Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1 janvier 1965, 1965
[" RAPPORT DES ARCHIVES du QUEBEC 1965 (Tome 43) Ministère des Affaires Culturelles RAPPORT DES ARCHIVES du QUEBEC 1965 (Tome 43) ROCH LEFEBVRE Imprimeur db Sa Majesté la Reine 1966 Québec, le 1^ janvier 1966.A Monsieur Pierre Laporte Ministre des Affaires Culturelles, Hôtel du Gouvernement, Québec.Monsieur le Ministre, J'ai l'honneur de vous soumettre le Rapport des Archives du Québec, pour l'année 196S, le quarante-troisième tome de la série inaugurée en 1920-1921.Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les plus respectueux.L'Archiviste du Québec, Bernard Weilbrenner. INTRODUCTION Dans ce rapport, nous continuons l'inventaire des lettres de Mgr Bourget, et publions la dernière tranche du manuscrit du Père Archange Godbout sur Nos Ancêtres au XVII» siècle; ce travail sera continué par Monsieur Roland Auger, qui jut longtemps le collaborateur du Père Godbout.Nous présentons également un inventaire sommaire des papiers du Père Archange, qui furent récemment acquis par les Archives, et un autre du fonds Hart, conservé aux Archives du Séminaire des Trois-Rivières, qui avait été publié de façon incomplète dans notre dernier rapport; une autre raison nous incite à publier ce dernier inventaire: nous espérons obtenir bientôt, grâce à la bienveillance des Archives du Séminaire des Trois-Rivières, une copie de ce fonds sur microfilm.Nous publions aussi des documents fort intéressants sur le début des missions du Séminaire de Québec au Mississippi, de 1698 à 1699, et un mémoire sur l'économie des colonies françaises d'Amérique, Canada, Louisiane, Ile-Royale, St-Domingue et Guyenne, rédigé en 17!ff.À fous nos collaborateurs, nous voulons exprimer nos sincères remerciements pour leur précieuse collaboration.Au cours de Tannée 1965, nous avons publié la Table des matières du rapport des Archives, tomes 1 à 42, (1920-1964), qui a été fort bien accueillie de,nos lecteurs et qui devrait rendre de grands services.Nous avons dû remettre à Tan prochain la publication de l'inventaire général de nos collections de manuscrits tant officiels que privés; ce catalogue permettra aux chercheurs d'apprendre, en quelques minutes, si nous possédons de la documentation sur le sujet qui les intéresse.Il nous fait plaisir d'annoncer la nomination de Madame Louise Dechêne comme représentante des Archives du Québec à Paris: Madame Dechéne s'emploiera principalement à retracer les documents utiles aux chercheurs québécois par le dépouillement systématique des fonds importants conservés dans les Archives françaises.Nous devons signaler le départ de M.Jean-Guy Pelletier, qui nous a quitté pour accepter un poste dans Tenseignement. 10 introduction En juin dernier, nous avons présenté au public une importante exposition de documents, manuscrits, gravures, peintures et cartes pour souligner le trois-centième anniversaire de Xarrivée au pays de Tintendant Talon et du régiment de Carignan.Cette exposition avait été faite avec la collaboration de plusieurs institutions.Qu'il nous soit permis ici de dire notre gratitude à celles de France: Archives Nationales, Archives de la Marine, Archives des Colonies, Bibliothèque Nationale, Dépôt des fortifications des Colonies, Séminaire de Saint-Sulpice, Service historique de TArmée, Ministère des Affaires étrangères, aussi bien qu'à celles du Canada : Couvent des Ursulines de Québec, Hôpital-Général de Québec, Hôtel-Dieu de Québec, Archives et Bibliothèque du Séminaire de Québec, Archives publiques du Canada, Bibliothèque de la Legislature de Québec, Musée du Québec, Musée de la Citadelle de Québec, qui ont contribué au succès de cette exposition, que plus de 20,000 personnes ont pu visiter.Pour 1968, nous préparons une exposition sur la Louisiane, qui aura lieu en mai.Nous voulons ainsi marquer les liens culturels qui rapprochent le Québec de cette ancienne colonie française.Les acquisitions faites au cours de Tannée 1985 ont été nombreuses et importantes.Manuscrits II nous faut d'abord indiquer les séries officielles obtenues sur microfilm par Tentremise des Archives publiques du Canada, qui sont les documents de base pour Tétude du régime anglais : Canada.Correspondance des gouverneurs, série Gl (1784-1870), 39 bobines.Canada.Procès-verbaux du Conseil exécutif et du Conseil législatif, (1784-1887), 25 bobines.Colonial Office, Série CO 42 (1700-1887), 269 bobines.Nous comptons recevoir au début de Tan prochain le microfilm des Papiers de Sir homer Gouin, avec Vaimable permission du Sénateur Léon-Mercier Goum et de M.Paul Gouin, et de trois autres série» des Archivés des Colonies, les séries CUE (Limite» et poste»), CUG (Baudot, Domaine du roi, Ile-Royale) et F3 (Collection Moreau de Saint-Méry).Quelques versements ont été faits par les ministères, notamment, plusieurs milliers de dossiers du Département de Tlnstruction publique, transmis par le Ministère de TÊducation.Ces dossiers, datant de 1938 à 1949, occupent plus de 300 pieds linéaires sur les rayons. introduction 11 Nous avons reçu par don ou par achat, nombre de collections de documents manuscrits: Les papiers du Sénateur T.-D.Bouchard, comprenant correspondance, mémoires, livres et photos, et occupant plus de 36 pieds de rayons, acquis de sa fiUe, Mlle E.Bouchard, de Montréal.Les papiers et souvenirs de Monsieur Claude Vigneau, qui avait servi sur F Arctic avec le Capitaine Bernier, et qui comprend une douzaine de lettres et de notes du Capitaine Bernier, un journal personnel, des photographies, des souvenirs de T Arctique.les papiers de Sir Andrew Stuart, juge en chef de la province de 1885 à 1891, dont plusieurs documents et une carte de Joseph Bouchette de la seigneurie de Vincennes, don de Mue Adèle Stuart et de Mme J.Boss Strang.Vingt-cinq lettres des abbés Pierre Gazelle, Louis-Joseph Desjardins et Philippe-Jean-Louis Desjardins au chanoine Pierre Marin Rouph de Varicourt, 1792-1797, qui donnent d'intéressants commentaires sur le Canada et sur les prêtres émigrés.Cent cinquante lettres et souvenirs de Mme Fafard-Drolet, fondatrice du premier conservatoire d'art vocal, à Québec, en 1911.Nous avons aussi reçu quelques documents de Me C.-A.Geoffrion, don de la famille, par Vintermédiaire de Mme H.-E.Veutelet; quelques dossiers du Père Archange Godbout, remis par le Père Colomban Valois, o.f.m.; des documents sur la famille Roy et des médailles, don de Mme Diogène Clavet, de Montmagny; une proclamation du grand coyer G.-E.Taschereau, en 1799, don de Mgr Victor Tremblay, de Chicoutimi; les lettres patentes nommant François-Xavier LaRue président d'élection en 1792, don de M.Charles-Xavier LaRue, de Neuville; les documents et les photos de la famille Mackay, don de M.André Vachon, de Québec.Cartes, gravures, monnaies, pièces de musée Nous avons fait tachât de neuf cartes anciennes d'un grand intérêt: Munster, Nouvelles Indes, 1550; Hondius, Amérique, 1631; Jansson, Atlantique-Nord, 1650 et Nouvelle-Angleterre, 1650; Blaeu, Indes occidentales, 1650; Chetwin, Amérique, 1668; CoroneUi, Indes occidentales, 1688; Senex, Amérique, 1719; Homann, Nouvelle-Angleterre, 1720. 12 introduction Nombre de copies de documents, de gravures et de cartes ont été obtenues des Archives nationales et de Ta Bibliothèque nationale, à Paris.Des reproductions de cartes nous ont été données par les Archives publiques du Canada, le British Museum et la Société Jacques-Viger.- Nous avons également acquis des gravures d'Indiens, des gravures sur l'agiotage provoqué par la compagnie de John Law.M.Jacques Prémont, greffier du Conseil exécutif, nous a transmis le premier sceau de cet organisme.Le directeur de la Prison de Québec nous a remis deux baïonnettes anciennes, et M.Charles Tessier, de Québec, nous a donné une photo du pageant de 1908.Quelques centaines de pièces de monnaie, de médailles et d'insignes militaires ont été ajoutés à nos collections.Notons ^acquisition de billets de banque du Canada, rédigés en français, de Têmisslon de 1935, et de deux médailles du Québec Rifle Club de 1910 et 1911, et des dons de MM.Antoine Roy et J.L.Raymond, de Québec, et de M.Sylvio DuTremble, de Sherbrooke.Livres et imprimés La bibliothèque a reçu plus de 1,500 volumes au cours de Tannée, y compris plusieurs dons, notamment du British Museum.Nous avons aussi acheté quelques imprimés rares: Extrait du Mercure de France sur la capture d'un navire français à Plaisance en 1657; Déclaration du Roi sur les vagabonds, 1722; Projet de république en Louisiane, par tTEstaing, 1760; Traité de Paris, 1763; Lettre de Chabert sur ses états de service, 1776.La bibliothèque compte maintenant plus de 30,000 volumes sur Thistoire du Québec et du Canada.Nous recevons une grande quantité de demandes de renseignements, de copies de documents, de gravures et photos, et de recherches généalogiques.Le nombre des lecteurs et des chercheurs augmente sensiblement.A partir du printemps de 1966, pour faciliter la consultation de nos livres et de nos documents, les Archives seront ouvertes les soirs et fins de semaine aux chercheurs qui se seront munis au préalable d'un laisser passer.Enfin, malgré Taccroissement satisfaisant de nos collections, nous voulons faire appel à nos lecteurs.Ceux qui posséderaient des documents susceptibles d'intéresser les Archives sont priés d'entrer en rapport avec nous, afin de nous aider à assembler des archives représentatives de Thistoire politique, littéraire, économique, sociale et culturelle de notre province. LES MISSIONS DU SÉMINAIRE DE QUEBEC DANS LA VALLÉE DU MISSISSIPPI 1698-1699 Documents présentés et annotés par M.l'abbé Noël Baillargeon 13 \tSigles AAQ\tArchives de l'archevêché de Québec AC\tArchives des colonies (France) AIM\tArchives judiciaires de Montréal AJQ\tArchives judiciaires de Québec AN\tArchives Nationales (Paris) APC\tArchives Publiques du Canada APNDQ\tArchives de la paroisse Notre-Dame de Québec ASQ\tArchives du Séminaire de Québec BN\tBibliothèque Nationale (Paris) BRH\tBulletin des Recherches historiques JR\tThe Jesuit Relations and Allied Documents \t(édit.Thwaites) MSRC\tMémoires de la Société royale du Canada RAC\tRapport sur les Archives Publiques du Canada RAPQ\tRapport de l'Archiviste de la Province de Québec RHAF\tRevue d'Histoire de ïAmérique française 14 Plus de quinze ans s'étaient écoulés depuis les découvertes de Cavelier de La Salle lorsque, en 1698, le Séminaire de Québec prit U résolution tfévangéliser les peuplades indigènes disséminées le long du Mississippi.Mgr de Saint-VaUier donna aussitôt son consentement à cette entreprise que personne n'avait tentée jusque là.Par deux mandements, datés du 30 avril et du 14 juillet, tévêque de Québec accorda aux directeurs du Séminaire Valorisation exclusive d'envoyer des missionnaires partout où ils le jugeraient à propos et, en particulier, chez les Indiens de la tribu des Tamarois.Le 16 juillet, les trois prêtres choisis pour jeter les bases des futures missions, François de Montigny, supérieur et grand vicaire, Antoine Davion et Jean-François Buisson de Saint-Cosme, se mettaient en route.Ils arrivèrent quatre jours plus tard à Montréal où le gouverneur Frontenac leur remit un sauf-conduit les autorisant à partir avec douze hommes d'équipage montés dans quatre canots décorce.Le départ de l'expédition eut lieu à Lachine le 24 juillet.Les voyageurs prirent le chemin de TOutaouais et du lac Nipisstng pour se rendre au fort de MichUlimackinac, sur le lac Huron, qu'ils atteignirent le 8 septembre.Les missionnaires y rencontrèrent Xancien lieutenant de La Salle, le chevalier Henri de Tonty, qui s'offrit à les accompagner jusqu'aux Arkansas.Nul ne connaissait mieux le Mississippi que ce valeureux explorateur qui Xavait parcouru à trois reprises entre 1682 et 1690.Sur ses conseils, Texpédition remonta la rive occidentale du lac Michigan jusqu'à Chicago pour descendre ensuite les rivières Des Plaines et Illinois jusqu'au Mississippi.Le 27 décembre, nos voyageurs abordaient chez les Arkansas.Les Arkansas habitaient deux villages éloignés de neuf lieues Tun de Vautre.En outre, cette nation, décimée par la guerre et parla maladie, ne comptait plus que quatre cents des douze cents guerriers d'autrefois.Pour ces raisons, les trois missionnaires furent d'avis qu'il valait mieux aller à d'autres peuples et poursuivirent leur route vers le sud.Ils visitèrent ainsi les Tonicas sur les bords de la rivière des Yasous, à soixante lieues des Arkansas, puis les Taensas campés vingt lieues plus bas.Ces indigènes 15 16 missions du séminaire Cependant, un problème se posait qui était celui de la distance car les Taensas étaient à mille lieues de Québec.La seule solution, c'était d'établir chez les Tamarois une troisième mission qui servirait en même temps de rélais et M.de Saint-Cosme fut désigné pour occuper ce poste.Le supérieur de Montigny, obligé de remonter à Chicago où U avoit laissé du bagage Xautomne précédent, en profita pour reconduire son confrère dans sa mission.L'abbé de Saint-Cosme se mit à ïœuvre dès son arrivée, en avril 1699, et, un mois et demi plus tard, les deux missionnaires inauguraient la chapelle dédiée à la Sainte-Famille des Tamarois.Les trois précurseurs s'étaient donc acquittés heureusement du mandat que leur avaient assigné le Séminaire et ïévêque de Québec.Ce premier succès était d'autant plus prometteur que les missions des Tonicas et des Taensas ne seraient plus aussi isolées qu'on avait pu le redouter de prime abord.En effet, M.de Montigny venait d'apprendre que Pierre Le Moyne (TlberviUe, parti de France en octobre 1698, se trouvait à Xembouchure du Mississippi pour y fonder une colonie.Le supérieur décida douer lui-même vérifier ces dires qui intéressaient au premier chef Tavenir des nouvelles missions.Il prit en chemin Tabbé Davion et les deux missionnaires parvinrent, le 2 juillet, au fort Maure pas que d'Iberville venait de faire construire sur la baie de Biloxi.Le commandant, M.de SauvoUes, les reçut chaleureusement et leur confirma la nouvelle que Louis XTV avait décidé de coloniser la Louisiane.De retour dans sa mission, M.de Montigny fit part de ses dernières expériences à Mgr de Saint-VaUier et lui exprima sa confiance de voir les indigènes se convertir rapidement grâce à la colonisation du pays.Ce sont ces événements que racontent les textes qui font Tobjet de la présente édition: autorisations officielles, préparatifs de fexpédition et péripéties de Todyssée des trois missionnaires et de leurs compagnons.Tous ces documents, sauf un, sont des pièces originales et appartiennent étaient des sédentaires et d'un naturel apparemment paisible.Leur nombre s'élevait à deux mille âmes environ, sans compter les Natchez, voisins des Taensas, dont on disait la population encore plus considérable.Le pays qu'Os habitaient était d'une extraordinaire fertilité et, en plein mois de janvier, U y faisait aussi chaud qu'à Québec en juillet.Cette fois, M.de Montigny jugea préférable de s'arrêter et de créer deux missions, Tune pour M.Davion, chez les Tonicas, et foutre chez les Taensas dont il se chargerait lui-même. au mississippi it 1 Cf.François de Montigny à une « révérende mère », 2 janvier 1699, AN, série K, 1374, n° 83; AN, série 3 JJ, vol.387, C 3-52; La Source à une «révérende mère», 18-19 avril 1699, AN, série K, 1374, n° 84; AN, série 3 JJ, vol.387, C 3-52.Il existe deux autres lettres de M.do Montigny sur l'expédition de 1698-1699.Cf.Montigny à Monsieur., 3 mal 1699.AN, série K, 1374, n° 82; Montigny à Monsieur., 6 mai 1699, AN, série 3 JJ, vol.387, C 3-52.La lettre de M.de Montigny, datée du 2 janvier mais, en fait, de la mi-avril 1699, et la lettre de La Source ont été publiées par John Gilmary Shea dans Relation de la Mission du Mississipi du Séminaire de Québec en 1700, New York, 1861, et dans Early Voyages up and down the Mississippi, Albany, 1861.aux Archives du Séminaire de Québec.Il ne manque au dossier que le voyage chez les Tonicas et les Taensas au cours du mois de janvier 1699.On en trouve le récit dans deux lettres adressées à une religieuse de Québec, Tune par l'abbé de Montigny et l'autre par un nommé La Source.Les copies de ces lettres sont conservées aux Archives Nationales, à Paris Projet de lettres patentes autorisant le Séminaire de Québec à fonder des Missions au Mississippi ASQ.Missions, 53.Le Séminaire de Québec reçut officiellement l'autorisation de fonder des missions au Mississippi par les lettres patentes de Mgr de Saint-Vallier des 30 avril et 1 mai 1698.Or, c'est Mgr de Laval lui-même qui en a préparé le texte avec le concours du grand vicaire Charles Glandelet.L'ancien évêque rédigea un premier brouillon qu'il soumit ensuite à son collaborateur.Il parut au grand vicaire que les pouvoirs conférés tant au Séminaire qu'au supérieur des futures missions n'étaient pas assez précis ni suffisamment sauvegardés.Il ratura donc résolument cette partie du mémoire de Mgr de Laval, et écrivit dans les interlignes une nouvelle rédaction de nature, selon lui, à prévenir toute contestation.Afin de faciliter la lecture de ce document, nous avons cru qu'il valait mieux mettre en regard les deux versions, à partir de l'intervention de M.Glandelet, au lieu de les superposer comme dans l'original.Quelques autres retouches du même correcteur, sans importance, ont été mises entre crochets.JEAN par la grace de dieu Sur ce qui nous a esté Représenté par Les supérieur et directeurs du séminaire des missions estrangeres de quebec quil y a Beaucoup de nations et un très grand nombre de peuples 2 dans toute La Longueur du grand Inalt les peuplades du Mississippi bien plus nombreuses quelles ne l'étaient en réalité.Mgr de Laval et Mgr de Saint-VaUier écrivant au ministre Pontchartrain et à l'archevêque de Paris pour leur demander d accorder des secours aux futures missions, affirmaient avoir «une parfaite connolssance> que ces peuples SSmt «ensi grand nombre que L'on y peut Conter plusieurs rrnlUons d ames qul sonHouteTabSnnées.».Laval et Salnt-Vallier à Pontchartraln^ \" de Paris, le 25 septembre 1698, ASQ, Polygraph 9, 8, p.2; ibid., 9, p.2.Les missionnaires ne tarderont pas à s'apercevoir qu on s était grandement mépris De retour à Paris en 1700, M.de MonUgny ne cacha pas sa déception : « Il nous a assuré, écrit l'abbé Tremblay, que depuis les Tamarois jusqu'à la mer II »y™**fi* Y£g mil ames tout le long du Mlsslsslpl».Tremblay à Maizerets, 2 avril 1701, ASQ, Lettres O, 31, p.17.1» 20 missions du séminaire fleuve nommé mississipi et de toutes Les Rivières qui se deschargent de tous costés dans Le diet fleuve et aussi dans toutes Les autres nations [en deçà du dit fleuve] qui ont communication avec Les diets Lieux, et que Leur institut estant de semployier au salut des ames des nations et des peuples infldelles et qui sont Les plus abandonnées ils auroint un grand désir de pouvoir travailler a La conversion dun si grand nombre de peuples qui périssent malheureusement dans tous ces pays si vastes et si peuplés manque destre secourus, qu'ils seroint pour ce suiet dans Le dessein daller faire dans Les diets Lieux Les establissemens qui]s jugeront Les plus nécessaires et advantageux au bien de cet œuvre et quils nous prioint pour cet effect de Leur permettre dy aller des aprèsent pour y commencer Les diets establissemens et de Le Leur accorder tous nos privileges et pouvoirs nécessaires pour ce dessein; Nous poussés du désir destendre La foy dans tous les Lieux que La divine providence a confié a nos soins et voullant donner des marques de Laffection sincere que nous avons pour Le séminaire des missions estrangeres de quebec dont nous desirons estendre Les fonctions autant quil est en nous particul-lierement en ce qui Regarde Leur institut nous avons permis aux supérieur et directeurs du diet séminaire denvoyier des missionnaires dans tous Les pais cy dessus mantionnés et mesme Les Lieux Les phis esloignés pour sestablir dans tous Les endroits quils trouveront Les plus propres Les exhortant de tout nostre pouvoir a y faire des establissements solides ou ils puissent envoyier dans Les suittes des missionnaires de Lour corps sans quil puisse estre permis a aucuns autres de différents corps de pouvoir sestablir dans tous Les Lieux cy dessus mentionnés sinon de Leur consentement et agrément, Suite du texte de Mgr de Laval Texte proposé par m.GlandeUt voullant que Le Supérieur de Leur établissant et nommant comme ditte mission puisse Révoquer tous nous établissons et nommons a cet Les pouvoirs que nous aurions cy effet Les dits supr et directeurs devant accordé a tous autres parti- du dit Sémre des miss.etr.nos cuuiers* sils Le iugent ainsi a vicaires généraux par rapport aux propos pour Le Rien de Leur dites missions de mississ.et autres œuvre Lestablissant en cela comme lieux cy dessus mentionnez et vou- grand vicaire Supérieur qui pourra lant qu Us puissent communiquer Révoquer ou Restreindre Les dits les privileges et pouvoirs que nous 'Les particulier» visés id sont évidemment les Jésuites qui avaient reçu de Mgr de Saint-Vauler la juridiction exclusive dans les Pays d'En Haut, le 15 décembre 1690.Voir Mission donnée aux Jésuites pour toute* U* contrées de* Outaouact, etc., dans Mandement» de* Evêques de Québec, Mgr H.Têtu et l'abbé C.