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Titre :
Rapport de l'Archiviste de la province de Québec
Éditeur :
  • Québec :Louis-A. Proulx, Imprimeur de sa Majesté le Roi,1921-1960
Contenu spécifique :
1957-1959
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
une fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Rapport des Archives du Québec
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Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1957, Collections de BAnQ.

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[" SECRÉTARIAT DE LA PROVINCE RAPPORT, DE U ARCHIVISTE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC POUR 19574958 ET 19584959 REDEMPTI PARADIS Imprimeur de Sa Majesté la Reine QUEBEC.14 octobre 1959 A L'Honorable M.Yves Prévost.C.R.Secrétaire de la Province de Québec Monsieur le ministre, J'ai l'honneur de vous soumettre le Rapport de l'Archiviste de la Province pour 1957-59.On trouvera dans les pages qui suivent : 1° Archives Gradis.Recueil de lettres de 1757.Correspondance commerciale d'Abraham Gradis pour 1757.Nous en donnons un inventaire minutieux dressé par le regretté Claude de Bonnault.2° Correspondance de Julie Bruneau-Papineau.1823~ 1862.Editée par M.Fernand Ouellet des Archives de la Province.3° De La Tenue Des Registres De L'Etat Civil Dans La Province De Québec.Suivi Des Règles Et Techniques Relatives Aux Registres De L'Etat Civil.Par Léon Roy, conservateur des Archives Judiciaires de Québec.4° Les Biens Du Marquis De Vaudreuil A Montréal en 1725.Nous devons la communication de cet important document à M.Jean-Jacques Lefebvre, conservateur des Archives Judiciaires de Montréal.vil 5° Testament Et Inventaire Des Biens De Mgr De Pont-briand.Dernier Êvêque De Québec Sous Le Régime Français (1760).Comme pour le document précédent, nous en devons la communication à Monsieur Lefebvre.6° Nos Ancêtres au XVUe Siècle.Dictionnaire Généalogique et Bio-Bibliographique Des Familles Canadiennes.Quatrième tranche du travail toujours si impatiemment attendu du Révérend Père Archange Godbout.Vous me permettrez bien, Monsieur le Ministre, de rendre un dernier hommage à notre regretté collaborateur Claude de Bonnault, décédé à Paris au début de l'an dernier.Pendant plus de trente ans, Monsieur de Bonnault avait été le correspondant des Archives de la Province en France et nous lui devons la découverte d'une quantité considérable de documents des plus intéressants pour l'histoire canadienne.Ses grandes qualités de cœur et d'esprit le rendaient très cher à ses proches et à ses amis et sa mort laisse un vide profond que le temps seul pourra combler.Je tiens, Monsieur le Ministre, à vous offrir les remerciements du personnel des Archives, pour l'aide que vous nous avez accordée, et pour l'intérêt que vous ne cessez de porter à notre département.Veuillez bien me croire, Monsieur le Ministre, Votre dévoué serviteur, L'Archiviste de la Province.ANTOINE ROY VIII ¦ CORRESPONDANCE COMMERCIALE D'ABRAHAM GRADIS POUR 1757 Les Archives de la famille Gradis, de Bordeaux, présentent un intérêt de premier ordre pour l'histoire du Canada.Elles ont été utilisées par M.Jean de Maupassant, ancien conservateur'de la Bibliothèque Municipale de Bordeaux, dans une monographie parue, en 1913-1914, dans la Revue Historique de Bordeaux et du département de la Gironde.Par la suite, elle a fait l'objet d'une réédition à Bordeaux en 1931, précédée d'une préface de Camille Jullian.Cet ouvrage, complètement épuisé, se trouve difficilement en librairie.Il est intitulé: Un grand armateur de Bordeaux.Abraham Gradis.1699-1780.C'est une étude consciencieuse, méthodique et fort bien faite.Elle donne un tableau complet de la multiple activité d'Abraham Gradis, prodigieux armateur et homme d'affaires, qui a voulu participer à toutes les entreprises économiques de son temps et qui a tenu une place en vue dans la société du XVIIIe siècle.M.de Maupassant a fait connaître, avec des précisions inconnues avant lui, le rôle joué par Gradis dans le ravitaillement du Canada que, de 1748 à 1758, il fut à peu près le seul à assurer et à qui revient le mérite d'avoir créé, pendant plusieurs années, un mouvement régulier de trafic entre Bordeaux et Québec.Le travail de M.Maupassant a renseigné les historiens sur les rapports de Gradis avec Bigot, avec Péan, avec Cadet.Mais il a quand même laissé beaucoup à glaner et il n'a pratiquement pas utilisé les lettres de 1757.Nous devons au regretté Claude de Bonnault le minutieux inventaire analytique de la correspondance commerciale d'Abraham Gradis pour 1757, que nous publions ici.M.de Bonnault a lu, une à une, les centaines de lettres dont se compose ce volumineux recueil in-folio.Il a noté tou- tes celles où il est parlé du Canada ou des Canadiens.Il a relevé tous les passages qui offrent de l'intérêt pour le récit des grands événements et peuvent aider à les mieux comprendre, tous ceux également qui ajoutent quelques précisions à la biographie des Canadiens connus de nous.Un certain nombre de ces lettres ont des destinataires canadiens: le comte de Raymond, l'abbé de la Corne, le Marquis de Rigaud, M.Bréard, M.de Vitré, l'abbé de Beaujeu, etc., etc.M.de Vitré était capitaine de navire marchand à l'emploi de M.Gradis; les autres, ses associés, ses amis ou ses clients.D'autres lettres, en plus grande quantité, ne sont adressées ni à des Canadiens, ni à des Français résidant au Canada; mais elles traitent de sujets canadiens.Nombre de lettres intéressantes ont été envoyées aux ministres, aux premiers commis de la Marine, à M.Goguet, armateur à La Rochelle, à M.de Reinach, neveu de Bigot, au Marquis du Quesne.au comte de Vaudreuil, à M.Rauly, négociant à Montauban.Les considérations d'ordre militaire, diplomatique, politique, s'y mêlent aux commandes de marchandises, aux règlements de comptes, aux questions de fret, d'assurances, d'escompte de papier.M.de Bonnault en a transcrit quelques passages qui se trouvent avoir une signification exceptionnelle.On ne pourrait manquer d'être intéressé par le récit circonstancié de l'embarquement des recrues en 1757, de leurs mauvaises dispositions, de leur refus de partir, de l'obligation où furent les autorités de ne prendre que des volontaires.M.de Maupassant a résumé ces faits, mais trop brièvement, et d'une façon qui en altère la physionomie.D'un événement très grave, inquiétant, il a fait un incident banal.L'inventaire de M.de Bonnault sera donc très utile.On se souvient que nous avons déjà publié dans le Rapport de l'Archiviste pour 1944-45 les lettres d'Abraham Gradis à son neveu Moïse Gradis. ARCHIVES GRADIS ¦ ¦¦ i Le comte de Choiseal Proslin à MM.Gradis.« A Brest le 25 man 1757.Vous ne serez pas moins surpris.Messieurs, que Je l'ai été en apprennant que, pour de fortes considérations d'Etat, le Roi a été obligé de séparer mon vaisseau le Superbe et le Belliqueux, commandé par M.d'Orvilllers, de l'escadre des Indes pour nous donner une nouvelle destination.Vous concevez le dérangement ruineux que cet événement me cause, et Je ne le sens pas moins relativement à vos intérêts.Je vous proteste même que c'est le premier objet qui m'a frapé, et c'est un sentiment naturel que la reconnolssance de tous vos procédés généreux à mon égard ne pouvoit manquer de m'insplrer.Mais, comme 11 ne faut pas se décourager et qu'il faut au contraire chercher des remèdes aux aeddens.J'ai déjà pris des mesures pour tirer parti de notre pacotille en quelque lieu que Je puisse aller, car le ministre ne me l'a pas encore annoncé.Il me mande seulement qu'il m'en Informera sous peu de Jours et qu'il me donnera une commission certainement aussi agréable pour le moins que celle que J'avois.Cependant cependant (sic), malgré cette promesse, je ne peux guère envisager que Québec.Or, si c'est là ma destination, les vins, eaux de vie et autres articles, à l'exception des pierres à fusil et des balles, y seront d'excellens articles sur lesquels on m'a assuré qu'il y avoit au moins 200% à gagner et ce gain est d'autant plus avantageux que l'on ne court de risques qu'en allant, puisque l'on n'aporte que des lettres de change en retour.Il n'y aurolt que les piastres qui ne conviendraient pas à Québec.Mais si, au Heu de cet endroit, J'étols envoyé à Saint-Domingue, alors ce serait un effet excellent, de même que tout le reste, puisqu'il y aurolt un grand bénéfice sur cet argent en l'employant en indigo.Il parait donc qu'avant de rien décider sur cet objet, il convient d'attendre que mon sort soit connu.Dans le cas où Je n'irais pas à Saint Domlngue, Je ferai en sorte d'engager la compagnie à se charger de vos piastres, comme si elles m'aparte-noient, au prix qu'elles vous ont coutté, avec le remboursement du port de Paris ici, à moins que vous ne me donniez des Instructions contraires ou que vous ne jugiez à propos que je les laisse chez moi Jusqu'à mon retour qui sera en septembre et peut être plutôt si je vais en Canada, pour repartir, comme on m'en prévient, pour l'Inde, avec l'autre vaisseau en novembre, à moins que je n'obtienne l'escadre qui ira relever celle de M.de Bauffremont, ce que Je préférerais et ce qui nous serait encore plus avantageux.Voilà, Messieurs, le plan des choses.Quand elles seront .plus éclaircies, Je ne manquerai pas de vous en Informer sur le champ; mais, en attendant, ayez la bonté de me répondre sans différer pour m'instruire de vos Intentions dans les dlfferens cas que Je viens de vous exposer afin que Je m'y conforme.Au surplus, quoique ce soit une chose très secrette, il est pourtant à propos que Je vous confie que M d'Aché, qui commandoit l'escadre, a envoyé sa démission au ministre et que, comme il a per- [3] 4 ARCHIVES DE QUEBEC sistc dans son refus, tout le monde a demandé ce commandement pour mol, qui semble me revenir de droit.Malgré l'affreux dérangement que mon changement me causerait, s'il avolt lieu, je vous assure que Je le sentirais encore moins par cet endroit que par le tord qu'il vous causerait Ce sentiment m'est dicté par l'attachement inviolable avec lequel Messieurs, j'ai l'honneur d'être, Votre très humble et très obéissant serviteur » (s.) «Choiseul Praslaln > < a messieurs Messieurs David Gradis et fils négodans à Bordeaux» fragment de cachet de cire rouge, armorie, écartelé, couronne ducal.l.a.s.M\" de la Crossière DrouHhet Paris 19 février 1757.c Nous avons bien reçu le pacquet que vous nous avez fait adresser affranchy pour faire passer à M.Bigot, intendant du Canada, sur l'un de nos deux navires, le David ou le Jazon qui sont les deux premiers que nous ferons partir > (p.3).M.le comte de Raymond.Valognes 19 février 1757.Il demande à M de Raymond d'adresser a Brest les lettres destinées à l'Ile Royale (p.7).M.de ta Rivière, a la Cour.Même date « Vous n'ignores pas combien je suis attaché à M.Bigot, Intendant du Canada.Il y a M Regnak, son neveu, enseigne de vaisseau au département de Rochefort.Voudries-vous Iuy rendre service et à moy aussi ?Ce serait de travailler pour qu'il ne fût pas oublié a la premiere promotion.Il est un des anciens et très bon sujet II est malade depuis le mois de septembre, ce qui l'a empêché depuis ce tems de demander à servir.Il étoit embarqué dans la frégate L'Hermine (?) d'où il débarqua ayant été à toute extrémité.Jugés de ma reconnoissance si vous pouves faire quelque chose pour un ami > (p.7).M.de Moras.A la Cour 19 février 1757 La fourniture du magasin du Roi à Québec est assurée par la maison Gradis (P.9).M.La Corne.Paris Même date Ils enverront à Québec une malle que M de La Corne leur a adressée, destinée à M~» Péan (p.10).M.Bas terot de La Barrière.Rochefort 20 février 1757 Il y fait mention des suc navires qu'il envole au Canada. ARCHIVES GRADIS 5 M.de Moras.A la Cour 22 février 1757 Au sujet de la fourniture des magasins du Roi à Québec.Le garde des Sceaux les a aussi chargés de faire passer a Québec 7 à 800 soldats et quelques milliers de poudre (p.15).M\"'\" Beuvron.A Paris 22 février 1757 « J'auray soin de recommander les lettres qui me sont adressées pour M.Bigot.» (p.15).M.le Proux de La Rivière.Versailles Même date Au sujet de l'opération dont il est chargé pour le Canada.M.de La Porte.A la Cour 21 février 1757 Même sujet (p.18).M.de La Porte.A la Cour 26 février 1757 Les canons de La Renommée ont été employés à Québec à armer la frégate la Bcnaquisc (sic) (p.30).MM.Gravet frères.Toulon 28 février 1757 Ils ont embarqué le contenu du mémoire que M.Dorell leur a adressé de Québec.MM.Gravet doivent leur faire parvenir une petite caisse contenant 120 prises de poudre d'AUbaud qu'ils désirent être envoyées à M.Dorell (p.33).M.de Moras.A la Cour 1« mars 1757 Au sujet de l'embarquement des 800 soldats destinés au Canada (pp.34-35).M.de Moras.A la Cour Même date Sur l'expédition du Canada.Il n'est plus question que de cinq navires à y envoyer (pp.34-36).M.de La Porte, A la Cour Même date Au sujet de l'expédition du Canada.Le Superbe est armé de 22 canons de 8.H demande 8 canons de 12 pour l'armer davantage (pp.36-37).MBa La Gorgendlère de Ri gaud.Paris.1er mars 1757 Au sujet de lettres à acheminer, dont ils se chargent (p.39).M.d'Outreleau.Paris 5 mars 1757 Au sujet de la remise de 10000 livres que M.d'Outreleau doit leur faire sul- 6 ARCHIVES DE QUEBEC vant le» ordres de M.le M\" de Vaudreull, général de la Nouvelle-France.M.d'Ou-treleau est prié de la faire à MM.Chabbert et Banquet, banquiers à Pari» (p.42).M.de Tffly.Rochefort 5 mars 1757 Ils feront passer fi Saint Domingue une lettre destinée au père de M.de Tilly (p.42).M.D.Alexandre.Bayonne 5 mars 1757 Mention du capitaine Douteau, commandant du Jason.M.de La Rivière.Versailles 5 mars 1757 Il est étonné que les vaisseaux de guerre envoyés dans l'Amérique du Nord n'aient pu se réunir à l'Ile Royale.Il propose la répartition suivante pour les troupes qui doivent passer sur ses navires: < 220 dans le Superbe.180 dans le Robuste, 100 dans le Jason, 100 dans le David, 100 dans le President Le Berthoa et les 100 restans dans la Renommée ».« J'ecrlray à M.de Villers et à M.Estèbe par toutes nos occasions > (pp.4tV47).M.de La Porte.A la Cour 5 mars 1757 Ils embarqueront 9 à 10 milliers de poudre sur les trois premiers navires; 10 à 15 sur les trois autres.Sur ces trois derniers, ils mettront tous les fusils qu'ils pourront se procurer (pp.47-48).M.de Moras.A la Cour 5 mars 1757 Au sujet de l'expédition fi faire au Canada.«Le Jalon et le David.arriveront vraisemblablement 5 Blaye aujour-dhuy.^ (p.49).M.Reanadc, Rochefort 5 mars 1757 « Si vous souhaites me faire parvenir quelque duplicata pour Monsieur votre oncle l'Intendant, vous pourres me les envoyer.Je les remettray dans le premier navire que je feray partir.On me mande de Versailles l'ami (sic) que j'avois chargé de solliciter votre affaire qu'il Iroit ce même jour dans le bureau des officiers et que Je pouvois compter qu'il ne négligera rien pour vous la faire obtenir, quand 11 en sera tenu.Je compte beaucoup sur sa promesse.J'ay communiqué hier ma lettre à Madame votre mère et fi Madame votre grand-mère.> (p.50).Le comte de VoudreuU.Rochefort 7 mars 1757 « Nous feront partir vos deux paquets pour M.le Marquis de Vaudreull.» (p.51).M.de Moras.A la Cour 8 mars 1757 te Jason et le David ne sont pas encore arrivés fi Blaye. ARCHIVES GRADIS 7 « Un nouvel événement que nous ne devions ni prévoir, ni craindre, nous Inquiète, Monseigneur, et nous allarme extrêmement II est tel que M.le Comte d'Hérouville nous fit dire, dimanche dernier, de nous rendre chès luy après mldy.Nous nous y rendîmes en effet et nous y trouvâmes Monsieur de Rostan et M.de La Mothe, commendant de la citadelle de Blaye.Cet officier avoit rendu compte à Monsieur le comte d'Hérouvllle de la mauvaise volonté, ou plutAt de la révolte, que témoigne les recrues destinées à être embarquées sur nos navires.Ces soldats mutins qu'on a peine à contenir même dans la citadelle protestent hautement qu'ils ne veulent pas s'embarquer et leurs officiers parolsscnt dans leurs dispositions.Monsieur de La Mothe ajouta même que la plus part étoit attaqués de maladies vénériennes, de la galle et autres, que grand nombre étolt très mal vêtus et sans chemises, hors d'état enfin d'être embarqués.Ce détail, qui fut fait en notre présence, nous fit trembler, Monseigneur, sur les événements dont de tels soldats qui seraient embarqués par force pourolent devenir les coupables auteurs dans des navires où ils seraient supérieurs en nombre a celuy des équipages.Tels pourraient être une révolte qui forceraient le capitaine du navire et les équipages à les conduire ailleurs que leur destination, au refus de prendre les armes et de se défendre à la rencontre de quelques navires ennemis, peut être même quelque chose de pire encore; car, au portrait que M.de La Mothe a fait de ces soldats, il n'est rien qui ne soit à craindre de leur part.» (pp.52-53).M.de La Riviere.A la Cour 8 mars 1757 «.M.de Rostan a fait partir lundi matin le sieur Baublé qui a ordre d'assembler ces troupes, leur proposer que ceux qui seraient de bonne volonté pour s'embarquer n'avoit qu'à le dire, qu'il leur serait fourny tous ce qui leur serait nécessaire; que pour ceux qui ne voudrait pas le faire, qu'ils en étoient les maîtres.Sur les deux premières (divisions) qui sont rendues a Blaye, U y a 80 quelque soldats qui ont déserté et sûrement dans cette dernière division, il y en aura aussi une grande quantité.» (p.54).M.de La Porte.A la Cour 8 mars 1757 Même sujet (p.55).M.de Bercy.Paris 8 mars 1757 Ils feront partir par un de leurs navires le paquet que M.de Bercy leur a remis pour M.Bigot (p.56).M.Bréard.Aux Portes 9 mars 1757 Au sujet de l'expédition du Canada.« Ce qui m'inqulette, c'est M.de Vitré qui continue de plus en plus a se souler, malgrés toute la représentation de nous ayons pu luy faire, l'année dernière.Les équipages sont ley d'une rareté Incompréhensible.Mmo Gradis est très sensible a l'honneur de votre souvenir et a celui de M™» Bréard.» (pp.56-57).M.de Moras, A la Cour 12 mars 1757 8 ARCHIVES DE QUEBEC Le» recrue» du Canada, réduite» à 650 homme» csont de bonne volonté» (p.58).M.de La Rivière.A la Cour 12 mars 1757 Au sujet de l'expédition du Canada.Des matelots ont été fourni» par M.de Rostan (pp.58-60).M.de La Porte.A la Cou 12 mars 1757 Les recrues pour le Canada réduites à 650 hommes.Le mécontentement des troupes venait de ce qu'on ne les avait pas prévenues de leur embarquement pour le Canada (pp.63-64).M.de La Rivière.A la Cour 15 mars 1757 « Le paquet pour M.Bigot joint a votre dernière lettre du 7 de ce mois, je le remettray au capitaine de mon navire, le Président le Bcrthon, puisque J'ay une grande opinion de luy, attendu la grande supériorité qu'il a pour sa marche» (p.64*).M.de Moras.A la Cour 15 mars 1757 Au sujet de l'expédition du Canada (p.64').M.de La Porte.A la Cour 15 mars 1757 Au sujet de l'expédition du Canada (p.64*).M.de Vaudreuil.Roclicfort 15 mars 1757 «Le paquet que vous nous avez adressé.sera remis au sieur Villcure qui commanda notre navire le Président Le Berthon.» (p.64°).M.Chcverry.Blayc 16 mars 1757 Les 800 hommes de recrue pour le Canada se trouvent réduits ft 580.Leur embarquement (p.64*).MM.Chabbert et Banquet Paris 19 mars 1757 Au sujet des assurances du Robuste (p.64\").M» La Gorgendière de Vaudreuil.Pari» 19 mars 1757 Les paquets que M\" « La Gorgendière de Vaudreuil » leur avait adressés ont été remis aux navires le David, le Jason, le Président Le Berthon et le Robuste (4 paquets sur les deux derniers).« Pour l'accomplissement du mémoire que M.Rigaud de Vaudreuil nous avoit adressé », rien ne leur est encore parvenu (p.66). ARCHIVES GRADIS 9 M11' de Bcuvron d'Harcourt.Paris 19 mars 1757 Le Jason et le David «partiront au premier vent favorable.Dans l'un des deux.J'y al mis votre lettre pour M.Bigot.> (p.68).19 mars 1757 Les deux dépêches de M.de La Rivière pour M.Bigot seront remises dans le Président Le Berthon et le Robuste.M.de Rostan n'a voulu lui donner (à M.Gradis) que 77 hommes dont 7 Hollandais, catholiques, prisonniers (p.67).M.de Boullongue.Paris 19 mars 1757 Une lettre de change a été tirée sur M.de Boullogne pour 30000 livres dues pour fournitures faites au magasin du Roi de Québec et navires en 1756 (p.70).M.de Moras.A la Cour 19 mars 1757 Au sujet de l'expédition du Canada (pp.70-71).M.de La Roque.A la Cour 19 mars 1757 Le paquet remis pour M.Bigot partira dans le Jason ou le David (pp.71-72).MM.Ch.Ant Maison et C\".Cadix 19 mars 1757 Ils parlent de « la grande occupation > où ils ont été à cause de leur expédition du Canada.Us s'adressent à MM.Masson pour faire assurer les navires destinés à Québec (pp.72-74).M.Douteau, commandant du Jason.Blaye 20 mars 1757 Il pense que Douteau a embarqué 70 soldats \u2014 autant que le David \u2014 plus deux officiers et une femme (pp.74-75).M.de La Rivière.Ala Cour 22 mars 1757 Les soldats ne sont pas contents de ne pas avoir de tabac à fumer (pp.76-77).M.de Moras.A la Cour 22 mars 1757 Les recrues destinées au David et au Jason ont été embarquées le 20 (p.78)- M.Larcher de MacNemara.Rochefort 20 mars 1757 Bs sont extrêmement gênés à cause des six.navires qu'ils expédient au Canada.M.Bréard.Aux Porte* 22 mars 1757 M.de La Rivière.A la Cour 10 ARCHIVES DE QUEBEC Ils ont embarqué à peu près le total du mémoire de M.Péan.< M.Péan et notre ami commun > leur ont marqué de ne faire aucune assurance sur les *A des «wcnandaie» du mémoire.II n'a pas été possible de trouver des canons pour la Renommée qui n'en a qu'un (p.79).MLRegnadh.Rochefort 26 mars 1757 «Je feray partir vos deux lettres pour Salnt-Domlnque poor M.Bigot par le premier navire ».Si M.de Reinach a le commandement d'une frégate, « Je me charge des frais de votre armement >.« fay en mon pouvoir les deux lettres de change que vous me remites tirées à mon ordre pour MM.de Chièvre et du Chafault.Il n'est pas douteux que M.d'Aubigny ne soit destiné pour lisle Royale ou pour le Canada avec les vaisseaux que M.de Salver devoit commander.» (pp.81-82).M de Moras.Ala Cour 26 mars 1757 An sujet de l'expédition du Canada (pp.83-84).MM.Ch.Ant Masson.Cadix 26 mars 1757 Ils demandent à MM.Masson de faire assurer les navires destinés au Canada.La Rtimiiiiiifa, capitaine Denis de Vitré, a 48 à 50 hommes d'équipage; elle porte 65 à 70 hommes de troupes, compris dans ce chiffre les officiera.Ils demandent aussi de faire assurer la frégate du Roi la Fortunée, capitaine M Riouffe.de 30 canons et 150 hommes d'équipage, y compris les soldats et officiers destinés à Louisbourg (pp.84-85).M.Renack.Rochefort 30 mars 1757 Au sujet des lettres de change tirées pour MM.de Chlèvres et du Chaffault (p.90).M-Rcgnack.Rochefort 2 avril 1757 M Chabbert a accepté la lettre de change pour M de Chlèvres.Il \u2014 A.Gradis \u2014 paiera l'autre (p.90).M.Bastcrot de La Barrière.Brest 2 avril 1757 «Le vin fervie (?fercuit?) que vous avés se venderolt sûrement fort avantageusement, soit a lisle Royale ou à Québec Cet article y scrolt très cher suivant les apparences » (p.91).M.Cho!seul Praslain.Brest 2 avril 1757 Abraham Gradis répond à sa lettre du 25 mars.« Il n'est phis a douter que vos deux vaisseaux ne soyent destinés a renforcer l'escadre de M.d'Aubigny qui, sûrement.Ira, soit a Québec ou a lisle Royale. ARCHIVES GRADIS Si cela est comme nous n'en doutions pas, l'eau de vie, le vin, les pierres ft fusils, et les balles sont des articles que vous vendre* très avantageusement et même bien plus, proportion gardée pour les risques, que vous ne sauriez faire aux Indes.Tout ce qu'il y aura ft faire, c'est de tâcher de vous défaire des piastres.Nous ne doutions pas que l'agent de la Compagnie des Indes ne se fasse un plaisir de les prendre sur le pied qu'elles ont coûté ft Pari* et qu'elle vous payera ce qu'il en a coûté pour le port Cependant qu'il vous rembourse ou non ces fraix et commission, il faudra toujours s'en défaire et nous faire parvenir les lettres de change sur Paris qu'il vous donnera en payement Si cependant M.d'Aché obtient sa démission et que le Roy vous donne le commandement de l'escadre, il faudra conserver et apporter avec vous ces piastres.Les vins valloient lors du départ des derniers navires de Québec, 300 ft 330 la barrique et l'eau de vie, de 12 ft 15 la velte.Ce sont des prix bien avantageux.A l'Isle Royale, ces deux articles y valoient autant II y en avoit même très peu.J'ay expédié.Jusqu'il présent cinq navires pour Québec, qui sont au bas de notre rivière, attendant le vent favorable pour partir.J'en expédie un autre qui lève de devant cette ville aujourd'huy les ancres.Si le Seigneur les y conduit nous nous flattons.Monsieur, que vous voudrés bien accorder votre protection & nos six capitaines.Ils partent bien armés.Il y en a deux qui ont 24 canons, chacun de 8, 290 et 260 hommes.Les autres ont 14 et 16 canons avec 120 et 130 hommes.L'année dernière, vous proposâtes ft M.Acaron de me faire chef d'escadre.En voilà une petite.Dieu veuille me la conserver I.> (pp.91-92).M.de Moras.A la Cour 2 avril 1757 Au sujet de l'expédition du Canada (p.94).M.de La Porte.A la Cour 2 avril 1757 M.de La Porte remercie d'avoir réglé l'affaire de l'ordonnance des 15,000 livres de gratification accordée à M.de Vaudreuil, ordonnance qui a été remise à un des fournisseurs de la maison Gradis à Paris.Il parle de l'expédition du Canada.Il ne pouvait se procurer des canons.H y a deux jours, il a acheté aux enchères un navire provençal qui portait 14 canons de 6 livres, qu'il a fait passer sur la Renommée (p.94).M.de La Rivière.A la Cour 2 avril 1757 La gratification de M de Vaudreuil.L'expédition du Canada (p.95-96).M\"» Beuvron.Paris 2 avril 1757 Le Superbe et le Belliqueux, destinés aux Indes, ont été Joints à l'escadre de M.d'Aubigny pour liste Royale ou Québec (p.96-97).M.Ch.Ant Maison et Qe.Cadix 2 avril 1757 L'expédition du Canada.Assurance des navires (p.98-100). 12 ARCHIVES DE QUEBEC M.D.Alexandre.Bayonne 2 avril 1757 « Il est bien que votre Frère vous ait fait passer la lettre que nous luy avons remise pour vous faire passer pour M.Bigot, afin de luy recommander la personne qui vous l'a voit recommandé.» (p.100).M\"' Beuvron d'Harcourt.Paris 5 avril 1757 Il demande à M\"1 de Beuvron sa protection auprès du cardinal de La Rochefoucauld pour faire obtenir l'abbaye de Fontguilhem à l'abbé de Millon, frère d'un conseiller au Parlement < C'est un digne abbé et homme de beaucoup de mérite et de condition, parent près (sic) de tout ce qu'il y a de mieux dans la Province > (p.101-102).M\" La Gorgendiorc de Rigaud.Paris 5 avril 1757 Il vient de recevoir la caisse et la boite annoncées par la lettre de Mmo de Rigaud du 28 mars, à l'adresse de M.Rigaud de Vaudreull, à Québec.Bien que la Renommée, le dernier de ses navires destinés au Canada, ait commencé à descendre la rivière, Il s'arrangera pour en profiter.« Je compte me rendre à Paris à la fin de ce mois ou dans les premiers jours du prochain.Nous vous compterons pour lors les 1,200 que vous nous marqués avoir occasion de toucher, pour pareille somme que vous avés été obligée d'avancer à un officier prisonnier en Angleterre» (p.102).M.de la Rivière.Versailles 5 avril 1757 Au sujet de l'expédition du Canada (pp.103-104).M.de Moras.A la Cour 5 avril 1757 Au sujet de la Renommée, envoyée à Québec (p.104).M.de La Porte.A la Cour 5 avril 1757 Au sujet du Robuste, envoyé à Québec (p.104).M.Daragary, commandant du Superbe.A PauUlac s.d.Il regrette que M.Daragary ne soit pas encore parti (pp.105-106).Maa d'Ampuls de Saint-Véran.Candiac 7 avril 1757 B a fait remettre dans ses navires les deux lettres que M\"* de Saint Véran leur avait adressées, le 26 mars.Il a également fait embarquer « soit ce que vous nous aves fait adresser pour M.le M\" de Montcalm que les provisions que nous luy avons envoyées » (sic) (p.106).M.Rosier, commandant du Robuste.En rivière 8 avril 1757 ARCHIVES GRADIS Il faut qu'il suive sa destination « Jusques à Québec où vous savles de quelle conséquance il est pour l'Etat, pour la colonie et pour nous que vous pulsslès vous y rendre de même que le Superbe > (pp.106-107).M.Charles Ant.Masson et C'\\ Cadix 9 avril 1757 Au sujet des assurances pour les navires de l'expédition du Canada (p.108).M.Simon Daragorry.Au bas de la Rivière 8 avril 1757 Que M.Daragory profite du premier temps favorable pour partir (p.109).M Briard.Rochefort 9 avril 1757 Au sujet de l'expédition du Canada.La Renommée.« Presque tout son chargement est pour le compte du Roy.Ainsi le fret que ce navire fera payera à peu de chose (sic) sa valeur et sa mise dehors, au moins si le ministre nous donne le fret que nous nous proposons de luy demander.Si vous pouvlès savoir, Monsieur, le prix qu'on a donné chès vous pour les navires frettés pour l'Isle Royale et Québec, vous m'obligeriès de me le mander pour que je puisse tabler sur quelque chose de fixe.La facture de toutes les marchandises que nous avons embarquées dans ces six navires pour former le mémoire qui nous a été adressé pour M.Péan se monte à 342.416.1.6 s.Mon tiers s'élève à 114.138.1.15 s.6 d.et le quart que nous avons cédé se monte à 28.534.1.13.10 d., de laquelle somme votre compte sera débité (p.110).Vous encourrès.Monsieur, les risques.> La Renommée aura 15 canons (p.111).M.Basterot de La Barrière.Brest 9 avril 1757 Allusion à l'expédition du Canada.M.Régna ch.Rochefort 9 avril 1757 Au sujet des lettres de change pour MM.de Chièvres et du Chaffault.Affaire terminée.Allusion à l'expédition du Canada (pp.112-113).M.Choiscul Praslain.Brest 9 avril 1757 «Nous ne pouvons que vous réitérer ce que nous avons eu l'honneur de vous écrire aujourdhuy huit jours sur l'avantage qu'il y aura à appointer en Canada, où Il n'est plus douteux que c'est votre destination, les effets que vous avès à bord.Ils s'y vendront très bien et Infiniment mieux qu'aux Indes.Si vous trouvés à propos d'employer pour 7 à 8,000 livres en tollle de Morlaix, Lucarnau (sic) et autres toilleries claires, vous pourries le faire et les embarquer dans votre vaisseau.Elles se vendront très bien à Québec au cas Que vous y alliés, comme il y a apparence, pour que vous pourries (sic) payer, de la vente que vous vous proposés de faire, des M ARCHIVES DE QUEBEC piastre».ou ne pouvant pas parvenir à les placer à la Compagnie, Il faudra les laisser à Brest a quelques bons négociants pour en faire nos ordres, et vous pourrés faire tirer sur nous par le marchand des toiles que vous feres achetter.Si cela était à Landemau que vous les fissles acheter, vous pourries vous adresser à M.Mazurier père négociant audit lieu, qui est un honnête homme, duquel nous nous servons.» (p.H3).M.Denis de Vitre, A Blaye ou Pauillac 9 avril 1757 Les troupes que M.de Vitré doit transporter au Canada, ayant été embarquées, il espère qu'il partira le plus tot possible (pp.113-114).M\"\" Beuvron - Paris 9 avril 1757 Il donne à Mlle de Beuvron des nouvelles de l'expédition du Canada (pp.114- 115).M de Moras.A la Cour 9 avril 1757 Même sujet (p.115).M de La Rivière.Versailles 9 avril 1757 Même sujet (p.116).M.Denis de Vitré.Blaye ou Pauillac 10 avril 1757 11 le prie de donner un de ses 14 canons au capitaine Darragory.Cela en fera 24 à ce dernier.« Ci Joint les 4 connoissemen» que vous aurès la bonté de signer, dont vous en garderès un et vous en mettrès un autre dans la lettre ci-Jointe pour M.Bigot que vous cacheterès et vous nous renverrès les deux autres connolssemens.> (p.H7).M.Simon Daragory.En rivière 10 avril 1757 11 a donné ordre à M de Vitré de livrer un canon 6 M.Darragory (p.118).M,,h Beuvron d'Harcourt.Paris 12 avril 1757 Mention de l'expédition du Canada.Mgr de Moras.En cour 12 avril 1757 Nouvelles de l'expédition du Canada (p.119).M.duQuesne.Toulon 14 avril 1757 «Nos occupations nous ont empêché d'avoir l'honneur de repondre à la lettre que vous avés pris la palne de nous écrire et vous informer du départ des Jambons et cuisse d'hoye que nous avons fait partir 11 y a près d'un mois ». ARCHIVES GRADIS 15 Nouvelles de l'expédition du Canada.' Au sujet des escadres de MM.Darvin et d'Aubigny: « Nous sommes persuadés que ces deux escadres seront destinées pour l'islle Royalle ou le Cannada.On croit même fermemand que M.le chevalier de Beauffremond se rendra dans ces endroit avec son escadre.Voilla bien des forces qu'on fait passer.Malgré cella, je crains qu'elles ne seront pas sufisantes car c'est là où les Anglols porteront toutte leur attention.Nous n'y faisons pas passer sufisament des troupes.Car, dans l'escadre de M.d'Aubigni, on n'y embarque que 18 compagnies du régiment de Berry.Ce n'est pas assès.On aurait deub y avoir embarqué au moins 10 à 12 bataillons de nos meilleures troupes.> (pp.119-120).M Simon Darragory.En rivière M avril 1757 Il regrette que M Darragory ait laissé partir le Robuste seul (pp.121-122).MM.Charles Antoine Masson et compagnie.Cadix 16 avril 1757 Au sujet des assurances contractées pour les navires envoyés au Canada (p.123).M.de La Rivière.Versailles 16 avril 1757 Nouvelles de l'expédition du Canada.«Je n'ay jamais doutté que M.de Beauffremond n'aye été dans l'endroit où nos ennemis porteront toutte leur attention.Je crois même vous l'avoir fait connoltre, il y a bien du tems, par mes lettres.> (p.125).M.de La Porte.Versailles 16 avril 1757 Nouvelles de l'expédition du Canada.Toutes les fournitures comprises dans les cinq mémoires envoyés par M.Bigot ont été expédiées, sauf deux boucauds de chaudière, des marchandises de Hollande et 60 tentes avec leurs marquises (pp.125-126).¦ M.de Moras.En Cour.16 avril 1757 Nouvelles de l'expédition du Canada (p.126).Mellc de Beuvron d'Harcourt.Paris 16 avril 1757 Nouvelles de l'expédition du Canada.«Voilla donc M.Bois de la Mothe qui va prendre le commandement de l'escadre pour le Cannada.> (p.127).Melle Beuvron d'Harcourt Paris 19 avril 1757 L'expédition du Canada \u2014 L'escadre de Brest « Il me tarde d'en aprendre des nouvelles >. 16 ARCHIVES DE QUÉBEC L'escadre de l'amiral «Hosbonne» a été chargée d'escorter un grand convoi pour la Nouvelle Angleterre.«Si M.Bols de la Mothe, qui doit commander notre escadre, pouvoit Intercepter ce convoyé et cette escadre, nos affaires irolt tris bien cette année en Cannada.Autrement, Je crains que nous ne soyons accablés par la quantité de troupes que nos ennemis y ont fait passer et le peu que nous y envoyons » (pp.128-129).M.Le Pro u x de La Rivière.Paris 19 avril 1757 Il a, sur sa demande et M de La Rivière, arrêté une place dans le navire la Providence qui va à Québec.Quant à la gratification de 15 000 livres de M.de Vaudreull, «nous l'en débiterons» (pp.129-130).M.D.Goguet La Rochelle 19 avril 1757 Sur le combat du Robuste que M.Goguet lui a appris par une lettre qu'il a reçue, même Jour, à 9 heures (p.130).M.de Ruis, intendant Rochefort 19 avril 1757 Même sujet (p.131).M.Rozicr 19 avril 1757.Même sujet «J'en écris ce soir au ministre à qui je rends compte de votre événement» (pp.131-132).M.Hèbre de Saint Clément Rochefort 19 avril 1757 Même sujet (pp.132-133).M.La Porte.A la Cour 19 avril 1757 Même sujet (pp.133-134).M.de Moras.A la Cour 19 avril 1757 Même sujet (p.134).M.Bréard.Rochefort 19 avril 1757 Même sujet (pp.135-136).MM.M.et J.Daragorry.Saint Sébastien 20 avril 1757 Même sujet (p 136)M Bt ' Dara90rry étaIent hina ^ S- Daragorry, capitaine du Superbe) ARCHIVES GRADIS M.de Moras.A la Cour 19 avril 1757 Même sujet Ail h.du soir, il a reçu, sur cet événement une lettre de son correspondant de La Rochelle (p.137).M.Goguet.La Rochelle 23 avril 1757 Même sujet (pp.139-140).M.de Segué.Paris 0 23 avril 1757 Même sujet « J'envoie à Melle Beuvron d'Harcourt la copie de It lettre que mon capitaine Rozler m'a écrit > (p.141).MM.Ch.et An t.Masson et Compagnie.Cadix 23 avril 1757 Au sujet des assurances contractées pour les navires envoyés au Canada (pp.141-144).MM.Chabbert et Banquet Paris 23 avril 1757 Sur le combat du Robuste (pp.145-146).M.Lulcer.Nantes 23 avril 1757 Même sujet (pp.146-147).M.Pierre J.R as t eau.La Rochelle 23 avril 1757 Il envole à M.Rasteau une lettre destinée à M.Bigot intendant du Canada.Le combat du Robuste (pp.147-148).M.Roder 23 avril 1757 « J'ay reçu, mon cher Rozler, votre lettre du 19 de ce mois > sur son combat B l'a communiquée au comte d'Hérouville et à M.de Rostan (pp.148-150).M.du Mcsnil Rolland, capitaine du port Rochefort 23 avril 1757 Sur le combat du Robuste.D demande à M.du Mesnll Rolland d'accorder tous les secours possibles & M.Rozler (p.150).M.de La Porte.A la Cour 23 avril 1757 Il demande une « distinction » pour Rozler.La lettre originale de ce dernier a été envoyée au ministre (p.151). 18 ARCHIVES DE QUEBEC Melle Beuvron.Paria 23 avril 1757 B sollicite la protection de Melle de Beuvron pour Rozler (p.152).M.de Moras.A la Cour 23 avril 1757 B demande à M.de Moras d'accélérer la remise en état, a Rochefort.du Robuste., Lors du combat, l'équipage de ce navire a refusé de se battre; tandis que les soldats « se sont portés de bonne grâce » (pp.153-154).M.de La Rivière.Versailles 23 avril 1757 En faveur de Rozler (pp.155-156).M D.Alexandre.Bayonne 23 avril 1757 Allusion au combat du Robuste.Mention du Superbe et de la Renommée (p.157).M D.Goguet La Rochelle 25 avril 1757 Au sujet des réparations du Robuste (p.158).M.Hèbrc l'aine.Rochefort 25 avril 1757 Même sujet M Rozler.Rochefort 25 avril 1757 Même sujet (pp.159-160).M.Hcbrc de Saint Clément.Rochefort 25 avril 1757 Même sujet (p.160).M.Bréard.Rochefort 25 avril 1757 Même sujet (pp.160-161).M.de La Porte.Ala Cour 25 avril 1757 Même sujet (pp.161-162).Melle de Beuvron.Paris 25 avril 1757 Même sujet.B part à Rochefort pour hâter les travaux du Robuste.« Je ne crois pas que l'escadre de Brest ait encore mis & la voile.Si elle l'eut fait le 18 de ce mois, elle aurait eu trois Jours de vent bien favorable et auroit pu devancer celle des Anglols.B est malheureux de voir autant de lenteur dans nos expéditions, ce qui est très préjudiciable dans nos projets.Quoiqu'il y ait un grand changement dans le ministère d'Angleterre cela ne retardera' pas leurs opérations.Nous n'avons pas pu savoir si leur escadre avoit mis à la voile. ARCHIVES GRADIS 19 On a voulu dire que quelques navires partis de Saint Malo, partis pour le Cannada.avoient été poursuivis par un vaisseau anglols, qu'un a volt été obligé de relâcher ft Cherbourg un autre (sic) s'étoit échoué et qu'un troisième étolt poursuivi.Il est surprenant que toutes ces expéditions pour le Cannada et l'Isle Royale n'ayent pas été escortée par quelque frégatte de 30 canons pour les garantir des corsaires et des frégattes ennemies > (p.162).M.de La Rivière.Versailles 25 avril 1757 Au sujet du « raccommodement > du Robuste (p.163).Mgr de Moras.A la Cour 25 avril 1757 Même sujet (pp.163-164).A dater du 26 avril, les lettres sont rédigées au nom de Moïse Gradis, beau frère d'Abraham, ou de la maison Gradis.MM.Cbabbert et Banquet.Paris 25 avril 1757 (sic) Même sujet « M.Gradis est parti hier pour Rochefort » (p.165).M.de La Porte fils.Ala Cour 26 avril 1757 Le paquet que M.de La Porte a remis pour M Bigot, intendant du Canada, passera dans un navire qui doit partir dans la semaine.Les réparations du Robuste (p.166).M.de La Rivière.A la Cour 26 avril 1757 Même sujet (pp.166-167).Le baron de Rochcchouart.A Dintcville 26 avril 1757 Même sujet (p.169).M.D.Goguet.La Rochelle 27 avril 1757 Sur le combat du Robuste.«Nous sommes bien mortifiés de la mort du pauvre M Caussade, de même que du domestique du sieur Rozler > (pp.169-170).MBréard.Rochefort 26 avril 1757 Au sujet des réparations du Robuste (pp.170-171).M.Rozler.Rochefort 26 avril 1757 Même sujet (p.171). 20 ARCHIVES DE QUEBEC M.Hcbre de Saint dément Rochefort 27 avril 1757 Mime sujet (p.172).M.Bory.Brest 27 avril 1757 «D est bien fâcheux que l'escadre de M.Bois La Mothe reste tant a sortir (sic).Il est à craindre que les Anglols ne nous devancent et ne dérangent nos opérations vers l'Isle Royale et le Cannada.Nous ne savons même si les quatre vaisseaux aux ordres de M.de Revest sortis de Toulon auront pu éviter de combattre les Anglols qui ont été au passage du Détroit pour nous attaquer, ce qui serait fâcheux qui fut arrivé, quel (sic) avantage que nous eussions eu dans ce combat puisque cela empêcherait notre escadre de suivre leur (sic) routte, de remplir leur mission.> (pp.172-173).M.Rozler.Rochefort 30 avril 1757 Au sujet des réparations du Robuste (p.173).M Regnac Rochefort 30 avril 1757 Même sujet (p.174).M D.Goguet La Rochelle 30 avril 1757 Au sujet du procès verbal de Rozier sur le combat du Robuste, fait « chez vous > (pp.174-175).MM Ch.et Ant Masson.Cadix 30 avril 1757 Au sujet des assurances contractées pour les navires envoyés au Canada (pp.175-178).M»11» Beuvron.Paris.30 avril 1757 « Il est bien fâcheux que nos vaisseaux de Brest est (sic) aussi été retardé qu'ils l'ont été dans leur départ, ce qui nous fait craindre que les Anglols ne nous devancent comme 11 y a tout lieu de le croire, et qu'ils débarqueront tranquillement leurs troupes, ce qui les mettra à même de faire quelques entreprises sur nous.Si cela n'est pas cette année, cela sera la prochaine, puisque nous n'avons pas fait passer assis de troupes dans le Cannada pour soutenir comme il faut tous les avantages que nous avons sur les Anglols dans ce pays là > (pp.178-179).MM Rauly frères.Montaubas 3 mai 1757 Remerciements pour la part prise par MM.Rauly au « relâche > du Robuste (p.180).M de La Caze.Paris 3 mal 1757 Au sujet des réparations du Robuste (p.181). ARCHIVES GRADIS 21 M.de La Rivière.Versailles 3 mal 1757 Eloge de Rozler (pp.181-183).M.J.Rozler.Rochefort 4 mal 1757 Sur les réparations du Robuste.Une « récompense > du ministre est attendue pour Rozler (p.184).M.D.Goguet La Rochelle 4 mal 1757 Sur les réparations du Robuste (p.185).M.Mazuricr pire.Landerneau 4 mal 1757 Au sujet de la livraison faite par M.Mazuricr à M.le M'1 de « Cholseul > de trois balles de cred.M* (sic) à 1747.5.«Il serait bien à souhaitter que l'escadre destinnée pour le Cannada ait pu mettre â la voile > (pp.185-186).M.Brisson.Brest 7 mal 1757 Pour acquitter une traite < de 1779».il en remet deux à M.Brisson dont une « de 1211 tirée à Québec le 8'\"» S'-' (?) payable au 10 courant > (p.186).Le vicomte de Ségur (sic).Paris 7 mal 1757 Allusion au combat du Robuste (p.187).A M.J.Rozicr.Rochefort 6 mal 1757 Au sujet des réparations du Robuste (pp.187-188).M.Pierre Aubry.Orléans 7 mal 1757 Pour régler la facture des articles envoyés, il remet à M.Aubry deux lettres de 3,000 et 3,000 tirées & Québec, le 8 octobre pour Joubert sur M.de Boullongne, payables au 10 de ce mois (p.190).MM.Chabbcrt et Banquet Paris 7 mal 1757 Sur le Robuste (pp.190-191).MM.Charles et An t.Masson.Cadix 7 mal 1757 Au sujet des assurances contractées pour les navires envoyés au Canada (pp.191-192).MM.M.et J.Daragorry.Saint Sébastien 7 mal 1757 Eloge de Rozler (pp.192-193). 22 ARCHIVES DE QUEBEC M.J.Rosier.Rochefort 8 mal 1757 Le Robuste pourra descendre la riviere a la fin de la semaine (pp.193-194).' '.;,- M\"' Lcmbcrt.Toulon 9 mai 1757 Il porte au compte de M\"* Lembert une lettre de 3,000 Urée à Québec le 8 octobre par Auber sur M.de Boullongne, payable au 6 Juin (pp.194-195).M.Perdra.Paris 10 mal 1757 Sur k Robuste (p.195).M.de La Rivière.Versailles 10 mai 1757 Le Robuste est remis en état 11 ou 12 matelots ont déserté; 4 ou 5 ont été arrêtés (pp.196-197).M.Rozler.Rochefort 11 mal 1757 Une récompense a été promise par le Roi ft M.Rozler (pp.198-199).M.J.Rozler.Rochefort 11 mai 1757 Sur la remise en état du Robuste (p.199).M.Mazuricr père.Landernau 14 mal 1757 Il remet à M.Mazuricr deux lettres dont une de 928 tirée ft Québec, le 10 octobre 1755, par Joubert sur M.de Boullongne, payable au 30 courant (p.199).M.Lutter.Nantes 14 mal 1757 Il remet à M.Luker deux lettres de 4,000 et 4,000, tirées ft Québec le 8 octobre par Joubert sur M.de Boullongne, payables le 6 Juin (pp.199-200).M.J.Roder.Rochefort 16 avril 1757 < Le bâtiment que vous avez eu ft combattre est le Céxsr de Bristol > (pp.201-202).Le M11 de Vienne.Clermont 17 mai 1757 Au sujet des réparations du Robuste (p.203).M.J.Roder.Rochefort 18 mai 1757 Même sujet (pp.203-204).MM.Chabbcrt et Banquet.Paris 21 mai 1757 ARCHIVES GRADIS 23 «Le roy de Prusse parolt s'avancer à grands pas dans la Bohême.Il est à craindre que, si l'on ne trouve le moyen de l'arrêter promptement, qu'il s'emparera de toute la Bohême avant que l'on puisse y mettre ordre» (pp.206-207).M.Le Proux de La Rivière.Versailles 21 mal 1757 Au sujet des réparations du Robuste (pp.207-208).M.J.Rozler.Rochefort 21 mai 1757 Il espère que Rozler sera en état de faire voile la semaine prochaine (p.208).M.l'abbé de Beaujeu.Paris 21 mai 1757 / « Dans l'absence de M.Gradis, mon beau père, qui doit être arrivé chés vous depuis hier, j'ay dlféré de repondre aux deux lettres que vous luy aves fait l'honneur de luy écrire, afin de pouvoir vous faire parvenir l'acquit à caution en règle que vous nous demandés, lequel j'ay l'honneur de vous remettre ci-joint, afin que vous puissiès en faire biffer votre soumission.» (pp.208-210).MM.Ch.Ant.Masson et Compagnie.Cadix.21 mal 1757 Au sujet des assurances du Superbe et du Robuste (pp.210-211.).M J.Rozler.Rochefort 23 mal 1757 Le Roi vient de nommer M.Rozler lieutenant de frégate, avec 400 livres de gratification.Une epèe du Roi est accordée au second du Robuste; 2000 livres de gratification, aux officiers, équipage et soldats du même bâtiment (pp.211-213).M.duQuesne.Toulon 23 mal 1757 « Il serolt bien à souhaiter pour le bien de l'Etat et du Cannada que la Cour eut fait ses expéditions suivant que vous nous le marques et les affaires en auraient bien mieux été.D serait heureux pour la France que le ministre vous eut auprès de luy pour régler les opérations de la Marine et cela irait toujours bien ».D lui annonce la nomination de Rozler (pp.213-214).M.de La Rivière.Versailles 24 mai 1757 Au sujet de la nomination de Rozler (p.215).MM.Chabbert et Banquet Paris 24 mal 1757 Au sujet des assurances du Robuste (p.216).M de Berny.Paris 24 mal 1757 La lettre que M.de Berny l'avait chargé \u2014 par lettre du 18 c.» \u2014 de faire à M.Bigot intendant du Canada, va partir par la Providence (p.216). 24 ARCHIVES DE QUÉBEC M.Reattach.Rochefort 25 mal 1757 M.de Relnach peut compter sur les 400 1.dont il a besoin pour se faire faire un petit uniforme (p.217).M.I.Roder.Rochefort 25 mal 1757 Sur la nomination de Roder et sur la cargaison du Robuste.« Les lettres de Londres de cet ordinaire nous ont appris comme il y avoit trois navires sortis de Rochefort pour Loulsbourg qui avolcnt été pris.» (pp.217-218).M.J.Roder.Rochefort 26 mai 1757 Sur le prochain départ de Roder (pp.220-221).M.de Moras, A la Cour 26 mal 1757 Les marchandises destinées au magasin du Roi a Québec qui n'avolent pu être embarquées dans les six navires ont été chargées dans la Providence.Il envole à M.de Moras le connaissement de ces marchandises (p.221).Feuille séparée: < Extrait de la lettre écritte à M.de Moras le 23 avril 1757 ».Sur le combat du Robuste.Ecriture du temps.MM.Chabbert et Banquet Paris 26 mal 1757 « Nous avons tiré le 23 de ce mois une lettre de L.1 200 à l'ordre de M.du Quesne, chef d'escadre, à laquelle nous vous prions d'y faire honneur.» (pp.221- 222).MM.Ch.et An t.Masson et Compagnie.Cadix 26 mal 1757 Au sujet des assurances du Robuste et du Superbe (p.222).M.Luker.Nantes 30 mal 1757 Il a appris par les lettres de Londres la prise du Superbe et de la Renommée (P.223).M.].Roder.Rochefort 30 mal 1757 Même sujet « C'est un grand malheur que la prise de ces deux navires, soient pour l'Etat la colonie et pour nous.Nous regrettons encore moins notre perte qui est très considérable que le manquement et le besoin que cela fera dans la colonie, tout leur chargement y étant d'une nécessité absolue» (pp.223-224).M.J.Roder.Rochefort 30 mai 1757 Au sujet de la cargaison du Robuste (pp.224-225). ARCHIVES GRADIS 25 M.B.M.d'Acosta.Londres 31 mal 1757 Sur la prise du Superbe et de la Renommée (p.226).M» l Gorgendlère de Vaudreufl.Paris 31 mai 1757 < Dans l'absence de M.Gradis qui se trouve actuellement à Paris », Il a reçu la lettre de « Mme de Vaudreull > du 22 c'., contenant deux lettres pour duplicata destinées à < M.Rigaud de Vaudreull », « lesquelles nous lui ferons passer par deux différents navires qui vont partir ».Prise du Superbe et de la Renommée.«C'est une grande perte pour nous, pour l'Etat et pour la colonie.M.de Vaudreull s'y trouve assès fortement intéressé aussi pour le chargement que nous avons fait pour son compte dans ces deux navires » (p.277).M.J.Rozler.Rochefort 31 mal 1757 Au sujet de deux officiers qui voulaient quitter Rozler: MM Chariot et du Soller.« Il faut que ces messieurs fassent leur réflexions d'honnites gens, de jeunes gens de famille qui ont du sentiment, de l'esprit et de la raison.».Ils doivent « connaître l'importance de votre mission.plus intéressante que jamais pour l'Etat et pour la colonie » (pp.227-229).M.D.Goguet La Rochelle 1\" juta 1757 Sur la prise du Superbe et de la Renommée (pp.229-230).M.J.Rozler.Rochefort 4 juta 1757 Même sujet Le cas de MM.Chariol et du Soller.«Votre mission.est de la dernière conséquence pour l'Etat et pour la colonie et d'une nature comme il n'en y a jamais eu peut être de pareilles.» (pp.230-232).M.D.Goguet La Rochelle 4 juta 1757 Mention de Rozler (p.233).M Portier frères.Nantes 4 Juta 1755 (sic).B porte au compte de MM Portier une lettre de « 1693 tirée à Québec, le 10 octobre 1755, par Jinber sur M.de Boullongue, trésorier general des colonies, payable au 4 Juillet prochain.» (p.235).M.J.Rozler.Rochefort 6 Juta 1757 Au sujet des officiers de Rozier (pp.235-236).M.Bréard.Rochefort 6 juta 1757 26 ARCHIVES DE QUEBEC Il remercie M.Briard de la part qu'il a prise à leurs ennuis, pour la prise de la Renommée et du Superbe.Le Robuste se rend a Québec.«Nous vous ferons passer les 6 000 1.» dont M.Briard a besoin (p.237).M.Hibre de Saint Clément.Rochefort 6 Juin 1757 M.Rozier a commencé à descendre la rivière (p.237).M.J.Rozier.A l'île d'Ali 8 Juin 1757 < J'espère que, si Dieu vous fait la grace de vous garentir dans ces mers cy, qu'il n'y aura pas grand risque vers le Cannada, puisque je compte que nous y aurons vers l'Isle Royale incessamment une flotte de 18 vaisseaux de guerre franc ois.Par conséquent, j'espère que nous pourrons être supérieurs aux Anglols dans ce pays.» MM.Chariol et du Soller, lieutenants de Rozler, l'ont quitté sur de faux certificats médicaux (p.239), M.Hèbre de Saint Clément Rochefort 8 juin 1757 Au sujet du départ du Robuste (p.240).M.Lukcr.Nantes 8 juin 1757 Il remercie M.Luker de la part qu'il a prise à leur peine, & l'occasion de la perte du Superbe et de la Renommée (pp.240-241).M.D.Goguct.La Rochelle 11 Juin 1757 Au sujet du Robuste (p.243).M.J.Rozier.Rochefort 11 Juin 1757 Au sujet des officiers de Rozier.M.de Ruls devait lui donner deux frégates pour le convoyer (pp.242-244).Le comte de Raymond.Valogncs 11 Juin 1757 Ha ont reçu, avec la lettre de M.de Raymond du 14 avril, son paquet de lettres, destiné & l'Isle Royale.«Nous souhaitions que le susdit paquet puisse parvenir & M.Muyras, à l'Isle Royale».Malgré tous les «mouvements» qu'Us se sont donnés, ils n'ont pu découvrir le sieur Hétier, négociant a Louisbourg (p.245).M Briard.Rochefort 11 Juin 1757 Us ont remis, le même jour, au courrier « un group » contenant 250 louis deux cent cinquante pour le montant desquels nous vous avons débité de six mille livres ».Le Robuste va appareiller (pp.246-247).M.Hèbre de Salât Clément Rochefort 13 Juin 1757 Le départ du Robuste a été retardé (p.247). ARCHIVES GRADIS 27 M.J.Roder.A 11k d'Ail 13 juin 1757 «Il est de la dernière consequence pour l'Etat et pour la colonie que vous pulsslés vous rendre ft Québec > (pp.247-248).MM.Salles et Compagnie.Paris 14 juin 1757 Us chargent MM Salles de négocier, entre autres papiers, 1829.10 1886 586.10 400 408 388 tirées ft Québec sur M.de Boullongne, trésorier général des colonies pour acquit d'une traite payée par eux (p.248).M.Hèbre de Saint Clément Rochefort 15 juin 1757 M.Rozler doit avoir mis ft la voile sous l'escorte du vaisseau du Roi et des frégates (p.249).M.J.Rozler.A 11k d'Aix 15 juin 1757 Roder sera escorté par le vaisseau du Roi et deux frégates.Après avoir été 6 Québec, il devra se rendre à Saint Domlngue (pp.249-250).MM.Ch.Ant.Masson et Compagnie.Cadix 18 juin 1757 Au sujet des assurances du Superbe et du Robuste (pp.252-253).MM.M.et J.Daragorry.Saint Sebastien 18 juin 1757 Sur la prise du Superbe et de la Renommée (pp.254-255).¦'¦ ' ¦ ;¦''.M.Hèbre de Saint Clément.Rochefort 20 Juin 1757 Sur l'armement du Robuste (pp.255-256).M.J.Rosier.Rochefort 20 juin 1757 Au sujet de l'escorte du Robuste.« S'il n'y a pas un fret avantageux & Québec pour transporter des troupes en Europe > Rozler devra en partir tout de suite pour se rendre au Cap (pp.256-257).M.Regnack.Rochefort 20 Juin 1757 Dieu veuille conduire le Robuste ft destination (p.257). 28 ARCHIVES DE QUEBEC M.Simon Daragorry.A Alesfort 21 juin 1757 Si Daragorry ou ses officiers ont besoin de quelque chose, qu'ils s'adressent à M.B.Mondes d'Acosta (p.258).M.D.de Vitre.A Alesfort 21 juin 1757 Avertissement analogue (p.259).M.B.M.d'Acosta.A Londres 21 juin 1757 S'il se trouve quelques Anglols pour faire l'échange de « nos capitaines », que M.d'Acosta en profite.Il est prié de faire tenir a Daragorry et Vitré les lettres qui leur sont destinées (pp.259-260).M.Hèbre de Saint Clément Rochefort 22 juin 1757 Dieu veuille conduire le Robuste < à sauvement » (p.261).M.D.Goguet La Rochelle 22 juin 1757 « Voilà aussi le Beauharnols et la Jeannette et la Petite Suzanne sortis le 20 du passé destinnés pour Québec » (p.262).MM.dis.et An t.Masson et Compagnie.Cadiz 25 juin 1757 Au sujet des assurances du Superbe et du Robuste (pp.263-264).M.Bigot Pons 25 juin 1757 Il y est question d'une Jument que le postillon des Gradis, avait laissée a Saintes, lorsque son beau père (Abraham Gradis) s'était rendu à Rochefort M.Bigot l'avait fait conduire chez lui.< Ma soeur est bien sensible à l'honneur de votre bon souvenir.Elle attend avec grande Impatience le retour de son mary pour s'en aller ensemble à Bagnères.» (p.267).M.de La Rivière.Versailles 28 Juin 1757 Sur la prise du Superbe et de la Renommée.< Je souhaltte bien sincèrement que l'on puisse trouver à Québec de quoy pouvoir remplacer une partie (de leur chargement) jusques à ce que l'on puisse prendre de justes mesures pour pouvoir en faire parvenir de nouvelles (provisions) de bonne heure l'année prochaine » (p.268).M.D.Goguet La Rochelle 29 Juin 1757 Rozier n'a pu embarquer que 100 pistoles au lieu de 18 à 1900 (p.269).M.Luker.Nantes 29 Juin 1757 Dieu veuille conduire le Robuste à destination (p.270). ARCHIVES GRADIS 29 M.Hèbre de Saint aiment Rochefort 29 juin 1757 Rozler a appareillé le 26 (pp.270-271).M.D.Goguet ta Rochelle 2 juillet 1757 Le compte des débours qu'ils ont faits chez M.Goguet pour le Robuste monte à L.5586.12.9 (p.272).M.de Hcnriquès de Castro.Amsterdam 5 Juillet 1757 Il charge M.de Castro de racheter en Angleterre le Superbe et la Renommée avec leur chargement «pourvu que ces deux navires avec tout leur chargement ne dépassent pas 18 à 20 000 1.st » (pp.274-276).M.de Goguet La Rochelle 6 juillet 1757 Il porte au crédit de M.Goguet le remboursement des débours faits par sa maison sur le Robuste (p.276).M.Hèbre de Saint Clément Rochefort 6 juillet 1757 Il porte au crédit de M.de Saint-Clément les dépenses faites par lui dans le Robuste (pp.276-277).M.Laccarny.Brest 9 juillet 1757 Il remercie M.Laccarny des nouvelles qu'il lui a données du Robuste.Capitaine Rozler.M.Laccarny l'avait laissé le 29 juin à 6 h.du matin, à la vue de Saintes, « M.du Chaffaut l'ayant congédié sous l'escorte des deux frégattes du Roy > (pp.277-278).M.D.Goguet ta Rochelle 9 Juillet 1757 Us ont crédité M.Goguet de 164 1.16 s.dépenses pour le Robuste, «Vous nous informés, comme M.Bréard vous a marqué de nous faire bon d'une part, de 2318.5.pour le quart du produit de 28 barriques de sucre dans lesquelles MM.Varln et Lanaudière sont Intéressés et de nous faire bon aussi de 468.15.11 pour pareille somme provenant des planches que nous avons vendues, desquelles deux sommes nous créditerons les dits sieurs Varin et Lanaudière, vous en ayant debltté.> (p.278).M.du Chaffaut Brest 9 Juillet 1757 II remercie M.du Chaffaut des nouvelles qu'il lui a données du Robuste le 30 du mois passé (pp.278-279).M.Mendia d'Acosta.Londres 9 juillet 1757 Ils remercient M d'Acosta pour la lettre qu'il a fait passer à M.de Vitré.Us travaillent à le faire échanger ainsi que M.Darragory (p.279). 30 ARCHIVES DE QUEBEC MM.Ch.An t.Masson et Compagnie.Cadiz 9 Juillet 1757 Au sujet des assurances du Superbe et de la Renommée (p.280).Mclle de Beuvron.Paria 12 Juillet 1757 11 envole a Melle de Beuvron les noms des capitaines et officiers du Superbe et de la Renommée, puisqu'elle veut bien «s'Intéresser» pour obtenir leur échange (p.280).M.Collin.Paris 12 Juillet 1757 Pour l'acquit d'une lettre tirée par eux sur M.Collin, Ils lui remettent différents effets, notamment 1018 1.tirée a Québec, le 8 octobre, sur M.de Boullongne, payable au 6 courant et 705 1.tirée à Québec même date sur le mime payable au 11 courant (p.281).M.Doutreleau.Paris 13 Juillet 1757 Us ont reçu la lettre du 4 de M.Doutreleau qui les informe avoir en caisse les 10 000 1.« que M.de Vaudreuil vous a marqué de nous remettre » (p.282).M.le chevalier de Tcrnay.Brest 16 Juillet 1757 Ils ont reçu la lettre du 4 de M.de Ternay qui les Informe de son arrivée & Brest avec tous les bâtiments qu'il avait convoyés (p.285).M.D.Goguet ta Rochelle 16 Juillet 1757 Ils ont appris la rentrée a Brest des deux frégates qui avalent escorté le Robuste et l'avaient quitté le 2 à 90 lieues dans l'ouest de Belle Isle (pp.285-286).MM.Charles An t.Masson et compagnie.Cadix 16 Juillet 1757 Au sujet des assurances du Superbe et de la Renommée (p.289).M.de la Rivière.A la Cour 19 Juillet 1757 (A cette date Abraham Gradis reprend la direction de la correspondance).«Une goualette est arrivée à Bayonne, partie de l'Isle Royale le 4 du mois passé.M.le chevalier de Bauffremont y étoit arrivé le premier du dit mois.Dans son chemin, il a pris trois navires marchands qu'il a brûlé.M.du Revec (sic) n'y étoit pas encore arrivé, ce qui me surprend extrêmement.D ne me reste a présent que d'apprendre l'arrivée de M.Bois de La Mothe et que nous puissions tomber sur l'escadre et le convoyement et en prendre ou brûler la plus grande partie.Les premiers bâtimens qui nous viendront de l'Isle Royale doivent nous apporter de grandes nouvelles.Si J'en sais, J'auray l'honneur de vous les faire savoir.Je vous prie d'en faire de même de votre coté» (pp.291-292). ARCHIVES GRADIS M.D.Goguet.La Rochelle 20 juillet 1757 La goélette partie de Loulsbourg le 2 Juin est arrivée fi Bayonne.M.de Bauffremont était arrivé a Loulsbourg le 31 mal, de même que les frégates l'Abéna-quise et la Couslnette et suc ou sept navires marchands ou goélettes d'Europe (p.293).Mgr de Moras.A la Cour 23 Juillet 1757 Il remet à M.de Moras les états des débours faits a Rochefort et à La Rochelle pour réparer le Robuste (63.071.6 et 6810.12.9) (p.298).M.de La Porte.A la Cour 23 Juillet 1757 Il prie de La Porte de pourvoir au remboursement des dépenses faites pour la remise en état du Robuste (pp.299-300).\" M.Regnack.Rochefort 23 Juillet 1757 < J'arrive de Paris et je pars demain pour me rendre à Bagnères avec mon épouse.J'auray l'honneur d'y voir Madame votre mire qui est avec Madame votre tante la relllgleuse.Madame votre grandmire se porte on ne peut pas mieux.Elle m'écrit avoir reçu des lettres de M.de La Couture qui est arrivé & l'Isle Royale en tris bonne santé le premier du mois de juin, M.du Revec (sic), qui commande les quatre vaisseaux de Toulon n'y étoit pas encore rendu,.Je me suis employé et j'ay fait agir mes amis auprès de M.Acaron pour qu'il veuille bien vous faire employer dans les premiers arméniens qui se feront à Rochefort C'est ce qu'il a bien promis de faire.Je souhaitterois bien que vous fussiez placé dans quelques vaisseaux destinnés pour Saint Domlngue ou pour la Martinique.Il n'y a absolument rien à faire > (p.292).M.de La Care.Paris 23 juillet 1757 L'escadre de M.de Beauffremont est arrivée à l'Isle Royale (p.301).M'\"* de Beuvron d'Harcourt Paris 23 juillet 1757 «L'on ne doit pas tarder à apprendre que nos troupes auront passé le Wesel.» Navires revenus de Saint Domlngue.« De 24 ou 26 partis avec M de Bauf-fremont, il n'y en est arrivé que 3, tous les autres sont sûrement pris » (p.302).(A partir du 26 juillet, Moïse Gradis tient la correspondance & la place de son beau frire).M*\"* Beuvron d'Harcourt Paris 30 juillet 1757 Expedition de MM de Kersalnt et Caumont à la côte de Guinée: «D aurait mieux valu que tous ces vaisseaux se fussent joints fi Loulsbourg a M.de BaufFremont et à M.du Bois de La Mothe, afin de pouvoir être en état de battre sûrement l'amiral Holborne et détruire tout son convoy > (p.307). 32 ARCHIVES DE QUEBEC M.de La Riviere.A la Cour 30 Juillet 1757 H envole à M.de La Rivière une nouvelle soumission pour la fourniture faite au magasin du Roi à Québec.«Nous attendons avec bien de l'impatience des nouvelles de l'arrivée et de la Jonction de nos escadres dans l'Amérique Septentrionale ».Il réclame le remboursement des dépenses faites pour le Robuste.«Nous venons d'apprendre aujourd'huy par une goualette arrivée a Brest, partie de Louisbourg, le 3 de ce mois, l'heureuse arrivée audit lieu de M.Bois de La Mothe, après 50 Jours de traversée, qui s'étolt Joint à MM.de Bauffremont et du Revest (sic).L'on marque que l'escadre angloise aux ordres de l'amiral Holborne étoit arrivée à Alifax, le 18 de juin.Il est bien fâcheux que nous n'ayons pu parvenir à l'intercepter avec son convoy » (p.309).M D.Goguet.La Rochelle 30 Juillet 1757 Il lui donne les mêmes nouvelles qu'à M.de La Rivière.« L'on avoit frotté divers navires pour transporter des troupes à Québec que quelques vaisseaux et frégattes dévoient escorter jusques à l'ouvert du golfe ».« Aucune nouvelle de Québec », ni des navires de la maison Gradis (pp.311-312).M de La Rivière.A la Cour 2 août 1757 «Il serait bien à souhaltter que nos escadres jointes eussent fait quelques entreprises sur l'Acadle ».Sinon, « il serait bien à craindre que nous n'aurions pas beau jeu, l'année prochaine, dans le Cannada, malgré nos avantages actuels, attendu les troupes considérables que les Anglols ont fait passer cette année et qu'ils font journellement passer dans la Nouvelle Angleterre et le peu que nous avons envoyé en comparaison d'eux ».H faudra envoyer des renforts au début de l'année prochaine pour contrebalancer la puissance de nos ennemis, « conserver nos avantages et tenir toujours dans notre party les sauvages nos alliés ».Mais « il faut avoir le bonheur de s'y rendre, ce qui est toujours incertain, au lieu que, si nous avions fait passer cette année icy, sous le convoy de nos escadres, des renforts nécessaires, nous ne serions pas dans la peine ni dans la crainte s'ils pourront s'y rendre ou non ».« Nous attendons avec grande impatience » la nouvelle de l'arrivée à Québec « de nos trois premiers navires et du Robuste » (pp.313-314).M Hèbre de Saint Clément Rochefort 3 août 1757 Au sujet des dépenses faites pour la remise en état du Robuste (p.316).M B.M d'Acosta.Londres 6 août 1757 Il crédite M d'Acosta de 30 l.s.comptées «au sieur de Vitray» (p.319).M.Bory.Brest 6 août 1757\"- ARCHIVES GRADIS 33 «Il n'y a rien de nouveau.que le combat de M.du Bois de La Mothe.Il étoit bien arrivé à Louisbourg où il avoit fait sa Jonction avec M.de Bauffremont et M.du Revest » (pp.320-321 ).MM.Ch.An t.Masson et Compagnie.Cadiz 6 août 1757 Au sujet des assurances du Superbe et de la Renommée (pp.324-325).MM.Chabbert et Banquet Paris 6 août 1757 « D est sûr que les affaires du Roy de Prusse et celles de ses alliés paraissent prendre une mauvaise tournure et les nôtres une très bonne, et nous espérons qu'il en sera de même de celles dans le Cannada qui sont en très bon train.» (p.326).Mgr de Moras.A la Cour 6 août 1757 La Renommée a laissé, l'année dernière, ses canons à Québec.« Il n'en est pas Icy à vendre » (pp.328-330).M D.Goguet La Rochelle 8 août 1757 Il remercie M.Goguet pour la communication des nouvelles du 8 mai venues « par terre > (sic), de Québec à Louisbourg.« Il aiiroit été bien à souhaiter que nous eussions pu nous emparer du fort Georges.Nous n'avons pas fait passer suffisamment de troupes dans ce pays cette année.Nous serrons obligés de nous tenir sur la défensive à moins que, comme vous le dites très bien, la faim ne nous oblige d'aller chercher du pain à Orange ou Nieuwork.Dieu veuille que la farine qu'on y a fait passer s'y soit rendue à sauvement ».Pas de nouvelles des navires partis pour le Canada (p.330).MM.Henriques de Castro.Amsterdam 9 août 1757 Au sujet du rachat du Superbe.D demande à M.de Castro de faire l'opération pour 1800 à 2000 l.s.(pp.332-334).MM.Rauly frères.Montauban 11 août 1757 Pas de nouvelles des navires partis pour le Canada (pp.335-336).MM, Ch.An t.Masson et Compagnie.Cadiz 13 août 1757 Au sujet des assurances du Superbe et de la Renommée (pp.341-342).MM.Chabbert et Banquet Paris 16 août 1757 Il prie MM.Chabbert et Banquet de procurer le paiement de lettres parmi lesquelles: « 600 et 200 tirée à Québec par Imbert sur M.de Boullongne, payable au 3 et 22 de ce mois » (p.344). 34 ARCHIVES DE QUEBEC M.Marc Antoine Lefebvre.La Rochelle 17 août 1757 D remercie M Lefebvre pour les nouvelles qu'il rai a données du Robuste, « le 12 Juillet à 50 lieues dans l'ouest du premier méridien > (p.345).M'\"1 Beuvron d'Harcourt.Paris 20 août 1757 «L'on attend avec bien d'impatience (sic) l'arrivée de quelques baHmens venant duCannada.> (p.346).MM Chabbert et Banquet.Paris 20 août 1757 Les nouvelles du Canada attendues avec impatience (p.349).M.Wilfran LeMire.La Rochelle 20 août 1757 Il remercie M.Le Mire pour hd avoir communiqué une lettre écrite par son fils, premier lieutenant sur le Robuste, datée du 11 juillet (p.350).Mgr de Moras.A la Cour < 20 août 1757 Des farines ont été achetées pour le chargement de deux de leurs navires.« Si Votre Grandeur avoit dessein de faire passer à Loulsbourg quelques soldats par nos navires », qu'elle veuille bien les en aviser.Ils ont reçu \u2014 via Amsterdam \u2014 une lettre de Rozler du 11 Juillet (pp.350-351).M Henrique* de Castro.Amsterdam 23 août 1757 Au sujet du rachat du Superbe et de la Renommée.Pour le premier de ces navires, M de Castro pourra pousser Jusqu'à 2,400 ou 2,500 l.s.; pour le second jusqu'à 1000 ou 1200 l.s.(pp.351-352).MM Horntence et Compagnie.Rouen 23 août 1757 Les caisses de vin de MM Horntence ne pourront être embarquées pour Québec qu'au commencement de l'année prochaine (p.354).M D.Alexandre.Bayonne 26 août 1757 « Vous imaginés qu'il y aura des expéditions considerables pour le Cannada.» (p.358).M Le Proux de La Riviere.A la Cour 27 août 1757 « Au sujet de 6 000 barrils farine que le ministre nous a chargé de faire passer à Loulsbourg et que nous ferons partir du 20 au 25 du mois prochain par deux de nos navires.> (p.360).0 ARCHIVES GRADIS 35 MM.Rawly frères.Montauban 29 août 1757 Au sujet d'une commande de farines faites a MM.Rauly.< Il nous tarde bien de voir arriver quelque bâtiment du Cannada.> (pp.361-362).MM Salles et compagnie.Paris 30 août 1757 D remet à MM.Salles des effets pour l'acquittement d'une lettre de change Urée sur eux.parmi lesquels « 2207 tirée à Québec le 6 octobre payable au 30 août sur de Boullongne > (p.363).M D.Alexandre.Bayonnc 31 août 1757 «L'on marque de Saint Malo qu'un paquebot arrivé venant de Plimouth rapportolt que notre navire le Jazon à son départ venolt d'y arriver avec 4 à 500 prisonniers qu'il avoit transporté de Québec à Plimouth » (p.365).MM D.Mariette l'alné et Dumas.Montauban 1er septembre 1757 Aucun navire n'étant arrivé de Québec, < nous ne pouvons savoir en quoi pourra consister la quantité des marchandises que nous pourrons avoir besoin de ehès vous.Mais nous présumons que les demandes pourroient être faites.Le chirurgien du Jazon écrit icy à un de ses amis qu'il y avoit 34 à 36 navires arrivés à Québec.Dieu veuille que le Robuste en ait pu faire de même.> (p.366).M de Henriquès de Castro.Amsterdam 3 septembre 1757 M.de Castro pourra pousser pour le Superbe Jusqu'à 2,600 à 2,650 l.s.; pour la Renommée, jusqu'à 1300 à 1350 l.s.(pp.366-367).MM.Chabbert et Banquet.Paris 3 septembre 1757 «Nous ne doutions pas que nos affaires contre les Anglols dans le Cannada n'aillent très bien.» (pp.367-368).M.de La Rivière.Versailles 3 septembre 1757 L'arrivée du Jason à Plymouth a été annoncée par un paquebot parti de Plymouth le 21 août, arrivé à Saint Malo.« Les passagers de Plimouth à Saint Malo n'ont apporté aucune lettre parce qu'ils ont été fouillés; il en est venue une seule qui avoit été jettée à la mer et qui fut sauvée », lettre du chirurgien du Jason.Il espère que le David et le Président Le Berthon, sont arrivés à Québec (p.368).M D.Goguet La Rochelle 3 septembre 1757 Il a reçu la lettre de M.Goguet du 30 août contenant la nouvelle apportée par deux Jeunes gens venant de Plymouth du retour du Jason.D'après le chirurgien du Jason, ce navire aurait transporté «320 prisonniers anglols provenants de ceux faits 36 ARCHIVES DE QUÉBEC l'année dernière dans le fort Joachim (sic) .Il.marque.comme les deux Jeunes gens l'ont dit ches vous, que nos affaires alloient tris bien dans lè Cannada.Il faut espérer, s'il plaît au Seigneur, que nos affaires iront au mleui cette année en Cannada contre les Anglois.Il est vray que nous avons deux navires en armement pour l'Isle Royale.» (p.369).\\ M.D.Alexandre.Bayonne 3 septembre 1757 Le Jason est arrivé à Plymouth avec 350 à 400 prisonniers anglais (pp.371- 374).MM.Rauly frères.Montauban 5 septembre 1757 D demande à MM.Rauly de faire une expédition de farines.Le Jason est revenu (p.374).(Abraham Gradis, retour de Bagnires, reprend la correspondance.13 septembre) (p.380).M de La Porte.A la Cour 13 septembre 1757 «Mon absence n'a apporté aucun retardement aux deux expéditions dont le ministre m'a chargé pour l'Isle Royale.Pas de nouvelles directes du Cannada.» Si les ordres pour la fourniture des magasins du Roi de Québec étaient différés, si les mémoires y relatifs parvenaient trop tard, il ne serait pas possible de les exécuter (pp.381-382).Mgr de Moras.A la Cour 13 septembre 1757 3800 & 4000 barils de farine ont été chargés sur un navire (sans doute pour l'Isle Royale).Le chargement d'un autre bâtiment est commencé.La valeur totale de ces cargaisons est de 260 0001.(pp.381-382).M de La Rivière.A la Cour 13 septembre 1757 «B me tarde bien que nous ayons de bonnes nouvelles de l'Isle Royale et du Cannada.» (pp.382-384).M\"\"' de Beuvron.Paris 13 septembre 1757 «Quoique Je sols persuadé que pour celle (la guerre) de la terre (eUe) se terminera dans le courant de l'hiver et qu'il ne nous restera ensuitte que celle contre les Anglois, on est toujours dans de grandes inquiétudes de ne voir arriver aucun navire de l'Isle Royale, ni de Québec » (pp.384-385).M de Guébriand.Rochefort 14 septembre 1757 «Nous travaillons à l'expédition de deux de nos navires chargés de farines pour l'Isle Royale.» (p.386). ARCHIVES GRADIS 37 m.B.m.d'Acosta.Londres 14 septembre 1757 Il remercie M.d'Acosta pour la nouvelle qu'il lui a transmise \u2014 d'après une lettre qu'il avait reçue de Plymouth \u2014 de l'arrivée du Jason.Que M.d'Acosta donne ordre à son ami de Plymouth de compter au capitaine Dont tenu, commandant du Jason, l'argent qui lui sera nécessaire (p.387).m.D.Henriquès de Castro.Amsterdam 14 septembre 1757 « Il n'est plus question de faire l'achat du navire le Superbe ayant été vendu pour 3500 l.s.Il faut acheter la Renommée, « si on peut l'obtenir au prix de nos limites» (pp.387-388).M'\"* de Beuvron d'Harcourt.Paris 17 septembre 1757 « Mon ami de Londres m'écrit qu'il venoit de recevoir une lettre de Plimouth qui étoit dattée du 20 du mois dernier, qui luy marquoit comme mon navire le Jazon y étoit arrivé venant de Québec en 26 jours de traversée, avec des prisonniers anglols.Je suis à même de faire partir deux de mes navires pour l'Isle Royale que j'ay chargé de farines.» (p.389).M de Rois.Rochefort 21 septembre 1757 Par ordre du ministre du 29 juillet et du 3 septembre, il a chargé ses deux navires l'Eveillé et le Mercure de farines pour l'Isle Royale.Le premier, avec 3,500 barils, a commencé à descendre la rivière, il y a quelques jours: le Mercure, avec 1200 barils descendra demain.M.de R os tan s'y refusant, il faut lui donner des ordres pour que ces deux navires soient convoyés jusqu'à l'Ile d'Aix (p.392).M Bréard.Rochefort 21 septembre 1757 < Voicy.les lettres en chancellerie, que vous nous avés demendé, en règle, pour vous en servir au besolng ».Retour du Jason.< Nous avons sceu l'arrivée à Québec de nos autres deux navires le David et le Président Le Berthon.Mais nous n'avons reçu pas une lettre de M.Bigot, ny de pas un de nos capitaines, quoi qu'il y est un navire arivé à la cotte d'Espagne party du 5 aoust.Dieu veuille avoir conduit le Robuste.» (p.393).m.D.Goguet.La Rochelle 21 septembre 1757 Le Chevreuil, navire de Bayonne, est arrivé en Galice, venant de Québec, parti le 5 août.Ils feront partir cette semaine l'Eveillé et le Mercure (p.393).MM Chabbert et Banquet Paris 23 septembre 1757 < B serait heureux que l'armement des Anglols regarde plutôt l'Europe que l'Amérique.» (pp.396-397).M de La Rivière.A la Cour 23 septembre 1757 38 ARCHIVES DE QUÉBEC Il envole au ministre le connaissement des chargements en farine de l'Eveillé et du Mercure.Il a demandé pour ces deux navires une escorte ft M.de Ruls.Le Chevreuil parti de Québec le 4 août est arrivé en Galice.« D n'est presque pas venu de lettres, mais Je compte que nous les recevrons lundy prochain.Je les attens avec impatience, espérant de recevoir le mémoire pour la fourniture du magazln du Roy, car la saison s'avance.Nos deux navires, le David et le Président Le Berthon étolent partis pour se rendre ft Saint Domlngue.Il y a bien du risque pour eux.Puisque M.de La Rivière est ami de M.Prévôt, qu'il veuille bien lui écrire èn faveur des capitaines des deux navires envoyés ft l'Isle Royale (pp.400-401).MM Rauly frères.Montauban 26 septembre 1757 Au sujet de la fourniture de farine qu'ils doivent faire.Ils n'ont pas encore reçu le mémoire des marchandises dont ils auront besoin cette année pour le Canada.(pp.401-402).M.de Moras.A la Cour 23 septembre 1757 (sic) Il envoie à M.de Moras le connaissement des deux expéditions faites ft l'Isle Royale.Une escorte a été demandée le 21 à M de Ruls (p.403).M de La Rivière.A la Cour 27 septembre 1757 Les Anglais sont descendus & l'île d'Aix.«Nos deux navires, l'Eventé et le Mercure doivent être à présent & Pauillac [7.» (pp.403-404).L'officier qui a été dépêché de Québec pour la Cour pour y apporter les paquets y a apporté les miens, à ce qu'on/m'a mandé de Bayonne.Je ne les ai pas reçu, surtout ceux de M l'Intendant l\\ prie M.de La Rivière de les lui faire parvenir par le premier ordinaire (p.404).M de Moras.A la Cour 27 septembre 1757 La facture des 4.624 barils de farine expédiés ft l'Isle Royale s'élève ft 98,094 I.16 s.4 d.D demande des instructions: faut-il faire partir les navires sans convoi ou en attendre unî (p.404).M D.Alexandre.Bayonne 28 septembre 1757 « Nous n'avons pas reçu nos lettres de Québec par le Mr° (sic) du capitaine Duroulla >, commandant du Chevreuil (pp.405-406).M.Lacoste, commandant de l'Eveillé.Pauillac 28 septembre 1757 M.de Rostan va donner ses ordres ft M.Lacoste «pour mettre dehors la rivière » et partir pour Loulsbourg (p: 406).M.Boussugues, commandant du Mercure.Pauillac 28 septembre 1757 Mime texte (pp.406-407). ARCHIVES GRADIS 39 M* Le Vassetjr* Rochefort 2 octobre 1757 .« Les Gazettes d'Hollande nous annoncent le départ - de l'Isle Royale de l'escadre de M.Bois de La Motbe: ce que Je ne croye pas qu'elle l'ait fait (sic) » (p.408).M Lacoste.Poulllac .3 octobre1757 M de Rostan a donné ses ordres a M Véron, commandant du corsaire le Rosten pour convoyer l'Eveillé ainsi que le Mercure < Jusques à une certaine hauteur > (p.410).M.de La Rivière.Versailles 4 octobre 1757 Il attend le mémoire pour les fournitures du magasin du Roi de Québec.Le corsaire, qui porte le nom de M de Rostan, a 26 canons (pp.411-413).M de Moras.Ala Cour 4 octobre 1757 M de Rostan a donné ordre de faire partir les deux navires destinés à l'Isle Royale sous l'escorte d'un corsaire de 24 canons (sic) (p.413).M Boussugues.Pauillac 3 octobre 1757 (sic) M Boussugues n'a plus qu'à partir pour Louisbourg (pp.413-414).M.d'EssonvUIc Brest 30 septembre 1757 « Sans doutte que la Cour aura fait partir des corvettes et des frégattes pour aller au devant de M.du Bols de La Motbe » et l'avertir de l'entreprise des Anglais (pp.414-415).M Bréard.Rochefort 5 octobre 1757 D félicite M Bréard sur sa nomination comme commissaire de la Marine à Marennes.D achètera pour lui, après les vendanges, un tonneau de vin rouge de Merloc, deux barriques de vin rouge de Graves et deux uerçons de celui de Saint Emilion.Il lui enverra, quand il le Jugera 6 propos, les 6 quintaux de chandelles moulées, savons, huile fine et autres articles qu'il a demandés, S'il a besoin d'un ou deux excellentes barriques de vin vieux, pour boire actuellement il les enverra tout de suite.Pour les 12 ou 15 jambons demandés, attendre février ou mars pour qu'ils soient bons.Un navire parti de Québec le 6 août (sic), est arrivé en Galice.Le Jasoo est à Plymouth depuis le 19 août, « en parlementaire ».Il y a trois semaines qu'il a demandé au ministre la permission de faire les achats pour le magasin du Roi de Québec.« On demandera beaucoup de farine, car la récolte ne promettait pas.On étoit réduit à 4 onces de pain pour 24 heures.Voilà ce que diverses lettres marquent et que, sans la disette des vivres, nous aurions fait de grandes entreprises, l'hiver 40 ARCHIVES DE QUÉBEC dernier, sur nos ennemis.Nos troupes, au nombre de 8 a 9 000 hommes, marcholent pour aller faire le siège du fort Saint Georges (sic), où il y avoit 1,500 Anglois pour ensultte en aller prendre un autre où il en avoit 3 ou 4,000.» (pp.414-415).M.D.Alexandre.Bayonne 5 octobre 1757 Ils donneront le commandement d'un navire au capitaine Duroulla pour Québec en février «si c'est un homme comme il nous le faut» (sic) (pp.417-418).M.le M\" du Qucsne.Toulon 6 octobre 1757 « Je suis de retour, depuis quelques Jours, des eaux de Bagnires où J'y été avec mon épouse.Nous sommes a notre campagne pour y faire nos vendanges que Je compte commencer lundy.On me mande de Toulon que le Roy vous a donné le commandement d'une de ses escadres.Je ne désespère pas.Monsieur, que votre destination ne soit pour le pays froid.Nous n'avons aucune nouvelle des vaisseaux qui étolent à l'Isle Royale aux ordres de M.Bols de La Mothe.Nous ne devons cependant pas tarder â en avoir.Il serait bien glorieux pour la France que nous puissions en avoir de bonnes.M.de Montcalm avoit marché avec environ 8,000 hommes pour attaquer le fort Saint Georges.Les vivres étolent fort chers en Cannada.On assure même que les habltans étolent réduits à 4 onces de pain par jour, et que la récolte ne parolssoit pas des meilleures ».(pp.420-21).MM Rauly frères.Montauban 6 octobre 1757 MM.Gradis n'ont pas encore reçu le mémoire de ce dont ils auront besoin cette année pour le Canada (p.422).M.Le Proux de La Rivière.Versailles 8 octobre 1757 Il a reçu une lettre du ministre qui lui donne ordre de commencer la fourniture pour les magasins du Roi a Québec.En attendant le mémoire de M.Bigot, il demande « dans toutes les fabriques et manufactures à peu prés le contenu du premier mémoire», c'est à dire de l'état que lui même a dressé (pp.423-424).M Oiantaraillf, aîné.Niort 10 octobre 1757 Liste d'étoffes, bonnets, etc.à fournir pour le Canada (p.425-26).M Pages.Montauban 10 octobre 1757 Liste d'étoffes et couvertes à fournir pour le Canada (p.427).MM.Rauly frères.Montauban 10 octobre 1757 Liste d'étoffes et couvertes a fournir pour le Canada (p.427). ARCHIVES GRADIS 41 MM D.Mariette l'aîné et Dumas.Montauban 10 octobre 1757 Liste d'étoffes a fournir pour le Canada (p.429).Mme veuve Terraud.A Liste 11 octobre 1757 Liste d'étoffes à fournir pour le Canada (p.430).Mme veuve Desvernay Bis et compagne.Saint-Symphorien de Lay 11 octobre 1757 Liste d'étoffes et chemises à fournir pour le Canada ( pp.430-431 ).M.de Moras.A la Cour 11 octobre 1757 Les deux navires destinés à L'Isle Royale sont, avec le Rostan, au bas de la rivière.Il prépare les fournitures pour le magasin du Roi de Québec.Il envole à M.de Moras la copie du mémoire qu'il a fait à ce sujet.< Indépendamment de ces fournitures, le munitionnaire des vivres du Canada vient aussi de s'adresser à nous pour la plus grande partie de ses approvisionnements .> Nous sommes cependant épuisés et nous ne pouvons faire nos opérations sans la rentrée du montant des fournitures et du fret du printems dernier.Nous vous supplions.de vouloir bien nous permettre de tirer par anticipation (sur le trésorier des colonies) des lettres de change qui ne seront payables qu'au tems que Votre Grandeur nous avoit fixé pour chaque payement.» (pp.431-433).M.de La Porte.A la Cour 11 octobre 1757 Même sujet (pp.433-434).M de Vaudezir, trésorier général des colonies.Paris 11 octobre 1757 Il a tiré sur M.de Vaudezir 300000 1.de lettres de change.Il est persuadé qu'il recevra du ministre les ordres nécessaires pour qu'il soit fait honneur à ces lettres (p.435).M.de La Rivière.A la Cour 11 octobre 1757 Il a reçu la lettre de M.de La Rivière du 3, qui contient ses paquets du Canada et le mémoire pour la fourniture des magasins du Roi de Quebec \u2014 Il a demandé des marchandises à M.Blanche et à Mme Petltjean: tentes, chapeaux, plumets (une certaine quantité de chapeaux et plumets pour les sauvages).Us tirent six lettres de change sur M.de Vaudezir.< Si vous m'eussiez envoyé vos lettres pour M.Prévost, je les aurais fait tenir à mes deux capitaines qui sont actuellement au bas de notre rivière >.Il remercie M.de La Rivière de bien vouloir, sur sa demande, les recommander A M Prévost D s'adresse à M.LeMoyne pour avoir une partie des marchandises destinées au Canada (pp.436-438). 42 ARCHIVES DE QUEBEC M.Le Moine.Rouen \u2022 11 octobre 1757 Liste d'articles à fournir pour le Canada: étoffes, couvertes; aiguilles, peignes, 50 grosses bagues à cachet 20 grosses bagues a diamant sur cuivre, 40 masses (sic) grenat faux, 20 grosses bagues à cachet etc.(pp.438-439).M.Le Mais tre de Segué.Paris 11 octobre 1757 «Il ne nous arrive pas aucun navire de l'Isle Royale.» (pp.432-440).MM.Horatence et compagnie.Rouen 10 octobre 1757 (sic).Liste de marchandises à fournir pour le Canada: étoffes, couvertures, chaudières de cuivre, aiguilles, épingles, peignes, barils de fer-blanc, dés ft coudre, 40 masses grenat faux, 10 grosses bagues au gros cachet 10 grosses bagues ft diamant sur cuivre, 16 900 carreaux de verre, etc (pp.440-442).M.Pierre Aubry.Orléans 11 octobre 1757 Commande pour le Canada de 8000 bonnets drapés pour les miliciens, 18 douzaines de bas d'homme et 6 douzaines de bas ft cadet (p.442).M.France.Paris 11 octobre 1757 Liste, de .marchandises ft fournir pour le Canada: rasoirs, porte crayons de cuivre (24), pinceaux, encre de Chine, brosses ft peindre (150), boites de couleurs (3), caisses d'instruments de chirurgie (6), bandages pour hernie (36 du coté droit 24 du côté gauche), canules (6 douzaines, longues vues (16), mobilier d'Eglise, bandages pour hernie (50 du côté droit et 24 du côté gauche), etc.(pp.443-444).MM.Moissan, père et fils.Tours 11 octobre 1757 Liste de toiles ft fournir pour le Canada (p.444).MM.Coulaud, père et fils.Lyon 11 octobre 1757 Commande pour le Canada de 4000 aunes de toiles de Montbéllard (pp.444-445).MM.GtuHaame N»yr» une lettre de changé, de 18001.« Nous comptons que vous serès débarrassé de Votre fièvre.jusques à présent, il ne nous arrive pas de navires de Québec.Nous les attendons avec beaucoup d'impatience afin de recevoir des nouvelles de M.de Rigaud avec le mémoire pour les marchandises dont il pourra avoir besoin pour pouvoir les embarquer de bonne heure.» (pp.511-512).Melle de Beuvron.Paris 5 novembre 1757 « Je ne prévois pas aller chès vous qu'au mois de may prochain, pour y apporter mes comptes, les régler et prendre avec le ministre les arrangemens pour le remboursement des avances dans lesquelles J'ay commencé à rentrer pour la fourniture du magazin du Roy qui sera plus considérable que la dernière et pour laquelle il me faut un argent immense.» (p.513).MM.Chabbert et Banquet.Paris 5 novembre 1757 Ils ont tiré sur MM.Chabbert et Banquet une lettre de change de 1800 1.à l'ordre de Mme Rigaud de Vaudreull (p.514).Mgr de Moras.A la Cour 5 novembre 1757 Au sujet du Mercure et de l'Eveillé (p.516).M.Boussugues.Rochefort 6 novembre 1757 Pas de nouvelles de l'Eveillé (p.518).M.Hèbre Saint-Clément.Rochefort 7 novembre 1757 II est à craindre que ses deux navires ne puissent atteindre Loulsbourg (le Mercure et l'Eveillé) (pp.518-519).M.de La Rivière.Versailles 7 novembre 1757 Au sujet du Mercure et de l'Eveillé.B écrira au ministre pour lui proposer d'expédier en février et mars 8 à 900 et peut être 1000 hommes pour Québec dans ses navires avec les vivres qui leur seront nécessaires (pp.519-521).MM.Fercgcau, père et fils.Tours 8 novembre 1757 Au sujet de la commande faite à MM.Feregeau (p.521).M.B.M d'Acosta.Londres ' 8 novembre 1757 II crédite M d'Acosta de 36.19.2, dépenses pour le Jason (p.522). 50 ARCHIVES DE QUEBEC M.de Saint Alouarn.Brest 8 novembre 1757 L'arrivée de l'escadre de M.Bols de La Moche, de l'Isle Royale «doit être très prochaine » (p.523).M.Brisson.Brest 8 novembre 1757 «Nous espérons que l'escadre de M Bois de La Motbe ne tardera pas à arriver > (pp.525-526).M Luker.Nantes 9 novembre 1757 Au sujet de la commande faite a M.Luker (p.527).M Hèbre Saint Clément Rochefort 9 novembre 1757 Pas de nouvelles de l'Eveillé.«Nous nous appercevons bien que le départ du convoy pour l'Isle Royale sera bien retardé » (p.528).M.Barrai.Morlalx 9 novembre 1757 Au sujet de la commande faite a M.Barrai (p.528).M D'Alexandre.Bayonne 9 novembre 1757 Au sujet de la commande faite à M Alexandre (p.529).M.de Longueval.Rochefort 11 novembre 1757 Au sujet du Mercure et de l'Eveillé (pp.529-530).M Brisson.Brest 11 novembre 1757 Ils ont appris l'arrivée à Brest des vaisseaux le Bicarré, et le Célèbre venant de Québec.« Nous avons reçu, par cette voye, une lettre qui nous apprend l'arrivée > du Robuste à Québec (p.531).M Douteau.A l'isle d'Aix 12 novembre 1757 «¦ Sur le retour de Plymouth de M Douteau (pp.531-532).M Hèbre Saint Clément Rochefort 11 novembre 1757 Au sujet du Joson (pp.532-533).Mgr de Moras.A la Cour 12 novembre 1757 Au sujet du Jason et de l'Eveillé.B offre d'embarquer 1 000 soldats pour le Canada (p.533): ARCHIVES GRADIS 51 M.Pancliereau.Tour.12 novembre 1757 .Au sujet de la commande faite à M.Bauchereau (p.535).Melle de Beuvron.Paris 12 novembre 1757 B a appris l'arrivée a Brest de deux vaisseaux du Roi le Célèbre et la Capricieuse venant de Québec.m.Le Proux de la Rivière.Ala Cour 12 novembre 1757 Il a proposé au ministre de faire passer 1 000 soldats au Canada.B veut faire partir quelques uns de ses navires du 15 au 20 février prochain (pp.538-539).14 novembre 1757 Pas de nouvelles de l'Eveillé (p.540).M* du Quesne.Toulon 14 novembre 1757 «.Il n'est pas douteux qu'il (M.de La Que) n'aille, le printerns prochain, à l'Isle Royale.C'est sûrement là où le ministre doit porter son attention, et, comme vous le dites très bien.Monsieur, c'est à Chlboug (sic) où on devrait porter ces coups, afin de faire en sorte, s'il étoit possible, de s'emparer, soit de ce port que (sic) de tout ce pays.Jusqu'alors nous ne serons pas tranquilles.Les vaisseaux du Roy, le Célèbre et la Capricieuse sont arrivés à Brest, venant de Québec.Nous aurons nos lettres demain.Us en sont partis le 20 septembre.On a voulu dire qu'ils dévoient entrer à l'Isle Royale, qu'ayant apperçu l'escadre angloise, qui la bloquolt.Il (sic) avoit fait leur routte pour France.Je ne serais pas étonné que cela pût, puisqu'il ne nous vient aucune nouvelle de cet endroit Cependant il nous parait étrange qu'à la fin de septembre.Us puissent se tenir en croisière et nous empêcher de sortir.Au surplus nos forces ne sont guerres Inférieures aux leurs.En tout cas, avec le tems qu'il y fait depuis dix Jours, nous ne devons pas tarder à voir arriver des batimens.Nous souhaitterions bien, Monsieur, qu'il y eut quelque chose dans ce pays (le Canada) qui fût propre à votre commandement.> (p.542).MM Fe regeau, pire et fus, Tours 15 novembre 1757 Au sujet de la commande faite à MM Feregeau (p.543).MM Ch.et Ant Masson et Compagnie.Cadix 12 novembre 1757 Au sujet'des assurances du Robuste (pp.536-537).M.Hèbre Saint Clément.Rochefort MM.Chabbert et Banquet Paris 15 novembre 1757 L'arrivée de M.Bols de La Mothe est attendue à Brest (pp.543-544).M.Le Proux de La Riviere.Versailles 15 novembre 1757 52 ARCHIVES DE QUEBEC Au sujet du remboursement des dépenses faites sur le Robuste.Il a reçu une lettre du second du Robuste par une goélette arrivée à La Rochelle venant du Canada (pp.544-545).Le Robuste, a son arrivée, avait 110 hommes malades.B avait perdu 12 matelots ou officiers.M.Rozler était & toute extrémité.La maladie avait été apportée sur le Robuste par les soldats atteints de la gale.Les capitaines Daragorry et de Vitré sont à Alesfort à 3 ou 4 lieues de Plymouth.Mclle de Beuvron.Parla 15 novembre 1757 «A vous dire, Je doute que nous ayons entrepris de faire le siège du fort Edouard» (pp.545-546).M.Brisson.Brest 16 novembre 1757 Regrets sur c la perte que font nos vaisseaux de leurs équipages arrivés & Québec.Nous craignons aussi que tous ceux.aux ordres de M.Bols de La Motbe ne soyent dans le mime cas » (pp.547-548).M de Reals.Rochefort 16 novembre 1757 Au sujet du Mercure (pp.548-549).M Hèbre Saint Clément.Rochefort 16 novembre 1757 Au sujet du Jason, de l'Eveillé et du Mercure (p.549).M Mazurier père.Landernau 16 novembre 1757 Au sujet du règlement de la commande faite à M.Mazurier (pp.549-550).M Boussugues.Rochefort 16 novembre 1757 M Boussugues devra partir pour Louisbourg sous l'escorte des frégates du Roi conformément aux ordres de M.de Ruis (p.550).MM Rauly frères.Montauban 17 novembre 1757 Au sujet de la commande faite à MM.Rauly (p.552).M Pages.Montauban 17 novembre 1757 Au sujet de la commande faite à M.Pages.MM D.Mariette rainé et Dumas.Montauban 17 novembre 1757 Au sujet de la commande faite à MM.Mariette et Dumas. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 1823-1862 1 lVoir les Rapports de 1953-55, pp.187-442 et 1955-57.pp.253-375.pour la correspondance de son mari, L.-J.Papineau.[53] i CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU EPOUSE DE L.-J.PAPINEAU ' (1823-1862) INTRODUCTION La correspondance de Julie Bruneau, épouse de Louis-Joseph Papineau, comprend 92 lettres réparties sur une période de trente-neuf ans.Si on ajoute les post-scriptum aux lettres de son mari et de ses fils, la Collection Papineau-Bourassa ne renferme qu'une centaine de documents produits par la douloureuse madame Papineau.Ceci fait une moyenne de moins de trois lettres par année.Cependant la répartition chronologique de ces documents est assez inégale.Pendant plusieurs années, nous n'avons qu'une seule lettre ( 1823,1832, 1842, 1852, 1856 et 1857).Par contre nous relevons 7 lettres en 1836, 8 en 1838, 10 en 1839, 6 en 1843 et 7 en 1858.Des vides considérables existent.Par exemple, aucune lettre n'a été conservée entre les années 1818 et 1823 et de mars 1823 à janvier 1829.C'est dire que si nous possédions uniquement cette documentation, il serait difficile, malgré l'intérêt d'un grand nombre de ces lettres, de poser un diagnostic vajable sur le cas de la femme de Papineau.Néanmoins, en examinant la correspondance de son mari, il est possible de préciser l'étendue et l'importance des vides qui existent dans cette documentation.Il est certain qu'un grand nombre de pièces sont disparues faute d'une conservation adéquate.Mais nous pouvons affirmer avec certitude qu'une intention principale a présidé au triage fait par Papineau et ses descendants.En [55] 56 ARCHIVES DE QUEBEC 1830.pour ne citer que cet exemple, la famille Papineau fut frappée par la mort d'une fille, Aurélie, à peine âgée de quatre ans.La réaction des Papineau à cet événement douloureux fut extrême.Les lettres adressées par Papineau à sa femme nous renseignent sur leur état d'esprit respectif.Julie Bruneau en fut profondément atteinte: dépression, perte d'appétit, maladie, rêves « lugubres » et lenteur à surmonter cet événement.Aucune des quelques lettres qu'elle fut alors capable d'envoyer à son mari n'ont été préservées.L'analyse de la correspondance de Papineau apporte la conviction que l'élimination de ces documents a été faite en conséquence des manifestations d'excessive émotivité qu'elles contenaient.Le même geste a été posé à plusieurs moments de grande tension émotive chez la femme de Papineau.En réalité, le triage pratiqué à travers ces lettres, s'il atteint partiellement son objectif qui était d'enlever les expressions trop fortes d'émotivité, ne rend pas les lettres inutilisables pour une étude caractérologique.Il ne faut pas oublier qu'à l'époque du romantisme la sensibilité était à l'honneur.Il en était de même des sentiments familiaux dans une société où les valeurs sociales étaient étroitement liées et sous la dépendance des valeurs familiales.Nous savons que Papineau conservait ses papiers en vue d'écrire une histoire canadienne et aussi dans le but de corriger les témoignages de ses adversaires politiques à son égard.Ses descendants, Amédée Papineau et Augustine Bourassa ont cherché à respecter les intentions du Grand Homme.Une première élimination a été exécutée par Papineau lui-même.Les deux dernières ont été faites par Amédée et Augustine Bourassa.Dans leur démarche, ceux-ci se sont efforcés de ne rien enlever qui puisse masquer l'attachement de Papineau à sa famille.Cette attitude particulièrement forte chez Augustine Bourassa apparaît nettement dans les notes qu'elle rédigea après la parution CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 57 de l'étude du chanoine Groulx sur lesi dées religieuses de Papineau.Par conséquent le critère employé pour l'élimination des pièces demeurait assez large.A partir de ces lettres, éclairées par la correspondance de Papineau, il devient possible ded égager des indicesd u caractère et de la personnalité de Julie Bruneau et, en plus, de saisir l'influence qu'elle a exercée sur son mari et sur ses enfants.Julie Bruneau était née à Québec en 1796.Elle faisait partie d'une famille de sept enfants et elle était l'aînée des filles.Son père, Pierre Bruneau, qui était marchand, résidait à la basse-ville, Place-du-Marché.Il siégea à la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada de 1810 à 1817.Julie fit ses études chez les Ursulines de Québec.Elle épousa Papineau le 23 avril 1818.Cette jeune fille douce, timide et mélancolique allait connaître une existence troublée et douloureuse.De caractère vulnérable, elle était peu préparée à assumer les responsabilités qu'entraînaient la direction d'une nombreuse famille et à affronter d'une façon lucide les obstacles que comportait la carrière politique de son mari.Après avoir mené une existence triste et maladive, elle mourut à Montréal en 1862.Fernand OUELLET ¦ CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU (1823-1862) JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 6431 Montréal, 21 Mars 1823.Cher Ami \u2014 Que le terns me parolt long et qu'il est pénible pour mol d'être un si long espace de tems sans avoir de tes nouvelles, qu'elle cruelle incertitude sur ton sort ne sachant si tu es arrivé heureusement au port; on me fait espérer que tu as eu un court passage parce que les vents ont étés favorables, au moins je cherche a me le persuader quoique je sole très Inquiète.Dans qu'elle situation suis-je ! j'éprouve tout à la fois un ennui dont rien ne peut me distraire et mille inquiétude de différentes espèces qui viennent nécessairement assiéger mes idées et font de moi une être assez malheureuse pour que je ne compte plus sur le prétendu bonheur que l'on croit pouvoir goûter dans ce monde car en vérité les peines ne cessent de se succéder les unes aux autres sans interruption; si Je puis seulement parvenir au but de souffrir avec patience et sans me plaindre; et par là mériter quelques choses pour l'autre vie; c'est je crois tout ce que l'on peut attendre de consolation même dans cette vie.Je m'efforce d'y travailler, je ne me plains à personne je souffre en silence.Quant à toi je t'en fais un peu part, car il me seroit difficile d'écrire étant dans la peine, sans que mon style s'en ressentit U m'est comme impossible d'écrire autrement aussi ne le fais-Je que rarement pour seulement t'éviter de l'inquiétude, en te donnant de nos nouvelles de tems en tems; et quand il y auras quelques extraordinaire je le ferai aussi ainsi ne sols pas surpris si tu n'en reçois pas plus souvent [2] Je sens bien [je] 1 qu'en écrivant souvent je n'aurois toujours que les mêmes lamentations et rien d'amusant à te mander je ne pourrais que te fatiguer et t'ennuler en ne t'entretenant que de mes soucis.Pour moi, tes lettres seront toutes au contraires fort amusantes, et lnterressantes; j'espère que tu ne négligeras pas de les réitérer le plus souvent qu'il te sera possible au milieu de toutes les grandes occupations soit utiles ou agréables qui ne peuvent manquer d'absorber tous tes momens; tu songeras que c'est la seule chose qui puisse consoler un peu ta malheureuse amie.Les petits enfans sont asses bien portants.Amédé ne laisse pas que d'être toujours méchant pourtant il parle quelques fois de son papa, il demande quand est qu'il viendra ?U est bien longtems; il prie pour toi.Lactance a deux dents en bas et celle d'en haut lui perce ces Jours-ci; cela l'a un peu affoibli, sans cela je crois qu'il commencerait à marcher.Je crois d'avoir écrit dans ma première lettre qu'il est sevré; I] ne prononce pas encore un mot il est toujours bien bon et bien gai.Je n'ai pas sortie cet hiver et ne sortirai pas; par conséquent je n'ai pas été à Chambly comme Je le devoit.Maman est venue me voir deux fois, elle est descendue à Québec en Février pour ses affaires, elle n'a pas encore trouvé a vendre sa grande maison elle l'a louée pour trois ans au même et aux mêmes conditions.Ton père se porte bien il est arrivé hier Vaudreull, et ta maman est à Maska, Md° Dessaules n'est pas encore accouchée.M** Benjamin est venue à Montréal, il te prie de faire ton possible pour découvrir sa soeur.Toute ta famille est en bonne santé, et dans la mienne il n'y a [591 60 ARCHIVES DE QUÉBEC que M* Plamondon qui est toujours dans le même [3] état; il n'a pas encore reçu son syrop.Le Docteur Labry a été bien malade comme Je te l'ai écrit, mais il est assez bien a présent Le Parlement va se proroger ces Jours-ci.La chambre ft fait beaucoup d'ouvrages elle a voté la liste ci ville les arrérages des Orateurs Cfi.La nomination d'un ou plusieurs agens pour résider en Angleterre.Mais le tout a été rejeté dans le Conseil; nous sommes biens mécontents contre les membres Canadiens qui n'y sont pas demeurés telles que Messieurs Debartzch, Cuthbert, De Salaberry, &>, car tout cela aurait passé, tu as vu que dans le commencement lorsque ces Messieurs y étalent [ils] 1 les canadiens ont eu une grande majorité et qu'ils ont fait tout ce qu'Us ont voulu mais au bout de quinze Jours ils sont tous retournés ches eux et non pas reparu au Conseil, Richardson, plus rusé et plus intéressé y est encore, on dit que le Gouverneur est bien mécontent; qu'il dit qu'il voit bien que ce n'est pas la chose qui retarde les progrés des affaires dans ce pays et que ce seroit beaucoup mieux si comme ft Halifax il n'y avoit qu'une chambre et un Conseil Exécutif.Le Comité ne m'a pas encore remis les 75£ qu'il devoit me remettre.J'ai su par le Docteur Kimber que tu avois refusé de prendre 250£, que tu n'a pris que 150£, pour ton voyage, Je trouve que tu aurait mieux fait de prendre plus, mais qu'importe puisqu'il t'a plû en agir ainsi cela ira comme cela pourra si Je manque Je ménagerai encore plus s'il est possible.Je te prie de m'envoyer ce que Je t'ai demandé pour cet été, car ici je ne pourrai rien acheter pour moi.Je vais te nommer les articles: Mes plumes, peignes, une pièce de dentelle large et une étroite, une chappe claire d'été.Ta sincère et fidèle épouse Julie Bruneau Papineau [Au haut de la page 1:J P.S.A ton cher parent.Mr Viger est arrivé de Québec aujourd'hui le 23 mars, le Parlement n'étoit pas encore prorogée lors de son départ mais devoit l'être hier.La Chambre 6 le Conseil se sont accordé sur quelques mesures, mais le Conseil a encore rejette les Bills les plus nécessaires, comme celui des Ecoles, d'un Agent pour résider en Angleterre, les Bills d'indemnité pour les 4 dernières années.Il a été néanmoins passé dans les deux chambres la liste civile pour cette année, c'-à-d., cette partie de la liste civile qui a été demandée pour l'Exécutif, car on prétend qu'il y en a une grande partie accordée d'une manière permanente.Un Bill que je ne sais comment appellor à passé par les deux chambres qui tend ft faire payer des arrérages de la liste civile, et dans ce Bill la Chambre a adroitement introduit une clause pour faire toucher les arrérages des Orateurs et par conséquent les vôtres.Il n'y a pas ft douter que le Gouverneur ne sanctionnerait pas ce Bill.M' Viger vous écrira ces jours d.Et je vous écrirai moi même par l'Evêque Me Donald qui doit partir sous une douzaine de jours.M\"» Papineau vous a déjà écrit par la vole de Mr Masson 6 elle envoie cette lettre par la même vole de la sorte 6e.