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Titre :
Rapport de l'Archiviste de la province de Québec
Éditeur :
  • Québec :Louis-A. Proulx, Imprimeur de sa Majesté le Roi,1921-1960
Contenu spécifique :
1959-1960
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
une fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Rapport des Archives du Québec
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Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1959, Collections de BAnQ.

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[" SECRÉTARIAT DE LA PROVINCE RAPPORT DE L'ARCHIVISTE DE LA , * PROVINCE DE QUÉBEC POUR \u2022.- 19594960 ROCH LEFEBVRE Imprimeur de Sa Majesté la Reine R,P.ARCHANGE GODBOUT.O.F.M.1886-1960 ' QUEBEC, le 11 février 1961 A L'Honorable M.Lionel Bertrand Secrétaire de la Province Monsieur le Ministre, J'ai l'honneur de vous présenter le Rapport de l'Archiviste de la Province de Québec pour 1959-1960, le quarantième de la série inaugurée en 1920-21 par le premier archiviste de la Province Monsieur Pierre-Georges Roy.On trouvera dans les pages qui suivent: 10 Dossier Charles-François Pichot De Querdisieh Tre- mais.2° Lettres de Joseph-Adolphe Chapleau (1870-1896).Editées par M.Fernand Ouellet, des Archives de la Province.3° The Saint-Lawrence Seaway as seen by Bishop Jacob Mountain in 1794.Edited by Canon A.R.Kelley.4° The Keeping Of Church Registers Of Juridical Status In The Province Of Quebec.By Leon Roy.5° Succession Charles-Juchereau de Saint-Denis.Faveur de M.Jean-Jacques Lêfebvre, Archiviste, Palais de Justice, Montréal.6° Nos Ancêtres Au XVlle siècle.(Suite) Dictionnaire Généalogique et Bio-Bibliographique Des Familles Canadiennes.Cinquième tranche du travail toujours si impatiemment attendu de feu le Révérend Père Archange Godbout.Vous me permettrez bien, Monsieur le Ministre, de rendre un dernier hommage à notre regretté collaborateur le Révérend père Archange Godbout, o.f .m., décédé à Montréal il y a quelques mois et dont toute la documentation grâce à l'extrême obligeance des Révérends pères franciscains \u2014 les dignes successeurs de nos illustres récollets \u2014 et au très, révérend père Fulgence Boisvert, provincial de la Province Saint-Joseph des pères franciscains \u2014».toute la documentation dis-je est rendue aux Archives de la Province.Dans quelques mois elle pourra probablement être mise à la disposition des historiens et des chercheurs.C'est en parcourant cette documentation que l'on se rend compte de la quantité de travail fantastique du Révérend père Godbout.On a peine à croire qu'un simple humain ait pu tant travailler et chacune des notes semble avoir été dictée par la Providence.Il est allé recevoir la récompense de sa vie active de militant.Que Dieu ait son âme.Nous gardons de lui le plus doux des souvenirs et en écrivant ces lignes je l'entends me dire; Le Dictionnaire de Nos Ancêtres au XVIIe siècle est mon enfant chéri, faites Monsieur Roy qu'il se continue.Je tiens, Monsieur le ministre, à vous offrir les remerciements des employés des Archives, pour l'aide que vous nous avez accordée, et pour l'intérêt que vous ne cessez de porter à notre, département.Souffrez que je n'oublie pas dans nos remerciements notre cher sous-ministre Raymond Douville avec qui le travail devient un travail tellement facile.Il ne nous refuse jamais ce qu'il peut nous accorder.Veuillez bien me croire, Monsieur le Ministre, Votre dévoué serviteur, L'archiviste de la Province.ANTOINE ROY DOSSIER CHARLES-FRANÇOIS PICHOT de QUERDISIEN TRÊMAIS DOSSIER CHARLES-FRANÇOIS PICHOT de QUERDISIEN TRÊMAIS Nous publions dans les pages qui suivent un dossier de première importance.C'est celui de Charles-François Pichot de Querdisien de Trémais, commissaire de la Marine, chargé du bureau des fonds au Canada en 1759 et qui avait été à Louisbourg en 1758.Les pièces qui le concernaient, aux Archives Nationales à Paris, avaient été dispersées à chacun de ses trois noms.Olivier de Prat, archiviste aux Archives Nationales, les a réunies sous une même cote: Archives de la Marine C 246.Ces lettres et documents sont d'un grand intérêt en raison de la mission confiée à Querdisien de Trémais et de la rareté des pièces qui le concernent.Il avait été envoyé à Québec pour aider l'intendant Bigot et, en même temps, a-t-on dit, pour le surveiller et signaler en haut Heu les irrégularités de son administration.Autant qu'on peut en juger, avec la réserve voulue des papiers d'Etat, ce n'est pas tant sur l'intendant que sur le munitionnaire, les garde-magasins, les marchands importateurs au Canada, les commandants des postes, qu'auraient porté les soupçons du ministre.Il a déjà été question de M.Querdisien Trémais dans le Bulletin des Recherches Historiques de 1944, p.113, de 1946, p.349, et dans le bel ouvrage de M.Guy Frégault: François Bigot Administrateur Français* (Montréal.1948) vol.11, pp.257-261.Nous y renvoyons le lecteur.ANTOINE ROY i. DOSSIER CHARLES-FRANÇOIS PICHOT de QUERDISIEN TRÉMAIS Au service de la Marine 1743 Ecrivain principal à Brest 1759 Commissaire chargé du bureau des fonds au Canada 1759 Commissaire ordinaire de la Marine à Saint Domingue, subdélégué général de l'intendant de Saint Domingue, Commissaire ordonnateur àu Cap, Premier Conseiller dans les deux Conseils supérieurs de cette île 1er janvier 1763 Autorisé à prendre le titre et à faire les fonctions de Commissaire général 23 janvier 1769 Commissaire général de la Marine à Saint Domingue 6 décembre 1771 Retiré sur la plantation de sa femme à Saint-Domingue 1771 Conseiller honoraire au Conseil supérieur du Cap 16 juin 1780 Pension de 1.200 L.- 15 décembre 1761 portée à 2.000 L.6 janvier 1763 confirmée et fixée à 1.922 L 6 s.s 1er mai 1780 Morten août .1,784 laissant 6 enfants.1 c Monseigneur, M.Hocquart mra remis le brevet que vous avez eu la bonté de me procurer, en vertu duquel je dois jouir, pendant la campagne que je vais faire à la suite de l'escadre commandée par M.Beaussier de l'Isle, des honneurs et prérogatives attribuées au grade de commissaire de la Marine: cette marque de distinction me flatte par elle-même infiniment; ¦ mais je ne peux, Monseigneur, qu'éprouver les mouvements de ma respectueuse reconnoissance, quand je la considère comme un témoignage de l'attention dont vous daignez honorer mes foibles services.Je continuerai, Monseigneur, à faire tous mes efforts pour me rendre digne de votre protection.» Paris.Archives de la Marine C 246.[51 6 ARCHIVES DE QUÉBEC Je suis, avec un très pro fond'respect.Monseigneur, Votre très humble et ttès obéissant serviteur.ABrestlel5marsl758.» ( s.) « Querdisien Trémais » l.s.2 pages.c A bord du Paquebot Le Nazet en rade de La Rochelle, le 28 septembre 1758, Monseigneur, J'ai l'honneur de vous informer de mon retour en France.J'ai repassé sur le paquebot le Nazaret du port de 180 tonneaux que l'amiral Boscawen a accordé à M.Prévost pour sa famille et où ce Commissaire général a bien voulu me donner une place.j Je crois, Monseigneur, devoir ne pas remettre à un autre temps à prendre la liberté de vous adresser l'extrait du journal que j'ai tenu, tant sur l'Entreprenant, où je m'étois d'abord embarqué et ensuite sur le vaisseau le Prudent, que dans Louisbourg même, depuis que les circonstances ont exigé que j'y descendisse.Vous trouverez, Monseigneur, réunis, dans cet extrait, à peu de chose près, les détails répandus dans les lettres que j'ai eu l'honneur de vous écrire par les différentes occasions qui se sont présentées.Si elles vous sont parvenues, il n'y a guerre que l'espace de temps compris entre l'instant du départ de la frégate l'Aréthuse et celui où la place a capitulé, dont je ne vous aye point rendu compte.Voici, Monseigneur, l'extrait du recensement que je fis, le 30 juillet, des marins qui nous restoient, soit malades, soit en bonne santé.Il en est passé 530 des derniers sur les 5 vaisseaux qui escortoient la petite flotte expédiée pour transporter en Angleterre la garnison et M.Boscawen a consenti à ce que l'on formât du reste les équipages des paquebots qui doivent passer en France les familles de la colonie, à condition néanmoins que l'on s'obligerait à renvoyer en Angleterre un nombre égal de prisonniers anglois par les mêmes bâtimens, sur chacun desquels on n'a laissé que le capitaine, avec 3 ou 4 hommes de sa nation.D'après les connaissances que j'ai eu occasion de prendre de la situation où se trouvoit l'escadre angloise, soit par rapport aux matelots, sôit par rapport aux vivres, j'ai eu lieu de soupçonner que c'estoit au défaut de l'un et l'autre de ces deux articles que nous devions cet arrangement. DOSSIER TREMAIS Une partie des officiers de la Marine s'est embarquée avec M.et Mme de Drucour et quelques-uns des principaux officiers de la colonie sur le Terrible.L'autre a passé sur le Dublin.Ces deux vaisseaux faisoient.Monseigneur, partie de l'escadre dont je viens de parler.Les écrivains, les aumôniers, les chirurgiens et les gardes de la marine ont eu la liberté de retourner en France.J'ai, cependant, du consentement de M.Prévost, destiné en chirurgien sur chacun des vaisseaux où nous avions des matelots.Il restoit, Monseigneur, encore lorsque nous sommes partis de Louisbourg (19 août), dans les hôpitaux de l'escadre, 464 malades, pour la subsistance desquels j'ai été obligé d'acheter de la viande fraîche.Les Anglois n'ont jamais voulu leur en faire fournir, quoiqu'il leur arrivât chaque jour de Boston des troupeaux nombreux de boeufs et qu'il y en eût un marché public d'établi.Ils alléguoient pour raison de leurs refus que les leurs n'en a voient que très rarement.' Ce rafraîchissement, qui étoit le seul soulagement que nous puissions procurer à des malheureux couchés, la plupart sans matelats et sans couvertures sous des tentes criblées par les boulets, où la pluye qui est si fréquente dans ce païs pénétroit par conséquent fort aisément, n'occasionnera point une bien grande dépense.D'ailleurs, j'espère qu'elle vous paroltra.Monseigneur, trop conforme à l'humanité pour ne pas mériter votre approbation.M.Prévost, sans les ordres duquel, je n'ai rien fait, a même prescrit à M.de la Grive, commissaire des guerres, qu'il a laissé chargé de l'inspection de tous les hôpitaux françois, de suivre la même conduite, tant que les circonstances l'exigeraient.Comme M.Prévost avoit.Monseigneur, bien voulu permettre que je payasse par les mains du Trésorier de la colonie toutes les dépenses de l'escadre, je serai obligé d'attendre ici ce Trésorier pour en retirer mes acquits que les embarras où il s'est trouvé ne lui ont pas permis de me remettre avant mon départ de Louisbourg.Cette opération sera courte.Dès qu'elle sera faite, je me trouverai, Monseigneur, en état de rendre mes comptes.J'ose espérer, Monseigneur, que M.Prévost, qui se rend auprès de vous, ne vous paroltra pas mécontent de la conduite que j'ai tenue sous ses yeux, pendant mon séjour à Louisbourg.Je n'ai certainement rien négligé de tout ce qui pouvoit dépendre de mes soins, pour remplir les différentes parties du détail que vous avez daigné me confier d'une manière, qui pût me mériter la continuation de vos bontés. ARCHIVES DE QUÉBEC Je suis, avec le plus profond respect.Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur.» (s.) c Querdisien Trémais » l.s.5 pages.« Mémoire » Il est très difficile ou, pour mieux dire, impossible à un sujet qui n'a travaillé, ni dans les colonies, ni dans lés bureaux qui y correspondent, de prévoir les différentes circonstances par lesquelles le cours des choses peut le conduire dans le détail dont on parolt être dans les dispositions de me charger, mais à la lu\" des légères notions que j'ai eu occasion de prendre dans le voyage que j'ai fait à Québec du mêcha-nisme de ce service, j'entrevois que ce détail doit s'étendre à toutes les parties relatives à ces quatre principaux objets: achats de marchandises, etc., emploi des effets qui sortent des magasins, traitement des différens officiers et autres sujets chargés de détails particuliers et vente des effets qui proviennent des postes appartenais au Roi.Il faut développer ce que j'entens sur ces quatre articles.Indépendamment des effets d'approvisionnement que le Roi fait passer d'Europe en Canada, il se fait encore dans cette colonie des dépenses considérables pour le même objet.L'intention de la Cour est-elle que je lui présente une comparaison de la valeur intrinsèque des matières suivant le prix courant de la colonie avec ce qu'on les fera payer par le Roi?que je lui désigne les mains par lesquelles ces fournitures seront parvenues dans les magasins de Sa Majesté, que je lui fasse connoître les copartageans d'un bénéfice qui me paroî-troit excessif, en un mot que je lui distingue, si le cas arrive, les parties qui seront réellement entrées dans les magasins de celles qui ne le seront point.Emploi des marchandises, etc.Soit que les effets contenus dans les magasins viennent d'Europe, soit qu'ils soient achetés dans la colonie, ils ne peuvent avoir que des usages communs.Ils doivent être destinés pour le service des troupes, pour celui des sauvages, pour celui de la petite marine que le Roi est obligé d'y entretenir ou pour celui des hôpitaux.L'intention de la Cour est-elle que je lui rende compte des parties qui n'auront point été appliquées à leur véritable destination \u2014 j'entens celles à qui on en aurait donné une étrangère au service de S.M.?où 4 DOSSIER TRÉMAIS 9 qui, par quelque arrangement, que je suis bien éloigné de soupçonner être mis en pratique, rentreroient intactes dans les magasins à l'ombre de quelque nouvelle fourniture ?Traitement des officiers, etc.Les officiers chargés de détails particuliers peuvent, ce me semble, être divisés en deux classes.La première est composée de ceux qui ne sortent point des bataillons et la seconde comprend ceux qui sont départis, soit pour le service de certains postes (et ceux-ci sont ordinairement accompagnés d'un officier de plume), soit pour traiter avec les nations.L'intention de la Cour est-elle que je lui rende compte des abus qui pourraient s'être glissés dans le traitement des premiers ?ainsi que des dépenses qui pourraient avoir été passées aux derniers sans avoir éprouvé un examen assez rigoureux ?Vente des effets provenant des postes appartenans au Roi.L'intention de la Cour est-elle que je lui adresse une comparaison des prix qu'auront pu être vendus les effets provenus des postes du Roi avec le prix courant dans la colonie de semblables marchandises ?Si ces différentes questions se raportent aux vues que la Cour a sur moi en me faisant passer en Canada, je prens la liberté de lui observer que je n'envisage que trois détails qui puissent me mettre à portée de lui fournir, avec une exactitude bien religieuse, les éclaircis-semens qu'elle veut se procurer.Ces trois détails sont le contrôle, le magasin général et le bureau des fonds.Le premier est rempli par un écrivain principal et le second ne peut que continuer à être régi par un garde magasin.Ainsi il n'y a que le troisième où je puisse être employé.Je peux y servir avec d'autant plus d'utilité relativement à l'objet qu'on se propose que non seulement tout vient aboutir à celui-ci, mais c'est qu'encore M.Bigot, ayant demandé quelqu'un qui pût le soulager, j'y verrais à tout moment naitre les occasions de l'aider dans son inspection générale, et c'est là précisément où je rencontrerais le plus de facilité à approfondir les choses pour parvenir à les établir.(d'une autre main) : N° Cette dernière recommandation me parottroit devoir partir de M.Accaron.Sur ce pied, ne serait-il point à propos que l'on m'annonçât à cet intendant comme un sujet dont l'activité lui est déjà connue ?qui a toujours constamment mérité les suffrages des chefs sous lesquels il a servi et particulièrement ceux de M.Hocquart ?qui réunissant des talens qui l'ont fait juger propre au service des colonies doit être mis à 10 ARCHIVES DE QUÉBEC portée de prendre toutes les connolssances qui peuvent le mettre en état de remplir les vues que l'on a sur lui ?et qu'on ne le lui envoyé enfin que parce que dans les circonstances critiques où il se trouve, il a besoin d'être secouru efficacement ?Ce n'est pas que l'pn manqufit absolument d'autres moyens de pénétrer l'intérieur des affaires de cette colonie.Il y a, dans ce pais, comme dans tous les autres, deux partis, celui des favoris et celui des mécontens.Ceux-ci portent constamment un ceil fixe sur toutes les actions des premiers.La jalousie qui les anime ne permet pas ni que rien échape à leurs recherches, ni qu'ils puissent taire ce qu'ils découvrent, de sorte que comparant entr'elles les différentes imputations qui naissent de cette fermentation dans les humeurs, on peut appercevoir dans leur résultat, en l'examinant néanmoins avec précaution la vérité des faits.Mais les premières voyes sont plus sûres.Au reste, les unes peuvent suppléer au défaut des autres.Elles peuvent même, dans certaines occasions, se prêter un mutuel secours.Enfin elles exigent toutes la conduite la plus sage, la plus réservée et, en même temps, beaucoup d'adresse.Je ne peux me dispenser de terminer ce mémoire par une dernière question.Si témoin de quelques pratiques frauduleuses, \u2022 si tant est qu'il y en eût, l'on me proposoit d'entrer dans quelque société de cette nature, quelle conduite aurol-je à tenir?Je crois que l'on appercevra aisément combien cette circonstance seroit embarrassante.Il est cependant probable que j'aurois approfondi bien des choses avant que de parvenir à ce terme.Je pense donc que le parti d'un refus adroit seroit le seul que je puisse prendre dans cette occurence.> 6 p.p.1, à gauche, de l'écriture de Choi seul : < M.Accaron, * Ce mémoire est bien fait.Au surplus, je persiste à penser qu'il faut luy donner une instruction par écrit.On en puisera les principes et les détails pour la plus grande partie danj cette instruction, (sic) On y ajoutera celles qui y peuvent manquer, car il faut qu'il n'obmette aucune des parties dans lesquelles il y a des abus de quelque importance.Il faut luy recommander surtout de me procurer le plus de preuve possibles des abus et surtout de preuves par écrit.C'est à quoy il doit s'attacher principalement. DOSSIER TRÉMAIS 11 Si on luy fait des propositions d'entrer dans quelques sociétés, il peut écouter faire filer (sic) ces propositions pour tâcher de parvenir à les mieux démesler, mais ne jamais y participer.3 février 1759».c Mémoire pour servir d'instruction au sieur Querdisien Trémais, écrivain principal de la Marine ».Le sieur Querdisien Trémais ayant été choisi pour aller à Québec travailler sous les ordres de M.Bigot, intendant du Canada, et y être employé au bureau des fonds, on espère qu'il donnera tous ses soins pour y servir utilement et mériter le grade de commissaire de la Marine qui lui à été accordé longtemps avant qu'il pût y prétendre.Le Bureau des fonds étant celui où il est plus facile qu'en tout autre de connoître les différentes parties de l'administration de la colonie, le sieur Querdisien s'attachera particulièrement à découvrir tous les abus qui s'y passent.Il n'ignore pas les bruits qui en ont été répandus en France et qui sont fondés sur les grandes fortunes qui ont été faites en Canada depuis le commencement de la guerre; mais Comme ce ne serait rien faire d'utile pour le service que de s'en tenir aux discours et aux mémoires qu'ils pourrait rassembler à ce sujet et dont on ne manque pas ici, le sieur Querdisien fera tout son possible pour en acquérir des preuves, soit par des lettres, des certificats, des états signés et autres pièces qui puissent Constater les faits et mettre les abus à découvert.On va lui indiquer les principales sources de ces abus.Lorsque les marchandises et effets que le Roi envoyé à Québec y sont arrivés, on les fait passer tout de suite, du moins la plus grande, partie, dans les différens postes où s'en fait la consommation.C'est là où l'on en passe quatre fois plus qu'il ne faut pour les besoins réels et ces excédens sont ensuite revendus au Roi comme s'ils provenoient de la traite du commerce et à des prix exorbitans.C'est sur quoi il serait nécessaire d'acquérir des preuves, ce qu'on ne croit point difficile, attendu la publicité de ces abus.Les effets que le Roi envoyé dans la colonie ne pouvant suffire par les déprédations expliquées ci-dessus, on en achette des marchands avec un bénéfice de plus de 100 pour 100 qu'on leur donne.Ce ne serait pas encore là le plus grand mal.Mais c'est que des particuliers favorisés de la colonie, qui ont ainsi traité avec les marchands, après 12 ARCHIVES DE QUÉBEC s'être assuré de vendre ces effets au Roi, en retirent encore 100 et 200 pour 100 de bénéfice.Il arrive même que certains négocians, jouissans du privilège exclusif de fournir au Roi, se trouvent souvent dans le cas de fixer aux marchandises qui peuvent passer en Canada pour le compte des particuliers les prix qui leur conviennent, parce que les autres n'ayant point les mêmes débouchés ne peuvent entrer avec eux en aucune sorte de concurrence.Il résulte de là que, pendant que les uns, absorbant le fonds du commerce, font des fortunes rapides, les autres trouvent à peine de quoi subsister dans les foibles branches qu'on'leur en abandonne.Le Munitionnaire surtout, qui se trouve chargé par son marché de fournir les subsistances aux troupes et à toutes les personnes employées en guerre, se rend le maître de tout et on est obligé de passer par ses mains ou celles de ses préposés pour les prix qu'il fixe comme il lui plaît, tandis qu'il paroît acheter à des prix excessifs.Cette manoeuvre, en produisant la disette dans la colonie, cause au royaume une dépense immense et la plus injuste qu'on puisse imaginer, (d'une aube écriture) : Le sieur de Querdlsien suivra avec attention toutes les opérations du Munitionnaire non seulement pour les achats, les consommations et les frais de transport, mais encore dans la liquidation de ses états et la forme des payemens qu'an luy fait Cet article est de la plus grande conséquence, puisqu'il comprend la plus grande partie des dépenses excessives qui se font en Canada.Autre abus considérable, c'est de donner tout à l'entreprise, comme on fait dans cette colonie.Le sieur Querdisien doit faire connoitre exactement la différence qu'il peut y avoir entre les prix courants dans la colonie des objets remplis de cette sorte et ceux que l'on fait payer au Roi, en observant de remarquer les considérations particulières qui peuvent donner lieu à ce relâchement.La dépense des hôpitaux est considérable dans cette colonie, principalement en achats de drogues de médecine.Le sieur Querdisien doit faire une attention particulière à tout ce qui se passe dans ce détail et se mettre en état de rendre compte de ce qu'il y aura apperçu d'abusif.Il examinera de même ce qui se passe par rapport aux loyers, soit de magasins, maisons, etc., soit de bâtimens employés aux transports par eau et fera connoitre également les abus qu'il y aura remarqués. DOSSIER TRÉMAIS 13 Il doit avoir la même attention à informer et à procurer des preuves des abus qui pourraient s être glissés dans le traitement fait aux officiers et aux troupes et particulièrement à ceux détachés pour le service particulier des différens postes.Cette recherche doit naturellement s'étendre aux journées d'ouvriers, de quelque genre que ce soit, employés, soit pour les travaux de terre, soit pour ceux relatifs à l'entretien des différens bâtimens nécessaires à la navigation du fleuve, aux transports d'artillerie et à l'exploitation et à la vente des bois.On assure que ceux de chauffage se vendent 30 L.la corde.Il s'instruira de ce qui se passe dans les postes appartenans au Roi et dressera des comparaisons des prix auxquels auront été vendus les effets qui en proviendront avec les prix courans de semblables marchandises dans la colonie.S'il arrive qu'on lui fasse des propositions d'entrer dans quelque société, il peut les écouter autant qu'il sera nécessaire pour découvrir les manoeuvres et les éluder ensuite, sous les prétextes qu'il jugera les plus convenables vis à vis les personnes qui pourront les lui faire, mais il ne devra jamais y participer.Enfin le sieur Querdisien Trémais a deux objets intéressans à suivre dans le détail dont il va être chargé.En remplissant bien le premier, qui est d'aider efficacement M.Bigot dans ses fonctions, il se préparera des facilités pour réussir dans le second, qui consiste dans les éclaircissemens qu'il doit se procurer sur tous les abus qui se sont introduits dans les parties quelconques du service de la colonie où il passe.Ce dernier exige de sa part la conduite la plus circonspecte, la plus réservée et la plus adroite, mais comme tous ses soins'à cet égard deviendraient inutiles, s'il ne rapportent pas des preuves de tous ces abus, on ne saurait trop lui recommander de ne rien négliger pour s'en procurer.On lui remet ci-joint un chiffre particulier à lui pour sa correspondance dont il ne fera usage que pour les choses secrettes dont il aura à rendre compte.» p.l en haut: « On volt par un mémoire Joint de M.de Querdisien que tous deux sont de 1759.» c Monseigneur, Il y a 18 ans que je sers dans la Marine: J'ai, dans ce court espace de temps, passé par toutes les épreuves dont mon état est susceptible.Je me suis trouvé dans des combats de terre et de mer où, en remplissant 14 ARCHIVES DE QUÉBEC les fonctions que les ordonnances assignent aux Commissaires de la Marine, j'ai été blessé deux fois.J'ai même eu le bonheur de me distinguer dans celui que M.Beaussier soutint devant Louisbourg en 1756 et ma conduite fut tellement remarquée de tout l'équipage du vaisseau que ce commandant crut ne pouvoir se dispenser de marquer à M.de Machault que, pendant le combnt qui dura 6 h.J^- je lui avois donné des idées qu'il s'étoit bien trouvé d'avoir suivies.(Sic) J'ai, Monseigneur, encore été assez heureux pour que tous les intendans sous lesquels j'ai servi ayent rendu les comptes les plus flatteurs de mon zèle pour le service du Roi et surtout de mon désintéressement Enfin c'est sur la réputation que je m'étois faite dans les différentes circonstances du service où je m'étois trouvé que vous vous déterminâtes à me choisir, il y a deux ans, pour m'envoyer en Canada.Vous savez.Monseigneur, que jamais voyagé ne fut ni plus pénible, ni plus périlleux et que la mission dont il vous plut de me charger , dans cette colonie étoit aussi délie at te qu'importante.Je crois pouvoir me flatter de m'en être tiré assez heureusement.D'un côté, la manière ouverte avec laquelle j'ai opéré m'a acqui l'estime de tous les états, même des personnes ausquelles mes recherches causoient des inquiétudes.De l'autre, en procurant au Roi une épargne de 6 millions, soit par des restitutions, soit par d'autres voyes, j'ai découvert la source des abus qui ont régné en Canada et je vous ai.Monseigneur, mis à portée d'en connoitre les auteurs.Je doute.Monseigneur, qu'il se trouvé quelqu'un qui, d'après ce détail, n'avoue que j'êtois fondé à me flatter qu'à mon retour en France, vous m'accorderiez des marques de votre satisfaction qui pussent me distinguer de ceux dont la conduite avoit eu le malheur d'exciter les murmures et même l'indignation du public.Cependant, Monseigneur, je n'en ai jusques à présent reçu d'autre que la lettre dont vous m'avez honoré le 31 janvier dernier où vous avez agréable, de me dire que ta satisfaction que vous avez eue de la manière dont j'ai remplis la mission qui m'avoit été donnée en Canada vous a déterminé à me proposer eu Roi pour mettre en règle les comptes de cette colonie et que Sa Majesté m'avoit agréé, etc (sic) Personne ne connolt mieux que moi combien il est flatteur de recevoir des marques de votre confiance.Mais permettez-moi, Monseigneur, de vous faire remarquer que ce nouveau détail ne peut jamais être envisagé comme une récompense de mes services; qu'au contraire je n'y peux trouver que beaucoup de travail, de peine DOSSIER TREMAIS 15 et de désagrément; que M.Bigot, ayant obtenu la liberté de s'en démettre, vous ne pouviez guère jetter les yeux sur d'autre que moi pour le remplacer; que le public, ce juge tout à la fois si aveugle et si clairvoyant, n'y prendra certainement pas le change, et qu'enfin, au lieu des grâces que je semblois avoir quelque droit d'espérer, je me vois manifestement exposé à toute la rigueur des préjugés reçus contre toutes les personnes qui ont eu quelque part à- l'administration du Canada, sinon pour le moment présent, du moins pour l'avenir, puisque de même qu'il restera toujours vrai que le Roi a été volé dans cette colonie de la manière la plus odieuse, il le sera également que j'y ai servi.Voilà comme en pensent des personnes d'un rang distingué dans le militaire et dans d'autres états, qui veulent bien s'intéresser à mon sort et c'est dans l'agitation que doit éprouver en pareille circonstance tout homme jaloux de sa réputation que j'ai dressé le petit mémoire que M.Accaron voulut bien vous mettre sous les yeux jeudi dernier et sur lequel vous n'avez pas, Monseigneur, jugé à propos de me faire rien répondre de favorable.Ce premier commis s'est bien efforcé de me peindre un avenir gracieux, mais cette espérance ne peut ni faire une récompense des services que j'ai rendus, ni calmer mes allarmes sur les préventions du public.A Dieu ne plaise qu'il m'arrive jamais de solliciter quelque place que ce puisse être comme le prix de mes services.Je me regarderais, si j'étois capable d'un tel oubli de ce que tout honnête homme doit à l'Etat et à lui-même, je me regarderais, di-je.comme le plus méprisable des sujets du Roi: c'est aux chefs à combiner les emplois avec les qualités des sujets qu'ils y nomment et chacun doit suivre aveuglément la destination que l'on a jugé convenir à ses talens.Telles sont.Monseigneur, les maximes sur lesquelles je me suis conduit jusques à présent et dont j'espère qu'il ne m'arrivera jamais de m'écarter.C'est à la pratique que j'en ai constamment faite que je dois la réputation que je me suis acquise.C'est le seul bien que j'aye au monde et j'ai en toutes occasions suffisamment prouvé que c'étolt le seul dont je fisse quelque cas.Seroit-il possible que je dusse me voir un jour exposé à le perdre par la seule raison que j'au roi s eu le bonheur de servir le Roi avec une distinction que je peux dire sans illusion peu ordinaire ?Non, Monseigneur, vous êtes trop équitable pour le souffrir et j'ose attendre de votre bonté que mettant en considération les services que j'ai rendus et que je serai toujours enchanté de continuer de rendre, vous vous porterez à m'obtenir du Roi la grâce que je vous ai supplié de vouloir bien solliciter en ma faveur. 16 ARCHIVES DE QUÉBEC Je suis, avec un très profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.A Versailles, le 21 février 1761; » (s.) < Querdisien Trémais > \\ 1.8.5 p.P.l, on lit en haut (de la main de Choiseul) < M.Accaron: Le moment est peut-être favorable pour présenter son mémoire ft M.de Saint Florentin.22 febvrier 1761 ».« A La Rochelle, le 11 avril 1761 Monseigneur, Le bon ordre que MM.de Villers et Martel et le Trésorier ont observé dans l'arrangement des papiers concernant les dépenses du Canada me met à présent en état de vous en faire à peu près connoître la situation.De toutes les parties qui restent à mettre en forme, celles dont l'expédition exigera le plus de temps ou qui pourront nous causer le plus d'embarras sont: les fournitures faites par le munitionnaire, les fortifications, la solde des troupes, les comptes du garde magasin de Montréal et ceux du Trésorier.Toutes les difficultés du premier objet se trouveront applanies dès que vous aurez eu agréable: 1° de prononcer sur le prix des vivres fournis en 1759 à l'armée de Beauport; 2° sur celui des rations fournies dans la même partie et à Jacques Cartier en 1760 (vous avez été informé dans le temps des considérations qui avoient engagé à laisser cette partie des dépenses en souffrance; 3° d'ordonner que le munitionnaire nomme un de ses commis qui puisse compter avec le trésorier.Vous savez.Monseigneur, que le sieur Cadet a pris dans la caisse du Roi par la voye des emprunts une somme de 9.246.998 L.J'estime à vue de païs que le Roi peut lui devoir environ 5 millions.Restera donc environ 4 millions qu'il aura à reverser dans la caisse du Roi, objet auquel il lui sera certainement facile de satisfaire, puisque les dépenses faites, soit pour l'expédition, soit pour le chargement de la flotte' du sieur Canon n'a {sic) jamais pu, même en cavant (sic) au plus fort, absorber à beaucoup près la somme énorme de lettres de change qui a été tirée en sa faveur sur l'exercice 1758, et qu'il est évident que celles de 1759 doivent être restées intactes, puisqu'il n'a fait faire en Europe aucun approvisionnement ultérieurement à cette époque./ DOSSIER TRÉMAIS 17 Le second objet (fortifications) ne devroit pas aujourd'hui nous causer d'embarras.C'est assez mal à propos que M.de Ponderoy a cru pouvoir se décharger du soin de rédiger l'état des dépenses faite par le génie.En supposant que l'infidélité dont il soupçonne l'état donné par un certain officier qui a fait fonction d'ingénieur en une certaine partie fût bien clairement démontrée, il ne s'ensuivroit pas pour cela qu'il fût dispensé de donner aux autres pièces la forme requise; mais, pour que ce prétexte pût encore être de quelque poids, il faudrait au moins que dans le temps il eût réclamé contre la destination qu'on avoit donnée à l'officier en question.Il ne l'a point fait.Son silence peut donc raisonnablement être pris au moins pour un consentement tacite.Donc, etc, etc.D'ailleurs l'objet' en litige n'est point le plus considérable des dépenses que M.de Pontleroy doit arrêter et, comme il est très constant que l'on a beaucoup remué de terre dans la partie en question, il est clair que, s'il y a de la fraude, elle ne peut être aussi considérable qu'on le voudrait faire entendre et comme enfin c'est une nécessité de terminer d'une manière ou d'une autre, je joins ici, Monseigneur, le bordereau de toutes ces dépenses pour 1759 seulement dans l'espérance que vous voudrez bien le faire passer à M.de Pontleroy.Au moyen de cette pièce où tous les objets sont distingués, il pourra dresser l'état que nous lui demandons s'il a de son côté tenu ou fait tenir des registres exacts des travaux qui dans ce genre n'auraient dû être entrepris qu'à sa connoissance et l'envoyer ici à l'ingénieur en chef qui, en le remettant au Trésorier, annulera toutes les pièces qui en font la matière.Ce parti est celui qui me paroît convenir le mieux à M.de Ponderoy et il nous accommoderait fort.Mais, s'il arrive qu'il vous demande, Monseigneur, que nous nous chargions ici d'arranger cette affaire et d'en envoyer les pièces toutes dressées à sa signature, je ne peux me dispenser d'avoir l'honneur de vous prévenir qu'en ce.cas, je vous demanderais un huitième sujet, cette opération étant très longue par la multiplicité des calculs.La solde des troupes s'arrangera aisément au moyen d'un ordre du Roy qui autorise M.de Charly à donner des quittances au Trésorier pour la solde des compagnies dont les capitaines sont absens.Je dis M.de Charly parce que cet officier major a déjà été en dernier lieu chargé de ce détail à Paris.Cela est d'ailleurs conforme aux ordonnances.Quant à la comptabilité des magasins, c'est, Monseigneur, une opération très considérable et dont l'utilité après la perte de ces mêmes magasins ne peut jamais être grande à quelques articles près.J'aurois même pris la liberté de vous proposer de nous permettre de nous borner 18 ARCHIVES DE QUEBEC à mettre ceux-ci seulement en règle, si je ne savois combien votre intention est que l'on répande partout la plus scrupuleuse exactitude.Enfin, Monseigneur, l'expédition des comptes du Trésorier fera une affaire de longue haleine.C'est pour me mettre en état de faire face à cet objet que, dans mon autre dépêche, j'ai l'honneur de vous demander un septième sujet.Je n'ai.Monseigneur, traité que verbalement avec M.Accaron la partie des dépenses dont le payement est suspendu.Il y en a sur tous les chapitres et l'on vient tous les jours me demander des acquits en forme sur lesquels on se flatte de pouvoir plus aisément se faire payer.Vos ordres (sic).Monseigneur, je vous supplie, sur la conduite que je dois tenir à cet égard.Vous m'avez, Monseigneur, flatté de l'espérance que vous auriez la bonté de ne me point laisser attendre vos décisions.Permettez que je prenne la liberté de vous en rappeller le souvenir.Les fièvres régnent beaucoup en ce païs et je crains toujours qu'elle n'épargne point les sujets de mon (sic) bureau.Cela déconcerterait tout.Je suis, avec un profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur » « Querdisien Trémais » 7 p.l.s.p.l en haut, de la main de Choiseul: < j'ay bien de la peine à entendre tout cela » et plus haut: « M.Accaron 15 avril 1761 > «A La Rochelle, le 20 juin 1761 \u20ac Monseigneur J'ai reçu la lettre dont vous m'avez honoré le 15 de ce mois., Rien de plus digne de vous, monseigneur, que l'attention que vous voulez bien faire à l'inquiétude où peuvent se trouver les familles des soldats qui ont passé dans les colonies.M.Rouillé avait eu sur cet objet intéressant les mêmes vues et c'était pour se mettre en état de les remplir que, dès 1750, il envoya à M.Bigot divers modèles sur lesquels il vouloit que l'on dressât les états de revues qu'il ordonna de lui adresser à la fin de chaque année: un concours de circonstances malheureuses que les longues guerres de ce païs ne pouvoient manquer d'occasloner n'a vraisemblablement pas permis de satisfaire à cet ordre et l'exécution ne laisse pas aujourd'hui d'en être difficile.Elle exigera d'abord beaucoup de temps et, d'un autre côté, quelques soigneuses que puissent DOSSIER TRÉMAIS 19 être les recherches, on ne peut guère se flatter de les porter à un grand degré d'exactitude.On ne négligera certainement rien pour y parvenir.Mais permettez-moi, monseigneur, de vous observer que n'ayant ici qu'un sujet qui soit bien versé dans le détail des troupes, je ne peux l'occuper de cette opération sans me voir obligé de lui faire abandonner l'expédition des décharges que nous devons au Trésorier pour la solde des troupes, et il m'a semblé que votre intention était que cet objet fut mis en règle le plus promptement possible.Sur cela, je prens la liberté de vous proposer de remettre à la clôture des comptes du Trésorier l'expédition des renseignemens que vous demandez ou, pour imprimer à toutes les parties un mouvement égal, de donner ordre au sieur Toucher qu'une maladie a retenu chez son père à Maillebois de se rendre promptement id pour y travailler.Ce sujet étoit chargé, à Québec, du détail des troupes qu'il entend très bien.Il seroit plus que personne en état de se retrouver dans des registres qu'il a lui-même tenus.Je pense, monseigneur, que la chose en elle-même vous paroitra assez importante pour que l'on n'épargne aucun des moyens d'y répandre de la lumière.Trois raisons m'engagent à souhaiter ardemment que vous vous portiez à adopter ce dernier parti: 1° celle de l'oeconomie; 2° le désir de vous voir débarrassé d'une correspondance qui ne peut que vous devenir de jour en jour plus désagréable; 3° l'impatience où je ne vous dissimulerai point que je suis d'accélérer une opération dont je consi-dèle la fin comme le terme des chagrins que j'essuye ici; car, puisque le hazard m'y conduit, j'oserai vous avouer, monseigneur, qu'intimidé par l'idée des préjugés reçus contre toutes les personnes qui ont eu quelque part à l'administration du Canada et prévenu de la réception peu flatteuse faite ici par M.le maréchal de Senneterre à quelques-unes de celles qui en revenoient, je n'ai osé me présenter ni chez lui, privilège dont jouit le simple bourgeois, ni chez les autres personnes en place de La Rochelle; ma sensibilité à une position pour laquelle vous savez, monseigneur, mieux que personne que j'étois si peu fait doit naturellement se mesurer sur la délicatesse de sentimens que j'ai montrée dans les diverses circonstances critiques du services par lesquelles j'ai passé.La plainte est un allégement aux peines.Souffrez, monseigneur, que j'ose prendre la liberté de m'envisager comme un des hommes dont la destinée doit paroitre la plus singulière. 20 ARCHIVES DE QUEBEC Je suis, avec le plus profond respect.Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur » (3) c Querdisien Trémais» l.s.4 p.D'une autre écriture: « Le Roi a accorde à M.Bernler, ci-devant commissaire des guerres en Canada, la croix de Saint Louis et en même temps une pension de 1200 L sur le Trésor Royal; son traitement en Canada montait ft prés de 14000 1.».On lit page 1, en haut ft gauche: « M.ACCARON 24 juin 1761 » « décembre 1761 Colonies Sur les plaintes réitérées venues de Canada concernant la mauvaise administration de cette colonie et les dépenses énormes dans lesquelles on constituoit le Roy, on prit le parti en 1759 d'y envoyer M.de Querdi-zien, commissaire de la Marine, comme la personne la plus capable par son intelligence de découvrir la.source de tous les abus et à résister à toutes les séductions par la probité la plus scrupuleuse.On le chargea du bureau des fonds afin de le mettre à partée de connoitre de touttes les dépenses.Il a rempli si bien sa commission que, d'une part, il a fait rentrer trois millions dans la caisse du Roy sur les dépenses passées et sur celles de son tems, il en a fait épargner plus de trois autres.Son zèle ne s'est pas borné là.Il a recueilli (sic) tous les éclaircissements qui pourraient faciliter la recherche des abus et des coupables et à amener les choses à un examen juridique.Avant cette commission, il a toujours rempli à la satisfaction de ses supérieurs, tous les détails dont il a été chargé dans les arceneaux et pendant dix campagnes dont plusieurs en guerre, dans deux desquelles il a été blessé auprès des commandans qui le consultoient sur la manœuvre pendant le combat.Il paraît de la justice et de la bonté de Sa Majesté de le distinguer dans le moment présent de touttes les autres personnes qui ont été employées en Canada en récompensant ses services et la probité la plus exacte dont il a toujours joui (sic) en lui accordant une pension de 1.200 L.» d'une autre écriture: « sur son Trésor Royal ».« Certifié véritable ce 18 février 1762 » DOSSIER TRÉMAIS 21 et au-dessous: « La pension selon le brevet doit courir du premier janvier 1761 ».(signé) c Accaron » 1 Page H «28 décembre 1762.La présence du sieur Kerdisien n'étant plus nécessaire à Paris pour la suitte de l'instruction du procès concernant les prévarications faittes en Canada, il est en état d'aller à-Brest pour y remplir les fonctions de controlleur de la Marine que Monseigneur a bien voulu lui confier.Les services essentiels qu'il a rendus dans les détails de cette instruction et les différens voyages qu'on lui a fait faire pour prendre les éclaircissements dont on a eu besoin le mettent dans le cas d'espérer que Monseigneur voudra bien lui accorder une gratification de trois mille livres [trois mille livres est écrit de la main du ministre] sur les fonds des colonies.Et il est de la bonté de Monseigneur de lui en donner une autre [ici il y avait un autre blanc que le ministre a également rempli en ajoutant: trois mille-livres] sur les fonds de la Marine pour le mettre en état de se rendre à Brest et d'y monter en arrivant un petit ménage dont il ne peut pas absolument se passer.» Au bas, on lit: « bon » de la main du ministre et tout-à-fait en bas, d'une autre écriture: * Les 6.000 L.ont été accordées en plein sur les colonies en considération de la destination de M.K'disien pour Saint Domingue ».2/3 de page.Copie notariée (Gérard et Porée, notaires au Cap, S.Domingue) 22 août 1786: des différents brevets de pension accordés à M.de Querdisien: 15 décembre 1761 \u2014 1.200 L.sur le Trésor Royal.6 janvier 1763 \u2014 800 L.ajoutées à la précédente pension, celle-ci étant donc portée à 2.000 L.1er mai 1780 \u2014 2.504 L.produisant net 1.922 L.6 s.(y compris 504 L.d'intérêts d'arrérages à cause du restant dû de 7.689 L.4 s.) 22 ARCHIVES DE QUEBEC Requête de Mme de Kerdisien à Mgr le Maréchal de Castries, ministre « Monseigneur, La veuve du sieur Charles François Pichot de Kerdisien Trémais, ancien commissaire général ordonnateur de la Marine et subdélégué de l'intendant de Saint Domingue, Conseiller honoraire au Conseil Supérieur au Cap demeurante audit lieu, a l'honneur de vous exposer très humblement qu'attaché au service de la Marine depuis mil sept cens quarante trois jusqu'en mil sept cens soixante onze, feu son mari s'est toujours comporté avec la plus grande distinction dans les différentes fonctions honnorables dont il a été chargé.Ecrivain principal à Brest en mil sept cens cinquante neuf, il en a été tiré par le choix de M.de Machault pour être envoyé en Canada en qualité de commissaire chargé du bureau des fonds et de veiller plus particulièrement à l'emploi des finances.Sa surveillance, ses recherches et son attention à découvrir et à réparer les abus de cette administration ont fait restituer au Roi près de quarante millions dans lesquels le munitionnaire a contribué de neuf à dix millions.» 1 et secrétaire d'Etat de la Marine, s.d.1 Parti Archives de la Marine C 246. LETTRES DE JOSEPH-ADOLPHE CHAPLEAU ?£?-V>:?r-.^'f?î:\"':r\".:;\"':75.\"?-''\"\"'.v'?7^:¦ (1870-1896) [23] LETTRES DE JOSEPH-ADOLPHE CHAPLEAU (1870-1896) Si la collection Papineau-Bourassa regorge de témoignages inestimables sur la société canadienne de la première moitié du 19* siècle, la collection Chapais, aussi conservée aux Archives de la province de Québec, projette un éclairage non moins intense sur la vie politique du Québec de 1860 à 1900.Cette collection d'Archives est formée de plus de 4,000 lettres et autres documents qui, tout en reflétant la personnalité et la situation des conservateurs québécois de l'époque, encadrent plus particulièrement le rôle de Hector-Louis Langevin.Les papiers de Langevin ont été préservés par Thomas Chapais, gendre du leader canadien-français dans le parti conservateur dirigé par Macdonald.Les Archives de la Province ont acquis ces papiers des descendants de Chapais.Vv\u2014La collection concerne davantage les Langevin que les Chapais\\ Ainsi la correspondance familiale comprend 717 lettres adressées et reçues par Hector Langevin.Ces lettres touchent à la fois aux questions familiales et aux problèmes politico-religieux.Elles éclairent ainsi les relations entre Langevin et l'épiscopat canadien-français auquel se rattachaient Mgr Jean Langevin et le grand vicaire Edmond Langevin.1 Le reste de la collection témoigne de l'activité et des problèmes du parti conservateur autant sur le plan provincial que fédéral.Hector-Louis Langevin naquit à Québec en 1826.Il fit ses études secondaires au séminaire de Québec et, ensuite, son apprentissage juridique sous la direction de Auguste-Norbert * Un Inventaire de la collection Chapais a été préparé par Mlle Lucile Labrèque des Archives de la Province.[25] 26 ARCHIVES DE QUÉBEC «Crelghton, The Dominion of the North, p.320-381; J.