-O.Gagnon edit., Québec 1887-1888.I, p.274. au mississippi 21 pouvoirs ou Les accorder de nouveau ainsi quil Le iugera a propos et accordons au diet Supérieur de Leurs dites missions tous Les privileges que nous avons Receus du St Siège et en foy de Tout ce que dessus nous avons signé les présentes et faict contre signer par nostre secretaire et Sceller du sceau de nos armes faict a quebec dans nostre palais episcopal le.avons receus du St Siege a celuy de leur corps ou tel autre qui Les représentera ou quils envoyèrent aux dits Lieux en leur nom et de leur part pour être Super, des dites missions' et que le dit Supr.quills auront nommé dans Les dites missions et que nous établissons en cela comme grand vicaire puisse révoquer ou restreindre Les dits privileges ou pouv.et Les accorder de nouveau ainsi qu il le jugera a propos a tous ceux qui seront répandus dans les lieux cy dessus mentionnés, et voulant, pareillement que Les dits Sup.et dir.du Sem.puissent révoquer Le dit supr desd.miss, ou restr.et étendre ses pouv.ou en substituer un autre selon qu Us Le jugeront apropos.En foy de quoy etc.n Lettres patentes de Mgr de St-V'allier autorisant la fondation des Missions du Mississippi par le Séminaire de Québec, 30 avril 1698 .Polygraphs 9, 3.Original en papier, signé et scellé.Voir aussi l'original des patentes du 1er mai, également en papier, signé et scellTdans ASQ, Polygraphs 9, 2.Les lettres-patentes du 30 avril et du 1er mai, à part quelques divergences mineures dans la ponctuation et l'orthographe, ou la disposition de quelques mots, sont identiques.Les deux documents reproduisent à peu près tel quel le texte de Mgr de Laval jusqu'aux changements apportés par M.Glandelet.Les suggestions du grand vicaire ont été, elles aussi, retenues et précisées davantage, sauf quil n est plus question d'établir le supérieur et les directeurs du Séminaire comme «Vicaires 22 MISSIONS DU SÉMINAIRE généraux» pour les missions du Mississippi Au moment d'apposer sa signature, l'évêque de Québec s'aperçut que certains passages n'avaient pas toute la précision désirable.Il ajouta aussitôt de sa main les corrections nécessaires, qu'il authentiqua ensuite dans une note au bas de chacun de ses deux mandements.Nous avons mis entre crochets les mots raturés par l'évêque, et en italique les autres qu'il a écrits en interligne.Les patentes du 1er mai ont été publiées par Jean-Marie Shea dans Relation de la Mission du Mississipi du Séminaire de Québec en 1700, p.Os.et dans Mandements des Evêques de Québec, I, p.377.JEAN BAPTISTE par La grace de Dieu et du St Siege apostolique Evesque de Quebec dans la nouvelle france atous ceux qui ces présentes verront Salut et Benediction.Sur ce qui nous a esté Représenté par Les Supérieurs et directeurs du Séminaire des missions étrangères de Quebec, qu'il y a Beaucoup de nations audela et audeça du fleuve du Micissipy, et tout Le long de ce fleuve et des Rivieres qui se déchargent dedans, et ont communication avec Les dits Lieux, et que Leur Institut étant de S employer au Salut des ames des infidelles, Ils auroint un grand désir de pouvoir travailler ala conversion d'un si grand nombre de nations qui périssent Malhureu-sement dans Linfidelité dans tous ces pays si étendus et si peuplés manque d'estre Secourus, qu'estant pour ce Suiet dans le dessein d'aller faire dans les dits Lieux Les établissements et missions qu'ils jugeront les plus nécessaires, et avantageux au bien de cette oeuvre, Ils nous prioient de Leur accorder Les pouvoirs nécessaires pour y aller des aprèsent y commencer Les dits établissements et missions, Nous poussés du désir d'estendre La foy dans tous les Lieux que La divine providence a confié a nos Soins, et voulant donner des marques de Laffection Sincere que nous avons pour Le Séminaire des missions étrangères, dont nous desirons étendre Les fonctions autant qu'il est en nous, particulièrement encequi regarde Leur Institut, nous avons permis aux Supérieurs et directeurs audit Séminaire d'envoyer des missionnaires dans tous les pays cy dessus mentionnés, pour S'établir dans tous Les Lieux qu'ils jugeront Les plus propres, Les exhortant de tout nostre pouvoir d'y faire des établissemens [solides] et missions, ou Ils puissent dansles Suites envoyer des Mission aires de Leur Corps, Sans qu'il soit permis a d'autres de différents corps de faire des établissemens dans les Lieux ou Ils Seront établis, et dans les autres Lieux mesme qu'ils auront choisis [que de leur consentement et] de nostre agrément ou de nos grands vicaires, accordant aceux qui seront envoyé par Le dit Séminaire pour faire Les fonctions dans les dittes Missions Les privileges anous concédés parle St Siege, Bien entendu cependant au mississippi 23 que celuy que les dits Supérieurs et directeurs du Séminaire auront nommé de leur corps pour estre Supérieur des dittes missions ou tel autre, qu'ils auront envoyé aux dits Lieux en Leur nom et de Leur part pour y estre Supérieur, puisse révoquer ou restreindre Les pouvoirs et privileges Susdits que nous aurions accordé aux particuliers, Sil Le juge apropos pour Lebien de Lœuvre, Letablissant comme grand vicaire Supérieur et general dans tousles dits Lieux, declarant toutes fois que nostre Intention est que Les dits Supérieurs et directeurs du Séminaire de Quebec puissent changer Ledit Supérieur des dittes Missions den haut, et en Substituer un autre asa place quand Us le jugeront apropos, auquel cas Les dits pouvoirs accordés par nous par lespresentes patentes ne Subsisteront plus alegard de Lancien Supérieur des dittes Missions, Mais Seulement alegard dunouveau.Donné aquebec Sous nostre Seing et celuy de nostre Secretaire et Scellé du Sceau de nos armes, Le 30* avril 1608.approuve les Jean evêque de quebec mots de missions en interligne et approuvé la rature de cinq mots Jean eveque de quebec.Far Monseigneur G.Lacolombiere Serré pre*.m Lettres patentes de Mgr de St-Vallier accordant au Séminaire de Québec la permission exclusive de s'établir chez les Tamarois, le 14 juillet 1698, et confirmant les lettres patentes des 30 avril et 1er mai ASQ, Polygraphie 0, 4.Original signé et scellé.Les Tamarois appartenaient à la nation illinoise.Leur village était situé sur la rive gauche du Mississippi, à six lieues au-dessous de l'embouchure du Missouri.«Il s'agit ici de l'abbé Guillaume de la Colombière-Serré et non du chanoine Joseph de la Colombière.On a souvent confondu les deux personnages.Voir Amédée Gosselin, Joseph de la Colombière, dans MSHC, XXIX (1935), Section I, p.87s. 24 MISSIONS DU SÉMINAIRE 14e Juillet 1698 Jean Baptiste par la grace de dieu et du St Siege apostolique Evesque de Quebec dans la nouvelle france a tous ceux que les présentes lettres verront Salut et benediction.Quoique par nos Lettres patentes du premier jour de may de la présente année mil six cent quatre vingt dix huit nous ayons accordé aux Supérieur et directeurs du Séminaire des missions étrangères de Quebec un ample pouvoir de Sétablir et faire des missions dans toutes les nations qui Sont au delà et au deçà du fleuve de Mississipi et tout le long de Ce fleuve et des rivieres qui se déchargent dedans et ont communication avec les dits lieu; Neantmoins sur ce qu'ils nous ont représenté qu'il pouroit arriver que d'autres missionaires qui ne Se/oient pas de leur Corps pretendroient peutestre en vertu des lettres patentes a eux par nous cydevant accordées5 les exclure du droit de Sétablir et faire des missions chez les Sauvages dits Tamarois qui Sont entre les Illinois et les Acansas ' Ce qui feroit un grand preiudice aux missions des dits Supérieur et directeurs du dit Séminaire des missions étrangères de Quebec, attendu que les Lieux ou demeurent Les Sauvages Cy dessus dits Tamarois Sont comme la clef et le passage nécessaire pour aller aux nations plus avancées et s'en faciliter L'abord et que par Suite il est d'une grande importance au dit Séminaire des missions étrangères de pouvoir établir dans les dits lieux dits Tamarois quelques residences et y faire des missions, nous voulant oster tous les obstacles qui pouroient empêcher L'exécution de L'entreprise très Louable qu'ont les dits Supérieur et directeurs du dit Séminaire de porter la foy dans tous les pals cy dessus Leurs avons permis et permettons par ces présentes d'envoyer de leurs missionnaires ches les dits Sauvages Tamarois et d'y faire telles residences établissements et missions qu'ils Jugeront apropos.Nous Confirmons de plus par Ces présentes tous les pouvoirs facultés et permissions par nous accordées aux dits Supérieur et directeurs du dit Séminaire des missions étrangères de Quebec par nos dittes lettres patentes du premier four de may de lapresente année et généralement tout cequi est Contenu dans les a mission que les Jésuites possédaient chez les minois était Cette tribu avait son village sur la rive sud-ouest du kc Péoria.La rrJsdon d« Kaskasldas se trouvait à environ quatre-vingts Heues des Tamarois qui *\" ™°\"f éloignés des Arkansas de quelques trois cent dix lieues.Voir Jean Delanglez.\u2022\u2022)\u2022.Louis httlet, vie et voyage, (184S-1700), Montréal, 1950.p.200.-nonnes \u2022 Mgr de Laval affirme que le Séminaire prit soin de demander mx.\u20acffj^lfZ Les Plus Intelligentes qui ont La Connolssanoe de tous ces paU) to Q0\" ^ ^T\" pourrait prendre» pour ce relais Indispensable avant d arriver chez 1» Arkansas.Tout le monde fut d'accord pour assurer que «Le PlM,c™ et qufls (les Jésuites) ny avolent point destablissement».Laval à TremDiay, «w», ASQ, Lettres N, 129, p.1. au mississippi 25 dittes patentes.Donné a Québec ce quatorzième Jour de Juillet mille six cents quatre vingt dixhuit Sous nostre Seeing et celuy de nostre Secretaire et S celé du Sceau de nos armes.* Jean eveque de quebec Far Mondit Seigneur Lacolombiere Serré pre.IV Lettres patentes du Gouverneur Frontenac, du 17 juillet 1698, autorisant les missionnaires du Séminaire de Québec à se rendre avec leur équipage au Mississippi Missions, 82.Original scellé et signé.L obligation pour les missionnaires de demander au gouverneur l'autorisation de se rendre dans les postes éloignés remonte à 1676.Dans sa lettre du 15 avril, Louis XIV rappelle au comte de Frontenac que les membres du clergé n'ont pas besoin de passeports pour se déplacer à 1 intérieur de la Colonie; \"mais, ajoute le Roi, mon intention est quils en prennent et que vous sachiez où ils vont lorsquils veulent aller dans les missions et hors de l'estendue des lieux où vous jconrniandezra mon nom ».Louis XIV à Frontenac, 15 avril 1676, RAPQ (1926-1927).p.88.Aussi le même au même, 22 avril 1675, ibid., p.82.louis de buade comte de frontenac Gouverneur et Lieutenant Général pour le Roy.en toute la france septentrionnallb Le Désir que nous a fait paroistre Monsieur L'abbé de Montigny grand vicaire de Monsieur L'Evesque de Quebec, Daller porter La foy au nom du Séminaire de Quebec dans des pays ou Les missionnaires n'ont encore fait aucun Establissement quoy que Ceux qui y ont passé ayant remarqué tant de Docilité dans lesprit des sauvages qui les habitent que Cela leur afait Concevoir de grandes espérances de pouvoir y faire 26 MISSIONS DU SÉMINAIRE de Notables progrez pour peu quils fussent secourus et assistez d'Instructions, Et Les Instances que Messieurs les Evesques qui sont en ce pays y ont jointes de ne pas différer daccorder de nostre part toutes les assistances qui pouroient faciliter Lexecution d'un sy pieux dessein, Nous avons Cru ne pouvoir mieux satisfaire au devoir de nostre charge et repondre aux Véritables Intentions de sa Majté qui poussée d'un zele digne D'un Roy très Chrestien et fils aisné de LEglise cherche plutost dans toutes ses Conquestes L'agrandissement de LEmpire de Jésus Christ que Celuy de Laugmentation de ses propres Estats, Que de Coopérer de tout nostre pouvoir a L'achèvement de Cette sainte Entreprise7, Cest Pourquoy Messieurs Les Evesques nous ayant représenté que M\" Du Séminaire de Quebec soffroient de La Commancer, Et que Led\" S* de Montigny et les Sr\" Davion et de St Cosme vouloient bien Sy Consacrer, Sy Nous voulions leur accorder La Liberté d'aller d'an ces pays Esloignez avec Le nombre d'hommes quils ont Cru leur estre absolument nécessaires pour les Conduire chez les nations sauvages qui habitent Les bords du fleuve Mississipy, Et Les y Servir et assister dans LEtablissement quils y Voudront faire dans le Lieu quils jugeront Le plus propre Et le plus Convenable pour la réussite de Leur dessein, NOUS avons sous le bon plaisir de Sa Majesté, Ferrais audits Sieurs Missionnaires de partir de Montreal quand bon Leur semblera dans Quatre Canots qui seront Conduits par douze hommes dont Us nous ont donné Les noms pour aller a Missili-maldnac et dudit lieu Continuer Leur route Jusqu'audit fleuve de Mississipy; Permettons auxdits S1* Missionnaires de faire Embarquer dans leurs Canots Les Vivres et autres choses dont Us Jugeront avoir besoin pour leur subsistance, entretien et Establissement, Et Nous nous y portons d'autant plus Volontiers que Nous sommes persuadez quil ny a aucun motif dlnterest humain meslé dans Llntentjon desd.S\" Missionnaires et quils ne Sont remplis que de la Seule Gloire de Dieu, et du désir de La propagation de La foy 8, Ordonnons a Tous Ceux sur qui nostre pouvoir Sestend Et prions tous autres » de Laisser sûrement et Librement passer 1 Frontenac était alors très bien disposé à l'endroit du Séminaire «MJ^ons-Etrangères.MM.Tiberge et de Brisacler déclaraient dans leur lettre du 6 Juin 168»: «M.de Frontenac nous a écrit et nous a fait dire par Mad« Sa femme et par Mao.la maréchale de Humières qu'A chercherait les occasions de nous faire plaisir et qui! contrfburolt en tout ce qui dependrolt de Lui à entretenir la paix dont fl voit que vous recommencez à Jouir».Lettre aux directeurs du Séminaire de Québec, 6 Juin 1698, ASQ, Lettre» M, 25, p.2._ .s Pour la protection des voyageurs, des laies en particulier, 11 était essentiel d'affirmer le caractère apostolique de l'expédition.La Cour, en effet, venait par de récentes ordonnances d'interdire dans les termes les plus sévères la traite des fourrures «dans les profondeurs des terres».Le roi, cependant, avoit précisé que ces défenses ne s'appliquaient pas aux missionnaires et à leurs compagnons, domestiques et canotiers.Voir Le roi au gouverneur Frontenac et à l'intendant Champigny, 27 avril 1697, dans RAPQ (1928-1929), p.332; le même aux mêmes, 21 mal 1698, ibid., p.357.\u2022C'est-à-dire les Espagnols et les Anglais, dont on n'ignorait pas les visées sur la vallée du Mississippi. AU MISSISSIPPI 27 et repasser Lesd.S\" Missionnaires avec Leurs dits quatre Canots Charge Et Esquipage sans leur faire aucun empeschement ains au Contraire Leur donner Toute ayde faveur et assistance offrant en pareil cas faire Le semblable, En Témoin dequoy nous avons signé Lèpresent passeport a Iceluy fait apposer Le sceau de nos armes et Contresigner par lun de nos secretaires aux Trois Rivieres Ce 17e juillet 1698.10 Frontenac -Par Monseigneur De Monseignat11 Nomination de l'abbé François de Montigny comme supérieur des Missions du Mississippi, le 12 mai 1698 t ASQ, Missions, 61.Copie non signée.Né en 1669 et originaire du diocèse de Paris, François de Montigny était entré à Saint-Sulpice en 1687.C'est là, apparemment, que Mgr de Saint-Vallier alla le chercher, encore simple tonsuré, pour ramener à Québec en 1692.L'abbé de Montigny n'appartenait donc ni aux Missions-Étrangères ni au Séminaire de Québec.Aussi sa nomination comme supérieur des missions du Mississippi fut-elle assez peu prisée par les directeurs de Paris qui trouvèrent inconvenant que «le supérieur des missions de notre séminaire n'en soit pas ».Tremblay à Glandelet, 1er mai 1699, ASQ, Lettres O, 55, p.14.Nous Sup7 et directeurs du Seminra des Missions Etrangères de Quebec en vertu des pouvoirs qui nous ont esté accordés par les lettres patentes de Mgr de Q.en datte du trentième du mois davril de la 10 Les trois missionnaires quittèrent Québec le 16 juillet.Cf.Laval à'Tremblay, 1699, ASQ, Lettres N, 129, p.2.Etaient-ils déjà rendus aux Trois-Bivières dès le lendemain?C'est peu probable.Quant à Frontenac, il partit de Québec le 13 et arriva à Montréal le 21.Cf.Documents Relative to the Colonial History of The State of New York, Edmund B.O'Cattaghan edit, Albany, 1853-1887, DC, p.684.C'est donc à Montréal, vraisemblablement, que le gouverneur remit son passeport à M.de Montigny.11 Charles de Monseignat, secrétaire de Frontenac depuis 1689. 28 missions du séminaire présente année mil six cent quatre vingt dix huict, d'envoler des Missionnaires dans les nations qui sont le long du fleuve de Micissipy et des rivieres qui se déchargent dans led.fleuve et autres lieux du district et dépendance pr employer a travailler a la conversion de tous ces peuples et dy faire tous les etablissemens et missions que led.Séminaire Jugera nécessaires dans tous les lieux mentionnés dans lesd.lettres patentes, et dy nommer un supérieur pour avoir le soin et conduite desd.missions au nom et de la part dud.Séminaire suivant les pouvoirs et conditions contenues aux lettres patentes.Nous avons nommé et nommons par ces présentes Mr de Montigny prestre pr Supérieur general de toutes lesd.missions pr les conduire et gouverner au nom et de la part dud.Semin1* avec tous les pouvoirs privilèges et conditions accordées aud.Semin™ par lesd.lettres patentes de Mond.Seigneur, fait a Quebec le 12 may mil six quatrevingt dixhuit Sous notre Seeing et le cachet dud.Séminaire.VI Liste des « engagés » de M.de Montigny, leurs salaires et autres déboursés de l'expédition de 1698-1699 ASQ, Missions, 107.Le document ne porte pas de titre et n'est pas signé, mais il est indubitablement de M.de Montigny.Ce mémoire ne fournit que quelques unes des dépenses et non le bilan financier complet de l'expédition qui, au dire de l'abbé Jean-Henri Tremblay, procureur à Paris, « Coûta au Séminaire de Quebec près de 20000 ou 25 000 livres pour équiper ces Missionnaires, payer leurs canoteurs et leur donner de quoy subsister pendant quelques années en Ces Pals la ».Mémoire sur TEtablissement de la Mission des Tamarois de 1699 à 1724, ASQ, Polygraphs 9,1.nous avions en partant de montreal douze hommes12 Lorenger, rouillard fezeret guilbaut aqui on ne que ^ab™Jl°n^yna^Vr^b>blOTrat Jean-François Charron de la Barre.R était le fils de Alexandre Turpin, maître d'armes, et de Catherine de L'Or, et fut baptisé à Québec le 2 Juin 1670.Cf.Noël Baillargeon, op.cit., p.650s.22 Nous n'avons pu identifier ce personnage.23 Charles de Launay ou Delaunay.En 1686, Henri de Tonty, qui s'était porté à la rencontre de La Salle, fit construire une maison fortifiée sur les bords de la rivière Arkansas, à cinq lieues de son embouchure.Il y laissa six hommes dont les deux rouennais Jean Couture et Charles Delaunay.L'année suivante Ion du passage de l'abbé Jean Cavelier et de ses compagnons seuls rescapés de l'expédition de La Salle au Texas, Delaunay se Joignit au groupe et revint au fort Saint-Louis des minois.Cf.Relation de Henri Joutcl, dans Margry, III, p.436s.Voir aussi E.Z.Massicotte, Repertoire de* engagement* pour l'Ouest, dans RAPQ, (1929-1930), p.195. AU MISSISSIPPI 31 et perrot et prisment bourbonnois 24, a qui nous donnions 350\" et Le beuf 25 a qui nous donnons 150\" monoye de france, auretour de nostre voyage de la mer28, nous quittasment St Martin, La source27, de launay, bourbonnois et Le frère alexandre28, et prisment Levesque29 aqui nous donnons soixante es eus monoye de france.présentement, nous n'avons plus que roebon80 et Le beuf qui sont aux tamarouais avec monsieur de saint cosme Levesque qui est aux tonicas avec monsieur davion et Nirgue que fay laissé aux natchez pendant mon absence pour six mois que perrot charbonneau, et huneau ont resté avec nous il n'en a coûté pour tous Les trois qu'environ 300\" monoye de canada, pareeque je Leur avois avancé Le reste avant nostre despart J'avois aussi avancé les guages a St martin ainsy il na n'en fallu débourser pour Luy J'avois payé une année ala source, a son depart il luy estait du 4 mois.57\" monoye de france a de Launay il estait du neuf mois.300\" monoye de france a bourbonnois huit mois.200\" argent de canada plus un capot 30\" une paire de mitasse 10\" argent de france 24 Peut-être Jean Brunet, fils de François Brunet dit le Bourbonnois.Cf.Tanguay, op.cit., I, p.94; Pease and Werner, op.cit., p.180, n.1.20 Probablement Pierre Le Boeuf, fus de Jacques et de Antoinette Lenoir.Cf.Engagement du Boeuf a Mr de Tonty, le 10* may 1690, AJM, Greffe de Antoine Adhémar.Voir aussi Tanguay, op.cit., 1, p.357.Ce voyageur était encore au Mississippi en 1702.Cf.Bergier à Laval, 13 mars 1702, ASQ, Lettres R, 50, p.7s.26 Le voyage au fort Maurepas.27 La Source, après avoir quitté M.de Montigny, vint s'établir à la mission des Tamarois et fut ainsi l'un des fondateurs du village français qui y prit naissance et fut connu plus tard sous le nom de Caholda.Il figure dans le recensement tenu le 1er janvier 1732 et les missionnaires Mercier et Courrier indiquent, en 1735, qu'il est propriétaire d'un emplacement.Cf.Explication du Plan de la Mission et Etablissement de Seignerie des Tamarois, 12 avril 1735, ASQ, Polygraphie 9, 18, p.4.Les descendants de ce pionnier se sont perpétués dans la région et, en général dans le pays des Illinois.Cf.Cahokia Records, 1778-1790, Virginia Series, vol.I, edited with introduction and notes by Clarence Walworth Alvord, Springfield, TH., 1907; Kaskaskia Records, 1779-1790, Virginia Series, col II, edited with introduction and notes by Clarence Walworth Alvord.Springfield, ID., 1909.2* Le Frère Alexandre revint à Montréal au début de 1700.Voir le post-scriptum de la Constitution de rente au Sr Turpin par les F.Hospitaliers de cette ville, 21 juillet 1698, AJM, Greffe de Antoine Adhémar.20 Nous ignorons qui était ce Levesque.Sans doute un des cinq Jeunes coureurs des bois qui s'étalent joints à l'expédition lors de son passage au fort Saint-Louis.Cf.Saint-Cosme à Laval, 2 janvier 1699.80 Charles Rochon quitta les Tamarois pour aller s'établir à La Mobile.Cf.Bergier à Malzerets, 14 juin 1700, ASQ, Lettre* H, 44, p.2; Davion à., 20 octobre 1711, ASQ, Missions, 46, p.7.Rochon semble bien avoir fait souche en Louisiane.Voir le Journal of Captain Harry Gordon's from Pittsburgh to the Ohio and the Mississippi to New Orleans, Mobile and Pensacola, 1766, dans Travels in the American Colonies, Newton DentUson Mereness edit, New York, 1916, p.485. 