[Au verso:] To the Hon'*' L.J.Papineau Esquire Care of Mess Peter William and George Wynn Post Master Row London.[Au verso:] Rec.and forwarded by your most ob' Sev«.J.Masson.1 Raturé. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 61 JULIE BRUNEAU A L-J.PAPINEAU [APQP-B: 644] Montréal 24 Janvier 1829 Cher Ami, Pour cette fois et avec raison je m'attends a Etre grondée d'avoir été aussi longtems sans t'écrire j'ai mené une vie active et dissipée a raison des visites des Dames qu'il a fallu recevoir et rendre et depuis il y a toujours eu quelqu'uns de la famille en ville.Les curés Bruneau et Papineau sont venus pour le Sacre de l'Evêsque et quelques autres de ces Messieurs ont soupes ici Jeudi et presque tous les soirs U y a quelques uns de la famille a veiller et c'est ordinairement le tems que je puis facilement t'écrire le jour je ne puis trouver un moment de tranquillté.Mon oncle Ignace Robitaille est ici aussi depuis trois Jours il part ce matin et me charge de te faire ses saluts et amitlées.Md* Berthelflt est en ville et a passé la soirée ici hier avec sa fille et son gendre et puis ma tante Robitaille nous nous sommes bien amusés.Ton père étoit très gai ainsi que mon oncle Ignace au réveillon ton père a dit qu'il devoit lui rester du Champagne il a fait venir une bouteille Je t'écris cela car je suis certaine qu'il n'en faut pas même autant pour te donner ample matière a me sermoner.J'ai aussi Clotilde Klmber que j'ai amené passer quelques jours ici, car je craignols vraiment qu'elle ne devint [déjà] 1 tout à fait affectée elle était faible et d'une grande mélancholie elle a un mieux surprenant et est très gai ici elle prend un peu de nourriture et ne vomit plus Je [te laisse] 1 la fais endurer et lui dit que c'est qu'elle couche dans ton lit et que c'est par cette vertu qu'elle guérit et que tu seras son saint, elle te fais ses amitiées et à la famille.Maman se porte bien et t'embrasse Les enfans sont assez bien.Amédée se plait à son école il a été le premier de sa classe cette semaine et a porté la médaille son pepe l'en a récompensé.Lactance a beaucoup de peines a se rétablir il ne sort pas encore il a encore pris un remède au commencement de la semaine il est maigre et très changé.Aurélle est bien portante mais toujours méchante et me donne toujours du trouble et de l'embarras le jour et puis là elle dort mieux qu'elle ne faisait mais pas très bien.[2] J'attends Mr Vlger à grand hâte pour avoir des nouvelles de toi d'abord et puis ensuite de la politique.J'ai vu hier Mr Tur-geon Prêtre qui m'a donné de tes nouvelles je lui al dit que tu trouvais que les affaires allait encore lentement à ton gré il dit que tu es un peu trop chaud qu'il faut un peu de modération enfin j'ai trouvé qu'il parlait en Québecquois; [un peu] 1 il dit qu'il a été peiné de te voir une fols voter seule avec Valois par entêtement tu dois te rap-peller en quel occasion et 11 approuve la réponse que t'a fait Vallières et que nous avons vu sur les Gazettes.Théophile a reçu une lettre de Mde Llpton qui nous salue bien elle dit t'avoir envoyé des manuscrits de Mr Jackson pour te convertir à sa politique, sa lettre est lnterressante comme elle est écrite en françois elle fais dire a Mr Jacques Vlger que son Tableau a été bien admiré; elle invite de nouveau tous ses amis à l'aller voir ainsi que la famille Porter ches qui elle passe l'hiver.Rien de nouveau ici la maladie règne toujours dans toutes les familles il y en a plus ou moins.Le Docteur Selby est mieux mais n'est pas encore hors de danger.J'ai été voir les Dames Waller, elles m'ont dit que le Jeune Waller leur écrit qu'il t'a beaucoup d'obligation qu'il n'a pas un meilleur ami que toi c'est à dire personne qui lui montre plus d'intérêt et elles t'en remercient.[Il] 1 Tu ne m'a pas dit de chercher quelqu'un pour le Jardin et je n'y pensols pas non plus mais il est venue une femme s'offrir tu 62 ARCHIVES DE QUEBEC me rendra réponse s'il faut attendre ton retour ou non.Ta m'écriras aussi quand il seras tenu de faire remplir la glasiere Je ferai avertir Cary qui n'est pas venu s'offrir.Le pauvre Docteur Labry a plus que sa part de la maladie ses deux petites filles qui avait déjà eu les fièvres pendant son séjour à Québec les ont attrappés de nouveau et depuis sa nièce et sa fille aîné et enfin le petit est tombé hier a son tour et ce qui est pis c'est que sa femme n'est pas mieux il est presque découragée il a de la fatigue ne dormant presque pas je crains qu'il ne succombe a son tour c'est malheureux car il a déjà beaucoup de pratique comme Docteur 11 fait bien ses affaires.Je reçois ft l'instant ta lettre qui me cause un grand plaisir et surtout n'en ayant pas reçu de la semaine ce que tu me dis au sujet des finances me [3] fait espérer parce que ordinairement tu n'est pas porté à espérer sans avoir quelques certitude et j'ai bien confiance dans tes idées et ta manière de juger.Quant a ce que tu me conseille de sevrer la petite j'avais oublié dans ma dernière de t'en parler et je l'ai lais encore oublier si ta lettre d'aujourd'hui ne m'en parlait de nouveau; je ne vois [encore]1 aucune raison de sevrer la petite elle est encore trop jeune et de plus elle n'a pas encore de dents ce qui est toujours la principale raison qui fait que l'on ne sevré pas les enfans a moins que l'on ait d'autres motifs, et moi qui n'en ai aucun je me porte bien et cela ne me fatigue pas de nourrir tu verras par ces raisons que je ferais bien mal de la sevrer Je me propose de la nourrir jusqu'au printemps j'espère qu'alors elle auras des dents.J'ai reçu une lettre de M110 Turgeon par son frère je crains de n'avoir pas le loisir de lui répondre de quelques tems si tu la vois fais lui mes amitiées dis lui que Je lui suis reconnaissantes de son bon souvenir et ses souhaits.Compliments à toute la famille et suis pour toujours avec sincérité ton amie et épouse.Julie Bruneau Papineau Tu dis que tu voudrais te trouver dans la Rue Bonsecours et que tu t'ennuis malgré toutes les occupations imagine toi si je dois m'ennuier moi avec bien plus de raisons ce qui doit te consoler c'est que tu ne souffre pas seules et que ton amie partage ton ennui et pense à toi autant et plus que tu ne peux le faire à raison de la vie que tu es obligée de faire à Québec.Adieu [Au verso:] L'HonorableL.J.Papineau Quebec [De la main de L.-J.Papineau:] le 24 Janvier 1829 Madame Papineau 1 Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 645] Montreal 9 Mars 1829 \u2014 Cher Ami, Je vols par ta dernière lettre que tu es très occupé et que la fin de la session approche: Atari soit-il; il est grandement tems, Je n'ai pu t'écrlre la semaine dernière car les offices de la Neuvaine augmentent encore mes occupations aujourd'hui je ne vais pas a l'Eglise pour pouvoir t'écrlre quelques lignes, car je n'ai rien de nouveau à te mander depuis ma dernière: J'espère que la Session se termineras bien et que le Bill de subsides passeras dans le Conseil c'est a désirer [par] 1 sous bien des rapports CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 63 et par rapport à toi.J'en serais bien aise cela te dédommagerait des tourments et dès inquiétudes que tu as endurées tout cette session.Les petits garçons sont bien mais Aurélle n'est pas bien depuis hier il lui sort des boutons qui ressemblent a la picotte volente Je n'ai pas envoyé chercher le Docteur Je l'enverrai chercher ce soir, la petite Ezllda est bien et n'a pas apparence de dents Je ne puis la sevrer a présent il seras assez tôt quand J'y serai forcé.Rosalie est bien et Çlotilde beaucoup mieux elles te font leurs amitiées et à la famille.Ma tante Robitaille est mieux aussi ma belle soeur a aussi du mieux elle sort.Md0 Labrie n'est pas mieux elle est allé passer quelques Jours à la Rivière du Chesne on a fait courir le bruit [2] ces jours-ci qu'ils retournaient à la campagne mais le Docteur m'a dit le contraire il n'a pas encore cependant louée de maison.J'ai vu le voisin Jacques et lui ai fait part de ta lettre au sujet de ce qui le concernait.Il a été a l'enterrement de M' de Salaberry cela lui a fait deux voyages dans la rivière Chambly et il dit qu'il est bien occupé Je ne sais s'il t'écriras quant à mol je ne puis t'écrire rien de plus je suis occupée et ne pouvant écrire qu'à la hâte je ne puis rassembler mes Idées et je fais rien qui vaille quand on a pas l'habitude 11 faut un peu de tems pour le faire d'une manière passable et puis je m'attends a te revoir bientôt je te dirai de vive voix ce que je sais et ce que Je pense je voulais seulement te donner des nouvelles des cnfans.Adieu au revoir j'espère une lettre de toi mercredi qui m'annonceras ton prochain retour s'il retarde je te récrirai.Ton amie et épouse affectionnée Julie Bruneau Papineau [Au verso:] L'Honorable L J Papineau Quebec 0 9 Mars 1829 l Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 719] [Sans date.] [ .] 1 de voir au juste ce qui nous convenait pour nous loger convenablement et commodément dont je ressens plus vivement que jamais la nécessité par rapport aux Domestiques.Lactance t'écrit et te parle de la réunion de famille que nous avons eu hier dans ces occasions nous ressentons encore plus vivement* s'il est possible ton absence Amédée m'as dit qu'il t'écrirait ces jour ci il est bien portant le petit Gustave est toujours de plus en plus gai Je l'ai presque sevré Je le sevrerai tout a fait la semaine prochaine si Je puis avoir le tems de me purger le Docteur dit que c'est nécessaire.Je vais dîner aujourd'hui avec la famille chez M4* Louis Vlger ton papa a [ .] 3 désirer cela me coûtait de laisser les enf ans mal* Maman [ .] 3 elle resteras pour garder.Adieu mon cher ami écris [.] 3 plus souvent c'est mon motto de la session tu [.] 3 assuré que je le ferai aussi aussitôt que possible reçois les embrassemens de tous nos chers enfans et les miens avec toute la tendresse avec laquelle je me souscris.Ton Epouse affectionée et amie Julie Bruneau Papineau 64 ARCHIVES DE QUEBEC [Au verso:]L'Honorable L.J.Papineau Québec \u2014 [Estampillé au dos de la lettre:) Montreal 3 Fév.1 Le début de la lettre manque; on peut croire que cette lettre a été écrite dans l'année 1831.Gustave était né en 1830.D.-B.Papineau, Généalogie de la famille Papineau.p.112.a Déchiré.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 646] [10 novembre 1831] [.] 1 rentrée mais nous avons le trouble de laver les doubles chassis.Hamilton les pose aujourd'hui aussitôt que ce breda seras fait je me mettrai en remède, mon mal dans la tète m'as repris, j'ai des accès de fièvres bien forts tous les jours, la bouche amer mauvaise digestions.Vendredi soir j'ai été fortement Indisposée; M** Jacques Viger a été également malade depuis deux jours le Docteur l'a fait vomir hier; ces fièvres là sont bien larges a dérapper une fols qu'on a le malheur d'en être atteint on ne peut prévoir quand on s'en guériras, j'en al la triste expérience.Les petits enfans sont contents d'avoir la neige pour aller à leur école, ils se portent bien et disent qu'ils vont s'appliquer pour montrer à leur papa le fruit de leurs ouvrages et avoir une belle récompense à son retour.La petite Azélie est grosse et grasse mais tourmentée par ses dents par un corps échauffé et des éruptions qui fait qu'elle dort peu et a bien des fantaisies a mesure qu'elle prend des connaissance quand elle est de bonne humeur elle est amusante essaie a dire plusieurs mots et à faire quelques pas mais elle ne marcheras pas de si tot je crains.Toute la famille ici se porte bien et te font des amltiées.Adieu l'heure me presse.Tout à toi ton amie et épouse Julie Bruneau Papineau [De la main d'Amédée Papineau:] 10 Nov.1831 [Au verso:] L'Honorable L J Papineau Quebec 1 La première partie de la lettre manque.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 647] [De la main d'Amédée Papineau: ] 15 décembre 1831 î [.]* sais elle te fais ses amltiées.Le froid continue quoique nous n'ayons presque pas de neige surtout à la campagne nous espérons que les glaces vont prendre bien vite et que maman seras bien vite avec nous je le désire autant pour toi que pour mol car je sais que cela dimlnuras de beaucoup tes craintes et tes Inquiétudes.Tu as bien asses de soucis au sujet des affaires c'est inévitables cela me peine mais moins que cela ne feroit si je ne te connaissais pas toute l'énergie et le courage qu'il faut pour se mettre au dessus de ces attaques personnels et que tu souffres depuis si long-tems comme homme public sans que cela te fasse [.]» d'un pas de faire ton devoir CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 65 je suis bien de ton avis qu'il y a peu d'homme parfaitement désintéressés et qui sacrifient en toute occasion leurs intérêts à ceux du public comme c'est le devoir d'un homme public.[.] a c'est ce que je ne cesse d'admirer en toi et qui m'étonne car je n'en connais pas d'autres excepté ton Père et Mr Viger et je crains bien que nous n'en ayons pas d'autre de sitôt et que dans ce pays cl l'on ne sait pas apprécier ce que l'on devrait tant s'en faut; j'ai fait ta commission à Théophile de t'écrlre je ne sais s'il le feras je crois bien que ses écrits te font rire comme sa conversation produit le même effet sur moi et ton expression que sa politique est a tout vent au sujet des fabriques; je t'embrasses de tout mon cœur et tes petits enfans aussi Ezllda dit qu'elle feras des joies des joies quand papa viendras elle dit quelques fols [quelques fols] 8 dada a de la misère quand papa n'est pas dans la maison mais elle supporte mieux ton absence que je ne pensais; quand elle a des petits chagrins elle te demande mais en général elle ne s'ennuie pas trop Tout a toi mon ami et cher Epoux Julie Bruneau Papineau [Au verso; ] L'Honorable L* J* Papineau, Eculer, Québec 1 Le début de la lettre manque.» Déchiré.3 Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 648] [De la main d'Amédée Papineau:] Montréal 26 novembre 1832 l.] 1 J'ai appris avec plaisir que vous alliez faire l'enquête à la barre de la Chambre c'est la seule manière pour produire l'effet que l'on en attend c'est à dire faire connaître au public toute l'infamie de leur conduite et leur faire craindre un peu votre pouvoir car il n'y a en effet que par la législature du pays que l'on pourras obtenir justice; j'en suis de plus en plus persuadée par les messages que l'on a eu l'infamie de vous envoyer d'Angleterre et que l'on vous a communiqué.J'ai été surprise et Indignée on ne peut plus; qui peut concevoir la conduite des Ministres depuis si longtems que les choses sont pendantes et que l'on vous fait de si belles promesses au sujet de cette partie du revenu qu'ils savent bien que vous ne voulez pas leur céder d'après toutes les difficultés que vous avez surmontés et les sacrifices que vous aves faits pour obtenir un contrôle entier sur les deniers ils veulent a présent a l'exemple de Dalhousie piller cette partie et vous demander de voter par item l'autre qu'il voulaient a tout prix avoir en bloc; il y a vraiment autant de mauvaise fol là comme ici et pas plus de volonté de nous rendre justice; il faut absolument se la faire d'une manière ou d'une autre.Je crois bien que Mr Viger n'auras aussi que des promesses et point de justice réelle 11 a besoin de prendre bien des précautions on auras bien eu soin de ne pas lui donner connaissances de ces belles dépêches là.Tu vas bien te rire de nos réflexions sur un pareil sujet mais cela m'intéresse j'en parle comme je l'entends et comme je ne puis pas me hasarder a en parler à d'autres 11 faut bien que tu aye la patience de me lire j'ai grand hâte d'être rendue à mercredi pour avoir les nouvelles de l'affaire de votre Honorable.De^Belury, Morin et d'autres ont écrit 66 ARCHIVES DE QUÉBEC faisant un grand éloge de la sortie contre le Gouverneur tu parais tris populaire c'est bien surtout parce que j'espère que cela feras du bien.Adieu tous les enfans t'embrasse, ton épouse et amie Julie Bruneau Papineau Si je trouve tes ognons d'Hyacinthe Je les planterai J'écris plus mal aujourd'hui que jamais je n'ai pas de plume de taillé.[Au verso:] L'Honorable L J Papineau L.J.Papineau Québec [De la main de Papineau:] 1833 Lettres de famille.1 Le début de la lettre manque.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 649] Montréal 16 Mars 1833 \u2014 Cher Ami\u2014 \u2014 ¦ Je suis bien triste de n'avoir pas eu de lettre cette Semaine.Je voulais t'écrire jeudi mais Je n'ai pu le faire.J'étais mieux depuis quelques Jours mais mercredi dans la nuit je me suis trouvé bien malade et l'ai été jeudi tout le Jour.Mde Jacques Viger me fit demander si J'avais quelques choses à faire dire a Québec.Je lui al fait dire que j'avais un peu mal à la tête pour ne pas t'inquléter et je me trouve un peu mieux depuis hier.le docteur m'ordonne de sortir je suis allé au Collège je me trouve fatigué et ne peut t'écrire que quelques lignes c'est toujours dans la tête'que se porte mon mal je vois tout trouble aussitôt que J'ai des accès.Les enfans sont tout doucement Le petit Gustave me donne du trouble surtout la nuit il a une toux terrible qui ressemble beaucoup 6 la cocluche s'il l'a les autres y passeront aussi c'est une maladie continuelle le petit Ernest est mieux depuis [2] que ses dents sont percés mais il n'est pas tout a fait bien.Ezilda est assez bien ces jours-ci.Ton papa se porte bien ainsi qu'Augustin.B n'y a que la politique qui m'amuse et m'intéresse quand je peux en avoir des nouvelles mais on n'en a guires les gasettes ne nous donne que peu de débats et bien incorrects.Je n'ai que peu de lettre ou pas du tout j'ai hate de voir la fin de la Session sous bien des rapports.Adieu Ton Epouse et amie Julie Bruneau Papineau [Au verso:] L'Honorable L J Papineau Quebec JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 651] Montreal 26 novembre 1835 Cher ami.J'ai eu de tes nouvelles mardi dernier par M* de Bleury, il dit que tu es bien portant et bien occupé, cela je n'en doutais pas mais je vois par tes lettres que tu n'as pas autant d'espoir de terminer nos griefs suivant tes prétensions a rendre CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 67 le bonheur au pays; mais lui Mr B.est plein d'espoir 11 dit que le Gouverneur est si franc et promet de nous aider en tout qu'il espère voir terminer et obtenir le tout d'ici à l'année prochaine.Mr Brown qui est venu me voir avant hier au soir avant son départ pour Québec à l'air plein d'espoir aussi il dit qu'il a vu Mr M°Kensle a son retour de Québec; qui lui a dit qu'il étolt content et qu'il dit que le Gouverneur est l'homme le plus honnête et le plus franc possible et qu'il a le désir de faire le bien; il faut donc espérer encore d'ici que les commissaires ait fait leur rapport et le Gouverneur et la Chambre leurs demandes de l'autre côté il faudra que cela se décide alors pour ou contre on as beaucoup parlé ici de la nomination de Mr Carron comme juge en remplacement de Mr Kerr je n'en al rien cru voyant que tu ne m'en disait mot dans ta lettre dattée du même jour que celles qui mentionnaient cette nouvelle dis moi donc s'il y a quelqu'un qui le seras prochainement où si comme le pense d'autres que cela n'auras lieu qu'après le nouveau Bill de Judicature, hier après avoir reçu ta lettre j'ai été voir un instant M4* Cherrier et faire ma commission à Mr C.et j'y ai rencontrai Mr Rolland qui est bien Inquiet de son [2] bill de Judicature et de celui des subsides il m'as dit Mr Papineau ne vous en parle pas Mr Quesnel et lui disaient qu'ils voudraient bien te voir ne sera ce qu'une heure qu'ils auraient la satisfaction de savoir quelques choses de certain car ils comptaient pour rien, l'opinion de ces Jeunes représentai.J'ai appris avec chagrin le retour de Mr Debartch dans sa famille c'est a dire que Je crains que cela ne le retienne longtems absent du Conseil où sa présence est si nécessaire, sous d'autres rapport c'est heureux pour lui et sa famille tous ces gens ne sont pas trop disposés à faire de grands sacrifices pour le public; il faut avouer qu'il faut un mérite plus qu'ordinaire pour s'y sacrifier dans un pays comme celui ci où l'on est certain de ne recevoir pour récompense que des persécutions des uns Jalousies de la pluspart et indifférence du reste il faut leur faire du bien malgré eux si l'on y réussit Ils sauront bien en Jouir même sans reconnaissance.Mr Cherrier écrit aujourd'hui & Québec il vous diras quand il pense partir.J'ai remis à ton Père et la lettre et l'argent pour Benjamin quant à ton projet d'acheter là Je prend la liberté grande de te désapprouver tu es déjà embarrassé de savoir dépenser ton argent que de la mettre là ou cela ne te rapporteraient rien une propriété qui ne pourrait que se détruire si tu es payé (ce dont je doute fort encore) ne fais pas de projet sitôt pour la dépenser paye d'abord toutes tes dettes et puis ensuite garde une réserve au cas de nouvelles difficultés l'année prochaine qui peut nous exposer à une aussi grande gêne; qui a pour résultat d'augmenter les dégoûts et difficultés que tu rencontrent dans la vie publique et les étendent aussi dans la vie privée.Je n'ai eu aucune nouvelle de Maska que celle que tu m'en as donné je ne puis trouver un moment pour leur écrire.Marguerite est enfin [.J 1 1 La fin de la lettre manque.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 652] Montréal Novembre 1835.Cher Ami \u2014 Ta lettre d'hier m'as confirmé dans l'opplnlon que vous étiez engagée en session et me donne aussi l'espoir qu'elle produiras du bien sous quelques rapports 68 ARCHIVES DE QUÉBEC mais non pas autant que nous l'aurions voulu mais on peut se réjouir de ce que nous avions obtenu c'est déjà beaucoup si l'on considère combien les Bureaucrates sont mécontents et trouvent que nous avons déjà obtenu beaucoup et en effet à comparer notre situation cette année avec celle qui vient de s'écouler, nous avons de grandes graces à rendre à la providence.Nous avons beaucoup d'espérance si le Gouverneur est sincère il est assez éclairé ainsi que les Commissaires pour voir par eux mêmes que quand bien même le Conseil passerait plusieurs bills qu'il a refusés les années précédentes cela n'est dû qu'à la crainte de perdre leurs emplois et que ce système n'est pas stable et que ces hommes là change avec chaque Gouverneur; et que les enragés qui n'ont pas d'emploi sont aussi fougues et sont prêts a se porter aux mimes excès quand ils auront le pouvoir de le faire.Quant aux pauvres prêtres Je plains leur mauvaise politiques je savais bien que tu ne les épargnerais pas; mais aussi j'aime que tu sache ce qu'ils pensent pendant que tu es à Québec cela pourras te servir; Je ne connais pas les motifs qui vous ont empêchée de répondre à la harangue au sujet des biens du Séminaire; mais quant à moi j'en suis contente j'ai mes raisons pour l'avoir approuvé; elle est si bien faite qu'elle rencontre l'approbation de tous.Mr Pothicr a dit chez ton Pire que l'on ne pouvait rien faire de mieux quoiqu'il n'approuvât pas tous les principes qu'elle contenait, je n'ai encore rien entendu dire contre; il est vrai que je n'ai pas encore vfl [2] de Prêtre comme ils ont leur politique à eux différente des patriotes dlsent-ll et pour cela ils croyent qu'ils n'en ont pas moins raison.Ce que tu me dis de l'Evesque Provencher ajoute à la confiance et estime que j'avais de lui on devrait échanger un de nos Evesques avec lui cela ferait un contre poid dans la balance mais après tout il faudra* bien qu'ils reviennent et ils sont partis d'eux mêmes à se ranger du côté du pouvoir avec la différence que s'il faut se ranger du coté du peuple ils le feront forcément et à contre coeur assurément Tu as raison de dire que vous êtes les loyaux votre réponse l'est très fortement et ensuite vous êtes les premiers rendu* au Château et on est assez adroit pour vous rendre le change en vous addressant contre l'usage ordinaire en Français avant l'Anglais je souhaite que toutes ces petites faveurs et apparences de rendre justice aux Canadiens n'endorment et ne flattent trop nos membres c'est a dire un certain nombre car il y en as de qui je ne crains rien sous ce rapport voilà assez de politique aussi mal traité pour faire rire plus d'un moins méchant que toi de femmes qui veulent se mêler de choses qu'elle n'entendent pas et veulent malgré tout s'en occuper.Ton père se porte bien, )'al eu des nouvelles de Maska les enfans se portent bien Théophile doit t'en avoir donné des nouvelles plus au long dans une lettre qu'il doit t'avoir écrit avant hier il me l'avoit promis.J'ai si peu de tems à moi.Je n'ai que deux filles il faut toujours avoir la petite en soin elle est bien portante mais remplie de fantaisies elle est bien fatiguante d'ici qu'elle marche elle nous donneras de la fatigue et elle ne dort pas ou presque pas.J'ai acheté tes mouchoirs; ils sont bien rares des Indes j'en ai trouvé trois chez un Anglols et j'en al pris trois autres chez Boudreau que je [3] ne crois pas être des Indes mais ils sont assez forts et surtout de couleur hautes tu vas les trouver trop dinde pour un homme si sévère sur la toilette mais tu en feras des mouchoirs de parade et fais les laver le moins que tu pourras à Québec et si tu le fais dis leur de ne pas le faire à l'eau trop chaude voilà qui est pis que la politique pour te prêter à rire mais tu n'en feras toujours que ce qu'il te plairas comme se permette d'ordinaire les maris, mais c'est pour te dire que j'ai fait pour le mieux vu CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 69 la rareté de cette article dans le moment les enfans sont sensibles à ton bon souvenir Gustave surtout en est tout occupé depuis hier 11 fait de son mieux et est bien inquiet de ce que Je vais t'écrire à son sujet 11 se tient près de mol pour que je lui lise ce que je t'en dis.Ton Esilda elle, cela ne dure pas si longtems mais elle me charge de te dire qu'elle s'ennuie beaucoup de son papa et qu'elle fera aussi de son mieux ils t'embrassent de tout leur coeur.Tu verras sous peu une requête de la part de Md\" Gamelin pour son asile de vielle elle est venue me demander à la signer je n'ai pu m'y refuser y voyant le nom des Dames Viger c'est peu Important elle m'as bien prié de m'intéresser auprès de toi je l'ai prévenu que cela serait en vain que je savais que tu étais opposé à cette manière de surcharger la Chambre de pareilles demandes qui devraient se faire par souscriptions volontaire ; d'individus mais tout le monde est à la gêne et elle dit que ces pauvres vielles vont mourir de besoin.Adieu l'heure me presse Ton Epouse et amie J.Bruneau Papineau [.] 1 [Au verso:] L'Honorable L J Papineau Quebec 1 Le coin gauche de cette lettre a été coupé; on peut voir qu'il y avait un post-scrlptum.JULIE BRUNEAU A SON FILS, L.-J.-AMEDEE PAPINEAU [APQ P-B: 653] Montréal 21 Décembre 1835 Mon cher Amédée \u2014 Je suis fâché d'apprendre ton indisposition mais j'espère que cela n'auras pas de suite, je suis mieux aussi mol j'ai été bien malade; J'espère que Lactance en est quitte aussi lui.Les enfans ici sont bien et s'était fait une fête de vous voir aux Rois et mol aussi; cela me désappointe, l'hiver est si rude mon cher que vous [couvr] 1 series exposée à voyager par un tems froid, nous en avons eu la triste expérience l'année dernière.J'aurais autant de plaisir a vous voir que vous en auries a nous venir voir; s'il faisait un beau tems comme il en fait un aujourd'hui et comme tu dis que ton Cousin Louis vient lui même cela serait une bonne occasion c'est bien tentatif mais je ne.sais que décider.Consultes votre tante Dessaulles et faites pour le mieux; tant qu'à aller jusqu'à Verchères il faudrait quasi aussi bien de venir ici.Si vous ne venez pas ici je vous conseille de n'aller qu'à S* Denis, suives les avis de votre Tante de vos maitres et de votre Pépé qui seras probablement à Maska dans ce tems là il est parti ce matin pour la rivière Cbambly.Ton papa m'écrit qu'il est bien content de la lettre que tu lui as écrit et t'encourrage a le [2] faire de tems en tems c'est un adoucissement a son ennui.Je te prie aussi mon cher de n'être pas inquiet au sujet des bruits que les Constitutionelles ont fait ils sont déjà bien rallenties ils sentent quelles folies de leur part d'oser s'armer et essayer à faire du bruit cela n'est plus le tems ou l'administration les encourrageait.on dit que le gouverneur a envoyé des ordres on pense que c'est cela qui les oblige de se modérer: Je suis sans crainte et sans danger sois tranquille et faites bien vos devoirs mes chers enfans j'espère que le règne de la justice approche pour nous.Dis à mon cher Lactance que je l'embrasse et que je n'ai pu trouver le livre qu'il demandait s'il 70 ARCHIVES DE QUÉBEC vient il le chercheras lui même.Fais bien mes amities et remerclemens à votre chère Tante combien vous lui deves de reconnaissance pour tous les soins qu'elle vous donne J'espère que tu lui est [deferent] 1 bien obéissant et poli non Amédée tu es sujet à manquer à la politesse tu sais J'espère pourtant que tu es plus sur tes gardes avec des étrangers et cela te formeras.Tu ne me dis pas si c'est la veille des Rois que vous aurez votre congé où [après le] 1 le samedi précédent Adieu mon cher tu m'écriras d'ici a ce tems comment vous aures décidé la chose si cela parait répugné les personnes que je t'ai mentionnées j'espère que tu seras assez raisonnable pour t'y soumettre de bonne grace comme je serai forcé de le faire c'est dans la crainte de vous exposer à vous repentir de votre voyage.Ta mère tendre et affecHonée Julie Bruneau Papineau [Au verso:] Monsieur Amédée Papineau Au College Maska » Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 654] Montréal 26 Décembre 1835 Je me suis fort ennuyée Mercredi ne recevant pas de lettre je m'attendais au moins a en recevoir le lendemain ce n'est qu'hier que Je l'ai reçu je te pensols fort occupé et je vols bien que non: que vous ailes bien doucement de toute manière je n'ai jamais vue une session où les procédées dans les gasettes au moins sont si peu interressans jusqu'à présent j'espère que cela va changer.Tu na pas l'air d'avoir plus d'espérance dans l'administration que tu n'en avois avant la session, j'avoue que j'en avois un peu il y a quelques tems mais l'Inaction du Gouverneur commence à me faire croire qu'il ne feras pas grand chose et il y a bien du monde ici qui pense de même je me repose sur la chambre au moins elle doit faire son devoir forcer le Gouverneur a se prononcer avant de donner de l'argent car si vous aves le tort de donner les subsides et sans avoir rien obtenus de vos prétensions c'est vraiment nous mettre pis que nous n'étions auparavant.Tu ne me dis pas un mot des commissaires que l'on dit au moment d'arriver à Montréal.On dit qu'ils préparent la maison du Gouvernement pour les recevoir, je n'augure rien de bon de cette démarche ils seront encore pis après avoir fait quelques séjour id où Us ne verront que nos ennemies les principaux citoyens Canadiens étant à Québec [dans] 1 dans ce tems Us n'ont pas besoin de la mauvaise compagnie Us ne valent [2] déjà pas grand chose, nous avons déjà des preuves et nous en avons tous les jours de nouvelles qu'il faut les forcer a nous rendre justice et que nous ne l'aurons pas autrement l'inaction du Gouverneur depuis toutes les insultes que les constitutio-neUes lui ont prodigués et violences auxquelles ils ont voulues se livrer et qui demeurent Impunies; leur donnent de l'espérance Je vols leurs gasettes chez M\"* Viger qui se les procure; et elles ont tout a fait changées de ton et ils ont l'air de croire que le gouverneur a eu peur d'eux et que puisqu'il ne fait rien pour nous il pourras revenir sur ses pas et faire quelques choses pour eux et sa conduite a CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 71 l'air de cela.Je suis fâché de n'avoir pas eu le plaisir de voir M* Leslie il est venu hier Jour de Noel pendant vespres j'étais à L'Eglise je ne sais s'il reviendra ou non j'en serai fâchée.Ton père est absent, parti pour S1 Denis Maska il étolt bien lors de son départ.Il seras à Maska quand les enfans auronts leur congé aux Roi Je ne sais s'ils viendront me voir Ils en ont grande envie Je leur ai écrit que si Pépé et ma tante Dessaulles le trouvait à propos de s'en rapporter fi leurs décisions l'on me dit qu'ils font bien que Mr Prince est content d'eux, je me réjouis tous les Jours d'y avoir mis Amédée 11 paroit par ses lettres d'être satisfait et dans de bons sentiments.Toute la famille ici se porte bien.J'ai vu hier Md* Cherrier elle est assez bien excepté qu'elle a encore mal aux yeux la petite Emma bien aussi et toujours belle j'ai fait la commission à M1 Quesnel.Md0 Viger est encore malade du rhume et les D0** ont toutes étées indisposées aussi.[3] J'ai aussi fait ta commission au voisin et l'ai engagé à t'écrire quand il serolt disposé à descendre Je ne sait s'il le feras aujourd'hui mais il m'as dit: qu'il croyait descendre la semaine prochaine.Tu me demandais des nouvelles de M4* Plamondon elle est asses bien elle continue à l'être depuis son voyage des Trois-Rivières si elle avait été plus malade Je te l'aurois écrit, si j'ai occasion de voir M* Brown je lui dirai ce que tu pense au sujet de ces bruits c'est malheureux que l'on en ait pas tiré plus d'avantage.Je n'ai point de vaine frayeur mais Je sais apprécier a leur juste valeur la rage et la haine que ce parti nous porte et que l'état dans lequel nous sommes est bien déplorable qu'ils veulent tout de bon dominer ofi nous écraser et si nous n'avons pas l'énergie de nous soustraire de leur pouvoir, ils trouveront bien des [moyens] 3 eux de nous faire bien du mal je suis certaine qu'ils [y sont] 3 bien décidé et que c'est sérieux que la chambre y [pense bien si elle] 3 ne fait rien dans cette session; si le Roi venoit [a mourir] 3 qu'il faudrait faire d'autres élections nous aurions une guerre civile c'est certain quand on pense que l'on ne peut pas seulement obtenir une nouvelle magistrature c'est une Infamie.J'aurais encore bien des choses â te dire et je te les dirais sans ordres et aussi mal que je te les écris mais je le fais toujours à la hâte et sans cesse interrompue une occupation succède à une autre j'espère que pour nous dessennuyer tu m'écriras plus souvent pendant le tems des fêtes tu n'auras que cela à faire et puis aller dîner aller au bal et moi je n'ai aucune distraction que des occupations ennuyeuses la pluspart du tems.Adieu, je suis mieux mais pas bien je ne sais si je suis quitte de la maladie pour quelques tems au moins.Ton épouse et amie Julie Bruneau Papineau [Au verso:] L'Honorable L J Papineau Quebec ï Raturé, u ' r 3 Collé sur le sceau.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 655] Montréal 9 janvier 1836 Cher Ami, ^Hffijfj Je n'ai reçu ta lettre qu'hier après le départ des enfans; ils sont arrivés la velUe des Rois avec permission de ne rester que deux jours; ils sont repartis sans trop de 72 ARCHIVES DE QUÉBEC regret Us disent que c'était toujours mieux de me venir voir pour peu de tems que point du tout n'ayant pas l'espoir de me voir à Maska cet hiver.Us désirent et se flattent de te voir remonter par la Rivière Chambly en revenant de Québec car disent-Us si Papa se rend en droite ligne U ne pourras plus s'absenter du Printems Je leur ai dit de ne pas se flatter de cela, j'ai eu bien du plaisir à les voir tous réunis mais nous disions ensemble quel plaisir nou aurions si Papa n'était pas absent cela diminue beaucoup notre fête c'est ainsi dans tous les événemens de la vie U faut s'habituer à faire des sacrifices nous somme appeUés à en faire tous les jours de notre pénible existence.Les petits enfans ici ont été d'une grande joie mais ont eu bien de la peine a se consoler du départ si subit Gustave en entendant la lecture de ta lettre hier a dit comment Papa veut-U que je mette le tems a profit et apprendre de nouveaux Jeux je n'ai pas eu seulement le tems de Jouer ceux que je sais déjà et puis a t-il ajouté dites bien a papa que Je m'ennui beaucoup de lui et qu'il n'iras plus à Québec qu'il y est trop longtems; ta chère grande flUe dis cela aussi souvent elle dit qu'elle rêve que Papa est arrivé et en se réveillant qu'elle voit que cela n'est pas vrai qu'elle pleure et qu'elle s'ennuie, la petite Asélie a reconnu ses frères surtout Amédée eue lui a fait des Joies a été souvent dans ses bras pendant le tems qu'il a été ici elle a joui autant que les autres de la fête c'est étonnant comme elle comprend tout et comme sa petite figure exprime tout ce qu'eUe ressent, elle dit aussi beaucoup de mots et est toujours gai, je suis certaine qu'elle te reconnaîtras bien; on lui parle souvent de toi et elle nous comprend bien et son Papa la conprendras encore mieux.[2] Nos constitutionnels ici vont leur train ils ont eu une assemblée avant hier soir et sont passés ici en procession et ont peu criées c'est a dire [chouchlée] choullés siffles je ne les al pas entendues les portes étaient toutes fermées et j'étais avec nos enfans grands et petits et l'oncle Théophile tu peux croire qu'il y avait un peu de tapage; quand M1!e Lennox est venue me voir Md* Viger est si sensible et remplie d'attention pour moi a craint que je ne fus effrayée a dit a sa demoiselle de venir me rassurer je me tiens toujours dans la chambre à manger et c'est bien sourd je lui ai dit que Je ne pouvais pas avoir eu peur puisque je ne les avoit pas entendues et que Je ne croyais pas qu'il y eut beaucoup de danger pour moi dans le m omens mais que je n'en étoit pas moins Indigné et je l'ai répétée à M1 Jacques Viger qui est venu me voir le même soir et U disoit comme moi que c'est un état déplorable et aujourd'hui M7 Walker était annoncé [pour] 1 comme devant arriver on a fait sortir des affiches pour s'assembler et aller au devant de lui en procession je ne sait s'ils feront du bruit; mais tout cela démontre comme Us sont exaltés car ce n'est nullement l'estime ni le cas qu'ils font de M?Walker mais l'esprit de parti qui les fait agir ainsi ils savent bien qu'il ne peut leur faire grand bien.C'est une honte pour le gouverneur d'être Joué insulté par eux, et de n'avoir pas l'énergie de se montrer: de réformer d'abord notre magistrature U y a assez de preuve que la vUle n'est pas en sûreté avec des magistrats qui les encourage au lieu de les arrêter il n'y a pas besoin d'autres preuves que celles là que la paix publique est troublée par leurs cris leurs menaces leurs rassemblemens sans aucun prétexte; la crainte et l'allarme que cela répand dans nos fauxbourgs ils font circuler [mille] 1 différents rapports qui effraie les uns irritant les autres et qui [augmentent] 1 aigrissent de plus en plus les esprits et nous préparent a des troubles sérieux si nous n'obtenons pas dans cette session des réformes qui puisse nous mettre en état de repousser leurs attacques nous serons dans une situation sérieuse Us se préparent en atten- CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPJNEAU 73 dant la fin du Parlement si nous n'avons pas une autre magistrature et si la corporation n'est pas établie sur un pied qui lui donne le pouvoir de se faire respecter et de maintenir le bon ordre et pouvoir défendre la ville en cas d'attacques de ces [3] brigands; ils profiteronts du moment que vous seres sans protection; pour assouvir leur rage au cas que de nouvelles réclamations en Angleterre de votre part ne vous obtienne les réformes que vous demandes depuis si longtems sans succès ils calcullent que c'est le moment favorable et ils ne se préparent pas en vain c'est s'abuser que de croire qu'ils ne veulent qu'effrayer; cela serait le cas si l'on voulait raisonner et cal-culler de sang froid mais des gens qui ont pu se porter aux excès et aux folies qu'ils viennent de faire ne calcullent pas les suites et ils se disent faisons tout le mal qu'il est en notre pouvoir de faire et cela satisfait la vengeance et la haine qu'Us portent à tout ce qui est canadien et c'est la faiblesse de notre Gouverneur qui en seras la cause U n'as pas seulement le courage de remplacer un Juge, qu'elle hésitation 1 qu'elle [Ion] 1 lapse de tems I pour cela seulement si la Chambre n'as pas plus d'énergie et ne procède pas avec plus de célérité le Pays sera dans un état plus déplorable qu'il ne l'as été a aucune épocque précédente.J'espère que dans ta prochaine J'aurai des nouvelles au sujet des [.] 2 et aussi de cette pauvre Mdc Clouet dons le mari est en effet mort.Adieu sols en santé ait du courage tu en as grand besoin Je ne t'oublie pas et te plaint de tout mon coeur et t'embrasse tendrement ainsi que les enfans.Tout à toi.Ton Epouse et Amie Julie Bruneau Papineau [Au verso: ] L'Honorable L J Papineau Quebec 1 Raturé.2 Déchiré.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 656] Montréal 14 Janvier 1836 Cher Ami, J'ai été la veille du départ de Mr Viger pour avoir le plaisir de le voir et puis lui communiquer ce que je savais de la situation ou nous nous trouvons mais je ne l'ai pas trouvé U étoit à la Banque mais je suppose qu'il n'auras pas manqué de prendre des informations; je t'avois annoncé dans ma dernière le triomphe que l'on préparait à Mr Walker; un instant après le départ de ma lettre ils sont passées ici en faisant leurs hourras accoutumés c'est a dire que ce sont plustôt des cris des sifflements de canaille que des cris de réjouissance que les honnêttes cittoyens ont l'habitude de faire en faisant honneur à un de leurs concitoyens dans certaines occasions ou cela est légalement permis et par conséquent cela n'as produit que d'agréables sensations; celles-ci au contraire sont faites dans un esprit de furie et avec un caractère insultant et toujours accompagné de batons; mais je ne crois pas qu'il y ait eu aucune suite fâcheuse dans le cour de la nuit; on le craignait le samedi surtout jour où tous les ouvriers sont payées et font ordinairement la soirée dans les auberges; ici U a passée une bande, la fille s'est adonnée pac hasard dans la [cour] 1 cour au moment où U passait car dans la maison c'est bien sourd on n'entend rien de leurs folies eUe est 74 ARCHIVES DE QUEBEC courue à la porte a prêté l'oreille et dit qu'elle a entendue des menaces, elle eat rentrée toute effrayée je l'ai rassurée avec peine elles ne voulaient pas s'aller coucher ni les autres non plus il étoit [encore] 1 pris de minuit; je t'assure que je n'ai pas étée effrayée Je me suis couchée assez tranquille ne les croyant nullement arrangée pour asses se porter aux excès qu'ils ont déjà osé tenter, mais en même tems que je rends graces à la providence de m'a voir doué d'un caractère asses énergique et réfléchi pour ne pas succomber et manquer de force dans des momens d'épreuves comme celle que nous [avons subi] 1 avons eu a subir mais Je ne me décourage pas j'espère toujours que nous aurons un Jour Justice qui n'est peut être pas éloignée U faut bien que le Gouverneur se décide a agir [2] d'une manière ou autre j'ai vu le Herald aujourd'hui que Mde ma voisine [est à] 1 m'as envoyé il est toujours très violent Je te prie de n'avoir pas d'inquiétude a mon sujet je suis prudente et j'ai chargé plusieurs de mes amis de m'avertir s'il y avait le moindre danger pour te tranquilliser j'irais à Verchères; je crains plus d'imprudences de ta part; ne sors pas le soir sans escorte écris moi si tu prends ces précautions, je n'ai pas vu Théophile depuis le jour de la procession de Walker d'où je conclus qu'il ne s'est passé aucune violence il veille une partie des nuits il fait patrouille avec d'autres jeunes gens il doit m'avertir s'il se passe quelque chose pour t'en écrire.J'ai reçu une lettre d'Amédée ils se sont bien rendus et a bonne heure ils sont rentrées bien contents et bien résolus de travailler avec une nouvelle ardeur.Les jeunes Ici à la maison sont bien mais commencent à s'ennuyer fortement Ils ont des moments qu'ils se fâchent et disent qu'ils ne te laisseront* plus repartir; je me Joins a eux au moins de sentiment et Je crains que la session ne soit encore fort longue et surtout si elle ne doit produire le résultat que l'on en attendait ce qui serait déplorable je voulais aussi te faire dire par Mr Viger que je n'ai plus que dis Louis à la maison J'ai payé 5 Louis pour la cotisation Je n'ai pu m'en exempter il y avait longtems que me le demandolt Je te l'ai fait dire par Mr Cherrier et n'ayant pas eu de réponse j'ai payé, je paye régulièrement les domestiques mais point d'autres comptes tu m'écriras quelles arrangement* tu prendras pour me faire parvenir de l'argent si tu es pour être longtems encore j'ai encore été Interrompu et n'ai pu t'écrlre plus, au long et de plus Philippe vient d'arriver et t'écrit sur l'autre feuille pendant que j'écris celle-ci.Adieu mon cher Ami je suis bien sensible et bien attristée de voir dans qu'elle Inquiétude tu es à mon sujet je crois que tu n'as pas autant sujet de l'être à présent que Mr Viger t'auras dit ce qui se passe et que l'on t'exagère les choses.Ton affecUonée Epouse Julie Bruneau Papineau * Raturé.JULIE BRUNEAU A SES FILS.AMEDEE ET LACTANCE [APQP-B: 657] Montréal 29 Janvier 1836 [De la main d'Amédée Papineau:] Reçue le 1 Février.Mes chers enfans.Je suis fâchée de [n'ap] * de n'avoir ptt vous écrire par Charles.Je trouve une occasion aujourd'hui j'en profite mais Je ne puis le faire qu'à la hate me préparant à partir pour Verchères passer huit jours; Maman est venue la semaine dernière exprès pour me chercher et J'étais malade et je ne voulols pas y aller cet hiver; CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 75 maman b inslstée et a dit qu'elle attendrait que Je tusse bien et elle est demeurée avec nous j'enméne la petite Asélle et Je laisse Esilda à son école et Gustave ft la maison avec sa Marguerite et Théophile viendras coucher ft la maison.Ta tante Dessaulles m'as fait inviter ft aller ft Maska dit lui que je l'a remercie pour cet hiver J'ai asses de peine a me décider & aller à Verchères que c'est assez loin déjà mais que j'espère l'aller voir à la navigation.Je suis affligée de voir que Lactance a de nouveau été malade j'espère que cela n'auras pas de suite et qu'il reprendras courage à l'étude; J'espère mes chers enfans que vous ailes faire encore de nouveaux efforts pour nous donner toute la satisfaction que l'on attend de vous; nous avons asses de tourmens d'ailleurs c'est la plus grande consolation que des parens puissent avoir que d'être contents de la conduite de ses enfans.quand nous aurions toutes les autres jouissances l'on serait malheureux; Nous sommes asses tranquilles dans ce moment; mais sans aucune assurances que cela vas durer l'on est toujours en crainte on sait que nos ennemis [2] continuent a s'assembler à s'armer est-ce pour inspirer de la crainte ou vraiment pour faire du mal il n'y a que le tems qui nous l'apprendras il faut toujours espérer que la providence protégeras les Canadas il faut prier je vous le recommande mes chers enfans surtout pour la conservation de Votre Père car 11 est plus exposé que personne.Toute la famille vous fais ses amltiées même vous embrasse et dit qu'elle a eu du chagrin de ne pas vous avoir vu Mon cher Lactance prend courage sert bien le bon Dieu aime bien tes parens en faisant de ton mieux eux qui t'aime si tendrement et qui voudraient ton bonheur.Votre Mère affectionée Julie Bruneau Papineau Mes respects à Mr Prince et aux Messieurs de la maison l Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 658] Verchères 8 Février 1836 Cher Ami, J'ai reçu l'interressante lettre que tu m'as fait parvenir par la vole de Mr Cherrler, il a eu la complaisance de m'écrire et de mettre ta lettre sous enveloppe et de me dire que Md0 Cherrler étoit dépositaire des cinquantes piastres que tu le priais de me remettre et qu'elle garderas jusqu'à mon retour à Montréal qui n'est pas encore fixé.Ta lettre m'as un peu consolée j'espère que la question des finances s'arrangeras mieux que nous le présumions pour l'honneur de la Chambre, la Conduite extravagante et si innattendue de Debartch m'as affligée et surprise on ne peut pas plus, et surtout par rapport à toi j'ai bien senti que tu n'avois pas besoin de ce surcroît d'embarras et de peines ta situation est déjà bien déplorable par la haine que te vouent nos ennemis sans encore avoir la désapprobation de ceux avec qui tu travaille de concert depuis deux ans surtout, quant aux Québecquois rien ne me surprend de leur part; je suis persuadée qu'ils ne sont dans la Chambre que pour faire leur avancement personnel surtout ceux du Barreau ils sont des hommes sans principes politiques et je serais bien fâchée de voir Vanfelson et Bédard juges ils ne sont pas asses intègres et surtout après une pareille Intrigue ils méritent punition, ils le seronts bien dans l'opplnion public et encore plus notre grand [2] conseiller qui ne faisait que de commencer a avoir de l'influence et de la popularité parce qu'il marcholt avec les masses 76 ARCHIVES DE QUEBEC leur projet est d'autant plus impolitique qu'il n'y a Jamais eu combinaissons de motifs plus.puissant que dans le moment de les encourragés à persister dans leur refus d'accorder les subsides sans avoir obtenus les Conditions la conduite des Townships, celle du Haut Canada, les communications de nos amis a Londres en lisant tout cela je me disais que rien ne pouvait venir plus a propos pour rassurer ceux qui étaient décourages fortifier les tièdes et satisfaires ceux qui marchent d'un pas ferme et Inébranlables dans la [route]1 voie de la réforme et leur persuader qu'ils ont raison puisqu'ils pensent comme le plus grand nombre et travaillent pour le bonheur commun au lieu de faire passer ses intérêts personnel sous le voile hypocrite de l'intérêt public tandis qu'au contraire ils peuvent sacrifier impunément ses droits les plus sacrées: leur dernière démarche est infâme.Juge avec qu'elle impatience l'attend le dénouement de toute cette intrigue; j'espère que vous triompher es les membres de Montréal l'emporteront; s'il arrive que cela ne passe pas au Conseil; que vous adop-tles la manière que Sir George Glpps t'as donné vous triompherea encore plus et cela seras bien singulier et montreras qu'il y as bien de la légèreté et de l'Inconséquence dans la commission car tu dois te rappeller qu'au commencement de la session, cela a été dit que si le Conseil ne passoit pas les subsides que le Gouverneur était authorise de les sanctionnés sur une demande de la Chambre et cela revient a ce que nous disions que s'ils violent la constitution [3] sur un sujet ils s'ensuit qu'il peuvent bien le faire sous d'autres; et cela viendra bien à l'appui de nos demandes sur le conseil et montreras a l'évidence que l'on peut bien marcher sans lui; et pals vous ferles bien d'en profiter pour demander plustôt son entière abolition, l'exemple de tous les jours nous démontre que nous avons si peu d'hommes de confiance et éclairés que nous aurons asses de peines à former une bonne Chambre.Tu dois avoir reçu une lettre de ta chère sœur elle m'a écrit et me dit qu'elle l'as fait pour toi aussi, tu vols qu'elle a étée très allarmée à notre sujet et te communique ses projets, je ne puis te dire que je les approuve ou non, car je pense que cela vas dépendre de la fin de la session s'il n'y a aucune réforme à Montréal il est certain qu'à ton retour nous serons dans le plus grand danger c'est l'avis de tous nos amis si la même magistrature est au pouvoir la corporation sans aucun pouvoir il est impossible que l'on y puisse demeurer et j'approuverais fort le plan de notre chère soeur mais j'espère que vous ailes forcer le Gouverneur a agir où bien il faut que les Canadiens se préparent à une guerre Civile.Théophile m'écrit que les enfans sont bien et ici la petite est bien et je suis mieux, le repos un peu de gaité les saignées purgations que j'ai eus tout cela ensemble font que J'engraisse si cela peut continuer je serai contente cela me donneras plus de force a supporter toustes les épreuves auxquelles nous sommes soumis dans cette Epocque critique d'où dépend le sort du Pays et le nôtre en particulier ce que je trouve de pis à supporter c'est le danger continuel où je te vois au moins quand je te serai réunis 11 me semble qu'ensemble nous courrons moins de risque.Adieu mon cher écris moi Théophile m'envole régulièrement les Gasettes et surtout dans ce moment lnter-ressant tu t'imagine bien que nous allons trouver les Instants longs je ne communiquerai tes lettres qu'autant que tu le voudras et la partie que tu voudras.Ton Amie et Epouse Julie Bruneau Papineau [Au verso:] L'Honorable L J Papineau Quebec * Raturé. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 77 JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 659] Verchères 17 [février] 1836 Cher Ami.Je suis encore à Verchères les grands froids et le mauvais états des chemins m'y retiennent bien plus longtems que je ne le voudrais ayant laissé les enfans à Montréal et ici Je ne voudrais pas y faire un long séjour avec plusieurs enfans ce serait gênant le Curé a un Vicaire et voilà la Neuvaine qui vas commencer samedi; il y viendras des prêtres étrangers; Je ne puis pourtant repartir que quand le tems seras plus doux et les chemins améliorés on ne se fait pas d'idées de l'hiver à la Campagne je n'ai été qu'une fois à Contre Cœur ainsi tu vols qu'il ne m'aurait pas été possible d'aller avec une enfant à S' Denis et encore moins par conséquent à Maska; je ne puis sevrer la petite il lui perce des grosses dents avant même d'avoir toutes celles de devant le Docteur ici dit que je fais bien de ne là pas sevrer elle se porte asses bien et est toujours de plus en plus aimable elle marche a présent seule parle et pleure rarement tout le monde ici là trouve charmante elle fait une grande partie de nos récréations surtout son Oncle le Curé qui l'aime et qui en est aimé et le Vicaire aime beaucoup les enfans c'est Mr Dollgny fils du représentant elle l'appelle aussi son Oncle ne sois pas Inquiet des autres a Montréal Théophile m'en donne souvent des nouvelles et m'assure qu'au cas de dangers [2] de quelques troubles à Montréal il m'enverrait les enfans avec Marguerite dans un cas semblables on ne regarde pas le trouble mêmes dans un bresbytêre s'il n'y a pas de troubles je retournerai à Montréal par un jour de beau tems et là j'attendrai tes ordres car le parti qu'il faudra prendre pour le moment de ton retour; je pense que cela pourra dépendre de toi la tournure que vont prendre nos affaires je suis toujours très inquiète et dans une grande impatience d'avoir des nouvelles c'est ennuyeux à la Campagne sous ce rapport on a la poste qu'une fois la semaine elle arrive le mardi en sorte que je ne reçois ta lettre qu'à la fin de la semaine par occasion et j'envoie celle ci par Mr Mailhot qui vas en ville aujourd'hui ayant manqué la poste de Lundi j'ai confondu le jour et le curé était absent, il faut envoyer tes lettres à Montréal le Lundi et on les reçoit de là le Mardi par la voie directe de Québec il faudrait pendant que je suis ici que tu le mettes à la poste le samedi et l'addresser au Curé à Verchères je les recevrais le Lundi par la voie de Sorel, je te mentionne cela au cas que mon séjour ici se prolongeât au cas de violences à Montréal que je n'appréhende pas mais qui peut servir a te tranquilliser.Cherrier mon beau frère est passé ici venant de Maska il dit que les gens de la Rivière Chambly sont bien montés et indisposés contre Mr Debartch et le Curé a été à S' Denis vendredi dernier et on lui en as dit autant et en effet sa conduite est Inexplicable j'attends ta lettre de cette semaine à grand hâte J'espère que je ne serai pas désappointée qu'elle arrive aujourd'hui à Montréal et que Mr Mailhot me l'apporteras demain; je m'ennuyerai beaucoup [3] si je n'en reçoit pas nous sommes de plus en plus dans [une] 1 l'incertitude de ce qui vas se passer par rapport aux bill de subsides et ensuite on ne peut prévoir qu'elles effets vont s'ensuivre J'en reviens toujours a dire que si l'état de Montréal n'est pas changé cela sera le tems du danger après la session; mais on ne peut rien dire jusqu'à ce tems; tu vois que nos Campagnes se préparent et sont très disposées mais il faut espérer que les réformes s'opéreront sans avoir recours a ces tristes moyens.Le Haut Canada nous aide beaucoup et les autres 78 ARCHIVES DE QUÉBEC Colonie car pour la Métropole nous devons être de plus en plus convaincu de sa haine et de sa mauvaise foi à notre égard et qu'elle ne concédras qu'avec force ce qu'elle ne pourras retenir et que quand elle verras épuisé toutes ces iniques manoeuvres pour nous perdre et faire son profit et celui de ses créatures aux dépens de notre bonheur et mêmes de notre existence, ainsi nous sommes convaincus que nous n'avons de ressources qu'en nos propres forces il faut commencer par une ferme résistances aux réformes de constitutions et si on ne peut rien obtenir 11 faudras inévitablement l'avoir par la violences, c'est la le triste sort qui nous attend et je crains fort que l'on soit peut être forcé d'adopter le dernier car ils seront* asses démoralisés pour attacquer [les] 1 si les choses ne vont pas à leur gout au sujet des finances.Toute la famille ici te font des amitiées et sont bien inquiets à ton sujet M4* Plamondon a un peu de mieux il n'y a que ces Jambes qui sont faibles elle a toujours beaucoup de peines a marcher et ne le fait presque pas.Je n'ai pas eu de nouvelles de Montréal ni de Maska cette semaine j'espère qu'ils sont tous bien.Ton Epouse et Amie affectionnée Julie Bruneau Papineau [Au verso:] L'Honorable L J Papineau Quebec [Estampillé au dos de la lettre:] Montreal Fe.18.1836.L.C i Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 660] Montreal 23 Février 1836 Cher Ami, Je suis de retour de Verchères j'en suis partie plustot que ne pensais voyant toujours d'aussi grands froids je ne pouvais me résoudre de me mettre en chemin avec la petite mais ayant appris que Marguerite était bien malade et les enfans commençant a s'ennuyer je suis partie Dimanche heureusement que le tems était bien doux; Maman voulait absolument me garder jusqu'à ce que l'on eut des nouvelles de Québec au sujet des subsides mais il a fallu partir et c'est aussi bien voyant que cela se retarde de jour en jour j'aurais trouvé le tems encore plus long croyant avoir plus souvent des nouvelles en ville; et rendue ici je vols que c'est la même lenteur; J'ai trouvé Ici une lettre de toi arrivé de la veille écrltte le Jeudi qui n'est pas consolante c'est désolant nos affaires prennent une tournure [m] 1 alarmente surtout avec de* homme* comme nous en avons, ne t'als-je pas dis de tout tems que je craignais que nous succomberions parce qu'ils sçavent bien que nous manquons d'hommes fermes et résolues d'avoir justice et que rien ne les feroit dévier de la position qu'ils avoit prise.C'est pourquoi ils s'appuient toujours sur leur cheval de bataille disant qu'ils n'y a qu'un parti de Démagogues et que la majorité du pays se laisseras bien opprimer plustot que de combattre si longtems sans succès ils sont incapable* de persévérer avec énergie et surtout de sacrifier l'intérêt personnel pour celui de leur pays.Les étrangers au contraire seront tenace et rien ne leur coûteras pour obtenir l'avantage sur nous; c'est pourquoi le Haut Canada obtiendras ce qu'il demande car le Gouver- CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 79 nement les craindras s'ils n'obtiennent pas Justice par des voles légitimes Ils l'obtiendront par la violence l'administration est persuadée de cela et c'est le même cas ici avec les constitutionnels [2] on les craint parce que l'on est certain qu'Us ironts Jusqu'au bout et que les Canadiens sont incapables de lutter Je n'ai presque plus d'espoir de succès.Tu ne connais pas les Canadiens je te l'ai dit de tous tems et J'en suis de plus en plus convaincus a mesure qu'ils sont mis à l'épreuve Ils sont légers et pas hommes d'affaires, égoïstes et par conséquent jaloux du succès mime de leurs concitoyens point d'esprit public; Us sont grands parleur et grand brave quand Us n'ont rien à craindre si on leur montre les grosses dents Us sont tout a coup sans courage ils sont sans Jugement quand Us croient toucher au moment d'avoir Justice a raison des démarches que nous prenons Us vous approuvent au commencement de la Session que l'on avoit l'air de nous craindre et par là de nous concéder quelques choses: vous avies eu raison d'être ferme et d'avoir refuser de marcher et de procéder depuis trois ans; aujourd'hui que l'on volt que vous aves été joués de nouveau et que l'on craint d'être maltraités au Heu de redoubler de violence accompagnée de persévé-rence; on répette les mêmes sottises, nous savions bien et nous avions raison de dire que nous allions trop loin et trop vite que nous en serions dupes &c.ce sont les propos de Mr Jacques et de bien d'autres misérables Canadiens puisque l'on en as un bon nombre même dans la Chambre que l'on doit regarder comme l'élite pulsqu'Us sont choisis de même du milieu du peuple comme représentant ses sentiments que peut on attendre du reste du pays s'U faut emporter par la force ce que l'on est bien résolue de nous refuser autrement j'en suis de plus en plus persuadée et je n'ai malheureusement aucun espoir de succès par la raison que nous sommes Incapables de résister à tous les mauvais procédés que l'on est résolus d'employer à notre égard en Angleterre et Ici et la réforme s'opéreras en Europe et dans le Haut Canada et dans ce petit coin ici vous seres opprimée parce que l'on est de pâte à l'être; et ils nous con-noissent mieux que nous nous connaissons nous mêmes.Je n'ai jamais cru que cela fût par Ignorance sur nos affaires que nous [3] tardions aussi longtems à nous rendre justice mais bien par une insigne mauvaise fol et désir de nous écraser.Je crois au contraire qu'ils connoissent que trop qu'Us peuvent réussir puisque nous leur aidons à river nos chainnes.J'attendais l'arrivée de la poste afin de sçavoir si J'aurols quelques nouvelles sur la question des subsides mais en vain, je n'ai pas de lettres.Mr Quesnel sort d'ici qui me dit en avoir reçu une de M* Cherrler qui lui dit que le sujet est remis à la semaine prochaine; c'est dépitant et ennuyeux à l'excès, U dit que la nomination de Bédard produiras un bon effet, d'abord parce que cela seras un intriguant de moins et puis que cela feras desmécontents qui pour se venger vont se réunir a vous; c'est pitoyable d'avoir a se féliciter et d'être obligés d'agir avec de pareilles fripons pour faire et sauver le pays c'est pourquoi sa cause est bien en danger parce que tous les Jours de pareilles manoeuvres peuvent réussir à diviser la chambre des moments où elles devraient être d'airain.Dis mol donc s'U est vrai que tu ne vois plus Debartch et [.]* le Gouverneur; je n'en serais pas étonnée mais les rapports se contredisent là dessus et quand on me le demande je réponds que je ne sais rien.Toute la famille ici se porte bien, ton cher Père Toussaint et les enfans ainsi que ceux de Maska; Charles est ici j'écrirai ce soir aux enfans, U n'en est pas de même des autres de la famille M** Blanchard est accouchée avant hier soir après une longue et douloureuse maladie de trois jours l'enfant a perdu la vie en venant au monde c'était une 80 ARCHIVES DE QUÉBEC petite fille; ils sont bien attristé la mère est tout doucement donnant de l'Inquiétude.Philippe a eu son dernier enfant bien malade aussi mais il est mieux.M*« Plamondon a un peu de mieux elle est maigre et bien faible surtout des jambes eUe ne peut marcher qu'avec peine et elle le fait bien peu on craint toujours pour elle.l'ai vu Mr Roi qui m'as donné de tes nouvelles il dit que tu es bien portant; mais bien mécontent au sujet des affaires, mais que cela n'empêche pas que tu n'ait des momens de gaité que tu vas souper en ville et en revient bien gai, tant mieux ici la vie est la plus insipide et la plus ennuyeuse du monde j'en suis lasse.Ton Amie et Epouse Julie Bruneau Papineau [Au verso: ] L'Honorable L J Papineau Quebec » 1 Raturé.2 Déchiré.JULIE BRUNEAU A SON FILS.LACTANCE [APQP-B: 661] Montréal 7 Décembre 1836 Mon cher fils, Ta lettre m'as bien affligé en me confirmant dans les craintes que tu ne remplissais pas tes devoirs de Chrétien d'abord et ensuite celui de bon Ecolier le ton de tes lettres me confirmait dans mes doutes, tu te plaignais des incommodités du collège et tu paroissals te déplaire je te le répette de nouveau mon cher fils tu ne seras jamais heureux nulle part quand tu n'auras pas le témoignage de ta conscience.Dans un âge aussi tendre que le tien négliger la piété que doit on attendre de toi à ton entrée dans ce monde dangereux et quel ressource auras-tu pour te garrantir de tes passions ! Ah 1 que cela me donne de l'inquiétude sur votre sort, je te conjure de réfléchir sur ton état dans ce saint tems des Avents et de te préparer à recevoir ton Sauveur à Noel si on t'en trouve digne et pour cela il faut travailler de bonne foi et ensuite tu rempliras mieux tes devoirs d'Ecolier, et tu seras digne de l'amitié de tes parens qui auronts bien du plaisir de te voir aux Rois; je regrette beaucoup de ne t'avoir pas écrit plus souvent; mais je suis toujours si occupé et ayant Amédée à la maison qui le fait de tems en tems je t'ai écrit moins souvent; je m'en fais des reproches; c'était de mon devoir de te rappeller de tems en tems tes devoirs tu ne te serais peut être laissé aller à la négligence et a l'indifférence.[2] j'espère que Dieu me pardonneras; et je serai plus exacte à l'avenir.Je suis pourtant certaine que tu ne manques pas de bons avis de la part de ton digne Directeur Mr Prince ainsi que du Vertueux M1 Raymond qui m'avolt promis qu'il t'exorteroit de tems en tems a suivre les avis que je t'avais donné; prends donc pour modèles ces messieurs là qui emploient si bien le tems de leur jeunesse ah 1 qu'ils sont heureux et leurs parens aussi, remercie les de ma part pour les soins qu'ils te portent et promet leurs de mieux profiter à l'avenir de leurs bons avis; ils sont affligés de ta CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 81 conduite donne leurs donc de la consolation c'est la meilleure récompense de leurs sollicitudes.Tu me demandois si Je voulais que tu prisses des leçons de musique; non seulement je te le permet mais je le désire tu le sais bien, quant aux effets que tu me demandais tu feras acheter cela a Maska de la flannelle pour tes gilets les deux qui sont trop petits fais faire des manches neuves et élargir les corps, Marie ta laveuse est bien capable de les arranger et de te faire un couple de Caleçons fais acheter du Cotton américain ou de la flannelle si tu l'aimes mieux et dis a Marie que Je lui payerai cela à part.Les enfans ici sont bien mais la petite Asélie m'as fait beaucoup veiller j'ai le sang échauffée en sorte que je souffre beaucoup d'une inflammation aux gen-sives depuis quinze jours.Ton papa se porte bien et te fais ses amltiées il ne savait pas plus que moi si tu travaillais fort il s'en est informé a ton oncle Augustin et autres qui n'ont pas pu nous le dire je ne lui montrerais pas ta lettre a moins qu'il me la demande.J'attendrai qu'il ait de meilleures nouvelles [3] à recevoir de toi.Comme j'écris par ton Cousin Louis je lui donne en même tems la manière qu'il faudras arranger ton voyage aux Rois; les enfans ont témoignés une grande joie à cette nouvelle; j'attends avec crainte et pourtant mêlée d'espérance de meilleures nouvelles de toi mon cher fils d'Ici à ce tems.Adieu sois en santé et crois moi pour la vie Ta mère affectlonée et amie Julie Bruneau P[apineau] 1 [Au verso:] A Mr Lactance Papineau Etud.Phllosop.Collège de St Hyacinthe fav.de L.A.Dessaulles.l Déchiré.JULIE BRUNEAU A SON FILS, LACTANCE [APQP-B: 662] Montréal 17 Octobre 1837 Mon cher Lactance Je suis satisfaite des nouvelles que tu me donnes au sujet de ta retraite et de ta préparation à communier à la Toussaint écris mol mon cher dans le tems si tu as ce bonheur ne sols pas inquiet au sujet de ce que tu me confie j'en garde le secret et t'approuve fort.J'espère que pour cette fois toutes tes commissions seronts remplies.Ta tante a emporté le tout excepté les Clacques et la pâte de Jujube; que je t'envoie par Cadorette, c'est ton stock vert que j'ai trouvé tu le feras couvrir comme tu voudras tu trouveras a Maska de l'étoffe du pays ou du velours Cotton.Vous ailes avoir une belle année d'étude a faire tâche d'en profiter.Adieu mon cher je suis pressée j'ai tant d'occupations je t'écrirai plus au long un [2] autre jour.Ton père t'embrasses ainsi que les enfans.Il doit aller à l'Assemblée des cinq comtés ainsi que ton cousin Louis qui iras de là à Maska peut être ton Père iras t-il aussi mais cela n'étant pas certain ne t'en flatte pas tu me feras dires par ton cousin ce que tu auras à me dire si tu ne peux écrire cela seras aussi puisque tu as tant de difficultés à le faire.Pour la vie Ta mère affectlonée Julie Bruneau Papineau 82 ARCHIVES DE QUÉBEC Amédée te fais ses aminées U est très occupé a l'étude et à la politique.Embrasse cette chère petite EslMa je n'ai pas le tems de lut écrire.[Au verso:] Monsieur Lactance Papineau Etudiant au Collège St Hyacinthe faveur de Mr.Cadorette JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 663] [1« mal 1838] Cher Ami, Je ne puis plus soutenir un état aussi cruel que celui de l'ennui, et de l'anxiété que j'éprouve de ne pouvoir avoir de vos nouvelles, et de vous faire parvenir des nôtres, cela serait un addoucissement à nos maux; Tout se réunit pour augmenter nos malheurs les autres fugitifs trouvent moyens de communiquer et nous ne pouvons y réussir; après une aussi longue absence et n'avoir reçu qu'une seule lettre de toi, et celle de notre fils que tu m'annonçais et à laquelle j'ai répondu et par la voie et à l'addresse qu'il m'avait indiqué, et j'apprends qu'il ne l'as pas reçu, nous nous décidons à envoyer un exprès s'il peut passer vous seres bien satisfaits de le voir et nous empressée et heureux de le voir revenir nous dire qu'il auras eu le bonheur de vous donner des nouvelles et de nous en apporter de vous.Ah 1 cher Ami a qu'elles terribles épreuves avons nous étés soumis réciproquement depuis le moment de notre inattendue et cruelle séparation; jusqu'au tems où l'on a appris et pu croire avec quelques certitude que tu étais échappé à tous les dangers et soustrait de tomber aux pouvoirs de nos tyrans et de nos bourreaux, je n'aurais pu supporter un tel excès de malheur j'aurais infailliblement succombée, je ne pouvais que gémir et verser des larmes; le sommeil avait fui loin de mol le peu de nourriture que Je prenais je ne pouvais la digérer j'étais d'une grande faiblesse; Je voyais ma mère accablée de douleur dévorée d'inquiétude qu'elle falgnalt de me dissimuler en vain elle changeait et malgrisait a vue d'oeil elle me dérobait en partie les mauvaises nouvelles et ainsi que le Curé qui était encore plus affecté et plus craintif et plus faible fi la fin il a succombé il a été bien malade; tous les jours nous apportait des nouvelles affligeantes entres autres l'arrestation de quelques fugitifs pris et emmenées liées et garrottés et entrés dans la ville au milieu de leurs féroces ennemis exposés aux hués et vociférations de la canailles étrangères qui leur faisait voir des cordes et des échafauds on dit que c'était horrible de les voir et de les entendre, mais ce qui m'as le plus atterrée c'est quand on as appris qu'ils s'était emparés du célèbre et malheureux Nelson et qu'on lui fesalt dire à son arrivé à M.qu'il t'avait laissé dans le bols que vous avies pris une route différente alors l'on craignait que tu pourrais éprouver le même sort il est impossible de décrire ce que j'éprouvai alors pour le sort de cette famille infortunée qui méritait a juste titre toute notre estime et compassion et la crainte que le même sort nous fut réservée un froid mortel me saisit je retombal plus malade et continuai fi l'être jusqu'au tems où l'on pouvait croire que tu étals sauf.[2] Ah I que de graces nous avons à rendre & la providence puisqu'il nous a accordés la plus grande celle de nous avoir conservé ta précieuse existence et ensuite celle de ce cher enfant qui a parta- CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 83 gée les périls les autres sacrifices sont faciles comparés à ceux la aussi je les al faits avec résignations à la volonté de Dieu je ne lui demande que de nous réunir tu ne saurais croire ce que j'ai eu de pénible a souffrir de voir l'aspect de ce pays changé en un Instant métamorphosé pour ainsi dire le language infâme de nos journaux, ces nombreuses requeues dont elles salissaient leurs pages elles étaient toutes plus vils plus lâches plus mensongères les unes que les autres mais toutes ensembles avaient le mêmes bût de vous traiter d'Infâmes de scélérats de traîtres et d'ambitieux et de faire croire que vous éties les aggresseurs et les auteurs de tous nos malheurs quand je voyais les mêmes hommes et enfin ce même peuple signer ces infamies qui ont tout l'été proclamé hautement et publiquement qu'ils étaient décidés à maintenir leurs droits et qui soudainement changent de conduite et de language les uns mus par la peur et la faiblesse les autres par la haine et l'ambition se réjouissait de votre malheur et enfin la presque totalité réduite au silence et à la dégradation toutes les dépositions les plus dégoûtantes étalent faites et portés a nos tyrans de la part de Canadiens de nos campagnes; vous n'auries pu trouver un asile ou reposer votre tête en sûreté on vous aurait livré tous sans exception disant que vous éties cause de leur malheur ainsi qu'on leur disait combien donc aves vous dû trouver bon la sympathie que vous aves éprouvés sur une terre étrangère comparé a l'Ingratitude d'une patrie 1 des hommes éclairés et indépendans comparés à des ignorans de nos droits et prétendans que vous avles dépassés vos droits et usurpés sur le devoir que l'on doit à son souvereign et que vous aves fait votre sort et le notre c'est la le language des plus modérés juges des autres qui je te le répette aussitôt que j'ai sçu que tu étais en sûreté j'ai fait tous mes efforts pour me rétablir et puis de plus on nous a bercés d'espérances une partie de l'hiver il n'y a rien de plus naturel a l'humanité j'avais insensiblement du mieux mon voyage et arrivée ches ta soeur n'as été qu'à la ml janvier je me suis trouvée réunie à mes autres enfans et peu à peu j'ai pris des forces et de l'espérance quand ta lettre est venue nous apprendre que notre avenir est aussi incertain que notre situation présente est rempile d'amertume d'ennui étant séparés les uns des autres sans en pouvoir calculer la [fin] 1 prochaine réunion, cela m'as tout à fait découragée si nous n'avons rien à espérer de ches nos voisins; de l'autre coté nous sommes [3] certains d'être malheureux et persécutés de toute manière.Le renouvellement de la loi martiale l'arrivée des trouppes que l'on vas dissimuler dans les Campagnes Je crains fort que nous avions notre bonne part de vexations comme nous en avons eu une partie de l'hiver; j'ai bien de la peine à écrire ces jours-ci J'ai été malade depuis trois semaines ce qui m'as fait retomber dans ma première faiblesse.Nous avons fait prévenir ton cher papa il nous envole une lettre au sujet de nos affaires il n'aime pas agir sans avoir ton avis s'il est possible c'est pourquoi je ne te parlerai que peu d'affaires si tu peux recevoir sa lettre hâte toi d'y répondre et ensuite avises aux moyens de pouvoir correspondre plus souvent c'est un état d'angoisse et sujet à de grands Inconvénients dé ne pouvoir nous écrire il faudra agir suivant les circonstances pour le moment nous ne savons que faire attendant toujours que notre sort soit décidé.Les enfans sont bien portants ils sont heureux d'être encore dans un age aussi tendre ils ne peuvent sentir leur malheur que faiblement.La petite Asélie s'ennuie plus que les autres elle parle souvent de toi; quand elle est seule avec mol et qu'elle m'entend soupirer, elle dit Dieu que l'on as de la misère quand on est loin de son cher petit papa et de son petit Amédée que je serai contente quand j'irai les voir Je m'ennuie c'est 84 ARCHIVES DE QUÉBEC terrible et c'est le cas elle ne peut s'éloigner de moi et clic parle Incessamment de la maison et elle se rappelle bien des circonstances qu'elle n'oublieras Jamais.Adieu cher ami sols au moins en santé et courage comme Je tâcherai de l'être.Ton épouse chérie et affcctionée J[ulie] B[runeau] P[aplneau] 1 Mai I Au verso: ] A.Montigny Care of Judge Walworth Saratoga Springs.N.Y.(De la main d'Amédée:] L.J.P.Esq™ Saratoga 8 mal 38.reçue 8 Mal.l Raturé.JULIE BRUNEAU A SON FILS.LACTANCE [APQ P-B: 664] Saratoga, 11 Juin 1838 Mon cher fils, Je t'avais promis de t'écrire par ta Tante je m'acquitte avec plaisir de ma promesse: Tu auras déjà appris par une lettre de Louis à Ta Cousine Rosalie que nous étions arrivées ici en bonne santé après un heureux voyage; nous y avons trouvé ton Frère heureux et étant réjoui de nous voir mais nous avons été désappointé de n'y pas trouver celui que nous avions un mutuel empressement à rencontrer.Amédée a écrit immédiatement et nous nous sommes décidés à aller passer le Dimanche à Albany était le grand jour de la Pentecoste nous avons entendue la grande Messe un beau chant et un exceUent sermon et bien débité par un Prêtre Hollandais; là nous avons rencontré cet estimable Monsieur chez qui Amédée et ton P.ont séjournée si longtems; mais sa Dame et sa fille était absente J'en al été attristé et lui autant que mol il a envoyé chercher un nombre de ses amis et U a fallu aller le lendemain chez un autre ami qui n'as pas voulu nous laisser dans l'hôtel ou nous étions arrivés.Je pensais bien que Votre Père ainsi que ton Frère avait de bons amis ici, mais il faut les voir et les entendre et éprouver sol même pour pouvoir leur rendre toute la Justice et la reconnaissance qu'on leur doit; ils nous voient pour la première fois avec un plaisir un intérêt une sensibilité attendrissante; ils ont une politesse si aisée et une amitié si vrai que l'on se trouve tout à fait à l'aise remarque que ce sont toutes des personnes de la meilleure condition dans la société ayant de l'aisance de bonnes manières une éducation soignée et libérale ce qui rend leur société des plus Intéressantes et agréables ayant de la gaité dans la conversation ce qui nous a surpris; [2] ils sont plus gais que les Anglais et soutiennent la conversation autant que les Français.Ici comme a Albany nos amis se sont empressés à écrire à Philadelphie et enfin l'on est parvenus au bonheur de revoir celui qui nous est tous si cher et de lui être à la fin réuni il est en bonne santé.Je n'entre dans aucun détail dans une lettre sur nos espérances et nos craintes.Ta tante te diras ce que nous nous proposons pour le moment de faire je m'occuperai de ce CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 85 qui te concerne pendant mon voyage et je t'écrirai à divers reprises suivant les nouvelles que nous aurons de chez vous.Nous avons eu le plaisir de revoir tout le long de la route à différents endroits des compatriotes et ici il y en a un aussi qui a le même bonheur que ton Frère d'être dans la famille d'un autre.Juge de l'endroit où il est comme l'enfant de la maison.Tu nè saurais Immaginer les compliments que tous ces bons amis me font de ton cher P.ils sont bien mérités pour celui-là; mais ton frère si tu voyais comme ils le chérissent l'aiment et lui trouvent de qualités sans nombres; ils ont la bonté de dire qu'ils sont heureux de l'avoir et de le regarder comme un membre de la famille; il n'y a dans le moment à la maison que leur Demoiselle.M4\" est allé au détroit pour y voir une de ces filles qui y est établie et le Chancelier est à New-York il a écrit à Amédée et à sa fille de nous bien traiter et bien soigner ainsi nous sommes ici à l'aise et comme ches sol l'endroit est charmant, je vais tous les matins aux sources y boire de l'eau que je ne trouve pas bonne mais moins mauvaises que je ne me l'étois immaginé j'aurai le courage d'en prendre ce qu'il faudras pour ma santé avant d'aller plus loin.Je me propose d'aller dans tous les cas visiter New York, Philadelphie et même Washington ainsi je ne retournerai en Canada qu'en juillet.[3] Tu ne saurais croire comme 11 m'en as coûté de vous laisser je ne voulais pas vous le faire voir crainte de vous affliger j'aime beaucoup S' Hyacinthe et nous y avons de bons amis, au lieu qu'à Montréal nous en avons si peu et puis nous y avons éprouvés de si grands malheurs que je l'ai laissé avec empressement et n'ai nulle envie d'y retourner; je me suis ennuyé et ne voulait pas le dire mais depuis que nous sommes réunis à notre cher ami tu peux croire que la conversation ne tarit guères nous avons peines à croire à notre bonheur il as échappé à tant de dangers et as soufferts tant d'inquiétudes à notre sujet et nous réciproquement que nous jouissons avec enthousiasme de notre réunion après tant d'incertitude sur notre sort mutuel.J'espère que ma chère Esilda et mon cher Gustave suivent les bons avis que je leur ai laissés et toi mon cher Lactance de ton côté j'espère que tu as bien soin de ton petit Frère donne moi des détails dans ta première lettre sur eux, dit à Marguerite que je suis bien certaine qu'elle à bien soin de ses enfans mais qu'elle ait soin aussi de sa santé qu'elle ne s'ennult pas trop; et que je leur [enverrai] 1 emporterai des présens comme je leur ai promis; j'envoye déjà quelques [jours] 1 choses par ma Tante.Fais mes amitiés à M\"0 Williams et remercie là des soins qu'elle prends de ta soeur ainsi que les DUm Germains; mes respects à nos bons et interressans voisins, Ton bon ami Mr Dellgni dis à Raymond qu'il feras bien de venir ici dans les vacances qu'il en éprouverait grand bien et j'espère que nous aurions le plaisir de le rencontrer si j'y suis encore alors comme je le crois, si tu écris ta tante te diras à quel addresse.Embrasse la chère Rosalie et les enfans partout dans la famille.Vas voir ta tante Augustin et dis lui combien ton père et mol lui faisons des amltiées j'espère qu'elle a plus d'espérance que jamais mes1 amltiées à Mr et Md\" Thompson, Morrisson et à tous nos parens et amis et toi mon cher j'espère que tu travaille fort a te préparer à tes examens.Adieu mon ami J'ai grand hâte que nous soyons tous réunis on ne jouit qu'à demie ayant à souffrir votre absence.Ta tendre mère et amie J[ulie] B[runeau] Papineau l Raturé. 86 * ARCHIVES DE QUEBEC JULIE BRUNEAU A SON FILS.LACTANCE [APQP-B: 665] Saratoga U Août 1838 Cher fils.J'ai reçu ta lettre hier par la poste elle n'est pas dattée, Je ne sais si elle est partie avant que Ta Tante Dessaulles ait reçue celle que Je lui écrivais par Mr Leblanc.Je ne doute pas mon cher que tu ne trouve le tems long; il en est de même de mol.il n'y a pas un état plus désagréable que celui d'incertitude dans lequel nous sommes et ton père ne veut prendre aucune détermination avant [vu] 1 de voir son père avec qui 11 veut se consulter; et [ce demi] * il retarde de venir.Je ne sais s'il est revenu de la Petite Nation ou non et quand 11 se détermineras a venir.C'est aussi ce qui me retient Ici; l'on a écrit à Montréal et nous n'avons pas de réponse depuis que le Jeune Porter est revenu; il est bien content de son voyage J'avais dessein que tu [vins] 1 fasse le voyage avec lui sachant le grand désir que tu avais de venir nous rejoindre.Comme Je vous l'ai mandé nous avons l'offre de Mr et Mde Nancrède de te prendre cher eux pour l'hiver c'est le plus grand avantage que tu pouvais rencontrer pour le moment car tu aurais appris à parler l'Anglols et tu y serais bien sous tous les rapports ce sont d'excellens amis et de plus ils sont Catholiques, c'est bien essentiels à ton age.Je n'aurais aucune inquiétude à ce sujet mais Je sens bien comme ton père que si l'on peut s'exempter par délicatesse d'accepter leur offre on le feras; aussi Je voulais l'accepter que dans le cas où l'on serait forcé de le faire et pour aussi peu de tems que possible afin que tu ne perde pas ton tems et que tu apprennes à parler l'Anglais, ce que tu peux faire en très peu de tems; si nous faisons des arrangemens qui nous mettent à même de nous réunir Ici en famille ou en Canada alors il seras facile de te reprendre avec nous.Voilà quel était mon plan par rapport à toi Je voulais te faire venir de suite sachant combien tu devais t'ennuyer mais ton Père voulant attendre la décision qu'il prendrait voulait voir son Père avant de te faire venir; voilà ce que Louis auras dit à sa maman, mais J'espère qu'il vas se décider à te laisser venir avec Pépé ou avec Mr DeLagrave, qui doit venir bientôt il faudras en ce cas que tu te rendes à Montréal tu auras du plaisir à y passer quelques Jours dans la famille et tu serait prêt à venir avec eux, [ne pas] i j'espère que Pépé nous écriras à son arrivé à Montréal.Fais mes amltiées à [2] toute la famille dans la Rivière Chambly.Dis à Ma chère Maman qu'elle m'écrive par toi ainsi que Bruneau et mes oncles Robltaille à Montréal, si tu es encore à Maska quand tu recevras celle-ci.Embrasse pour moi ma Chère Soeur la chère Rosalie et mes petits enfans j'espère qu'ils auronts fini leurs vacances quand j'irai en Canada et que nous serons encore une fols réunis pour quelques jours à Maska.CompUmens chez Augustin et ft tous les autres de la famille et amis à la maison et au Village dis à Marguerite que J'espère qu'elle seras tout à fait bien quand Je la verrai si elle est prudente.Tout à toi pour la vie Ta tendre mère J.-B.PAPINEAU [De la main de L.-J.Papineau:] 11 Août 1838 Ma chère Rosalie \u2014 La lettre de Lactance reçue hier, est la seule que J'ai eue du Canada, depuis le retour de Louis.En conséquence vous êtes tous grondables, tenez CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 87 vous donc pour grondés.Je l'ai souvent fait, sans aussi Juste et forte cause.Louis m'avait promis de passer par Verchères, S' Denis, S» Charles, et par là faire connaître presque toute ma famille à M* Porter, que je dois regarder et les siens comme de ma famille tant ils ont été bons pour mol, et des lieux Intéressans.Ce qui comportait que Louis m'écrirait des détails de toutes ces personnes que J'aime si fort II ne le pouvait pas parce qu'il s'avise de ne vouloir pas retarder son arrivé chez lui d'une demie Journée.Eh bien, l'imparfait que ne m'écrivait-il de ceux de S* Hyacinthe & de Montréal ?La Jeunesse d'à présent est aussi maussade que nous étions aimable, aussi frivole S paresseuse que nous étions solides et appliques.Elle n'en veut rien croire et dit Insolemment qu'à ce qui nous reste, nous n'avons pas du être des modèles de perfections.Erreur.C'est la dépense que nous en avons faite qui nous en laisse si peu aujourd'hui.Toi seule vois Juste dans l'avenir.Lord Durham est partie d'un gouvernement Machiavélique & corrompu.Il a intrigué avec les deux partis; il est la dupe ou le compère de Mr Ellice l'égoïste, qui a établi sa fortune, dans la vie privée comme dans la vie publique par le vol; il s'associe pour gouverner le Canada des hommes vomis de la prison où ils avaient été justement renfermés, il y apporte les préjugés, les vices, l'ostentation des hommes de sa caste; il y a déjà dit et fait des bêtises assez palpables, pour que ceux qui le flattent encor pèchent évidemment par le coeur et par l'esprit Rentrer en Canada, retomber dans la caste dégradée de Coloniste Anglais que l'on peut dépouiller du droit d'avoir des Repré-sentans, d'après des rapports calomnieux d'un imbécile comme Gossford, qui a eu l'honnêteté tardive et Infructueuse de reconnaître qu'il avait été trompé par ceux qui lui ont donné des conseils violents; qu'il ne connaissent rien qui m'inculpât mol et plusieurs autres qu'il a dénoncés et qui n'avons été forcés à une défense imprévue et nécessitée par les violences du parti Anglais n'est pas une condition très désirable en elle même, mais nous avons droit d'y être, et il faut être réintégré dans ses droits pour avoir le libre choix d'y renoncer, si l'on Juge à propos de le faire.Mais les liens du sang et de l'amitié & le devoir envers un peuple si bon sous le plus mauvais des gouvernemens peut engager à partager ses souffrances.Je ne sais, nous verrons.Je ne puis prendre aucun parti avant d'avoir vu mon père.J'ai grand hâte de le voir.Ce délais me laisse dans une incertitude gênante.Que Lactance me fasse une copie du catalogue de ma bibliothèque avec des notes sur ceux qui manquent.J'ai besoin de revoir cela pour décider s'il faut vendre le tout ou faire quelques réserves.Qu'il suive les directions de sa maman et nous apporte des lettres de tous et de chacun des membres de la famille.[De la main de Julie Brun eau:] Il arrive des personnes qui viennent voir Mr Papineau et il me charge de finir sa lettre 11 est l'heure de la poste, ainsi vous voyez qu'il faut finir et vous mentionner qu'il consent à ce que Lactance vienne avec Pépé ou Delagrave; enfin par la première bonne occasion qu'il auras.Adieu votre soeur et amie Julie Bruneau Papineau [Au verso:] Madame Veuve Dessaulles, St Hyacinthe, District de Montréal Lower Canada.J ¦ ¦\u2022' ¦.;¦¦ ' -F' - >\u2022\u2022¦-\u2022; ¦¦'¦>¦¦ .-'\"\u2022\" '¦>'¦¦; l Raturé. 88 ARCHIVES DE QUÉBEC JULIE BRUNEAU A SES FILS.AMEDEE ET LACTANCE [APQ P-B: 666] Albany Octobre 1838 Mes chers enfans, ' Tout ce que nous apprenons chaque jours nous font craindre de plus en plus qu'il y auras une invasion prochaine dans les Canadas, mais si la nouvelle contenue dans le Transcript que je vous envole est vrai cela pourras nous donner un peu de confiance dans leurs forces.Nous avons beaucoup d'inquiétudes au sujet de nos amis de la Bermude, ils ont attendu longtems Wolfred mais voyant qu'il n'arrive ils font leurs préparatifs, nous trouvons que le Docteur Davignon retarde beaucoup son voyage, et qu'il pourrait se trouver géné et n'avoir pas le plaisir de voir sa famille, le gouvernement Anglais est averti et d'un moment à l'autre peut gêner les communications, il devrait partir demain matin dans le Stage et se rendre le plustot s'il ne le fait pas il le regretteras, dis lui que nous avons appris plusieurs choses depuis son départ d'ici, qu'il ferait de suivre nos avis, je vous envole aussi un Fantasque et le tems, J'ai fait écrire hier au Docteur OCallaghan pour la grammaire de Lactance et Mr Porter qui vas à New York ce soir chercher sa Dame qu'il n'avait pas emmené avec lui il doit ne revenir que Samedle, il as eu tant d'occupation à son arrivé que Ton père n'as pas voulu que je lui demande de l'ouvrage, ni a m'alder a procurer une situation pour Lactance qu'à son [2] retour ils viennent loger ici avec nous ches les DUe> Fitch, j'aurai alors plus d'occasions de la voir, prenes patience et étudies parles l'Anglais et puis faites les visites que je vous al recommandés chez Md> Loomès tu lui diras que nous sommes bien portants, Amltiées à la famille Cowan et dis leur que leur père et mère pensent retourner à Saratoga à la fin de la semaine amltiées chez le Chancelier 6° Votre mère affectionée Dis au Docteur que d'après ce que nous avons appris II pourras dire à M4\" Dessaulles de ne pas perdre de tems à prendre ces précautions.L'attaque seras générale et aux mêmes jours d'un bout à l'autres des provinces, au moins c'est leur plan s'ils réussissent.Ils ont beaucoup plus de ressources qu'on ne pouvait le supposer.Garder tout cela sous secret excepté au Docteur pour le faire partir.