-A.AfacdonaW: The Old Chieftain (Toronto, 1955).Morln et de G.-E.Cartier.Pendant ses études de droit, il fut rédacteur aux Mélanges Religieux, journal patronné par le grand ultramontain et théocrate, Mgr Bourget.Il écrivit aussi pour le Journal de l'Agriculture.CHRONOLOGIE 1850; \u2014 Avocat 1853-56:\u2014 Secrétaire de la ligne du Nord.1857: \u2014 Maire suppléant de Québec.1858:\u2014 Maire titulaire de Québec.1859: \u2014 Délégué à Londres pour négocier les bons du chemin de fer du Nord.1858-1867: \u2014 Député du comté de Dorchester à l'Assemblée législative des Canadas.1861-62: \u2014 Président de la Société Satnt-Jean-Bapttste, ' 1863-65: \u2014 Président de l'Institut Canadien de Québec 1864:' \u2014 Solliciteur général dans le cabinet de Taché.1864: \u2014 Assiste aux conférences de Charlottewn et de Québec relatives à la Confédération.1866: \u2014 Ministre des Postes.- 1867: \u2014 Secrétaire d'Etat.a Ottawa.1869: \u2014 Ministre des Travaux publics a Ottawa.1867-1874: \u2014 Député à l'Assemblée législative de Québec; il résigne son mandat en 1874.1878: \u2014 Ministre des Postes dans le cabinet Macdonald.' 1879: \u2014 Se rend à Londres pour obtenir la destitution de Letellier.1879-1891: \u2014 Ministre des Travaux publics dans le cabinet Macdonald.1906: \u2014 Mort La carrière politique de Langevin fut principalement liée au parti conservateur dirigé par Macdonald.Après le départ de Cartier, qui avait été le chef des conservateurs canadiens-français, Langevin devintfdans le gouvernement fédéral, selon l'expression même de Chapleau, « le leader politique de notre province ».Quoique solidaire des intérêts conservateurs de la province de Québec, Langevin se posa en défenseur du programme économique préconisé par Macdonald: industrialisation, protection et construction des chemins de fer.a En conséquence, il fut le porte-parole vis-à-vis du Québec de la conception de la Confédération tendant à promouvoir un LETTRES DE CHAPLEAU 27 gouvernement central fort et disposant des ressources financières nécessaires à la réalisation de ses objectifs économiques.Mais il reste que le programme économique à long terme préconisé par Macdonald, et supporté par les capitalistes anglo-saxons et accepté par les milieux ouvriers, déterminait moins l'adhésion de la majorité des Canadiens français au parti conservateur que leurs instincts proprement conservateurs.Une lettre non signée, laquelle fut adressée à Langevin en 1879, est significative des problèmes soulevés par l'union des ruraux canadiens-français et des professions libérales aux milieux capitalistes anglo-saxons: < Cet incident m'a amené à réfléchir sur la cause constante de notre infériorité dans le monde politique.Les Anglais sont riches et nous restons pauvres.Nous perdons les trois quarts de notre temps et de notre énergie à lutter pour le pain quotidien, quand les autres ont toute la journée pour jouer leur jeu.Nous voyons des gens comme Sir John [.], Sir A.T.G ait, Holton, le Col.Czorski, Bridge s'enrichir avec l'argent du public dans la construction du Grand Tronc et nous les traitons de gros Messieurs.Nous autres canadiens français, nous n'avons jamais songé à cela.N'est-il pas temps de réagir contre cet état de choses ?Est-ce qu'il n'y a pas dans le Pacifique de quoi nous assurer les éléments de lutte qui nous manquent ?Les étrangers vont en profiter, pourquoi ne pas en profiter nous-mêmes, s'il y a un moyen honnête de le faire.Vous, personnellement, vous n'avez pas besoin de fortune et je connais assez vos vues à ce sujet; mais ceux qui sentent que le sort du Bas-Canada est entre vos mains désireraient vous voir indépendant de ces misères qui doivent vous .peser parfois.Je caresse un rêve à ce sujet.Autrefois^les Irlandais souscrivaient entr'eux pour faire vivre O'Connell en grand seigneur et c'est, après tout, le secret de la grande force de cet Orateur.À défaut de souscriptions en Canada, je voudrais organiser un fonds secret pour arriver au même but Nous avons deux hommes à pousser; M.Langevin et M.Chapleau et deux journaux à soutenir: La Minerve et Le Canadien.Pendant que vous ferez les affaires du pays, nous ferons.les vôtres, non pas dans l'idée mesquine de vous amasser des fonds; mais,afin de vous fournir à 28 ARCHIVES DE QUÉBEC vous deux les moyens de tenir un ton et de prendre au besoin le haut du pavé, puisque partout l'argent est le nerf de la guerre.Quand à nous, qui poursuivons dans le journalisme, une entreprise ruineuse, il nous en faut absolument.La Minerve a l'ascendent sur son parti comme jamais organe n'en a eu; il faut le conserver et l'augmenter.Vous allez me demander à quel puits je vais puiser ces fortunes.Je n'ai besoin que d'un seul homme pour cela, Sénécal.» * Ainsi Langevin, en devenant chef de la représentation canadienne-française dans le cabinet fédéral, se voyait assigner une double mission qui le plaçait dans une position dangereuse et souvent contradictoire.D'une part, il se devait de soutenir, dans ses grandes lignes, le programme économique et politique du parti conservateur canadien, soucieux avant tout de développer une économie nationale indépendante des Etats-Unis; mais, d'autre part, il devenait, de gré ou de force, le défenseur des aspirations proprement conservatrices et nationalistes des Canadiens français.Intimement lié aux milieux cléricaux et ultramontains, qui avaient en horreur tout ce qui avait une allure libérale, Langevin a conservé au parti conservateur l'adhésion d'une partie de la population canadienne-française.Mais, en raison de son engagement avec les ultramontains, il s'est aliéné avec le temps les conservateurs modérés et les libéraux de même teinte qui constituaient un groupe puissant.C'est de cette façon que le parti conservateur a subi les contrecoups des âpres querelles politico-religieuses de la fin du siècle.* Langevin n'a pas su se dégager à temps, peut-être en était-il incapable, de ces influences ultramontaines.Ajoutons que Langevin fut parfois compromis dans des scandales occasionnés par un patronage abusif, pourtant très répandu à l'époque, mais qui servaient la cause des adversaires «Lettre non signée à Langevin (1879).APQ, collection Chapais.j » La^Ie1e- Tarie' Relations between the French Canadian Episcopacy and a French Canadian politician (1874-1896).Dans le Rapport de ta Société canadienne d'Histoire de TÈglise catholique (1957-58), II, 23-39. LETTRES DE CHAPLEAU 29 politiques ou des concurrents économiques.Surtout la lutte, plus ou moins sourde, qu'il mena contre Chapleau, son collègue conservateur, mina une partie de son influence.Langevin ne semble pas avoir été un homme capable de faire l'unanimité autour de son nom.Il manquait, semble-t-il, des qualités nécessaires aux grands leaders politiques.Au contraire, Cha-pleau, dont nous reproduisons ici une partie de la correspondance, paraît avoir été singulièrement avantagé par rapport à son rival conservateur.Chapleau naquit le 9 novembre 1840.Il étudia au collège de Saint-Hyacinthe.En 1861, il était avocat et il s'intéressa à la pratique du droit criminel.Ëlu député à l'Assemblée législative de la province de Québec en 1867, il fut nommé solliciteur général dans le cabinet Ouimet (1873-74).De 1876 à 1878, il remplit les fonctions de secrétaire provincial.Premier ministre de 1879 à 1882, il dirigea en même temps les départements de l'Agriculture et des Travaux publics.De 1882 à 1892, il fut tour à tour secrétaire d'Etat à Ottawa et Ministre des Douanes.En 1892, il devint Lieutenant gouverneur de la province de Québec.Il prit sa retraite le 1\" février 1898.Il mourut au mois de juin 1898.Comme son rival Langevin, il fut nommé Commandeur de plusieurs ordres reconnus.En 1882, il avait reçu la Légion d'honneur du gouvernement français.Chapleau5 était le fils d'un tailleur de pierre.Il put faire ses études grâce à Masson, le seigneur de Terrebonne.Après avoir terminé ses études de droit, il se consacra à la pratique juridique; mais il était davantage tenté par la politique.Ses dons oratoires, son esprit combattif, sa souplesse et une forte dose de réalisme parfois teintée de cynisme, révélaient une personnalité apte à fasciner et à dominer les hommes.Cha- BBlalr Neatby and J.T.Saywell.Chapleau and the Conservative Party in Quebec.Dana la CHR (1956), p.\\-22.Un article remarquable.Voir aussi Rumilly, Histoire de ta Province de Québec. 30 ARCHIVES DE QUEBEC pleau s'était senti attiré par les traditions du parti libéral-conservateur dirigé par Cartier et Macdonald.Il répugnait, de nature, aux positions extrêmes.On comprend qu'il ait cherché à perpétuer la politique de son devancier.Déjà en 1871, il s'était signalé contre les « anti-confédérés » et il avait manifesté ses talents d'organisateur politique.Son activité s'exerçait non seulement sur le plan provincial mais,aussi sur le plan fédéral.S'il aspirait à dominer la politique provinciale, il n'en cherchait pas moins à servir activement les objectifs poursuivis par les conservateurs fédéraux.Chapleau était convainvu de la primauté des intérêts du Canada sur ceux de la province de Québec en matières économiques.Il croyait à la centralisation dans la mesure où l'intérêt économique et politique du pays l'exigeait.En somme, la politique provinciale devait s'articuler sur une politique canadienne.Selon lui, l'attitude des provinces ne pouvait se fonder sur des principes intangibles, mais plutôt sur la collaboration et le compromis.En 1880, il écrivait à Macdonald: < I can form [in Quebec] a strong Cabinet, able to carry out, without my assistance, the programme which an intelligent government must follow to harmonize the action of the Province with the general progress of federal institutions.»6 Chapleau était alors Premier ministre du Québec et il envisageait sérieusement son entrée dans le cabinet Macdonald.Mais, auparavant, il désirait établir solidement son influence sur le Québec.Comme Premier ministre, il s'est révélé soucieux de concilier à la fois les intérêts de la province et ceux du Canada.La position qu'il adopta au sujet de la vente du OM and Occidental Railway et des difficultés financières de la province s'inspirait du désir d'accorder les intérêts généraux du pays et les intérêts locaux.Il répugnait autant à une politique autonomiste qu'à une politique de centralisa- «Ch.à Macdonald (31 oct 1880).Copie faite aux Archive» publiques du Canada et conservée aux Archives de la province. LETTRES DE CHAPLEAU 31 tion à outrance.En 1882, Chapleau abandonna la scène provinciale pour devenir secrétaire d'Etat dans le cabinet fédéral.Il se fit remplacer à la tête du gouvernement provincial par Mousseau sur lequel il exerçait une grande influence.Chapleau en s'appuyant sur les éléments modérés, croyait avoir assuré son autorité sur le Québec et diminué l'influence des ultramontains.Mais il se trompait.Ceux-ci devenaient de plus en plus agressifs et ils avaient même l'appui des deux collègues de Chapleau dans le cabinet fédéral: Langevin et Caron.Déjà en 1877, Langevin avait reproché à Chapleau sa rupture avec Le Canadien.En 1882, au moment des élections, Chapleau écrivit à Macdonald: \u20ac It is so strange to see just the body of Langevin and Caron leading the battle against mel If Joly had not been an ass, he would have had a splendid opportunity of crushing for ever that disgusting clique of religion pickpockets [politiciens ultramontains], the pest of all Government».7 La rivalité Langevin-ChapleaU, que rendait encore plus néfaste la rivalité Québec-Montréal, s'ajoutait aux conflits politico-religieux pour miner progressivement la solidarité du parti conservateur dans le Québec.Même si Langevin n'avait pas réussi à devenir le chef incontesté des Canadiens français, \u2014 d'ailleurs qui pouvait le devenir dans cette période de troubles ?\u2014 il ne pouvait envirager d'abandonner aux mains de Chapleau sa suprématie dans le parti conservateur.Ainsi, en plus des divisions occasionnées par les luttes religieuses, apparurent au sein du parti conservateur deux factions dont l'une, à Québec, était sous la dépendance de Langevin et l'autre, à Montréal, obéissait à Chapleau.Cependant, en 1885, au moment de la pendaison de Riel, Chapleau laissa passer l'opportunité de rallier autour de lui toute la province de 7 Ch.a Macdonald (25 mars 1882).APQ., copie. 32 ARCHIVES DE QUÉBEC Québec.Il refusa de rompre avec le parti conservateur.Le 12 novembre, il écrivit à Macdonald: \u20ac Just as I was sending it this morning I hesitated in face of the terrible responsability of an agitation on such a question where national animosities would surely meet to fight their battle.And after a long meditation I have decided not to incur that great responsability.However I prefer the risk of personal Joss to the national danger imminent with the perspective of a struggle in the field of race and religious prejudices.We will have to fight, perhaps to fall.Well I prefer, after all, to fight and to fall in the old ship and for the old flag *.» 8 Autant par tempérament que par conviction, Chapleau répugnait à s'allier aux factions extrémistes.Au mois de juin 1885, il avait dit: « Moreover I believe that local preferences should not out-weight reasons based on public interest and the general welfare of the party .» \u2022 L'attitude prise par Chapleau dans l'affaire Riel, si elle lui enlevait la possibilité de devenir le chef incontesté du Québec, renforçait néanmoins son statut dans le parti conservateur.Il faut dire aussi que Chapleau n'avait pas de concurrent dans l'art de conduire une campagne électorale.Quoi qu'il en soit, il était bien placé pour exiger la reconnaissance de sa suprématie effective vis-à-vis de ses deux collègues et rivaux français: Langevin et Caron.Il faut dire qu'à cette époque Langevin dirigeait non seulement la région politique de Québec mais qu'il était le dispensateur reconnu du patronage dans toute la province.Les élections fédérales approchaient.Chapleau posa ses conditions.« For the federal elections, we will be in a still worse position, if a thorough change is not effected.Thanks to the action of «Ch.& Macdonald (12 nov.1885).APQ, copie, dtépluihautme a\" même (S ,Uln '* Hem\" Vo\" NeatbV and Saywell, article LETTRES DE CHAPLEAU 33 our colleague there ate two organizations.In Montreal two cliques, as the people call it: « La clique de La Minerve et La clique du Monde».The latter includes nearly all the official patronage owners and distributors; the Minerve circle comprizes the country members and the real workers of the party.This must cease for the elections and the absolute ruling must be centered in one hand in my hand, for the political region of Montreal.The centre of action and information must be La Minerve (I mean in conjunction with it) for the French members, the same as the Gazette is for the English.Please see Langevin about it and have it well understood, because I must tell you frankly that if things do not work that way I shall withdraw absolutely from the direction of the election and confine myself to my own constituency.» 10 La question était difficile à régler pour Macdonald.Langevin avait jusqu'alors été reconnu comme le chef de la délégation du Québec dans les cadres du parti.De plus, il dirigeait le département des Travaux publics qui offrait de meilleures perspectives de patronage que le secrétariat d'État confié à Chapleau.En conséquence, les conditions posées par Chapleau postulaient en quelque sorte une censure à l'égard de Langevin.Macdonald hésita.Le 15 janvier 1887, Chapleau envoya sa démission.Il disait alors: c Je me crois en droit de me plaindre de ne pas avoir reçu l'appui, et de ne pas avoir eu la part de contrôle que j'avais le droit d'avoir dans le Conseil Privé.Cela était dû à un antagonisme systématique de la part de mes deux collègues français dans le conseil.»11 Macdonald refusa et Chapleau posa de nouvelles conditions plus difficiles: le contrôle absolu de la région de Montréal qui pour lui s'étendait des Trois-Rivières au comté de Pontiac (à l'exception des comtés anglais et des townships w Ch.à Macdonald (31 oct 1886).APQ., copie.11 Le même au même (15 Janv.1887).Idem. 34 ARCHIVES DE QUEBEC de l'Est), la suppression du journal le Monde, le contrôle sur les nominations de la région de Montréal, le choix des candidats et l'entière disposition du fonds électoral.\" Au mois de juin 1887, il fut question de Chapleau comme Lieutenant gouverneur de la province de Québec; mais il refusera sous la pression des membres du parti conservateur de la région de Montréal.1* Chapleau demeura à son poste et Langevin continua, en dépit de la baisse de son prestige, d'être pour lui l'obstacle majeur à son acceptation comme chef de la deputation du Québec.Le parti conservateur ne pouvait que souffrir de ces conflits aggravés par l'explosion nationaliste et ultramon-taine comme par la rivalité Québec-Montréal.Au mois de juin 1888, Chapleau signala à Macdonald un facteur supplémentaire de faiblesse: c It is admitted that three or four portefolios resume the political progress of the country.The financial and Fiscal Department, the Department of Agriculture, Emigration and Statistics, the Department of Interior, and in a smaller measure.Marine and Fisheries, are the four tracting engines carrying the country to its future destinies.The militia, Post Office, Inland Revenue, Justice, Secretaryship and even Public Works (when canals and Railways are excluded) are merely local administrative parts, without leading power in the direction of the country's future.I assure you that the people of the Province of Quebec are keenly feeling that its representatives in the council are excluded from the former and.politically more important offices.»14 11 s'agissait d'une lacune importante à une époque où les susceptibilités raciales étaient fortes et où les chefs de département contrôlaient le patronage et les nominations aux emplois à l'intérieur de leurs services.L'ensemble de ces problèmes entraîna la désaffection progressive du Québec à 12 Le même au même (20 ]anv.1887).Idem.» Le même au même (20 juin 1887).Idem.\"Ch.à Macdonald (4 Juta 1888).APQ., copie. LETTRES DE CHAPLEAU 35 l'égard du parti conservateur alors que les libéraux, incarnant davantage les revendications locales et nationalistes, ne cessaient de gagner la faveur populaire.En 1890, Chapleau écrivit à Macdonald: « The situation is hopeless because the system of our party organization is radically vicious.There is no political authority in our Province in Federal matters, and the necessary discipline in the respective political districts of the Province has been destroyed by the leaders of the party itself.It was impossible to prevent it, it is great misfortune; if it was possible and not done, as it was not, it is a great fault, one of those errors that bring calamities.15 En dépit de la gravité de la situation, Chapleau s'offrit à réorganiser le parti.Il exigea de Macdonald la plus grande liberté d'action.« machiavelion if needed should be allowed to fight men who publicly profess to surrender our birth-rights to a foreign power, and lettres de marque should be obtained against the pirates who have seized the ship of State in our Province.Qui veut la fin veut les moyens.» Mais ni Chapleau ni Macdonald ne pouvaient redonner au parti conservateur la vitalité qu'il avait manifestée par le passé.Le recul du parti conservateur n'était pas seulement un phénomène propre à la province de Québec.Une conjoncture économique et politique nouvelle se présentait qui exigeait d'autres hommes munis d'idéaux différents.En somme, une refonte complète du programme du parti conservateur s'imposait.Dans la province de Québec, le parti qui, depuis 'le départ de Cartier, avait connu une existence troublée, sombrait progressivement sous le poids des contestations politiques, religieuses et nationalistes.Les conflits personnels, les luttes de clans et les nombreux scandales détériorèrent avec le temps ses cadres et l'unité de sa politique, l'empêchant de m Ch.à Macdonald (11 août 1890).Idem. 36 archives de québec s'ajuster aux conditions nouvelles.En 1892, Chapleau, qui était conscient des faiblesses du parti, accepta le poste de Lieutenant gouverneur de la province de Québec.La correspondance que nous publions, tout en révélant un aspect des relations entre Chapleau et Langevin, fait pénétrer dans l'mtimité du parti conservateur et montre les techniques d'action qu'il supportait.Fern and Ouellet Archives de la Province LETTRES DE JOSEPH-ADOLPHE CHAPLEAU (1870-1896) J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ.collection Chapais.] [13 mai 1870] L'Hon.H.Langevin - / C.B.Ministre des Travaux Publics, Monsieur le Ministre, Je prenais la liberté, il y a quelques semaines, de vous demander une recommandation auprès de Sir Georges pour un de mes amis, le Colonel Audet La situation que convoitait le Colonel, avait alors été donnée au Colonel MacPberson, mais elle se trouve de nouveau vacante par la promotion du Col MacPherson \u2014 Serait-ce vous offenser, M* le Ministre, que de vous renouveler la demande [2] que Je vous faisais alors 7 C'est un ami vrai et sûr que Je recommande et c'est un ami vrai et sur qui vous le recommande.Avec considération, Toujours à vous J.A.Chapleau Montréal 13 mal 1870 \u2014 J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] [24 février 1871] Hon** H.Langevin C.B., Présent, Mon cher Monsieur, Je suis obligé de partir pour Montréal, mais avant de quitter Ottawa, Je vous recommande de nouveau mon protégé, Mr David.Soyez sur que mon Insistance a pour excuse un cas d'urgence extrême.[2] Je pourrais aller Jusqu'à ajouter que vous épargneriez une calamité domestique à un brave cœur en rendant ce service à mon ami.Je lui ai dit de vous voir et de vous expàifer sa situation, vous pourrez en Juger \u2014 Veuillez recevoir mes sincères remerciments pour votre obligeance pour mol et me croire pour l'avenir comme pour le passé Votre dévoué serviteur J.A.Chapleau Vendredi 24 fev/71 [37] 38 ARCHIVES DE QUEBEC Hon*\" H.Langevin, GB.( Ottawa, J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] [8 avril 1871] Monsieur le Ministre, Je vous demanderais pardon d'avoir tant tardé â vous écrire si ce n'était pas un peu votre faute.Vous m'avez fait faire la campagne de Prescott et Je suis sûr, qu'à part ce pauvre Boyd, J'ai été le plus accablé de la lutte.H n'est pas chrétien de se fatiguer ainsi.Vous me croirez à peine quand Je vous dirai que j'ai fait 241 milles en voiture pendant mes onze Jours de campagne.Et le travail d'apostolat politique donc I Je le compte par le nombre de boites de Brown's Bronchical Troches que J'ai englouties.La, Vraiment Sandfleld ne valait pas tant de dévouement Aussi, Il faut être franc, et vous dire que ce n'était pas pour lui tout seul.On m'avait [2] [sic] un service pour la cause, et pour cela Je n'ai pas l'habitude de reculer.Une autre raison me faisait aussi marcher; J'avais une vengeance à satisfaire.J'avais à venger votre ancien collègue èt mon pauvre défunt ami McGee.Sur son portrait qui n'a pas quitté mon pupitre depuis le lendemain de sa mort J'avais Juré de lui rapporter un triomphe de l'endroit où ses compatriotes et ses co-rellgionnaires l'avalent honteusement laissé battre, il y a quatre ans, et j'ai tenu parole I Ne soyez pas scandalisé, Monsieur le Ministre, Je suis Corse de ce côté-la.Malheureusement pour moi.avec le triomphe J'ai rapporté une bronchite que le Terme Criminel n'a pu guérir, mais que le Jour de Pâques verra sans doute disparaître, avec bien d'autres misères.Et voilà pourquoi votre serviteur est mush depuis plus de trois semaines 1 Je ne suis pourtant pas demeuré Inactif.Ne pouvant visiter mon Comté où l'atmosphère est encore trop chaud, J'ai propagé un petit mouvement qui régulariserait tout si votre ami Masson voulait seulement être raisonnable; s'il voulait seulement réfléchir un moment qu'en appuyant ma candidature il consolide la sienne pour longtemps, tandis qu'en me faisant la guerre, il peut compter qu'il sème dans le vent pour récolter dans là tempête.Il pourra bien me faire tomber, mais qu'il sache bien que ma chute ne sera pas un [3] gain pour lui; et certes, il a assez de sens politique et d'esprit de Justice pour savoir que, serait-ce au sacrifice d'un peu de cet amour-propre, toujours si doux a satisfaire, on ne doit Jamais diviser les sympathies de ceux qui travaillent au triomphe de la même cause.\u2014 C'est en vain que Mr Masson alléguerait la pression de ses amis et la crainte de s'affaiblir par son alliance avec mol.Ses partisans les plus influents et les plus actifs, ceux surtout qui insistent le plus à le pousser contre moi, sont tellement sous son contrôle, qu'un mot de lui les force au silence.Il l'a déjà fait il y a quatre ans, et la chose est aujourd'hui encore plus facile qu'alors.\u2014 Je dirais bien ces choses à M* Masson, lui même, dans une entrevue comme vous m'en suggérez une, mais Je n'ose pas, Je suis plus à la gêne avec cet homme que Je ne le serais avec vous.Pourquoi?Je ne saurais m'en rendre compte.Il le faudra pourtant Je ne puis pas laisser un homme que J'estime me faire la guerre sans lui demander pourquoi \u2014 LETTRES DE CHAPLEAU 39 J'aurais cru que nos ministres locaux s'occuperaient de la chose, en préparant les prochaines élections, mais je suis informé que l'on me fait le cold shoulder dans les réglons administratives de Québec, et j'ai raison de le croire, surtout par la tournure que mon affaire a prise, car je suis sur que le Commissaire des Travaux Publics a assez d'influence sur l'Hon.Ed.Massera pour l'amener a détourner son frère d une lutte contre moi \u2014 J'ai eu assez de renseignements ft [4] ce sujet pour me justifier à adresser à l'Hon.Premier, pour la Province de Québec l'espèce d'ultimatum dont je vous Inclus une copie, pour qu'on ne me représente pas faussement auprès de vous.Je sais que ma démarche est un peu vive, si le Gouvernement est tant soit peu froid à mon égard; mais vous avouerez avec moi que si ces Messieurs commencent leur règne en voulant écraser ceux qui ont travaillé le plus activement ft la consolidation de l'oeuvre politique qui les a placés là où Us sont aujourd'hui.Il est bien permis de crier « gare I » Et ai on ne vous le permet pas, si on veut nous Ignorer, ne pourrons-nous pas, sans permission dire qui nous sommes 7 Et si je m'y vols forcé, ne pourrai-je pas dire que pour tout le District de Montréal, il n'y a pas deux sièges du côté droit de la Chambre où Je n'ai pas posé au moins un clou?Ne pourrai-je pas demander quel est celui qui, le premier et seul longtemps a refoulé le flot anti-confédéré, soulevé, dans notre District par la phalange Lanctût, Labelle, David, Rainville, Jette, Loranger, Girouard, phalange formidable alors 7 Ne pourrai-je pas dire au Procureur-Général, que pour le venger des outrages dont 11 avait été l'objet de la part de la Presse et du Barreau, pour une chose qui touchait de si près a son caractère actuel et ft ta position future & laquelle il aspire je fat.(malgré son refus que la crainte d'un échec devait motiver) je l'ai, dis-]e, fait élire, par des voix arrachées ft des amitiés personnelles, fait élire Bâtonnier du Barreau de Montréal, dont les deux tiers des membres sont [5] des libéraux renforcés.Pardonnez-moi cette phillpplque, Monsieur le Ministre.A vous.Je pouvais dire ces choses sans passion, & d'autres Je les dirais avec aigreur.\u2014 Vous allez me dire que Je me fais Illusion, et que.l'on est pavé de bonnes Intentions ft mon égard dans les sphères où je crois entendre gronder le tonnerre.Non, Monsieur, Je ne me trompe pas.Je suis trop dévoué, sans être servllle, pour ne pas être fier et franc et pour ne pas avoir le droit d'exiger qu'on le soit avec moi.Je me fais un honneur d'avoir des chefs et de marcher sous eux; mais il me semble que j'ai assez fait pour le drapeau, pour qu'on ne me laisse pas, sous les yeux de tous ceux qui observent les.mouvements, dans la position d'un soldat inutile ou dangereux, que l'on n'ose renvoyer, mais dont on voudrait se défaire.Je n'ai jamais pu apprendre la règle des fausses positions en politique; qu'on me donne des ordres et de la besogne & faire, ou que l'on me congédie en forme, j'aime mieux cela.\u2014 Vous voyez que Je ne suis pas Bismarck le moins du monde; je ne dissimule pas mes pians.Pour le moment, c'est, pour moi, une tactique forcée, car, voyez-vous, Monsieur, malgré l'estime [6] que l'estime que [sic] vous me témoignez, malgré toute la confiance que J'ai en vous, Je ne pourrais pas suivre le conseil que vous me donnez, en cas d'échec.Vous ne pouvez connaître ce que je sais, moi.Il me faut contenir le flot tout entier ou me voir englouti tout ft fait, et j'aime mieux alors < passer l'eau ».Je ne suis pas du bols dont on fait les transfuges, et ma nature me Jette malgré moi dans la lutte.A moins donc d'une Inactivité forcée par une position nouvelle 40 ARCHIVES DE QUÉBEC ou ]e pourrais attendre quelque temps les événements, Je n'ai pas d'autre alternative que la pénible décision que j'ai prise, et pour laquelle J'ai tout préparé.\u2014 Permettez-moi toujours de vous remercier pour la bienveillance que vous m'avez montrée, et croyez que mon plus vif désir serait de pouvoir suivre la\" direction que votre expérience S votre droiture pourraient me donner.\u2014 En terminant.Je puis bien dire, sans être le Roi Guillaume, que Je laisse à la Providence le soin d'arranger tout cela, en, nous, l'aidant J'ai l'honneur d'être Avec considération distinguée Votre tout dévoué serv** J.A.Chapleau Montréal, 8 Avril, 1871 \u2014 J.-A.CHAPLEAU A P.-J.-O.CHAUVEAU1 [APQ, collection Chapais.] [Copie manuscrite.] [De la main de Chapleau:] Non officielle {3 avril 1871] A L'Honorable P.J.O.Chauveau Premier Ministre de la Province de Québec.Monsieur le Ministre, A l'approche des élections, il est de l'intérêt de tout candidat de bien connaître la position dans la quelle il se trouve placé vis-a-vis du gouvernement dont le programme et l'administration vont être bientôt soumis aux électeurs.Cette position .demande deux choses pour être définie d'une manière complète et rationnelle: la première dont il n'est pas difficile au candidat de se rendre compte, c'est son attitude personnelle vis-à-vis le Gouvernement, son appréciation de l'administration existante.La seconde qu'il n'est pas moins important de connaître que la première, c'est l'attitude du gouvernement vis-à-vis le candidat ses dispositions à soutenir, à détourner ou à faire renverser sa candidature.Ma position vis-à-vis de l'administration qui régit en ce moment la Province est facile à préciser.Si ce gouvernement réprésente une Idée politique, cette Idée m'a vu, depuis onze ans, combattre pour elle dans les rangs des Jouteurs politiques qui la défendaient à la tribune et au forum.De plus heureux, de plus utiles lutteurs que mol, le nombre est grand, de plus franchement déterminés, Je crois qu'il n'en est pas.Ce qui du reste manquerait de preuves affirmatives dans ce sens, serait amplement remplacé par la haine acharnée, la persécution systématique et Incessante dont J'ai été l'objet de la part des ennemis politiques du gouvernement qui a créé celui [2] dont vous êtes aujourd'hui le chef.Quant à mon appréciation de l'administration existante et de ses actes, mon dossier politique est là tout ouvert et bien facile à lire: J'ai le défaut politique d'une qualité personnelle.Je ne suis pas syblllln; on est Jamais en peine de savoir si J'ai dit ce que Je pensais.Vif par nature, habitué par métier à la guerre de tirailleur, comme tout soldat de confiance, ayant été peu contraint à une discipliné rigoureuse. LETTRES DE CHAPLEAU 41 le harnais politique que j'endossais il y a quatre ans a pu être parfois tourmente.Je suis de ceux qui croient que l'obéissance petindè ac cadaver peut être la mesure d'une vocation monastique bien comprise, mais qu'elle est loin d'être le complément nécessaire de la perfection chez un homme politique.Dans son ensemble, je n'ai rien à retrancher, rien à rétracter, rien à regretter, dans mon passé parlementaire; dans les détails je pourrais avouer des écarts sans me croire digne du pilori [Le maître ne renvoie pas l'élève parce qu'un jour il aura maltraité un bloc par un coup de ciseau un peu téméraire.J.A.C.] 3 Quant à ce qui regarde l'appréciation des personnalités administratives, j'ai toujours pensé que c'était une question d'opinion laissée comme privilège à tout homme public et même à tout partisan politique.Si un éloge n'était pas déplacé dans cette lettre, je pourrais écrire une page que, j'en suis sûr, je n'aurais pas à changer ni à raturer plus tard.Voilà ma position vis à vis l'administration dont vous êtes le chef.Qu'ai-je à espérer, qu'ai-je à craindre de la part du gouvernement dans la prochaine lutte électorale.La rumeur la plus accréditée m'annonce un adversaire approuvé et encouragé par le gouvernement de Québec.L'Hon.Procureur-Général que j'ai vu à cet égard, m'a simplement dit que l'Hon.Commissaire des Travaux-Publics était chargé de préparer et surveiller les élections de certains comtés dont le mien faisait partie.J'ai vu l'Hon.Commissaire plusieurs fois depuis et je n'ai été favorisé d'aucune information à ce sujet.J'aurais [3] craint de blesser la discrétion politique bien connue de l'Hon.Commissaire en lui demandant quelles étaient ses dispositions à mon égard.J'étais du reste justifiable d'attendre l'intimation de ses plans; on ne demande pas à son colonel les ordres qu'il a à donner.Ce silence je l'avoue, m'a confirmé dans l'impression que m'avait produite la rumeur prétendue bien accréditée, répandue dans mon comté.Cependant comme toute rumeur, même la plus plausible peut être au fond mensongère, j'ai cru de mon devoir de m'adresser au chef du Cabinet afin de sortir de tout doute.Je ne désire ni prier ni menacer; ces deux sentiments décèlent faiblesse; je désire simplement savoir deux choses: Est-ce l'intention du gouvernement de Québec de soutenir ma candidature aux prochaines élections, dans le comté que je représente, ou de l'opposer?Le Gouvernement est-il disposé à encourager la candidature d'un conservateur dans le comté en opposition à la mienne?Ces questions sont brusques et peu [revêtues des formes J.A.C.] * diplomatiques, je le sais et en demande excuse; mais dans la position où je suis placé les manières diplomatiques me sont interdites.Du reste, je ne crie pas mes demandes sur les toits, et malgré que je pense avoir droit à une réponse entière du gouvernement, ce dernier est [toujours] 3 maître de son silence.Comme je viens d'avoir l'honneur de vous la dire, ma position actuelle vis-à-vis de mon comté est telle qu'il me faut comme à mes électeurs une déclaration formelle et précise \u2014 Je dois dans peu visiter ma division électorale et mes commettants ne me pardonneraient ni déclarations hasardées ni silence. 42 ARCHIVES DE QUÉBEC Espérant, Monsieur le Ministre que vous pardonnerez à la forme de cette lettre pour la franchise de pensée et de sentiment qui la dictée, [4] Je demeure, avec considération distinguée Votre très humble serviteur.[De la main de Chapleau:] (signé) J.A.Chapleau Montréal.3 Avril 1871.[De la main de Chapleau:] Copie d'une lettre à l'Hon.P.J.O.Chauveau.1 Copie faite a l'Intention de Langevin.3 En marge de la main de Chapleau.\u2014-.Hon.H.Langevin, C.B., Ottawa, Mon cher Monsieur, Mon vieux père m'informe que les travaux du Canal Chambly touchent & leur fin.' j Comme la perspective d'une campagne électorale l'été prochain n'est pas exactement une garantie de profits considérables pour mon bureau, je suis obligé de [2] voir a ce que le plus vieux des deux chefs de la famille pourvoie à son entretien pendant cette période de sécheresse \u2014 Si la surveillance de mon père n'a pas été une entrave aux travaux qu'il a conduits, n'y aurait-il pas moyen de lui continuer encore pour quelques mois un emploi semblable a celui qu'il occupe en ce moment Je suis fâché d'être contraint de vous troubler pour ces misères, mais que voulez-vous?depuis le Chemin des Plies Jusqu'à celui de la Colonisation du Nord de Montréal, la politique des chemins de fer n'a pu encore me faire des rentes.Espérons que [3] cela changera G que les lisses de bols se changeront en liases d'argent Mais en attendant 11 faut bien se résigner à faire comme les pauvres gens, demander aux puissants leur protection, sauf à les ennuyer.Nous sommes en ce moment tout entiers au million de Montréal, d'autant plus que le susdit million n'est pas encore tout entier à nous; nous avons la certitude du succès, non pas toutefois sans des efforts inouïs que nous n'épargnons pas.Les clameurs de notre cabale nous rendent presque sourds aux échos de la Capitale, l'ai \u2014»-'-'- J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN lAPQ, collection Chapais.] Conlidentielle [25 avril 1872] retremper quelques Jours aux grandi les Avec mes plus respectueux hommages Je demeure, Monsieur le Ministre Votre très humble serte (Au verso et de la main de Langevin:] Chapleau. LETTRES DE CHAPLEAU 43 J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Confidentielle [25 Janvier 1873] Hon** H.Langevin, CB.Ottawa, Mon cher Monsieur & Chef, Le temps est aux enfantements ministériels, paraît-il.Les Journaux officiels et officieux annoncent des naissances tous les Jours.Le public s'y est tellement accoutumé qu'on le désappointerait Jusqu'au dépit si on le privait de la nouvelle mise en scène promise.Je reçois de Québec la [2] communication que void: \u20ac M1 le Juge Caron serait nommé Lieut Gouverneur 6 serait remplacé par M7 le Juge Taschereau; le Juge Badgley résignerait G verrait son siège occupé par Mr le Juge Smart» De là grands commentaires comme on peut penser.Je n'ai pas besoin de vous dire les motifs que l'on attribue à ces nominations, ni les personnes qui les commentent vous le savez à l'avance, mais vous me permettrez.Je le présume, de vous faire connaître le sentiment que ces nominations créeraient ici.Je ne suis pas un des \u20ac Montréal 6 Québec > et J'accepte avec plaisir l'honneur de servir sous un Chef de [3] la ville de Champlaln », mais Je vous avoue que les Montréalais sont gens 6 regarder à ce qu'on fait autour d'eux \u2014 Le parti conservateur y est gravement compromis par la maladie de.Sir Georges.II ne nous reste comme représentant du parti parmi les Ministres fédéraux- G locaux que l'hon.$p Oulmet Oulmet a été le choix accepté du parti pour cette région-ci; peut-il occuper encore la position avancée que la retraite de Sir Georges lui Imposerait?Ses amis disent que non, et j'admets qu'à tort ou à raison l'opinion s'est ainsi formée.M* Oulmet se retirant le parti à Montréal se discréditerait en laissant le choix de Sir Georges censuré directement [4] en reléguant Oulmet au troisième plan par sa nomination comme Juge de District Après tout si J'étais procureur-général & de Montréal, je dirais cela G j'aurais ce me semble, raison.Et puis comptons bien.La Capitale à Québec tous les Départements Publics (Education enlevée à Montréal) pour Québec; le L* Gouverneur de Québec, le Premier-Ministre, un de Québec, le Commissaire des Terres, plus bas que Québec, le futur Proc.Gén.de Québec.G le chef accepté du parti national (le bon) canadien de Québec II y a déjà assez pour donner un thème très varié aux Mécontents.Si on y ajoute le remplacement d'un Juge de la Cour d'appel de Montreal par un de Québec, que sera-ce 7 Remarquez que ce n'est pas moi qui me plaindrais de cela, je ne connais pas de représentation ministérielle basée sur la population, mais on le dira, mais on [5] le criera et on le croira.que c'est une injustice à Montréal.Je sais que le Barreau de Montréal n'aimerait pas Oulmet mais à la Cour d'appel 11 serait moins exposé aux contacts journaliers de ses ennemis G de ses envieux.Que M7 le Juge Taschereau ait des titres par son entourage de famille; qu'il laisse même espérer des adhésions politiques Importantes, je n'en al pas le moindre doute, mais que le renfort espéré ne produise pas des défaillances ici 1 Et d'ailleurs le Juge en Chef est à la veille de laisser une jolie succession, gardez-lui' donc des héritiers. 44 ARCHIVES DE QUÉBEC Voilà mon avis que vous m'excuserez de vous donner avec autant de «ans-façon que de bonne volonté On parle Ici de la nomination de Dorion comme Juge à Montréal si son accession au Banc avait pour effet de nous laisser libre [6] le Comté de Napierville, à la bonne heure; mais si ce n'est que pour emplir un moment la bouche aux Nationards, m'est avis que ce n'est pas la peine, car après le premier mouvement passé, ils ne manqueraient pas de faire une relique enchâssée de leur idole actuelle.Que Loranger soit transplanté comme Juge à Montréal dans le cas de résignation de Berthelot ou de Mondelet c'est encore bien, si ses frères entrent franchement dans le parti; je verrais même sans pleurer son entrée dans la politique Bas-Canadienne après un apprentissage sérieux & le cautionnement politique antérieur de ses frères.Pardon, si je vous parle de toutes ces choses que mon ami Dansereau doit vous avoir toutes mentionnées, mais puisque j'ai commencé à me prévaloir de votre patience, vaut autant que je dise tout [7] Le parti National entoure et circonvient notre aimable et distingué Gouverneur dans toutes les réunions où l'on peut l'approcher, et Montréal-Ministériel regarde faire \u2014 Si Coursol ou Starnes étaient ministres l'opinion s'occuperait d'eux à toutes les sorties de Son Excellence \u2014 (Chauveau n'a jamais oublié cela à Québec) A propos de Coursol, on me parlait de la possibilité de sa nomination au poste de Premier.Ce serait j'en suis sur, un faux pas, le parti parlementaire ne l'accepterait pas en cette qualité, tandis que tous seraient enchantés de sa nomination comme un des collègues de Chauveau \u2014 Maintenant un mot du Contrat du Canal Welland.Mon frère me demande d'attirer votre attention sur le fait que les estimations des ingénieurs du Gou-ver[8]nement pour les travaux du Canal Grenville, il y a,deux ans se trouvaient en définitive plus élevées que celles des travaux du Canal Welland, malgré que tout alors fut dans des conditions bien plus avantageuses pour les contracteurs i\u2014 Je vous transmets à cet effet un Memorandum qu'il m'a remis & que je vous inclus, comme explication du montant de ses soumissions \u2014 Je désirais aussi vous informer que les cautions qu'il suggère avec sa soumission devront être changées en cautionnement garanti par les Banques aussitôt que le contrat serait assuré; c'est là une des conditions de son association avec celui dont on vous a parlé \u2014 Enfin et en dernier lieu, pour mol; je désire qu'il soit bien compris que Je ne veux gêner aucune combinaison.Que l'on me donne la succession de Coursol sous les deux Gouvernements, Je bénirai le Ciel [9] et ses Ministres aux deux Chambres de Québec & d'Ottawa, et je ne laisserai pas la politique pour cela, du moins à l'intérieur; qu'on me laisse encore grandir à t'ombre Je ne me plaindrai pas aux Nationaux; Mais si l'on veut que Je sois quelque chose, Je veux que la décision ne se fasse pas attendre, J'achève de manger mes économies politiques; que l'on retarde le Moment où ce sera [ait, c'est parfait, Je préparerai tout (et ce tour est beaucoup) mais Je ne veux pas de promesse vague, ni d'espérance; que l'on dise c'est décidé S qu'on me donne un mois, ou deux, ou même trois pour faire blanchir mon linge & préparer mes papiers.On m'apprend que les [10] nominations de Juges se feront bientôt alors pourquoi ne pas m'avertir ?Si l'on veut servir de moi, on ne devrait pas ce me semble, me traiter comme un dont on se défie \u2014 LETTRES DE CHAPLEAU 45 Excusez encore une fois ma franchise brutale, Monsieur le Ministre; si vous connaissiez ma position vous me pardonneriez bien vite, et ce que J'essaie de faire c'est de dénuder ma situation; on a toujours bien assez ft dissimuler aux dehors politiques pour se permettre de la franchir avec ceux que l'on considère comme de bienveillants amis et de nobles protecteurs \u2014 Croyez mol toujours Votre serviteur dévoué J.A.Chapleau Montréal 25 Janvier 1873 \u2014 [11] P.S.Excusez toutes les fautes la malle se ferme & Je ne puis relire J.A.C.[Au verso et de la main de Langevin:] /.A.Chapleau TELEGRAMME DE J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Montréal Telegraph Company1 Sent bgt ed No.7 Rec'd by: W H Time: 9'15 Ottawa: 22 fb 1873 By Telegraph from: Quebec To: Hon H.Langevin, C.R.Consider dangerous to accept without [Coursol] 2 Coursol what must i do depend entirely upon you \u2014 advice \u2014 Private \u2014 J.A.Chapleau 1 Les mots en italique appartiennent à la formule qui n'est pas entièrement reproduite.-3 Raturé.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] [24 mars 1873] Hon\"» H.Langevin, CB., Présent, Monsieur le Ministre, Je suis vraiment désolé de ne pouvoir me rendre à votre aimable Invitation.J'aurais donné beaucoup pour être présent 6 partager la Joie que mes collègues du petit gouvernement de la petite Province de Québec vont éprouver sans moi \u2014 Des affaires pressantes de la Couronne [2] nécessitent ma présence à Montréal demain et c'est vous, Mr le Ministre qui me l'avez dit: « les affaires avant tout » \u2014 Notre « Corporation > de Québec comme a bien voulu l'appeler Mr Day devant Votre Honorable Conseil Privé, fait les souhaits les plus ardents pour la prospérité de votre Gouvernement \u2014 46 ARCHIVES DE QUEBEC Je me mets dès demain a l'oeuvre pour organiser efficacement ft Montréal notre «Ligue Conservatrice», et j'espère venir vous présenter les primeurs de ses actes pendant cette session ft Ottawa.Avec un peu de bonne [3] volonté fi beaucoup d'activité, nous réussirons ft consolider dans le terrain de la sympathie publique l'oeuvre ft laquelle vous avez consacré votre existence \u2014 Soyez sur que malgré tout ce que vos envieux pourraient tenter vous avez autour de vous vos Cent-Gardes qui « vivent S qui ne se rendent pas» Pardon, Mr le Ministre, si ma lettre parait un peu familière; c'est ma manière ft moi fi qui n'engendre jamais le mépris, j'ose le croire \u2014 Merci, encore une fols de votre bonne invitation fi veuillez me croire comme toujours Votre tout dévoué serv* J.A.Chapleau Ottawa 24 Mars 1873 ~ [41 P.S.Je vous adresserai de Montréal, après demain, une note sur laquelle j'attire d'avance votre bienveillante considération J.A.C [Au verso et de la main de Langevin:] Chapleau.