Montreal 1777, and became a Judge of the Court of the King s Bench for the District of Montreal in 1794.« William Gray, Colonel Commandant of the British Militia.1789.and a Public Notary for Lower Canada. CHURCH AND STATE PAPERS 97 sermon I gave 100 loaves of bread, each of 3 lb.weight, to be distributed among the poor by Mr.De Lisle, the popish Curate i and some Magistrates.This day ten gentlemen engaged for the payment of 100 pounds a year to an English assistant for Mr.De Lisle.Monday, July 13, 1789.\u2014 Set out at 6 o'clock in company with Major Hughes and Mr.Froblsher for the Cedars 2.Breakfasted with Mr.Gronfroid.8 Cure of Point Claire.18 miles from the City of Montreal.He has a good mechanical turn and showed me a small 72 gun ship which he had made.It was neat and like those usually hung up in the popish Churches of Canada.His library was small.Chiefly French books.Two small systems of Divinity were the only Latin books I saw.Proceeded over the ferry across the Ottawa River to Mr.Lotbinière's,4 a seignior, one of the Noblesse and a genteel man, who speaks English.He accompanied us to the locks at the Rapids on the St.Lawrence.There were three of them, well constructed and are very advantageous to trade on the River.Dined with Mr.Dennis,8 the Deputy Commissary here, who accompanied me to Couteau De Lac,6 9 miles higher, where there is another lock.He ordered the lock to be filled and a batteau7 to be carried through.Cap't Basset8 of the 5th, who commands here was with us also.Returned much fatigued and slept at Mr.Dennis.Tuesday, July 14, 1789.\u2014 Set out early and breakfasted with Mr.Lotbiniere.This is the most genteel Canadian family I have yet seen, Recrossed the Ottawa to 1 \"The popish curate\", i.e.the Curé of the parish of Notre Dame, was Etienne Montgolfier.3 The Cedars.37 miles west of Montreal near the Cascade Rapids.8 Mr.Grondfroid.Pierre Conefroy (1752-1816) was Curé of Pointe Claire, 1781-1790, during which time he re-established the Convent of the Sisters of the Congregation of Our Lady.He became Grand Vicar of the Bishop of Quebec in 1808.* Michel Eustache Gaspard Alain Chartier de Lotbinière, (1748-1822), legislative councillor of Lower Canada, was born on August 31, 1748, the son of the Marquis Michel Gaspard Chartier de Lotbinière (1723-99), and inherited from his father the seigniories of Vaudreull, Rigaud, and Lotbinière, as well as the title of marquis, which he never used.In 1775, he fought on the English side against the Americans.From 1792 to 1796 he was one of the members for the county of York in the Legislative Assembly of Lower Canada; and in 1793 he was elected speaker of the Assembly.In 1796 he was appointed a member of the Legislative Council; and he died at Montreal on January 1, 1822.(Abbé Daniel, ffion.M.E.G.Alain Chartier de Lotbinière, BRH, 1903; P.G.Roy, Fils de Quebec, vol.2 (Levis, Que., 1933); Le Jeune, Diet, général.) 8 Thomas Dennis, Assistant Commissary at Coteau du Lac and Justice of the Peace in 1792.8 Coteau de Lac Canal, on the St.Lawrence at the interprovincial boundary 44 miles west of Montreal.Built to allow bateaux to avoid the boiling rapids above the Cedars and completed in 1780.It was 900 feet long with three locks having two feet and a half of water at the sills and a width of seven feet (A.L.Burt, The Old Province of Quebec.) 7 Bateau.From Lachlne to the head of the St.Lawrence the ordinary means of transportation was the bateau, a stout flatbottomed boat with pointed ends which was poled or tracked up the rapids and propelled over smoother waters by five rowers assisted by a square sail.(A.L.Burt, The Old Province of Quebec.) 8 Captain Thomas Bassett an officer of the Fifth (Northumberland) Regiment who served in the Canadas in 1792. 98 ARCHIVES DE QUEBEC the Island of Montreal, and returned on the north side of Mr.Beson's.1 He is a St Sulplclan, who repeatedly Invited me to his house.He had assembled the Militia to receive me.and they fired a Feu de Joy.He prepared an elegant dinner.He is one of the most respectable Clergymen in Canada, and well affected to the English.M.Boisel,2 another St Sulplclan, Mr.Gonfrold,8 and another priest named.who speaks English, dined with us.Proceeded after dinner to Mr.Boisel's, where I halted about an hour, and then returned to Montreal, much fatigued.In these two days I travelled about 120 miles.Wednesday.July 15, 1789.\u2014 Set out with Major Hughes and Mr.De Dale to La Chine.Went with Sir John Johnson to Cochnawaga,4 across the River to see the Indian Village.The number of Indians, including women and children, is about 700.The houses are small and one story high.The Church is decent though ¦mall.The Missionary took me into his room.There Is a good picture of Father Loffitau,8 formerly a Missionary here, who wrote a learned work called \"Moeurs De Savages.\" The present Missionary appears to be sickly and told me his health was injured by the smell of the Indians, many of whom, be said, had a strong sense of religion.Dined with Sir John and Lady Johnson, and returned In the evening.Thursday, July 16, 1789.\u2014 Embarked at half past 10 o'clock in an open boat with four hands which I hired, to return to Quebec.Took on board Dr.Moseley, who wished to go to Sorrel, where I arrived at 7 o'clock and slept at Mr, Doty's.Friday, July 17, 1789.\u2014 Was to set out at 3 o'clock A.M., but had a small attack of gout, which prevented me from embarking till half past 5 o'clock, A.M.Proceeded down the river to the Lake of St Peter, which Is an expansion of the St.Lawrence, 20 miles long by 12 broad.Little current In the river.Reached point De Lac.8 at 12 o'clock, and then breakfasted.No wind.Reached only opposite to St.Anne's,7 and went ashore on the south side of the river, where I lodged with the Priest of the Parish, St Peter's.8 His name Is Loulson,8 a Recollect Friar, and l Mr.Be son.Thé Abbé Jean Pierre Da vaux Besson de la Garde, a Sulplclan, was Curé of St Geneviève, a parish on the North side of the Island of Montreal, 1756-1790.* Mr.Bolsel.The Abbé Jean Beauzele (1723-90), a Sulplclan, was Curé of the parish of St Laurent on the north side of Montreal, 1769-1790.8 Mr.Gonfrold.This was'probably Pierre Conefroy, Curé of Pointe Claire, mentioned above.4 The original Iroquois mission was situated at La Prairie on the South-shore of Lake St Louis and was founded by the Jesuits in 1676.Forty years later an Indian Village was founded a few miles to the West on the South shore of the St.Lawrence opposite Lachlne and called Caughnawaga.(Devine, E.T., Histoire de Cauchnawaga.) » Joseph François Lafiteau, a native of France and Jesuit priest, was Curé of Caughnawaga 1727-29.He returned to France Where he published several historical works.Including \"Moeurs des Sauvages Américains comparés aux Mœurs des Premiers Temps.a-7-8 Pointe du Lac.at the eastern end of Lake St.Peter 92 miles east of Montreal.St Peter s Parish, opposite St.Anne de la Pérade, 125 miles East of Montreal.r .¦ * Friar Louison.Jean Louis Demenr (1732-1813) a native of the County of Levis entered the Recoflet order as Brother Louis.He was Curé of St.Plerre-les-Becquets 1767-89 and Superior of the Recollets of Canada 1789-1813.He was the last priest of the Recollets In Canada and died at Montreal. CHURCH AND STATE PAPERS 99 treated me very kindly.He would speak no English, and we conversed by an interpreter, one of my men.Saturday, July 18, 1789.\u2014 Embarked at 4 o'clock A.M., continued lame with the gout Proceeded down the River, the wind ahead.Landed on the South shore and clambered up a very high and steep bank to reach a house where tea equipage could be procured.After breakfast proceeded down the river, and reached Cape Santa by 10 o'clock.The wind ahead and fearing i should not reach Quebec distant 36 miles, i took post and arrived at Quebec a little after 8 o'clock leaving the batteau with my servant and baggage, to follow.Blessed be God, who has brought me this far back in safety.O may i learn, by bis repeated goodness and mercy, to love and trust in him more and more.His mercy is dally renewed to me.May my heart glow with renewed affection to him.Sunday, July 19, 1789.\u2014 This day i heard Mr.Toosey and Mr.Montmollln preach.i was too much fatigued to preach myself.Monday, July 20, 1789.\u2014 Moved this day to Mr.Finlay's house, the use of which he politely offered during my stay at Quebec Communicated my sentiments to Mr.Finlay1 concerning the Church at Quebec, viz., that If the people approved of Mr.Toosey, i would appoint him to officiate for the Congregation.That as there was no prospect of having any of the Romish Churches soon, if at all, it would be best to open a subscription and lay the foundation of a Church this summer on the lot assigned for that purpose, and solicit help from England to build it Waited on Lord Dorchester and gave him an account of my proceedings at Montreal, which he approved of.He desired me to draw up a set of regulations for the public schools and promised his concurrence and support in having them observed.Dined by myself at Mrs.Finlay's.Tuesday, July 21, 1789.\u2014 Communicated my sentiments as above to Mr.Alsop who thought that Mr.Montmollin would be hurt in his feelings if a subscription were opened for Mr.Toosey, and not for him.That if any was opened, it should be equally for both.i agreed: but as the expense of building a church here would be great i did not see the expediency of opening any subscription at present Talked over the same subject with Col.Caldwell.Dined with Mr.Toosey.Wednesday, July 22, 1789.\u2014 Sketched out some regulations, this morning for Canadian Schools, waited on Lord Dorchester to know his determination concerning the Jesuits' Church at Montreal; but the Engineer's report of the expense for repairs having not yet arrived, he could not give a final answer; however, he signified his Intention to give the Church, and order the key to be delivered to any one i chose.Had much conversation on the subject of Canadian Schools with bis Lordship, and read to him the regulations i had drawn up.which he very much approved.Dined with Col.Caldwell.Thursday, July 23, 1789.\u2014 This morning received letters from my daughter.Margaret and from friends at Halifax.Blessed be God, my dear children are well.Urged the expediency of building a Church to several gentlemen.The success of this measure very doubtful.Dined with Mr.Finlay in the country.His seat Is very pleasing, and laid out with much taste.l Hugh Finlay (died 1801) a member of the Legislative Council of the Province of Quebec and Deputy Postmaster-General, President of the Legislature 1785 and a member of the Executive Council in 1791. 100 ARCHIVES DE QUÉBEC Friday, July 24, 1789.\u2014 Employed In adjusting various articles of business.Dined with Mr.Ogden.Saturday, July 25, 1789.\u2014 Rode out early.Dined with Lord Dorchester, who was much indisposed.This prevented me from having much conversation with him on business.Sunday, July 26, 1789.\u2014 Preached In the Morning at the Recollet Church.Heard Mr.TunstaU preach In the afternoon at the Chapel.His voice Is good, but wants management.Dined with Mr.MontmoUln.Monday, July .27, 1789.\u2014 Rode out this morning.Wrote letters to John Butler 1 and Robert Hamilton.- Esquires, at Niagara concerning the fixing a Clergyman there.Inquired of them \u2014 1st, what number of Protestant families were there ?2nd, How many of these professed the Church of England ?3rd, What could they contribute annually towards a Clergyman's support?4th, Would a few of the principal people engage for the payment of it ?5th, Would they build a parsonage house on the Glebe?If they would comply with these last particulars, i engaged to procure some assistance for the support of a Clergyman from Government or the Society,8 and also send them a worthy Clergyman.Dined with Mr.Monk.4 Tuesday, July.28, 1789.\u2014 The spot where Gen.Montgomery feU\" was shewed to me by Cap't Johnston, who commanded the battery that killed the General.Cap't Johnston and Mr.Purss, his partner, carry on the manufacture of the Essence of Spruce.They showed me the works for that purpose, which are extensive and cost 10,000 pounds.(Brought over from Book No.1) \u2014 Quebec.July 28, 1789 \u2014 Tuesday.\u2014 This day the Society for promoting Agriculture met and chose me an honorary member.Requested me also that in case a similar Society were instituted in Nova Scotia, a correspondence might be opened between them.Afterwards I met several gentlemen of the Church of England about building a Church.Much backwardness appeared.They represented It as the unanimous desire of the congregation that an English Minister should be fixed here.One said he would not subscribe to a Church, If Mr.MontmoUln was continued.Another said.It was a punishment to him to hear Mr.MontmoUln, etc., etc.Agreed finally to bave a subscription opened for a Church, and that notice be given next Sunday for the Congregation to meet in the Chapel at 11 o'clock, the following Tuesday to chuse parish Officers to serve till next Easter.My servant, Thomas Robertson, misbehaved, got drunk and absented himself this day.Dined with the Baron Club.l Lleut.-CoI.John Butler (1725-94).A loyalist, formed the Northern New York loyalist refugees into a corps known as Butler's Rangers and supervised their settlement at Niagara.* Hon.Robert Hamilton, (1750-1809) founder of Queenstown, near Niagara and a member of; the Legislative Council of Upper Canada In 1792.8 The Society for the Propagation of the Gospel in Foreign Parts of London, England.4 James Monk (1745-1826), a native of Boston, attorney-general of the Province of Quebec (1776-89.) 5 The spot where General Montgomery fell, as he was leading the attack upon Quebec on the night 6f Dec 31st, 1775, was by the St.Lawrence beneath the citadel. CHURCH AND STATE PAPERS 101 Wednesday, July 29, 1789.\u2014 Drew up the form of subscription for building a Church In Quebec.Visited the Palls of Montmorency In company with Sir Th.Mills,1 Mr.and Miss Chandler* and many others.The fall is 247 feet and the scene grand and awful.The view from the summer house, built by Sir F.Haldi-mand * and which hangs over the precipice Just below the Falls, is tremendous.Dined at the Falls in a farm house belonging to Sir Frederick.After dinner, walked above half a mile to see the River Montmorency, which has worn a bed through a limestone rock.The rock consists of thin layers, resembling different strata.The river rolls Impetuously through this channel, which Is narrow, in some places, and has several falls.The soil along Beauport, leading to the Falls, is good and the foundation a limestone.The farmers begin to make hay here and around Quebec.Thursday, July 30, 1789.~ Visited Mr.Keith's4 School, consisting of about 40 scholars.Heard several classes.The highest reads Horace and has begun Homer, and consists of only one scholar.Mr.Keith seems to be very attentive.The boys performed tolerably in construing and parsing, but delivered their pieces indifferently.Waited on Lord Dorchester ~ inquired whether the Church at Montreal would be given to the Congregation.He answered that the report of expense for repairs was too great, and sent back to be re-examined, and he expected the report this week.He chose to do no more than would save the building from ruin.I also enquired whether he approved of having the congregation committed to Mr.Toosey, Instead of Mr.Montmollln, and told him that this appeared to be the general wish of the people.His answer was that he entirely approved of it.Dined with Mr.Winslow.Friday, July 31, 1789.\u2014 Spoke this morning to Mr.Montmollin about this step.At first he seemed to be refractory and to moan, but on resolutely telling him that I would do my duty, that things must be brought to their original state and design, which was that he should preach in French, he seemed to be more calm.i endeavoured to soften matters as much, and hurt his feelings as little, as I could.He finally acquiesced.This was a dlsagreable scene.Mr.Montmollln was Minister here for 21 years.He had some zeal and his moral character was pretty fair, but he did not understand the discipline or usage of our Church.He could not pronounce, nor did he understand English.His mind was sordid, his manners uncouth, and his address mean and disgusting.Dined with Mr.Ogden and wrote to Dr.Lort by the Endymion of 44 guns, which carried the 53rd Regiment to England.1 Sir Thomas Mills was Receiver-General of the province 1765-67 and 1777-89.He died In 1793.* Kenelm Chandler (1737-1803) was Ordnance Store Keeper at Quebec and served during the 1775-6 siege of Quebec.* The waters of the Montmorency river, situated a few miles to the East of Quebec, drop perpendicularly to the level of the St.Lawrence from a height of over two hundred feet.Sir Frederick Haldlmand, Governor In Chief, acquired property adjoining the Falls in 1781 upon which he built a house known as Haldlmand House, as well as a summer-house overlooking the Falls.After the departure of Haldlmand in 1784, the bouse was occupied by Prince Edward, Duke of Kent, upon his arrival In 1791 and was named Kent Lodge.It is now known as Kent House.(P.G.Roy.Bulletin des Recherches Historiques, XIX, p.4.) * Keith's School.The Rev.Daniel Keith of the Church of Scotland kept a school for boys In Quebec at this time.(See above under 12 July, 1787.) 102 ARCHIVES DE QUEBEC Saturday.August 1, 1789.\u2014 Rode out this morning.Drank of the sulphurous spring in St Johns Suburb.The water tastes like that of the sulphurous spring at Lucan, near Dublin.Prepared for preaching tomorrow.Met Messrs.Montmollln and Toosey.to acquaint them, when together, that the English congregation would henceforth be committed to the latter, exhorted them to mutual peace and brotherly love.Dined with Lord Dorchester.Sunday, August 2, 1789.\u2014 Preached this morning In the RecoUet Church.Mr.Toosey preached in the Bishop's Chapel in the Afternoon.Dined at my lodgings.The Weezel arrived to carry me home.Monday, August 3, 1789.\u2014 Busy this afternoon in preparing for my visitation.Called on Lord Dorchester to know whether the report of expense for repairing the Church at Montreal was yet received and he told me it was not Dined at Sir T.Mill's with a large company.Received a letter this evening from Mr.Motz,1 written by Lord Dorchester's order, and enclosing my sketch of a plan for English schools, which I had left with his Lordship.In the letter, he desired I would meet the Magistrates and principal inhabitants to consult them about the plan, and intimated a wish that he might be addressed about Instituting a College.Tuesday.August 4, 1789.\u2014 Messrs.Stuart,3 and Langhorn* arrived to attend my Visitation.They came near 400 miles.Messrs.De Lisle and Doty also arrived.Called on Lord Dorchester in consequence of Mr.Motz's letter and told him, among other things that if I understood the letter right, his Lordship's wish was to be warmly addressed by the people at large for a College, to furnish him with proper ground to apply the Jesuit's estate to that purpose.He intimated that to be the case, and I told him further the Committee appointed to report on the state of Literature should address him.I dined with Chief Justice Smith.Urged him to make the report but he declined it as Lord Amherst who claimed that estate, confided in him as a friend.This being the day appointed to chuse churchwardens and Vestrymen, it was done for the first time in this parish, and a subscription for building a church was opened.150 pounds were subscribed.Wednesday, August 5, 1789.\u2014 This day appointed for my Visitation.Mr.Veyssiere arrived.Went in my robes to the Recollect Church, accompanied by 8 clergymen.Mr.Toosey preached.After sermon, I delivered my Charge.Returned home and examined the Clergy's letters of Orders, etc The Clergy dined with me at my lodgings.(The following Account of the Primary Visitation appears in another part of the Inglis Papers.) On Wednesday August 5th the day appointed, the Bishop held his primary Visitation in this Province, In the Recollect Church at the City of Quebec.The following Clergymen were present on the occasion, viz.: 1 H.Motz was Secretary at Quebec.a John Stuart (1740-1811) born in Philadelphia, missionary of the S.P.G.to the Mohawks at Fort Hunter in Mohawk Valley, N.Y., 1770-1781.At Montreal 1781-85, and at Kingston 1785-1811.wionoxiu » John Langhorn, native of Britain, sent by the S.P.G.In 1787 to the townships lying to the west of Kingston along the lake front.Resigned in 1813. CHURCH AND STATE PAPERS 103 The Reverend David Francis De Montmollln, of Quebec The Reverend Philip Toosey, of Quebec.The Reverend D.Chabrand De Lisle, of Montreal.The Reverend John Doty, of William Henry.The Reverend John Stuart, of Kingston.The Reverend James Tunstall, lately arrived from England, and now appointed assistant at Montreal.The Reverend John Langhorne, of Ernest and Frederlckburgh.The Reverend L.J.B.N.Veysslere, of Three Rivers.After Divine Service and a sermon by the Rev.Mr.Toosey, the Bishop delivered a Charge to the Clergy, in Church; he afterwards examined their letters of Ordination, Licences, and Instruments of Induction.The Visitation continued the four succeeding days; on each of which Divine Service was solemnized, and a sermon preached in the Recollect Church by one of the above named Clergymen.1789, August 6.\u2014 The Bishop prepared and read to the Clergy a set of Injunctions for regulating their conduct.Various complaints had been made to him, and be judged that the most effectual and least invidious way of removing the cause of these complaints, was, to give some general regulations, which would apply to those and other cases, the Injunctions were printed and signed the 8th of the month; and were as follows: \u2014 Injunctions given to the Clergy of the Province of Quebec, by the Right Reverend Charles, by Divine permission Bishop of -Nova Scotia: 1.That the Clergy be exemplary In their lives; and that by a diligent discharge of the duties of their function, they endeavour to promote the spiritual welfare of their respective flocks.2.That In the several ministrations of their office, they do punctually observe the Rubrics contained in the Book of Common Prayer, and the Canons or Ecclesiastical Constitutions published by authority in the year one thousand six hundred and three.3.That the Clergy in cities do wear their proper habits on all public occasions, and as often besides as may be convenient; and it is recommended that they, as well as the Clergy in the country, do always wear short Cassocks, when they do not appear in their habits.4.That every Incumbent or officiating Clergyman do read Divine Service twice every Lord's Day, and preach one sermon at least; and It is recommended that In cities and populous districts, two sermons be preached each Lord's Day, namely, one in the forenoon and another In the afternoon; and also that Divine service be read In those places on Wednesdays, Fridays and Holidays.5.That children be baptized as the Rubrics direct, in Church, or In the place where people assemble for public worship, and that baptisms be not administered In private houses, except In case of necessity, where a child Is sick, or too weak to be carried abroad.6.That as a practice has prevailed in the Western parts of the Province, where no clergymen are settled, for Laymen to administer Baptism to children; and clergymen to whom those children, so baptized, were afterwards presented for baptism, have been at a loss how to proceed: It will be adviseable in all.such cases for the clergy to ask the questions which are set down in the form prescribed for 104 ARCHIVES DE QUÉBEC the ministration of private Baptism, concerning the person by whom, the matter and form of words with which the person was baptized: and if those who bring the child do make such uncertain answers to those questions, that it shall appear things were not done according to due order in the above particulars; then let the Clergyman baptise the child in the Form appointed In Public Baptism: saving only, that in dipping the child in the Font, or pouring water upon it, he shall use this conditional form of words.If thou art not already Baptized, N.I baptize thee in the name of the Father, and of the Son, and of the Holy Ghost.7.That the Clergy be very dllligent and careful In catechising children, and others who shall offer themselves for the purpose, every Lord's Day during the Summer Season.8.That the Holy Communion be regularly administered at the three stated Feasts, Christmas, Easter and Whitsunday, In every parish Church, and as often besides as may be convenient; and it will be advlseable to administer the Communion on the first Sunday of every month, in the Cities of Quebec and Montreal.9.That no fees be asked or demanded for administering either of the Sacraments r- Baptism or the Lord's Supper; or for visiting the sick.10.That as the money given for the offertory should always be applied to charitable uses, particularly to the relief of poor communicants; and it may be satisfactory to the parishioners to know how that money is disposed of: It is recommended to each minister to keep an account of the sum of money collected at the Communion from time to time; and to exhibit the same annually at Easter to the Church Wardens and Vestry.11.That as it Is customary to pay fees for the Solemnizing Matrimony, for Burying the Dead, and Registering Baptisms; and as it may prevent inconveniences to have the fees for those services ascertained: The Clergyman may demand ten shillings, equal to two Spanish milled dollars, and no more for such marriage; the sum of seven shillings and six pence, equal to one Spanish dollar and a half, and no more, for each funeral, when the Funeral Service is read; and one shilling, or one fifth of a dollar, and no more, for registering each child that Is Baptized; and it will be advlseable for each Clergyman to have the above table of fees adopted by the Churchwardens and Vestry of the parish.12.That In case an assistant performs any of the above services, and a sum exceeding the stated fee be given for the same, the overplus belongs, of right, to the assistant.13.That two Churchwardens, one by the Minister, and another by the congregation, also two sides men, or a select vestry be chosen, at Easter every year in each parish; and it will be advlseable for the minister, churchwardens and vestry, or sidesmen, to settle the fees for a clerk and sexton, for a pall, for digging graves, and for the attendance of a clerk at funerals, with other like matters.14.That the clergy be extremely cautious in employing strangers, who appear in the character of clergymen, to do any duty for them, before they have seen the letters or Orders of such strangers; and are also well satisfied about the regularity of their lives, and good moral conduct.Done at Quebec this 8th day of August, In the year of our Lord 1789.and in the second year of our Consecration.Charles Nova Scotia. CHURCH AND STATE PAPERS (CONTINUATION OF THE JOURNAL) Thursday.August 6, 1789.\u2014 Prepared a set of Injunctions for the Clergy.Went in my robes to Church.Mr.Stuart preached.After Church, busy in preparing to grant licenses to such of the Clergy as were not licensed for this Province.Agreed to have my Injunctions printed.The Clergy dined with me; and to lessen the expense of those who came from homes, I ordered a dinner for them every day.Friday, August 7.1789.\u2014 Went as usual to the Recollect Church.Mr.Doty read Prayers and preached.After sermon, confirmed about 130 persons, among whom were two of Lord Dorchester's sons, and several Dissenters.The Clergy dined with me and after dinner employed in preparing for granting licenses to such of the Clergy as had none for this province.Saturday.August 8, 1789.\u2014 Went as usual to the Recollect Church.Mr.Lan g horn read prayers and Mr.Tunstall1 preached.After the usual subscriptions and oaths were taken and administered, licenses were given to Messrs.John Stuart, Philip Toosey, John Doty and John Langhorn.This day my Injunctions were printed.I also appointed Mr.Stuart my Commissary from Point au Bodette to the western limits of the Province, including the districts of Lunenburg, Mecklen-burgh, Nassau and Hesse.2 This measure Judged necessary on account of the immense distance of those places from Quebec and the little communication between them.Clergymen there could be under little or no control of a Commissary at Quebec.Now they will be under the immediate inspection of Mr.Stuart, who Is a prudent, sensible and exemplary Clergyman.Sent also a draft of my memorial for a College to Lord Dorchester, for his inspection, and wrote to him to know whether the use of the Jesuit's Church was to be given to the Protestants at Montreal.His Lordship soon after returned the Memorial.He approved of it, and sent to tell me that the Jesuit's Church at Montreal should be immediately repaired and granted to the Protestants, and that the key would be given up to any one I chose.Sunday, August 9, 1789.\u2014 After Sermon administered the Sacrament to about 110 Communicants, among whom were Lord and Lady Dorchester, and their two Sons.Mr.Doty preached in the afternoon, at the Bishop's Chapel.After sermon, confirmed 9 persons.Monday, August 10, 1789.\u2014 The Clergy presented to me a memorial concerning a College, and a most affectionate address at our parting, which I answered next day.The address and answer, with an account of a Visitation, were agreed to be printed in the next Gazette.Conferred with Mr.DeLlsIe about an Assistant.He seemed uneasy at the thought of being prevented from preaching in English.I told him that an English Preacher was absolutely necessary, that the assistant was to be such and the less he was interrupted the better.That, however, I would consent to his preaching occasionally in English, as he chose, and would trust to his good sense and prudence not to make an improper use of this consent, and that 1 James Marmaduke Tunstall, a missionary of the S.P.G., sent to Quebec 1788 and stationed at Montreal 1789.* The four Districts erected in 1788, namely, Lunenburgh, Mecklenburgh, Nassau and Hesse were (1) the Cornwall-Brockvllle district (2) the Ganonoque-Belleville District (3) the Niagara district (4) the Detroit District. ARCHIVES DE QUEBEC he would not preach too often, and he finally agreed to pay annually to Mr.TunstaU 20 pounds and that Mr.TunstaU should account to him for the stated fees for marriages and burials.Dined with Mr.Llnd, brother-in-law to Mr.Delude.(The following accounts of the proceedings of August 10th and 11th appear elsewhere in the Bishop's papers.) August 10.\u2014 The Bishop appointed the Reverend John Stuart, Missionary at Kingston, to be his commissary from the Point au Bodette to the westernmost limits of the Province, including the districts of Lunenburgh, Mecklenburgh, Nassau and Hesse.The Commission to Mr.Stuart was the same, mutatis mutandis, with mat to the Reverend Mr.Cooke for New Brunswick, and contained in pages 15.16 and 17 of this Register.The Bishop also with the concurrence of Lord Dorchester, and at the desire of the congregation, appointed Mr.Toosey to be the minister at Quebec; directing that Mr.MontmoUln officiate in French, as was originally intended, as often as there should be occasion.Moreover the Bishop appointed Mr.TunstaU to be the assistant minister at Montreal; and Mr.De Lisle being continued as formerly, agreed to pay 20 pounds a year to Mr.TunstaU in lieu of fees, for which he was annually to account to Mr.De Lisle.August 11.\u2014 This day the Bishop at the desire of Lord Dorchester, conferred with several Canadian and Protestant gentlemen concerning schools to Instruct the Canadians In the English language, a plan of which had been drawn up by the Bishop.The conference did not produce any effect of consequence immediately; but it brought forward the subject into consideration, and gave rise to a report of Council afterwards for carrying the measure into effect.The Bishop also presented a memorial to Lord Dorchester, praying that the sum of 1,000 pounds a year out of the estate of the Jesuits might be appropriated to the founding and endowment of an English College, with a President and three Professors, in the City of Quebec; and that the building called the Jesuits' College might be given for the purpose.And as the members of the Church of England were exposed to great inconveniences for want of a Church appropriated exclusively to their worship, and the National religion was thereby disgraced, the Bishop directed the newly appointed minister, and the Churchwardens and Vestry lately chosen for the first time, to present an earnest and decent petition to Lord Dorchester, praying that the Recollect Church, or some other convenient Church in the City, might be so appropriated to their use.The Protestants at Three Rivers having no Church, the Bishop directed them to apply to Lord Dorchester for the Recollect Church In that place which was vacant; and on being spoken to by the Bishop on the subject, his Lordship was' pleased to give that Church to the Protestants; as before on a similar application, he had granted the Jesuit's Church at Montreal to the Protestants of that City.The Bishop recommended to Mr.Veysslere, of Three Rivers, to allow 100 pounds a year to an English assistant, since his (Veysslere's) ministrations could be of little or no use to the people, because he could not speak English.The Bishop having compleated his business at Quebec as far as was practicable, embarked on board of the Weazle Sloop of War, which has been ordered to carry him back: and through the blessing and gracious protection of Almighty God, he arrived at Halifax on Wednesday the 26th of August But soon after he had the mortification to hear from good authority that the Reverend John Eagleson, the Society's Missionary at Cumberland, had been guilty of great intemperance in CHURCH AND STATE PAPERS 107 drinking, and neglect of duty.This charge was of so serious a nature that he Judged It to be his indispensible duty to make inquiry Into It; that Mr.Eaglcson, if Innocent, might be acquitted, and his character vindicated; but if guilty, that he might be dealt with as the Canons and laws of the Church of England direct in such cases.Accordingly, the Bishop repaired to Windsor, and from thence wrote the following letter of citation to Mr.Eaglcson.Charles Nova Scotia.Tuesday, August 11, 1789.\u2014 This day several Canadian Magistrates, as well as English met at my lodgings, by appointment, and at the desire of Lord Dorchester, to consider the plan I had drawn up for English Schools.By mistake, the papers were not produced by those to whom they were given.However I explained the plan to them, which aimed at nothing more than to Instruct the Canadians in English.After they were gone the papers came to hand and were shown to the people who had met and Thursday was fixed for meeting again.Dined at Lord Dorchester's with the Clergy.After dinner I had a long conference with his Lordship on the proceedings of the Visitation, which he much approved.It had been discovered that the land on which a church was to be built belonged to the Jesuits.It was therefore concluded to petition Lord Dorchester for the land, for the Jesuits Church, and for other vacant lands, for the benefit of the Church.At this conference I consulted him whether it would be agreeable to him to receive such a petition.He said it would.Wednesday, August 12, 1789.\u2014 Conferred with Mr.Veyssiere on the necessity of his having an English assistant, and suggested the propriety of his allowing part of his salary for the assistant.After much conversation, he offered to allow 50 pounds a year.I suggested the propriety of his allowing 100 pounds, which he did not like.I desired him to consider the matter, and that It would probably be for his advantage in the end.Went this day to Lorette1 and dined there with a large company.There are here about 130 Indians, a mixed breed.They danced much and well.Father Jearaux,2 a Jesuit, is their Priest.He seems to be a plain, diligent man.Returned by Charlesburgh, a village beautifully situated.Being very high, it commands an extensive prospect.in \\KnîTr% A r°n ?/ \"?Huron Indians was funded by the Jesuit Fai v^ar 1697 th^InT/n^k\"!! S'^at?daSTn mUres to Ae west of Quebec.In the £ j Indians abandoned L Ancienne Lorette and settled at La Jeune m?le,to nf ntT «H-a\"*, baDkr0f Ae CharIeS Rlver at a dlstan.;.: ' ¦ ¦ .¦.B.Charles James Irwin GRANT On the First day of April, one thousand eight hundred and fifteen, Charles James Irwin, son of the Honorable Charles William Grant and Caroline Coffin, his wife, was Born and baptized on the first of May following.By me \u2014 J* MOUNTAIN.Minister The Sponsors are David Ogden, Esquire, William Alexander Grant and Ann Richardson, who have hereunto signed their names.D.Ogden Charles W» Grant Ann Richardson Charles Wm Grant-Father The Mother absent Reg.Christ Church, MONTREAL.1815.D.Marie-Catherine DECHAMBAULT L'An Mil Huit cent dix huit le premier de Novembre par Moi Prêtre soussigné a été inhumé dans la cave de l'Eglise de cette Paroisse, dans la chapelle St Charles, le corps de feu Dame Marie Catherine Déchambault.Veuve de feu William Grant, Ecuier, décédée à Québec le vingt cinq d'Octobre dernier, âgée de soixante dix huit ans 6 quel- 136 ARCHIVES DE QUÉBEC ques mois.Etaient presents Charles Nicolas Fortuné de Montenach.Ecuyer, Charles De Lery Ecuier, William Selby, Ecuier, Henry P.Bruyères, Ecuier, Jean Louis Ployardt, Ecuier, François Baby, Ecuier, Thomas Busby, Ecuier, qui ont signé.Ch* de Montenach Wm Dunbar Selby François Baby, fils jno i* ployât Henry Pringle Bruyères Ch' de Lery Tho' Busby CHABOILLEZ.Ptre.Rég.LONGUEUIL, 1818.D.Marie-Charles Joseph LEMOINE de LONGUEUIL Ce vingt troisième jour de février mil huit cent quarante un, par nous Soussigné, vicaire général.Supérieur du Séminaire de S* Sulpice de Montréal, a été inhumé dans l'Eglise de cette paroisse, le corps de Dame Marie Charles Joseph Lemoine de Longueuil, Baronne de Longueuil, veuve de David Alex Grant, Ecuier, décédée a Montréal, le dix-sept du courant, âgée de quatre-vingt-six ans, moins un mois \u2014 Présens Guillaume Deschambault, Charles Ogden et plusieurs amis qui ont signé avec nous.» Ce quatorze Juin mil huit Cent Soixante dix, par Nous Evêque Soussigné a été inhumé dans l'église de Cette Paroisse le corps de Dame Mary Elisabeth Grant, décédée à Montréal le huit du Courant Agée de T.B.Anderson The Baron of Longueuil H.Hudon, ptre C.LaRocque, Ptre P- M.Mignault, ptre Th\" Pépin, Ptre L.M.Brassard, Ptre Ant.Manseau, Ptre s.s.Rég.LONGUEUIL.1841.D.Mondelet Ch.Ogden D.W.D'Eschambault Ja\" McGill DesRivieres Grant de Longueuil H.O.Andrews M.Power, ptre C.J- Primeaux, ptre I.Arraud, ptre W.Théberge, ptre J.QUIBLIER V.G.Supr du Sem.de M.D.Mary Elisabeth GRANT LES GRANT DE LONGUEUIL 137 Soixante-dix-huit ans, veuve de Nicolas Montenach- Présents Geo.Et.Cartier T.Ryan L.A.Dessaulles P.Lamothe T.de Montenach de Beaujeu H.F.d'Eschambault V.Rousselot, Ptre s.s- L.M.H.Dugast, Ptre G.N.Ryland Rég.LONGUEUIL.1870.Fortuné Charles Duding de H.Taylor J.Hurteau Alfred Pinsoneault P.J.Crevier, ptre J.S.Lonergan, ptre Jos.Aubin, ptre E.Picard, ptre J.B.Langlois, Ptre G.Thibault, Ptre ADOLPHE Ev.de Birtha D.Wilhelmina DUDING DE MONTENACH Le vingt-deux février, mil neuf cent un, nous soussigné, prêtre Chanoine de la Cathédrale de Montréal, avons inhumé dans la cave de l'Eglise, dans le terrain réservé à la famille de Longueuil, Wilhelmina Duding de Montenach, veuve de l'honorable Thomas Ryan, en son vivant sénateur de la Puissance du Canada, décédée à Montréal le dix-neuf du courant à l'âge de quatre-vingt-quatre ans.Furent présents à l'inhumation Louis Conrad Pelletier, C.P Lindsay, qui ont signé avec autres parents ou amis.Lecture faite.Fanny B.Bell Chs P.Lindsay L.C- Pelletier R.S.M.Bouchette J.Wurtelle Juge Banc du Roi C.de Salaberry M.Nowlan de Lisle R.A.Taschereau Gabriel Taschereau J.A.VAILLANT.Ptre Chan ¦ ¦ Reg.LONGUEUIL.1901. 138 ARCHIVES DE QUÉBEC LES 31 MAY - 16 OCTOBRE 1806 (CHABOILLEZ) INVENTAIRE DES BIENS DE LA COMMUNAUTE DE FEU DAVID-ALEXANDER GRANT, ECUYER.AVEC DAME MARIE-CHARLES-JOSEPHE LE MOYNE BARONNE DE LONGUEUIL L'An Mil huit Cent Six le Trente un du Mois de May après Midy a la requeste de Dame Marie Charles Joseph Lemoine Baronne De Longueuil Veuve de David Alexandre Grant Ecuyer demeurante en Son Manoir en L'Isle S\" Hélène tant en son Nom a Cause de la Communauté de biens qui a été entre elle & le dit deffunt que Comme donataire a usufruit de Certains biens Mentionnés dans son Contrat de Mariage Passé devant M* Berthelot Dartigny 6 son Confrere Notaires a Quebec le Cinq May Mil sept Cent quatre Vingt Un, que Comme Tutrice a D110 Elizabeth Grant sa fille issue de son Mariage avec led feu Sieur David Alex' Grant, a la requeste de Charles William Grant Ecuyer fils ainé issu dud Mariage 6 substitué après led usufruit éteint a la propriété de Certains biens designés aud Contrat & habile a se dire & Porter héritier dud deffunt David Alexandre Grant son Pere, aussi à la requeste de William Grant Ecuyer Enseigne dans le quarente Neuvième Regiment de Sa Majesté issu dud Mariage 6 habile a se dire & Porter héritier dud feu S' David Alex' Grant Ecuyer Sauf a accepter ou Renoncer, en la Presence de L'honhu John Richardson Ecuyer Elu Subroge Tuteur a lad D\"° Mineure Par avis de Parens & amis reçu devant Les honb,° Juges de la Cour du banc du Roy du District de Montreal Par acte en date du vingt sept du Present Mois de May, Sauf a Accepter ou Renoncer, a la Conservation des biens & droits des dites Parties & des tous autres qu'il appartiendra, Par les Notaires de la Province du bas Canada residens en la Ville de Montréal soussignés Va être Procédé a L'Inventaire 6 description des biens Meubles Propres ameublis Acquets & Conquets Immeubles dettes actives 6 Passives Titres argent Monnoyé & autres effets quelconques dependans de la dite Communauté, Montrés & enseignés Par lad Dame Baronne De Longueuil Veuve dud D.A Grant Ecuyer & Par le s'Thomas Busby agent dud D A Grànt Ecuyer après serment Par eux respectivement prêtés ès Mains des dits Notaires de Montrer & enseigner tous les LES GRANT DE LONGUEUIL 139 dits biens au Meilleur de leur Connoissance Sous les Peines de Droit établies en Pareil Cas.Iceux biens Meubles Sujets a estimation 6 autres biens qui Pendant le Cours du Present Inventaire Seront sujets a estimation Prisés 6 estimés Par les experts qui seront Cy après Nommés ainsi qu'il Suit soussignés avec nous dits Notaires après lecture faite.Et après lecture du Present Préambule étant Près de sept heures après Midy, le sr Charles William Grant Baron de Longueuil Se trouvant absent & l'examen du Contrat de Mariage sus daté requérant quelque temps Pour deliberation, l'ajournement Pour la Continuation du Present Inventaire a ete remise a un temps dont Conviendront les dites Parties & ont signes avec Nous lecture faite.C.Longueuil William A Grant John RICHARDSON Thomas Busby L» Sarrault.Ls CHABOILLEZ N.P.No.\" Et le quatre du Mois de Juin Mil huit Cent six Est Comparu devant les No™ Soussignés Charles Grant Ecuyer dénommé au Procès Verbal Preambulaire Cy dessus & des autres Parts, lequel après avoir entendu lecture dud Procès Verbal l'a approuvé Confirmé & ratifié Veut & entend qu'il Subsiste & Soit exécuté en tout Son Contenu; et Comme led Sr Charles Grant est Sur le Point de partir Pour Quebec il a Par Ces Présentes Constitué John Forsyth Ecuyer pour Son Procureur Special a l'effet de le Représenter à la Confection du Present Inventa (ire) & faire en Consequence tout ce qu'il Jugera à Propos & Nécessaire Pour le bien ô avantage dud s' Constituant Promettant &° Fait & Passé aud Montreal en L'étude les Jour S an Sus dits & a Signé avec Nous dits No*\" lecture faite.Wm Grant L\" Sarault L'CHABOILLEZ N.P.No™ Et le sept du Mois de Juin Mil huit Cent six a la requeste de Dame Marie Charles Josephe Lemoine Baronne De Longueuil Veuve de David Alex' Grant Ecuyer & de John Forsyth Ecuyer, de William Alex' Grant Ecuyer et Presence de l'hon' John Richardson Ecuyer es (x) fait à la requeste de Dame Charlotte Baronne De Longueuil Veuve de David Alex Grant Ecuyer Sa Mere ès Noms G qualité qu'elle agit ARCHIVES DE QUEBEC Noms 6 qualités qu'ils ajissent, va être Procédé a la Continuation dud Inventaire ainsi qu'il suit les Meubles Meublans Cy après représentés & Mentionnés Prisés 6 estimé Par Gabriel Franchere Ecuyer 6 le s' Jean B\" Dezery estimateurs Choisis Par les Parties qui ont Prisé 6 estimé le tout en leur ame 6 Conscience a Juste Valeur eu égard au temps Present la Crue Comprise ainsi qu'il suit Chambre de Compagnie un Sopha Couvert en Crin Six livres Courrant.L 6.deux fauteuils & Neuf Chaises Mahogany Couvertes en Crin a Vingt Chelins Piece.~.-.11 \u2022 une table a Thé Trente Chelins.1.10 Une Table a Jeu Trente Chelins.-.1.10 deux lustres de Cristal Trois livres.3 quatre Pots Porcelaine & une Statue, une lei(v)re trois Chelins quatre deniers.\u2014.1.3.4.Une Paire Chenets une livre Cinq Chelins.1.5.Une boete a quadrille dix Chelins.10.Trois rideaux de Bazin une livre dix Chelins.-.1.10 Dans une Chambre Un Miroir Trois livres dix Chelins.3.10 une Table une Livre dix Chelins._.1.10 un tapis Une livre dix.~.-.1.10 quatre Chaises a Cinq Chelins Reçu.________.1.Un lit Complet Couchette & de Mahogany reclamé Pour M* Ch* Grant Mémoire Une Commode de Mahogany (reclamée Pour appartenir à M\"» Eliz* Grant Mémoire.Trois Portraits de famille p Mémoire Deux rideaux de Cotton blanc Treize Chelins .13 Dans la salle Sept Chaises a Cinq Chelins pe.1.15 Une Petite Table Mahogany Trente Chelins.1.10 Une grande Table de Mahogany Trois livres.3.Un rideau de Cotton Six Chelins huit deniers.6.8 Un Piano Forte Pédales &c reclamé Pour appartenir a M\"1 Eliz: Grant, Mémoire un Tapis quatre livres.4 les grant de longueuil 141 Dans un Cabinet derrière la salle Une Petite horloge 6 Son Pied dix livres.10 Un Poêle simple & Vingt huit feuilles de Tuyau garde feu Cinq livres dix Chelins.5.10.Une Pele & Pinces boulons de Cuivre huit Chelins.8.quatre Chaises & un fauteuil a Cinq Chelins.1.5.Une longue Veu & boete Trois livres dix Chelins.3.10.Une Can ne vet te 6 Sept Flacons dix Chelins.10.Un Coffre fort de fer dix livres.10.Un bureau £» bibliothèque audessus Cinq livres.5.avec les livres suivans Coxe's Travels 4 Vols Vingt Chelins.1.Douglass summary 2 Vols a Cinq Chelins.-.10.Gillis's Green 4 Vols a Cinq Chelins.1.Oeuvres de Mazarin dépareillées, a deux Chelins le Vol.4 Vol.\u201e\u201e.8.Histoire de Charles 3 6 5' Un Vol dépareillé, a deux Chelins .____________.4- Lettres de Washington quatre Chelins.4.Lolx de la Province du bas Canada Vingt Chelins.1.Traité des fiefs Vingt Chelins.1- Voyages de Chandler 1\"» 4° dix Chelins.10.Histoire d'Amérique Par Robertson 2 Vols 4° a dix Chelins 1.L'Ingénieur dix Chelins.-.-.10.Guthries Grammar Cinq Chelins.5.Moors Italy 2 Vol.a Cinq Chelins.\u201e.10.Delolme, de la Constitution 1 Vol huit Chelins.-.8.Messages du President des Etats Unis Trois Chelins.3.Lettres de Washington 2 Vols a deux Chelins.4.Practical farmer.Trois Chelins.3- Fencers Guide deux Chelins.2.Beccaria Un Chelin____________.Elemens d'Eudide Trois Chelins .3.Deux Oeuvres de Cugnet Cinq Chelins p*.10 Gildings Poems un Chelin.*\u2022 Traité de la discipline Militaire Trois Chelins.3.Dictionnaire de Cuisine quatre Chelins.Traité du Retrait, Cinq Chelins.5.Gordons Tacitus.2.3 & 5 TOl a deux Chelins.6. H2 ARCHIVES DE QUEBEC \tQQ on\t10\" \t52.\t5 \t6.\t \t9.\t5 Un Vol.d'ceuvrcs de Pothier, deux Chelins ;- 2.Coutume de Paris 2 Vols dix Chelins- 10.Traité des fiefs deux Chelins .-.- 2.Traité de Cour Martiale, un Chelin .\u2014.-.- !\u2022 Lettres diverses un Chelin-.-.-.- »'« Traité des Logarithmes deux Chelins -\u2022 2.Géométrie de l'officier a quatre Chelins.\u2014 8.Federal Politician un Chelin.-.-.\u2014 »\u2022 Une Table de Pin deux Chelins.2.Les hardes dud feu David Alex' Grant Contenues dans le bureau Cy dessus n'ont Pas été Inventoriés au Present p' Mémoire Dans un Petit Cabinet derrière la salle a Manger Un Coffre de Mahogany & douze flacons de Verre blanc d'un gallon Chaque douze livres dix Chelins.12.10.Un Service de Porcelaine Contenant Cinquante quatre Plats, deux soupières deux Saladiers Neuf Sauciers & deux Cent Vingt, quatre assiettes Tant grandes.Creuses & à dessert prisé douze livres \u201e.12.Un Service a dessert Contenant Cinquante quatre assiettes, dix Coquilles Trente Trois Corbeilles 6 dix Plats Couverts Prisé Trois livres._.-.~ 3.Cinq douzaines Verres a Pattes a Cinq Chelins.- 1 \u2022 5.quatre douzaines Gobelets diverses grandeurs a quinze Chelins._________._.________ 3.Seize Caraffes ensemble deux livres.\u2014.___ 2.Cinq Chaises a Cinq Chelins_____.__________._________ 1.5.Dans une Petite Chambre Une Petite table de Pin deux Chelins -.___________ 2.Un Miroir de Toilette dix Chelins.\u201e.\u201e._ 10.Une Couchette les deux Matelats Traversins oreillers 6 Couvertures Tour de lit & reclamé Pour appartenir a M\"* Eliz.Grant p' Mémoire Un alembic en Cristal deux livres.\u201e.______ 2.Argenterie LES GRANT DE LONGUEUIL 143 Une Croix de Table quatre beuriers.deux assiettes_____________ Six Salières -.Deux broches d'argent une p* Pincettes -.Un Couteau a Poisson .Une Cuillère a Punch .Un Pot a Crème \u2014.Une urne a Caf lé.\u2014 Une p« Mouchettes 6 porte Mouchettes.8.5 330.10 Pesant le tout Trois Cent Trente onces dix gros a Cinq Chelins façon Sur le tout quarante Livres.\u201e.40 Cent Vingt quatre livres sept Chelins six deniers Cy.124.7.6.Un Pannier a Pain d'argent Vingt Cinq liv._.25.Six Chandelliers argentés & deux branches douze livres.12.quatre petits chandelliers, vingt Chelins.- 1.deux Porte flacons, avec une Paire flacons a Chaque a Vingt Chelins p*»________.___._.2.Trois Plaques a C a raff es & leurs chain (e) s d'ar g \u2022.1.2 6 Dans la salle a Manger Un grand Miroir, Cadre doré quarente livre .\u2014.40.Un Side board ou buffet de Mahogany douze livres dix Chelins ___________________.-.,.12.10.Une Coutelliere Contenant Deux douzaines Couteaux & fourchettes, Une douzaines Couteaux 6 fourchettes a Dessert 6 deux Couteaux 6 fourchettes a découper, Cinq livres 5.deux autres Coutellieres Contenant Trois douzaines de Couteaux & fourchettes a Manches Verd, ensemble quatre 144 ARCHIVES DE QUEBEC deux grandes Tables a dîner de Mahogany 6 deux demie lunes quinze livres \u2014.~~.\u2014-.~.*5 Une autre table 6 deux demies Lunes dix livres \u2014.10 Neuf Chaises a Cinq Chelins-.\u2014.2.5.deux Paires rideaux de Cotton a dix Chelins-.1.Trois Pots a fleur Six Chelins-.\u2014.»\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 6- Trois douzaines Couteaux 6 fourchettes a Manches Noirs a Sept Chelins G six deniers \u2014.-.- 1.2.6 Un Couteau a dessert, un Couteau à fromage 6 douze Couteaux 6 fourchettes a Dessert 6 deux boetes sept Chelins 6 Six deniers._.-.~.7- 6 deux Vaisseaux a rafraichir le Vin Cinq Chelins.5.6 Soixante douze assiettes fayence Commune quinze Chelins.-.-.-.15.quatre Porte Caraffes quatre Chelins.4.Une bole a Punch quatre Chelins.f \u2022 deux Pots de fayence quatre Chelins.Trois Panniers a Pain six Chelins-.-.- 6 Trois Cabarets Vieux Trois Chelin.-.3.Un ditto grand Cinq Chelins-.-.\u2014.5.Six Souscoupes, Trois Tasses une bole, & Cinq Cocotiers Cinq Chelins .5.Un Compotier 6 une Phiole a assaisonement Cinq Chelins 5.Trois Theyeres Cinq chelins .___________.\u2014.-.5.divers Morceaux de Tapis dix Chelins.10.quatre Chandelliers de Cuivre six chelins.6.Une lampe deux Chelins.\u201e.________.'.2.Six Compotiers Cristal a Cinq Chelins_____.~.1.10.Trois Plats ô un Sucrier de Cristal quinze Chelins _.15.quatorze Tasses & dix Souscoupes, boete a Thé 6 Pot a lait, Cuillère de bois Six Chelins.6- Un Service a Thé Contenant une Theyere un Sucrier, un Pot a lait, deux assiettes Une bole douze Tasses a Caffe, douze Tasses a Thé, douze sous coupes de Porcelaine quatre livres.\u201e.4.deux Cilindres de Cristal & leurs Chandelliers Vingt Chelins.___________.\u201e._.1.Six Cocotiers, quatre assiettes, une Corbeille a Jeu, un Sucrier, une boete a Thé, un Pot le tout dix Chelins___________.10. LES GRANT DE LONGUEUIL 145 Vingt une boles a doigt 6 deux Caraffes bleu Vingt Cinq Chelins.1.5.Un Cabaret Verni Vingt Chelins._.1.Une boete à Thé de ferblanc Cinq Chelins.5.Dans les Chambres du haut de la Maison un Miroir de Toilette quinze Chelins .15.une Table de pin quatre Chelins.4.Trois Chaises de Mahogany a Vingt Chelins.3.une bergère & une Chaise Sept Chelins.7.Une Vieille Commode / reclamée Par Gennevieve Lamon-tagne pr Mémoire Une Poêle de fer ô Tuyau de Cinq feuilles deux livres dix Chelins .2.10.Une Couchette deux lits de Plume un Matelat Traversin une Couverte un Couvre Pied Douze livres dix Chelins.12.10.deux bassins aiguières G lavoir dix Chelins.10 Une bassinoire douze Chelins.12.huit Paires de draps fins a Vingt Chelins.8.Treize Paires ditto de Russie a Vingt Chelins.13.deux Pieces de Toille de Russie blanc à Six livres Pièces.12.Six Nappes damascées a quatre livres pM.24.deux grandes Nappes a quinze livres pM.30.quatorze Nappes a onze Chelins huit deniers p*.8.3.4.quatre ditto a quinze Chelins p°*.3.Vingt Trois Serviettes a Verres a dix deniers.19.2.Vingt quatre Serviettes a un Chelin p*.1- 4- Vingt quatre ditto a Deux Chelins Six deniers.3.Vingt quatre Essuimains a un Chelins & Trois (deniers) 1.10.Trois Courte Pointes Cotton Vingt Cinq Chelins 1.5.onze Couvertes à dix Chelins.5.10.Une Table de Marbre & deux Panniers Vingt Chelins.1 \u2022 Un garde feu Vingt Chelins.1 \u2022 Un baudet dix Chelins .10- Un bassin 6 Pot deux Chelins six deniers.2.6.Neuf Couvre plats 6 un Moule a gelé a un Chelin.9.Une Valise Contenant deux Matelats, deux Tapis de selle, oreillers.Couvertes Trois livres.3.Six Cent livres de sucre a un Chelin la livre.30.Cent livres savon de France a dix deniers.3.4. 146 ARCHIVES DE QUÉBEC Un baudet un Matelat un lit de Plume une Couverte ô Courte Pointe quatre livres.- 4.Une Couchette une Paillasse un matelat un lit de Plume trois Couvertes quatre livres.-.-.-™\u2022 4.Un Tapis Vingt livres -.- 20.Un Poêle fi six feuilles de Tuyau quatre livres- 4.Une Table 6 pupitre douze Chelins six deniers- 12 6 Une Table Trois Chelins -.~.- 3.Deux Chaises a Cinq Chelins.-.\u2014 10.Un Tableau de famille p' Mémoire Un lavoir bassin 6 aiguière onze Chelins huit déni ( ers ) .11.8.Une Couchette, Tour de lit Couverture lit de Plume deux Couvertes dix livres____________________________________________________________________________________ 10.quatre Saucepan 6 deux Chaudières le tout quarente Chelins .-.________.:______________________________.- 2.Un Poêle de fer deux livres dix Chelins- 2.10.deux Porte Manteaux, deux livres \u2014.- 2.Un Polissoir dix Chelins_______________________________________________.- 10.Sept Saucepan de Cuivre rouge 6 leurs Couverts Trois livres dix Chelins-\u2022- 3-10.deux garde feux a Vingt Chelins p*-\u2014;- 2.deux garde feux Petits a dix Chelins \u2014.-.».1- deux Pele Pinces fi.seize Chelins huit denier- 16 8 Une p\" Chenets G garde feu Vingt Chelins- 1.Une Couchette fi Plume en quarts, deux Poches de laine une livre_________.-.-.- 1- Dans la Cave Une Pipe de Cidre, un restant de Pipe de Vin de Madère, quelques douzaines de Vin en bouteilles.Porte Grave fi bordeaux un reste de Mêlasse en Tonns, lesquels articles ne sont Pas Suffisans Pour les Provisions de Mad* Veuve Grant Pour Mémoire Trois Grosses de bouteilles Vuides a Vingt Chelins___________ 2.Dans la Cuisine Trente Trois assiettes Six Chelins Neuf deniers.________________ 6.9.Trente Neuf Plats de fayence Cinquante Chelins________________ 2.10.Six beuriers Cinq Chelins_______________._________ 5.une Soupière 6 quatre Plats quatre Chelins ._____.__________________ 4. LES GRANT DE LONGUEUIL 147 une pre Chenets dix Chelins______._____.______.10.Une Cramaillere Cinq Chelins _.________.5.Une Tourne broche Poids & Trois broches Quarante Chelins -.______________________________.\u201e.________________ 2.Un Tourne broche & une Machine quinze Chelins .____________ 15.Sept marmittes deux livres dix Chelins_____.2.10.deux Chaudrons de fer & un sans Couverts Prisé quinze Chelins p»_________________________.______________.2.5.deux Poêles a frire Trois grils deux lichefrites & un Trépied dix Chelins._____.________________.________________.10.deux Moulins a Poivre 6 un moulin a Caffé dix Chelins______ 10.deux Poissonieres Trente Chelins_________.__________.________ 1.10 deux ecumoires Passoires, Couteau a hacher Soufflet & sat Cinq Chelins.-.___________________.-.5.Une Pele & Pince Cinq Chelins.5.quatre Canards de fonte seize Chelins.-.16.huit fers a repasser Dix Chelins.\u2022».10 Une baratte Trois Chelins.\u2014.-.3 deux Cuvettes & un antonnoir Neuf Chelins.9.Une Passoire un fanal deux Caffeieres un bassin dix Chelins-.™_________._.~™.10.un lit Paillasse Couchette & Couvertures Trente Chelins 1.10.Un dressoir quinze Chelins_____.15.un fusil Treize broches Trois Chelins .3.Un Mortier de Marbre dix Chelins.10.une p* Ballances Poids, Trois Caffeieres deux antonnoirs dix Chelins.-.10.p* Cuillères Couteaux 6 fourchettes de Cuisine Trois Chelins ________________________._______.-.3- Cinq Martinets &> deux Chelins Six deniers.2.6 quinze Terrines de ferblanc dix Chelins.-.10.Ce fait après avoir Vacqué Jusqu'à Sept heures & demie le Contenu en la Présente Vacation a ete laissé en la garde & Possession de Mad# Veuve Grant, & l'ajournement remise a Lundy le Neuf du Present Mois & ont signes avec Nous lecture faite.William A Grant C Longueuil John Richardson J B*» Dézéry J- Forsyth Attorney Gab: Franchere for C.W.Grant Thomas Busby L* Sarault L* CHABOILLEZ N.P. 148 ARCHIVES DE QUÉBEC Du dit Jour Neuf Juin Mil huit Cent six a la requeste fi presence des Parties dénommées Cy dessus a été Procédé à la Continuation du Présent Inventaire ainsi qu'il Suit Une Calèche Coussins fi8 quinze livres.15.quatre bancs de Jardin deux livres.2.deux Seaux ferrés Cinq Chelins.5.Une boete avec Moules à gelé ô a Tartes 6 Une boete à Epices quinze Chelins.Deux Moules a glaces.Vingt Chelins.\u2022\u2022 deux autres Plus Petites dix Chelins.10.quatre Pains de Sucre Pes* Cent Vingt livres a Vingt Sols 5.Un Coffre 6 Pots a Confitures 6 Pots de Grès Trente Cinq Chelins.!\u2022 15- deux Caisses avec Peu de Thé pr Mémoire quelques bouteilles d'huile d'olive ô sauces Provisions de la Maison pr Mémoire deux soupières Cinq Chelins.5.deux lampes de Cristal en Cilindres a Sept Chelins fi demy 15.deux'Tourne broches 6 ferailles quinze Chelins Piece.1.10.dix Neuf bassins de ferblanc deux livres.2.Un Plat de bois huit Chelins.8.Un Porte Charbon en Cuivre Vingt Chelins-.1 \u2022 Une Chaudière Couloir fi six Moules a Chendelle d'estain dix Chelins.-.-.-.-.10 Trois Vieilles haches ô une eghoine Neuf Chelins.9.Dans la lavanderie Un grand Poêle ô Tuyaux Six livres.6.Une p» Chenets Pele Pince ô dix Chelins.10 Un Chaudron de fer G Trépied Trente Chelins.1.10.Une Chaudière fi Saucepan de Cuivre fi Une Chaudière de Taule Quinze Chelins .15 dix Cuves Quarente Chelins .2.Deux tables Cinq Chelins.5.Dans les Batimens Deux Juments brunes 6 un Poulin Vingt Cinq livres.25.Trois Chevaux de Travail a sept livres p*_____.21 Une Jument fi un Poulin reclamée Pour appartenir a M\"* LES GRANT DE LONGUEUIL 149 Eliz.Grant p* Mémoire quatre Vaches a Trois livres p*.12.Un bœuf & Taureau quatre livres.4 Cent quatre Moutons a onze Chelins huit denier.60.13.4 Trente six Agneaux a Cinq Chelins.9.quarente Poules Trente Trois Chelins 6 quatre d .1.13.4 quinze Canards quinze Chelins.15.deux Coq dindes quatre Chelins .4.Cinq Pintades six Chelins & Trois deniers.6.3 Un Paon Cinq Chelins .5.Vingt Pigeons six Chelins.6.Un Poêle a fourneaux Fracturé & Tuyau quatre livres.4.Une Cariole Couverte dix livres.-.10.Une Cariole a Patins 6 Travail deux livres dix Chelins.2.10.deux Carioles 6 leurs Travails a quarente Chelins.4.Une Sleigh quatre livres.4.Dans un Pavillon au Nord'est de la serre deux Tables a Jeu a quatorze Livres pw.28.Six Sophas Vernis fond de Canon Vingt Cinq livres.25.quatre gravures Cadres dorés Trente six livres.36.Une glace quinze livres .15 Un globe deux livres .2.Dans un Pavillon au Sud'Ouest de la serre Un Miroir quatre livres.deux Cadres a une guiné Piec(e) .2.6.8 Un bureau 6 armoire au dessus quatre livres.4.Un Poêle de fer & dix feuilles de Tuyau quatre livres.4.dix Chaises a Cinq Chelins.-.2- 10- L'Enclclopedie 3 Vols.In folio dix livres.10.L'art du Jardinage Six Chelins.6- Une Petite Table deux Chelins .2- Une p™ Chenets Pelé & pince quinze Chelins.15 quatre barrils & une Tinette Cinq Chelins.5.Vingt Cinq bouteilles deux Pots & une Cruche huit Chelins .\u201e.\u2022.\u2022.8- quatre Chaises Trois Chelins.3- Un fanal & une Cruche deux Chelins.2- 150 ARCHIVES DE QUÉBEC Instrumens du Jardinage Six Cent Pots de Terre deux livres dix Chelins \u2014.2.10.quatre berouettes a quatre Chelins .- 16> deux fourches de fer quatre râteaux de fer Un Croc six grattes Vingt quatre Chelins.-1 !\u2022 4 deux Pelés de fer, quatre bêches Neuves Ô deux ditto Vieilles Trente Chelins - 1- 1°- Une faulx deux Pics 6 une hache Six Chelins .-.6.Un rouet de Jardin Trois Chelins-.- 3.Cinq arrosoirs Vingt Chelins-.-.- 1 \u2022 Seize Cloches de Verre six livres huit Chelins- 6.8.Seize ditto Moyennes quatre livres seize Chel(i)n) .\u2014 4.16 Cinq ditto Petites a Trois Chelins-.-.15.quatre Cadres de Jardin Vitres S Panneaux Six livres- 6.Une Pompe de Jardinier dix livres.,.\u2014.10.Un Prélat dix Chelins.-.-.\u2022\u2022¦ 10 Dans le Hengard Près la Maison Un ha mois de Seleigh Pour deux Chevaux dix livres- 10.deux Coliers & Traits de Cuir Une Paire Portefaix & dossières, deux pw Guides, le tout deux livres-.2.Trois harnois de Travail, le tout deux livres.- 2.deux licols & Chaînes, douze Chelins.\u2014.-.12.Trois fourches de fer six Chelins.6.Trois Scies dix huit Chelins .- Dans la Petite G grande Boulangerie Une Poêle de fer 6 six feuilles de Tuyau Trois livres dix Chelins ._.3.10.Un Pétrin G une table a pain quatre Chelins.4.Une Paillasse G Vieilles Couvertes Cinq Chelins.5.deux Vieilles tonnes Cinq Chelins.-.5.deux barattes G un Seau Cinq Chelins.5.deux Pétrins trois Tables Une livre dix Chelins.1.10.deux Rouables de fer une Pele G deux Sas onze Chelins .11.Trois Coupe Pate de fer, Six picots a biscuits, deux lampes quinze Chelins._.-.15.Une Paire ballances, six livres Poids de Cuivre huit Chelins .-.I.-.- 8.Trois Breilles a biscuits quatre billes G un Couteau Seize Chelins.16.Une Vieille table deux Chelins.2.Vingt Trois Nappes a Pain quinze Chelins .15.Environ Trente livres houblon Sept Chelins Six deniers.7.Une Chaudière de Cuivre sur fourneau quatre livres.4.Une Vieille Couverte deux Chelins .2.Dans le Hengard.quatre Vingt seize quarts etanches a Trois Chelins quatre deniers.-.16.deux quarts de lard huit livres.8.quarente Chaldrons de Charbon de Terre à Vingt Cinq Chelins.50.deux bluteaux endommagés G les boetes dix livres.10.quinze Rames de bateaux G Cent pelés de bois Deux livres quinze Chelins.2.15.deux fers G lisses de Traine Cinq Chelins.5.Un lot de Cercles de fer une livre Cinq Chelins.1.5.Un Petit bureau quinze Chelins.15.Une Selle de femme G Bride fi harnois Argenté, Reclamé pour appartenir à M™» Elizabeth Grant pr Mémoire 158 ARCHIVES DE QUÉBEC Une Scie, Trois Sellettes, une bride & un Vieux Chassi Sept Chelins -;.-.-.~\u2014\u2022- 7- Un Vieux Soufflet de forge quinze Chelins-.- 15.quarente Cinq quarts a Sel a deux Chelins- 4.10.Sept Cent quarente quatre quarts a fleur à un Chelin Trois deniers .________.-.».- 46.10.quatre vingt quarts a un Chelin-.-.-.4.Cent huit Vieux quarts a six deniers.- 2.14 un fléau 6 Ballances Trois livres dix Chelins- 3.10 quatre Cent Vingt Neuf livres de poids de fer a Vingt Cinq Chelins le quintal .-.~.4.15 onze livres poids de plomb a quatre deniers.-.3.8 Cent Vingt Cinq livres Poids de Pierres Cinq Chelins \u2014 5.Une Charrette a Poches, 6 un fléau de bois quatre Chelins 4.huit Minots de pois à Trois Chelins & quatre deniers- 1.6.8 Un lot de douves a quarts environ Cent Milliers Prisé Cinquante livres ._.- 50.Un lot de Cercles faits, quinze livres.\u201e.\u2014.~.15.Un lot de perches a Cercles Trois livres dix Chelins- 3.10.Une bigorne Cinq Chelins.-.-.5.Un Millier Cloux Trois Chelins.-.\u2014.- 3.deux Chiens a Tonnellier deux Chelins \u2014.-.2.deux Tirefonds deux Planes Croches deux Jabloires, Une plane droite deux Sciots deux Tilles, une petite hache deux Compas Une Truelle quinze Chelins_____.-.~.-.-.15.Trente livres de Thé Verd Cinq livres-.5.Soixante livres de lard Une livre Cinq Chelins.1.5.Un quart Cassonade dé deux quintaux Un quart & douze livres à soixante Cinq Chelin le quintal.- 8.9.6 Un bureau Vingt Cinq Chelins______________._.-.- 1.5.deux Trebuchets quinze Chelins._.15.Une Cassette de Voyage un portefeuille Un Cachet & un Sac a poudre Vingt Chelins.-.1.Un Cornet un Canif 6 Tranche d'ivoire .10.Une Cassette Cinq Chelins ._.- 5.Un Vieux bureau deux Chelins.___________.~.2.Trois Colliers dix Chelins __________________________._________________________________.10.Cinq avirons & Trois escoupes Cinq Chelins____.________ 5.Un baudet Sept Chelins \u201e\u201e.______\u201e_______.__________________________ 7.Un quart 6 ferailles quinze Chelins________'._____.________ 15. les grant de longueuil .159 Ce fait après avoir Vacqué Jusqu'à Six heures du Soir lé Contenu en la présente Vacation a été laissé en la garde & Possession de lad Dame Baronne De Longueuil Veuve D.A Grant Ecuyer & L'assignation remise Pour la Continuation d'icelui Aux Moulins & Domaines de lad succession ô Communauté à un temps dont Conviendront les dites Parties, & ont Signes lecture faite.William A Grant .C Longueuil John Richardson Thomas Busby- JN° Forsyth AttT J B* Dézéry .for C.W Grant Gab: Franchere'\u2022 .\u2022 L» Sarault L' CHABOILLEZ N.P.N° \u2022 Et le Neuf du Mois de Juillet Mil huit Cent six a la requeste & Presence des Parties Sus dénommées a Eté Par les Notaires Residens en la Ville de Montreal Soussignés procédé à La Continuation du Present Inventaire au Moulin Scitué Sur la Petite Riviere de .Montréal Paroisse de S' Joseph de Chambly, les dits effets & Mobiliers Pris & Estimés la Criée Comprise Par Jean Bte Bignesse d'Beaucaire Ô John G win dud lieu qui ont prisé le tout en leur ame & Conscience a.Juste Valeur ainsi qu'il suit.Un Cheval Bay quatre livres Courrant.4; Une Vache Sous Poil noir Trois livres .3 1 huit Cochons a Seize Chelins huit deniers p*.6.13; 4 Sept Petits Cochons ensemble onze Chelins huit deniers.11.8 Une Charettes 6 Roues ferrées deux livres dix Chelin.2.10.Une Charette a foin Cinq Chelins.\u2014 5.Un Chariot a quatre roues ferrés dix livres.\u2014.10.'.Un harnois Un(e) livre.1.deux Traînes Une livre .\u2014.-¦¦.L \u2022 Un Poêle a fourneau quatre livres .».».Une bêche un Pic Six Chelins \u2014.- ' 6.quinze Pelés de bois six Chelins_____.-.-\u2022.; i 6.deux Cousseins d'ailes de Calèche quatre Chelin.f ¦ 4, quarente feuilles de Tuyau & quatre Coudes quarente .\u2022 Chelins.~.f.~.»-.¦ 2.¦\u201e Une bride 6 quatre brasses de Cables q(u)atre Chelins\u2014 4.deux Vaches à Trois livres .\u2014.6. i go ARCHIVES DE QUEBEC Trois Poêles de fer Simples dont un avec Tuyau deux livres dix Chelins Piece.7- 10- Un Sopha en bois G Matelat une livre.-.1 \u2022 quatre Couvertes une livre .\u2014.-\u2022\u2022 1 \u2022 Une Couverte Verte Cinq Chelins.-.-.\u2022\u2022 5.Une armoire douze Chelins G six deniers.12.6.Un Bureau en pin quatre Chelins.\u2022'\u2022 4- Une Meule de grès Cinq Chelins.5.Trois Marmittes Vieilles Cinq Chelins.-.5- Un Canard de fonte Sept Chelins G six deniers.7.6.deux Seaux ferres Deux Chelins 6 six deniers.2.6.Un Chaudron de fer dix Chelins.10- Une lichefrite Un Chelin Trois deniers.\u2022\u2022 !\u2022 3- Une Table Un Chelin.1- Cinq Couteaux 6 Cinq fourchettes Cinq Chelins.-.5.Un Chandellier G Mouchettes Un Chelin G Trois.1.3 Trois CeuiUeres 6 une Nappe G G une Sauce Pan deux Chelins 6 Six deniers .2.6 deux Lanternes deux Chelins.-.2.Une Lampe deux Chelins G six deniers.2.6 deux Marteaux Deux Chelins G six deniers.2.6 deux haches douze Chelins G six deniers.12.6 Une Tille de Charpentier G une de Tonelliers deux Chelins six deniers.2.6 Une Verloppe G un Ciseau un Chelin.1 \u2022 Une boete à Thé Sept deniers G demy.7.6 Trois Scies dont deux Scies de long G Six de Travers ensemble deux livres Cinq Chelin.2.5.Six Pics a Moulange à Sept Chelins G demy.2.5.Un Marteau Dix deniers .-.-.10 Une Pele G Pinces G Chenets dix Chelins.10 deux bêches dix Chelins.-.10.Une grate G Une Pioche deux Chelins G six denier.2.6 Un marteau de Maçon deux Chelins Six deniers.2.6 Un demy Minot Cinq Chelins.5.Trois Saloirs, Trois Chelins G Neuf deniers.3.9 deux etampes Vingt Chelins.1.Six Ciseaux a Tailler la Pierre, Sept Chelins G six deniers 7.6 Deux forets Trois Chelins G quatre deniers.3.4 LES GRANT DE LONGUEUIL 161 Soixante quatorze livres Vieilles ferailles a Un denier la livre ._____.\u201e.\u201e.i.\u201e.6.2 Une piece de Chêne sept Chelins G six deniers ._.7.6 Une p* Ballances 6 fléau deux livres.~ 2.Deux quintaux G onze livres Poids de fer, un Poid de Pierre d'un quintal G Trois livres de Plomb, le tout Pour Trente Chelins .-.1.10.Un Morceau de fer Pesant Cent Trente deux livres G une barre de fer de Trente une livres une livres Neuf Chelins G deux déni (ers).1.9.2.Une pince de fer Cinq Chelins.-.-.5.deux Tarrieres huit Chelins G quatre deniers.8.4 Une equerre en fer deux Chelins.2.Cent dix Madriers a dix deniers .-.4.11.8 Vingt Trois Poteaux de Cèdre, Pour reparer les Cours ou Canal du Moulin Mémoire Un Chien Pour Tonnelliers, Un Chelin .1.Cinq Poteaux de Cèdre a deux chelins G Six deniers.2.6 Trois Lampes de ferblanc a Cinq deniers.1.3 Sept Pelés de bois G Trois Ciseaux dix Chelins.10.Dix Madriers sept Chelins Six deniers .,._.7.6.Une Tille ronde un Chelin huit deniers.1.8 Vingt deux Cordes de bois a quatre Chelins.\u2014.4.8 deux Coins de fer fi une Truelle quinze deniers.1.3 Deux Cent quatorze Minots de Bled de Moutures depuis le Mois de May 6 Juin fi Jusqu'à Ce Jour a Six Chelins 6 Trois deniers.~.-.66.17.6 Cent dix quintaux de Son ô Gru à Trois Chelins le quintal 16.10.Cent quarente quarts Vuides a dix deniers.5.16 8 deux Poches un Chelin G Six deniers.1.6 .Sur une ferme a la Petite rivière de Montreal Un Vieux Charriot Vingt Chelins.1.Un Tombreau Vingt Chelins .\u2014.\u2014.1.deux Charrues Trente Chelins .1.10.Une herce 6 quatorze dents de fer, Cinq Chelins 6 dix.5.10 deux Traînes douze Chelins fi six deniers.-.12.6 une Charette a foin deux Chelins fi six deniers.2.6 Trois Vieux Harnois Sept Chelins G six deniers -.,.7.6 Un harnois de Chariot deux livres.2. 162 archives de quebec 1.\t5.1.\t5.1.\t10.6.\t10.4.\t10.\t15.\t5.douze Moutonnes a Sept Chelins fi six deniers - 4.10.Trois'Béliers a Sept Chelins ô six deniers- »\u2022 2.-6 huit Moutons a Cinq Chelins- 2.Une Truie Vingt Chelins-\u2014\u2014- *\u2022 deux Chevaux, une Jument 6 un Poulin dix livres Courrant 10.sept Vaches a deux livres eux Chelins-.17.10.deux boeufs Cinq livres \u2014.- 5.deux Jeunes boeufs quatre livres- 4.Trois Veaux de L'anné a Vingt Chelins- 3.Un Jeune Boeuf Vingt Chelins-.- *\u2022' Troix Vaux douze Chelins ô six deniers .- 12.6 Et Ne s'etant plus rien Trouvé à Inventorier au present Inventaire, les arbitres fi estimateurs se sont retirés S a led Gwin sign(é) avec Nous d No™ 6 led Bigonesse a.déclaré ne Scavoir le faire de Ce enquis lecture faite.Sa John Gwin Jn B* X Bigonesse Marque L'Sarault L'CHABOILLEZ N.P.N' Et led Jour Neuf Juillet Mil huit Cent six à Six heures du Soir Presence des d Parties fi a leur requeste en la Paroisse de Blairfindie fi au Moulin Scitué sur la petite Riviere de Montreal a été Procédé a la Continuation dud Inventaire ainsi qu'il suit les Mobiliers représentés ayant été estimés Par Stephen May ô S* Laurent Roy, dud* lieu de Blairfindie qui fi est prisé fi estimé le tout la Crue Comprise ainsi qu'il suit deux Cochons une livre Cinq Chelins .-!- un Cochon une livre Cinq Chelins________________________________________ une Truie ô six Petits Cochons Trente Chelins- Un Poêle de fer a fourneau six livres dix Chelins .- Trois Poêles simples Mauvais fi deux Trépieds quatre livres dix Chelins ______________.\u201e_._._.-.\u201e-.deux Marmittes quinze Chelins_____________ _____________.________________.________ Trois Cruches a huile Cinq Chelins_______:_______.-;- Un fléau 6 Ballances deux livres -~_____.-'.__________________ Un quintal un quart de Poids de fer Neuf livres de Plomb fi un pold de Pierre ensemble deux livres \u201e.\u2014 LES GRANT DE LONGUEUIL Trois Lampes Sept Chelins & Six deniers.h.- Six Morceaux de fonte Pesant un quintal 6 demy Sept Chelins 6 demy._______.\u2014:\u2014L™ Un quintal & demy de Vieille ferailles une livre Cinq Chelins i_______________._____._________.-\u2014 Trois roues de fonte de fer quinze Chelins.-.\u2014~ Cent Cinquante Neuf Madriers quatre livres.-.\u2014 Dix Planches Cinq Chelins __________.Un demy Minot dix Chelins.\u2014.-.Une Pince de fer Sept Chelins 6 six deniers-~\u2014 Trois pelés de bols deux Chelins___________.ià-.~ Un Matelat & deux Couvertes une livre deux Chelins Six deniers _.-.Trois etampes quinze Chelins.deux Chariots dix Chelins.-.-.Une Paire de Poulies Dix Chelins.-.douze Pics a Moulanges Trois livres dix Chelins .Six Ciseaux Six Chelins.deux poinçons un Chelin ._.Cinq Marteaux quinze Chelins._.- Un lot de Tuyaux quinze Chelins.Une eghoine sept Chelins & six deniers.Une Scie de Travers Sept Chelins & Six deniers .Une Scie de Long Cinq Chelins \u2014.Deux Verloppes dix Chelins.Une hache Cinq Chelins.\u2014.».Une Tille de Charpentier deux Chelins & six deniers.deux Tilles de Tonellier Six Chelins.-.Un Coin de fer deux Chelins.Cinq Clefs de Vis Cinq Chelins.deux fourches huit Chelins.-.quatre Pieces de laiton Pour blutaux deux livres six Chelins huit deniers.huit Brosses de bluteau deux livres .Un Sac & Cloux Une livre dix Chelins.Trois Poches deux Chelins 6 six deniers.deux Meules de Grès 6 Jeur Manivelles dix Chelins.Un sac avec graine de foin quinze Chelins.deux Sas a bled a Un Chelin & Trois.Un Pic quatre Chelins. 164 ARCHIVES DE QUEBEC Une Gaffe deux Chelins____________________________.~.-.-.2.Un Valet.6 deux Crochets Cinq Chelins-.-.5.Une garniture de roues deux livres-.2.Cent Soixante Trois minots de Bled de Moutures Pour Juin ô Juillet jusqu'à Ce jour a six Chelins G Trois deniers 50.18.9 Seize quintaux ô demy de Gru a quatre Chelin & deux deniers ______________________________________._____________________________.\u2014.3« 8.9 Soixante deux quintaux ô Trois quarts de gru a Trois Chelins & quatre deniers.-.\u2014.15.9.2 Cent quatre vingt Cinq quarts a un Chelin P0*.\u2014 9.5.Une boete de Cerisier Pour Contenir Papiers, deux livres 2.a S* Jean, chez M1 Cumming Ce fait huit heures étant Sonnés L'assignation a été remise a demain & le Contenu au Present a ete laissé en la garde & Possession de lad Dame Veuve Grant qui s'est Chargé du tout & ont Signes aud Blairfindie les Jour & an Sus dits William A Grant C Longueuil John Richardson Tho: Busby JN° Forsyth att7 Stephen May for C.W.Grant Laurent Roy L* Sarault L' CHABOILLEZ N.P.N™ Et le onze du Mois de Juillet Mil huit Cent six à la requeste & Presence des Parties dénommées Cy dessus Par les Notaires Soussigés a été procédé a la Continuation dudit Inventaire en la Paroisse & Seigneurie de Belœil ainsi qu'il Suit, ayant employé le Jour d'hier a Nous transporter aud lieu de Belœil, et les effets Mobiliers Cy après Mentionnés ayant été Prisés & estimés Par James Muir & Thomas Hébert du d lieu de Belœil, qui ont prisé les d Mobiliers la Crue Comprise ainsi qu'il Suit deux Cent Madriers Prisés Trois livres ______.3.Un poêle de fer double & un Poêle de fer Simple, dix livres 10.Cent Cinquante planches Trente sept Chelins & Six deniers 1.17.6 quatre Cochons deux livres .______.2.Trois barrils de Peintures une livre huit Chelins.1.8.Treize Pics de Moulanges, Seize Chelins & Trois deniers 16.3 Un demy Minot Trois Chelins & quatre dénie (rs) .3.4 deux quintaux de férailles deux livres Un Chelin huit deniers .2.1.8 LES GRANT DE LONGUEUR, 165 quatre Lampes Trois Chelins 3.deux Pinces de fer Cinq Chelins 5.deux Toises de Pierres a Chaux Neuf livres___________ 9.quarente Pieces de bois pr Comble du Moulin pT Mémoire Un Poids de fer de Cinquante Six livres deux Poids de Pierres, de Cinquante Six livres, un Idem de Vingt huit livres, ô Vingt livres de Plomb quinze Chelins- 15.Cent Cinquante Croûtes dix huit Chelins-.- 18.Vingt livres de Cable huit Chelins-.-.- 8.quatre Poches Trois Chelins & quatre deniers______________________ 3.4 quarente deux Minots de Bled a six Chelins S Trois deniers ._________________._______________________________________________.-.- 13.2.6 deux Vieux Tourillons dix Chelins _________________________________________ 10.Une Paire de Moulanges dont une du Pays & l'autre de Pierres de France quinze livres.- 15.quatre Vingt quarts Vuides a un Chelin.\u2014 4.Ce fait N'ayant plus rien a Inventorier aud lieu.L'assignation a été remise à S' François Pour la Continuation du Present Inventaire Ô le Contenu en la Présente Vacation a été laissé en la Possession de lad Dame Veuve Grant & ont signés excepté led Hébert qui a déclaré ne Scavoir le faire de Ce enquis lecture faite Et le douze du Mois de Juillet Mil huit Cent Six à la requeste & presence des dites Parties, Par les d Nora soussignés a été Procédé a la Continuation du present Inventaire à la rivière S1 François Paroisse de S' François District des Trois rivières; les effets Mobiliers représentés & estimés Par Jean B\" Mondor & Joseph Duaime dud Lieu de s' François qui ont Prisés & estimés le tout à Juste Valeur la Crue Comprise ainsi qu'il suit Un Poêle de fer a fourneau, felé Prisé Trois livres quinze Chelins .1.3.15.JN° Forsyth att» for C.W.Grant William A Grant John Richardson Thomas X Hébert Marque L* CHABOILLEZ N\" L* Sarault N.P. 166 archives de quebec Avenant le onze du Mois d'Aoust Mil huit Cent Six après Midy presence G a la requeste des Parties dénommées au procès Verbal preambulaire des autres Parts a été Procédé a la Continuation du present Jo' X Duaime for C.W.Grant Marque Sa JB» X Mondor Marque L'Sarault L'CHABOI N.P.Avenant le onze du Mois d'Aoust Mil huit Cei presence 6 a la requeste des Parties dénommées preambulaire des autres Parts a été Procédé a la Cont Inventaire en la Manière qui suit Un Poêle fêlé Simple deux livres-.-.-.- 2.un Pied 6 une vrille de fer Vingt sept Chelins - 1.7.* Trente livres férailles a quatre deniers-.-; 10.deux Tournevis dix deniers \u2014.\u2014s- 10.Une Pince de fer Cinq Chelins-.- 5.deux Pics Trois Chelins 6 quatre deniers.\u2014 3.4.un Marteau Cinq Chelins \u2014-.~.- 5.quatre Vieilles barres à Mines Cinq Chelins-;- 5.Cinq Marteaux à Piquer Six Chelins 6 Trois deniers .6.3 deux Tranches & une Langue de boeuf deux Chelins G six deniers - 2; 6 Un Crible une livre dix Chelins- 1.10.Une Masse Cinq Chelins-.- 5.Un demy minot G une Mesure a Moutures Cinq Chelins 5.Une bêche dix deniers-.-.\u2014 10 Trente Trois Minots 6 demy de Bled à six Chelins ô Trois deni(ers) -.\u2014.-.- 10.9.4.Trois Toises de Pierre a Chaux a Cinq livres- 15.p* bois de Charpente dix livres \u2014.-~ 10.Ce fait ne S'eta(n)t plus rien trouvé a Inventorier au present Inventaire il a été Cesse d'y Vacquer G le Contenu en la Présente Vacation a été laissé en la garde G Possession de lad Dame Grant G l'assignation pour la Continuation du present Inventaire remise a Montreal 6 ont signés excepté les d estimateurs qui ont déclarés Ne Scavoir le faire de ce enquis lecture faite. LES GRANT DE LONGUEUR.167 Il a été omis de porter au Present Inventaire lors de la Vacation au Hengard Sis au fauxbourg de Quebec, les articles Suivans Une Valise en Cuir, Cinq Chelins .______._______ Un Coffre fort, quatre livres quarente six Cordes & demy de bois de Chauffage Vingt livres Six Chelins & quatre de Cent Vingt Sept Vieilles poches Vuides à Vingt sols ____________.\u201e., Une grosse hache Trois Chelins_______________________________________ Un barril Peinture a Blairfindie Vingt Chelins____ Un Poêle de fer a S» Andre Cinquante Chelins____ 5.1.2.5.3.10.10.£ 2837.4 1.4 3.4 £ 2841 4 8 Cinquante Poches a Vingt deniers.Dettes actives au Grand livre Il est du à la d Communauté Par Nicolas Bayard Esqr._______________.f° 1 Antoine Dubuc ~.-.\u2014.~.James Walker Esq'.-.________________ \" 3, James Muir _\u2022.___________.-.\" 40.Joseph Gervais Dupuis avec L'Interest Jusqu'au 18 Juillet.-.- Capt W» Fraser 60» Reg'- 2 Prévost 6 Roy, Considéré insolvable54 Patrick Peakin.__________________________________ d° 2 102, Pierre Lamontagne - d° \" 12, James Bell .\u201e_____.- d° \" An' Duchesnay ______.\u2014- f° 3 Thomas Shaddock-.\u2014.-.Michel Patenaude- Elmer Cushing Mauvais .- La Succession de Henry Hardie Insolvable Alex* Wilson \u201e.- Gabriel E.Taschereau-.\u2014 4 Jean B\" Alexandre (douteux) -.Louis Honoré Joubert \u201e.\u2014.- Charles 6 Francis Clark (Mauvais) .Jn B- Frechette Par Obligation____________ 34.15.10 p un Mois de Loyer.~.1.16.8 36.12.6 11.118.74.18.1.76.112.9.1450.50.8.12.852.11.13.9 10.13 11.6 19.8.12.10 1.9.0.5.10.1.1 7.6 0.5 2.8 18.11 17.8 10.2.2 4.1. 168 ARCHIVES DE QUEBEC Henry Charkton-.10 112.5.2 Charles W» Grant Esqr-.£3166.13.4.Interest Jusqu'au 22 Juin dernier.332.10 3499.3.4 La Succession de Wm Grant Esq*\u2014.694- ».1.William Grant Esq* des Trois Rivières 11 15.5.5.Duncan Montgommery-.\u2014.f° 12 5.2.Robert Trimlett de s* Jean TerreNeuve Pour Consignement _.\u2014.1° 12 634.13.8 Stephen SeweU -.15 22.0.5 John Auldjo Esq' de Londres.16 176.18.1 Lester 6 Morrogh-.-.20 354.7.6 Ira Allen (Mauvais p.Transport de John Young Esq' \u201e.-.1° 20 171.13.4 Henderson Armour G Co .22 80.8.11 Isaac Barns.26 4.13.10 Etienne Roy.- *J 2- Gabriel Lamontagne -.1.11.3 Bazile Vallière\u2014.3- 9- 8 James M Cumming Esq' \u201e._.42 26.17.4 La Succession de feu WM Grant Esq' 44 50.2.7 Cuvillier Aylivia G Harkness.647.10.9 William Martin.-.- 45 8.10.Tho' Seers.-.-.2.14.Petites Dettes Richard G John Graves-.23 5.4.11.Matthieu Lymburner Esq'-.1.8.6 Louis Charland .:.15.9.4 Fran\" Charetier .-.4.4.10 Louvigny Montigny .-.7.15.3 John Wilson .15.2.714 Jean B' Bertrand.8 James M« Donall.\" H.7.11H Etienne Dubois.10.6.10}^ Jaques Boissel.16.WXA Pierre Jourdain .5.3.11 Henry Dow .-.4.16.11 ^ Louis Chaboillez Esq'.-.2.7.6 Jean Marie Dupuis.-.1.1.2% Augustin Chaboillez Esq'. LES GRANT DE LONGUEUIL 169 Item dans le fief Pierreville environ .15.Item Suivant le Compte fourni Par le sr M Cumming agent pour S' Jean.211.11.8 £11276.3.10J4 Argent Monnoyé En diverses espèces .f° 32 £ 138.15.4 Dettes Passives Il est du par lad Communauté a Mess-Inglis Elhce&e de Londres .f° 6 2.17.10 Joseph Gamelin.-.6.8 Louis BouteiUer.7 75.A la succession de Peter Stuart avec les Intérêts Jusqu'au premier de Juillet.1899.19.7 a Mad* Fouccault Pour arrérages de Cinq années d'un Constitut sur la Baronie de Longueuil .80.16.8 Mad* Jacob Jordan avec les Intérêts au Cinq de Juillet dernier .7 526.7.1 James Rankin .- 131.Mad* V* Dufy Desaunier.8 491.2 9 Samuel Park ._.\" 7.10.Paul LaCroix ____________________._.- \" 1.15.10 John Krepper___________._____.-.15.Ephraim Sandford .3.9 George Plâtt i».- 5.6)4 P.L.Panet Esqr.\u2014.!\u2022 16- 1XA George Garden .~.-.2.4J^ David Sheeks .-.16- lfc T Poitras .-.% 10- Arrérages de Droits Seigneuriaux Par le relevé fait dans la Baronie de Longueuil Cy .936.11.4 Idem dans la seigneurie de Beloeil.~.413.5.6 170 ARCHIVES DE QUEBEC Avec les Intérêts jusqu'au 14 Juillet dernier a M' Benoit Pour Neuf Mois de rente d'un Constitut sur la Baronie de Longueuil -\u2022- I2- 2- 6 Mr Antoine Deschambault avec Les Intérêts Jusqu'au 12 juillet___.___________________ 595.10.6 Etienne Bois Capital & Intérêts au 1* Juillet dernier- 8 82.MunroôBell- 6.3.3 Les héritiers DeLanaudiere .f° 9 997.6.6J/£ deux Mois d'Intérêts au 1* & 4 Juillet ___________________________ 9.19.5y2 1007.6.Antoine Goguet outre les Intérêts depuis 19 Juillet 1805 .\u201e 54.3.4.Richard Grant au______________.r~- i\" 9 452.8.11 Interest au lr Juillet- 24.2.7 476.11.6 Patrick Langan Esq' Par obligation_____________f° 18 1728.d° Sur le G\" Livre f° 13 avec les Intérêts au 1.Juillet____ 40.8.9 1768.8.9 François LaCasse Par billet £ 500 Intérêts au 1* Juillet_________.15.16.1 515.16.1 Mad Dorothea Hart Par billet 1000 Intérêts au 27 Juin_________.25 1025.Richard Brook Par un Billet600 d° Par un autre billet - 400.Interest Sur Ces deux billets Sur la Premiere Somme au 19 Juin & Sur la dernière au 27 Juillet ______.______.____________ 90 1090 John Wragg pr billet .100 Forsyth Richardson 6 Co Pour un billet Payable au quinze Septembre .*.- 797 David Lynd decedé.______ 370.7.5 LES: GRANT DE LONGUEUIL 171 Mad* Veuve William Grant.Pour une Somme Principale a elle due -f° 810.3.8 Intérêts ô rente Viagère Jusqu'au 1 Juillet -.John Patton Meunier a S* Hélène p' Gages au l'Juillet _ George Selby Esqr .- Intérêts au lr Juillet- Etienne DesChambault Esq' William Sax .Joseph Prefontaine.- John Lee Hammerton \u2014.- Duncan M'Crea -.~ Stephen May \u2014.\u2022\u2022\u2022\u2014 Robert Trimlett .- Joseph Moquin _.\u2014 John Gwin________________.- Fran* Leguay- a Edme Henry Esq'- a M' Gouin-.- a M* Chaboillez No\" \u2014.- Après avoir Vacqué jusqu'à Six heures du soir l'ajournement pour la Continuation du present Inventaire a été remise a un temps dont Conviendront les d Parties & le Contenu en la présente Vacation laissé & la garde & Possession de la Dame Baronne de Longueuil Veuve Grant ô Ont les d Parties signés William A Grant C.Longueuil Tho Busby John Richardson JN° Forsyth atf for C.W.Grant L- Sarault L' CHABOILLEZ N.P.\t365.\t4.\t3\t1175.\t7.\t11 \t\t\t\t\t\t \t\t.¦\t\t\t6.\t9 14\t900.\t\t1\t\t\t \t25.\t4.\t\ti 925.\t4.\toy2 14\t¦\t\t¦\t252.\t14.\t2 16\t\t\t\t390.\t15.\t10 17\t:\t\t\t207.\t19.\t6 M\t\t\t\t390.\t12.\t1.18\t\t\t\t43.\t8.\t9.\t¦\t\t\t9.\t\t 43\t\t\u2022\t\t11.\t17.\t6 \t\t\t\t375.\t7.\t4 44\t\t\t\t206.\t5.\t.' 45\t\t\t\t6.\t\t \t\t\t\t17.\t17.\t3 -\t\t\t\t2\t¦ ¦\t \t¦\t\t\t5.\t12.\t i\t\t\t\t150\t¦\t¦ \t\t\ti, 3kJ\t£15324.\t8.\t1 172 ARCHIVES DE QUÉBEC Et le Sept du Mois d'octobre Mil huit Cent six a la requeste 6 presence des dites Parties a ete procédé a la Continuation du present Inventaire en la Manière qui Suit Immeubles.La Baronie de Longueuil relevante du Domaine de Sa Majesté Contenant tout le Terrein Irregulier borné en frond Par le fleuve S* Laurent d'un Coté au N'ord'est Par le fief Tremblay & les Seigneuries de Boucherville ô Montarville & derrière la Seigneurie de Montarville Par la Seigneurie de Belœil, d'autre Coté au sud'ouest Par la seigneurie de la Prairie de la Magdelaine & ensuite derrière lad seigneurie de la Prairie de la Magdelaine Par la Seigneurie de Lery borné Sur la Riviere Richelieu par la Pointe a la Mule, 6 en Profondeur lad Baronie est bornée Partie Par la riviere Richelieu & ensuite Par la Seigneurie de Chambly avec Ses Circonstances & dépendances Comprenant L'isle S\" Hélène dans le fleuve S' Laurent, ou est le Principal Manoir Consistant en une Maison en Pierres de Cinquante Neuf pieds Sur Trente trois de large y Compris un appenti Couvert en ferblanc, lad Maison Couverte en bardeaux a une étage Chambres en Mansardes, Cuisine Sous le Premier étage le tout ayant besoin de Reparations, le Jardin près la Maison entouré un Mur Neuf avec une Serre Vitrée de Cent vingt pieds de long Sur Vingt Pieds de large avec Pavillons a Chaque extrémité de Vingt pieds quarrés Une étable de Cent Vingt huit pieds de long Sur Vingt Cinq de Large Couverte en Planches ô Lambrissée, Une glacière d'environ dix huit pieds.Une grange de quarente pieds Sur Vingt quatre Couverte en planches Item en lad* Isle S™ Hélène est aussi Construit Un Moulin en pierres a quatre étages de Cinquante Cinq pieds de long sur quarente six pieds de large garni de quatre roues dont une Mauvaise, & des Mouvements en fonte pour faire tourner huit Moulanges Crible & Bluteaux led Moulin Couvert en bardeaux la Couverture ayant besoin de reparations, le reste dud moulin en bon état.Un Hengard a Bled en bois a deux étages Sur Solage en Pierre grenier au dessus de soixante Neuf pieds 6 demy de long sur Vingt Cinq Pieds & Neuf pouces de large en bon état, un appenti en Suivant de dix huit pieds de long Sur quatorze, un autre appenti ou est le Crible joignant le Moulin de Vingt Six pieds Sur quatorze en bois, un bâtiment en pierre, pour Sécher le bled, plancher en taule trouée de dix huit pieds quarré, Couvert en bardeaux en bon état.Un autre bâtiment quarré en bois pour faire Sécher le bled. LES GRANT DE LONGUEUIL 173 Une boutique pour les Charpentiers G Menuisiers à deux étages en bols dé Soixante dix Neuf pieds Sur vingt Cinq Vieille G en Mauvais état.Une étable Sur solage en pierres entouré en Planches 6 Couverte en bardeaux de Cent Vingt Cinq pieds de long Sur Vingt huit pieds de large en bon état divisé en six appartemens Un bâtiment en pierre Servant d'office G Cuisine aux ouvriers de soixante quatre Pieds de long Sur Vingt quatre de large garni de Planchers Chassis G Couvert en bardeaux trois Cheminées G en bon état Une Maison roulante de douze Pieds Sur huit, Une latrine en Pierres a deux étages deux Vergers Comptante d'arbres fruitiers le tout sur lad Isle Su Hélène.En lad Baronie de Longueuil est un domaine de Dix arpents de front sur Trente arpens de profondeur au bout de Laquelle led Domaine n'a que Six arpens de large tenant pardevant au fleuve S' Laurent, d'un Coté au Chemin a Chambly G d'autre Coté a Ant.Adam d Laramée Sur lequel est Construit l'ancien fort de Longueuil tombant en ruines.Un Moulin a Vent Près l'église de Longueuil Un domaine sis a la petite Riviere Montreal de Six arpens de frond sur trente arpens de Profondeur sans batimens Joignant d'un Coté a la Terre Cy après Designé G d'autre Coté a Jaques Vincelet.Un autre domaine a la Pointe Verte de Six Arpens de frond Sur quarente huit arpens de profondeur tenant Pardevant au Chemin de Chambly d'un Coté a Fran' Charon G d'autre Coté a Louis Goguet 6 autres Sans batimens Une Pointe de Terre a la petite riviere Sur laquelle est Construit un Moulin en pierres de soixante dix pieds de long Sur Trente huit Pieds G demy de large Couvert en bardeaux garni de trois Moulanges les Mouvements en fonte en bon état, Deux Cheminées ayant besoin de reparations, tout le reste en bon état, un bluteau dont les toiles Sont Mauvaises & ayant besoin de reparations.Un bâtiment en pierre pour Sécher le bled Couvert en bardeaux en bon état de seize pieds quarrés.Une grange Neuve en bois entourée en planches G Couverte en bardeaux de quarente Pieds sur trente.Un Vieux Hengard de pieces Sur pieces Couvert en bardeaux de quarente deux pieds de long sur trente deux Pieds de large, Une Maison Servant de boutique de tonnellier de Vingt Cinq pieds Sur dix Neuf en Mauvais état, une Vieille écurie en poteaux entouré de Madriers en très 174 ARCHIVES DE QUÉBEC Mauvais état de quarente deux pieds sur Vingt deux Couvert en planches, & un élargi de treize pieds sur quarente deux Servant de Soue.-Ce fait étant six heures du Soir il a été Cessé de Vacquer 6 l'ajournement remis a demain, et led s' William Grant étant Sur le point de s'absenter a fait & Constitu(é) pour le représenter a la Confection du Present Inventaire le sr Thomas Busby qu'il autorise a Cet effet, 6 ont signés lecture faite.William A Grant C.Longueuil Tho Busby John Richardson JN° Forsyth att* for C.W.Grant Et le Neuf du Mois d'Octobre aud an a la requeste & Presence des dites Parties a été Procédé a la Continuation dud Inventaire en la Manière qui suit.En lad baronie de Longueuil Sur la Petite riviere de Montreal Paroisse de S\" Marguerite de Blairfindie est une Pointe de Terre d'environ dix arpens & trois quarts en superficie Sur laquelle Sont Construits un Moulin en Pierres a deux étages dont un bout au Second étage est en bois de pieces Sur pieces Couvert en Bardeaux, led Moulin a deux Moulanges dont les Mouvements Sont en fonte, led Moulin de Soixante onze pieds Sur trente de large en assez bon état avec un ap-penti au Nord'est de Vingt huit pieds Sur dix, avec un Crible & bluteau en Mauvais état.Un bâtiment en pierres pour sécher le Bled Couvert en Bardeaux de seize pieds quarrés Une grange entourée en Madriers de quarente Pieds Sur trente Couverte en Bardeaux en bon état.Une etable en Mauvais état de Trente un pieds Sur dix Le fief & Seigneurie de Belœil de (un blanc) lieues de frond sur la profondeur qu'il peut avoir borné en frond Par la riviere Richelieu en Profondeur par les fiefs S1 Blin la Guillaudiere S' Michel, seigneurie de Varenne & Mpntarville d'un Cote au Nord est par le fief Cournoyer & d'autre Coté par les seigneuries de Chambly & MontarviUe.En lad Seigneurie de Belœil est Un Moulin a eau a deux Moulanges de Cinquante pieds Sur Trente quatre dont les Murs & la Couverture Sont en très Mauvais état, les Mouvemens en assez bon état, Avec un L* Sarault N.P.L' CHABOILLEZ N\" LES GRANT DE LONGUEUIL 175 domaine dont le frond & la Profondeur Ne Peut être actuellement déclaré.'Le fief 6 Seigneurie de Pierreville Sis & Scitué dans le District des trois rivieres Sur la riviere S* Francois Contenant une lieue & demie de frond Sur Une lieue de profondeur la largeur de la riviere Comprise borné d'un Coté au Nord'ouest a la ligne Sud'est de la riviere S' François, au Nord'est a la seigneurie de Courval, au Sud'ouest 6 au sud'est aux representans de Jonathan EcKart avec les Isles & Islets dans Cette étendue de la riviere S' François En laquelle Seigneurie est un Moulin & une Moulange de pieces sur pieces de Trente Cinq pieds Sur Vingt huit dont les Mouvements & la Moulange Sont bons, Une petite Maison en bois de pieces Sur pieces de dix huit pieds sur douze en bon état & un écurie Couvert en paille de quinze pieds quarré.aussi une Terre de Trois arpens de frond sur Vingt Cinq arpens de Profondeur.Item la Moitié indivise avec PatricK Langan Esq' d un Isle dans la Province du haut Canada Communément appellee la grande Isle Contenant environ Vingt six Mille Acres Acquis de feu S' Michel Curot.Un Emplacement Scitué en la Ville de Dorchester de S'Jean tenant pardevant a la rue, Sur lequel est Construit une Maison en bois a deux étages lambrissée en planches peinte en blanc Couverte en bardeaux Plafonné & Vitrée Planchers le tout en bon état de quarente deux pieds de long Sur trente de large & deux batimens a un étage attenans a la Maison L'un Servant de Cuisine & l'autre de Magazin de douze pieds Chacun de Long Sur trente Six pieds de large & dans la Cour deux remises de trente pieds de long Chacune, une écurie Lambrissé en Planches peinte en rouge Couverte en bardeaux de Trente pieds Sur Vingt, le tout en très bon état.Un autre emplacement Vis a Vis Celui Cy dessus bornée d'un bout Par la rue & d'autre bout par la rivière Richelieu, Sur lequel est Construit Un Hengard a trois étages Couvert & Lambrissé en planches de Cin-quantes Six pieds Sur Vingt huit en bon état, un Hengard peint en rouge Sur un quai dans la riviere Richelieu de trente pieds Sur Vingt Cinq en danger d'etre emporté par les eaux & le quai en Mauvais état, une Vieille Maison en bois a deux étages Couverte en planches de Cinquante Six pieds Sur Vingt huit en Mauvais état.Une Terre Sise a S' Jean Sur la riviere Richelieu dont les Titres Ne Sont point en la Possession de la Dame Baronne de Longueuil Pour en faire La désignation, Sur laquelle est Construit une Vieille Maison. 176 ARCHIVES DE QUEBEC Une Terre Sise en la Baronie de Longueuil de Trois arpens de frond Sur Trente arpens de profondeur tenant pardevant a la petite riviere de Montreal, d'un Coté a Francois Raymond 6 d'autre Coté a Pierre Frechette Sur laquelle est Construit Une Maison en bois de pieces sur pieces de Vingt huit pieds Sur Vingt un Solage & Cheminé en pierres en Mauvais état, Clotures & fossés en assez bon état une grange de quarente deux pieds Sur Vingt sept Couverte en Paille, une etable de Trente deux pieds Sur dix huit Couverte en planches en bon état Une autre Terre en lad» Baronie de Longueuil de Trois arpens de frond Sur trente arpens de profondeur tenant pardevant a la Petite riviere de Montreal d'un Coté à albert Bigonesse & d'autre Coté au Domaine, Sur laquelle est Construit Une Maison en pierres de Trente Sept pieds Sur Trente un avec deux Cheminée Couverte en bardeaux en Mauvais état Une grange Couverte en Paille de quarente Cinq Pieds Sur Trente un.& Cinq arpens de Clotures en pierres Une autre Terre Sise en lad* baronie de Longueuil de trois arpens de frond ou environ sur Trente arpens de Profondeur tenant pardevant a la Petite rivière de Montréal d'un Coté a Pierre Cusson & d'autre Coté a Laurent Junier, Sur laquelle est Construit Une Vieille Maison de Vingt Six Pieds Sur seize lambrissée en Planches en Mauvais état Une Cuisine de douze pieds Sur dix une laiterie de dix Pieds Sur huit, une etable de trente deux Pieds Sur Vingt un Couvert en planches en Mauvais état, une grange de quarente trois pieds Sur Vingt huit Couverte en Paille en bon état, une Vieille grange de Trente un pieds Sur Vingt un.Un lopin de Terre Scitué en lad' baronie de Longueuil d'environ Soixante arpens en Superficie, entre les terres de la petite rivière de Montréal 6 Celle de la Coste Noire Joignant d'un Coté aux Terres de la Petite riv™ ©d'autre Coté a B.Larau Sur laquelle est Construit une Petite Maison Couverte en Paille.Une autre Terre Sise en lad' Baronie de Longueuil de Trois arpens de frond sur Vingt arpens de profondeur tenant pardevant au fleuve s' Laurent, d'un Coté à Antoine Lebeau ô d'autre Coté a antoine Geli-neau Sur laquelle est Construite une Maison en Pierres Couverte en bardeaux d'environ trente Pieds quarré ayant deux Cheminées en assez bon état & une grange & une Petite Maison roulante.Une Terre Sise en la Seigneurie de lasalle d'un arpent & demy de frond Sur trente arpens de profondeur, a la Coste S' André tenant d'un Coté a François Barbeau 6 d'autre Coté a Pierre Lestage Sans batimens. LES GRANT DE LONGUEUR.Un lopin de Terre Sis au fauxbourg S\" Marie Contenant Mille quatre Cent douze Toises en superficie, tenant pardevant au fleuve S* Laurent, Parderriere au Rev' Dock Mountain, William Martin 6 Steson d'un Coté Par Jean Bu Laffricain 6 d'autre Coté Par Joseph Poirier, led* Terrein divisé Par la rue Sur lequel est Construit un Hengard En pierres Voûté dessous G a deux étages de Cent Vingt huit pieds sur Trente Cinq 6 demy Couvert en Planches 6 en assez bon état, une boulangerie ayant trois cheminées, de quarente quatre Pieds Sur Vingt Neuf Pieds ô quatre Pouces ô un bas Coté Pour les Trois fours de Trente huit Pieds Sur Treize ô huit Pouces, une Petite Boulangerie en bois de onze Pieds quarrés, une Cuisine ô une boutique de Tonnellier de Pieces Sur Pieces de quarente huit Pieds Sur dix Neuf avec une Masse de four en Pierres de quatorze Pieds Sur seize ô demy Une Ecurie de Vingt quatre Pieds Sur onze une remise G Une écurie de Neuf pieds Sur Neuf ô demy Cent Treize lots de Terres Contenant deux Cent Acres de Terre Chaque faisant Vingt deux Mille six Cent Acres de Terre dans le Township de Upton District des Trois Rivières, Sur la Riviere S' Francois, borné d'un Coté Par la Seigneurie de Roziers, 6 d'autre Coté Par le Township de Grantham Trois Mille sept Cent Acres de Terre dans le Township de Roxton District de Montreal étant les lots N° Vingt, Vingt un.Vingt Trois Vingt quatre.Vingt six.Vingt Sept ô Vingt huit dans le quatrième Rang, ô les lots un, trois quatre Cinq Sept huit dix onze, Vingt un Vingt deux Vingt quatre ô Moitié de Vingt Cinq dans le Cinquième Rang dud.Township deux Mille quatre Cent Acres de Terre dans le Township de Barford District de Montreal Sept Mille Sept Cent Acres de Terre dans le Township de Hereford District de (un blanc) étant les lots deux, Trois quatre.Sept G moitié de Neuf dix dans le Premier rang, un, deux Six 6 moitié Nord de n° quatre, lot N° Cinq huit, Neuf, onze G douze dans le Second rang, un Trois quatre Six G sept huit G dix dans le Troisième rang lots deux Trois Six G sept G dix dans le quatrième rang, Un trois, quatre Cinq Sept, dix onze dans le Cinquième Rang Un Cinq Six huit Neuf onze 6 Moitié de N° douze dans le sixième rang.Ce fait étant six heures du Soir L'ajournement a été remis pour la Continuation du dit Inventaire au Seize du present 6 ont signés lecture faite 178 ARCHIVES DE QUEBEC Tho Busby C Longueuil John Richardson JN° Forsyth Ait* for C.W.Grant L' Sarault L» CHABOILLEZ N.P.N\" Dudit Jour Seize Octobre Mil huit Cent six a la requeste de la Dame Baronne De Longueuil Veuve David Alex* Grant Ô en presence des Parties Cy dessus dénommées G dud Charles Wm Grant Ësquire Present Ce Jour Va être procédé a la Continuation dud Inventaire en la Manière qui Suit Titres 6 Papiers.Le Contrat de Mariage dud' feu D A Grant Ecuyer avec Dame Charlotte Baronne De Longueuil Portant substitution G douaire G Passé devant M* Berthelot Dastigny Notaire a Quebec G son Confrere le Cinq May Mil sept Cent quatre Vingt un Inventorié 6 Cotté A Copie du Titre d'Erection en Baronie de la Terre & Seigneurie de Longueuil en date du Vingt six Janvier Mil sept Cent Inventorié G Cotté B y Joint Trois Consultations Cottés 1, 2 & 3 Un Contrat de Vente par M' Louis Pennissault à Monsieur Cadet Munitionaire Passé devant M* Panet No** le Vingt Neuf Mars 1789 Inventorié 6 Cotté C avec Cinq autres Pieces Sous les N° 1, 2, 3, 4, G 5 N B, les Titres d'acquisitions Par feu D.A Grant qui dévoient être sous Cette Cotte G liasse, sont filés en Cour dans une Cause des Héritiers Deschambault Contre les Marguelliers (sic) de l'oeuvre G fabrique de la Paroisse de Montreal étant pour Mémoire Vente du fief G Seigneurie de Pierreville Par Antoine Isidore Badeaux Ecuyer Sheriff des Trois Rivieres a Messieurs William Grant David Alex* Grant G Nicolas Montour Ecuyer en date du premier Mars Mil sept Cent quatre Vingt dix huit Inventorié G Cotté .D Un Plan du Fief Pierre Ville D.N° 1 deux Contrats de Vente du Tiers indévis du fief Pierre Ville dont l'un par N.Montour Ecuyer en date du Deux Décembre G L'autre par William Grant Ecuyer Passé devant M* Badeaux No** le Trois Décembre Mil Sept Cent quatre Vingt dix Neuf Cottés 2 G 3 D LES GRANT DE LONGUEUIL 179 Copie du Titre primitif du fief Pierreville en date du Treize Juin Mil sept Cent Certifié Par Geo Pownall Ecuyer Cotté 4.D Copie Collationné de foi 6 hommage en date du 11 Juillet 1723 Cotté 5.D Un Jugement de la Cour du banc du Roy des Trois Rivieres en date du Trente un Mars 1796.a la poursuite de John Antill Cotte N° 6 D Procès Verbal qui Constate le pied du rapide de la riviere S» Francois 6 les limites du Terrein des Sauvages en date du 31 Aoust 1796 Cotté N: 7.D Vingt autres Titres 6 Papiers relatifs a lad* Seigneurie du fief Pierreville depuis N°8 jusqu'à 27 D.sous la Même liasse Diagram du Township de Hereford Inventorié & Cotté E Partage & division du Township de Hereford entre James Rankin ô Isaac Phineas Passé devant Jo* Badeaux No™ le 14 Avril 1802 Coté 2.E Un Contrat de Vente Par Samuel Danford à James Rankin Esqr des lots aud Township devant M* Mondelet No™ le 4 Dec' 1800 Cotté E N° 3 Un Contrat de Vente par James Rankin de Sept Mille sept Cent acres de Terre dans le Township de Hereford a William Vondelodden Pour D A Grant devant M* Voyer No™ a Quebec le 19 Avril 1802 Cotte N°4 Douze Contrats de Vente de différents Tenanciers dans led Township a James Rankin devant M* Mondelet No™ le 4 Décembre 1800 depuis N° 5 E a N° 17.E Sous la Même liasse Lettres Patentes du Township de Upton en date du Vingt un May Mil huit Cent Inventorié & Cotté avec le Diagram F Avec Trente Trois Contrats de Vente Par les associés dans led Township aud» D.A Grant Passés devant M* Henry No™ Le 21 Aoust 1800 & Six autres Papiers depuis N* 1 a 39 F Copie dés Lettres Patentes du Township de Roxton en date du huit Janvier 1803 Inventorié & Cotté G Avec deux Contrats de Vente par Etienne Deschambault Ecuyer a D.A Grant devant le No™ soussigné le 30 Mars 1798 6 18 Avril 1803. 180 ARCHIVES DE QUÉBEC Copie des Lettres Patentes du Township de Bar ford en date du quinze Avril MU huit Cent deux fi du Diagram dud Township Inventorié 6 Cotté H avec un Contrat de Vente Par Etienne Bois aud feu D.A Grant devant M* Tetu No\" le 30 Janvier 1802, fi un Contrat de Vente Par Louis Bouteiller fi autres Devant M'LuKin No\" le 23 Juin 1802 aussi Cotté H Une Transaction entre René DeLabruere Ecuyer ô D.A Grant passé devant les No\" Soussignés le 13 Mars 1802 Inventorié fi Cotté I avec quatorze procès Verbaux de M* Ch Turgeon arpenteur.Vente Par Jean Bu Alexandre a D A Grant Ecuyer devant M\" Henry No\" le 19 May 1801, Vente Par Etienne Lemay a D.A Grant devant M' Bourassa No\" le 16 Aoust 1793, Vente Par Jaques Alex\" andre 6 François Alexandre devant les No\" soussignés le T Février 1796, fi devant M* Henry No\" le 25 Juin 1796, deux autres Titres 6 un procès Verbal de Mr Sax, tous Relatifs au Moulin de Blairfindie Inventories fi Cottés K Un Contrat de Vente Par Paul S' Denis a D.A Grant Passé devant M» Henry No.le 2 Novembre 1797 Inventorié fi Cotte L Retrait Censuel exercé par D.A Grant Ecuyer Sur Louis Brodeur d Lavigne Passé devant M' Henry No\" le 12 Février 1795 Inventorié 6 Cotte M Avec le Contrat d'acquisition dud Louis Brodeur Vente d'une Terre par Jaques Lebeau a David Alex1 Grant Ecuyer Passé devant M« Henry No\" le 29 Juin 1796 Inventorié 6 Cotté N Avec Cinq autres Titres de lad0 Terre Un retrait Sous Seing privé par D A Grant Ecuyer au bas d'un Contrat de Vente Par Joseph Paquet a Angélique Moissant Passé devant M» Grisé No\" le 21 Juin 1796 Inventorié 6 Cotté avec le Contrat de Concession de lad Terre Sous la Cotte O Un Acte de Retrait Seigneurial Par D.A Grant Ecuye Sur Jean B\" Bigonesse d Beaucaire Passé devant M* Henry No\" le 14 Juillet 1802 avec le Contrat d'Acquisition dud Beaucaire Inventorie 6 Cotté P Un Contrat de Vente du Sheriff du District de Montreal a David Alex' Grant Ecuyer.en date du 12 Décembre 1801 d'une Terre Saisie Sur John Gwyer ô Trois quittances y relatives Inventoriée fi Cotté Q LES GRANT DE LONGUEUIL 181 Un Contrat de Vente du Sheriff du District de Montreal a David Alex1 Grant Ecuyer en date du Premier Octobre Mil huit Cent Cinq Inventorié & Cotté R Accord G Transaction entre D.A.Grant Ecuyer avec Dame Elizabeth Stevens épouse de s* Christophe Babuty Passé devant M* Papineau No*» le 16 Juillet 1803 avec quinze Titres G Pieces y relatives le tout en une liasse Inventorié fi Cotté S Retrocession Par Droit de Retrait Par Isaac Gervaise a D.A Grant devant les No™ Soussignés le Cinq Juin Mil sept Cent quatre Vingt dix Sept avec diverses Pieces qui y Sont relatives Inventorié S Cotté T Six Pieces ô Actes Relatives a une Terre Reprises par Droit de retrait G Vendue a Louis G Joseph Lamare Inventorie ô Cotte U Une Vente G Concession Par D.A Grant Esq' a Michel Patenaude Passé devant les No™ Soussignés le 27 May 1803 avec le Contrat d'ad- Vente Par le s' Thomas Busby au Nom de David Alex' Grant a Etienne Chabot Passé devant les No Soussignés le 22 Juillet 1800 Inventorié G Cotté W Retrait Conventionel Par D A Grant Esq' Sur Joseph Alex.Talham Passé devant Me Henry No™ le 22 Décembre 1802 Inventorié G Retrait Censuel Par David Alex Grant Sur Jean Delubaque Passé devant M* E Henry No™ le 22 Avril 1795 Cotté Y Une liasse Contenant six Titres du fief Silvain Inventorié G Cotté Z Depot G Quittance Par Gabriel Elzeard Tachereau faisant pour Dame Veuve Germain G son fils a D.A Grant Ecuyer Passé devant M8 P L Deschenaux No™ le 16 Janvier 1793 Inventorié G Cotté A A Accord G Conventions Portant pension Viagère en faveur de Dame Marie Catherine Fleury Deschambault Par David Alex Grant Ecuyer G Son épouse passé devant M\" Deschenaux No™ le 10 Février 1791 Inventorié G Cotté BB Obligation Consentie par Charles William Grant Ec' a D.A Grant devant M* Tetu No™ le 22 Septembre 1804 Cotte CC Un Compromis G Arbitrage rendu entre feu M Déchambault G D.A judication du Sheriff Inventorie G Cotte V Cotté X 182 ARCHIVES DE QUEBEC Grant Ecuyer Sur la Tutelle de Mad* la Baronne de Longueuil Inven- Un Plan Non fini de la Baronie de 'Longueuil Un Plan fini de la Seigneurie de Bekell fait Par W* Sax arpenteur un Plan du fief Pierre Ville Cinq Plans dans une boete de ferblanc Concernant les lignes tirées avec les seigneuries Voisines de Belœil.Un autre plan de la seigneurie de Belœil Une boete Contenant les Titres de Concession de la Baronie de Longueuil Une autre boete Contenant les Titres de Concession de la seigneurie de Belœil dix autres boetes Contenant des lettres & Correspondances, Comptes réglés & payés & autres Papiers Peu Consequents.Le livre Terrier de la Seigneurie de Belœil le grand livre & le Journal entre les Mains de s* Thomas Bus by Il est resté aussi entre les Mains de s* James M.Cumming a S* Jean quarente trois Titres de Concession, Baux a loyer ô Baux emphiteotiques des Emplacemens en la Ville de Dorchester P1 Mémoire Et Ne S'etant plus rien trouvé a Inventorier au present Inventaire il a ete Cessé d'y Vacquer G le Contenu en Icelui a été du Consentement des dites Parties laissé en la garde & possession de ladite Dame Baronne Longueuil Veuve de feu D.A Grant Ecuyer, laquelle S'est Volontairement Chargé du tout 6 a promis le représenter toutes fois & quantes 6 a qu'il appartiendra avec la reserve toujours que Si elle avoit Omis de faire entrer quelques effets aud' Inventaire qu'elle en fera Sa Declaration au bas d'icelui, dont 6 du tout ont Requis Acte en lad* Isle s** Hélène au Manoir Seigneurial L'an Mil huit Cent six le Seize du Mois d'octobre après Midy S ont signés avec Nous d No** Lecture faite torié & Cotté DD Tho Busby John Richardson C.Longueuil C W» Grant L* CHABOILLEZ-N» L* Sarault N.P.Archives Judiciaires de Montréal LES GRANT DE LONGUEUIL 183 ciers\t\t\t¦ Contrats de Concessions Par D.A Grant Ecuyer\t\t\t a S' James M Cumming\tLuKin N° -\t'-.-, i ¦.5 Nov.1791\t- James Loveless ôce\tLuKin\t30 Oct.1790\t Laughlan M'Millan\tLuKin\t19 Nov.1790\t Alex' Fraser\tLuKin\t13 Janvier 1791\t\\ - '-s Schell & Griggs\tLuKin\t29 Mars 1793.\t J.McCumming\tLuKin\t11 May 1803.\t Isabel Brimmer\tLuKin\t17 Nov.1792\t1 C.Fleming John Fleming\tLuKin\t15 Janvier 1791\t John Lay\tLuKin\t29 Novembre 1790\t Andrew Mabon\tLuKin\t12 May 1798\t\\ ¦ P» Menard D' bellerose\t\t9 Oct 1802\t P.Lafleur d Meunier R.\tBoileau\t6 Juillet 1804\t£\u2022?.:.Joseph Roussel\tBoileau\t6 Juillet 1804\t V Mabon\tBoileau\t17 May 1804\t Silas Person\tLuKin\t12 Janvier 1791\t Richard Gile\tLuKin\t15 Oct 1790\t Joseph Roussel\tBoileau\t24 May 1804\t Neuriah Paine\tBoileau\t27 Mars 1805\t John Richardson\tBoileau\t18 Janvier 1805\t Neuriah Paine\tBoileau\t27 Mars 1805\t William Heath\tBoileau\tV Avril 1805\t Notte des Papiers entre les Mains de James M Camming Esqr Un Plan de la Ville de Dorchester de S* Jean Un Livre Terrier 6 un livre de Compte Par debit & Credits des Tenan- 184 ARCHIVES DE QUÉBEC Baux emphiteotiques Par Mad Babuty d\ta Patb Coury\tLuKin N\"\t17 Nov.1792 d°\ta John Hall\tLuKin\t19 Nov.1792 d\tAbijah Cheesman\tLuKin\t19 Nov.1792 d.\tJohn Ferguson\tLuKin\t17 Nov.1792 d\tJohn Steel Esqr\tLuKin\t17 Nov.1792 d\tLouis Taupier\tIg.Bourassa,\t19 Juin 1797 \ta Samuel Everson\tL'Guy\t21 Mars 1804 d'\tAbijah Cheesman\tL* Guy\t23 Juin 1803.dk\tJacob Heath\tL'Guy\t23 Juin 1803.Baux\ta Loyer Par D A Grant a Mad Babuty\tBoiléau\t16 May 1804 d'\tSolomon Davis\tBoileau\t16 May 1804 \tJohn Badger\tBoileau\t18 May 1804 \tAbijah Cheeséman\t\t17 May 1804 d'\tJoseph Richardson & Laurence Kidd\tBoileau\t18 Janv.1805 Vente Par Major General G Christie a Charle M'Irwin LuKin N™ 28 Avril 1791.Vente Par Aie Auldjo Ch' M'Irwin LuKin No™ 27 Février 1793.Retrocession Par W™ Yule a D A Grant L\" Chaboiller.20 Aoust 1803.Retrocession Par James Dunlop Ecr Procureur de Eliz.M'Millan a D.A Grant LuKin No\" 17 Mars 1804 Abandon Par le s'H.Hardie a D.A Grant L Chaboillez No™ 27 Janvier 1796 \\,\\ y.Y\", ?t LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME ¦ ¦ ¦ LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME (1820-1862) INTRODUCTION ; La Collection Papineau-Bourassa, créée par Augustine Bourassa, est en grande partie formée par la correspondance de Louis-Joseph Papineau.Cette correspondance renferme 217 lettres de Papineau à sa femme.Deux de ces lettres ont été publiées intégralement en 1830 dans le journal Le Canada.Cependant quelques historiens, admis par les descendants de Papineau à consulter les archives de la famille, ont utilisé plusieurs de ces lettres dans leurs travaux.1 La seule publication de lettres de Papineau à sa femme est celle de monsieur Jean Bruchési qui ne renferme que des extraits de lettres pour la période de 1837 à 1845.* Ces lettres qui couvrent la période de 1820 à 1862 contribuent à mettre en lumière la vie intime de Papineau et à montrer sous un aspect nouveau le rôle de celui qui a été le principal artisan de la crise de conscience canadienne au 19e siècle.Papineau8 était né à Montréal en 1786.Après ses études classiques au Séminaire de Québec, il étudia le droit avec son cousin, Denis-Benjamin Viger.Il deviendra avocat 1 L'abbé Lionel Groulx.Les Idées religieuses de Louis-Joseph Papineau, dans Notre Maître, le Passé.2e Série, Montréal, 1936, p.167-211.\u2014 Robert Rumllly, Papineau.Editions Bernard Vallquette, Montréal, 281pp.\u2014 Alfred D.De Celles.Papineau (1786-1871).Montréal, 1905, 243 pp.L'abbé Groulx, Histoire du Canada français depuis la découverte, vol.III, Action Nationale, 1952, 319pp.* Jean Bruchési.Lettres d'un Exilé, Louis-Joseph Papineau (1837-1845), Les Editions des Dix, Montréal, 1953.55pp.\u2022 Il n'existe encore aucune étude poussée sur Papineau.La plupart des historiens ne l'ont étudié que du point de vue politique: L.-O.David, Louis-Joseph Papineau, Montréal, 1872, 31pp.; L.-O.David, Les Deux Papineau, Montréal, 1896, 180pp.; Benjamin Suite, Papineau et son temps, Montréal, 1925, 96pp.; Alfred De Celles, Papineau (1786-1871), Montréal, 1905, 243pp.; Eve Clrcé-Coté, Papineau.sàn Influence sur la pensée canadienne.Montréal, 1924, 252pp.; Rumllly, Papineau.Les articles de l'abbé Groulx dans Notre Maître, le Passé, sans rompre avec la conception traditionnelle, essayent néanmoins de pénétrer les conceptions politiques, économiques, religieuses et Juridiques de Louis-Joseph Papineau.[187] 188 ARCHIVES DE QUÉBEC en 1810, Il sera successivement député de 1808 à 1837, de 1848 à 1851 et, enfin, de 1852 à 1854.Après avoir participé à la guerre de 1812 en qualité de capitaine de milice, Papineau devint Orateur de l'Assemblée législative en 1815.Il gardera cette fonction jusqu'à son départ pour l'Angleterre en 1822.De retour, il est de nouveau élu Orateur de la Chambre jusqu'en 1837.Le 23 avril 1818, il avait épousé Julie Bruneau, fille de Pierre Bruneau, député et marchand de Québec.4 De 1854 à sa mort, en 1871, Louis-Joseph Papineau se consacrera surtout à la mise en valeur de sa seigneurie à Montebello.Les lettres de Papineau à sa femme posent de nombreux problèmes.Nous savons que Papineau conservait précieusement sa correspondance en vue d'écrire une histoire du Canada.Dès 1831, il disait dans une lettre à son épouse: « Ce ne sont là que quelques aperçus que je trace comme notes, pour les retrouver dans quelques années quand il faudra faire l'histoire secrète du Parlement ».5 Il est donc étonnant de voir que seulement 217 lettres aient été conservées pour une période de quarante-deux ans.Papineau a certainement dû écrire plus que quatre lettres à sa femme pendant son voyage de 1822 en Angleterre; d'autre part, vingt-quatre lettres ont été conservées pour les années 1825 et 1826, quarante pour les années 1830 et 1831 et vingt-sept pour les années 1834 et 1835.Nous croyons qu'un grand nombre de ces lettres de Papineau à sa femme ont été perdues ou .détruites.La moitié de ces lettres (112) sont des copies, dactylographiées pour la plupart.Plusieurs de ces copies contiennent des notes ajoutées par Amédée Papineau;8 de plus nous sommes certain que le fils de Papineau avait copié une partie de 4 Dans une lettre du 19 janvier 1818, Louis-Joseph Papineau avait demandé le consentement de son père à son mariage APQ P-B: 127.Julie Bruneau était née en 1795; elle mourra en 1862.D.-B.Papineau, Généalogie de la famille Papineau.Enfin la Collection Papineau-Bourassa renferme 91 lettres de Julie Bruneau à Papineau.APQ P-B: 643-734.J Lettre à sa femme, le 23 février 1831.APQ P-B: 40a.oir es lettres 161 et 16j. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 189 la correspondance de son père.7 Mais pourquoi ?Sans doute, voulait-il publier une partie de cette correspondance ?Les copies que nous possédons semblent avoir été faites d'après les copies manuscrites exécutées par Amédée Papineau.Plusieurs de ces lettres ne paraissent pas être complètes.Les originaux ont-ils été conservés ?Amédée Papineau les aurait-il fait disparaître ?Quoiqu'il en soit ces lettres demeurent des documents essentiels pour comprendre le rôle joué par Papineau, pour analyser sa personnalité et pour pénétrer sa pensée.Nous avons essayé de reproduire le texte même des lettres le plus fidèlement possible.Nous avons indiqué les mots raturés entre crochets sans oublier de mentionner toutes les observations qui se trouvent en marge.La pagination a été indiquée entre crochets.Enfin nous avons ajouté quelques notes qui pourront aider le lecteur.Fernand OUELLET 7 Voir les lettres 14, 15 et 16p., etc. CORRESPONDANCE DE LOUIS-JOSEPH PAPINEAU (1820-1839) L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 1] Quebec 20 Décembre 1820 Ma chère Julie ma bonne amie, sola assurée que l'ennui et la tristesse ne m'assiègent pas moins que toi; et que rien n'y peut faire diversion à l'égal du plaisir que j'ai a recevoir de tes lettres.Je souhaite que tu puisses te faire une habitude de coucher chaque Jour sur le papier quatre à cinq lignes qui réunies formeront une lettre que tu m'adresseras chaque fols que tu auras rempli tes pages.Ne crains pas ma bonne Maman, que ce soit la dissipation du plaisir qui m'empêche [nt] 1 de t'écrlre assidûment, mais ce sera quelques fols la dissipation des affaires.Il est Impossible de se figurer quelle perte de tenu entraîne l'obligation de voir tous les Jours cinquante personnes différentes parlant chacune de cinquante projets divers.II est d'absolue nécessité dans l'embarras où nous nous trouvons tous de se voir fréquemment et de parler longtems sans rien conclure, d'ailleurs le dégoût que me donne l'aspect de la condition future de la Province, m'occasione vraiment un état de malaise de mécontentement qui m'ôte tout pouvoir de prendre le ton que Je souhaiterais pouvoir prendre pour t'écrlre quelque chose qui t'amusât et t'intéressât.J'ai déchiré une lettre que Je t'avais écrite parce qu'involontairement et sans m'en appercevoir il n'y avait pas un mot de toi.nl de mol dans la lettre, qui n'était qu'une longue argumentation pour prouver que le Juge en Chef ~ était un fripon et le Gouverneur* un sot J'en reviens toujours la et sans le vouloir, tu auras reçu hier la lettre que J'écrivais à différentes reprises dimanche dernler[2] et que J'ai fermée sans l'avoir datée.J'ai aussi reçu les deux lettres que tu m'as écritte.La dernière par mr QuesneH vient de metre remise J'avais commencé celle-ci Je vois pauvre Maman que tu t'abandonnes à trop de douleur.Ta Maman t'a-t-elle promis de revenir sous peu te tenir compagnie.En vérité la Pitié devrait l'y résoudre, a moins que tu ne crusses praticable d'y aller toi même.Les Sacrifices de [ses]1 mes intérêts au bien public me sont possibles mais ceux du bonheur de famille, seront bientôt au dessus dé mes forces.\u2014 Quand Je te vois souffrante et délaissée, que je me vois sans aucune espérance de faire le bien du Pays, privé du bonheur d'être avec ma famille que J'aime plus que mol; de suivre des habitudes de retraite et d'étude que J'aime, pour vivre Journellement dans la fréquentation de personnes qui me haïssent et que je ne considère que comme des voleurs publics, je regrette du fond de mon coeur d'être engagé dans la lutte pénible où'Je suis engagé C'est en finissant cette phrase que le Cher Curé Bruneau 5 vient d'entrer dans ma petite Cellule.C'est un trésor de sensibilité que ce bon Curé.Je lui ai communiqué tes lettres nous nous sommes attristés ensemble et cela console.La Neige en abondance et le grand froid, nous font dire que les communications doivent s'établir bien vite entre Montréal & Chambly et que sans doute [quel] 1 11 y aura quelque réunion de famille qui te distrairont un peu de ton ennui, puis 11 me dit les démarches qu'il a faites auprès de l'Evêque pour nous rejoindre et celles qu'il fera Je ne doute ' nullement qu'il ne finisse par réussir.Il nous aime tous bien tendrement et il .est bien estimable.Denis [191] 192 ARCHIVES DE QUEBEC est occupé et c'est tant mieux.Dans un lieu de frivolité et de dissipation comme Québec il n'y a que l'assiduité au travail qui puisse arracher les jeunes gens à des folles dangereuses.[3] le n'ai point de nouvelles de Dessaulles ni d'aucuns des Représentons au Sud du fleuve; ceux du Nord sont tous arrivés, exceptés Mn Tassé, Thaln, Prévost qui écrivent qu'Us sont malades.Nous saurons probablement d'ici à huit Jours si la Session sera longue ou courte quoique quelques uns des Représentans inclinent à ne pas se décider bien vite sur la question de la liste Civile pour empêcher l'Administration d'avoir un nouveau Parlement avant mal.néanmois Je crois et Je le désire encore bien plus sûrement être bientôt réuni à ma chère Julie.\u2014 Les Progrès de notre Amedé sont infiniment flatteurs et pour l'élevé, et pour l'Institutrice, et pour mol leur meilleur ami à tous deux.Je remercie Philippe de ce qu'il me mande sur l'état de l'Opinion Publique à Montréal.Tant mieux que l'administration demeure absolument Isolée, ce laisse croire qu'il y a plus d'honnêtes gens au monde que Je ne suis en Général disposé à en convenir.Il ta fait bonne compagnie j'en sûr Je te recommande d'avoir avant tout soin de ta chère santé Qu'il hate la fabrication de la Couchette d'Amédée et que celui ci soit livré pour la nuit aux soins de Rose.Adieu chère Amie, tout cë que tu seras en état de prendre d'amusement je le regarderai comme pris p* me faire plaisir et t'en aurai infinie obligation.Mr & M* Plamondon le Curé 6 Denis te font des amitiés.Pour mol je suis et pour la vie tout a toi bon ami & fidèle époux.L.-J.PAPINEAU [Au verso:] Le 20 Décembre 1820 Madame Papineau 'Rue Bonsecours Montréal » Raturé.2 Jonathan Sèwell était luge en chef du Bas-Canada depuis 1808.M.P.-G.Roy.tes Juges de la province de Québec.(Québec, 1933), p.499.s Lord Dalhousle était arrivé a Québec pour remplir les fonctions de gouverneur depuis le 18 juin 1820.Thomas Chapais, Cour d'Histoire du Canada, t III.p.89-95.4 II s'agit de Frédéric-Auguste Quesnel qui était alors député du comté de Kent.Voir A.Gerin-Lajole, Catéchisme politique.(Montréal, 1851), p.133.8 L'abbé René-Olivier Bruneau était alors curé de Beauport.L'abbé J.-B.-A.Allaire.Dictionnaire biographique du Clergé canadien-français.Les Anciens, p.86.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME1 [APQ P-B: 2] [Semaine de Noël 1820] * Ma chère & Bonne Amie \u2014 avec quel vif plaisir J'ai lu & je relis ta lettre parce qu'elle est de toi 6 qu'elle me met dans la famille G me présente le tableau de tes occupations a chaque heure, et que la relisant a ta maman, elle devient le texte d'une Inépuisable conversation entre nous qui ne roule que sur toi et sur les gentillesses de notre Amédée * le plus souvent, rarement sur ses imperfections.Ce plaisir néanmoins le plus vif que je puisse avoir en ton abscence Je veux m'en priver, st de longues lettres te coûtent trop de fatigue: fais les plus courtes plutôt que de me laisser de l'Inquiétude.Ce cher enfant te coûte trop, et oubliant ses caresses qui le rendent LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 193 ton Maître, je souhaite ardemment que tu consentes à user envers lui et envers toi même d'un [mieux] * expédient qui vous serait salutaire à l'un & à l'autre & le seul qui puisse le sevrer de la mauvaise habitude de le bercer sur les genoux.Ta Maman te conseille de lui faire pour son bien 6 le tien une grande misère, qu'il .supportera pourtant mieux que toi c'est de l'exiler pendant huit jours.Es-tu capable de te soumettre à une pareille épreuve, Envoles le passer la journée entière tantôt chez Maman tantôt chez Ma tante Trudeau s'ils veulent bien nous rendre le service d'avoir cet embarras pendant ce tenu & pour la nuit envoie le coucher en haut avec Marie Anne qui aura dormi pendant le jour afin qu'elle puisse passer la plus grande partie de la nuit éveillée qu'elle fasse pendant ce tems du jour la nuit de la nuit le jour \u2014 prends une femme de journée pendant le jour pour la remplacer; que ce soit elle M.arme qui aille chercher l'enfant pour le ramener à la maison, qu'il ne te voie.et son Oncle que peu de tems: de cette manière quoiqu'il lui en coûte quelques pleurs il [ira] 4 s'accoutumera à aller Indifféremment à toutes sortes de personnes pendant le jour et pendant la nuit que Marie Anne n'en ait soin, que sous l'injonction très expresse de ne le jamais bercer ni endormir sur ses genoux.Qu'elle se couche sur un lit de camp près du poêle et l'enfant avec elle.Il n'y a pas de risque qu'un enfant de son Age soit écrasé sans crier [2] je dis Marie-Anne si tu as reconnu qu'elle soit assez douce d'humeur pour passer ainsi la nuit avec l'enfant sans s'impatienter & sans lui faire de misère.Et ne va pas dire qu'il m'a quelquefois impatienté pour croire qu'elle ne puisse pas faire mieux mol, sous ce rapport [d'Etre peu] 4 trop de promptitude sont nombreux ceux qui valent mieux que mol puis tu lui donnes pour dormir tout le jour que Je ne pouvais pas convenablement consacrer à cette douce besogne, huit jours de cette vie pendant lesquels tu ne lui céderais pas, parceque tu ne l'aurais avec toi qu'à l'heure de la promenade en cariole, rompraient ses habitudes.Après cela tu le ferais coucher avec toi dans ton Ut et ne serais plus dans le cas de te lever la nuit ce qu'il faut absolument empêcher sans quoi tu ne te rétabliras pas.Si tu supposais que Marie-Anne ne le ferait pas avec assez de complaisance il faudrait tacher d'engager Madame Dauphin pour ce tems en lui donnant la plus grande partie du jour à dormir et la nuit se soumettre à l'incommodité de le laisser crier jusqu'à ce qu'il se rendormit de lui-même couché à coté de sa nouricc après avoir passé une ou deux mauvaises nuits, l'accablement lui oterait l'Idée de jouer en s'éveillant, il se rendormirait sans l'usage du bers & des secousses sur les genoux et perdrait cette funeste habitude.Quant à Didier, il est heureux, que ce soit le jour qu'il choisisse, pour faire tapage Mais que deviendrais-tu s'il se réunissait à ton ainé pour te tourmenter pendant le peu d'instants de repos que te laisse Amédée durant la nuit.C'est en vue de la possibilité d'un pareil événement qu'il faut tenter tous les moyens possibles de parvenir à diminuer la fatigue que te donne l'autre.Je suis réjouis de le voir engraisser à vue d'oeil.Cette incommodité qu'il a de n'aller pas sans l'usage de remèdes ne serait qu'un léger mal si elle n'occasionait pas le vomissement qui n'est pas bon.Ta maman te conseille d'avoir continuellement sur une brique posée sur le poêle du lait coupé de plus de moitié d'eau d'en boire toi-même souvent ce qui en te purgeant préparera ton nourrisson à être purgé et tu lui en feras boire.Tu forticfieras ton estomac par ce breuvage, appalseras ta toux et Je te retrouverai belle & grasse 6 fraîche à croquer.J'aime mieux croquer un bon peut morceau bien tendre & savoureux, qu'un autre tout desséché.Ainsi ne manque pas de te mettre â un aussi bon régime.Pour moi si la Session ne m'occasionne pas de 194 ARCHIVES DE QUÉBEC plus longues veillées que nous n'en avons eues [hier] * depuis que nous sommes ici, j'y fais du lard et n'Irai te revoir que joli garçon, assez du moins je l'espère pour être bien venu à te rejoindre.[Au haut de la page 1 :] Pour des peaux de martes, je ferai chercher s'il y en a demain mais en attendant une occasion le tenu coule tu ferais Mieux de te donner un casque d'un moindre prix sauf à t'en défaire, [en attendant] * Toute la famille est en bonne santé.i Lettre non signée, mais elle est de la main de Papineau.* Non de la main de L.-I.Papineau.__.* L.J.-Amédée Papineau, son fils, était né le 26 Juillet 1819.Voir D.-B.Papineau, La Généalogie de la famille Papineau.* Raturé.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 3] Quebec 7 Janvier 1821 Ma chère Julie.