[Au verso:] Messieurs Amédée et Lactance Papineau Saratoga Springs [De la main d'Amédée:] reçue\" par les Chars, mardi, 30 Oct JULIE BRUNEAU A SES FILS, AMEDEE ET LACTANCE [APQ P-B: 667] Albany, 1 Novembre 1838, Mes chers enfans, Je ne veux pas laisser partir M4\" Cowan sans vous écrire quelques lignes quoique je n'aie rien appris de nouveau depuis ma dernière, que j'espère vous est parvenue par Mr Costlgan.nous n'avons pas reçu de Gasettes ni de lettres du Canada, Delagrave avait écrit sur une des gasettes qu'il nous avait écrit par une occasion et nous n'avons rien reçu ni de M4* Dessaulles non plus enfin il faut CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU patienter, j'espère que le Docteur nous enverras nos effets et des nouvelles, il parait qu'en Canada comme ici l'on attend avec inquiétude et Impatience Wolfred nous avons vu aujourd'hui un Monsieur Français de New York qui nous as dit qu'ils n'étaient pas arrivé et Mr Porter reviendras demain ou dimanche, Il apprendras peut être du Docteur ou de M\" K.s'ils en ont eu des nouvelles.Dufort et Galt ainsi que Frechette sont revenus de New York mais nous ne les avons pas vu ils se sont tout de suite embarqués dans les Bateaux qui vont à Troy.Mr Holmes Cultivateur de Chambly est venu ici avec son fils qui était compagnon de classe de Lactance, il vas le mener à George Town près de Washington passer un an dans un collège, il aurait bien désirer vous voir, il nous as dit que les habitans étoient bien montés.Le gouvernement commence à s'allarmer, il [2] prend des précautions.Votre père as été a la Chambre des nouvelles et y a trouvés des gasettes Anglaises, je vous les envoie par Md* Cowan j'écris ce soir et s'il y a quelques choses de nouveau demain matin Je l'ajouterai; ailes aussi à la poste de Saratoga il pourrait y avoir des lettres de Philadelphie et d'ailleurs de personnes qui ne sont pas informées que nous sommes ici, je vais t'envoyer de l'argent au cas qu'il y en eut et puis pendant que nous avons une aussi bonne occasion l'on vous envoie dix piastres.Adieu votre mère JJulie] B[runeau] P[aplneau] [Au verso et de la main de L.-J.Papineau:] Mr Amédée Papineau Saratoga.[De la main d'Amédée:] reçue par le Juge Cowen, samedi, 3 Nov.1838.JULIE BRUNEAU A SES FILS, AMEDEE ET LACTANCE [APQ P-B: 668] Albany 21 Novembre 1838 Mes chers enfans, Nos malheurs vont toujours en augmentant, cette dernière et infructieuse invasion as mis le pays dans un état affreux la cour martiale est intrltué et Dieu sait quels en seronts les résultats, ton oncle Théophile est revenu bien mécontent comme les autres il vas repartir ces jours ci pour aller à White Hall chez un Canadien là qui y est établi 11 lui as dit qu'il lui procurerait de l'ouvrage.Vous dites que vous ne com-prenes pas comment le Pays ne s'est pas soulevé en masse parce qu'il n'avolent pas d'armes on leur avoit dit qu'on leur apporterait des armes et de l'argent et qu'ils viendrait avec une grande armée des Etats on leur a fait mille contes.Je ne sais si le Haut Canada n'est pas mieux organisé on le crains mais voilà déjà leur première tentative manqué et d'une manière cruelle ils ont été hachés en pièces.Le Docteur Wolfred est ailé aux lignes et doit revenir à la fin de la semaine avec Bouchette et Gauvin.Desrivières et Viger sont encore à New York et les trois autres viennent du Sud où ils sont tous débarqués en arrivant de la Bermude dans un petit bâtiment avec le baggage commun il faut qu'ils ayent eu des vents contraires car ils ne sont pas arrivés encore a NY., les autres sont montés par terre, ils vont aviser s'il y a moyens de faire quelques choses pour notre malheureux pays.Ton père n'en voit aucun tu 90 ARCHIVES DE QUEBEC sais qu'il y a eu une grande Assemblée à NY\u201e et puis une autre ft Philadelphie on dit qu'elle étoit très nombreuse l'on verras si l'on auras pour résultat de l'argent le Gouvernement Américain nous nuit l'autre nous écrase c'est un état affreux et dont on ne peut prévoir la fin mais que l'on peut douter avec raison nous seras fatal, il faut apprendre à souffrir et à se résigner si l'on peut; mon cher Amédée je me fie sur toi j'espère que tu travaille â te [2] mettre en état de gagner ta vie.je répette ft Lactance que l'on s'occupe avec Mr Porter ft lui trouver une situation et aussitôt Je le ferai demander mais j'espère qu'en attendant qu'il ne perd pas son terns, nous avons grand besoin que vous nous donnies de la satisfaction au milieu de nos malheurs.Mc Perrault est ici il vas faire venir sa famille il étoit & Québec quand les troubles ont commencé et il s'est sauvé par le chemin de Kennebec.Dis ft M4» Loomès que Je lui fais mes complimens et que les gants ne sont pas à mol, Amltiées ft nos amis.Votre mère affectlonée, J[ulie] B[runeau] Papineau Je t'envoie des mitalnnes ft ton père dont il ne se sert pas dans les grands froids tu les mettras par dessus tes gants.[Au verso:] Monsieur Amédée Papineau Saratoga Springs [De la main d'Amédée:] reçue vendredi 23 Nov.1838 Anniversaire de la bataille de St Denis I JULIE BRUNEAU A SES FILS, AMEDEE ET LACTANCE [APQP-B: 669] Albany 26 Novembre 1838 Mes chers enfans, Je vous écris un mot par M\"* Cowan qui part par Troy et ne seras ft Saratoga que demain, pour vous dire que Wolfred Neilson est revenu et est allé avec ton père à New York voir leurs amis et symphattseurs.Ton père y est allé sans espoir mais l'autre est plein d'ardeur et d'espoir encore.Votre père craignait beaucoup que le Président ne dit quelques choses contraires ft nos intérêts ft l'ouverture du Congrès mais il fait encore pis puisqu'il émane une proclamation tout exprès tu peux croire que ton père vas être bien plus certain qu'il n'y a plus d'espoir pour les pauvres Canadiens; car a t'il dit que le Gouvernement Anglais étant assuré que nous n'aurons aucun secour efficace de ce pays il vas en profiter pour écraser avec plus d'impunité cela étoit bien convenu entre Van Buren et les Anglois c'est pourquoi Durham et Colborn est si impudent.M» Porter est a New York cela ft retardé encore a trouver une occasion de placer Lactance je ne puis non plus avoir ta grammaire il faut s'en procurer ici Je suppose tel qu'elles sont.M\"» Cowan entre, ft l'Instant il faut que Je termine.J'oubliais de vous dire que les autres exilés sont passés ici pour le Nord excepté Desrivières qui cherche ft se placer ft New York.Mon oncle Théophile est encore Id et n'iras ft White Hall que cette semaine.M* Perrault est allé chercher sa famille et il vient hiverner ici.Adieu, Votre mère, Affectlonée J[uhe] B[runeau] Papineau CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 91 [Au verso:] Monsieur Lactance Papineau Saratoga Springs [De la main d'Amédée:] reçue lundi 26 Nov.1838 par Mlle Cowen.JULIE BRUNEAU A SON FILS.AMEDEE [APQP-B: 670] Albany 10 Décembre 1838, Mon cher Amédée, ' J'espère que tu as reçu ce que je t'ai envoyé 15 piastres par le Chancellier et que tu prendras des précautions pour ne pas en perdre; et que tu marques régulièrement ce que tu dépenses, j'ai n'ai pas reçu de lettres de votre père depuis son départ de N.-Y.Je le pense à Wash in ton depuis l'ouverture du Congrès mais Je pense que s'il y reste quelques tems il m'écriras il est parti bien malgré lui et avec bien peu d'espérance son compagnon l'encourageait et l'as forcé il faut le dire à faire ce voyage et tu peux croire que quand il as vu la proclamation à N.-Y.du Président que cela ne l'as pas consolé; Je ne sais ce qu'il apprendras ni ce qu'il feras là s'il n'as aucun espoir; il vas revenir bien vite Je pense.Point de nouvelles importantes du bas Canada, il y a une rumeur ici ce soir qu'il y a encore quelques choses du Haut Canada que tu verras demain dans l'Argus si c'est un peu fondé.J'attends avec Impatience le docteur Davignon qui doit venir s'établir à Troy on auras peut être des nouvelles par lui.Perrault n'est pas encore revenu de Burlington 11 attend sa famille les papiers en langue française ont étés tous supprimés on ne volt plus le Fantasque c'était tout ce que l'on avait d'amusement La Cour martiale vas lentement, je pense qu'ils n'oseronts pas faire d'exécution avant d'avoir des nouvelles d'Angleterre, les droits de Colborne lui étant disputés ici on ne veut pas le [2] reconnaître ni son conseil légal.Le Juge Panêt persévère a faire respecter la loi, je ne sais comment cela se termineras, on attend des nouvelles d'Angleterre cette semaine je crois qu'il y auras des exécutions en Haut les papiers aujourd'hui sont en deuil et disent que Von Shultz vas être bien vite exécuté c'est Beaudriau qui m'as dit cela ce soir.U est surpris de ne pas recevoir de lettres de toi 11 dit t'avoir écrit trois fois ne manque donc pas de le faire bien vite.Ton oncle Théophile à eu la chance de trouver une situation à Troy il y est rendu depuis trois Jours il vas montré le français il as douze écoliers à quattres piastres par mois, et il vas pensionner chez un Jeune Canadien qui étolt marchand à Montréal du nom de Bitchot à raison de deux piastres et demi par semaine ainsi tu vols qu'il as bien de la chance.J'ai le plaisir de vous annoncer aussi que l'on as trouvé à placer Lactance à la fin, M* Porter commençoit à se décourager plusieurs l'avoient refusés à la fin Md» a pensé à aller trouver une de ses amies ici c'est Mda Page et puis ce soir Mr Page a été voir son mari le Colonel Page, qui lui as donné la réponse qu'il le prendrait pour l'hiver ils sont à l'aise et n'ont que deux petits enfans.Je crois qu'il est Avocat, car Mr P.lui as dit qu'il pourrait le faire copier dans l'office enfin lui rendre les petits services qui seront* en ton pouvoir.M*» parle le français [.] 1 [Au haut de la page 1:] reponds mol et à ton Ami B par Lactance.1 La fin de cette lettre manque; elle a été coupée. 92 ARCHIVES DE QUÉBEC JULIE BRUNEAU A SON FILS.AMEDEE [APQ P-B: 671] Albany 16 Janvier 1839 Mon cher fils \u2014 Ce m'est toujours un sensible plaisir de recevoir de tes lettres mais celle d'hier m'en as causé doublement, puisque tu m'annonces que tu as eu le bonheur de communier; c'est une preuve que tu continue à être un bon chrétien, tu ne peux me donner de plus grandes consolations au milieu de nos épreuves, et J'espère Mon cher, que tu as le bonheur de le ressentir dès à présent et que les peines et privations auxquelles tu es soumis aussi jeunes et d'une manière aussi lnnattendues, te seront méritoires pour une meilleure vie et te donneront du courage à souffrir les malheurs inévitables dans celle cl puisque tu sais si bien les rendres méritoires en conservant le précieux dépôt de la foi.Je te bénis de tout mon coeur et te souhaite et t'exorte à continuer dans le bien c'est une douce consolation pour une mère de n'avoir rien à reprocher a ses enfans, mais au contraire à n'avoir à leur indiquer à suivre la même conduite que par le passé, il faut espérer que la présente année, seras accompagnée de moins de malheurs puisque nous la commençons en bonnes graces avec celui qui peut tout et qui ne veut que notre bien plustot ou plus tard cela n'est pas factice, mais réel on n'en peut pas dire autant de tout ce qui nous arrive dans le court de notre carrière Ici.Ton cher Père te dit la raison pour laquelle nous n'avons pas répondu a ta lettre j'en étals affligée, c'est le moins que l'on puisse et que l'on doive s'entretenir par lettres puisque nous sommes obligés d'être séparés; J'espère que ce ne seras que peu de tems, si nous pouvons continuer à avoir des nouvelles du Canada nous ne manquerons pas de te les faites parvenir par la poste quand 11 n'y auras pas d'occasions, écris une jolie lettre à ton Pépé et à ta même à loisir et envoyé nous les il se présenteras des occasions d'un moment à l'autre cela leur feras plaisir parle leur amicalement et du malheur du Pays en général sans parlé en détail de la politique tu es en état d'écrire de jolies lettres et tu leur feras bien plaisir pour leurs étrennes et tu leur dois cela particulièrement tu es l'alné le filleul &>.Ne t'inquiète pas de ta santé mon cher mais en même tems ne te fatigue point trop, tu fais très bien de te coucher à bon heur tu t'en trouveras mieux dans quelques tems.Fais mes souhaits du Jour de l'An & tous nos amis et continue à voir un peu de société c'est bon et agréable pour former les jeunes gens et les faire connaître et estimer.Adieu en attendant d'autres nouvelles.Tout à toi ton affecttonée mère Julie Bruneau Papineau [Au verso et de la main de L.-J.Papineau:] Mr Amédée Papineau At.M\" Taylor Saratoga Springs [De la main d'Amédée:] reçue Jeudi 17 Janvier 1839 JULIE BRUNEAU A SON FILS.AMEDEE [APQP-B: 672] Albany 5 Février 1839 Mon cher Amédée \u2014 Je suis fâchée que vos Messieurs de Saratoga ne soit pas un peu plus obligeant, de nous avertir quand Us viennent Ici.Mr Davidson et Warren sont restés ici trois CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 93 |ours et n'ont averti ni M** Walworth, Cowan ni mol non plus comme de raison, et c'est toujours le cas il en vient souvent et on l'apprend qu'après leur départ, j'avols ramassé des Gasettes et puis de plus, nous avons reçu des lettres de ta Tante Dessaulles et des enfans, que J'avols tant d'empressement de t'envoyer et puis j'ai été forcé d'attendre le départ du Juge Cowan n'ayant pu en trouver qui fit le voyage plustôt, c'est tout exprès pour nous contrarier J'ai envoyé ta lettre à ta Mémé envelloppée dans une que Je lui écris par la poste [n'en] 1 n'ayant pas d'occasion et l'autre Je l'enverrai à ton Pépé dans une de celle de ton Papa.Il y a longtems que J'avols eu autant de nouvelles à t'annoncer.Mr Charretier 2 est ici il est venu pour nous voir et avoir des nouvelles du Canada 11 ne pouvait plus y tenir, et il s'est si bien rencontré a trouver ici plusieurs Canadiens.M* De Boucherville et Oulmet frère de l'Avocat qui s'en vont à la Loulssianne et le Docteur Duchesenols et Gauvin qui vont parcour-rir les Etats Unis pour ramasser par une souscription de l'argent pour soulager les pauvres réfugiés sur les lignes et le Jeune Delery que tu as connu au Collège s'en vas en France, quant à la souscription que l'on a mis en train on a plus d'espérence qu'elle réussisse que toute celle qui se sont faites précédemment.Ton père a obtenu des lettres de recommendations du Gouverneur Seward chez qui il as diné l'autre Jour et qui est très porté en faveur des Canadiens il a signé et souscrit 20 Piastres.Le Lieutenant Gouverneur Bradish 20 piastres le Gouverneur Morcy à signé aussi le Chancelller des lettres de recommendation mais on ne connaît pas encore leur souscription qui doit se faire aujourd'hui.Mr Scott a souscris aussi 20 piastres et Mr Corning 50 P.dis cela à ton patron et aux autres et si tu peux avoir quelques choses d'eux tu me l'enverras je le ferai parvenir à ces Messieurs à leur retour nous allons faire donner au Juge Cowan avant son départ il ne part pas aujourd'hui, mais je viens d'apprendre que Mc Cos tig an part à midi j'enverrai celle ci par lui et une autre demain par le Juge.Tu dis que tu te démonte au sujet de tes écoliers, parce qu'ils ne sont pas assidus; mais tant pis pour eux tu dois te tenir toujours prêts à leur faire leur école à l'heure que tu [2] leur as indiqué et le jour et s'ils y manquent, cela ne doit pas faire de différence et ils doivent te payer la même chose à la fin du mois ne manque pas de leur dire que ce n'est pas à la leçon que tu prétends leur faire l'école il ne ferait aucun progrès non plus et cela les dégoûterait ne t'inquiète pas cher enfant si tu ne peut pas suffire à tes dépenses, Je t'envoyral de l'argent par M4\" Cowan et quand tu en auras besoin tu m'en feras demander, je me fie bien à toi je sais que tu n'est pas dans le cas d'en dépenser que pour les plus urgens besoins.Je vais avertir Beaudriau qui attendait une occation pour te répondre à la lettre qu'il nous as tous communiqué elle nous a fait bien rire.Tous ces Messieurs te font leurs amltiées.Mr Charretier s'est décidé à nos sollicitations d'aller aux frontières porter ce qu'il y a eu de souscriptions de faite hier et voir le Docteur Wolfred Nellson et lui dire plusieurs choses qui ont étés résolues ici et puis consoler les pauvres réfugiés en leur disant que l'on espère plus de secours pour eux de cette collecte ici.le Docteur W.-N.insiste à ce que ton Père aille en France et [pla] 1 tous s'accorde à le demander il as reçu des roquettes et puis MeKensie, qui est passé ici samedie pour Rochester en as dit, autant; il n'y a pas un second homme comme lui immagine toi qu'il voyage avec sa mère âgée de 89 ans sa femme et dix enfans dont le dernier n'est figée que de quinze jours il avait avec sa presse ses livres et tout son baggage et puis malgré tout cela il étoit gai remplie de courage et d'espérance plus que jamais il dit que sur les frontières 11 y a plus de sympathie et de détermination que jamais et que 94 ARCHIVES DE QUÉBEC cela Iras bien ne parle de cela a personne au cas que cela soit encore de ces prévisions toujours exaltés et qui quand elles sont fausses lui font tort Je t'écrirai demain au sujet du voyage de France qui doit être secret Adieu mon cher fils je suis pressé et t'écrirai demain sans faute.Ta tendre mère Julie Bruneau Papineau Je t'envoie les lettres du Canada et les gazettes que je ramasse depuis 15 jours cela ne seras pas de nouvelles fraîches mais enfin on fait comme l'on peut [Au verso:] Monsieur Amédée Papineau Saratoga Springs N Y [Favored by Mr Cos tig an] * [De la main d'Amédée:] reçue mere.6 Février 1839 per Juge Cowen 1 Raturé.2 II s'agit de l'abbé Etienne Chartler.¦¦ :r - > .v;; 7 y,\"- f -\u2022 ,;' /' JULIE BRUNEAU A JSQN FILS.AMEDEE [APQP-B: 673] Albany 6 Février 1839 Mon cher fils.Ce que je t'ai dit hier au sujet du Voyage de France, n'étoit que pour te prévenir car il étoit déjà décidé, et a encore été accelléré, parce que ton Père a appris hier que le pacquet pour le Havre partait le 8 au lieu du dix comme on le croyait en sorte qu'il a fallu tout pacqueter et il s'est embarqué hier au soir dans le Stage à onze heures pour N.-Y.Ces jeunes Canadiens qui sont venus ici comme je te l'ai mentionné sont venus exprès et Us ont dit qu'aussitôt qu'ils auroient collectés une somme suffisante pour envoyer ton père en France c'était le désir de tous, depuis le Docteur W.N.lui as écrit aussi en le conjurant de le faire et puis requêtes des pauvres réfugiés enfin U s'est décidé; mais n'as pas voulu prendre sur l'argent coUecté il as demandé à ces Canadiens s'Us voulaient endosser chacun un billet qu'U aurait de l'argent à la banque et en effet Us ont tous les six donnés leurs billets payables dans six mois au lieu de trois que M' Coming a consenti, en sorte qu'Us disent qu'ils auront* le tems de faire venir cet argent là du Canada pour le tems.Mr Charretier as donné le sien ils sonts prêts à faire tous les sacrifices.Perrault leur avait dit qu'U donnerait le sien aussi enfin voUà des démarches de prises auront elles des résultats heureux pour [notre] 1 avancer la cause de notre malheureux pays on n'en sait rien mais U faut l'espérer pour nous aider à supporter tous les sacrifices que nous sommes obligés de faire chaque jour; tu peux croire mon cher fils que cela en est un grand pour moi, que celui là, j'ai fait la femme forte pour ne pas le décourrager et s'U n'en avait pas été ainsi, U n'aurait pas consenti; mais maintenant Je vais m'en ressentir fortement Je me rappellerai souvent ce qu'U m'as dit tu veux donc que J'y aille tu m'envole malgré mol, Je cours risque de faire confisquer mes propriété es 6e si par malheur U lui arrivolt accident tu peux croire quels reproches je me ferais je serais incapable de les soutenir; mais mon cher je m'oublie au lieu d'essayer à te consoler Je ne fais que t'affllger par d'aussi tristes pensées, mais U faut au contraire espérer en celui qui peut tout U l'as déjà CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU protégé d'une manière si visible il faut prier qu'il en soit encore ainsi.Comme tu es bon Crétien, ne manque pas de faire une prière spéciale tous les jours et nous en ferons autant; et puis je te prie de demander à ton prêtre quand [11 iras à Sara] * tu le verras de ma part et de la tienne qu'il veuille bien joindre ses prières aux nôtres et surtout de se souvenir de lui au Saint Sacrifice de la S1* messe.J'ai encore eu des nouvelles du Canada par le Jeune Henri Cartier il vient suivre les cours de médecines U vas rester ici trois mois.Il as vu toute la famille à S' Denis et à Maska.Il nous as appris que ton onde Augustin et les autres du même endroit étolt sortis de prison Têtu, Pacco.il dit que c'est bien triste en C.personne ne fait d'affaires dans les campagnes ils ont étés pillés qu'ils vont avoir de la misère à hiverner enfin c'est une désolation.J'ai reçu une lettre de ton oncle et de tes cousines Je te les envoie.J'espère que tu as reçus hier le pacquet que je t'ai envoyé par Mr Costlgan.quand tu auras une occasion tu me renverras mes lettres.Je t'envoie aujourd'hui la vallsse de papier à ton Papa.M4* Cowan m'as promis de te les laisser transporter chez eux Us la conserveronts dans leurs études elle seras en suretée là [.] 2 [2] en demandant aux Messieurs du ViUage de t'avertir quand ils viennent de mon coté j'enverrai à l'hôtel où Us se retirent ainsi nous pourrons communiquer plus souvent c'est la seule consolation que nous puissions avoir, je t'envoie aussi cinq piastres aujourd'hui et si tu en as besoin de plus écris le moi je t'en enverrai par le Chancellier, amltiées à leur famille on ne dit pas que ton père est allé là avant que les papiers l'annonce malheureusement cela ne seras pas long, parce que étant obligée de prendre un passeport à N.Y.ce seras connus bien vite il doit le prendre qu'une heure avant son départ.Ta mère affectionée J[ulle] B[runeau] Papineau [Au verso:] Monsieur Amedée Papineau Saratoga Springs N Y favored by Juge Cowan [De la main d'Amédée:] reçue mere.6 fev.1839.1 Raturé 2 Le bas de la page a été coupé.JULIE BRUNEAU A SON FILS, AMEDEE [APQP-B: 674] Albany 22 Février 1839 Mon cher fils, Mr Costlgan vient nous avertir qu'U part à midi et demie je n'ai que le tems de te dire que Je suis un peu mieux mais encore faible j'ai été bien malade, nous avons appris hier la mort de la chère petite Frances dis à M4* Walworth qu'eUe soit persuadée que Je prends une grande part à son affliction dis lui que si je pouvais écrire l'Anglais que je lui écrirais mais que Je te charge d'être mon interprête, je m'attendais à avoir une lettre de toi écris mol au plustôt.Informe toi donc si tu pourrais avoir de la Verge d'or, [je ne] 1 sais s'il y en as dans les Etats Us l'appellent Je crois (golden rod) tu la [.] 1 tu verras si sous ce nom, c'est la vraie verge d'or, je serais bien aise qu'on put m'en procurer, rien de consolant encore au sujet de nos affaires U y a eu encore cinq de nos concitoyens de pendus.Hlndelong, de Lorimier, 96 ARCHIVES DE QUEBEC notaire, François Nicholas, P R.Norbonne et Aimable Daunais.11 y avait 5 mille spectateurs ils ont étées enterrés au Cimetière suivi des Citoyens.Hindelong à fait un speech aux spectateurs en françois et il a conclu par dire qu'il mourrait pour la cause de la liberté et ils ont tous criées ensemble Vive la liberté ce sont des lettres qui mentionnent cela le Herald dit qu'il n'y a qu\"HlndeIong qui as dit cela, et que la foule n'as pas répondu, et qu'ils ont aussi bien fait parce que les Loyaux ne l'auraient pas souffert Souffrons et prions en attendant que Dieu nous délivre.Adieu mon cher remercie la famille Cowen de leurs offres que J'accepterai ce pria tems J'aurai grand besoin des eaux de Saratoga Je suis loin d'être bien.Ta mère J[ulie] B[runeau] Papineau [2] Je n'ai aucune réponse à nos lettres que j'ai envoyés par différentes voles, aussitôt que J'en aurai reçues Je te les enverrai.Mr Charretier est passé ici se rendant à S' Albans où il vas résider comme secrétaire de la convention il dit qu'il doit y être pour l'intérêt de la Religion aussi bien que celui de la liberté, car il n'y a que des pro-testans les Nelsons ou des Jeunes Canadiens indifférons ou impies, an cas qu'ils voulussent inclure des Clauses indépcndentes ou autres, il dit qu'il soit qu'il seras blâmé mais la pureté de ses motifs scronts connus un Jour en effet c'est fort heureux qu'il soit là.On ne reçoit plus le Canadien tu pense qu'ils ne sçavent plus à qui l'adaresser.Ton Père étant absent et puis le décès de notre cher et interressant Ami.Sa Dame et ses enfans ont une force extraordinaire qui surprend leurs amis.[Au haut de la page 1 : ] Lactance et la petite sont bons, la petite a le rhume depuis hier J'espère que ce ne seras rien de conséquent La famille Porter est assez bien.[Au verso:] Monsieur Amédée Papineau Saratoga Springs N Y favored by Mr Costigan [De la main d'Amédée:] reçue Sam.matin 23 Fev.1839 Execution de Lorimier, Hindelong.Manifestation de l'Opinion publique.«La Revolution marche, elle ne s'arrêtera Jamais.> Messire Chartier.1 Déchiré.JULIE BRUNEAU A ROSALIE PAPINEAU [APQP-B: 675] [Copie manuscrite.] [De la main d'Amédée:] Copiée 30 sept.J891 et 1\" Adresse: Mme Julie Bruneau Papineau à Madame Dessole \\ St Hyacinthe Bas Canada.Albany.1\" mars 1839.Chère Soeur.J'ai reçu votre lettre écritte la veille de votre départ pour Montréal où vous deviez aller reconduire notre Chère Soeur An g elle, et Je n'ai pu y répondre de suite pour cause de maladie, à la suite d'évènemens imprévus et malheureux qui Joints à CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 97 tous nos autres maux, m'ont fait succomber; j'ai été malade et ne suis que convalescente; Je vous al fait écrire par Lactance le Départ de son Père pour la France et le grand malheur que nous avons eu le surlendemain de son départ la mort de notre Commun ami Mr.Porter; il a envoyé sa lettre par un ouvrier de Montréal nommé Bélinge.J'espère que vous l'aurez reçue, vous verrez que la rumeur de son départ était fondée, il s'est décidé promptement et si je n'avais pas eu la petite avec Mol [supposée] 2 [Azélie] » j'aurais fait le voyage, c'est peut-être pour le mieux par rapport à nos chers enfans, mais aussi ce m'a été un grand effort pour pouvoir faire encore ce nouveau sacrifice.Après tant d'autres Notre séparation a été cruelle et surtout j'étais obligé de lui cacher ce qu'il m'en coûtait, car il m'eut vu désolée, il ne serait pas parti, et pour surcroît d'affliction après celle là, je ne pouvais en avoir une plus grande que de perdre Notre cher aimable excellent ami; il nous était de plus en plus attaché, dévoué, toujours avec nous, et de nous le voir ravi, arraché d'au milieu de nous; par une mort aussi prompte et aussi cruelle, il est tombé malade le soir et le maun à sept heures il n'était plus, il a étouffé après quelques heures d'un grand mal de gorge ou plutôt suffocation qu'il ont cru devoir être le croup, après coup, quand on a appelé le médecin la nuit il n'a pas cru qu'il fut en danger et il était trop tard quand il est venu la seconde fols.Jugez de la douleur de son épouse et de la notre, je ne puis vous exprimer ce que j'ai ressenti et puis après deux ou trois jours de désolation Il m'a fallu succomber.[2] J'ai été bien malade et ne suis que convalescente, et ne pourrai me rétablir que quand j'aurai des nouvelles que mon ami sera arrivé sain et sauf au Havre, l'inquiétude me tue et la petite Azélie a été encore malade ces jours cl; elle avait un amas de glaires depuis son croup et elle a été prise par un mal et ràlement dans la gorge qui m'as tout de suite Inquiétée en sorte que le Docteur a jugé à propos de la faire vomir et m'a assuré que ce n'était rien de sérieux, mais elle a été si malade, elle a tant vomi de glaires et de bile, qu'elle est restée très foible toute la nuit et le lendemain, elle a eu une Grosse fièvre et très agitée mais cela a disparu et elle est très bien ces jours cl elle court et est bien gaie.Mes amis vous font dire ainsi qu'à sa Mémé, que vous ne soyez pas inquiète et que quoiqu'elle soit éloignée de ses bons parens, qu'elle en a ici qui font tout en leur pouvoir pour les remplacer; en effet je vous assure qu'aussitôt qu'elle est malade tous les soins, les tendresses lui sont prodigués surtout les personnes de la maison et même au dehors, ils la veillent la nuit, lui font compagnie le jour, tout ce qui peut lui faire plaisir bonbons, joujoux ils lui achètent et lui apportent, aussi elle les aime et les caressent; en santé elle est l'amusement de la maison, ils disent qu'ils s'en en ennuient tous quand elle ne va pas aux repas.Sous ce rapport nous ne sommes pas à plaindre, surtout depuis le départ de Mr.Papineau, tous mes amis redoublent d'attention, mais enfin chère sceur il me serait bien plus doux d'être auprès de Vous, de ma chère Maman et de tous mes chers parens et amis.Mais comment voulez que je m'expose à faire un voyage d'hiver avec un enfant, et puis ensuite exposée à avoir peut-être d'autres disgraces dans l'état dans lequel le Pays est plongé et qui sait ce qui arrivera d'ici au printemps.Alors si c'est tranquille je me déciderai peut-être à y aller; mais si je n'y puis aller, j'espère [3] que vous viendrez me voir à l'ouverture de la Navigation et des premiers chemins avec Ma chère Maman, ma chère Rosalie et mes chers enfans.J'espère que pour cette fols ils ne manqueront pas leur Voyage.Vous viendrez par le Canal boat jusqu'à Albany au lieu du Stage par Saratoga.C'est la vole qu'à prise votre Papa quand il s'en est retourné, comme cela Maman n'aurait 98 ARCHIVES DE QUEBEC aucune fatigue, nous en parlerons plus tard et plus au long.Je suis bien aise que vous m'ayez rassurée sur l'état de la santé de Maman.J'avais appris qu'elle avait été malade, enfin à tout prix je suis bien décidée à vous revoir ce printemps ainsi que mes chers enfans.Il faudra que j'y aille ou que vous veniez, nous pourrions faire chacun la moitié du chemin.Nous nous rencontrerions aux lignes si le pays était tranquille, vous devez être persuadée que j'aurais le plus grand plaisir à aller à St.Hyacinthe.Je ne désire nullement voir Montréal mais chez vous j'aurais un grand plaisir d'y retourner je me rappelé avec plaisir ma petite chambre voisine de ma Soeur bien aimable et bien aimée, l'avantage d'avoir accès à notre petite chapelle où je trouvais de la consolation et y puisais des forces pour m'alder a supporter mes malheurs la compagnie de dignes vertueux et aimables amies que j'aime à me rappeller et au souvenir desquelles je vous prie de me rappeller aussi, je veux bien croire qu'ils ne m'oublient pas et surtout quand ils adressent leurs voeux au Très Haut; à nos autres parens et amis du village je fais aussi mes amitiés et surtout à tous ceux de votre maison, je pense que les DcllC3 Germains sont encore avec vous, je crains que la santé de l'ainée ne s'est ressentie des troubles que vous avez éprouvés encore cette année, Je sais qu'elle est faible.J'espère que Mad.Thompson [son mari en prison] 8 est toujours courageuse, si l'épreuve est plus longue qu'on ne pensait il ne faut pas croire que l'on ne verra pas un terme à nos malheurs.La préservation miraculeuse de plusieurs de nos premiers concitoyens de la main de leurs [4] Persécuteurs est déjà une grande faveur et il faut croire que ce n'est pas en vain I c'est que la Providence les réservait pour une meilleure fin et utile à leur Pays.Il surviendra encore des événements qui changeront bien nos des destinées.J'ai toujours espéré et à un point qui m'en a presque tenu lieu de conviction, et en effet notre position était meilleure que l'an dernier, sans cette malheureuse Expédition de l'Automne dernier qui vous a plongé pis que l'an passé, dans un sens puisque cela a fait tant de victimes et en voir ce semble, ce ne laisse pas que d'avancer la cause; mais qui aurait avancé sans ces nouveaux Malheurs, néanmoins il faut se garder de blâmer ceux qui ont cru bien faire, les motifs qui les ont fait agir étalent louables et ils ne sont que trop malheureux pour.être censurés.Ils se sont dévoués et ont tous sacrifiés à la cause de leur Pays.L'aspect d'une guerre entre les deux Puissances est plus probable que Jamais.J'espère que le Docteur W.N.(n'est ce pa R.) aura assez d'Influence sur les réfugiés aux lignes pour les empêcher de commettre de ces horreurs qui répugnent à l'honneur et l'humanité et la vertu, je sais qu'il fait son possible, U ne faut pas faire à nos ennemis ce que nous leur reprochons avec tant de raison.Bs sont exaspérés on me dit que c'est très difficile de les contraindre et contenir.Ils n'ont que trop de sujets les pauvres malheureux mais enfin cela ne fait que rendre leur position pis.on a fait tout ce que l'on a pu pour soulager leur misère.J'ai une occasion qui portera ces lettres cl aux lignes à un Ami qui vous le fera parvenir.J'en ai envoyé une à Votre père de son fils qui doit lui être parvenue.Je vous prie de vous en informer quand vous lui écrirez et de me le faire savoir.Je ne sais où U est mais je le pense à Montréal: Je n'ai pas reçu l'Argent que Benjamin a envoyé à Mr.Cherrler.Vous pouvez écrire qu'ils pourront l'envoyer par la vole de Mr.Perreault à Burlington et il me la fera parvenir et s'il veut l'envoyer en ligne directe à Albany qu'il l'adresse à Mr.Erastus Corning [graveur] * Vous saurez aussi ma chère Soeur que pendant que le Chancelier Walworth était ici avec sa Dame depuis quelques Jours et à déplorer ensemble la perte de Notre Commun [5] ami, on les a envoyé chercher en toute hâte disant CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 99 que leur peUte-fllle était très mal, ils sont partis aussitôt et sont arrivés chez eux et l'enfant est morte le surlendemain, c'était une belle petite fille âgée de cinq ans, jugez de la douleur.Je crois que vous ne l'avez pas connue; elle est venue à la maison qu'après votre départ.Mr.Davidson que .vous avez connu époux de Md\" Walworth, est nommé pour remplacer le pauvre Mr.Porter comme greffier de la Cour de Chancellerie, ainsi ils vont venir résider à Albany.Amédée est bien ainsi qu'il me le mande hier par Mr.Sidney Cowan, qui est venu hier et U dit que toute sa famille est bien.Lactance est bien et est heureux d'être chez Mr.Page.Ils sont très aimable il a un fils de son premier mariage âgé de 20 ans, mais il est chez son oncle à Schenectady, et de sa seconde femme il n'a qu'une petite fille de 4 ans, ils sont riches et vivent comme chez Mr.Corning.Ils aiment beaucoup Lactance et la petite Azélie.Y a bien du plaisir quand elle y va.Elle fait dire à tous ses parens et amis qu'elle a grand hâte de les revoir tous.Elle voudrait bien savoir si sa chère soeur Ezilda a grandie et si Gustave à l'air d'un petit homme à présent.Je veux savoir si son mal d'yeux est passé.Ce que vous me demendez par rapport à Marguerite [Douville.Nourrice qui les a presque tous élevés] 8 vous vous arrangerez avec elle comme vous jugerez à propos.Comme on lui avait déjà offert d'aller en ville, hiverner si elle trouvait des avantages qu'on ne voulait pas lui faire tort vous m'avez répondu quelle voulait [trois mots manques] s ainsi je veux bien la payer, mais je crois que vous trouverez raisonnable ainsi qu'elle le doit de la payer le même prix que vous donnez à vos filles et puis vous marquerez cela sur notre compte.Elle doit avoir eu des effets comme je désirais qu'elle fut indemnisée et j'espère que quand j'irai je pourrai la contenter, elle le mérite pour l'Intérêt qu'elle nous a portée et le bon soin qu'elle prend des enfans.Je vous le répète ce que vous ferez sera bien: à une telle distance on ne peut le faire.J'espère dans votre prochaine que vous me donnerez des nouvelles de toute la famille de Montréal de mon pauvre Oncle Joseph [Robitaille] 8 de ma belle soeur M*1 Bruneau (Philippe) 5 de la pauvre Luce (Mm' Cherrier) 8 avec son nouvel enfant et puis de la misère je crains, de Mr.Côme, de ses enfans de la pauvre Ma Vlger (D.B.) B quand sortira son époux et le Cher Louis [6] Louis sa Dame G0».Je ne finirais pas si je voulais vous demander tout ce que je désire de tout mon coeur de savoir de tous ceux qui nous Intéressent.DeLagrave est-il encore absent de Montréal et sa Dame a-t-elle demeurée en ville tout l'hiver, je n'ai pu le savoir.Chez Mr.Doneganl sont bien et le vieil oncle (Ignace Robitaille) 5 Dites donc à mon cher frère Augustin qu'il m'écrive et me donne des nouvelles de Sophie et détails sur sa santé, la sienne, on m'a dit qu'il avait été malade depuis sa sortie de Prison, cela m'a inquiété, faites leur mes amitiés et dites leur que personne n'a pris plus [que] 2 de part à leur souffrances que moi.Votre Soeur et amie dévouée J.B.PAPINEAU J'écris aussi à mon frère de St.Denis (Pierre Bruneau) c.J'ai retardé aussi a lui répondre pour la même cause.Adressez vos lettres à l'avenir à Mr.Erastus Corning ou à Mr.John Davidson Clerk in Chancery au cas qu'en mon nom elles ne peuvent parvenir, et puis quand avec des occasions qui vont aux lignes à W.N.et s'ils viennent plus loin à Mr.Perreault à Burlington par la voie du Docteur Davi-gnon, aussi sa famille communique avec lui facilement il m'a fait dire que vous pou- 100 ARCHIVES DE QUEBEC vlez envoyer ce que vous vouliez, qu'ils me renverrait.D est aux Fourches sa famille vous donnerait son adresse.J'ai fait reproches au Jeune Parent frère de celui de St.Pie qui est venu me voir il est parti de chez vous il y a quelque temps et il ne vous a pas averti.U en arrive ici tous les Jours de Montréal des environs et ils nous disent tous qu'ils passent sans être fouillés.* Lire Dessaulles.Rosalie Papineau était la soeur de Louis-Joseph Papineau.2 Raturé.8 Ajouté en marge et corrigé par Amédée Papineau.4 Calqué d'après l'original.B De la main d'Amédée.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 676] Albany 4 Mars 1839.Mon cher Epoux et Ami, Je m'étais armé de tout mon courage pour ne pas te faire remarquer combien il m'en coutoit de sacrifices pour t'aider à te décider à faire ce voyage; que l'on a tous trouvés ensemble indispensable dans les malheureuses circonstances où se trouve notre pauvre Pays: je savais qu'après ton départ mes forces m'abandonnerait et que je serais en proie à la douleur et à l'ennuie; mais que j'étais loin de m'attendre à éprouvé le plus grand malheur qui nous menaçait, après celui de ton départ; et que tu auras sans doute appris par les journaux, avant que celle cl te parvienne, et qui te feras soupçonner le retard que tu éprouves en ne recevant pas de lettres de moi presqu'aussitot ton arrivé à Paris comme Je te l'avais promis, et que Je n'aurais pas manqué de faire.Oui cher ami J'ai eu la vive douleur le lendemain de ton départ de voir [ton] 1 notre incomparable ami, tombé malade le soir d'un grand mal de gorge que son médecin à traité de rien, il lui a cependant administré un émétie et qui ne l'as pas soulagé on l'as renvoyé chercher au milieu de la nuit je le trouvais très mal et lui connaissait sa situation il disait avec difficulté que c'était fini de lui, elle ne le croyait pas, ni le Médecin non plus et a sept heures du matin il as étouffé, c'était le Grouppe, il n'as pas été saigné ni les mouches enfin aucun traitement pour cette maladie, ainsi Dieu l'as voulu et il as fallu s'y soumettre; mais c'était un trop grand choc pour ma sensibilité et les mille idées qui se sont emparées de mon imagination que c'était un commencement de malheur où je ne pouvais prévoir autres choses que de noirs pressentimens 1 ces terribles paroles que tu avals prononcées, (tu veux donc m'envoyer absolument) et qui m'avalent affligées alors retentirent à mes oreilles, mais avec bien plus de forces et de terreur qu'alors je ne pouvais plus me maitrisscr; joint à la douleur de M4* Porter de Fanny que je ne pouvais consoler; j'étais aussi désolée et bien plus faible qu'elles, j'étais si attaché à lui, je le voyais dévouée à ta personne et à tes Intérêts au delà de ce que l'on peut attendre de ses plus proches parens mêmes; Je me représentais ce redoublement de soins et d'attentions le jour de ton départ.Oui I tu peux dire avec vérité qu'il t'as voués les derniers instants de son existence, et quand je me rappellais que tu m'avais confiés à ses bons soins et que si tu navals pas eu ce bon ami, tu n'aurais pu te décider à me laisser ici sans protecteur.J'aurais fait faire un exprès pour te ramener mais je savais que c'était en vain que tu serais embarqué, ainsi il m'as fallu faire de nécessité CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 101 verrue; j'ai eu un grand mal de gorge j'avais pris du froid la nuit fatale qui as précédée son décès j'ai étée quinze jours sans sommeil sans prendre de nourriture (faut dire) en sorte que je suis devenue très foible, et pour comble de malheur; la petite Azélie est tombé malade aussi elle; il parait qu'elle avoit conservée un amas de glaires depuis son grouppe; j'ai été très allarmée, j'ai cru que c'était un autre attacque de cette cruelle maladie son petit Docteur m'as dit que non I je me suis trouvée rassurée un peu, mais voyant qu'elle n'avait pas de mieux 11 as jugé a propos de la faire vomir èt c'est étonnant ce qu'elle a recheté de [claires] 1 glaires et de bile elle as été bien malade pendant trois jours d'une grande folblesse accompagnée de fièvre n'ayant aucun repos ni jour ni même la nuit; J'ai été très inquiète et je n'avais pas la force de la soigner, heureusement qu'elle se laissolt soigner et veiller par les Dames de la maison qui se sont montrées vraiment de vraies amies, depuis ces malheurs elles ne m'ont pas abandonnées même la nuit il y en as eu toujours eu une à veiller dans notre chambre, avec Mary la fille de Chambre qui couche toujours dans ma chambre je ne puis rester seule je suis trop folble et trop nerveuse, jamais de ma vie je ne me suis apperçue combien j'ai le système nerveux affectée cela me chagrine beaucoup mais rassure toi sur la santé de l'enfant elle est tout à fait rétablie et aussi forte que cl devant.Voilà t'il assez de malheurs ! et de maladie pour me faire faire des reflections et prendre la ferme résolution si Dieu nous favorise du bonheur de nous réunir encore une fols dans ce monde de tourmens en tous genres, le ferme propos (dis-je) de ne plus consentir à nous séparer, je l'ai écrit de ma main, mais je l'ai bien plus gravé en caractères innéfacables dans ma volonté que je ne l'oubliral plus si l'occasion s'en présente.Je ne recouvrerai pas ma santé avant que j'aie appris ton arrivée au Havre et une lettre de toi qui m'en donneras l'assurance, je calcule que tu dois être près d'arriver maintenant si tu as eu un passage ordinaire, tous ces naufrages qui sont survenus encore ce semble tout exprès pour ajoutés à mes tourmens il est rare qu'il y en ait; et autant à la fois c'est une désolation et il m'as été impossible de n'être pas encore plus allarmés en attendans ces récits j'en étois effrayés à un point qui m'as rendue plus malade; Encore un autre de nos amis est dans l'affliction c'est le Chancelier.On as envoyé un exprès les chercher ici en leur faisant dire que leur petite fille étoit bien malade, et en effet quand ils sont arrivés à Saratoga ta chère petite Fanny étoit sans connaissance et elle est morte le lendemain, ils sont désolés m'écrit Amédée; je n'en doute pas; c'est le premier enfant qu'ils ont la douleur de perdre; c'est le commencement de leurs épreuves.Le Chancelier n'est pas revenu: il as offert la place de notre ami à Mr Flagg qui l'as refusé, on me dit que c'est qu'il a espérance d'une autre plus profitable, et puis ensuite il l'as offert à Mr Edwards membre du Sénat qui as aussi refusé parce qu'il aurait fallu qu'il perdit sa place là et son parti l'en as empêché car ayant encore une majorité Démocrate, ils espèrent la conserver pour l'an prochain, et enfin il as fini par là donner à Son Gendres John Davidson, et il est fort censuré j'en suis fâchée tu sais combien je l'estime.Mdc ne viendras à Albany que ce prlntems, elle ne peut laisser sa mère dans ce moment d'affliction il est ici lui mais je ne l'ai pas encore vu.Les soeurs de M** Porter sont venues passer quinze jours avec elles, et l'emmène avec elle, mais elle n'as pas voulue, elle reste ici jusqu'au prlntems tems où elle espère que son fils aîné viendras ainsi que Mr et Mda Laforge alors ils déddronts ensemble ce qu'elle doit faire, Edward est avec elle et y doit rester d'ici à ce temps; en ce cas je vais rester id aussi le tems qu'elle y demeureras.Les Due* 102 ARCHIVES DE QUEBEC Pitch sont remplies de complaisances pour mol et ta petite ainsi ainsi que les Dames de la maison et surtout M4* Clark.La petite l'aime tant qu'elle ne pouvait la perdre de vue un instant dans sa maladie et nos amies aussi lui envoient tout ce qu'elle désire de douceurs et de jouets elle n'est pas a plaindre.[2] J'espère que les affaires du Maine vont avancer les nôtres.Tu verras les papiers et puis le Docteur OCallaghan vas te tenir au courant des affaires d'ici et peut le faire mieux que mol sous tous les rapports.Je ne sais s'il t'as écrit la décision et le parti qu'à pris notre ami Mr Charretier, il est passé ici et m'as dit qu'il laissait sa cure avec le plus grand regret; mais qu'il considérait sa présence très nécessaire aux frontières, qu'il avoit trouvés les gens exaspérés et puis en réfléchissant qu'il n'y avoit en tête de ce comité qu'ils veulent organiser que les deux Nelsons qui ne sont toujours pas considéré tout à fait Canadien puisqu'il ne le sont pas d'origine et puis protcstans.C'est raisonnable et juste mais Robert qui est si déraisonnable sur le compte du Clergé des maisons Religieuses; et puis les autres peu marquants et peu Importants sous le rapport de la capacité et puis aussi peu soucieux des intérêts religieux; il dit que s'ils veulent Introduirent des Clauses imprudentes et trop violentes qu'il espère avoir un peu d'Influence sur eux puisque ce sont eux qui l'ont pressé sollicité de venir les joindre, ils n'ont pas voulu y admettre Côté il dit qu'il est bien aise de cela car il n'as aucun principe d'honneur il peut se servir de tous les moyens pour faire des duppes, mensonges intrigues et puis il parle d'une manière si violente et inconséquente que malgré que les autres sont très violents ils n'en veulent plus en entendre parler; M* C.en est satisfait.Il doit être nommé Secrétaire et Trésorier, comme il dit au moins l'on pourras se rendre compte des argens, J'espère que l'on me croiras au moins honnête homme, si l'on ne veut pas me reconnaître bon prêtre parce que j'aime mon pays et que je veux le servir au moment ou il as besoin du secours de tous ses concitoyens en état de le servir et puis je crois servir la cause de la religion tout aussi bien et mieux que mes pauvres confrères qui lui ont tant fait de tort en faisant une opposition aussi Injuste au peuple et servant par là la cause de leurs persécuteurs, je m'occupe peu de ce qu'ils vont dire de nouveau sur mon compte, la pureté de mes motifs me suffisent et seronts j'espère connus un jour; il dit aussi qu'il pourras influencer aussi Maître Duversney dans son Journal mais j'en doute fort où ils se querelleronts, car il dit qu'il lui répondra en signant son nom et donnant un démenti formel s'il veut parler contre le Clergé, et même id dans les Etats ils se ferait tort car les Irlandais et même le peu d'Américains qui y souscriront n'aimeront* pas ces attacques; ce serait tout à fait impolitique de sa part et cela ne corrigeras pas les membres du Clergé au contraire cela les irriteraient et feraient encore une malheureuse division entre nous et du tort à notre cause, on doit avoir à coeur de maintenir ses lois ses droits civils et religieux également intacts si l'on veut poser une base de sociétée heureuse et durable autant que peut l'être un état de sociétée dans ce monde fragile et périssable où il ne peut y avoir rien de parfait et de constant, mais au contraire sujets à toutes les vicissitudes humaines et parconséquent périssable: Duversney est id il travaille à se procurer des souscripteurs et puis 11 doit passer par Saratoga et White Hall et se rendre aux frontières il dit qu'il lui faut 6 ou 7 cents souscripteurs.Je ne sais s'il pourras les avoir, et puis 11 commenceras dans Avril.Tu verras que M' Bouchette pour passer le tems de l'exil agréablement à épousée une des filles de Berthelêt l'ainé, elle n'as rien ni lui non plus; ils vont vivre chez le père à ce que m'écrit M7 Perrault qui m'as fait CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 103 offrir de lui envoyer mes dépêches pour le Canada qu'il les feraient parvenir parfois par de bonnes occasions et même par la poste car 11 dit qu'il communique régulièrement avec sa femme et qu'il n'y a eu aucune lettre de décachetée; Je lui al envoyé ta lettre pour ton Père par M* Charretier, et 11 doit l'avoir fait parvenir pour celle là Je lui ai fait dire de ne pas la confier à la poste J'aimais mieux éprouvée un peu de retard.Ton père doit être à Montréal maintenant car ta soeur m'écrit, et me dit qu'elle [part pour St Denis] * as été à S' Denis avec Angclle pour y rencontrer ton père qui ne veut pas aller Jusqu'à Maska, car 11 dit qu'elle voudrait le garder, et qu'il ne peut se décider à y aller résider qu'il s'y ennui à la mort et que n'ayant pu vendre sa terre que Benjamin et Toussaint ont besoin de lui.Angelic me fait dire que Benjamin fait son possible pour faire payés les habitants qu'il exige la rente de l'année de puis, un accompte sur les arrérages, il as envoyé de l'argent à Corne Cherrier, mais que Je n'ai pas reçu et je l'ai écrit à ta soeur en réponse à sa lettre et lui ai mentionnée de l'envoyer à l'addresse de M* Corning.Elle m'écrit qu'elle part pour Montréal où elle vas reconduire Angelle, que toute la famille est bien, et que les petits enfans sont bien contents de leur voyage de Montréal que Marguerite les as menés voir Mr Qulbller qui les reçus à bras ouverts les as caressés embrassés et qu'il leur as donné de jolies livres et des Images et leur as dit qu'il allait aller les voir à S' Hyacinthe, à Verchères Ils n'ont fait qu'y coucher car la petite Azélie Mailhot qui est là pour aller à l'Ecole avoit les fièvres et maman avait été malade et était encore bien folble.Marguerite à craint qu'ils ne les prennent elle s'est sauvée, mais depuis; ils ont eu nouvelle que maman et la petite étalent tout à fait rétablie, au point qu'elle a pu aller à Terrebonne se promener voir Md0 Masson.Mr Mason veut être payé de Benjamin me dit ta soeur elle dit que l'état des affaires est affreux que les gens veulent être payés et que personne ne paye que les propriétés n'ont aucune valeur que personne ne veut s'embarrasser de biens fonds plus qu'ils n'en ont que si cet état de choses dure encore un an ou deux que les familles les plus aisées seronts réduittes à la misère.Tous les prisonnier de Maska ont étés libérés cela n'empêche pas qu'ils continuent à en prendre d'autres, elle me nomme un Notaire et un Marchand des paroisses des environs qui ont étés emmenés en prison et elle craint beaucoup pour un d'entre eux qu'il ne soit fort impliqué dans les derniers troubles.J'espère qu'il n'y auras plus de ces meurtres sur les lignes car outre que c'est démoralisant c'est qu'ils se feront prendre, car Sir John Colborne as envoyé des volontaires et de la Cavallerle pour gardés les lignes et il leur seroit Impossible de rien faire et serait en grand danger d'être pris et pendu de suite.Je crois qu'il n'y auras rien de fait dans le Haut Canada non plus.J'ai vu outre M°Kensle qui est venu ici croyant t'y rencontrer quelques jours après ton départ, il arrivait [de] Washington, et il m'as dit que c'étolt faux qu'ils eussent les moyens tant en homme qu'en argent que nous avoit dit notre Mac ici.en passant, il m'as dit qu'il y avoit à peut près 15 cents hommes qui avolent les moyens et le désir de faire une excursion mais qu'il espérait qu'il ne le ferait pas car c'était tout à fait insuffisant et que ce ne ferait qu'attirer de nouveau malheurs et faire des [malheureux] 1 victimes de plus et je vols dans la gazette que M°Kensle lui même les prie de ne pas dépenser leurs ressources en vain et d'attendre, cela m'as surpris d'après ce qu'il avoit dit ici.Tu y verras aussi comme il annonce ton départ mettant en tête mission en France et disant qu'il est à souhaiter que tu ayes autant de succès que Franklin [3] mais ce qui est le comble de l'inconséquence et du ridicule 104 ARCHIVES DE QUÉBEC même c'est qu'il dit que c'est malheureux, que tu n'ait pas été aussi explicite que Mr Nell son sur le gouvernement que tu veux établir pour le Canada, tu peux dire que c'est difficile de faire des affaires aussi importantes avec de pareils hommes et il y en a si peu d'autres dans notre pauvre et malheureux pays, c'est ce qui m'as toujours fait peine, il continue: cela aurolt applani bien des difficultés et que tu pouvois le faire facilement: que les Townships craingnent d'être vexés c'est ce qui fait qu'ils nous sont opposés enfin tu verras la Gazette Je pense qu'ils doivent te l'envoyer.J'attends une lettre du Havre, mais que je vais trouvé le tems long et puis ensuite j'espère que j'en recevrai souvent, fais comme je me propose de le faire d'écrire tous les jours, tu peux le faire avant de te coucher et alors à chaque Pacquet ta lettre se trouveras remplie, songe que c'est la seule consolation que nous aurons Ici les enfans et mol.Amédée n'a pas réussi avec sa classe de Français ils l'ont tous laissés les uns après les autres, ils ne veulent pas et d'autres sont partis de l'endroit il en est fâché, Il dit qu'il voudrait gagner pour payer ses dépenses.J'espère que tu vas t'interressèr bien vite pour Lactance.Mr Paige part pour la campagne au commencement de Mal, alors je pense qu'il faudras le pourvoir d'une autre place si tu n'as pas d'espoir de le placer à Paris, il vaut mieux le savoir plus tôt et ensuite que tu nous donnes des instructions sur ce que tu veux qu'il fasse.Il as été bien chagrin de la mort de son cher protecteur, je l'ai fait purger, il n'étoit pas bien, j'aimerols que tu écrives une lettre à Mde Porter en Anglois elle y serait très sensible et il me semble qu'elle doit s'y attendre.J'avols demandé à Mr Charretier de m'écrire quand il y auras quelques choses d'Important alors je te le manderai.Mc Perrault dit qu'il t'as déjà écrit et qu'il te mandait des choses importantes au sujet du comportement des volontaires à Beauharnols.M** Dessaulles me demand oit d'où venait ce bruit et cet avis dans les Gazettes au sujet de ton départ s'il y avait quelques choses de fondé dans le rapport comme il l'avait souvent dit ci-devant, ils ne sçavaient qu'en penser, mais à présent c'est connu partout et puis l'on m'as dit que les an[.]2 avalent été envoyé par le Gouvernement pour s'en assurer, et ils l'ont dit de même à' Troy, Je n'ai pas vu Théophile depuis, et quand même Il me le dirait Je ne sais si l'on doit le croire leurs papiers n'en disent pas autant que Je pensais qu'ils le feraient.J'ai beaucoup à me louer du Jeune Beaudrlau il se donne toutes les peines possible U vient souvent me recommende de ne pas me gêner de l'envoyer chercher la nuit si je me sens plus malade et il m'envoie des remèdes pour me fortifier je lui al dit de m'envoyer son compte mais il persiste à dire que non j'ai eu bien de la chance de l'avoir, mon mal de gorge m'as beaucoup inquiété et 11 n'est pas encore passé, car je n'ai pas voulu prendre d'émétle tu sais comme cela me rend malade, et étant ici en pension avec des étrangers, je n'aurais pas consentie à moins qu'il n'y eut aucun autre remède je suis si faible que je n'ai été purgé qu'une fois mais si cela ne se passe pas tout à fait ces jours cl je serai obligée de me faire violence et de prendre encore médecine.J'éviterai l'opium et le calomède qui me sont si contraires.J'espère mon ami que tu n'auras pas eu de trop gros vents, j'ai bien pensé que tu ne passais pas le tems plus agréablement que nous surtout si tu as eu le mal de mer bien fort, je pense que l'eau de congress t'auras été agréable et utile; tu avois tant de sujet de t'attrister que si tu avals pû surmonter le mal de mer ou pour parler plus correctement éviter alors tu aurolt des sujets de distraction qui ne doivent pas manquer à bord de ces pacquets, il y a toujours une bonne Compagnie; ton départ as été connu toute suite et mis CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPJNEAU 105 dans les papiers de New York ton nom avec celui des autres passagers et le nom du vaisseau, je savais crue c'étoit Impossible que cela ne fut pas, il est impossible aux hommes d'etre discrets, pourvu que cela ne nuisse pas à tes négociations c'est tout ce que l'on doit craindre.Fais mes amltiées à la famille Bossange et dit lui que cela n'est pas de ma faute si je ne suis pas aller voir leur beau Pays, et que je le regrette infiniment, mais que J'espère au moins qu'il s'interresseras lui et d'autres amis, â nous faciliter notre rentré dans le notre tout triste et Pauvre qu'il est.au moins l'on Jouirait de la tranqullité et du bonheur de vivre en famille et de faire du bien à d'autre bien plus malheureux que nous, puisque nous ne sommes pas nés pour Jouir des plaisirs et des avantages qu'eux Européen savourent à longs traits au centre des beaux arts et de la belle nature eux peuvent dire qu'ils sont favorisé de la providence et ils me semblent Justes que pour compensation ils doivent être plus obligés de faire du bien aux Infortunés ainsi ils ont une belle occasion de se signaler qu'ils nous aident, et ils auronts la satisfaction d'avoir rendu la liberté et par conséquent un bonheur Inconnu au Canada de tous tems.et nous pourrons alors nous visiter avec bien plus de plaisir et d'avantages.Amédée as été bien affligés de ne t'avoir pas vu avant ton départ mais il n'as pas manqué de m'encourager à faire ce sacrifice pour la Patrie, il dit qu'il est prêt à tous les faire et que ce voyage là il l'approuve fort.Lactance aussi seulement qu'il regrette bien de n'avoir pu le faire la petite Asélie as été bien surprise quand elle a sçu que tu étols parti pour la France, et elle as dit qu'elle n'était pas contente, qu'elle voulait y aller aussi, elle dit vous savez bien que Mr Bossange, qui m'appelle sa petite fillette vous avait dit qu'il fallait m'enmener, oui lui al-je dit mais maman n'y allant pas je ne pouvols pas non plus t'y envoyer sans maman, et bien dit-elle au moins j'espère qu'il ne seras pas longtems (pourtant c'est bien loin, et qu'il m'apporteras des beaux joujoux il doit y en avoir la bien plus beau qu'ici, dites lui que je l'embrasse et Je m'ennuie bien de lui s'il avait été ici pour me soigner et vous aussi on aurolt pas autant de misère, tous nos amis ici te font des amltiées il y en as eu plusieurs de malades le climat as toujours été humides pas de neiges c'est malsain il y a des maladies surtout sur les enfans; et 11 en meurt beaucoup le Président a fait sortir sa proclamation elle contient des sentimens pacifiques il dit qu'il voudrait bien que cette question fut décidée à l'amiable et qu'il espère encore qu'elle le seras mais enfin que Sir John Harvey persiste à envoyer des trouppes et veut prétendre que les Anglols ont droit sur le terreln il sera obligé de recourrir au Gouvernement Générale pour avoir de l'aide afin d'assister le Maine Ainsi soit-ll.Adieu mon cher nous t'embrassons tous de tout notre coeur la mère et les enfans.Ton épouse affectlonée pour la vie Julie Bruneau Papineau [Au verso:] Monsieur L.J.Papineau Aux soins de Mr Hector Bossange Libraire Quai Voltaire Paris.1 Raturé.s Mot non déchiffré. 106 ARCHIVES DE QUEBEC JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 677] Albany, Mars 27 ~ 1839.Cher Ami, Je t'ai écrit qu'une fols depuis ton départ, parce que J'ai [d'abord] 1 toujours été foible long tems malade et puis ensuite ma lettre contenait à peu pris toutes les nouvelles que Je pouvais te donner alors; et depuis Je n'en ai pas beaucoup plus, seulement que je suis mieux et la petite aussi sauf l'ennui J'attends a grand hate de tes nouvelles; jusqu'à ce tems je ne puis prendre sur mol.Je suis tris inquiète j'espère que ce ne seras pas long maintenant.Après ton départ J'ai fait écrire Lactance à Ta chère Soeur ton départ c'est-à-dire apris que cela avait été annoncé dans les papiers nouvelles; et ensuite je lui al écrit mol mime et en mime tems pour lui annoncer le malheur que j'avais eu la douleur d'éprouver depuis ton départ la perte de notre ami commun ce cher Mr Porter cet excellent cet Incomparable ami que Je ne cesse de regretter de plus en plus il me semble que Je n'ai plus rien ici sur cette terre d'exil; c'est heureux que sa famille ait autant de force et de courage car il me serait impossible de les consoler; il me semble qu'on ne peut assez le regretter et que l'on devrait le pleurer tous les jours, de l'avoir perdu aussi subitement et à la fleur de l'âge.Revenons à ta soeur elle est demeurée un mois apris ton départ le voyant annoncé sur les Journaux, sans y ajouter fol voyant que je ne lui avais écrit La lettre [de] 3 Lactance avait été envoyé par une occasion que l'on croyait sure, et puis la mienne par la poste; le premier Mars, en sorte que Louis écrit à Amédée pour lui demander si c'était vrai que tu étais parti pour France et puis le onze ta soeur m'écrit et se plaint de n'avoir reçu aucune lettre, ensuite Emery Papineau écrit le 14 que Mda Dessaulles a enfin reçu le même jours ma lettre du premier, comme je l'avais envoyé à Mr Perrault je pense qu'il l'auras gardé quelques jours espérant trouver une occasion et qu'ensuite 11 l'auras mise à la poste.Ta soeur me mentionnais qu'elle avait voyagé pendant trois semaines à Montréal où elle avait été reconduire Angelle et puis à S' Martin chez Ta Tante elle se portait bien ainsi que ton Cousin André Papineau (par parenthèse tu verras peut être les dernières sentences de la cour martiales parmi les noms des condamnés il y a un nommé André Papineau et les papiers de New-York mentionnent que c'est ton parent j'ai craint que tu pu le penser voilà pourquoi je te mentionne que cela n'est pas c'est un autre que je ne connols pas) reprenons le voyage de ta soeur à Montréal une partie de la famille est bien Ta Tante Truteau souffre d'un cancère dont elle se ressent depuis quattres ans et dont elle n'as jamais parlé.Mr Donegani malade et souffrant d'un rhumatisme qu'il as attrappé par suite de sa détention dans les prisons.Corne Cherrier dans l'affliction au sujet de la perte dé son enfant, elle ne me mentionne pas si c'est le petit garçon ou une des filles.Le pauvre M1 Viger toujours dans les prisons sa Dame n'as pu obtenir que deux fois la permission de le voir.Mda Dessaulles l'as obtenu pour elle pour ton Père et pour Angelle, il est dans une petite chambre grillé de 10 pied de long sur 7 de profondeur ou ils ont étés longtems trois, parconséquent, il ne peut prendre que peu ou point d'exercice sa santé ne parait pas en souffrir beaucoup, 11 est remplie de courage et de résignation et de fermeté.J'ai versée des larmes d'attendrissement sur son sort et son mérite me remplit d'admiration comme la conduite de nos Tyrans excite de plus en plus mon CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 107 indignation, elle est passé par Verchères Ma chère Maman était bien ainsi que le Curé et mes soeurs, à S' Denis aussi excepté qu'ils vieillissent Mon Oncle Séraphin n as pas l'espoir des Jeunes qui se bercent encore d'espoir peut être chimérique.Ma Tante Le Cavalier voit peu mais entend mieux et se porte bien chez mon frère aussi il as été dernièrement à S' Hyacinthe.Louis dans sa lettre dit que la police dans le village est assez nombreuse qu'il y en as d'établis dans chaque paroisse mais que jusqu'à présent qu'ils n'ont pas à s'en plaindre que Gugy se comporte bien qu'il agit d'une manière juste et impartiale le Capitaine Colman est à la tête de celle de S' Hyacinthe et il disait à Louis si au cas que l'Angleterre voulût céder les Canadas aux Etats croyez vous que les Canadiens y consentiraient Je crois qu'il y auraient une forte opposition Je crois; il dit qu'il lui a répondu Ah 1 tranquillisez vous à ce sujet vos appréhensions sont bien mal fondées, je vous assure mol que toute la population entière se réjouiraient de changer de domination, il dit qu'il as paru un peu surpris et qu'ensuite, il as dit, il est vrai, qu'il n'y as personne qui aiment ceux qui les maltraitent qui les pillent et qui finisses par les pendre.Vols comme ils sont ignorants de l'état et de la disposition du pays il dit aussi que Gugy a sujet de se réjouir de sa situation que ses appointements se montent à 2 milles deux cents Louis c'est un gaspillage et un système militaire despotique ils paraissent découragés ils craignent tous et n'espèrent que peu de bien il y a une addresse des magistrats Anglais à Sir John pour lui demander de rayer de la liste tous les Canadiens sans exception, on n'as pas encore la réponse.Ils sont toujours stricte pour n'accorder que le moins de passes que possible.Le jeune Maillot en as demandé une pour mener sa cousine M11* Nelson, voir son Père et on l'as refusé.Le gros Conseiller son père tout loyal qu'il est as voulu s'en plaindre, et 11 as été très mal reçu on l'ar menacé de l'emprisonner [2] s'il n'était pas plus respectueux et soumis aux authorités c'est au moins ce que m'écris ta soeur elle me dit aussi que le Conseil est en travail pour changer la tenure.Il y a encore eu 3 hommes de S' Césalre condamnés à être pendu.Guertin qui as été économe au Collège avant Desmarteau, Bourdon gendre de François Papineau et Bousquet; la cour martiale as refusé d'entendre les témoins à décharge dans cette affaire on pouvait prouver que Bourdon, loin de joindre les sympathlsans avoit passé tout le tems de l'invasion chez son Père à Montréal.J'espère que l'on sauras bien vite ce que vas décider l'Angleterre par rapport aux difficultés du Maine, s'il y auras guerre ou non; Ah I que le tems me parait d'une longueur mortelle; je n'ai eu aucune nouvelle du Docteur Wolfred ni de Mr Charretier je pense bien que vous [en avez] 1 tu en as eu toi je ne sais ce qu'ils font de bon.J'apprends aussi par ta soeur que Ton père as reçu ta lettre que tu lui écrivais la veille de ton départ; mais il étoit remonté à la petite Nation c'est là qu'il l'as reçue je ne sais quand il reviendras à Montréal quelques tems après ton départ Joseph Truteau as envoyé une lettre de change de 100 trente piastres mais comme à l'ordinaire au nom de ce cher Mr Porter et comme c'était après son décès elle s'est trouvé Inutile on n'as pu réussir à la transiger alors Mr Roades neveu de notre ami à répondu à Truteau et lui as dit d'en envoyer une autre en son nom, et j'ai ajouté quelques lignes ainsi que ma signature et nous n'avons rien reçu depuis.Je ne sais quand ton père descendras à Montréal, il faut que j'envoye ton addresse en France à ta soeur elle me la demande, et puis Je lui dirai de l'envoyer à son Papa, elle ne me dis pas non plus si Lacroix garde la maison ou s'ils l'ont louée à d'autres on ne sait rien.Je ne sais si à l'ouverture de la navigation on pourras 108 ARCHIVES DE QUEBEC communiquer plus facilement; Je l'espère, ta soeur me demande toujours d'aller en Canada ce prlntems, J'ai grand envie de voir mes chers enfans ainsi qu'elle et sa famille et la mienne mais je ne risquerai pas a y aller sans avoir eu auparavant des nouvelles de toi et puis ensuite d'Angleterre par rapport à nous et au sujet du Maine.Puisqu'il faut demander des passes à prisent et que l'on est souvent refusé qui sera-ce s'il y a apparence de troubles,.et surtout mol je n'en obtiendrais facilement; tu peux bien croire que ton voyage en France ne leur plait guires voilà ce que je crois serait le mieux s'il n'y a rien de décidée dans un mois Je pourrais aller aux lignes et la ta soeur et mes enfans y viendrait, elle dit que les enfans sont bien elle espère qu'Esllda feras sa première Communion, et Gustave grandit et grossit, et persiste toujours avec la plus grande persévérance a ne pas consommés d'articles importés.Elle ne me dit pas s'il travaille fort Je reçois de tems en tems des nouvelles d'Amédée il est bien et toujours plein de courage il écrit une jolie lettre à son frère Lactance.Lactance à grand hâte de savoir ce qu'il feras et moi aussi si tu ne le rappelle pas auprès de toi je ne sais où le placer Ici, il.me semble a présent que je n'ai plus personne à qui communiquer et demander si l'on pourrait lui trouver une situation.Ces Américains sont si froid si peu communicatifs.Il est toujours bien chez Mr Paige ils paraissent l'aimer beaucoup et il dit que c'est un excellent homme mais jamais il ne lui demande ce qu'il vas faire au prlntems sachant que tu es absens.Ce sont des gens avec qui l'on ne peut pas sympathiser on ne sais jamais ce qu'ils pensent.Ta soeur dit qu'en Canada l'on avait dit que tu étais passé en France pour aller donner des renseignemens à M1 Roebuck, d'autres que tu étals allé t établir dans le sud de la France et d'autres auxquelles elle n'ajoutait aucune foi que tu t'étoit sauvé dans la crainte d'être livré aux authorltés Anglaises, ensuite que ton départ avait été contredit dans les papiers d'Albany en sorte qu'elle était bien tourmenté maintenant elle le sait.Les consUtutlonels de Sorel ont coulé à fond le Patriote Canadien ils disent qu'ils ne veulent pas qu'il en naviguent d'autres que ceux de la compagnie, je ne sais ce qu'ils feront des autres, comme ils sont surs de l'impunité ils peuvent tout faire.W.Baby as été passé quelques jours à Champlaln avec sa Dame ils ont vu leur famille.Mda Selby y est venue aussi.Il dit qu'elle est patriote mais à son ordinaire je pense elle dit que tous les Canadiens sans exception sont malheureux et méprisés; elle lui as dit est-ce que vous ne pouvez pas venir avec [10000] 1 dix mille hommes les Canadas seraient bien vite indépendant vous ne vous faites pas d'idées de la disposition des gens il faut qu'Us se battent U me dit toutes ces choses et bien d'autres auxquelles je ne sais si l'on doit y ajouter foi U dit avoir vu beaucoup de Canadiens hommes et femmes sont décidés à se battre, U y a une femme là qui lui as dit qu'eUe avoit mis le feu à sa maison elle même quand elle les as vu venir elle dit qu'elle ne voulait pas que ce fut dis qu'elle avoit peur d'eux ni qu'Us profitassent de sa demeure.Tu sauras les nouvelles de tout ce qui se passe mieux par le Comité et le Docteur OCaUaghan que par moi je ne suis pas à même de les savoir.Je reçois une lettre d'Amédée aujourd'hui par le Chancelller U se porte bien et est comme mol bien Impatient d'avoir de tes nouvelles.Mr et Mda Davidson sont Ici Us pensionnent chez Mda Lockwood et au mois de mai Us prendront maison dans State Street plus haut que le Capitale, ils ont laissé M* Walworth mieux la famille Cowan bien et nos autres amis aussi.Mr Ellsworth est venu me voir deux fois depuis ton départ et m'as dit que ton fUs s'occupait un peu plus de l'étude de sa profession cette année.[3] Que pense tu de l'affaire du CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 109 Maine il paroit certain qu'ils ne cèderonts pas le territoire qu'ils veulent en avoir l'entière possession que feras l'Angleterre, ici Ils ont l'espérance que cette dernière céderas, et ils en seraient tous en général bien aise ils veulent éviter la guerre mais ils disent tous aussi qu'il ne faut pas céder, et ils sont tous dans ce cas décidé à aider le Maine ainsi il faut espérer qu'il faut qu'il y ait quelques choses de décider cet hiver et aussi dans le Parlement Anglais se décideras t'il quelques choses par rapport à nous; II n'y a que la résolution de nous laisser à nous mêmes le soin de nous gouverner, qui seraient acceptés aucune conditions pour rester avec ces tories du Canada au pouvoir ne seraient acceptés, il n'y a plus a négocier c'est impossible ils en ont trop fait.J'espère que la France vas venir à notre secours de quelque manière quelconque si elle ne veut pas envoyer des forces qu'elles nous prête de l'argent et amène quelques commandants c'est tout ce qui nous faut l'on trouveras des américains plus que jamais a présent depuis les troubles du Maine; j'espère que tu vas faire tous les efforts et aussi promptement que possible; il faut voir aussi, si du coté de la Russie on ne pourrait pas avoir de l'argent si au cas la France ne voulait nous aider en rien ce que j'ai peine à croire il ne faut pas que tu te bornes à ne voir que ceux qui ne seraient guères disposés mais s'addresser au plus violents partisans des principes démocratiques et qui aiment la liberté des peuples, tu vas bien rire de mes avis mais qu'importe si je ne sais m'exprimer je sais sentir et tu sais bien ce que je veux dire quoique je te l'Indique que bien imparfaitement et bien superficiellement, je veux dire que souvent l'on manque de réussir auprès de quelques hommes importants à la vérité mais trop Indifférents sur les affaires des peuples souffrans et que d'autres avec moins de pouvoirs et plus de volontés nous sont plus utiles, enfin U faut attendre encore quelques jours et nous commencerons à avoir de tes premières nouvelles et puis ensuite elles seronts de plus en plus interressentes, surtout si elles nous sont favorables, je crois que le désappointements seras grands si tu ne réussis pas car l'esprit est grand et trop fondé généralement s'il n'y a pas de succès je ne sais a quel désespoir ils se livreronts car ils veulent a tout prix continuer à travailler à devenir libre et s'ils ne peuvent avoir assez d'aide je crains qu'Us ne se livrent encore à de foUes tentatives, je n'ose y penser [.] 2 ce serait le comble du malheur, à moins qu'une guerre ne se déclare entres les deux puissances.Tous nos amis ici se portent bien Mr Flag vas avoir la place de Maître de poste qu'avait Van Renslear Mr Laforge n'est pas encore arrivé, ni le Jeune Porter Us sont attendus tous les jours et alors Us déclderonts si M4* Porter resteras Ici s'ils partent et que je n'aUle pas en Canada j'irai alors à Saratoga addresse toujours tes lettres ici en mon nom recommandé à Mr John Davidson Clerck In Chancery, cela éviteras de payer une double lettre et puis ils me les feras parvenir n'importe où je serai.Je n'ai pas besoin de te dire mon cher combien nous pensons à toi tous ensemble les enfans et mol nous élevons nos esprits et nos coeurs au tout puissant pour la conservation et le bonheur de ton pays qui as encore tous son espoir en toi, te dire combien nous nous ennuyons tu le devines bien et l'espoir que nous avons [encore] 1 d'avoir le bonheur de nous revoir est la seule consolation qui nous reste en pays étrangers et le plustot seras le mieux.Fais nos amitiées à la famille Bossange ainsi que celle de M11* Azélie qui se rappelle toujours Mr Bossange, elle n'est pas contente que tu ne l'est pas enmené en France mais elle dit qu'eue espère au moins que tu lui apporteras de beaux joujoux qu'U doit y en avoir de beau là et mol je ne te recommande rien j'attends 110 ARCHIVES DE QUÉBEC le résultat de ta mission.Présente aussi mes respects à Mr Nancrède quoique Je n'aie pas l'avantage de le connaître mais que J'estime par l'intérêt qu'il t'as porté dans tes malheurs et que J'espère qu'il continue a faire tout en son pouvoir pour t'aider dans ta mission importante Je n'ai eu aucune nouvelle de sa famille depuis ton voyage là.La famille Porter te fais ses amltiées et mol Je t'embrasse de tout mon coeur et les enfans de même et sois assuré que Je ne serai heureuse que quand nous serons réunis.Ton Epouse affectlonée pour la vie Julie Bruneau Papineau [Au verso:] Monsieur L.J.Papineau Aux soins de Mr Hector Bossange Libraire Paris 1 Raturé.2 Déchiré.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 678] [De la main d'Amédée: ] Albany, 20 avril 1839 [.] 1 surtout depuis ton voyage en France, mais si ta soeur veut m'amener mes enfans et qu'elle ne veuille pas venir Jusqu'ici, J'irai à Burlington les voir, addresse tes lettres à l'avenir à Saratoga.Amédée me les feras parvenir où je serai, lui seras toujours stable là.J'espère que tu ne seras pas longtems en France car ce serait bien pénible pour moi et puis ensuite peu favorable au pays car le plustot que tu pourras nous donner de l'espoir et ce qui serait encore mieux de l'aide, c'est très important que l'on combine tout cela au plustot car le pays est ruiné, j'oubliais de te dire que ce correspondant de Paris dit que tu es a préparer une réfutation au rapport de Durham, je n'en suis pas surprise et je le crois mais c'est pour te dire que tout ce que tu feras seras bien connu, il est certain que ta présence là était des plus urgentes et des plus utiles non pas pour négocier avec l'Angleterre mais pour la forcer à nous céder ou non plus\" de rapport avec elle, que je regrette toujours que tu n'y sois pas allé toute de suite après notre première Inspection, nous nous sommes malheureusement trop fié sur ces Etats, mais enfin il fallait que ce fût ainsi il faut toujours être dupe de malheureuses et d'inutiles tentatives comme toutes celles qui ont étées faites jusqu'à présent et qui ont plongées le pays dans la désolation et la ruine.J'apprends qu'il est passé ici un jeune Lamothe qui s'en vas a Paris pour sa santé me dit-on je suis fâchée de voir des Canadiens si peu attentifs il me semble que me sachant ici et toi là qu'il aurait dû me venir voir ou me le faire dire, tes fils aurait profité de son occasion pour écrire car par la poste c'est trop coûteux, il est peut être envoyé pour épier tes démarches par nos loyaux Canadiens tels que Rocheblave et les autres car ils savent que l'on vas encore faire mille contes bleus en Canada et ils sont si fatigués de savoir à quoi s'en tenir que Je n'en serais pas surprise car si ces loyaux là savait que l'on eut l'espoir d'être indépendant; ils seraient bien vite changés ils ne sont que peureux, je te suggère cette idée comme elle me vient et je n'en ferai part à personne et tu en riras si tu veux, comme Je te connais si confiant en tout le monde c'est bon de te mettre sur tes gardes je ne crois pas que l'on enverrait ce jeune homme pour sa santé aussi loin c'est coûteux CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 111 et puis tout le monde est assez gêné en Canada pour n'avoir pas de quoi dépenser inutilement.Je crois bien que ce n'est pas dangereux, et que tes démarches seronts encore bien plus épiées par le gouvernement Anglois et d'une manière plus dangereuse pour toi que ne pourraient l'être par ce Jeune homme; mais enfin tu en penseras ce que tu voudras.Je te griffonne celle cl tout indisposée que Je suis pour ne pas manquer l'occasion du Great Western elle te parviendras bien plus vite que par la voie du Havre car Je n'avais rien de nouveau a te mander et J'attendais a en avoir reçu de toi avant d'écrire de nouveau il ne faut pas multiplier inutilement des lettres aussi peu interressantes que peuvent l'être les miennes c'est trop coûteux mais 11 ne me coûteras pas de payer des tiennes plus tu en écriras mieux ce seras.J'aimerais aussi â aller aux lignes parce que j'aurais occasion d'y consulter le Docteur Wolfred Nelson où son frère si je pouvais le voir, la petite Azélie t'embrasse ainsi que les grands garçons et tous ensemble nous nous ennuyons fort.Fais mes amltiées a la famille Bossange et autres amis qui veulent bien s'interresser a des malheureux, et dis leur que je leur suis bien reconnaissante des attentions qu'ils auronts pour toi, mais que j'espère qu'ils ne borner on ts pas la leurs bienfaits s'ils étalent a même d'entendre comme moi tous les jours de pauvres exilés qui viennent me conter les milles vexations qu'ils ont éprouvés, et surtout les femmes et les enfans Ils ne pourraient y être indifférent, j'ai vu ces jours cl un respectable habitant de Longueil nommé Trudeau et puis le LV D amour le premier m'as conté comment sa famille as été traité quand les trouppes sont allés là, il as vu sa femme aux lignes il y a quelques jours il en vient souvent ainsi c'est impossible d'immaglner que dans un age civilisé l'on permette de pareilles infamies sans vengeances.Adieu donc mon cher ami je prie Dieu de te conserver tant que l'on auras le bonheur de t'avolr l'on conserveras toujours l'espoir que la Providence ne t'as pas conservé en vain et je te prie de ne pas l'oublier elle as fait des miracles pour te préserver J'en suis convaincu.Ton Epouse et bonne amie et dévouée pour la vie Julie Bruneau Papineau [Au verso:] Monsieur L.J.Papineau Aux soins de Mr Hector Bossange, Great Western.Paris [Estampillé au dos de la lettre:] Bristol Ship Letter London 8 May 1839.l Le début de la lettre manque.JULIE BRUNEAU A SON FILS, LACTANCE Saratoga Springs 27 Juin 1839 Cher Bis, Je reçois à l'Instant ta lettre, Je suis contente de tout ce que tu as fait Jusqu'à présent, tu as eu beaucoup à faire, sans doute je suis fâché que tu ait à demander de l'argent d'Ici tu sais bien que je ne t'ai donné que cela parce que ton pépé avait dit, que s'il en fallait plus, Ils t'en donnerait à New York, mais enfin je vais t'en envoyer dans la lettre, ton Pépé ne m'en dit pas un mot.Tâche de la recevoir que cela ne soit pas risqué, c'est tout ce qu'il faut je vais t'envoyer dans 112 ARCHIVES DE QUÉBEC celle-ci un billet de 50 piastres, et mande moi que tu l'as reçu c'est tout ce qu'il faut, je suis persuadée que tu ne dépenseras que le plus stricte nécessaire d'après les recommendations que je t'ai fait et puis la situation où nous trouvons et que tu dois sentir aussi bien que mol; prend bien des informations pour passer par Londres si c'est plus coûteux part par le Havre, et si c'est beaucoup plus long aussi, afin que tu n'ait aucun regret, et puis là, n'y fais qu'un court séjour si M' Roebuck ou autres ne t'offre pas leur maison, n'oublie pas d'avoir une lettre pour le jeune Bossange a Londre si tu vas par la.Si tu avals dit a ton pépé qu'il te falloit plus d'argent Je suis certaine qu'il t'en aurait donné mais enfin en cas qu'il n'en ait c'est plus sure seulement cela t'aurait évité de l'Inquiétude; sols courageux mon cher j'espère que Dieu te protégeras, puisque tu fais ce qu'il te commande pour être dans ses bonnes graces, c'est tout ce que je désire, persuadée que personne ne peut être heureux sans être en état de grâce même dans ce monde, écrit mol a New York et parle moi de Duchesnals, de la famille Porter 6° j'ai écrit a ta tante Dessaulles, et t'ai recommandé aux prières de ton Directeur et [2] tes Condisciples et de tes parens, j'espère mon cher que tu ne t'ennuiras pas; en voyage on as toujours des sujets de distraction, et puis tu es un homme, il faut t'habltuer, à avoir de la fermeté quand on as pris un parti que l'on croit bon, après mure reflection il faut cheminer sans hésitation et puis t'égayer un peu, je ferai de mon coté mon possible pour supporter toutes ces infortunes, et puis encore la douleur de nous séparer puisqu'il le faut, et puis une femme, affaiblie par la maladie ne doit pas être en état, de faire ce qu'un jeune homme comme toi peut.Encourrage aussi ton Papa il en as besoin, si j'étais certaine que tu pars courageux et content, je serai bien plus consolée, mais il faut faire tous deux de notre mieux cher enfant Adieu.Ta tendre mère, Julie Bruneau Papineau [De la main d'Amédée:] Mon cher frère Maman remercie pépé de l'information qu'il lui donne au sujet de la traite, mais tu ne dis pas un mot de la lettre à Mr Curtius.Je ne comprends pas ce que tu entends par «très cher», en parlant de la poire.Ca ne vaut pas plus d'un écu: peut être est-ce à meilleur marché a New York; vois-y, & tu l'enverrais par pépé.Si tu [ne recevais pas celle-ci] 1 reçois cette lettre & les 50$ qu'elle contient billet de Y Albany City Bank, fais nous le savoir par lettre avant de t'embarquer, car si tu ne la recevais pas, il nous faudrait faire des démarches pour la retrouver.[Pourquoi] 1 J'espère, mon cher que tu auras du courage, £> une heureuse traversée.Portes toi bien, & n'oublie jamais le compagnon de ton enfance, un frère qui t'a toujours aimé tendrement & qui est peiné d'une séparation aussi cruelle, mais qui y voit ton bien, 6 est prêt a faire ce sacrifice.Espérons.Ayons confiance dans la justice de la cause pour laquelle nous souffrons.Dieu est juste, & quand l'heure sera venue, il saura confondre nos oppresseurs, G briser nos fers.Un Jour viendra, (G je ne le crois pas bien éloigné) qui nous verra tous réunis [3] en famille dans notre ville natale, sur les bords du grand S* Laurent.Ecris moi souvent j'en ferai de même Adieu, Adieu, « Deus, Patria, Libert as ».Ton frère af fectloné & dévoué L.Papineau dit Montigny 2 CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 113 Maman croit que tu feras mieux de renoncer au voyage de Londres, s'il coûte plus de $100 pour la traversée, ou s'il coûte plus que la traversée au Havre.Tu feras mieux de prendre des précautions, mais fais le sans affectation, car c'est souvent par là qu'on attire l'attention des filous.[Au verso et de la main d'Amédée:] Mr J.B.Lactance Papineau, City of New York.Juillet 39 (Money Letter) paid.^Raturé.2 Surnom adopté par Amédée Papineau pendant son exil.JULIE BRUNEAU A SON FILS, AMEDEE [APQP-B: 680) Paris Novembre 1839 Mon cher Amédée, Nous avons reçu avant hier ta lettre du 24 Octobre, elle nous as été bien consolante; en ce que nous étions inquiet depuis l'arrivée du jeune Lévesque, qui nous dit qu'il n'avait pu te voir à Saratoga parce qu'on lui avoit dit que tu étois parti pour aller au Nord, et n'ayant pas reçu de lettre de toi par le dernier Bateau à Vapeur, cela nous inquiétait, pourtant je n'ai pas ajouté fol à ce rapport je sais que tu n'est pas ordinairement extravagant d'aller dépenser de l'argent et ton tems inutilement, ce que tu nous dis au sujet de ton Ecole de François nous as bien plû, car cela t'est utile sous tous les rapports, cher enfant comme nos affaires se trouve de plus en plus embarrassante; tant publicques que privées tu as besoin de faire tous tes efforts pour te rendre capable de gagner ta vie, sans néanmoins trop t'inquiéter, tu feras bien de te consulter avec le Chancellier et puis ensuite tu nous écriras ce qu'il te conseille, mais s'il y a chance que tu puisses être reçu [ici]1 là nous préférons que tu reste à Saratoga, ménage bien tes amis là, ils sont aussi bons que peuvent l'être aucun autre je t'assure, nous les trouvions froids et égoïstes mais ici c'est bien pis, tout est démonstration, mais Ils n'ont rien fait pour le Pays, ni pour ton père bien de l'accueil en arrivant mais maintenant qu'on le voit ici avec sa famille, et que l'on doit savoir l'état de ses affaires on ne lui fait aucune offre de services quelconques, et Lactance auras bien de la peine à étudier la médecine U s'y obstine, malgré ton père qui lui dit qu'il n'as pas les moyens de le soutenir, mais il déteste le commerce.Il commence à suivre les cours gratis mais il ne peut prendre de degrés, parce qu'il faut payer, il as bien du courage, il désire être un homme Instruit, il travaille sans relâche ne se permet aucune recréation, il ne sort que pour aller aux cours de médecine et puis étudie jusqu'à onze heures du soir dans sa petite chambre il ne peut acheter de livres, il as trouvé moyens d'en emprunter quelques [2] uns enfin je ne sais s'il réussiras ou non mais U n'y auras pas de sa faute, mais tout cela me fait bien de la peine, le pauvre enfant me fait pitié, si sa santé et son courage se soutient il pourras peut être surmonter les difficultés.Dieu le veuille, il n'y a que lui qui peut vous soutenir, et vous donner les forces nécessaires pour supporter les malheurs qui fondent sur vous au moment où vous auriez besoin d'être aidés, si on n'avolt pas eu le malheur de perdre ce cher M* Porter, vous ne seriez pas aussi à plaindre, je n'aurais jamais laissé les Etats et vous seriez placés tous deux, en venant ici je n'ai fait qu'empirer notre misère les dépenses que nous avons faites ARCHIVES DE QUEBEC et puis 11 ne fait pas meilleur marche a vivre ici, et pas plus d'agrément, quand on n'as pas d'argent à dépenser, il faut vivre isolé, et se borner au plus stricte nécessaire, je m'ennuie plus qu'aux Etats, et les enfans aussi et la pauvre Margueritte elle s'ennuie ne se porte pas bien, et te remercie de ton bon souvenir elle te fais ses complimens elle n'aime pas qu'on l'oublie, je t'écris celle ci & la hate par une occasion que Mr Hoguet nous procure demain et puis je t'écrirai plus au long et à la famille en Canada par Mr Hoguet de New-York qui partiras dans trois semaines, celle-ci est pour te mentionner que nous avons reçu ta dernière et puis que ton Père t'as écrit par le packet du seize, ma santé est assez bonne ainsi que celle des enfans, on leur fait l'école id ne pouvant leur payer des maîtres, quant ft l'argent de Mr Corning c'est bien triste, mais enfin tu devrais lui écrire que l'on étoit prêt a vendre des propriétés pour le payer mais que la démarche du gouvernement en dernier lieu nous empêche de trouver personne qui puisse acheter, que ce n'est qu'un retard qu'il y ait égard et qu'il ait la complaisance d'attendre que nous en souffrons également, mais que l'on espère que cela changeras, continue ft nous donner des nouvelles détaillés comme celles que tu nous donnes tu ne saurais croire combien cela m'interresse.je ne sais rien id même de ce qui se passe ft Londres ou ft Paris et par conséquent en Canada que par les journaux que tu nous envoie et tes lettres, écris à Théophile fais lui mes amltiées et dis lui qu'il conserve bien sa situation fais lui mes amitiées [aln] 1 et dis [3] lui que je lui écrirai par la première occasion ne manque pas de donner de nos nouvdles de tems en tems en Canada ft Même et puis aux Etats unies à nos bons amis surtout ft M** Porter, Adieu mon cher.Je suis pressée une autre seras plus longue.Ta mère affectlonée J[uUe] B[runeau] Papineau L'Evesque Huse de New York est ld et ne doit y être que quelques Jours, on l'as pas encore vu l'on doit aller dîner chez Mr Nancrède Père [avec] 1 où l'on doit le rencontrer, il vas jusqu'à Rome.Amitiées ft Md0 Nash et repète lui que Je suis bien aise que tu sols chez elle.Sois toujours bon chrétien c'est le principal.[Au verso:] M.L.J.A.Papineau, Saratoga - Springs N.Y.America.[De la main d'Amédée: ] reçue mardi 31 Décembre 1839.[Lactance]1 Maman.l Raturé.JULIE BRUNEAU A SON FILS, AMEDEE [APQP-B: 681] Paris 25 Février 1840.Cher Amédée, Nous sommes surpris et af figée de ne recevoir aucune nouvelle du Canada et surtout pas d'argent depuis le départ de Louis, nous n'avons reçu qu'une lettre de ta Tante Dessaulles du 9 Janvier, et elle disait que M* Viger devait nous envoyer bientôt [l'argent] * le montant de l'argenterie, qu'elle as vendue le tapis 15 Louis mais elle ne dit pas qu'elle en enverras l'argent c'est vrai que nous lui devons, il n'y CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU U5 a bien qu'eUe qui se tourmente à notre égard, de toutes les lettres que nous avons écrite par Louis personne ne nous as répondu.Je t'assure que Je regrette de plus en plus la folle que J'ai fait de venir Ici.on est tous les Jours à savoir quand nous aurons des secours en sorte que l'on ne peut se donner le nécessaire même Lactance et les autres ne peuvent avoir de maîtres, ils ont laissés et oubliées leur musique, je leur fais parler Anglais malgré eux un peu, et puis ils écrivent un peu compte enfin tu sais ce.que c'est qu'une école de maison sans frein ni règle, Je n'ai Jamais été plus découragé depuis notre exil, car Je vois moins de remède à notre position loin de vous tous, l'on as moins de ressource et puis les dépenses que nous avons faites nous générants longtems.J'avais bien raison d'être aussi affligée lors de mon départ mais tout ceci est entre nous: ne le dis à personne aux Etats et en Canada non plus on as toujours honte d'une si triste situation, il faut laisser croire que l'on as pas sujet de regretter d'être venue Ici ce serait désagréable si l'on retourne comme je le veux plustôt que plus tard, nous t'avons écrit par le great Western et celle ci doit partir par le British Queen c'est Mr Hoguet qui nous as offert de l'envoyer par un de ses amis, et lui doit partir dans le mois d'Avril.[2] ainsi tu ne pourras pas te plaindre de n'en pas recevoir de nous au moins, les tiennes sont assez rares aussi j'espère qu'à l'avenir tu nous écriras à chaque Bateau à Vapeur au moins car les nouvelles nous viennent plus promptement.je suis bien satisfaite de ta conduite mon cher et des peines que tu prens pour nous donner des consolations aussi ce sont bien les seules que j'aie reçu depuis que je suis ici.ménage l'argent que tu as pendant que tu ne paie pas de pension, j'ai eu le plaisir de voir l\"Evesque de New York.Mr [qui avon] 1 à son arrivé à Paris, Je lui al dit ce que tu m'écrivols au sujet de la bâtisse que vous aviez acquit pour servir au Culte Catholique, Il m'as dit qu'il en était bien content, et puis il m'as dit bien du bien de toi.je lui dirai à son retour de Rome que tu as remplacé Mr Costlgan; et il s'occuperas un peu plus je crois à vous faire desservir que par le passé il ne savait pas que vous étiez si négligés.J'ai l'avantage ici d'être à même d'entendre de beaux et bons sermons à S1 Sulpice les offices ^sont solemnelles.de ce côté c'est beaucoup mieux que je le pensais et 11 y as toujours beaucoup de monde il y as un grand nombres de confréries.Lactance vas voir de tems à autres Pinsonnault, Obrien, Fitspatrick au Collège.Je te disais dans ma dernière de donner de nos nouvelles à Mdo Porter je ne lui écrit pas car je n'écris pas l'Anglais, je désire avoir de ses nouvelles ainsi que de celle de Mda Laforge, je pense souvent à elle avec attendrissement et reconnaissance je les aime autant que mes meilleures parentes et m'en ennuies écris leur que l'éloigné-ment d'elle ne fait qu'augmenter mes regrets de la perte de notre cher Ami, et combien je m'interresse à leur sort, qu'ils me donnent aussi des nouvelles de nos bons amis Mr et M4\" Qark je désire qu'elles les ait auprès d'elle.Asélle et mol en parlons souvent, dis leur combien leur petit amie apprend bien et se fait aimer ici comme là, mais qu'elle dit qu'elle n'aime aucune amie autant qu'elle et qu'elle retourneras les voir.[3] dis moi que fait Mr William Porter ou est-il cet excellent jeune homme.A nos autres amis aussi rappelle nous à leur souvenir tu ne me dis pas si M4* Selby passe l'hiver chez les Dne\" Pitch comme elle le devoit.si M4\" Cowan vas encore avec le Juge a présent que sa fille n'est plus à la maison, si M4' Walworth se console si sa santé est meilleure quand tu écris à ton Père tu parles d'affaires et c'est bien, mais destine une lettre pour mol et pour Lactance de tems en tems, ou tu nous donneras plus de détails de nos parens au Canada et des amis 116 ARCHIVES DE QUEBEC aux Etats surtout quand tu as des occasions, dis nous aussi si M' Ney Smith est encore à New York, si [Addresses] * tu t'informe & lui où a la maison Hoquet tu auras souvent quelqu'un qui s'embarqueronts dans les Bateaux à Vapeurs, nous recevons le Journal Le Duversney que tu nous envole, il est bien peu lnterressant je ne sais s'il se soutiendras envoyé moi aussi l'addresse de Théophile et fais lui mes amltiées, Je lui écrirai aussitôt que j'aurai une occasion.Tu verras par les Journaux que le Ministère as.donné sa démission parce qu'ils ont eu le dessous dans la chambre au sujet de la dotation.On ne sait comment le Roi vas s'en tirer 11 auras de la peine à en former un autre il est bien mécontent comme il y a un grand parti mécontent de [.] 2 mais malgré cela je n'espère pas grand chose.En Angleterre c'est de même il y as un grand mécontentement, et puis malgré que tous ces gouver-nemens sont menacés, ils durent encore trop longtems pour le malheurs des peuples, et votre Etat du Maine: on as encore de vagues espérances que cela deviendras sérieux, mais cela pourras bien encore se retarder longtems.enfin on est condamné à souffrir sans espoir d'en voir terminer la lutte que dans un avenir Incertain et il n'y as pas un état plus pénible.Lactance te charge de demander à Louis s'il as pu se procurer comme il l'avoit promis des papiers et renseignement sur Hindelong.et puis pour lui il veut son extrait de baptême, nous attendons ses secours avant de louer un autre logement nous avons remis le nôtre et puis nous en cherchons un a bon marché avec un petit jardin pour les enfans.Adieu mon cher continu à te bien conduire et avec courage pour supporter nos communs malheurs on t'embrasse de tout coeur.Amltiées à Md° Nash et à sa soeur.Ta mère affectlonée, Julie Bruneau Papineau [Au verso:] Mr L.J.A.Papineau Saratoga - Springs N.Y.