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Confidentielle [19 Juin 1873] Hon*9* H.Langevin, C.B., Ottawa, Mon cher Monsieur, Mon vieux père qui conduit les travaux en ce moment ft S* Vincent de Paul m'informe que les ouvrages vont bientôt cesser, et qu'il sera déchargé de son emploi sous peu.Je regretterais vivement que cela arrivât ainsi, car sur l'assurance que lea travaux dureraient encore un an [2] ou deux au moins, j'avais tout préparé pour établir mes vieux parents ft S* Vincent de Paul même.M1 Prieur, que J'ai vu l'autre jour me disait que mon père pourrait peut-être continuer ft être employé comme chef d'atelier 6 gardien des Prisonniers, mais qu'alors son salaire serait réduit ft $700 \u2014 par année (Il reçoit aujourd'hui, sur la recommendation de l'architecte un salaire de $350 par jour) Outre que cette position de gardien me plairait ft moitié pour mon père, il lui serait Impossible de se contenter d'un salaire [3] aussi modique quand fi 00 peut tous les jours aller recevoir $5 \u2014 per diem aux Etats-Unis, où toutefois je m'ef- 100 force de l'empêcher d'aller.N'y aurait-il pas moyen de lui conserver sa position de conducteur des travaux tout en donnant spécialement son attention ft l'apprentissage LETTRES DE CHAPLEAU 47 des détenus pour la taille et la pose de la pierre ?Les travaux ne peuvent manquer de se prolonger beaucoup et sa situation se trouverait ainsi assurée.Et vous rendriez un autre service des plus signalés a celui qui se souscrit Votre dévoué servi te ur J.A.Chapleau Montréal 19 Juin 1873.\u2014 [Au verso et de la main de Langevin:] Chapleau.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Montréal, 11 Mars 1876, Hon**H.L.Langevin, K.C.B., Ottawa Mon cher Monsieur, Il parait que le gouvernement de Québec n'est pas assez opulent pour se payer le luxe d'un Agent Général en Angleterre, et notre Premier a déjà donné une réponse dans ce sens.J'en suis désolé pour l'Eglise qui s'est mise en frais pour M7 Bellingham.Enfin I Si Don Carlos est obligé de se consoler de ne pas être le Roi des Espagne», je ne vois pas pourquoi M* Bellingham ne se consolerait pas [2] de ne pas représenter c la plus noble Province de la Confédération > dans la Métropole Impériale.A propos de Don Carlos, comment va votre petite armée, dans ce moment-ci ?Vous me faites l'effet de malmener assez vivement le Gouvernement constitutionnel de votre Puissance.Evidemment, vos adversaires ne gagnent la partie que par leurs atouts, vous avez toujours le point.Les Grits auront beau faire, les destinées de la Confédération seront toujours entre les mains de l'ancienne Nouvelle-France, c Gesta Det per Francos >.N'oubliez pas que nous, les humbles de Québec, nous avons les yeux fixés sur vous.Nous n'avons pas d'autre mission que de préparer la terre pour recevoir la bonne semence, et Dieu sait si nous la labourons, cette pauvre terre, depuis quelque temps I Plus de douze [3] miHinn« en cinq ans pour ces grands sillons qui n'attendent qu'un grain fécond pour produire une moisson abondante I Si les travailleurs sont âpres à la corvée et ne se divisent pas entr'eux, on peut s'attendre à des résultats merveilleux.C'est là ce que l'on pense, c'est Ut ce que l'on dit partout ici.Nos pseudo-libéraux n'ont pas voulu savoir lire; Us ont renié la doctrine qui devait sauver notre province dans cette grande course du pouvoir, mais la doctrine leur survivra, et le pays finira par donner l'empire ft ceux qui lui auront donné la puissance avec la protection.Nos meilleurs souhaits sont pour vous, et notre pitié se réserve pour le jour où la pudeur forcera votre ami Joseph ft laisser son manteau aux mains souillées d'Huntingdon \u2014 Bien ft vous J.A.Chapleau [Au verso et de la main de Langevin:] /.A Chapleau. 48 ARCHIVES DE QUÉBEC J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ.collection Chapais.] Confidentielle Montreal 14 Mars 1876 Hon\"* H.L.Langevin, CB., Ottawa, Mon cher Monsieur, Je crains qu'il n'y ait ici un mouvement que l'on ne volt pas à l'extérieur, mais qui pousse à l'effacement de « La Minerve ».Il importe, en conséquence que les amis se rallient G empêchent ce que J'appellerais une catastrophe.Votre ami M°Greevy ne pourralt-il pas faire quelque chose de plus que ce qu'il a déjà fait Cela ce pourrait faire sous forme de prêt Je travaille de mon coté, G [2] J'espère sortir le Journal de tous ses embarras si on veut seulement s'aider sérieusement.Dansereau 6 DeCelles vous expliqueront ma pensée & Je compte sur vous pour une action énergique.Excusez mon sans-gène; mais les événements nous forcent à défendre notre position Je suis à Québec pour quatre ou cinq Jours; si vous vous décidez à m'écrire une ligne que ce soit là Jusqu'à lundi \u2014 A la hflte Votre ami dévoué J.A.Chapleau J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Montréal, 29 Mars.1876.L'Honorable H.L.Langevin, C.B., Ottawa, Mon cher Monsieur, J'ai déjà pensé à la chose dont vous me parlez dans votre lettre du 17 Mars (que je n'ai reçue que ce matin).Si le Jugement annulle l'élection, comme Je le pense.Je ne sais pas si notre ami Dunn se réprésentera.Il fait des démarches très vives, en ce moment pour avoir une situation de votre Gouvernement; Je l'en al blâmé fortement, mais Je n'ai pas l'air de l'avoir convaincu.Je désirerais beaucoup qu'il restât dans la vie politique active, et s'il allait dans Soulanges, Je crois que je ferais l'impossible pour le débarasser de celui [2] qu'il regarde comme un'adversaire dangereux.Seulement nous ne pourrons pas disposer de la place de Mr Meilleur; nous lui avons même offert un congé d'un an (à être continué) dans un moment où nous avions besoin de cette situation; il nous répond qu'il se croirait en conscience de prendre un congé dont il n'a pas besoin; la promenade journalière à son bureau est le seul voyage d'agrément qui lui plaise G serait le contrarier grandement que de lui refuser cette Jouissance.Vous ne trouveriez pas vous-même une réponse honnête à un aussi honnête dévouement a son devoir. LETTRES DE CHAPLEAU 49 Mais J'aurais, Je crois, un moyen de faire changer le D* de vote, 6 si Dunn se présente, Je m'en charge \u2014 Mais encore une fols, êtes-vous bien sur qu'il se présente?\u2014 Pardon, si Je clos ma lettre, sans façon.Je suis malade ft ma chambre depuis cinq Jours, souffrant d'une bronchite dont la bienveillance n'est pas la plus grande vertu \u2014 J'espère vous voir & Ottawa, si Je suis mieux avant que votre session ne finisse \u2014 En attendant, mes souhaits pour votre succès dans la campagne que vous tenez si bien \u2014 Tout ft vous J.A.Chapleau [Au verso et de la main de Langevin:] J.A.Chapleau.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Personnelle Montréal 15 Sept 1877 Hon\"* H.L, Langevin, C.B., Québec Mon cher Monsieur, J'ai reçu avant-hier votre bonne lettre me demandant de faire cesser la querelle du Canadien avec fa Minerve, en écrivant ft la presse une explication des paroles que J'ai prononcées ft S* Lin, il y a quelque temps.Je sais que l'amitié seule, avec la sollicitude que vous portez au parti dont vous êtes le plus [2] ancien Chef et le plus expérimenté dans notre Province, vous a porté ft me faire cette suggestion.Aussi m'y conformerais-]e avec empressement si Je ne pensais que ce serait de ma part une faiblesse inutile.Cette discussion pénible est maintenant épuisée, et ma déclaration arriverait trop tard pour valoir quelque chose.Puis, Je vous avoue que J'aurais honte de penser qu'il me faut un écrit pour rassurer mes amis sur mon orthodoxie politique.Mr Tarte a fait une faute dont le parti souffrira.Ce n'est pas ma faute, et Je pense que c'est 6 ses « maîtres naturels > ft [3] le réprimander.J'aurai avant peu de Jours une occasion publique de donner, non pas une explication, Je n'en al pas besoin, mais un témoignage nouveau de mon attachement ft un parti que J'ai servi mieux que ceux qui m'accusent ou me font accuser Pardon, encore une fois et veuillez me croire Votre tout dévoué j.a.Chapleau 1 En marge dans le texte.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ.collection Chapais.] Mont.20 Dec, 1678, 1230 KM.Mon cher Monsieur Je vous prie de vouloir bien m'excuser si je vous adresse les deux lettres Incluses.Je sais que !e Ministre des Postes* peut compter sur la discrétion de ses employés fi que mes missives sont en sûreté sous cette enveloppe \u2014 Ces lettres renferment deux copies du même appareil (breveté pour décapiter Luc 1\") Si ce despote est encore ft Spencer Wood le 1' Janvier J'en connais plu* d'un qui ne dira pas «a Happy New Year.» [2] et les croque'signols conservateurs seront maigres.Thibaudeau offre ici & parier de $100 \u2014 & $1000 \u2014 ft qui le prendra, que Letelller ne sera pas rappelé.et si on lui dit; mate s'il résignait ?Deux contre un, répond-Il qu'il ne résignera pas serait-ce le Gouverneur qui le lui dirait I , Spencer-Wood est en ce moment un vrai baromètre.Si le bonhomme sent, c est le beau temps, s'il reste chez lui c'est du mauvais I.Et dire que c'est vous ft Ottawa qui faites la pluie S le beau temps! Cavetél. LETTRES DE CHAPLEAU 55 Envoyez donc un de vos esclaves s'il vous plaît, porter ces deux lettres \u2014> Tout 6 Bien à vous J.A.Chapleau J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Ottawa.4 Mars, 1879.\u2014 Mon cher Monsieur, Vous me disiez l'autre jour que vous vous occuperiez de l'Ordre-en-conseil devant affecter mon frère, des Travaux Publics.C'est une espèce d'indemnité pour arrérages d'augmentation, si j'ai bien compris.D y a déjà trois ou quatre semaines que cette affaire est devant le Treasury Board.Ne pourriez-vous pas, avec votre diligence bien connue, faire terminer cette affaire, petite pour vous, mala bien importante pour mon frère, et pour un de ses créanciers 1.Votre tout dévoué J.A.Chapleau « Delenda est Carthago 1 > J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Montréal 1«* Avril /79 Mon cher M1 Langevin, Je vous remercie de votre bienveillance en m'envoyant le Rapport de votre Inspecteur sur les soumissions de Long pré et de Charbonneau.Je puis compter sur le Rapport confidentiel de M' le curé Thibodeau, et le corroborer Bg all means donnez ce petit contrat ft Charbonneau.Il est tout & fait qualifié pour cette besogne, et, pour mol, [2] c'est toute une affaire, au point de vue politique.C'est la, je crois, une raison « excessivement grave » et qui vaut bien les $6 \u2014 de différence entre les deux soumissionnaires.\u2014 Recevez mes meilleurs saluts & croyez-moi Votre tout dévoué J.A.Chapleau avec vue superbe sur la Place Trafalgar.Il fait beau mais froid, et pourtant la [2] semaine dernière.Ils ont eu ici 125\" au soleil, 92° à l'ombre.Sir Charles, avec pourtant toute la souplesse que vous lui connaissez, en a fait un gros mal de gorge.Il était retenu à sa chambre ce matin, quand Je suis allé lui rendre la visite officielle qu'il m'avait faite hier soir.Je suis allé inscrire mon nom chez le Prince de Galles & J'ai laissé mes cartes au Bureau Colonial.Je vais tâcher d'entrer un instant au Parlement cet après-midi et Je file sur Paris dès demain, car Je veux me mettre sous traitement de suite.Le LV Félix Guyon [3] sera mon operateur.C'est un autorité européenne dans ces matières.Il a de plus la réputation d'être le médecin le plus prudent de l'Europe, et le traitement, après l'opération, est peut-être le plus difficile dans mon cas.\u2014 Je compte « terminer mes opérations > dans, quatre ou cinq semaines, de sorte que Je serai de retour à Ottawa vers le 20 Septembre au plus tard.Je présume que vous avez déjà commencé votre vacance, et Dieu sait si vous l'avez méritée 1 II faut que vous aviez la vie rudement chevillé au corps pour ne pas LETTRES DE CHAPLEAU 89 être [4] épuisé après un travail comme celui de la dernière Session.Ou il y a des < Graces d'état > bien salutaires.Ma femme qui m'accompagne, (et qui se joint à mol dans nos saluts de bonne amitié) est heureusement en très bonne santé.Elle a eu pour compagne de voyage Madame Cauchon qui sans doute, vient oublier dans les splendeurs des capitales d'Europe, son exil douloureux du Nord-Ouest.\u2014 Prenez bien soin de votre précieuse santé; vous en avez besoin comme le pays a besoin de vous \u2014 c'est le souhait sincère de Votre collègue G ami J.A.Chapleau [Au haut de la page 1 et de la main de Langevin:] Chapleau.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Privée Paris, 22 sept.1885 \u2014 Mon cher Sir Hector, J'ai reçu votre bonne lettre dont je vous remercie bien cordialement.Grâce à Dieu, me voilà complètement « remis à neuf ».La tête, l'estomac, les intestins, tout va bien, et je me sens rajeuni de vingt ans.On dit qu'on n'apprécie bien la santé que lorsqu'on est malade; non, c'est lorsqu'après avoir longtemps souffert on retrouve l'Indicible bonheur de se sentir rétabli.C'est la fortune après l'expérience de la pauvreté.Je me sens riche mais avare de santé.Pour sûr, du moins, j'en resterai économe.Je devais partir ce matin pour prendre le « Germanie > jeudi [2] soir à Liverpool.Malheureusement ma femme, qui souffre d'une éruption' sur le cou depuis quelques jours, était trop souffrante et trop nerveuse pour se mettre en route, et voulait revoir le médecin.J'ai craint mol-même que ce holio ne tournât en érésypéle, et j'ai ajourné mon départ à demain matin.Tous mes billets sont pris pour jusqu'à New York G il faudra la voix de la faculté pour m'empêcher de faire mon départ.C'est malheureux, car je commence justement à ressentir les bons effets d'une convalescence qui dure depuis plus de trois semaines.Je n'ai pas eu le plus léger accident depuis mon opération et, quand mon médecin m'a quitté le 15, pour se mettre en vacance lui-même.Il m'a assuré qu'« à moins que je ne le fasse exprès, tout irait crescendo [3] dans le bien, de semaine en semaine ».Il me permettait même de partir jeudi dernier « sans aucun danger ».Je remercie Sir John et vous, de m'avoir permis de prendre un plus long repos.Je ne le crois pas nécessaire, et j'ai le sentiment que.depuis trois ans, la maladie m'a assez pris du temps que Je devais à ma charge, pour ne pas prolonger davantage mon congé, quand la santé m'est tout à fait revenue.J'ai pu suivre, à distance, les événements qui se sont produits, peu importants qu'ils aient été, au Canada.L'agence du Canada Ici est une salle de lecture canadienne parfaite.On y volt fleurir la littérature conservatrice du Dominion avec un éclat qui fait pâlir « ta Patrie » et < l'Electeur » dans leur coin peu plantureux.Vous avez là bas fait des ministres; vous êtes à la veille d'en faire de nouveaux, à moins que notre [4] collègue de l'Agriculture ne veuille exhiber des loco- 90 ARCHIVES DE QUÉBEC motives de chemin de fer A l'Exposition Coloniale de Londres, que Sir Alexander n'insiste pour attacher son nom au grand travail de la codification des lois, (ce dont Je le louerais, pour la plus grande gloire du futur président de la Cour Suprême), et A moins, enfin, que Sir Leonard ne remonte son stock de santé au dessus du pair, ce que Je lui souhaite de toute mon âme, A ce cher et vénéré collègue.L'affaire Riel a du bien vous ennuyer I Je la regretterais encore davantage si elle dénotait chez nos nationaux un profond sentiment de sympathie, qui est digne d'éloge même quand il s'égare.On peut aller loin en dirigeant bien un tel peuple \u2014 Je m'arrêterai trois ou quatre Jours A New York pour me reposer de la traversée et J'espère être A Ottawa vers le 10 octobre \u2014 Mes meilleures amitiés A vous & à mes collègues du Conseil Votre tout dévoué J.A.Chapleau J.-A.CHAPLEAU A SIR JOHN MACDONALD [APQ collection Chapais.) Private Ottawa.Nov* 12/85.My dear Sir John, I return you poor Quinn's letter.I am very much afraid M°Gee'a brain has not been inherited by his son-in-laws, who is a good fellow but a little visionnary.At one time he wanted to horse-whip Mousseau, then Premier, because the latter would not accept him as a Government Candidate.I only saved Mousseau (it was not the best action of my life) by answering Qulnn who had put me the question whether Mousseau would die from apoplexy If horse-whipped, [2] that there was great danger that such an unhappy event could happen.So you see that be Is a strange man to deal with, but I would go smoothly with it I could sot do anything for him.He is too big for small offices and too small for big ones.Yours very truly J.A.Chapleau PUUI>.[Au dos du document et de la main de Langevin:] Chapleau.TELEGRAMME DE J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN Telegram.To: Sir Hector Langevin, Quebec The Great Western Telegraph Company of Canada1 Sent bg: J.Rec'd by: n No: 229 Time: 434 Quebec: Nov 13.1885 From: Montreal 13 Je vous écris ce soir, veuillez m'envoyer nouvelles, unanimité parait exister ici.tout est calme.J.A.Chapleau 1 Les mots en italique sont de la formule qui n'est pas entièrement reproduite. T LETTRES DE CHAPLEAU 91 J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] WINDSOR HOTEL DOMINION SQUARE Montréal, 13 novembre 1885.Mon cher Sir Hector, Vous avez eu la première averse, J'ai l'orage complet Je vous souhaite beau temps là où vous êtes.Je n'ai pas de nouvelles de Québec et Je vous en fais demander par dépêche.Je n'ai pas vu M.Variasse, Je vais lui faire parvenir la lettre qui lui est destinée.Je présume que vous avez pu lui donner vos instructions en le voyant hier.Le mouvement ici me parait plus dangereux que s'il était bruyant Les hommes qui crient des menaces sont moins à craindre que ceux qui vous déclarent froidement leur résolution de vous combattre.(Pendant que J'y songe notre chiffre pour dépêches est trois cent un (301 ) ) Je n'ai pas encore obtenu de Sir John la nouvelle définitive et officielle de l'action du gouverneur; mais J'ai dit franchement à mes amis ma manière de voir sur la question.Je me suis ainsi épargné à moi la tentation de céder à l'entraînement et à eux le désappointement de voir leur appel repoussé.Il ne reste donc entre la deputation de cette région et mol que ceci: On me signifie que la décision prise par le gouvernement dont Je fais partie [2] est contraire à l'opinion, au sentiment, à la volonté bien arrêtée de la deputation de ce district Le nom des députés indique assez l'importance de cette déclaration.On m'Informe, en même temps, que, par cet acte, le gouvernement a perdu la confiance des députés que Je suis censé représenter dans le cabinet C'est un vote de non-confiance et une demande de résignation que l'on me signifie.J'ai bien le droit de dire que Son Excellence a seul le droit de me demander ma démission comme son conseiller; cependant s'il est Vrai que le conseil privé n'est que le comité exécutif du parlement siégeant en dehors des sessions, ma position, comme membre de ce comité, me paraît une usurpation, en face d'un vote qui, sans être dans la forme parlementaire n'en est pas même aussi réel.Il n'y a pas à braver l'effort de ce courant puissant Je n'ai pas même la ressource d'un seul dissentiment parmi eux.Je vais laisser passer ce premier assaut dont Je vous donne le récit.J'en préviens Sir John.C'est la réalisation de ce que Je lui al prédit Et puis, si le mouvement se continue, si ses efforts s'accentuent davantage.Je vous en ferai part, J'avertirai Sir John et Je ferai ensuite ce que l'honneur, le devoir [3] envers ma Souveraine et le respect d'un grand sentiment populaire pourront me dicter.J'ai reçu la deputation et je vous écrirai demain les details de l'entrevue.Ce sera un grand bonheur pour nous, si le calme que la deputation montre peut se communiquer au peuple.Croyez mol, Sir Hector, Votre bien dévoué collègue collègue J.A.Chapleau ARCHIVES DE QUÉBEC P.S.Je voua écria avec l'aide de mon secrétaire, pour l'occasion, le colonel Audet qui est au courant de tout le mouvement ô qui m'est très précieux dans ces moments où la discrétion est si rare \u2014 Sir John me télégraphie à l'instant (830 p.m.) que la décision du Conseil ne doit être connue que demain \u2014 J.A.C J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN 1 (APQ collection Chapata.] [Notice du journal Le Monde collée sur la lettre:] Le Monde, Montréal, 24 Novembre 1885.Banquet à M.Chapleau.On nous assure que quelques Intimes de l'hon.M.Chapleau ont l'Intention de lui offrir un banquet dans quelques jours à Saint-Jérôme.Dans les circonstances actuelles, nous doutons bien que ce projet ait une bonne issue.[De la main de Chapleau] Vous parliez de mettre les screws à ces gens-la.Ce sont les menottes qu'il leur faudrait I Je vais les faire dénoncer carrément dans « La Minerve >.J.A.C[hapleau] i Le nom du destinataire n'est paa Indiqué; mais il s'agissait probablement de Langevin.TELEGRAMME DE J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN1 [APQ collection Chapais.] [The Great Western Telegraph Company of Canada] * Ottawa: 26th Nov.1885 From: Montreal, Que.' Am just leaving by Canada Atlantic In Ottawa twelve thirty.J.A.Chapleau 1 Le haut du document est déchiré; le nom du destinataire n'apparaît pas.Mais il faut supporter qu'il s'agissait de Hector Langevin.2 Ajouté.Le papier utilisé est celui du Great Western.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Ottawa, 17 Dec, 1885, Privée Mon cher Sir Hector, Ainsi que je vous l'ai dit hier, je n'ai pas été médiocrement surpris des nominations du Ministre des Finances G du Ministre de la Marine, faites sans qu'il ait été question de savoir si j'accepterais la promotion dans un département plus important que celui où j'ai été laissé, malgré trois nouvelles nominations dans le cabinet.Sir John m'a offert le Département de la Marine 6 je lui ai répondu que je préférais LETTRES DE CHAPLEAU 93 celui de l'Agriculture pour les raisons que Je lui données et que vous connaissez [2] Sir John m'ayant demandé d'attendre son retour d'Angleterre pour répondre à la demande que Je lui fis de mettre entre les mains d'un Ministre canadien-français l'un des trois portefeuilles qui concernent si largement le Nord-ouest, savoir les Chemins de Fer, l'Intérieur & l'Agriculture, Je n'ai pas cru donner une réponse définitive au sujet du portefeuille de la Marine.J'ai constaté avec plaisir [que] 1 hier dans notre conversation que vous abondiez dans mon sens en réclamant pour un des vôtres le portefeuille de l'Agriculture, avant la prochaine session.J'ai l'intention d'Insister si J'ai votre appui.Je vous prie de voir le Ministre de l'Agriculture pour qu'il modifie la lettre donnée A M1 Agostini.Vous êtes sûr que nous aurons des désagréments avec cette affaire, si on ne remédie pas à cette erreur.La chose aurait du être soumise au conseil avant d'être terminée officiellement [3] voilà ce que c'est que de faire à sa guise des choses qu'on ne connaît pas.\u2014 Maintenant que la Session approche, nous devrions, 11 me semble faire quelque chose dans la direction de négociations pour un traité de commerce avec la France.Sir John, en réponse à une lettre que Je lui laissai à mon départ en Juillet, me disait qu'il allait étudier le rapport de Fabre sur cette question & qu'il donnerait suite à cette affaire.Si nous arrivons à la session sans que rien ne soit tenté, nous aurons des reproches.Puis, il y a la question des sous-chefs.Balllargé, Trudeau Panet & Taché sont bien là, mais a-t-on bien pensé à leurs successeurs.Je n'en vols guère qu'à votre département, qui puissent y songer parmi les [comme] 1 employés secondaires [4] ne croyez-vous pas qu'on nous fera des reproches d'avoir remplacé Lapenière, à la Bibliothèque, par un autre que par un canadien 7 Et l'Exposition de Londres ?a-t-on pensé au moins à y introduire un Canadien-Français, soit Fabre, soit quelqu'un d'ici.J'avais songé à Drolet (car Je suppose que ce ne sera pas une situation payant, tous frais faits) qui a déjà été un des Secrétaires à l'Exposition de Paris G qui est bien connu du Prince de Galles.Drolet est rouge, mais si peu, si peu, si peu 1 Et une faveur comme celle-là lui donnerait encore une teinte plus tendre \u2014 Vous savez que ces deux questions de relations commerciales avec la France, et de représentant français aux grandes Expositions ont occupé la chambre à la dernière session.[5] Je vous parle de toutes ces choses, dans la conviction que vous seul pouvez déterminer Sir John à y consentir, et pour éviter des embarras qui coûteraient bien plus cher que les démarches nécessaires pour arriver aux fins que je suggère.Avec un peu de sacrifice on aurait épargné l'insurrection du Nord-Ouest avec un peu de travail on aurait prévenu le mouvement qui a suivi la mort de Rlel \u2014 Instruisons nous à l'école de l'expérience, préparons-nous contre l'orage, ou plutôt évitons-le \u2014 Bien sincèrement à vous J.A.Chapleau 29 déc \u2014 PS.Je croyais avoir jeté cette lettre à la poste avant mon départ d'Ottawa G je la retrouve dans ma boite à dépêches \u2014 Comme la date n'y fait rien, Je vous l'envoie comme du 17 Déc.J.A.C ARCHIVES DE QUÉBEC [Au verso et de la main de Langevin: ] Chapleau.Reçue le 30* Dec 1885.iRature.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] Privée Ottawa.Janv./20/86 Sir Hector Langevin.K.C.M.C.Ministre des Travaux Publics Ottawa Mon cher Sir Hector, Mr McKenzIe est un de mes électeurs de Terrebonne G une des victimes de l'Insurrection.Pourriez-vous faire quelque chose pour lui en rapport avec ce qu'il mentionne dans sa lettre.Mon cher Collègue, Vous seriez bien aimable d'envoyer a mon ami Nan tel, du « Nord ».quelques annonces de votre département C'est bien assez triste pour lui d'avoir été accusé d'un job de $14,000.comme prix de sa vente au Gouvernement dans l'affaire Rlel I On n'est pas obligés de faire mentir les gazettes rouges plus qu'il ne faut Nantel m'écrit me demandant si J'ai vu son Job, et me dit que s'A est de $14,000.de vouloir bien l'amoindrir, car son Journal est trop petit Le Nord, dit-Il, est comme le page de Marie de Médlds.Il a les yeux bien grands, mais les mains bien petites.[2] Veuillez me croire, Mon cher Sir Hector, Sir Hector Langevin K.C.M.G.Ottawa.PS.Et mon frère, Pierre ?Je compte sur vous- pour sa place A la chambre, place permanente \u2014 G Je vous poursuivrai comme la Statue du Commandeur, tant que vous ne m'aurez pas exaucé \u2014 Votre dévoué, J.A.Chapleau.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] Privée Ottawa, février 8/86 Votre bien dévoué J.A.Chapleau J.A.C. LETTRES DE CHAPLEAU 95 J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ.coffectfon Chapais.) 5 PM.23/3/86 Mon cher Sir Hector, Mon médecin vient de me dire qu'il croit que je pourrai être sur pied demain midi, G chose singulière (les médecins du corps humain G du corps social s'entendent I) 11 m'a prescrit de ne pas sortir du Parlement demain entre les deux séances, si je dois parler, ce que je tacherai de faire dans l'après-midi, s'il reste de la place.Bien ft vous J.A.Chapleau [Au verso et de la main de Langevin: ] Chapleau J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.) Privée Ottawa 1\" Juillet/86 Mon cher Sir Hector, J'ai eu, sans doute de la même source, l'Information dont vous me parlez \u2014 au sujet de l'appui que la Banque Jacques Cartier peut donner ft Blason dans l'élection prochaine.Desjardins n'est pas un Président â laveurs mais on ne saurait dicter nos volontés ft une banque [2] que nous avons mise ft l'Index depuis quelques temps.Les nouvelles de Beauharnois ne sont pas aussi mauvaises que M7 Bergeron veut nous le laisser croire.Au moment de l'élection, il y aura peut-être moyen de donner de bons avis au Comté.Votre bien dévoué J.A.Chapleau [Au verso et de la main de Langevin: ] Chapleau J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.) Privée Sherbrooke 16 juillet/86 Mon cher Sir Hector La bataille est engagée & Chambly 6 elle sera vive.Le travail fait par nos amis a été discret et fructueux, mais si nos adversaires sont la minorité des voteurs, ils sont par contre l'activité et la violence.Il va falloir des ressources pour les cas graves.Tout le monde ici est en coupe réglée pour les élections locales.Pouvez vous faire voir quelques uns de nos favoris dans les contrats ou les subsides, [2] afin de réaliser les fonds nécessaires.Les dépenses légales seront considérables; le vote étranger est considérable G il va falloir beaucoup de travail de Cannassers.Je serai au Windsor toute la semaine prochaine je dirigerai la campagne de mon mieux; mais je voua avoue que Je suis un peu rouillé ft ce métier. 96 ARCHIVES DE QUÉBEC Comptez que le résultat de cette campagne va être Immense pour nous, dans quelque sens qu'il soit.Bien ft vous J.A.Chapleau [3] P.S.Benoit ne demande pas que les travaux pour lesquels $10,000 ont été votés soient actuellement commencés durant l'élection, mais 11 demande que vos ingénieurs se rendent sur les lieux pour faire les examens nécessaires avant de déterminer les travaux ft faire.J.A.C.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Privée Ottawa, Sept.10/86 Mon cher Sir Hector Je vous inclus une lettre de M.Elliot, de Beaubarnols, demandant de vouloir bien faire sans délai la nomination de M.Roy, comme Maître de poste & Melochevllle.Votre bien dévoué J.A.Chapleau Sir Hector Langevin, K.C.M.G.Ministre des Travaux Publics Ottawa.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Privée 13 sept [1886] » Mon cher Sir Hector, Pope étant absent Je présume que vous avez charge de son département (qui devrait être le votre) La Compagnie du ch.de Pontiac demande une inspection et la chose est extrêmement pressante, vu des échéances énormes aux banques dans trois ou quatre Jours.Serlez-vous assez bon de donner des ordres pour que Rldunt, ou un autre, [2] soit envoyé sans délai et obligerez votre très humble \u2022 J.A.Chapleau 1 Ajouté par Langevin.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] Privée Montréal 19 nov.86 830 P.M.Mon cher Sir Hector, Monsieur Sénécal vient de m'envoyer la dépêche qu'il a reçue de vous ce soir.S'il s'agit des contestations d'élection je ne saurais y pourvoir n'ayant aucunes LETTRES DE CHAPLEAU 97 J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Personnelle Mont.27 nov.1886 Mon cher Sir Hector, Je suis heureux de vous voir à Québec, vous allez faire cesser cette comédie qui devient triste.On n'a pas le droit de faire pour le public de cette façon.Si Angers veut et peut accepter qu'il le dise & qu'il le fasse.Sinon nous allons demander à Ross d'aviser le Lieut gouverneur de demander à Talllon de former un Cabinet (ce qui enlèvera l'objection que Masson pourrait soulever contre un appel à un homme en dehors du Parlement) Talllon va être élu à Montcalm le 4 ou le 11 de Décembre, [a Montcalm] 1 le 4 probablement et rien ne l'empêche de former un cabinet dont il ne serait pas le Premier-Ministre; les [2] précédents anglais ne sont pas rares sur ce point Mathieu amènera avec lui Turcotte, fera résigner Cardin & convertira Bis-son, qui craint la déqualification Bourbonnais dit que Morln de Charlevoix appuiera Mathieu.Il est important que cela se fasse avant les élections de Mowat afin ressources à ma disposition pour cela.Comme vous le dit ma dépêche, envoyée cet après midi, il y a urgence vu que le 23 est le dernier jour pour une partie des contestations que l'on se proposait de (aire, et samedi et lundi ne sont pas de trop pour préparer les procédés.Ces contestations seront nécessaires pour arriver à une [2] solution de la crise qui se passe en ce moment à Québec.Le malheur, dans ces cas, est que presque toujours on ne voit l'Importance d'une démarche que lorsque le temps de l'adopter est passé.< Brudimini qui guliernatis.» Votre dévoué ].A.Chapleau P3.Mon chiffre pour l'usage du Slater est 601 plus le chiffre de la date de la dépêche.J.A C.[Au verso et de la main de Langevin:] Chapleau TELEGRAMME DE J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Canalian Pacific Railways Telegraph1 No: 85 Sent by: Cm Reed by: G Time: 6.22p Ottawa: Nov.19, 1886 Prom: Montreal, Que 19 To: Sir Hector Langevin MLGCo are large Manufacturers here are alright and deserve encouragement Inform Costlgan of it he has also asked me tomorrow last day for several contestations action urgently needed.i shall leave tomorrow night for Ottawa.J.A.Chapleau 1 Les mots en italique appartiennent à la formule qui n'est pas entièrement reproduite. 98 ARCHIVES DE QUEBEC de Jeter le désarroi dans le camps des grits.Les rouges ld ne craignent rien tant que tu [.] 2 II n'y a rien ft faire id, pour nos élections fédérales avant que cette crise cesse \u2014 Sénécal, avec les $2,000.de notre ami d'Ottawa, conteste sept élections en faisant le dépôt entrer dans chacune.Il part pour New York [demain] » ce soir, pour quatre Jours.Il faudrait terminer cette affaire des journaux de suite avez-vous donné des ordres à cet effet ?Votre bien dévoué J.A.Chapleau PS.Je vais ft Ottawa ce soir pour revenir lundi [Au verso et de la main de Langevin: ] Chapleau 1 Raturé.2 Illisible.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.) Privée Ottawa.6 Déc 1886.Mon Cher Sir Hector, A propos de la nomination d'un Juge de la Cour Supérieure en remplacement de Buchanan, Je désire attirer votre attention sur deux points: Is Les Districts de St François G de Bedford ont une population très const-dérable de Canadiens-Français.Ils n'ont aucun officier fédéral important choisi parmi les Canadiens-Français.Racicot est très bien avec les Anglais 6 est un Avocat distingué du District 2* S'il faut un Juge anglais 6 qu'on le prenne ft Montréal, Je désire qu'on ne passe pas, cette fols, par dessus la tête de notre ami Church qui a cent titres contre Mr Tait un.Je ne crois pas qu'il accepte mais on ne doit pas le blesser en l'ignorant Si Bethune n'était pas si vieux et Kerr si rose en politique, la même remarque s'appliquerait ft eux.Bien ft vous J.A.Chapleau.[Au verso et de la main de Langevin: ] Chapleau, 1886.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.) WINDSOR HOTEL DOMINION SQUARE Privée Montréal, 17 Déc 1886 Mon cher Sir Hector, Mon frère, de la Chambre des Communes, ft qui J'avais promis, sur votre parole & celle de Sir John, que son affaire se réglerait aussitôt que le Speaker viendrait ft LETTRES DE CHAPLEAU 99 Ottawa, m'informe que l'hon.Mr Kirk Patrich a passé deux Jours à Ottawa quand Sir John & vous étiez présents.Quere ?Sic vos non vdbisl Votre dévoué J.A.Chapleau [Au verso et de la main de Langevin: ] Chapleau J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] 21 Mars 87 Mon cher Sir Hector, Ci-Inclus un message de l'Ami Macnamee.Ne vous revient-il pas que c'est prudent de lui faire Jeter sa dynamite à l'eau ?Du moins tant que le Gravlng-Dock restera lettre close.- \u2014 Bien a vous J.A.Chapleau [Au verso et de la main de Langevin:] Chapleau.\u2022 J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] Mardi [1887]i Mon cher Sir Hector, J'ai passé une nuit atroce 6 Je crains une congestion des bronches.Je me suis couvert de synaplsmes.Je ne pourrai guère sortir aujourd'hui, A moins que vous n'ayiez un vote ce soir \u2014 J'aurais voulu faire ma part dans le débat Je parlerai demain si Je prends un peu de mieux \u2014 Bien a vous J.A.Chapleau 1 Le document n'est pas daté; mais le papier utilisé indiquerait une lettre de 1887.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Privée Ottawa, Mars 23/87 Mon cher Sir Hector, Je vous transmets une lettre de l'ex-candidat dans Chambly, le Capitaine Chagnon.Si vous pratiquez la miséricorde, qui n'est guère une vertu politique, vous me direz ce que l'on peut faire pour M.Chagnon.Il est allé dans Peterboro, où il a bien travaillé, me dit-on.Votre dévoué J.A.Chapleau.[Au verso et de la main de Langevin:] Chapleau ARCHIVES DE QUÉBEC J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] Privée Ottawa, 24 Mars 1887.Mon cher Sir Hector, Ne serait-il pas opportun que nous examinions la liste des employés sessionnels de la Chambre des Communes, afin de voir s'il n'y a pas Heu de mettre de coté un certain nombre de ces employés et aviser aux nominations nouvelles qui pourraient se présenter.Les Sessionnels n'ont pas de droits prescrlptifs, d'un parlement a l'autre.[2] Comme Membre de la Commission de l'Economie interne de la Chambre du dernier Parlement, vous pouvez vous procurer du Greffier cette liste que j'aimerais bien à parcourir avec vous.Inutile de vous dire que J'ai une nuée de solliciteurs dont Je voudrais bien me débarrasser en faisant un choix le plus tot possible.J'irai vous voir à ce sujet le jour qui vous conviendra A part lundi prochain.Veuillez me croire Votre dévoué Collègue J.A.Chapleau L'Honorable Su-Hector L.Langevin CC.M.G.CB.[Au verso et de la main de Langevin: ] Chapleau J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] HOUSE OF COMMONS CANADA Privée ___Ottawa, Juin 1* 1887.Mon cher Sir Hector, La vacance créée par la mort du Juge Daniel, fournit l'occasion de rendre justice à la population Canadienne-française et catholique de ce district.Mr LaB rosse, le député de Prescott, nous serait acquis définitivement si nous faisions rendre Justice à ses électeurs.Inutile de vous dire qu'en demandant le nomination d'un Juge français & catholique pour ce district, l'on répond aux vœux très ardents, non seulement de nos Compatriotes français d'Ontario, mais de tous les députés conservateurs français des Communes.Le nom de Mr Olivier, avocat d'Ottawa, est mis de l'avant pour cette position.Vous le connaissez assez pour savoir s'il peut en remplir les fonctions.Sir John a donné à entendre à Mr Robillard, M.P.qu'il avait fait des promesses à quelqu'un.C'est la répétition d'une excuse qui ne doit pas tenir quand 11 s'agit d'aussi graves intérêts.Il ne faut peu oublier que dans les [2] Townships de l'Est le Juge Brooks et le Juge Tait sont les deux magistrats pour une region dont la population est presque en majorité française.Que diraient nos compatriotes anglais si l'on nommait des Canadiens-français juges dans les districts de Bedford et de St.François. 4 LETTRES DE CHAPLEAU 101 Votre position dans le Conseil vous met à même de faire valoir les droits des électeurs français d'Ontario Est.Je vous inclus une Statistique démontrant la position respective des anglais & des Canadiens-français dans les deux comtés de Prescott & de Russell.Veuillez me croire, mon cher Sir Hector, Votre bien dévoué L'honorable J.A.Chapleau Sir Hector Langevin K.C.M.G.Ottawa.CABLOGRAMME DE J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] TranS'Atlantic Cablegram.Canadian Pacific Telegraph1 No.Msge: 16 No.Wds: 20 commercial sept.2nd 1887 The following Cablegram has been received, vis Mackag-Bennett Cables, working in connection with the Canadian Pacific Railway Co's Telegraphs, at: 10.25 ajn.From: Paris To: Sir Hector Langevin, Ottawa, successeur maison est 11 nomme \u2014 ma santé excellente \u2014 partirai avec tupler premiers Jours octobre \u2014 amities.Chapleau 1 Les mots en italique sont de la formule qui n'est pas entièrement reproduite.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Privée Ottawa, 28 Nov./87 Mon cher Sir Hector, L'ex-Gouverneur de Québec, Mr Masson, serait surpris, s'il apprenait que vous avez fait quelque chose pour un de ses protégés, Mr Joseph Alarie qui présentera cette lettre à votre Député pour nous la remettre c'est un journalier ce qui ne l'empêche pas d'être toujours un honnête homme G un bon père de famille.Il paraît que vous aviez dit à Mr Masson que vous penseriez à ce pauvre protégé (qui est de Terre-bonne) Bien à vous J.A.Chapleau J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Privée Ottawa, 14 Janvier 1888.Mon cher Sir Hector, Je vous ai demandé hier si le Gouvernement, dans le cas de construction de bâtisses publiques comme celles qui se font à St Jérôme, emploie un inspecteur de 102 ARCHIVES DE QUÉBEC travaux et un «clerk of works », ce dont Mr Rodier, un de nos plus Intelligents anus de St Jerome, s'informait l'autre Jour, et vous m'avez dit.Je crois, que vous ncm-ployez qu'une seule personne.Je vous recommande tout particulièrement Mr Honoré Matte, entrepreneur de St Jérôme, comme surveillant des travaux qui vont se faire en cette ville.C'est un homme intelligent et d'un talent distingué dans [2] la construction.Mr Jones, l'architecte de la fabrique Rolland, lui a donné le témoignage qu'il ne croyait pas qu'il aurait pu trouver un homme plus habile pour exécuter les travaux de ces difficiles constructions de l'établissement Rolland.Vous aurez peut-être d'autres représentations, de St Jérôme.Je regrette que notre ami Mr Godefroy Lavlolette ait pris le parti de se mêler aux luttes municipales de cet endroit de concert avec la famille Prévost & ait travaillé à faire perdre l'élection de deux de nos meilleurs & plus anciens partisans.Sic vita .'/lime semble qu'avec la position avantageuse que lui a faite le Gouv* [3] Mr Lavlolette aurait dû comprendre qu'il ne doit pas la pension qu'il reçoit seulement au rapport du Ministre de la Justice, déclarant que l'ex-préfet resterait/pour la vie infirme et mutilé par suite de la révolte dont il a été la victime.On vous recommandera peut-être Mr Lavlolette comme surveillant mais ne croyez-vous pas que cela donnerait lieu ft des récriminations ?Je vous écris surtout ft la demande de Mr J, H.Leclair, maire de St.Jérôme et préfet du Comté et dont le dévouement au parti est incontesté.' [4] Croyez-moi, mon cher Sir Hector Votre bien dévoué L'hon\"» J.A.Chapleau Sir Hector Langevin K.C.M.G.Min* des Travaux Publics.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] Privée Ottawa, 3 Juin 1888 Mon cher Sir Hector, Je vous dois un mot de renseignement sur la situation que la mort de mon vieil ami, Mr Ferrier crée a Montréal.Starnes a la promesse directe de feu Sir George, promesse donnée avant que [quand]1 le gouv* [a] 1 eût le malheur de nommer Trudel pour la Division de Chateauguay.Mais les gros bonnets de la finance G de la politique,/parmi nos amis Anglais de Montréal, ne se soucient pas de ces promesses.Ils ont appris, Je ne sais où, que vous vouliez nommer quelqu un du District de Trois-Rivières, sous le prétexte que Shawlnigan est de ce [2] District et il y a déjà émoi parmi eux.D'un autre coté, si le Gouvernement décide de donner ft un anglais la succession de Mr Ferrier, il va y avoir une lutte très vive entre les amis d'Andrew Robertson, de Geo.A.Drummond 6 de notre ami Richard White, auquel la mort de son frère ajoute des sympathies très vives.C'est ft ce dernier que Je m'arrêterais si la promesse faite ft Starnes n'est pas exécutée.Son journal «vaut bien une messe», comme disait Henri IV. LETTRES DE CHAPLEAU 103 Je vous donne cette information aujourd'hui car Je serai probablement parti pour New York quand vous retournerez à Ottawa.Votre tout dévoué J.A.Chapleau [Au verso et de la main de Langevin:] Chapleau, Sir John.l Raturé.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Privée Ottawa, 24 Août, 1888.Sir Hector Langevin K.C.M.G.Ministre des Travaux Publics Ottawa.Mon cher Sir Hector, Il faut faire émaner les brefs sans tarder dans la Division Est de Montréal.La lutte de parti a parti serait extrêmement difficile pour ne pas dire Impossible dans le moment Coursol ne s'était aucunement occupé d'organisation depuis cinq ans et Talllon, outre qu'il est dégoûté de cette division qui s'est montrée si ingrate pour lui, ne saurait et ne voudrait se Jeter de l'avant pour frayer la voie a notre candidat Du reste, il y [2] a une autre raison majeure dont vous pouvez Juger mieux que mol.La finance du parti n'est pas haute par ici dans le moment, or il faudrait au moins $10,000 pour faire une lutte décente, et nous ne trouverions pas la moitié de ce montant dans Montréal parmi nos amis.Vous le pourriez peut-être vous, mol Je ne lé puis pas.Alors, il vaut mieux aider le candidat ouvrier G tacher d'obtenir une défaite, comme résultat contre nos adversaires, si nous ne pouvons nous assurer une victoire absolue avec un candidat ministériel.Nous avons de l'avance pour le travail électoral [3] et avec un peu d'assistance le candidat ouvrier protectlonlste peut arriver.Veuillez donc faire préparer les brefs avec M7 Tancrède de Lorimler avocat comme officier rapporteur, mettant Juste les délais pour la nomination 6 la votatlon.J'ai fait annoncer l'émission des Brefs dans les Journaux, mais les rouges n'y croient pas, en voyant notre inaction G ce sera une excuse pour eux.Je me tiendrai ici durant la lutte.Votre tout dévoué J.A.Chapleau \u2022 J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] Privée Sherbrooke 29 Aug*/88 Mon cher Sir Hector Nous avons des difficultés a trouver un officier Rapporteur pour Montreal Est Mr Auger a refusé carrément: < On m'a refusé mes déboursés a Ottawa, me dit-Il, 104 ARCHIVES DE QUÉBEC S je ne tiens à dépenser de l'argent pour rien ».Mr DeLorlmler me télégraphie de Kamouraska qu'il acceptera mais à la condition qu'on lui assure, «le paiement de toutes les dépenses nécessaires » pour la stricte exécution de son devoir.Il ne faut [2] pas oublier qu'il y a 18,000 votes G 109 bureaux de votation.Le tarif statutaire n'a pas augmenté et l'auditeur ne s'est pas amélioré dans le sens de la libéralité.Il faudra faire quelque chose ou nous n'aurons pas un bon officier Rapporteur.L'élection ne produit guère d'enthousiasme, notre tactique embarrasse les libéraux qui ne veulent pas de Léplne, parce qu'ils le croient mon candidat (Je ne l'ai pas même vu, le cher homme 1) mais ils craignent les ouvriers qui commencent à croire qu'ils peuvent réussir.[3] Faites donc taire ce fou de Lessard qui soulève les ouvriers contre nous parce qu'il le croient notre organe.Cela nuit inutilement Quoiqu'on puisse nous en dire et Talllon est de mon avis là-dessus, il n'y a aucune chance de faire élire un candidat ministériel.On pourrait faire une lutte avec Rottot ou Laurent, mais cela coûterait « les yeux de la tête, > eh ces candidats se croiraient en droit d'exiger des compensations honorifiques pour payer leur défaite.Je crois qu'il faudra attendre encore quelques jours pour les brefs à cause de l'officier Rapporteur.Ma pauvre femme est [4] très souffrante, et j'ai du me rendre aupr|« d'elle pour lui donner courage; elle se croyait finie.Les nerfs sont un si grand facteur dans l'économie féminine I Je pense aller à Ottawa à la fin de la semaine, si ma femme prend du mieux.Si ma présence était requise, veuillez donc me télégraphier ici où je serai jusqu'à samedi.Veuillez me croire votre tout dévoué J.A.Chapleau.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapala.] Privée Montréal, 18 Sept 1888 Mon cher Sir Hector, Avec un grand coup au commencement de la lutte peut encore assurer le succès dans Montréal Est.Il n'y a d'enthousiasme d'aucun côté en ce moment.Talllon vous demande d'assister à une assemblée qui aura lieu demain soir à 8J Dix minutes après, Nauvalle de fa Patrie me rencontrait en voiture avec Massue, allant luncher avec Dansereau © Bergeron.Ce dernier part ce soir pour Sorel (par le bateau) et sera demain avec Massue à St Aimé.Guevremont y sera aussi, je crois ce sera un beau & un bon commencement.Massue m'a promis de passer quinze jours en visite [3] à ses électeurs & élec-trices.Cela vaudra mieux que des discours.MacCarthy sera son agent et Morgan son représentant militaire durant la Campagne.J'ai promis d'assister à une Assemblée le 3 (jeudi) et le jour de la nomination.Que Sir John ne m'en veuille pas, c'est < pour le bon motif >.Je serai du reste mardi à Ottawa pour la journée. LETTRES DE CHAPLEAU 109 Il faut faire cette campagne au galop et passer, bride abattue sur le ventre de l'ennemi s'il ne se range pas.Vous pouvez faire préparer les papiers officiels demain G avoir l'Ordre en Conseil Lundi pour que l'officier Rapporteur Mr Joseph Napoléon Mondar puisse faire son Affichage mardi.Tout est arrangé pour les dates que j'ai envoyées au Greffier en Chancellerie.