32 MISSIONS DV SÉMINAIRE vn Trois lettres de l'abbé Jean-François Buisson de Saint-Cosme adressées à Mgr de Laval Jean-François Buisson de Saint-Cosme, fils de Michel Buisson dit - r-ft^Tff Delicérasse' ^uit à Lauzon le 30 ŒA%liïiï » h ?février par le P' Henri Nouvel, s.j.n TT^e?egWre haP*émea de 1621 au S octobre 1667, p.87.ÏZ?* au S^nah-e de Québec le 22 juillet 1675 et fut ordonné prêtre par Mgr de Saint-Vallier le 2 février 1690.L'abbé de Saint-S TÇa»^abof^ son, \"^tère en Acadie où il fut curé de la ™S,^ (Grandpré) de 1692 à 1697.Ses parents faisaient du Séminaire en qualité de domestiques donnes depuis 1680.»i Michel Alto ou Accault, ancien compagnon de Cavalier de La Salle et de Henri de Tonty.Il avait épousé la fille de François-Xavier Rouensas, chef des MMtasiaas et était un des personnages les plus influents du pays des minois.Ci.JH, UUV, p.280, n.30; LXV, p.100s.M Le mémoire s'Interrompt id.Cest l'abbé Jean-Henri Tremblay qui va nous apprendre ce que M.de Montigny devait à dlbervffle: \"Enfin un petit mémoire aeprez de 300\" que J*ay payé à M.dlbervffle pour ce qu'il ml avait avancé à la Baye de Buem et en arrivant en France\".Tremblay à Glandelet, 28 mai 1701, ASQ, Lettre* 0, 34, p.U>- Nous ne devons plus 1* qu'a rochon depuis le 15 juillet 1699 trois cent livres par an monoye de canada au beuf depuis Le 1er janvier 1699 deux cent livres monoye de canada a Levesque depuis le 20 daoust 1699 soixante es eus argent de trance surcela il a rescu 50\" 10' sols argent de franco a nirgue depuis le 15 septembre 1698 soixante es eus argent de canada la première année, et les deux autres soixante es eus argent de france.surcela il a rescu 106\" argent de france, plus 36\" 12'.plus nous devons a michel ako81 8\" de vermillon, 2 fusils rassade [raturé] et jambettes 200\" mais il nous doit 300\".a la source 10\" de vermillon, 21\" de poudre, 5\" de rassade, deux douzaines de jambettes plus a nirgue 100\" pour de la poudre, et 200\" qu'il a prêté pour payer nos enguagez.puy a monsieur d'hyberville **. AV MISSISSIPPI 33 1.Lettre autographe datée du lac Huron, le 30 août 1698.ASQ, Lettres R, 27 Du Lac huron le 30 aoust 1688 [sic].Monseigneur La dernière que je me Suis donné Ihonneur de vous escrire estait du 24 juillet nous parrJme le mesme jour de la Chine et nous arrivasme le 25 aubout de lisle de monroyal*8.Comme nos Canots estaient trop chargés nous fusmes obligés d'y laisser de nos effects et le 26, jour de Ste Anne, appres nous estre mis Sous la protection de cette grande Sainte et luy avoir recommandé nostre voyage nous partîmes, trois jours appres nous montasmes le long Saut fort hureusement85, et arrivasme ala petitte nation89.Cest un androit fort agréable ou il y a plusieurs belles illes qui 88 Aujourd'hui Sainte-Anne-de-Bellevue, à une quinzaine de mules de Lachlne par le lac Saint-Louis.84 Le seul canot dont le chargement est connu est celui de Bivard-Lorenger et de Rouillard qui contenait \"mil Livres pezant en Esfects\".Cette cargaison comprenait \"quatre cents Livres de plomb, cent Livres de poudre, trois Caisses pezant deux cents Livres, trois ballots pesant deux cents dix livres, et quatre vingts dix Livres En autres articles''.Marché entre Monsieur de Montigny et Claude Ricard et Jacques Rouillard, 30 mai 1698, AJM Greffe de Antoine Adhémar.On sait, par ailleurs, que M.de Montigny se procura i la ferme du Séminaire située sur l'Ile Jésus pour deux cent quatre-vingt-huit livres de pois, de lard et de farine.Cf.Grand Livre, 1688 à 1700, ASQ, Manuscrit C-4, p.224.85 Le missionnaire désigne, selon l'usage du temps, du seul nom de Long-Sault les trois rapides qui se succédaient sur une distance de dix milles entre Carillon et Grenville.\"Il y n dans le long Sault, dit un mémoire de 1686, 2 portages.qui ont le premier 300 paît et le 2\" 500\".Chemins du bout de L'Ile de Montréal au lac Ternis Caminne sur le bord duquel est la mine de plomb, dans Le Journal de {Instruction publique, vol XVII (Janvier-février 1873), nos 1 et 2, p.102.88 La seigneurie de la Petite-Nation.Mgr de Laval l'avait obtenue de la Compagnie des Indes Occidentales, en 1674, et en avait fait don au Séminaire de Québec en 1680.Ce domaine mesurait cinq lieues de front sur la rive gauche de la rivière Outaouais par cinq lieues de profondeur.Voir un plan dressé en 1854 dans ASQ, Seigneurie 3, 55.Voir l'acte de donation de Michel Buisson et de sa femme, 19 octobre 1680, AJQ, Greffe de Romain Becquet.Voir aussi Archange Godbout, oi-m., Nos ancêtres au XVII* siècle, dans RAPQ, (1955-1957), p.483s.; Amédée Gosselin, Les Buisson de Saint-Cosme, prêtres, dans BRH.XXX, p.195s. 34 MISSIONS DU SÉMINAIRE paraissent de très bonne terre, deux Rivieres qui descendent L'une du Costé du Sud et L'autre du Costé du Nord, rendent le Lieu fort abondant pour La pesche et pour la chasse, il me Semble qu'on ne pouroit trouver un plus beau lieu pour establir une Mission d'algonquins 8T, Ces pauvres gens, dont plusieurs nous accompagnèrent une partie du chemin se plai-gnoient Souvant de ce quon les abandonnoit pour aller ades peuples éloignés et nous prioient, pensant que nous SCavions un peu de leur langue de les Instruire et faire prier Dieu, depuis la petitte nation Jusquau premier rapide qu'on appelle la Chaudière18 le pays est toujours beau pendant dix lieux.Ce fut ala Chaudière qui est a 40 lieux de monroyal88 que les Outa8ascs qui nous avoient accompagné depuis le montroial nous laissèrent pour prendre le devant parceque nous ne les pouvions Suivras et quils estaient obligés de chasser pour vivre.Cest a la chaudière que commencent les rapides qui continuent jusqu'au Lac huron, excepté le lac de Nipisingue.appres avoir monté une partie de Ses rapides et fait une partie des portages dans des pays affreux, car depuis la Chaudière jusqua Michilimakinak Se ne sont que rocher couvert de quelques petits Sapins, nous arrivasmes a mata8anM, Le dix huictiesme daoust.Cest la moitié du chemin de monroyal a miclulimalanak41, et c'est la ou l'on laisse lagrand rivière qui vat dans le nord et tire sa Source du lac de temiskamingue, pour S'embarquer Sur une petitte rivière fort dangereuse accause quel a peu d'eau et quelle est remplie de rapides et de portages fort difficiles42 nous les passasmes fort heureusement et arrivasmes le 22 «Mgr de Laval avait songé à y établir une mission sédentaire en 1685, mais H y renonça à cause de la proximité de Montréal et du danger de \"l'eau de vie quils (les Sauvages) auroint de tous costés des habitants voisins\".Laval aux directeurs du Séminaire de Québec 1685, ASQ, Lettre» M, 130, p.7s.Le Séminaire ne fit jamais d établissement dans sa seigneurie de la Petite-Nation et, finalement, la vendit à Joseph Paplneau en 1801 et 1803.Cf.ASQ, Seigneuries 3, 55b, 55d.88 Les chutes de la Chaudière, entre Hull et Ottawa, hautes de quelque soixante pieds.Deux portages étaient nécessaires pour franchir ce difficile passage: un premier, long de six cents pas, et l'autre de six cent cinquante pas.Cf.Chemins du bout de file de Montréal au lac Témis Carnitine.op.cit., p.102.Voir aussi Alexander Mackensie, Voyage» from Montreal through the Continent of North America, to the Frozen and Pacific Ocean*, in the yean 1789 and 1793, Philadelphia, 1802, p.XXXI.88 La lieue dite de France valait environ 2.76 mules anglais.48 Au confluent des rivières Outaouals et Mattawa.Entre Lachlne et Mattawa, on comptait environ dix-huit portages.Il n'en reste aujourd'hui aucune trace, sauf quelques vestiges du deuxième portage de la Chaudière et de celui du rapide des Chats, à trente-six nulles en amont, qui sont encore visibles.Cf.Eric W.Morse, Voyageur* Highway, dans The Canadian Geographical Journal, LXIII, (July 1961), p.7.«Les voyageurs estimaient à trois cents lieues la distance entre Montréal et MlchiUimacldnac.Cf.Relation du sieur de Lamothe Cadillac, dans Margry, V, p.84; Henri de Tonty à Cabart de Vfflermont, 24 août 1686, (bid., III.p.559.La distance est d'environ sept cents nulles.42 La rivière Mattawa est longue de quarante-deux nulles et prend sa source au lac à la Truite (Trout Lake, Ont.). Al/ MISSISSIPPI 35 4 3 \"Je vous dirai, écrit l'abbé de Montigny, qua 200 lieues de Montreal nous trouvâmes le lac Nipissing ou sont les Nipissing Algonquins lesquels sont des peuples errants qui ne vivent que de chasse & qui sont sans missionnaires'*.Montigny à Monsieur.6 mai 1699, An, 3 JJ, 387.Sur la route des voyageurs par le lac Nipissingue, voir Eric W.Morse, op.cit., p.9.44 La Rivière des Français est longue de soixante-quinze milles et comportait cinq portages.Cf.Alexander Mackensie, op.cit., p.XXXVI.Des dix-huit portages compris entre Mattawa et l'embouchure de la rivière des Français, trois seulement, le Plain-Chant set la Mattawa et deux sur la rivière La Vase sont disparus.\"The celebrated Paresseux, Talon ., main La Vase, Chaudière des Français, Parisien and Récollet are probably just as they were when Brûlé first saw them in 1610\".E.W.Morse, op.cit.p.7.« François Daupin, sieur de La Forest, ancien compagnon de La Salle et associé de Henri de Tonty, depuis 1684, pour l'exploitation de la traite dans l'Ouest.Il se rendait précisément à Québec pour chercher des hardes et des munitions pour le fort Saint-Louis des minois et \"le Sieur de Tonty qui y commande\".Permis de faire le trafic accordé à Laforest et à Tonty, RAC, Rapport pour 1905, i, p.LXVH.aulac de nipissingue 48 que nous passasme le landemain d'un bon vent et tombasmes dans lariviere des francois44 qui prend Sa Source du lac de nipissingue et tombe dans le lac huron, nous fumes 4 jours a la descendre quoy quil n'en falle ordinairement que Deux parceque nous fumes arrestes parde la pluye et le vent contraire, enfin le 27 du mois nous arrivasme au lac mirons en parfaite santé Dieu mercy nous et nos gens.Nous avons esté Surpris d'y rencontrer le Convois qui venoit de Michili-makinak ce qui nous a obligé décrire a la haste, et ce qui nous empeschera de vous escrire de michilimaldnak et vous mander les desseins que nous pouvons y former parce quil n'y a plus personne a descendre cette année.Mr delà forest48 qui est avec Le Convois nous assure que nous allons a des peuples qui depuis longtems Souhaittent des missionaires et qui Sont dun très bon naturel.ySt-jKi '.?\u2022\u2022\u2022'aèrent 1° nom le Margot et que cette petite «SES5^iï*'HJ^ ^ 654016114 à Lenteur en date du 15 mai 1700, dans Margry, V.p.403.nSt.Delangl^ p 291^ vIcmltv o£ P«*ent-day Helena, Arkansas ».It **n,*» l°ffiet (£jM£ i*»«Les Mahingans, qui sont des Sauvages que nous nommons Loups».D lDervuie au ministre, 30 août 1699, dans Margry, IV, p.342., «0 Cf.Relation des descouvertes et des voyages du sieur de La Salle.aans Margry, L p.532s.; Récit de Nicolas de LaSaOe, (bid., p.549. AU MISSISSIPPI 59 qu'ils estaient bien faschez d'avoir quitté Les françois pour aller traitter avec L'anglois, et qu'ils reviendraient bientost retrouver Les françois et qu'ils quitteroient L'anglois.et comme nous Leurs demandions des nouvelles d'un coup que Les miamis assuraient avoir fait tout récemment sur des jroquois qu'ils avoient rencontré vers ouabache, ils nous dirent que ce n'estoit point sur Les jroquois que Le coup avoit esté fait mais que c'estoit sur eux mesme et qu'effectivement Les miamis Les avoient battus, nous leur donnasment quelques vivres et en Les quittant ils nous dirent que Leurs canots estant presque achevez dans un heure ou deux qu'ils nous rejoindraient, comme nous n'avions pas besoin de Leur escorte et que nous ne scavions pas combien ils estaient de monde, parce que ils ne se seraient pas fait un grand scrupule de nous déguiser La vérité, et que nous estions persuadez que s'ils nous eussent pû descouvrir Les premiers et nous surprendre La nuit qu'ils ne nous eussent pas fait de quartier, nous contJnuasment nostre route sans Les attendre, et arrivasment en fort peu de jours aux AKansas acause des eaux hautes dont Le courant est fort rapide, car Les printems Les eaux de miçissipi montent jusqu'à quarante et cinquante pied plus haut qu'elles nesont Lereste de L'année.Les Acansas ne fesoient point aucun village mais s'estaient tous dispersez parce qu'ils avoient appris que Les chiKachas avec qui ils ont i guère depuis Long tems venoient pour Les deffairent.ce n'est que depuis peu d'année que Les akansas commencent a Les redouter, car autrefois ils avoient toujours Le dessus sur cette nation a ce qu'on nous a dit, mais depuis que par le moyen des anglois Les chiKachas ont des armes a feu ceux cy qui n'ont que des flèches n'oseroient tenir contre eux18 *.Le 4 de juin nous arrivasment aux tonicas mission de monsieur davion il n'estoit de retour que depuis peu de jours d'un voyage qu'il avoit fait aux ChiKachas.ce qui donna lieu a ce voyage fut un anglois qui demeure aux chiKachas Lequel ayant appris qu'il y avoit des françois establis aux tonicas y vint avec quelques chevaux pour Les voir, monsieur davion profitant de son occasion y alla avec luy pour ménager La paix entre cette nation et toutes celles d'icy bas, et en mesme tems pour commencer a parler de dieu a cette nation ou aucun misionaire n'avoit encor jamais esté, et pour y baptizer Les enfans moribons.ce voyage eut tout Le succez qu'il s'en estoit promis, il baptiza trois enfans qui alloient mourir, et après Leur avoir parlé de dieu par interprète parce que Les tonicas et Les chiKachas ne parlent pas La mesme Langue il porta cette nation a ne plus venir en guère chez Les nations ou nous sommes establis.ils 181 Moins d'un an plus tard, les Arkansas s'étaient procurés, à leur tour, des armes à feu.«J'apprends par M.Davion, note d'Iberville, le 19 mai 1700, que des Akansas, venus aux Tonicas le 20° avril, luy ont dit que plusieurs Anglois estaient venus en commerce au village des Akansas, le mois de février, leur avoient fait présent de trente fusils et poudre et balles et autres marchandises».Journal de d'Iberville commandant le vaisseau La Renommée dans son second voyage au Mississipi, dans Margry, IV, p.430. 60 MISSIONS DU SÉMINAIRE paroissent aimer beaucoup Les françois et depuis peu ils nous sont venus voir dans nos missions, nous avons appris par un esclave tamaro(ouais) que Langlois qui est au chicacha avoit sollicité Les chiKachas a tuer Monsieur Davion dans Leur village, mais que ces sauvages avoient toujours résisté et ne lavoient pas voulu faire.Us sont neuf villages qui occupent environ cinq ou six lieux de pais tous ensemble font trois cent cinquante cabanes, il y a quatre vingt lieux des tonicas, on en peut faire cinquante par eau par La riviere des tonicas.sur Le chemin on trouve Les tabougeas et les taxouman, qui sont sur Le bord de la mesme riviere Lesquels ne font qu'un village denviron soixante et dix cabannes et huit lieux plus haut on trouve les ouitapa qui est un village assez petit.Ce qui enguage Les chiKachas a faire La guère aux autres nations ce sont deux anglois de La Caroline qui demeure chez eux, Lesquels Les envoyent en guère de tous costez pour faire Le plus desclaves qu'ils pourront qu'ils acheptent ensuite deux pour les revandre aux anglois qui Les envoyent a La barbade et dans dautres endroits, ils font venir a ces sauvages des marchandises avec bien de La peine, car il y a environ cent cinquante lieux a faire, ils Leur faut sept jours pour venir en batteau aux chaouanons dont La riviere va ala Caroline et a la mer et des chaouanons ils sont obligez de marcher par terre pendant vint jours et de faire porter par des sauvages des marchandises par des pais de montagne fort difficJls1M.Ayant passé La feste de la pentecoste133 aux tonicas nous en partJsment monsieur davion et moy avec tous nos françois Le huit de juin pour aller trouver monsieur d'hyberville qu'on disoit estre au bas de miçissipi.Le Lendemain nous arrivasment aux taensas, ou il y avoit un de nos françois qui pendant mon absence avoit eu soin d'y faire faire ma maison, fy visité toutes Les cabannes pour y voir Les malades et Les enf ans a baptizer.deux taensas et un chaouanon qui demeure chez eux voulurent estre du voyage et se joignirent anous.Le 12 nous arrivasment aux natchez ou comme d'autres Les appellent aux chalaouelles, qui sont près de vint lieux des taensas.Le chef de cette nation ayant appris nostre arrivée, vint aussitost au bord de Leau ou nous estions; il estoit accompagné d'environ deux cent hommes ayant tous L'arc et La flèche, il n'y avoit avec luy n'y femmes n'y enfants, parce qu'il ne scavôit pas si nous venions en paix ou en guère, ils avoient pour Lors La guère avec presque toutes Les nations qui sont sur Le miçissipi, et il y avoit quelque risque de passer par La dans cette conjoncture, néanmoins 113 Nos missionnaires ne manquèrent pas de rapporter ces faits en arrivant au fort Maurepas.Cf.Lettre de Saucole, dans Margry, IV, p.456s; Journal de dlberofOe, ibid., p.398.«'Le 7 Juin. AU MISSISSIPPI 61 nous resçument aucun desplaisir d'eux au contraire ils nous res curent avec beaucoup de joye et a nostre consideration quoy qu'ils eussent La guère avec Les taensas ils firent une très bonne reception a ceux qui estaient avec nous, nous disment au chef que des robes noir comme nous n'estions pas des gens de guère que nous n'estions pas venus Les voir dans cet esprit La et qu'au contraire nous exhortions tout Le monde a La paix qu'ils Le verroient bien unjour Lorsque je scaurois Leur Langue qui est La mesme que celle des taensas, et ensuite après Leur avoir fait quelque petit present nous nous separasment fort con tens les uns des autres.Le 14 nous arrivasment aux oumats qui sont vint lieux plus bas que Les natchezui.nous y trouvasment une Lettre de monsieur dbyberville qui marquoit estre venu jusqu'à ce village avec deux canots d'escorce et deux chalouppes et qu'il s'en estoit retourné a ses navires pour establir un fort ala mer.ce village est d'environ cent cabanes.Leur Langue est La mesme que celle des Kinipissas des chiKachas et de plusieurs autres nations, estant une des plus estendue de ces pais cy.ils ont un temple il y a aussi quelque chefs mais c'est principalement une femme qui y paroist comme La plus considerable, nous y fusment très bien resçus et ils se Loùoient fort de monsieur d'hyberville et des autres françois qui estaient avec luy et nous montrèrent Les presents qui Leur avoient esté faits, ils admiraient entre autres choses un boulet de canon d'environ 14 livres quon Leur avoit Laissé, et ils concevoient assé que cela fesoit bien un autre effet que Leurs flèches185.Le 15 en estant partis pour aller aux Kinipissas nous rencontrasment quelques pirogues de sauvages ou il y avoit deux petits garçons françois de 14 ou 15 ans que monsieur d'hyberville envoyoit, L'un aux Kinipissas et Lautre aux oumats pour y apprendre La Langue 13°.ils nous informèrent plus au long de toutes choses, et entre autres que monsieur d'hyberville estoit parti Le 22 de mars pour s'en retourner en france18T, que n'estant allé que jusqu'aux oumats, il n'avoit point s eu que nous estions aux taensas qui n'en sont qu'a 40 Lieux, que Lon avoit fait un fort sur Le bord de La mer du costé de L'est a trente lieux de Lembouchure de miçissipi.ils nous dirent aussi que Le fort estoit aisé a trouver et que Le chemin en estoit beau et qu'ils nous y conduiroient bien, nous prisment un de ces deux françois dans nos canots pour nous aider a trouver Le fort et continuasment nostre route.184 La distance est de soixante milles.Cf.Delanglez, Tonti Letters, op.cit., p.226, n.19.18* Voir Journal de dlbervuTe, dans Margry, IV, p.174s.