[De la main d'Amédée:] reçue vend.20 Mars 1840.Maman.1 Raturé.2 Déchiré.JULIE BRUNEAU A SON FILS, AMEDEE [APQ P-B: 682] Paris 9 Avril 1840.Mon cher Amédée, Je ne sais comment 11 se fait que nous avions si rarement de lettres de toi, au moins puisque nous ne pouvons en avoir du Canada; les tiennes ne peuvent manquer de nous parvenir si tu les écrivais, comme les packets ont étés irréguliers et les Bossanges longs, nous patientions en attendant le Great Western, et le voilà de retour, et pas un mot de toi, tu as reçu assurément celle que nous t'écrivions par lui l'ami qui les as emporté, est revenu par le même voyage, et dit qu'il as mis ce pacquet à la poste en arrivant à New York.Nous espérons que tu auras mis de la prudence a envoyer nos lettres au Canada, puisqu'elle ne passe pas à la poste, tu dois chercher des occasions sures, et puis si elles sont parvenues je suppose que le tems a été trop court pour qu'ils ayent pu nous répondre à tems pour le départ CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 117 du Great Western, mais U n'en as pas été ainsi pour toi tu aurais du répondre sans faute, et addresser tes lettres sous enveloppe à New York à Mr Hoguet ou au Jeune Mr Bossanges, car tu sais que quand on écrit par cette vole il faut les affranchir, je t'avais recommendé de ne pas manquer cette voie car alors on est certain à peu près du tems que l'on reçoit des nouvelles, nous sommes désolés de n'avoir pas eu plus de nouvelles de l'hiver l'on ne sait à quoi attribuer une aussi grand abandon de la part de nos parens, cet argent que tu nous mentionne, qui devait être envoyée par Mr Louis Viger n'arrive pas c'est inconcevable.Ton Père est tout à fait affligée de cela, nous sommes à bout de moyens.Pour cette fols nous écrivons encore et assurément que celle ci parviendront* assurément car nous les envoyons par Mr Masson notre Ami et le tien le Jeune Wolfred.Il y en a une de ton Père pour Pépé pour Louis Viger et pour toi.et moi j'écris à Même, mon frère Bruneau Mde Bruneau [épouse] 1 veuve de ce cher Philippe.Mon Oncle Joseph au Vieux Major et à Mde Masson.tu vois que je suis diligente, et puis aujourd'hui je trouve une autre occasion qui vas à Londres pour prendre passage aussi dans le même bateaux que Mr Masson.c'est un jeune Mr Forsans qui est de Bordeaux et qui commerce au Canada.Il est arrivé l'automne dernier et il nous avait apporté des lettres, et il as eu encore la complaisance de venir nous offrir ses services pour le Canada, il est venu nous trouver ici, quoiqu'il soit que pour peu de tems; je dis ici car nous sommes rendu dans notre nouveau logis, depuis le départ de Mr Masson, en sorte que ce Monsieur a visité le logis afin de t'en donner la description il dit qu'il passeras par Saratoga, c'est un grand [2] avantage que nous avions pu trouver ce logement, j'espère que cela vas distraire un peu ton père et les enfans sont tout à fait heureux et content, nous sommes au bout du Faux bourg S' Honoré et derrière cette rue U y a [une] 1 la rue courcelles Numéros 10 bis l'on entre dans un grand terrein bien ombragée et au bout d'une assez longue avenue notre petite maison est située sur une élévation, d'où l'on découvre une grande partie de Paris mais Je pense que quand les arbres seront ornées de leurs feuilles et fleurs l'on ne verras plus la ville, il y a beaucoup de lilas, tu sais comme j'aime ces fleurs, et puis derrière la maison un jolie jardin le terrein peut avoir une arpens et demie d'étendue et puis les maisons qui nous avolsinent ont aussi toutes de grands jardins: tu vols que nous sommes ainsi situés à la campagne au milieu de Paris, nos amis sont tous étonnés que nous ayions pu découvrir ce loyer, le Monsieur qui l'habitait depuis quattres Ans voulant s'en aller à Versailles nous as cédé la fin de son bail, il n'y a plus que neuf mois et il fait le sacrifice de trois mois qu'il as payé d'avance, en sorte que nous ne payerons que six mois pour neuf, je ne sais si après nous aurons la chance et les moyens de le garder c'est louée à raison de quinze cents francs par An, mais nous ne payerons que sept cents cinquante pour neuf mois, et notre autre loyer si petit sans cour ni grenier, nous le payions 11 cents francs par An.nous n'y sommes restés que six mois, tu vols combien celui cl était bien meilleur marché vu l'immense différence de la beauté et du profit que vas nous donner le jardin et puis de plus nous sommes seule la maison as deux étages trois pièces en bas et quatre chambres à coucher en haut, c'est bien suffisant, nous sommes près d'une communauté de Soeurs nous louons d'elle.Mr Charretier est arrivé ici il y a trois semaines, il est venu nous voir aussitôt, et nous le voyons souvent, c'est vrai qu'il était induit en erreur même au sujet de ton Père, et il as dit franchement qu'il voulait s'enquérir qu'il était peiné 118 ARCHIVES DE QUÉBEC de tout cela, il est homme a immagination ardente et facile à tromper mais il est franc et honnête et aime son Pays, il dit qu'il ne croyait qu'en partie ce qu'on lui avait dit sur ton Père mais maintenant il est satisfait et doit écrire à ses amis, tu pense avec raison que ton Père ne lui as pas fait grande confiance seulement relevé des absurdités, Û dit qu'ils allaient jusqu'à dire que ton Père était méprisé Ici, et il m'as dit qu'il voyait et entendait tout le contraire de puis même le peu de tems qu'il était à Paris, car en effet ton père est aimé respecté et apprécié ici plus même que dans son Pays, car id l'on est capable de le Juger et tous les Jours, l'on [3] voit des personnes distingués qui cherchent à faire sa connaissance la Semaine dernière il as dîné avec l'Amiral Beaudin qui avait demandé à M* Ternaux à le faire rencontrer avec lui.Si nous avions les moyens de nous habiller et payer des voitures nous pourrions aller en compagnie très souvent nous avons beaucoup d'amis tant français Anglais même et surtout Américains.Ils nous sont tous très polis et nous invitent souvent mais Je sors rarement et Je ne m'en soucis guères.Lactance as une lieue à faire a présent pour aller à son école de médecine, il part le matin suit deux cours et ne revient que le soir à cinq heures mais il dit qu'il préfère cela qu'il passe par tout les beaux carriers de la ville et.que cet exercice lui fait du bien; il volt souvent Peltier et il as même étudié quelques fois chez lui parce que ce dernier avait des os qu'il avait acheté, il ne le verras pas aussi souvent id.Le jeune Levesque étudie bien et fort la médecine c'est un Jolie garçon remplie de connaissance pour un Jeune homme de son fige.U vient nous voir souvent aussi c'est toujours un grand plaisir pour nous de voir des compatriottes.Donnes nos nouvelles à nos amis Américains et donne m'en aussi d'eux.Salue les familles Walworth Cowan Porter Docteur OCallaghan, Ton onde Théophile on as écrit au Docteur par Louis et il ne nous as pas écrit et puis qu'est devenu New Smith écrit nous le.Dis moi ou est M4\" Laforge.leur as-tu écrit7 écrit tu à ta Même?aux autres parens du Canada &\" l'on voudrait savoir un peu de tout et l'on ne sait rien tu ne réponds ni à Lactance ni à mol.Les enfans t'embrassent de tout coeur, et nous aussi.l\"Evesque de New York n'est pas encore de retour de Rome.M* Charretier cherche à obtenir de l'emploi id pour se soutenir pendant son séjour ld je ne sais s'il en obtiendras il as été bien reçu Ici d'un Curé qui s'occupe a le placer il n'auras de réponse des grands Vicaires que dans quelques Jours.Ton Père as reçu une lettre de son ami Mr Nancrède de Philadelphie ils étalent bien portants.L'affaire du Maine vas lentement, qu'en dis tu qu'en dise tes amis.J'irai ces Jours ci voir Mr et M4» Hoguet ils doivent bientôt partir pour New York, Je t'écrirai encore par eux.Amitiées à M44 Nash, j'espère que tu es dans ses bonnes graces remerde là ainsi que sa bonne soeur des soins qu'elle te donnent.J'espère que tu continue ton école, tu vas voir aussi de tems en tems M4\" Loomis.êtes vous bien arrangés dans votre Eglise 7 tu as de quoi répondre à tout cela, si tu veux.Adieu cher enfant.Ta mère a ffectlonée Julie Bruneau Papineau [Au verso:] Monsieur Amédée Papineau Sources Saratoga N Y.Soins obligeons de Monsieur Forsans [De la main d'Amédée: ] reçue mere.6 mal 1840.Maman.* Raturé. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU JULIE BRUNEAU A SON FILS.AMEDEE [APQ P-B: 683] Paris 26 Juin 1840.Mon cher Amédée, Je suis étonnée et chagrine de n'avoir eu de toi aucune réponse à nos lettres envoyées par MT Masson, dans laquelle je te recommandais de ne pas manquer d'écrire par les bateaux à Vapeur car alors on est certain d'avoir des nouvelles récentes au moins, je pensais que tu nous écrirais par le Great Western, ne pouvant par celui là en avoir du Canada M' Masson ne serait pas arrivé assez a tems pour qu'ils pussent avoir le tems de répondre et en effet nous avons reçu une lettre [de Louis Dessaulles] 1 dattée du six mal, dans laqu'elle il ne mentionne pas l'arrivée de M* Masson.mais ensuite nous pensions en recevoir par le British Queen mais non il n'y a que Mr Donéganl qui nous as écrit qui dit que toute la famille était bien c'est toujours quelques choses de l'apprendre, mais c'est bien singulier qu'ils soient si négligent à nous écrire.Le Jeune Peltier as reçu une lettre il y a déjà plusieurs jours dans laqu'elle on lui mande que Mr Denis Viger est sorti de Prison sans caution, est-ce le cas ou non personne ne nous en Informe de la famille; et toi je ne puis expliquer encore bien moins pourquoi tu as tant négligé de nous écrire tout ce printems car toi tu ne peux alléguer que tes lettres ne passent pas; je te prie encore une fols au moins de ne pas manquer un seul pacquet à Vapeur, nous avons reçu de l'argent depuis il y as un mois au moins et pas un mot de lettres avec, ton Père s'attendait de jour en jour à en recevoir à la fin il t'écrit par le Great Western qu'il as reçu cet argent et qu'il te charge de le faire dire au Canada, et puis le jour qu'il as porté sa lettre il était trop tard et elle n'as pu partir, elle est demeuré Ici c'est pourquoi je te charge de nouveau de le mander à la famille à Montréal et à S' Hyacinthe nous pensons bien que c'est Mr Louis Viger qui l'as envoyée; ils ont dû être un peu inquiet à leur tour, au moins ce n'est pas souvent que nous négligeons d'écrire et à cette fols même c'est accidentelle de s'être mépris du jour exact [2] Nous en avons reçu une aussi de notre bon amie M*6 Porter qui se plaint de ne pas avoir de nos nouvelles, et de toi qu'indirectement j'en suis fâchée, ne pouvant écrire l'Anglais cela est la cause que je ne puis communiquer personnellement avec elle voilà pourquoi je t'avais dit de lui écrire de tems à autre et lui communiquer de nos nouvelles et au Heu de cela tu en attends du Canada par l'entremise de ses enfans.J'espère qu'à l'avenir tu feras mieux mon cher tu lui dois cela sous tous les rapports tu le sais, des amis comme ceux là sont trop rares dans le monde on doit bien prendre garde de les payer d'ingratitude, dis leur de ma part que je pense plus que jamais à eux et surtout à la mémoire de notre trop cher ami puisqu'il as fallu le perdre sitôt nous en parlons bien souvent et avec douleur.Tu dois voir maintenant que tes calculs sur une prochaine guerre étalent faux; tu apprendras peu à peu à ne fonder sur aucune apparence aussi vite des espérances flatteusses.U faut connaître la mauvaise fol des gouvememens, et leur habilité à tenir les peuples en suspens, et les amuser par de vaines déclamations et des promesses encore plus fausses pour les soumettre et les faire supporter tout ce qu'on leur Impose de Tyrannie et de dupperie.Les Anglais sont les plus habiles politiques de tous ils trompent et dupent tour à tour et les Français et les Américains et ils évite-ronts la guerre encore, nous recevons les papiers que tu nous envoie; J'ai été longtems malade du même mal de gorge que j'ai eu à Albany, mais je suis mieux, nous nous 120 ARCHIVES DE QUÉBEC plaisons toujours dans notre nouveau logis et surtout les enfans, ils élèvent des petits poulets et des lapins, les petites vont à l'école l'après midi chez les soeurs Esllda y as repris sa musique et puis toutes deux y apprennent à coudre; et puis cela les retient de trop courir et gambader.Esllda as été confirmée la semaine dernière avec les petites filles des sœurs avec qui elle as fait la retraite cela lui as bien fait car elle avait fait sa première communion si Jeune, nous sommes heureux d'avoir ces Dames pour voisines, et puis nous avons aussi deux autres familles qui occupent des pavillons dans les Jardins voisins qui nous ont fait visite & notre arrivé ici, et qui nous sont tout à fait polies nous invite souvent, ce sont des familles [3] Anglaises l'un est un Général Baker, où J'ai rencontré il y a quelques jours cette Lady Bulwer, dont nous avons lu le roman l'An dernier chez Md\" Nash, et qui appartient à M™ Cowan.tu diras à ces Dames qu'elle m'as beaucoup plu, que je suis porté à la Juger plus favorablement que je ne l'avais été après la lecture de son roman; je regrette encore plus qu'elle l'ait écrit depuis que je là connols, mais ici en Europe cela n'est pas du tout considéré comme en Amérique, et elle est plustôt approuvé que blâmé, mais moi je pense comme je pensais qu'il eut mieux valu qu'elle ne l'eut pas écrit, mais il est reconnu que c'est un méchant homme et dépravé en tout, elle est très belle et bien aimable gracieuse [pleine] 3 remplie de dlgnltée, et en même d'aisance de politesse recherchée que l'on distingue souvent dans les personnes de haut rang, qui ont l'habitude de vivre dans les grands cercles et pourtant ses amies nous disent qu'ils ne là trouvent plus la même personne qu'elle est abattu et bien changée qu'elle était belle et brillante pleine de gaité et d'esprit, qu'elle était l'admiration de la sociétée partout ou elle se trouvait, elle est venue nous voir et nous as invité à un souper chez elle; elle part pour l'Italy.Donne nous des nouvelles de nos amis de ta congrégation, de ton école enfin de tout ce qui peut nous lnterresser, sois surtout plus exact, je ne puis expliquer comment tu as pu nous négliger ainsi j'espère que tu seras plus exact à l'avenir.Mr Charretier est reparti hier, il s'embarque sur un Vaisseau Marchand pour New York et de là il vas à sa Mission de Vincennes; il étoit venue id en parti pour savoir ce que fesalt ton père car il avait reçu de l'argent des Canadiens aux Etats pour cet effet mais le principal but de son voyage, était de se faire rendre justice contre son Evèsque.et en cela je crois qu'il n'avait pas réussi, et enfin l'arrivée de la nouvelle de sa mort à mis fin à ses tentatives, et il se décide à aller rejoindre Son Evesque de Vincennes qui lui as dis qu'à son retour d'Europe qu'il l'emploierait, il est bon crétien et bon patriote il as fait une retraite ici et il est décidé à ne retourner au Canada que quand il y auras un changement.Ton père écrit aujourd'hui à M1 Donéganl la triste nouvelle de la mort de son frère, 11 est mort sans souffrance mais aussi sans aucune connaissance de sa situation.M' Vital Têtu, Marchand de Québec, est ld à Paris il vas y passer quelques Jours il était porteur des pétitions contre l'union.Il est revenu de Londres persuadé de la mauvaise foi des Anglais à notre égard et puisse t'il en persuader ses amis de Québec, il dit que plusieurs membres de la chambre des Communes et même de la chambre des Lords pensent bien que cela ne peut concilier les choses et qu'ils ont voté car ils ne savaient que faire et qu'ils pensent bien que cela vas amener plus vite la séparation et l'indépendence des Canadas.Il nous dit que nos habltans font beaucoup d'économies qu'ils boivent moins de rums qu'il font beaucoup d'étoffes de toiles et qu'ils augmentent le nombre de leurs moutons, et que les marchands vendent une grande quantité d'étoffe du pays que les ouvriers des villes s'en habillent et quelques Messieurs [4] tu peux croire que nous lui avons dit que CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 121 cela était bien essentiels, je n'étols pas encore parvenue à avoir des renselgnemens là dessus.Quant à l'amnestle et le rappel de nos pauvres exilés il dit que cela vas être laissé à la discrétion du Gouverneur, et nous pensons bien que le Stuart et les autres lntrigueronts pour l'empêcher, ou au moins pour faire des exceptions.Toute la famille ici se porte bien et te font leurs amitiées et à tous nos amis dis à M** Nash que Ma« Dessaulles nous fait dire que sa du\" se fait aimer de tout le monde dans la maison et qu'elle est bien appliqué.Amltlée à elle et à sa sœur.Tout à toi pour la vie Ta mère affectlonée Julie Bruneau Papineau [Au dos de la lettre;] Mr A.Montigny At Mrs Nash Washington Street Saratoga Springs State of New York.N.Y.Via London per British Queen.Forwarded by E.Bossange New York 18 July.[De la main d'Amédée:]reçue dimanche 19 Juillet 1840 Paris, 26 Juin 1840.1 Raturé probablement par Amédée Papineau.« Raturé.JULIE BRUNEAU A SON FILS, AMEDEE [APQP-B: 684] Paris 28 [Mars Mars] i février 1841.Mon cher Fils, Je ne saurais t'exprimer le vif plaisir avec lequel nous avons reçue et ouvert ta dernière lettre; attendus depuis longtems, sachant qu'elle devait nous donner des nouvelles bonnes ou mauvaisses, au sujet de ton examln à laquelle nous sçavions que tu le préparait, nous étions souvent en esprit avec toi cher enfant, et mol en particulier: je partageais bien tes craintes et te plaignait d'être si loin de nous dans un moment où tu avais besoin de conseils et de bons amis, mais toutes ces inquiétudes sont heureusement finies; et le contenu de ton interressante lettre nous as rendu bien heureux, l'on ne pouvait s'attendre à un si beau et entier succès tu as bien des raisons d'en être heureux et fier nous le sommes bien aussi mon cher nous avons versées des larmes de joie et de tendresse, [la bonne et courageuse] 1 voyant que tu te conduis de manière à mériter de plus en plus notre affection; et dans cette dernière circonstance si importante pour toi et si interressante pour tes bon parens, tu t'est conduit avec la prudence et l'intelligence d'un homme tu as surpassé notre attente, il faut que tu ait été bien diligent et studieux; d'avoir pu te rendre digne d'être admis à la pratique de la loi, et de plus d'avoir continué ta Classe de François.Tu reçois déjà la récompense de ta bonne conduite, ce doit être un encouragement à continuer à bien faire; c'est bien flatteur pour toi et pour nous de voir [que] 1 la sympathie et l'Intérêt que l'on [t'ai portée pour] 1 t'as porté, et les faveurs que tu as reçues, nous en sommes bien reconnaissans à tous les bons amis qui ont eu la bienveillance de t'aider par leurs conseils et autres bons offices, ne manque pas de leur témoigner de notre part et de les en remercier.Ton Père doit écrire au Chancellier et au Juge Cowan, 122 ARCHIVES DE QUEBEC ces bons omis a qui nous avons tant d'obligations, c'est bien heureux que tu ait répondu a leur attente d'après l'intérêt qu'il te portait tu aurais été bien chagrin de ne pas réussir et pour plus d'un motif comme tu le disais al bien; après tant de démarches privées et même publiques, ton cas n'était pas un d'ordinaire aussi ton anxlétée as été grande et ton contentement bien grand aussi nous le partageons bien sincèrement; et faisons des voeux pour ton bonheur.Parlons a présent de ton projet d'établissement, tu verras par une [2] lettre que nous t'avons écrit il y a un mois que nos vues étalent les mêmes que celles du Chancelller et du Juge Cowan, que tu devais faire en sorte de t'établir a New York, et que nous étions tout à fait opposée a ton sujet d'aller a la Louisianne.ainsi nous attendons l'avis que tu nous donneras [sur] 1 un peu plus tôt ou un peu plus tard là dessus il vaut mieux attendre un peu à Saratoga tu pourras t'y employer en attendant que tu prennes des informations, j'approuve beaucoup le plan de t'associer il ne peut y en avoir de meilleurs pour te former à la pratique et te faire connaître: mais je suis certaine que tu penses comme mol, qu'il vas t'en coûter de laisser Saratoga, où tu as de bons amis, et des pauvres Compatriot-tes à qui tu rendais de petits services et qui t'était attachés, et la congrégation qui as aussi besoin de toi 11 n'y as point de Catholiques influons la la satisfaction que tu goûtais a remplir tes devoirs de bons Crêtiens envers ton Créateur dans le modeste Temple que tu aidais à préparer avec le digne Pasteur pour le S( Sacrifice était des momcns de vrai bonheur que je désire que tu te rappelle souvent avec la persuasion que tu étals heureux alors et tant que tu penseras et agiras ainsi Je te dis mon cher que tu seras aussi heureux que l'on peut l'être ici bas, crois en l'expérience d'une mère pleine de tendresse pour toi et qui ne recent que ton bonheur.La Providence te bénit et les parens aussi, tes succès de ce jour sont déjà une récompense du peu de bien que tu as fait et j'espère que tu emporteras l'estime des gens de bien et si tu laisses ton palsaible Village pour aller séjourner dans cette Bruyante Capitale que tu conserveras tes gouts purs et.simples et qui ont fait ton bonheur jusqu'ici, tu auras là aussi de bons amis, mérite leur estime par ton application et ta vertu.L'Evesque Hugues m'as fait bien des louanges de toi je suis certaine qu'il te verras avec plaisir, nous en parlerons plus au long si tu y vas résider.Si tu écris a M** Porter dis lui que j'ai eu de ses nouvelles par M1 et Mde Corning qui sont venus à Paris y ont fait que passer trois ou quattres jours et sont partis de suite pour l'Italy, promettant qu'à leur retour Us y resteraient trois semaines.J'espère que tu as écrit au Canada je pense au plaisir qu'auras éprouvée ta bonne Même en apprenant ces bonnes nouvelles de son cher Amédée.[3] Je pense bien que ces provocations entre les Anglais et les Américains n'auronts pas plus de suite dans cette affaire que dans les autres.U faut tout attendre du tems Patience, je désire retourner bientôt aux Etats Unis, parce que je serai près de toi près du Canada, que je pourrai y voir ou aller voir nos bons vieux parens mais je ne voudrais pas aller vivre au Canada avant son Indépendance, nous recevons les Canadiens, nous y voyons de belles choses, c'est pitoyable d'entendre et de voir leur ineptie Us n'ont pas un homme [on avoit] * d'énergie, c'est une bien pénible perspective pour notre malheureux Pays s'U demeure longtems sous le joug, Us seronts tout à fait dégénérés, ce sont de pénibles reflections mais qui sont vraies et où y a t'U de l'énergie et de la vertu patriotique dans ce siècle je ne la vole nulle part mise en pratique; l'égoïsme est à l'ordre du Jour; U faut attendre voir où cela conduiras en attendant faisons notre devoir, résignons nous, nous n'avons pas de reproches à nous faire nous souffrons pour une bonne cause et avec courage; encou- CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU ragée par ton Exemple.Tes frères et sœurs voudraient t'écrire pour t'exprlmer aussi leur Joie mais ils ne le feront ente quand ils auronts une occasion, en attendant ils t'embrassent de tout leur cœur, et la bonne Marguerite qui dit que tu es le meilleur de la famille elle est toujours bien sensible à ton souvenir, j'écrirai au Canada par le prochain bateau à Vapeur à ce pauvre Oncle Joseph, dont tu me parle peu dans ta relation au Canada; et aux Vieux Major qui m'as écrit par Mr Forsans.Ton Père se porte bien et as été bien satisfait de son cher fils, mais je ne sais s'il t'écriras par ce paquet car il n'as pas encore commencé celle du Chancellier ni du Juge qu'il avait dit qu'il écrivait au moment de contentement où 11 était en recevant la tienne, mais sa répugnance à écrire des lettres vient arrêter ces bonnes résolutions, je finis ma lettre ce matin et je dis que ton Père as enfin écrit à Mr W.et à toi j'en suis bien aise, ma santé est meilleure, c'est à dire que je n'ai plus de maux de gorge, mais bien souvent de maux de tête; les enfans sont tous bien portants et t'aiment tendrement ils disent maintenant que notre cher petit Amédée est devenu un homme et si important, il faut s'habituer à ne le plus appeller petit frère petit médoche mais disent Ils [n'Importe] 1 n'importe le nom mais sous tous il a nos meilleurs amltiées c'est le meilleure de la famille, il faut l'aimer et l'imiter.[4] Lactance voulait aussi t'écrire mais je lui al dit de ne le faire que pour le dix par le British Queen afin que tu reçoives encore des lettres sous peu c'est mieux que de les recevoir toutes ensembles et ensuite d'être longtems à s'en passer, fais bien des amltiées au Canada aux Etats à tous les parens et amis, je t'embrasse et t'aime de tout mon cœur mon cher ami et bon fils.Ta mère affectionée pour la vie Julie Bruneau Papineau [Au dos de la lettre et de la main d'Amédée:] Au Citoyen L.JJV.Papineau, Saratoga Springs, Paris, 28 Février 1841.Maman.N.Y.reçue [vend] i jeudi [26] i 25 Mars 1841.Répondue.* Raturé.JULIE BRUNEAU A SON FILS, AMEDEE [APQP-B: 685] Paris 13 Juillet 1841.Mon cher Amédée, Nous recevons à l'instant ta lettre qui nous afflige beaucoup; depuis ta dernière je n'ai cessée d'être inquiète et désolée, mais je conservais l'espérance que l'on t'aurais tiré d'embarras avant ce tems cl, tu peux facilement t'imaginer, si celle cl me fait verser des larmes, cher enfant tu as de grandes épreuves et bien jeunes, ce qui me désole c'est que je suis si éloignée de toi; prends courage; je sens bien que tu dois trouver cela bien sensible car tu t'étais donné tant de peines pour te préparer à te faire recevoir, tu es sage et ménagé, et tu étals au moment de gagner ta vie, avec un peu d'aide, et cet aide tu ne peux l'avoir, tu trouves cela bien dur comme je le trouve aussi avec des biens fonds, de ne pouvoir trouver à emprunter une modique sommes et puis ensuite de mettre en vente quelques terrelns, enfin si tu avais espoir d'une réponse, Je t'approuve d'aller au Canada, il faut que tu ait choqué Mr Vlger, Je ne sais que penser, notre sort est de plus en plus précaire Je regrette de plus en plus de m'être laissé gagner à venir ici où nous vivons séparée de toi où tout est cher l'on se 124 ARCHIVES DE QUÉBEC prive l'on n'a que le.plus stricte nécessaire pour la vie, il n'y a que notre loyer qui est un peu cher, mais nous avions considérée l'avantage qu'il y avait d'avoir ce grand terrein où les enfans Jouent prennent de l'exercise et y jouissent d'une bonne santé, sans cela ils ne sortiraient que bien rarement, car je ne sors presque pas ma santé est si mauvaise et la pauvre Marguerite aussi est souvent malade et nous sommes assez occupées, quand nous pouvons travailler que nous n'avons pas de loisir pour promener les enfans.et ensuite un plus grand avantage que je trouvais ici c'était de pouvoir envoyer les petites à l'école chez ces Dames Religieuses qui les enseigne pour le modique prix de 5 francs par mois la musique même qui se paye toujours à part et coûte très cher à Paris, en sorte qu'il m'était impossible de leur faire enseigner sans cet avantage ni même de les envoyer à aucune autre école, mais voyant que nous ne sçavons rien sur l'état de nos affaires, ton Père était inquiet, agité 11 avoit pris la détermination, [2] de changer de loyer cet automne, c'était trop pénible de le laisser pendant l'étée après avoir travaillé à son jardin si fort il le fait seul sans aide il le regretteras autant que nous- je crois que c'était bon à sa santé et cela lui donnait de la distraction, mais enfin il faut encore ce petit sacrifice, nous étions en recherche d'un logement dans le quartier si j'en trouve un à bon marché car j'espère que ces Dames continuerons à garder les petites si nous sommes près, car elles ne prennent pas d'externes, elles ne les ont prises que parce que nous étions sur leur établissement l'hiver as été si froid que cela as augmenté notre dépense aussi le bols est si cher, et malgré cela nous avons soufferts du froid car nous ne chauffions qu'un poêle; nous avons achetés bien peu de bardes, je raccommode et nous usons ce que nous avions ainsi nous ne voyons pas d'autres moyens d'économiser encore plus que sur le loyer.Nous y étions décidée et la lettre que nous recevons aujourd'hui m'en démontre encore plus la nécessité, nous serons obligés de nous loger à un quatrième et à l'étroit probablement, je t'écrirai au juste quand cela seras déterminé; que je vais trouver le tems long, et pénible d'ici que j'aye appris comment tu pourras sortir d'embarras, tout ce que nous avions de consolation Ici était de recevoir de tes lettres, car aucun autre ne nous écrive et puis tes deux dernières m'ont tant affligée, je supportais courageusement de te voir éloigné de moi parce que je savais que tu n'étais pas malheureux que tu avais l'espoir sans laquel l'on ne peut exister, je ne pouvais prévoir que tu serais soumis de nouveau à de telles épreuves, tu ne l'avais pas mérités et c'est ce qui me désole le plus, et l'on aurait dû y avoir égard, cela vas bien plus t'affermir dans le ferme propos de faire tout en ton pouvoir pour te mettre en état de gagner ta vie, car il n'y as ni parens ni amis qui viennent à votre secours quand l'on est dans l'Indigence, nous en avons bien tristement fait l'expérience.Mais je te le rappelle nous avons bien emplrée notre position par cette malheureuse séparation si M* Dessaulles ne vient pas Je ferai tout en mon pouvoir pour m'en retourner le plus tôt possible s'il survenait [3] une guerre, ce serait encore plus difficile de communiquer et de nous faire parvenir nos modiques revenus, nous serions encore plus inquiets, je le suis déjà plus que je ne puis le supporter, nous apprenons que Mr Fabre ne viendras pas, alors si ta Tante se décide à venir il y a une autre bonne occasion, celle de Mr Joly, il doit revenir à la fin d'Aoust ou en Septembre mais à quoi sert de s'en flatter, il n'y a que ton Père qui as l'air d'y compter, il seras bien chagriné si elle ne vient pas.Les enfans sont bien G Gustave as fait sa première Communion et as été confirmé, je crois te l'avoir écrit dans ma dernière mais au cas Je te l'écris de nouveau.Le pauvre Lactance étudie fort, il ne se donne pas un moment de recréation, sa santé en CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPJNEAU 125 souffre U n'est pas fort, il auras ses vacances en septembre il faudras le soigner un peu.après avoir eu un printems précoces et chaud nous avons eu tout le mois de Juin froid et pluvieux et même tems jusqu'aujourd'hui 13 Juillet.La pauvre Marguerite est bien affligée de la mort de sa sœur, c'étoit sa sœur bien aimée.Mais en même tems elle est bien indignée de la conduite de sa famille, à l'égard de son butin et de ses meubles, elle dit qu'elle ne peut croire qu'il soyent aussi simples que de dire de pareilles platitudes, elle dit que le peu qu'elle as que c'est nous qui lui avons donnés et que ce serait ridicule que cela pût nous être, quelques choses, que c'est bon et utile pour une pauvre fille comme elle, et qu'elle veut les garder jusqu'à son retour qu'elle prie Mde Dessaulles d'en avoir soin jusqu'à nouvel ordre elle regrette de ne pouvoir écrire elle même, mais elle pense que sa famille croira bien ce qu'elle fait dire et que je dois être sensée son interprète s'il avoit des difficultés, ce qu'elle ne peut se persuadée, elle qui est si honnête.Tu écriras cela à ta Tante Dessaulles et ne manque pas de lui répondre ce qu'elle en mentionneras; elle te fais ses amitiées et est toujours bien sensible que tu fasses mention d'elle dans toutes les lettres.Amitiées à nos amis des Etats unis [à Md0 Nash] 1 à Mds Nash surtout remercie là des soins qu'elle t'as donnés, elle doit être surprise que tu ait l'air d'un pauvre enfant abandonné qu'elle ne soit pas Inquiète de sa dette.Tu ne me dis pas pourquoi Mr [et Dame] 1 Laforge vas au Canada.Tu mentionnes que ta lettre doit venir par la vole Cunard et elle est venue par la vole du Havre nous là recevons à un mois de datte.Adieu mon cher du courage tu en as besoin.\u2022 Ta tendre Mère J[ulie] B[runeau] Papineau [Au bas de la page 2:] Relativement au « Manuel de service militaire », j'ai à te dire que Papa s'est opposé à ce que je te l'envoyé par Mr Joly.J'espère le faire paV Pin-sonnault.Ecclésiastique qui va partir d'ici prochainement pour le Canada.Rappelle-toi cependant ce que je t'en ai déjà écrit; ce n'est pas un ouvrage complet.Si tu voulais mieux, dis-le mol Papa va s'occuper d'un ouvrage français d'Economie politique.[Au haut de la page 3:] Papa & maman te recommandent surtout de ne pas te laisser gagner à rester en Canada (dans le cas ou tu serais forcé d'y aller) pour aller mourir de faim à la Petite Nation & perdre tout ton avenir; dans le cas d'une guerre te faire jeter en prison être toujours dépendant de la famille, 6 malheureux sous tous les rapports.[Au bas de la page 3:] Tu ferais peut être mieux de te confier pour une dernière fols à la générosité de quelques uns de tes protecteurs étrangers (le Juge Mr Ellsworth) qu'à la capricieuse insensibilité de nos généreux parents & compatriotes.Au moins quand les 40$ de ma tante Dessaulles te seront parvenues, tu n'auras plus à supporter les tourments de la délicatesse délessée.Le jeune Bossange t'aurait prêté 750$.[Au verso:] Monsieur L.J.A.Papineau Saratoga Springs Etat de New York Amérique.[De la main d'Amédée:] reçue mardi 3 Août 1841.Paris 13 Juillet 1841.Maman répondue.l Raturé. 126 ARCHIVES DE QUÉBEC JULIE BRUNEAU A SON FILS.AMEDEE [APQP-B: 686] Paris, 20 Juillet 1841.Cher Fils, J'ajoute quelques lignes à celle de ton Pire pour te dire que Je prends part à tes tourmens et Inquiétudes bien vivement, si nos parens du Canada a voient des entrailles de Mère ils t'auraient épargnés ces désagrémens J'espère qu'ils auronts enfin fait des efforts en voyant que tu as enfin réussi à te fixer a New York.Ils ne peuvent plus retarder, il faut te contenter de l'avantage que tu as pour le présent et espérer, que tu réussiras à gagner bientôt de quoi subvenir à tes premiers besoins, Je n'ai pas de peine à croire ce que tu nous dis que tu désire être indépendant, car il est bien pénible d'attendre des secours d'autrul; mais avec une profession et des gouts sages et modérés comme ceux que tu as j'espère que tu seras bientôt en état de te passer des secours d'autrul néanmoins n'ait pas trop d'inquiétude et si tu ne gagne pas assez nous trouverons moyens de t'alder, si comme Je l'espère tu continue à te bien conduire, tes moeurs et surtout tes principes religieux me font espérer que tu seras aussi sage à New York qu'ailleurs, défie toit surtout de faire des connaissances de Jeunes gens tu auras assez d'amis respectable, (à part de tes occupations) A visiter pour tes récréations.Comme ton pire te le recommande vois l'Evesque Hughes, Je te conseille de le prendre pour ton directeur, Je te charge de lui présenter mes respects et de lui demander sa protection surtout ses bons avis pour ta conduite spirituelle.Oui Je te le répet-te cher enfant je suis moins soucieuse de te voir réussir à gagner de l'argent que de te voir persévérer dans le bien, mais comme l'un n'empêche pas l'autre je veux bien que tu essaie ton métier d'Avocat pourvu que tu y sois honnête homme, défie toi des français, car à N.-Y.c'est souvent la lie du peuple qui y est et comme tu es Jeune et sans expérience ils pourrait te faire travailler sans te payer, et surtout ne fais pas d'avance de frais, tu ne courras pas de risque de ce côté là de sitôt car tu ne seras pas assez en fonds de quelques tems.Je t'écrirai plus au long quand Je te saurai fixé.Amltiées à tous nos amis en particulier à la famille Porter Je voudrais bien vivre près d'elles, tu me diras qui vas le remplacer à Saratoga comme Syndic &° et chez M11\" Welland nous attendons avec impatience ta prochaine lettre tu ne nous as écrit que rarement depuis l'hiver, J'espère qu'à New Y.tu nous écriras tous les 15 Jours au lieu de tous les mois, écris plusieurs jours d'avance afin que ta lettre se trouve prête à chaque départ comme tu vas être plus occupé; car tu sais qu'il n'y a que toi qui corresponde avec nous, car en Canada c'est si rare que nous avons ce plaisir mais ne leur en fais plus de reproche car cela les fatigue, sans les corriger laissons les libres.Ta tendre et chère mère Julie Bruneau Papineau [Au verso:] Monsieur Amédée Papineau Avocat New York [De la main d'Amédée:] reçue mardi 20 Juillet 1841 Paris 1 Juillet 1841.répondue \u2014 Papa et Maman. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 127 JULIE BRUNEAU A SON FILS.AMEDEE [APQ P-B: 687] Paris 27 Octobre 1841.Mon cher fus, Que Je suis satisfaite que tu ait pu faire le voyage sur le sol natal J'étais loin de prévoir que tu le projettols, et notre surprise aurait été bien plus grande en recevant le peu de lignes que tu nous as écrit chez M' Doneganl si M1 Fabre n'eut pas déjà écrit en septembre à M* Bossange, (Mr Amédée Papineau est Ici depuis quelques tems;) nous n'avons pas ajouté foi à cela, mais nous avons dit 11 faut que ce soit erreur de nom, nous pensions qu'il voulait dire Emerie, mais 3 semaines après le Jeune Bonassina de Montréal est venu à Paris et as dit à Peltier que tu étols en Canada, Joint à cela que nous ne recevions pas de lettres nous avons conclu que c'étoit probable.J'approuve les motifs qui t'ont porté à ne pas nous en donner avis; mais ensuite voyant que tu n'étais pas Inquiété tu aurais dû ce me semble nous écrire là par chaque pacquet ft Vapeur par la vole de Mr Fabre ou autres; que tes lettres nous auraient étés consolantes que de détails et de nouvelles a nous donner, dont tu ne pourras te ressouvenir aussi bien pour nous en faire part, et l'ennui que nous éprouvons de n'en recevoir de personnes autres, ici l'on s'étonne toujours que l'on reçoive si peu; c'est un situation bien pénible pour nous [de nous] 1 qu'une apparence d'oubli et d'indifférence comme celle que l'on met & communiquer avec nous, c'est une erreur de croire que les moyens de correspondre soit difficile, s'il y a eu des lettres d'interceptés ce ne peut être qu'en Canada et a présent il ne peut plus y avoir de cela tache donc de nous écrire souvent, dans chacune de tes lettres [nous rappelleronts] 1 tu trouveras de nouveau quelques choses du Canada à nous communiquer il est impossible que tu puisses nous dire la moindre partie de ce qui nous importe tant ft savoir dans une ou deux et même plusieurs lettres ainsi pour nous dédommager de l'ennui; et la privation des Jouissances, que tu as éprouvés, au sein de la patrie et des parens et amis fais nous part de ce que l'on y dit l'on y pense l'on y fait, qui est le plus ou moins patriote le plus ou moins égoïste et puis ensuite des détails sur tous les bons parens et amis s'il y en as encore J'en doute; au moins le nombre en est petit enfin Je n'ai pas besoin d'entrer dans plus de détails tu sais et comprends tout ce que je voudrais savoir ainsi écrit à chaque pacquet tant que tu auras [a nous narrer] 1 quelques choses à nous racconter de ton voyage par ce moyen nous pourrons te suivre de la pensée au moins ainsi j'attends à chaque pacquet ne me trompe pas tu ne saurais croire [2] combien cela nous chagrine quand on est désappointé, quant à toi tu seras longtems ft en recevoir car nous n'avons pas écrit dans l'attente d'en recevoir pour y répondre et puis nous n'avons pas les mêmes raisons, d'écrire souvent car l'on as peu ft te dire notre vie est si monotone et si peu Interressante que s'il y avait quelques choses de nouveau ou d'interressant nous t'écririons plus souvent, je suis fâchée que tu n'ait pas dit à M*\" Nash de t'envoyer tes lettres en Canada il aurait été bon que tu eusses reçu celle que ton Père t'écrivait et moi celle que J'écrivais à ma chère Maman; j'espère au moins que tu m'auras apporté des lettres au moins, j'espère aussi que tu auras eu la politesse d'aller rendre visite ft Mr Fabre et Louis Perrault, en premier lieu parce qu'ils sont de bons patriote et puis de plus par égard ft M1 Bossange; il as été bien mécontent contre Louis Dessaulles qui n'as pas daigné aller lui donner des nouvelles de lui et de sa famille à son retour au Canada.Mr Fabre ne manque jamais 128 ARCHIVES DE QUEBEC dans ses lettres de mentionnes des nouvelles de la famille quand U en sait surtout de ton Pépé quand il est a Montréal, il n'y a que par lui que nous en avons de la et de M1 Donéganl quand il écrit au sujet de ses affaires, réponds mol a cela, donne mol aussi des nouvelles [de M** R] 1 un peu en détail de la famille de Mr Roi.afin que je puisse en écrire à M* Ranklns qui se plaint aussi qu'on là négligé; le jeune Lévesque aussi un Compatriote qui as tant souffert, et qui se comporte bien ici, ne reçoit aucune lettre de sa famille, il trouve cela bien dur; nous ne sçavons à quoi attribué une telle indifférence c'est peu consolant j'avais oublié de t'écrire de continuer à te tenir les cheveux courts la barbe bien faite, si tu les as laissés longs et que tu alts été ainsi au Canada tes parens t'aurons trouvés fort original et surtout Mémé qui désire tant que son Amédée soit presque parfait t'as t'elle trouvé plus grand qu'elle n'imaginait enfin en un mot joli garçon, comme elle avait prédit que tu le deviendrait en grandissant mais par dessus tout bon sujet qui puisse là consoler, des inquiétudes que tu lui as causées; réponds moi à tout cela des détails sur la pauvre Md0 Philippe et ses enfans Oncle Joseph, tes cousines Elmlre Cordélie si je trouve une occasion je leur écrirai, si les autres m'écrivent je leur répondrai; je ne pourrai t'écrire au sujet de la politique ici je n'ai pas de place, l'on est encore Incertain s'il y auras guerre ou non, aussitôt que les chambres seront siégeant on en sauras plus et l'on t'écriras, cela changeras bien l'aspect des affaires même aux états et au Canada et partout, mais c'est bien incertain pour le présent tous les enfans sont bien et moi cbétive l'ennui et l'inquiétude me fatigue, j'ai toujours mes maux de tête de gorge, je suis au régime je suis maigre.Marguerite te fais ses amltiées et est toujours bien sensible à ton bon souvenir elle dit que tu es le plus parfait de la famille et Gustave comme- de raison.Amltiées aux amis des Etats Unis.Adieu, mon cher, Ta tendre mère J[ulie] B[runeau] Papineau i Raturé.JULIE BRUNEAU A SON FILS.AMEDEE [APQ.P-B: 254.] Paris 16 Novembre 1841 Rue Monceau 23 Mon cher fils.Il y a longtemps que je ne t'ai écrit parce que ton Père le fait pour nous et qu'il s'en acquitte mieux sous tous les rapports, mais je le fais de tems à autre car je sais que cela te fait plaisir aussi de recevoir quelques lignes tracées d'une Mère qui te chérit tendrement et regrette de plus en plus d'être forcée de rester séparée de toi aussi longtems, dans des moments d'épreuves comme ceux que tu éprouves pour commencer à gagner les premiers besoin de la vie même sans sçavoir si tu pourras parvenir à faire plus, mais prends courage cher enfant' n'ait* pas trop d'inquiétude, cela viendras, sois assurée que nous trouverons moyen de t'alder.Il le faut, car nous sommes persuadés que tu es sage, économe, que tu fais ton possible, mais il faut du tems et de la persévérance, je ne crois pas que l'on gagne à essayer si tôt à changer ses plans et surtout quand l'on as une profession il est plus honorable de la suivre, je crains que malgré ta philosophie l'envie ou plus tôt la maladie du Pays comme [nce] à s'emparer de toi et que les dollars te semblent plu* nécessaires qu'il ne te paraissais dans ton modeste état de Saratoga, mais un Avocat de New York peut bien penser CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 129 différemment n'est-ce pas, oui il en faut mais il faut aussi ne se pas désespérer si tôt, s'est asses pénible pour toi d'être éloigné de nous sans avoir encore de plus autant d'inquiétude comme tu en as, 11 n'y a rien de stable dans notre situation nous avons peu de ressources pour le moment, mais ayant conservés nos proprieties, elles ne peuvent manquer d'augmenter de valeur si nous pouvons seulement vivre encore un petit nombre d'Années de privations, j'espère que nous pourrons vous aider, j'ai tant de confiance dans la providence qui nous as tant protégée d'une manière si visible dans le tems où les hommes nous ont persécuté d'une manière si atroce, que j'ai acquis de plus en plus la conviction qu'il y a pas d'autres de qui nous devons espérer protection, dans ce monde, continue a la mériter par ta bonne conduite et sur tout en remplissant bien tes devoirs de bon Catholique, qui t'as déjà rendu aussi fort et courageux au milieu de tes épreuves, tu ne m'as pas dit si tu avals pris Mgr Hughs pour ton directeur, où si tu as préféré en [2] prendre un plus près de ta résidence.Tu me diras aussi si tu as besoin de hardes de linges tu es obligée de te tenir plus proprement qu'à Saratoga mais je crois que cela seras plus avantageux que tu écrives à ta Tante Dessaulles pour du linge si tu en as besoin et même aussi pour du drap, si tu as besoin d'habillemens, tu n'aurais qu'à les faire faire, je te mentionne cela car je crois que tout es plus cher à New York, tu me manderas ce que tu en pense, je suis satisfaite que tu sois où tu es, que d'Inquiétudes n'aurais-jc pas eue si tu étals allé à la Nouvelle Orléans, quand chaque gasette nous aurait apportés les rapports des ravages occasionnées par les fièvres, ah I cher enfant I sois assurée que je suis plus opposée que jamais à tous ces projets de tout sacrifier pour faire de l'argent, nous ne sommes pas de ce siècle sous ce rapport, l'égoisme et l'ambition l'emporte sur tout sentiment de parenté et d'amltiée, mais nos coeurs, et notre croyance ne peuvent se façonner a cette manière de voir les choses, et nous n'en serons pas pis puissions nous seulement nous réunir encore en famille tu verras que nous aurons encore d'heureux Jours sans grande fortune, je la dédaigne quand je vois que pour l'acquérir, il faut tout sacrifier, si tu savais combien l'on travaille ici dans toutes les conditions de la société c'est étonnant l'on ne peut s'en faire d'idée, tu en as un petit exemple dans ce jeune Bossange, tu vois qu'aussi jeune il ne se permet pas seulement, le plaisir d'aller visiter le Canada et sa famille, mais à nous cela parait inconcevable, et bien il feras comme son Père qui est un mercenaire qui ne se permet aucune recréation, qui vous voit en passant un ami qui échange quelques mots et pendant ce tems l'on s'apperçoit que son esprit est ailleurs occupés de spéculations et dans toutes les professions c'est ainsi, il est impossible de ne pas devenir égoïste, quant à nous gardons un milieu soyons modérés dans nos désirs et nous serons plus heureux, la vie est trop courte pour la passer ainsi sans songer à l'autre où il faudras rendre compte du bien que l'on auras fait et non des richesses que l'on auras acquises, ainsi faisons du bien à nos semblables et que l'égoisme ne soit pas plus que par le passé notre partage, voilà un long sermon, mais avoue que tu es bien heureux de n'en pas recevoir souvent et qu'en conséquence il faudras le recevoir de bonne graces.Tes lettres sont toujours bien intéressantes et c'est avec le plus grand empressement que nous les attendons, d'autant plus que ce sont les seuls que nous recevons: tu as vu combien de lettres nous avons écrit par Monseigneur et à chaque occasion, nous en faisons autant et presque toutes demeurent sans réponses, mais je te prie de ne plus leur en faire de reproches, c'est les fatiguer sans les corriger, ainsi je suis résolue de n'écrire qu'à ma chère [3] Maman, et à toi et puis les autres qui m'écrivent, je ne manquerai pas de leur répon- 130 ARCHIVES DE QUEBEC dre, mais je crains bien de n'être pas à la peine, la pauvre Marguerite eat bien affligée depuis la mort de sa soeur et trouve bien dur de n'avoir aucune nouvelle depuis de son beau frère, de l'enfant de ses effets.Tu t'affliges, et nous aussi de notre détermination de demeurer ici encore deux Ans, mala aussi nous disons cela parce que nous espérons toujours Ta Tante au prlntems, si elle ne vient pas nous abrégerons probablement le tems de notre départ mais cela ne seras pas avec le projet de retourner au Canada, nous sommes tous bien éloignés de vouloir y retourner dans l'état d'asservissement où il est tombé, Je désire vivre et établir mes enfans aux Etats Unies, j'aimerai a être prés de notre malheureuse patrie, y pouvoir visiter nos bons parens et amis, dont le nombre diminue tous les jours, les Jeunes gens ne nous seronts plus rien eux aussi deviennent Indifférons, ambitieux, aimant le luxe et dès lors adieu aux liens d'affections, Il y a bien peu de personnes qui s'intéresses ft nous, pourquoi voudrait tu y retourner, l'on ne peut y faire aucun bien ainsi nous sommes libres, devenons sujets libres achève tes deux Années pour devenir sujet Américain, c'est le désir de ton Père ainsi que le mien que tu continue à essayer ta profession a New York surtout cherche un Associée.Je finis pour laisser ce petit espace à ton Père, Lactance te remercie de ta bonne lettre et y répondra, j'attends, aussi la mienne, que Je m'afflige au sujet de cette pauvre M** Laforge, dis lui mille choses de ma part et à la famille je désire tant être prés d'elle, je pleure notre cher Mr Porter comme eux, dis leur de ma part, et donne moi des nouvelles d'elle à chaque lettre.Ta mère affectionnée, Julie Bruneau Pap[lneau] [DE LA MAIN DE L.-J.PAPINEAU:] Mon très cher Amédée \u2022\u2014 J'ai reçu ta lettre du 1«* 8br« Lactance à reçu celle qui s'étend du 1er au 11.Elles nous interressent toujours vivement, nous consolent sous tous autres rapports, excepté lorsque tu nous parais un peu découragé.Tu n'es pas aussi philosophe dans la pratique comme dans la théorie.Ta maman au contraire agit comme elle dit regrette peu la diminution de son aisance pour elle même, n'a de chagrins que sur les maux de son pays, d'inquiétude que sur rétablissement de ses enfans, profite de ses conseils et de ses exemples.L'on ne sait pas rendre Justice aux Américains en France.Je luttais seul envers et contre tous, qui disaient que dans le cas d'acquittement M° Lcod serait Lynché, car il n'y a pas de gendarmerie pour maintenir l'ordre.Je disais il y a là loi, plus forte là, que vos Bastilles et vos troupes id.Je suis réjoui de ce nouveau triomphe du bon sens Américain.La fierté Américaine a humilié l'insolence du Gouvernmt Anglais en insistant sur ce procès, la moralité Américaine est en beau contraste avec les souillures dont s'est entaché inutilement le Gouv* Anglais en prenant la responsabilité des infamies de Schlosser.Tout est à la paix.Le Maine aura son territoire sans guerre.Si l'Angleterre voulait sérieusement avoir Cuba comme on le prétend, elle ne pourrait l'avoir qu'en perdant l'Amérique septentrionale.Ne songes pas à la guerre mais à ton état et à ton état seulement jusqu'à ce que nous soyons réunis.Les connaissances positives que tu acquières te sont Indispensables si le cours des événemens nous fixe aux Etats Unis.Ils te serviront plus qu'aucune autre étude s'il nous rend au Canada, dont la législation, certainement tout le reste peut être, tendent à l'assimilation rapide avec les Etats Unis.J'ai reçu le six de ce mois par L* Viger 5,000 # me voilà donc en avance pour dix mois.Il a eu la bonté d'aller à la petite Nation pour traiter de mes intérêts aver CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 131 mon frère.Tu vois que s'il est lent a écrire, il est prompt à agir et avec efficacité; prenons donc patience contre les négligences de nos amis.C'est suite de l'indulgence excessive que l'on a pour les enfans, tous gâtés comme le sont les miens, que cette nonchalance à remplir des devoirs dans le cours de la vie.Tu vols plus de ponctualité où tu es, j'en vols plus où je suis, profitons en.Je suis très content de l'assiduité de Lactance, je ne le suis pas de celle de ma chère soeur.Je m'attriste d'être si longtems sans avoir de lettres d'elle.Depuis avant la mort de mon Cher père elle ne m'a pas écrit.Après toi elle est ma meilleure èt plus chère correspondance, presse -la de m'écrire quelques fols.Cl-lndue une lettre de M* Dowllng, famille Irlandaise infiniment aimable et respectable dont nous avons fait la connaissance et qui spontanément et avec leur obligeance accoutumée nous ont envoyé cette lettre pour que tu fasses à New York une connaissance qui puisse t'être agréable, n ne faut nullement te décourager si tu es une couple d'années sans pouvoir subvenir à toutes tes dépenses c'est le sort de tous les débutans.En nous donnant longtems à l'avance le compte de tes recettes, dépenses et besoins l'on tâcherait de t'alder.Desrivières vient-il avec l'épouse et la dot de 40,000# ou bien vient-il chercher une française.Sans dot, il en peut trouver, sinon, non.Adieu hors ta chère maman qui souffre souvent, les enfans et mol sommes bien.Ton père affectionné, L.-J.Papineau.[Au haut de la page 1 : ] Mr haguet te donnera l'adresse de Mr.O'Reilly.Oui notre nouveau logement nous est plus agréable que l'ancien.[Au dos du document:] L.J.A.Papineau.Esquire.Ad vocate.New York.Via Liverpool et le steamer Acadia.[De la main d'Amédée:] Papa et maman, reçue jeudi 9 décembre 1841.Paris, 16 novembre 1841.répondue.JULIE BRUNEAU A SON FILS, AMEDEE [APQP-B: 688] Paris 21 Mars 1842 Mon cher fils, Je craignais ne pouvoir t'écrire par cette occasion quoiqu'il y ait longtems que je ne l'ait fait parce que j'ai peu de tems à mol et aprésent que les offices d'Eglises auxquelles j'assiste fréquemment en Carême absorbe le peu de tems de loisir qui me reste, j'aime le tems de Carême id, c'est à regret que je le vols terminer, c'est une grande jouissance pour moi d'entendre ces éloquens et savans prédicateurs, entres autres M* de Bavlgnon, M1 Cocquereau du querry 6c.Tu ne me dis pas si vous avez de fameux prédicateurs à New York, vous en aurez quand vous aurez une Eglise Française.Ton Père n'auras pas le tems de t'écrire car il écrit a plusieurs personnes mais Lactance le fait et puis il ne faut pas tous le faire ensemble puisque tu vas avoir pour la première fois le plaisir de lire celle que t'addressera les plus jeunes de la famille, U y avait longtems qu'ils le désiraient et je leur répondais qu'il fallait qu'ils le fissent d'eux même, ils ont â la fin essayé et sont tout fier et content, ils ont plus de peine à apprendre â écrire que d'autres enfans, c'est un défaut de famille [de]1 Je crois, il est vrai qu'ils ont étés id un an sans écrire 132 ARCHIVES DE QUÉBEC les petites le font à l'école depuis dix huit mois et Gustave ne le fait qu'à la maison sans maître ce n'est pas aisé, mais tu verras par sa lettre qu'il profite de ses lectures, son Père et moi avons étés surpris quand il nous as 10 sa lettre, je t'envoie aussi une lettre de Marguerite pour son beau frère envole là par une occasion sure elle voudrait bien qu'elle lui parvint.Je ne sais si tu écris quelques fols à ma chère Maman, fais le tu sais quel plaisir elle as à en recevoir de son Amédée.Je partage bien ton ennuie mon cher et Je m'afflige avec toi du peu de succès que tu as Jusqu'à présent obtenu dans la profession, mais il faut encore tenter la chance surtout de trouver un associé le Chançeltler t'en trouveras peut être encore, si non a N.-Y.peut être à Albany cela peut se trouver d'un moment à l'autre, ton Père t'as répondu au long à ce sujet; Je désire que cela puisse te tranquilliser, c'est pénible que tu sols ainsi indécis, mais J'espère que des jours plus heureux luiroots, pour toi, courage et persévérence.De tout coeur Ta tendre Mère J[ulle] B[runeau] Papineau [Au verso: ] Monsieur Amédée Papineau New-York [De la main d'Amédée: ] reçue mardi 3 Mai 1842.Paris 20 Mars 1842.Ma chère petite soeur Azélie (sa 1ère lettre) et Maman, repondue.1 Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J- PAPINEAU [APQP-B: 689] [De la main d'Amédée:] 8 août 1843 Verchères, Lundi 8 [Juillet] » Aoust Cher Ami, Je t'ai écrit de Saratoga; et puis de S' Hyacinthe je t'ai addressee quelques lignes, dans une lettre qu'Amédée t'écrivait; je suis arrivée ici avant hier et j'apprends en arrivant par Gustave qui vient de Montréal que M* Joly, part pour Paris Jeudi prochain, je ne voudrais pas manquer une aussi bonne occasion sans t'addresser quelques lignes; Amédée t'écrit de Montréal et je lui ai reçommendé de te donner tous les renseignemens possible sur nos affaires, c'est à dire tout ce qu'il as pu en apprendre de Louis Viger et de son Oncle Benjamin, ce dernier lui as dit qu'il fallait qu'il fut à la petite Nation de tems à autre pour se mettre au fait des affaires.Louis Viger est venu à S1 Hyacinthe, afin d'aviser avec ta soeur si elle devait laisser sa maison de suite mais il n'insiste pas à la lui faire laisser sur les raisons qu'elle lui as donné elle dit que ses provisions sont faites pour cette Année; et qu'elle ne pourrait rien vendre de tout ce qu'elle a; que tout se donnerait, elle lui as montré ses comptes de dépenses, et il les as trouvé modérées, ainsi il parait qu'elle garderas encore sa maison pour l'hiver et alors je passerai mon tems en parti id, et l'autre chez elle, mais M' Viger dit qu'il ne veut pas que j'y sois sans payer une pension; il m'as accueilli avec beaucoup de plaisir il as été bien gai et bien aimable et fait bien des caresses aux enfans, il est toujours bel homme mais trop replet il doit CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 133 partir pour Québec bientôt et ensuite pour les Etats Unis, où il vas conduire son neveu le Jeune Turgeon au Collège des Jésuites, il dit que si le parlement ne s'assemble, pas trop tôt après son arrivé qu'il reviendra à Maska.J'ai vu une partie de ta famille là Benjamin, Augustin, (ce dernier est beaucoup mieux ainsi que sa femme) Toussaint qui est venu de S' Luc, Mr Denis Vlger est aussi venu et puis Corne Cherrier devait venir me voir, mais je suis [2] ici, je ne sais s'il y viendras, il y a un grand nombre de personnes qui me font dire qu'elles doivent venir me voir aussitôt mon arrivé à Verchères, Je suis arrivé à S' Denis le soir et n'en suis reparti que le lendemain après [de] 1 midi.Ma tante Séraphin est bien changée maigri vlelli, elle ne peut se consoler.Ma Tante Le Cavalller est bien faible et as beaucoup de peine à s'exprimer mais elle n'est pas aussi changé que je le présumais, elle ne voit pas ses yeux sont fixe, on m'as annoncé, elle as été contente de me revoir elle m'as serré la main tout le tems de ma visite, elle m'as parlé sensément, m'as exprimé un grand désir de te revoir, j'ai aussi revu ma pauvre belle soeur; elle as du mieux, mais je ne puis croire qu'elle puisse recouvrer, elle termineras ses jours vers l'automne je crains, je n'ai pas besoin de te dire que tout ces bons parens te désirent vivement qu'ils s'informent en détail de toi et te font mille amitié ainsi qu'à Lactance.J'ai retrouvé ma chère maman très bien, un peu vielli et plus de difficulté à marcher, le Curé et mes soeurs bien l'on me trouve amaigri, les uns me disent vielli d'autres rajeuni, et ici l'on me trouve la même, sous le rapport de ma santé, je suis mieux je n'ai plus mes maux de tête, il est vrai qu'il fait très chaud, depuis quelques jours, il as fait froid tous le mois de Juin et une grande partie de Juillet, tout est en retard mais les grains ont bel apparence si les gelées ne viennent pas trop à bonne heure il y auras belle récolte excepté le blé, l'on en semme moins, mais encore trop puisque la mouche as encore fait son apparution o.il y a du blé.le Pays est pauvre tout le monde se plaint, [mais] 1 il n'y as plus d'argent chez les paysans, les gens de profession travaillent à crédit, et les commerçants font Banqueroute les uns après les autres ! sous le rapport politique, c'est un moment où l'on ne sait qu'en dire, on est dans [3] l'attente de la réunion de la législature à la fin de Septembre, le Gouverneur est toujours demeuré à Kingston depuis son arrivé, il n'as pas encore paru à Montréal, le Bateau à Vapeur vient ici de Montréal 2 fois la semaine c'est demain qu'il viendras j'aurai peut être d'autres nouvelles à te mander mais je ne le pourrai, car il faut que ma lettre parte ce soir, car Mr Joly part Jeudi, et je n'aurai d'autres poste que Vendredi, mais s'il y a des nouvelles ce Monsieur pourras te les communiquer.Gustave et les petites sont bien ils voulaient t'écrire mais ils n'en ont pas le temps, ils s'ennuient de toi et t'embrasse de tout coeur.Je passerai quinze jours ici et puis je retournerai à Maska afin de préparer Gustave pour son entré au Collège, je me trouve heureuse au sein de la famille, mais ce n'est pas sans mélange, ton absence met obstacle à l'expenslon de la joie ma chère maman a beaucoup pleuré en partant de [.] 2 Fais nos amltiées à tous nos amis si tu es à Paris, je n'ai pas eu de lettre de toi ni de Lactance depuis mon arrivé mais par une lettre écritte à Mr Fàbre j'ai appris que tu était parti de Paris le 1er Juillet pour aller à la Campagne j'espère que Lactance m'écriras au moins.Marguerite as resté à Montréal depuis son arrivé et elle vas venir ici ces jours cl.j'apprends que le Docteur Painchaud, (ami de Lactance) est à Varennes, qu'il y fait bien il doit venir me voir à mon arrivé as t'il dit au Curé.Fais bien des amltiées à Mdc Hoch dis lui que la famille l'aime déjà d'après le récit que nous ARCHIVES DE QUEBEC faisons de ses bontés, dis aussi de ma part à M* Bossange que Je là remercie ainsi que la famille de toutes les bontés qu'elle as eu pour nous ainsi que Mr Bosange.Mr et Dame Gullmot, et d'autres, ces bonnes Dames de S' Joseph.Adieu cher ami nous t'embrassons ainsi que Lactance Ton Epouse et amie Julie Bruneau Papineau [Au verso: ] Mr Louis Joseph Papineau Paris Politesse à Mr Joly de Lothblnlere 1 Raturé.2 Déchiré.JULIE BRUNEAU A SON FILS, AMEDEE [APQ P-B: 690] Verchères 21 [août 1843].Mon cher Amédée, Je te [charg] i trace ce peu de lignes par ce cher Onésime pour te dire que Maman à été fort indisposée, mais elle est mieux depuis hier, s'il fait beau demain Je ne partirai pour S1 Denis et de là à S' Hyacinthe.Je suis attristée de n'avoir eu aucune lettre de France depuis mon arrivée ici si tu en reçois de Lactance tu m'en feras part, tu aurais du écrire aussi par chaque Steamboat pour nous tenir au courant de ce qui se passe à Montréal personne de la famille du Docteur n'as écrit au Curé quoiqu'ils lui avait dit qu'Us le feraient, c'est bien négligent J'espère que tu es rendu dans ta pension, et que tu prendras la bonne habitude de te lever à bonne heure, et tu trouveras le tems d'étudier et de remplir quelques devoirs sociaux que tu es appelle à remplir par rapport à ton nom, comme Je te l'ai dit et que tout les parens et amis disent comme moi.tu dois penser que J'ai de l'inquiétude et du soucis, et que cela me fait ennuyer U n'y a que le plaisir de voir la famille qui me dédommage.Luce Cherrler, ma soeur m'as dit que M* Viger avait [2] vendu deux de nos terrelns la semaine dernière, elle, n'as pu me dire à quel prix, Je ne sais s'il t'en auras parlé.Que dit-on?de la prochaine Session seras telle longue?y seras t'il fait quelques choses ?quant à moi Je n'en augure rien de bien efficace.Ils n'ont pas eu de réponse au sujet de l'Amnistie si c'était le cas il en transpirerait quelques choses, il faudras attendre encore longtems, si les événemens en Europe ne les forcent à nous ménager.Tu m'écriras maintenant à S* Hyacinthe.Fais mes amitiées à la famille et puis Je n'ai pas le tenu d'écrire à Md0 Bruneau mais je te prie de l'aller voir et de là remercier de ma part de m'avoir envoyé ce cher Onésime, dis lui que Je le trouve aussi beau que je l'avais laissé et puis bien aimable, sa phislonomle franche et ouverte me plait beaucoup, et puis ses réponses sont celles d'un enfant sensé et spirituel, [les] 1 je suis fâché de ne le voir que si peu le tems.J'espère que tu verras ces dames de tems en tems et mon cher oncle Joseph, dis lui qu'il m'écrive de tems en terns.U me donneras des nouvelles de toute [3] la famille et [.]* tout ce qui se passe.Toute la famille id te fait des amitiées.Tu me diras si tu as reçu des nouvelles des Etats à ton retour à Montréal.Je n'ai eu aucune nouveUe des Porter: je ne sais s'ils ont reçus ce que Je leur al envoyé. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 135 Je termine car J'ai mal à la tête et puis le petit vas partir dans une heure.Ta même te fais ses compllmens et le Curé et tes Tantes elles disent toutes qu'elles t'ont trouvés bien plus jolis garçons qu'il y a trois Ans c'est un cri unanime que tu étals affreux avec ton accoutrement, ainsi continu à te tailler les cheveux, quand ils seronts longs, et tu seras bien.Adieu mon cher donne moi de tes nouvelles, et sois courageux comme par le passé au milieu de nos épreuves.U n'y a que la providence qui sait quand elles se terminerons.Ta mère Julie Bruneau Papineau [Au verso: ] Monsieur Amédée Papineau Montréal.[De la main d'Amédée: ] reçue mardi 22 Août 1843.Verchères 21 Août.Maman répondue.1 Raturé.2 Déchiré.| JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 691] S' Hyacinthe 23 Octobre 1843.Mon cher Ami, J'ai reçu ta dernière lettre, avant l'arrivé de M' Raymond, qui est demeuré, quelques jours à New York; et puis enfin celles venues par lui; Ta bonne soeur t'en remercie ainsi que moi, écris lui aussi quelques fols, cela lui fait tant de plaisir; et puis l'on ne peut jamais assez reconnaître, tout ce que cette digne femme sait faire pour ses parens et ses amis; ainsi que sa bonne famille, ainsi tu peux penser, à plus forte raison ce qu'elle fait pour mol et pour nos enfans, puisqu'elle te chérit toi son frère par excellence, qu'elle à aimé de tous tems et depuis tes malheurs, elle as encore redoublé s'il est possible son affection et sa tendresse.Ses enfans aussi sont bons et amiables ce Cher Louis, qui as tant d'inquiétude pour ses affaires, et malgré cela, quand je lui ai fait part de ta lettre, U s'est empressé de te secourir, et il se donne la peine d'enseigner les petites, Il les fait écrire, compter et puis le devoir latin d'Ezilda régulièrement quand il est ici, et puis il est poli et attentif, il n'as eu que le malheur de commencer des entreprises dans un tems où la gêne était générale, les habitants ne leur payant pas de rentes, et puis ils étalent chargés d'intérêts qu'il fallait payer, et de plus ce misérable Débartch, qui l'as poussé à tout cela je ne sais Jusqu'à quel point; toute l'indignation retombe sur lui dans l'esprit public, est-ce avec justice ou non; il n'est pas étonnant que Louis, qui était jeune et qui as vu que cette individu était parvenue et devenue riche, a eu confiance en lui, et as suivi ses conseils, et puis il était seul isolé, car les M*** Vlger, ne sont pas des hommes, avec qui il soit possible à un jeune homme de se communiquer, ils sont peu aimé dans la famille et tout à fait Impopulaire dans le Pays en général.Ta soeur m'as\" dit elle même que c'était bien un peu de leur faute, s'il as fallu que son fils se retirât chez Bosco, et puis avec son bon coeur il as pu être entraîné à quelques dépenses, qu'il nie pourtant; il est vrai qu'il as eu le tort de se cautionner aussi pour quelqu'un imprudemment, mais tout cela portait d'un bon principe [2] bien excusable dans un jeune homme, qui avait vu toute sa famille ainsi généreuse et dévouée à 136 ARCHIVES DE QUÉBEC tous les malheureux, son Pire et sa Mire ont toujours agi ainsi; il faut espérer qu'ils en recevronts la récompense dans une meilleure vie.s'il - peut effectuer cette vente, j'espère qu'il pourras sortir d'embarras, et être plus circonspect et plus prudent à l'avenir, 11 n'as aucun vice, et de l'esprit et des talens 11 pourras encore réparer ce mal: cette chère Rosalie est aussi bonne et aimable; elle as fait des progrès dans son éducation, elle est bonne musicienne, et aime les lectures solides, elle est remplie d'amitiée pour ses cousines et leur donne des leçons de musiques, elles font des progrès.Azélie l'étonné elle apprends des pièces de musiques qu'elle lui donne en trois leçons, Ezilda aussi mais on ne là mentionne pas parce que l'on s'attend à ce qu'elle le doit pour son âge, mais elle à le mérite de l'application.Ensuite Je leur fais les autres leçons de Géographie, Grammaire 6c.tu vols par là qu'elle ne perdront rien en n'allant pas à l'école cet hiver; dis cela à Lactance qui m'avait si fort recommandé de ne les pas négliger.Je le leur dit, souvent aussi, surtout à Azélie qui aime si fort son petit Lactance qu'il faut que son cher frère les trouve bien avancé à son retour.Casimir Papineau fait tris bien au Collège et est bien bon et complaisant pour Gustave, qui lui aussi fait bien, ils sont dans la mime classe qui se compose de 24 écoliers, tris fort et beaucoup plus âgé que Gustave, et il est septième depuis la rentré et dans les amplifications il est troisième et la dernière il as été premier, il n'y a que ces thèmes qui l'empêche d'être des premiers et puis Us ne commencent le Grec que dans cette classe ainsi U espère que l'An prochain U pourras être fort en belles lettres, et puis de plus Us aiment beaucoup leur maître, qui leur dit qu'U espère, qu'U leur feras la classe plus haute aussi l'An prochain, tout cela fait qu'U est satisfait c'est bien heureux, s'U peut continuer à travailler comme U as commencé ce sera bien heureux, car U ne savait pas ce que c'était de travailler, tes autres neveux Casimir et Auguste Papineau, sont tout ce que l'on peut désirer de mieux, Us sont de beaux grands garçons et surtout bons vertueux remplie de talents appliqués et sages au delà de ce que J'ai Jamais vus de jeunes gens, Us sont étonnans.[3] J'avais oublié de te mentloner dans mes dernières lettres Je crois, que M*« Laforge m'avolt écrit, et qu'elle me remerciait des cadeaux que je leur avals apportés qu'Us étalis charmans, et bien adoptées, je leur écrirai ce que tu me mentionnais dans ta dernière, du projet bien arrêté de les aller voir à ton retour en Amérique, n'importe où eUes seronts; je ne sais si cette chère M4* Laforge est parvenue à obtenir son divorce.Son oncle doit le savoir, tu ne me parle pas de lui le voit tu souvent.Je n'ai vu M' Raymond qu'un instant, U n'as pu me parler de toi et de Lactance qu'un Instant et il part pour Québec, pour aller voir sa Mère U n'y a qu'à son retour que Je pourrai avoir quelques détaUs sur vous.Quand celle ci te parviendras tu auras reçu des fonds, ce qui vas te tranquilliser un peu sous ce rapport et surtout ce pauvre Lactance, nous t'avons envoyé plus que tu ne demandais, afin que tu puisses donner à ton fils ce qu'U lui faut, afin qu'U ne perde pas son dernier hiver, mais au contraire qu'U puisse le rendre aussi fructueux que possible, c'est de la dernière Importance pour lui et pour nous, que ces pauvres enfans puissent être bientôt en état de gagner leur vie, et se rendre indépendans de nouvelles circonstances comme ceUes qui ont abreuvés leurs Jeunes Années, Dieu m'est témoin qu'il y a bien plus de peines chez mol pour eux que pour moi de toutes les douleurs que j'éprouve de notre état de gêne qui nous empêche de leur aider efficacement à s'établir; mais aprésent que nos affaires commencent à se débrouiller, U faut faire tous nos efforts pour aider ces deux aînés.> mais pour CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 137 le moment il s'agit surtout de Lactance, donne lui des maîtres, et puis habille le chaudement, fais arranger ton manteau pour lui et prend celui de Donéganl pour toi un' manteau à part de son paletot seras commode, qu'il le fasse faire à sa taille, et puis il lui faut une robe de chambre Ouatté et autres choses dont il doit avoir besoin ainsi que toi, je te prie de n'avoir pas autant d'inquiétude et de te tourmenter plus qu'il ne faut, n'avons nous pas eu [autant] 1 assé de malheurs, sans nous en donner par l'appréhension de ceux qui nous atteindrons pas.Ici tout le monde est gai et s'amusent en famille, ménage plus que par le passé, mais dans ce pays, il y a abondanse de tout ce qui est nécessaire c'est à vil prix, ils n'ont pas de misère réelle, l'on ne souffre ni de la faim ni de la soif, ni du froid, à peu d'exception près, tout le monde est aisé comparativement à l'Europe, c'est le luxe qui les fait crier, sans ce besoin factice, ils seraient heureux.11 faudras de l'éducation, et puis [4] après cela le pays se relèveras aisément de ses malheurs, avec de l'industrie et de l'économie que l'on ne connaît pas dans le Pays.Marguerite est ici.Ta soeur à marié une de ses filles, et elle l'as gardé à sa place.eUe s'ennuie beaucoup et voudras bien être encore à Paris.Dis à toutes mes amies, que Je ne leur écrit pas, parce que Je ne pourrais pas, si bien leur exprimer ma reconnaissance et l'amitiée que je leur voue pour toujours, comme tu peux si bien le faire toi même et que je te charge à chacune de mes lettres de faire, dis à Mde Hoch que son nom est béni dans toute la famille, et que tous ensemble nous la prions de recevoir nos sincères remerciemens et notre constante amitiée et reconnaissance.Gustave surtout et les petites t'embrassent et pensent souvent à toutes ces bontés qui leur ont fait passer d'heureux momens.qu'ils n'oublieront jamais, ainsi que Mde Dowling, c'est une excellente amie que j'aime beaucoup, je lui souhaite du bonheur, elle le mérite.Adieu, ton Epouse affectionée Julie Bruneau Papineau [A l'envers de la page:] L'honorable L.J.Papineau 34 Rue de Rivoli, Paris.i Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 693] St Hyacinthe, 24 Novembre [1843] i Mon cher Ami, J'ai reçu ta dernière lettre, avec celle de Lactance, avec infiniment de plaisir; tu paraissais être un peu de meilleur humeur, et puis le Cher Lactance, en excuse et explication des lettres qu'il avait écrites; et il avait raison; c'était mol, qui était dans mon tort; il est vrai de dire qu'au tems où je fermais cette lettre; je n'avais encore reçu aucune de vos lettres; et depuis je les ai toutes reçu, et Amédée qui en recevait de Lactance, ne me le disait pas; voilà le tout expliqué, et puis maintenant, voilà que je recevrai aussi moi des réprimandes, pour avoir manqué d'écrire par le dernier pacquet; et il n'y a pas de ma faute non plus; l'on m'avait dit qu'il n'y aurait plus de bateaux à Vapeur qu'une fols le mois; et puis ici à la Campagne j'ai vu l'annonce contraire, la semaine suivante et il était trop tard; j'espérais qu'Amédée aurait écrit lui qui était sur les lieux à la source des Informations, mais II ne l'as pas 138 ARCHIVES DE QUEBEC fait; me dit Dessaulles, qui arrive de Montréal, Il dit qu'il n'avait rien de nouveau a te mander ce qui me console un peu c'est que vous n'avez plus autant d'inquiétude a présent que vous devez avoir reçu des fonds et puis plusieurs lettres; une de Dessaulles, une de mol et deux des petites qui devait être envoyés par une occasion, et qui ont étés envoyés par la poste par un malentendu; et puis J'en ai envoyé deux de Gustave a Amédée afin qu'il les envoyé par une occasion, il y en as une pour son papa et l'autre pour son ami George Perrault, voit le en attendant, et fais lui les excuses de ton fils de n'avoir pas écrit plustot Levesque vient d'arriver a Montréal, il as essuyé un rude passage, il est descendu en Bateau & Vapeur, Jusqu'à Berthler avec Dessaulles.[2] et plusieurs de ses amis qui le conduisait à Berthicr, il était bien; il as remis la lettre de Lactance pour son ami de Collège; à propos ces Messieurs font dire à Lactance qu'Us lui ont répondu exactement a ses lettres, reçues par moi, et par M1 Raymond: ce dernier est bien, revenu de Québec U vas être stable et nous aurons le plaisir de le voir quelques fols; et nous pourrons causer un peu de Paris: ce que nous n'avons pu Jusqu'à présent Je n'ai rien de nouveau à te mentionner au sujet de la politique que tu ne sache par les Journaux; et puis les lettres d'Amédée.tout est encore dans le Mystère au sujet de l'amnistie; l'on dit que toute la difficulté est maintenant sur la manière de l'accorder, c'est à dire que les Ministres ici, veulent que l'Angleterre non seulement permettent le retour des déportés; mais les ramène a leur frais et dépens, et qu'U n'y a que la dessus qu'U existe des difficultés, qu'Us espèrent surmonter.Quant a toi tout le monde désirent ton retour: et moi plus que [person] 2 tout autre et les chers enfans et tes bons païens; mais Je te laisse libre, ne voulant pas m'exposer a aucun reproche.Je m'ennui beaucoup de toi et ne suis et ne peut être heureuse avant ton retour, néanmoins Je suis de plus en plus persuadée que J'ai bien fait de revenir, [en] 2 sous le rapport de ma santé j'y ai beaucoup gagné; je suis bien je ne sais si je dois l'attribuer au voyage, et à mon séjour a Saratoga, où au changement de régime; je ne sais, mais enfin U est certain que je suis bien, je n'ai plus mes maux de tète je dors bien, digère bien, je n'ai eu aucune attacque de mon mal de gorge, et pourtant le Climat est terrible, comme tu le verras par les journaux, mais je prends des précautions, et j'ai tout le loisir de me soigner, la maison chaude et grande, quand je ne puis sortir je marche et fais [3] le tour des appartenons a plusieurs reprises, Je mange un peu de viande a diner et point le soir et cela me vas bien, Je digère bien.Messieurs les Parisiens s'engraisserait ici a manger des poulets à 15 sols le couple des perdrix a vinght sols le couples Canard a 12, Dindes a 4 francs le couple bien entendu mouton à 15 sob le Cartier, le boeuf 2,3,4, sols la livre et ainsi du reste les lièvres que tu aimes tant 15 sols le couple; et puis le bols en abondance, U y a Ici 100 cordes de bois rendu pour la consommation de l'hiver, ta soeur me dit toujours, ne craignez pas de chauffer c'est ce qui nous coûte le moins; et puis U y a une vielle qui allume les poêles a cinq heures du matin; Marguerite dit qu'elle souffre autant de la chaleur comme elle souffrait du froid à Paris; et pourtant eUe le regrette beaucoup; et les enfans disent qu'a l'approche du Jour de l'An, elle penseront souvent a tout ce qu'elles ont vu de beau et de bon, mais cependant si leur Papa était de retour cela les consolerait aisément de tout ce qu'elles ont laissé, nous recevons des Journaux français, et puis nous faisons des lectures; nous lisons maintenant les mémoires de M4* la Duchesse D'Abrantes, qui m'intéresse beaucoup et m'amuse c'est ta soeur, ou la nièce Rosalie qui lit haut et nous causons.J'ai eu des nouvelles CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 139 récentes de ma chère maman, elle est bien et attend avec h&te les neiges, afin de me voir J'y dois aller avec ta soeur, à S' Denis tous la même chose.M** Bruneau est désenflé, mais foible, ici tout le monde est bien excepté Gustave, qui est souvent indisposé, il as passé plusieurs Jours A la maison, il as peine A se faire au régime du Collège et au climat, il ne peut prendre les soins que nous prenons.J'espère qu'il s'y feras, amitiées à tous nos amis, réponds mol si tu as été voir les bonnes Dames religieuses de ma part et de celles des petites.Adieu nous vous embrassons.Ton Epouse af fectionée Julie Bruneau Papineau P.S.Louis s'attend A une réponse de toi; et Je te prie de ne pas parler de ses affaires dans mes lettres; je m'apperçois que cela ne lui fais pas plaisir, et puis de plus, Je suis gêné de les communiquer A la famille il préfère que tu correspondes avec lui même où avec sa mère A ce sujet, mais au fond sa mère connaît peu ses transactions, elle sait qu'Us as l'espoir de vendre, et elle y consent sachant qu'U n'y a pas d'autres ressources pour les tirer d'embarras.Le Docteur Kimber est toujours en grand danger U est tout A fait condamné l'on s'attend à sa mort prochainement, les autres de la famille A Montréal, sont bien, après de grands froids nous avons un grand dégel, ils pourronts labourer, c'est fort heureux, car Us n'y en avait pas eu du tout de fait.{A l'envers de la lettre:] L'H\"» L.J.Papineau 34, Rue de Rivoli.Paris.[De la main d'Amédée:] 24 nov 1843 1 Ajouté par Amédée.a Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 694] S' Denis [St Hyacinthe] > Décembre [ 1843] 2 Mon cher Ami, Je suis venue au premières neiges, avec ta soeur pour voir ma bonne Maman A Verchères; et puis nous sommes repartis, après deux jours de séjours, voyant le mauvais tems; et sommes ici retenus par un grand abbât de neige et de froid; ce qui me fait craindre que je ne sois rendu à tems, pour t'écrire pour le prochain pacquet; je me décide A le faire ici; j'ai laissé toute la famille A Verchère bien et ici chez ma Tante eUe est assez bien mais toujours bien affligé; et t'almant toujours comme par le passé et me charge de te le dire, ma pauvre belle soeur toujours s'affaiblissant et nous sommes toujours étonné qu'elle vive encore aussi longtems.celle-ci te parviendras au tems, ou l'on est habitué A se faire des souhaits pour une meilleure Année; que celle qui vient' de s'écouler; et puis c'est ainsi que s'écoule notre misérable existence sur cette terre; toujours en espérence d'un meilleur avenir, et toujours déçue: et l'expérience ne nous corrige pas.Tu auras appris au départ de l'autre pacquet la résignation du ministère; et puis par celui cl tu apprendras le refus de l'amnistie, tu vois toute l'étendue du mal que nous fait constemment le 140 ARCHIVES DE QUÉBEC ministère colonial; tout allait bien; les Tory même était modérés, tous les partis étaient fatigués de la lutte; et nous avions lieu d'espérer que nous aurions le tems de passer quelques lois qui mettrait le pays en sûreté, et des instructions, sont venues: et tout cela est arrêté.Je ne sais si quelques uns des membres t'écrlronts ce qu'ils peuvent te communiquer Je ne sais pour te donner des informations que tu devras communiquer à Mr Roebuck, je saurai cela par Amédée qui doit Venir au Rois à S' Hyacinthe, tous ceux que je vois depuis cette nouvelle disent que cela ne te regarde pas que tu peux revenir sans rien demander je saurai ce qu'en pensent tes amis et les Vigers surtout mais ce que je crois nécessaire, et c'est le dernier [2] effort que tu dois faire pendant que tu es en Europe d'écrire à M* Roebuck que tout le mal vient de ce Stanley, est que l'on ne pourrait pas demander son déplacement, ' en demandant ses correspondances, avec le Gouverneur, l'on verrait, qui aurait tort, je sub certaine que personne n'auras connaissance, de ce qui nous arrive dans ce moment excepté dans les Bureaux de Stanley, est ce que l'on ne pourrait trouver moyen de savoir si Robert Peel y a part alors si l'on est certain que cela vient du ministère, il faudras tout abandonner, mais avant de revenir en Amérique je voudrais bien et je crois que cela ferait beaucoup de bien que tu communique de nouveau avec Mr Roebuck, afin qu'il fasse ses efforts pour savoir si ces Instructions et ce refus de l'amnistie vient de Sir Robert Peel, ou de Stanley, et alors l'on sauras à quoi s'en tenir; car ici l'on est si Ignorant de ce qui se passe à notre égard, qu'ils croycnt que la Reine et les communes s'occupe de nous: et il n'y aurait que ce moyen de les détromper et puis après que Mr R t'auras répondu ce que tu dois faire tu te décideras finalement à revenir aux Etats, l'on auras plus rien à te demander et puis le pays, verras plus clair qu'il n'as plus rien à espérer si ces mesures viennent du ministère, mais on laisse faire Stanley dans l'ombre; il faut savoir s'il agit seul voilà mon humble opinion que j'ai communiqué à personne, car Je ne parle jamais politique; tu en conclueras comme de coutume, que c'est inutile et que cela n'auras aucun résultat mais si tu reviens sans avoir fait aucune démarche tu le regretteras; car ceci est la fin du [3] jeu.ils n'ont jamais voulu se prononcer sur le refus de l'amnistie ni osé la donner avec des exceptions; qui les aurait couvert de ridicule et l'infamie; et ainsi ils s'en retire en la refusant et Imposant à ceux qui y veulent rentrer a pétitionner, alors il n'y a plus de mesure à garder il faut que le pays sache, si cela vient du Ministère ou non et si cela ne vient que du Bureau Colonial; est que le Ministère ne doit pas s'enquérir pourquoi l'on as donné de pareils instructions mais pour cela il faut que tu le suggère à Mr Roebuck, car je doute fort qu'il y ait un seul homme Ici qui y pense et alors tu pourras montrer à ton pays que tu as fait un dernier effort pour connaître le sort qu'on lui réserve, et si tu apprend que c'est contre lui qu'est dirigé l'exception que l'on craint ta rentré dans le Pays, tu reviendras aux Etats Unis avec honneur disant que tu as souffert en silence la solution du problème et que l'on exile du pays ceux que l'on sait lui être dévouée et ayant son entière confiance; il n'y a pas même jusqu'au Anglais qui ne désirait ton retour, ils aurait presque tous voté pour toi à Québec et à Montréal il n'y a personne ici qui ayant la confiance générale il y a des divisions, et tout vas mal parce que à chaque nouvel événement chacun pense et n'ose le faire ouvertement l'on souffrait en patience attendant ton retour; ils disaient tous il faudrait que P fut ici.ainsi; fais ce que tu voudras mais je croîs de mon devoir de te dire ce que j'en pense.Amitiées et souhaits du Jour de l'An à tous nos amis. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 141 à Lactance dis lui que je voulais lui écrire mais je ne le puis que par occasion c'est si coûteux.Amédée doit m'informer s'il y en as, mais je manquerai celle de ce pacquet, s'il y en as, car j'en recevrai avis trop tard par rapport à mon absence.Les enfans et mol nous ennuyons beaucoup de vous il faut finir en vous embrassant au commencement de la nouvelle Année.Ton Epouse af fectionée Julie Bruneau Papineau [Au verso:] L'H»\" L.J.Papineau 34, Rue de Rivoli, Paris [De la main d'Amédée:] Dec 1843 - 44 ?1 Raturé.2 Ajouté par Amédée.JULIE BRUNEAU A SON FILS, LACTANCE [APQ P-B: 695] Montréal, 10 Avril 184 [4] * Mon cher Lactance, J'ai écrit à ton Père par le Bateau du premier, j'étais déjà Ici et y serai d'ici à la navigation, et alors je retournerai à Verchères; en vous attendant; j'espère que vos prochaines lettres m'annonceronts le tems de votre départ, tu ne saurais croire, combien les deux dernières lettres de ton Père m'ont affligées, car je le vois aussi indécis et Irrésolus, au parti qu'il doit prendre, immédiatement depuis que les difficultés sont applanies, pour lui permettre sa rentrée au Pays, au moins pour y pouvoir arranger ses affaires personnelles et privé, voilà encore une Année écoulée depuis qu'il s'est opposée à mon départ; et les affaires publiques, que l'on croyait alors au momens d'une solution; d'une manière décisive sont encore changés, mais non terminés, est-il possible ?est-il sensée de faire dépendre notre sort et celui de nos enfans plus longtems, sur une pareille incertitude; non c'est impossible, c'est l'opinion générale ici que ton Père aurait fait un grand bien s'il eut été ici mais quand bien même ton Père ne l'envisage pas de même.Il lui seras bien plus aisé de juger par lui même s'il peut opérer le bien en sondant le gouverneur; et voyant jusqu'à quel point il veut il peut faire le bien; et alors lui dire franchement qu'il ne veut pas rentrer dans la vie publique, et de même envers ses compatriotes à qui il [ne]2 est en droit de dire, je ne veux plus de la vie publique à moins que je ne puisse faire du bien et les circonstances sont telles que je ne vols rien d'effectif à faire, je suis pauvre et ma famille a droit d'attendre de mol, que je travaille a réparer leurs malheures, surtout s'il vas en Angleterre avant de venir ici il sauras encore mieux à quoi s'en tenir.Mr Louis Vlger est venu en ville, et il m'as dit qu'il attendait ton Père [2] ce prlntems et qu'il désirait le voir avant tout autre, qu'il était important qu'il le visse, qu'il fallait lui écrire son arrivé aux Etats, et puis Mr Denis Viger est bien surpris et affligé, de ce qu'il ne soit pas venu de suite d'après ce qu'il lui as fait dire par son Frère Benjamin, [.Dessaulles] 8 et puis par Amédée.enfin Mr Côme Cherrier m'as dit; je ne suis pas surpris que Papineau ne puisse se former une .idée de l'état du Pays; il est en effet impossible et même impossible quand bien même on lui écrirait; ce qui est déjà difficile à faire par lettre, 142 ARCHIVES DE QUEBEC et puis de plus d'un Jour à l'autre il faudrait rectifier ce que l'on aurait écrit vu les cisconstances, s'il y avait eu ici quelqu'un en qui le Public eut confiance l'on aurait réussi, et forcé a avoir le gouvernement responsable comme nous l'entendons, mais nous manquons d'hommes, et ainsi tu vois toujours que c'est le moment que ton Pire doit revenir et puis il Jugeras les choses par lui même.Tous les partis Invoquent son nom.Mr Quiblier est venu pour me voir et J'étais sorti, il as dit à M4* Plamondon qu'il fallait que M' P.revint que l'on avait grand besoin de lui; et puis le Juge Rolland m'en disait autant l'autre Jour; et c'est ainsi dans tous les rangs et dans toutes les nuances il ne pourras pas dire, au moms qu'il n'est pas désiré; ni attendu et c'est déjà beaucoup ensuite ce qu'il pourras faire, ou ce qu'il Jugeras a propos de faire seras pour lui seul personne autre ne l'y pourras forcer ainsi mon cher fais tout en ton pouvoir pour le décider, et puis toi reviens aussi tu continueras à te former ici par l'étude et la pratique, peu à peu.Je ne suis pas bien portante et Je m'ennul beaucoup de ton Père, et le grand sacrifice que J'ai fait de le laisser, et la prolongation de son absence me désole au point que Je manque de courage, [et] 3 Je l'ai fait dans l'intérêt de ma famille pour qui Je me suis toujours dévouée et que Je considère comme le premier de nos devoirs, mais vous ne sauriez croire [3] ce qu'il m'en as coûté; ni lui non plus; Je suis approuvée de la famille mais Us voient bien ce que J'ai eu à souffrir; et ce qu'il me faut encore d'épreuves avant de nous voir réunis et tranquilles avec un chez sol; il devras revenir par l'Angleterre et toi avec l'avis de Mr Bossange tu arrangeras les effets pour les mener par le Havre.Amédée est si occupé à son recensement, qu'il ne peut t'écrlre, et qu'U me charge de te mander quelques choses au sujet de tes livres.J'écrirai à ton Père par le Bateau à Vapeur.Je t'envoie celle-ci par voie ordinaire, toute la famille est bien portant Gustave mieux j'ai reçu ta lettre pour lui, celle de ton Père pour moi et celle pour Dessaulles.Je les al envoyés de suite U vas en Classe, mais U est encore chez sa tante, voici ce qu'Amédée te recommcnde: de faire relier tes livres en France et en les pacquetant dans tes valisses de mettre les vieux dessus et en débarquant à New York, de te nommer et dire que tu es étudiant en médecine et que c'est une bibliothèque à ton usage et non pour le commerce, et si l'on te faisait plus de difficultés, tu devras aller chez M* FUlou N° 58, Wall S' et lui demanderait de t'accompagner chez le Collecteur qui te déchargerait assurément et puis à S' Jean faire bonne contenance, et dire que tu n'as aucun objet de commerce.Tu vols qu'il est toujours de précaution Amédée.quant à mol je n'ai eu aucune de mes malles d'ouverte ni à Boston, ni à S' Jean, l'on m'as dit que l'on s'en fiait à mol, ainsi si tu paye de ta bonne mine U en seras ainsi.U dit aussi qu'U as vendu à M* Donéganl les lunettes de son frère et mol j'ajoute que j'espère que tu n'en achèteras pas.achette plustot une lorgnette.Amédée as déjà les yeux perdus avec ses lunettes U dit aussi qu'U Iras parler au Docteur Bruneau de tes livres n'oublies pas les petits articles qu'U t'as demandés dans ses dernières lettres, nous attendons M1 Masson le sept ou huit mai, ton Père devrait bien revenir avec lui, mais je n'ose m'en flatter; je suis destiné A être déçu dans toutes mes espérances mêmes les plus légitimes je ne sais Jusqu'à quand et à quel point Je pourrai les supporter.B n'y a que la Providence qui le sait et qui en décideras.U faudras qu'U tire sur M1 Viger s'U as besoin d'argent U lui as fait dire par Amédée cet hiver m'as t'U dit Je vous embrasse tous deux ainsi que les enfans.Adieu mon cher fils, Tout à toi, ta mère affectlonée Julie Bruneau Papineau CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 143 [De la main d'Amédée:] 1844 10 avril [Au verso: ] Monsieur Lactance Papineau Rue de Rivoli 34 Paris [De la main de E.-R.Fabre:] [ .1 Corrigé par Amédée.a Raturé.8 Raturé par Amédée.* Mot illisible.JULIE BRUNEAU A SON FILS.LACTANCE [APQP-B: 696] Montréal 12 Mal 1844 Mon cher Lactance, Amédée n'ayant pas le tems de te répondre par ce paquet parce qu'il n'as pas fini son recensement, il m'as apporté ces lignes écrittes à la hâte; et qu'il me prie de te transcrire, je le fais avant de commencer la mienne.Dans une des dernières de maman, j'ai déjà répondu à la plus part des questions sur les douanes &c j'ajoute: Dessaulles où mol te rencontrerons probablement à S' Jean, & peut être à N.-Y., 6 t'aideronts parconséquent.Au reste fais comme je t'ai déjà dit, pour les Douanes en débarquant à N.-Y., tâche de te loger chez Mr Catlln, N° 25 Pearl Sto coin de White Hall S* tu lui diras que tu viens lui demander logis de la part de ton frère, son ancien pensionnaire.Et écris mol aussitôt par la malle la plus prochaine, tu trouveras Jas.Porter au N° 28 Leonard S*, son frère Wm au N° 32, Attorney S', Rodolphe Desrivières N° 72 Water S», Robillard N° 19 Maiden Lane, l'un de ces quattres amis te guideront a bonne pension; où tu payeras $1 par jour; si tu ne peux te loger chez Carlin.Si je ne vais pas au devant de toi, tu demanderas à William Porter de te remettre les papiers que je lui ai laissés en soin.Tu trouveras à Albany le Dr OCal-laghan au coin de Lydins 6 Green Street J'ai étudié l'Economie dans J.Bto Say, et je te conseille fort de t'acheter à Paris les effets sulvans qui te coûteront* ici le double et seront moins beau et moins bon: 1 habit de toilette drap noir 100 ou 110 francs, gilet de satin uni 25 fr.pantalon satin, laine, noir 45.les habits de toilette te sont nécessaires ici, et te durerons plusieurs années.Des habits communs, tu les auras Ici, encore 1 chapeau 10 \u2014 1 ou 2 paires bottes fines 20 f.la paire quelques gants noirs et couleur, pailles.Le Docteur Bruneau te fait dire d'apporter des ouvrages élémentaires, (les plus-modernes et Célèbres de préférences) et quelques uns sur [les plus] 1 des maladies spéciales tels que ceux que tu mentionnais, Mackenzie sur les yeux; Hope sur le coeur, mais il ne peut te spécifier un choix.Il dit que tu ferais bien et que c'est même nécessaire que tu apportes une trousse où boite, composée surtout des instruments rares car pour les communes, on se les peut procurer ici.mais à cause des prix je te conseille t'acheter autant que tu pourras à Paris.C'est toujours meilleur marché qu'ici.J'ai laissé la pluspart de mes livres à Saratoga.Chez le Juge Cowan, et ne suis pas encore décidé à les faire venir cet été.Nous verrons.A Saratoga tu logeras chez Md0 Nash et tu auras soin d'y voir tous nos amis.Depuis quelques semaines je vois une annonce dans le courrier des Etats Unis.Tu te consulteras .] 4 et avec les saluts empressés EJR.F. 144 ARCHIVES DE QUÉBEC avec Mr Bossange qui te diras si ce nouvel établissement mérite confiance.Paquebots d'Anvers à N.-Y.1 J.15 Juin.1 Juillet, 15 Juillet Prix du passage de Paris à N.-Y.y compris la place de la diligence de Paris à Anvers, trajet en 22 heures; départ par Jour par les chemins de fer de ville?