[4] Notre ami A.A.Talllon est un peu froissé d'une maladresse du « Sud > dans le compte rendu de la convention.Ecrivez lui donc en douceur.Je l'ai fait G Lacoste lui a télégraphié ce soir.Il faut aussi que vous disiez à Rouillard de tout subir durant la campagne.Et si ça force, on vous demandera une visite; mais je tacherai de vous exempter cette corvée.Je ferme ma lettre la malle part.Espérons G crions.Tout à vous J.A.Chapleau J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] SECRETARY OF STATE CANADA 4 Nov.89 Mon cher Sir Hector, Pour être un juif, c'est un bon juif, le Maire-E/ecr.C'est dommage qu'il ne demeure pas dans le voisinage de Cooper S' I J'aurais aimé goûter à son vieux Pont pour savoir s'il est meilleur que celui de Caron.Je ne crois pas.Votre dévoué J.A.Chapleau J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Privée Mont 11 Juin, 1890.Mon cher Sir Hector, On fait des élections in forma pauperis, et je trouve cela bien amusant I A Terre-bonne Nan tel commence a craindre G continue à crier famine.Je suis obligé de fournir la poudre dans cette région là.Au moins si on me laissait tranquille I Hier j'étais à Soulanges ou Corneillier va être élu.J'en suis revenu pour me mettre au lit G faire venir le médecin qui me défend de faire un autre discours.Pourtant il faut que je parle demain au Quartier St.Jacques, vendredi à St Henri, samedi à Beauharnois G lundi à St Jérôme, à moins que la maladie ne m'abatte auparavant J.O.Villeneuve se présente à [2] Hochelaga G Beaubien travaille comme un homme.Vingt G un mille votes dans ce Comté 1 Et pas un doigt d'organisation de part et d'autre; ce sera un coup de dés.Malgré cela on veut avoir 4 ou 5 électeurs de ce Comté qui travail- 110 ARCHIVES DE QUÉBEC lent à l'Imprimerie du gouvernement Je les fais demander à Mr Sènécal.Ces gens ne peuvent pas perdre leur temps et payer leur passage pour venir.N'aurlez-vous pas un homme (l'échevin Chabot par exemple) gui pourrait respecter la loi et faire plaisir à ces braves électeurs.J'ai repensé au Rapport et aux plans de Mr Lebrun.Ce n'est pas énorme, quand on songe aux études 6 au travail que cet ingénieur y a donnés.Du reste, ces frais devront être partagés entre le gouvernement la ville de Montréal & la Commission du Havre.Songez donc a ce que vous avez payé au Cap t.Eades pour un travail beaucoup [3] moins bien fait et moins coûteux à son auteur.Si Mr Lebrun s'appelait Browing et travaillait â Londres, Je suis sur qu'on trouverait qu'il est très raisonnable dans ses charges.Nous en recauserons â mon retour de « la Campagne de Moscou > comme J'appelle notre lutte électorale.Bien A vous J.A.Chapleau TELEGRAMME DE J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] Canadian Pacific Railway Conpang's Telegraph1 No: 99 Sent by: Me Rccdby: J Time: 5.10 pan.June 30, 1890 From: Montreal 30 To: The Hon Sir H.L.Langevin, Ottawa (Confidential) Our friends want Naplerville Election at once.I agree if Quebec friends will do same in Montmorency.J.A.Chapleau 1 Les mots en italique sont de la formule qui n'est pas entièrement reproduite.TELEGRAMME DE J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.) Canadian Pacific Railway Company's Telegraph1 No: 82 Sent by: P Reed by: Od Time: 955P Dec 9,1890 Prom: Montreal 9 To: Sir Hector Langevin, Ottawa Nothing like good work.Thanks to your cooperation we are all right in Naplerville.Vous êtes bien exigeant si vous demandez mieux que le paradis que Je vous dorme.tldem.J.A Chapleau LETTRES DE CHAPLEAU 111 J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ.collection Chapais.] Privée Ottawa, 3 janv.1891 Mon cher Sir Hector, Je croyais que votre proposition au sujet de Dansereau mettrait fin ft toutes difficultés G que l'affaire du Sénat et du Maître de Poste de Montréal était terminée.Mais voilà que des embarras se soulèvent menaçant de tout remettre en question.Dansereau s'était prêté à la chose de bonne grâce, tout en me faisant remarquer qu'il y a quelque chose qui vaut mieux que l'argent dans ce bas-monde.Je vis Oulmet, Lacoste, Bergeron, Desjardins & Richard White, & nous nous entendîmes sur la recommandation de Tassé, que vous m'aviez paru accepter au Conseil le jour où Sir John au conseil demanda brusquement si J'étais prêt à l'accepter dans mon District Pour satisfaire toute velléité [2] d'amour propre, il fut convenu que Je proposerais ft Dansereau les deux situations à donner et qu'il opterait pour la place de Maître de Poste.Avec cette réserve, les candidatures au Sénat (et ne doutez pas qu'il y en ait) s'effaçaient et nous nommions Tassé.Ce dernier accepta volontiers cet arrangement Dansereau seul s'y objecta, en me disant que comme 11 n'avait demandé ni l'une ni l'autre de ces faveurs il ne voulait pas susciter des embarras.Il avait mieux Jugé que nous la situation.Sir John ne veut pas m'autoriser à faire cette proposition sans que le Conseil n'en décide.Or le Conseil me dit-on, n'aura plus d'objection si vous y consentez.Caron y consent et je viens vous demander votre adhésion que je croyais acquise le Jour où il en a été question au Conseil.C'est la paix entre toutes fractions du parti à Montréal.Y avez-vous des objections?Votre Collègue dévoué J.A.Chapleau [Au haut de la page 1 et de la main de Langevin:] Chapleau.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] SECRETARY OF STATE CANADA [Dactylographié: ] [Privée] * Ottawa, 5 Janvier 1891.Mon cher Sir Hector, Carllng vous a demandé hier de lui donner les noms des commissaires généraux pour le prochain recensement En 1881, ces commissaires étaient: Charlebois pour Québec, Gérin Lajofc pour Trols-Rivlères, M.Bailey pour les cantons de l'Est, et Taillon pour Montréal.J'écris ft Talllon pour lui offrir cette position et ft Ives, en l'absence de Colby, lui demandant d'envoyer une recommandation.J'ai appris avec plaisir ft Montréal que le Docteur Brodeur vous avait déclaré sain comme une balle et vous avait seulement prescrit un repos., nécessité par trop d'assiduité au bureau, et un manque d'exercice corporel.J'espère que la nouvelle 112 ARCHIVES DE QUÉBEC année vous apportera un renouveau de santé.Mais comme vous le disait Sir John, ne vous pressez pas trop surtout de reprendre le harnais.Il n'y a rien qui brûle et la session n'a pas l'air de s'annoncer comme très prochaine.Nous semblons attendre que les Américains se déMcKlnlysent 111 [Comment Caron va-t-ll s'en tirer avec Portneuf I Nous avons le dessus dans l'opinion, il ne faudrait pas en perdre.Réunissons le parti, si nous voulons éviter l'abîme, c'est pour cela que je vous al écrit l'autre jour] 1 Bien A vous 1 J.A.Chapleau I Ajouté de la main de Chapleau.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapah.) Privée Montréal, 10 Février 1891.Mon cher Sir Hector, Pauvre Dr Coulombe est dans la désolation.Le Conseiller Législatif Tourvllle lui promet une chaude lutte.Suivant la dépêche que je vous al envoyée, Coulombe veut savoir à quel comité il doit s'adresser pour les ressources dont il a besoin même au commencement de la campagne.Vous savez que le pactole ne coule pas [2] dans son gousset.Ici: tout va assez bien.Le grand splash de Mercier a été bien tiède.S'il croit nous nuire en prônant sa résolution de la Conférence Interprovinciale a l'effet de remodeler les subsides provinciaux, il se trompe bien.Il nous fera gagner deux voix dans les autres provinces pour une qu'il pourrait s'assurer ici.Mes rouges de Terrebonne sommeillent et je n'ose pas [3] réveiller le chat qui dort Bien & la hate.Votre tout dévoué J.A.Chapleau.P.S.Je reçois votre télégramme.C'est bien.Décidez vous-même lequel voua prenez, de Masklnongé ou d'Yamaska; \u2014 6 je prendrai l'autre.J.A.C L'honorable Sir Hector Langevin Ministre des Travaux Publics Québec.[Au verso et de la main de Langevin: ] Chapleau J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, coffectton Chapah.) Privée Montréal H Février 1891.Mon cher Hector, II y a moyen de régler la question des comtés de Masklnongé ô Yamaska en mettant ces comtés sous le contrôle du Comité Central de Montréal, pour tout ce LETTRES DE CHAPLEAU 113 qui regarde les brochures, informations, orateurs, etc.pourvu que vous assumiez la partie financière.Si vous voulez fournir à Coulombe & à Variasse leurs fonds d'élection, Je me chargerai du reste.Télégraphiez mol demain, si cet arrangement vous va.Bien à vous J.A.Chapleau L'Hon»* Sir Hector Langevin.[Au verso et de la main de Langevin: ] Chapleau TELEGRAMME DE J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Telegram.To: Sir H.L.Langevin, Quebec The Great Western Telegraph Company of Canada1 No: 136 Sent by: B Rec'd by: Bn Time: 632 pjn.feby 12th, 189[1] 2 From: Montreal 12 Did you get my Letter.I have arrange \u2014 do with Coulombe to keep Maskl-nonge \u2014 Take Yamaska.).A.Chapleau 1 Les mots en italique appartiennent à la formule qui n'est pas entièrement reproduite.2 L'année n'est pas Indiquée mais le télégramme est certainement de 1891.J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ, collection Chapais.] Privée Mont.17 fév.91 Mon cher Sir Hector, Il est fâcheux que l'on ait eu l'idée de vous faire partir de 3 Rivières pour venir à Richelieu, car les accidents se sont multipliés depuis cette manœuvre inutile puisque votre siège était sur à votre ancienne Division.Je ne vous blâme pas plus que Je ne me blâme moi-même, puisque Je vous ai dit que Je n'y avals aucune objection, si notre ami Massue ne consentait pas [2] à se laisser porter Candidat Tout le mal vient de ce que les amis de Sorel n'ont pas compris la situation.Massue a accepté aux termes de la lettre que Connell lui a remise de ma part Et Je lui ai confirmé mon appui en lui laissant espérer une acclamation.Tout à coup on m'apprend de Sorel qu'on va nous proposer vu que Massue est mourant vexé, je réponds: «Go as you please y on ne comprend pas que je désapprouve ces démarches 6 on m'apporte le résultat d'une convention (dont on a pas même [3] prévenu Mr Massue) Guévremont 6 Taillon viennent à Montréal 6 me disent que Massue est mourant avec prêtres & religieuses a son chevet Ce n'était pas exact puisque je recevais une lettre de lui le lendemain, & une dépêche me demandant ce que je voulais faire.Je dis & Guévremont & Taillon que si Massue 114 ARCHIVES DE QUEBEC se laissait présenter je ne lui manquerais pas de parole, quand même dix conventions nommeraient d'autres candidats.Je leur répète que tout est arrangé pour une élection par acclamation, ce qui les surprend car Us me répondent qu'une acclamation est une toute autre affaire, mais que les choses sont bien avancées pour reculer et que les électeurs n'entendent pas de cette oreille.C'est probablement vrai; mais Je ne puis m'imaglner que si vous, mol.Laurier ô son parti consentent à l'acclamation de Massue, les < braves électeurs > ne seront pas de notre avis.Je viens de voir Guevremont ô Talllon (à 9.00 h.ce soir) Us persistent ft dire que la candidature de Massue est impossible.Je trouve ft leur départ (9.50h.) Geof-frlon & Drolet qui s'engagent, pour leur parti, ft une acclamation de Massue.C'est & vous de Juger, de choisir.Si Massue persiste.Je lui dois de tenir ft ma parole.Prions qu'il refuse G tout sera dans le meilleur des mondes possibles.Tout ft vous J.A.Chapleau.TELEGRAMME DE J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] Canadian Pacific Railway Company's Telegraph1 No: Sent by.Rec'd bgx Time: 6 march, 1891 Prom: Montreal 6 via Quebec To: Hon Sir Langevin, SRivers Congratulations on your success in both counties.J.A.Chapleau 1 Les mots en Italique appartiennent ft la formule qui n'est pas entièrement reproduite.TELEGRAMME DE J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.] Canadian Pacific Railway Company's Telegraph1 No: 65 Sent by: Rv Rec'd by: W Time: 2.50p March 14, 1891 From: Montreal 14 To: Hon Sir Hector Langevin, Ottawa T°° bad Slr Charles 01 Slr J01\"1 Thompson cannot come without you or Sir John A.MacDonald there are no big guns.I shall go and shoot revolver shots not promlxlng bulls eyes.l/dem.T- A' ChaP,eau LETTRES DE CHAPLEAU 115 J.-A.CHAPLEAU A BOUCHER DE LA BRUERE [APQ.collection Chapais.) [Copie dactylographiée:] Privée Hôtel du Gouvernement Québec L'honorable P.Boucher de la Bruère, Président du Conseil Législatif de la Province de Québec.Saint-Hyacinthe, Québec le 13 mars 1895 Mon cher de la Bruère, J'ai eu occasion, d'accord avec M.Taillon, de soumettre au Cabinet d'Ottawa le projet dont Je t'avais entretenu un Instant à Québec savoir: ton entrée au Sénat, afin d'aider Le Premier Ministre, ft Québec en procurant un salaire à l'honorable M Chapais qui, malgré son dévouement, ne peut pas plus que les autres «vivre d'amour et d'eau claire».Notre ami Oulmet m'a dit qu'il était favorable à cette combinaison, mais qu'avant de voir notre ami Dupont et de le décider ft renoncer ft la candidature, il faudrait au moins être sur de ta résignation au Conseil.Je croyais que la chose était entendue; mais J'ai pu mal comprendre, et c'est pourquoi Je t'écris, pour savoir & quoi m'en tenir.As-tu objection, au reçu de ma lettre, [2] de répondre ft cette question 7 Car Je sais qu'il ne faut plus songer ft faire cumuler les deux charges de membre du Conseil Législatif, en même temps que membre du Sénat Si tu n'y a pas d'objection, tu pourrais même me télégraphier un simple mot: « 0[ Course ».par exemple, si l'on doit considérer que tu échangerais ta résignation au Conseil contre une nomination au Sénat J'ai fait comprendre ft Oulmet que toutes les rivalités cesseraient autour de la candidature pour la succession de M.Chaffers, si le Gouvernement Fédéral te choisissait comme son successeur.Je n'ai pas besoin de te demander la discrétion la plus sincère pour ma démarche, qui est peut-être en dehors des strictes limites dans lesquelles un Lieutenant-Gouverneur constitutionnel devrait rester.Je sais qu'avec toi.Je n'ai pas besoin d'avoir peur des « Gazettes », malgré que tu sois un de nos plus anciens Journalistes, Bien ft toi.(Signé) J.A.Chapleau J.-A.CHAPLEAU A BOUCHER DE LA BRUERE [APQ collection Chapais.) [Copie dactylographiée:] (Privée) Govemment House Québec 17 mars 1895 Mon cher Président Je te fais des excuses si J'ai mal Interprêté ton apparente satlsfaction quand Je 116 ARCHIVES DE QUÉBEC t'ai laissé entrevoir la possibilité de ta nomination au Sénat, dans une conversation avec toi à mon bureau à Québec Je me console pourtant de mon erreur en voyant que, de part et d'autre, ceux dont nous pensions, Talllon et moi, rencontrer les vues, sont d'accord à ne pas vouloir ce que nous croyions leur être agréable.Oulmet m'écrit avant hier d'Ottawa que « Dupont ne veut pas entendre parler d'aller à Québec » et ta lettre de ce matin complète le dénouement de cette combinaison.De sorte que Dupont sera Sénateur (si on le nomme avant les élections) et nous aurons le plaisir de te conserver à Québec soit comme membre du Conseil législatif, soit.7 (Mr Talllon peut-il «mettre fermement à [2] exécution la proposition » dont tu me parles?On n'a pas même.pu déranger Mr Tbibaudeau, qui est Sénateur, Shérif et Président de toutes sortes de Conseils.) Mais, après tout, peut-être ferals-Je comme toi.Quand on sait bien tirer, « un moineau dans la main ne vaut pas deux qui volent >.Tu peux compter, du reste, sur mon absolue discrétion, et mon entier bon vouloir.Bien à toi, (Signé) J.A.Chapleau A l'honorable P.B.de LaBruère.Président du Courrier de St-Hyadnthe.J.-A.CHAPLEAU A DECELLES [APQ, collection Chapais.] [Copie dactylographiée:] Privée Hotel du Gouvernement Québec: le 26 février 1896 Monsieur A D.DeCelles, Bibliothécaire du Parlement, Ottawa.Mon cher Decelles, Tu m'avais promis une seconde épltre, et voilà un mois que tu me laisses, sous le charme.Il est vrai, de la dernière, mais dans une grande anxiété pour celle que tu m'avais promise.Serais-tu, par hasard, entré dans le Conseil Privé ?Tu dois voir par mes lettres que cela n'oblige pas au silence.Et, pourtant, 11 doit y avoir de Jolies photographies & prendre, en ce moment, en appliquant la méthode Roentgen au manteau mystérieux dont s'entoure la politique ministérielle d'Ottawa.Je pensais aller vous voir, lors des bals costumés du Gouverneur Général: mais J'ai dû me refuser à une invitation, pourtant bien aimable, de la chatelaine de Rideau Hall, car J'avais peur de me laisser enliser dans la boue mouvante de l'Ottawa politique.[2] J'attends ta lettre, pour t'écrire quelque chose qui t'intéressera.J'ai cru voir, l'autre Jour, VInside track où l'on voulait mener la question des écoles, et J'ai bien peur que, comme d'habitude, ce soient les moins honnêtes qui soient les plus adroits. LETTRES DE CHAPLEAU 117 A ce propos, et comme Je ne veux pas t'écrlre aujourd'hui la lettre que je t'annonce, je ne veux que te demander si tu n'aurais pas, par devers toi, une copie de la conférence que j'avais donnée, vers la fin de 1891, devant le «Commercial Clubs de Providence, Si tu en avais une copie, me ferais-tu le plaisir de l'envoyer, de ma part, à M.Weldon, le M.P.d'Albert, qui me l'a demandée, l'autre jour.Je vis aussi tranquillement qu'il est possible à Spencer Wood, faisant maigre, jeûnant presque, et ne faisant, de pénitences, qu'un peu plus d'exercice que d'habitude, ce qui ne nuira, je l'espère, ni à ma conscience, ni à ma digestion.Il faut, au moins, bien digérer le peu qu'on mange, en ces jours de privations et de pénitence.Vous possédez Faucher « dans vos murs ».Tâchez donc de le faire « canaliser», cette fols-ci, mieux que de Lesseps n'a canalisé son Panama.Il était bien faible, quand il est parti d'ici, ce bravé Faucher, et je vois, par ses [3] lettres, que le moral, du mois, parait reprendre le dessus.Il n'en avait pas pour six mois, s'il fût resté ici.Son « remède » des douze dernières années ne lui allait plus du tout, et, pour réchauffer un peu son système, 11 lui fallait mettre le feu à la maison.Dis bien au Dr Prévost qu'il faut qu'il le rudoie un peu, dans son traitement, qu'il ne craigne pas de lui faire peur; Faucher ne mourra pas d'attaque nerveuse, de ce côté-là, et jamais le médecin n'en viendra â bout, s'il ne lui inocule pas cette crainte, qui est le « commencement de la sagesse ».Dans l'attente de ta lettre, je demeure Ton tout dévoué (Signé) J.A.Chapleau [(au dos de la copie] dernières lettres de J.A.Chapleau co-nmunlquées à Sir T.Chapais par M.Montarvllle Boucher de la Bruyère.¦ 118 ARCHIVES DE QUÉBEC VERS DE J.-A.CHAPLEAU A H.LANGEVIN [APQ collection Chapais.} [Copie dactylographiée:] Privy Council, Canada Ottawa Soyez sûr, Sir Hector De ma reconnaissance Pour l'excellent Castor Mis à ma résidence.J'admire, tout songeur.L'art rempli de malice Par lequel ce rongeur Est devenu complice.Pour la première fols, Grace 6 votre artifice.D'un mouvement courtois.Vous seul, d'un tel problème Pouviez trouver la clé; Sans compter qu'en carême Le don est quadruplé.En fait de bonne chère J'ai constaté souvent Qu'on ne le goûte guère A le manger vivant Mais quand, par la cuisine Il a passé, ma foi, Je comprends qu'on en dlnel C'est un morceau de roi.De fait vivent les vôtres, Je les préfère ainsi \u2014 Sans nier que les autres Ont des charmes aussi.Les miens sont plus alertes, Leur pelage est nourri, Ils sont gentils, mais certes.Qu'ils ont un vilain cri I Les vôtres, sur l'assiette, 20 Fév.[s.d.] Vendredi pour maigre et Jeune Charment les gens de goût; Ils font des côtelettes Du civet du ragoût; [2] Les miens font des boulettes.Mais c'est a peu près tout Si le coup de fourchette Vous attirait vers eux Voici bien la recette Qui les apprête mieux: Comme préliminaire, On doit savoir le tour (Suivant leur ordinaire) De leur trouver un four.Pour donner à la sauce Une pointe d'aigreur Il suffit qu'on arrose Avec le sang du coeur, Vu que, chez cette race, Le cœur est très amer; Comme il n'en est de trace Dans mon morceau d'hier, Ce don de votre chasse Devient doublement cher.Je vais, pour reconnaître Votre amabilité, En gourmet Je sais l'être, Boire & votre santé I Et sans phrase nouvelle Heureux de mon cadeau.Je suis votre fidèle Et dévoué Chapleau i/cfem.J.A.Chapleau THE ST.LAWRENCE SEAWAY as seen by Bishop Jacob Mountain in 1794 FROM QUEBEC TO NIAGARA in 1794 DIARY OF BISHOP JACOB MOUNTAIN [119] ¦ : FROM QUEBEC TO NIAGARA IN 1794 DIARY OF BISHOP JACOB MOUNTAIN The Ecclesiastical Canons of 1603 expected every English Bishop to make a visitation of his Diocese once every three years.Accordingly, when Jacob Mountain, the first Lord Bishop of Quebec, arrived in the late autumn of 1793, he made preparations to hold his first Triennial Visitation the following year.Although no official journal of this visitation has come to light, an unofficial account of the Bishop's travels by calèche, batteau and King's ship up the St.Lawrence to Kingston and across Lake Ontario to Niagara has been preserved.Written as it is for the benefit of the young people in the parish Jacob Mountain was called upon to leave when consecrated a Bishop of the Church of God in July of the previous year, it is an interesting and most readable document.Contemporary sights and scenes, manners and customs both of Indian, French and English society are described in familiar language.The diary ends abruptly when the King's ship bearing the episcopal party from Kingston to Niagara reached its destination.Fortunately, contemporary letters and reports to the London Society that furnished stipends for Canadian Missionaries, are available and serve to throw light on-con^ ditions of the pioneer settlement along the St.Lawrence and Lake Ontario.Several of these letters and reports are therefore reproduced in the latter part of this article.A copy of the original diary with these letters and reports forms part of a typed volume, never published, entitled \"The Episcopate of Jacob Mountain 1793-1825\" from the pen of Henry Coleridge Stuart, a priest of the Anglican Diocese of Quebec, [ 121 ] 122 ARCHIVES DE QUÉBEC ordained in 1871 and appointed first as assistant at St.Matthew's, Quebec, then in 1873 to Hopetown, Gaspe, in 1874 to Bourg Louis, and in 1890 to Three Rivers.He wrote a small volume published in 1893 entitled \"The Church of England in Canada 1759-1793\" and, at the time of his death in 1909, was hoping to publish the volume above mentioned of which this article forms a part.The typed copy of the volume has been deposited in the Quebec Diocesan Archives now housed in one of the vaults in the Provincial Archives under the custody of the Archivist of the Province of Quebec, Mr.Antoine Roy.A.R.Kelley, Archivist, Anglican Diocese of Quebec.Acknowledgement Through the courtesy of Mr.Damien Jasmin, Librarian of the St.Sulpice Library, Montreal, Miss Marguerite Mercier, a member of the staff of the Library, has kindly furnished the full descriptions of persons and places mentioned in the footnotes of the article. FROM QUEBEC TO NIAGARA 123 PREFATORY NOTE The places visited on the four Sundays spent by the Bishop during the visitation and the date of each visit are as follows: Three Rivers Leaving Quebec by calèche on Friday, July 11th, 1793, the Bishop spent the first night at Portneuf and Saturday night at Three Rivers.He left Three Rivers on Tuesday, July 15th.Montreal The Bishop, having left Sorel on Friday, July 18th, arrived at Montreal later the same day where he spent Sunday, July 20th, and the following four days.Coteau du Lac (Lake St.Francis) Having left Montreal on Friday, July 25th.the Bishop spent Sunday, July 27th, travelling by calèches from the Cascades to Point au Baudette.Kingston Kingston was reached late on Sunday.August 3rd, and on Wednesday, August 6th, the Bishop sailed in a King's ship for Niagara.On Sunday, August 10th, the Bishop preached in the church and confirmed on another day later in the week.Quebec After leaving Niagara, the Bishop paid visits on his return voyage at Fredericksburg in the Bay of Quinte several miles to the west of Kingston, and also to Montreal, arriving at Quebec on Sunday, August 17th. ¦ FROM QUEBEC TO NIAGARA IN 1794 DIARY OF BISHOP JACOB MOUNTAIN It is entirely owing to his fondness for the young, into whose pursuits and innocent pleasures he entered very heartily, that we are indebted for the graphic description of the first visitation of his Diocese, extracts from which extend over four chapters of the present volume.This consisted of an elaborate Journal, written as opportunity occurred, for the delectation of the little people of St.Andrew's Norwich.1 The first of these letters describes the Bishop's country home at Powell Place in the summer of 1794, and written just before setting out on his long visitation of the Upper Province.Part of this letter may be given: \"Powell Place,2 5th July, 1794.You would be much pleased with this place.It is very superior to Woodfield.8 The house stands much farther from the river, to the bank of which the ground falls gradually.The lawn is of considerable extent, and has many clumps of trees very advantageously placed: very extensive, shady walks run round the bank of the river, and through the plantations; from those on the bank you generally see the water only between the trunks and branches of the trees; but in four or five places, the bank winds into promontories running a good way into the river, and there the trees are so far cleared away as to command views very extensive, grand and beautiful.These points have palisades round them, and seats properly placed.The height of the bank is, I believe, full two hundred feet.It is almost perpendicular, and generally fringed down to the very bottom with a great variety of trees.The river is about two miles broad, and ships of great burden pass and repass.Above the opposite bank, which is of a similar character, the views are very extensive, and very various, consisting of 1 Jacob Mountain.See Appended Note (I).2 Powell Place, overlooking the St.Lawrence, was owned by General Henry Watson Powell who had seen service in the American Revolution.Upon this site ta later years was built Spencerwood, now named Bois de Coulonges, the vice-regal residence.(T.R.Millman, Jacob Mountain, First Lord Bishop of Quebec, 1947, P° ^\"\"1 Woodfield, or Samos, the adjoining estate to the west overlooking the St.Lawrence was the Bishop's residence for a few months after his arrival In 1793 (Ibid.291.) [125] 126 ARCHIVES DE QUÉBEC cultivated fields, farm-houses (all of which are white in this country), water-mills, extensive woods and hills, and the whole terminated by what are called The Blue Mountains (separating this country from \u2022foreign America), the nearest of which are sixty miles off, and some of the loftiest, a great deal more.From the house we see the river ot>er the tops of the trees, and in a few places, between them.The ground rises behind the house, and the woods, which are considerable, have walks through them: the approach to the house is very pretty and picturesque.I have four cows upon my lawn, and some lambs of this country, which you would admire \u2022\u2014 they are .pretty-streaked and spotted with black and white.A great many squirrels, of various sorts, run about among the trees, some larger, and some smaller than those of England: the latter, very handsome.The trees, themselves, in this part of the country are not of a very lofty growth; but they are more various than in England, and their foliage much richer.The leaves of the oak, lime, and ash, are three or four times as large as those in England.There are, too, in all the woods a number of very pretty, flowering shrubs: wild raspberries grow everywhere, thicker than blackberries in England, are very high, and have very pretty blossoms.Some of them are crimson-like the garden-flowering raspberry.Strawberries grow in plenty almost anywhere \u2014 wherever there is grass \u2014 they are quite thick upon my lawn, and people come out of the city, and gather them in the fields, and sell them in great quantities.They and the raspberries are very fine flavoured.\"The birds, I think, are not so numerous as in England, but their plumage is infinitely more beautiful: they have all sorts of bright colours, and some of them sing well.But I have heard none that can be compared with the Nightingale of England.The common frogs of the country have exactly the chirp of sparrows, and we at first thought they were such.There is, besides, near the lakes, the bull \u2014 frog \u2014 a large, bright green gentleman, who makes a tremendous noise.There are also small green frogs on the branches of the trees, which are very pretty.\"Some of the butterflies of the country are of a great size, and very beautiful \u2014 I will get Mary Anne to send you a drawing of one.and sometime or other, \u2014 whenever a fair opportunity offers, I will send you some birds (the humming-birds, I am afraid would not live through a voyage: but there are other sorts, very handsome, and that sing extremely well.At this season of the year the trees are often FROM QUEBEC TO NIAGARA 127 covered with flights of pigeons.They are pretty, of a bright blue, with black spots, brilliant neck, red eyes, pale red breast, and a long ' tail like a pheasant., You have heard that I was ill in- the winter.I do not know that it was owing to the severity of the weather (which indeed did not seem to affect me at all, and which was much less intense than I expected).I have recovered perfectly from that complaint, and for some months have been quite free from any effects of it in my head, and from any degree of deafness.¦ The summer agrees perfectly with me and also with Mrs.Mountain, and is indeed extremely beautiful.The soft blue of the sky, and the colouring of the evening clouds, are much finer than in England.We lately, on such a bright day, saw the Falls of Montmorency, a most beautiful river, which falls perpendicularly 240 feet into the St.Lawrence.Somebody, I dare say, will describe it to you.I have not now time nor room.\"Next Friday I set off upon my visitation, and shall be gone two months.I shall, of course, see Niagara where I dare say, you would like to be with me.Had I made part of this tour in the winter, I should have been clothed in a beaver-skin great-coat, a long bear-skin muff, a tippet of black squirrel-skin, and martin-skin cap, and should have been drawn in an open cariole 4 on the snow and ice.Now we shall travel sometimes in open calèches, and sometimes in bateaux, and shall cross Lake Ontario in a King's ship.\" This Journal, prepared for the young people of St.Andrew's, at Norwich, consists of a number of letters, the first of which was addressed to Susanna Brooke, and dated Masquinongé, 15th July, 1794,\" and from which the following extracts are taken.\"You are never absent from my mind, my dear Susanna, for a very long period, but I have to-day thought more of you than usual, from the circumstance of having seen a young woman who resembled you in a very striking manner, so much so as to affect my mind to a degree that I have not lately experienced, and to keep the family at St.Andrew's uninterruptedly in my heart, and before my eyes, during the day.It was at Point du Lac, a post-house on the bank of Lake * Cariole Is a \"petite charrette couverte et suspendue\" (Larousse) but in French Canada It Is a low sleigh used In winter time.Calèche is a \"voiture découverte suspendue A quatre roues (Larousse) but In French Canada it is a high two-wheeled conveyance for use in other seasons of the year.Bateau in French Canada is a firmly-built boat, with or without a sail, propelled by men with paddles. 128 ARCHIVES DE QUEBEC St.Pierre,5 where we changed horses, that I saw this interesting girl; and my brother, who was with me in the Calèche, thought the likeness quite as strong as I did.\"I am advanced thus far on my journey (upon my Visitation), and sleep here tonight, 104 miles from Quebec, in situation extremely romantic, and unlike, in all respects, anything that you see in England.\"Our mode of travelling here is not like anything that you have experienced.Our carriages are extremely different and when we choose to stop, either for refreshment, or to sleep, we go to the house of some Habitant (so all the farmers are called in this country), where there is generally a spare room, or two, with beds, for travellers; and where we are sure of meeting a hospitable reception, although they have rarely anything to offer but milk and eggs.These Habitants are all owners of the lands on which they live, but are so totally without ambition, that they seldom cultivate more than is necessary for the bare support of their families; and they are so simple in their style of living that very little is sufficient for that.They live almost entirely upon milk, bread and eggs, with a soup made of herbes; and now and then a slice of salted pig's head lieux depend'ts du gouvernement (sic) l'Isle & de dame therese migeon son épouse né led lour ô an Le parrain a Eté Jean Vincent philippe de hautmesnll Es*1 & la maralne dame Catherine legardeur veuf de Mr de Sorel Cap™ dans les troupes.Signez Juchereau de hautmesnll Catherlnne Legardeur & M.CAILLE faisant les fonctions Curiales.De Ramezay Menteht Lachassalgne C.Gauchet Migeon De lagauchetlere gertreut de le gardeur Mgte Boiiat Pascaud Priât Ptre FRANCOIS VACHON de BELMONT vicaire general 1706 Reg.par.Notre-Dame de Montréal, 1696 240 ARCHIVES DE QUEBEC Le 21 avril 1692 a été solemnize le mariage Entre Charles juchereau escuyer Sr de baumarchals offier (sic) dans les trouppes de la marine fils de nlcolas juchereau Escuyer Sr de St Denis et de damoiselle Marte Gif fard ses pères et mères de la paroisse de Quebec dune part et damoiselle denize tbereze Mlgeon fille de M'rc jean bap' Mlgeon Sr De Branssat avocat au parlement et de damoiselle Catherine Gauchet ses pères et mères de cette paroisse Dautre pt, il y a eu dispence de Deux bans Temolngs Mr leber Mr Maricour M7 de tonty nions' Dbaumenil et plusieurs parents et amis.juchereau Thérèse mlgeon Mlgeon de Branssat C Gauchet Magdelalne louise Juchereau De haumeny Tonty Maricourt 'Constant le marchant E.GUYOTTE Curé Reg.par.Notre-Dame de Montréal, 1692 Le 23 septembre 1693 a esté bausée Marie Catherlnne fille de Charles juchereau Escuier Lieutenant d'une Compagnie dun détachement de la Marlnne & de Catherlnne Thérèse Mlgeon sa femme a esté Nommée par Pierre Legardeur escuier Conseiller du Conseil souverain a Quebec & Damoiselle Catherlnne Gauchet Le Gardeur C Gauchet E.GUYOTTE Curé Reg.par.Notre-Dame de Montréal, 1693 20» Avril 1692/ CONTRACT de mariage Entre Monsr Juchereau & dam110 Thereze Mlgeon PARDEVANT ANTHOINE Adhemar no» royal Gardenottez du Roy nre sire en la nouvelle franco G greffier no\" & Tabellion de Lisle de montreal résidant a ville marie en lad Jsle & tesmoins en fins nommes FURENT prescntz en Leurs personnes Charles Juchereau**Mcuyer sieur de Beaumarchais officier dans L'es trouppes de La marine vf pnt demeurant en Cetted ville de ville marie fllz de Nicolas Juchereau Escuyer sieur de S' dénis 6 de damoiselle Marie Gif fard ses pere & mere pour Luy 6 En son nom d'une part; ET maistre Jean Baptiste Mlgeon sieur de Branssat advocat en parlement Balllif Juge Civil & Criminel de Lisle de montreal 6 damoisselle Catherine Gauchet son Espouse de Luy duement authorlsee pour Les fait quy Ensuit demeuraotz aud ville marie rue S' paul, au nom ô comme supulantz pour Damoisselle Thérèse Mlgeon Leur fille dautre.Lesquelles parties de Leur bon Gré & Volontéz, En L'a presence par Lavis & Consentement de Leurs parens & Amis cy après nommez; Scavoir de L'a part dud Sr Juchereau de damoisselle Magdaleyne L'oulse de Juchereau sa soeur Alphonse de Tonty Escuyer Lleutennant dudit detta-chement de La marine, pierre LcGardeur Escuyer sieur de repentigny aussi L'Ieuten-nant dans Ledit dettachement \u2014 ET de La part dud sieur Mlgeon & de L'ad dam0* Gauchet son Espouse Et de lad dam\"* Thérèse Mlgeon L'eur fille de (de) Jean Vincent philllppe Escuyer sieur de haultmesny Et dam0* marie Catherine Lambert son Espouse, Catherine Dehaumeny SUCCESSION DE CHARLES JUCHEREAU DE SAINT-DENIS 241 Leur fille, paul Lemoyne Escuyer sieur de marlcourt Capplttalne Reforme dans Led dettacheme' de La marine Et damolsselle marie magdaleyne Dupont son Espouse Constant L'emarchant Eacuyer sieur de Lignery L'ieutennant dans Ledit dettachement G damolsselle arme de Robutel son Espouse demeurants Aud ville marie \u2014 ONT reccogneu & Confesse avoir fait & accordé Ensemble de bonne foy Les traictez accordz promessez G Conventions matrimoniales contenues En Ces présentez pour Le mariage quy sera dans peu fait & Célébré Entre Ledit sieur Juchereau & lad damolsselle Thérèse Migeon, CEST a scavolr Ledit sieur Migeon & damolsselle Gauchet son Espouse Avoir promis G promettent donner G bailler Lad damoiselle Thereze Migeon Leur fille a ce présente Ci consentente audit sieur Charles Juchereau quy la promet prendre pour Sa femme & Légittime Espouse par nom G Loy de Mariage En face de Nostre Mere sainte Esgllse Le plustost que faire Ce pourra G quil sera avisé Entre eux Leurs parens & amis, SERONT L'es sieur G damoiselle futurs uns & Comuns en tous biens mubles G Conquests Jmmeubles qulls auront G feront Ensemble pendant Leur futur mariage aux uz & Coutumes de la ville prevosté, 3 vlscomté de paris, A Laquelle Lésd sieur G damoiselle futurs Ce soubzmettent pour Léxecuon du pnt Contract, de La Communauté de biens & de touttes Les Clauses y Contenues G mentionnées, voulant quelles soient Réglées & Gouvernées suivant Lad Coutume, quand mesmes Lesd sieur G dam0* futurs Espoux transfererolent Leur demeure en une autre Coutume, Et qulls feraient L'eurs acquisitions en dautres provinces quy auroient des dispositions Contraires Ausquelles Jlz ont expressément, déroge, G rennoncé, dérogent G rennoncent expressément par Ces présentes » pachot 6> led S* Juchereau 6 Lau'e est po' Le par** Dud S?Jnventorie VINGT SIX J: Une procuraou faite par Led S/ Juchereau a La dame son Epouse passée devant Le no** soubz*» Le 13 may 1702 Jnventorie _ VINGT SEPT ET attandn quil est Cinq heures avons remis La fi\u2014ni\"!1»\"»» du pnt Jn1* a demain sept heures du matin & ont signe avec Lesd témoins Cabazle & no™ suivant Lord* Thérèse migeon Le Gardeur De beauvais sr l'ciuiuy Cabazle (paraphe) brissonnet ADHEMAR (paraphe) N R ET Le quatrième Jour dud mois de septembre Aud an mil sept Cens quatre sept heures du matin En Continuant par Led no1* La Confection du pnt Inventaire A la requeste & pnce q\" dessus A este Jnventorie Ce quy sait \u2014 SUCCESSION DE CHARLES JUCHEREAU DE SAINT-DENIS 253 PRET Deux Le très de Change tirées par d'hyberville sur Mr Juchereau a la mere maûmusseau supérieure de Lhostel Dieu de Cette ville Lune de 250\" de france de la rochelle Le 15 juin 1698/ G Lau'e de 51\" 5* aussy de La Rochelle Le 27* desd mois G an acquittées Le pre' 8b' 1698/ suivant Les acquit, au dos signées soeur morin dépositaire, Au'e Letre de Change tirée sur led Sr Juchereau par Led Sr Dhyberville de 400\" A paler à Mad11* de martigny Escrite de la Rochelle Led Jo' 15 Juin 1698 Avec La qui tance au dos du 16 8°' aud an sign0 marie de Rouvray, Un Receu de 200\" de france fait par Mr De Longueuil au Sr Juchereau A Laquit de Mr Dyberville payes a La feme de yves Roy Led Receu En datte du 15e 8b' 1700/ Au'e Letre de Change donne a Guyon par Mr dhyberville de 300\" Lad Letre de Change acquittée scavolr 200\" par Led Sr Juchereau Le 30* Aoust 1700/ Au'e billet dud S» dhyberville par Leq1 Jl prie Led Sr Juchereau de paler 100\" de france a en datte de la Rochelle Le 26 Juin 1698/ acquitte En 1698/ Un receu du Sr Renie po' un baril de poudre du 23 Juin 1701/ une quittance de 600\" de france payes par Mr Juchereau A marie Elisabeth de Rouvray suivant Lordre q1 En a Eu dud Sr dhyberville Lad quittance En datte du 11* 8b' 1700/ Un mémoire non signe de Ce que Laplaque, Asconharra, Nagarecutonzouet & Annonharichon doibvent ou Leur Est dub, G un au'e Compte non signe Escrit declaraon dud Sr Juchereau po' Les aff dud S' dhyberville & paye** par Led Sr Juchereau po' Les cy dessus Nommes Le tout Jnventorie VING HUIT Jtem un billet de Jean deslandes dit Champlgny de 31\" 11* 4** Consenty a Mr Juchereau Jnventorie \u2014 VINGT NEUF Jtem Un billet de M» Rocbert du 10* Juin 1701 par Leq1 Jl deClare avoir Receu de MF Juchereau par berteull son Comls 300\" de poudre Jnventorie TRENTE UN aqult de 21\" 10*' par Mr Dupré a Mr Juchereau remis par berteull son Comls Le 30* 7V 1701 Jnventorie TRENTE UN JTEM Un Compte de Rouillard non signe G une q** de 400\" du pais payes aud milliard par Led S* Juchereau & Madn* pachot G Ce par Les Mains dud breteuil paye po' Mr de Laforest Led aqult En datte du 16* 7b' 1701/.\u2014 Jnventorie TRENTE DEUX J: Un au'e Compte du Sr Rlvard non signe G un acquit de La somme de 149\" 16* 4d\" du pais fait par Nicolas Rlvard aud breteuil fais* po' Mr Juchereau G madmo pachot A Laquit de Mr de La forest En datte du 17 7°' 1701 Jnventorie TRENTE TROIS J: Un Compte de Bernard Lavlolete Au bas duq1 est un billet du S' de Couagne quy Le prie de tirer sur Luy Un billet de 383\" 4* qull reste estre dub aud Laviolle ses 400** du pals q' M* de La forest Luy devolt payes Jnventorie TRENTE QUATRE J: Un Grand Livre Couvert de parchemin ReLle Jntitule, Livre de Compte du magasin de M7 pachot Jusque folllo 17/ G depuis fol 17 sont Les Comptes de Nostra sodette Commancée Le 16* Aoust 1691/ Contenant 208 feuillet- Escritz G vingt huit 254 ARCHIVES DE QUÉBEC fcuillctz BLancz Jnventorie A la pre' G dernière page Escritc Trente Cinq G signe par Led no\" Jnventorie \u2014 TRENTE CINQ J: Un au'e Livre relie Couvert de parchemin quy Est Ainsy q'Lad dame Migeon verve La dit Eatre Cclluy ou Est Le Commerce de feu son Epoux Contennant 134 feullletz Escrltz Jnventorie trente six \u2014 TRENTE SIX J: Une facture non signée de marchandises q' Mr Juchereau A fournies pour Le Misslsslpy montant a 10 913\" 4\" 3fi* Jnventorie TRENTE SEPT J: Un au'e Livre Couvert de parchemin G relie Contennant Les affaires des Enfens mineurs de feu Le Sr de La Lande G dame Juchereau son Epouse Ou Jl y a descrlt despences un feuillet Jusqua dix Le surplus En blanc Jnventorie \u2014 TRENTE HUIT JTEM LES COMPTES Rendus par feu franco's pachot bu nom G Comme Tuteur Esleu aux Enfens Mineurs de deffuntz pierre de Lalande Sc de Goyon G de dam11* Thérèse Juchereau sen Epouse Aud feu Sr Juchereau Devant Me Louis Chambalon no\" royal de la prevoste de quebec Le 9* Juillet 1695 Jnventorie TRENTE NEUF JTEM Neuf quittances Causées pour La pent!on des Enfens desd deffuntz S1 G dam0* de La Lande payes par Led feu Sr Juchereau Aux Messn du séminaire de quebec, ursulines, A mad11* de S' Denys G a La veuve Baudouin En datte des 21* V 1696/ 18 Juillet G 9* octobre 1699/ 29* 8»' G 3* 9°™ 1700/ 26.G 31* 8» 1701/ 26 Juillet G 10* 8°' 1702 Inventories QUARANTE JTEM Un mémoire des fralx de La tutelle G Reddion des Comptes rendus Consernant Lesd Enfens mineurs de La Lande cy dessus Inventories trente Neuf, Au bas duq1 Est La quittance du Sr Chambalon de La somme de 50\" 14* a luy payes par Led feu S* Juchereau Lad quittance En datte du 7* 9°' 1695/ Jnventorie QUARANTE UN J: une ob' de la some de 3324\" 13*' 4** Consentie aud S' Juchereau Tuteur des Enfens desd Sr G dam0* La Lande par Monsr G madm» Dauteuil passée pard* Led Chambalon no» Le 10* Juillet 1695 Jnventorie QUARANTE DEUX JTEM Un Compte arreste Entre Led ST Juchereau tuteur desd Enfens des S\" G dam11* LA Lande, ET Le Sr dubrocq procur du Sr pierre De La Lande Lay ne de bayonne pour Les affaires desd mineurs Le 4* 9b' 1695/ \u2014 Jnventorie, QUARANTE TROIS J: Un Estât quy demeurent En souffrance au susd Compte signe desd S* Juchereau G Du Brocq Led Jour 4e 9b' 1695 Jnventorie QUARANTE QUATRE J: une quittance de Mons* Dauteuil Aud feu S' pachot de La some de 226\" 12 S'z du pals po' Jntherestz deubz ausd mineurs, En datte du 5 8b' 1697/ Collaonnee par Rageot no\" royal Jnventorie QUARANTE CINQ SUCCESSION DE CHARLES JUCHEREAU DE SAINT-DENIS 255 J: Un Compte arreste Entre Mr pierre La Lande G Led Sr Du brocq faisant po' Mr Juchereau tute' susd Le 5» Avril 1698/ Jnventorie, QUARANTE SIX J: Un dupp*» du susd Compte signe de La Lande Jnventorie l QUARANTE SEPT DETTES ACTIVES Declare Lad dame Thérèse Migeon veuve dud feu Sr de Juchereau quil est deub par Les desnommez Aux Estatz cy après Inventoriez Les sommes y Contenues G Lesq1* Led feu Sr de Juchereau fit Tirer sur ses Livres avant son despart de Cette ville pour ou8abache G Tout Ce quy est porte ausd Estatz est Encorres deub a La reserve de quelques articles quy ont este Reçus G quy est marque en marge paye G a signe Thérèse migeon UN Estât des dettez Crées pour Le Compte de la societte de Mad\"° pachot G Mr Juchereau mont(e) a la somme de 1607\" 6*' 11111 due par desnommez aud Estât non signe demeure Annexe a Ces p'ntes après avoir Este parraphe Ne varietur par Led no» G Signe desd parties G témoins cy_ 1607\" 6» 11\"1» JTEM Un au'e Estât de Ce quy est deub par Les 8ta8ols a la societte de M™ pachot & Juchereau Non signe quy ce monte a La some de 4504\" 14»' 4?* paiab' En Castors par les desnommes aud Estât, Auq1 est Ecrit En marge vis a vis Lar* de Thorrel villedieu, fait En tout pour Lesd Thorrel & vllleDleu La somme de 564\" 6*'* 7ta Led Estât annexe a Ces pntes après avoir este parraphe Ne varietteur par Lesd parties Témoins S no™ susd & soussignés cy '_ 4504\" 14»' 4d* JTEM Un estât des dettes Crées pour Le Compte particulier de Monsr Juchereau non signe montant a La somme de 3169\" 16\"' 1141 due par Les y desnommes sauf a déduire sur Lad some Celle de 479\" 6\"' 601 quy Ont este payes par Le Sr Goulet, madm\" LaLande, Mons1 de Musseaux, Mr de Brucy Madm' de saurel Ainsy quil est marque en marge de leurs ar** portez aud Estât & ainsy ne Reste deub djcelluy q' 2690\" 10»\" 5°»_;_________ 2690\" 10»' 5*\" [(en marge est écrit:) Larticle cy contre de Mr de Laforest montant a la some de 2733\" 14«' 3d1 raye avec Les deux Lignes de Lau'e part Nul en ayant este dispose par Lad Dame Ve avant La mort de Mr son marye ou du moins avant Les Nouvelles de sa mort,] (™yê) JTEM JL est deub par Mons* de La forest sans presjudice de Ce quil Doit a La societte de Mess» Juchereau G pachot La some de deux mil sept Cens trente trois Livres quatorse solz trois deniers paiab' En Castor cy_________ 2733\" 14* 3** Par Claude parent 310\" 4»' 11 mise dans La liasse de mes affaires particulières pour la Rivière soldat La somme de 28\" 16»3 pierre perthuys fils Temois & de adhemar no™ royal de Lad Juion Ce Jourdhuy quatriesme septembre mil sept Cens quatre \u2014 Thérèse migeon Le Gardeur De beauvais P Perthuy brissonnct Cabazle (paraphe) ADHEMAR (paraphe) N R (COPIE CONFORME) (ANNEXE 3) ESTAT DE CE QUI EST DEUB PAR LES Outaouaks a La Société de Mn Pachot Et Juchereau payable En Castors.