îaa c'est Sauvolles, commandant du fort Maurepas, qui, le 20 ou le 21 mai, avait confié les deux garçons au chef des Bayogoulas.Cf.Lettre de Sauvole, dans D'Iberville mit à la voile le 3 mal.Cf.Journal de d'Iberville, dans Margry, p.201. MISSIONS DU SÉMINAIRE Le 17 nous arrivasment aux Kinipissas, ils sont pies de cent cabannes en y comprenant Les bajogoulas et Les mogoulachas qui se sont joint a eux et qui ne font qu'un mesme village, c'est contre ces Kinipissas que monsieur de La salle se battit, et dont il tua quelques uns de Leurs gens dans Le voyage qu'il fit a La mer par miçissipi188.nous y visment une grande croix que le R.p.Stanislas recolet y avoit fait planter, il estoit deja venu autrefois en ce pais cy avec monsieur de la Salle, et estoit retourné en france de La baye saint Louis avec monsieur cavelier par Le canadam.ceux cy nous dirent aussi mille biens des francois ces toit Les premiers que monsieur d'hyberville eut vû, car quelques bajogoulas estant en chasse vers Lendroit ou est maintenant Lefort de maurepas monsieur d'hyberville ayant descouvert Leurs feux et estant allé aeux, il apprit deux que miçissipi n'estoit pas loin qu'ils nommoient malbanchia, et qu'ils demeuroient sur Le bord de ce fleuve 14°.Le 19 nous partisment des Kinipissas et nous arrivasment Le 22 a La mer qui en est esloignée de soixante lieux, nous ne nous appercusment que nous y estions que Lorsque nous visment La pleine mer parce que La marée nayant pas La force de refouler Le courant de miçissipi ce fleuve porte son eau fort loin en mer.NOUS pensions qu'en quittant miçissipi il n'y avoit qu'a suivre Les bords de La mer pour arriver au fort, et on nous avoit fait comprendre que nous trouverions toujours de beaux pais et des ruisseaux d'eau douce de distance en distance; mais nous visment bien Le contraire pendant dix jours que nous misment a nous rendre de Lembouchure du fleuve au fort de maurepas.il nous fallut doubler une grande pointe qui mené fort avant en mer, et ensuite passer un très grand nombre d'isles et de bayes qui rendent cette mer fort facile pour des canots, en rompant toutes Les Lames de La mer, et qui font qu'on ne perd point La terre de vue, mais qui La rendent impratiquable pour de gros bastiments.Je ne m'arresteray point monseigneur avous descrire tout ce que nous eusment a souffrir pandant ce tems.Les chaleurs estoient fort grandes, nous manquions d'eau douce, nous n'avions pour vivres que de La farine de bled d'inde que nous nosions manger sans eau de peur de nous altérer encor davantage, Le jour Les taons, et La nuit Les maringoiiins ou cousins ne nous donnoient aucune relasche, enfin La plus part de nos gens ne pouvant supporter La soif qui les pressoit burent de Leau si mauvaise quoy qu'un peu moins salée que celle de La mer, qu'ils tombèrent presque 188 Cf.Relation de Henri de Tonty, dans Margry, I, p\\ 607.188 II s'agit du P.Anastase Douay.Cf.Relation de Henri Jouteî, dans Margry, ni, p.91s.Le récollet était de nouveau au Mississippi, cette fois en qualité d'aumônier du navire La Badine.Voir Le Ministre de la Marine à M.Bégon, {bld., XV, p.70.La croix dont parle M.de Montigny avait été plantée par d'Iberville et ses gens, le 16 mars précédent.Cf.Journal de la frégate Le Marin, ibid., p.262.\"«Cf.Journal de d'Iberville, dans Margry, TV; p.184. AU MISSISSIPPI 63 141 Jean-Baptiste Le Moy ne de Bienville.Collaborateur de son frère Pierre Le Moyne d'Iberville, il passa une grande partie de sa vie en Louisiane dont il fut gouverneur à trois reprises.141 «Sans le secours de quelque pluye, ils serolent morts de soif indubitablement, car la pluspart estoient fort mal par la disette d'eau.Je leur ay fait tous les plaisirs qu'on peut faire en pareil lieu, et les ay fait rafraiscbir par du bouillon de chevreuil, qui ne leur a pas manqué».Lettre de Sauvole, dans Margry, IV, p.452.148 Ce fort était situé sur les bords de la baie de Biioxi, aujourd'hui Ocean Springs, Etat du Mississippi.D'Iberville en commença la construction en avril 1699 et lui donna le nom de Maurepas en l'honneur de Jérôme, fils et collaborateur du ministre de la Marine, Louis PUélypeaux, comte de Pontchartrain, qui succéda à son père le 6 décembre 1699.Ce fort Maurepas était en bois, à quatre bastions et défendu par quatorze pièces de canons.Cf.D'Iberville au Ministre de la Marine, dans Margry, IV, p.125; Journal de d'Iberville, ibid., p.196; Journal de la frégate Le Marin, ibid., p.284s.Voir aussi Samuel Wilson, Jr., Colonial Fortifications and Military Architecture in the Mississippi Valley dans The French in the Mississippi Valley, John F.McDermott edit, Urbana, HI., 1965, p.107s.144 Sa nomination est du 2 mai 1699.Cf.Journal de d'Iberville, ibid., p.200.Sur cet offlder, voir P.-G.Roy, Le Sieur de Sauvottes, dans BRH, XIV, p.90s.145 Le major du fort était Charles Le Vasseur sieur de Bagaret.Cf.Marcel Giraud, Histoire de la Louisiane française, Paris, 1953, I, p.21, n.4.Il fut aussi appelé du nom de Roussouelle ou Boussoueïïe.Cf.RoBe des officiers, majors, officiers mariniers, etc,.laissez en garnison par M.d'Iberville au fort MaurepasAC, C 13A, vol.I, f.209.Cet officier canadien mourut au fort de La Mobile, le 4 septembre 1704, en même temps que Henri de Tonty et, comme ce dernier, victime de la fièvre jaune.Cf.Delanglez, The Voyages of Tonti in North America, dans Mid-America, XXVI, (October 1944), p.296.tous malade du flux de sang.Les autres qui se portoient Le moins mal estoient si foibles, qu'ils auraient eu plus de besoin d'estre conduits que de conduiront Les autres.Enfin Le deuxiesme de juillet, jour de la visitation de la très sainte-vierge ayant imploré son secours eue nous fit trouver et arriver heureu-zement au fort Les gens du fort qui ne se pouvoient persuader qu'il y eut des françois dans ces pais La, quoy qu'ils nous vissent un pavillon françois, voyant venir nos deux canots a pleine voile parce que nous avions un vent fort favorable, se persuadant que c'estoit des espagnols pensèrent tirer Le canon sur nous, neatmoins monsieur de bien ville 141 vint nous reconnoistre, et vit bien que nous n'estions n'y en estât n'y dans Le dessein de Leur faire du mal\"2.Ce fort de maurepas est sur une eslevation et dans un assez bel endroit, il n'est que de pieux et de pieces sur piece, mais bien régulier et fort difficil aprendre sans canon, principalement y ayant autant de canons qu'il y en a143, ce poste a cela de fascheux que Leau des puits qu'on y a fait n'y est point bonne et que pour en trouver de meilleur il faut en aller chercher assez Loin en bastiments.nous y trouvasment pour commandant monsieur de sauvole enseigne de vaisseau 144, qui y a pour officiers monsieur de bien ville, Les deux messieurs Levasseurs de canada dont il y en a un qui est major du fort145, et monsieur guyon146 qui missions du séminaire estoit allé aux isles chercher des vivres, n'y en ayant dans ce fort que pour fort peu de tems \"T.Il y avoit aussi Laumonier du bord de monsieur descalette qui y estoit resté pour avoir soin du spirituel148 et environ cinquante hommes, partie canadiens partie soldats et partie philibustiers dé St domingue149.L'on nous y apprit que Les espagnols sur Le bruit qui avoit couru en france qu'on venoit establir miçissipi, avoient pris les devants et qu'ils s'estoient venus establir sur une riviere qu'ils nomment pansacola150 qui n'est qu'a vint deux lieux du fort de maurepas, on aurait pû bien aisément s'emparer de cet endroit et enfaire sortir Les espagnols qui n'estoient point en estât de tenir contre trois vaisseaux de guère, mais messieurs d'hyberville, descalette et de chateaumoran151 qui commandoient ces bastiments ne jugèrent pas apropos de commencer une guère, et y estant allez ils se contentèrent de Leur demander Leau dont ils avoient besoin, que Les espagnols Leur accordèrent il y avoit dans ce fort quatre cordeliers dont Les uns estoient occupez aux sauvages, et Les autres estoient pour Les espagnols du fort.NOUS apprisment aussi que Les francois que monsieur de las aile avoit Laissé a La baye saint Louis estoient tous morts etqu'ils avoient Le deuxième Le Vasseur, mentionné par M.de Montigny, s'appelait Jean-Francois.Il commandait le navire La Précieuse, le phis grand des deux traversiers de la flottille de d'Iberville.Son engagement remontait au 2 Juillet 1608.Cf.Rollc des officiers, majors, officiers mariniers, etc., AC, C13A, vol.i, f.219.ho François Guyon, fib de Denis et d'Elisabeth Boucher, de Québec.Il commandait le petit traverser Le Voyageur.Cf.Rotte des officiers, majors, officier* marinier*, etc., AC, C 13A, vol.I, ff.209 et 219.Guyon quitta la Louisiane en compagnie de M.de Montigny, le 28 mai 1700, et profita de l'escale de d'Iberville à New York, le 15 juillet, pour revenir à Québec.Cf.D'Iberville au ministre, 7 septembre 1700, dans Margry, IV, p.377.Il mourut peu après son retour, laissant sa veuve, Marie-Anne Roberge, et deux nues.Cf.Inventaire de* bien* du Sieur François Guyon, 19 janvier 1702, AJQ, Greffe de Michel Le Pailleur, no 130.147 Parti chercher des vivres à Saint-Domingue le 27 avril, Guyon ne revint au fort Maurepas que le 21 août Cf.Journal de d'Iberville, dans Margry, IV, p.200; Lettre de Sauvole, ibid., p.455.148 L'abbé Borden ave, aumônier du navire Le Marin, et non de La Badine sur lequel servait le sieur de Lescalette.Cf.Le Ministre de la Marine à M.Bigon, dans Margry IV, p.70; Liste des officier* de Marine choisi* pour tenir sur la Badine, armée à Rochefort, (bid., p.50.Quant au P.Douay, il avait demandé i d'Iberville «à s'en retourner à son couvent» pour n'en «plus sortir».Journal de d'Iberville, (bid., p.198.\"'La garnison du fort, à part les officiers, comptait «soixant-dlx hommes, six mousses, en tout compris les équipages des traversiers».Journal de d'Iberville, dans Margry, IV, p.200.iso Sur Santa Maria de Calve, le poste espagnol établi l'automne précédent dans la haie de Pensacola, voir Frégauk, Iberville le Conquérant, p.284; Giraud, Histoire de la Louisiane française, I, p.23.181 Le marquis de Chateaumorant, commandant du vaisseau Le Français, avait été chargé d'escorter d'Iberville de Saint-Domingue an Mississippi.Cf.Mémoire pour servir d'instruction au sieur marquis de Chasteaumorant, capitaine entretenu dan* la Marine, dans Margry, IV, p.78. AU MISSISSIPPI 65 tous estez tuez par Les sauvages, a la reserve d'un jeune garçon qui aiant esté pris par Les espagnols et envoyé par eux dans Lancienne espagne que Le vaisseau sur Lequel il estoit ayant esté pris par Les francois que de france il avoit passé en Canada, et qu'il rapportoit que Les espagnols qui s'estoient emparez de La baye saint Louis Lavoient enfin abandonnée1\".Nous partisment du fort de maurepas après y avoir séjourné dix jours n'y pouvant pas rester plus longtems a cause du peu de vivre qu'il y avoit1M.neatmoins nos gens nés tant pas encor restablis de Leur maladies nous eusment encor beaucoup a soufrir, a la vérité ayant pris au fort un sauvage pour guide il nous conduisit par un chemin plus court et plus facile101, cependant La maladie et Le nombre des malades augmentant tous Les jours nous eusment La douleur de perdre Les deux taensas qui estoient venus avec nous dont Lun mourut au portage des Kinipissas, et Lautre aux oumats.j'estois absent depuis quelques jours Lorsque Le premier mourut ayant pris Les devants pour envoyer du village des Kinipissas quelques vivres a nos malades, se trouvant point La pour Lors d'interprète il mourut sans baptesme.Le second fut plus heureux car ayant esté instruit de nos mister es il mourut après avoir rescu Le saint baptesme.La mort de ces deux hommes nous estoit encor d'autant plus fascheuse qu'il y avoit tout sujet de craindre que Les sauvages ne nous accusassent de Les avoir tuez.Le chaoiianon qui estoit venu jusquau fort avec nous, et qui demeurait aux taensas nosa pas y revenir avec nous, estant disoit-il de consequence pour des estrangers daller porter de pareilles nouvelles, il resta donc aux oumats, ou nos malades ayant séjourné quelque tems se restablirent en prenant un peu de repos, il y avoit deux petits enfants fort malades.Lun fut baptize par monsieur davion, mais il luy fut impossible dapprocher du second, car La mère de ce petit enfant n'estant point encor accoutumée a voir des habits si long et si noir, Lorsqu'elle voyoit 152 Allusion aux deux frères Pierre et Jean-Baptiste Talon, originaires de Québec.Us avaient fait partie, avec leurs parents et une petite soeur, de l'expédition de La Salle au Texas, en 1685.En 1698, Pontchartrain les confia à d'Iberville.Les frères Talon seront du deuxième voyage de Pierre Le Moyne à la Louisiane, en 1700.Cf.Margry, IV, pp.43, 45, 63s.103«Je les ay priés de prendre le party de s'en aller, que nous n'avions que peu de vivres.M.de Montigny, à qui Je me suis adressé, m'a dit que Je lui faisols plaisir, qu'il n'osoit commander aux gens qu'il avoit avec luy, qu'ils luy eussent voulu du mal, s'il leur en eust parlé luy-mesme, quil voyoit bien que dix-huit hommes n'est oient que très & charge en pareille conjoncture (.) M.de Montigny m'a marqué avoir envie de s'aller establir aux Natchez qui est la nation la plus nombreuse du bas du fleuve et la phis respectée des autres Sauvages >.Lettres de Sauvolc, dans Margry, IV, p.452.Le commandant du fort remit ;\\ M.de Montigny quelques presents «pour luy faciliter quelque accès» auprès du chef des Natchez.Les missionnaires emportèrent aussi « du vin pour dire la messe et des hosties et de la farine ».Loc.cit.lMSauvoHes donna un Jeune Indien pour guide à nos voyageurs qui revinrent au Mississippi par les lacs Pontchartrain et Maurepas et par la rivière d'Iberville.Cf.ibid., p.459. 68 MISSIONS DU SÉMINAIRE approcher monsieur davion d'un costé elle fuyoit de l'autre, ainsy Le frère alexandre hospitalier de montreal qui nous avoit accompagné dans ce voyage et qui dans toute La route nous avoit édifié par sa bonne conduitte et principalement par sa charité envers nos malades, y estant allé Le bapUza sans aucune difficulté La mere n'ayant aucune peur de luy.Il y avoit aux oumats plusieurs pirogues de uatchez qui estoient sur Le point de s'en retourner Lorsque nous y arrivasment, je pris cette occasion pour y aller et après avoir assisté Le taensas a sa mort, je partis avec un françois pour merendre aux natchez.cette nation nespargna rien pour me tesmoigner La joye qu'ils avoient de mon arrivée, je profitay de cette bonne disposition pout Les enguager a faire Les choses que je demandois deux.Je leur dis que festois dans Le dessein de passer une partie de Lannée chez eux, et Lautre aux taensas.que pour cela il falloit qu'ils fissent La paix avec eux et avec Les tonicas et avec Les autres nations, qu'ils ne falloit point qu'ils fussent comme une barrière sur Le miçissipi et qu'ils dévoient Laisser passer Librement Les françois et Les sauvages qui y voudraient naviguer, je Leur fis connoistre aussi que mon occupation estoit de servir et de faire connoistre aux autres Le grand maître de La vie, et quelques autres veritez de nostre religion, ils prirent très bien tout ce que je Leurs dis, me tesmoignèrent bien de La joye de ce que je voulois venir chez eux, et quoy que Les taensas Leur eussent tué un homme il n'y avoit que fort peu de jours ils me prièrent de Leur dirent qu'ils ne vouloient plus Leur faire La guère et qu'avant qu'il fut huit jours ils yroient conclure La paix chez eux, et qu'ils feraient aussi La paix avec Les tonicas et Les autres nations et fis me prioient de Leur faire Scavoir qu'ils ne vouloient plus de guère, je passé ensuitte quelques jours a visiter Les cabannes.cette nation est La plus nombreuze de toutes celles qui sont sur Le bord de miçissipi il y a dix ou douze village mais ce qu'il y a d'incommode pour un misionaire c'est qu'ils sont fort dispersez comme par hameaux ou par habitations, ils occupent sept ou huit lieux de pais, Leur terrain est beau ils sont sur des costeaux qui inondent jamais.Je ne croy pas que tous ensemble fassent trois cent cabanes, mais souvent dans chaque cabane il y a deux et trois familles.Le 17 monsieur davion estant arrivé avec nos françois qui estoient restez aux oumas nous partisment des natchez pour nous rendre aux taensas, ou nous arrivasment après trois jours de marche, nostre voyage ayant esté plus long que nous ne pensions L'on nous attendoit de jour en jour.Lorsqu'on s eut nostre arrivée Le chef envoya d'abord des plus considerable du village pour Le calumet de paix, c'est une cérémonie qui s'observe parmi eux par Laquelle ils tesmoignent La joie qu'ils ont de Larrivée de quelque estranger et delà paix et de lunion qu'ils veullent avoir avec luy.Ils se doutèrent bien ne voyant point Les deux taensas qui estoient venus avec nous, qu'il falloit qu'il Leur fut arrivé quelque chose, et pour ne point tenir Leur esprit en suspend, je Leur appris dabord AU MISSISSIPPI 67 Leur mort, ils prirent fort bien cette nouvelle, ils convinrent que Leau de La mer estoit fort nuisible a la santé et qu'ils avoient eu tord de ne se pas mieux ménager dans Leur soif et pendant Leur maladie, ainsy il n'eut que Les parents des deffunts qui Les pleurèrent a Leur manière, cest a dire avec des espèce de Lamentations qui se font entendre de presque tout Le village, ce qu'ils font pour tesmoigner L'extrême affection qu'ils portoient a Leur parent ou à Leur amis deffunts.ils nous apprirent ensuitte que Les natchitoche et Les (en blanc dans l'original) qui sont deux nations esloignées de trente ou quarante lieux des taensas estoient venus pour nous voir et qu'ils dévoient bientost revenir ne nous ayant pas trouvez, que les mintous qui sont maintenant avec Les Kourouais a trente lieux des taensas dévoient venir aussi, qu'un chef des cbiKachas estoit venu, et Leur avoit dit qu'ils ne vouloient plus avoir La guère contre eux ni contre Les tonicas, qu'un esprit blanc car cest ainsy que Les sauvages de ces pais cy appellent Les francois, Les estant allez voir ce printems Leur avoit dit que ce n'estoit pas bien fait de se tuer ainsy Les uns Les autres et que La paix valloit mieux et qu'ainsy ils ne vouloient plus de guère, il vouloit parler de monsieur davion qui y estoit allé Le printemps et Les avoit porté a faire La paix.Je leur dis ensuitte que Les natchez aussi avec qui ils avoient La guère depuis si long tems dévoient venir au premier jour pour conclure La paix qu'ils m'avoient prié de Leur porter cette parolle de Leur part et que de mon costé je Les exhortais a vivre en paix avec tout Le monde, qu'ils voyoient que depuis que Les francois demeuraient chez eux que toutes Les nations avoient plus d'estime pour eux et qu'elles venoient mesme de fort loin rechercher Leur amitié ils estoient d'eux mesmes fort portez a faire La paix avec Les natchez ainsi ils neurent pas beaucoup de peine a y consentir.trois jours après mon arrivée Les desputez des natchez estant venus pour parler de paix on Leur fit une reception telle quils pouvoient désirer ensuitte estant conduits vis avis de La porte du temple Le chef des taensas et Les principaux de La nation s'y estant assemblez, ils firent plusieurs ceremonies qu'il serait bien long de descrire, Les presents que ces desputez apportaient furent portez au temple, ils consistaient en six robes de rats musquez fort bien travaillez, ensuitte La paix fut conclue, pour lors Le vieillard qui a Le soin principal du temple ayant monté sur une eslevation qui est a Lentrée y harangua fort long tems tantost adressant La parolle a Lesprit et tantost aux assitants, en exhortant Les deux nations a oublier Le passé et a vivra dans une paix inviolable.Je n'ay pas encor pû scavoir quel estoit cet esprit qu'ils revere, car quoy qu'ils en reconnoissent plusieurs, il y en a un qu'ils