à Valenciennes: première chambre 450 Francs avec nourriture I s'addresser à Paris à Monsieur A.Chateauneuf Jeune agent des bateau à Vapeur N° 8 Boulevart Montmartre.Consulte toi et vols ce [2] que cela vaut.Fais nous savoir d'avance par voie des Pyroscaphes la date précise de ton départ de Paris, ici se termine les réponses de ton frère et il me faut commencer la mienne en réponse à vos dernières venues au moment de mon départ pour l'Assomption.Mr Vlger venait me chercher pour la troisième fois il as bien fallu y aller.Je ne voudrais pas le mécontenter, car nous dépendons de lui absolument; ainsi après avoir lue vos lettres, qui a présent sont plus tot des lettres de deuil, que de consolations; il m'as fallu partir après avoir bien pleuré et ainsi en larmes, Je suis embarqué en Bateau à Vapeur Jusqu'à S' Sulplce où sa voiture nous attendait et J'y ai passé huit jours; ils ont étés aimables et bons pour moi et la petite on ne peut pas plus, c'est une excellente personne.Ils sont heureux on ne peut pas plus; ainsi il m'as fallu contenir mes souffrances Phisiques et morales, mais je n'ai pu me garrantir malgré tous mes efforts; et j'ai été souffrante des douleurs d'entrailles et d'estomacs, les deux derniers jours j'étais un peu mieux et je suis arrivé, ici et en arrivant j'ai trouvé une lettre de la Chère Rosalie Dessaulles qui m'annonçait l'affreuse nouvelle que le Cher Gustave avait encore eu une nouvelle rechute ainsi je n'ai pas besoin de te dire en quel état je me suis trouvé, deux jours après j'en ai reçu une de lui même; le cher enfant dit qu'il est mieux et pour la quatrième fois en état de convalescence, et il ajoute qu'il ne sait si cela continueras, qu'il est découragé ennuyé à l'excès; que le Docteur dit qu'aussitôt qu'il feras beau et qu'il seras en état de sortir, il faut qu'il fasse une petite promenade ainsi il doit venir à Verchère avec Marguerite; je m'y rendrai mardi pour y demeurer quelques tems.je suis forcé de rester ici parce qu'il me faut écrire, et puis voir Mr Masson qui est parti pour Terrebonne en arrivant d'où il ne doit revenir que Lundi, je sais qu'il n'auras rien de plus consolant à me dire que vos lettres mais enfin il est convenable que Je le vole, je te blâme beaucoup de ne lui avoir pas demandé, ce qu'il te fallait pour t'acheter les effets nécessaires et que tu dois apporter.Je lui aurais fait rembourser cela Ici en arrivant; ce n'était pas une si grande faveur, et qui put blesser ta délicatesse, tu as fait comme ton Père que tu blâme, et tu en souffriras, l'inquiétude et le retard que cela vas t'occasioner, dans le mois de Mal, tu aurais eu un plus court passage, cher enfant que cela te serve encore de leçon, il faut absolument que tu t'aides que tu agisses; tu dois en voir de plus en plus la nécessité, non seulement pour toi, mais même pour tes chères petites soeurs à qui tu seras peut être bientôt obligé d'être utile, car tu dois être persuadé que si cher petit Gustave succombe à une aussi funeste accident je ne pourrai surmonter un pareil coup, et que je le suivrai plustôt ou un peu plus tard, car la vie des femmes est allimenté par les douleurs; c'est ce qui m'as soutenue jusqu'à présent; mais il est impossible que je puisse soutenir des chocs, plus douloureux que tous ceux que j'ai éprouvé par le passé, et ceux ci sont d'une nature plus sensible et plus poignante qu'aucune, car elles, sont en grande partie volontaires de notre [3] part, mais Dieu est témoin que ce que j'ai fait n'as été qu'en vue du bien de ma famille, et si cela retourne contre elle ce seras une fatalité que l'on ne pouvait prévoir, car pour mol il y a longtems que je sais que je n'ai que des peines en tous genres à souffrir jusqu'à CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 145 la fin.Je voulais seulement alléger les vôtres, mais la conduite de ton Père qui m'est de plus en plus Inexplicable, comme elle commence à le paraître, a bien d'autres est plus que Je ne pourrai supporter, car en faisant notre malheur à tous volontairement, il est inexcusable tant qu'il n'as pas dépendu de lui, nous avons souffert avec résignation et courage nos malheurs, au moins autant qu'il a dépendu de nous; je suis faible et malade usé, U ne pouvait exiger l'impossible, c'est a dire que je fusse toujours gale et satisfaite, et puis indifférente sur les moyens qu'il fallait choisir pour réhabiliter nos affaires, il ne veut pas nous seconder; je n'ai aucun pouvoir sur lui, et il auras de plus des armes contre moi, selon ses vues de dire que j'ai fait mon sort, ainsi il n'y a que la Providence qui peut nous soutenir dans des épreuves pire qu'aucune de celle que nous avons éprouvés, puisque nous espérons toucher au terme, et que l'on as moins de forces à recommencer, ainsi si je vous manque il faut que vos soeurs puissent au moins avoir votre aide et appui Amédée, et toi leur servirai de Père, car pour le petit je crois qu'il ne peut guères se rétablir et s'il plaît à Dieu de finir ses maux ce n'est pas lui qui seras le plus à plaindre.mr Vlger écris à ton Père pour lui envoyer de l'argent j'espère qu'il te donneras au moins ce qu'il te fau-dras pour apporter tout ce que l'on te recommande, il m'as dit qu'il envoyé en conséquence beaucoup plus que ton Père ne demandait afin qu'il te donne ce que tu demandes.Il ne reste pas d'espace pour te dire de consulter les médecins à Paris sur l'état de ton petit Frère d'après ce que je t'ai écrit que c'était la suite d'un coup négligée et qu'il as fallu le traiter avec du mercure à l'intérieur et puis des frictions à l'extérieur avec une onguent mercuriale, et ils ont continué ce traitement à chaque rechute, et sa dernière rechute as commencé par un mal de dent et puis Auctions considérable, je pense mol que c'est l'effet du mercure, cela me désole et puis U dit quoiqu'il soit mieux qu'il conserve toujours un peu de douleur quand il respire; ce qui me fait craindre qu'il ne se forme quelques obscès à l'intérieur, enfin si j'avais pu voir le médecin avant de t'écrire j'aurais pu mieux te satisfaire; tu feras pour le mieux, il as grand hate de te revoir, Il lui semble que tu le soulageras.Voilà cher enfant la triste situation d'esprit ou tu vas être au moment d'entreprendre ton long et pénible voyage; tu devrais sentir qu'il n'y a que la providence qui puisse t'aider et te consoler te donner du courage; et encore je crains; que tu n'aie pas cette consolation; au moins mol ta mère je ne l'ai pas, à ton premier voyage; tu m'écrivais de N.-Y.que tu avais communié avant de t'embarquer, et tu étais heureux et gai, aujourd'hui je sens comme je te le disais plus haut que mes peines accroissent au lieu de diminuer car s'il ['arrive malheur, je serai sans consolation; voilà donc tout ce que je puis envisager, en avançant dans la vie, tout ce que j'ai fait pour ma famille n'as retourné qu'à leur perte, si je t'avais laissé au Pays dans un coin obscur c'eut peut être été mieux, mais J'espère au moins dans la miséricorde de Dieu, qui as connu mes intentions et vous mes enfans ne m'en ferez pas de reproches vu les motifs qui m'ont guidés.J'attendais la malle pour fermer et elle n'est pas arrivé c'est bien désagréable que vous ne mettiez pas sur vos lettres Per Via Boston on pourrait toujours par la répondre par le même Paquet, l'on attend depuis hier, et en vain.Ta tendre mère, Adieu au revoir Julie Bruneau Papineau [Au verso:] Monsieur Lactance Papineau Paris Rue de Rivoli N° 34 146 ARCHIVES DE QUEBEC [Estampillé au dos de la lettre:] E.R.Fabre Libraire Montréal.i Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 692] Montréal 28 Octobre [1844] \u2022 1843 Mon cher ami.Tu auras été deux pacquet*.sans recevoir de lettre de mol, j'aurais écrit par le dernier, si j'eusse eu le loisir, mais je ne l'ai pas eu J'étais A m'arranger dans un petit logement et puis Amédée et Lactance Incapable de m'être le moins du monde utile; et étant obligé de ménager le plus que possible pour se procurer les choses même les plus indispensables cela m'as donné plus de troubles et a été une perte de tems, c'est un second étage, d'une petite maison et un troisième en mansarde pour chambres à coucher pour les hommes ton frère Benjamin et Emerie en occuperont une Amédée la seconde et Marguerite la troisième, au premier une petite chambre d'entrée qui sert de Chambre à manger, et un tout petit salon et puis deux petite chambres à coucher, et une toute petite cuisine.Je n'ai pu mettre qu'un baudet dans ma chambre, il ne pourrait pas loger une moyenne couchette; c'est Amédée qui as choisi et louée ce logement, aussi n'y a fil que lui qui en soit content mais ton frère et neveu aiment encore mieux être à l'étroit et puis être en famille qu'en pension, et quant à mol je ne pouvais prendre maison sans eux avec leurs pensions, et puis Amé-dé qui paye le loyer de 18 Louis jusqu'au mois de mai nous avons pu entreprendre de nous hiverner ainsi, mais comme nous n'avions absolument rien il as fallu que M1 Viger m'avance une centaine de Louis pour le ménage 6°.Si ma santé peut se soutenir assez bonne, pour supporter les soins et la fatigue que vont me donner ces pensionnaires car Marguerite est encore moins capable que moi, car elle est souvent malade et de plus en plu* malpropre et mal rangé ainsi je répette, qu'il faudras que je me porte bien pour supporter mes nouvelles épreuves d'ennuie et de dégoût; que ton constant refus de revenir au Pays m'occasionne, et que Je ne puis approuver nullement.Si tu fus revenu aussitôt après la résignation du Ministère le Pays ne serait pas plongé où il est car Lafontalne et son parti n'aurait eu aucune influence sur le pauvre peuple, et même sur [2] quelques uns de tes amis même qu'il as dupés; car Il y en as certainement dans son parti qui était de bonne fol ils ont eu grande confiance en lui; et il leur faisait accroire qu'il travaillait à ta rentrée au Pays, quant au contraire il n'y en avait pas un plus opposé c'est connu de quelques uns de bien Intime telle que M7 Roi, Fabre &c mais ils ont mis une activité et une ruse qu'il est Impossible d'imaginer et puis M* Viger, malgré son honnêteté et son amour pour son Pays n'as jamais été aimé, ni capable d'être un chef de parti, [il n'est] 2 dans un tems ou l'on ne travaillait pas contre lui, et que ton Influence le protégeait Comment peut-il lutter aujourd'hui où toutes les passions de quelques Intrigants ont réussi à faire croire au public que c'était le patriotisme qui les faisait agir; si tu approuvés les raisons et les injures que de prétendus patriotes lui font subir c'est tout différent; s'il n'avait rien à craindre de lui; pourquoi un pareil acharnement le voila c'est ont Us dit s'il conserve le pouvoir, nous serons toujours des nullités, car l'autre reviendras et CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU puis comme par le passé, Us serons tout dans le pays et nous sans Influence que cette famille et depuis la nomination de ton Frère; ils ont cru qu'il ne pouvait avoir accepté sans ton avis alors ils ont commencé a laisser percer leurs craintes, et puis ils ont doutés de toi, et ont commencés des attacques, [mais] 1 ainsi tes prétendus amis se font connaître peu à peu mais la multitude égarées, et croyant MT Viger retournés pour les Anglais ou fou par le grand fige; ne peut revenir dans un moment d'excitation, ^erestt ainsi que Mr Viger a perdu son élection il n'as pas dépensé d'argent, ni employé le mgpsonge ni les intrigues de toute espèce, toujours gentil homme, modéré et con-cicntieux ainsi que ses amis; U ne peut jouer un pareil rôle, mais ce que je trouve mal chez lui c'est de vouloir faire le bien; malgré eux, il as consenti encore en se présentant ici pour le Comté, où il ne pourrait être élu que par les Anglais, c'est mal, car il perdras, et puis il n'y était pas tenu comme à son Comté et U seras encore dans une plus fausse position.[3] [Toute] 8 II faut un Chef Influent pour conduire un peuple Ignorant et bien fi ton défaut cela ne pouvait être M1 V.qui ne l'as jmais été mais il ne faut pas moins reconnaître son mérite et sa vertu et c'est ce que les gens sensées et honnêtes éclairés aurait dû faire.Tu ne nous parle pas de la lettre que ton frère t'as écrite, il seras surpris fi son arrivé de n'avoir pas de réponse.s'U était ici; U te dirait bien de ne pas t'en aller en Italie et que s'Us ont une majorité, le Ministère se maintiendras, et que tes arrérages seront* votés, et puis ensuite Us ne pourront* maintenir la Session, car U leur faudras demander du tems pour préparer les matières; et c'est pendant cette interruption que le moment favorable de ton retour; mais je te le répette si tu étals venu au tems où Mr Viger te demandait le Pays ne serait pas où U en est fi sa honte et fi la gloire de nos ennemis, qui ont dit que les Canadiens n'était pas capable de legislator; et c'est vrai jusqu'à un certain point et les Anglais et les Canadiens raisonnable et la masse du peuple le dit qu'Us ont besoin de toi.et sans ces ambitieux, qui ont égarés le peuple momentanément tu serais rentrée au Pays maintenant, car pendant qu'Us étaient au pouvoir, Us ont agi au contraire, tu sauras tout cela un jour, mais enfin la providence décidera* de notre sort, je me réjouis bien d'avoir mis la petite au Sacré-Coeur, je l'ai été voir, elle est bien heureuse ces Dames m'en ont fait les plus grands éloges et puis dans le monde eUe était dissipé oubliant ce qu'elle avait appris, et put* opiniâtre et peu soumise, là eUe as le bon esprit de comprendre qu'U n'en peut être ainsi; en y restant le tems nécessaire pour suivre le cours complet d'études que ces Dames font faire dans leur maison eUe sera une fille instruite aimable et plus que tout cela vertueuse car elle a tout ce qu'U faut pour y parvenir.Ses frères l'ont fi coeur et m'ont dit qu'Us m'aideraient à l'y soutenir.J'espère que Gustave feras bien cet année; mais je n'en suis pas assuré, car U est paresseux U n'as jamais travaillé; c'est pourquoi ses maîtres disent qu'U faut qu'U apprenne à le faire U n'y a que dans sa classe de l'An dernier, où U pourras asseoir une basse de ses études sans cela U les aurait faite toute imparfaitement; et puisqu'au [4] sortir du Collège.Amédée pourras le prendre à son greffe et lui donneras le moyen de se soutenir U n'y avait pas besoin de lui faire manquer ses études maintenant je ne suis inquiète de lui que sou* le rapport de son caractère, il est hautain violent remplie d'amour propre, s'U peut travailler et être un peu plus soumis à ses maîtres cette année, U sera* sauvé; mais s'U n'y travaille pas cette année, U n'y auras pas à s'en louer, mais bien à craindre qu'U ne soit bon à rien.Lactance est Installé à son Bureau, U y couche et vient prendre ses repas.Je me suis affligée de ton brouille avec M* Hoch je n'y comprends rien.Tu aurais dû me dire à quel sujet cela est bien le reste 148 ARCHIVES DE QUÉBEC pour te faire ennuyer d'avantage bon Dieu quand finirons nos épreuves en tous genres, comment t'y est tu exposé.Esilda s'ennui aussi beaucoup, elle est assez bien mais ne grandit presque pas.Albina Donéganl est rentrée au Sacré Coeur où elle s'ennuie Je ne crois pas qu'elle y reste.Adieu Ton Epouse affligée.Julie Bruneau Papineau [A l'envers de la lettre:] L'HW» L.J.Papineau Paris Aux soins de M' H.Bossange Quai Voltaire N» 11.[De la main de E.-R.Pabre:] Avec les Saluts de ton ami bien dévoué.E.R.F.[De la main d'Amédée:] Montréal 28 octobre 1844.1 Raturé; la correction faite par Amédée est fausse.La lettre est bien de 1844.2 Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 697] Montréal 23 Janvier 1845.[De la main de Lactance:] Mon cher Papa, Nous attendons depuis bien longtemps de vos nouvelles.La malle mensuelle des Steamers ne suffit pas pour entretenir une correspondance un peu suivie & comme vous avez passé une fols ces steamers, nous sommes depuis deux mois sans savoir où vous êtes ni comment M.& Mme Judah vous ont Ils rejoints ?Est-ce en leur compagnie et en celle de Klmber et sa Dame que vous êtes parti pour l'Italie ou quel autre plan avez vous formé 7 Dans la privation des moindres comme des plus grands détails, nous trouvons le temps bien long et nous déplorons que la poste soit encore tant de Jours à se rendre de Boston ici & que nous so y ions obligés d'écrire auparavant qu'elle arrive.Si vous êtes en Italie quand cette lettre vous parviendra Je ne sais si tout ce qu'elle pourrait dire vous Interressera.La France vous paraîtra demie barbare et le Canada sera un point obscur et lointain d'où rien de beau ne rayonne.Néanmoins je ne puis pas vous croire moins philosophe que moi et si après toutes les jouissances que vous allez vous procurer là, vous ne venez pas vous reposer dans votre pays, 6 revoir tant de parents et d'amis qui vous demandent, vous oublierez ce qu'il y a encore de meilleur au monde, l'estime & l'amitié qu'on vous porte & que vous ne trouvez pas dans les [2] décombres silentieux des monuments antiques.Je vous assure que je ne regrette pas du tout Paris.Après y avoir fait tout ce que j'ai cru de mon devoir, je trouve qu'il y aura encore mieux à faire ici, si les circonstances me le permettent G la vie active en petit vaut mieux sans doute que l'inoccupation en grand, ce à quoi je pourrais être exposé en France ou dans un pays tout-à-falt étranger, j'attends donc ici avec patience que la fortune me favorise d'un peu de cllentelle médicale et pour les idées et les distractions je les trouve dans ma bibliothèque qui est mon meilleur compagnon.Mais ce n'est pas tout J'ai trouvé d'autres compensations pour ce que j'ai perdu en quittant Paris.Je n'ai plus la Société si intéressante par les connaissances CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 149 G la sincère amltiée de Serce, de Gobineau, Gca \u2014 mais J'ai réussi à fonder avec Amédée, Eraeri 6 d'autres amis une association dont on parle dans le public sous le nom de Société des Amis qui renferme des talents naissants qui peut être croîtront un Jour assez haut pour honorer le pays G lui devenir utiles.Deux fols par semaine nous nous réunissons pour faire des lois discuter et lire des compositions que chacun s'oblige à faire tous les mois sous peine d'une amende considérable & Impitoyablement exigée.Nous sommes plus de 30 soumis à cette loi, assez sévère.Je vous assure, dans la pratique & dont les bons fruits nous semblent déjà évldens sur plusieurs.Le présent est bien triste il est vrai, mais nous tâcherons d'amener un meilleur avenir G cet avenir doit être infailliblement aussi heureux que celui d'aucun pays de l'Europe, d'aucun pays du monde.\u2014 Je vous dis cela en faisant allusion à l'état général du pays.Jusqu'ici les chambres n'ont rien fait le ministère se soutient à grand'pelne et la politique proprement dite est plus détestable, plus Insignifiante qu'on ne l'ait jamais vue.Mais quelques lois sociales vont être passée probablement [3] (lois d'éducation de municipalité Gca) dont les effets sont de la plus haute Importance G préparent un meilleur gouvernement avec d'autres hommes.[De la main de Julie Bruneau:] Cher Ami, Je réprends cette lettre où Lactance l'as laissé ce matin en partant pour Terre-bonne, Mdo Masson lui avait fait promettre de l'aller voir, et il est parti avec Wolfred son fils, il reviendras après demain.Mr Fabre à une occasion pour Boston il faut envoyer celle ci ce soir, avant l'arrivé de la malle, c'est bien ennuyeux; l'on ne peut savoir si tu es parti pour l'Italie.Ton frère Benjamin a eu le résipelle il est arrêté depuis quinze Jours mais il espère sortir la semaine prochaine, il n'y a rien de décidé quant à tes arrérages; si non que l'on dit que c'est porté sur la liste Civile; et que cela seras voté avec par la chambre, si c'était vrai tu en serait plus content parce que ce serait plus légal; mais dans une pareille Incertitude je ne puis ni ne veux garder la maison de Mdc Judah, ainsi il faut que tu l'en avertisse, elle m'avait dit qu'il fallait l'avertir en Février; ainsi quand tu recevras celle ci il seras tems, qu'elle écrive à ses agens; afin qu'il là mette à louer, quant à ses meubles à la fin de la Session, si tes arrérages ne sont pas votés: Je les lui remettrai aussi, mais quant à la maison insiste à la lui remettre, car c'est un trop fort loyer et puis vu l'état d'incertitude où sont nos affaires c'est bien plus prudent de la remettre.Angelle est ici à soigner son Mari, elle iras aussi à S* Hyacinthe.Ta nièce est Ici aussi en promenade, Rosalie Dessaulles, son frère à réussi à faire un emprunt de [5 mille Louis] 1 5 mille louis; en attendant qu'il trouve à vendre cela G arrêté les poursuites, je voudrais bien qu'à ton retour tu puisses aller en Angleterre, essayer à vendre la tienne alors nous serions libres d'aller où bon nous semblerait, ce serait le mieux.Toute la famille est bien portante à la ville et à la campagne, ma santé est assez bonne en ville; où il fait moins froid, et ou je prends de l'exercise de pied.Ezilda est ta petite ménagère.[4] Je suis allé voir la petite Azélie, elle est bien portante; et heureuse; apprenant bien et se faisant chérir de ces Dames.Gustave fait assez bien, mais pas aussi bien qu'il devrait, il n'aime pas le latin et il est paresseux, il aimerait mieux être à- Paris qu'au Collège; Il a été gâté.Lactance n'as que peu de patient, mais en revange il s'amuse bien vas au bal, ainsi qu'Amédée; Montréal est bien gai sous ce rapport.Mais pour moi il est bien triste.Je ne vais pas en sociétée, et Je trouve le tems bien long dans l'état d'incer- 150 ARCHIVES DE QUÉBEC titudc, quel seras notre sort ce printems, A quoi tu vas te decider, nous avons hate de savoir comment M1 et Dame Judah sont arrivés, fais leur nos amitiées.Ton amie et épouse, J[ulle] B[runeau] Papineau (En marge à la page 1 et de la main d'Amédée:] Mon cher Papa, Je viens de recevoir une lettre de M* Laforge, datée de N.-York le 19 c* Elle y est pour y demeurer, avec M* Porter, Wm.toute la famille réunie.Elle dit qu'elle vous a écrit il y a à peu près 6 semaines adressée à 34 rue de Rivoli: 6 en cas d'absence, A « la légation Américaine».Vous l'y trouverez probablement par l'entremise de M* Bossange A qui vous en écrirez: car Je suppose que vous étiez déJA parti pour l'Italie.Mr Fabre vient de me montrer une lettre d'OCallagban, A lui, qui contient un extrait de lettre de vous A O'C récente, où vous exprimez assez franchement vos prédilections pour rex-mlnlstère.C'est fâcheux que votre opinion se fasse connaître Ici en ce moment, lorsque cela peut nuire A l'affaire des arrérages G A bien d'autres.Tous les amis des E.-U., par cette lettre de M** L.paraissent en bonne santé.Autant ici.[De la main de E.-R.Fabre:] Avec les saluts de ton amis dévoué.EJLF.[A l'envers de la page 4:] Monsieur Hector Bossange Quai Voltaire N° 11 A Paris.Pour Mr.Papineau 7 rue de l'Arcade I Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 698] Verchères 10 Juillet 1845.Mon cher Ami, J'ai reçu ta lettre dattée de Rome, le 13 Mai.J'ai été bien aise d'apprendre que tu es bien portant je serai encore plus aise d'apprendre par ta prochaine quand tu fixe le moment de ton départ Je suis un peu mieux et me suis décidée A venir ici passer quelques jours, reprendre des forces pour pouvoir aller assister aux examens à Maska le 21 Juillet et puis ensuite revenir pour aller voir cette chère Azélie avec Gustave, car je ne l'ai pas vu depuis l'hiver dernier, ensuite Je ne sais ce que Je ferai cela dépendras des nouvelles que J'aurai de toi.Azélie n'auras ces Vacances que plus tard, je lui ai dit pour la consoler que c'était mieux: qu'elle serait plus certaine de voir son cher Papa; et elle me répond que cela la console et ltd fait prendre patience.Je n'ai pas besoin de te parler de nos nouveaux malheurs les Journaux t'en donneront* les détails; il ne manquait plus que ces désastres pour appauvrir le Pays, en revenant des pays prospère et industrieux tu en trouveras un changement de toute manière, tu ne me dis pas un mot de la santé de M4* Judah Je suppose qu'elle est mieux.Je ne sais si elle reviendras avec toi ses amis kl le croyent Toute la famille ici est bien portante mais A la gene, je ne sais si les récoltes seronts meilleure, mais la saison est bien en retard; nous n'aurons tout au plus que deux mois de chaleurs; A moins que l'automne ne soit bien beau.J'Irai A S* Hyacinthe lundi j'y verrai ma tante CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU Séraphin D110 Plamondon qui demeurait maintenant chez Augustin elle a laissé sa maison de S* Denis avec des gardiens.Augustin et sa femme sont bien portants, leur fils est revenue des Etats ils l'ont chez eux je ne sais ce qu'ils en feront».Ton fils, et tes neveux font tous bien au Collège, j'espère qu'ils passeront» bien leurs examins qu'ils se feronts honneur.Tu auras reçu la lettre de Dessaulles; ils sont toujours dans le même embarras il n'as pas eu de lettres de [France] * Londres depuis le mois de Mal comme 11 en attendait au sujet de la vente de sa Seigneurie ainsi toi qui nous écrivait qu'il pourrait t'aider; tu n'as pas lieu de te reposer sur lui; au contraire, tu pourras et feras bien de t'y [2] interresser pour lui comme pour toi.il disait qu'il serait peut être obligé d'aller en Angleterre, que ce Monsieur lui avait dit qu'il lui écrirait si c'était nécessaire, mais ce serait un mal car tu le connais il dépenserait beaucoup; et puis il ne sait pas faire d'affaires tu peux mieux que lui avec le Tableau que ces Messieurs ont en main qu'il leur a envoyé tu peux faire aussi bien que lui.s'ils ne vendent pas ils sont ruinés, outres les dettes que tu leur connaissais avant ton départ; le jeune homme en as fait au montant de 20 mille Louis ainsi juge d'après cela, il avait beaucoup de jugement de rendu il n'y a qu'un emprunt de 7 mille qu'il as pu effectuer ce prlntems qui retarde leur malheur, mais on dit que c'est à des conditions ruineuses qu'il as pu effectuer cet emprunt; son crédit étant ruinés; il ne peut trouver sans cela 11 as engagée tous ses biens pour cela.Sa mère est désolée, mais elle est faible et aveugle sur son compte au delà de ce que l'on puisse imaginer pour une femme d'esprit et entendue dans les affaires comme elle c'est Incompréhensible à tous, et lui léger, inconsidéré prodigue, enfin cela lui donne l'apparence d'un insensée sous le rapport de ses affaires: lui remplie de talens et d'esprit; mais léger remplie de présomption et d'espérances presque fantastique de le savoir comme tout le monde le connaît, et puis il est gai s'amuse de toilette, toujours en ville, rarement chez lui ne faisant rien, il est nécessaire que tu sache cela pour te faire voir combien tu dois t'intéresser à la vente de leurs biens, et à la vente de la tienne, si tu ne peux le faire pendant les quelques jours que tu seras à Londres, tu pourras laisser des instructions à Mr Roebuck, afin de le faire pour toi aussitôt que possible.Tu auras appris en arrivant à Paris que j'avais loué; Je ne pouvais supporter l'idée de nous mettre plus dans l'embarras, que nous ne l'étions, nous ne toucherons pas les arrérages cet été ainsi je suis déchargée aussi du ménage, en Septembre ils seronts tenus à le reprendre, si Amédée le garde comme il te l'as écrit c'est bien, mais s'ils ne font pas difficulté de le reprendre, il feras mieux lui de ne le pas prendre quand il m'as dit cela qu'il t'en avait écrit, je l'en al blâmé, car c'est bon qu'il le fasse pour nous tirer d'embarras, si non s'ils ne font pas de difficultés il vaut mieux que sa future choisisse à son goût ainsi si tu ne leur a pas dit n'en parle pas, attend le retour ce seras mieux [3] Amédée et Lactance doivent t'écrire aussi mol J'envoie la mienne d'ici J'attendais à en avoir une de toi, ce n'est que le jour de mon départ que j'ai sçu que Je n'en avais pas: tu n'as pas écrit souvent en voyageant J'espère que tu feras un journal ce serait si lnterressant.Quoique tu n'ait pas d'argent achette nous toujours quelques articles, tu trouveras bien à en disposer au retour si tu n'as pas le moyen de les garder, tapisseries un Couples de bel glasses des fleurs artificielles mes petites lampes ce que je voudrais par dessus tout c'est un beau et bon Pianos pour tes petites filles, de ces lnstrumens que l'on peut accorder soi même ils en'annoncent, parles de cela à M4\" Gullmàt qu'il soit beau et bon.il n'y a rien de si encourrageant pour des 152 ARCHIVES DE QUEBEC musiciennes que d'avoir un bon Pianos et en France ils sont solides.Azélie seras certainement une bonne musicienne les Dames disent qu'elle est étonante pour son fige et cela vaut la peine Ezilda aussi dit que si elle avait un bon Instrument qu'elle pratiquerait avec courage et plaisir, rappelle toi les livres que M* MeKenzië demandes, mon toupet et puis d'après jolies objets mais par dessus tout fais toi habiller au Complet, ici c'est bien plus cher et moins bon.ces Pantalon satin laine c'est excellent des Vestes beau satin et col, nous serons fier de te voir bien mis à ton Age tu ne saurais croire, combien la toilette sied, mais à toi surtout fait nettoyer tes dents si elles sont noires je te prie de faire tout cela tu ne peux me refuser j'ai assez souffert d'ennuie et d'inquiétude et puis nous sommes tous fiers de toi.et nous voulons que tu fasse plutôt envie que pitié nous avons nos raisons pour cela.Ton frère est parti pour le nouveau Brunswick: pour deux mois envoyé par le gouvernement, le cher homme est faible et puis Anglais, ainsi que Mr Viger, ils ne peuvent entendre louer ni les français, ni les Américains, ils sont engouées de tout ce qui est Anglais.Ah I dans votre famille vous aviez fait une réputation à votre Benjamin qu'il a fortement démentie depuis qu'il est en scène.Chacun se dit, quoi l'on disait qu'il était presque aussi grand homme que son frère, bon Dieu il n'en as pas une étincelle et Us ne se trompe guère: je ne l'avais vue qu'en passant c'est un homme faible préjugé à vue étroite, mais ce qui m'as le plus surpris c'est sa présomption, U croit qu'U est aussi habile politique que toi, et U dit que si [4] tu avals suivi ces avis, toi et le Pays en serait mieux c'est la même chose de Mr Come, Us croyent que tout ce qu'ils ont dit alors est arrivé et qu'eux s'Us avait eu ton influence auraient conduit les choses autrement.Us ne sentent pas que c'est par leur faiblesse et leurs mauvaises manières et leurs raisonnemens imcompréhenslbles et entortillés, Us sont détestés de leurs ennemies, fatigue leurs amis, pourtant Mr Viger vas réussir à se faire élir aux Trois-Rlvlères c'est mieux puisqu'il persiste à être ministre qu'U ait un siège dans la Législature.Je pense que celle ci te parviendras assez à tems avant ton départ pour Londre.Adieu amitiées à tous nos amis et amies tous les parens et amis le souhaitent et t'embrassent.Ton Epouse et amie J[ulle] B[runeau] Papineau l Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 713] Montréal 22 Mars [1847] * Cher ami, J'ai reçu tes lettres je t'en remercie, et je m'afflige avec toi, mais U ne faut pas manquer de courage nous en avons plus grand besoin a mesure que l'on avance dans la vie; Je croyais Gustave mieux que cela, embrasse le pour mol et dis lui que je le remercie de son courage et qu'U se prépare bien en voyant son Directeur que cela ne le feras pas mourir, mais au contraire lui donneras du courage de la consolation et lui aideras à se rétablir même s'U plait a Dieu U auras l'esprit libre satisfait cela soulage, le cher enfant U paie cher son Imprudence.Je te prie de ne le pas laisser avant que le médecin ne se soit prononcé pour la guérison est sure et la convalescence ne soit avance, l'enfant plus fort.[2] c'est un sacrifice nécessaire: dis lui combien je CORRESPONDANCE DÉ JULIE BRUNEAU-PAPINEAU regrette de ne pouvoir me rendre auprès de lui; Je suis une mère contrarié en tout et n'en souffre que plus; mais il est bien heureux d'avoir de si bons parens; dis leur donc combien je leur suis reconnaissant de tous les soins inapréciables qu'ils n'ont cessé de lui prodiguer; que je suis doublement affligée de ne pouvoir les soulager leur épargner tant de fatigues de soucis et d'embarras, remercie les tous chacun en particulier.Je suis surprise que tu n'ait pas reçu les citrons j'en al envoyé MPS, et 9 Oranges, par les voitures qui ont menés le baggage de Mr Laframboise.je t'en envoyé une autre d°» par Angelle et puis de l'eau de Congress, excuse si je n'écris pas plus au long aujourd'hui [3] car j'ai un grand mal de tète.J'ai écrit toute la mâtiné aux Etats, j'ai reçu des lettres Angelle t'en feras part c'est plus aisé de vive voix elle a lu les lettres.Azélie est bien Ezilda aussi.Amédée sa Dame à l'ordinaire nous t'embrassons tous de tout coeur et souhaitons que tu ait du courage plus d'espérence ainsi que notre cher malade dis lui que sa Marguerite à du chagrin qu'elle lui fait ses amltiées.Adieu tout a toi Ton Epouse et amie J[ulle] B[runeau] Papineau [Au verso: ] Monsieur L J Papineau S.» Hyacinthe 1 Voir les lettres de Papineau à sa femme pendant la maladie de Gustave en 1847.- JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 700] Montréal 13 avril 1847.Mon Cher ami.Je reçois à l'instant la lettre et j'y répond de suite par la même occasion, je suis bien allégé des bonnes nouvelles que tu me donnes du mieux de notre cher Gustave et l'espoir de son rétablissement; mais ce qui me console encore plus c'est son retour à la piété et à la religion parce que je suis convaincu qu'il ne pourrait être heureux sans cela ni sa pauvre Mère non plus; et j'en causerai avec lui plus au long quand nous aurons le bonheur de nous revoir; car j'espère qu'à l'avenir nous serons plus heureux; Dieu nous a envoyé cette dure épreuve pour nous être une plus grande consolation; je l'ai envisagé sous ce rapport: sans cela je n'aurais pu en supporter; le poids, prière, supinations et résignation ont étés mon seul refuge, puisque j'étais privé du plaisir de le soigner mol même et c'était une triste situation.Amédée t'écrit au sujet de tes affaires, et j'ai prié ton Frère de le faire au sujet du moulin je ne sais s'il l'a fait; J'ai vu hier Legrls qui est reparti aujourd'hui, et je lui al dit de dire à ton Neveu et à Joubert, de t'écrire ce qu'il a à faire au moulin pour le réparer et ce que cela coûteras Gc \u2014 et puis lui ai dit aussi que si Mr Cooke voulait le louer qu'il en écrive à Mr Papineau pour le tems et les conditions 6c, [2] c'est tout ce que je puis pour le moment, il faut patienter et attendre que tu puisses revenir, et nous ne savons quand l'homme de Dessaulles t'as porté ce que tu demandais Pommes et oranges, au moins les pommes c'est D.qui s'es chargés des oranges je lui ai remis l'argent; j'ai oublié de lui demander s'il à pu en trouver.J'ai aujourd'hui des nouvelles des Etats ils ont eu aussi du mauvais tems, et le malade s'en ressentait, il à eu des jours de moins bien.Casimir nous désire, Il com- 154 ARCHIVES DE QUEBEC mcncc pourtant à faire des promenades et ft visiter les établlssemens que son Pire lui a recommandé et mettre son voyage 6 profit pour lui: il s'est entièrement dévoué ft son malade jusqu'ici; il fait des amltiées ft ses parens de S* Hyacinthe surtout aa bonne Mère de qui il a reçu une lettre; et ft qui il doit répondre.Id nous sommes assez bien.Fais mes amltiées les plus sincères ft tous les bons parens et amis et embrasse notre cher malade de tout coeur pour nous j'écris ft la hate comme tu le vols.Azélie aussi est bien.Ton Epouse et amie J[ulle] B[runeau] Papineau [Au verso:] Monsieur L ] Papineau S' Hyacinthe JULIE BRUNEAU A SA FILLE, ESILDA [APQ P-B: 699] New York, Dimanche 15 Mai 1847 Ma chère Esilda.Je n'ai encore pu trouver le loisir; de t'écrire depuis mon arrivée id.Je le fais cette après midi.Je te dirai que le voyage a été heureux, toujours du tems chaud, nous sommes arrivés ld chez nos bons amis les Porter mercredi & 5 heures du soir ils nous ont acceulllis comme toujours avec affection et plaisir.Tu diras ft M4* Amédée que je suis passée par Troy; et non par Saratoga car la route étals mauvaise.Je n'ai eu que peu de fatigue par Troy, et suis arrivée aussitôt; mais en retournant J'y passerai assurément le lendemain matin nous nous sommes mis en route pour aller voir notre cher malade.Tu pense bien dans qu'elles situation d'esprit j'étais désirant ardemment le moment d'arriver mêlée d'une excessive crainte de l'effet que cda produirait chez lui.après avoir vu le Médecin qui nous dit que Casimir était absent et qu'il allait avertir L.de notre arrivé; ainsi il a eu peu de tems a être prévenus cela l'as beaucoup saisi et affecté il a pleuré crié; et a été très agité pendant une heure, en nous parlant embrassant nous serrant les mains, ensuite il a été un peu affaibli, on lui a fait prendre quelques choses, et puis Casimir est arrivé, et il s'est peu ft peu Calmé, quand je l'ai vu si affedé, je le trouvais encore malade et nerveux autant que Je l'avais craint; et J'étais bien désolée, je ne savais quel parti prendre; dans la crainte [2] qu'il exigea que l'on le sortit de suite de cette maison, mais non il s'est calmé; et a parlé ensuite raisonnablement, je suis allé promené dans les Jardins avec lui et Casimir afin que ton Père puisse aller parler et consulter le médecin sur ce que l'on pouvait ral-sonablement faire, et quand il m'as rejoint il m'as dit que le médecin disait que cela ne serait pas prudent de le retirer de suite de la maison; qu'il fallait éprouver l'effet que lui ferait notre réunion et notre sociétée plus longtems.de la nous avons conclu de chercher un logement près de 1& afin de l'avoir une grande partie de la journée avec nous, et nous le lui avons dit et U a été très satisfait nous avons été Vendredi et Samedi chercher et en avons enfin trouver une bien convenable, c'est chez un médecin que nous avons trouvé une pension pour ton Père et moi; ft un peu plus d'un quart de lieu; de rétablissement où C.et L.resteronts; encore pour le moment, espérant que la Providence nous viendras en aide bientôt pour les en retirer.Us sont venus avec nous chercher notre pension, et il ft paru bien ces deux Jours d. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 155 Il est engraissé, mais il à une forte éruption de ces boutons au visage, je lui al dit, et qu'il fallait soigner cela avant les chaleurs, je lui al dit tout ce que j'ai voulu et il me comprend bien et ne s'en fâche pas.je lui al dit que je ne pourrais le retirer de là et surtout l'emmener au Pays, tant qu'il ne serait parfaitement raisonnable, que par ses dernières lettres il avait paru moins bien, et que l'on avait voulu me dire que je ne pourrais rien de plus pour lui que les autres, que mon voyage était Inutile pour lui, pénible pour mol; s'il fallait le laisser de nouveau.[3] U m'as dit, non cher Mère, il ne [ne] 1 comprenne pas ce qu'il faut, ils ne scavent pas ce que j'ai souffert dans mon morale séparé de la famille, faible et incapable de m'occuper.livré à des pensées les plus désespérantes, sur le passé et le présent le dégoût et la honte de me voir dans cette maison, la vue de ces personnes que l'on rencontre à chaque pas dans les jardins, fait que je ne peux m'y occuper.Casimir fort et froid ne peut comprendre l'impression que ces gens là font sur moi.mais vous vous me comprenez et je suis assuré de ma guérison aprésent que je serai avec vous et mon cher Père qui est l'homme le plus sensible et le plus aimant et qui m'as fait tant de bien; vas achever ma guérison.il est polie attentif, mais pétulant dans ses manières plus posé qu'il n'était l'étée dernier, Il m'as dit il faut que j'écrive à cette chère Esilda, qui a dû tant souffrir pour mol et qui fait encore le sacrifice de votre absence pour mol; et puis en parlant de ces [.] 2 toujours les mêmes d'ennemis, de préjugés, je lui al dit, crois tu cela possible, et bien non c'est faux c'est la folie que l'on cesse de te repetter que tu as eu et que tu veux nourrir, ce sont ces fausses idées qu'il faut bannir de toi peu à peu et tu seras tout à fait bien.Je veux bien croire a t'il dit que j'en ai eu de bien fausses et bien exagérées, mais c'était impossibles faible et livré seul parmi des étrangers à qui je ne pouvait communiquer mes tristes pensées ainsi tu vols que j'avais bien deviné tout cela.11 n'y a que depuis que son Casimir est avec lui dit-il qu'il a pu faire des efforts et prendre courage, et qu'il est certain que notre réunion vas achever sa guérison.le Médecin me l'as dit aussi que cela à fait plus que ses soins et ses remèdes ainsi ma chère espérons console toi amuse toi.Ton Père est content de bonne humeur il le trouve bien mieux qu'il ne l'espérait, et avoue en parti que j'avais raison, donne nous des nouvelles de vos [4] arrangemens de la maison de tes projets de promenades 6c.dis a ce cher Gustave qu'il écrive a son frère Lactance.amltiées à ton Oncle Benjamin Emerle, Casimir leur écriras.Si Amédée trouvait à louer la maison je serais bien contente tu me diras si tu as été voir Asélie.amltiées à ton cher frère et ton aimable belle soeur, dis lui que j'espère lui ramener son frère comme elle me le disait la veille de notre départ, les femmes sont sensibles et s'entendent elle disait que ce serait cruelle de le laisser ainsi J'attendrai qu'il soit assez bien pour retourner et ne le laisserai pas.Tout à toi, Ta bonne Mère J[ulie] B[runeau] Papineau [A l'envers de la lettre et de la main de L.-J.Papineau:] J.Amédée Papineau Eculer protonotaire Montréal.[De la main d'Amédée: ] reçue jeudi 20 Mal 1847.repondue le 23.l Uature a Déchiré. 156 ARCHIVES DE QUÉBEC JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 701] Montréal 17 Septembre 1849.Mon cher Ami, Depuis ton départ; J'ai été bien occupé nous avons eu constamment quelqu'un de la famille de la campagne: et puis 11 m'as fallu préparer Asélle et là mener au Couvent.Ces Dames m'ont priés de te dire que tu pouvais être assuré que son Année serait bien employé, qu'elle lui avait préparé un cours particulier, en français et en Anglais surtout; qu'elle n'aurait à faire qu'à deux maltresses: qu'elle aurait soin de ses effets elle même afin de l'habituer à être plus soignée, en voilà une de bien placée pour l'Année; il n'en est pas de même de nous; Je ne sais à quoi me décider, il est encore incertain si le siège du gouvernement nous resteras; il est plus probable qu'il seras transporté au H C.ainsi si tu es forcé d'aller là.Je ne pourrai certainement pas tenir cette maison; seule surtout si ce pauvre et malheureux L.inclste a venir ici.en ton absence il prétend être le maître; et il fait des scènes que sa soeur ne peut plus supporter, elle est trop faible, et elle en a une telle frayeur, qu'elle prétend que c'est cela qui l'as mis dans cet état, elle dit qu'elle n'as Jamais voulu me le dire mais qu'elle ne dormait pas la moitié des nuits ayant toujours l'appréhension qu'il mit le feu où qu'il ne se portât à quelques violences.[2] avec les étrangers; il sait bien se retenir.Emerle dit qu'il se tenait bien à sa pension, ainsi J'espère que tu pourras l'engager à rester là, en lui disant que nous ne garderons pas la maison selon toute probabilité; et que quand bien même.Je lui aie déjà dit que Je ne pouvais pas sacrifier tous les autres à ses emportemens.que Je suis la première victime de mon empressement à le ramener au Pays, quand il est avec la famille, il ne peut Jouir aucunement de sa sociétée et il n'y est que pour nous rendre la vie la plus insupportable qu'il est tems qu'il fasse son choix; et qu'il n'as pas d'autres ressources que de rester à la P.-N.s'il veut travailler à se rétablir; il le peut, et ensuite il peut gagner sa vie, quant à ta bâtisse; Amédée me dit qu'il t'as écrit mais Il a omis dit-il de te dire qu'il est absolument nécessaire que tu fasses un marché par écrit après une estimation, parce qu'il est certain que tu auras des querelles avant que cela soit fini et que tu n'auras aucun recours, moi qui sait que les conseils ne serviraits à rien, et qui sait que d'une manière ou autre qu'elle te coûteras la moitié de plus que tu ne le croit Je ne m'en mêle pas c'est parce qu'il m'as dit ce matin qu'il voulait te le mentionner, et Insiste la dessus.[3] Je te répondrai seulement au sujet de l'Avoine que puisque tu n'as pas assez de la tienne pour nous en envoyer, qu'il me semble que des gens qui ne peuvent te donner, devrait te donner du grain et que dans la paroisse tu devrais être en état de ramasser assez d'Avoine, et de les obliger de te l'envoyer, si tu ne le peut il faudras renvoyer le cheval aussi, cette bâtisse vas nous mettre court d'argent de plus en plus, et s'il faut tant acheter tu peux avoir provision de beurre de lard Gc si tu restes Jusqu'à l'hiver et que nous tenions maison mais Je suis si tourmentée, d'avoir une famille qui ne peuvent s'accorder et demeurer ensemble cela me rend si malheureuse que je ne sais à quoi me décider, ainsi il n'y a rien a dire encore pour le moment; aussitôt que ce sera décidé si tu passeras l'hiver ici ou non.Je te dirai ce a quoi il faudras se décider.Toute la famille à S* Hyacinthe et à Verchère est bien, les D\"\"' Mailhot veullent aussi entrer religieuse, une à la Providence; CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 157 l'autre Longuell mais le curé ne peut rien pour elle avant d'avoir terminé les paiements des dotes des Du\" Bruneau, ils sont pauvres mais ils sont bien plus heureux que nous, car ils ont de bons enfans, les miens me rendent bien malheureuse; en sorte que Je suis bien Indifférente, sur tous autres sujets.Je t'embrasse de tout coeur, bon courage et bonne santé car tu en as grand besoin.Ton Epouse et amie, J[ulie] B[runeau] Papineau [Au verso:] Mr L J Papineau Petite Nation JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 701a] Montréal, 22 Septembre 1849.Cher Ami, Je t'écris par Major pour te dire de n'être pas inquiet des réparations que je fais faire id, car, car le peu que je voulais je ne puis le faire faire, je crois que tu es bien pris avec ton Laberge.il a entrepris Id les bâtisses incendiées, ainsi avant qu'Amédée monte écris lui pour ton comble et fais un marché avec lui, par écrit; que ton fils peut lui faire signer avec les précautions nécessaires pour éviter des délais des difficultés qui finiront* en procès, je te dis cela afin de t'éviter des pertes et des désagrémens, fais en ce que voudras au moins tu ne diras pas que tu n'est pas prévenue, comme aussi le mode de chauffage, si commode et si salubre et qui doit se faire en construisant la maison, il faut que tu écrives à Amédée de voir les ouvriers et il pourras t'en rendre raison quant il y seras rendu, il a du mieux, mais si la saison est froide et humide; je ne sais s'il pourras y aller.Tu demandes pourquoi la jument n'est pas rendue c'est que nous ne pouvons trouver de garçons, et qu'ayant le cheval à soigner l'on ne peut envoyer Alexandre; a son grand chagrin, il ne [2] cesse de nous presser, aussitôt que nous pourrons l'envoyer nous le ferons, tu ne me dis rien du beau poulain l'as tu vu?c'est pour la satisfaction d'Esilda, je n'ai encore fait aucun de mes voyages.J'ai eu id ta soeur Md0 Dessaulles après tous les autres en sorte que Je n'ai pu laisser la maison où je ne fais rien pourtant, car dans l'état d'indécision; je n'ai rien fait revenir de chez Globenskl; ni autres arrangemens.j'irai peut être à Verchère Mardi et en reviendrai Jeudi, et puis après j'irai à Maska peut être car je n'ose rien préméditer.Esilda à un peu de mieux elle a plus d'appétit et meilleur sommeil elle couche dans ma chambre le Docteur Picco la soigne, si elle continue son mieux nous n'auront peut être pas besoin d'avoir recours au médecin d'Amédée.Azélie est bien et contente au Couvent.Je t'envoie les deux bêches que tu demandes; et Gustave vas te donnés les renselgnemens que tu demandes au sujet de tes affaires de cours.Adieu écris qudques fois et puis santé et courage, nous en avons grand besoin tous ensemble.Ton amie et Epouse J[ulie] B[runeau] Papineau [De la main de Gustave:] [3] J'ai vu M.M.Cherrler et Dorion pour les deux causes de [.] 1 Relativement à la première, on m'a répondu que la vente s'accom- ARCHIVES DE QUEBEC 158 plu-ait sous peu de Jours.Quant ft la seconde on m'a promis de la presser, et de voir encore une fois Mr Badglet qui est le retard apporte ft la solution de l'affaire.P G PAPINEAU [Au verso et de la main de Gustave:] L'Hon.L.J.Papineau Petite Nation.Aux soins de M' Major.[De la main de L.-J.Papineau: ] de Julie 1 Illisible.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 702] Montréal Octobre 1849.Cher Ami, Je t'écris par Mr M°Kay qui part ce soir ou demain matin, il m'as remis 25 L.J'en avais grand besoin; Je ménage tant que je puis mais il y a toujours eu quelqu'un de la famille ici; mais depuis quinze Jours nous sommes seul J'en al profité pour faire mes campagnes, je suis allé ft Verchères, où j'ai trouvé ma chère Mère assez bien ainsi que toute la famille, et j'ai aussi été & S* Hyacinthe, avec Ma belle fille et ma petite Esilda.je suis de retour d'avant hier, contente dé pouvoir rester tranquille, là aussi toute la famille était bien.Tante Benjamin et Tante Séraphin est assez bien et te fais dire que tu es un trompeur, mais elle te pardonne espérant que tu répareras cela cet automne.Amédée t'écrit de tems en tems sur ta construction de maison et sur tes affaires ainsi je ne t'en parle pas.c'est pourquoi je ne t'écris pas souvent n'ayant rien de consolant ni d'interressant à te mander, étant toujours dans un état d'Indécision si nous garderons la maison cet hiver, ou si nous pensionnerons, pourtant j'espère que cela vas se décider, que d'une manière ou autre que tu resteras avec nous, puisque les Canadiens sont décidés à ne pas monter au H C quand même [2] a plus forte raison seras tu de ceux là; c'était mon opinion, que tu ne devais pas y aller.J'espère que tu ne laisseras pas descendre L.avant toi car, je ne saurais que faire de ta fille qui craint son retour plus que jamais je suis désolée de voir qu'elle ft si peu de force pour supporter cela.Tu ne dis pas un mot à ce sujet.Je crains fort que tu ne puisses le décider à rester là, une des raisons qui pourrait l'y décider, serait de lui dire que s'il veut hiverner en ville qu'il faudras qu'il pensionne chez des étrangers, que je ne puis le recevoir par rapport ft sa soeur, 6c, je l'en avais menacé ce prlntems en lui disant que je ne voulais plus souffrir ces emportemens 6c.si cela peut lui faire comprendre que c'est le seul endroit où il peut rester dans le pays; et qu'il est tems qu'il prenne son parti que l'on ne peut sacrifier toute la famille pour lui.puisqu'il persiste à vivre seul enfermé ayant un air étrange le gout d'habillements bisares qui le font passer pour plus fol qu'il n'est il faut qu'il s'établisse, la rétablir sa santé et puis ensuite pratiquer là voilà sa destiné, mais ici il n'a rien ft faire.Voilà Legris qui entre et qui attend ma lettre pour partir, je t'écrirai de nouveau [3] sur ce triste sujet, qui me rend si malheureuse personne n'a fait plus que moi pour lui mais je ne puis sacrifier les petites filles pour lui.il y a ici une femme qui dit que son mari Joseph Labelle travaille pour toi et qu'il lui écrit que Je dois lui donner [3 piastres]1 3 piastres par semaine; Je lui ai répondu que je n'avais CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAP1NEAU reçu aucun avis a ce sujet Adieu amltiées à toute la famille et à notre cher et malheureux fils, et toi cher ami je t'embrasse de tout coeur ainsi qu'Esllda Je ne t'écrit car Je crains toujours de t'attrister en te communiquant mes tristes pensées sur notre famille ce n'est pas par indifférence tu dois le sçavolr.Ton Epouse et amie J tulle] B[runeau] Papineau donne réponse pour cette femme.[De la main de Gustave:] Le Foin va être si cher ici cet hiver.Faites payer les gens en Avoine et faites en descendre une bonne quantité.[Au verso:] L'Hon.L.J.Papineau Petite Nation l Raturé.JULIE BRUNEAU A MADAME AMEDEE PAPINEAU [APQ P-B: 734] Petite Nation 14 Mars [.]» Ma chère Marie, J'ai reçu votre lettre hier, ainsi que celle d'Azélie; Je réponds aux deux aujourd'hui; la vôtre ma chère est bien affectionée et peint bien votre anxiétée et sympathie pour vos vieux parens, mais je ne veux pas par cela même que vous les partagiez au degré de vous rendre malheureuse: non, je ne suis pas de cet avis; à votre Age il faut être forte, et faire tout en votre pouvoir, pour bannir les soucis; aussi ce n'est pas mon intention quand je vous écris; et que je vous fais part de nos malheurs, de vous les faire partager aussi vivement que votre sensibilité vous porte A le faire: non ma fille c'est pour cela que je ne désire pas que vous fassiez un voyage à cette saison; pour venir nous consoler et nous faire passer quelques jours de bonheur de vous avoir près de nous: car vous n'avez pas d'idée d'un pareil voyage: il faut être forte et petite Canadienne comme Azélie pour le faire.Mais loin d'approuver Mr Amédée que l'on peut rester aussi longtems, sans vous voir, j'espère ce plaisir au premier printerns.Votre Père descendras alors et il vous amèneras passer quelques jours, et puis vous reviendrez en Aoust avec lui [2] cela est bien décidé; il peut prendre son parti là dessus; il se montrerait bien égoïste s'il en était autrement, après nous avoir envoyé dans une telle solitude; Il devait penser que nous aimerions à vous avoir quelques fois avec nous; si Mr WestcOt venait à bonheur, il viendrait vous rejoindre; ce serait un grand plaisir pour nous tous; rappeliez les à notre souvenir je sais qu'ils prennent une grande part à ce qui nous concerne s'ils ont une âme capable de nous entendre.Je suis bien contente des merveilles de votre petite soeur envers qui vous avez opérées en là transformant en une fuie aimable et presque élégante, d'après [votre avec] 2 tout ce que vous m'en dites et puis de plus ce que m'en dit son frère, Mr Gustave certes cela n'est pas suspect je pense, et chez lui aussi, cela à fait du progrès; J'espère qu'il continueras, A vous visiter, et à suivre vos bons conseils et ceux de son Frère; il faut qu'il remplisse les devoirs de la sociétée; sans cela il serait bizarre et égoïste et peu aimable, cela serait plus à déplorer chez lui, car il a des talens et il seras instruit, 160 ARCHIVES DE QUÉBEC il a de la morale et de l'honneuri et il pourrait rester sans influence dans la sociétée; et par là nuire aussi à sa profession et à son avancement: ainsi J'espère en vous pour me remplacer auprès de lui» |e l'ai trouvé bien mieux disposé à son dernier voyage à suivre mes conseils, il est timide et c'est un défaut, que l'usage de la société peut corriger quand on y vas souvent.Adieu chère Marie, Votre Mère affectlonée J[ulie] B[runeau] Papineau » Cette lettre a probablement été écrite l'année de la mort de Gustave, 1851.2 Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B: 703] Petite Nation, [19 Juillet 1851] 1 Cher Ami, J'ai reçu ta lettre dernière, j'avais vu par le Herald que ton frère me lit le soir, le sort de la motion Boulton auquel je n'avais rien compris, je comprends ta situation là mais enfin c'est la fin.je te conseille bien quoique tu sois et mol aussi bien décidé que tu ne rentre pas dans la vie publique, je veux que tu ailles voir ce médecin habil, pour les sourdités, un homme qui à si bonne vue et si bonne santé c'est impardonnable de ne pas se consulter, il ne faudras peut être que bien peu de choses, promets le mol, je ne t'ai pas écrit car je suis malade et ne voulant pas me fatiguer ni te dire que je suis souffrante: et comme cette maladie est [2] toujours longue; [j'ai] 2 d'enflammatlon de la vessi, il y a déjà dix jours que j'en souffre j'ai pris de suite de l'eau de Cèdre mal en quantité et puis je me suis bandé et ai fait des fomentations continuelle, le Médecin me répond qu'il approuve mon traitement et qu'il faut le continuer, il m'as envoyé par la poste une poudre pour infuser et en prendre une cuillère que 4 heures en 4.et il m'enverras d'autres remèdes par Gustave, c'est une fatalité pour cette maladie, je l'ai déjà eu deuf fois pendant ton absence: je suis moins inquiète depuis que J'ai les soins du Médecin il faut bien que tu restes jusqu'à la fin du mois, mais aussitôt que tu pourras revenir, Je sais que tu le feras.Ton Epouse J[ulie] Bfruneau] Papineau [De la main d'Azélie: ] [3] Mon cher Papa, Vous auriez bien certainement reçu une lettre de mol avant aujourd'hui, si la maladie de Maman et l'absence d'Ezilda ne m'eussent donné beaucoup d'occupations; aujourd'hui même je ne puis qu'écrire quelques lignes; et cependant c'est à moi qu'aurait dû être confié le soin de vous parler de tout ce qu'il y a de beau à la Petite-Nation.Mais tout mon temps est consacré à remplacer ma chère Maman dans la maison, puis à être auprès d'elle tout le temps que mon oncle est occupé.Nous sommes beaucoup moins inquiètes depuis [ce matin] 2 que nous avons reçu la lettre du docteur.[4] Ainsi soyez vous-même sans Inquiétude, cher Papa; je crois pouvoir soigner Maman fort bien, surtout à présent qu'il ne s'agit que de suivre les prescriptions du médecin. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 161 Amédée nous écrit que mon oncle Bruneau est bien changé et encore fort souffrant de son rhume qui ne l'a pas laissé et qu'il craint de conserver encore bien long-tems.Nous pouvons donc renoncer a le voir cet été; c'est du moins tris probable.Puis, Gustave ne peut pas venir avant la semaine prochaine; bien heureuse s'il sera assez fort alors.Tout cela fait que nous désirons de plus en plus votre retour, et cependant nous sommes assez raisonnables pour attendre patiemment Jusqu'à la fin du mois, puisque vous êtes obligé d'y rester.Adieu, mon cher Papa, revenez nous, embrassemens avec tous nos souhaits pour votre plus prochain retour.Votre fille affectionnée AZELIE.1 Ajouté par Amédée.3 Raturé.JULIE BRUNEAU A MADAME AMEDEE PAPINEAU [APQP-B: 714] Petite Nation 11 Novembre1 Chère Marie, J'ai reçu votre billet hier au moment que le bateau descendait, ce qui fait que Je n'ai pas répondu de suite, et que je n'ai pas envoyé une dépèche Télégraphique par la raison que je sçavais que votre Mari était rendu à Montréal alors, mais vous ne sauriez croire, qu'elle peine nous avons tous ressentie au sujet de votre allarme: ' Ah 1 chère enfant, je vous plains d'être aussi sensible et nerveuse, car je le suis aussi moi aprésent, mais Je ne l'étais pas autant Jeune personne, puisque vous êtes ainsi pendant son absence, il ne faut plus vous laisser seule, et quand Amédée [2] auras affaire à venir ici, il faudras que Votre Père vienne auprès de vous où j'enverrai une de vos soeurs, est ce qu'Amédée à fait ce voyage contre votre gré, alors il à tort: et puis ne sachant pas s'il vous avait dit combien de tems il serait absent, nous paraissons tous coupable à vos yeux de négligence: mais soyez certaine chère enfant, que ce n'est pas le cas; car à l'avenir tout cela seras réparé, je vous le répette.Je suis très attristée que vous aylez eu autant d'anxiétée; car Je sais que vous ne pouviez pas vous maîtriser, toute raisonnable que vous êtes en d'autres circonstances, je blâme Amédée de n'avoir pas eu plus de prévoyance de vous dire que les affaires pouvait le retenir plus longtems, et de vous l'écrire [3] nous nous faisons tous des reproches de ne pas vous avoir écrit nous même, mais puisse ces malheureux Jours ne pas avoir causés d'accident et à l'avenir, ce seras une forte leçon pour nous tous d'être plus attentif, à ne plus vous exposer a de pareils épreuves, vous qui êtes si bonnes et attentives pour tous, si vous pouviez vous habituer chère enfant à comprendre que les hommes sont bien peu propre par leur nature d'avoir ce tact de cette délicatesse d'éviter tout ce qui peut blesser ou froisser l'amour et la tendresse d'une femme, vous en seriez moins surprise et désolée: mais votre excellent Père vous à élevé, avec tant de douceur de tendresse de prévenance, que vous pensiez qu'il y avait bien des hommes [4] de cette nature bonne et aimable et bien non Us sont rare, le votre est encore un des mieux, parce qu'il n'as pas de vices ni de grands defaults, et il vous aime plus et autant qu'aucun mari n'aime sa femme, mais il a ses défauts; vous voyez chère enfant; il n'as pas fait un voyage de plaisir je i vous assure et je crois que c'est heureux qu'il ait été [heureux] 3 ici sous le rapport 162 ARCHIVES DE QUEBEC des affaires; il vous le diras, mais il aurait fallu prendres dea précautions afin d'éviter votre grande inquiétude dont lui, ni nous avions eu la plus légère appréhension; sans cela nous l'aurions engagée à s'en retourner de suite, U fallait récrire dans vos lettres, vous voyez chère enfant par le désordre de ma lettre, ce que sont mes pensées a votre sujet Adieu Votre Mère et amie J[ulie] B[ rune au] Papineau [Au haut de la page 1:] l'attends en hate de vos nouvelles par Amédée et vous aussi.l L'année n'est pas mentionnée; mais on pourrait penser qu'elle a été écrite en 1851.La femme d'Amédée Papineau donnera naissance & une fille le 13 Juin 1852.D.-B.Papineau, Généalogie de la famille Papineau.p.114.* Raturé.JULIE BRUNEAU A MADAME AMEDEE PAPINEAU [APQ P-B: 704] Petite Nation [19 Dec 1851] * Chère Marie, Je vous remercie de votre bonne lettre; et je pense bien comme vous au sujet de votre voyage et votre retour, c'est une grande Jouissance pour vous de passer quelques Jours au milieu de votre beau Pays et de votre bonne sociétée; mais le retour est plus pénible et le contraste plus frappant de notre misérable sociétée, vous êtes isolés de fait en ville parce que vous ne pouvez vous faire d'amies inames; et la famille si éloignées de vous c'est bien triste pour nous tous.[2] d'être si loin de vous; je ne vous ai pas écrit plustot; car je suis occupés et si fatiguée d'être toujours auprès de notre pauvre malade Gustave; il couche dans ma chambre; et Je l'entends, et le soigne depuis quattres mois, il n'y a que le soir que Je pourrais avoir du loisir et je suis très fatiguée et encore plus affligée, ainsi mes lettres ne seraient ni agréable ni variées, mais les vôtres chère Marie nous sont bien nécessaires pour nous distraire de nos malheurs d'avoir deux Bis aussi \"n'H*?, [3] car Je vous assure que je n'espère guère» la guérison de ce pauvre Gustave U est si faible, si amaigri sans appétit; sans courage enfin il est très malade et le Médecin ne peut pas dire s'il en reviendras, ainsi avec de pareils douleurs de famille vous devez croire que le Père et toute la famille ici sont* contents de l'issue de l'élection, mais il n'en doit pas Etre de même du parti Démocrate qui perd beaucoup de chance et d'importance, et donneras plus de hardiesse et de succès au Ministériels, ils le sentaient bien car Us ont tout réunis leurs [4] communs et le clergé surtout disent que sans lui ils auront* bons marché des rouges; et en effet que peut ce parti en chambre vis-à-vis du Haut Canada et Mr Papineau faisait plus auprès des Haut Canadiens, ainsi donc c'est le Pays qui y perd, mais la famille dans les malheureuses circonstances ne peut que s'en {.]* excepté le pauvre malade cela lui fait bien de la peine; U pense à tous ses amis, nous vous embrassons tous chers enfans et vous prions de nous écrire souvent Votre Mère et amie J[ulie] B[runeau] Papineau 1 Ajouté par Amédée.2 Illisible. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 163 JULIE BRUNEAU A SON FILS, AMEDEE [APQP-B: 705] Petite Nation, Samedi [26 Juin 1852] » Mon cher fils, Le Docteur est venu hier soir; il à trouvé ton Père un peu mieux.U m'as dit que c'était un amas de bile, qui ft failli lui occaslonés une enflamation d'Intestins bien grave, et de plus sa rupture est bien déclaré, il lui faudras un bandage, mais qui sait quand il pourras aller en Ville le faire faire; il dit qu'il n'y a plus de danger pour le moment de cette maladie il le purge doucement et lui prescrit un régime il est bien changé et amaigri ainsi n'en [parle] pas à M°Donald [2] pour le moment; il est bien soigné par Murray, et quand il pourras aller en Ville ce seras le tems de le voir.Je suis en purgation, et nous sommes occupés, je n'ai que le tems de te dire le principal pour calmer tes craintes.Amltiées ft tous.Nous attendons encore Mr Westcott et D\"« Fleurine ce soir.Tout ft toi.Ta mère affectionée J[ulie] B[runeau] Papineau 1 Ajouté par Amédée.JULIE BRUNEAU A MADAME AMEDEE PAPINEAU [APQP-B: 706] Petite Nation 24 sh™ [1854 7] 1 Ma chère Marie, Je reçois ft l'instant votre lettre, et je réponds de suite par une occasion qui vas remettre la lettre à la poste, je vous remercie de tout les bons souhaits que vous nous faites, mais qui ne se réaliseronts pas pour nous; je suis condamné ft vivre ici l'hiver comme l'étée, loin de vous, j'ai été heureuse de sçavolr vos bons parents auprès de vous et je vous exorte fortement ft aller leur rendre leur visite.Dites ft Amédée qu'il faut qu'il vous exorte à y aller loin [2] de vous en détourner; Mr votre Père en serait fâché et avec bon droit; et vous avez besoin de ce voyage sous tous rapports si Amédée ne veut pas y aller tant pis il le devrait, mais ce serait tris mal ft lui de ne pas vous y laisser aller, ft New York vous serez notre interprète auprès de la famille Porter, dites leur qu'il faudras qu'elles viennent passer trois mois avec nous l'étée prochain Gc quant ft votre deuil, vous ferez comme vous voudrez ici on le porte six mois mais ce n'est pas nécessaire pour les hardes de par dessus de les avoir noir votre pelisse gros bleu et vos schalls peuvent vous servir.[3] Je vous souhaite un agréable voyage et de la santé; je serais bien heureuse de pouvoir vous y accompagner mais non, Il me faut faire tous les sacrifices, faites bien mes amltiées ft vos bons parens dites leur qu'il m'aurait été si agréable de les voir id puisque je suis dans l'impossibilité de les aller voir.Adieu ma chire excusez ce peu de griffonage; je l'ai écrit pour vous persuader de faire votre voyage, car je serais tachée du contraire.Votre Mire et amie, J[ulle] B[runeau] Papineau 1 Ajouté par Amédée. 164 ARCHIVES DE QUÉBEC JULIE BRUNEAU A L-J.PAPINEAU [APQ P-B: 727] Liscaroll 1 Novembre [1854 ou 5 ou 67] » Cher Ami, Je t'écris ces quelques lignes; apris celle qu'Amédée, t'as envoyé le lendemain matin de notre arrivé, il t'as décrit le long tour que nous avons fait, pour arriver à Montréal nous sommes bien reposée après une bonne nuit de sommeil; hier Je ne suis pas sorti, j'ai arrangé mes effets, Ezllda à eu bien mal à son oeil, elle a mis des cataplasmes, et il est mieux aujourd'hui.M' Westcott est parti ce matin: seul à six heures [2] Mu° sa nié ce reste ici pour quelques tems encore, ce matin je suis allé à la Providence à pied et a la pluie, mais j'ai [ne suis] 2 eu l'avantage d'entendre la grand'messe chanté par les soeurs, en bonne musique et elles s'accompagnent sur un harmonium, et puis un bon sermon, par un prêtre français c'est tout ce que j'aurai d'offices aujourd'hui; car la pluie continue à tomber, et il fait sombre et humide; l'on est bien à la maison; j'ai trouvé Marie bien ainsi que [3] la chère petite Ella, qui est si contente de nous voir, surtout sa Tante Ezllda, elle ne peut là laisser d'un Instant; Amédée invite Dessaulles le.Jeunes Bossange et Fabre à venir diner ce soir, le premier devait arriver en ville ce matin, s'il y est j'aurai des nouvelles de la famille.J'espère que M4* Papineau est auprès de vous, il faisait beau hier, die a pu se rendre pour la fête d'aujourd'hui.Je regrette de ne l'avoir pas vu avant mon départ.[4] en arrivant Id Ezllda à trouvé un pacquet à votre addresse de la part de Mr [Chr] 3 Cristie, ce sont des chansons en musique More's Irish Melodies, elle te prie de lui écrire en son nom et au tien car elle dit, qu'elle ne peut le faire; et elle enverras le cahier par son Onde Pierre quand il monteras; vous ferez nos amltiées d'ici, à tous la haut Je ne sais si Je pourrai envoyer ma lettre ce soir.Adieu cher ami sols prudent ait soin de ta santé.1 Ajouté par Amédée Papineau.2 Raturé.Ton Epouse af fectionée J[ulie] Bruneau Papineau JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 718] Liscarol 11 Novembre [.] 1 Cher Ami, Depuis que je t'ai écrit Esllda à écrit à sa Soeur; ainsi je n'ai rien de bien intéressant à te mander; excepté que J'ai vu Mon Frire Bruneau Jeudi, et il m'as dit qu'il ne pourrait pas monter encore avant la fin du mois; car il avoit des affalrres à terminer; et U m'as dit qu'il m'écrirolt 2 ou 3 Jours avant son départ, ainsi J'aurol tout prêt pour ce tems.les effets qu'Azélie à demandé, et puis la Valisse de la pauvre Marguerite; [2] il m'as dit qu'il s'en chargerait, j'enverrai des contes aussi Amédée t'envoie un quart d'huîtres, grandes et bonnes, mais il faut que vous les mangiez de suite, car elles ne se.conserve pas aussi bien que les petites. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 165 J'ai reçu bien des Visites; mais Je n'en al pas encore faites, car il a fallu faire les affaires les plus presses avant Dis à la chère soeur que J'ai vu M4* Emerie avec sa petite elle l'as amenée, elle est grande et grasse et forte c'est extraordinaire, elle dit qu'elle ne lui donne pas de trouble du tout elle dort bien.[3] J'ai aussi eu la visite de Mr Maurice Laframboise et du Frère Augustin, ils m'ont dit que toute la famille était bien à St Hyacinthe.Tu diras a Aselie que nous avons été visiter ce fameux Pianos qui Joue sans [Joue] 3 artistes mais je n'en suis pas si éprise que Dessaulles, et Je ne suis pas seul de mon avis Marie et Amédée aussi pense comme moi, il à le son très fort pas sur Qaplssant et puis pour ces Jeux sans musicien, il faut faire tourner une manivelle et puis poser le dessus les morceaux de musique un à un changer continuellement [4] c'est une personne occupé continuellement et qu'il faut instruire à le faire; ainsi l'on ne peut pas dire qu'il Joue seul, mais J'en ai vu d'autres superbes, un ou autres magnifique de sons Gc.J'espère que M* St Julien continue à bien aller fais mes amltiées à la chère Angelle, et à toute la famille dis à Azélie qu'elle nous donne dés détails sur la maison à t-elle fait secouer mon tapis; j'espère qu'elle continue à pratiquer son Pianos qu'elle me donne des nouvelles de la vielle Marguerite et des autres.Adieu.Ton Epouse et amie cher Ami Jfulle] Bruneau Papineau [ Sur un billet ajouté à la lettre:] Avez-vous fait laver les chassis de la tour.Nous avons envoyé un quart de belles boùctouches, il faut les manger de suite pendant qu'elles sont bonnes.Mettez les dans la literie de dehors.Aussi un quart de fleur, pour faire le pain de la chambre.[Ajouté sur un autre billet:] 8 Remember, O most pious Virgin I That it has never been heard of in my age, that those who Implored Thy powerful protection were abondoned by thee, I therefore, O sacred Virgin animated with the most lively confidence, cast myself at thy sacred feet, most earnestly beseeching thee to adopt me as thy child, to take care of my éternel salvation, and to watch over me at the hour of death.O do not Mother of the Lord Incarnate I despise my prayer but graciously hear and obtain the grant of my petition.Amen.1 La lettre n'est pas datée.Voir la lettre précédente.3 Raturé.8 On peut douter que ce billet ait été envoyé avec cette lettre.JULIE BRUNEAU A SA FILLE.AZELIE [APQP-B: 708] Monte Belle, 20 [1856] l Ma chère Azélie, Je veux aussi te remercier de nous avoir écrit, il y avait du tems que je voulais le faire aussi; mais c'était mieux que tu le fis la première; je ne veux pas te réfuter sur ce que tu prétends nous avoir dupés oh I non chère enfant je te connais bonne et sincère, il n'y a que la maladie qui te fait raisonner ainsi, je te remercie de la résolution que tu as prise de condescendre à la prière de ces Dames de ne plus ARCHIVES DE QUEBEC te faire souffrir cela te mériteras la grace de ne plus céder A tes pensées et A ta volonté, tu fais mieux que ceux qui pense et désir le bien, mais qui agisse au contraire puisque tu commence à bien [2] faire, contre tes inclination».Ainsi, courage et continue à bien agir, tout le reste viendras.Tu dois bien penser; avec quel empressement nous attendons ton retour, quel vide! tu y a laissé chère enfant; ta soeur et moi le ressentons bien plus que tout autre; si tu veux qu'elle t'écrive elle le feras, c'est le moyen de diminuer l'amertume que cause la séparation de bons parens, mais elle ne veut pas te fatiguer si tu ne le désire pas.après tes bons parens, tout le monde ici te désirent, la bonne Marguerite surtout, elle pense A toi A chaque instant, en travaillant; en soignant sa basse cour 6c elle dit que cela là fait ennuyer à l'excès, le Jardinier s'informe si tu seras ici pour voir ses fleurs d'automne, 11 dit que c'est M\"' Azélie qu'il aime le plus qu'elle s'interresse A son [3] Jardin; et surtout à ses fleurs.Marguerite te fais dire qu'elle ramasse les feuilles rouges et Jaunes pour ton bouquet d'hiver, celui que tu as fait l'An passée est encore dans la cheminée de la grande chambre, pauvre chambre eUe est fermée depuis ton départ elle attend celle qui à coutume de la parer et le Pianos qui n'as pas été touché, ainsi tu vols qu'il faut hater ton retour, tu dis que tu es bien mais tu ne penses pas à tes mois, il faut que cela vienne avant que tu sots en santé et après nous espérerons la guérison et le retour, ton Père est mon interprète auprès de ces Dames et de ces Messieurs; Adieu chère enfant, hâte toi de guérir et de revenir nous t'embrassons de tout coeur.Ta mère affectlonée, J [ulie] Bruneau Papineau [4] P.S.si tu as besoin d'autres effets mande le mol.Je puis envoyer une robe et ton corsage de velour noir ce seras chaud ou une robe d'hiver, ta violette ou ta brune comme tu voudras.1 Ajouté par Amédée au dos de la lettre.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQ P-B; 708] LlscaroU, 22 Décembre [1857] » Cher Ami, Je t'écris aujourd'hui parce que c'est demain jour de poste; et que J'en attends une ce soir de toi, et qu'il y auras peut être quelques réponse A te faire voila le grand inconvénient de ne l'avoir pas chaque Jour.Je ne sais si Amédée auras la diligence de t'écrire aujourd'hui; car pour moi Je n'ai aucune autre nouvelle A te donner; si non que nous sommes tous en santé et que M' Westcott est avec nous ce que tu sais déjà je crois te l'avoir dit ou Amédée.c'est le second Jour de l'élection; l'on ne sait comment elle se termineras, l'on est certain de faire élire Dorlon [2] et espérons de faire perdre celle de Cartier; c'est toujours une Victoire, quant aux autres, l'on craint car les Anglais et les Américains ne veulent pas de M°Gee, et un grand nombre votent pour Rose, et l'on craint que les Canadiens ne se laissent taUmider; par le déploiements, des forces que le Shérif et l'effronté Coursol fait de sa Cavalrie, et le grand nombre de conétables spéciaux que le Shérif à assermenté CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 167 pendant deux Jours dans son office avant l'élection, et il y avait aussi du militaire, tout cela paradait dans les rues et autour des poils, toute la rue Notre Dame en étaient remplies [3] avant mime l'ouverture des poils, contrairement ft la Loi, s'ils craignaient du trouble de la part des Irlandais; ils pouvaient prendre leurs précautions mais ne les faire sortir qu'au cas de violences mais au contraire; c'est bien évident que c'est pour intimider nos paisibles canadiens des faubourgs; et pousser les Irlandais ft quelques violences, car sachant qu'ils étalent en minorités sous le rapport du nombre de voix, car partout le ministère est méprisée mais il manque d'hommes influens, pour les remplacer ft Verchère Cartier aurait perdu, s'il avait un homme ce n'est que ce Préfontaine [4] qui ne peut remporter dans tout le compté; et encore Cartier ft bien du trouble il y est allé lui même, il ne se met pas ici sous le Poil.Amédée pourras te donner de plus grands détails aussitôt que ce seras finie; et plus certain; ce que Je t'en écris c'est au cas qu'il ne le fasse pas aujourd'hui, ne soit pas inquiet de nous il n'y & pas de danger ici.Chez vous vous aurez aussi du trouble; de la Division; Emeri s'étant présenté tard, puisqu'il n'y ft pas eu de gelée tu devrais faire vider les latterines encore une fols, après ce seras bien sans cela au printems cela empoissonneras au dégel.Adieu.Ton Epouse affectlonée J [ulie] Bruneau Papineau 1 Ajouté par Amédée.JULIE BRUNEAU A SA FILLE, AZELIE [APQ P-B: 732] Monté Bello 28 [.] i Ma chère Azélie, Tu m'as demandée de me rendre près de toi cette semaine; mais Ta tante Dessaulles, ton Frère, et ta soeur ne partent que demain.Mercredi, ainsi J'aimerais ft avoir le reste de la semaine; ici afin de mettre le tout en ordre, et puis de plus, prendres des remèdes avant mon départ, et puis ton père ne peut monter que Lundi aussi, alors nous monterions ensemble; sans plus de retard, sois en assurée, mais si cela te fait de la peine; Je suis prête ft monter sans doutes ces préparations pour remplir ma promesse; et ensuite, pour être plutôt [2] auprès de toi chère enfant; tu ne dois pas douter combien J'ai souffert depuis notre séparation; ainsi réponds moi demain si tu ne veux pas attendre ft Lundi; et J'espère que Je te trouverai raisonnable; et obéissante, et alors nous ne serons plus séparées; c'est ce que ta pauvre Mère espère; pour la consoler des mois d'angoisses et de douleurs qui l'ont accablée depuis l'invasion de ta maladie.J'apporterai avec mol les effets que tu me demandes et bien d'autres, J'ai arrangée ici tes autres objets en ordre, renouvelle mes respects et reconnaissances ft ces Dames pour tout ce qu'elles ont fait pour toi, [recon] 3 Adieu chère fille et pour nous.Ta mère affectlonée J [ulie] Bruneau Papineau 1 La lettre n'est pas datée.Mais on peut probablement la situer dans l'année 3 Raturé.1858. 168 ARCHIVES DE QUÉBEC JULIE BRUNEAU A SA FILLE.AZELIE [APQP-B: 7091 Monté Belle 7 Octobre [ 1858] » Ma chère Azélie.Esllda t'as écrit Dimanche; et je le fais ce matin puisque tu te plains de ce que tu ne reçois pas de lettres; en écrivant A M\"* Darcy; tu avals de nos nouvelles; qui se résume en peu de mots, l'ennuie que nous éprouvons, sans aucune distraction que le mauvais tems, le bruit des ouvriers sur la tour et la saletée que cela occasionne, il serait difficile de trouver matière à des lettres.Mais nous pouvons te dire avec justice, que les tiennes nous serait utile et agréable s'il y en avait deux par Semaine et bien détaillé sur ce que tu fait; tu projette ainsi que ton mari; avez vous espoir de quelques commandes.[2] Amédée écrit à son Père que ce n'est pas du tout la place à un Artiste de se retirer dans le Bols; on le sait et on ne ressent comme lui le tort que cela fait A sa profession, mais comment trouver le moyen de faire autrement; il faudrait 150 Louis pour cet hiver; je sais que votre Père pouvait les avoir facilement cette Année, car il a reçu bien de l'argent de Tucker 6c 6c mais il ne le veut pas, U dépense trop id pour cela, vous sçaver [les] - ce que j'ai eu A souffrir ce prlntems pour empêcher ces.dépenses, et A présent que je vols que je n'y puis rien, il faut souffrir et se résigner il n'y a pas de possibilité d'arrêter son gout de tout dépenser sur cet établissement; cela nous dégoûte de plus en plus de la campagne, ainsi si vous trouvez [3] moyen pauvre enfans, je vous le souhaite de tout coeur; mais je n'en vois pas; écris nous donc des détails sur les chers enfans, je pense qu'ils sont heureux de voir leur chère petite Cousine, et la^netite fait-elle attention A eux; quand tu as été chez M4* Cherrier; A t'elle été bonne; comment l'ont trouvé 6c.Esllda voudrait tous ces détails, il ne peut y en avoir trop sur la petite, tu doit concevoir qu'elle est son ennuie, chère D\"* Darcy l'on s'apperçolt grandement de son absence; elle est toute une société quand on a le plaisir de l'avoir, elle m'as écrit deux longues lettres, et elle m'as promis de t'en écrire en arrivant, dis A ma chère Marte, que je la félicite, sur son logement, puisqu'il lui seras agréable et surtout [4] confortable; l'annonce de la nouvelle; qu'il allaient être chauffées par une fournaise m'as surtout [fo] 9 réjouis, car sans cela, ils n'auraient pas manque le charbon, qui est mon cauchemar; et puis les chers petits enfans seronts bien mieux pour leur santé, si tu reviens consulte le Docteur au cas que là petite soit sujette au croup, car elle est si grosse et le cou si court, et puis elle est sujette A étouffer; quant A l'alpacà, elle est fine et forte mais pas bien luisante, fais pour le mieux mais Je l'aime bien luisante; car cela manque qu'il y a plus de sole, après le mémoire remplie dis moi ce qui te reste d'argent, n'oublie pas mes longues mltalnnes.as tu écris A Verchère ils sont venues en Ville, les as tu vu.Ta Mère af fectionée Itulie] B[runeau] Papineau 1 Probablement de 1858.2 Raturé. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPENEAU 169 JULIE BRUNEAU A SA FILLE, AZELIE [APQ P-B: 725] Monté Bcllo 7 Novembre [1858].' Ma chère Azélie, Je suis bien attristée de voir le trouble que vous avez à trouver un logement et pension; mais Je n'en suis pas surprise; je l'avais prévu: mais enfin il ne faut pas désespérer avec vous vu M*' Chalifoux, Je disais à ton mari, le Jour de son départ, qu'en lui parlant et lui faisant entendre que sa chambre à coté du salloon ne se louerait pas sans cela et à Mr Doutre elle pourrait lui dire que ce n'est pas un Salloon qu'il vous faut mais une chambre pour la petite; ainsi il ne pourrait trouver à redire que vous ne lui laisser la Jouissance du Salloon étant un ami; je te suggère cela au cas que vous ne trouviez pas mieux ailleurs, et puis chez Mdc Chalifoux; tu ne serais pas inquiète de la petite Ces Dames y verrait quand tu serais absente, surtout si tu change de filles; mais ne te presse pas de la laisser aller, avant que j'aie [2] une réponse de M* B.Papineau, en recevant la lettre de ton mari; qui me disait cela, j'ai fait écrire ton Père pour scavoir si c'était elle qui avait écrit a ses parens qu'elle s'ennuyait où que sa santé souffrait d'être enfermée en ville elle qui courrait et gambadait à la journée.Si c'est sa mère, qui est mieux à présent, j'espère que M* Papineau lui représenteras que c'est mal de la demander, il y en as assez à la maison attends cette réponse, si c'est elle qui n'aime pas à rester il faudras bien que tu la laisse aller; si tu ne peux là persuader de rester car sa mère n'en as pas besoin a présent elle est mieux.Tu dis que tu n'est pas certaine que ton Frère monte dis lui de ma part que c'est bien mal à lui de ne pas venir qu'il vienne pendant que Mr Westcott est avec Marie, je suis bien aise que ce ne soit pas la rougeole que le petit à car je connais la frayeur qu'en à la Mère et elle prétend qu'elle ne l'as pas eu [3] alors elle craindrait de l'avoir, quand aux enfans, je n'ai pas la même crainte il faut qu'ils l'ayent.et quand ils sont bien soignés ce n'est pas dangereux pense à faire innoculer la petite au plus-tôt, cela est bien plus à craindre.Tu nous recommendes d'avoir du courage que cela l'en donneras; tu sais bien cher enfant, que nous en aurons; puisque c'est nécessaire; que ton mari essaient à faire quelques choses avec sa profession j'y étals bien décidé, moi et si j'avais pu y décider ton Père plustot cela aurait été mieux, il n'y a que quand Amédée lui a écrit qu'il a consenti à vous aider, nous serons raisonnable si tu nous écris souvent, et que tu nommes de grands détails de notre chère petite, il faut habituer la petite à se servir de sa petite chaise, cela éviteras du lavage en pension, c'est si difficile à le faire si ta fille te laisse; ne lui donne pas le chapeau, ni les chemises que je lui ai envoyé, je faisais cela [4] pour l'engager à rester, et par rapport à toi, afin qu'elle n'ait qu'un manteau et une robe à s'acheter, et encore si tu ne voulais pas lui avancer: je pouvais lui envoyer ma grande écharpe rouge.Si tu n'as pas acheté de paire de bottinnes de drap pour porter dans la maison; Ezilda et moi en avons fait faire; Je puis t'en faire faire sur mon pied et un peu plus long, réponds mol de suite afin que Je puisse te les envoyer avec ton linge avant la fin de la navigation.Fais bien nos amitiées à Mr et Mda Westcott ainsi qu'a Amédée et Marie et embrasse bien les chers petits enfans.Oncle Pierre est arrivé sain et sauf avec ta lettre dans le lieu de sûreté ou vous l'avez fait mettre, et puis pour se venger, il dit qu'on lui a remis un sac, ou II à trouvé la Clef après s'être embarqué dans le Bateau, Ezilda te fait dire 170 ARCHIVES DE QUEBEC que ce sont des petits jupons blanc pour l'été prochain qu'elle veut avoir pour broder cet hiver pendant qu'elle en as le loisir, et qu'il faut envoyer si ton Frère monte.Ta Mère af fectionée Jlulie] Bruneau Papineau [En marge à la page 1:] La Seringue est dans la valise.1 Probablement de 1858.JULIE BRUNEAU A SA FILLE, AZELIE [APQP-B: 724] Monté Bello 13 Novembre [1858].i Ma chère Azélie, Je t'écris quelques lignes à la hate ce matin pour te dire que ton linge est lavé et prêt a envoyer, mais les effets de ta fille ne sont pas ici, l'on à écrit à M4* Papineau, s'ils arrivent pour Lundi nous enverrons le tout ensemble si non ce seras mardi, le Capitaine les laisseras au dépôt Je pense, il faudras que vous les envoyiez chercher là.Je suis bien aise que tu ait trouvé une pension dans ce local c'est central; et puis agréable, c'est gai, et près des Eglises et de tes amies intimes Cherrier, Doucet fais leur nos amltiées; et de plus la chance de garder ta bonne fille [2] Je pense qu'elle s'ennult et puis le changement de vie, le manque d'air et d'exercise tout cela lui donne une malaise, il faut que tu lui donne le tems de faire de l'exercise et puis lui donner quelques chose a manger pour la nuit, des carquers et puis Esllda vas faire des baignes, qu'elle mettras dans la Valise, car elle dit qu'elle a une valise qu'elle peut donner, et nous y mettrons le sac et tout les effets et cela ne feras qu'un [pacquet] 3 envole par le Steamboat; ainsi vous saurez que c'est cela que l'on envoie il faudras l'aller chercher tu ne m'as pas dit si elle pouvait se servir du chapeau et des chemises, cela lui exempteras [3] d'en acheter, nous avons toujours du mauvais tems c'est ennuyeux on ne peut plus, le Curé est en retraite, les vieux parens sont seuls; la Mire attend chaque Jour une lettre de son Napoléon mais en vain.Bruneau va les voir chaque Jour, Je ne le puis a raison de mon rhume.Je suis bien aise que vous soyez en Ville fais Innoculer la petite le plustot si le Médecin le Juge a propos, car aprésent qu'elle a été avec le petit qui avait là rougeole, il faut attendre Je suppose un tems convenable pour être assurée, qu'elle ne l'as pas, consulte le Docteur mais en Ville où la plcotte peut se déclarer à chaque instant; il ne faut pas trop retarder excuse mon papier taché Je suis si pressée c'est alors que l'on fait des aeddens.Amltiées chez Amédée.embrasse chère petite de tout coeur pour nous et les chers enfans chez Amédée.Adieu ma chère Ta mère affectionée, J[ulie] Bruneau Papineau 1 Probablement de 1858.3 Raturé. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 171 JULIE BRUNEAU A SA FILLE, AZELIE [APQ P-B: 723] Monté Belle, 13 Décembre [1858] ! Chère Azélie, J'ai reçue ta lettre Samedie, je ne comprends pas pourquoi les nôtres sont si longtems à vous parvenir 11 faut que ce soit au bureau en Ville; je suis bien aise d'avoir de bonnes nouvelles de vous; de la chère petite en particulier de la réussite de sa Vacine et puis de ses petites gentillesses 6c 6c cela interresse beaucoup; et puis je suis bien aise de scavoir que Napoléon donne sa lecture, c'est le bon tems; au cas qu'il ait plus d'occupations plus tard, et aussi le concert auquel l'on vous a invité à faire votre part; je l'approuve quand Dieu vous A donné des talens, il faut les utiliser et les faire servir au bien pour les Institutions charitables, et pour l'amusements de [2] vos parens et amis; voilà pourquoi Je désire vivement que tu ne néglige pas le tien: cela vas te faire pratiquer; j'espère que tu joueras une de tes belles pièces; à part l'accompagnement que tu feras à ton mari pour son Violoncelle: si toute feds il en joue; il ne feras peut être que chanter, il n'y a que les musicens qui comprennent les accompagnemens.mais un morceau bien exécuté et pas trop long plait à tout le monde; c'est ce qu'il faut dans ces assemblées.Tout cela feras penser à ton mari; et puis ne vous découragez pas; s'il fait peu; dans toutes les professions dans ce pays ci l'on à peu d'encouragens; et puis ton Père peut vous aider; et il le doit, afin que vous passiez les hivers en Ville et Ezilda aussi; je verrai à cela [3] ce printems; et au cas qu'il ne vous achette pas une maison, il faut louer la notre à une bonne famille qui prend des pensionnaires; et nous réserver des appartemens pour nous, il vaut autant l'employer en partie pour nous, au Heu de croire qu'il peut là louer pour une auberge un prétendu grand prix, et puis là faire détruire chaque année tout passe en réparation, je t'en préviens afin que tu en parles à Amédée je l'ai dit à ton Père ce matin, et en Janvier ou Février il auras peut être des demandes.Je suis bien attristé de la nouvelle que tu me donne de ce pauvre Mr Bourret, j'y pense chaque jour; dis le à notre chère Amie quand tu là verras, c'est un si bon mari et si bon Père, si utile à sa famille ce seras une perte irréparable pour eux, sous tous les rapports.[4] Voilà le Christmas chez Amédée, ils vous inviterons sans doute à y participer; ainsi il faudras que tu achettes quelques choses pour les enfans; et puis connaissant que vous êtes peu en moyens de le faire, je voudrais t'envoyer un peu d'argent; et je n'ose le confier à la poste, je te l'enverrai à la première bonne occasion, ce seras Mr McKay peut être qui descendras pour Noël, j'enverrai un petit pacquet et une lettre où Je mettrai 2 louis et plus si Je puis ainsi au cas que ce soit trop tard pour que tu donne quelques choses aux enfans fais le pour le tems et tu recevras plus tard ce que je t'enverrai Oncle Bruneau est bien sensible à ton bon souvenir, H dit qu'il s'amuse le mieux qu'il peut; hier il a passé la journée au Presbytère, et il est allé veiller chez Fortin avec le Père et Mère et le Curé; Il vas les voir tous les jours ils sont assez bien portants et ne s'ennuient pas ils sont heureux nous vous embrassons tous surtout la petite.Ta mère affectlonée, J[ulie] B[runeau] Papineau 1 L'original n'est pas daté; mais la lettre a été écrite en 1858.C 172 ARCHIVES DE QUEBEC JULIE BRUNEAU A SA FILLE, AZELIE [APQP-B: 722] Monti Belle.20 Décembre [î].l Ma chère Azélie, J'ai reçu ta lettre Samedie matin; qui noua ai fait un double plaisir; puisque que vous êtes en santé et courage; et puis que la lecture de ton cher Mari, a été très bien, que tu en as été satisfaite; ]'espère que cela; lui donneras du courage à en faire une autre; si l'on insiste à les lui demander.J'espère que votre concert réussiras de même; que tout en faisant du bien, vous donnerez de l'amusement: je suis bien privé de ne pas assister aux concerts; cela m'amuse mieux sur mes vieux jours qu'aucun autre amusements; ce goût là me reste parce que j'en suis privé si souvent peut être.Je ne puis l'expliquer, mais Je le ressens vivement.Mr M'Kay partiras Vendredi prochain j'envole par lui; la robe d'Adeline [2] et la flannelle de la petite; cela lui feras une change du matin; cette couleur peut laver souvent, et cela ménageras sa bleu et rose; elle n'est pas bien fine il n'y a que la couleur qui m'as plû.je désirerais bien t'envoyer des baignes 6c 6c mais par M°Kay il ne peut emporter qu'un petit paquet il emmène femme et enfant: aussitôt qu'il y auras un autre occasion, j'enverrais tes retails de drap et tes Jupons avec les autres effets.Nous avons été soupe au presbytère hier soir; sur Invitation en cérémonie de M' le Curé, les bons parens sont enfin arrangés et installés dans leurs appartenions, qui sont bien et très commode, la Mère à besoin d'être médicamentée Je voulu l'amener chez nous afin de la bien soigner, mais elle ne veut pas du tout: si elle ne se soigne pas bien; il faudras insister d'avantage; car elle pense si peu a elle; que je [3] crains que sa santé en souffre; ils sont contents; et ne paraissent pas s'ennuyer excepté de l'absence du petit cela est une grande privation pour la mère.La famille en haut est bien, chez S* Julien Ils ont eu la douleur de perdre leur dernier enfant, une petite fille née l'hiver dernier, elle leur a donné beaucoup de fatigue; elle avait de l'eau dans la tête, Angelle est souvent indisposée.Je suis bien affligée de sçavolr que ce pauvre Mr Bourrêt n'ait pas de mieux; j'y pense sans cesse J'aime tant cette bonne amie; je connais tout son mérite, et l'étendue de la perte qu'elle feras; irréparable pour elle et sa famille; vas là voir aussi souvent que possible et dis lui combien je pense à elle, qu'elle sait que personne n'y prend un plus vif intérêt que mol; et que je regrette beaucoup d'être si loin d'elle, quand tu verras M\"1\" Doucet, Globensqul [4] et Delagrave fais leur mes amitiées.cette pauvre petite femme là est bien a plaindre aussi; elle a un grand mérite.Chez Amédée amltiées à tous embrasse bien les chers petits enfans, qui sont occupés si agréablement cette semaine ce que tu nous dis de notre chère petite Augustine nous l'a fait aimer chaque jour d'avantage; je pense comme toi qu'elle seras gale et bonne, sa physionomie à Indiqué cela toute enfant et son air raisonnable et distingué, chère petite chérie, notre Augustine de Philadelphie tarde à nous écrire Je crains qu'elle soit malade, aussitôt que tu recevras une lettre transcris moi la partie qui te sembleras nous interrésser le plus, je te complimente sur ton grand papier, c'est plus aisé à lire que vos petites feuilles, j'espère que tu continueras à le faire nous vous embrassons tous de tout cœur.Ta mire af fectionée J[ulie] Bruneau Papineau 1 Cette lettre est probablement de l'année 1858.Voir la lettre suivante. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 173 JULIE BRUNEAU A SA FILLE, AZELIE [APQP-B: 721J Monté Bello 26 Décembre [1858], Ma chère Azélie, Ta lettre reçue hier [matin] * soir et lue au retour de la Messe de minuit; toujours avec Intérêt et plaisir puisque nous avons pu nous coucher avant de t'avoir lue ainsi que celle de la chère Augustine.J'étais inquiète d'elle; cela m'as un peu rassurée, puisqu'elle n'est pas plus mal en hiver.Messe de minuit ici tems beau et frais l'Eglise bien parée, Jolie crèche; affluence de monde; même des paroisses étrangères: mais hélas I pas de chants pour correspondre, ses cantiques et hymnes de Noel si touchants, et auxquels J'ai été habituées à entendre depuis ma Jeunesse nous a manqué tout à fait; l'on a bien regretté la voix de ton cher mari, la mère dit qu'elle s'était fait un grand espoir de l'entendre cet hiver, mais enfin si elle fait son sacrifice comme moi, elle le supporteras patiemment car Je me félicite chaque jour de vous [2] voir à la Ville, sous tant de rapports; c'est pénible de voir des jeunes personnes de t al ens utiles et agréables, acquis avec tant de labeur, et être condamnés tout aussitôt acquis; à venir les ensevelir dans l'ombre et l'oublie, sans occasion de les exercer j'espère qu'il n'en seras plus question une autre Année, je suis bien aise que tu aie eu occasion d'apprécier Md0 Plnsonnault, ce seras une agréable maison a visiter qui vous convient à tous deux, je suis bien aise que Md0 Judah continue à se croire mieux surtout si cela peut la prolonger, qu'il en soit ainsi de ce pauvre Mr Bourret, si utile à sa famille, dit donc à Mde Bruneau qu'elle m'écrive cette pauvre Madame Bourret est trop occupé, j'aurais plus de détails ainsi ces Dames doivent être certaine du vif Intérêt que j'y porte 6c 6c je suis bien aise que tu visites les autres membres de la famille de tems à autres nous leur sommes tous attachés; et nous leur manquons, si nous étions en [3] Ville, et chez nous, ce serait comme par le passé, pour le peu qui nous reste nous ne pourrions plus jouir du même plaisir; mais de souvenir du tems passée.11 faudras que tu ailles voir Mu* Lennox avec Md0 Cherrier, c'est bien une fille qui boit le Calice jusqu'à la lie; après avoir eu tant de fatigue de patience avec Mr Viger,3 11 ne le lui al pas fait don de tout ce qu'il avait sa vie durante au moins.Amédée écrit à ton Père qu'il n'as pas fait de Testament; c'est incroyable.Tu ne m'a pas dit un mot du programme de ton concert la partie que vous vous proposez d'exécuter tous deux, je t'approuve bien de faire un petit cadeau à la chère Marie, Je suppose que la chère petite Ella a joui de l'après dîné passé avec lui et la chère petite Augustine, j'espère qu'elle iras de tems en tems elle a si peu d'amusemens chez elle; la chère petite, à son fige sans amies, et elle aime la galté et la soclétée.[4] M' M°Kay est parti Vendredi, seul 11 faisait trop froid pour M4* et l'enfant J'espère qu'il n'oubliras pas ton pacquet il ne m'as pas dit qu'il irait en Ville de suite mais je pense que ce seras cette semaine, et puis celle cl te parviendras par Major, et aussi un panier contenant les jupons demandés les retails de Drap noir et puis des baignes, de la liqueur, et des pralines, il y à une bouteilles pour Mary et aussi des pralines.Ezllda n'as eu avis du départ de Major que la veille de Noel ainsi elle n'as pas eu le tems de faire un gateau de savole, et mol Je voulais vous faire faire de la galette par le Boulanger, et je ne l'ai pas vu ce seras plus tard par une autre occasion, au Presbytère tous bien, Ils ont pris le thé ici hier soir, et ce soir ils vont chez Tailfer ainsi que l'Oncle Bruneau qui vous fait tout ses bons souhaits et se joint à nous pour vous 174 ARCHIVES DE QUEBEC embrasser de tout coeur, et la chère petite nous attendons ta prochaine avec anxlétée surtout Ezilda qui veut scavoir tous les faits et gestes des chers petits enfans et du Christmas.Ta mère affectlonée J[ulie] Bruneau Papineau * Rature.2 Jacques Viger était décédé le 12 décembre 1858.JULIE BRUNEAU A SA FILLE, AZELIE [APQ P-B: 717] Monte Bello 11 Janvier [1859] Ma chère Asélie, J'ai reçu ta lettre de la semaine.Jeudi matin, au lieu de samedi matin; [alors]1 j'espérois que c'étolt une extra et que nous ne serions pas privé de celle du samedi; ainsi il faut attendre A Samedle, cela feras dix Jours cela parait long Amédée ne nous écrit que rarement; nous trouvons une Semaine id aussi longue qu'un mois en Ville; Je ne t'ai pas écrit Lundi comme Je le fais ordinairement car nous attendions une lettre d'Amédée, et que J'aurais pu avoir A répondre quellques choses, ainsi Je le fais pour demain marin, ce qui seras le jour de votre concert cela te donne un surcroît d'occupations, j'espère que [2] vous réussirez bien A la satisfaction de vos auditeurs; Je ne suis pas sans Inquiétudes pour le froid vigoureux qu'il fait Je crains que Napoléon ou toi n'ayiez prit du froid si vous avez sorti ces jours d sols bien prudente évltte les occasions de prendre du froid; surtout pour une nourrice; nous avons grand hâte d'apprendre des nouvelles du concert ton cher Mari A eu de grands éloges au sujet de sa lecture, il y a un nouveau Journal; qui nous a été envoyé dans lequel il y a une appréciation de sa lecture; on ne peut rien dire de plus flatteur pour ses parens.Je pense que c'est bien vrai aussi, c'est mieux écrit que le premier, et par une personne compétente d'en juger; [3] nous attendons de grand détails sur le concert s'il a eu du succès s'il y avoit beaucoup de monde, ensuite une autre lettre; sur Mlle Augustine 2 les deux dernière nous promettait de grands détails c'est pour cela qu'il nous faudras deux lettres la semaine prochaine, as tu fais ma demande A Mde Bruneau de m'écrire afin de me donner des informations plus amples sur la maladie de Mr Bourret; son Onde Pierre aussi le désire au sujet de M** Judah, tu me disait qu'elle se trouvait mieux sous les soins de ses nouveaux médecins et puis dans ta dernière tu me dis qu'elle décline vite as telle eu une rechute ?