\u2014 j'espère que la Petite réunion de famille dans laquelle vous vous trouvez à Montréal, sera pour tous un moment d'amusement & de plaisir dont Je souhaite que tu prennes ta part Ma vieille tante Le Caveller qui m'a tant aimé et caressé, donnera les mêmes amitiés J'espère à tes enfans, en qui elle remarquera toutes les bonnes qualités qui lui fesaient chérir leur père.Tu lui feras observer combien ton Amëdé est doux bon & patient et elle ne manquera pas de dire qu'il est tout mon portrait et voyant que l'on me rend justice & A lui ce te distraira de ton ennui: que s'il s'émancipait a faire le petit enragé, tu lui diras que ce sont les vieux parents qui gâtent les jeunes enfans [et]1 que tu lui reproches à elle sa faiblesse pour son filleul, que ce sont les Jeunes femmes qui épousent ces enfans gâtés, sur qui retom-be[nt]1 tout le fardeau qui appartenait naturellement à leur Marraine, et que voyant tout ce que tu souffres parceque Je suis demeuré trop souvent avec la mienne tu n'enverras pas Amédée avec la sienne par pitié pour ta brue future Aies le courage de me quereller fort, & tu verras que tu te desennulras.Il faudrait ma fol être une femme bien faible pour n'avoir pas le courage de quereller un mari.Dis à ma tante Le Caveller qu'elle n'a pas assez prêché ses filleuls, qu'elle [demande] 1 vole si Ma Tante Victoire, [elle] 1 n'a pas fait des siens de petits saints, parce qu'elle les a prêches sans trêve 6' sans relâche a tenu 6 a contretems.Oh la bonne tante, que n'ai-je aussi été son filleul.Si Je ne [fais] 1 deviens pas feseur de miracles elle en répondra.C'est son esprit de murmure Contre les arrangemens de la providence, qui l'avait destinée à vivre où elle était née; son amour des nouveautés, du changement cette ardeur à ne se trouver bien que la où elle n'est pas, qui fait qu'elle était aller courir 6 rendue a trois cens lieues de distance le Jour où Je suis venu briller sur l'horizon; qui fait qu'elle ne m'a pu servir de Marraine; qui fait qu'elle' ne m'a Jamais bien préchée.qu'elle a [bien] 1 il est vrai tenté quelque fois de le faire, mais toujours avec trop de nonchalance & de tiédeur, en sorte que loin de me persuader, elle m'a [toujours] * obligé à le prendre sur un ton plus haut qu'elle, et que ses égaremens me touchaient si vivement que Je la prêchais avec cet enthousiasme ce pathétique qui finissant par lui Imposer silence m'ont plus d'une fols fait croire que J'avais opéré le.miracle de lui faire aimer la vertu [1] du Silence.A ma chère LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 195 Maman tu lui diras que Je l'embrasse G chéris de tout mon Coeur, qu'elle ait soin de toi & qu'elle t'aime comme ta bonne Maman a soin de mol 6 comme elle m'aime.Tes soeurs sont très bien portantes elles ont aujourd'hui été passer la Journée chez le Curé de Beauport2 qui leur a dit [qu'il souhaitait]1 que l'Evéque de Quebec9 allait partir demain ou après demain pour aller sacrer M* Lartigue (ce qu'il ne faut pourtant pas rendre public [avant] * de notre part) et qu'il souhaiterait être du .voyage pour avoir le plaisir d'aller surprendre sa chère Julie et embrasser ce cher petit Amédée.Mais que l'Evéque ne lui en avait pas fait la proposition et qu'il fallait remettre ces plaisirs à un autre tenu.Ta Maman est légèrement indisposée depuis trois à quatre Jours.Elle a éprouvé du froid à l'Eglise ce qui lui a laissé quelques douleurs.J'ai beau prier.J'ai beau prêcher, je ne puis empêcher les devotes de faire de ces imprudences qui rendent malades.Oh Dévotes Jusqu'à quand serez vous obstinées I A perpétuité, pour toujours, et plus s'il le faut I II n'y a de malade dans la famille que Madame Piamondon que j'ai trouvée ainsi que sa belle petite D\"° pales & défaites, et médicamentées depuis l'automne et qui néanmoins retrouvera des forces sinon pour aller à l'Eglise du moins au Bal.Autre excès guères moins condamnable que l'autre.J'ai trouvé ta tante Amiot malgré ses chagrins bien portante & avec un bon teint; le vieillard sobre 6 frais; et leur hypocondre de fils gros et joufflu, se chauffant la plante des pieds au polie, dévorant de la viande G en quantité trois G quatre fols par jour et engloutissant de larges potions de' Chocolat, puis palissant à faire peur quand Je lui al dis [vous êtes] 1 qu'il était bien portant, pour m'assurer que c'a ne pouvait durer.Ton Evêque de Québec est la personne que J'ai le plus souvent G avec le plus de plaisir visitée depuis que Je suis ici.Outre quelques renseignemens d'un grand intérêt sur la politique des Ministres en Angleterre relatimcnt à ce pays et qui montrent que l'administration n'est là guères plus libérale par rapport à cette province qu'elle ne l'est ici, sa conversation est une source interlssable d'informations G d'observations agréables G utiles sur la fronce G l'Italie.Si cet homme savait toujours aussi bien [s] agir comme 11 sait toujours bien parler, il serait vraiment très recommendable; mais vis-à-vis des grands, il manquera de fermeté Jusqu'à la fin du chapitre, et Je doute que le pape même ait d'assez grands pouvoirs pour absoudre d'une si grande faute.Ainsi je suis bien moins encor hors d'état de la lui pardonner L'on dit que M' M°Guire va remplacer Monseigneur Burke Et bien vols tu comme Je suis confis dans la Sainteté ma lettre pourrait remplacer la pieuse G édifiante feuille des nouvelles Ecclésiastiques.Encor l'on m'a laissé entendre que l'abbé Papineau 4 pourrait peut-être être donné à Monseigneur de Telmas (je crois) vicaire Apostolique pour le District de Montréal, quand une fols M* l'Abbé serait entré dans le Sous dlaconnat, mais comme cela ne me vient pas de l'Evéque en droiture je ne sais qu'en penser.En es tu houlllée d'entendre parler prêtres, toujours prêtres G rien [.] 8 choses que prêtres.Voila ce que c'est que vivre avec ces honnêtes gens là.Une autre semaine je ne parlerai que grilles G cloîtres puis après viendra le Carnaval ha alors je t'amuserai Mieux Si ma chère Rosalie est demeurée en Ville fais lui mes amitiés G à Angelle G Benjamin G leur belle petite famille.Si Mr Dessaulles fils est à Montréal conte mol comme 11 t'y aura amusé et son cousin Amedée.Ce pauvre petit Didier ce vomissement continuel & cette constipation m'inquiètent.Vois le Docteur c'est bon G très bon c'est le meilleur parti celui qui me rassure le mieux, mais ne laisse pas .que de prendre conseil de ma tante trudeau, Angelle M* Douce t.Des mères de famille ont toute 196 ARCHIVES DE QUÉBEC ma confiance pour les soins que demandent les en fans, l'enfant est-U maigre, s'il engraisse c'est qu'il convertit en substance une partie de ses alimens G rejette ce qu'il prend de trop mais s'il maigrit c'est qu'il souffre.Chez Mn Doucct 6 Kimbert mes amitiés A Phillpe Je le remercie de sa dernière lettre G le prie de répéter cette bonne coutume et de toi ma bien aimée et chère amie Je demande que tu aies du courage de la force pour supporter les misères de la vie auxquelles nous sommes tous exposés de manière A ce que s'il nous en arrive nous nous encouragions l'un l'autre la tendre ami té qui nous lie et la persuasion qu'elle est inaltérable nous est une grande consolation Adieu ma chère amie ton fidèle Epoux.L.-J.PAPINEAU [Au verso:] 17 Janvier 1821 Madame Papineau rue Bonsecours Montreal 1 Raturé.2 II s'agit de l'abbé R.-O.Bruneau.» Mgr J.-O.Plessis.4 L'abbé Toussaint-Victor Papineau sera ordonné prêtre en 1823.RAPQ.(1951-1952).p.193.5 Déchiré.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 4] Quebec 11 février 1821 Ma Chère Amie C'est avec le plus vif plaisir que Je Ils, que Je relis à ta Maman, les détails que tu me donnes sur nos chers enfans.Non st ce n'était [un] 1 le sentiment du devoir, qui m'impose la tâche de servir au milieu des plus vifs dégoûts et des plus décourageantes perspectives, la cause de mon pays et par 1A l'Intérêt dé nos chèrs enfans, en commun avec celui de nos compatriotes en Général, Je n'aurais pas le courage de vivre si longtems loin de toi 6 d'eux.Ne te décourages ma bonne Amie, encourages moi plutôt S'il est A l'avenir possible d'éviter une aussi longue séparation, nous saurons d'avance par le Souvenir de ce que nous aurons souffert cette année, prendre des précautions.C'est vrai que Je ne prévois pas encor quel sera le terme de la Session; Il y a beaucoup d'ouvrage commencé et peu avancé.Néanmoins les objets qui demandaient le plus de travail tirent A la fin, et les malheureuses dissentions que quelques artisans de fourberies ont su-faire éclater, en persuadant aux habitons de la Campagne qu'ils étalent méprisés et leurs Intérêts sacrifiés, par les Représentai habitons des Villes, ne pourront pas durer encor huit Jours, après quoi nous ferons plus en un mois que nous n'avons encor fait depuis le commencement de la Session.Je suis consolé.Je vols nos petits enfans croître & se fortifier, J'avais eu de l'inquiétude, parceque jusqu'à ta dernière lettre tu ne m'avais Jamais parlé que de la fatigue que t'occasionnait l'Insomnie perpétuelle de ce Coquin d'Amédéè.Je jugeais un pareil état comme si peu naturel, que Je craignais qu'il m'Indiquât quelque vice essentiel dans son tempérament (qui pouvait] 1 Mais l'enfant n'est qu'accidentellement malade.C'est A coup sur la crue de ses dents seule et la fièvre qu'elle lui donne qui le dent dans cet état d'agitation.La cause cessera LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 197 bientôt.Que ses grosses dents poussent sans l'avoir fortement Incommodé, quand les premières l'avait mis [*] aux abois; ce nous laissent l'espérance que toutes sortiront avant les grandes chaleurs et une fols que l'enfant [par]1 est armé de toutes ses dents on a une grande chance de le voir devenir un homme et si c'est un honnête homme de le voir devenir le soutien et l'honneur de ses parens.Chère Amie, Je soutiens que l'avenir est bien plus à nous que ne l'est le passé ni le présent.Les maux passés et présens nous affligent sensiblement, mais l'on est toujours le maître de se figurer un avenir différent, où nous arrangeons les événemens de la manière qui nous est la plus agréable.Il est bon de se livrer quelques fols à d'heureuses illusions.Fais d'Amedée, puisqu'il est méchant un Avocat, de Didier puisqu'il est si bon enfant un prêtre et le troisième ou le [mett]1 placeras tu.Voilà les réflexions auxquelles je te laisses.Tu me diras à quelle profession tu les destines, ne t'affliges pas ma bonne amie encourages mol plutôt Pourquoi ne promennes-tu pas tous les jours en même tems qu'Amedée.Je puis bien te présenter l'avenir sous les plus belles couleurs possibles mais le présent n'est pas gai.Je vols que Philipe [ne] 1 m'écrit dans ta lettre qu'il n'a rien reçu des Débiteurs de la rue St Denis fais moi savoir bientôt ce que tu as dépensé ou ce qui te reste en main Au commencement du mois prochain.Il faudra que je t'ote Vingt cinq Louis pour la Banque de Montréal en déduction des Cent Louis que j'y dois, [pour] 1 Voila tout ce que j'aurai à t'ôter, ainsi que Philipe voles à retirer de l'argent si tu n'en a pas à oter, car cette dépense est inévitable.Ci-Inclus Vingt Louis en billets de Banque de Montréal que ta maman Envoie à Philipe pour être payés en déduction des £70 \u2014 que j'y dois pour elle Et un nouveau billet de ma part pour la balance de £50 \u2014 Louis Viger 3 voudra bien continuer à me rendre le Service d'endosser ce billet \u2014 Avant le mot février il faudra mettre en chiffre la date de deux ou trois jours antérieure à celui où l'on ira à la Banque.[*] J'ai eu le tort de ne pas faire ma lettre hière dimanche plus longue espérant que j'aurais aujourd'hui le loisir de la remplir et des occupations Imprévues me forcent à la terminer subitement.Adieu je suis tout à toi Ton meilleur ami & fidèle Epoux L.-J.PAPINEAU Après avoir fermé ma lettre je l'ai ouverte pour retirer cet argent que j'enverrai par occasion cette semaine [Au verso:] 11 Février 1821 Madame Papineau rue Bonsecours Montréal 1 Raturé.* Louis-Michel Viger (1785-1855) était le cousin de Papineau.RAPQ.(1951-1952), p.176, n.6.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 5] Québec 27 février 1821 [Copie dactylographiée.] Ma chère et bonne amie, Je vols par le temps qui s'est écoulé depuis que je n'ai eu le plaisir d'avoir de lettres de toi, aussi bien que parce qu'en écrit Philippe à ta maman, que le double 198 ARCHIVES DE QUEBEC gueux d'Amenée a récemment redoublé ta fatigue.Le pauvre petit, combien lui ont coûté ses dents et à sa maman ! Elles viennent bien vite A présent et toutes à la fois; mais puisque le mal qu'elles lui occasionnent n'est pas assez fort pour détruire sa gaieté naturelle dans le Jour quoiqu'il trouble son sommeil, 11 surmontera cette nouvelle crise, et sera bientôt un bel et bon enfant Tu soupires après cet heureux jour, n'est-ce pas ?Il sera d'autant plus heureux qu'il aura été plus longtemps et plus vivement désiré, n'est-il pas vrai?D'où Je conclus que plus 11 fait de malice, plus tu dois facilement t'en consoler, en te disant: \u20ac Ah I cher enfant quelle joie tu me prépares pour le jour où tu cesseras d'être malin.> Comme tu le vols, il n'est pas d'objet qui n'ait son beau coté et l'art d'être heureux, c'est d'envisager les événements qui sont susceptibles d'interprétation favorable et défavorable de la manière la moins chagrinante.Nous travaillons chaque jour, matin et soir pour avancer les affaires de la session, entrevoyant à peu près le temps où elle peut finir, nous répétons tous les soirs: « C'est encore un jour de moins.» Nous comptons ce qu'il reste d'ici au dix de mars, et nous voyons que nous ne pourrons pas terminer aussitôt II est assez probable que quelques jours de plus seront donnés à la session.D'un autre coté, dès cette semaine les rangs vont s'éclaircir.Plusieurs des membres partiront [2] jeudi.Heney et Dessaulles disent qu'ils partiront le dix de mars, si même la session était prolongée; ainsi elle ne pourra pas l'être de beaucoup, et vive le jour où ma belle et bonne amie me sera rendue.D'un sault je serai de Québec à Montréal.Tu ne m'as pas fait savoir si ce misérable Tremblay aura arrêté chez toi à son retour de Boucherville.Je suis sur qu'il aura occasionné de la peine à mon père, que Louis Vlger n'aura pu, au milieu du terme, commencer des poursuites contre lui, qu'il en deviendra d'autant plus hardi fripon, qu'il me volera et qu'il faudra en venir à plaider.Tout cela est-il donc désagréable, et chaque jour de la vie devient une nouvelle source d'embarras quand on y pense sérieusement Heureux qui peut détourner ses regards de tout ce qui se rencontre d'affligeant sur le passage de la vie.J'y réussis assez bien lorsque je sub avec ma bonne amie, mais id, sur le théâtre où tous les amours propres et mille passions haineuses et violentes sont aux prises, j'y blanchis.Tu n'auras pas peu à faire, à m'épller et arracher des cheveux blancs.Si en les arrachant tu dissipes aussi tous les souvenirs désagréables du Parlement tu me rajeunleras pulssammant, et je t'en récompenserai de mon mieux.Nous faisons id une vie d'esclaves.Je croyais pouvoir t'écrlre hier matin; point du tout.Il a fallu m'engager en discussion sur les bills de Banque.1 Nous avons siégé depuis dix heures du matin jusqu'à trois heures de l'après midi, et depuis quatre heures jusqu'à minuit Ce matin la Chambre siège depuis dix heures.Tu peux croire que ce n'est qu'a peine que je me lève a neuf heures.Les autres membres vont et viennent et ne sont pas toujours assidus; mats moi, quand je de [»] meure dans une étuve, (ce qu'est toujours la Chambre, même physiquement, car moralement c'est une fournaise ardente, un enfer), pendant dix ou douze heures par jour, je laisse très fatigué.Je ne sais si nous siégerons demain matin si nous ne le faisons pas, je suis invité à aller dîner chez le curé de Beauport, qui aura l'évêque et M.Turgeon, que j'aime toujours a rencontrer pour causer de leurs voyagea.J'ai vu la semaine dernière Baby qui est venu passer le Jeudi avec moi.Heney,2 malin railleur, en fait autant quelquefois; la rencontre de quelques hommes honnêtes spirituels et éclairés comme ceux que je viens de nommer, me console et m'aide a supporter le bavardage et les intrigues des LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 199 neuf dixièmes de ceux que Je vois chaque Jour.C'est une malheureuse situation que celle où l'on se trouve dans le cas de voir de plus en plus que les hommes presque tous sont une sotte et maligne espèce de créatures.Je n'ai vu de tout l'hiver Planton-don que deux ou trois fols.Je ne sais si c'est parce que ses affaires sont délabrées et qu'il ne veut voir personne, ce qui ne l'aurait pas dû empêcher de venir me vouches ta maman, ou si ce n'est pas dû à sa servilité, à ses habitudes de flatterie à raison de querelles que j'ai eues avec le Juge en chef.Quand tu m'écriras ou Philippe, donnez-moi quelques détails de ce que l'on dit à Montréal de la singulière situation dans laquelle on laisse languir Mgr.Lartlgue 8 A l'hôpital.Que Philippe ne dise à personne que Je désire avoir des renseignements sur ce point Mais qu'il en prenne et m'en parle.A-t-11 eu la visite de beaucoup de citoyens?sera-t-ll chassé de la ville pour aller prendre une cure7 Le séminaire ne veut-Il [*] absolument rien faire pour lui?Personne ne parle-t-ll de lui donner Bonsecours ou les Récollets?Bonsecours surtout serait commode pour les dévots du quartier.Les citoyens ne croient-ils pas que ce serait bon, très bon, pour augmenter le poids du clergé canadien de voir un homme en robe violette se promener fré-quetnent dans nos rues.Les protestants s'babituant & voir cet habit sans s'Irriter l'administration, dans laquelle ils seront toujours en grand nombre et influents ne cessera-t-elle pas plus tôt son opposition & laisser exercer & l'évêque ses pouvoirs pour l'établissement de nouvelle paroisses?Ne consentira-t-elle pas plus vite à l'érection d'évêchés suffragants de celui de Québec ?Tu vols comme dans ce temps de carnaval, ton bon mari, au milieu des fous de Québec, ne pense qu'aux choses édifiantes et utiles.J'avoue pourtant que comme voisin Je n'aimerais Mgr.Lartlgue qu'un peu, de peur qu'il s'avisât de me vouloir prêcher.Mais pour l'avancement de l'établissement du clergé Canadien, parce que ses Intérêts sont liés à tous les autres intérêts canadiens.Je me résignerais encore & cette Incommodité comme à toutes les autres que: Je ne voudrais pas supporter comme particulier, que Je supporte comme homme public C'est entre nous et pour rire ce que j'en dis.Adieu, ma belle et bonne amie.J'attends avec Impatience le moment de te revoir.Embrasse mes chers enfants pour mol, des amitiés à Philippe, etc Ton meilleur ami et fidèle époux, (Signé) L.-J.PAPINEAU 1 H s'agissait « d'incorporer les Banques de Québec et de Montréal, et la Banque du Canada >.Journaux de tAssemblée législative, vol.29, p.214s.* Voir ses lettres ft Jacques Viger dans la Saberdache bleue, vol.I-X.* Au sujet de l'opposition & Mgr Lartlgue, voir: d'abord le mandement de Mgr Plcssis du 20 février 1821 dans Mandements, lettres pastorales et circulaires des Evoques de Québec, vol.III, p.158s; aussi, Mr.Chaboillcz, Questions sur le gouvernement ecclésiastique du District de Montréal, (Montréal, 1823); enfin, un manuscrit conservé aux Archives de la province de Québec et intitulé: Affaire Monseigneur Lartigue de 1824.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 6] Quebec 8 Mars 1821 Ma belle ô bonne Amie \u2014 Je ne t'adresse que deux mots J'écris de la chambre.Je suis fatigué ft l'excès des Seances qui depuis quinze Jours durent depuis dix heures 200 ARCHIVES DE QUEBEC du matin Jusqu'à minuit moins une couple d'heures pour aller dîner.La Saison est trop belle, ta Maman renonce au voyage de peur que les [santé]1 chemins ne lui manquent, elle est d'ailleurs un peu fatiguée G mal en train.Luce est parti hier avec Edouard Kimbert pour aller s'échouer aux Trois Rivières.Je n'ai reçu qu'hier la lettre de Phlllpe qu'il avait Jettée trop tard à la poste Je le remercie de m'écrire quelquefois.[J'ai du] 1 Je vols avec chagrin que tu as été soufrante et souhaites de tout mon coeur que tu te portes mieux et que ce malheureux mal de dents ne vienne plus ajouter à toutes les misères que tu as d'ailleurs, belle Amie le plus ardent de mes veux est d'aller te rejoindre après celui là [que] 1 ce serait de pouvoir ne Jamais revenir en Chambre.Mais bah nous nous conterons cela bientôt La Session ne finira qu'au commencement de la semaine prochaine mardi ou Mercredi, que les Jours sont longs.Adieu ma Chère Julie au revoir ton meilleur ami G fidèle Epoux.L.-J.PAPINEAU [2] Phillpe priera Viger de me continuer le bon Office d'endosser mon billet à la Banque.[Au verso:] 8 mars 1821 Madame Papineau Rue Bonsecours Montréal 1 Raturé.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 7] Ma Chère Julie, Ma bonne Amie, c'est plus que Je ne puis endurer sans mau-grer et pester, que voir tous les autres représentans rendus au bonheur d'être réunis à leur famille, tandis que Je suis encor séparé de ma femme 6 de mes enfans.La Session devait finir aujourd'hui.Maudits soient ces vieillards malins du Conseil, il se traînent à pas de tortue, et ont fait demander au Gouverneur de ne clore la Session que Samedi parcequ'ils ont vingt bills étendus sur leur table et qu'ils ne veulent pas siéger plus de trois ou quatre heures par Jour, au lieu de le faire pendant dix G douze heures comme l'a fait l'Assemblée depuis plus de trois semaines.Ce contretems éloigne le jour de mon départ jusqu'à dimanche.J'irai à une messe de Six heures G demie du matin à laquelle mon frère1 doit être fait Sous diacre avec trois autres Ecclésiastiques G des que je l'aurai vu prendre G pris, je partirai de Quebec pour m'achemlner vers tout ce que j'aime le plus au monde, fuyant de ce que j'aime le moins au monde, les ennemis de mon pays qu'Ici en sont les Rois, Je n'ai pas écrit hier ni lundi parce que j'entrevoyais quoique la Prorogation fut fixée à aujourd'hui, qu'à la Sollicitation du Conseil elle serait éloignée et que si je t'avais annoncé que je devais partir demain j'en aurais eu plus de chagrin moi G toi aussi, moi à écrire ensuite G toi à lire, non je ne partirai pas demain.Eh bien que dit Maître Théophile.Tout n'est-il pas beau et bon à Montréal jusqu'à ses neveux qui ne lui ressemblent pas.Ces chèrs bouts d'hommes combien j'ai hâte de les revoir, de remarquer les progrès qu'ils ont fait.Ce Coquin d'Amédée ne sera donc pas encor capable de dire bonjour Papa.Hélas que n'est-ce une jolie LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME petite fille c'a jaserait comme [-] une pie depuis plusieurs mois.Quels jolis contes elle aurait à me répéter d'un bout à l'autre tant longs fussent-Us.Chère maman, c'est toi que je veux entendre, et voir & chérir avant tout, être consolé des désagrémens sans nombre que j'ai soufferts depuis plus de trois mois.Mr Viger désirera savoir sans doute comment s'est terminé la Session.Sur la liste Civile, la Chambre a voté une adresse au Gouverneur pour l'autoriser à payer les dépenses, telles qu'elles avaient été votées par l'assembée,2 à cela il répond que le don de l'Assemblée ne peut pas être efficace sans la concurrence du Conseil.On se plaint de l'inutilité des emplois [suf] 8 pour lesquels il n'y a pas eu d'Appropriation, il dit qu'il référera le tout en Angleterre ainsi qu'une adresse au Roi au sujet des Censitaires de la Salle.Quesnel qui part aujourd'hui lui donnera tous les détails qu'il pourra désirer, plus au long que je ne puis le faire dans une lettre, que Mr Viger le vole et communique tout ce qu'il apprendra à Mon Cher Papa.Je n'augure rien de bon dans l'Avenir.Le Gouverneur va passer tout l'été hors de la province, Aller jusqu'au fort Wtllam avec Mr McGillivrny.La Session ne finira que Samedi sous le prétexte de donner au Conseil Législatif le tems de terminer ce qu'il a devant lui, mais la raison est que le Juge en Chef n'arrivera que ce soir des Trois Rivières et que probablement il doit être consulté.Ce malheureux Quebec est Un infâme lieu d'intrigues et de Mensonges sans nombre.Adieu ma chère Amie prends courage nous nous réunirons bientôt.Quel bonheur si c'était pour n'être plus exposé à d'aussi pénibles séparations ton meilleur ami et fidèle époux L.-J.PAPINEAU Quebec 15 mars 1821 [Au verso:] 15 Mars 1821 Madame Papineau Rue Bonsecours Montreal 1 Toussaint-Victor Papineau.2 Pour cette question de la liste civile, voir: Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, vol.29, p.262-335; aussi une lettre de Charles Fremont & J.Viger dans laquelle il dit que < le vote de la liste civile par chapitre ne sera pas accepté par le Conseil qui veut une liste Civile permanente ou & la vie du roi.Il faudra présenter une adresse au Gouverneur le priant de couvrir les dépenses conformément au vote de la Chambre ».Saberdache bleue, vol.5, p.231s.«Raturé.8$j$p&'.>>k -;.v- >\u2022,->.,,;.; ' ¦ « L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B; 8] Ma chère Julie, Combien le tems et l'espace qui nous séparent sont longs et ennuyeux et pourtant c'est un mal inévitable, qui ne peut que devenir plus fréquent a mesure que l'avancement de cet établissement m'y multipliera des occupations.C'est une Inquiétude continuelle sur l'état de ta santé & de celle de mon cher Amédée qui me donne ici de l'ennui, car d'ailleurs 11 y a de quoi s'occuper assez si j'y étais avec ce que j'aime le mieux au monde pour m'y intéresser.Depuis la Mission il s'y est bâti une douzaine de malsons; différentes personnes sont venues visiter l'endroit y paraissent décidées à y revenir acheter; les fonds y augmentent journelle- 202 ARCHIVES DE QUÉBEC ment de valeur tandis qu'ils diminuent ailleurs.Je n'ai point arrêté quand il a fait beau: aller au Moulin de la Chute inventorier les effets que Je livre a Mr Mears, faire finir la maison au moulin de la baie, y placer une seconde paire de moulanges; faire sortir le fermier.Toutes ces occupations ont été assez multipliées pour me forcer a différer mes courses pour visiter les profondeurs de la Seigneurie et aller prendre du poisson blanc au Grand Lac.La pluie abondante qui tombe depuis deux Jours, la longueur du terns écoulé depuis mon départ me décident à abandonner tout p] a fait le dessein de faire ce voyage cette année.Lundi, mardi et mercredi prochains.Je demeure ici pour retirer ce que Je pourrai de rentes: en grains ce ne sera pas mal; en argent néant Je partirai Jeudi pour t'aller revoir mais comme nous partirons en barge, que nous aurons affaire chez Mr Mears; que te menant comme tu le désires, une vache, 11 faudra la faire marcher dans le long sault et l'attendre au pied des rapides pour la reprendre dans le bateau, parce que la faire mener par terre coûterait les gages de son conducteur et qu'une aussi longue route pourrait la faire tarir, parce que nous pourrions avoir du gros vent contraire durant lequel l'on ne marcherait pas, il ne faut pas que tu t'inquiètes si nous ne nous rendions que Samedi ou Dimanche.Mon cher Amédée aura acquis, J'en suis sûr, de nouvelles connaissances fera & dira de nouvelles gentillesses; le cher enfant que J'aurai de plaisir A le revoir I Notre chère Maman a-t-elle pu te faire l'amitié de venir te donner quelques Jours ou as-tu pu l'aller voir?Je me réjouirais d'apprendre que tu aurais pris ce parti; ce t'aurait [*] donné assez de Santé [.] 1 et de plaisir comme & Amédée s'il avait été du voyage, pour nous voir tous entrer en hivernement Joyeux ô sains.A ta chère Maman comme a la mienne, a tes frères & soeurs et aux miens, mes meilleurs respects et amitiés et bons souhaits.Adieu, ma bonne amie que Je chéris de tout mon coeur; notre Amédée que tu dorlottes S caresses pour toi, fais en autant pour son Papa.Portez vous bien & aimez mol ni plus ni moins comme Je vous aime, ton meilleur ami G fidèle époux M- PAPINEAU Petite Nation.7 9bre 1821 \u2014 {Au verso:] Madame Papineau rue Bonsecours Montreal \u2014 faveur de Mons' Ml ville i Déchiré.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 9] Quebec 13 Janvier 1822 Ma chère.Julie Ma bonne Amie \u2014 Ta lettre en me donnant le chagrin de te voir toujours dans l'abatement d'esprit l'ennui, la malaise habituelle dont tu te plains ne me laisse qu'un motif de consolation, l'espoir que J'ai que ta maman est avec toi, qu'elle t'encourage et te consolle.Qu'elle lise ma lettre pour Qu'elle y voie que je la prie ardemment de se rendre la Maltresse; [de pr] i qu'elle rende ma Chère Julie un tant soit peu plus forte et courageuse; qu'elle lui prescrive de sortir, de prendre de LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME l'exercice et qu'elle se fasse obéir: l'Autorité maternelle l'autorité maritale, elle a carte blanche, plein pouvoir, elle me représente et l'on n'osera pas plus lui répliquer qu'a mol; oh moins qu'à moi ma chère Amie.Quelle injustice de la part de tout ces hommes vas-tu dire, de soixante lieues de distance parler de leur autorité.Tu as bien raison je voudrais bien être à deux pas de toi pour t'en demander pardon.Eh bien l'autorité n'y est pour rien Mais l'amitié ma chère Maman.Je t'en supplie fais tout en ton pouvoir pour te distraire de ton ennui; rien n'est plus nécessaire à la conservation de ta Santé que la tranqullité d'esprit; que la confiance; que la Providence qui t'a donné les talens et les vertus nécessaires pour que tu élèves bien une famille, à laquelle tu sais donner tant de soins [et] 1 en te privant pour l'amour d'elle & de mol des amusemens ordinaires à ton âge, te destines à élever plusieurs enfans avec les soins que tu as su prodiguer à ceux qu'elle nous a donnés.Avec cette tranqullité d'esprit si tu peux l'obtenir, fais de l'Exercice, pense à ton époux pour songer qu'il n'est occupé, n'aime et n'aimera que toi: qu'il désire de tout son coeur avoir le bonheur de vivre avec toi pour te consoler et partager tes soins: et dans ces [a] circonstances puises des motifs de consolations pour une abscence qui sera suivie après la réunion de bien des consolations.Les détails que tu me donnes relatifs à mon Cher Amedé sont ravisa ans \u2014 Cher petit homme et celui qui va venir quelle délicieuse partie quarrée quand nous la ferons nous quatre ensemble.Mais 11 ne faut pas lui laisser dire mon gueux de papa.Il se gâte en mon abscence il était plus respectueux quand je l'élevais.Le cher Curé de Beauport m'est venu voir aujourd'hui.Il annonce assez publiquement qu'il viendra nous rejoindre dans le District de Montréal pour que l'Evéque de Quebec doive s'attendre à ses attaques et pour qu'il prenne en conséquence ses Arrangemens pour l'automne prochain pour lui trouver un Successeur.Il croit que sa Chère Maman est avec toi et nous nous réunissons pour lui présenter nos meilleurs respects amitiés, souhaits pour sa santé et bonheur ainsi que de toute la famille Aux jeunes filles l'Accomplissement de tous leurs souhaits et désirs Hors un parce que c'est une mauvaise pensée pour elles que de penser aux hommes.Dis mol si tu sors souvent et si Amedé est toujours un petit Maquignon aussi amoureux de courses et de Cheval.A mon Cher Phlllpe bien des Amitiés entre nous; la discorde entre le reste des hommes.A moins de cela la noire légion des procureur périrait bientôt.Est-ce lui qui a poursuivi l'homologation de l'Acte de répartition de la pointe aux trembles \u2014 J'aimerais à avoir quelques nouvelles.[S] Pardonnes ma Chère Marna la brièveté de ma lettre c'est après l'avoir commencé assez tot pour la faire que les Visites Successives du Curé que j'aime tant avoir à qui 11 m'a fallu débiter toute la politique de la semaine puis celles de Mr Viger et de Dessaulles m'ont interrompu au point qu'il faut la finir précipltament En soupirant après l'heureux jour de notre réunion ton meilleur ami G fidèle Epoux.L.-J.PAPINEAU [Au verso:] 13 Janvier 1822 Madame Papineau Rue Bonsecours Montréal i Raturé. 204 ARCHIVES DE QUÉBEC L.-J.PAPINEAU A SA FEMME (APQ P-B: 10] Lundi 14 Janvier 1822 Ma chère Julie Ma bonne Amie \u2014 Le Jour est enfin venu qui va décider dit-on si nous aurons le plaisir de nous réunir sous peu de Jours ou si ce ne sera que plus tard.Aujourd'hui sans autres délais la Chambre doit accepter ou rejecter la demande faite au nom du Roi \u2014 Nulle hésitation à rejetter la proposition d'une appropriation la vie durant du Roi.Je crois que la Grande Majorité de la Chambre le fera.» La dissolution du Parlement s'en sulvra-t-elle, moi Je ne puis me dispenser de le croire; il me semble que le Gouverneur l'a si fort laissé entrevoir par son discours, qu'il s'avilirait s'il reculait, ou du moins il ne manquera pas de personnes qui le lui diront, et toute démarche que lui conseillera la vanité, il est incapable de ne la pas adopter.D'un autre côté le Public de Québec parait si généralement porté à croire que la Chambre a raison, que l'Administration pourrait craindre que cette fois encor, la ¦violence ne fit que la rendre méprisable sans avoir fait peur à personne.Ils disent à quoi bon une dissolution du Parlement ?Le Gouverneur s'il y a recours, se met dans le cas, à moins qu'il puisse croire avoir une autre chambre autrement disposée, de demander à sortir d'un Gouvernement où il lui serait impossible d'être d'accord avec [son] 2 le Parlement Tandis qu'il peut Sous quelques mois s'accorder avec les Membres actuels, en leur disant tout simplement qu'il transmettra au Roi leur refus et qu'il attendra de nouvelles Instructions lesquelles arriveront bien vite et l'autoriseront peut-être A accepter un acte d'appropriation Annuelle.Voila ce qu'affectent de dire plusieurs personnes attachées à l'administration.Qu'il ne nous enverra aucun message comme 11 l'a dit qu'il nous laissera terminer les affaires commencées et que sous une quinzaine de Jours il nous prorogera.Mol qui remarque que ceux même qui tiennent ces propos tels que Davidson, Ogden, Taschereau,* dans la Chambre n'avancent aucunes [*] des mesures dont ils se sont chargées.Je crois qu'ils parlent d'une manière et pensent d'une autre.Quoiqu'il en soit Ma chère Maman, les heures et les jours se traînent bien lentement et bien péniblement pour moi par l'ennui que j'ai d'être éloigné de ma famille, négligeant mes affaires, attisant la haine que me portent ceux qui sont puissants mais que je ne respecte pas parcequ'ils sont injustes et surtout parce que Je songe que quoique le tenu ne s'écoule que bien lentement pour toi aussi, il coule encore trop vite s'il amenait ta maladie avant que Je te fusses rendu.Mais j'espère que ce ne sera pas le cas.Retardes tes affaires le plus que tu pourras j'avancerai les miennes le plus que faire se peut et nous serons bientôt l'un & l'autre.Le Cher Curé de Beauport est toujours un saut prêtre, un excellent parent, un bon patriote, et pour régler ses petites affaires un fin politique.Sachant que son Evêque le voudrait garder & Beauport et l'y garderait si le Curé ne lui rappelait et souvent ses motifs d'en sortir, 11 se dispose à revenir & la Charge de tenu à autre ouvertement: et en rendant public son dessein il espère d'ailleurs que quelqu'autre sollicitera vivement à être placé là: de sorte que l'Evéque finira par céder à des demandes qui feront deux personnes heureuses.Il me vient voir le Jeudi et nous parlons de ce qui s'est passé à la chambre pendant la Semaine et ensuite plus longtems et avec plus de plaisir de Montréal et de Chambly.Il dit alors; (Je ne sais si c'est pour me consoler, où parcequ'll a fort bonne opinion de sa soeur favorite) Julie s'ennuie il est vrai, mais ne vous inquiétez pas, elle b de la LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 205 force, de la résignation; elle se fera un devoir d'offrir ses peines à Dieu; elle aura soin de sa santé, elle se doit au soin d'élever sa famille, de se conserver pour elle elle est destinée a le faire pendant longtems elle le sait elle doit se ménager elle le [*] fera.Puis ce cher petit Amédée ne donne plus de peine, mais il l'amuse et la Consolera.Je vous encourage Ici, ma chère Maman l'encourage chez elle, qu'elle soit reconnaissante que la Providence lui ait ménagé cette consolation.Ce sont ces considérations que vous devez lui présenter et non votre ennui.Il sermone ce brave frère, mais tu aimes ses sermons Je te les recettes.Ta chère Maman est avec toi \u2014 Je lui en fais tous les remerciemens possibles et la prie de continuer à y demeurer autant et plus qu'il ne lui est possible.Combien je lui suis reconnaissant de ce qu'elle te donnes de soins et de consolations.Elle est à son poste qu'elle ne peut plus déserter que je n'aille la relever.J'espère toujours que ce ne sera pas bien long quoi que ce le soit beaucoup trop pour nous.Je sacrifierais pourtant quelques jours encore avec assez de résignation si Je pouvais espérer que nous réussirons à faire passer un acte en faveur des pauvres malheureux Censitaires de La Salle.Il s'agit de sauver de la ruine plusieurs milliers d'Individus.Les occasions rares qui peuvent se présenter de faire un aussi grand bien commandent des Sacrifices.L'affliction est le lot de trop de personnes pour qu'il soit permis à qui ce soit de s'abandonner au désespoir à l'occasion de celles que nous éprouvons.M* Berthelet d'après ce que tu me dis va être bien à plaindre sous peu.L'on dit ici que le M' Bingham qui vient épouser sitôt après la perte qu'elle a faltte Mlle de Lotblnière est un vaurien \u2014 Adieu bonne amie, mes Amitiés les plus chères à ta maman chez mon père à Phllipe.Tu as bien fait de rire du conte que l'on a fait de ma querelle; il n'y a rien du tout qui ait pu donner lieu à pareil propos.Il est bien d'autres personnes que j'ai hate de revoir mais tu sais que c'est avant tout ma Julie et mon Amédée avec qui Je veux être réuni pour les aimer et les rendre heureux avec affection ton meilleur Ami et fidèle époux.L.-J.PAPINEAU [Au verso:] le 14 Janvier 1822 Madame Papineau Rue Bonsecours Montréal.1 Voir les Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, vol.31, p.88ss.A cette réunion du 14 Janvier, on vota des résolutions (29 contre 1) à l'effet de protester contre une « appropriation permanente >; on forma aussi un comité de sept membres en vue de rédiger une adresse au roi.2 Raturé.» D'après H.Heney, Davidson, Ogden et Taschereau, étaient en faveur « d'une appropriation permanente ».Saberdache bleue, vol.5, p.239s (lettre de Heney à Jacques Viger.) L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 11] Londres 27 Juin 1823 Ma Chère Amie Je n'ai aucune lettre du Canada depuis ta dernière du Vingt trois Avril.Les paquets du huit et du Seize et du 24 mal sont arrivés sans me procurer le plaisir de recevoir un mot d'avis d'aucuns de vous.C'est pourtant la plus 206 ARCHIVES DE QUÉBEC grande joie que je puisse éprouver dans mon exil.Je suis malheureux Id.comme particulier parceque J'y suis séparé de tout ce qui m'est cher, comme homme public parceque Je m'y suis assuré qu'il était presqu'imposslble d'obtenir la reparation des abus qui existent dans les Colonies.Ils en souffrent de plus grande au milieu d'eux que nous n'en avons au milieu de nous.[Tout] > Les neuf dixièmes de ceux qui sont propriétaires sont déterminés à supporter les mesures des administrations quelqu'elles soient parcequ'ils croient que ceux qui se plaignent des abus, ne veulent que le renversement de l'ordre pour les dépouiller.Les richesses immodérées et l'influence politique du Clergé: l'oppression de faire payer des dixmes énormes par ceux qui n'appartiennent pas à l'église établie; le poids des Impots; le droit de Suffrages refusé dans les Elections à la plus grande partie de la population me paraissent des abus intolérables.Us sont exposés avec force par un petit nombre d'Individus, mais 11 est étonnant de voir combien peu d'effets produisent ces réclamations.Le Peuple est forcé pour pourvoir à ses besoins à un travail trop opiniâtre pour qu'il est le loisir de s'intéresser à la conduite des affaires publiques: les riches, trop livrés aux dissipations aux jouissances sans cesse variées de la mode & du luxe pour n'être pas comme le peuple distraits des affaires, et tourmentés par la difficulté de pourvoir à mille besoins imaginaires comme le peuple l'est de pourvoir A des besoins réels \u2014 Le peuple n'est ni aussi heureux ni aussi content comme il l'est en Amérique.En récompense [pour] 1 le petit nombre de ceux qui ont de l'aisance et de l'économie tout ensemble, [ils] 1 peuvent jouir de plus d'abondance, d'une société plus polie et éclairée que l'on ne la trouverait en Amérique, où je me félicite après tout d'être né; où je souhaite bientôt me rendre G vivre ft portée, dans un cercle étroit il est vrai & sur un théâtre obscur, de faire un peu de bien et de vivre Content si je puis contribuer à y rendre heureuse ma chère Julie, heureux nos chèrs enfans et quelques parents G amis dont la séparation m'est si pénible.Vous êtes le monde pour moi, le reste ne m'est rien.Quelques observations personnelles sur les arts, les manufactures, l'état de la Civilisation Européenne, me permettront de mieux comprendre mes livres que Je ne l'aurais fait si Je n'étais venu en Europe: Je [conterai moins] 1 ne désirerai point y revenir.L'avantage que l'on en peut retirer n'est pas à beaucoup près une compensation p1 un père de famille, aux privations de l'absence.Je t'écris du coin du feu; triste comme mon bonnet de nuit que J'ai sur la tête, par un jour de pluie.Il est beaucoup de Jours semblables dans ce pays et alors il faut au milieu de l'été y avoir du feu pour dissiper la déplaisante humidité de l'air.Il y a dans les moindres malsons [2] plusieurs cheminées toute allumées constamment depuis octobre Jusqu'à mal et occastonément de tems à autre dans les autres mois.La consommation de combustible est prodigieuse et plus dispendieuse qu'en Canada.Si ce pays n'avait pas ses inépuisables mines de charbon 11 serait déserté.Il faudrait que la plus grande partie en fut couverte de forêts pour chauffer avec du bois le quart des feux qui y sont entretenus.J'ai eu le plaisir de voir à plusieurs reprises Mr Davidson 8 Comme sur le sujet de l'union sa manière de penser est la même que la mienne j'ai été bien aise de le voir ici.Il parait avoir objecté avec force au plan de l'union vers le quels penchent plusieurs des employés publics par la seule raison que leur amour propre les engage à ne pas se retracter: parcequ'ils craignent les reproches de se contredire que leur fera Mr Elllce.» Il parait que ce sera lui qui présentera les requêtes p1 lWoo au moins celles du haut Canada. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 207 J'ai été récemment employé dans quelques démarches qui ]'espère seront utiles au Séminaire de Québec G a l'hotel-Dieu de Quebec pour leur aider ft taire le recouvrement des sommes qui leur étaient dues ci-devant par le Gouvernement français.Quelques occasions qui se sont ainsi présentées d'être utile à mon pays où à quelques compatriotes me laisseront quelque souvenir agréable et me font désirer qu'il y ait toujours quelqu'honnête Canadien dans Londres.Il y ferait un peu de bien: mais Je ne voudrais pas [pour beaucoup] 1 que ce fut moi qui fut destiné à y vivre pendant longtems.M** Beaubien 6 Quesnel très étourdlment partis du Canada avec quelqu'argent qu'ils ont follement dissipé en un moment, se seraient bien vite trouvés dans de pénibles difficultés, s'ils ne rencontraient ici quelques personnes qui les en retireront.Il n'est personne [de ceux] i à qui ils aient parlé de leur Détermination d'aller offrir leur service en Espagne qui ne les ait blâmés comme des fous.Une couple de lettres d'introduction ne leur auraient pas procuré.un sol d'argent et quinze Jours après leur arrivée.Ils paraissent n'avoir pas de quoi payer leur pension.Heureusement que f rancis Wm Desrivières leur cousin vient à leur secours et que J'ai pu faciliter à Mr Quesnel son retour dans son pays.Il avait été avec ses compagnons qui était introduits à M' Parker [lui] 1 demander un emprunt a celui-ci autorisé d'une lettre de mr Quesnel à Mr Neilson et sur son refus 11 est venu me compter son embarras \u2014 La dessus Je lui al fait entrevoir combien il avait plus d'espérance de pouvoir s'établir en Canada qu'en Europe lui al conseillé d'y retourner et lui al aidé à payer quelques dettes qu'il avait faites.Bientôt après Mr Parker* m'est venu dire qu'il ne voulait pas prêter ft Mr Quesnel, mais qu'il me prêterait si Je voulais faire des avances ft Mr Quesnel qui vient me prier de lui en faire.Je lui al fait envisager que lui avancer l'argent qu'il demandait pr continuer à aller en Espagne n'était lui faire aucun bien parcequ'il retomberait après quelques jours dans les mêmes embarras.D en est convenu m'a parru très repentant désirant s'en retourner en Canada G ayant ft se plaindre de ses compagnons de voyage.La dessus je lui al fait avoir quarante livres Sterlings avec quoi il a pu payer les dettes qu'il avait faites et son passage dans le Vaisseau le Sally du port de 320 tonneaux que l'on m'a recommendé comme un bon vaisseau G commandé par un Capitaine expérimenté.Il est parti le vingt Mais la navigation du Golfe est quelques fols [*] si longue que je te donne tout le détail de cette affaire afin que philipe en put prévenir mr Quesnel si cette lettre te parvenait avant l'arrivée de mr Quesnel en Canada, [son f] 1 II est porteur d'une lettre écrite très ft la hate dans laquelle je te donne quelques détails sur ce qui le concerne et d'une autre lettre que j'écris ft son frère et dont void copie afin que philipe en prévienne son frère s'il n'était pas aussitôt arrivée que celle-ci.Il copierait ce qui suit.\u2014 Londres 18 Juin 1823 \u2014 Mon cher M*.\u2014 J'ai vu votre frère et al pris la liberté de prime-abord de le blâmer du parti qu'il avait trop facilement adopté de s'expatrier, de s'arracher ft sa famille G d'abandonner l'exercice de sa profession pour courir chercher en Espagne de chimériques avantages qu'il n'y aurait pas trouvés.Il était impossible de lui procurer id aucune recommandation au moyen de laquelle il eut pu obtenir quelq u'a van cément, les Espagnols n'en accordent ft aucun Etranger.S'il était possible d'obtenir de l'emploi dans leur armée une foule de jeunes Officiers Anglais qui ont eu du Service et de l'Expé[rience] 8 [du] 8 rant les dernières guerres et qui ont des liaisons en ce pays où Ils sont désoeuvrés obtiendront la préférence sur nos compatriotes qui n'ont pas les mêmes avantages.M' Votre frère m'a paru 208 ARCHIVES DE QUEBEC bien comprendre qu'il a beaucoup plus de chances de succès en Canada qu'il n'en peut avoir nulle part en Europe où 11 est impossible de commencer aucun établissement à moins d'avoir déjà des ressources sur lesquelle l'on peut vivre pendant plusieurs années avant de se faire une réputation, avant d'y pouvoir faire le plus léger gain.Il y à trop de concurrent dans tous les emplois pr qu'un étranger y puisse réussir.Repentant comme était Mr votre frère, il fallait lui donner l'occasion de réparer son erreur, en vous le rendant Je m'y suis employé avec plaisir persuadé que ce sera pour son bien G dès lors dans l'espérance que ce serait agréable à sa famille.Nos voyageurs étaient à bout de leurs finances avant la fin de leur voyage et à la veille de se voir exposés à des embarras 6 des désa g rémens dont J'ai voulu retirer Mr votre frère.M1 Parker n'a pas voulu lui avancer d'argent sur sa responsabilité; à voulu que Je m'obligeasse p7 lui et lui a donné quarante livres Sterlings pr lesquels je tire sur vous une traite à dix jours de vue que vous ne manquerez pas de payer aussitôt que présentée G échue afin de ne pas exposer en mon absence ma famille au désagrément de se voir demander une dette qu'elle ne pourrait payer sur le champ et que je n'ai contractée qu'en vue de rendre un service essentiel à Mr Votre frère.Je tire sur vous en faveur de mr Parker p* £50.13.8 courant du Bas Canada qui se composent comme suit.Montant payé à mr Quesnel £40.Sterling, droit de timbre des lettres de change 4/9 port d'icclles 4/4 9.1 Intérêts calculés à six mois terns où les remises seront reçues ici ajoutant 1/9___________________._________ l.,3 .£41.9.4\" Prime sur les lettre de change_____ 4.12.2 £46.1.6 supposant qu'elle sera de 10 p.cent_ ,__4.12.2 £50.13.8 Dans la lettre que mr Parker écrit à m» M«Gill il lui dit: It Is agreed between us that Should the premium on Bills on London at 60 days sight be less than 10p.cent the difference is to be repaid mr J.A Quesnel: or if it exceeds lOp.c.he is to paye us the difference.Je suis _» A.F.A.Quesnel Ecr Avocat Montréal \u2014 Depuis que j'ai vu arriver mr Davidson j'ai abandonné le projet d'aller à la Campagne durant la Session du parlement, pareeque sa présence m'a fourni de nouvelles occasions de combatre auprès de ceux qui son enclins p* le projet d union, aidé par un homme qui tenant à l'administration sert à leur prouver qu'il n'est pas sur qu'elle y gagnât autant d'influence dans l'assemblée Unie comme l'imaginaient les Partisans de ce projet ici.Et ensemble et séparément nous en avons vu plusieurs qui souhaiteraient qu'il n'en fut plus question et qui ne sont retenus que par l'orgueuil à ne pas se retracter.Si m™ Stuart G Ellicc ne s'encourageaient pas l'un l'autre à persister dans leurs demarche, [Ils]1 le tout serait consigné à l'oubli et tel sera j'espère le résultat quoique ces Mess\" assurent qu'ils sont pleinement confians d'un résultat contraire.[4] Le tenu de la fin de la Session du parlement sera dit-on vers le quinze juillet \u2014 Si c'est le cas je saurai bientôt après en quel tenu je pourrai être libre de LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 209 revoler en Canada mais Je ne puis le dire quand à présent.Je ne tiendrai pas long-tems à ce pays après que je pourrai sans mériter de blâme, le laisser.Sans aucun vif désir de faire le trajet du pas de Calais par convenance, pour ne pas me reprocher après mon retour en Canada de n'avoir pas fait une excursion à Paris j'irai courir jetter un coup d'oeil sur l'état des deux pays et voir si les anglais ont en effet raison de regarder avec autant de mépris qu'ils le font leurs voisins.Si leur condition est en effet de Beaucoup Inférieure à celle des habitans de l'Angleterre, comme je suis très porté à le croire, je me convaincrai de plus en plus que nous avons le bonheur en Amérique de ne pouvoir comprendre combien est vicieuse la Législation Européenne: combien [les gouver] r,nemens y sont pesans & les peuples faibles.Mon voyage n'a pas changé beaucoup, de mes opinions poll[ti] 8ques que.il les a fortifiées pour la plupart \u2014 Londre Tu me disais de te donner plus de détails sur mes amusemens \u2014 Des tableaux et des livres m'ont donné du plaisir, à part cela les amusemens multipliés de Londres ne m'amusent guères.Cela n'est pas du à ce qu'Us ne soient pas aussi bons que possibles en eux mêmes Les Théâtres, les bals & les masques, les promenades les plus brillantes de l'Europe sont p* de l'argent ouverts à qui y veut courir, et j'y ai été assez souvent, mais sans m'y amuser beaucoup; parceque c'est peu conforme à mes habitudes et parceque pour en jouir il faudrait que je m'y trouvasse avec toi et avec des amis que je ne puis avoir qu'en Canada.Il n'y a que là où les gens s'entrealment.En Europe l'on n'aime que sol seul; l'on est cérémonieusement poil & réservé.[1'.] 1 Mais l'étranger doit se trouver de terns à autre dans ces réunions pr pouvoir observer des scènes qui sont nouvelles & peuvent produire cette reflexions que tout cet étalage de luxe, cette avidité à courir après des dissipations toujours nouvelles, n'assurent pas autant de bonheur à ceux qui s'y précipitent comme nos habitudes de domesticité, comme le bonheur de vivre sans gêne et beaucoup plus en famille que l'on ne le fait id, sont propres à nous en assurer dans notre pauvre pays \u2014 J'ai eu toujours le plus grand plaisir à rencontrer mes compatriotes et dans toutes les pensions et hotels ou se sont fait ces rencontres nos [anglais] 1 commensaux Anglais sont toujours surpris de la cordialité de l'empressement avec lesquels nous courons les uns au devant des autres et du plaisir avec lequel nous sommes ensemble.Et en effet J'ai vu des fils et des frères arriver d'Amérique ou des Indes avec moins d'empressement auprès de leurs mères ou de leurs frères que n'en ont des Canadiens quand ils se rencontrent.Mr Berthelot m' Berthelet sont au nombre de ceux que j'ai vus avec le plus de plaisir.Ils auront le bonheur d'être rendus à leur famille avant que je le sois à la mienne mais enfin mon jour viendra et ce sera un heureux jour.J'écris la présente par eux.Ce miserable vaisseau le John Eadesdales qui devait partir avec les effets que je t'adressais vers le 18.du mois dernier n'est en effet parti que trois semaines après le tenu fixé.Ainsi tu aurais malheureusement le double déplaisir de n'avoir pas tout ce que tu demandais et de recevoir trop tard ce que J'envols, remettons au tenu de notre réunion à nous consoler.J'aurais bien voulu avoir des lettres par ces dernières arrivées Elles sont mon plus grand plaisir mais d'ailleurs je suis inquiet, par rapport à ma Chère Soeur J'espère et désire ardemment que tout vienne à terme et à bien.Je n'ai écrit rien par rapport à mes affaires j'en suis si loin qu'il serait inutile de donner des directions d'id que mes bons païens 6 amis y volent pour moi.Adieu Ma Chère Julie conserve bien ta santé, que nos chèrs enfans jouissent de la leur la mienne a été ARCHIVES DE QUÉBEC depuis mon arrivée inaltérable comme le sont les sentunens d'amitié p* toi de ton meilleur ami G fidèle Epoux.___\u201e\u201e,\u201e L.-J.PAPINEAU [En marge à la page 1:] A ta chère maman tes frères et sceurs et tous nos parents respects et amitiés.* Avau^été envoyé en Angleterre « pour s'édifier sur les préteriduesrédamatlons du receveur [Caldwell] contre la caisse impériale et militaire >.T.-P.Bédard, Histoire de Cinquante ans (1791-1841), p.229.» Edward Ellice, gendre de Lord Grey, était allié avec les commerçants anglais du Canada pour faire réussir le projet d'union.Chapais ci te un document significatif de ce point de vue: Cours d'Histoire du Canada, vol.III.p.110.* Il s'agit probablement d'un marchand anglais, ennemi de Ellice.Voir T.-P.Bédard.Histoire de Cinquante ans (1791-1841), p.216.» Déchiré.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 12] Londres.22 Juillet 1823 Ma chère amie, Personne ne m'écrit du Canada, mon exil se prolonge et me devient de plus en plus fatigant.Les livres et les Jardins sont si beaux et si nombreux et mon gout si décidé et de vieille datte pour les amusements qu'ils procurent, que si Je n'avais eu cette ressource.Je n'aurais Jamais eu le courage de tenir en ce pays aussi longtems que Je l'ai fait Néanmoins puisque J'y suis venu pour remplir un devoir public dont j'aurais mieux fait de ne me pas charger, vu qu'il aurait été rempli par tout autre aussi bien que par moi, il faut consommer le sacrifice, et rester encor non a Londres, mais en Angleterre jusques vers le dix d'Août Mrs.Willmot1 G McKintosh - fatigués de leur tache en Parlement ont été a la Campagne avant la fin de la Session d'où le dernier m'écrit qu'il sera de retour A Londres où il desire me voir le sept ou huit d'Août Gagné comme il est A la bonne cause, Il est trop important que je le voie actuellement où 11 a plus de loisir pour que je ne me trouve pas au tenu fixé.En attendant je vais promener dans les campagnes d'Angleterre au lieu d'aller sur le Continent J'avais pris mes mesures avant cette lettre de Sir Jame, et je devais partir hier pour Paris; mais c'est ajourné.Sur le tout ma bonne amie c'est une grande misère que je n'aie pas eu plus d'expérience au tems de mon départ de Montréal, et prévu combien peu je serais occupé ici.Avec cette connaissance ou Je ne serais pas venu du tout où je serais venu avec toi.J'ai été le maître d'une assez grande partie de mon tems que je n'aurais pas été souvent dans le cas de te laisser seule, comme je l'appréhendais lorsque nous avons parlé de faire ensemble le voyage et malgré l'affreuse misère de la traversée nous aurions échappé tous deux A l'accablant ennui d'une si longue séparation.Je vois par tes lettres combien tu t'attristes et cette considération ajoute au dégoût de mon séjour id.J'y aurai acquis quelque connaissance mais malgré mon désir de m'instruire je ne considérerai pas comme une époque heureuse de ma vie celle où pendant si longtems je suis séparé de ma femme et de mes chers enfans.Mon Amédée me reconnaitra-t-11 quand 11 me reverra ?Probablement qu'il ne pourra pas au premier moment se remettre ni mes traits, ni mes chansons, ni nos Jeux.Oh que Je souhaite les.recommencer; ils seront bien plus LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 211 jolis s présent que Lactance y sera en tiers.Oh ma douce amie, ma chère cabanne.mes enfans, mes livres, mes parens, mes amis, la tranqulllté de Montréal au lieu du bruit de Londres et la solitude plus grande de la Petite Nation * quand me serez vous rendus ~ [*] La dernière que devait m'apporter Monseigneur de Rbéslne, qui n'est pas venu à Londres je ne sais s'il a laissé le Canada m'est parvenu par la poste.Je souhaite que la pauvre Vevette soit heureuse et contente du parti qu'elle a pris.Elle est une bonne enfant \u2014> Moi qui me pique de raisonner, je pense toujours humainement parlant que c'est prendre un mauvais parti, mais dans l'ordre de la grace où à vrai dire Je n'ai vu que confusément 11 se peut faire que ce soit bien [quoique] * Néanmoins je vols ici un pays qui prospère plus que bien d'autres bien [quoi] * qu'il soit sans couvent.Tes dernières lettres sont venues à propos m'avertlr de l'Incertitude où nous étions [.]* de savoir si notre Gouvernement Banqueroutier me payerait ou ne me payerait pas ce qu'il doit Je n'aurais pu me refuser si j'avais été sur de recevoir cette somme, au plaisir d'accroître ma Bibliothèque de plusieurs grands ouvrages qui ne sont pas encor introduits en Canada.J'avais commencé mes emplettes cela y a mis fin.Il faut pourtant s'y éclairer; Il n'y manque que des lumières pour en faire la plus heureuse portion du Globe tant le degré de liberté dont on y jouit comparativement aux gênes et aux restrictions qui pèsent sur l'Europe, est propre & assurer le bonheur de l'ordre social.Il y a peu de Jours j'ai visité l'établissement du plus riche joaillier de l'Europe.J'ai eu entre mes mains un diamant qu'il venait de vendre A un des Souverains du continent pour trente mille louis j'ai été tenté fortement de briser de mon pied ce vil jouet en songeant avec dépit à la folle Inconcevable de mettre une si grande somme sur un objet aussi inutile quand une si grande partie de l'Europe manque d'écoles aussi bien que le Canada.J'y al vu la Couronne louée pour le Roi d'Angleterre et qu'il a porté le jour de son couronnement pendant deux heures et qu'il avait gardé jusqu'à ce Jour dans l'Espérance de l'acheter ce qu'il n'a pu effectuer, [8] ce frivole amusement coûte aussi trente mille Louis à ce pays.Oh qu'un Roi doit avoir de Sollicitude s'il se croit obligé de faire du bien à proportion de ce qu'il coûte aux peuples.J'étais vraiment passablement bon sujet en Canada, Sincère admirateur des Anglais et de leur Gouvernement mais j'y remarque tous les jours de si lnsuportables abus que j'y deviens assez mauvais sujet.Ceux qui ont écrit avec tant de fiel contre les Rois et les Prêtres les voyaient tels qu'ils sont en Europe tels que nous ne les concevons pas en Amérique.Plusieurs de nos Concitoyens Anglais qui trouvent à redire à tout ce qui existe en Canada quand ils y étaient sont quelque fois forcés de convenir qu'ils étalent un peu préjugés.Je ne leur en passe pas et en général [.] 5 plupart d'eux assez bon Canadiens com-pa[ratlvement à] 8 [.] 8 aient sur nous.D'ailleurs leur Influence est nulle il sont de petits hommes au milieu de la population de Londres \u2014 Je ne sais si Mr.Walker t'a remis les effets argenterie et coutellerie que je t'ai adressés \u2014 ta première lettre m'en parlera J'espère.S'il y avait quelque malentendu Je regardais cela ici.Adieu ma bonne ami, conserve ta santé, surmonte ton ennui, jouis du bonheur de voir nos chers enfans profiter à proportion de tes tendres soins.Respects & amitiés dans la famille et dans la mienne pour la vie ton meilleur ami et fidèle époux.L.-J.PAPINEAU 212 ARCHIVES DE QUEBEC [Au verso: ] Londres le 22 Juillet 1823.Madame Papineau Rue Bonsecours Montreal pr.Corinthian from Liverpool via New-York.1 II était sous-secrétaire des colonies.Thomas Chapais, Cours d'Histoire du Canada, vol.III.p.131.- Sir James Mackintosh (1765-1832), libéral avancé, était un des principaux artisans de l'émancipation catholique en Angleterre.Papineau trouva en lui un défenseur des Canadiens contre la bourgeoisie capitaliste anglaise.3 II avait acquis la seigneurie de la Petite-Nation de son père en 1818.« Raturé.* Déchiré.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 13) Quebec 8 Janvier 1825 Ma chère amie.Je n'ai pas grands détails à te donner sur mon voyage que tu ne connaisses, car nous l'avons fait de point en point et à la lettre comme nous l'avions résolu et dit avant de partir.Nous sommes allés coucher à la Rivière du loup y arrivant à quatre heures de l'apres dinée à Deschambault ensuite, y arrivant a cinq heures; et sommes finalement venus diner ici le lendemain A trois heures.Les chemins bons, le terns beau et les propos toujours joyeux de mon compagnon de voyage, l'ont rendu le moins pénible possible.J'ai vu Mr.Kimber aux trois Rivières il est bien portant Edouard avait du mieux mais ce mieux ne peut néanmoins donner l'espérance de son rétablissement II m'a dit avoir été bien surpris de l'arrivée chez lui de Vevette qu'il a trouvée triste 6 maigre et changée.A mon arrivée Id M\"* Dumoulin m'a reçue avec bien du plaisir et conduit à notre chambre de l'an dernier.Mr.Stewart a badiné et demandant de tes nouvelles et de la famille s'est particulièrement informé du Petit Qutbecquois.Ils paraissent bien surs que c'est ici le lieu de son origine.La maison est meublée en partie à neuf, quand aux tapis et [3] glaces, les autres meubles qui la garnissent les filles et les pensionnaires sont en grande partie les mêmes; le vieux Stewart et Thlrtwall du [moy] 1 moins y sont encore et tous les mêmes domestique-.Ces deux pensionnaires sont les croix d'Heney, l'un sa croix d'or parce qu'il l'aime, l'autre sa croix de fer parce qu'il le hait de plus en plus pour son babil impertinent; néanmoins il est beaucoup plus modéré sous ce rapport qu'il ne l'était l'an dernier.Il y a trois ou quatre jeunes marchands, un neveu du Gouverneur qui étudié le droit probablement en attendant qu'il soit placé et nous allons nous y trouver une réunion de Six Représentai Mrs.Viger, de Rouville, Dumont qui seul de tous les membres d'en haut n'est pas arrivé encore, mais va le faire dans un moment sans doute, Turgeon Barbier et moi.Mr.Raimond aurait désiré s'y réunir il n'y a plus de place, il est chez Mr.Lemoine à deux pas d'ici.Dessaulles est chez Mr.Chateauvert l'ancienne maison de Mr.Gauvreau à deux pas de la Chambre, Il sera bien et très bien.Il viendrait bien id, mais l'anglais lui pue LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 213 au nez et [on] 1 nous le parlons souvent avec nos commensaux anglais.J'ai vu Plamondon.La tête et l'estomac sont bons, mais 11 ne peut marcher et se fait porter en Cour.Les autres personnes de la famille sont en bonne santé et t'embrassent \u2014 La petite Rosalie est une grande et belle fille cette année, elle est plus grasse et de meilleur teint que de coutume ça lui va bien Je n'ai pas encor vu M* Chase, Mu\" Dumoulin s'ennuie souvent [8] de son absence, mais espère que ce sera un bon établissement.On le dit lui un homme de mérite, qui la chérit encor beaucoup.Tu vois que les bons ménages ne sont pas aussi rares que les méchants le disent II n'y a aucun membres du Parlement d'absents.J'en ai complimenté le Gouverneur en lui disant que s'il désirait et aimait fort l'avis des Représentant ils y étalent tous.J'ai eu une longue conversation partie badine comme ci-dessus partie sérieuse, Il m'a témoigné estime et politesse comme il a accoutumé de le faire.Bourdage 2 est furieux, le seul qui agisse avec beaucoup d'animoslté et de violence contre mol.Avec un autre coadjuteur ils viennent de lancer ce matin une feuille qu'ils appellent la Canadienne,8 qui a une langue de gueuse pour me déchirer par des injures grossières et mensongères.Je ne crois pas que ce produise beaucoup d'effets.Il crie contre les Québecquois, ce n'est pas assez dit-il que la Sacré clique fasse beaucoup de mal à Montréal, elle [salira] 1 dupera aussi les Québecquois et voudra tout mener.Bah 1 Tous mes anciens amis d'ici m'accuelUant avec beaucoup d'amitié et de confiance.A mon cher Papa beaucoup d'amitiés et de respect de ma part et de celle de ses nombreuses connaissances.Le tourbillon de dissipation qu'entraînent les visites ne me laissent pas le terns de lui écrire et je n'ai encor rien à lui apprendre.Ma bonne amie écris moi souvent des détails sur ta santé tes occupations, tes amusements, la santé d'abord et ensuite le babil de nos chers enfans, dis moi souvent ce qui en est.Maman, ma tante Le caveller Philipe, les Vlger G0* mes amitiés.Qu'Amédée Lactance soient de bons petits enfans papa les récompensera.Adieu bonne amie Santé et courage Ton meilleur ami et fidèle époux L.-J.PAPINEAU [En marge à la page 1:] Ma chère l'Election de l'Orateur m'est échue par division de 34 contre 12.* [En marge à la page 2:] Dumont vient d'arriver ici Les échecs remplaceront le Solitaire.¦ Y._svii->;- 'v.;\"; '\u2022¦ ¦ ¦ ¦ [Au verso:] Madame Papineau Rue Bonsecours Montréal » Raturé.2 Voir la lettre de Joseph Papineau du 10 janvier 1835 dans le RAPQ.(1951-1953).p.200.3 II s'agit d'un imprimé de sept pages appuyant très fortement l'élection de VaUlères comme orateur de la Chambre;, cette «feuilles attaque aussi Papineau.Jacques Viger en a coUé un exemplaire dans la Saberdache bleue, vol.7, p.10s.4 Voir la lettre de M.Heney à J.Viger du 8 janvier 1825; Papineau a obtenu 32 voix et Valliêres 12.Saberdache Weue.vol.7, p.12-14.La Gazette de Québec du 10 janvier 1825 donne les mêmes chiffres. 214 ARCHIVES DE QUÉBEC L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 13aa] [Copie dactylographiée.] I Pari» 15 Janvier 1825 Ma bonne amie, Tu t'attendais à recevoir cette lette et a la lire au moment où Je la commence.Ne murmures pas néanmoins, car ce n'est pas paresse.J'avais commencé Jeudi au Jour accoutumé à t'écrire, et ce sont des occupations auxquelles J'ai été entraîné dans les Comités Spéciaux, qui m'ont empêché de terminer.Pour nos arrangement domestiques Us sont les mêmes que d'accoutumé excepté qu'au lieu d'une grande D\"* pour compagnie nous en avons une petite de quatre ans tout à fait belle enfant du nom de Pew que M\"* Dumoulin élève.Eue est plus amie de mol dit-elle que de Mr de Rouville, parce qu'il n'a que des petites filles et que J'ai des petits garçons.Tu vols comme la nature parle haut et de bonne heure Jusqu'à ce que l'art ait appris à votre sexe le don de la dissimulation.Ce n'est pourtant pas le moment ma chère amie de te dire des malices, pardonne à ma vieille habitude.Tu as l'ennui de demeurer seule, de la fatigue à l'exès et de l'inquiétude à raison de l'indisposition de nos chers enfans pour qui tu vis plutôt que pour toi-même.Comme Je plains tes peines et regrettes de ne point partager tes soins.Je remercie M* Guy de la part qu'U prend bien sincèrement je le sais, à tout ce qui peut m'être agréable et utile.Je le remercie même du Conseil dont U me fait part quoique jusqu'à ce moment Je n'aie pas eu un instant de loisir à donner à ces pensées.Ça viendra.Je ne sais quel serait le mieux ou de voir ici une couple de fols par semaine une demie douzaine de membres: ou bien une bonne fols pour toute de [aj les avoir tous chez Mallhot avec le gouverneur.Je n'ai encor rien décidé quand à ce.Le gouverneur1 se rend populaire par son extrême affabilité envers tous ceux qui l'approchent.Il a chez lui marqué les attentions les plus particulières à ceux des Membres que son indiscret prédécesseur aurait la plus ouvertement négligés.Cuvillier2 NeUson* que l'on suppose être l'auteur de Martin, Mr Viger, sont ceux avec qui U s'est particulièrement arrêté.II entendra par eux de bonnes vérités qui peuvent lui profiter et ne rien changer à leurs bonnes dispositions.Il n'y a nulle nouvelle favorable à Caldwell.Davidson écrit que les Lords du Trésor n'ont encor rien promis du tout de favorable.Pour l'union les derniers avis n'en disent rien au contraire le Lt gouverneur m'a dit hier qu'U paraissait probable que Mr.WUlmot allait sortir du Bureau des Colonies.Comme U était follement entêté du projet d'Union et que Lord Bathurst au contraire en était éloigné, nous pouvons ce me semble nous rassurer.Quelques uns des partisans de l'administration seraient disposé à rabattre de leurs prétentions à une appropriation permanente, en la réduisant à une de quatre ans.D'autres disent que quoiqu'ils aient demandé plus que ne conserveront leurs successeurs en office, Us peuvent encor soutenir leurs prétentions aussi longtemps qu'Us dureront Brefs Us sont moins arro-gans que d'ordinaire; d'où l'on peut inférer qu'Us ont été censurés, car s'ils avalent été approuvés Us le feraient sonner très haut, nous sommes pourtant dans l'obscurité sur ce qui se fera sur les finances \u2014 le point de tous le plus difficile comme le plus important à régler.Mr.Bourdages* a commencé hier son attaque contre l'Election de Mr de Rouville en présentant la requête contre celle de Dessaulles en proposant de résoudre [»] ce qui ne pouvait se refuser vu les résolutions semblables précédemment adoptées que c'est une grande Infraction de nos privilèges de la liberté des LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 215 Elections que les Conseillers Législatifs s'en mêlent Celles de Hampshire, Northumberland, Sorel seront aussi contestées.C'est un malheur, sur les autres affaires du pays nous détritons avec une assiduité et même un esprit d'harmonie qui Irait loin pour faire beaucoup d'affaires dans une courte Session.Ecris moi aussi une couple de fois par semaine particulièrement quand nos chers enfans sont malades.J'ai hate que ta maman et Rosalie te viennent voir, Je serai heureux de les savoir avec toi pour t'aider et égayer.A mes chers parens de Montréal, Verchères et St Denis respects et amitiés.Ferme mieux tes lettres en pressant l'oubli avec un cachet guillo-ché, la dernière ne tenait pas.Mr Dumont fait une très bonne partie d'échecs et j'y perds plus de temps qu'au Solitaire.J'ai été un des plus mauneux jusqu'à présent.Je n'ai pas vu ton Evéque encore quoique j'ai un long sermon à lui faire le plutôt possible.Adieu bonne Maman, santé et contentement Ton meilleur ami et fidèle époux.1 Dalhousle était revenu d'Angleterre depuis le 16 septembre.Le père Le Jeune, Dictionnaire général du Canada, vol.I, p.461.2 Augustin Cuvilller (1779-1849), financier, était député depuis 1814.Ibld., p.457.* John Neilson (1776-1848), propriétaire et rédacteur de la Gazette de Québec, était député depuis 1818.Il avait accompagné Papineau à Londres en 1823.Ibid,, vol.II, p.336s.4 La petition contre Rouvllle sera présentée le 17 et celle contre l'élection de Dessaulles ne parviendra à la Chambre que le 19 janvier.Voir Les Journaux de la Chambre d*Assemblée du Bas-Canada, vol.34, p.35; p.46-55.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 13b] [Copie dactylographiée.] Québec 25 janvier 1825 Ma chère amie, Sans doute les détails que tu me donnes sur l'indisposition de nos chers enfans, et sur les fatigues qu'elle t'occasionne m'affligent \u2014 mais l'inquiétude serait plus forte et mon ennui plus grand si je n'avais pas le plaisir d'avoir de tes lettres de temps A autre; C'est je t'assure le plus heureux moment que j'aie id, que celui ou Je t'écoute quand tu veux lier conversation avec mol, et me donner avis de tout ce que tu dis ou fait: quand Je te vols agir, que je me retrouve alors un peu dans ma cabane.Je sais que nos enfans ne peuvent manquer de soins tant que tu aura la force de leur en donner ménage donc tes forces pour les leur procurer aussi longtemps qu'ils en peuvent avoir besoin.Pourquoi Rosalie n'est elle pas encore rendue avec toi?D'après quelques circonstances dont Mr Bourdages me fait part en ce moment serait-ce pour aller aux noces.Je n'ai été à aucune fête, il n'y.en a chez les personnes que j'ai accoutumé de voir.Hier soir II y avait réunion chez Mr Desbarrats1 et quoique nous soyons sortis de la Chambre à huit heures, ma paresse m'a prêché qu'il était trop tard pour y aller et faire toilette.Comme de coutume j'ai Joué aux échecs Jusqu'à un heure.C'est perdre horriblement du temps, mais c'est la très grande et inévitable incommodité d'une maison de pension, où il faut faire comme tout le monde fait La journée ne commençant qu'à neuf heures la Chambre régulièrement à trois et la soirée, se passant dans une salle commune, je n'ai pas un moment de loisir à donner à des occupations utiles. 216 ARCHIVES DE QUÉBEC Hier ton Evêque a renouvelle la Cérémonie de son sacre ce qui [*] a réuni une trentaine de prêtres à table.Les habitants de St Roch ont fait peindre son portrait en pied, et sont venus en deputation le lui présenter par Mr Bélanger leur Représentant.Tout en lui reprochant ses torts politiques, l'on apprécie ce qu'il a fait pour l'avantage de l'établissement Ecclésiastique qu'il préside.Je dîne demain avec un grand nombre de membres chez le Juge en chef.C'est avec répugnance, mats qu'y faire?l'on croit que c'est pour le mieux.Ainsi-soit-il.Le jeudi suivant, c'est l'Evoque qui veut avoir la Chambre et qui ne pouvait défférer, de sorte que mon tour à les avoir ne viendra que pour le jeudi gras.J'ai été passer la journée ou Dimanche avec Mr Deschenaux.Je l'ai trouvé très vieilli courbé, et s affligeant du très fort et rapide affaiblissement de sa vue.Mes respects et amitiés A mes chers parents.Donnes moi plus de détails de la maison et chez papa et chez moi.Que fait et dit ma tante Lecavelier.Amédée et Lactance que papa s'ennuie d'eux et bien fort, mais qu'ils apprennent bien, soient de bons petits enfants, pour me faire plaisir et gagner quelque jolie récompense.Adieu ma chère Julie, fais partager tes fatigues, conserve ta santé et me crois pour la vie ton meilleur ami et fidèle époux.Québec 26 janvier 1825.1 P.-E.Desbarats était, en 1821, assistant greffier de la Chambre.Sabcrdache bleue, vol.5, p.8.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 13c] [Copie dactylographiée.] 31 janvier 1825 Ma chère amie.Je n'ai point de lettre de toi depuis lundi dernier \u2014 et cela outre le chagrin et l'ennui de ne pas avoir de tes' nouvelles me laisse l'inquiétude que la maladie de Lactance ne continue à faire des progrès.Alors combien tu as de fatigue, d'embarras d'alarmes, que je ne suis pas A partager avec toi et diminuer en les partageant.Ma chère amie, je regrette on ne peut plus la nécessité qui m'a entraîné depuis tant d'années, A suivre un genre de vie si opposé A mes inclinations, et pourtant c'est un sentiment de devoir qui a été le principe de ma détermination.Mais il n'est pas vrai comme les dévotes le veulent dire parfois aux mondains qu'U n'y ait pas de bien pénible difficulté A remplir ses devoirs.Quoiqu'il en soit, charge PhUlppe de mettre de temps en temps une lettre A la poste quand tu n'auras pas eu le temps de m'écrire.Mon cher petit Lactance et sa pauvre Maman paie d'inquiétude sur son mal sont souvent devant mol; tu es laissée dans un trop grand Isolement Ce n'est nullement bon.je te prie d'envoyer quérir ta mnman, tu as besoin d'encouragements qu'elle te donnera.Au sortir de chez le Juge en chef jeudi au soir, j'ai entré au bal d'Assemblée ou je n'avais pas encore été, pour y voir mes anciennes connaissances, les Délies Drapeaux, Wilson, Doucet, 6ca.aussi grandes fUles au moins comme eUes l'étaient il y a déjà vingt ans.Si j'ai vieilli depuis lors elles n'ont ma fol, point rajeunies.Le pays est honteusement négligé par ceux qui ont le plus d'intérêt, d'obligation et d'honneur A le servir s'ils remplissaient leur devoir.L'absence de Mrs Debartzch, Cuthbert, de [*] Salaberry, Deléry i et d'autres empêche que nous ne puissions concerter aucune mesure avec le ConseU.S'ils y étaient quand bien même Us seraient \\ LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 217 dans la minorité du moins leur concert pourrait ajouter au poids qu'auraient les plaintes de l'Assemblée contre la délapidation du revenu public.Nous n'avons rien arrêté sur ce qu'il convient de faire sous ce rapport, parce que nous les attendons et les comptes que nous allons avoir ce soir.Nous allons bien vite cesser d'avoir avec nous Mr Uniacke.» il regrette de n'avoir pas entré plus vite dans la Chambre d'Assemblée; Il aime beaucoup la manière dont on y traite les affaires la trouve mieux composée que les Assemblées coloniales qu'il a vu ailleurs et mol aussi Je regrette de l'en voir sortir.Un honnête homme commlssionné est une rareté que nous ne verrons pas de longtemps.A propos d'assemblée Coloniales mal représentées.11 parait que le Gouverneur du haut Canada pour s'égayer aux dépens de l'honnête paysan que l'assemblée du Haut Canada a choisi pour son Orateur, a envoyé à Sir Francis Burton copie d'une lettre que lui écrivait Mr Wilson pour accepter son Invitation à dîner et qu'il finissait par la remarque suivante \u20ac j'espère que Lady Sarah aura reçu le beau couple de dinde que lui adresse Mr Wilson et qu'elle a pris plaisir à engraisser de sa main.> Quel est le plus fou ?Mr Wilson de l'écrire, ou Mr Mait-land de le répéter.Je sors de diner au Séminaire avec l'Evêque et le clergé de Québec.Ce brave Mr Démets* m'aime toujours de tout son cœur, et si les bons voeux de ces Saints hommes suffisaient pour que tout nous rit je serais après eux l'homme le plus heureux du pays.Quoiqu'il en soit ma chère amie, nous pouvons l'un et l'autre plus que [*] qui ce soit d'ailleurs contribuer à adoucir les misères de la vie par la confiance et l'amitié mutuelle qui régnera entre nous.Tu as toute la mienne, tu le sais.J'attends avec Impatience les lettres par lesquelles tu m'apprendras que notre chère petite famille est mieux et toi, bien avec elle.Les nominations de Messrs Stuart, Reld4 et Uniacke sont certaines.\u2014 Je crois qu'il n'est point question d'union et que la communication de notre lettre aux Ministres n'est pas un grand Mal comme l'appréhende Viger.Adieu bonne Maman pour la vie Ton meilleur ami et fidèle époux.* Us étaient tous membres du Conseil législatif.* Le procureur général Uniacke venait d'être nommé Juge.Saberdache bleue vol.7, p.35s.* L'abbé Jérôme Demers était alors supérieur du Séminaire de Québec et grand vicaire.L'abbé J.-B.-A.Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français.Les anciens, p.153s.4 James Reld venait d'être nommé juge en chef du district de Montréal; James Stuart avait été nommé solliciteur général.Le père Le Jeune, Dictionnaire général du Canada, vol.II, p.516.566.L.-J.PAPINEAU A sa FEMME [APQ P-B: 13d] [Copie dactylographiée.] Québec 3 Février 1825 Ma cher amie, La poste qui devait arriver hier à sept heures du matin arrive aujourd'hui a deux et ne m'apporte pas de lettre de toi.Je devines bien ce qui en est la cause.La maladie de notre cher Lactance est grave, et tu ne veux pas ajouter a la fatigue et aux misères que j'ai à éprouver ici, l'inquiétude et le chagrin que me donneraient 218 ARCHIVES DE QUEBEC les détails que tu auras à m'écrire.Chère «mie, l'incertitude est un autre tourment bien déchirant -\u2014 puis ton silence est pour mol une privation trop forte \u2014 a moins qu'entrer dans les détails pénibles que tu peux avoir a me donner ne soit pour toi un surcroît d'afflictions tu ne devais pas te dispenser de m'écrire un peu plus souvent et plus en détail que tu ne l'as fait, ou comme je te le disais dans ma dernière charges Philippe de le faire.Surtout n'oublies pas que tu es nourrice; que la Providence t'Imposes l'obligation de ne négliger aucune précaution pour conserver ta santé; que tu te dois a ton mari et a tous tes enfants sans exception; et que quand Je ne puis être avec toi pour partager tes soucis et tes peines tu dois trouver dans l'amitié et les consolations des personnes qui après mol te tiennent de plus près, nos chères Mamans surtout, a qui nous avons coûté les mêmes peines que nous content nos enfants, tous les secours que leur expérience et leur tendresse t'indiqueront tu les dois consulter, les voir, les chérir et profiter de leurs avis et t'y soumettre.J'ai haie de savoir ta maman avec toi, Jusques là Je suis aussi tourmenté d'inquiétude pour toi comme pour mes enfants malades, car Je crains également que ta ne le deviennes toi-même en ne te nourrissant que [*] de craintes et te surchargeant de fatigues audela de ce que peuvent supporter tes forces.Ce n'est vraiment pas Juste de me laisser autant a appréhender, et néanmoins de m'ôter toute occasion de t'encours g er toi même.Les devoirs de la société et de la Situation publique ou Je suis me forcent A trainer dans une foule dont Je voudrais être bien éloigne les soucis qui me rongent.Dans un moment ou Je suis en proie à l'humeur la plus sombre.Je viens de m'occuper a écrire des invitations à dîner aux gouverneur, Juge en Chef, Evêque de Québec quelques antres et tous les membres et principaux officiers de la Chambre \u2014 Et dans ce moment Je sens bien vivement combien vains et aveugles sont les désirs des hommes.Une situation que quelques uns m'envient ne peut avoir par le contraste qu'il y a entre les alarmes que Je nourris et les démarches que le decorum m'Impose, qu'une excessive amertume pour mol en ce moment; où Je ne sais si l'on ne pleure pas dans ma famille, où Je souhaiterais si fort être.Toute la vie est, il est vrai, un tissu d'angoisse, mais elles sont plus multipliées là ou le vulgaire les soupçonne le moins.O ma bonne Julie, la vie la plus retirée, ou l'amour et la confiance régnent est celle que j'ambitionne le plus; ma vie publique est en opposition contrante avec mes gouts, mes réflexions, mon coeur et ma tête.Je vais aujourd'hui dîner chez l'Evéque à St Roch, Lundi dernier je dînais chez les prêtres, mais Je suis difficile à contenter; parce que la conversation y est grave.Je m'y plais plus qu'ailleurs \u2014 Si Je ne voyais, d'un autre cote que des homme graves et éclairés, par.le manque d'usage du monde et [*] l'habitude de ne vivre qu'avec des enfants, y déparrent la conversation par des enfantillages.Quand ils viennent à railler Mr Dolé par exemple, ou quand Mr Desplantes me harcèle par l'histoire fausse et que je pense qu'il croit fausses, de reliques et d'apparitions qu'un enfant de douze ans Judicieux ne se permettrait pas.Je ne puis que regretter de pareils abus et la mauvaise influence qu'il peuvent avoir sur le gout et l'esprit des élèves, \u2014 En politique il n'est rien d'intéressant L'on travaille avec assez d'application et point trop de mauvaise'humeur \u2014 Je crois que la Contestation de l'élection de Dessaulles va tomber.1 Les matières de finances ne s'entameront que la semaine prochaine.Il n'est rien venu d'Angleterre qui puisse aider à terminer nos différends.Mais voilà un' mot qui parait assez sur, il sera connu plus tard par quelqu'autre que par nous.Lorsque le Comte de. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 219 a Dîné avec le Roi Sa Majesté lui a demandé s'il croyait retourner en Canada \u2014 le Comte a repondu qu'il le supposait: on ne lui a rien dit de plus.Il ne veut pas entendre & demi mot et sollicité son retour.Mais il n'est rien de certain encore sur ce sujet Angelle est elle à Montréal, J'ai bate de savoir par Benjamin ce que les tenanciers peuvent faire pour nourrir un prêtre,3 je n'ai pas encor fait de demande à l'Evéque, mais je voudrais en faire avant que de partir d'ici où nous serons encore cinq à six semaines qui n'ont pas de fin tant elles sont longues à envisager.Adieu ma chère amie, quelque chose qui arrive, tant que notre amitié sera entière comme elle doit l'être, nous pouvons être exposés aux misères communes à tous les hommes, mais nous aurons aussi la plus forte de toutes les consolations dans notre affection mutuelle.Chéris et embrasse nos chers enfants pour toi et pour moi.Mes respects et amitiés [A*i{/ [De la main d'Amédée Papineau:] Copiée.Samedi 5 février 1825 Ma bonne amie Je ne reçois qu'aujourd'hui ta lettre du 30 dernier, elle me retire d'un état de torture et d'anxiété que je ne supportais pas patiemment tu verras par ma dernière combien je m'allannals sur le mauvais état de la santé de notre cher Lactance.Grâce à Dieu il a du mieux, mais ne laisse pas de m'écrire un peu plus souvent que tu ne l'as fait, de peur que les mêmes allarmes ne renaissent J'ai écrit je crois régulièrement mes deux lettres de chaque semaine.J'aime à l'entretenir ma bonne amie, mais tu sais que d'occupations et de perte de terns suit la vie que l'on fait durant la Session, lorsque quarante personnes appelées à [faire] 2 suivre des affaires, sont obligées de se rencontrer chaque jour, et de parler ensemble de chacune des objets Infiniment variés dont chacun d'eux s'occupe séparément du tenu que l'on perd à s'attendre aux heures des repas dans la maison, et à s'attendre jusqu'à ce qu'un quorum se forme en Chambre.Les autres membres sont bien moins exposés à perdre du tenu que moi, qui dois les attendre, tandis que chacun des autres peut suivre ses occupations particulières en disant quand Je ne serais pas rendu, les autres pourront toujours commencer.C'est la poste qui devait arriver hier matin qui n'est arrivé qu'aujourd'hui à onze heures.Jusqu'à dimanche dernier 11 n'y avait pas eu un jour froid, et depuis ce tenu il a fait jusqu'à aujourd'hui une horrible tempête.Un vent de Nord-Est impétueux nous a versé abondemment de la neige jusqu'à Mercredi soir, qu'un vent Impétueux Nord-Ouest a promené en Sens contraire hier et avant hier.Beaucoup de maison en ont jusqu'aux toits ou le grand vent l'a accumulée.Au mlleu de ce Brouhaha le pont s'est fixé devant la Ville et tient depuis trois Jours, mais comme il prend dans les hautes marées, l'on a encore quelque crainte 220 ARCHIVES DE QUEBEC qu'U ne soit emporté.La tempête a été assez violente [*] pour occasionner de nouveau un de ces fâcheux acddens auxquels l'on est exposé dans le District de Québec.Une des maisons bâties au pied de la Cote A la pointe Lévi a été abîmée sous un grand poids de neige que le vent a détachée et un pauvre père de famille sa femme et trois enfans ont péri dans ce désastre, écrasés sous les ruines de leur habitation et deux des enfans périssant par le feu sous la neige, leur lit ayant été poussé contre le polie.Mtre [Dumoulin] 3 m'a A la fin conté combien [.]* était malheureuse.Le dix neuvième Jour après son mariage elle lui a donné une fête et la Jalousie de Mr.[.]» contre [.]* a éclaté, au point qu'une couple d'heures après la réunion il a retiré sa femme avec éclat de l'Assemblée quoiqu'elle ne lui ait donné aucun sujet de mécontentement Depuis ce tems il l'a maltraité plusieurs fols, ne voulait pas d'abord qu'elle se confessât puis ensuite l'a accompagné et voulu se tenir assez près pour écouter sa confession, puis finalement après leur avoir promis de rester ici toute l'année a dit avant hier qu'il allait partir et l'emmener sous peu de Jours sans paraître connaître rien de ces détails, 11 faudrait que si Rosalie lui écrit elle fut extrement réservée A ne se permettre aucun de ces badinages que se permettrait naturellement de Jeunes personnes et qu'elle mit ses lettres sous l'enveloppe de M1\" [Dumoulin] « Si elle ne lui écrit pas c'est encor mieux.Tu vas avoir ta bonne Maman J'en suis réjouis garde la le plus longtems que tu pourras, c'est bien A Rosalie de se plaire en famille, mais d'un autre côté elle devrait t'aimer assez pour ne te pas laisser seule, et si elle s'y obstine longtems J'en concilierai qu'elle a fait quelqu'amant.C'est le grand et seul objet dont s'occupe une Jeune fille.1 Cette lettre est de la main de L.-).Papineau; la dernière partie manque.» Raturé.3 Ces mots ont été raturés par après pour cacher l'identité des personnes nommées dans la lettre.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 13e] [Copie dactylographiée.] Québec 7 Février [1825] Ma chère amie.)'ai envoyé Samedi au moment du départ de la poste porter une lettre, le porteur n'a pas fait assez de diligence je la remets néanmoins aujourd'hui.J'ai peu de chose d'intéressant A te mander.Quant aux affaires, il est un si grand nombre de Bills d'introduits A la fols qu'une mesure nuit aux autres et je crains que la Session ne soit longue.C'est une tâche qui m'est aujourd'hui beaucoup plus Importune qu'elle ne l'était autrefois; l'absence de ma bonne Amie et de mes chers enfants est un mal que je ressens de plus en plus vivement \u2014 il y a bien sous le rapport de l'agrément et de la commodité entre vivre en famille1 chez ta Maman ou dans une maison de pension comme Je le fais aujourd'hui.Et pourtant cette tAche que je trouve pénible, a eu pour mol ce semble lorsque je repasse toute ma vie en vue des compensations plus grandes qu'aucun autre Représentant dans le pays n'en a eu.Elle aura fini par assurer l'aisance à ma famille et elle m'a valu mieux que de l'Aisance, mieux que des honneurs, la connaissance de la femme que J'ai épousée et avec qui Je suis plus heureux par la douceur de son caractère et son attachement A ses devoirs de Mère LETTRES DE L.-j.PAPINEAU A SA FEMME 221 et d'Epouse que je ne le serais avec aucune autre personne que j'aie connue.Il n'en est pas moins vraie que je suis loin de vivre A mon gout, quand je suis forcé de m'absenter aussi souvent comme je le fais, de ma famille et de mes études.Il faut les réprendre et les suivre si je veux surveiller et diriger celles de mes enfants et pourtant je me vois pour quatre ans encore engagé [-] & suivre presqu'excluslve-mcnt les affaires publiques, et non les Miennes.Tu auras été dans le cas de voir souvent le Docteur Kimbcr à cause de la maladie de Notre Cher Lactance.Il est toujours engoué je suppose d'Admiration pour Mr Stuart qui veut recueillir toutes les dépouilles de Mr Uniacke.Nous regrettons tous que celui-ci soit entré si tard pour en sortir sitôt, dans la Chambre d'Assemblée.Lui même s'y plaisait et s'y appliquait beaucoup.Il y était avec plaisir, et y a paru un homme bien supérieur à ce qu'il est dans les Cours ou il s'ennuie.La démarche de Stuart de le supplanter, nuira beaucoup au District de Montréal ou nous n'avons pas de juges capables d'application, avec plus d'affaires qu'il n'y en a dans le reste de la Province.Tu ne m'as donné aucun détails sur tes occupations dans ton petit ménage.Si Théophile ou Philippe t'aident de quelques soins; si quelques unes de tes amies sont venus t'alder, comment sont mes fleurs 7 _ca.Il faut bien prendre garde avec cette faiblesse d'entrailles dont souffrent nos enfans, à ce qu'ils ne se mouillent pas les pieds quand ils sortent & garder Amédée à la maison quand 11 fait mauvais tems, puis absolument faire attention à leur régime sur lequel 11 faut consulter le Docteur.Si notre chère Maman est avec toi assure la de mes respect 6 amitiés \u2014 remerde la pour moi du bon office qu'elle te rend de venir te faire compagnie dans ta Solitude, et gardes la le plus longtems que tu pourras.Ce soir viennent les discussions contre l'Election de Richelieu, je crois que la Procédure va finir, parceque Mr Bourdages [3] plus malin que rusé, n'a pas fait fournir des cautions suffisantes aux Electeurs.Néanmoins avec Mr Valières et un petit nombre d'autres il va essayer à prétendre que l'on doit de nouveau recevoir un cautionnement, mais il restera dans la minorité 1 \u2014 Ma chère Amie je ne puis trop souvent te recommander d'avoir plus de soin de ta Santé que tu n'as coutume d'en prendre lorsque nos chers enfans sont malades.Donnes mol plus souvent des détails sur les variations de la Maladie de Lactance, fais mol part de ses propos et de ceux d'Amédée, leurs paroles me plairaient plus à entendre que la meilleure musique.Une ligne sur ces sujets me transportera en famille Je serai avec vous plus intimement & gaiement que si tu ne m'en dis rien \u2014 A ma Chère Tante Lecavelier, je la prie d'amuser mon Cher Papa du mieux qu'elle pourra, de le distraire des idées qui l'Attristent quelque fois.Dis lui que mon sentiment est qu'il est sage de détourner de jeunes étourdis d'engagemens aussi Sérieux que d'épouser Imprudemment sans trop de moyens de vivre, mais qu'une fols leur parti pris, il faut leur pardonner, les aimer, les aider pour diminuer les suites fâcheuses de leur Imprudence.La chère Angelle a bien du plaisir j'en suis sure de se trouver réunie en famille, j'aimerais bien à m'y trouver au milieu de vous tous.Adieu bonne amie prends santé courage & contentement aime moi comme je t'aime, dis à Amédée & Lactance que je les prie d'être bons petits enfans que je les embrasse.Notre Arthur, comment croit-il.Ton meilleur ami & fidèle époux 1 Voir la lettre de H.Heney & J.Viger: « La contestation de l'élection de Messrs.Dessaulles et De St.Ours est terminée d'hier au soir, elle a été renvoyée 19 contre 8, faute de cautions données régulièrement ».Saberdache bleue, vol.7, p.49. ARCHIVES DE QUÉBEC L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 14) [De la main de «on fils.Amédée: ] Copiée 26.6.85 [17 février.1825] » Ma bonne amie \u2014 Je souhaite que tout Québec en sortant du Carnaval échappe à l'empire du Diable et de la folle, qui [d'homm] * comme de coutume ont agité et maîtrisé tous ses habituas depuis quinze Jours.L'influence contagieuse gagne les plus raisonnables, et pendant que tu t'ennuyais de trop de solitude Je ne m'ennuyais pas moins de trop de dissipation et de brouhaha.Ce n'était pas une petite tâche pour un paresseux de laisser la Chambre à neuf heures et demi pour venir se raser, s'habiller et aller Jusqu'à une heure ou deux du matin voir et ne prendre pas part aux failles qui ne sont pas de mon âge.J'ai fait quatre semblables veillées et suis réjoui qu'elles ne doivent plus revenir.Nous allons nous appliquer sérieusement aux affaires.Quesnel et Viger m'apprennent qu'Us t'ont vue avec l'apparence d'une bonne santé, J'espère que ce ne sont point de trompeuses apparences.Ils me disent aussi que la saison a été fatale à un grand nombre d'enfans mais dans leur premier ftge et non de ceux de l'âge de nos aînés; ce sont ceux-ci qui ont été malades et non notre Arthur qui parait avoir été bien Jusqu'à ces Jours derniers et.J'espère que son indisposition n'est que passagère.Tu n'es pas en état d'être nourrice et de faire carrême.La santé de l'enfant et la tienne en souffriraient.Tu seras donc assez raisonnable, et Je te prie lnstemment de l'être assez pour ne pas entreprendre cet imprudent régime.C'est étonnant que Lactance avec tant d'activité, de pétulance, d'apparence d'une grande force vitale [soit] * quand U est en santé soit néanmoins aussi souvent Indisposé.Le Docteur n'y volt donc goutte.Les enfans ne sont pas assez bien pour les soumettre au maigre, ainsi que vous avez tous ensemble des raisons que je ne dérangerai nullement lorsque je vous irai rejoindre,' de faire bonne chère et je vous y invite pour me pouvoir mettre à votre régime quand nous nous réunirons.Quel enfantillage, vienne ce beau et bon jour et je serai assez content que le dîner froid ou chaud, gras ou maigre, pris avec ma chère.Julie et mes chers enfans, U sera bien meilleur qu'aucun que j'ai pris en leur absence, ta bonne maman te [.]* [*] La nouvelle d'aujourd'hui, apprise à l'instant, sont les tristes détails de la mort de Mr.Duchesnay Père.Il a été confiné à la maison tout l'automne et ne commençait à sortir que depuis sept à huit jours.Il est entré chez M\"» Dumoulin lundi dernier.Je fus vraiment surpris de le voir aussi changé et altéré comme U était, U se plaignait d'une grande faiblesse et de violentes douleurs d'estomac Je l'ai vu hier encor, U avait meilleur visage.Ce matin U s'est levé, à neuf heures, un moment après a descendu à sa culsne pour réprimander un de ses hommes qui s'était mal conduit et s'est violemment emporté contre lui.D est remonté dans son appartement, s'est jette sur son sofa épuisé de fatigue a appelle sa femme en lui disant qu'U sentait les douleurs d'estomac les plus cruelles.Sa famille s'est rassemblée autour de lui M.Le Curé Grenier s'est par hasard adonné à entrer chez lui dans ce moment pour lui demander s'U avait quelque chose à faire dire ou envoyer en ville ou U venait, U l'a trouvé dans une extrême faiblesse qui a si rapidement augmenté qu'en moins d'un quart d'heure U a passé.On conjectura qu'U avait une hydrophile de poitrine qui presque toujours termine ainsi.Ou qu'U se sera rompu LETTRES DE L.-J.PAPINEAU À SA FEMME 223 quelque! vaisseau.II a vécu sur sept à huit cens Louis par, ap, sans rien économiser et moitié de ce revenu provenait de places qui finissent avec.lui.Voilà encor une des anciennes familles qui va tomber dans l'obscurité, puisqu'elle ne demeure qu'avec peu de fortune et nulle influence ni éducation.Avis a prendre, d'aimer la modération, et le travail.Avec ces qualités, très peu d'aisance conduit à.une grande fortune, mais celle-ci sans ces qualités finit par la misère.Théophile doit t'amuser parfois par des réflexions en politique, il est ton voisin et doit te faire visite, fréquemment, fais lui tes amities et dis lui que chaque fols qu'il t'amuserait te fera rire par quelque bonne raison que l'on n'attend pas ou quelque jolie folle que l'on peut toujours attendre de lui, je lui en aurai [.] * [3] Phlllpes d'avoir offert la maison 6 la locataire qui y est à cent vingt cinq louis, il espère encor en obtenir cent cinquante.Adieu ma chère Amie 11 est tout près de quatre heures que je croyais qu'il n'en était que trois parce que ce fou de Jacques Viger m'est venu faire passer le tems Ici a la chambre d'où Je t'écris adieu ma bonne amie ton meilleur ami et fidèle époux.L.-J.PAPINEAU i Ecriture et encre différentes de celles du texte de la lettre qui est de'la main de L.-J.Papineau.* Raturé.» Déchiré.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 15] [De la main de son fils, Amédée: ] Copiée 1 26.6.85 23 février 1825 Ma chère amie \u2014 Nos occupations vont croissant et se multipliant de plus en plus, nous y apportons pourtant beaucoup de diligence et néanmoins Je ne crois pas que la Session puisse finir avant le quinze ou le vingt du mois prochain.Plusieurs des membres commencent à nous laisser.Mr.Dumont 2 est parti ce matin de chez M\"* Dumoulin Je ne veillerai plus chaque jour jusqu'à une heure du matin à Jouer aux échecs.Quand notre nombre sera bien réduit, plusieurs mesures auxquelles sont attachés quelques Individus seront abandonnés et la Session raccourcie.Ainsi soit-il.J'ai vu Plamondon Dimanche, il a du mieux, 11 ne guérira Jamais, mais il est possible qu'il dure plusieurs années quolqu'en souffrant des douleurs cruelles dans ses pauvres Jambes qui ne le.peuvent porter.Ce sont de cruels exemples .des suites fâcheuses qu'ont pour lui et sa famille des excès et étourderies de jeunesse.Malgré ses infirmités il partira dimanche prochain pour aller passer peut-être huit, peut-être quinze jours, à la Pointe aux trembles mal commodément logé, dans cette auberge de Beaudry où nous avons dîné en descendant.Il est employé comme avocat de Cannon pour le Défendre contre la requête en contestation d'Election de Dorion.8 Il travaille à six piastres par jour outré 'une retenue de cinquante Louis.Madame Plamondon doit nécessairement l'accompagner pour le soigner c'est une partie d'ennui dont [2] elle s'effraie.Il y a assez d'hommes qui souffrent des fautes de leurs femmes en voilà une qui souffre des fautes de son 224 ARCHIVES DE QUEBEC homme.Ce n'est pas souvent le cas, n'est-ce-pas ?Rosalie se prépare a sa première communion, après quoi elle sera d'humeur en apparence à se lancer à bonne heure dans ce monde si dangereux sans doute au jugement de la pauvre Vevette.Est-elle un peu béguine encore, c'a lui passera.Elle doit être bien plus heureuse en famille qu'au milieu de trente capricieuses avec chacune, cent fob, trente caprices.Dis moi comment elle se trouve.Mr.Woolsey a rendu à ta maman de lier sa Locatrice a payer Cent cinquante Louis pendant trois ans voilà un bon événement, mais comme c'est Invariablement le cas en cette vie, il y a d'un autre côté un mauvais événement en compensation.C'est l'événement du procès de Campbell qui a été renvoyé, les parties mue hors de Cour sauf à se pourvoir, faute de procédé depuis plus d'un an.Quoique perdre les frais qu'elle a faits soit pénible pour notre chère Maman il est avantageux néanmoins d'être hors de procès et elle sera bien décidée à n'y jamais rentrer j'espère si faire se peut Moquln s'excuse à ce que me dit Plamondon sur l'insuffisance et les difficultés de la preuve qu'il peuvent faire, il est assez [*] probable que la maladie a aussi contribué à lui faire négliger cette malheureuse affaire qui a présent que ta maman n'a plus la propriété de la maison ne doit pas en effet l'intéresser ni l'affecter beaucoup J'attends en hate de tes lettres, elles sont le moment le plus agréable que j'aie ici quand je les reçois.Je tacherai quand il en sera tenu que mes enfans soient plus sages que je ne l'ai été et n'entrent pas si jeunes dans la Chambre; y suivre les affaires publiques avec assuidité c'est se mettre dans l'impossibilité de suivre les siennes avec ordre.Dis à Amédée et à Lactance combien j'aurai de plabr à les voir plus grands et plus sages qu'ils n'étaient quand, je les al laissés.Essaient-Os à dire quelques mots d'Anglais [avec] « U faut les y encourager.Adieu bonne amie, dis-moi si tu t'es soigné comme tu le projettab si tu t'en trouves bien et Arthur mieux.Mes respects et amitiés à mon cher Père à nos chères Mères 6e* Je sub avec amitiés [Au verso: ] Madame Papineau Rue Bonsecours Montréal Ton bon ami et fidèle époux L.-J.PAPINEAU 1 Ne signifie pas qu'il s'agit d'une copie, mais bien que Amédée Papineau en a fait une copie.2 II s'agit de Lambert Dumont.député.Voir A.Gérin-Lajoie, Catéchisme politique, p.133.* La pétition de Dor Ion contre l'élection de Cannon se trouve dans les Journaux de la Chambre d\"Assemblée du Bas-Canada, vol.34, p.25-27.« Raturé.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 15a] [Copie dactylographiée.] 28 Février 1825 Ma chère Amie, n but bien s'armer de patience contre des misères que l'on ne peut prévenir ni arrêter.La fâcherie de la famille contre le mariage de.est un de ces événement LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 225 ordinaire, que tu remarques pour la vingtième fois et que tu verras se répéter encor, dont tu ne dois pas être, par conséquent, surprise, non plus que de voir les plus dévots les plus emportés.C'est la conséquence naturelle de 1 Exagération que mettront toujours les dévots à ces fautes dont ils se gardent eux-mêmes avec peines.H est difficile de se régler toujours d'après une stricte observance de touts ses devoirs, mais quand on y a réussi, il est impossible que l'on n'en prenne pas pour soi un sentiment d'estime si fort qu'il dégénère en mépris et aversion pour ceux qui font des péchés.La philosophie prêche bien à chacun et à toute heure de ne pas pécher, mais comme elle est moins efficace que la Religion â l'empêcher, le philosophe qui combat toujours ses passions quoiqu'il succombe quelquefois, conservera par cela seul de l'indulgence pour ceux qui auront eu tort un moment, il les encouragera à se relever, â faire mieux par la suite, il pardonnera plus vite que le dévot.Mais le tems est un plus grand maître et que la Rellgon & que la philosophie pour affaiblir des ressentimens.Je ne sais pas plus aujourd'hui que Je ne le savais il y a huit jours quand sera la fin de la Session.S'il fallait finir toutes les affaires entamées nous en aurions jusqu'au Vingt cinq ou trente de mars, la Chambre ne restera pas assurément pleine jusqu'à ce tems, mais plusieurs membres abandonnent pour cette année [2] des mesures commencées et pensent que nous pourrons échapper à l'excessive misère de demeurer ici, vers le Vingt de Mars.Il y a eu plus d'affaires commencées et finies que dans aucune autre Session.Soixante dix comités ont fait rapport et quarante et quelques sont encore en arrière.Tous les jours nous découvrent de nouvelles friponneries du Comte de Dalhousle, qui l'avilissent et les Conseillers qui l'ont trompé.Nous avons demandé communication des dépêches du Roi en vertu desquelles il nous avait demandé la liste civile permannemment, puis durant la vie du Roi.Le Lt Gouverneur nous a répondu1 Samedi qu'après des recherches diligentes elles ne se trouvaient pas dans le Secrétariat, qu'apparemment le Comte de Dalhousie les avaient emportées avec lui en Angleterre pour en conférer avec les Ministres.La présomption est bien forte qu'il n'en avait pas, mais seulement qu'il avait quelqu'instruction générale par laquelle on lui disait: faites pour le mieux.Ainsi tout le trouble qu'il y a depuis si longtems lui doit être Imputé.Cela joint à la faute de nous avoir communiqué les dépêches du Haut Canada, montre sa haine contre le pays qu'il gouvernait et où il ne petit revenir sans être en guerre ouverte G déclarée avec la Chambre \u2014 ses amis les plus ardens commençant & désespérer de son retour.Je sors d'avec le Lt gouverneur, tombé phis sérieusement qu'il ne l'imagine peut-être Vendredi dernier.C'est un rhume négligé qui pourrait très aisément devenir fluxion de poitrine.Il a été saigné abondamment Samedi, il tousse incessemment & malgré tout, se plaint que ses médecins ne lui aient laissé prendre aucune nourriture depuis quatre jours.Je lui trouve une si mauvaise toux et une si [8] forte fièvre, que Je ne sais si ce ne deviendra pas une maladie grave qui hâterait la fin de la Session.Une inflammation G les saignées chez un homme de plus de soixante ans et qui fait bonne chère sont toujours quelque chose de grave.Ce serait une fatalité que chaque fois qu'un'gouverneur fait renaître l'Ordre quelqu'accident fassent renaître le trouble.Je remerde Philippe et mon cher Amédée de leur lettre.Je lui ferai une réponse à lui tout seul pr que mes lettres à toi n'aillent plus en promenade, Mr Heney me menace de partir sous peu et J'écrirai par lui a Amédée et Philipe.Adieu ma bonne amie a nos chers parens Respects et amitiés 226 ARCHIVES DE QUÉBEC je ' t'embrasse 6 nos 'enfans et Rosalie d'aussi' bon coeur que possible d'ici, pas st bien comme quand je vous rejoindrai.Ton bon ami 6 fidèle époux.28 février 1825.1 Le texte de la réponse de Burton se trouve dans les Journaux de la Chambre d'Assemblée du.Bas-Canada, vol.34, p.229.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 15b] [Copie dactylographiée.] .Québec 3 Mars 1825 Ma chère amie.J'ai écrit hier à mon cher Papa G a Mrs Amédéc et Lactance Papineau.Mr Heney parti ce matin avec Mr de Rochcblave en est porteur.Ce n'est qu'avec chagrin que je vois ces départs.Perrault 6 Amlot partent demain Mr Bourdages.les suit.Nous aurons peine bien vite à former un Quorum.J'ai le plaisir de voir, mon voisin (Viger) 1 toujours gai 6 amusant il est vrai, mais je ne manque jamais de lui dire, avouez donc que vous êtes bien grand fou d'être ici quand vous pourriez être si bien A.Montréal.Il est vrai qu'il n'a qu'une vieille femme pour épouse* et n'a point de jeunes enfans chez lui, aussi son absence n'a pas l'air de le réduire au désespoir.Je n'ai pas eu le tems de t'écrire bier par Mr Heney à peine l'ai-je aujourd'hui, nous avons deux séances.La veillée avec de vives discussions a duré hier jusqu'après minuit Comme de coutume quand je parle longtems, la fatigue m'a laissé dans un état d'Insomnie toute la nuit; nous avons siégé depuis dix, jusqu'à une heure ce matn, Je vais diner pour revenir siéger à quatre aujourd'hui \u2014 Voila un Jeudi bien gai \u2014 oui s'il avance le retour vers ma cabanne chérie et ma bonne amie qui est bien plus chérie, et mes chers parens.J'aurais autant à faire comme de plaisir A être & Montréal.Je voudrais faire bâtir une allonge pour avoir un Logement commode.pour mes chers père et Mère, C'est trop de fatigue et de dépense pour eux de continuer à tenir maison.C'est pour mol un devoir absolu de leur procurer plus de tranquilité s'il est possible.Je voudrais y être, pour voir à faire tirer les lignes [-] de la Seigneurie \u2014 Que de contrariétés dans la vie et pour tout le monde sans exceptions.Je remercie Phlllpes de la belle ô bonne lettre qu'il m'a écrite J'aimerais qu'il le fit de tems a autre G m'exempta de lui répondre, à cause de mes occupations multipliées \u2014\u2022 Je le prie de porter à Papa les titres de la Seigneurie qui sont dans ma cassette dans notre chambre en cas que Papa en ait besoin pour envoyer ceux que Je lui indique à Benjamin.De quelque coté que l'on porte la vue on voit des misères et des sottises.Adieu Ma bonne Amie \u2014 Je t'ai fait le détail de mes occupations depuis hier, ajoutes y la migraine et pardonne, si J'abrège ma lettre.Il n'en est pas de même des sentJmens d'estime, d'amour, et d'amitié que J'ai pour ma bonne Julie que J'embrasse de tout mon cœur, avec sa Maman, sa sœur, et mes enfans.Pour la vie.Ton bon ami 6 fidèle époux.1 II s'agit de Jacques Viger.1 Jacques Viger avait épousé en 1808 Marie-Marguerite Lacorne, veuve du lieutenant John Lennox.Voir le père Le Jeune, Dictionnaire général du Canada, vol.n, p.785. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME L.-J.PAPINEAU A SA FEMME ÎAPQ P-B: 16] Québec, 7 mars 1825 Ma chère amie Je suis aussi surpris qu'affligé que tu trouves des obstacles insurmontables à ce que nous remplissions un devoir aussi impérieux que celui d'offrir & mes vieux parens, si ce leur est commode et agréable, un arrangement qui leur épargnerait un degré de fatigue qu'ils ne peuvent plus porter.Je ne sais quels seront leurs sentira ens et je veux bien te faire le sacrifice de mes sentimens Jusqu'à ce que nous avions eu le plaisir de nous revoir, et ne pas leur en écrire de nouveau Jusqu'à ce tems, à moins qu'ils ne m'en écrivent.Mais lorsque Je t'en ai parlé, tu ne m'as pas fait d'objections quoique celles que tu me fais aujourd'hui aient du se présenter à toi, comme elles se présentaient à moi alors.Néanmoins elles ne sont pas aussi fortes comme elles le paraissent d'abord.Assurément ma bonne amie je ne veux pas demander de toi plus d'assuidité et de fatigues que tu n'en prends une Jeune femme élevant une jeune famille avec tout le soin que tu donnes à la tienne, est occupée constemment et de la manière la plus utile de toutes qu'elle puisse l'être.Heureusement nos bons parens ne sont pas dépourvus au point qu'ils voulussent être à charge à leurs enfans.S'ils l'étaient notre obligation n'en serait que [2] plus grande de venir à leurs secours.Mais l'arrangement proposé nédsslteralt l'emploi d'autres personnes dont l'occupation serait de les soigner.Nous serions les Maîtres chez nous, ils seraient les Maîtres chez eux.Mais ce serait un chez eux étroit où ils n'auraient personne à recevoir comme ils le font Incessemment à présent avec trop de fatigue.Que de tierces personnes n'interviennent point entre nous, et nous nous entendrons bien.Je suis vraiment affligé d'écrire quelque chose qui puisse -'affliger en contemplation d'un arrangement qui n'aura peut-être pas lieu, mais aussi c'est un peu trop fort à toi, de m'écrire que tu serais la plus malheureuse des femmes si nos parens venaient demeurer avec nous.C'est quelques fols un devoir que bien des enfans ont rempli avant nous, qui avalent d'ailleurs plus de cause de chagrins que nous n'en avons, si nous sommes raisonnables.Peut-être pourrons nous proposer quelqu'autre arrangement également agréable à Papa.La construction d'une petite maison au jardin, assez petite pour qu'il ne tint qu'un petit ménage, ou quelqu'autre nous verrons.Ma santé a été bonne sans interruption, et le sera J'espère jusqu'à la fin de la Session, après quoi le bonheur de vous revoir me rajeunira de dix ans.[\"] Mr.Dessaulles est arrivé en bonne santé vendredi et [également] 1 samedi Davidson parti de Londres le vingt de janvier, et reparti hier pour, le haut Canada.Il ne rapporte rien de nouveau.Il n'y a rien de décidé par rapport au remboursement des £100000 volés par Mr.Caldwell.2 Le projet d'Union est abandonné, et j'ai la consolation de voir de plus en plus que je n'ai pas peu contribué à assurer ce bien à mon pays.Si la Soeur de Marie vient, je lui remettrai les huit piastres que tu dis de lui remettre.H n'est pas probable que je passe par la Rivière Chambly, si je le fais ce sera pour tâcher de reconcilier ma Tante Lecavelier à son neveu.Depuis plusieurs jours le tems est au dégel, qui nous laisse craindre qu'il ne soit bien plus fort [aujourd] 1 chez vous qu'il ne l'est ici; si le printems est aussi précoce comme il y a apparence on ne songera pas à prendre la plus longue route pour se rendre chez sol; les communications seront détruites.Adieu ma chère amie embrasse pour mol ta maman et Rosalie, nos chers enfans écoutent-t-ils les leçons 228 ARCHIVES DE QUÉBEC de leur papa 7 sont Us bien raisonnables, leur chère Maman est-elle contente de leur bonne union.J'ai bitte grand hate de voir arriver 1 \"heureux Jour de notre réunion.Ton époux et bon ami.L.-J.PAPINEAU [Au verso:] Madame Papineau Rue Bonsecours Montréal 2 ^ImCaldweU (1775-1842) avait été receveur général depuis 1811: en 1823.U avait été convaincu d'avoir détourné du trésor public la somme de 96,117 livres.Voir Chapais.Cours d'Histoire du Canada, vol.III, p.150ss.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 16b] [Copie dactylographiée.] Québec 10 Mars 1825 Ma bonne Amie.Je n'ai rien de bien nouveau à mander et quand Je t'aurais Je ne trouverais guère le loisir de le faire a présent que nous avons deux séances par Jour du moins les avons nous eues toute cette Semaine.Nous avons quelqu'espérance d'acheter au prix de beaucoup de sacrifices la paix avec les autres autorités Constituées.Comme d'ordinaire l'esprit des derniers Jours de la Session n'est plus le même que celui des premiers; la fermeté et l'indépendance du Pays n'est pas la légèreté, la faiblesse, l'avidité de Québec qui domine en ce moment.Ce sont les derniers tems, qui chaque année donnent à ceux des membres d'en haut qui sont constans Jusqu'à la fin de la Session le plus de fatigues et de dégoûts.Mr Valières pour protéger son bon ami comme U l'appelle dans les débats.Mr Leblond,1 Sergent d'armes, appuyé par tous ceux de Québec, dont les uns font la débauche avec lui et les autres se guident par pitié pour sa famille, nous fait passer par dessus toutes les règles de la Chambre pour lui voter et à plusieurs autres personnes à la suite, des argens qui avalent été précé-dement refusés \u2014 et ces intrigues nous font perdre un tems infini qui fait durer la Session beaucoup plus que de raison.Je ne sais si le Lt Gouverneur verra ses espérances se réaliser \u2014 U se flatte beaucoup d'avoir gagné Mrs Richardson et Ryland à consentir au Bill d'appropriation pour une seule année \u2014 C'est une grande victoire qu'U donnerait au Pays et dont nous lui devrions avoir obligation \u2014 Si ces deux hommes lui sont fidèles et ne le Jouent pas, il faut que les instructions d'Angleterre soient précises de faire la paix [«] avec l'Assemblée.Encor cinq a six jours et nous saurons ce qui en sera \u2014 et nous pourrons voir quand finira la Session ce que je ne vols pas aujourd'hui.C'est de la Chambre et en Chambre que j'écris, sans avoir bien la facilité de me receuUllr pour parler d'autre chose que ce dont J'ai les oreUles assourdies.Mon cher Papa, dans une lettre que j'ai reçue hier, me dit qu'il est enclin à vivre plutôt en Campagne qu'en VUle.Comme j'espère être avant quinze jours d'Ici, à la maison nous en parlerons alors.Le dégel dure depuis huit ou neuf Jours sans gelées dans la nuit; des Outardes, annonces d'un prlntems précoce ont été vues, et le mal de l'ennui nous dispersera bientôt; si la fin des affaires ne le fesaif pas.Adieu ma bonne amie, dis à mon Cher Papa que je n'ai pas le loisir de lui écrire LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME aujourd'hui \u2014 Embrasse ta Chère Maman ta Soeur & nos enfans pour moi, \u2014 J'ai hate, bien grand hate de ne le plus faire par commission mais bien et dûment à mon compte.Avec affection ton meilleur ami G fidèle époux.1 Sur cette question, voir les Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, vol.34, p.296.Ma bonne amie.C'est de la Chambre encor que J'écris car nous y siégeons sans désemparer pour faire des sottises sans discontinuer \u2014 Ce n'est, il est vrai qu'en matières peu importantes en elles-mêmes, elles le sont par la violation des règles de la Chambre et de la prudence.Les Canadiens se plaignaient avec raison de l'administration quand elle attendait la fin des Sessions pour emporter en l'absence de la Majorité des membres quelques mesures favorites.Ils donnent aujourd'hui le même Scandale public.La Cotterie de Québec guidée par ses affections et liaisons de Société propose des actes de profusions du revenu, en dons pour Bouchette, Leblond, la Veuve Willing et autres; le font en foulant les règles aux pieds, c'est là le mal, et donnent le prétexte à nulle autres folles demandes et crient un peu contre les Montréalistes ôca Voilà le Mauvais côté de la Question; de l'autre elle a aussi son bon Côté si elle finit comme chacun le croit, quoique J'en doute encor quelque peu, par mettre la Chambre en possession d'un droit pour l'exercice duquel elle lutte si violemment et depuis si longtems.Elle a son beau côté surtout parceque l'on entrevoit la fin.\u2014 L'on pense qu'un Bill pour une appropriation annuelle sera sanctionné d'aujourd'hui en huit Du moins le gouverneur parait se promettre qu'il passera par les deux chambres.C'est quasi miraculeux d'imaginer les Conseillers disposés à résister ouvertement à un gouverneur, ou dans ce cas particulier consentir à abandonner des pretensions d'appropriations permanentes auxquelles ils tenaient si forts et si publiquement Je ne sais au Juste lequel de ces deux miracles nous [2] allons voir se manifester.Hier le gouverneur m'a dit s'il était en notre pouvoir de terminer les affaires de la Session assez tôt il serait disposé à nous proroger Samedi prochain \u2014 Ce délicieux avis redouble notre ardeur au travail \u2014 Nous avons remis plusieurs mesures que nous ne pouvions conduire à maturité, \u2014 à l'an prochain \u2014 entre autres les contestations d'élections encor pendantes, et nous siégeons deux fois chaque Jour depuis dix heures jusqu'à trois et depuis cinq jusqu'à onze et par delà.Depuis plusieurs jours que Debartzch m'est venu voir, que Mr Turgeon est arrivé de St-Charles \u2014 je n'ai pas trouvé un moment de loisir pour les aller saluer.Tu diras néanmoins à Madame Viger que son papa est bien portant, demain je l'iral voir.Comme le mariage vous mate un homme.Il n'y en avait pas qui fit plus de bruit, qui voyageât plus souvent dont on entendit plus souvent parler que de mon Ami Louis Viger, U a pris femme, il a fait une fin; le pauvre homme, on n'en dit plus mot! Ses cousins, Viger et Jacques surtout parcequ'il est un correspondant assidu devraient en avoir dés' lettres; pas le mot I Il est plusieurs de nos Bills les plus lmportans qui- ne passeront pas au Conseil, qui.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 16c] [Copie dactylographiée.] Québec 12 Mars 1825 230 ARCHIVES DE QUÉBEC par cette fausse conduite se décredltera de plus en plus dans l'opinion publique, jusqu'à ce que l'introduction d'une demie 'douzaines d'hommes indépendants y entrent, pour l'arracher A la dégradation dans laquelle il tombe.Ma chère Julie, quel heureux contraste de passer de l'excès d'assujetlssement où je suis en ce moment au bonheur d'être bientôt en famille I Sois en aussi contente comme J'en serai réjoui et nous aurons quelques dédommagemens à l'ennui d'aujourd'hui quelqu'excessif qu'il soit Nos chers enfans que j'ai hâte de voir [»] le développement qu'acquirent leurs jeunes esprits.Embrasse-les et ta bonne Maman, Rosalie.Philipe, Mes chers parens également avec affection Ton bon ami & fidèle époux.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 16d] [Copie dactylographiée.] Québec 17 Mars 1825 Ma chère amie.C'est avec le plus vif plaisir que je lis les détails de ta lettre par lesquels Je vols que vous êtes tous en bonne santé.Malgré l'assiduité la plus soutenue chez nous, le Conseil qui ne s'est mis que plus tard à travailler, n'aura pas fini Samedi et la Session sera prolongée de deux ou trois jours j'irai en droiture à Montréal.Aujourd'hui nous avons passé le Bill de dépenses Civiles.1 Borgia seul votant contre le Bill: \u2014 dis à mon Père, mais c'est encor un secret, que le Juge en Chef qui s'était lié à voter pour le Bill d'appropriation commence à intriguer contre et qu'il cherche à jouer au Lt gouverneur un tour presqu'aussi malhonnête que celui qui a autrefois perdu Mr Prescott néanmoins II se pourrait faire qu'il fut dupe et la guerre sera ouverte entre eux \u2014 Ryland se divise d'avec lui et les disputes des médians pourront nous profiter.Rien de cela n'est encor public, ainsi, Il faut le taire.A mon cher Père, que j'embrasse de tout mon coeur et mes chères mères 6 enfans, et surtout ma bonne amie.Adieu, ma chère amie ton époux affectionné.1 Le bill était Intitulé: < un Bill pour pourvoir ultérieurement A défrayer les dépenses civiles du Gouvernement provincial >.Journaux de la Chambre d'Assemblée du Baa-Canada, vol.34, p.362.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 16f] [Copie dactylographiée.] Québec 2 février 1826 Ma chère amie.J'apprends par la lettre que j'ai reçue hier de mon cher père que tu es Indisposé assez pr avoir recours aux saignées 6 médicament.J'espère que les soins nécessaires ' t'auront été donnés assez tôt pour assurer ton prochain rétablissement Les affaires de la Session ne vont que trop rondement pour ne pas dire préclpltemment L'administration a fait en effet des concession très Justes, demandées depuis longtems, mais LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME si nous n'y prenons garde dans l'élan de notre reconnaissance nous sacrifierons quelques uns de nos droits.Il y a partie liée entre Taschereau Stuart Valleres \u2014 Jamais l'administration n'a eu en Chambre une telle réunion de talens propres A se prêter A tout ce qu'elle demandera d'eux.Nous avons eu hier un Message pour nous dire que le Lord Bathurst agréait la proposition1 de mettre en ce pays les Juges sur le même pied oft ils sont en Angleterre, si nous voulions leur accorder une pension de retraite \u2014 Ce message a été lu dans un moment oft Mr Valières n'y était pas, il est entré l'instant d'après, pour nous porter à Voter une Adresse de remerciement* au Roi \u2014 preuve qu'il connaissait d'ailleurs ce Message, que cette adresse était préconcertée \u2014 elle est mal motivée sur une mesure d'aussi grande importance il fallait attendre à la séance suivante A répondre Mr Nellson seule, sentinelle vigilante, a fait quelqu'objection \u2014 Chacun a crié: C'est si beau I c'est si boni II faut voter les remerci'emens par acclamation; et chacun aujourd'hui convient qu'il aurait fallu le faire, mais mieux que nous l'avons [2] fait hier \u2014 Qu'Importe?nous avons toujours gagné un avantage inappréciable; quoique ce ne soit que le Ministre et non le roi qui nous fasse cette demande j'espère que nous en tirerons parti; Je ne donne pas ce Message parcequ'll sera Inséré dans la Gazette de ce Jour \u2014 Les Juges avaient demandé augmentation de salaires, ils ont eu un refus, puisque ce n'est pas demandé, nous en Inférons aussi que puisqu'il faut qu'ils soient indépendans, ils doivent être comptables dans le pays, ne pas faire partie d'un tribunal qu'ils maîtrisent, et devenir étrangers à la politique.Sur le tout, l'on nous appellalt depuis quinze ans mauvais sujets, parce que nous demandions ce que l'on nous accorde aujourd'hui.Notre constance sur la question des flnarwes a conquis ces avantages \u2014 Un sentiment de justice n'aurait jamais porté nos Juges tels qu'ils sont, A consentir A ne plus suivre les intrigues auxquelles ils se sont constamment livrés jusqu'au jour où le gouvernement a consenti A recevoir une appropriation annuelle de l'Assemblée.Tous ces détails sont pour mon cher Papa qu'ils intéresseront vivement Que Jacques Viger reperte incessement A Mr Cuvllller que je désire vivement le voir id.Mr Nellson est aussi vigilant que possible mais c'est le laisser dans une situation un peu gênante que de le voir seul sonner l'allarme toutes et chaque fols qu'il est A propos de le faire, parceque sa juste défiance est attribuée par ses ennemis A de l'anlmoslté personnelle contre le Gouverneur dont les flatteurs s'efforcent d'accréditer cette calomnie contre cet homme.Dans le cercle de nos amis et connaissances rien de nouveau Les dîners et veillées accoutumés des Jeudi S Dimanches sont [»] les mêmes que Jadis \u2014 ceux du Comte 6 de la Comtesse beaucoup plus gais et polis.Le Militaire, l'état Major tout entier, non en corps, Madame, ce veut seulement dire beaucoup d'eux tour A tour sont venus nous faire des visites.Plusieurs témoignant du plaisir A voir les reclamations de l'Assemblée octroyées.Un bruit était accrédité, il y a quelques semaines parmi eux que le Comte serait remplacé au gouvernement Civil par Sir Francis et qu'un Major général, n'importe qui aurait le commendement Militaire mais cela ne- parait nullement fondé Seulement Sir Francis était aimé parmi eux, l'autre peut et l'on croit aisément ce que l'on désire.Les réclamations du Pays n'ont pas été tout A fait perdues même auprès du gouverneur qui vient de nommer Mr Leprohon au lieu d'un militaire au Commissariat des transport Nous avons, aussi comme les autres Colonies la facilité d'avoir des emprunts d'Angleterre A trois pour cent Tout cela offre une perspective nouvelle qui j'espère riera A Mon cher Père., Je l'embrasse de 232 ARCHIVES DE QUÉBEC tout mou coeur & toi et mes chers enfans.Je leur recommande bien d'etre bons petits garçons pour que pauvre Maman se guérisse plus vite.Adieu cher Amie \u2014 il y a plus de détails politique que d'autre, c'est pour cela que nous sommes id nous en avons la tête pleine et Je parie que tu aimes mieux que Je t'en entretienne que de conversations avec de Jolies femmes, mais soit tranqulle Je n'en ai pas vu nous sommes autrement occupés, Ton bon ami & fidèle époux Québec 2 février 1826.* On peut trouver le texte de cette proposition dans les Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, vol.35, p.53s.* Pour le texte de l'adresse, voir: ibid., p, 54.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 16g] [Copie dactylographiée.] Québec 9 février 1826 Ma lettre à Papa datée de Lundi n'a été mise a la Poste que Mardi dernier.Ma Chère Julie, J'ai grand hate de recevoir une belle bonne et longue lettre dans laquelle tu me donneras la preuve que ta santé est meilleure et tous les détails les [plus] amples sur ce qu'auront fait G fit mes chers petits enfans, sois assurée que rien ne peut m'être aussi agréable, qu'il n'est pas d'enfantillages et de babil frivole de leur part qui n'acquièrent de plus vif intérêt quand leur bonne Maman prendra la peine de me les adresser.Ta Maman est elle à St Denis, que s'y est-il passé, quand viendra-t-elle te voir, Quels amusements t'es tu donné pour faire un peu distraction à la solitude dans laquelle t'a Jette la nécessité de te bander les yeux ¦\u2014 de te rendre aveugle pendant quelques jours \u2014 C'est une forte incommodité et cela est déjà un grand mal; c'en est un plus grand encore si tu ne cherches pas un peu à te dissiper.Je te reproches quelque fols le penchant que tu as à regarder les événemens plutôt sous le point de vue le plus lugubre que sous le plus juste, s'il faut mal viser, l'erreur de ceux qui espèrent toujours, qui prévolent plus de bien qu'il n'en arrive est plus sage que ne l'est l'erreur de ceux qui craignent trop, qui s'effrayent de plus de maux qu'il n'en arrivera.Une disposition habituelle à la mélancolie est la plus funeste disposition que la Providence puisse mettre dans notre tempéramment; quand on l'a, la raison commande de chercher p] les compagnies, les occasions honnêtes de la combattre.Je m'étends un peu sur ces réflexions parce que vraiment j'aimerais que deux des personnes qui me sont les plus chères au Monde Ma bonne Julie mon bon Papa espérassent un peu mieux de l'avenir qu'ils ne le font.Il est vraie que ce n'est que la politique qui attriste trop mon cher père.Il y a quelques momens où il est content où sa gaieté, quand il est entouré de ses amis, les rend tous heureux, mais toi, ma pauvre amie tu n'as pas assez souvent de ces instans.Le voyage de Monseigneur de Tellcmcsse n'a pu que lui être agréable.Tout ceux du Clergé qui l'ont vu l'aiment G l'estiment G le respectent de plus en plus.Quelques uns mêmes que leur vieille inimitié contre feu l'Evêque de Québec, tel que Mr Deschenaux, avalent un peu refroidi contre Mr Lartlgue se sont dépouillés de leurs préventions et sont ses amis.Il a prêché à Québec avec la supériorité de talents en ce genre qui le distingue, son LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 233 éloge de Monseigneur Plessis1 a tiré des larmes de plusieurs des Assistons, il est tris populaire auprès des Messieurs de Québec et ce sentiment a gagné des personnes très élevées en rang.J'espère donc de plus en plus que les chagrins et contradictions qu'il a éprouvés s'aplaniront II n'y avait pas encor eu de débats en Chambre, ils n'ont commencé qu'avant hier et ont été assez vifs pour le début Avant hier il ne s'agissait que du Bill en faveur des Méthodistes pour leur permettre de célébrer leurs mariages par leurs Ministres qui en tiendraient des registres &ca.Mr le procureur général, par sa situation forcée de soutenir les vues de l'administration, s'est vu contraint de devenir l'apologiste du Juge en Chef.Je ne dis pas [*] qu'il ne soit pas entré quelques grains de malice dans la direction que J'ai donnée aux débats sur cette question, pour le placer dans la nécessité de défendre ceux qu'U n'aime pas du tout Après m'être étendu sur les considérations générales de l'avantage de la tolérance religieuse qu'U faut assurer à tous les Citoyens paisibles également qui soumis aux mêmes charges doivent jouir des mêmes droits,3 j'ai fait le procès avec plus de sévérité qu'U n'était peut être absolument nécessaire pour le succès de la cause que je défendais, à la décision des Juges de Québec qui, en Opposition à celle de ceux de Montréal et des Trois-Rivières, ont refusé des registres aux Protestans Séparatistes de l'Eglise anglicane.Le fait est qu'U y avait alliance offensive et Défensive entre Mr Mountain* et Mr Se well, Dirigée contre les droits politiques et Religieux des Canadiens Catholiques et de tous autres protestans que de ceux qui voulaient suivre Mr Mountain.Dans un tems ils ont attaqué l'Eglise d'Ecosse Us ont ensuite fait alliance avec eUe contre les dlssldens.Mr Mountain appuyait en Angleterre tous les plans d'aggrandlssement de Mr Sewell qui appuyait dans le pays tous les plans d'agrandissement de Mr Mountain, ensemble et de concert Us ont maîtrisé les gouverneurs les ConseU qu'Us ont rempli de créatures dévouées.J'ai montré que les Statuts d'Angleterre ne parlaient jamais de l'Eglise d'Angleterre que par l'expression de l'Eglise établie et des dlssldens que par l'expression de congrégations protestantes et comme notre loi s'était servie de cette expression, que dans un tems récent après sa passation les juges de toute la province leur avalent donné des registres le Jugement de la Cour d'appel étaient une Interprétation [*] étroite G illibérale de la loi.Stuart a été obligé de repousser des bottes si directes et violentes, mais Valières, Berthelot, Viger Nellson tous étalent contre lui et la première division demandée dans la Chambre a montré les Champions de l'Administration sur ce point réduits à nombrer deux contre tous, Hier c'a été encor pire, Nous avons dit qu'U faUait rendre le Receveur général comptable à la Chambre pour n'être pas exposé à une seconde Banqueroute.Mais ne développant pas toutes nos vues nous avons commencé par louer la trésorerie d'Angleterre sur sa disposition à nous indemniser de la perte que nous avions faite.Mr Stuart a dit que nous nous trompions parceque nous avions toujours eu un contrôle légal sur cet officier, que nous ne l'avions pas exercé, que nous devions souffrir la perte.Alors nous avons dit qu'il fallait donc user d'un droit que l'administration par son organe ne nous niait plus comme elle l'avait ci-devant fait, et obliger le receveur général et tous les comptables publics à une surveillance qui n'exposait plus l'assemblée au reproche de n'avoir pas empêché comme elle l'aurait pu.une si grande perte, exiger de plus fortes cautions, soumettre l'officier à de fortes amendes s'U dépensait sans autorité de la loi.Que les gouverneur & ConseU Exé* nous avalent trompés, connaissaient le vide dans les coffres que l'on nous représentait comme pleins; laissaient Mr Caldwell tirer de l'argent pour son usage parce qu'U leur en 234 ARCHIVES DE QUÉBEC laissait prendre pour le leur.Il a dit que nous voulions une surveillance trop directe, que nous demandions plus que n'avions droit d'obtenir.Il a été poussé vivement; les Juges ont été attaqués parce qu'ils ont rendu un Jugement en Cour contre la loi pour justifier leurs [B] ordres dans le Conseil.D lui a fallu chercher A pallier.Le* Vices de l'administration ont été tels qu'il n'y a pas d'homme, quelque soit son talent, qui, chargé de la défendre ne courre le plus grand risque de se perdre de réputation.Mon cher Papa a raison de dire que les Juges veulent nous rendre Dupes, mais j'espère qu'il se trompe quand il écrit que nous le serons.Hier, Stuart n'a pas osé demander division sur la question du Receveur général mais c'est lui et Valières qui sont chargés d'amener celle sur l'indépendance des Juges lundi prochain.Nous avons A nous défier et demanderons plus que l'on ne voudra nous donner.L'administration a gagné des hommes du premier talent c'est mieux qu'elle ne fesalt lorsqu'elle n'employait que la bêtise & la violence pour tout maîtriser.J'espère que nous saurons échapper aux pipeaux comme nous avons échappé aux chaînes, mais nous aurons des difficultés et de bien grandes.Adieu ma chère amie tous ces détails intéresseront plus mon père que toi Je vous embrasse et les enfans de tout mon coeur.Ton bon ami.i Mgr Plessls était décédé le 4 décembre 1825.Mgr Henri Têtu, les Bvéquea de Québec.