regardent comme Le plus grand detous18B.158 « Je ne puis encore vous mander quelle est la principale de leurs divinitez, mais je crois que c'est le soleil>.Montigny à Monsieur.,6 mai 1699. MISSIONS DU SÉMINAIRE quoyque Les meurs et Les manières des sauvages de ces ps-is cy ne different presque en rien des meurs et des manières des autres sauvages, neatmoins a Lesgard de Leurs temples et de Leurs chefs Us ont des manières qui paraissent assez belles pour des sauvages.Jamais Les estrangers ne Leur font aucun present un peu considerable qu'avant que de Le prendre ils ne L'ayent fait porter avec un grand respect au temple, et qu'ils n'ayent remercié Lesprit en proférant de certaines parolles en se tournant du costé du temple en eslevant Leurs mains vers le ciel, et Les mettant ensuitte sur Leurs testes, et en se tournant des quatre costez du monde.Lorsque des sauvages de quelques autres nations arrivent, ils vont ordinairement dabord au temple et y font quelques presents qu'ils Laissent devant La porte et que L'on a soin ensuitte de partager a La nation.il n'y a que ceux qui ont soin du temple qui y entrent Les autres croiraient mourir si ils y entroient, il ny a presque rien dans ces temples, il y a cependant quelques figures d'hommes et de bestes sculpturez assez grossièrement, et plusieurs caisses pleines des os des chefs des plus considérez qui meurent; et y entretiennent un feu perpétuel.Lors que quelqu'un meure ils disent qu'ils vont dans un pais fort esloigné, cest pourquoy lors qu'ils voient des estrangers souvent ils pleurent songeant a Leurs parents qui sont morts, ils enterrent avec Le mort ce qu'il avoit de plus précieux et tous Les parents et amis apportent quelque chose pour mettre dans La fosse, on y met aussi dans de petites corbeilles de La farine et quelque autre vivres, se persuadant apparermnant que cela Leur est utile dans ce pais estranger ou ils disent qu'ils vont.Les natchez et Les taensas ont des manières bien plus fascheuses, car lorsque Leur grand chef meure, plusieurs se font un honneur de mourir avec luy, pour L'accompagner dans Le pais estranger ou il va.Les uns s'offrent volontairement Lorsque Le nombre de ceux qui s'offrent ne paroist pas suffisant on porte des presents a une famille, qui se fait un honneur d'envoyer quelqu'un pour mourir pour Le chef.Les sauvages nous ont assuré qu'ils tuèrent trente personnes pour Le dernier chef des natchez qui mourut, un des françois qui estoit avec nous paraissant fort surpris de cette conduitte, Le chef des natchez qui s'en apperçut Luy dit aussitost quoy donc si je mourais esce que vous ne voudriez pas bien mourir avec moy croyant peutestre Luy faire un grand honneur, mais Lautre sans beaucoup hésiter L'assura qu'il pouvoit mourir quand il voudrait mais qu'il n'estoit point du tout dans Le dessein de Le suivre.Lorsque celuy qui soffre ou qu'on envoyé a la mort est prest on allume une certaine racine ensuitte quand elle est consommée il tend La teste et on luy donne quelques coups de hasche oubien on Lestrangle avec une corde, peu de tems avant que nous fussions arrivé pour La premiere AU MISSISSIPPI 69 Voyla monseigneur Les principales choses que fay pû remarquer vostre grandeur ayant deja esté enformée par nos premieres Lettres de toutes Les autres choses qui estoient venus anostre connoissance.nous nous sommes principalement appliquez a terminer Les différents de toutes les nations de ces pais cy, dont Les gueres qu'elles avoient Les unes contre Les autres estoient un obstacle ala publication de Levangile parce qu'on n'osoit pas aller en sûreté d'un village a Lautre.maintenant surtout qu'on a appris que Les francois avoient fait un fort et qu'ils estoient establis au bas de miçissipi, je ne croy pas qu'il y ait aucune nation qui osât ou qui voulut traverser Les francois dans Leurs desseins, et mesme déroutes Les nations que fay vû il ny en a aucune qui ne souhaitte beaucoup et qui ne se fit un très grand plaisir d'avoir quelques missionaires.ainsy il est bien probable que si La cour continue de faire un establissement de francois dans ces pais cy que dans peu tant de nations qui ont vescu depuis si Long tems dans Les ténèbres de lignorance et de linfidelité connoistront 100 M.de Montigny eut l'occasion cette même année, à la mort d'un autre chef des Taensas, d'empêcher «que l'on ne tuast personne, de quoy tout le monde parut fort content, hors [le] grand prestre».Journal de d'Iberville, dans Margry, IV, p.415.fois aux taensas Leur chef estoit mort, et Lon fit mourir six personnes pour Luy tenir compagnie1M.A Lesgard de Leur chef quoy qu'il ne soit pas beaucoup absolu ils ne luy parlent tous qu'avec un grand respect, jamais aucune femme n'y aucun enfant n'entre dans sa cabanne, et il n'y a que Les seuls vieillards et Les plus considérez de La nation qui y entrent.Soit qu'il y soit, soit qu'il n'y soit pas en entrant et en sortant de sa cabanne ils tesmoignent a Leur manière Leur respect, jamais ils ne parlent au chef, ny Le chef ne Leur parle qu'ils jxe luy tesmoignent de La mesme manière Leur respect personne Vos eroit s as soir sur son Ut, ni se servir de son gobelet ny passer entre luy et une torche ou flambeau de cannes quon allume tous Les soirs pour esclairer sa cabanne.quand Le tems de Labourer ou de faire Les semences ou La récolte est venu, tout Le village s'assemble, on commence dabord par une grande dance, ensuitte chacun ayant apporter de quoy contribuer au repas on fait un grand festin, après Le festin Les hommes et Les femmes s'en vont tous sur La terre du chef et dans une demi journée tout Le monde y mettant La main sa terre se trouve Labourée, ou semée, ou sa récolte faitte.La mesme chose s'observe aussi Lors qu'il sagit de Luy faire une cabanne ou de faire quelque reparation au temple. 70 MISSIONS DU SÉMINAIRE AU MISSISSIPPI 15» Les fangues extrêmes de l'apostolat, l'indifférence des Indiens et leurs vagabondages Incessants eurent tôt fait de décourager Francois de Montigny qui repassa en France moins d'un an plus tard.Cf.supra, n.27.A Paris, M.de JJonUgny s'agrégea à la Société des Missions-Etrangères et partit pour la Chine en 1701.JJe retour en 1709, il fut chargé des intérêts des missions de la Société à Berne, puis a Paris où, en 1740, 11 succédera i l'abbé Tremblay comme procureur du Sénunaire de Québec.Il décéda le 19 décembre 1742.Quant à l'abbé Antoine Davion, quoiqu'il fût beaucoup phis âgé que ses deux confrères, il devait passer vingt-cinq ans en Louisiane.Il ne retourna dans sa patrie que pour y mourir, le 8 avril 1726.Cf.Francois de Montigny à Monsieur \u2022 \u2022 \u2022.22 mai 1728, ASQ, Lettres M, 48, p.4.Avant de retourner en France, l'abbé Davion ut remettre «aux messieurs les missionnaires des Thamarols» la bibliothèque de quelque trois cents ouvrages de sciences religieuses et profanes qu'il avait réussi à se constituer.Cf.Arthur Maheux, La bibliothèque du missionnaire Daoion au XVIUe siècle, dans Le Canada Français, XXVII, (mars 1940), p.650s.et aimeront Le vray dieu et Leur Sauveur et rédempteur jesus christ.Jesuis avec untres profond respect Monseigneur Vostre très humble et très obéissant Serviteur Montigny ptrem. Mémoire du sieur de la Boulaye sur les colonies françaises d'Amérique ¦ 71 Louis-Hyacinthe Plomier, sieur de la Boulaye, est un personnage peu connu, mais nous retrouvons sa signature dans un bon nombre de documents.Il a fait une longue carrière de fonctionnaire au service de la France.Nous ignorons la date et le lieu de sa naissance, car son dossier ne figure pas dans ceux du personnel du ministère des Colonies.Il est né probablement vers 1660, au plus tôt en 1650, puisqu'il vivait encore en 1737; de plus sa famille était influente, car U est commissaire de la marine en 1680.Il devient ensuite inspecteur des écoles de construction et de manœuvre à Rochefort, et inspecteur du commerce des villes maritimes, de 1682 à 1685.Il négocie avec les Espagnols un accord sur les pêcheries du golfe de Gascogne en 1685.Trois ans plus tard, on le charge de « prospecter les bois de navires dans les Pyrénées > et il établit dans les Landes des manufactures de brai et de goudron.Il est le créateur de l'arsenal de Bayonne en 1689, puis ordonnateur à Toulon en 1695.Nommé inspecteur général de la marine en 1697, il visite, Tannée suivante, tous les ports du Levant.En 1700, nous le retrouvons aux Antilles, encore en mission d'inspection.A son retour en France, il devient juge des affaires maritimes au Conseil d'Etat et directeur de la Compagnie de Saint-Domingue.En 1732, il écrit un mémoire pour demander une pension en rappelant tous les services rendus à la France.Enfin U présente en 1737 un mémoire dans lequel il porte un jugement sur les colonies françaises d'Amérique.Le mémoire de 1737, que nous publions ici, est tiré des Archives des Colonies, série C\"* 22, folios 276-28790, et conservé aux Archives Nationales à Paris.Nous avons pu identifier avec certitude le sieur de la Boulaye, grâce à sa signature, en consultant plusieurs documents aux Archives Nationales, notamment les suivants : Colonies Cl, premier cahier, dossier du 12 noo.1700, 2> cahier, premier dossier, mémoire du 17 janvier 1703.Le mémoire de 1737 offre un grand intérêt, parce qu'il est de la main d'un fonctionnaire expérimenté et habitué aux inspections.Cest un colonisateur qui juge les colonies par ce qu'elles rapportent à la France.Ce qui explique le jugement sévère qu'il porte sur le Canada.Paul-André Leclero, **\u2022 73 - MÉMOIRE de ce quil convient de faire présentement pour les trois Colonies françois es situées dans la terre ferme de l'Amérique la Cajenne, le Canada, et la Louisiane, et pour celles de S' Domingue, et l'isle Royalle; Ces cinq colonies sont les seulles auxquelles il convient aujourd'huy de donner son atention, tourtes les autres étant a peu de chose près dans leur perfections.Pour la Cayenne en terre ferme .On a dit dans le mémoire general, que cette colonie la plus négligée de touttes, étoit par sa situation et la nature et la nature de son terrain, celle dont la france pouvoit tirer le plus de richesses, si elle voulloit la faire peupler annuellement comme il convient quelle le soit.Cette colonie contient plus de 150 Lieues le long des costes Maritimes et plus de deux cent lieues dans l'intérieure des terres, elle est située Entre les cinq et sixième degré de la ligne, sous un climat très chaud mais très sain; Elle a à cent lieues de sa drpitte les Portugais établis dans le Brésil, dont elle est séparée par la riviere des Amazones, et a cinquante Lieues a sa gauche les hollandois établis a Surinant, mais il paroît quelle n'aura jamais rien a craindre de ces deux nations, sur tout des quelle sera raisonnablement peuplée.L'intérieur des terres est habité par les indiens naturelles du païs, qui n'ont point de demeure fixe, ils sont doux et docilles, fort amis des françois et le seront toujours tandis qu'on les traittera avec douceur et humanité, et qu'on ne voudra point atenter a leur liberté.Telles sont les dispositions de ces indiens qui deviendront peu a peu françois, et très utilles quand on leur aura montré a faire des plants réguliers des fruits qui entrent dans le commerce, comme les cacoiers, les cafetiers, les cotoniers, les caneliers, les vaniliers qui se trouvent dans le 75 76 MÉMOIRE DU SIEUR DE LA BOULAYE pais, et autres arbres de cette Espèce, qu'on y poura faire venir, tek que les poivriers, les gerofliers, et les muscadiers si on en peut tirer de la graine et des plantes des indes Orientalles par le moyen de la Compagnie des indes a laquelle il convient d'en donner l'ordre.Tous ces fruits si précieux dans le commerce, qui ne donnent que la peine de les cueillier a leur maturité, seraient un amusement pour ces indiens, dont les francois tireront beaucoup d'utilité, en donnant en payement a ces indiens tourte sorte de quincallerie, couteaux, ciseaux, et autres bagatelle, dont ils sont fort curieux.Pour commencer a peupler promtement et solidement cette colonie, U est nécessaire de scavoir que le Roy y entretient six compagnies de soldats de 50 hommes chacune, de ses six compagnies, il n'en faut que deux pour la garde et la sûreté du fort de Cayenne.Il faut concéder aux quatres autres compagnies des terres pour les habiter et cultiver en qualité d'habitants suivant le plan que j'en ay remis a Mr le comte de Maurepas, et pour leur donner le moyen de se bien établir il parait nécessaire que le Roy leur fasse fournir les outils propres a défricher ces terres, haches serpes houes et scies de longt et de travers et que Sa Majesté leur fasse la grace de les payer et entretenir pendant une année seulement, après laquelle ils seront entièrement conjediées et le Roy déchargé de cette dépense dont il sera phis que dédommagé par le cens et la Rente fondera, que ces nouveaux habitans luy payeront sur chaque arpent de terre qui leur sera concédé.Pour continuer a peupler annuellement cette colonie de bons habitans et capables de la bien défendre au besoin, il sera nécessaire que le Roy envoyé tous les ans au moins cinquante hommes de recrue a Cayenne pour remplacer une des deux compagnies en La garnison, a laquelle le Roy fera pareillement concéder des terres pour sy établir en qualité d'habitans.Il sera aussy nécessaires que Sa Majesté y Envoyé des filles pour marier tous les soldats qui seront établis l'année précédente.Par ce moyen le Roy aura dans cette colonie, en moins de dix ans, plus dhabitans capables de le bien défendre et cultiver quil n'y en a depuis près de cent ans quelle est établie.On a dit et on croit être obligé de le repeter que de toutes les colonies francois es il n'y en a aucune qui puisse devenir plus utile au Roy et a l'Etat, et quand le conseil de Sa Majesté en sera bien convaincu, on Estime qu'il ne peut mieux faire, que d'envoler dans cette colonie, toutes les troupes qui seront congédiées, des autres colonies ou elles sont où inutilles ou moins nécessaires. SUR LES COLONIES FRANÇAISES D'AMÉRIQUE T7 Voicy ce que cette colonie produit actuellement mais en petJtte quantité a cause de sa foiblesse en habitans Le sucre ,.le meilleur de toutte l'Amérique L'indigo.meilleur que celuy de GuatJmalo Le Cotton .très fin, et fort recherché par les hollandois Le Caffé .dont la preparation n'est pas encore parfaite Le Cacao .excellent qu'on ne commence qu'a le planter La Vanille .meilleure que celle du Mexique Le Rocou .Teinture Lhuille douara.cet arbre est bien plus fertille que nos oliviers Suitte de ce que cette colonie produit actuellement La huette .- l'Arbre qui la produit est très abondent Voicy ce quelle poura produire a l'avenir Le poivre.1 ils y viendront encore mieux que le caffé si le T ffl \u2022*^°-/ veut hien donner ses ordres a la Comp\" gero des indes den raporter de la graine ou des La muscade .plants.Les mines d'argent, l'Epreuve en a été faitte a la monoy de Paris en 1721 mais il ne faudra les ouvrir et fouiller, que lors que cette colonie sera raisonnablement peuplée.Des bois précieux de toutte espèce, pour les plus beaux ouvrages de marquetrie, menuiserie et sculpture, qu'on aura a grand marché, ce qui poura en peu d'année occuper plus de cinquante Vaisseaux, au lieu qu'elle n'en occupe annuellement que cinq ou six.Par cette disposition le Roy se déchargera dans deux ans des deux tiers de la dépense que Sa Maj\" fait annuellement pour la solde et entretient de Soldats inutilles, qui deviendront habitans très utilles a l'Etat et a Sa Majesté en particulier, par les droits quelle tirera de leur travail tant a l'Amérique qu'en france.Si ce plan est approuvé on donnera les instructions nécessaires aux gouverneurs soit au sujet des habitans françois soit au sujet des indiens. 78 MÉMOIRE DU SIEUR DE LA BOULAYE Pour la Colonie du Canada Cette colonie la plus ancienne de tourtes, et la plus peuplées des deux sexes, qui coûte presque autant au Roy que tourtes les autres est la plus inutille par le malheur quelle a eu d'avoir été mal placée des son origine, elle est située a 150 lieues de l'embouchure du fleuve S* Laurent, il faut plus de tems, et il y a plus de risque a courir a remonter ce fleuve jusqu'à Kebek qu'il n'en faut pour aller de france jusque a son embouchure a l'Entrée de laquelle elle auroit du être placée, ce grand mal est a present sans remède.Le second vient de ce qu'on n'a point adonné ses habitans comme on a fait ceux des autres colonies, a s'enrichir des productions, desquelles ce Pays êtoit susceptible, et propres pour le commerce.Us ne se sont apliqués qu'a faire des Bleds, dont la france n'a pas besoin et ils ne Luy fournissent que du castor, et quelques pelleteries, qui ne sauroint charger un navire de deux cent tonneaux, ce qui fait que cette colonie n'occupe que huit ou dix navires francois, pour y porter les Vins et Eau-devie et les manufactures nécessaires, au lieu quelle devrait et pouroit occuper tous les ans plus de cent cinquante navires francois si elle soccupoit a fournir a la france tout ce quelle peut produire.Le Canada peut et doit fournir à la france tout ce quelle est obligée de tirer du nord d'Europe, le bray, le goldron, les mats, les panches de Sap et de prusse, le merain, le chanvre, le lin, les suifs, les viandes salles, les peaux de Boeufs, et la laine des moutons, on assure que ces laines du Canada sont aussy fines que celles d'Angleterre, et tourtes sortes de bois propres à la construction des vaisseaux, qui sont devenus d'une extrême cherté en france; Voila tout ce que le Canada peut et doit fournir a la france, soit pour sa consommation, soit pour le commerce quelle en peut faire avec ses voisins et en moins de trois années, ce commerce donnera de L'occupation a plus de cent navires francois et enrichira en même tems et les négociants francois et les habitans du Canada.Pour y réussir il est nécessaire d'expliquer que le Roy entretient vingt huit compagnies de soldats en canada Que de ces vingt huit compagnies, six sont plus que sufisantes pour garder les trois postes établis dans cette colonie, Kebek, Monteal, et les trois rivieres, cette colonie forte de plus de trente mil ames dont tous les hommes sont braves et gueriers, peut se deffendre contre tous les Ennemis quelle peut avoir. SUR LES COLONIES FRANÇAISES D'AMÉRIQUE 79 Elle na pour voisins Européais, que les Anglois qui en sont éloignés de cent Lieues par terre, et jamais ces anglois qui sont bien établis, sur les terres quils occupent aussi bonnes et meilleurs que celle du canada et bien plus avantageusement scituées, et qui nont aucunes troupes dans leurs colonie, ne la quiteront pour aller faire une guerre infructueuse et ruineuse aux françois du Canada.Les Anglois par mer sont encore moins a craindre ils ne peuvent remonter le fleuve S- lament pendant 150 Lieues sans des risques infinies, ils voulurent lentreprendre en 1681, ils perdirent plusieurs vaisseaux et furent obligés de se retirer infructueusement; Les françois du canada nont rien a craindre des indiens Sauvages, outre qu'ils sont plus forts que les indiens, jamais ces derniers n'ont fait de guerre aux françois qu'en leur corps defendant, et pour se venger des injustices et violence, que quelques gouverneurs du Canada leur avoient faites, la preuve s'en trouvera, sur les registres de la marine depuis 1680 juesqu'en 1686 Le feu Roy n'entretenoit a Lors que soixante-quinze soldats en canada, scavoir, 25 a Quebek, 25 a Montreal, et 25 aux trois rivieres; M de frontenac gouverneur du Canada, voulut faire une guerre injuste a ces indiens et pour cet effet demanda des troupes sous de faux prétextes, qui coûtèrent beaucoup infructueusement; mais quand le feu Roy eut été informé de la vérité; il révoqua ce gouverneur et défendit a tous ses sujets de faire jamais aucune violence ni injustice a ces indiens, qui ont toujours vescu depuis en paix, cependant sous différents prétextes les gouverneurs qui on succédé ont toujours demandé et souvent obtenu de multiplier ces troupes entièrement inutilles il ny a pas longtemps qu'ils n'y avoit que douze compagnies et il y en a aujourdîmy vingt huit.Apres avoir dit que six compagnies sont plus que sufisantes pour la garde du Canada, il est nécessaire de faire connoitre ce qu'on peut et ce qu'on doit faire du reste.Des Vingt deux compagnies restant il paroît nécessaire d'en composer quatre de 50 hommes chacune des meilleurs et des plus robustes et qui soient mariées s'il est possible pour en placer deux a Tadousat a l'entrée du fleuve S' Laurent, ou les fores de sapins sont les plus abondantes pour y travailler a couper les sapins pour en tirer des mats Et des Billons pour touttes sortes de Planches; des branches de ces sapins du goldron et du braigras.Les deux autres compagnies seront placés dans lisle S' Jean située a l'embouchure du fleuve S' Laurent cette isle qui contient cinquante Lieues de Longeur sur dix de largeur est boisée de toutes sortes de bois propres a la construction de vaisseaux elle a dexellents ports et de belles rivieres pour transporter facilement les bois jusque aux d.Ports. 