écris le moi.je sais chère enfant que tu es bien occupée que c'est bien exigeant de demander plus de lettres mais si tu réfléchis A notre isolement et le peu de distractions [4] qu'a ta pauvre soeur, tu n'en seras pas surprise, et personne autre ne nous écrit j'ai oubliée dans ma dernière, de te demander de la vaccine, pour Md0 St Germain veux tu en demander au docteur et tu pourras la donner A Mde Leclerc; et puis son mari vas aller en ville A la fin du mois, et il lui apporteras.l'Onde Pierre a été indisposée mais il est mieux et vous fais les souhaits de l'Année, de tout coeur ainsi que cher Amédée.La petite de la mai-tresse d'école A six dents; Mlle Augustine va telle en avoir bientôt: quand M* Théod.Doucet attend telle la maladie les parents de St Hyacinthe sont-ils venus en Ville avez été aux représentations des Amateurs; si Esilda étoit en ville elle Iroit bien c'est encore une grande privation de plus pour elle. CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU [En marge à la page 1:] Adieu Je vous embrasse tous.Votre mère J[ulie] B[runeau] Papineau 1 Raturé.2 Marie-Julie-Augustine Bourassa était née le 5 Juillet 1858.D.-B.Papineau, Généalogie de la famille Papineau.p.116.^ JULIE BRUNEAU A SA FILLE.AZELIE [APQ P-B: 716] Monté Belle.25 Janvier [1859] 1 Ma chère Asélie,* Nous avons eu le grand plaisir de recevoir 3 lettres ce matin, une d'Amédée, une de Marie, et puis la tienne, c'est notre seule récréation; ici et nous la savourons toute entière.Ton Frère donne de meilleures nouvelles au sujet de l'affaire des seigneurs; et si le parlement n'est pas dissout; il parolt que le gouvernement est décidée à payer; ainsi pensez donc à voir et vous informer s'il y a une maison convenable à acheter parle en donc à Dumas ou autres qui ont occasion; plus Napoléon à voir à cela; car si ton Père est payé, il faut saisir ce moment pour acheter; et ne pas laisser cela se dépenser ici.et quant à la maison Bon Secours Je crois, qu'ils sont peu disposées A la donner [2] à Mde Challfour, acause des réparations qu'elle demande enfin si l'on peut vous en acheter une, Je les laisserai faire ce qu'ils voudront de celle là; J'aimerais bien la rue St Denis, mais enfin s'il n'y en à pas là; il devrait s'en trouver dans le local opposée, à l'autre bout de la Ville, c'est plustot au centre dans les environs de Beaver Hall, ou il se fait tant de nouvelles constructions vois à cela sérieusement Parles en A Théod Doucet aussi car il ne faut pas laisser échapper cette occasion, vos lettres aujourd'hui nous donne bien des nouvelles, tu me dis avoir été passer la soirée chez Mde Guy est-ce qu'elle demeure en Ville, je suis bien aise que tu aie été au Sault, je le désirerais bien qu'elle est la cause qu'elle ait si peu de pensionnaire.[3] Tu es bien de mon gout quand aux grands partis; mais enfin quand il faut, de tems en tems le faire, il faut s'y soumettre, chez Marie cela lui ferait de la peine si tu y manquols, je serais bien aise que le Cousin Leblanc restât en ville pour aller & la partie de Marie.M°Kay a dit au Presbytère que Napoléon avait trop d'ouvrage; qu'il avait refusé de faire les portraits d'un de leurs Cousins et de sa dame pour le présent et puis la Mère est venue ici hier et dit, que c'est mieux de faire des portraits en hiver et de faire le Tableau de Monseigneur en été, et que ce dernier est pauvre et ne le payeras pas de sitôt dit-elle, elle m'as dit de t'écrlre cela, mais ne dis pas A ton mari que c'est nous qui l'écrivons; [4] car il n'aime pas que nous ne nous mêlions de ces affalrres.mais vols cela toi même et sache ce qui en est en faisant ses portraits quand A la ressemblance U pourras les achever l'étée prochain, ce que tu nous dis de la chère petite est toujours la partie la plus Interressante de la lettre et nous l'aimons toujours de plus en plus chère Bijou; c'est triste d'en être si éloignée, nous ne la voyons pas progresser, et puis elle ne nous connaîtras pas au printems, Je crois qu'elle soit timide aux étrangers étant dans une pension ne voyant que ces parens mais Tel en étée elle s'y feras, et elle sera aimable gaie et affectlonée donne 176 ARCHIVES DE QUEBEC nous de grands détails sur la partie de Marie et une liste des personnes présentes nous vous embrassons de tout cœur.Ta mère J[ulic] B[runeau) Papineau i L'Inventaire de la seigneurie de la Petite-Nation en conformité avec la loi de 1854 se fera en 1860.3 Azélie Papineau, épouse de Napoléon Bourassa, avait donné naissance à une fille le 5 Juillet 1858.D.-B.Papineau, Généalogie de la {amillc Papineau.p.116.JULIE BRUNEAU A SA FILLE, AZELIE [APQP-B: 731] Monté Bello 13 Février [.]1 Ma chère Asélie, Je ne t'ai pas écrit la semaine dernière; parce que J'étais en cours de médecine; J'espère que J'en serai quitte pour quelques tems.Nous avons reçu ce matin la lettre de Napoléon, qui nous dit que tu seras obligée d'écrire fi d'autres et que cela vas nous priver d'en recevoir de toi.Je suis peinée d'apprendre que ta fille soit de plus en plus sujette a ces accès de nerfs ou autrement; il est bien certain que c'est dangereux de la laisser seule avec la petite; Marie nous écrit cela aussi; il faut donc te presser d'en chercher une d'ici au print ems; si elle ne veut pas venir ici alors l'on pourras peut être en trouver une ici.Je sais que c'est [2] difficile d'en trouver; mais d'ici à ce tems; ne laisse pas la petite seule avec elle; il peut y avoir quelqu'un de la maison où elle peut se tenir ou une des filles 6 qui tu pourras donner quelques choses: pour se tenir auprès au cas que ta nourrice se trouve mal.tu ne pourras plus aller en soirée tard, car alors tout le monde est couché dans la maison, Ton Père répondras à Napoléon et lui enverras ce qu'il lui demande par le Curé et son Père qui descendront» la semaine prochaine.Ton Père à écrit a M4* Beach au Jour de l'An, et l'on n'ai eu aucune lettre d'elle l'on ne sait si elle l'as reçu si tu lui écrit mentionne le lui; Je suis inquiète d'elle Je crains qu'eUe ne soit tout fi fait inconsolable.[3] Nous avons reçu par Thibaudeau les effets; il a trouvé la chère petite, belle et aimable grasse et très gai, mais la nourrice lui à dit qu'elle s'ennuyait beaucoup, nous sçavons que John M*Kay est arrivé de samedi, mais nous ne l'avons pas sçu s'il vous as vu il nous le diras quand nous le verrons.Onde Pierre aussi parle de partir bientôt; il est assez bien à présent Je suis bien soulagée d'apprendre que Mr Bourret soit mieux; avec un peu d'espoir de le voir se rétablir; quand tu verras M4* dis lui combien Je pense à elle ainsi qu'a sa chère petite famille, quant & M4* Judah il faut donc se résigner à la voir finir c'est bien heureux qu'elle fasse son sacrifice avec courage.[4] M4* Theod.Doucet doit en connaître des filles de confiance; ou M4* Cherrier 6c 6c.tu seras peut être obligée de leur donner plus cher, ne t'en Inquiète pas Je te payerai le surplus.Dis fi Mary quEailda là remercie de sa lettre, mais elle dit qu'elle ne lui parle pas assez des enfans.Thibaudeau fi été enchantée de l'établissement d'Amédée; et des petits enfans.dis leur que nous les embrassons tous de tout coeur; que je plains la pauvre M4* Emerle d'avoir un pauvre petit enfant d malade, amltiées a tous les parents et amis qui s'Informent de nous à S'Hyacinthe, Saratoga et Verchère 6c 6c.embrasse la chère petite pour nous tous.Ta Mère af fectionée J[ulle] Bruneau Papineau CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 177 [5] Je reprends ce n a tin.enfin grace au clair de lune nous avons pu nous rendre ici hier soir 6 neuf heures et demie.Major ft envoyé un homme chercher notre voiture et puis avec sa cbarrttte ft foin a amené le baggage.J'ai été bien inquiète étant faible, j'ai craint de ne pouvoir supporter la fatigue de ce mauvais bateau sans chambre de Dames; mais Je ne suis pas plus mal ce matin c'est heureux.Je pourrai me soigner et me reposer car la vieille Marguerite s'est signalée comme de coutume, elle ft tout arrangé fait blanchir, ma/ chambre, et la Tour fait peindre le plancher du haut en bas.Almond aussi ft fini lés chambres et peint le bols fait les porte.[6] Manteaux bref.Ils nous ont surpris agréablement, à ton arrivé vous ferez poser votre Tapisserie vous même; car Je ne puis supporter aucune fatigue, et comme le plancher de la Tour n'est pas sec, U faut passer en dehors, et monter par la tour de ton Père pour aller à vos chambres c'est une raison de plus que Je puis entreprendre cela apré-sent.sans cela vous auriez trouvé vos appartenions tout prêt Je suis bien aise que vous ne soyez pas monté avec nous la tour vas sécher et puis ils promettent le Phoenix pour Lundi mais Je ne m'y fie pas trop.Ainsi ne monte pas avant que Je ne le [7] l'écrive, il pleut aujourd'hui; après le beau clair de Lune d'hier soir, on ne peut se fier sur le tems.la poste ne vas pas avec les bateaux à Vapeur avant le premier de Mai ainsi nous ne l'avons que tous les deux jours c'est pourquoi Je m'empresse de t'écrire ce matin, et Lundi nous écrirons à Amédée mais il faut que Bourrassa communique celle d; de suite car j'ai promis fi Marg.de lui écrire de suite mais je n'ai pas le tems d'en écrire deux aujourd'hui.Pour le Tapis 11 faut 7 pieds de Longs.5 Pieds 6 pouces de large, et puis la ouette ft la livre, [Il y] 2 j'en voudrais 2 livres, il y en as chez Gravel de la belle, ft l'entré du faux bourg S1 Laurent, [8] dans l'Ancienne maison de Mr Fabre.si cela ne te gêne pas trop pauvre enfant si je n'avais pas été malade j'aurais pu faire tout cela.Ton Père n'est pas très bien je lui al fait prende de l'huile de Castor j'espère que nous rétablirons bientôt.Adieu je vous embrasse de tout coeur, [reflection faite j'addresse la lettre] 2 Ta Mère af fectionée J[ulie] BJruneau] Papineau * Probablement en 1859.2 Raturé.V>.: .¦ .:- '.-¦-\"t.v'.v-y: ._\u2022_.>-¦ .¦,' JULIE BRUNEAU A SA FILLE, AZELIE [APQ P-B: 710] Monte Bello, 28 Avril [1859] 1 Ma chère Asélie, J'ai reçu ta lettre hier matin; je suis bien surprise que tu ne reçoive pas les nôtres exactement; je t'ai écrit lundi matin ft la hAte, et ta sœur aussi un mot pour demander des graines pour le cher petit Oiseau, sur la lettre envoyé par le Père Bourrassas, ta sœur avait écrit en crayon sur le dessus pour demander; et ft ton Frère celle du Jardin, et c'est cela qui as été envoyé, et vous n'avez pas compris qu'il en fallait aussi pour le petit chéri.Mr Besserer a promis de nous en envoyer de Bytown, et il ne l'as pas fait: ainsi c'est sérieux, si l'on n'en reçoit pas par la poste, ton Père ft écrit ft ton Frère Jeudi ainsi entende vous ensemble pour en envoyer.Je vois aussi par ta lettre que tu es bien dégoûtée de ta pension; tu peux avoir de bonnes raisons; mais chère enfant ne t'en tourmente pas trop, id n'ais-je pas eu toute espèce 178 ARCHIVES DE QUEBEC de désagrémens et de danger* avec mes Domestiques; et bien souvent l'on en manque quand l'on tient maison; ce n'est pas que l'on veuille t'exposer ft être en pension; une autre hiver: mais c'est pour te prémunir; contre les dispositions [2] de ton caractère ft te tourmenter de petites choses; comparé, aux grands événemens qui nous attendent, en cette Vallée de larmes, quand l'on est Jeunes et dans la vigueur de l'âge et de la santé; il faut avoir le courage de supporter les contradictions et les épreuves afin de se former un caractère aimable et paisible; tu a* l'exemple de ton Frère pour t'aider ft éviter ce* petitesses, lui ft qui tout ft souri, et réussi; il n'as pas de grandes inquiétude*; et bien I il s'en fait et se rend désagréable ft sa famille; et a lui même, reçois ces avis chère enfant comme ceux d'une bonne Mère, qui ne travaille et n'a de sollicitude que pour le bonheur de ses enfans; et Je suis toujours ail armé de vos dispositions chères enfans; mais J'espère plus de mes filles; qui sont plus religieuses, et qui désirent faire leur salut et bien il n'y ft rien de plus méritoire que de se conformer ft la Volonté de Dieu et de travailler ft se corriger chaque Jour.Ton Père est bien désireux de vous aider et Je m'en réjouis; car il ne te l'avait pas promis ft l'épocque de ton marriage, ainsi il faut ménager cela, et ne le pas tourmenter, ton Frère ft écrit qu'il espérait louer la maison avantageusement ainsi J'attends que cela soit conclue.[3] cela seras une inquiétude de moins: et puis ton Père ft dit qu'il attendait la décision du Parlement au sujet des arrérages qui lui sont dues des Lods et Ventes; s'il les reçoit, il vous caseras bien mieux, il achèteras une maison qui nous conviendras ft tous; et c'est son plan aprésent que nous allions passer l'hiver ensemble; ta soeur veut aller en Ville qu'à cette condition; et puis avoir une voiture, ainsi ce seras commode et agréable ft tous, mais s'il n'achète pas ft cause qu'il n'en trouve ft son gout; il en loueras une en attendant que l'on en trouve une convenable, ainsi ne te trouble pas dans la crainte d'être obligée d'être en pension, quand ft ton Plan de M110 Bouthiller, tu tomberais, de la poêle ft frire dans le feu, est-ce avec un pareil caractère et une tête aussi folle et extravagante que celle la.tu serais exposée ft des désagrémens, elle te promet l'usage de la cuisine et de la cour et quand quelques choses lui déplairas; elle n'as pas la force de se contenir; tu ne peux pas penser ft celle là.demande & ses amies qui là connaissent, ainsi quelques autres projets seraient mieux que ceux là.mais le plus sage c'est de t'en fier 6 tes parens, que ton Frère voie toujours en attendant ce qui est convenable, c'est bien de s'en (4] occuper et d'y voir, mais je n'aime pas à presser ton Père, plu* qu'il ne le faut.Tu ne me parle pas de Mr Westcott, est-il parti; Amédée dans sa dernière se plaignait de ce que vous n'aviez pas été le voir pendant son séjour là; il* sont polies et affectlonée; mais ils sont un peu sensible quand on leur manque.Ton Père a encore écrit a ton Frère Vendredi; j'espère qu'il la recevras, et qu'il écrive s'il a louée la Maison.Je t'approuve d'aller faire ta Promenade à S' Hyacinthe; et put* ensuite, il faut que tu reviennes avec ta Soeur id, la Mère Bourrassa désire vivement revoir sa chère petite fille, Id et comme elle se propose de descendre en Juin, ses filles viennent là voir et t'emmène passer quelques tems chez elle; ainsi arrange toi pour cela.Ton Père à écrit à M* Bourrer, et a New York à la pauvre M\"* Allan, J'écrirai bientôt à la chère Augustine; en réponse à la sienne et la gronder de ce qu'elle me dit qu'elle ne se propose pas de venir cet étée, quand tu lui écriras dis lui que nous ne consentons pas à cela; tas dit qu'il iras plustot Jusqu'à N York au devant d'elle, amitiées à nos parens et amis M4* Doucet est-elle accouchée.M\"» Cherrler se marie t'elle au printems; prend t'elle maison ou vas telle demeurer avec ses CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU parens.J'espère que la navigation ouvriras ft bonne heure; nous avons «té en voiture d'étée ft la messe, nous vous embrassons tous de tout coeur.Ta mère affectionne , J[ulle] Bruneau Papineau 1 Ajouté au crayon sur le manuscrit ¦ JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 729] Belle Rive 22 Septembre [1859].Mon cher Ami, Je suis arrivé hier soir ft neuf heures, chez Amédée; comme Je le craignais le voyage n'as pas été agréable le gros vent m'as rendu malade et la peur aussi; Je n'ai jamais été dans le Bateau aussi fatigué par la Secousse, sur le Lac surtout j'ai été couchée la plus grande partie du tems; je n'ai pris qu'une Tasse de thé avec pain du beurre, quant aux effets je n'ai eu aucun trouble le retard que le Vent occaslone au Bateau fait que nous sommes arrivés après le départ des chars.Il a fallu attendre le Train de 7 heures et demie; Amédée était venu à ma [2] rencontre, mais apprenant que le Bateau n'était pas arrivé et croyant peu que je fusse ft bord, s'en était retournée heureusement qu'il n'y avait pas de foule; et le conducteur du chemin ft qui le Capitaine m'avait recommendé m'as procuré une bonne Voiture et une autre pour mon bagage, ainsi je n'ai eu que la peur et l'inquiétude en arrivant j'ai trouvé la porte ouverte; Je ne suis pas tout à fait remise de mon mal de mer; Je me console en voyant que je n'aurais pas eu plus beau aujourd'hui et plus mauvais pour le baggage, il n'as eu pluie hier, et est en sûreté.Amédée a été bien occupé [3] et n'as pas encore achetée du bois 11 y a tout ft faire, je voudrais qu'U [y eut] 1 fit beau tems, afin d'avancer: la famille Westcott n'est parti que Lundi; ici la maison n'est pas encore chauffé.Amédée & reçu hier l'invitation d'assister au marriage de MI,C Louise Cherrier3 avec Mr Sénécal Mardi prochain ft huit heures du matin je suppose qu'U y auras un déjeuner ft la fourchette.J'espère que notre soeur est mieux, dis lui qu'ils sont bien chez Emery, c'est Amédée qui a été [de cer] 1 le Parrain avec Mdo Benjamin Papineau pour marraine, l'on dit qu'elle vas rester ft S' Hyacinthe longtems ainsi Mary fait dire à Azélie qu'U seras trop tard pour envoyer son gilet, elle & du recevoir hier soir [4] ce qu'elle demandait avec une lettre de Marie, sa feuille et braide de sole blue.Je me suis informé du Capitaine s'U y avait une grande différence dans le prix du fret, U dit que c'est bien peu ainsi par exemple U dit que cela ne seras que 7 piastres pour les deux chevaux 3 piastres pour la voiture couverte c'est plus cher en proportion aux chevaux, ainsi prends des informations chez Major c'est comme cela que vous pourrez vous décider et puis ensuite U y as des effets qu'U faut plustôt transporter dans l'un que dans l'autre vous en jugerez par vous même, nous vous embrassons tous de tout coeur.[Votre] 3 Ton Epouse affectionée J[ulie] B[runeau] Papineau 1 Raturé.3 Marie-Louise Cherrier épousera Denis Sénécal le 27 septembre 1859.J.-J.Lefebvre, Généalogie de ta famille Cherrier dans les Mémoires de la Société généalogique canadienne-française, vol.I, p.154. 180 ARCHIVES DE QUÉBEC JULIE BRUNEAU A MADAME AMEDEE PAPINEAU [APQ P-B: 733] Monté Belle 14 Janvier [1860] * Ma chère Marie, Je vous remercie de votre bonne lettre; et des souhaits que vous faites pour que la nouvelle Année nous soit plus heureuse, que celle que nous avons terminée par la maladie l'Inquiétude de l'affliction: que nous avons ressentie plus vivement; étant éloignée de la famille; et de tout secours; il fallait nous soigner l'une et l'autre, espérons plus de santé pour l'avenir puisque nous sommes obligés de rester Ici.loin de vous tous c'est notre lot.[2] Je suis bien sensible a votre sollicitude pour nous et au bon souvenir de ces chers petits enfans, et à ceux de ce cher Amédée et de votre famille; J'espère que ce cher M' Westcott va venir bientôt vous voir; vous aurez beaucoup à vous dire, que l'on ne peut communiquer par lettres; il a dû être bien Inquiet au sujet de ces bruits de guerre: au cas que cela se réalise, que ferez vous; vivre loin de Votre Père seras bien difficile pour ne pas dire, impossible; et pourras t'il laisser ses affaires ou ses propriétés en mains sures.[3] Je pense souvent à cela; c'est un état bien triste pour tous, c'est un grand malheur que votre guerre traîne ainsi en longuer sans battallle décisive contre le Sud; cela authorise l'Europe dans ses sympathies pour le Sud; et [aug] 3 mente le danger de la guerre.Je crains qu'ils ne vous manquent de chefs à la tète de vos armées; il ne faudrait que des victoires éclatantes pendant l'hiver, pour changer les dangers qui nous menacent, vous devez souffrir cruellement, dans ce Montréal, si abject qui se réjouit tant de se [4] battre, pour ces Anglais qui les ont tant flagellés méprisés, pillés 6c, 6c, ils sont de l'ordre de ceux qu'ils faut ainsi conduire et Ils se choquent quand on le leur dit de la part de Durham ou de Sir Francis Head; on leur à répété en tout tems et sur tous les tons; et parfois ils veulent en appeller & grands cris à leur honneur National, pauvre race dégénérée, ils sont pour toujours exploités, ils n'ont plus de chefs honnêtes et habiles, l'on sait qu'ils sont obligés d'obéir et de se préparer, mais le faire avec Joie et enthousiasme, [5] et se plaire à dénigrer insulter, mépriser, les Etats Unis, qui ont eu un Jour le grand courage, de secouer le joug de leurs gouvernemens oppresseur, et en peu d'Année ont pu parvenir au degré de prospérité et de grandeur où ils sont; c'est vraiment ridicule, et nous montre évidemment combien ils sont vils et retapants aux pieds de leur mauvais gouvernements, qui sçavent mieux les apprécier, et les traiter comme ils le mérite, de vils colons.[6] Je reçois toujours les Journaux d'Amédée, et Je souffre de ne pas apprendre quelques choses de décisif, il est impossible d'éviter une guerre s'ils n'ont pas le dessus avec leurs ennemis, cet hiver l'Europe a trop d'Intérêt â les voir morceller.J'ai craln cela dès le début, j'ai reçu une lettre d'Azélie aujourd'hui, et eUe ne dit pas si elle vous as envoyé ce qui était à votre addresse.je ne vous envoyais que le porc, le boeuf n'était pas assez beau et gros pour vous en faire part, Azélie qui est assez en besoin en feras son affaire, et des pralines [7] et sucre de crème.Azélie dit que'vous avez commencé vos visites elle ne m'as pas dit si la famille de S' Ours passes l'hiver en ville, et puis ils disent tout que M*\" Sénécal est bien folble et bien pâle, [et de] 2 est-ce de la suite de son ancienne maladie, ou est-elle en ceinte ?et puis, ou est-elle entré dans sa maison, et puis vous me direz s'il y à de l'extra chez Azélie si vous en sçaver quelques choses, elle n'en parle pas; par les nouvelle CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU 181 apportés par Auguste, Il nous as dit, que Laframboise avait eu une attacque nouvelle de sa maladie; les médecins disent que c'est de [8] l'épitepsle, en ce cas il faudrait qu'il se fit soigner de suite dans ces établissements exprès aux Etats unies, ils ne l'ont pas dit & sa femme.Esllda est mécontente de ce que Je ne vous ai pas répondu au sujet des pantouffles de son Père, elle les as finie l'An dernier et J'ai oubliée de vous l'écrire, elle dit qu'elle aurait eu honte de ne pas les avoir remplir, je vous remercie de votre bonne volonté de le faire, la Famille se joint à mol pour vous embrasser quand je pense que la chère petite Marie Louise ne me reconnaîtras pas elle était si jeune c'est pénible.Votre Mère affectionée J[ulle] B[runeau] Papineau 1 Voir la lettre du 22 septembre 1859.2 Raturé.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU [APQP-B: 711] [1860] i Monsieur Bourrassa écrit un mot à sa famille J'y ajoute quelques lignes pour te dire que nous sommes dans un grand embarras avec les peintres, Blanchisseurs, Tapissiers £>c &c, et de plus j'ai suivie la retraite des Dames de la charité à la Providence; c'est le seul tems de délassemens et de tranquillité que j'ai eu Puisse telle avoir pour fruit de me donner de la patience et du courage pour supporter mes épreuves et mes peines qui s'aggravent au lieu de diminuer; à la fin de ma carrière, j'avais assez [2] à supporter en pensant à celle qui les ont devancés, et que je n'oublie; en vie Hissant l'on as bien moins de courage et plus de sensibilité: c'est un malheur que je t'ai écrit d'envoyer au plustôt les oreillers et paillasse des filles, qu'elles ont été assez étourdies de ne pas apporter, et Ezllda demande son beurre au plustôt.je demande au Jardinier de faire ce que je lui ai recommendée et qu'il m'as promis de faire charroyer du terrein sur les gazons devant et derrière la maison.Il est grand tems [3] dans ce tems ici avant les gelées; c'est tout ce que je demande un peu de propreté autour de la maison et puis de beaux gazons, qui sont eh vue de la galerie, si je ne puis l'avoir; il faudras se résigner et faire le dernier sacrifice; la famille est bien ici et chez Amédée et se joignent à moi pour t'embrasser; Ton Epouse J[ulle] B[runeau] Papineau 1 Ajouté par Amédée.JULIE BRUNEAU A SON FILS, AMEDEE [APQP-B: 712] Monte Bello, [30 Juin 1862] ï Mon cher fils, Je t'écris ce matin quelques lignes pour te dire que je suis arrivé saine et sauve à trois heures Samedi j'ai trouvé la famille bien Ici et au Presbytère.Ezllda était au quai avec ses deux voitures espérant que nous serions en plus grand nombre, j'ai trouvé mes gazons bien tristes et Jaunies; tout avait l'air arides, ils disent qu'ils 182 ARCHIVES DE QUEBEC ont bien arrosée.[2] mais pas autant que je l'aurais fait moi mime je pense; mais enfin nous voila avec de la pluie depuis hier soir j'espère que cela vas continuer tout le jour; et alors nous verrons si cela répareras les dommages causées par la sécheresse.Je vous remercie des attentions et des amitiées que vous m'avez donnés et je vous embrasse tous de tout coeur en attendant le plaisir de vous voir tous id Mr Westcott a promis démener la famille bientôt.Ta Mère J[ulic] B[runeau] Papineau 1 Ajouté au crayon sur le manuscrit JULIE BRUNEAU A SON FRERE [APQ P-B: 720] Montréal 1 Juillet [.]» Cher Frère.Je vous envole un extrait de la lettre de votre Frère, il est bien mécontent et avec raison que les ouvriers sont retardés faute de bols, et il parait qu'il y a faute de tout le monde, on ne lui ft pas écrit l'on a pas vu les ouvriers enfin le malheur est arrivé, et cria le tourmente; il n'avait pas besoin de ce surcroît, au milieu de la position pénible et laborieuse qu'il â A Toronto, il désire beaucoup revenir mais au cas qu'il soit retenu encore sept ou huit jours, 11 m'ordonne de vous envoyer ces extraits; afin que vous voyiez de suite a faire ce qui est nécessaire, il est tard cda seras mis à la poste demain matin assez a bonne heure.Amitiées a toute la famille.Votre soeur affectlonée, J[ul!e] B[runeau] Papineau 1 Lettre non datée.JULIE BRUNEAU A SA FILLE, EZILDA [APQ P-B: 730] Belle Rive 6 Aoust [.]1 Ma chère Ezilda, Je t'ai écrit une fois depuis mon départ, j'espère que j'aurai une lettre de toi demain, tu as dû avoir le tenu d'écrire le Dimanche.Je n'ai rien de nouveau a te mander; comme Je prends des remèdes, Je ne sors pas.Je suis allé aujourd'hui à la petite Chappelle de Mr Picard a Messe et Vespres.j'irai à la Ville Demain, écris mol si Léocadie à commencé les martelas; et puis si tu vas faire peinturer la Galerie, vous aurez peut être de la Visite après le départ du Prince.[2] ainsi tenez la maison propre et en ordre s'il est possible; sans te tourmenter chère enfant, Je ne veux pas ajouter a ta fatigue ordinaire, ce n'est pas mol qui ferai des Invitations mais si les gens y vont il faudras bien les recevoir |e n'ai pas entendue parler de ta Tante Bruneau Je sais qu'elle est à la campagne avec Alida et M4» Bourret est chez son beau frère avec ses enfans tout le tems des Vacances, ainsi celles la ne viendrons pas cet Année, Je n'ai pas non plus de nouvelles [3] de Verchères Je n'irai pas non plus cette Semaine parce qu'il faut que Je sols pris du Médecin pendant que Je prends des remèdes; je crains bien qu'il ne puisse me guérir, mais s'il peut me soulager et me mettre en état de travailler ce seras toujours qudques CORRESPONDANCE DE JULIE BRUNEAU-PAPINEAU addoussimens A mes peines.J'espère que tu as soin de toi, que tu fais des promenades en voiture et que tu vas à la pèche souvent, et puis le soin et la sociétée de la chère petite Augustine tout [4] cela te feras passer le tems écris mol tout cela.Amédée à dû raisin en quantité et du magnifique il te fais dire que si les mures sont belles il faut lui en envoyer dans un panier entre des feuilles ou dans une boite de fer blanc, fais pour le mieux.Adieu chère enfant Je vous fais à tous amltiées et embrasse les chers petits enfans surtout Ta Mère affectlonée J[ulie] B[runeau] Papineau Dis à la vielle Marguerite qu'elle veille a ma gâterie et qu'elle ne s'ennuie pas trop.1 La lettre n'est pas datée.JULIE BRUNEAU A SA FILLE, AZELIE [APQ P-B: 728] [Sans date.] Grenville Chère Azélie, : Je t'écris ici, me trouvant dégradée à attendre le Steamer, c'est toujours déception sur cette ligne; quand Mr Globensqui à demandé si la ligne était établie il aurait du dire que rendu ici, l'on ne sçavalt à quel heure il y aurait un bateau quelqu'onque pour nous recevoir, le Phoenix ne marche pas encore et puis ils disent que c'est l'Otter qui vient à sa place ainsi l'on ne sait à quel heure [2] nous embarquerons et par conséquent à quel heure nous nous rendrons, je n'appelle pas cela la ligne établie j'ai regret d'avoir engagée Md0 Leclerc à monter avec nous, elle désirait descendre samedie; mais fais dire à Mr Leclerc qu'elle ne partiras que Lundi, car ils disent que le Phoenix marcheras alors, il vaut mieux qu'elle risque cela.[3] Le Capitaine m'as dit à la chine que le Phoenix marchait aujourd'hui c'est ainsi sur cette ligne; il n'y à jamais à scavoir les choses au juste, je te recommende de ne pas monter avant que je t'informe mol mime.Je ne sais quand la Poste part c'est pourquoi je prépare cette lettre car si l'on arrive ce soir cela seras tard, et si c'est jour de poste demain [4] matin elle seras fermé ce soir, si tu vols Mr Montmorquet il est en Ville dis lui que c'est comme cela qu'ils font tard & leur ligne, que le Père Bourrassa monte par Bytown.alons courage le voila qui arrive, il faut qu'il décharge du fer nous arrivons tard mais au moins nous ne resterons pas ici, excuse le papier et pas de lunettes je finirai chez Major.JULIE BRUNEAU A L.-J.PAPINEAU1 [APQ P-B: 726] [Sans date.] [.,.]* Amédée est venu hier l'après diné et à fait ses explications à Ezilda et lui a donné 20 piastres Je suis taché que le pauvre Almond ait eu le danger de perdre son enfant Je t'ai laissé mes remèdes s'il y a des malades le Curé est capable de les soigner et s'il a besoin de mes remèdes donne lui en.si tu as des nouvelles de 184 ARCHIVES DE QUÉBEC Thibaudeau.et de sa fille ft S1 Germain, donne m'en des nouvelles afin que je les communique ici à la pauvre Dame, je la vois de tems en tems; aussitôt qu'elle sort au froid ou à [2] l'humidité, elle tousse beaucoup sa fille M** Leclerc est bien maigri et changée, si Talllefer vient en ville et que vous aviez besoin de quelques chose mendez le moi, dis aussi ft Monette s'il a besoin de quelques chose qu'il me le demande par là même occasion je pourrai le lui envoyer, et dis ft la fille que sa Tante m'as dit qu'elle avait eu des nouvelles de son Frère qu'il est bien; Francis fait très bien en Ville tout son ouvrage et les commissions vous auriez peine ft le reconnaître avec sa toilette et son air dégagé comment sont ses pauvres parens malades.1 U n'est fait aucune mention du destinataire; mais nous croyons qu'il s'agit de L.-J.Papineau ft la Petite-Nation.L'écriture est celle de Julie Bruneau.2 Incomplète.JULIE BRUNEAU A MADAME AMEDEE PAPINEAU IAPQP-B: 715] [Sans date.] Lundi Matin.Le bon Mr Westcott arrive de la poste et m'apporte la lettre de Samedie au moment ou je me disposais ft fermer la mienne et je réponds a vos accusations en deux mots, j'ai dit ft Esllda en partant que je n'écrirais pas étant pour si peu de tems et me réservant ft porter de ce que j'aurai vu [2] et entendue pendant ce tems.Esllda était ici pour un tems indéfini le cas étoit bien différent et puis ayant vu et entendu pour elle même les chers petits enfans ce que j'en pourrais dire ce soit peu.Je ne les ai vu que 2 fois je vais dans les chars faire les affalrres mais quand il s'agit de monter ft pied [3] chez Asélle, je n'ai ni le tems ni la force d'y aller chaque jour c'est pour cela que je vais y passer 2 jours avant mon départ, si la nourrice a du mieux Asélie tient à faire son voyage ft St Hyacinthe m'as telle dit hier ainsi ce n'est pas certain qu'elle monte avec mol si elle [4] s'y décide je vous le manderai Jeudi [mer] * par rapport aux voitures.1 Raturé. DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC SUIVI DES REGLES ET TECHNIQUES RELATIVES AUX REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL INTRODUCTION Définition de l'état civil Dans son Vocabulaire Juridique, M.Henri Capitant définit comme suit l'état civil: « Ensemble des qualités inhérentes à la personne, que la loi prend en considération pour y attacher des effets >.L'état (de la personne) comprend donc : la nationalité, le sexe, l'âge, le lieu et la date de naissance, le nom, le domicile, la parenté \u2014 filiation légitime ou non, celle d'enfant adoptif, de droit, ou simplement de fait, le rang dans la famille, celui d'ainé, de cadet, de posthume, la qualité d'orphelin, soit de père, ou de mère, celle de frère, ou de sœur, germain(e) ou utérin(e), celle de majeur ou de mineur, de célibataire, ou de personne mariée, sous le régime de la séparation ou de la communauté légale de biens, celle de veuf ou de veuve, de père ou de mère, séparé de corps, de divorcé, d'absent ou d'interdit, etc.La plupart de ces renseignements peuvent être tirés des actes de l'état civil concernant les membres d'une même famille, de là leur nom.Importance dans la vie moderne Mais il faut se rendre à l'évidence et admettre que l'état civil embrasse bien davantage encore dans la vie moderne.On s'en rend mieux compte en remplissant les formules d'impôt sur le revenu, sur les successions, celles requises aux fins des allocations familiales, aux mères nécessiteuses, celles de la pension aux nécessiteux, de la sécurité de la vieillesse, aux aveugles, aux vétérans, etc.L'industrialisation à outrance, la désertion des campagnes, l'accaparement des richesses ou des moyens par un nombre restreint d'individus ou de pays, et la guerre et le chômage qui en ont résulté, et les nouvelles lois d'assistance sociale qu il a fallu établir pour tenter de maintenir un meilleur équilibre, ont considérablement modifié les droits civils des personnes, l'une relativement à l'autre, selon sa condition dans la société, ou l'état civil de chacune.[187] 188 ARCHIVES DE QUEBEC Dans tous les pays civilisés, la déclaration officielle et obligatoire de chaque naissance, mariage et décès, a surtout pour objet d'en constater la date précise, aux fins de l'état civil, de même que le nombre (par mille habitants dans un temps donné), pour la démographie et la santé publique.Si le reste n'est qu'accessoire, il n est pas moins indispensable.En effet, pour en arriver là, il est manifeste que la désignation de la personne doit être suffisante, c'est-à-dire sans équivoque, et que ces déclarations soient enregistrées selon des formes rigoureusement prescrites et au moment le plus favorable.Il va de soi qu'un système permettant d'éviter le plus possible les erreurs et les fraudes, tout en garantissant la conservation des documents durant au moins trois générations, est indispensable.Le mode dit d'enregistrement varie d'un pays à l'autre, selon l'importance relative que l'on y donne à chacun de ces objectifs.Mais dans l'ensemble, les déclarations à faire, ou les renseignements requis sont à peu près les mêmes partout.Dans les pays à culture greco-latine, où cette pratique a débuté, il y a déjà plusieurs siècles, on a toujours continué à attribuer une importance prépondérante à l'état civil.Ailleurs, mais beaucoup plus tard, cependant, l'inverse paraît s'être produit.C'est ainsi que, de façon à peu près générale, aux Etats-Unis \u2014 sauf en Louisiane, où le Code Napoléon est toujours en vigueur \u2014 on a donné la prépondérance à la démographie et à la santé publique.Il n'en fut pas autrement, non plus, dans les autres provinces canadiennes, à partir de 1859 en Ontario, et de 1926 dans la plupart des autres.Chaque système d'enregistrement offre évidemment certains avantages, mais a aussi ses défauts.Le système français, que nous avons ici, est plus sûr, plus souple, et plus délicat dans sa forme; il respecte davantage les droits et privilèges de la personne humaine.Par contre, étant plus élaboré, il est moins rapide et peut-être même moins pratique que les systèmes modernes.Au point de vue de l'état civil, cependant, aucun ne saurait être considéré comme parfait, de nos jours, sauf peut-être dans les pays à civilisation très avancée, comme en DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL France, par exemple.Trop longtemps, croyons-nous, on s'est refusé à voir en tout cela autre chose que la constatation officielle des dates.Or, nous l'avons vu, 1 Etat civil embrasse bien davantage.Il sert maintenant autant, sinon plus, à l'identification de la personne qu'à constater les dates marquantes de sa vie.Ainsi, lorsqu'on a recours à son acte de naissance, soit pour la confirmation ou pour le mariage, ce n'est pas tant la date qui importe, mais bien l'identité de la personne.Au point de vue religieux, il s'agit de constater d'abord si la personne a été baptisée, mais aussi si elle est libre de contracter mariage.Mentionnons incidemment que chez les Catholiques du monde entier le mariage est obligatoirement constaté en regard de l'acte de baptême de chaque époux, peu importe le lieu de sa naissance dans le monde.Copie de cet acte de naissance ne peut ensuite être expédiée sans cette note marginale qui l'accompagne.Ici même, dans la province, seul le double du registre qui demeure dans la paroisse porte cette précieuse annotation.Mais en France et dans plusieurs autres pays d'Europe, cette constatation du mariage se fait également sur les registres publics d'état civil en vertu de lois purement civiles.On va même plus loin encore, puisqu'on rapporte en outre le décès en marge de l'acte de naissance.On s'est donc rendu compte des risques d'erreurs et des possibilités de fraudes qui existent inévitablement sans ces dispositions.Ajoutons encore que lorsqu'on exige une copie de l'acte de naissance, soit pour l'admission au collège ou à l'université ou dans une corporation professionnelle quelconque, ou même pour l'obtention d'un, passeport, il s'agit beaucoup plus de constater l'identité de la personne que la date de sa naissance.Bref, on peut dire, dans la province de Québec, comme aux Etats-Unis, qu'une copie authentique de l'acte de naissance, ou un certificat de naissance, tient presque lieu de carte d'identité.Pour notre part, nous concevons donc TEtat civil dans son ensemble comme une sorte de catalogue ouvert de toutes les personnes qui passent dans un pays quelconque, en y laissant leur trace, soit par la naissance, le mariage ou la mort.Toutes, si humbles soient-elles, ne méritent-elles pas que leur passage sur terre y soit au moins constaté de façon sûre et 190 ARCHIVES DE QUEBEC facile à retracer par les intéressés et les descendants.Par l'Etat civil ainsi conçu \u2014 de façon peut-être un peu idéaliste \u2014 on devrait avoir partout dans le monde moderne la possibilité de constater sans trop de peine, non seulement si telle ou telle personne est née au pays, mais aussi bien, si elle est mariée et avec qui.quand et où; si elle vit encore, ou si elle est décédée, et dans ce cas, à quel endroit et à quelle date.Ce sont autant de questions qui se posent à peu près tous les jours dans les dépôts le moindrement importants d'archives de l'état civil, et auxquelles on ne peut répondre.Nos actes se bornent, en effet, à constater les dates des naissances et des décès, de même que des mariages, qui sont à la base de la vie.Sans lien bien établi pour chaque personne entre l'acte de sa naissance et celui de son décès, en passant par celui de son (ou de ses) mariage(s), comme nous l'avons souligné plus haut, tout Etat civil demeurera toujours imparfait et incapable de bien remplir ses fonctions véritables dans la vie moderne.C'est pourquoi nous sommes convaincus que tôt ou tard, il faudra partout en venir non seulement à indiquer dans l'acte de décès les Heu et date de naissance du défunt, comme la chose se fait à peu près partout maintenant, mais aussi à rapporter, en regard de l'acte de naissance, les lieu et date de la mort.Ces dispositions ont d'autant plus d'importance que le pays est plus jeune et que l'immigration et la migration y sont plus considérables.On concevra facilement qu'en retranchant du Catalogue des Vivants tous ceux qui n'en sont plus, au fur et à mesure de chaque décès, qu'on éliminera en même temps ceux-ci comme sujets à obtenir des copies d'actes de l'état civil les concernant, et plus particulièrement d'actes de naissance de défunts pour servir frauduleusement.Et, sous ce rapport, signalons qu'en France, par exemple, on ne peut remettre une copie d'un acte de l'état civil qu'à la personne directement concernée, ou à ses ascendants ou ses descendants.Notre propre Etat civil Au Canada français, notre Etat civil, c'est-à-dire notre mode de constatation des principaux faits intéressant l'état civil, remonte à 1621, soit presque au début de la Nouvelle- DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL France.Jusque-là, il n'y avait eu au pays qu'un mariage et tout au plus deux naissances de Français.Après plus de onze années de guerre mondiale en moins de trente ans, la province de Québec reste probablement dans le monde le seul territoire, comparable à un pays, qui ait son Etat civil à peu près complet depuis au delà de trois siècles.Au point de vue des dates, notre Etat civil est incontestablement le plus sûr de tous les systèmes qu'on a pu trouver par la suite et qui ont été établis ailleurs, soit au Canada ou à l'étranger.Il est, en outre, merveilleusement adapté aux mœurs de l'immense majorité de notre population et assez souple pour pourvoir aux besoins des minorités.Etabli sous l'égide de l'Église (catholique et des autres églises régulièrement constituées), que pourrait-on souhaiter de mieux quant à l'impartialité de nos greffiers de l'état civil ?L'inscription des actes, séance tenante, au baptême, au mariage et à la sépulture, sur registre scellé, dans l'ordre chronologique de leur réception, à la suite des uns des autres, indépendamment de leur nature, et sans blanc entre eux, permet d'éviter à peu près complètement les erreurs de date, et l'inscription officielle et immédiate sur les doubles registres apporte une garantie contre la perte par le feu ou autrement.Sans Etat civil ancien, on le comprend facilement, la généalogie et l'histoire de famille sont à peu près irréalisables, et, en tous cas, beaucoup moins sûres.C'est pourquoi nos voisins du Sud nous envient notre merveilleux Etat civil, que le Dictionnaire Généalogique des Familles Canadiennes, de Mgr Tanguay, et les autres travaux du même genre, qui en sont le prolongement, ont fait connaître et admirer à l'étranger.Certes, 1 importance des actes de l'état civil en histoire ne fait pas de doute pour personne.Mais, de façon plus générale, apprécions-nous suffisamment ce privilège, et avons-nous toujours pris partout les précautions nécessaires pour assurer aux générations futures la transmission intacte de ce précieux héritage: c'est sans contredit le plus précieux de tous nos trésors historiques, parce qu'il est à la base de l'histoire de famille de chaque Canadien-français de chaque Franco-américain et de nombre d'Anglo-canadiens et même 192 ARCHIVES DE QUEBEC de Canado-américains.Grâce à l'excellence de notre Etat civil, qui a stimulé nos généalogistes, et, au train où vont les choses, on peut prévoir que chaque famille d'origine canadienne-française aura avant cinquante ans, sinon son histoire de famille, au moins sa généalogie complète, c'est-à-dire non seulement en ligne directe, mais aussi dans toutes les lignées collatérales, depuis l'arrivée de ses premiers ancêtres au Canada.Tout cela lui sera procuré gratuitement par les nombreux dictionnaires généalogiques régionaux, qui voient le jour chaque année.Si l'on n'admet pas encore dans tous les milieux que la généalogie et l'histoire de famille sont d'intérêt public, tous les gens bien pensants conviennent au moins que la connaissance de la vie intime des ancêtres est de nature à attacher l'individu fermement à son pays, à sa petite patrie et à son patelin.N'est-ce pas déjà beaucoup ?Mais il y a plus encore.Tout le monde sait que les archives médicales, ou le dossier de chaque patient dans les hôpitaux, sont de mieux en mieux tenus et rendent de plus en plus service à la science médicale.Sans doute, la généalogie ne peut guère par elle-même aider dans ce domaine, mais en regard des dossiers d'hôpitaux, ce sera une toute autre affaire.Les descendants y gagneront directement beaucoup.Il y a donc heu non seulement de ne pas y mettre d'entrave, mais, au contraire, faciliter les choses dans la mesure du possible.Le principal défaut de notre système, relativement aux autres plus modernes, résulte de la multiplicité des lieux d'enregistrement ¦\u2014 les paroisses, qui ne peuvent que s'accroître avec les années \u2014 et de l'absence d'index général qui s'en suit.Si on ignore le heu de la naissance, du mariage ou d'inhumation, c'est une affaire de midi à quatorze heures pour retracer l'acte et encore.Nous verrons que la situation n'est cependant pas sans issu.Et surtout, que ceux que la généalogie n'intéresse pas pour le moment ne se mettent pas dans la tête que la plus Frande précision que nous allons demander dans les actes de état civil et dans les index n'a d'intérêt que pour les généa- DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 193 ¦ logistes.Loin de là, ceux-ci finissent toujours par interpréter les actes imprécis ou incomplets \u2014- c'est un des charmes de la généalogie.Il s'agit plutôt et surtout de pourvoir aux besoins futurs et de faciliter la tâche de ceux qui nous remplaceront plus tard aux divers postes de l'Etat civil, et principalement comme greffier dans une paroisse quelconque.Plus on va, plus il faut aller vite.Il importe donc de leur éviter l'échange de deux ou trois lettres avant de pouvoir adresser à chacun son dû.Observons aussi que ce que nous demandons est tout aussi important aux points de vue religieux que civil. DISPOSITIONS GÉNÉRALES Du caractère de cette étude Seul le texte de la loi est officiel.C'est ainsi que tout en ayant été préparée à l'instigation du Procureur général, aprouvée par le Conseiller juridique de ce département et publiée sous ces mêmes auspices, cette étude ne peut avoir qu'un caractère semi-officiel.L'interprétation qu'on peut donner d'un texte de loi, en l'exprimant autrement, sous une forme distincte, ou dans un ordre différent, si parfaite puisse-t-elle être, ne saurait s'y substituer invariablement.Cette étude a simplement pour objet d'améliorer, d'uniformiser et de faciliter la tenue et la conservation des registres de l'état civil dans la province, en tenant compte des exigences modernes.Si les suggestions, ou les\" recommandations qui y sont faites vont parfois au delà de la lettre de la loi, elles n'en dépassent jamais l'esprit.On encourra donc toujours moins de risques en s'y conformant, qu'en passant outre sur certains points équivoques, imprécis, imparfaits, ou imprévus et absents de la loi elle-même.Du lieu de la tenue des registres (Ce, 42 et 53a) Les registres de l'état civil sont obligatoirement tenus en double: 1° en principe, « Pour chaque église paroissiale catholique >, c'est-à-dire dans laquelle on baptise les nouveaux-nés, on célèbre le mariage et on préside à la sépulture; et 2° par extension, « pour chaque (autre) église, chapelle particulière ou mission catholique; et pour chaque église ou congrégation protestante, ou autre société religieuse (régulièrement constituée et) légalement autorisée à tenir tels registres *\u2022 par une loi spéciale de la Législature, et dans chacune desquelles, en particulier, soit qu'on y baptise, présente ou admette en religion les nouveaux-nés; soit qu'on y célèbre le mariage; ou soit qu'on y préside à la sépulture.Par extension également, des registres sont aussi tenus simplement pour [195] 196 ARCHIVES DE QUEBEC l'inscription des actes de naissance, conformément à l'article 53a du Code civil, par le greffier de chaque dté, et le secrétaire-trésorier de chaque municipalité, où il peut y avoir heu.Registre annuel dans chaque district ( Ce, 45,47 et 49 ) La loi veut que le double dit annuel des registres soit ¦ « déposé dans les six premières semaines de chaque année, au greffe de la Cour supérieure du district où les (doubles) registres ont été tenus >.Il s'en suit donc, selon l'esprit de la loi, qu'un double des actes doit être conservé au greffe du district où ils ont été reçus.Or, il arrive parfois qu'un ministre du culte exerce son ministère dans plus d'un district judiciaire, en n'employant qu'une seule et même série de (deux) registres pour tous les actes qu'il inscrit, indépendamment du district dans lequel il les reçoit.S'il a domicile à Montréal, par exemple, ses doubles registres seront authentiqués dans ce district, et le double annuel unique sera aussi déposé à cet endroit.Mais il exerce également son ministère à Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, etc., où la société religieuse concernée a, ou n'a pas d'église ou de chapelle.Quoi qu'il en soit, si certains protonotaires estimaient que les actes ainsi inscrits dans leur propre district, chaque année, et qu'ils ne reçoivent pas en dépôt, étaient suffisants, soit en nombre ou en importance, ils pourraient vraisemblablement légalement exiger qu'on tienne au moins un registre annuel séparé pour leur propre district, lequel serait évidemment authentiqué et déposé dans leur propre greffe.Des dépositaires de registres (Ce.44, 45.47,49, 50, 52, 53 et 53a) Les registres de l'état civil sont tenus d'office par le desservant-en-titre de chacune de ces susdites églises, congrégations ou sociétés religieuses y dûment nommé par l'autorité ecclésiastique compétente; et aussi par le greffier de chaque cité et le secrétaire-trésorier de chaque municipalité où il peut y avoir heu, conformément à l'article 53a du Code civil.C'est donc lui qui a la responsabilité de la tenue des registres en général.Il doit d'abord s'assurer que tous les DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 197 nouveaux registres sont conformes à la loi et qu'ils ont été légalement authentiqués avant d'être employés.Sur lui retombe aussi la responsabilité des inscriptions particulières, qui doivent y être faites, conformément aux ordonnances émanant des jugements de la Cour supérieure et de la Cour de bien-être social, relativement aux adoptions, comme aussi des index.En cette même qualité, il est aussi dépositaire et conservateur de l'un des doubles registres (soit continu ou annuel), qu'il devra transmettre à son successeur en office; et détenteur de l'autre double dit annuel, qu'il devra déposer au greffe de la Cour supérieure de son propre district, dans les six premières semaines de chaque année.«Tout dépositaire (ou détenteur) de registres est civilement responsable des altérations qui y sont faites, sauf son recours, s'il y a lieu contre les auteurs de ces altérations.» Des greffiers de l'état civil (Ce, 44, 50, 53 et 53a) Tous les prêtres de l'Eglise catholique (romaine) ou de l'Eglise d'Angleterre, autorisés à administrer le baptême ou à célébrer le mariage et à présider à la sépulture; et tous les ministres de l'Eglise-unie du Canada en règle avec leur propre église, sont légalement préposés, à titre de greffiers de l'état civil, à la réception de ces actes, sur tous les registres qui sont tenus sous l'égide de leur religion respective; de même que le greffier de chaque cité et le secrétaire-trésorier de chaque municipalité, partout où il peut y avoir heu, conformément à l'article 53a du Code civil.Quant aux ministres des autres dénominations protestantes et des autres sociétés religieuses autorisées à la tenue des registres, ils ne peuvent donc recevoir, inscrire et signer légalement les actes que sur les registres qu'ils tiennent eux-mêmes d'office, en qualité de desservant-en-titre, et, par extension, aussi sur d'autres, alors qu'ils agiraient bel et bien en cette même qualité.Notre Code civil et notre Code de procédure civile n'assignent aucun titre, ou nom particulier, aux personnes légalement préposées à la réception des actes de 1 état civil.On les y désigne sous les noms de: « celui qui tient les registres ( Ce, 198 archives de quebec 45) >; « fractionnaire (Ce, 57, 61 et 63) »; « fonctionnaire autorisé (Ce, 44, 49 et 53) »; «fonctionnaire public (41 et 56) »; et «officier (C.p.e, 1311 ) », etc.Ce ne sont pourtant pas de véritables fonctionnaires, au sens propre du mot, même s'ils accomplissent une fonction publique.En effet, la loi veut que notre Etat civil soit absolument exempt de l'ingérence politique, et, de ce fait, ils ne sont ni nommés, ni même appointés par l'état.Leur situation à cet égard se rapproche de celle de nos notaires publics, qu'on ne saurait tout de même considérer comme des fonctionnaires de l'état.On comprendra sans peine que, pour la bonne intelligence de ce qui va suivre et aussi pour répondre aux exigences modernes, il nous a fallu combler cette lacune.C'est pourquoi nous les avons désignés comme « greffiers de l'état civil », qui nous parait mieux correspondre à la réalité.\"Il n'y a apparemment pas d'équivalent en anglais, mais les mots: « clerks of civil status » rendent assez bien l'idée.Des divergences de vue (Ce, 44,50 et53) En cas de divergences de vue entre greffiers de l'état civil, l'un ne saurait inciter l'autre à adopter sa propre façon de voir, ou sa manière de faire, si elles ne sont elles-mêmes en tout conformes à la loi; car chacun assume personnellement à cet égard la responsabilité de l'acte qu'il signe, aussi bien que des copies d'actes et des certificats de naissance d'enfants adoptifs qu'il délivre sous sa propre signature.Mieux vaudra donc toujours s'en tenir aux divers articles du Code, en s'inspirant de la présente brochure.Des registres réglementaires (Ce, 42a, 42b, 43, 45, 47, 49 etC.p.c.1311.1312 et 1313) Chacun des doubles registres destinés à l'inscription des actes de l'état civil \u2014 c'est-à-dire aussi bien le registre continu ou annuel, qui demeure dans la paroisse, l'église, etc., que le registre dit annuel, qu'on dépose au Palais de Justice du district à la fin de l'année \u2014 devra être conforme aux règles et techniques relatives aux registres de l'état civil, en de la tenue des registres de l'état civil 199 vigueur dans la province depuis le 1\" décembre 1958, et qui sont publiées dans la seconde partie de cette étude.Des encres à écrire Il va de soi que toute inscription sur les registres de l'état civil sera faite à l'encre, même si le Code civil et le Code de procédure civile n'en soufflent pas mot.Rien de bien étonnant en cela, puisque les premiers crayons ne firent leur apparition qu'en 1795, en France, et que pendant longtemps encore, on ne pouvait écrire avec autre chose que de 1 encre.Les encres au fer et les encres au carbone colloïdal demeurent encore les seules dont on ait une preuve directe de durabilité à travers les siècles.Ces encres au fer (ferro-tanno-galliques), désignées couramment en anglais sous le nom de « blue-black Record >, parce qu'elles tournent au noir-bleuté au bout de quelques heures, sont, à vrai dire, les seules qui puissent être recommandées \\ Non seulement elles ne s'effacent pas à la lumière, mais l'eau ne les affecte pas « essentiellement ».Ainsi, en cas d'incendie, si on parvenait à sauver des registres qui auraient séjourné quelque temps dans l'eau, les écritures seraient à peine maculées (par la teinture qu'il faut ajouter à ces encres afin d'intensifier les caractères fraîchement tracés, car la matière pigmentaire de base est insoluble dans l'eau).On peut être certain qu'une belle encre bleue qui ne change pas de ton en tournant au bleu-noirâtre et finalement au noir-bleuté en quelques heures, n'est pas une encre ferro-tanno-gallique.Nos encres modernes au fer, fabriquées surtout pour servir dans les stylos, pour écrire sur les papiers lisses, durs et peu absorbants, donnent-elles des écritures qui dureront aussi longtemps que celles des manuscrits anciens ?Nous le croyons.Les anciennes encres contenaient, cependant, plus de matière pigmentaire que nos encres modernes, ou, comme on dit en termes du métier, elles étaient plus chargées.Aussi, perdaient-elles plus facilement leur excédent de ces particules 1 II y a pourtant lieu de mettre sur le même pied que les encres au fer.Certaines nouvelles encres au chrome, dont les propriétés chunlco-physlques se rapprochent tellement des premières, qu'on ne peut douter de leur durabilité. 200 ARCHIVES DE QUÉBEC solides, par la manipulation, la friction et la succion, qui se produisent inévitablement entre les feuillets, lorsqu'on ouvre, ou ferme le registre.Malgré cela, ces anciennes encres donnaient des écritures beaucoup plus opaques, et, de ce fait plus faciles à lire.Mais nos encres modernes au fer ne sont pas pour autant moins durables.En Europe, on fabrique d'ailleurs des encres au fer dites d'archives, qui sont tout simplement plus chargées que les encres ordinaires, mais elles ne peuvent guère être employées dans les stylos, parce qu'elles ne sont pas assez fluides.Les encres noires au carbone colloïdal \u2022\u2014 sortes d'encres de Chine fluides \u2014 qui ne sont pas encore d'usage courant dans les stylos, tout en étant parfaitement stables à la lumière, ne devraient pas être employées, surtout parce qu'elles résistent mal à l'action prolongée de l'eau (en cas d innondation, à la suite d'un incendie, par exemple).Des crayons à bille, etc.Les crayons à bille, pourtant si commodes, ne sont pas pourvus de matières colorantes donnant des écritures permanentes.Ces écritures ont souvent tendance à s'imprégner dans le papier qui leur est superposé, de sorte qu'elles se maculent très aisément, surtout à l'humidité.Elles deviendront vite illisibles et finiront même par disparaître complètement, car les teintures qui en sont la base résistent mal à la lumière.On ne devra donc pas se servir de crayons-à-bille, ou autres, sur les registres de l'état civil.Des langues officielles Les actes ne pourront être inscrits que dans l'une ou l'autre des (deux) langues officielles du Canada, au choix des comparants.Il vaudra toujours mieux, cependant, que le greffier de l'état civil ne fasse l'inscription que dans celle de ces langues qu'il possède suffisamment.De la vérification de l'identité Avant de procéder à l'inscription d'un acte, si le greffier de l'état civil ne connaît pas personnellement les comparants et témoins requis, il devra vérifier leur identité. DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 201 Cette disposition devrait tendre à diminuer les fausses déclarations.Par exemple, des inconnus se présentent dans une paroisse populeuse de nos grandes villes pour faire baptiser un enfant.Il s'agit parfois d'un illégitime et de faux déclarants et de faux témoins.On fera donc inscrire l'enfant comme fils ou fille légitime d'un tel et d'une telle, noms véritables ou fictifs.Si les comparants avaient été connus du greffier de l'état civil, ils n'auraient probablement pas osé faire de fausses déclarations.On aura toutes les peines du monde à prouver l'illégitimité de l'enfant, plus tard, lorsqu'il sera tombé sous les charges publiques et que des époux charitables seront disposés à l'adopter légalement.Si la filiation déclarée était fictive, on tombe quelque fois sur des noms de conjoints réels, ce qui introduit des erreurs dans les index, et peut même prêter à des abus, dans le cas des allocations familiales, par exemple.Et si, au contraire, la filiation indiquée est véritable, alors que la fille-mère est mineure, le greffier de l'état civil sera exposé à une action en dommages de la part du père.Silence de rigueur Le greffier de l'état civil priera les assistants de bien vouloir garder le silence durant la double inscription et lecture de l'acte.Pas d'abréviations, ni chiffres (Ce, 46) Tout sera écrit, ou imprimé, au long dans le corps des actes et leurs renvois (sans abréviations, ni chiffres).Ne pas surcharger On ne devra jamais écrire entre les lignes, les mots, les lettres, si ce n'est \u2014 l'espace y étant suffisant \u2014 pour compléter un mot ou une lettre.L'on ne devra pas, non plus, surcharger les caractères déjà tracés, sauf pour suppléer au défaut d'encre.Ne pas effacer - Renvois ' (Ce, 46) On ne devra pas effacer.On raturera séparément chaque mot à annuler.Les mots à ajouter seront inscrits en 202 ARCHIVES DE QUEBEC renvoi, de préférence à la fin de l'acte, ou en renvoi marginal, indiqué, tant au corps de l'acte qu'en tête du dit renvoi, par un signe particulier et identique à chaque endroit.Chaque renvoi marginal sera approuvé par la sous-apposition des initiales des signataires au bas de l'acte.Le nombre de mots annulés, de renvois et de mots compris dans chacun sera mentionné pour approbation, au bas de l'acte, immédiatement au dessus des signatures.Des lettres équivoques en calligraphie Dans l'écriture à la main, il importe de bien former les lettres, surtout les « a », les « o », les « n » et les .Ces trois derniers mots sont superflus, car il n'en est assurément pas autrement s'ils n'apparaissent pas.Inscription tardive Dans les cas très exceptionnels de force majeure \u2014 faute de registre dans les missions, par exemple \u2014 si l'inscription de l'acte ne pouvait se faire le jour même de ta déclaration de naissance, du baptême, du mariage, ou de l'inhumation, le mot: « Le » remplacera le mot: « Ce », en tête de l'acte, qui se terminera alors par les mots: « Inscrit ce », suivis de la date \u2014 quantième, mois et année \u2014 du jour de telle inscription tardive et de la raison justificative.Des dates au corps de l'acte Les mots « aujourd'hui », « ce jour », « hier », « la veille », « avant-hier », « l'avant-veille », tiendront lieu de date, pourvu que le quantième, le mois et l'année auxquels ils se rapportent soient énoncés antérieurement dans le même acte.Mais on ne devra pas se servir des mots « hier » et « la veille » dans les actes reçus ou inscrits le premier jour du mois; non plus que des mots « avant-hier » et « l'avant-veille », dans les actes reçus ou inscrits, le deuxième jour du mois.Dans ces cas-là, ils précisent mal la date, en forçant à vérifier le nombre de jours du mois précédent.Les mots « courant » et « de ce mois » désigneront le mois énoncé antérieurement dans le même acte.Cependant, les mots: « dernier » et « écoulé » ne fixent bien la date que lorsqu'ils suivent le nom du mois auquel ils se rapportent, ou dans les expressions « du mois dernier » ou « du mois écoulé ».Par exemple, dans un acte de baptême, inscrit le 14 du mois, et rédigé comme suit: «.avons baptisé.né le treize dernier », la date de naissance est fort mal précisée.On se DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 205 demandera, en effet, si la naissance eut lieu, le 13 du mois courant, ou du mois écoulé.' Détails superflus (C.c, 39) L'on ne devra insérer dans les actes rien autre chose que ce qui doit être déclaré par les comparants, ou qui a trait à la désignation des personnes, ou qui est requis par les Rituels; et rien, au moyen de notes, ou sous forme d'énon-ciation quelconque, qui puisse couvrir d'opprobre.Rien dans notre Code civil \u2014 et c'est tout à notre honneur de toute personne « ne peuvent j être exercés que sous ce nom et sous 1 un ou plusieurs de ces prénoms, à moins qu'ils n'aient été ainsi changés ».Mais tenons-nous-en à ce qui nous intéresse plus particulièrement.Si nous admettons que toute personne exerce ses droits civils en contractant mariage, en déclarant une naissance, ou en agissant comme témoin requis à un acte de naissance, de mariage ou de sépulture \u2014 ce dont nous ne pouvons guère douter \u2014 il s'en suit que les comparants et témoins requis, et alors, aussi bien dire: tout dénommé dans un acte de l'état civil devra y être inscrit sous ses nom et prénoms (usuels) véritables, au sens même du dit article, c'est-à-dire: (a) conformément à son acte de naissance, et (b), tels que «sont réputés être ses véritables nom et prénoms d'après (la loi ou) l'usage du lieu de sa naissance.Autrement dit, les nom et DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 217 prénoms ne sauraient être inscrits conformément à ceux de l'acte de naissance, s'ils ne correspondent pas parfaitement à ceux sous lesquels la personne à dénommer est véritablement désignée au lieu de sa naissance.(a) d'après l'acte de naissance Dans la majorité des cas, les nom et prénoms usuels, sous lesquels le comparant est couramment désigné dans son entourage, concorderont parfaitement avec ceux que constate son acte de naissance.Par suite, aucune difficulté de principe sur ce point.Quoi qu'il en soit, l'application de cet article relativement nouveau ( 14 mars 1951 ) ne sera pas toujours facile en pratique.Le greffier de l'état civil ne saurait toujours bien connaître l'orthographe de chaque nom patronymique, qui n'est d'ailleurs pas fixée, et varie même entre familles du même nom dans un même lieu, bien que souvent descendant toutes du même commun ancêtre.C'est donc au comparant lui-même qu'incombera la responsabilité de faire inscrire ses nom et prénoms conformément au dit article.Dans un grand nombre de familles, heureusement, on tient à son nom, avec orthographe propre, comme à la prunelle de ses yeux.Le comparant pourra donc alors indiquer l'orthographe appropriée à son cas, mais encore, faudra-t-il le lui demander avant de tenter l'inscription.Parfois, cependant, il ne sera pas en mesure de le faire, ou il ne s'en fera pas tant pour si peu: « Monsieur le curé, vous connaissez cela mieux que moi, écrivez donc comme bon vous semble ».Dans de tels cas, s'il n'était pas possible de recourir à l'acte de naissance \u2014 ce que la loi n exige pas, d'ailleurs \u2014 les nom et prénoms du comparant seront inscrits et orthographiés «d'après l'usage du lieu de sa naissance», ou si on l'ignorait, dans la forme orthographique la plus usitée au lieu même de l'enregistrement.Que pourrait-on faire d'autre ?(b) d'après la loi ou l'usage du lieu de la naissance \u2014 En l'absence d'acte de naissance et plus particulièrement dans le cas d'une personne d'origine étrangère, par exemple, il faudra donc tenter d'inscrire les nom et prénoms tels que « sont réputés être ses véritables nom et prénoms d'après la loi 218 ARCHIVES DE QUÉBEC ou l'usage du lieu de sa naissance».(Voyez ci-après: Des noms étrangers extraordinaires ).(a et b) d'après l'usage du lieu de la naissance \u2014 Cependant, si les nom ou prénoms de la personne à dénommer, qui sont constatés dans son acte de naissance, n'étaient pas tels que < sont réputés être ses véritables nom et prénoms d'après l'usage du lieu de sa naissance », nous croyons qu'on devrait généralement en tenir compte dans l'inscription.En définitive, ce sont les véritables nom et prénoms juridiquement reconnus qu'il faudra inscrire, plutôt que ceux de l'acte de naissance s'ils sont inexacts ou ceux que le comparant pourrait lui-même vouloir se donner.Il importera néanmoins que ses nom et prénoms véritables ne soient pas changés, au sens même du dit article, auquel l'on devra toujours se conformer.Qui pourrait prétendre, par exemple, que Denyse Thi-beaudeau, d'après son acte de naissance, a changé de nom Èarce que son acte de mariage porte, à la façon moderne: Jenise Thibodeau.Quel avocat oserait soutenir: 1° que n'ayant pas exercé ses droits civils sous les nom et prénoms de Denyse Thibeaudeau.qui lui ont été « donnés dans son acte de naissance », elle n'est pas civilement mariée; et 2° que, de plus, si, étant décédée avant son père ou sa mère, ses enfants n'ont pas droit à leur part d'héritage dans les successions de leurs grands parents, parce qu'ils ne sont pas nés en légitime mariage ?Qui donc croira que l'oncle Ambroise Descarreaux, célibataire, décédé à 92 ans, l'automne dernier, et que ses neveux: Arthur, Philippe et Louis Carreau, ont conduit à son dernier repos, vit encore simplement parce qu'il a été inhumé sous le nom de Carreau, alors que dans son acte de naissance, son père était dénommé: Dérome-dit-des-Carreaux ?' M.le Curé ref usera-t-il de célébrer le second mariage de Mary Jane Carrell, la jolie veuve de James O'Sullivan, sous prétexte que son mari vit encore civilement, parce qu'il a été désigné sous le nom de Sullivan, au lieu de O'Sullivan, dans son acte de sépulture ?Refusera-t-on à la veuve de Joseph-Louis (Bienvenu-dit)-Fontaine l'allocation familiale pour son fils aîné, dont le DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 219 père est dénommé: Joseph-Louis Bienvenu dans son acte de naissance, tandis que les trois autres sont issus de Joseph-Louis Fontaine?Non, vraiment, la loi n'est pas aussi stupide.Elle doit nécessairement tenir compte de l'évolution des noms et permettre à toute personne d'exercer ses droits civils sous des nom et prénoms quelque peu modifiés, relativement à ceux que constate son acte de naissance, sans cependant les changer véritablement.On peut passer une chemise changée, sans nécessairement changer de chemise; ainsi donc, l'adjectif changé n'a de sens véritable qu'en regard du mot qu'il qualifie.Certaines nuances ne sauraient constituer le moindre changement véritable de nom ou de prénoms.De l'orthographe particulière des noms et prénoms (Ce, 56a) Cette prohibition du changement, telle qu'énoncée par l'article 56a du Code civil, s'étend-elle aussi bien à l'orthographe qu'à la consonance des noms et prénoms ?Assurément oui, si l'orthographe différente change radicalement le nom ou le prénom, au point de lui faire perdre son identité propre.Ainsi, la présence ou l'absence d'un simple accent peut parfois changer véritablement le nom.Exemple: « Page >, nom français, et « Page », nom anglais.Mais les cas ne sont pas toujours aussi tranchés.De nombreuses familles ne se sont pas encore souciées de l'orthographe de leur nom, au point que l'orthographe du nom de famille du père, aussi bien dans l'inscription que dans sa propre signature, varie parfois pour ainsi dire à chaque acte de naissance de ses enfants.Comment pourrait-on alors soutenir qu'il y a eu changement véritable du nom ?Tout au plus pourrait-on prétendre et exiger que le nom patronymique soit orthographié tel qu'il est constaté dans l'acte de naissance de la personne concernée en propre; mais alors cette orthographe pourrait bien ne pas correspondre à celle qu'on relèverait dans les actes de naissance de ses frères et sœurs, de même que dans celui de son propre père.' Quoi qu'il en soit, certaines personnes et certaines familles sont excessivement chatouilleuses à cet égard, ce qui devra 220 ARCHIVES DE QUEBEC assurément entrer en ligne de compte dans l'appréciation du changement éventuel.Voici quelques cas bien concrets ou l'orthographe différente pourrait parfois constituer un changement du nom véritable.Sous ces noms patronymiques de même consonance, quelques familles de souches bien distinctes orthographient différemment leur même nom, depuis deux ou trois générations.Elles tiennent mordicus à leur orthographe propre.Certes, il ne s'agit pas d'un monopole; elles ne sauraient empêcher -que d'autres ne finissent, avec le temps, par épeler leur propre nom patronymique comme elles le font.Mais on ne saurait, non plus, inscrire leur nom de famille sous une forme orthographique autre que celle qu'elles considèrent comme la leur, sans effectuer là un changement du nom véritable, au sens même dudit article.Ahe(a)rn et Hearn; Audet(te) et Odet(te); Edge et Hedge; Lallier et L'Allie(r); Mauraud, Maurault et Maureau; Moraud, Morault et Moreau; Paquet et Paquette; Renaud, Renault, Reneau et Reno.Des particules et préfixes aux noms patronymiques (Ce, 56a) Nombre de particules, comme « de » ou « De », « des » ou « Des », « le » ou « Le », « la » ou « La », « les » ou « Les », etc., qui précèdent certains noms d'origine française, aussi bien que d'autres, telles que «van» ou «Van» et «von» ou « Von », avant les noms hollandais et allemands, de même que les préfixes « Mac » et « Me » et « O », avant les noms d'origine écossaise et irlandaise, tendent à disparaître de nos jours.Comme les noms communs, les noms patronymiques et les prénoms subissent incontestablement une certaine évolution d'une génération à l'autre, ou tout au plus dans deux ou trois générations.Cette évolution porte non seulement sur i'ortho-graphe, comme nous venons de le voir, mais vers la simplifi- DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 221 cation; on a donc tendance à raccourcir les noms en retranchant tout ce qui semble inutile.Y a-t-il changement du nom si on enlève ces particules ou ces préfixes ?Ici encore, il y aurait lieu de distinguer.Ces préfixes ou ces particules font-elles partie intégrante des noms, ou sont-elles là simplement comme « garniture », qui n'apporte rien de plus à la désignation ?Si on peut les enlever sans altérer le nom au point de lui faire perdre son identité propre, c'est donc qu'elles n'en font pas partie, ou n'en font plus partie essentielle.Dans ces cas-là, nous croyons que le nom n'est pas changé de ce fait.Exemples: Carreau, au lieu de De(s) Carreau(x); Croiselle, au lieu de De(s) Croiselle(s) ; Carufel, au lieu de DeCarufel; Courcy, au lieu de DeCourcy; Montigny, au lieu de DeMontigny; Rousselle, au lieu de De(s)Rousselle(s) ; Sullivan, au lieu de O'Sullivan; Velder, au lieu de Van Velder; etc.Mais la perte du préfixe peut assurément changer complètement le nom, si cette omission confond sous un seul et même nom deux groupes de familles bien distinctes depuis un temps immémorial.Exemple: La plante (La) Plante Plante Lavallée (La) Vallée Vallée Lepage (Le) Page Page Letellier (Le)Tellier Tellier Enfin, il y a des cas moins tranchés et où il ne serait pas toujours prudent de laisser tomber le préfixe: Laçasse ( La ) Casse Casse Lefrançois (Le) François François Leroux (Le) Roux Roux Levasseur (Le)Vasseur Vasseur Des noms doubles ou surnoms Cependant, on n'inscrira les noms doubles de famille, ou surnoms, que si le dénommé est couramment désigné sous les deux noms, ou si l'un des comparants l'exige expressément. 222 ARCHIVES DE QUÉBEC Fort heureusement, les noms doubles, surtout ceux de nos plus anciennes familles, comme Tessier-dit-Laplante, Audet-dit-Lapointe, etc., tendent à disparaître de nos actes.Ces familles ont enfin fini par adopter définitivement l'un ou l'autre nom.Le temps des noms doubles est donc révolu.N'en déplaise aux généalogistes, nous croyons que, de façon générale, les greffiers de l'état civil devraient dissuader les comparants de faire inscrire leur double nom de famille, lorsque la chose n'est vraiment pas indispensable, et voici pourquoi: 1° Ils ne sont ordinairement pas requis par la loi et ne sont pas utiles, non plus, parce qu'on peut maintenant et de façon beaucoup plus sûre, rattacher ces familles à leur véritable souche, grâce aux nombreux ouvrages généalogiques.Exemple: Dans une paroisse où tous.les Langlais sont des Aylwin-dit-Langlais, on ajoutera par inadvertance ce nom de Aylwin à une personne du nom de Langlais, mais qui appartient à une toute autre souche.2° Dans la mention du double nom, le moins connu (des deux ) est non seulement parfois erroné, mais souvent méconnaissable par son orthographe.En effet, si la plupart des gens peuvent épeler convenablement le nom de famille qu'ils portent en pratique, il n'en est pas de même quant à l'autre double de leur nom.Le greffier de l'état civil doit donc l'inscrire « au son », et encore faut-il qu'il ait été bien prononcé, bien entendu et bien orthographié.Exemple: Dans plusieurs actes concernant la famille Hianveu-dit-Lafrance, le nom a été écrit: « Ianveu » et même « Yianveu», suivi, il est vrai, du surnom « Lafrance ».Cependant, ce nom de « Lafrance », sous lequel sont exclusivement connues ces familles depuis au moins cent ans, n'apparaissait pas aux index.Donc en cherchant sous « Lafrance » et même sous « Hianveu » on n'aurait rien trouvé, et il ne serait venu à personne l'idée de chercher sous « Ianveu » et encore moins sous « Yianveu ».Par suite, sans index général, il n'aurait pas été possible de retracer ces actes contemporains.3° La plupart des actes réputés introuvables sur les registres des paroisses, mais que l'on retracé dans les greffes, au moyen d'index généraux, ou à la suite de recherches méthodi- DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 223 ques, sont attribuables au fait que ces noms doubles n'ont été rapportés à l'index local (c'est-à-dire à l'index des doubles registres) que sous le moins connu des deux noms.Nous en avons donné un exemple ci-haut.Ceci ne pourrait certes se produire si l'acte ne mentionnait que le nom usuel.Néanmoins, il y a encore et il y aura toujours des exceptions, dont il importera de tenir compte.Ainsi, si le comparant est connu, ou couramment désigné tantôt sous l'un et tantôt sous l'autre des deux noms, il sera indispensable de l'inscrire sous le double nom, non seulement dans les actes, mais aussi aux index.Pour illustrer notre pensée, prenons le cas de Jos.Greenwood, le beau-frère de Séraphin Poudrier, que tout le monde connaît bien.Personne n'ignore que pendant son séjour au Colorado ou dans la Nouvelle-Angleterre, il a changé son nom.Donc, dans les pays d'En-haut, tel ne peut « réputé être son véritable nom d'après la loi ou l'usage du lieu de sa naissance ».Par suite, il ne saurait exercer ses droits civils que sous son nom véritable, en l'occurrence: Bois vert, mais qui peut dire ?Sans doute, le curé Labelle lui aurait-il donné le nom double de Boisvert-dit-Greenwood, dans les actes de naissance de ses enfants.Et ceux-ci se seraient ainsi trouvés gratifiés d'un surnom que leurs descendants devraient traîner durant plusieurs générations.Cependant, il semble bien que dans les pays d'En-haut, Greenwood ne soit véritablement connu que sous ce nouveau surnom.Nous disons «nouveau surnom», parce qu'à l'origine, le nom de cette famille était « de Nevers ».En pratique, n'en sera-t-il pas de même pour ses enfants ?Le fait est regrettable, mais nous n'y pouvons à peu près rien.Le changement du nom patronymique dépend souvent beaucoup plus de l'entourage que de la personne concernée elle-même.Au point de vue strictement de l'état civil, cependant il importe avant tout que ce changement ne s'effectue pas sans être constaté «officiellement».Nous croyons donc que si les véritables nom et prénom de Jos.Greenwood étaient: Joseph Bois vert dans son acte de naissance, qu'on devra invariablement l'inscrire sous le 224 ARCHIVES DE QUÉBEC double nom de Joseph Boisvert-dit-Greenwood dans les actes de 1 état civil; ce qui n'implique cependant pas que ses enfants et leurs descendants devront indéfiniment porter ce double nom.Le père a un nom de famille et un surnom, mais tel n'est pas le cas des enfants, puisqu'ils sont exclusivement connus sous le surnom de leur père: Greenwood.Si on interprète à la lettre l'article 56a: « les nom et prénoms donnés à une personne dans son acte de naissance.», on ne peut assurément pas prétendre que le nom patronymique ne soit infailliblement transmis, de père en fils, et de génération en génération, puisqu'on laisse supposer que le nom (de famille) puisse être donné à l'enfant dans son acte de naissance, aussi bien et sur le même pied que les prénoms.Dans ces conditions et pour continuer avec le cas en question, nous croyons donc que l'acte de naissance des enfants de Jos.Greenwood devrait être fait comme suit: .avons baptisé: Louis-Arthur Greenwood, né hier en cette paroisse, fils.de Joseph (Boisvert-dit) -Greenwood et de Delima Poudrier, son épouse, .» On n'inscrira pas ici: « dite-la-Grand'Jaune », parce qu'il s'agit d'un sobriquet inutile, pouvant même constituer une opprobre.Il s'agit tout simplement de bien constater le changement du nom patronymique, qui a déjà eu lieu, et de souligner le nouveau nom de famille de l'enfant pour marquer que désormais il ne sera plus question pour lui du nom patronymique perdu, le tout sans préjudice aux droits respectifs de l'enfant, de ses ascendants et descendants, qui pourraient résulter de la filiation légitime.Nous venons, pour ainsi dire, d'assister à la naissance d'un surnom; voyons donc maintenant comment disparaît un nom.La famille Michel-dit-Taillon est une de nos plus anciennes familles canadiennes.Une branche habite encore la côte de Beaupré; pendant plus de deux siècles, ses membres furent tantôt désignés sous le nom de Michel, et tantôt sous celui de Taillon.Les anciens, dans l'entourage, affirmeront que leur nom est bien Michel, mais la masse vous dira que ce sont des Taillon.Bref, cette famille a, tout simplement, comme bien d autres, deux noms ou si l'on veut, un double nom.Depuis DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 225 une cinquantaine d'années, cependant, le surnom Taillon a une forte tendance à supplanter le nom de Michel, au point que dans nombre de familles particulières, ce nom de Michel n'apparaît même plus sur les registres de l'état civil.J; ' Au sens même de l'article 56a, et de la façon dont sont faits généralement nos actes de baptême, celui dont le père aurait été inscrit comme Michel-dit-Taillon dans son acte de naissance, ne pourrait exercer ses droits civils que sous ce double nom.Mais si, actuellement, le père est à peu près exclusivement, ou même généralement plutôt désigné sous le surnom de Taillon, nous ne croyons pas que ses enfants soient contraints de porter indéfiniment ce nom double.Voici donc comment l'on pourrait inscrire l'acte de naissance dans des cas semblables.Le père avait un nom et un surnom mais les enfants n'ont plus qu'un (sur)nom, qui est devenu leur véritable nom de famille: Taillon.« avons baptisé: Marie-Estelle-Lucie Taillon, fille de Moïse ( Michel-dit)-Taillon et de .» Des noms étrangers extraordinaires (Ce, 56a) Personne n'ignore que certains noms étrangers sont démesurément longs et complexes.En Espagne, par exemple, le nom de famille est au moins double, parce qu'il comprend non seulement celui du père, mais aussi celui de la mère, sans lequel l'enfant passerait pour illégitime.Ailleurs, comme chez les Indous, c'est autre chose, et, dans l'ensemble, le nom de famille comporte parfois toute une généalogie.Il faut souvent deux lignes de registre pour inscrire de tels noms.Or, la personne qui a reçu ce volumineux cadeau, par son acte de naissance dans son propre pays, en recevra un autre non moins lourd, en emigrant au milieu de nous.Elle en devra porter le poids toute sa vie.En effet, « ses droits civils ne peuvent être exercés » dans la province que sous cette abondance de noms patronymiques, à moins qu'ils puissent être raccourcis et simplifiés, mais néanmoins toujours « réputés être ses véritables nom et prénoms d'après la loi ou l'usage du lieu de sa naissance ».Mais en pratique, cette dernière clause demeure à peu près inopérante dans les actes de l'état civil, du moins pour ceux de la première génération. 226 ARCHIVES DE QUEBEC Aux Etats-Unis, où l'on a tendance à tout simplifier, et où les traditions tombent vite, rares sont les noms d'origine étrangère qui n'ont pas été modifiés de quelque façon, depuis cent ans, par les intéressés eux-mêmes ou par leurs descendants immédiats, et ce, sans aucune formalité de justice.On peut concevoir que cette anarchie ne pouvait durer indéfiniment.Au point de vue de l'état civil, dans les cours de justice, par exemple, il faut souvent obtenir la preuve du changement de nom dans chaque cas particulier, ce qui n'est pas toujours facile, surtout en l'absence d'Etat civil ancien.Et pour la généalogie, c'est un véritable désastre.Dans la plupart des états, on a donc établi des lois permettant aux personnes en question de changer de nom et de prénoms sans trop de difficultés.En substance, sur preuve devant un juge d'une Cour de justice locale, que ce changement est nécessaire, on enregistre au greffe de cette même cour les véritables nom et prénoms bien au long, de même que ce que l'intéressé veut en retenir comme nom et prénoms légaux dans l'état concerné.Inutile de dire qu'on en profite pour réduire le nombre de syllabes au strict minimum et pour obtenir une consonance moins difficile à prononcer.Nombre de particules dites de noblesse et autres, tout aussi inutiles, pour ne pas dire nuisibles, disparaissent ainsi des noms de famille.Au point de vue purement administratif, c'est une amélioration, puisqu'on peut ensuite classer facilement ces noms simplifiés dans l'ordre alphabétique et sans erreur partout où besoin il y a.On a donc la certitude de les retracer rapidement sur demande.Il y a là un changement radical évident du nom.Et dans certains états, il n'est pas plus difficile d'obtenir l'autorisation de changer de nom 2ue celte de changer de femme.Autres pays, autres moeurs, iuoi qu'il en soit, on finira ainsi par sortir d'une situation fort malcommode.Et pour l'avenir, s'il s'agissait d'établir une filiation s'étendant sur plusieurs générations, ou pour la généalogie et l'histoire de famille, on pourra toujours référer aux noms et prénoms primitifs officiellement constatés.Ici même, cependant, le greffier de l'état civil n'aura guère d'autre alternative que d'inscrire ces personnes aussi DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 227 conformément que possible aux noms et prénoms qu'il relèvera sur une copie authentique de leur acte de naissance, ou à défaut, sur leur passeport ou sur tout autre document officiel, en se servant même, au besoin, de lettres moulées, si l'orthographe était trop compliquée.Cela vaudra toujours infiniment mieux que de tenter l'inscription « au son », sous la dictée de la personne, comme on l'a trop souvent fait dans le passé.D'ailleurs, précisément à cause de l'absence chez-nous d'une loi aussi simple que celle que nous venons de signaler, il importe que les noms et prénoms complets de ces personnes soient officiellement constatés dans le premier acte de l'état civil les concernant en propre, qui sera inscrit dans la province ( leur acte de mariage, ou de sépulture ).Toutefois, à la deuxième génération, c'est-à-dire dans les actes de naissance des enfants nés dans la province et issus de tels père et mère, le nom de famille donné à l'enfant pourra vraisemblablement être simplifié et inscrit selon ce que sera alors « réputé être son véritable nom, d'après l'usage du heu de sa naissance » à lui; et cela sans contrevenir au susdit article.Nous reviendrons d'ailleurs sur cette très importante question en étudiant les actes de naissance.Du prédécès des dénommés Le prédécès de toute personne dénommée dans un acte y sera indiqué par les mots: « feu» ou « défunt(e) », précédant les prénoms, ou « décédé (e) », suivant les noms de famille, (sauf, évidemment si cette précision devenait tout à fait superflue, comme après les mots: «veuf» ou «veuve» de (feu); «fils» ou «fille posthume» de (feu); de même ?u'en rapport au défunt lui-même dans l'acte de sépulture).Cependant, comme le mot « feu » est invariable lorsqu'il précède un nom propre, on devra le répéter, par exemple, dans l'acte de mariage, avant les prénoms de chacun, pour indiquer que les père et mère d'un conjoint sont tous deux décédés.Cette précision, que le Code n'exige pas, est excessivement importante.La plupart de nos greffiers de l'état civil n'ont pas manqué de nous fournir ce renseignement dans le passé.Notons, toutefois, qu'on a tendance à s'en dispenser de nos jours.C'est donc un malheur.En effet, ce renseigne- 228 ARCHIVES DE QUEBEC ment est très précieux, parce qu'il établit qu'à telle date donnée, telle personne vivait encore, tandis qu'à telle autre date, dans les actes concernant la même famille, on constate qu'elle était décédée.Donc la mort est survenue entre ces deux dates, et là se limiteront les recherches pour trouver la date du décès.Combien d'actes de sépulture, dont la mention a été omise à l'index, n'ont-ils pas été retracés grâce à cette simple disposition.Des profession et domicile des dénommés (Ce, 54, 65-2°-6°,67et79) Le Code civil exige qu'on mentionne la profession et le domicile: 10 des père et mère et des parrain et marraine, s'il y en a, dans l'acte de naissance; 2° des époux, dans l'acte de mariage; et 3° apparemment du défunt, dans l'acte de sépulture.On ne serait donc pas rigoureusement obligé de donner ces précisions quant aux père et mère des conjoints, dans l'acte de mariage; quant aux autres comparants, ou témoins, qui ne seraient ni parrain ni marraine, dans l'acte de naissance; non plus quant aux deux témoins légaux requis, dans les actes de mariage et de sépulture, de même quant aux représentants légaux, dans les actes en général.Ce que le Code exige, sous ce rapport, est donc un minimum.Heureusement, nos actes de mariage ne manquent à peu près pas de nous fournir ce renseignement, quant aux père et mère des conjoints dans l'acte de mariage.On devrait toujours indiquer la profession et le domicile de toute personne dénommée dans un acte quelconque de l'état civil.Ce sont des précisions indispensables à l'identification.Par profession, il faut entendre ici l'occupation, le métier, ou l'emploi.Certains comparants n'aiment pas être désignés comme « journaliers ».On pourrait alors mentionner leur profession, par exemple, comme: « ouvrier d'usine », etc., ce qui vaudrait assurément mieux que: « sans profession ».On pourrait ainsi distinguer ce comparant d'un autre du même nom, qui serait horloger, huissier, peintre, etc.Cependant, nous croyons que les mots: «ouvrier», « commis », « agent», « gérant », etc.ne désignent pas suffi- DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 229 samment la profession.Il y aurait donc lieu de compléter: « ouvrier-métallurgiste ».« commis-marchand », « commis de banque », < commis de bureau », « commis aux postes », « commis-voyageur », « agent de change », « agent de gare », « agent de manufacturier », etc.« Le domicile de toute personne, quant à l'exercice de ses droits civils, est au lieu où elle a son principal établissement ».Au sens juridique, c'est donc « le lieu où se trouve le centre de ses intérêts ».Il n'est donc pas toujours nécessairement le même que celui de la résidence.Lorsque le Code fut rédigé, jadis, le domicile et le lieu de la résidence, par défaut de communications, étaient forcément les mêmes.Et il en est encore ainsi de nos jours, de façon à peu près générale.Nous croyons donc que « domicile » et « résidence » ne font qu'un dans les actes de l'état civil.Du mot < susdit (e) » Le mot « susdit (e) », à la suite du nom de toute personne, Ueu ou date mentionnés de nouveau dans le même acte, suffira pourvu que celle-ci y soit déjà complètement désignée.Du mot « absent (e) » Le mot « absent (e) » en vocabulaire juridique, désigne exclusivement: « la personne qui ayant eu un domicile dans le Bas-Canada \u2014 la province de Québec \u2014 a disparu sans que l'on ait aucune nouvelle de son existence.(Code civil, Art.86) ».Il ne faut donc pas se servir de ce mot équivoque dans les actes pour désigner tout simplement une personne « non présente ».De l'interdit (e) L'interdit, qui se trouve dans l'incapacité juridique, ne peut donc normalement comparaître lui-même à un acte quelconque de l'état civil, alors qu'il y exercerait personnellement ses droits civils.Pour ce faire, il doit être représenté par son curateur, présent ou légalement représenté.Cependant, le père interdit peut assurément assister au baptême, ou à la simple déclaration de naissance de son propre enfant, par les parrain et marraine, ou autres comparants, à 230 archives de québec un greffier ordinaire de l'état civil (à l'église), et signer l'acte, même en l'absence de son curateur.En effet, le père n'est pas tenu de déclarer personnellement la naissance de son enfant, au baptême, ou à l'enregistrement fait par un greffier ordinaire de l'état civil.Mais il en serait autrement si la déclaration de naissance était enregistrée par le greffier d'une cité, ou le secrétaire-trésorier d'une municipalité, conformément à l'article 53a du Code civil, alors que le père doit faire lui-même cette déclaration (Voyez: des actes de naissance.Du délai de la déclaration).Dans le cas du mariage d'un mineur dont le père est interdit, ce dernier se trouvant dans l'incapacité juridique de manifester sa volonté, le consentement au mariage donné par la mère seule suffit (Voyez: des actes de mariage.De l'information requise).Lorsqu'un interdit est sur le point de contracter mariage, on lève ordinairement l'interdiction, sans quoi il ne pourrait légalement convoler sans l'autorisation de son curateur, présent ou légalement représenté.Dans de tels cas, mieux vaut d'abord obtenir l'avis d'un homme de loi.Quant aux interdits, qui pourraient être appelés, en qualité de témoins légaux, aux actes de mariage ou de sépulture, on ne saurait les empêcher de signer.Mais pour éviter toute contestation légale possible de l'acte, s'il ne s'y trouvait que deux témoins, dont l'un étant interdit, on procédera de façon à obtenir une signature de plus.Inutile de dire que la qualité d'interdit ne doit jamais être indiquée dans les actes de l'état civil, ce qui pourrait constituer une opprobre. DES ACTES DE NAISSANCE Du délai de la déclaration (Ce, 53a) La naissance sera officiellement constatée avant quatre mois, soit dans l'acte de baptême, ou de présentation ou d'admission du nouveau-né à l'église, ou dans une déclaration spéciale au prêtre, ministre, pasteur, pope, rabin, etc., agissant en qualité de greffier de l'état civil.Sans quoi, le père, ou s'il est décédé, interdit, absent (au sens juridique), ou dans l'incapacité de manifester sa volonté, la mère; ou si celle-ci était dans la même situation, le tuteur, ou s'il s'agissait d'un nouveau-né issu de parents inconnus, toute personne l'ayant sous ses soins, devra faire enregistrer cette naissance par le secrétaire-trésorier ou le greffier, selon le cas, de la municipalité ou de la cité où les père et mère ont domicile, ou par le juge de paix le plus rapproché de ce domicile, ces derniers agissant à cet effet en qualité de greffiers de l'état civil.Il ne devra, cependant, jamais y avoir double enregistrement (religieux et civil, c'est-à-dire à l'église et à l'Hôtel-de-ville).Les formules qui seront remplies à la naissance, soit aux fins de la statistique, ou simplement pour la maternité ou l'hôpital, ne dispenseront donc, en aucune façon, du susdit enregistrement officiel par le greffier de l'état civil.Il n'y aura pas d'exception, non plus, si les parents étaient domiciliés hors de la province.Il arrive fréquemment, surtout depuis la dernière guerre, qu'un enfant naisse dans la province, de parents demeurant aux Etats-Unis ou dans une autre province, la mère étant d'origine canadienne.Souvent, les parents attendront d'être de retour chez-eux pour faire baptiser l'enfant dans leur propre église.C'est bien leur droit, mais la déclaration de la naissance demeure néanmoins indispensable et obligatoire.On ne pourrait d'ailleurs l'enregistrer chez-eux, parce qu'elle n'y a pas eu lieu.L'enfant lui-même en subirait aussi un grave préjudice, parce que sa naissance ne serait constatée officiellement nulle part.Les parents ne devraient pourtant rien redouter de l'enregistrement, hors de leur pays, de la naissance de leur enfant.Il ne [231] 232 ARCHIVES DE QUEBEC perd assurément pas sa nationalité de ce fait.Le médecin-accoucheur, le commis préposé aux admissions dans les hôpitaux, ou le greffier de l'état civil qui aurait connaissance de tels cas, ferait donc bien d'instruire les parents de la chose.Le défaut de déclaration de la naissance dans les quatre mois est d'autant plus préjudiciable à l'enfant, chez-nous, que notre Code civil n'a pas prévu l'enregistrement tardif des naissances.On ne peut obtenir du tribunal que l'inscription d'une déclaration de naissance qui aurait bel et bien été faite, en son temps, mais qu'on aurait oublié d'inscrire sur les registres.Et, dans le même ordre d'idées, on peut dire que lorsque le baptême est administré à un adulte, ou même à un enfant, âgé de plus de quatre mois, l'acte de baptême alors inscrit sur les registres ne peut légalement tenir heu d'acte de naissance.Les administrateurs des Allocations familiales seraient donc parfaitement justifiables alors d'exiger en plus un certificat du médecin-accoucheur, ou de l'hôpital, ou de la maternité concerné (e), afin de bien vérifier le fait et la date de la naissance.L'application très rigoureuse de ce procédé forcerait parfois certains néo-canadiens j\u2014 qui ne connaissent pas encore suffisamment nos lois \u2014 de déclarer légalement la naissance de chacun de leurs enfants dans les quatre mois, au heu de dépendre des formules remplies, lors de la naissance, aux fins de la démographie.Ajoutons que ces formules n'ont absolument aucune valeur légale au point de vue « acte de naissance ».De l'information requise (Ce, 54, 55, 56 et 56a) L'acte de naissance, divisé en deux paragraphes, énoncera dans l'ordre suivant: ( au premier paragraphe ) (a) quant au nouveau-né: 1° la date \u2014 quantième, mois et année \u2014- du baptême ou de la déclaration de la naissance; 2° pas plus de deux prénoms simples, qui pourront cepen-pant être précédés ou suivis de ceux de « Joseph » ou de « Marie »; DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 233 3° la date de la naissance ou, à défaut, l'âge approximatif; 4° le lieu précis de la naissance, s'il est connu; 5° le sexe, par le mot: « fils » ou « fille» (en omettant les mots tels que «légitime», «illégitime», «naturelle) », «batard(e) »; 6° le rang, faisant suite aux frères et sœurs germains vivants ( issus des mêmes père et mère ) ; (b) quant aux père et mère, s'ils sont désignés par les comparants: 7° les prénoms usuels, nom \u2014 avec surnom, s'il y a lieu \u2014 profession, ou emploi, et domicile; 8° l'indication maritale de la mère, te cas échéant seulement, par les mots: « son épouse »; 9° Si le père, ou la mère, ou tous deux sont inconnus, il eh est fait mention dans l'acte.