(Québec 1889), p.523.* Voir la Gazette de Québec.9 février 1826 qui exprime le même point de vue que Papineau sans le nommer.Le bill a été passé par 22 voix contre 2.s Jacob Mountain, évêque anglican de Québec, était décédé le 16 Juin 1825.Le Jeune, Dictionnaire général du Canada, vol.II, p.324s.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQP-B:16h] [Copie dactylographiée.] Québec 14 Février 1826 Ma chère Julie.J'apprends A l'instant, par la lettre que je reçois de mon cher Papa, qui t'a vue est un peu moins en mauvais ordre, que tu peux cacher sous ton voile, faire la partie de carte ce qui te donne un moment de distraction A l'ennui que t'a souvent laissé l'inaction forcée, A laquelle contre ton habitude et ton gout, tu t'es vue réduite.Je crains que mes chers petits enfans n'aient souffert de tes longs loisirs; ne sachant que faire, tu auras, pour passer le tems allongé leur prière A un point qui leur aura causé des redoublements de ce bâillement qui commence pour le pauvre petit Lactance au premier mot de sa patenotre.Comme cette affection singulière ne peut dériver de ses païens, vu que la Mère prie toujours avec plaisir, et que le père ne baille pas en priant par la bonne raison qu'il ne le fait pas avec abus, par excès du' moins, il faut que* ce tienne A son organisation physique; qu'il y ait chez lui une singulière correspondance entre les muscles de son genou et ceux de sa mâchoire que lorsque l'un se plie l'autre se détend nécessairement C'est une excellente constitution organique pour la politique dans un pays libre: Il en résultera que l'on ne pourra' pas le traîner A faire des génuflexions devant les grands de la terre, car 11 ne- pourra les faire sans l'accompagner d'une vilaine grimace qui le chassera de leur présence.Vive mon petit patriote \u2014 Je vols que la Patrie aura des Défenseurs quand nous n'y serons plus.Trêve de badinage.Je suis affligé de te voir souffrir d'un mal si opi- LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 235 nlfltre je te prie instamment de ne négliger aucune précaution qui puisse te rendre le plutôt possible a un état de parfaite [-] santé; les fleurs auront gagné & ce que tu n'as pas pu coudre; elles sont j'en suis sûr fraîches & brillantes comme aux plus beaux jours du printems, je les vois avec d'autant plus de plaisir comme je vols avec chagrin les bandeaux et les voiles qui te cachent.Amédée continue-t-il ses dessins; sa santé veut qu'il ne s'y applique pas trop opiniâtrement.Embrasse les bien mes chers petits enfans, je m'en ennuie & de toi donc ?L'on a chanté ce matin le service de pauvre Mr Planté et, en sortant de l'Eglise, la plupart de ses amis, dans une cinquantaine de voitures, accompagnent son corps pour l'enterrer dans l'église de Ste Foy, selon qu'il en avait plusieurs fols exprimé le désir de son vivant.Je devais y aller, mais j'ai reçu ce matin avis du gouverneur qu'il désirait me voir à une heure ce qui m'a empêché d'aller en campagne, J'écris avant d'aller chez lui.Je prévois & crains que l'on ne veuille recommencer les chicanes et les difficultés sur les questions de finances.Je sais, longtems avant ce jour que, lorsque Milord était en Angleterre, il avait obtenu une lettre de censure contre Sir Francis Burton,1 pour avoir sanctionné l'acte d'appropriation de l'an dernier, parcequ'il ne contenait pas la reconnaissance formelle que le revenu de la U* était approprié.Je devine et conjecture que l'on veut me faire part en mystère, d'un secret éventé depuis longtems, et conclure de cette marque de déférence que je dois faire mes efforts pour adopter ce principe; l'on aura du chagrin de se voir forcé malgré soi à demander quelque chose qui ne serait pas agréable à l'Assemblée, mais l'on est enchaîné à suivre les ordres 6 les instructions du [*] Roi (l'on ne dira pas qu'ils ont été sollicités) mais je dirai que ceux qui ont eu l'influence de les obtenir doivent avoir l'influence de les faire révoquer ou souffrir les Inconveniens qui les doivent suivre.L'estimation des dépenses de l'année est préparée et doit noua être présentée sous peu, peut-on espérer que l'on y verra les sacrifices, que les principes de Justice commandent & l'amour propre à l'avarice de nos fonctionnaires Publics.Ils veulent perpétuer les abus, Us sentent qu'Us ne le peuvent pas faire de vive force, et Us veulent chercher à ruser avec des hommes qui ne peuvent plus avoir de confiance dans leur probité, leurs protestations, leurs sermens mêmes s'ils s'engageaient par serment à ne pas nous tromper et demandaient de nous que nous fissions des sacrifices du plus léger de nos droits, sur la confiance qu'Us nous auraient inspirés.La Gazette d'aujourd'hui donnera les résolutions de la Chambre relativement a l'indépendance des Juges 3 mais ne donnera pas les débats.Ils ont été intéressons et fixent l'opinion publique à un point qu'elle maîtrise les laches.Mr.Vallères, sous les yeux de ses Electeurs après avoir essayé à trouver bonnes les propositions de Mr Stuart, a fini par les trouver insuffisantes, puis a voté contre après deux jours de discussion et d'efforts, la puissance de l'administration a réuni cinq membres en tout.\u2014 Stuart a été abreuvé de déboire & d'humiliations.CuvUlier, avec son imperturbable sang froid, l'a accablé en lui rappelant combien U se trouvait en contradiction avec lui-même, en prétendant aujourd'hui qu'U pouvait y avoir des raisons, qui n'existaient pas en Angleterre, de conserver Ici les Juges dans les Conseils, parce que l'on y manquait d'un nombre suffisant d'hommes éclairés pour tous les [*] emplois publics; le plus impudent de tous les hommes n'a pu s'empêcher de rougir de rage et de honte & de mal balbutier sa défense.Je crois qu'il est dégoûté de son rôle qu'U a joué sans habUeté et sans prudence, et que l'Administration sentira que la 1 236 ARCHIVES DE QUEBEC morgue inflexible de son agent ne peut que la desservir.Il n'y tiendra pas longtems.Adieu ma chère Julie J'ai grand hâte de recevoir une lettre de toi.Je remercie mon cher papa d'etre si bon correspondant.Je verrai la famille de Mr Planté après midi.U n'y avait pas trois heures qu'il était mort que sa charge était donnée.Il ne faut pas blâmer néanmoins Plamondon.Sa précipitation aurait été indécente, si il avait été solliciter.Mais le gouverneur qui l'a fait mander pour la lui offrir est excusable parce qu'il voulait se délivrer de l'importun!té de la foule des Solliciteurs, qui se croient propres à tout demandent tout, font valoir tous leurs refus passés comme un titre qui ferait d'un refus de plus un acte d'injustice.Plamondon est un homme d'esprit voila presque la première fois que Milord en distingue de cette tournure, il a de la ponctualité dans les affaires, il fera son devoir et si ses infirmités l'éloignalent du bureau, sa place le ferait vivre, Il se promet bien de se conduire de manière â conserver quelque chose â sa famille.Mais hélas trois minutes avant sa mort Mr Planté était plus excusable de se promettre un long avenir que ne l'est Plamondon.Adieu, ma bonne, je t'embrasse de tout mon coeur et mes chers enfans G mon cher Papa, Ton bon ami L.J.P.1 Dalhousle ne communiquera les copies des deux dépêches de Bathurst désavouant la politique de Burton que le 14 mars.Voir les Journaux de ta Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, vol.35, p.268.2 Ibid., p.104s.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 161] [Copie dactylographiée.] Québec 25 Février 1826.Ma chère Julie.Ta bonne lettre me laisse espérer que tu continueras â te porter de mieux en mieux, à me faire l'amitié de m'écrire.Je ne suis pas toujours aussi porté à m'am user comme tu veux bien le supposer, du moins quand mon devoir me commande le travail et ces Jours-ci J'ai été obligé vu le grand intérêt des sujets que nous avons discutes à assez d'application pour ne savoir pas trouver aujourd'hui le mot pour rire.Dans la dernière que J'écrivais â mon cher papa et qu'il t'aura communiqué J'espère, Je te répondais et te donnais le soin de faire écrire à Verchêres Je répondais à mon cher Amédée \u2014 Ce sentiment d'ennui d'être loin de chez moi, de toi G de mes enfans me fatigue depuis quelques Jours et néanmoins nous sommes engagés dans tant de divers projets que Je ne sais comment nous sortirons du Labyrinthe.Papa aura été J'en suis sur de bien mauvaise humeur de la manière dont la Chambre a Calomnié les lois G les habltans du Pays.\u2014 C'est pour toujours appuyer les plaintes des étrangers qui les veulent détruire \u2014 pour résister & ces assaults, il faut que les meilleurs amis du pays s'exposent à une animosité toujours croissante contre eux pareequ'ils dévoilent sans réserve les plans machiavéliques des ennemis qu'il nourrit et qu'il paie si chèrement \u2014 et le retour, est l'abandon de ceux qu'ils défendent.Cet ordre de chose est quelquefois bien décourageant Néanmoins le mal n'est pas si grand qu'il parait l'être.Les Motifs qui ont déterminé plusieurs de ceux qui ont voté avec Mr Vallères étaient Seulement le désir de voir introduire le LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 237 Bill qu'U a prépari sur cette matière, de le faire imprimer 6 distribuer [*] mais non de l'adopter.Il avait modestement annoncé que, s'il se trouvait dans la Minorité, 11 devenait inutile pour lui de continuer son travail 6 qu'il ne ferait rien, et là dessus, de bonnes gens ont donné tête baissée dans le piige.Mais lui, qui doit voir où il marche, se prépare de l'avancement, s'il est lié à ceux qui travaillent sans relâchement ft l'oeuvre de la destruction des privilèges de ses compatriotes, de la honte et du mépris si, n'étant pas lié ft leur projet, 11 est leur aveugle Instrument U parait de plus en plus probable que la division n'éclatera pas entre le gouverneur 6 l'assemblée qui ne lui donnera pied d'autre acte d'appropriation que celui qu'a eu son prédécesseur.Du moins est-ce l'avis de plusieurs de ceux qui le voient Quand ft moi, quoique dans les réunions publiques où U m'a appelle, je l'aie trouvé beaucoup plus poli et prévenant que de coutume, je ne puis malgré son invitation générale de le voir en tout tems que je voudrais pour lui parler d'affaires, m'y porter.Quand il me demandera spécialement, j'irai comme je l'ai fait et lui parlerai avec franchise, mais je n'irai pas lui offrir mes avis.Il m'avait appelle au Conseil Exécutif1 sans que je l'eusse demandé, il a discontinué de m'y appellor sans m'en dire le pourquoi je n'ai que faire de lui aller parler individuellement quand il ne veut pas m'entendre officiellement.[Papa fut conseiller Exécutif pendant un an sous Dalhousie] 2 II continue pourtant ft répéter qu'il voudrait bien voir les Membres Canadiens, qu'il ne les voit point; et quand ils y sont, il ne sait que leur communiquer.Nous sentons la perte de Mrs Moquin & Planté.11 Us avalent l'influence quelquefois, de retenir [*] ft propos quelques uns des représentai» leurs amis.Dans qu'elle faiblesse se trouvera ici l'honnête Influence qu'y devrait avoir le pays, si nous étions obligés d'envoyer en Angleterre, comme nous le serons peut-être, cet honnête Mr Ne 11 son I Dans toutes les sociétés, ta corruption directe des emplois ou l'appât d'y parvenir, ou les liaisons de vanité ou d'amitié avec ceux qui en ont, y détruisent Tindépendance que devraient avoir les Citoyens qui peuvent entendre les discussions qui sont conduites en toute liberté dans la Chambre.Adieu, ma bonne amie, donne-moi les détails sur tout ce qui te touche, sur tout ce que font G disent mes chers petits enfants.Quelle récompense veulent lis que Papa leur porte, s'ils ont bien aimé leur Maman, s'ils ont bien appris à lire et ft écrire.J'embrasse mon cher Père, ma bon Maman et la tienne ne viennent-elles donc pas vous faire compagnie?qui les retarde?Rosalie est souvent le sujet de nos entretiens depuis le retour de Mr Stuart.Tes frères G mes bons amis de Montréal ont tous mes souvenirs sitôt que j'ai un moment de receulllement et toi ma chère toutes mes affections.Ton bon ami et fidèle époux.1 II fut assermenté en 1820 comme conseiller exécutif.A.Gérln-Lajole, Café-cWsme politique, p.141; Rumllly, Papineau, p.31.Papineau, nommé au conseil exécutif en 1820, n y aurait Jamais siégé.2 Note mise par Amédée Papineau.* Joseph Planté était décédé le 13 février.Gazette de Québec, du 13 février 1826.\" '^¦il:'r-l\\'-r>i , * L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: I6j] [Copie dactylographiée.] , Québec 2 Mars 1826.Ma chère Amie, Je vols par la lettre que mon cher Père m'écrit de lundi dernier que ta santé est assez bien rétablie, puisque tu n'as pas pu alléguer son mauvais état comme 238 ARCHIVES DE QUEBEC prétexte de te refuser à faire plusieurs sorties.Je m'en réjouis bien sincèrement, te souhaite tu en est sure tout le bien être possible G de corps 6 d'esprit, et crois, que te livrer un peu plus que tu n'y es disposée au plaisir de la société, contribuera a ton bonheur.Nous veillons depuis plusieurs Jours à la Chambre avec beaucoup de fatigue pour mot.Nos discussions ne sont pas apparemment sans intérêt, car la foule des assistans est très grande, assez pour élever la température à un degré, qui pour ceux qui parlent un peu de tems, et avec un peu d'action, devient incommode.Mais Je ne suis peutêtre pas de ceux-là.Qu'en penses-tu 7 Je reviens à Lactance, à qui tu as fait accroire que Je disais du mal de lui quand J'ai fait allusion à son inclination au bâillement, mais il m'a vengé et a lancé son éplgramme contre toi puisqu'il a dit; Je baille, c'est parce que Maman m'endort.Recommandes lui bien d'être éveillé à jouer & à étudier pour que je lui porte de Jolis Joujous.Rosalie [Tante R.Bruneau, mariée depuis à Mr Mailhot (Xavier) de Verchères] 1 a donc toujours le coeur malade et le docteur perdra tout son micmac en vain, tant que certain garçon n'aura pas tac, animé la Jolie malade.Dis lui donc combien c'est illusion, que de croire que ce soit un remède aussi efficace qu'elle l'Imagine, que la compagnie d'un homme.Qu'après l'ennui d'en attendre un, il n'y a pas de pire ennui que d'en avoir.Voilà [2] ce que tu diras sans être crue, mais enfin toute la vie est livrée à une suite d'illusions.Comment est M* Doucet la visite de son papa l'égaie-t-elle un peu.Qu'attends tu à me donner des détails de Montréal?Je fais réflexion parfois que, quoique durant la Session, 11 me serait bien agréable d'être ici en famille, il me serait bien désagréable d'y vivre hors le tendes Sessions.Hors Mr Nellson, avec qui Je me trouve des principes communs ô des études analogues.Je vols en général si peu d'indépendance de caractère, si peu d'esprit ou, quand il y en a, des esprits si légers; une disposition si générale à flatter lâchement les grands abus, comme moyen d'avancement, que Je n'y connais aucune société dans laquelle je me plairais.Nous avons à Montréal ou elles sont pourtant beaucoup trop rares, plus de personnes honnêtes et instruites qu'il n'y en a ici.Mon voisin Viger (Jacques) a qui a le goflt des beaux arts, qui t'aura régalé, dimanche dernier, de la vue de la belle gravure de Mr de Salaberry; qui chante et cause si bien, que la société dans laquelle il vit rend patriote, vivrait Ici dans un autre cercle, où il se perdrait.Mon ami Plamondon a autant et plus d'esprit que presqu'aucun autre homme que je connaisse, mais nous sommes aux antipodes l'un de l'autre en politique, et cela fait que nous ne pourrions pas avoir des liaisons aussi intimes qu'avec mes amis de Montréal Quant à la plupart des hommes publics, plus on suit leurs vues et leurs actes plus on y trouve à redire; un honnête homme est journellement forcé de les accuser en Chambre et l'on ne doit ni ne peut les voir individuellement ensuite.B n'y a rien de particulier à dire d'aucunes de tes connaissances.Il me semble que le jour approche ou Philippe doit [8J faire preuve de galanterie.Tachez de ne pas faire répandre plus au loin que l'an dernier le rapport de ce que t sont les amusemens de ces gens de ville.Madame Bruneau y sera rendue j'espère.J'ai hâte d'apprendre que tu aies le plaisir d'avoir sa compagnie.A mon cher Amédée je le prie quand sa maman m'écrira qu'il me fasse faire par elle ses commissions, c'est-à-dire qu'elle me mande les détails qu'il aurait à me donner et sur ses LETTRES DE L:-J.PAPINEAU A SA FEMME 239 études.Il pourrait entendre sans cette explication, le sens de ma lettre autrement que Je ne le souhaite.Le tems commence à me durer ennuyeusement ici.Je pense que nous y sommes pour encor près d'un mois.Fais mes amitiés à mes parens et amis de Montréal.Je suis avec affection ton bon ami et fidèle époux.L.J.P.1 Cette note a été mise probablement par L.-J.-Amédée Papineau.* Jacques Viger avait fait graver, grâce à une souscription, le portrait du colonel de Salaberry par un peintre de New-York.A Dickinson.Toute la correspondance & ce sujet se trouve dans la Sabetdache bleue, vol.7.Dans une lettre du 7 mars, Salaberry pense que si « la gravure est bonne et ressemblante.ce chien de nez est tant soit peu trop gros».Lettre à Jacques Viger, Saberdache bleue.vol.7, p.177s.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 16k] [Copie dactylographiée.] Québec 6 Mars 1826 Ma chère Amie.J'ai reçu avec toute sorte de plaisir ta dernière lettre, par les détails qu'elle me donne, par l'espérance qu'elle confirme, que tu seras en état de continuer à m'écrire.Les neiges de Mars, la neuvalne, 6 le carême tout ensemble sont beaucoup trop de sources de dangers pour que tes pauvres yeux y puissent résister \u2014 Mets de coté plus que moins des pratiques qui ne peuvent convenir à ton état de mauvaise santé.En embrassant pour moi notre chère Maman, dis lui que Je la prie de faire usage de son autorité pour te soumettre â un régime qui te convienne.J'ai fait hier un moment de Veillée chez Plamondon; 11 y avait longtems que Je n'y avals été; J'ai questionné de ta part 6 de la mienne Me Plamondon & Me.Shultz et le résultât de l'enquête c'est que, quoique très aimante, la Ve n'est pas très aimée, par personne du moins qui en fasse l'aveu; qu'elle attend Impatiemment ce qui n'arrive pas plus pour elle, que pour d'autres qui attendent de même.Ensuite l'on ma demandé si Me Doucet devait être malade et quand aussi bien que toi \u2014 et sur tout cela je ne savais que des à peu près qui n'ont pas paru assez précis.On demande de plus amples détails sur ces affaires de ménage, qui plus sont celles de la femme que celles de l'homme.L'on pourrait bien être commère chez l'une ou chez l'autre de ses cousines, l'on va & Montréal à la fin de juin mais l'on y pourrait aller plutôt.Comment finira la Session?Je n'en sais rien.Sans nul résultât très utile.La plupart de nos Bills sont étouffés à leur [2] arrivée au Conseil Législatif.Le Juge en Chef G Mr Richardson sont d'intelligence, ils peuvent toujours maîtriser le gouverneur, quoiqu'il se vante de ne pas dépendre d'eux.Tu as vu par mes lettres antérieures, qu'elles étalent les raisons qui me lésaient pencher à croire que la question des finances pourrait se terminer heureusement.J'Incline à le croire encore, mais c'est néanmoins problématique.Mons.Christie,1 vrai \u2022 intrigant, qui avait capté la confiance de Sir Francis, et qui, aujourd'hui caballe pour faire triompher la politique opposée au Comte Dalhousie qui l'emploie, assure à l'oreille de chaque membre qu'un Bill semblable à celui de l'an dernier ne sera pas agréé.Il parle à des sourds mais je suis surpris s'il agit à l'Instigation de l'Administration de la contradiction 240 ARCHIVES DE QUEBEC qu'il y b dans la conduite du gouverneur qui en supprimant ses instructions de censure contre l'acte de l'an dernier nous laisse les maîtres de n'y faire aucune attention, (et il a aussi bien fait, les eut-il rendu publiques elles n'auraient pas produit d'autres effets que la réfutation des mauvais ralsonnemens qu'elle contiennent) et la publicité qu'il laisserait donner par Mr Christie de leur existence.L'on répète dans quelques nobles cercles que nous serons, par suite de la diversité de vues qui existera entre les deux Chambres, bien vite prorogés; mais ce sont des hommes qui.de tout tems, ont menti contre la Chambre et pour tous les gouverneurs qui tiennent ces propos mensongers Je pense.Le Conseil voudra-t-ii s'entacher de la bonté de trouver aujourd'hui très mauvais ce qu'il a trouvé très bon hier \u2014 Nous entrerons aujourd'hui sur cette matière \u2014 Nous irons très vite dans le Comité mais après les questions de concurrence nous aurons le soin de retenir ['] le Bill d'appropriation Jusqu'à ce que les affaires les plus intéressantes & pendantes soient mûries.C'est au moment où il serait le plus utile à son pays, que Mr Debartzch déserte sa cause en ne se rendant pas ici.C'est vraiment un grave reproche qu'il mérite.Dis au Dr Kimber que le Bill des médecins nous a presque fait mourir, tant 11 a été longtems sur le tapis.Quatre ou cinq plans différons pour la composition du bureau d'examinateurs ont été suggérés; celui qui a été adopté est que les neuf plus anciens praticiens licenciés, dans chacune des villes composera le bureau dont cinq seront un quorum.Ce que Je dis plus haut n'est que pour toi.Le tems est doux; la neige fond avec une rapidité extraordinaire, les glaces se détachent des battues; tout annonce un printems précoce, les chemins vont manquer nous n'aurons pas médiocrement de fatigue a nous rendre a nos chères familles £> demeures, mais j'aime mieux my rendre en charette que m'en éloigner en carosse.Je t'embrasse de tout mon coeur ainsi que nos chers enfans, notre bonne Maman, Rosalie, Phllipe, les voisins, les amis.Que j'ai hâte de vous être réuni.Portez-vous bien tous, nous fesons nos efforts pour expédier la besogne et vous rejoindre.Ton bon ami & fidèle époux.Québec 6 mars 1826.1 Un portrait analogue de Robert Christie a été tracé par J.-G.Barthe, dans Souvenirs dun Demi-Siècle, (Montréal.1885), p.125-168.c Robert Christie, une fois émancipé des bancs, s'était fait l'instrument aveugle de lord Dalhousle, et partant, était devenu la bête noire de la Chambre d'assemblée, qui ne l'a pas expulsé moins de six fols successives >.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 161) [Copie dactylographiée.] Québec 9 Mars 1826 Ma chère amie.Je n'écris & la hate deux mots que pour t'ôter tout prétexte de m'accuser de Négligence, vu qu'il n'y a pas de départ de la poste demain.Nous avons eu toute la semaine deux séances par jour aujourd'hui nous n'en avons qu'une depuis dix heures jusqu'à trois trois quarts qu'elle vient de finir \u2014 Le Gouverneur, toujours aussi mal conseillé que jamais, a forcé Taschereau, au lieu de procéder par un vote détaillé sur chaque article de dépense, a demander, par un seul vote, une aide de £7000 et quelques \u2014 U a, seul avec Simpson, divisé contre toute la chambre, après avoir LETTRES DE L.-J- PAPINEAU A SA FEMME 241 justement attiré sur l'Administration les reproches les plus Mérités \u2014 puis, pour ajouter sottises sur sottises, il a aussitôt dit qu'il était prêt à procéder comme le souhaitait la Chambre.Nous avons eu.A la fin, le Mémoire des Juges de l'an dernier, demandant de l'argent pour eux, la servitude pour le pays, par l'Intervention du Parlement Anglais, pour lui mire distribuer notre revenu \u2014 le Ministre leur répond honnêtement qu'il faut qu'ils s'adressent a la Législature Coloniale.Le conseil a rescindé ses fameuses.règles permanentes, qu'U n'accepterait aucun BU1 de subside que lorsque le gouverneur en aurait fixé le quantième et pour la vie du Roi.Adieu, ma bonne amie, ce griffonnage n'est pas ce qu'après le plus court moment de réflexion.Je voudrais écrire.Je t'embrasse de tout mon coeur, nos enfans, ta Maman et autres Ton bon ami et fidèle époux.L.-J.PAPINEAU 9 Mars 1826.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 16m] [Copie dactylographiée.] Québec 13 Mars 1826 Ma chère Amie.Nous continuons nos deux séances par jour dans l'espérance de hater la fin de la Session \u2014 mais les affaires sont tellement multipliées que nous devons nous considérer comme trop heureux Si nous les terminons dans le courant de ce mois \u2014 d'un autre coté peut-être faudra-t-il en laisser forcément en arrière parce que les apparances d'un printems précoce ont déjà mis en fuite plusieurs des représentons et qu'un manque de Quorum finirait la Session \u2014 Ce tourbillon d'affaires différentes dans lequel nous sommes sans cesse entraînés me fatigue teUement que je deviens hors d'état de prendre part à aucune conversation avec quelque présence d'esprit au moins, mais je suis en bonne santé et suis sur que quelques mauvais que soient les chemins je ferai la route pour t'aUer rejoindre et Nos chers enfans avec plus de plaisir même dans une mauvaise charrette que je n'en ai eu à venir dans une bonne voiture & par de belles routes \u2014 Hier, jour de Dimanche, j'aurais voulu profiter du moment de loisir pour causer avec Mr Turgeon de vous autres tous, mais ce malheureux tems pascal commencé m'a empêché de le rencontrer, parcequ'U confessait; puis aussi d'aller dîner chez Mr Deschenault, parce qu'il confessait.J'ai été alors chez Plamondon.mais les dévotes, qui y sont en foule, ont, m'a-t-il dit, un redoublement de disposition a quereller lorsqu'elles sont a la veille de quelques dévotions.Nous avons en effet été mal menés.Cest un triste tems pour les époux que celui où nos chères moitiés font l'examen de leurs consciences.Conformément [*] au langage de l'écriture.eUes ne font si bien avec nous qu'un corps et qu'une âme, qu'elles ne peuvent concentrer leur recherches sur elles-mêmes sans les porter sur nous; avoir un soupir pour leurs fautes sans avoir mille reproches, & « Maudissons > pour les nôtres.Pour le consoler.J'ai été voir avec lui une belle collection de plus de cinq cens espèces d'oiseaux du pays, empaillés avec beaucoup de soin et d'habileté, par un Canadien, du nom de Chasseur,1 ou nous avons passé une couple d'heures avec instruction ô plaisir \u2014 Je 242 ARCHIVES DE QUÉBEC suis revenu faire la veillée chez lui; la tante 6 les cousines te font bien des amitiés et t'iront voir cet été, disent elles \u2014 Dessaulles est un de ceux qui sont partis hier matin, sans m'en avoir prévenu d'avance, le vieux coquin, parce qu'il craignait que je ne querellasse; mais comme 11 était avec sa voiture, la peur que les chemins ne lui manquent, l'excuse.Je vois avec chagrin que tu aies été indisposée assez pour être forcée de sortir de l'église, où il ne fallait pas aller dans cet état d'indisposition.Ces jours prochains où les offices sont si longs, où la foule est si grande que tu ne pourrais sortir sans t'exposer à quelqu'acddent, fais moi donc l'amitié d'aller plutôt aux basses messes qu'aux longues \u2014 et de faire tes paques avant que je te rejoigne, parce que l'on m'assure que je te trouverai beaucoup meilleure après qu'avant La pauvre cousine revient toujours sur le tapis quand il est question d'un mari bien gouverné, et l'on suppose que la saison et son état conjurés contre le Pauvre époux, en font un sujet digne de pitié.Je n'ai pas écrit a Benjamin à raison du peu de tems que j'ai [*] G parcequ'il me semblait que l'hiver serait fini chez-lul avant que ma lettre lui parvint, tant le tems a été doux ici.Sitôt que tu auras des nouvelles d'Angelle fais m'en parvenir \u2014 Tu as eu quelques momens d'amusemens en voyant jouir Amédée & Lactance comme ils l'auront fait à la fête que donnait leur onde.Sors-tu souvent en voiture avec eux ?Entends tu parler 6 Montréal de ce que l'on y dit ou doit dire de la négligence des Membres Canadiens du Conseil Législatif ft s'y rendre 1 Les difficultés je le crains, recommenceront sur la question d'appropriation et leurs présence aurait eu l'effet de les prévenir.1 Adieu ma chère Julie, Je vous embrasse tous de tout mon coeur Ton bon ami et fidèle époux.1 Louis-Pierre Chasseur (1783-1842) avait groupé dans sa maison A partir de 1824 une collection d'oiseaux et d'animaux du Canada.M.P.-G.Roy, Fils de Québec.[Levis.1933), vol.III, p.184-186.* Lettre de M.Heney ft J.Vlger.14 mars: < Le diable est aux vaches, une bombe vient de tomber au milieu de la boutique.Il vient d'arriver des messages, des lettres du Lord Bathurst dont une est la censure, depuis si longtcms connue, mais jusqu'ici peu communiquée, contre le gouV Burton.».Saberdache bleue, vol.7, p.184.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 16n] [Copie dactylographiée.] Québec 20 Mars 1826 Ma chère amie.Nous avons siégé deux fols, chaque Jour de la semaine dernière, et nous avons eu deux Séances qui ont duré Jusqu'il deux heures du Matin.Tu Juges bien qu'avec la fièvre & la migraine, la mauvaise humeur £> les discussions plus que vives que nous avons eues, le long sermon que tu m'adresses, fruit des pratiques de la Ncuvalnc, dans laquelle une dévote ne manque jamais de se pénétrer de plus d'estime pour elle-même & de moins d'indulgence pour autrui n'est pas arrivé dans le moment le plus opportun pour faire rentrer en lui-même le grand pécheur que tu chapitres si vertement La grôce ne m'a pas touché ce Jour lâ, elle prendra peut-être mieux son tems dans d'autres occasions.L'une de nos séances, commençant ft deux heures après LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 243 midi pour finir & deux heures après minuit a bien été la plus fatigante que j'aie connue, parceque nous n'étions pas en Comité, que J'ai été cloué pendant douze heures sur un fauteuil, la langue collée au palais, écoutant tout, ne disant rien; Mets une femme à ma place et demande combien d'années de purgatoire lui épargnerait un pareil supplice, supporté avec résignation.La seule appréhension d'y être soumise la ferait mourir de frayeur; ainsi je ne vols pas que vous puissiez échapper aux tour-mens du Purgatoire par vos pénitences en ce monde.\u2014 Il s'agissait de l'Election de Mr Cannon,1 U a été clairement prouvé qu'il avait consenti que l'on donnât a boire et, quoiqu'il n'eut dépensé que peu de choses comparativement au mal qui s'était commis dans d'autres Elections, la Chambre a donné un juste exemple de sévérité, en coupant court au mal dès p] le principe.La séance de Samedi n'avait commencé qu'a quatre heures et nous étions en Comité, pour examiner le rapport bien fait & une adresse au Roi qu'avait préparé Mr Vallêres, pour nous plaindre des actes du parlement Impérial, surtout ceux qui font des réglemens pour le changement de tenures et l'introduction des lois d'Angleterre.2 Les débats ont peut-être été les plus intéressons que nous ayons eus, par la grandeur du sujet et par le contraste des Doctrines les plus servîtes, les plus agréables au despotisme le plus féroce que professait Mr James Stuart, et par l'indignation quelles ont Inspiré ft toute la Chambre.Tout ce que le Juge en Chef avait jamais proclamé de plus dangereux aux droits des habltans du pays; (que les Capitulations ni les traités ne nous assuraient pas la conservation de nos lois & de nos propriétés, ni les droits religieux des habltans du pays) a été répété avec complaisance, avec haine contre nous par son ancien accusateur.Il a Insulté, flatté, pour tâcher de se gagner quelques partisans, représenté aux habltans combien était odieuse la féodalité, que je parlais comme un Seigneur pour les Intérêts de deux cens Individus opposés aux intérêts d'un demi million d'hommes et ft une heure & demi du matin nous avons divisé trente contre lui, son frère, qui est son timide esclave, Borgla fou, et Tasche-reau qui n'a pas une pensée, un mouvement dont il soit le maître.Il a défendu le Bill, avec l'activité que lui inspire l'anlmoslté qu'il a aujourd'hui contre l'assemblée et avec celle de l'amour propre le plus susceptible, attaqué avec la vigueur la plus décidée.Ce complot, ourdi contre la tranqulllté du Pays, a été consommé pendant [3] qu'il était, ainsi que le Gouverneur et Mr Cochrane qui tous trois ensemble tirent dix mille Louis par an du pays en Angleterre.Ont-ils fait quelque chose pour empêcher ses effets; l'on a supposé que c'avait été passé à son insu, parceque c'était si mal fait qu'avec beaucoup moins de lumières qu'il n'en a, il l'aurait pu rendre meilleur, l'on s'est étendu sur les vices de détails, et plus encor, sur les dangers du principe que nos lois soient faites en Angleterre.Et néanmoins nous savions bien que c'était lui qui l'avait préparé.Il n'y a rien de si malhonnête que sa conduite politique, ni lien qui ait été mis dans un si grand Jour.Le Brouhaha qu'occaslone la démarche si Inattendue du Gouverneur en Chef est un nouvel acte de son Administration, aussi malhonnête que toutes ses démarches Antérieures.Il n'est personne qui ne trouve qu'il n'y a que la plus Insigne mauvaise foi qui ait pu le porter ft retenir cette dépêche, pendant tout le tems que nous étions ft voter, sur les motions de Mr Taschereau, son Agent avoué, les sommes nécessaires, comme nous l'avions fait l'an dernier, pour venir nous proposer au dernier moment de nous couvrir de ridicule, de nous contredire comme il l'a fait chaque année depuis le commencement de son Administration.Il ne manquera ce semble 244 archives de quebec lors de l'Appel nominal, que Mr Barbier qui est sérieusement Indisposé.Et la détermination de ne rien changer aux résolutions» que nous avons prises cette année, comme depuis cinq ans, sera celle d'une très grande Majorité.Mais cela est bien loin de suffire.La saison est trop avancée, les membres ont été trop occupés, pour prendre efficacement toutes les précautions qui seraient nécessaires d'envoyer quelqu'un accuser formellement le {*] Gouverneur.Ce ne peut manquer de lui arriver à la fin; mais le mieux eut été de le faire il y a longtems.Plusieurs des Membres ont des invitations à passer la soirée chez lui lundi prochain ce qui n'annoncerait pas la fin immédiate de la Session.D'un autre coté, l'on assure que Mr Vanfelson a, Samedi, été demander a l'isle d'Orléans des voix pour sa prochaine Election.C'est peut être un conte.Ce qu'il y a d'assuré c'est que soit que l'administration veuille ou ne veuille pas de dissolution, que nous le connaissions ou l'ignorions, le résultat sera le même quand à la détermination des Membres.Je remercie mon Cher Amédée de la Jolie lettre qu'il m'écrit J'espère avoir le plaisir de l'embrasser bientôt avec Lactance et de leur donner des récompenses, si leur Maman me dit qu'ils ont été de bons enfans.Ton bon ami et fidèle époux.l Voir la Gazette de Québec du 27 mars.< Que Cannon.soit jugé et déclaré incapable de siéger ou voter dans cette chambre en vertu de la dite élection, et qu'il soit expédié un nouvel ordre d'élection pour le dit comté ».Décision prise le 17 mars.* \u20ac La loi impériale de 1825 stipulait] que les terres tenues en saccage, de même que les terres qui le deviendront (les terres seigneuriales commuées) seront soumises aux lois anglaises sur la façon de donner, de vendre ou d'hériter.» Maurice Séguin, La Nation canadienne et l'agriculture, (Montréal, 1947), p.144.(Il s'agit d'une thèse de doctorat dactylographiée et présentée à l'Université de Montréal).8 Pour les résolutions de la Chambre, voir La Gazette de Québec, du 23 mars.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 16b] [Copie dactylographiée.] Québec 25 Mars 1826 Ma chère Amie.Bien tristement je m'assois pour t'écrire aujourd'hui, parce que j'avais espéré devoir m'empaqueter en voiture, pour réacheminer vers toi et que cet heureux moment est retardé de quelques jours.Mardi dernier, avant la discussion dont le résultat était prévu, Mr Cochran avait dit qu'il pensait que le Parlement serait prorogé aujourd'hui, mais le Conseil n'a pas fini ses procédés et nous ne serons congédiés que Mardi ou mercredi.Après cela, il me faudra faire de Longues dépêches en Angleterre, pour faire connaître tout ce qui s'est passé durant la Session, et comme j'aurai besoin de copies certifiées que Je ne pourrai avoir qu'après la Session, parce que les écrivains sont occupés pendant qu'elle dure, cela me retardera probablement une couple de Jours.J'ai été indisposé ces jours derniers; J'avais un violent mal de gorge.L'intérêt public était si vivement excité sur les débats1 qui devaient s'élever au sujet de la dépêche de Lord Bathurst, que la foule remplissait non seulement toutes les galeries et, dans le Bas de la Chambre, l'endroit où le public est admis, mais aussi les appartemens voisins, de sorte que la chaleur était accablante et que je craignais que mon indisposition ne devint plus grave.Malgré cet état de malaise j'ai cru que je ne pouvais, sans m'exposer a être blâmé donner un vote en silence LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 245 sur cette question.J'ai commencé dans l'Intention de ne dire que quelques mots et sans m'en apercevoir J'ai prolongé la discussion depuis une heure jusqu'à trois.Ce remède violent m'a occasionné une si forte transpiration qu'elle a assuré ma guérlson sur le champ \u2014 Ce que c'est! parler, c'est [2] une maladie pour les femmes, un remède pour nous, parce que nous n'en avons pas fait une habitude.Après cela, Mr Bourdages et les Messrs Stuart ont parlé et il était cinq heures passé quand la question a été mise au vote.C'est bien la voix de tout le pays \u2014 Car il ne faut compter pour rien les voix des trois Membres, ayant des emplois durant plaisir Intéressés personnellement dans la question.Quand à Andrew Stuart il avait d'abord voté avec la majorité.Il avait dit, sur la 1ère résolution, qu'il était très embarassé, parce-qu'll approuvait ce que la Chambre avait fait les autres années et ne concourait pas dans la dernière partie des procédés de cette année, parcequ'll n'était pas prudent de s'engager en une lutte avec le Ministère pour lui disputer la distribution d'un peu d'argent, et la-dessus avait fini par voter avec le grand nombre.Mais, les noms ayant été demandés, Son frère, qui se serait trouvé blessé de le voir en opposition avec lui, a alors dit qu'il suffisait qu'il désapprouvât une partie de la résolution, quoiqu'il en approuvât la plus grande partie, pour qu'il ne dût pas voter en sa faveur; et A.Stuart, blessé comme il aurait du l'être, a néanmoins par faiblesse pour son frère, demandé s'il pouvait passer de l'autre côté, et quoique, régulièrement, il ne le pût pas les membres lui ont dit « qu'il fit comme U voudrait, que c'était indifférent ».Cette unanimité de la Chambre ne laisse pas que de persuader qu'il n'y aura pas à l'avenir beaucoup de facilités et de moyens de la maîtriser dans le pays.Ils ne peuvent que Solliciter quelques Actes de violence, par l'intervention du parlement en Angleterre, mais il est douteux qu'ils soient écoutés.Puis, après tout il vaudrait mieux souffrir un mal que nous ne pourrions détourner, qu'être nous mêmes les instrumens de la tyrannie contre notre Pays.{*] Les amis du Gouverneur cherchent à l'excuser par mille Menterles qu'il faut changer d'un jour à l'autre; personne n'y est trompé.Demain je dine avec Mr Viger chez Plamondon, nous serions mieux chacun chez nous.J'ai grand hate d'y arriver.Les deux Séances que nous avons par jour ne me laissent aucun loisir de receuillir assez mes idées pour écrire quelque chose qui ait rime ou raison.Hier, Vendredi Saint, nous n'avons pas Siégé.J'ai gardé le lit jusqu'à midi et cela a achevé de me reposer et rétablir.Si mon cher Papa est de retour, présentes lui mes respects et l'embrasse pour mol.Je t'embrasse de tout mon cœur et mes chers enfans.Ton bon ami 6 fidèle époux.25 Mars 1826.1 A la réunion du 21 mars, la Chambre avait résolu que «les colonies qui ont une représentation ont des droits Inaliénables à ne pas être taxés sans le consentement de leurs représentons, et qu'à la législature seule appartient le droit de distribuer tous les argens prélevés dans la colonie ».La Gazette de Québec, 23 mars 1826.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 16p] (De la main de son fils, Amédée:] i Copiée ce 2* July 1885.P.M.Québec 5 février 1827 Ma chère amie Je reçois avec plaisir les lettres que m'apporte Mr.Quesnel, la tienne et celle d'Amédée.En attendant que je trouve quelque occasion pour l'en remercier tu 246 ARCHIVES DE QUÉBEC l'embrasseras pour mot Lactance m'a aussi écrit deux lignes Je trouve les A bien faits.\u2014 Qu'ils continuent tous deux ft s'appliquer et contenter leur maman c'est surtout là ce que Je leur demande pour me consoler de l'ennui d'être loin de toi et d'eux.Nous avons hier dîné quelques amis chez Plamondon 11 me parait beaucoup mieux qu'il ne le fesalt au tems de mon arrivée.D suit ses causes et en a beaucoup pour ce terme, ce qui a empêché qu'il ait pu faire copier le testament de Mr.Verrault.0 promet me le procurer aujourd'hui ou demain, d'après ce que j'ai oui dire Mr.Robi taille a peu de chances de rien avoir; mais du moins 11 n'a pas ft craindre de condamnation sur l'action commencée contre lui, mais il vaut peut-être mieux attendre Jusqu'à ce que J'aie vu le testament ft lui dire s'il a ou n'a pas d'espérance.Mr.Casgraln fils était ft diner chez Plamondon et il me dit que son pire est redevenu depuis l'an dernier aussi gras et bien portant comme il l'avait été avant sa maladie.Id Mr.Bellet l'ami de mon pire, est dangereusement malade et a été administré.Me.Bellanger a l'air tris heureuse en ce qu'elle est parlante, chantante et dansant plus que jamais et néanmoins elle est souvent Indisposée et médlcamentée.[2] Me.Planté est tris bien portante M\"* Luce également Me Amiot me charge de demander ft Philipe copie du contrat qu'il avait promis de se procurer entre Mr.Robltaille & Mr.Le Curé Robltaille.Il est vrai que Philipe lui a fait connaître quelques unes des dispositions de cet acte, mais si différentes de ce qu'elles devaient être d'après ce que Me.Amiot avait oui dire ft ses pire et Mire qu'elle ne veut pas croire que cet avis soit correct Je lui ai dit que Philipe n'aurait pas pu deviner ce qui n'aurait pas été écrit et que de vieilles personnes parlant de mémoire seulement avalent bien pu se tromper sur le sens d'un acte; néanmoins s'il est possible que Philipe l'envoie il l'obligera parce qu'elle aura occasion de consulter Plamondon.Toutes ces personnes te font bien des amitiés, nous parlons de toi et buvons ta santé avec plaisir rends nous le compliment et t'amuses le mieux que tu pourras avec tes enfans d'abord et nos amis ensuite.Mon Aurélle dont je vante le babil et les gentillesses intéresse déjà nos amis [mais] 3 je t'assure que je m'ennuie d'elle autant que de ses aines quoiqu a son ftge ceux-là m'occupaient peu.DessauHes n'est pas encore arrivé, tu m'étonnes de me dire que les mauvais tems et chemins peuvent avoir retardé [8] son départ depuis vingt cinq hivers passés à Québec Je n'en ai pas vu un seul aussi beau.Des Jours clairs G sereins avec un tems doux et point de neige ont toujours eu lieu depuis mon arrivée, point de cahots les promenades sont très multipliées.Mais surtout de la part du Militaire qui est toujours riche [quand]* quoique les Citoyens le soient peu.Il n'y a pas beaucoup près la même aisance que l'an dernier lorsqu'il y avait quarante batimens en chantier 11 n'y en a que dix cette année.Ce matin la maison des Mrs [Langevin] * vient de se fermer pour prendre des arrangements avec les Créanciers qu'ils ne peuvent pas payer.C'est un état malheureux.Il n'y a que trois à quatre Jours je les al vus et leurs Dames en apparence bien gaies, ne prévoyans pas cela, se croyant dans l'aisance et tout à coup dépendant du plus ou moins de dureté d'Etrangers pour savoir s'ils resteront avec une bouchée de pain ou rien du tout Le pauvre Qulrouet a laissé craindre pendant quelques tems à ses amis que sa tête ne se dérangeât par suite de la crainte qu'il avait d'être condamné à perdre £20,000 il n'aura ft payer que la moitié de cela 10,000 restera avec quelque chose 11 est plus tranquille.Pendant que ceux là sont plongés dans le deuil d'autres le sont dans la Joie.Demain ou après LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 247 demain Mr.Turgeon épouse M\"* Amlot Puis après tout le bonheur ou le malheur de la vie dépend encor plus du caractère du plus ou moins de force d'âme que l'on a, que de ces circonstances extérieures; il faut être raisonnable avant tout comme tu t l'es sous bien des rapports.Adieu ma chère amie Je t'embrasse & nos enfans de tout mon coeur ton bon ami \u2014 L.-J- PAPINEAU [En marge a la page 1:] Je n'ai reçu que ce matin une lettre du Docteur Kimbert quoiqu'elle soit dattée du 1\" de février Je n'ai pas le tems de repondre aujourd'hui.Je viens de voir Mr Woolsey il a perdu la procuration de ta maman.Philipe verra si elle lui donnait le pouvoir de constituer un autre procureur en ce cas il en enverrait copie ou bien qu'elle en fasse faire une nouvelle pour Mr Cloue t.[Au verso:] Madame Papineau Rue Bonsecours Montreal 1 Signifie que Amédée Papineau a fait une copie de cette lettre écrite de la main de son père.2 Raturé.* Raturé par un autre que Papineau.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME1 [APQ P-B: 17] Petite Nation 9 Avril 1828 Ma chère amie \u2014- Je souhaite 6 j'espère que tu es parfaitement rétablie mais je serais réjoui de l'apprendre par toi-même ainsi que tout ce que tu auras à me dire de Lactance, d'Aurêlie et d'Ezllda, de ta chère maman & de Rosalie &* Je prie aussi mon cher papa de me donner de ses nouvelles ainsi que ce qu'il sait de celles de S' Hyacinthe.Je n'ai pas reçu un mot d'avis de vous depuis mon départ.Nous avons pourtant reçu vendredi dernier les papiers de Montréal du 29 mars, mais depuis ce tems l'on n'a pu envoyer chez Dole où la malle est portée par des gens de pied du coté du sud, parce que la glace a été trop mauvaise sur la petite rivière et sur la Baie noire.Aujourd'hui la petite rivière est libre.Il se peut faire que quelques lettres soient chez Dôle; un homme y sera envoyé en fesant le long tour de la Baie.Mon frère envoie en ville pour affaires et Je profite de l'occasion pour vous écrire.Tu as reçu j'espère la lettre que Je t'ai écrite le Jour même de mon arrivée.J'entrais pour ainsi dire à l'hôpital et Je n'en suis pas sorti, car tous nos patients ne sont pas guéris quoiqu'ils soient [selon] 2 mieux qu'ils n'ont été.Angelle a eu et encor à très mal au sein, ce qui retarde son rétablissement.Une espèce de docteur sans licence comme Benjamin G mol, qui soignons comme lui, a pourtant été appelé pour l'opération de lui ouvrir l'abcès avec la lancette.Elle n'a commencé à manger en famille qu'hier; elle est mieux.Le petit dernier né avait les coliques du premier fige; nous avens ordonné et donné de l'huile de castor, et des dystères; Il est mieux.W Marchesseau a une faible santé, des maux fréquens d'estomac, perte d'appétit; nous avons administré des médecines de rhubarbe, l'usage de la camomille et d'autres Amers, et quand elle aura été repurgée, elle [a] guérira, car notre science ne peut être en. 248 ARCHIVES DE QUÉBEC default Mais ces cures sont ordinaires & communes, Il n'en faut pas tirer vanité.Nous en avons une autre ou, si nous avons le bonheur de réussir comme Je l'espère A présent nous pourrons remercier Dieu, la nature, nos soins et, si ce n'était pas un cas si grave.J'ajouterais l'absence du médecin.: t Le pauvre petit Casimir, dont sa maman désespérait a vraiment éprouvé la plus violente maladie que [Je crusse] * J'aie vue à un enfant G plus que Je n'aurais cru qu'il était possible d'en supporter.D a déjeuné le Vendredi, vingt et un mars dernier, et n'a pas pris une bouchée de nourriture solide depuis ce tems, excepté le jour de notre arrivée où ayant reconnu son papa le plaisir de le revoir a produit momentanément un mieux incroyable à ceux qui l'avalent vu auparavant a empêché Benjamin de s'alarmer beaucoup, et m'a donné le ton de confiance avec lequel Je te disais qu'il tendait à sa gué tison.Pendant le dîner il l'a pris sur ses genoux et lui a fait manger trois ou quatre bouchés de poisson frais, et une couple d'heures après, la fièvre modérée réellement pendant le moment de plaisir qu'il a eu, l'a repris avec la même violence qu'avant et elle a été toujours plus forte chaque jour jusqu'au mardi, le douzième jour, sans le laisser un moment, étant néanmoins dans sa plus grande intensité depuis midi à minuit.Chacune de ces trois dernières nuits, nous avons tous désespéré le voir vivant au jour.Le lendemain de notre arrivée, alarmés sur le danger, nous avons pris ce que nous avions de livres de médecine.Nous délibérions 6 le mal fesalt des progrès.Une très forte éruption cutanée rentrée occasionnait cette fièvre continue algue.Le mercredi nous avons décidé de donner de l'Ipécacuahana.II en pris quatre grains seulement qui n'ont pas agi.Le soir nous avons fait Infuser dix grains pour en donner une cuillère à café de demie ea Yi heure jusqu'au premier vomissement.Après lui avoir vu prendre les trois quarts du lavage sans effet nous nous sommes effrayés et avons arrêté craignant que l'estomac ne fut gan[*]grené et regardant l'enfant comme perdu.Le lendemain matin il avait du mieux, nous avons donné de la rhubarbe; elle a bien agi.Le soir, nous avons mis les mouches et des slnaplsmes sur la plante des pieds, elles ont bien pris; nous entretenons encor l'écoulement des vésicatoires.Le surlendemain donné de la rhubarbe.La diarrhée avait été violente G continuelle jusque là, elle s'est arrêtée, les selles sont devenues naturelles.Nous avons essayé à occasionner la transpiration par de poudres de dover, sans succès; l'opium agissant sur un enfant si faible à un degré qui nous a allarmés à un point que quinze heures après nous avons donné un dystère purgatif contre l'action de l'opium.L'enfant n'a pris rien autre chose que de l'eau d'orge; nous y avons ajouté après les purgations de la teinture de rhubarbe.La diarrhée a reparu; nous avons dans un cy latere commun mis quatre gouttes de laudanum, elle s'est arrêtée, mais sa faiblesse est si grande que ce faible remède nous a alarmés.Nous avons deux fois depuis purgé avec du Séné.La fièvre est à peu près cessée depuis six jours.Nous avons ajouté de bon vieux vin à l'eau d'orge pendant quatre; depuis deux nous fesons prendre, alternativement avec cette eau, un peu de bouillon très léger.Si sous une couple de jours, le mieux sensible qu'il a continue, nous donnerons à très petites doses du quinquina G de la rhubarbe pour fortifier l'estomac.Nous avons préparé de la fécule de patate pour la première nourlture solide qu'il prendra sous quelques jours.Je donne de si grands détails pour que tu les communiques au docteur parce qu'il reste un mauvais symptôme qui a toujours existé depuis le commencement: c'est une toux fréquente, sèche, brève, creuse qui le fatigue beaucoup.Est-ce un dépôt de LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 249 glaires sur les poumons ou dans son estomac qu'il faudrait faire rejeter par un vomitif ?Sa grande faiblesse nous alarme.Ou bien est-ce une toux nerveuse ?Sa faiblesse ne lid permet pas d'expectorer; ici notre science est embarrassée.J'Incline beaucoup pour le vomitif.La toux est depuis quelques jours plus grasse; après avoir toussé, U remue sa bouche comme s'il ravalait des glaires qu'il ne peut rejeter; hier il a vomi en finissant de boire un petit verre de bouillon et a rejette aussi gros qu'un œuf de glaires très épaisses.Tout cela [*) n'indlque-t-il pas la nécessité de l'ipécacuhana.Demande l'avis du Docteur sur ce qu'il nous convient de faire pour compléter la cure de l'enfant où dis lui que je le prie de m'ce rire du monde des vivans où il est pour m'en donner des nouvelles.Au dessus du Long sault, dans cette saison-ci, on n'apprend rien du tout de ce qui se passe chez vous, pour Amédée il est au comble du bonheur.II ne comprend pas pourquoi sa maman ne veut venir demeurer dans un endroit où l'on est si heureux.Il m'a sérieusement reproché de ne t'avolr pas fait connaître bien comme la petite Nation est un endroit plus beau que la ville et verchères et promet qu'il te décidera à venir.Je souhaite que ses exhortations aient un plein 6 entier succès.Quand à mol mes affaires ne sont pas plus avancées qu'au moment de mon arrivée.Je ne pouvais ajouter à l'embarras qu'il y avait dans la famille, celui de remplir la maison de monde, en appelant les Censitaires.D'ailleurs je vois que je n'en retirerai rien, 11 est trop tard, leurs grains sont mangés.Les abordages des rivières sont dangereux par le gonflement de l'eau; le milieu sain et dur pour me retarder encor longtems.Les érables coulent très abondemment.Sur les sucreries de Benjamin il y a déjà près de sept cents livres de sucre de fait, U s'y en fera encor une fols autant Je prie phlHppe de voir à faire entrer le jardinier qui a dû venir à la maison depuis mon départ et que tu auras adressé à Philippe comme je pense t'avolr recommandé de le faire, dans le jardin, et de lui procurer des graines.Amédée fait avec ses cousins du sucre [à la] 2 auprès de la maison, hier je l'ai mené aux sucreries de Benjamin qui sont à une lieu dans le bols; il était en voiture.Il aime les bols G le sucre autant que son papa.Adieu ma Chère Amie.Si tu étais ici G ma famille, je ne désirerais nullement être à Montréal.Je vous embrasse tous de tout mon cœur et vous prie de m'écrire par le retour de l'occasion.Mes respects à papa G à ta maman; embrasse encor pour mol les enfans et m'en parles.ton ami, L.-J.PAPINEAU » Lettre publiée dans Le Canada.20 juin 1930.* Raturé.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 18] Québec 20 Novembre 1828 \u2014 Ma chère Julie Mon voyage a été heureux et même agréable quoique je ne voyageasse qu'avec les membres du Conseil.Il n'a pas été question de politique et chacun avait un empressement mutuel à ne se pas se faire la mine.J'ai rencontré Mr.Debertzch à Sorel ce qui m'a été très agréable en route et très utile ici.Ses s en time ns honnêtes et Canadiens ont eu l'effet de faire rougir quelques uns des bons Messieurs d'ici, qui 250 ARCHIVES DE QUÉBEC voulaient une nouvelle [Session] 1 Election de l'Orateur de peur de difficultés.Dans leur opinion si le Jeu de Mr.Valières n'était mis en oeuvre une dissolution était inévitable.La chambre selon eux aurait rien perdu, d'abord qu'elle aurait réélu pour la troisième fols Mr.Papineau avec la certitude qu'il serait approuvé.J'espère que nous aurons une Session qui sera utile au Pays [*] et qui n'aura rien de pénible pour la Chambre.Labrie est logé avec mol ce qui m'est très agréable.Qu'aussitôt que Mr.Vlger sera arrivé il nous vienne rejoindre, 11 aura l'espoir de réaliser un peu du bien qu'il a préparé.J'écrirai samedi à mon cher père une lettre signée par Dcssaulles pour l'autoriser à emprunter l'argent de Mr.Guérout, Le Prêt néanmoins ne serait que par tiers payables de six mois, présente lui mes respects.Combien m'a fait plaisir l'arrivée de Labrie 2 qui a laissé la chère petite Amélie bien mieux portante que mol, embrasse la tendrement et tous les autres.Ecris moi souvent, surtout pendant que la maladie des enfans dure, prends cette bonne habitude de bonne heurre pour la faire durer pendant une longue Session.Toute'la famille ici est en bonne santé Me.6 M11* t'embrasse avec tendresse.Ton ami et époux fidèle.L.-J.PAPINEAU [Au verso:] 20 Novembre 1828 Madame Papineau Rue Bonsecours Montreal 1 Raturé.3 Jacques Labrie, médecin à Saint-Eustache, venait d'être élu député pour le comté des Deux-Montagnes.Voir Le Jeune, Dictionnaire générât du Canada, vol.U, p.10.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 19] [Copie manuscrite par Augustine Bourassa.] 1828 L.J.Papineau Québec 6 sa femme (Rue Bonsecours) Montréal 27 Novembre.Ma chère amie est-elle donc devenue une paresseuse qui soit décidée à ne pas m'écrire 7 Délivrée de la fatigue que lui donnait la maladie de notre chère Aurélie, et du mal encor plus grand que donne dans une maison la présence d'un mari, il me semble qu'il ne te reste plus rien du tout à faire qu'à écrire par toutes les postes, ou peu s'en faut, pour me faire part de tout ce que font et disent nos chers enfans, de ce que font et disent les patriotes.Dans ces deux sentiment, l'intérêt de mon pays et le bonheur de ma famille se trouvent concentrées mes plus grandes et plus chères affections.Et tu ne peux Jamais assez souvent m entretenir de cé qu'il y a à dire d'agréable quand tu toucheras à l'une ou à l'autre de ces cordes.Tu te seras sincèrement réjoui des circonstances qui ont accompagné l'ouverture de la Session.1 Elles conduiront au bien public assurément, à celui de notre famille probablement, et par la seule vole que je veuille Jamais suivre pour opérer ce bien, LETTRES DE L.-J.PAPINEAU À SA FEMME 251 celle de l'honneur.[2] Le Gouvernement [Gouverneur] * et mol avons seuls conduit une négociation dont le résultat élève le corps représentatif du pays A un plus haut degré de considération que n'en ont obtenu les Représentans d'aucune autre Colonies.Pour le moment il m'en revient à moi-même beaucoup d'honneur, et tant que le service ne sera pas oublié, c'est-à-dire, pendant quelques Jours, cela me laisse un degré additionnel d'influence, dont Je ne veux faire usage que pour prévenir tout ce qui pourrait diminuer le respect que Je veux que tout le monde apprenne, à la fin à porter à la Chambre d'Assemblée.Richardson au Conseil, Ogden et Stuart à la Chambre sont les seuls qui osent encor dire que tout n'était pas detestablement mal conduit par le Lord Dalhousie, quoiqu'ils avouent qu'U ait commis des fautes.Tous les autres louangeurs mercenaires qu'U avait achetés à deniers comptons ne lui doivent plus rien puisqu'il ne peut plus les payer.Presque tous les honorables sont pétris d'une boue si molle et pliable à prendre toutes les formes, que plusieurs ont la servilité de dire que pour prouver qu'Us n'étalent pas passivement asservis au Comte, Us [*] auraient du, dans leur réponse exprimer un peu de désapprobation de l'administration dernière et plus d'approbation de l'administration actuelle.Le poltron qui a fui du combat se vante après la victoire de l'avoir assurée, [tandis que ce brave qui y est tombé n'est plus là pour le contredire,] * tel est le titre de messieurs d'en haut à vanter leurs promesses lorsqu'il n'y a plus occasion pour eux de faire des bassesses contre le peuple.Us finiront par en faire pour lut Ils sont à genoux pour demander l'oubli du passé, pour qu'U n'y ait pas d'accusation contre le Comte Dalhousie etc.Ils essaient de tems à autre de faire auprès du Gouverneur des rapports contre la Chambre, auprès de la Chambre, des rapports contre le Gouverneur.Partout Us sont baffoués.Je crois que Mr.Grant aura dans la Gazette un démenti formel pour avoir été crier au coin des rues que le Gouverneur était mécontent de notre réponse, au moins J'ai bien conseillé à ceux à qui U a tenu ces sots propos de démasquer ce malhonnête Intrigant Plusieurs ne voulaient que faire écho au discours du Gouverneur.Bourdages avait écrit du galimatias en ce sens, Valières, une réponse fleurie dans ce sens.J'en al une qui contenait tout ce qui va [*] au delà de cette réponse et a été adoptée, et quelque chose de plus, dans un style que Mrs.Neilson et CuvUller préféraient mais j'ai bien mieux aimé gagner Mr.Valières au bon parti en le flattant un peu et lui fesant goûter et incorporer dans son projet la plupart de mes idées, que de produire le mien.* Un grand esprit d'union et de confiance mutuelle règne parmi les membres.Ogden, Stuart et Christie, en divisant contre tout le monde font connaître au Gouverneur quelle est la faiblesse du parti des ci-devant tout puissants, et que ce parti est plus faible encor dans le pays que dans la Chambre.Me.Plamondon réglera ses affaires de manière à n'avoir rien à craindre pour son douaire.EUe a été bien conseillé et déjouera l'avarice des greffiers.EUe est en bonne santé et t'embrasse ainsi que Me.Bruneau et les enfans.Peut-être Mr.Deschenaux fera-t-U du bien à Rosalie.Il a l'air de s'intéresser A elle.Le Docteur Nelson est allé chez lut aujourd'hui voir s'U se soumettra à l'opération de la cataracte.Pour le bien de ce vieil ami et mon père et pour la réputation de mon ami et collègue, le docteur Nelson, Je souhaite bien qu'U ait du succès.Embrasse pour mol [*] ta \"\"\"\"»\" mon père et mes enfans.Dans quelle accablante affliction se trouvent ce pauvre Bruneau et sa femme ?Corne me mande la mort de 252 ARCHIVES DE QUÉBEC leur enfant SI noire chère mère se croît obligé de te laisser pour aller à leur secours et consolation, appelle Rosalie auprès de toi.appelle-la aussi quand bien même ta maman peut me faire le plaisir de rester avec toi.Adieu ma chère Julie, porte toi bien et aime mol bien.Ton bon ami et fidèle époux, L.-J.PAPINEAU Tous les Juges et bien d'autres me sont venus voir.Je commence aujourd'hui le cours de mes visites.[En marge à la page 1 : ] Je prie papa s'il juge à propos de couvrir les deux poiriers le long de la maison de le faire faire.On a aisément chez quelques marchands ces tapis de paille pour emballage qui servent à cela.* A son discours d'ouverture du Parlement le gouverneur avait déclaré qu'il entendait concilier \"les prérogatives Incontestables de la couronne et [les] privilèges constitutionnels [de la Chambre]\".Le texte imprimé est collé dans la Saberdacht bleue, vol.8, p.244s.3 Raturé.8 Voir la Gazette de Québec du 27 novembre.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 20] [Copie dactylographiée.] le 4 décembre 1828.A Madame Papineau, Rue Bonsecours, Montréal Ma chère Julie, Je reçois avec le plus vif plaisir ta lettre du 29 novembre que Mr.Vlger, arrivé hier a trois heures, ne m'a remise que ce maun pendant que je suis en Chambre.Il m'a laissé de bien mauvaise humeur en me disant hier qu'il ne m'apportait aucune lettre, mais en ce moment toute cette peine est oubliée.La multiplicité des affaires qui se présentent t'expliquera pourquoi je n'ai pas écrit plus souvent Tu veux que je t'en entretienne, je ne sais au juste quelle issue elles auront mais j'espère et crois qu'elle sera très favorable.La Requête des Citoyens de Montréal, se plaignent des abus de la dernière administration, a blessé au coeur Messieurs du Conseil Législatif.De Bartch la présentait.Dans cette Haute Chambre, c'est l'Orateur qui a l'initiative de toutes les mesures, de sortes qu'il a dit que le langage en était si offansant qu'il ne devait pas la recevoir.Mr.Richardson l'a appuyé en disant qu'elle contenait des faussetés.Debartzeh a répliqué qu'il prenait sur lui une responsabilité que personne dans sa situation n'avait osé prendre depuis 1688; que cette requête était plus modérée que celle que le Roi, les Lords et les Communes avaient reçue et accueuillie.Il a demandé alors comme grace, délai Jusqu'au lundi pour délibérer.Le dimanche toute la journée ils ont intrigué pour s'encourager a ne pas la recevoir.Les Membres ont crié qu'ils seraient bien aise de leur voir commettre cette bévue qui les dé créditerait de plus en plus en Angleterre comme ici.Le lundi Ils l'ont adopté unanimement Deux de leurs LETTRES DE L.-J.PAPINEAU, A SA FEMME 253 membres ont avoué (secret) qu'Us avalent été quelques fois commandés sous peine de perdre leurs places lucratives.Demain, seront les débats sur la révocation de leurs régies inconstitutionnelles.1 Quand aux subsides, deux de ceux, qui ¦ les avaient ci-devant votées ont concouru dans le comité spécial à recommander leur abrogation.Néanmoins, les deux partis dans cette Chambre vont mesurer leurs forces demain.Voila la part du ConseU.Et nous aussi demain entendrons les misérables excuses que Mr.Stuart et Ogden prétendront faire entendre pour pallier les fautes et les crimes de l'Administration de Dalhousie; mais elles est Jugée et condamnée dans le public et dans la Chambre également.Nous adopterons des résolutions modérées 3 mais fermes qui prouveront notre inébranlable détermination de ne laisser à nulle autre autorité le droit de distribuer notre revenu, sauf l'approbation permanente recommandée par le Comité du Canada, mais que nous ne donnerons que condiHonellement, si les Juges ne sont rien autre chose que des Juges, et nous demanderons l'exécution de tout ce que nous promet le rapport du Comité.Aujourd'hui viennent de se terminer les discussions commencées hier et continuées avec chaleur contre la conduite de Mr.Griffin.3 Ce sont les premiers débats soutenus avec vivacité.Mr.Vallières est toujours prêt à pallier les abus qui tendent A découvrir les fautes de l'administration.Il n'est que spécieux, U a entraîné Quirouet, Lnterriere et Ls.Lagueux, Christie et Ogden, pensant comme lui et tout le reste de la Chambre a résolu que le Serment pris par Maître Griffin, n'était pas celui que la loi l'autorisait à prendre.L'enquête sera continuée pour voir s'il l'a avalé sciemment et sachant bien qu'il fesalt mal.[2] La résolution suivante a aussi été adoptée que cette inconduite n'ayant pas gêné la liberté des suffrages, l'élection n'en est pas moins valide.Il est fâcheux que les circonstances ne permettent pas à Labrie de demeurer avec nous.Il a le talent de la parole à un plus haut degré que je ne le pouvais supposer vu le peu d'occasion qu'U a eu de parler en public.Je vais faire choix après midi de la représentation de Quartier Ouest, de Montréal,4 puis après la Chambre aller diner chez le Gouverneur.Le Procureur Général est outré contre nous, mais il' faut qu'U ronge son frein en silence et donne des opinions un peu moins malhonnêtes qu'U ne le faisait sous la dernière administration.Ainsi U a jugé contre les opinions cent fois émises par ceux que consultait Dalhousie, que la Commission du Juge Pylte était mauvaise.Il en sort une nouvelle et si Mr.Uniacke n'était pas son ami U perdrait sa préséance.Mais il prétend que parce qu'U a été notoirement et de fait Juge, ses jugements sont bons.J'espère que l'on réussira à les faire valider une loi.Tu veux que je te parles des affaires.Il y a cent choses que tu ne peux bien comprendre, mais qui sont pour mon cher Père qui m'en écrira son avis.J'espère que la Session ne sera peut-être pas aussi longue comme nous l'appréhendons.Les altercations seront moins fréquantes, les débats moins longs, quand tout le monde opine du même côté de la question et sur ceUe qui touchent aux griefs dont nous nous sommes plaints.La voix unanimes du peuple, surtout après que nous nous y sommes joints, doit être pour nous un guide assez sur.Ici Madame Amiot est malade d'un éréslpèle.Dans un quart d'heure de tems.le nez lui a enflé d'une grosseur si démesurée que ça faisait peine et plaisir à voir.Me.Plamondon n'est pas bien forte mais n'est pas malade.Toute la famille vous embrasse bien tendrement. 254 ARCHIVES DE QUÉBEC Par rapport â la Session, U y a un autre projet en contemplation qui sourit aux Membres, mais Je ne sais pas si il est praticable.Si le Conseil y concourrait, U n'y aurait pas de difficulté.Ce serait vers Noël de nous ajourner pour quinze Jours, pour revenir ensuite recommencer notre tâche.Ah quel plaisir ce me serait d'aller vous souhaiter la bonne santé et donner des étrémies â mes chers petits garçons s'ils sont bons enfans et à mes chères petites filles, si elles ont contenté maman.Ne votes-tu pas pour ce projet?Présente mes respects à mon cher papa et lui dis que je me garderai bien d'inviter Heney à aller en haut, dans un moment où il est indispensable qu'il demeure ici.' Si ce projet doit avoir lieu, ce que nous saurons dans une quinzaine de jours, il sera assez tems, alors, de le faire partir deux ou trois jours avant mol.Jusque-là motus.Je remercie Amédée de sa lettre.Elle est bien de lui et non copié sous la dictée de Mlle Waller,8 ce que je vois par les fautes d'orthographe.Je ne l'en aime que mieux, espérant qu'en grandissant il apprendra à ne pas faire ces fautes pardonnables à son âge.j'embrasse Me.Bruneau et lui présente mes respects et.de me donner si tu en as des nouvelles de St.Denis.Je souffre avec cette pauvre.Id, Mr.Clouet me dit qu'il sera payé cet été et'commencera à .Perceval en octobre prochain.Cette lettre n'est que pour mon père et L.Embrasse de nouveau les enfans et toi bien tendrement.Ton bon ami et fidèle époux L.-J.PAPINEAU Parle-moi plus au long des enfans.Dis-moi si les ouvriers ont fait ce que tu voulais pour le passage des tuyaux; puis des nouvelles de nos amis.Adieu.1 Dans une lettre du 10 décembre, H.Heney disait à J.Vlger: « Hier au sole brave Debartzch a emporté sa mesure favorite.Les règles du Conseil ont été rescindées, neuf contre huit 11 mais il l'a gagnée à la sueur de son noble front ».Saberdache bleue, vol.8, p.247.2 Pour ces résolutions, voir la Gazette de Québec, 8 décembre 1828.8 Le débat est mentionné à la séance du 4 décembre.Ibid.* Papineau avait été élu dans deux comtés: Montréal-Ouest et Surrey.Le 4 décembre, on donne l'ordre en vue d'une élection dans le comté de Surrey, ibid.8 Fille aînée de Jocelyn Waller qui tenait une école comprenant une dizaine d'élèves.Amédée Papineau, Journal d'un {Us de la liberté, vol.I, p.23.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 21] [Copie manuscrite par Augustine Bourassa.] 1828 L.J.Papineau.Québec Mercredi A sa femme.(Rue Bonsecours) Montréal 10 Dec Ma chère amie, J'ai été passer la journée de dimanche avec le vieux Mr.Nellson1 au Cap-Rouge.J'aurais voulu lé décider à accepter la mission d'aller en Angleterre comme agent.Lui seul peut réunir tous les suffrages et sauver au pays l'humiliation de se voir dans rembarras et hésitant à profiter d'un si grand avantage et sollicité depuis si longtcms.Il est entêté comme une mule et dit qu'il n'Ira pas parce qu'il ne le croit LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 255 pas nécessaire.Qu'il nous suffit d'y nommer Mr Labouchère, qu'il n'y a rien à craindre, ni des intrigues du Comte Dalhousie, ni de celles de ses créatures qui sont dans le'pays, et que si nous apprenions qu'il y aurait du danger, il faudrait des requêtes du peuple et l'envol d'une seule personne; et que, s'il ne s'en trouvait pas d'autres qui, dans ce cas, y voudraient aller, il irait encore une fols.Je lui dis que le pays, avec raison, veut que ce soit quelqu'un parfaitement maître et Instruit de l'état de la province et de toutes les souffrances qu'elle a endurées.Qu'ayant été deux fols élu par le [3] peuple, en cette qualité, la Chambre ne peut pas Jeter les yeux sur d'autres que sur lui.Qu'autrement, elle ne prouverait pas cette étroite union de sentimens qui doit subsister entre elle et ses constituans.Demain jeudi, les repré-sentans, ses amis, argueraient A leur tout avec lui pour lui faire entrer ces vérités dans le cerveau.J'écris de mercredi soir parce que demain je mène Me.Plamondon, s'il fait beau à Lorette voir Mr.Descheneau.Elle le doit par reconnaissance pour le bien qu'il leur a fait peut-être même a-t-elle quelqu'espérance raisonnable qu'il pourra lui faire, ou à Rosalie, quelqu'autre avantage.Labrie te rapportera une circonstance qui laisse croire que les neveux craignent quelque chose de semblable puisque pour prévenir le vieux Crésus, ils paraissent lui avoir soufflé dans l'oreille qu'il y aurait noces chez elle avant l'année du deuil finie et qu'il demandait si c'était la mère ou la fille qui allait épouser.U n'y avait pas l'ombre de motifs A débiter ce conte si ce n'est l'Intérêt.Mr.Samuel Waller, fils, étant arrivé hier, j'ai fait agir le comité qui doit examiner l'état des bureaux pour lui faire déclarer la nécessité d'avoir un traducteur anglais avec les mêmes appolntemens de [3] deux cents louis que ci-devant et, aujourd'hui je l'ai recommandé à la Chambre par qui il a été unanimement agrée.Il pourra devenir pour sa famille un appui et un support qui ne la laissera pas du moins souffrir autant par la perte déplorable qu'elle a faite,3 qu'elle eut souffert si je n'avais pu, avec la Chambre, venir à son secours.C'est une consolation au milieu des chagrins que m'a souvent donnés la difficultés de notre situation que de pouvoir quelquefois faire un peu de bien.Hier, il y a eu dans le Conseil les plus violens débats sur la proposition d'abolir leurs règles relativement aux Bills d'appropriation.Le Juge en Chef et Richardson ont eu l'Insolence de reprocher à Mr.Debartzch sa présence dans les assemblées nocturnes du Comité Constitutionnel.II a fait de violens reproches, les a réduits au silence, et malgré toutes les intrigues de ses personnages pour conserver ces réglés, ils se sont trouvés dans la minorité de huit contre neuf.Ils ont bien fait de se trouver en minorité, car aujourd'hui nous les aurions punis en abrogeant une de nos règles par laquelle [\u2022] nous leur permettons d'introduire des Bills, où il y a des amendes d'imposées, ce qu'ils n'ont pas strictement parlant le droit de faire, et ce qui réduirait A néant leurs fonctions législatives ou peu s'en faut nous les guettons sans les provoquer ni les craindre.Ils ne nous ferons pas une sottise que nous ne la leur rendions avec usure.Vendredi, Ils vont s'essayer contre le rapport du Comité des Communes sur les affaires du Canada.8 S'ils ne font que se compromettre, nous n'en ferons que rire, mais s'ils nous veulent attaquer ainsi soit.Hier, Mr, Bourdages a lu la requête de Mr.Neilson qui, si elle est prouvée, comme il y a Heu de le croire, flétrira A jamais maître James Stuart.Aujourd'hui, Mr.Gugy, avocat, fils d'un conseiller Législatif, a présenté contre le Juge Kerr la requête la plus vive que j'ai jamais vue.Peut-être le ressentiment d'injures reçues y perce-t-il trop A découvert, mais, en 256 ARCHIVES DE QUÉBEC même tems.U dénonce des abus publics si graves et fait si fortement sentir les inconvénient résultant de cette odieuse réunion des pouvoirs Judiciaires du Banc du Roi et de l'Amirauté avec ceux de membre des conseils Législatif et Exécutif qu'il plonge tous [5] les Juges dans un grand embarras, sur le tout, les affaires marchent bien partout, et le tableau de tant de désordres reprochés doit mettre le Gouverneur en'garde si ce ne va pas jusqu'à le décourager, Jusqu'à présent il est néanmoins de très bonne humeur et la conservera, j'espère, pendant une longue et utile Session.Adieu, ma bonne amie, plus les occupations seront multipliées et mieux ce sera pour me distraire de l'ennui que j'ai d'être éloigné de toi et de nos chers enfans.Tu auras été voir avec eux Mr.Waller et lui auras dit combien son deuil m'en a causé.Embrasse bien serrés mes deux grands garçons et mes deux petites filles, mon cher père et ta bonne maman.Mes saluts et amitiés aux amis.Sans que je t'en dise rien tu devines que tes parens et amis te saluent.Dis à Labrie que les prises de Calomel et jalap qu'il a données à ta tante ont occasionné l'enflure des gencives dont elle souffre que le Docteur Blanchet la purge demain et qu'elle ne fera pas usage, sans doute de sa recette Ton bon ami et fidèle époux.L.-J.PAPINEAU [i] Lee sera élu.Qu'importe, après tout, où il est mal engueulé malt le temps n'est plus où il pourrait faire du mal.1 John Neilson partira au mois de janvier avec Austin Cuvillier et D.-B.Viger.Voir Chapals, Cours d'Histoire du Canada, vol, III, p.184.3 Son père, locelyn Waller, rédacteur du journal libéral, le Canadian Spectator, était décédé au début de novembre.Voir la lettre de J.Papineau à son fils.Benjamin, dans RAPQ (1951-1953), p.259.3 Sur ce comité, voir Chapals, Cours d'Histoire du Canada, vol.III.p.188ss.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 22) Quebec 22 Décembre 1828 Ma chère amie Je reçois le très petit bout de lettre que J.Viger1 m'apporte et suis affligé de voir ta chère Maman si longtemt Indisposée et chacun des enfans tomber malade tour-à-tour comme pour ne pas te donner de relâche.Il faut que tu m'aies écrit à la hâte et sans avoir ma lettre sous les yeux, car je ne devais pas t'y défendre de me parler des maladies des enfans.Loin de lâ quand ils sont indisposés je souhaite connaître dans le plus grand détail leur état journallier s'il était possible.Je te disais d'être raisonnable et de ne pas t'ennuyer et ainsi de n'avoir pas occasion de m'écrire que tu avais été triste pendant toute la semaine G» Pour tous ces petits complet de bagatelles, fais comme de coutume -pale les sans m'en rien écrire.Il n'y avait que ton erreur en menttonant le compte du Maréchal qui m'avait alarmé en me fesant croire qu'il était un fripon qui voulait être payé deux fols puisque je l'avais payé un jour ou deux avant mon départ et que d'autres pouvaient essayer à en faire autant.Théophile a-t-il payé ceux que j'avais dis de payer en partant et pourqui j'avais laissé de l'argent.Tu ne m'en dis rien je suppose LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 257 que c'est fait.Le sellier et le peintre sont a payer par toi et autres que tu Jugeras à propos ma chère Maman.Je sais assez que tu es rengéc et ménagère quand il le faut et que tu sauras dépenser a propos quand nous le pourrons et que l'occasion le demandera.Si les moyens nous en viennent ce sera bon et ce me sera plus agréable par rapport à toi et à la famille que par rapport a mol, qui peux vivre aussi content avec le simple nécessaire qu'avec du superflu.[s] Je voudrais être présent et partie à vos conversations, et J'y serais si tu m'écrivais plus long les propos des enfans.Je m'ennuie du babil d'Aurélie et de bien d'autres, que J'aimerais a entendre causer.11 faut faire contre fortune bon coeur.Je voulais écrire â mon cher Papa séparemment et voyant que Je n'en aurai pas le tems Je le fais par toi et lui dis que Je suis affligé de le voir s'Inquiéter de la supposition gratuite que mes lettres sont Interceptées.Rien ne me porte à croire qu'elles l'aient Jamais été et quand elles l'auraient été je n'ai jamais rien écrit qu'il serait important ou agréable à nos ennemis politiques d'apprendre par cette voie honteuse.Le mal que j'ai quelques fois écrit contre eux Je l'ai souvent et plus fortement exprimé en public.Je me crois en droit, bien plus obligé de le dire quand je l'ai fait, et j'en prenais la responsabilité.J'ai communiqué à Heney sa demande itérative de le voir se rendre a Montréal pour régler les affaires de la Succession Lotbinière et de nouveau il répond qu'il ne peut pas y aller présentement.La lettre de Mr.Harwood qui prend le ton de reproches est pressante plus qu'il n'est raisonnable à lui de l'écrire.Quand nous étions près l'automne dernier a aller a Vaudreuil 11 était à faire ses affaires dans les Etats-Unis, aujourd'hui nous sommes engagés dans des devoirs publics que nous ne devons pas négliger.Mr.Heney n'a aucune objection a ce que vous l'employiez un autre arbitre que lui, mais U est d'opinion et moi aussi qu'en ce cas les arbitres doivent recommencer la visite de Lotbinière, que ce n'est pas [3] facile d'apprécier ces biens moyennant des valeurs fixes en argent mais de dire l'un vaut d'un dizlème, ou d'une autre outre proportion quelconque plus ou moins que les autres et payera aux copar-tageans telle ou telle somme une fois pour toutes ou des rentes annuelles Jusqu'au rachat et que pour lui 11 ne croirait pas que les intérêts de la famille seraient aussi bien conservés par des arbitrages séparés et U n'aimera pas à faire un rapport pour la seule Seigneurie de Lotbinière.Dessaulles est parti aujourd'hui pour aller a Maska Mr.Guérout lui a écrit avoir deux fols passé a la maison sans avoir rencontré papa, s'il pouvait profiter de ce tems ci pour aller voir ma chère [.] 3 et terminer l'emprunt avec Mr.Guérout (.) 3 bon moment.Adieu ma chère amie fais toutes les amitiés possibles a nos chers enfans et me parles d'eux longuement mes respects à mon père et a la maman.Je n'ai vu.Viger qu'un moment je l'emmène avec moi pour avoir occasion de parler de la rue bonsecours et de ceux que J'y aime si tendrement Adieu ton ami L.-J.PAPINEAU (Au verso:] Madame Papineau rue Bonsecours Montreal 1 Jacques Viger était a Québec depuis le 21 en vue de comparaître devant la Chambre.Saberdache bleue, vol.8, p.258-260.3 Déchiré. 258 ARCHIVES DE QUEBEC v L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 23J [Copie dactylographiée.] Madame Papineau le 31 décembre 1828 rue Bonsecours Montréal.Ma chère amie, C'est non seulement la privation d'un grand plaisir de n'avoir pas plus assiduement de tes nouvelles, mais c'est aussi une source d'inquiétude puisque ton excuse a toujours été la continuation de la maladie de nos chers enfans.Tu as un double motif de m'écrire plus souvent que tu ne le fais, si tu le peux.Je devais envoyer des raquettes aux enfans par Mr.Dellsle.U est parti sans que J'aie pu profiter de son occasion, parce que son départ qui a été retardé, paraissait devoir l'être encor plus par d'autres comités qui l'ont relâché plus tôt que Je ne m'y attendais.Je profiterai de quelqu'autre prochaine occasion.La sauvage qui les a faites s'absentant Je n'en enverrai pas d'autres.Il faudra que tu aies l'art d'en concilier l'usage entre les deux frères sans Interruption de la paix et de l'harmonie entre eux.Ces Jours derniers, la Chambre s'est plusieurs fois ajournée à bonne heure, et cela a fait que J'ai répondu à plusieurs Invitations à dîner, toutes Anglaises.Eux seuls, dans Québec ont le ton et la fortune nécessaires pour recevoir.U n'y a pas une seule maison Canadiennes qui le puisse faire.Les ressources du pays sont dévorées par les nouveaux venus, et quoique J'aie le plaisir de rencontrer parmi eux des hommes Instruits, estimables, qui me volent aussi avec plaisir, la pensée que mes compatriotes sont Injustement exclus de participer aux mêmes avantages m'attriste au milieu de leur réunion, et me rendrait le séjour de Québec désagréable.Le mal n'existe pas au même degré a Montréal.Ce soir le Gouverneur ferme l'année et ouvre la nouvelle par un bal1 où 11 y aura, dit-on, cinq cens personnes et les Canadiens n'y seront probablement pas au nombre de cent.Il est vrai que dans toutes ces réunions, l'Etat Major et les officiers de la garnison forment toujours la majorité.U n'y a que ceux qui ont quelque commission ou grade civil qui soient appelés, et la dernière administration en avait exclu tout ce qui était attaché au pays.Le détail de toutes les turpitudes et violences de cette odieuse Administration se déroule tous les jours de plus en plus devant nos divers comités spéciaux a un point qui m'embarasse.Car.a la fin il résultera que le nombre des coupables est si grand qu'il n'y aura pas moyen d'obtenir justice.Le Gouverneur est toujours, a mon opinion, un honnête homme voulant le bien, mais que l'Administration en Angleterre, n'a pas mis a portée de l'opérer puisqu'elle l'envoyé sans avoir reformé les Conseils ni puni les auteurs de tous nos maux.Le Comte de Dalhousie est un homme dont le nom sera de plus en plus flétri a mesure que l'on verra combien U a directement participé a tous les écarts de son Administration malgré de fréquentes représentations de ceux qui faisaient le mal avec lui, mais ne voulaient pas aller assez loin pour se compromettre étourdlment En ce qui me concerne personnellement, |'al la preuve de plusieurs mensonges et petitesses de sa part dont je parlerai à mon père quand je serai a Montréal. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 259 Adieu Je te souhaite sincèrement tout ce qui peut te rendre heureuse et contente ainsi que '*] mon cher père et ta mère J'embrasse les enfans, leur, souhaite de la santé, de la sagesse, du savoir et plaisir.Cela est pour les aines.Les deux petites filles, qu'elles aient de la santé et du contentement, c'est tout ce qu'il faut à leur fige.Adieu, ma chère Maman, sois diligente et bien portante Toute la famille d'ici souhaite la bonne année a toute la famille delà.Ton bon ami et fidèle époux.L.-J.PAPINEAU Quebec 31 décembre, 1828.1 Jacques Viger, dans une lettre à sa femme, du 3 Janvier, donne une description détaillée de ce bal.Saberdache Mette, vol.8, p.281-285.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 24] Quebec 5 Janvier 1829 \u2014 Ma chère amie Ta dernière m'a fait bien plaisir par tout son contenu et en particulier par ses détails sur les progrès de ma chère petite Esllda.Ces Jours-ci où il m'a fallu galloper tant et plus j'ai vu plusieurs fois de jeunes et jolies enfans, ils me sont plus chers par le souvenir des miens.Dis m'en donc toute et chaque fois que tu m'écriras et le plus souvent sera le meilleur tout ce qu'ils font, et disent et projettent, fais mes saluts à la nourice que je remercie de tout ce qu'elle t'exempte de peines par les bons soins qu'elle donne à l'enfant.Mais cela ne me suffit pas et je veux que tu prennes aussi soin de toi et de ta santé et il me semble que l'époque est venue où tu devrais songer à sevrer la chère petite Esllda.L'allaiter ne peut pas lui être utile lorsqu'elle est assez forte pour être autrement nourrie et peut t'être très nuisible.Tu ne m'as pas dit un mot à ce sujet et c'est à mol comme de coutume à être le plus raisonnable, à te prêcher ce qu'il convient de faire et je m'en rapporte à ta.maman qui si elle a quelque partialité l'aura pour son enfant gâtée sa fille aînée plutôt que pour moi, de décider si m'a proposition n'est pas dictée par la raison.Si par un hasard assez ordinaire au beau sexe dit-on tu ne te rendais pas à cette autorité, tu voudras bien J'espère te rendre à ma prière et sevrer l'enfant par amitié pour mol.II vaut mieux attaquer les femmes par leur coeur qui est toujours bon que par la tête ainsi c'est d'après la certitude que tu me donnerais de l'inquiétude si tu restais encor longtems nourrice, que j'espère que ta prochaine lettre m'apprendra qu'il n'y a pas de motif qui t'obligent à [le] 1 continuer et que tu auras commencé le sevrage.Je me suis plaint officiellement au Gouverneur de la nomination par le Comte de Dalbousle du Sergeant d'Armes actuel, comme je l'avais fait du clerc en loi.Il est convenu de la justice de ma plainte et m'a demandé de suspendre, Jusqu'à ce qu'il peut trouver quelqu'autre emploi à donner à ce vieillard qui est un homme honnête et pauvre.Je lui ai recommandé [2J Mr.Delagrave que Mr.Cochrane avait Joué l'année dernière et dans un tems plus ou moins rapproché il sera nommé.Je te donne ces particuliarité parce que tu m'interroges sur ce point mais le tout quand à présent est secret.Fais dire à Hamilton (par Théophile que je salue) que le Gouverneur m'a informé qu'il lui fesait remise de la part de l'Amende due au Roi.S'il y avait néces- 260 ARCHIVES DE QUEBEC site j'enverrais la lettre où il me le mande mais Je ne le crois pas nécessaire pensant que communication en aura été donnée à Montréal par son secrétaire.\u2022 Tu m'as chargé de réitérer les cérémonies du nouvel an auprès de tes parentes, je suis trop bien disciplinés à l'obéissance que je te dois pour y avoir manqué.Elles sont venues hier faire ici la veillée avec Me G M\"» Clouct G m\"\" Durette.Il y aurait eu de l'incivilité à embrasser quelques Dames en négligeant les autres n'est-il pas vrai.Elles ont donc toutes subi ta loi et voilà comme vous vous entre soutenez toutes Mesdames.Depuis l'avant veille de Noël jusqu'à ce jour le thermomètre qui dans ce pays serait bien mieux nommé Frlgorimetre a varié dans la ville au Séminaire, de dix huit à vingt huit au dessous de zéro, et était à 34 dit-on à la citadelle qui n'est pas à cent pieds plus haut que l'étage d'où je t'écris.Il y a quatre pieds d'épaisseur de neige dans les bols et l'on prétend que d'ordinaire l'épaisseur qu'il y en a dès cette époque, se redouble toujours avant la fin de février.Le pays n'est guère tenable à ce compte.Si l'hiver est rude chez vous ne te hâte pas de renvoyer les enfans à l'école.A leur 3ge la perte d'un mois d'école que remplaceront tes bonnes leçons, ne peut pas leur nuire autant que le ferait du froid pendant la convalescence.Dégâte le plus vite que tu pourras ma chère Aurélle, profite des ins tans ou Je ne rends pas inutiles tes leçons, le sais qu'U importe qu'eUe soit douce et bonne, mais je ris quelques fois de trop bon coeur de ses petites malices pour qu'elle ne se sente pas autorisée à les répéter.Adieu chère amie.Embrasse tendrement tous les enfans et notre chère Maman.Il n'est rien de bon et d'agréable à ces chères personnes et à toi que je ne vous souhaite bien fortement Les Dames d'Ici en disent autant et ajoutent malicieusement qu'une femme n'est jamais aussi libérale que de permettre à son mari d'embrasser les femmes des autres, qu'autant qu'elle entend se réserver le droit d'embrasser les maris des autres.le ne sais ce qui en est.tu m'en diras des nouvelles.Adieu trêve de railleries.C'est toi que je voudrais embrasser avant tout.Ton bon ami G fidèle époux L.-J.PAPINEAU [3] Mon cher Amédé C'est avec la plus vive satisfaction que j'ai reçu la marque d'amitié que tu me donnes en m'écrivant Mon premier et mon plus grand plaisir c'est d'apprendre par toi même que la maladie va bientôt te laisser.Car ce m'est bien de la peine d'être obligé de demeurer loin de mes chers enfans en aucun tems, mais surtout quend Us sont malades et que je ne puis partager avec leur bonne maman les soins qu'U faut leur donner pour les conserver et pour les consoler de l'ennui que donne toujours la mauvaise santé et les remèdes.Mon second plaisir est de remarquer que ta lettre est proprement écrite, sans tache et d'une jolie écriture continue à l'appliquer plus je me donnerai de soin pour te procurer une bonne éducation et plus tu seras en état d'être utile à toi et à ton Pays si tu en proflttes; mais plus tu serait coupable et méprisé si tu n'en profitais pas.J'espère que mon cher Amédé se fera honneur et à ses parens et aux Canadiens, parce qu'U sera bon et Instruit Je te souhaite la bonne année, je te bénis de tout mon coeur et je prie le bon Dieu qu'U te bénisse.Ton oncle J.Viger partira sous peu de Jours et te porteras une paire de raquettes dont avec Lactance vous vous servirez chacun tour à tour quand et comme Maman te permettra.Adieu mon cher Amédé, plus notre ennui d'avoir été si longtems séparé aura été grand plus nous aurons de plaisir à nous revoir et à LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 261 parler ensemble de ce que nous aurons appris chacun de notre coté pendant tant de tems.Adieu sols bien portant.Nous nous aimons tous deux de tout notre coeur J'en suis [.] » ton bon papa.L.-J.PAPINEAU Mon Cher petit Lactance.Rien ne pouvait metre plus agréable que de recevoir d'aussi bonnes étrennes pour mon Jour de l'an que des lettres de mes petits garçons.J'espère bien que Maman les en aura récompensés et leur aura aussi donnés des étrennes qui leur auront été agréables.Si elle y avait manqué, ce serait une dette que Je payerais quand J'aurai le grand plaisir de les tenir sur mes genoux, de les embrasser, de me réjouir avec eux de voir la maladie finie et les écoles recommencées.Gran Pépé et Grend Même disent que tu as les fièvres bêtes et que tu as tout oublié, mais Ils rient en disant cela, ils ne le croient pas.Dis leur, si vous croyez que je suis un petit Ignorant vous ne ririez pas, vous mourriez du chagrin car je sais que vous m'aimez bien et parce que je vous aime Rapprendrez tous les jours quelque chose de nouveau que je récitral ft mon cher papa quand nous aurons le bonheur de nous embrasser.Embrasse pour mol Pépé Même, Maman Aurélle, Esllda et Amedé.Je serai bien heureux quand je vous reverrai tous.Adieu portes-tol bien sols sage et savant, ton bon papa L.-J.PAPINEAU [Au verso:] 5 Janvier 1829 Madame Papineau - Rue Bonsecours Montréal faveur de D.Ross Ecr 1 Raturé.2 Déchiré.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 25] Ma chère Amie C'est aujourd'hui comme de coutume.Tu as toujours été trop long tems sans m'écrire, quand je t'adresse mes lettres, que je devrais commencer en grondant si J'en avals la force.Apparemment que tes belles et bonnes qualités l'emportent de beaucoup sur les [bonnes]1 mauvaises pulsqu'a la distance ou je suis je ne puis me rappeller que les premières à cause de leur grandeur sans doute, et que je ne puis me remettre des dernières a cause de leur petitesse et de leur infinitement petit nombre vas-tu dire.Eh bien soit, après plus de sept semaines d'absence, la femme, les enfans, la maison les habitudes, les amis, se présentent en cortège tous ensemble et parlent au cœur avec une force irrésistible.Oh je voudrais bien qu'ils fassent tous autour de mol.même ft me tourmenter, parce que bientôt après je les mettrais ft la raison et les tourmenterais mol même, s'ils me lésaient enrager.Mais cela n'est pas ft craindre, nous nous aimons et aimerions bien ft nous le dire, et nous sommes et serons encore pendant plusieurs semaines trop éloignés pour nous répéter ces agréables propos ft l'oreille au moins, et tu sais que c'est comme cela qu'ils sont mille fois plus agréables que par lettres. 262 ARCHIVES DE QUEBEC j'ai écrit par Mr.Ross.j'espère qu'U ne sera pas assez négligent pour avoir égaré ma lettre.Vingt quatre heures après son arrivée s'U ne te l'avait mit parvenir tu l'enverrais chercher par Théophile.EUe ne contenait d'ailleurs rien de bien intéressant si ce n'est une prière que J'y lésais.Comme Je prie rarement, du moins faut-il reconnaître que quand Je le fais, c'est avec ferveur et sincérité.Mon oraison était pour que ma chère Julie qui se doit ft son époux et ft tous ses enfans venus et & venir eut soin de sa santé, et comme moyen de ne la pas détruire, qu'elle consentit ft sevrer ma belle et bonne petite Esilda.Ainsi soit-il.Mr.BouchervUle part demain et portera puisqu'il a bien la complaisance de s'en charger les raquettes des enfans.Comme U voyage avec un chantier U ne sera rendu que lundi.C'est pour cela que Je ne lui donne pas [*] cette lettre qui tramerait trop lontems en route.Il ne manque pas de Montréalistes qui descendent.Mr.Leprohon est apparu.Mr.Guy DeBleury Rolland vont apparaître pour être bientôt après suivi de Mr.Glrouard et Scott j.H.Perreault 6°* Si tous ces gens ni aucun d'eux ne m'apportent la veste que J'ai demandée ft ma femme J'en concluerais qu'elle ne songe ft mes recommandations que lorsqu'elle n'a rien autre chose à quoi songer.Le Gouverneur fait bien son métier.Quoiqu'il veuille la chose impossible, l'oubli du passé, le pardon des Injures, et que les deux chambres réconciliées soient plus étroitement unies que des nones avec leur père en Dieu, néanmoins U réussit jusqu'à un certain degré & empêcher le scandale de les voir Journellement se quereller dans le parloir en présence du public Les deux Chambres s'en veulent ft la mort.Le conseil hait assurément le slstême représentatif parce qu'U est nécessairement ft l'avantage des Canadiens; la Chambre déteste un conseil d'égoïstes dont l'ambition et l'avarice règlent toutes les mesures; chacun a la plus grande envie de faire connaître librement son opinion.Nous sommes assurés que l'Influence Représentative finira par prévaloir mais nous voudrions que ce fut [aujourd'hui] 1 maintenant le Gouverneur dit tantôt et U faut un peu d'adresse pour le ménager, l'attacher ft la cause de la Justice, de la raison, du pays.Son aide peut nous rendre heureux, son opposition nous nuire pendant un peu de tems.Il est bien disposé; les plus Impatiens du ConseU ou de nous, l'auront contre eux et nous espérons que ce seront Messieurs d'en haut qui les premiers manqueront de Calme.D'autre coté Us sont dans la nécessité d'être sages parce qu'Us sont ft peu près certains que si l'an prochain il n'y a pas d'acte d'appropriation ils ne seront pas payés (hors les Juges) et que la foule d'autres salariés se Joignant & la Chambre pour se plaindre d'eux.Us succomberont sous le poids de tant de haines qu'Us auraient provoqués.Le Gouverneur voit tout le monde est de sang froid et de bonne humeur.Volt une semaine toute la clique du ConseU puis l'autre celle de la Chambre.Ce soir l'Evéque de Québec et moi et plusieurs membres Indépendants et Mr.Debartzch ont leur jour ft diner avec lui.A son grand bal du trente G un U avait personnellement invité Mondelet j.Viger qu'U volt souvent avec plaisir et avec confiance et la canaUle Dalhouslenne se chuchotaient assez haut pour être entendus que c'était scandaleux de voir tant d'égards prodigués ft des hommes qui étaient sous accusations criminelles, ft cause de leur inconduite [»] envers son prédécesseur.Toutes ces criaUIeries montrent le dépit de cet ancien parti.Les enquêtes qui se conduisent dans trois Comités l'un sur les griefs généraux du pays contre les abus généraux de l'ancienne Administration; les deux autres contre les abus résultant des destitutions dans les milices; et la composition de la Magistrature révèlent tous les Jours'tant de turpitudes et d'iniquités, que le LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME Comte de Dalhouaie sera à Jamais déshonoré et plusieurs de ses créatures punies J'espère Christie entre autres a mis tant d'indiscrétion dans ses violences qu'il y a lieu de croire que nous pourrons avoir Justice.J'ai écrit hier A Labrie.Dis lui que pour le moment le Comité se décide à n'appeller que deux témoins Messieurs Girouard et Scott.Qu'il fasse pour eux tout le travail que je lui recommandais.Qu'après les avoir entendus s'il y avait quelqu'autre faits importons qu'il fallut prouver par les autres témoins, Il sera tems alors d'en faire venir d'autres.Qu'ils seront plutôt entendus sur le Comité auquel est référé la loi qui a rapport aux Milices, que sur celui qui a rapport aux griefs généraux de la Province.Que \u2014 Adieu ma chère amie.A ta maman à mon père mes respects et amitiés, A nos chers enfjans] 3 les plus tendres amitiés et caresses pour les consoler de l'indisposition et de l'ennui dont ils ont souffert.Rosalie ne sera pas long-tems j'espère sans venir te rejoindre et Jouir de la société de ses amis, la rivière étant maintenant prise.A tous nos parens et amis mes souvenirs affectueux aies soin de ta santé d'abord de celle de tes alentours ensuite Je t'embrasse de tout mon coeur.Ton ami et fidèle époux L.-J.PAPINEAU Quebec 8 Janv» 1829- (Au verso:] 8 Janvier 1829 Madame Papineau rue Bonsecours Montreal * Raturé 3 Déchiré.fàffiffîpw iÉyftllM: *'';'-'.: \"1 I 'éùMû Quelqu'un des militaires mariés qui sont ici me fait demander la maison, le régiment devant aller à Montréal.Ainsi, presse Théophile de tâcher de terminer soit avec McLeslle, soit avec Mr.Beaublen, mais j'aimerais mieux que le jardin fut pris avec pour n'avoir pas l'air de laisser la maison à £60 à celui-ci quand j'avais demandé davantage à l'autre.Au reste, vous êtes sur les lieux; ce que vous ferez sera mieux que ne peuvent l'être mes directions.Adieu, chère amie.Aie soin de ta santé, donne-mol le plus souvent que tu pourras des détails sur le babil des enfans, leurs jeux, leurs études, tes arrangement et distribution pour les coucher ec.; que je sols en imagination au moins quelques Ma chère amie.Combien Je déplore le malheur de ta situation de te voir malade, souffrante et entourée de malades sans que Je sols avec toi A partager les soins que demandent nos fols avec vous tous.i Raturé.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33aa] [Copie dactylographiée.] Québec 25 Février 1830 284 ARCHIVES DE QUÉBEC chers enfans.Théophile est bien cruel de m'avoir écrit une lettre qui rue donne d'aussi Vives inquiétudes que la dernière, et de ne pas continuer ft m'écrire le lendemain sur l'étit de ma chère petite Aurélle \u2014 Il est déplorable de me donner l'allarme et sur ton état et sur celui de l'enfant, et de ne pas trouver le tems ou le courage de me dire chaque Jour, quels sont les symptômes de la maladie, si elle s'aggrave ou diminue d'intensité, Je ne crains pas que l'enfant manque de soins, ce qu'il sera possible de lui procurer d'adoucissement toi et ta maman le lui procureront La chère petite peut parler de son papa, le regretter, mais heureusement pour elle ne peut [être] déchirée par le chagrin de cette absence comme Je le suis en ce moment ou Je la vols en danger sans que Je sols auprès d'elle.Je veux des détails relatifs ft toi et ft elle et ne veux rien autre chose.Que Théophile me fasse donc l'amitié d'être plus ponctuel.Qu'il loue la maison ft Mr Beaublen pour £60.soit Ce pauvre Mr Robltaille et la chère Delphine Je n'ai rien dit dans mes lettres précédentes de leur malheur et affliction parceque n'écrivant qu'A toi seule Je ne voulais pas ajouter au poids de ta douleur, l'embarras de consoler ceux qui ne peuvent Jamais l'être [a] efficacement dans les premiers moments de pertes aussi sensibles.Ta chère tante était aimée comme elle était aimante et pour toi 6 pour eux et pour mol Je suis sensible ft sa perte comme Je le dois être.Pour elle elle est échappée 6 un pénible état de souffrance.Je voudrais bien que l'on me donnât des nouvelles plus détaillées de l'état de la santé de l'enfant J'y reviens et avec plus de sollicitude et d'instance que Je n'en veux exprimer.Je ne veux parler d'aucun autre sujet si ce n'est en même tems mon désir d'avoir des nouvelles de la santé de mon père.Adieu chère amie, écrivez mol J'en ai besoin par rapport ft ce qui vous concerne.Ma santé est parfaite, mon application au travail l'était aussi avant que la lettre d'hier ne vint m'allarmcr.Dans toutes les circonstances Je suis tout ft toi et avec un redoublement de soins & de tendresse quand tu en as le plus besoin dans des momens de peine 6 d'inquiétude.Ton ami.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33b] [Copie dactylographiée.] Québec Samedi 27 Fév.1830 Pauvre mère, chère épouse.Je me réfugie dans les sentimens d'amour que tu as pour mol et pour nos autres enfans, pour me rassurer et me soutenir dans le malheur qui pèse sur nous.Si quelque chose pouvait ajouter au respect sans bornes que Je te dois pour ton attachement ft tous tes devoirs, c'est la persuasion que J'ai que le sentiment en est assez fort chez toi et toujours présent pour te dire que ton mari et tes enfans te supplient de t'élever au dessus de toi-même, quand nous sommes soumis ft une plus cruelle épreuve qu'aucune que noua ayons éprouvée.Un enfant ft ton sein attend la conservation de ses jours, pour être, de ta force.Autant tu prendras sur toi pour conserver ta santé, autant Je prendrai sur moi pour me distraire de mon affliction, et me nourrir de l'Idée du redoublement de tendresse pour toi, de soin et d'attention que Je te donnerai quand. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 285 dans quelques Jours nous pourrons pleurer ensemble.Crois que Je sens en mime tems et l'étendue de mon malheur et les obligations que m'imposent la nature et la société, de veiller sur mol pour tacher de contribuer de toutes mes forces au bonheur (diminué) de ma chère Julie, de nos enfans d'Amédée, Lactance, Esilda, Gustave Aurélle1 prie pour nous et pour eux.Tu es entourrée de personnes qui t'aiment tendrement qui partagent ta douleur; fasse le del que ce soit un soulagement plutôt qu'une aggravation à ton deuil.Entourée de personnes qui ne sont pas maîtresses de retenir leurs pleurs, nourris toi du sentiment qu'elles pleurent par [2] amitié pour toi comme pour celle que nous avons perdue.Voyons combien de bons parents et de bons amis nous devons chérir en retour de la tendresse qu'ils ont pour nous \u2014 Ne crains pas pour ma santé \u2014 la Providence m'a donné un tempérament si robuste \u2014 et une épouse et des enfans qui Je l'espère me donneront tant de preuves de leur tendresse en retour de celle que J'ai pour eux; que Je pourrai arrêter mon coeur et ma pensée aux idées de ce que Je dois faire pour les consoler pour leur être utile.J'ai hâte de courir vers cette maison de pleurs pour les essuyer, les tarir peu à peu en versant moi-même avec vous, toutes celles que je répandrai longtems.Je ne pourrai Jamais être plus aimé par une enfant que Je ne l'ai été \u2014 mais Je le serai, par sa mère, par ses ayeux, par des enfans plus âgé, chez qui le même amour est également naturel, par ceux qui parviendront à son âge et que la Providence, Je l'en prie, conservera après nous \u2014 Bonne Julie embrasse avec un redoublement de tendresse ta pauvre Maman, mon pauvre père \u2014 nos enfans \u2014 tes soeurs \u2014 Nous parlions ensemble plusieurs membres hier de la diligence avec laquelle les affaires avalent été avancées et nous paraissions croire qu'il était possible que ce qu'il y avait à faire pût être terminé dans une quinzaine de jours.L'heure qui finira la session sera celle de mon départ et de ma course sans arrêt vers toi.Je remercie le pauvre Théophile de tous les soins et peines qu'il prend pour nous, qu'il ne se rebute pas et m'écrive, toi prends soin de ta santé, mets toi sous le contrôle et la direction absolue de notre chère maman pour tout ce qu'il convient de faire sott pour toi soit pour l'enfant.Adieu je suis pour la vie celui qui doit te chérir, te consoler, et trouver dans ton bonheur Ci celui de nos enfans ce que Je recevrai de consolation.' Ton ami ton époux (Note d'Amédée probablement:] 1 Enfant très précoce, & très affectionnée, morte de croup de A à 5 ans.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33c] [Copie dactylographiée.] Québec 2 Mars 1830 Ma chère Julie.J'ai de la peine, oui, sans doute, et beaucoup d'une perte aussi cruelle et aussi Imprévue que celle que nous lésons.La fragilité de toutes nos espérances, le néant de tous nos projets: le sentiment de la faiblesse 6 de la nullité de l'homme, ne sont jamais aussi fortement sentis que dans des secousses, qui l'isolent, l'arrachent avec violence à ce qu'il aimait avec tendresse & avec la confiance de l'aimer longtems.Il n'y a qu'un refuge c'est dans le sein d'une famille qui s'aime, dont les membres se sentent nécessaires les uns aux autres, qu'il se trouve.Tu penses et tu sens comme 286 ARCHIVES DE QUÉBEC mot, ce que doit nous inspirer de courage la consideration de ce que nous pouvons faire pour éclairer l'esprit et former le coeur de nos chers enfans à la vertu.Nous pouvons aussi, en apparence, leur préparer quelqu'aisance pour l'époque à laquelle ils entreront dans le monde.Mais cette considération n'est que très faible et secondaire.L'aisance est un moyen de parvenir ft la petite portion de bonheur qu'il est donné ft l'homme d'atteindre dans un monde plein de calamités G de misères; mais elle n'est pas un principe de bonheur.C'est dans un coeur pur G un esprit droit et fort que se trouvent les causes premières d'une conduite qui le plus souvent attirera les bénédictions d'une providence protectrice ou la résignation voulue et que commande une providence qui punit et éprouve.Toutes ces vérités te sont si familières que tes enfans les suceront avec le lait de leur mère, [>] et en même tems, le respect, l'amour, la reconnaissance qu'Us lui doivent L'opinion que j'ai que tu te nourris de ces idées; qu'elles conservent leur empire sur toi me soutient et m'encourage ft espérer que tu fais tout ce qu'il te convient de faire pour conserver ta santé.Depuis deux mois et demi tu as vraiment été une mère de douleurs G d'afflictions.L'un de tes supports te manques comme tu lui manques, pour un moment; mais ce n'est que la personne de ton mari qui est momentanément séparés; son coeur G son esprit sont au chevêt de ton lit sont en conversation avec toi, te présentent le spectacle de nos chers enfans te demandant les mêmes soins, les mêmes tendresses que tu as toujours eus pour eux.Au retour nous vivrons plus que jamais en famille.J'avais coutume d'y rentrer sans mélange de chagrin; il n'en sera pas ainsi cette année, oh non sans doute \u2014 mais c'est un chagrin, un vide qui m'attachera plus étroitement aux supports que j'y trouverai.Prenons courage, et d'un devoir, d'une nécessité, fesons un sentiment et une vertu.Est-tu raisonnable, et résignée 7 que l'on me l'écrive, et je le serai 7 Hier j'ai été ft la chambre.A ma première sortie de la maison j'ai rencontré M1 Mailhot, qui connaissait notre chère Aurélle \u2014 Je suis surpris de ma force: je me suis jette dans ses bras U m'a aidé ft me rendre ft la Chambre, Il pleurait avec moi, U avait éprouvé de pareils malheurs G partageait les miens.U y avait de la sensibilité dans notre conduite, U n'y avait pas de faiblesse.J'ai repris l'exercise de mes devoirs publics avec la déçense et l'assiduité, et l'application que commandent des intérêts aussi grands et aussi chers que ceux du pays où sont nés nos enfans, ou plusieurs sont morts, ou vivront ceux qui nous restent si nous [*] obtenons justice, mais d'où il faudrait fuir si nous n'avions pas l'espoir de l'obtenir.Ma chère M* Bruneau je vous recommande mon épouse ayez sur elle tout le libre et plein exercice de vos droits et des miens.Vous l'avez bien guidée, elle vous doit en retour de recevoir de vous des avis et des consolations.J'ai besoin d'avoir des détails de tout ce que vous dites et faites & la maison.Je dois mon travail, mes études, mes journées au public; mais dans les heures de solitude G de recueillement que l'on me donne le plus que possible l'occasion de me croire avec vous autres tous de la maison.Mon cher Théophile n'y manquez pas, et si les occupations ou la maladie ou d'autres causes me privaient un jour de vos lettres, avertissez en mon père, ou PhUlppe ou quelqu'autre afin qu'Us me donnent des nouvelles de la famille.Adieu ma chère Julie je t'embrasse avec tendresse et nos chers enfans ta maman, tes soeurs, mon cher papa qui ira quelquefois te voir, tous ceux qui t'aiment et te vont consoler.Je suis, toujours ton bon ami G fidèle époux. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 287 L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33d] [Copie dactylographiée.] Québec 3 Mars 1830 Comment est tu portante ma chère Julie ?As tu reposé la nuit dernière \u2014 Ton sommeil a-t-il toujours été agité ?\u2014 Pourquoi ne vois-tu en songe que des objets lugubres.Des anges doivent aussi te sourire.Est-ce que tu manquerais de les croire quand Us te promettent qu'ils prieront pour toi \u2022\u2014 pour moi; pour ceux qu'Us ont laissés G confiés à nos soins Ils t'ont dit que.n'en ayant plus besoin eux même, de ces soins \u2014 qui leur ont été si chers, \u2014 nous devons les reporter sur les débris dé notre famille.Ne le ferons nous pas ?\u2014 Bientôt la saison embellira la nature, et les Jeux de nos enfans, car les enfans sont heureux et jouent et pleurent dix fois dans le même jour les Jeux de nos enfans l'embelliront encor plus, et nous rendront quelque sérénité et des souvenirs attristans, que je ne veux pas perdre, mais receullllr, pour apprendre de bonne heure A ceux qui survivent à concilier ensemble et la sensibilité 6 la force qui leur sera nécessaire de plus en plus à mesure qu'ils avancent à tâtons dans la carrière de la vie.Mon cher Amédée, est-il a la maison 7 est-U au Séminaire 7 ce qui t'aura été le plus agréable 6 à lui a du être la loi, Je comprends mieux que jamais combien c'est par des encouragemens et des caresses qu'il faut entraîner les enfans à s'instruire, non par la contrainte.Car tout ce que peut acquérir de graces et de lumières, l'enfance, n'est qu'une semence qui se développe plus tard qui n'aura de maturité & d'utilité qu'A l'Age d'homme, et les chagrins & les punitions auront été des maux réels sans aucun mélange de bien, si cette enfance, si fragile, est brisée quand eUe n'est qu'une tendre fleur.[a] Si Lactance aime mieux s'amuser A regarder des gravures, des cartes de géographie et que tu trouves A propos de le garder auprès de toi, vous vous serez plus utile l'un A l'autre, que sa pauvre école ne peut lui en apprendre, pendant quelques semaines.Et ma chère petite EsUda si belle, si bonne qui nous a été rendue par un miracle par une bonté sans bornes, qui nous soumet sitôt après à une épreuve également sans mesure, quel mélange pour toi de consolation & de deuil que de pouvoir la caresser cent fols le jour comme je le ferai dans quelques jours lorsque nous serons réunis.Mon petit Gustave tu m'en as fait le portrait d'après nature, car le cœur d'une grand mère ne la trompe jamais sur ce que sont et promettent ses petits enfans, ses yeux les fixent trop assiduement pour qu'elle ait pu s'y tromper: puisqu'il est le plus beau de ses petits enfans, pourquoi n'a-t-elle pas dit d'une manière plus brève, c'est le plus bel enfant qu'U y ait au monde Les deux expressions n'expriment qu'une même chose, le seul obstacle qu'U y ait A prendre ces assurances A la lettre c'est que toutes les Grand Mères au monde, ont chacune le plus beau petit enfant du monde.Quoiqu'il en soit U saura bien se faire chérir, et nous tacherons de le rendre encore meilleur qu'U ne sera beau pour que sa grand mère n'ait pas trop à rougir des éloges qu'elle ne manquera pas d'en faire.Mais en attendant consulte ta santé et la sienne.Il se pourrait qu'autant de fièvre et de souffrances comme tu en as éprouvé, au moral comme au phislque demanderait de ta part de sacrifice soit de partager son allaitement soit de le sevrer et le nourrir A la eu il lier.Dans ces cas tu es trop raisonnable pour conserver une volonté A toi & ne pas t'en rapporter [3] A ce que décideront ta maman et le médecin. 288 ARCHIVES DE QUÉBEC J'ai aujourd'hui une lettre ce cher Curé dattée de Verchères timbrée de Montréal; s'il y vient sous peu U est un de ceux que tu embrasseras pour mol et remercieras de sa lettre.Ce que je puis avoir de tems disponible c'est pour m'entre tenir avec toi, plus tard je m'entretiendrai avec d'autres mais pour le moment je ne veux pas me donner la privation d'être ailleurs qu'avec vous tous dans ta chambre.La pauvre Vevette y entre pour la première fois dans un moment malheureux.J'espère vous y retrouver toutes réunies, qu'elle m'attendra.Je t'embrasse et ta maman 6 mon père et tes soeurs et nos enfans surtout et toi avant G après eux.Ton bon ami et fidèle époux.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33e] [Copie dactylographiée.] Québec 4 Mars 1830 Ma chère Julie, ma bonne Maman.Les détails que l'on me donne sur l'amélioration de ta santé sont la première consolation efficace que je reçois à l'affliction que j'ai éprouvée.Le poids de la misère est si grand que je reçois les empressemens de mes amis à m'en soulager, leur compassion attentive, comme des marques de pitié qui me sont dues, que je leur prodiguerais si les mêmes malheurs les atteignaient, et dont Je leur suis moins reconnaissant dans ce moment, que Je le serais aux plus légères marques d'attention dans des circonstances ordinaires.Mes inquiétudes pour toi me tourmentaient autant que mes regrets pour ma chère Aurélle.J'ai l'espoir que la diminution de la maladie au degré où tu te trouvais mardi G l'augmentation de forces que tu éprouvais continueront et cela contribuera plus qu'aucune autre circonstance possible à me faire reprendre courage, à espérer que la Providence pour un tems voudra bien suspendre ses épreuves.\u2014 N'avoir pas eu de lettres hier m'avait Jette dans une agitation qui ne m'aurait peut être pas permis d'oser paraître en Chambre, si Quesnel n'avait pas eu une lettre de M* Coursol, qui ne parlant que de la mort de notre cher enfant sans lui parler de toi me laissait espérer qu'il n'y avait rien d'extraordinaire par rapport à toi \u2014 Je l'ai néanmoins prié de courir chez MT Viger savoir s'il avait des lettres.M* Viger disait qu'elle t'avait vu la veille dimanche bien affligée mais sous le rapport de la santé mieux que tu ne l'avais été auparavant, espérant de ta raison de ton amour pour tes enfans, de ta résignation, que le tems apporterait du soulagement ft ta peine et que tu étais sur |2] la vole du rétablissement.Hier pour la première fois depuis samedi J'ai en me couchant tombé dans un sommeil profond qui a duré jusqu'à ce que l'on soit venu après huit heures m'apporter la lettre de Théophile de mardi.EUe m'a soulagé tout autant qu'un si bon sommeil après les veilles des nuits précédentes.Je t'écris de la Chambre et non de chez mot.Il y a une ardeur ft avancer le travail de la Session qui hâtera le moment de notre réunion, cela je ne puis pas le perdre de vue, comme le plus grand motif de consolation dont je doive me nourrir.Mais au milieu des membres dont je suis entourré je me distrais de mille pensées dont j'aime ft m'occuper quand Je suis seul et que J'aime ft écrire quand je te les adresse.Je répette mes remerclmens ft ta chère Maman ft mon père, ft tes soeurs \u2014 je caresse les enfans et je chéris tendrement mon épouse, je la remercié de prendre soin de *a santé et par là de mol G des nôtres.Adieu ton bon ami G fidèle époux. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 289 Je remercie Théophile de sa bonne lettre de mardi, j'en attends fréquemment pendant ta convalescence.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33f] [Copie dactylographiée.] Québec 6 Mars 1830 Ma chère amie.La lettre que je recois aujourd'hui me donne la consolation de te voir telle que je t'ai toujours vue, t'oubliant toi même pour le bien de ta famille.Tu t'arraches a tes douleurs, à ces pensées si déchirantes et dont on aime a se nourrir quand on est dans l'affliction parceque la voix et les vaux de ton époux t'appellent ft te consoler pour qu'il se console, et que les besoins de tes enfans t'appellent ft te distraire pour les soigner.Dans le mime moment où je t'écris et m'entretiens avec toi, tu fais un effort pour m'éciire, je m'en réjouis.C'est un moment pénible pour toi, tu pleures; pour la premiere fols depuis une perte Irréparable tu viens m'en entretenir, et comme au premier moment de notre entrevu, lorsque nous nous embrasserons, ce ne sera pas sans un mélange inexprimable d'un profond regret pour celle que nous avons perdue, du plaisir de nous revoir G de nous entre secourir, d'attachement étroit ft ceux que nous avons conservés, de crainte et de tremblement sur la fragilité de tout ce qui nous attache ft la vie; d'un cri d'effroi vers la providence en lui disant ayez pitié de nous; d'un sentiment de confiance et d'espoir qu'elle nous conservera nous et les nôtres à l'abri durant un tems plus ou moins long de nouvelles secousses; tu commences ce moment d'épreuves lorsque tu prends la plume pour m'éciire.Tu es agitée mais après que tu m'auras écrit, < oui mon ami je t'aime et bien tendrement et j'ai le plus grand soin possible de mol et de mes enfans » tu te trouveras plus forte & soulagé parceque tu auras [2] rempli un devoir.En même tems je ne veux pas qu'en com-mançant tu fasse rien de plus que de m'éciire quelques lignes, très peu, un mot d'amitié.Les femmes sont fortes ft supporter les misères phisiques et morales attachées ft la maternité, et ft la routine de leurs occupations habituelles, mais il y a vraiment de la fatigue pour elles d'en sortir \u2014 et dans un état de faiblesse très grande le simple travail manuel d'écrire devient une fatigue qu'il ne faut pas se donner plus qu'il n'est nécessaire de le faire.Je remercie bien ce cher Curé de Verchères de la preuve de grande amitié qu'il nous donne en laissant dans un moment d'aussi grandes occupations pour lui, sa paroisse, pour venir nous consoler.Je vois peu d'hommes entouré de plus de titres au respect que celui qui toujours aime et remplit tous ses devoirs uniment et sans ostentation comme le fait ton estimable frère.Pour Théophile Je l'aime toujours et le gronde souvent parceque dans des tems 6 des circonstances ordinaires mon excessif éloignement ft t'écrire, lui a fourni les mauvais exemples de paresse dont j'ai souffert dans des circonstances si inattendues que celles ou je me suis trouvées ~ Si je n'avais pas trop souvent fait devant lui l'apologie de la paresse, il n'aurait pas confié lundi sa lettre ft quelque petit vaurien, ft qui je ne suis pas obligé en conscience de pardonner, mais l'aurait lui-même porter & la poste.J'ai eu un tort, il en a eu deux, et son vaurien de messager et lui, mille soins, obligeances, amitiés, empressemens dans tout le reste ft nous être utile dont je 290 ARCHIVES DE QUEBEC lui suis tris reconnaissant.Mais il b eu plus que tout cela de mérite, c'est une tendresse si [*] vive pour nos chers enfans que notre perte est la sienne aussi; qu'il me fait pitié qu'il est déchiré comme nous le sommes et que s'il n'est pas malade c'est aussi parce qu'il s'arme de force et de raison pour l'amour de toi.Ma chère Mère, Madame Bruneau, faites, pour vous distraire comme Je ferai dans quelques Jours; embrassez souvent et tendrement ma chère Julie, mon Ezilda, quand nous ne pouvons plus embrasser mon Aurélle \u2014 ma chère Aurélie, et mon petit Gustave, les autres aussi si vous voulez, mais c'est en consolent les plus faibles que nous puiserons le plus de force.Je souhaite aussi avoir quelques mots sur la santé de mon cher père.J'ai eu de l'inquiétude par rapport à ma chère Maman elle éprouve de nouveau ses faiblesses d'estomac.Adieu chère amie, chaque avis qui m'apprendra que ta santé se fortifie, allégera le poids de mon chagrin.J'embrasse toute la famille, mon Amédée, mon Lactance, un mot de lettre de leur part me fera plaisir, pour la vie ton bon ami 6 fidèle époux.P.S.Je remercie le bon Fabien de la sensibilité qu'il a montrée pour mon malheur, il est vraiment un homme bien estimable et Je sais qu'il était sincère, je saluts tous nos honnêtes engagés ils ont tous eu du deuil pour nous, les pauvres gens.J'incline ft croire qu'il est de trop bonne heure pour commencer les couches chaudes avec nos jardiniers.Il faut que Théophile ne craigne pas la raillerie.S'il trouve ft propos d'engager un jardinier pour une couple de mois, qu'il le fasse.L.-J- PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33gJ [Copie dactylographiée.] Québec 8 Mars 1830 Ma chère Julie.Je n'ai pas reçu aujourd'hui la lettre que j'attendais de toi comme tu le vois, par celle que tu as de moi au moment ou je t'écris la présente.Je n'en suis ni surpris ni inquiet ainsi ne t'attriste nullement de ne l'avoir pas fait.La bonne et longue lettre de Théophile me donne des détails sur ce que vous faites et dites et m'occupe et me distrait; appelle mon attention sur les jeux et l'innocence et la bonne santé de mes chers petits enfans et sur la raison, la résignation, l'amour pour eux et pour mol de leur mère, de ma bonne épouse, de ma bonne amie.Cela est rassurant.Sa migraine de Samedi, et la fatigue qu'elle aurait mal ft propos prise en m'écrivant dans cet état, sont des excuses 6 si j'osais trancher le mot, je dirais un acte d'obéissance ft son époux, qui veut avant tout et toujours qu'elle n'oublie Jamais un moment de prendre les précautions qui hâteront Son rétablissement Mais ce vilain mot d'obéissance doit disparaître partout ou ceux d'amour ou de confiance peuvent le remplacer et produire le même résultat.Ainsi ma chère Julie je te remercie de n'avoir pas écrit quand ce t'aurait Incommodée comme je le prévoyais 6 le disais dans ma lettre, mais j'espère que tu es un peu plus forte et que tu m'écris aujourd'hui et Je suis certain que sous le rapport de la tranquille d'esprit et du calme de tes affections si violemment boul-versées comme elles l'on été dernièrement tu n'en éprouveras que du bien.[a] La mauvaise saison vous a de nouveau envahis plus vite que nous ici puis qu'elle ne commence qu'aujourd'hui par un vent violent accompagné de beaucoup de neige mouillée.Les affaires s'expédient avec rapidité mais s'accumulent de même. LETTRES DE L.-].PAPINEAU A SA FEMME 291 Il est possible que la Session dure jusque vers le vingt, et alors nous serons renvoyés sans doute, parceque les juges, obligés d'aller en cour, et ne prêtant plus leurs lumières au Conseil, ces aveugles ne pourront plus marcher sans bâton.Cest.une indignité pour le pays d'être livrés â la direction de quatre hommes aussi profondément immoraux et méprisables que les quatre Juges de Québec1 Sir James a eu le tort de vouloir les soutenir, ils l'ont honteusement compromis dans l'affaire des Milices.Il doit ouvrir les yeux, il n'y a plus à reculer; ils le perdront ou il les perdra.Dans mon malheur domestique les souffrances publiques se sont présentées â mes regards sous des traits plus odieux que jamais, leurs auteurs m'inspirent une indignation plus forte que je ne l'avais sentie, et c'est naturel.Dans la tranqullité et les douceurs d'une union aussi chère que celle que J'ai avec ma femme et mes enfans, je trouvais un refuge, une consolation contre les injustices des ennemis de mon Pays, mais quand ce sanctuaire à été envahi par la mort que rien n'attendrit m'arrête; que pour un tems on se sent poursuivi partout par le malheur; il en doit résulter ou un découragement qui tue un homme ou l'hébété; ou bien une exaltation, qui lui fait dire, Je vaincrai le malheur.Je suis d'avis que les Avocats et Citoyens de Montréal, témoins de l'infamie de Stuart dans ses poursuites politiques, viennent le plutôt possible devant la Chambre l'accuser de subornation [°] et parjure dans l'affaire de S* Germain, de malversation d'office en promettant l'impunité à ses partisans et vengeance à ses adversaires.Que * Théophile copie ceci pour le D1 Nelson.Qu'il voie mon père au sujet de la maison de Dcwitt dont je t'écrivais; que l'on me réponde au plutôt sur ce sujet, que le tout demeure un secret.Adieu ma Julie je vous embrasse tous de toute mon âme & de toute ma force.J'Irai bientôt porter dans mes bras ma chère petite Ezilda.Tout à toi Ton ami 6 fidèle époux.1 II s'agit de Jonathan Sewell, James Kerr, Edward Bowen et J.-T.Taschereau.The Quebec Almanack for 1830, p.60ss.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33h] [Copie dactylographiée.] Québec 9 Mars 1830 Ma chère amie Le mardi est un de ces jours malheureux où je n'attends pas de lettre de Montréal parceque Je n'ai pas le tems de me receuillir dans mon appartement pour me mettre en rapport et en conversation avec ce que j'aime le mieux au monde, ma famille, mes enfans et leur tendre mère.Nous commençons & avoir deux séances par Jour, ce qui annonce toujours l'approximation de la dorure et sous ce rapport te sera agréable et te consolera de la brièveté, du peu d'ordre G d'intérêt de mes lettres.Si elles venaient A manquer quelque jour, tu ne t'en inquiéteras pas.Je m'efforcerai, mon amie, de ne pas manquer h écrire bien assiduement, mais ce surcroit de travail et la fatigue des débats dans lesquels j'ai commencé à rentrer pourrait peut être ne me pas laisser la satisfaction de m'entretenlr avec toi par chaque poste.J'espère que tu es mieux portante, en état de rendre â ta chère maman, quelques un des soins qu'elle ta donnés.Elle est malade, comme toi, de peine autant que de fatigue, et je ne puis être avec vous a partager vos peines et vos fatigues et, depuis tant d'années, que 292 ARCHIVES DE QUÉBEC moi et bien d'autres avons sacrifié le bonheur de partager les chagrins comme les jouissances de vivre en famille, au désir, au devoir de promouvoir le bien du Pays, nous n'y pouvons réussir parceque quelques individus couverts de crimes veulent se gorger d'or.Le désespoir donne des forces.Ils sont démasqués, attaqués tous les jours plus vivement avilis, Us ont commencé ft rouler du haut de la Montagne où ils s'étalent élevés en rampant ft chaque Instant; [a] Us roulent avec une vitesse redoublée et vont s'engloutir dans l'abîme et l'obscurité d'où Us n'auraient jamais du sortir \u2014 A ce que je conseillais de faire de suite ft Montréal contre Stuart dans ma lettre d'hier, U faudrait que trois au moins des personnes qui ont été parties au procès ou témoins vinssent avec la requête, des personnes éclairées capables de répondre avec énergie car nous n'aurions pas le tems après l'avoir reçue d'envoyer quérir et d'attendre des témoins \u2014 Dans les causes de St Benoit, les avocats ont du excepter & rindlctement en disant qu'U n'y avait pas dofliciers de milices ni de mai (sic) d'officier tout cela est pour Théophile pour qu'U en parle sans me citer ft d'autres qu'a Nelson,1 Cherrier * et L» Viger, qui ont l'énergie qu'U faut pour mettre cela en train et pour venir l'appuyer.Tout ce que je pourrai recevoir d'avis de détails d'entretien de toi ma chère amie et des nôtres sera le seul soulagement ft mes fatigues comme homme public, ft ma douleur comme père plongé dans un grand malheur.Adieu mes respects & ta maman, 6 mon père.Par une lettre que Dessaullcs a eue hier je vois que la santé de ma chère maman se rétablit.Je t'embrasse G mes enfans de toutes mes forces.Ton bon ami G fidèle époux.1 Wolfred Nelson (1792-1863), médecin, sera un des principaux collaborateurs de Papineau jusqu'en 1837.Le père Le Jeune, Diet, général du Canada, vol.II, p.336.» Corne-Séraphin Cherrier (1748-1805), avocat était cousin avec la mère de L.-J.Papineau.J.-J.Lefebvre, La famille Cherrier, dans les Mémoires de la Société généalogique canadienne-française, (janvier 1947), p.153s.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME (APQ P-B: 331] [Copie dactylographiée.] Québec 10 Mars 1830 Oui ma chère amie tu es bien en effet une mère de douleurs et d'affliction \u2014 Tu as été déchirée plus que mille personnes qui ont offert le sacrifice de leur vie ft leur fol et qui reçoivent un culte religieux.La Providence qui t'a soumise ft une si terrible épreuve peut seule te soutenir \u2014 Sacrifier sa vie avec l'espérance de voir sous peu finir ses tourmens et la foi en une récompense Immense et prochaine était un moindre effort d'héroïsme que ceux d'une mère tendre, torturée de toutes les souffrances qu'a endurée une enfant st chère, suppliciée sous tes yeux, sans que tu y puisses porter nul des secours que tu brûlais de lui rendre, puis la perdre, puis n'avoir pas son meilleur ami auprès de sol, aussi affaibli et chagrin que toi, mais trouvant dans le besoin de nous chérir et entresecourir le seul refuge contre une pareille calamité.