80 MÉMOIRE DU SIEUR DE LA BOULAYE Ces deux compagnies seront aussy continuellement Employées a couper et Ecarir ces bois suivant les échantillons et les mesures qui leur seront données.Ces quatres compagnies placées comme on Vient de lexpliquer fourniront des la premiere année dequoy charger plus de cinquante Vaisseaux.Le Roy payra et entretiendra ces quatres compagnies a L'ordinaire, et leur fera fournir les haches serpes, les houes et les scies dont elle auront besoin, mais moienant cela Sa Map* ne leur payra les bois traivaillers qu'ils fourniront au Fort dembarquement qua raison de quatre sols le pied cube de bois de chesne, et de trois sols le pied cube de sapin ce qui coûtera rendu en france les trois quarts moins a Sa Maj**' que les bois de france, qui sont devenues fort rares et qu'on est même obligé de tirer de l'Etranger.A lEgard du Brai et du gauldron on leur en réglera le prix a moitié et même au trois quarts, moins que celuy du Nort d'Europe afin d'en fournir l'Espagne, le Portugal et litalie par preference aux Anglois et aux holandois.Pour l'Execution de cette importante disposition le Ministre de la marine n'aura a envoyer en Canada que quelques contre maîtres charpentiers, et mateurs quelques merindiers et des faiseurs de goldron et de brai pour instruire ces soldats de ce qu'ils auront a faire.Par cette oeconomie le Roy n'entretiendra plus en Canada, que dix compagnie, les dix-huit autres pouront être congédiées pour devenir habitans si mieux naime Sa Majesté les faire transporter ou a Cayenne, ou a la Louisianne ou elles seront plus u tilles et pour elles mêmes et pour l'Etat Pour ce qui est des anciens habitans du Canada il est nécessaire pour leur propre bien, de les engager à cultiver le chanvre et le lin, dont ils auront toujours un debit assuré en france, et a ne faire plus a lavenir que les bleds nécessaires pour leur subsistance et pour les y obliger on croit qu'il est a propos de révoquer la permission qui leur a été mal a propos accordée et au prejudice des interests du Roy, de porter des farines aux isles du vent un arpent de terre cultivé en chanvre et en Lin, leur rendra près du double plus quen bled; les négociants de la Rochelle leur porteront les graines de Lin, et de chanvre dont ils auront besoin.R faut aussy les Exiter a Elever quantité des bestiaux pour en vendre les cuirs les suifs et les laines.Voila ce qu'il y aura jamais de mieux a faire pour rendre cette colonie très utflle a lavenir. SUR LES COLONIES FRANÇAISES D'AMÉRIQUE 81 Pour /a Colonie de la Louisianne ,;'\"*v'l!!?:';':'1'-V ¦}?¦¦'¦'*$ $S*i Y, %^ i: \u2022\u2022*\u2022}(\u2022 ':\u2022.(\u2022-.'_ !i .i^H'f's- >\u2022 V\"r .'\u2022'«\u2022\u2022 >'\"\u2022* '\u2022(' \u2022: .; 4 -j; Mit-?,i_ ¦ r ¦ a ijij >ïwT'>ji.KÎ< \u2022!!! comme cette colonie a été jusques a present Vagabonde, sous prétexte de chercher tantost des mines, ou des terres quon s'est imaginé meilleures que celles qui sont a l'embouchure des rivieres, la Mobille, et le Missipi; quelque dépense qu'on ait faite jusques a present pour cette colonie elle, na pas encore produit la moindre utilité parce qu'au lieu dadonner les habitans, et les troupes qu'on y a transportées a la culture des terres et surtout a celle du tabac qui sy trouve aussy bon que celuy de la Virginie, on ne les occupa qua chercher des postes éloignés de plus de cent lieues de l'embouchure de ces rivieres, inconvenient pareil a celuy qui est arrivé en Canada, qui rendoit cette colonie aussy inutille que celle du Canada la été jusques a present au Lieu quelle peut être très aventa-geuse a la france, feu M.Colbert, en connût le premier tous les aventages des L'Année 1680, et la france en resentiroit desja le effets, si on avoit pris un plan fixe pour son établissement.La premiere chose qu'il faut faire est de regarder cette colonie comme naissante, et de fixer ce plan pour la placer avantageusement et solidement pour la facilité du commerce, qui est et sera toujours son principal objet.Tourte colonie qu'on établit au bord de la mer, doit être placée le plus près qu'il est possible de l'Embouchure des rivieres, des ports et des rades ou les vaisseaux doivent aborder.Le pays qu'on nomme aujourd'huy la Louisianne a heureusement tous les avantages que Ion peut désirer il se trouve renfermé entre deux grandes rivieres la mobille, qui a plus de quatre vingt Lieues de cours, et le Missipi qui en a plus de 150, il y a de bons ports et des rades asseurées a L'embouchure de ces deux rivieres, et le Long des costes renfermées entre ces deux rivieres et les terres mettent ces ports et ces rades a labri du vent de nort qui est le seul a craindre sur ces costes, le plan cy joint en fera la démonstration.Ce pais renfermé entre ces deux rivieres contient plus de cinquante lieues de largeur sur plus de cent lieues de profondeur dans les terres faisant cinq mille lieues de terres en carré, ce qui demanderait, a cinquante hommes seulement par chaque lieue carrée, deux cent cinquante milles habitans, qui quoi qu'on puisse faire ny pouront être de plus de quatre vingt ans il est donc inutille de songer quand a present a embrasser une plus vaste Etendue de pais. 82 MÉMOIRE DU SIEUR DE LA BOULAÏE Par cette disposition, en moins de trois années cette colonie sera en état de fournir a la france, tout le tabac quelle tire actuellement d'Angleterre, qui luy coûte au moins trois millions par chaque année.¦ - ;, ',- , Les deux principaux et uniques Etablissements de cette colonie doivent être placés, l'un a l'Embouchure de la Mobille ou il y a desja un fort et lautre a la nouvelle Orleans, a l'Embouchure du Messipi, ou il y a aussy un autre fort.Des Vingt compagnies de soldats que le Roy entretient dans cette colonie il paroit qu'il convient, que dix soient placées sur la mobille, pour en habiter et cultiver le bord intérieur des terres a commencer a son embouchure en la remontant, et les dix autres de même sur le missipi conformément au plan cy joint.Trois compagnies seulement seront destinées pour la garde et seureté de chacun de ces forts, et elles seront plus que suffisantes; ce qui fera en tout six compagnies que le Roy sera obligé d'entretenir a lavenir dans cette colonie, les quatorze autres seront congédiées dans un an a commencer du jour de cette destribution pour être simples habitans et le Roy sera déchargé de cette dépense inutille, il ne faut dans les colonies que des habitans capables d'en cultiver la terre, et de la deffendre au besoin et quelques troupes seulement pour maintenir l'autorité du Roy, qui n'en aurait pas besoin si Sa Majesté pouvoit toujours s'assurer de la sagasse et de la justice de ses gouverneurs et surtout de leur désintéressement.Pour donner aux quatorze compagnies qui seront congédiées, les moyens de setablir solidement sur les terres que Sa Majesté leur fera conseder, a la charge du cent de la rente foncière, qu'il luy plaira d'imposer pour seul et unique droit, il paroit qu'il est nécessaire que Sa Majesté ait la bonté de leur faire fournir les outils nécessaires pour les défrichements qu'ils auront a faire, et pour la culture, du tabac surtout, haches serpes, houes, scies et autres, et de les payer encore et entretenir pendant une année, seulement.Et pour ne laisser pas inutJlles les compagnies de soldats destinées pour la garde des forts, il paroit -aussy nécessaire que Sa Majesté concede a chaqu'ne de ces garnisons trois Lieues de terrain aux environs de leur fort qu'ils cultiveront aussy alternativement pour leur profit particulier affin que les vaisseaux qui aborderont a leurs forts, puissent trouver les secours, et les rafraîchissements dont ils auront besoin, et quelle ait la bonté de leur faire fournir Les outils nécessaires; Tous ces soldats seront occupés premièrement a planter les vivres du pays qui leur seront nécessaires pour la seconde année, et ensuitte uniquement a la culture du tabac, qui est la plus f acille de tourtes pour des habitants qui commence a setablir. SUR LES COLONIES FRANÇAISES D'AMÉRIQUE 83 Comme dans les défrichements qui se feront ils se trouvera quantité de bois propres ou pour la construction des vaisseaux ou pour d'autres usages, il sera nécessaire que le Ministre de la marine, envoyé sur les lieux quelques contremaîtres charpentiers, et des meraindiers pour instruire les soldats a façonner les bois quils défricheront, et le Roy leur en payra comme en Canada le pied cube de chesne façonné et rendu au port dembarquement, a raison de quatre sols et le pied cube de sapin a raison de trois sols; Toutes les troupes étant placées en premiere Ligne sur les bords intérieurs de ces deux rivieres, tout le reste des habitants doit erre placé en seconde Ligne ainsy quil est marqué sur le plan.Le Roy fera concéder a chaque habitant particulier les terres quil se trouvera en Etat de cultiver, toujours a la charge du cens et de la rente foncière qu'il plaira a Sa Map de régler par chaque arpent carré pour unique droit a imposer dans cette colonie, renfermée comme on la dit entre ces deux rivieres, et comme dans ce seul Espace elle contient au moins vingt cinq millions d'arpens carrés elle poura elle seule rendre un jour au Roy quand elle sera entièrement peuplée plus de dix millions de revenu annuel pour le seul droit de cens et rente foncière qui sera payé par les habitans independament de ceux que le Roy retirera en france sur tourtes les denrées et marchandises que les négociants importeront de cette colonie.A l'Egard des indiens qui se trouveront placées entre ces deux rivieres comme ils sont les habitants naturels du pays, on croit que Sa majesté ne doit jamais exiger aucun droit sur les terres qu'ils occuperont et qu'il est important quelle ordonne a ses gouverneurs et genéraÛement a tous ses sujets de ne faire jamais aucune injustice ny violence a ces indiens, et de les traitter au contraire favorablement afin de les disposer a travailler utilement pour les françois et parvenir peu a peu a leur converssion qui est le principal objet de Sa majesté a leur Egard.Si cette disposition qu'on croit la meilleur qui puisse être faite est aprouvée par le conseil de Sa Majesté après un sérieux examen, dont lobjet est certainement digne, on donnera dans les suittes des instructions plus emples pour tirer de cette colonie tous les autres aventages quelle poura produire.Pour la Colonie de Lisle St Domingue il n'est plus question pour la perfection de cette colonie que dachever de la peupler le plus promptement et le plus solidement qu'il sera possible. 84 MÉMOIRE DU SIEUR DE LA BOULAYE Pour Lisle Royalle Cet Etablissement n'a été fait que depuis la paix dutrek pour remplacer e port de Plaisance situé dans lisle de terreneuve que la france a cédé a 1 Angleterre par cette paix.Pour y parvenir le Roy y entretient le pied de vingt compagnies de soldats, dont il y en a dix absolument mutiles en qualité de soldats, qui deviendront très utiles en qualité d'habitants, les dix autres étant plus que sufisantes pour la garde et sûreté des postes ou Ton a jugé a propos de placer des troupes.Sa Majesté peut donc des apresent congédier dix de ces compagnies pour les rendre habitans, ce quils demandent avec instance, mais pour donner le moyen de se bien établir sur les terres qui leur seront concédées a la charge d'un mediocre cens et rente fondera, il paroit nécessaire que Sa Majesté ait la bonté de leur faire fournire les outils dont ils auront besoin pour défricher et cultiver les terres qui leur auront été concédées et de les payer encore pendant une année seulement a compter du jour quils auront été établis en qualité d'habitants.- Far cette reforme le Roy ne se trouvera phis chargé a lavenir que de dix compagnies dans cette isle et fortifira en même tems le nombre des habitants, et multiplira les cultures.Pour continuer a peupler annuellement cette colonie dans les suittes, il paroit qu'il seroit nécessaire que Sa MajM y envolât tous les ans cinq compagnies de nouvelles levées pour remplacer cinq des compagnies entretenues par Sa Majesté lesquelles seraient aussy congédiées pour devenir habitants a leur tour.En observant cet ordre en peu d'années cette colonie sera a sa perfection et elle est si importante que lors quelle aura seulement vingt mille habitants bien établies elle poura être regardée et sera effectivement la plus puissante colonie de toutte l'Amérique ce qui peut être exécuté dans vingt ans au plus tard, et le gouvernement a atention a y faire porter tous les ans les fuies nécessaires pour marier les soldats qui seront établis chaque année, en qualité d'habitants ainsy qu'il a été cy devant marqué Tout ce projet peut-être exécuté non seulement sans qu'il en coûte rien a sa Majesté de ses revenus ordinaires comme on la dit dans le mémoire general, mais en soulageant Sa Majesté, dans lespace d'une année, de plus de la moitié de la dépense quelle fait actuellement pour l'entretien de soldats inutilles, et en multipliant la culture de ses colonies, qui est l'unique objet pour le quel elles sont Etablies. SUR LES COLONIES FRANÇAISES D'AMÉRIQUE 85 Le Fort de Plaisance étoit avant ce traité l'unique azille des vaisseaux francois pescheurs de la morue sèche.Cette pesche qui occupe tous les ans plus de deux cent navires, étant d'une grande importance le Boy a cherché les moyens de donner un autre azille aux vaisseaux de ses sujets, et on a heureusement trouvé dans lisle Roy aile non seulement un, mais deux bons Ports ou les vaisseaux francois peuvent être en tourte seureté pendant que leur Equipages pescheront avec leur simples chaloupes, et pour mettre ces deux ports en toute seureté Sa Majesté les a fait fortifier, et elle entretient actuellement huit compagnies de soldats pour les garder.On observera icy que Sa Majesté nentretenoit qu'une compagnie de cinquante hommes pour la garde du port de Plaisance situé dans lisle de terreneuve, qui êroit alors partagée entre les francois, et les anglois et par consequent plus exposée aux ataques des Ennemis que les ports de lisle Roy aile qui apartient toute entière a la france.Sur cette consideration on Estime que le Roy peut retrancher six des compagnies de cette isle deux étant plus que sufis antes pour la garde de ses deux forts, par les raisons qu'on va expliquer.Il va tous les ans au moins deux cent navires francois a lisle Royalle, qui ont phis de huit mil hommes d'Equipage.Les deux tiers de ces Equipages vont tous les jours a la pesche, dans leur chaloupes, et l'autre tiers reste a terre pour preparer, saler, et faire sécher la morue a mesure que les chaloupes l'aportent a port.Ce tiers d'Equipage qui reste toujours a terre jour et nuit, est plus que suffisant pour défendre ces ports et ces forts, si on vouloit les ataquer et dailleur comme on y pouroit venir que par mer des vaisseaux ennemis ne pouroint s'en aprocher, sen être aperçus par les chaloupes pescheuses, qui se retireroient sur le champs dans leurs ports; pour les deffendre; U est donc constant que pendant la durée de la pesche il ny a jamais rien a craindre des ennemis dans cette isle.Ceux qui ont voulu persuader a la cour qu'il êtoit nécessaire de mettre dans cette isle huit compagnies ont s an doutte allégué que si elles n'estoient pas nécessaires pendant la pesche, elle let oient après qu'elle Etoit finie mais il ny a aucuns ennemis aportée ny en état d'ataquer et d'envahir cette isle.Les Anglois de l'Acadie ses plus proches voisins y sont établis sur de bonnes et fertilles terres et ils savent que le terrain de lisle Royalle est si ingras quil ne produit que de la mousse et quelques broussailles ils niront pas quitter de bonnes terres pour s'emparer de mauvaises dailleurs ils n'ont aucunes troupes a l'Acadie ni aux environs, des habitants particuliers ne chercheront qua vivre en paix. 86 MÉMOIRE DU SIEUR DE LA BOULAYE Le Roy et le parlement d'Angleterre feront-lis un armement pour aller ataquer cette isle qui se trouve entourée de Glaces pendant l'hiver et gardée pendant lété par plus de huit mil bons hommes.Outre tourtes ces raisons on peut présumer la sûreté de cette isle par l'exemple, de ce qui sest passé dans lisle de terreneuve, pendant quelle êtoit partagée entre les françois et les Anglois avant la paix d'utrek.Les françois avoient le port de plaisance a l'une des extrémités de cette isle, et les Anglois avoient celuy de S- jean, a l'autre extrémité.Quelque utile qu'ait été la guerre entre la france et l'Angleterre les Anglois n'ont jamais fait aucune tentative, contre le port de plaisance, et si le gouverneur de ce port n'avoit pas entrepris sans ordres d'aller, sur les neiges avec quarante hommes de sa garnison ataquer le fort de S- jean ou il ny avoit que quinze anglois et lenlever, le port de Plaisance seroit encore aujourd'huy a la france.Quest-il arrivé de cet enlevement qu'on abandona sur le champs, les Anglois piqués de cette entreprise s'en sont souvenus dans la négociation d'utrek et profitant de la conjoncture favorable, ils ont exigé et obtenu que la france leur cedast ce port quoi qu'il leur soit inutile, celuy de S1 jean qu'ils ont pouvant contenir deux fois plus de vaisseaux quils n'en envoyent en cette Pesche.A Juger de Lavenir par le passé il parroit qu'on aura jamais rien a craindre pour lisle Royalle.Il y a même grande aparence que si la france le desiroit Elle pouroit faire un traité avec l'Angleterre, pour une liberté réciproque de cette pesche en tems de Guerre, parce que l'Angleterre a toujours plus a craindre des corsaires françois, que les françois nont a craindre des corsaires Anglois, on ne fait icy cette reflexion qu'en cas que la france trouvât un pareil traité avantageux.Apres ce qui vient d'être expliqué si l'on juge a propos de congédier Six de huit compagnies qui sont inutilles a lisle Royalle, Elles pouront estre Utillement placées ou a Cayenne, ou a la Luisianne, et même a l'embouchure du fleuve S' Laurent ou l'on poura les Employer utillement.A Paris Le 7.feb« 1737 De la Boulaye Inventaire analytique de la correspondance de Mgr Ignace Bourget pour 1846 ¦ ¦ : Léon Pouliot, s.j.il' 87 REMARQUES Tous les documents ici analysés sont conservés aux Archives de la Chancellerie de l'Archevêché de Montréal (ACAM), sauf la lettre de Mgr Bourget aux MM.de St-Sulpice, datée du 11 juin 1846, et dont l'original se trouve aux Archive» de St-Sulpice (ASS), Séminaire et Evêché, Dossier 3, Bourget-Quiblier.Nous en publions l'analyse avec l'aimable autorisation de la Compagnie de St-Sulpice.Quand le nom du destinataire d'une lettre est accompagné de la mention « présent », il faut entendre que le destinataire est présent à l'Evêché et que le document lui est remis de main à main.Sigles: Section des Registres RLBi Registres des Lettres de Mgr Bourget RC i Registres de la Chancellerie RCDt Registres et cahiers divers (Le tome 106 de cette série porte comme titres Mgr Bourget, Correspondance et Journal du 2e voyage de l'évêque de Montréal en Europe) Section des imprimé» MEM: Mandements des Evêques de Montréal.\u2022 ¦ .- .- .¦ ¦ , Section dee douter» 465.102: Oblats de Marie-Immaculée (On n'utilise id que la chemise 1846-1850) 901.055 Mgr Bourget, Lettres personnelles (1842- 1849); Voyage en Europe, 1846 901.078: Mgr Bourget \u2014Mgr Prince (1844-1869) 901.117: M.Hyacinthe Hudon, v.g.à Mgr Bourget (1841-1847) 901.137: Notre-Dame et St-Sulpice Les Archive» du Québec ont déjà publié plusieurs tranches de l'Inventaire de la correspondance de Mgr Bourget: Correspondance 1837-1840, Rapport 1945-1946: 137-224 Correspondance 1840-1841, Rapport 1946-1947: 81-175 Correspondance 1842-1843, Rapport 1948-1949: 343-477 Correspondance 1844, Rapport 1955-1957: 179-221 Correspondance 1845, Rapport 1961-1964: 9-68 88 L'inventaire de la correspondance de Mgr Bourget pour 1846 présente un intérêt général et un intérêt particulier.L'intérêt général, c'est le contenu des lettres qui émanent de TÉvéché et Vindication des actes que nous livre le registre de la Chancellerie.Il y a là des faits dont T ensemble intéressera peu le grand public; mais les chercheurs spécialisés dans Thistoire religieuse de l'époque \u2014 et c'est à eux que s'adresse cet inventaire \u2014 y trouveront des détails qui n'existent pas ailleurs et qui sont dignes de foi.L'intérêt particulier, c'est le voyage de Mgr Bourget en Europe.Nous avons dit ailleurs qu'il avait la passion de bien servir l'Eglise de Montréal, c'est-à-dire Sy introduire, dans la mesure du possible, tout le bien qu'il admirait ailleurs.Or, le Journal, c'était la mémoire écrite qui conserve les faits que Vautre oublie si facilement.En 1841, U avait demandé aux administrateurs du diocèse de garder en une liasse toutes les lettres qu'il leur adresserait SEurope.Après son retour au pays, il rédigea de courtes introductions à chacune de ses lettres, et fit copier le tout dans un registre.La Relation du voyage de l'Evêque de Montréal (1841) est un document fort important, qui lui a été utile à lui-même, qui permet à ses historiens d'aujourd'hui de le mieux connaître; conservée aux Archives de VArchevêché de Montréal, eue n'a pas encore été publiée.En 1848, il note lui-même, dans un registre qu'il s'était procuré à cette fin, les 28 buts de son voyage et, au jour le jour, le récit de ses faits, gestes et observations, depuis le 29 septembre, date de son départ, jusqu'au 18 décembre, alors qu'il est à Rome depuis deux jours.Il ne peut être question de publier ici le Journal du second voyage de l'Evêque de Montréal en Europe.S'il n'est pas encore de droit public, ce n'est pas qu'il manque d'intérêt.Il est, au contraire, riche de renseignements sur les personnages qu'il a rencontrés, les diverses localités où U a séjourné, les institutions de charité et d'éducation qu'il a visitées.