(Ce, 56); 10° de même que du prédécès du père, par le mot: « posthume », à la suite du mot: « fils » ou « fille » (en 5*) ; (et au second paragraphe) (c) quant aux parrain et marraine, s'il y en a, ou autres comparants: 11° les prénoms usuels, nom (s) \u2014 avec surnom, s'il y a heu \u2014 profession, parenté éventuelle avec le nouveau-né et entre eux, et domicile de chacun.(2) Des prénoms multiples Dans une famille de six ou sept enfants, ayant reçu chacun quatre ou cinq prénoms au baptême, il est à peu près inévitable que deux frères ou deux sœurs n'aient au moins un prénom en commun.D'autre part, l'enfant qui décède en bas âge est souvent inhumé sous des prénoms quelque peu différents de ceux sous lesquels il a été baptisé.Déjà la mémoire des parents faisait défaut.Or, s'il y eut, en même temps, erreur d'âge dans l'acte de sépulture, comme la chose se produit fréquemment pour les enfants \u2014 on inscrira « trois mois », au lieu de « trois ans et trois mois », ou « trois ans», au lieu de « trois mois », ou vice versa \u2014 il sera parfois impossible, vingt ou trente ans plus tard, d'établir lequel de deux 234 ARCHIVES DE QUEBEC frères ou de deux sœurs est ainsi décédé en bas âge.Et le survivant recevra, par inadvertance, copie de l'acte de naissance d'un aîné, au lieu du sien.Fort heureusement, la vogue des prénoms multiples est à la baisse.Nous demandons donc pas plus de deux prénoms simples, qui pourront cependant être précédés ou suivis de celui de ¦« Joseph » ou de « Marie ».En pratique, il n'en faut pas davantage.Sans doute, cette règle n'a pas force de loi et il faudra parfois passer outre, mais, de façon générale, on ne devrait pas avoir trop de difficultés à la faire accepter par les parents.(2) Des prénoms répétés dans la même famille Fréquemment, on donne au nouveau-né les mêmes prénoms, ou à peu près, qu'avait reçus, au baptême, son frère ou sa sœur, décédé en bas âge.Certes, cette coutume n'a rien de reprehensible en elle-même.Cependant, si plus tard, par ignorance des faits, ce cadet obtenait une copie de l'acte de naissance de son aîné, au heu du sien, il s'en trouverait vieilli d'au moins un an, et paierait injustement, toute sa vie, des primes d'assurance trop élevées.La chose se produit beaucoup plus souvent qu'on ne pourrait le croire à prime abord.Comme on n'indique pas, chez-nous, la date et le lieu du décès, en marge de l'acte de naissance, il reste encore le danger que l'annotation marginale relative au mariage soit faite à lacté de baptême du frère ou de la sœur ainé(e), décédé (e) en bas âge, laissant ainsi le survivant apparemment libre de contracter un nouveau mariage du vivant de son conjoint.(2) Du nom de famille comme prénom Nous croyons que l'on ne devrait pas donner à l'enfant un véritable nom de famille comme prénom.Et voici pourquoi.En pratique, celui qui porte un nom de famille comme prénom en subit toutes sortes d'ennuis dans la vie.La plupart du temps, on croira qu'il s'agit d'un nom double de famille.Exemple: -c François-Sirois Cantin ».S'agit-il bien de « Fran-çois-Sirois » \u2014 deux prénoms \u2014 fils de .Cantin, ou d'un de la tenue des registres de l'état civil 235 firénommé « François », fils d'un nommé « Sirois-dit-Cantin» ?1 sera donc inscrit au mauvais endroit sur les bottins, les annuaires de téléphone, les listes électorales, les cartes-index des registres d'hôtels, etc.Bref, il sera le premier à en souffrir, tandis que le service public ne pourra que constater la chose.Il ne s'agit évidemment pas ici des noms de famille tels que « Alexandre », « Benoit », « Martin », « Maurice », etc., qui étaient des prénoms à l'origine.Au point de vue civil, rien ne peut présentement mettre obstacle à cette pratique, qu'il ne faudrait pourtant pas voir se généraliser.On devrait, à l'occasion, dissuader les parents d'agir de la sorte.(4) Du lieu de la naissance (Ce, 54) Malheureusement, on ne mentionne pas toujours le lieu de la naissance dans les actes de baptême, en dépit de l'article 54 du Code civil qui l'exige.Autrefois, ce renseignement n'était pas nécessaire, parce que l'enfant, baptisé dans les deux ou trois jours de la naissance, ne pouvait être né ailleurs que dans la paroisse où il était baptisé.Mais ce temps est révolu.Cette précision est absolument indispensable de nos jours, parce que nous ne vivons plus en vase clos, comme jadis.Nos concitoyens sortent de plus en plus de la province, voyagent beaucoup et séjournent ou résident même à l'étranger.Or, ce défaut de précision dans leur acte de naissance leur cause parfois de sérieux ennuis.Durant la dernière guerre, par exemple, un grand nombre de nos concitoyens, simples civils, ou religieux, missionnaires, médecins, etc., furent internés en pays ennemis.Par l'entremise de la Croix-Rouge internationale, il nous fallait vérifier les date et heu de naissance au pays, avant que les secours puissent leur parvenir.De nombreux retards auraient autrement pu être évités.Selon le cas.on indiquera donc le heu de la naissance par les mots: « né(e) à domicile », ou « en cet hôpital », etc., ou on mentionnera le nom de l'hôpital ou du lieu exact.Les mots: « né (e) en cette paroisse » sont plus précis que: « né(e ) en cette ville ». 236 ARCHIVES DE QUEBEC Dans le cas d'un enfant « né de parents inconnus », il ne sera pas toujours indispensable d'indiquer le nom de l'hôpital ou de la maternité spéciale où la naissance a eu lieu.Le nom de la paroisse dans laquelle est situé cet hôpital ou cette maternité pourrait parfois suffire.Mais il importera, évidemment, de préciser de façon qu'on puisse facilement retracer l'acte, plus tard, en s'appuyant sur cette inscription, qui servira de base aux références futures.(5 et 8) Du mot < légitime » Si, comme l'indique l'article 228 du Code civil: «La filiation des enfants légitimes se prouve par les actes de naissance inscrits sur les registres de l'état civil », l'acte de naissance ne constate tout de même pas directement cette légitimité de l'enfant.C'est le mariage antérieur de ses père et mère qui établit cette qualité, ou leur mariage subséquent qui la régularise.Le mot « légitime », dont on qualifie les nouveau-nés dans les actes de naissance, ne leur confère donc pas la légitimité, qu'ils ont déjà, ou qu'ils n'ont pas.S'ils l'ont, le mot est superflu, tandis qu'au contraire, si les père et mère ne sont pas mariés ensemble, on aura toutes sortes de difficultés à prouver l'illégitimité, plus tard, en rapport à l'adoption légale, surtout si les parents se sont fait inscrire sous de faux noms, comme la chose se produit souvent.Il y a donc heu de recommander aux greffiers de l'état civil de ne plus inscrire ce mot < légitime » dans les actes de naissance.U vaudra mieux désigner la mère comme l'épouse du père, si tel est bien le cas, que d'inscrire l'enfant comme «légitime».Cependant, si on avait ajouté les mots: «son épouse », à la suite du nom de la mère, et que celle-ci n'était pas mariée au père, on aurait exactement les mêmes ennuis, en rapport à l'adoption légale, que si l'on avait inscrit: « fils (ou) fille légitime ».Par suite, si le greffier de l'état civil ne pouvait s'assurer que ceux qui lui sont désignés comme père et mère sont bel et bien mariés ensemble, mieux vaudrait se dispenser de l'indication maritale en question, que la loi n'exige d'ailleurs pas. DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 237 (6) Du rang de l'enfant A prime abord, on croira que ce renseignement est superflu.Ici encore, il s'agit de moderniser nos actes pour répondre aux besoins nouveaux et futurs.I ° Ce sera d'abord un moyen indirect et délicat d'amener certains époux ignorants ou négligents à reconnaître un enfant né avant leur mariage, et qui aurait été inscrit comme «né de parents inconnus » dans son acte de naissance.Ainsi, la justice aura là un commencement de preuve écrite, permettant de rectifier l'acte même après la mort du père.L'enfant né avant le mariage de ses père et mère, de même que l'enfant légalement adopté après ce dit mariage, sera donc ici toujours compté comme s'il était né en légitime mariage.2° Cette précision facilitera énormément les recherches à travers les registres, plus tard.Il arrive très fréquemment, dans les paroisses, comme dans les greffes, que, pour livrer à l'intéressé une copie de son acte de naissance, on soit forcé de retracer tous les actes de naissance de ses frères et sœurs.Les renseignements fournis sont vagues et souvent un questionnaire ne donne rien de plus.Mais pourtant, lorsque des difficultés de cette nature se présentent, l'intéressé ne manque jamais d'affirmer qu'il était le troisième ou le quatrième enfant de la famille.Lorsque le rang de l'enfant sera indiqué dans les actes de naissance, il ne sera plus nécessaire, dans de tels cas, de retracer l'acte de mariage des parents pour établir quel était l'aîné de la famille.3° Cette précision établira, en même temps, que certains enfants sont décédés en bas âge, entre telle et telle dates, de sorte que si on ne parvenait pas à retracer l'acte de leur sépulture, plus tard, on pourrait quand même établir l'identité de chacun.II importe de noter que les formules du Service de la démographie demandent le nombre d'enfants utérins (nés de la même mère); tandis qu'il s'agit des enfants vivants au jour de l'inscription de l'acte, issus du même père et de la même mère, c'est-à-dire les frères et sœurs germains.Il ne faudra donc pas compter ici les enfants qui seraient issus d'un précédent mariage, soit du père, soit de la mère. 238 ARCHIVES DE QUEBEC (7 et 11) De la désignation des dénommés (Ce, 54 et 79) Quant-aux nom (s), surnom et profession, on voudra bien se reporter à ce que nous avons déjà dit dans les Disposa fions Générales, au sujet De la désignation de la personne.Observons, cependant, que le Code exige, dans l'acte de naissance, la mention de la profession et du domicile, non seulement des père et mère, mais aussi des parrain et marraine.Ces seuls détails pourront souvent permettre d'identifier l'acte cherché.Nous avons vu aussi que le domicile légal « est au lieu où on a son principal établissement », ou encore « où se trouve le centre de ses intérêts ».Mais dans les actes de l'état civil, et plus particulièrement dans les actes de naissance, le « domicile » se confond avec le « lieu de la résidence ».Chez les Catholiques, par exemple, alors que le baptême doit normalement être administré dans la paroisse où demeurent les parents, on ne saurait vraiment leur donner domicile ailleurs, même si le père gagne sa vie exclusivement au dehors, où il a « son principal établissement ».Les mots « de cette paroisse » suffisent à désigner légalement le domicile, ou, si l'on veut, le heu de la résidence, et même à préciser le lieu de la naissance, si on a inscrit, par exemple: « né à domicile ».Cependant, ils n'apportent à peu près rien à la désignation de la personne dans 1 acte de naissance, car même s ils en étaient absents, on présumerait que les père et mère, ou les comparants, sont de la paroisse.Nous croyons donc que, dans les cités et villes, de 10,000 âmes ou plus, il vaudrait infiniment mieux indiquer le domicile par l'adresse municipale de la résidence familiale, si non complète, au moins avec le nom de la rue.On aurait ainsi beaucoup moins de peine à retracer les parents, lorsque la chose est nécessaire.(7) Des père et mère On inscrira comme père et mère les noms de ceux qui seront désignés comme tels par les comparants.S'agirait-il d'un enfant né d'une femme mariée, mais d'un père présumé autre que son mari, ce dernier sera désigné DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 239 à ce titre, à moins que les comparants n'en aient désigné un autre comme père.La loi présume, en effet, que l'enfant né d'une femme mariée est issu de son mariage légitime, pourvu ue la naissance ait lieu avant le 300* jour de sa dissolution Ce, 218).Les comparants assument toute responsabilité à cet égard.C'est pourquoi il importe tant de vérifier leur identité.Dans ce cas, ce serait au mari de désavouer sa paternité en justice dans les délais voulus (Voyez ci-après: « Du désaveu de paternité ».(7) De l'instabilité du prénom de la mère L'instabilité du prénom de la mère, au cours de la vie, se constate par celui qu'on lui donne dans les actes de naissance de ses enfants, relativement à celui qu'elle reçut au baptême, ou celui sous lequel elle contracta mariage.Les cas ne sont pas excessivement rares, où la mère a été désignée sous un prénom différent dans chacun des actes de naissance de ses cinq ou six enfants.Exemple vécu: Marie-Louise, Marie, Louise, Louisa, Louisette, Lize, Liza, Elise, Elisa.Le fait est dû à deux choses: 1° la mère elle-même n'assiste généralement pas au baptême de ses enfants; et 2° son mari, dans l'intimité, lui donne un « petit nom », quelque peu différent de son véritable prénom, qu'il n'aime peut-être pas.Il y aura donc toujours lieu, pour le greffier de l'état civil, de tenter de se faire indiquer le véritable prénom de la mère, si celle-ci n'est pas présente à l'acte.(7) De l'enfant naturel reconnu La filiation de l'enfant naturel issu d'un couple vivant maritalement ensemble sera énoncée respectivement quant au père ou à la mère, qui y acquiesce, présent(e), ou légalement représenté(e), (même si l'un ou l'autre est adultère).L'acquiescement du père de telle partie mineure, ou s'il est décédé, interdit, absent (au sens juridique), ou dans l'incapacité de manifester sa volonté; celui de la mère, ou si celle-ci était dans la même situation, celui du tuteur ou du curateur présent (e), ou légalement représenté (e) sera alors en outre requis. 240 ARCHIVES DE QUEBEC Si l'enfant naturel était issu de père et mère alors libres de contracter mariage ensemble, il y aurait évidemment tout avantage pour lui à indiquer la double filiation, surtout si le mariage doit suivre.C'est d'ailleurs ce qui se fait couramment.Mais on hésite parfois à indiquer la filiation de l'enfant adultérin, à cause du scandale, etc.De façon générale, nous croyons qu'on devrait passer outre et indiquer la double filiation, même dans ce cas.Il s'agit avant tout de protéger l'enfant autant que faire se peut, en lui donnant au moins un nom, lorsque les père et mère le reconnaissent.En somme, si les père et mère \u2014 qui ne sont pas mariés ensemble ~ reconnaissent leur enfant et tiennent à faire indiquer sa filiation dans son acte de naissance, personne ne peut s'opposer à la chose.Il n'y a pas de faux et tout est conforme, non seulement à l'esprit, mais même à la lettre de la loi.S'il s'agissait de parents vraiment indignes ou matériellement incapables d'élever leur enfant, mieux vaudrait qu'il ne soit pas reconnu par ses père et mère dans son acte de naissance.En effet, on obtient toujours plus facilement l'adoption légale d'un enfant abandonné aux charges publiques s'il est né de parents inconnus, que s'il s'agit d'un enfant qui a été reconnu par ses père et mère à sa naissance, même s'il est illégitime.(7) De la substitution de maternité Il s'agit ici de l'enfant, né hors du mariage, qu'on abandonne, dès sa naissance, à des époux légitimes, qui le font inscrire comme leur propre enfant dans son acte de naissance.Ces derniers sont ordinairement des proches parents de la jeune fille-mère, par exemple: ses père et mère, sa sœur aînée et le mari de celle-ci, etc.Rares sont les vieux médecins qui, au cours de leur carrière, ne se sont jamais, plus ou moins, prêtés à cette substitution de maternité.On se substitue donc en quelque sorte à la loi d'adoption, établie en 1924.A la face même de l'acte, l'enfant semble légitime, puisqu'il y est inscrit comme né de père et mère qui sont bel et bien mariés ensemble.Les choses en resteront probablement là dans la plupart des cas.L'enfant n'y aura rien perdu, et, peut-être aura-t-on ainsi réussi à sauver l'honneur de la DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 241 famille ! Mais il n'en reste pas moins vrai qu'il y eut fausse déclaration dans l'acte de naissance, ce qui ne saurait longtemps demeurer caché.Cet acte sera toujours sujet à contestation par les intéressés devant les tribunaux.La mère véritable pourra, plus tard, prétendre avoir été forcée d'abandonner ainsi son enfant, ou les héritiers tenteront de contester sa légitimité, afin d'augmenter leur part d'héritage dans les successions de leurs père et mère.Pour éviter ces difficultés, qui peuvent survenir après leur mort, certains parents, qui se trouvent dans cette alternative, ont parfois recours à l'adoption légale; mais la chose n'est souvent plus possible.Ils ne devraient donc jamais manquer de tester de façon particulière à cet effet.Il ne leur sera assurément pas nécessaire de révéler le faux en question dans leur testament.Le greffier de l'état civil peut-il lui-même se prêter à ce procédé?Disons tout de suite que s'il ignore le faux, il ne s'y prête assurément pas.Le fait qu'il en soit au courant n'implique pas, non plus, qu'il s'y soit prêté, car ses fonctions se bornent à inscrire les déclarations des comparants.Mais s'il le suggère, de façon même indirecte, nous croyons qu'il s'ex-, pose à de sérieux ennuis, car en cas de complications, ceux-là même qu'il aurait ainsi voulu aider seraient les premiers à l'accabler.jkfe.ïd.o.r' ¦¦ ¦ \", .(7) De la substitution de nouveau-nés Il arrive parfois, mais très exceptionnellement, cependant, que le père d'un enfant né dans une maternité, accompagné des parrain et marraine, présente au baptême, par mégarde, un bébé qui n'est pas le sien.Ce n'est qu'au retour de l'église que la mère constate la méprise.Lorsque les mêmes comparants retournent à la même église, le même jour, pour y faire baptiser par le même prêtre, un autre enfant, qui espérons-le cette fois, sera bien le leur, l'acte de naissance et de baptême, qui a été inscrit et signé, plus tôt, se trouvant néanmoins exact, quant à la forme, il n'y a pas heu de le refaire, ou de le modifier de quelque façon.Et si le premier enfant en question avait été baptisé auparavant (sous ses véritables nom et prénoms), il ne resterait 242 ARCHIVES DE QUEBEC rien à faire, non plus, quant à cet acte de naissance.Dans ces conditions, tout se trouve dans l'ordre quant aux deux actes déjà inscrits.Mais si ce même enfant n'avait pas encore été baptisé, lorsqu'il fut présenté à l'église par un père autre que le sien, et baptisé et inscrit sous le nom de ce dernier, le cas devient assez embarrassant.On sait, en effet, que les parrain et marraine contractent au baptême, avec l'enfant, uneparenté spirituelle, dont ils ne peuvent plus se démettre.Telle est bien l'opinion des théologiens à cet égard.Quoi qu'il en soit, il reste à inscrire l'acte de naissance et de baptême de cet enfant, cette fois, sous ses véritables nom et prénoms, avec parrain et marraine choisis par les parents réels.Or, toujours d'après les théologiens, on ne pourrait inscrire comme parrain et marraine de cet enfant que les personnes qui ont bel et bien agi comme tels au baptême, et qui, dans ce cas, ne sont aucunement apparentées.Autrement dit, s'il y eut erreur de personne et consêquemment de noms, au baptême, tant de l'enfant que de ses père et mère, il n'y eut aucune substitution quant aux parrain et marraine qui tenaient alors le nouveau-né sur les fonts baptismaux.On ne saurait donc, dans ce cas, changer les noms des parrain et marraine dans la (re) inscription de l'acte en question, ni même plus tard, en vertu d'une ordonnance éventuelle du tribunal civil, sans aller à l'encontre du droit canonique.Afin d'éviter pareils ennuis à l'avenir, il y a donc lieu de recommander qu'on inscrive sur le bracelet des nouveau-nés, dans les maternités, non seulement le propre nom de la mère, comme on le fait habituellement, mais aussi celui du père, par exemple: « Carrier-Nadeau ».On trouvera rarement, en même temps, dans la même maternité, deux mamans du même nom patronymique, mariées à des papas ayant chacun le même nom de famille.(9) De l'enfant né de parents inconnus (Ce, 56) On se demande souvent s'il est vraiment nécessaire d'indiquer que l'enfant est «né de parents inconnus», lorsque ses père et mère ne sont pas désignés au greffier de l'état civil.En France et dans de nombreux autres pays, cela ne DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 243 se fait plus depuis longtemps; « et il n'est fait aucune mention du père, ou de la mère, lorsque celui-ci ou celle-là n'est pas désigné (e) par les déclarants ».Cependant, nous ne pouvons nous en dispenser ici, car l'article 56 de notre Code civil, que nous avons reproduit textuellement, est formel à cet égard.De l'aveu et du désaveu de paternité Si le mariage des père et mère postérieurement à la naissance de leur enfant lui confère la légitimité, ce fait n'entraîne cependant pas automatiquement la rectification de son acte de naissance s'il y a été inscrit comme « né de parents inconnus ».Et pour désavouer sa paternité d'un enfant qui aurait été inscrit comme sien dans son acte de naissance, le mari devra procéder en justice dans les délais voulus.Dans de tels cas, le greffier de l'état civil ne pourra que recommander à l'intéressé de s'adresser à un avocat, tout comme s'il s'agissait d'une rectification ordinaire.Ce n'est que lorsqu'il aura reçu une copie authentique du jugement de la Cour supérieure rendu à cet effet qu'il pourra rectifier l'acte.De la naissance multiple La naissance multiple sera l'objet d'un acte particulier pour chacune, inscrit dans l'ordre chronologique de ces naissances, avec la mention de l'heure de chacune.A défaut de cette précision, l'ordre d'inscription établira le rang de Tentant dans la famille.Chaque acte de naissance multiple d'enfants du même sexe énoncera, en outre, les marques, ou signes sur le corps, propres à chaque enfant, ou autres particularités pouvant ultérieurement servir à établir son identité.Des déclarations de naissance fictive (Ce, 53a) L'enregistrement des naissances, conformément à l'article 53a du Code civil \u2014 par le greffier, ou le secrétaire-trésorier de la cité ou de la municipalité \u2014 et même la simple déclaration de naissance aux greffiers ordinaires de l'état civil, alors que la présence du nouveau-né n'est pas exigée par la loi, prête parfois à des supercheries.Certains couples profiteraient de cette lacune pour déclarer une naissance fie- 244 ARCHIVES DE QUEBEC MODÈLES D'ACTES DE NAISSANCE 1\" exemple Acte de naissance urbaine Ce premier septembre, mil neuf B28 cent soixante, nous prêtre soussigné, J.-Louis-Emile avons baptisé: Joseph-Louis-Emile, né à Portier domicile, le trente du mois écoulé, fils et troisième enfant vivant de Joseph-Arthur Fortier, soussigné, menuisier, et de Ma-rie-Luce Girard, non présente, son épouse, domiciliés au cent trente-huit, rue Ca-ron, en cette paroisse.- Parrain: Jean-Louis Fortier, soussi-né, garagiste; marraine: Marie-Louise \"athieu, soussignée, son épouse, oncle et tante de l'enfant, de cette paroisse.Lecture faite.- Joseph-Arthur Fortier Jean-Louis Fortier Marie-Louise Mathieu-Fortier Lionel Rinf ret, ptre, vicaire tive et retirer ainsi les allocations familiales.Avant d'enregistrer une naissance, dans de tels cas, ne conviendrait-il pas d'exiger un certificat du médecin-accoucheur, ou de l'hôpital, ou de la maternité où la naissance a eu heu, constatant la date exacte de la naissance, le sexe de l'enfant et les noms de ses père et mère.Il importe évidemment encore plus de vérifier l'identité des comparants dans ces cas-là.Pour enregistrer officiellement une naissance, en France, les parents doivent d'abord obtenir un certificat intérimaire, constatant ce que nous venons d'indiquer, émis par une infirmière spéciale qui passe à domicile à cet effet. DE LA TENUE DES REGISTRES DE L'ÉTAT CIVIL 245 2'\"* exemple Acte de naissance d'un enfant né de parents inconnus Ce premier septembre mil neuf centra 125 soixante, nous prêtre soussigné avons J.-Louis Martin baptisé: Joseph-Louis Martin, né hier, à Québec (ou en cet hôpital, etc.1, fils de parents inconnus.Est., etc.- 3'\"' exemple Enregistrement civil d'une naissance .'.j-.-v'.'-, .-.-i-T -.1.1 i'-;:.' Jean Baptiste Lampy Dit S' Paul hery Guiton Monrepos DANRE DE BLANZY Premièrement après avoir levé le scellé apposé sur Larmoire pratiquée dans le mur Etant dans La Salle un livre dit Le pontifical En trois petits volumes in folio Relié Et Couvert de Bazane prisé quinze Livres cy .15\" Item un registre En Blanc Couvert de peau Conten' trois cens soixante dix pages de papier prisé trois Livres.3 Item un petit plat Oval Et deux Burettes Le tout d'argent pesant Ensemble Cinquante quatre onces prisé Et Estimé Cinquante deux livres dix sols le marc Revenant audit prix a.788\" 15 Item soixante dix Sept marcs Six once Et quatre gros de Vaisselle dargent En une crosse plats, Deux flambeaux Une Ecuelle culliere potagère Et a Ragout Cullieres a bouche fourchettes, un calice avec sa pateine, une Boitte a savonnette Et un martinet prisé Et estimé a Cinquante deux livres dix sols le marc Revenants aud prix de 4085\" 3s ld Item un Baton de crosse avec une feuille dargent dessus prisé 40\" Item Sept Couteaux de table a manche d'argent prises Six livres piece Revenants aud prix a.42 Ensuite avons levé Les scelles apposes sur une autre armoire Etant dans lad Salle Dans laquelle Sest trouvé Deux pots de fer Blanc Battu peinturé prises Et estimes Six livres piece Revenants aud prix a 12\" Ensuite avons Levé le Scelle apposé sur la porte d'Entrée dun Cabinet donnant dans lad salle Dans lequelle Sest trouvé une montre avec Son Boestier dor Guilloché prisée trois cens livres cy .300\" Item une pendule a résort prisée quatre Cens Livres cy 400\" Item un fond de ciel de lit Et dossier de Satin Verd, Et les soubassements de tapisserie Le tout très Vieil Et usé prises Ensemble 40\" 366 ARCHIVES DE QUÉBEC Item un Canapé avec Son matelas Et Son oreiller couvert de dam (as) jonquille huit fauteuils Et quatre tabourets couverts de tapisserie avec leurs housse de Serge Verte une Commode a quatre tiroirs avec sa serrure Et Clef Et une table de marbre Cassée En Sept morceaux prisé Et estimé Le tout Ensemble quatorse Cens Livres cy.1400 Item Sept Ridaux de sergette verte Vieux prises Neuf Livres piece Rêvants aud prix a .\u2014.-.\u2014 63 Item deux petits miroirs de traite prises trois Livres piece Rêvants aud prix a .-.6 Item deux petits chiens de marbre prises Six Livres piece Revenants aud prix a .'.-.12 Item Environ Seize au' de tapisserie Et divers morceaux de toile peinte prisé six Livres laulne Revenants aud prix a .36 Item dans un petit Cabinet donnant Dans le susdit (sic) Lhistoire du peuple de dieu En dix Volumes in douze Relies En Bazane prise cinquante sols le volume Revents aud prix a.25.Item Les matières médicales par le sr Geoffroy En dix Volumes in douze Relies En Bazane prise quarante sols le Volume Revents aud prix a.__________._.______._______.20.Item Le Cours de Chirurgie par le sr Elie colvillar En Cinq Volume in douze Relies En Bazane prise quarante sols le Volume Revents aud prix a ._._._._._.10 Item Le Chirurgien dentiste En deux Vol.in douse Relies En Bazane prisés Ensemble .\u201e.4 Item le Cuisinier Royal Et Bourgeois En deux Volumes jn douse Relié En Bazane prises Ensemble quatre livres cy .-.4tt Item deux Bréviaires En quatre parties chacun dont un couvert de Maroquin Et lautre En veau Vieil prisés Et estimes Ensemble trente six livres cy ._.36.Item 1 histoire générale des drogues par pouret fils En deux Vol.in quarto Couverts de Bazanes prises Estimes Ensemble Cinq livres cy ._.________.5 Item Une Bible latine jn dix huit Couvert Et relié En veau En six Volumes prises six livres cy .\u201e.6 Item Le Concile de trente En latin En un volume jn vingt quatre prisé trente sols cy ._.\u201e.1.10 Item limitation de jesus christ En vers par corneille En un Volume jn dix huit prisé quarante sols cy ._._____.2.Item Le Ceremonial d Eveque En latin jn douse prisé Quinse sols cy .\u201e.\u201e.15 INVENTAIRE DES BIENS DE MGR DE PONTBRIAND 367 Item le pontifical Romain En latin jn douse prisé quinse sols cy 15 Item le devoir Et fonctions de l'aumonier Et des Eveques prises quinse sols cy.15 Item le pontifical Romain jn octavo prise Cinq sols cy 5S Item le dictionnaire des termes de médecine Et chirurgie in douse par Elie col deVillars prisé vingt sols cy.1 Item les fastes de louis Le grand jn douse prisé dix sols cy 10 Item l'homme de Cour jn douse prise dix sols cy.10 Item la Manière de Conduire les ames dans la vie spirituelle jn douse prise dix sols cy.10 Item le traite de Chimie par Malvain jn douse prise Vingt sols cy 1 Item méthode pour apprendre La géographie jn douse Relié En Bazane prise Vingt sols cy .1 Item Le traitté de la matière médicale par hermond Boirave En un volume jn douse Relié En Bazane prise Vingt sols cy.1 Item les aphorismes dherman Boisrave En un volume jn douse Relié En Bazane prisé Vingt sols cy.1 Item le traitte des instruments de chirurgie en deux Volumes jn douse Relies En Bazane prises quatre livres cy .4 Item labrege de la teorie chimique En un Vol.jn douse Couvert En Bazane prisé quinse sols cy.15 Item une Croix dor pesant un once deux gros Et demy Et Vingt quatre grains prisé a huit cens Livres le marc Revents aud prix a 134 1 S Item une Croix d'argent doré pesant Environ un once Quatre Gros prisée dix huit livres cy .18 Item Cinq bagues montées En or prisées Vingt Livres piece Revenants aud prix a .100 Item deux d montées En argent prisées dix Livres piece Revenants aud prix a .12 Item une paire BouCles souliers Et une de Culote dargent avec leurs chappes aussy dargent prises EnsWe trente Livres cy.30 Item une paire dite a Souliers avec des jarretière dargent et chappe dacier prises Et estimes Ensemble trente Livres cy.30 Item deux dites a jarretières a Chappes dacier prises six Livres la paire Revents aud prix a .12 Item une dite pour Ceinture ou manchon prise neuf Livres cy 9 368 ARCHIVES DE QUÉBEC Item une Ecritoire dargent hache Complette prise douse livres cy 12 Item trois canifs amanche de Bois Et trois d amanche de corne prises dix sols piece Revents aud prix a .3 Item une douzaine de lardoire de Cuivre prisées Six sols cy 6 Item Six peignes de Cornes a retapper prises six sols piece Revenants aud prix a .-.-.1\" 16 Item une piece Ruban Violet pour ceinture prisé Soixante douze livres cy .72 Item Deux Bous de lacet En or prises Six livres piece Revents aud prix a.12 Item Environ deux tiers de frange d'argent prises Vingt Livres cy 20 Item une petite cassette de Bois sans ferrure prisé trente sols cy 1.10 Item Quatre Vieilles ceintures violettes avec de vieux glands En or prisées Ensemble Six Livres cy .6.Item une dite neuve avec des glands dor prisée douze Livres cy 12 Item Sept garnitures de Boutons de Soutannes En Soye prisée Cinquante sols la garniture Revents aud prix a.17.10 Item une vieille ceinture avec des glands En or prises trente sols cy 1.10 Item quatre glands de Ceinture or Et Soye prises cinq Livres piece Revents aud prix a ~.20 Item une livre de Soye a Coudre prisée Vingt quatre Livres cy 24 Item deux aulnes Et demy de Serge Blanche prise Cinq*\" sols laune Revents aud prix a._.6.5\" Item neuf paires de parements de Soutannes de drap Violet couvert de Vieil Satin Relevé non estimes Et tires pour mémoire cy Mémoire Item une paire dite de Velours cramoisy Neuve Et quatre paires dites de damas aussy cramoisy prise Le tout Ensemble douse livres cy 12 Item trois paires dites de drap Violet Et Vingt trois Rotondes de drap le tout Vieil non estimé Et tire pour mémoire cy.Mémoire Item deux onces fil dor Et argent prises huit Livres lonce Revents aud prix a.16.Item quatre Vieux gilets de Sommiere prises Ensemble Six livres cy .6 INVENTAIRE DES BIENS DE MGR DE PONTBRIAND Item une paire de Mitaine de drap violet Doublé d'Espagne violette prisée Six livres cy .6 Item Six paires Bas de laine pour homme prises six Livres paire Revenants aud prix a .36 Item treiz vieux Bonnets de gros coton Et un dit drappé prises dix sols piece Revenants aud prix a.7 Item deux livres poudre a poudrer prisé trente sols la livre Reven*\" aud prix a.3 Item quatre Savonettes prisées quinse sols piece Revents aud prix a 3 Item deux paires Chaussetes de fil Et deux Vieilles paires Bas de laine prises Ensemble dix livres cy.10.Item deux paires Bas de Soye neuve pour homme prisées quinse livres la paire revents aud prix a.30 Item Cinq paires dites Vieilles prises Neuf livres la paire Revenants aud prix a quarante Cinq Livres cy .45 Item Six Vieilles culottes tant de laine que de velours Non estimes Et tirées pour mémoire cy.Mémoire Item un Bonnet de Cappe pour homme prise, trois Livres cy 3 Item quatre vieils camailles Tout de Soye Et-amine Et drap avec une Calote de drap non estimes Et tires pour mémoire cy.Mémoire Item un manteau Court de drap Vieil prisé Six livres cy 6 Item une grande malle Couverte En peau de Veau avec sa serrure Et Clef dix huit Livres cy.18 Dans laquelle Sest trouvé une Soutane de Satin Violet doublée de toile avec un manteau court aussy de Satin Violet doublé de taffetas cramoisi prises EnsbIe Cent Livres cy .100 Item deux Vieilles Soutannes de drap Violet prisé trente Livres piece Revents aud prix de.60 Item une redingote de drap Violet prisé Vingt quatre Livres cy 24.Item une Vieille soutane de drap Violet prisée Vingt quatre Livres cy .24 Item quatre vestes de drap Doublées de toile Et une dite dEtamine Le tout Vieil prise Ensemble quarante livres cy .40 Item Six Vieilles paires de Culote drap Et Etamine Le tout très Vieil Et double de toile prise Ensemble Six livres cy.6 Item Une Malle couverte En cuir avec sa Serrure Et clef prisée dix huit Livres cy.18 370 ARCHIVES DE QUÉBEC Item une petite Boete d'argent dans laquelle il y a du S* Chresme avec Sa Bourse prisée dix livres cy_____._._________________ 10.Item Vingt purificatoires dont onze garnis de grosses dentelles prises Vingt sols piece Revents aud prix a.\u201e~.»._ 20\" Item Cinq lavabo garnis de dentelles prises cinq livres cy 5 Item trois corporaux dont un garni de dentelle prises Trente sols piece Revents aud prix a _____.4.10 Item huit Tours dEtoles garnis de dentelles prises Quinze sols piece Revents aud prix a Six livres cy.-.___.6 Item trois Vieilles Etoles de fonctions prises Six livres piece Revents aud prix a._.18 Item deux dits prises douze livres piece Revents aud prix a 24 Item un Roche(r) a dentelle prise Deux Cens livres cy 200\" Item un gremial Brodé En soye avec une dentelle dor Et des cartisanes or Et argent prise Le tout Ensemble Cent livres cy.\u201e.100.Item deux ceintures de Soye Blanche prises huit livres piece Revents aud prix a.16 Item deux Rochets En Mousseline Brodé prise trente livres piece Revents aud prix a ._.'._____.60.Item une paire Brodequin de Soye p' Ceremanie Blancs prisée Six livres cy ._._________________ 6.Item une aube En mousseline Brodé prisée Cinquante Livres cy 50 Item une chassuble de Moiré Blanche Et Rouge Brodé En or a deux faces avec l'Etole Manipule Voile de calice Et Bourse prisé Ensemble Cent Cinquante livres cy.-._.150.Item deux vieux amis prises quarante sols piece Revents aud prix a.________ 4 Item deux Vieilles paires de souliers de damas pour Ceremonies Rouge Et Blanc prises Vingt sols la paire Revenants aud prix a 2 Item une chasuble de damas Brodé a fleur dor fond de Moire Blanc avec l'Etole Et Manipule voile de Calice Et la Bourse prise Et estime Le tout Ensemble Cent livres cy.100 Item deux Vieilles Tumielles de taffetas Rouge deux dite Blanches Et trois aulnes de taffetas Bleu En deux morceaux prises Ensemble soixante livres cy.\u201e.\u201e.60 Item un mouchoir de Soye prisé Cinq livres cy.5 Item deux Nappes d'autel ouvrée prises Ensemble douze livres cy 12 Item une dite petite de toile commune prisée trois Livres cy 3 INVENTAIRE DES BIENS DE MGR DE PONTBRIAND 371 Item deux Vieux Bonnets carres avec leur houppe prisés Ensemble trois Livres cy ______._.3 Item treize paires de vieux gans de Soye pour ceremonies prisés trente sols La paire Revenants audit prix a.19 10 Item Cinq cordons de Soye p' la croix pectorale prises Ensemble trois Livres cy .3 Item deux Vieilles perruques non estimées Et tirées pour mémoire cy .~._.Mémoire Item Un fanon En Carton prisé Cinq sols cy.5 Item une malle Couverte En cuir avec Sa Serrure Et Clef prisée dix huit livres cy.18.Item une Vieille Robe de Chambre de Cotton doublée de sommiere, Et une dite dEcorce prises Ensemble douse Livres cy.12 Item une dite de Cotton non doublée prisée dix livres cy 10 Item deux mantelets de Cotton Simple prises Ensemble dix Livres cy __________.10 Item trois mantelets de toile pinte doubles de Cotton Et ouette prise Quinze livres piece Revenants aud prix a.45\" Item une paire de Bottes de Castor prisée sept livres dix sols cy 7.10 Item Six Vieux camails de laine drappés prises Ensemble Quinze livres cy-.15 Item trois têtes doreiller de toile pinte prises Ensemble quatre livres dix sols cy _.______.:.4.10 Item un Etuy de mathématiques prise vingt quatre Livres cy 24 Item douze aulne Et demy drap dElbeuf Violet prisé dix huit Livres laulne Revents aud prix a .225\" Item Cinq aulnes drap de Carcassone Bleu prise huit Livres Laulne Revents aud prix a .40.Item dix aulnes de Camelot Bleu prise Cinquante Sols Laulne Revents aud prix a.25\" Item Vingt deux aulnes dits Et deux tiers prises trois Livres Laulne Revenants aud prix a .66 Item Vingt Six aulnes Et demy dits Violet Et deux tiers prises trois livres dix sols laulne Revents aud prix a.92.15 Item deux Vieux Rochets de Baptiste prises Ensemble douze livres cy.________________.12 Item quatre camaux dont deux de Soye Et deifx de drap prises Ensemble vingt quatre livres cy ._.24 372 ARCHIVES DE QUÉBEC Item deux Vieilles mitres dont une de moire fond dor Brode Et l'autre de moir jaune avec une dentelle dargent Et la Barette de Vieil de tour fond Blanc a Bouquets prises Et estimes Ensemble Cinquante livres cy.-.-.-.- 50 Ensuite avons (levé) le Scelle apposé sur la porte de la Chambre au second Etage Dans laquelle Sest trouvé Item une ecritoire dargent hache complette prisée Vingt quatre livres cy .____________________.__________.-.-.24 Item une paire de flambeaux dargent hache avec leurs girandoles prisées Trente six livres cy .\u201e.- 36 Item une paire dite Vieil prisée trente livres cy.30 Item deux Bougeoirs avec leurs Binets dargent haché prises Ensemble quinze livres cy.15 Item deux petits martinets d'argent haché prises Ensbl NOS ANCETRES AU XVIIe SIÈCLE par le R.P.ARCHANGE GODBOUT, O.F.M.Suite \u2014 NOS ANCÊTRES AU XVII' SIÈCLE PAR le R.P.Archange Godbout, o.f.m.(Suite) L BESOT, François »\u2022», (signait: f byssot: J.-E.Roy, Lauzon, I, 59) Sr DE LA RrviBRE, naquit en 1612 (recens.1667: Suite, Hist, IV, 71\") ou 1613 (recens.1666: Suite, Hist, IV, 53») à Notre-Dame-du-Pré de Pont-Audemer (Eure), du mariage d'honorable homme Jean Bissot, Sr du Hommée, et de Marie Assour.Bissot, qui paraît pour la première fois au Canada le 4 novembre 1647 (gr.Lecoustre) dans un accord avec Guillaume Couture (Cf.Jug.Cons.Souv., I, 624 et Roy, 1.cit., I, 220) eut une carrière excessivement remplie.Nous en soulignons les grandes lignes.Etabli à la côte de Lauzon dès 1647, il y reçoit une concession de 5 arpents de front de M.de Lauzon, à Paris, le 15 octobre 1648 (J.-E.Roy, I, 58, 624; Terrier, 263); le 26 avril 1652, il obtenait une autre concession de 6 arpents sur 20 en faveur de son fils ainé Jean-François (Roy, I, 232, n.3); le 8 mars 1664, troisième concession de 10 arpents sur 40 entre Jean Adam et la rivière des Etchemins en reconnaissance c des services rendus aux habitants de Lauzon» (Roy, I, 185).La gratification était méritée.Procureur fiscal de la seigneurie par commission du 19 avril 1650 (Terrier, 204.Cf.Inv.Coll., I, 111-112); syndic adjoint (Journal des les., 9 août 1653); Juge prévôt depuis la mort de Charles Sevestre (sép.9 déc 1657), il avait bâti un moulin à Lauzon (Cf.Jug.C.S., I, 624) et avait pris à ferme la seigneurie dès 1663 (Roy, I, 144, 225).Quelques années plus tard (1668) il lancera à Lauzon la première entreprise industrielle du Canada, celle du tannage des peaux (Roy, I, 228 ss., 239).C'était l'aboutissant de la pèche aux loups-marins et du commerce, des peaux qu'il avait organisés dès 1650 (Roy, I, 234 ss.).Ses relations commerciales avec la France l'y amenèrent à plusieurs reprises, notamment en 1649, 1654, 1657 et 1660 (Journal Jés., 301; Roy, I, 235).François Bissot, bourgeois de Québec, demeurait habituellement en cette ville, où U utilisait en 1665 5 domestiques (recens.Suite, Hist., IV, 533).Outre sa maison de la Pointe de Lévy (Cf.Roy, 252, n.2), il possédait deux immeubles à la basse-ville de Québec: un emplacement rue Notre-Dame de 30 pieds sur 20, où il avait construit une maison (Cf.Terrier, 41) et le tiers d'une autre sur la même rue, de 48 pieds sur 30, où était son magasin.Ce tiers qui avait été acquis du Sr de Charny le 27 décembre 1656 (gr.Audouart), fut aliéné par les héritiers Bissot à Claude de Saintes le 14 avril 1680 (gr.Duquet.Cf.Terrier, 43 et Roy, I, 253, n.).Le Sr de la Rivière mourut relativement jeune à Québec le 26 juillet 1673, et fut, selon ses volontés, inhumé le surlendemain à l'Hôtel-Dieu dans le Cimetière des pauvres (Roy, I, 108).L'inventaire de ses biens est du 27 avril 1676 (gr.Becquet, Cf.Roy, I, 252, n.2).Marie Coullard, veuve Bissot, convola en secondes noces à Québec, le 7 septembre 1675 (contrat, Becquet, 5 sept.) avec Jacques de la Lande-Gayon, Juge de la MU Consulter sur François Bissot: J.-E.Roy, Hist, de la seigneurie de Lauzon, I.58 ss., 183 ss., 225 ss., 234 ss., 245 ss.[383] 384 ARCHIVES DE QUÉBEC côte de Lauzon, de N.-D.de Bayonne.Elle continua le commerce de son défunt mari et fut inhumée à St-Pierre, I.O.le 23 juin 1703.Enfants: Jean-François, b Québec (Q) 7 déc 1649; s Q 26 nov 1663.dans la chapelle de Saint-Joseph.Louise, b Q 25 sept 1651; m Q 12 août 1668 (c.Becquet.11 août) à Séraphin Margane de la Valtrie; s.Geneviève, b Q 20 mai 1653: m Q 12 juin 1673 (c.Duquet.29 mal) à Louis Maheu, chirurgien; s.Catherine, b Q 6 mars 1655; m Q 27 nov 1670 (c.Rageot, 24 août) à Etienne Charets; s .Clairc(-Francolsc), b Q 13 avril 1656; m Q 7 oct 1675 (c.Becquet, 1 oct) à Louis Jollict; s Q 2 mars 1710.Marie, b Q 3 juill 1657; m 1° Q 5 déc 1682 (c.Duquet, 25 nov) à Claude Portier; 2° Q 26 fév 1691 (c.Rageot, 24 fév) à Jacques Gourdeau; s Q 24 Juill 1719.Guillaume, n 16 et b Q 17 sept 1661; accompagne Louis Jollict à la baie d'Hudson.1679 (Delangley, Louis Jolliet, p.274) ; s.Charles(-François), Sgr du Cap St-Claude (Vlncennes), b Q 8 fév 1664; m Montréal 28 fév 1699 (c.Adhémar, 28 fév) à Anne-Françoise Forestier; s.Marie-Charlotte, b Q 6 juin 1666; m Levis 25 fév 1686 (c.Genaple, 23 fév) à Pierre Benac; donation mutuelle, 24 avril 1698 (gr.Rageot) ; s.Jean-Baptiste, qui suit Jeanne, n 10 et b Q 11 avril 1671; m Q 7 avril 1687 (c.Genaple, 7 avril) à Philippe Clément du Vuault; s .François (-Joseph), qui suivra après Jean-Baptiste.II.Bissot, Jean-Baptiste 16S», enseigne et seigneur de Vincennes, (Il signe: « Vensenne >: BRH, 1909.23) fils du précédent, naquit à Québec le 19 janvier 1668 et y fut baptisé le surlendemain, porté sur les fonts par l'Intendant Talon.Il n'avait que quatre ans lorsque son père lui obtint ainsi qu'à son frère Charles-François (3 novembre 1672) la seigneurie de Vincennes, qui comprenait 70 arpents de front sur une lieue de profondeur (« Inv.Concess.> BI, 18; Roy, ï, 232).A 18 ans, « étant sur le point de partir en France pour un emploi », il obtenait son émancipation du Conseil Souverain, 20 octobre 1687, (« Jug.C.S.», TU, 189).On retrouve le Sr de Vincennes à Québec le 28 Juin 1690, alors que Charles Bissot son frère, lui consent une obligation (gr.Rageot).Ce dut être à cette époque que Jean-Baptiste établit une pêche qu'exploitait François Grenet en 1713 (« Ord.Int.», I, 129).Officier, le Sr de Vincennes comprit qu'il ne pouvait récolter que dans l'Ouest honneurs et profits.Pour se mettre en fonds il vend à Louis Lemarchand, le 25 octobre 1694 (gr.Chambalon) la moitié du fief de Vincennes et ses droits sur Mingan (Inv.Concess., III, 19 et 190), \u2014 vente qui sera dans la suite annulée.Le printemps suivant, il vend à Etienne Charest son beau-frère, ses biens de la Pointe Levy (gr.Genaple, 21 mars 1695; Roy, 34), et engage plusieurs voyageurs îosn Bibl.P.-G.Roy.«Le sieur de Vincennes, fondateur de l'Indiana et sa famille », Québec, 1919.pp.32-82. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 385 (gr.Maugue, 16 mai au 13 juin) qui l'accompagneront aux Outaouais.En septembre 1696 le gouverneur donne au Sr de Vincennes une commission pour les Miamis (Roy, 35); mais avant son départ il épouse à Montréal le 19 de ce mois (contrat, Adhémar, 6 sept) Marguerite, fille du chirurgien Antoine Forestier.Le 4 juillet 1704 (gr.Lepallieur) s'étant assuré les services de 4 canotiers, Il repart de Montréal pour rejoindre les Miamis, à la rivière St-Joseph, ses trois canots lestés de 400 pots de vin (Roy, 36).Cette manifestation de mercantilisme abject chez un officier faillit perdre le Sr de Vincennes dans l'esprit du gouverneur.La bravoure dont il fit preuve en arrachant 4 prisonniers iroquois au supplice, et durant la campagne victorieuse de M.du Buisson contre les Renards (1712) le sauva (Roy, 77).On sait qu'en 1715 il accompagnait les Miamis à la rivière Maumee afin de les retenir dans l'alliance française.Une nouvelle du 28 octobre 1718 apprend qu'il était décédé à Kiskatou, village des Miamis (Roy, 78-79; Margry, VI, 718).Mingan avait été affermé à Louis Jolliet en 1697 (gr.Chambalon, 25 avril), puis vendu à un marchand perruquier de Montréal, François Bissonnet (gr.Lepallieur, 10 juill.1709).Vincennes restait toutefois à la veuve de Jean-Baptiste Bisson.Une ordonnance du 26 juin 1742 obligeait les censitaires de la seigneurie à prendre leurs titres de Marguerite Forestier (« Ord.Int.», III, 27), et une autre de 1743 réglait l'arpentage de la seigneurie (Ibid., 38, 45, 46).Mentionnons de plus, au sujet de la dame de Vincennes sa contribution au trafic des esclaves (gr.Porlier, 29 fév.et 4 juin 1737 et un procès fameux relatif à un banc dans l'église de Québec (< Inv.Coll.», n.2441 et Roy, 349 ss.).Marguerite Forestier fut inhumée à Montréal le 28 septembre 1748.Enfants: Marie-Louise, b Montréal (M) 20 juin 1697; m Québec (Q) 4 juin 1741 (c.Pinguet, 2 juin) à Nicolas Boisseau; s Q 14 juin 1766.(Claire-)Charlotte, n Q 6 et b M 7 mal 1698; sceur de l'Ascension de la Congrégation Notre-Dame; d 25 et s M 27 avril 1773, dans la chapelle de l'Enfant-Jésus.François-Marie, b M 17 juin 1700; officier dans les troupes du détachement de la marine; fondateur du poste de Vincennes (Indiana); m 1733 à N.Longpré, fille de Philippe, de Kaskakia; brûlé par les Chicachas sur le Mississipi, 25 mars 1736.Marg.-Catherine, n 10 et b M 11 sept 1701; d Hôtel-Dieu de Québec, 3 mai 1767; s 4 dans le cimetière des religieuses.(Marie-)Catherine, b M 11 oct 1704; d M Hôpital Général des Soeurs Grises, 20 sept 1778, et s 22.Michel, n oct 1706; s M 10 janv 1709.Pierre b M 27 et s 29 août 1710.II.Bissot, François-Joseph 10B, sgr en partie de Mingan, marchand et navigateur, bourgeois de Québec, frère du précédent, naquit le 19 et fut baptisé à Québec, le 21 mai 1673.Le 9 novembre 1695 (gr.Roger) il formait société avec Louis et Charles Jolliet, pour faire durant 5 ans le négoce à Mingan (« Inv.Concess.» III, 190).En 1731, de concert avec le conseiller Martin Chéron, il sollicitait l'autorisation de draguer les ancres perdues dans la rade de Québec (Roy, 84).C'est qu'il préférait louer Mingan que de l'exploiter.Il donna cette seigneurie à bail d'abord à i«» Bibl.P.-G.Roy.< Le sieur de Vincennes .», 83-89. 386 ARCHIVES DE QUÉBEC Jean-Baptiste Lafontaine-Belcour, son gendre (gr.Barolet, 29 avril 1733), contrat résilié dès le 13 septembre suivant (« Ibid.>); puis, pour 2 ans, aux Sieurs Fleury de la Gorgendière et Desaulniers (gr.Barolet, 14 sept 1734); enfin, pour neuf ans, à Jean-Louis Volant d'Haudebourg (gr.Barolet, 15 mars 1736).Signalons deux procès, l'un à la Fabrique de Québec au sujet d'un banc («Inv.coll.>, n.824); et contre le Sr Vaucour, navigateur (« Jug.Cons.Sup.», 156, 157).François Bissot avait épousé à Québec le 4 février 1698 (contrat, Chambalon, 20 Janv.) Marie Lambert-Dumont II mourut le 11 et fut Inhumé le lendemain dans l'église de Québec.Son épouse y fut inhumée aussi le 4 mai 1745, ayant testé deux Jours auparavant (gr.Plnguet).Enfants: (Louise-)Claire, b Québec (Q) 23 Juin 1701; m Q 13 mai 1726 à Jean Fournel; s en France.Charlotte, b Q 30 avril 1704; m Q 24 oct 1728 (c.Barbel.18 oct) à Jacques de Lafontaine de Belcour; d 21 et s Q 22 nov 1749; inventaire, 22 fév 1752 (gr.Saillant).François-Etienne, b Q 26 mai 1708; d 7 et s Q 8 fév 1726.Jean, b Q 30 nov et s 1 déc 1711.Joseph, b Q 4 sept et s St-Augustin 3 nov 1713.Marie, b à Mingan 12 juill 1716.âgée de 7 mois (acte à Québec); d 18 et s Q 19 août 1720.Louise, b Q 23 sept 1719.âgée de 13 mois; s Q 9 nov 1730.Angélique, n 12 et b Q 13 déc 1719; m Q 17 sept 1737 (c.Barbel, 14 sept) à J.-Bte Poitevin, Sr de la Salmonaye; demeurait à Rouen en 1745; s.Marie-Charlotte, n Mingan 4 mars 1722 et b Q 7 sept 1724; m Q 3 oct 1736 (c.Boisseau, 2 oct) à Jean-Pierre-François Véderlc, navigateur; teste 6 mai 1772 (gr.Panet); d Hôtel-Dieu Q 7 et s 8 juin 1772 au cimetière des religieuses; inventaire, 12 Juin 1772 (gr.Panet).BITOUSET (MrrouSAY: gr.Jacob, 6-2-1702), (PrrousET: recens.1681), Jeanne, fille d'Antoine et de Nicole Lecoq (Tanguay.I, 25), Lecerf (gr.Auber, 23-11-1661) ou Dupont (Tanguay, I, 293), de St-Etlenne du Mont, à Paris, aurait eu 30 ans au recensement de 1666, 35 à celui de 1667 et 52 à celui de 1681.Elle épousa 1° à Québec le 11 février 1653 Louis Guimont, qui fut torturé à mort par les Iroquois; 2\" à Château-Rlcher le 24 novembre 1661 (contrat Auber, 23 nov.) à Jean Barrette.Ce dernier et sa femme firent donation à leurs fils Pierre et François le 6 février 1702 (gr.Jacob).Jeanne Bitouset mourut on ne sait quand, ayant eu des enfants de ses deux unions.BIVILLE1™, François, dit LE Picard, maître menuisier, naquit entre 1626 et 1637, d'après les recensements.Son acte de mariage avec Marguerite Pasquler à Québec le 26 novembre 1670 (contrat, Becquet, 23 nov), le dit «fils de feu François Biville et de Jeanne Magnon, de la paroisse St-Nicolas, de Boulogne» (Pas-de-Calais).Aux recensements de 1666 (éd.Roy, p.29) et de 1667 (Suite, 170 Etymologic.Biville paraît être un nom de Heu.On trouve plusieurs «Biville » en Normandie. NOS ANCÊTRES AU XVU* SIÈCLE 387 Hist., IV, 75s) il travaille à la ferme de Mgr de Laval à Beaupré.Fixé plus tard 6 Québec, il acheta de Michel Desords, le 15 octobre 1673 (gr.Rageot) au prix de 400 livres, entre Jean Soulard et Jean Poidras, un emplacement sur la rue Ste-Anne, garni d'une maison « consistant en un bas côté à cheminée et grenier au-dessus, avec un appentis a côté ».L'année suivante (gr.Becquet, 3 déc.1674) il revendait cet Immeuble pour 330 livres au couvreur en ardoises François Jacquet.Formation d'apprentis (cf.Rageot, 14 déc.1671) et marchés de menuiserie (cf.Duquet, 16 Julll 1674) remplissent la brève existence de François Blville.Il fut Inhumé à Québec, au cimetière St-Joseph, le 10 juillet 1675 (P.-G.Roy, Cimetières, p.78).Sa veuve, Marguerite Pasquet, ayant fait faire l'Inventaire de ses biens (gr.Duquet, 23 nov.1675), convola en secondes noces avec Bernard Goutter, habitant de Beaumont Enfants: François (-Joseph), b Québec (Q) 10 mars 1672; vivait en 1681; s .Catherine, n 14 et b Q 15 mars 1674; m Q 11 juin 1689 (c.Rageot 10 juin) à Jacques Fortin; s Petite-Rivière, 3 oct 1746.Jean, b Q 30 août 1675; s Baie-St-Paul 15 nov 1699.BIZARD, Jacques, né en 1642, était fils de David, écuyer, ministre calviniste et maire de la ville de Benalx, au comté de Ncufchâtel, Suisse, et de Guillemette Robert.Envoyé à Candie comme enseigne dans un régiment suisse au service du Roi de France, il fut choisi comme aide-de-camp par le Comte de Frontenac, qui le convertit au catholicisme.Lorsque Frontenac fut nommé au gouvernement de la Nouvelle-France en 1672, Il fit de Blzard le lieutenant de ses gardes.En 1673, le gouverneur dépêchait cet officier à Montréal pour s'emparer de Carton, coupable d'infraction aux ordonnances sur le commerce; mal lui en prit, car ce fut lui qui fut mis aux arrêts par le gouverneur de Montréal, François-Marie Perrot Relâché, il aura la satisfaction d'arrêter à son tour celui-ci à Québec (Cf.< Jug.Cons.Souv.>, I, 791, 805).Le 1er mal 1677, Jacques Bizard fut nommé Major de Montréal et l'année suivante, le 25 octobre, le gouverneur et l'intendant lui accordaient en fief l'Île Bonaventure, appelée aujourd'hui l'Ile Bizard (< Inv.Concess.>, m, 178).Résolu de faire sa vie au Canada, le major de Montréal sollicita des lettres de naturalisation, faveur qui lui fut octroyée en 1687 (< Jug.Cons.Souv.», III, 185 et BRH 1924, 227).Il avait épousé à Montréal le 16 août 1678 (contrat Maugue.11 août) Jeanne-Cécile Closse, fille unique du vaillant Lambert Closse.H hérita de ce chef, d'un immeuble, coin des rues St-Paul et St-Vincent (Terrier, no 186).Il fit plusieurs transactions au nom d'Isabelle Moyen, veuve Closse, sa belle-mère (Maugue, 16 avril 1686, 14 mars 1689, Adhémar, 13 sept 1690, etc.).Fort en chair, 11 abusait, à ce qu'il semble, de la langue d'animaux (Cf gr.Maugue, 4 juin 1678) et du vin, \u2014 défaut ordinaire, avouait Frontenac, à ceux de sa nation.Jacques Bizard mourut dans sa maison, rue St-Vlncent, et sa dépouille fut Inhumée dans l'église de Montréal, le 6 décembre 1692.Un Inventaire de ses biens fut dressé par Adhémar, le 10 décembre 1694.Sa veuve Jeanne-Cécile Closse convola en secondes noces, cette année même, avec Raymond Biaise des Bergères et mourut en 1700.Enfants: Louise, b Montréal (M) 10 août 1679, filleule de M.de Frontenac; m Québec (Q) 29 oct 1717 (c.Barbel, 28 oct) à Charles Regnault du Buisson, veuf de M.-Gabrielle Pinet-Desmarest; vivait en 1760; s. 388 ARCHIVES DE QUÉBEC Marie-Madeleine, b M 23 ]anv 1681; religieuse à l'Hôtel-Dicu de M.; d 6 juin 1724, après 28 ans de religion.Jeanne-Hélène, b M 2 et s 10 oct 1682.Jean-Louis, b M 3 déc 1683; vivait en 1700; s .Louis-Hector, b M 3 déc 1684; s Louisiane.1721.Jacques, b M 20 sept 1687; prêtre 8 oct 1713; s Q 24 mars 1724.BIZELON\"», Françoise (elle signe: « franssoise baisla»), fille de feu Benjamin, Me potier d'étain.et de Claude Proust, demeurant rue St-Sauveur, paroisse St-Sauveur, à Paris, épousa 1° à Québec le 16 août 1668 (contrat, Lecomte, 14 août) Laurent Cambln dit Larivlère, fils de feu Denis, maître menuisier, et de Perrette Caillaud, de St-Agricole d'Avignon; 2° à Québec le 22 septembre 1670 Pierre Merçan dit Lapierre; 3\" à la Pointe-aux-Trembles de Montréal le 4 janvier 1693 André Gourbeil dit Tranchemontagne.Le 28 septembre 1693, elle faisait accord et conventions avec Antoine Galipeau et Marie Cambin, ses gendre et fille (gr.Adhémar).Inhumée à la Pointe-aux-Trembles de Montréal le 30 mal 1694, laissant des enfants de ses deux premières unions.BIZET, Jeanne, à laquelle le recensement de 1666 donne 45 ans, celui de 1667, 44 et celui de 1681, 55, avait épousé à Notre-Dame de Cogne, La Rochelle, le 2 mai 1649 Mathurin Lorion, veuf en secondes noces de Françoise Morin, en présence de Jean et Philippe Bizet, fils d'André et de Françoise Merlet, de St-Georges-du-Bois (Char.-Mar.), de Louis Mudet, etc.Mathurin Lorion habitait à La Rochelle rue Ste-Claire, d'où il partit en 1658 avec sa famille pour Montréal.Jeanne Bizet fut inhumée à la Pointe-aux-Trembles de Montréal le 29 octobre 1698, ayant eu neuf enfants.BIZEUXi\", Jean, dit Larose-St-Jban (gr.Maugue, 20-4-1696), soldat de la compagnie Levasseur, se maria une première fols < à la gaumine » à Verchères, le 27 juin 1695, avec M.-Madeleine Balsat, veuve de Vincent Poupeau, mariage réhabilité à Montréal le 1er juillet 1696, et en secondes noces à Montréal le 29 octobre 1703 avec Catherine-Gertrude Forgues.Le contrat de ce second mariage, du 28 octobre (gr.Raimbault) le décrit ainsi: < Jean-Baptiste Bizut dit Larose, habitant à la côte St-Laurent, fils de défunts Bertrand et Jeanne Dubois, du bourg de Carignan (Gironde, arr.Bordeaux), paroisse St-Etienne, diocèse de Bordeaux».Bizeux reçut plusieurs concessions dans la région de Montréal: 1° 60 arpents de Jacques Lemoyne, seigneur du Cap de la Trinité (gr.Maugue, 20 avril 1696); 2 arpents sur 20 à la côte Notre-Dame des Neiges (gr.Adhémar, 30 avril 1698) qu'il revendra 45 livres à Guillaume Le Cavelier le 23 novembre suivant (gr.Adhémar); terre à la côte de Plaisance, dite Grande-Prairie (gr.Raimbault, 22 nov.1698); terre a la rivière Yamaska, d'Alexis Le Jay (gr.Raimbault, 7 déc.1698).Jean Bizeux-Larose, .«i Variantes: Biselan, Beslat, Baizela.\"^Variantes! Bizu (gr.Maugue, 20-4-1696).Bizut (gr.Adhémar, 30-4-1698), Bigue (gr.Raimbault, 7-12-1698) Bizet (gr.Adhémar, 23-11-1698), Bizeau (Tang.), Blsseau (gr.Gaschet, 11-6-1716), Guichard (Tang.).\u2014 Etymologic.Peut-être: vendeur (ou mangeur) de «bise» (miche de pain bis); ou encore dérivé de «bis», gris foncé: pouvait s'appliquer au teint, ou à une couleur de vêtement.(Dauzat). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 389 alla mourir à Beaumont avec son épouse, emportés tous deux, scmble-t-il, par la terrible épidémie de fièvre pourprée de 1711.Catherine-Gertrude Forgues fut inhumée, sous le nom de Marguerite Forgues, le 19 novembre, à 40 ans, et Jean Larose, le 10 décembre suivant à 50 ans, « de mort subite » dit l'acte.Enfants: Du premier lia Marguerite, b Montréal (M) 16 mai 1697; m Rivière-des-Prairies (RP), 5 juill 1711 à Pierre Thibault; s RP 24 juin 1731.Jeanne, b M 17 déc 1698; m Beaumont (B) 6 Juin 1716 (c.Gaschet 11 juin) à Jean Leroy; s B 7 déc 1723.Jean-Baptiste, b M 2 juill 1701; s M 13 juill 1703.Marie-Joseph, b M 1 fév 1703; s .Du second lit: Marie-Anne, b M 24 oct et s 7 déc 1704.Marie-Charlotte, n.m St-Vallier (SV) 19 nov 1733 à Joseph Plante; s.(Marie-(Louise, b M 16 juill 1708; m SV 24 nov 1727 (c.Gaschet, 23 nov) à Julien Dumont; s Ste-Croix 10 sept 1756.Louis, b M 21 nov et s 27 déc 1710.BLAINVILLAIN Anne, née vers 1650 (recens.1681) à Maligny (Yonne) au diocèse de Langres en Bourgogne, du mariage de Guillaume Blainvillain et de Jeanne Le gérant, épousa à St-Ours, vers 1671, Louis Cherbonnier174, dit St-Laurent, fils de feu Claude et de Catherine Dauras, natif de St-Laurent de Coueron (St-Laurent-sous-Coiron, Ardèche), au diocèse de Viviers, en Vivarais.Le contrat de mariage sous seing privé fut passé le 1er janvier 1672 en la maison du dit Cherbonnier et de sa femme, par Christophe Richard « commis pour les contrats qui se passeront en la côte de St-Ours > (Arch.jud.de Montréal).Anne Blainvillain, veuve, contracte une obligation envers Charles de Couagne le 14 mars 1702 (gr.Adhémar).Elle laissa descendance par son fils André-Pierre.I.BLAIS175.Pierre, né entre 1639 et 1642 de Mathurin et Françoise Penigaud, de Hanc (Deux-Sèvres) au diocèse d'Angoulême, est signalé à l'île d'Orléans dans le recensement de 1667 (Suite, Hist, IV, 73°).Le 22 juin 1667 (gr.Vachon), il obtenait une concession dans les limites de la future paroisse de St-Jean, I.O.\u2014 no 29 du plan Villeneuve, \u2014 entre Antoine Poisson au N.-E.et Hippolyte Thibierge au S.-O.Lors du recensement de 1681 (Suite, V, 87»), il y possède 4 bêtes à cornes et 15 arpents en valeur.Pierre Biais se maria deux fois: 1° à Ste-Famille le 12 octobre 1669 (contrat, Duquet, 23 sept.) à Anne Perrot, de St-Sulpice de Paris.Celle-ci mourut de ses couches le 29 juin 1688 et fut inhumée à St-Jean le lendemain.«s Variantes) Blanvillé, Blainville.174Tanguay a confondu ce Louis Cherbonnier avec un colon du même nom qui venait de Cognac en Angoumois.\"5Variantesi Blé, Blay, Bled, Blet, Belet (gr.Tailhandier, 21-5-1718).Ety-mologiet Biais, forme populaire de Biaise, adaptation du latin Blasius, nom d'un saint martyrisé en Arménie en 316 (patron des cardeurs, parce que les bourreaux l'auraient dépecé avec des peignes de fer.(Dauzat). 390 ARCHIVES DE QUEBEC La nomination d'un tuteur a ses enfants et l'inventaire de ses biens eurent lieu le 18 avril 1689 (gr.Vachon).Pierre Biais convola en secondes noces à St-Jean -4e 5 juin 1689 (contrat, Genaple, 1er Juin) avec Elisabeth Royer.Notre colon devait mourir subitement le 16 février 1700 et être inhumé ft St-Jean le surlendemain.Sa veuve Elisabeth Royer, ayant épousé Robert Pepin, ft St-Jean le 16 novembdre 1700, suivit son mari à Montréal, où elle fut inhumée le 22 Juin 1715.De ses deux mariages Pierre Biais avait eu 15 enfants: Du premier lib Martin, b Ste-FamiUe (SF) 28 août 1670: n'était plus en 1681.Pirere, b SF 16 et s 17 mars 1672.Pierre, qui suit.Marie-Anne, b SF 9 juin 1675; m (c.Chambalon.7 oct 1695) à Jean Guilmet; s.Antoine, b SF 25 fév 1677; m 1° St-Mlchel (SM) 9 nov 1705 (c.Barbel, 26 oct) à Jeanne Lamy; 2° SM 10 fév 1716 (c.Gaschet, 26 Janv) ft Ambrolse Fournler, veuve Pierre Lefebvre; s Berthler 5 fév 1734.Joseph,n 1678 (3 ans en 1681); s.Jacques, n 6 et b St-Jean, I.O.(SJ) 8 avril 1682; m 1\" Trois-Rivières 30 juin 1713 à Louise-Angélique Cartier; 2° (c.Plnguet, 12 fév 1734 à M.-Jeanne Sévlgny, veuve Joseph Tapin; s Yamachlche (Y) 24 déc 1759.Un garçon, b et s SJ 26 mars 1684.Jean, n 29 oct et b SJ 2 nov 1685; m (c.ssp 14 oct 1709, déposé Chambalon.25 oct) à Geneviève Martin veuve Jacques Carbonneau; 2° Boucherville 9 nov 1728 (c.Tallhandler.9 nov) à Jeanne Senécal: s Y 27 mars 1752.Marguerite, n 29 et b SJ 30 juin 1688; m (c.Mlchon, 2 nov 1714) à Etienne Lamy; s Y 6 mai 1765.Du second lit: François, b SJ 27 mai 1691; m Québec 7 janv 1727 (c.Dubreuil.4 Janv) à M.-Marthe Amelot; s Québec (Q) 13 avril 1753; inventaire, 12 janv 1754 (gr.Panet).Alexis, n et b SJ 8 avril 1693; tué avec Laurent Bransard par les Chlcahas, sur le Mississipl (Tang.U, 301, n.1); s Kaskakia, 3 mars 1722.Anne, n 1694; m Montréal 10 nov 1715 (c.Lepallleur, 28 oct) à Michel Damans; procuration de son mari, 3 Juin 1723 (gr.Lepallleur) : s.Louis-Charles, n et b SJ 6 mars 1697; m Rlvière-des-Prairies 8 nov 1723 (c.Senet) à Marguerite Cadieu fille de Pierre et Marguerite Ménard; s Bout-de-l'IIe, M 30 août 1760.Gabriel, n et b SJ 27 mars 1699; fUs adoptif de Pierre Coquet et de Marie Chaperon; m Boucherville 31 mal 1718 (c.Tailhandler, 21 mal) ft Catherine Bault; s.II.Blais, Pierre, fils du précédent, fut baptisé ft Ste-Famllle, Ile d'Orléans, le 18 février 1673, et il épousa en 1695 (contrat, Chambalon, 9 nov 1695) Françoise NOS ANCÊTRES AU XVH» SIÈCLE 391 Baudoin.Établi à Berthier dès 1707, il y possédait en 1709, d'après le plan de Catalogne, la terre située au N.-E.de Pierre Mercier.Cette terre transmise à son fils Augustin, était encore dans la famille Biais en 1908 (Le Livre d'or.p.68).Une autre concession devait être accordée à Pierre Biais, fils, par le seigneur de Bellechasse (Berthier) Biaise des Bergères, mais le notaire Michon, qui avait passé l'acte, fut interdit pour trois mois pour avoir délivré une expédition de contrat comportant vice de forme (Ord.Int., I, 147: 2 mars 1715).L'agriculteur Biais décéda à 60 ans et fut Inhumé à Berthier le 22 décembre 1733.Il avait eu 11 enfants: Pierre, b St-Michel (SM) 25 sept 1696; m St-François, I.O.13 nov 1720 a Elisabeth Bilodeau; s Berthier (B) 5 avril 1734.Marie-Françoise, b SM 16 déc 1698; s SM 11 fév 1703.Jean-Baptiste, b SM 10 fév 1701; m St-Vallier 13 Juin 1726 (c.Gaschet, 8 juin) à Marguerite Roy; s B 24 mal 1780.Françoise, b SM 3 Juin 1703; m (c.Michon, 25 oct 1722) à Jean Tanguay; s 4 nov 1729.Louis, b Beaumont 29 sept 1705; m B 17 août 1733 (c.Michon, 16 août) à Marie-Anne Mercier; s .Marie-Anne, b SM 12 mars 1708; m B 17 Juin 1726 (c.Leclerc.ptre, 17 Juin; déposé Michon, 24 déc 1729) à Guillaume Lemieux, veuf de Madeleine Bélanger; s.Augustin, b Berthier (B) 10 nov 1710; m 1° B 13 nov 1730 (c.Michon, 12 nov) à Geneviève Brochu; 2° St-Jean, I.O.11 sept 1734 (c.Pichet, 27 sept 1734.Ins.Prév., VI, 373) à M.-Madelelne Portier; donation à Augustin, leur fils, 12 oct 1772 (gr.Portier); s B 13 nov 1781.Elisabeth, b B 2 sept 1712; s .Michel, n.m Ste-Anne-de-la-Pocatière 25 Juin 1741 (c.Janneau.25 Juin) à M.-Françoise Llzot; s.Joseph-Marie, b St-Vallier (SV) 18 Juill 1717; m SV 11 Juill 1740 (c.Gachet, 26 Juin 1740) à M.-Charlotte Leblond; s .Marie-Joseph-Nathalie, b SV 28 Janv 1720; m B 23 nov 1734 (c.Michon.22 nov) à Joseph-Marie Blouin; s.BLAISE178, Raymond, éc, Sr des Bergères et de Rigauvtllb (signait: des bergères), né à St-Pierre d'Orléans (Loiret), vers 1655, était fils de Jean Biaise des Bergères, éc, et de Marie Boucher, lesquels n'étaient plus en 1694.Capitaine d'une compagnie du détachement de la marine, il arriva au Canada avec M.de Denonville (août 1685) et participa à sa campagne contre les Tsonnontouans.L'expédition terminée, il fut envoyé au fort Niagara, où commandait le chevalier de Troyes, auquel il succéda en 1688.Le 12 octobre 1691, l'intendant de Champlgny écrit de lui qu'il est depuis quinze mois commandant au fort Chambly.En 1696 il rejoint au fort Frontenac le marquis de Crisafy.En 1707, il reprend le commandement du fort Chambly.Ses états de services devaient se terminer à Trois-Rivières dont Louis XIV lui conféra la majorité le 10 mal 1710.La carrière militaire de cet officier n'enregistre 178 MM.P.-G.Roy, III, 359), et loue une maison sise coin des rues Ste-Anne et du Trésor qu'elle a obtenue en échange de son emplacement de la Basse-Ville 1,1 (gr.Genaple, 12 janv.1688.Cf.Rageot, 25 avril 1691; « Jug.C.S.»III, 825, 913, 1010).Anne Vuideau n'était plus en 1703.Enfants: Du second lit: Charles, b Québec (Q) 18 mars 1677; vivait en 1681; n'était plus en 1731 (Jug.Cons.Sup., II, 228).François, b Q 26 mars 1678; s Q 7 oct 1680.Elisabeth, b Q 18 juin 1679; m 1° Montréal (M) 7 déc 1698 (c.Adhémar, 2 déc) à Augustin Juineau; 2° .à François Lemoine (Jug.Cons.Sup., II, 227); s.Louise, b Q 10 déc 1680; m M 18 nov 1732 (c.Chaumont, 18 nov) à Jacques Jousselan, m\" maçon, natif de St-Gaudens (Vienne); s M 10 mars 1750.Marie-Anne, b Q 31 mars 1682; m 1° Q 26 avril 1703 (c.Genaple.21 avril) à Thomas de Berey; 2\" avant 1727 à Charles Berthelot, marchand (Jug.Cons.Sup., II, 263) «ï; s.BLANCHON, Etienne, illettré, que Tanguay a confondu avec le précédent, reçut à Beaumont, dès 1676, du seigneur Charles Couillard, une concession verbale, qu'il vendra, ainsi que deux hangars et une cabane, à Louis Marchand, le 18 novembre 1682 (gr.Duquet).Elle avait 3 x 40 arpents, entre Jean Adam et Pierre Molleur dit Lallemand, et venait finir sur la grève au Ruisseau du Moulin.Le recensement de 1681 (Suite, Hist., V, 77) mentionne, entre Pierre Masseray et Louis Simonet: c Etienne Blanchard (Blanchon), 40 ans; 1 fusil, 4 arpents en valeur».Il faut croire que notre colon acquit une autre terre, car le 7 juillet 1684, sur le point de partir pour la guerre contre les Iroquois avec M.de la Barre, il donne ses biens aux Récollets, soit une habitation de 3 arpents « avec une grange encore non couverte » et le coffre où sont ses hardes, à charge de payer ses dettes et prier Dieu pour son âme.Le Plan de Catalogne (1709) situe la terre de Blanchon, à Beaumont, 181 Cette maison, échangée avec Jean Soulard, est actuellement le Musée de Cire (Note de Mlle M.-J.Désilets).182 Les mariages de Lemoine et de Berthelot sont problématiques.Ces deux hommes ne se seraient-ils pas prétendus gendres d'Etienne Blanchon uniquement pour s'accaparer son héritage ? 398 ARCHIVES DE QUÉBEC entre François Dalla!re au N.-E.et Bernard Lovia (?) au S.-O.Blanchon avait épousé vers 1689 Marie-Françoise Cassé, née en 1671, fille d'Antoine Cassé et de Françoise Pilots, dont la part à l'héritage Cassé fut vendue à Joseph Cassé, le 5 mal 1710 (gr.de la Rivière).Etienne Blanchon fut inhumé à Beaumont, le 21 mal 1712, et sa veuve alla se fixer à Québec.Le recensement de 1716 (éd.Beaudet, n.215) l'y mentionne rue du Sault-au-Matelot, avec ses enfants: Catherine, Etienne et Suzanne.En 1734, elle portait plainte contre l'aubergiste David (Inv.Coll., n.1026).Elle fut Inhumée à Beaumont le 14 janvier 1750, ayant fait donation à ses petits-fils: Etienne Rancour, le 1er Juin 1743 (gr.Barolet) et Augustin Founder, le 14 mai 1749 (déposé, Panet, 22 nov.1753).Enfants: Marie-Françoise, b Levis 1 oct 1690; m Beaumont (B) 27 nov 1708 à Jacques Fournier; s B 29 avril 1768.Marie-Charlotte, b Q 8 avril 1692; m Q 25 nov 1715 (c.Rivet, 24 nov) à Etienne Carpentler; s B 27 sept 1716.Catherine, b B 1 mars 1694; m Q 4 mal 1717 (c.Rivet.25 avril) à Claude Rancour; s Q 11 Juin 1720; inventaire, 14 août 1721 (gr.Barbel) et 1 juin 1724 (gr.Dubreuil).Etienne, b B 20 nov 1695; vivait en 1716; s .Suzanne, b Q 29 sept 1699; m Q 27 nov 1719 (c.La Cetière, 24 nov) à Louis Parant; s .BLANQUET 18:l.Adrien, dit La Fougère, sellier, (signe: «A blanquet»), naquit en 1604 ou 1605 (recensements) à Auquevllle, près de Dieppe (7 Ocqueville, Seine-Inf.) du mariage d'André Blanquet et de Perret te Caperon.Ce colon, comme la plupart de ceux du XVTIe siècle, eut de la peine à se fixer.B obtient d'abord, du seigneur de Beaulleu, Jacques Gourdeau, « à titre de rente foncière et bail d'héritage >, 40 arpents entre le seigneur et M.Lauzon de la Cltière (gr.Audouart, 29 juill.1658).L'année suivante (gr.Audouart, 15 août), il prenait une terre à bail du même seigneur.Trois ans après (gr.Vachon, 10 août 1662) les frères Jean et Nicolas Juchereau lui concédaient une terre de 2 arpents de front dans leur fief de la Chevallerle (Cf RAPQ, 1953, p.63).Ce contrat n'eut pas desuite, car le 20 novembre suivant (gr.Audouard), Blanquet retournait au fief Beaulleu, où Jacques Gourdeau lui accordait 2 arpents de front entre sa terre et celle de Jean Fouché.Puis, on relève un bail consenti le 31 janvier 1667 (gr.Rageot) par Jacques Callhaut de la Tesserie, sgr de la Grossardlère.C'est là, sans doute, que le recensement de 1667 trouve notre colon (Suite, « Hist.», IV, 71°) entre Etienne Brunet et Jacques Nolln, avec 5 bestiaux et 12 arpents en valeur.Marguerite de Chavlgny, veuve de Thomas Douaire, est autorisée de prélever 300 livres sur Blanquet, « gardlataire » des fruits de l'habitation de feu son mari, 25 août 1668 («Jug.Cons.Souv.», I, 509).Une vaste concession dans la seigneurie de Chavlgny, de 6 arpents par 30, contiguii aux terres du Sr Le Neuf de la Poterie (gr.Becquet, 15 août 1674) fut également abandonnée.Notre inconstant défricheur se fixa enfin dans la paroisse St-Jean (seigneurie de Llrec) entre René Ancelln et Charles Flibaut (Cf.RAPQ, 1951.352).B y possède en 1681 un défriché de 6 arpents (Suite, « Hist.>, V, 87»).Les héritiers du Sr la Fougère vendront cette terre à Ger- Etymologie.Blanquet se prononce Blauquet en Picardie. NOS ANCÊTRES AU XVTI» SIÈCLE 399 vais Pépin, le 27 mars 1696 (gr.Jacob).Adrien Blanquet avait épousé à Québec, le 7 novembre 1663 (contrat, Gloria, 25 oct), \u2014 il n'est pas question d'une précédente union, \u2014 Anne Lemaistre, veuve de Louis Le Roy.Il avait eu précédemment (Cf.BRH, 1938, p.191): Marie, n 1630 (rec.1666) ou 1632 (rec.1667); m vers 1657 à Jean Lederc; s St-Pierre, Ï.O.10 sept 1709.BLÉNIER 18*, Bernard dit Jary, soldat, compagnie Le Verrier, naquit vers 1679 de Jean Blénler, qui n'était plus en 1698, et d'Antoinette François, de Naves (?) au diocèse de Limoges, Limousin.Il épousa à Montréal, le 26 novembre 1698 (contrat Ralmbault 25 nov.) Jeanne Cherlot dit Desmoulins.Le soldat Jary se fixa à St-Laurent près Montréal où il reçut, du gouverneur de Beauharnols, une commission d'enseigne dans la milice, le 1er mars 1728.Sa concession de 3 arpents par 20, entre Jacques Lavlgne et Jacques Gervais, lui fut accordée par l'abbé de Belmont, le 10 juillet 1702 (gr.Ralmbault).A cette terre il joignit, par acquisition du 5 septembre 1712, de Louise Vendendalgue veuve Gervais, sa voisine, V/i arpent (gr.Adhémar) et, plus tard, «la continuation» de ce lot (gr.Ralmbault, 27 février 1718), en sorte qu'à son décès il était possesseur de V/i arpents par 30.Il prit même à bail le \\x/i arpent restant, de la veuve Gervais, le 7 mal 1713 (gr.Adhémar).En 1731, Il possédait « 40 arpents en labour et 5 en prairies » (Aveu, dans RAPQ, 1941, p.150) et en 1739, à sa mort, 8 arpents par 7 en valeur.Voici comment l'inventaire après décès (gr.Blanzy, 1 juill.1739) décrit ses « bâtiments >: une vieille maison de 27 pieds de longueur par 25 de large, de pièce sur pièce, comprenant cuisine, petit cabinet et chambre, avec croisées aux vitres de papier, sans ferrures aux portes ni aux fenêtres, couvert de vieille paille, avec cheminée de pierre; une vieille grange de pieux debout une petite boulangerie de même structure et une écurie de pièce sur pièce.Jeanne Cherlot veuve Blénler, fut Inhumée à St-Laurent le 27 août 1756.Enfants: Pierre, b Montréal (M) 3 mars 1700; m M 8 janv 1720 (c.Adhémar, 30 déc) à Françoise Martin, laquelle épouse, Pointe-Claire, 13 août 1738, Charles Rapldiou; s.Bernard, natif de St-Laurent et b M 20 janv 1702; apprenti maçon avec François Coiteux, Me maçon, 16 mars 1720 (gr.David); m M 16 sept 1726 (c.Adhémar, 15 sept) à Geneviève Crépin; s .inventaire, 9 mai 1731 (gr.Ralmbault).Geneviève Crépin achète les droits successifs des 6 héritiers de feu son mari, 31 mars 1737 (gr.Adhémar).Paul, b M 8 nov 1703; n'était plus en 1737.Jean-Baptiste, b M 14 mars 1705; achète 3 x 15 arpents de terre à Notre-Dame des Vertus de Jean Hervé, 25 août 1726 (gr.David), qu'il vend à Jacques Berthelet, 5 mai 1730 (gr.Chaumont); mar (c.Lepallieur, 30 juill 1735) à M.-Madeleine Ques-nel, fille de Jean-Baptiste, demeurant à Lachlne, et de Jeanne Aubuchon; s .Marie-Charlotte, b M 5 nov 1707; m 1° St-Laurent, M (SL) 13 sept 1723 (c.Adhémar, 8 sept) à Philippe Rolaln, soldat.Compagnie de Beauvais, natif de la Loupe 184 Variantes.Blaigné (contrat mar.), Bleigné, Bleignier (Blanzy, 1-7-1739), Blaigny, Brenier (reg.Montréal, 8-9-1717), Besnier (gr.Adhémar, 7-5-1713), Bes-gnié (gr.Adhémar, 15-9-1726), etc.» ¦ 400 ARCHIVES DE QUÉBEC en Beauce, fils de Philippe et de Catherine Michel; 2° Ste-Geneviève, M 14 fév 1747 à Pierre Dubé; s M 12 déc 1748.Basile, b M 8 fév 1710; n'était plus en 1737.François, b M 10 juill 1712; n'était plus en 1737.Marie-Anne, b M 23 avril 1714; m SL 29 juill 1732 à Pierre Jolive; s SL 6 août 1756.Etienne, b M 8 nov 1715; s M 10 déc 1716.Jacques, b M 8 sept 1717; m SL 13 janv 1738 (c.Adhémar, 11 janv) à Suzanne Jérôme dit Latour, fille de François et d'Angélique Dardenne; s .Suzanne, b M 3 oct 1719; m (c.Simone^ 4 janv 1739) à Jean-Baptiste Dubé.maçon et tailleur de pierre; s .¦ BLOIS18», Julien, sieur de Servigny (signe « Servlgny » en 1694: BRH, 1909, 24), fib de Julien et de Radegonde Marchand, fut baptisé à Clermont (Sarthe) au Maine, le 3 novembre 1637.Il était «cousin maternel» du colon Jean Gasteau (gr.Basset.5 déc.1666).Venu avec la recrue de 1659, il fut placé, en 1663, par Maisonneuve dans la lie escouade de la milice de la Ste-Famille (Faillon « Hlst.», III, 17).Julien Blois contracta deux unions à Montréal: 1° le 26 novembre 1665 (contrat, de Monchy, 22 nov.) avec Marguerite Leclerc, qui fut inhumée à Montréal le 31 mai 1704, \u2014 inventaire du 27 septembre suivant (gr.Raimbault); 2° le 11 août 1704 (contrat, Lepallieur, 8 août) avec Françoise Goupil, veuve de Cybar Courault.Le recensement de 1667 (Suite, « Hist.», IV, 76°).mentionne Julien Belloy, à Montréal près de Nicolas Forget, ayant 3 arpents de terre en valeur.Peut-être est-ce là la terre de 2 x 15 arpents, sise à la côte St-François (Longue-Pointe), entre Pierre Gagné et René Dardenne, qu'il avait achetée au prix de 70 livres de Jacques David dit Lapoln-te le 27 novembre 1666 (gr.Basset).Cette propriété sera augmentée par l'achat d'un autre arpent de large, de Pierre Perthuis, successeur de René Dardenne, le 9 février 1669 (gr.Basset; cf.Adhémar, 14 fév.1709), et d'une «continuation» de 6 x 15 arpents, le 30 décembre 1686 (gr.Basset); en sorte que Julien Belloy pouvait déclarer au recensement de 1681 (Suite, « Hist.», V, 67°) « 1 fusil, 7 bêles à cornes et 25 arpents en valeur ».Le greffe Adhémar contient en outre une acquisition d'Urbain Gervaise, du 5 novembre 1695.Sur le Plan de l'Ile de Montréal de 1702, notre colon a une terre de 6 x 35 arpents entre Juillet au N.-E.et Goguet au S.-O.; dans l'Aveu de 1731, à la Longue-Pointe, il possède, entre François Blot et Pierre Goguet, un domaine de 6 x 55 arpents, avec 3 maisons, dont l'une en pierre, 3 granges, 3 étables, 92 arpents de terre labourable et 15 en prairie (RAPQ, 1941, p.102).Pour atteindre ce degré de prospérité le Sr de Servigny avait eu l'aide d'engagés: Nicolas Joly (gr.Basset, 30 sept.1671) et Jean Gruet dit Dame Jeanne (gr.Adhémar, 25 Juill.1689).Il avait aussi mis de la terre en fermage: aux frères Lelat, le 2 mai 1688 (gr.Basset): à Jacques Desnoyers, le 15 août 1695 (gr.Adhémar); à Dominique Nafrechoux (cf.gr.Lepallieur, 25 nov.1728 et «Jug.Cons.Sup.», LU, 322 et IV, 43).Outre sa terre de la Longue-Pointe, Julien Blois s'était fait concéder en ville, rue St-Paul, un terrain de 40 pieds de front, aboutissant à la grève, par acte de Basset du 28 juillet 1673 185 Variantes.A Clermont on écrivait Belois et Beloys.Au Canada Belloy, -s et Bloys (gr.Basset), Beloy, Blois, Bloye, etc. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 401 (Terrier, n.63); mais il le revendit bientôt (gr.Basset, 22 Juin 1676) au taillandier, Pierre Roussel.Mentionnons enfin, au sujet de notre homme, un accord avec Julien St-Aubln, son petit-fils (gr.Adhémar, 17 janv.1703), une donation à Monique Jean, sa belle-sœur (c Jug.Cons.Souv.», VI, 760); et une altercation avec Paul Desmarais, qui se régla devant le notaire Adhémar, le 2 août 1687.Blois et sa seconde femme moururent tous deux à 92 ans; ils furent inhumés à Montréal, lui, le 2 octobre 1730; elle, le 31 octobre 1747.Enfants: Du premier lit: Jeanne-Marguerite, b Montréal (M) 14 janv 1667; m 1° M 19 fév 1680 (c.Maugue, 20 août 1679) à Adrien St-Aubin, dont inventaire, 4 fév 1702 (gr.Raimbault); 2° Longueuil (L) 6 fév 1702 (c.Raimbault, 4 fév) à Pierre Emard (ou Aymard) dit Poitevin, caporal de la Cie de Longueuil), fils de feu Pierre, apothicaire, et Marie Bidault, de St-Pierre de Melle, diocèse de Poitiers; s L 13 fév 1747.Julien, b M 14 fév 1670; s M 3 sept 1687.Marguerite-Charlotte, b M 15 avril 1672: m M 25 nov 1686 (c.Basset, 24 nov) à Vincent Lenoir; s M 22 fév 1703; inventaire, 16 nov 1703 (gr.Lepallieur).Jean, b M 24 nov 1674; s M 28 sept 1678.I.BLONDE AUI86, François (il signe), né en 1624 (recens.1681).1629 (rec.1667 et acte de confirm.) ou 1632 (rec.1666), était fils de Daniel Blondeau et de Françoise Duvau, de Nantilly, faubourg de Saumur (Maine-et-Loire).On le rencontre d'abord à Québec le 24 septembre 1651, lors d'un marché avec Barthélemi Gau-din (gr.Audouart).Puis, il est partie dans de multiples transactions: 1) il achète de Pierre Gallet la terre que celui-ci possède à Gaudarville (gr.Peuvret, 12 et 13 oct.1653; cf.Scott.« Ste-Foy >.322) et forme avec ses voisins un contrat de société (gr.Durand, 19 avril 1654; cf.Scott, 540; J.-E.Roy, « Lauzon >.I.117; «Inv.Concess.», II.11); 2) le 6 juin 1656 (gr.Audouart), il achète de Charles Gautier-Boiver-dun 1x6 arpents sur la Grande-Allée, près de Charles Le Gardeur, terre qu'il revendra le 26 juillet 1659 (gr.Audouart) au prix de 500 livres, à Marie Pichon, veuve de Charles Sevestre; 3) autre achat, le 27 octobre 1658, de François Trefflé (gr.Peuvret); 4) 13 décembre 1660, vente aux Pères Jésuites d'une concession de 1J4 x 40 arpents, sise à Notre-Dame-des-Anges, près de Jean Le Normand, avec maison et bâtiments, au prix de 400 livres; les Pères donnent, en plus, à la Dame Blondeau, « de quoi lui faire un habit», d'une valeur de 18 à 20 livres (gr.Audouart); 5) 29 octobre 1661 (gr.Audouart) concession par la veuve de Guillaume Coulllard de dix-huit perches de terre proche l'Hôtel-Dieu, tenant d'un côté à Jacques Ratté et d'autre les Hospitalières, qu'il vendra à l'intendant Talon, avec la maison dessus construite, 370 livres (gr.Duquet, 21 sept.1668; Cf.Terrier, 253, et recens.1667: Suite, « Hist.», 65»; BRH, 1949, 215); 6) concession de 2 arpents par Noël Morin (billet, du 15 avril 1662), qu'il revendra à François Boucher, le 25 novembre 1663 (gr.Duquet; cf « Jug.Cons.Souv.», I, 651); 7) achat de Jean Foucher de 2 arpents au fief Beaulieu, voisins d'Etienne Blanquet, et traversant l'île d'Orléans, de part en part (gr.Duquet, 19 avril 1664), revendus le 2 août 1665 (gr.Duquet) à Etienne Brunet, avec maison, grange 186 Parfois Leblond.Etymologic: De « blond », surnom évoquant la couleur des cheveux.Blondel (Nord et Midi); Blondeau (Centre, de l'Ouest à l'Est).Dauzat. 402 ARCHIVES DE QUÉBEC et étable, pour 150 livres; 8) achat de Pasquicr Nony (gr.Duquet 1 déc 1665); 9) concession par le Sr Couillard (gr.Duquet 26 Janv.1666); 10) vente le 26 mai 1677 (gr.Duquet) à Martin Pirs (Henné dit Lepire), d'une concession au fief St-Ignace, reçue des Hospitalières, mesurant 4 x 30 arpents, entre Jean Gautier et Pierre Chore t, au prix de 80 livres; 11) concession par les Pères Jésuites (gr.Vachon, 20 Juin 1677).La terre de François Blondeau que mentionnent les recensements était située à Notré-Dame-des-Anges (Charlesbourg) entre Charles Gautreau et Etienne Le Roy (1667).Notre colon y possédait en 1667, 3 arpents en valeur (Suite, < Hist », IV, 68°); en 1681, 5 bûtes à cornes et 18 arpents en valeur (c ibid.», V, 82b) .11 en céda la moitié à son fib aîné Joseph le 9 février 1695 (gr.Genaple).Il possédait encore une terre dans la commune de Charlesbourg qu'il avait vendue 6 son autre fils, Thomas, au prix de 400 livres («ibid.»).De la vie de François Blondeau, mentionnons sa confirmation à Québec le 10 août 1659; quelques procès au Conseil Souverain: avec François Boucher, 1664 (.Il eut des valeurs immobilières; à Montréal: 1° 45 pieds rue St-Françols acquis de Joseph Crevier et vendus vers 1712 à Gérard Barsalou (Terrier, 132A); 36 x 120 pieds, coin St-Paul et St-François, acquis du Sr St-Germain, ensai-siné le 17 décembre 1710, où se dressait une maison en pierre de 36 x 28 pieds (Terrier, 43-44; RAPQ 1941, 19)187; 3° 35 x 52 pieds du côté gauche de la rue St-Joseph, achetés du Sr Perthuis le 11 septembre 1711, garnis d'une maison en bois de 32 x 28 pieds (Terrier, 27 et RAPQ 1941, 51): celle-ci incendiée en 1721 (BRH, 1926, 596) et reconstruite; 4° 14 toises en superficie vers les fortifications, par concession du 28 février 1715 (Terrier, 42c); 5° 115 pieds rue St-Pierre, acquis vers 1722 et vendus presque aussitôt.Hors de la ville il posséda 2 terres à la côte des Neiges, l'une, de 2 arpents de front entre les Srs Lestage et Rocbert, comprenant en 1731 15 arpents en labour et 3 en prairie (Aveu dans RAPQ 1941, 88); l'autre, de 7 x 40 arpents près du Sr St-Jean, où il y avait (1731) maison, grange, étable, 45 arpents en labour et 5 en prairie (« ibid.», 89); à la côte St-Michel, 3 arpents de front entre J.-Bte Vanier et François Charles, ayant 22 arpents en labour, sans bâtiments (« ibid.», 149); enfin, il acquit à Lachenaye, 8 x 40 arpents de terre d'Antoine Busquet, procureur de Marie-Anne Busquet, sa sœur, veuve de Jean-Jacques Catignon, marchand à La Rochelle (gr.Adhémar, 16 mai 1727).Maurice Blondeau avait épousé à Montréal le 10 novembre 1696 (contrat, Adhémar, 9 nov.) Suzanne Charbonnier.Tous deux furent inhumés à Montréal, lui le 2 mai 1737; elle, le 4 décembre 1742.Enfants188: Suzanne-Joseph, b Montréal (M) 2 avril 1703; s .Marie-Madeleine, b M 18 sept 1704; m M 30 déc 1724 (c.Lepallieur, 28 déc) à Pierre-Joseph Celoron de Blainville; s .inventaire, 31 oct 1743 (gr.Adhémar).Maurice, b M 12 nov 1706; à Cahokia, 1754 (Tang.); s .Suzanne, b Lachlne.28 janv 1709; m M 14 nov 1731 (c.Chaumont, 9 nov) à Joseph Hertel de St-François.sgr de Pierreville; s Beauport 21 janv 1790.Marie-Danielle, b M 24 août 1711; vivait en 1731; s .Catherine-Apolline, b M 25 nov 1714; m M 11 nov 1737 (c.Lepallieur, 9 nov) à Louis-René Godfroy de Lintot; s .187 Cette maison pourrait bien être celle que le recensement des immeubles incendiés en 1721 place rue Capitale (BRH, 1926, 596).188 rjne Madeleine Blondeau, que nous croyons fille naturelle de Maurice, eut, de Charles Le gardenr, laboureur, une enfant née en décembre 1717 et décédée au berceau (Tanguay, V, 293). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 405 Jean-Marie, b M H sept 1717; engage J-Bte Tabeau pour le voyage de Missil-limakinac, 21 mal 1740 (gr.Simonnet); s .Louis-Constant, b M 25 Juin 1721; s M 23 sept 1722.Louls(-Charles), b M 7 nov 1722; m M 6 déc 1750 à Louise Héry; s .II.Blondeau, Jean-Baptiste, frère du précédent, fut baptisé à Québec le 8 octobre 1671.De bonne heure il prit le chemin des grands lacs.Déjà, en 1689, il se rend aux Outaouals pour le compte de Maurice, son frère (« Jug.Cons.Souv.>, III, 520).Chef de groupe, il engage le 9 septembre 1694 (gr.Adhémar) Louis Tessier pour les Outaouais.Le 28 juin 1696 (gr.Maugue) craignant pour sa vie, il fait donation à François Blondeau, son père, et à Joseph, son frère.Lui-même avait été constitué donataire de ce même Joseph le 13 janvier précédent (gr.Chambalon).Il gardait pourtant des attaches à Charlesbourg: sa terre y était située entre la veuve Laforest et Jean Audy (cf.Plan Catalogne, 1709).Il avait épousé à Charlesbourg le 16 janvier 1696 (contrat, Chambalon, 15 janv.) Marie-Marguerite Hot.Il fut inhumé à Charlesbourg le 27 janvier 1703.Après deux interventions de la veuve Blondeau (« Inv.coll.>, nos 3357 et 3371) Joseph Blondeau fut élu tuteur de ses neveux.Marie-Marguerite Hot fit dresser l'inventaire des biens de la communauté le 25 novembre 1703 (gr.La Cetière) et convola en secondes noces à Charlesbourg le 18 août 1704 avec Jean-Baptiste Vanier.Elle fut inhumée à Charlesbourg le 15 avril 1711 et ses biens furent inventoriés le 19 mai suivant (gr.La Cetière).Les successions de Jean-Baptiste Blondeau et de Pierre Hot, son beau-père, furent l'objet de multiples contestations (cf.«Inv.Coll.», n.2793; « Jug.Cons.Souv.», V, 34, 336, 449.etc.).Enfants: Marie-Marguerite, b Charlesbourg (C) 28 janv 1697; m 1° C 13 janv 1716 (c.La Cetière.29 déc 1715) à Nicolas Giroux; 2° C 23 oct 1736 (c.Barolet, 22 oct) à Pierre Chapelain; n'était plus en 1779.Joseph, b C 1 mars 1698; nombreux voyages aux pays d'en haut à partir de 1725 (RAPQ pour 1929-30, « passim »); m Montréal (M) 9 juin 1729 (c.Adhémar, 7 juin) à Angélique Cuillerier; s .Marie-Thérèse, b C 14 avril et s 16 mal 1699.Jean-Baptiste, b C 21 mars 1700; apprenti chez Louis Rousseau, cordonnier, en 1716 (recens.Québec, éd.Beaudet, no 253); nombreux voyages aux pays d'en haut à partir de 1729 (RAPQ pour 1929-30.« passim » ); m M 17 avril 1731 (c.Adhémar, 16 avril) à Geneviève Lefebvre-Angers; s .Thomas, marchand, b C 5 oct 1701; domestique chez Joachim Girard, cordonnier en 1716 (rec.Québec, éd.Beaudet, no 247); nombreux voyages de traite dans l'ouest, dès 1729 (RAPQ pour 1929-30, « passim »); m M 7 janv 1737 (c.Lepallieur, 2 janv) à M.-Joseph Celles-Duclos; s .Marie-Agnès, posthume, b C 8 et s 25 fév 1703.BLONDEAU, Jeanne, née en 1646 (sép.) fille de défunts Jean et Jacqueline Morln, de Pontoise (Seine-et-Oise), passa un 1er contrat de mariage, bientôt annulé, avec Jean Belleville, le 30 octobre 1671 (gr.Becquet); puis un second, le 15 novembre suivant (gr.Ameau) avec René Abraham dit Desmarets.Inhumée à Sorel, le 2 novembre 1680. 406 ARCHIVES DE QUÉBEC BLOT I8°, François (signature), maître boulanger et bourgeois de Ville-Marie, né en 1641 ou 1642, était fils de François Blot greffier de la vicomte et bailliage de Falaise (Calvados), et d'Anne Sortln (Soitin ou Sautln).Il était au Canada dès 1665, car on le rencontre comme domestique à Montréal chez Jacques Le Ber, aux recensements de 1666 (Suite, « Hist.», IV, 60») et 1667 (IWiL, IV, 77e).Blot semble avoir été assez entendu en affaires.Quoi qu'il en soit, il se fit acquéreur de nombreux Immeubles.En 1671, il possède, en la seigneurie de Longueuil, une terre de 1 x 60 arpents entre Paul Benoît et Etienne Trudeau, où il déclare en 1681: 4 fusils, 9 bêtes à cornes et 12 arpents en valeur (Suite, « Hist.», V, 71e).Il ne tarde pas cependant à échanger 20 arpents de ce domaine avec Paul Benoît son beau-père et voisin (gr.Maugue, 20 nov.1682); et à vendre les 40 autres arpents, garnis d'une maison de pierre, de 25 x 20 pieds, couverte de paille «et érable au\\bout», à Laurent Benoit son beau-frère, au prix de 700 livres (gr.Maugue, 18 sept.1685).Depuis un an au moins notre boulanger habitait Montréal.Peut-être désirait-il toujours cultiver, car en échange des 20 arpents cédés à Longueuil à Paul Benoit, Il s'était fait délivrer 60 arpents sur le fleuve « au-dessous du coteau » entre les Sieurs de Bélestre et la Forest, terre qu'il donnera à bail à Jean Paladeau, le 2 décembre 1689 (gr.Maugue).De plus, dès 1683 (gr.Maugue, 10 août) il avait acheté, de Claude Robutel, Sr de la Noue, au coût de 200 livres, un demi arpent de front à coté de Louis Loisel et « tirant vers la chapelle de Bonsecours » (cf.Terrier, 196).Les héritiers Blot résidaient en cet endroit en 1731 (Aveu, dans RAPQ 1941-42, p.22).A ce lot de terre, qu\\traversait la future rue St-Paul, s'ajouta ]/i d'arpent acquis au prix de 100 livres, du Sr Petit-Boismorel (gr.Maugue, 15 sept 1689, Cf.« Jug.Cons.Souv.», IV.370, V.489, 604) et revendu en partie, à Etienne Trudeau en 1714 (Cf.Terrier, n.73 et Aveu, 1731, p.13), et H arpent de Louis Loisel (gr.Basset, 18 juill.1686) et revendu, vers 1694 à Jean Drapeau (Terrier, n.195).En ville, François Blot posséda encore trois terrains: 1° 39 pieds rue Notre-Dame par 45 rue St-Vincent (Terrier, 187 B) acquis d'Antoine Delmas dit Quercy, le 30 mai 1690 (gr.Maugue) et vendu à René Alarie, le 26 octobre 1693 (gr.Maugue); cf.« Jug.Cons.Souv.», III, 741); 2° 20 pieds carrés à la Place d'Armes par concession des Seigneurs, entre Claude Caron et Jean Magnan (cf.Terrier, n.19 et 20), qu'il revend à Michel Devaux Descormiers avec les bâtiments dessus érigés pour 350 livres et 30 livres «d'épingles» (gr.Maugue, 14 et 17 mal 1693); 3° Un emplacement concédé par l'Hotel-Dieu, rue St-Jacques, auprès de Jacques Bayard (Terrier, 181C, cf.gr.Ralmbault 1 nov.1708).Il faut citer encore une concession obtenue du Séminaire le 4 décembre 1697 (gr.Adhémar) que nous croyons être la terre, cote St-Léonard, que mentionne l'Aveu de 1731 (RAPQ 1941-42, p.106).Le boulanger Blot aimait les déplacements, à preuve les baux de maison, obtenus d'Etienne Campeau, à la Porte de Lachine (gr.Adhémar, 23 oct.1693); de Jacques Lemoyne, à la Commune (gr.Maugue, 20 mars 1695); etc.Son homme de confiance semble avoir été Louis Brosseau, qu'il engage le 12 juillet 1686 (gr.Maugue), et de nouveau, le 15 novembre 1689 (gr.Maugue).François Blot se maria deux fols à Montréal: 1° le 22 février 1672 (contrat Basset 6 déc.1671) à Elisabeth Benolt-Livernols, laquelle fut inhumée à Montréal, le 5 novembre 1685; \u2014 inventaire par Maugue le 16 novembre 2° 1 décembre 1685 (contrat, Maugue, 30 nov.) à Cathe- , \u201e 189 Etymologiej Blot, contraction de Belot, diminutif de Bel, forme ancienne de Beau (Dauzat). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIECLE 407 rine Camp eau.Il fut inhumé à Montréal le 22 décembre 1718 et sa veuve à Verchères le 16 février 1750.Enfants: Du premier lits François, né à Longueuil, b Montréal (M) 16 mars 1677; s'engage pour le Détroit, 16 juillet 1702 et 10 juillet 1703 (gr.Adhémar); m M 13 nov 1703 (c.Adhémar, 12 nov) à M.-Catherine Juillet, veuve Antoine Fortier; s Pointe-aux-Trembles, M.15 avril 1723.Marie(-Elisabeth), b Boucherville (B) 14 août 1679; m M 23 nov 1699 (c.Adhémar, 22 nov) à Etienne Truteau; s Longueuil 23 déc 1749.Jean, b B 19 janv et s 6 fév 1682.Laurent, b B 8 fév 1683; s'engage pour la Mobile, 19 fév 1708 (gr.Adhémar): m M U août 1721 (c.David, 10 août) à Louise Gervaise; s Rivlère-des-Prairies, 28 août 1759.Jean-Baptiste, b M 3 nov 1684; s M 4 avril 1687.Du second lit: Anonyme, b et s M 18 août 1686.Hélène, b M 5 et s 16 oct 1687.Jacques, b M 26 sept et s 10 oct 1688.Louis, b M 3 sept 1689; s M 15 août 1708.Marie-Jeanne, b M 25 fév 1692; m M 28 nov 1719 (c.Lepallieur, 27 nov) à Joseph Bourdon; abandon de ses biens à son fils, François Bourdon, 31 janv 1757 (gr.Loiseau) ; s .Michel, b M 27 janv 1694; s .Jacques, b M 6 avril 1696; s'engage pour les pays d'en-haut, 28 avril 1721 (gr.David); accord avec ses frères et beaux-frères, 13 juin 1749 (gr.Adhémar); m vers 1727 à Françoise Larchevêque, fille de Mathieu et Catherine Achim (cf.gr.Raimbault.9 nov 1732) ; s .Marie-Joseph, b M 7 et s 25 fév 1698.Catherine, b M 27 mars 1699; m M 15 janv 1720 (c.Lepallieur, 14 janv) à Guillaume Longpré; s Longue-Pointe, 31 oct 1780.Jean-Baptiste, b M 14 août 1701; m St-François, I.J.3 fév 1738 (c.Coron, 2 fév) a Angélique Lachaise; s Ste-Rose 5 déc 1760.Etienne, b M 12 mars 1704; s'engage pour les pays d'en-haut, 27 mai 1725 (gr.Adhémar), et pour le pays des Sioux, 30 mai 1727 (gr.Lepallieur); m M 22 janv 1731 (c.Raimbault, 21 janv) à Marie-Anne Halle; s .Marie-Joseph, n 25 et b M 26 mars 1706; Sœur St-Thomas de la Congrégation N.-D., profession 28 juill 1739; dot, même jour (gr.Porlier); d 2 et s 3 avril 1776.François, Me Cordonnier, apprentissage avec Louis Ménard, 14 janv 1727 (gr.Adhémar): b M 28 déc 1710; m Rivière-des-Prairies 21 nov 1735 (c.Lepallleur, 15 nov) à Charlotte Gervals, fils de Louis et Barbe Pigeon; s . 408 ARCHIVES DE QUÉBEC I.BLOUF i»» Jean, cordonnier, né en 1643 (recens.1666 et 1681) ou 1644 (recens.1667), était fils d'Antoine Blouffe et de Geneviève De Mez, du faubourg St-Marcel, à Paris, paroisse Si-Martin.U était à Montréal dès 1665, domestique en 1666 et 1667 d'Antoine Primot (recens.Suite.« Hist.».IV, 61\" et 76»).Le 24 Juin 1669, il épousait à Montréal (contrat.Basset, 30 mai) Marie-Madeleine Gulfleboeuf, fille de Nicolas et de Madeleine Vauclln, de St-Etlenne de Rouen.En 1675, étant fermier du seigneur de Verchères, il fait avec Marie Perrot, dame de Verchères, un accord concernant son fermage (gr.Adhémar, 23 nov.).Une concession lui avait été accordée à Verchères le 3 octobre précédent (gr.Adhémar), celle, sans doute, qu'il vend le lendemain (même gr.) à René Oudain, au prix de 60 livres tournois.Cette terre, joignant celle de J.