\u2014 Ah mon amie ta lettre est bien l'expression des cris douloureux de la mère la plus tendre, de l'épouse la plus affectueuse, de la femme la plus sensible et la plus respectable que je puisse imaginer.Ton mari, le père de ceux LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 293 qui nous restent de nos enfans, te doit un culte d'amour et de reconnaissance pour ce que tu trouves de force 6 de résignation par amour pour lui et pour eux.Tu sais que Je désire passlonément aller pleurer avec toi, aller t'aider dans les soins qui demandent notre famille et le soin du rétablissement de ta santé.~ Je t'écris de la Chambre ou nous siégeons ce matin et Je ne puis le faire qu'a la hâte.Ta lettre m'y a été remise, la poste n'étant arrivée que tard.Elle fera ma consolation par la satisfaction que j'ai à la recevoir de toi, elle fera mon deuil ce soir sur mon oreiller en me rappellent les cruels [-] tourmens d'une enfant qui m'a tant chérie, que Je vols toujours partout, qui me manquera toujours partout Mais Je ne sais ce que Je dis, toi mon amie Je te retrouverai et nos autres enfans, nous ferons pour leur amusement et leur instruction chaque Jour quelqu'effort, qui les rendront heureux dans ces momens et leur bonheur ils n'en peuvent pas avoir sans que nous le partagions, et leur oublie naturel à leur age d'une d'entre eux ne sera plus pour nous l'oublie de notre chère Au relie, mais quelques momens de distraction, un motif, de résignation plus ou moins grande selon que la Providence voudra bien le décréter.Adieu ma Julie \u2014 Mes respects et amitiés a qui j'en dois tu en as en ce cas autant et plus pour ta part que tous les autres ensembles.Adieu je vous embrasse tous bien affectueusement Ton ami et ton époux.y'.\".' .c;,;-; .L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQP-B:33JJ [Copie dactylographiée.] Québec 11 Mars 1830 Ma chère Amie.Je reçois aujourd'hui la lettre de Théophile qui me dit ce dont je me doutais bien que l'effort que tu as fait pour m'écrire ta fatigue et un peu indisposé.Tu ne pouvais pas en effet m'écrlre sans m'entretenlr du sujet de notre profonde douleur et tu le fais avec une sensibilité si vive et si touchante qu'il était Impossible que tu n'en fusse émue au point d'être Incommodée.Tu m'a fait verser des pleurs mais tu me donnes bien de la consolation par la preuve de tes efforts à te surmonter \u2014 Tes soins je le vois se portent sûr notre chère petite Ezilda avec un redoublement de tendresse.Elle a dans ta volonté autant ou plus que tes forces ne le permettent tous les soins que tu répandais & sur elle et sur celle que nous avons perdue.Combien ses gentillesses, ses jeux, sa gaieté que Théophile me peint si bien, contrastent avec notre deuil.Mais c'est pour te soutenir dans ta faiblesse que la Providence veut qu'elle et notre petit Gustave soient eux-mêmes si petits, si faibles qu'il faut que tu trouves des forces pour les soutenir.Ils sont tout ce que leur age comporte de force 6 de gentillesse, et d'innocence, et de besoins toujours renaissans \u2014 pour que les parens trouvent dans l'accomplissement constant de leurs devoirs, la récompense de leurs fatigues \u2014 ce bonheur quand on les conserve, ce désespoir quand on les perd, qui fait partie d'un ordre de choses bien lncomprébanslble pour nous, auquel nous sommes soumis forcément ou bien avec résignation.Quoiqu'il en soit quand je vous aurai rejoins dans quelques jours il [2] faut décldenrment faire ouvrir une porte dans le pignon de la maison pour communiquer dans l'appartement voisin que nous ayons aussi près de nous que possible ces chers enfans. 294 ARCHIVES DE QUEBEC Je remerde bien cordialement Théophile G le prie de continuer A m'écrire mes respects & amitiés A qui de droit J'écris de la Chambre \u2014 nous avançons les affaires mais moins vite que je souhaite \u2014 aussi vite que convenablement faire se peut Adieu ma chère Julie, j'embrasse par ton entremise nos enfans aussi étroitement que je le pourrais faire moi-même.Tout à toi Ton ami & fidèle époux.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33k] Québec samedi 14 mars 1830 Ma chère amie, combien péniblement S lentement s'écoulent les jours qui me forcent ft demeurer séparé de toi dans un moment où ce serait pour toi une si grande consolation, pour nous deux plutôt un adoucissement nécessaire ft des peines aussi vives que celles que nous ressentons, de pouvoir nous réunir pour déplorer ensemble notre perte.Ma chère enfant je l'ai toujours sous les yeux, mais moins malheureux que toi je la vols plutôt et plus souvent telle que Je l'ai laissée avec ses graces et son amour pour mol, et toutes les espérances que J'attendais du bonheur de l'élever et de l'aimer toujours, au lieu que tu as le malheur de la voir déchirée par d'aussi épouvantables souffrances que celles que tu m'a décrûtes avec tant de déchirement de coeur pour toi & pour mol.Je détourne le plus que je peux mes regards de ce triste spectacle.Je me dis que je partage le sort attaché ft tout ce qui a vie.Que le même deuil s'étend tous les jours sur toutes les familles.Que vivre G souffrir sont un seul et même événement avec des momens de relâche et d'autres de redoublement de misères.Parmi tous les secours naturels que l'on peut trouver contre des afflictions par lesquelles 11 faut que nous passions tous, le plus puissant le plus durable, celui qui se retrouve le plus sûrement [2] a sûrement au besoin c'est le respect la confiance, l'amour mutuel entre des époux, entre des parents et des enfans, et successivement dans des cercles qui vont en s'élargUsant entre les membres d'une même famille, puis en suite les amis.Du moins nous avons bien ce bonheur, notre douleur est bien sincèrement partagée par un grand nombre de bons parents et de bons amis, sur l'affection constante et solide desquels nous pouvons compter.Leur affection pour ceux qui nous restent de nos enfans redouble; ils s'empressent autour d'eux et relèvent auprès de leur mère affligée, le mérite qu'ils ont naturellement N'est-ce pas là la distraction la plus chère ft ton coeur.Les chers enfans Us sont étrangers encore ft ces vives douleurs que l'on ne connaît que dans un âge plus avancé, mais prends sur toi pour ne pas leur donner même de ces chagrins passagers, que l'habitude des pleurs et de la tristesse de leur mère, leur donnerait D faut qu'ils accourent ft toi avec transport avec pétulance avec les ris immodérés, et la joie turbulente que la nature leur inspire.Il faut que leurs jouissances soient les nôtres, pour que notre société soit celle qui leur plaise le plus et là encore dans l'accomplissement d'un devoir nous trouverons bien des plaisirs G bien des avantages.Leur éducation nécessite des rapports avec une foule d'autres personnes et là commence une suite de devoirs sociaux ft remplir vis-à-vis d'autres personnes.C'est ainsi qu'une famille se [8] trouve liée et en rapport avec mille autres, que la société se consolide, que l'on est sans cesse rappelle ft l'Intérieur de sa maison par le voeu de la nature, poussé au dehors par des devoirs de la vie civile et que la vie se partage par sauts LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 295 et par bonds dans toutes les aberrations apparentes et dans l'ordre réel que veut établir une providence Incompréhensible, qui inspire pour compensation la crainte des revers dans la prospérité, et l'espérance dans le malheur.Quant A la maison de Dewit Je n'en voudrais A présent qu'autant que ce serait un bon marché.Le terrain étant divisé en trois sera trop cher, pour l'acheter comme Jardin.J'incline A penser que Mr Selby vendrait assez facilement.Je vois aus[sl]1 que Ross veut vendre un verger dans le fauxbourg St Antoine qui est prés de la ville et du college, ma principale raison d'acheter chez Dewit, mais 11 n'en manquera pas d'autres si je n'ai celui là.Un terrain un peu grand autour de ma maison me semble plus que Jamais un besoin.J'attends les détails que Théophile me promet pour des considérations d'intérêt et ton avis pour des considérations auxquelles Je ne donnerai pas moins de poids qu'A celles de l'intérêt.Ecris moi ce te fortlefiera A présent Mes respects et amitiés A ta chère maman aux chères Vevette G Rosalie mes embrassemens G remerdemens.Théophile est au dessous de toute louange pour son assiduité A me donner d'aussi aimables détails sur tout le mérite qu'il donne A mes enfans.Je le crois bien mieux sur ce chapitre que sur bien d'autres.Contre Stuart la requête au Gouverneur devrait contenir la prière qu'il se fit donner les notes de témoignages des Juges mais si elle est faite et en route avant que ceci vous parvienne c'est encore mieux.J'espère que nous pourrons finir les affaires la semaine prochaine.Ainsi soit.Mes enfans et leur mère.Je suis tout A eux ton ami 6 fidèle époux L.-J.PAPINEAU [Au verso:] Madame Papineau Aux soins de T.Bruneau Ecr.Avocat Montréal 1 Déchiré.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQP-B:331] [Copie dactylographiée.] Québec 16 Mars 1830 Ma chère amie.M y a toujours dans chaque semaine ce vilain Jour du mardi où Je ne recols pas de lettres de la maison.Je n'ai pas non plus écrit hier et me voila plongé pour la semaine dans un embarras de tant d'affaires que J'ai hate de terminer, que Je suis presque étranger a toute autre pensée.Mon coeur est avec vous, mais ma pauvre tête est si chargée et si distraite par la variété et l'Importance de tous les sujets de discussion que nous avons, et dans aucuns desquels Je ne voudrais paraître sans pouvoir soutenir la comparaison avec ceux qui s'en occupent que parfois je ne sais pas trop où elle est ma pauvre tête.Nous avons régulièrement nos deux séances chaque jour.Nous avançons beaucoup, mais moins vite que Je ne voudrais \u2014 J'ai tant de désir d'aller te témoigner toute ma reconnaissance de tout ce que tu as fait d'efforts pour te vaincre 6 te surmonter dans une épreuve telle que celle que tu as éprouvée.Tu me consoleras, mon amie \u2014 Arme toi de plus en plus de courage pour soutenir le mien.Je sais bien que quand je serai sorti du tourbillon des affaires, et de la force que me donne l'amour de mon pays et de la haine qu'inspire l'examen journalier 296 ARCHIVES DE QUEBEC de la conduite de ses ennemis Je sentirai bien vivement ma chère enfant, mais Je compte sur les soins & les affections A recevoir A donner A ma femme et A mes enfans comme sur ma plus grande ressource.Ainsi prépare mol des occupations qui te soient et A eux utiles 6 agréables le plus que tu pourras.Rassures Théophile sur la supposition qu'il fait que Je me [*] chagrinerais de l'engoûmcnt, aveugle & momentané de Nelson Henry G quelques autres, pour Cuvil-ller.Il s'est conduit, d'un bout A l'autre de la Session, comme un bourru inconséquent U n'y a nul autre motif d'action que la haine et l'envie contre Nellson qui le remue.U n'a voulu travailler A rien.La Session est la plus importante dans ses-résultats qu'il y ait Jamais eue.La Chambre y aura - acquis une réputation et une influence durable.Les créailleurs de Montréal Jappent sans rien savoir de ce qui se passe.Le Bill de milice1 a passé A l'unanimité dans la Chambre, Cuvillier, leur idole, votant avec les autres et A une grande majorité dans le Conseil, les Juges forcés de ratifier leur dégradation.Nous sommes sur les dépenses civiles et A l'unanimité, les salaires de tous les Présidens des Sessions de quartier ont été négatives hier soir.1 Nous savons résister A Sir James et savons le soutenir, quand il le faut \u2014 Mais, pour la précipitation et la légèreté de leurs Jugemens quelques un de nos amis, sont aussi pétulants que des français.Le présentement des grands Jurés, que Théophile m'annonçait avec tant de complaisance, est d'une faiblesse A faire rire.Messieurs de Montréal, qui ne veulent pas faire de requête A la Chambre parce qu'il est trop tard, ne volent pas que, si ce qui est très probable \u2014 nous n'avions pu faire une enquête, nous aurions demandé au gouverneur de la faire faire, que nous le mettons dans la nécessité par là d'agir avec ou contre la Chambre, que, si ce n'avait pas l'effet de le détruire, cette année, c'eut été avancer sa chute pour l'an prochain.Quand A la maison de Dewltt mon père me dit que tu n'en parais pas très soucieuse ni moi beaucoup J'attends néanmoins une lettre demain pour me décider, si J'ai un mot de toi il me [*] sera toujours très agréable et le seul allégissement dont Je suis capable.Adieu chère amie tout A toi J'écris de la Chambre en grand hate.Je t'embrasse et les enfans Ton bon ami et fidèle époux.1 Jacques Viger était l'auteur d'un projet de réorganisation des milices.On peut trouver le tableau des milices dans la Saberdachc bleue, vol.8, p.332s.* Voir la Gazette de Québec du 22 mars.Les débats y sont reproduits.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33m] [Copie dactylographiée.] Québec 18 Mars 1830 Ma chère amie.Rien ne pourrait être une plus grande consolation ma bonne amie que de recevoir tes lettres, si Je te voyais un peu plus forte.La profonde douleur qu'elles respirent m'effraie quelquefois pour ta santé.Tu es encore dans le même état ou Je me suis trouvé dans le premier moment où une perte si déplorable est venue me terrasser pendant plusieurs Jours, chaque lettre qui m'arrlvait m'effrayait autant LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 297 qu'elle m'était nécessaire.A la vue d'un malheur aussi grand, aussi imprévu, que celui que nous avons éprouvé, aucun autre ne m'aurait surpris je voyais un coup si épouvantable, d'une Providence toute puissante, que je me livrais beaucoup plus à la crainte que je te cachais qu'à l'espérance que je te montrais.Tu es trop sous la domination de ce premier sentiment; rassure-toi ma bonne amie, espérons dans une bonté & une protection toujours plus grandes que nous ne méritons; qui, si elle nous donne la résignation dont nous avons si grand besoin, voudra bien cicatriser et guérir une plaie si douloureuse.Néanmoins en nous tenant séparés pour un tems, elle laisse plus longtems la plaie ouverte G saignante.Tu es sans cesse environnée de tout ce qui renouvelle à chaque minute le sentiment de ta peine, mais fixe tes regards tes soins tes affections le plus que tu pourras sur tes enfans, sur mol, sur tout ce qui t'intéresse et raffermira ton courage et ta santé.Je t'en prie G supplie n'écoute pas de noirs pressentiments ils peuvent faire naître d'affreuses réalités, en ce sens qu'il n'y a pas de passion plus destructive de la santé que la peur [-] écarte là donc Je suis honteusement mais Inévitablement distrait d'un aussi grand sujet d'affliction que celui qui semblerait devoir m'occuper toujours.Un travail opiniâtre et sans interruption absorbe autant que possible toutes mes facultés, parcequ'll est lié, je l'espère, au bonheur de mon pays.Les apparences sont favorables, un meilleur avenir lui est réservé.Les pauvres parents.Il est d'autres douleurs que les nôtres également Justes et profondes sans doute.Ici Mr G M* Faribault viennent de perdre une petite fille un peu plus âgée que notre chère Aurélle et leur enfant unique.Que Dieu ait pitié d'eux.Adieu, ma bien bonne amie, je me rendrai sous peu auprès de toi Je te chérirai comme tu le mérites, d'autant plus que tu es plus raisonnable, et nos enfans quand Je les approcherai de mon coeur ils ne le trouveront jamais attiédi, quelque grand que soit mon chagrin à ce souvenir d'une enfant que je pleurerai si longtemps.Adieu, ma belle.Mes respects & amitiés à ta maman et à tes soeurs.J'espérais que le parlement serait prorogé Samedi \u2014 Je ne dis ni oui ni non.Néanmoins la quantité d'ouvrage me fait craindre qu'il ne faille entamer la semaine prochaine.Que Théophile me dise tout ce qu'il a pu ou pourra apprendre sur ce que Benjamin fait ou projette à la Petite Nation.Tout à toi et à nos enfans.P.S.Mess\" de Montréal envoyent une requête avec un seul.témoin II en aurait fallu trois ou quatre.L'on aurait pu, en vingt quatre heures, faire une requête et faire dire.Les faits allégués sont vrais et là dessus, des procédés efficaces auraient pu être suivis [\"] au lieu que Je crains bien que nous ne puissions cette année aller phis loin qu'à dire que l'on s'en occupera à la prochaine Session.Au reste je ne sais encor quel parti va être pris.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQP-B:33n] [Copie dactylographiée.] Québec 20 Mars 1830.Ma chère amie.Quesnel est parti ce matin.Ce n'est pas sans un redoublement d'ennui et de chagrin que Je vois tour à tour partir mes collègues qui ont de moins forts motifs 298 ARCHIVES DE QUÉBEC que moi de se réunir à leur famille.Ces délais t'affligent dans un moment ou la plus grande consolation que nous puissions recevoir nous est si nécessaire.Pendant le peu de Jours durant lesquels 11 reste de la neige ne néglige pas Je t'en prie de sortir Journellement en voiture.Ta santé et celle de notre cher petit Gustave y gagneront Les affaires, le désir violent de les finir l'empressement a me rendre auprès de toi pour te prouver combien Je compte sur l'efficacité de tes soins pour diminuer mou deuil, m'agitent assez pour qu'en effet Je pense moins que Je ne devrais A notre perte.Le parlement ne finira que mardi, nos affaires seront finies lundi et celles du conseil demandent un Jour de plus.Adieu mon amie, Je t'aime bien tendrement assez pour ne penser qu'au grand plaisir que J'aurai & te revoir et croire que cela suspendra pour toi et pour moi le chagrin que nous avons Tout A toi.M- PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33o] [Copie dactylographiée.] Québec 22 Mars 1830 Ma chère amie.J'ai reçu aujourd'hui ta dernière lettre que J'attends de Montréal avant que J'aie le plaisir de vous revoir.Je sors de chez Sir James pour lut demander la prorogation qui ne pourra en apparence avoir lieu que mercredi Vu la quantité d'ouvrage A finir par le Conseil; J'aurai le loisir d'écrire demain et ne manquerai pas de le faire.Adieu tout A toi et A nos chers enfans Ton bon ami G fidèle époux.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33p] [Copie dactylographiée.] Québec 23 Mars 1830 Ma chère G bien bonne amie.Je suis au désespoir.G toi aussi, de voir la Session s'allonger d'un Jour A l'autre, et tromper, de vingt quatre en vingt quatre heures, notre attente.SI c'étaient des vues du bien public qui occasionnaient ces délais il ne faudrait pas s'en plaindre Mais c'est la paresse et l'Incapacité de ce corps malfaisant le Conseil Législatif, qui par ses Intrigues, son inimitié déguisée contre l'Administrateur, 6 leur haine ouverte contre nous, entraînent des délais inutiles, qui retient ici l'Assemblée.J'en tirerai vengeance un de ces Jours.Je vols trop bien que A la Session prochaine, il faudra s'occuper d'accusations personnelles contre plusieurs des Juges G contre le Procureur général, et c'est A rassembler des matériaux pour servir A l'histoire de leur vie politique toute souillée de crimes G d'ordures que J'occuperai l'Intervalle d'une Session à l'autre \u2014 Ils pouvaient faire leur paix.S'ils reparaissent dans les bons Conseils.11 n'y aura ni paix ni trêve entre les deux corps.Le bon 6 le mauvais principe y sont aux prises et Je doute nullement de l'ascendant qu'aura l'assemblée sur le Conseil.Ces imbéciles, tirés du néant par le Gouvernement pour le servir. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 299 essaient dans ce moment de rejetter le Bill d'appropriation demandé de la part des ministres et Je me réjouirais vraiment de ce nouveau trait de leur folie.Hier on les donnait comme également divisés sur cette question, sauf la voix prépondérante du Juge en Chef; et au lieu de finir les affaires aujourd'hui, comme ils ont été invités hier a le faire, ils ont remis à demain cette question dans l'attente que M' Kerr viendra à tems pour s'y opposer; [2] Mais le Juge en Chef a en réserve son Evêque qu'il fera venir contre le Juge Kerr, ainsi ce délai, demandé par Mr Richardson, ne peut avoir d'autre effet que de compromettre un fou comme Kerr, encor plus qu'il ne l'est.Sir James, s'il continue à vouloir ménager tout le monde est à la veille de déplaire â tout le monde.La Chambre avance, les autres reculent et pas ft pas chacun se trouvera ft sa place.Il n'y a plus de quorum pour demain ceux qui l'ont formé ft grand peine aujourd'hui partent ce soir.Moi Je vais être pendant un Jour ou deux la victime de leurs petites intrigues.Leslie devait partir avec mol demain, aussitôt après la Session finie, mais voyant qu'elle n'aura lieu qu'après demain au plutôt, il part ce soir et il a raison.Je reste dans un isolement qui m'est bien pénible.Aujourd'hui J'ai passé la Journée ft la Chambre, U est vrai, mais demain Je resterai seul, avec la vive douleur que J'ai de la perte de ma chère Aurélie, avec le tourment de vouloir partir pour chercher auprès de toi et de mes enfans des consolations, et d'être retenu et privé du bonheur de faire route par des hommes que Je hais et méprise & l'infini.Je m'en veux du mal.Je suis dans un état de souffrance et de mauvaise humeur qui éclate ft chaque instant, quoique je sols sur mes gardes pour me tenir & quatre.Je croyais avoir du loisir aujourd'hui, mais il fallu perdre mon tems ft attendre le Quorum depuis dix heures Jusqu'à deux, et J'ai peu de tems avant le départ de la poste, parceque Je règle d'avance ce qu'il y a a faire dans les bureaux après mon départ.Théophile en me parlant de nos enfans le fait avec tant d'amour pour eux et de sensibilité et m'intéresse si vivement, qu'il est [3] impossible ma bonne amie que tu ne puises pas des forces S du courage dans la considération des soins qu'ils demandent de toi de l'amour dont ils payeront tes soins, de l'amour et de la reconnaissance que je te voue pour tout ce que tu as endurée avec courage de peine et d'afflictions, pour l'amour de nous.Adieu ma chère Julie, j'embrasse tendrement notre bonne Maman et Théophile m'écrit que tes soeurs ne sont plus avec toi j'en suis affligé, j'aurais voulu que nous fussions le plus nombreux possible quand nous nous reverrons pour nous soutenir.Je t'aime de tout mon coeur avec Amédée, Lactance, Ezilda puis bientôt j'aimerai aussi Gustave comme les autres.Tout a toi Ton bon ami 6 fidèle époux L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQP-B:33q] (Copie dactylographiée.] Québec 24 Mars 1830.Ma chère Julie.Je suis dans un bien triste, bien ennuyeux Isolement.J'ai passé la matinée avec M' Viger Indisposé 6 retenu chez lui par une douleur de rhumatisme et quelque légère purgation, cela n'aura aucune suite Je l'espère.Il est encore Indécis ne sachant 300 ARCHIVES DE QUEBEC s'il va monter à Montréal ou attendre au mois d'avril pour plaider alors son procès, par l'incertitude où il est de savoir si les chemins de terre seront ou ne seront pas praticables.S'il comptait fermement que les Steamboats navigueront alors il monte-ralt avec mol & Montréal.Et mol quand donc y serai-)e ?Demain est Jour de fête, et cela empêchera dit-on que la prorogation n'ait lieu.En attendant Je ne suis propre ft rien.Toute mon attention est concentrée vers un but, celui de me revoir en famille.Quelle épreuve avons nous subie.Quelle voix manque dans le concert de celles qui s'accordent pour m'appeler.Quel besoin j'ai de rendre les autres enfans heureux et toi un peu consolée, pour espérer que ce spectacle m'aide aussi ft me consoler.Aurai-je le plaisir de recevoir encor un mot de la maison avant mon départ ?Ce pourrait être le cas si Théophile a pris garde que la Gazette de lundi m'annonce la prorogation que pour vendredi.Aujourd'hui il peut m'écrire mais il aura plutôt cru ma folle lettre qui annonce la prorogation pour aujourd'hui.La chose était si fesable, je la désirais si fortement, que ne pouvais me décider ft croire le contraire.Mais parceque c'est une méchanceté 6 une sottise, je devais l'attendre [*] du Conseil.Je ne leur ai pas encor rendu justice ni reproché la dlxme de leurs torts; ft la fin il le faudra faire, Ils ne perdront rien ft attendre.Je n'ai d'autres ressources pour ne pas être tout ft fait misérable, que de me renfermer et alternativement de me croire au milieu de vous \u2014 m'occupent de projets d'utilité pour mes chers enfans, puis aussi avec mes livres, ma seconde passion dominante, G ft laquelle j'ai dû en beaucoup d'occasions d'échapper aux dangers et aux écarts d'autres passions.Je les aime, mes livres, de plus en plus, et j'en sens bien mieux le prix dans mon deuil que dans aucun autre moment Adieu, ma chère amie, prends courage avant tout aies soin de ta santé, embrasse nos chers enfans, Je suis en Chambre pour reunir un petit nombre de Membres et ajourner ft demain faute de Quorum; puis demain, je répéterai le même cérémonial, et Vendredi, ft trois heures.Sir James viendra proroger la Session.Je suis seul en attendant le retour de nos membres, qui sont au Conseil oft dans le moment même, les débats roulent sur la question du Bill pour payer les dépenses du Gouvernement Civil.H y a une forte opposition.Quelques uns disent qu'elle sera efficace.Je n'en crois rien, mais peu importe I Tout a toi ton bon ami G fidèle époux.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 33r] [Copie dactylographiée.] Québec 25 Mars 1830 Chère Amie.Je datte enfin la dernière lettre de Québec G bientôt après nos communications seront plus intimes G continues et reprochées.La Session sera prorogée demain ft trois heures.Je viens de passer chez Gauvin propriétaire du Stage pour tacher d'avoir une voiture demain à quatre heures, ce qui me permettra de me rendre Samedi soir.Je ne l'ai pas rencontré et lui al fait dire de venir ft quatre heures ft la maison.Si je ne puis avoir cette voiture je ne partirai que Samedi par le stage, et ne me rendrai que Dimanche.Quoiqu'il arrive c'est plus tard que je n'aurais voulu mais l'homme veut et rarement fait il tout ce qu'il veut Je n'ai pas autant de patience que M* LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 301 Viger qui reste ici pendant un mois entier pour son malheureux procès qui ne peut être plaidé qu'au vingt d'avril.Ce que c'est que d'être vieux du .reste tels sont mes projets de route.Je n'ai pas vu Sir James.Je le verrai demain et je parlerais dix contre un qu'il ne me retiendra pas; mais c'est que l'arrivée de quelque dépêche l'engagerait peut être a m'occuper quelque tems.Si je n'étais pas rendu dimanche, ainsi il ne faudrait pas s'Inquiéter de ce retardement qui j'espère n'aura pas lieu.Il y a déjà trop longtems que notre attente est trompée.Tu me recevras bien amicalement; tu oublieras un moment tes pleurs n'est-ce pas ?Tu es prévenue ainsi tu te prépareras à montrer ta force pour m'en inspirer.Lactance sera à la maison puis que ce sera jour de congé ou de Dimanche Sois-y au moins.Si tu as commencé à aller à l'église, prends tes arrangements pour n'y aller [a] l'après midi de ces jours.J'y veux trouver volontiers de la famille, des parents, le plus que je pourrai; passe, pour d'autres, point, s'il est possible.L'on aura vu à midi mon cher Amédée, l'on me donnera de ses nouvelles, j'espère qu'elles seront bonnes par rapport à sa santé d'abord; par rapport a sa diligence et â ses succès aussi.Dis lui qu'il faut qu'il s'applique fortement pour nous consoler.La chère petite Esllda tu me la présentera et n'oublie pas que je la trouverai d'autant plus belle qu'elle aura plus de flanelle sur elle.les bras & les pieds chauds.Rien de plus dangereux dans un pays aussi froid et variable que le notre pour des enfants délicats, que de l'humidité & du froid sur les extrémités.Le pauvre Théophile je le trouverai laid sans doute, mais si bon que je l'aimerai de grand coeur.Il n'y a que toi ma chère amie qui es toute aussi belles et tout aussi bonne comme je le désire.Mes respects 6 amitiés à nos chers parents mon père & ta maman et saluts a nos amis.Tout à toi ton bon ami & fidèle époux.P.S.Le conseil vient de passer le Bill d'appropriation qu'ils avaient presque perdu par la confusion qui avait accompagné leurs débats hier en comité.Ils se sont, à notre joie et édification, entre déchirés et mutuellement fait des reproches qui prouvent & nourrissent leurs antipathies.Ce corps n'est plus qu'un cadavre Infect, que tout le monde, même leurs ci-devant flatteurs, repoussent La Session, sous le rapport des affaires publiques, se terminent d'une manière on ne peut plus avantageuse.Dans leur colère quelques uns ont eu la sottise de dire que Sir James était ligué avec la Chambre contre eux.Leur bêtise amènera je l'espère un aussi heureux résultât L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 34] [Copie dactylographiée.] Québec 29 janvier 1831.Ma chère amie, Combien m'a fait plaisir la lettre que je reçois aujourd'hui de Théophile qui me répète le jargon que balbutie ma chère petite Ezilda, se Jouant dans la place, griffonnant des barbouillages qui, dans son intention, sont des mots d'amitié pour son cher papa.Elle a du mieux enfin, assez pour te laisser un moment de relâche, te permettre une courte sortie dont tu était depuis si longtemps privée.La convalescence de mon cher père amènera bientôt aussi son parfait rétablissement, et quand 302 ARCHIVES DE QUEBEC des personnes qui me sont si chères seront bien portantes et contentes.Je partagerai leur Joie et leur santé.Quand je suis avec vous autres et que vous (tes malades, je tache de conserver mes forces pour vous soigner; mais dans l'éloignement, l'inquiétude me fait porter une grande partie du poids de votre maladie, hélas I sans diminuer votre fardeau.Aie soin de toi surtout, ma bonne maman.Combien nos chers enfans et mol, avons besoin que ta bonne santé, ta vigilance maternelle pour eux, ton intime amitié pour moi soient la première source de notre bonheur.Mes chères maman, la mienne et la tienne voudront bien aussi faire de leur mieux pour ne me donner ni chagrin ni inquiétude c.a.d.pour n'en voir pas elles mêmes, car elles ne peuvent pas m'en donner d'autres que par les incommodités qu'elles éprouveraient, elles qui sont si bonnes et si indulgentes pour tout le monde et si faibles pour moi.quel délassement des affaires, que de se recueillir un moment en soi même, pour m'imaglner être au milieu de ce groupe dont tous les personnages se conviennent si bien et que viennent renforcer encor notre petit bambin, notre joli Gustave; puis nos deux hommes Amédée et Lactance.Certes, 11 faut donner plus d'un mot et plus d'un instant d'attention à des latinistes qui ont bien travaillé sans doute et qui seraient en état de riposter à leur papa par des lettres de reproches au lieu de celles d'amitié que j'attends de tems.A autres, s'il m'arrivalt de ne donner qu'une légère attention A leur mérite.J'ai très peu de tems libre.Un si grand nombre de nouveaux repré-sentans qui, aussi bien que les anciens, me viennent faire visite, sans compter toutes les autres personnes: amis, feseurs de projets, porteurs de requêtes, quelques employés publics [3] qui font leur visite officielle ne laissent pas un moment de relâche, le Jour; puis Viger et Quesnel, pas un moment de relâche, A la veillée, qui se fait dans ma chambre Jusque bien avant dans la nuit, pour parler de tout ce que nous avons séparément vu et observé dans la Journée et qu'il nous importe de savoir.Les amis et les politiques de Montréal auront été dans une grande anxiété d'avoir des nouvelles d'ici, depuis l'interruption Inévitable qu'il y a eu A l'ouverture du parlement Elle a enfin eu lieu et plus vite que les intrigans et les médecins ne la voulaient, par la ferme volonté du gouverneur, qui, désespéré a fini par leur dire: « Que les conséquences en soient ce que l'on voudra, je ne puis soutenir plus longtemps l'idée de savoir tant de membres du parlement retenus dans l'inaction; cette anxiété me fait plus de mal que toutes vos précautions me peuvent faire de bien.> Et il a eu raison.Les deux orateurs et une couple des membres seulement de chaque Chambre, Bourdages et Cuvillier pour la notre, sommes entrés près de son lit et 11 a voulu lui même nous lire tout son discours.U m'a demandé de venir le revoir sitôt que je serais libre, et trois heures plus tard J'ai été avec lui, y suis demeuré trois quarts d'heures au moins, et 11 se sentait vraiment soulagé.U continuera très certainement A se rétablir, et s'il peut être assez fort pour voir les membres, ce qu'il parait sincèrement désirer, il pourra être utile.Je crois qu'il aime et veut le bien de la province, que loin d'avoir de l'éloignement pour les Canadiens, il se livre de bon coeur A la saine politique qui.dorénavant, commande de les ménager; de les traiter mieux que par le passé.Ils sont de bonnes gens tous deux, parlant le français avec la plus grande facilité et élégance, avec l'accent parisien et le mettant A la mode parmi Messrs et Dames d'Outremer, qui tous l'ignoraient il y a quelque tems et qui tous le savent maintenant Je crois en vérité que le juge en chef renversera les jugerons qu'il a rendus en cour d'Appel et admettra qu'il est permis, sans perdre ses droits de sujet anglais, de parler français en Canada.Il m'a demandé si tu étals LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 303 venue a Québec avec moi et sur ce que Je lui dis que tu ne pouvais te séparer d'une Jeune famille, il a parlé avec sensibilité du mérite d'une bonne mère qui remplissait elle même des devoirs si pénibles; puis [3] ajoutait: «Ma femme espérait faire connaissance avec la vôtre, etc.> Tu sens bien que tout cela n'est que compliment, mais ce sont ceux qui montrent l'extrême désir qu'ils ont l'un et l'autre de se rendre agréables, car lady Aylmer m'en avait dit autant et que ce devait être bien dur pour une jeune femme d'être si longtemps sans voir son mari.Quand les femmes parlent d'un pareil sujet, elles le font sans doute avec sensibilité les unes pour les autres et ne disent que ce qu'elles croient Sur les matières d'argent il s'est très bien conduit jusqu'à présent II a été harcelé.Importuné par toute la noble canaille qui lui tendait la main pour avoir plus que la loi n'autorisait et lui tendait ainsi un piège.Il a répondu: non.non, qu'il soit bien connu que je ne mettrai Jamais la main sans autorité dans le coffre public, je n'en ferai pas sortir un Hard sans un acte d'appropriation.On a été jusqu'à lui écrire que l'on n'avait plus un sou pour donner du pain aux prisonniers et demander 30 lbs pour les empêcher de mourir de faim.Il a répondu: la charité ne doit pas être éteinte au point que vous ne puissiez fournir à un besoin si urgent par une souscription volontaire, portez-m'y pour telle somme que vous voudrez, je vous laisse carte blanche.Quoiqu'il soit tombé malade si mal à propos, j'espère qu'il ne fera pas tous les jours d'aussi grandes gaucherie.Quand tu vois mon cher papa communique lui mes lettres.Je remercie Théophile de ses lettres, mais non de sa lenteur à me faire part des brillantes conceptions qu'il a formées pour les réparations de ma maison, Il sait que je ne suis pas porté à la critique et il devrait s'empresser plus de recevoir les éloges qu'il l'attendent Je vous aime tous de tout mon coeur.Cela est vrai dans le passé, le présent et le futur, sur tout le reste, je doute de tout, mais j'espère plus que Je ne crains.Là Madame la dévote, 11 est question de politique, ne vous scandalisez pas \u2014 Adieu chère amie, L.-J.PAPINEAU L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 35] 3 février 1831.Ma chère amie.Je n'ai pas un mot de lettre de toi, et de Théophile je n'en ai guères.J'ai moins de tems que de coutume.Le grand nombre de membres nouveaux, capables de prendre part à la direction des affaires, mais encore peu au fait des formes et de la manière de les conduire, qui me viennent consulter me retiennent tout les jours à la Chambre.Ou bien, si je m'en absente, des visites, dans ces premiers moment, me viennent assiéger et ne me laissent pas un Instant où, m'occupant de toi et de nos enfans.Je me retrouverais en famille.Nous avons eu quelques vives discussions.La séance dans laquelle Christie a été expulsé, a duré jusqu'après deux heures et demi du matin; mais je n'y ai pas pris part parce que la question a été décidée en Chambre 6 non en Comité.Tu y perds certes de belles choses que j'aurais pu dire.Sans raillerie, les débats ont été plus mal conduits sur cette question qu'ils ne l'avaient été précédemment.II y a eu quelques autres occasions néanmoins où j'ai pris part aux débats, et si tu ne lis beaucoup de mes lettres, parce qu'elles sont rares ou courtes, tu liras 304 ARCHIVES DE QUEBEC beaucoup de mes propos qui sont peut être trop longs et trop fréquents, mais qui, néanmoins, ne t'ennuieront pas, toi, s'ils en' fatiguent d'autres.Lactance aussi s'amusera ft lire des propos qu'il ne comprendra pas tous, mais qui, tous, l'intéresseront, parce qu'ils sont de son papa, et qui aideront ft faire naître dans son coeur l'amour de la patrie et la naine de l'oppression avant que sa raison puisse saisir la valeur des considérations qui nous occupent Inévitablement la génération croissante sera appellee à agir ft une époque de crise qui, dans un long avenir, décidera de la force et du bonheur ou de la faiblesse et du malheur de notre pays.Il faut faire naître dans son coeur les vertus et l'énergie, et dans son esprit les réflexions et les sérieuses connaissances que demanderont ces tenu d'épreuve et de difficultés.En attendant je te prie de sortir souvent en voiture avec [a] tous nos chers enfans, et la réflexion que c'est le soin que tu donnes ft la conservation de leur santé et de la tienne qui me prive du plaisir d'avoir plus souvent de tes lettres, me réduira ft souffrir avec le plus de patience que je pourrai de n'avoir que rarement de tes nouvelles.Venons aux arrangerions que me propose Théophile pour les réparations de la maison: vraiment il vérifie le proverbe: un fou avise quelquefois un sage.Je n'avais pas songé ft hausser la cuisine pour avoir au dessus une bonne chambre et j'accueille cette idée.Il y a une difficulté ft ouvrir le passage au pignon de la maison, mais il faut la surmonter je ne sais trop comment.La cheminée gâterait par sa saillie la régularité du passage: elle ne peut être entièrement suprimée parce qu'elle est Indispensable pour recevoir le tuyau du polie qui chauffera l'étude et le passage et qu'il faudra faire monter haut pour qu'il ne croise pas la montée de l'escalier.Je pense qu'il faut défaire la saillie de cette cheminé du haut en bas pour refaire le front en briques ft l'arrasement des autres parties du mur.La Cheminée de la salle ft manger sera supprimée dans le bas seulement et ouverte dans le haut.Le mur de refend et le pignon tombent et sur le mur de séparation je relève le pignon, en briques parce que le mur portera mieux un sur haussement léger d'une brique et demie d'épaisseur ce qui me donnera un pied de plus de logement que s'il était en pierre.Dans ce pignon on fait deux cheminées.L'épaisseur actuelle du pignon 3 grands pieds le passage 10 et un pied de retraite sur le mur de dorure me donnent quatorze pieds au moins pour allonger la Chambre de compagnie mais elle serait basse et sans bonne mine.Si je veux une belle chambre de compagnie je la fais de quinze pieds en prenant l'encoignure de la Chambre actuel sur 36 profondeur de la maison, et Je lui donne la Juste proportion de hauteur qu'il lui faut, comme J'ai une enfinlade du salon d'entrée, de la chambre de compagnie actuelle et de la nouvelle qui ferait paraître la division intérieure plus belle et plus grande parce que les portes ouvertes l'on verrait & la fois les trois appartenons de suite.[Dans] 1 ft cette chambre de compagnie l'objection est qu'elle Ate la Chambre de la nourrice ft côté de la nôtre.D'abord dans les circonstances [»] * [Au verso: ] Madame Papineau Aux soins de Théophile Bruneau E.Avocat Montréal 1 Raturé.3 La page trois a été coupée en partie; le reste de la page est déchiré et par conséquent incompréhensible.La seule chose qu'on en puisse mentionner c'est qu'il est question de la réparation de sa maison. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 305 L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 36] Quebec 8 fév.1831 Ma chère amie Je n'ai reçu que lundi matin ta lettre de jeudi dernier.Les chemins sont si mauvais et plus mauvais encor l'arrangement de la poste que les lettres qui auraient du nous parvenir samedi matin ne sont arrivées que dimanche au soir.Je me réjouis avec vous, du rétablissement de la santé, du retour de la galté de ma petite Ezilda et de mon cher père.Tes assurances que les enfans sont bien portans, me rassurent moins que tes sorties: que tu aies pu les laisser un moment c'est la la plus solide preuve que tu me puisses donner que tu n'as pas d'inquiétudes sur leur compte.Mais je te récidive ma prière de sortir avec eux en voiture chaque fois que le beau tems te le permettra, Avec l'observation néanmoins qu'il ne faut pas dans cet arrangement projette que tu le tiennes avec eux à la maison dans des appartemena trop échauffés comme tu le fais quelque fols.Une température moyenne, égalle, peut seule vous permettre de respirer impunément l'air froid avec avantage: au lieu que si vous vous y exposez après avoir transpiré abondamment quelques heures, avant, vous vous rendrez malades.Benjamin a-t-ll effectué la vente de sa maison à Mr Delorme ?Je trouve étrange de n'avoir pas une lettre de Samedi de toi ou de Théophile en réponse à celle que je t'ai écritte pour te dire quels étalent mes vues sur les changemens et réparations à faire a la maison.[2] Ce sont des réparations si considérables que si l'on s'y détermine il n'y a pas un jour à perdre.Je ne vois pas encor d'avertissement de Mr.Selby pour la location de [notre] 1 sa maison, le bonhomme voudrait 11 nous attrapper?Théophile lui a-t-il remis en main propre l'avis que je lui al laissé ou l'a-t-11 remis à la porte entre les mains de quelque domestique négligent qui le perd ou qui donne un prétexte de dire qu'on l'a perdu.Dans un moment ou je suis éloigné et ou je ne peux et ne dois donner que peu d'attention à mes affaires si Théophile ne nous aide pas avec Infiniment d'activité et de soin nous souffrirons tous ensemble, car après que vous m'avez entraîné malgré moi à ne pas rester ou je suis, soyez tous certains qu'au premier de mai commodément ou mal commodément vous en sortirez.Aussi sur les arrangemens que je propose Je ne veux que peu de déviation quand vous me prouverez bien clairement que vos suggestions seraient meilleures, ce que Je ne croirai pas souvent, parce que je n'ai pas le loisir de les examiner, discuter et d'y répondre.Malgré toutes vos protestations je veux le pignon en briques et une grande chambre le joignant sauf dans des cas de maladie à avoir là ou mieux dans la chambre de compagnie actuelle un beaudet déplacé le jour.Entre la Chambre à coucher et la salle à manger Je veux une cloison bien propre et qui néanmoins pourrait être avancée ou reculée à volonté.Je ne veux pas d'un troisième étage avec de la peinture et du papier et change[8]ment de distribution nous aurons des chambres à coucher suffisantes.Il faut donc que Trudeau achette et débite Immédiatement le bols nécessaire pour faire un très beau plancher et prépare les chassis que je demandais dans ma dernière.Que théophlle remercie le Dr Beaublen de ses efforts pour nous donner la maison au quinze de mars c'est vraiment un service d'ami dont je lui suis reconnaissant.Au premier étage la pierre de taille des croisés devrait être toute unie 306 ARCHIVES DE QUÉBEC mais de quatre morceaux seulement si c'est également solide et dos au second étage le morceau de dessus devrait avoir un ornement au milieu et la porte devrait être des plus propres que permette le local.Avant le quinze de mars les matériaux devront être rendus et aussitôt le Dr.parti des hommes en nomb[re] * sufflsans pour une rapide exécution être employés.Théophile voudrait que Je lui écrive il ne comprend pas, que Je n'en puis pas trouver le tems.Viger mon voisin m'a écrit, et a tort d'attendre une réponse.J'ai déjà recommandé de le mire venir* comme un des témoins sur le comité des griefs pour m exempter de lui faire réponse ainsi qu'il se prépare au voyage Je lui répondrai de vive voix.Dis le lui mais qu'il ne répette pas ce badinage car nos bons amis Dalhouslens ne manqueraient pas de le prendre au sérieux.Il faut peut être de l'argent J'envoie l'ordre ci-inclus ft Théophile.Trudeau démanchera avec précaution les portes et assemblages une petite partie servira dans la maison le reste ailleurs au Heu de deux cheminées dans le pignon l'on peut n'en avoir qu'une dans le milieu.J'embrasse les enfans tendrement et plus tendrement encor s'il est possible leur maman puis tous nos autres bons parents 6 amis, le tien bien af fecttoné L.-J.PAPINEAU [Au verso: ] Madame Papineau Aux soins de Théophile Bruneau E\" Avocat Montreal > Raturé.» Déchiré.* Voir la lettre de Louis-Michel Vlger ft Jacques Vlger.Saberdache bleue, vol.9.p.16.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 37] Québec 12 février 1831 Ma chère maman \u2014 Je reçois enfin de Théophile une lettre qui répond ft celle que J'avais écrittc le trois et qui par un accident difficile ft expliquer s'est rendue beaucoup trop tard.D me dit que ma détermination de n'avoir pas un troisième étage t'afflige et que tu me gronderas.[Eh bien]* Soit ce sera le grondeur grondé: nouvelle commedle qui peut surpasser celle de Brueys.En effet si Mr Grlchard n'était pas veuf et si Me.Grichard avait été une des Interlocutrices apparemment que le parterre aurait entendu encore plus de gronderies.Eh bien J'entends toutes les tiennes Jy déferre un peu, pas trop fort mais Je croîs que la plus forte objection est de n'avoir pas les plus Jeunes enfans près de toi.Tu les auras si tu veux.Je reviendrai en partie ft ta distribution projette du second étage, comme tu le comprendras par le plan ci-inclus.Quand au haut ma chère Maman ton troisième étage n'est que pour l'apparence de la maison et très peu pour la commodité.Or il est pénible d'ajouter au moins trois cens louis de plus de dépense uniquement pour donner quelque apparence ft la 4 maison.En mettant une partie de cette somme sur quelques ameublemens de ton gout et de ton choix pour la partie de la maison que tu occuperas habituellement ['] Je consulte mieux ton plaisir et ton intérêt Pour des Chambres ft coucher il n'y a que la famille ou quelqu'ami Intime qui y monteront et dans ces occasions bon coeur LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 307 et bon lit sont toujours bon gîte.Au dessus de la cuisine et du passage U faut un étage plein et les chassis actuels du haut qui ne serviront pas à l'étage d'en bas, y seront employés.Sur le devant de la maison seulement, avec de nouveaux chassis il faudra les volets complets: mais non derrière, où â ton choix tu pourras ne mettre qu'un ou deux chassis dans l'allonge.Dans la chambre de compagnie 11 faut avoir une belle cheminée en marbre blanc et une belle grille.J'en al une en vue.Dans la chambre de la nourrice une cheminée en marbre gris et la grille que j'ai eue chez Mr Derlvières.Une moitié de polie dans la salle à manger avec son tuyau qui traversera notre chambre et celle de la nourrice chauffera ce côté outre sa grille quand on voudra.Le devant sera chauffé convenablement au moyen des précautions que Je prendrai, par le polie de mon étude.Dans la construction de l'élévation au dessus de la cuisine et du passage il faudra fixer la charpente nécessaire pour y placer dans le cours de l'été, une galerie qui régnera dans toute sa longueur au dessus du toit pourvu que cela se fasse sans fatiguer le mur.Ma chère amie nous aurons un logement commode et propre, et dont nous trouverons par la suite un aussi bon loyer que si elle avait trois étages \u2014 Comment vont nos chers petits enfants.Ma petite Ezilda en culotte et court-vêtue doit être Jolie à croquer: mais au moins ces nouveaux habille [*]mens sont-ils de drap, couvrent-ils bien le cou et les bras.Il faut les tenir chaudement plutôt que bellement.Mon cher Lactance m'a fait plaisir par sa bonne lettre mais Je m'afflige de le voir souvent indisposé et mon cher papa qui reste si longtems faible.Amédée comme son père est le mieux portant et le plus paresseux à écrire, c'est un grand défaut, mais qui n'empêche pas que l'on ne puisse avoir son mérite d'ailleurs.Je vous chéris de tout mon coeur dans tous les instans quoique Je ne vous le dise pas souvent par écrit quand J'ai l'ennui d'être éloigné de ma femme de mes enfans, de mes parents, de mes livres.Le beau Gustave est-U sevré ?C'est un moment, ce sont des détails qu'il faut que tu me donnes le plus souvent que tu pourras pour m'apprendre si cela a été accompagné de quelqu'mcpmmodlté pour toi ma chère amie.J'espère que non.J'ai demandé â Mr Pothier si sa maison était à louer pour quelques années: non il voudrait bien la vendre, mais non se déplacer pour louer.Je crois sincèrement qu'il y a erreur de sept à huit cordes dans le compte de bols de Mr Perrault.Théophile parle de le payer en entier sauf à redemander ensuite ce que l'on aurait donné de trop.Une fols payé Je ne redemanderai Jamais 11 le sait bien: mais qu'elle si grande difficulté y a-t-U donc à savoir, des hommes et des charretiers combien de voyages sont venus: si en même tems qu'il charriaient chez mol, ils n'auraient pas par erreur porté ailleurs partie du bûcher que Mr Perrault avait marqué pour mol.Si c'est payé 11 n'en faut plus Jamais parler: si ce ne l'est pas une heure de recherche déterminera si Je dois le tout ou partie.Mes respects à ta chère maman à la mienne à mon cher père dont j'ai reçu et remis à Mr Wright les rapports mes amitié à théophlle que je prie de m'écrire par la poste et non par des occasions qui ne viennent pas et retardent l'arrivée de ses lettres.Je t'embrasse et les enfans de tout mon coeur, tout à toi \u2014 L.-J.PAPINEAU [En marge A la page 1:] Y a-t-Il de la brique; faut-il des précautions pour en faire faire à tems.S'il faut quelques bols ou quelques ouvrages à faire faire que Trudeau ne pourrait faire & tems, qu'il vole chez appelleton 6 Cooper ce qu'il peut prendre ou faire faire \u2014 308 ARCHIVES DE QUEBEC [Au verso:] Madame Papineau Aux soins de T.Bruneau EcT Avocat Montreal 1 Raturé.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 38] Québec 14 févr.1831.Ma chère amie 312 ARCHIVES DE QUÉBEC La violence avec laquelle dans le Conseil Législatif, l'ancienne administration Dalhousie, tous les employés, agissent contre la Chambre montre qu'Us méprisent le Gouverneur qui ne veut pas ce qu'ils veulent Ils exhalent leur colère individuelle, et nous exhalons en Chambre la colère du Peuple, et ]e crois que quoi qu'Us soient bien plus hardis qu'Us ne l'ont été sous Sir James Kempt ils ne seront pas soutenus en Angleterre.L'avenir améliorera l'état du pays moins, et moins vite, que Je ne le veux, mais beaucoup plus, G plus vite que ne le veulent ces hommes là.Aujourd'hui nous aurons un Message sur les finances qui leur déplaira, et A nous aussi quoiqu'il y ait quelques années nous aurions pu nous en contenter.Mais, où U y a des Institutions populaires, ce que le pouvoir a perdu un lour, il ne peut plus le jamais regagner: ce [*] que le peuple n'a pu gagner un jour, il ng renonce jamais et finit toujours par l'obtenir.U est inutile de me demander des détails sur la politique, les papiers débitent assez régulièrement et bien plus au long qu'on ne le peut, par lettre, ce qui se passe.Ce ne sont donc que quelques aperçus que Je trace comme notes, pour les retrouver dans quelques années quand U faudra faire l'histoire secrète du parlement Mon cher père seul doit lire cette lettre.J'ai bon coeur et bonne santé.Je lui souhaite et à vous tous, pareil avantage.Mes chers petits enfans avec quel plaisir, quel bonheur.Je pourrai les embrasser.Cela s'éloigne d'environ un mois encore, bien long 6 ennuyeux, mais quel dédommagement aussi que le jour de la reunion.Adieu bonne Maman.Tout A toi.L.JJ».1 Matthew Aylmer (1775-1850) qui sera gouverneur du mois d'août 1831 à 1835 était Administrateur du Bas-Canada depuis le mois d'août 1830.Le Jeune, Diet, général du Canada, vol.I, p.105.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 41] Ma chère Amie Nous sommes dans un moment de grande occupation.Chaque pas du Gouverneur depuis trois jours ont été une suite de bévues si palpables qu'U n'y a plus d'hésitation à admettre de toutes parts que l'administration Dalhousie est recommencée en pleine activité et vigueur.Tous les yeux volent que cet homme est d'une incapacité ridicule et que si personne n'est consulté, hors le parti que guide Stuart dans le ConseU, c'est la suite d'un pacte par lequel Lord Aylmer est duement lié et engagé A ne voir aucune autre personne, de peur d'avoir trop de témoins de la nullité de ses moyens.Les amis disaient U y a quelques jours que nous l'aurions pendant sept ou huit ans, bien des gens croient que nous l'aurons A peine sept A huit mois.Il est homme du monde, U a le ton de la bonne société, mais en matière de droit, de constitution, d'administration U est même Inutile de lui en parler.Il s'étonne et ne comprend pas, et son secrétaire est regardé de toutes parts comme un fou, qui appelle le mépris sur son maître.C'est au point que sans aucune idée des convenances U nous a envoyé en même tems que son premier message sur les finances, matière si importante, un autre message écrit pour nous dire que [*] Mr Routh, que nous pouvions avoir occasion d'interroger devant un comité spécial, était arrivé de New York.A cette lecture la moitié des membres, n'ont pu se retenir et ont tout haut éclaté de rire, LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 313 quelques uns ont dit: Voila une bonne occasion de lui envoyer un message de remerciement Ce sera le premier et le dernier qu'il aura de nous.Il y aura sagesse, modération, fermeté, et des mesures bien prises et bien concertées dans la Chambre.Elle ne sera pas la dupe d'aussi pitoyables Intrigues.Ils veulent pousser Lord Aylmer à quelques mesures violentes, quelque prorogation subite pour empêcher les enquêtes qui se poussent avec vigueur contre le procureur general, Kerr, 6ca.nous les méprisons trop pour nous fâcher et leur donner occasion d'avoir quelques prétextes de se donner cet avantage sur nous.J'écris aujourd'hui à la hate de peur de perdre l'occasion de le faire lundi.J'ai très bonne santé néanmoins un moment de relâche me reposera.Je partirai demain au matin avec Louis Viger Labrie pour aller a St Charles S revenir lundi.Ce qui ne me laissera pas pour demain le loisir d'écrire plus au long.Je n'ai pas grand chagrin ni inquiétude sur ce nouveau désordre des affaires, le pays ne peut pas [8] avoir tort dorénavant vis-à-vis d'hommes aussi Ineptes et corrompus que le sont ses adversaires.Après le premier message sur les finances mercredi,1 il nous en envoie un second le vendredi3 qui est si contradictoire au premier que chacun par la ville le siffle.Mais il nous fournit une occasion de lui demander des renseignements sur les revenus des Jésuites, des terres et des bols de la couronne qui nous étalent auparavant refusés.Mais il est tombé dans son piège et vient de répondre à notre message qu'il nous donnerait tous ses renseignemens.Il nous sert donc très utilement.Nous allons voir ressortir de nouveaux moyens de corruption exercées sur les membres des Conseils puis en même [temps] 8 il blesse la Chambre par son refus de communiquer ses instructions relatives à la question de finance.Il se fait des ennemis dans le conseil, il s'en fait ici.Adieu chère amie Communique ceci à mon père seul.Embrasse nos chers enfans ne renvoie pas Lactance au collège.Mes respects à nos parents.Amitiés 6 remer-ciemens à Théophile pour tous ses soins.ton bon ami L.-J.PAPINEAU 26 fev* 1831 \u2014 [Au verso:] Madame Papineau Aux soins de T.Bruneau Ecr Avocat Montréal 1 Dans son message à l'Assemblée, le gouverneur Aylmer avait abandonné à la Chambre un revenu provincial de 38,125 livres à condition que la Chambre acceptât de voter la liste civile de façon permanente (à la vie du Roi).Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, vol.40, p.254s.3 Dans ce message, le gouverneur précisait que les revenus abandonnés à la Chambre étaient formés des revenus des biens des Jésuites, forges du Saint-Maurice, « Fonds territorial », etc.Ibid., p.264.8 Le document est déchiré à cet endroit.Le mot a été ajouté et il n est pas de la main de Papineau.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 42] [.] 1 [3] la Gazette de Québec vous apprendra les nouvelles.La Chambre a voté à l'unanimité toutes les résolutions d'Appel nominal, d'enquête sur les Comp- 314 ARCHIVES DE QUÉBEC tes, de demandes de dépêches Gca, qui feront ressortir dans tout son Jour l'impéritle du Jouet du Conseil.Il n'est personne qui ne levé les épaules en le voyant La lecture du Bill d'Agent faite hier, Bourdage 2 a, au grand étonnement scandale, et désespoir de mon bon ami, l'honnête Mr Cuvilller, déclaré que son inten[*]tJon était de proposer Mr Viger pour agent, la question sera discutée demain et emportée, j'espère par une grande Majorité, malgré les protestations 6 plaintes de Leslie, qui sautant de surprise, s'est écrié que la Chambre ne consentirait pas sans doute A un choix fait hors de son sein.Que la principale de nos difficultés était celle des finances, [et] * que celle là réglée les autres s'aplaniraient d'elles mêmes, et que nous avions au milieu de nous des hommes qui avalent donné des soins si particuliers ft l'examen de cette question qu'ils étaient nécessairement mieux préparés ft la traiter que celui que l'on proposait Cuvilller a commencé ft ourdir une autre intrigue et propose Mr l'Orateur pour être appelé en remplacement mais cela ne fera pas de dupes.Les affaires ne vont pas mal.Les renseignemens que nous avons demandés, montreront que le Conseil est encor plus asservi 6 dépendant que nous ne le supposions.Ils ne peuvent pas refuser Mr Vl[ger] * qui vient de recevoir la marque de confiance de la part du gouvernement d'être appelé au Conseil sans établir de plus en plus aper-tement qu'ils nen veulent pas du tout: qu'ils ont des intérêts personnels qui les mettent en opposition aussi bien avec le gouvernement Anglais qu'avec le peuple de la Colonie: qu'ils sont les ennemis et de l'un et des autres.Et le Conseil et Lord Aylmer ne seront probablement pas longtems sans être siffles quand Us passeront par les rues.Je me réjouis du retour de la santé pour mon cher papa embrasse le et lui présente mes respects ainsi qu'A nos chères mères.Au premier moment de loisir J'écrirai A mes chêrs Amédée et Lactance que J'embrasse tendrement Papa écrit une petite lettre A sa chère petite Esilda pour lui dire qu'U l'aime de tout son coeur, qu'elle fait grand plaisir A son papa quand U apprend qu'elle est une bonne petite fille si sage, si sage qu'eUe ne désobéit Jamais & Mémé ni Maman, qu'elle fait rire le petit Gustave, qu'elle aime son petit papa gros comme son coeur, et c'est Juste Juste comme cela que papa aime sa petite et sa chère maman aussi, tout-à-toi L.-J.PAPINEAU [Au verso:] Madame Papineau Aux soins de T.Bruneau Ecr Avocat Montréal [De la main d'Amédée Papineau:] 1\" mars 1831 1 Le début de la lettre manque.3 Le bUl avait été référé 6 un comité le 28 février.Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, vol.40, p.280.3 Raturé.« Déchiré.LVJ.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 42a] [Copie dactylographiée.] Québec 2 Mars 1831 Ma chère amie.Je n'ai pas dit un mot dans ma dernière du voyage que J'avais fait ft S* Charles quoiqu'il m'ait été parfaitement agréable.Je ne puis revenir de la Surprise et de LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 315 l'admiration que la beauté des campagnes mon tueuses de Québec inspire.Dans notre District, l'uniformité de nos plaines interminables est loin de procurer d'aussi vives sensations.On s'y attache par la réflexion que le cultivateur d'un sol plus riche G plus uni doit acquérir un bien plus grand degré d'aisance, quand il est laborieux et ménager que n'en peut avoir celui qui cultive des rochers escarpés; mais ils sont groupés pour le plaisir des yeux dans ce District, infiniment mieux que quoique ce soit que j'ai vu aux États-Unis ou en Europe.Pendant que Banjamln est ft Montréal dis lui pour qu'il en donne des nouvelles ft Dodo, que j'ai arrêté chez son frère ft Beaumont qui a la terre voisine en deçà de chez Mr Féréol Roi.J'ai appris des nouvelles de toute ta famille qui sont tous bien.Paul ayant dernièrement épousé M*\"* Ma Carthy; celui que j'ai vu a une belle grande femme de trente trois ft trente quatre ans avec huit enfans vivant et six ou sept de morts; une grande propriété une honnête aisance, règne dans cette maison.Il doit m'apporter des lettres pour son frère.Benjamin me parlait cet automne de faire fondre quelques parties de mouve-mens pour mon moulin.S'il avait consulté Mr Stevens, et était prêt ft faire faire cet ouvrage j'en serais réjouis.Je me proposais de lui écrire aujourd'hui, [*] des occupations m'en ont empêché.Je lui fais mes amitiés.Hier, Mr Cuvilller s'est donné en spectacle d'une manière peu avantageuse pour lui, ce me semble, sur le Bill d'agence, M* Bourdages ayant comme il l'avait annoncé proposé Mr Viger,1 M1 Leslie est venu, par une motion d'amendement proposer son ami, Mr Cuvilller, en fesant son éloge.Bourdages et mol avons dit poliment qu'il en fallait rabbatre, et que la manière dont 11 s'y prenait pour supplanter l'homme de plus de mérite, par un autre qui en avait moins, ne devait pas lui réussir.Neilson a dit pourquoi il ne pouvait accepter Mr C.entendant toute la discussion.Puis, sur la Division, il a réuni tous les Membres des Townships et 4 ft 5 Canadiens seulement Mais 11 croit pallier sa Mortification par une petite Manoeuvre, qui ne signifiait rien en poussant Leslie ft me proposer ensuite.J'ai .dit tout haut ft M* Leslie qu'U manquait ft ce qu'il me devait comme collègue en me traitant si dlfférement de ce qu'il traitait son ami.Qu'il n'avait proposé le premier qu'après avoir consulté le premier, s'être assuré de son consentement peut être de son désir d'être agent; tandis qu'il me proposait non seulement sans m'en avoir parlé, mais contre mon gré.Que ce serait faire injustice au pays et à M* Viger que de changer son nom pour le mien.Que lorsqu'il avait été Jugé nécessaire de sacrifier mes gouts au vœu de mon pays.J'avais assez montré mon empressement ft le faire, mais que dans le moment on ne devait pas me demander de xn'arracher pendant deux ans ft mon pays avec famille; qu'U savait bien que la chambre comme Je l'en priais, rejetterait cette motion pour me conserver au poste qu'elle m'avait confié, ce qui n'était pas tout ft fait la même chose que le rejet [3] de son autre motion Qu'ainsi Je le priais de la retirer ou bien le Comité, de la négattver en faveur d'un homme pour qui J'étais bien décidé de voter.Les papiers peuvent bien hacher Lord Aylmer comme ils le voudront il n'excitera ni sympathie ni intérêt chez personne, il est associé aux voleurs du Canada, en refusant de communiquer, comme 11 avait promis de le faire avant que ses maîtres soient venus le lui défendre, les détails demandés sur l'emploi des biens des Jésuites Il a répondu: «Oui», parce qu'il croyait pouvoir Impunément faire un acte honnête, quand bientôt après ses conseillers sont venus lui dire: Ne révélez pas nos 316 ARCHIVES DE QUEBEC turpitudes et nos vols.L'argent donné à Mr Gale pour aller calomnier le Pays, et cent autres escamotages pareils.Adieu, la poste part.Tout a toi.2 Mars 1831.1 D.-B.Viger avait été choisi par la Chambre pour défendre en Angleterre les intérêts des Canadiens contre les accusations de James Stuart Le Jeune, Diet, général du Canada, vol.II, p.783.\" ' ¦ ¦¦ .'¦' ' \".: ' , \"\\-'.> ¦ \u2022 ¦ L.-J- PAPINEAU A SA FEMME IAPQ P-B: 42b] [Copie dactylographiée.] Québec 8 Mars 1831 Ma chère amie, Je t'écris au milieu des distraction infinies résultant de l'importance et de la variété des sujets de discussion qui s'accumulent vers la fin des Sessions, et dans celle-ci, plus que dans aucune autre.Cela nécessite des recherches qui ne me laissent pas de loisir.Je trouverais à peine le court intervalle où Je me distrais des affaires, pour m'imaginer un Instant que Je suis dans cette heureuse Situation où, m'entre tenant avec ma chère Maman et mes chers enfans, Je puis me livrer ft un sentiment aussi doux, celui de les aimer, que sont pénibles et amers les sentimens qu'inspirent la considération de la conduitte des affaires et des hommes publics.C'est une haine passionnée contre les Canadiens, et un amour effréné de l'argent le plus odieux égolsme, qui expliquent les votes et les démarches de chaque Jour adoptés par les Conseillers, et ï'impérltle la plus honteuse, l'asservissement le plus object & leurs ordres, de la part du Gouverneur; qui les rendent plus hardis qu'ils n'ont encor paru l'être.D'un autre côté, l'Ignorance de ces hommes est si notoirement constatée par la publication de leurs débats dans le Conseil, qu'il est impossible qu'ils ne finissent pas par sortir tous sales & tous noircis du lit de repos sur lequel ils se vautrent depuis si longtems, de for dur dont ils ont fait leur dieu, dont Us se sont gorgés, et qu'ils veulent continuer & digérer sans frein ni contrôle.Que c'est désagréable d'être toujours entraîné ft penser & des hommes si odieux.[â] J'espère que les conseils de la raison, ft mon avis souvent contraires ft ceux de la dévotion, ne te laisseront faire aucune sortie nuisible ft une santé qui m'est ft moi et ft nos chers enfans si nécessaire.Embrasse les bien tendrement pour moi comme Je t'aime, aussi mes bons parents.Si tu ne communiques pas mes lettres à mon cher Père quand il te va voir tu aurais tort J'ai reçu dans son tems les papiers qu'U m'avait envoyés par Mr M°Cord, J'ai voulu bien souvent lui écrire sans en trouver le tems.Nous veillons, nous sommes fatigués.Puis une représentation de quatre vingt personnes qui s'entendent, se volent parlent d'affaires tous les Jours fait perdre plus de tems entre les séances que celles-ci n'en absorbent.J'ai quelque regret d'avoir cédé ft la proposition de boiser la maison Je crains que ce n'ait pas grand mine, mais bah, allez toujours, allez vite, écrivez mol plus de détails que vous ne faites.Surtout ayez de la santé et soyez sans inquiétude pour la mienne, eUe est très bonne.Mes amitiés ft Benjamin et Toussaint.J'espère qu'U m'écrira d'amples détails de la Petite Nation.Je ne veux pas recommander de nouveau Juge de Paix parceque je ne veux pas avoir de rapport LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 317 avec Mr Factotum Glegg, et que Je ne connais pas personnellement M' Cook mais que, lui le fasse, à la bonne heure Adieu Tout a toi.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B «c] [Copie dactylographiée.] Québec 16 Mars 1831.Ma chère amie.La neuvalne et autres oeuvres de surrérogation me privent de tes lettres \u2014 Nous aurons un compte ft solder, et il sera difficile de me prouver que ton assiduité ft tes patenôtres, me doivent tenir lieu du plaisir que me donnerait ton entretien, et des détails que tu m'écrirais sur la santé, les amusemens.les occupations de la chère petite couvée qui jouit de tes bons soins et de toute ta tendresse.J'arriverai bien disposé ft gronder si tu ne me fermes pas la bouche par tes embrassemens.J'ai été dimanche dernier & S' Gervais chez M* Quirouet.Dimanche prochain, Je resterai & la maison où je recevrai compagnie pour la dernière poêlée.Jeudi dernier, ô demain j'ai été invité 6 aller dîner chez Lord Aylmer ainsi que quelques autres membres, mais nous avons été et serons en Chambre à l'éplucher directement ou indirectement, tant il est impossible que l'administration fasse un pas qui ne soit une erreur.\u2014 Grande est la rumeur ici; les opinions ont été divisées, quand il en a fallu en venir à tirer comme conclusion des doléances de M1 Nellson que la cause du mal passé présent et futur était le vice organique Inhérent ft la composition d'un Conseil nommé ft vie par l'Exécutif.Les ambitions et les vanités Nobiliaires se sont affligées; les peureux ont pâli; les.paresseux qui ne veulent pas examiner des idées nouvelles ont répété le credo politique, et ton pauvre mari passe chez quelques uns pour un fort mauvais sujet.Mais, Dieu merci I quand U prouve que tous nos fonctionnaires sont entachés des Sept péchés mortels, [2] ils ne lui en reprochent qu'un seul, plus odieux selon eux que tous les autres ensemble, celui de Républicanisme.Allah 1 Allah I Allah I Dieu est bon I il me le pardonnera bien, et les hommes aussi, après un peu d'examen.Adieu.Il n'y a rien dont mon cceur soit plus plein et dont je parle si peu ici que de ma chère Julie et de toute la petite couvée.A mes chers père 6 mère, Théophile & enfans mille tendres amitiés.Tout à toi.Les deux séances par jour sont commencées 6 vont durer jusqu'au bout.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: «d] [Copie dactylographiée.] Québec 22 Mars 1831 Ma chère amie.Je suis affligé de l'indisposition que tu as éprouvée dernièrement, comme me l'apprend la lettre de Théophile de Samedi dernier.J'espère que tu es mieux et que demain une lettre de ta part me donnera le très grand plaisir de te voir entourée de tous nos chers petits enfans, chantants, sautillants, en santé, aimant leur papa 318 ARCHIVES DE QUÉBEC qui les aime aussi de tout son cœur G babillant avec la chère Maman qui les soigne si bien.L'état de la saison, des chemins, la nécessité A chacun d'aller vendre et acheter du bled, rend la prolongation de la Session impossible.Il y a néanmoins beaucoup d'ouvrage commencé devant nous.Et ce matin, une Majorité composée des Membres de Québec et de ceux qui veulent partir demain, ont réduit le quorum à trente.Cela nous menace de quelque sottise \u2014 il ne manquera pas de s'en faire.Hier soir une très grande majorité a voté les premiers articles de subsides et des salaires ~ Ainsi la question est décidée pour cette année \u2014 Je me suis trouvé dans une minorité de onze seulement Depuis plusieurs jours, je savais que tel serait à peu près la division.Mais je savais aussi que c'était assurer pour l'an prochain un pareil refus; si les sujets de plainte n'étaient pas considérablement diminués, et Ils ne le seront pas, que de faire la proposition de les refuser.Ils sont accordés si mal gracieusement avec tant de reproches et de promesses de ne pas les voter l'an prochain, que ce qui parait trop hardi aujourd'hui [*] paraîtra trop faible alors.Une partie des membres, tous les membres nouveaux des townships, entre autres, ont voté de peur que le Conseil ne fut assez inepte pour rejetter les immenses appropriations que nous avons faites pour les écoles et les chemins.Beaucoup de Membres ne votent ainsi, que parcequ'ils sont persuadés que le Conseil, rejettera le Bill et qu'ainsi il ajoutera A la malveillance publique contre lui dans la province ou fera rire de lui, s'il est forcé d'avaler une pillule aussi arrière, parcequ'en effet moyennant plusieurs réductions que vote la majorité, elle exerce un contrôle sur tout le revenu, et qu'elle dit que de nouvelles réductions graduelles répétées d'année en année, amèneront bien vite toutes les réformes nécessaires, sans nous mettre en collision avec l'Angleterre.Le fait est que le Conseil tombe en lambeaux, soit que nous lui donnions des coups plus ou moins forts.Sur le tout les débats de la Session fourniront assez d'allmens A l'attention publique, pour que les résultats n'en doivent pas être considérés comme Inutiles même après que nous aurons perdu le Bill d'Agence et bien d'autres mesures utiles.Nous demanderons demain la suspension de Stuartl, je suis persuadé que Lord Aylmer aura la faiblesse de refuser de l'accorder, et dès lors il se constituera ouvertement en ligne offensive et défensive avec le Conseil contre nous, et le public jugera de lut comme je le fais, qu'il sera toujours le très humble serviteur de la sagesse supérieure du procureur général, ainsi qu'il a eu la honte de s'exprimer par la voie de son Secretaire Civil dans une lettre A Stuart.C'est un aveugle qui en mène un autre, ils ni[*]ront pas loin.Nous siégeons tous les jours de dix heures A trois, de cinq à onze heures et minuit.N'attends pas beaucoup de lettres.Sans la fête malencontreuse de Vendredi, nous aurions pu finir Samedi et je te revenais plutôt De bonne heure la semaine prochaine la Session finira de gré ou de force par faute de quorum.Si Lord Aylmer a un peu d'esprit U me trompera G suspendra Stuart c'est la dernière chance qui lui reste de ne pas retourner abreuvé de dégoûts d'ici à quelques semaines.Sans contredit qu'il faut que Théophile fasse des avances aux ouvriers, on ne peut les faire travailler sans cela.Qu'il dépense ce qu'il a et en demande d'autres quand il en faudra: j'écrirai pour lui en faire avoir.Adieu Chère Maman je vous aime tous plus que je ne puis dire.Tout A toi.1 Le texte de la petition contre lames Stuart se trouve dans Les Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, vol.40, p.425s. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 319 L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 42e] [Copie dactylographiée.] Québec 26 Mars 1831 Ma chère amie, J'ai reçu hier ta bien bonne & aimable lettre du vingt trois et les intéressans détails qu'elle me donne sur les causeries G sentimens de nos chers petits enfans.J'ai du chagrin de voir que tu aies été indisposée si souvent, mais je n'en ai point que tu sols ennuyée de mon absence.Le sentiment est bien réciproque, ma chère maman.Néanmoins la continuité de mes occupations, en même tems qu'elle est une grande fatigue et contention d'esprit, est aussi une distraction qui me retire de la mélancolie où me laisserait le repos.Pour le bien de mon corps et de mon âme, j'ai besoin d'aller me décarémer avec toi: c.a.d.parler amitié, affection, charité, amour de ma femme et de mes enfans, au risque de manger des oeufs et du poisson.Ici, U n'y a pas eu de jour où je n'ai croqué aile ou cuisse de poulet ou de perdrix depuis que la sainte quarantaine est commencée, pas un jour où je n'aie débité plus de médisances et de justes reproches à de grands coupables, ou je n'aie, par vertu, dit plus de mal du prochain que je n'en dirai pendant le reste de l'année.Comme cela est pénible, que ce ne soit que par justice pour le public, qu'on se fait la violence de déchirer les serviteurs du public qui méritent d'être déchirés, je fais un triste carême, et c'est pourquoi je souhaite aller bien vite me décarémer avec vous tous, où il ne se passera et ne se dira rien que d'édifiant.J'ai demandé à Lord Aylmer hier de nous renvoyer mardi prochain.Il a aussitôt écrit au juge en Chef pour le prier d'avancer [2] le travail de la Session, mais il y a tant de mesures encore pendantes devant le Conseil, qu'il est possible que la Session dure jusqu'à jeudi mais pas au delà j'espère.Les Juges puînés sont bien honteusement chassés du Conseil et le Juge en Chef n'y reste que bien honteusement.1 S'il leur était resté un peu de sens, ils auraient saisi avec empressement Notre Bill, Ils l'ont rejette en bavardant qu'il n'y avait pas d'autre autorité en terre que celle du parlement Impérial qui pouvait les en faire sortir, et quelques jours plus tard, entendant nos plaintes et sentant qu'elles le menaçaient.Lord Aylmer enjoint à cet insensé de Kerr d'en sortir, et quelques jours plus tard charge Young en chambre de nous dire que les deux autres n'ont point pris leur siège et que celui là l'a laissé par son ordre.Quand à la détermination où est la chambre de ne s'en pas laisser Imposer sur la question des subsides, elle a dans la même soirée prouvé que ce qu'elle voulait, elle le voulait fortement, et a introduit dans le Bill pour les dépenses civiles, un vote de deux mille louis pour payer une Indemnité aux membres pour leur présence durant la présente Session.Les dépenses ne sont votées que pour neuf mois au lieu de l'année, de l'aveu du gouverneur, parce que les comptes seront à l'avenir arrêtés au 10 octobre, pour que le Parlement puisse être convoqué à la mi-novembre.Si le Conseil accepte, il accepte un Bill plus humiliant pour lui qu'aucun autre, s'il rejette il se brouille avec le gouverneur et craindra de le livrer à l'assemblée.Le résultât de l'ensemble de la Session est très important.Les Membres des Townships demendent au parlement l'abolition des [8] lois anglaises, déclarant que les lois françaises sont bien meilleures.Où en est la politique de Richardson, Gale, Stuart, 6°*.Ils ne pourront pas ramener des tems aussi désastreux que ceux que 320 ARCHIVES DE QUÉBEC nous avons vus dans le passé.Je commence à croire que le gouverneur se brouillera avec eux et fera sa paix avec nous.Mais vous ne saurez rien de positif par cet ordinaire.Tout à toi, ma bonne amie, A mes chers parents respects & amitiés.1 -c II ne parolt plus y avoir de doute que les Juges ne siégeront plus à l'avenir dans le Conseil législatif.Mess Bowen et Taschereau ne s'y sont pas montrés Jusqu'à présent.Mr.Kerr y est pourtant venu mais pour la dernière fois.> Lettre de Jacques Viger à sa femme (18 mars 1831).Saberdache bleue, vol.9, p.29.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: f] [Copie dactylographiée.] Québec 28 Mars 1831 Chère amie Je n'écris qu'un mot pour dire que la Session sera prorogée Mercredi.Dieu aidant, je me rendrai chez mol vendredi à moins qu'il ne survienne quelqu'obstacle que je ne prévois pas qui me retarderait pour envoyer des papiers &* en Angleterre.Ce soir, nous aurons avis, je pense, que le Procureur général sera suspendu \u2014 nous allons, par résolutions, à défaut de Bill d'agence, s'il ne passe pas ce soir, envoyer M7 Vlger en Angleterre.Le Bill de subside, pour neuf mois d'appolntemens seulement aux fonctionnaires publics, avec la pale des Membres Inclue dedans, et dès lors plus désagréable au Conseil qu'aucun autre qui leur ait été envoyé, passera après des protestations ridicules de leur part, qu'ils ne devraient pas passer.De tout cela quelque chose est sûr, le reste purement conjectural mais probable.Adieu je t'embrasse et les enfans de tout mon coeur.Tout à toi.L.-J- PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 42g] [Copie dactylographiée.] Québec Jeudi 23 février 1832 Eh bien, chère amie.Encor un moment de courage, un dernier effort pour surmonter l'ennui.Après le triste dimanche, qui va terminer une fâcheuse semaine, la suivante commencera j'espère, et durera et sera suivie de bien d'autres qui seront heureuse et consolantes pour nous.Quesnel me laisse demain au matin et mol je ne pourrai partir que Samedi soir.Si je voyageais seul, je le ferais sans arrêt et me rendrais dimanche tard au lieu que ce ne pourra être que lundi.Mr Bourdages1 n'aime pas à voyager seul et me prie de faire route avec lui, ce qui m'obligera à ne pas faire route de nuit Maudit soit le Conseil qui est méchant, entêté, capricieux, et qui a traîné si longtems avant de se décider à finir demain seulement; et cela parceque le gouverneur les craint aussi un peu et ne les a pas éperonnés comme il le devrait faire.B n'y a que du mal sans fin à dire des uns et le bien qu'il y a à dire de l'autre est bientôt fini; quoiqu'il n'y ait vraiment pas de mal à lui reprocher, sinon qu'il le laisse faire, quoiqu'il s'en attriste.Je n'ai pas encor avis du moment de la prorogation, mais je sais que demain l'on me fera dire qu'elle aura lieu Samedi.Il n'y a plus de quorum, je vais rester seul LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 321 après cent quatre Jours d'absence de chez mol.Je me désespérerais si Je n'avais pas à écrire à Mr Vlger.Je lui en dirai tant, et de si mauvaise humeur, que Je le désespérerai aussi, car 11 est pacifique et conciliant, et Je ne suis rien moins que cela par le tems qui court: Bonne maman, que Je te retrouve en santé, avec mes chers enfans et dans quelques Jours, Je serai assez radouci pour devoir faire de [2] nouvelles dépêches à M1 Viger.Embrasse tous nos chers petits enfants pour mol puis dis leur: demain ce sera le tour de Papa de vous embrasser lui-même; et sois assurée que ma Joie et mon bonheur seront alors bien grands grands.\u2014 tout à toi Ton bon ami et fidèle époux, i Louis Bourdages (1764-1835) était député depuis 1804; il faut cependant excepter les années 1816 à 1820.F.-J.Audet, Louis Bourdages, dans les Mémoires de la Société royale du Canada, (1924), section I, p.73ss.L-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 42h] [Copie dactylographiée.] Québec 17 \u2014 9>n 1832 Chère amie, Mon voyage a été heureux, puisque nous sommes arrivés ici mardi à deux heures et demi.Comme de coutume, les premiers jours de la Session sont perdus pour les affaires et absorbés par les visites.Un bon nombre de personnes me sont venus voir; des amis, aux heures ou ils savaient me rencontrer.C'est une singularité qu'il y ait plus de militaires que jamais qui m'aient fait visite.La garnison est longue à n'en jamais finir.L'on ne peut interpréter cette circonstance en bonne part et dire qu'ils donnent une preuve de leur regret de l'intervention du militaire au 21 Mal.1 Mais ils sont néanmoins de ceux qui n'ont que laissé leurs cartes.J'ai été voir son Excellence, dont les Secrétaires et les aide de Camp me sont venus visiter, avec un empressement qui me laisse deviner qu'ils sentent que je suis décidé à accuser et quereller leur maître, et que d'avance Ils se préparent à dire que malgré toutes les politesses et les attentions possibles, ce méchant homme a tant d'humeur et de bile qu'il n'y a pas ft avoir la paix avec lui.Pour Milord, son secret est éventé: tout le monde est universellement convaincu qu'une commission de sa Majesté est de la plus grande insuffisance pour donner à son gouverneur l'esprit qu'il n'a pas.D est, parmi les Canadiens, aussi Impopulaire qu'il est possible de l'être.La -chambre est bien montée.Si la requête de Montréal était rendue, nous serions entrés de suite en matière et en enquête sur les événement du 21 Mai \u2014 au premier Jour cela viendra & l'examen de son discours à la dorure de la [2] dernière Session.Celui d'ouverture est infiniment mince.Une couple de passages sont méchants, les autres niais.Si Justes louanges au clergé sont étendues et délayées avec la pieuse intention de le séparer du peuple et de l'attacher de plus en plus ft une administration qui lui est si dévouée.C'est un malade ft l'agonie qui se recommande ft son Curé ont dit les méchants; ce qui ne l'empêchera pas de partir pour l'autre monde.Les autres semences de divisions qu'il,cherche ft faire naître, c'est sa prédilection.marquée pour la population favorisée des townships dont il s'occupe exclusivement.Nous ne pouvons manquer de lui répondre que celle des Seigneuries ne demande pas moins de soins, il demande des lois d'exception pour eux, nous en demandons de générales et de communes pour tous. 322 ARCHIVES DE QUÉBEC Hier Matin, M' Mondelet a été assermenté comme Conseiller Executif.Hier soir Mess\" Bourdages, Lafontalne, Morin ont annoncé en Chambre qu'au premier moment où Mr Mondelet viendrait en cette qualité avec un Message, ils proposeraient de le renvoyer ft ses Electeurs qui décideraient, par une nouvelle élection, s'ils voulaient de lui ou s'ils n'en voulaient pas, comme Conseiller Exécutif.\u2014 Il s'est récrié beaucoup contre cette menace, a dit que ce serait une grande injustice d'en agir envers lui, autrement que l'on avait fait envers Mr Panet.Que, par respect pour la chambre, le gouverneur voulait envoyer ses Messages par un membre, qu'il fallait qu'il fut du Conseil; mais qu'il était aussi libre après qu'avant sa nomination qu'il n'était point lié ft soutenir ni les actes passées, ni les actes futurs du gouv* qu'il ne recevrait pas les émolumens de sa charge, et ne siégerait pas en Cour d'appel.[*] Les autres ont répliqué que le GouV n'avait pas le droit de créer des amphibies, pour moitié Conseillers de l'administration, et pour moitié opposés & l'administration; qu'il n'avait pas le droit de les dispenser de l'exécution de leurs devoirs dont l'un des plus Important était d'être Juge d'Appel &* Sous peu de tems il y aura d'assez sérieuses matières de discussions G probablement des rapports plus amples que de coutume des débats vu qu'il y aura au moins trois rapporteurs; le Canadien ayant le sien.Sera-ce une raison suffisante d'être dispensé d'écrire souvent & amplement ?Un bon Citoyen de la haute-Ville a fait annoncer au prone du Dimanche que Jeudi, le 15 novembre, ft sept heures 6 demi, 11 y aurait une grand'messe de chantée ft la paroisse pour qu'il plut ft Dieu de bénir les travaux de la Législature; Je suppose que c'est pour faciliter la passation du Bill en faveur des Notables.1 Nous avons dit que puisque l'on publiait ainsi au prone le grand besoin que nous avions des prières des bonnes âmes, nous cotiser pour en faire chanter une seconde spécialement en faveur du Conseil Législatif ou le bon Bill avait échoué.\u2014 Quand & l'enquête de Montréal nous la ferons probablement devant toute la chambre ft la barre \u2014 Que le voisin Jacques Viger se tienne prêt ft venir aussitôt que les chemins seront horriblement mauvais, c'est le moment que nous choisirons pour l'entendre.Nous avons l'air un peu de demander plaies et bosses contre ceux qui ont des notions aussi aristocratiques que lui.Je viens de recevoir ft l'instant le paqueton contenant des chaussons, Je ne m'était pas apperçu qu'ils manquaient, ainsi Je [4] n'ai pas maugré.Je n'ai fait que regretter l'absence .de ma chère amie et de nos chers enfants & fais des souhaits pour la conservation de leur santé \u2014 et leurs progrès dans leurs études.J'ai hâte de savoir ta mère arrivée auprès de toi.Comme il y aura J'espère moins de maladie dans la famille et plus de commodités dans la maison pour vous loger, vous auriez plus des agrémens de la société et moins des fatigues du ménage que l'an dernier.Je recommande de nouveau & Théophile l'enterrement de mes vignes qui pourriront si elles ne sont pas mises en terre.A mon Cher Père mes respects, ft vous tous santé et contentement Tout ft toi ton bon ami 6 fldèleépoux.1 II s'agit de l'intervention des troupes dans une bagarre déclenchée lors de 1 élection du comté de Montréal.Cette élection était contestée entre Daniel Tracey et Stanley Bagg.Voir T.Chapals.Cours d'Histoire du Canada, vol.IV, p.1-15.3 II s'agit du bill pour < démocratiser la paroisse »; Papineau et ses partisans s aliénèrent le clergé avec ce bill.T.Chapals, Cours d'Histoire du Canada, vol.III, p.245-261. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 43] [De la main de son fils, Amédée: ] Copiée ce 9 PM 6 10 PM ce 9 jutl.1885 Québec [Montréal]1 21 Novembre 1832.Ma chère Maman est une maîtresse femme.Elle veut tenir le haut bout non seulement à table mais ailleurs aussi.Il y a huit Jours que je suis parti et Je n'ai pas reçu de lettre sans doute parce que je n'en ai pas écrit.C'est bien de n'être pas sans tête, [et] 1 de tenir son quant à mol, de faire respecter ses droits.Mais pourtant l'on peut me supposer de bons motifs d'excuse les.affaires par exemple.Ah, les affaires l'on n'en finit jamais.L'une finie dix autres recommencent surtout en politique.Au lieu que quand ma bonne amie ne m'écrit pas, moi je puis m'inquiéter et supposer et craindre qu'elle est malade ou livrée sans relâche aux soins que demanderait d'elle la maladie de quelqu'un de nos chers enfans.Je n'ai qu'un refuge contre ces tristes pensées, c'est la reflexion qu'elle est maîtrisée par sa passion dominante.Ce ne sont pas les visites, ni la toilette, ni des amusemens d'aucun genre qui lui déroberont le loisir de m'éciire c'est sa passion dominante.Mais quelle est elle donc, que l'on n'ose la nommer comme si elle était bien odieuse.Eh non, elle n'est pas tout â fait cela.Je soupçonne qu'il y a bien des femmes qui en ont de pires que la sienne, mais après tout, quand à la privation d'avoir des [ses] 1 lettres de ma femme, sa passion y conduit aussi sûrement qu'aucune autre puisqu'il y a des Dames me dit-on assez diligentes pour trouver le tems d'écrire des galanteries à leurs amants G des tendresses à leurs maris tandis que la mienne qui est assez sage pour n'avoir pas d'amants, n'est pas assez diligente pour m'éciire.Ah I la malheureuse passion, qui a fait trop de progrès pour pouvoir être déracinée, et qui me prive d'avoir souvent des lettres, c'est donc frotter ce qui a été frotté, reballayer ce qui a été [2] ce qui a été ballayé, réclairclr ce qui a été éclalrcl et qui me parait bien luisant.J'ai [aie] Mr Quesnel n'arrive qu'en ce moment.Il me dit que, samedi dernier, il a été à la maison te voir et t'a trouvé réfugiée dans l'étude pour éviter la fumée de ta Chambre.Il me dit que vous étiez tous en bonne santé.Que ma chère petite Ezilda et les deux petits frères y lésaient tapage.J'ai du chagrin que tu aies l'embarras G l'incommodité des ouvriers G réparations à souffrir si tard.C'a me fait songer que J'avais recommandé avant de partir au garçon d'apporter trois à quatre briques pour les mettre dans l'étude sur le polie, afin de diminuer le danger du feu qu'une trop grande chaleur pourrait peut être mettre à la boiserie au dessus.Tandis que l'épaisseur d'une brique entre deux, simplement laissée à plat sur le polie détruirait ce danger.J'ai oublié de planter des oignons d'hyacinthes, que Mr Desrivières m'a envoyé peu de jours avant mon départ.Je ne sais même où Ils ont été mis: je suppose que c'est dans ta dépense.Je serais chagrin de les perdre, néanmoins comme la terre est trop gelée probablement pour les y mettre, il faudrait faire remplir de terreau une des caisses vides qui étalent sur la galerie, les planter tous dans cette caisse où ils se toucheraient et de bonne heure cet hiver tu aurais une des plus belles collections de fleurs que l'on puisse voir car l'hyacinthe fleurit très bien en hiver.Tu vols que mol parti je considère qu'il n'y a plus d'embarras à la maison, mais que tout est loisir sans fin pour que je te donne à faire ce que je n'ai pas trouvé le moyen de faire pendant que j'y étals.Chère amie [cette occupation]1 cette besogne n'est à 324 ARCHIVES DE QUEBEC faire qu'autant que tu en trouveras le tems; & à laisser si elle te gêne.Hier soir nous avons pris en considération le discours du Gouverneur ft la clôture de la Session.Nous étions en Comité depuis cinq minutes.C'était ft qui [3] ne commencerait pas.Nous avions l'air d'une assemblée de Quakers.Je me suis levé et al fait contre Son Excellence une sortie très méritée, très violente, mais dont je ne suis pas content parce que n'ayant pas eu intention de commencer, mais celle de me réserver pour la réplique: je n'étais pas bien préparé.J'ai dit d'assez dures vérités mais mal ordonnées.Mondelet, Cuvllller, Stuart, prenaient des notes; Je m'attendais ft une vigoureuse attaque, et me promettais de leur répondre avec avantage, ft cause de la bonne cause que Je défendais.Point du tout.Us se sont décidés ft ne rien dire.Cuvllller a même passé avec la majorité 6 la division a été de 42 contre dix.Ils craignaient de faire ressortir la faiblesse du parti Gouvernemental, s'ils défendaient avec zèle le Gouverneur, & demeuraient dans une grande minorité.Mondelet, et son ombre Olivier Berthelot, et le noble Mr Casgrain, sont les trois Canadiens que son Excellence rallie sous son étendard.Sur les événements de Montréal, il n'y a pas à craindre que la Chambre ne soit très ferme & décidée ft avoir une enquête pleine & entière, de tout ce qui est relatif.Dans le Conseil Législatif Debartzch n'a trouvé que Des-saulles 6 mallhot disposés cordialement ft le soutenir.De St Ours, Duchesnay2 et les autres prétendus Canadiens lui ont tourné le dos.J'ai de la peine ft croire que nous le gardions longtems.Tu as du recevoir une lettre de mol lundi.La poste n'est pas arrivée ft l'heure ou je ferme ma lettre, deux heures.Ainsi j'en attends encor aujourd'hui ou demain.Toutes les causeries possibles de ma chère maman G de nos chers enfans, voilà ce qui m'intéresse le plus dans Montréal ainsi j'ai toujours grand hâte d'en entendre parler.A tous nos parents â amis saluts & amitiés.Cherrier ne partira que demain ou après demain vu qu'il n'y a pas de Steamboat plutôt prêt.Adieu chère amie tout à toi.L.-J.PAPINEAU [Au verso:] Madame Papineau Rue Bonsecours Montréal 1 Raturé.2 Roch de Saint-Ours.J.-B.Duchesnay, F.-X.Maiihlot et Jean Dessaulles venaient d'être nommés conseillers législatifs.A Gérin-Lajole, Catéchisme politique.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 43a] [Copie dactylographiée.] Québec 6 Décembre 1832 Chère Amie, Combien je suis affligé de te voir malade.Combien je suis inquiet de n'avoir pas eu de lettres aujourd'hui.J'écris de Mercredi soir parceque je me trouve un moment de loisir que je n'aurai peut être pas demain.Lundi Théophile pouvait m'écrire, il me le promettait dans sa lettre dé Samedi.B m'annonçait que tu avals du mieux et bon courage ce qui est plus de la moitié de la guérlson, que tu étals bien d'accord avec ton Médecin ce qui effectuera le reste de ce qu'U faut pour te remettre sur pied.Mais encor avec tout cela le dimanche est un si bon Jour pour écrire que Je LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 325 devrais avoir des lettres de quelques un de mes amis et que je puis m allarmer de n'en pas avoir.Parfois je regrette bien de n'être pas venu il y a quelques années m'établir à Québec.D'un autre coté, qui sait si la mauvaise compagnie ne m'y aurait pas gâté?Si je n'y serais pas devenu un souple courtisan?A l'heurre qu'il est n'y a plus semblable risque.Il y a assez longtems que je marche la tête haute, que je ne craindrais pas de m accoutumer à monter les escaliers du Chateau S* Louis comme la Santa Scala, à Rome, où les dévots 6 dévotes ont de leur front G de leur genoux usé la pierre.Je marcherais ici libre comme là-bas \u2014 et je ne me séparerais pas si longtems de ma chère Maman, et quand elle serait indisposée mes bons soins abrégeraient le tems de sa maladie.J'avoue bien que quand elle serait en santé je lui ferais peut être de longues et fréquentes Infidélités, non pas pour les belles; elle sait bien que je n'ai jamais valu grand chose pour elles et, plus l'on vieillit [2] moins l'on vaut, mais pour la bibliothèque de la Chambre d'Assemblée.Ah c'est là ou l'on en trouve de bonnes autorités, pour prouver que lè Militaire ne doit pas mettre le nez dans les élections.Je me dépite toujours de voir que notre jeunesse ne profitte pas de ce dépôt précieux.Je crois que s'il était placé à Montréal, la question du massacre de Montréal du 21 Mal aurait avant ce tems été plus approfondie.Patience elle le sera.Je crois que nous recevrons demain soir les rapports militaires qui ont été faits au gouverneur.Il commence à s'appercevolr qu'il se roule dans des draps sales.Il ne fera pas de difficultés de communiquer tout ce qu'il a par devant lui, ce qui n'eut pas été le cas il y a un mois.Cela vérifie un peu ce que j'écrivais que l'excès du mal apportera peut être son remède.Voila la première fols ou l'on sera forcé d'admettre, le droit de l'Assemblée de demander compte 6 le recevoir des ordres que l'on peut donner aux soldats.Il n'était pas venu dans l'idée de qui que ce fut au tems du Chevalier Cralg de croire qu'il fut possible de demander copie des ordres par lesquels une escouade de soldats enlevaient une imprimerie.Il n'eût peut être pas été prudent de le demander, parce qu'alors le refus du Gouverneur aurait été appuyé d'Angleterre, vu que c'était un moindre délit qui avait été commis.Mais dans un aussi détestable attentât que celui du 21 Mal.1 refuser quelques renselgnemens c'est s'inculper trop directement.Néanmoins, l'exemple une fols donné la Chambre interviendra pour arrêter des excès moindres que ceux du Chevalier Cralg.Que Théophile trouve quelqu autre bon témoin qui puisse prouver contre quelqu autre juge de Paix une violence aussi folle que celle de Fisher, et cela fera un [8] grand effet.Dans le tems l'on en a dit autant de Moffat G Shuter, puis l'on a neglige de receuilllr les témoignages.Mr Brault, dit Pornlnville, du fauxbourg S' Laurent était dans la maison de la fabrique.Il a dû voir les premiers coups donnés par les connétables spéciaux, ainsi que M7 Dubois.J'ai souvent demandé leurs dépositions, sans les avoir pu obtenir.S'ils n'ont pas trop d'objections à voyager, il faut les voir & les faire venir probablement ici.Il y a ici 90 infolio des journaux des Communes dans lesquels on peut trouver des passages aussi bons que les suivans 17 March 1725 «It was resolved that Ed Marshall having presumed to read the proclamation « against riots while the Burgesses.were duly assembled by virtue of his Majestys « writ for the Election of a Representative.Is guilty of high Infringement of the « freedom of elections ».Ordered In the Custody of the Sergeant at Arms, ou bien, décembre 1741: « That the presence of a Regular body of armed soldiers at an Election.is a high < Infringement of the liberties of the subject, a manifest violation of the freedom of « elections, and an open defiance of the laws and constitution of this Kingdom ». 326 ARCHIVES DE QUÉBEC Dans de petits livres < that nothing but a necessity so strong as to supersede < all law could Justify a returning officer in demanding [officer in demanding] * the « assistance of the Military.Or a commanding officer in affording it ».J'en trouverai bien d'autres.Puisque tu me donnes ta politique, Je puis bien te donner ma loi.Elle fera plaisir à mon cher père, à Cherrler 6*» et les encouragera à nous procurer une bonne enquête.J'ai écrit au voisin il sera en route quand celle-ci parviendra.8 II faudrait que, vu l'absence de Delisle, Mc Auger dise si le Juge en Chef a donné sa [*] direction au Grand Jury, et, s'il l'avait de son écriture, la faire parvenir d'une manière sure à Mc Delisle, pour la produire.Il est bien évident qu'il a parlé comme un sot et un fripon, en n'envisageant pas que c'est pendant une élection et par une autre autorité que celle de l'officier rapporteur que le Militaire a été appelé.Mr Done-gani conserve la lettre de S' George qui dit n'avoir pas appelé le militaire.Quand veut il être appelle ici ?A lui et sa famille mille amitiés de ma part Je reçois ce matin avec le plus grand plaisir la lettre de Théophile qui me donne l'espoir d'un plein 6 prochain rétablissement pour ma chère amie et les mêmes bonnes nouvelles du reste de la famille & bonne apparence pour la chose publique.C'est bien, qu'il continue à faire son petit possible pour obtenir de grands résultats.Qu'il persiste a entraîner les Canadiens qui voulaient engager Mondelet à démissionner à insister et à lui faire promettre de donner sa démission.Il ne le peut pas faire.La Chambre est approuvée, le gouverneur censuré par ces bons amis de Mondelet aussi directement que par ses adversaires.Us n'ont pas le nez long.La proposition est vraiment réslble, mais, si elle est une fois formellement faite, le commentaire sera amusant Si Mondelet perd son Election quand Kimber gagne la sienne, même dans le bourg des T.R.(Trois Rivières), ne voila-t-il pas une preuve que les bons principes gagnent du terrain?Après midi, la Gazette Officielle va publier la destitution de Mr Armour, comme imprimeur du Roi.J'embrasse la mère et les enfans.Ton ami.1 Jacques Viger, dans sa correspondance, rend compte de cette affaire dans laquelle semblaient Impliqués quelques Juges, les connétables et spécialement Stuart et Cuvllller.Voir la Saberdache bleue, vol.9, p.76-210.» Raturé.8 Papineau avait demandé h Jacques Viger de venir comparaître devant la Chambre.Saberdache bleue, vol.9, p.76-78.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: «b] [Copie dactylographiée.] Québec 24 Décembre 1832 Chère amie.J'ai eu une lettre de Théophile le 18 courant Elle n'est pas longue néanmoins après avoir Jette un coup d'oeil dessus et vu qu'il était mordu et aussi complettement fou de politique que Je le puis être mol même, au point qu'il ne me dit pas un mot de toi, J'ai mis sa lettre de coté 11 y a deux Jours, sans que j'aie trouvé les dix minutes de tranqullité qu'il me fallait avoir pour la lire Jusqu'à ce moment où J'écarte toute occupadon pour t'écrlre à,la Wte.D'abord tu ne m'as pas écrit la semaine dernière, aurais tu donc été indisposée de nouveau ?Ensuite il ne mentionne pas même ton nom dans sa lettre n'en dol je pas conclure que tu es bien.Je m'arrête à cette opinion, mats souhaite vivement qu'un témoignage de ta main vienne me LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 327 prouver que ma fol & mes convictions ne sont pas des visions.Tant de dévots en ont eu, qu'il faut toujours se tenir en garde contre le danger de se croire inspiré d'en haut Comme la bonne soeur de la Nativité qui révélait si souvent au conservatoire des Discrettes l'état de la santé de corps 6 d'esprit des grands personnages de l'Etat et le tems ou il finiraient ce qui était une admirable économie d'écritures G de frais de poste pour le couvent Que veux-tu que Je te dise?Je ne vols absolument personne A l'exception d'une sortie Jusque chez Mmo Amiot comme Je te l'ai rapporté, Je n'ai pas été plus loin que d'ici à la chambre & de la chambre Ici.Je travaille beaucoup, ne dors que peu, et mange et me porte bien.Durant mes Insomnies Je me demande si tu as quelque repos si, tantôt l'un tantôt l'autre [*] des bambins ne te reveille pas, et si cette fatigue n'empêche pas ton rétablissement Puis, si tu ne frottes pas plus qu'il ne faut si les poêle chauffent sans fumer, puis, si les ouvriers étant en retard de faire les réparations, il n'y a pas là de nouvelles causes de vives impatiences pour une femme qui ne peut être aussi patiente que mol, vu qu'elle n'a pas aussi souvent lu Sénêque sur la patience et qui, bien que dévote, ne veut pas qu'on lui cite les sages préceptes de S' Paul, ou de qui les Interprètes, sur l'obéissance que les femmes doivent à leurs maris, comme J'interprète ceux qu'il nous débite sur l'obéissance que les Peuples doivent avoir pour les autorités; quand elles ont raison, oui, sinon, non.Mais qui sera le Juge, la femme ou le mari.Là il n'y a que deux parties et le chef doit toujours l'emporter, c'est raisonnable.Mais dans les altercations politiques, il est clair qu'il y avoit plus de raison dans un grand nombre de têtes, que dans une seule, ou que dans le petit nombre de ceux qui reconnaissent qu'ils ne doivent conserver leur tête sur les épaules où la Providence l'avait plantée, que par la permission et clémence de ceux à qui fut remis de droit divin, la puissance du glaive pour décoller les têtes qui troublent le repos de la société, c'est-à-dire la digestion et le sommeil du Souverain.II est donc bien évident que c'est le même principe qui doit régir la famille G l'Etat pom; que tout soit dans l'ordre.Entre le mari et la femme.Il y aurait guerre perpétuelle si quand l'un parle l'autre ne se soumettait pas pareequ'un troisième ne peut pas venir départager leurs opinions.Dans la société, chaque fols que le grand nombre dit au petit nous savons mieux que vous ce qui nous convient là se trouve la puissance [3] à laquelle les honnêtes gens doivent obéir G non à ailleurs.Si donc les femmes ne veulent pas être soumises, mais souveraines il faudrait qu'elles tendissent un piège adroit aux hommes; qu'elles fissent passer une loi qu'il ne serait permis à aucun d'eux de se borner à n'avoir qu'une seule femme.Ils seraient célibataire, ou bien ils en prendraient plusieurs.Et comme dans la multiplicité des conseils et des propos, se trouve la sagesse, les deux femmes parleraient bien au moins quatre fols autant que leur homme et il n'aurait plus qu'à porter le Joug de la loi.Allons c'est une honte de dire autant de balivernes.Mais, vois-tu, Il faut bien un moment de folle et de distraction à une assiduité aussi opiniâtre que celle avec laquelle Je suis G suivrai cette Enquête.Nous fesons imprimer le rapport d'une conversation entre Mr Viger1 et Lord Goderich du 25 if\"*.Quoique ce ne soit qu'une conversation.J'ai pris sur mol de la rendre publique, parce-qu'il envisage les horreurs du 21 mal sous leur véritable point de vue, et qu'il faut ôter aux dévots que sous prétexte de modération, sèment la division parmi les Canadiens, l'appui du nom, et de la modération qu'aurait Mr Viger, disent-Ils, s'il était en Canada \u2014 Ensuite, Milord Aylmer se trouve attaqué S averti que le gouv1 en Angleterre doit s'attendre à l'enquête* que nous avons commencée, et que, s'il 328 ARCHIVES DE QUÉBEC veut l'interrompre, lui qui est Inculpé, la responsabilité en sera pour lui seul et la détermination envisagée comme la sienne propre et non comme venant d'outre mer.Le Canadien d'aujourd'hui contiendra un morceau, violent extrait du Morning Chronicle, papier Ministériel, contre le Massacre, et ceux qui font servir les Cours de Justice A absoudre ses auteurs.D ne faut pas manquer de le réimprimer [4] dans la Minerue et le Vindicator si la Gazette de Nellson l'imprime en anglais, sinon je tacherai d'envoyer la feuille à son éditeur.C'est un coup de foudre que les révélations de Bénêche.Maintenant qu'il n'y a plus de mystère les personnes qui ont eu de malheureux rapporta avec Bagg ne doivent plus chercher à le cacher II faut que le Doct* Vallé vole M1 Roy qu'il sache de lui combien est pleine 6 circonstanciée la déposition de Bénêche et que si Lavoie convient de son exactitude qu'il lui dise qu'il est de son devoir de ne pas cacher des hommes qui, pas a pas Ci d'excès en excès, se sont rendus au point d'ensanglanter une élection.Un crime jette toujours dans quelqu'autre, et ceux qui sont amis de la paix cf des lois ne peuvent plus hésiter quand ils ont occasion de faire connaître d'aussi horribles folies que celles de nos magistrats, de leur faire oter les moyens de la repeter.Le Dr Nelson (Rob) verra aussi Roy dont le témoignage est accablant pour ses confrères.Gugy est perdu a Jamais, il ne peut cacher, quelque chose qu'il dise, sa mauvaise fol.J'espère beaucoup des résultats de cette enquête.Que Théophile vole les D1* Nelson 6 Vallée & ce sujet, qu'ils soient discrets 6 vigilants.Les procédures sont 6 seront bien longues.C'est un mal inévitable.Adieu bonne maman j'embrasse les grands & les petits Tout A toi.1 D.-B.Vlger était alors l'agent de la Province en Angleterre.2 Les documents relatifs à cette affaire ont été publiés dans les Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, vol.42, appendice M.L-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 43c] [Copie dactylographiée.] Québec 1\" Janvier 1833 Chère amie, Nous ne pouvons porter nos regards en arrière sur l'année remplie d'inquiétudes, de deuils, de morts et de malheur qui vient de s'écouler, sans un profond sentiment de tristesse.Quelles pertes irréparables que celles d'un aussi grand nombre de concitoyens d'amis 6 de parents aussi chers et qui nous ont été enlevée I Quels momens d'angolses et de frayeur sur les dangers que couraient au milieu de cette effrayante contagion (1) « ceux qui nous sont chers G qui y ont échappé.» Surtout, qu'elle anxiété, ma chère Maman, m'agitait pour toi et pour nos chers enfans pendant notre séparation forcée.(2) Dieu merci, nous avons échappé & plus de dangers qu'il ne s'en présentera a l'avenir, je l'espère.Un redoublement de tendresse, d'attachement d'estime mutuels entre ceux qui surnagent après ce grand naufrage, est le plus grand adoucissement possible 6 des malheurs Irréparables.Aies soin de ta santé, ma bonne amie, je sens de plus en plus combien tes soins et ta tendresse me sont nécessaires pour trouver des consolations aux contrariétés, aux persécutions, auxquelles je suis & continuerai 6 être en butte plus que personne aussi longtems que je serai dans la vie publique.Je hais trop le vice et LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 329 l'abus du pouvoir pour jamais dissimuler ma haine, Jamais me relâcher dans mon opposition.J'aime la paix et Je suis condamné à vivre dans un état de guerre perpétuel, puisque je suis résolu a ne pas transiger [*] avec le principe crue je me suis fait de résistance a quiconque dépasse les limites dans lesquelles la loi les devait retenir.Eh bien I qu'au moins j'oublie cette vie si agitée au dehors, dans la tranquillté 6 la douceur de la vie domestique, de la réunion Intime avec une.femme & des enfans que j'aime plus que moi mille fois.Je souffre de leur absence, ce sentiment se fortifie de plus en plus chaque année et chaque jour de chaque année.Néanmoins, je me suis fait des maximes & des devoirs tels que je les conçois, dont je suis l'esclave.L'obligation de servir mon pays comme citoyen, au milieu de risques, de déboires, de dégoûts, toujours renaissons m'attache, et Je trouve du plaisir a me dire: J'ai rempli un devoir, quelque pénible qu'il ait été a remplir dans le moment du sacrifice, l'on est consolé plus tard.Que je vive assez pour que ma famille me connaisse & me chérisse, et sache voir que mes ennemis ne peuvent m'attaquer que par d'odieuse calomnies et que malgré une haine plus violente contre mol que contre aucun autre homme, ils n'ont pas, Dieu merci, un acte malhonnête à me reprocher: que ma Julie et mes enfans m'aiment beaucoup, & quelques fols me le disent un peu \u2014 et mon sort sera aussi heureux qu'il est donné de l'être Ici bas.En remontant, je trouve mon gros Gustave a qui 11 est plus facile de souhaiter ce qu'il lui faut que de le lui donner: C'est de la douceur et moins d'opiniâtreté qu'il n'en a naturellement.Puis, en remontant a la grande fille de la maison, qui comprend bien qu'a ce titre, elle est étroitement obligée a être bien sage et bien.raisonnable.Il n'y a pas besoin de lui souhaiter que son [8] Papa ne la gronde point du tout pendant l'année qui commence, mais quelle soit assez bonne pour qu'elle même ne gronde Jamais son cher petit papa.Ce seront deux bons amis qui doivent vivre parfaitement d'accord ensemble.Pour les grands, il faut, leur parler tout ensemble comme je le sens, avec la plus tendre amitié et un degré de raison qui montre que je ne les regarde plus simplement comme des enfans, avec qui 11 ne faut que badiner, mais comme de petits hommes, à qui il peut échapper des fautes qui feraient leur malheur et celui de leurs parents, et qui peuvent choisir, aimer le bien, l'honnête, la vertu avec assez de courage pour se faire honneur à eux mêmes, donner â leurs parents la plus douce consolation qu'ils puissent jamais avoir, et, plus tard, se rendre des hommes utiles et recommendables a la société entière.C'est par de bonnes études qu'ils parviendront à ce but.La Providence, dans sa bonté, leur fournit l'heureuse occasion, que tant d'autres enfans d'autant de talents & de bonté qu'eux n'auront jamais, par la pauvreté de leurs parents, de pouvoir faire de bonnes études; elles feront leur bonheur; elles formeront leur coeur; il leur sera aisé & naturel d'aimer la vertu £> de haïr le vice; d'aimer la bonne compagnie et de fuir la mauvaise, s'ils mettent a profit les occasions qu'ils ont de contracter le gout de l'étude et de l'application.Qu'ils sachent que, quoiqu'ils aient de l'ennui et du chagrin de se trouver pensionnaires au Séminaire, je n'en al pas moins qu'eux.Je trouverais mon plaisir et mon avantage a les avoir auprès de moi: mais pour leur plus grand bien Je.me prive et continuerai a le faire Jusqu'à ce que l'habitude leur fasse aimer l'étude par choix et non [4] par contrainte.A leur fige J'étais plus appliqué qu'ils ne le sont; j'aimais plus les livres et moins le Jeu et la course qu'ils ne l'aiment, néanmoins Je comprends que Je n'aurais pas aussi bien étudié externe que pensionnaire.Je me plaignais alors, Je remercie aujourd'hui mon cher père du courage qu'il a eu de me 330 ARCHIVES DE QUEBEC retenir malgré mol au Séminaire.J'espère que mes enfans seront un Jour assez raisonnables pour penser de même.Dès que Je serai assuré qu'Us aimeront mieux la conversation de Ciceron, Plutarque &°* avec qui l'on apprend mille bonne choses, que celles d'engagés, ou de petits camarades que l'on connaît mal B avec qui.en courant, l'on voit ou l'on entend dire mille mauvaises choses.Je les retirerai et les retiendrai auprès de mol 6 de mes livres.Chère amie, U n'y a que sous le rapport de ta santé que J'ai une grande réforme à demander chez toi.Pour tout ce qui dépend de toi.Je n'ai rien A demander, sinon peut être un peu plus d'indulgence dans ta manière de penser de la société au milieu de laquelle nous sommes condamnés & vivre.B ne faut pas prendre aussi A coeur que tu le fais, des torts que l'on ne peut corriger.Je te chéris et t'embrasse tendrement ainsi que tous les nôtres.Que Théophile m'écrive un peu plus souvent et toi autant que tu le pourras.Tout A toi, ton bon «uni.[Notes d'un copiste:] (1) Le choiera asiatique qui fit de si affreux ravages au Canada en 1832.(2) B avait envoyé sa femme 6 ses enfans A la campagne, au village de Verchères; mais ne quitta point son poste au milieu des pestiférés A Montréal.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 43d] [Copie dactylographiée.] Québec H Janvier 1833 Chère amie.Le Gouverneur a reçu dès Vendredi les lettres qui annonçaient, la nomination d'Ogden A la place de Procureur Général.En conséquence U a démissionné dès le même Jour, mais sans due pour quel motif U le fesait Mille et mille conjectures extravagantes i se sont débitées sur le sort de Stuart.Pour amortir la Joie publique, ses amis ont dit qu'il revenait Juge en Chef ou qu'U était placé dans le bureau Colonial.J'espère que rien de cela n'a lieu.on a dit aussi qu'il était nommé Juge en Chef A nos antipodes, A Title Maurice.Je l'aurais cru, si l'on avait accepté sa démission, malt comme le Ministre confirme sa Suspension Je pense plutôt que, si Stuart persiste après cela, dans les sentiment d'Impudence qu'U a toujours eus, U demandera son procès dans le Pays: U doit entrevoir qu'U le perdrait Si on le place dans quelqu'autre colonie, la nouvelle qu'U est sous le poids d'accusations dans celle-ci le suivra au galop et y détruira sa réputation.B n'a pas d'autre parti A prendre que de rentrer dans la vie privée et plutôt ailleurs qu'Ici, A moins que ce ne fut aux Indes ou le gouvernement pourrait l'employer.Voila un acte tardif de Justice que l'on prétendra nous rendre, et en retour d'un bienfait nous devons sacrifier quelques un de nos droits et de nos prétentions.Je suis moins que Jamais d'avis de le faire.L'on nous annonce pour aujourd'hui quelque message Important et le secret avec lequel on en cache le sujet ne laisse pas que de me laisser craindre qu'U n'y ait quelque chose de désagréable.Je n'en puis rien savoir.Je ne vols Jamais le Gouverneur.B a peut [*] être surpris quelqu'expresslon d'approbation de sa conduite et de celle des Magistrats, relativement A l'élection de Montréal, et pourtant eUe a été infâme.Chaque nouveau papier que nous recevons prouve de plus en plus combien les Magistrats sont impliqués et tot ou tard, Us ne peuvent échapper LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 331 à la punition.Ce peut être aussi long, mais ce me parait plus certain que ne l'était celle de M' Stuart, quand nous avons commencé à porter nos plaintes contre lui.Tu peux juger de la vie occupée que je mène ici, lorsque tu sauras que je n'ai pas trouvé un moment pour faire cette année les seules visites que je voulais faire, celles à la famille.Hier, Dimanche, j'ai été si constamment assiégé de personnes qui venaient me demander des nouvelles de Mr Viger, que je n'avais pas encore reçues, que je n'ai pu commencer cette lettre et que je la fais aujourd'hui a la hâte et au milieu des propos d'un grand nombre de personnes qui, bien que satisfaites de la lettre de M' Viger, voudraient savoir ce que devient Stuart 6ca.Pendant que j'écris, Je l'ai donnée â Mr Ovide Perraut qui la copie, pour l'envoyer à la Minerve.Le Jeune M1 Trudeau a donné un témoignage d'un peu plus de poids que Je ne l'attendais, mais il n'en est pas moins vrai que Théophile m'avait écrit qu'il avait vu Fisher Jeter des Pierres et c'était une imagination, cela, et non un fait.Je suis affligé que la Gazette de Nellson ait si mal et si Insuffisamment rendu compte du discours Républicain,3 mais, néanmoins, un de ceux dont J'ai été le plus satisfait, que J'ai donné â l'appui des résolutions de Mr Bourdages: il y avait plusieurs bons passages.Il n'a pas été sans produire quelqu'effet L'anglais [8] quoique fautif, l'est moins que le Français.Je n'y vols guère de remède.Mais Wilcoke, j'en suis sûr, est payé pour faire ses rapports en vue de me dénigrer et d'aider à fomenter de la désunion entre les Canadiens, et du préjugé contre eux en Angleterre.Peut être cela produira-t-il un effet contraire A ce qu'ils s'en promettent en fesant croire que le mécontentement est aussi grand qu'il devrait être, c'est-à-dire plus grand qu'il ne l'est réellement.Leurs craintes, plus que leur amour, nous serviront Ton ami.1 Le 12 Janvier Jacques Viger avait annoncé à sa femme < la nomination d'Ogden comme Procureur-Général et la destitution de Stuart >.Il était question aussi de la nomination de < Stuart comme Juge en chef et de Sewell comme Baronet >.Saberdache bleue, vol.9, p.132-134.3 Voir The Quebec Gazette.U janvier 1833: aussi celle du 21 Janvier.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 44] [De la main de son fils, Amédée:] Copiée ce 11 July PM 1885 fini à 3«» (Québec voir adresse) Chère amie, J'ai eu le grand plaisir d'avoir samedi une de tes lettres qui me donne une preuve additionnelle de tes grands courage G patriotisme.Elle m'initie non pas aux secrets et aux mlstères, mais aux élans et aux explosions d'un zèle bruyant qui ne peuvent manquer d'éclater dans l'aimable Club féminin qui s'est quelques fois réuni dans la rue Bonsecours.Oh que Je serais heureux de m'y trouver un de ces Jours à Jouer un rôle tout opposé à celui que je remplis ici.d'être tout yeux et tout oreilles pour jouir du plaisir de voir et d'écouter: d'applaudir et d'aimer au lieu qu'Ici, je suis condamné à la souffrance de parler, blâmer et haïr, sans trêve et sans relâche.Malgré cette pénitence et cette mortification de tous les jours J'engraisse et me porte bien, [et] 1 Mes amis unaniment attribuent un effet si peu naturel, à un miracle que tes prières et celles de mes bonnes et dévotes amies peuvent seules opérer.Ils vont jusqu'à dire que vous aimez mieux un pécheur joyeux & rubicond qu'un saint pâle et morose, car si vous donniez toutes vos patenôtres au salut de mon 332 ARCHIVES DE QUEBEC Ame, plutôt qu'A l'entretien de ma santé, elles auraient trouvé prise, m'auraient grippé, arraché A des scènes où Je tourmente tant nos bons Gouverneurs 6 conseillers.Tenez ferme et bon.J'ai toujours peur que les maudissons des [rap] 1 robes noires ne me nuisent, si la bonne volonté & l'estime des robbes blanches ne me soutenaient pas.Parlez haut pendant qu'ils parlent \u2014 bas.Vous savez que J'aime bien mieux m'attache r aux unes qu'aux autres, que Je suis, tout A vous; mais A ces braves, pas plus qu'il ne faut.Les affaires ne vont pas si bien que Je souhaite: mais elles vont mieux que ne le souhaitent ceux qui en ont la Direction, par commission royale.Samedi nous avons adopté à l'unanimité toutes les résolutions préparées par Neilson: [toutes celles prepar] 1 contre l'annexation de Montréal au haut-Canada.Jusqu'à Andrew Stuart qui s'est servi des expressions les plus acerbes et satiriques contre l'extravagance et la dépravation du Gouvernement du haut Canada.B y a eu unanimité.Nous demandons au Conseil d'y [a] concourrlr.Je ne doute pas que la Majorité ne le fasse; elle se rendrait trop odieuse et détestée si elle s'y refusait Mais quelques uns de ces intrigans ont flatté et approuvé cette Idée dans leurs communications avec le haut canada et ils vont nécessairement se rendre [mieux] * méprisables auprès du peuple du Haut Canada s'ils lui tournent le dos, et méprisés ici au delà de ce qu'ils le sont déjà s'il était possible, en montrant leur partialité pour l'autre province et leur haine pour celle-ci.Nous rirons de l'embarras où nous ne les avons pas poussés, mais où Ils se sont précipités d'eux mêmes.Nous avons concourra dans le rapport contre le juge Kerr2 et dans les résolutions préparées contre lui; trois [ou quatre] 1 seulement divisant en minorité.Nous avons passé A l'unanimité le Bill d'agence 9 pour une année priant Mr Vlger de continuer pendant ce tems.Que t'en semble ?ce n'est pas trop mal passer une soirée.Stuart G Cuvllller et quelques autres envieux se retirent dans ces occasions.Nellson a déserté bien plus qu'il ne le parait faire la cause du pays, et il n'y a que lui qui y nuise parce qu'il a encore du crédit et de l'influence: B va, je le crains, nous entraîner dans une énorme bévue.Les Townshipps et les québeccois vont peut être emporter le Bill que Lord Goderich nous avait fait grâce de rejeter, l'appropriation permanente des juges et leur commission durant bonne conduite.Bs continueront A être mal choisis et plus difficiles à attaquer que dans le passé où ils ont été Inattaquables.Si nous empêchons cette erreur pour cette année, nous l'empêcherons pour toujours.Ces principes seraient bons, si [11]* le peuple avait sa juste influence sur le Gouvernement Mr Robltaille me fait doublement plaisir de te tenir compagnie et de m'écrire qu'il est patriote.S'il m'écrivait cela de chez Mr.Doneganl ce serait plus édifiant encor, car ce serait faire preuve de courage patriotique que de défendre la bonne cause au risque de se faire quereller un tant soit peu.Mais dans la rue Bonsecours il n'y a pas grand mérite à être Canadien; on y serait lapidé si on ne l'était pas.Jusqu'à Mr le Saulnier qui le devenait; quand il passait par là.B n'en est pas ainsi de l'Oncle aimable de terrebonne.Sa conversion est venue trente ans trop tard, mais elle est sincère.Je souhaite qu'il vive pour nous édifier par sa bonne politique, son bon appétit [*] et sa galanterie toujours jeune et fraîche, même sous une perruque bien chaude, pendant trente ans et plus.Ma chère petite Ezilda a été malade me dit la lettre d'aujourd'hui de mon oncle Théophile.Papa en est chagrin, il aura bien du plaisir quand il embrassera sa bonne petite [pet] 1 fille.' Chère maman tes raisons sont bonnes de retarder le sevrage d'Alfred mais LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 333 fais les cesser le plutôt que possible.Tu vas j'es-père bien vite voir ta bonne maman fais lui mes respects et amitiés ainsi que chez mon père.Quel grand vilain morceau de papier blanc je laisse ci-dessous, j'en serais confus si ce n'était pas un travail pénible qui m'arrête.Tout A toi ton bon ami L.-J.PAPINEAU 21 JanV 1833 [Au verso:] Madame Papineau Rue Bonsecours Montréal * Raturé.a Pour les débats sur cette question, voir The Quebec Gazette, 23 Janvier 1833.L.-J- PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 44a] [Copie dactylographiée.] Québec 11 Février 1833 Bonne Maman Je me ferais scrupule de me donner d'autre distraction des affaires que celle que me procure le plaisir d'avoir des nouvelles de la famille.Les plus petits détails de mon petit ménage me rappellent à mes sentlmens de vingt ans, me rajeunissent et me plaisent infiniment.J'abrège avec satisfaction mes repas et mes heures de sommeil, pour m'occuper de la grande affaire qui établit et prouve que la masse toute entière de notre administration est une masse de pourriture G de corruption.Je laisse avec plaisir quelques momens la considération de cette affaire pour m'occuper du désir, de l'espoir un de ces bons moments de bonheur, qu'il y a A jouir de la tranqullité du cercle domestique.Tu as tes fatigues, j'en suis affligé \u2014 Je n'ai pas voulu t'effrayer, mais l'indiquer les précautions A prendre \u2014 Cela ne doit jamais faire de mal et peut presque toujours être utile que prévoir le danger de loin, pour ne le pas craindre quand 11 est prochain, pour se soumettre sans crainte, quand Il est inévitable.En qu'elle occasion Madame, m'avez vous vu craintif?mol qui Idolâtre la liberté, et qui néanmoins me suis enchaîné dans les liens du mariage, et qui les supporte si galment?J'ai eu peur, dites vous \u2014 oui, pour les autres et je l'aurai encor pour ma femme et pour mes enfans, si nous sommes si malheureux que d'être exposés au retour de la peste, mais pour mol-même si je me considérais isolément, j'aime la vie et ne crains pas la mort.J'aime la paix, [2] et ne crains pas la guerre ai-je dit dans les débats A Neilson, quand il a dit qu'il était décidé A la faire.Mais les débats sont honteusement tronqués, les rapporteurs sont aux gages de Neilson, embellissent ses propos et enlaidissent ceux de ses adversaires.Cette déception durera peu.Neilson devra revenir, ou se perdre dans le public comme dans la Chambre.Le gouverneur devient furieux au point de blesser Jusqu'au petit nombre d'amis qui étaient disposés A le soutenir.M1 de Rocheblave est parti choqué de sa grossièreté, et tous les Conseillers Canadiens en disent autant- Ils sont outrés, et devaient tous partir ce matin, mais ils restent encore aujourd'hui espérant emporter après midi la question de l'Indemnité des membres, ce qui est mettre le gouverneur A une Cruelle épreuve, qui le voudrait refuser et ne le pourra pas.Ils ont emporté Samedi les résolutions contre l'annexation de Montréal.Moffat en a pleuré de colère.Tous les Canadiens partiront demain, pour faire connaître qu'ils se considèrent comme trompés lorsqu'ils n'ont été appelés qu'en minorité.Le gouverneur 334 ARCHIVES DE QUÉBEC espérait samedi avoir une division respectable sur la Motion de Stuart pour faire rescinder la règle d'après laquelle nous avons exclus Mr Mondelet; et, à sa grande humiliation, U n'y a eu que six voix anglaises pour lui et quarante deux contre, la règle ainsi confirmée et fortifiée, je crois que nous allons ce soir proposer l'exclusion de Mr Young, qui a prétendu faire gratuitement le service du Bureau de Santé, mais qui a reçu trois cents louis d'indemnité.Cela achèvera d'irriter le gouverneur, et peut le pousser à la dissolution, s'il l'ose; il l'a veut.Tout ceci est secret.Quant au Solliciteur, c'est encor un secret Quesnel proteste qu'il [»] n'a eu aucune communication avec le gouverneur a ce sujet et c'est probablement vrai.Mais comme il n'en nomme pas d'autre, la persuasion se fortifie de plus en plus que la place est destinée à notre ami; Qu'on ne la lui donne pas, pour ne pas l'obliger à démissionner.Il va demain essayer à faire passer son Bill pour l'Indépendance des Juges et nous essaierons à l'empêcher de passer.B y a du risque, et cela parceque nos jeunes amis restent follement à Montréal pendant le terme.Fais dire par Cherrier qu'il est urgent que le D* Nelson repousse les attaques qui se soulèvent contre lui et contre le D1 Beaubien, par rapport au choléra et que Stevenson et d'autres canailles ont tout l'air de se préparer à les supplanter.Rappelle a Cherrier que le Dr Nelson devait nous faire parvenir une lettre précieuse, invitation a Voter pendant l'élection signée par les partisans de Bagg, qui tous ont pris des serments qui seront décriés par l'excès de leur zèle.Quand a la liste Qvile tout le monde n'a pas le courage que j'ai, de tout refuser.Il n'y a encore rien a conjecturer sur ce qui sera fait Néanmoins de front ou de biais, j'espère que le Gouverneur ne l'aura pas.Tout à toi.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 44b] [Copie dactylographiée.] Québec 24 Mars 1833 Ah chère amie, en tout tems notre séparation m'est pénible, mais si longue quand tu es malade, et quand je suis si assidûment 6 si péniblement occupé, c'est un redoublement de misère.La Session est finie pour la Chambre: il ne s'y réunira plus de quorum.Mais le Conseil a encore beaucoup de mesures devant lui, et les gouverneurs n'ont plus la même facilité de les éperonner, parce qu'ils ont choisi des hommes qui sont plus esclaves de leurs passions anti-populaires que de leur dépendance de ceux qui les ont nommés.Quand au gouverneur, il doit être au désespoir; il est aussi méprisé et maltraité par ceux dont il avait cru se faire des amis que par ceux dont il s'est fait des ennemis.Le Conseil Législatif, en prenant des résolutions violentes et opposés à celle de la Chambre, lui nuit tout autant et plus que nous.Ses instructions étalent d'augmenter le Conseil, de le rendre plus Indépendant du gouvernement qu'il n'était peur qu'il le rapprochât de la Chambre; il l'a composé de manière qu'il en est plus éloigné que jamais.B a eu l'indiscrétion, lorsqu'il a commencé ses nominations de dire qu'il était surpris que Sir James Kempt eut eu de la peine A trouver, trois Conseillers quand il en pourrait nommer vingt En les nommant, Il a préparé autant qu'il dépendait de lui un long avenir de discorde, et donné occasion a Sir James, de faire sentir la différence qu'il y a entre l'administration d'un sot qui, pour sortir d'une difficulté se jette dans mule autres, qu'il ne sait pas LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 335 prévoir, et celle d'un homme aussi délié que l'était l'autre.Je ne suis pas fâché de la circonstance.[-] Maîtres Moffat & McGill vont attaquer le Ministre pour la destitution de Stuart, favoriser la Compagnie des terres, se rendre odieux A la fols au Bureau Colonial et au Pays.\u2014 // faut opter entre nous gouverner par la force ou par la liberté et c'est je crois le meilleur parti qui prévaudra.Chère Maman, Je pense que le rétablissement de ta santé et celui de nos enfans demande peut-être que nous songions A passer l'été à la campagne.Nous parlerons de cela plus délibérément sans doute quand nous aurons bientôt le bonheur de nous réunir.En attendant, c'est ce qui te plaira le mieux qu'il faut choisir, puisque c'est pour ta santé et non la mienne qu'il convient de nous déplacer.Je te donne A choisir dans le pays, depuis Kamouraska à la Petite Nation.Je n'ai Jamais eu occasion de mieux comprendre quel grand bienfait de la Providence a reçu celui qui a une bonne santé, que Je ne l'ai fait cette année.Je t'écris de dimanche matin, A 3 heures, parce que, depuis quelques jours, la fatigue d'esprit me laisse peu de sommeil et que je me suis décidé, hier soir A aller passer la journée d'aujourd'hui, pour revenir demain chez le Curé Raby, espérant que cette courte promenade me fera du bien, surtout si elle peut être suivie bien vite du voyage A Montréal.Je ne sais pas du tout quand Mess\" du Conseil auront la raison d'en finir.Je conjecture qu'ils vont nous mener jusques vers Jeudi, peut être un Jour ou deux plus tard.Après quoi, chère amie, je soignerai avec toi nos enfans, et trouverai dans les douceurs des affections domestiques, d'amples dédommagement aux désagrément et aux tracasseries de la vie publique.Je fais cette promenade avec [¦) Vlger.Je me la reproche, parceque je la fais dans un moment, ou tu es indisposée, et avec un surcroît de fatigue.Mais je pense qu'elle me fera du bien et que, si elle a cet effet, je te fais plaisir.Adieu ma bonne amie, embrasse nos enfans comme Je t'embrasse de tout mon coeur.Chez mon cher père, respects G amitiés.\u2014 J'aurai J'espère une lettre demain sans quoi je serai de bien mauvaise humeur contre Théophile, que je remercie de ses lettres.Chère Maman .