« Quand fe pense, disait-il un jour, à tout le bien qui se fait en France, je rougis du peu que nous faisons ici».Le Journal de voyage était un stimulant à son zèle.Dans la seconde moitié du registre, U avait inscrit de sa main, ou fait copier par d'autres, un certain nombre de lettres ou de pièces relatives au voyage.Nous avons résumé ici celles de 1846.Ce sera notre façon, en attendant mieux, de le suivre jusqu'à son arrivée à Rome.89 Léon Pouliot, s.j. I Y -,;7 ¦;»-¦ .v:.(.;v.-.,.-., .,.;t,ui\u201e'.-v! ., ¦ ., VV .V.-' ¦ .I W^^^^mm-i^-pi>X^^M^.Il lui conseille d'obtenir que M.Brady ou M.Colgan vienne passer quelques jours chaque année dans sa paroisse pour l'avantage des catholiques qui ne parlent que l'anglais.Et puis, ne pourrait-il pas lui-même apprendre cette langue P II le prie de lui écrire plus souvent.« Quand vous êtes longtemps sans me donner signe de vie, je ne sais que penser, et je suis vraiment inquiet, car enfin vous êtes si éloigné de voisins, que j'ai lieu de craindre que vous ne soyez assez longtemps malade, sans que j'en sache rien».(RLB, 4, 90) Mgr Bourget.Érection du chemin de la Croix pour la paroisse de Saint-Jean-Baptiste, 10 février 1846.(RC 5, 190v) Mgr Bourget.Permission accordée à la paroisse de Saint-Jean-Baptiste de prendre de l'argent au coffre pour la couverture de l'église, 10 février 1846.(RC S, 191) En marge: extension de la permission ci-dessus, (voir RC 6,98) Mgr Rémi Gaulin.Acte de la prêtrise conférée à M.Hippolyte-Etienne Hincks par Mgr Rémi Gaulin, évêque de Kingston dans l'église paroissiale de Sainte-Anne-de-Varennes, 15 février 1846.(RC 5, 191v.) Mgr Jean-Charles Prince.Ordonnance de visite pour la paroisse de Sainte-Jeanne-de-nsle-Perrot, 15 février 1846.(RC 5, 207v.) Mgr Bourget au P.Adrien Telmon, o.m.i., à Bytown (Montréal, 22 février 1846).Il se réjouit de son retour à la santé et il le remercie de ses bons sentiments.Il répond à quelques cas de conscience, d'après la doctrine de saint Alphonse de Liguori.Il est affligé du malentendu qui afflige les religieuses par suite de la publication de deux lettres dans les Mélanges Religieux; mais il est convaincu qu'il n'en résultera aucun mal.Il permet aux religieuses de se remettre en correspondance avec la maison mère de Montréal.(RLB, 4, 100-103) Mgr Jean-Charles Prince.Acte du diaconat, conféré par Mgr Jean-Charles Prince, à M.Michel Brunet, dans l'église paroissiale de Sainte-Thérèse-de-Blainville, 22 février 1848.(RC 5, 191v.) Mgr Bourget Obédience accordée aux Révérendes Mères Marie-des-Anges Porcher et Marie de Sainte-Céleste Saucier, sœurs du Bon-Pasteur, de se transporter au monastère de Louisville, Kentucky, 24 février 1846.(RC 5, 192) DE MGR IGNACE BOURGET ê 95 Mgr Bourget à M.(Césaire-Sévère) Hotte, ptre, curé à Saint-Jean-Chrysostome (Montréal, 26 février 1846).U permettra que les Irlandais de ses trois missions paient M.Kiernen et que celui-ci lui paie pension sur ses honoraires quand il aura fixé ce que chaque famille doit donner à son desservant; il le prie de lui dire ce qu'on pourrait raisonnablement demander à chaque famille.(RLB, 4, 90-91) Mgr Bourget.Érection du chemin de la Croix dans la maison d'école du village des Tanneries des Bélairs, dans la paroisse de Montréal, 27 février 1846.(RC 5,192v.) Mgr Bourget à M.(J oseph-Gaspard-Suzanne) Gin guet, ptre, curé à Saint-Jude (Montréal, 27 février 1846).Il a été surpris et affligé de la mort et des circonstances de la mort de son frère.Il fera son profit des leçons qu'apporte cette mort subite.(RLB, 4, 91-92) Mgr Bourget à M.(Raphaël) Neyron, ptre, curé à Saint-Benoit (Montréal, 28 février 1846).Les Pères Oblats ne peuvent donner la retraite à Saint-Benoît.R autorise M.de Lamothe à y confesser avec tous les pouvoirs du temps pascal, jusqu'à la Quasimodo.Il pourra aussi prêcher.R le met en garde contre une personne de son entourage qui le compromet dans ses discours.P.S.Comment encourager les vocations religieuses dans sa paroisse?R lui permet de commencer les Pâques le 3e dimanche du carême.(RLB, 4, 94-95) Mgr Bourget à M.Bellarmin Ricard, ptre, curé à Blairfindie (Montréal, 28 février 1846).R lui envoie la lettre qu'il adresse à M.Quesnel, magistrat.S'il l'approuve, il la cachètera et la fera parvenir au destinataire.S'il préfère donner sa démission, elle sera acceptée; mais dans ce cas, il renverra à l'évêque la lettre destinée à M.Quesnel.(RLB, 4, 96-98) Mgr Bourget à M.F.Quesnel, m.d., magistrat, à Blairfindie (Montréal, 28 février 1846).Il le prie de faire comparaître devant lui Mr Bourassa, Mr Hébert et autres qui ont porté plainte contre M.Bellarmin Ricard.« Cest le désir de Mr Ricard, votre curé, que ces faits et propos soient attestés sous serment, et c'est lui-même qui m'a demandé que vous prissiez vous-même ces dépositions ».(RLB, 4, 98-99) Mgr Bourget.Mandement d'institution de la fête et de l'office de sainte Janvière, vierge et martyre, dans la Cathédrale de Saint-Jacques de Montréal, 1er mars 1846.(RC 5, 192-193v.) Publié dans MEM.I, p.322-324.Mgr Bourget Érection du chemin de la Croix dans la chapelle du Noviciat des Jésuites, à Montréal.2 mars 1846.(RC 5, 193v.) Mgr Bourget à M.(Bellarmin) Ricard, ptre, curé à Blairfindie (Montréal, 3 mars 1846).Il ne mérite pas les reproches que lui adresse M.Ricard.R a tout fait pour le soutenir et lui être agréable.R est prêt à lui rendre 96 CORRESPONDANCE justice après enquête.« Si vous ne voulez pas attendre l'issue d'une enquête pour en éviter les désagréments, et si vous aimez mieux vous retirer sans bruit, j'accepte votre démission.Or, cette démission, vous me l'avez offerte de vive voix, et je n'ai pas voulu l'accepter ».(RLB, 4, 93) Mgr Bourget.Érection du chemin de la Croix dans l'église de la paroisse de Saint-Sulpice.(RC 5, 194) Mgr Bourget à M.(François) Benin, ptre, curé à S ainte-S cholastique (Montréal, 4 mars 1846).Il l'autorisera à commencer les Pâques le 2* dimanche du carême.Les éditeurs des Mélanges auront l'oeil au guet et il sera averti si le sieur L'Ilote se permet de publier quelque chose sur l'entrevue qu'il lui a accordée.R espère que tout finira bien et que la foi des gens dé Sainte-Scholastique ne sera pas ébranlée.Il est question de l'exposition du Saint-Sacrement pendant la visite pastorale.(RLB, 4, 96) Mgr Bourget à M.(Etienne) Hincks, ptre, présent (Montréal, 4 mars 1846).Il le nomme, jusqu'à révocation, vicaire pour les paroisses de Saint-Pierre de Sorel et dé Sainte-Victoire, et il lui permet d'absoudre, pendant 3 mois, des censures et cas réserves tant au pape qu'à l'évêque.(RLB, 4, 96) Mgr Bourget à M.(Charles-Irénée) Lagorce, curé à Saint-Charles (Montréal, 4 mars 1846).Une paroisse n'est obligée à procurer à son curé que le presbytère, l'écurie, } etable, le grenier à foin et d'en faire les grosses réparations.R lui paraîtrait juste que, pour protéger le presbytère, elle lui fasse aussi un hangar.R espère qu'il saura y amener ses paroissiens « sans coup férir et à l'amiable ».(RLB, 4, 99) Mgr Bourget à M.(Sévère-Césaire) Hotte, curé à Saint-Jean-Chrysos-tome (Montréal, 6 mars 1846).n lui permet d'exiger de chaque famille irlandaise de ses trois missionnaires la somme de 15 chelins par année pour le soutien du missionnaire.(RLB, 4, 100) Mgr Bourget à M.(Bellarmin) Ricard, curé à Blairfîndle (Montréal 6 mars 1846).R le retire de la paroisse de Blairfindie.(RLB, 4, 103) Mgr Bourget à M.(Jean-Baptiste-Abraham) Brouillet, curé à Saint-Georges-de-Henryville (Montréal, 6 mars 1846).Il le nomme à la cure de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie.«Vos pouvoirs à Saint-Georges ne cesseront que lorsque vous laisserez cette place ».(RLB, 4, 103) Mgr Jean-Charles Prince.Dans la Cathédrale Saint-Jacques, Mgr Prince a conféré le diaconat à M.Charles Baudreault, du diocèse de Charlottetown, et le sous-diaconat à M.John Higgins, du diocèse de Kingston, et à M.Ovide Pelletier, du diocèse de Montréal, 7 mars 184a (RC 5, 194v.) Mgr Prince.Consécration aux missions par M.O.Pelletier, 7 mars 1848.(RC 5, 195V.) Mgr Prince.Consécration aux missions par M.Bernard J.Higgins, 7 mars 1846.(RC 5,195v.) DE MGR IGNACE BOURGET 97 Mgr Bourget Belevé des vœux de Mme Séraphine Avignon, de la communauté des Dames du Sacré-Cœur, 9 mars 1846.(RC 5, 196) Mgr Bourget.Obédience à Sœur Marie-Louise Préfontaine pour Kingston, 9 mars 1846.(RC 5,195) Acte des ordres sacrés et de la tonsure, conférés par Mgr Bourget dans l'église paroissiale de Samte-Thérèse-de-Blairfihdie, 22 mars 1846.A reçu la prêtrise: M.Michel Brunet.Ont été élevés au sous-diaconat: MM.Octave Mounet, Gédéon Huberdault, et Nazaire Hardy.Ont reçu les ordres mineurs: MM.Toussaint St-Aubin, Pierre-Célestin Dubé et Joseph-Isidore Craton.Ont été tonsurés: Pierre-François Arbour, né du légitime mariage de François Arbour et de Catherine Martin, le 15 mai 1823; Antoine Fortier, né du légitime mariage de Pierre Fortier et d'Agathe Paiement, le 6 décembre 1826; Joseph Séguin, né le 13 décembre 1827 du légitime mariage de Pierre Séguin et d'Adélaïde Sabourin; Joseph-Benoit Boisseau, né le 3 juillet 1826, du légitime mariage de Michel Boisseau et de Julie Terreau dit Ducharme; Amable Thibault né le 8 juin 1830, du légitime mariage dAmable Thibault et de Rose Savard.Tous étaient du diocèse de Montréal.(RC 5, 196-197) Mgr Bourget à M.(Théophile) Brassard, curé de Côteau-du-Lac (Montréal, 26 mars 1846).Solution d'un cas de conscience.R faudra baptiser sous condition les deux enfants qui ont été baptisés par un ministre protestant sans attendre qu'ils aient l'âge de raison.Quand la proclamation reconnaissant la paroisse de Saint-Ignace pour les effets civils aura été rendue publique, il lui enverra une lettre dans laquelle il lui confiera la desserte de la partie de la paroisse détachée de Saint-Ignace.Parle du cas des propriétaires de bancs et des marguilliers qui n'ont pas été élus.R pourra percevoir la dîme, même des opposants, parce que telle est la jurisprudence du pays.(RLB, 4, 103-104) Mgr Bourget à M.(Joseph-Olivier) Archambault, curé à Saint-Timothée (Montréal, 28 mars 1846).Mieux vaudrait que la paroisse confirmât les marguilliers dans une assemblée publique, avant d'intenter des poursuites.R faut continuer la bâtisse de l'église, comme on l'a commencée, c'est-à-dire que le curé et les marguilliers doivent avoir la responsabilité et diriger les travaux.R ne faut pas imputer au Gouvernement les négligences des particuliers, et il lui demande d'éviter toute réflexion amèrc sur ce sujet.« Nous, prêtres catholiques, nous sommes appelés aux souffrances, car, la terre n'est pas notre patrie, et le ciel nous attend pour être notre repos éternel, après les travaux de cette pauvre vie ».(RLB, 4, 105) Mgr Bourget à Mgr Joseph Signay, archevêque de Québec (Montréal, 28 mars 1846).L'ancien curé de Repentigny [M.Parent] n'a pas administré sa cure comme un bon père de famille.R est donc mal venu de se plaindre.On lui conseille de faire remise d'une trentaine de louis à la paroisse. 98 CORRESPONDANCE V.G.pourrait-elle user de son influence auprès de son ami pour qu'il accepte ce conseil?Il est peiné d'apprendre la maladie de Mgr Turgeon.Allusion à l'incendie de Québec.« Quant à nous, nous sommes couverts de plaies morales qui font bien craindre pour l'avenir.Hélas 1 Quel triste état de société! Qu'elle est à plaindre la terre qui est toujours fumante du sang humain! Je crois que nos maux sont bien plus grands que les vôtres et que le feu qui consume ici est plus terrible que celui qui a dévoré en quelques heures les deux tiers de votre belle et intéressante cité ».Il lui envoie un extrait d'une lettre de Mgr Proven cher.(RLB, 4, 105-106) Mgr Bourget au P.(Eusèbe) Durocher, o.m.i.à Bytown (Montréal, 28 mars 1846).U se réjouit des fruits de salut opérés par les travaux du P.Durocher.Celui-ci s'occupera des hommes de chantier pendant qu'ils seront à Bytown « pour encager ».Mère Marie-Rose [sœur du P.Durocher] a été malade, mais elle est maintenant hors de danger.Une lettre de la Rivière-Rouge affirme que les Pères Oblats s'y portent bien et étudient avec ardeur la langue des Sauteux, sous la direction de M.Belcourt Au printemps, le P.Taché partira avec M.Laflèche, pour plusieurs années peut-être.Le P.Aubert ira en mission avec M.Belcourt Recommandations à la prudence.(RLB, 4, 107-108) Mgr Bourget à l'hon.D.-B.Viger (Montréal, 30 mars 1846).Il lui recommande la requête des évoques réclamant les biens des Jésuites.Us seraient employés uniquement selon la pensée des donateurs, clairement exposés dans les titres que nous en avons.« Si donc ces biens sont laissés à la disposition de l'Eglise catholique à laquelle ils appartiennent, les évoques ne marqueront pas, sous la protection d'un gouvernement aussi juste qu'équitable, de promouvoir le grand bien de l'éducation et des missions ».Il existe déjà dans cette province huit séminaires ou collèges qui méritent d'être encouragés.Les catholiques du Bas-Canada doivent désirer être sur le même pied que leurs frères et co-sujets britanniques; or, ceux-ci ont, à Toronto, une université richement dotée.Si les biens des Jésuites étaient cédés aux évoques, «le gouvernement n'aurait aucun frais à supporter pour la fondation d'une université ».« Aussi je me permets de suggérer que, si tous les biens des Jésuites étaient rendus à l'Église catholique, les protestants du Bas-Canada pourraient avoir comme ceux du Haut-Canada, une part aux revenus des terres de la Couronne aussi ample qu'il plairait à la Législature de la leur faire ».(RLB, 4, 109-110) Mgr Bourget à M.(Charles-Joseph) Ducharme, archiprêtre, curé à Sainte-Thérèse.(Montréal, 30 mars 1846).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Janvier-du-Pays-Fin.(RLB, 4, 110) Mgr Bourget à M.(Jean-Baptiste) Berthiaume, ptre, à Ste-Thérèse (Montréal, 30 mars 1846).Il le nomme vicaire pour la paroisse de Saint-Janvier-du-Pays-Fin.(RLB, 4, 110) Semblable lettre adressée le même jour et pour la même fin à MM.Joseph Duquet, Louis-Joseph Dagenais et DE MGR IGNACE BOURGET Michel-David Brunet, professeurs au Petit Séminaire de Sainte-Thérèse.(RLB, 4, 110-111) Mgr Bourget à M.(Joseph) Duquet, ptre, à Sainte-Thérèse.(Montréal, 30 mars 1846).11 l'autorise, par la présente, à présider toutes les assemblées de Fabrique et de paroisse, à Samte-Thérèse-de-Blamville.(RLB, 4, 111) Mgr Bourget à M.(Jacques) Faquin, curé à Saint-Eustache (Montréal, 1\" avril 1846).Il lui reproche sa négligence dans le service de Dieu.Il lui conseille d'avoir un bon bedeau, qui serait en même temps un bon sacristain; aussi un bon instituteur qui enseignerait les cérémonies aux enfants de chœur.«Enfin, de bons connétables maintiendraient l'ordre dans l'église et aux environs, afin que Dieu fût honoré dans sa maison comme il doit l'être ».(RLB, 4, 113-114) Mgr Bourget à M.(Antoine) Manseau, v.g., curé à L'Industrie (Montréal, 1er avril 1846).Règles en usage dans le diocèse pour la réparation des dommages causés par les enfants adultérins.Il désire que la dime lui soit payée intégralement II a écrit au cardinal de Bonald, archevêque de Lyon demandant pour la paroisse de L'Industrie trois Frères de Saint-Viateur et un prêtre pour les diriger.Il lui demande de prier et de faire prier à cette intention.M.Truteau, archidiacre, qui a la charge des pauvres, crie misère.Prière de lui faire parvenir les componendes.(RLB, 4, 111-113) Mgr Bourget Mandement d'institution de la Confrérie du scapulaire de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, à l'église de la Providence de Montréal, 3 avril 1846.(RC 5, 197-199) Mgr Bourget à M.(Michel-David) Brunet, ptre (Montréal, 4 avril 1846).Il le nomme vicaire de la paroisse de Samte-Thérèse-de-Blamville avec les pouvoirs de vicaire pour la paroisse de Saint-Janvier pendant 3 mois.(RLB, 4, 114) Mgr Bourget.Acte d'érection du chemin de la Croix dans la chapelle dédiée à sainte Cécile, sur la Rivière-à-la-Pêche, 4 avril 1846.(RC 5, 199v.) Mgr Bourget Permission accordée à la Fabrique de Repentigny de fournir la somme nécessaire pour la réparation du presbytère, 6 avril 1846.(RC 5, 199v.) Mgr Bourget à M.(Jean-Baptiste) Kelly, v.g., curé à Sorel.(Montréal, 11 avril 1846).Il dira aux bons Irlandais que l'évêque leur enverra un prêtre de leur nation.Le bien des âmes a demandé le départ de M.Hughes, et Mgr Bourget en porte seul toute la responsabilité.(RLB, 4, 115-116) Mgr Bourget à M.(J.-Romuald) Paré, curé à Saint-Jacques-L'Achigan.(Montréal, 11 avril 1846).Il lui renvoie son vicaire, M.Vallée, qui s'est cru persécuté à Saint-Jacques.«Il est inutile de vouloir raisonner avec lui pour lui ôter cela de la tête; mais je crois qu'il faut faire diversion à 100 CORRESPONDANCE toutes ses idées sombres qu'il nourrit en lui-même, en lui faisant bonne mine et en l'accablant de bons traitements et de prévenances ».(RLB, 4,115) Mgr Bourget.Mandement pour la seconde Visite pastorale en la communauté des SS.de la Charité, à l'Asile de la Providence, 16 avril 1846.(RC 5, 200-201) M.J.-O.Paré, chanoine, secrétaire, à M.Higginson, secrétaire civil (Montréal, 17 avril 1846).Malgré toutes ses recherches, l'évoque n'a pu obtenir sur la famille Delagarde les renseignements demandés dans la lettre du 6 mars dernier.(RLB, 4, 118) M.J.-O.Paré, secrétaire, à l'hon.Dominique Daly, secrétaire provincial (Montréal, 17 avril 1846).Les procédures relatives à l'érection de la paroisse de Sainte-Brigide étant terminées, l'évêque lui envoie le décret par lequel il l'a érigée en paroisse régulière de la Seigneurie de Monnoir, sous l'invocation de Ste-Brigide.(RIB, 4, 117) Mgr Bourget à M.(Bénoni-Joseph) Leclaire, ptre, desservant à Stan-bridge (Montréal, 18 avril 1846).Pour faciliter son ministère auprès des gens de Swanton et autres missions, il lui donne les pouvoirs ordinaires aux curés et archiprêtres de ce diocèse, pouvoirs qu'il pourra exercer jusqu'en 1850 dans le diocèse de Boston.Liste des pouvoirs concédés par le Saint-Siège à l'évêque de Boston et communiqués par celui-ci à Mgr Bourget comme vicaire général de ce diocèse.(RLB, 4, 115-117) Mgr Bourget Mandement pour l'institution de la fête et de l'office de saint Zotique, martyr, dans l'église cathédrale de Saint-Jacques.18 avril 1846.(RC 5, 204v-205v.) Publié dans MEM I, p.324-326.Mgr Bourget Mandement pour donner des pouvoirs particuliers à ceux qui sont ou seront par la suite régulièrement agrégés au Petit Séminaire de Sainte-Thérèse, 18 avril 1846.(RC 5, 202-203) Mgr Prince.Acte de la prêtrise conférée à M.Marie-Joseph Balthazard par Mgr J.-O Prince, évêque de Martyropolis et coadjuteur, dans la chapelle de l'Asile de la Providence, 19 avril 1846.(RC 5, 203) Mgr Bourget à M.(Pierre-Louis) Billaudèle, supérieur du Séminaire (Montréal, 23 avril 1846).Il donne à M.Billaudèle, qui vient d'être élu supérieur du Séminaire, des lettres de grand vicaire pour le diocèse et de chanoine honoraire.Paroles d'encouragement «Nous allons faire l'essai de nos forces contre les sociétés secrètes et pour cela, Mgr le coadjuteur [Prince] a bien voulu se charger de communiquer à vous et à vos Messieurs le projet de mandement qui est dirigé contre elles ».(RLB, 4,118) Mgr Bourget.Lettres de grand vicaire pour M.Billaudèle, supérieur du Séminaire de Montréal, 23 avril 1846.(RC 5, 205v-207) Mgr Bourget à M.(M.-J.) Balthazard, ptre, présent (Montréal, 24 avril 1846).Il lui donne, jusqu'à révocation, les pouvoirs ordinaires des DE MGR IGNACE BOURGET 101 vicaires pour les paroisses de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie et de Saint-Georçes-d'Heniyville.(RLB, 4, 118) Mgr Bourget à M.