-Bte Lefebvre, comprenait 2 x 30 arpents.Le recensement de 1681 inscrit à Jean Blouf < 4 bêtes à cornes et 5 arpents en valeur » (Suite, «Hist.», V, 73»).L'ancêtre des Plouffe fut inhumé à Montréal le 15 avril 1700, et sa veuve, Madeleine Guilleboeuf, convola en secondes noces vers 1702 avec Louis Foisy.Elle avait 47 ans et lui 23.Notons au sujet de la veuve Blouf, qu'elle reçut une concession de Mme de Verchères le 24 novembre 1701 (gr.Adhémar) et que, devenue dame Foisy, < étant aux droits de ses enfants François, Jean et Geneviève », elle vendit à Jean Bissonnet, le 28 juillet 1703 (gr.Adhémar) 2 arpents et 4 perches x 30 arpents de terre, entre François Chicouanne et Jean Blouf.représentant les 3/5 de la terre des Blouf.Enfants: François, qui suit.Jean, b B 24 janv 1675; m Varennes 12 sept 1707 (c.Senet) à Marie Pacaud; s .inventaire, 6 juill 1744 (gr.Sanguinet).Marie-Geneviève, b B 21 sept 1677; m V 1697 à René Foy dit Lacroix, dont inventaire 1726 (gr.Senet); 2° M 15 oct 1708 à Antoine Vermet; s Rivière-des-Prairies 22 juin 1724.Marie-Madeleine, b Contrecœur (C) 27 juill 1683; m C 19 mars 1702 (c.Adhémar, 26 mars 1710) à Paul Guertin; d St-Antoine de Chambly.11 nov 1760.Joseph, b C 2 et s 10 fév 1687.Louis, b M 12 juill 1691; demeurant aux isles Bouchard (1713); m V 1714 à Marie Truchon; s .Paul, b M 20 et s 26 août 1694.II.Blouf, François, fils du précédent, fut baptisé à Boucherville, le 9 février 1672, et épousa à Montréal le 30 mal 1695 (contrat, Maugue, 23 mai) Catherine Lebon.Le 24 novembre 1701, Marie Perrot, Dame de Verchères.fait donation à François Plouf d'une concession dans sa seigneurie (gr.Adhémar).Notre homme, cependant, n'allait pas tarder à gagner l'île de Montréal.Collet dans son rapport sur les paroisses de la Nouvelle-France (1721) le range parmi les notables de la paroisse de St-Laurent (RAPQ, 1921-22, p.299).Sa terre se trouvait côte Notre-Dame-de-Vertu, comprenant 3 arpents de front, entre le Sr Sarrazln et Daniel Bonnet.En 1731, selon l'Aveu de Montréal, il y possédait maison, grange et i«« \"\"Variantes» Bloufe.Blouffe (Basset, 30-5-1669); Belouf; Bloux (recens.1667); Blout (Maugue, 23-5-1695); Plouf (Adhémar.28-7-1703).C'est cette dernière orthographe qui s est imposée. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 409 étable.et 27 arpenta de terre labourable (RAPQ, 1941-42.p.156).La vieillesse se faisant sentir pour les époux Plouf, ils firent confirmer par une ordonnance de l'intendant Hocquart, du 14 Juin 1734, la donation de tous leurs biens à leur fils aîné, Pierre, contre leur nourriture et leur entretien (« Ord.Int.>, II, 168).On ignore où mourut François Plouf: quant à Catherine Lebon, elle fut Inhumée au Sault-au-Récollet, le 3 août 1749.Enfants: Pierre, b Montréal (M) 23 mai 1698; s'engage à Pierre Lamy Defons pour les pays d'en haut, 31 mai 1720 (gr.David); m St-Laurent, M.(SL) 11 janv 1723 (c.Adhémar, 10 janv) à Josette Ericher ou Riche dit Louveteau; s .Marie, b M 16 janv 1701; m M 25 août 1718 (c.Lepallieur, 24 août) à Pierre Sorleul dit Sansoucy, soldat, de la paroisse de Toussaint de Rennes; s.Jeanne, b M 25 mars 1704; m SL 4 nov 1726 à Louis Rouleau; s .M.-Jcannc, b M 13 juill 1707; m SL 24 oct 1728 à Jean-Baptiste Chabot fils de Michel et Madeleine Charon; s .Marie-Catherine, b M 21 avril 1710; s M 20 juill 1729.BLOUIN 102, Emery et Méry, dit Lavtolette, \u2014 il signe: « Mery Bellouin >, \u2014 fils de défunts André et Françoise Bounin, d'Etusson (Deux-Sèvres), au diocèse de Luçon, épouse au Château-Rlcher.le 30 novembre 1669 (contrat, Vachon, 5 novembre) Marie Carreau, âgée de 14 ans, fille de Louis et de Jeanne Lerouge.Né en 1641 (recens.1681) il était au Canada le 25 août 1664 (greffe Duquet), date où il reconnaît une obligation de 40 liv.au Frère Boursier, S.J., pour argent prêté.Blouin se fixa à St-Jean, I.O.Il y avait reçu le 2 juin 1667 (gr.Vachon), de Mgr de Laval, une < deuxième » concession de trois arpents de front, entre celle qu'il possédait déjà et la terre de Guy Boidin dit St-Martin.Il avait sur cette terre en 1681 (recens., Suite, Hist., V, 87b) 7 bêtes à cornes et 15 arpents en valeur.Elle avait pour voisins au N.-E.Jean Greffard dit le Poitevin, et au S.-O.Vincent Boissonneau dit Saintonge (Plan Villeneuve, no 11).De cette terre de six arpents de front Emery Blouin fit donation de deux arpents à son fils Jacques, le 16 novembre 1705 (gr.Chambalon).Il avait acquis, en outre, d'Ignace Guay, le 16 avril 1689 (gr.Rageot; cf.ratification (gr.Rageot, 24 oct.) et quittances (gr.Rageot, 14 nov.1689 et 31 juill 1691) 3 autres arpents de front, entre Jean Brochu et Vincent Boissonneau.Mentionnons encore, au sujet de ce colon: vente des droits successifs de sa femme à son beau-frère, Joseph Carreau (gr.Jacob, 18 mars 1693 et 18 janv.1696) et accords avec ses gendres: Charles Campagna (13 déc.1700, déposé au gr.Jacob, 22 juill.1709) et Claude Guion (Jacob, 15 mars 1701).Emery Blouin fut inhumé à St-Jean ainsi que sa femme, lui, le 14 juillet 1707; elle, le 11 février 1722, morte de la veille.Enfants: Marie-Françoise, b Ste-Famille (SF) 8 janv 1671; n'était plus en 1681.Jean, b Québec (Q) 20 juill 1672; m 1° St-Thomas 10 nov 1700 à Madeleine Langlois, 2° L'Ange-Gardien (AG) 22 juill 1715 (c.Verreau.21 juill) à Catherine 191 Tanguay écrit « Jabot >, t.IV, p.570.192 Variantes) Bloing, Bellouin, Belolng, etc.Etymologie: Belloin, Bellouin, «habitant (ou originaire) de Bellou > (Orne), localité de Normandie.Blouin, dérivé de Blou, anciennement blo, variante régionale de bleu (Dauzat). 410 ARCHIVES DE QUÉBEC Trudel; 3° mal 1721 (c.La Cetière, 4 avril) a Marie-Louise Gamier; s St-Jean, I.O.(SJ) 29 mars 1745.Marie (-Madeleine), b Q 14 mal 1674; m SJ 22 sept 1692 (c.Jacob.22 juill) à Charles Campagna; s St-François, I.O.12 sept 1755.Jacques, b SF 8 avril 1676; m 1° Ste-Anne 5 nov 1708 (c.Chambalon.27 oct) à Geneviève Racine; donation mutuelle, 8 juill 1709 (gr.Chambalon); 2* SJ 2 sept 1715 à Geneviève Plante; s SJ 16 janv 1744.Anne, b SF 7 avril 1678; m SJ 19 nov 1696 à Louis Létourneau; s St-Laurent, I.O.21 déc 1749.Catherine, b SJ 27 oct 1680; m SJ 13 janv *700 (c.Catrin, 2 Janv) à Claude Guyon, veuf M.-Madeleine Lchoux; s.Anonyme, b et s SJ 28 fév 1683.Louise, n 27 et b SJ 30 Janv; d 3 et s SJ 13 fév 1684.Marguerite, n 9 et b SJ 12 août 1685; m (c.Jacob, 18 Juill 1709) à Jacques Létourneau; s Québec 20 Juill 1753.Françoise, n 26 et b SJ 30 mai 1688; m (c.Genaple, 9 juill 1709) à Charles Fortier; s SJ 30 déc 1762.Gabriel, b SJ 16 mal 1691; m SJ 27 nov 1713 à Catherine Jahan; donation à leurs enfants, 26 juin 1755 (gr.Fortier); s.Sa terre était encore dans la famille en 1909 (Le Livre d'or.p.69).Geneviève, b SJ 4 déc 1693; m 1° SJ 12 nov 1714 à Jean Le tartre; 2° AG 16 nov 1722 (c.Barbel, 31 oct) a Pierre Tardif; s.Marie-Madaleine, n 2 et b SJ 3 janv 1696; m SJ 22 juin 1722 à Antoine Pépin; s.Paul, Capitaine en second des milices de Lanoraie (1746), n et b SJ 28 août 1699; émancipation.23 fév 1723 (Jug.Cons.Sup^ L 149); m 1° Pointe-aux-Trembles, M 29 juill 1724 (c.Senet, 27 juill) à Jeanne Baudry; 2° Lavaltrie 1 juill 1743 à Marguerite Leslège; 3° Dorvilliers (c.Monmerqué, 23 août 1746) à M.-Angélique Desroslers-Lafrenière, fille d'Antoine (IB); s.BLUCHE193, Bertrand, dit La Serre, soldat de la Compagnie de M.de Longueuil, né vers 1675, de Jean et de Marguerite De la Fitte, de Montaigu au diocèse d'Aix, épousa à Boucherville le 27 juillet 1697 Catherine Edeline.Ce couple se fixa à Longueuil.En 1721, Catherine Edeline n'était plus et son époux «résidait en France» (gr.David, 28 juill.).On le porte «défunt» en 1727.Les oncles et tantes Edeline prirent soin des orphelins.Enfants: (Hclcnc-)Margucritc, b (parents non mariés) Longueuil (L) 4 mars 1697; m Montréal (M) 25 janv 1719 (c.Lepallleur, 24 Janv) à Henri-Jacques Charpentier, fils de Jacques Charpentier, maître d'hôtel de M.le Prince de Talmont; Pierre Charon, qui occupe sa terre, est condamné à acquitter la balance d'une dette créée, le 28 juillet 1721 (gr.David) par H.-Jacques Charpentier (« Ord.Int.», H, 124); s .1B3 Variantes: Beluche, De Bluche.\u2014 Etymologic.La particule semble indiquer un nom de lieu.On trouve Bluche en Seine-et-Olse, commune de Montfort-1 Amaury. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 411 Catherine, b Boucherville, 10 août 1698; s.Marie-Angélique, n 1701; m L 17 fév 1721 (c.David, 16 fév) à Pierre Charon; s L 28 avril 1742.Françoise-Antoinette, b L 30 janv 1702; s M 13 fév 1719.Marie-Joseph, b L 5 oct 1703; m L 10 fév 1727 à Jean-Baptiste Goguet; elle vend ses droits successifs à Pierre Charon, le 2 décembre 1727 (gr.Adhémar): r, M 6 janv 1741.Charles, b L 29 oct 1705; s L 18 sept 1706.Geneviève, b L 3 déc 1707; m Québec 7 janv 1727 (c.Dubreull, 6 janv) à Louis Palln-Dabonville; d 12 et s St-Phllippe 14 mars 1793.Barbe, b L 10 juin 1710; s .Marie-Euphroslne, b M 9 sept 1713; engagée à Charles Lepallieur, comme domestique, par son beau-frère, Pierre Charon, le 20 décembre 1727 (gr.Adhémar); m L 13 oct 1732 (c.Raimbault, 12 oct) à Honoré Tesson, farinier; s.BLUTEAU10 ', Jacques, fils de Clément et d'Anne Moquet, de Ste-Macrlne du Gué-de-Velluire (Vendée), épousa à Ste-Famille, I.O., le 30 novembre 1679, Claire Paré, veuve de Jacques Baudon dit Lagrange.Il était au Canada dès 1665, car il paraît au recensement de 1666 à l'Ile d'Orléans, sous le nom de Jacques Blureau, 20 ans, travaillant (éd.Roy, p.84).Le 21 octobre 1671.il passe contrat de mariage, annulé par la suite, avec Catherine Laisné (gr.Becquet).Une concession de 4 arpents de front lui fut accordée par les Hospitalières en la seigneurie d'Argen-tenay (St-François.I.O.) lé 15 juillet 1677 (gr.Becquet).Cette terre voisinait au N.-E.celle de François Daneau, et au S.-O.celle de Pierre Auclair (no 56 du Plan Villeneuve, 1689).Dans le dessein de se fixer sur la ferme de feu Jacques Baudon, dont il allait épouser la veuve, Il aliéna à Pierre Choret, au prix de 150 livres, sa propriété d'Argentenay, où il y avait 4 arpents défrichés et un hangar.Il dut contribuer à racheter la terre Baudon, laquelle avait été vendue au comte François Berthelot le 3 mars (ou mai) 1679 (gr.Becquet) (cf.RAPQ, 1949-51, p.216-217), car il reconnaît une obligation à François-M.Ruette d'Auteull le 25 octobre 1680 (gr.Rageot), dont quittance les 14 juillet 1681, 6 et 9 avril 1686 (gr.Rageot).C'est sur cette terre, à Ste-Famille, entre Pierre Paquet et David Estourneau, que se trouve le recensement de 1681: il y a 40 ans, possède 3 bêtes à cornes et 10 arpents en valeur (Suite, Hist., V, 85»).En 1696, il s'engageait avec son fils Jean pour faire partie de l'équipage du «Frontenac» (gr.Rageot).Jacques Bluteau mourut à l'Hôtel-Dieu de Québec le 16 février 1710: il avait eu la tête écrasée par un arbre mort, Claire Paré, la veuve, qui avait eu une existence assez irrégulière, fut, sans doute, fortement Impressionnée par cette mort effroyable, car, deux mois plus tard, le 29 avril 1710 (gr.Jacob), elle fit donation de 3 livres de rente perpétuelle pour fondation de 2 messes aux jours anniversaires de la mort de Jacques Bluteau et d'elle-même.Enfants: 194 Variantes! Bluto, Butteàu (recens.1681), Blureau (recens.1666).Etymo-logic.Blutel, -eau, surnom de profession (Dauzat).Passer la farine par le bluteau (tamis) pour séparer le son (Diet). 412 ARCHIVES DE QUÉBEC Jeun, b Ste-Famille (SF) 3 avril 1680; nommé Jeanne au recensement de 1681;s.Louis, dit L'Arabel ou Larobel et Lemeunler, cordonnier, b SF 7 oct 1682; m 1° SF 2 déc 1702 à Geneviève Charlan; 2° Québec 12 sept 1718 à Elisabeth Arbour; demeure à Québec, rue Champlain, en 1716 (recens.éd.Beaudet, no 361), et rue St-Louis en 1744 (RAPQ.1939-40, p.17); s Montréal 29 janv 1755.Jacques, b SF 5 et s 26 oct 1684.Etienne, b SF 3 fév 1686; héritier de la terre paternelle (RAPQ.1949-51.217); m 1° SF 27 nov 1709 (c.Jacob, 3 nov) à Marie-Madeleine De Blois; 2° St-François.I.O.4 oct 1734 à Marie-Anne Guyon; s .Jacques, b SF 3 mars et s 25 juin 1690.BODA 185, Pierre, dit La Seigneurie, né en 1666 d'Adrien Boda et de Marie Mériaud, d Argent on (?Charenton) au diocèse de Paris, épousa à Repentigny, le 25 novembre 1692, Françoise, fille de Roch Touin.On a de lui une obligation envers Pierre Lamoureux-St-Germaln du 8 octobre 1708 (gr.Adhémar).Ce colon habitait le Cap St-Michel ou seigneurie de la Trinité.Il fut inhumé à Varennes le 26 octobre 1708, et sa veuve, Françoise Touin, à Montréal le 20 janvier 1718.L'acte de partage des biens de la communauté rédigé par F.LeMoyne de Martigny, le 1er octobre 1723, fut déposé à l'étude de David le 1er mars 1726.Enfants: Geneviève, b 1693; m Repentigny (R) 26 juin 1718 (conventions matr.déposées Senet, 6 juin) à Pierre Lafaye, veuf de Françoise Sabourin; vente à Pierre Mongeau, habitant de la Trinité (gr.Lepallieur, 13 mai 1720); puis cession de droits successifs sur une terre de 3 x 20 arpents à Jean-Baptiste Touin, son oncle (gr.Sanguinet, 17 nov.1734); s.Michel, b Varennes (V) 4 et s 20 janv 1695.Marguerite, b V 25 mars 1698; s.7 Pierre, b V 6 et s 10 juill 1700.Marie (aussi: Marie-Anne), b R 29 oct 1702; demeure en 1734 chez Guillaume Payet, de l'Assomption; fait donation à son oncle, Roch Touin, le 29 oct 1729 (gr.Lepallieur); échange avec Jean-Baptiste Touin, son oncle, une terre de 50 arpents contre une autre de même étendue à Repentigny (gr.Sanguinet, 14 déc.1734); fait donation à Jean-Baptiste Touin, fils, de 50 arpents sur une terre de 3 x 20 arpents sise à Repentigny, à la charge de ses nourriture et entretien (gr.Sanguinet, 3 mars 1735); s.Pierre, b V 14 avril 1705; s V 12 fév 1707.Marie-Madeleine, b R 21 oct 1707; s Montréal 7 Juin 1718.BOETTE i»», Marie, née en 1651 (recens.1681) ou 1652 (sép.) était fille de Charles et d'Anne Levreur, de St-Vivien de Rouen.Elle épousa 1° à Québec le 24 octobre 1667 (contrat, Rageot, 23 oct.) Martin Guérard; 2° aussi à Québec le 195 Variantes! Baudas (gr.Adhémar, 13-7-93), Bauda (gr.Adhémar, 8-10-1708), Baudet (Lepallieur, 29-10-1729).196 Variantes: Boète, Bouet.A Rouen: Boette et Boitte. NOS ANCÊTRES AU Xyil» SIÈCLE 413 M Variantes! Boislard, Boulard.i 1 7 décembre 1676 (contrat, Rageot, 5 août) Nicolas Groinier.Inhumée à Ste-Famille, I.O.20 mars 1687.Descendance des deux lits.BOILARD l87, Jean, fils de Mathurin et de Marie Desanges, de Bournezeau (Vendée), au diocèse de Luçon, épousa à Québec, le 19 novembre 1680 (contrat, Rageot, 14 novembre) Jeanne Marandeau, veuve de Julien Bruslé, mère d'une fillette de quelques mois nommée Louise.Ce colon était au pays dès le 18 août 1676 alors qu'il transige (gr.Rageot) avec François Aimé dit Laprlse et Louis Sourlsseau dit Le Poitevin.En novembre de la même année, il est engagé au Séminaire et qualifié «tireur de pierre » (Am.Gosselin).Le recensement de 1681 ne le mentionne pas, mais il devait déjà être fixé à Montapeine (Beaumont), où le Plan de Catalogne (1709) situe sa terre entre les héritiers de Louis Lemieux et J.Rivé.En 1723, il y a pour voisin Joseph Turgeon, qui est condamné par l'Intendant Bégon à faire sa part de clôture mitoyenne (Ord.Int., I, 242).Le 22 juin 1721, le même Intendant avait cassé un bail que Jean Boilard, père, avait consenti à son fils Jean (Ord.Int., I, 202).Notre agriculteur fut-il tenté par le commerce?Quoi qu'il en soit, le 26 Juillet 1690 (gr.Rageot) il achetait de Nicolas Marion, bourgeois de Québec, un emplacement de 25l/i pieds de face sur le quai Champlain, entre les propriétés des sieurs Damours et Le Marquet, au prix de 150 livres, sur lequel il faisait édifier une maison par le maçon, André Coutron, le 29 septembre de la même année (gr.Rageot).Notons encore, au contentieux, une dette de 149 liv.2 s.6 d.à la veuve de Louis Chambalon, qui amena Boilard au Conseil Supérieur (Jug.Cons.Sup., I, 155: 13 Juill.1722) et ses revendications à la succession de sa belle-mère, Jeanne Cousin, 1731-1732 (Jug.II, 237; Inv.Coll., no 929).Jean Boilard et Jeanne Marandeau, son épouse, furent inhumés à Beaumont: elle, le 3 juin 1734, et lui, le 24 avril 1737.Enfants: Jean-Baptiste, b 1'Islet (I) 9 et s 16 nov 1681.Marie-Anne, n 5 et b Lévis (L) 8 nov 1682 (J.-Edm.Roy, Lauzon, I, 309); m Québec (Q) 3 mai 1706 à André Serre; s .Eustache, n .juill 1684; s L 18 mars 1686.Anonyme, b et s L 24 avril 1686.Jeanne, n 13 et b L 14 avril 1687; m Q 15 mai 1706 (c.LaCetière.12 mai) à Pierre Léger dit Parisien; s Bout de l'Ile, M.24 déc 1755.Jean-Baptiste, b L 1 Janv 1690; m 1° Q 8 juin 1716 (c.Rageot, 5 juin) à Marguerite Palin; 2° St-Pierre, I.O.4 nov 1720 à Geneviève Vallière; s .Joseph, b L 23 et s 29 sept 1691.(Jean-)François, dit Beaurivage, b L 28 juill 1693; m Charlesbourg (C) 28 sept 1730 (c.Duprac, 27 sept) à Barbe Bouré; donation mutuelle, 28 juin 1745 (gr.Pinguet); donation à Henri Bouret, leur frère et beau-frère, 3 juill 1764 (gr.Geneste); s .inventaire, 11 août 1770 (gr.Geneste).Joseph, b L 28 janv 1697; s Beaumont (B) 23 janv 1703.Claude, b L 2 nov 1698; m B 30 sept 1738 (c.Pinguet, 28 sept) à Marie-Anne Larrivé; s B 2 avril 1752; inventaire, 17 avril 1752 (gr.Boucault de Godefus). 414 ARCHIVES DE QUÉBEC Marie-Joseph, b L 2 et s 6 mars 1701.Mathurin, b B 26 oct 1702; m St-Laurent, LO.7 nov 1729 (c.Gaschet, 21 oct) à Marie Audet; s B 27 fév 1755.BOULEAU, Marguerite, fille de René, éc, Sr de la Gouplllière.et de Dclle Joachine Serrant, de St-Jean dersé (Arcay.Vienne) ou diocèse de Poitiers, épousa vers 1663 Jean Serreau dit St-Aubln, qui serait originaire du Poitou.En 1665 le Sr de St-Aubln tua le suisse Jean Terme, trop obséquieux à l'égard de sa femme (BRH, 1927, 513-518).L'homicide obtint en février 1666, des lettres de rémission.Des bruits fâcheux coururent alors sur son épouse (cf.Ordonnance de 1666 dans Arch.Féd.Fonds Amérique, U, 193).En 1667, Marguerite Boileau agit comme procuratrice de son mari absent (« Jug.Cons.Souv.>, L, 388, 394, 430) et confie ses enfants à Jean Mlllouer (Suite, «Hlst.», IV, 68»).A partir de 1676, la famille Serreau ne paraît plus sur les rives du St-Laurent.Elle a émigré à Archimoyan, près la Hève, en Acadie, où le sieur de St-Aubin obtient la seigneurie de Ste-Crolx (ou Pesmoncadie).Descendance par sa fille Geneviève.BOILEAU, Marie, née en 1649 (recens.1681) ou 1650 (rec.1666), soeur de la précédente (c.mar.1667), parait d'abord, en 1666, comme servante chez Pierre Denis de la Ronde (recens., éd.Roy.p.14).Le 11 juillet 1667 (gr.Rageot) elle passe contrat de mariage avec Isaac Délavant, fils de Lion et Anne Grunct, marchand de draps de soie, de la St-Jean des Corps, Tours, mais le contrat n'a pas de suite, et elle épouse, 1° en 1668 probablement, Pierre Chauvin; 2° a Ste-Famille vers le 28 novembre 1669 Simon Chamberlan, dont Inventaire le 28 janvier 1690 (gr.Jacob); 3° à St-François, LO.le 4 avril 1690 (contrat, Rageot, 16 octobre 1689) Jean Jolin, veuf de Suzanne Moreau.Marie Boileau fut Inhumée à St-François, I.O.le 21 juillet 1721.Descendance des 2e et 3e lits.BOINEAU i»8, Raymond dit Lachaume, natif de Verneull, évéché de Xalntes (Charente-Inf.) était le fils de Julien et de Marie Charon.Ce colon doit être identifié avec Raymond Boyne dit Lachaume qui fut confirmé à Québec le 24 août 1665 avec d'autres soldats du régiment de Carignan.C'était, croyons-nous, le soldat Lachaume de la compagnie La Fredière.Dès mars 1668, il possédait une terre à Lachlne près de celle de René Cuillerier (concession à celui-ci par M.de la Salle, [serait-ce celle qu'il vend à Moison 199 (sic) ?).Bolneau contracte trois obligations envers Gabriel Panier dit Laplante (gr.Basset.1 oct 1668, 1 nov 1669 et 20 oct 1671); il passe ensuite une société dite de ferme avec Charles Boyer le 22 octobre 1668 (gr Basset).Il avait obtenu une concession qu'il vendit à Nicolas Moisan-Parislen le 17 février 1676, et décida de prendre à ferme le domaine de Gabriel de Berthé, Sr de La Joubar-dlère, le 28 décembre suivant (gr Basset).Comme tant d'autres, ce colon se laissa tenter par l'Ouest et il engagea François Roy pour faire le voyage aux Outaouais ou au Sault, le 31 mai 1694 (gr Adhémar); il avait auparavant déposé contre les coureurs de bols (Documents Judiciaires, AJM., 19 oct 1682).Il épousa à Lachlne, 198 Var.t Bolsneau, Boyne, Bonneau.Etymologic.Boineau, dérivé de Boln ou Bouln.Equivalent de Bodln, Boudin, du germain « Bod >: messager (Dauzat).199 On prononce encore «Molson» à St-Liguori de Montcalm en dépit des « scribes ». NOS ANCÊTRES AU XVB* SIÈCLE 415 le 21 octobre 1692 (contrat, Pottier, 5 oct) Louise Plumereau, mais cette union semble ne lui avoir apporté que des désagréments, à preuve ses nombreuses obligations envers Jean Mailhiot les 4 octobre 1692, 27 avril 1693 et 1 Juillet 1694, Jean Arnaud le 19 avril 1693, et François LeGantier, Sr de Lavallée-Ranée commandant du fort de Lachine (Cuillerier), le 2 septembre suivant (gr Adhémar).Le 16 novembre 1692, Raymond Boineau achetait une concession de 60 arpents en superficie, sur le bord de l'escor du fleuve, de Vincent Dugas et Catherine Tessier son épouse, et il prenait des arrangements pour être nourris, lui et son épouse, par le commandant du fort Cuillerier (Lachine) le 5 Janvier 1693 (gr Maugue).Porté disparu le 8 décembre 1694, son corps fut retrouvé le 27 mai 1695 dans le bois sur la terre de feu René Orieux dit Lafleur de Nantes, tout déchiqueté, ce qui laissa croire qu'il fut tué et dévoré par une bête sauvage (Tanguay, Diet., I, 62, et registre de Lachine, 1695).Ses ossements furent Inhumés à Lachine le 5 Juin 1695.L'Inventaire des biens fut dressé le 25 Juin 1695, sa veuve renonça à la succession le 30 juin suivant (gr Pottier) et convola avec Antoine Dubois le 17 novembre 1698, à Lachine.Antoine Baudrla avait été nommé tuteur des deux petites filles de Raymond Boineau, et François Ablin, subrogé tuteur (Tutelles, curatelles.17 Juin 1695, no.86).Enfants: ?¦\u2022 Marie-Louise, b Lachine (L) 28 déc 1693; m Pointe-Claire 20 Juin 1716 à Piètre Gautier dit Rabot, menuisier, fils de Jean et de Jeanne Dufort, du diocèse de Reims; s.Catherine-Angélique, b L 24 mal 1695 (posthume); m Montréal 22 janv 1742 (c.Adhémar, 21 janv.) avec Gabriel Paillard; s Détroit 27 janv 1751.BOIRY200, Jean> dit Lavergne, né en 1653, d'après son acte de sépulture, se maria et vécut sous le nom de Compalron jusqu'à 1695.Il était fils de Jean Compairon et de Marie-Anne Juneau, de Notre-Dame de Cogne, La Rochelle.Arrivé fort jeune au pays, U fut arrêté pour vol chez Louis Sédilot et condamné le 2 décembre 1669 (« Jug.Cons.Souv.», I, 589).Il s'acquitta envers la famille Sédilot, car nous trouvons un état de compte le 24 Janvier 1675, entre Adrien Sédilot et Jean Comperon (gr.Becquet).Le 19 mars 1676 (gr.Rageot) ce dernier passait un contrat de mariage, \u2014 annulé, \u2014 avec Marie Gulgnard, née en 1659, fille de Laurent Gulgnard.Quatre ans plus tard, U épouse à Trois-Rivières, le 20 mai 1680, Marie, née en 1663, fille de défunts Simon Galbrun et de Françoise Duverger.Notre colon fut lent à se fixer.On le trouve à Repentigny, puis à Trois-Rivières.Le 5 avril 1692 (gr.Chambalon), Jean Bolry dit Comperon, habitant du Cap Tourmente, achète de Jean-Galeran Boucher une terre à la Rivière-Ouelle.Il fut Inhumé au Cap-St-Ignace le 6 août 1703.L'acte lui donne 50 ans.Marie Galbrun, sa veuve, convola au même lieu, le 10 janvier 1705, avec Claude Salols.Enfants: Marie, b Repentigny (R) 8 fév 1682; s R noyée 27 août 1684.Madeleine, b R 27 déc.1683; s.Une fille, n et b Trois-Rivières, 30 mars 1692 « à la maison de ses parents à raison de la pauvreté d'iceux et autres Incommodités », cérémonies suppléées le 6 avril; s .200 Variantes Bolrie. 416 ARCHIVES DE QUÉBEC Gertrude, b Rivière-Ouelle (RO) 8 et s 13 déc 1695.Marie-Thérèse, b RO 4 avril 1697; m L'Islet (I) 3 août 1719 (c.Mlchon.27 juill) à Joseph Cloutier; s .Marie-Françoise, b RO 15 août 1700; m I 4 août 1733 à Servant Bernard; d noyée et s Berthier 15 nov 1733.Marie-Hélène, b Cap-St-Ignace (CSI) 4 mars 1703; m CSI 14 mai 1730 à Jean-Baptiste Ouabard; s.sans enfant.BOISDON, Louise, née en 1650, fille de Jacques, Me pâtissier, et de Renée Geoffroy, épousa à St-Jean-du-Perrot, La Rochelle, le 26 novembre 1670 (contrat sspr 25 nov., gr.Teuleron), Claude Pothier, marchand et Me pâtissier, fils de Guillaume, aussi Me pâtissier, et de Marie Picaudeau.On trouve cette famille établie à Montréal en 1682.Louise Boisdon fut inhumée en cette ville le 11 juin 1702.4 enfants.BOISDON, Marie, née en 1617 (recens.1681).épousa en France, vers 1640, Jacques Vesinat, qui était de Puyravault (Charente-Inf.) en Aunis.Elle était parente de la précédente, car le frère de cette dernière, Isaac, baptisé à St-Barthélemi de La Rochelle, le 11 février 1652, eut Jacques Vesinat pour parrain.Les époux Vesinat vivaient encore en 1681 (Suite, « Hist.», V, 80e).I.BOISMÉ 2.IV.881).*' Julien, boulanger, b Q 6 juin 1685; ni Q 6 oct 1716 (c.Dubreuil, 5 oct) à Jeanne Buisson; s Q 12 janv 1743.T ' Joseph, b Q 24 août 1687; s .Catherine, b Montréal 30 oct 1689; s .'.(Scbasticn-)Louis, b Q 23 janv 1692; m 1° Q 3 Juin 1715 (c.Rageot.6 mai) à Marie-Biaise Dumareuil; 2° Q 22 août 1746 (c.Barolet, 21 août): ft Geneviève Moleur, veuve Nicolas Allaire; s Q 25 mal 1755.I.BOIVIN Jacques, dit Panse, \u2014 peut-être à cause de sa corpulence, \u2014 né entre 1621 (recens.1681) et 1626 (recens.1666) était fils de Jacques Bolvln et de Jacqueline Delanne, de Jerzé (Maine-et-Loire) au diocèse d'Angers.B habitait ft la Besace (7), paroisse Ste-Colombe, lorsqu'il s'engagea à la Flèche comme défricheur, au salaire de 75 livres par an, à MM.de la Dauverslère et Maisonneuve pour aller servir à Montréal (Belliote, not.à La Flèche).Le 20 Juin suivant, en rade de St-Nazaire, il reconnaissait devant le notaire La Fousse avoir reçu une avance de 91 livres 14 sols sur son salaire à venir.Au cours de 10 ans, on ne trouve ft signaler de ce colon que sa confirmation à Montréal le 24 août 1660.Le 14 septembre 1663, sentant sa fin prochaine, Jacques Boivin faisait deux parts de ses biens, l'une devait servir à des œuvres pies, l'autre à l'éducation et à l'établissement de Jacques Bisson-net.Jeune orphelin issu de l'union illégitime de Pierre Blssonnet et de Mathurine Desbordes (gr.Basset, Cf.BRH 37 (1931) 436).Boivin reprit cependant goût ft la vie, et le 17 novembre 1665, à 40 ans sonnés, il épousait à Montréal, Marguerite Pelois (ou BIols), âgée de 21 à 24 ans, de la Ferté-Bernard.En 1667, notre, colon ne semble pas encore établi, car U n'a pas de terre en culture (Suite, « Hist.», IV, 76°); le 18 mars 1669 (gr.Basset) il prend à bail une terre de Laurent Archambault; enfin, le 24 octobre 1670 (gr.Basset), il achète de Mathurin Bernière.ft la côte Ste-Marie, une concession de 2 x 30 arpents avec cabane < de pieux en terre >, sise « au bord de l'escor de la grande rivière >, au coût de 180 livres payables en 3 versements.Cette terre, qui sera agrandie de 15 arpents en profondeur, avait alors pour voisins Desrosiers d'un côté et Pierre Lorrain-Lachapelle de l'autre.C'est la terre même où le recensement de 1681 trouve installé Jacques Boivin, riche d'une vache et de 9 arpents en valeur, entre Pierre Cabassler et Nicolas Dumets (Suite, « Hist >.V.68»).Les époux Bolvln se donnèrent à leur unique fils, Michel, le 6 octobre 1697 (gr.Adhémar).Six ans après, le chef de famille était inhumé ft Montréal, le 24 juillet 1704.Enfants: Michel, qui suit Catberine(-Madelelne), b Montréal (M) 26 mars 1671; m 1* M 1 mars 1688 (c.Cabazle, 2 sept 1687) ft Jean Laurin; veuve, reçoit concession de 60 arpents de 211 Etymologic «Bols vin>, surnom de buveur (Dauzat). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 427 terre, 4 mars 1699 (gr.Ralmbault); m 2° M 3 fév 1704 (c.Adhémar, 28 Janv) à Louis Leroux dit Lachaussée, natif de Gouy au dioc.de Rouen; s M 21 mai 1735.Bibliographie.Roland-J.Auger, « La grande recrue de 1653 », p.48; O.Lapa-Hce, dans BRH 37 (1931) 436.II.Boivin, Michel, fils du précédent, fut baptisé à Montréal le 11 décembre 1666.Avec son beau-frère Jean Laurin il se fait donner un emplacement de terre à Villemarie par le Sr de Hautmesnil le 26 décembre 1689 (gr.Basset).Ce terrain avait 34 pieds sur le niveau de la rue St-Vincent et 100 pieds de profondeur et il était \"¦chargé de 6 deniers de cens et d'une rente de 2 livres, 2 sols (Terrier, no 187-B 13).Le 26 mai 1692 Michel Boivin achète les droits successifs de sa sœur Catherine, épouse de Jean Laurin (gr.Basset).Toujours avec son beau-frère, notre homme reconnaît une obligation envers Jacques Thuilller, et tous deux passent un bail avec Madame Migeon de Branssat le 2 Juin 1694 (gr.Adhémar).A la veille de son mariage ses parents se donnent à lui (gr.Adhémar, 6 oct.1697).Il épouse à Montréal, le 7 octobre 1697 (contrat, Adhémar) Françoise Laurin, et se fait concéder une terre par les autorités du Séminaire de Montréal le 25 février 1698 (gr.Adhémar).Lui et son beau-frère, qui semblent travailler en société, renouvellent leur bail avec Madame de Branssat le 25 juillet 1698, et quelques mois plus tard, soit le 17 octobre suivant, Etienne Forestier dit La fortune s'oblige envers Michel Boivin (gr.Adhémar).Le dernier acte de son vivant semble être un transport à Charles de Couagne le 27 février 1700 (gr.Adhémar).Inhumé à Montréal le 16 juin 1703, une tutelle est constituée le 7 octobre 1705 (Tutelles, Curatelles etc.nos 261 et 262).Françoise Laurin convole ensuite avec Charles Desery à Montréal le 25 octobre suivant, et ne sera Inhumée à Montréal que le 8 février 1750, après avoir eu neuf enfants de son second lit.L'inventaire des biens avait été dressé le 8 octobre 1715 (gr.Lepallieur).Enfants: Jeanne-Catherine, b Montréal (M) 31 janv 1699; m M 21 mars 1717 à Guillaume Larocque; s Chambly 15 mal 1758.Marguerite, b M 11 Oct 1700; s M 3 juill 1703.Charlotte, b M 26 nov 1702; m M 18 nov 1726 (c.Adhémar, 17 nov) à Antoine Cadieux; s.BOIVIN, Pierre, (ne signe), maçon, fils de Pierre, maître couvreur, et d'Anne Le Coq, fut baptisé à St-Sauveur de Rouen le 26 juillet 1643 (Godbout.« Origine .» p.31).Il vint rejoindre au Canada ses trois oncles paternels, tous charpentiers, Charles, Guillaume ët François Boivin.Charles et Guillaume furent « donnés » chez les Jésuites et le premier était architecte et entrepreneur de la Compagnie au pays des Hurons (Jones, < Old Huronla»).Pierre Boivin épousa aux Trois-Rivières.le 4 novembre 1664 (contrat, Ameau, 1 juillet), Etiennette Fafard, âgée de 12 ans.Par son contrat de mariage Pierre était constitué l'héritier de son oncle François Boivin dit Bontemps, qui était veuf.Il semble toutefois avoir voulu prendre avant le temps des acomptes sur l'héritage: le 1er juin 1666, (gr.Becquet) il vend, sans procuration de son oncle, à Gabriel Lemieux, un emplacement garni d'une maison, sis au Cul-de-Sac de la Basse-Ville, acte que fera annuler François Boivin (« Jug.Cons.Souv.», I, 771 ss.et J.-Edm.Roy « Hist du Notariat », I, 95); le 9 mars 1671, le même François Boivin déclare dans une cause contre Jacques Le Neuf, qu'il « n'a donné ordre de ne 428 ARCHIVES DE QUÉBEC donner à Pierre Boivin, son neveu, qu'une coiffe de taffetas ».Aussi, lorsque François Boivin, à dmel paralysé à l'Hôtel-Dleu de Québec, fait son testament, le 27 janvier 1675, il lègue tous ses biens aux pauvres de l'Hotel-de-Dieu (gr.Becquet).Pierre Boivin fit valoir ses droits et les Mères renoncèrent à leurs prétentions sur les biens de l'oncle, en particulier sur sa terre de Beaupré, contre une somme de 150 livres (gr.Duquet, 15 oct.1676).Cette terre de Beaupré de 5 arpents de front, reçue de son oncle.François Boivin, avec qui Pierre habitait en 1666 et 1667 (recens.Suite, «Hist.», IV.55» et 75»), avait pour voisins Georges Pelletier au N.-E.et Mathurin Meunier, au S.-O.En 1681 Pierre Boivin y possédait 2 fusils, 5 bêtes à cornes et 10 arpents en valeur (Suite, « Hist.», 79»).Citons une vente de notre colon à Louis et Jean Fafard, ses beaux-frères, du 4 octobre 1683 (gr.Duquet).Il fut Inhumé à Sainte-Anne le 7 janvier 1709 et l'inventaire de ses biens fut dressé par Verreau, notaire, le 23 décembre 1715.Dans l'intervalle, le 15 juillet 1712, Etiennette Fafard avait fait donation à son fils Charles (gr.Rageot).Elle fut inhumée à Ste-Anne le 7 avril 1721 et un inventaire suivit le 7 juin (gr.Barbel).Enfants: François, b Ste-Anne (SA) 11 fév 1672: domicilié à St-Jean, côte Ste-Gene-viève; m 1° Québec (Q) 12 oct 1700 (c.Roger.11 oct) à Thérèse Guay; 2° Q 19 avril 1706 (c.Barbel, 18 avril) à Angélique Jobin; s Q 30 nov 1746; Inventaire, 11 mars 1747 (gr.de Godefus).Pierre, b SA 16 janv 1675; m SA 17 fév 1710 (c.Jacob.15 fév) à Marie-Anne Paré: donation à Joseph, leur fils, 16 nov 1746 (gr.Barolet); s Lorette 26 mai 1754.Charles, b SA 30 mal 1678; m SA 13 nov 1714 (c.Verreau, 12 nov) & Anne-Aimée Poulin: s SA 11 sept 1764.Angélique, b Q 6 oct 1680; s SA 24 Juin 1706.Guillaume, b SA 22 fév 1684; m Ste-Foy 16 avril 1708 (c.Chambalon, 10 avril) à Geneviève Trud, veuve J.-Bte Pin; s .inventaire, 14 nov 1712 (gr.La Cetière).Marie, b SA 20 mal 1685; m SA 30 oct 1702 (c.Chambalon, 25 oct) à Joseph Slmard; veuve, donation à Augustin et Louis Simard, ses fils, 21 août 1745 (gr.Jacob); s .Inventaire, 2 janv 1753 (gr.Crépin).Jean, b SA 28 déc 1686; m SA 14 juill 1721 à Madeleine Simard; s SA 17 mars 1725; Inventaire, 18 juin 1732 (gr.Jacob).Etienne, b SA 4 déc 1688; s SA 7 mai 1715.Augustin, b SA 3 mal 1690; m 1° Bale-St-Paul (BSP) 8 juill 1715 à Barbe Gagné; homologation de leur inventaire par ordonnance du 10 juin 1723 (Ord.Lot, I.242); 2° SA 21 août 1725 (c.Barbel, 21 oct 1725) à Reine Simard; donation à Augustin Boivin, leur fils.7 juin 1761 (gr.Crépin); s BSP 16 oct 1771.M.-Madelcine, b Q 26 sept 1692; s SA 27 avril 1693.Alexis, b Q 29 déc 1693; m SA U oct 1728 (c.Jacob, 3 oct) à Ursule Gui-mont; s SA 21 mars 1748; Inventaire, 17 janv 1752 (gr.Crépin).BOIVIN, Françoise, née de 1642 (sép.) a 1653 (recens.1681).venait, croit-on, de Normandie.Elle épousa, vers 1668, dans la région de Montréal, Louis Lamoureux, d'origine inconnue.Le 11 juin 1709, elle est concernée dans une Ordonnance concernant un partage dans l'Île Ste-Marguerlte (« Ord.Int.», I, 80), et le 29 juin 1715. ¦ .¦ ¦ NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 429 étant veuve, elle est bénéficiaire d'une obligation de 300 livres délivrée par François Séguin La déroute (gr.Senet).Elle mourut le 13 avril 1717 et fut inhumée le surlendemain à Boucherville.I.BOLDUC2»2, Louis (il signait: «Boulduc»), né en 1648 ou 1649 (recens.1681: Suite.« Hist.>, V, 54°), était fils de Pierre, maître apothicaire-épicier, demeurant à Paris, rue St-Jacques, paroisse St-Bcnoît, et de Gilette Pijart.Il arriva au Canada en 1665 avec le régiment de Carignan, ayant pris du service dans la Compagnie Grandfontaine.Licencié, il épousa à Québec le 20 août 1668 (contrat, Leconte, 8 août) Elisabeth, fille de Claude Hubert, procureur au parlement de Paris.Celle-ci était cousine d'Anne Thlrement, la future Madame de Peiras.Bolduc se fixa d'abord à Charlesbourg, où il acheta le 7 octobre 1669 (gr.Duquet) de Jacques Bédard une terre de 40 arpents entre Jacques Galarneau et Michel Chrétien, au coût de 800 livres.Cinq ans plus tard, le 26 août 1674 (gr.Rageot) il vendait cette terre 850 livres à Jean Delguel dit La Brèche, car il s'était établi à Québec.Là, il est fait bourgeois, puis, par Provision du Roi d'avril 1676, premier procureur à la Prévôté, au salaire annuel de 300 livres.Sa mise en possession de son office est du 31 août 1676 («Jug.Cons.Souv.» II, 29).Il habita diverses maisons de la capitale, car il signe des baux à Jean de Peiras, 18 novembre 1672 (gr.Becquet); à Catherine Leneuf, épouse de Pierre Denys, 26 août 1674 (gr.Becquet) ; à Marie-Françoise Chartier, femme de Pierre de Joybert, 8 novembre 1675 (gr.Rageot).Le procureur Bolduc fut accusé de malversations par un marchand originaire de Bayonne, nommé Pierre De la Lande, et destitué le 16 avril 1681 (« Ins.Prév.», I, 544).Le 4 juin 1686, il était cassé par le roi (< Jug.Cons.Souv.», III, 88).L'Intendant de Meules écrivait pourtant, le 12 novembre suivant: < Beaucoup de passion ayant été mis en cette affaire, le Roi ferait sagement de rétablir ce magistrat.» En fait, Bolduc tomba en disgrâce parce qu'il était l'homme lige de Frontenac.N'ayant pas été rétabli, Bolduc repassa en France, où sa femme l'avait précédé.Bibliographie: Lorln, « Frontenac », passim; t Jug.Cons.Souv.» passim, « Souvenirs beaucerons de la famille Bolduc », s.l.n.d.in-8°, 104 pp.ill.; « Bull.rech.hist.» 1920, p.13.Bolduc, Louis I Louis, qui suit, (b Québec (Q) 14 juill 1669; m Ste-Anne (SA) 3 juin 1697 (gr.Jacob, 2 juin) à Louise Caron; n'était plus en 1735.Sa terre encore dans la famille Bolduc en 1909 (Le Livre d'or, p.70).Marie(-Anne), b Q 3 août 1670; m 1° Q 28 mai 1690 (c.Genaple, 26 mal) à Jean Marsolet, veuf de Marguerite Couture; 2° Q 19 fév 1716 (c.Chambalon, 19 fév) à Jean Primont, (ou Premont), veuf M.Gerbert et Thérèse Bélanger; s .Jacques, n 1671; m SA 7 nov 1701 (c.Jacob, 5 nov) à Marie-Anne Racine; veuf, donation à Louis Bolduc, son fils, 9 nov 1734 (gr.Barbel); s .Louis, b Q 17 oct 1672; n'était plus en 1681.Elisabeth, jumelle, b Q 17 oct 1672; n'était plus en 1681.212 A Paris, on écrivait: Balduc, Baulduc, Bolduc.L'origine serait Bois-le-Duc, ville de Hollande. 430 ARCHIVES DE QUÉBEC René, b Q 5 mars 1674: m 1* (c Jacob, 8 fév 1700) ft Marie-Anne Gravel; 2' (c.Jacob, 5 mal 1711) & Louise Scnart; 3* Château-Richer, 21 janv 1717 (c.Verreau, 20 janv) à Marguerite Malbeuf; s .Inventaire, 29 mars 1720 (gr.Barbel).Marie(-lbaule), b Q 6 juill 1675; m 1* Q 11 août 1692 (c.Genaple.2 août) à Henri Brault, veuf Claude de ChevrenvUle; 2* Lévis 11 août 1700 (c.Chambalon, 31 juill ft Jean-Baptiste Drapeau; 3° (c.Dubreuil, 5 oct 1712 «») ft Richard Tailleur (Taylor) fils de défunts Robert et Marie Ouilcher, de la prov.de Clousser (Gloucester), Angleterre; s St-François, I.J.4 mai 1742.Louise, b Q 12 déc 1677, filleule de Frontenac; a.II.Bolduc, Louis (signait: «Bolduc»), fils aîné du précédent, fut baptisé ft Québec le 14 juillet 1669 et épousa ft Ste-Anne de Beaupré le 3 juin 1697 (contrat, Jacob, 2 juin) Louise, fille de Jean Caron.Le 9 février précédent (gr.Jacob) il avait obtenu de Mgr de Laval une concession à St-Joachlm, de 2 arpents de front, avec maison et grange, entre Pierre Racine et le domaine de Beaupré.En 1709, le 28 septembre (gr.Jacob), Bolduc obtenait du Séminaire 6 autres arpents en superficie joignant le terrain précédent, au coût de 600 livres.Cette terre passa de père en fils jusqu'au XXe siècle («Le Livre d'Or», p.70).Le 25 octobre 1737.Louise Caron, devenue veuve, fit donation à ses fils Prisque et Paul (gr.Barolet).Enfants: Bolduc, Louis B Louise, n .m (c.Verreau, 13 fév 1718) ft Joseph Poulin, fils d'Ignace et Marguerite Paré; a .inventaire, 31 mars 1758.Louis, n .m (c.Barbel, 4 mal 1725) à Marguerite Poulin, f.de Jean et Louise Paré; s .Joseph, n .m St-Joachim (SJ) 13 oct 1727 (c.Jacob, 13 oct) & M.-Thérèse Poulin; s St-Vallier (SV) 25 mal 1768.Pierre, n .m Ste-Famille.I.O.24 mal 1728 à M.-Joseph Leblond; s St-VaUler 5 mal 1767., Jean, n .m 1' Ste-Anne (SA) 3 fév 1733 (c.Plnguet, 23 janv) ft Thérèse Racine; 2° SJ 16 juill 1736 (c.Barolet, 11 Juill) ft M-Joseph Otisae.veuve François Quevillon; s .inventaire, 24 avril 1742 (gr.Jacob).PauL n .m 1° SA 10 fév 1738 (c.Jacob, 8 fév) à Marthe Racine: 2\" SJ 9 janv 1764 (c.Crépin, 12 déc 1763) à M.-Louise Boutlllet, veuve Guillaume Gosselin, Louis Turgeon, Guillaume Plante et Pierre Poulin; donation à Paul Bolduc, son fils, 31 janv 1777 (gr.Crépin); s .Prisque, n .m (c.Plnguet, 29 nov 1738) ft Marguerite Boucher, f.de Pierre et Françoise Allaire; donation à Louis et Prisque Bolduc, leurs fils, 30 sept 1771 (gr.Crépin) ; s .inventaire, 20 avril 1774 (gr.Crépin) ; s .Marie-Anne, n .m SJ 14 oct 1737 ft Jean-BapUste Racine; a .BOLPER au, Marie-Louise, née en 1651 (recens.1681), fille de défunts Gilles et Nicole Lecerf, du Pont-Tranchefetu (auj.commune de Fontenay-sur-Eure, Eure-et- 218 Cf.MSG, IV, 171-172.214 Variante: Beaupère (Becquet, 10-10-1671). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 431 Loir), au diocèse de Chartres2111, épouse 1° à Ste-Famille le 12 octobre 1671 (contrat, Becquet, 10 oct.) François Marceau (ou Mercereau), du bourg de Thiré (Vendée), dont Inventaires le 15 Juin et le 5 novembre 1687 (gr.Jacob); 2° à St-François, I.O.le 17 novembre 1687 (contrat, Duquet, 4 octobre) Gabriel Roger, veuf de Marie De la Cour, dont Inventaire le 5 novembre 1699; 3° à Ste-Famllle le 3 février 1701 Antoine-Olivier Quinlart dit Du Plessls.Elle fut inhumée à St-François le 18 novembre 1728.5 enfants de sa 1ère union.BON21*, Pierre, dit La Combe (et La Comble) et aussi Bonpair (Tanguay, «Dlct.», B, 358), né en 1640 (recens.1681) ou 1645 (sép.) venait du diocèse de Chartres.C'est vraisemblablement le Lecomte (lecture fautive) de la Compagnie St-Ours, au régiment de Carignan, arrivé en 1655.Le 2 mars 1670 (contrat sous seing privé) il était « habitant de St-Ours » lorsqu'il fit une vente à François César dit La Gardelette.C'est là probablement qu'il épousa, vers 1671, Michelle Duval, d'origine Inconnue.De 1676 à 1679, il habite Champlain et contracte à plusieurs reprises: 20 décembre 1676 (gr.Adhémar): marché de charpente avec Raoul Alexandre; 18 septembre 1678 (< id.»): vente à Jean Jalot, chirurgien; 16 Juin 1679 (< id.»): transport au Sr Babie; 19 novembre 1679 (« id.»): concession par le seigneur de la Touche.B retourna cependant à St-Ours, où le mentionne le recensement de 1681 (Suite, < Hist », V, 74*), entre François Pinsonneau et Mathias Badault, possédant 4 arpents en valeur.En 1691, les Iroquois envahissent St-Ours et enlèvent 7 garçons et filles qui gardaient les bestiaux (« Hist, de St-Ours», I, 90-91).C'en fut assez pour éloigner notre colon.En 1695, il habite Montréal (gr.Maugue, 23 mai); et en 1709, Charlesbourg, où il possède une terre au village St-Romain, à l'ouest de celle d'André De Vautour (Plan de Catalogne).C'est en cette paroisse que les époux Bon finirent leurs Jours et furent enterrés: Michelle Duval le 3 Juin 1711 et Pierre Bon le 5 avril 1715.Enfants: Catherine, née vers 1672 (9 ans en 1681); m Montréal (M) 30 mai 1695 (c.Maugue, 23 mal) à François Blouf; s Sault-au-Récollet (SR) 3 août 1749.Pierre, dit Lacombe, n 1675 (6 ans en 1681); m 1° Charlesbourg (Ch) 5 oct 1705 (c.Duprac, 4 oct) à M.-Madelelne Verret; 2° (c.Duprac, 27 nov 1718) à Marie Ledoux, veuve Paul Lozé; d Hôtel-Dieu de Québec, 14 mal 1725.Marie-Françoise, n 1679 (2 ans en 1681); m 1° M 4 Juin 1696 (c.Adhémar, 31 mai) à Jean-Baptiste Auger; 2° M 7 août 1727 à Nicolas Bourdet; s SR 6 mars 1749.Gertrude, n 4 et b St-Ours (SO) 6 fév 1681 (appelée Geneviève au recens.1681); m (c.Genaple, 27 déc 1699) à Henri Guérin, dont inventaire, 10 juill 1754; s Ch 6 Janv 1756.Jean, n 12 et b SO 20 janv 1684; s .Madeleine, b Contrecoeur 11 avril 1687; m Ch 28 juin 1706 à Jean Boismé; s.215 Le contrat de 1671 porte: < fille de défunts Gilles et Nicole Richer, de la ville de Chartres ».21« Variante: Lebon.\u2014 Etymologic.« Appellatlf qui (isolé) en surnom avait la valeur de brave.Fréquent avec l'article surtout au Nord ».« Combe », nom topographique signifiant « vallée sèche » (mot gaulois), désignant un lieu-dit un domaine, voire une petite localité (Dauzat). 432 ARCHIVES DE QUÉBEC Suzanne, n .m Ch 5 nov 1709 (c.Duprac, 4 nov 1709) à Charles Leblanc; Jacques, b Ch 26 avril 1700; s .BONHEUR 211.Marie, née en 1651 (recens.1681), fille de Toussaint et de Louise De Belleur, de Bruyères-le-Chatel (Seine-«t-Oise), en Ile-de-France, passa contrat de mariage le 5 octobre 1669 (gr.Duquet) avec Pierre Nepveu, d'Ars en Ré, diocèse de La Rochelle; mais elle se désista le 13 octobre et épousa à Ste-Famille, I.O.le 27 octobre 1669 Paul Inard dit Provençal.6 enfants.L BONHOMME, Nicolas, né entre 1603 (recens.1666) et 1611 (rec.1667), fils de Nicolas et de Marie Gayon, de S te-Croix de Fécamp (Seine-Inf.), et Catherine Goujet, née de 1612 à 1617, fille de Léonard et de Catherine Dufrançols, de Thury-Harcourt, « demeurant tous deux dans l'habitation de Trois-Rivieres », passèrent, le 2 septembre 1640, sous seing privé, des conventions de mariage qui furent insinuées par Plraube, not à Québec, le 7 Janvier 1641, en présence des parties.L'acte du mariage a disparu.Après 1641, Bonhomme alla se fixer durant quelques années à La Rochelle, d'où il revint vers 1645.Le 12 mai 1646, Il reçoit de M.de Montmagny, 40 arpents de terre sur la Grande-Allée, entre Claude Larchevèque et Pierre Delaunay, concession dont il obtient le titre le 29 mars 1649.Il y possède en 1667 maison, grange et étable, 5 bestiaux et 40 arpents en valeur (recens.: Suite, «Hist.».TV, 65° et Terrier, 155).Vers 1650, autre concession, reçue de M.d'Aille-bout de 20 toises de front sur la grand'route de Québec au Cap Rouge, ayant Mathieu Hubou « au sorouest »; cet emplacement sera aliéné le 12 octobre 1664 (gr.Duquet) à Nicolas Marsolet pour 200 livres218.Le 15 mars 1655, Bonhomme acquiert de Robert Caron 15 toises de front sur la même route, qu'il revend bientôt avec la maison dessus construite de 18 x 15 pieds, à la Fabrique de Québec, pour 515 livres (gr.Audouart 30 Janv.1656).Le 20 Janvier 1666, autre concession, par M.d'Argenson, de 35 arpents, à la rivière St-Charles, entre les héritiers de Claude Larchevèque et Vincent Poirier (Terrier, 155); cette terre sera cédée le 28 février 1672 (gr.Rageot) à Guillaume Fagot.On pourrait citer en outre une concession à Godarville de 3 x 20 arpents, entre Jean Hamel et Gaston Guay (gr.Rageot 23 oct.1674) ; une vente d'Antoine Genty (gr.Rageot 12 nov 1673): etc.Le recensement de 1681 place Nicolas Bonhomme à la Côte St-Michel, entre Ignace Bonhomme et Jacques Gaudry; il déclare 1 vache et 20 arpents en valeur (Suite, « Hist.», V, 84°).Nicolas Bonhomme et Catherine Goujet son épouse, furent Inhumés à Québec: elle, le 9 avril 1679 (Roy, «Cimetières», 81); lui, le 7 août 1683.La succession Bonhomme donna lieu à des procédures que termina la décision suivante du Conseil Souverain: « Les héritires se diviseront la terre laissée conformément aux lots faits par Vincent Poirier et Hubert Simon experts par eux choisis et par égale portion, la rente à prendre sur l'habitation vendue au nommé Fagot» («Jug.Cons.Souv.», III, 344, 799; IV, 104).Enfants: Marie-Madeleine, b Québec (Q) 24 nov 1641; s Q 23 mars 1642.Guillaume, qui suit Ignace, qui suivra, après Guillaume.s.Tanguay a lu: « Bonville » et « Boucher ».Cest là qu'habitera le bourreau de Québec (BRH, 29 (1923) 4). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 433 Marie, b Q 15 fév 1648; m Q 21 juill 1661 (c.Audouart.7 nov 1660) à Jean Nau dit Crespln; donation mutuelle, 4 mars 1689 (gr.Genaple); s .Pierre, b Q 23 avril 1650; s Q 3 janv 1670.Nicolas, qui suivra après Ignace.Catherine, b Q 21 sept 1655; confirmée Q 3 mars 1664; m (c.Becquet, 5 nov 1667) à Jacques Bertheaume; s .II.Bonhomme, Guillaume, Sgr du fief Belalr (ou de la Montagne) et capitaine de Milice à la Côte St-Michel, fils aîné du précédent, naquit en 1643 ou 1644 à La Rochelle (Charente-Inf.), d'après une entrée au Registre des malades de l'Hôtel-Dleu.du 3 août 1695.Il épousa à Québec le 30 octobre 1664 (contrat, Duquet, 12 oct.) Françoise Heuché (elle signe «Euchez>).Le Sr de Belair se fixa à la Côte Ste-Geneviève (ou St-Michel), entre Hubert Simon et Pierre Maufay, où il possédait en 1667 (Suite, « Hist.>, IV, 66») 1 tête de bétail et 8 arpents en valeur; en 1681 (« Ibid », V, 84b) 1 fusil, 1 pistolet, 4 bêtes à cornes et 15 arpents en valeur.A la mort de son père, Guillaume Bonhomme devint acquéreur, au coût de 123 livres, de la terre de la rivière St-Charles, arrentée à Guillaume Fagot (« Jug.Cons.Souv.», III.344); terre qui lui occasionna un interminable procès (1.cit., passim et < Inv.Coll.», n 372'/i).Le 15 février 1707 (gr.La Cetlère).H vendit cette terre à Pierre Racine; mais les litiges continuèrent^ (« Jug.Cons.Souv.», V, 847, 855, 884).Des contestations éclatèrent aussi entre Guillaume Bonhomme et ses co-hc ri tiers (< Jug.Cons.Souv.», II.921, 927; BI, 339.343; gr.Rageot, 23 déc.1685).Ce fut le 24 novembre 1682 qu'il fut gratifié par M.de la Barre du fief de Belair (< Inv.Concess.», III, 223; cf.«Jug.Cons.Souv.», II, 968; V, 804, 953, 967; gr.Genaple, 22 avril 1709), qu'il laissa à ses enfants.A la culture, il joignit la pêche à l'anguille, qu'il pratiqua avec son beau-frère, Jacques Berthiaume.Il avait pris à bail, à cette fin, 2 arpents de terre « au-dessus de la pointe qui regarde la rivière du Cap Rouge, dans la seigneurie de Lauzon» (gr.Filion, 20 juill.1664, cité par J.-E.Roy.« Lauzon », I.145.Cf.c Jug.Cons.Souv.», I, 263).Tenace dans ses revendications, le Sr de Belair devait être aussi d'humeur peu accommodante, témoin sa plainte, pour voies de fait, contre Jean Larchevêque (« Jug.Cons.Souv.», I, 703: 21 nov.1672).Il fit un stage à l'Hôtel-Dleu de Québec du 5 au 12 août 1695 (Reg.des malades).Lui et sa femme furent inhumés à Ste-Foy: elle, le 13 mai 1699: lui, le 14 mars 1710.Son héritage donna Heu à deux ordonnances de l'Intendant, les 22 mars 1708 et 1 juin 1710 (« Ord.Int.», I, 53, 101 ).Enfants: Nicolas, qui suit.Guillaume, b Sillery (S) 13 déc 1667; n'était plus en 1681.Marie-Françoise, b Québec (Q) 16 janv 1669; n'était plus en 1681.Anne, b Q 8 fév 1670; m 1° (c.Genaple, 25 oct 1693) à Jean Minet; 2° Q 8 fév 1706 (c.Genaple, 6 fév) à Nicolas Bailly; s Q 3 juin 1714; Inventaire, 12 janv 1715 et 28 mars 1720 (gr.Dubreuil).Joseph, b S 6 avril 1672; s Baie-St-Paul 23 juill 1715.Marguerite-Françoise, b S 30 janv 1674; n'était plus en 1681.(Marie-)Madeleine, b S 24 juin 1675; vivait en 1681 ; s . 434 ARCHIVES DE QUÉBEC Erançois(-Hubert) -10, b S 4 déc 1677; appelé Guillaume en 1681 (recens.); s'engage aux Pères Jésuites pour les Outaouais, 25 mal 1701 (gr.Adhémar); donation à Charles Debled, 11 Juill 1713 (gr.Dubreuil); m Polnte-aux-Trembles.Q 16 fév 1722 (c.Barbel.8 fév) à Marie-Jeanne Larue; Inventaire.22 avril 1731 (gr.Hiché); s Ste-Foy 7 Juin 1751.76 ans **>.Catherine, b Q 14 mars 1679; n'était plus en 1681.Catherine(-Joseph), b Q 14 Juill 1680; m Ste-Foy (SF) 25 Juin 1704 (c.Genaple.17 Juin) à Sébastien Liénard; s.inventaire, 22 avril 1731 (gr.Hiché).Jean, b Q 31 mars 1682; s'engage à Jérôme Mari i a pour le Détroit, 25 Juin 1707 (gr.Lepallieur) ; s.Agnès, n.m 1° SF 7 fév 1708 (c.Genaple, 26 Janv) à Noel Roulois; 2\" SF 16 oct 1713 (c.Chambalon, 15 oct) à Jean-François Liénard; s.inventaire, 5 fév 1728 (gr.Pinguet).III.Bonhomme, Nicolas, dit Dulac, sgr en partie du fief Belair, fils du précédent fut baptisé à Québec le 25 octobre 1665 et épousa à Château-Richer, le 26 Janvier 1695 (contrat, Jacob, 25 Janvier) Louise fille de Charles Cloutier.Le 16 septembre 1697 (gr.Genaple,), le Sr Dulac recevait une concession des Jésuites, et le 28 août 1710, 4 mois avant sa mort, il aliénait en leur faveur sa part dans la seigneurie de Belair («Inv.Concess.», III, 224).Il demeurait à Ste-Foy, où il fut inhumé le 17 janvier 1711.Une ordonnance de l'Intendant Hocquart homologuait le 16 mai 1730 un partage fait en présence de Messire Le Prévost curé de Ste-Foy, entre les 6 enfants et héritiers Dulac (« Edits et Ord.», II, 511).Enfants: Charles dit Dulac, b Château-Richer (CR) 4 nov 1695; célibataire- demeurant à Ste-Foy, fait donation à Michel Cheneau, puis à Jos.-Charles Carrier, du Cap-Rouge, 21 juin 1769 (gr.Panet); s .Thérèse(-Françolse), b Ste-Foy (SF) 1 mai 1700; m 1\" SF 29 août 1724 (c.Dubreuil, 13 août) à François Lambert veuf Marguerite Pilote; 2° (c.Choret 10 fév 1733) à Pierre Marion; s St-Nicolas, 31 août 1754; inventaire, 7 oct 1754 (gr.Choret).Marie-Agnès, b SF 10 oct 1701; s CR 4 mars 1716.Nicolas, dit du Lac, b SF 30 avril 1703: m v 1741 à Madeleine Chaumard; s.Joseph, dit du Lac.b SF 10 mai 1705; m Longue-Pointe (LP) 7 nov 1740 à Louise Rodrigue; 2° St-Joseph de Beauce (SJ) 1 sept 1765 à M.-Julienne Cloutier; s SJ 25 juill 1778.Louise-Charlotte, b SF 19 mai 1707; s.Marie-Joseph, b SF 5 janv 1709: s.Guillaume, dit du Lac, b SF 30 août 1710; m LP 7 fév 1746 à Thérèse Piton, veuve de Jean-Baptiste Morin; s LP 11 déc 1775.IL Bonhomme, Ignace, Sr de Beaupré, deuxième fils de Nicol;is et de Catherine Goujet, naquit de 1644 (recens.1681) â 1646 et fut confirmé â Québec le 10 août 1659 à 13 ans (reg.confirm.).U se maria deux fois, épousant successlve- 219 Sgr de Belair et lieutenant de milice de la côte St-Mlchel « Inv.concess.», m, 225).220 Autre inventaire, 24 Juill 1764 (gr.Geneste). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 435 ment les deux veuves des frères Gaudry-Bourbonnière: 1° à Québec, 12 janvier 1671 (contrat, Rageot, 14 déc.1670) Agnès Morin, veuve de Nicolas Gaudry, laquelle fut inhumée à Québec le 31 août 1687; 2° probablement à Ste-Foy (contrat, Rageot, 31 juill.1691) Anne Poirier, veuve de Jacques Gaudry.Le Sr de Beaupré posséda d'abord à Ste-Foy la moitié de la terre d'Antoine Martin dit Montpellier, propriété qu'il vendit le 22 février 1668 (gr.Duquet).à Charles Courtois (cf.Scott, « Ste-Foy >, I, 403).Le recensement de 1681 trouve Ignace Bonhomme à la Côte St-Michel (Suite, « Hist.>, V, 84b) entre Marie Auvray, veuve de Jean Hamel, et Nicolas Bonhomme.U possède 1 fusil, 1 cavale, 8 bêtes à cornes et 20 arpents en valeur.Cette concession parait être identique à celle accordée par Jean-Bte Peuvret, sgr de Godarville à Nicolas Bonhomme, le 23 octobre 1674 (gr.Rageot).D'autres terres s'ajoutèrent (cf.Vente par Simon Allain, gr.Duquet, 17 août 1670; Vente par les héritiers d'Ignace Bonhomme, gr.Adhémar, 13 mars 1712 et « Jug.Cons.Souv.», VI, 492).Bonhomme dit Beaupré eut, à plusieurs reprises, maille à partir avec la justice: d'abord au sujet d'Agnès Morin, sa 1ère femme, qui s'était permise de critiquer le gouverneur Frontenac (« Jug.Cons, Souv.>, II, 190, 217, 266, 273, 278); puis, dans un conflit d'Intérêt avec ses co-héritjers (< Ibid.», II.921, 927; III, 343; IV, 104 et gr.Rageot, 23 déc.1685); et aussi avec les héritiers de Jacques Gaudry, époux de sa 2nde femme (< Ibid.», V, passim).Le 31 décembre 1680, U est appelé à déposer au sujet d'un chemin à la Côte Ste-Geneviève («Ibid.», n, 462), et le 6 juin 1708 il est concerné dans une Ordonnance, à titre de tuteur des enfants de Jean-Bte Leduc, époux d'Angélique.Gaudry (« Ord.Int.», I, 59).Anne Poirier, sa seconde femme, fut Inhumée à Ste-Foy le 1er février 1704.L'inventaire des biens suivit le 26 mars (gr.La Cetière).Lui-même fut inhumé, aussi à Ste-Foy, le 22 avril 1711.Enfants: Du premier lit: Marie (-Catherine), b Québec (Q) 24 nov 1671; m (c.Chambalon, 29 mars 1693) à Louis Moreau, fermier, demeure à Québec, rue St-Louis, 1716 (recens.éd.Beaudet, no 50); s Ste-Foy (SF) 15 juill 1747; inventaire, 26 juill 1747 (gr.Pinguet).Anne(-Félicité), b Q 8 oct 1673; m 1° (c.Roger, 18 mars 1697) à Louis Lefebvre-Angers; 2° Pointe-aux-Trembles, Q (PT) 20 janv 1702 (c.Rageot, 18 Janv) à Etienne Hayot; s PT 8 fév 1757.Anne-Agnès, b Q 21 juin 1675; m (c.Roger, 20 janv 1697) à Pierre Dion (Guyon); d 17 et s Lorette 18 août 1703.Marie(-CBtherine), b Q 13 juin 1677; m 1° (c.Chambalon, 23 oct 1695) à François Provost; 2\" SF 12 fév 1714 (c.Dubreuil.11 fév) à Pierre Fortin-Paris; s.Ignace, b Q 18 oct 1678; vivait en 1681; s .Jean, b Q 26 oct 1680; s SF 27 déc 1702.(Charles-)Ignace, b Q 29 sept 1682; m Montréal 9 nov 1705 à Thérèse Goulet; s Terrebonne, 14 mars 1755.Noël, dit Beaupré, arpenteur, b Q 13 nov 1684; m Lorette (L) 2 mai 1709 (c.La Cetière, 16 avril) à Félicité Hamel; s L 29 mai 1755.Marie-Madeleine, b Q 29 oct 1685; m SF 10 nov 1710 (c.Rivet, 9 nov) à Joseph Morache; s . 436 ARCHIVES DE QUÉBEC Du second lit: Geneviève-Anne, b Q H mars 1693; s SF 20 déc 1702.Marie-Madeleine, b Q 8 fév 1695; s .Charles, n.s'engage pour le Détroit, 8 sept 1721 (gr.David); m Détroit 10 juin 1724 à Thérèse Aguenier; s.U.Bonhomme, Nicolas, frère puîné du précédent, fut baptisé à Québec le 5 février 1653.Il épousa à Québec le 14 Janvier 1676 (contrat, Becquet, 12 Juin 1675) Marie-Thérèse Levasseur, fille de Jean Levasseur, huissier au Conseil Souverain.Par le contrat sus-mentionné, ce dernier avantageait le futur d'une terre de 3 x 20 arpents entre Gaston Guay et Jean Hamel, acquise d'Antoine Genty et concédée à celui-ci par J.-Bte Peuvret, le 23 Juin 1669 (gr.Rageot).Le 27 mai 1677 (gr.Rageot), notre homme échangeait cette terre contre celle, d'égale dimension, de son voisin Jean Hamel.C'est là, dans la seigneurie de Godarvllle, que réside, en 1681, Nicolas Bonhomme, entre Jacques Voyer et Nicolas Vallin.Il déclare: 1 fusil, 6 bêtes à cornes et 20 arpents en valeur (Suite.«Hist.», V.58»).11 eut contestation avec ses frères (voir leurs noms), quant à la succession paternelle.Cet agriculteur et sa femme furent inhumés à Lorette: lui, le 17 mars 171U »* inventaire, 7 février 1713 (gr.Dubreuil); \u2014 elle, le 26 mars 1731.Elle avait fait donation à son fils, Ignace, le 20 Juillet 1713 (gr.Chambalon).Enfants: Marie, b Lorette (L) 31 oct 1677; n'était plus en 1681.Nicolas, n 1679 (2 ans en 1681); m 1° L 11 août 1705 (c.La Cetière.2 août) à Thérèse Voyer; 2° Québec (Q) 19 sept 1712 (c.La Cetière, 10 sept) à Catherine Jorian; s .inventaire, 13 août 1715 (gr.Rivet).Ignace, bL 25 août 1681; m Ste-Foy 27 Janv 1713 (c.Dubreuil, 30 déc 1712) à Madeleine Moreau 221; s .; inventaire, 16 Juin 1755 (gr.Geneste).(Jeanne-)Catherine, b L 10 fév 1685; m L 18 fév 1706 (c.Chambalon, 7 fév) à Mathurin Meunier; s L 29 Janv 1749.Thérèse, n.m L 18 nov 1709 (c.La Cetière, 7 oct) à Michel Moisan; sL 1 déc 1751.(Charles-)Joseph, b L 4 mars 1690; voyageur, s'engage pour aller au Détroit, 8 sept 1721 (gr.David); s.Félicité, b L 15 nov 1693; m L 6 août 1714 (c.Dubreuil, 2 août) à Etienne Moisan; s L 16 janv 1741; inventaire, 24 juin 1750 (gr.Geneste).Michel, b Q 27 fév 1696; m L 13 Janv 1720 (c.Dubreuil, 26 déc 1719) à M.-Louise Routier; s Q 21 Juin 1728; inventaire, 4 oct 1732 (gr.Barolet).Marguerite, b L 21 déc 1697; m L 7 Janv 1720 (c.Dubreuil, 26 déc 1719) à Joseph Meunier; s.Marie-Anne, b L 16 mars 1700; s.Achète les droits successifs de sa sœur Félicité, 21 juin 1719 (gr.La NOS ANCETRES AU XVII\" SIÈCLE 437 Jeanne(-Marguerite), b L 9 juin 1702; m (c.Dubreuil, 26 déc 1722) à Jean-Baptiste Morin, f de Pierre et M.-Madeleine de Lespinay; s.inventaire, 17 avril 1752 (gr.Geneste).Pierre, b L 19 août 1705; s.BONIN222, André dit Bellisle, meunier, naquit vers 1658 à la Flotte, Ile de Ré (Charente-Inf.), du mariage de Pierre, meunier, qui n'était plus en 1687, et de Françoise Véron.Il épousa 1° à Trois-Rivières, le 10 novembre 1688 (contrat, Ameau, 18 juillet 1689) Marie Laubié (ou Loubier), veuve en 1ères noces de Simon Enard et en 2ndes de François Huquerre; 2° à St-François-du-Lac le 26 octobre 1705 Angélique Pinard, veuve de Jean Niquet.U avait, un mois plus tût, passé un contrat de mariage (annulé), le 26 septembre (gr.La Cetière) avec Françoise Pinguet, veuve de François Cadrin.Le meunier Bonin aurait passé un marché de maçonne avec Timothée Roussel, chirurgien de Québec, le 2 décembre 1687 (gr.Rageot).En 1688, il habite Trois-Rivières; le 7 mars 1691 (gr.Maugue) Il prend à bail la ferme de Michel Berthelot du Vau, à la Pointe-aux-Trembles de Montréal; en 1709 (plan de Catalogne) il est établi à St-François-du-Lac, à droite de la rivière, près de Jean Harel (cf.Charland, « Hist.de St-François-du-Lac », 70) ; enfin il prend une concession à St-Ours, le 8 janvier 1709 (acte d'Abel Michon, au greffe Lepallieur).C'est peut-être cette concession que André < Bounln », farinicr de St-Ours, vendit à Pierre Bell et.le 17 novembre 1711 (acte sspr, déposé gr Lepallieur, 24 juill.1712).André Bonin et Angélique Pinard, sa femme, soutinrent un long procès pour maintenir leurs droits dans la succession Pinard (cf.< Jug.Cons.Souv.», VI, 67, etc.et « Inv.Coll.», no 501).Il n'était plus le 18 mars 1715 (< Jug.C.Souv.», VI.933), ayant eu du Second lib Marie-Anne, n.m St-François-du-Lac 2 mal 1729 (c.Delafosse, 5 juill 1729) à Louis Chapdelalne; s .sans enfant.Antoinette, n.m Sorel (S) 5 fév 1731 (c.Delafosse, 3 fév) à Ange Ossant; s .Augustin, b S 4 et s 22 mars 1712.André, b S 16 fév et s 30 mai 1714.BONIN22», Nicolas, dit St-Martin.né en 1655 (recens.1681), de Louis Bonin et de Marie Josneau, de St-Martin-de-Ré (Charente-Inf.), épousa à Contrecœur le 8 janvier 1685 (c.Ménard, 19 nov.1684) Marie-Marthe Emery dit Coderre.Il habitait Contrecœur dès 1681, alors qu'il y possédait 1 fusil et 2 arpents en valeur (Suite, «Hist.».V, 73\").De 1690 à 1699, il est à Boucherville, où il prend à bail le 1er mai 1690 (gr.Moreau) une terre, pour la moitié des produits, de Lambert Boucher, Sr de Grandpré, et le 13 avril 1694 (< id.») une autre terre sise à la Grande-Ile dite St-Joseph, d'Ignace Boucher, Sr de Grosbols.Il consent une vente le 23 janvier 1713 (gr.Adhémar) à Nicolas Jouan, et un bail à ferme le 15 avril 1715 222 Variantes) Bonin, Bonnain, Bonain, Bounin, etc.\u2014 Etymologic.Diminutif de bon.223 Variantes) Bounin, Bonain, etc. 438 ARCHIVES DE QUEBEC (gr.Tétro) d'une terre au fief de la Corne de 10 arpents de front par 2 lieues de profondeur à Marie-Anne Favreau, veuve Emery, sa belle-mère.Le même jour (« id.>) il faisait à celle-ci cession de droits successifs, et le 1er mai suivant (< td.>) il achetait un banc dans l'église de Contrecoeur.La sépulture de Nicolas Bonln eut lieu à St-Ours le 6 juillet 1721.Enfants: Marie-Madeleine, b Contrecœur (C) 21 juin 1687; s Montréal 14 juill 1708.Angélique, b Boucherville (B) 10 avril 1692; m (c.Senet, 6 oct 1710) à Mathieu Coi toux, veuf d'Anne Richard; s___ Nicolas, b B 23 mal 1694; voyageur au Détroit, s'engage à Jacques Charbonnier.30 avril 1715 (gr.Adhémar); capitaine de milice de la seigneurie de Dautray (1762); m St-Ours (SO) 24 oct 1718 (c.Tailhandier.18 oct) à Catherine Glard; s.Antoine, b B 9 nov 1696; m (c.ssp.déposé Loiseau.5 avril 1731) à Françoise-Catherine Volant f.de Jean-François et Délie Marguerite Godefroy; s C 21 nov 1757.Joseph (-Jean), b B 12 janv 1699; habitant de Dautray, puis de Contrecoeur, ml\" (c.Tailhandier, 9 janv 1730) à Marie-Anne Guertin, f.de Paul et Madeleine Plouffe; 2° (c.Monmerqué, 14 avril 1736) à M.-Charlotte Meunier dit Lapierre, f.Pierre et Denise Daunay; s St-Antoine de Chambly, av 1767.Pierre, b C 23 avril 1705; m (c.ssp 22 oct 1731, déposé Adhémar, 21 janv 1732) à Marie-Madeleine Laporte dit Labonté, f.de Jacques et Madeleine Pavlot; s.Marguerite, n.assiste au c.mar.de Nicolas, son frère; m v 1731 à Jean-Baptiste Circé dit St-Michel; s.Louis, n.habitant de Chambly, m (c.ssp 31 Janv 1733, déposé Monmerqué, 10 mars) à Marguerite Guertin, f.Paul et M.-Madeleine Plouffe; s Lanorale, 29 juin 1761.BONIN, Marie, née en 1637 (recens.1667 et 1681) ou 1638 (rec.1666) au diocèse de La Rochelle (reg.confirm.), épousa 1° Pierre Chalut (ou Chaleut) vers 1656, et probablement au Canada, car celui-ci était à Québec en janvier 1656 (gr.Audouart); 2° à Québec le 25 octobre 1677 (gr.Becquet.24 oct.) Charles Palatin (ou Païen tin) dit Lapointe, veuf de Jeanne Bossier.Marie Bonln fut confirmée à Québec le 24 février 1660.10 enfants du premier lit BONIN 22*.Nicole (signe: «Nlcol bounln»), née en 1645 (recens.) ou 1646 (sép.), fille d'Emery Bonln, éc, Sr de Navlgny (ou Marlgny), et de feu Délie Catherine de Carmiguiel, de St-Denls (St-Denis-les-Rebals, Seine-et-Marne), au diocèse de Meaux, épouse à Batiscan le 19 octobre 1671 (contrat Becquet 17 oct) Damien Quatresous.Dans son contrat de mariage elle apporte 500 livres de dot et 100 livres, don de Sa Majesté.Nicole Bonln fut Inhumée à Batiscan le 25 août 1711.7 enfants., BONNEAU, Joseph, dit La Bécasse, (il signe), maçon, né en 1649 (recens.1667 et 1681) ou 1651 (sép.), était fils de Pierre Bonneau, qui n'était plus en 1670.et de Marie Lambert, du bourg de Vernou (Vernoux-sur-Boutonne, Deux-Sèvres), paroisse St-Joseph, au diocèse de Poitiers (ou de Maillezais).En 1667, 11 est domestique chez Noël Jérémie, à la côte St-Ignace (recens: Suite « Hist.», IV, 67»).224 Variantes: Bonnin, Bosnln, de Bonln. NOS ANCETRES AU XVII\" SIÈCLE 439 Son engagement terminé, U achète diverses propriétés; 1° le 18 octobre 1670 (gr.Vachon) de Pierre Lelac, 3 arpents de front à Argentenay (St-François, I.O.) entre Louis Gabouri et René Emond, au prix de 150 livres; 2° à une date indéterminée, de Maurice Arrivée, autre terre de 3 arpents, même seigneurie, entre Paul Inard et François Colombon, qu'il revend à Grégoire Grondin le 22 février 1673 (gr.Vachon) pour 24 minots de blé français; 3° le 25 octobre 1686 (gr.Duquet) une concession de 6 arpents au même lieu, obtenue de l'Hôtel-Dieu, sise entre Pierre Auffray et René Emond; les 3 arpents tenant à René Emond sont aliénés à Robert Emond le 19 septembre 1689 (gr.Genaple,) pour 15 livres: et les 3 arpents vers Louis Auffray, sont vendus à Nicolas Vérieul, le 11 octobre suivant, 25 livres ().Outre ces terres à St-François, le Sr La Bécasse acquit de Jean Soulard, à la haute-ville de Québec, rue Ste-Anne, un emplacement garni de 2 petites maisons, au coût de 30 livres de rente (gr.Genaple, 23 mal 1686).Le recensement de 1681 mentionne Joseph Bonneau à l'Ile d'Orléans, entre Esprit Carbonneau et Alexandre Bolssard, riche de 3 bêtes à cornes et de 7 arpents en valeur (Suite, « Hist.», V 87°).Le plan Villeneuve (1689) attribue 2 terres à notre colon: celle susmentionnée (nos 24 et 26) où il n'y a qu'une grange; et une autre entre Vérieul et Auffray (nos 15 et 16) où se dressent maison et grange.Il faudrait mentionner, au sujet du Sr La Bécasse, des engagements et marchés, concernant son métier, sans doute, (gr.Becquet, 14 nov.1670; Vachon, 14 mars 1679: Rageot, 18 oct.1682; 2 et 27 oct.1684; Genaple.3 fév.1685).Il s'était marié 2 fois: 1\" à Ste-Famille, le 16 septembre 1670 (contrat, Becquet, 31 août) à Marie-Anne Lelong, décédée le 13 et Inhumée à St-François le 14 février 1684; dont inventaire le 5 mars suivant (gr.Vachon); 2° à St-François.le 11 avril 1684 (contrat.Duquet, 10 avril) à Madeleine Duchesne.U fut Inhumé à St-François le 30 novembre 1701 et sa veuve convola à Ste-Famille le 3 novembre 1705 avec Nicolas Vérieul, veuf de Marie-Anne Mesny.Le 7 février 1716 (gr.Chambalon), Marie-Madeleine Duchesne, veuve Joseph Bonneau, épouse actuelle de Nicolas Vérieul, et Jean Bonneau, son fils, faisaient donation à Augustin Bonneau, leur fils et frère.Enfants: Du premier lib Pierre, b Ste-Famille (SF) 15 août 1671; vivait en 1681; s .Joseph, b SF 3 juill 1673; m SF 5 mars 1696 (c.Catrin, 5 mars, déposé, Chambalon, 19 nov.1704) à Anne-Françoise Bissonnet; s St-Michel, 4 janv 1703.Marie (-Jeanne), n 1675 (6 ans en 1681); m (c.Chambalon, 11 oct 1695) avec Jean Vigny, de la Baie St-Paul, f de feu Jacques, laboureur du bourg d'Ebréon (Char.) en Angoumois et de feu Marie Bellande; veuve, elle fait donation au Séminaire, 6 nov 1697; s.Anne, b SF 27 déc 1678; vivait en 1681; s.Antoine, n 1680; s St-Mlchel 18 déc 1702 (22 ans).Anne, b St-François, I.O.(SFrs) 26 oct 1682; s .Du second 11b Jean, n 4 et b SFrs 7 oct 1685; m 1° SFrs 28 nov 1708 à Elisabeth Gagné; 2° Québec 23 mal 1717 (c.Rageot, 23 mai) à M.-Charlotte Labadie; s Q 23 mars 1725; inventaire, 26 mars 1725 (gr.Rageot). 440 ARCHIVES DE QUÉBEC Brigitte, b SFrs 27 déc 1687; s SFrs 11 janv 1688.Augustin, b SFrs 22 juin 1689; m Q 12 juin 1713 (c.Chambalon, 11 juin) à Geneviève Gagné; s SFrs 1 mars 1754.Dominique, b SFrs 18 oct 1691; m Q 3 juill 1716 (c.Rivet, 23 juill) à Françoise-Agnès Glngras, veuve François Jérémie dit Lamontagne; s Be-aux-Coudres 27 juill 1755.Jacques, b SFrs 10 janv 1694; m 1° Baie-St-Paul (BSP) 19 avril 1723 à Louise Bouchard; 2\" Petite-Rivière 2 oct 1736 à M.-Catherine Laforest; s BSP 12 janv 1748.Madeleine, n 1697; m Q 25 juin 1715 (c.Verreau, 14 juill) à Louis Tremblay; s Ecoulements 13 déc 1777.Basile, b SFrs 18 déc 1699; m Beauport 1 oct 1727 (c.Louet, 1 oct) à M.-Madeleine Parent, veuve Vincent Vachon; s Hôpital Gén.Montréal, 23 mal 1778.Jérôme (posthume), b SFrs 7 fév 1702; s SFrs 21 janv 1703.(A suivre) INDEX A Abrantes, Mme D', 138.Acaron.M.11.31.Aché.M.d', 3, 11.Acosta, M.B.M., d', 25.28, 29, 32, 37, 49.Alexandre.M.D., 6, 12, 18.34, 35, 36.38, 40, 50.Allan, Mme, 178.Ampuls de Saint-Véran, Mme d', 12.Angers, Jean-Bte.342, 353, 354.Argua.V, le Journal, 91.Aubigny.M.d', 10.11, 15.Aubry, Pierre, 21.42.Augustin, le Frère, 165.B Baby, W., 108.Badglet, M., 158.Balsat, M.-Madeieine.388.Banchereau, M., 43.45.48.51.Banquet.M., 6, 8, 17, 19, 21 à 24, 33.34, 35, 37.43.44.48, 49, 51.Barolet, Claude [N.P.], 378.Barrai, M., 43, 46, 48, 50.Barrette, Jean, 386.Barrière .\u2014 Voir Basterot de la Barrière.Basterot de La Barrière.M.4, 10.13.Baublé, M., 7.Bauffremont, M.de, 3, 15, 30, 31, 32, 33.Bavlgnon, M.de, 131.Beaudln, l'Amiral, 118.Beauharnoia.le navire, 28.Beaujeu, l'abbé de, 23.Bédard, l'Hon.Elzéar, 75, 79.Belliqueux, le vaisseau, 3, 11.Bénaquiae.la frégate, 5, 31.Benolt-Llvernols, Elisabeth, 406.Bercy, M.de, 7.Berny, M.de, 23.Berry, le régiment, 15.Beuvront d'Harcour, Mlle de.5, 9, 11, 12, 14, 15, 17.18, 20, 30, 31.34, 36.37, 46.48, 49, 51, 52.Blchot, M., 91.Bigot, l'Intendant François, 4, 5, 7 à 10, 12, 14, 15, 17, 19, 23, 28, 37, 40, 47.Bissot, la famille, 383 à 386.Bissot, Angélique, 386.Bissot.Catherine, 384.Bissot, Charles-Frs.384.Bissot, Charlotte, 386.Bissot, Claire-Charlotte, 385.Bissot, Claire-Françoise, 384.Bissot de la Rivière, François, 383.Bissot, François-Joseph, 384, Bissot, François-Marie, 385.Bissot, Geneviève, 384.Bissot.Guillaume, 384.Bissot, Jean-Bte, 384.Bissot, Jean-Frs, 384.Bissot, Jeanne, 384.Bissot, Louise, 384, 386.Bissot, Louise-Claire, 386.Bissot, Marguerite-Catherine, 385.Bissot.Marie, 384.Bissot, Marie-Catherine, 385.Bissot, Marie-Charlotte, 384, 386.Bissot, Marie-Louise, 385.Bissot, Michel, 385.Bitouset, Jeanne, 386.Biville, Catherine, 387.Blville dit Le Picard, François, 386.Biville.Frs-Joseph, 387.Biville.Jean, 387.Bizard, Jacques, 387, 388.Bizard, Jean-Louis, 388.Bizard, Jeanne-Hélène, 388.Bizard, Louise, 387.Bizard, Louis-Hector, 388.Bizard, Marie-Madeleine, 388.Bizarre, le vaisseau, 50.Bizelon, Françoise, 388.Bizet, Jeanne, 388.Bizeux dit Larose-St-Jean, Jean, 388.Bizeux, Jean-Bte, 389.Bizeux, Jeanne, 389.Bizeux, Marguerite, 389.Bizeux, Marie-Charlotte.389.Bizeux, Marie-Louise, 389.Blainvillain, Anne, 389.Blanchard.Mme, 79.Blanche, M., 41.Biais, la famille, 389 à 391.Biais, Alexis, 390.Biais, Anne, 390.Biais, Antoine.390.Biais, Augustin, 391.Biais, François, 390.Biais, Françoise, 391.1] 442 ARCHIVES DE QUÉBEC Biais, Gabriel, 390.Biais.Jacques, 390.Biais, Jean, 390.Biais.[ean-Bte, 391.Biais.Joseph, 390.Biais, Joseph-Marie, 391.Biais, Louis, 391.Biais, Louis-Charles, 390.Biais, Marguerite, 390.Biais, Marie-Anne, 390, 391.Biais, Marie-Françoise, 391.Biais, Marie-Joseph-Nathalie, 391.\u2022 Biais, Martin.390.Biais, Michel.391.Biais, Pierre, 389.390, 391.Biaise, Joseph, 392.Biaise, Marguerite, 392.Biaise.Nicolas, 392.Biaise des Bergères, Raymond, 387, 391.Blanchard, Guette, 392.Blanchard, Marie, 393.Blanchet, la famille, 393 à 396.Blanchet, Angélique, 394.Blanchet, Charles, 395.Blanchet, Françoise, 394.Blanchet, Guillaume, 393.Blanchet, Hélène, 395.Blanchet, Jacques, 394, Blanchet, Jean, 394.Blanchet, Jean-Bte, 396.Blanchet, Jeanne-Judith, 395.Blanchet, Joseph, 394, 395.Blanchet, Louis, 394.395.Blanchet, Louise-Ursule, 395.Blanchet, Marie-Anne, 395.Blanchet.Marie-Claire, 395.Blanchet, Marie-Françoise, 396.Blanchet, Marie-Madeleine, 393.Blanchet, Marien, 396.Blanchet, Marie-Simone, 396.Blanchet, Marthe, 395.Blanchet, Noël, 395.Blanchet dit Laforest, Pierre, 396.Blanchet, Pierre, 393, 395, 396.Blanchet, Pierre-Alphonse, 393.Blanchet, René, 395.Blanchon, la famille, 396 à 398.Blanchon, Catherine, 398.Blanchon, Charles, 397.Blanchon, Elisabeth, 397.Blanchon, Etienne, 396.397, 398.Blanchon, François, 397.-% ., Blanchon, Louise, 397.Blanchon, Marie-Anne, 397.Blanchon, Marie-Charlotte, 398.Blanchon, Marie-Françoise, 398.Blanchon, Suzanne, 398.Blanquet dit La Fougère, Adrien, 398.Blanquet, Marie, 399.Blénler, Basile, 400.Blénler dit Jary, Bernard, 399.Blénler, Etienne, 400.Blénier, François, 400.' Blénler, Jacques, 400.Blénier, Jean-Bte.399.Blénier, Marie-Anne, 400.Blénier, Marie-Charlotte, 399.Blénier, Paul, 399.Blénier.Pierre, 399.Blénier, Suzanne, 400.Blcury.M.de.66, 67.Blols, Jsan, 401.Blols, Jeanne-Marguerite, 401.Blois de Sorvigny, Julien, 400.Blols, Julien.401.Blols.Marguerite-Charlotte, 401.oi oncle au, la famille, 401 à 406.Blondeau, Catherine-Apolline.404.Blondeau, François, 401.Blondeau, Jean-Bte, 405.Blondeau, Jean-Marie, 405.Blondeau, Jeanne, 405.Blondeau dit Lafranchise, Joseph, 402.Blondeau, Joseph, 405.Blondeau, Louis-Charles, 405.Blondeau dit Duparc, Louis-François, 403.Blondeau, Marie-Catherine, 402.Blondeau, Marie-Danielle, 404.Blondeau, Marie-Louise, 403.Blondeau, Marie-Madeleine, 404.Blondeau, Marie-Marguerite, 403, 405.Blondeau, Mathurin, 402.Blondeau dit Verbois, Maurice, 403.Blondeau, Maurice, 404.Blondeau, Pierre, 403.Blondeau, Suzanne, 404.Blondeau, Thomas, 402, 405.Blot, la famille, 406 à 408.Blot, Catherine, 407.Blot, Etienne, 407.Blot, François, 406, 407.Blot, Jacques, 407.Blot, Jean-Bte, 407.Blot, Laurent, 407.Blot, M., 353.Blot, Marie-Elisabeth, 407.Blot, Marie-Jeanne, 407.Blot, Marie-Joseph, 407.Blouf.François.408.Blouf, Jean, 408.Blouf, Jeanne, 409.Blouf, Louis, 408.Blouf, Marie, 409.Blouf, Marie-Geneviève, 408.Blouf, Marie-Jeanne, 409.Blouf, Marie-Madeleine, 408.Blouf, Pierre, 409.Blouin, Anne, 410. INDEX 443 Blouin, Catherine.410.Blouin dit Laviolette, Emery, 409.Blouin, Françoise, 410.Blouin, Gabriel, 410.Blouin, Geneviève, 410.Blouin, Jacques, 410.Blouin, Jean, 409.Jlouin.Marguerite, 410.Blouin, Marie-Françoise, 409.Blouin, Marie-Madeleine, 410.Blouin, Paul, 410.Bluche dit La Serre, Bertrand, 410.Bluche, Françoise-Antoinette, 410.Bluche, Geneviève, 411.Bluche.Hélène-Marguerite, 410.Bluche, Marie-Angélique, 411.Bluche, Marie-Euphrosine, 411.bluche, Marie-Joseph, 411.Bluteau, la famille, 411.Bluteau, Etienne, 412.Bluteau, Jacques, 411, Bluteau, Jean, 412.Bluteau, Louis, 412.Bochart Champigny, l'intendant, 337.Boda, Geneviève, 412.Boda, Marie, 412.Boda, Marie-Madeleine, 412.Boda dit La Seigneurie, Pierre, 412.Boette, Marie, 412.Bollard, la famille, 413.Boilard, Claude.413.Boilard.Jean, 413.Bollard, Jean-Bte, 413.Boilard, Jean-François, 413.Boilard, Jeanne, 413.Boilard.Joseph, 413.Boilard, Marie-Anne, 413.Boilard, Mathurin, 414.Boileau, Marguerite, 414.Bolleau, Marie, 414.Boineau, Catherine-Angélique, 415.Boineau, Marie-Louise, 415.Boineau dit Lachaume, Raymond, 414.Bolret, l'abbé Urbain, 378.Bolry, la famille, 415, 416.Bolry dit Lavergne, Jean, 415.Boiry, Marie, 415.Bolry, Marie-Françoise, 416.Bolry, Marie-Hélène, 416.Boiry.Marie-Thérèse, 416.Bois de La Mothe, M., 7.15, 20, 30, 31, 32.33.39, 40.50.51, 52.Bolsdon, Louise, 416.Boisdon, Marie, 416.Boismé.la famille, 416 à 418.Boismé, Catherine-Angélique, 417, 418.Boismé, Charles, 417.Boismé, Elisabeth, 417.Boismé, Jean, 416,417.Boismé, Jean-Charles, 418.Boismé, Marguerite, 417.Boismé, Marie-Anne, 418.Boismé, Marie-Charlotte, 418.Boismé, Marie-Madeleine, 417.Boismé, Michel, 418.Boismé, Pierre, 417.Boismé.Pierre-Louis, 418.Boisseau, la famille, 418 à 420.Boisseau, Angélique, 419.Boisseau, Antoine, 419.Boisseau, Bernard, 419.Boisseau, Jacques, 419.Boisseau, Jean-Bte.419.Boisseau, Louis, 419.Boisseau, Marie-Anne, 420.Boisseau, Marie-Madeleine, 419.Boisseau.Pierre.418, 419.Boisseau.Vincent, 419.Boissel, la famille, 420 à 424.Boissel, Alexandre.424.Boissel, Antoine-Marie, 423.Boissel, Charles, 424.Boissel, Claude, 422, 423.Boissel, Elisabeth, 424.Boissel, Françoise.422, 424.Boissel, Gilles, 423.Boissel, Guillaume, 421.Boissel, Jacques, 420, 421.Boissel, Jean-Bte, 423.424.Boissel, Jeanne, 421.Boissel, Joseph, 422.Boissel, Louis, 422, 424.Boissel, Marguerite, 421, 423.Boissel.Marie.424.Boissel, Marie-Joseph, 424.Boissel, Marie-Louise.423.Boissel, Marie-Madeleine, 421.Boissel, Marthe, 423.Boissel.Michel, 423.Boissel, Nicolas.421.Boissel, Noël, 421.Boissel, Pierre-Noël.422.Boissonneau, la famille, 424, 425.Boissonneau, Elisabeth, 425.Boissonneau.Jean, 425.Boissonneau, Jean-Marie, 425.Boissonneau.Jean-Pierre, 425.Boissonneau, Nicolas, 425.Boissonneau, Philippe, 425.Boissonneau dit Saintonge, Vincent, 424.Boissy, la famille, 425, 426.Boissy, Antoinette, 426.Boissy, Jean-Bte, 426.Boissy, Jeanne, 426.Boissy dit La Grillade, Julien, 425.Boissy, Julien.426.Boissy, Nicolas, 426.Boissy, René.426. 444 ARCHIVES DE QUÉBEC Boissy, Sébastien-Louis, 426.Boivin.la famille, 426 à 429.Boivin, Alexis, 428.Boivin, Angélique, 428.Boivin, Augustin, 428.Boivin, Catherine-Madeleine, 426.Boivin.Charles, 428.Boivin, Charlotte.427.Boivin, Etienne, 428.Boivin, François, 428.Boivin, Guillaume, 428.Boivin dit Panse, Jacques, 426.Boivin, Jean, 428.Boivin, Jeanne-Catherine, 427.Boivin, Marie, 428.Boivin, Michel.427.Boivin, Pierre, 427, 428.Bolduc.la famille, 429, 430.Bolduc, Elisabeth.429.Bolduc, Jacques, 429.Bolduc, Jean, 430.Bolduc, Josicph, 430.Bolduc, Louis, 429.430.Bolduc, Louise, 430.Bolduc, Marie-Anne, 429, 430.Bolduc, Marie-Ursule, 430.Bolduc, Paul, 430.Bolduc, Pierre.430.Bolduc, Prisque, 430.Bolduc, René, 430.Bolper, Marie-Louise, 430.Bon, Catherine, 431.Bon, Gertrude, 431.Bon, Jacques, 432.Bon, Jean, 431.Bon, Madeleine, 431.Bon, Marie-Françoise, 431.Bon dit La Combe, Pierre, 431.Bon, Suzanne, 432.Bonheur, Marie, 432.Bonhomme, la famille, 432 à 437.Bonhomme, Agnès, 434.Bonhomme, Anne, 433.Bonhomme, Anne-Agnès, 435.Bonhomme, Anne-Félicité, 435.Bonhomme, Catherine, 433, 434.Bonhomme, Charles, 434.Bonhomme, Charles-Ignace, 435.Bonhomme, Charles-Joseph, 436.Bonhomme, Félicité, 436.Bonhomme, François-Hubert, 434.Bonhomme, Geneviève-Anne, 436.Bonhomme, Guillaume, 433, 434.Bonhomme, Ignace, 434, 436.Bonhomme, Jean, 434.Bonhomme, Jean-Catherine, 436.Bonhomme, Jeanne-Marguerite, 437.Bonhomme, Joseph, 433, 434.Bonhomme, Louise-Charlotte, 434.Bonhomme, Marguerite, 436.Bonhomme, Marie, 433, 436.Bonhomme, Marie-Agnès, 434.Bonhomme, Marie-Anne, 436.Bonhomme, Marie-Catherine, 435.Bonhomme, Marie-Françoise, 433.Bonhomme, Marie-Joseph, 434.Bonhomme, Marie-Madeleine, 435, 436.Bonhomme, Michel, 436.Bonhomme dit Dulac, Nicolas, 434.Bonhomme, Nicolas, 432, 436.Bonhomme, Noël.435.Bonhomme, Pierre, 433.437.Bonhomme, Thérèse, 436.Bonhomme, Thérèse-Françoise, 434.Bonin dit BeUisle, André.437.Bonin, Angélique, 438.Bonin, Antoine, 438.Bonin, Joseph-Jean, 438.Bonin.Louis.438.Bonin, Marguerite, 438.Bonin, Marie, 438.Bonin, Marie-Anne.437.Bonin, Marie-Madeleine, 438.Bonin dit St-Martin.Nicolas, 437.Bonin, Nicolas, 438.Bonin, Nicole, 438.Bonin.Pierre, 438.Bonneau, la famille.438 à 440.Bonneau, Anne, 439.Bonneau, Antoine, 439.Bonneau, Augustin, 440.Bonneau, Basile, 440.Bonneau, Brigitte, 440.Bonneau, Dominique, 440.Bonneau, Jacques, 440.Bonneau, Jean, 439.Bonneau dit La Bécasse, Joseph, 438.Bonneau, Joseph, 439.Bonneau, Madeleine, 440.Bonneau, Marie-Jeanne, 439.Bonneau, Pierre, 439.Bory, M.20.32.Bossange, la famille Hector, 105, 109.111.116, 127, 134.142, 144, 148.150, 164.Boucherville, M.de, 93.Bouchette, M., 89, 102.B oui ton, la motion, 160.Bourassa, Adeline, 172, 174.Bourassa, Augustine, 56, 172, 173, 174, 183.Bourassa, Napoléon, 170, 171, 174, 177, 178.Bourdon, M., 107.Bouron, M., 363.Bourret, la famille, 171, 172, 173, 176, 178.182.Bousquet, M., 107.175, 174, INDEX 445 Boussugues, M., 38, 39.47, 48, 49.52.Bouthlller.Mlle, 178.Bradlsh, le Lieutenant-Gouverneur, 93.Bréard.Mme, 7.Bréard, M., 7.9.13.16, 18, 19, 25.26, 29.37.39.47.Briand, le chanoine, 363.Brisson.M., 21.50, 52.Brown.M.67, 71.Bruneau, Dr.142, 143.Bruneau, Julie (Mme L.-J.Papineau), 55 à 184.Bruneau, Mlle, 157.Bruneau.la famille Philippe.74, 80, 99, 117.128.Bruneau, Pierre (père de Julie), 57.Bruneau, Pierre (frère de Julie), 99, 169, 174.176.Bruneau.Mme [Pierre], 134, 139, 182.Bruneau, l'abbé René-Olivier, 61.Bruneau.Théophile, 61, 65, 68.72, 74, 75, 76, 77.89.90.91, 104, 114, 116, 118, 161.Brunet dit Lestang, Mathieu, 393.Cadet, le sieur, 47.Calllères, le gouverneur de, 338.Cambln dit Larlvière, Laurent, 388.Cambin.Marie.388.Campeau, Catherine, 407.Cantin.C.-E., 303.Capitant, Henri, 187.Capricieuse, la, le navire, 51.Carreau, Marie, 409.Car r cil, Mary Jane, 218.Carron, René-Edouard, 67.Cartier.Geo.-Etienne, 166, 167.Cartier.Henri, 95.Cassé, Marie-Françoise, 398.Castro, M.M.Henriques, 29, 33.34, 35, 37.Catalogue des Vivants, le, 190.Catlin.M.143.Caumont, M., 31.Caussade.M., 19.Cavagnal.M.de.352, 353.354.Célèbre, le vaisseau, 50.51.Chabbert, M.6.8.10.17.19.21, 22, 24, 33.34, 35, 37, 43, 44, 48, 49, 51.Chafault, M.du.10.13.Chamberlan, Simon, 414.Chantacaille, M.40, 44, 46.Chariot.M.25.26.Charon, M., 48.-*=\u2014 Charretier, l'abbé Etienne, 93, 94, 96, 102, 103, 104, 107, 117, 120.Chartier.Pierre.341, 342, 345, 349, 352, 353, 354.355.Chartier de Lotbinière, la famille, 339.Chartier de Lotbinière, Françoise, 337.Chaspoux, Madeleine, 337.Chateauneuf, A., 14\\ Chauffaut, M.du, 29.Cherbonnier, André-Pierre, 389.Cherbonnier, Louis, 389.Cherlot dit Desmoulins, Jeanne, 399.Cherrler, la famille, 67, 71, 74, 75, 77, 79, 98, 99, 103, 106, 107, 133, 134.141.151.152, 157.158, 168, 173, 176, 178, 179, 181.Cheverry, M., 8.Chevreuil, le navire, 37, 38.Chièvre.M.de, 10, 13.Choiseul Praslin, Le comte de, 3, 4, 10, 13,21.Cholois.M.G.-G., 43.47.Clark, Mme.102, 115.Clark, M., 115.Closse, Jeanne-Cécile.387, 392.Cocquereau, l'abbé, 131.Colborne, Sir John, 90, 91, 103.Colin, Anne, 424.Collin, M., 30.Colman, le capitaine, 107.Convent, Anne, 396.Cooke, M., 153.Corning, Erastus.93, 94, 98, 99, 103, 114.122.Cornud, Angelle (Mme D.-B.Papineau), 96, 103, 106, 149, 153, 165.172.Costigan.M.88, 93, 94.95, 96.115.Côte, le sieur de la.349.Côté.M., 102.Couagne.René de, 342, 353, 354.Coulaud, MM.(père et fils), 42, 46.Coullard.Marie, 383.Coursol, Charles-Joseph, 166.Cousinette, la frégate, 31.Cowan, la famille.88 à 96.99.108.115, 118.120.121, 122, 143.Cristie, M., 164.Curtius, M.112.Cuthbert, James, 60.D Dalhousie, Le gouverneur, 65.Damour, Dr, 111.Damours, Marguerite, 338.Dangueuil dit Lamarche, Jacques, 352, 353, 355.Danré de Blanzy, Ls-Claude, N.P.360, 361.363, 364, 365.373, 379. 446 ARCHIVES DE QUÉBEC Daragory, [les frères] I.-M.G S.12, 13, 14, 15, 16, 21, 28, 29.44, 46, 48, 52.Darcy, Mlle, 168.Darvin, M., 15.Daunals, Aimable, 96.David.Le, Le navire.4, 5.8, 9, 35.37.38.Davidson, John.92.99.101 108.109.Davignon.Dr, 88 91, 99.Debartzch.L'hon.P.-D, 60, 68, 75, 77, 79, 135.Delagrave, Ls, 86, 87.88.99, 172.Deligni.M., 85.De Lorimler, F.-X.-Thomas, 95, 96.Denonville, Le gouverneur, 337.Derbeaux, M., 43.Descarreaux, Am b roi se, 218.Deschênes, J.-J.-Arthur, 216.Desrivières, Rodolphe, 89, 90.143.Dessaules, Mme Jean [Rosalie Papineau], 59.63, 69.71.75.86, 87, 88, 93, 96, 104.106, 112.114, 120.124, 125, 129.136, 144.157.167.Dessaulles, Louis, 119, 127, 138, 142.151, 153, 164.165.Dinte ville, 19.Doligny, M.l'abbé, 77.Donégani, Alblna, 148.Donégani.John, 99, 106.119.120, 127.128.137, 142.Doreil.M.5.Dorion, Antoine-Aimé, 157, 166.Doucet, Théodule, 175.Doucet, Mme Théod., 172, 174.176.178.Douteau, Le capitaine, 6, 9, 50.Douveur, M., 45.Douville, Marguerite, 75, 77, 78, 85, 86, 99, 103.114, 123, 124, 125.128.130, 132, 133, 137, 138.144, 146, 153.164, 165, 166, 177, 183.Dowling.La famille, 131.137.Drouilhet, Mme de la Crossière, 4.Dubois, M.353.Dubreuil, M«, 341.Dubreuil, Yves, 359.DuCarreau, Frs.393.Duchesne, Madeleine, 439.Duchesnols, Dr, 93.Du Laurent, M., 342.345.349, 352, 354, 355.Dumas, M., 35, 41, 52, 175.DuMesnil-Rolland, M., 17.Duquesne, M., 14.23, 24.40, 45.51.Durham, Lord, 87, 90, 110, 180.Duroulla, Le capitaine, 38, 40.Du val, Michelle, 431.Duvernay, Ludger, 102.Duvernay, Le journal, 116.Duvernay, Mme, 41, 47.Duversney \u2014 Voir Duvernay.Edeline, Catherine, 410.Edwards, M., 101.Ellice, Edward.87.Ellsworth, Le juge, 108, 125.Enfant-Jésus, Soeur de 1\", 378.Essonville, M.d', 39.Estèbe, M., 6.Eveillé, Le navire, L', 37, 38, 39, 44, 45, 46 à 52.Fabre.E.-R.124, 127.133, 146, 149, 150, 164, 177.Feregeau, MM., 43, 51.Fitch.Mlles, 88, 102, 115.Flagg.M.101.109.Fontaine, Mme Joseph-Louis, 218.Forgues, Catherine-Gertrude, 388.Forsans, M., 117, 123.Fortune, La, le navire, 43, 44, 48.Fortunée, La, frégate, 10.Foubert, Anne, 418.Fournier, Marie, 393.France, M., 42.Galbrun, Marie, 415.Galt, M., 89.Gamelin.Ignace, 341, 342, 345.349, 352, 353.354.355.Gamelin, Mme.69.Gauvin, M.89, 93.Germain, Mlles, 85, 98.Gipps.Sir George, 76.Globensky.F.-E.157, 172, 183.Godbout, R.P.Archange, 382, 383.Goguet.M.-D, 16, 18.19, 21.25, 26.28.29.30, 31, 32.33, 35, 37.43.Gosselln, L'abbé Auguste, 359, 360.Gosford, Lord Archibald Atchison, 87.Goupil, Françoise, 400.Gourbeil dit Tranchemontagne, André.388 Goutter, Bernard, 387.Gradis.La maison [père et fils], 3, 4, 7.9, 10, 19.23.25, 28, 30, 31, 32, 36, 40.Gravet, MM., 5.Greenwood.Jos., 223, 224.Groulnler, Nicolas, 413.Grossejambe, Françoise, 425.Groulx, Le chanoine, 57.Guébriand.M.de, 36.Guérard, Martin.412. INDEX 447 Guertin, M., 107.Gugy, C.-A., 107.?Gulgnard, Julien, 378, 379.Guillcbocuf, M.-Madeleine, 408.Gulmont, Louis, 386.Guiton-Monrepos, Jacques-Joseph, 364, 365.373.379.Guy, Mme, 175.H Harel.Marie-Françoise.396.Harvey, Sir John, 105.Head, Sir Francis, 180.Hèbre de Saint-Clément, M.16, 18.20.26, 27.28, 29.32.44.45.46, 47, 48, 49.50, 51.52.Herald, Le, 96.Héribel, Marie.421.Hermine, L', le navire, 4.Hérouville, M.le comte d-.7, 17.Héry, Charles, 364, 365.373.377.Héfier, Le sieur.26.Hindelong, Charles, 95, 96, 116.Hoch, Mme.133.137.147.Hoguet.M.114.115.116.117, 118.Holborne, L'amiral, 16, 31, 32.Hortence & Compagnie, MM., 34, 42, 46.48.Hubert.Elisabeth, 429.Hué.Marie, 416.Hughes.Mgr [évêque deN.Y.].114.115, 122, 126.129.Huse \u2014 Voir Hugues.Inard dit Provençal, Paul, 432.Indes, La compagnie des, 11, 14.Irumberry de Salaberry, Chs- de, 60, 63.I Jackson, M., 61.Jason, Le, le navire, 4, 6, 8, 9, 35, 36.37, 39.49, 50, 52.Jeannette.La, le navire, 28.etté, Nicolas.352, 353.olin, Jean, 414.oly.M., 124, 125, 132.133.oybert, Louise-Elisabeth de [marquise de Vaudreuil], 337.338, 341, 352, 353 354 Judah, 'La famille Henry.148, 149.150, 173, 174, 176.K Kerr, Hon.James, 67.Kersaint, M., 31.Kimber.La famille ]os-René.60, 61, 63.139.148.La Barrière.M.Basterot de, 4, 10, 13.Labelle, L'abbé Antoine, 223.Labelle, Joseph, 158.Labrie, Dr Jacques, 60, 62, 63.La Caze, M.de, 20, 31.Laccorny, M., 29.La Clue.M.de, 41, 45.La Come, M., 4.Lacoste.M.38, 39, 44, 45.La Couture, M.de, 31.La Férière, M.43.Lafontaine, Sir Louis-Hyppolite, 146.Laforge, La famille, 101, 109, 115, 125, 130, 136, 150.Laframboise, Maurice, 153, 165, 181.Lamotte, M., 110.La Motte, M.de \u2014 Voir Bois de La Mothe.Lampy dit St-Paul.Jean-Bte, 364, 365.Lanaudière, M., 29.Lantagnac, Adhémar, 341, 342, 352.Langlais, Les familles, 213.La Porte.M.de.5.7.8.11, 12, 15, 16.17, 18, 31, 36.41, 48.La Porte, M.de, [fils] 19.Larcher de MacNemara, M., 9.La Rivière, M.de, 4, 6, 7, 8.9, 11, 12.14, 15, 16, 18, 19, 21.22, 23, 28.30, 32.35, 36.37.38.39, 41, 47, 48, 49.La Rivière \u2014 Voir Proux de La Rivière.La Rochefoucauld, Le cardinal de, 12.La Roque, M.de.9.48.La Salle, M.48.La Tour, Jean, 341, 342, 345, 349, 350.352, 353, 354.355.Laval, Mgr Montmorency de, 359.Le Caveller, Mme Toussaint, 107, 133.Laubié.Marie, 437.Lechelle.Jean, 364, 365.373.377.Lebel, Les familles, 214.Leclerc, Marguerite, 400.Lefebvre.Femand, 341, 363, 379.Lefebvre, Jean-Jacques, 339, 360.Lefebvre, Marc-Antoine.34.Lelong, Marie-Anne, 439.Lemaistre, Anne, 399.LeMaistre de Légué, M., 17, 42.Lembert, Mme, 22.Le Mire, Wllfran, 34.LeMoyne.M., 41, 42, 46, 48.Lennox, Mlle.72.173. 448 ARCHIVES DE QUÉBEC Le Pallleur, Michel.312, 345, 349.352.353.354, 355.Leslie, James, 71.LeVasseur, M., 39.Le Verrier, M., 353.Lip ton, Mme, 61.Loclcwood, Mme, 108.Longueval, M.de, 50.Loomes, Mme, 88, 90.118.Lorion, Mathurin.388.Lucas, Yves.393.Luker, M., 17, 22, 24, 26, 28, 40, 44.M MacNemara, M.Larcher de, 9.Mailhot.Azélie, 103.Mailhot, Mlles, 156.Mailhot, M., 77.Marandeau, Jeanne, 413.Marceau, François, 431.Marchand, l'abbé, 363.Marchand, Guy, 350, 352.Mariage, actes de, 254.Mariage, modèles d'actes, 263.Marie-André, Sœur, 378.Marie-Anne, Sœur, 378.Mariette.D\u201e 35, 44, 52.Marot, Sylvie, 359.Massicotte, E.-Z., 339.Masson, Chs.Ant.G Cie, MM., 9.10, 11, 13, 15, 17, 20.21, 23, 24, 27, 28, 30, 33, 44, 45, 51.Masson, l'Hon.Joseph, 60, 103.117.119, 142.144, 149.Mazurier, M.14.21.22, 43, 46.52.McDonald, l'Evêque, 60.McDonald, l'Hon.John-A.163.McGee, Thomas d'Arcy, 166.McKay, John.158, 171, 172, 173, 175.176.McKensie, Dr.67.93, 103.McLeod, M., 130.Merçan dit Lapierre, Pierre, 388.Mercure, le navire, 37, 38, 39, 44 à 51, 52.Michel-dit-Taillon, la famille, 224, 225.Millon, l'abbé, 12.Miré de l'Argenterie, Estienne, 338.Miville-Deschênes, Louis, 216.Molssan, père et fils, MM., 42.43, 45, 48.Montcalm, le Marquis de, 12, 40.Montgolfier, l'abbé Etienne, 360, 361, 363, 364, 365.373, 379.Montigny, A., 84.Montmorquet, M., 183.Moran, Jean, 378.Moras, M.de.4>a 12, 14, 15, 16, 17.18, 20.24, 31, 33, 34, 36, 38, 39, 41, 46, 49.50.Morcy, le Gouverneur, 93.Morin.A.-N., 65.Muyras, M., 26.N Nancrède, M., 86, 110, 114, 118.Napoléon, le code, 188.Nash, Mme.114.116, 118, 120, 121.125.127, 143.Nayrac & Cie.MM.Guillaume, 42.Neilson, l'Hon.John, 82, 102, 104.Nelson, Dr Wolfred, 88, 89, 90, 93.94.98, 99, 107, 111.Nelson, Mlle, 107.Nicholas, François, 96.Norbonne, P.R., 96.O'Callaghan, Dr E.-B., 88, 102, 108, 118.143, 150.O'Reilly, M., 131.Orvilllers, M.D', 3.O'Sullivan, James, 218.Ouellet, Fernand, 57.Ouimet.M.93.Outreleau, M.d', 5, 6, 30.Page, le colonel, 91.99, 104, 108.Pages, M., 40, 52.Paige \u2014 Voir Page Palnchaud, Dr.133.Panchereau, M.,' 45.Panet, l'Hon.juge Philippe, 91.Papineau, Amédée, 56 à 184.Papineau, André, 106.Papineau.Auguste, 136, 181.Papineau, Augustin, 66, 81, 85, 86, 95.99, 133, 151.Papineau, Aurélie, 56, 61, 62.Papineau, Azélie, 64 à 184.Papineau, Benjamin, 67, 132, 133, 155.Papineau, Mme Benjamin, 59, 158, 169, 179.Papineau, Casimir, 136, 153, 154, 155.Papineau, D.-B., 64, 98, 103.141.146.149.Papineau, Ella, 164, 173. Papineau, Emerie, 106, 146, 149, 155, 156, 167, 179.Papineau, Mme Emerie, 165, 176.Papineau, Ernest, 66.Papineau, Ezilda, 62 à 184.Papineau, François, 107.Papineau, Gustave, 63 à 162.Papineau, Lactance, 59 à 155.Papineau, Louis-Joseph, 55 à 184.Papineau, Marie (Marie Westcott), 154, 159.160, 161, 162.163.165.168, 169.175.176.179.180.Papineau.Rosalie.84.85.136.138.Papineau.Toussaint.61, 79, 103.133.Paré.Claire, 411.Parisse, (père et fils), MM.42.Pasquier, Marguerite, 386.Péan.M., 10, 13.Péan.Mme, 4.Peel, Robert.140.Pereira, M., 22.Perler du Bignon, M\u201e 43.Perrault, Louis, 90, 91, 94.98, 99, 102, 104, 106, 127.Perrot.Anne, 389.Petite Suzanne, la, le navire, 28.Petitjean, Mme, 41.Picco, Dr.157.Pinard.Angélique, 437.Plamondon, la famille Louis, 60, 71, 78, 80.142, 151.Plumereau, Louise, 415.Pontbriand, Mgr Henri-Marie Dubreil de, 359 à 380.Porter, la famille James, 61, 87 à 92, 96, 97.99, 100, 101, 104, 106, 107, 109.110, 112 à 116.118, 119.122, 126.130, 134.143, 150, 154, 163.Portier, les frères, 25.\" Pothler, Claude, 416.Pothier, M., 68.Praslin, Le comte de Choiseul, 3, 4, 10.13.21.Préfontalne, M.167.Président Le Berthon, le vaisseau, 6, 8, 9.35, 37, 38.Prévût, M., 38.41.Prince.M.71, 75, 80.Proux de la Rivière, M., 5, 16, 23, 34, 40.47, 51.Provencher, l'Evesque, 68.Providence, la, le navire, 16, 23, 24.Q Quesnel, M.F.-A., 67, 71.79.Qulblier.l'abbé J.-Vlncent.103, 142.449 R Raimbault.Pierre, 341, 342, 345, 349, 352,354, 355.Rankins, Mme, 128.Rasteau, Pierre-J., 17.Rauly.les frères, 20.33, 35, 36, 38.40, 48, 52.Raymond, le comte de, 26.Raymond, M.80, 135.136, 138.Reals.M.de, 47, 52.Regnach, M.4, 6, 10, 13.20.24.27.31.Reinach \u2014 Voir Regnach, Renach, Re-gnak.Renommée, La, le navire, 5, 6, 10, 11, 13, 18, 24, 25, 26.29.30, 33.34.35.37.45.Repentigny, Mme de, 353.Revec \u2014 Voir Revest.Revest.M.de, 20, 30.31, 32, 33.Richard.Anne, 392.Richardson, J., 60.Rigaud de Vaudreuil, Mme La Gorgendière.5, 8, 12, 17, 25.45, 49.Rigaud de Vaudreuil, le gouverneur, 6, 8.11.12.16, 25.30, 49.335 à 353.Rigault, M™ Pierre, 341.Riouffe, M., 10.Roades, M., 107.Robitallle, Ignace, 61, 86, 99.Robitaille, Mme Ignace, 61, 63.Robitaille, Joseph, 99, 123.128, 134.Robuste, le vaisseau, 6, 8.9, 12.15, 16 à 37, 43, 44, 46, 48, 50.51.52.Rochechouart, le baron de, 19.Roebuck.John-Arthur, 108, 112, 140, 151.Roger, Gabriel, 431.Roi, M., 128.146.Rolant dite Gabrielle d'Assonville, Nicole, 402.Rolland, le juge, 67.142.Rose, J., 166.Rostan, M.de.7, 8, 9.17, 37, 38, 39.Rostand, le navire, 41, 44.Roy, Léon, 185, 303.306, 322.Roy, Pierre-Georges, 337, 339.Royer, Elisabeth, 390.Rozier, M., 12, 16 à 28.29, 34, 45, 46.52.Ruis, M.de, 16, 26, 37, 38, 44, 45, 52.S Sacré-Cœur, les Dames du, 147.Saint-Alouarn, M.de, 50.Saint-Castin, M.338.Salaberry \u2014 Voir Irumberry de Sala-berry. 450 ARCHIVES DE QUÉBEC Salles G Cie, MM.27, 35.Salvaye, Louise de, 33S.Salver, M.de, 10.Saulger d'Hérouvllle, Pierre de, 338.Sauvage, le navire, 43.Schlosser, M., 130.Scott, W.-H., 93.Sédilot.Marie, 395.Ségur, le vicomte de, 21.Selby, Dr.61.Selby, Mme, 108.115.Senecal, Denis, 179.Senecal, Mme D., 180.Serreau dit St-Aubin, Jean, 414.Seward, le Gouverneur, 93.Slmonnet, François, 364, 365, 373, 379.Smith, Ney, 116.Solier, M.du.25, 26.Stanley, Lord, 140.Superbe, le vaisseau, 3.5, 6, 11, 12, 13, 16, 18, 23 à 30.33, 34, 35.37.45.Taillefer.M.184.Tanguay, MgrCyprien, 191.Teregeau.MM.(père et fils).49.Ternaux, M., 118.Ternay.M.le chevalier de, 30.Terraud, Mme Vve, 41, 46.Testard de Montigny, Jacques, 338.Testard de Montigny, Marie-Marguerite, 338.Têtu, Vital, 95, 120.Thibaudeau, M., 184.Thibeaudeau, Denyse.218.Thiollier, les frères, 43.Thompson, Mme, 85, 98.Thompson, M., 85.TUly, M.de.6.Touin, Françoise, 412.Truteau, Joseph, 107.Truteau.Mme !.106.Tucker, M., 168.Turgeon, Mlle, 62.Turgeon.l'abbé Pierre-Flavlen, 61.Valllères de St-Réal, l'Hon.J.-R.61.Valognes, M.le comte de Raymond, 4.Valois, Joseph, 61.Van Buren.M.90.Vanfelson,' l'Hon.Georges, 75.VanRenslear.M., 109.Varin, M\u201e 29.Vaudezlr, M.de, 41.Vaudreuil \u2014 Voir Rlgaud de Vaudreuil.Vauvril de Blazon, Marie-Marguerite, 392.Véron, M.39.Véslnat.Jacques.416.Vienne, M.de, 22.Viger, Denis, 119.133.141.Viger.l'Hon.D.-B.60.61.65.73.74.89.106, 114, 123.132, 134.142, 144, 145.146, 147.152.Viger, Mme D.-B.99.Viger.Jacques.61.72, 173.Viger, Mme Jacques, 64, 66.Viger.Louis, 69.81, 84, 86, 87.99.106.114, 115.116, 117.118.132.135, 141.Viger, Mme Louis, 63, 70 à 72.Villeneuve, le cardinal, 271.Villcure, M., 8.Villiers, M.de.6.Vitray, le sieur, 32.Vitré.Denis de.7.10, 14, 29, 48, 52.Von Shultz, M., 91.Vuideau, Anne, 396.W Walker, M.72, 73.74.Waller, les dames, 61.Walworth, la famille, 93.95, 98.99.108.115,118.Welland.Mlles, 126.Westcott.la famille, 159, 163, 164, 166, 169, 178, 179, 180, 182, 184.Williams.Mlle.85. NOMS D'ENDROITS A Aix, l'Ile d', 26, 27, 38, 44, 46.47, 50.Alesfort, 28, 52.Amsterdam.29, 33, 34.35, 37, 42.b Blaye, 6.7, 8, 9.14.Blaye, la citadelle de, 7.Bayonne, 6, 18, 30, 34.35, 36, 37, 38, 40.50.Brest.3, 4.10.13, 14, 15.18.20.21, 22, 29.30, 32, 39, 45.50.51, 52.C Cadix.9.10, 15, 17, 20, 21, 24, 27, 28, 30, 33, 45, 51.F Fontgullhem, l'abbaye de, 12.I Joachim, le fort, 36.K Kennebec, le chemin, 90.L Landernau, 14, 21, 22, 43, 46.52.La Rochelle, 16, 17, 18, 19, 21, 25.26.28, 29 à 36, 37, 43, 52.Llsle, 41,46.Loulsbourg.24, 26, 31.32, 33, 34, 38.39» 45.52.Lyon, 42, 46.M Martinique, La, 31.Maska \u2014 Voir Saint-Hyacinthe.Maska, le Collège, 70.[ Montauban.20, 33.35, 36.38, 40.41.48, 52.Morlaix, 43.46, 48.50.N Nantes.17.22, 24, 25, 26, 28, 44, 50.Niort, 40, 44, 46.O Orléans, 21.42.P Pauillac, 12, 14, 38.39.Petite-Nation.Inv.de la Seigneurie, 176.Plymouth, 35.36, 37, 39, 50, 52.R Rochefort, 4 à 52.Royale, l'Ile, 4 à 52.Rouen.34, 42.46, 48.S St-Domingue, 3.6, 10, 31, 38, 45.St-Etienne, 43.St-Georges.le fort, 33, 40.43.44.St-Hyacinthe, le Collège, 81.82.St-Hyaclnthe, 59 à 184.St-Malo, 19, 35.St-Sébastien, 16.21, 44, 46.St-Sulpice.le Séminaire, 359, 361, 364.St-Symphorlen de Lay, 41, 47.T Toulon, 5.14, 20, 22.23.40, 45, 51.Tours, 42, 43, 45, 48,49,51.V Vaudreull, la Seigneurie, 338, 354.Versailles.5, 6, 12, 14, 15, 18 à 24.28, 35, 39, 40, 47, 49, 51.Vincennes, Mission de, 120.] TABLE DES MATIÈRES Pages Lettre à l'Honorable Monsieur Prévost .VII Archives Gradis.Recueil de lettres de 1757.Correspondance commerciale d'Abraham Gradis .1 Correspondance de Julie Bruneau-Papineau.1823-1862 .53 De La Tenue Des Registres De L'Etat Civil Dans La Province De Québec.Suivi Des Règles Et Techniques Relatives Aux Registres De L'Etat Civil .185 Les Biens Du Marquis De Vaudreuil A Montréal en 1725 .337 Testament Et Inventaire des Biens de Mgr de Pontbriand, Dernier Eveque De Québec Sous Le Régime Français (1760) .359 Nos Ancêtres Au XVIle Siècle (Suite) ._ _.383 Index ._ .441 \\ 1453] "]
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