\u2014 Tu m'as regretté au moment de mon départ, tu m'auras regretté encor au moment de ton déjeuner, puis A chaque Instant où l'on avait besoin de ces clefs qui manquaient, encore quelques regrets, mélangés pourtant de plus de gronderies que patenôtres Bref, la faute aura pu être regardée comme une ruse pour vous donner matière A causer G gloser sur l'étourderie de ces philosophes, qui ne sont quasiment bons A rien en ménage.Tu vois que Je ne m'épargne pas.J'étais sorti du Steamboat de la Chine et entré dans celui de Ste.Anne lorsque j'ai trouvé dans mes poches les clefs de l'armoire G du side board que je t'avais remises après le souper.Il faut que ce soit toi qui les ait remises dans ma veste, non pas directement.J'en conviens, mais Indirectement C'est A dire que Je me suis levé pour te préparer de l'eau chaude et du vin, que me recouchant tout aussitôt les clefs sont restés sur moi et que je devine bien comment tu m'auras chapitré le lendemain, mais que je devines pas comment tu t'en seras retirée.A Ste.Anne je les al fait remettre au Capf* Roblson Tout A toi.L-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: «J Petite Nation 28 mal 1833 336 ARCHIVES DE QUEBEC du Steamboat le St.André de la Chine, le priant de te les faire tenir: Je ne sais si tu les as reçues.Si tu ne les as pas reçues [*] ni as trouvé un tour ou un autre d'ouvrir ces portes peut être Théophile pourrait-il aller les demander ft la Chine.J'espère que les bons soins de tes oncles te conserveront en bonne santé.Tu dois 6 leur honneur de t'y maintenir pour que le Dr Nelson ne les accuse pas de t'empoisonner le corps d'avec leurs drogues.G l'esprit avec leurs frayeurs.Je suis dans un bel endroit mais bien pauvre et bien souffrant en partie parce que nous n'y sommes pas.J'ai le plaisir de trouver Benjamin, Angelle et leur famille en bonne santé et te fesant saluts G amitiés.Le dommage à la digue est considérable et sera difficile a réparer.Néanmoins Je ne dis pas que cela retardera beaucoup mon retour â Montréal.Une fols les travaux commencés et partis sur le plan que nous aurons arrêté, Je pourrai probablement les laisser.Fais mol le plaisir de m'écrlre ce que vous craignez et espérez, par par (sic) rapport A la santé publique, puisque la tienne et celle de nos chers enfans sont bonnes ainsi que votre courage.Adieu chère Maman, Je t'embrasse de tout mon coeur et les chers bambins grands et petits.Ton bon ami L.-J.PAPINEAU [Au verso:] Madame Papineau Rue Bonsecours Montréal L-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 45a] [Copie dactylographiée.] Petite Nation 7 Juin 1833 Chère amie.J'ai été bien affligé d'apprendre la chute grave qu'a faite notre Cher Gustave, et pour la souffrance qu'il en éprouve lui-même, et pour le surcroît de fatigue que cela t'occasionne.En l'embrassant pour son papa, dis lui que Je l'aime bien et souhaite bien fort qu'il soit guéri et n'en souffre plus Jamais.Qu'il ne faut pas Jouer dans les escaliers, mais les descendre toujours bien doucement J'aurai un autre chagrin de me trouver absent lors de la visite de M10* LeBlanc.Comme elle est une enfant gâtée, elle aurait grand besoin d'entendre mes semonces G conseils, et mol bien du plaisir à les lui donner j'espère qu'elle sera ft Montréal assez de tems pour me donner occasion de bien plaindre son mari.Et de quoi donc le plaindre, dira-t'ellc, de quoi le plaindre ?eh bien 1 \u2014- mais c'est tout aisé ft trouver, le plaindre de l'absence de sa Dame.Ah I elle passe ft son cousin, la petite malice d'avoir commencé une phrase qui pouvait mal finir mais qui finit bien.Quoi qu'en disent des malins, qui ne me connaissent pas.je ne sais ni faire ni dire de grandes malices \u2014 mais seulement de légères, encore n'est-ce que pour rire.Eh bien I les choses ne vont pas heureusement ft Montréal non plus qu'Ici.La pluie continuelle, puis la saison des travaux pour les cultivateurs, qui plantent encore des patates, fait que je ne puis avoir beaucoup de travailleurs, ce qui retarde beaucoup les réparations.Elles sont indispensables ft l'utilité de l'endroit; il faut se soumettre & l'incommodité de prolonger mon séjour ici.Je ne pourrai me rendre que Jeudi ou samedi prochain.Je ne sais encore lequel de ces Jours au juste. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 337 Is] Chère amie c'est bien de l'ennui pour toi, bien de l'ennui pour moi 6 pour ma chère petite Ezilda.J'espère au moins que vous êtes en santé sans danger et sans appréhension du retour de la contagion; J'écris ce matin, la poste de Montréal arrivera ce soir Je souhaiterais bien qu'elle m'apportât quelque lettre.Les gazettes me donneront des nouvelles de vos élections et quelques paquets de sottises que M» Thomas doit «n'adresser dit-on, dans l'Ami, (duPeuple) A cela, quand 11 fait un beau Jour et que Je Jouis des belles promenades de cette endroit.Je dis qu'il a eu bien plus de fatigue a les écrire que Je n'en aurai à les lire; qu'il est plus malheureux d'être assez Irrité pour les écrire, que Je ne suis à les lire sans m'irriter.S'il arrive quelque lettre de Mc Viger à Montréal ne me l'envoyez pas Ici \u2014 Que Théophile n'intente pas l'action contre Baldwin.Adieu ma chère Maman Embrasse tendrement nos chers enfans et mon père pour mol.J'ai grand hate de vous voir.Toute la famille ici sont bien, te saluent et font leurs respects S amitiés à mon père.Ton bon ami ¦iS^'***?1* i-ifSf-.*»*/¦¦.iVv-MfiWJ' S&is*.?.«'«» fcfsV' L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 45b] [Copie dactylographiée.] Québec 6 Janvier 1834 Chère amie Les premiers avis que tu me donneras, ceux qui m'Intéressent éminemment seront relatifs à l'état de ta santé.Si elle est bonne, tu me donnes du courage et j'en ai besoin.La détermination était bien et fortement prise Ici d'avoir une session, pour avoir de l'argent \u2014 Il faut leur montrer qu'ils n'en ont point à attendre par des voles incompatibles avec l'honneur \u2014 Qui l'emportera du poids de l'honneur et de la justice, ou de celui de l'argent ?~ Le métal est bien lourd \u2014 l'on verra.Venons au Voyage \u2014 Les chemins étalent affreux: les chevaux fouettés et épuisés \u2014 Pauvres chevaux I Mais le voyageur qui est dans une voiture fermée, qui entend siffler le vent, mais qui n'en est pas pénétré, qui se nourrit de ses propres pensées, bonnes ou mauvaises, sans redouter l'ennui de la solitude, n'en souffre pas \u2014 Non, mais quand 11 chavire du haut d'un épais banc de neige sur la glace dure & nue qui est à coté, certes je sais bien ou j'aimerais mieux tomber.Mais ces chutes qui m'ont bossé au front n'étaient pas la seule misère qu'U y eût à essuyer c'est que le Viger que vous.Mesdames, avez qualifié du surnom de beau (Mr Louis Michel Viger, surnomme, très généralement le Beau)1 quand je veux ne le reconnaître que sous celui de gros Viger était de tout le poids de son corps et de tout l'engourdissement de ses membres étendu sur mol, chétlf \u2014 et qu'U fallut un quart d'heure, avec les efforts de Lafontalne, Girouard et le cocher pour le palanguer avant que Je puisse commencer à respirer.C'est arrivé de même [2] trois fols avant le premier moment de plaisir que J'ai eu en route, celui de rejoindre notre Vieux Doyen n'est ce pas Bourdages qui était a nous attendre à Berthler depuis un heure de tems \u2014 Cest un Romain, qui, l'avant veille, s'était fait saigner et purger pour être en état de nous rejoindre ce jour là même, parceque la Gazette lui avait appris que nous devions être en route.Voilà le beau côté de l'histoire, mais le laid \u2014 Le laid, c'est que Viger lui a cédé sa place et que, le tems comté, le poids estimé, U est plus lent 338 ARCHIVES DE QUEBEC A se relever de cinq minutes, 6 plus lourd de vingt livret, que le gros Viger et que quand nous sommes tombes cinq fols entre Berthler et les Trois Rivières, il est trois fois tombé sur mol.A dix heures et demi, nous sommes arrivés * cette ville; Klmber est venu nous voir souper jusqu'après minuit; sa famille et chez.M* Leblanc sont bien, Nous sommes arrivés ici & neuf heures vingt minutes sans autant de chûtes que la veille, les chemins quoique mauvais l'étant beaucoup moins que chez vous.Bleury et sa Dame n'étaient arrivés que le même jour, A quatre heures.Les Dames avaient été fatiguées et indisposées ce qui les a retardées.Bs n'ont pat prit d'appartements; seulement lorsque les Dames sont venues faire visite, j'ai dit à M\" de Bleury de recevoir dans mon salon, et j'ai été récompensé de ma galanterie.M*11* Voyer et M™* Burroughs, ayant dit qu'elles voulaient profiter de l'occasion pour me voir moi aussi.Tu vas dire: < Si la récompense est bonne, elle n'est pas belle au moins.Eh bien soit I elle n'est pas belle encore, mais elle le sera bientôt, car tandis que je dis des douceurs à Mcll° Voyer, Mesdames Duchesnay, Perrault et la jolie D*\"* Loyd arrivent aussi et quand Je dis que Je ne m'y trouve que parceque [8] M*\"\" Voyer m'y a invité, mais que J'en vais tirer vanité et laisser croire que les Jeunes Dames me viennent voir, elles ont toutes l'amabilité de dire: Eh bien I puisque (a s'adonne de même, nous ne disons pas non ».Après leur sortie, j'ai eu la visite d'un hardi mendiant, le Secrétaire Civil du Gouverneur, qui s'avise de venir avec son fils âgé de dix à douze ans, et me dit que sa femme a voulu qu'il me vint voir pour me demander s'il y avait une place d'écrivain, vacante A la Chambre et si je la voulais donner.J'ai dit non.B est resté une demi heure, sans me dire un mot d'affaires, et mille de neige et de ce cahots.Je l'ai laissé jaser, sans lui dire un mot d'affaires ni un mot de son maître.Il a demandé Bourdages, Sorti, et a laissé sa carte, \u2014 Adieu < Pas un mot de ces drôleries à d'autre ».Embrasse Ezilda, les enfans, et mon père, et crois moi, pour la vie, Ton bon époux et bon ami, 1 II s'agit probablement d'une note de L.-J.Amédée Papineau.L-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 45c] [Copie dactylographiée.] Québec 12 Janvier 1834 Chère amie.Point de nouvelles encore de ma chère Maman, d'Ezilda et de tous nos chers enfans après plus de huit jours d'absence \u2014 Et quels huit Jours longs et tristes I plus que ne le seraient huit mois avec un peu de contentement: Il y aura donc Session; \u2014 il est impossible qu'elle ne soit pas accompagnée de mille et mules actes de faiblesses, puis que le principe de cette détermination part chez Nellson et ses amis, d'une détermination évidente de soutenir et conserver la présente administration, et, de la part des patriotes Québecquois, de la détermination apparente de se faire auprès d'elle préférer à Nellson \u2014 Celui-ci est bien supérieur aux autres; mais leurs divisions sauveront le pays: la fixité et l'opiniâtreté avec lesquelles le premier tient à son système déplaira bien vite au pays: Il se trouvera seul avec les Anglais des Townships et des lors ne saurait avoir longtems de l'influence \u2014 Les autres sont trop légers, tour à tour complaisant pour le gouverneur, ou emportés contre lui. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 339 pour de légers torts s'ils en souffrent personnellement Leur coeur est pour leur pays Mais un peu de vanité, l'âme de tous les mouvement que l'on se donne dans Québec pour paraître au Chateau d'un doigt plus grand que sa voisine: et des intrigues qu'ils ne savent pas démêler leur ont fait faire des actes de complaisances dans lesquels ils ne savent pas et ne veulent pas toujours persister.Au Bal du 31, Madame la Mairesse a eu tous les honneurs; toutes les Canadiennes ont eues tous les honneurs; les Aide-de-Camp leur ont bien dit que le gouverneur chérissait par [2] dessus tous, les Canadiennes.Comment une.femme ainsi flattée, ainsi coiffée, ne finirait-elle pas par coiffer aussi le mari.Partant, il en faut bien passer au gouverneur; « Il a peut être envie de revenir sur ses pas.Il a peut être des instructions favorables, U faut attendre ».De maison en maison, j'entends la même chanson \u2014 je n'y fais pas chorus, même quand elle sort des jolies lèvres de jolies Canadiennes \u2014 Peut être un peu plus tard, les papiers vont-ils commencer à crier un peu plus contre moi que de coutume et regarder comme le plus gros de mes péchés le petit billet que j'ai écrit hier.Avant hier soir, je reçois Invitation à diner jeudi, le seize, hier à onze heures je réponds comme suit: < Dans sa dernière Session, la Chambre d'assemblée a résolu < que le Gouverneur en Chef avait agi en violation de la constitution et des lois de «la Province et en infraction des privilèges de la Chambre: que ces circonstances «doivent détruire tout sentiment de confiance entre son Excellence et rassemblée; < Que son Excellence a grandement empêché cette Chambre de procéder avec efficacité «aux affaires publiques et ce, au détriment du bon gouvernement de sa Majesté en « cette Province et de ses fidèles sujets en icelle.L'orateur partage pleinement et < entièrement les convictions qui ont fait adopter ces résolutions.«Dans ces circonstances, l'orateur croit que, hors les occasions où les ordres « de la Chambre demandent qu'il se rende auprès de son Excellence ou hors celles où « son Excellence, pour affaires publiques, requerrait la présence de l'Orateur, ou « celui-ci, audience de S.E.(auxquels cas il ne la verrait qu'avec tout le respect (*] « dû à son rang il doit aux décisions du corps sur lequel il préside et à ses propres « sentimens, publiquement connus et avoués sur les résultats malheureux pour le «Bas-Canada, que produit chaque jour l'administration de Son Excellence, de ne la « pas rencontrer.« L'orateur ne se rendra pas à l'Invitation de Son Excellence, le gouverneur «en Chef, à diner, jeudi, le seize du présent mois, U Janv* 1834, A monsieur l'Aide « de camp du jour au Chateau St Louis.» Je lui donne tout l'avantage possible contre moi, car je n'ai donné à aucun membre avis de ma détermination de ne pas communiquer avec lui: et, sans y penser, se croyant avec lui comme l'an dernier, sans considérer que des reproches si directs n'ont Jamais été adressés ft aucun autre gouverneur et, qu'après cela, l'honneur l'empêchait de les rencontrer, ils iront diner, et les papiers diront qu'ils me condamnent par leur conduite, différente de la mienne.Mais leur conduite n'est pas conséquente; la mienne l'est, et finira par paraître la meilleure.Si J'avais voulu Intriguer et me concerter avec d'autres, un grand nombre des Membres de la Chambre n'iraient probablement pas \u2014 mais Je hais trop toute espèce de démarches de cette nature, pour commencer ft me les permettre parceque le Gouverneur se le permet contre moi tous les Jours, par des inculpations menteuses, qu'il se permet de diriger contre moi.Ceci entre nous d'abord c'est-à-dire mon père: aussi quand il vient te voir. 340 ARCHIVES DE QUEBEC tu peux bien lui montrer mes lettres.Mais si plus tard, les papiers font trop de bruit alors tu pourrais le laisser connaître A Cherrier et Jacques Viger \u2014 Qu'ils en tirent le parti qu'ils voudront.Je n'en al pas moins raison.Les premières Impression de l'enfance ont une influence ineffaçable [4] sur le physique et le moral de l'homme \u2014 celles qui sont propres A lui donner du courage et de l'énergie conduiront A l'élever audessus des chagrins qui attendent universellement tout le monde dans la vie; celles qui l'affaiblissent lui nuiront.Babille avec mol, pour me répéter tout ce qui vous occupe, vous Intéresse ou vous amuse, ou vous ennuie, ensemble, A la bonne heure.Tout ce qui me rappelle A vous, me rappelle A ce que J'aime le mieux au monde et m'intéresse.Avec de Jeunes enfans, porte leur attention sur ce qui les amuse, et les fortifie Tout A toi bonne amie.Dimanche 12 Janvr 34 L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 46] [De la main de son fils, Amédée:] Copiée ce 14 a M.et PM.July 1885.Il serait A souhaiter que sans perdre de tems pas une minute l'on put voir A la Ville ou A la campagne le Mr Larocque qui a paru devant nous et qui a dit tenir de Mr Camille Lacombe la conversation de maître Perrin.Quelqu'un me dit que ce dernier la nie \u2014 Savoir de M* Larocque [qu'en]1 ce qui en est et s'il a quelque moyen de constater que M' Lacombe maintenant A la prairie ait en effet eu une telle conversation soit avec lui soit avec d'autres et qui.Il est nécessairement un témoin de mauvaise volonté puisque plusieurs de ses parents G amis sont gravement impliqués.Mais le fait est de si grande Importance, que cet extravagant de Perrin ait annoncé dans la Banque, son dessein d'aller commencer le bruit qui a servi de prétexte A faire venir les troupes surtout s'il arrivait que quelques Magistrats fussent présents dans la Banque et qu'ils n'aient pas cherché A dissuader Perrin de cette folle, et qu'ils [2] aient agi après pour faire remuer les troupes que s'il est prouvable honéte-ment, il ne faut pas négliger de le faire, [puisque] 1 quoique ce puisse être pénible A la sensibilité des particuliers.Dans la famille, des personnes disent que Lacombe dément Larocque ainsi il faut de l'exactitude dans' les recherches A faire et les renseignement A prendre Et bien à Montréal, êtes vous engoués des impertinences que vomit Mr Stanley3 \u2014 vous n'êtes pas au bout.Nous attendons un autre message quant aux dépenses du Gouvernement A l'avenir \u2014 L'Ultimatum de M7 Stanley pour savoir si nous consentirons à vous dépouiller de vos droits, ou si nous lui en laisserons le mérite.C'est du moins comme cela que le vieux Nellson interprette le discours du Gouverneur, quoique l'an dernier, il nous ait menti en disant que l'estimation étant dressée d'après des instructions d'Angleterre, en vertu desquelles, il ne nous demanderait Jamais rien pour ses salaires, tandis qu'aujourd'hui il noua demande la balance de ceux de l'an dernier.Et que cette année, il dit qu'il nous enverra son estimation, sans du tout parler d'instructions de la métropole.Lors de la lecture du Message d'hier le vieux Nellson a [8] été remarqué par deux ou trois de ses voisins comme pleurant B est affaibli \u2014 puis comprend-il que c'est sa scission qui a enhardi le Gouverneur, contre tout sentiment d'honneur, A garder par amour de l'argent et esprit de vengeance, un gouvernement où il prépare les malheurs qui suivront LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 341 Quoiqu'il en soit nous allons demander un appel nominal, et nous protesterons contre l'impertinence de Mr Stanley \u2014 Quoiqu'il en soit c'est Mr Nellson et la majorité qui ont voulu une Session qui nous met en collision avec le Gouvernement de la Métropole, Nous fait dé Mr Stanley un ennemi violent et avoué \u2014 ils ont empiré notre situation mais quoiqu'il en soit il faut lutter quelqu'elle soit et J'espère avec avantage.J'ai commencé avec le dessein d'adresser cette lettre à un de mes voisins.Je te l'adresse chère Amie tu la lui enverras.Je te remercie de ton excellente lettre.J'espère trouver demain un moment pour t'écrlre.ton bon ami L.-J.PAPINEAU 15Janv.34 [Au verso:] Madame Papineau Rue Bonsecours i Rature 31 a Voir la Gazette de Québec, 17 Janvier 1834.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 46a] [Copie dactylographiée.] Québec 16 Janvier 1834 Chère amie Ta lettre, comme toutes celles que j'ai dans d'autres Sessions reçues de toi, comme celles que j'en recevrai à l'avenir, seront toujours ma plus grande consolation à l'ennui, aux dégoûts que me donnent invariablement les Sessions du Parlement, dans un lieu ou les plus sales intrigues, sont les ressorts par lesquels se laissent tromper tout ce qui a du penchant à sacrifier son pays à son égoisme; et encore tous ceux qui, quolqu'attachés à leur pays, entrent tout neufs et novices, pour lutter contre une ligue aussi forte que celle des fonctionnaires Irresponsables qui, depuis tant d'années, pillent le pays & l'outragent et qui, par suite de la boutarde insolente de Mr Stanley, vont se croire avec une carte blanche, et pousseront plus loin qu'Us ne l'ont encor fait, leur insolence et leurs usurpations.Les Messieurs de Québec sont-Us les dupes et les jouets du vieux Neilson, ou est-il, au fond, encore honnête et intimidé au point qu'il le parait être?B devait y avoir hier un appel nominal, U n'y en a pas eu, sa politique prévaut; les habltans crient disette et demandent de l'argent; les autres veulent faire sortir des coffres la plus grande quantité possible de numéraire vite-et-vite; avoir, jusque vers le quinze de Février, une Session, puis Us sont bien sûrs d'eux-mêmes et promettent de faire merveille après cette époque, de repousser vertement les agressions de Mr Stanley.Neilson lui même dit que, sur la question des finances, U ne cédera pas un iota des prétensions qu'U a formées, quoique sur les deux autres messages, U se [2] retirera en arrière.Plusieurs membres voudraient qu'U n'y prit aucune part parceque U ne fera rien que de mielleux; je veux qu'U y prenne part parceque je sais qu'en Angleterre, on se sert journellement de l'importance que les Canadiens lui ont ci-devant donnée, pour dire qu'U a répudié leur cause, parcequ'U voit qu'elle est mauvaise, et que s'il ne se lie pas par quelques propositions écrites, jé le crois assez affaibli ou assez malhonnête pour finir par la déserter entièrement et entraîner avec lui tous les townships et la vale- 342 ARCHIVES DE QUEBEC taille qui veut se placer sous la protection spéciale de l'administration; tandis qu'au contraire, il donnera tout cela qui fait nombre et compte comme les honnêtes gens, s'il vote bien au moins sur la question des finances.Cuvilller intriguerait bien volontiers contre mol s'il le pouvait.Au premier jour de son arrivée avec Taylor, Il avait voulu porter quelque plainte frivole sur un point de forme: Il s'est tu.Hier il a été excité la colère d'Andrew Stuart, en lui apprenant qu'elle était l'extrême insolence de Mr l'orateur qui avait refusé d'aller aujourd'hui dîner avec son Excellence.De qui Cuvilller l'avait-il appris?Est-ce de Milord, qu'il voit souvent?Bref quelqu'un A qui 11 en avait parlé vint m'avertir, qu'A porte-closes, avant le commencement de la Séance, Stuart devait m'interpeller de déclarer si cela était vrai et en conclure que je cherchais A le mettre en collision avec l'Assemblée.Us sont entrés tous deux pendant la lecture du journal, vivement émus, et me regardant d'assez mauvaise humeurs tandis que J'avais peine A réprimer le sourire avec lequel je les voyais.Us ont compris, je pense, que Je les comprenais, et pour le [*] moment ont rengainé leur compliment: Je ne sais s'ils feront la sottise de me donner A rire demain.Monsieur Stanley parait être tout aussi Insolent envers le Conseil, qui est sa Créature, qu'envers nous qui ne le sommes pas.L'on me dit qu'U a reçu hier sa part de reproches et de réprimandes, qu'U mérite bien, mais que l'autre n'a pas le droit de se permettre vis-à-vis d'un corps constitué.Il reproche, en termes grossiers, ses grossièretés au ConseU.et refuse A son orateur la voix prépondérante en la manière qu'il l'entendait, c'est-à-dire que quand son double vote faisait égalité, U emportait la mesure.Dans ces cas elle sera perdue A l'avenir.Ceci est Juste et légal, et mortifiera singulièrement le Juge en Chef, qui a usurpé ce pouvoir depuis qu'il est dans le ConseU.Le dé est Jeté.Il y aura demain (aujourd'hui c'est congé) appel nominal de la Chambre pour le quinze de Février seulement et reference, pour ce Jour, de tous les Messages de Mr Stanley \u2014 D'ici A ce tems, préparation dit-on, pour les plus fortes représentations contre les usurpations qu'U médite, et détermination de refuser les subsides, jusqu'à ce qu'une longue liste de griefs aient été réparés \u2014 Demande du Conseil Electif, Protestations contre le ton al tier de ses dépêches, et résolutions qu'elles soient biffées du Journal.Il est fâcheux de voir les gens se bazarder A toutes les tentatives de séduction auxquelles Us vont être exposés d'ici A cette époque .Us ne me chargeront pas d'une petite part de cette.besogne, j'en suis assuré.Cela avec le labeur qu'il faut recommencer sur l'enquête du 21 de Mal, me laissera aussi occupé que Je l'ai été l'année dernière.[4] A propos, U faut faire demander au Docteur Nelson ce qu'U pense de l'idée de faire venir Mr Tancrède Boutheiller.Il sera un témoin mal disposé à parler, U est vrai \u2014 mais la certitude qu'U s'est mis en négociation avec le LV avec Cherrier G Lafontalne et autres pour faire finir l'élection, sans qu'U y eût de rapport fait ni de l'un ni de l'autre condidat suppose et prouverait des liaisons avec Bagg et les Magistrats, qu'U est Important d'établir \u2014 j'ai eu une première réponse du voisin, U est lent à me donner la suite qu'U avait promise.Est-ce vivre que d'avoir la tête si pleine de considérations, que l'on semblerait avoir le cœur vide et insensible A ce que l'on doit A une aussi bonne mère et chère épouse, et chers enfans, que ceux que J'ai le bonheur d'avoir et de chérir mille fois mieux que moi même, mais tout ce que Je fais et dis ne laisse pas que de se rapporter LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 343 à eux.Je haïrais moins leurs oppresseurs, si J'aimais moins ma bonne amie et nos enfans.Tout à toi ton bon ami et fidèle époux.Si le LV O'caUaghan a copié la Dépêche de Lord Goderich, qu'il la dorme pour la Minerve de lundi et dans sa feuille de mardi, sans attendre les feuilles d'ici, où elle paraîtra.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 46b] [Copie dactylographiée.] Québec 21 Janvier 1834 Chère amie.Je suis affligé d'apprendre que tu t'es retrouvé Indisposée et obligée de te médi-camenter.J'espère que les remèdes auront produit tous les bons résultats que tu en attendais \u2014 heureux quand on sait du moins à quelle apothicairerie avoir recours pour trouver quelque soulagement A sa souffrance \u2014 mais notre politique après des désertions et des apostasies aussi scandaleuses que celles que nous voyons depuis une couple d'années, quoique l'administration soit la plus incapable que nous ayons jamais eue mais parce qu'elle est en même tems la plus intrigante et la plus corrompue qu'il soit possible d'imaginer, et que c'est à deniers comptant qu'elle achète non pas les consciences de ces déserteurs, car personne ne peut donner ce qu'il n'a pas, mais leur suffrages; devient si vacillante, si Incertaine, que l'on ne peut que s'affliger sans savoir où trouver le remède \u2014 Le dessous des cartes, c'est que Parent l'imprimeur du Canadien, maîtrise Bédard et Huot, et ceux-ci, une partie des membres de Québec \u2014 Qu'il lui est dû £1200 à £1500 pour impression, que s'il n'y a pas de Session, il court le risque de ne pouvoir soutenir un pareil échec, que peut être sa feuille tombe; qu'ils ne sont pas des agens libres et désintéressés; que par ces circonstances le pays est desservi par ses amis, bien plus dangereusement qu'il ne l'est par ses ennemis; qu'ils veulent une session à tout prix; que l'administration connaît cette turpitude et leur arrachera mille actes de faiblesse, puis trouvera encor moyen de se venger d'eux.Je leur ai donné mes raisons et mes [2] motifs de n'avoir pas de Session avec assez de force et de détail et de prévision de tout ce qui est arrivé depuis, .qu'ils craignent plus que quoique ce soit au monde que Je ne dise les mêmes choses publiquement, et que dès les premiers jours ils sont convenus d'adopter la tactique de n'avoir que le moins qu'ils pourraient de Comités généraux, que quelques uns ont eu le patelinage d'en convenir, mais de dire que c'était par le respect et l'amitié qu'ils me portaient, pour ne pas me laisser en minorité, vu que tout le District de Québec, étant en famine et en détresse, ne pouvoit se passer de Session, qu'ils allaient pourvoir à leurs pressens besoins, puis après, songeraient, avec infiniment de force et de courage à défendre leur honneur, au quinze de Février prochain.Qu'en sera-t-il?Le gouverneur refuse de l'argent à la Chambre, pour assigner des témoins, Imprimer les Bills, payer les copistes, chauffer & éclairer les appartemens, faire un pas pour avancer une Session dans laquelle eût dû se préparer une accusation solennelle contre lui et ses complices \u2014 il sent que d'un moment à l'autre cette marche peut être adoptée \u2014 et dans sa frayeur résultat de l'enquête sur l'élection de Montréal et sur bien d'autres sujets \u2014 il n'a pas le courage d'ordonner une dissolution ou une prorogation.U la veut, par la vole indirecte de ne pas faire l'avance 344 ARCHIVES DE QUEBEC qu'il est légalement autorisé A faire à la chambre quand il a pris sur lui de te payer à lui-même et A tous les officiers publics, très illégalement de grandes sommes de deniers auxquelles il n'avait nul droit de toucher.\u2014 Eh bien I hier soir, lit viennent de référer un message si Insultant et par lequel le gouverneur se compromet si fort A un comité spécial, au lieu de le référer A un comité [»] général, parcequ'lls craignent qu'il ne soit présenté sous son vrai jour et qu'ils vont chercher A surprendre la Chambre et l'entraîner A passer un Bill séparé pour avoir cette avance d'argent Ils seront joués, sans pouvoir s'en prendre au gouverneur, qui fera languir et traîner ce Bill dans le Conseil, si tant est qu'il passe, car il faudra qu'il soit discuté en chambre dans un Comité général.Bref, j'ai assez de contradiction et de dépit pour me bien porter.La circulation est active et quoiqu'elle me laisse peut être un peu moins de sommeil, que si j'étais à la maison, même avec ma femme A mon coté, j'ai néanmois la dent et l'appétit assez aiguisés, pour mordre et digérer bien.B y a force danses et amusemens dans Québec malgré les souffrances des gens en places.S'il y a quelque ménagement chez eux, ce ne serait que pour dépenser moins d'étoffes; les robes des belles sont un peu plus décoltées que de coutume afin de toucher notre sensibilité; mais malgré tout cela, je souhaiterais pouvoir avancer toujours droit Inflexible \u2014 Ah ma chère maman il n'y a que quand je t'écris à toi que de pareilles idées m'occupent et me passent par la tête, pour le préparer A la douce reconciliation que je te demanderai quand nous aurons le plaisir de nous réunir, après de si vilains propos.Mais tu sais bien que je fais plus de bruit que de besogne, pardonne donc.Mr 6 Mœ\" De Bleury partent demain.C'est elle qui pourra te parler de fêtes.Elle n'en a pas perdu.Elle serait Ingrate, si elle ne te disait un petit peu de bien de moi, car j'en ai beaucoup A dire d'elle, quoique je l'aie très peu vue, puisqu'elle a été forcée à faire comme toute la belle société de Québec, de la nuit, [\u2022'] le jour.Mais elle y a été généralement admirée pour être aussi peu vaine d'elle même, que polie et jolie, pour tout le monde.De Bleury s'est montré très ferme, malgré toutes les prevenances du Château.Bs haïssent les maris de Montréal de toutes leurs forces, quoiqu'ils aimeraient assez leurs femmes, ces messieurs du chateau.Ta maman n'est elle donc pas à la veille de te venir voir?A elle, A mon père, mille respects, A Angèle et tous les autres parens qui te viendront voir, mille tendres amitiés; A nos enfans mille tendres embrassemens, pour toi tout cela ensemble, bonne amie.Ton bon ami et fidèle époux.L-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 46c] [Copie dactylographiée.] Québec 27 Janvier 1834 Chère amie Tu as donc continué A être Indisposée.Je n'ai pas eu de lettres de toi depuis plusieurs jours, mais il est vrai que je puis m'en plaindre parcequ'll y en a peut être quelqu'une, qui aura voyagé A contre sens.Dans les froids excessifs qu'il y a eu dernièrement, les conducteurs étalent obligés de se réchauffer fréquemment et de se réchauffer si fort qu'Us n'y voyaient goutte: en sorte que la malle portée jusqu'à Deschambault y a été échangée contre celle de Québec allant chez vous, a recommencé son voyage A Reculons et n'est pas encor de retour; dont je me chagrine fort si LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 345 elle devait me donner des détails de l'état de ta santé et de celle de nos enfans.J'ai trouvé hier un moment de faire quelques unes des mille et une visites, que Je dois et que Je ne ferai pas toutes \u2014 Et chez Madame Dorlon et chez M\"\"* Turgeon, mon Ezllda n'a pas fait une petite, mais bien une grande part de la conversation \u2014 Ce sont vraiment des personnes de mérite que celles qui aiment si bien ma fille, et si J'ai occasion de le faire je ne manquerai pas de les revoir plutôt que d'autres.Je m'ennui dans tous les tems de vous tous durant mes absences forcées, mais quand les affaires publiques sont dans un aussi grand Imbroglio que dans le moment actuel, quand l'avenir est si rempli d'orages et d'incertitudes, quand le présent est si peu encourageant, par le peu d'étendue de vues et d'instruction politiques de nos amis, et par la désertion de Nellson qui, tous les Jours, les surprend et les enveloppe dans les Comités spéciaux, à faire des concessions, dont [2] on ne peut pas toujours les retirer, même quand ils s'apperçoivent après la discussion, qu'ils n'avalent vu qu'un côté de la question.Tant que nous nous habituons à nous diviser sur des questions de principe quoi qu'au quinze de Février, il faudrait être forts et des principes et du nombre, je m'ennuie, je me dépite bien plus fort que de coutume, mais ne me décourage jamais.Je travaille pour des gens qui ont d'autres vues que les miennes.Bédard se charge de l'initiative à cette époque, mais il veut me charger du travail.Je l'ai commencé et achevé, et, avec plusieurs autres Messieurs de Québec qui ont leur vues et leur projets d'avancement ils voudraient retrancher tout ce qui se rattacherait à des projets de plaintes formelles contre le gouverneur personnellement, répétant bonnement: « B n'est pas méchant, il est bête; il est justifié par ses instructions, et c'est au Bureau Colonial qu'il faut s'en prendre, comme si ses Instructions n'étaient pas le résultat de ses propres sollicitations \u2014 comme si un honnête homme ne doit pas plutôt renoncer à une charge que de se soumettre à l'exercer quand U le faut faire en malhonnête homme: comme si, à part ses Instructions, il n'avait pas de son propre mouvement, par sa composition du Conseil Législatif, fait dans les circonstances plus de mal au pays en le mettant en collision directe avec le gouvernement anglais qu'aucun, ou que tous ses prédécesseurs ensemble.» Pendant que j'écris j'ai le plaisir de recevoir ta lettre du 25.quoique sous le rapport de ta santé et de ton état peut être tu te chagrines, il ne faut pas se livrer ainsi au découragement, ni croire que ton époux, dans des circonstances difficiles ne trouvera [3] pas le moyen, avec beaucoup de modération et de ménagement et de travail de vivre commodément, sinon dans le luxe.Je te prie de l'appliquer entièrement au soin de ta santé et de notre chère famille, quand une si grande part de mon attention et de mon travail vous sont ravis.B me sera toujours consolant de retrouver mon épouse et la mère de nos enfans partager et leur Inspirer les sentimens que j'ai sur ce que l'on doit à son pays.Québec est une cloaque de corruption chez toute la gentllhommerie, mais bon et brave chez les citoyens.C'est un bonheur que l'élection de marin et sa prochaine arrivée qui la suivra j'espère.Nous avons du travail par dessus les yeux, et lui & mol pouvons travailler avec plus de confiance, et je l'espère, d'efficacité que si nous le fesons séparément ou que si Je le fais avec quelqu'autre.Le gouverneur ne dit pas un mot de regret de l'incendie qu'il a mis au Chateau et les Courtisans de Québec se saisissent avec empressement de l'occasion pour lui en bâtir un plus beau.C'est dégoûtant que cette engeance.Mais l'on verra, la folie d'avoir attendu si tard.Tout à toi ton bon ami & fidèle époux. 346 ARCHIVES DE QUÉBEC L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 46d] [Copie dactylographiée.] Québec 30 Janv' 1834 Chère Maman.Je reçois ce matin une longue lettre de Debartzch.Il craint apparemment l'infidélité de la poste, puis qu'il m'a écrit sous l'enveloppe d'une autre personne.En ce cas, et A son exemple.Je mets sa lettre dans la tienne.Communique la A mon père seul, ferme là ensuite d'une oublie, et mets-la sous enveloppe de ton écriture A l'adresse de Madame Debartzch \u2014 et l'envoie par la poste de Samedi même, si c'est Jour de poste pour S1 Charles, ou mieux, s'il y avait une occasion sûre et A peu près aussi vite que la poste, par cette voie \u2014 Quand A mol, qui dit plus de mal publiquement de tous ceux qui abusent du pouvoir, que Je n'aurais Jamais la patience d'en écrire.Je n'aime guère tout ce mystère.Je n'ai pas de secret, sinon que Je suis bien moins malin dans la vie privée que dans la vie publique, et je ne lea crois pas tentés de la curiosité de lire mes lettres.Je sais que Neilson et sa politique font plus de mal au pays, ont plus encouragé l'insolence de Stanley et empêché le départ de notre brûle maison, qui a l'indécence de ne pas exprimer un mot de regret d'un accident que sa mesquinerie occasionne, qu'aucune autre circonstance.Le premier, il m'a dit hier qu'il me ferait la guerre l'an dernier dans les discussion» sur la nomination de M1 Viger, A laquelle objectait Stuart, Je n'ai pas été mon maître.J'ai dit toute la vérité avec un éclat qui a fait un grand effet; que les Mercury les Herald, les Settler étaient moins coupables et moins funestes [*] au pays que la Gazette de Québec, dont l'éditeur actuel, abâtardi et dégénéré, combattait les doctrines de celui qui ci-devant aima la liberté, aima la Justice, aima les Canadiens, dans le même papier; qui était cru au bureau Colonial et dans le pays être le même que celui dont, dans leur confiance et leur amour, les Canadiens avalent souhaité faire le premier homme du pays, puisque deux fois ils l'avaient choisi A l'unanimité pour les représenter tandis qu'Us s'étaient partagés sur les choix des Papineau et des Viger et aussi sur celui de M1 Cuvilller.J'ai reproché les Mensonges que cette gazette avait débités contre M' Viger en parlant des £1700 qu'on lui votait &*.Il n'a pas osé répliquer sur le champ c'eut attiré de plus longs détails.Peut être cela provoquera-t-U une guerre de papiers, A laquelle, comme de coutume.Je ne ferai nulle attention mon tems vaut mieux que cela.Debartzch me dit qu'U ta trouvée si belle, si ferme, si patriote qu'U t'en aime encore plus, et mol donc, belle amie, n'est ce pas une consolation Indispensable que de te trouver en cela comme dans tout le reste, toujours tout ce que tu dois être.Dis A tous mes bons parents que Je les aime tendrement Je t'embrasse et les nôtres.Tout A toi.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 47] Québec 4 fevr 1834.Chère Amie \u2014 Je n'ai reçu qu'hier lundi assez tard dans la matinée la bonne lettre que tu m'a fait l'amitié de m'adresser par une bien mauvaise occasion.Je te l'ai déjà dit si tu vivais avec des vauriens, sage comme tu l'es, U n'y aurait nul risque qu'Us te pussent LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 347 amadouer à mal faire, ni à croire à toutes leurs paroles sucrées, ni à être surprise et entraînée par leur fines attentions, à faire des pas, des démarches, des [fil] 1 visites, qui sont observées, qui font de l'éclat, dont on parle par la ville 6 dont on m'informe par la poste.On m'apprend que Madame Papineau et Madame Cherrier se rendent au parloir très gaies, très parlantes, très amies, puisqu'elles en reviennent grondeuses et boudeuses l'une contre l'autre chacune croyant à un peu plus de souris gracieux pour l'une que pour l'autre; à une attention un peu plus marquée à écouter l'une que l'autre; car pour Monsieur de parler ou d'avoir un mot à mettre dans la conversation.Néant il n'en fut pas question.Et bien voilà de ces hommes, qui emploient la discrétion connue des dévotes pour leur dire en secret afin que la ville le sache plus vite qu'ils me remettront une lettre dimanche pour faire croire que l'on sera rendu samedi.Va-t-en voir s'ils viennent Jean.Je l'ai dit et le redis, je ne crains pas tant les confesseurs que les con [*] fessées, par rapport à mol, des premiers je saurai bien me défendre mais des autres quand elles sont gentilles je ne saurais m'en garder, et les coquines peuvent tout oser, sures de se faire tout pardonner, excepté des visites au parloir quand elles ont tout l'air d'être des assignations et des rendes-vous puisque Quoique l'on s'y rende en tapinois, marchant sur la pointe du pieds, effleurant a peine la terre, on reconnaît apparemment le pas et l'allure de la gent trotte-menu, et qu'à travers une porte de bois et des verres sales comme tout le reste du séminaire, l'on s'écrie, quand des mondains aux yeux de linx n'y peuvent encor voir goûte.Ah les voilà I Ah m'y voilà I c'est plus que je ne peux porter, je ne veux pas finir brisons là et n'en parlons plus.Fais dire à Théophile qu'il ne m'a envoyé qu'en partie ce que je lui demandais et que la réforme de la liste des grands jurés de l'année dernière par les ratures que le Sheriff a du faire selon la loi de tous les noms de personnes mortes, ou disqualifiées dans le courant de l'année, [par] 1 et qu'il devait me faire parvenir trois jours après mon arrivée ici ne m'est pas encor parvenue et qu'une si grande ponctualité en affaires publiques est infiniment commode et recommendable et qu'il mérite un brevet d'invention pour savoir les expédier comme nul autre et tout cela moins pour le fâcher que pour [le guérir] 1 rire d'un mal dont il ne guérira jamais et que je lui serais comparable si j'avais la prétension de le rendre laborieux et rassis.Et que quand je reviens à la maison il faut bien que je m'égale un moment, tant pis pour lui si c'est son tour d'en souffrir.[*] Et tu as mené ma chère petite Ezilda au parloir, comment réusslral-Je à la garantir d'aussi dangereux exemples lorsqu'elle sera à sept ans, en âge de péché.J'avais promis de n'en plus parler mais Diable après le Conseil Législatif, non avant le Conseil Législatif il n'y a rien qui me déplaise tant Je n'ai pas été hier soir au Bal chez Madame Baby ou je n'aurais presque pas vu mes antiques amies mais beaucoup vu mes jeunes et jolies amies.Oh c'est un mari celui-ci, sage comme il n'y pas beaucoup de femmes, par le tems qui court Je n'en veux pas détailler la longue Klrielle, mais quand j'ai été au bal on a dit, que dans l'abscence de ma femme, j'y étais aussi sage et discret comme Mr [.]' l'est en présence de la sienne ce qui est tout autrement que quand elle n'y est pas; ainsi qu'elle le lui disait de tems à autre, Charles tu étais bien plus gai et galant l'année dernière quand je n'y étais pas.Pour toi chère amie sols bien persuadée que j'ai fait et dit plus de fredaines avec toi qu'avec aucune autre.Je me venge méchamment de la visite au parloir.Mais en fait de fredaines la vérité est que j'en al fait trop 348 ARCHIVES DE QUEBEC peu avec toi, et point du tout avec personne autre.Nous nous valons.Portant-quitte.A mon Cher papa J'espère être A Montréal en quelque tems de ce mois-ci et que je ne puis qu'alors lui rembourser ce qu'il achètera pour ma tante Cavelier, A moins que S* Charles ne voulut lui vendre ce qu'il veut avoir A compte de ce qu'il me doit Mille tendres amitiés A tous les parents et amis A nos chèrs petits enfans et A toi.Tes lettres me sont un besoin et une consolation donne la mol le plus que tu pourras.A un autre Jour le sérieux et les affaire.Je vais de ce pas au Séminaire voir ce Monstre qui est si beau.Tout A toi ton bon ami et fidèle époux L.-j.PAPINEAU [Au verso:] Madame Papineau Rue Bonsecours Montréal I Raturé.3 Mot censuré.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 47a) [Copie dactylographiée.] Lundi 24 Février 1834 Chère amie.C'est de vous, A Montréal, que nous peuvent venir les nouvelles qui nous Intéresseraient, celles de savoir si, dans les cercles de nos amis, (car pour les autres on s'en occupe peu) le contentement est grand d'avoir vu une aussi belle majorité que celle qui a voté les résolutions; Les fameuses 92.* Si ce sont celles là qu'ils voulaient ou bien s'ils en voulaient d'autres, et lesquelles ?Je ne comprends pas pourquoi Je n'ai pas aujourd'hui de lettres.Il faut réveiller un peu de Jalousie chez ma bonne amie et lui apprendre que quand elle est muette pour mol, 11 y a d'autres Dames que J'aime et respecte beaucoup qui, quelques fols me font glisser un petit mot de souvenance, et d'amitié, et d'encouragement puis après cela, un mot d'avis que tout est bien dans la rue Bonsecours.Mais aujourd'hui nous apprenons la merveille, incroyable après qu'elle est constatée, que toutes les Dames de la rue Bonsecours, pendant toute la Journée de samedi dernier, n'auraient donc rien eu A dire, auraient donc été muettes, puisque le voisin (Jacques Viger) n'a pas plus de nouvelles que moi \u2014 à moins donc que quelque soutane n'ait passé par là, et ne les ait si fort intéressé, que nous ne les avons plus intéressé, et qu'elles n'ont rien eu A nous dire.II n'y a que la nécessité de refondre, en forme d'adresses au Roi, et aux deux Chambres du parlement* nos résolutions qui ait fait fixer un second appel nominal pour mercredi.Il ne serait pas agréable d'avoir une moindre majorité pour les voter et les [2] porter A Milord A qui il faut bien les lire, pour qu'il soit officiellement notifié que nous l'accusons, que nous ne l'avons eue pour voter les résolutions.Si ce travail est fini pour Mercredi, et que le Gouverneur nous reçoive dans un tems voisin, aussitôt après, la chambre se débandera.Si le travail n'est pas fini, un nouvelle appel nominal la retiendra jusqu'à la semaine suivante.Peut être le Gouverneur y mettra-t-U fin sans la recevoir, en disant qu'il a laissé A la chambre le tems de faire connaître à la Métropole ses sentimens; qu'il est affligé qu'elle en ait de tels et qu'il croit plus convenable de ne pas recevoir ces adresses, ce que Je ne crois pas. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 349 \u2014 Mais de fait toute communication a cessé et l'on ne sait rien de ce qu'il pense: De S' Ours est reparti hier \u2014 Si le conseil veut adopter des contre-résolutions, il sera réduit a le faire avec les seuls membres qui ont voté l'adresse du Ist d'avril dernier, et ils sont aigris et divisés entre eux cette année, et très dans l'embarras sur le parti qu'ils doivent prendre.Je suis bien portant au milieu de ces difficultés.Je souhaite qu'il en soit ainsi chez vous.Embrasse bien tendrement les enfans pour moi.Le Gouverneur envole aujourd'hui ou demain dit-on un exprès pour porter nos résolutions et ses réflexions.Aujourd'hui ou demain nous proposerons que Morin parte aussitôt que nous aurons pu passer nos adresses et recueillir et copier une foule de documents qui sont nécessaires à l'appui de nos accusations contre le gouverneur.Tout à toi ton bon ami.1 Le bill avait été passé à 56 voix contre 24.Le texte des 92 Résolutions se trouve dans les Journaux de ta Chambre d'Assemblée du Bas-Canada.(1834), vol.43, p.310-337.\u2014 Une lettre enthousiaste de P.-D.Debartzch à Jacques Viger montre Papineau comme le « génie qui a réussi par son audace à placer les droits de l'homme au fronton de l'édifice social ».Saberdache bleue, vol.9, p.258-260.\u2014 Sur les débats, voir la correspondance de J.Viger dans la Saberdache bleue, vol.9, p.242-257.\u2014 Voir aussi un cahier de notes de Jacques Vlger conservé aux Archives du Séminaire de Québec dans le Fonds Vlger-Verreau.2 Pour les textes, voir les Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, vol.43, p.397-463.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 47b] [Copie dactylographiée.] Québec 3 Mars 1834 Ma chère amie Je te remercie des deux lettres que j'ai reçues de toi la semaine dernière.C'est la bonne semaine celle là \u2014 celle où tu as plus souvent pensé à ton pauvre mari \u2014 celle ci scra-t-elle la meilleure, oui si comme je l'espère elle nous réunit Dans mon avant dernière que tu n'aurais pas reçue en apparence ou que tu n'aurais pas comprise, je disais ce me semble qu'il pourrait arriver que je serais forcé de demeurer trois ou quatre jours à Québec après la Session pour extraire de la Bibliothèque, des autorités que je voudrais laisser à Morin1 pour qu'il les portât à M' Viger \u2014 Il ne sera peut être pas nécessaire que cela arrive \u2014 Je pense que Mercredi nous n'aurons plus de quorum et que nous ne serons prorogés que le Vendredi ou Samedi.Dans ce cas j'aurai le tems de faire faire les recherches et les copies qu'il faut avoir avant la fin de la Session.Les papiers d'aujourd'hui vous apprendront que les adresses ont été votées samedi avec la même fermeté que l'avaient été les résolutions.Les Papiers disent des sottises auxquelles tu ne dois faire aucune attention, dans le rapport qu'ils font des injures que nous aurions échangées entre Mr Vanfelson et mol.B en a dit, mais il avait si tort qu'il a fait excuse à la Chambre.Pour mol Je ne lui en avals pas dit, parce qu'il s'était trop follement compromis pour me fâcher le plus légèrement du monde.Sans lui dire d'injures, j'ai démontré à la satisfaction de tous qu'il avait agi comme un fripon, trompé la chambre, et changé son Bill.Si les papiers s'avisent de vouloir le défendre ils ne [2] seront pas ses amis.Je crains que les membres ne s'éloignent trop vite, et que quand j'irai porter chez le gouverneur l'adresse au Roi2 qui lui reproche tous ses méfaits, nous ne 350 - ARCHIVES DE QUÉBEC serons malheureusement qu'une vingtaine de membres présents au lieu d'y être avec la belle majorité des cinquante six.Ce sera une lecture qui durera prés de trois heures, s'il veut l'entendre dans les deux langues.C'est demain, à une heure, que le gouverneur recevra la Chambre avec son adresse \u2014 nous venons d'en recevoir l'avis à l'Instant.Ainsi nous aurons une Chambre nombreuse pour y aller.Il n'y aurait plus que le Conseil qui pourrait retarder la fin de la Session.Il a coutume d'attendre qu'il n'y ait plus de quorum, pour passer des résolutions contre la Chambre.Ainsi il n'a pas montré Samedi, comme U avait annoncé qu'il le ferait, celles qu'il proposera peut être demain.Car, après la reception de l'Adresse la Chambre verra la plupart des membres se disperser et moi vous aller rejoindre bientôt après \u2014 Tout à toi ton bon ami et fidèle époux.l Les membres avalent formé une bourse de 350 livres pour envoyer A.-N.Morin porter les adresse* en Angleterre.Voir les deux lettres de J.Viger à sa femme dans la Sabetdache bleue, vol.9.p.261,268.* Jacques Viger a fait le récit de cette visite dans une lettre A sa femme (34 membres étaient présents).Ibid., vol.9, p.275-281.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 47c] [Copie dactylographiée.] Québec lundi 10 Mars 1834 Chère Maman.Le tems se traîne lentement, péniblement, A un degré qui me rend plus ennuyeux huit jours d'inaction à la fin d'une Session, que deux mois de travail opiniâtre et d'Injustes contradictions.Pendant que l'esprit est lncessement tendu l'enthousiasme avec lequel on s'occupe des grands intérêts du pays nous met en état de soutenir les dégoûts les plus violents avec plus de facilité que de légères contradictions quand on est, A la suite de tant de fatigues, laissé seul et oisif.Ce maudit conseil, qui (plus il va moins il vaut.) a passé les deux journées de vendredi et Samedi sons avancer les affaires publiques, niaisement occupé de leurs pales 6 insignifiantes résolutions, va probablement prendre deux ou trois jours de plus cette semaine pour terminer les affaires de la Session qu'ils auraient pu terminer dès aujourd'hui sons cette perte de tems \u2014 D'un coté, l'on m'assure que le Juge en Chef a dit qu'ils achèveraient demain et que nous pourrions être prorogés Mercredi, d'un autre, l'on me dit que le gouverneur n'a pas assez de confiance en Hamel, pour lui confier la révision des Bills, qu'U veut qu'Ogden les revoie et que nous ne pourrons être prorogés que Samedi ou Lundi prochain.Demain nous saurons sans doute au juste ce qui en sera.Aussitôt la Session terminé je partirai, très assurément Samedi une pluie d'averse a Inondé les chemins \u2014 le froid de Dimanche et d'aujourd'hui les s mis A glace, Us doivent être parfaitement beaux.Un air pur, un soleil brillant, des chemins superbes, avec quels délices Je serais en route A bride abattue, pour [*] vous aller revoir, embrasser et chérir I \u2014 Et Je suis enchaîné ici, ou Je ne vols rien que de désagréable A l'excès, par l'extrême acharnement des ennemis du pays dans le ConseU, si ce n'est l'extrême légèreté de ses omis en Chambre \u2014 Bédard, qui se trouvera principalement A la tête du Comité de correspondance, pendant la vacance, et qui est aujourd'hui allé se promener Dieu sait où, quand U LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 351 devait, a une heure, aller porter l'adresse de la Chambre au Gouverneur, à l'occasion de la mort de Barbeau, et que ces fichus fous sont ft une heure et demie encore en promenade et donnent un prétexte au Gouverneur de ne les pas recevoir peut être pas avant la fin de la Session.l'ai été bien heureux d'avoir ces jours cl la société de Louis et Jacques Vlger \u2014 Bs parlent de me laisser demain.Je me tirerais aux cheveux quand je serai ainsi seul G délaissé.Benjamin eût du m'écrire \u2014 les grands jurés eussent du rapporter des Indicte-ments ou une représentation contre les violences du 21 Mai.C'est effrayant de voir combien il y a peu d'hommes énergiques et appliqués aux affaires I Adieu chère amie Tout ft toi.Gentlemen.I will take into consideration the suggestion of the House of Assembly, communicated in this address, with the view of satisfying my own mind regarding the expediency of complying with that suggestion and I will act accordingly (signé) A Voilà la réponse inepte que le gouverneur vient de donner au Message, que j'ai fait porter par d'autres en l'absence de Bédard [s] Je l'envoie au Canadien si tu ne la vois pas dans cette feuille fais la copier et l'envoie ft la Minerve et au Vindicator L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 47d] [Copie dactylographiée.] Québec 13 Mars 1834 Chère amie.Je souhaite sincèrement que le tems ne se traîne pas aussi péniblement pour toi que pour moi \u2014 By aurait trop de malaise \u2014 Tu as les chers.enfans auprès de toi.Tout me manque.On dit que le Gouverneur a envoyé soumettre ft la considération du Procureur Général tous les bills passés par les deux Chambres, et que c'est pour cette pitoyable raison que les Membres et les officiers des deux Chambres sont retenus huit jours durant, parce que le Procureur général est à suivre la Cour Criminelle aux Trois Rivières.La bêtise incarnée ne pouvait pas se montrer plus méprisable que dans cette circonstance.N'avoir pas l'esprit d'enjoindre au solliciteur de suivre les affaires du terme, et au Procureur de se rendre id, si tant est qu'il y ait nécessité d'avoir ce malin borgne, pour conduire l'aveugle Idiot I II n'y a plus que le peuple qui ait de l'esprit dans le pays tout ce qui est commissionné est frappé de démence.Dimanche, les Otoyens influents de Québec se réuniront pour convoquer ft un Jour prochain une assemblée générale des habitans de la ville et de la Campagne du Comté de Québec, pour adopter une résolution exprimant leur approbation de la Majorité de la Chambre et une adresse exprimant qu'elle a consulté les voeux et les intérêts de ses Constituants en demandant les changement indiqués par ses résolutions.Cette adresse toute courte sera commencée ft être signée sur le champs et des copies s'en impriment pour être envoyées dans toutes les p] paroisses de ce District, et les auteurs du plan croient qu'elle sera plus universellement signée que celle de 1827 (en effet elle reçut au delà de 100,000 signatures).Aussitôt que ces imprimés seront 352 ARCHIVES DE QUÉBEC prêts, Us vont être envoyés à Montréal et l'espère que la même mesure y sera acceuUlie et propagée avec zèle et efficacité.Jacques Viger est resté pour l'enterrement de Madame Vassal.Il me menace de me laisser demain.Si nous pouvions apprendre que le Parlement serait prorogé demain, ou même Samedi, je réussirais à le retenir encore un Jour ou deux.Oh je serai bien seul ! \u2014 et si Lord Aylmer était fou à lier et ne prorogeait pas le parlement lundi, oh pour le coup, U me rendrait aussi fou que lui, et je partirais alors sans demander congé.Mais la probabilité c'est que Samedi, nous aurons notre délivrance.Il y a de bons prêtres encore: Mr Chartier1 est venu me voir et me consulter sur quelques questions de droit.Mais sur la politique, oh I parbleu 1 c'est lui qui peut m'en montrer pour la faire libérale.Je le crois disposé à prendre de tems à autre une des 92 résolutions pour texte de ses sermons, ou même quelques uns des couplets que les écoliers au séminaire, les petites filles au couvent, et les grandes en société s'avisent de chanter avec le refrein « c'est la faute à Papineau.» * Ils s'allongent tous les jours.Le Mercury, pour faire argent de tout, a été la première Imprimerie qui a publié les neuf premiers versets.Vraiment, si j'avais le droit de fermer les bouches qui ont mon nom sur les livres, j'aurais bon nombre de jolies chanteuses à embrasser.Apprends les couplets, et Je ne penserai pas à embrasser d'autres chanteuses, à moins que ce ne soit aussi Ezilda.Tu t'attends que d'un jour à l'autre je puis partir et par cette raison je n'ai point de lettres et cela ajoute [*] à mon ennui.Embrasses tous les chers enfans et mon pire pour mol.Respects G amitiés à Mmc Viger et sa famille et aux autres amies.Ah que l'on vit bien à Montréal, dans la tranquility de la vie privée, l'amour G l'Intimité avec ma bonne Maman et les jolis bambins I Je vais voir Mr Demers de ce pas.Viger fait dire que si nous n'apprenons pas la fin de la Session pour Samedi, U me plante là demain.J'espère que non; et qu'U vient de retirer de l'argent pour Mr Auger Avec amitié.Tout à toi.1 L'abbé Etienne Chartier (1798-1853) était alors curé de la paroisse de la Rivlère-du-Loup; U participera à la révolution de 1837.Voir F.-J.Audet.L'a6bé Etienne Chartier.dans les Cahiers des Dix.vol.VI.p.211-223.2 Un Imprimé de cette chanson a été coUé par J.Viger dans la Saberdache bleue.vol.9, p.246.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B) 47eJ [Copie dactylographiée,] Québec 23 Février 1835 Chère amie Mon voyage a été heureux et sans fatigue et sans chavirer une seule fols, ce qui est assez rare.Il n'a guères été celui d'un grave législateur.Nous voyagions une dizaine de personnes ensemble: avant que chacun ait dit son mot pour rire et débité sa folle, il reste peu de temps pour les reflexions sérieuses ou les propos édifiants.Aux Trois Rivières, Klmber pour fêter ses amis et étrenner la maison neuve avait grand gala.Transparens illuminés, avec des < Vivent Papineau et Viger, des Vive le peuple souverain, la liberté, l'égalité», & mille autres bons scntlmens, entourés de grappes et de guirlandes de fleurs de toutes couleurs.Et tout cela, n'étant que du carton adroitement découpé, et par derrière des morceaux de soie ou de coton diversement teint produisant à peu de frais de très Jolis effets.En me rendant chez lui, J'avais vu de la lumière chez ClotUde, et après avoir salué la LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 353 compagnie chez Kimber je lui ai demandé de venir voir sa soeur avec mol.Je l'ai trouvé chagrine autant et plus qu'au premier jour de son malheur, me dit elle.Elle ne se consolera jamais de la perte de son époux.Nous l'avons encouragée a attendre du tems, et des soins qu'exigeait son enfant qui est beau et gras, la résignation qui lui manque aujourd'hui.Elle te fait des amitiés.Nous nous sommes entretenus de toi et de nos misères un quart d'heure, puis lui avons dit adieu.Nous sommes retournés chez Kimber.J'avais la barbe longue et la toilette chiffonnée.Tu en conclus, je gage, que je n'aurais pas du aller en compagnie \u2014 j'en al conclu, [2] au contraire, qu'il fallait par un redoublement d'attention et de galanterie ne leur laisser pas apercevoir cet extrême négligé.Assis à table, les Dames sont demeurées avec nous jusqu'à deux heures du matin, les hommes jusqu'après trois, tous contents les uns des autres.Les Dames étaient celles de la maison et Mm° Judah, deux des Déat* Hait, et deux D*U\" Lozeau.Elles m'ont toutes dit que Mr était assez aimable pour que l'on ne regardât pas à sa toilette.J'ai du être assez poli pour ne pas les contredire.Kimber est glorieux d'avoir coiffé plusieurs des Messieurs Hart et son gendre, et le Mr Judah, père assez fortement pour qu'ils ne se rappelassent pas le lendemain comment ils sont sortis.Pour moi qu'au lieu de porto et de madère me suis borné à une petite quantité de bon bordeaux, J'en suis sorti frais et sage comme j'y étais entré, ai dormi paisiblement de trois heures et demie à cinq et demie, puis ai fait le reste de la route jusqu'à Québec, comme un jeune homme.Ici finissent la débauche et la dissipation, et commence le travail & l'inquiétude.J'ai chamaillé avec mes amis sur le tort d'arriver dans un tems si difficile, sans aucun plan arrêté ni concerté, parcequ'ils n'avalent pas acquiescé à notre prière de nous rencontrer aux Trois Rivières.Ils sont, à force de reproches, ébranlés et incertains sur la marche à suivre, au point qu'ils conviennent qu'ils ne peut être question d'un Bill de subsides.Si on les fixe à cette opinion, c'est un grand point de gagné, et dans ce cas si il y a une Session, du moins elle serait courte.Ils souhaitent que le gouverneur me refuse comme Orateur, parceque cela mettrait fin à la Session, sans que leurs Constituans leur fissent de reproches de n'avoir pas [a] siégé \u2014 S'il ne nous donne pas cet avantage sur lui, il veulent de suite lui demander tout l'argent qu'il nous a refusé l'an dernier pour dépenses contingentes, et disent: S'il nous le donne, nous l'avilissons; s'il nous refuse, nous avons encore une bonne raison de ne pas siéger.La sottise de Gugy a fait ressortir la faiblesse du parti du gouvernement, dans l'opposition qu'il a faite à mon élection, pour amener une division de 70 contre six.Lafontalne et moi, nous sommes moqués de lui et de l'administration, qui ne trouve pas dans son parti un seul homme qu'elle puisse offrir à l'approbation du Peuple et de la Chambre.Qu'il fallait que Gugy se repentit d'avoir appartenu à la minorité l'an dernier, puisque c'était à l'un des plus fermes approbateurs des quatre vingt douze résolutions, qu'il donnait sa confiance en le proposant comme Orateur.B y avait eu une intrigue, en premier lieu, en faveur de Vanfelson, qui avait un tant soit peu volontiers donné dans l'espérance d'être élu.B a avoué qu'il était, avec quelques autres, opposé à mol jusqu'à la veille, mais que voyant la nomination de Mr Bowen pour orateur du Conseil, il était indigné et avait changé d'avis.C'était d'assez pauvres raisonnements pour se dégager auprès de Gugy, de la promesse qu'il avait faite de m'opposcr.Lafontalne a fortement repoussé cette démarche, tentée inconsidéremment dans l'espérance de semer la division entre les patriotes.Bref nos carte, tout embrouillées qu'elles sont, se joueront peut être moins mal que ne le veulent nos 354 ARCHIVES DE QUÉBEC amis de Québec, mais aussi moins bien que ne le voudraient nos amis de Montréal.BouthilUer et d'autres, voudraient une petite Session, pour un Bill de quarantaine, [*] et la continuation des actes temporaires, nous expose à l'inconvénient d'en avoir malgré nous une semblable aux autres: ce qui sera une grande contradiction à nos procédés de l'an dernier.Us veulent aussi que la présentation de l'orateur se fasse dans les formes ordinaires, ce qui ne me plait gué res.Je prends sur moi d'en dévier plus que ne le veulent nos amis de Québec, moins que ne le veulent ceux de Montréal.Adieu, belle Maman, Je t'embrasse avec les enfans, bien tendrement.Respects à mon père et soyez tous en santé Ton bon ami.P.S.Le début n'est pas trop mal.Le gouverneur et mol avons évité les compUmens d'usage la formule de présentation sera plus courte que d'accoutumé.-.m:/1 -'¦ ¦ L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 471] [Copie dactylographiée.] Québec 26 feV 1835 Chère amie.Tu auras reçu ma première lettre dont se chargeait Mr Duvernay, Rien n'avance aussi bien que |c le voudrais.Morin, et non Bédard, a été chargé de la direction des premières mesures a présenter.Par son talent pour écrire et la fixité de ses principes en faveur de son pays et d'Institutions populaires, l'on peut bien s'en fier a lui, quand U est seul à travailler dans son cabinet Mais un peu de faiblesse de caractère, une déférence égale pour ses adversaires comme pour ses amis, la crainte de blesser qui que ce soit fait qu'après nous avoir donné quelque projet excellent 11 en remet la considération d'un jour à l'autre, a la demande de ceux qui à tout prix veulent une Session.Il dit qu'avec un peu de complaisance nous les tiendrons tous rétnis, comme nous l'avons été depuis le commencement de la Session; que nous pouvons emporter, par une plus grande majorité, la répétition de notre requête dans huit jours, qu'aujourd'hui.Les membres de Québec j'entends même les bons, qui nous promettent aujourd'hui parceque nous sommes nombreux, qu'ils ne voteront pas de subsides, disent que si nous répétons notre adresse au Roi et aux deux Chambres, dans laquelle Lord Aylmer est si mal mené, avant d'avoir répondu a son discours d'ouverture, ce manque de respect peut le porter à proroger la Session et priver les officiers de la Chambre, Imprimeurs £*» d'être payés de leurs contlngcns: qu'il ne faut aussi, d'après eux, demander qu'après avoir donné cette malheureuse réponse.EUe est préparée, eUe n'est pas un écho, eUe contient des reproches \u2022>\u2014 mais avec plus de ménagemens a la faiblesse de nos [*] amis qu'U ne le faudrait II parait très probable que le gouverneur donnera tout ce qui lui sera demandé d'argent pour les contlngcns.Cet homme dégrade bien par la son autorité.Mais aussi U nous ote l'espoir que nous avions de voir avant huit jours la fin de la Session.l'ai vu des prêtres et des Evoques en nombre, mais toujours en présence de plusieurs personnes, de sorte que je n'ai pu leur prêcher ma doctrine, ni leur faire confesser leur péchés politiques.Ils ne m'ont pas parlé des miens, faut il que je t'en parle moi?Mes péchés ne sont pas de ceux qui, nuisibles à tout un pays, sont impardonnables.\u2014 Ils consistent seulement et uniquement en ce que je ne me fais pas aussi vieux & grave comme ma femme prétend que mon Sge et ma charge me devraient rendre grave 6 vieux.Hier donc, chez Mr le Maire de la Capitale,1 U y a LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 355 eu réunion des plus gales, des plus nombreuses, des plus brillantes: cent trente à cent quarante personnes, parmi lesquelles un innombrable essaim de beautés Jeunes et charmantes, dont un homme prudent eut dû s'éloigner en tremblant, mais avec qui un homme sage et sur de lui même comme l'est ton époux, a pu causer, disant un mot à l'une, une galanterie à l'autre, n'en négligent aucune et demeurant avec elles Jusqu'à cinq heures du matin.Tu te recries au scandale, J'en suis sur.Eh bien donc, il y avait foule d'hommes sages qui y sont demeurés aussi tard \u2014 C'était de Bleury, Rodier, Kimber, Drolet, et bien d'autres de cette force.Oh 1 cela ne m'absout pas ?Eh bien 1 c'était le Père Louis Viger, M* Girouard, le LV Bouthillier, le Juge Pane t.que j'y al laissés, qui ont constamment demeuré avec les Dames et à table, pendant que j'ai fait plusieurs parties [s] d'échecs avec assez d'attention, d'indifférence pour les regards des belles, que j'ai gagné toutes mes parties; J'étais paisiblement endormi quand mes commensaux sont rentrés à la maison; A neuf heures et quart, j'ai fini mon déjeuner et commencé cette lettre, frais, dispos, & sans migraine; mon ami Baby est venu l'interrompre.A onze heures et demi, quand je l'ai reprise, les autres compagnons de bal dorment encore; et vois si par comparaison, ton mari ne vaut pas gros.B n'y avait en tout que deux Bidem \u2014 Burroughs & Scott, parcequ'lls ont épousé deux compatriotes; tout le reste était pur sang Canadiens.Je n'ai pas encore de lettres de ma bonne maman.Je les aime vivement; Je l'a prie de m'en donner le plus souvent qu'elle pourra; je l'avertie qu'une Dame charmante, que j'ai beaucoup d'inclination à admirer, écrit tous les Jours à un mari aussi imparfait, à ton dire que M* De Bleury et que par comparaison j'en mériterais deux par jour, mais cette belle Dame n'est pas entourée de sa famille comme l'est ma chère amie: le tems qu'elle donne à nos chers enfans n'est pas un tems qu'elle me dérobe.Le donner à ceux que je chéris si tendrement c'est aussi me le donner, mais quand tu le pourra écris mol, c'est le plus grand plaisir que j'aurai à Québec, sols en assurée.Qu'Amédée ne pense pas que son papa parle aussi mal le français que la Gazette de Québec le lui fait parler; ou plutôt qu'il ne la vole pas: qu'il s'applique à sa classe.Des études collégiales complètes sont Indispensables pour assurer la justesse et la force du jugement.Ce n'est qu'au collège que l'on apprend à étudier avec méthode ce qui seul, dans le cours de la vie Civile, peut former un citoyen éminemment utile et distingué.Embrasse le, puis mes chers Ezllda & Gustave, puis Azélie qui ne saura pas encore dire papa quand Je retournerai t'embrasser et eux.Ton ami affectionné.1 R.-E.Caron, deuxième maire de Québec, avait succédé à Elzéard Bédard en 1834.Voir Olivier Robitaille, Mes Mémoires, p.622 (Copie dactylographiée).L.-J.PAPINEAU A SA FEMME (APQ P-B: 47g] Québec 2 Mars 1835 {Copie dactylographiée.] Chère amie.J'ai le plaisir de recevoir ta lettre du 28 février et sois bien persuadée que de tout ce que je puis recevoir de plaisir à Québec, celui là est toujours le plus grand.Quand je parle de fêtes ou d'amusemens.c'est pour te montrer que, pouvant donner autant de tems ô d'application Intense, comme je le fais aux affaires; et trouvant la force de soutenir de loin en loin quelque momens de veillées & de dissipation tout aussi bien que ceux qui ne travaillent pas; je jouis d'une heureuse santé, premier 356 ARCHIVES DE QUEBEC élément nécessaire pour soutenir la vie de fatigue et d'anxiété dans laquelle les circonstances, plus que mon choix, m'ont Jette.Si la Providence me conserve cet avantage, je continuerai a m'employer à donner mon travail tant que J'en attendrai quelque fruit pour mon pays \u2014 puis J'aurai aussi la force de partager les soins de la famille dans leurs maladies avec ma bonne Maman, qui a plus de courage que de santé \u2014 Malgré nos embarras elle fait tout ce qui est en elle pour les diminuer, elle fait plus que ses forces ne semblent le lui permettre, et pour soutenir autant de contradictions comme celles auxquelles son mari est exposé \u2014 et pour se multiplier dans les tendres soins qu'elle prodigue à nos chers enfans.Oh I pour cela elle a toute mon admiration, tout mon amour sans restriction.Quelque fols je me chagrine qu'avec autant d'énergie pour les grandes occasions, elle me paraisse en manquer dans les petites et se chagrine, s'occupe trop et s'attriste plus qu'il ne faut, des contradictions Inévitables, des embarras, que lui donne la conduite [*] de son domestique 6 de son ménage.Ces gens seraient m ai très et non serviteurs, s'ils étalent propres, travaillais, ménagers.Bs ne le sont pas dans le soin de leurs petits intérêts, ils ne le seront pas dans le soin des nôtres.Quoiqu'il en soit j'ai tous les jours le plaisir de t'entendre louer,,l'on te rend justice, lorsque je dis avec quel courage tu as enduré nos déplaçemens forcés.Toutes tes amies, une foule de jeunes et jolies Dames; me disent tous les Jours; Oh j'admire bien M™ Papineau, < je leur réponds > Et mol aussi, vous avez raison, vous êtes charmantes; mais quand, dans leur enthousiasme, elles vont Jusqu'à dire: « Oh I je ne voudrais pas vivre comme elle, > Je suis obligé de défendre ton choix et dire que ce n'est pas le plus grand des malheurs de vivre avec mol.Tu n'augures pas grand bien de notre Session, ni mol.Il n'y a pas beaucoup d'hommes d'affaires ici \u2014 Bédard, le père putatif des 92 résolutions, a eu la légèreté.Samedi, de venir en Opposition au projet de réponse à la harangue du gouverneur, qu'avait rapporté Morin.Des amis qui visent au même but, se diviser si mal à propos I II a voulu voir dans cette réponse beaucoup d'offenses intentionnelles contre le Gouverneur, il me paraissait avoir été beaucoup trop ménagé.A québec, l'on veut d'une Session à tout prix.Avant l'ouverture du Parlement, il y avait eu beaucoup d'intrigues, pour ne pas se laisser mener, disaient-ils, par les gens de Montréal.Berthelot l'un de ceux qui avait été le plus dans des propos de ce genre, est heureusement dominé par Lafontalne.Il est très fermement Uni aux prétendus Meneurs, ainsi que le LV Blanchet G Besserer \u2014 Ce sont Bédard Huot, Caron 6 Van- [»J felson qui sont aigris; qui ressuscitent, parmi les habltans la distinction des localités.Van-felson a été malhonnête, les autres très légers \u2014 Les reproches ont été un peu vifs, 6 dans ce moment, il y a.je pense, un peu d'irritation.Il y en aurait plus, s'ils avaient été plus forts, heureusement, Us sont restés dans une si forte minorité; séparés de tous leurs bons amis, et votant avec la dlxalne des défenseurs de l'administration, qu'ils sont un peu humiliés et confus, et me feront plus pareille diversion tant que la Chambre sera pleine, mais les Intrigues recommenceront dès qu'elle se videra.Cela n'ira pas loin.Un bon nombre de Canadiens ont dit « confiez donc le sort d'un pays â de pareils étourdis*: plusieurs électeurs menacent Van felson.Néanmoins, tout cela, c'est un malheur, car ça jette de l'incertitude dans l'opinion publique.Le gouverneur n'était que faiblement censuré mais comme Us ont trouvé beaucoup plus de poison virulent dans cette réponse qu'eUe n'en contenait: adoptée, après leur Interprétation, elle devient en effet une censure violente, et c'est leur folle opposition qui lui donne LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 357 ce caractère.Le gouverneur, disent-ils, mettra fin à la Session \u2014 C'est pour cela qu'Ogden est rappelé &* Si leur parti avait été plus nombreux, dans le cas d'un semblable événement, ils divisaient le pays.La prorogation pourra plutôt avoir lieu sur le refus d'accorder les avances pour dépenses contingentes.L'on dit qu'elles seront refusées.J'ai peine à le croire.Tous ces on dit ne sont que conjectures.Et un esprit droit ne devrait pas conjecturer sur les mesures qu'adoptera un esprit aussi croche qu'a Lord Aylmer.Adieu, ma bonne Maman.[*] je t'embrasse tendrement et nos chers enfans.Le grand Amédée et le petit Gustave, la grande Ezilda 6 la petite Azilie.Ecris un bon petit sermon a Lactance.Soignes toi avant tout Tout à toi P.S.Je souhaite à Mr Robltaille le succès de l'opération qu'il a subi (la cataracte).Il sera au comble du bonheur quand U pourra tout voir, au milieu d'un cercle de Jolies patriotes, comme il voit creux en politique.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 47h] [Copie dactylographiée.] Québec 9 Mars 1835 Ma chère amie Je t'écris a la hate uniquement pour te dire que je suis en santé et que la Session va nécessairement finir bien vite Les résolutions adoptées samedi soir et que tu verras, je suppose, dans la prochaine Minerve y mettent fin.Elles sont la répétition de celles de l'an dernier.Le gouverneur est accusé formellement, par toute la Représentation, hors huit membres qui lui sont restés attachés.Demain, il n'y aura plus de quorum.Il a fixé après demain pour nous recevoir.J'irai, avec ceux des membres qui seront présents, lui lire l'adresse dans laquelle nous nous plaignons de lui aussi amèrement que nous l'avions fait l'an précédent.La crise va toujours croissant pour finir bien vite par la réforme si le peuple anglais l'obtient pour lui même, pour des souffrances qui pourront durer longtems, mais non toujours si le ministère Tor g se maintient.J'ai été édifié, ô réjoui de la bonne & sainte résolution que t'avait inspiré le commencement de la neuvaine de m'éciire deux fois par semaine.Il ne faudrait pas manquer d'y persévérer, si par Malice, Lord Aylmer avait l'opiniâtreté mal lésante de ne pas terminer la Session.Néanmoins pour le moment, n'écris plus que Mercredi en cas que je ne sois pas enchaîne â rester ici malgré moi, après Vendredi prochain.De quoi servent au clergé ses laches complaisances pour l'autorité persécutrice qu'il ménage ?La dépêche de Lord Aberdeen montre combien il a été imbibé de préjugés, d'erreurs, d'anlmoslté, [*] contre le Séminaire de Montréal, inspirés par les dépêches de Lord Aylmer et de ceux qui le dirigent Pour prix de leurs flatteries, la détermination de les dépouiller est toujours nourrie, et à la fin, plus ouvertement avouée qu'elle ne l'a encore été.Ils verront quand Ils auront détaché leur cause et leurs Intérêts du Peuple dans ce pays, qu'elle protection leur restera auprès du gouvernement anglais.S'ils sont capables d'ouvrir les yeux a la lumière.Ils doivent a cette heure comprendre ou sont leurs amis.J'ai été très occupé la semaine dernière.Plusieurs membres d'Ici voulaient se soumettre à la condition de Mathieu et lui donner un Bill d'indemnité, D'autres voulaient que la Chambre empruntât de particuliers et, pour réfuter ces propositions 358 ARCHIVES DE QUEBEC inconsidérées, il a fallu bien du tenu et des paroles.Ce sont les électeurs qui ont forcé quelques uns de nos faibles amis a montrer plus de courage, mais ce sont de petites misères qu'il faut cacher, que la faiblesse de quelques amis.Adieu chère amie, Si Je sais d'avance quand et comment devra finir la Session je te l'écrirai, Si je ne le sais pas avec quel empressement je volerai vers toi dès que j'en serai libre par une prorogation.Ton bon ami.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 47iJ [Copie dactylographiée.] Québec 14 Mars 1835 Chère Maman.Tu attendais au moins une lettre de moi aujourd'hui et tu ne l'as pas reçue.Tu auras grondé, et les apparences sont grandes et fortes que tu étais en droit de le faire.Néanmoins un aussi honnête homme que ton mari, si mal A propos attaqué tous les jours par une foule d'ennemis de son pays, ne doit pas être trop fortement grondé par sa bonne amie sur de simples apparences quelques fortes qu'elles soient.Il faut l'écouter du moins avant de le condamner, et quand son histoire aura été dite, libre alors de prononcer.Le péché.Il faut en convenir, ne git pas dans les actes seulement mais bien plus encore dans les intentions.De la négligence a écrire, parce que pour sa satisfaction l'on se serait livré A des dissipations frivoles; à des sociétés de Dames où l'on ne parle que de choses légères; oui, cela serait condamnable, mais si ce n'était pas le résultat de la négligence, (je ne dirai pas de l'indifférence il ne peut pas être question de ce vilain mot, de cet affreux sentiment entre ma bonne maman et mol) mais de l'application aux affaires publiques, ma chère Julie est si patriote qu'elle dira que les affaires publiques se fassent avant tout.Oui, mais si c'est un mélange d amusemens liés â des considérations d'utilité publique qui m'a empêché d'écrire elle exigera de grands détails pour savoir quel sentiment doit l'emporter de la sévérité ou de l'indulgence, du blame ou du pardon.Venons donc aux détails.Louis Viger était allé la veille A S* Charles, et au moment du départ il avait dit à Huot et à Moi: Venez donc demain, aussitôt [*] après l'ajournement du midi, à S' Charles.Huot avait dit que quelques affaires l'en empêchait: que si elles se terminaient à tems il irait.Viger insiste et dit: Si vous y venez, il m'y faut porter du poisson frais et du vin; rien, si vous n'y venez pas.Amiot a une occasion demain, à six heures du matin; laissez lui savoir votre détermination, ce soir et il m'enverra ces effets, Si demain A dix heures, je ne les al pas reçus, c'est que vous ne viendrez pas.Huot me devait donner réponse le même soir.Il ne l'a pas fait.Le voyage était donc abandonné.Je pouvais donc attendre A Jeudi après midi, A écrire A ma bonne Maman en cas que j'apprisse quelque nouvelle sur l'époque probable de la prorogation.Point du tout, je me rends A midi Jeudi pour ajourner la chambre, et j'y trouve prêts A partir avec moi Huot Bédard, Morin ô Parent Je résiste, nous sommes plus attendus, nous allons le mettre dans l'embarras; vous deviez m'avertlr hier < Bon, je n'ai terminé qu'A dix heures ce matin les affaires qui « me retenaient, et depuis ce tems j'ai décidé tous ces bons compagnons A partir \u2014 < J'ai volé A M' Huot une grosse morue toute farcie qui est logée dans le coffre de « cette carlole que vous voyez A la porte, J'ai écrit A Amiot de faire une caisse de LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 359 « vin que nous allons prendre en passant puis nous avons de grandes questions de « politique A traiter ensemble ».Cette dernière considération était décisive, bonne «\"¦M\"\"\" Il y avait eu un peu de défiance et de refroidissement entre les patriotes de Québec et ceux de Montréal, il fallait des explications et des rapprochemens; je suis allé et voilà ce qui m'a empêché d'écrire, Caron était blessé au vif de la /fompwlw prise par les Citoyens de Québec de venir avec Berthelot, Besserer G Blanchet, me complimenter, [*] quand lui Caron, Vanfelson G Dubord n'avalent pas été avertis.B voulait donner sa démission.Un amour propre, si susceptible est je crois beaucoup plus fort que son patriotisme.Mais ce n'est pas dans des circonstances aussi difficiles, qu'il faut laisser percer et connaître ces petites dissensions.Cette folle démarche eût livré Québec aux dangers des violences qui accompagneraient une élection, donnerait peut être ft Stuart une chance de rentrer.Je saisissais l'occasion d'une réunion des plus Intimes amis de Caron pour les porter à le détourner d'un acte d'inconséquence fâcheuse dans ce moment.B a fallu, pour cicatriser toutes les égra-Hgnures de l'amour propre, verser depuis six heures que nous sommes entrés ft table jusqu'à deux heures que.nous en sommes sortis, des flots et des torrents d'éloquence & de vin, Champagne, Bourgogne et Claret, tour ft tour fesaient merveille, comme dit la Chanson.Bs ne se sont liés par serment ft empêcher cet écart que quand le vin a été épousé.La raison ft la fin a triomphé.J'ai été bien fier de sortir de là plus sage que Caton, car Caton était quelques fols gris, et d'honneur, je ne l'étais pas.Ayant donc ainsi fait un peu de bien pour mon pays, et point de mal pour mol je demande pardon.B est probable, il n'est pas certain que nous serons prorogés lundi.Ce pourrait durer jusqu'à mardi.Le secrétaire Cralg a dit hier que ce serait probablement lundi ou mardi.Un seul Bill est passé, le Conseil a rejette celui pour continuer plusieurs actes temporaires, ceux qui sont relatifs aux jurés, et aux commissaires des chemins, celui, pour remplacer les grands voyers.Adieu, bonne Maman porte toi bien, embrasse les enfans.Ton bon ami \u2014 [*] Pour élargir Mr Jessop, le gouverneur prorogera la Session, l'emprisonnement de son officier est, je pense, ma garantie pour mon élargissement.Sans cela 11 pourrait avoir la malice de ne pas proroger pour m'enchalner ici.En ce cas je prendrais mon parti de partir, mais il faut attendre ft l'extrémité.Adieu.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 48] [De la main de son fils, Amédée:] Copiée ce 19 full.1885 de 630 à 830 moins déjeuner à th.5 Nov.1835 en [in.Belle amie, bonne maman \u2014 B y en a qui sont plus heureux que mol qui peuvent prendre, et qui ont pris, le parti de retourner ft Montréal.Mr Jh Roy est de ce nombre.B m'a dit qu'il irait te voir.Une lettre de Mr Robitaille ft Mr De Bleury1 reçu hier, m'apprend que tu as du mieux et vacques aux soins du ménage.Le Faire un peu ft son utilité; s'y trop livrer, ses dangers, ce sont ceux-ci que je te prie d'éviter.Je te dirai que depuis mon arrivée j'ai été sage comme M1 de Bleury.1 Tu fronces le sourcil; tu crois qu'il n'y a pas grand mérite ni difficulté ft ne l'être qu'à ce degré \u2014 Voilà les préjugés, les jugemens téméraires qui perdent tant d'âmes dévotes.Eh bien, je l'ai vu toujours assidu & la Chambre, et fesant avec nous chez Lemoine, et 360 ARCHIVES DE QUEBEC non ailleurs, toutes ses veillées, discutant des questions de politique souvent, et rarement des propos de Galanterie; Allant faire des visites aux Evêques qui le scandalisent par leur peu de patriotisme; et, dans un moment, profitant du jour de congé pour aller visiter le Cabinet de physique du Séminaire.Aussi dit-il qu'il ne s'est Jamais tant ennuyé à Québec.Mais ce n'est pas preuve que tant de sagesse, le fatigue.Oh non, cela serait l'Interprétation des dévotes, mais non la mienne.Il s'ennuie plus que Jamais de l'absence de sa Dame, de sa maison, de ses affaires, voila tout; et à tout cela se joint pour mol l'ennui aussi de nos chers enfans \u2014 Voilà â quoi, et à rien autre chose, s'étend la comparaison que j'ai établie au commencement de ma lettre, et qui ne doit rien avoir pour vous scandaliser ni Inquiéter.Quand celle-ci te parviendra, les projets de réponse du Conseil et de l'Assemblée seront rendus à Montréal et y seront le sujet des discussions.Celui du Conseil est bien pale et faible.Dans deux paragraphes il est maladroit, l'un en reconnaissant l'utilité de la Commission, l'autre en déplorant les dissentions qui ont ci-devant eu lieu et [esp] 3 espérant qu'un esprit de conciliation animera les chambres.La manière dont il est rédigé à l'air de comporter quelque censure contre la Chambre.Ce n'était nullement l'intention [a] du rédacteur, Mr Viger, mais l'habitude du désir de concilier, est invétérée.Quelques uns crient contre lui comme étant défenseur du Conseil.C'est exagéré.Le projet de la Chambre qui a été rédigé par Morin est Incomparablement mieux fait, cela ne laissera pas que d'exciter des ennemis qu'à toujours eu M1 Viger à crier contre lui.D'un autre côté, ils ne veulent pas comprendre qu'il ne lui aurait pas été permis de dire et de faire approuver au Conseil, ce que nous pouvons dire et faire approuver dans l'Assemblée.Néanmoins son projet tout modéré qu'il soit, ne plaît pas à nos ennemis au Conseil, et Mr Moffatt dolt-dlt-on, venir cette après midi avec plusieurs paragraphes pétris avec le même levain et le même venin qui ont si souvent empoisonné les compositions des incurables.S'il les emporte Lord Gossford et la Commission comprendront qu'il n'y a eu qu'un homme de déplacé dans le [Conseil] 3 Pays, Lord Aylmer, et combien cela était insuffisant pour y faire marcher les affaires.Il comprendra combien il aurait été indispensable à sa tranquilité et à son succès, [que d'en] 3 de n'y être pas venu sans avoir effectué des changemens dans le Conseil Législatif.M7 M°Kenzie 8 est venu avec une immense quantité de papiers utiles, qui nous aideront dans les enquêtes que nous avons à faire, pour corriger le Sistême dans le Bureau des postes.Nous lui aiderons en premier lieu, et bientôt 11 nous rendra le change en nous aidant dans le haut Canada où il pense que les Commissaires iront pendant leur session qui commencera en Janvier.Il nous assure que le parti libéral y est de plus en plus fort et bien disposé 1 Charles-Clément de Sabrevols de Bleury (1798-1862), député depuis 1832.avait voté en faveur des 92 Résolutions; il rompra définitivement avec Papineau en 1836.Voir F.-J.Audet, Charles-Clément de Sabrevols de Bleurg.dans les Cahiers des Dix, vol.V, p.57-78.En 1839, il accusera Papineau d'avoir trompé les députés et le peuple en vue de renverser le gouvernement et d'avoir essayé «d'ameuter l'impiété contre les pacifiques doctrines de notre sainte religion».[Sabrevols de Bleury], Refutation de l'Ecrit de L.-J, Papineau intitulé Histoire de l'Insurrection du Canada, Imprimerie ).Lowell, (Montréal, 1839), p.6ss.3 Raturé.3 McKensie et O'Grady avalent été envoyés par les réformistes du Haut-Canada pour s'entendre avec le parti de Papineau.Voir la lettre de C.-0.Perreault à E.-R.Fabre (2 novembre 1835), dans les Papiers de Sir L.-H.Lafontatne, vol.2 (Il s'agit d'une copie dactylographiée). LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 361 à nous seconder en tout Adieu ma chère maman pendant que J'écrivais l'Evêque de Québec est venu me faire une longue visite qui m'a interrompu et abrégé ma lettre.Je suis affligé de n'en avoir pas reçu de toi ¦\u2014 Donnes m'en le plutôt que tu pourras.Je t'embrasse et les enfans.Ton ami L.-J.PAPINEAU 4 heures 5 \u2014 91» 35.[Au verso:] Me.Papineau Rue Bonsecours Montreal L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 48a] [Copie dactylographiée.] Québec 9.(9»™) Novembre 1835 Chère amie.J'ai eu enfin samedi de grand plaisir, la grande consolation d'avoir une lettre qui parce qu'elle est la tienne et non plus celle que tu me fesais écrire pour me donner de tes nouvelles me rassure en effet, ce qui n'aurait pas eu lieu si tu avals continué à me pas écrire.J'en aurais naturellement conclu que la maladie continuait a y mettre obstacle.Tu as renvoyé le médecin et surtout les remèdes \u2014 C'est la ce qui est décisif et consolant.Tu t'es trouvée dans un déplorable embarras de voir ainsi tout ton monde malade en même tems que toi.J'espère que tu ne seras pas de longtems mise à pareille épreuve.Les enfans sont en vacances, qu'ils en profitent pour s'amuser c'est très bien.Tout ce qu'ils auront de plaisir et de bonheur en donnent à papa & a Maman.Mais Ezilda et Gustave sont assez grands et raisonnables pour comprendre qu'il ne faut Jamais Jouer assez ni pour se rendre malades eux-mêmes ni pour rendre Maman malade.Voilà le petit mot de bon Conseil que leur donne un papa qui les aime de tout son coeur et qui les embrasse et leur dit qu'il ne les oublie pas.Quelques mots de détails de ménage.J'avais en partant recommandé à l'homme d'enterrer les vignes du jardin dès le lundi.Il l'a oublié, fais le faire.Les autres petites commissions ou effets que Je te demandais, si Cherrier, comme je m'en flatte et l'espère nous le voyons bientôt, me les apportera.Je souhaite qu'il ait, et l'enfant, tout le mieux possible.S'il vient, le voisin l'accompagnera.Ne comprend [2] il pas la nécessité de nous apporter une requête, demandant de l'argent pour la ville, le renouvellement de l'acte d'incorporation, avec extension de pouvoir d'autorité?Si la raison lui donne tant et de si forts motifs, combien la curiosité ne lui en donne-t-elle pas de plus pressans?Nous sommes les loyaux cette armée, les Conseillers sont les mutins \u2014 Ce qui n'était ou Jamais ou bien rarement arrivé.Nous portons notre adresse loyale aujourd'hui.Ils bataillent encore, et n'ont pas terminé leur réponse.Les débats ont été très aigres, finalement Mess' Moffat G M°Gill et Felton ont été battus et dans leur dépit, pour se venger de Mr Viger et de Mr Debartzch, qui leur ont dit des choses très dures, ils ont déprécié la réponse, et dit qu'ils aimeraient mieux voter celle de la Chambre Qu'au moins si elle était entachée de principes Démocratiques, elles était si bien écrite qu'elle fesait honneur à ceux qui l'avaient écrite et au corps qui l'adoptait, au lieu que le même vice, dans la leur, n'était recheté par nul mérite de composition.McGill, toujours perdu dans les nuages, 362 ARCHIVES DE QUEBEC a dit que l'éclat de l'adresse de la Chambre, comparée A celle du Conseil, était comme celui du soleil dans le plus beau jour, et la leur n'offrait que les pales lumières de la lune dans une nuit d'orages.L'on est surpris de voir Felton faire une opposition si violente.B est le seul des employés qui se la permette, et l'on en conclut que la commission le dénonce et le menace.B l'appelle la commission du crucifiement pour les employés.Sur le tout, l'on pense que le Conseil passera en effet plusieurs bonnes mesures.Et les membres de l'assemblée vont si loin que de dire et de penser, (mais c'est indiscret, il ne faut pas le répéter) que si les Bills d'appropriation [*] sont rejet' tés, la Chambre autorisera les dépenses par adresse et que le gouverneur y consentira.Il est le plus libéral d'eux trois; Sir Gipps est libéral, mais anglais au point de se préjuger facilement contre les Français; Sir Charles, le plus éclairé, mais Tory.Le travers de l'Evéque et de ton frère, dont tu me parles, est bien fou et montre leur peu de lumières sur les intérêts des choses de ce monde.Ces patriotes sont loin d'être menés, Us sont meneurs en ce moment.Et nous n'aurions rien obtenu que des Insultes gratuites et aggravées de jour en Jour, si nous avions une politique aussi lâche et inconséquente que celle qui les égare.« Nous approuverons tout ce qu'a fait et dit M* Roebuck, ce qui ne nous empê-« chera pas de voter cette année les subsides et les arrérages, mais sera un averttsse-« ment que nous pourrions bien les discontinuer une autre année, si l'on ne voit pas se «réaliser les réformes que nous demandons.Quand au bigotisme des prêtres, qui « volent dans la déclaration de la souveraineté du peuple le renversement du catho-« licisme, c'est démence à eux de raisonner aussi mal au milieu d'un peuple catholique, « dominé par un gouvernement protestant.L'obéissance passive ft ce gouvernement « serait la ruine de leur culte, que par leurs vertus, leurs lumières, et surtout leur < affection et leur respect pour le peuple souverain, ils le conservent attaché au « Catholicisme, ils en assurent la perpétuité.Mais s'ils veulent que leur ordre et leur « robe commandent une aveugle obéissance.Us la perdront bien vite pour eux mêmes « comme pour leurs alliés protestants.Ils sont ou fourbes ou inconséquents, quand Us « ne volent pas que c'est une maxime ft laquelle le gouvernement anglais ne renoncera « jamais, que celle qu'U doit nous dénationaliser [*] pour nous anglifler, et que pour «parvenir ft ce but, U n'a pas moins d'ardeur ft attaquer le culte que les lois, les « mœurs, la langue du pays; Que quand il ne te fait pas ouvertement c'est par pure « hypocrisie et crainte des résistances, mais qu'il n'est pas aussi inepte que nos poli' « tiques clercs; n'est pas en contradiction avec lui-même; et que puisqu'il veut nous < assaillir dans notre nationalité.Û le veut dans tout ce qui en fait partie.M* Pro-« vancher a dit qu'U déplorait les erreurs du clergé qui s'aliénait par son opposition «trop fréquente ft l'assemblée, les affections des Canadiens.Bs (les prêtres) n'ont «pas assez d'élévation de sentiment pour comprendre combien est plus honorable « l'influence qui découle de la persuasion, que celle qui découle du Commandement.» J'ai reçu hier soir la lettre de mon cher Papa et l'en remercie bien B ne m'a pas compris s'il croit répondre aux difficultés que je suggérais, en disant que le Bill pour amender notre constitution devrait commencer chez les Lords, pour surmonter leur jalousie contre les Communes, s'U commençait chez elle.La collision né provient pas d'un point de forme, mais de l'opposition de principes qu'U y a entre les deux corps.Si les Lords admettaient que le principe électif pût prévaloir dans la composition des deux Chambres Coloniales, le peuple Anglais dirait: Et pourquoi non dans nos deux Chambres Métropolitaines.Sur le tout, nous obtiendrons Jè pense de LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 363 larges concessions, même de la commission.Les débats sont envenimés, et dénaturés assez souvent, pour tacher de préjuger les Commissaires.Malgré cela, les divisions sont si [B] bonnes; dans les conversations, les membres sont si fermes à dire à ces Messieurs qu'Us ajourneront peut être pour cette année leur résistance à l'administration, mais le renouvelleront, si la Commission rapportait défavorablement, que j'espère que nous gagnerons quelque chose d'essentiel.Adieu belle et bonne amie, Ton époux affectionné.L-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: «b] [Copie dactylographiée.] Québec 16 Nov.1835 Chère Maman Avec quel plaisir je trouve une occasion où tu fais mieux que ton mari.En fait de politique, tu penses et dis aussi bien que lui, mais en correspondance tu as été plus exacte et diligente que lui.Je t'en remercie bien affectueusement Ces prêtres, qui me persécutent autant comme ils le peuvent, non pas en me livrant à l'Inquisition, il est vrai, mais en me retirant leurs prières, pour m'assommer de leurs lardons et « Maudissons >, je suis leur victime.Aux yeux du gouverneur et des Commissaires, je dois passer pour un dévot à toute outrance, parceque, jusqu'à présent je leur al parlé plus souvent des droits des prêtres et de la protection qu'on leur devait donner, que de tout autre sujet \u2014 Ma réputation pourrait en souffrir.C'est quant à la défense des droits du Séminaire et à la division du District de Montréal en un diocèse séparé de celui de Québec, que j'ai eu le plus de rapports avec Mess™ les Nouveaux venus.C'est à la demande de nos Seigneurs les Evêques que je l'ai fait pour leur aider à résoudre les objections de forme et légales qu'on leur propose.Et je m'y emploi avec zèle et sincérité.Partout où la cause de la justice demandera mon aide, je la donnerai de même.Mais, parce que je voudrai inflexiblement que le catholique ne gêne pas le protestant, ni le protestant le catholique, je serai mal vu et mal voulu par les uns et les autres.' Mais qu'importe, le devoir avant tout Cette considération ne nous laisse aucun intervalle pour l'amusement depuis le commencement de la Session, c'est-à-dire, à ceux qui sont capables de se livrer aux affaires.B y a une infinité de requêtes [3] référées aux Comités, et des sujets importants et qui demandent un travail sans relâche qui sont entre les mains de ces Comités.Les Cours de Justice, les comptes, les terres en franc soc cage et Seigneuriales, les honoraires des fonctionnaires publics, les postes provinciales, chacun de ces sujets, eût été, U y a quelques années regardé, à lui seul, comme suffisant pour former toute l'occupation d'une longue Session, aujourd'hui ils sont tous embrassés à la fois avec le désir et l'espoir d'introduire de grandes réformes dans chacun de ces département.Cela nécessite une immensité de travail que le public ne volt, dont l'on ne nous tient pas compte.Nos séances en Chambre ne sont pas longues jusques à présent mais l'on nous prépare dans le travail des matinées, de longues veillées pour un avenu-prochain.Mr M°Kensie a travaillé sans relâche depuis qu'U est ici sur deux sujets très Importants les coqulneries qui ont été commises par les employés dans la construction du Canal de Welland,1 et celles qui sont commises dans le département 364 ARCHIVES DE QUEBEC des postes.II dit que nos plaintes contre ces abus nous donneront un nombre additionnel, d'amis dans l'assemblée du Haut Canada.Tant mieux I Mais qu'U est difficile de conserver du concert et de l'union entre un grand nombre d'hommes, qui ne sont pas organisés, comme les agens du gouvernement, à agir d'après l'impulsion d'un petit nombre d'hommes, vers une direction unique.Il y a toujours quelque semence de division entre nous prête à éclater.La rivalité entre Québec et Montréal est toujours prête a renaître, par la faiblesse de quelques uns des Messieurs d'ici.L'étourderie de Bédard et l'Artifice de Mr Vanfelson, nous tiennent toujours aux bords d'un abîme.Nous devions hier nommer par résolution [*] M* Roebuck pour agent \u2014 le Bill à cet effet ayant été rejette la veille dans le conseil, et appuyé et répété les résolutions adoptées aux Trois Rivières, plusieurs Membres de Québec ont demandé d'en remettre la considération à Mardi, mais pour Intriguer \u2014 pour dire à ceux qui ne sont pas venus aux T.R.que nous prétendons, hors du tems des Sessions, décider sans eux et les obliger a obéir plus tard.Ils font cette folle en secret, mais n'oseront pas la soutenir publiquement, sous les yeux de leurs électeurs.Mais ces tracasseries donnent bien de l'humeur à ceux qui sont sans aucun esprit d'intrigues.L'impétuosité de tempérament de quelques hommes sont un autre obstacle: Mr M°Kenzle, qui est venu pour nous aider, est au moment de nous nuire, peut être beaucoup II a demandé hier que nous fissions tirer à mille copies son rapport sur le Canal WeUand.Je lui al objecté, que nous n'étions dans l'habitude de publier qu'a trois ou quatre cents, nos rapports; et que sa proposition pourrait peut être éprouver quelqu'opposltlon à cause de sa nouveauté, ou plutôt, c'est O'callaghan qui lui fesait cette objection s'appuyant de mon nom, parce qu'en effet Je l'avais faite au Dr M'Kenzle.Ne s'est-il pas emporté à l'excès, et dit qu'U était Joué; qu'U regrettait d'être venu; puis U a emporté tous ses papiers, qui ne sont plus à lui, mais sont au Comité, et ne veut plus les rendre.Son compagnon de voyage, le Dr O'Grady, lui reproche cette impétuosité.O'CaUaghan, qui est le président de ce Comité est au désespoir du role ridicule que M°Kenzle Joue en réalité, mais qui, en apparance, serait joué par O'CaUaghan, à qui nos ennemis diraient: Vous et votre Comité étiez les instruirions et les dupes, dont McKcnzie s'est servi pour [*] faire faire une enquête par laquelle U veut noircir ses ennemis, et qu'U va publier dans le Haut Canada dont la législature n'aurait pas permis qu'U prit de pareilles démarches, plus dans l'intérêt de ses vengeances privées que dans l'Intérêt public.O'Grady nous apprend que plusieurs fois déjà, une pareille fougue, excitée par la plus légère contradiction, à pensé brouiller ensemble les amis de la Réforme dans le Haut Canada.J'ai passé hier beaucoup de tems avec Mr McKenzle et J'avais cru l'avoir fait revenir de son travers.Il y tient ce Matin.D faut retourner faire une dernière tentative pour le rendre raisonnable.Tiens cette triste anecdote absolument secrète.Je la note Ici pour en conserver, le souvenir quand Je relirai mes lettres par la suite, et parce que la nécessité d'aller perdre mon tems avec lui m'empêchera d'en prendre note séparément Mais tu vois que lorsque les tracas de la vie publique sont bien rempli de dégoûts et qu'à mon âge, Je ne les supporte pas aussi patiemment comme je l'aurais pu faire ci-devant, et qu'après le parlement actuel, si Je puis en sortir, je le devrai faire.Tu as eu tes embarras dans ton ménage et mol dans les affaires chacun plus que nous n'en pouvons porter.Il y aura peut être de meilleur tems û faut l'espérer.J'ai dîné hier chez Mr le Maire.Nous étions une vingtaine à table.Walcott secrétaire LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 365 et le Captno Clements, aide-de-camp, puis Mr Elliott, Secrétaire de la Commission, français dans ses manières et sa conversation, en étalent tous trois; les autres, des représentans mais, en trop forte proportion, des hommes incapables de conversation instructives et solides.Il a fallu se jetter dans les habitudes un peu bruyantes du [5] pays par les chansons.Walcott était sur ses gardes, froid observateur et censeur je crois, de ce qu'il voyait et entendait.J'avoue qu'en effet, c'était laisser paraître trop l'absence de talents solides chez nous.Les deux autres anglais ont été au contraire aussi gais et coiffés que les autres, et n'ont en conséquence rien a redire.Je comprends que le Gouverneur et M.Elliott sont les plus libéraux d'eux tous, et sympathisent ensemble et avec nous, bien mieux que ne le font les autres.Adieu bonne amie embrasse bien tendrement mon Ezilda et mon Gustave: mes respects à mon père je n'ai pu ramener M1 MeKenzie à des sentlmens plus raisonnables.Il veut partir ce soir avec le blame, très formel, heureusement, de Mr O'Grady.Je t'embrasse de tout mon coeur et suis ton fidèle époux et bon ami.1 Voir la lettre de C-O.Perreault à E.-R.Fabre (12 novembre 1835), dans les Papiers de Sir L.-H.Lafontaine, vol.2.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 48c] [Copie dactylographiée.] Québec 19 Nov.1835 Ah belle Maman 1 comment as-tu donc passé ton dimanche que tu n'as pas trouvé un quart d'heure à donner à ton mari?En dois je conclure que tu connais tes besoins \u2014 que tu as passé tout le jour à entendre ô lire des sermons; mais que me rendant justice et bien persuadée que je n'en al aucun besoin, tu n'as pas voulu me faire la plus petite part de ce que tu as lu ou entendu d'édifiant.Il faut en ce cas que ce soit l'absence qui t'ait fait comprendre ce que je vaus, car en présence tu ne me les épargnes pas, les sermons.Mais j'en ai si peu besoin qu'ils n'ont pas prise.Oh 1 voilà de quoi te fâcher et m'attlrer une bien longue lettre 1 Eh bien, chère amie, voilà tout ce que je souhaite: rien ne me fait plus de plaisir, ne m'est plus nécessaire que des détails qui me viendront de toi, qui me diront tes occupations et tes soins pour mes chers petits enfans, leur babil, leurs amusemens.qui me peignent des scènes de familles, qui me reportent au milieu de vous ou je me plais si bien où la vie est si tranquille, comparée à la turbulence de la vie publique.Les circonstances m'y ont plongé si profondément que je n'ai pu en sortir.Mais je guetterai toujours l'occasion où Je le pourrais faire sans détriment pour les intérêts publics, sans déshonneur pour mol.Les tems de la tranquil!té s'approchent.Je pense, Si nous effectuons d'assez amples réformes pour voir le pays bien gouverné, sans les secousses qui quelque fois m'ont paru devoir être prochaines et inévitables, pour obtenir cette fin, ce sera encore plus heureux que la perspective pleine de troubles que j'ai souvent envisagée; sans vouloir reculer [a] d'un pas, même devant de très grands dangers.Mr Viger, ça va s'en dire; mais Mr Debartzch, que Je ne crois aussi porté vers une politique timide, croient que le gouverneur nous aidera puissamment à obtenir tout ce que nous avons demandé.Que nous avons raison de temporiser, de lui aider, de lui donner une grande importance auprès des Ministres: (ils ont en lui la plus grande confiance) qu'il veut se Jetter dans les bras 366 ARCHIVES DE QUEBEC de la Chambre et compter pour rien les Conseils; qu'il marcherait beaucoup plus vite et plus fermement dans cette voie, s'il n'était pas entravé par ses Commissaires.B y a beaucoup de vrai dans ces opinions, et j'y entre en partie.Je sais de bonne part, que la Commission est infiniment plus humble dans ses prétensions aujourd'hui qu'elle ne l'était à son arrivée.L'observation que j'ai faite qu'elle ne pouvait contraindre aucun de nous, pas même le plus humble individu dans la société, à comparaître devant elle; tandis que, hors le gouverneur, nous pouvions bien contraindre les autres Commissaires et leurs serviteurs et attachés de tout grade à comparaître devant nous; a eu l'effet de faire rire à leurs dépens et les rend plus modestes: M°Kenzie est venu enchérir sur ces observations et leur a dit qu'Us étalent heureux d'avoir commencé leur Mission dans le Bas Canada, où les Représentants, en conservant l'indépendance qui convenait A des sujets anglais, conservaient des manières de leurs ancêtres, une urbanité qu'ils n'auraient pas trouvé dans le Haut Canada; Que pas un de leurs membres libéraux n'auraient voulu leur faire visite, et se seraient unanimement plaints de l'envol d'une commission comme d'un moyen détourné de rendre Justice et de chercher à obtenir du délai sans [*] la rendre; que s'ils allaient au Haut Canada, ils verraient une Majorité anglaise porter plus loin que nous ne le festons, leurs vues de réforme; que les Colonies avalent déjà ce degré d'importance, qu'elles ne pouvaient plus être maltraitées comme par le passé; et qu'à la bouche des canons qui bordaient les remparts et à quelques pas des soldats anglais, nous n'hésitions pas à dire qu'il nous fallait, en liaison avec l'angleterre, avoir des institutions aussi républicaines que les Etats Unis, ou bien que nous les aurions en déclarant que nous adhérions à leur confédération, dans laquelle les hommes Influents qu'il connaît dans leur paya nous acceullleraient avec tant de Joie.B a crié plus fort que nous le fesons, et le gouverneur lui a dit: Puisque teUes sont vos convictions, allez de ma part les communiquer aux autres commissaires, afin qu'ils puissent bien comprendre comme je le fais combien doit être libérale la politique de l'Angleterre envers vous.Il y a été en effet, et leur a arraché l'aveu qu'ils renonçaient à aller au Haut Canada comme leur première intention avait été de le faire, et qu'ils voient que les opinions sur les questions de politique sont si fixes qu'il est inutile de chercher à les changer, et qu'ils vont s'occuper beaucoup plus d'étudier qu'elles sont nos relations commerciales avec les autres pays que l'Angleterre, et quels sont les moyens de les améliorer, que de questions de constitution: que nous avons eu beaucoup de sujets de plainte qui ne seront plus tolérés et que leur mission sera moins longue qu'ils n'avaient en contemplation.M'Kenzie a ajouté que nous serions soutenus en tout ce que nous demanderions par leur chambre d'Assemblée.Je vois dans cette occasion comme dans plusieurs autres, [4] des traces de division entre le gouverneur et les Commissaires.Tout cela est très secret, et je ne le mentionne que pour mon père seul et toi.Je ne trouve pas le moment de lut écrire.De Bleury part demain soir pour Montréal pour Jusqu'au commencement de Décembre seulement.Je lui remettrai sous enveloppe sans avoir le tems de lui écrire, vingt louis pour Benjamin afin qu'il pâle les hommes qui ont travaillé au moulin.Adieu courage et santé ton ami très affectionné Je reçois & l'instant une lettre de Théophile et le remercie bien cordialement.Je le scandalise par ma politique modérée.Mes principes sont inflexibles, les moyens de succès divers.Je vis au jour le jour enclin aujourd'hui à espérer plus qu'à craindre. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 367 L-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 48d] [Copie dactylographiée.] Québec 23 Novembre 1835 Chère amie Je te remercie de ta lettre du 18, mais te réprends de la faiblesse et du découragement trop grands que tu y montres.Tout t'inquiète, tout t'attriste.Ce n'est que dans les moments de mauvaise humeur et de difficultés réelles, que la plainte m'échappe.Chez toi elle deviendrait habituelle, si tu ne t'appliques pas A voir les événements de la vie sous un jour moins sombre.B faut se faire des Illusions peut être, mais se représenter l'avenir comme plus favorable que tu ne le vols sans quoi l'on tomberait dans une habitude de mélancolie, aussi nuisible à la santé de l'esprit qu'A celle du corps.Ainsi de te voir entourée d'une famille qui grandit au lieu de te rendre heureuse, te tourmente Tu te demandes s'ils seront sages, heureux, se formant des établissemens.Tant que le contraire n'est pas arrivé, il faut espérer que tel sera leur avenir \u2014 Je suis bien plus attaché à la vie pour l'amour d'eux que pour moi.J'espère que je pourrai leur être utile, les aider de mes conseils ou de mes moyens.C'est bien la plus forte des considérations qui attachent à la vie, comme le souvenir des pertes successives que l'on a faites des personnes que l'on a chéries, est ce qui en détache le plus.Néanmoins l'on doit se dire chaque jour: B faut faire aujourd'hui ce qui est honnête et convenable, sans trop s'inquiéter d'un lendemain, qui peut être ne nous appartiendra pas.B faut se dire: Nous ne connaissons rien de ce qui nous doit arriver ni aux nôtres, mais chérissons tendrement nos enfans, nous leur apprenons à nous aimer.[2] Il y a plus de bonheur pour les familles par leur esprit d'union que par leurs richesses.Apprenons leur d'abord et avant tout A s'aimer puis bâtissons leur, rien ne l'empêche, un avenir ou l'amitié, la vertu, l'aisance, sera leur partage.Mais cela ne se réalisera peut être pas.H y a presque certitude que ce ne peut pas être le partage de tous nos enfans.Bs sont hommes, ils auront donc A souffrir plus ou moins; ils sont hommes, ils tomberont donc dans des erreurs plus ou moins graves, et en seront punis.Mais quelques hommes échappent aux calamités communes; pourquoi ne pas espérer tant que le contraire n'est pas arrivé, qu'ils seront de ce petit nombre.Pourquoi se chagriner d'avance de malheurs qui n'arriveront pas, ou qui, s'ils arrivent, ne nous aurons peut être pas pour témoins, puisque nous ignorons si nous vivrons ou ne vivrons pas.Je crois qu'il est peu d'hommes chez qui les deux sentlmens d amour de la famille et d amour du pays soient plus forts que chez mol; pour le bonheur de mes enfans nulle privation, nul sacrifice personel que Je croirai pouvoir leur être utile ne me coûtera et je puis espérer qu'ils seront heureux.Cela fait plus grande Joie dans ce monde et tu peux et tu dois te livrer aux mêmes espérances et aimer ainsi la vie privée.La vie publique au contraire, pour un Canadien, montre au pays, dans un temps plus ou moins prochain un moment de crise et de souffrance qui sera affreux.Nous n'avons Jamais eu justice dans le passé, nous ne l'aurons jamais dans l'avenir.Hier encor je voyais Sir Glpps qui disait: Je ne partage pas.je blâme hautement les préjugés que les anglais, presqu'universellement, nourrissent contre les Canadiens.Mais je ne puis empêcher qu'ils n'aient leur poids et leur influence en Angleterre.L'unanimité [*] avec laquelle ils représenteraient que nous les livrons, pieds et poings liés A une majorité française, si nous recommandions la suppression ou 368 ARCHIVES DE QUEBEC l'élection du Conseil Législatif, nous met dans l'impossibilité de.le faire.Nous succomberions, le Ministère succomberait, même dans la chambre des Communes.Je lui dis: Eh bien! recommandez cette mesure pour le Haut Canada, où il n'y a pas de Français Canadiens.Quand ce sera accordé à une autre province, nous saurons bien l'obtenir ensuite.Il répondit: si le Haut Canada était aussi uni comme vous l'êtes sur cette question, et l'avait demandé depuis autant de tems et aussi énergiquement que vous l'avez fait, l'esprit public en Angleterre, serait préparé à vous l'accorder; il ne l'est pas encore.Ainsi, dans le tems et de la part des anglais qui nous veulent rendre justice, nous apprenons que nôtre Nationalité a pour nous de graves inconveniens.C'est ce fait, qui se répète tous les jours et sous toutes les formes qui m'irrite et qui me fait croire que Je serai toujours malheureux dans la vie publique, tandis que mon goût pour la médiocrité, la solitude et l'étude, me rendraient plus heureux dans la vie privée.Quoiqu'il en soit.Je suis demeuré dans la vie publique, en butte à plus d'animosité et de contradiction qu'aucun autre homme, pendant plus d'années qu'aucun autre de mes compatriotes.Je suis représentant depuis vingt huit ans; 11 est excusable de désirer la retraite après ce tems, mais Je ne la demande encore que conditionnellcmcnt, si Je puis le faire sans nuire à la cause que j'ai servie avec quelqu'utilité et quelqu'honneur.\u2014 Tout cela veut dire, ma bonne maman que je veux te voir plus de force et de courage que ta dernière lettre ne m'en montre.J'ai bien du chagrin de l'indisposition [*] continuée de ce pauvre Cherrier.Son esprit et son Instruction sont une des plus douces consolations que Je pourrais avoir ici dans sa société, et s'il était assez bien portant je trouverais l'occasion de le faire travailler.Fais lui et à sa Dame, et à Mr Quesnel, mes amitiés bien sincères.L'unanimité que montrent les divisons de la Chambre, de 53 contre 6, doivent faire plaisir à nos amis.Les tentatives qui ont été faites une couple de fois sont abandonnées.Vanfelson et Bédard viennent maintenant nous dire qu'il faut que la belle Union dont nous avons fait preuve, dure Jusqu'à la fin de la Session, et je l'espère, nous obtiendrons cet avantage.De Bleury est bien heureux, il est à Montréal.Il aura été te voir et t'aura dit que ma vie est trop occupé pour me laisser le tems de sortir et de rcceuillir aucune anecdote pour laquelle je puisse t'amuser.Je te remercie des mouchoirs que tu m'as envoyé.Il y en a trois qui sont bien à mon goût et des Indes solides pour l'étoffe et la couleur, tout à fait à mon gout, les trois autres sont anglais ou français bien brillants, mais d'un éclat trompeur.C'est bon aux jolies femmes pour qu'elles soient aperçues de loin, ça ne va pas à ma gravité.Je te les remettrai à toi.Us t'iront bien mieux qu'à mol.Tu n'en a pas moins fait pour le mieux et je n'y redis ni n'y contredis en aucune manière.Adieu chère amie aies soin de ta santé et de nos enfans.Je les embrasse en commun avec toi de tout mon cœur.Mes respects et amitiés chez mon père à qui J'ai envoyé L20 par M' de Bleury pour dépenses au moulin.Tout à toi Ton bon ami.L.J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 48e] [Copie dactylographiée.] Québec 30 Novembre 1835 Chère amie.En fait d'affaires, je n'ai rien de sérieux à mander qui puisse satisfaire la LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 369 curiosité de Messieurs Quesnel G autres, qui s'inquiètent avant tout de savoir qui sera ou ne sera pas Juge.Comme je n'ai rien à demander pour moi, je ne cherche pas à apprendre qui sont les demandants.C'est sur des questions de politique générale que j'aime à voir ceux qui peuvent avoir quelqu'influence sur le plus ou sur le moins d'étendue des concessions que nous pourrons obtenir de l'Angleterre.Je ne cesse de leur représenter combien il y a peu d'honneur à acquérir pour eux, peu davantage pour le pays de nous donner un moment de courte tranqullité; par des mesures purement administratives G libérales.S'ils laissent subsister les causes qui ci-devant ont crée autant d'abus comme ils admettent qu'il en a existé, qu'ils se laissent abuser par des mots qui nous ont longtems séduits, mais qui ont depuis perdu tout poids et toute créance auprès de nous, lorsqu'ils nous disent que l'attachement des anglais à leurs institutions protège l'existence actuelle du Conseil Législatif; qu'ils ne supporteraient pas l'idée de laisser des pouvoirs de Législation étendus à une Chambre des Lords, qui serait entièrement à la nomination de la Couronne.Je ne leur arracherai pas leur acquiescement à mon désir, de leur faire recommander l'élection du Conseil; mais, à force d'insister sur la nécessité de cette concession, je les amène à en faire de plus larges dans leur plan administratif.Ils voulaient une liste civile permanente & nombreuse, je crois avoir obtenu [2] d'en limiter le montant et la durée plus qu'ils ne le voulaient d'abord.\u2014 Le Conseil Exécutif sera libéralisé Infiniment plus qu'il ne l'aura été dans aucune autre Colonie Anglaise qui n'aura pas eu le bonheur d'être purement et simplement Républicaine.C'est cet ordre de chose que je souhaite préparer pour l'avenir du pays, et nous ferons quelques pas vers ce but par là seul que des Canadiens seront portés aux emplois publics, car Us sentiront que l'orgeuM insupportable de Mess™ lès anglais s'irritera contre eux.Des intrigues toujours renaissantes leur susciteront de nouvelles difficultés de la part du gouvernement anglais tant qu'U aura le droit de nommer à quelqu'emploi qui que ce soit dans la province.Il faut que, d'une part, nous demandions au gouverneur tout ce qu'U peut nous donner, et que ce qu'il ne peut ou ne veut pas nous donner nous persistions à le demander au Parlement anglais.Voilà la politique que noua suivrons et dans un très grand esprit d'union.Cette unanimité d'opinion qu'U y a parmi nous, fait qu'U y a très peu, qu'U y a trop peu de débats.Nos séances sont pour cette raison courtes et de peu d'intérêt, moins propres à exciter l'attention publique.Tu auras vu combien la Gazette de Québec a jette les hauts cris à l'occasion de la reunion du 25 chez le Gouverneur.Plusieurs anglais Invités n'ont pas voulu paraître, et ils n'étaient pas d'ailleurs invités en très grand nombre.L'assemblée était principalement Canadienne eue était aussi nombreuse, aussi brillante G plus gale qu'aucune autre que j'y aie jamais vue.Vers les 3 heures du matin, le gouverneur s'est mis à danser une contre danse très galment, et quand les Dames, en la finissant, ont voulu se retirer, U y avait pris gout et les invitait à recommencer.Il [a] n'en a rien été néanmoins.Ce qu'U y a de bon, c'est que bien que ces empressements et attentions pour les Canadiens ne soient pas sans but et sans effet, il ait à coeur de se rendre agréable, comme moyen de rendre son administration plus facile.Il est sans Intrigue et ne cherche nullement à gagner aucun des membres à soutenir aucune mesure en particulier.Toute sa suite, qui est nombreuse, a la même discrétion.Leur conduite sous ce rapport est respectable.Cette réunion si gaie a néanmoins donné lieu à un duel qui heureusement s'est terminé sans effusion de sang, entre 370 ARCHIVES DE QUEBEC Bédard et Laterrière.Tout le tort est entièrement de la part de celui-ci.Bédard, en Cour, pour défendre un client, avait, avec Justice rallié la conduite de feu le LV Laterrière, qui avait prêté quelques 1000 louis en argent A M* Fortin, mais pour lui procurer ce prêt 11 avait exigé qu'il prit, au delà de l'argent, des maisons, des constituts, des actions de Banques et d'assurances, tout A un beaucoup plus haut prix que les choses ne valaient Bédard avait comparé ce marché A celui de Harpagon et plaidait l'usure, et elle y était.Cette plaidoirie avait lieu dès Juin dernier et Laterrière a été débouté de sa demande en octobre dernier non sur la question d'usure, mais sur quelque défaut de forme.Depuis lors.Il n'a cessé de dire, bien A tort des injures de Bédard.D a eu l'indiscrétion de le prouver avec affectation dans une réunion aussi nombreuse en lui pilant sur le pied.Bédard lui a dit: «Monsieur le faites vous exprès ou est-ce accidentel?L'autre lui a répliqué en riant: Tiens! Est-ce que cela vous fait mal?Il n'y a eu que peu de mots.Le lendemain Bédard lui a fait demander explication.Laterrière a dit qu'il l'avait fait exprès; une rencontre était J4J inévitable.Bédard n'en avait pas moins continué A danser jusqu'à 4 heures du matin; le lendemain U loupait jusqu'à 2 heures du matin très gaiement et quelques heures après allait se battre.Laterrière a tiré trois coups sans effet Bédard deux fois, et au troisième coup son pistolet a fait fausse amorce.Alors les seconds qui avalent attendu trop tard A prendre ce parti, ont forcé Laterrière A faire excuse.Nos champions ont donné preuve authentique qu'ils étalent maladroits.Laterrière est allé chez lui consoler sa Jeune femme.On m'a cité plusieurs traits de violence de ton ancien galant qui peuvent te consoler de l'avoir manqué.Bédard est aussi allé en campagne avec sa Dame, pour la rassurer, consoler et distraire.Bédard est un garçon doux et religieux même, me dit-on.D y a des occasions malheureuses où il faut plaindre plus que blâmer ceux qui tombent dans une faute presqu'inévitable.J'ai été hier pour voir Bédard et ai appris qu'il était à la campagne.De sorte que ce que Je rapporte de sa rencontre n'est que ouï dire, que Je crois à peu près correct Son projet de voter permanent cette année leur salaire aux Juges et de constituer un tribunal pour les Juger, avec droit d'appel en Angleterre, est abandonné quant à présent Je lui al fait envisager que des fonctionnaires anglais y auraient des chances, que n'auraient pas les fonctionnaires Canadiens d'intriguer contre les décisions de son tribunal et qu'il affaiblissait nos motifs de demander un conseil Législatif électif, pour la constituer tribunal d'accusation, et il renonce à son projet La nouvelle aujourd'hui, c'est que Sam Neilson ne tardera pas A devenir fou.Il est si irrité que diverses personnes l'ont rencontré marchant seul et parlant haut par les rues, damnant le gouverneur [°] et la Chambre A tue tête, criant que les Constitutionnels s'organisaient et qu'ils apprendraient A se faire craindre et respecter.Deux personnes diverses l'ont rencontré hier dans cet état lorsqu'ils l'ont vu entrer en carriole p» se rendre chez son père, qui, samedi, a figuré avec Du val 6 Stuart dans l'Assemblée des Constitutionnels.Il y a quelques Jours, me dit-on, un Constitutionnel, très grand personnage, a voulu dire au gouverneur qu'il devait les ménager, qu'ils étaient grandement influons, et pouvaient le servir ou lui nuire.Le gouverneur, haussant l'épaule et relevant sa culotte aurait dit: Bah I Bah I les Constitutionnels ce sont des corps constitués dont J'ai besoin pour gouverner; Je n'ai nullement besoin de ces Messieurs.Adieu, Voilà du babil et de la perte de temps, comme 11 s'en fait LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 371 sans relâche à Québec.Je t'embrasse et nos chers enfans de tout mon coeur.Tout à toi Ton ami.P.S.Dans la Bibliothèque qui est seule au fond de la Chambre, Il y a un volume intitulé Boston Massacre.B faut le trouver et me l'envoyer par la première occasion.Il y a aussi cinq à six volumes, que le LV Nelson m'avait prêtés ils sont dans la même bibliothèque.B faut l'y conduire et les reprendra.Je lui fais mes amitiés.L-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 48fl [Copie dactylographiée.] Québec 3.(10»\") (Décembre) 1835 Chère amie N'es tu pas émerveillée que je pense à ces détails.Tu vols que je suis homme de ménage bien mieux que tu n'en veux convenir.Ah ! sois en bien certaine, Je suis toujours de désir, souvent en pensée avec toi et nos chers enfans.B n'y a je crois personne pour qui ces absentes de la famille soient plus pénible que pour mol, et personne qui les ait faites plus longues 6 plus fréquentes que mol.B n'y avait que l'amour du pays et le sentiment qu'une résistance énergique et constante, était nécessaire contre la haine féroce et aveugle que nous portent un si grand nombre d'anglais, fanatiques ignorant, qui se trouvent malheureux et souffrent du moindre acte de justice qui nous est concédé et qui nous prouvent par là combien serait violente la persécution qu'ils nous feraient éprouver s'ils étaient absolument et sans contradiction nos maîtres Insolent, qui m'aient forcé à demeurer si longtems dans la vie publique, où j'ai éprouvé tant de dégoûts.Les événement du jour seront probablement publiés avant qu'il soit longtems.Mais, si par la suite les Canadiens étalent écrasés, si les écrits contemporains anglais seulement survivaient, si quelqu'accident fesait retrouver après un langage d'oubli les Gazettes orduritres de ce tems, n'arriverait-il pas qu'un homme, qui n'a jamais nul à un autre homme, qui est sans reproche dans toute sa conduite privée, ne revivrait dans la mémoire des hommes que pour y être envisagé comme un monstre pétri de tous les vices, dévoré de l'ambition la plus effrénée, quand le plus sincère de ses voeux p] était celui de pouvoir vivre retiré, réfugié dans la tranqullité, et les douceurs de la vie domestique, occupé de s'instruire, et d'aimer sa famille.Il n'y a que le sentiment du devoir qui peut soutenir contre les désagrément actuels et en perspective qui se présentent à la réflexion.Tu condamnes prématurément mon plan d'acquérir à un prix raisonnable la terre de mon frère.Sans le gêner, je retire une dette qu'il me dolt B n'en est pas d'un bien de campagne comme d'un bien de ville, dont toute la valeur est dans les bâtisses, que des locataires détériorent bien vite.Un grand terrain défriché vaut toujours, quand les bâtisses sont la moindre partie de sa valeur.Le temps est venu où notre intérêt et celui de notre famille demandent que nous passions les étés dans un établissement, qui deviendra très important Quelqu'un de tes enfans comme médecin, notaire ou marchand, serait dans le cas de s'établir à la campagne.Pourquoi non dans celle là comme dans une autre ?pourquoi, outre les ressources de sa profession ou de son industrie, ne trouverait-il pas dans le don d'une bonne terre, donnée en bon ordre un 372 ARCHIVES DE QUEBEC moyen de s'aider et d'avancer son établissement Enfin ce n'est qu'un projet qui aurait lieu avec facilité si Je suis payé de ce qui m'est dû, et auquel Je ne songerai pas, si Je ne le suis point.Quant à cela, la probabilité est que nous finirons par voter les arrérages dûs, pour ne pas détruire l'administration d'un homme qui sera plus libéral que ses prédécesseurs pour ne pas réunir contre nous l'animosité de trois gouverneurs à la fols; mais ils ne vont pas assez loin pour empêcher qu'après un an ou deux de calme les difficultés ne renaissent pas.Néanmoins les Commissaires ne resteront pas aussi longtems avec nous comme ils [*] l'avalent imaginé dans le principe.Ils n'entendront pas des individus, et ne porteront pas leurs enquêtes de place en place pour semer la division.Ils sont plus nos amis, que du parti qui les attaque si grossièrement L'Influence Canadienne se fortifiant finira par triompher.Ainsi solt-11.Dis à mon cher papa qu'il doit comprendre combien je suis gêné, que dans le tems des Sessions je dépense et ne retire rien de ce qui m'est dû.Que Je n'avais pas un sou a recevoir des contingens et qu'au mois de janvier Je n'aurai rien à donner a ma tante Lecavelier.Mais comme elle a été si peu en arrière de recevoir ce que Je lui dois, lorsque moi Je suis en arrière de recevoir ce qui m'est dû depuis trois ans entiers, elle ne pourrait pas se plaindre beaucoup, si une fois il lui arrivait d'être dans la nécessité d'emprunter comme je le fais pour subvenir à mes dépenses.C'est un moment d'embarras, qui est probablement à la veille de cesser.Le doute sur cette question ne sera pas fini au commencement de Janvier il le sera probablement vers la fin.J'espère que nos amis qui sont à montréal ne tarderont pas a venir; ce sera nécessaire pour que nous ne manquions pas de quorum vers le tems des fêtes.Fais au LV Nelson mes amitiés.Ses lettres ne me sont parvenues qu'ail moment où les demandes des Soeurs Grises allaient être votées.Pour les Insensés, il ne leur était remboursé que £25, le reste est pour tes enfans trouvés, qui leur coûtent plus quelles ne reçoivent: cela ne valait pas la peine de les chicaner, Quant à un plan d'asile, que le LV le mûrisse & loisir dans l'intervalle d'une Session.J'en sens la nécessité mais ce n'est pas au milieu d'une Session que rien d'Important et de nouveau peut être préparé.Adieu Chère amie Je t'embrasse et les enfants de tout mon coeur.Tout a toi ton bon ami et fidèle époux.