\u2014 SCAVOIR.Doivent Mn de Laforest Et Tonty pour Reste de Compte La Somme de_£ 2861*» 8» 10* Villedleu Et Thorel dit le Parisien dont il faut faire vuldimer Les Billets Et les Emporter au Micicipy _£ pour la demeure que les dits Villedleu Et Thorel sont obligez de payer depuis L'année 1693 inclusivement a raison de 8.p% par an appert du Billet Signé d'eux Le 2» 701* 169/ vient pour la d» demeure Jusqu'au mois de 71\"* 1702 la Somme de__£ Charles Denos dit Destallly pour reste de Son obligation du 17» 7>~ 1699 La some de 12\" 12» 9\" qu'il ma passée dans une obligation qu'il ma fait de ce qu'il me doit pour mon Compte particulier Laquelle Somme de 12\" 12* 9* Je dois tenir Compte a la Société Lors que J'en auray esté Payé__S.Joseph Lorrain La Somme de 11\" 9* Suivant son Obligation du 17* avril 1696__11\" 9* par Son Compte depuis la ditte Obligation au Livre de la Société folio 198 La Somme de _ 108\" 10\" 213\" 17\" 250\" 9\" 2\" 12\" 12* 9* 119\" 19\" SUCCESSION DE CHARLES JUCHEREAU DE SAINT-DENIS 263 & francois bris-sonnet & pierre perthuys fils Témoins & de Adhemar no\"* royal Joseph Lorrain Et Perrain en Société La Somme de _£ 92\" 6\" 8\" Pierre Sauton de Reste sur ces deux obligations ¦» y Compris un foureau de fusil qu'il a resceu depuis la dernière obllga'on sans y Comprendre Les demeures depuis 1694 La somme de-£ 303\" 4» 2 Joseph Boyé par deux obligations Et un foureau de fusil Et L'expédition d'une des dlttes obligations La somme de__£ 260*' 13\" 10* £ 4214\" 11\" 10\" Thomas La Vente dit la Balante par une obligation Et une Couverte de 2 Points Et 5\" En argent le tout fait la somme de_ t.239\" Gilles Deniaux par son Billet pour Six Castors marchands Et une peau de chevreuil_ 27\" Riffaux par Son Billet_!_£ 24* 6\" 4504\" 14\" 4\" Le pnt Compte a Este-signe & parraphe NE VARIETUR par Dame Thérèse Migeon veuve de feu Mr ME Charles Juchereau vivant Escuyer Con\" du Roy Lieute' Genneral de la Juion roialle de Lisle de Montreal Tutrice des Enfens dud feu S' Juchereau & dElle, De Rene Le Gardeur Escuyer S\" de Beauvais Lieute' d'une Compagnie du dettache* de la marine & Subroge Tuteur desd mineurs.De S\" pie' Cabazle huiss(i)er royal* de Lad Juion Ce Jourdhuy quatriesme septembre mil sept Cens quatre \u2014 Thérèse migeon Le Gardeur De beauvais P Perthuy brissonnct Cabazle (paraphe) ADHEMAR (paraphe) N R 1 \u2014 Un renvoi en marge bon.\u2014 \\ (COPIE CONFORME) ._____.1 Archives Judiciaires de Montréal, lecture de M.Fern and Lefebvre. 264 ARCHIVES DE QUEBEC Le 30 novembre 1707.RENONCIATION -de-Dame Thérèse MIGEON ft la communauté de biens avec le Sr JUCHEREAU.- FUT pnte Dame Thérèse Mlgeon Espouse de sieur Louis de Llenard de Beaujeu Escuier Lieutennant dans les trouppes du détachement de la marine Auparavant Veuve de Mons* ME Charles Juchereau de S» Denys Escuier Con\" du Roy 6 Cy devant son Lieute' Genneral au siege ord1* de la Julon rolalle de Lisle de Montreal 6 autres Lieux deppend* du Gouverne* de Lad Jsle dem» en Cette ville.Lad Dame Thérèse Mlgeon dur! Sr de Beaujeu son Epoux pour Ce pnt quj La authorisee 6 authorise a les fect des p'ntes, Laquelled Dame Mlgeon de Beaujeu, A declare quelle aurait rennonce a La Comunaute des biens quavoit este Entre Elle & Led feu S1 de Juchereau devant Mr Me Jaques alexis de fleury dEschambault Escuier Con\" du Roy Lieute' Genneral de Lad Julon rolalle de montreal Le trcntiesme 6> dernier Jour de septembre mil sept Cens quatre, sans q' Lad renon Luy peut Nuire ny presjudider En façon quelconque En Cas q' La soclette que Led feu Sr de Juchereau avoit a oubache fut avantageuse, de prendre par Elle Telle autre qualité quelle avisera des quelle aura des Nouvelles Certaines de lEstat de Lad Soclette douabache ET que par Les Vaisseaux Arrivez de france En Ce pais La pnte année elle a apris que Lad soclette douabache Nestolt pas du tout avantageuse & quil y avoit beaucoup de perte partant Lad Dame Mlgeon deClare quelle persiste En sa Rennonciaon faite devant Led S» descbambault Led Jour 30 7»' 1704/ Et réitère dabondant quelle Rennonce A pur & a plein & sans aucune reserve a lad Comunaute de biens qua Este Entre Led feu S1 de Juchereau & Lad Dame Camp** Dont Elle a Requis acte aud no™ pour Luy servir En temps 6 Lieu Ce que de Raison Octroiée Aud ville marie Estudc Dud notaire Lan mil sept Cens sept Le Dernier Jour de Novembre après mldy En presence des sieurs paul Dailleboust de perigny & Rene Boucher de la perriere Escuiers Témoins demeurant! aud ville marie soussignés avec Lesd S\" 6 Dame de Beaujeu 6 notaire après Lecture faite suivant Lordonnance \u2014 De beaujeu De Perigny T mlgeon de beaujeu delapcrrlerc ADHEMAR (paraphe)» aoust 1716 INVENTAIRE Des papiers de La successions de feu Le Sr de JuChereau AUJOURD'HUY au greffe de La Ju'lon Royallc de montreal Et pardevant Le Greffier En Jcelle EST COMPARU Dame therese Mlgeon Espouse de Louis Llennard Escuyer Sr de Beaujeu Capitaine dune Compagnie des trouppes du Detta- * Archives judiciaires de Montréal.\u2014 Lecture de M.Fernand Lefebvre.0> SUCCESSION DE CHARLES JUCHEREAU DE SAINT-DENIS 265 chôment de La marine Et de Lui a Ce p'nt Duement authorise auparavant Veuve de feu M' ME Charles Juchereau Escuier Sr de S* Deny s Lieutenant General de La Ju'lon Royalle de montreal Laquelle a Dit et Déclaré que pour satisfaire a La Demande a Elle faite par La Dame V* du feu S' Duchesnay au Conseil superleur de Ce pals de Lui Remetre tous Les papiers deppendant de La succession dud* feu S1 Juchereau afin de poursuivre Lés débiteur D'Jcelle succession Lad* Dame de Beaujeu Envoyé au greffe du Conseil a Ladresse de Monsieur de Monselgnat Conseiller du Roy secretaire aud' Conseil pour Estre Des Livres par ses mains a Lad* Dame Duchesnay e trouvés tous En Liasse* En Donnant son Reciplcé au Risques et perils de Lad* Dame Duchesnaye Les papiers Contenus Dans Lestât Cy après SAVOIR PREMIEREMENT Un Certifficat de Monsieur Douaire Du JTEM Un autre Billet fait par Led' Sr Breteuil au Sr René Cullerler de La somme de soixante Livres du 12* 7*~ 17001 au dos duquel Est Le Receu dud* S* Cullerler de Lad* Somme 16* susd' \u2014 JTEM Un Compte de Largent tant Receu que Desbourcée Depuis Larrivée de france dud' S* Juchereau du 20* 9** 17011 JTEM Un Estât des marchandises Envoyé a Mr de Laforest par Elouaoussé, a Montreal Ce 4* aoust 170-/ Avec Un Estât de Ce qui a Esté fourny par Led' S* Juchereau pour Mr de La forest Depuis La facture signé de Mad\"* pachot JTEM Une facture de marchandises que Led' Sr Breteuil faisant pour Led' S' Juchereau a fourny pour Lesqulppe» dud' S' de La forest par odre de Mademoiselle pachot a montreal le 17* mars 17011 \u2014 JTEM Un Jnventalre des marchandises qui sont Resté au magazln Dud' Sr de Juchereau après son Depart pour Le mlsslpy SUCCESSION DE CHARLES JUCHEREAU DE SAINT-DENIS 267 JTEM Une Lettre missive Escrite aud» S* Juchereau par Le S* pachot Datte a La Rochelle Le 15* Juin 1695/ JTEM Un Reçcu Dud' S' Juchereau de La somme (de La somme) de Deux Cent Vingt six Livres Douze sols monnoye du pais Le 20* 8), né en 1659, était le fide Pierre et de Catherine Janler, de St-Jean-d'Aubrigoux (Haute-Loire), en Auver- 227 Variantes: Bordé, Baumler (Tanguay.Diet, II, 444).Etymologic Bonier, plus souvent Bonnier, composé hybride de nom de personne: < Bon-hari > (latin < bonus >, bon, et germ.« hari », armée).(Dauzat).228 Laframboisc ne se trouve qu'au contrat de mariage.Ailleurs, lui et ses descendants portent le surnom de Laplante.Geneviève-Thérèse, dans Tanguay, I, 67, et Madeleine, au mariage de son 280 Variantes: Bordeaux, Bourdeau, Bourdeaux.Etymologic.Bordeaux: petite ferme; de « borde », ferme, métairie (Dauzat).s.fils Jac, NOS ANCÊTRES AU XVII\" SIÈCLE 279 gne, acheta la concession de 50 arpents de René Poupart dit Lafleur le.3 octobre 1682 (gr Mangue).Cette concession était a la prairie St-Claude, en gagnant la prairie de La Madeleine.II épousa ft Lapralrie, le 25 octobre 1689 (contrat, Adhémar, même Jour) Marie Paye.Il obtint de belles concessions des Jésuites le 8 février 1695, d'abord, 75 arpents ft titre de cens, rentes seigneuriales et bail d'éritage, puis 50 arpents ft titre de cens et rentes seigneuriales, (gr Maugue).Ces deux concessions se situaient ft Lapralrie.Le curé Louis Geoffroy, de Laprairle, lui fait une vente le 10 octobre 1695 (gr Adhémar).Une cruelle épreuve allait momentanément frapper notre actif colon: sa femme mourait prématurément à 24 ans, ayant été mariée ft 13 ans seulement Elle fut Inhumée & Lapralrie le 14 Juin 1700, lui laissant deux garçons.Pierre Bordeau, dans le but de refaire sa vie, vend une de ses concessions au Sr Lérlger-Laplante le 25 Juillet 1700, et fait dresser l'inventaire de ses biens le 20 septembre 1700 (gr Adhémar).H fait ensuite requête et est nommé tuteur de ses enfants le 10 septembre 1700 (Tutelles, Curatelles.AJM.Nos 172 et 173).Il convole à Lapralrie le 27 septembre 1700 (contrat Adhémar, 21 sept) avec Marguerite Lefebvre, qui lui donnera sept autres enfants.On lui connaît plusieurs transactions: avec Mathurln Sauton le 4 octobre 1700, Jean Lefort dit Lapralrie le 14 août 1701, Pierre Roy et Antoine Rougler le 10 Juillet 1708 (gr.Adhémar).Il s'était même fait concéder une autre terre par les Jésuites le 27 Juillet 1703 (gr Adhémar).Sa sépulture ft Lapralrie est du 29 octobre 1713.Le 15 Janvier 1715 fut présentée une requête pour tutelle qui fut accordée (Tutelles, Curatelles., nos 432 et 433).L'inventaire des biens de la communauté entre Pierre Bordeau et Marguerite Lefebvre fut dressé le 16 Janvier 1715 (gr Lepailleur), et la cloture d'Inventaire fut signée le premier février suivant La veuve Bordeau faisait des accords avec Pierre et Dominique Bordeau, issus du premier lit au sujet des biens de la première communauté de son défunt mari.Marguerite Lefebvre mourut avant 1753.Enfants: Du premier lit: Marguerite, b Lapralrie (L) 1 et s 8 nov 1692.Pierre, b L 11 Juin 1694; m L 24 avril 1719 (c.Barette, 24 avril) & Anne Levltre; s L 13 fév 1782.Dominique, b L 3 août 1699; s'engage pour les pays d'en-haut, 31 août 1722 (gr.David); m L 6 nov 1724 ft Marie Perras; le 10 Juin 1754 sa veuve est élue tutrice de leurs enfants mineurs (AJM, Tutelles, Curatelles, vol.3, cah.1, fo 15).Du second lib Marie(-Margueritc-Françolse), b L 15 sept 1701; m Longueuil 26 sept 1722 à Joseph Bourdon, panls; s.Joseph, b L 24 Janv 1703; m L 3 fév 1728 (c.Barette, 2 fév) & Marguerite Guérln: tutelle aux mineurs 1 Juin 1753 (vol.2, cah.4, fo 31); autre tutelle 12 mars 1757 (vol.3, cah.3.fo 28).(M.-)Catherine, b L 1 déc 1704; m L 29 Janv 1725 (c.Barette, 27 Janv) & Jean-Baptiste Guérln; s 24 Juin 1789.Pierre, b L 1 Janv 1707; s'engage pour Michilimakinac, 25 mal 1732 (gr.Adhémar); m L 28 oct 1734 (c.devant Llgnery, curé, 28 oct.déposé, Barette) & Suzanne Barette; d 6 et s L 8 mars 1771. 280 ARCHIVES DE QUÉBEC Suzanne(-Françolse), b L 8 mars 1709; m L 10 Join 1731 (c.Bare rte, 10 juin) ft Pierre Senecal; d 27 et « L 28 fév 1758.Anne (-Catherine), b L 2 avril 1711; m L 12 janv 1733 (c Bare rte, 10 Janv) ft Antoine Senecal, n'était plus en 1748.Laurent, n v 1713; s'engage a Louis Nolan, pour le voyage au poste des Sloux.' 26 août 1735 (gr.Lepallieur); m Is L 17 fév 1738 (c.Barette, 16 fév) ft M.-Ioseph Senecal; inventaire, 13 fév 1753 (gr.Hodlesne); 2* L 19 fév 1753 à M.-Anne Bourdon; s.L BORDELEAU -31.Antoine, fils de Jean et de Marie (allas Colette) Vilain, fut baptisé à Damplerre-sur-Boutonne (Charente-Inf.) le 22 décembre 1633 et eut pour parrain et marraine Antoine Gilbert et Marie Partie.On a cru reconnaître Bordeleau dans le soldat Dampierre de la Cie Maxlmy du régiment de Carignan (R.et M p.95).Bien que notre homme n'ait pas utilisé ce surnom, on peut croire l'identification exacte.Le 20 mars 1667 (gr.Duquet) Antoine Bordereau figure au nombre des 44 concessionnaires de 2 x 40 arpents a Dombourg.Le 30 mai 1672 (gr.Rageot) 11 reçoit le titre de sa concession (car 11 s'engage ft continuer d'y travailler) laquelle est située entre Jean Gamier (Grenier) au S.-O.et Sébastien Liénard au N.-E., et aussi J/.arpent dans la bourgade pour s'y « bastir et establir >.Lors du recensement de 1681 (Suite, Hist, V, 59*) il possède 1 bête ft cornes et 20 arpents en valeur.Ses voisins sont Jean Loriot et Jean Gamier.En 1709 (plan de Catalogne), ce sont Pierre Plusson et Jean Grenier.Bordeleau avait été confirmé & Dombourg le 25 mal 1669.D épousa ft Québec le 15 octobre 1669 (contrat Duquet, 29 sept) Perrette Hauler, d'Egly (Seine-et-Olse).Citons une altercation de celle- avec sa voisine, Agathe Merlin, qui se termina devant le Conseil Souverain (Jug.C Souv., L 970, 974: 12 août 1675).Un acte du 19 août 1700 (gr.Roger) rapporte que la dame Bordeleau était repassée en France il y avait 20 ans.Elle ne devait plus donner de ses nouvelles.Le mari délaissé fut inhumé ft Neuville le 18 septembre 1717.L'acte lui attribue 100 ans.Il en avait 83.Enfants: Antoine, qui suit Marie-Louise, b Québec (Q) 15 août 1676; m Pointe-aux-Trembles, (Q) 22 ^no-.KSS (c.Roger, 23 mai 1695 ft Louis Croteau; s St-Antolne-de-Tilly 2 juill 1720; Inventaire, 15 nov 1721 (gr.Laneuville).II.Bordeleau.Antoine, fils du précédent fut baptisé ft Neuville le 18 décembre 1673 et épousa au même lieu Catherine Plcher, le 5 mars 1696.Il demeura et fut inhumé & Neuville le 4 mal 1758.Il avait fait donation ft ses fils Louis et Etienne le 20 décembre 1741.(gr.Pillard).Enfants: Antoine, b Pointe-aux-Trembles, Québec (PT) 16 dec 1696: s PT 23 Janv 1697.Jcan(-Baptistc), b PT 10 nov 1697; m 1\" PT 14 Juill 1721 (c Rageot 30 Juin) & Marie-Anne Fauteux; 2\" PT 11 Janv 1759 (c.Sangulnet, 8 Janv) ft Françoise Beland, veuve d'Antoine Sévigny; s .Inventaire, 20 déc 1759 (gr.de Fleury).anYmaanhm Boordelot Bordereau.\u2014 Etymologle.Dérivé de «bordel».« borde >; ferme, métairie; soit l'homme de la ferme. NOS ANCÊTRES AU XVII* SIECLE 281 (Marie-)Catherine, b PT 15 août 1699;.m 1° PT 9 sept 1737 (c s* pr par Dumont, 7 sept: Ins.Prév.X 240) a René Rousseau; 2° (c.Choret, 30 oct 1745) a Joseph Bergeron, veuf Marg.Dussault; s .Antoine, b PT 23 oct 1701; m PT 4 nov 1727 (c.Lancuville, 30 oct) ft M.-Madeleine Savary; s Québec (Q) 19 sept 1735.M-Angélique, b PT 15 avril 1704; m PT 26 fév 1732 (c.Pinguet 19 fév) a Pierre Sylvestre; s PT 11 Juin 1761.M.-Louise, b PT 11 août 1706; m PT 1 mars 1734 à Ignace Grégoire; s .François, b PT 18 août 1708; s PT 1 nov 1710.François-dc-Sales, b 10 août 1709; s .(Louis^Joseph, b PT 7 Janv 1711; m PT 30 Juin 1738 (c.Pillard.21 Juin) a Madeleine Laberge, veuve Guillaume Hébert; s .Marie-Claire, b PT 18 fév et s 27 nov 1712.Antoinette, b PT 19 fév 1713 et s PT 22 fév 1715.(Marie-)Françoise, b PT 15 mars 1714; m PT 30 août 1756 à Joseph Petrel (Potrel)is.Michel, b PT 2 juin et s 30 août 1715.Louis, b PT 7 juin 1716; m PT 19 août 1743 (c.Pillard, 2 août) à Geneviève Dion; s.Etienne, b PT 6 nov 1717; m 1* PT 17 avril 1747 (c 1er avril: Inv.Coll.ï, 220) 6 Geneviève Béland; 2° PT 9 fév 1750 à Louise Aide-Créquy; s .Marie-Anne, b PT 25 juill 1720; m 1° PT 1 août 1746 à Jean-François Pinel; 2° Terrebonne, 13 avril 1761 à André Bavière; s .L BORY m», Laurent, Sr de grandmaison.né en 1637 (rec.1667) ou 1640 (rec.1666), fils de Jean, bourgeois d'Angers, paroisse de Toussaint, et de défunte Anne Auger, épousa à Montréal, le 8 février 1672 (contrat.Basset, 16 janv.) Marguerite Le Merle d'Aupré, de Paris.Bory habitait Montréal depuis 10 ans.Le 21 novembre 1662, il promet défricher (Arch.Sém.).En 1663, il fait partie de la 13* escouade de la milice de la Sainte-Famille, ayant Mathurin Gohler pour caporal (Paillon, III, 18).Ce dernier, ayant blessé Bory a la main d'un coup d'estramaçon, consent a en assumer les frais (gr.Basset, 7 oct.1663).Bien crue tanneur (rec.1666, Suite, Hist, TV, 62*), le Sr de Grandmaison accepte plusieurs concessions de terre: l'une le 28 novembre 1665, dont Ù distrait 16 arpents « en bois debout > en faveur de Jean Leduc « pour ses bons et agréables services » (gr.Basset, 10 fév.1666) ; le fief de la Guillaudière, de 30 arpents par une lieue de profondeur entre le Cap-de-la-Trlnlté et Verchères, concédé par Talon le 3 novembre 1672 (Inv.Concess., III, 65), dont 11 fera aveu le 31 août 1677 (gr.Basset), et que la dame de Grandmaison vendra le 4 octobre 1678 au Sr de St-Mlchel (gr.Basset); une habitation & Lachine de 6 z 20 arpents comprenant maison et boulangerie, entre François Le Noir Rolland et Jacques Tessier le Marquis aussi aliénée par la dame de Grandmaison à Jean Plâtrier et Jean Turcot le 7 décembre 1682 (gr.Mauguc); enfin une autre terre ft Lachine, 282 Variantes: Borry (gr.Bourgine.25-3-1686); Baury (gr.Ralmbault 7-3-1699); Barry (gr.Basset 7-10-1663); Berry (rec.1666); Bouy, par confusion.A Angers on orthographiait Bory.\u2014 Etymologic.Bory, Borry, habitant de la « borle », maison rurale isolée.Même racine que l'allemand « bauer », paysan (Dauzat). 282 ARCHIVES DE QUEBEC affermée dès 1681 a René Huguet dit le Tambour (ci.Montréal, Bailliage, 1 déc.1683 et 25 janv.1684).La culture toutefois ne semble pas Intéresser notre homme; il s'occupe surtout de finance et du commerce des fourrures, ce qui l'amène a maintes reprises devant le bailli de Montréal (1 fév.1667, 28 mal et 22 dec 1671, 27 juin et 4 déc.1674, 19 nov.1675, 3 oct 1677, 15 fév.1678, 1 mars 1679, 12 janv., 23 mal et 1 déc.1683).Il voyage dans l'ouest en 1678, et en 1681, alors que s'étant mis au service de Cavelier de la Salle, il est accusé de l'avoir déserté en emportant ses pelleteries (Mémoires de Bernou, dans Margry, L 501).A cette époque, Marguerite Le Merle était retournée définitivement à Paris.Quant au Sr de Grandmalson on le retrouve une dernière fois en février 1689 à Lachlne, date où le curé Rémi, dans une copieuse lettre, l'accuse de calomnies, etc (Arch.jud.Montréal).Enfants: Madeleine, b Montréal (M) 24 nov 1672; s M 12 Juill 1674.Laurent b M 2 oct 1674; s Lachlne 1 août 1677.Francois, qui suit II.Bory de Gkandmaison.François, fils du précédent fut baptisé à Montréal le 22 novembre 1676 et épousa 1° à Montréal le 7 mars 1699 (contrat Raimbault 7 mars) Barbe Benoît (veuve de Thomas Hébert), mère de sept enfants; 2\" en 1704 (contrat Raimbault 20 oct.) Marie-Anne Die!; laquelle décéda A Montréal le 15 mai 1708.Citons de François Bory: au greffe d Adhémar: le 23 novembre 1699, accord avec Marguerite Messier, femme de Pierre Lcsueur, et transport ft Charles de Couagne; le 23 janvier 1701, obligation ft Charles de Couagne; le 10 juillet 1703, accord avec Laurent Benoît oncle et tuteur des enfants Hébert En 1711, le Sr de Grandmalson étant « en flibuste » fut tué par les Anglais et un coffre qu'il laissait fut envoyé au curé de Laprairie pour être remis ft ses enfants.Une assemblée de parents tenue le 24 novembre 1712 désigne Claude Brossard comme tuteur aux 2 enfants du premier lit et Charles Dlel comme tuteur de sa petite-fille, Anne Bory, (Montréal, Doc.jud.).Enfants: Du premier lia (Marie-)Angélique, b Laprairie (L) 14 déc 1699; m Is St-Ours 25 fév 1721 (c.J.B.Tétro, 24 fév) ft Pierre Guertin; 2° en 1730 (contrat s_.pr.ft St-Sulplce le 20 février) ft Jean Hamel, habitant des Iles Bouchard, fils de Charles et d'Angélique Gauthier; inventaire le 13 juin 1735 (gr.Monmerqué).Jean Hamel convole ft Ver-chères en 1735 avec Catherine Labonté, veuve Raymond Végiard.François, b L 21 avril 1702; s'engage à Toussaint Pothler pour le voyage de Mlchlllmaklnac, 15 juin 1736 (gr.Lepallieur); teste 31 déc 1743 (gr.Barette), et de nouveau ft l'Hôtel-Dieu, 7 fév 1744 (gr.Adhémar); s .Du second lin (Maric-)Anne, b Lachlne 13 juin 1706; vivait en 1712.BOSCHER23S, Nicolas, dit laruine, né en 1667, était fils de Jean et de Ber-trande Trempé, de la paroisse de Toussaint de Rennes (Ille-et-Vilalne).d vint pro- 238 Variantes! Bosché, Boheur, Beauheur, Boêl (Tang.), Boisher (gr.Chau-mont 17-2-1732), Boihere et Boishere (gr.Adhémar, 7-9-1736) Boire (gr.Dufresne, 27-4-1740), Boisyert (Tang.).Aux registres de Toussaint, de Rennes, on ne trouve que Boscher.\u2014 Etymologic.A cause de ses variantes ce terme peut se rapprocher de l'allemand < bauer », paysan. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 283 234 Variantes: Baussé (gr.Rageot 4-2-1673); Baussay (gr.Rageot 26-4-1690); Bossey (gr.Pottier, 15-5-1690); Bosset (c.ss.pr.17-10-1751).Une famille noble « de Bauçay » existait en Poitou.Bossé dériverait donc d'un nom de lieu.bablement au pays comme soldat II épousa 1° à l'Anje-Gardien, le 11 février 1697 (contrat Jacob, 10 février) Anne Quentin, veuve en premières noces de Louis de Lamarre et en secondes noces, de Louis Ouvrard, laquelle fut inhumée à la Pointeaux-Trembles de Québec le 28 mai 1711; 2° a Charlesbourg, le 30 mai 1712 à Marie Fleury, veuve de Jean Préaux.Bosché semble avoir d'abord demeuré & Québec; en 1705 on le trouve a Varennes, en 1711 à la Pointe-aux-Trembles de Québec, en 1713 à Charlesbourg.Il est possible qu'il ait été finir ses jours à Montréal ou à Longueull.Enfants: Du premier Ht: Elisabeth, b Québec (Q) 1 nov 1697; m Q 24 avril 1724 à Jean Panneton, journalier, demeure rue St-Louls, Québec 1744 (RAPQ 1939-40, 8); s .Arme, b Q 23 juill 1699; vivait en 1736; s .Marguerite, b Q 22 juill 1701; m Longueull (L) 18 fév 1732 (c.Chaumont, 17 fév portant douaire prefix pour 500 livres) à Guillaume Adam; s L 22 mars 1757.Louise, b Varennes 28 avril 1705; m 1° Montréal 27 nov 1724 (c.Adhémar, 26 nov) à Pierre Goguct, dont Inventaire, 27 avril 1740 (gr.Dufresne); 2° L 10 sept 1736 (c.Adhémar, 7 sept) à Etienne Camp eau.forgeron, veuf Louise Vigé; s .Do second lit) Henri, b Charlesbourg (C) 11 fév 1713; m L 26 janv 1739 à Marie-Louise Thuot; s.Simon, b C 2 fév et s 20 déc 1715.bosse Louis, i* (ne signe) \u2014, né vers 1650 (sép), fils de Jean et d'Anne Guillon, de St-Martln de Chabournais (Vienne) au diocèse de Poitiers, était au Canada en 1672.Le 4 février 1673, de résidence a Beaupré, il reçoit une concession de 3 x 40 arpents, joignant Guillaume Fournier, du Sgr de St-Luc, Noël Morin (gr.Rageot); celui-ci dut reprendre sa terre, d'après une quittance du 21 novembre 1675 (gr.Becquet).Le 25 février 1678 (gr.Becquet), il prend une terre à bail en compagnie de Jean Brière et accepte une concession de 5 x 40 arpents voisine du domaine de Geneviève de Chavlgny, seigneuresse de Vincelot (Cap St-Ignace).De 1686 à 1690 Bossé fait la traite des fourrures aux Outaouais: en 1686, engagement de Philippe Boucher (gr.Rageot 5 juill.); société avec Etienne Papillon et Guillaume Masse (gr.Maugue, 15 août), et obligation pour marchandises à Aubert de la Ches-naye (gr.Basset, 15 août); en 1687, société avec Guillaume Masse et Jacques David (cf.gr.Maugue, 3 sept); en 1688, société avec Charles Bélanger et Jacques David et obligation a Bertrand Arnaud, marchand (gr.Adhémar, 29 juill.); en 1690, teste allant aux Outaouais (gr.Rageot 26 avril), et obligation, en société avec Guillaume Masse, envers André Patry, marchand (gr.Pottier, 15 mai).En 1691 notre colon se stabilise, car il traite de grain avec Guillaume Marolst (gr.Rageot 7 Juin), et il épouse au Cap-St-Ignace, le 14 février 1692 (contrat Chambalon, 16 oct 1692) Angélique Bouchard.En 1693, le 19 avril (gr.Chambalon), Il achète, d'Olivier Michel dit Taillon, une terre de 8 arpents sur une lieue de profondeur en la seigneurie de Bonsecours (L'Islet) et le 23 juillet (gr.Chambalon), lui et son épouse se 284 ARCHIVES DE QUEBEC font donation mutuelle.Sa terre de Vincelot fut arpentée par Bernard de la Rivière, le .7 Juillet 1718.Signalons deux procès que soutint Louis Bossé, l'un en 1727, contre Joseph Amiot, Sgr de Vincelot (Jug.Omis.Sup., L 316); l'autre en 1730 contre Jean Clouticr, son fermier (Ord.Int., II, 58; Prévôté; Jn» Cons.Sup., II, 127).Louis Bossé, devenu veuf, se donna & son fils Jean le 19 avril 1734 (gr.Rageot) et il fut inhumé au Cap-St-Ignace le 12 septembre 1736.L'acte de tutelle mentionne que ses fils Joseph, Louis et Ignace sont «absents dans les pays d'en haut» (PhlL Gagnon).Enfants: Anne, b Cap-St-Ignace (CSI) 27 nov 1693; m CSI 5 nov 1714 (c.Michon, 28 oct) a Louis Fortin; s CSI 18 mars 1734.Joseph, b CSI 12 avril 1695; aux pays d'en haut en 1736; \u2022 .Louis, b CSI 6 mars 1699; aux pays d'en haut en 1736; s .Marie-Angélique, b CSI 19 avril 1702; m CSI 16 nov 1722 (c.Michon, 16 nov) à Louis Fournler; s.Jean-Baptiste, b CSI 9 Janv 1704; m 1° l'Islet 18 nov 1732 ft M-Loulse Caron; 2° CSI 23 nov 1734 (c Michon, 20 nov) à Madeleine Beraier: 3° Québec 13 nov 1740 (c Pinguet, 10 nov) a Madeleine Guay (Castonguay); s CSI 3 mal 1749.Geneviève, b CSI 7 nov 1705; m CSI 14 Janv 1726 (c.Michon.13 Janv) à François Morin; s.Marie-Anne, b CSI 7 avril 1707; s .Ignace, b CSI 13 août 1708; voyageur aux pays d'en haut (1736); a en 1740, une fille de Marguerite Gagné (Tang.II, 361); m Fort St-Frédéric 25 oct 1751 (c ssp 17 oct gr de Montréal) a Marie-Anne (St-)Michel, fille d'André et de Marie Valade; s.Etienne, b CSI 24 oct 1710; m CSI 24 oct 1734 (c Rageot, 20 oct) a Geneviève Grave!; s CSI 7 fév 1739; inventaire, 22 août 1744 (gr.Boisseau).Pierre, b CSI 1 août 1712; m CSI 2 avril 1742 (c Michon.2 avril) a Charlotte Richard; s.BOUARD235, Marie, née en 1641 (recens.1681), fille de feu François, laboureur, demeurant au village de Balgnoux (Blgnoux, Vienne) a 2 lieues de Poitiers, et de Jacquette Billaud, épousa 1* a Québec le 16 août 1668 (contrat Leconte, 10 août) Jacques An trade, fils de feu Louis, laboureur, de S t-André de Niort et de Louise Métayer; 2° en 1672 (contrat Cusson, 3 mars) François Dessureaux, fils de Jean et Anne Poraux, de St-Pantaléon (Saône et Loire) en Bourgogne, lequel fut Inhumé à Batiscan le 20 mars 1688; 3\" a Batiscan, le 7 février 1689 Jean Boismené, de Niort en Poitou.Marie Bouard fut inhumée a Batiscan le 1er septembre 1712, a 60 ans dit l'acte.Descendance du premier et du second lit BOUAT, Abraham (signe: A Bouat), né vers 1644, était fils de Charles, bourgeois de St-Rome-de-Tarn (Aveyron) au diocèse de Vabre, en Rouergue, et de Marie Mignonhaque.Il fut peut-être précédé de son frère François a Montréal, car ce dernier y fut confirmé en 1667, et Abraham Bouat le 12 mal 1669 seulement Le Sr Abraham Bouat épousa a Montréal le 19 mars 1670 (contrat Basset le 11 mars) Damoiselle Marguerite de Nevelet fille d'un bourgeois de Troyes, en Champagne.285 Variante: Bouart.A Blgnoux on écrivait « Bouard ». NOS ANCÊTRES AU XVTI* SIÈCLE 285 Bourgeois de Montréal, marguilller de Notre-Dame (1679, ci.Greffe Maugue, 11 avril 1681), marchand cossu, Bouat fut mêlé ft de multiples transactions (v.gr.Maugue et Adhémar); aubergiste, il dirigea coin des rues Notre-Dame et St-Françols-Xavier, l'hôtellerie fashionable de l'époque.Il reçut en ville deux concessions: le 30 Juin 1677, 56 pieds de front rue Notre-Dame (Terrier, no 117) et le 13 novembre 1689, 50 pieds rue St-Paul (Terrier, no 198); et il acheta, le 22 mars 1678 (gr.Maugue) de Jean Desroches un lot de 3 perches de large rue St-Françols-Xavier (Terrier, no 120C) et plus tard, d'autres terrains rue St-Paul, des héritiers Dugast et Jenvrin-Dufresne (Terrier, nos 144 et 145).Hors de la ville, il avait reçu une concession a la cote St-Jean, le 16 juin 1671 (d'après Phil.Gagnon) et une autre de 60 arpents, le 23 mars 1684 (gr.Cabazle).Ce sont ces domaines qu'il baille à ferme, le 30 octobre 1673 à Antoine Renaud (gr.Duquet) et le 16 décembre 1687 à Nicolas Prunier dit Picard (gr.Adhémar).Lors du recensement de 1681 Bouat comptait sur sa ferme 21 bêtes a cornes et 20 arpents en valeur (Suite, His-, V, 69*).Citons encore les ventes ou achat des 18 mars 1691.10 août 1697, 20 février 1699 (gr.Adhémar).Le Sr Bouat testa par-devant le notaire Adhémar le 26 décembre 1702 et le surlendemain il recevait la sépulture dans l'église de Villemarie.Sa veuve, Marguerite de Nevelet fut inhumée le 11 avril 1720, après avoir été 11 ans pensionnaire perpétuelle à la Congrégation: Enfants: Gabriel, b Montréal (M) 3 juin 1671; pris par les Iroquois en 1690; mourut de la petite vérole (Tang.).Marie(-ApolHne), b M 20 Juin 1673; s M 23 mai 1687.Jeanne, b M 21 mars et s 12 avril 1675.François-Marie, b M 25 mars 1676; lieutenant-général à Montréal; m 1* Québec 7 juin 1700 (c.Chambalon, 3 mal) ft Madeleine Lambert-Dumont; 2\" M 8 août 1723 (c Raimbault, 8 août) ft Agathe Legardeur de Repentigny; s M 18 mal 1726.Marguerite, b M 18 fév 1678; m M 21 Janv 1697 (c Adhémar, 17 janv) ft Antoine Pascaud, md bourgeois ft Montréal, puis marchand-banquier & La Rochelle (Cf.BRH, t 33, p.17 ss.).Jeanne-Cécile, b M 10 nov 1679; d en bas âge.Charles, bM2 nov et s 24 déc 1681.Charles-Paul dit St-Charles, b M 13 mars 1683; s M 3 avril 1703.BOUCAULT 28«, Jeanne, née en 1651 (recens.1681), fille de feu Nicolas et de Marguerite Thibault du faubourg St-Germain, Paris, épousa ft Ste-Famllle, LO.le 30 septembre 1670 (contrat Becquet 7 sept Louis Coulombe (il signait: Coullomb), fils de feu Jacques et Raulline Drieu, de St-Paul, diocèse d'Evreux (c.mar.).Elle fut Inhumée & Beauport le 25 janvier 1696, ayant été trouvée « gelée sur le pont ».Nombreuse descendance.L BOUCHART 237, Claude, dit Dorval, (signait: C Bouchart), chirurgien, naquit en 1612 (recens.1667) au hameau d'Orval, paroisse de Montlgny-l'Engrain 280 Variante» Boucot; Tanguay (Diet, L 144) écrit ft tort « Foucault ».287 Les descendants de cette famille portent le nom de Bouchart Bouchard, Dorval (parfois Du val) et Desgrosellliera.Etymologic.Bouchard, nom de personne germanique: « Bucc-hard ».« Bucc » paraît représenter l'ail.Bûche, hêtre; « hard », dur fort (Dauzat). 28b ARCHIVES DE QUEBEC (Aisne), en Picardie, du mariage de Claude Bouchart et de Marie Fermery.Le 12 août 1643, 11 figure comme témoin au fort St-Louls ft Québec (Inv.Coll.n.2153).Quatre ans plus tard, le 19 septembre 1647, le Journal des Jésuites (p.95) note: « L'Ange Gabriel repart où estaient le P.Laplace 6> le P.Richard, retournant a Mise ou, M Macard, commis (de la Communauté des Habitants) & Dorval.sous-commis».Le 4 avril suivant (1648) Bouchard est i La Rochelle, où il assiste au mariage de Zacharie Clou tier, fils (reg.St-Barthélemi).Avant ou après son voyage en France, le chirurgien Bouchait avait reçu du gouverneur dans la seigneurie des Sauvages de Sillery, une concession de 4 z 12 arpents, entre Antoine Martin et Thomas Hayot où il fit bâtir et défricher.En 1656 sa maison étant en ruine, par incendie ou méfait des Iroquois, notre homme vend son habitation ù Jean Gilbert (gr.Audouart 6 août.Cf.Scott, Stc-Foy, passim) et va s'installer à Chateau-Richer où 11 obtient de Jean Guy on, entre Simon Guy on et le bailleur, une concession de V/i arpent x 1 ]/2 lieue, ft charge d'y avoir feu et lieu dans l'année (gr.Audouart, 28 fév.1656).C'est là que se trouve le recensement de 1667 (Suite, Hist- TV, 74b) riche de 40 arpents en culture.Une troisième terre lui fut accordée a Ste-Famille en l'Ile d'Orléans le 1er mars 1668 (gr.Vachon).Située a la rivière du Pot-au-beurre, elle mesurait 6 arpents de front entre Robert VaJllancourt et Pierre Grenon (RAPQ, 1953-55, 9).Le chirurgien Bou-chart cumulait les fonctions de notaire de la seigneurie de Beaupré en 1660, de sergent et huissier de 1664 a 1672 (Jug.C Souv.).Claude Bouchait avait épousé 1* en 1650 Geneviève Hayot, morte de ses couches en mars 1651; 2° a Québec le 20 novembre 1651 (c Audouart, 5 nov.) Marguerite Besnard, veuve de César Léger, originaire de Chatre-sous-Montléry (auj.Arpajon).Q n'était plus le 21 avril 1674 (note de Philéas Gagnon).Quant a son épouse qui, en 1681 (rec.Suite, Ills-, V, 85s), demeure avec la famille de son fils Jean a l'Ile d'Orléans, elle trépassa le 20 mal 1697 et fut inhumée le lendemain a Ste-Famille.Enfants: Du premier lits Anonyme, b Sillery (S) 1 mars 1651; d a sa naissance.Du second Ub Jean, qui suit Marie, b S 9 déc 1654; m Château-Rlcher 24 oct 1672 (c Vachon.17 Janv) â François Bigot notaire royal et procureur fiscal de Champlain (BRH 1956, 90).veuf de Catherine Balllargeon; veuve, abandon et conventions avec Jean Bigot son fils, 11 oct 1712 (gr Adhémar): s Champlain 19 juin 1717.Charles, né le 10 avril au Chateau-Richer, fut b Québec (Q) 24 Juin 1656; coureur de bols et trafiquant en fourrures; n'était plus le 2 août 1688.Jean-Baptiste, qui suivra après Jean.Claude, qui suivra après Jean-Baptiste.Paul, b Chateau-Richer 28 déc 1662; coureur de bois et trafiquant en fourrures; s en 1693 dans l'église St-Plerre, I.O., dont il était bienfaiteur.Marguerite(-Ursale), b Chateau-Richer 12 août 1665; demeure en 1681 (recens.) chez sa soeur Marie femme du notaire Bigot; m Boucherville 4 sept 1690 (c.Moreau, 25 août) a Pierre Girard, veuf de Françoise Graciot: s Varennes 2 oct 1727.Bibliographie: Mém.Soc.Généal.VU (1956) 203-216. NOS ANCÊTRES AU XVII' SIÈCLE 287 II.Bouchard, Jean, fus aîné du précédent (ne signe), fut ondoyé a la maison en danger de mort et reçut les cérémonies du baptême ft Sillery le 21 novembre 1652.A 16 ans, il commençait a défricher les 6 arpents de terre que son père avait obtenus de Mgr de Laval sur la rivière du Pot-au-beurre.ft St-Plerre, Ile d'Orléans (cf.RAPQ 1953-55, 9-10).Le 24 novembre 1679 (contrat, Auber, 20 nov.) il épousa a Chateau-Richer Madeleine, fille de Zacharie Clou tier, et veuve de Pierre Gravel, mère d'Augustin, figé de V/2 an.Toute sa vie se passa à arrondir son héritage: le 12 mars 1680 (gr.Auber), abandon de leurs droits successifs par ses frères: Charles et Claude; 28 oct 1695 (gr.Chambalon), donation semblable par son frère Jean-Baptiste; 16 Juin 1696 (ibid.) autre donation de Claude; 7 octobre 1697 (ibid.) vente de ses droits par sa soeur Marie, femme Bigot Au recensement de 1667 (Suite, Hist, V, 85°) Jean Bouchard héberge son frère Paul et leur mère, Marguerite Besnard; 11 déclare 4 arpents en valeur et 8 bêtes à cornes: il pratique surtout l'élevage.En tout cas, il prospère, preuve deux obligations portant intérêt l'une de 1600 livres, de François Sauvin (gr.Chambalon, 16 Juill.1699; cf.Jug.Cons.Souv., V, 858); l'autre de 223 livres de Paul Martel.Il achète même la terre voisine, celle des héritiers Rabouin (cf.RAPQ 1953-55, 12-13) par deux actes consécutifs les 16 mars 1700 et 23 octobre 1702 (gr.Chambalon).Ce terrien acharné succombe & 51 ans, le 19 novembre 1703, et est Inhumé le lendemain a St-Pierre.La famille paye 10 livres pour ses funérailles.De son humble existence on peut signaler la part prise comme milicien à l'expédition de Dcnonville contre les Tsonnontouans (1687) et l'aide qu'il accorda à la Jeune Anne Emond qui, en 1696, tenta de détourner M de Frontenac de faire la guerre afin de garder son amant (P.-G.Roy, Un procès criminel au XVCe siècle).Jean Bouchard disparu, le greffier Prémont rédigea l'acte de tutelle (31 mars 1705), et le notaire Jacob fit l'inventaire et le partage des biens (1 et 2.avril).II se trouva que, outre un Joli montant d'argent liquide, la famille héritait de 3 terres: celle de Chateau-Richer comptant 16 arpents en valeur (cf.Claude Bouchart); celle des Rabouin munie d'un hangard; enfin celle du Pot-au-beurre, garnie d'une maison en colombages de 36 x 18 pieds, avec 2 chambres < de plain pieds », cave et grenier; une grange, 2 étables, une écurie, et une boulangerie de 15 x 10 pieds.Madeleine Cloutier, veuve Bouchard, se montre digne de son époux.Elle reçoit quittance de 300 L représentant les droits successifs de sa belle-sœur Marguerite Bouchard, femme Girard (gr.Chambalon, 7 nov.1704) et elle encaisse un billet de 530 livres portant intérêt de Louis de Niort Sr de la Noraye (gr.Chambalon, 22 avril 1704; cf.Jug.Cons.Souv- V, 527, 533.684).Le 27 Juillet 1709 (gr.Jacob) elle fait donation de- 2Y2 arpents de terre de front a son fils Pierre, héritier présomptif, et sa carrière se dot le 23 avril 1717, devant le notaire Pichet par l'abandon a ses enfants: Elle ne se réserve que le < Jardin aux fruits >.Enfants: Jean dit Jean-Baptiste, n 10 et b St-Pierre, LO.(SP) 11 sept 1680; donataire avec son frère Charles de 2000 livres, de Paul Bouchard leur oncle; m SP 3 nov 1705 (c.Jacob, 22 oct) a Elisabeth Paradis; s SP 15 déc 1749.Charles, b SP 8 fév 1683; m SP 5 avril 1712 a Madeleine Gosselin; s SP 22 déc 1749.Pierre, n 30 mars et b SP 8 avril 1685; m 1° SP 18 nov 1709 (c.Jacob.14 nov) à Anne Paradis; 2° SP 1 fév 1730 a Dorothée Langlois; achète les parts de ses frères et soeurs sur le bien paternel; d 4 et s Ste-FamlUe (SF) 5 fév 1760; inventaire 3 mars 1761 (gr.Crépin). 288 archives de quebec Umh M-li-lnt, n 24 et b SP 29 juin 1687s m 1* SP 29 oct 1704 (c.Jacob, 23 oct) * Gabriel Nolin; 2* SP 27 mal 1720 (c Pichet.22 mai) ft Joseph Godbout; s SP 15 mart 1740.H_èae,n 11 ctbSP 16 oct 1689; m SP 10 nov 1705 (c Jacob.9 nov) à Ignace Raté: s SP1 juin 1728.IVIaronerUe.n 1691; m SP 23 nov 1711 (c Pichet.20 nov) à Pierre Paradis; s SP 30 déc 1776.Sans enfant Geneviève, n 7 et b SP 8 nov 1694; m 1° SP 16 avril 1714 à François Turcot; 2* SF 9 avril 1731 (c.Pichet 3 avril) à Gervais Foucher.d 26 et s SF 27 juin 1763.khric'Thérisc, n 2 et b SP 3 août 1697: m SP 3 juin 1720 (c Barbel, 24 mai) ft Jean-Baptiste Gamin; a SF 18 janv 1733.Qaodc, b SP 26 nov et s 2 déc 1699.f* ^ï1?*1* I\"°4faptilte fr*»*3 _-_>), £_T « SS^T* tmfàt * Cbte»»*id,er -» Ï6S8.Ea 1681 (recens.Suite.^VV- f est-««boue a» Séminaire de Ch-bec.mais a ne tarde pas à ««\u2022__\u2022 m actif trafiquant de fouuuit\u2014 Le 20 septuaUe 1684 (or.Manque) n a-ass^av«r>»-Tttrtto VmaaéT^Lt.\"B*_T_eX?*,QB d*M roneat- \u2022*««» *n*» nsmis-i tr-arrr- D se four- , * \"JS™\"^ ***** «* *\u2022 de XaftXes (or- Boargme.A***») «facatke de _**_«, dame de Repentigny.le fief de la Pre__tatk_ de _____ \"\u2022*** fa lfcs »«*¦*» a.prix de 2200 km: fc ___ «dorval> t^«t_î__t£de^^^ Ntefas Perrot (y.N_aone.18 août et 13 sept) et c__racxe une obËg-Joa de 5030 __* \"* * ««-nii-Wt O\u2014-i de Cocagne (gr.hiiiiiii.30 août).\u201e_ __-_?fal?oar^ * 1008 -raw «\u2014n le même de C Ifjt\"9\"*- runwnni.de ce denier pour 2200 Erres en 1» Sr « \" ' ¦¦\"'«¦\u2022u « août).senear et ruminai si rjrospere._L.-SSr**1'1''1''''1 * *» £r*re j««« » droits nnii.foc f-i-iiidm 28 _?:_*_*» * * «*¦\"\u2022« *> » *c«__re t«k fc__o*.A____r* » dtc) -*x_rd des GrosedBas.E_e da **¦?-_.S» I tev.1704), I ne à CHKio de ft fa .et veuve da t s» Q_m_ Sarnnsi (fan.CS.iv.I038L tara.1 i «a il mi mi («e- d__«_- \" U^d__*RAFQ «>«MzV 1 NOS ANCETRES AU XVII' SIÈCLE 289 Marte-Geneviève, b Montréal (M) 6 oct 1696; m 1* M 9 man 1729 à Pierre Portier, marchand, dont inventaire, 26 août 1732 (gr.Chaumont); 2° M 4 mal 1744 (c.Adhémar, 3 mai) à Jean-Baptiste Barsalou, veuf Jeanne Becquet; s ., Jean-Baptiste, dit LVOrval-Desgroseilliers, agent de la Compagnie d'Occident, b M 18 janv 1698; m Beauport 26 sept 1734 (c.Duprac, 29 sept) à Marte-Joseph de Chavigny; s.Antoine, b Lachine (L) 20 oct 1699; m M 9 janv 1730 (c.Adhémar, 8 sept) a Françoise-Véronique Hubert; s .Joseph, b M 15 sept 1701; Québec (Q) 20 fév 1730 (c.Pinguet, 18 fév) a Angélique Lambert; s Q 15 juin 1764.Hyacinthe, b L 13 juin et s 8 juill 1703.Apolline, b S te-Anne de Bel le vue 28 mars et s 29 juin 1705.II, Bouchard.Claude, dit d'OnvAi» (Il signait: Claude bouchard dorval), frère du précédent, naquit vers 1660 (recens.1667).B prit d'abord une concession de terre de 4 arpents de front a Gentllly (gr.Frérot, 10 sept 1676, cf.Adhémar, 6 juin 1685).Le 12 mars 1680 (gr.Auber) notre homme, alors de résidence a Champlain, et ses 3 frères, Charles, Jean-Baptiste et Paul font donation de leurs droits successifs sur la terre de St-Plerre, LO.a leur aîné Jean.Entre le 11 et 26 mal de l'année suivante, Claude Bouchard fait avec Elle Jean, de Montréal, un contrat sous seing privé dont le texte a disparu du greffe d'Adbémar.Grace Lee Nute, dans Caesars of the wilderness, pp.223 et 228 parle d'un Claude Duval dit Boucher qui avait suivi Chouard et Radlsson a la baie d'Hudson en 1682 et qui, sollicité de s'engager a la compagnie anglaise de la baie d'Hudson, refuse de le faire, le 10 avril 1685.Ce personnage semble bien être Claude Bouchard dit d'Orval.L'année d'après (1686) d'Orval fait profiter le chevalier de Troyes de son expérience en l'accompagnant a la baie d'Hudson.En 1688, notre coureur de bols a pris une autre direction.Le 2 août de cette année, a Montréal (gr.Adhémar) Claude Bouchard, associé de Michel Descanies actuellement aux Illinois, donne procuration au nom de sa famille au marchand Antoine Pascaud pour contracter une obligation envers Hilalre Bourgine.Plus tard, Claude Bouchard prend une terre a S te-Anne de Beaupré entre Jean Paré au N.-E.et Etienne Racine au S.-O.(plan de Catalogne) et épouse au Chateau- Richer le 15 février 1694 (contrat Jacob, 11 fév.) Marie-Madeleine Bélanger.Mentionnons encore de lui l'abandon de ses droits successoraux a Jean Bouchard, son frère aîné (gr.Chambalon, 16 juin 1696) et une vente a Alexis Bélanger (gr.Jacob, 14 mal 1705 et 28 juin 1706).Les époux Bouchard furent enterrés a Ste-Anne, lui le 11 août 1724; elle, le 7 novembre 1748.Enfants: Marie-Madeleine, b Ste-Anne (SA) 29 nov et s 21 déc 1694.Marie-Madeleine, n 1697; s SA 2 mai 1703, 6 ans.Marie-Madeleine, b SA 19 sept 1704; m SA 9 nov 1722 (c.Barbel, 10 oct) a Jean Racine; unique héritière de ses père et mère; s .Jean-François, b SA 14 août 1707 et s SA 25 mars 1713.L BOUCHARD, Claude, dit « le Petit Claude », né en 1622 (rec.1667) ou 1626 (rec.1666 et 1681).tailleur-d'habits, (il signait: C Bouchard) était fils de Jacques Bouchard et de Noëlle Touschard, de St-Cosme-de-Vair (Orne) au Perche. 290 ARCHIVES DE QUÉBEC Le 30 novembre 1653 il passait son contrat de mariage (gr.Auber) avec Louise Gagné, âgée de 12 ans, fille de Louis et de Marie Michel (MSG.L 113) et il l'épousa le 25 mai 1654 (reg.de Québec).Contrat et mariage eurent lieu & Beaupré chez les beaux-parents.D'abord établi a Beaupré, entre Robert Caron et Pierre Gagné.Bouchard aliéna sa terre le 1er octobre 1657 (gr.Auber) pour 600 livres en faveur de Louis Gulmont et de Jean Crcvel, et alla se fixer sur une concession de 40 arpents reçue du Sr Le Tardif le 4 décembre suivant (gr.Auber), tenant au domaine Le Tardif d'un coté, et d'autre à la riviere du Cap Tourmente.Actif autant qu'entreprenant, le Petit Claude était encore dès 1658, fermier des seigneurs de Beaupré ft leur ferme « St-Charles > du Cap Tourmente (cf.gr.Audouart.30 oct 1660).Hélas, le malheur allait bientôt fondre sur cette fortune naissante.Le 6 Juin 1661, les Agnlers saccagent Tadoussac et ses environs.Bouchard épouvanté et ruiné, émigré avec sa famille a Chateau-Richer (cf.Audouart 6 oct 1661).Là, Charles Aubert de la Chesnaye, mandataire des seigneurs de Beaupré, lui concède le 11 avril 1662 (gr.Audouart) 3 arpents sur l'/i lieue de profondeur où il devra se bâtir dans l'année.Un an phis tard, il achète la terre de son voisin, Nicolas Manière, d'égale dimension, au coût de 225 livres (gr- Audouart 23 sept 1663).Le recensement de 1667 (Suite, Hist, IV, 75s) place notre colon entre Julien Fortin et la ferme de la seigneurie de Beaupré, et lui donne 7 bestiaux et 8 arpents en valeur; celui de 1681 (lb., V.78°) le situe a la Baie St-Paul entre Pierre Dupré et Ignace Gagné; il a 10 bêtes a cornes et 6 arpents en valeur.Une dernière concession devait être accordée a Bouchard, le 2 août 1694 (gr.Jacob) par Mgr de Laval: elle comprenait 14 arpents et 8 perches de large par VA lieue de profondeur, entre François Bouchard et la rivière du Sault Agé de 75 ans, ou à peu près, Claude Bouchard fit donation â ses fils François, Louis et Antoine (gr.Chambalon, 19 oct 1698) et il s'éteignit bientôt Sa sépulture a la Baie St-Paul est du 25 novembre 1699.Louise Gagné, veuve Bouchard, compléta la cession des biens a ses enfants en deux donations successives, les 27 mars 1700 (gr.Jacob) et 16 octobre 1706 (gr.Chambalon).Elle ne fut Inhumée a la Baie St-Paul que le 27 avril 1721.Le couple avait eu 12 enfants: Marie, b Québec 27 oct 1659; soeur St-Paul, de la Congrégation Notre-Dame; d 29 avril et s Montréal 1 mal 1739.« âgée de 80 ans et 20 Jours ».Jacques, n 1662 (recens.1666); s noyé Chateau-Richer (CR) 14 déc 1690.Gilles, b CR 8 et s 22 mars 1664.Marguerite, b CR 21 oct 1665; m 1° Ste-Anne (SA) 4 nov 1683 a René De la Voye; s Baie St-Paul 6 avril 1731.Louise, n 1668 (imbécile); s Bale St-Paul (BSP) 8 déc 1696.Anne, b SA 20 fév 1670; m L'Ange-Gardien 20 nov 1690 (c Jacob.19 nov) a Louis Jobidon; s CR 8 avril 1731.Geneviève, b SA 29 avril 1672; m BSP 20 Juin 1686 a Michel Tremblay; veuve, donation a ses fils Louis et Pierre Tremblay, 5 Juill 1735 (gr.Hlché); s Petite-Rivière (PR) 23 mars 1754.François, qui suit Rosalie, b SA 7 : '23 juin 1733.Claude, b SA 14 et s 30 oct 1678.sBSP2^ju_U733SA ?^ iW6'' * S*\"PaUl 22 °0V 1695 4 Etfenne Siaatii NOS ANCÊTRES AU XVR» SIÈCLE 291 Louis, b SA 20 avril 1680; m 1* Lapralrie (L) 25 fév 1715 (c.Barette, 25 fév) a Suzanne Lefebvre; 2° L 2 déc 1724 (c.Barette, 1 déc) a Francois Dalgneau; héritier pour une huitième partie de ses défunts père et mère, 11 oct 1725 (gr.Barette); s Montréal 18 nov 1727; inventaire, 15 avril 1722 et 22 déc 1727 (gr.Barette).Antoine, b SA 25 oct 1682; donataire de ses parents, 19 oct 1698 (gr.Chambalon); m BSP 20 nov 1704 à Madeleine Slmard; s PR 24 Juin 1759, mort dans les bois où les habitants s'étalent réfugiés; Inventaire, 8 nov 1755 (gr.Crépin).IL Bouchard.François, fils du précédent, fut baptisé à Ste-Anne-de-Beaupré le 9 avril 1674 et il épousa & la Baie Saint-Paul, le 15 Juin 1699 Marguerite Simard.Le 2 août 1694 (gr.Jacob), Mgr de Laval, seigneur usu-fruitier de Beaupré, concédait à François Bouchard, habitant de Beaupré, proche la Baie St-Paul, 6 arpents de terre le long du fleuve sur 1J.lieue de profondeur, entre le Cap Tourmente et la dite Baie St-Paul, joignant d'un côté Pierre Tremblay, et d'autre Claude Bouchard (son père), ces six arpents faisant partie des 12 arpents concédés à Claude Bouchard, qui les avait rendus au dit Sgr évéque.Il participe en outre, à l'héritage paternel par donation de Louise Gagné, sa mère, le 27 mars 1700 (gr.Jacob) et par achat des droits successifs d'Anne Bouchard femme de Louis Jobldon, sa sœur (gr.Jacob, 27 mars 1700 et 6 juin 1709).Capitaine de milice de la Petite Rivière St-Françols, 11 fut partie à des marchés avec l'intendant Bochard de Champigny (gr.Genaple, 30 oct 1700) et autres (13 et 28 mars 1711: Ord, Int., i, 117).Les époux Bouchard firent donation de Si moitié de leurs biens à leur fils Etienne, le 8 août 1747 (gr.Lavoie) et firent dresser leur inventaire le 11 novembre 1755 (gr.Crépin).Le vieux capitaine Bouchard mourut à 82 ans et 11 fut inhumé à la Petite-Rivière le 12 octobre 1756, laissant sa charge à son fils Jean-Baptiste (RAPQ 1949-51, 408).II avait eu 18 enfants: Marie-Madeleine, b Baie St-Paul (BSP) 15 avril 1700; m BSP 24 nov 1718 à François Tremblay; s Be-aux-Coudres, 20 sept 1755, le même Jour que son mari, morts tous deux de la picote.Louise, b BSP 18 nov 1701; m 1° BSP 13 juill 1717 à Joseph Amlot; 2° BSP 19 avril 1723 à Jacques Bonneau; s vers 1736; Inventaire, 28 juin 1736 (gr.Boisseau).Claude, b BSP 27 mars 1703; s .Barbe, b BSP 22 avril 1704; m BSP 5 Juin 1732 à Joseph Laforest; s BSP 25 mars 1739.Claude, b BSP 25 nov 1705; s.Marguerite, b BSP 8 oct 1707; s BSP 4 mal 1724.Agnès, b BSP 27 sept 1709; elle a un fils de Joseph ou François Tremblay en 1728 (Tang.VII, 333.et Ord.Int, II, 119); m Petite-Rivière (PR) 27 nov 1741 à Sébastien Hervé, veuf Rosalie Tremblay; s BSP 2 mai 1743.M^Certtude, b BSP 4 juill 1711; m BSP 4 nov 1732 à Pierre Pednot; s.Joseph(-François), b BSP 19 mars 1713; m PR 17 nov 1739 à Dorothée Savard; s De-aux-Coudres 28 déc 1755; Inventaire, 26 sept 1763 (gr.Fortier).Marie-Joseph, b BSP 19 mars 1713; m BSP 21 nov 1731 à Pierre Savard; s.Catherine, b BSP 12 mars 1715; s. 292 ARCHIVES DE QUÉBEC Etienne, b BSP 12 fév 1717; m PR 28 nov 1747 (c.Lavoie, 27 nov) a Geneviève Gagné; donataire de ]/2 du bien paternel; ».Jcan(-Baptiste), b BSP 25 nov 1718; m Eboulemcnts 3 fév 1749 (c.Lavoie, 2 fév) à M.