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 48g] [Copie dactylographiée.] Québec 9 Décembre 1835 Chère amie De la politique, ne m'en demande pas \u2014 Il n'y en a pas de plus positive id que chez vous.Le mal est extrême.Le gouverneur et les Commissaires le volent clairement.Mais voient-ils bien quels sont les remèdes convenables ?Ils font parler, mais ne disent rien eux-mêmes.Ils doivent comprendre, à la violence grossière avec laquelle Ils sont attaqués, qu'ils ne peuvent pas administrer; qu'à chaque pas qu'ils feront Ils seront Insultés par nos adversaires; ou accusés par nous.Néanmoins, Ils ont l'air, par leur silence et leur Inaction, de vouloir suivre cette politique vacillante et timide qui attise le feu de la discorde dans la province.Je les voudrais voir se prononcer de suite pour ou contre nous.Ils ont dit de belles choses; mais ils ne rem- LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME plissent pas des emplois vacans; mais ils ne forcent pas ceux de leurs officiers qui ont plusieurs emplois à choisir.La confiance des membres s'affaiblit en eux.Ils se mettent en correspondance avec les associations constitutionnelles \u2014 C'est leur Secrétaire qui écrit, et à qui l'on répond.C'est une bévue.Us auraient dû lui répondre comme à un simple particulier, non comme à l'organe d'un corps public.De la politique, ne m'en demandes pas, mes principes sont fixes, sont immuables.Je ne doute pas que la grande majorité de la Chambre ne tienne 6 ses principes.Je connais mon pays, mais les Commissaires, Je connais qu'ils ne savent trop ce qu'ils veulent, excepté du délai et de l'argent Ob I pour cela, ils en demandent plus qu'ils n'en auront [2] J'ai eu une lettre d'Amédée qui m'a fait plaisir.Lactance est revenu au collège et passablement bien.Us sont tous deux contents du collège et croient que l'on y est content d'eux.Ils avaient reçu ta lettre et promettaient d'être plus exacts à t écrire.Dis moi un mot de Mms Plamondon dans tes lettres.Je vois quelques fois d'aucuns de la famille qui m'en demandent des nouvelles.J'aimerais à leur en dire puis aussi à en avoir.Elle est une de mes anciennes amies, et Je ne change jamais en amitié.Mes respects et amitiés à mon père.Embrasses nos chers petits enfans.Que le moment ou je vous reverrai sera heureux, que celui où je vous laisserais serait pénible, si ce n'était qu'après quatre ou cinq jours de résidence à Montréal.Que mon Exllda et mon Gustave s'appliquent de toutes leurs forces à leur école, pour rendre leur bon papa heureux quand il les reverra.Pour toi chère amie veille avec soin A ta santé.Tant que nous vivrons, nos sentlmens d'attachement et d'estime mutuels sont assez forts & anciens pour savoir qu'ils seront toujours ce qu'ils doivent être, Inaltérables.Adieu, tout à toi ton bon ami G fidèle époux.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: «h] [Copie dactylographiée.] Québec 17 10b™ (Décembre) 1835.Chère amie.B faut avouer que tu es soumise à de bien grandes épreuves pour ta part, puisqu'outre celles qui sont naturelles et attachées à la condition humaine généralement, tu as une plus large part des inquiétudes qui naissent de l'extrême agitation du pays, laquelle soulève contre mol et les miens une rage bien injuste, mais qui après tout pourrait être accompagnée de quelques risques.Si c'était le cas, au jugement de nos amis de Montréal, qui par la proximité des lieux peuvent mieux voir que moi, il faudrait ma bonne maman que tu me donnasses la consolation de te mettre, avec nos chers enfans, en lieu de sûreté, te rendre avec eux à Verchères, ou ailleurs dans la famille.Une visite à tes parens, ou à nos enfans, au tems des fêtes, n'a rien que de naturel.S'il était possible, ce que Je ne crois nullement, que des actes de violences fussent tentés contre les maisons, j'aimerais mieux tous les malheurs imaginables pour moi et mes propriétés, que de savoir exposés ma femme et mes enfans.D'ici, je ne vols nulle probabilité à de semblables dangers, et j'espère que la violence inconsidérée de ceux qui ont proposé de s'armer1 détruira l'influence de leur parti.Si les commissaires ne sont pas indignés d'un aussi grand excès, nous verrons claire- 374 ARCHIVES DE QUEBEC ment combien leurs prédilections anglaises les constituent nos ennemis.J'espère en voir quelqu'un aujourd'hui et tacherait de démêler quels sont leurs sentimens.Je demande des faits qui puissent être prouvés.Quelques uns de ceux contre qui l'on pourrait prouver une participation à cette [*] échaffourée, seraient disgraciés prochainement, et cela aurait l'effet d'affaiblir considérablement leur parti.S'il pouvait être prouvé légalement, comme 11 est moralement certain, que c'est avec l'approbation du Comité général de l'association Constitutionnelle, que cette invitation a s'armer a eu lieu.Je ne doute nullement que nos Conseillers Législatifs et tous autres commisslonnés, auraient si grande honte et frayeur de cette folle, qu'ils la désavoueraient bien vite, il demanderaient ft n'être pas considérés comme membres de ce Comité.Si nos amis trouvaient à propos de t'élolgner pour quelques Jours de Montréal des engagés pourraient bien rester sans crainte, parce que ce n'est pas à eux que l'on en pourrait vouloir; mais Je crois qu'il n'y a rien A craindre pour nous, mais au contraire pour ceux là seulement qui ont mal agi.1 Je vois à peu prés clair sur l'avenir probable de la Session.* EUe est plus d'à moitié passée.Dans quatre à cinq semaines nous pourrons être réunis.Si le gouverneur agit en conformité à ses principes, bien probablement des subsides lui seront votés.S'ils le sont nous serons sortis de dettes G d'embarras, et après des momens de rudes épreuves, avec de la sagesse et de la modération, un genre d'embarras aura a cessé pour nous.Néanmoins il y en aura toujours, d'espèce ou d'autre, et c'est dans la force du caractère qu'il faut avant tout chercher les remèdes, qui, s'ils ne détournent pas affaiblissent le sentiment excessif de la souffrance contre les coups du sort [»] Théophile, insistant pour que Je lui parle de l'enquête qui a suivi la catastrophe à Jamais déplorable du 21 mal.Je lui dis que J'espère que nous pourrons nous en occuper, mais que nous n'en parlons pas et pour bonne raison.¦\u2014 Une loi essentielle à passer est celle des jurés.EUe serait étouffée au Conseil s'il y avait un procès à craindre pour qui que ce fût de ceux qui ont préparé ce jour de sang et de deuil.L'absence des Membres Canadiens nous a forcé de suspendre les progrès du Bill des jurés, il va être repris et de son sort au conseil dépendront en parti les mesures que nous devrons prendre.La discrétion est un des puissans élémens de succès en politique, on ne s'en doute pas au Canada.Aussi y va-t-elle cahin-caha.Notre situation est plus compliquée qu'en aucun autre tems, quand nous sommes plus près de perdre ou de gagner beaucoup, et l'on ne doit pas nous embarrasser par des indiscrétions.Je souhaite que M\" Viger ait du mieux et que Mr Viger vienne nous voir et nous égayer un peu, nous apporter tout ce qu'il aura appris des constitutionnels, nous suggérer des sous divisions de la Cité en dix ou douze quartiers.G0*.La lettre d'Amédée à son oncle est bien gentille.J'espère qu'il aura quelque talent et quelqu'appUcation à écrire.Je suis réjoui d'apprendre que mon cher pire est gai et bien portant me dit Toussaint1 Je lui fais mes respects, et amitiés à mon frire.L'intensité du froid n'a laissé arriver la poste qu'après trois heures aujourd'hui.Je n'ai point vu de Commissaires.Ils ont été [«] en délibération toute l'après midi.Le Major Perrault très mauvaise autorité, crédule ou menteur le plus souvent, me dit que l'on vient de lui dire que les Conseiller» Executifs y ont été appelés et qu'il va sortir une proclamation contre le projet d'armement.J'ai peine à croire à ce rap- LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 375 port comme U est près de 4 heures 11 est trop tard pour que J'en vérifie l'exactitude.C'est au bureau de Carey, l'imprimeur, qu'U prétend avoir eu cet avis.Je saurai tantôt ce qui en est mais U n'y a pas de poste demain.Adieu, tout à toi ton ami affectionné.[En note au bas de la page 2:] 1 Ce qui précède est en allusion aux arméniens et menace de violence des Carabins du Capt Thom.[En note à la page 3:] 1 L'abbé Toussaint Papineau le plus Jeune des enfants de Joseph Papineau qui mourut ft la Pointe aux Trembles.1 « Messrs Papineau et Leslie viennent d'avoir une entrevue avec le Gouverneur sur l'armement des 800 \u2014 Lord Gosford parait prendre la chose au sérieux.> Lettre de Ovide Pcrreault ft E.-R.Fabre (16 décembre 1835): Papiers de Sir L.-H.Lafontaine, vol.2.2 « La Session a l'apparence d'être longue: on s'abstient de discuter les grandes questions Jusqu'à ce que 1 on a fait passer au Conseil les mesures importantes.Lettre de Ovide Pcrreault à E.-R.Fabre, (15 décembre 1835).Ibid.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 481] [Copie dactylographiée.] Québec 23 10*™ 35 Chère amie.Voilà une occasion, où Je me réjouis de la paresse de Théophile, puisqu'elle m'a valu de ta part une lettre que je n'aurais pas eue, s'il s'était rendu ton remplaçant Et pourtant encore Je ne l'approuve que sous condition.C'est que la fatigue que tu t'es donnée ne t'aura pas Incommodée, je suis réjoui de te retrouver la même, avec tout le courage que demande l'occasion.Si les tourmens de la peur ne t'ont pas affligée en même tems que les souffrances de la maladie tu me tranquilises à un haut degré.Etant sur les lieux, tu auras entendu plus que moi de sots propos, de folles menaces; mais, toujours la même, tu as sainement jugé que tant de tapage ne pouvait partir que d'hommes qui ne pouvaient s'empêcher de sentir que, s'ils commençaient des violences, la rétribution retomberait sur eux au centuple, et qui disaient Arrêtez-nous, avant que nous commencions.«S'ils avalent été arrêtés.Us auraient écrit pendant six mois: Voyez vous comme nous sommes formidables I Que n'aurions-nous pas effectué, si nous n'avions pas été arrêtés 7 > S'ils ne le sont pas, U faut leur faire la guerre à coups de sifflets.Mr Beaublen écrivait ft ses amis, avec quelqu'expresslon d'alarmes, et encore plus d'indignation.Sous ce dernier rapport U a raison.Il y a deux poids et deux mesures dans la distribution de la justice.Si des Canadiens avalent été capables d'inconséquences pareilles, & celles de leurs ennemis, la haine brûlante que leur portent tous les hommes en place les aurait mis en activité, pour faire arrêter et punir des patriotes, [2] au lieu que la partialité flagrante avec laquelle Us ferment les yeux sur les écarts des Constitutionnels, doit faire comprendre aux Canadiens les plus lâches, les plus tièdes, que le gouvernement est organisé pour les persécuter; que ce n'est que dans un changement de Constitution qu'ils peuvent trouver un gouvernement qui agira sous la direction de la loi, non sous l'impulsion de ses affections et de ses antipathies.Jeudi dernier, après que la Commission avait délibéré, dit-on, sur l'échaffourée de Montréal, Sir Charles Grey a eu l'étourderie de dire le même soir au Dr Bouthlller, qu'U rencontrait chez le gouverneur « They are 376 ARCHIVES DE QUEBEC boyish tricks, which must soon fall if they arc unnoticed.» Plusieurs de nos amis de campagne n'ont pas voulu que nous en prenions connaissance, parce que, disaient Us, «Tant mieux qu'ils commencent, nous en finirons plus vite.> plusieurs pensent que les seules voles constitutionnelles ne peuvent pas nous procurer les réformes nécessaires, et Us ne seraient nullement chagrins de les obtenir autrement, si on les jette malgré eux sur la défensive.J'aurais mieux aimé que le gouverneur et la commission aussi indignement outragés par une poignée de factieux, se fussent mis & la tête du pays, et eussent répondu a toutes ces vaines menaces en les bravant, par des actes de justice: le renvoi d'hommes en place, alliés aux factieux, et la nomination de Canadiens qualifiés.Le gouverneur proteste toujours qu'U y est disposé et qu'il le fera; mais U y a de la mésintelligence dans la famille.Sir Grey est bien décidément un Tory, qui profite de la supériorité de ses connaissances légales, pour faire sans cesse des objections qui entravent les autres.M' Brown nous écrivait, en même tems que le LV Beaublen, que ce n'était qu'une Is] étourderie de jeunes gens qui ne pouvait tourner à conséquence, et à qui nous donnerions de l'importance en leur donnant quelqu'attentlon.C'est vrai que leur Insignifiance va mieux paraître puisque leurs efforts n'auront aucune suite; mais c'est ne pas réfléchir sur les conséquences, que de permettre que l'opinion se fortifie de plus en plus chez eux, qu'Us n'ont jamais rien à craindre dans les cours de Justice quels que soient leurs excès.C'est cette opinion qui a fait commettre toutes les violences qui ont accompagné les deux dernières élections du quartier Ouest.Mr Brown peut-U douter que la répétition de pareUles scènes ne puisse plonger le pays dans une guerre civile.Tout ce que les réformateurs désirent, les changemens les plus étendus dans la Constitution, pourrait s'obtenir sans violences, si le parti anglais pouvait être une fols convaincu qu'U est U ne doit être que sur un pied d'égalité, non de préférence, avec nous.Si le gouverneur avait eu l'énergie de mortifier ceux qui sont commis-slonnés.Us auraient appris à craindre une poursuite en Cour à la première sottise subséquente qu'Us auraient osé se permettre.Mais la politique d'O'Sullivan prévaudra celle de temporiser.Il n'y aura pas de Carabiniers en Jeu, mais, â la première occasion, U y aura des manches de hache, des rixes et des meurtres, puis viendra enfin la grande débâcle, qu'il eut été si aisé de prévenir, ce que ne saura pas faire la présente administration.Des lettres disent que Jacques Viger a eu connaissance des listes d'enrôlement, qu'U sait certainement quels sont les premiers noms Inscrits sur les rôles des Carabiniers.Il devrait venir, si c'est le cas, pour les faire connaître, ou bien en écrire à Viger, Cherrier ou tel autre correspondant diligent qui lui répondrait.1 [4 ] Je ne dis pas: Mol, parce qu'U a trop souvent éprouvé que Je ne suis pas ponctuel à répondre; Fais lui mes amitiés et respects à ses Dames, ainsi qu'à mon cher père.Mille amitiés à Mr Quesnel et remerclemens de son invitation amicale à ne pas m'alarmer de tout le tapage qu'U y avait à Montréal, par l'assurance que s'U y avait quelque danger réel, U prendrait des précautions pour qu'U n'atteignit pas ma chère Maman et mes chers enfans.Mr Leslie est parti ce matin pour Montréal, Il m'a dit qu'U irait te voir; si tu vols quelqu'un, vois celui-là.Il est un bien honnête homme, et bien estimable patriote, qui n'agit que d'après ses honnêtes convictions de l'injustice avec laquelle nous sommes maltraités, quand tous ceux avec qui U a à vivre lui reprochant sa conduite, et qu'U est impossible qu'Us ne lui aient pas, par cette raison, occasionné bien des pertes et des chagrins.Communiques mes observations sur les folies commises à Montréal à ceux de nos amis qu'elles peuvent Intéresser. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME 377 Oh que les fêtes vont être tristes, quand on les passe loin de chez sol.Relâchement d'occupations dans ces circonstances, c'est redoublement d'ennui.Tandis que si J'étais avec ma bonne amie, avec ma chère Ezllda et mon cher Gustave pour faire leur examen, et être surpris et réjouis de remarquer tout ce qu'il ont fait et appris de beau et de bon pendant deux grands mois d'absence, oh 1 mes fêtes seraient bien jolies et bien heureuses.La maman donnera de petites étrennes, puis papa en donnera d'autres encore quand 11 Ira embrasser ses chers petits enfans et leur excellente mère.Tout ft toi, ma chère.L-J.PAPINEAU L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 48)1 [Copie dactylographiée.] Québec 28 10\"» (Decern) 1835 Chère amie, Je suis depuis plusieurs jours sans lettre de toi, néanmoins un mot de Madame Cherrier me rassure sur ta santé, elle dit que tu as bien du mieux, mais d'un autre côté elle dit que si Mmo était moins galante, Mr Roi plus rare, et les entretiens plus courts, il resterait plus de loisir pour écrire.C'est un peu suspect qu'un représentant qui n'est pas ou son devoir l'appelé, en Parlement.L'on me fait une mauvaise chicane aussi, l'on ajoute que Mmo peut se permettre des galanteries, parce que Mr s'en permet de son côté, quand, dans le fait et en réalité.Je n'ai ni le loisir ni l'inclination de faire aucune visite, que Je suis sage et ennuyé l'on ne peut plus, ennuyé d'affaires, non pas de sagesse.Trêves de railleries, belle maman; je sais que le soin de la famille et les occupations, et des indispositions trop fréquentes, sont les seules circonstances qui me privent du très grand plaisir que J'aurais à recevoir de tes lettres plus souvent, et nullement la société et ses dissipations.Rien de bien nouveau Ici.Les Carabiniers sont encore plus déshonorés par leur bêtise et leur ignorance, qu'ils ne le sont par leur malice.L'idée d'aller s'adresser ft Sir John Colborne en premier lieu, puis à Lord Gosford ensuite, les couvre de ridicule.Si le gouverneur actuel avait de l'énergie il les traiterait avec un grand mépris, tout en les humiliant par le déplacement de qui que ce soit d'eux qui est commission-né.\u2014 Je crains que sa réponse ne soit que trop civile.B a laissé échapper une [2] première occasion de les accabler, Il laissera encore passer celle-ci.Ils lui ont envoyé leur pétition, c'est une nouvelle insulte.Mais les Commissaires l'envisagent ils ainsi?Ils la lui envoient dit Antrobus l'aide-de-camp, avec les noms de tous les Signataires, au nombre de 395.Le notaire et Major Griffin signant en tête.Les commissaires se sont réunis hier (Dimanche) Je présume que c'est pour leur répondre.La vacance d'un Juge étant Ici, Il est juste que ce soit ici que soit trouvé le remplaçant.Vanfelson* est le doyen des aspirons, la chance est plus forte pour lui que pour ses concurrens.Avec leur habileté ordinaire dans les affaires de ce monde, les Saints avaient intrigué et recommandé un déserteur de Cause Canadienne.M1 Hamel, censuré ft la barre de la Chambre, a eu sa chance de brouiller, par son élévation, le gouverneur avec le parti libéral, mais j'espère que sa première nomination ne sera pas une si lourde bévue, Je crois ce danger passé.Au reste tout cela est 378 ARCHIVES DE QUEBEC encore secret, et le choix n'est pas absolument déterminé; ainsi il n'en faut pas parler.Je viens d'assister ft l'enterrement du pauvre D* Tessier, dont le debut a été si brillant et la fin si malheureuse.Il était un homme de génie, d'une ardeur sans égale pour le travail, et qui néanmoins, depuis deux ans, a commencé ft perdre la raison; Il était mieux depuis une couple de mois qu'il n'avait été depuis le commencement de cette maladie; lorsque, depuis environ trois semaines l'inflammation au cerveau a redoublé et l'a emporté en si peu de tems.Chère amie, ma lettre va te parvenir l'avant le dernier Jour d'une autre année, tu as eu des chagrins des épreuves.Veuille la [*] Providence nous donner la nouvelle année accompagnée de plus de bonheur.Je suis bien résolu, ma bonne maman, d'y contribuer de toutes mes forces en partageant et adoucissant autant qu'il sera en moi tes embarras; en t aimant de tout mon coeur et tous nos chers enfans; en mettant en bon ordre nos affaires d'intérêt si J'en al la facilité, par le remboursement de ce qui m'est dû; en supportant bien patiemment quelque gêne si cela n'avait pas lieu; enfin en Jouissant avec modération de la bonne fortune si elle vient G supportant avec fermeté, la médiocre si elle est notre partage.Je ne sais si les enfans viendront te voir pendant leur courte vacance.Je les embrasse bien tendrement s'ils sont avec toi et leur écris aujourd'hui ft S1 Hyacinthe.Adieu, aies de la santé, du courage comme J'en ai, et malgré la misère nous aurons U faut l'espérer de bons petits moments.Cest de ceux 1& dont il faut se ressouvenir si l'on est sage, et oublier des autres le plus que l'on peut.A la maman, ft mon cher papa, les plus sincères respects amitiés et bons souhaits.Puis après eux, les plus affectueux sentimens pour tous les parents et amis.Ton ami très affectionné et fidèle époux.Après avoir fini.Je reçois ta lettre et t'en remercie, Je suis plus occupé, et il se fait plus d'affaires que tu ne penses.Les papiers sont ligués pour dénaturer ce qui se dit mais il y a beaucoup de fait i« On s'attend toujours ft connaître la nomination du nouveau Juge.Si Van> felson n'est point choisi.Je crois qu'U vieillira de dix ans; Il est déjà bien changé ».Lettre de Ovide Perreault ft E.-R.Fabre (25 décembre 1835) : Papiers Cette semaine m'a apporté lundi les deux intéressantes lettres d'Amédée et de Lactance par Mr Ho guet, que Je n'ai pas vu parce qu'il partait de suite pour la Suisse.La circonstance qui m'attristait bien fort était que tu étais assez indisposée pour n'avoir pu écrire.Mais enfin j'ai reçu hier la lettre conjointe d'O'callaghan et toi du seize mal qui m'apprend que tu es mieux et qu'il ne doute pas que le séjour à Saratoga te sera infiniment utile.Tu auras reçu le 25 mal celle que Je t'avait écrite le 30 avril dernier et que portait le Jeune M' Bossange.Celle-là et les suivantes t'auront décidée J'espère à venir.Je n'aurai peut être pas le tems d'écrire aujourd'hui à O'callaghan que je remercie affectueusement de son amitié, de sa lettre et de ses soins pour toi.Dearest Azéllc.Papa learns with great pleasure that you have recovered from the severe illness under which you have repeatedly laboured, but of which the skill and care of your good little doctor cured you well.You have been so good, a young tall miss, says with Battery \u2014 I apprehend brother Amédée, that you deserve not only to have some of the prettiest play things that can be found in Paris but more, to come and make choice your self with kindest Mama.On the happy day when I will meet you on your landing at havre, or you on my landing at Albany, as mama shall determine.You will give my best compliments, friendly regard, and warm thanks to Misses Fitch, M™ Porter, Laforce, Clark, manuel, Walworth, Page, Corning, &*, &» for their love and care to you [7] and all of us.And so to our Saratoga friends if you are there and most loving Kisses to dear Mama and dear brothers for me.I write you ARCHIVES DE QUEBEC in English ai Amédée informs me that you have been so proficient an English scholar, that you are as ready in the one as in the other language.What a little wonder it shall be to hear such good English from the tall young miss.Pear not, you shall not forget your English if you come to see me, as I have many Kind American friends to whom I will be glad to introduce you.Adieu, ma chère amie.Il n'y a que la pensée que le Jour de notre réunion approche qui aide à supporter l'ennui de la séparation.Santé, courage et tendre amitié nous soutiendront J'espère dans nos pénibles épreuves Ton bon ami et fidèle époux.L.-J.PAPINEAU L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 58J Paris 24 Juin 1839 Ma chère bonne amie.Je t'ai écrit une longue lettre hier qui a du partir aujourd'hui pour le Havre.Je t'y disais ce que j'entrevoyais de décourageant sur l'avenir du Cwratda, que le Parlement Anglais sacrifie iniquement à une faction couverte de sang et de crime.Que ce sont des maux sans remède pour le moment Que pourvu qu'un esprit d'union règne parmi les Canadiens ils se feront Justice plus tard 6e».Je ne veux point dans la présente parler affaires publiques.Mr.Massue arrive aujourd'hui d'Italie et part de suite pour profiter du bateau a vapeur.H m'a fait l'amitié de m'en venir Informer, et Je ne veux pas les laisser partir sans l'écrire pour répéter ce que J'ai dit dans plusieurs lettres précédentes.Quant a ce qui nous regarde en particulier.Et d'abord combien mon chagrin de notre séparation est aggravé par l'Inquiétude que me donne le mauvais état de ta santé.Néanmoins ta dernière lettre du vingt mal dans celle de notre bon ami le Docteur O'CaUaghan était plus rassurante et m'a été une douce consolation.Après cela U ne fallait pas laisser durer cette souffrance et depuis longtems J'ai conclu â ce que nous devions laisser passer la plus grande fougue de l'orage en venant demeurer une couple d'années ld.Mon père fesant des efforts pour vendre quelque partie de mes propriétés, et pressant le recouvrement plus que je ne l'ai fait par le passé de mes revenus et arrérages nous pouvons vivre aussi économiquement id qu'aux Etats.La vente de ma Bibliothèque, et de tout ce qui nous restait de meuble de ménage devait aussi fournir des fonds pour ce plan si tu l'approuves.Car si tu préférais rester aux Etats j'irais au premier mot t'y rejoindre.Je réservais de ma Bibliothèque tout ce qui était relatif au Canada, dont J'écrirais l'histoire si notre bannissement devait se prolonger.Aussi les quelques ouvrages de Botanique qui sont riches en gravures, non qu'on ne puisse facilement les trouver id par la suite si des tenu plus heureux me permettent de former de nouveau une Bibliothèque qui ne coûtera pas ld le tiers de ce que m'a coûté la mienne, mais pour ne les pas sacrifier pour rien du tout.Je repette ces détails en cas que celle-ci te parvienne plus vite que les deux dernières.Mais d'autres antérieures ayant déjà recommandée ce plan, j'incline pres-qu'à croire que celle-ci peut ne pas te trouver.[Mais]1 La lenteur sur les mesures d'intérêt peut bien faire aussi qu'U n'en sera pas ainsi.La détermination qui me paraissait la plus sage était que tu viennes avec Lactance et Azélie.J'exhortais mon LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME cher Amédée au courageux sacrifice de demeurer jusqu'à ce qu'il eut pris sa profession et sa qualification de Citoyen Américain, en retardant pourtant cette dernière mesure aussi longtems que possible, sans retarder son entrée en profession.Mr.Roebuck ne pourra venir ici [-] qu'après la Session du Parlement; Bingham est en Italie.Je ne puis traiter de la vente de ma Seigneurie qu'avec beaucoup de réserve et de vive voix d'abord avec Mr.Roebuck.C'est cette considération qui m'oblige à souhaiter que mon Amédée se donne avant tout un état qu'il prendra dans dix huit mois; tandis que son absence lui ferait perdre entièrement pour sa profession et sa naturalisation les dix fruits mois qu'il a déjà passés aux Etats-Unis.Notre douloureuse séparation doit durer au plus ce tems, elle serait abrégée si je vendais avant ce tems.Je voulais que ce que l'on pourrait réaliser fut placé entre les mains de Mr.Corning, qu'il m'allouât sur ce dépôt le plus haut intérêt qu'il alloue a ceux qui en font, avec faculté de tirer régulièrement l'intérêt de six mois en six mois et même sur le dépôt quand j'en aurais besoin, ceci n'étant que l'Indication de mon désir de vivre sur ces Intérêts non de me gêner sur l'emploi du Capital.Id Je le placerais chez des Banquiers sors également, mais qui ne m'alloueraient que trois et demi.Néanmoins l'avantage d'avoir toujours son capital disponible et a la main pour profiter d'aucun bon emploi qui pourrait se présenter, vaut peut-être autant qu'un plus haut Intérêt au loin.J'indiquais la nécessité de voir à ce que les Messieurs qui m'ont donné leurs billets pour me faire obtenir de l'argent de Mr.Corning pour ce voyage se missent en mesure de les retirer â leur échéance au commencement d'Août.Ce voyage n'a eu que peu de résultats avantageux sans doute a la cause du pays.Néanmoins cela tient à des causes que nul autre n'aurait pu maîtriser plus que mol.Ce sont bien des embarras d'affaires auxquels tu n'es pas habituée, mais Mr.Corning est si bon, et s'est montré si bien notre ami, qu'avec l'aide de tes grands garçons et de quelques uns de nos amis d'Albany, tu auras pu régler ces détails.Mr.Quesnel et son fils et Mr.Fabre doivent probablement venir dans le cours de l'été peut-être est-ce de compagnie avec l'un ou l'autre que tu fais le voyage en ce moment.Quel bonheur de nous revoir avec une détermination bien fixe de ne plus nous séparer et soumettre à des chagrins et Inquiétudes plus forts que nous ne pouvons supporter, maintenant que nous commençons â vieillir par le malheur plus que par les ans.J'écris ces détails qui seront pour mon cher Amédée si tu l'a déjà laissé, et qui l'engageront a écrire a son pèpè, a sa tante pour faire avancer tout ce qui n'aurait pas été terminé de mes affaires.Je suggérais que si ma soeur voulait payer ses dettes elle devrait venir passer id deux ou trois ans qu'avec £500 elle pouvait vivre commodément â Paris avec grand train en province.Quel consolation si nous vivions ensemble.Ce serait retrouver [*] dans le malheur de l'exil, des jouissances que l'on ne pourra pas goûter au sein de la Patrie, opprimée sans que nous y puissions porter remède.Je disais qu'à part les ressources provenant des ventes, soit de ma maison ou de terreins et de recouvrement de dettes, mon cher Papa devait prendre des arrangements pour me faire passer £150 de six mois en six mois, ce qui peut se faire facilement avec de la diligence mon revenu excédant, s'il était recouvré le double, de cette somme le surplus Irait à payer et amortir mes dettes.Si rien de cela ne peut s'effectuer je suis bien prêt à aller rejoindre ma chère famille à ne rien craindre d'une vie humble et tranquille quand nous serons réunis.Je disais que Louis Dessaulles au moins devrait pour finir son éducation venir passer une année en Europe si tu y viens.Que vous prendrez tous des passeports du Consul Anglais et m'avertirez du tems de votre départ pour que 436 ARCHIVES DE QUEBEC j'aille guetter votre débarquement an Havre.Que nos cher* Exila* et Gustave sous les tendres soins de leur seconde mère doivent demeurer avec die, si ma bonne soeur ne vient pas, jusqu'à ce que ta aies fait ton noviciat par une année de séjour en Europe, après quoi nous résoudrons mieux et en connaissance de cause de la suite de notre ¦venir.Sans fortune fi y a assurément plus de chance d'établir ses enfans en Amérique qu'en Europe, et c'est cette consolation qui devra remporter finalement sur toute autre.Adieu ma bien bonne amie.Je n'ai que très peu de tems A profiter d'une si bonne Tr1\"\" mais qui était, tout à fait imprévue sans quoi Je me serais préparé à écrire à O'Callaghan et à la famille tant aux Etats qu'en Canada Je ae puis que vous assurer tous que l'éloignement ne fait que redoubler la ferveur avec laquelle j'aime si frnArfmrtit mes parents et amis.L'attente dans laquelle je vis de ton arrivée, depuis les premières lettres où je t'y ai conviée, m'occupe si bien que je ne suis guères propre au travail jusqu'à ce que je te voie ou que j'aie ta réponse A ces lettres, et Je l'attends par les prochains arrivages.Embrasse mille et mille fois mes chers enfans.J'ai hâte d'en faire autant.Tout A toi, ton bon ami et fidèle époux L-J.PAPINEAU Mr.Massue me promet de te voir A Albany, ou A Saratoga.Ce sera vers le quinze de juillet.Oh le beau jour si c'était moi qui t'y trouvais, mais qui sait si ce ne sera pas id que nous nous retrouverons.J'ai reçu les deux bonnes lettres d'Amédée et de LsKtance dont je les remercie, et celle de O'Callaghan.et la tienne conjointe, toutes trois la semaine dernière.J'y répondais hier mais celle-ci arrivera la première, adieu.Et te porte mon portrait dans un journal Burlesque mais dans lequel ont paru des hnwiur» comme Tjrmennli, Chauteaubriand, Berryer &*.Quant 11 les aime il les donne au naturel, quand il les hait A la sauce piquante en caricature.Je suis en bonne compagnie et Wen traité.[De la main d'Amédée: ] reçue A New York dim.28 Juillet 1839.[Au verso:] Mr-Amédée Papineau- Aux Sources de Saratoga- faveur de Nicolas Massue Ecuier venu par le pyroscaphe British Queen.1 Raturé.L.-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 58a] [Copie dactylographiée.] Parte 15 Juillet 1839 Ma chère amie.La dernière lettre de mon ami O'Callaghan contient pour moi les conn^li>tV\"« suivantes.Madame Papineau et la chère Azélie sont parties depuis deux jours pour Saratoga.Je vous assure que la santé de M\" est très bien rétablie et qu'elle parait aussi bien que je l'aie jamais vue.La société de M\" Cowan et de sa famille soutiendra son courage, puis elle ira voir M~ Dessaules et ses enfants A Plattsburg.Tes LETTRES DE L-J.PAPINEAU A SA FEMME lettres, ma toute bonne amie, sont de toutes, celles qui m'intéressent, m'encouragent, me consolent le plus.Quand tu peux m'en écrire, n'y manque donc pas: mais a leur défaut qu'Amédée te remplace.Il entre dans des détails sur ce qui vous touche, vous qui êtes réunis dans la terre d'exil, et sur les autres membres de la famille demeurés dans la patrie souffrante et tyrannisée, qui rendent ses lettres très intéressantes.Chaque paquet devrait m'en apporter soit de toi soit de lui.Les miennes et mon insistence pour que tu fasse vendre la bibliothèque et ménage et que tu viennes me rejoindre ont dû te convaincre que Je n'espérais rien obtenir ni d'Angleterre ni d'Ici en faveur de mon pays.Je ne doute nullement que Je pourrais bien obtenir d'y retourner, en le sollicitant.Mais U faudrait être témoins sans réclamations de la tyrannie exercée insolemment contre notre pays: ni toi, ni moi ne voudrions nous soumettre a cette indignité.D'ailleurs, deux fois lorsque le gouvernement avait intérêt [2] à faire respecter par tous les lois, il a lâché la populace à forcer ma femme et mes enfans à la fuite, hors de leur maison, sans Jamais rechercher, pour les punir, les coupables: ou plutôt leur a applaudi.Que serait-ce dans un temps où U s'est Identifié avec la lie de la société; avec une troupe ignare de factieux avides de sang.Il n'y aurait pas de sûreté.J'attends donc avec impatience ta réponse, ta détermination à venir ou a m'appelcr en Amérique.Nulle apparence que rien ne puisse se faire en faveur du Canada aussi longtemps que l'Angleterre n'est pas plongée dans les embarras qui la menacent, soit de guerre étrangère, soit de commotions intestines.Ces événements peuvent être éloignés, et dans ce cas il nous faut vivre ou tu l'aimeras mieux, soit ici ou aux Etats Unis.Dans l'un ou l'autre cas ce ne pourra Jamais être avec le degré soit d'aisance, soit de contentement que nous avons connu quand nous étions dans le cercle des amis et des parents que l'on n'a pas moins l'habitude que l'inclination de chérir, quand ce sont des affections qui sont nées, qui ont grandi 6 vieillies avec nous.Elles ne peuvent Jamais se remplacer celle là.Je n'ai qu'a me louer d'un acceuil généralement très bienveillant; je rencontre des sociétés savantes, où mon gout pour les études m'intéresse; mais J'en Jouis mal séparé de ma famille.Si l'asservissement du Canada et dès lors notre exil était prolongé, nos enfans n'auraient ils pas plus de chance de s'établir aux Etats Unis qu'ici.Telle serait la considération qui décidera nos résolutions ultérieures \u2014 mais pour le moment j'Incline a croire convenable le parti que Je propose de venir passer une couple d'années [*] Mr Larocque, de Longueil \u2014 M' Lamothe, meurent d'ennui et regrettent d'être venus a Paris \u2014 Je le regrette aussi, a raison de l'inutilité de la démarche, sous un point de vue d'utilité publique, et du sacrifice de ma séparation d'avec ma famille.Mais je m'occupe.Après la présente reçue, disons au quinze d'août, il n'y aura plus besoin de m'envoyer les Journaux du Canada qui ne laissent pas de coûter.Je serai à la veille de repartir.Si tu viens il nous suffira de la gazette de M'Kenzle et de celle de Duvernay si elle s'établit, ou a son défaut du Canadien pour se tenir au courant de ce qui se passera dans les deux provinces.La lecture des journaux anglais, français, et d'Amérique m'a dévoré un temps infini, au détriment de lectures plus solides.J'ai passé quelques jours à assister a la chambre des Pairs au procès qui vient de s'instruire contre les insurgés.Il y en a un homme de talent et d'éducation, qui est condamné à mort, les autres à des emprisonnements plus ou moins longs.La chambre a.Je crois, hésité beaucoup a prononcer la peine de mort.Il est déplorable qu'elle l'ait fait dans le cas d'un crime bien moins atroce que 438 ARCHIVES DB QUEBEC l'était celui des ministres de Charles X.Pour les tentatives d'assassinat contre le Roi, il y a eu successivement plusieurs exécutions, et c'était Juste.Faut que la peine de mort .est reconnue par les lois d'un pays, elle peut surtout s'appliquer contre l'assassin.Mais dans le cas d'insurrection, où celui qui la tente prouve la sincérité de ses convictions, puisqu'il sait qu'il expose bien plus sûrement sa vie, qu'il n'attaque l'autorité avec chance de succès; puisqu'elle a été souvent tentée par les hommes reconnus par l'histoire pour des plus vertueux; U n'y avait pas eu condamnation capitale depuis 1830 Et si les hommes publics de ce [*] pays se gouvernaient par des principes et se respectaient toujours nuls de ceux qui ont eu le courage de soustraire Polignac a la mort ne devaient avoir la lâcheté de livrer Barbes.On la fait sonder pendant le délibéré des chambres \u2014 on lui a demandé si dans le cas de condamnation â mort, il se pourvoirait en sa grâce, c-a-d.demanderait pardon au Roi, avec la certitude de l'obtenir.Il a dit résolument que non.L'usage ici est que personne n'obtienne grâce ou commutation de peine, â moins de la demander.Si l'exécution a lieu, les haines déjà beaucoup trop générales et profondes contre le Roi, redoubleront d'intensité, je n'en doute pas.Il sera obligé, dit le bruit public, de prendre l'initiative et de le donner sans recevoir ni excuse, ni remerciement de l'accusé.L'instruction de tout ce procès est très mal conduite.Le président seul, avec les procureurs généraux Interrogeaient les accusés et les témoins au milieu d'altercations et presque de démentis perpétuels, et trois cents pairs assistaient sans y prendre part.Le président y mettait souvent de la passion, jamais de la dignité et le calme impassible qui devrait caractériser les procédés d'une si haute cour.Autant la France est en avant de l'Angleterre 6 des Etats Unis pour ses lois civiles et l'instruction de la procédures civile, autant elle est en arriére pour la justice criminelle, excepté que la peine de mort est plus rarement prononcée qu'en Angleterre, ce qui est la principale amélioration, mais l'habitude d'interroger les accusés en différents temps, et par des questions captieuses â les mettre en contradiction, est immorale au plus haut degré, par l'avantage immense qu'elle donne au coquin adroit et Judicieux [5] comparativement â l'accusé, même faussement qui sera timide et ignorant et condamné sur des probabilités, par la défiance que ses contradictions et son hésitation Inspireront contre lui aux jurés.Aujourd'hui toutes les gardes sont redoublées.Hier soir, tard.Je revenais de chez l'ambassadeur américain où J'avais passé la veillée avec une belle et nombreuse réunion américaine et marchais comme de coutume, bien posé et tranquille sur le trottoir.Je me trouvé tout près d'une sentinelle qui me cria, avec colère, A bas du trottoir.Je lui dis avec surprise: « Mais pourquoi ?J'y passe tous les Jours sans que l'on m'ait jamais rien dit \u2014 oui, mais on n'y passe pas aujourd'hui.» Je crus que l'homme était ivre et continuai sans l'avoir remarqué trop, sa mauvaise humeur.A quelques pas plus loin, même avanie.Je lui dis: « I don't understand, > et continuai sur le trottoir.Il ne fit que hausser les épaules en disant: « Ah c'est un Anglais; » mais cela me convainquit que la sentence venait d'être rendue à la Chambre des pairs, et que les troupes craignaient que les amis des accusés ne se livrassent à quelques excès et ne cherchassent a désarmer les sentinelles, et que celles d avalent pour consignes d'être bien sur leurs gardes.J'ai été passer la Semaine dernière trois Jours ft la campagne où demeure Mr Bossange père.C'est [.] maison, chateau magnifique qui a appartenu A Charles X, alors, comte d'artois avant la révolution qui confisqué et vendu ft cette époque fit plusieurs mains, et est ft M1 Lafitte.B y va pendant la Session le samedi, et LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME revient le lundi.C'est demain la fête patronale de ce village \u2014 Mr Lafitte y a une réunion de cent couverts et m'invite h en faire partie.J'y passerai la journée de demain et de lundi.Ce sera une occasion [\u2022] de voir beaucoup d nommes publics \u2014 de faire quelques amis au Canada, quelques »nn»mi« a ses tyrans \u2014 mais tout cela sans résultats utiles prochaines.«La flotte française est allée dans le Levant, et sous le commandement de l'amiral anglais.C'est un moment d'aveuglement pour la France recherchant l'alliance de son ennemie Irréconciliable, et qui convoite l'Egypte.Elle perdra bientôt l'occident, mais veut et peut, si la France demeure aveuglée et dupe comme elle dans le moment, se fortifier dans le Levant, et regarde l'Egypte comme nécessaire au maintien de sa puissance aux Indes.Voilà ce que je crois, et ai faire croire G dire et écrire à gens mal n'y songeaient autres.» J'ai fait, depuis une couple de Jours, la connaissance du général Comte de Chasscnon, qui est occupé depuis longtemps, et, depuis deux ans, a parfaitement réussi, a faire d'excellent vin avec les bleuets et croquets qui sont si abondants dans toutes les forêts d'Amérique, et d'excellent vinaigres et eaux de vie avec les marcs, après qu'il en a pressuré les vins.D me propose d'aller dans une quinzaine de jours voir a quarante lieues did comment il opère, et si je n'y puis aller me promet de me donner un mémoire très détaillé de ses opérations.C'est si important pour le Canada et toute l'amérique que je donnerai un soin particulier â cet objet et pourrai peut être leur procurer un grand avantage.C'est une centaine de barriques a la fois qu'il se croit en état de faire cette saison.U me fera goûter des produits, la première fois que j'irai le voir la semaine prochaine.[7] Pauvre amie que de plaisir tu auras à presser sur ton coeur après une si longue et cruelle séparation notre Ezilda, notre Gustave, qu'elle épreuve et qu'elle douleur au jour de la séparation pour les laisser aux soins de leur autre mère, ma chère soeur, Jusqu'au jour qui nous réunira tous un peu plus tard.Es-tu en état de supporter tant d'assauts si rapprochés les uns des autres 7 Je l'espère.Oh I si c'était l'ambition déçue qui nous soumettrait â de si douloureuses punitions nous ne pourrions pas les supporter.Mais la certitude que J'ai toujours agi avec le plus entier désintéressement pour moi, le plus entier dévouement â l'Intérêt de mon pays, me laisse sans reproches, me soutient et te fortifiera aussi à partager le mauvais sort d'un honnête homme qui te chérit de tout son coeur.Je vols ici tous les jours des personnes qui ont éprouvé les mêmes catastrophes.J'y vols la vertueuse famille du général Lafayette, ses enfans qui ont passé avec leur mère, tous deux défunts, cinq années de la plus brutale captivité que le despotisme ait imposé aux vertus, au patriotisme, qui sont sa censure.Souffrir, c'est le sort de l'humanité.Etre irréprochable, n'en mets pas â l'abri, mais ennoblit la souffrance.Mon amie toi et tous les miens Je vous embrasse de tout mon coeur et suis bien malheureux jusqu'au Jour de notre réunion.Tout a toi.Je fais mes amitiés sincères et remerdments à O'CaUaghan quoique j'ai honte de n'avoir pas le temps de lui écrire aujourd'hui.[Au haut de la page 1:] Mr.Amédée Papineau Saratoga Springs \u2014 State of New York (Adresse) Via Havre.Reçus Jeudi 5 sept: 1839. ARCHIVES DE QUEBEC L-J.PAPINEAU A SA FEMME [APQ P-B: 58b] [Copie dactylographiée.] Paris 23 juillet 1839.Ma chère amie.Je n'ai reçu de toi aucune lettre depuis celle du trente mal.J'en al reçu deux d'O'Callaghan et une de DeLagrave.Celle-ci m'apprend que mon cher père, toujours le même pour toi pour mol, pour tous ses enfans, pour tous ceux qu'il aime, et A qui il rend service avec zèle et dévouement, au point de compter pour rien les peines et les fatigues qui lui sont personnelles et qui paraîtraient Insurmontables A toute autre personne, même de trente ans plus Jeune que lui, se rendant auprès de toi pour te consoler et t'embrasser avec ses petits enfants.B aura délibéré avec toi sur le parti que nous avions A prendre.B volt la plus brutale tyrannie appesantie sur notre pays; sans apparence que le règne de la loi et de la modération y soient rétablies de longtemps.La décision A laquelle vous en serez venus ensemble sera ma loi, et J'espère l'apprendre dans un Jour ou deux par l'arrivée du Steamer qui devait partir le six de ce mois de New York.Tant que l'orgueil des ministres ne se rebutera point de dépenser un million et demi Sterling dans le Canada et d'y maintenir 15.000 hommes de troupes réglées, et les volontaires, que la solde, le vol, et le viol enrôlent au service de l'infâme gouvernement qui leur octroie pleine licence de s'y livrer, il n'est pas possible que les Canadas entrent en lutte efficace contre une puissance aussi formidable que l'angleterre, en paix avec le monde, qui presqu'A l'unanimité la hait A raison de l'arrogance et de [-] l'Injustice, avec laquelle elle a abusé de sa preponderance maritime, mais qui ne l'attaque pas.« Quand elle en Impose aux Etats Unis qui ont eu tant et de si Justes motifs de s'en plaindre; A la Russie qui est dans la même situation, A la France qu'elle caresse et trompe en ce moment, malgré le mal qu'elle lui a fait si récemment, il n'est pas possible que les Canadiens seuls puissent tenter de lui résister.> Mais leurs oppresseurs volent accourir en hate le Jour de la rétribution.Ses troubles A l'intérieur, s'augmentent A un degré que ses ennemis Ici s'en réjouissent et regardent sa révolution comme prochaine.Je n'en crois rien, mais ce ne laisse pas que d'affaiblir son influence sur le Continent, et il n'est pas possible qu'A la prochaine guerre elle ne soit pas enfin justement châtiée et humiliée.Mais quand 7 Jusqu'au jour où ses embarras l'obligeront A retirer ses troupes, il faut que les Canadiens dissimulent; soient Industrieux et économes; persistent dans la voie où ils sont entrés de tirer le moins que possible des produits importés.Déjà Wellington et Peel ont dit que s'ils étalent aussi mal affectionnés que l'on disait, ce qu'ils ne croyaient pas, ces colonies ne valaient pas la peine d'être conservées.C'est pour préparer d'avance l'opinion publique A un événement inévitable.Chacun le regarde comme si certain, que c'est une raison A ceux qui le désirent le plus en ce pays, pour qu'ils demeurent tranquilles et prétendent qu'il n'y a pas besoin d'aider A un événement qui s'accomplira naturellement avant dix ans.Pas un de nos amis n'a eu le courage de dire: Donnez leur l'indépendance; parce que on leur aurait crié: « Vous continuez A encourager la révolte.> [*] Quel contraste entre la douceur des moeurs et de la législation française et la législation sanguinaire, le caractère féroce et froidement vindicatif des anglais. LETTRES DE L.-J.PAPINEAU A SA FEMME Ce sont toutes les contradictions parlementaires qu'Us ont éprouvés pendant vingt cinq ans dont ils se vengent, ce sont de vieilles rancunes qu'ils assouvissent.\u2014¦ Ici les hommes qui ont appartenu aux partis les plus extrêmes, pendant la rage révolutionnaire, se volent sans reproches et sans aigreur.Cette dernière émeute dans laquelle, pendant deux jours, deux ou trois cents hommes ont eu l'enthousiasme aveugle, désespéré de se battre, avec les armes qu'ils avalent dérobées par des bris de maison, contre un gouvernement qui avait à sa disposition, sous sa main, 50,000 hommes des mieux armés et disciplinés, ne fera pas tomber une seule tête sur l'échafaud.La grace que le Roi a accordé à Barbés équivaut je l'espère â une loi d'abolition de la peine de mort.Les pairs ne se voudront pas charger de l'odieux de la prononcer pour délit politique.Ils compliquaient avec le crime de révolte, celui de meurtre, pour oser porter cette peine extrême contre Barbés, dont Ils redoutaient l'énergie et ne la portaient pas même dans le cas de meurtre prouvé contre son associé moins influent Ce sont trois cents hommes les plus riches et les plus élevés en rang de la France qui portent une sentence modérée contre ceux qu'ils regardent & tort.Je crois, comme de parfaits niveleurs, rêvant et méditant l'égalité absolue des rangs et des fortunes.Quel eût été leur sort traduits devant les législateurs héréditaires les aînés seuls héritiers, les substitués propriétaires de fortunes accumulées par quatre à cinq cents ans de substitutions ?Une hécatombe d'assassinats juridiques, ['] comme le prouvent leur cinquante assassinats en Canada et l'exil pour le reste de l'attroupement Quels trésors de colère et de vengeance entassent contre lui le criminel gouvernement anglais ?* l'ai lu dans les journaux du Canada le confe de mon emprisonnement ici.Sont-Us donc bêtes, méchants et Ignorants comme des oies, ces éditeurs anglais.Quel bon Canadien aura été leur faire ce Conte qu'Us ont gobbé avec avidité, parce que tous les désirs dépravés de leur coeur et les rêves de leur imagination en délire, deviennent des réalités pour leur malice.Mais eUe est maladroite parfois, parce qu'après tout quelques jours plus tard Us sont reconnus pour menteurs, et l'effet qu'Us ont voulu produire sur l'opinion publique en la faussant est suivi d'une réaction en sens contraire.Chacun est aussi libre et assuré ici contre l'arbitraire comme on l'est a Londres.Si je voulais me répandre dans le grand monde, j'y serais accueilli avec les attentions les plus marquées, comme je les éprouve dans toutes les sociétés ou j'ai été.Un homme Instruit et de bonnes manières recevra toujours plus de marques d'égard, que celui qui ne portera dans la société française que l'étalage des titres ou de la fortune.Je souhaiterais que la fastueuse aristocratie anglaise vint un peu plus souvent s'humaniser dans ce pays.Hier je jouissais d'une scène que j'ai vu à plusieurs reprises.Une séance de l'Académie d'Agriculture, commerce et manufacture présidée par le Duc de Montmorency, Mr Juchereau de S* Denis et plusieurs autres, secrétaires des plus anciennes familles et du plus haut rang, grands cordons de la légion d'honneur, [B] â°», distribuaient des médailles d'encouragement, et chacun de ces secrétaires lisait dans les termes les plus démocratiques que l'âge était passé pour toujours ou quelques hommes oseraient demander l'estime et l'approbation publiques sans autre titre que le mérite de leurs ancêtres ou leurs fortunes.Que ceux qui Jouissaient de ces dons étaient plus étroitement obligés à donner de bons exemples de vertu, de travail, et d'industrie, que l'homme quelqu'U fut se distinguent dans les professions agricoles et industrielles devait être l'objet spécial de la sollicitude 442 ARCHIVES DE QUEBEC et de la protection du gouvernement, et de la bienveillance de ses concitoyens.Cela était débité A une assemblée de 1500 personnes, et dans l'intervalle, des odes composées pour l'occasion, étaient chantées par de belle voix, avec des refrains terminés par les mots travail et liberté, longtemps répétés au milieu d'un tonnerre de vivats et de battements de mains.Dans les places réservées, de hauts fonctionnaires et de simples artisans, et leurs femmes A tous, les unes en diamants et dentelles du plus haut prix, les autres en indiennes de douze sous l'aulne étalent assises' pèle mêle sans distinction aucune.Le sentiment de l'égalité est plus universel ici qu'aux Etats Unis, au point que la monarchie y est un contresens avec les moeurs nationales, mais une nécessité d'après les rapports du pays avec les autres nations.Mais pour la préserver telle qu'elle est il faut l'habileté rare et la rare application du Roi actuel.Une faute un peu grave la ferait tomber.Vous pouvez discontinuer A m'envoyer des papiers.Si tu viens, il suffira de voir ici M'Kenzle 6 parent La condamnation du premier me surprend et m'afflige.Est-ce une hostie de pacification immolée A l'orgeull anglais ?Je ne le vois pas ainsi.Je [°] vois quelques ennemis politiques sur le Juré, pour s'être trop immisce dans la politique américaine dans son Journal au lieu de se borner A défendre la cause Canadienne.Cela aura l'effet d'arrêter des violence individuelles sur les frontières; qui ne sont plus la guerre.J'ai été deux fois rencontré par des anglais de rang, qui, dans la rue, sont venus me donner la main pour me dire.Nous rougissons pour notre pays et notre gouvernement qu'un homme de votre mérite soit si injustement forcé de vivre dans l'exil.Nous espérons que ce ne peut durer.Puis Us ont passé, sans que Je les aie vus depuis.Tu ne saurais croire avec quelle Impatience J'attends de toi, ma bonne amie, les prochaines lettres qui me diront où tu veux que nous vivions ensemble avec une partie de notre famille pour le moment Si elles me disent que tu viens bientôt me rejoindre, je demeure ici Jusqu'au moment probable de ton arrivée lorsque J'irai te recevoir A ton débarquement au Havre.Si tu ne dois pas venir que tard.Je suis tenté d'aller faire une course dans la Belgique pour voir un paya très beau et très intéressant en lui même et pour aller étudier l'industrie nouvelle dans laquelle le général de Chassenon a fort bien réussi, me dit-il, de fabriquer d'excellent vin, vinaigre et eau de vie, avec les bleuets Ci croquets si abondants en Amérique.Je t'en parlais dans ma dernière, et comme cela pourrait être de quelqu'utUité si Je retournais en Amérique \u2014 c'est peut être un devoir d'acquérir cette connaissance pour en faire part A ceux A qui elle pourra être utile.B y a donc des malheurs pour tout ce qui est Canadien.Ce pauvre Louis Vlger, après avoir eu une femme et des enfants, les a tous' perdus les uns après [7] les .autres \u2014 M1 Denis Viger, après une longue vie, toute entière irréprochable, A l'Age ou le repos lui devenait plus cher et nécessaire que Jamais, a passé près d'une année dans un odieux emprisonnement Cherrier aussi perd ses enfants, la chère petite Emma déJA si avancée; puis moi je suis forcément séparé de tout ce que J'aime.Jusqu'à quand 7 fcsons cesser ce malheur le plutôt possible.Adieu bonne amie, santé et courage.Amédée, Lactance, Azélle Ezllda, Gustave que Je vous aime et déplore votre absence A tous, celle de tant de bons parents et amis, et la tienne ma tendre épouse Ton ami.[Au haut de la page 1 : ] Mr Amédée Papineau Saratoga Springs State of New York (Adresse) Via Havre Reçue mardi le 17 sept 1839. ¦ ¦ NOS ANCETRES AU XVII* SIECLE FAR le R.P.ARCHANGE GODBOUT.O.F.M.t^^:-'.!>'i;.jt,,'-;li';7''';:>r i:. (vient) sans doute « Babin » qui pourrait être une variante de « Babet », hypocoristique d'< lia beau » (Dauzat, p.71).Babln, qui remue les lèvres, qui marmotte, du vieux français < bablner », qui veut dire « babiller > (Larcher, Almanach, A Babln). 448 ARCHIVES DE QUEBEC Geneviève Boudot.naquit ft St-Didicr, de Poitiers, le 8 novembre 1663 et y fut baptisé le 12.Il eut pour parrain Pierre Marconnay, procureur au siège présldlal de Poitiers, et pour marraine Dame Anne Paudrault II était cuisinier en chef du gouverneur de Frontenac lorsqu'il épousa, ft Montréal, le 21 août 1691, Madeleine Rlchaume.Après la mort du gouverneur, on le trouve aubergiste ft Québec (fug.et Del., IV, 321.30 Juin 1699.et gr Raimbault, 16 août 1700).En 1717, il avait émigré ft Boucherville et 11 n'existait plus en 1731.Peut-être y avait-il gardé sa même profession, car sa veuve était autorisée le 16 juillet 1732, par ordonnance de l'Intendant, « de tenir cabaret dans le bourg de Boucherville et de vendre des vins, eaux-de-vie et autres boissons en se conformant aux ordonnances» (Ord.Int., II, 125).Madeleine Rlchaume.qui avait convolé en secondes noces & Boucherville avec Antoine Daunay, le 8 mai 1735, fit dresser l'inventaire des biens du défunt le 26 janvier 1736 (grLoiscau).Enfants: Pierre, n v 1692; m Boucherville (B) 4 avril 1723 (c.Tailhandler, 12 avril) à Madeleine Turpin, fllle d'Alexandre et de Charlotte Beau vais; s av 1758.Louis, b Québec (Q) 25 oct 1694; m 1* Boucherville (B) 6 nov 1719 (c.Tailhandler, 5 nov).ft Marie (-Madeleine) Clcot; 2* B 22 avril 1743 (contrat Lotseau 21 avril & Geneviève Gareau.veuve Nicolas Vincelet; d 26 s Rivière-des-Pralries 27 avril 1756.Marie-Madeleine, b Q 6 sept 1696; m 1* 31 mal 1717 (c.Tailhandler 31 mal) ft Louis Lamoureux; 2* .a Jean-Bte Baudreau-Gravcline; veuve, elle fait donation aux enfants Baudreau, 28 mars 1759 (gr Degulre), s.Etienne, b Q 2 mars 1699, mort au berceau.Charles-Claude, jumeau, b Q 2 mars 1699; s Q 5 mars 1701.Marie-Anne, b Q 28 fév 1701; m B 13 fév 1720 (c.Tailhandler.U fév) a Louis Lacoste; s.; Inventaire du 17 avril 1745 (gr Lotseau).Geneviève, n v 1703; m B 12 oct 1722 (c.Tailhandler.11 oct) ft Michel Char-bonneau; s v 1743.Charles, n v 1708, (22 ans ft son mariage), voyageur au Détroit 8 juin 1736 (gr Lepallieur); m 1° B 8 janv 1731 (c.A.Lotseau, 6 janv) ft Marie Denoyon; 2° Laprairie 7 oct 1748 (c.A.Loiseau.5 oct) ft Marie-Françoise Hertaut; s.BACHAND *, Nicolas, dit Vertcfcuille.fils «de Nicolas et de Marie Pineau, de St-Cloud (Selne-et-Oise) au diocèse de Paris, épousa ft Boucherville le 4 décembre 1692, \u2014 le contrat ayant été passé par-devant Moreau, notaire, le 13 février précédent ft l'Ue Ste-Marguerite, \u2014 Anne Lamoureux, âgée de 14 ans, fille de Louis et de Françoise Boivin, domiciliés en la dite Ue.C'est là aussi que vécut Nicolas Bachand avec sa famille.Il décéda le 26 février 1709 et fut inhumé le lendemain a Boucherville.Il laissait cinq enfants: Nicolas, baptisé a Boucherville (B) 13 janv 1694; m B 1 août 1718 (contrat Tailhandler, 31 juill) à Catherine LantJer; s.4 Etymologic: De «bâche», caleçon (voir Ducange).Godefroy dit variante de 1 adjectif « baucent » qui signifie blanc et noir, pie, tacheté.(Godefroy, Diet, au motBaucent).\u201e \u201eB\u201eDe feu Nicolas, charpentier, demeurant ft Passy, diocèse de Paris et de Noëlle Pinson, (c.mar.) NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 449 lean, b.; M Rivière-des-Prairics 6 fév 1736 (c.Coron, 2 fév) à Marie-Suzanne Chris tin-St-Amour, s.Jean-Baptiste, b B 16 oct 1701; m (c.Loiseau, 2 fév 1738) à Catherine Martin-beau, 19 ans, fille de Jean et Marguerite Gareau; s .Joseph, b 1704; m Longue-Pointe H juill 1732 (c.Loiseau, 13 juill) & Louise-Angélique Cirier.Un inventaire suivit son décès, 10 janv 1748 (gr Loiseau).Madeleine, b.; m B 18 nov 1727 (c.Tailhandler, 16 nov) a Paul Christin-St-Amour, M* cordonnier, fils disaac et Suzanne Chartran, de la Rivière-des-Prairies; I.BACON «, Gilles, était fils de Etienne et de Madeleine Féron, de St-Gilles, de Caen (Calvados) au diocèse de Baveux.On le trouve d'abord dans la péninsule huronienne au service des Jésuites, en compagnie de Pierre Cochon-Lafontalne, Médard Chouart.Eustache Lambert et autres.De retour dans la colonie, il se rend à Québec pour faire voir au gouverneur du minerai qu'il croit être d'or et de cuivre, mais qui « n'était rien qui vaille > (Journal des Jésuites, 28 août 1646).Le 21 octobre suivant (gr Tronquet) étant « domestique des RvdC3 Mères de l'hospltal de Quebecq », il entre en société avec Pierre Masse pour cultiver de concert les 3 arpents et demi de terre que celui-ci possède en la seigneurie de Chavlgny.L'association faite pour 4 ans devait commencer en 1647 après la récolte des fruits.Si Bacon remonta aux Hurons, cette année-là, comme semble l'affirmer le Journal des Jésuites (edit.Thwaites, 28, 227-229) il en redescendit au printemps suivant, car il épouse, le 2 mai 1647, à Québec, Marie Tavemier, fille d'Elol Tavernier et de Marguerite Gagnon, soeur des trois frères Gagnon.Marie Tavernier avait été baptisée à St-Malo de Randonnal (Orne), au Perche, le 27 mai 1631 (Godbout, Origine des fam.can.-fr., p.164).Marié, Bacon ne fut donc pas un < donné » des Jésuites, comme l'affirme le P.Jones, S.J.(Old Huronia, pp.378.384, 396).Une concession de 16 arpents fut accordée à notre colon sur la Grande-Allée par M.de Montmagny, le 10 novembre 1647, et ratifiée par M.de Lauzon le 12 avril 1653.Avec la vieille grange, maison et étable dessus construites, elle était estimée 1400 livres en 1668 (Inventaire, gr Becquet, 28 fév.1668).Cette propriété voisinait celle de René Fezeret (cf Jug et DéX, L 666, 667).Le 11 mars 1653 (gr Auber) Jean Doyon détachait de son domaine de Beaupré (Chateau-Richer), en faveur de Gilles Bacon, 2'A arpents de terre.Un dernier lot, dans la banlieue de Québec, était utilisé pour la pêche à l'anguille (Jug.et Délib., L 15).Gilles Bacon fut inhumé à Québec le 5 mars 1654, et Madeleine Tavernier, sa veuve, exploita pour vivre, à partir de 1657, une terre appartenant à son cousin par alliance, Jean Doyon, sise à la cote de Beaupré.Cette terre revint à son possesseur le 7 février 1664 (Jug.et Délib., I, 124).Lors du recensement de 1667, la veuve Bacon réside avec sa mère, Marguerite Gagnon, à la cote de Beaupré (Suite, Hist, IV, 75»).Elle devait finir ses jours comme religieuse converse à l'Hôtel-Dieu de Québec.Le 28 février 1668 elle faisait dresser l'inventaire de ses biens (gr Becquet) et le 19 mars suivant elle entrait avec sa fille, Madeleine, chez les Hospitalières.Le 25 mars, elle faisait donation au monastère (gr Becquet).La mère et la fille émirent leurs voeux le même jour, 19 octobre 1669.La première avait 38 ans et la seconde 16.Marie 0 Etymologic: Bacon peut représenter un ancien nom de baptême d'origine germanique (forme intensive du radical de «bagan», combattre), ou l'ancien français « bacon », lard (anglais: bacon), au sens de vendeur de lard, charcutier (Dauzat, Diet.). 450 ARCHIVES DE QUEBEC Tavernler s'éteignit après 30 ans de vie religieuse et fut Inhumée A Québec le 2 février 1700 (cf Bull.Rcch.Hist 41 (1935) 756 - 758).Enfants: Eustaehe.qui suit Marie-Madeleine, baptisée au Chateau-Richer, confirmée A Québec 1 mal 1662; converse a l'Hôtel-Dieu le 19 mars 1668, sous le nom de Sœur Madeleine de la Résurrection; professe le 19 octobre 1669; est transférée à l'Hôpital-Général, où elle meurt le 25 septembre 1727.II.BACON.Eustaehe, fils du précédent fut baptisé au Château-Richcr le 12 septembre 1650.B épousa (contrat Vachon, 27 Juin 1674) Louise Guimont, fille de Louis et de Jeanne Bitouset II fut l'objet d'une poursuite pour avoir frappé Michel Roulols (Invent d'une cou., n.119).B vécut au Chateau-Richer, où sa terre voisinait au nord-est Antoine Doyon et au sud-ouest Jean Clément dit Lapointe.Notre colon possédait en 1681: « 1 fusil, 7 bêtes a cornes et 25 arpents en valeur (Suite, Hist, Vi 79»).B fut inhumé au Château-Richcr le 4 avril 1716, et Verreau dressa le 9 avril 1717 l'inventaire des biens de la communauté.Louise Guimont fut inhumée le 28 février 1728, ayant fait donation à ses fils Louis et Joseph le 10 Juillet 1721.9 enfants: Gilles baptisé au Chateau-Richer (CR) 3 nov 1675; vivait en 1681 (Recens.): destinée inconnue.(Maric-)Angéliquc b CR 30 mai 1679; m CR 27 fév.1696 (c.Jacob p.26 fév) a Nicolas Martin; s Québec (Q) 30 déc 1702; inventaire par Genaple, 24 sept 1703.Louise b CR 30 Janv 1682; m CR 16 avril 1703 (c.Jacob p.13 avril) a Denis Constantin, veuf Barbe Bélanger; s Q 22 avril 1738.Jeanne b CR 15 nov 1684: m CR 23 mal 1708 (c Jacob p.19 mal) A Zacharie Cloutier; s .Eustaehe b CR 11 déc 1686; destinée inconnue.Lotus b CR 23 Juin 1689.m CR 3 fév 1711 (c.Jacob p.31 Janv) A Madeleine Cloutier; se font donation mutuelle 13 mars 1721 (gr Barbel); commission d'arpenteur royal 14 nov 1731; s CR 23 mai 1767.Sans enfant Joseph b CR 11 Janv 1692; m CR 3 fév 1716 (c.Verreau 28 Janv) A Dorothée Cloutier; s CR 22 Juillet 1758; Inventaire (gr Crépin) 28 Juill 1758.10 enfants.Nod b CR 13 Janv 1694; m vers 1726 A Marie-Charlotte Morin; s .Marie-Françoise b CR 7 sept 1697; m CR U Juill 1718 (c Barbel 5 Juill) A Guillaume Thibaut; s St-Thomas de Montmagny U Juin 1765.BACQUET T, François dit Lamontagne, fils de Renaud Baccjuet et de Jeanne Mon tus de Montjole, au diocèse de Bordeaux, naquit en 1636 (acte de sép.) ou 1646 (Recens.1681).B épousa A Québec le 24 novembre 1671 Anne Philippe, née en 1653 (Recens.1681) de Jacques et d'Anne Audlger, de Nogcnt-sur-Scine (Aube), au diocèse de Troyes.Ce couple s'établit A la Durantaye (St-Mlchcl), où il possède en 1681 (Recens.Suite, Hist, 77\") une vache et 7 arpents en valeur.Le Plan de Cata- _ 7 Variante»! Baquet (Tang.II, 96) Bacquets (Québec Reg.N-D.21-11-1671).Etymologie: Bacquet désignait le marchand ou fabricant de baquets.Le mot a signifié aussi < petit bac » en ancien français: le surnom a pu concerner un marinier, un passeur (Dauzat, Diet). NOS ANCETRES AU XVII* SIÈCLE logne (1709) situe la terre de Bacquet entre François Marquet, au N.-E., et Bergeron au S.-O.Notre colon fut inhumé A Québec le 10 avril 1701, et Anne Philippe convola en secondes noces A St-Mlchel, 20 Janvier 1709, avec son voisin, François Mar-quet, veuf de Marie Daine.C'est là qu'elle fut Inhumée le 1er mai 1715, veuve une seconde fois depuis 2 mois.4 enfants: Marie-Anne baptisée A Québec, 4 déc 1678.Vivait en 1681.François b .marié St-Michel (SM) 25 mai 1710 A Elisabeth Guenet; s SM 18 oct 1744.Pierre b Levis (L) 27 fév 1687.Destinée Inconnue.Joseph b L 13 oct 1690; s SM 7 nov 1736.BADAILLAC8, Louis, dit LapUntc.naquit en 1644 (Recens, de 1681).Il venait du diocèse de Péri gueux d'après son acte de confirmation au fort St-Louis le 20 mal 1668 ( Arche v.de Québec), et parait avoir appartenu au régiment de Carl-gnan arrivé en 1665.0 épousa, vers 1672, Catherine de Lalore (signe: Catherine Lalors, née en 1657, fille de feu Philippe et de Catherine Després, de Londres en Angleterre.Les origines de celle-ci nous sont connues par un contrat de mariage, annulé par la suite, passé par-devant Becquet le 17 octobre 1671 avec Louis La vallée, habitant de Nicolet Badaillac s'établit a Sorel.D y habite en 1681, entre Gilles Couturier et Jean La vallée, ayant un fusil, 4 bêtes a cornes et 8 arpents en valeur (Suite, Hist., V, 74«).Le 28 mai 1683, Pierre Human dit Laforge, de Sorel, partant pour les Outaouais, faisait donation a cause de mort aux époux Badaillac (gr Mau-gue).Cette libéralité resta Inopérante, car on retrouve Huinan s'engageant pour les Minois, le 23 août 1691 (gr Adhémar).Louis Badaillac n'existait plus en 1706 (cf Lepallleur, 9 Juin 1706).On lui connaît 8 enfants: Marie-Catherine, baptisée a Sorel (S) 22 Juin 1673, mariée vers 1689 a Pierre Lamy Sr Desfonds; n'était plus en 1697.Marie-Madeleine, b S 28 Juill 1675; m St-Laurent, Ile d'Orléans, 14 Juin 1694 A Bernard Delomay; ».Anne(-Elisabeth), b S 24 oct 1677; s S 28 fév 1690.Louis, dit Laplante, b S 4 avril 1680; voyageur au Détroit 27 mal 1701, 16 Juill 1702, 10 juill 1703 (gr Adhémar) ; s.Gilles, dit Lalaure et dit Laplante, b S 4 mal 1682, fut poursuivi ainsi que son frère Louis, pour avoir vendu de l'eau-de-vie aux sauvages 1er Juin 1703 (Villemarie, Doc judlc., 6 Juin; Jug.et Délib., 1er et 8 oct, IV, 884, 888).Marguerite Hertel veuve de Jean Crevier et Joseph Crevier, sgrs de St-François-du-Lac, lui accordent une concession le 17 mars 1710 (gr Pothier); m 1* St-François-du-Lac (SFL) 24 fév 1705 (c Pothier 2 mal 1705) A Françoise Giguère veuve Alexis Niquet; 2* SFL 23 nov 1722 A Marguerite Madoue; 3° SFL 22 Juill 1725 (c.22 Juill.déposé au gr Petit 3 août) A Marie-Claude Mivllle; s St-Mlchel d'Yamaska 2 août 1769.8 Variantes: Badailla, Badaillat, Bandallla, BavaUlac (rec.1681), Basalllac (Tang., VH, 497), Basaillon (l 21).Bayard (I, 32).Batailles (Jug.Cons.Souv., IV, 884), etc.Etymologic.Badallle (Midi), ancien substantif verbal de < badalhar », bailler: le «bâilleur» (Dauzat Diet).De «bader», vx fr.s'amuser de tout Le nom Bandallla vient de la nasalisation de la première syllabe de Badailla (Larcher, au nom Badin; Chapuy, A Badaillac). 452 ARCHIVES DE QUEBEC Thérèse, b Sorel 21 août 1685: m 1* Rcpcntigny 21 août 1685 A Pierre Guignard dit d'Olonoe et dit Lagrave, habitant de Lanoraie (L) dont inventaire 18 oct 1710 (gr Ralmbault): 2* (c.J.B.Tetro 8 Janv 1713).A Gabriel Trotet dit St-Jean.ills de Louis et de Catherine Venant, de St-Christophe, Paris: s L 1 déc 1756.EUe eut de Pierre Ket-Gazaille un fils naturel, Pierre b Verchères.2 avril 1711.Claire, b vers 1687, m Montréal (M) 9 mal 1707 (c.Lepallieur 26 avril) A François Lanctôt; s Longueuil 23 mal 1731.Catherine, b S 4 juill 1690; m A 16 ans M 10 Juin 1706 (c Lepallieur 9 Juin) A Bonaventure Compain.aubergiste, His de feu Jérôme.M* bonnetier, et de Suzanne Robert, de St-Jean-du-Montierneuf, A Poitiers: s M 13 sept 1715; Inventaire Lepallieur, 25 oct 1715.L BADEAU*, Jacques, saulnier, marié A Anne Ardouin.née en 1615 (Recens.1667).demeurait (1632 - 1634) A La Rochelle, paroisse St-Sauveur.Le 12 avril 1647, par-devant Teuleron, notaire A La Rochelle, le P.Claude Quentin, procureur de la mission des Jésuites au Canada, s'engageait A passer en ce pays Jacques Badeau, laboureur à boeufs, Anne Ardouin, sa femme, et leurs 3 enfants: François, Jean et Jeanne.Ceux-ci devaient s'embarquer A la première réquisition pour aUer travailler aux deux métairies des Jésuites A Québec.Us arrivèrent A Québec, probablement avec le P.Quentin, le 5 août suivant (Journal des Jés.p.93).Quatre ans plus tard Badeau s'établissait dans la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges, le P.de la Place, procureur des Jésuites, lui ayant concédé 3 arpents de terre de front sur le fleuve par 16 de profondeur, le 7 avril 1651 (Jug.et Délib., IV, 1096).Il mourut le 17 août 1658 et fut Inhumé le lendemain au cimetière St-Joseph (P.-G.Roy, Cimetières.74).Un inventaire par Vachon fut dressé le 24 du même mois.Dans la nuit du 23 au 24 Janvier 1663, rapporte le Journal des Jésuites, la maison de la veuve Badeau est cambriolée par un soldat nommé Larose, qui y met le feu pour cacher son larcin.Reconnu coupable Larose est pendu (Rcl., 47.296).Au recensement de 1667, Anne Ardouin réside encore A Notre-Dame-des-Anges, avec 30 arpents de terre en valeur (Suite, Hist., IV, 68s), mais eUe semble être allée résider peu après A Beauport C'est 1A qu'eUe meurt le 11 et est Inhumée le 12 octobre 1670.5 enfants: François, baptisé à Ste-Marguerite, La Rochelle (SM) 10 août 1632, parrain et marraine: François Teste, M» apothicaire, et Françoise Texier; protégé par les Jésuites, François Badeau fut notaire (1653-1657) pour Notre-Dame-des-Anges.Beauport et l'fle d'Orléans (J.-Edm.Roy, Hist du Notariat I, 53) ainsi qu'arpenteur (Jug.et DéL, 1.564).Madeleine, b SM 24 avril 1634, p et m Pierre Sulre, laboureur, et Madeleine Gendron; morte en bas Age.Jeanne, confirmée A Québec A 20 ans, 24 fév 1660 (Archev.de Que); m Q 9 fév 1654 A Pierre Parent, boucher; teste 8 oct 1702 et 18 nov 1706 (gr Duprac); s Beauport 23 nov 1706; Jacques Avisse et Michel Chevalier sont nommés ses exé- \u2022 Etymologic: Badeau ou Badot, puis Badel, Badin, Badour de c bader » vx.f.s amuser de tout.(Loredan Larcher).Sobriquet signifiant originairement «qui ouvre la bouche» («badar», ouvrir), «qui est bouche bée»; au figuré: \u20ac nigaud».Badaud peut représenter aussi (dans toute la France) un nom de personne germanique Bad-wald (bad, combat et waldan, gouverner).(Dauzat, Diet). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 453 cuteurs testamentaires, en remplacement de Mathieu Lagrange, 30 nov.1706 (Ont Int.L 22-23).Jean, qui suit Suzanne, b Q 18 août 1651; confirmée a l'Hôtel-Dieu, 18 août 1661; passe contrat de mariage ft 7 ans, 1er mal 1659 (gr.Audouart) avec Mathurin Normandin dit Beausoleil, soldat de la garnison; m Q 26 juill 1665 (c.Vachon, 11 Juin) à Jean de Rainville; morte en déc 1669 (confrérie de la Ste-Famllle); inventaire 18 Janv 1672 (gr.Vachon).II.Badf.au, Jean, fils du précédent, naquit ft La Rochelle en 1641 (Recens 1667) ou 1642 (Recens 1681) et arriva à Québec avec sa famille le 5 août 1647.Il épousa ft Québec le 28 octobre 1665 (c.Duqtiet 24 août) Marguerite Challfou.Il avait reçu de Charles de Lauzon, le 17 août 1663 (gr Vachon) à l'Ile d'Orléans, paroisse Ste-Famllle (plus tard St-Plerre) une terre qui porte le no 29 sur le Plan Villeneuve (1689) entre Robert Choret et Antoine Lefort.Il y possédait 5 bestiaux et 4 arpents en valeur en 1667 (Recens.Suite.Hist.IV, 72*); 5 bêtes a cornes et 20 arpents en valeur en 1681 (Ibid., V, 85°).Vers 1685, on le trouve a Beauport, ayant vendu sa terre à François Ferlan, le 5 mars 1684 (gr Vachon).Olivier Morel, Sr de la Durantaye, afferma sa terre de Grandpré a notre colon, par bail sous seing privé, le 20 avril 1688.Une déperdition dans le mobilier amena Badeau devant le Conseil Souverain, qui porta arrêt le 12 février 1691 (Jug.et Dél.III.480, 482).Cet arrêt fit jurisprudence (Ibid., Ill, 531).Jean Badeau dut faire un stage à l'Hôtel-Dieu le 29 mars 1696 (on lui donne 53 ans) (Reg des malades).B s'éteignit a Québec, ainsi que sa femme: celle-ci fut inhumée le 28 décembre 1705, et lui, cinq ans plus tard, le 27 août 1711.Enfants: Jean, qui suit Fabien, qui suivra, après Jean.Marguerite, b Ste-Famllle, I.O.(SF) 22 mai 1673; m Q 7 fév 1689 (c.Vachon 6 fév) a Pierre Lereau; s C 22 mai 1711.François, qui suivra, après, Fabien.Aime, b SF 21 nov 1677; m Is (c.Chambalon 11 oct 1693) a Simon Barbeau dit Laforest dont Inventaire (gr Barbel) 9 avril 1704; 2° C 14 avril 1704 (c.Barbel 10 avril) a Nicolas 'Thibault veuf M.-Françoise Boucher; s.Inventaire (gr.Rageot) 2 mars 1712.Joseph, b St-Plerre, I.O.(SP) 25 déc 1679; s.Jacques, b SP 12 juin 1681; s Q 2 juill 1683.Geneviève, b Beauport (B) 7 nov 1683; m Q 17 oct 1704 (c.Genaple 16 oct) a Paul Catty, M» tailleur; s.Joseph, b B 15 oct 1685; teste 8 avril 1738 (gr J.Pinguet) : s.Pierre-Michel, b Q 18 fév 1689; s.III.Badeau.Jean, fils aîné du précédent naquit vers 1667, car le recensement de 1681 lui donne 14 ans.Il fut charpentier de navires et habitait ft Québec, rue Couillard, oft il possédait un emplacement avec maison, dont sept de ses enfants sont héritiers par indivis en 1743 (cf.Jug.Cons.Sup., IV, 135).Le recensement de 1716 (éd.Beaudet n.111) lui donne pour voisins d'un coté Etienne Billy, de l'autre Charles 454 ARCHIVES DE QUEBEC :handonné.B avait épousé 1* a Cbarlesbourg le 19 octobre 1693 (c Chambalon, 11 oct) Françoise Leroy, qui fut Inhumée à Charlesbourg, le 20 août 1699; 2* à Québec, le 12 Juillet 1700 (c Roger, 11 Juillet) Catherine Larchevêque.La sépulture de Jean Badeau, ft Québec, est du 16 février 1737.Enfants: Du premier Un Jacques, navigateur (1744), b Québec (Q) 28 avril 1695: m Q 1 août 1725 (c Dubreuil.31 Juill) ft Marie-Angélique Corriveau; s.inventaire, 20 sept 1751 (gr.Panet).Marie-Anne (-Françoise), b Q 3 oct 1696; m 1* Q 19 août 1715 (c.Dubreuil, 11 août) ft Michel Dupéré; 2'Q9 avril 1738 (c.Pinguet, 5 avril) ft Henri Arnaud, tapissier; s Q 24 mars 1760.Jean, b Q 31 août 1698; fait donation ft Jean, son père, 31 août 1732 (gr.Dubreuil); s.Du second lit; Jean-Baptiste, b Q 20 Juin 1701; s Q 25 Janv 1703.Noël.bQ25 déc 1702; s Q 20 oct 1704.Fabien(-Louis), b Q 1 mai 1704; absent de ce pays en 1743 (Jug.Cons.Sup., IV.135); s.Louis, menuisier, b Q 18 Janv 1706; s Q 22 sept 1758.Marie, b Q 17 fév 1708; vivait en 1716; s.Elisabeth, b Q 9 oct 1709; vivait en 1716; s.Jean-Charles, b Q 24 oct et s 10 nov 1710.Joseph, b Q 26 nov 1711; voyageur, s'engage aux associés de la mer du Ouest pour le voyage ft Kamanétlgouia (gr.Lepallieur, 29 avril 1738); absent de ce pays en 1743 (Jug.Cons.Sup.IV, 135); m Montréal 9 fév 1750 (c.Adhémar, 6 fév) 6 Marie-Anne Maddox; s.Charles, tailleur, domicilié rue de la Fabrique (1744), b Q 31 mai 1714; m Q 7 Janv 1738 (c.Dulaurent 6 Janv) ft Catherine Loisy ; s Q 26 Janv 1762.Pierre, b Q 31 déc 1716; m Q 1 sept 1749 (c.LanouilUer, 31 août) ft Angélique Lamothe; s.III.Badeau.Fabien, frère du précédent fut baptisé à Québec le 16 avril 1671 et épousa au même Heu le 12 novembre 1693 (c.Genaple, H nov.) Marie-Anne Corbin.Charpentier de navires réputé, Fabien Badeau est choisi par le Conseil Souverain, le 20 avril 1714, pour Jauger et mesurer une barque (Jug.Cons.Souv.VI, 750); en 1716.il a deux apprentis, Nicolas Raudot et Jacques Parent (rec éd.Beaudet, n.382).En 1714, Il fait un marché avec Charles Fontaine, capitaine du navire Le Zéphyr, de Nantes, pour la construction d'un navire de 98 pieds de quille (cf.Ord.lut, L 144).B dut construire ou radouber quantité de navires, car il avait des Intérêts dans La Gaillarde, 1721 (Jug.Cons.Sup* L 146).La Sainte Marie, 1735 (Ord.Int.B.181).etc.B est aussi question d'un « cajeux > pour Louis Lambert, de Lauzon, 1725 (Jug.Cous.Sup., L 256).La même année (1725) notre artisan agit pour la Fabrique de Québec (Bad., L 242).En 1716, Il demeurait rue du Cul-de-sac, ayant pour voisins Louis Boisset et Pierre-Louis Neault (rec.dt). NOS ANCETRES AU XVII* SIECLE 455 Il devait être propriétaire, car il présentait requête, en 1724, contre Noel Voyer.au sujet de la construction d'un mur mitoyen (Inv.Coll., n.3587).Relevons aussi une ordonnance du 3 avril 1732 entre Marie-Anne C orb ln, veuve de Fabien Badeau, et Noël Rainville, au sujet de leurs emplacements respectifs dans la rue Champlain à Québec (Ord.Int., H.116).Fabien Badeau fut inhumé ft Québec le 26 juin 1726 et l'inventaire de ses biens fut fait par Rageot, le 20 février 1728.B faut croire que l'avoir était médiocre, car Marie Corbln tentait de renoncer ft la communauté en 1734 (cf.Jug.Cons.Sup.Ill, 28, 29).La veuve Badeau fut inhumée ft Québec le 28 août 1741.Enfants: Jean, b Québec (Q) 21 nov et s 5 déc 1699.Marie-Anne, b Q 14 juin 1701; m Q 15 oct 1724 (c.Dubreull, 4 oct) ft Pierre-Charles Sauvage dit Chevalier; s.Fabien, b Q 14 oct et s 24 déc 1702.UrBule(-Joséphine), b Q 23 oct 1703; m Q 27 sept 1734 (c Pinguet, 25 sept) ft Jacques Bisson; s.Jacques (-Fabien), M* Charpentier de navire, b Q 12 juill 1705; m Q 4 nov 1728 (c.Dubreull, 4 nov) a M.-Thérèse Lemarié; s.Joseph-François, b Q 11 janv 1707; s Q 8 déc 1708.(Loui3-)Gervals, b Q 12 nov 1708; vivait en 1716; s.Simon, b Q 8 juill et s 20 août 1711.Louis, b Q 12 août 1712; n'était plus en 1716.Jean(-Fabien), b Q 26 août 1713; vivant en 1716; s.Louise-Geneviève, b Q 5 Janv 1718; s Q 16 mars 1722.III.Badeau, François, frère du précédent, fut baptisé a Ste-Famille le 2 Juin 1675.B fut charpentier, et habitait en 1716 (rec.éd.Beaudet, n.387) ft Québec, rue du Cul-de-sac, entre Urbain Bélanger et Gabriel Dusaut D avait épousé a Québec le 6 Juillet 1699 (c.Roger, 5 Juillet) Marie-Françoise Boutin, veuve de Pierre Ferre-La vergne, laquelle fut inhumée a Québec le 5 septembre 1745.Enfants: (Marie-)EUsabeth, b Québec (Q) 11 juill 1700; m Q 7 Janv 1721 (c.Dubreull.6 Janv) ft Jean-Baptiste Vernier dit Gourville; s.Q 4 juin 1724; Inventaire 1727 (gr.Louet).François-Pierre, b Q 27 juin 1702; s Q 5 sept 1703.Marie-Jeanne, b Polnte-aux-Trembles Q 19 janv 1704; m Q 30 oct 1724 (c.Dubreull, 30 oct) a Augustin Paquet; s Q 21 août 1781.Thêrèse.bQ 16 et s 18 oct 1706.François-Marie, b Q 28 juill 1709; s Q 9 fév 1715.Marie-Charlotte, b Q 19 juin 1713; s Q 5 fév 1717.BADEL10, André, dit Lamarche.fils d'Etienne et de Perrette Marmaut, de Genève, en Suisse, épousa a Québec, le 26 octobre 1671 (contrat, Becquet, 22 oct) Barbe Duchesne, fille de Claude et de Claude Laval, également de Genève.On trouve la famille Badel & Montréal vers 1680.Le 29 juin de cette année (gr Maugue) André 10 Etymologie: Voir Badeau, dont Badel est une variante. 456 ARCHIVES DE QUEBEC Badcl s'engage à faire la moisson de Jean Gasteau.B finit par s'établir à la cote St-Paul, paroisse des Saints Anges de Lachine.B possédait aussi ft la rivière St-Picrre une terre de 60 arpents qu'il vendit ft Charles Leduc, le 29 octobre 1691 (gr Cabazié).A court d'argent, il recourt ft plusieurs reprises aux bons offices du curé Remy, de Lachine (gr Pothier, 2 fév 1698 et 29 mai 1700).Du mariage Badel-Duchesne vinrent 8 enfants: cinq filles et trois garçons.Les premières seules eurent descendance.Enfants: Etienncttc, baptisée Québec 11 déc 1672; m Montréal (M) 23 sept 1687 (c.Maugue, 22 sept) ft Hugues Massa gué dit Laplaine; s Lachine (L) 21 mars 1695; inventaire 29 oct 1695 (gr Pothier).Marie, b.m M 28 nov 1689 (c.Adhémar 20 nov) ft Jacques Séguin; s.Anne, b.m M 10 sept 1691 (c.Maugue.11 août) ft Jean Danny; a.Jeanne, b M 12 Janv 1680; m M 5 nov 1693 (c.Maugue 3 oct) ft Jean Monet; s.inventaire 18 Juin 1718 (gr Lepallieur, père).Jean, b M 27 Janv 1682; destinée inconnue.Marie-Charlotte, b M 12 déc 1684; m 1* L 7 fév 1701 (c.Pothier 13 fév) ft Claude Homay (Aumée, Aumet, Demay.Dumets), de la Cote St-Paul; 2* L 16 fév 1711 & Jean-Baptiste Hayot; s M 5 Juin 1711.Jacques, b M 10 juill 1687; s M 28 oct 1688.Hugues, b M 6 oct et s M 9 déc 1689.L BAILLARGEONu, Jean, fils de Louis et de Marie Fovier, de Londlgny (Charente, arr.Ruffec, canton Villefagnan) en Angoumois, naquit en 1612 (Recens 1666 et 1667) et épousa en premières noces & Québec, le 20 novembre 1650, Marguerite Guillebourday, fille de Louis et de Marie Maguin, de Marçay (Vienne, arr.Poitiers, canton Vlvonne) en Poitou.B fut d'abord métayer d'Eléonore de Grand-maison, femme de Jacques Gourdeau de Beaulieu (gr Audouart 1 Juill 1650), puis de Jacques Gourdeau (gr Audouart, 12 août 1654), ensuite de Joseph Ruette d'Auteuil (gr Audouart.22 oct 1656) enfin de René Maheu (gr Audouart, 1 fév 1660).Le 24 Janvier 1659 il acheta d'Antoine Le Boesme (même gr) une terre de 4 arpents de front sur 12J/£ de profondeur, en la seigneurie de Sillery, Joignant d'un côté celle de Jean Hayot, et d'autre celle d'Antoine Martin (cf.Scott, Notre-Dame de Stc-Foy, p.299, 308 n 1).Il y séjourna peu, car en 1664 11 habitait St-Laurent, Ile d'Orléans (cf.Jug.et DéL.I, 184) où il possédait, en 1667 (Recens.Suite, Hist, IV, 73») 5 bestiaux et 16 arpents en valeur.Le 22 août 1669 (gr Vachon) Jean-Paul Maheut bourgeois de Québec, concédait & notre colon, ft l'Ile d'Orléans « au passage du sud ».quatre arpents de terre de front, tenant d'un côté ft la terre des héritiers de feu Jean Leblanc et d'autre ft celle de Jean Labrecque.Marguerite Guillebourday mourut Jeune, et fut inhumée & Québec le 21 octobre 1662, ayant eu 4 enfants.Jean Bail la r-geon convola en secondes noces à Québec, le 8 mars 1666 (contrat Vachon, 5 février) avec Esther Colndrlau, 46 ans, veuve de Jacques Delaporte.Elle est mentionnée _ » Variante: Baliarjon.Etymologic: De \u20ac balllarge », sorte de blé, en latin < Balearicum hordeum ».Motsy dit que Balllargeau est un censitaire qui pale au seigneur une redevance en balllarge (Moisy, Noms.p.7).Producteur ou marchand de balllarge (Dauzat, Diet). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 457 avec son mari au recensement de 1666, mais non & celui de 1667.On Ignore la date de leur décès.Enfants du 1er lit: Jeanne, b Q 7 mai 1651; m 1° Chateau-Richer 28 nov 1664 (c Duquel, nov.) ft Jean Labrecque; 2° Ste-Famllle (SF) 1 nov 1674 (c G.Rageot 17 oct) ft Pierre Burlon; 3° SF 5 fév 1681 (c Vachon 23 janv) ft Antoine Mondin; s Q 20 août 1729.Nicolas, qui suit Louis, b Q 2 nov 1656; mort au berceau.Jean, qui suivra.II.Baillargeon, Nicolas, fils du précédent, fut baptisé ft Québec le 22 février 1654 et se maria deux fols, 1° ft St-Pierre, I.O.le 15 novembre 1683 (contrat Vachon, 29 oct) avec Anne Crépeau, laquelle fut inhumée ft St-Laurent le 7 avril 1703; 2° ft St-Laurent le 8 août 1707 (contrat Genaple, 1er août) avec Jeanne Rouleau, qui, devenue veuve, épousa François Dumas ft St-Laurent le 6 avril 1717.Sur le plan Villeneuve (1689) Nicolas Balllargeon occupe la dernière terre de la paroisse (no 1) près de la rivière Maheu.Cette terre étant mal délimitée, Balllargeon étendit sa culture sur la terre de Gabriel Rouleau, son voisin, d'où deux ordonnances de l'Intendant, 18 Juin et 28 Juillet 1711 (Ord.Int.I, 121, 123).En 1709 (Plan Catalogne) notre colon possédait en plus, un lot ft proximité de l'église (cf D.Gosselin.A travers St-Laurent, I, 67).Nicolas Balllargeon mourut en 1717; les enfants mineurs furent confiés & la tutelle de Robert Crépeau, leur oncle, et le bien du bas de la paroisse affermé pour un an ft Charles Fortier et Joseph Dumas, de St-Jean (cf Ord.Int., I, 172: 17 mars 1718).La veuve Jeanne Rouleau, convola ft St-Laurent, le 6 avril 1717, avec François Dumas.Du 1er lit Marie-Angélique, b St-Laurent, I.O.(SL) 26 mars 1685; m SL 21 nov 1701 (c Chs Rageot 10 nov) ft Pierre Langlois; s St-Plerre, I.O.10 mai, 1717.Pierre, b SL 7 et s 18 déc 1687.Nicolas, b SL 11 août 1689; m Ste-Anne-de-la-Pérade (SAP) 12 juin 1730 (c Pollet 11 juin) ft Marguerite Roy; s SAP 6 juill 1760.Marie-Madeleine, b SL 3 avril 1692, teste & l'Hôtel-Dieu, 13 mai 1724 (gr Dubreuil), en faveur de son frère Paul; s .Paul, b SL 18 avril 1695; m SL 21 juin 1723 ft Marie-Madeleine Roy; s SAP 26 Janv 1750., Charles, b SL 29 mars 1698; s 3 semaines plus tard.Gabriel journalier ft Québec (Recens 1744 p.105), b SL 13 mai 1699; m Québec 29 oct 1738 & Jeanne Périllard; s Hôp.-Gén: Q 5 janv 1768.Geneviève, b SL 19 s 21 mars 1703.Du second lits Lotus, b SL 25 nov 1709; m SL 7 avril 1739 à Marie Dumas; s .inventaire (gr Crépln) 18 mars 1776.Suzanne, b.m SL 20 août 1725 ft Pierre Dumas; s Sorel 28 sept 1770, 60 ans.François, navigateur de Québec (Recens 1744 p.39), b SL 15 mai 1712; m Levis 28 sept 1744 (c J Pinguet 27 sept) ft Marte Couture; s. 458 ARCHIVES DE QUÉBEC II.Baillargeon.Jean, fils de Jean (I), fat baptisé A Québec le 21 septembre 1659 et épousa à St-Laurcnt.le 2 mars 1683 (c Vachon, 18 fév) Marie-Jeanne Godbout.Il fut inhumé a St-Laurent le 3 avril 1694.Sa veuve convola en secondes noces avec René Pelletier, a St-Laurent, le 23 Juillet 1703, ayant fait dresser un inventaire par Jacob père, cinq Jours auparavant.Enfants: Nicolas, b St-Laurcnt.I.O.(SL) 27 mal 1684; m SL 16 nov 1711 A Marguerite Leclerc; s SL 8 déc 1749.Jean, b SL 5 Juin 1686; m 1* SL 27 nov 1713 A Marie Denis; 2* SL 29 oct 1725 A Catherine Isabel; s SL 27 fév 1762; inventaire (gr Portier) 20 août 1765.Marie, b SL 28 sept 1688; m St-Pterre I.O.(SP) 31 Janv 1707 (c Jacob p.30 Janv) A Pierre Côté; s SP 22 mars 1743 Marie-Madeleine, b SL 5 Juill 1693; m SL Janv 1720 (c Pichet 17 Janv) A Augustin Coté; s SP 6 fév 1748.L BAILLARGEON, Mathurin.né entre 1621 (Recens.1667) et 1626 (Recens.1666) de Thomas Baillargeon et de Marie Minot, d'Embourie (Charente) en Angou-mols, était au Canada dès 1648.Le 7 août 1650, il passait son contrat de mariage, sous seing privé (déposé gr Duplessls) avec Marie Métayer, née de 1621 (Recens.1681) a 1625 (Recens.1667) fille d'Etienne Métayer et de Jeanne Robin, de Longèves (Vandée), en Poitou.Denis Métayer, frère de la future assiste au contrat Baillargeon se fixa d'assez bonne heure au Cap-de-la-Madeleine, où il reçut une concession du P.Buteux, S.J.le 1er Juin 1649 (gr Audouart), celle, sans doute, qui confinait a l'arrière-fief Ste-Marie, de Pierre Boucher (Inv.des concess.V, 184).Notre colon reçut plusieurs autres concessions: de M d'Aillebout, le 2 Juin 1650 (gr Audouart); de Pierre Boucher, 9 octobre 1661 (gr Herlln); du P.Fremln, S.J., au Cap, de 2 arpents par 40, le 1er mars 1666 (gr La touche); de Quentin Moral, A l'Arbre-â-la-Crolx, le 1er avril 1669 (Hist, de n.mPUh.L 119).Le recensement de 1667 donne a Mathurin Baillargeon, au Cap, 3 bestiaux et 9 arpents en valeur (Suite, Hist., IV, 70»), et en 1681 le double: 6 bêtes a cornes et 18 arpents en valeur (Ibid., V, 63\").Les fils Baillargeon furent d'incorrigibles coureurs de bois.Après la mort de Marie Métayer, veuve Baillargeon, ses terres furent mises A l'enchère; celle du Cap fut adjugée A Pierre Le Boulanger pour 98 livres et celle de l'arbre A Croix A Martin Dcmilliers pour 124 livres, 16 Juillet 1703 (Inv.Coll.n.322).Le couple avait eu 10 enfants: Anne, baptisée aux Trois-Rivlèrcs (TR) en 1651 (la date précise manque).« recens nata >, dit le texte, fut enlevée par les Iroquois A l'Age de 9 ans, puis délivrée par M de Courcelles.Tracy la mit aux Ursulines, le 28 mal 1666: elle aurait voulu y vivre comme converse, mais quitta après quelques mois de noviciat (Les Ursulines de Québec, L 250 et 329); elle était encore A Québec lorsqu'elle fut confirmée, en 1669; mariée 1» TR vers 1670 A Jean Poitou (ou Botton); 2* TR 29 avril 1709 (c.Pothier 29 avril) A Jacques Duguay; s TR 8 mars 1722; sans enfant Catherine, b vers 1653 (13 ans en 1666); m (c.Latouche 8 dec 1665) A Francois Bigot dit Lamothe; n'était plus en 1672.Jeanne, b TR 5 nov 1654; confirmée TR 1 mal 1664; m (c Cusson 16 Juin 1669) A Paul Hua; s. NOS ANCETRES AU XVII* SIECLE 459 Pierre, b TR H Janv 1657; vivait en 1666.Antoine, dit Durivage, b TR 11 nov 1658; voyageur aux Outaouais, 9 et 20 Juin 1685 (gr Bourglne), 15 sept 1687 (gr Maugue), 5 août 1688 (gr Adhémar); passa contrat de mariage \u2014 annulé \u2014 17 fév 1681 (gr Cusson) avec Marie-Madeleine Rochereau (qui épouse en 1689 Laurent Barette); m 1° a Marie Aco, fille probablement de Michel Acco, compagnon de Lasalle; 2\" vers 1700 â Domlttlde Chouplngoua; s.Signait: «Balllargeon» (1681).Jean, b v 1659 (7 ans en 1666); fait un accord avec Joseph Guyon-Després pour le voyagé aux Outaouais, 21 août 1692 (gr Maugue); s.racolas, qui suit Marie (-Anne), n v 1663 (3 ans en 1666); m v 1677 à Michel Chaudron; s .Ignace, dit Durivage, n v 1664 (2 ans en 1666); voyageur, 20 mal 1686 (Jug.et Dêl.III, 779).26 Juin 1688 (gr Maugue) et 6 août 1688 (gr Bourglne); s Hopltal-gén.de Québec 10 fév 1743.Madeleine, n v 1667 (Hansen 1681); s.'>;¦¦¦\u2022'¦ » '>>\u2022¦;'> ¦ v1' f \u2022\u2022\u2014.\u2014< ¦ U.Baillargeon, Nicolas dit Beaucage.fils du précédent naquit au Cap-de-la-Madeleine vers 1662 (Recens 1666) et épousa, vers 1696, Marie-Thérèse Harel.Le 20 Juillet 1685, U avait formé une société avec son frère Antoine pour le voyage aux Outaouais (gr Bourglne), et le 18 mai 1690 avait contracté obligation, à Lachine, envers François Cborel, pour marchandises de traite (gr Pothier).D'abord fixé a Champlain, Nicolas Balllargeon, semble avoir émigré à l'Ile Dupas, puis a Sorel.Son épouse y est inhumée le 30 novembre 1718, et lui-même le 9 Juin 1742.Bs avaient eu: Marie-Joseph, b Champlain (C) 6 mars 1697; m St-Ours, 21 Juill 1721 (c Senet) a Jean Rondeau, de Lanorale; a .inventaire (gr Monmerqué) 5 mars 1750.Nicolas, b C 4 mars 1699; m Sorel (S) 26 nov 1729 (c Delafosse 21 nov) à Angélique Nlquet; s S 2 avril 1745.Marie-Anne, b .m (c Senet 9 oct 1722) a Jean-Baptiste Brian d, dit Sans regret cordonnier, fils de Jean-Baptiste et Anne La Braude, du bourg de Nanteuil, diocèse d'Angoulème; s.Marie-Madeleine, b.m S 8 Janv 1725 (c Lepallieur, 23 Janv) à Charles Marette, cabaretler; a.Antoine, b .m S 15 sept 1732 (c Delafosse 15 sept) a Marie-Madeleine Nlquet; a.Marie, b Verchères (V) 18 juill 1707; s .Marie-Elisabeth, b Be-Dupas (ID) 10 mars 1709; m Lavaltrie 20 avril 1733 (c Delafosse 18 avril) à Jacques Regeas; s Lanorale, 3 août 1755.Jean-Baptiste, b ID 12 sept 1711; m S 19 nov 1740 (c Delafosse 29 oct) a Marguerite Dubois; s.Louis, b .s Trois-Rivières 6 mal 1758.45 ans.Marie-Thérèse, b S 24 fév 1714.Charles, b S 27 mal 1715; s Bale-du-Febvre 5 nov 1735.Pierre, b S 16 oct 1718; 460 ARCHIVES DE QUEBEC BALLDÉ12, Catherine, fille de Guillaume Baillé et d'Adrienne Cane, de St-Etiennc de Fecamp (Seinc-Inf.), archldiocése de Rouen, épousa à Québec le 24 novembre 1667 (contrat, Rageot, 22 nov) Pierre Bouvier, taillandier, de St-André de Rouen.Elle mourut a 35 ans, ayant eu 5 enfants, et fut inhumée a Québec le 31 octobre 1677.Pierre Bouvier convola en secondes noce» a Québec le 24 Janvier 1678 avec Catherine Meliot, veuve de Jean Routier.BAILLON (DB), Demoiselle Catherine (signe: Catherine Marie de bâillon (gr.Duquet.17 sept.1669).née en 1645 (recens.1681: Suite, Hlsfc.V, 78»), était, d'après son acte et son contrat de mariage, Bile de défunt Alphonse de Bâillon, éc., Sr de la Mascotterie, et de Damoiselle Louise de Marie (ascendance dans MSGCF, I, 37-43), de Montfort-l'Amaury (Selne-et-Oise).Elle arriva au Canada en 1669, probablement sur le navire le « St-Jean-Baptiste >, du capitaine Laurent Poulet qui assiste a son contrat de mariage.A ce contrat passé avec Jacques Ml ville dit Deschênes, le 19 octobre 1669 (gr.Duquet), paraissent également le gouverneur de Courcelle, Bouteroue, Pierre de Saurel, Louis Rouer de Villeray, Madame Bourdon, etc.Le mariage suivit a Québec, le 12 novembre suivant Le 25 octobre 1673, Louise de Marie, veuve de Bâillon, étant logée à Paris, en l'île Notre-Dame, dans la maison de Madame de Mirmont, faisait donation a sa fille Catherine de 600 livres, en plus des sommes notables qu'elle avait déjà reçues (MSGCF, L 40).Catherine de Bâillon suivit son mari à Ste-Anne-de-la Pocatière, puis à la Rlvière-Ouelle (Léon Roy, Les terres de la Grande-Anse.) et eut nombreuse descendance.BAILLY ta, François, dit LaBeur, signe « f Bailly ».Le 8 Juin 1659, par-devant Demontreau, notaire à La Rochelle, l'abbé de Queylus, agissant par Mr Le Royer de la Dauversière, engageait François Bailly, maître maçon et entrepreneur de bâtiments, demeurant à La Rochelle, Marie Fonteneau, sa femme, et Jérémle Fonteneau, son beau-père.Cet artisan était né en 1627 (rec 1666, 1667) ou 1630 (rcc.1681).Nombreux furent les marchés de maçonne qu'il entreprit dès son arrivée au pays, soit seul, soit en société avec les maçons Urbain Brassard et Michel Bouvier.Citons seulement la grange en pierre, de 60 pieds par 30, qu'il entreprit de construire pour l'Hôtcl-Dieu, à l'intérieur du fort de VlUemarie, le 26 février 1660 (gr.Basset).Le recensement de 1667 (Suite, Hist, IV, 76») donne à notre maçon «8 arpents en valeur», et celui de 1681 (Ibid.V, 68\") «2 bêtes à cornes et 2 arpents en valeur».A cette dernière date, il avait sans doute, fait cession, en partie, à ses deux gendres établis à ses cotés.Cette terre était la concession accordée par le Séminaire le 25 août 1662 (E.-Z.Masslcotte, dans BRH, 1927.319) à moins que ce ne soit celle acquise de Gilles Lauzon le 23 décembre 1662 (gr.Basset).D'autres concessions avalent suivi, l'une en ville, d'un quart d'arpent le 7 mal 1683, qu'acquerront les Soeurs de la Congrégation (Terrier, n.128); une autre de 60 arpents en superficie, le 23 décembre 1683 (gr.Cabazlé).C'est à l'un ou l'autre de ces biens fonds que réfè- \" Variantes: Ballet (Tanguay.I 23).Baillié (gr.Rageot 22-11-1667).is Etymologic Bailly, de « bail », tuteur, gouverneur.Loredan Larcher dit Administrateur, magistrat Intendant gouverneur; le plus souvent: attaché au bailli.Comme adjectif: brun mélangé de blanc, un peu bal, tacheté.En celtique: lieu planté d'arbres (Larcher, à Bailly).C'est un sobriquet Ironique comme Comte-Lecomte, Duc-Leduc, Roi-Leroy (Dauzat, Diet). NOS ANCÊTRES AU XVII* SIÈCLE 461 rent les contrats suivants: rétrocession par Gilles De Venues, 24 Juin 1663 (gr.Basset); bail à rente a Toussaint Lucas, 7 octobre 1668 (gr.Basset); bail à ferme à Urbain Bouvier, 10 février 1686 (gr.Basset); bail à ferme à Marie Archambault, veuve Tessier, 15 mal 1692 (gr.Maugue).En outre d'être un travailleur, Ballly prit sa part de la défense de Villemarie, ayant accepté de faire partie de la 6* escouade de la milice de la Ste-Famllle, 1663 (Paillon.III.17).n fut huissier du bailliage (1667), puis, le 2 juillet 1676, sergent-royal, geôlier et concierge de la prison, charges qu'il remplit Jusqu'à sa mort (BRH, 32 (1926) 81).A l'éloge de Ballly on doit dire qu'il était un conciliateur (cf.gr.Maugue.12 mars 1680 et 24 août 1682), un honnête homme, pour qui ses amis ne craignaient pas de cautionner (gr.Maugue, H août 1682, 21 mars 1683); un homme religieux qui lègue à l'église de Villemarie une rente de 11 livres et 2 sols (Faillon, IB, 24).Les époux Ballly furent Inhumés à Montréal, lui, le 25 Juillet 1690, elle, le 29 octobre 1692.Ils ont postérité par les femmes.Enfants: Marie, b Montréal (M) 9 sept 1661; m M 10 Janv 1678 (c.Maugue, 29 déc 1677) à Jean Petit; s M 30 juill 1720.Louise-Jeanne, b M 16 nov 1663; m M 29 nov 1676 (c.Basset, 22 nov) à Pierre Chesne dit Salntonge; s.Zacharie, b M 11 Janv 1667; a M.noyé.21 Juin 1674.BAJXLY, Madeleine, née en 1647 (recens.1681: Suite, Hist., V, 54») du mariage de Guillaume Ballly et de Barbe Sellier, de St-Jacques de la Boucherie, Paris, était orpheline de père et de mère lorsqu'elle arriva au Canada en 1671.Elle passa le 6 avril 1672, par devant Becquet, un contrat de mariage qui devait être annulé le 15 juin suivant, avec Jean Brière, matelot, fils d'Antoine Brière et de Madeleine (nom omis).Le 5 juillet elle épousait à Québec en premières noces (contrat, Duquet, 7 Juin) Guillaume Vanier dit Lafontalne, lequel fut inhumé à Montréal le 27 août 1687; et en secondes noces A Charlesbourg, le 27 septembre 1697, Joseph Fernando (signature) -» Tanguay (L 227) écrit Falardeau \u2014, soldat de la compagnie de Villiers.Dans l'intervalle de ses deux unions eUe eut, d'un père Inconnu, Marie-Jeanne, baptisée à Charlesbourg le 21 février 1692.Descendance du premier lit.I.BALAN14, Pierre, dit Lacombe (quelquefois Lacomble), né vers 1645 (Recens.1681) de Pierre Balan et Perrine Courier, de Catllan (?) en Périgord, épousa à Québec, le 9 juin 1672, Renée Biret, de La Rochelle.Ce colon qui aurait appartenu au Régiment de Carignan, Compagnie La Brisardlère (Roy et Malchelosse, p.109), se fixa à La Durantaye (St-Michel), où II obtint une concession de 3 arpents par 40, entre Pierre Bissonnet au N.-E.et David-Joseph Lacroix au S.-O.(cf.Plan Catalogne, 1709).B y possédait en 1681, deux bêtes à cornes et 2 arpents en valeur (Recens.Suite, Hist., V, 77*).B mourut, vers 1688, et sa terre passa à Jean-Baptiste Balan, son fils aîné.Renée Blret convola en secondes noces, vers 1690, avec Jean Brias dit La treille dit Jou ville, et en troisièmes noces, en 1709, avec François Lavergne.Elle fut inhumée à Beaumont le 14 mars 1715.Enfants: 14 Variantes: Bêland, Balant (Inv.coll., n.3792).Balu (recens.1681).Etymologies Ancien participe présent de < baler », danser, c.-à-d.« danseur » « baladin » (Dauzat, Diet.). 462 ARCHIVES DE QUEBEC Marie b Québec (Q) 8 fév 1673; m 1* v 1692 a Pierre Bissonnct; 2* St-Mlchel (SM) 7 fév 1701 (c Genaplc, 24 janv 1701) t Noël Gromelin dit Laforme, veuf Gulllemette Bouguenet; s SM 11 déc 1749.Jean (-Baptiste), qui suit Henriette, b SM 4 avril 1677; m 1* SM 16 nov 1693 (c.Chambalon, 15 sept 1692) a Charles Dusaut 2* v 1696 a Yves Becbet; s St-Thomas 22 juin 1715.Marguerite, b Q 22 fév 1678; m 1* Q 17 août 1695 (c.Roger.29 juill) à Mathieu Guay; 2* Q 30 déc 1722 (c.Dubreull, 10 janv 1723) à René Duchesneau; teste 16 déc 1749 (gr.).Pinguet); s Q 20 oct 1758.Michel b Levis (L) 13 déc 1679; m 1* à Marie-Madeleine Trumel; 2* Charles-bourg, 30 sept 1726 (c.I.Pinguet 22 sept) a M.-Charlotte Savard; s Q 25 mars 1736; inventaire 14 avril 1736 (gr.J.Pinguet).René, b Islet 1 avril 1681; m Lorette, 8 mal 1702 a Marie-Renée Boutin; a .Pierre b L 1 janv 1683; m 1* St-Françou, LO.(SFrs) 9 janv 1708 (c.Chambalon, 11 nov 1707) a Elisabeth Charrier; 2° SFrs 4 nov 1715 à Elisabeth Pépin; s Q 10 Janv 1749.Jeanne, b .m St-Thomas 27 avril 1706 a Jean Colombe; s .Etienne, b .m Q 7 oct 1710 (c.Dubreull, 5 oct) à Marie-(Madeleine) Brassard; s Montréal 25 nov 1746.II.Balan.Jean-Baptiste, dit Lacombe.fils du précédent fut baptisé a Québec le 20 Janvier 1675.Il fut marié deux fols, 1° a Beaumont le 16 novembre 1699 (c.Chambalon, 20 octobre) a Jeanne Malllou, Inhumée à St-Mlchel le 14 Juillet 1715; 2° à St-Mlchel le 17 février 1716 a Marie Vandet, veuve de Jacques Blssonnet L'inventaire de ce dernier fut fait par F.Rageot le 19 novembre 1736.Jean-Baptiste Balan hérita de la terre paternelle à la Durantaye.Le 20 Juillet 1729 (gr.Gaschet) 11 vendait un demi-arpent de front de cette terre a son fils aîné Jean-Baptiste (III).Celui-ci devint probablement possesseur de la terre entière, car, le 11 décembre 1730 (gr.Michon) I] vendait un arpent et demi de front de cette même propriété a sa belle-mère Marie Gounnelon.femme de Pierre Hélie.D'après Tanguay Jean-Baptiste Balan, père, aurait été inhumé a St-Mlchel le 19 décembre 1758.Enfants: Du premier lit: Jean-Baptiste, b St-Michel (SM) 5 nov 1702; m St-Vallier (SV) 17 oct 1729 a Marguerite Hélie; ».Joseph, b Beaumont (B) 28 sept 1705; s.Louis-Charles, b B 20 oct 1708; s SV 25 fév 1732.Marie-Jeanne, b B 1 mars 1712; m Charlesbourg 5 nov 1736 (c.Pinguet, 29 oct) a Charles Renaud; s.Pierre, n.m Beauport 22 Janv 1753 (c.Panet 17 Janv) a Marguerite Chrétien; s.Do second lit: Madeleine, n v 1716; s B 28 oct 1725.Charles, b B 11 Juin 1719; m St-Thomas 30 oct 1747 (c.Michon, 29 oct) a Elisabeth Chrétien; s. NOS ANCÊTRES AU XVII* SIÈCLE Joseph, b B 12 mal 1722: m SM 21 avril 1748 a Hélène Chamberlan; s.Marie-Anne, b SM 9 sept 1725: m SM 18 août 1749 (c.Michon, 7 août) a Joseph Goupy; s.Gabriel b SV 15 mal 1728; m SM 16 août 1752 (c.sspr.14 août: Ins.Prév.II, 796) a Françoise Goupy, veuve Joseph Gautron; s.BALARD.™ Louis, dit Latotsr, né vers 1649 (Recens 1681), fils de feu Pierre et de Sè bas tienne Pillin, de St-Lazare, au diocèse d'Autun (probablement St-Nazaire d'Autun), épousa a Québec le 14 avril 1676 (c.Duquet.23 mars) Marguerite Mlgne-ron, veuve de François Meunier.Balard s'établit a Dombour-Neuville (Polnte-aux-Trembles de Québec), où il possédait en 1681 une vache et 12 arpents en culture (Recens.Suite, Hist., V, 60*).En 1691, il habitait le Cap-St-Ignace.Le 13 Juillet 1715, les époux Balard «se donnaient» â leur fils Augustin.Os furent Inhumés, lui au Cap St-Ignace le 19 mars 1725; elle a St-Thomas le 17 mal 1735.Enfants: Marie, b Québec (Q) 23 fév 1678; m St-Thomas (ST) 16 nov 1700 à Germain Gaumont; s ST 21 déc 1759.(Marie-)Simonne, b Polnte-aux-Trembles de Québec (PTQ) 14 oct 1679; m Cap St-Ignace (CSI) 22 nov 1701 a Jean Métivier; s.Louis, b PTQ 14 et s 16 fév 1681.Marguerite, b PTQ 7 et s 9 fév 1682.Marguerite, b PTQ 14 fév 1683, s PTQ 4 déc 1687.Louis, b PTQ 16 sept 1684; destinée Inconnue.Jean-François, b PTQ 4 et s 5 Janv 1687.Pierre, b PTQ 27 oct et s 27 nov 1688.Augustin, b CSI 8 oct 1691; m v 1715 a Marie-Jeanne Sylvestre; s CSI 30 avril 1724.$ragS$J*' \"¦'¦v: -v:;-.V-;\"^:\" ¦¦¦.¦ / ¦, BALSAT10 (c mar.), André, dit Lafleur, né vers 1635 (Rec 1681), appartenait vraisemblablement au régiment de Carignan arrivé en 1665.Toutefois comme 11 Compagnies de ce régiment comptaient un Lafleur, il est difficile de préciser a laquelle 11 se rattachait Le 2 décembre 1669, André Barsa épousait à Montréal Françoise Pllois.Son contrat de mariage (gr Basset 24 novembre) porte: André Balsat, dit Lafleur, habitant de la seigneurie de Longueuil, fils de défunts Etienne Balsat et de Léonarde de Changée natif du village d'Oriat (Auriat Creuse) en Limousin.Dès 1677, Balsat avait quitté Longueuil pour Verchères, car 11 ne se trouve pas au nombre des censitaires de Charles Lemoyne a cette époque (Cf Jodoin, Hist, de Longueuil, pp 60-62).Le recensement de 1681 mentionne a Verchères, entre Pierre M Variantes Ballard (gr.Duquet 3-3-1676).Etymologic Forme péjorative de Baland, ou composé germanique Bal - hard (bal (racine obscure), et waldan, gouverner).(Dauzat, Diet.).10 Variantes: Balsac (Rec 1681), Balzac (gr Basset 14 avril 1692), Barsa (Tang I.28; II, 131), Berza (II.265), Ber géra, Breza (II, 461), Bressard, Gajau (1765), Joyal (V, 27).Etymologic: Barsac (Sud-Ouest), nom de la localité d'origine (Gironde, etc.).(Dauzat Diet).Ou nom de saint Bars ou Barbe, évêque de Valson.Nous avons Barsa, qui a pu devenir Berza et Breza. 464 ARCHIVES DE QUEBEC Geoff rion et François Chagnon: « André Balsac, tonnelier, 46 ans », qui possède 2 bêtes à cornes et 5 arpents en valeur (Suite, Hist,.V, 73°).Le titre de concession de ce colon en fut toutefois remis par Mr de Verchères que le 25 Juin 1698 (gr A.Adhémar).Le 27 novembre 1701.Madeleine, Marguerite et Catherine, filles de feu André Bersat, faisaient abandon à leur mère, Françoise Pillois, des biens délaissés par leur père (gr A.Adhémar).Enfants: André, b Montréal (M) 20 déc 1670; vivait en 1681.Marie, b Boucherville (B) 4 mai 1672; vivait en 1681.Marie-Madeleine, b B 29 avril 1675; m 1* B 27 avril 1690 ft Vincent Poupeau; 2° M 27 Juin 1696 a Jean Bizeux; s M 19 Juin 1703.Marguerite, b B 21 Juill 1677; m 1° à St-Germaln, mort aux Iroquois (Cf gr A.Adhémar, 27 nov 1701); 2° (c.Ralmbault, 5 mars 1702) à Giroud Odivert, fils de Mevil (?) et de Françoise., de Barp (Gironde), diocèse de Bordeaux; s.Catherine, n v.1679 (2 ans en 1681); m 1° M 29 nov 1698 à Geoffroy Vlncelet; 2* M 21 nov 1706 & Pierre Guedon (Guindon) ; s.Ignace, b Repentigny 1 mal 1683; m St-Françols-du-Lac 30 mars 1718 a Angélique St-Laurent; s St-Michel d'Yamaska 5 nov 1758.\" J.'- y ¦'.>¦ ' -:-V \\ ¦ '-y.: - \":' ¦'' ' ' ' ¦ 'y.- ''' ''' ' ' ':'*' V\u2014V?*' BAMONT,17 Marie-Anne, fille de François Bamon et de Marie Lumon, native de St-Martin, ville de Courtray, en Flandres, passa son contrat de mariage à Sorel, le 23 octobre 1673 (gr.Adhémar), avec Vincent Mauriceau, habitant de Dautray, fus de Pierre et Marie Gullbonne, natif de la paroisse de St-Gcron (St-Girons, Gironde), archevêché de Bordeaux.Le 24 septembre 1696, elle louait, d'Adrien Bétourné une habitation de 4 arpents de front à Repentigny (gr.Maugue).D'après le recensement de 1681 (Suite, Hist-.V, 65\"), Marie-Arme Bamont serait née en 1655: on Ignore quand elle mourut BANHIAC,18 François, dit Lamontagne, était sabotier, et naquit vers 1641.B appartenait vraisemblablement au régiment de Carignan, compagnie La Fouille (Roy et Malchelosse, 91).laquelle débarqua à Québec les 18 et 19 juin 1665.En effet plusieurs soldats de cette compagnie, y compris Banhiac, s'établirent ft la Rlvière-du-Loup (Louiscville) seigneurie de leur enseigne, M.de Manereuil.Banhiac paraît d'abord ft la Cote de Beaupré, où il est parrain de Jacques Le sot (8 sept 1668).Le 30 juillet 1669, il recevait de Robert Drouln une concession de 2 arpents, 314 perches de front sur une lieue de profondeur.Joignant d'un coté Robert Drouln, et de l'autre côté les héritiers de feu Anne Cloutier.Etant dans la résolution de quitter Beaupré pour le Cap de la Madeleine, il fit don de son lot resté inculte, ft son filleul Jacques Lesot, le 14 octobre 1671 (gr Duquet).Le 17 février 1674 intervient un accord entre notre homme et un Joachim Germano, tous deux habitants de la « Variante: Beaumont (Tanguay, I, 446).18 Rarement un nom a donné naissance ft d'aussi nombreuses variantes: Balllac, Baillard, Baillelac, Bainla, Bainlast, Bangaille, Banlia, Banliac, Banliard, Banla-que, Banyac, Baullard, Bausliard, Bayac, Bayard, Bcauliot, Bérillos.Etymologic: Peut-être de .< Bayart » civière, bard.Le nom s'est modifié en nasalisant la syllabe « Ba »; par compensation le r s'est changé en 1, ou s'est perdu.Tous ces noms ont même origine: l'ancien français «Baer» c beer », être ouvert (Dauzat ft Bard, bayer) < Bayard », brun rouge; curieux, attentif (Larcher, au mot Bayard). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 465 Rivière-du-Loup (gr A.Adhémar).Banhiac se maria deux fois.Au contrat de son 1er mariage avec Marie-Madeleine Doyon \u2014 l'acte religieux a disparu \u2014 il se dit « fils de défunts Jean Bainlac et Françoise Petit, de Chantrezac (Charente) au diocèse d'Angoulême (gr Vachon, 27 février 1677).Ainsi qu'en témoigne l'inventaire dressé par Adhémar, le 30 juillet 1682, l'épouse de François Banhiac mourut de ses couches, le 27 ou le 28 août 1678, 6 ou 7 jours après la naissance de son fils, François, qui dut être mis en nourrice.A titre d'héritier par sa défunte femme, de feu Jean Doyon.Banhiac eut à transiger avec Jacques Le sot (marié A Marthe Gagnon, veuve Doyon) le 26 février 1680 (gr Auber).B convola en secondes noces, à l'automne de 1680, avec Marie-Angélique Pelletier, fille de François Pelletier-Antaya et de Marguerite Mauriceau, auxquels il donne quittance, le 14 juin 1684 (gr Adhémar).Bien qu'installé depuis plus de dix ans A la Rivière-du-Loup, notre colon reçoit deux concessions du nouveau seigneur, Jean Le Chasseur, les 10 et 13 juin 1684 (gr Adhémar).Peut-être se déplaça-t-il ?Le recensement de 1681 nous le montre, en effet, entre Jean Jacquet et Jacques Delabarre, où il possède 10 bêtes à cornes et 10 arpents en valeur; tandis que le Plan de Catalogne (1709) situe sa terre sur le côté droit de la Rivière-du-Loup entre Lamlrande et Gulnard (Suite, Mel, X, 35).A cette date, François Banhiac n'était plus, car Marie-Angélique Pelletier, sa veuve, épousa Antoine De Gerlais, aux Trots-Rivières le 25 mal 1709.Elle fut inhumée à la Rivière-du-Loup le 18 mars 1741.Enfants: Du premier Uts François, b Trois-Rlvières (TR) 21 août 1678 (texte dans Suite, Mél\u201e X, 27); m TR 12 janv 1711 (c Veron 28 déc 1710) A Marie Faye-SansquarUer; d Masklnongé 16 avril 1717.Du second lib Marguerite, n 17 avril A la Rivière-du-Loup (RL: Loulsevllle) et b Sorel (S) 12 juill 1681; m 1* Champlain 10 nov 1698 (c Normandin 24 oct) A François Dupuis dit Jolicoeur; 2* RL 10 fév 1727 (c Delafosse 10 fév) A Jacques Chrétien; s TR 18 janv 1756.Maric(-Angéliquc) (aussi: M.-Madelelne), b S 28 fév 1683; m (c Pothier 1 fév 1702) A Pierre Gulnard (Ginat, Gulgnard); d RL 29 juill 1746.Marie-Geneviève, n 18 janv et b S 27 nov 1685; m TR 7 janv 1709 (c Veron 8 janv) A Mathieu Millet; d Yamachlche 19 et s 20 août 1747.Antoinette, b .s S 21 déc.1687.Etlcnnettc, b St-Françols-du-Lac 6 oct 1688; m Be-Dupas 1 déc 1705 A Pierre La tour-La forge; d Berth ier 2 janv 1771.Marie-Jeanne, n RL 9 et b TR 10 juill 1692 (Suite.Mel., X, 33): m 1° TR 2 Juin 1711 (c Normandin 12 sept 1717) à Jean Gaussln-St-Germain; 2° RL 29 mal 1730 (c Delafosse 29 mal) A Mathurin Berthelot-Lagiroflée, veuf de Jeanne Vanasse; 3* A Louis Bolssel; s St-Michel-d'Yamaska 27 fév 1750.Marie-Anne, n.m RL 13 juin 1717 A Pierre Gerbault-Bellegarde; s.Marie-Angélique, b Champlain 15 nov 1698; a.Charles, b TR 9 déc 1700; m RL 30 oct 1729 (c Delafosse 29 oct) A Madeleine Lemaître-Lalongé; s'engage pour le voyage de Michilimakinac, 10 juin 1735 (gr Lepallieur); s. 466 ARCHIVES DE QUEBEC Agathe, b TR 3 mal 1705; m RL 30 sept 1726 (c Petit 16 sept) â Charles Branchaud; s RL 6 avril 1778.BANLIER.19 Mathurin dit La Perle, naquit vers 1641 au diocèse de Poitiers (Reg.des confirm.).B appartenait très probablement au régiment de Carignan, compagnie de M.de St-Ours (Roy et Malch.105), dans la seigneurie duquel 11 s'établit.On signale des ventes de terres ft St-Ours, de Mathurin Bailler ft Lucas Pouppaut dit Lafortune (c.s.s.pr.13 Juin 1672) et de Luc Poupart ft Mathurin Bauslnier, 6 février 1673 (Coulllard.Hist de St-Ours.I.68).Le 6 novembre 1673.ce dernier recevait une nouvelle concession de M de St-Ours (gr Adhémar).C'était sans doute, la terre située entre celles de Lucas Poupart et de Jean Rajosse, où Banller possède en 1681 (Recens.Suite.Hist.V, 73°) 9 arpents en valeur.Notre colon se maria deux fois: d'abord vers 1678, a Françoise Vernln (Vemon, Memln), puis, vers 1690, à Denise Anthoine, veuve de Laurent Buy dit Lavergne.U fut inhumé à St-Ours le 22 Janvier 1720 « 8gé d'environ 95 ans » dit l'acte (Coulllard, lx., I 79).Ses affaires n'allaient plus, car son fils et son gendre, Jean-Baptiste Banller et Pierre Bousquet, renoncent a sa succession le 17 octobre 1721 (gr Lepallieur).Le 23 août 1734, Michelle Cusson, veuve du notaire Adhémar, créancière de la succession de feu Mathurin Banller, est autorisée à vendre la terre de ce dernier (Jug.et Délib.Cons.Sup., m.28 et 53).Enfants du premier lit: Marie, n v 1679 a St-Ours; m Varennes (V) 16 Janv 1702 ft Pierre Bousquet; d 24 et s V 25 oct 1759.Jean-Baptiste, n 29 et b Contrecoeur (C) 30 mars 1682; m V 17 août 1710 (c devant M.de St-Claude, curé de Varennes, 12 août; gr Lepallieur) ft Marie Le Neveu de Lemont; s.Marie-Anne, b C 16 nov 1684; m C 26 fév 1709 ft Jean Martin dit St-Martln; s.Du second lit: André, n v 1691 ft St-Ours; m Laprairie 7 Janv 1721 (c Barette 6 Janv) à M.-Jeanne Deneau; s.François, n.m V 8 nov 1731 (c s.s.pr.4 nov; gr A.Loiseau) ft Marguerite Ledoux; s.BANNES Gillette, née entre 1626 (reg.confirm.) et 1636 (recens.1666: RAPQ 1935-1936, 137) était fille de Marin Banne et d'Isabau Bour.du bourg d'Argences près Caen (Calvados).Elle épousa, en premières noces, probablement aux Trois-Rivières en 1649, Marin Chauvin dit Lafortune.Ils n'eurent qu'une ftlle Marie, baptisée «, ~ \" y\"*»™** Banlié (gr.Ralmbault, 25-6-1718).Baulsnier (Coulllard, Hlst de StS*1,,1' 68)'^B?nnier- Baille'' (Tang.V.111), Bonellsse (Recens.1681 et Tang.I, 65), Ballac et Bable (Tang., V.538).Lanthler (Tang.I.347).Etymologic.Bonnier, du bas-latin « bonarlum » mesure de terre.« Bannier » est un nom Normand, habitant d un ban ou territoire, du bas-latin « bannum », ban.Le n s'est changé en 1: Banller, Ballier.Banllard, etc.(Moisy, Noms, p.8).Bannier désignait le héraut qui proclamait les bans (Dauzat Diet).\u201e 20 Variantes.Bonne (recens.1666), Baune (Jog.Cons.Souv., I, 685).Ban ( ianguay, I.123).On rencontre dans les registres paroissiaux de St-Patrice d'Argences, en 1615, le chef de famille Marin Benne le Jeune. NOS ANCETRES AU XVII» SIÈCLE 467 aux Trols-Rivières le 8 septembre 1650.Chauvin n'était plus le 7 Juin 1651 alors crue M.d'Aillebout concéda ft Gillette Baune H d'arpent dans le bourg de Trois-Rivièrcs, entre Sébastien Dodler au S.-O.et la palissade au N.-E.a condition de s'y bâtir et renclore de bons pieux, concession ratifiée par M.de Lauzon le 18 juin 1652 (Terrier, 299-300).Gillette Banne convola en secondes noces (contrat, Ameau, 27 juill.1653) avec Jacques Bertault (ou Bretault), des Essais en Poitou.EUe reçut la confirmation aux Trois-Rivières le 22 mai 1664 (reg.conf.).Les époux Bertault furent exécutés en la grande place de Québec, le 9 juin 1672, pour avoir empoisonné leur gendre, Julien Latouche (Inv.Coll.no 98 et Jug.Cons.Souv.I, 685-688).L BARABÉ,21 Nicolas, né vers 1647, était serviteur d'Etienne Seigneuret au Cap-de-la-Madeleine, lors des recensements de 1666 et 1667 (Suite, Hist.IV, 62\" et 70*>).Fils de défunts Robert Barabbé et Marie Varou (ou Varon), de Qulncampolx (Seine-Inf.) en Normandie, U épouse en 1668 (contrat, Ameau, 21 octobre 1668) Michelle Oulnville, de St-Paul de Paris, fille de défunts Pierre OuinvUle et Tholnette Bonnard.Nicolas Barabé, avec quelques amis, visita les caves du notaire Ameau.Une sentence du lieutenant général des Trols-Rlvlères s'ensuivit le 6 février 1673.L'affaire rebondit au Conseil Souverain (Jug.et Del.I, 718, 725 sa., 752-753 et Jos.-Edm.Roy, Hist, do notariat, I, 61).Une vente a Jacques Duguay, du 21 février 1674 (gr Ameau, dans Inv.Coll., n.2178) est la dernière mention que nous ayons de Nicolas Barabé.Sa veuve, Michelle Ouln ville, consentait un bail d'animaux à Jeanne Cayer, femme de Jacques Pépin, le 23 août 1676 (gr Ameau).Michelle OuinvUle convola en secondes noces, en 1677, avec Michel Lemay, de Batlscan.La famille émlgra, par la suite, a Lotblnière.Enfants: Noël, qui suit Jean, qui suivra.Marie-Jeanne, n 30 déc 1672 b TR 1 janv 1673; m v 1700 à Jean Pérusse; s.Marie-Antoinette, b TR 15 oct 1674; m v 1690 à Louis Auger.Madeleine, b TR 5 mai 1676; morte au berceau.II.Barabé, Noël, fila du précédent, né vers 1669, épousa à une date inconnue Michelle Tousignan, avec qui U avait passé un contrat de mariage (gr Rageot) le 6 novembre 1687, alors qu'elle n'avait que huit ans.B s'établit a Lotbinlère, où 11 était marguillier en 1721 (Rapport Collet, dans RAPQ, 1922, p.326).Signalons quelques donations: A son fils Charles, 18 octobre 1733 (gr Choret), à son fils Joseph, 10 décembre 1737 (gr Choret); au même et à son gendre, Pierre Lambert 20 novembre 1738 (grBarolet).Enfants: Charles, n .reçoit donation de ses père et mère, 18 oct 1733 (gr Choret); m (c.Choret 22 oct 1733) à Marie-Françoise Hubert; s .Marguerite, n .M Ste-Crolx (SC) 10 mai 1720 (c.LaneuviUe, 27 janv 1723) à Valentin Guillaume; s.21 Variantes! Barabez, Barabbé (gr.Ameau, 21-11-1668).Etymologlei Ce nom est probablement celui d'un acteur fier de son rôle de Barabbas dans un drame de la Passion, au moyen Age.Du chaldéen «Bar», fils et «abba» (syriaque), père, Bis du père.De même que Barnabbas a donné Barnabe, de même Barabbas donne Barabbé.Le nom s'est camouflé en Bérubé pour pallier un sens peu aimé.Barabbas n'a jamais été un nom de baptême.\u2014 Surnom péjoratif, du nom de Barabbas, criminel gracié A la place de Jésus: symbolisant la méchanceté (Dauzat Diet). 468 ARCHIVES DE QUÉBEC Jean-Baptiste, n .m Varennes (V) 6 avril 1728 à Angélique Viau; ¦ .Nicolas, n .s'engage a Nicolas d'Aillebout des Musseaux, pour le voyage a Missilimakinac, 6 juin 1727 (gr Ralmbault); m Lotbinière (L) 31 Janv 1729 (c.Trotain, 31 Janv) a Marie-Anne Maillot; s St-Jean-Deschalllons (SJD), 5 Juin 1771.(Marie-) Louise, b Ste-Anne-de-la-Pérade 25 Juill 1712; m L 23 Juin 1731 à Charles Goguet; s Longue-Pointe, 4 août 1750.Angélique, b .m V 15 Juin 1733 (c.Loiseau.M Juin) A Paul Jette; s .Joseph, n v 1715; s'engage le 16 mai 1738 à Antoine Pothier pour le voyage aux Illinois (gr Adhémar); m (c.Choret, 13 fév 1743) a Marie-Louise Richer, fille de Michel et de Marie-Louise Pilote; s SJD 12 nov 1755.Thérèse, b SC 17 sept 1717; m v 1736 à Pierre Lambert dit Champagne; s .Louis, b SC 1 avril 1720; s.Michel, b SC 15 avril 1722; s .François, n v 1724; s à 4 ans L 10 sept 1728.II.Barabé, Jean, fils de Nicolas (I), fut baptisé aux Trois-Rivlères le 18 mai 1671 et épousa, vers 1692, Thérèse Bouvier.D vécut à Lotbinière (cf Rapport Collet, 1721 dans RAPQ 1922, p.326), où II fut inhumé le 28 décembre 1729, un mois après son épouse, 28 novembre 1729.L'inventaire de leurs biens fut fait par Choret le 21 mars 1730.Enfants: Marie-Thérèse, n Lotbinière (L) 1693; soeur St-Louls, professe aux Ursulines des Trois-Rivlères, 1724; s.Marie-Josephte, n L 1698; sœur Ste-Anne, professe aux Ursulines des Trois-Rivlères, 1754; morte en 1756.Michel n v 1705; d Varennes (V) 27 mal 1775.Catherine, n v 1707; m (c.Jacq.Pinguet 2 nov 1726) A (Jean-) Baptiste François dit Lepage; habitait (1731) côte de la Trinité, seigneurie de Martigny; d V 5 fév 1791.Marie-Louise, n v 1708; s Lotbinière 29 oct 1729, 21 ans.Angélique, n.m V 7 mai 1731 (c.Loiseau, 6 mai) à Jacques Brunei; ».Jean-Baptiste, n .m Yamachlche, 26 Juill 1756 (c.Rigaud.31 Juill), A Marguerite (-Thérèse) Lamy; s .BARBARY \"-, Pierre, dit Grandmalson et Petit Grandmalson (gr.Portier, 13 fév.1689), soldat de M.de Contrecœur, fils de Pierre et de Marguerite Beloy, de Thiviers (Dordogne) au diocèse de Périgneux.épousa A Montréal le 24 février 1668, Marie Lebrun.Son contrat de mariage, du 2 février précédent pote qu'il habitait alors < la Pécaudlère >, \u2014 le nom de M de Contrecoeur était « Pécody ».\u2014 d'où l'on peut conclure que Barbary était bien le Grandmalson de la Compagnie Contrecœur (Roy et Malchelosse, p.88) arrivée à Québec le 17 août 1665.La concession de Barbary a Contrecœur, de 2 arpents de front, était située entre Pierre Baron et M Variante Barbarin (Basset 2-2-1668).Etymologic Dérivé masculin de «Barbara», Barbe, nom dune sainte que l'on Invoquait pour être préservé de la foudre.Barbary (Sud-ouest) Barbarin (Midi), proprement «originaire de Barbarie, barbare », plutôt sobriquet que nom d'origine (Dauzat, Diet.) V NOS ANCÊTRES AU XVII» SIECLE 469 Jacques Paviot dit La Pensée.Le 20 juillet 1670 (gr.Basset) notre homme vendit â Nicolas Forget (cf.Menu Soc.Genial.IV, 148) cette concession sur laquelle était construite une « cabane de pieux en terre >.Le 22 novembre 1671 (gr.Basset) il achetait de Joseph Denis dit le Vallon, cordonnier, de Lachine, une autre concession sise sur le bord du Sault-St-Louis, de 2 arpents et 2 perches de large sur 20 de profondeur, tenant d'un coté à Jean Roy dit le Roy de Marans, et d'autre côté au dit acheteur, au coût de 220 livres tournois.Notre ex-soldat s'était donc fixé à Lachine avant cette date.C'est sur cette terre, dont le fils héritera (plan de Montréal, 1702), que le recensement de 1681 trouve Pierre Barbary: il a 30 ans, sa femme 27; il possède 5 bêtes à cornes et 14 arpents en valeur (Suite, Hist., V, 70°).Ce colon reçut concession d'une autre terre à Lachine, par-devant Pottier, de 3 arpents de large sur 20 de profondeur, qu'il vendit, conjointement avec «une cabane de pieux en coulisse», à Jean Neveu, le 12 novembre 1688 (gr.Pottier).Elle voisinait d'un côté, Nicolas Lemoyne, d'autre cOté, Zacharle Lis dit Lapralrle.Au nombre des victimes du massacre de Lachine, le 5 août 1689, le sulplcien Belmont mentionne (BHR, 1950, p.228): «Jean Barbane, (Barbary) sa femme, 9 enfants».Une ordonnance du 14 juin 1707 (Ord.Int.I, 37) porte que les époux Barbary furent < amenés en captivité par les Iroquois et qu'ils sont morts entre leurs mains ».Un acte de Pottier précise (23 janvier 1698) qu'ils furent « pris et brûlés par les Iroquois.» Trois de leurs enfants disparurent sans laisser de traces: Marie-Françoise, 7 ans, Marguerite, 2 mois; et l'aînée, Madeleine, veuve de Jean Tlllard et remariée à André Danls dit Larpenty (cf.Tang., I, 118, 157).Comme l'abbé Belmont ne mentionne pas ce jeune couple, il a dû l'inclure dans la famille Barbary.Une ordonnance de l'Intendant, du 14 juin 1707 (Ord.Int.I, 37) règle la succession de Pierre Barbary et de Marie Lebrun, sa femme, au profit de leurs 2 enfants survivants: Pierre et Marie-Madeleine, femme de Pierre Jamme dit Carrière.Enfants: (Marie-)Madeleine, née vers 1669 (12 ans en 1681); m 1° Lachine (L) 17 janv 1684 (c Cabazier, 4 janv) à Jean Tlllard; 2° L 21 juin 1688 à André Danls; celui-ci tué, elle disparue, lors du massacre de Lachine.Pierre, b Montréal (M) 25 mal 1672; n'était plus en 1681.Marie (-Madeleine), b 1 sept 1673; m L 21 fév 1689 (c.Pottier, 24 oct 1688) & Pierre Jamme; s'engage à l'Hôtel-Dieu, avec Guillaume Lalonde, orphelin de 7 ans, le 11 novembre 1691 (gr.Adhémar) ; s .Marguerite, b M 11 avril 1675; n'était plus en 1681.Pierre, b L 25 avril 1677; achète un banc dans l'église de Lachine, 11 avril 1701 (gr.Pottier); m L 18 oct 1701 (c.Raimbault 16 oct), a Françoise Paré; s .Philippe, b L 7 déc 1679; n'était plus en 1681.Marie-Françoise, b L 17 mars 1682; d 1689.Anne, b L 20 août 1684; s L 1 mai 1689.brûlée.Jean, b L 12 nov 1686; s L 1 mal 1689, brûlé.Marguerite, b L 31 mai 1689; d 1689.BARBARY38, Marie, née en 1639 (recens.1681: Suite.Hist, V.70°), Bile d'Alexandre et de Marie Lenoble, native de St-Remy de Dieppe (Seine-Inf.), épousa a» Variantes: Baban (gr.Adhémar.14-11-1669), Barbara (gr.Pottier, 19-1-1688).Raban, du recensement 1681 est une erreur de lecture. 470 ARCHIVES DE QUEBEC en premières noces à Sorel (contrat, Adhémar, 14 nov.1669) lean De Lalonde, dit Lespérance, natif de Notre-Dame du Havre, fils de feu Philippe et de Jeanne Duval.Jean De Lalonde fut tué par les Iroquois a Montréal le 30 septembre 1687 et sa veuve convola en secondes noces a Lacbine, le 26 Janvier 1688 (contrat, Pottter, 19 Janv.).avec Pierre Tabault dit Le Petit Lévelllé, veuf de Françoise Roy, des Saints Anges de Lachinc.Un inventaire des biens de Jean De Lalonde avait été dressé par Portier le 19 Janvier 1688.Marie Barbary n'eut d'enfants que de sa première union.BARBE **.Joseph, anglais natif de Londres, qui avait plus de 25 ans en 1699, s'appelait, de son vrai nom, Abel Beard, et était fus de Louis Beard et de Louise Murphy (« Duymafet » au contrat de mariage).Il fut naturalisé en mal 1710 (BRH, 30 (1924) 227).Le 28 avril 1699 (contrat d'Adhémar, du 21 avril), Joseph Barbe épousait a la Longue-Pointe (acte à la Polnte-auz-Trembles) Marguerite Desjardins-Charbonnier.Un mois avant son mariage, le 28 mars 1699 (gr.Adhémar), Il avait acheté une ferme de Marguerite Cardillon, veuve de Claude Desjardins, sa future belle-mère; mais il la lui rendit le 23 septembre 1700 (gr.Cusson).En 1702, Abel Bear recevait une gratification de 60 livres de l'Intendant Beauharnols (Coleman.New England captives, L 123).Lors de son mariage.Barbe résidait au fort de la Longue-Pointe, mais il se fixa a la Pointe-aux-Trembles.On Ignore où il mourut Sa femme fut inhumée a la Longue-Pointe, le 26 Janvier 1728.Enfants: Marie-Marguerite, n et b Polnte-aux-Trembles (PT) 7, et d PT 22 mars 1700.Marie-Jeanne allas Geneviève, n 9 et b PT 10 mars 1701; m Rlvière-des-Prairies (RP) 30 oct 1725 (c.Senet 30 oct) a Jean-Baptiste Maguct; d 15 et s RP 16 août 1766.Louis dit Abel, b Montréal (M) 15 fév 1703; m RP 24 avril 1724 (c.Senet) a Marie-Madeleine Paîtras; s .Marie-Marguerite, b PT 15 août 1705; s PT 10 sept 1707.Marie-Madeleine, b PT 2 sept 1707; m RP 1 déc 1736 (c.Coron.16 déc) a Antoine Slcard; d Contrecœur 21 Janv 1776.Marie-Anne, n 24 et b PT 25 Janv 1710; m 1* M 30 Janv 1730 a Paul Chevau-dier-Lépme; 2* LP 28 avril 1760 a Joseph Senet; s .Pierre, b M 18 mars 1712; s RP 10 avril 1719.Marguerite, n et b RP 18 avril 1717; m RP 3 fév 1749 à Joseph Laporte-St-Georges; s L'Assomption 10 fév 1752.L BARBEAU», André, dit Laforest, naquit entre 1637 (Recens.1681) et 1641 (sép.) du mariage d'André Barbeau et de Marie-Clémence Sagot, de Fontenay-lc-Comte (Vendée).Le 25 Juin 1662, il consent une obligation à Guillaume Founder ** Var4 «Bear».« Board > (BRH 30 (1924) 227).Barbe, par traduction de « Beard ».Les descendants s'appelleront « Barbe » et « Abel ».Etymologiet Barbe: barbu, dit Larcher, au mot Barbe.Vient du grec « barbares », étranger (Wythycombe, p 22.et Hecquet-Boucrand.p.29).\" Var.t Barbau, Barbault, Barbot, Barbost.Etymologic Barbot, diminutif du nom Barbe, prénom féminin, voir: Barbe.Le barbeau est un poisson connu, mais Barbau, Barbot, peuvent être une allusion a la barbe.(Larcher).\u2014 Surnom évoquant un travail où l'on barbote; « barbaude, » en ancien français, désignait d'une part la mégisserie, de l'autre la bière (Dauzat à Barbaud). NOS ANCÊTRES AU XVII* SIÈCLE 471 (gr Audouart) et le 10 décembre 1663 s'engage pour un an A Antoine Berson de Chatlllon (gr Auber).Il épousa 1\" ft Québec, le 12 août 1669 (contrat par Becquet, le 4 août), Marie Jaudon, du bourg d'Ara en l'Ile de Ré, veuve en dernières noces de François Pavagault, laquelle n'était plus en 1681; et 2° ft Charlesbourg, le 15 Juillet 1686 (contrat, Vachon, 30 juin) Marie Gagné, veuve d'Elie Jean dit Godon.Ce colon s'était établi au village St-Joseph de Charlesbourg, où il possédait, en 1681, 15 arpents en valeur (Recens., Suite, Hist.V, 82°).Il fut inhumé dans cette paroisse le 29 septembre 1699.Enfants: Siméon, qui suit.Catherine-Gertrude, b Québec 12 janv 1673; n'était plus en 1681.Marie-Madeleine, b Q 28 fév 1675; n'était plus en 1681.II.Bardeau, Siméon.dit Laforest, fils du précédent, fut baptisé ft Québec le 3 juillet 1670.B épousa (contrat, Chambalon, 11 octobre 1693) Anne Badeau, ft Charlesbourg, où il vécut et fut Inhumé le 20 janvier 1703.Sa veuve présenta requête pour élection d'un tuteur ft ses enfants, le 5 avril 1704 (Inv.Coll., no 3421), fit dresser l'Inventaire des biens de la communauté le 6 (gr Barbel) et convola en secondes noces avec Nicolas Thibault, ft Charlesbourg le 14 du même mois.Enfants: André, b Charlesbourg (C) 15 juin 1696; s C 17 janv 1703.Anne, b C 17 août 1697; s C 9 janv 1703.Jean-Slméon.b C 22 oct et s C 30 nov 1698.Marguerite, b C 15 déc 1701; s C 4 fév 1703.Marie-Joseph, n et b C 19 août 1703; m 1° C 12 août 1726 (c.Dubreuil, 10 août) ft Paul Thomas; 2° C 4 juill 1746 (c.Geneste, 3 Juill) ft Louis Penln-Lafontaine; 3* C 1 mal 1752 (c.Geneste, 23 avril) ft Jacques Adam; s .BARBEAU.François, sabotier, né en 1650 (Sép) ou 1651 (Recens 1681) était fila de Jacques Barbeau et de Jeanne Cornuel, de Ste-Radegonde de Poitiers (Vienne).B épousa ft Québec le 24 août 1671 (contrat, Becquet, 15 août) Marguerite Hédouln.Sa terre, ft l'ouest de la rivière St-Charles (V.le plan de Catalogne, 1709), est rattachée ft la cote St-Antolne, paroisse de Charlesbourg (Cf gr Lepallieur, 20 avril 1721).En 1681 (Suite, Hist., V, 83e) notre colon possède, ft la Petite Auvergne, 1 vache et 6 arpents en valeur.B fut inhumé ft Charlesbourg le 16 juin 1711, et, le 23 octobre 1713, Duprac dressa l'inventaire de ses biens.Enfants: Aime, b 8 et s Québec (Q j 28 mars 1673.Marguerite, b Q 4 sept 1674; m 1° (c.Rageot, 1 oct 1690) ft Pierre Gendron (Gendreau) 2° Montréal (M) 8 juin 1706 (c.Lepallieur, 7 juin) ft Michel Jubin-vllle; s.Jacques, b Lorette (L) 4 nov 1676; m Charlesbourg (C) 27 fév 1702 (c.Duprac, 25 fév) ft Marie-Anne Buisson; s C 12 Juin 1747; Inventaire 23 juin 1747 (gr Geneste).Jean-François, b L 3 mars 1679; n'était plus en 1681.Simon, b L 10 déc 1681; s.Jean, n .m C 16 nov 1705 (c.Duprac, 15 nov) ft Marie-Catherine Vivien sC 8 Juul 1711. 472 ARCHIVES DE QUEBEC François, b L 16 mal 1684; m C 10 nov 1710 (c.Duprac, 9 nov) A Marie-Louise Dumont; 2* C 22 oct 1718 (c Duprac 21 oct) A Marie-Madeleine Vaaler; \u2022 .inventaire 25 nov 1741 (gr Duprac).Marie, n .m 1* C 21 nov 1712 (c.Duprac 20 nov) A Jean Bernard; 2* C 7 août 1719 (c.Duprac 6 août) A Jacques Lavoie; s Baie-St-Paul 12 dec 1767.Jean-Baptiste, n v 1689; m (c.Duprac 29 oct 1719) A Marie-Françoise Medleu-Bourbon; s Q 4 avril 1724, 35 ans.Pierre, n .m C 29 avril 1715 (c.Rivet, 23 avril) A Marie-Anne Lauze; s Québec 17 oct 1743.Simon, b L 15 avril 1692; m C 14 oct 1715 (c Duprac 6 oct) A Catherine Auvray; s.Claude, n.s L 21 juill 1695, 2 ans.Marie-Catherine, b L 11 sept 1694; m 1* Montréal, 24 mal 1716 (c Adhémar, 24 mal) a Pierre Richer, de la Flotte, De de Ré; 2* Sault-au-RécoUet, 3 nov 1751, a Louis Rose; s.Catherine, n .m M 22 mal 1719 (c Lepallieur 21 mal*8) à Marin Fortin»; s M 2 août 1730.Marie-Romaine, n v 1699; m M 21 avril 1721 (c.Lepallieur, 20 avril) à Bona-venture Laplante Bis de Thomas et de Marie Latessonnière, de Champagne St-Hllalre, diocèse de Poitiers; s.BARBEAU.Jean, dit Boisdoré, né vers 1666 de Pierre Barbeau, bourgeois de Pons (Charente-Inférieure), et de Madeleine Babin.domiciliés A St-Vivien de Pons, était soldat de la compagnie de St-Cirq lorsqu'il épousa A Boucherville, le 18 novembre 1686 (contrat par-devant Moreau le 15 nov.1698) Marie De Noyon.Le 12 avril 1687 il recevait de Pierre Boucher une concession de 75 arpents de terre en la seigneurie de Boucherville (gr Moreau).Lorsqu'il mourut, Jean Barbeau était « garde des bateaux de Sa Majesté» A Montréal (Cf gr Lepallieur, 2 juin 1719).D y fut inhumé le 1er avril 1714 et Marie De Noyon convola en secondes noces A Montréal, le 29 novembre 1717, avec Daniel Testu Sr de Beauregard, chirurgien, fus de feu Jacques Testu de Beauregard, chirurgien major des troupes du roi A Nantes, en Bretagne, et de Marie Hardy, de la paroisse St-Saturnin de Nantes (c.Lepallieur, 27 novembre), après avoir fait dresser l'inventaire des biens de la communauté (gr Lepallieur, 21 juillet 1717).En 1723, cette famille se retrouve à Québec.Enfants: Geneviève, b Boucherville (B) 21 juill 1689; m 1* B 7 juin 1710 a Jean-Baptiste Séguin; 2° Montréal (M) 18 avril 1730 (c.Adhémar, 16 avril) à Charles Roland; 3° M3 fév 1744 a Jean Besnard; s.Jean-Baptiste, b B 9 sept 1691; s .Pierre, n.m Q 22 nov 1723 (c.Dubreull, 22 nov) A Marie-Madeleine Rivière (ou Desrivières) ; s Q 19 mal 1725.Gabriel b B 10 fév 1694; m M 10 juin 1719 (c.Lepallieur, 2 juin) A Madeleine Lory; s .»\u2022 A ce contrat assistent Pierre Richer La Flotte et Marie-Catherine Barbot, beau-frère et soeur de la future.\" Cf article Charles Fortin dans Tanguay, Diet.IV, 69. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 473 Marie, b B 20 sept 1695; m Québec 18 oct 1723 (c.Dubreull, 1 oct) à Pierre (-François) Chalou, Me boulanger; s Québec (Q) 17 oct 1743.Madeleine, b B 23 mal 1697; m M 18 janv 1717 (c.Lepallieur.12 (ou 16) janv) a Jacques Daniel; s.François, b B 4 nov 1698: m Is Levis 7 sept 1728 à Thérèse Ravion, se font donation mutuelle le 25 mal 1731 (gr Pichet); 2° Québec 26 août 1738 à Marie-Joseph Cadoret; s.Joseph, b B 20 mars 1700; contrat d'apprentissage avec François Laforgue, Me tailleur d'habits, 21 fév 1717 (gr Lepallieur); s.Jean-Baptiste, b B 26 mars et s B 15 oct 1701.Marguerite, n.m Q 21 nov 1723 (c.Dubreull, 20 nov) à Jean-François Gervais; s.Charlotte, n v 1708; m Q 4 nov 1725 à Pierre Lamotte; s Q 27 août 1744; s.Thérèse, n.m Q 19 fév 1727 (c.Dubreull, 18 fév) a Louis Pillet; d 24 et s Q 25 nov 1747.Jean, b M 24 juill 1713;,.BARBEAU.Joseph dit Poitevin, naquit vers 1663 du mariage d'Etienne Barbeau et de Marie Martinelle (Martineau) domiciliés au Poiré sur la Roche (aujourd'hui Polré-sur-Vle, Vendée), du diocèse de Poitiers.II épousa à Lachenaye, le 12 juin 1690, Elisabeth Charbonneau, veuve d'André Cyr.D vécut a St-FrançpIs-de-Sales, Ile Jésus, où il mourut le 27 février 1741, inhumé le 28.Elisabeth Charbonneau, décédée subitement, y avait été inhumée le 18 février 1738.Enfants: Julienne, n et b Lachenaye (L) 1 avril 1691; s St-Françols-de-Sales (SFS) 20 fév.1710.Jean-Baptiste, b Repentigny (R) 9 juin 1693; m SFS 10 janv 1717 à Marie-Madeleine Huneau; s.Michel, b L 27 janv 1696; m (c.Coron, 11 janv 1723) a Suzanne Chartrand; d SFS 4 nov 1728; inventaire 23 juin 1734 et 17 avril 1739 (gr Coron); partage des biens 9 mai 1746 (gr Coron).Marie-Madeleine, n 12 et b L 13 août 1698; m Is SFS 30 oct 1719 (c.Senet) a Charles Chartrand; 2\" SFS 29 fév 1740 à Ignace Lemay; s.Marie-Thérèse, b R 14 mars 1701; m SFS 7 janv 1721 (c.Coron 5 janv) à Louis Paquet; s.Joseph, n et b SFS 27 avril 1703; d SFS 4 juin 1703.Marie-Elisabeth, b SFS 28 août et s SFS 2 sept 1705.Joseph-François, b et s SFS 1 nov 1707.';\\;\":v-»ï,.;:¦¦ ¦ y':¦ ::_>-.V ¦¦¦ (gr Basset 4 déc 1687); mort au combat contre les Anglais ft Laprairie; s M 11 août 1691. NOS ANCÊTRES AU XVII« SIÈCLE 477 Charles(-Henri).maître-charpentier, b M 8 nov 1660; nommé Charles-Balthazar, à sa confirmation M 11 mai 1668; m 1° M 13 juin 1684 (c.Cabazié, 12 juin) à Marie Pigeon; 2\" (c.Normandin, 5 sept 1688) à Marguerite Cusson; tué par les Iroquois avec M.Lemoyne de Bienville; s M 8 juin 1691.Marie, b M 1 mai 1663; Soeur de l'Assomption, de la Congrégation Notre-Dame, reçue le U août 1679 (gr Maugue), 2ème Supérieure de l'Institut; d et s 19 mai 1739.31 BARBIER, Jeanne 32 (elle signe), fille de Guillaume Barbier et de Liesse Wilbert, de St-Nicolas, au diocèse de Chalons (gr.Duquet, 30 août 1670) ou fille de Guillaume et de Liesse Hubert, native de la ville d'Artel (?Ardres), en Picardie (contrat sspr 3 nov.1670), passa d'abord, le 30 août 1670 (gr.Duquet) un contrat de mariage, \u2014 annulé bientôt, \u2014 ' avec Bernard Chapelain, de Lubersac (Corrèze) au diocèse de Limoges.Ayant été envoyée au fort St-Louls, de Chambly, elle y épousa (contrat sspr 3 nov 1670) en premières noces Julien Plu mer eau, maître boulanger, âgé de 30 ans, natif de Château en Anjou.Celui-ci étant décédé à la fin de 1681, Jeanne Barbier convola en secondes noces à Contrecoeur le 7 janvier 1681 avec François Blaln ou Habita.Née en 1649 (contrat sspr) ou en 1651 (recens.1681: Suite, Hist., V, 74*), eUe n'était plus le 10 novembre 1689 (reg.Chambly).Elle laissait des enfants de ses deux unions.BARBOT, Suzanne, native de Mouchamps (Vendée), fille de Jean Barbot et d'Anne Gaboin, épousa à Québec- le 2 novembre 1649 (contrat, Audouart, 1 nov.) Jean Noël, natif de Tonnay-Boutonne (Charente-Inf.).Elle fut inhumée au cimetière St-Joseph de Québec (P.-G.Roy, Cimetières.p.74) le 15 novembre 1657, et Jean Noël convola en secondes noces à Québec le 26 mai 1658 avec Jeanne Yvon, veuve de Florent Blsson.BARDET, Louis, boucher à Québec, fils de Pierre Bardet et de Françoise Sabou-ron, de St-Sévérta (Charente) au diocèse d'Angoulème, se maria deux fois à Québec.B épousa 1° le 3 novembre 1700 Geneviève de Trépagny, veuve de Guillaume Guillot, laquelle fut inhumée a Québec le 11 Janvier 1711.Par acte de la Prévôté du 13 Janvier 1711, Louis Bardet fut élu tuteur de son fils Jean, et Guillaume Fabas, subrogé tuteur (Cf Jug.Cons.Souv.VI, 911).L'inventaire des biens de la communauté fut dressé par Barbel, 14 février 1711, et par Chambalon, 8 mars 1712.Bardet convola en secondes noces, le 27 août 1711, avec Madeleine Mezeray, veuve de Jean-Baptiste Toupta (contrat par Barbel 17 août), laquelle fut inhumée à Québec le 19 octobre 1714.Son inventaire fut dressé le 6 juin 1715 (gr Dubreuil).Romain Dolbec, boucher, avait été chargé de la tutelle des enfants Bardet par acte du 29 janvier 1715.B fut autorisé à se faire décharger par jugement du Conseil Souverain, du 18 mars suivant (Jug.et Del., VI, 932).Le commerce de Bardet auquel participait sa première femme, amena souvent notre boucher devant le Conseil Souverain (Cf.Jug.et Del., passim).Enfants: Du premier lit: Marie-Catherine, b Québec (Q) 7 nov 1701; s Q 15 janv 1703.81 Cf « Notice sur la soeur Marie Barbier » dans (Falllon) Mémoires particuliers.B, 100-144.sa Sur Jeanne Barbier, voir MSGCF, I, 194 ss. ARCHIVES DE QUEBEC .bQ3nov 1703:i Jean.bQ 16 nov 1704:».Dn second fib Lotus, mUjiiiir b Q 13 juin 1712: m Q 15 sept 1744 (c Pinguet 15 sept) A Madeleine Latoun habitait A Québec rue de l'Escalier, en 1744 (Rec dans RAPQ 1940.p.119); d 7 et s Verchères 8 mars 1761.Marie-Loose, b Q 17 fév 1714: S ¦ ¦.BARDET».Pierre, dit Lapierre.soldat de la Compagnie de la Grois.Jardinier de M de CsJBères.gouverneur (gr Ratmhatirt, 26-10-1699).puis maître-boulanger, naquit à Péilgueux (Dordogoe) vers 1669 (Sép.) de Jean Barde t.laboureur, et de Marguerite Michel.Il épousa * MontréaL le 5 septembre 1700 (contrat Adhémar.même Jour), Françoise Achin.veuve de Pkrre Girardeau.Dés 1699.le 26 octobre (gr Raimbault).ce colon avait reçu une cunrrssinn A Montréal En 1709.un acte (gr Adhémar.10 mars) nous apprend qu'il habitait A la cote Ste-Catherine.D'après raves de 1731 (RAPQ 1942.p 152) Il possédait du coté droit de la commune de la cote St-Laurent, entre Jean Lucas-Labrèche et les héritiers Boyer.3 arpents de terre de front sur la profanriViir des concessions, avec grange et 15 arpents de terre labourable.Le Jour de l'an 1701.Jean de Rapidion passe un contrat de mariage (gr Raimbault) en la maison de Pierre Bardet sise me St-Jacques.Ce dernier possédait du coté de cette rue, entre Dominique Janson et Jean Pkssis dit Belair un emplarrmrnt de 35 pieds de front par 34 de profondeur, garni dune maison en bois A un étage, de 35 pieds de front par 16 de profondeur, le surplus en cour (Aveu cité, p 43.V aussi Terrier, n.161).Bardet était encore propriétaire dun antre emplacement situé du coté sud de la rue Notre-Dame, entre les rues St-Alexis et St-Plerre, de 30 pieds de front par 50 de profondeur, n l'avait acquis d'Antoine Vermet concessionnaire par acte du 30 décembre 1714 (Terrier, n.105*).Un fait divers intéresse la boulangère Bardet (Cf gr Lepallieur, 27 mars 1714).Pierre Bardet-Lapierre fut inhume A Montréal le 9 décembre 1729.Un inventaire fut dressé le 30 octobre suivant A la requête de la veuve, avec partage des biens (gr Adhémar).Enfants: Françoise\", n 1693 (21 ans a son mariage); m Montréal (M) 29 avril 1714 a François Sérat dit Coquillard, \"\"T/mh et tailleur de pierre; s.François(-Marie).maçon et tailleur de pierre, b M 19 juin 1701: m Boucherville 13 juill 1722 à Marie-Rose Ménard; s'engage a Charles Testier, le 9 mai 1727 pour le voyage aux pays d'en haut (gr Adhémar); s .Pierre, b M 9 mars 1704; m 1* M 12 mai 1727 A Marie-Louise Pcrineau; 2\" M 2 juin 1760 A Marie-Louise Romain; s.Hélène, b M 14 avril 1706; m M 2 mal 1726 (c.Adhémar 28 avril) A Joseph Massy l'ainé; s M 13 déc 1755.as Variâtes.Bardet Bardé.Etymologie.Bardet parait être un diminutif de «Bard>, forme populaire pour Bernard (v.Larcher, au nom « Barda).Le bard est une civière, un brancard pour transporter les fardeaux: on dit aussi Bayart.Le celtique < bard » a le sens de chanteur, de poète; le bardet est un diminutif qui dit tout autant que «barde».Le vieux français «barder» veut dire couvrir un cheval de la barde, et aussi, par imitation, couvrir de lard un morceau de viande: viande lardée ou bardée (Diet de Trévoux, barder).\u2014 Bardet: « bête de somme » en ancien français: surnom du possesseur du cheval ou emploi figuré ironique (Dauzat).** EUe est présente, a titre de soeur, au contrat de mariage d'Hélène Bardet NOS ANCETRES AU XVII* SIÈCLE Jeanne, b M 7 sept 1708; s M 12 dec 1716.Marie-Elisabeth, b M 13 sept 1710; s M 6 juin 1723.Marie-Joseph, b M 3 sept 1713; m M 7 nov 1729 (c.Ralmbault, 6 nov) a Joseph Massy; s.Madeleine-Charlotte, b M 19 nov 1716; s M 15 sept 1717.BARDOU, Marie (-Louise), fille de César Bardou et de feu Elisabeth Leclerc de SiVjacques-de-Ia-Boucberie, Paris, passa contrat de mariage (gr.Becquet) le 22 septembre 1669 avec Nicolas Prunier (Tanguay: « Preunler >).Ce contrat fut annulé et Nicolas Prunier épousa A Québec, le 3 octobre suivant, Antoinette Legrand.Quant à Marie Bardou elle passa quatre Jours après le premier un nouveau contrat de mariage (gr.Becquet, 26 sept 1669) avec Mathurin Drouet dit Grandmalson, de Tuzie (Charente) près d'Angoulême, lequel demeurait au fort St-Louia (Chambly).Ce contrat fut passé en la maison de Madame Bourdon, en présence de Madame d'Aillebout, Jean-François Bourdon Dombourg, Pierre Nolan, Pierre Bertrand, Jacqueline Labbé, etc.La future apportait 200' de dot et 501 de gratification de Sa Majesté.Le mariage fut célébré le 30 septembre A Québec.Marie Bardou mourut prématurément de ses couches et fut inhumée A Sorel le 3 Janvier 1688.L BARETTEw, Jean, fils de Guillaume et de Thlphalgne (ou Thiphayne) Carrey, fut baptisé A Beuzeville (Eure) le 2 novembre 1630 ma.Il était au Canada dès 1659 car il fut confirmé au Chateau-Richer, le 2 février 1660 (Reg.conf).Le 24 novembre 1661.il épousa en cette paroisse (contrat Auber, 23 novembre) Jeanne Bltouset dont le mari Louis Guimont venait d'être mis A mort par les Iroquois.Barette s'établit A Ste-Anne-de-Beaupré, où il possédait 3 bestiaux et 10 arpents.en culture en 1667 (Rec, Suite, Hist, IV, 75°); 8 bêtes A cornes et 12 arpents en valeur en 1681 (Rec., Suite, Hist., V, 78°).Cette terre qui, sur le Plan de Catalogne (1709) est bornée au Nord-Est par celle de Pierre Bel an et au Sud-Ouest par celle de Joseph Guimont a pour voisins, en 1681, Jean Caron et Joseph Guimont Le recensement de 1667 mentionne, en plus, une habitation A Jean Barette de 2 arpents en valeur (1.dt).Le 6 février 1702 (gr Jacob p) les époux Barette « se donnèrent » A leurs fils, Pierre et Francois.Jean Barette fut inhumé A Ste-Anne le 22 décembre 1708.Une ordonnance de l'intendant du 4 février 1709, régla sa succession.Elle décidait que les biens laissés par le défunt seraient partagés par moitié, dont l'une appartiendrait aux enfants Barette, et l'autre aux enfants de Jeanne Mitouzet (Bltouset), tant du coté de Louis Guimont son premier mari, que du coté du dit Barette.Enfants: Pierre, qui suit André, n vers 1664 (17 ans en 1681); s .Jean, b Chateau-Richer (CR) 23 sept 1666: s CR 28 oct 1689.Jeanne, b CR 18 sept 1668; m 1* Ste-Anne (SA) 21 Janv 1688 (c.Jacob p 19 ~~\u2014\u2014 85 Var.i Baret Barret, Barrette.Actuellement au Canada, cette dernière orthographe prévaut A Beuzeville, on écrivait « Barette ».Etymologic, Du vieux verbe «bereter», échanger, faire un commerce (v.Du Cange, A «baratare»).En Normandie, barette est une ancienne mesure pour le blé, les pommes, les haricots, etc surnom du possesseur (Jaugeur), du fabricant ou du mesureur (Dauzat).\u2014 Barette, nom normand de la baratte, instrument A faire le beurre (Moisy, Noms, p.10).*\u2022» Les recensements font naître notre Jean Barette entre 1636 et 1639.Serait-il autre que Jean baptisé en 1630 7 480 ARCHIVES DE QUEBEC janv) à Martin Poulin; 2* SA 13 avril 1711 (c.La Cetlère, 10 avril) a Etienne Drouin; teste le 9 mars 1737 (gr Jacob f); s CR 16 nov 1745.Anne, b SA 20 oct et s 8 nov 1670.Marie(-Madelelne).b SA 18 avril 1672; m 1° SA 24 juill 1690 (c Jacob p.17 Juill) a Guillaume Morel; 2* (conventions 9 août 1729.déposé Barbel, 28 fév 1730) a Jean-Baptiste Deblots-Grégolre, veuf de Madeleine Labbé; s St-François, I.O.28 avril 1738.François, b SA 20 avril 1676; m CR 15 nov 1701 (c.Jacob p.10 nov) à Geneviève Cloutier; s SA 17 avril 1717; Inventaire 28 Juin 1720 (gr Barbel).'\"\"':-;'\"'\"' ' '-'¦^^mSswS/:' ' ¦ ' II.Babette, Pierre, fils du précédent baptisé au Chateau-Richer le 21 septembre 1662, se maria trois fols: 1* au Chateau-Richer le 21 novembre 1689 (c.Jacob p.20 novembre) a Madeleine Bélanger, dont l'inventaire fut dressé par Jacob, père, le 6 février 1706; 2* en février 1706 (c Jacob p.6 fév) a Dorothée Vandal, inhumée à S te-Anne le 22 septembre 1728; inventaire par Jacob fils, du 4 février 1729; 3* a L'Ange-Gardien, le 21 février 1729 (c.Jacob f 14 fév) a Ursule Lalsdon.Pierre Barette mourut à S te-Anne où il habitait âgé de 71 ans, et fut inhumé le 2 Juillet 1734.Un premier Inventaire de ses biens fut fait par Jacob, fils, le 5 juillet 1734, et un second par Huot le 27 août 1736.Le lendemain, 27 août Ursule Lalsdon convolait en secondes noces, à L'Ange-Gardien, avec Charles Gaudin.Enfants: Du premier lit: Jean, b Ste-Anne (SA) 2 juill 1691: s.François, b SA 24 août 1692; m SA 20 juin 1724 (c Dubreull, 14 juin) à Dorothée Lessard; ».Pierre, b SA 26 oct 1694; s.Marie, b .m SA 16 mal 1718 (c.Verreau, 11 mal) a Jean Mercier, établis a Kaskakia; s .Joseph, b.m SA 26 juin 1730 (c.Jacob f.25 Juin) a Marie Lessard; s.Marguerite, b SA 17 janv 1701; m SA 7 Janv 1721 à Jean Le sage; s Repentlgny 18 avril 1723.Xaintc, b SA 3 fév 1703; s SA 5 sept 1727.Pierre, b SA 11 août 1704; s Kaskakia 10 août 1725.Du deuxième lit: Marie-Dorothée, b SA 11 Janv et s 1 fév 1707.Jeaa(-Baptlste), b SA 16 oct 1708; m St-Joachlm 18 avril 1735 (c.Huot, 16 avril) a Marie Berthelot; s.Angélique(-Gcnevicvc), b SA 2 fév 1711; m 1* SA 6 oct 1734 (c Jacob f 4 oct) à Ignace Emond; 2* St-Françols, I.O.(SF) 19 fév 1759 à Simon Turcot; s SF 27 fév 1773; inventaire.16 Juill (gr Crépln).Noël, b SA 25 et s 29 déc 1712.Claude, b SA 14 juin et s 22 oct 1714.Louis, b SA 4 avril 1716; s.André, b SA 27 nov 1718; s SA 17 mars 1733. NOS ANCETRES AU XVII» SIÈCLE 481 Prlsque.b SA 1 août 1723; m Varennes 9 fév 1750 à Marie-Joseph Senécal; s v 1751.Dorothée, b SA 10 août 1727; m 1\" St-François, I.O.10 oct 1746 (c.Dubreull, 25 août) A Alexis Domplerre; 2' Terrebonne, 27 avril 1772 à François Terrien; s .'.Du troisième lit: j, Pierre-Ignace, b 4 et s SA 30 août 1730.Marie-Madelelne-Françoise, b SA 22 juill 1732; s .L BARETTE, Guillaume, frère de Jean (I), fut baptisé a Beuzeville (Eure) le 3 avril 1633.Arrivé au Canada avec, ou peu après son frère Jean, Guillaume alla tenter fortune aux Trols-Rivières.Le 18 février 1662, Yves Resouin lui réclame des gages au tribunal de la Prévôté (Archives de Québec) ; l'année suivante, le 21 février, c'est lui-même qui réclame 3 livres de Jean Cusson pour avoir « fait couvrir sa vache » (Ib.).Le 19 novembre 1663 (contrat, Ameau, 10 novembre), Guillaume Barette épousait aux Trols-Rlvières, Louise Charier.Notre colon obtint du P.Fremln, S.J., le 16 Juin 1666 (gr Latouche), une concession à Batiscan de 2 arpents sur 40, bornée au Sud-Ouest par celle de Claude Caron et au Nord-Est par celle d'Antoine Trotter.S'y fixa-t-il ?En 1681, c'est au Cap-de-la-Madeleine qu'on le rencontre, entre Noël Charpentier et Jacques Macé, où il déclara 5 bêtes à cornes et 13 arpents en valeur (Rec., Suite, Hist, V, 63b).C'est, sans doute, cette terre que vendirent les époux Barette à leur fils Guillaume, le 30 octobre 1700 (gr PottJer).Enfants: Jeanne, n et b Trols-Rivières (TR) 7 oct 1664; d avant 1666.Laurent qui suit Catherine, n v 1667 (14 ans en 1681); m Cap-de-la-Madelelne (CM) 26 Juin 1679 a Adrien Saillot, né vers 1648 (Rec.1667), huissier au Cap, 1671 (Cf Jug.Cons.Souv.I.654, 723)).Enfants: Pierre, n 1682; Nicolas, n 1684; Antoine, n 1688.Cette famille dut quitter le pays vers cette époque.Jacques, n v 1668 (13 ans en 1681); s .Marie(-Annc), n v 1670 (11 ans en 1681); m (c.Cusson, 15 Janv 1690) a Francois Rochereau; s.Jean, n 3 et b CM 4 Janv 1674; s TR 17 mars 1708.Adrien dit Descormiers, n 25 et b CM 26 Janv 1676; m Champlain 17 avril 1703 (c.Normandin, 15 avril) a Marguerite Bigot; s TR 20 mai 1726.Guillaume, (François au baptême) Sr Courvillc, n 27 et b CM 31 mal 1678; m Laprairie 20 Juin 1706 (c.Adhémar, p.17 Juin) a Jeanne Gagné; reçoit une commission de notaire et huissier pour la seigneurie de Laprairie, 21 oct 1708 (Ord.Inc., L 66), pour la côte sud de l'Ue de Montréal, 31 oct.1709 (Ib.88), pratique de 1709 a 1744; s.Marie, n v 1680 (1 an en 1681); s.Joseph, n v 1683; s CM 29 janv 1755.II.Barette, Laurent, fils du précédent, naquit vers 1665 (6 mois au recensement de 1666, éd.Roy, p.142).De 1683 a 1689 il voyage dans l'Ouest Par contrat du 12 mal 1683 il s'engage au chevalier de Beaugis pour les Outaouals a 200 livres par an et 10 castors; le 12 avril 1685, autre engagement a 300 livres par an; enfin, le 15 482 ARCHIVES DE QUEBEC février 1686 (Doc Judic, Montréal) il promet d'accompagner Tonti au Mlsslsslpl et de ramener le castor A Montréal (Jug.Cons.Souv., III.373.374).Ayant cédé ses droits commerciaux à Charles Juchereau.Sr de Beaumarchais (1.dt).il ae stabilise et épouse Marie-Madeleine Rochereau, au Cap-de-la-Madeleine, le 22 novembre 1689 (contrat Cusson, 21 nov.).Ce colon avait de l'instruction: il signe «Laurent Barrette > à la donation que Ht Edmond de Suive de la moitié de sa seigneurie de Ste-Anne à Edmond Chorel, le 16 Juin 1695 (gr Cusson).Barette résida au Cap-de-la-Madelelne.B n'était plus lorsque fut inhumée sa veuve au Cap le 11 avril 1736.Enfants: Joseph, n 13 et b Cap-dc-la-Madeleine (CM) 14 oct 1690: m Chsmplahj U fév 1727 (c.Normandin.19 fév 1725) A Marie-Madeleine Desrosiers; s .Laurent n et b CM 10 août 1693; s.Jean-Baptiste, n 20 et b CM 23 mars 1695; m CM 6 janv 1728 (c Petit 5 Janv) A M.-Angélique Prove richer; s.Alexis, n et b CM 4 juin 1697; s.Marie-Madeleine, n 9 et b CM 11 oct 1699; s .Marie-Joseph, n 7 et b CM 8 juin 1705; m CM 23 fév 1745 (c Coron, 23 fév) A Michel Flliatreau-S t-Louis; s.L BARIBEAU30, François, maître sabotier (gr Demcromont, 6-11-1687), né vers 1636, arriva au Canada vers 1670, avec sa femme Perrine Moreau et son fils Louis, flgé de 10 ans.On Ignore leur lieu d'origine.Après un court séjour A Québec il reçut des Jésuites une concession A Batiscan, où il possédait en 1681 (Rec Suite, Hist, V.62*) 4 bêtes A cornes et 12 arpents en valeur.B y avait comme voisins: François Frigon et Jean Larieu dit Lafantaisie.B décéda A Batiscan, «après avoir vécu dit son acte de sépulture, du 22 octobre 1721, en véritable chrétien et donné des marques de sainteté >.Enfants: Louis, qui suit Jean, qui suivra.Gobriellc.b Québec (Q) 5 fév 1673; m 1* Batiscan (B) 24 déc 1687 (c Demcromont, 26 nov) A Guillaume Le Bellet; 2* B 3 juin 1697 A Paul Bertrand; s B 2 mars 1725.Catherine, b v 1675 (6 ans en 1681); m B 9 sept 1698 (c.Trotaln.29 août) A Jean Germain; s .François, b v 1678 (3 ans en 1681); m Ste-Annc-de-la-Pérade 26 fév 1721 (c.Normandin.19 fév) A M-Joseph Bertrand-St-Arnaud; s B 13 nov 1724.Pierre, b Champlain 1 juin 1681; m B 4 août 1708 (c Trotaln.4 août) A Madeleine Dessureaux; s .II.Barbeau.Louis, né vers 1660 (il a 27 ans lors de son mariage), fils aîné du précédent émlgra au Canada avec ses parents.D épousa 1* A Batiscan, le 10 février 1687 (contrat Roy, 21 janvier) Madeleine FeulUon; 2* après 1709 Marie- i -J* Var.i Baribaud.Baribaut Baribault Etymologic Variante de Barbel, développé en Baribel, sous 1 Influence de bel et beau; de barbau, masque.(Ducange au mot « Barbator >), NOS ANCÊTRES AU XVII* SIÈCLE 483 Jeanne Main ville (Mande ville).D'abord établi A BaHscnn.Louis Baribeau se transporta vers 1700 A S te-Arme-de-la-Pérade, où 11 occupa une partie de la concession accordée en 1669 A son beau-pire, Michel Feulllon (Douville, Les premiers seigneurs.p.36).En 1703 et 1704, ce fermier compta parmi les nombreux engagés qu'on dirigea sur le Détroit (RAPQ 1930 pp.208, 209).Aussi A l'exemple de leur père, les fils Baribeau furent-ils de grands voyageurs.Le 17 mai 1733 (gr Pollct), les époux Baribeau firent donation A leur fils Pierre; puis, celui-ci étant mort, A leur benjamin, Jean-Baptiste, 29 novembre 1746 (gr Collet).Deux ans après, le père et la mère disparaissaient A 3 jours de distance: inhumés A Ste-Anne, elle, le 8 octobre, et lui, le 11 octobre 1748.Enfanta: François, b Batiscan (B) 13 déc 1688; s B 10 janv 1689.François, b B 3 déc 1689; s'engage pour Michillmakinac, 9 mal 1716 (gr Adhémar); pour les pays d'en haut, 17 août 1720 (gr David); s Ste-Anne-de-la-Pérade (SAP) 7 Juin 1725.Marie-Jeanne, b B 28 sept 1691; m SAP 13 fév 1714 (c.Trotaln, 28 janv) A Jean-Baptiste Dessureaux; s St-Françols, I.J.15 nov 1776.Marie-Joséphine, b B 23 juill 1693; a.Michel, b SAP 25 avril 1695; voyageur aux pays d'en haut le 15 mai 1720 et le 10 sept 1721 (gr David); m SAP 14 fév 1730 (c, Pinguet, 14 fév) A Barbe Gariepy; Louis, b B 12 juill 1697; s SAP 29 janv 1709.René, b SAP 13 janv 1700; s'engage le 4 mal 1725 pour les pays d'en haut (gr Adhémar); s SAP 2 janv 1732.Pierre, b SAP 1 sept 1702; voyageur à Michillmakinac, 11 mai 1723 (gr David) et 17 mal 1727 (gr Lepallieur); s SAP 25 nov 1746.Marie-Madeleine, b SAP 13 mars 1705; m SAP 2 mai 1727 (c.Trotaln, 1 mal) A Charles Juneau; s.Jean-Baptiste, b SAP 8 juill 1707; voyageur A Michillmakinac, 28 mal 1733 (gr Adhémar) et 21 juin 1735 (gr Lepallieur); m Sorel 25 fév 1732 (c.Delafosse, 25 fév) A Marie Hus; s.Louis, b SAP 26 déc 1709; s SAP 27 août 1722.II.Baribeau, Jean (signait: Jean Baribault), frère puîné du précédent, fut baptisé A Québec le 17 juillet 1670.Il épousa A Batiscan, le 19 février 1697 (contrat, Trotaln, 16 février) Marguerite Cosset.Au passage de l'enquêteur Collet, en 1721 (RAPQ, 1922, 277) il compte parmi les notables de Batiscan.B y fut Inhumé le 2 avril 1725, ayant eu 14 enfants: Marie-Catherine, b B 17 fév et s 4 avril 1698.Jean, b B 12 nov 1699; m B 11 fév 1737 (c.Pollet, 10 fév) A Marie-Anne Adam; s .François (-Xavier), b B 2 déc 1701; s'engage A Mr de Varenne pour les pays d'en haut, 8 juin 1727 (gr Adhémar); m Montréal 22 juin 1742 A Marie-Joseph Giguère; s .Joseph, b B 20 déc 1703; voyageur au Détroit, 7 septembre 1724 (gr David); s B 15 mars 1780. 484 ARCHIVES DE QUEBEC s Marguerite, b B 12 Juill 1705; s B 8 janv 1707.Mute-Marguerite, b B 4 avril 1707; m (c.Trotaln.5 fév 1728) A Jean-Baptiste Julneau dit Latullppe; s.Joseph, b B 18 fév 1709; m (c.Rouillard 19 nov 1744) A Marguerite Tlfaut; Marie-Joseph, b .m B 4 avril 1731 (c.Rouillard.3 avril) A Joseph Tlfaut; I.\" ! \" .x, .Marie-Anne, b B 7 juill 1711; m 1* B 3 nov 1735 (c.Pollet, 28 oct) A Joseph Baril; 2° Lotbinlère 19 mars 1741 A Pierre De Chevery; s .Véronique, b .m SAP 17 fév 1738 (c.Pollet.16 fév) A François Hayot; s .(François-)Antoine, b B 14 Juin 1715, s'engage pour Michilimakinac, 12 Juin 1736 (gr Adhémar); m Ste-Geneviève 27 avril 1739 (c.Pollet, 26 avril) A Catherine Tlfaut; s .Marie-Thérèse, b B 13 sept 1717; m SAP 1 Juill 1741 (c.Pollet, 30 Juin) à Charles Jodouln; s .Marie-Agnès, b B 10 sept 1719; s .Marie-Madeleine, b B 12 et S 17 sept 1721.BARIL n, Jean (signait: Jean Baril) né vers 1646 (Rec.1681), est témoin & un contrat, le 20 novembre 1667 (gr Latouche).Le 26 février 1670, il achète de Louis Terreau A Ste-Anne-de-la-Pérade une terre de 4 arpents par 20 (gr Ameau), qu'il échange l'année suivante (gr Ameau, 6 mars 1671) contre une terre de 2 arpents sur 20, sise A Batiscan, appartenant A Nicolas Gatineau.Baril malheureusement n'avait pas fait le défrichement exigé par son contrat avec Terreau et sa terre de Ste-Anne fit retour aux seigneurs, de Suive et de Lanaudière, par Jugement du Conseil Souverain du 11 mars 1674 (Jug.Cons.Souv.I.796).Sur cette contestation, voir R.Douville, Les Premiers seigneurs et colons de Ste-Anne-de-la-Pérade, pp.35, 44 - 46.84).Notre colon se fixa A Batiscan sur un lot dont les voisins étalent, en 1681.Laurent Lefebvre et Louis Gulbaut B y possédait alors 5 bêtes A cornes et 20 arpents en valeur (Suite.Hist,, V, 62*).Pour le dédommager de son éviction.Madame de Lanaudière accorda à Jean Baril, le 5 Juin 1682, une concession dans la commune de Sainte-Anne (Douville, 1.dt., 86 et 91).Le 17 mal 1707, il lui était de plus adjugé la terre de Jean Collet, décédé (Ord.Int.I, 31).Cet ancêtre eut 17 enfants, dont 15 garçons, de trois mariages successifs, sans compter 2 filles que lui amena Elisabeth Gagnon, sa deuxième femme, laquelle était veuve du chirurgien Louis Moreau.B épousa 1* vers 1674 Marie Guillet, Inhumée A Champlain le 20 octobre 1681; 2* A Ste-Famllle, lie d'Orléans, le 25 mai 1684 (contrat Genaple.24 mal), Elisabeth Gagnon, veuve de Louis Moreau, inhumée A Batiscan le premier mars 1703; 3\" à Batiscan, le 22 avril 1704 (contrat Normandin, 19 avril) Catherine Dessureaux.Jean Baril fut Inhumé à Batiscan, le 9 février 1724.et sa veuve A St-Pierre-les-Bec-quets, le 2 août 1748.Enfants: *IV«m Bary, Barry, Le Baril (Rapport Collet.RAPQ 1922-23.276).Surnoms! Uuchcny, Baricourt.Salntonge.Etymologie.Allusion A la corpulence: homme petit et gros comme un baril, plutôt quun fabricant de barils, appelé «barillier» NOS ANCETRES AU XVII° SIECLE Du premier Utt Marie(-Catherlne), b v 1675 (6 ans en 1681 ); m Batiscan 2 Juill 1696 (c.Trotaln, 28 Juin) A Jacques Massicot; s B 13 oct 1752.Lotus, b v 1678 (3 ans en 1681); m B 4 fév 1704 à Anne-Charlotte Trotter; s Ste-Anne-de-la-Pérade (SAP) 21 avril 1732.Jean dit Ducheny.b Champlain (C) 8 août 1680; m B 4 fév 1704 ft Judith Blanche!; s SAP 11 déc 1729.Du deuxième lia Joseph, b B 22 sept 1685; s .Mathurin dit Baricourt b B 11 Janv 1688; m B 14 avril 1711 (c.Normandin, 3 fév) ft Madeleine Gallloux; s.François dit Saintonge.b B 13 avril 1690; m B 11 fév 1716 (c.Normandin, 9 fév) ft Charlotte Gallloux; s Hôp.-Gén.M.16 Juin 1759.Marie-Anne, b B 15 mal 1693; s B 6 déc 1708, mort subite.Jacques, b B 29 août 1695; m B 19 août 1720 (c.Normandin, 5 août) ft Elisabeth Grenet; s .Pierre(-Tiiomas), b B 23 déc 1697; m Bécancour 10 Janv 1733 (c.Rouillard, 9 Janv) ft Marie-Catherine Bourbeau; s.Jean, b B 21 fév 1700; s.Du troisième Utt Ignace, b B 14 fév 1705; m SAP 16 sept 1731 (c.Rouillard.16 sept) ft Marie-Anne Adam; s B 15 sept 1733.Anonyme, b et s B 10 Janv 1707.Joseph(-Marie).b B 9 déc .; m B 3 nov 1735 (c.Pollet, 28 oct) ft Marie-Anne Barlbeau; s.Alexis, b B 18 oct 1709; m B 26 nov 1731 (c.Rouillard, 25 nov) ft Marie-Joseph Adam; fait, ft partir de 1727, de nombreux voyages dans l'Ouest (RAPQ 1930, passim); s St-Pierre-les-Becquets (SPB) 16 Janv 1746.(François-)Ambroise, b B 24 mars 1712; s'engage ft Paul Desjardina pour le voyage aux pays d en-haut, 30mai 1732 (gr Adhémar); s B 5 juill 1735.Antoine, b B 15 déc 1713; s B 25 déc 1727.Gervais.b B 27 Juin 1716; s'engage pour le Détroit, en 1735 et 1736 (RAPQ 1930); m 1* B 14 avril 1738 (c.Rouillard, 20 avril) ft Catherine Adam; 2* SPB 3 août 1761 (c.Duclos, 7 août) ft Catherine Auger; s .BARIL «8, Jeanne, née en 1632 (Suite, Hist., IV.74°) ou 1633 (recens.1666, éd.Roy, p.57) était fille de François Baril et de Catherine Llgneron, de St-Germain en Aunis, diocèse de La Rochelle.Elle était au Canada dès 1665, car elle fut confirmée au Chateau-Richer le 21 février 1666.Elle avait épousé en France, en premières noces, vers 1653 David Létourneau, meunier, veuf en secondes noces (DouvUle, Ste-Anne-de-la-Pérade, p.162) de Sébastienne Guery, lequel 88 Non « Gobeil >, comme ont lu Tanguay (Diet, t 390) et Suite (Hist.IV.56» et 74°). 486 ARCHIVES DE QUEBEC «tait de Muron (Charcntc-Inf.).Il fut inhumé au Château-Richer, le 16 mai 1670 et l'inventaire de ces bien* fut dressé par Vachon le 30 Juin suivant Jeanne Baril convola en secondes noces au Chateau-Richer le 26 octobre de la même année (contrat Auber.21 oct) avec René Bin dit Lacroix, Bis de Thomas et de Jacqueline Gosselin, de St-Reml sur Ourne.au diocèse de Baveux.Enfin, eue épousa en troisièmes noces (contrat Roy, U Janvier 1681) Julien de Blon dit Breton, Sgé de 45 ans, fils de François et de Gillette.de la paroisse de Brellay ou Belance (7 Brehan).au diocèse de Vannes.Un Inventaire des biens de la veuve avait précédé, le 3 Janvier (Douville, 1.dt, p.104).Jeanne Baril paraît encore au contrat de mariage de sa petite-fille, M.-Jcanne Tessicr, le 29 novembre 1699 (gr.Roy).Elle n'eut d'enfant que du premier lit I.BARITEAU30, Louis, dit Lsmarrhe.né vers 1647 (Rec 1681), serait le Lamarcbe de la Compagnie Chambly du régiment de Carignan (Roy et Mal-chdosse, p.87) arrivée au Canada le 18 et 19 Juin 1665.B épousa, sans doute à Chambly, vers 1671, Marie Vara.Au recensement de 1681, il habite cette bourgade entre Jean Besset et Charles Robert: il déclare une vache et 5 arpents en valeur (Suite, Hist, V, 74D).Sa concession lui avait été accordée par M.de Chambly, le 14 octobre 1673 (gr A.Adhémar).La guerre avec les Iroquois l'obligea à se réfugier a Chateau-Richer durant l'hiver de 1687-1688.En 1689 il habitait Laprairie, où les Jésuites lui accordèrent une concession le 3 Juillet 1694 (gr A Adhémar).Marie Vara n'était plus dès 1700.Quant a Louis Bariteau il décéda a Chambly, a 85 ans, le 7 Janvier 1715, ayant « vécu en véritable chrétien » et il y fut Inhumé le lendemain.Ses héritiers vendirent le bien paternel de Chambly a Ange Cusson, gendre du défunt le 25 avril suivant 1715 (gr J.-B.Adhémar).Enfants: Julien, qui suit Marguerite, née v 1674 (7 ans en 1681); vivait le 25 avril 1715, absente du pays (gr Adhémar).Jean, n 16 fév 1676, b en la chapelle St Louis de Chambly 5 avril (7) (Reg.Sorel); vivait en 1681; ».Jeanne, b Sorel 8 mai 1678; morte avant 1681.Marie, n 4 mars et b St-Ours (SO) 21 avril 1681; vivait le 25 avril 1715, absente de ce pays (gr Adhémar).Nicolas, b SO 21 oct 1682; mort Jeune.Charles, b .vivait le 25 avril 1715.absent du pays (gr Adhémar).Louis, boucher, b Chateau-Richer 22 mars 1688, m Montréal.21 mai 1714 (c.Lepallieur 21 mai) à Anne Cabarier; s.René, b Laprairie (L) 2 Juin 1689; s.Etienne, bedeau, b L 22 Juill 1691: m L 30 sept 1720 (c Barette, 19 sept) à Marguerite Lereau, veuve de Pierre Grenard-St-Germain; d 27 et s 28 avril 1763.88 Var.i Baritault, Barriteau.Etymologic.D'après Dauzat (o.dt, 213, 268.JOT), dérivation saintongeolse de Baril, aurait trait à l'apparence physique.\u2014 Allusion à la corpulence; le bariteau en vieux français est un bluteau ou blutoir, sas fait de crins.Le sas est un petit baril.(Godefroy.Diet, au mot Bariteau). NOS ANCÊTRES AU XVII* SIÈCLE Jeanne, b C 2 fév 1695; m v 1705 A Ange Cusson; héritière de son père pour un quart (gr Barette, 22 avril 1724); s L 19 déc 1751.II.Bautbau*0, Julien (aussi appelé Gilles), fils du précédent, fut baptisé à Chambly, le 24 mai 1672 (Reg.de Sorel).Le 4 septembre 1695 il s'engage pour un voyage aux Outaouals (gr Basset).Il devait prendre encore, dans la suite, des engagements pour le Détroit, le 30 mal 1705 (gr A.Adhémar) et le 2 mal 1716 (gr J.-B.Adhémar).D habite Laprairie, où il épousa Is le 13 mal 1700 (contrat, A.Adhémar, U mai) Marie'(Marguerite) Diel, veuve de Pierre Perras, laquelle mourut a l'hôpital de Montréal et fut inhumée le 26 juillet 1715 (reg.Montréal); un inventaire suivit, du 19 septembre 1715 (gr Lepallieur); 2\" aussi a Laprairie, le 12 avril 1717 (contrat, Barette, du 11 avril) Catherine Supernant, veuve de Jean Deniger.Julien Bariteau fut inhumé a Laprairie, le 14 juillet 1736, et sa veuve, a St-Constant, le 28 février 1762.Enfants: Du premier lit: Charles, forgeron et voyageur, b Laprairie (L) 4 mars 1701; s'engage à M.de Vllliers pour un voyage à la Rivière-St-Joseph, 3 juin 1726 (gr Adhémar); m Montréal (M) 4 fév 1743 (c.J.-B.Adhémar 3 fév) a Agathe Langlois; s .François, cordonnier, b L 15 juill 1704: m M 24 mars 1727 a Louise Béquet; acquiert un emplacement a Montréal, rue Capitale, 28 septembre 1747 (Terrier, n 4); s.Antoine, b L 21 fév 1707; s'engage pour le Détroit, 26 avril 1737 (gr Lepallieur) et 2 juin 1741 (gr Adhémar); m Longueuil 7 janv 1738 (c.s s p 6 Janv, déposé J-B Adhémar 8 mars) 41 a Charlotte Malart; ».Pierre, cordonnier, b L 8 sept 1709; s'engage comme apprenti chez Jean-Baptiste Bourg-Lachapelle, maître cordonnier, 17 octobre 1723 (gr Adhémar); s'engage comme voyageur aux pays d'en haut a M.de la Vérendrie, 18 mal 1731 (gr Adhémar), A Antoine Pothier & Cie, 25 mal 1732 (Ibid.), a J.-B.Legras.25 avril 1738 (gr Lepallieur); m L 24 nov 1738 (c Lepallieur, 21 nov) à Marie-Joseph Perras a .Jacques.bL 13 sept 1712;».Jean-BaptUte.b L 25 Juin et s M 5 sept 1715.Du second lib Julien, b L 26 fév 1721; s L 22 juill 1731.Marie-Catherine, b L 22 mars 1723; s.Marie-Jeanne, b L 24 fév 1725; s.BARON , Léger, naquit, vers 1643 (Rec.1681), de François Baron et de -.40 Charles, François et Antoine, fils de Julien Bariteau, sont parfois appelés «Julien », du prénom de leur père.41 A ce contrat, Antoine se donne 26 ans.Ce serait donc Jacques qui aurait pris le nom d'Antoine.42 Etymologic.Du bas-latin « baro > ou < varo >, de la même origine que le latin « vir, > nomme; baron, grand seigneur, possédant une terre avec titre de baronnie.Celui qui portait ce nom ne pouvait être que suivant d'un baron.Baron, en patois wallon, veut dire « mari ».(Moisy, Noms p.11; Larcher, au mot Baron).Les noms Baron et Barrau peuvent se rattacher au cognomen gallo-romain Barus et Baro (Cbapuy), Baron, homme distingué par sa naissance, sa force, sa bravoure (Godefroy, au mot Baron). 488 ARCHIVES DE QUÉBEC Suzanne Sureau, de Chatcman (?Charmant.St-Amant) au diocèse d'Angoulême.D s'établit A Boucherville, oft il reçut, de Pierre Boucher, le 4 avril 1673, trois concessions, l'une dans la bourgade d'un demi-arpent par deux arpents de profondeur: les autres d'un arpent par 22 et de 2 arpents par 50 (gr Frérot Cf Inv.concess.V, 227, 230).Le 9 Janvier 1674,11 accordait un bail ft ferme ft Julien Talua, d'une terre de 2 arpenta par 25 (gr Frérot).Son mariage avec Marie-Anne Baudon, de Ste-Famllle.Ile d'Orléans, eut lieu a Boucherville, le 28 novembre 1679 (contrat 16 novembre, par Bourdon.Cf gr A.Adhémar, 4 oct 1707).Lors du recensement de 1681, sur sa terre, qui voisine Pierre Larrivée et Antoine Daunet, Baron a 2 boeufs et 6 arpents en valeur (Suite, Hist, V, 72b).En 1683, 24 juin, il engage, pour 6 ans, Joseph, fils de Charles Martin (gr Moreau); mais l'enfant \u2014 il n'avait que 9 ans, r- meurt 2 ans après.On constate, par des actes de Moreau que Baron gérait en 1689 (24 février et 1er mars), les affaires de feu Jean Aubuchon.A cette époque, ses propres affaires périclitaient: il vend une terre a Jean Beau-Lalouette, le 5 Juin 1690 (gr Moreau) et une autre, à Gilles Papin, le 4 octobre 1707 (gr A.Adhémar).Marie-Anne Baudon mourut de son dernier accouchement et fut inhumée ft Boucherville le 4 juillet 1703.En 1710, Léger Baron n'était plus (gr Tailhandler, 25 fév 1710).De leurs 11 enfants, 6 survivaient Enfants: Denis, b Boucherville (B) 24 oct 1682; s'engage a Jacques Lemoyne pour le voyage a Détroit 21 juin 1706 (gr Adhémar); m B 29 nov 1711 (c.Tailhandler, 29 nov) a Suzanne Brunei; s.Ionise, b B 7 sept 1685; m Montréal (M) 25 fév 1710 (c.Tailhandler, 25 fév) a Michel Roblneau dit Desmoulins; s.Pierre, b B 23 janv 1688; s.Marie-Anne, b B 1 et s 14 nov 1689.Jean-Baptiste, b B 10 fév 1691; m 1° Kaskakia 10 sept 1740 ft Marie-Catherine (illinoise), s Cahokia (C) 12 oct 1745; 2\" C 18 août 1748 ft Domitilde Rolet s C 4 mars 1755; s C 15 fév 1756.Marie, b B 1 fév 1694; m M 23 nov 1711 (c.Raimbault 22 nov), 6 François Chaumelier; s .Joseph, b B 13 mars 1696; s .Léger, b B 18 août et s 25 sept 1698.Madeleine, b B 16 oct et s 25 nov 1699.Pierre, b B 25 nov 1700; s'engage pour le voyage h Michillmakinac, 8 septembre 1724 (gr David); s B 13 oct 1725.François, b et s B 4 Juill 1703.BARON**, Nicolas dit Lupien, du prénom de son père, naquit vers 1649 (Rec.1681) du mariage de Louplen Baron, marchand boucher, et de Jeanne Tierson, de Villenauxe (Aube) au diocèse de Troyes, en Champagne.Etant domestique d'Antoine de la Fresnaye, Sr de Brucy, il fut emprisonné avec cet officier, qui avait donné asile à des coureurs de bois (Jug.Cons.Sonv., 23 oct 1674) et eut ft témoigner dans la cause (Inv.Coll.no 114).Le 16 novembre 1676 (contrat Basset 2 nov) il épousa, & Montréal, Marie-Marthe Chauvin.D habitait a cette date, ft Boucherville, nière « Var.: Barron.Les descendants furent surnommés: Lupien, Belalr et Lafre- NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 489 qu'il quitta assez tôt.Le 23 octobre 1681, Nicolas Baron se désistait de l'habitation qu'il y possédait, habitation acquise de René Remy (gr Maugue).Le recensement de 1681 le trouve à Montréal, ayant pour voisins Antoine Dufresne et Charles Juillet.Il déclare 9 bêtes à cornes et 6 arpents en valeur (Suite, Hist., V, 67»).Plus tard, s'ctant fixé A la Longue-Pointe (Cf gr A.Adhémar.2 avril 1698), il prend à ferme le domaine de Lachenaye (gr Chambalon, 6 mars 1698).Baron meurt cette année-là, et Marie Chauvin, sa veuve, qui avait dû plaider contre l'ancien fermier, René Goulet (Jug.Coos.Souv., IV, 239; 17 nov 1698) se désiste du bail de cette terre, le 29 octobre 1699 (gr A.Adhémar).Le 1er Juillet 1705, elle renonce à la communauté (gr A.Adhémar), et 3 Jours plus tard (gr A.Adhémar), échange son habitation de la Longue-Pointe contre celle que possédait René Etienne dit Du Rivage, à Maskinongé (gr A.Adhémar).Marie Chauvin convole en secondes noces aux Trols-Rivières, avec Jean-Baptiste Fleury, le 29 avril 1706 (c.Normandin, 29 avril) et s'éteint à Maskinongé le U février 1728, « sur les quatre heures du matin, âgée de 68 ans ou environ » et est inhumée le lendemain.Aux travaux de la ferme, Nicolas Baron avait Joint l'industrie du bols.En effet, le 26 décembre 1690, il promet de fournir à Henri Jarry le bois de construction d'un bâtiment (gr Maugue).Enfants: Nicolas, b Montréal (M) 12 mars 1679; s'engage pour un voyage au Détroit, 10 juillet 1703 (gr Adhémar); habitant de Plaisance, Terreneuve (gr A.Adhémar, 4 juill 1705), puis de Loulsbourg; m à Marie Sceaux, veuve de Gaspard Zémart; s .Pierre, Lupien dit Baron, charpentier, b M 10 oct 1683; m M 18 nov 1705 (c.Lepallieur, 15 nov) à Angélique Courault; s .Marie-Charlotte, b Polnte-aux-Trembles de M (PTM) 9 fév 1686; s PTM 17 nov 1687.Gabriel b PTM 11 déc 1688; s .Marie-Anne, b PTM 14 mars 1691; m Trols-Rivières 5 fév 1709 (c.ratifié Pot-tler, 29 oct) à Pierre Desquel-Labrèche; s Maskinongé 16 juin 1756.Jacques, Lupien dit Belalr, capitaine en second des milices de Maskinongé, b PTM 11 mai 1693; m Rivière-du-Loup (RL) 10 Janv 1718 (c.Poulin, 12 fév) à Geneviève Petit-Bruno; s.Jean-Baptiste, n 4 et b PTM 6 mal 1695; m Sorel 8 Janv 1720 (c.Poulin, 8 janv) à Marie-Anne Fafart; s.Marie-Suzanne, b Repentigny 12 mai 1698; m RL 7 janv 1718 (c.7 janv, déposé Veron, 9 mars) à Sébastien Vanasse-Précourt; s .Joseph, Lupien dit Lafrenlère, n .m (c.Petit, 15 sept 1721) à Marie-Anne Lemlre, fille de Jean-François et de Françoise Foucault; s .BARON, Jacques, né entre 1664 et 1675, du mariage d'Isaac Baron et de Jeanne Martineau, épousa 1* à St-François, Ile d'Orléans, le 9 avril 1698, Catherine Mesnil, laquelle fut inhumée à St-Antoine-de-Tilly le 26 octobre 1733; 2° (contrat, Choret, 29 août 1734) Madeleine Boucher, veuve de Jacques Dehornay.Jacques Baron, qui était meunier, promena sa famille à St-François de l'Ile d'Orléans, à la Polnte-aux-Trembles de Québec et à St-Nlcolas, avant de se fixer, vers 1717, à St-Antoine-de-Tilly.C'est là qu'il fut inhumé le 18 décembre 1749, ayant eu 19 enfants, dont plus de la moitié moururent en bas fige.Enfants: 490 ARCHIVES DE QUEBEC Du premier Utt Jeanne, b Ste-Famllle.Ile d'Orléans (SF) 26 août 1699: m St-Nicolas (SN) 9 nov 1716 (c Lancuville, 8 nov) * Pierre Mtchcl-Taillon; s Terrebonne 15 mal 1774.Jacques, b St-François, Ile d'Orléans (SFrs) 20 fév 1701; s SF 16 mars 1701.Jacques, b SFrs 12 fév 1702: m St-Antoinc-de-Tilly (SAT) 17 nov 1721 (c.Lancuville, 16 nov) A Anne Grenon, veuve Louis Rognon; s SAT 20 déc 1749; inventaire, 2 mars 1750 (gr Choret).Jean-Baptiste, b SF 5 sept 1704; m SAT 25 nov 1727 (c LaneuviHe, 5 déc) a Louise Rognon; s.fr Çfctsërine, n .m SN 4 août 1728 (c LaneuviHe.3 août) A Louis Crotesu; ».Joseph, b SAT 13 et s 16 mal 1708.Joseph, n .m SN 9 Janv 1730 (c.Choret, 8 Janv) A Marie-Anne Lambert; sSN9 déc 1742.Marte-Charlotte, b Polnte-aux-Trembles, Que.24 mal et s 8 Juin 1711.Antoine, b SN 31 août et s 20 sept 1712.Louis-Augustin, b SN 18 sept et s 17 nov 1713.Marie-Charlotte, Jumelle, b SN 18 sept 1713; s .Gabriel b SN 3 oct et s 15 nov 1714.Antoine, Jumeau du précédent, b SN 3 cet et s 15 nov 1714.Michel b SN 4 et s 13 avril 1716.Pierre, b SAT 16 mai et s 13 Juin 1717.Marguerite, b SAT 18 et s 26 Juin 1718.(Philippe-)lgnace, b SAT 15 sept 1719; m SAT 12 août 1743 (c.Choret 30 juill) A Marie-Geneviève Baudon; s SAT 10 Janv 1781.François, b SAT 16 nov 1721; s SAT 17 Janv 1736.Du second lib Marie-Angélique, b SAT 2 Juill 1737; m Ste-Croiz 14 fév 1757 (C Jean-Claude Panet 9 avril 1758) A Paul Martel: ».BARON (LE).Barbe, née en 1637 (recens.1681: Suite.Hist, V.57»), fille de Jacques et de Françoise Rulbel, de St-Vincent de Rouen, se maria trois fols A Québec: 1* le 3 novembre 1667 (contrat, Becquet, 17 octobre) A Simon Chèvre ux, de Lourac (Charente) en Angoumois; 2* le 2 mal 1672 (contrat Becquet 24 avril) A Jean Merlenne dit Lasollale, veuf d'Anne Renaud; 3\" le 23 avril 1691 (contrat Genaple, 22 avril) A Guillaume Duboc dit St-Godard, couvreur.Inhumée A Québec le 13 mars 1715, morte < Agée d'environ 70 ans ».Descendance du 2ème et du 3eme lit BARRÉ**, Jacques (signait Barraey, avec paraphe), fils de Jean, sergent royal A Argentan (Orne,) et de feu Isabelle Marin, épousa A Montréal, le 25 octobre 1688 (contrat.Adhémar, 24 oct) Marie-Elisabeth Jette, veuve de Michel Dumets.B était ** Vara Barey; A Argentan on écrivait: Bare, Barré, Barey et Barrey.Ety-mologic.«Les dérivés de «barre» posent des problèmes insolubles».(Dauzat).De deux couleurs, bigarré, rayé (Larcher, au mot Barré). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIECLE 491 soldat, et menuisier de son métier.Une fille posthume lui naquit en 1705.Elisabeth Jette, sa veuve, fut inhumée à Montréal le 12 novembre 1722.Enfants: BHssbeth, b Montréal (M) 1 et s 3 janv 1692.Elisabeth, b M 21 janv 1693: m M 4 août 1715 (c.Lepallieur, 3 août 1715) a Nicolas Ledoux, veuf 1* de Marie-Anne Renault et 2° d'Agnès Bonnardeau; s .Jacques, b M 26 oct 1694; s .Marie-Anne, b M 23 avril 1696; m M 3 fév 1723 (c.J.B.Adhémar, 2 fév 1723) à Antoine Girouard, huissier; s M 1 déc 1755.Paul, b M 4 avril 1698; s.Charles, b M 4 janv 1700; vivait en 1723 (gr Adhémar, 2 fév); s .Joseph, jumeau, b M 4 janv 1700; s.François, b M 2 sept 1701; s M 24 janv 1703.Anne-Charlotte, jumelle, b M 2 sept 1701; s M 18 avril 1703.Jeanne, b M 19 sept et s 30 oct 1702.Michel, b M 4 janv 1704: m M 12 sept 1729 (c.J.B.Adhémar.28 août 1729); a Cunégonde Goyé-Belisle; s .Hélène, posthume, b M 5 avril et s M 9 mal 1705.BARRÉ.Catherine, née entre 1639 (recens.1666.éd.Roy, p.49\") et 1644 (ibid., p.54), était fille de Jacques Barré et de Françoise Gannoret (ou Ganoré) de St-Martin-de-Ré (Charente-Inf.), diocèse de La Rochelle.Arrivée au Canada en 1664, elle passa d'abord un contrat de mariage, \u2014 annulé depuis, \u2014 avec Maurice Rivet, de La Rochelle, par-devant Duquet, le 17 novembre 1664.Le 30 décembre suivant, elle passait un nouveau contrat (gr.Vachon) en la maison de Jacques Lema-rié, avec Mathurin Challlé, de Ste-Radegonde-la-Vineuse (au], commune de Marsals, Vendée).Leur mariage fut béni à Québec le U Janvier 1665.Catherine Barré fut inhumée a Québec le 17 juillet 1707.BARRÉ.Gabrlelle.née entre 1636 (recens.1681: Suite, Hist., V, 84=) et 1642 (recens.1667: ibid., IV, 72=), était fille de Jacques Barré et de Judith Dusaut\", de St-Nlcolas de La Rochelle.Elle était servante de Marie Coulllard, femme de François Bissot, lorsqu'elle passa un contrat de mariage par-devant Audouart, le 11 novembre 1658, avec Pierre De la Brecque, matelot, de St-Jacques de Dieppe.Ce contrat fut rescindé et Gabrlelle Barré en passa un second le 24 août 1659 (gr.Audouart) avec Guillaume Landry, fils de Mathurin, maître tailleur, de la Veutrouze (Orne), et de Damiane Desavis.Celui-ci dut reconnaître, pour bris de contrat, au concurrent évincé, une obligation de « 5 minots de blé froment pur et net, et de 5 autres minors livrables à la St-MarUn, pour bardes et autres frais avancés > à l'infidèle (gr.Audouart, 21 sept 1659).Le mariage Landry-Barré eut lieu a Québec le 14 octobre 1659.Gabrlelle Barré reçut la confirmation au Chateau-Richer le 2 février 1660.Elle fut inhumée a Ste-Famille, Ile d'Orléans, le 4 juillet 1688.*« L'insertion porte: «Claude Chaillé et Catherine, sa femme».D s'agit bien de Mathurin Caillé et de Catherine Barré.40 L'acte de confirmation nomme celle-ci: « Marie Forget », et fait résider la famille Barré à St-Sauveur de La Rochelle. 492 ARCHIVES DE QUEBEC BARSALOU Gérard, msTc»\"\"\"i, maître tanneur, (il signe «Gérard Barsa-lon »), agi de 26 ans, natif de la ville d'Agcn, en Agcnois, fils de Jean, marchand tanneur de la dite ville, et de défunte Heleyne Lamargne, passe son contrat de mariage (gr A.Adhémar) le 5 mai 1700, avec Marie-Catherine Legras.Agée d'environ 16 ans, fille de Jean, marchand bourgeois, demeurant en sa maison rue St-Paul, et de Marie-Geneviève Malet.Greysolon Dulhut signe A l'acte.L'acte de mariage du 6 mal A Montréal le dit «de la paroisse Ste-Fol d'Agcn >.Barsalou partagea avec son beau-frère Charles Delaunay l'industrie de la tannerie A Montréal Jusqu'au 13 mars 1710, date où une ordonnance de l'Intendant leur adjoignit Jean Belalr comme collègue (Ord.Int.I, 96).Notre agenois avait acheté de Maurice Blondeau un emplacement situé du coté est de la rue St-François, qu'il fit ensalsiner le 10 février 1712 (Terrier, 132A) p il possédait aussi A la cote St-Laurent entre les sieurs Robitaille et Du vivier.4 arpents de terre de front où existaient en 1731, maison, grange et étable, avec 17 arpents de terre labourable et 3 arpents en prairie.(Aveu dans RAPQ 1942, p.152).Barsalou mourut A 47 ans, le 8 août 1721 et fut Inhumé le lendemain A Montréal.Le 6 novembre 1721, Catherine Legras.sa veuve, épousait A Montréal le notaire parisien Nicolas-Auguste Gulllet de Chaumont Deux Inventaires furent dresses les 3 février 1722 (gr Lepallieur) et 1er avril 1728 (gr J.-B.Adhémar).Enfants: Jean, b M 16 août 1701: s M 7 mal 1703.(Jean-)Joseph, marchand tanneur, b M 3 mars 1703; m M 11 août 1723 (c.Lepallieur.10 août) A Geneviève Jarry; s .inventaire (gr F.Lepallieur, 3 fév 1735).Jean-François, b M 13 avril 1704; s M 18 Janv 1705.Catherine, b M 4 oct 1705; m M 5 fév 1731 (c.J.-B.Adhémar 4 fév) A Jean-Baptiste Poirier; s .inventaire, 4 nov 1732 (gr A.Loiseau).Jean-Baptiste, b M 10 sept 1706: m 1* M 10 mai 1733 (c.Raimbault.10 mal) à Jeanne Becquet s M 9 mal 1743; 2* M 4 mal 1744 (c.J.-B.Adhémar, 3 mal) A Geneviève Bouchard-Dorval; 3° M 8 Janv 1763 A Elisabeth Hcurtebise; s Hôp.-Gén.M.29 août 1796; Il teste.16 fév 1751 (gr J.-B.Adhémar).Catherine-Geneviève, b M 24 sept 1708; s .Marie-Charlotte, b M 11 oct 1710; s M 3 Juin 1754.Gérard-Maurice, b M 16 août 1712; s .Angélique-Catherine, b M 4 août et s 7 nov 1713.Ignace, b M 3 sept 1714; s M 6 Juill 1715.René (-Marie), b M 30 août 1715; apprenti de Théophile Barthe, armurier, U sept 1732 (gr Adhémar) ; s M 14 mal 1736.Marie-Louise, b M 27 oct 1716; m M 9 fév 1739 (c.Porlier.8 fév) A Michel Lagueux, charpentier; s Chambly, d 13 avril 1741.EtymouJe?r£ ^Pi, T\"-™?«ertt 1») «Barsolou» et «Barsoloy».vScTlTLS^ l^L françab °\" «bercher».qui veut dire tirer de était'«Berehti^» * *l °^,«ubslste dans l'italien « bersagllere >.Le nom Ba^ouo BiS,fA,,P Spremient «crit Barsalou.m?i Barsolou- Barsoloy, Barcelo; cette orthographe : fë!5P* ~°>ment on prononce perche et verse au CWad Ducanâr au mot ,lu^0nn ?verse BU C*™** (Motoy.Noms.p.19; fegne^ ^ * B-3 (Midi), mot NOS ANCETRES AU XVII» SIÈCLE 493 (Jean-)François, b M 26 oct 1717; m M 4 fév 1741, à Marie-Joseph Lamothe; Marie-Joseph, b M 10 fév 1719; s M 28 avril 1738.Jean-Jacques, b M 24 Juin 1721; garde-magasin au fort St-Frédérlc.commission du 4 Juin 1745 (Ord.Int., El, 72) m 1° M 31 oct 1747 a Charlotte d'Aillebout; 2° M 13 déc 1758 A Marguerite Desnoyers; s .BARTHELEMY\", Thomas, tailleur d'habits, né entre 1661 (Rec.1716) et 1664 (Sep.), était fils d'Antoine, maître-tailleur, et d'Anne Desmoulins, de St-Jean-du-Bouzct (Tarn-ct-Garonne), au diocèse de Montauban.Il épousa 1° à Québec le 10 avril 1690 (contrat, Genaple, 6 avril) Marie-Anne Philippeau, laquelle fut inhumée à Québec le 3 Janvier 1703.Barthélémy présenta requête le 10 mars 1703 pour élection d'un tuteur (Inv.Coll., n 3325) et fit dresser inventaire le 12 avril suivant (gr La Ccticre); il épousa 2° à Québec, 26 avril 1703, Geneviève Gariepy, veuve d'Isaac Hervicux.Au recensement de Québec, de 1716 (éd.Beaudet, n.264) ce couple habite rue de la Montagne.Thomas Barthélémy fut inhumé à Québec le 7 septembre 1722, et un inventaire suivit le 15 octobre (gr Dubreull).Geneviève Gariepy mourut 5 ans plus tard et fut inhumée, aussi à Québec, le 3 Juillet 1727.Son inventaire est du 30 Juillet (gr Barbel).Un Jugement du Conseil Supérieur du 8 mai 1729 nous montre Charles Gariepy agissant comme curateur élu aux enfants (François et Angélique) de Thomas Barthélémy et de Geneviève Gariepy, et comme procureur de François Barthélémy (aîné) (Jug.Cons.Sup.II, 51).Les deux fils Barthélémy ayant émigré, le gendre, Augustin Simard, hérita de la succession.Enfants: Du premier lit: Joseph, b Québec (Q) 29 déc 1690; s Q 21 nov 1691.Joseph, b Q 14 fév 1693; n'était plus en 1716.François (-Marie), b Q 3 déc 1694; vivait en 1716 (Rec.); absent en 1734 (Jug.cons.Sop., Ill, 55 ) ; s.Jean-Claude, b Q 22 août 1696; s Q 22 août 1700.Marie-Anne, b Q 14 et s 16 sept 1698.Thomas-Modeste, b Q 4 août 1700; n'était plus en 1716.Du second Ut* Louise, b Q 9 fév et s 10 mal 1704.Françols(-Marie), b Q 24 mars 1705; vivait en 1716 (Rec); absent en 1734 (Jug.Cons.Sup., III, 55) s.Angélique, b Q 26 sept 1706; m Chateau-Richer.20 avril 1729 (c Jacob f 18 avril) à Augustin Simard; s Q 2 déc 1739, laissant deux filles: Angélique et Cathe- 48 Etymolofiie.«Nom de saint » (Dauzat, p.33).Du chaldéen «bar» fils, et « tholmal >, Tholmal, (équivalent du nom Ptolémée, nom de rois égyptiens) fils de Tholmal; en hébreu le sens serait « fils de celui qui arrête les eaux > (Larcher, au nom Barthélémy; Hecquet-Boucrand, Diet., id.).».Tine.Charles, b Q 13 mars et s Charlesbourg 1 Juin 1709.Elisabeth-Catherine, b Q 7 et s 25 avril 1710.Jean-Marie, b Q 4 oct 1712 et s Q 19 Juin 1714. 494 ARCHIVES DE QUEBEC BASQWN,\" Philippe, naquit vert 1662 (sép) de Philippe Bssquin et de Marie Lcfcbvrc, de St-Nicolas-dcs-Champs.Paris.Il épousa A Québec le 14 mai 1691 (contrat.Genaple, 1\" avril) Marie Joly.Maître chapelier.Bwsquin commande, en 1696, pour 170 livres de « drogues >: lye.couperose, noix de galle, colle des Flandres pour la teinture de ses chapeaux (Cf Jug.Cons.Souv» IV.134, 222.228-9).n était aussi, dés 1692, emballeur au bureau de la recette des castors (Cf Jug.Cons.Souv.Ill, 196) fonction pour laquelle la Compagnie de la Colonic lui allouait, en 1705.300 livres par an (Ord, tat, I, 6).Philippe Basquln fut Inhumé A Québec le 1er novembre 1708.Sa veuve, Marie Joly, Bt dresser un inventaire le 4 juillet 1710 et convola en secondes noces, à Québec.' le 10 août suivant (contrat.Chambalon, 13 août) avec le marchand chapelier, David Pauperet.Des comptes de gestion amenèrent en 1715 Marie Joly et le tuteur de ses enfants, le boulanger Pierre Joly, devant le Conseil Souverain (Jug.Cons.Souv.VI.941, 942.979, 1039).Lors du recensement de 1716 (éd.Beaudet, n.359) le couple Pauperet habite seul, rue de Meules et fTmmpluin Eu 1740, le chapelier, David Pauperet, avait émigré à St-François-du-Lac (Jug.Cons.Sup., Ill, 293).Mentionnons enfin une ordonnance du 4 mal 1734 contre Joseph-Antoine Basquln, fus prétendu de Philippe Basquln (Ord.Int., II, 164).Enfants: Pierre, maître chapelier, b Québec (Q) 9 mars 1692: m Charlesbourg (C) 17 nov 1710 (c Duprac.16 nov) A Marie-Jeanne Coton, laquelle fut Inhumée A Québec 8 avril 1715; inventaire (gr Dubreuil) 7 août 1717; ».Marie, b Q 1 juin 1693: m 1* Q 17 fév 1710 (c.La Cétière.9 fév.) A Antoine Farly; 2* Montréal (M) 15 sept 1732 (c.J-B Adhémar.14 sept) A Jean Favre; s M 15 mal 1752.leannc(-Angclicrue).b Q 10 oct 1694; m Q 9 nov 1712 (c.Dubreuil, 6 nov) A Pierre Leclerc; s M 18 juill 1735.EUsabcth(-GabriclIe), b Q 21 nov 1695; M 1* Q 21 OCt 1715 (c.Dubreuil, 18 oct) A Louis Leclerc; 2* M 6 nov 1747 A Louis Lemay; s.Philippe, b Q 4 fév 1697; s.Marie-Madeleine, b Q 12 avril et s Lorctte (L) 18 déc 1698.Marie-Elisabeth, b Q 29 juill et s St-Augustin 8 nov 1699.Marie-Angélique, b Q 7 oct 1700; s Q 16 oct 1706.Jacques, b Q 27 juin 1702; s.Pierre, serrurier et ferblantier, b Q 5 déc 1703; m Q 23 oct 1725 (c Dubreuil.21 oct) A Louise Brideau, veuve Charles Raymoneau; il demeure en 1744, rue de r Escalier (Rec.dans RAPQ 1940, p.119) ; s.Etienne, b Q 28 mal 1706; s L 6 sept 1707.Jean-Baptiste, b Q 13 déc 1707; vivait en 1734 (Ont Int.II.164); s.BARTON.Françoise-Marthe, née en 1653 (recens.1681: Suite.Hist.V.68») 40 Vara Basqulen.Basticn.Abrégé de Sébastien.Etymologie.Sebastien, nom de saint, du grec « se ban > vénérer, d'où « sebastor > vénérable, auguste; Sébastien, qui vient de la ville de «Sébaste»; par apocope devient Basticn.Les Roc an canadiens sont devenus des Basticn après 1752.Les Bastien hurons de Lorette sont descendants d'un baptisé Sébastien. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 495 était fille de Jacques 60 et de Renée Pestre, de St-Mlchel de Poitiers.Beauchet-Pllleau (Diet, des familles du Poitou.1891, Art « Barton >) a écrit de cette famille: « C'est sans contredit une des familles les plus considérables de la Marche.Elle a possédé dans l'étendue de l'ancienne province du Poitou la Vicomte de Montbas.» Le contrat de mariage des parents de Françoise-Marthe Barton, du 28 Juin 1647 (Archives de la Vienne, E* 12.31) est ainsi libellé: « Phlllppes Bareton, secrétaire de Mgr de Vlllemontct, Chev' Sgr de Montalgulllon et de Villenaux, conseiller ordinaire aux Conseils du roi et Intendant de la Justice, police finances et marine en provinces de Poitou, et Aulxnix et aux Isles d'entre Loire et Garonne, et Dame Renée Pestre, vesvc et donataire de feu honorable homme Jehan Vallon, vivant marchand de cette ville» (Poitiers).Françoise-Marthe Barton épousa a Montréal le 7 octobre 1670 (contrat, sous seing privé, 6 oct) Joseph Chevalier, maître menuisier, fila de feu Jean et d'Anne Lbeureux, de St-Jacques de Dieppe.Elle fut inhumée a Montréal le 13 août 1699.BARY,01 Marie (elle signe: «Marel barei»), fille de défunts M* Julien Bary, procureur, et Madeleine Boeslo, de St-EUenne de Reims, passe contrat de mariage, le 1er septembre 1670 (gr.Becquet) avec François Sauvin, charpentier de navires, demeurant à la cote de Beaupré, fils de feu Jean et Madeleine Mallevault du bourg de Pourcus (7 Poursay), au diocèse de Saintes.A ce contrat, passé chez Mme Bourdon, qui signe ainsi qu'Elisabeth Es tienne, la future apporte 500' de dot et 501, don de Sa Majesté.Le mariage fut célébré a Québec le 13 octobre 1670.La mariée aurait eu alors 37 ans, s'il faut en croire le recensement de 1681 (Suite, Hist.V, 79°).Les époux Sauvin n'eurent qu'une fille, Françoise, qui étudia aux Ursulines (Suite, l.clt, 54*).ils se firent donation mutuelle le 7 février 1691 (gr.Rageot) et testèrent le 9 mars 1693 (gr.Chambalon).BASSET, Catherine, fille de Guillaume et de Marguerite Carrier, de St-Ouen de Dametal (Selne-Inf.), était protestante lorsqu'elle débarqua a Québec en 1667.Elle abjura le calvinisme en cette ville le 16 octobre 1667 en présence de Louis Soumandre, écolier, et Marie Quequejeux, fille.Le lendemain, 17 octobre (contrat Rageot 9 octobre) elle épousait a Québec Pierre Bourgouln dit Le Bourguignon, de Fontenay-le-Comte (Vendée).Le 19 août 1675 (Jug.Cons.Souv.I, 672, 673) elle était condamnée « de vulder dans trois Jours de cette ville (Québec) et banlieue, attendu sa mauvaise réputation >.Emmanuel Mlrande, un espagnol qui la fréquentait crut alors préférable d'aller se fixer à Beaubassin (Acadle).Le Registre des malades de l'Hôtel-Dieu signale l'entrée de «Catherine Baset, 37 ans», le 16 Juillet 1689.Elle survécut cependant et ne fut Inhumée a Beauport que le 16 novembre 1716.L'acte de sépulture lui donne 75 ans.Elle en avait plutôt 64 (reg.des malades) ou 65 (recens.1681: Suite, Hist, V.150»).I.BAUCHER,62 Guillaume, dit Montmorency et Morency.né entre 1627 (Rec 00 Le père de Françoise-Marthe Barton est prénommé «Jacques» a l'acte et au contrat de mariage de celle-ci.A Poitiers, le prénom est « Philippe ».»i Variante: «Baril» (gr.Rageot 7-2-1691).«Barrye» (gr.Chambalon.9-3-1693).o* Var.! Beaucher, Bauché (Rec 1666).Baucher (Becquet.8-1-1666).Bauchet (Audouart, 29 sept 1656).Bosché, Bauger (Rec 1681), même Boucher.Etymologic: Ce serait d'après Dauzat (1.cit., p.329) un nom de localité.Un Bauché existe dans la région de Chateauroux (Indre).Boschet Bochet, \u2014 Boquet en Picardie et en Normandie, \u2014 est un diminutif de Bosc (Bois) (o.cit., p.146). ARCHIVES DE QUEBEC 1667) et 1631 (Rec 1681), «tait fils d'Antoine Bauchet et de Marguerite Guillebert, de St-Martin de Montmorency (Seine-et-Oise).B fut suivi au Canada par un frère, René Bauchet dit Sanssoucy, dont la famille émlgra A Plaisance (Terreneuve), puis à Louisbourg.Guillaume était au Canada dis 1655, car il reçoit une concession, a l'Ile d'Orléans, le 2 avril 1656 (gr Badeau).Le 16 octobre 1656, il épouse A Québec (contrat Audouart.29 septembre) Marie Paradis (MSG I, 32).Guillaume Beaucher mit en exploitation la concession de 3 arpents reçue de M.de Lauzon en 1656 (Inv.Cone., I, 88) et située A Ste-Famllle entre Guillaume Landry et Pierre Loi gnon: puis la vendit A ce dernier au prix de 2000 livres, le 12 mars 1666 (gr Auber.Cf 27 Juin 1666.5 sept 1666, M août 1667 et 9 sept 1668).Le 9 novembre 1663 (gr Filion) il avait acheté au coût de 1500 livres tournois, d'Etienne t te des Prés, veuve du Plessls - Kerbodot, en la mime seigneurie de Lirec, un magnifique domaine de 6 arpents, avec maison et hangard, entre Jacques Perrot, au nord-est, et Jacques Delaunay, au sud-ouest (Cf Jug.Cons.Souv., I, 60, 104).Cette terre fut agrandie de 3 perches et 6 pieds de front par acquisition de Pierre Labbé, héritier de Delaunay, le 19 août 1673 (gr Vachon).C'est le no 63 du Plan Villeneuve (1689).Beaucher y possédait, en 1667.10 bestiaux et 25 arpents en valeur (Suite, Hist.IV, 72e); en 1681: 13 bûtes A cornes et 50 arpents en valeur (Ibid., V, 84s).En plus de ce domaine, notre colon avait acquis A Beauport, le 12 Juillet 1672, de Pierre Paradis, son beau-pire, un huitième du fief du Buisson, dont Joseph Giffard dut restituer les lods et ventes induement perçus (Cf Jug.Cons.Souv.Ill, 549, 590.594, 607, 626.762).Personnage lecommandable, quoique illettré, Guillaume Bauchet fut appelé à agir dans les successions d'Aillebout (Jug.I ,491 ) et Delaunay (gr Vachon, 5 mars 1683).Il fut inhumé A Ste-Famllle, le 26 octobre 1687.La gestion des affaires familiales passa A Marie Paradis, sa veuve.Elle plaide en 1690 contre le boucher, François Ducarreau (Jug.IB, 462, 466) et en 1691 contre Nicolas Marion (Bud.Ill, 501, 624).En 1700, étant continuellement malade, elle fait divers dons A son fils Joseph, qui prenait soin d'elle (gr Jacob p, 3 mars 1700).Enfin, ayant vendu ses biens A ses deux fils, Guillaume et Joseph, elle teste, comblant l'Eglise de largesses: elle ligue 200 livres à sa paroisse et ratifie la fondation de 4 messes basses à perpétuité, aux honoraires de 120 livres; elle ligue en outre, 150 livres A 10 autres églises, dont Ste-Anne, St-Plerre et ChAteau-Rlcher, demandant 100 messes basses (gr Jacob p, 27 août 1708).Quelques mois plus tard, le 15 décembre 1708, cette pieuse chrétienne était mise en terre, sans aucunes pompes, selon ses dernières volontés.Enfants: Martin, b Québec (Q) 7 Juill 1658; m Ste-Famllle (SF) 20 nov 1686 (c Vachon.30 nov) A Thérèse Gaulin; se font donation mutuelle, 25 oct 1691 (gr Rageot); s St-François, I.O.22 Janv 1703; inventaire, 14 Juin 1703 (gr Jacob p).Sans enfant.Marie, n vers 1660 (6 ans en 1666); m SF 29 nov 1676 (c.Vachon, 28 oct) A François Racine; s Ste-Anne 24 août 1703; Inventaire, 11 fév 1711 (gr Jacob p).Jacques, b Chateau-Richer (CR) 4 mai 1662; s .Louise, b CR 21 mars 1664; m 1\" SF 20 nov 1679 (c.Auber.19 nov) A Pierre Asselln; 2* SF 27 Janv 1696 (c.Jacob p, 17 fév) A Nicolas Leblond; s SF 26 déc 1708; inventaire, 23 fév 1709 (gr Jacob p).Guillaume, qui suit. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 497 Claire, b SF 8 avril 1668; m 1° SF 30 oct 1684 (c.Duquet, 16 oct) à Jean Choret; 2* St-Plerre (SP) 22 fév 1700 a Jean Valières; s SP 15 fév 1707.Anne, n .s SF 7 déc 1670.Anne b SF 7 août 1672; s CR 1 Janv 1690.Charles.(Charlotte au recensement de 1681) b SF 17 juin 1674; s .Joseph, b SF 25 mars et s 5 avril 1676.Joseph, qui suivra.Marguerite, b SF 31 août 1678; m SF 5 mars 1696 (c.Jacob p, 21 fév) à Jean-Charles Leclerc; s SP 17 avril 1742.Gervais.b SF 31 août 1681; s SF 21 nov 1699.II.Bauchbb, Guillaume, fus du précédent, fut baptisé à Ste-Famllle.le 25 avril 1666 et y épousa Marie Asselin, le 23 novembre 1694 (c.Chambalon, 28 octobre).Cest la aussi qu'il fut Inhumé le 13 août 1717, ayant eu: Mark, b Ste-Famllle (SF) 29 mars 1698; m SF 7 avril 1717 à François Bilo-deau; a SF 17 janv 1746.Guillaume, b SF 12 mars 1700; s SF 11 janv 1703.Basile, b SF 5 avril 1702; s.Guillaume, b SF 27 fév 1704; m 1* SF 5 août 1726 à Elisabeth Gendron, veuve Louis Perrot; 2* SF 2 fév 1756 à Geneviève Drouin; s .Hilaire.b SF 15 nov 1706.m 1* SF 3 mai 1728 a Françoise Audet; 2\" SF 29 sept 1749 (c.Portier.12 juill) a Marie-Joseph Gagnon; s .Dorothée, b SF 13 nov 1708; s SF 22 août 1710.Dorothée, b SF 29 mal 1711; m SF 3 fév 1728 (c.Pichet, 3 fév) à Jean Tré-pagny; donation mutuelle, 12 déc 1742 (gr Boucault) ; s.Geneviève, b SF 9 juin 1713; m St-Jean, I.O., 10 juin 1732 (c.Portier.9 juin) a Clément Portier, s v 1733.Joseph, dit Morency, b SF 19 mal 1715; m L'Ange-Gardien, 26 août 1737 (c.P Huot, 25 août) a Geneviève Huot; s Beaumont 23 avril 1781.II.Bauchbb, Joseph, frère cadet du précédent, fut baptisé à Ste-Famille le 15 mars 1677.D épousa au Cap-St-Ignace, le 5 novembre 1698, Marthe Lemleux, laquelle, devenue veuve, convola en secondes noces à Ste-Famllle, le 7 août 1730, avec Michel Asselin.Des lettres d'émancipation furent octroyées aux mineurs, Basile (Inv.Coll., n 3681 et Jug.Cons.Sup., II, 129) et Joseph Beaucher ( Jug.III, 85 ).La terre que Joseph Baucher avait reçue de son père était encore dans la famille en 1909 (Le livre d'or.p.60).Enfants: Joseph, b Ste-Famille (SF) 18 oct et s 2 nov 1699.Joseph, b SF 13 oct 1700; s SF 5 sept 1704.Marthe, b SF 30 avril 1702; m SF 13 fév 1719 a Jean Guyon: s SF 1 juin 1748.Marie-Angélique, b SF 25 fév 1704; m SF 5 nov 1725 (c.Pichet.1 oct) à Joseph Gendron: s SF 22 mars 1767.Hilaire, b SF 28 mars et s 14 avril 1706. 498 ARCHIVES DE QUEBEC Bhsebeth.jumelle, b SF 28 mart et ¦ 14 avril 1706.Brigitte, b SF 5 oct 1707; m SF 18 avril 1730 (c Pichet 1 avril) A Joseph Guyon; i.Marie-Gertrude, b SF 30 Juin 1709: \u2022 SF 24 oct 1714.Basile, dit Morency.b SF 18 mai 1711; m SF 26 Janv 1734 A Marie-Joseph Guyon; s.Marie-Joseph, b SF 12 août 1713; m SF 20 Janv 1733 (c.Portier.3 Janv) A Louis Pichet: s St-Picrrc, I.O.30 nov 1735.Marie-Madeleine, b SF 21 avril et s 5 juill 1715.Joseph, dit Morency.Jumeau, b 21 avril 1715; m 1* St-Vallier.25 oct 1735 (c.F.Rageot 24 oct) A Marie-Geneviève Aube; s.Maric-Tèclc.b SF 23 Janv 1717; m SF 20 Janv 1733 (t Portier.3 Janv) A Jacques Pichet: s SF 10 mars 1749.Marie-Madeleine, b SF 2 et s 4 mai 1718.Anonyme.Jumeau, b SF 2 et s 4 mai 1718.BAUDET m.Jean, ne en 1648 (Rec 1666) ou en 1650 (Rec 1681) fils de Basticn Baudet et de Marie Baudouin (c.mar.) ou Baudonnier (acte de mar.), du bourg de Blanzais (Vienne) au diocèse de Poitiers, épousa A Québec le 28 septembre 1670 (contrat Becquet 7 septembre), Marie Grandin.d'Orléans.Au recensement de 1666 (Suite.Hist, IV, 58») il était domestique engagé chez Nicolas Gaudry, A Neuville.Lors de son mariage (1670) Il était fixé sur une terre A Champlgny, (c.mar.), sans doute la côte de Champlgny A I'Andenne-Lorette.Le recensement de 1681 le trouve A Lotbinière, où il a une vache et 3 arpents en valeur.Sa terre voisine celles de Michel Lemay et de Jean Hamel (Suite, Hist.V, 75s).Baudet faisait un gros commerce d'anguilles avec les marchands de Montréal Jean Millot et Charles de Couagne (d gr Maugue, 16 oct 1681 et 15 oct 1685).B dut mourir en 1714.car l'inventaire de ses biens fut dressé par L c ne u ville le 13 Juillet de cette année.Moins d'un an après, le 25 février 1715, sa veuve, Marie Grandin, faisait cession à leur fils, Charles (gr Lancuville).En 1909.la famille Baudet occupait toujours la terre ancestrale (Le livre d'or.p.61 ).Enfants: Maric(-Louisc), b SUlery (S) 14 sept 1671; m v 1686 A Jacques Houde; s St-Antoine-de-Tllly (SAT) 2 Juin 1755.Simonc(-Anne), b S 27 déc 1673; m 1\" Cap-Santé 4 Juill 1689 A Michel Pineau: 2\" v 1714 A François Roy.m» cordonnier, de Verchères; s .,.(Jean-) Charles, dit Ducap.b Lore rte 14 août 1676; m (c.ssp.26 nov 1725.déposé Lancuville.15 déc 1726) A Madeleine Lemay: s .inventaire, 23 juill 1749 (gr Choret).Louise, n v 1679 (2 ans en 1681); s .Jeannc(-Françoise).b Pointe-aux-Trembles, Québec 21 avril 1682; m v 1700 A Jean-Baptiste Buisson (Bisson) \"; s St-Nlcolas 17 Janv 1712., , \"Vara Bodet, Beaudet Baudait; actuellement Beaudet et Beaudette.Etymo-logie; Ne serait qu une abréviation de Baudouin (Dauzat, Les noms de famille.114.116): du germanique « Bald » ou .> Michel, n v 1686; m L 16 avril 1719 (c.Laneuville, 15 avril) a Marie-Thérèse Perusse;sL27mal 1764.n .m Ste-Crolx 26 nov 1720 (c.Laneuville, 25 nov) à Marie-Angélique Lemay; s L 4 Janv 1750.BAUDET.Laurent, naquit a St-Nicolas de La Rochelle, du mariage de Laurent (allas David) Baudet et de Marguerite Ardlon.D dut arriver au Canada avec sa mère, veuve, en 1663; car celle-ci épouse Jean Rabouin à Québec, le 28 octobre 1663.Lors des recensements de 1666 et 1667, Laurent Baudet, Age de 5 ans, demeure chez Jean Rabouin a l'Ue d'Orléans.Mais, bientôt, il est conquis par la vie d'aventures.Le 25 Juillet 1682, étant a Montréal, il vend a Etienne Moreau, une maison située a La Rochelle, héritée de son père feu Laurent Beaudet (gr Maugue).Deux ans après, il épouse au Cap-de-la-Madelelne (contrat Amena.16 mal 1684) Marguerite-Louise Crevier (cf.Mém.Soc GénéaL.III.263).En 1685, Baudet part pour les pays d'en haut; auparavant, le 6 mai 1685 (greffe Adhémar), lui et sa femme se font donation mutuelle.Il est de retour l'année suivante, alors qu'une société, nous apprend-on, composée d'Olivier Morel de la Durantaye, Fezeret, pilote, Laurent Baudet et François Rocheleau, amenait de l'ouest 33 paquets de castor (Jug.Cons.Sou v.RI, 790).Baudet mourut au cours de 1687 et sa veuve convola en secondes noces, l'année suivante, avec Robert Groston dit St-Ange.Baudet n'avait laissé que deux filles: Marie, n vers 1685; m Laprairie, 12 fév 1703 à Jean-Baptiste Massé dit San-cerre; s Chambly (C) 30 oct 1744.Marguerite-Louise, n 15 et b Cap*-de-la-Madelelne 16 nov 1687; m C 1 avril 1709 a Noël Paquet-Larlvlère; s.BAUDINBB, Pierre, né vers 1641 (Rec 1681) d'Aubin Bodin et de Nicole Buseau ou Balteau (c.mar.), de Ste-Radegonde-la-Vineuse (nu).Marsais-Ste-Rade-gonde, Vendée) au diocèse de La Rochelle, se maria deux fols à Québec: 1* le 3 septembre 1669 (contrat, Duquet, 5 août) avec Thlennette Desmarest, de Quimper, Bretagne, laquelle décéda sans enfants; 2° le 7 Juin 1688 (contrat, Genaple, 27 mal) avec Angélique Pinguet Lors du recensement de 1681, Pierre Bodin habite a la Petite Auvergne, seigneurie de Notre-Dame-des-Anges (Charlesbourg), entre Etienne Pasquier et Pierre Morin.Il a 5 bêtes à cornes et 12 arpents en valeur (Suite, Hist., V.83=) Enfants: Du second lit: Marie-Angélique, b Québec (Q) 20 Juin 1689; m Q 17 Juin 1715 (c.Dubreull.8 Juin) a Jacques Philippe dit Lebel; s Charlesbourg 29 avril 1763.Pierre, b Q 7 Juill 1690; s Q 5 mal 1749.u Vor.i Beaudin, Bodin.Beaudin est l'orthographe actuelle.Au XVII* siècle on écrivait < Baudln >, et généralement « Bodin».Etymologiei Baudln, dérivé de Baud (« bald >) « audacieux >; signifie aussi « âne » dans le midi (Dauzat). 500 ARCHIVES DE QUEBEC Pierre-Etienne, b Q 26 déc 1691; s Q 3 avril 1760.Louis, b Q 18 déc 1693; a.Marie-Angélique, b Q 24 Janv 1695; s .François, b Q 27 mal 1697; m Q 8 nov 1728 (c.Dubreull, 7 nov) a Angélique Auger-St-Jullen; s.Marie-Madeleine, b Q 5 déc 1699; s Q 16 mars 1700.Marie-Joseph, b Q 9 et s H mars 1701.BAUDIN René, maçon, né en 1656 (Rec 1716) ou 1660 (sep), de Charles Bodin et de Jeanne Momay, de Notre-Dame de Niort (Deux-Sèvres) au diocèse de Poitiers, épousa Suzanne Vallée à Québec le 10 février 1687 (contrat Vachon, 5 janvier).Il s'établit a Beauport, où une concession lui fut accordée par Joseph Gif fard, le 29 décembre 1692 (gr Vachon).Vers 1698, il vendit ses biens pour aller s'établir à Mont-Louis, où Denis Riverin avait établi une pèche sédentaire.En août 1700, U était de retour a Québec, poursuivant Riverin pour bris de promesses (cf Jug.Cons.Souv.IV.466, 481, 488.526).Au recensement de Québec, en 1716, Il demeure en cette ville, rue du Sault-au-Matelot (Rec.éd.Beaudet n, 167).La famille Bodin semble avoir émigré à Laprairie vers 1718.C'est la que Suzanne Vallée fut inhumée le 9 décembre 1729 et René Bodin le 22 janvier 1737.Ils laissaient six héritiers (gr G.Barette, 10 février 1737), qui sont Philippe, voilier, b Québec (Q) 17 déc 1687; m Rivière-Ouelle 7 août 1720 a Rosalie Mlgneau; réside a Québec, rue Desjardins, en 1744 (Rec.dans RAPQ 1940, 20); sQ 24 fév 1756.René, forgeron, b Q 6 Juill 1689; m St-Ours 14 Janv 1720 a Louise Clrcé; concession a St-Ours, 11 mars 1720 (gr J-B Adhémar); s .Inventaire, 10 déc 1729 (gr Barette).Guillaume, b Beauport (B) 22 Juill 1691; m Laprairie (L) 11 janv 1722 (c.Barette, 11 Janv) a Marie Dupuy; s .Pierre, b B 23 Juill 1693; m 1° L 28 nov 1718 (c.Barette, 27 nov) à Marie-Anne Aubry-Laramée dont inventaire, 6 mars 1731 (gr Barette); 2° L 8 janv 1731 (c Barette, 7 janv) a Marguerite Poissant; s.Marie-Geneviève, b B 14 août 1695; m Q 30 août 1717 (c.Dubreull.29 août) à Joseph-Laurent Lefebvre; s .Michel b B 21 déc 1697; m L 8 janv 1731 a Marguerite Poissant; s St-Constant 22 déc 1767.BAUDIN, Philippe, dit Desjardins, fils de François Bodin et de Marie Bousslon fut baptisé à Marans (Charente-Maritime,) le 25 février 1672.D était soldat de la Compagnie des Meloises lorsqu'il épousa a Charlesbourg, Anne Aumier, le 12 Janvier 1699 (contrat, Duprac, 3 Janvier).Il fit deux stages a l'Hôtel-Dieu, le 24 novembre 1693 et le 22 novembre 1703.Au recensement de Québec, de 1716, Philippe Baudln, journalier, demeure rue de Meules et Champlain (éd.Beaudet n.318).D fut inhumé a Québec, le 20 mal 1742, ayant eu: Jacques, b Charlesbourg (C) 26 août et s 5 sept 1700.Vara Bodin, Beaudin, Baudoin (Tang., V, 269). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 501 Marguerite, b Québec (Q) 2 déc 1701; n'était plus en 1716.Anne, b Beauport 15 mars 1704; n'était plus en 1716.Jean, dit Desjardins, ramoneur, b Q 20 juill 1706; m Q 28 août 1730 à Marie-Madeleine Chabot; réside rue Coulllard, en 1744 (Rec.dans RAPQ 1940, 73); s .Marie-Anne, b Q 8 oct 1708; m Q 24 nov 1726 (c.Dubreull, 23 nov) à Bertrand Andrillon;s.Marie-Madeleine, b Q 3 nov 1710; m Q 6 juill 1727 à François Gueguen; s Q 27 nov 1743.Joseph, b Q 1 août 1713; n'était plus en 1716.Pierre, n.s C 6 oct 1714.Marie-Catherine, b Q 19 fév et s C 19 nov 1716.Pierre-Marie, b Q 15 juill 1718; s Q 7 sept 1722.Claude, n 29 et b Q 30 avril 1721; s Q 12 août 1721.Pierre-Joseph, b Q 9 et s 21 fév 1724.Marie-Louise, n vers 1728; m Montréal 22 janv 1748 à Pierre Thibaut; s .BAUDIN m, Catherine, fille de feu Bastien et de Hilaire Ledélié, de St-Sévérin de Paris, passa son contrat de mariage le 9 octobre 1671 (gr.Becquet) avec Pierre Cocquin dit Latournelle, habitant de Dombourg, fils de Robert et de défunte Alix Fasel, de St-Maclou de Rouen.Elle apportait 300 livres de dot et 50 livres, don du roi.Au contrat, passé chez Madame Bourdon, signent Louis Lefebvre dit Battanville, Leveillé, Denis Gentil, Lucien Talon et Louise Hubinette.Le mariage fut béni à Québec le 12 octobre.Pierre Cocquin et Catherine Baudln firent donation, après inventaire, A Nicolas Cocquin, leur fils, le 2 Juillet 1708 (gr.Chambalon).L'inhumation de Catherine Baudln, décédée à 66 (sép.) ou 67 ans (recens.1681: Suite, Hist, V, 59*), eut lieu A la Polnte-aux-Trembles de Québec, le 9 août 1718.BAUDON os, Jacques, Sr de la Grange, né entre 1635 (Rec 1667) et 1638 (Rec 1666), fils de Julien Baudon et de Marie Joly, de Notre-Dame de Pontenay-le-Comte (Vendée) en Poitou, épousa à Québec, le 27 décembre 1661, Claire-Françoise de Paris (ou Paré).Le 4 février 1661.il recevait de Charles de Lauzon, le titre de concession de 3 arpents de terre de front en la seigneurie de Lirec (Ste-Famllle), île d'Orléans, entre Mathurin Gerbert et Marc Antoine (Gobelin) (gr Vachon).Quelques mois plus tard, le 25 août, lui et son voisin, Jacques Jahan, cédaient chacun un arpent de leur concession à Hippolyte Thivierge (gr Audouart).Il acheta de Louis Houde, le 14 mars 1666, une autre terre, pour laquelle il reçut quittance le 31 janvier 1669 (gr Vachon).Jacques Baudon avait un frère au Canada, André Baudon, Sr de la Giraudaye (ou de la Giraudelle), lequel possédait une concession voisine de celle de Marguerite Hayet, dans la région des Trois-Rivlères (gr Larue, 2 Juillet 1667).Partant, sans doute, pour quelque expédition périlleuse, le Sr de la Giraudaye fait donation de tous ses biens < pour cause de mort » à son frère Jacques, le 19 septembre 1667 (gr Duquet).Ce dernier disparaît après 1669, et sa veuve, Claire Paré, après st Variante* Baudaln (gr.Becquet 9-10-1671 et reg.).88 Vara Bodin (Rec 1666), Bourdon (même rec), Beaudouin (Ferland).Etymologic: Cas régime du nom de personne germanique « Baldo >, proprement « audacieux » (Dauzat). 502 ARCHIVES DE QUEBEC plusieurs aventures matrimoniales, « crue veuve de Jacques Baudon > obtient de M de Bernières, « dispense de se marier ».Eue épouse consécjuemment Jacques Bluteau, à Ste-Famllle, le 30 novembre 1679.Du mariage Baudon - Paré étalent nés: Jacques, b Chateau-Richer (GR) 5 déc 1662: vivait en 1666.Marie-Anne n, b CR 26 fév 1665: m Boucherville (B) 28 nov 1679 (c.Bourdon, 16 nov) ft Léger Baron; s B 4 Juill 1703, laissant 6 enfants.(Cf gr A.Adhémar.4 oct 1707).Abraham, b Ste-Famllle (SF) 23 Janv 1667; domestique & l'Hôtel-Dieu en 1681 (Rec Suite.Hist,.V.54*); fait donation ft Hlppolyte Thlvierge.19 mal 1699 (gr Chambalon) ; s.Marie-Andrée, b SF 21 oct 1668; n'était plus en 1681.BAUDON.Jacques, dit Larivière, maçon, naquit vers 1662, du mariage de Jean Baudon, maçon et tailleur de pierre, et de Jeanne Jay (ou Jette), de la Jarrie (Charente-Maritime), au diocese de La Rochelle.B épousa ft Ste-Famllle, le 23 février 1690 (contrat, Jacob pire, 12 janvier), Marguerite Vérieul.Résident de la Ste-Famllle.jusqu'en 1700, Il emigre vers cette date ft St-François.C'est là qu'il fut Inhumé le 14 octobre 17J2, et sa veuve convola en secondes noces ft Ste-Famllle avec Hlppolyte Le houx, veuf de Jeanne Drouln, le 14 juin 1713.Enfants: Jacques, s Ste-Famllle (SF) 7 juill 1694 ft 4 ans.Jacques, b Québec (Q) 7 nov 1691; m St-François, LO.(SFrs) 10 juill 1713 ft Marie-Françoise Buteau; s SFrs 24 fév 1725.Antoine, b SFrs 12 avril et s SF 7 juill 1694.Marie, b SF 6 mal 1695; m SFrs 20 fév 1713 ft Jacques Chrétien; s Trols-Rlviires 12 mal 1722.Jean, b SF 20 nov 1697; m 1° Sorel 4 fév 1725 ft Marie-Angélique Durand; 2* (c.Delafosse, 5 fév 1728) ft Marie-Louise Piet: s.François, b SF 26 fév 1700; s.Marguerite, b SFrs 21 Janv 1703; s SF 4 nov 1737.Marie, b SFrs 21 nov 1706; s SFrs 9 Janv 1707.Pierre, b SFrs 25 Juill 1709; s SF 1 nov 1714.BAUDON, Etlennette (aussi: Thlennette et Antoinette), née en 1653 (recens.1681: Suite.Hist.V.58»).fille d'Etienne Baudon et de Marguerite Guigné, de St-Médard de Paris, épousa ft Québec le 10 janvier 1672 (contrat Becquet 21 décembre 1671) Tugal Co tin, de la Trinité de Laval.En contestation avec Philippe Bas-quen, les deux époux Co tin en appelèrent au Conseil Souverain.Là les parties eurent «défense de se mef faire et médire » (Jug.Cons.Souv., IV, 342: 17 août 1699).Etlennette Baudon fut Inhumée ft St-Augustin, le 11 novembre 1699 et l'Inventaire des biens de la communauté fut dressé par Charles Rageot le 5 avril 1702.BAUDOUIN \"Q, Jean.Trois enfants de Jacques Baudouin et de Madeleine 59 Le recensement de 1666 mentionne Pierre, 15 mois (éd.Roy, p 76).Identique à Marie-Anne, 1 an, citée dans une autre insertion, au mime recensement (p.72).«0 Vara Baudoin.Beaudoln.Forme moderne: « Beaudoln >.Devrait s'écrire « Baudouin ».correspondant ft Baldwin, des racines f ranques: Bald, audacieux, et win.ami (Cf Dauzat). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 503 Pichos, de Courcival (Sarthe), au Maine, émigrèrent au Canada: Jean, Madeleine et René.Jean, l'aîné, \u2014 Il signe: « Jean Baudouin », \u2014 baptisé ft Courcival, le 27 mai 1635, épousa aux Trois-Rlvières, le 12 août 1659 (contrat, Ameau, 24 Juin 1661) Noëlle (ou Natalie) Landeau.Les archives de la Prévôté des Trois-Rlvières contiennent une déposition de Jean Baudouin, à la date du 4 Juin 1661.Il dut mourir, peut-être victime des Iroquois, en 1662, car sa veuve, Noëlle Landeau, convola en secondes noces, avec Louis Tétreau, aux Trois-Rlvières, le 9 juin 1663.Enfants: Louis, b Trois-Rlvières (TR) 8 avril 1661; n'était plus en 1663.Madeleine, b TR 22 avril 1662; m (c.Ameau, 29 déc 1674) à Martin Folsy; ».¦ \u201e ' ' BAUDOUIN, Madeleine, sœur du précédent, que les recensements font naître en 1642 (Rec.1666) ou 1644 (Rec.1681).fut baptisée à Courcival le 12 janvier 1639.EUe passa d'abord un contrat de mariage, annulé dans la suite, avec Jean Bellet dit La Chaussée, le 24 Juin 1660 (gr Ameau).puis épousa aux Trois-Rlvières, le 7 février 1662, le notaire Sévérin Ameau.Inhumée aux Trols-Rivières le 13 novembre 1706.BAUDOUIN, René, frère des deux précédents, naquit en 1645 (Rec 1681) ou 1646 (Rec 1666).Le 17 mars 1665, il reçut à Champlain.du seigneur Pezard de la Touche, une concession (gr Ameau), celle peut-être qu'il vend l'année suivante à François Pilet (gr Ameau) 26 déc 1666.Au recensement de 1666 on le trouve aux Trols-Rivières, chez son beau-frère, le notaire Ameau (Suite, Hist,.IV, 62°).René Baudouin se maria trois fols, toujours à Champlain, 1° en octobre 1671 (contrat, Becquet, 12 oct 1671) ft Marie Radot; 2° 28 janvier 1697 (contrat, Normandin, 26 Janv.) ft Marie-Anne Besnler; 3° 1 septembre 1710 (contrat Normandin, 23 août) ft Jeanne Chart 1er, veuve de Pierre Durand.Le 30 Juin 1678, Baudouin obtenait de François Hertel, dans le fief Cournoyer, 8 arpents de terre de front sur le fleuve par deux lieues de profondeur (gr Ameau); mais c'est sur sa terre de Champlain que le trouve le recensement de 1681: il déclare alors 4 bêtes à cornes et 20 arpents en valeur (Suite, Hist, V, 62 s).Beau-frère du fameux voyageur Nicolas Perrot et de Michel David, René Baudouin ne pouvait que les imiter.On le voit former des sociétés pour la traite dans les pays d'en haut en 1682 et 1686 (gr Maugue, 23 mal 1682 et Ameau, 26 mal 1686).Il accepta même une concession de 6 arpents par 3314 près du fort St-Louls, aux Miamis, de Robert Cavelier de la Salle, le Ist décembre 1682 (collatlonné par Ameau, 8 oct.1685).Baudouin se livra aussi au commerce à Montréal.En 1678, il y avait quatre ans qu'il tenait boutique ft l'époque de la foire aux pelleteries (BRH 28 (1922) 376; cf aussi gr Adhémar, 29 nov 1677 cité dans Hist de Champlain, 141); aussi Juge-t-il utile d'acheter une barque d'Antoine Pascault, le 16 septembre 1689 (gr Basset).Riche et considéré, ce colon est marguiuier de Champlain (gr Pottier, 1 avril 1705), et il achète de Jacques Aubert, seigneur des Gron-dlnes, son habitation de Champlain (cf Jug.Cons.Souv., V, 227; 25 janv.1706).B devait encore hériter en 1715, du chef de sa femme, de 2000 livres par la mort de Colette Radot veuve d'André d'Hoin, procureur au Parlement de Paris (cf Jug.Cons.Souv.VI, 917, 940).René Baudouin mourut ft 90 ans et fut inhumé ft Champlain le 28 mars 1735.Enfants: Du premier Utt Marie-Jeanne, n v 1674 (7 ans en 1681); m Champlain (C) 6 fév 1690 (c.Ameau, 6 fév) ft Michel (-Ignace) Dizy; s____ 504 ARCHIVES DE QUEBEC Madeleine, n v 1676 (5 ans en 1681); m 1* C 12 janv 1695 (c.Trotaln, 10 ]anv) a François Lucas-DonHgny; 2* C 11 nov 1700 à Pierre Dixy; s .(Maric-)Renée.n v 1678 (3 ans en 1681): m C 16 avril 1703 (c.Normandin.5 avril) a François Bigot; s.Anne-Charlotte, b C 13 nov 1681; m C 22 sept 1716 (c.Normandin, 20 sept) a Alexis Raoul; s.René, b C 7 août 1684; m C 28 avril 1710 (c.Nonnandln.27 avril) a lacquellne Poisson; s .Jacques, b C 9 août 1687; s .Michcl(-Ignacc), dit Lapomeraye.b C 17 sept 1690; m C 12 avril 1713 (c.Normandin, 14 juin) a Marie-Jeanne Poisson; s C 29 sept 1728; inventaire, 8 avril 1732 (gr Monmerqué).Du second lib (Etienne-)Joseph, b C 23 juill 1698; m 1* C 21 fév 1724 (c.Normandin, 20 fév) à Marguerite Poisson; 2\" C 5 août 1740 (c.Pollet, 30 Juill) à Elisabeth Raux; a.Joseph-Marie, b C 12 mars 1700; s'engage a Paul Guillet pour le voyage aux pays den-haur, 20 mars 1719 (gr Adhémar); a.Pierre, b C 25 oct 1701; s C 15 Janv 1723.Ignace, b C 13 et s 17 mars 1704.Marie-Catherine, b C 25 (?) fév 1705; m C 19 nov 1727 (c.Normandin, 10 nov) a Joseph Poisson; s .Marie-Jeanne, b C 22 oct 1706; s .Marie-Madeleine, b C 6 août 1708; m C 19 nov 1727 (c.Normandin.17 nov) a Claude-Charles Baudry; s.h BAUDOUIN.Jean, dit Petit-Jean, naquit à Tasdon, village de la paroisse d'Aytré, (Charente-Maritime), en 1638 (Rec 1667) ou 1639 (Rec 1666 et 1681), de Jean Baudouin, pâtissier, et de Jeanne Bertet B serait arrivé à Montréal en 1656, d'après une déclaration de 1678 (BRH 28 (1922) 377).Le 24 mars 1661.lors d'une attaque iroquoise, Il tua un chef ennemi et fut emmené en captivité (Paillon, III, 430).Dans l'ignorance de sa survie, M de Maisonneuve fit dresser l'inventaire des biens du disparu (gr Basset, 5 mai 1661).En 1663 il fut affecté à la septième escouade de la milice de la Sainte-Famille (Paillon, II, 17).Ce fut le 27 novembre de la même année qu'il épousa (contrat.Basset, 19 nov.) Charlotte Chauvin, âgée de 12 ans (cf Paillon, II.211).Petit-Jean Baudouin reçut une concession des seigneurs de Montréal le 13 Juin 1664 (Paillon, R, 211); mais il parait avoir changé plusieurs fols de domicile.En 1667 il demeure avec Mathurin Masta à la maison fortifiée de Ste-Marle (Paillon, EL 390).On apprend, par un acte du 28 Juillet 1671, qu'il possédait une terre «au bout d'en bas» de l'Ile de Montréal (Paillon, III, 338).C'est la qu'U demeure en 1687, alors qu'U reçoit une autre concession au même lieu (gr Cabazié, 15 mars 1687).Cela ne l'empêche pas d'accepter, en société, un hall à ferme le 24 septembre 1693 (gr Basset).B possédait, en outre, dès 1694, conjointement avec Adrien Be tourné, une habitation a Repenttgny (gr Maugue, 1 Juillet 1694). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 505 Son fus François, puis ses descendants, conservèrent ce bien pendant deux cents ans (Le livre d'or., p.61).Baudouin multiplia les transactions Immobilières (gr Basset, 27 mal 1668, 1 oct 1668, 8 mars et 21 juin 1671, 21 sept 1673, 4 août 1677; gr Maugue, 10 juill 1679).Lors du recensement de 1681, notre colon avait 8 bêtes à cornes et seulement 8 arpents en valeur (Suite, Hist., 67*).Il fut inhumé a la Pointeaux-Trembles ainsi que sa femme, lui, le 25 septembre 1713; elle, le 31 octobre 1718.Enfants: Jean-Baptiste, b Montréal (M) 12 juin 1666; tué par les Iroguois à la coulée de Jean Grou, 2 juill 1690 et s M 2 nov 1694.Anne, b M 3 juill 1669; m Polnte-aux-Trembles de Montréal (PTM) 22 nov 1683 (c.Cabazier, 8 nov) a Jean Lescarbot; s Berthler, 27 fév 1765.Guillaume, b M 7 et s 10 juin 1672.Guillaume, qui suit Jacques, b M 28 oct 1675; m Repentigny (R) 22 nov 1700 (c.Cusson, 15 nov) à M.-Marguerite Rivière; s R 30 juill 1718.François, b PTM 30 janv 1678; m St-François, Ile Jésus, 12 juin 1702 à Anne-Andrée Grenet; s.Cécile, b M 7 avril 1680: s .Jeanne, b PTM 8 août 1682; m R 22 nov 1700 (c.Cusson, 15 nov) a Jean-Baptiste Forget; s Lachenale 5 fév 1753.louis, b PTM 22 août et s R 3 sept 1684.Marie-Madeleine, b PTM 21 sept 1685; m PTM 26 janv 1704 (c.Senet 19 janv) à Germain Thouin, dont inventaire, 13 mars 1742 (gr Coron); accord avec ses enfants, 14 avril 1742 (gr J-B Adhémar); s.Marie-Charlotte, b PTM 9 mal 1688; m PTM 8 janv 1714 (c.Senet 7 janv) a Claude Brame (ou Brun); s R 28 oct 1714.Jean(-Bapnste), b PTM 8 oct 1691; m R 9 janv 1713 (c.Senet 8 janv) à Marie-Joseph Gloria; s R 1 avril 1771.II.Baudouin, Guillaume, fils du précédent fut baptisé à Montréal le 11 juin 1673, et il épousa le 11 novembre 1697 (contrat, Adhémar, 10 nov.) Anne Bau-dreau.D s'établit au bord de la rivière de l'Assomption, côté nord, en la seigneurie de la Chesnaye (cf Rapport Collet 1721 dans RAPQ 1922, p.290).En 1715 et 1716 il eut contestation avec son voisin Thomas Goulet, pour question de bornage (Jog.Cons.Soov., VI.921, 928).Un autre litige au sujet d'une lisière de terrain prise sur la propriété de Marie Rivière, veuve Jacques Baudouin, sa belle-soeur, motiva deux ordonnances de l'Intendant, 9 juin 1724 et 6 août 1725 (Ord.Int.I, 260, 278).Enfants: (Anne-)Margueritc, n 14 et b Polnte-aux-Trembles de M.(PTM) 15 janv 1701; m 1\" Repentigny (R) 24 avril 1724 (c.Senet) à Nicolas Légaré, Me maçon; 2* (c.Comparet 8 juin 1738) à Jean-Baptiste Verger; s.(Anne-)Catherine, n 4 et b PTM 5 déc 1702; m (c.Coron.20 janv 1732) a Pierre Tom (Thouin) ; s.Guillaume, n .m R 17 juin 1726 (c.Senet 15 juin) à Marie Jannot; s . 506 ARCHIVES DE QUÉBEC Marie-Angélique, b R 9 août 1707; m R 16 Janv 1730 à Gabriel Loyer, fib de Gabriel et M.-Geneviève Gendron; s.Joseph, n .m St-François, Ile Jésus 16 oct 1730 (c.Coron, 15 oct) à Angélique Masta; s.Claude, n .m R 30 avril 1736 (c Coron.29 avril) A Françoise-Joseph Masta; s .Jean(-Bapti8tc), b PTM 9 Juin 1711; m L'Assomption 27 Juill 1740 (c.sspr 26 juill, déposé gr J-B Adhémar 21 oct) A Marie-Thérèse Aumier; s .Marie-Marthe, b R 10 fév 1713; s .Germain, b R 20 oct 1714; s R 15 déc 1715.Louis, b R 20 déc 1715; m (c.Coron, 3 fév 1741) A Suzanne Masta; s .BAUDOUIN, Gervais « (signait: G Baudouin: BRH 15 (1909) 21) fils de Gervais, marchand, et de Jeanne Desrues, de St-Brice, de Chartres (Eure-et-Loir) succéda A Jean Ma dry mort en 1669, comme chirurgien A Québec.B fut médecin des Ursulines (BRH IV, 339) et, en novembre 1675, entra comme médecin au Séminaire (Amédée Gosselin).Le 6 octobre 1683 (contrat, Rageot, 4 nov.) il épousait A Québec Anne, fille du notaire Claude Auber.On voit par un jugement du Conseil Souverain du 15 janvier 1691 (Jug.Cons.Souv.III.470) qu'U avait acheté A la Basse-Ville, au coût de 2000 livres, un quart de maison par indivis avec «emplacement au bout dicelle », de Thérèse Guyon, femme de M.de la Mothe Cadillac.Baudouin dut exercer son art A Montréal, car il y acquit le 6 juillet 1696, d'Alphonse de Tonty (gr Adhémar), un emplacement, qu'il agrandit par un nouvel achat, de Pierre Lamoureux-St-Germain (Terrier, n.41).Gervais Baudouin fut l'une des premières victimes de l'épidémie de 1700-1701.B décéda le 4 décembre 1700 et fut Inhumé le lendemain dans l'église de Québec (P.-G.Roy, ouv.cit., p.123).Son Inventaire ne fut dressé que le 3 Juin 1715 (gr.Rivet).Une ordonnance du 5 octobre 1705 (Ord.Int.I, 3) accorde A Anne Auber, veuve Baudouin, la jouissance d'un emplacement A la Basse-Ville.Par autorité de justice sur les héritiers de Benoit Boucher, elle se faisait adjuger une terre de 4 arpents de front par 40 de profondeur dans la seigneurie de Tilly.Le 2 décembre 1708 le seigneur de Tilly érigeait en arrière-fief la terre qu'elle possédait dans sa seigneurie (gr.Genaple).Le 15 mai 1710, encore aux mêmes conditions, M.Le Gard eu r de Tilly lui concédait un autre arrière-fief de 8 arpents de front « A prendre au bout de la profondeur de la terre des héritiers de Jean Houle jusqu'à la profondeur de la seigneurie de Tilly » (gr.Rivet).Madame Baudouin mit ces deux arrière-fiefs en exploitation et c'est ainsi qu'elle réussit A élever sa nombreuse famille (P.-G.Roy, ouv.dt, pp 123s).Le greffe Louet contient deux testaments d'Anne Aubcrt, l'un du 27 janvier, l'autre du 1\" Juin 1728.Elle fut, comme son époux, inhumée dans l'église de Québec le 20 Juin 1728.Enfants: Marie-Anne, b Quebec (Q) 8 juill 1685; m Q 6 fév 1708 (c Genaple.4 fév) A Jean-Baptiste Hertel, capitaine, chev.de St-Louls; s Hôtel-Dieu de Québec 26 oct 1745.61 S.4Lla ,anuue * Gervais Baudoin, voir P.-G.Roy.Le Vieux Québec.1ère série, pp.122 ss. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 507 Gervais.médecin, b Q 3 août 1686; m 1* Q 5 sept 1714 (c.Rivet.2 sept) A Thérèse Guyon-Fresnay; 2' (c.Pinguet, 20.nov 1738) A Marthe Marcoux; s dans l'église de Québec.2 juill 1752; inventaire, 5 juill 1752 (gr Barolet).Claire-Françoise, jumelle, b Q 3 août 1686; s Q 14 août 1688.Geneviève, b Q 13 mars 1688; soeur St-Augustin.des Ursulines; s Q 24 déc.1739.Joseph, b et s Q 1 déc 1688.Merle, jumelle, b et s Q 1 déc 1688.Marie-Marguerite, b Q 11 janv 1690; mère Marguerite-Charlotte de Ste-Agnès, hospitalière, professe A l'Hôpital-Général 16 janv 1706; d 14 sept 1757.Michel, b Q 27 mars 1691; s .Michel, né Q 8 mars 1692; entre chez les Jésuites de la province d'Aquitaine A Bordeaux, 11 déc.1713; A la Nouvelle-Orléans en 1728, (Liste des missionnaires Jésuites.1929, p.10) missionnaire des Choctaw; y demeurait encore en 1763 (Rel.Jes.68.328); d A Nouvelle-Orléans 1768 (Roy.I.dt.p.130).André, b Q 10 Juill 1693; s Q 9 déc 1708.Louis, marchand, b Q 1 oct 1694; m Q 3 fév 1722 (c.Barbel, 31 Janv) A Marie-Anne Roussel; se font donation mutuelle, 20 fév 1726 (gr Barbel); Il teste, 5 juill 1740 (gr Pinguet); s Q 23 juill 1740; Inventaires 27 juill 1740 (gr Pinguet) et 9 mal 1742 (gr Boucault).Elisabeth, b Q 19 nov 1696; soeur Elisabeth de Jésus; Ursullne; s Q 2 fév 1747.L BAUDOUIN.Jacques se dit A son contrat de mariage: « fils de Solon Baudouin et de défunte Anne Gautereau, de St-Martin en l'Ile de Rez > (St-Martin-de-Ré, Charente-Maritime).Né entre 1641 (Rec 1666) et 1644 (Rec 1681), Jacques Baudouin doit être identifié, croyons-nous, avec Moïse, né le 9 novembre 1643 et baptisé au temple protestant de La Rochelle le 20 du même mois.Son abjuration du protestantisme l'aurait Induit A changer de prénom.Cette famille Baudouin fournit au XVII* siècle, deux sénéchaux A l'Ile de Ré.Elle blasonnait « de sable au lion d'or lampassé d'azur, au franc-canton senestre d'hermines > (Beauchet-Filleau, Généal.des familles du Poitou, I, 338).Lors du recensement de 1666, Jacques Baudouin est domestique-engagé de Paul Chalifour, A Notre-Dame-des-Anges (Charlesbourg) (éd.Roy, 103).En mars 1671 (contrat, Vachon, 24 mars) il épouse Françoise Durand, nièce de David et de Jacques Asselln.Le Plan de Catalogne (1709) donne A la Veuve Bodoln la deuxième terre au sud-ouest de l'église de St-François, Ile d'Orléans, entre (Ignace) Pépin et Louis Moro (Marceau).Notre colon y possédait en 1681 (Rec.Suite, Hist, V, 87b) 4 bêtes A cornes et 7 arpents en valeur.Baudouin et sa femme furent Inhumés A St-François, lui le 2 juin 1708; elle le 16 septembre 1718.Le 9 mars 1706 (gr Jacob) les époux Baudouin avalent loué pour 9 ans leur bien de St-François A Marc, leur cadet, et lui avaient donné la terre héritée de leur fils Joseph A Bellechasse (Berthler).Enfants: Jacques, qui suit Joseph, b Ste-Famllle (SF) 4 avril 1674; n'était plus le 9 mars 1706.Avait reçu du seigneur de Bellechasse 3 arpents de front entre Jacques Baudouin, son frère, et Michel Charrier. 508 ARCHIVES DE QUEBEC Françoise, b SF 13 Juin 1676; m (c Chambalon, 9 nov 1695) A Pierre Biais; Louis, dit Jacques, b SF 27 dec 1678; m St-Mlchel 16 nov 1705 A Angélique Le Roy;s.Marc n .m St-François.Ile d'Orléans (SFrs) 13 avril 1711 A Elisabeth Lepage; s.Pierre, b SFrs 29 fév 1684; s.François, b SFrs 31 mars 1686; s.Antoine, b SFrs 12 mai 1688; s .Marie, b SFrs 29 oct 1690; s .II.Baudouin, Jacques, fils du précédent, fut baptisé A St-François, lie d'Orléans, le 25 Juillet 1672.Traversant le fleuve, il prit une terre dans la seigneurie Bellcchassc (Berthler) entre Pierre Mercier au nord-est, et Marc Baudouin, son frère cadet, au sud-ouest (Cf Plan de Catalogne, 1709).Jacques Baudouin épousa A St-François, le 10 Juillet 1699, Catherine Morin-Valcourt.et fut inhumé A Berthler le 9 décembre 1758.Enfante Catherine, b St-Mlchel (SM) 26 mai 1701; s SM 11 fév 1703.Françoise, b St-Thomas (ST) 24 avril 1703; m Berthler (B) 17 nov 1721 (c Michon, 16 nov) A François Marceau; s .Jacques, b ST 21 sept 1705; m Ste-Anne 11 nov 1727 (c.Jacob f 11 nov) A Marguerite Mercier; s.Joseph, n .m 1* St-Laurent 23 oct 1730 A Madeleine Leclerc; 2* Beaumont 8 Juin 1744 à Marguerite Guay; 3° St-Charles 1763 A Marguerite Laçasse; s .Marguerite, b B 30 déc 1711; m B 14 fév 1730 (c devant René Gachet.ratifié Michon, 14 fév) A Jacques Marceau; s .inventaire 9 août 1751 (gr Boucault).Pierre, n .m (c Michon, 6 nov 1735) A Geneviève Talbot; s .BAUDOUIN.Antoine, dit St-Antoine, signait «Baudouin» (BRH 15 (1909) 22).Les archives Judiciaires des Trois-Rivlères, du 7 Janvier 1659, mentionne un Antoine Baudouin, cordonnier, que nous croyons autre que le précédent Etabli a St-Charles-des-Roches (Grondines), Antoine Baudouin souscrit 10 livres, le 7 Juillet 1678, pour la subsistance d'un prêtre (gr.Roy).Le 4 Juillet 1684, il fait une donation a sa filleule, Antoinette Richard-Lavallce, des Grondines (gr.Rageot).Le même Jour, en qualité de témoin, il assiste a l'engagement de Pierre Le Gemble-La Madeleine a François Hazeur, avec donation en cas de mort (gr.Rageot acte reproduit dans BRH 41 (1935) 345ss).Le lendemain, il est encore présent A l'engagement de Marin Richard-Lavallée A François Hazeur, pour remplacer A la guerre un homme de la dame Soumande (gr.Rageot, 5 juillet 1684, acte dans BRH 40 (1934) 190s).D semble s'être marié aux Grondines, vers 1687, avec Marie-Anne Daigna (Tang.: Daniau), fille de Jean et de Marguerite Vaillant Peu après, notre colon, qui avait traversé le fleuve, acceptait A Lotbinière, où il était domicilié en 1684 (v.Rageot supra) une concession du seigneur René-Louis Chartier, le 20 juin 1689 (gr.Rivet; Inv.Cou., n.205).Sa terre de Grondines fut mise aux enchères et adjugée a Marin Richard-Uvallee.le 2 mars 1700 (gr.Guill.de Nevers: Inv.CoIL.n.2210). NOS ANCÊTRES AU XVII\" SIÈCLE 509 Noua savons, par un Jugement du Conseil Souverain, que la terre d'Antoine Baudouin, à Lotbinière, .était contiguc à celle de Simon Hubert, à la rivière Duchesne (Jug.Cons.Souv.VI, 1166; 11 août 1716).Dépendait-elle de St-Antoine-de-Tilly?Cela expliquerait que la Dame Baudouin devait contribuer, le 23 août 1721, à la construction du presbytère de cette dernière paroisse (Ord.Int., I, 207).Antoine Baudouin, qui n'était plus en 1717, laissa: Jean-François, n v 1688, m Ste-Anne-de-la-Pérade 27 nov 1713 (c.Normandin.26 nov) à Marguerite-Joséphine Ricard; a.Alexis, n v 1694; m à Ste-Crolx, 27 nov 1720 (c.Lancuville, 30 nov 1717) à Angélique Houde, fille de Gervais et Marie Denevers; s Lotblnlère 29 mars 1731.BAUDOUIN*3, Marie, dont on ignore l'origine, épousa vers 1683 le maçon, Michel Dubuc, de Longueuil.Sage-femme, elle eut mission de visiter Louise de Saintes, soupçonnée du meurtre d'un nouveau-né dont rapport, 23 Juin 1702 (Jug.Cons.Souv., IV, 900).Elle mourut à 71 ans et fut Inhumée à Longueuil le 24 avril 1716.BAUDREAU*8, Urbain dit Gravellne.né en 1631 (Rec 1681) ou 1633 (Rec 1666 et 1667), < du bourg de Clermont 01 (Sarthe) prit son engagement avec M.de Maisonneuve et M.de la Dauversière, le 20 mai 1653, devant le notaire Lafeusse (à La Flèche); et le 20 Juin suivant, déclara, en présence du notaire Belliotte (en rade de St-Nazaire) avoir reçu, en avancement de gages, 98 livres de la Compagnie de Montréal (Paillon, Hist,, B, 545).A son mariage à Montréal, le 20 octobre 1664 (contrat.De Monchy.19 oct, d'après l'inventaire de 1699) Mathurine (parfois Marguerite) Juillet.B fut caporal de la 2e escouade de la milice de la Ste-Famllle, 1663, et procureur-syndic de Montréal, 1663-1666 (E.-Z.Massicotte, dans BRH 1927.p.191).Paillon écrit qu'il fut au nombre des braves qui prirent des terres à la côte St-Martin (o.cit., III, 226).Ce qui est sûr, c'est qu'il demeurait à la côte St-François (gr Adhémar, 21 nov 1689), où il avait obtenu une augmentation de concession de 4 arpents.Joignant celle qu'il possédait déjà (gr Cabazlé, 3 déc 1686).En ville, il avait acquis, vers 1687, près de la chapelle de Bonsecours, rue Notre-Dame, deux emplacements (Terrier, nos 79 et 80), où se transporta Mathurine Juillet (gr Adhémar, 2 sept 1696) après la mort de son mari.B possédait un autre terrain, du côté est de la rue St-Gabriel, entre Notre-Dame et Ste-Thérèse, qu'il avait acheté de Mr de Hautmesnil le 28 décembre 1689 (gr Basset) et qu'il vendit en 1692 à Pierre Ducharme (Terrier, n.187 B 5).Il se dessaisit d'une partie de ses biens par vente A Jean Aubuchon, dont titre nouvel le 31 octobre 1694 (gr Maugue) et cession à sa fille Marie, en vue de son second mariage, le 18 janvier 1693 (gr Basset).Baudreau mourut le 28 janvier 1695 et fut inhumé le lendemain à Montréal.Par l'inventaire de ses biens, du 17 janvier 1699 (gr Adhémar), on apprend que la tutelle de ses enfants a été confiée à Jean-Baptiste Gadois.Enfants: Gabriel Maître-charpentier, domicilié rue Notre-Dame (1701), b Montréal (M) 24 Juill 1666; intéressé dans le commerce à la rivière Mobile (gr Adhémar, 14 fév «3 Tanguay, (Diet I, 206) écrit «Baudoin», ainsi que Tailhandler 10-8-1710.Les Jug.Cons.Souv., IV, 900 portent « Baudln ».03 Var.Beaudreau.On écrivait autrefois Baudreau, quelquefois Baudrlau, Boudreau et Beaudelleau (cf.gr.Bourglne, 5 oct 1660).Etymologic: Dérivé de « Baudier », du germanique « bald », audacieux et « hari », armée (Dauzat, à Baude).84 Baudreau ne se trouve pas aux registres paroissiaux de Clermont.Peut-être notre colon venait-il de Gravélines (Nord), ou de quelque hameau de ce nom. 510 ARCHIVES DE QUEBEC 1708); m M 15 août 1701 (c.A Adhémar.14 août) a Catherine Fortier-Lafortune; a.Marie(-Ursule).b M 8 déc 1668; m 1° M 22 nov 1689 (c.A Adhémar.21 nov) a Pierre Ducharme; 2° M 19 Janv 1693 (c.A Adhémar.18 Janv) à Jean-Baptiste Gadois; s M 15 avril 1736.(Jean-)Baptiste, b M 18 mal 1671; a .wuiK b M 3 mal 1673; m 1* M 3 sept 1696 (c A.Adhémar.2 sept) a Jacques Richard; 2* (c.J-B Adhémar, 21 mal 1717) a Toussaint Huneault: s M 22 Juill 1727.(Marie-)Anne, b M 29 août 1675; m M 11 nov 1697 (c Adhémar.10 nov) à Guillaume Baudouin; s .Paul, b M 19 mal 1682; s'engage pour aller servir les Jésuites aux Outaouais.4 juill 1702 (gr Adhémar); m M 20 fév 1708 (c Adhémar, 19 fév ) a Marie Tessier; s.Marie-Madeleine, b M 19 Juin 1686; m M 21 nov 1712 (c.A Adhémar.20 nov) a Pierre Galgné; s .Jean(-Baptlste).b M 13 Juin 1690; voyageur a Mlchilimaklnac.18 mal 1717 (gr Lepallieur) et a la rivière au Serpent, pays des Sioux (cf gr David, 11 août 1720); m 1* Polnte-aux-Trembles de M 7 Janv 1715 (c.Senet 23 déc 1714) a Françoise Dazinet; 2* après 1736 a Marie-Madeleine Babln, veuve Louis Lamoureux; a.¦ i:,.-:jy.:-§^^^^^B: I BAUDHY .audacieux, et < Rlk », roi, riche.\\ NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 511 Julien Fortin, Sr de Bellefontaine.Une dernière concession lui fut cédée au-dessus de 1b cinquième rivière des Trois-Rlvières, par Antoine Desrosiers, le 25 juillet 1674 (gr Ameau).Après quelques années de résidence aux Trois-Rlvières, notre colon, par crainte des Iroquois sans doute, Jugea prudent d'aller se fixer à Québec.Il vend sa terre du Cap à Pierre Boucher (gr Ameau, 7 nov.1652) et s'installe à Québec, où il entre en société avec le taillandier Denis Derome (gr Audouart, 19 oct 1653).Son retour aux Trois-Rlvières est de 1661.Le recensement de 1667 place Urbain Baudry au Cap-de-la-Madelelne, \u2014 où il séjourna peu \u2014 : il a 24 arpents en valeur, 7 bestiaux, et pour domestique, jean Bellot ((Suite, Hist.IV, 70»); celui de 1681 le place aux Trols-Rivières entre Quentin Moral et Midart Chouart: il possède 2 fusils, 7 bêtes à cornes, 2 càvalles et 12 arpents en valeur.(Suite, Hist, V, 64°).Notre taillandier s'absente souvent pour des voyages, croyons-nous: il institue le notaire Audouart son procureur le 15 octobre 1658 (gr Peuvret), et de nouveau, le 19 mars 1662 (gr Ameau).Il n'est pas là en 1668 lors de la confection du papier terrier (Terrier, p.318).En 1675, le 29 juin (gr Ameau), Baudry, vieilli, engage un serviteur, Jean Hardouin.Le 11 avril 1679, lui et sa femme se font donation mutuelle (gr Ameau, Inv.Coll., n.2182).B loue son soufflet de forges A Jacques Joulel dit Berge rat, le 17 septembre 1680 (gr Ameau) et s'éteint à 67 ans le 22 août 1682.Son corps fut inhumé dans l'église des Trols-Rivières le lendemain, 23.Le coteau « La Marche >, aux Trols-Rivières, rappelait son souvenir (Terrier, p.308).Enfants: Marie, b Trols-Rivières (TR) 2 déc 1650; m TR 11 nov 1670 (c.Ameau, 12 oct) a Jacques Lefebvre; s Bale-du-Pebvre, 11 déc 1734.Joseph, b Québec (Q) 13 nov 1653; s.Guillaume, dit Des Buttes, qui suit Jeanne, b Q 17 juin 1659; m TR 21 nov 1672 (c.Ameau, 20 nov) à Jacques Duguay; s TR 22 nov 1700.Madeleine, b TR 19 nov 1661; m 1» TR 25 nov 1681 (c.Ameau, 18 sept 1677 et 18 nov 1678) A Jean de Puybarreau de Maisonneuve; 2° BoucherviUe (B) 8 janv 1688 (c.Moreau, 7 janv) à Marien Tallhandier; s B 20 nov 1730.Marguerite, n 21 et b TR 22 mars 1665; m TR 11 nov 1687 (c.Ameau, 10 nov) à François Poisson; s Champlain 24 avril 1706.Françoise, b TR 3 fév 1668; m TR 6 nov 1691 (c.Ameau, 4 nov) à Jacques Rondeau, marchand: séparation, 1704 (Inv.Coll., n 351 ) ; s .Marie-Madeleine, n 6 et b TR 7 juill 1671; m BoucherviUe 16 mars 1698 (c.Adhémar, 16 mars) a Jacques Hubert; s Montréal 26 mal 1699.Joseph, n 18 et b TR 19 oct 1673; m TR 15 nov 1706 A Françoise Leclerc; s .Jacques, b TR 13 sept 1676; demeurait A Paris, en 1724, héritier des biens laisses A Détroit par Lamothe-Cadillac (Ord.Int., I, 254), (Cf 265): s .Anne, b TR 24 juin 1680; a.II.Baudry, Guillaume, dit des Buttes, fils aîné du précédent fut baptisé A Québec le 2 octobre 1656.B est qualifié arquebusier, armurier du roi, et même orfèvre.C'est lui qui grava la plaque de plomb fixée A la pierre angulaire de l'église des Trols-Rivières, pierre qui fut posée solennellement le 11 juillet 1710 (Jouve, Aux Trois-Rlvières, p.95-96).B contracte comme margulllier, avec Louis Fafard et Jacques ¦y ARCHIVES DE QUEBEC Dubois.U 12 mai 1686 (gr Ameau).Peut-être avait-il pris les leçons de l'armurier.Jean Soulard.dont il épousa la fille Marie-Jeanne A Québec le 13 Juillet 1682 (contrat, Duquet, 30 juin).Guillaume Baudry vécut aux Trois-Rlvières, où il avait reçu de son père une terre de V/i arpents par 20, vers la 6ème petite rivière au-dessus des Trois-Rlvières (gr Ameau, 24 Janv 1679) et un emplacement de 54 pieds par 26 su bas du Platon du fort de Jacques de Labadle, procureur de René de Bécancour (gr Ameau, 4 mars 1689).Enfants: Marie-Jeanne, b Québec (Q) 24 avril 1683; s.Jean, dit St-Martin, armurier, b Trols-Rivières (TR) 3 juill 1684; m Q 8 oct 1721 (c.Dubreuil, 7 oct) * Louise Doyon; s.Jean-Baptiste, b TR 8 déc 1685 et s 22 mars 1717.(Oaude-)Charies, armurier, b TR 20 juin 1687: obtient permission d'aller au Détroit.18 sept 1715 (gr Adhémar): m Champlain, 17 nov 1727 (c Normandin.17 nov) a Madeleine Baudoin: s.Pierre, b TR 27 avril 1689; s TR 10 nov 1713.Marie-Françoise, b TR 27 Janv 1691; m TR 25 août 1722 (c Petit) A François Picard-Laroche, aubergiste, veuf Geneviève Picard; s.Jacques, b TR 6 oct 1692: s TR 11 avril 1715.Marie-jeanne.b TR 8 avril 1696; m Q 17 oct 1712 (c.Poulin, 11 oct) A Michel Perrot: ».Catherine, b TR 1 mal et s 4 Juill 1697.Louise-Geneviève, b TR 23 mars 1699; s.Louise, b TR 20 oct 1700; m TR 4 fév 1731 (c Petit 3 fév) A Jean-Baptiste Gassien, M* couvreur en bardeaux, demeurant A Québec rue St-Louis; s TR 19 déc 1749.Joseph, b TR 25 août 1702; s TR 29 juill 1725 (cf Jouve, Aux Trols-Rivières, p.146).Urbain, b TR 3 juin 1704; s TR 12 déc 1728.Marie-Joseph, b TR 14 mal 1706; s TR 10 fév 1738.René, b TR 16 nov 1707; m TR 16 août 1734 (c Petit 16 août) A Charlotte Lepelé-Desmarais; s TR 20 sept 1745.BAUDRY.Antoine, dit L'Epincttc.fut de la recrue de 1653.Voici ce qu'en dit Paillon (Hist.II.533): Antoine Baudry.de la paroisse de Chemiré en Charnie.s'engage pour Montréal à M.de la Dauversière, le 4 avril 1653 (Larousse, notaire A La Flèche).Le 20 Juin.A bord du St-Nlcolas, en rade de St-Nazaire, il reconnaît avoir reçu sur ses gages une avance de 126 livres (Belliotte, notaire).D'après les recensements.Antoine Baudry serait né en 1636 (Rec 1681) ou 1638 (Rec 1666 et 1667): il aurait donc eu 15 A 17 ans en 1653.Ses parents Marin Baudry et Jeanne Paumler habitaient Chemiré-en-Charnle (Sarthe) au Maineoa.Ce colon épousa A Montréal, Catherine Guyard, le 24 novembre 1665 (contrat.De Monchy, 16 nov).B était cloutier de son métier, mais il fut aussi agriculteur: au recensement de 1667 11 a 4 «o Ils eurent un fils du nom d'Antoine, baptisé le 13 novembre 1629 A Chemiré.Vu son Age.ce ne peut être le canadien. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 513 arpents en valeur (Suite, Hist, IV, 78*); a celui de 1681: 10 arpents en valeur et une vache.Ses voisins sont la veuve Glory et Adrien Quevillon (Ibid., V, 67*).Il avait été gratifié de plusieurs concessions: une en 1662 (Paillon, III, 11); une autre, le 3 avril 1665 (BRH.33 (1927) 191); une troisième, le 5 juillet 1680 (gr Maugue).D en avait cédé une de 60 arpents sur le bord du fleuve à Gilles Galipeau, le 16 juillet 1679 (gr Maugue).Enfants: Jean, b Montréal (M) 24 déc 1666; s____ Catherine, b M 2 janv 1669; m M 24 nov 1687 (c.Cabazié, 21 nov) a Pierre Thibaut-L'Eveillé; s M 7 janv 1731.Pierre, b M 6 et s 29 août 1671.Jeanne, b M 8 sept 1674; m M 23 juill 1703 (c.A.Adhémar, 22 juill) à Léonard Llbertau-Lavlolette; s Ste-Geneviève 19 mars 1756.Jean, b M 6 avril 1678; s M 8 sept 1689, tué par les Iroquois, « âgé d'environ 15 ans >.I BAUDRY, Toussaint couvreur (Rec 1681).né en 1641 (Rec 1666 et 1681) ou 1642 (Rec 1667), était fus de Louis Baudry et de Vincente Godet qui n'étalent plus en 1670 °7, de St-Jean de Vellulre (Vendée), en Poitou.B est serviteur à l'Hôtel-Dieu de Montréal lors des recensements de 1666 et 1667 (Suite, Hist., IV, 61e et 77°).Ce colon reçut des concessions à Montréal en 1665, entre la rivière St-Pierre et le Saut-St-Louls (Paillon, III, 227 n.), et en 1666, 2 juillet (BRH 33 (1927) 543).Revenu d'un voyage qu'il fit aux Outaouais avec Nicolas Perrot (Conventions du 12 août 1667, greffe Basset), il acquit encore de René Dardalne, le 22 novembre 1678, une terre de 3 arpents par 20 à la côte St-Jean (gr Maugue).Le recensement de 1681 le place entre François Bots et Pierre Papin; il possède 1 fusil, 1 carabine, 7 bêtes & cornes et 25 arpents en valeur (Suite, Hist, V, 66e).U habitait déjà la Pointeaux-Trembles en 1674.Toussaint Baudry avait épousé à Montréal, le 24 novembre 1670 (contrat Basset, 16 nov) Barbe Barbier.Citoyen en vue, il était marguillier en charge de la Pointe-aux-Trembles en 1680 (gr Maugue, 21 fév 1680).Barbe Barbier mourut à 40 ans et fut inhumée à la Pointe-aux-Trembles le 24 janvier 1694.Toussaint Baudry décéda à son tour le 9 août 1695 et l'inventaire de leurs biens fut fait par Adhémar le 29 du même mois.Enfants: Toussaint qui suit.Louis, né à la Pointe-aux-Trembles, M (PTM) et b M 8 mai 1674; m Varennes 12 janv 1700 (c.A Adhémar, 7 janv) à Françoise Langlois; démission à ses enfants, 13 mars 1737 (gr Loiseau) ; s.Barbe, b PTM 2 mal 1676; M 1° PTM 20 oct 1692 (c.Cabazié, 19 oct) à Guillaume Caveller; 2° M 22 oct 1713 à François Ablln; s M 4 août 1744.Catherine, b PTM 26 nov 1678; vivait en 1695; a.Marie, b PTM 9 oct 1680; m PTM 24 nov 1698 (c.A Adhémar.15 nov) à Pierre Desroches; s.Jeannc(-Gencviève), b PTM 13 juin 1683; Mère de la Conception à l'Hôtel-Dieu 07 Louis Baudry, mort à 50 ans environ, fut Inhumé à Vellulre le 12 avril 1664.Un Jean Godet y est aussi inhumé le 2 janvier 1654, 82 ans. 514 ARCHIVES DE QUEBEC de Quebec, entrée le 30 mai 1702.fait donation A lHôtcl-Dicu.11 avril 1701 (gr La Centre), professe IS avril 1704; d 31 janv 1736.Jean-Baptiste, b PTM 21 mai 1686; m Boucherville 13 août 1714 (c Tailhandler.12 août) à Madeleine Bougret-Dufort; ¦.Jean.«Bas Jacques, b PTM 12 août 1688; m PTM 22 Janv 1714 (c Senet 21 Janv) à Angélique Archambault; s.Marguerite, b PTM 6 juill 1691: m PTM 17 fév 1710 (c.Senet 16 fév) a Joseph Loisel; ¦.Siméon.b PTM 24 Janv et s 19 sept 1694.II.Baudry, Toussaint fils du précédent fut baptisé à Montréal le 20 mars 1672, et y épousa Françoise Archambault le 20 novembre 1697 (contrat Adhémar.19 nov).Le 14 juin 1698.Il recevait une concession de M.Dollier & la Cote St-Donunique.Rivière des Prairies (gr Adhémar).B habita toutefois la Polnte-aux-Trembles.L'Aveu de 1731 nous apprend qu'il y possédait au-dessus de François Marsan: une terre de 3 arpents et 9 pieds de front avec maison, grange et érable.62 arpents de terre labourable et 5 arpents en prairie.Au-dessous de lui habitent ses frères Louis, Jean et Jacques Baudry (Aveu.p.93).Toussaint Baudry reçut le S septembre 1720.une commission de Juré arpenteur et mesureur royal dans le gouvernement de Montréal (Ord.Int.L 190)**.A cette fonction s'ajouta le grade de capitaine de la milice de la Pointe-aux-Trembles.Le 23 octobre 1732 intervenait un accord entre Baudry et ses enfants (gr St-Romain); quelques Jours plus tard, le 4 novembre, Jacques Hertel lui accordait une concession dans sa seigneurie de Cournoyer (gr Lepallieur).Sa sépulture eut lieu a Montréal, le 12 mai 1744.Enfants: Louis, b Pointe-aux-Trembles de Montréal (PTM) 14 sept 1698; m 1* Montréal (M) 5 fév 1720 (c.Lepallieur.4 fév) a Catherine Picard; 2* PTM 10 avril 1728 (c Senet 5 avril) a Marguerite Lacombe: s Repentigny 22 mars 1775.Toussaint, b PTM 11 nov 1699; m PTM 25 Janv 1723 (c Senet 20 Janv) a Marie-Anne Lotion: capitaine des milices de la Pointe-aux-Trembles: s PTM U oct 1750; Inventaire, 9 Juin 1751 (gr Comparet).Marie-Anne, n 21 et b PTM 22 Juin 1701: m PTM 23 Janv 1719 (c Senet) a Jean-Baptiste Loisel: s PTM 15 avril 1754.Marie, n et b PTM 14; d 28 mal 1703.Pierre, b PTM 18 août 1704; m Repentigny 21 juill 1727 (c Senet 20 juill) à Agathe Payet; s.Marie-Joseph, b PTM 19 déc 1706; m PTM 20 Janv 1727 (c Senet, 19 Janv) à Jacques Lecavelicr, fils de Jean Lecavelier.M* arquebusier, et de Marie-Anne Girard, bourgeois de Cherbourg, diocèse de Cou tances; assistent au contrat: Jean-Baptiste Lecavelier, oncle de l'époux, et Siméon Lecavelier, son frère: s M 8 oct 1745.Antoine, n v 1708; m PTM 9 Janv 1730 (c Senet 8 Janv) à Marie Payet: s.L BADGE»**.François, né en 1586 ou 1587 (Rec 1666 et 1667).venait tfOionne «* Pièces de Toussaint Baudry.Cf.Inv.Coll.n.1061.\u201e \"VarjBeauois.Beaugy (Rec 1666).Baugit (Rec 1667), Baugi (Rec 1681).Baugy (Tang.).Bougls (Reg.confirm.).Ce nom s'écrit actuellement Bougie Etymo-logie.Nom de lieux en Cher et Oise, ou Beaugy.aussi nom de lieu en Saône-et-Loire. NOS ANCÊTRES AU XVII« SIÈCLE 515 (Vendée) au diocèse de Luçon, d'après l'acte de confirmation de son fils Michel a Québec le 7 septembre 1665.Il vint, marié, au Canada, avec sa femme, Denise Mercier, et son fils Michel.Peut-être était-il aussi père de Pierre Baugis confirmé, a 18 ans, A l'Hôtel-Dieu de Québec, le 3 juin 1664.Francois Baugy paraît d'abord dans un marché avec Robert Gif fard, seigneur de Beauport (gr Piraube, 12 août 1641); puis ce seigneur lui accorde, conjointement avec François Boulé, un bail A ferme, le U octobre 1643 (gr Tronquet), et finalement une concession le 19 octobre 1649 (gr Bermen).Lui et son fils Michel possédaient a Fargy (Beauport) en 1667, 5 bestiaux et 16 arpents en valeur (Suite, Hist.67°).On le perd de vue après cette date.Denise Mercier, sa femme, avait été inhumée A Québec le 4 septembre 1661, s'étant noyée la veille dans la rivière de Beauport Enfant: Michel, qui suit II.Baugis.Michel, fils du précédent, né en 1638 (Rec 1681) ou 1639 (Rec 1666), accompagna ses parents au Canada.B épousa au manoir seigneurial de Beauport (acte au registre de Québec), le 19 octobre 1661 (contrat Vachon, 17 septembre), Madeleine Dubois, et garda son vieux père sous son toit Plusieurs concessions lui furent accordées par Robert Giffard, A Beauport l'une d'un arpent par 10, près du village de Fargy, le 9 Juin 1664 (Cf Jug.Cons.Souv., I, 563), d'autres, les 15 septembre 1670, 29 mars 1672 et 27 janvier 1680 (gr Vachon).B soutint, avec les habitants de Fargy, un long procès, qui débuta le 22 Juill 1669, contre Ignace Juchereau, relatif A la commune et à l'alignement des terres (Jug.Cons.Souv.I, 563, et passim).Une ordonnance de l'Intendant l'autorisa, le 14 mars 1711, A donner sa terre W (concession de 1670) A son petit-fils Pierre Parent, à charge de le nourrir lui et Madeleine Dubois sa femme, leur vie durant (Ord.Int., I, 117).Cette donation fut exécutée le 25 avril 1711 (gr Duprac).Michel Baugis fut inhumé A Beauport le 26 novembre 1717.Enfants: Marie-Madeleine 7», (6 ans en 1667); M Beauport (B) 28 nov 1680 (c.Vachon, 27 nov) A Jacques Ménard; s B 23 mars 1743.Jean, qui suit Marguerite, b Q 18 juin 1666; m B 23 nov 1683 (c.Vachon, 25 nov) A Pierre Parent s B 22 avril 1737.Marie-Anne, b Q 2 fév 1669; m B 21 janv 1686 (c.Vachon, 19 janv) A Pierre Choret (junior) ; s B 24 janv 1748.Louise, b Q 27 nov et s Q 8 déc 1672.Jeanne, n v 1675 (6 ans en 1681); m B 17 sept 1696 (c.Duprac, 10 sept) A François Langlois; s.Michel qui suivra.III.Baugis.Jean, fils aîné du précédent, fut baptisé A Québec le 12 août 1663.Il épousa A Beauport le U janvier 1689 (contrat Vachon, 17 septembre) Jeanne-Thérèse Parent.B avait acheté une terre de Jean Langlois dit St-Jean, le 15 mai 1686 to L'historique de cette terre, no 493 du cadastre actuel, a été fait par A.Cambray, Robert Giffard.p.99 ss.n Fille naturelle de Jean Royer et de Madeleine Dubois, elle fut ondoyée par Mr Giffard le 7 février 1662 et reçut les cérémonies du baptême le 20 du même mois. 516 ARCHIVES DE QUÉBEC (gr Vachon).Plus tard, conjointement avec Pierre Lcfebvre-Descoteaux et Pierre Crtte, il fit l'acquisition de l'arrière-fief de la Clouterie, de François-Marie Renaud d'Avesnes de Meloizes (gr Chambalon, 29 Juillet 1693.Cf Cambray.o.cit., 95-96 et Inv.Concess., I.41).Cet achat eut, en 1707, des répercussions a la Prévôté de Québec et au Conseil Souverain (Jug.Cons.Souv., V, 563, 598.607.661, 664).Thérèse Parent, qui avait de l'aplomb, représente son mari devant le Conseil, contre Monique Giroux, veuve Noël Vachon, le 24 avril 1719 (Jog.Cons.Sup.1.60).Eue y reparaît, pour son propre compte, dans des différends avec Jean Larchevéque.le 13 octobre 1721 (Ibid.I, 140) et Noël Vachon-Pomcrlcau.le 7 Juillet.1727 (Ibid.I.327, 328 et Inv.Coll., I, 78).Baugis dut mourir en Janvier 1721, car l'inventaire de ses biens fut dressé par Duprac, le 30 de ce mois.Enfants: Jeannc(-Thcrèse), b Beauport (B) 21 Janv 1690: m B 4 août 1710 (c.Duprac.3 août) a Noel Marcoux, veuf Marguerite Coté: s B 1 Juin 1758.Marie-Angélique, b B 27 mars 1691: m B 13 mal 1724 (c.Duprac.13 mal) a Jacques Marandeau; s B 5 déc 1765.Genevieve, b B 30 nov 1692: m B 3 fév 1712 (c.Duprac.2 fév) a Michel Lavallée; donation à Marie-Louise Mailloux, sa petite-fille.14 avril 1773 (gr Parent): s.Marie-Anne, b B 4 fév 1695; s B 2 mars 1703.Jean, b B 28 Janv 1696: m B 8 nov 1723 (c Duprac 8 nov) a Marie Drouin, veuve Pierre Creste, dont inventaire 16 déc 1751 (gr Barolet); teste le 6 sept 1760 (gr Parent); s.Toussaint maçon, b B 1 nov 1697; m Lachlne 25 fév 1726 (c.Raimbault 17 fév) a Elisabeth Messagué; s.Lotus, b B 12 Janv 1699; m Québec (Q) 20 oct 1727 (c.Pinguet 12 oct) a Marie-Anne Métayer; s B 12 avril 1751; Inventaire 28 Janv 1752 (gr Parent).Marie-Charlotte, b B 18 déc 1700; s B 24 fév 1703.Pierre b B 12 sept 1702; s B 4 Juin 1704.Noël, b B 28 Janv 1705; s'engage le 7 mal 1726 pour les pays d'en haut (gr Adhémar); s.Charles(-Gabricl), b B 22 oct 1706; m B 31 août 1739 (c Duprac 19 Juill) a Elisabeth Creste; s.Pau, maçon, b B 10 mal 1709; s'engage a Jean Boucher-Bcllevillc pour travailler aux fortifications de Montréal 29 oct 1731 (gr Adhémar); m 1* Montréal (M) 18 nov 1732 (c Raimbault 9 nov) à Charlotte Larchevéque; 2* Lachlne, 10 juin 1748 à Clémence Chambly, fille de Bernard Clément-Chambly et de Marie Messaguler: s'était engagé pour le Détroit 1 juin 1739 (gr Simonet); s.Marie-Madeleine, b B 21 Juill 1711; m B 11 Juin 1729 (c.Duprac.10 juill) à ' Jean-Baptiste Le sage; s B 4 oct 1729.Marie-Catherine, b B 5 mars 1714: m B 29 avril 1738 (c.Pinguet 28 avril) a François Dupont; ».Bertrand, b B 9 avril 1716: a .III.Baucis.Michel, frère cadet du précédent naquit vers 1677.Il se maria trois fois: 1* a Beauport le 10 novembre 1699 (contrat Duprac, 8 nov) à Angélique Senard, laquelle fut Inhumée a Beauport, le 3 mars 1703; 2° à St-Plerre.Ile d'Orléans, NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 517 le 2 Juin 1704 A Marie Mi ville, veuve de Michel Gosselin, mire de S & 10 enfants, inhumée A St-Plerre, le 27 octobre 1726; 3° A Lachine, le 2 décembre 1726 A Marguerite Renier, veuve de Jacques Thomelet.Michel Baugis vécut d'abord A Beauport, puis A St-Pierre, A la suite de son second mariage; mais, vers 1715, laissant son épouse A St-Plerre, il s'en va vivre A Lachine, où ses comportements motivent une ordonnance de l'Intendant, 17 mars 1717 (Ord.lut, t 27).B acquiert une propriété, A Montréal, coin sud-ouest des rues St-Paul et St-Pierre, qu'il vend A Pierre Gagné vers 1730 (Terrier, n.34).En 1735, il habite A la côte St-Paul.Cette même année, (15 Juillet) il a gain de cause A la Prévôté de Montréal dans un différend au sujet de l'éducation dfiippolyte Tessier petite-fille de sa femme (cf Jug.Cons.Sup., IB.Ill, 125).Michel Baugis et sa femme furent inhumés A Lachine, lui le 15 mal 1756; elle le 20 décembre 1755.Enfants: Du premier lit) (Marie-) Françoise, b Beauport (B) 19 août 1700; m B 9 nov 1723 (c.Duprac, 9 nov) A Pierre Choret; s B 5 mai 1751; Inventaire 27 Juill 1753 (gr Parent).Michel (-François), signe: < Michel Baugis > b B 22 déc 1701; apprenti tailleur de pierre, 13 février 1719 (gr Adhémar); s'engage pour Missilllmaklnac à Mr de Montlgny, 11 août 1730 (gr Adhémar), pour Détroit à Pierre Vallée, habitant de la côte St-Paul, 15 sept 1731 (gr St-Romaln) ; s.Marie-Madeleine, b B 30 déc 1702 et s B 1 Janv 1703.Du second lit: Joseph, b St-Plerre, lie d'Orléans (SP) 20 août et s 6 sept 1705.Marie-Louise, b SP 19 déc 1706: s SP 3 Janv 1707.Jean-Baptiste, b Ste-Famllle 11 Juin 1707; s.BAUVE n, Pierre, maître charpentier, de St-Sulpice, de Paris, marié A Marie-Marthe Du Berey.La première mention de ce couple est le baptême de leur fille Geneviève A Québec, le 14 juillet 1701.Cet artisan parait être retourné en France avec sa famille vers 1705, laissant au Canada son fils Nicolas.Enfants: racolas, né vers 1684, secrétaire de M.d'Aigremont, garde du gouverneur, demeurant rue des Jardins (rec.1716, n.61), puis écrivain de la marine et commis des trésoriers généraux de la marine (Ord.lut, II, 84); m Québec (Q) 21 oct 1708 A Marie-Angélique Grenier dit Nadeau; s.Marie-Geneviève, b Q 14 Juill 1701; s.Jean-Baptiste, b Q 18 juill 1703; s .Thérèse, b Q 3 mai 1705; s.BAYARD ™.Jacques, soldat, fils de défunts Jambe Bayard et de Jeanne Villa-tray, de St-Badey (pour: Sembadel, Haute-Loire) au diocèse de Puy, épouse A 1* Variantes: Bauvé (Roy, Inventaire des c mar.); Beaune (rec.1744 dans RAPQ pour 1939-1940, p.23 et Tanguay, Diet.B, 175); Beaume (Roy, Invent, gr., Louet).Etymologie: Bauve et Bauvé, nom de baptême féminin, matronyme.Sainte Beuve (Bova) fut abbesse de Reims au Vile siècle (Dauzat).73 Variante: Baillard.Etymologie.Bayard (dérivé de \"bal\") s'explique par le nom du cheval des quatre fils Aymon, si populaire au moyen Age (Dauzat).Brun-rouge (Larcher, au nom Bayard).Le bayait est une civière pour transporter les fardeaux.Baillehart, celui qui donne la hart (Godefroy, Diet.v.Baillehart). ARCHIVES DE QUEBEC Charlesbourg le 23 novembre 1694 (contrat J.-R.Duprac, le 22) Marie Val «de, née au mtme Heu le 21 septembre 1677.Deux ans après, le 20 octobre 1696 (gr Gensple), les époux se font donation mutuelle.De Charlesbourg, Jacques Bayard emigre en 1705 a St-Laurent de Montréal.Le 27 Juin de cette année (gr Adhémar), il achète de Pierre Pemonté (Tanguay, VI, 272: Pedemonté) dit Lafleur, tonnelier, soldat de M Dumesny, habitant de la cote St-Laurent, au prix de 640 livres, une concession de 3 arpents de front par 30 de profondeur, dont 60 arpents achetés le 5 avril 1700 (gr Raimbault) et 30, le 15 Janvier 1705.Sur cette terre était « une maison de 16 a 14 pieds de long et large, de pierres sur pierres >.Cette terre devait être prolongée, le 19 mars 1719, par achat, de René Bouchard Lavallée, taillandier, d'une concession de 3 arpents par 21, les 3 arpents de la commune comprise « tenant d'un bout sur le devant au dit Bayard acquéreur, d'autre bout par derrière aux terres non concédées, d'un côté a Pierre Billcron-Lafatiguc et d'autre à Charles Diel (gr Adhémar.Cf.Aveu 1731, RAPQ 1942 p.153).Bayard acquit de plus, le 1er novembre 1708 (gr Raimbault), de Jean Lacroix, un emplacement, rue St-Jacques, de 40 pieds de front, entre François Blau et Jacques Richard (Cf Terrier de Montréal, no 181 D).En 1731, notre homme y avait une maison de bols d'un seul étage, de 30 pieds de front par 24 de profondeur (Aveu, 1731, p.41).D acheta encore de Pierre Devanchy, le 20 Juin 1720 (gr David), une autre terre a Notre-Dame de Liesse qu'il vendit successivement a ses fils Jean-Baptiste (gr David, 26 Juill 1723) et Joseph (gr Adhémar, 24 mai 1732).Homme d'affaires, Jacques Bayard fut chargé par ses co-héri tiers de liquider les biens de son beau-père, Guillaume Valade, a Charlesbourg (Cf gr Adhémar, 28 avril 1728).Il fut inhumé a Montréal le 5 novembre 1744, « à 80 ans > porte son acte de sépulture; et sa veuve, Marie Valade, au Sault-au-Récollet le 6 Janvier 1747.Enfants: Marie-Françoise, b Charlesbourg (C) 5 nov 1699; m Montréal 27 nov 1719 (c Le pallieur 26 nov) à Joachim Jolivet; s L'Assomption 30 déc 1758.Deux anonymes, b et d C 4 Juin 1701.Jacques-Alexandre, b C 17 nov 1702; m St-Laurent de Montréal (SLM) 10 juill 1724 (c.J.B.Adhémar 9 Juill) a Marie Joseph Ouay-Jolicœur; d SLM 1 mars 1726; inventaire (gr Adhémar) 31 Janv 1744.Jean, n et b C 20 mal 1704; s'engage à Jean Chesne pour le voyage du Détroit 21 août 1723 (gr Adhémar); s Montréal (M) 2 mars 1729.Pierre, n 29 et b M 30 Juin 1706; m SLM 27 août 1731 (c Chaumont 25 août) a Angélique Penin-Lafontaine; s.Joseph, n 3 et b M 6 mal 1708; m 1° M 15 nov 1728 (c Chaumont 14 nov) à Angélique Cabazler; 2\" SLM 13 nov 1730 (c Adhémar 5 nov) à Marie-Anne Chore; d SLM, 17 août 1732; inventaire (gr Adhémar) 19 janv 1733.François, n 26 et b M 27 mars 1710; m SLM 12 nov 1731 (c Raimbault 4 nov) a Elisabeth Choré; d Sault-au-Récollet 26 oct 1750.Louis(-Hector), n et b M 30 sept 1711; s.Marguerite, n 29 et b M 30 mars 1713; d M 9 avril 1713.Marie-Françoise, n 15 et b M 16 Juin 1714; d M 13 juill 1714.Marie-Anne, n 23 et b M 24 juill 1715; m M 4 juin 1732 (c Adhémar 2 Juin) a François De sève; d 8 et s M 9 mal 1740; inventaire (gr Adhémar) 8 janv 1742. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 519 Charles, n 12 et b M 13 avril 1717; d 30 et s M 31 oct 1738.Jeanne, n b M 22 mai et s M 8 Juin 1719.BAZIN T», Pierre-Marie, baptisé à St-Thomas de Touques (Calvados) au diocèse de Lisieux, le 28 décembre 1646, était fils d'Etienne Bazin et de Marthe de Rainville.B avait été précédé au Canada par son frire, André Bazin, lequel se noya, alors qu'il était engagé d'Olivier le Tardif, et fut inhumé à Québec le 30 juin 1654.Le notaire Auber dressa l'inventaire des biens du défunt le 29 juin et en fit la vente le 22 juillet suivant Ces deux frères étalent neveux de Paul de Rainville arrivé dans la colonie en 1659.Pierre Bazin épousa a Québec le 19 juillet 1670 (contrat Vachon, U janvier) Marguerite Leblanc.B était alors fixé au village St-Joseph de Beauport, sur une terre de deux arpents, sise entre celle d'Etienne Dauphin et le chemin allant de Fargy au village St-Mlchel.En 1674 il avait émigré à Bellechasse.où il administrait la ferme du seigneur Alexandre Berthler.Plus tard, il obtint en concession la première terre de Berthler, a la limite de Bellechasse (St-Vallier) (cf Plan de Catalogne, 1709, et Jug.Cons.Souv., IV, 1107).Il y possédait en 1681, 17 bêtes à cornes et 40 arpents en valeur (Suite, Hist., V.77»).La terre de Beauport fut d'abord donnée à bail a Etienne Dauphin (cf Quittance du 23 juillet J684, gr Vachon); puis échangée, le 30 novembre 1685 (gr Vachon), contre une autre que Paul de Rainville possédait à Berthler.Cette dernière, qui comprenait trois arpents de front avec maison, grange et étable, avait pour voisins: Bazin au sud-ouest et Guillaume Lemleux au nord-est Notre colon mourut a 53 ans et fut Inhumé le 23 septembre 1699 (Reg.St-Mlchel); Marguerite Leblanc, son épouse, lui survécut 25 ans, ayant été inhumée le 17 février 1725 (Reg.St-Vallier).Ajoutons que, en 1706, les héritiers Bazin entrèrent en procès avec la famille Berthler au sujet de certaine réclamation (cf J.-Edm.Roy, Nicolas Le Roy, p.90).Enfants: Pierre, b Québec (Q) 21 sept 1671; vivait en 1681; a.Marie-Françoise, b Beauport 16 avril 1673; m Levis 27 juin 1691 à Joseph Cassé; s Beaumont (B) 9 mai 1743.Angélique, b Q 21 oct 1674; m v 1689 A Guillaume Roy; s B 23 mars 1738.François, b Q 18 juin 1677; m St-Mlchel (SM) 17 oct 1701 (c Lepalllleur, 3 sept) à Françoise Cadrin; s St-Vallier 26 mars 1722.Louis, nv 1679 (2 ans en 1681); s.Pierre, b L'Islet 13 déc 1681; s.Marguerite, b v 1683; m SM 17 nov 1698 (c.Chamballon, 7 nov) a Jean-Baptiste Roy; s SM 5 oct 1699; Inventaire, 3 mai 1700 (gr Roger).L BAZINET 75, Antoine, dit Tourblanche, de son lieu d'origine, naquit vers 1649 (Rec 1681) de Jean Bazinet, laboureur, et de Marguerite Dusault de St-Antoine 74 Variantes: A Touques, les registres portent- Basin, Bazin et Bassin.Etymologie: Le basin est une étoffe croisée dont la chaîne est de lin et la trame de coton; cette étoffe était connue au moyen-age; emprunté à l'italien Bombaglne, de la racine latine < Bombyx », ver à sole; au XlVe siècle on disait Bombas in; la première syllabe a été plus tard prise pour l'adjectif bon et l'on a dit « basin >, d'où les noms de famille Bazin, Bazinet et Basinet.(Larcher, au mot Bazin).W Vara Basinet.Etymologies Voir Bazin. 520 ARCHIVES DE QUEBEC de la Tour-Blanche 70 (Dordogne) en Périgord.D épousa Françoise Janot A Montréal, le 6 août 1674 (contrat, Basset, 5 août), et se fixa à la cote St-Léonard, Pointe-aux-Trembles de Montréal (cf gr Basset, 11 août 1674).Bazinet fut longtemps Intéressé dans le commerce avec les «pays d'en haut», commerce qui débuta des 1674 (gr Cabazié, 13 oct 1674).Le 13 avril 1685.il formait une Société avec Joseph Loisel et Pierre Lâcha pelle pour exploiter un « congé » acheté de Dame Pierre Soumande (gr.Bourgine.Cf.Ibid.25 fév et 25 mars 1685).Les opérations se continuent en 1686, 1688 et 1692 (gr.Bourgine.15 Juillet 1686.2 août 1688; gr.Adhémar.19 mal 1692).Négociant le Sieur Tourblanche négligea peut-être la culture: le recensement de 1681 ne lui inscrit que « 3 arpents en valeur et une vache » (Suite.Hist, V, 66s).Le 20 mai 1690, Antoine Bazinet Laurent et Jacques Archambault prenaient à ferme, de Pierre Boucher, l'Ilot à Pierre, pour 5 ans (gr.Moreau).Signalons un long procès concernant des bornes à planter sur la commune de St-Léonard, commencé le 5 Juin 1723 a la Prévôté de Montréal et qui devait se prolonger Jusqu'au 3 octobre 1729, qui mit aux prises notre colon avec les MM.du Séminaire (cf Jug.Cons.Sop., L 205.224, 269.II, 47.55.75,106).Enfants: Marie, b Montréal (M) 20 mars 1676; morte accidentellement et s Polnte-aux-Trembles de Montréal (PTM) 4 août 1683.Pierre, qui suit Joseph, b PTM 22 Juill 1680; s'engage pour le Détroit 2 avril 1707 (gr Adhémar); m M 28 avril 1710 (c Lepallieur, 27 avril) à Anne Senécal; s Longue-Pointe 23 avril 1759.Anne, b PTM 24 Juin 1682; m PTM 2 mars 1699 (c ssp 23 fév.déposé Adhémar, 29 mars 1701); s.Inventaire 22 sept 1751 (gr Coron).Marie(-Catlierine).b PTM 6 mai 1684; m PTM 4 avril 1701 (c.Adhémar, 22 mars) à Jacques Beauchamp; a.Marguerite, b PTM 15 mars 1687; m PTM 20 avril 1711 (c.Senet 19 avril) a Joseph Robillard; s Laval trie 7 mars 1745.Antoine, b PTM 11 mars 1689; s'engage pour Michillmakinac.18 mai 1717 (gr Lepallieur); m PTM 8 Juill 1720 (c.Raimbault.30 Juin) a Gertrude Senet; abandon de leurs biens à Maurice Bazinet leur fus, 17 Janv 1757 (gr Loiseau); s.Françoise, b PTM 12 Janv 1692; m PTM 7 Janv 1715 (c.Senet 23 déc 1714) a Jean-Baptiste Baudreau; s.Marie, b PTM 15 mars 1694; m PTM 6 fév 1719 à Etienne Content; s Lachenale 12 mal 1734.II.Bazinet, Pierre, fils du précédent fut baptisé à la Polnte-aux-Trembles de Montréal le 28 août 1678, et épousa à la même paroisse Marie Roy, le 24 novembre 1698 (contrat, Adhémar.17 nov.).D avait reçu de M.Dollier de Casson, le 14 juin précédent a la côte St-Dominique, Rlvlère-des-Prairies, une concession (gr.Adhémar), où U se fixa.Marie Roy, son épouse, décéda a 20 ans, chez son père Jean Roy, a la Longue-Pointe, apparemment des suites de ses couches, et elle fut Inhumée à la Polnte-aux-Trembles le 6 juillet 1703.Un Inventaire suivit le 24 avril 1704 (gr.Lepallieur).Le père fut élu tuteur, et le grand-père Roy, subrogé-tuteur de leur unique 70 Le Dictionnaire topographique de la Dordogne donne saint Pierre et saint Paul patrons a la Tour-Blanche. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 521 enfant survivant, Pierre Bazinet Le 2 avril 1707, il s'engageait pour le Détroit avec nombre d'autres canadiens (gr Adhémar).B mourut l'année suivante aux Trois-Rlvières, oft il fut Inhumé le 2 septembre 1708.B n'avait que 30 ans.Enfants: Marie-Madeleine, n 23 et b Pointe-aux-Trembles de Montréal (PTM) 24 janv 1700: s PTM 11 juill 1703.Pierre, n et b PTM 14 oct 1701; m Longueuil 27 nov 1719 (c.Senet) à Marie (-Marguerite) Bougret; s Longue-Pointe 7 sept 1764.Marie-Joseph, n 23 et b PTM 24 juin 1703; s PTM 14 juill 1703.BAZIRE 77, Marie (signe: gr.Duquet 1 déc.1672).fille de Jean, bourgeois de Rouen, et de Jeanne Leborgne (ou Mauborgne), fut baptisée ft St-Vincent de Rouen le 2 novembre 1638.Elle épousa ft Québec le 22 novembre 1672 (contrat Becquet 23 oct) Philippe Gautier, ecuyer, Sr de Comporté, prévôt des maréchaux en ce pays.Elle était la sœur aînée de Charles Bazlre, riche marchand de Québec, receveur des droits et domaines du roi, qui l'institue sa légataire universelle (1677).Charles Aubert de la Chesnaye se reconnut débiteur ft la succession de ce dernier de 130,000 livres (Jog.Cons.Souv., V, 778).Marie Bazire mourut un mois après le Sr de Comporté, son mari, le 18 décembre 1687 et elle fut inhumée le lendemain ft Québec.I BEAU 70, Jean dit Lalouette, probablement soldat naquit à St-Jean-de-Mont (Vendée) au diocèse de Luçon, de Mathurin Beau et de Louise Garait B épousa, vers 1671, Etlennette Loret.Le contrat ne fut passé que 7 ans après le mariage, le 17 juillet 1678 (gr Adhémar).Fixé au fort St-Louls (Chambly) il ne reçut sa concession de M.de Chambly, entre François Abiron et Jean Poirier, que le 15 octobre 1673 (gr A.Adhémar).B y possède, en 1681 (Rec.Suite, Hist, V, 74»), 2 bêtes à cornes et 7 arpents en valeur.Crainte des Iroquois peut-être.Beau émlgra en 1689 ft BoucherviUe.Là, le 18 juillet 1689, Nicolas Daneau Sr de Muy lui concédait 100 arpents de terre au lieu nommé « Le petit Bois >, et quelques semaines plus tard, le 5 septembre lui affermait une terre ft BoucherviUe (gr Moreau).L'année suivante, il achetait deux habitations (terres): l'une de 50 arpents, & la Cote St-Joseph de BoucherviUe , de Giron Olivier dit La Royale, 21 avril 1690; l'autre de Léger Baron, 5 juin 1690 (gr Moreau).B devait louer la première ft Jacques Martinbeau, le 9 aoOt 1694 (gr Moreau).Après avoir été fermier du Sr de Muy, 5 septembre 1689 (gr.Moreau), Jean Beau le devint du seigneur de BoucherviUe, Pierre Boucher, et cela pour 3 ans, le 19 septembre 1691 (gr Moreau).Une dernière concession de 2 arpents sur 25 entre la veuve de Jacques de Martlnbaux au S.