-Charlotte Tremblay; s.Marie-Thérèse, b BSP 21 janv 1722; s.Charlotte, jumelle, b BSP 21 janv 1722; m PR 7 fév 1746 (c.Lavoie, 7 fév) à François Perron, veuf Marguerite Fortin; 2° BSP 30 avril 1759 (c.Crépin, 17 mars) à Nicolas Marchand; s.Geneviève, b BSP 21 mars 1724; m PR 28 nov 1747 (c.Lavoie, 3 déc) a Etienne Gagnon; s BSP 8 fév 1758; inventaire, 8 juin 1761 (gr.Crépin).Antoine, b BSP 15 Juin 1726; s.François, n.m.1* Ile-aux-Coudres (IC) 3 nov 1750 a Geneviève Tremblay; se font donation mutuelle.3 juill 1756 (gr.Crépin); 2° IC 6 fév 1775 à Cécile Desgagnés, veuve Charles Demeules; s.I.BOUCHARD, Etienne, chirurgien, né a Paris en 1622.paroisse St-Paul, était domicilié a Epernon en 1653, alors qu'il s'engageait, le 10 mai (gr.Lafousse), a MM.de Malsonneuve et de la Dauversière.Le 20 mal suivant (gr.Belllotte) Il reconnaît avoir reçu la somme de 147 livres en avancement des gages que lui avait assurés la Compagnie de Montréal (Paillon, Hist., II, page 535).L'historien des chirurgiens de Montreal sous le régime français (E.-Z.Masslcotte, dans RAPQ, 1922-23, pp.131 ss) nous dit que Bouchard obtint le privilège de rompre son engagement qui était de cinq ans, car dès le 30 mars 1655 (gr.Closse) Il fit un contrat avec quarante-deux des principaux habitants de Vlliemarie, par lequel il s'obligeait, moyennant « cent sous par an, payables en deux termes (.) de soigner toutes sortes de maladies, tant naturelles qu'accidentelles, excepté la peste, la grosse vérole, la lèpre, le mal caduc et l'opération de la pierre ».B avait reçu sa concession le 24 janvier 1654 (BRH, 33 (1927), p.191 No.212), et avait engagé a son service Jean Auger dit Baron, un autre de la recrue, qu'il libéra le 16 août 1656 (gr.de St-Père).Le 6 octobre 1657, à Notre-Dame de Québec il épousait Marguerite Bolssel, née à Québec le 20 septembre 1643, fille de Jacques Bolssel, boucher, après avoir passé un contrat de mariage le 23 juillet 1657 (gr.Audouard).Les archives de Montréal, notamment les documents judiciaires, nous oit conservé quelques Incidents relatifs au chirurgien Etienne Bouchard: ainsi, le 29 novembre 1657, Il obtenait une somme d'argent pour avoir pansé, nourri et logé durant douze jours le soldat Jean Valllquet qui avait été frappé par Jacques Laporte dit St-Georges.Le 29 octobre 1661, les mêmes sources nous apprennent que la femme de Marin Janot dit Lachapelle avait « commis des excès sur la personne d'Etienne Bouchard, sur la vole publique».Etienne Bouchard fit plusieurs marchés et transactions, notamment avec Nicolas Millet le 28 avril 1658; Médérlc Bnurduceau le 5 septembre 1658; M.de Malsonneuve les 8 novembre 1658 et 29 avril 1660; André Charly dit St-Ange les 25 juin 1659 et 5 juillet 1662; Jean Gasteau le 29 décembre 1659; Louis Prudhomme le 6 mai 1660; Es tienne Morel le 13 mai 1660; Nicolas Colson le 15 novembre 1660; François Caron le 2 décembre 1660; Pierre Gaudin dit Châtillon le 3 octobre 1661; Gilles Davennes le 5 août 1665, et Claude Robutel le 30 octobre 1667 (gr.Basset).Etienne Bouchard avait sa propriété a Vlliemarie (terrier, no 193), et ses voisins, au recensement de 1666, étaient Jean Leduc et Jean Chaperon (Suite, Hist., IV, p.61a). NOS ANCÊTRES AU XVH« SIÈCLE 293 En 1674, notre homme, ainsi que sa femme et quelques autres colons furent témoins d'une bagarre (Inv.Coll., ï, p.15 no 114).Etienne Bouchard mourut relativement Jeune, \u2014 Il avait 54 ans, \u2014 et 11 fut inhumé à Montréal le 20 Juillet 1676.Jusqu'à la fin il avait été très actif: en font foi les transactions de la dernière heure: avec Daniel de Greysolon du Lhut le 23 mal 1676; Claude Jaudoin le 24 Juin 1676, et son épouse le 10 Juillet 1676 (gr.Basset).Quatre Jours après son décès, l'inventaire de ses biens était dressé par le notaire Bénigne Basset (24 Juillet 1676).Sa veuve convola avec Julien Joyan dit d'Olonne, soldat, dans sa ville natale en 1687.Etienne Bouchard laissait neuf enfants: Biographie.Cf Auger, La grande recrue de 1653, p.49.R.-J.A.Zacharic, b Montréal (M) 17 mars 1661: confirmé 12 mai 1669; s.Paul, qui suit Marie-Françoise, b M 9 avril 1665; s.étant élève à la Congr.N.-D., M 27 Janv 1677.Jean-Marie, b Québec (Q) 4 août 1667; s.Antoine, b M 4 déc 1669; s.Marie-Anne, b Q 25 déc 1673; m M 6 fév 1690 (c.Adhémar, 5 fév) à Jean.Roy; s M 23 avril 1746.Marie-Jeanne, b Q 10 juill 1675; m M 22 Juin 1699 (c.Ralmbault 22 Juin) à François Pampalon; reconnaissent pour enfant Francois Pampalon (c.mar.); s Q 16 déc 1737.IL Bouchard.Paul, fils du précédent fut baptisé à Montréal le 10 février 1663 et épousa au même lieu le 28 novembre 1687 (contrat Cabazle, 15 nov.) Louise Leblanc figée de 33 ans, veuve en premières noces de Michel Lecourt et en secondes noces de Guillaume Bolssel, Marchand boucher, \u2014 l'un des quatre qui obtinrent le monopole de la boucherie à Montréal en 1710 (Ord.Int., I, 105), \u2014 et bourgeois de Montréal, ce fut un gros brasseur d'affaires mêlé à une multitude de transactions.Il possédait aussi une boulangerie; trafiqua sur les fourrures en 1694; exploitation d'un congé (gr.Maugue, 12 sept) et obligations pour marchandises (gr.Basset 19 sept, et Maugue, 20 sept); en 1714: société de traite et engagements de voyageurs (gr.Adhémar, 25 et 30 mai).La dame Bouchard fut même accusée de traiter de l'eau de vie (Inv.Coll., n.441).La gérance des biens des enfants Lecourt donna lieu à de multiples redditions de comptes, transactions, compromis, etc.(gr.Adhémar, 1 mai 1695; Jug.Cons.Souv., TV, 202; gr.Adhémar, 3 Juill.1700; gr.Lepallieur, 14 fév.1709; Inv.Coll., n.680; Jug.Coos.Sup.I, 206, 220, 259).Le terrier de Montréal mentionne 5 emplacements possédés par le boucher Bouchard (101, I; 101 L; 101 M; 143 A et 102 ce).Lors du grand incendie de Montréal, le 19 Juin 1721 (BRH, t 32, p.591) trois de ses immeubles furent consumés: une maison de 2 étages de 10 x 18 pieds; une autre de 2 étages, de 36 x 28 pieds, comprenant 2 logis; enfin la boulangerie de 16 x 18 pieds.Charlotte Juchereau, veuve de la Forest qui fit démolir les restes de ce dernier édifice dût payer 727 liv.de dédommagement (Jug.Cons.Sup., I, 196, 208).Hors de la vine, il acquit des terres à St-Sulplce (gr.Maugue, 10 oct 1697) et à la Pointe-St-Charles (Jug.Cons.Souv., VI, 187: 16 mars 1711).Dans l'aveu'de 1731 (RAPQ, 1941-42, p.75) entre la 294 ARCHIVES DE QUÉBEC Commune de la ville et lea FF.Hospitaliers, Paul Bouchard possède 70 arpents de terre labourable, avec maison, grange, écurie, «table le tout construit en pierre.On trouvera dans les minutes d'Adhémar l'inventaire des biens de Paul Bouchard, le 26 novembre 1731.Il mourut & 71 ans et fut inhumé ft Montreal le 26 août 1734.Enfants: Jean, b Montréal (M) 26 juin 1690; s.- Paul, b M 15 juin 1693; voyageur, de société pour les Outaouais avec Paul Bouchard, son père; avec Jacques Cotton dit Fleur d'épée et François Bigras (gr.Adhémar, 30 mai 1714); donne a ferme à Pierre Oulmet sa terre ensemencée, de la Pointe-St-Charles (gr.David, 31 mai 1720); s.Anonyme, b et s M 18 juill 1694.Louise, b M 27 juill 1695; s.Nicolas, b M 18 juill 1697; s M 17 mars 1706.Louise, b M 27 juill 1699; m M 10 fév 1721 (c.Lepallieur, 1 fév) à Joseph Jette; s M 5 nov 1756.I.BOUCHARD, Michel, né de 1635 à 1640, était fils de Clément, et de Louise Brillard.lesquels se marièrent ft Andilly-Ie-Marols (Charente-Inf.) le 29 octobre 1632.D était au Canada dès 1659, puisqu'il prit ft bail, de Charles Le Gardeur de Tilly, la ferme de St-Mtchel le 25 janvier 1660 (gr.Audouart).L'année suivante, le 13 décembre 1661 (gr.Audouart), autre ferme ft bail de Nicolas HuoL Au recensement de 1666 il est établi ft Beaupré (Suite, Hist., IV, 542).D y possède en 1667 (recens.Suite, Hist., IV, 75s) au lieu appelé SIÈCLE 299 au diocèse de Soissons en Picardie.Né en 1632 (recens.1667), ou 1636 (recens.1681), il épousa à Montréal, le 20 juillet 1665, Françoise Besnard, veuve de Marin Janot dit Lachapelle, mère de 4 enfants.B semble s'être installé sur la terre de Janot, où il déclare posséder en 1667 (Recens.Suite, Hist, IV, 77°) 1 tête de bétail et 15 arpents en valeur - voisins: Charles Testard et Antoine Brunei; en 1681 (rec.ibid- V, 68b) 2 bêtes à cornes et 18 arpents en valeur.Le 1er janvier 1671 (gr.Basset) il achète 3 x 20 arpents a la côte Ste-Anne (Pointe-aux-Trembles), entre Jean Chapperon et Pierre Perthuys, au coût de 67 liv.10 s.payables en blé et castor; terre qu'il revend le 11 août 1674 (gr.Basset), avec maison, hangard et autre emplacement pour 500 livres.Bouchard avait reçu concession de prairie (Basset, 2 fév.1672) et d'un emplacement en ville, rue St-Paul (Basset, 28 Juill.1673, cf.Terrier, n 60), aliéné â François Pougnct dès 1680.D possédait aussi a la côte St-Jean (Pointe-aux-Trembles), entre Nafrechoux et Roy, une terre de 3 x 20 arpents, qu'il vend a Jean Dupuls, le 9 mars 1681 (gr.Maugue).Citons encore une rente de 9 liv.tournois constituée aux pauvres de l'Hôpital le 17 septembre 1673 (gr.Basset), un accord avec Nicolas Hubert (Basset, 1 mai 1675) et une convention avec Antoine Bazlnet (Basset, 23 août 1675).On rapporte de la femme Bouchard, trop chatouilleuse, qu'elle dut, un Jour, faire réparation d'honneur au bailllf d'Aillebout et a ses officiers (Basset, 19 juill.1673).Guillaume Bouchard n'eut qu'une fille: Marie, b Montréal 20 avril 1667; m Pointe-ax-Trembles, M.18 nov 1686 (c Basset, 10 nov) a Jean Griveau dit Bolsjoli; s.BOUCHARD, Louise, née en 1647 (recens.1681), fille de défunts Laurent, vivant marchand drapier, demeurant a Neufchastel en Picardie, et de Nicole Bourguignon, épouse a Montréal le 6 novembre 1667 (contrat.Basset, 26 nov.) Simon Guillory, armurier, fils de François, maître armurier, et d'Anne Galou, de la paroisse du Chasteau, a Biais.Au contrat assistent Guillaume Bouchard, frère de la future, et françoise Besnard, épouse de celui-ci (v.supra).Louise Bouchard reçut procuration de son mari pour l'administration de leurs biens le 23 mal 1682 et le 15 octobre 1689.Il est déclaré absent le 4 septembre 1691.Louise Bouchard, veuve, fut inhumée sous l'église des Récollets de Montréal le 1er septembre 1703, et ses enfants et héritiers partagèrent chacun pour un cinquième le 11 du même mois.I.BOUCHER,288 Gaspard, menuisier, de Notre-Dame de Mortagne, (Orne), au Perche, arriva au Canada en 1635, \u2014 d'après un Mémoire de son fils, Pierre, en 1695, ¦\u2014 avec sa femme, Nicole Lemer, et cinq enfants: Pierre, 13 ans; Nicolas, 10; Marie, 6; Marguerite, 4; et Madeleine, quelques mois.Au cours du voyage, il se serait fait subtiliser certains objets par Thomas Glroux, d'où procédures, où témoigne Marin Boucher, son parent, les 24 août et 12 septembre 1638 (Arch.Québec, Doc.divers, III, 15 et 26).Le 13 décembre 1638, Gaspard Boucher était impliqué dans un vol de planches aux dépens du Sr de Repentigny (Inv, Coll., L 1).En 1646, on le trouve aux Trols-Rlvlères avec sa famille.D y reçoit cette année même, de Mr de Montmagny, une concession de 24 arpents sur la rivière des Trois-Rlvières, entre le Sr Godefroy et Etienne De la Fond (Terrier, 319; cf.gr.Bermen, 16 juin 1649); et 288 Ethnologie.Boucher est un nom de profession.En ancien français, le nom a désigné aussi l'officier de bouche et, par métaphore du premier sens, le bourreau.(Dauzat). 300 ARCHIVES DE QUÉBEC le 1er juin 1650 (gr.Audouart).de Mr d'Alllebout une «place pour bâtir au bas du coteau où est le fort».Des poursuites sont Intentées par notre menuisier, le 22 novembre 1655, contre Elle Bourbaut et Michel Lemay et.le 20 mai 1662, contre Jacques Besnard (Musée de Québec).Nicole Lemer vivait encore le 19 Juin 1652, date où elle paraît comme marraine.Quant a Gaspard Boucher, il aurait été brûlé dans sa maison, entre 1662 et 1668.Madame Baudry sa fille déclare le 27 Juin 1668 que le titre de concession de 1646 «a esté bruslé avec la maison du dit Gaspard Boucher, dans lequel il estoit > (Terrier, 319).Enfants: Charles, b Notre-Dame de Mortagne (ND) 7 avril 1620; destinée inconnue.Antoinette, b ND 6 août 1621; destinée inconnue.Pierre, b ND 1 août 1622; qui suit Nicolas, b ND 9 sept 1625; s Trols-Rlvières.23 mars 1649.Charles, b ND 4 mars 1628; destinée Inconnue.Marie, b ND 22 janv 1629; m Québec 30 Janv 1645 & Etienne De la Fond; s Batlscan 30 nov 1706.Marguerite, b ND 28 juill 1631; confirmée a Q 10 août 1659 a 28 ans; m vers 1646 a Toussaint Toupln, Sr Dussault; s v 1669; Inventaire 24 déc 1669 (gr.Rageot).Madeleine, n 1634-1635 (recens.1666, 1667, 1681); m (contrat ss pr 18 nov 1647, déposé gr.Audouart, 29 mai 1650) a Urbain Baudry dit Lamarche; s dans l'église de Trois-Rivières 4 sept 1691 (enregistré a Montréal, 14 sept).II.Boucher.Pierre, ce, Sr de Grosbois.et Sgr de BouchervUIe, fils du précédent, fut baptisé a Notre-Dame de Mortagne, (Orne) ancienne province du Perche, le 1er août 1622 (Godbout, Origines.150).D serait venu en Nouvelle-France du vivant même de Champlain, en 1634 ou 1635.Au pays des Hurona avec les missionnaires Jésuites (1638-1641), il y apprit les langues sauvages.Il fit partie de l'expédition du gouverneur de Montmagny a l'embouchure du Richelieu en 1643.En 1645, il est interprète en langues sauvages avec Charles LeMoyne pour la compagnie des Cent-Associés.Il participe, en 1646, a la défense du fort Bécancour et reçoit une concession de terre des Jésuites le 1er Juin 1649 (gr.Audouart) et passe, peu de temps après, trois marchés successifs, avec François Bol vin le 9 Juillet, avec Jean Sauvage t.Antoine Desrosiers et Etienne Seigneuret le 1er août, et avec Urbain Baudry-Lamarche le 19 août 1649 (gr.Audouart), ces deux derniers étant au nom de la Compagnie de la Nouvelle-France.Capitaine du bourg des Trols-Rlvières en 1649, \u2014 il avait 27 ans, \u2014 il repoussa, en 1652, un assaut d'Iroquois et délivra le missionnaire Poncct.Lieutenant général civil et criminel de Trois-Rivières et gouverneur de la ville en 1653, U fut délégué en France (1661) pour solliciter de la Cour des troupes pour la défense de la colonie.D en ramena 100 soldats et 100 colons, dont le tiers périt en mer.et fut gratifié de lettres d'anoblissement De nouveau gouverneur de Trois-Rivières en 1663-1667, U publia a Paris en 1664, son Histoire véritable et naturelle.de la Nouvelle-France.Grand ami des Jésuites, son nom apparaît souvent dans leurs chroniques (Journal.29, 35, 190-1, 200.281.296, 303, 313, 333.339.341).En 1667 il reçoit la concession de la seigneurie de Boucherville, sur le fleuve St-Laurent (Conc.en Fiefs et Scign.IL 275ss).Il renonça en 1667 a son gouvernement des Trols-Rlvières, y fit nommer son gendre Gaultier de Varennes, et se retira a Montréal, le temps de faire ériger f NOS ANCETRES AU XVII' SIECLE 301 en son nouveau domaine le manoir et le fort en palissade.Sa vie se confondit désormais avec la mise en valeur de sa seigneurie.Il s'était marié deux fols: 1° aux Trois-Rivièrcs, en 1648, avec une indigène nommée Marie 8ebadlnsk8e (reg.Trois-Rivières, 8 avril 1649) ou Marie Chrétien: 2\" à Québec, le 9 Juillet 1652.avec Jeanne Crevier.Le 12 octobre 1707, il édicta son testament (gr.Adhémar).Ce patriarche s'éteignit à Boucherville à 95 ans le 19 avril 1717 et y fut inhumé dans l'église le surlendemain.Sa veuve reçut la sépulture au même endroit le 11 décembre 1727.Enfants: J.-J.S.et R.-J.A.Du premier liti Jacques, b Trois-Rivièrcs (TR) 11 déc 1649; destinée Inconnue.Du second lib Pierre, éc., seigneur principal de Boucherville et de Montarville, qui suit Marie, n 1655; m TR 26 sept 1667 (c.Ameau) a René Gautier, Sr de Varennes; s Montréal (M) dans l'église, 14 mars 1733.Lambert éc, Sr de Grandpré, qui suivra après Pierre.Ignace, éc, Sr de Grosbois, qui suivra après Lambert Madeleine, n 1661; m Boucherville (B) 24 nov 1680 (c.Bourdon, 29 nov) à Pierre Le Gardeur, veuf Marguerite Volant; s M 3 fév 1739.Marguerite, b TR 26 Juill 1663; m B 17 mal 1687 (c.Adhémar, 17 mal) à Nicolas Daneau de Muy; s B 30 Juin 1698.Philippe, b TR 20 déc 1665; ordonné prêtre 26 mars 1689; teste 4 avril 1720 (gr.La Ccticre ) ; s Levis 8 avril 1721.Jean, éc, Sr de Montbrun, qui suivra après Ignace.René, éc, Sr de la Perrière, b M 18 Juin 1668; m M 15 déc 1705 (c.Adhémar, 15 déc) à Françoise Mailhlot; s B 12 août 1742, Jeanne, Jumelle, b B 5 déc 1670; m B 16 nov 1695 a Jacques-Charles Sabrevots de Bleury; s B dans l'église 8 juill 1703.Louise de Montbrun, jumelle, b B 5 déc 1670; sans alliance; s M dans l'église 25 oct 1756.Nicolas, b B 15 nov 1672; ordonné prêtre 6 Juin 1696; s Québec dans l'église 30 juill 1733 (Roy, Cimetières, 33).Jcan(-Baptiste), éc, Sr de Nlverville, Sgr de Chambly, jumeau, b B 6 déc 1673; m (c.Adhémar, 10 fév 1710) à Marguerite-Thérèse Hertel, fille de François et Marguerite de Thauvenet; s B 1 avril 1748.Jacques, Sr de Montizambert, jumeau, b B 6 déc 1673; tué a 15 ans dans un accident de chasse; s B dans l'église 10 sept 1688.Geneviève, b B 30 août 1676; soeur St-Pierre, des Ursulines; s Québec 30 mai 1766.III.BOUCHER, Pierre, éc, 2e Sgr de Boucherville, naquit aux Trois-Rivlères le 18 août 1653, fils aîné de Pierre Boucher Sr de Boucherville et de Jeanne Crevier.q épousa 6 Québec le 25 octobre 1683 (contrat Rageot 23 octobre), Charlotte Denys.Parmi ses principales transactions, mentionnons un échange avec Joseph 302 ARCHIVES DE QUÉBEC Huet-Dulude le 24 avril 1717, de» ventes ft Joseph Bénard-Carignan le 20 juillet 1726, Daniel Poirier le 14 juOlet 1726, René Benard-Bourjoly le 2 octobre 1726: des concession» ft Nicolas Laframbolse le 21 Juin 1720, ft Pierre Arrivé le 15 octobre 1721, aux enfants de défunt Pierre Bouryrit et Marie Boutard le 12 novembre 1728, ft Augustin Lltrefil le 27 juillet 1730, enfin, un bail ft Alexandre LeMoyne-Despins le 18 Juin 1722 (gr.Tallhandier).Le 13 Juin 1723, le Sr de Boucherville faisait acte de foi et hommage ft titre de fils aîné et d'héritier de feu Pierre Boucher, Sr de Grosbois et de Boucherville, pour les autres héritiers et propriétaires du fief nommé l'île Saint-Joseph (Aveux © Dcnombr.II, 37-38) ; le 16 juin suivant Pierre Boucher rendait fol et hommage pour son fief de la Cinquième Rivière (St-Maurlce) ou Boucher (lu., 50-53), fief qu'il vendit ft Nicolas Duclos le 18 juin 1724 (gr.Trottain); enfin, le 13 juin 1723, le seigneur de Boucherville faisait également acte de fol et hommage, ès-qualité, pour le fief de Boucherville (Aveux 6 Denombr.id.277ss.).Le 14 juillet 1730, le Sr de Boucherville faisait émettre une ordonnance enjoignant aux habitants de Boucherville de représenter dans les trois mois les billets et contrats de concession des terres qu'il», possédaient dans la seigneurie (Edits et Ordonnances, n, 513).Un Journal de famille note que Charlotte Denys mourut le 5 Juin 1740, sur le» trois heures du matin, ft l'ftge de 67 ans, et que son époux décéda ft son tour, le 15 août suivant à l'âge de 87 ans (Cahiers des Dix.IV, 245).Tous deux furent inhumés ft Boucherville.Enfants: R.-J.A.Antoinette, b Montréal (M) 3 août 1684; soeur St-Plerre, de l'Hôtel-Dieu de Montréal, professe, 1713; d M 31 Juill 1757.(Madclcinc-)CharloKc, b B 5 nov 1686; religieuse ft l'Hôtel-Dieu de Montréal, professe en 1703; d M 28 avril 1731.Pierre, éc., Sr de Boucherville, capitaine, Chevalier de St-Louls, commandant ft Niagara en 1740, b B 9 juin 1689; m M 14 sept 1731 (c.Chaumont 12 sept) ft M.-Margucrite Ralmbault; s B 15 sept 1767.Marie-Jeanne, b B 14 août 1691; s B 29 déc 1692.Marie-Anne, b B 24 fév 1694; sœur St-Ignace, des Ursulines; s Québec 22 août 1772.Marie-Angélique, n 22 et b B 25 juill 1697; sœur Ste-Monlque, de la Congrégation Notre-Dame, entrée en 1714; d 12 et s M 13 fév 1721.René, éc, Sr de la Bruyère, Sgr de Boucherville, b B 17 mal 1699; m B 8 nov 1739 (c.Loiseau, 7 nov) à Renée-Louise Pecody de Contrecœur; d 10 et s M chapelle de la Congrégation, 12 avril 1773.Joseph, éc, Sr de la Brocquerie, b B 22 juill 1701; m 1° B 29 nov 1730 (c.Loiseau, 29 nov) ft Charlotte Tallhandier, dont inventaire, 20 mal 1742 (gr.Loiseau); 2\" Nlcolet 7 août 1742 (conventions de mariage sous seing privé, 4 juill 1742, déposées Adhémar, 27 Janv 1748) ft Marie Cardin; s B dans l'église 28 fév 1762.Louise, n 25 et b B 26 nov 1702; sœur Ste-Monlque de la Congr.N.-D.; entrée 1721.constitution de dot, 13 sept 1723 (gr.Lepallleur), professe 19 sept 1723; d 4et sM 6sept 1788.Charles, éc.Sr de Montarville, b B 19 avril 1704; m Québec 13 mal 1735 (c.Hiché.12 mai) à Françoise Bourot veuve François Jérémie: d après 1752. NOS ANCÊTRES AU XVII* SIECLE 303 Clalrc-Françoisc, b B 13 avril 1705; m 1° B 11 mars 1736 (c.Lolseau, 7 mars) à Jean-Baptiste Paumereau; 2° Québec 25 oct 1745 (c Go de fus, 24 oct) a Joseph-Michel Le Gardeur de Croisille de Montesson; s après 1777.III.Boucher, Lambert, éc, Sr de Granprê, frère du précédent, fut baptisé aux Trois-Rivières le 12 août 1656.Son père, Pierre Boucher, lui concède une partie de l'Ile St-Joseph, ainsi qu'à son frère Ignace, les 15 juin 1681 et 15 juin 1685 (gr.Moreau).En 1689, Frontenac postule du Roi la place de major de la ville des Trois-Rivières pour le Sr de Grandpré, qui obtient cette charge le 7 avril 1692 (dans RAPQ 1927-28, 26, 84).Officier de mérite, M de Frontenac le recommande souvent au Roi: ainsi en 1695 il écrivait à la Cour de France « c'est un bon officier qui mérite les grâces que vous voudrez lui faire» (dans RAPQ 1928-29, 282).B baillait à ferme & Nicolas Bonin une terre qu'il possédait & Contrecœur, le 1 mal 1690 (gr.Moreau) et vendait une terre à l'Ile St-Joseph à Jacques Denis de la Brocquerie le 12 janvier 1691 (gr.Moreau).En prévision de son mariage prochain, 11 obtient de son père une partie du fief Grosbols le 2 juillet 1693 (gr.Adhémar, et Nova Frauda, L 259).Ce fief, toutefois, était encore sans habitant en 1721 (rapport Collet, dans RAPQ 1921-22, 284).Le 13 août 1693, & Québec (contrat, Chambalon, 12 août), Lambert Boucher de Grandpré épousait Marguerite Vauvril de Blazon (Mem.Soc Géncal., V, 71).Le Sr de Grandpré mourut prématurément et fut inhumé dans l'église des Trols-Rlvières le 3 avril 1699.Sa veuve convola à l'Ile-Dupas en 1709 avec Raymond Biaise des Bergères de Rigaudville, et fut Inhumée à son tour, trente ans plus tard, le 8 janvier 1730 à Trols-Rlvières.Enfants: Louis, éc, b Trols-Rlvières (TR) 3 juill 1696; il eut pour parrain M.de Frontenac; le 17 fév 1723 il rendait fol et hommage pour le fief Grosbols (Aveux 6 Dénombr.IL 267); m ft la Nouvelle-Orléans 10 mal 1734 à Thérèse Galard de Chamilly; s V 1769.Geneviève, b TR 10 Juill 1697; m 1° TR 16 nov 1729 (c.Petit, 15 nov) à Charles Hertel de Chambly; 2° TR 17 nov 1738 (c.Pressé, 11 nov) à Jacques Slmonnet; s après 1747.Pierre-louis, b TR 6 oct et s TR 18 nov 1698.R.-J.A.III.Boucher.Ignace, éc, Sr de Grosdois, frère des deux précédents, fut baptisé aux Trois-Rivières le 18 Janvier 1659.Il est parrain d'une sauvagesse a Bouchervllle le 20 mai 1668, et l'officiant est le Père Jacques Marquette, dont l'autographe est peut-être le seul qu'il ait laissé dans nos registres (Les Cahiers des Dix, III, 178).Les archives judiciaires ont conservé quelques documents sur la vie de jeunesse d'Ignace Boucher de Grosbols (BRH 1930, 268; Cahiers des Dix, Vm, 244 et XVI, 205).Il obtient une concession de terre et une partie de l'Ile St-Joseph de son père, les 15 Juin 1681 et 15 Juin 1685 (gr.Moreau), et donne cette terre et concession a bail a J.-B.Pllon-Lafortune le 18 septembre 1690 (gr.Moreau).Ce bail est renouvelé le 29 Juillet 1693 (gr.Adhémar).Enseigne des troupes, le Sr de Grosbols eut a participer a plusieurs campagnes (Le Jeune, Diet.Général.I, 720 et Mém.Soc Géncal., V, 76), notamment le 29 Juillet 1693 où il fait une donation pour cause de mort en faveur de ses père et mère (gr.Adhémar).Le 13 avril 1694, il affermit une autre terre a l'Ile St-Joseph a Nicolas Bonin (gr.Moreau).Le lendemain il passe un accord avec son père (gr.Adhémar).C'est a Montréal, 304 ARCHIVES DE QUEBEC le 28 octobre 1694 qu'il épouse Marie-Anne Margarine de La Val trie (contrat Adhémar.même jour).Ignace Boucher de Grosbois décéda prématurément, la même année que son frère Lambert, et il fut inhumé ft Boucherville le 25 octobre 1699.Sa veuve le fut au même endroit près d'un demi siècle plus tard, le 4 octobre 1744.Enfants: Louise, b Boucherville (B) 31 juill 1695; m B 27 nov 1737 (c.Loiseau, 27 nov) à J.-B.Forestier; s Montréal 6 juin 1758.Ignace-Séraphin, b B 12 nov 1696; s sans alliance B 3 fév 1747.Charles-Séraphin, b B 19 fév 1698; m Québec 30 sept 1731 (c Barolet 26 sept) a Anne-Thérèse Hertel; s B 1 janv 1772.Nicolas, b B 15 fév 1699; aurait été Nicolas Boucher, Sr de Batilly (BRH 1922, 76); s 23 sept 1780(7).Ignace, b B 30 fév 1700, fils posthume; seigneur de L'Isle Bonne (Mém.Soc.Généal., V, 77) ; s sans alliance B en janvier 1761.R.J.A.III.Boucher.Jean, Sr de Montbrun, frère des précédents, fut baptisé aux Trois-Rivièrcs le 7 février 1667.Sa jeunesse fut consacrée aux campagnes militaires avec MM.de la Barre, Denonville et Frontenac et il devint même capitaine dans les troupes de la colonie (Le Jeune, Diet Général.II, 290-291, et Mém.Soc Généal.V, 74), et aux expéditions dans l'ouest (gr Maugue, 4 août 1688).D établissait un poste chez les Sloux au Lac Nlplgon dès 1727.Marié deux fois, 1* ft Levis, le 24 novembre 1692 (contrat Chambalon) avec Françoise-Claire Charest; 2° aux TroU-Rlvières, le 10 novembre 1729, avec Françoise Godefroy de Saint-Paul.Par son premier mariage, il devenait le gendre d'Etienne Charest Sgr de Lauzon, et fit de ce fait de brèves visites dans la seigneurie de son beau-père (J.-E.Roy, Hlst Seign.de Lauzon, L 427, II, 69, 84), et fut même débiteur envers la succession Charest (gr Sanguinet 15 juill 1740).On conserve plusieurs transactions du Sr de Montbrun: avec François Picard le 25 mai 1701 (gr Adhémar), avec Denis Brosseau le 7 octobre 1704, le sr Aubant le 10 mai 1705, Jean Desnoyers dit Desmarais le 9 octobre 1710, les dames Ursulincs de Québec le 9 avril 1714, Yves Bourhis le 24 mars 1715, Jean Poirier dit Lajeunesse le 27 Juin 1717, René Lemoyne le 24 Juillet 1719 (gr Tallhandier).Ses rapports avec sa famille étalent des plus cordiaux comme en témoignent les actes avec Pierre Boucher de Laperrière le 6 juillet 1701 (gr Adhémar), René Boucher de Laperrière le 19 juin 1703, son père Pierre Boucher les 24 mai et 6 juin 1712, et 27 septembre 1713.le Sr de Laperrière le 4 décembre 1718, Louis Boucher de Grandpré le 9 octobre 1720, et René Boucher le 10 juin 1730 (gr Tallhandier).Le Sr de Montbrun s'intéressa aussi ft la meunerie (gr Tallhandier, 16 nov 1705, 10 mal 1709, 2 janv 1710 et 15 déc 1714).0 fut choisi comme arbitre le 1 mal 1722 (gr Senet), donna trois métairies ft ball ft André Maillot et Marguerite Joachim sa femme le 13 février 1724, et fit un marché avec Louis Ménard pour la construction d'un pont le 24 octobre 1729 (gr Tallhandier).La première épouse de Jean Boucher de Montbrun fut inhumée dans l'église de Boucherville le 20 décembre 1725, lui-même le fut le 20 octobre 1742, et sa seconde femme Françoise Godefroy le sera & son tour, longtemps après, le 6 février 1770.Des inventaires des biens de la communauté furent dressés le 13 Juillet 1734 (gr Lepallieur) et le 27 février 1745 (gr Loiseau).Enfants, tous Issus du premier lit: Jeanne b Levis (L) 10 sept 1693; m Boucherville (B) 22 oct 1725 ft Augustin Roy-Desjardins; d 1 et s 2 Ste-Anne-de-la-Pocatière 3 juill 1749 (Mém.Soc Généal., VU, 45). NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 305 Catherine, b B 9 Juin 1696; m L 17 Juill 1735 (c.Hlché, 23 Juill) à Joseph Damours de Plaines; s Québec 16 déc 1752.René, b B 10 janv 1699; m Trois-Rivières 14 sept 1738 (c.Pressé, 13 sept) à Madeleine Godefroy de St-Paul; s B 29 mai 1773.Jean-Baptiste, Sr de St Laurent (gr.Adhémar, 10 juin 1727); dit Baraquil (gr.Porlier, 9-9-1738); b B 10 août 1700, voyageur aux Sioux; s .Françoise, n 1701 (7 1697); sœur St-Placide de la Congr.N.-D.; constitution de dot, 20 avril 1722 (gr.Adhémar); professe, 29 avril 1722; d La Rochelle.France, 17 sept 1745.(Pierre-)Joseph, éc., Sr Desnoist b B 13 Juill 1702; m 1° Varennes 13 Juin 1729 (c.Senet, 12 Juin) à Agathe Hébert; 2° Verchères 12 nov 1736 à Jeanne Audet de Bailleul; s Verchères, dans l'église, 22 mai 1774.François dit St-Laurent (Porlier, 9-9-1738), Sr de Bonnaccuell (gr.Adhémar, 10 Juin 1727); b B 13 Juill 1704; voyageur aux Sioux; s .Pierre, b B 9 mai 1706; s B 31 août 1708.Marie-Anne, n 26 mal et b B 2 Juin 1708; m Montréal 25 juill 1729 à Joseph Outlan; s B 26 janv 1737.Pierre, n 1 et bB2 fév 1710; s.Marie-Angélique, n 8 et b B 13 déc 1711; d B 18 déc 1788.Claude, b B 17 et s 19 sept 1713.Etienne, n 27 et b B 28 nov 1714; m B 17 nov 1744 (c.Lolseau, 15 nov) à Marie Racicot; d subitement et s B 13 avril 1733.I.BOUCHER, Marin, né à Mortagne (Orne) en 1587 (recens.1666 et 1667) ou 1589 (rec.1666) m» était maçon et signait < M Boucher > avec paraphe.Il épousa 1\" à St-Langls près Mortagne le 7 février 1611 Julienne Baril, de St-Langls.Celle-ci mourut le 15 décembre 1627 et fut Inhumée le 16 à St-Langls, après avoir eu 7 enfants, dont un seul, François, survécut.Marin Boucher convola en secondes noces, en 1629, avec Perrine Malet, née en 1604 ou 1606, fille de Pierre et de Jacqueline Llger, de Courgeout (Orne).Ce fut vraisemblablement en 1634 que ce colon s'embarqua pour la Nouvelle-France en compagnie de sa femme, de François, son fils du premier lit, âgé de 16 ans, et de deux enfants du second lit: Louis-Marin, Agé de 4 ans, et Jean-Galleran, d'un an.En effet, le 24 août 1638, notre homme est appelé à témoigner sur les circonstances du voyage de Gaspard Boucher, « son parent», lequel arriva en 1634 (Archives jud.de Québec, Doc.divers.III, 15).On sait que Marin Boucher exploita d'abord un terrain que les Récollets avalent dû abandonner en 1629.Plus tard il prit à ferme, avec son beau-frère Thomas Hayot le domaine des Jésuites à Beauport Le 11 juin 1646, rapporte le Journal des Jésuites (edit 1892, p.52), les deux fermiers se séparèrent Hayot garda la ferme et Boucher alla prendre une concession à Chateau-Richer, voisine d'Olivier Le Tardif.Installé à demeure à la côte de Beaupré, Marin Boucher vend aux Hospitalières, au prix de « 100 livres et de 10 livres d'épingles », son ancienne exploitation consistant en 3 arpents de front sur la rivière St-Charles < depuis le ruisseau où aboutit le champ M» En 1666, Marin Boucher est recensé 2 fois: à Beauport (Suite, Hist, 56») et ù l'Ile d'Orléans (Ibid., 58»).H habitait Château-Richer. 306 ARCHIVES DE QUEBEC essarté des Reverends Pères Recollets et celui ou aboutit le désert ci-devant ft Jacques Caumont» (gr.Bancherons, 25 Juill.1647).Bien que Boucher prétendit en avoir eu concession de la Compagnie de la Nouvelle-France, ce terrain fut cependant revendiqué comme leur, par les Récollets, lors de leur retour au Canada en 1670.Le 6 mars 1656 (gr.Audouart), Boucher signait une reconnaissance de 176 livres envers la Fabrique de Québec vieille dette contractée envers la Compagnie des Habitants.Notre maçon-agriculteur avançait cependant en Age.Aussi se dessaisit-il peu & peu de sa concession.D avait donné 1H arpent de terre de front ft son gendre Louis Houde, que celui-ci lui rend le 13 septembre 1655 (gr.Auber).Il donne 2 arpents à un autre gendre Jean Plante, le 25 avril 1656 (gr.Auber); quittance, 17 février 1659 (gr.Peuvret); augmentation de 8 perches le 8 Juillet, et d'un droit de passage, le 27 septembre 1668 (gr.Auber).Autre donation de 2 arpents ft son fus Jean-Galleran, le 30 avril 1656 (gr.Auber) et augmentation de 7Vi perches, le 15 décembre 1662 (gr.Auber).Pareille donation enfin ft son fils Guillaume le 29 Juin 1670 (gr.Auber).Lors du recensement de 1667 (Suite, Hist., TV, 74»).Marin Boucher atteint 80 ans.Il déclare 8 bestiaux et 20 arpents en valeur.D dut mourir peu après 1670.En 1681, Perrine Malet, sa veuve, est recensée avec Antoine Voilon, tailleur, qui semble être un engagé (Suite, Hist., V, 79e).Elle fut inhumée & Québec le 25 août 1687.Enfants: Du premier lib Nicole, b St-Langis (SL) 8 nov 1611; destinée inconnue.Jean, b SL 15 mars 1613; destinée inconnue.Louise b St-Jean (SJ) 15 août 1615; destinée Inconnue.François, qui suit Eticnnette, b SL 11 mal 1620; destinée Inconnue.Charlotte, b SL 15 Janv 1622; destinée inconnue.Marie b SL 8 juin 1625; destinée inconnue.Du second lib Louis-Marin, dit Bolsbuisson, b SL 29 août 1630; confirmé & Québec 10 août 1659; commis à la conservation des droits sur les pelleteries et arpenteur royal; commission d'arpenteur (Ins.prév.vol 1, p.278).Signait «Boucher Bolsbuisson» ou « Bolsbuisson » (BRH 1909, 25); d Hôtel-Dieu.Q 18 déc 1700.Jcan-Gallcran, qui suivra après François.Françoise b Q 22 juin 1636; m Q 1 sept 1650 & Jean Plante; s Chftteau-Rlcher (CR) 18 avril 1711.Pierre qui suivra après Jean-Galleran.Madeleine b Q 4 août 1641; confirmée au Chateau-Richer 2 fév 1660; m CR 12 Janv 1655 à Louis Houde: s .inventaire.28 oct 1709 (gr.Laneuville).Marie b Q 15 avril 1644; m Q 6 nov 1656 (c.Audouart, 1 oct) ft Charles Godln; s .Guillaume qui suivra après Pierre.II.Boucher, François, fus de Marin et de Julienne Baril, fut baptisé ft St-Langis près Mortagne (Orne) le 22 novembre 1617.Il était déjà adolescent lors- NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 307 crue, en 1634 ou 1635, il accompagna sa famille au Canada.Le 3 septembre 1641, il épousait A Québec Florence Gareman, fille de Pierre et de Madeleine Cherlot, famille venue de Bagncux (Aisne) près Soissons.Fixé d'abord à Beauport, car son fils ]ean y naquit en 1643, Boucher ne tarda pas d'aller s'établir à Gau dard ville en la paroisse de Sillery.C'est là que, le 19 avril 1654, à l'instigation de son seigneur Louis de Lauzon, il signa avec ses voisins un pacte de défense contre les attaques lroquolses (Scott, Ste-Foy, 309; J.-E.Roy, Lauzon, I, 117, 329).Au recensement de 1667 (Suite, Hist, IV, 66°), notre colon possédait sur sa ferme du Cap-Rouge, entre Pierre Pinel-et Charles Gautier, 7 bestiaux et 25 arpents en valeur (Cf.Aveu de Gaudardville de 1666: Scott te.468 ss.).Le 26 mars 1656 (gr.Audouart) 11 vend à Etienne Letelller, la terre délaissée par son beau-père, Pierre Gareman, victime des Iroquois (Scott le, 296).Le 14 novembre 1660 (gr.Audouart), en société avec Françoise Dernajou ~10, il prend à ferme de Martin Boutct, « toutes les terres sises sur la Grande Allée » entre Jacques Maheust et la veuve Charles Sevestre.n avait acquis en la seigneurie des Sauvages, au fort St-François-Xavier, 2 arpents de front primitivement concédés à Gilles Esnard, le 23 janvier 1652.Il vend d'abord cette terre 350 livres à François Curaillon (gr.Audouart, 26 Juin 1661).(Cf.Scott 251, 453); mais, la propriété lui étant revenue (Jug.et del.du C.S., I, 106, 177, 212), il la revend le 26 août 1664 (gr.Audouart) à BasUen Ginguereau (Cf.Scott 411).Ambitieux, Boucher reçut plusieurs autres concessions: une le 16 août 1661 (gr.Audouart) de Guillaume Couillard, a la côte de Beaupré joignant la Longue-Pointe, de 2 arpents, entre Jacques Nourry et Benoît Boucher, < fils du preneur »; une autre le 28 avril 1666 (gr.Becquet) de Jean Juchereau, Sgr du Cap-Rouge et de Maure, de 20 arpents de profondeur, « com plantée en haut bois» près d'Isaac Plnel; une troisième le 8 octobre 1671 (gr.Rageot) à Lauzon, de 4 x 40 arpents (Roy, I.e.L 292).Mentionnons encore à Québec une concession de 3% arpents sur le Cap Diamant obtenue de M de Montmagny (Terrier, p.48), et une autre au quai Cham-plaln reçue de M.d'Argenson le 1er mal 1661.Celle-ci, sise entre Nicolas Pré et Sébastien Liénard, fut aliénée, garnie d'une maison, le 28 décembre 1670 (gr.Duquet) en faveur de Michel Guyon, pour 150 livres.François Boucher n'était plus le 2 mal 1678 (gr.Rageot) date d'une vente de ses héritiers à Charles et Denis Boucher.Sa veuve, Florence Gareman, prit la direction de la maison.Au recensement de 1681, elle habite en la seigneurie de Maure (St-Augustin), où elle déclare 6 bêtes A cornes et 16 arpents en valeur (Suite, Hist.V, 74»).Enfants (12): Jean, b Québec (Q) 1 mai 1643; destinée inconnue.Benoît n 1645 (rec.1666 et 1667), célibataire; d .Inventaire 16 août 1706 (gr, Laneuville).Elisabeth, b Q 17 mars 1646; m Q 21 oct 1659 a Denis Guyon; s Q 24 sept 1685.Signait « Elisabeth Bouchée» (gr.Rageot, 15-7-1684).Pierre, qui suit Marin, b Sillery (S) 26 déc 1650; mort au berceau.Marie, b S 30 oct 1652; confirmée a Québec 1 mal 1662; m (c.Rageot 26 mal 1672) à Antoine Cbaudillon (ou Chandlllon); s Pointe-aux-Trembles, Montréal.16 déc 1713.240 Ce Dernajou passa contrat de mariage le 12 déc.1669 avec Anne-Françoise Richard (gr.Becquet). 308 ARCHIVES DE QUEBEC Florence alias Madeleine, b Q S oct 1654: confirmée A Quebec.Hôtel-Dieu, 3 juin 1664; s.Anonyme, b et sQ 9 oct 1654.Charles, qui suit après Pierre.Denis, qui suivra après Charles.MichcL b S 8 mai 1661; m 1* Q 26 nov 1695 (c Roger.25 nov) à Madeleine Huot; 2° St-Augustin.19 avril 1700 (c Roger.14 avril) à Geneviève Amiot; n'était plus en 1713; sans drscendanrf.Françoise, b S 6 avril 1664; m Château-Richer 23 juill 1686 (c Jacob, 22 juill) à Nicolas Thibaut, fils de Guillaume et de Marie Le François; t .inventaire 9 avril 1704 (gr.Barbel).III.BOUCHER, Pierre, dit Desboches, fils du précédent, est l'ancêtre des Desroches et des Desrochers de St-Nicolas et du comté de Le*bin_re (J.-Edm.Roy, I_mzon, XXXV).Baptisé a Sillery le 29 septembre 1648, il épousa en 1671 (contrat.Rageot 13 décembre) Hélène Gaudry dit Bourbonnière, née en 1656.Un acte de Duquet du 24 mal 1671 cite Pierre Boucher « habitant de la cote de Latnon ».Le 19 juillet suivant (gr.Rageot), le Sr de la Marthnère avait concédé a Pierre Boucher \u20ac habitant du Cap-Rouge > 4 z 40 arpents bornés au S.-O.par la seigneurie de Villieu (St-Antoine-de-TUIy) et au N.-E.par la terre de Benoit Boucher, son frère.C'est là qu'A coulera ses jours, malgré l'échange qu'il tentera le 19 juin 1672 avec Aubin Lambert dit Champagne, résident de la Pointe à Goulet (cf.Roy.1.cit., I, 329 S3.).La terre de notre colon sera arpentée par Boucher-Boisbuisson le 19 août 1679 (Jog.Coos.So_v, IV, 1003) et il y possédera en 1681 (recens.Suite, Hist, V.75e) 2 bêtes a cornes et 12 arpents en valeur.Pierre Boucher-Desroches reçut une autre concession du Sgr d'Auteuil au Heu dit la Pointe aux Vignes (la Pocatière) de 4 x 30 arpents près d'Ignace Boucher son HU.le 18 novembre 1684 (gr.Rageot); niais il la vendit dès le 24 octobre 1691 (gr.Rageot) i Louis Hayot au prix de 12 livres et 3 journées de travail (Léon Roy.Grande- Anse., p.81).Le Sr Desroches n'était plus en 1707, car l'inventaire de ses biens fat dressé par Chambalon le 14 octobre de cette année.Une Ordonnance du 8 mars 1710 autorise Etienne Frechette de garder la terre de Boucher pourvu quil prenne soin de sa veuve, et une autre du 20 novembre suivant valide les paiements exécutés par lui (Ord.Int.).Hélène Gaudry, veuve Boucher, fut «-!«-\u2014» A St-Nicolas le 22 novembre 1712.Enfants: qui suit Jeaime(-Elisabeth).b Québec (Q) 10 août 1675; s St-NIcolas (SN) 20 janv 1703.Maric(-Hélènc), b Q 11 août 1678; s SN 4 fév 1748.Agnès, b PoinuvWTierimles de Q (PT) 16 mars 1681; donataire de son oncle.Denis Boucher.7 juill 1684 (gr.Rageot): s .gN François, b en la maison d'Antoine Buisson 8 mars 1684 (reg.PT): 28 nov 1709 (c Laaeuville.26 nov) à Thérèse LeMarié: s St-Vtacent de raw.24 oct 1760.Pierre, n v 1688; s SN 16 janv 1718. NOS ANCÊTRES AU XVTJ» SIÈCLE 309 341 La mere y est nommée « Françoise Rousseau », ayant été élevée par Jacques Rousseau.M-Madclelne, n St-Nicolas, b Q 5 août 1692; m 1° v 1720 à Jacques Dehor-nay; 2s (c.Choret 29 août 1734) à Jacques Baron, veuf Catherine Mesnil; s .Joseph, n v 1695; m 1° SN 28 avril 1716 (c Laneuvllle, 25 avril) à Marie-Marguerite Prêcher, veuve de Simon Houde; 2° Ste-Crolx, 3 avril 1758 (c.Panet 2 avril) à M-Angélique Bonneau; s.Françoise-Thérèse, b SN 25 janv 1698; s SN 25 mars 1703.IV.Boucher, Ignace, dit Desroches, fus du précédent, fut baptisé à Québec le 26 mai 1673 et il épousa à St-Nicolas le 17 novembre 1699 (contrat, Rageot 3 nov.) Françoise Pouliot née en 1675.Dès 1698, il faisait sur un cajeu transport de bols de St-Nicolas à Québec (Jug.Cons.Souv., TV, 242).B était établi à St-Nicolas sur une terre de 4 x 40 arpents située entre François Fréchet au S.-O.et René Dumay au N.-E.(Plan de Catalogne).Il y avait sur cette terre, en 1723, 55 arpents en labour (J.-E.Roy, Lauzon, B, 115).Une autre concession lui fut octroyée à la Pocatière, à la Pointe des Vignes, par M.d'Auteuil, le 18 novembre 1684 (gr.Rageot).Elle comprenait 3 x 30 arpents près de celle de Pierre Boucher, son père.Ignace Boucher s'en dessaisit le 6 mai 1701 (gr.Rageot) au profit de P.-M.Legardeur de Tilly à la charge pour celui-ci de lui en reconcéder une de même étendue en la seigneurie de Tilly, Joignant Pierre Boucher son père d'un cSté et d'autre côté Nicolas Huot (Léon Roy.Grande Anse, 80-81).Enfin, Il reçut une dernière concession à N.-D.de Bonsecours, de Marie Mlvllle, veuve Amiot Villeneuve le 19 novembre 1689 (gr.Rageot).Ignace Boucher dit Desroches fut inhumé ft St-Nicolas le 7 avril 1741.Enfants: Marie-Françoise, b 1 et s St-Nicolas (SN) 7 Janv 1701.Joseph, b PoInte-aux-Trembles, Québec, 24 sept 1702; m SN 26 juill 1731 (c.Choret 17 juill) & M.-Marguerite Fréchet: s SN 7 juill 1742; inventaire, 27 juill 1742 (gr.Choret).Louis-Charles, b SN 25 août 1704; m Beaumont 27 mai 1733 (c.Gaschet.26 mal) ft Marie FUteau; s.Ignace, b SN 29 août 1706; s.François, b SN 15 août 1708; m SN 5 mal 1732 (c.Choret 27 avril) ft Marie-Anne Deniers; donation â Charles, son fils, 30 oct 1757 (gr.de Fleury); s .Marie-Françoise, b SN 31 août 1710; m 1° SN 21 fév 1729 (c.Laneuvllle, 20 fév) ft Joseph Demers; 2° SN 29 avril 1732 (c.Choret, 26 avril) à Louis Bou-rassa;s.Marie-Charlotte, b SN 28 juin 1714241; s SN 7 mal 1731.Pierre-Antoine, b SN 1 juill 1716; s SN 1 déc 1717.III.Boucher, Charles, (il signe), fus cadet de François et de Florence Gare-man, fut baptisé à Québec le 7 avril 1658 et il épousa & Sorel, le 7 mal 1685 (contrat Normandln, le 14 juin 1689) Marguerite (-Agnès) Pelletier.Son contrat de mariage précise qu'il est résident de la côte de Villemure (Berthler-en-Haut).Le 10 septembre 1692 (gr.Adhémar), Charles Boucher, maître de barque, demeurant habituellement 310 ARCHIVES DE QUEBEC à Québec signe une obligation de 200 livres pour marchandises, en faveur de François Charon de la Barre.En 1701, il est de retour A Berthlen le Plan de Catalogne situe sa terre A la rivière de la Chaloupe, entre Lavigne au S.-O.et Mandeville au N.-E.L'aveu du Sgr de Lestage en 1723 mentionne pour Charles Boucher, père, une terre de 3 arpents de front, avec maison, grange et étable, comprenant S arpents en labour et 2 en prairie, entre Jean-Baptiste Casaubon et la veuve Mandeville.Enfants: >\u2022 Charles, b Sorel (S) 26 sept et s S 19 nov 1685.Francois, n v 1688; m S 29 août 1712 A Geneviève Delbec-Joly; domicilié rivière de Bayonne (Berthler) ; s.Charles, b Chateau-Richer 5 déc 1690; m S 20 fév 1713 (c ss.pr.31 déc 1712, déposé gr.LepalHeur, 12 Janv 1716) A Marie (-Geneviève) Hénault dit Frenière, laquelle épouse (c.Delafosse, 5 mal 1734) Mathurln Goulet; s.Marie, b Ste-Famille (SF) 15 avril 1693; m S 2 mal 1711 (c ssp 28 avril, déposé Lepallleur) A Antoine Piette, veuf Thérèse Charon; s.Pierre, b SF 16 mal 1695; m 1\" S 6 nov 1725 (c.Delafosse, 6 nov) A Geneviève Mlgneron; 2° (c.Delafosse, 9 nov 1739) A Marie-Dorothée Chrétien; s.Michel, b SF 13 mal 1697; m (c.Delafosse, 23 fév 1729) A Marie-Anne Martin-Pelland, fille d'Yves et Marie Piette; s.Joseph, b SF 15 mars 1699; m S 6 nov 1725 (c.Delafosse, 6 nov 1726) A Madeleine Mlgneron; s.Louis, b S 23 avril 1701; s.Marie-Anne, b Ile Dupas (ID) 9 Juill 1704; m ID 5 août 1721 A Antoine Delbec-Joly; s.Alexis, b ID 26 mal 1706; voyageur aux pays d'en haut, 28 avril 1726 et 21 Juin 1731 (gr.Adhémar); m (c.Delafosse, 23 fév 1732) A Genevieve Martin dit Pellant, fille d'Yves et Marie Piette; s .Jean-Baptiste dit Barbelle, b ID 30 oct 1708; m (c.Delafosse, 29 nov 1737) A M.-Catherine Gladus, fille de feu Nicolas et Marie Laporte; s.Inventaire, le 19 fév 1762 (gr.Monmerqué).III.Boucher.Denis, dit Desrosiers, frère du précédent, naquit A Sillery le 6 avril 1660 et fut baptisé le 11 A Québec.B semble avoir d'abord voyagé et pratiqué la traite des fourrures, car le 9 novembre 1683 (gr.Basset) il contracte une obligation envers Jean Mllot, de Montréal, et le 7 juillet 1684 (gr.Rageot) U fait donation A François et Agnès Boucher, ses neveu et nièce.Il épouse à Québec le 21 novembre 1689 (contrat, Rageot, 3 Juillet) Marie-Jeanne Miville, et se fixe A St-Nlcolas (côte de Lauzon).Le plan de Catalogne (1709) indique en cette côte la terre de D.Boucher entre (Laurent-Etienne Huot dit) St-Laurent au S.-O.et Frichet au N.-E.Le Sr Desrosiers mourut en 1723, \u2014 son Inventaire est du 21 Juillet 1724 (gr.Laneuvllle), \u2014 Marie-Jeanne Miville fut inhumée A St-Antoine-de-TiUy le 3 novembre 1744 (Léon Roy, Grande Anse., p.98).Enfants: Marie-Thérèse, n v 1692; m St-Nlcolas (SN) 18 Janv 1712 A Philippe Dubois; s St-Antolne-de-Tilly (SA) 24 Juin 1726; inventaire, 28 avril 1728 (gr.Laneuvllle). NOS ANCÊTRES AU XVII\" SIÈCLE 311 Jean(-François), n à St-Nicolas et b Pointe aux Tremble», Québec 13 sept 1693; m SN 7 août 1719 (c.Laneuville, 6 août) à Geneviève Frechette; s SN 13 mai 1757.André, b SN 8 avril 1696; m 1° SN 25 avril 1722 à Marguerite Lambert; 2° SN 7 fév 1757 (c.Decharnay, 28 janv) à Marie-Louise Marion; s SA 6 juin 1767.(Denls-)Josepli, b SN 1 mars 1699; m SN 25 août 1722 (c.Laneuville, 24 août) a Marie-Ursule Marion; s.Inventaire, 18 août 1745 (gr.Choret).Nicolas, b SA 21 mai 1702; m SN 3 sept 1726 (c.Laneuville, 1er sept) à M.-Joseph Lambert; donation a ses fils Louis, 26 Juin et François, 29 sept 1757 (gr.Sangulnet); s SN 22 mal 1758.Marie-Charlotte, b SN 31 mai 1704; m SN 24 fév 1721 (c.Laneuville, 16 fév) à François Marion; s SN 22 janv 1758.Etienne dit Desrosiers, b SN 24 mai 1706; m 1° Ste-Croix 13 août 1730 (c.Choret, 12 août) à Marie-Charlotte Houde; 2° SA 3 fév 1749 avec dispense du 2 au 2 et du 2 au 3 (c.Choret, 29 janv) à M.-Marguerite Fréchet, veuve Jean Feuilteau; s.Marie-Anne, b SN 5 juill 1709; m SN 4 fév 1727 (c.Laneuville, 5 mars) a Joseph Martineau-St-Onge; s .Marie-Thérèse, b SN 17 avril 1712; m 1° SN 27 août 1725 (c.Laneuville.26 août) à Jos.-Eustache Demers; 2° SN 18 mars 1748 (c.Choret, 9 avril 1747) à Louis Bourgoln, veuf M.