-O.et Antoine Martin au N.-E.lui fut faite par M.de BoucherviUe, le 6 avril 1701 (gr.Tailhandier).Enfants: René, qui suit Jean(-Baptiste), maître menuisier puis marchand, b BoucherviUe (B) 12 fév 1675; s'engage pour 3 ans, comme apprenti, ft Jean Le Bourbis, M* menuisier, le 19 septembre 1696 (gr Moreau); m 1° Ste-Anne-de-Beaupré, 1 avril 1704 (c.La Cétière, 19 janv) ft Marguerite Giguère, s M 13 sept 1723 dont inventaire 16 avril 77 A Rouen, on écrivait plutôt «Baslre».Sur cette famille voir P.-G.Roy, La famille Bazire, dans BRH 42 (1936) 65-72.78 Vor.i Bau, Bault Baux, Lebaut Aujourd'hui Le beau.« Beau > caractérise l'aspect physique.Le mot, dans le nord de la France, s'accompagne généralement de l'article (Dauzat, p.189). 522 ARCHIVES DE QUEBEC 1725 (gr David); 2° M 24 fév 1729 (c J-B Adhémar.22 fév) à Marguerite De Celles;!.Etlennctte, n v 1677 (4 ans en 1681).Pierre, n v 1679 (2 ans en 1681); a M 18 déc 1726.Jeanne, b Contrecoeur (C) 2 déc 1681; s M 8 mal 1706.Louis, maître-menuisier, n .; s'engage pour le Détroit.16 Juillet 1702 (gr Adhémar); m 1° Montréal (M) 8 fév 1705 (c.Lepallieur, 8 fév) a Geneviève Brunct.d 17 décembre 1706.dont inventaire 6 Juin 1707 (gr A.Adhémar); 2* M 14 Juin 1707 (c.A.Adhémar, 13 Juin) a Christine Otes (Otis); d 25 et s M 26 fév 1713; inventaires 6 mars 1713 ((gr A Adhémar), et 15 juill 1714 (gr Lepallieur).Mathurin, n 30 avril et b St-Ours 2 juill 1684; m 1* B 30 oct 1708 à Catherine Martinbaut dont inventaire, 18 fév 1713 (gr Tailhandler); 2* B 20 fév 1713 (c Tailhandler, 19 fév) a Marie Lesueur; d et s Chambly 11 janv 1757.Thérèse, b B 2 nov 1689; s.Marie, b B 11 juin 1692; m B 9 nov 1706 (c Tailhandler, 9 nov) à Simon Séguin; s.Françoise, b B 12 juin 1694; m B 3 fév 1722 (c Tailhandler.1 fév) à Jean-Baptiste Ménard; s Chambly 18 juill 1759.Marier,, n .m B 20 avril 1719 (c.Tailhandler, 24 avril) à Suzanne Lory; s Longue-Pointe 28 Janv 1758.O.Beau, René, dit Lalouctte, fils du précédent, fut baptisé a Chambly.le 15 février 1673 (reg.de Boucherville) et il épousa à Boucherville, le 11 février 1694 (contrat, Moreau, 30 janvier), Madeleine Gucrtln, veuve de Georges Laporte.Ce colon habita Boucherville.Fut-il dans le dessein d'émlgrer à Contrecœur?En tout cas, le 19 octobre 1685 (gr Moreau), Il renonce A une terre sise en ce dernier endroit Le 27 octobre 1695,11 achète de Louis de Laporte un demi-emplacement dans la bourgade de Boucherville (gr Moreau) et le U septembre 1697 (gr Moreau) prend à ferme, pour 3 ans, la terre de François Séguin, à Boucherville.René Beau mourut a Montréal, dans la maison de son fus, le 17 décembre 1726.et 11 fut inhumé le lendemain (reg.Montréal).L'Inventaire de ses biens fut dressé par Tailhandler, le U avril 1730.Enfants: Jean-Baptiste, voiturier, b Boucherville (B) 29 août 1694; m M 3 fév 1728 (c.Raimbault f 2 fév) a Catherine Dudevoir; s ., Marie-Joseph, b B 6 mars 1696; m B I mai 1718 (c.Tailhandler, 1 mal) à Denis Bourgery.dont inventaire, 11 oct 1738 (gr Loiseau) et partage, 13 oct 1738 (gr Loiseau); s , Biais; s.Catherine, b B 16 avril 1698; m B 31 mal 1718 (c Tailhandler.21 mai) A Gabriel « t.^^T*- nelbB 10 J»nv 1700; m Montréal (M) 28 fév 1724 (c.J-B Adhémar.25 fév) a Anne Demers; s.D M\"f1'-L°al*e- n v 1702; m B 9 avril 1720 (c Tailhandler.30 mars) à Jean-Baptiste Monet; s.Marie-Françoise, n .m 1* B 21 mars 1726 (c.Tailhandler.20 mars) à Joseph r.coutelier, ve«* de Vlncente Emery, dont Inventaire, 21 mars 1731 (gr Loiseau) ; 2° B 1 déc 1730 à Jacques Metay; s. NOS ANCETRES AU XVII» SIECLE 523 René, n v 1706; voyageur aux pay» d'en haut en 1737.1739, 1741, 1742 et 1744 (RAPQ 1930); m 1* B 17 avril 1730 (c.Tallhandler, 15 avril) ft Barbe Levols (Lou-vols); 2* St-Denis-sur-Richelieu 18 Janv 1745 ft Marguerite Ménard; 3° St-Antoine-de-Chambly 22 oct 1764 ft Marie-Anne Tétreau; s .Francois, n v 1710; s'engage pour le voyage au Détroit en 1737 et 1744 (RAPQ 1930); m M 1* 20 oct 1732 (c.J-B Adhémar, 19 oct) & M.-Françolse Demers.dont Inventaire, 7 oct 1752 (gr Loiseau); 2° B 23 oct 1752 (c.Lolseau, 22 oct) ft Françoise Cicot, veuve J-B Pépin; s .Ignace, n .m 1° Varennes 2 mai 1735 (c.Loiseau, 1 mal) à Madeleine Lalue; 2* (c.Loiseau, 28 sept 1740) ft Josette Denlau, fille de Pierre et Marie-Anne Chezard; s.Joseph, n .s'engage ft M.de Varennes pour les pays d'en haut, 20 Juin 1728 (gr Adhémar).s'engage encore en 1734, 1735 et 1738 (RAPQ 1930); m B 29 sept 1740 ft Marie-Joseph Denlau; s.L BEAUCHAMP 70, Jacques, dit le Grand Beauchamp.charpentier so, fils de Michel et de Marie Roullet, fut baptisé à Ste-Marguerite de La Rochelle le 8 Juillet 1635 et eut pour parrain et marraine Jacques Beauchamp et Marie Marillet Le 29 octobre 1656, il épousait & Notre-Dame de La Rochelle Marie Dardenne, fille de Pierre et de Gillette Chaume.Marie Dardenne s'embarqua pour Montréal en 1659; son mari l'y avait peut-être précédée d'une année ou deux (BRH 33 (1927) 319).Le 5 octobre 1659, Jacques Beauchamp figure ft un acte (gr.Basset); le 13 octobre 1660, il achète des effets de Dollard des Ormeaux vendus ft l'enchère (Paillon, B, 418); le 25 octobre 1662, les seigneurs de Montréal lui accordent une concession; en 1663 il est affecté ft la 18* escouade de la milice de la Ste-Famllle (Paillon, III.18).L'étude de Basset contient, de ce colon, des marchés, ventes, accords, les 3 juillet 1662, 15 juillet 1663, 25 novembre 1668, 26 décembre 1674.Jacques Beauchamp s'était établi à la Pointe-aux-Trembles, oft il possédait en 1667: 2 bestiaux et 6 arpents en valeur (Suite, Rec.TV, 76»); en 1681: 8 bêtes ft cornes et 16 arpents en valeur (Ibid., V, 66s).B fut inhumé en cette paroisse le 8 février 1693, et Marie Dardenne à BoucherviUe, où vivait sa fille Denise, le 7 août 1699.L'inventaire des biens de la communauté est du 8 avril 1693 (gr.Adhémar).Enfants: Jacques, b Notre-Dame de La Rochelle 2 fév 1658; s.Denise, b Montréal (M) 22 fév 1661; m BoucherviUe (B) 26 mai 1673 (c.Basset.13 sept 1672) ft Pierre Larrivée; s B 9 sept 1721.Jeanne, b M 30 juill 1663; m Pointe-aux-Trembles de Montréal (PTM) 19 JulU 1677 (c.Basset, 27 juin) & Germain Gauthier; s .inventaire, 16 nov 1719 (gr TaUhandier).Catherine, b M 24 juill 1666; m PTM 5 déc 1686 (c.sspr.15 déc 1686) ft Pierre Hénaud; s PTM 3 avril 1719.Françoise, b v 1667 (14 ans en 1681); m PTM 25 Juin 1685 (c.sspr.27 mal) ft Jean Voyne; s PTM 16 avril 1723.' Françoise, b M 20 mars 1669; s PTM 16 fév 1680.t* Ces Beauchamp originaires de Nanteuil-de-Bourzac (Dordogne) en Périgord, y portaient le nom de Deschamps.80 Le recensement de 1666 le dit « chapelier », par erreur probablement 524 ARCHIVES DE QUEBEC Mark, b M 30 août 1672; m PTM 14 avril 1687 (c.sspr.13 avril) à Jean Desroches, l'aîné; s PTM 28 sept 1754; partage de leurs biens.30 Juin 1755 (gr.Com-paret).Pierre, qui suit Jacques, b PTM 3 mal 1678; reçoit concessions, 14 Juin 1698 (gr.Adhémar) et 10 fév 1699 (gr.Raimbault); m PTM 4 avril 1701 (c.Adhémar, 22 mars) à Catherine Bazinet; voyageur a Détroit 30 mal 1705.2 avril 1707, 9 mars 1709 (gr Adhémar); s.II.Beauchamp, Pierre, fils du précédent fut baptisé à Montréal le 5 Janvier 1676.Il passa son contrat de mariage le 23 février 1699 (entériné par Adhémar le 29 mars 1701) et épousa à la Polnte-aux-Trembles, le 2 mars 1699, Anne Basinet Lui et son frère Jacques, surnommés les < grands Beauchamp > paraissent avoir été très unis.Tous deux avaient reçu une concession le 10 février 1699 (gr Raimbault) et tous deux sont condamnés pour sévices contre Michel Taillon, habitant de l'Ile Jésus, le 29 Juin 1710 (Ord.Int., L 104).Pierre Beauchamp s'engagea pour le voyage du Détroit les 30 mai 1705, 5 Juin 1707 et 9 mars 1709 (gr Adhémar).Il habitait la Polnte-aux-Trembles, qu'il semble avoir quittée vers 1720 pour St-François-de-Sales, Ile Jésus.D fut Inhumé a Montréal le 29 août 1722, mais son Inventaire ne fut dressé par Coron que le 9 Juillet 1730.Anne Basinet sa veuve, décédée subitement le 29 août 1751, fut inhumée le lendemain a St-François-de-Sales.Enfants: Jacques, n et b Pointe-aux-Trembles de Montréal (PTM) 9 déc 1699; s'engage pour Michillmakinac (gr.Adhémar), 30 avril 1724; m Rivlère-des-Pralrics (RP) 18 nov 1726 (c.Senet U nov) a Anne Maguet; s.Pierre, n .s PTM 22 nov 1700, 8gé d'environ 15 Jours.Pierre, n et b PTM 4 sept 1701; m Lacbenale 2 fév 1728 (c.Senet) a Marie Content; s PTM 26 oct 1751.Anne-Marguerite, n et b PTM 13 oct 1703; m (c Coron, 19 nov 1725) A Julien Rochon; s Terrebonne 14 Juill 1732; Inventaire 1er fév 1734 (gr.Coron).Mark, b PTM 5 août 1705; m St-François-de-Sales (SFS) 18 oct 1728 (c.Coron, 18 oct) a Michel Charles dit Lajeunesse; s.Antoine, b PTM 4 et s 18 Juin 1707.Madeleine, jumelle, b PTM 4 et s 6 Juin 1707.Maric-Madelelnc, n 27 et b PTM 28 juill et s PTM 10 août 1708.Marguerite, n v 1710; S.Marie-Madeleine, n 26 et b PTM 27 avril 1711; m SFS 9 Janv 1730 (c.Coron, 7 janv) à Germain Blondeau; d Québec 14 déc.1754.Henri, n 18 et b PTM 19 juin et d Rlvlère-des-Pralries (RP) 5 Juill 1712.Charlotte, b PTM 23 Janv et s 11 août 1714.Jean-Baptiste, n.s RP 10 fév 1715.figé de 10 Jours.Geneviève, n v 1716; m SFS 15 oct 1742 (c Coron, 14 oct) à François Payet; s.Louis, b PTM 31 oct 1718; m Lavaltrie 25 fév 1743 (c.Coron, 9 fév) a Marie-Joseph Robillard; d 21 et s SFS 22 fév 1758; Inventaire, 30 mars 1759 (gr.Coron). NOS ANCETRES AU XVII» SIÈCLE 525 Marie-Anne, n et b PTM 23 Janv 1720; m SFS 14 juill 1749 (c.Coron, 13 juill) a Charles Bonneron; s .Elisabeth, n SFS et b PTM 17 fév 1721; s .L BEAUCHAMP, Jean, (signe: < Jean beauchant >) frire cadet de Jacques (I), fut baptisé à Ste-Marguerite de La Rochelle le 8 mal 1644.U épousa Jeanne Loisel, à Montréal, le 23 novembre 1666 (contrat.Basset, 14 novembre).Sa terre, à la Pointeaux-Trembles voisinait d'un coté André TraJot, de l'autre la veuve Nicolas Godé (1681).Il y possédait une tite de bétail en 1667 (Suite, Hist., IV, 76s), 3 bites à cornes et 9 arpents en valeur en 1681 (Ibid., V, 66°).Il achetait une concession de son gendre Charbonneau le 27 mai 1690' (gr.Cabazié) et consentait une obligation à l'Hôtel-Dieu le 28 janvier 1691 (gr.Basset).B mourut à la Pointe-aux-Trembles le 4 mal 1700 et un Inventaire suivit le 5 janvier 1701 (gr.Cusson).Sa veuve, Jeanne Loisel, fut inhumée a Montréal le 4 octobre 1708.Enfants: Anonyme, b et s Montréal (M) 16 août 1669.Maric(-Françoise), b M 11 sept 1670; m 1° Pointe-aux-Trembles de Montréal (PTM) 14 avril 1687 (c.sspr.13 avril) à Louis Truchon; 2° Lachine 20 avril 1729 à Jacques Robin; s St-Henri de Mascouche 28 mai 1752.Marie-Françoise, b M 3 nov 1672; m PTM 11 nov 1688 à Jean Charbonneau; s mars 1700; Inventaire, 15 sept 1700 (gr.Cusson).Jean, b Repentigny (R) 22 nov 1676; m R 19 avril 1701 à Jeanne Muloln; s Lachenaie 14 Janv 1754.Pierre, qui suit Barbe, b PTM 10 juin 1683; m 1° PTM 24 nov 1698 (c.Fleuricour, 23 nov) à Guillaume Forget; 2\" St-François, I.J.(SF) 7 fév 1714 (c.Senet) à André Boutlllier; s.François, b PTM 22 Juin 1686; d Rlvlères-des-Prairies 6 nov 1708.Marguerite, b PTM 27 mars 1689; m SF 23 nov 1705 (c.Senet) à Jean-Baptiste Leclerc; s Lachenaie 6 avril 1755.II.Beauchamp, Pierre, charpentier, fils du précédent, fut baptisé à la Pointe-aux-Trembles le 29 juillet 1679.U épousa à Montréal le 29 juin 1699 (contrat Ralmbault, 28 juin) Françoise-Angélique Leclerc.Domicilié à Lachenaie, il y figure dans le Rapport de Collet 1721 (RAPQ pour 1921-22, p.291) immédiatement après le capitaine de milice, Jean-Baptiste Gariépy, auquel il succéda (cf gr.Monmerqué, 2 oct 1735).A ce titre, sans doute, il présente une requite, au nom des habitants de Lachenaie, au sujet d'un bac sur la rivière Mascouche, 1733 (Ord.Int.I, 238).Le 5 mars 1733, l'Intendant émit une ordonnance au sujet du titre d'une terre que Pierre Beau-champ avait prise a Lachenaie (Ibid., II, 140).B fut Inhumé à Lachenaie, 25 mai 1741, et sa veuve le 14 août 1747.L'Inventaire de leurs biens avait été fait par Coron le 30 mars 1746.Enfants: Pierre, b Repentigny 10 nov 1700; s .Marie-Thérèse, n y 1702; m Lachenaye (L) (c.Senet 6 août 1719) à Joseph Brunet, veuf d'Ursule Editer; s .inventaire, 5 Janv 1726 (gr.Coron).Pierre, b St-Françols-de-Sales (SFS) 27 mal 1704; m 24 oct 1740 (c.Coron, 20 oct) & Véronique Séguin; s L 29 mars 1777. 526 ARCHIVES DE QUÉBEC Michel b SFS 7 mars 1706; m SFS (c.Coron, 14 avril 1727) à Elisabeth Séguln-Ladéroute; s.Joseph, n 6 et b Riviere-des-Prairies 7 nov 1708; m L 9 Janv 1730 (c.Senet, 8 Janv) a Marguerite Vaillancourt; a.Jean, b SFS 27 mars 1712; m L 13 août 1731 (c.Coron.12 août) à Genevieve Seguin: s St-Henri-de-Mascouche, 19 déc 1769.François, b SFS 18 fév 1714; m 1* L 9 fév 1739 (c Coron.1er fév) à Marie-Joseph Vaillancourt: 2* Terrebonne (T) 25 nov 1754 a Marie-Louise Touin; s T 5 mars 1764.Marie-Agathe, b SFS 13 sept 1716; m 1* L 4 sept 1741 (c.Coron.27 août) a Athanase Hubou; 2* L 7 Janv 1749 (c.Coron.22 déc) a Vincent Bourgouin; s L 17 Janv 1750.Françoise-Angélique, n v 1722; m L 10 avril 1741 (c.Coron, 8 avril) à Jean-François Vaillancourt; s L 13 mars 1746.Marie, n.s L 27 sept 1727, 4 ans.Antoine, n .s L 25 sept 1745, 21 ans.BEAUGRAND81, Marguerite (signature), fille de Nicolas Baugrand et de Marie Chevalier (Mgr Am.Gosselin), était veuve de Sébastien Cousin, de St-Gervals de Paris, lorsqu'elle épousa a Québec le 18 septembre 1673 (contrat, G.Rageot, 14 sept) Charles Le Marquis, de Mortagne-sur-Sèvre (Vendée).Marguerite Baugrand fut inhumée a Québec le 11 avril 1697, morte a 55 ans, affirme l'acte de sépulture; a 48 d'après le recensement de 1681 (Suite, Hist.V, 55e).Elle avait testé par devant Chambalon le 27 mars précédent L'inventaire des biens de la communauté fut fait par le mime notaire le 14 mal 1697, et Charles Le Marquis convola en secondes noces a Ste-Anne, le 7 Janvier 1698, avec Agnès Giguère.Le 14 mars 1707, le Conseil Souverain était appelé a se prononcer sur la succession de Marguerite Baugrand (Jug.Cons.Souv\u201e V.545-546).L BEAUJEAN 82.Elle (-Joseph), demeurant a La Rochelle, passe en cette ville, le 5 Juin 1659, avec Melle Mance, un compromis par lequel il s'engage à aller « s'habituer en l'Ile de Montréal > avec sa famille, savoir Suzanne « Cougnon », sa femme, et Suzanne, leur fille, ainsi qu'Antoine Cougnon, frère de la dite femme, et à rembourser 225 livres, prix de leur traversée au Canada (gr.Demontreau, not a La Rochelle).Ce colon, né en 1623 (rec.1681), 1624 (rec.1667) ou 1626 (rec.1666), fut confirmé à Montréal le 24 août 1660, et en 1663, s'enrôla dans la 18* escouade de la milice de la Ste-Famille (Paillon, III, 18).Le 22 septembre 1659, il prend un bail a ferme de Marin Denlau (gr.Basset), et le 21 décembre 1676, un autre de René Fezeret ((gr.Basset).Il avait cependant reçu une concession a la cote St-Martln, dans la banlieue est de Montréal, le 3 mal 1665 (BRH, 1927, 319) concession qui reçut « continuation » le 14 avril 1687 (gr.Maugue).Beaujean y possédait 3 bestiaux et 6 arpents en valeur .*.1-S,e.8,8nait aussl «Baugrand».Tanguay écrit «Baugran>; Chambalon (27-3-1697.24-12-1700) « BeaugraSd ».Variantes: Bojan.Bcaussant (rec 1666).Bean Jean (gr.Basset U fév.1672).Etymologic.De « beau » et « Jean ».L'ancien français « baucent » ou « haussant », signifie proprement: cheval < aux pieds blancs ».Surnom donné par analogie a des individus (Dauzat). NOS ANCÊTRES AU XVII« SIÈCLE 527 en 1667 (rec Suite, Hist., IV, 78»); 9 bétes 6 corne» et 24 arpent» en valeur en 1681 (rec ibid., V, 67»).Cette terre de 3 arpents sur 50, qui avait pour voisins Gervais et Desautels en 1702 (Plan de Montréal) passa par la suite ft Geoffroy Lefebvre (cf.Aveu, 1731, dans RAPQ 1941-42, p.67).En ville, Elle Beaujean avait acheté, le 8 Juin 1690, de Mr du Hautmesnil, un emplacement rue St-Gabriel, qui fut rétrocédé par sa veuve le 8 septembre 1692 (Terrier.187 B 20), et il s'était fait concéder le 28 octobre 1691 du coté aud de la rue St-Paul, entre les rues St-Gllles et St-Victor, un autre emplacement, qui passa à son gendre Moquin (Ibid., n.82).Mentionnons encore, au sujet de notre colon, une vente de terre ft Laurent Archambault (cf.gr.Maugue, 9 déc 1687 et 26 avril 1688) et un différend avec sa voisine, la veuve Pierre Pigeon (gr.Maugue, 9 oct 1681).Elle Beaujean n'était plus en 1692 (Comptes des margulllicrs); quant ft Suzanne Colgnon, sa veuve, elle fut Inhumée ft Montréal le 3 février 1704.Enfants: Suzanne, n v 1657 (9 ans en 1666): m Montréal (M) 29 fév 1672 (c.Basset, U fév) ft Mathurin Moquin; s Laprairie 12 nov 1723.Jacques, b M 26 oct 1660; s'engage ft Claude Greysolon, Sr de la Tourette, 1 avril 1685 (gr.Bourglne), puis ft Louis d'Alllebout pour monter aux Outaouais, 13 sept 1694 (gr.Maugue); m Repentigny 31 juill 1719 (c.Senet) & Marguerite Martin; s Hôpital-Général de M 14 août 1732.Sans enfant Marguerite, b M 20 août 1663; m M 15 nov 1677 (c.Basset 10 oct) ft Jean Voync; s avant 1685.Mathurine.b M.25 avril 1666; m M 29 oct 1681 (c.Maugue, 28 oct) ft Léonard Simon; fait donation ft ses enfants, 8 nov 1737 (gr.Compare!) ; s Longue-Pointe 8 Juill 1748.Antoine, b M 16 avril 1668; s'engage ft Francois de la Forest pour le fort St-Louis, 24 Juillet 1688 (gr.Adhémar); d M 23 mai 1693, tué par les Iroquois.René, qui suit II.Beaujean.René, fils du précédent fut baptisé & Montréal le 26 décembre 1671.Le 14 Juin 1693 il passa un contrat de mariage (gr.Adhémar) avec Elisabeth Brunei- Belhumeur, qui demeurait rue St-Paul; mais le mariage n'eut pas lieu.L'année suivante, il monte aux Outaouais avec son frère aîné, Jacques, pour le compte de Louis d'Alllebout (gr.Maugue, 13 sept.1694).En 1695, nouveaux engagements envers Louis d'Alllebout le 10 février (gr.Maugue), et envers Jacques Douaire, le 12 mal( gr.Adhémar).Le 28 Juillet 1704, il s'engage pour le Détroit (gr.Adhémar).Entre temps René Beaujean avait épousé à Montréal, le 24 novembre 1698 (c Ralm-bault.16 nov.) Elisabeth Thuillier.B continua d'habiter ft la côte St-Martin.Fut-il cultivateur comme son père ?En tout cas, on le volt fournir du bols de construction ft Jean Brunet la Sablonnlère (gr.David, 8 déc.1721) et la terre paternelle passa à Geoffroy Lefebvre.Inhumé ft Montréal, le 11 avril 1742, il laissait: Antoine, b Montréal (M) 6 et s 10 sept 1699.Joseph, b M 11 août 1700; voyageur, demeurant côte Ste-Marte, s'engage pour les pays d'en haut 18 avril 1721 et 24 août 1722 (gr David) ; s.René, b M 20 mal 1702; voyageur, demeurant côte St-Martin, contracte plusieurs engagements pour les pays d'en haut en 1722 (gr David); s M 21 oct 1724.René-Pierre, b M 9 et s 14 avril 1704. 528 ARCHIVES DE QUEBEC Jean-Baptiste, b M 6 et \u2022 12 fév 1708.Jean-Baptiste, b M 3 fév 1711; s M 5 oct 1730.Françoise-Elisabeth, b M 2 juill 1717; m M 12 nov 1736 (c Lepallieur, U nov) à Joseph Campeau; ¦.Marie-Catherine, b M 14 avril 1722; m Longue-Pointe 22 avril 1743 (c.Compare t, 7 avril) a Pierre Bcïque-Lafleur; s .BEAU JE AN 83, Marie-Jeanne, née en 1642 (recens.1666, éd.Roy.p.137), d'origine Inconnue, épousa vers 1665 Pierre Juin, meunier à Champlaln.Elle n'était plus en 1681 (recens.).BEAUMONT, Vincent, né entre 1640 (Sep) et 1642 (rec 1661), était fils de Vincent et de Jeanne Arnou du bourg de Bret, paroisse d'Aublgné (Deux-Sèvres) au diocèse de Poitiers.Il se maria deux fois, 1* h Québec, le 13 novembre 1674 (contrat, Becquet, 8 nov.) a Marie Bougeant, veuve de Jacques Le Chardon, dont la fille Marie-Madeleine épousa en 1680 Jean Laurent; 2* a Charlesbourg, le 27 octobre 1692 (contrat, Vachon, 19 oct.) a Marguerite Fasche.Le recensement de 1681 mentionne Vincent Beaumont à la haute-ville de Québec: il a 2 fusils, 17 bêtes a cornes, 3 chevaux et 60 arpents en valeur (Suite, Hist., V, 57=).En 1693 il habite Charlesbourg, où un de ses descendants cultive encore la terre ancestrale en 1909 (Le livre d'or.p.61).Vincent Beaumont n'eut d'enfants que de sa seconde femme, Marguerite Fasche, inhumée à Charlesbourg le 4 février 1703, morte de ses couches.Lui-même fut inhumé au même lieu le 18 février 1709.Un Inventaire suivit, le 4 mars (gr Duprac), et le 29 mal, l'intendant émettait une ordonnance « permettant a Jacques Bédard, tuteur des mineurs de Vincent Beaumont, d'acheter une terre dans la paroisse de Charlesbourg, village de St-Joseph, pour le profit des dits mineurs > (Ord.Int., I, 78).Enfants: Du second lit: Vincent (-François), b Charlesbourg (C) 3 oct 1693; m St-François-de-Sales, I.J.15 sept 1718 (c.Senet) a Françoise Lecomte; s Terrebonne 22 nov 1741; inventaire, 28 avril 1745 (gr Coron).Marie-Marguerite, b C 7 mars 1695; s C 18 sept 1706.Jacques, b C 16 juin 16%; s Laprairie 11 fév 1778.Elisabeth-Catherine, b C 12 mars 1698; m C 21 juin 1717 (c.Duprac, 20 juin) à Pierre Lefebvre; s .Marie-Joseph, b C 5 mars 1700; s C 21 fév 1703.Pierre, b C 18 sept 1701; m C (c.Dubreull 22 nov 1722) a Marie-Anne Jean; s C 25 mars 1756; Inventaire, 5 avril 1756 (gr Geneste); requête pour élection de tuteur (Inv.CcJL.n 3157).Anonyme, b et s C 30 janv 1703.BEAUNE8*, Jean, dit Lafranchisc, serait, d'après Roy et Mslchelosse (Le 88Variantes: «Bouchon» (reg.de St-Jean, LO., 8-11-1700).Elle est nommée « Guichonne > au recensement de 1666.8« Variantes: Baune, Bosne, Bone (recens.1681), Bonne (Tang., VI 52).Etymologic: Beaune ou Baulne, Beaulne, noms tirés de « Belenus », dieu indlgètc de Gaule, d où les nombreux noms de lieux, source des noms de famille (Longnon, Noms de lieu, no 464). NOS ANCETRES AU XVII» SIÈCLE 529 régiment de Carignan.p.99), le « La Franchise » de la compagnie de Varenne, arrivée A Québec le 17 août 1665.Fus de Gilbert Beaune et de Jeanne Duron (ou Durand), de St-Claude de Bellenaves (Allier) au diocèse de Bourges, il épousa à Québec, le 22 août 1667 (c.Rageot, 24 juillet), Marie-Madeleine Bourgery, qui avait été plusieurs années captive chez les Iroquois.Lors de sa confirmation à Sorel, en 1666, Jean Beaune se dit « du diocèse de Nevers >.Notre colon s'établit à Lachine sur une terre de 3 arpents sur 40, ayant pour voisins Jean Gourdon dit Lâchasse au N.-E., et Pierre Barbary au S.-O.B y possède en 1681 (rec.dans Suite.Hist.V, 70b) 5 bêtes A cornes et 8 arpents en valeur.On trouve au greffe de Maugue, A la date du 25 Juillet 1684, la vente d'une habitation de 60 arpents située A Lachine, par Jean Beaune A Simon Drlllot.Cet acte fut-il rescindé ?Quoi qu'il en soit.Drillot disparaît après 1685, et en 1702 (Plan de Montréal), la terre de Jean Beaune est encore aux mains de ses héritiers.Celui-ci mourut subitement et fut inhumé A Lachine le 25 Janvier 1687.Sa veuve, Madeleine Bourgery, convola en secondes noces A Lachine, le 2 décembre 1689, avec Jacques Chasles dit Duhamel, habitant de la Pointe-Claire.Un accord avec leurs enfants, dont 7 du premier Ut et 3 du second lit de l'épouse, Intervint le 31 décembre 1722 (gr.Lepallieur).Enfants: Marie(-Loulsc).n v 1668 (13 ans en 1681); m 1° Lachine (L) 15 nov 1683 (c.Basset 24 oct) A Pierre Maupetit; 2° L 11 Juin 1698 (c.Pottier) A Louis Lory; s.Clémence, b Montréal (M) 2 fév 1671; m L 12 avril 1688 (c.Pottier, 11 mal 1688) A Léon Girard; s L 15 Juill 1704; inventaire, 27 nov 1715 (gr.Adhémar).Gabrielle, b M.23 déc 1673: m 1* L 9 avril 1687 (c.Pottier.8 avril) A Jean Vincent 2* L 18 nov 1698 (c.Pottier, 18 nov) A Léonard Lalande dit LatreUle; s .Jean, b L 12 avril 1676; m L 9 fév 1705 (c.Lepallieur, 6 fév) A Louise-Madeleine Merlot; s .Marie-Anne, b L 27 nov 1678; m 1» L 4 nov 1698 (c.Pottier, 3 nov) à François Lory; 2* Détroit 12 Juin 1710 A Martin Cirier; s.Marie-Madeleine, b L 7 avril 1681; s L 17 oct 1687.Albert b L 19 sept 1683; s'engage pour le Détroit 10 juill 1703 et 28 juill 1704 (gr.Adhémar); m 1* Montréal (M) 24 nov 1710 (c.Adhémar, 24 nov) A Jeanne Bousquet; 2* M 5 oct 1717 (c.Adhémar, 3 oct) à Marie-Anne Feron-Sancerre: s .(Antolnc-)Françols, b L 5 mai 1686; m (c.sspr.Lachine, 23 mal 1711) A Marie-Anne Lalande, laquelle épouse A Ste-Anne, M.25 oct 1734 Charles Parent; s Bout de lUe, M 17 sept 1733.L BEAUVAISM Jacques, dit St-Jemme (ou St-James), fils de Gabriel et de Marie Crosnler, fut baptisé A St-Martin lige (Orne) au Perche le 22 novembre 1623.On le rencontre A Québec le 16 septembre 1653, alors qu'U consent une obligation A Charles Sèvestre.S'étant fixé A Montréal, il y épouse le 7 Janvier 1654 (contrat Closse, U déc.1653) Jeanne Soldé, de la Flèche, en Anjou.Beauvals paraît avoir été chaufournier, car il était le grand fournisseur de chaux A Villemarie (gr.Maugue, 2 déc.1678, 27 Juill.1680, 19 oct 1682).B procurait aussi la pierre et le sable (gr.Maugue, 3 mal 1682) et connaissait la construction (cf.gr.Bourglne, 4 août 1685).85 Etymologie.Beauvals, nom de ville (Oise); aussi déformation de Beauvois, Beauvoir (belle-vue).(Dauzat). 530 ARCHIVES DE QUEBEC B prit u part dans la guerre iroquolse, appartenant A la 12* escouade de la milice de la Ste-Famllle, 1663 (Paillon, III, 17).Comme agriculteur Jacques Beauvals possédait 5 bestiaux et 30 arpents en valeur en 1667 (rec.dans Suite, Hist., IV, 76\"), 7 bêtes A cornes et 28 arpents en valeur en 1681 (rec.Ibid., V, 69»).Sa terre, située A la cote St-Josepb, \u2014 sa concession du 17 janvier 1654 (BRH.33 (1927) 191) sans doute, \u2014 entre celle de Pierre Verrier marié A Robe rte Gadois, veuve Prudhomme, et celle de Jean Descarris (rec.1681 et plan de Montréal, 1702), passera aux Dcscarris (cf.gr.Pottier, 26 août 1696).Le Plan de Montréal de 1702 Inscrit, en outre, aux Beauvals, 4 sur 40 arpents de terre A la Cote St-Pierre, entre Hurtubise et Jean Leduc.Enfin, désireux d'établir son fils aîné, Raphael, Jacques Beauvals lui vend une autre terre, de 80 arpents, située A la Pointe-Claire (gr.Maugue, 17 mal 1683), sur laquelle il lui construit une maison (cf.gr.Bourglne, 4 août 1685).S'étant dessaisi de son terrain de la Pointe-Claire, le père jugea bon de prendre A ferme, pour 5 années, 30 arpents de la veuve Perrin, Jeanne Meré (gr.Maugue, 1 mars 1684).La sépulture de Jacques Beauvals A Montréal, le 20 mars 1691, fut suivie d'inventaire, le 6 avril suivant (gr.Maugue) et de partage entre les héritiers, le 20 octobre 1693 (gr.Adhémar).Enfants: Raphaël, qui suit.Barbe, b Montréal (M) 29 août 1656; m M 11 juill 1672 (c.Basset, 18 avril) A François Brunet-Bourbonnais; s.Marguerite, b M 30 août 1658; passe contrat de mar 18 avril 1672 \u2014 annulé 16 avril 1673 avec Joseph Denis dit le Vallon (gr.Basset); m M 9 oct 1675 (c.Basset, 8 sept) A Jacques Testu; s Laprairie 28 juin 1715; inventaire, 27 oct 1715 (gr.Barette).Jean, b M 26 aept 1660; s.(Jean-)Baptiste, marchand, b M 7 oct 1662; s'engage A Pierre Chesne pour aller aux « Outaouais », 8 avril 1683 (gr.Maugue); m Batiscan 12 nov 1697 (c Trotaln, 11 nov) A Madeleine Lemoyne; s.inventaire, 17 avril 1705 (gr.Adhémar).Sans descendance.Jacques, b M 13 déc 1664; s M 14 août 1671.Charlotte, b M 26 juin 1667; m M 30 oct 1684 (c.Cabazié, 29 oct) A Alexandre Turpin; s M 25 déc 1700.KHeiwiettr.b M 21 sept 1669; m M 14 juin 1688 (c.Maugue.13 Juin) A Jean-Baptiste Pottier, notaire; s M 14 sept 1753.Jeanne b M 15 Janv 1673; m M 19 déc 1695 (c.Adhémar.18 déc) A Guillaume Boucher, aubergiste; s M 6 fév 1703.II.Bbauvais, Raphael, fils aîné du précédent, fut baptisé A Montréal le 15 octobre 1654 et il épousa en la même ville le 24 mal 1683 (c.Maugue, 18 février) Isabelle, fille du maître-d'armes, Alexandre Turpin.En considération de ce mariage, Jacques Beauvals aliéna, en faveur de son fils, sa terre de la Pointe-Claire (gr.Maugue, 17 mal 1683), où 11 lui construisit une maison de 20 pieds par 18: Raphaël en délivre quittance le 4 août 1685 (gr.Bourglne).Combien de temps Raphaël Beauvals résida-t-il A la Pointe-Claire ?On apprend par une déclaration du 20 mal 1695 (gr.Maugue) que son habitation avait été acquise par Jean Roy.Quoi qu'il en soit, on le volt prendre un bail à ferme de Jacques Beauvals, son pire le 31 août NOS ANCETRES AU XVII* SIÈCLE 531 1669 («r.Basset).Le 26 août 1696, il achète la part de sa sœur Barbe en l'habitation de St-Joseph (gr.Portier).D accepte enfin une concession de 60 arpents au lac St-Louls, le 23 novembre 1698.C'est cette terre, sans doute, qui fut vendue à Jean et Pierre Hurtubise, vente que confirme un arrêt du 27 Juillet 1734 (Jug.Cons.Sup., Ill, 46).Les fus de Raphaël Be a uval s furent de trop incorrigibles coureurs de bois pour que leur père ne fat pas Intéressé a la traite.En 1681 (cf.gr.Maugue, 22 sept.) il se fait voler un canot; en 1698 (gr.Portier, 22 sept), il signe une obligation de 401 livres et 10 sols, au compte de Charles de Couagne, pour argent et marchandises (gr.Portier).La ville étant plus favorable au commerce, Raphael Be au va is s'installe d'abord (1725) coin St-Paul et Place du Marché (Terrier, n.21) où s'élevait une maison en pierre A deux étages (Aveu de 1731 dans RAPQ pour 1941-42, p.17); puis (1734) coin Notre-Dame et St-Alexis (Terrier, n.105 D).Sa sépulture à Montréal est du 21 octobre 1734, et l'Inventaire de ses biens du 14 mars 1735 (gr.Raimbault).Enfants: Marie-Anne, b Montréal (M) 2 avril 1684; m M 19 mal 1704 (c.Adhémar.12 mai) A Antoine Tessereau; s M 22 mai 1755.Elisabeth, b M 14 août 1687; s M 2 Janv 1689.Jeanne, b M 21 Janv 1691; m M 20 mai 1711 (c.Adhémar, 17 mai) à Laurent Supernant; s.Elisabeth, b M 6 Janv 1693; m M 22 Janv 1714 (c.Adhémar, 21 Janv) à Louis Heurtebise; M.Marie-Louise, b M 3 sept 1695; m M 30 août 1723 (c.Lepallieur, 29 août) A Pierre Heurtebise; s.Jean-Baptiste, b M U mal 1698; établi aux Illinois (cf.gr.Raimbault.14 mars 1735); s.Charles, b M 21 Janv 1700; s M 9 déc 1718.Joseph, b M 8 nov 1703; voyageur aux pays d'en haut en 1723, 1726, 1727, 1734 et 1735 (cf.RAPQ pour 1929-1930); m 1° Laprairie (L) 1 mal 1729 (c.Adhémar.30 avril) A Jeanne Dumets; 2\" L 11 janv 1734 (c.Adhémar, 4 Janv) à Marguerite Lemieux; s.Vmft.trr\\ b M 20 avril 1705; établi aux Illinois (cf.gr.Raimbault, 14 mars 1735); s.Marie-Catherine, b M 18 sept 1707; s M 18 sept 1708.(René-)Augustin, b M 28 août 1710; s'engage pour les pays d'en haut, 5 mal 1732 (gr.Adhémar); pour le lac des Bois, 24 mai 1734 et 28 mai 1738 (gr.Lepallieur); s.BÉCART so, Pierre, sieur De Granville, né entre 1639 et 1643, était fils de Denis Bécart et de Jeanne MlUeron, de St-Eustache, de Paris.Il ne paraît pas étranger A Denis Bécarre, qui le 10 septembre 1590 paraît comme contrôleur du grenier A sel de Romorantin en Blésois (Arch.nat.Z 1» 135, fo 200 V, enregistré Z 1» 532).Les Bécart canadiens se qualifient «écuyers».bien, que leur noblesse ne soit pas établie.Pierre Bécart arriva au Canada en 1665.ayant le grade d'enseigne dans la ¦* Variantes» Bcquart, Bécard.Etymologic: de « Bec », « Becq », sobriquet symbolisant la parole facile, par extension la médisance (Dauzat, Diet, étym.). 532 ARCHIVES DE QUEBEC compagnie de Grandfontaine, au régiment de Carignan.Sa carrière militaire ae poursuit comme suit: campagne contre les Tsonnontouans en 1687; en 1690, envoyé en reconnaissance au devant de Pblpps, est fait prisonnier, lieutenant dés 1692 (* Jug.Cons.Souv.>, BX 641); en expédition contre les Onnontagués en 1696; capitaine, cède sa compagnie A M.Louvigny de Montigny, le 20 juin 1703 (RAPQ, 1939-1940, p.422).Ses services lui valaient en 1682 une gratification de 300 livres, ainsi que le porte la quittance qui suit (Bibliothèque nat.Pièces orig.260.Dossier Beccard 5593): « Quittance à Mr Louis De Lubert, cons' du roi, trésorier général de la marine et des fortifications des places maritimes a (par?) Mr Denis Ri vérin, secrétaire de Mr du Chesneau, Intendant de la Nouvelle Prance, demeurant à Paris, rue des Lavandières, paroisse St-Germaln-l'Auxerrois, comme procureur de Pierre de Beccard, escuier.Sr de Granville, ci-devant lieutenant dans la Compagnie de Grandefontalne (sic) du régiment de Carignan, par procuration passée par devant Duquet, notaire A Québec le 12 novembre 1681, d'une somme de 3001 accordée par Sa Majesté au dit Sr de Granville par gratification pour l'année » (26 mal 1682).Vaudreull demandait au Ministre, le 14 novembre 1708, de continuer A la veuve de GrandviUe la pension de son mari décédé (RAPQ 1939-1940, p.457).Le capitaine de GrandviUe fut seigneur des des aux Oies, aux Grues, au Canot, Patience, Grosse-Ile, etc.( «Inv.concess.>, I, 216 ss), co-selgneur de l'Islet-au-Portage (t Ibid.», II.140) et de la Rivière-du-Loup (< Ibid.>, IB, 110).B fut élu margulUier de Québec, le 30 novembre 1686, et nommé agent de la ferme de Tadoussac en 1689.B habitait en 1681 A la Basse-Ville de Québec, (Suite, « Hist.», V, 54°), où nous retrouvons sa veuve en 1716 (Recens., éd.Beaudet, no 228).Sa maison, rue du Sault-au-Matelot, sera aliénée (gr.Hiché) le 30 Juillet 1729 («Inv.Coll.», no 810).Pierre Bécart avait épousé à Québec le 22 octobre 1668 (contrat, Leconte, 16 oct) Marie-Anne Macard, fille de Nicolas Macard dit Champagne et de Marguerite CouUlard.Des 13 enfants qu'elle lui donna, une fille seule, Anne, se maria et eut postérité.B mourut A l'Ile aux Oies le 4 mal 1708 et fut inhumé le lendemain dans la cathédrale de Québec.Son épouse alla reposer au même Ueu le 11 décembre 1731.Enfants: Daniel, baptisé Québec (Q) 9 sept 1669; s Q dans l'église 6 juill 1689.Jean-Baptiste.Sr de Granville, conseiller et procureur du roi, par lettres du 1 juin 1696 (« Jug.Cons.Souv.>, IV.47) b Q 25 sept 1670; s Q dans l'église, 23 avril 1699 (P.-G.Roy, « Cimetières.» p.39).Louis.Sr de Granville, capitaine, b Be-aux-Oles 14 avril 1673; s Q dans l'église 29 Juill 1718., Charles, Sr de Granville, procureur du roi A la Prévoté de Q par lettres du Roi du 20 avril 1700 (« Jug.Cons.Souv.», IV, 480) signait «de FonvUle» (BRH.1909, p.22); b Q 31 mal 1675; s Q dans l'église 2 Janv 1703.(Marie-)Anne, b Q 15 juill 1677; m Q 7 nov 1702 (c.Chambalon, 26 oct) A Pierre-Jacques de Joybert de Soulanges: s aux Cèdres 10 avril 1767.(cf.BRH 42 (1936) 114-116).François, b Q 3 mal et s 2 sept 1679.(Marie-) Angélique, b Q 10 sept 1680; s Q 23 oct 1687.Pierre, b Q 30 juin 1683; le 3 septembre 1723 (gr.La Cétière).«désirant se délivrer des affaires de ce monde pour penser A son salut fait donation de tous ses ti. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 533 biens à Paul et Geneviève de Becard, ses frère et soeur, aux charges de loger et de nourrir sa mère et lui et de lui payer par chacun an la somme de 20 livres pour ses petits besoins particuliers »; mort Ile-aux-Oies 5, s Montmagny 13 Janvier 1750.Ignace, b Q 4 et s 28 juin 1684.Marguerite-Geneviève, b Q 21 Janv 1686; s Q 15 août 1687.Geneviève, b Q 18 sept 1691; sans alliance; vivait en 1745.Paul Sr de Fonville, capitaine, chevalier de St-Louis, b Q 18 janv 1695; demeure avec sa sœur, Geneviève, rue de Buade, en 1744 (RAPQ 1940, p.23); s Q 20 mars 1754, dans l'église (cf Pauteux, «Les Chevaliers de Saint-Louis », p.150).Anonyme, b et s Q 2 Juin 1696.Bibliographie.P.-G.Roy, « La famille Becard de Grandvllle » Lévis, 1914, 16 pp.in-8° BÉCHARD87, René, Maître Sabotier, fils de Pierre et d'Anne Gallet, des Carmes, au diocèse de Limoges, se fixa d'abord à Beaupré, puis à St-Jean, Ile d'Orléans.En 1704, il habitait St-Michel.Le Plan de Catalogne situe sa terre au deuxième rang, derrière celle de Francois Bacquet, entre la concession de la veuve La Madeleine au nord-est et les terres non concédées au sud-ouest.Béchard reçut une augmentation de concession du seigneur de la Durantaye le 7 décembre 1712 (gr.Gaschet).B mourut a 50 ans, inhumé a St-Mlchel le 13 août 1715.Notre colon avait épousé a Ste-Famllle, lie d'Orléans, le 13 février 1691 (contrat, Jacob, 12 février) Marie-Anne Vaillancourt, laquelle fit donation a son fils Jacques, le 20 juillet 1734 (gr.Gachet).Elle fut inhumée a St-Michel le 14 juillet 1742.Enfants: Lotus, b St-Plerre, Ile d'Orléans 25 nov 1691; m Beaumont 17 Janv 1718 a Marie-Thérèse Guenet; s.Anne, b St-Jean, Be d'Orléans (SJ) 21 Janv 1694; s .Mathurin, n 25 b SJ 28 mal et s 15 Juin 1696.Jacques, n et b SJ 9 déc 1699; m St-Michel (SM) 25 fév 1743 à Madeleine Leroux; fait donation à Zacharie Nadeau, 5 mai 1766 (gr.Portier) ; s .Anne, b SM 26 juill m SM 20 janv 1737 a Jean-Baptiste Lepage; s .Thérèse, b SM 28 oct 1707; s.Marie, n.s SM 25 sept 1745.BÉCHARD, Yves, frère du précédent d'après Tanguay, après un court séjour a Beaumont ou a St-Michel, se fixa a St-Thomas ((1700), entre le sieur Cor ri veau et les terres non concédées (Plan de Catalogne, 1709).En 1727.on le rencontre a Champlaln.L'étude Monmerqué renferme un abandon, du 23 novembre 1732, fait par Yves Le Béchet, habitant de la seigneurie des Prairies Marsolet, a Gédéon de Catalogne.En 1733.trois Béchet avaient des terres voisines les unes des autres au fief Marsolet (Hist, de Champlain, 411, 426).Yves Béchard avait épousé 1° vers 1696 Henriette Balan, veuve de Charles Dussault, et 2° le 25 Juin 1716 (contrat, Michon, 24 Juin) Marie-Catherine Garant, veuve de Simon Larrivée.Enfants: 87 Vara Béchet, Le Béchet (gr.Monmerqué.23-11-1732).Le Béchecq, Le Béchèque, Bériade, Briade, Bechad.Bedade (Reg.St-Jean).Etymologic: Béchard, Bécard (norm.-picard ou méridional); Béchet, Becquet, Béquet, sont tous des dérivés ou diminutifs de Bec, Becq, sobriquet symbolisant la parole facile (Dauzat). 534 ARCHIVES DE QUEBEC Du premier lit: Joachim, b Beaumont 27 fév 1697; a.Gabriel b St-Mlchel 3 Janv 1698; m v 1720 A Jeanne Chefdevcrgne; a Nlcolet (N) 16 mal 1776.Augustin, b St-Thomas (ST) 28 fév 1700; i ST 22 sept 1712.Genevieve, b ST 19 août 1702; a ST 10 fév 1721.Marie-Marthe, b ST 21 avril 1705; m Champlain (C) 6 Janv 1727 (c.sspr.4 janv 1727, déposé gr.Petit, 1 mars 1728) A Adrien Dechau (ou Deschamps) dit Laliberté, fils de Claude et Marguerite Lemoine, de St-Pierre A Mainte non, dioc.de Chartres; s Nlcolet 16 fév 1766.Jean Baptiste, b ST 30 déc 1706; s ST 25 juill 1715.Mark, b ST 10 août 1709; m C 21 avril 1727 A Pierre Chcfdevergne «Ht Larose; s.Marguerite, b ST 19 avril et s 2 mal 1711.Elisabeth, b ST 22 nov 1712; s.Rosalie, b ST 21 Juin et s 20 juill 1715.Du second titt Jean-Baptiste, n v 1717 (on lui donne 26 ans en 1740): m C 27 fév 1740 (c Rouillard.26 fév) A Marie-Jeanne Laroche; s'engage pour le voyage A la Baie, 2 Juin 1741 (gr.Blanzy);».Marie-Félicité, b ST 12 août 1720; ».Antoine, forgeron, n C v 1722; m Montréal 26 Janv 1750 (c Adhémar, 25 Janv) A Marie-Louise Périllard; achète la forge de feu Antoine Tessier, au faubourg Ste-Anne de Montréal 28 décembre 1750 (gr.Adhémar) ; s .BECQUET m, Francois, dit St-Sauvcur (sig.: « francols bequet »), fils de François, marchand pintier, et de Françoise Bourdon, naquit A Notre-Dame de Rouen, vers 1676 (sép.).B épousa A Montréal le 23 août 1700 (c.Adhémar, 22 août) Jeanne de Poitiers du Buisson.B acheta le 15 Juillet 1713, du Sr Radis s on, un emplacement côté sud de la rue Notre-Dame, entre les rues St-Jean et St-François, qu'il revendit bientôt (30 oct 1716) A Nicolas Kergrecolet ( ou Cargrecolet) dit Maloutn (Terrier, n.105 L 2; cf.Aveu, 1731 dans RAPQ 1941-42, p.33).En 1722.Il habite cote Notre-Dame des Vertus, où 11 obtient un titre de concession de MM.les Seigneurs, le 11 février 1730 (gr.Raimbault).François Becquet entretint durant de longues années des relations de commerce avec Michilimakinac).B consent une obligation, au départ pour ce poste le 5 avril 1715 (gr.Lepallieur); le 13 Janvier 1726 il fait avec le Sr Perthuis un contrat de marchandises (collatlonné, gr.David, 16 Janv.); enfin, le 16 avril 1731 (gr.Adhémar), il s'engage A Charles Desjardins pour se rendre au même poste.Jeanne de Poitiers avait été Inhumée A Montréal le 23 avril 1715; François Becquet le fut le 30 août 1742.Enfants: Catherine-Angélique, b Montréal 1 nov 1701; m (c.Adhémar.27 sept 1722) A Jean-Baptiste Bourg, M* cordonnier; ».as Etymologic: Dérivé de bec, becq, comme Bécard.Signifie aussi «brochet» en Normandie.(Dauzat, Diet). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 535 Marie-Françoise, b M 12 mars 1704; ni' (c.Raimbault, 8 fév 1722) à Jacques Bourg; 2* M 17 août 1733 (c.Raimbault, 14 août) a Ursin Dutalmé; s .Louise, b M 11 Juin 1706; m M 24 mars 1727 à François Bariteau dit Lamarche, cordonnier; i.Jeanne, b M 14 Janv 1709; m M 10 mal 1733 (c.Raimbault, 10 mal) à Jean-Baptiste Barsalou; s M 9 mai 1743.Pierre (-Joseph), b M 4 août 1711; cordonnier; m (c.Adhémar, 8 mal 1735) A M.-Genevièvc Le Vanler (fille de Jean et Charlotte Chamart); s .(Nicolas-)Joseph.b M 19 Janv 1714: m (c.J.Matls, ptre, St-Laurent, 2 fév 1741) A Marie-Anne Houé dit Jolicceur (fille de J ean-BaptJste et Elisabeth Olivier) ; s .BECQUET 8», Romain, natif du Bec, près de Rouen, était fils de Julien Becquet, chirurgien A Rouen, et d'Anne Vasse.D'après le recensement de 1681 (Suite, Hist., V, 54°) il serait né en 1640; son acte de sépulture en 1682, lui donne 45 ans environ.Becquet fut marié deux fois à Québec, 1° le 5 Juin 1666 (c.Duquet, 26 mal) à Romaine Boudet: 2\" le 2 mai 1677 (c.Rageot, 26 avril) à Marie Pellerin.Pourvu d'une solide instruction, Becquet fut nommé en 1665, par la Compagnie des Indes Occidentales, notaire garde-notes A Québec.Sa pratique couvre 16 années, du 21 décembre 1665 au 5 mars 1682 (Inv.greffes.II et III).Au notariat s'ajoutèrent d'autres charges: le 26 mars 1668, Talon nommait Romain Becquet huissier au Conseil Souverain; en 1669 il était chargé d'établir le role des habitants de Québec, service qu'il renouvela en 1673; plus tard il reçut la commission d'huissier et de sergent de la prévôté (Ins, prév.I, 44), puis celle de Juge bailli de Beaupré et de l'Ile d'Orléans (Ibid., I, 374).Le 25 novembre 1675, Jean-Baptiste Peuvret de Mesnu étant parti pour la France, le notaire Becquet le remplace par Intérim comme greffier et secrétaire du Conseil (Jug.Cons, Sow.II, 31).Il cumule en outre les fonctions de greffier de l'officiallté (RAPQ pour 1939-40, p.227) et du grand-voyer (Jug.Cons.Souv., 3.379).Les notabilités de Québec se le disputent comme procureur (cf.Jug.I, 483, 493, 497, 511.612, 650.715, 781.796.etc.); Il sert tour A tour les Ursulines (Terrier, 84.91, 94, 99, 121).l'Hôtel-Dicu, les Récollets (Hist, chronologique., éd.Révellland, p.180).Le grand Talon lui-même lui confie ses Intérêts lorsqu'il quitte le pays.Il faut avouer que le notaire rouennals était d'une intempérance de langage qui devait faire trembler ses adversaires, témoin les Jugements du Conseil Souverain (I, 471, 556, 905, II, 379).François Becquet, ayant testé le 9 avril 1682 (gr.Rageot), mourut A l'Hôtel-Dieu le 20 du même mois.Membre du Tiers-Ordre de Saint François, beau-frère du Père Ambroise, récollet, dont 11 avait épousé la soeur, Becquet avait demandé dans son testament d'être Inhumé sous la chapelle du Tiers-Ordre, à l'érection de laquelle il avait contribué; mais Mgr de Laval ne le permit pas.Le défunt fut Inhumé le 22 au cimetière des pauvres.La veille on avait mis les scellés sur les effets du notaire Becquet (Inv.Coll.n.156); l'Inventaire de ses biens fut dressé le 8 mal suivant (gr.Genaple).St-Pierre-les-Becquets perpétue le souvenir de François Becquet Cette seigneurie, qui lui avait été octroyée en 1672, lui fut retirée en 1683 faute d'avoir été exploitée; elle fut toutefois, presque aussitôt, concédée derechef à ses filles; Marie et Catherine (Inv.Concess.III, 234.Enfants: â» Bibliographie.J.-Edm.Roy, Hurt, du notariat I.95-101. 536 ARCHIVES DE QUEBEC Du premier 11b Jean-Baptiste, b Québec (Q) 5 et s 7 oct 1667.Du second lit: Marie(-Louise).b Q 13 août 1678: m Montréal (M) 7 août 1702 (c Adhémar.3 août) a Jean-Jacques Lebé, marchand; s M 21 mars 1703; inventaire, 11 mal 1705 (gr.Adhémar).Cauierine(-Angélique), b Q 20 avril 1680; m Q 30 Juill 1703 à Jean Levrard-s Q 11 avril 1717; inventaire, 29 nov 1727 (gr.Barbel).(A suivre) INDEX Aberdeen, Lord, 357.Ablin, Francois.513.Acadlans, The.86.Achin, Françoise, 478.Achon, Jacques, 36,37.Acte constitutionnel [1791], re Eglises protestantes, 118.Adam.Catherine, 485.Adam, Jacques, 471.Adam, M.-Anne, 483, 485.Adam, M.-Joseph, 485.Addison, Rev., 119.Adolphe, évêque de Blrtha \u2014 Voir Mgr PINSONNKAULT.Aulebout, Charlotte d', 493.Aked, Rev.Wm, 117.Alexandre, J.-Bte, 167, 180.Allaire, L'abbé J.-B.-A.92.107.192.217.Allemands protestants \u2014 Voir GERMANS.Allen, Charles Grant, 126.Allen.Ira.168.Allen, Rev.Joseph-Anticel, 126.Allen, Madame Joseph-Anticel, 126.AUsopp, George, 88.Ameau, Sévérin, 503.Amherst, Lord Jelfery, Baron of Montreal, 84.89.102.Ami du Peuple.L'.337.Amlot, M.-Madeleine, 474.Amlot, Mlle, 247.Amlot.Pierre [M.P.P.J, 226.246, 275, 358 Amiot, Madame Pierre.195, 253, 327.Anabaptists, Les, 81.Anderson, T.-B.136.Andrews, H.-O., 136.Andrillon, Bertrand, 501.Anglican Church, The, 112.Annales de Lotbinlère, Les, 265.Annals of Colonial Church, Toronto, 81.Anthoine, Denise, 466.Antill, John, 179.Antrobus, L'Hon.E.W.R.377.Appleton, M., 253.Archambault, Angélique, 514.Archambault, Françoise, 514.Archiviste de la «Society for the Propagation of the Gospels, Londres, U, 120.Ardionne.Marguerite, 12.Ardouin, Anne, 452.Arinart, Anne, 36.Armitage, Archdeacon W.J., 74.Armour, M., 326.Armour & Co, Henderson.168.Arnaud, Henri, 454.Arraud, T., ptre.136.Arrivé, Jean, 475.Arrivé,Joseph, 475.Askin, John, 112.Asselln, Louise, 67.Asselln.Marie, 497.Asselin, Pierre, 496.Aubé, M.-Geneviève, 498.Auber t, Anne, 506.Aubert de Gaspé, Elmire, 127.Auber t de Gaspé.Philippe.281.Aubin, Jacques, 51.Aubin, Jean, 51.Aubin, Joseph.51.Aubin, os., ptre, Aubin, Michel, 35, 36.37.38.Aubin, Pierre.36, 37, 38.51.Aubry-Làramée, M.-Anne, 500.Audet, Françoise, 497.Audet, F.-J.124, 281.321.352.360.Auger, Catherine.485.Auger, Louis, 467.Auger, M., 326.352.Auldjo, Alex.184.Auldjo, John.168.Aumier, Anne, 500.Aumler.M.-Thérèse.506.Austin, pasteur G.G., 128.Austin, Jeanne, 51.Auvray, Catherine, 472.Aylmer, Lord Matthew Whitworth.303.311.312.313, 314, 315.317.318.319.327, 352, 354.357, 360, 423.Aylmer, Lady, 303.r Aylwin, Juge T.C, 108.B Babeu, Agnès, 446.Babeu, André, 445.Babeu, André, jr, 445.Babeu, Angélique, 445.Babeu, Catherne, 445.Babeu, Etienne, 446.[537] 538 ARCHIVES DE QUEBEC Babeu.Frs-Xavler.446.Babeu, Jacques, 446.Babeu, ean, 445.Babeu, ean-Bte, 445.Babeu, oseph, 445, Babeu, Louis, 446.Babeu, Marie-Anne, 445.Babeu, M.-Joseph, 445.Babeu, M.-Madeleine.446.Babeu, Marguerite, 445.Babeu.Pierre, 445.Babeuf-Baby \u2014 Voir BABEU.Babie, Antoine, 447.Bable.Jacques, 446, 447.Babie, Jacques, jr, 447.Babie, Françoise, 447.Babie, François-Etienne, 447.Babie, Jean-Frs, 447.Babie, Louis, 447.Bable, Marie-Anne, 447.Bable, M.-Jeanne, 447.Babie.M.-Madeleine, 447.Babie, Pierre, 447.Babie, Raymond dit Monlère.447.Babln, André.447.Babin, Chs, 448.Babln, Ois-Claude.448.Babin, Etienne.448.W Babln, Geneviève, 448.Babln.Louis, 448.Babin, M.-Anne.448.Babln, M.-Angélique, 448.Babln, M.-Madelelne, 510.Babln, Pierre.448.Babln dit Lacroix, Pierre, 447.Babuty, Christophe, 181.Babuty, Madame C, 184.Baby \u2014Voir BABIE.Baby, Frs, 136, 198,355.Baby, Madame F\u201e 347.Baby.La Collection, 123.Bachand.lean.446, 447, 449.Bachand, Jean-Bte.449.Bachand, Joseph, 449.Bachand, Madeleine, 449.Bachand, Nicolas, 448.Bachand dit Vertefeuille.Nicolas.448.Bacon, Etienne, 449.Bacon, Eustache, 450.Bacon, Gilles, 459.Bacon, Gilles, Jr, 450.Bacon, Jeanne, 450.Bacon, Joseph, 450.Bacon, Louis, 450.Bacon, Louise, 450.Bacon, M.-Angélique, 450.Bacon, M.-Françoise, 450.Bacon, M.-Madeleine, 450.Bacon, Noël, 450.Bacquet, François, 451.Bacquet, Joseph, 451.Bacquet, M.-Anne, 451.Bacquet, Pierre.451.Bacquet, Renaud, 450.Bacquet dit Lamontagne, Francois, 450.Bacquets - Baquet - Voir BACQUET.Badaillac, Anne-Elisabeth, 451.Badaillac Catherine, 452.Badaillac Claire.452.Badaillac, Gilles.451.Badaillac, Louis, jr, 451.Badaillac M.-Catherine, 452.Badaillac, M.-Madeleine.452.Badaillac, Thérèse.452.Badaillac dit Laplante, Louis, 451.Badailla.Badaille, Badalllat \u2014 Voir BADAILLAC.' Badeau, Anne, 453, 471.Badeau, Charles, 454.Badeau, Elisabeth, 454.Badeau.Fabien.38.453.454.455.Badeau, Fabien-Louis, 454.Badeau, François.452.453.455.Badeau, François-Marie, 455.Badeau, François-Pierre.455.Badeau, Geneviève, 453.Badeau.Jacques.452, 453.454.Badeau, Jacques-Fabien, 455.Badeau, Jean.29, 30, 31, 33.38, 452, 453, 454.455.Badeau, Jean-Chs, 454.Badeau, ean-Bte.454.Badeau.canne, 452.Badeau, oseph, 453.Badeau, os.-François, 455.Badeau, Louis, 455.Badeau, Louls-Gervals, 455.Badeau, Louise-Geneviève, 455.Badeau, Madeleine, 452.Badeau.Marie.454.Badeau, Marie-Anne, 455.Badeau, Marie-Anne-Françoise, 454.Badeau.M.-Charlotte, 455.Badeau.M.-EIisabeth.455.Badeau, M.-Jeanne, 455.Badeau, Marguerite, 453.Badeau, Pierre-Michel, 453,454.Badeau, Suzanne, 453.Badeau, Ursule (Josephine), 455.Badeaux, Antoine-Isidore, 178.Badeaux, Jos., N.P., 179.Badel, Anne, 456.Badel, Etienne, 455.Badel, Etiennette, 456.Badel, Hugues, 456.Badel, Jacques, 456.Badel, Jean, 456.Badel, Jeanne, 456.Badel, Marie, 456.Badel, Marie-Charlotte, 456. Badel dit Lamarche, André, 455,456.Badger, John, 184.Bagg.Stanley, 322, 334,342.Baillargeon, Anne, 458.Balllargeon, Antoine, 459.Baillargeon.Catherine, 458.Baillargeon.Charles, 457, 459.Baillargeon, François, 457, 459.Baillargeon, Gabriel.457.459.Baillargeon, Genevieve.457,459.Balllargeon, Ignace, 459.Balllargeon, lean.456, 457.458,459.Baillargeon.Jean-Bte, 459.Baillargeon, Jeanne, 457,458.Balllargeon.Louis, 456.459.Baillargeon, Marie, 458.Balllargeon, M.-Angélique, 459.Balllargeon, M.-Anne, 459.Balllargeon.M.-Elisabeth.459.Baillargeon, M.-Joseph, 459.Baillargeon.M.-Madelelne, 457, 459.Baillargeon, M.-Thérèse.459.Baillargeon, Mathurin, 458.Balllargeon, Nicolas.457.459.Baillargeon, Paul.457.Baillargeon, Pierre, 457, 459.Balllargeon, Suzanne, 457.459.Balllargeon dit Beaucage, Nicolas, 459.Bâillon [De] Catherine, 460.Ballly.Louise-Jeanne, 461.Ballly.Madeleine.461.Ballly, Marie-Pierre, 446.Ballly, Zacharie, 461.Ballly de Messeln, Ch.Frs, ptre, 90, 91, 92.116.Ballly dit Lafleur.Frs, 460.461.Balan, Charles, 462.Balan, Etienne, 462.Balan, Gabriel.463.Balan, Henriette, 462.Balan, Jean-Bte.462.Balan.Joseph, 463.Balan, Henriette, 533.Balan, Jeanne, 462.Balan, Madeleine, 462.Balan, Marguerite, 462.Balan, Marie, 462.Balan, Marie-Jeanne, 462.Balan, Michel.462.Balan, Marie-Anne, 463.Balan, Pierre, 461.Balan, Pierre II, 462.Balan, René, 462.Balan dit Lacombe, Jean-Bte, 462.Balan dit Lacombe, Pierre, 461.Balard, Augustin, 463.Balard, Jean-Frs, 463.Balard, Es.463.Balard, Marie.463.Balard, M.-Slmonne.463.539 Balard, Marguerite, 463.Balard, Pierre, 463.Balard dit Latour, Ls, 463.Baldwin, Robert, 337.Bailer \u2014 Voir BALLIE.Baillé.Catherine, 460.Balsat, André, 463.Balsat, André II, 464.Balsat, Catherine, 464.Balsat, Ignace, 464.Balsat, Marguerite, 464.Balsat, Marie, 464.Balsat.Marie-Madeleine, 464.Balsat dit Lafleur, André, 463.Bamont, François, 464.Bamont, Marie-Anne, 464.Bandallla \u2014 Voir BADAILLAC.Banhiac, Agathe, 466.Banhiac, Antoinette, 465.Banhiac, Charles, 465.Banhiac, Etlennette, 465.Banhiac, Frs.465.Banhiac, Marguerite, 465.Banhiac, M.-Angélique, 465.Banhiac, M.-Anne, 465.Banhiac, M.-Geneviève, 465.Banhiac, M.-Jeanne, 465.Banhiac dit Lamontagne, Frs, 464.Banller, André.466.Banlier.Frs.466.Banller, Jean-Bte, 466.Banller, Marie, 466.Banlier, Marie-Anne, 466.Banller dit La Perle, Mathurin, 466.Banne.Gillette, 466, 467.Banne, Marin, 466.Banques, (bills sur les), 198.Barabé, Angélique, 468.Barabé, Catherine, 468.Barabé, Charles, 467.Barabé, Frs, 468.Barabé.Jean.467.Barabé, Jean-Bte, 468.Barabé, Joseph, 468.Barabé, Louis, 468.Barabé, Madeleine, 467.Barabé, Marguerite.467.Barabé, M.-Antoinette, 468.Barabé, M.-Jeanne, 467.Barabé, Josephte, 468.Barabé, M.-Louise, 468.Barabé, M.-Thérèse, 468.Barabé, Michel.467.Barabé, Nicolas, 467, 468.Barabé, Noël, 467.Barabé, Robert, 467.Barbary, Anne, 469.Barbary, Jean, 469.Barbary, Marguerite, 469.Barbary, Marie, 469.470. 540 ARCHIVES DE QUÉBEC Barbary, M.-Françoise, 469.Barbary, M.-Madeleine, 469.Barbary, Philippe.469.Barbary, Pierre, 468, 479./ Barbary dit Grandmalson et Petit Grand-maison, Pierre, 468.Barbe, Joseph, 470.Barbe, Louis, 470.Barbe, Marguerite, 470.Barbe, M.-Anne, 470.Barbe, M.-Jeanne.470.Barbe.M.-Madeleine.470.Barbe.M.-Marguerite.470.Barbe, Pierre, 470.Barbeau.André, 470, 471.Barbeau, Anne, 471.Barbeau.Catherine, 472.Barbeau, Catherine-Gertrude, 471.Barbeau, Charlotte.473.Barbeau, Claude, 472.Barbeau, Frs, 176.471, 472,473.Barbeau, Gabriel.472.Barbeau, Genevieve, 472.Barbeau, Barbeau, Barbeau, Barbeau, Jacques, 471.lean, 473.lean-Bte.472, 473.ean-Frs, 471.Barbeau, Jean-Siméon, 471.Joseph, 473.jos.-Frs.473.Barbeau, Barbeau, Barbeau, Barbeau, Madeleine, 473.Barbeau, Marguerite, 471, 473.Barbeau.Marie.472.473.Barbeau, Marie-Catherine, 472.Barbeau, M.-Elisabeth.473.Barbeau, M.-Joseph, 471.Barbeau, M.-Madeleine.471, 473.Barbeau, M.-Romaine, 472.Barbeau.M.-Thérèse, 473.Barbeau, Michel, 473.Barbeau, Pierre, 472.Barbeau, Siméon, 471.Barbeau, Thérèse, 473.Barbeau, M\u201e 351.Barbeau dit Boisdoré, Jean, 472.Barbeau dit Laforest, André, 470.Barbeau dit Laforest, Siméon, 471.Barbeau dit Laforest, Simon, 453.Barbeau dit Poitevin, Joseph, 473.Barbel, Charles, 473.Barbel.Charles-Thomas, 475.Barbel, Jacques, MM.P.).473, 474.Barbel, acques-Chs, 4/4.Barbel, acques-Frs, 475.Barbel.ean-Bte, 475.Barbel, ean-Joseph, 475.Barbel, Louis.475.Barbel, Louise, 475.Barbel, Marguerite, 475.Barbel.M.-Agnès.475.Barbel, M.-Anne.475.Barbel.M.-Thérèse.475.Barbel.Pierre.475.Barber.La famille.392.Barbera u.Jeanne.475.Barberet \u2014 Voir BARBEREAU.Barbery, Frse.475.Barbery, Roland, 475.Barbes, 438,441.Barbier, Agathe, 476.Barbier, Barbe, 476,513.Barbier, Charles-Henri, 477.Barbier, Charlotte, 476.Barbier, Gabriel, 476.Barbier, Guillaume.477.Barbier, Jeanne, 477.Barbier, Marie, 477.Barbier, Nicolas, 476.Barbier, L.M.R., M.P.P.212.244.Barbier, Pierre, 476.Barbier dit le Minime, Gilbert, 475.476.Barbot, Jean, 477.Barbot, Suzanne, 477.Barboteau \u2014 Voir BARBEREAU.Bardé.Jeanne-Anne, 58.Bardet.Frse, 478.Bardet Frs-Marie.478.Bardet Hélène.478.Bardet Jean, 478.Bardet Jeanne.479.Bardet Ls.477,478.Bardet Marie, 478.Bardet M.-Catherine.477.Bardet M.-Charlotte.477.Bardet M^EUssbeth, 479.Bardet M.-Joseph, 479.Bardet.M.-toviBe.478.Bardet, Pierre.477, 478.Bardet dit Lapierre, Pierre, 478.Bardou, César, 479.Bardou, M.-Louis, 479.Barette, Adrien, 481.Barette, Alexis, 482.Barette, André, 479.480.Barette, Angéllque-G., 480.Barette, Antoine, 481.Barette, Anne, 480.Barette, Catherine, 481.Barette, Claude, 480.Barette, Dorothée, 481.Barette, Frs, 480.Barette, Guillaume, 479,481.Barette, Jacques.481.Barette, ean.479.480,481.Barette.-Bte.480,482.Barette, canne, 479.Barette.oseph.479,480, 481.Barette, Laurent, 481, 482.' Barette, Louis, 480. INDEX 541 Barette, Marie, 480, 481.Barette.M.-Anne.481.Barette, M.-Dorothée.480.Barette, M.-Joseph, 482.Barette.M.-Madeleinc, 480-482.Barette, M.-Madelelne-Frse, 481 Barette, Pierre, 480, 481.Barette, Pierre-Ignace, 481.Barette, Prlsque, 481.Barette, Xalnte, 480.Baribeau, Catherine.483.Baribeau, Frs.482, 483, 484.Barlbeau, Frs-Antoine, 484.Barlbeau.Frs-Xavier, 483.Baribeau, Gabrielle, 482.Baribeau, lean.482, 483.Baribeau.J.-Bte.483.Baribeau.Joseph, 483.484.Baribeau.Louis, 482,483.Baribeau, Marguerite, 484.Baribeau, M.-Agnès, 484.Baribeau.M.-Anne, 484, 485.Baribeau, M.-Jeanne, 482.Baribeau, M.-Joséphine, 483.Barlbeau, M.-Madelelne, 484.Baribeau, M.-Marguerite, 484.Baribeau, M.-Thérèse, 484.Baribeau, Pierre.482,483.Baribeau.René, 483.Baribeau, Véronique, 484.Baril, Alexis.485.Baril, Antoine.485.Baril.Frs, 485.Baril, Frs-Ambrolse, 485.Baril, Gervais, 485.Baril, Ignace, 485.Baril, Jacques, 485.Baril, can, 484, 485.Baril, canne, 485, 486.Baril, oseph, 485.Baril, os.-Marie, 485.Baril, Ls, 485.Baril, M.-Anne, 485.Baril, M.-Catherine, 485 Baril, Mathurin, 485.Baril.Pierre-Thomas, 485.Bariteau, Antoine, 487.Bariteau, Charles, 486.487, Bariteau, Etienne, 486.Bariteau.François, 486, 487.Bariteau, Gilles, 487.Bariteau, Jacques, 487.Bariteau, ean, 486.Bariteau.ean-Bte.487.Bariteau, canne, 486, 487.Bariteau, ullen, 486,487.Bariteau, Ls, 486.Bariteau.Marguerite, 487.Bariteau.Marie.486.Bariteau, M.-Catherine, 487.Bariteau, M.-Jeanne, 487.Bariteau, Nicolas, 486.Bariteau, Pierre, 487.Bariteau, René.486.Bariteau dit Lamarche, Frs, 535.Bariteau dit Lamarche, Ls, 486.Barnard, Julienne, 5.Barns, Isaac, 168.Baron, Antoine, 490.Baron, Catherine, 490.Baron, Denis, 488.Baron, Frs, 488, 490.Baron, Gabriel, 489, 490.Baron, Jacques, 489, 490.Baron, Jean-Bte.488.489, 490.Baron, Jeanne, 490.Baron, Joseph, 488, 489, 490.Baron, Léger, 487, 488.Baron, Ls-Augustln, 490.Baron, Louise, 488.Baron, Madeleine, 488.Baron, Marguerite, 490.Baron, Marie, 488.Baron, M.-Angélique.490.Baron, M.-Anne.488, 489.Baron, M.-Charlotte, 490.Baron, M.-Suzanne, 489.Baron, Michel, 490.Baron, Nicolas, 488,489.Baron, Philippe-Ignace, 490.Baron, Pierre.488,489,490.Baron (Le), Barbe, 490.Baron, Le Club, 100.Baron-Grisonnière, Jean, 43.Barré, Anne-Charlotte, 491.Barré, Catherine, 491.Barré, Charles, 491.Barré, Elisabeth, 491 Barré, Frs, 491.Barré, Gabrielle.491 Barré, Hélène, 491.Barré, Jacques, 490, 491 Barré, Jean.490.Barré, Jeanne, 491 Barré, Joseph, 491., Marie-/ .'il-.M .il M , tU/ : jtwiilyî.«ft* bï 'jMssKwrtjl Barré, Marie-Anne, 491.Barré, Michel, 491.Barré.Paul.491.Barrot, Odilon, 417.Barsalou, Angélique-Catherine, 492, Barsalou, Catherine.492.Barsalou, Catherine-Geneviève, 492 Barsalou, Gérard, 492.Barsalou, Gérard-Maurice, 492.Barsalou, Ignace, 492.'H Barsalou, Barsalou, Barsalou, Barsalou, ean, 492.ean-Bte, 492, 535.Barsalou, lean-Frs, 492, 493.ean-Tacques, 493.ean-, Joseph, 492,493. 542 ARCHIVES DE QUEBEC Barsalou.Marie-Charlotte, 492.Barsalou.M.-Joseph, 493.Barsalou, M.-Loulse.493.Barsalou, René-Marie, 492.Barthe, L-G.240.Barthe.Théophile.492.Barthélémy, Angélique.493.Barthélémy, Antoine, 493.Barthélémy, Charles, 493.Barthélémy, Elisabeth-Catherine.493.Barthélémy, Frs-Marle.493.Barthélémy, Jean-Claude, 493.Barthélémy, Jean-Marie, 493.Barthélémy, Joseph, 493.Barthélémy.Thomas, 493.Barthélémy, Thomas-Modeste, 493.Barton.Frse-Marthe.495.Barthon.Jacques, 495.Bary.Dorothée, 497.Bary, Elisabeth.498.Bary, Geneviève, 497.Bary.Guillaume.497.Bary.Hilaire, 497.Bary, Jacques.496.Bary, oseph, 497.Bary, ulicn, 495.Bary.Louise, 496.Bary, Marguerite, 497.Bary, Marie.495, 496.Bary.M.-Angélique, 497.Bary.M.-Gertrude, 498.Bary.M.-Joseph, 498.Bary, M.-Madeleine, 498.Bary, M.-Tède.498.Bary, Martin.496.Basalllac - Basalllon - Voir BADAILLAC.Basquln, Elisabeth-Gabrielle, 494.Basquln.Etienne, 494.Basquln, Jacques.494.Basquln, .-Bte.494.Basquln, canne-Angélique, 494.Basquin, Marie, 494.Basquin, M.-Angélique, 494.Basquln.M.-Ellsabeth, 494.Basquln, M.-Madelelne, 494.Basquin, Philippe, 494.Basquln, Pierre, 494.Basset, Catherine, 495.Basset, Guillaume, 495.Bassett, Captain Thomas, 97.Batailles \u2014 Voir BADAILLAC.Bathurst, Lord, 214.231.242, 244.Baucher, Arme, 497.Baucher.Basile, 497, 498.Baucher, Brigitte, 498.Baucher, Charles, 497.Baucher, Claire, 43,497.Baucher dit Montmorency et Morency, Guillaume, 7,495.496.Baudet Bastien, 498.Baudet Jacques, 499.Baudet, ,-Bte, 499.Baudet, ean-Chs, 499.Baudet, eanne-Frse, 498.Baudet Laurent, 499.Baudet Louise, 498.Baudet Margucrlte-Lse, 499.Baudet Marie.499.Baudet M.-Loulse.498.Baudet Simone-Anne, 498.- Baudln.Anne, 501.Baudln.Catherine.501.Baudln, Charles.500.Baudln.Claude.501.Baudln, Guillaume, 500.Baudln, Jacques, 500.Baudln, Jean, 501.Baudln.Joseph.501.Baudln, M.-Anne, 501.Baudln, M.-Catherine, 501.Baudln, M.-Gencviève.500.Baudln, M.-Loulse.501.Baudln, M.-Madeleine, 501.Baudln, Michel, 500.Baudln.Pierre.499,501.Baudln, Pierre-Etienne.500.Baudln, Pierre-Joseph, 501.Baudln, Philippe.500.Baudln.René.500.Baudon, Abraham, 502.Baudon, Antoine, 502.Baudon, Etienne.502.Baudon, Etlennette.502.Baudon, Frs, 502.Baudon, Jacques, 502.Baudon, lean, 502.Baudon, Julien, 501.Baudon, Marguerite, 502.Baudon, Marie, 502.Baudon, M.-Andrée, 502.Baudon, M.-Anne, 502.Baudon.M.-Geneviève, 490.Baudon.Pierre, 502.Baudon de la Giraudaye, André, 501.Baudon de la Grange, Jacques, 501.Baudouin.André.507.Baudouin, Anne, 505.Baudouin, Anne-Catherine, 505.Baudouin.Anne-Charlotte, 504.Baudouin, Anne-Marguerite, 505.Baudouin.Antoine.508, 509.Baudouin, Catherine.508.Baudouin, Cécile, 505.Baudouin.Claire-Frsc, 507.Baudouin, Elisabeth, 507.Baudouin, Etienne-Joseph, 504.Baudouin.Frs, 505.508.Baudouin, Frse, 508.Baudouin, Geneviève, 507. INDEX 543 Baudouin, Gervais, 506, 507.Baudouin, Guillaume, 505.Baudouin, Ignace, 504.Baudouin, Jacques, 502, 503, 504, 505, 507, 508.Baudouin, Jean, 502, 503.Baudouin.-Bte, 505, 506.Baudouin, .-Frs, 509.Baudouin, canne, 505.Baudouin, oseph.506, 507.Baudouin, os.-Marie, 504.Baudouin, Ls, 505-508.Baudouin, Marc, 508.Baudouin, Madeleine, 504, 512.Baudouin, Marguerite, 508.Baudouin.Marie, 507,508.509.Baudouin, M.-Angélique, 506.Baudouin, M.-Anne, 506.Baudouin, M.-Charlotte, 505.Baudouin, M.-Jeanne, 503, 504.Baudouin, M.-Madeleine, 504,505.Baudouin, M.-Marguerite, 507.Baudouin, M.-Marthe, 506.Baudouin, M.-Renée, 504.Baudouin.Michel, 507.Baudouin, Michel-Ignace, 504.Baudouin.Pierre.504, 508.Baudouin, René.503,504.Baudouin dit Petit-Jean, Jean, 504, 505.Baudreau, Anne, 505.Baudreau, Elisabeth, 510.Baudreau, Gabriel, 509.Baudreau, J.-B te, 510, 520.Baudreau, M.-Madeleine, 510.Baudreau, M.-Ursule, 510.Baudreau.Paul, 510.Baudreau dit Gravellne, J.-Bte, 448.Baudreau dit Graveline, Urbain, 509.Baudry, Anne.511.Baudry, Antoine, 514.Baudry, Barbe, 513.Baudry.Catherine, 512.513.Baudry, Qaude-Chs, 504, 512.Baudry.Frse, 511.Baudry, Guillaume, 511.Baudry, Jacques, 511, 512.Baudry, ean, 510, 512, 514.Baudry.ean-Bte.512.514.Baudry.canne.511, 513.Baudry, canne-Geneviève, 513 Baudry, oseph, 511.512.Baudry.Ls.513, 514.Baudry, Lse, 512.Baudry, Lse-Genevieve, 512.Baudry, Marguerite, 511, 514.Baudry, Marie.511.514.Baudry, M.-Anne, 514.Baudry, M.-Jeanne, 512.Baudry, M.-Joseph, 512.514.Baudry, M.-Madeleine, 511.¦ 1 Baudry, Pierre, 512, 513, 514.Baudry, René, 512.Baudry, Siméon, 514.Baudry.Toussaint, 476, 513, 514.Baudry, Urbain, 512.\u2022 Baudry dit La Marche, Urbain, 510, 511.Baudry dit L'Eplnette, Antoine, 512.Baugls, Bertrand, 516.Baugis, Chs-Gabrlel, 516.Baugls, Frs, 514, 515.Baugls, Geneviève, 516.\u2022 Baugls, Jean, 515, 516.Baugls, [.-Bte, 517.Baugis, canne, 515.Baugis, canne-Thérèse, 516.Baugls, oseph, 517.Baugis, Louise, 515.Baugis, Marguerite, 515.Baugls, M.-Angélique, 516.Baugis, M.-Anne, 515.Baugis, M.-Catherine, 516.Baugis, M.-Charlotte, 516.Baugis, M.-Frse.517.Baugls, M.-Louise, 517.Baugis, M.-Madeleine, 515, 516, 517.' Baugis, Michel-Frs, 517.Baugls.Paul, 516.Baugls, Pierre, 516.Baugls, Toussaint, 516.Bauve, J.-Bte, 517.Bauve, M.-Geneviève, 517.Bauve, Nicolas, 517.Bauve, Pierre.517.Bauve, Thérèse.517.Bavalllac \u2014 Voir BADAILLAC Bavie - Bavls \u2014 Voir BABIE.Bavis, Jean, 446.Bayard.Charles.519.Bayard.Frs, 518.Bayard, Jacques.517.518.Bayard, acques-Alexandre, 518.Bayard, ean, 518.Bayard, canne, 519.Bayard, oseph, 518.Bayard, Ls-Hector.518.Bayard, Marguerite, 518.Bayard, M.-Anne, 518.Bayard.M.-Frse, 518.Bayard, Nicolas, 167.Bayard \u2014 Voir BADAILLAC.Bazin, Angélique, 519.Bazin, Etienne, 519.Bazin, Frs, 519.Bazin, Ls, 519.Bazin, Marguerite, 519.Bazin, M.-Frse, 519.Bazin, Pierre, 519.Bazin, Pierre-Marie, 519.Bazinet.Anne, 520, 524.Bazinet, Antoine, 520, : uttï, :»a M ^jvpHlîKj.i -Ai f~'M .«frrlwfvMwS Màffl m.- 544 ARCHIVES DE QUEBEC Bazinet, Catherine.524.Bazinet Frse.520, 524.Bazinet Jean, 519.Bazinet.Joseph, 520.Bazinet, Marguerite, 520.Bazinet.Marie.520.Bazinet.M.-Catherine, 520.Bazinet.M.-Joseph.521.Bazinet M.-Madelelne.521.Bazinet Pierre, 520.521.Bazinet dit Tourblanche, Antoine, 519, 520.Bazire, Jean, 521.Bazire, Marie.521.Beard, Abel.470.Beard, Ls.470.Beau.Catherine, 522.Beau.Etlennette, 522.Beau.Fis.523.Beau, Free, 522.Beau, Ignace.523.Beau, Jacques, 522.Beau.-B.521,522.Beau, eanne,522.Beau, oseph, 523.Beau, Marie.522.Beau.M.-Frse, 522.Beau, M.-Toseph, 522.Beau.M.-Louise.522.Beau, Maricn, 522.Beau.Mathurin.521,522.Beau, Pierre.522.Beau.René.521.523.Beau.Thérèse, 522.Beau dit Lalouctte, Jean.521.Beaublen, Dr P.H.D.207.272, 281, 283.284.305, 306, 309.334.375.3/6.Beauchamp.Anne-Marguerite, 524.Beauchamp, Antoine, 524.Beauchamp, Catherine, 523.Beauchamp, Charlotte, 524.Beauchamp, Denise.523.Beauchamp, Frac 523.Beauchamp, Geneviève, 524.Beauchamp, Jacques.523.524.Beauchamp, Jean.525.Beauchamp, Jeanne, 523.Beauchamp, Henri, 524.Beauchamp, Jacques, 520.Beauchamp, Ls, 524.Beauchamp.Marguerite, 525.Beauchamp, Marie, 524.Beauchamp, M.-Agathe.526.Beauchamp, M.-Anne, 525.Beauchamp, M.-Frse.525.Beauchamp, M.-Madeleine, 524.Beauchamp, M.-Thérèse.525.Beauchamp, Pierre, 524.Beaugrand, Marguerite, 526.Beaugrand.Nicolas, 526.Beau|ean.Antoine.527.__ Beaujean.Elie-Joseph, 526.527.Beaujeau.Frse-Elisabeth, 528.Beaujean, Jacques.527.Beaujean.J.-B., 528.Beaujean, Joseph.527.Beaujean, Marguerite, 527.Beaujean, M.-Catherine.528.Beaujean, M.-Jeanne.528.Beaujean.Mathurine, 527.Beaujean.René.527.__ Beaujean, René-Pierre.527.Beaujean, Suzanne, 527.Beaujeu, Le comte de.127,137.Beaumont Elisabeth-Catherine, 528.Beaumont Jacques.528.Beaumont M.-Joseph, 528.Beaumont M.-Marguerite, 528.Beaumont Pierre, 528.Beaumont Vincent 528.Beaumont Vinccnt-Frs, 528.Beaumont M.423.______ Beaumont \u2014 Voir BAMONT.Beaune.Albert 529.___ Beaune, Antolne-Frs.529.Beaune.Clémence.529.Beaune.Gabriclle, 529.Beaune, Jean, 529.Beaune.M.-Anne, 529.Beaune, M.-Louise.529._ Beaune, M.-Madelelne, 529.Beaune dit Lafranchisc, Jean.528.529 Beauport Le curé de \u2014 Voir L abbé R.O.Bruneau.____ Beaussant \u2014Voir BEAUJEAN.Beauvals.Barbe.530.531.Beauvals, Charles.531.Beauvals, Charlotte, 530.Beauvals, Elisabeth, 531.Beauvals, Etlennette.530.Beauvals, Gabriel.529.Beauvals, Jacques, 530.Beauvals.ean.530.Beauvals.-B.,531.Beauvals.eanne, 530, 531.Beauvals, Marguerite, 530.Beauvals, Marie-Anne, 531.Beauvals, M.-Catherine, 531.Beauvals, M.-Louise, 531.Beauvals, Raphaël, 530, 531.Beauvals, René-Augustin, 531.Beauvals dit St-Jemme (St-James), ques, 529, 530.Beauzele.L'abbé Jean, 98.Bécart, Charles.532.Bécart, Daniel, 532.Bécart Denis.531.Bécart Frs, 532.Bécart Geneviève.533.M Mi W Jac- INDEX 545 Bécart, Ignace, 533.Bécart, J.-B.533.Bécart, La.533.Bécart.Marguerite-Geneviève, 533.Bécart, M.-Angélique, 532.Bécart, M.-Anne, 532.Bécart, Paul, 533.Bécart.Pierre, 532.Bécart De Grandvllle, Pierre, 531, 532.Béchard, Anne.533.Béchard, Antoine, 534.Béchard, Augustin, 534.Béchard, Elisabeth, 534.Béchard.Gabriel, 534.Béchard, Jacques.533.Béchard.J.-B., 534.Béchard, Joachim, 534.Béchard, Marguerite, 534.Béchard, Marie, 533.534.Béchard, M.-Féliclté.534.Béchard, M.-Féliclté, 534.Béchard, M.-Marthe.534.Béchard.Mathurin, 533.Béchard, Pierre.533.Béchard.René.533.Béchard.Rosalie, 534.Béchard, Thérèse, 533.Béchard, Yves.533.Becquet.Catherine-Angélique.534, 536.Becquet, Frs, 534.Becquet, J.-B., 536.Becquet, Jeanne, 492, 535.Becquet, Julien, 535.Becquet, Lse, 535.Becquet, M.-Frse, 535.Becquet, M.-Lse, 536.Becquet, Nicolas-Joseph, 535.Becquet, Pierre-Joseph, 535.Becquet, Romain, 535.Becquet dit St-Sauveur, Frs, 534.Bédard, L'Hon.Juge Elzéar, 343, 345, 350, 351, 354, 355, 358, 364.368.370.384, 385, 386, 388.417, 426.Bédard, Mme Elzéar, 339.Bédard, Joseph, 277.Bédard, T.-P., 210.Béique-Lafleur, Pierre, 528.Bélanger, Frse-Charlotte, 54.Bélanger, Madeleine, 480.Bélanger.Nicolas, 22.24.Bélanger.M.216.Bell.Charles.128.Bell.James, 167.Bell.L'Hon.Mathew, 273.Bcllanger, Mme, 246.Bellerose \u2014 Voir MENARD.Bélier, Frs.246.Bellet.M.246.Belloir \u2014 Voir BLOUARD.Bellouard - Voir BLOUARD.Bénêche, 328.Benoit.Etienne, 445.Benoît, Laurent, 20, 23, 33, 34.Benoit, M.170.Benoit \u2014 Voir BLOUARD Béquet, Lse, 487., Bernard, Jean, 472.J Bernard de Larivière, Hilaire, greffe, 12 à 69.Bernier, Jacques (Jean de Paris), 60, 62, 63, 64, 69.Berryer, 436.Bersat \u2014 Voir BALSAT.Bertault, Jacques, 467.Berthelet.Olivier [M.P.P.], 205, 209, 324.Berthelot, Amable [M.P.P.J, 356.359, 385.Berthelot, Marie, 480.Berthelot, Michel, 209, 233.Berthelot d'Artigny, M., 124, 129, 132.138, 178.Berthelot-Lagiroflée, Mathurin, 465.Bertrand.J.-B., 168.Bertrand.Paul, 482.Bertrand-St-Arnaud, M.-Joseph, 482.Besnard, Jean, 472.Besnard, Marguerite, 10, 12.Besnler, M.-Anne.503.Beson - Voir BESSON DE LA GARDE Besserer.Ls-T., 356, 359.Besson de la Garde.Abbé J.-Pierre Davaux, 98, 133.Bethune.Rev.John, 78, 79, 82.83.Bibliotheca Americana.La, 424.(Le Catalogue) (Faribault) Bidwell, M., 409.Bigonesse, Albert, 176.Bigonesse dit Beaucaire, J.-B., 159-162, 180.Bigot.Frs, 10, 504.Bigot, Marguerite, 481.Bigot dit Lamothe, Frs, 458.Bllodeau, Frs, 497.Bin dit Lacroix, René, 486.Bingham, Wm, 205, 283, 435.Bingham.Mme Wm., 278.Blnney, M., 85.Blret, Renée, 461.Bishop's Chapel.The, 90, 91.105, 111.Bissett, Alex.117.Blaln.Frs.477.Biais, Gabriel.522.Biais, Pierre.508.Blanchet, Dr Frs.256.Blanchet, Dr Jean, 356.359.Blanchet, Judith, 485.\u2022 Blanquet, Marie, 64, 65. 546 ARCHIVES DE QUEBEC Blanquet-Lafougère.Mrien.57.62.63.Bleury - Voir SABREVOIS DE BLEURY; Blondeau, Germain, 524.Blouard.j.-B.23.Blouard.Mathieu, 23.Blouard.Mathurin.21.22, 23, 24, 25, 26, 27.35.36.Bodin.M.-Thérèse.446.Boian \u2014 Voir BEAUJEAN.Boileau.N.P., 183, 184.Bois, Etienne.170.180.Bois de Coulonge.Le, 91.Boisdoré \u2014 Voir BARBEAU.Boisel \u2014 Voir BEAUZELE.Boisjoly \u2014 Voir RENOU Boisseau, greffier, 132.Bolssel, Jacques, 168.Bolssel.Ls, 465.Bonnardeau, Agnès, 491.Bonnefouz.M., 408,409, 410.Bonneron, Charles, 525.Borgia, Jos.Levasseur, 230.243.280.Bossange, Hector.413, 419.421.426.438.Bossange, Mme Hector, 426.Bossange, fils, 419.421.422.433.Bostwick.Rev.Gédéon, 84, 111.112, 114,115,119.Bouchard, Marie, 10.Bouchart d'Orval.Charles, 9, 10 12, 13, 14.Bouchart d'Orval, Claude.9, 10 U.Bouchart d'Orval.Geneviève.13, 492.Bouchart d'Orval, Hélène, 13.Bouchart d'Orval.Jean.10.11.12, 13.Bouchart d'Orval, J-B.9.10, 13.14, 15, 16.Bouchart d'Orval, M.-Madeleine.58.Bouchart d'Orval, Pierre.10, 12.Bouchart d'Orval.Paul.9.10.Bouchart d'Orval, Thérèse, 13.Boucher, Frs, 51.Boucher, Guillaume, 530.Boucher, Madeleine, 489, 510.Boucher, Marie.51.Boucher de la Bruère, Montarville, 392.Boucher de Montlzambert, Ls, 265.Boucherville, Georges de, 127.Bouchette, Jos.229.Bouchette, R.S., M., 137.Bourassa, Augustine, 187, 250, 254, 282.Bourassa, Ig., N.P., 184.Bourdaa.es, Ls, 214, 215, 219, 221.226, 245, 255, 264, 280, 302.314, 315, 320-322, 331.338.Boudet, Romaine, 535.Boudot.Geneviève.448.Bourgeant, Marie.528.Bougret, M.-Marguerite, 521.Bougret-Dufort Madeleine, 514.Boulanger, Marguerite, 445.Bour.Isabau.466.Bourasseau, Frs.445.Bourbcau.M.-Catherine.485.Bour beau.Pierre.445.Bourdon.Frse, 534.Bourg, Jacques.535.Bourg.J.-B.534.Bourg, Jos.-Mathurin.ptre, 86.Bourgcry, M.-Madeleine.529.Bourgoin.M.-Marthe.64.Bourgonln, Pierre.495.Bousquet.Jeanne.529.Bousquet Pierre.466.BouteUler.La, 169.180.Boutelcau -Voir LECLERC Bouthlllier.J.-Tancrède.342.BoutluUIer, Dr Thomas [M.P.P.], 354, 355.375, 397.BoutlUler.André, 525.Boutin, M.-Françoise, 455.Bouvier, Pierre, 460.Bouvier, Thérèse, 468.Bowen, Edward, 273, 320, 353.Bradshaw, Capt.81, 110.Brame [Brun], Claude, 505.Bran chaud, Chs, 466.Brancheu, René, 57, 58.Brassard.Abbé L.-M., 136.Brault Lucien, 86.Brault dit PomlnvUle, M., 325.Breton \u2014 Voir DE BION.Briand dit Sansregret.J.-B.459.Brias dit Latreille dit JonviHe, Jean.461.B rideau.Lse, 494.Brière.Jean.461.Brimmer, Isabel, 183.s.^ , British Queen.Le bateau, 424,436.Brock, Sir Isaac, 120.Brodeur dit Lavigne.Ls.180.Brook, Richard, 170.Browgham.Lord, 414, 415.417.Brown.James.117.Brown.S.376.398, 399.Bruchési, Jean, 187.Bruère.René de la.180.Bruneau, Julie (Mme Ls-Joseph Papineau).188 a 442.Bruneau, PhUlppe.192.196-205.213, 218, 221-249, 265.277.278, 382, 396.Bruneau, Mme Philippe, 265, 268.Bruneau, Pierre, 188._ Bruneau, René-Olivier, ptre, 191, 192, 198, 203.204.Bruneau, Rosalie, (Mme Xavier Mail-hot).238.Bruneau, Théophile, 200.221.223, 256, 259.262.277-337.366.374.375, 409.Bruneau, Mme, [belle mère de Papineau], 238.251, 254.286.290. INDEX 547 Bruneau, M., [beau-père de Papineau], 277.Brunei, Suzanne, 488.Brunet, Geneviève, 522.Brunet, Joseph, 525.Brunet-Belhumeur, Elisabeth, 527.Brunet-Bourbonnals, Frs, 530.Bruyères, Henry P., 136.Bryant.Rev., 78, 79, 84.Buchanan, consul britannique à N.Y., 409, 412, 427.Buisson, M.-Anne, 471.Buisson (Bisson), J.-B., 498.Buller, Charles.411.Burke, Mgr Edmund, 195.Burlon, Pierre, 457.Burnley.M., 409.Burns.M., 94.Burroughs, E., 355.Burroughs, Mme E\u201e 338.Burroughs, Thomas, 117.Burt, A.L., 88.90-95,97.Burton, Sir Francls-N., 217, 231, 239, 242.269.Burton, Lady Sarah, 217.Busby, Thomas.124.136.138, 139, 147.153.156.159.164.165, 166, 171, 174, 178, 181, 182.Bussière.Jean.39,40.41.42.Bussière-Laverdure, Jacques.37, 40, 41, 42, 44, 45.Buteau, M.379.380.Butler, Lt-col., John, 100, 115.Cabazier, Angélique, 518.Cabazier, Anne, 486.Cadet, M.178.Cadoret, M.-Joseph.473.Cadrin, Frse.519.Cahel, Frs.445.Cahiers des Dix.Les, 392.Cailhault de la Tesserie, Jacques, 64-68.Cailhault de la Tesserie, Mme, 66.Caillé, Jacques, 445.Calbee, Colonel.93.Calvin.419.Calvlnists, The, 81, 83.Campeau, Jo., 528.Canada, Le, 187.Canada, La cause du, 413, 414, 415, 420, 428.Canadian Spectator.Le, 256.Canadien.Le, 328, 343, 351.Cannon.John [M.P.P.], 223, 224, 243, 244.Canterbury, Archevêque de, 76, 79, 82, 83.84.111, 112, 115.Carabiniers.Les, 373.375, 377, 383.Carey, L'Imprimeur, 375.¦' Carleton \u2014 Voir DORCHESTER.Caron, Abbé Ivanhoê, 123.Caron.L'Hon.René-Edouard, 354, 355, 356, 359, 385, 386.Cartier Sir Geo.-Etienne, 137.Cass, Le général.423.Cassé, Joseph, 519.Catalogne, Carte de, 10-69.Catéchisme politique.Le, 192, 224, 237, 270, 324.Catholiques, Les, 112, 113.Catty.Paul, 453.Caveller, Guillaume, 513.Chabollley, Abbé Augustin, 136, 168.Chaboilley, Ls, N.P., 123, 139, 147, 153, 156, 159, 162, 164, 165, 166, 168.171.174.178.182, 184.Chaboilley, M., 199.Chabot, Etienne, 181.Chabot, Frs, 54, 56.Chabot, M.-Madelelne, 501.Chabot, Mathurin, 40, 42.43, 44.46.482.Chabot, Michel, 45.Chaillé, Mathurin, 491.Chaleut, Pierre, 17, 18, 19, 21.Chalifou, Marguerite, 453.Chalou, Pierre.473.Chamberlan, Hélène, 463.Chamberland, Abbé Michel, 219.Chambly, Clémence, 516.Chandler, Kenelm, 101.Chandler, Miss, 101.Chandriau.Jean.24, 25, 26, 28.Changeo, Leonardo de, 463.Chantai, Pierre, 11, 12, 13.Chapals, Sir Thomas, 192, 210-212, 228.276, 322.Chapelle de l'Evêché (Québec) \u2014 Voir BISHOP'S CHAPEL.Charbonneau, Jean, 525.Charetler, Frs, 168, Charier, Louise, 481.Charland, Ls.168.Charles X, 438.Charles, Le Père \u2014 Voir J.-B.BARREL.Charleton, Henry, 168.Charrier, Jacques, 25.Charrier, Abbé Etienne, 352.Chartler.Jeanne, 503.Chartler.Michel.12.Chartler.M., 414.418,419, 426.Charrier de Lotblnière, M.E.G.Alain.97.: ' Chartler de Lotblnière, Michel-Gaspard, 97.Chartrand, Charles, 473. 548 ARCHIVES DE QUEBEC Chartrand.Suzanne.473.Chase, M», 213.; ^ Chassenon.Le général,439, 44Z.Chasseur.Plcrre-Ls.241, 242.Chateaubriand, 436.Chatel.Frse.499.\u2022\u2022.\u2022 \u201e Chatigny dit Léplne.Pierre.10, 11, 13.Chaumelier.Frs.488.Chaussé.Frs.60.61.Chaussegros de Léry, Chs.136.Chaussegros de Léry, Chevalier.108.Chaussegros de Léry.L.-R.216,273.Chauvin.Charlotte.504.Chauvin, Charlotte, 504.Chauvin.Marie.466.Chauvin, M.-Marthe.488.Chauvin dit Lafortune, Marin, 466.Chavigny, Marguerite de, 64.1 Cheesman.Abjah.184.Cherrier, Corne-Séraphin.277, 292, 324, 326.340.342, 344, 361, 368, 376, 385.387, 427, 442.Cherrier.Emma.442.___ Cherrier, M.-Anne.193.216.221.227.Cherrier, Mme, 377.Chesne dit Salntonge, Pierre.461.Chevalier, Joseph, 495.Chevalier.René, 26.27.28.Chevaudler-Lépine.Paul, 470.Chevreux, Simon, 490.Choléra à Montréal, Le.326, 328.Chollet \u2014 Voir CHOREST.Chore.M.-Anne, 518.Chorest, Ignace, 42.43.Chorest, lean.37.43, 44.Chorest, Jos., 33.34, 35.Chorest.Robert.27,28,29.30.31.Choret, lean.497.Choret.Pierre, 515.517.Chrétien.Elisabeth, 462.Chrétien, Jacques, 465.Chrétien.Marguerite, 462.Christ Church \u2014 Voir JESUITES.EGLISE DES (Montreal).Christie, Hon., Robert, 239, 240, 251.253, 263.269.276.303.Christie, Major General G., 184.Christin-St-Amour.M.-Suzanne, 449.Christin-St-Amour, Paul, 449.* Church and State Papers », The, 71, 73, 1120.Church in Quebec (Building of a).90.Church of England, The establishment In Canada, 73-90, 100, 103, 113, 115, 117.118.Church of Scotland, The, 75, 78, 83, 110.Clcot, Frse.523.Clcot, M.-Madclelne, 488.Circe.Frs-M., 445.Circé, Louise, 500.Clrcé^ôté, Eve, 187.Clrier, Lse-Angélique, 449.Clark.Chs.167.Clark, Francis.167.Clark.M.283.Clark.Mrs.433.Clautel (Chantai Chaubot).Pierre, 10, 11.Clements.Capt., 365.Clergé protestant.Provisions pour le, [1791J.117.119.120.Clouer, Michel.247-254.260,277.Clouet.Mlle.260, 281.Cloutier, Dorothée.450.Cloutier, Geneviève.480.Cloutier.Madeleine.10.13.450.Cloutier.M.-Lse.50.Cloutier, Zacharle, 450.^ Cochran.Andrew-Wm., 243, 244, 259, 269.Cocquin dit Latournelle.Pierre.501.Coffin.Hon.Thomas.93, 273.Coffin \u2014 Voir Mme CHARLES WM.GRANT.Coindriau.Esther.456.Colborne, Sir John.377.Coldwell, Col.Henry.88.99,119.Coldwell, Sir John.210, 214, 227.228.233.273.Coligny, 4.9.Collections \u2014 Voir BABY et NOVA SCOTIA HISTORICAL SOCIE-TY.COLLECTIONS OF THE Collège et Université a Québec [Projet de], 81, 90, 113, 114, 115.116.Collins.John.88.90.91.Commissaires, re Church of England, 75, 76.82.84.Com pain, Bonaventure, 452.Conefroy.Abbé Pierre, 97.98.Congrégation N.-Dame.Couvent 95, 97.Constantin, Denis.450.Constitutional Documents, The, 120.Content Etienne.520.Content.Marie.524.Cooke.Rev.80.106.Cooper.M.307.___ Coquillicr ~ Voir RECOQUILLE.Corbin.M.-Anne.454.455.Cornet Joseph.522.Corning, M.426.430, 435.Corning, Mrs., 433._ _ Cornud, Angélique \u2014 Voir Mme D.B\u201e VIGER.Corriveau, M.-Angélique, 454.Cosset.Marguerite, 483.Cosset dit le Poitevin.René, 32, 33.Côté, Geneviève.47.Côté, Jean.33, 35,36,37. Coté.Jean.jr.48, 49.50.51, 52.53, 54.Coté.J.-B., 36.46.CAté.Martin.42.43.44.45.67.68.69.Coté.Mathieu, 44, 45.46, 47, 48, 49, 67, 68.Coté, Noé!.45.46.47, 48.49, 51.Coté.Pierre, 475.Coté.Pierre-Martin.44.45, 46, 49, 50, 52.53.Côté-Drouin, Pierre, 46, 47, 49.Cotin, Tugal, 502.Coton, M.-Jeanne, 494.Cottrell.Stephen, 76.Cougnon, Suzanne, 526.Couillard-Després, Ls-Antoine [Dodo], 315.Coulombe, La, 65, 66.Courault, Angélique, 489.Courier.Perrine.461.Coursol.Mme, 279.Courtois.Chs, 21.22.Coury, Path, 184.Couture, Anne, 52.Couture, Marie, 457.Couture-Lamonde, Jean, 50, 52.Couture-Lamonde.J.-B., 47, 48, 49.50, 53.Cowan, M., 426.Cowan, Mme, 436.Cox, Nicholas [Lt-Governor of Gaspé], 86,94.Cralg, Lt-Col., H., 359.Crépeau, Anne, 457.Crépeau, Maurice, 17-22.Crépeau.Maurice (fils), 20, 23,24.Creste.Elisabeth, 516.Crète, Jean, 26, 27.Crevier, Marguerite, 447.Crevier, Marguerite-Lse, 449.Crevier, M.-Anne, 447.Crevier, Abbé P.-J.137.Croiset, Mathurin.38, 39, 40, 42.43, 44, 45.54.Croteau, Ls.490.Croteau, Nicolas, 24.Cugnet, F.-].108.Cumming, James M.168.169, 182, 183.Cupidon \u2014 Voir METAYER.Curot, Michel.175.Cushing, Elmer, 167.Cusson.Ange, 487.Cusson, Marguerite, 477.Cusson, Pierre, 176.Cuthbert, Hon., James.94.216, 273.Cuthbert, Mrs.James.94.Cuvillier, Austin, [M.P.P.l, 214, 215, 231.251, 256, 266, 267, 268, 271.296, 302, 314, 315, 324, 332, 342.346 Cuvillier, Ayllvia et Harkness, 168.ÎX 549 D \" Daigna (Dantau), M.-Anne, 500.Dalhousie, Le comte de, 192, 215, 225, 239.251.253, 255, 258, 259, 262,- 263, 268, 269.311, 321.Daly.Hon.Domlnlck, 269, 270.Dandonneau, Jeanne, 446.Danford, Samuel, 179.Daniel, Jacques, 473.Daniel, L abbé.97.Danls.André, 469.Danny, Jean, 456.Dardalne, René, 475.Dardenne, Marie, 523.Daulé, Abbé Jean-Denis, 218.Daunay, Antoine, 448.Dauphin, Mme, 193.Dauric, Abbé Augustin, 41, 68.David, L.-0., 187.Davidson.Walter, 205.206.208, 214.227.269.David, Col., 87, 88.Davis, Solomon.184.Davison, M.93.Debartzch, Hon.Pierre-Dominique, 216, 229, 240, 249.252, 254, 255, 262, 324.346, 349, 361, 365, 384, 385.388, 389.390.Debartzch.Mme P.-D., 346.Débets, Les, 426.De Bion dit Breton, Julien, 486.DeCelles, Alfred-D.187.DeCelles, Marguerite, 522.De Granville \u2014 Voir BECART.Delagrange, M.420.Delagrave, Ls, 259.427, 429.440.De Lalondc dit Lespérancc, Jean, 470.Delavau.Catherine, 476.Delude, Augustin, 258,270,326.Delisle, Charles, 117.Delisle, Rév.David Chabrand, 79, 80, 83.84, 94, 95.96, 97.98, 103, 105.106, 112.117.119.Delisle, Mrs.D.C, 102.108.Delisle, Elmire, 127.Delomay, Bernard, 451.Delorme, M., 305.Delubaque, Jean, 181.Demers, Dr Alexis, 283.Deniers, Anne.522.Delorme, Abbé Jérôme, 217, 271, 352.Demers, M.-Frse, 523.Dempster, Mr., 115.Denaut, Mgr Pierre, 135.Deneau, M.-Jeanne, 466.Denevers, Jacques-Alex., 499.Denlau.Josette.523.Denlger, Geneviève, 446.Denis, Laurent, 20, 21, 22, 35,37. 550 ARCHIVES DE QUEBEC Dennis, Thomas.97.Denoyon, Marie, 448, 4/2.De Sanls.Jean.46.48.Desaunler.Mme Duly.169.Desbarats.P.E.215.216 Des Buttes - Voir BEAUDRY.Deschambault, Antoine, 170.Dcschenault.Abbé Chs-Jos.-Brassard.216, 232.241.255.Deschenaux, Mr.P.L., 181.Desève, Frs.518.Dcsllets, Marie-Jeanne, 5.Des|ardlns - Voir BAUDIN.Des|ardlns-Charbonnler, Marguerite.470.Desnoyers, Marguerite.493.Desplantes.M.210.\u2022 .Desquel-Labrèche.Pierre.489.Des Rivières.F.Wm, 207.Des Rivières.lames McGUl, 136.Des Rivières.M.307, 323.Desrivières, Succession, 310.Desroches, lean, 524.Desroches, Pierre, 513.Desrosiers, M.-Madeleine, 482.Dessaulles, Hon.Jean.192.198.203.212.214, 219.221, 227, 242.246.250, 257, 270, 272.275.279.292, 324.Dessaulles, Ls, 195.427, 432, 435.Dessaulles, Mme, 436.Dessaulles, L.A., 137.Dessureaux, Catherine, 484.Dessureaux, J.-B., 483.Dessureaux, Madeleine, 482.Dewitt, Jacob [M.P.P.J.283.291.295.296.Dézery.J.-B:, 124.140, 147, 153, 156.159.Dickinson, A., 239.Dictionnaire général du Canada.Le, 215, 217.226, 234.250.Dldo.La frégate, 85, 86.87.88.Dlel.Marie-M.487.Dion, Barbe.7.Dionne-Sanssoucy, Jean, 18, 19.Dissenters.The, 83.86,89,105.Dizy.Michel, 503.Dlzy, Pierre, 504.Dodo \u2014 Voir Ls-Antoine COUILLARD-DESPRES.Dolé- Voir DAULE.Dôle.M.247,400.Dollier de Casson, M.476.Dompierre, Alexis, 481.Donégani, John, 279.281.326, 332.Donégani, Mme John (Rosalie Plamondon) , 266,279, 281.Dorchester, Lord Guy Carleton of, 75-118.Dorchester, Lady, 105.Dorchester, famille de lord, 105.Dorion, J.-B., 223.224.Dorion, Mme, 345.Dosquet.Mgr, 91.Doty.Rev.lohn, 70.79.83.84.93, 94.98.103.105.112.114,117.118.Doty.Mrs.102.105.m , Douaizon dit Lacroix, Sébastien, 61.Doucet.D.B.195.196.238.Doucet, M.-Madeleine, 28.Doucet.N.B.271.Doucet.Mlle, 216.Doughty, Sir, 120.Dow, Henry.168.Doyon, Jean, 449.Doyon, Lse.512.Doyon, M.-Madeleine, 465.Drapeaux.Mlles, 216.Drolet, Jos.-Toussaint M.P.P., 355.Drolct, Gaspard.382.Drolet, Mme [née Leblondl.382.Drouet dit Grandmalson.Mathurin, 479.Drouin, Geneviève.497.Drouin.Marie.516.Drouin, M.-Madelelne, 46.Drouin, Nicolas, 7.Dualme.Joseph.165.166.DuBerey.Mi-Marthe, 517._ Duboc dit St-Godard, Guillaume, 490.Dubois, Etienne, 168.Dubois, Madeleine.515.Dubois, Marguerite, 459.Dubois-Brisebois.René.24.25, 29.30, 31, 38, 40, 42, 43.46.Dubord.Hypolite JM.P.P.1.359.Dubuc, Antoine.167.Dubuc Michel.509.__J> .Duchesnay \u2014 Voir JUCHEREAU.Duchesnay, A.L.J., 222.Duchesnay, Hon.J.-B., 324.Duchesnay, Mme, 338: Duchesnay, M., 408* Duchesnay, Mme (née Perrault), 408.Duchesne, Barbe, 455,456.Dudevoir, Catherine.522.Duding de Montenach, Wilhelmina, (Perrault-Ryan), 125.127.128.137.Dugas, Anne, 50, 51.Dugast.L.M.H.Ptre.137.Duguay, Jacques, 458,511.Duguay.Pierre.24.Dumas, Frs, 457.Dumas, Marie, 457.Dumas, Pierre, 457.Dumesny dit Lamusique, Pierre.67, 68.Dumets, Jeanne, 531._ Dumont, E.-N.-L., 212, 213, 215, 223, 224.Dumont, Julienne, 30.Dumont, M.-Lse, 472.^; INDEX 551 Dumoulin, Benjamin, 220.Dumoulin.Mlle, 212, 213, 214, 222, 223.382.Dunn, Thos, 133.Dunlop, lames, 184.Dupéré, Michel.454.Dupin.Ls.22,23, 24,25.Dupont.Frs, 516.Dupuls, lean, 51.Dupuls, Jean-Marie, 168.Dupuls, jos.-Gervais, 167.Dupuls, Marie, 500.Dupuls dit Jollcceur, Frs, 465.Durand, Amable, 54, 56.Durand, Frse.507.Durette.M\u201e 272.Durette.Mlles.260.Durham.Lord, 406, 409, 412, 414, 417, 423, 429.Dutalmé, Ursln, 535.Duval, J.-F.-Jos., [M.P.P.], 276, 280, 370.Duvernay.Ludger, 354, 418, 419, 427, 439.Eagleson, Rev.John.106.107.Eberts, Dr Herman.83, 117, 118, 119.Eckart Jonathan, 175.Ecoles anglaises.(Question d'Instruction), 75, 99.106, 107.108, 112, 113.Edward, duc de Kent, 101.118.119.Eglise à Québec (re construction) \u2014 Voir CHURCH IN QUEBEC.Eglise anglicane, L', 233,419.Eglise anglicane - Voir ANGLICAN CHURCH.Eglise d'Angleterre \u2014 Voir CHURCH OF ENGLAND.Eglise d'Ecosse \u2014 Voir CHURCH OF SCOTLAND.Eglise d'Ecosse.L', 233.Eglise Nationale \u2014 Voir NATIONAL CHURCH.Eglise protestante \u2014 Voir PROTESTANT CHURCH.Eglise romaine \u2014 Voir ROMISH CHURCH.Ellice, Edward.206, 208, 210.Elliott, Thomas Frederick, 365.384, 386.Elliott, Mme T.-F., 386.Ellsworth, Mr., 426.Emond, Ignace, 480.Erasme, 419.Erié, le paquebot 419.Esnaud - Oenault \u2014 Voir HENAULT.Etat de l'Eglise d Angleterre.(Mémoire) \u2014 Voir STATE OF THE CHURCH OF ENGLAND.Everson, Samuel, 184.Fabre, E.-R., 360, 365, 375.378, 388.Fafart, M.-Anne.489.Fanning, Edmund, 91.Faribault G.-B., 297,424.Faribault, Mme, 297.Farly, Antoine, 494.Fasche, Marguerite, 528.Favre, Jean, 494.Faye-Sansquartier, Marie, 465.Featherstonhaugh, Mr., Felton, Hon., W.-B., 269, 273, 274, 361, 383.Ferguson, John, 184.Ferland, Antoine, 32, 33.Ferland, Frs.20.23, 24, 29, 30.31, 32, 33.Ferland, Jean.31, 32.Ferland, Gabriel, 31, 32.Ferland, Genevieve, 32.Ferland, Madeleine, 32.Ferland, Marguerite, 32, 67.Fernando, Joseph, 461.Féron, Madeleine.449.Feron-Sancerre, M.-Anne, 529.Ferré-Lavergne, Pierre, 455.Feuillon, Madeleine, 482.Filiatreau-St-Louls, Michel, 482.Finlay, Hugh, 99, 108, 277.Flnlay, Mrs., H.99.Fisher.Finlay, 79.Fisher, John.J.P., 325.Fleming.C, 183.Fleming.John, 183.Fleury Deschambault \u2014 Voir Mme Wm Alex.GRANT.Fleury Deschambault, D.W., 136.Fleury Deschambault, Etienne, 135, 171, 179.Fleury Deschambault, H.F., 137.Fleury Deschambault, Joseph, 133.Fleury Deschambault, Les héritiers, 178.Fonteneau, Marie, 460, 461.Forget, J.-B., 505.' Ls.475.147, 153.170, 171, Fornel Forsyth.John.139, 164.165, 166, 269.270.Portier, Clément, 497.Fortler-Lafortune, Catherine, 510, Fortin, Marin, 472.Fortin, M\u201e 370.Foucault, Mme, 169.Fovier, Marie, 456.156, 174, 159.178, 552 ARCHIVES DE QUEBEC Fox.Mr., 411.France, politique en [18391.412, 413.France, Les cultivateurs, 430.France, La justice, 438.France, Le mépris religieux, 415.Franchère, Gabriel, 124, 140, 147, 153, 156, 159.François dit Lepage.J.-B., 468.Frank, Mr., 88.Fraser, Alex., 183.Fraser.Capt, Wm.167.Frazer.Rev.John.79.93,117.Frechette, J.-B., 167.Frechette, Pierre, 176.Fremont, Charles.201.Frobisher, Benjamin, 94, 95.97.Frobisher, Joseph, 94,97.Gadois.J.-B., 510.Gagné, Jeanne, 481.Gagnon, Elisabeth, 484.Gagnon.Marguerite, 449.Gagnon, M.-Joseph, 497.Gagnon, Robert, 7.Galgné.Pierre.510.Gaillarde.La.Le bateau, 454.Gallloux, Charlotte.485.Gallloux, Madeleine, 485.Gale.M., 316.Gamelin, Jos., 169.Garant, M.-Catherine, 533.Garden, George, 169.Gareau, Geneviève, 448.Gariépy.Barbe, 483.Gariépy, Geneviève, 493.Gassien.J.-B., 512.Gaulln, Frs, 66,67.Gaulin.Thérèse, 496.Gaumont.Germain.463.Gaussin-St-Germain, Jean, 465.Gauthier.Germain, 523.Gautier de Comporté, Philippe, 521.Gauvin, Marie, 18.Gauvln.M.300.Gauvreau, Ls, 212.Gazette de Québec, La, 213, 234, 244, 245.251, 252, 254.268.270, 296.313.318.328, 331.337, 340, 346.355, 369.Gazette officielle, La.326.Gendron, Elisabeth, 497.Gendron, Joseph, 497.Gendron, Pierre.471.Gentle, M., 117.¦ , \u201e, George III (et la NUe-Ecosse).75, 76, 77.118,120.George IV.120.Gerbault-Benegarde.Pierre.465.Gérin-Lajole, A.192.224.237.270.324.Germain.Mme, 181.Germanï The.83.112.116.117.118.Gerrard, Samuel.405.Gervais.I.-Frs.473.Gervais.Marin, 51.52.53.55.Gervalse, Isaac.181.Giguère.Frse.451.nA Giguère, Marguerite.521.Giguère.M.-Joseph.483.Gilbert dit la Chaussée, Pierre, 55,57.Gile.Richard.183.\u201e Glpps.Sir George.362.367, 384, 385.386.Girard.Léon, 529.Girouard.Antoine.491.\u201e\u201e Girouard, Jean-Joseph.[M.PJP.J.262.263.337.Glackmeyer.Edouard, N.P., 272.Glegg.J.-B.311.317.Gloria, M.-Joseph, 505.Godbout (O.F.M.).R.P.Archange, 443, 445 Godbout, Joseph, 56.58.59.Godbout Nicolas.63, 64.Goderich, Lord.327.332.343.Goguet, Antoine.170.Goguet.Chs, 468.Goodall.Mr.108.Gosford, Le comte Archibald Atchison.360.375.377.385, 388, 390.391.406, 423.Gosselin, Frs.65, 67.,\u201e Gosselin.Gabriel, 55, 57, 58, 60, 65, 69.Gosselin.Gabriel, Jr, 61, 62, 66, 68.Gosselin.Madeleine.13.Gouln, M.171.Goulet, Jean, 23, 24,25.Goulet La, 24.25.26.¦ Goulet Nicolas.23.24, 25.26.27, 49.50.Goupy, Frse, 463.Goupy, Jos., 463.Gourdeau, Jacques, 67,68, 475.Goyé-Bélisle, Cunégonde, 491.Grandln, Marie, 498.Grandmalson \u2014 Voir BARBARY- DROUET.Grant - Voir ALLEN-MONTENACH.Grant Charles-James Irwin, 135.\u2022 Grant.Hon.Charles-Wm., 123.129.32, 134.135.138, 139, 147.153.56.159.164.165, 166.168, 171, 174.178.182-251.273.\u201e Grant Mme Charles-Wm., (Caroline Coffin).135.\u2022 Grant Capt.David-Alexander, 123, 121, 129.132-136.138, 139.178-184. INDEX 553 Grant.Mme David-A.(M.-Charlotte-Joseph, baronne de Longueuil), 123.124.125, 129, 132, 133, 134, 135.136.138.139, 147.153.164, 165, 166.171, 174, 175, 178, 182.Grant, Richard, 170.Grant Wm (Guillaume) Alex.123.125, 134.135, 138, 139, 147, 153, 156, 159.164-168, 171.174, 178.Grant Mme Wm-Alex\u201e (Catherine-Charlotte Fleury Deschambault), 125.129.132.133.135, 171.181.Grant, Rev., 93.Grant de Blalrfindle, David, 123, 129.Grant de Longueuil, Charles-Colmore (7« baron).126.136.Grant de Longueuil, La famille, 123.Graton, Hélène.48.Gravel.Elizabeth, 47, 67.Graveline \u2014 Voir BAUDREAU.Graves, John, 168.Graves, Richard, 168.Gray, Edward-William, 96.Gray, Mr., [attorney-general], 108, 109.Grenct.Andrée, 505.Grenet.Elisabeth.485.Grenier, M.-Angéllque, 517.Grenier, Abbé Pierre.222.Grenier, Thlenette, 63.Grenon, Anne, 490.Grenon.Pierre, 10-12.Grenville.Lord W.W.114.116.119.Grey.Sir Charles-Edward.362, 375, 376, 383.389.Grey Nuns \u2014 Voir SŒURS GRISES.Grichard.M\u201e 306.Grichard, Mme, 306.Griffin, Frederick, 253.Griggs.M.183.Grise.M».N.P., 180._ Grond froid \u2014 Voir CONEFROY.Groulx, Abbé Lionel, 187.Guay, Marguerite, 508.Guedon [Gulndon], Pierre, 464.Guegnen, Frs, 501.Guenet, Elisabeth, 451.Guenet, M.-Thérèse, 533.Guérard, Charles, 9.Guérout, M\u201e 250, 257.Guertln, Madeleine.522.Gugy, B.G A., 255,353.Gugy, Hon.Ls, 328.383.Gulgnard dit d'Olonne.Pierre, 452.Guillaume.Valentin, 467.Guillebourday, Marguerite, 456.Guillct, Marie.484.Guillot.Catherine, 14.Guillot, Lse, 17.Guillot Vincent 11.12.13, 14, 15, 17.Guimont, Lse, 450.Gulnard [Ginat, Gulgnard], Pierre, 465.Gunn.Wm., 79.Guy.Jean.12, 13.14.Guy.Mon.Ls.184,214,262.Guyon, Barbe, 27.Guyon, Jean, 497.Guyon, Joseph, 498.Guyon, M.-Joseph, 498.Guyon du Buisson, Jean, 16, 17, 53.Guyon-Fresnay, Thérèse, 507.Guyonne, Antoine.14, 18, 19, 21, 33, 34.Guyonne, Jean.18, 20,32.Gwln.John, 159, 162.G win, Joseph, 171.Gwyer, John, 180.H Habitation de Samos, L'.91.Haldlmand, General Frederick, 78, 86, 101.133.Hale, Hon., John, 264.273.Hall.John.184.Hamel, Hon.Juge André-Rémi, 377.Hamilton, Hon.Robert 100, 115, 259.Hammcrton, John Lee, 171.Hardie, Henry, succession, 167, 184.Harel, M.-Thérèse, 459.Harlan.Dr, 420.Hart, Mme Dorothea, 170.Hart, Mlles, 353.Hart E\u201e 353.Harvey, D.C, 74.Harwood, Robert Q, 257.Hayot,J.-B.,456.Heath, Jacob.184.Heath, Wm., 183.Hébert Thomas, 164, 165.Hédouin, Marguerite, 471.HéUe, Marguerite, 462.Hénaud, Pierre, 523.Henault.Michel.21, 23.Heney, Hugh, rM.P.P.J, 198, 205.213, 221.225, 226, 243, 254, 257.Henry, Edme.171.Henry.M.N.P., 179, 180.181, 296.Henry, Rev.79.Herald.Le.346, 382.Hercules, Le bateau, 85.Hertaut M.-Frse.448.Hertel, J.-B., 506.Hessians.The.84.Heurtebise.Elisabeth, 492.Heurtebise.Ls, 531._ \u201e\u201e Highland Congregation.The, 83.Highlanders.[L'arrivée des], 95.Hoguet, M., 433.Holland, Samuel, 88.Homay, Claude, 456. 554 ARCHIVES DE QUEBEC Hôtel-Dieu.L\".[Montréal!.95.Hôtel-Dieu.L\".[Québec], 207.Houde.Angélique.509.Houde, Jacques, 498.Houde, Jean, 17, 19, 20.Houé dit Jollcceur, M.-Anne.535.Houghton, Mr., 88.Howley, Capt.,82, 110.Hubert, Aug., D.ptre, 134.Hubert, Jacques, 511.Hubert, M.-Frse, 467.Hubon, Athanase, 526.Hudon, Abbé H.136.Hudson, Compagnie Baie d', [Hudson s BayCo.J.94.Huff, Paul.117.Hughes, Major James, 94, 95.96, 97, 98.Huinan dit Laforge.Pierre.451.Hume.M.409.416, 417.418.429.Huneau.M.-Madeleine.473.Huneault, Toussaint, 510.Hunter.Col.111.Huot, Geneviève, 497.Huot, H.S., [M.P.P.J, 281, 343, 356, 358.Huot dit St-Laurent, Nicolas, 30, 31.Huppé-Lagroix, Antoine, 25,26.Huppé-Lagrolx.Michel, 26.Hurteau, J., 137.Hus, Madeleine, 483.Hus, Paul, 458.I Independents, The, 81.Inglis, Charles, [1« évéque de la Nlle- Ecosse], 73-84, 91.102, 104, 107, 111, 112.114, 116.Inglis, EUice & Co., 169.Inglis, Margaret, 99.Inglis, Rev., Rupert 74.Inglis Papers, The.74.Iroquois, La mission des, 98.Irvine, 273.Ivory, Catherine, 19, 33.Jearaux.Père E.-P.-Ths Girault de Villeneuve, S.J.107.Jessop, Hy., 359.Jessup, Lt-col., 78.Jésuites, église a Montréal [Christ ChurchJ.94, 99.105.Jésuites, église a Québec.[Biens des], 75, 82, 84.89.107.108.113.311, 313.Jette.M.-Elisabeth, 490,491.Jette, Paul.468.Jodoin.Alexandre.123, 124, 125, 126, 127.128.ohn Eadesdales.Le vaisseau, 209.ohnson, Sir John.96,98.ohnson, Lady, 98, 423.olinston.Capt, 100.ollcceur.Gabrlelle, 5.olivet, Joachim, 518.oly, Marie.494.ones, John, 79,85.117.ordan, Mme Jacob, 169.oubert, Ls-Honoré, 167.ourdain, Pierre, 168.ournal d'un {Us de la liberté.Le.254, 392.Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, 199, 201.205, 215, 226, 229, 230, 232, 236, 313.314, 328.349.Joybert, Pierre-Jacques, 532.Tubinville, Michel, 471.Juchereau, Charlotte-Erse \u2014 Voir Mme de la FOREST.Juchereau Duchesnay, Antoine, 10-15, 108, 167.uchereau de la Ferté, Jean, 6, 52-69.uchereau de St-Denls, Nicolas.6, 52-69.uchereau de St-Denls, M\u201e 441.udah, Henry, 353.udah, Mme Henry, 353.Juillet Mathurine, 509.uin, Pierre, 528.ulien, Guillaume, 28.uneau, Chs, 483.unler, Laurent 176.J [acqueville, M.de, 423.[amaïque, Bille de la, 423, 425.lamme, Pierre.469.lanot, Frse, 520.larry, Geneviève, 492.[ean, M.-Anne, 528.ean, Pierre, 60.[ean.Vivien, 60.lean de Paris \u2014 Voir BERNIER.[eanne, Robert 40,42,43.Keating.Mr.93.Keith.Rev.Daniel, 77.79, 101, 110, 117.Kelley.Rt Rev.A.-R., 74-120.Kempt.Sir James.264, 265.267.273.274.280, 282.291, 296, 298, 299, 300, 301, 312, 334.Kent duc de \u2014 Voir EDWARD Kent House, Le, 101.Kerr, Hon.juge James, 255, 273, 299, 313, 320, 332. INDEX 555 Kild, Lawrence.184.Kimber, Edouard.200.212.Kimber, Docteur Jos.-René, [M.P.P.], 196.212.221.240, 247.249, 326, 338, 352, 353.355.389.Krepper, John, 169.: Labbé, Nicolas, 18, 19.Labouchèrc, M., 255.Labrecque, Jean, 457.Labrie.Dr Jacques [M.P.P.] 250, 253.255, 256, 265, 275, 278.280.313.Laçasse, Antoine, 43.Laçasse, Francois, 170.Laçasse, Marguerite, 508.Laçasse, M* P.-C, 128.Lacombe, Camille, 340.Lacombe, Marguerite, 514.Lacombe, Lacomble \u2014 Voir BALAN.La caste, Louis, 448.La corne, Marie-Marguerite [Mme Jacques Vlger], 226.Lacroix, Paul, 169.Lacroix \u2014 Voir BIN.Lafayette, Le marquis de, 423.432,439.Lafayette, La marquise de, 432.Laflteau.Le P.Jos-Frs.S.J.98.Lafltte.M., 413, 417.420, 438, 439.Lafleur \u2014 Voir BALSAT.MEUNIER.Lafleur dit Meunier.P., 183.Laffricaln, J.-B.177.Lafontalne, Hon.Louis-H., 322.337.342, 353.356, 360, 365, 375, 378.387.388.Laforcc, Mme, 433.La Forest, Mrs de, 527.La Forest.Mme Frs de, [Charlotte-Françoise Juchereau] 31, 32, 33, 35.Laforest - Voir BARBEAU.Laforêt, M., 427.Lafranchise \u2014 Voir BEAUNE.Lagueux, Michel.492.Laisdon, Ursule, 480.Lalande.M.-Anne, 529.Lalande dit La treille, Léonard, 529.Lalore, Catherine de, 451.Lalouette \u2014 Voir BEAU.Lalue, Madeleine, 523._____\u201e Lamarche \u2014 Voir BADEL \u2014 BAUDRY \u2014 BARITEAU.Lamare, Joseph, 181.Lamare, Louis, 181.Lamarre, Pierre, 22.Lambert.M.-Anne.490.Lambert dit Champagne, Pierre, 468.Lamenais, M.de, 414, 415, 436.Lamontagnc, Gabriel, 168.Lamontagne, Pierre, 167.Lamontagne \u2014 Voir BACQUET.Lamothe, Angélique, 454.Lamothe, M.-Joseph, 493.Lamothe.P.137.Lamothe, Monsieur.429.430, 437.Lamothe \u2014 Voir BIGOT.Lamotte, Pierre, 473.Lamoureux, Anne, 448.Lamoureux, Louis, 448.Lamuslque \u2014 Voir DUMESNY.Lamy, Marguerite-T., 468.Lamy-Desfonds, Pierre, 451.Lanaudière \u2014 Voir TARIEU de LANAUDIERE.Lanctût, François, 452.Landeau.Noëlle (Nathalie) 503.Landron, Etienne, 50, 51.Landry, Guillaume, 7.Langan, Patrick, 170, 175.Langevin, M., 246.Langhorn, Rev.John, 75, 78, 79, 80, 82.84, 110, 114.118.Langhorn, Mrs.John, 102, 105.Langlois, Agathe, 487.Langlois, Anne, 55.Langlois, Frs, 515.Langlois, Frse, 513.Langlois, Labbé J.-B., 137.Langlois, Marguerite, 21.Langlois, Noëli 53, 55.Langlois.Pierre, 52, 53.54, 56, 457.Langlois-Boisverdun, Jean, 39, 48, 51, 52-55.Langlois-Boisverdun, Jean, Jr, 53, 54, 56, 59.Langlois St-Jean, Jean, 54, 58.Lantier, Catherine.448.La Perle - Voir BANLIER.Laplerre \u2014 Voir BARDET.Laplante, Bonaventure, 472.Laplante \u2014 Voir BADAILLAC.Laporte-St-Georges, Jos., 470.Larau, J.-B., 176.Larchevêque, Catherine, 454.Larchevêque, Charlotte, 516.La Rocque, L'abbé C, 136.Larocque, M., 340, 437.Larrlvée, Pierre, 523.Lartlgue, Mgr, 195.199.232.Laterrière, M.-Pascal, 253,370.Latouche, Julien, 467.Latour, Madeleine, 478.Latour-Laforge, Pierre, 465.Latour \u2014 Voir B ALAND, LE CAN- TEUR.Lauzé.M.-Anne, 472.Lauzon Charny, L'abbé Chs de, 5-69.Laval, Mgr Frs Montmorency de, 9.Lavallée, Michel, 516. 556 ARCHIVES DE QUEBEC La Verdure, Marguerite, 20.Laverdure \u2014 Voir BUSSIERE.Lavergne, Frs, 461.Lavigne - Voir BRODEUR.Lavole, Jacques, 472.Lavole, M\u201e 328.Lay, John, 183.Leader.M.415.416,418.Lebeau.Antoine, 176.Lebeau, Jacques, 180.Le Bcllct, Guillaume.482.Leber, Joachim.445.Leblanc, Madeleine, 59.Leblanc.Mme, 336.Leblond.!.228.229.Leblond.Nicolas, 496.Lebrun, Marie, 469.Le Canteur dit La tour, Guillaume, 19.Lecavelier, Jacques, 514.Lecavelier, Jean, 514.___\u201e Le Caveller - Voir MARIE-ANNE CHERRIER.Leclair, Louis, 446.Leclerc.Adrien.39, 64, 65,66,69.Leclerc Fabien, 38.Leclerc Elisabeth, 479.Leclerc Françoise, 511.Leclerc Françoise-Angélique, 525.Leclerc Jean, 14, 57-66.Leclerc J-Bte, 525.Leclerc J.-Chs.38, 60-66,497.Leclerc Louis, 494.Leclerc, Madeleine, 508.Leclerc Martin.62.Leclerc.Pierre.494.Lecomte, Françoise, 528.Leconte-Dupré.M.-Thérèse, 447.Ledoux, Marguerite, 466.Lefebvre, Jacques, 511.Lefebvre, J.-Jacqucs, 128.292.Lefebvre.Jos.-Laurent, 500.Lefebvre.Pierre, 528.Lefort, Antoine, 30-36.Le Frisé \u2014 Voir COTE.Legardeur de Beauvals, René, 445.Legaré, Nicolas, 505.Legras, M.-Catherine, 492.Leguay, Frs., 171.Lchne, F., 118.Le Jeune, Le Père.215, 217.226, 234, 250, 281.292, 312, 316.Lellèvre, Guillaume, 63.Lemaistre, Denise, 445.Lemaltre-Lalongé, Madeleine, 465.Le Marquis, Chs, 526.Lemay, Etienne.180.Lcmay, Louis, 494.Lemay, Madeleine.498.Lemay.M.-Angélique, 499.Le Mesurier, Chs, 87.Le Mesurier, John, 87.Lcmicux.Gabriel, 446.Lemieux, Marguerite, 531._ Le Minime \u2014 Voir BARBIER.Lcmirc, M.-Anne.489.Lcmoine.M.212.Lcmoyne.Madeleine, 530.LcMoyne de Longueuil.Charles, baron de, 128.LcMoyne de Longueuil, Jacques, 133, 136.\u201e \u201e , LcMoyne de Longueuil, M.-Catherine-Joseph, 133.t ^ LcMoyne de Longueuil.baronne Charlotte \u2014 Voir Mme Davld-Alexander GRANT.Lemoyne de Longueuil \u2014 Voir TARB2U de LANAUDIERE.Le Neveu.Marie.466.Lennox, L* John.226.Lepage, Elisabeth, 508.Lepage, J.-Bte, 533.Le Petit (La Maheu).Anne-Charlotte, 11, 15, 16.Le Picard, M.-Anne, 474.Léplne - Voir CH ATIGNY.L'Epinette \u2014 Voir BAUDRY.Leprohon, Jean-P., 231.262.Lereau, Marguerite, 486.Lereau, Pierre, 453.Le Rouge, Jean, 15.Leroux, Madeleine, 533.Le Roy.Angélique.508.Le Roy.Françoise, 454.Le Roy, Jacques.63.Le Roy-Desjardins, Pierre.11.¦ Léry, de \u2014 Voir CHAUSSEGROS de LERY.Lesagc, J.-Bte, 516.Le Saulnier.M., 332.Lescarbot, Jean.505.Leslie.James JMJP.P.J.127.271.277.281Î 283, 314, 315.375.376.385.423.Leslie, Mme James.278.Leslie.Patrick, 127.Lessard, Dorothée.480.Lestage.Pierre, 176.Lester, E Morrogh, 168.Le Sueur, Jean, 15.Le Sueur, Marie.522.Le Sueur, Thomas, 16, 19, 21,25,26.Letourncau, David.485.Le Vanler, M.-Génevlève, 535.Levols (Louvois) Barbe.523.L'Hôpital, M.419.Liancours, Robert de, 10.Liberteau-Laviolette, Léonard, 513.Llnd, M., 106.Lindsay, Alex.128. Lindsay, Chs.128._ Loffitau\u2014 Voir LAFITEAU.Loi g non, Anne, 35.Lclgnon, Françoise, 16.Loisel, J.-Bte, 514.Loisel, Jeanne, 525.Loisel, Joseph, 514.Lolsy, Catherine, 454.London, Bishop of \u2014 {Re the synagogue of Sorel), 78.Londres, Evoque de \u2014 Voir LONDON, Bishop of.Lonergan.L'abbé J.S.137.Longueuil \u2014 Voir LE MOYNE de LONGUEUIL - Mme D.A.GRANT.Longueuil de Mézlire.M.-Charles, 133.Loomis, M., 411.Lorct, Etlennette, 521.Lorion, M.-Anne, 514.Lort, Dr., 101.Lory.François, 529.Lory, Louis, 529.Lory, Suzanne, 522.Losee, William, 117.Louis XVI.428.Louison, Frire [Jean-Ls Demers].98.Loveless, James, 183.Loyalists, Les, 85.Loyer, Gabriel, 506.Lozcau, Miles, 353.Lucas.M.79.82.Lucas-Dontigny, Frs, 504.Dddn.N.P.180.183,184.Lumon, Marie, 464.Lupien \u2014 Voir BARON.Lusignan, Paul-Louis de, 447.Luther, 419.Lutherans, Les, 81,83.Lymburner, Matthieu, 168.Lynd, David, 170.M Mabane, Le Juge Adam, 90.133, 134.Mabane, Madame Isabella, 134.Mabon, Andrew, 183.Macard, M.-Anne, 532.Macdonald, L'abbé, 95.MacDonald, Sir A., 115.Maddox.M.-Anne, 454.MacDonell, Mgr Alexander, 95, 115, 211.Machon, Claude.21.MacKintosh, Sir James, 210, 212.MacPherson, Sir J., 115.Madoue, Marguerite, 451.Maguet, Anne, 525.Maguet, J.-Bte, 470.INDEX Maheu, Jean-Paul, 11.Mailhot, L'Hon.F.-X.214.238, 324.Maillot, M.-Jeanne, 468.Maillou, Jeanne, 462.Malnvilie, M.-Jeanne, 483.Maitland, M., 217.Malart.Charlotte 487.Mance, Jeanne, 95.Manseau, L'abbé Ant., 136.Manuel, Mrs., 433.Maranda \u2014 Voir MARANDEAU.Marandeau, Jacques, 516.Marandeau.Jean.30.37.38, 39.Marandeau, lean, fils, 38, 46.Marandeau, Michel, 38-43.Marceau, Dorothée.46.Marceau, François, 508.Marceau, Jacques, 508.Marcbesseau, Mlle, 247.Marcoux, Marthe, 507.Marcoux, Noël, 516.Maréchal, Marguerite, 61.Marette, Ange, 49.Marette, Chs, 459.Marie-Catherine, (indienne), 488.Marie, Louise de, 460.Marmaut, Perrette, 455.Marque t, Frs, 451.Marshall.Ed.325.Martel, Antoine.13, 14.Martel, Paul.490.Martin, Abraham, 17.Martin.Anne, 17.Martin.Joachim, 11-16.Martin, Louis, 11.Martin, Marguerite, 527.Martin, Marie, 11, 12,25.Martin, M.-Angéligue, 10, 11.Martin, Nicolas.450.Martin.Wm.168, 177.Martin dit St-Martin, Jean, 466.Martinbcau, Catherine, 449.522.Massagué dit Laplaine, Hugues, 456.Massé dit Sancerre, Jean-Bte, 499.Massicot, Jacques, 485.Massicotte, E.-Z., 127.Massue, Nicolas, 434,436.Massy, Héline, 478.Massy, Joseph, 479.Masta, Angélique, 506.Masta, Suzanne, 506.Mathieu.Jean, 11.13, 24, 25, 27.28.Maupetit, Pierre, 529.Maurlceau, Vincent, 464.May.Stephen, 162.164.171.McCarthy.Miss, 315.McOauchlin.Dr.423.McCIauchlin, Mme.423.McCord, M.316.McCrea, Duncan, 171. 558 ARCHIVES DE QUEBEC McCullock.M., 117.McCumming, J., 183.McDonell, James.168.McGill.L'Hon.Peter.208.335.361,383.McGilUvray.Wm.-M., 201.McGulre.M«.272.McGulre, L'abbé, 195._\u201e McKenzlê, Dr.360.363-366, 408.410.«6, 429, 430, 437.442.Mclrwln.Charles, 184.McLcod, M.110.McMillan.Ellz.184.McMillan.Langhlan, 183.McPherson.Daniel.85,93.McTavlsh, Simon, 94.Mears, M.202.Medieu-Bourbon, M.-Frse, 472.Melbourne, Lord, 417.Meldrum, George, 112.Mellish, Mrs., 92.Ménard, Jacques, 515.Ménard.I.-Bte.522.Ménard.M.-Rose, 478.Ménard dit Bellerose, Pierre, 183.Meneux-Châteauneuf, Joseph, 51.Meneux-Chateauneuf, Reine.51.Mercier, Denise.515.Mercier.Jean, 480.Mercier, Marguerite.508.Mercury.Le, 269, 346,352.Merienne dit Lasollale.Jean, 490.Merlot.M.-Louise, 529.Mesnll, Catherine, 489.Mesnll.Madeleine, 445.Mesny, Jean, 445.Messagué, Elisabeth, 516.Metay, Jacques, 522.Métayer, Marie, 458.Métayer, M.-Anne, 516.Métayer dit Cupidon, André, 64-69.Méthodistes, Les.81,117.233.Métivier, Jean, 463.Meunier \u2014 Voir LAFLEUR.Meuron, Le régiment de, 126.Mezeray.Madeleine, 477.Mlchel-Taillon, Pierre.490.Mignan, Jean-Aubin, 50.Mlgnau, Pierre, 51.Mlgnau.Rosalie.500.Mignau-Chatillon, Jean, 50.Mlgnau \u2014 Voir AUBIN.Mignault, P.-M., 136, 397.Mlgneron, Marguerite, 463.Millet, Mathieu, 465.MUloir-Dumaine, Jeanne-Françoise, 27, 31 32 38 Mills, Sir Thomas.101,102.Minerve.La, 328, 331, 351.Mltchel.M., 112.Mivillc, Suzanne, 22.Miville, Monsieur, 202.Mi ville dit Deschênes, Jacques, 460.Moffat.L'Hon.George, 325.333.335.360.361, 383.405.Mohawk (école).110.Moissant, Angélique, 180.Molson.L'Hon.John.281.405.Mondelet, L'Hon.Dominique, 136.179.362.322.324.326, 334.Mondor.Jean-Bte, 165, 166.Monet, Jean, 456.Monet, J.-Bte, 522.Mongan, M.80-82.Monk, L'Hon.James, 100.112.Montenach \u2014 Voir DUDING.PRIT-CHARD, WHYTE.Montenach, Lt Charles de, 126 136.Montenach, Mme Charles de (M.-Elisabeth Grant) 125.126, 135.136.138.Montenach.Major Théodore de, 128.Montgolfier.Etienne, Grand-Vicaire, 96.Montgomery, Général, 100.Montgommery, Duncan, 168.Montigny.Louvigny de, 168.Montigny, Marie, 56.Montizambert \u2014 Voir BOUCHER DE MONTIZAMBERT.Montmollln.Rev.David Francis de, 83, 84.88.95, 99-103 106 109.117, 118, 133.Montmorency Le duc de.441.Montmorency \u2014 Voir BAUCHER.Montour.Nicolas, 178.Montas, Jeanne, 450.Moquin.jos., 171.Moquin, Mathurin, 527.Moravians Les, 81.Moreau, Perrine, 482.Morel, Guillaume, 480.Morency \u2014 Voir BAUCHER.Morgan, H.-J., 126.Morice.Rev.D., 78.83.84 110.114.119.Morin.A^N.322.349, 350-354.356, 358,385.Morin.M.-Charlotte, 450.Morin-Valcourt, Catherine, 508.Morning Chronlclt.Le.328.Morris.Colonel.92.109.Morris.Mrs., 92, 109.Moseley, Dr.98.Moskowa, La princesse de la.414.Mothe (Aigron-Lamothe) Pierre, 24-29.Mottais-Motté.Mothe \u2014 Voir AIGRON-LAMOTHE.Motz, H.102.Mountain, Rev.Jacob.73,88, 177,233.Mountain, Rev.Josat, 135.Mourier dit Père Véron.Jean.32-33, 35.Mousseau, Alexis [M.P.P.J.275, 385. Mulr, James.164.164.167.Muloln, Jeanne, 525.N Nancrede, M.(père).419.Nancrède, M.(fus), 312.Napoléon, 428.National Church.The, 89.113.Neilson, L'Hon.John, 207.214.215.238.239.251, 270, 328.331.332, 333.338.341.345.346.398, 415.Neilson.Samuel, 340.370.Nelson, L'amiral, 87.Nelson, Robert [M.P.P.J.407.410.426.Nelson.Dr.Wolfred.231, 234, 251, 291, 292.296, 328, 334, 336.342.371.372.382, 385.387, 408, 410.411.419.429.Nelson, William.79.Nelson [Ecole de M., Montréal], 117.Neplean, Evan, 84.110.Neveu.Adrien, 446.Neveu.Pierre, 60.Niort de la Norraye, Pierre de, 36.Niquet, Angélique, 459.Nlquet.M.-Madeleine, 459.Noël, Ignace, 53.Noèl.Jean, 477.Noël, Michel.67.69.Noël.Philippe.38.39.40.45.46.Nolin, Gabriel.58, 59.67.68.69.Nolin, Guillaume.36, 37.Nolin Jacques.54-60.Nolin.Pierre, 61.62.' Nord-Ouest, Compagnie du, [North West Company], 94.Normandin dit Beausolell, Mathurin, 453.Noua Scotia Historical Society.Collections of the.74.Nowlan de Lisle.M.137.O O'CaUaghan.Dr E.-B., 343.364, 385, 409.419, 426, 433.436, 439.440.O'Connell.Daniel, 414.Odlvert, Giroud, 464.Ogden.L'Hon.Chs-Rlchard, 136, 205, 251.253, 274, 275, 280, 330, 350.357.Ogden.D.135.Ogden, L'Hon.luge Isaac, 88, 101.O'Grady.Dr., 360, 364,365.O'Hara.L'Hon.juge Félix.86.Olier, L'abbé J.-Jacqucs.94.Opinion publique.L, 192.O Sullivan, M., 376.559 Otes (Otis) Christine.522.Ouay-Jolicœur.M.-Joseph, 518.Ouellet, Catherine.51.Ouellet, Fernand, 189.Ouinville, Michelle, 467.P Page, Suzanne, 44 Page, Mrs., 433.Paine, Neuriah, 183.Paisley.L'abbé Hugh, 219.Panet, L'Hon.juge Philippe, 322, 355.Panel, P.-L., 169.Papineau, Alfred, 332.Papineau, André [M.P.P.1, 268, 275.Papineau, Arthur, 221, 222.Papineau, Augustin, 407.Papineau, Aurélie.246, 247, 250, 257, 260, 261, 268, 271, 275, 284-299.Papineau, Azélie.355.357, 380.394, 397.401, 407, 409, 413, 416, 421, 423.424, 426, 429, 433, 442.Papineau.Denis-Benjamin, 188, 201, 203, 219, 242, 247.249, 270.271, 297.305, 309, 315, 316, 336, 351, 366.Papineau, Mme D.-Benjamin (Angélique L.Cornud), 219, 242.247, 336, 344.Papineau, Didier, 193.195, 197.Papineau, Ezilda, 247.259, 261, 262, 271, 285, 290, 299, 301.307.309.314, 323, 332, 338, 345, 347.355.357, 361, 365, 373.377, 394, 397, 401.427, 432, 436, 439, 442.Papineau, Gustave, 285.287, 290, 293, 299, 307.329, 355, 357, 361, 365.373.377, 380, 394, 397.401.427.432.436, 439.442.Papineau, Joseph, (père de L.-Joseph), 213, 219, 401, 403, 406, 423, 429, 434.Papineau, Lactance, 211-434.Papineau, L'Hon.Louis-Joseph, 187-442.Papineau.Mme Ls-Jos.(Julie Bruneau), 188-442.Papineau, L.-J.-Amédée, 188-442.Papineau, Rosalie, 195.213, 215, 220.226.230, 240.247.251, 255.263.265.268, 271, 295, 406.Papineau, L'abbé Toussaint-Victor, 195, 196, 316, 374, 375.Papists, Les, 81,86.Paquet, Augustin, 455.Paquet, Joseph, 180.Paquet, Louis, 473.Paquet-Larivlère, Noël, 499.Paradis, Charles, 27.Paradis, Guillaume, 25, 27.28, 29, 30, 32. 560 ARCHIVES DE QUEBEC Paradis, Ignace.27-29.Paradis, Jacques, 30, 31.32.33, 38.Paradis, Joseph, 26.Paradis, Joseph.26.Paradis, L'abbé Louis, 265.Paradis.Marie.38.Paradis, Pierre.23, 26,27.Paradis: Pierre.jr.27.28,29.30.46.Paré.Françoise, 469.Parent Etienne.343, 358.Parent, Jeanne-Thérèse, 515.Parent.Pierre.452,515.Paris (Par*.M.-Clalre de, 501.512.Park.Samuel.169.Parker.M.207.208,310.Parr, John [Lt Governor of Nova ôco- tia j 88-97.Pasquier, Pierre, 27.Patenaude.Michel.167, 181.Patton, John.171.Paulet.Antoine, 22.23.Paulet Antoine, Jr, 22.24, 33, 34.35, 36.Paulet Marte.22.Paulin.Jean, 54, 57, 59.Pauperet.Claude.447.Pauvres de l'HOtel-Dieu de Québec.Les, 18.Payet.Agathe, 514.Payet, Frs, 524.Payet, Marie.514.Peakin, Patrick.167.Pearce, Dr., 88.Peel.Robert, 423.440.Pégin dit Pichet.Jean.58.59.60.65.Pégin dit Pichet.Louis, 56, 60, 62.Pégin dit Pichet Madeleine.61.Pégin dit Pichet Pierre.59-61.Peflerin.Marie, 535.Pelletier, Louis, 446.Pelletier.M» Louis-Conrad, 128, 137.Pelletier, M.-Angélique.465.Pelletier-Gobloteux, Jean, 54-58.Pelletier-Globoteux.René.54-58.Penin-Lafontaine, Angélique, 518.Pc ni n-La font aine, Louis, 471.Pennissault, Ls, 178.Pépin, Labbé Ths, 136.Pépin-Lachance.Ignace, 33, 34, 36.Perceval.L'Hon.M.-Henry, 273.277.Père Véron \u2014 Voir MOURIER.Périllard, Jeanne, 457.Perineau, M.-Louise, 478.Pérodeau, M« Narcisse.128.Perras, Marie-Joseph, 487.Perrault, Jos.[MP.P.l.226.262, 271.Perrault, Le Major, 374.Perrault Madame, 338.Perrault, Mlle \u2014 Voir DUCHESNAY.Perrault de Llnlère, Olivier, 127.Perrault de Llnlère, Victorla-Harllne.127.Perreault C.-O.307.331.360.365, 375, 378, 387.388.399.Perrier.Marguerite.517.Perrois, Louis de, 17.Perrot.Jacques, 7.Per rot.Michel.512.Person, Silas, 183.Pérusse.Jean.467.Pérusse.M.-Thérèse.499.Peters.Rev.Samuel, 119.PeOt Jean.461.Petit-Bruno, Geneviève, 489.Petit-Bruno.Joseph.446.«,.__,_\u201e Petit-Grandmaison \u2014 Voir BARBARY.Petif Québecquoi*.Le.212.Peuvret de Mcsnu.M., 63.Philippe, Anne, 450.Philippeau, M.-Anne, 493.Phineas, Isaac 179.Picard, Catherine, 514.Picard, L'abbé E.137.Picard, M.401.Picard-Laroche, Frs, 512.Pichet (Plfre).Jacques.62, 63, 66, 67, 498.Pichet, Louis, 498.Pickell.John.116.Pifre - Voir PICHET.Pic Marie.477.Pifiet Louis.473.Pllols, Françoise, 463.464.Pineau.Marie.448.Pineau, Michel.498.Pinsonnault.Alfred.137.Pinsonnault Mgr Pierre-Adolphe.137.Plamondon.Ignace.192, 199.213, 223, 238.239.241, 245.246.251.Plamondon, Madame Ignace, 192, 195, 223.253.255.265, 373.Plamondon, Rosalie \u2014 Voir Mme JOHN DONEGANI.Planté, Luce, 246.Planté.Madame.246.281.282.Platt George, 169.Playter, Geo.-F., 117.Plessis, Mgr.199.233.234.Ployardt Jean-Louis.136.Plumereau.Julien.477.Poirier, J.-Bte, 492.Poissant Marguerite, 500.Poisson, Frs, 511.Poisson, Jacqueline, 504.Poisson, Joseph.504.Poisson, Marguerite, 504.Poisson.M.-Jeanne, 504.Poitevin \u2014 Voir BARBEAU.Poitras, Jean, 61.Poliras, M.-Madeleine, 470.Poitras, T., 169.-Poitiers du Buisson, Jeanne de, 534. Poitou (Botton), Jean.458.Pomin ville \u2014 Voir BRAULT.Pontbriand, Mgr de.96.Pontois, M., 409.411.Porter.James.392.395, 397, 399, 400- 404, 409, 415, 416.Porter, Mrs.James, 433.Pothier, M.283.307.Pothier, Mme.278.Pottier, J.-B., 530.Poulin, Martin, 480.Poullot, L'Hon.juge Camille, 8.Poullet \u2014 Voir Paulet.Poupart, Marie, 446.Poupeau, Vincent.464.Powell.General.91.Powells House \u2014 Voir BOIS de COU-LONGE.Power.M.l'abbé.136.Pownall, George, 179.Pratt, M».407.Préfontalne, Jos.171.Presbyterians.Les, 81, 83.Persbyterian Meeting, The.110.Prescott, Gouverneur Robert, 120, 230.Presseau dit PréJean.Fabien, 37-39.Prévost, M.167,192.Primeau, Claude.445.Pruneaux, L'abbé C.-J.136.Prltchard.Lt-Col.Samuel Dilam, 126.Pritchard, Mme S.-D.[Emma de Montenach], 126.Protestant Clergy ~ Voir CLERGE PROTESTANT.Protestant Church, The, 118.Protestant Episcopal Church.The, 114.Provencher, M.-Angélique, 482.Provencher.Mgr Norbert.372.Public Archives of Canada.The.74, 120.Purss, M., 100.Puybarreau, Jean de, 511.Pyke.L'hon.juge George, 253.Q Quakers.Les, 81.Quatre-vingt-douze Résolutions, Les, 356, 360.386.Quebec Act, The, 89.Quebec Gazette, The, 331, 333.Quebec Almanack for 1840.The.291.Quesnel, L'Hon.Frédéric-Auguste, 192, 207.208.222, 245, 275, 280, 288.302, 323, 334, 368, 376.Quesnel.J.-A., 208.435.Quesnel, Mile, 279.Quiblier.Labbé J.V.G., 136.Qulblier, Monsieur, 397.Quirouet, Frs [M.P.P.], 246, 253, 317.INDEX 561 R Raboin.Jean.9-13.Racine.Frs.496.Radot, Marie, 503.Ralmond, Louis, 212.Rainville, Jean de, 453.Rankin, James.169, 179.Raoul.Alexis, 504.Rapin.André, 15, 16.Ratté.Guillaume.25-31.Ratté.Ignace, 18-20.Ratté, Jacques, 16-20.Ratté, Jean-Bte, 16-18.Ratt, Pierre.19, 20, 25, 26.Raux, Elisabeth.504.Ravion.Thérèse, 473.Raymond, François, 176.Réal, Jean, 35, 36.Réart \u2014 Voir REAL.Recollect Church \u2014 Voir RECOLLETS, EGLISES DES.Récollets, églises des.199.Récollets, églises (Montréal), 95.Récollets, églises (Québec), 88-91, 101, 103, 108, 109.111.113, 119.Récollets, églises (Trois-Rlvières).92, 93.106.Recoqulllé.Pierre.37.Regeas, Jacques.459.Régiment, Le 5ème.94.Régiment.Le 53ème, 90, 101.Régiment, Le 84ème, 78.Régiment, Le 86ème, 133.Régiment de Meuron \u2014 Voir MEURON.Reld, L'Hon.juge James.217,281.Renaud, Chs, 462.Renault.M.-Anne, 491.Renou de Boisjoly, Mathurine, 16,17.Revue du Progrés, La, 420, 425.Rhéaume, Jean, 42, 43.Rhéslne, Mgr de \u2014 Voir Mgr ALEX.MacDONELL.Ricard.M.-joséphlne.509.Richard, Jacques, 510.Richardson, Ann, 135.Richardson, Elizabeth, 129.Richardson.L'Hon.John, 123, 138.139, 147, 153, 156, 159.164, 165.166, 170, 171, 174.178, 182.183, 184, 228 239, 251, 252, 266.270, 274, 299.Richardson, John.124.Richaumc.Madeleine, 448.Richer, M.-Louise, 468.Richer.Pierre.472.Riverin, Joseph, 58.Roberge, Denis, 20-24.Roberge, J.-B.24.Roberge-Laplerre, Pierre, 13-19. 562 ARCHIVES DE QUEBEC Robertson, J.R., 119.Robertson, Thomas, 100.Robertson, Wm.112.Robertson, M.420.Robillard, Joseph, 520.RobUlard.M.-Joseph, 524.Robin, Jacques, 525.Robin, Isabeau, 446.Robison.Capt.336.Robitaille, Delphine, 284.Robitaille.Dr Olivier.355.357.359.Robitaille.M.246.284,332.Robitaille, L'abbé Pierre, 246.Rocheblave, L'Hon.Pierre de, 226, 333.Rochereau.François, 481.Rochereau, M.-Madelelne, 482.Rochon.Julien, 524.Rodier, Ed.-Et., 353.Roebuck, John-Arthur, 362, 409, 412.414, 415.418, 425, 427.429, 435.Roger des Colombiers.Chs.59-62.Rognon, Louise, 490.Roland, Chs.472.Rolet.Domltilde.488.Rolland.L'Hon.Jean Roch, 262.Romain, M.-Louise, 478.Romish Church.The.118.Rondeau, Jacques, 511.Rondeau, Jean.459.Rondeau, M.-Charlotte.52.Rondeau, Thomas, 39.40, 44-47.Rose, Louis.472.Rose dit Larose.Noël, 9.Ross.D.261, 262.Rouleau, Jeanne, 457.Roussel.Joseph, 183.Roussel, M.-Anne.507.Roussel \u2014 Voir Rousset.Rousselot.L'abbé V., 137.Roussct-Beaucourt, Pierre.39,42, 44.Routh, Randolph J.[Commissaire général], 265.266.312.RouvUle, Hertel de, 212, 214, 215.275.Roy, Anne, 445.Roy.Antoine.V.Roy.C-E., 86.Roy, Etienne, 168.Roy.Féréol, 315.Roy, François, 498.Roy.Guillaume.519.Roy.!.328.359,377.Roy.J.-B., 519.Roy, Laurent, 162, 164, 167.Roy.Léon, 8,124.Roy, Marguerite, 457.Roy.Marie, 520.Roy.M.-Madelelne.457.Roy.P.-C 64, 86.90.97, 101.108.192.242.Ruel, Clément, 53,57, 60-65.Rumilly.Robert 187.Ryan.Sénateur Thomas, 127.137, 410.Ryland, L'Hon.Herman-Witsius, 228, 230, 273.Ryland.G.-N.137.Saberdache bleue, La.199.201.205.216.217.221.242.252.254.257.259.268.296.306.320.326 331.349, 350, 352._ Sabre vois de Bleury.Chs-Clément, 262, 344.355.359, 360, 366.368, 379.380- \u201e Sabrevols de Bleury, Mme Chs-Clément 278, 338.\u201e \u201e Sagot-Laforge, Abel, 42.43.44, 48.49.50.51.Saillot Adrien, 481.Saint-André.Le steamboat.336.__ Saint-Antoine \u2014 Voir BAUDOUIN.Saint-Denis, Paul, 180.Saint-Denis, Pierre.12.13.16.Saint-Georges, M., 326.Saint-Germain.Le sieur, 291.464.Saint-James.Salnt-Jemme \u2014 Voir BEAU-VAIS.Saint-Laurent Angélique.464.Saint-Laurent \u2014 Voir HUOT.Saint-Onge.L'abbé Pierre Mauge-Garaut de.92.93.Saint-Ours.Chs de.221.Saint-Ours.L'Hon.Roch de.324.Saint-Sauveur \u2014 Voir BECQUET.Salnt-VaUier.Mgr de, 91.Sainte-Marte, La.Le bateau.454.Sainte-Ursule.Ordre de, 93.Saintes (Xaintes).Louise de.509.Salaberry, Charles de.216 Salaberry, M* Châteauguay de, 128.137.Salaberry, Ls de, 238.Sally.Le vaisseau.207.Samos - Voir HABITATION de SAMOS.Samson, Julien.67, 68.Sand ford.Ephraïm, 169.Sandys.Capt.Charles.85.86.87.91.< Sans Bruit ».Maison (Québec).119.Sanssoucy \u2014 Voir DIONNE.\u201e \\ -Sarault Ls.N.P.139.147.153.156.159.162.164, 165.166.171.174.178.182.Sauvin, François, 495.Savard.Françoise, 42.Savard.Simon, 42.44.Sax, Wm.171.180.182.Sceaux, Marie.489.Schell.M.183. Schmidt, J.-Auçi\u201e 83.Scott, lane, 133.Scott.J.-G, 262.273.275, 355.Scott, Thos-Chas-Heslop., 78, 79.82, 133.Seargeant, M\u201e 79, 117.Sectes protestantes \u2014 Voir: ANABAPTISTS.ANGLICAN.CALVI-NISTS.DISSENTERS, INDEPENDENTS.LUTHERANS, METHODISTS, PAPISTS, PRESBYTERIANS.QUAKERS.Seers, Thomas.168.Seguin, Genevieve, 526.Séguin, Jacques, 456.Séguin, T.B., 472.Séguin, Maurice.244.Séguin, Simon, 522.Séguin, Véronique, 525.Séguln-Ladéroute, Elisabeth, 526.Selby, George, 171, 295.Selby, M.C.Josephte Dunbar.135.Selby, William, 136.Séminaire de Québec, Le, 207.Sénard, Angélique.517.Séné cal.Anne.520.Sénécal.M.-Joseph, 481.Senet, Gertrude, 520.Sérat dit Coqulllard.Frs, 478.Settler.Le, 346.Sewell, L'Hon.juge Jonathan, 192.233, 282.291.Sewell, Stephen, 168.Shaddock, Thomas.167.Shea.M., 411.Sheekers, David, 169.Shortt.M.120.Shultz, M.239.Shuter.John, 325.Slcard.Antoine, 470.Sills.M., 92.Simard, Augustin, 493.Simon, Léonard, 527.Slmcoe, Mrs.John Graves, 119.Smith, Capt, 93.Smith, L'Hon.Juge, 102.Smith, M., 282.Smyth, Capt.Edward.127, 128.Smyth.Mary-EmUy.128.Société d'Agriculture.La, 100.Société pour la propagation de l'Evangile \u2014Voir SOCIETY FOR THE PROPAGATION OF THE GOSPEL.Society for the Propagation of the Gospel.The.73.75, 78-84, 100.112, 114,118,119., \u201e Soeurs Grises (De la Charité), Les Rev., 95,96.Soldé, Jeanne, 529.563 Soulard, M.-Jeanne, 512.Soumandre, Pierre, 39, 45-47.Southhouse, L'Hon.juge, 83.Sparks, Rev.A., 79, 110.Spencer Wood \u2014 Voir BOIS DE COULONGE.Stanley, M., 340, 341, 342, 346.384.State of the Church of England In three provinces of Quebec.New Brunswick and Nova Scotia, (Mémoire) [1790], 112.Steel, John, 184.Steson, M.177.Stevens, Elizabeth, 181.Stevens, M., 315.Stevenson, M., 334.Stewart.John.212.273, 383.Story, Nora, 120.Stuart.Andrew, 245, 251.253.332, 342.Stuart, L'Hon.Sir James, 208, 217, 221, 231, 233.234.243.255, 275, 280, 292, 316, 318, 324.330-335.346, 359.370.Stuart.Rev.John, 79, 80.83, 103, 105.106, 110.Ill, 114, 119.Stuart.Mrs.John, 102, 105.Stuart, Peter (Succession).169.Sulpiclans \u2014 Voir SULPICIENS.Sulpiciens.L'Ordre et Biens des, 82, 89, 94.95, 112.Suite, Benjamin, 8, 187.Supernant, Catherine, 487.Supeniant, Laurent, 531.Supernant, Marguerite, 445.Sydney, Lord.78,79.Sylvestre, M.-Jeanne, 463.T Tabault dit Le Petit LéveUIé, Pierre.470.Tailhandler, Marin, 511.Talham, Jos.-AIex.181.Tanswell, James, 79, 117.Tarieu de Lanaudlère, M., 134, Tarleu de Lanaudière, Madame [M.-Catherine LeMoyne de Longueuil] 134.Taschereau, L'Hon.juge Gabriel-Elzéar, 134, 137, 167, 181.Taschereau, L'Hon.Jean-Thomas, 215, 231.240.243, 269, 270, 273, 320.Taschereau, R.-A., 137.Taschereau, Madame, 266.Taschereau, Mlle, 266.Tassé, Frs [M.P.P.], 192.Taupier, Louis, 184.Tavernier.Marie, 449, 450.Taylor.H., 137.Taylor, M.108.Telmesse, Mgr de \u2014 Voir LARTIGUE. 564 ARCHIVES DE QUEBEC Tcssereau, Antoine, 531.Tesserie - Voir CAILHAULT de la TESSERIE.Tessler, Dr F.-X.JM.P.P.J, 378.Tessler.Marie.510.Tessler, Mathurine, 43.Testu, Jacques.530.Têtu, Catherine.445.Têtu, M.[N.P.], 180.181,274.Thain.Thomas [M.P.P.l.192.Théberge, Labbé W.136.Thibault, L'abbé G\u201e 137.Thibault, Guillaume, 450.Thibault, Nicolas.453.Thibault, Pierre, 501.Thibault-Lévelllé.Pierre.513.Thirwall.M.212.Thom, Capitaine, 375.Thomas, Paul.471.Thompson, Mary, 87.Thou, M.de, 419.Thouin, Germain, 505.Thouln, M.-Louise.526.Thouin, Pierre, 505.Tlllard, Jean.469.Toosey, Rev.Phillip, 79.83, 84.85, 88, 91, 99.102.103, 105.106, 109, 110, 117.119.Toosey, Mrs.Phillip, 105.Toupin.Louise-Renée, 474.Tourblanche \u2014 Voir BAZINET.Touslgnan, Michelle, 467.Tracey, Daniel, 322.Tremblay, M., 198.Trépagny, Geneviève, 487.Trépagny.Jean, 497.Trimlett, Robert, 168, 171.PARISH>iM') ~ Voir TRIN1TY Trinity Parish, [original parish of the city of N.Y.],73.Trotet dit St-Jean, Gabriel.452.Trotier, Anne-Charlotte.485.Truchon, Louis, 525.Trudeau, M\u201e 305.307.308.310, 331.Trudeau, Mme, 193, 195 Trudel.Thérèse, 37.Truteau, Etienne, 476.Tunder, Charles B., 133.TunstaU Rev.James-Marmaduke.83, 84._ 85.100.103, 105.106, 109 114 119 TunstaU, Mrs.J.-M., 108./ Turcot, Simon, 480.Turcotte, Frs, 56.Turcotte, Gustave, 124.Turgeon, Chs, arpenteur, 180.Turgeon.Charles, 49.Turgeon, Claire, 50.Turgeon, Joseph [M.P.P.l, 212, 229 I urgeon, L Hon.Louis, 198.Turgeon.Mgr Pierre-FIavien, 241.Turgeon, Mile, 345.Turpin, Alexandre, 530.Turpin, Isabelle, 530.Turpin, Madeleine, 448.U >M- Union.Bill d\\ 426.429, 433.Unlacke, L'Hon.N.-F., 217, 221.253.Vachon.Paul, 20.21.Vaillancourt, J.-Frs, 526.Vaillancourt, M.-Anne, 533.Vaillancourt.M.-Joseph, 526.Vaillancourt, Marguerite.526.Vaillancourt, Paul, 10.Vaillancourt.Robert, 10.Vaillant, J.A., chanoine, 137.Valade, Marie, 518.Vallères.Jean.497.Vallée.Jean, 13.14.15.25.26.33.34.35.Vallée, Suzanne, 500.Vallée, Dr Wm.-J., 326.Vallière.Basile, 168.Vallière.Jean, 42-46.VaUlères de St-Réal, L'Hon.Jos.-Réml, 213, 221-228.230.233, 243, 250.251.253.274.Vanasse-Précourt Sébastien, 489.Van Buren.M.408, 414.Vandal.Dorothée.480.Vandet.Marie, 462.Vané.G.16.18.Vanfelson, L'Hon.George, 244, 266, 349, 353.356, 359, 364, 368, 377, 378, 389.Vanfelson, Mme & Mlle.266.Vanter, M.-Madelelne.472.Vanter dit Lafontalne, Guillaume, 461.Vara, Marie, 486.Varou ( Varon) Marie, 467.Vassal de Montviel, Frs.267.Vassal de Montviel.Mme Frs, 352.Vasse, Anne, 535.Velt - Voir WELL.Verdon, Geneviève, 46.Verger, Jean-Bte, 505.Vernier dit Gourvule.J.-B., 455.Vernln, Françoise.466.Veron, Madeleine, 447.Verrault, M., 246.Vertefeullle \u2014 Voir BACHAND.Veysslère, Rev.J.B.Léger, 79, 93.95.102, 103.106.107, 111.112, 113. INDEX 565 Vlau.Angélique, 468.Victory.Le bateau, 87.Viger, L'Hon.Denis-Benjamin, 87.212.214.233, 245.250-268, 280-349, 360-442.Viger, Jacques [Maire de Montréal], 205.213.221-272.296-352, 376.423.Viger, Louis-Michel [M.P.P.l, 229, 275, 292, 306.313.337, 338, 346, 351, 355, 358, 378, 379, 382, 385, 427, 442.Viger, Mme Louis-Michel, 378.Vigneau, Antoine, 60, 61,63.Villeneuve, Robert de [Carte], 9-69.Vlncelet, Geoffroy, 464.Vlncelet, Nicolas, 448.Vincent.Jean, 529.Vincent, t.-L., 123-128.Vincent.Michel.22-25.Vindicator.Le, 328.351.Vivier.M.-Catherine, 471.Vondelodden, Wm (Vondelvelden).179.Voyer.M.N.P.179.Voyer.Mlle.338.Voyne, Jean.523, 527.Well, P.Bernard, S.J.95.Wellington, Le duc de, 423, 440.Whyte, Cecil, 128.Whyte, Fannie, 128.Whyte, Gertrude, 128.Whyte, Lt Col.John-James, 127.Whyte, Madame J.-J.[M.-Anne de Montenach], 127.Whyte, Theodore, 128.Wilcoke.M., 331.William, H.R.H.Prince, 78, 80, 83.Willing, Madame, 229.Willmot.M\u201e 212, 214.Wilson, Alex., 167.Wilson, John, 168.Wilson, Wm.217, 379.Wilson, Mlle, 216.Winckesos, Andreas, 116.Winslow, M\u201e 101.Wolfe, Général, 88.Woodstock.M., 81.Woolsey, M., 247.Wragg, John, 170.Wright, M\u201e 307.Wurtelle, L'Hon.)uge J., 137.w Walcott, Stephen, 364.365.Walker.L'Hon.juge James, 96, 167.Walker.Wm., 211.Waller.Jocelyn, 254.Waller.Samuel, 255.256.Waller, Miss, 254.Walworth, Mrs.433.Washington, George, 73.Wcazel.Le bateau.102.106, 109.Weissenborn, F.-J., 118.Young, John, 119.168.Young, T.-A, [M.P.P.], 334.Yvon, Jeanne, 477.Yule, Wm.184.Zéphir.Le bateau, 454. NOMS D'ENDROITS Adolphustown, 81, 110.Albany.395-502.508, 421.422, 423.436.Annapolis, 88.Apanee [Napanee], 120.Argentenay, Arrière-fief d', 5.Arichat, 85.Ancienne-Lorette, L', 107.Augusta, 115, 120.B Baie des Chaleurs, 86.Baie Chignecto.85.Baie Georges, 85.Baie Noire.La.247.Baie de Quinte, 90,110, 119.Baltimore, 408.Barford.canton.124, 177, 180.Barrington.84.Bas-Canada.Le (1791], 117.405.Beaulieu.arrière-fief [Ste-Pétronille], 5.6, 64.65.68.69.Beauport, 101.Belœil, Le fief et seigneurie IInventaire], 124.126, 128.164, 169, 172, 174, 182.Berthler.93, 94.Blalrfindie [moulin de - Inventaire], 162- 164,180.Bonaventure, 86.Boucherville.La seigneurie, 172.Brockville, 120.Burlington, 427.Chambly, Seigneurie de, 172, 174.Charlottetown, 83, 85.Charny-Lirec, arrière-fief.5.Chateauguay, La rivière.80.Chedebucto Bay \u2014 Voir BAIE CHIGNECTO.Chevallerie.arrière-fief de la, 5-65.Chute, Moulin de la, 202.Colombie.La, 392.Cornwall [New Johnstown], 78, 83.120.Cornwall-Brockvllle Voir LUNENBURGH DISTRICT.Coteau du Lac, 97.Cour val, seigneurie de, 175.DesRosiers, seigneurie.177.Détroit, état religieux a, 105.105, 114.Detroit-district \u2014 Voir HESSE.Deux-Montagnes.Le comté des, 250.Dorchester, ville [St-Jean], 175, 182.183.Douglas Town, 86.Edwardsburgh.115, 120.Elizabeth Town.115,120.Ernest Town.80, 81,82,83.110.Fredericksburg, 80.81, 83, 110.Canso, détroit de, 85.Cap Breton, 85, 116.Cap Rosier, 86.Cap Santé, 92, 99.Carleton, 80, 86.Carlisle, 86.Cataraqui \u2014 Voir KINGSTON.Caughnawaga, 98.Cedars \u2014 Voir LES CEDRES.Cèdres.Les, 97.Ganonoque-Belleville district: Voir \u201e MECKLENBURGH DISTRICT.Gaspé, 86.87.Georges' Bay \u2014 Voir BAIE GEORGES.Glengarry [Le Comté], 95.Grande-Ile [Haut-Canada], 124, 175.Grand Pabos, La seigneurie de, 86.Grantham, Township, 177.Grossardière.Arrière-fief de la, 5, 6.64-69.Guernsey, 87. NOMS D'ENDROITS 567 H M Hampshire, élection de, 215.Haut-Canada [1791], Le, 117, 405.Havre.Le, 41 MM.Hay Bay, 81, 82.Hereford, Canton de, 124-177, 179.Hesse [Detroit-district], 105,106, 114.Hospitalières, [fief des-ou St-Laurent], 5.6,49.Ile Maurice, L', 330.I Jacques Cartier Paper Mill, The, 88.K Kamouraska, 335.Kent, Le comté, 192.Kente, Bay of \u2014 Voir BATE de QUINTE.Kingston, [Cataraqul], 80, 114, 119, 120.Lac St-Pierre, 98.L'Acadie, Comté de.398, 402.Lachine.80.98.117.Lanorale, 94.La Prairie, 98.Laprairie de la Madeleine, Seigneurie de, 172.La Présentation [Prescottl, 120.La Salle, Censitaires de, 205.L'Assomption, Ecole protestante A, 117.Léry, de, Seigneurie de, 172.Longueuil, baronnle de [Inventaire], 123, 124.130, 140-156,169, 170.Longueuil, aveu et dénombrement, 172-177, 178, 182.Longueuil, église de, 128.Longueuil, l'œuvre de la fabrique, 128.Longueuil, seigneurie \u2014 Voir BELŒIL, BLAIRFINDIE, PETITE RIVIERE, QUEBEC et RIVIERE ST-FRANÇOIS.Lorette, 107.Lotblnière, Seigneurie de, 97,257,264.Lunenburgh-district, [Cornwall-Brockvll- le], 105, 106, 111, 113, 114, 115, Machuchl - Voir YAMACHICHE.Maine, Frontière du, 431.Maskinongé, 93.Mecklenburgh-district [Ganonoque-Bel-levlUe-dlstrict], 105, 106, 113.114.117.118.Mesnu, fief du, 6, 66.Missouri, 392.Montarville, La seigneurie, 172, 174.Mon te bel lo, 219.Montmorency, Les chûtes, 101.Montréal, 79, 80.83.Montréal, Corporation archiépiscopale de, 128.Montréal-Ouest, Le comté, 254.Moravian Mission (Labrador), The, 75.N Nassau [Niagara-district], 105, 105, 113, 114.Newfoundland, Ecclesiastical Jurisdiction over [17871.76.77.New Brunswick.Juridiction ecclésiastique de [1787], 76, 77, 80, 82, 84, 116.New Johnstown \u2014 Voir CORNWALL.New Oswegatchle, 78, 79, 84, 112, 114, 115, 120.New Oswego, 110.New York, 407, 410.Niagara, 74, 110, 111.112, 116.Niagara-district \u2014 Voir NASSAU.Nouveau-Brunswlck \u2014 Voir NEW BRUNSWICK Nouvelle-Ecosse \u2014 Voir NOVA SCOTIA.Nouvelle-Orléans.392.Nova Scotia, Diocese [1787], 73, 75, 76, '77,79,82,84,116.Nova Scotia, Academy of [1788], 84.Ogdenburgh (Oswegatchle), 120.Oswegatchle (Ogdenburgh), 120.Paris [Papineau ft], 412-442.Percé ~ Voir PIERCE ISLAND.Petite-Nation, La seigneurie.211, 212, 219.226, 247, 264, 271, 272, 316.335, 336, 388.400, 404, 430.( 118. 568 ARCHIVES DE QUEBEC Petite-Rivière (pris Chambly), (Inventaire de la seigneurie], 159-162.Philadelphie.404.407, 408, 410.411.Pierce Island [Cap Percé], 86.Pierreville, Le fief et seigneurie, 124, 126, 169.175, 178.179.182.Plattsburg, 436.Pointe au Baudet, 75, 105, 106,113.Pointe Claire, 97.Pointe du Lac 93,98.Pot-au-Beurre, Rivière, 9, 10.Prescott [La Présentation), 120.Prêtres.Chemin des (I.O.), 40.Prince Edouard, Ile \u2014 Voir PRINCE EDWARD ISLAND.Prince Edward Island, 85-116.Québec, 79,80.83.Québec, Juridiction ecclésiastique de [1787JT 76, 77, 81.82.84.Québec, [Boulangerie et dép de Longueuil a], Richelieu, La rivière.174, 175.Richelieu.Election de, 221.Rigaud, Seigneurie de, 97.Rlvière-du-Loup, 93.Roxton.canton.124.177,179.Saint-Alban, village.398,399.Saint-André, Côte (Longueuil), 176.Saint Andrew [chapelle a Berthler], 94.Saint-Benoit, Les causes de, 292.Saint-Blln la Gulllaudière St-Michel.Bef.Saint-Charles de Charlesbourg, 107.Saint-Denis, 398.Saint-François, paroisse, (LO.), 9.Saint-François, Rivière.[Inventaire de la^sdgneurle], 114.165, 166.175.Saint-Gabriel, Seigneurie de, 107.Saint-Hyacinthe, 397,404,406.Saint-Jean, Terres de Û.O.), 5.Saint-Pierre, Paroisse (I.O.), 5, 6,9-69.Sainte-Famille, Paroisse (I.O.).5,9.Sainte-Famille, Terres de (I.O.), 5.Sainte-Hélène, Moulin A {Inventaire], 138,141.154.171.Sainte-Marguerite de Blairfindie, 174.Sainte-Marie-de-Beauce et de Llnlère [Seigneurie de], 128.Sainte-Marie [Longueuil], 177.^\"43^fe442Plne*U 41 m Savannah, 392.Silvain.Le fief, 181.Sorel.élection, 215.Sorel, synagogue, 78.93.98,120.Sorel - V^ WILLIAM HENRY.Stuart's Mission [Cataraqui], 75,110.Surrey, Le comté, 254.Swanton, village, 398.Terre-Neuve \u2014 Voir NEWFOUNDLAND.Tremblay.Le fief.172.Trols-Rivières [Ecole protestante A], 117» u Upton, canton d', 124.179.Ursulines, Fief des (I.O.).5.6, 46.Varennes, Seigneurie de, 174.VaudreulL Seigneurie de, 97.Verchères.404.W Washington, 408.410.411.Welland, Le canal, 363.364.Williamsburgh Lutheran Church, The, 117.William Henry [Sorel], 78, 79.83, 93, 120.William Henry, [Ecole protestante A \u2014 église]\".117.118.Windsor.Academy of, 81.Yamachiche.93.Yamaska, 126. TABLE DES MATIERES Pages Lettre a l'Honorable Monsieur Côté _ \u201e \u201e.\u201e ~ .V Les Terres de Saint-Pierre, Ile d'Orléans .5 Les Grant de Longueil.Documents _ _ _ _ _._ _._ 123 Lettres de L.-J.Papineau A Sa Femme.1820-1839 .\u201e ™ 187 Nos Ancêtres au XVHe Siècle _ ._ _ ._ .445 Index .- - - 537 "]
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