-Angélique Hayot; s.II.Boucher, Jean-Galleran (il signe: J G boucher), qualifié «maçon» en 1666, et < charron » en 1681, fils de Marin Boucher et de Perrine Mallet, fut baptisé à St-Langls près Mortagne (Orne) le 16 février 1633, et il suivit en 1634 ou 1635 ses parents au Canada.Le 30 avril 1656 (gr.Auber) Marin Boucher détacha 2 arpents de sa terre de Chateau-Richer, en faveur de son fils Galleran.Les voisins en étalent Jean Plante, beau-frère du donataire et le notaire Auber.Cette donation fut augmentée de 7}^ perches le 15 décembre 1662 (gr.Auber).Entre temps Galleran Boucher avait épousé à Chateau-Richer le 10 octobre 1661 (contrat, Auber, 15 sept) Marie Leclerc, fille de Jonas et de Marie ParmentJer, de St-Remi de Dieppe.Au recensement de 1667, il réside à Chateau-Richer entre Marin Boucher, son père, au S.O., et Jean Plante au N.E.Le 18 juillet 1663 (gr.Auber) il avait échangé sa terre avec Pierre St-Denis.D reçoit en retour une concession sise à l'Ange-Gardien, seigneurie de Lothalnvllle, de 3 arpents de front par 1J_ lieue de profondeur.Il vendra celle-ci, 7 ans plus tard, (gr.Auber, 4 nov.1670) à Etienne Jacob, au prix de 1,100 livres.Les voisins sont alors Vincent Verdon et Abraham Fiset Après la mort de son vieux père, Galeran Boucher va rejoindre son frère Pierre à Ste-Famille, Ile d'Orléans.Il y achète le 25 novembre 1670 (gr.Auber) la terre de Robert Boulay, qu'il revendra l'année suivante (gr.Auber, 24 août 1671) a ce même frère Pierre (RAPQ 1949-1951, p.239), Dès 1675 (gr.Fillon.4 sept) Il est fixé à la Bouteillerie (Rivière-Ouelle).Le recensement de 1681 (Suite, Hist, V, 78*) le situe à cet endroit entre le seigneur Jean-Baptiste Deschamps et Robert Levé s que: il a 2 fusils, 15 bêtes a cornes et 6 arpents seulement en culture.Une ordonnance de l'Intendant du 22 juillet 1709, décide que la terre que Jean Galleran Boucher a vendue a François Albert lui reviendra, moyennant quoi la veuve de François Albert et ses 312 ARCHIVES DE QUEBEC enfants demeureront quittes envers lui de toute dette (Ord.bit, I, 84).A cette date, Marie, Leclerc n'était plus, morte & l'Hôtel-Dieu de Québec, ft 61 ans, le 8 octobre 1702.Son époux lui survécut 12 ans; il fut Inhumé ft Rivière-Ouelle le 29 mars 1714.Enfants: Marie, b Chateau-Richer (CR) 26 fév 1663; m 1° (c.Pillion, 4 sept 1675) a Jacques Thiboutot; 2° Rivlère-Ouelle (RO) 21 Juin 1688 ft François Autin; s.Pierre, qui suit Philippe, qui suivra après Pierre.Marguerite, b CR 1 mal et s 16 Juin 1669.(Marie-)Madelcine, b Ange-Gardien 24 Juin 1670; m RO 22 oct 1688 à Jean de Lavoie, dont partage 15 avril 1723 (gr.Janneau); s.(Catherine-) Gertrude, b Québec (Q) 20 avril 1673; vivait en 1681; s.Marle(-Annc), b Q 28 avril 1675; m RO 21 Janv 1692 ft François Duval du Ponthaut; s.François(-Gallcran), b Q 28 avril 1677: m Cap-St-Ignace 16 nov 1701 à Jeanne Gaudreau; s.III.Bouches, Pierre, fus du précédent fut baptisé au Chateau-Richer le 9 novembre 1664 et il épousa ft la Rivlère-Ouelle, le 19 juillet 1695.Marie-Anne Mlchaud.B alla se fixer assez tôt ft Kamouraska, où il remplit la charge de marguillier dès 1709 (Paradis, Kamouraska, p.45).C'est sans doute, sa terre de la Rivlère-Ouelle qu'il abandonne ft son frère Philippe le 4 février 1715 (gr.Janneau.Cf.Léon Roy, Grande Anse.p.110).On a de lui et de son frère François, héritiers de Gaueran Boucher, leur père, une déclaration du 19 Juin 1715 (gr.Janneau), ainsi qu'une vente aux mêmes par Eustache Choulnard du 20 Juin 1724 (gr.Janneau).Pierre Boucher et sa femme reçurent la sépulture & Kamouraska, lui le 23 septembre 1737; elle, le 4 juin 1755.Enfants: Joseph, b Rivière-Ouelle (RO) 6 nov 1697; m (c.Janneau, 20 Janv 1724) à Geneviève Hayot; s Kamouraska (K) 11 nov 1742.Marie-Anne, b RO 5 août 1699; m (c Janneau.20 Janv 1724) ft Charles François Marquis; s K 20 nov 1775.Marie-Claire, b RO 15 fév 1702; m K 3 fév 1733 ft Simon Gueret dit Dumont; s.Pierre, b RO 26 sept 1704; m v 1730 ft Marie-Catherine Gueret; s K 12 avril 1754.Marie-Charlotte, b RO 18 Janv 1707; m K 10 nov 1740 & Jacques Deneau; s K 20 sept 1756.Guillaume, b RO 8 avril 1709; s.Michel, n.m K 14 nov 1735 ft Marguerite Choret; s K 18 mars 1756.Marie-Joseph, n.m K 10 avril 1736 ft François Albert; donation par M.-A Mlchaud, 28 juill 1744 (Ins.Prev., X.103) ; s.Marguerite, n.m 1\" K 4 nov 1748 ft Pierre Roy; 2\" K 10 juin 1754 (c Dionne, 9 juin) ft Gabriel-Antoine Parent; s. NOS ANCÊTRES AU XVD> SIECLE 313 III.Boucher, Philippe, frère du précédent, reçut le baptême au Chateau-Richer le 13 décembre 1666.Le 15 mal 1687 (gr.Maugue) se trouvant a Montréal sur le point de partir avec M.de Denonville pour sa campagne contre les Tsonnontouans, Philippe fit donation & Pierre, son frère aîné.D résidait alors & la Bouteillerie (Rivière-Ouelle), où il épousa, le 10 novembre 1693, Marie-Anne Mlgnler dit Lagassé.C'est là qu'il s'établit dans la partie de la paroisse qui deviendra la Grande Anse (Ste-Anne-de-la-Pocattère) entre André Mlgnler, son beau-père, au NE.et Robert Morin au S.E Sa veuve y possède en 1723 4 x 42 arpents de terre, dont 24 en culture, avec maison, grange et étable (Léon Roy, Grande Anse, p.110 et passim).Il en avait reçu 2 arpents de son père Jean-Galleran Boucher, qui devaient faire l'objet de contestations avec ses beaux-frères Duval, Autin et Lavole en 1716-1718 (Jug.et délib.du Cons.Souv., VI, 1109 et Jug.et del.du Cons.Sup., I, 23, 53, 54).Les autres 2 arpents lui étaient venus, ce semble, de ses frères François et Pierre (gr.Janneau, 8 janv.et 4 fév.1715).Philippe Boucher n'était plus en 1718.La veuve fit donation au benjamin de la famille, Pierre, le 8 septembre 1738 (gr.Janneau).Sa sépulture à Ste-Anne-de-la-Pocatlère est du 27 janvier 1750.Enfants: Jean-Baptiste, b Rivière-Ouelle (RO) 10 juin 1696; m Cap St-Ignace 1 août 1724 (c.Michon, 1 août) à Suzanne Cahouet: d av 1740.Joseph, b RO 18 mal et s 4 juill 1698.Marie-Madeleine, b RO 12 avril 1699; s Ste-Anne de la Pocattère (SA) 13 août 1772.Jean, b RO 5 août 1700; m l'Islet (I) 24 nov 1727 à Madeleine Leclerc; s St-Thomas 8 avril 1761.Marie-Anne, b RO 26 juill 1702; m 125 juill 1737 à Jean Martin; s.Philippe, b RO 3 fév 1704; m SA 4 juill 1729 à Marie Dlonne; s SA 28 mal 1747.Thérèse-Françoise (probablement), née vers 1705; m vers 1727 à Jacques St-Pierre.capitaine; s.Dorothée, b RO 1 mai 1707; m SA 26 avril 1730 à Pierre Bourgela; s SA 27 sept 1752.Elisabeth, b RO 14 avril et s 19 nov 1709.Reine, b RO 2 janv 1711; m SA 23 sept 1743 (c Dlonne, 22 sept) à Michel Gannat de la Ribote; s SA déc.1745.Alexis, b RO 30 août et s 2 sept 1712.Pierre, b RO 8 oct 1713; m 1° I 10 nov 1738 (c.Janneau, 9 nov 1738) à Madeleine Caron: 2° SA 10 sept 1753 (c.Dlonne, 16 sept) à Marie Toussaint; sRO 7 mai 1784.Angélique, b SA 8 août et s 6 déc 1715.II.Boucher.Pierre, dit Pitoche, charron, fils cadet de Marin et de Perrine Malet, fut baptisé au Chateau-Richer le 13 février 1639.C'est dans la même paroisse qu'il épousa le 4 avril 1663 Marie, fille de Pierre St-Denis.Il liquida les biens qu'il y possédait par ventes des 1er avril 1662 (gr.Auber) à Symphorien Rousseau: 29 juin de la même année (gr.Auber) à Louis Marthelot \u2014 c'était une terre de 2 arpents entre Charles Gariépy et Charles Bélanger \u2014 ; 3 septembre 1663 (gr. 314 ARCHIVES DE QUÉBEC Auber) à Antoine Andrieu; et II alla prendre une terre à Ste-Famille de l'Ile d'Orléans.Cette habitation, où il y avait 3 arpenta en culture en 1667 (Suite.Hist., IV, 72\"), était située entre Jean Oulmet et Robert Boulay (Cf.RAPQ 1949.p.237).Le 24 août 1671 (gr.Auber) il ajoutait A son domaine la terre de son voisin Boulay, laquelle était devenue la propriété de Jean-Galleran Boucher (RAPQ 1949.p.239).Le recensement de 1681 retrouve notre charron-cultivateur au Chateau-Richer, où il déclare 1 fusil, 5 bêtes à cornes et 12 arpents en valeur (Suite, Hist., V, 79°).C'est que Pierre Boucher avait échangé ses 6 arpents de terre de Ste-Famille avec maison, grange et étable contre une terre que Pierre St-Denis, son beau-père, avait achetée de Tean-Galleran Boucher (gr.Vachon, 27 février 1681).Notre homme revint A Ste-Famille pour y recueillir l'héritage de son beau-père (gr.Vachon, 9 nov.1686).Sa part de 2'/i arpents passa presque aussitôt aux mains de Jean Guyonne dit Sanssoucy (gr.Vachon, 10 mars 1687).L'instabilité qui était le lot de l'époque imposera à Pierre Boucher un dernier déplacement Le 22 Janvier 1693 (gr.Jacob) il échange sa terre de Chateau-Richer avec Nicolas Huot-St-Laurent qui lui cède en retour 13 arpents à la Rivière-Ouelle par une lieue de profondeur « dans les terres de bols de haute futtaye ».Ses voisins sont d'un coté Robert Lcvesque, d'autre côté Pierre Dancosse (Cf.BRH 1947, p.361).Notre défricheur fut Inhumé à la Rivière-Ouelle le 3 mal 1707.Léon Roy pense qu'il aurait fini ses jours à St-Roch-des-Aulnales, où l'on rencontre son fils Prisque Boucher en 1709 (Grande Anse, 39-40,224-225).Enfants: Barbe, b Chateau-Richer (CR) 14 déc 1663; m 1° CR 16 nov 1682 (c Auber, 30 Juill) à René Maheu; 2° CR 22 avril 1686 (c.Duquet 11 mars) A Georges Cadoret: 3° Levis (L) 8 fév 1712 (c.Dubreuil, 7 avril A Louis Jourdain); s L 30 mars 1724; inventaire.29 mars 1724 (gr.La Cetlère).Pierre, qui suit Jacques, b Ste-Famille (SF) 6 Janv 1667; s.Maric(-Xaintes), b SF 12 août 1668; m CR 7 nov 1689 (c.Jacob, 7 nov) A Jean Mlgnot dit La Brie; s RO 15 juill 1717.Jean, qui suivra après Pierre.Pierre, b SF 10 mai 1673; célibataire; s Ste-Anne-de-la-Pocatière 11 août 1745, 70 ans.Angélique, b SF 28 oct 1676; m Rivière-Ouelle (RO) 28 Janv 1697 A Louis Dubé; s RO 2 mars 1717; tutelle A leurs mineurs, 3 fév 1727 (gr.Janneau).Charles, b CR 7 sept 1679; m RO 18 nov 1704 A Marie-Anne Ouellet: s RO 5 mai 1709.Marie-Thérèse, b CR 10 Janv 1683; m RO 7 Janv 1704 (c ssp 30 déc 1703, déposé gr.Janneau) A Pierre Dubé; s Montréal 15 Julfl 1743.Geneviève, b CR 12 sept 1685; m RO 7 Janv 1706 A Laurent Dubé; s Ste-Anne-dc-la-Pocatière, 24 Juin 1769.Prisque.b CR 22 avril 1689; troisième bedeau de la Pointe Levy; m RO 6 avril 1712 (c Janneau, 2 avril) A Marie alias Françoise Miville; s L 10 mai 1768.Marguerite, b CR 12 mai 1692; m Québec 2 nov 1716 (c.Dubreuil.1 nov) A Pierre Aumier; s. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIÈCLE 315 III.Boucher, Pierre, fil» du précédent, vit le Jour à Chateau-Richer où 11 fut baptisé le 1er Janvier 1666.Sa famille ayant émigré à la Rivière-Ouelle, 11 y épousa le 4 février 1697 Marie-Madeleine, fille aînée de Pierre Dancosse et de Madeleine Bouchard.Cest aussi là qu'il vécut et mourut.En 1705, lui, sa femme et sa belle-mère furent condamnés pour voles de fait sur les personnes du notaire Etienne Janneau et de sa femme (Inv.Coll.n.359; Jug.et délib.du Cons.S ou v., V, 362).Pierre Boucher mourut ver» 1715 et sa veuve convola en secondes noces le 21 mars 1716 avec Jean-Baptiste Maisonneuve, de Bayonne.L'Inventaire des biens de feu Pierre Boucher fut fait par Janneau le 24 juillet 1726 et leur partage par le même notaire le 19 décembre 1740.Du mariage Boucher-Dancosse vinrent: Pierre, b Rivière-Ouelle (RO) 17 nov 1697; m Ste-Anne-de-la-Pocatière (SA) 17 août 1726 (c.Janneau, 11 JulU) à Catherine Lizot; donataire de sa mère, 29 août 1747 (gr.Dlonne) ; » RO 4 mars 1774.François, b RO 25 août 1699; m Charlesbourg 10 janv 1727 à Marie-Anne Martel; s .Marie-Anne, b RO 2 Juin 1701; m RO 3 fév 1721 (c.Janneau, 8 Janv) à Joseph Pelletier; s SA 18 avril 1766.Marie-Angélique, b RO 7 fév 1703; s.Jean, b RO 5 août 1704; m Kamouraska (K) 5 mai 1731 (c.ssp 4 mai: Ins.Prév.V.713) à Cécile Michaud; s K 29 mars 1736.Marie-Madeleine, b RO 25 oct 1706; m (c.Janneau.21 sept 1726) à Joseph Saucier; a.Joseph, b RO 7 juill 1708; lieutenant de milice (RAPQ 1949-51, p.360); m 1° SA 25 nov 1737 (c.Janneau, 30 nov) à Reine Lizot; 2° Cap St-Ignace 12 oct 1745 (c.Mlchon, 11 oct) à Madelelne-Salomée Fortin; s av.1780.(Marie-)Rosalie, b RO 4 mars 1710; m (c.Janneau, 24 avril 1729) à Jacques Paradis; s.Marie-Angélique, b RO 10 sept 1711; m 1° RO 30 juin 1739 (c.Janneau, 29 juin) à Jean-Baptiste Richard; 2° RO 11 avril 1758 à Pierre-François Mlville; s RO 27 sept 1781.Marie-Joseph, b RO 21 avril 1713; s.Catherine, n.m RO 26 nov 1737 (c.Janneau, 24 nov) à Joseph Lizot; s .III.Boucher.Jean, frère du précédent, fut baptisé à Ste-Famllle le 18 janvier 1671.Il épousa à Lévis le 16 octobre 1696 Angélique, fille de Jean Guay et de Marie Brlère.Notre homme, d'abord établi à la Rivière-Ouelle, revint se fixer & Lauzon.Angélique Guay décéda prématurément à l'Hôtel-Dieu de Québec, le 8 octobre 1704, âgée de 24 ans, après avoir donné le jour à 5 enfants.Le 17 juillet 1705, Martin Gucdon242, habitant de Lauzon, deuxième époux de Marie Brière, grand-mère des orphelins, présentait requête pour élection d'un tuteur (Inv.Coll., n.3452).Enfants: Angélique, n v 1697; m Lévis (L) 19 nov 1716 (c.Rivet, 13 nov) à Jacques Huard;sL24avrill754.242 Aussi < Gueudon », Lui-même signait « Martin Geudon » (gr.Duquet, 21 oct 1669).Cf.J.-E.Roy Lauzon, L p.XL. 316 ARCHIVES DE QUÉBEC Jean-François, b Rivière-Ouelle (RO) 4 Janv et s 1 mars 1698.Marie-Angélique, b RO 26 mars 1699 et s RO 2 fév 1709.Marie-Ursule, b L avril et s 19 mai 1701.Marie-Joseph, b L 24 avril 1702; s .II.Boucher, Guillaume (Il signe), charron, dernier né de Marin Boucher et de Perrine Malet fut baptisé 6 Québec le 5 mal 1647 et il épousa au Chateau-Richer le 21 novembre 1672 Marguerite-Jeanne Thibault Marin Boucher, son père lui avait taillé, à même sa concession, du côté d'Olivier Le tardif, le 29 Juin 1670 (gr.Auber) une terre de 2 arpents de front Le vieillard étant décédé (1671), Guillaume Boucher s'attacha A racheter les parts de ses co-hé ri tiers: Jn-GaUaran et Pierre Boucher le 13 avril 1671 (gr.Auber); Florence Gareman, veuve de François Boucher, 6 avril 1679 (gr.Auber); Louis-Marin Boucher, 1 septembre 1688 (gr.Rageot).B agrandit encore son domaine par donations d'Antoine Veillon dit Duprê 243 (gr.Vachon, 3 Juillet 1684) et de Loufe Martelot (gr.Rageot 22 nov.1684).Ce dernier gratifiait Boucher d'une terre de VA arpents par VA lieue de profondeur, avec grange de 30 x 22 pieds, « en récompense de ses bons et utiles services et de son amitié ».En 1698.c'est à Guillaume Boucher de faire des libéralités.Le 20 février, il fait donation à François Laberge, son gendre, et le 18 avril (gr.Jacob) & François Sauvln.Enfin le 10 Juillet 1698 (gr.Jacob) il échange quelques perches de terre avec son neveu et voisin François Plante, et le 2 mal 1699 (gr.Jacob), il vend 6 perches, du coté de Barthêlemi Verreau, & son beau-frère Charles Godin.Sur le Plan de Catalogne (1709) la terre de Guillaume Boucher est située entre François Verreau au N.-E et Jean Plante au S.-O.Cet artisan était d'excellente réputation, car il remplit la charge de marguillier au Chateau-Richer en 1680 (gr.Auber, 18 août).Lui et son épouse furent inhumés à Chateau-Richer: elle le 6 février 1718; lui, 2 Juillet 1729.Ils ne laissaient qu'une fille: Marguerite, b Chateau-Richer (CR) 27 oct 1675; m CR 14 avril 1692 (c.Jacob, 13 Janv) à François Laberge; s CR 26 fév 1705; inventaire, 28 mars 1711 (gr.Verreau).BOUCHER, François, dit Vin d'Espagne, fils de Guillaume et d'Adriane Le-monnier, fut baptisé à St-Maclou de Rouen, le 28 mars 1632.(Godbout Origine.p.29).Il épousa à Québec le 21 avril 1664, (contrat Duquet 12 avril) Anne Léplne, de la Pointe de Coureille, près d'Aytré (Char.-Inf.).Déjà il avait acquis de François Blondeau (gr.Duquet 25 nov.1663), une concession de 2 x 30 arpents, au fief Hébert sur la rivière St-Chnrles, entre Pascal Lcmaistre et Jean Galaup, concession dont il obtiendra le titre de Guillaume Fournler, le 8 juin 1666 (gr.Becquet).Le bornage de cette terre donna lieu à un procès porté au Conseil Souverain le 18 mars 1671 (Jug.C.Souv, L 650).Boucher y possédait en 1667 une tête de bétail et 6 arpents en valeur (Suite, Hist, IV, 69») et en 1681, 10 arpents en culture (tt»., V.56»).Notre colon reçut une seconde concession du P.Nouvel, S.J.d'égale dimension au fief St-Gabrlel.le 15 janvier 1671 (gr.Rageot).Citadin d'éducation, François Boucher soupirait après la ville.Une première fois, il avait dû vendre à Pierre .,,*** Antoine Veillon, tailleur.35 ans, demeure en 1681 avec Perrine Malet veuve de Marin Boucher.D dut mourir au début de 1687, car l'Inventaire de ses biens est du 13 janvier 1687 et leur vente du 26 suivant (gr.Jacob). NOS ANCÊTRES AU XVII\" SIÈCLE Clément un emplacement de 30 pieds de front, presque bâti, sis à la haute ville entre Louis Fontaine et LaForge (gr.Vachon, 24 mars 1666); mais en 1678 il s'installe à Québec, rue Ste-Anne, dans une maison achetée de Jean Soulard, le 7 août de cette année (gr.Becquet).C'est là qu'il réside en 1681 (recens.).Boucher meurt en 1684 (son Inventaire est du 25 novembre au greffe de Rageot), et sa veuve, ne pouvant remplir ses charges, rétrocède son immeuble à Jean Soulard (gr.Genaple, 23 mal 1686).Citons encore une quittance de la veuve Boucher du 10 Janvier 1685 (gr.Genaple) à Lucien BoutevUle, tuteur de ses enfants; une obligation du 27 juin 1686 (Ibid.) à Françoise Philippeau, femme Sénard; et une vente.\u2014\u2022 celle de la terre de la rivière St-Charles probablement.\u2014 du 27 juillet 1691 (Ibid.) à René Regnault Enfants: Guillaume, aubergiste, b Québec (Q) 19 janv 1665; en 1681 domestique à Québec, chez Marguerite Couillard (Suite, Hist.V.55»); m 1° Montréal (M) 19 déc 1695 (c.Adhémar, 18 déc) à Jeanne Beauvais; 2° Détroit 16 avril 1716 à Angélique Ptolémée, veuve de Pierre Robert; s .sans descendance.Jeanne, b Q 24 fév 1667; m M 12 Janv 1688 (c.Maugue, 12 Janv) à Mathurin Parent, M* charpentier; s M 18 mars 1735.Jean, b Q 22 oct 1668; vivait en 1684; s .Antoinette, b Q 24 déc 1670; m M 20 nov 1695 (c.Adhémar, 19 nov) à Etienne-Joseph Martel; s M 25 mars 1703.Annc.bQ lOoct 1673; vivait en 1684; s.Marie-Françoise, b Q 10 Janv 1677; m M 26 avril 1702 (c.Adhémar, 24 avril) à Léonard Des Monts ou Demon, M* tailleur d'habits; s M 18 mars 1703.Louise, b Q 20 fév 1681; m 1° Q 10 fév 1711 à Jean-Christophe Cretot: 2° Q 1 mai 1730 à André Remy dit Lespérance; s .BOUCHER, Jean (il signe), fils de Quentin et de feue Jeanne Dents, de St-Etienne du bourg de Chaix (Vendée) au diocèse de Maillezais, épousa à Ste-Anne-de-Beaupré le 12 novembre 1678 (contrat, Vachon, 15 nov.) Marie-Madeleine, fille de Robert Paré et de Françoise Le Houx.Alors qu'il demeurait au Cap Tourmente en 1676 il avait déjà commencé à acheter des héritiers de Louis Gagner leurs parts de la terre paternelle située à Ste-Anne entre les représentants de Pierre Le Picard et ceux de Julien Mercier: la part de Pierre Gagner le 27 octobre 1676 (gr.Rageot); celles d'Ignace Gagner et de François Lacroix, le 12 avril 1678 (gr.Auber); celle de Claude Bouchard, le 26 juillet 1682 (gr.Vachon).Lors du recensement de 1681 (Suite, Hist, V, 78°) Jean Boucher, 31 ans, possède, entre Laurent Magneron et Jean Bodin, une terre où sont 6 bêtes à cornes et 10 arpents en culture.Le 27 Juillet 1685 (gr.Jacob) notre colon s'installe à St-Joachlm: il échange alors, avec Charles Mercier, \u2014 après donation mutuelle le 24 juin (gr.Jacob), \u2014 sa terre de Ste-Anne, acquise en 1676, contre une autre située entre le Sr Gagner et Ignace Poulain.Signalons un accord avec Louis Gagner le 4 avril 1686 (gr.Jacob).Robert Paré, beau-père de Jean Boucher possédait à Québec « sur la grande rue Notre-Dame, entre les Sieurs Defay et Hazeur-Desonneaux, un emplacement garni d'une maison.Joseph Paré, fils de Robert vendit sa part le 27 avril 1685 (gr.Jacob) à ses cohéritiers, et ceux-ci aliénèrent toute la propriété au prix 1585 livres, le 15 avril 1686 (gr.Rageot).en faveur du marchand Léonard Hazeur Desonneaux.Jean Boucher n'était plus en 318 ARCHIVES DE QUEBEC 1705.Le Plan de Catalogne (1709) situe la terre de la veuve Boucher a St-Joachlm entre G.Poulin au N.-E.et L.Gagne au S.-O.Enfants: Jean, b Ste-Anne (SA) 29 août 1679; m 1* (c.Jacob.3 nov 1704) a M.-Made-leine Gravel; 2° Berthier (B) 17 nov 1726 a Marguerite Carbonneau; s B 14 fév 1758.Elisabeth, b SA 14 fév 1682; ml* (c.Jacob, 28 août 1700) à Julien Maufils, veuf Madeleine Cloutier; 2\" SA 8 Juill 1703 à Jean-Baptiste Lagarenne; veuve, fait donation a Charles Chenay.son fils, 15 avril 1738 (gr.Choret); s .Inventaire, 20 Juin 1738 (gr.Choret).Noël, b SA 3 mars 1684; inventaire, 3 nov 1704 (gr.Jacob); m 1* v.1705 a Françoise Simard veuve de Jean Allaire; 2* Si-François, LO.20 Juill 1717 a Anne Deblois; s .inventaire.16 oct 1756 (gr.Crépin).Pierre, b SA 27 oct 1686; m (c Jacob.8 Juin 1711) a M.-Françoise Allaire; lui et son frère Jacques reçoivent du Séminaire une concession de 12J4 perches a Beaupré, le 27 Juillet 1718 (gr.Loiret); donation a Pierre Boucher, leur fils, 5 août 1749 (gr.Huot); s .inventaire, 1 août 1750 (gr.Barolet).Madeleine, n .m (c Jacob, 16 fév 1705) Pascal Mercier; s .Françoise, n 1694, Soeur St-Ambrolse, de l'Hôtel-Dicu; entrée 5 avril 1712, profession 5 oct.1713; d 9 février 1750, 56 ans.Jacgues(-Joscph), n .m (c.Verreau.14 fév 1718) h Dorothée Gagnon; donation a Jean Gagnon, frère et beau-frère, 4 mars 1730 (gr, Jacob); s St-Joachim, 8 sept 1761; inventaire, 1 fév 1763 (gr.Crépin).BOUCHER, Jean, dit Belleville, né de 1659 (sép.) à 1666 (rec 1716), était fils de Liénard Boucher et de Françoise Milot, de S te-Verge (Deux-Sèvres, arr.Bressuire) au diocèse de Poitiers.Il épousa 1* à Québec le 13 février 1696 (contrat, Chambalon, 11 fév.) Marie Racine, et 2* a Québec le 9 février 1706 (c.Barbel, 31 Janv.) Anne Lolseau, veuve de François Constantin.Au recensement de 1716 (éd.Beaudct, no 98), Jean Boucher, maçon, habite rues Ste-Fanulle et Garneau.Quelques actes du notaire Genaple le concernent: 12 Juin 1696, achat d'une rente du Sénilnalre; 3 juillet 1700, marché avec l'intendant Bochard, et le 15 avril 1705 avec l'intendant Bcauharnois.Le Sr de Belleville semble avoir été architecte et entrepreneur des fortifications pour le roi, en particulier des fortifications de Montréal (cf.gr.Lepallieur, 26 fév.1728), qualifications qu'on a attribuées a son fils Jean-Baptiste (Tanguay, II, 378, n.3).En 1726 lui, ou son fils, procède contre Jean Côté (Inv.coll., n.742) et en 1738 contre Jean Richard (IWct, n.3807).Lors du recensement de 1744 (RAPQ pour 1939-40, p.83) Jean-Baptiste Belleville père demeure toujours rue Ste-Famille et se donne 83 ans.Il fut inhumé a Québec le 24 avril 1745.Son Inventaire (gr.Barolet) est du 3 mal suivant Sa veuve Anne Lolseau fut aussi enterrée a Québec, le 18 avril 1752.Enfants: Du premier lit: Jean(-Baptistc), b Québec (Q) 15 oct 1699; m Q 20 nov 1719 (c Barbel.19 nov) à Louise-Françoise Moreau; s .inventaire, 5 sept 1766 (gr.Barolet).Philippe, b Q 6 Janv 1702 et s 6 mai 1720.Du second lib Marie-Geneviève, b Q 7 mal 1714 et s 14 Juill 1714. NOS ANCÊTRES AU XVII» SIECLE 319 ««Tanguay.Diet, I, 208, n, 378, 379, Bl, 211.499.VE.230.3«o Var.Bouchel, Boucher.\u2014 Etymologic.Bouchet représente généralement un ancien « boschet», petit bols, caractéristique du domaine.(Dauzat).- « .^Variantes: Boudault, Boudaut (Vachon, 23-8-1671), Boudot (Lepallieur, 18-9-1730), Badeau, Boudreau (Tang., V, 518) Bourdeau (Tang., H, 414).\u2014 Etymologic: Boudot Boudeau (Périgord): hypocoristlque de «bod >, messager, ou Boudaud: « bodwald », de «waldan », gouverner (Dauzat).r Boucher, Pierre, dit Ducuront, Curonne et St-Pierre 34«, né vers 1674, était fils d'André et de Jeanne d'ArsIgalogne, de St-Antoine de Castelneau, au diocèse de Tarbes.n épousa à St-Françols, Ile d'Orléans, le 23 février 1699, Marie Labbé, qui devenue veuve convola à St-Vallier le 24 septembre 1718 (contrat, Gaschet 22 oct) avec Claude PoUqulu, habitant de Levis.Elle fut Inhumée & Levis le 31 mars 1758 et l'inventaire de ses biens fut dressé par Saillant le 12 mars 1762.Du mariage Boucher-Labbé naquit: Pierre, dit St-Plerre, b à St-Françols, Ue d'Orléans, 20 mal 1700, domicilié â Ste-Anne de la PocaUère, et marié en 1727 (contrat Janneau, 27 Janvier) â Marie-Anne Darde, veuve de François Grondin (cf.E.Roy, Grande Anse, 123-124); s St-Mlchel 23 octobre 1759, à 59 ans.BOUCHET245 (slg.), Jacques-Hyacinthe dit St-Amour, naquit vers 1671 à Latillé (Vienne), à 4 lieues de Poitiers, de Pierre Bouchet, marchand, qui n'était plus en 1709, et de M.-Renée Dam ours.Maître-maçon et tailleur de pierre, il fait marché le 18 mars 1691 (gr.Maugue) avec Etienne Truteau, qui se construit rue St-Paul.Le 3 août 1698 (gr.Basset) François Martin dit Langevin lui consent une obligation.Bouchet-St-Amour se fixa à St-Laurent de Montréal.En 1702 (plan de Montréal) il y possède 3 x 33 arpents, entre Dudevolr et Lacombe.C'est la concession qu'il avait reçue des MM.de St-Sulplce le 5 avril 1700 (gr.Ralmbault).B s'était fait concéder le 27 avril 1707 un emplacement au nord de la rue Notre-Dame, entre les rues Bonsecours et St-Claude, qu'il rétrocéda aux seigneurs le 9 juillet 1711 (Terrier, no 210).Le Sr St-Amour avait épousé à Montréal le 6 Juin 1709 (contrat d'Adhémar, le 9 Juin) Marie-Renée Averty, qui lui donna 5 enfants: Florent, baptisé (b) à Montréal (M) 18 mal 1710; m St-Laurent de Montréal (SL) 7 Juin 1733 (conventions matrimoniales sous seing privé déposées au greffe d'Adhémar le 21 Juin) à Cécile Aubry (O'Brennan); échange avec Gabriel Groulx, son beau-frère, 12 août 1748 (gr.Adhémar) ; s.Marie-Charlotte, b M 20 mal 1712; s M 18 nov 1729.François-Marie, b M 11 sept 1713; s M 31 mal 1714.Maria-Anne, b M 31 mars 1715; mariée sous le nom de Marte-Jeanne M 26 août 1735 (c.Ralmbault 7 août) à Gabriel Groulx; s.Marie-Françoise, b M 12 Janv 1717; m SL 6 Janv 1738 (c.Adhémar.22 déc 1737) a Antoine Beaumont « ferbantler »; s .BOUDEAUJean, né en 1641 (recens.1667).était fils de Martin et de Marie Foucault de St-Porchalre (Charente-Inf.) au diocèse de La Rochelle.On le trouve engagé en 1667 chez Jean de Ralnvllle à Beauport (Suite, Hist, IV, 67*).Le 21 octobre 1669 (gr.Duquet) Jean Boudeau et Raymond Cornut « travailleurs volontaires », s'engagent fi Jacques Miville, pour aller faire du défrichement sur sa terre 320 ARCHIVES DE QUEBEC de la Grande Anse au Cap St-Martin.Deux ans plus tard, le 23 août 1671 (gr.Vache-), il achète de Jean Michel, au bourg Royal, 40 arpents de terre, tenant d'un côté ft Vivien Jean, d'autre coté au grand chemin qui conduit 6 Québec II s'engage en retour à faire V/2 arpent de défrichement Jean Boudeau se maria deux fois, 1° à Québec, le 12 septembre 1673 (contrat Duquet 9 sept) a Marie-Rose Vivien, qui ne lui donna pas d'enfant et 2° & Charlesbourg le 13 décembre 1689 (contrat Rageot U déc.) à Elisabeth Pivain.Les Jugements du Conseil Souverain (L 979) enregistrent un appel de Renée Gulllochet femme Paquet ft l'encontre d'une sentence en faveur de Marie-Rose Vivien (26 août 1675).Deux ans avant sa seconde union, le 13 octobre 1687 (gr.Rageot), Jean Boudeau, étant sur son départ pour aller travailler ft la Malbaie « pour Mr de Comporté, grand prévost en ce pays », fait donation de tous ses biens ft cause de mort ft Joseph Vandandaigne, ft charge de payer ses dettes, de donner 34 de ses biens aux pauvres de l'hôpital et un autre quart pour faire prier Dieu pour le repos de son âme.Vendandaigne aura la Jouissance des < deux habitations > du testateur ft Bourg Royal Jusqu'au retour de celui-ci.Boudeau paraît avoir survécu ft sa seconde femme, qui fut inhumée ft Charlesbourg le 4 avril 1711.Enfants: Du second lit: Jeanne, b Charlesbourg (C) 22 avril 1690; m L'Ange-Gardien 17 avril 1712 (c Duprac 12 avril) ft Charles Maroist; s .Inventaire, 22 fév 1734 (gr.Dubreull).Jean-François, b C 3 sept 1692; le même probablement que Jean-Baptiste natif de Charlesbourg qui s'engage ft Pierre Grou, 18 sept 1730 (gr.Lepallieur) puis & Joseph Blondeau, 3 mai 1731 (gr.St-Romaln); passe contrat de mariage au fort St-Louls de Niagara le 26 septembre 1739 (gr.Lepallieur) avec Madeleine Boyer, fille de défunts Charles et Marguerite Vanter.D s'y dit fils de défunts Pierre-Nicolas Boudeau, habitant de Charlesbourg, et de Marie Grenier.Cet état civil est faux, car U n'y eut de famille Boudeau ft Charlesbourg que celle de Jean, ci-dessus.Il s'était engagé pour le voyage aux Sioux le 9 août 1732 (gr.Adhémar), et il s'engage de nouveau le 5 Juin 1740 pour le poste de Ouabache (gr.Slmonet); s .François, b C 20 avril 1695; m v.1720 ft Madeleine Jobin-Boisvert.de St- Antoine-de-Tilly; s.Marie, b Québec 4 Juill 1697; m St-Thomas 13 avril 1722 ft Louis-Augustin Gagné, veuf d'Elisabeth Charland; s Cap-St-Ignace, 7 fév 1736.Elisabeth, bC 20 avril 1699; s .Marie-Anne, b C 18 nov 1701; orpheline, s'engage & Geofroy Lefebvre.28 Janv 1720 (gr.Lepallieur; ayant eu un garçon de Charles Monbrun.et une fille de Louis Ménard, elle épouse ft Longueull 26 sept 1722 Joseph Bourdon, sauvage pants, fib adopttf de Pierre Bourdon (Cf.gr.David, 19-4-1724); s .Marie-Charlotte, bC 30 juill 1703; s.Jacques, b C 26 avril 1706; s.Nicolas, b C 10 Janv 1709; s.BOUDEAU, Françoise.V.Goudeau. NOS ANCETRES AU XVtt» SIÈCLE 321 BOUDIER24T, Philippe, fils de Mathieu et d'Anne Prieur, naquit vers 1642 a St-Cloud (Seine-et-Oisc) en Ile-de-France.Il épousa & Montréal, le 9 février 1682, Marie Valade, veuve de Jean Cadieu.Il possédait, a la Cote St-Françols (Longue-Pointe), une ferme qu'il loua pour 5 ans à Pierre Goguet le 26 février 1684 (gr.Maugue).Il en acheta une autre de Léonard Giraud dit Lachaume le 30 décembre 1698 (gr.Adhémar).Le 19 juillet 1702, en l'absence de son mari, Marie Valade louait pour un an au prix de 48 liv.de Pierre Fontaine, habitant de Verchères.une maison sise rue St-Gabriel, proche des Filles de la Congrégation (gr.Ralmbault, Cf.Terrier, no 181 0>).Enfin le 13 juin 1724, Philippe Boudler donne procuration à son fils Jean-François pour aller, a St-Cloud, régler la succession de ses parents décédés (Mém.Soc Généal., V.118).Les deux époux furent Inhumés à Montréal, Marie Valade le 9 Janvier 1719 et Philippe Boudler le 24 janvier 1726.Enfants: Philippe, b Montréal (M) 18 oct 1682; n'était plus en 1724.Jean-François, dit Cadieu, Me charpentier (Ord.Int., B, 17) b M 4 mal 1684; m M 18 mars 1720 à Jeanne Mezeray, veuve Toussaint Dardenne; n'était plus en 1749.Maria-Françoise, b M 30 sept 1686; m M 31 janv 1705 à François Héritier dit Lamallce; s.BOUFFARDE Jacques \u2014 il signait d'une belle écriture « Jacq Bouffait » (BRH, 1909, p.25) \u2014 né était fils de Jean et de Marguerite Le Portier, lesquels s'étalent mariés à Rouen, église de St-Martln-du-Pont, le 23 février 1639.B fut précédé dans la colonie par son frère aîné, Martin Bouffard \u2014 il signait « Bouf-fard », baptisé à St-Martin-du-Pont le 27 novembre 1639 et qui travaillait a Québec chez Jean-Baptiste Peuvret, dès 1666 (Suite, Hist, IV, 52°).En 1668 il est à l'Ile d'Orléans (Rageot 13 mal) et y possède une terre d'o& on extrait la pierre (Becquet 27 mars 1672).D en accepte une autre à bail de François Bolvin le 10 avril 1672 (gr.Rageot).Le recensement de 1681 lui donne 6 arpents de terre en culture (Suite, Hist, V, 86*).En 1705, il fait donation a Jean Bouffard son neveu et meurt d'apoplexie à St-Laurent âgé de 76 ans.Sépulture le 10 septembre 1715.Jacques Bouffard, le puisné, épousa a Ste-Famille, Ile d'Orléans, le 5 mars 1680 (contrat, Vachon, 25 février) Anne Leclerc B s'était établi à St-Laurent en l'arrière-fief du Mesnu, entre Claude Salois.\u2014 auquel succédera François Gosselin, né en 1661, \u2014 au S.-O.et François Noël, au N.-E.Bouffard avait acquis sa terre, de 3 arpents de front le 27 octobre 1693 (gr.Genaple), de Jean Paulin, lequel l'avait obtenue de François Noél le 20 octobre 1677 (gr.Duquet).En retour l'acheteur s'engage a payer 27 livres, 10 sols de rente à Charles Aubert de la Chesnaye.B y possède en 1681 3 bêtes à cornes et 5 arpents en valeur (Suite, Hist., V, 86b); en 1725, U peut déclarer « maison, grange et étable, 50 arpents en culture et 2 arpents de prairies» (RAPQ pour 1945-1946, p.34).Anne Leclerc femme Bouffard, fut inhumée a St-Laurent le 8 décembre 1699.Notons d'elle aux minutes de Jacob: vente par ses héritiers (28 juin 1703), inventaire de ses biens (27 Juin 1709) et partage de ceux-ci (28 juin 1708).Jacques Bouffard décéda subitement à St-Laurent 247 Etymologic.Boudler, ancien nom de personne germanique: « bodhari », de « bod », messager, et « hari », armée.(Dauzat).248 Etymologic Boufard, bouffard: glouton, gourmand, en ancien français; du verbe bouffer: gonfler les joues en mangeant (Dauzat). 322 ARCHIVES DE QUÉBEC SIÈCLE 343 Anne(-Michelle), b Quebec (Q) 12 déc 1674; m Charlesbourg (C) 18 mai 1692 (c.Vachon, 18 mai) à Ignace Leroux; s C 13 août 1735.Marie, n 1676 (5 ans en 1681);s.Jeanne,2\" b Q 9 mars 1678; m 1\" C 11 août 1693 (c Genaple, 10 août) à André Bernier; donation à Barthélémy Bernier, son fils, 28 mai 1734 (gr.Pinguet); 2° Q 5 sept 1735 (c.Pinguet, 5 sept) à Simon Lange; s C 11 sept 1747.Michel, n .s C 17 juill 1688.Francois dit Lépine, b C 11 juin 1683; m C 26 oct 1705 (c.Genaple, 3 oct) à Anne Paradis; 2° C 11 fév 1709 (c.Duprac, 10 fév) à Suzanne Proteau; s .Inventaire, 2 janv 1750 (gr.Geneste).Sa terre est encore dans la famille Bouré en 1909 (Le Livre d'Or, p.71).Catherine, b C 31 mars 1686; m 1° C 16 avril 1703 (c.Duprac, 15 avril) à Jean Girard; 2° Lorette, 7 janv 1728 (c.Dubreuil, 26 déc 1727) à Pierre Germain; s.Marie-Anne, b C 26 janv 1689; m C 2 mai 1707 (c.Duprac, 26 avril) à Jean Proteau; s Q 3 fév 1745; inventaire, 9 fév 1745 (gr.Duprac).Anonyme, b et s C 24 mal 1691.Antoinette, b C 15 sept 1692; m 1° C 9 fév 1711 (c.Duprac, 8 fév) à Jean-Baptiste Laurent dit Lortie; 2° C 24 janv 1734 (c.Dubreuil, 24 janv) à Joseph Gaudreau; s après 1744.BOURGAUD,272 Gilles, dit Lacroix, soldat de la Compagnie de M.de Mine, d'un détachement de la marine, fils de Jacques et de Marguerite Dumay, natif de St-Alban (Côtes-du-Nord) au diocèse de St-Brieuc, passa son contrat de mariage sous seing privé le 5 septembre 1694 (déposé à l'étude d'Adhémar, le 26 janvier 1695) avec Marie Gazaille-St-Germain, fille de feu Jean et de Jeanne Touzé.Les contractants se firent don mutuel le 24 janvier 1695 (gr.Adhémar).Bourgaud demeura toujours à Contrecoeur.A sa concession primitive M.Antoine Pecaudy de Contrecœur en ajouta une deuxième le 14 juin 1702 (gr.Adhémar), et une troisième dans son fief de St-Chef le 13 mars 1719 (gr.Lepallieur).Le 18 juin 1734, Bourgaud fut sommé de faire ou recaler un fossé sur sa terre par Ordonnance de l'Intendant Hoc-quart (Ord.Int., II, 169).Enfants: Louis, n .m St-Ours (SO) 13 août 1725 (c.Senet, 12 août) à Marie-Anne Meunier; donation à Etienne et Pierre Bourgaux, leurs fils, 22 juin 1761 (gr.Degulre) ; s.Séraphin, b 1699; m Montréal 27 nov 1724 (c.Lepallleur, 25 nov) à Angélique Brunet; achète les droits successifs de Louis, M.-Anne et Elisabeth Bourgau, ses frère et soeurs, 29 déc 1738 (gr.Adhémar); de Catherine et M-Joseph, ses soeurs, 26 mars 1739 (gr.Adhémar); s.Marie-Joseph, n .; m (c.27 mal 1732) à François Quay dit Dragon veuf Charlotte Giard; Inventaire de ses hardes, 8 juill 1732 (gr.St-Romaln); s .271 Au lieu de « Jeanne », le recensement de 1681 mentionne « Gilles >.272 Variantes: Bourgau, Bourgaux.\u2014 Etymologic Burgaud, ancien nom de personne germ.« Burg-hard », « burg-wald »; « burg », variante de la racine « bergan > cacher, plutôt que < château-fort »; « hard », dur, fort; « waldan », gouverner. 344 ARCHIVES DE QUEBEC Marie-Catherine, b Contrecœur (C) 24 août 1703; m (c Lepallieur, H avril 1722) & Jacques Brunet La Sabloonlère: s .(Jean-)Françols, b C 30 août 1703; s'engage pour le Détroit en même temps que Pierre, son frère, 30 mal 1741 (gr.Adhémar); m 1* Verchères 6 oct 1727 (c Tétro, 5 oct) a Marguerite Tetreau dont inventaire, 15 Janv 1735 (gr.Monmerqué); 2* .ft Elisabeth Jette; 3° (c.Monmerqué, 23 avril 1742) ft Marguerite Brunet, veuve Antoine Emery-Coderre; a .Marie-Anne, b C 2 fév 1706; m 1° SO 9 juill 1727 (gr.Senet, 9 Juill) ft Pierre Chlcoine; 2\" (c Monmerqué, 7 Janv 1737) ft Louis Beignet; s .Madeleine, n .m (c devant Laserte, missionnaire, 29 avril 1731; ratifié, 13 août: gr.St-Romain) ft Joseph Larue-Desplalnes; s .Pierre, n .s'engage pour le Détroit, 30 mal 1741 (gr.Adhémar) m .ft M.-Jeanne Degulre, veuve Etienne Larue-Desplalnes; s .Elisabeth, n 1713; m (c Monmerqué, 5 Janv 1736) ft Jean Ménard, veuf Geneviève Jette; s.Thérèse, n .présente au contrat de mariage de sa soeur Catherine; s .BOURGEOIS,278 Nicolas, dit le Grand Picard, de sa province d'origine, naquit vers 1641 (recens.1681) et épousa Is vers 1667 Claire (-Catherine) Carpen-ticr, née vers 1643, d'origine inconnue, laquelle mourut ft St-Françols de Sales, Ile Jésus le 3 novembre 1687 et fut inhumée le lendemain & Lachine; 2* ft Lachenale le 4 octobre 1688, Marie Garnler, veuve d'Olivier Charbonneau.Avant de se transporter ft l'Ile Jésus, ce colon s'était établi ft la rivière St-Charlcs.Le recensement de 1681 (Suite, Hist, 83») le mentionne ft la Petite Auvergne, entre Louis Dupont et Etienne Pasquler.Il a 3 enfants: Marie, Nicolas et Pierre; il possède 1 bête ft cornes et 4 arpents en culture.On a, de lui, un bail avec Jean Lemlre du 9 octobre 1670 (gr.Rageot) et un marché avec Olivier Morel de la Durantaye, du 31 octobre 1677 (gr.Becquet).Enfants: Du premier lit: Marguerite, n 1668; s Québec (Q) 14 oct 1670.Jacques, n 1669; s Q 7 déc 1674.Jean-Baptiste, b Q 9 sept 1672 et s Q 6 mal 1674.Marie-Françoise, b Q 31 oct 1674; m Lachenale, 2 mars 1688 ft Jean Pineau dit Lafleur«*;s.Marie, n 1675; m Pbtate-aux-Trembles, Montréal 15 oct 1692 (c Fleuricour, 13 oct) & Jean Goguet; dont Inventaire, 10 Juillet 1731 (gr.Senet); la veuve partage avec ses 10 enfants.12 Juill 1732 (gr.St-Romain); s Rlvlère-des-Pralries, 5 mal 1733 « morte subitement ft 58 ans environ >.Nicolas, n 1677 (4 ans en 1681); destinée Inconnue.Marie-Madeleine, b Q 14 mars 1678; n'était plus en 1681.Pierre, n 1679 (2 ans en 1681); destinée inconnue.-n ^'Etymologic.Bourgeois de «bourg», a désigné d'abord les citoyens des villes affranchies, puis, par extension, le citadin.(Dauzat).««Tanguay (L 476) le nomme « Perot ». NOS ANCÊTRES AU XVB» SIÈCLE 345 BOURGEOIS (LE), Catherine, fille, de Thomas,2™ avocat au parlement de Rouen, tabellion de la haute justice de St-Gervais-lcz-Rouen, et de Marie Petit, fut baptisée a St-Gervals de Rouen le 17 février 1633 (Godbout, Origine.p.18).Elle épousa à Québec le 19 octobre 1667 (contrat.Becquet, 9 oct) René Binet, de St-Jean-de-Sauves (Vendée) en Poitou, auquel elle donna 5 enfants.Catherine Le Bourgeois fut inhumée à Beauport le 21 septembre 1702.BOURGEOIS, Françoise, née vers 1646 (recens.1681), était fille d'Antoine et de Marie Piedmont (ou Piermont), de St-Paul de Paris.Elle épousa a Ste-Famllle, Ile d'Orléans, le 3 novembre 1669 278 (contrat Duquet 22 oct 1669) Pierre Vlgnaux dit Laverdure, de St-Cybard, au diocèse de Poitiers.De ce mariage naquirent 11 enfants: L BOURGERY,277 Jean-Baptiste, marié vers 1642 à Marie Gendre, fille de Moïse et de Jeanne Grosse, de Surgères (Char.-Mar.), émigra de St-Nicolas, de La Rochelle aux Trois-Rivières en 1652 ou peu auparavant Le 7 octobre 1655, Pierre Boucher lui concéda dans l'enclos du fort un emplacement de 20 toises de long sur 10 de large, entre Philippe Etienne et Pierre Couc-Lafleur, bordé par-devant par la rue St-Pierre et en arrière par l'emplacement de Guillaume Pépin.Bourgery s'y bâtit faisant du reste cour et jardin (Terrier, p.305).C'est la moitié de ce qui avait été concédé par M d'Aillebout à Gilles Trotier (Cf.gr.Ameau, 23 oct 1655).Notre citadin mourut bientôt, le 15 Juin 1657, et Marie Gendre convola 2° en 1658 avec Florent Leclerc, et 3° en 1667 avec Francois Michelot Enfants: Pierre, qui suit Marie-Madeleine, b Trois-Rivières (TR) 22 juill 1652; faite prisonnière par les Iroquois dans son bas âge, elle fut ramenée par les troupes et placée par M.de Tracy aux Ursulines, le 28 mal 1666 (Cf.Les Ursulines de Québec, 1863, L 250); m 1° Québec 22 août 1667 (c.Rageot 24 juill) à Jean Beaune; 2° Lachlne, 2 déc 1689 à Jacques Chasle dit Duhamel; accord avec ses 10 enfants, 31 déc 1722 (gr.Lepallieur) ; s .Marie, b TR 10 avril 1654; confirmée au Cap, 1 mal 1664; contrat de mar.17 juin 1664 (gr.Ameau) avec Nicolas Leblanc dit Labile (annulé) ; m TR 26 nov 1666, témoins: Henri de Chatellard, Sieur de Salière, « exercitus Gallia: regis prœfectus in Nova Francla >, et Pierre Boucher, gouverneur de T.R.(c.Ameau, 12 janv 1666) a Louis Robert dit Lafontalne; s B 26 sept 1719, 70 ans.Jean, b TR 28 dec 1655; confirmé TR 22 mai 1664 et de nouveau 6 juin 1666; s.'.'.' .¦ ¦.¦' .>-: IL Bourgery, Pierre, fils du précédent né vers 1644 (recens.1681), émigra avec ses parents, de St-Nicolas de La Rochelle à Trois-Rivières, vers 1652.Le 27 mars 1667 (gr.Ameau) il vendit sa part d'héritage à son beau-frère, Louis Robert et alla s'établir à Boucherville.C'est là probablement qu'il épousa (contrat Frérot 21 nov.1669) Marie Bouttard, fille de François et de Marguerite Mousnler, de St-Etienne de Maransln (Cf.BRH, 1927, p.34).Des conventions au sujet du douaire 275 Thomas Le Bourgeois était fils d'Adrien et de Marguerite Lambert *»« Tanguay (I, 587) écrit par erreur « 1670».277 Variantes: Bourgerit, Bourgls et Bourgeois (fausse lecture). 346 ARCHIVES DE QUEBEC de l'épouse furent passée* le 6 janvier suivant (gr.Frérot).Bomgery avait reçu de Pierre Boucher des copc rsrinm verbales, aussi peut-il vendre J$ arpent de terre a Pierre Picard le 18 Janvier 1671 (gr.Frérot) et érttangrr ses terre et maisons avec le chirurgien Gilbert Guiuemin, le 28 mai de la même année (gr.Frérot).Boucher consacra ces rmttati™» lorsque, le 4 avril 1673 (ibid) il accorda à Pierre Bourgery Yz x 2 arpents dans la bourgade de Boucherville.et 2 x 25 arpents dans la seigneurie.Les voisins, pour cette terre, sont Joachim Reguindeau an N.-E.et Claude Pastourel au S.-O.(Cf.BRH, 1927, p.31).Lors du recensement de 1681 (SuIÉè.Hist, V, 72*), Bourgery y déclare 7 arpents en culture.En société avec Claude Auvray.il accepte de Pierre Boucher un bail à ferme, qu'il résilie presqu aussitôt (gr.Frérot 15 mars et 23 sept 1674).Boucher tient ft Bourgery; aussi lui afferme-t-iL pen après, « l'île d'en bas» (gr.Frérot 3 mai 1675) et fat terre de Bourgery est confiée a Claude Pou-tourel (gr.Frérot 25 août 1675).Citons encore, comme dignes de snentionr rengagement par notre agriculteur, de Claude, son fils âgé de 12 ans.ft Pierre Larrivé (gr.Moreau.20 avril 1687); du don mutuel avec son épouse (sWL, 30 mai 1687), et de contestations avec son voisin.Claude Pastourel (ibût, 20 sept 1692 et 28 sept 1694).Pierre Bourgery fut inhumé & Boucherville le 16 Juin 1703.Marie Bouttard.sa femme, fit accord avec ses enfants le 2 juillet 1720 (gr.David), et elle testa le 29 avril 1722 (gr.Tailhandier).Enfants: Léger, b Boucherville (B) 8 mars 1671: s'engage pour les mit armait, le 3 septembre 1694 (gr.Basset); pour le Détroit le 8 avril 1707 (gr.Adhémar).et pour MichirKmalrinac le 1er Juillet 1717 (gr.Tailhandier): m B 21 Janv 1699 (c Adhémar.2 janv) à Marguerite Bougret; s B 25 janv 1723; inventaire.13 avril 1736 (gr.Loiseau).Marie-Madeleine, b B 30 oct et s 2 nov 1672.CLmde, b 7 mal 1674; s B 21 nov 1687.Ignace, b B 6 oct 1675: m Varennes 27 nov 1702 (c Adhémar.10 nov) ft Marie Desmarest s.Pierre, b B 27 fév 1677; s'engage pour Détroit 28 {uni 1704: POT\u201eMl?™?' kmac 25 avril 1716: pour Détroit 1 mal 1717 (gr.Adhémar); teste a Bouchervule 18 ami 1731 (gr.Loiseau); d 4 et s Montreal.5 juin 1731.* Denis, b B 29 mars 1679: s'engage pour le Détroit 10 Juin 1703.28 Juffl 1704 et 30 mai 1705 (gr.Adhémar); m B 1 mai 1718 (c Tailhandier.1 mai) * M^0\"»* Basic s .inventaire.11 oct 1738 (gr.Loiseau): partage de leurs biens, 13 oct imo (gr.Loiseau).f- -^\"\"\"l\"\"*- («Hme: Marguerite Bourgy) b B 8 fév 1681: m B 14 août 1719 !rJ^f™^'_* Iean Lrfort- *** «««enlaire.21 nov 1726 (gr.Barette): s Laprane 23 avril 1761.-*«\"**J» B 12 déc 1685; M Détroit 6 août 1717 à Anne Alimacoua.¦de nation: s.«M, JS^S^^* Cttbm,er rt I*«ssier, bourgeois de Québec se dit îctetL^!r,^\u201eB^G0bm* * S«^»»veur de Blois».lorsqu'il épouse «v-menrc * 25 J™ 1683 Marie Couture, veuve de François Vézier.fine de Guillaume (TV\u2014^&r\"°1°giC\" Boar«et dérivé, désignant «l'habitant du petit tsourg». NOS ANCÊTRES AU XVLT» SIÈCLE 347 et d'Anne Aymard.La mariée n'étant veuve que depuis 21 Jours, les noces donnèrent lieu à des scènes de « charivari », auxquelles Mgr de Laval ne put mettre fin qu'en fulminant rexcommindication (BRH 1926, p.713 et Mandements des cvêques de Québec, I, 114-115) Lors du recensement de 1716 (édlt Beaudet, n.234) Claude Bourget veuf, âgé de 63 ans, demeure à la Basse-ville, rue Sault-au-Matelot avec ses enfants: Claude, Catherine, Louis et Marie-Anne.Il avait pris comme engagés: Pierre Christophe le 8 mai 1688 (gr.Rageot) et Louis Delguel, le 18 novembre suivant (ibid.).Le 10 décembre 1690, Il consent une obligation à Jean Laspron.Le pâtissier Bourget fut Inhumé à Québec le 17 octobre 1720.Enfants: Marie-Anne, b Québec (Q) 27 mai 1684; s.Marie-Madeleine, b Q 30 sept 1685; s.Marguerite-Angélique, b Q 29 janv et s 4 oct 1687.Hélène, b Q 23 oct 1688; s Q 6 janv 1689.Marie-Anne, b Q 11 juin 1690 (26 ans en 1716: recens.Québec, no 262); m 1° Q 29 janv 1709 à Jean Garigue dit Languedoc; 2° Q 19 janv 1728 à Jean Poitevin; s.Catherine(-Thcrèse), b Q 24 août 1691; passe contrat de mariage (annulé) 18 avril 1730 (gr.Dubreull) avec Joseph Renaud, fils de feu Sébastien et de Martine Duvau, de St-Léonard, de Nantes; s Q 16 mars 1759, d'< à 66 ans environ, depuis longtemps au service de Madame Fornel >.Françoise, b Q 7 avril 1693; m Q 10 avril 1714 à Jean Doucet; s Q 11 sept 1726.Claude(-Charles), journalier, b Q 19 nov 1694; m Q 28 nov 1718 (c.Barbel, 7 nov) à Elisabeth Plnguet; s Q S oct 1750.Marie-Anne, b Q 17 fév 1695; elle a une fille de Charles Courtois, 15 oct 1721 (Tang.m, 175 et Jug.et Del.I, 137); m Q 8 nov 1723 à André Lange; s Q 22 nov 1760.Louis, b Q 14 avril 1697; ml\" Charlesbourg, 5 août 1726 (c.Dubreull, 3 août) à Françoise-Joseph Poitevin; 2° Q 1 juill 1741 (c.Plnguet, 29 Juin) à Charlotte Savard, veuve Michel Balan; s Q 28 sept 1754.Pierre, b Q 31 déc 1699; n'était plus en 1716 (recens.).Charlotte-Françoise, b Q 22 fév et s 29 août 1701.Marie-Charlotte, b 1702; s Q 12 janv 1703.BOURGET,**» Pierre, dit Lavallée, tonnelier, fils de Pierre et de Marie Roux, de Semussac (Char.-Mar.), épousa a la Pointe-Lévy, le 11 Janvier 1691, Marie Jean, fille de Vivien Jean et d'Elisabeth Drouet (Cf.BRH 1949, p.212).Il devint donataire, du chef de sa femme, de son beau-père Vivien Jean, le 10 juin 1696 (gr.Chambalon).Notre colon mourut probablement en 1704; car Marie Jean présente requête pour élection de tuteur à ses enfants mineurs le 18 juillet de cette année (Inv.Coll., n.3403); l'inventaire suivit, par Barbel, le 23 du même mois, et la veuve convola en secondes noces à Beaumont avec Jacques Turgeon, le 26 novembre suivant (contrat Genaple, 14 août).Les héritiers Bourget partagèrent le 8 mars 1719 (gr.Gaschet).Marie Jean ne fut inhumée à Beaumont que le 21 février 1742.Enfants: sr» Marié sous le nom de «Bourgiet» (Tanguay, Diet, I, 79; II, 424, 425).Variantes: « Bourgeais », parfois < Bourgeois ». 348 ARCHIVES DE QUEBEC Pierre, b Québec (Q) 14 mars 1692; m Lévis (L) 16 nov 1722 (c.Rageot, 12 nov) a (Marie-) Françoise Guay; donation A Charles Bourget, 14 Juillet 1753 (gr.Pichet); à Pierre Bourget, leur fils, 18 mars 1754 (gr.Louet); s L 26 sept 1756.Il fut l'ancêtre de Mgr Ignace Bourget (Cf.MSG, 1953, p.248).* wwirffc, b Beaumont (B) 30 Juin 1694; passe contrat de mar.(annulé) (gr.La Ceticre, 17 fév 1712) avec Abel Sagot; m Q 13 Juin 1712 (c Dubreull, 10 Juin) A Charles Chandonné; s.Marie-Madeleine, b B 21 fév 1699; m B 4 Juill 1718 (c.Gaschet 3 Juill) a Antoine Cassé; s B 29 Juin 1779.Jeanne, n .m vers 1722 à Jean-Bte Quéret; s.Madeleine, n.m B 12 juin 1728 & Jean Le Roy; s St-Valller, 30 oct 1769.BOURGOIIIN280 Pierre, dit Bourguignon, né en 1639 \u2014 1641.fils de défunt Francois et d'Andrée Boslard, de Notre-Dame de Fontcnay-le-Comte, au diocèse de La Rochelle, épousa a Québec le 17 octobre 1667 (contrat Rageot 9 oct) Catherine Basset fille de feu Guillaume et de Marguerite Cavain, de St-Ouen de Darnetal, au diocèse de Rouen.Au contrat assistent Jean Gibaud et Léonard Leblanc, cousins du futur.Notre colon était au Canada dès 1665, car au recensement de 1666 (Suite, Hist, IV, 56\") a Beauport chez Jean Gibaut réside Pierre Bourgoin, 25 ans, texler, engagé domestique.La conduite de l'épouse ne fut pas toujours exemplaire, car elle encourut une condamnation du Conseil Souverain le 19 août 1675 (Jug.et déUK, L 972-973).En 1681, on trouve Pierre Bourgouin établi a la seigneurie de Villiers (Suite, Hist, V, 75») avec une vache et 4 arpents en culture.Il a Pierre Lambert d'un côté, et Benoît Boucher de l'autre.Le 28 juin 1687 (gr.Rageot), il accepte de Catherine Gauthier, veuve de Denis Duquet une concession au fief Duquet (St-Antoine-de-TiUy), qu'il ne semble pas avoir fait valoir.Les époux Bourgouin finirent leurs jours a Beauport Us y furent iw!mm»«; elle, le 16 novembre 1716; et lui, le 13 septembre 1719.Enfants: Pierre, b Québec (Q) 25 et s 30 nov 1668.Jacques, qui suit Nod, b Q 15 janv 1673; n'était plus en 1681.Marie(-Cathcrinc), b Q 11 mars 1674; passe c.mar.(Rageot 28 juin 1689) avec Pierre-Guillaume Hublé; m v.1690 à Pierre Dertail (Retaille, Ré tin); s.Claude, qui suivra après Jacques.Pierre, n 1679 (2 ans en 1681); s.Pierre, b Pointe-aux-Trembles, Québec (PT) 30 mars 1681; m 1° Beauport 31 janv 1701 à Madeleine Bouchard alias Chenay, fille naturelle de Pierre Chenay-Dubreuil et de Marguerite Boissel (Mem.Soc, Généal., VI, 208); 2° Lachenale, 20 nov 1730 (c Coron, 17 sept) à Marie Perrot (Prou, Bareau), veuve de Jacques Terrien, et fille de François et de Françoise Feuilleton (Cf.MSG, VD3, 230): s Lachenale, 20 nov 1743.280 Etymologic Bourgoin \u2014 Bourgouin, ancienne forme régionale de « bourguignon » au cas sujet.(Dauzat). NOS ANCETRES AU XVD> SIECLE 349 Marie-Madeleine, b Q 1 nov 1683; m Q 21 fév 1702 (c.Duprac, 20 fév) a François Bonneau; s Beauport 14 juin 1722; inventaire, 5 nov 1722 (gr.Duprac).Anonyme, b et a Q 25 oct 1686.II.Bourgouin, Jacques dit Bourguignon, fils du précédent baptisé a Québec le 15 mal 1670, épousa 1\" a Neuville le 3 novembre 1695 Jeanne Matte, fille de Nicolas et de Madeleine Auvray; Jeanne Matte fut Inhumée à St-Antolne-de-Tilly le 29 janvier 1703 et Jacques Bourgouin épousa 2° à Ste-Famille, Ile d'Orléans, le 9 février 1706 (contrat Laneuville, 9 fév) Jeanne Mesny, fille d'Etienne et de Catherine Laisné.Le 28 juin 1687 (gr.Rageot) Jacques Bourgouin avait reçu, en même temps que son père, une concession de Catherine Gauthier, veuve Duquet Le Plan de Catalogne (1709) place cette terre au S.-O.du domaine du fief Maranda (St-Antoine-de-TilIy).Jeanne Mesny fut inhumée a St-Antoine le 12 mal 1737 et l'Inventaire de « feu » Jacques Bourgouin fut dressé par Choret le 27 juillet de la même année.Enfants: Du premier Ut: Marie-Thérèse, b Pointe-aux-Trembles, Québec (PT) 27 août 1697; s.Laurent dit Bourguignon, b PT 7 mars 1701; m Nlcolet 28 déc 1731 à Marie-Madeleine Prou; s.Anonyme, b et s Ste-Antoine-de-Tllly (SA) 29 janv 1703.Anonyme, b et s Beauport 6 déc.1706.Du second lit: Joseph(-Françols), dit Bourguignon, b Ste-Famille, I.O.(SF) 6 déc 1707; m SA 29 août 1735 (c.Choret 14 août) a Charlotte Duguay; s.Acgéliquc, b SF 25 fév 1710; m SA 22 août 1734 (c.Choret 22 août) à Jean (-Baptiste) Houde, veuf M-Thérèse Piché; s SA 11 mai 1760.Charlotte, b St-Nicolas 10 nov 1715; s SA 27 déc 1724.Marie-Thérèse, n 1720; s PT 6 avril 1745.Charles-Joseph, n .s SA 12 oct 1722.IL Bourgouin, Claude, frère du précédent fut baptisé à Québec le 5 novembre 1676.Il se maria à Neuville le 10 novembre 1698 avec Thérèse Magnan, fille d'Etienne et d'Elisabeth Mlgneron.D accompagna son frère au fief Duquet à St-Antolne-de-Tilly et y reçut la sépulture le 24 décembre 1733, à 57 ans.Enfants: Marie-Catherine, b Pointe-aux-Trembles, Québec (PT) 8 juill 1700; m St-Antolne-de-Tilly (SA) 25 oct 1717 à Thomas Rondeau; s.Antoine(-François), b SA 26 août 1704; m SA 23 nov 1722 (c.Laneuville, 22 nov) a Anne Blouard.veuve Is de Jean-Baptiste Roberge et 2s de Jean Cauchon; s.Louls(-Françols), dit Bourguignon, b SA 3 mal 1707; m Is SA 30 avril 1731 (c.Choret 29 avril) à Angélique Houde; 2\" SA 13 fév 1741 (c.Choret 12 fév) (réhabilité SA 7 Janv 1742) a Angélique Hayot veuve Pierre Duguay; 3° St-Nicolas (SN) 18 mars 1748 (c Choret 9 avril 1747) a Thérèse Boucher, veuve Joseph Demers; donation a Jean Croteau et M.-Louise Demers, 26 mars 1763 (gr.Louet); \u2022 Québec, 27 fév 1784. 350 ARCHIVES DE QUÉBEC Marie-Françoise, b SN 30 avril 1709; m Québec 6 fév 1731 a Louis Cluse au; s.Marie, n 1715; s SA 26 déc 1733.BOURGOUIN, Marie-Marthe, née en 1636 (recens.1681) à 1638 (recens.1666), était fille de Jean Bourgouin, bourgeois de Paris, successivement secrétaire de la Chambre du roi (1628) et commis a l'extraordinaire des guerres (1642), et de Marie Lefebvre, de St-Louis en l'Ile Notre-Dame, a Paris.Elle épousa 1° ft Québec le 9 janvier 1662 (contrat Audouart 26 déc.1661) Nicolas Godbout pilote, de Berneval-le-Grand près de Dieppe; 2\" ft Ste-Famille le U juillet 1675 (contrat Becquet 2 juillet) Antoine Marcereau.de Montbart au diocèse de Langres.Elle mourut « figée d'environ 50 ans » le 19 décembre 1682 et elle fut inhumée le surlendemain & St-Laurent de l'Ile d'Orléans.Du 1er lit étaient nés 5 enfants.BOURHtS3*1 (LE) (signature), Jean, dit Le breton, tourneur, né en 1658, était fils de Jean et d'Hélène Rousseau.La première mention qu'on trouve de lui chez les notaires est un transport qu'il fait le 17 septembre 1686 (gr.Basset) A Vincent Lenoir.Jean Le Bourhls épousa A Montréal le 22 octobre 1686 Marie Dumets, fille d'André et de Marie Chedville.A Montréal il reçut une concession d'emplacement de 22 pieds de front rue St-Lambert (St-François) le 22 décembre 1687 (gr.Maugue), mais il le vendit le 11 janvier 1695 (gr.Maugue) ft Jeanne Renaud, veuve Vaudry (Cf.Terrier, no 135).Notre artisan semble être resté ft loyer, car il accorde un sous-ball au Sr Chlcoine le 26 avril 1688 (gr.Adhémar).A Boucherville, où 11 se transporte vers 1695, il prend un bail de maison de M de la Perrière le 13 novembre 1703 (gr.Tailhandler).Ce n'est que le 1er juin 1706 (même gr.) que le seigneur Pierre Boucher lui donne une concession.Nous avons de Le Bourhls nombre de marchés (Basset 15 oct 1686; Adhémar, 18 déc.1687; Basset 15 mal 1695; Tailhandicr, 1er mars 1703).Jean Le Bourhls fut inhumé ft Montréal le 19 novembre 1708.Marie Dumets, sa veuve, convola en secondes noces avec Charles Varry, de Chalonnes (Maine-et-Loire) en Anjou.Elle déclare, dans son contrat de mariage (gr.Lepallieur, 30 oct) qu'étant demeurée veuve sans aucun bien, chargée de 8 enfants, la plupart en bas Age, elle a été obligée de renoncer en justice & la communauté.Elle ne fut inhumée ft Longueull que le 21 janvier 1741.Du mariage Le Bourhls-Dumets sont issus: Vincent b Montréal (M) 23 Janv et s 15 fév 1688.Jean.Me Charpentier, b M 10 sept 1689; établi & l'Ile Jésus; m 1° vers 1724 M.-Joseph Martin, fille de Jean et Madeleine Babin, s Louisbourg.21 sept 1732; 2° Louisbourg, 29 août 1734, ft Madeleine Corporon, fille de Jean et Marie Plnet; s.Marie-Anne, b M 10 avril 1691; m Longueull (L) 5 déc 1718 (cTailhandler, 28 nov) à Léger Bray; s L19 Juill 1723.Yves, b M 2 déc 1693; m Boucherville (B) 5 Juill 1718 (c.Tailhandler, 4 juill) ft Marthe Letard; s vers 1730; Inventaire.2 mars 1743 (gr.Lolseau).Jean-Baptiste, Me menuisier, b Boucherville 23 fév 1697; m Montréal (M) 9 Janv 1719 (c Lepallieur.8 Janv) A Catherine Jette; s M 12 Janv 1750.\u201e.?\" Ce nom breton a été écorché au Canada.On trouve Bourlis (Tang., IL 429), Boullerice (gr.Lolseau, 2-3-1743), Baurice.Bory, Bourtler (Tang.L 80), Le Boucher, Bourgis (gr.Maugue, 22-12-1687).etc. NOS ANCÊTRES AU XVH« SIÈCLE 351 Gabriel, Me maçon, tailleur de pierre, n B 1700; s'engage à Etienne Rocbert, agissant pour l'Intendant, pour aller travailler de son métier au fort Frontenac, 6 fév 1726 (gr.David); m 1° M 5 mars 1731 (c.Adhémar, 4 mars) à Geneviève Jette; 2\" Lachine, 10 janv 1752 à Marie Morel; 3° Lachine, 30 oct 1752 à M.-Joseph Roussel; eut trois propriétés à Montréal (Terrier, nos 199B, 204 B3, 207A:; s vers 1769.(Marie-)Suzanne, b St-Françols, I.J.(SF) 5 nov 1704; m 1° L 9 fév 1722 (c.Tallhandier, 8 fév) à Jean-Baptiste Viau; 2\" L 3 fév 1733 (c.Ralmbault.1 fév) à Antoine Valières; s Chambly, 25 janv 1757.M-Joseph, n.m L 26 nov 1725 (c.Adhémar, 25 nov) à François Ganne (Tang: Gareau); s L 7 Janv 1742.Un fus, bSF 4 juill 1707; s.BOURON.282 Jean, fils d'Hilaire et d'Hélène Souchet de St-Hllaire-sur-l'Autize (aujourd'hui St-Hilaire-des-Loges) (Vendée) au diocèse de La Rochelle, étant « travaillant > 6 Québec, s'engage pour un an le 16 octobre 1679 (gr.Duquet) au service de Jean Tlberge, fa ri nier, demeurant à Notre-Dame-des-Anges.En 1681 (recens.Suite, Hist, V, 54*), Jean Bouron, âgé de 39 ans, est domestique chez les Hospitalières.Cinq ans plus tard, le 4 juin 1686 (gr.Genaple), peu avant son mariage, il achète de Jacques Girard une terre sise au village St-Romain, seigneurie de St-Bernard, contenant 3 arpents de front et 20 de profondeur, tenant des deux côtés au Sr Martel, terre que Girard a reçue en concession des Hospitalières le 16 avril 1684 (gr.Genaple).Jean Bouron se maria 2 fois: Is à Beauport le 7 octobre 1686 (contrat Vachon, 6 oct) avec Anne Blnet veuve de Pierre Dron, et fille de René Binet et de Catherine Bourgeois, laquelle fut Inhumée à Charlesbourg le 3 août 1698; 2° à Québec le 3 août 1699 (c.Chambalon, le 2 août) avec M-Françoise Chaquenaux (ou Chagnon) veuve de Nicolas Georget On a, de Jean Bouron, différents marchés, passés devant Vachon: avec Pierre Conllle, 22 février 1687; Joseph Griffard, 19 janvier 1688, et Mathurin Relgne, 15 janvier 1689.M.-Françolse Chaquenaux fut Inhumée & Charlesbourg le 17 mal 1708.Bouron mourut 4 ans après, à la maison seigneuriale de Beauport Son inventaire, du 31 mars 1712 (gr.Duprac), nous apprend que Vincent Guillot a été élu tuteur à son fils Jean, que sa terre, où il peut y avoir 7 à 8 arpents en labour, possède une maison de 25 x 20 pieds, close de pièces sur pièces, couverte de planche, menaçant ruine, avec cheminée de terre.Enfants: Du premier lit: Michel, b Beauport (B) 23 déc 1687; m Charlesbourg (C) 5 nov 1708 (c.Duprac, 4 nov) a Madeleine Vivier; s B 21 fév 1709.Catherine, b C 16 et s 24 nov 1689.Marie-Madeleine, b C 2 mars et s 6 sept 1691.Pierre-Joseph, b C 4 août et s 11 déc 1693.Marie-Anne, b C 23 et s 27 nov 1694.(Antoine-)Joseph, b C 19 mars 1696; lettres d'émancipation, 7 fév 1718 (Jug.Cons.Sup., L 39); m St-Laurent Montréal, 17 janv 1722 (c.David, 5 janv) à M-Joseph Boy en s vers 1742.282 Etymologfe, Bouron \u2014 Bournon, nom de personne germanique.La racine «boran» signifie «né», «engendré».Anglais: « born ».(Dauzat). 352 ARCHIVES DE QUEBEC BOURSIER.38* Jean, dit La vigne, fils de défunt Pierre, vivant marinier, demeurant au bourg de St-Surin de Mortagne au diocèse de Saintes, et Marie Moucher, passa son contrat de mariage, le 2 février 1673 (gr.Basset) avec Marie-Marthe Thibaudeau, fille de Mathurin et de Catherine Averard.Le mariage eut lieu A Montréal le 9 avril suivant Ce colon ne tarda pas à s'établir au Sault St-Louls (Lachlne), car le 27 Janvier 1675 (gr.Basset) il y vendait * Jean Roy dit La Pensée, 2]/2 arpents de front avec cabane de pieux en terre, sis entre le dit Jean Roy et Laurent Godln dit Chatillon.Le 27 décembre de la même année (gr.Basset), Il acceptait un bail & ferme de Joseph Denis dit Le Vallon, et 2 jours plus tard (gr.Basset), de compagnie avec Jacques Cardlnanr, il achetait une terre de Mathurin Thibaudeau, son beau-père.En 1681 (recens.Suite, Hist, V.69°), il habite toujours à Lachlne, où il possède 1 fusil et 4 arpents en culture.Sa terre est sans doute, celle de 40 arpents dont il reçoit le titre des MM.de St-Sulplce le 4 juillet 1682 (gr.Maugue).Si son défriché est si peu considérable, c'est que le Sr La vigne est avant tout un «coureur de bols».Dès le 30 Janvier 1675 (Montréal.Bailliage, fo 175), Il réclame 23 liv.et 8 sols A Raymond Bolneau pour 2 peaux d'orignal qu'il lui a vendues.Le 9 septembre 1686 (gr.Bourgine) lut et son associé Francois Brunet déclarent qu'ils ont laissé A Michllllmaknlac au Sr Latour, 26 paquets de castor, de 30 A 35 castors chacun, qu'ils descendront A leur prochain voyage.En 1688, avec plusieurs compagnons, Jean Lavigne pousse Jusqu'aux Illinois, voyage commercial qui nécessite plusieurs obligations: le 4 mars à Charles de Couagne (gr.Adhémar), le 28 Juin A Jean-Jérome Le Gay (gr.Maugue), le 2 août par son procureur Antoine Pacaud (gr.Adhémar).1689 fut l'année fatidique du «massacre de Lachlne».Cinq ans plus tard, le curé Remy consigne en son registre: « Ce jourd'huy 31* octobre 1694, a été exhumé sur le grand chemin proche le fief de Verdun, suivant et en conformité A l'ordonnance de Mgr l'evèque, en date du 18* de la présente année 1694, le corps de Marie-Madeleine Bourcler.fille de défunt Jean Bourcler, laboureur, et de défunte Marthe Thibaudeau, sa femme, laquelle fut tuée par les Iroquois le 5* août de l'année 1689, Jour auquel Ils prirent pillèrent et brûlèrent Lachlne; la dite fille Agée de onze mois, et son corps transporté en une des malsons du fort de l'église de Lachlne, d'où il a été levé, mis en l'église, et après les prières prescrites par le rituel romain, il a été porté au cimetière et enterré en iceluy proche les ossements des défunts tués par les Iroquois dont fut fait la translation le 28* des dits mois et an et enterrés le jour suivant cette inhumation faite.A l'issue de la messe avec concours de peuple.» Après la tuerie du 5 août on ne trouve plus mention des époux Boursier, non plus que de leurs fillettes: Marguerite Agée de 13 ans, et Elisabeth Agée de 9.Ce silence de l'histoire pose un terrible problème.Enfants: Alexandre, b Montréal (M) 29 juHl 1674; s'engage A Louise Denys, dame d'Aillebout pour le voyage de Mlchilllmaklnac (gr.Adhémar, 7 mai 1717); m v.1705 A M.-Jeanne Pruneau; n'était plus en 1745.Marguerite, b M 26 déc 1675; s.Barbe, b Lachlne (L) 27 déc 1677; m L 7 mal 1703 (c Adhémar, 2 mal) A Jean Poineau, farinler; 2* A Charles Primot; s.Marie-Elisabeth, b L 29 Juin 1680; s.388 Variantet Bourcier.Etymologic.Boursier, nom de profession, qui administre les fonds, trésorier. NOS ANCÊTRES AU XVW SIÈCLE 353 Anne, b L 5 mai 1682; m M 25 fév 1699 à Raphaël Descent, de St-Eulalie de Bordeaux; s .Jeanne(-Cathcrine), b L 19 mars 1684; m M 15 janv 1703 (c.Ralmbault.15 janv) à Etienne Madeleine dit Ladouceur; s Bout-de-l'Ile, Montréal, 8 sept 1754.Jean, b L 12 janv 1686; cité le 14 juin 1712 (gr.Ralmbault); s .Marie-Madeleine, b L 29 sept 1688; tuée par les Iroquois.5 août 1689; s L 31 oct 1694.BOUSQUET.a»* Jean, arquebusier, naquit en 1636 (recens.1666) ou 1646 (recens.1681) du mariage de Jean Bousquet et d'Isabelle Hilaret, de Tonnelns (Lot-et-Garonne) en Agenois.Il épousa à Montréal le 11 mai 1672 (contrat Basset, 7 mal) Catherine Fourier, veuve de Mathurin Mercadler.Il avait d'abord habité Trois-Rivièrcs, où Adrien Jolllet, agissant pour Jean Peré, lui réclame le 15 novembre 1664 le paiement d'un canot d'écorce (Archives de Québec.Prévôté de Trols-Rivières).0 est à Montréal en 1670: il y assiste le 24 novembre au mariage de Toussaint Baudry.En cette ville il achète de Jean Baudouin le 8 mars 1671 (gr.Basset) un quart d'arpent avec une maison, connue sous le nom de « Vide-Bouteille », au prix de 360 livres (Cf.BRH, 46: 25), maison qu'il revendra à Laurent Tessler le 18 novembre 1681 (gr.Maugue, cf.Terrier, no 164).B acquiert aussi de Jean Coron, un emplacement de 40 pieds de front rue Notre-Dame, entre les sieurs Pigeon et Baron, qu'il revend a Pierre Chautreau, le 4 septembre 1680 (gr.Maugue; cf.Terrier, no 171).Il vend aussi le lendemain (gr.Maugue) aux Hospitalières 5 arpents qu'il détient «prés de la Petite Rivière» (gr.Maugue).A son atelier de ville, Bousquet ajouta une concession de 3 x 15 arpents à l'Ile Ste-Thérèse, où habita sa famille.13 arpents y étaient en culture en 1681 ( Suite.Hist, V.72»), C'est sans doute, cette terre que Catherine Fourier, devenue veuve, afferma à Louis Brien le 6 octobre 1704 (gr.Adhémar).Aux transactions déjà citées, il faut ajouter: ventes à Gilles Marin.29 décembre 1673 et & Louis Brien, 20 décembre 1677 (gr.Basset); marchés avec Guillory, 12 août 1672 (gr.Basset), avec Papin, 10 janvier 1700 (gr.Tallhandier); obligations par Marin, 15 février 1676, par Brien, 29 décembre 1676 (gr.Basset); etc.Jean Bousquet fonda à Montréal en 1676 avec d'autres armuriers-serruriers la confrérie de St-Elol (BRH, 23: 343 et 4: 376).Son humeur n'était pas toujours égale, comme en témoigne la réparation qu'il dut accorder ft Jean Guedon dit le Parisien en 1671 (gr.Basset, 25 août.Cf.BRH, 46: 25).Bousquet n'était plus en 1704.Sa veuve, Catherine Fourier, convola en troisièmes noces à Montréal le 20 novembre 1712 (contrat Lepallleur, 21 nov.) avec François Martin dit Langevin.de la côte St-Paul.veuf de Catherine Goyer.Elle testa par-devant Tailhandier, le 20 novembre 1712 et elle fut inhumée à Varennes le 22 octobre 1726, ft 88 ans, dit l'acte: à 75 ans d'après le recensement de 1681.Enfants: Geneviève, b Montréal (M) 9 déc 1672; vivait en 1681; s .Jean, b M 3 sept 1674; m Repentjgny (c.ssp à Repentigny, déposé Lepallieur, 25 nov 1703) à Louise Lussier; s St-Sulpice, 2 août 1754.Catherine, b M 13 fév 1676: m Varennes (V) 24 nov 1698 ft Jean Voyne: s .Daniel, b M 13 oct 1677; s Polnte-aux-Trembles, Montréal (PT) 5 juin 1684.\u2022m Etymologic.Bousquet nom mérédlonal, forme régionale de « bosquet », (Dauzat). 354 ARCHIVES DE QUÉBEC Pierre, b M 22 janv 1679; m M 16 Janv 1702 à Marie Banker; d 20 et s V 22 mars 1756.Claude, b PT 1 dec 1680; s PT 8 nov 1684.Marie, b PT 27 sept 1682; m V 12 mai 1704 (c Scnet, 12 mai) a Majole Audin (ou Oudln); s St-François, I.J.15 mal 1740.Barbe, b PT 7 fév 1684; m 1* M 1 août 1707 (c.Lepallieur, 30 juill) à Pierre Laval; 2° M 17 nov 1709 (c.Adhémar, 17 nov) A Jean-Baptiste Desrosiers dit Du tremble; passe contrat de mar.3 avril 1730 (gr.Chaumont) avec Denis St-Aubin, 26 ans, douaire 2000 livres; 3° M 8 Janv 1731 (c Adhémar, 5 Janv) a Charles Miville; s M 22 Juill 1767.Jeanne, b PT 17 oct 1685; m M 14 nov 1710 (c.Adhémar.24 nov) a Albert Baune; s M 19 avril 1716.Toussaint, b PT 15 juin 1687; s M 8 août 1700.Françoise, b PT 20 avril 1690; m Rcpentigny, 21 janv 1715 (c.Scnet, 15 Janv) à Joseph Cusson; s Rcpentigny 1728.Annc-Cntherine, b V 14 mai 1695; m V 27 janv 1716 (c.Tailhandicr.25 Janv) à Nicolas Ledoux dit Adam; s vers 1723. INDEX Abbott, L'Hon.J.-J.-C., 83.Accaron.M., 9.10, 15, 16, 18, 20, 21.Achon, Jacques, 278.Addison, Robert.156.160, 165.Adhémar, Antoine.235.236, 240, 242, 250, 252, 260, 262, 265, 266, 268.272, 273.Agostini, M.93.Aguenier, Paul, 269.Ailleboust, Madame d' \u2014 Voir M.-Louise Denis \u2014 Catherine Le Gardeur.Ailleboust d'Argenteuil, Pierre d', [époux: M.-Louise Denis] 251, 257, 261, 266, 267.272.Ailleboust de Coulonge, Louis d', [époux: Félicité Picard] 259.Ailleboust de Menthet, Nicolas d', ,[époux: Françoisc-J.Denis] 239, 258.Ailleboust de Perigny, Paul d', [époux: Madeleine-Louise Margane de La-valtrie] 264.Ailleboust des Musseaux, Chs-Joseph d', [époux: Catherine Le Gardeur] 239, 251, 252, 255, 258, 268.Alarie.Joseph, 101.Amos [Amaus] Mihory (?), 260.Anderson, Captain, 150.Anderson, Mrs., 150.Angers.Sir Auguste-Réal, 50, 51, 97.Anglican Diocese of Quebec, The, 121, 165.Annonharichon, 253.Antrade, Jacques, 284.Arnaud, Bertrand [époux: Louise de Xaintes] 269.Arnaud, Louise [de Xaintes] [Mme Bertrand Arnaud] 269.Arnaud, René.261, 266, 269.Aréthuae, L' [frégate] 6, Armstrong, LHon.Juge, 105.Asconharra, 253.Asselin, M., 64, 66.Atelante, V [frégate] 273.Attanville, Le sieur, 258.Aubert de Gaspé, Pierre, [époux: Catherine Juchereau de St-Denysl 235, 259.Audet de Plerre-Cot de Bayeul, Louis, 258 Audet, Le colonel, 37.81, 92.Auger, M., 103.Averty, M.-Renée, 319.B Baby, Ls-Frs-George, 52.Bacon de Chazelles, Thérèse, [épouse: Jos.-Charles Juchereau de Saint-Denys] 237, 243.Badgley, L'Hon.William, 43.Bailey, M.111.Baillargé.Charles.93.Baron (Le) \u2014 261.Baril.Julienne, 305.306.Basset.Bénigne, 236.Basset, Catherine, 348.Bateau, [Description d'un] 127, 129.Baudoin; La veuve, 254.Bayeul \u2014 Voir Audet de Pierre-Cot de Bayeul.Beaublen, L'Hon.Jos.-Octave, 109.Beaugrand, M., 108.Beaumont, Vincent, 322.Beaune, Pierre, 259.Beaussler de l'Isle, Ls-Joseph, 5, 14.Beaver Hall.163.Bécancour \u2014 Voir Robineau de Bécancour, Béique, F.-L., 53.Bélanger, M.-Madeleine, 289.Belléhache, Marie, 342.Bellerose \u2014 Voir Menard.Bellingham, Lt-Col.Sydney Robert, 47.Bénac, Le sieur, 269, 270.Benoit, Barbe, 282.Benoît, M.-Anne, 338.Benoit, M.87.Bergeron, M., 108, 111.Bergevin, Jos.-H., 56.Bernard, 271.Bernier, Jos.-Plerre, 20.Bcrrin, Marguerite, 325.Berteull \u2014 Voir Breteuil.Berthelot, L'Hon.Jos.-Amable, 44.Berthelot de Saint-Laurent, Frs., 234.Bertrand dit Saint-Arnaud \u2014 Voir Arnaud.[ 355 ] 356 ARCHIVES DE QUEBEC Bertrand dit Salnt-Amaud, Paul, 260.Besnard, Anne, 337.Besnard, Françoise, 299.Besnard, Marie, 286.Bethune, M* M.-B., 83, 98.Bethune.S.83.98.Bethune.M.154.Bigot, L'Intendant François, 3, 9, il.U.15.18.Bilodeau, M.59.Binct, Aime.351.Binct, René, 345.Bisson, Elie-Hercule, 95, 97.Blackwood, John, 164.Blanchet Dr Jean, 59.Blondcau, 271.Blondln.M, 60.Blumhart, M., 56.Bochart Champlgny, Jean, 265, 269.Bois de Cou/ormes [Powell Place ou SpencenvoodL 125.Boismené, Jean, 284.Boissel, Marguerite, 292.Boisson dit St-Onge, Jean, 258.Bonnedeau dit Chatellerault, Louis, 277.Bonnefoy, Marguerite, 277.Bonnier dit La framboise, Jacques, 278.Bonnier dit Laplante, Jacques, 278.Bordeau.Pierre, 278, 279.Bordeleau, Antoine, 280, 281.Bordenas.Léon [Le Biarnois] 258.Bory de Grandmalson, Frs, 282.Bory de Grandmalson, Laurent, 281, 282.Boscawen, L'amiral, 6.Boscher dit Laruine, Nicolas, 282.Bossé, Louis, 283, 284.Bosslère, L'affaire, 105.Bouard, Marie, 284.Bouat, Abraham, 284.Boucault, Jeanne, 285.Bouchard U Les familles \u2014 285 a 299.Bouchard, Angélique.283.Bouchard, Etienne, 292, 293.295.Bouchard, François, 291.296.Bouchard, Guillaume.260, 298.Bouchard, Jean.287.Bouchard, J.-Baptiste, 288.Bouchard, Louise, 299.Bouchard, Marie, 299.Bouchard, Michel, 294.Bouchard, Nicolas, 297.Bouchard, Paul, 293, 294.Bouchard, Pierre.296.Bouchard (t) dit Dorval Claude, 285, 286.289.Bouchard dit Lavallée, René.298.Bouchard dit < Le Petit Claude » Claude, 289.290.Boucher - Les familles \u2014 299 à 319.Boucher.Charles, 309.Boucher.François.306.Boucher.Gaspard, 299.Boucher, Guillaume, 316.Boucher, Jean, 315.317.Boucher, Jean-Galleran, 311.Boucher.Marin, 305,306.316.Boucher, Philippe, 313.Boucher, Pierre, 312, 315.Boucher de Boucherville, Pierre.301, 302.Boucher de Grandpré.Lambert.303.304.Boucher de Grosbols, Ignace, 303.Boucher de Grosbols, Pierre, 300,301.Boucher de la Bruère, Montarville, 117.Boucher de la Bruère, L'Hon.P., 115.Boucher de la Périère, M., 264.Boucher de Montarville, Pierre, 260.Boucher de Montbrun, Jean, 304.Boucher dit Belleville, Jean, 318.Boucher dit Desroches, Ignace.309.Boucher dit Desroches.Pierre.308.Boucher dit Desrosiers, Denis, 310.Boucher dit Ducuront.Pierre, 319.Boucher dit Pltoche.Pierre, 313, 314.Boucher dit Vin d'Espagne.Frs, 316, 317.Boucherville, L'Hon.Ois-Boucher de, 56.Boucher dit St-Amour.Jacques-Hyacinthe, 319.Boudeau, Jean.319.Boudier, Philippe, 321.Bouffard, Jacques.321.Bougeant, Marte, 322.Bougon, Perrette.322.Bougrand, Jean, 322, 323.Bougret du Fort Prudent 324.Bouillet de la Chassalgne, Jean, 239, 258.Bouln dit Dufresne.Julien, 325.Boulard dit Cambray.Frs.252, 259, 267, 326.Boulay, Jacques, 328.Boulay, Martin, 329.Boulay, Paul, 329.Boulay, Robert 327.\u2022 Botnrifot dit Saintonge, Michel, 331.Bout dit La Chapelle, Antoine, 331.Bourassa, M.-Anne, 296.Bourasseau, Jean.332, 333.Bourasseau dit La Ronde, Frs, 334.Bourbeau.Eustache, 336.Bourbeau.Simon, 335.Bourbeau dit Lacource, Pierre.337.Bourbon, Etienne.339.Bourbon, Jean.338.Bourbonnais.Avila-G.97.Bourdon, Jacques.340.Bourdon.Marie, 341.Bourdon, Madame, 258.Bourdria, Antoine, 341.Bouré dit Léplne.Gilles, 342. INDEX 357 Bourgaud dit Lacroix.Gilles.343.Bourgeois (Le), Catherine, 345.Bourgeois, Françoise, 345.Bourgeois dit le Grand Picard, Nicolas, 344.Bourgery, L-Bte, 345.Bourgery, Pierre, 345, 346.Bourget, Claude, 346.Bourget, Mgr Ignace, 26.Bourget dit Lavallée, Pierre, 347.Bourgouln, Claude, 349.Bourgouln, M.-Marthe, 350.Bourgouin dit Bourguignon, Jacques, 349.Bourgouln dit Bourguignon, Pierre, 348.Bourhls (Le) dit Le Breton, Jean, 261, 350.Bouron, Jean, 351.Boursier dit Lavigne, Jean, 352.Bousquet, Jean, 353.Bouttard, Marie, 345.Bouvier, La veuve, 258.Boyer, Joseph, 263.Bowell, MacKenzle, 59.Boyd, M., 38.Boyer, Madame Jos., 260.Brais, M., 87.Brant, Capt.Joseph, [Thayendanega], 164,165.Breteuil, Etienne-Gabriel, 253, 266, 267, 269,271.Brisebois, Le nommé, 265, 266.Brisson, Dr, 106.Brissonnet, Frs, 243.246, 252, 260.262.263.Brlve [soldat], 261.Brodeur, Dr, 111.Brooke, Susanna, 127.Brooks, L'Hon.Edward Towle, 100.Brassard, Me, 261.Brousseau dit Laverdure, Marguerite, 336.Brucy de Lafrenaye, Antoine, 255, 258, 271.Brunei, Madame, 259.Bryan, John, 148.Brydges [Bridge], Charles-John, 27.Buade de Frontenac, Le comte, 250.Buachanan, L'Hon.George-Carlo-Vldua, 98.Cabazle, Pierre, 243, 246, 249, 252, 259, 260, 262, 263.Cadet, Joseph, 16.Cadieu, Jean, 258.Caille, L'abbé Michel, 239.Caldwell, Le bateau, 156.Calèche [Description d'une], 127, 129.Cambray ~ Voir Boulard.Canadien.Le.27.31, 49,56, 78.Canon, M., 16.Canterbury, The Archbishop of, 165.Cardin, Ls-Pierre-Paul, 97, 107.Cardinal, Pierre, 251, 252.257.260.268, 269.Cariole [Description d'une], 127.Carllng, L'Hon.John, 111.Caron, L'Hon.J.-P.-R.-Adolphe, 112.Caron.L'Hon.René-Edouard, 31, 32, 59.60.Carpentier Claire (Catherine), 344.Carter, C.-B., 56.Carrier, Sir Georges-Etienne, 26, 30, 35, 37, 43.Castries.Le maréchal de, 22.Catalogne, Gédéon de, 259.Céloron de Blalnville, J.-Bte, 239.Chaffers, L'Hon.Wm-Henry, 115.Chagnon, Le capitaine, 99.Chambalon.Louis, 254, 270.Champagne, Le nommé, 259.Champigny \u2014 Voir Bochart Champigny et Des Landes Champigny.Chapais, La collection, 25.Chapais, Sir Thomas, 25, 115.Chapleau, Sir Jos-Adolphe, 23 à 118.Chapleau, Pierre, 86, 94.Chapleau, M.[père], 46.Chaquenaux (Chagnon), M.-Françoise, 351.Charbonneau, Aphrodlse, 53, 55.Charbonnier, M., 259.Charest, Françoise-Claire, 304, Charest, Jean, 341.Charlebois.M.111.Charlewood, Le capitaine, 59.Charly.M.de, 17.Chasle, A., 270.Châtellerault \u2014 Voir Bonnedeau.Chauveau, L'Hon.Pierre-Joseph-Olivier, 40.42.44.54.58.63.64.Chauvin Gilles, 259.Chebaudler, Jeanne \u2014 Voir Lafleur.Chemins de Fer, Les [compagnies des], 73, 77, 79.Cheron, Yves, 259.Chesne St-Onge, Pierre, 258, 261, 266.Choiseul, Le duc de, 10, 18.Chorel Dorvllllers de Saint-Romain, Frs, 270.Chouard, M.-Antoinette, 288.Chrétien, Marie [8cbadensk8e], 301.Chronicle.Le.60.Church, L'Hon.L.-R., 83, 98.Church of England, The, 122, 162.165.Churchill, John [duc de Marborough], Cimon, Simon-Xavier, 60, 64.Clarke.M.139, 140. 358 ARCHIVES DE QUEBEC Claus.Captain.164.Clermont.M.de.260.Clouticr.Madeleine, 287.Cochon.Chs.251.268.Concorde.La.65.Connell.M., 113.Cook.Capt James.148.Corneillier.C-A, 109.Côté.Ardou.56.64.Couagne, Chs de, 266,271.Coulombe.Dr, 112.113.Coulombe.Louis, 285.Coulonge, M de \u2014 Vota- Ailleboust de Ccnir^C^Joseph.44, 45.50.51.52.103.Couture.Marie.346.Crédit-Foncier du Bas-Canada.Le, t».70,81.Crevier, Jeanne, 301.Cuillerier, Jean.266.Cuillerier.René.266.Czorski, Le colonel.27.D Dagneau dit Laprise, Joseph, 251.268.Dagnon, Mme, 258.Dancosse, M.-Madeleine, 31a.Daniel, Le juge, 100.Dansereau, Arthur, 44, 61, 106.108, 111.Dansereau, Pierre, 269.Daunais.Chs, 86.David, L.-C.37.39.David.M.37.Davis & Son, MM., 56.Day, John A., 45.Dazé.Paul, 258.DeCeUes.A.-D., 50,116.Déchênes, M.61.De Grais \u2014 Voir Le Gouès.Demers, M., 85.Demcules, Le sieur, 259.Deneau dit Destaillis, Chs, 251, 257, 260, 262,267,268.Denis, Jeanne, 317.Denis, Marie-Louise [épouse: Pierre Ailleboust d'Argenteuil], 257.268.269.Denys, Charlotte, 301, 302.Deny s, Colin, 259.Denys, Ignace, 261.Denys, [Soeur Catherine Denys de la Ronde], 261.Dérome, M., 65.Deschambault \u2014 Voir Fleury Descham-bault Deserontyon, Capt.John, 164.Desjardins, Ls-Georges, 78, 82.Desjardins, T.-C.-Alphonse, 87, 95, 111.DesLandes dit Champigny.Jean.253,257.Dcsmarets.Le nommé.259.Despatis, Le nommé.258.Despins \u2014 Voir Giguére \u2014 Le Moine des Pins.Després \u2014 Voir Guyon.Desroches \u2014 Voir Boucher.Dessaulles, L.-A.53.Dessureaux, François.284.Des ta illis \u2014 Voir Deneau.Dieskau.Le général baron, 237.Digest, CF.Paacoe, 165.Dimincan.M.141.Dollier de Cassen, L'abbé Frs, 250.Dorchester.Lord Guy Carie ton, 155.Dorion, L'Hon.Sir Antoine-Aimé, 44.Dorval \u2014 Voir Bouchard.Doty, Rev.John.135.Douaire de Bondy, Augustin.265.Douaire de Bondy, Jacques.265.Doutre.Joseph.53.Dragon \u2014 Voir Ratel.Drapeau.Zacharie.251, 268.Drôle t, Gaspard, 93.114.Drucour, M.de.7.Drucour, Madame de, 7.Drummond, George-A., 102.Dublin, Le [paquebot].7.Dubreull, M., 58.Dubroque, Léon, 254.255.270.271.Duckett, William.65.Duclerc, M.82.Duclos.Nicolas.265.266, 271, 269.Duguay, M., 84.Duhouflet \u2014 Voir Morel de Houssaye.Dumets, Marie, 350.Dunn, Oscar, 48.49.Dupont, M.116._ Dupont, M.-Madeleine [épouse: Paul Le Moyne de Maricour], 241, 242.Duplessls-Fabert, Frs, 261.Dupré \u2014 Voir Lecompte-Dupré.Ectaireur.V.60.Electeur.V.89.Elouaoussé, 266.Elliot.M., 96.Entreprenant, V [paquebot], 6.Estringant de Saint-Martin, Alex, de 1' [époux: Madeleine-Louise Juchereau de Saint-Denys], 235, 258.Etienne, M.-Charlotte, 324.Evénement, L', 78.F Fabre, Hector, 78, 93.Faucher de Saint-Maurice, N.-E., 117. Paye, Marie, 279.Ferré, Pierre, 261.Ferrier, M., 102.Fiset, M.-Madelelne, 331.Fleuricour, J.-Bte, 258.Fleury, Marie, 283.Fleury Deschambault, Jacques-Alexis, 256.257.Flynn, L'Hon.Edmund-James, 57.Florsyth, John.141.163.164.Forsyth, Mrs.John [Margaret Grant], 164.Forsyth, Thomas, 141, 164.Forsyth, Mrs.Thomas [Jean Phyn], 164.Forsyth-Grant, Wm, 164.Foucault, Elisabeth [épouse: Daniel Lié- nard de Beaujeu], 238.Foucher, M., 19.Fourier, Catherine, 353.Fournier, Françoise, 328.Fournler dit Préfontalne, Antoine, 259.Frégault, Guy, 3.Fresnaye \u2014 Voir Brucy de Laf renaye.Froblsher, Benjamin, 163.Froblsher, Joseph, 140, 141.142.163.Froblsher, Thomas, 163.G Gagné, Louise, 290.Gait, Sir Alexander-Tilloch, 27.Gamelin de la Jemmerais, Ignace, 271.Gareman, Florence, 307.Gamier, Marie, 344.Gaudry dit Bourbonnlère, Hélène, 308.Gaspé \u2014 Voir Aubert de Gaspé.Gaucher, Catherine [épouse: J.-Bte Mlgeon de Branssat], 239 à 243; 265.Gauthier, R.P.Alphonse, 237.Gauthier, D.-Z., 56, 64.Gauthier, Moïse, 53.Gautier de la Vérendrye, Pierre, 237.Gazaille-St-Germain, Marie, 343.Gazette, The, 33.Genaple, François, 271.Gendre, Marie, 345.Genevay, Captain, 139, 140.Gérard, M., 21.Gérin-La)oie, Charles, 111.Gerrard, Mary, 164.Gerrard, Samuel, 164.Giffard, Robert, 233.Giffard, Thérèse [épouse: Nicolas Juchereau de Saint-Denys], 233, 240, 252.Giguêre dit Despins, Martin, 260, 267, 271.Glrouard, L'Hon.Désiré, 39.59, 81.Giton, M., 272.Gloria, Jean, 341.Gobert, Catherine [épouse: Philippe Lié- 359 nard de Beaujeu], 239.God bout, R.P.Archange, 275.Godbout, Nicolas, 350.Godfroy de Saint-Paul, Françoise, 304.Gooderham, M., 71.Gosselln, Mgr Amédée, 238.Goulet, Le nommé, 255.257, 261.Grandmaison \u2014 Voir Bory.Gregory, George, 164.Gregory, John, 164.Grenier, Françoise, 327.Grlgnon, Isidore, 107.Grive, M.de la, 7.Grou.Paul, 252.Guay, Angélique, 315.Guay, Le nommé, 258.Guenet, Le nommé, 261.Guévremont.M., 82, 106, 108, 113, 114.Guignard, Françoise, 323.Guillory, Simon, 299.Guyon, Dr Félix, 88.Guyon, Jacques, 253, 269.Guyon-Després, Joseph, 259.Guyon-Du Rouvray, M.-Elisabeth [épouse: J.-Bte Le Moyne de Martlgny], 253.Guyotte, L'abbé Etienne, 240.H Habitant anglo-saxon, L' [moeurs de], 146, 149, 150, 151.153.Habitant canadien-français, L' [moeurs de], 128, 129, 134.137, 138, 141, 143, 145, 146,158.Hattanville \u2014 Voir Attanville.Hautmesnil \u2014 Voir Philippe de Haut- mesnll.Hawkins, Rev.Ernest, 161.Hayot, Geneviève, 286.Hearn, Mrs.Louise Leeds, 57.Hickson, M., 71.Hocquart, L'Intendant, 5, 9.Holt, La succession, 63.Holton, L.-H., 27.Houré dit Grandmont, Catherine, 323.Huppé dit Lagroix, 261.Hurteau, M., 87.I Indians [Indiens] [moeurs des], 132, 133, 148.Indiens \u2014 Voir Caughnawaga, Mohawks, Six Nations.Inglish, Rt Rev.Charles, 164.Ingram, Captain, 137.Irvine, L'Hon.George, 56, 60.J Jallot \u2014 Voir Janot 360 ARCHIVES DE QUÉBEC Janot, La veuve Marin [Françoise Bes-nard; épouse: Guillaume Bouchard dit Dorval] 260.Jasmin, Damien, 122.Javeleau, Jean, 270.Jemmerals \u2014 Voir Gamelln de la Jemme-rais.!etté.Sir Ls-Amable.39.53.ohn.Captain [DeserontyonJ, 155, 164.oUlet.Louis.272.C oly.L'Hon.Henry-Gustave.52.54.56.59.60, 61, 62, 65.71.Jones, M.[architecte], 102.Joubert.Charlotte [épouse: Simon Mc- Tavish] 163.Journal de l Agriculture, Le, 26.Juchereau de Saint-Denys, Catherine, [épouse: Pierre Aubert de Gaspé] 235.Juchereau de Saint-Denys, Charles, [époux: Thérèse Mlgeon de Branssat] 233 a 273.Juchereau de Saint-Denys, Charlotte-Françoise, comtesse de Saint-Laurent [épouse: François Vlennay-Pachot: 2èmes noces: François de La Forest] 234, 235, 236, 246, 252.260, 261,265 a 273.Juchereau de Saint-Denys, Jos.-Charles, [époux: Thérèse Bacon de Chazel-les] 237, 239.243.Îuchereau de Saint-Denys, Louis, 235.uchereau de Saint-Denys, Louise-Thérèse, [ursuline] 237, 243.Juchereau de Saint-Denys, Madeleine-Louise, [épouse: Alex, de l'Estringant de Saint-Martin] 235, 239, 242.Juchereau de Saint-Denys, Marie-Anne, (mère) [épouse: François Pollet de Lacombe] 233.Juchereau de Saint-Denys, Marie-Anne, (fille) [épouse: Pierre LeMoyne d'Iberville; 2èmes noces: Fre-Fortu-né Ruette d'Auteuil], 254.Juchereau de Saint-Denys, M.-Catherine, [épouse: J.-Bte Le Gardeur de Re-pentlgny] 237.243.Juchereau de Saint-Denys, Nicolas, [époux: Thérèse Giffard] 233, 240.Juchereau de Saint-Denys, Thérèse, [épouse: Pierre de Lalande-Gayon] 235.254, 256, 257.Juchereau-Duchesnay, Geneviève, [hospitalière] 234.Juchereau-Duchesnay, Ignace, [époux: Catherine Peuvret] 234, 252, 265 à 273.Juchereau-Duchesnay, Marie-Josephte, [hospitalière], 234.Kelley.R* Rev.A.-R., 122.165.ti27 fô?0' IMrï* IaCe.La, 27.28, 33.48.49.92.Missuuauga.The [ship] 155.Miville, M.-Jeanne, 310.Miville, Le nommé, 252.Mohawks, The [Niagara] 155.164, 165.Monde, Le.33, 34, 92.Mondelet.L'Hon.Charles, 44.Mondin, Madeleine.339.Mondor, Joa.-Napoléon, 108, 109.Monroe, Capt, 147, 148.Monseignat Charles de, 265.Montambault, Madame, 261.Montarville \u2014 Voir Boucher de Montarville.Montesson \u2014 Voir Le Gardeur de Mon-tesson.Montigny \u2014 Voir Testard de Montigny.Montmollin, M.de, 162.Morel de Houssaye, Olivier, 259.Morgan, M\u201e 106, 108.Morin, L'Hon.Augustin-Norbert 26.Marin, J., 97.Morin, Louis.53.Morin.Soeur Marie.253.Mouchere, Jean.242.Mountain.À.-W., 162.Mountain, Rt.Rev.Jacob, 119 à 165.Mountain.Mrs.Jacob.[Eliza Kentish] 127.161.Mountain, Rev.George Jéhoshaphat 161, 162.Mountain, Rev.Jéhoshaphat 131, 161.Mountain, Rev.Salter Jéhoshaphat 129, 130, 131.137.140.142.150.151, 161.162.Mousscau, L'Hon.Jos.-Alfred, 31, 52, 76, 81,90.Mowat L'Hon.Olivier.97.Mun, Le comte de, 105.Murphy, M., 59.Murray, Denis, 59.Musseaux, M.de \u2014 Voir Ailleboust des Musseaux.N Nadeau.M., 59.Nagarecutoazouet 253.Nantel, G.-A., 94, 109.Nau, M.252, 268.Nauvalle, M.108.Navg Hall.[Governor Simcoe s residence], 158.159.Nazaret.Le, [paquebot] 6.Neatby.Blair.29, 32.Neptune.Le, [vaisseau] 272.Nevelet Marguerite de, 284.Niquetjr.26.Nolin, Françoise.329.Nord.Le.94.Nord Ouest Compagnie du \u2014 Voir North West Company.North West Company.The, [Nord Ouest Cie du] 163.164.O'Connell, Daniel, 27.Olivier, L'Hon.Ls-Auguste, 75, 100.Orléans.Le soldat 260.Ouellet Fernand, 36.Ouimet, Gustave.87.Ouimet L'Hon.Jos.-Aldéric, 29.43, 52, 111, 115.Outaouais, Les, 262.Pacaud, Antoine, 239.265.266, 271.Pachot \u2014 Voir Viennay-Pachot INDEX 363 Pachot, Mlle \u2014 Voir Charlotte-Françoise Juchereau de Saint-Denys.Pacifique Canadien, La O du, 67 à 73.Pagnuelo, L'Hon.Siméon, 105.Palgnon, Le sr, 269.Paignon, Madame, 267, 271, 272.Panct, L'Hon.Chs-Eugène, 93.Papin, Gilles, 259, 266.Paplneau-Bourassa, La collection, 25.Paquet, Etienne-Théodore, 57, 59.Paradis, Jean, 272.Parent.Claude.251.255.267, 271.Parisien \u2014 Voir Torel.Pascal, [serviteur du Rev.Mountain] 142, 143, 147.Pasquler.Françoise, 329.Patrie, La, 89, 108.Peire, Pierre, 271.Pelletier, Marguerite [Agnès] 309.Pelletier, Philippe, 85.Penton, Le cher de police, 53, 4.Pépin, Mme Robert, [M.-Anne Lafleur] 266.Perler, François.258.Perras, Marie, 279.Perrault, Jos.-Stanislas, 64.Perrin, Le nommé, 273.Perthuls, Pierre.243, 246, 249, 252, 260, 262.263.Petit, huissier, [Le Vllliers] 267.Peuvret, Catherine, [épouse: Ignace Juchereau-Duchesnay] 233, 234, 265 à 273.Phelypeaux ou Philippeaux \u2014 Voir Pont- chartraln de Phelypeaux.Phelypeaux, Le, [vaisseau] 272.Philippe de Hautmesnll, Jean-Vincet, 239.240, 241, 242.Phyn, Inglis 6 Ellice, 163.Plcher, Catherine, 280.Pitt, William, 161.Pivaln, Elisabeth, 320.Plamondon, M., 56.Plumereau, Jeanne, 341.Poitiers dit du Buisson, J.-Bte, 258, 266.Pollet de Lacombe.Frs, 233.Pollet, M.-Thérèse, [épouse: Pierre Le Moyne d'Iberville; 2èmes noces: Frs Fortuné Ruette d'Auteull] 233.Pontchartraln, Paul Phelypeaux de, 250, 251.Pontchartcain.Le, [vaisseau] 270.Pontleroy, L'ingénieur de, 17.Pope, L'Hon.John Henry.83, 87, 96, 107.Porée, M., 21.Powell, General Henry Watson, 125.Powell, The Hon.William Dummer, 156.Powell Place [Bola de Coulonges], 125, 129.Prat, Olivier de, 3.Préfontainc \u2014 Voir Fournler.Prescott, Jane, 164.Prescott, M., 38.Prévost, M., 76.Prévost, Dr, 76.117.Prévost, Sir Georges, 102.Prévost, La famille (St-Jérome), 102.Prévost de la Croix, Jacques, 6, 7.Priât.L'abbé Yves, 239.Prudent, Le, [paquebot] 6.Prud'homme, Le nommé, 258, 265.Pruneau, George, 242.Quebec Diocesan Archives, The, 165.Queen's Rangers, The, 158.Quentin, Anne, 283.Querdisien Trémais, Chs-François de, 3 à 22.Querdisien Trémais, Madame Chs-Frs de, 22.Qulnn, M., 90.Quintal, Isaie, 53.Rabusson, N.P., 250, 273.Raclcot, Ernest, 57, 98.Racine, Mgr Antoine, 107.Racine, Marie, 318.Radlsson, Etienne Volant, 261, 266.Rageot.Gilles, 254.267, 270.Ralmbault, Pierre, 266, 267.Ralnville, M., 39.Ramezay, Claude de, 239.Rané, M.dé \u2014 Voir Le Gantier de Rané.Ratel dit Dragon, Pierre, 258.Ratisson \u2014 Voir Radlsson.Regon, M., 250.Reid, Dr James, 60.Reinach.[Le bill] 69, 70.Renaud, Laurent, 269.Rencontre, La [vaisseau] 272.Renie [Regnier-Le Gantier de Rané] 253.Repentigny \u2014 Voir Le Gardeur de Re- pentigny.Rhéaume, Jean, 255, 266.Richardson, L'Hon.John, 163.Rldunt, M., 96.Riel, Louis [L'affaire], 31, 32, 90, 93, 94.Rifaut, Mathurin, 260.Rlgner, Alfred, 53, 54.Rlvard, Nicolas, 253.Rlvard dit Loranger, Claude, 251, 265, 268.Rlvault, Jeanne, 325. 364 ARCHIVES DE QUEBEC Robert Moïse.53.Robertson, Andrew, 65.67, 102.RobUlard.Alexandre, 100.Robineau de Bécancour, Pierre, [époux-, Marie Le Gardeur) 258, 268.Robineau de Bécancour, Madame \u2014 Voir Marie Le Gardeur.Robitallle, L'Hon.Théodore, 59, 61.Robutel, Anne de.[épouse: Constant Le- Marchant de Lignery] 241.242.Rocbert de la Morandière, Etienne, 253, 259, 269.Rodler, M., 86.102, 105._ Rolland, [L'établissement] 102.Remain, M., 53.Ross, L'Hon.[Dr] John Jones, 56, 68, 78, 97.Rottot, M., 104.Rouillard, Jacques, 265.268.Roulllard, Mathieu, 265.268.Rouillard.M.109.Rouillé.M.18.Rouleau, M., 86, 272.Routhier, Sir Adolphe-Basile, 105.Rouvray, Marie-Elixabeth de \u2014 Voir Guyon-duRouvray.Roy, Antoine, 122.Roy.M.96.Roy.P-G\u201e 234, 235, 237.Roy.Mme Yves.[Marie Colin] 253.Ruette d'Auteull, Frs-Fortuné, [époux: Marie-Anne Juchereau de Saint-Denys] 234, 254, 260.Sabourln, Mme Jean, [Veuve Jean Perlerl 258.Sabourlne \u2014 Voir Sabourln.Saint-Arnaud \u2014 Voir Bertrand.Saint-Bernard, Sœur, 258.Saint-Denis, Marie, 313.Saint-Florentin, M.de, 16.Saint-Laurent comtesse de \u2014 Voir Charlotte-Françoise Juchereau.Saint-Martin \u2014 Voir Estringant de Saint-Martin.Saintonge \u2014 Voir Boisson dit St-Onge-Chesnc dit St-Onge.Saint-Romain, M.de \u2014 Voir Chorel Dor-villiers de Saint-Romain.Saint-Vincent de Paul, [Travaux au pénitencier] 46.Samoa, [Woodfield].125.Samson, Marguerite, 322.Sandfteld, M\u201e 38.Saurel.Mlle de \u2014 Voir Catherine Le Gardeur.Saurel.Pierre de, [époux: Catherine Le \u201e Gardeur] 239, 271.Sauton, Pierre.263, 273.Sauvageau, M.-Anne, 298.Savwell.J.-T.29.32.Schwobb.M.[vice-çonsul français] 105.Sénécal, LHon.L.-A.28, 82, 98.110.Sérigny, M.de, 271.Shehyn, L'Hon.Joseph, 59, 60, Silly, J.-Bte de, 258.Simard, Marguerite, 291.Simcoe, John Graves [1st Lt-Governor of Canada] 158, 159.Simcoe, Mrs, L-G\u201e 159.Six Nations, Les, 156.Souart Elisabeth, [épouse: Chs Le Moyne de Longueull] 239.Spencerwood [Bois de Coulongea], 65, Starnes, Henry, 44.Stuart.L'Hon.George O'Kill, 43.Stuart.Rev.Henry Coleridge, 121, 165.Stuart Rev.John.Î42.149.150, 151.154, 155, 164, 165, Subtil [Boisson], 261.Taché, Mgr Alex., 107.Taché, Jean-Chs, 87.93.Taché, Ls-Hlppolyte, 84.Talllon.A.-A- 106, 109.Talllon, Chs, 251.268.Talllon.L.-0.97.103 à 116.Tait L'Hon.Melbourne McTaggart 98, 100.Tanguay, Mgr C.237.j \u201e £ \u2022 Tarte.J^-Israel, 28, 49, 51.56.59.60, 67, 78.Taschereau, L'Hon.Jean-Thomas, 43.Tassé, Jos., 62, 106, 11.Terrible.Le [paquebot] 7.Tessler, Auguste, 63.Testard de Montigny.Jacques.259.Thayendanega, [Capt Joseph Brantl 16*.Thérèse de Jésus, Mère, [ursullne] 131, 132, 162.Théroux, Chs.53., Thibaudeau, L Hon.Jos.4*osalre, 54.llo.Thibaudeau, M.-Marthe, 352.Thibault Marguerite-Jeanne, 316.Thibault M., 50.Thibodeau, Le curé, 55.Tllley^ L'Hon.Samuel-Leonard.53, 87.Tonty,'Alphonse de.240.242.255, 262, 273.Toosey.Rev.PhUllp, 162.Torel dit le Parisien.255.262. INDEX 365 Toupln, Le nommé, 269.Toupln du Sault, Toussaint, 341.Tourangeau, M., 50,261.TourvUle, M., 112.Trotlne, Marie, 294.Trudeau, M., 93.Trudel.M., 102.Tupper, L'Hon.Charles, 65.83, 88.101.Turcotte.Henri-René-Arthur.54, 65, 97.U Ursullnes, Couvent des [Trols-Rlvlères], 131, 132.V Vachon de Belmont, L'abbé Frs, 239.Valade.Marie, 321.Valin, P.-V.78.Vallée, Perrette, 332.Valllère \u2014 Voir Leneuf de la Vallière.Valllère, M.-Anne, 296.Vanasse, M.91.113.Vandendaique, M.-Anne.331.Vauvril de Blazon, Marguerite, 303.Veysslères, M., 161.Vlau, Bertrand, 257.259.261, 267.Viennay-Pachot, Frs, [époux: Charlotte- Frse Juchereau de Saint-Denys] 234, 251.255, 262, 267.Vlgnaux dit Laverdure, Pierre, 345.Villedleu, Le nommé, 255, 262, 273.Villedonné [de Vildenay] Etienne, 258.Villeneuve, J.-O., 109.Villiers, M.de.16.Vincent.L., 164.Visitation, The Triennial [Visite triennale] [Rev.J.Mountain] 121 à 165.Vivien, M.-Rose, 320.W Wallace, W.-Steart, 163.Weagant, M., 154.Weldon, Richard Chapman.117.White, Richard.102.111.White, Thomas, 60.Withal, M., 78.Woodtleld [Samoa] 125.Wurtele, Jonathan Saxton Campbell, 71.X Xaintes, Louise de \u2014 Voir Arnaud.Xalntonge [Salntonge] Voir Boisson dit St-Onge \u2014 Chesne St-Onge.1. NOMS D'ENDROITS A Augusta, 150, 152.B Baie de Quinte.[Tyendlnega] 160, 164.Bâton-Rouge, 235.Beauport, 233.Berthler, 136, 137.Bourg Louis, 122.Black River ~ Voir Three Rivers.Brockville, [Elizabeth Town] 152.Cap, Le [Saint-Domingue] 5, 21, 22.Cap de la Madeleine, Le, 130.Cascade Rapids, 143.Cataraqui, [Kingston] 121, 123, 154, 165.Caughnawaga, [Indiens de] 142.Cedars, The, [Cedar Rapids \u2014 Les Cèdres?143, 144.Cèdres, Ces \u2014 Voir Cedars.Champlaln, Lac, [Presqu'île] 156.Churchill, Fort.163.Cornwall [New Johnstown] 148, 150.Coteau du Lac, [Lac St-François] 123.Coteau Rapids, 143.Cumberland, Fort, 163.D Détroit, 234.E Elizabeth Town, [Brockville] 152.F Fredericksburg, [Bay of Quinte] 123, 160.G Galette, Fort, 148.Gananoque, 153.Gananoque Rivers, 153.George, Lac, [expédition au] 237.Grand Portage, [Nord-Ouest] 163.Grand River, [Indian Mission \u2014 Niagara] 165.H Haut Canada \u2014 Voir Upper Canada.Hopetown, [Gaspé] 122.I Ile d'Orléans, [Seigneuries de 1'] 234 K Kingston, [Cataraqui] 121, 123, 154, 165.Lachlne, 142.La Présentation, [Prescott] 148, 150.Lavaltrie, 137, 138.Lavaltrie, La seigneurie, 137, 138, 139.Louisbourg, 7, 14.M Maison Rouge, La, [près de Cornwall] 146.Masklnongé, 127, 128, 134.Mille Iles, [Thousand Islands] 152.Mississipi, 235.Monongahéla, 238.Montmorency, Les chutes, [Falls] 127.Montréal, 123, 139.N Natchitoches, Fort.235.Newark, 158, 159.New Johnstown, [Cornwall] 148.Niagara, 119, 121, 123, 156, 158, 159, 165.Niagara Falls [Description] 159, 160.Niagara, Fort, 158.Niagara-on-the-Lake, 158.Niagara River, 159.Norwich, 153.O Ogdensburg, [Oswegatchie] 148.Ontario, Lac, [Description] 121, 127, 156, 157.Oswegatchie, [Ogdensburg] 148.Ottawa River, 143.[367] 368 ARCHIVES DE QUEBEC _> fWabasb] rivière.236.253.M».251 255.256.264.ivftpti» Se» 143- Poattfar, Srtsgriir de fa.234.123.145.154.130.127.128.145.j Port.234.123.130.Prescott.[La Presentation] 148.150.PresqoBe.[Lac Champiam] 156.Qoebec 119.121.123.too.159.\u2014 Voir Baie de Quinte-Frede-rklaUaa.Saintiaurent.le fleuve.[St.Lawrence \u2014 description] 130.143.144.Saint Lawrence Seaway.The.{Canalisation du St-Laurent] 119 à 160.Saint-Louis.Lac 143.Saint Matthew's [Quebec] 122.Saint-Pierre.Lac 128.Saint-Solpice.L'église de.138.SoreL [William Henry] 123.135.137.Soulanges, Le canal.143.Soul anges, La seigneurie de, 237.Thousand Islands.[Mille ties] 152.Three Rivers, [Trois-Rivières] 122.123.130.Toronto.[York] 158.Trois-Rivières, [Three Rivers _ Black River] 122.123.130.Tyendinega, [Baie de Quinte] 164.Red River.[Riviere Rouge] 163.U Upper Canada, 158.Saint Andrew's.[Norwich] 125, 127.129.161.Saint-Dcœmgue.L'Ile de.5.21.22, 237.Saint Francis, [Coteau du Lac \u2014 Lac Samt-Françoû] 123, 145, 146.Saint-François.[Coteau du Lac \u2014 Lake St.Francis] 123.145, 146.W William Henry.[Sorel] 123.135.137.Wabash \u2014 Voir Ouabache.York.[Toronto] 158. TABLE DES MATIERES Pages Hors-texte .Lettre à l'Honorable Monsieur Bertrand .Dossier Charles-François Pichot de Querdisien Trémais .1 Lettres de Joseph-Adolphe Chapleau (1870-1896) .23 The St.Lawrence Seaway \u2014 From Quebec to Niagara in 1794 \u2014 Diary of Bishop Jacob Mountain .119 The keeping of Church Registers of Juridical Status in the Province of Quebec .167 La Succession de Charles Juchereau de Saint-Denis Premier Juge Royal de Montréal .231 Nos Ancêtres au XVIIe Siècle (Suite) .275 Index ._ .355 [369] "]
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