(Vincent) Plinguet, ptre, curé à St-Philippe (Montréal 1\" mai 1846).Il lui envoie une note attestant que R.Brousseau et Àppoline Beaudoin ont été légitimement mariés, afin qu'il l'annexe au registre « vis-à-vis le baptême de leur premier enfant ».Il ne lui permet pas d'aller en vacances à l'endroit de son choix et lui conseille plutôt de faire un voyage avec M.Théberge, curé de Lavaltrie.(RLB, 4, 120) M.J.-O.Paré, chanoine, secrétaire, à lbon.Dominique Daly, secrétaire provincial (Montréal, 2 mal 1846).Il lui apprend, au nom de l'évêque, que l'érection de la paroisse de Ste-Brigide n'a apporté aucun changement dans la circonscription des paroisses voisines.(RLB, 4, 121) Mgr Bourget à Mgr (William) Walsh, évoque d'Halifax, (Montréal, 2 mai 1846).Question d'argent entre Mgr Walsh et Mgr Bourget.Celui-ci recevra avec plaisir la relique de la Sainte Epine que l'archevêque de Paris lui avait destinée.(RLB, 4, 121) Mgr Bourget à M.(Patrick) Burke, ptre, curé à Saint-Jérôme (Montréal, 7 mai 1846).Reproches à ce curé négligent (RLB, 4, 122-123) Mgr Bourget au curé et aux marguilliers de Saint-Valentin (Montréal, 9 mai 1846).H demande à la Fabrique, qui a de l'argent en caisse, de prêter £ 50 ou £ 60 à la Fabrique de Saint-Jean, où se construit un couvent pour l'instruction des jeunes filles.(RLB, 4,124) Mgr Bourget au curé et aux marguilliers de Blairfindie (Montréal, 9 mai 1S46).H félicite les paroissiens des aumônes qu'ils ont déjà faites à M.Charles Larocque pour la construction d'un couvent à Saint-Jean.H demande à la Fabrique de Blairfindie de prêter £ 150 ou £ 200 à celle de Saint-Jean pour cet objet (RLB, 4, 125) Mgr Bourget à l*hon.Denis-Benjamin Papineau (Montréal, 11 mai 1846).H lui expose les intentions et les vues des évoques relativement à l'administration des biens des Jésuites, si ceux-ci leur étaient concédés.Il lui transmet une note qu'il voudra bien communiquer aux autres ministres.Il le félicite de l'intérêt qu'A porte à ce problème.« L'allocation que je sollicite pour un nouvel établissement d'éducation pourrait je pense, passer avec celles que vous feriez aux collèges sur les mêmes fonds sans éprouver de grande opposition.Elle demanderait seulement une explication facile à donner.Le seul point qui aurait pu souffrir quelque difficulté, celui de décider que le Bas-Canada seul jouirait de ces biens étant réglé; il me semble que le reste est une affaire d'administration que le ministère pourrait arranger ».(RLB, 4, 123-124) Mgr Bourget à M.(Joseph-Amable-Flavien) Cholette, missionnaire à Rawdon (Montréal, 11 mai 1846).Il lui donne le pouvoir de confesser les 102 CORRESPONDANCE élèves du Couvent de Saint-Jacques, dont la langue est l'anglais, ainsi que le pouvoir d'absoudre de l'hérésie et de recevoir la profession de foi de Mlle Miller.Mais cette cérémonie doit se faire dans le plus grand secret.Car il a dispensé cette personne de professer publiquement le catholicisme aussi longtemps quelle sera au Couvent II désire voir la jeune fille à rÉvêché avant qu'elle annonce la nouvelle à ses parents.Comment doit se faire la cérémonie du baptême.(RLB, 4, 125-126) Mgr Bourget à M.(Pierre Louis) Billaudèle, v.g., sup.du Sém.(Montréal, 14 mai 1846).Il énumère, en 20 points, les besoins spirituels de la paroisse, à l'occasion du début de son administration pastorale.U lui parait urgent de diviser la paroisse.«En vous faisant part de mes vues particulières pour le bien de votre Paroisse, je n'ai, croyez-le, nulle intention de blâmer personne, à Dieu ne plaise.Car personne autant que moi n'apprécie le zèle et les vertus de vos Messieurs; aussi suis-je pénétré des sentiments d'estime et d'affection pour chacun d'eux.Je n'oublie pas que le Séminaire exerce à Montréal son sacerdoce depuis deux cents ans et que l'évêché n'est que d'hier.J'ai donc raison de m'appliquer ces paroles de l'Apôtre à un jeune évoque: Senlorem ne increpaoeris, sed observa ut pattern*.(RLB, 4, 126-129) Mgr Bourget à l'hon.Auguste-Norbert Marin (Montréal, mai 1846).À propos du prochain débat de la Chambre sur les biens des Jésuites.R proteste contre un article du Pilot qui soutient que les évoques n'ayant pas réclamé ces biens en 1832, sont par là déchus de leur droit.Que faire si la demande des évoques était rejetée ?« Comme je n'ai pas le temps de consulter l'archevêque de Québec, veuillez m'informer si son concours à ce profit est nécessaire et j'écrirai en conséquence.» (RLB, 4, 129-130) Mgr Bourget Lettres de Supérieur de l'Hôtel-Dieu de Montréal à M.Billaudèle, v.g., supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice, 18 mai 1846.(RC 5, 207) Mgr Bourget Mandement pour la clôture de la seconde visite pastorale des Sœurs de la Charité, à l'Asile de la Providence pour les femmes vieilles et infirmes.Montréal, 19 mai 1846.(RC 5, 207-212) Publié dans Monseigneur Bourget et TOeuvre de la Providence, p.88-102.Mgr Bourget Acte de l'érection du chemin de la Croix, dans la chapelle de Saint-Joseph, en rétablissement des Frères des Ecoles Chrétiennes, à Montréal, 25 mai 1846.(RC 5, 212v.) Mgr Bourget Acte des ordres sacrés et de la tonsure conférés par Mgr Bourget dans la chapelle du Petit Séminaire de Montréal, le 6 juin 1846.Ont été ordonnés prêtres: MM.Hippolyte-Marie-Joseph Fontaine dit Bienvenu et Hyacinthe Prévost du diocèse de Montréal; Charles-Nectaire Boudreau, du diocèse de Charlottetown, Timothée Kirwan, du diocèse de Toronto.Ont reçu le diaconat : MM.Louis-Léandre Bro dit Pominville, et Ovide Pelletier, du diocèse de Montréal; Bernard-John DE MGR IGNACE BOURGET 103 Higgins et Patrick Neelan, du diocèse de Kingston et John O'Reilly, du diocèse de Toronto.A reçu le sous-diaconat : M.Pierre-Thomas Hurteau, du diocèse de Montréal.Ont reçu les ordres mineurs : MM.Edouard Leduc, Hughes-Rolland Lenoir, Joseph Morin, Julien Perrault, du diocèse de Montréal et James Morrison, du diocèse de Kingston.Ont reçu la tonsure : Guillaume Leclaire, du diocèse de Montréal, né du légitime mariage de Bénoni Leclaire et de Marie Adams, le 29 avril 1821; Samuel-Jean Lewis, du diocèse de Montréal, né du légitime mariage de Samuel-Jean Lewis et de Marguerite Genest, le 21 juin 1827; Louis-Adolphe Maréchal, du diocèse de Montréal, né du légitime mariage de Louis Dière dit Maréchal et de Geneviève St-Denis, le 23 janvier 1824; François-Léandre Prévost, du diocèse de Montréal, né du légitime mariage de Joseph-Léandre Prévost et d'Edwidge Coiteux, le 28 février 1828; Pierre-Hector Glackmeyer, du diocèse de Montréal, né du légitime mariage de Frédéric Glackmeyer et de Sophie Roy Portelance, le 29 septembre 1826; Joseph Quinn, du diocèse de Montréal, né en Irlande du légitime mariage de John Quinn et d'Anne Cavanagh, le 12 mai 1823; Thomas Kennedy, du diocèse de Kingston, né du légitime mariage d'Edward Kennedy et de Anne Kennedy, le 26 octobre 1826; Michel William Moran, du diocèse de Kingston, né en Irlande du légitime mariage de Michel Moran et d'Elisabeth Williams, le 4 septembre 1818; Thomas-Wilhehn Shahan, du diocèse de Boston, né du légitime mariage de Michel Shahan et d'Anne Harrison, en 1822.(RC 5, 213-215) Dimissoire donnée à M.Thomas Kennedy par Mgr O'Higgins, évêque d'Ardacadensis.(RC 5, 215) Mgr Bourget à Mgr Jean-Charles Prince, évêque de Martyropolis (Montréal, 10 juin 1846).H le nomme pour être à l'avenir le grand vicaire de ce diocèse qui présidera aux assemblées du Collège de Saint-Pierre de Chambly, à la place de M.Antoine Manseau, qui vient d'offrir sa démission.(RLB, 4, 130) Mgr Bourget à M.(Venant) Pilon, ptre.(Montréal, 10 juin 1846).R le nomme membre de la corporation du Collège de Chambly, «en qualité de directeur du dit collège, avec pouvoir de gérer les affaires dicelle corporation conjointement avec les autres membres ».(RLB, 4, 131) Mgr Bourget à M.(Charles) Larocque, archiprêtre, curé à Saint-Jean-Dorchester (Montréal, 10 juin 1846).Il lui renvoie la correspondance échangée entre lui et le lieutenant-colonel Nesbitt.R approuve la conduite de M.Larocque, mais désire qu'on ne fasse pas de publicité dans les journaux sur cette affaire.« R me parait suffisant que vous ayez mon approbation et celle de votre conscience pour être satisfait».(RLB, 4, 131-132) Mgr Bourget aux MM.de Saint-Sulpice (Montréal, 11 juin 1846).Comme on prétend que l'évêque aurait été injuste envers M.Joseph- 104 CORRESPONDANCE Vincent Oublier, il déclare s'en remettre à la décision du Saint-Siège; il offrira sa propre démission en réparation de son erreur, et son dernier acte de juridiction sera de réintégrer M.Quiblier dans sa charge.Pour éviter que le scandale se propage, il interdit aux Messieurs, sous peine de suspense, de traiter de cette chose avec les laïques.« Que si l'on a quelque raison d'en parler en famille, ce ne doit être que pour aviser aux meilleurs moyens de prévenir les maux dont est menacée la Religion dans cette ville et dans ce diocèse ».(Archives de Saint-Sulpice, Séminaire et Êvâché, Dossier 3, Bourget-tywUer) Mgr Bourget Mandement contre les sociétés secrètes, 17 juin 1846.(RC 5, 218v-22£v) Publié dans MEM.I, p.327-337.Mgr Bourget.Ordonnance pour la visite de la paroisse de Saint-Laurent 19 juin 1846.(RC 5, 215v.-218) Mgr Bourget Ordonnance de la visite de la paroisse de la Visitation-du-Sault-au-Récollet, 21 juin 1846.(RC 5, 216) Mgr J.-C.Prince.Ordonnance de la visite de la paroisse de Saint-Augustin, 21 juin 1846.(RC 5,225 v.) Mgr Bourget.Ordonnance de la visite de la paroisse du Saint-Enfant-Jésus de la Pointe-aux-Trembles, 23 juin 1846.(RC 5, 216 v.) Mgr Bourget Décret d'érection du chemin de la Croix dans la mission de Milton, dans le township du même nom, 23 juin 1846.(RC 5, 215 v.) Mgr J.-C.Prince.Ordonnance de la visite pour la paroisse de Saint-Benoît 23 juin 1846.(RC 5, 225 v.) Mgr J.-C.Prince.Ordonnance de la visite pour la paroisse de Saint-Hermas, 27 juin 1846.(RC 5, 226) Mgr J.-C.Prince.Ordonnance de visite pour la paroisse de Sainte-Marthe de Rigaud, 30 juin 1846.(RC 5, 226v.) Tableau de la visite épiscopale en 1846.Paroisses visitées: Lachine, Isle Perrot Saint-Laurent, Sault-au-Récouet, Pointe-aux-Trembles, Saint-Augustin, Saint-Benoit Saint-Hermas, Rigaud, Sainte-Marthe, Saint-André, Grenville, Petite-Nation, Buckingham, Sainte-Scholastique, Côteau-du-Lac.(RC 5, 208) Requête des évoques catholiques du Bas-Canada contre le bill passé en Chambre au sujet des biens des Jésuites, juin 1846.La requête, adressée au gouverneur général Cathcart, est signée par Mgr Joseph Signay, archevêque de Québec, Mgr Ignace Bourget évêque de Montréal, Mgr Pierre-François Turgeon, évêque de Sidyme et coadjuteur de Quebec, Mgr Jean-Charles Prince, évêque de Maxtyropolis et coadjuteur de Montréal.(RC 5, 213) DE MGR IGNACE BOURGET 105 Mgx J.-C.Prince.Ordonnance de visite pour la paroisse de Sainte-Maddeine-de-Rigaud, 1« juillet 1846.(RC 5, 227) Mgr Bourget au RJP.(Rémi) Tellier, s.j., curé à Laprairie (Montréal, 3 juillet 1846).R regarde comme providentielle la loi qui rend les curés inéligibles à la fonction de commissaire d'écoles, parce qu'il n'ont pas £ 250 en biens réels ou personnels.Car cette année les commissaires vont être obligés d'imposer une taxe scolaire.«Le peuple, qui déteste cette taxe, va s'élever contre ceux qui vont la prélever.Si tous les curés étaient commissaires, on en jetterait sur eux tout l'odieux ».(RLB, 4, 132-133) Mgr Bourget.Décret d'érection du chemin de la Croix dans la chapelle des Sœurs de la Charité, à Laprairie, 3 juillet 1846.(RC 5, 216v.-217) Mgr Bourget Décret d'érection de la Confrérie du Saint-Scapulaire dans la paroisse du Saint-Enfant-Jésus, de la Fointe-aux-Trembles, 3 juillet 1848.(RC 5, 217v.) Mgr Bourget Décret d'érection du chemin de la Croix dans la chapelle des Soeurs de la Charité sur la Ferme Saint-Isidore, à la Longue-Pointe, 3 juillet 1846.(RC 5, 217) Mgr Bourget Commission donnée à M.Alexis-Frédéric Truteau, chanoine, archidiacre, pour régler certaines difficultés dans la paroisse de Sainte-Geneviève, 3 juillet 1846.(RC 5, 218) Mgr Bourget à Mgr Rémi Gaulin, évêque de Kingston, à L'Assomption (Montréal, 4 juillet 1846).R lui envoie un cas à régler.Il le prie de présider à la bénédiction de la 1*** pierre au Petit Séminaire de Sainte-Thérèse, qui aura lieu jeudi prochain.(RLB, 4, 133) Mgr J.-C.Prince.Ordonnance de visite pour la paroisse de Saint-André-d'Argenteuil, 4 juillet 1846.(RC 5, 227v.) Mgr Bourget Acte du diaconat conféré à Joseph-Edouard Chevalier, o.m.i., par Mgr Bourget dans la chapelle domestique des Pères Oblats de Marie-Immaculée, 5 juillet 1846.(RC 5, 218v.) Mgr J.-C.Prince.Ordonnance de visite pour la mission de Grenville, 6 juillet 1846.(RC 5, 227v.) Mgr Bourget.Décret d'érection du chemin de la Croix dans une des concessions de la paroisse de Sainte-Elisabeth [chapelle dédiée à Sainte Emilie] dans la concession du même nom, 7 juillet 1846.(RC 5, 219) Mgr Bourget.Circulaire au clergé pour annoncer la mort de N.S.P.le pape Grégoire XVI.(RC 5, 223v.) Publiée dans MEM.I, p.337-338.Mgr Prince.Ordonnance de visite pour la paroisse de N.-D.de Bon-secours, de la Petite-Nation, 8 juillet 1846.(RC 5, 228) 106 CORRESPONDANCE Mgr J.-C.Prince.Ordonnance de visite pour la paroisse de Saint-Grégoire-de-Naziance-de-Buckingham, 10 juillet 1846.(RC S, 228v.) Mgr Bourget à M.(Pierre-Louis) Billaudèle, v.g., supérieur du Séminaire (Montréal, 13 juillet 1846).Le 14 mai, il lui soumettait une liste des besoins spirituels de la paroisse.Il insiste aujourd'hui sur la nécessité de diviser celle-ci.Les nouvelles paroisses, y compris Saint-Patrice, pourraient être desservies par le Séminaire, sous la dépendance de l'évêque.(RLB, 4, 134-136) Mgr J.-C.Prince.Ordonnance de visite pour la paroisse de Sainte-Scholastiquc, 16 juillet 1846.(RC 5, 220) Mgr J.-C.Prince.Ordonnance de visite pour la paroisse de Saint-Colomban, 17 juillet 1846.(RC 5, 229v.) Mgr Bourget.Circulaire au clergé pour annoncer l'élection de Pie IX (RC S, 224-225).Publiée dans MEM.I, p.339-340.Mgr Prince, évêque de Martyropolis à M.(Patrick) Morgan, au Séminaire de Montréal (Montréal, 23 juillet 1846).Il répond, au nom de Mgr Bourget, à quelques questions d'ordre pratique relativement au mandement sur les sociétés secrètes.(RCB, 4, 136) Mgr Bourget Décret d'érection du chemin de la Croix dans une des salles de l'Hospice de Sainte-Pélagie, 28 juillet 1846.(RC 5, 230) Mgr Bourget à M.(Pierre-Jacques) de LaMothe, prêtre à Saint-Benoît (Montréal, 31 juillet 1836).Au sujet du renvoi de Mme McDonald du presbytère de Saint-Benoît (RLB, 4, 137) Mgr Bourget à M.(Raphaël) Neyron, ptre, curé à Saint-Benoit (Montréal, 31 juillet 1846).Mme McDonald a-t-elle quitté le presbytère, comme la chose en avait été convenue avec Mgr le coadjuteur pendant la visite de la paroisse ?(RLB, 4, 137) Mgr Bourget.Commission donnée à M.A.-F.Truteau pour certaines difficultés dans la paroisse de Saint-Martin, 1er août 1846.(RC 5, 231v.) Mgr Bourget Circulaire au clergé pour l'inviter à la retraite qui commencera le soir du 27 août et se terminera le matin du 4 septembre, Montréal, 5 août 1846.(RC 5, 234b.) Publiée dans MEM.I, p.396-397.Mgr Bourget.Lettre pastorale à l'occasion de l'incendie qui vient de ravager le beau et florissant village de Laprairie.L'évêque en profite pour annoncer son prochain voyage en Europe, et il nomme Mgr Prince administrateur du diocèse pendant son absence, 5 août 1846.(RC 5, 231v.-234v.) Publiée dans MEM.I, p.390-396.Mgr Prince.Acte de la prêtrise de M.Patrick Neelon, du diocèse de Kingston, et du diaconat de MM.Isidore Desnoyers et Joseph Durand, DE MGR IGNACE BOURGET 107 du diocèse de Montréal.Les ordres sacrés ont été conférés par Mgr J.-C.Prince, dans l'église cathédrale (9 août 1846).(RC 5, 230v.) Mgr Bourget.Acte de la prêtrise de MM.Louis-Léandre Bro dit Ponuoville, Isidore Desnoyers et Joseph Durand, du diocèse de Montréal; et du diaconat de M.Norbert Lavallée du diocèse de Montréal, et du P.Joseph-Edouard Chevalier, des Oblats de Marie-Immaculée.Les ordres sacrés ont été conférés par Mgr Bourget dans la Cathédrale Saint-Jacques, 16 août 1846.(RC 5, 231) Mgr Bourget.Lettres d'administrateur du diocèse de Montréal à Mgr J.-C.Prince, évêque de Martyre-polis, 22 août 1846.(RC 6, 2) Mgr Bourget à M.(Jean-Baptiste) Saint-Germain, curé de Saint-Laurent (Montréal, 24 août 1846).En favorisant l'établissement de Frères enseignants à Saint-Laurent, il ne pouvait s'engager à ne pas faire la même chose ailleurs, car il se doit à tous.R a résolu de fonder des Frères de Sainte-Croix à Chambly.H compte rencontrer M.Basile Moreau en France et le gagner à la cause du Canada.(RLB, 4, 138-139) Mgr Bourget à M.(Louis-Ignace) Guyon, ptre, curé à Sainte-Mélanie.(Montréal, 3 sept.1846) Comme il peut donner, cette année, un curé à Sainte-Mélanie, il le prie d'en avertir les intéressés, afin qu'ils fassent les réparations nécessaires au logement de leur pasteur: < j'exige de plus qu'ils s'engagent par un acte légal à assurer à leur curé la somme de cent livres cours actuel en argent, ou la même valeur en dimes », selon le choix du curé.R voudra bien dire la même chose aux paroissiens de Saint-Ambroise.(RLB, 4, 140) Mgr Bourget à M.(Henri-Liboire) Girouard, ptre, curé à Sainte-Marie (Montréal, 3 septembre 1846).Il le prie d'informer ses paroissiens que, dans le nouveau presbytère, 40 pieds seront affectés au logement du curé et que le reste sera des salles publiques.(RLB, 4, 139) Mgr Bourget.Permis à M.G.Huberdeau, sous-diacre, de s'agréger au Petit Séminaire de Sainte-Thérèse, 3 septembre 1846.(RC 6, 3) Mgr Bourget.Décret d'érection de la Confrérie du Saint-Scapulaire dans la paroisse de Saint-Clément-de-Beauharnois, 4 septembre 1846.(RC 6, 3) Mgr Prince.Acte du diaconat, conféré par Mgr Prince, dans l'église cathédrale, à M.Gédéon Huberdeau, du diocèse de Montréal et à M.Edmond-Charles-Hippolyte Langevin, du diocèse de Québec, 6 septembre 1846.(RC 6, 3v.) Mgr Bourget.Circulaire au clergé.R communique à celui-ci les divers règlements dont il a été question pendant la retraite pastorale.8 septembre 1846.(RC 6, 4) Publiée dans MEM.2, p.275-318. 108 CORRESPONDANCE Mgr Bourget Décret d'érection de la Confrérie du Saint-Scapulaire dans la chapelle de Saint-Etienne de Chelsea, 9 septembre 1846.(RC 6, 5v.) Mgr Bourget Décret d'érection du chemin de la Croix dans la chapelle de Satat-Joseph-de-Wakefleld, 10 septembre 1846.(RC 6, 6) Mgr Bourget à M.(Charles-François-Calixte) Morrison, ptre, curé à Lacolle (Montréal, 12 septembre 1846).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Valentin.Il gardera néanmoins ses pouvoirs sur la paroisse de Saint-Bernard-de-Lacolle et sur le canton d'Hemmingford, cet vous donnerez à ces deux localités tous les secours qu'il sera en votre pouvoir de leur donner».(RLB, 4, 140) Mgr Bourget Acte des ordinations faites par Mgr Bourget en la cathédrale Saint-Jacques, le 13 septembre 1846.Ordonné prêtre: M.Gédéon Huberdeau.Promus aux ordres mineurs: MM.Hercule Beaudry et Maxime Piette.A été tonsuré: le Frère Richard Baxter, de la Compagnie de Jésus, né, le 18 mars 1821, du légitime mariage de Samuel Baxter et de Marie Bennice.(RC 8, 6) Mgr Bourget Lettre pastorale pour encourager les fidèles de la ville de Montréal à la fondation d'un nouveau collège, dont la direction serait confiée aux Pères de la Compagnie de Jésus, 13 septembre 1846.(RC 6, 7-9v.) Publiée dans MEM.I, p.343-348.Mgr Bourget à M.(Gédéon) Huberdeau, ptre, présent (Montréal, 14 sept 1846).Il lui donne, pour la paroisse de Saint-André, la mission de Grenville et autres lieux dans les townships de l'Ottawa, les pouvoirs ordinaires aux desservants de ce diocèse, et de plus, le pouvoir d'absoudre des censures et cas réservés tant au pape qu'à l'évêque.(RLB, 4, 141) Mgr Bourget à M.(Joseph-André-Lorrain) Provençal, ptre, vicaire à Chambly (Montréal, 15 sept.1846).Il le nomme à la paroisse de Sainte-Victoire, où il exercera les pouvoirs ordinaires aux curés de ce diocèse.Il prendra charge de la paroisse le dimanche de la solennité de Saint-Michel, alors que cesseront ses facultés de vicaire sur Chambly et Saint-Bruno.(RLB, 4, 146) Mgr Prince à M.(Terrance) Kieran, ptre, présent (Montréal, 15 sept.1846).Il le charge de la desserte des townships d'Ormstown et d'Hinchin-broolc, avec tous les pouvoirs ordinaires aux curés et archiprêtres du diocèse.(RLB, 4, 145) Mgr Bourget à M.(Joseph-Marie-Melchior) Balthazard, ptre, vicaire à Saint-Georges (Montréal, 15 sept.1846).Il lui donne les pouvoirs ordinaires de vicaire pour les paroisses de Saint-Valentin, de Saint-Bemard-de-Lacolle et pour le township d'Hemmingford.Il se rendra à son nouveau poste pour le dimanche de la solennité de Saint-Michel, jour où cesseront ses pouvoirs de vicaire sur Sainte-Marguerite-de-Blairfindie et sur Saint-Georges.(RLB, 4, 146) DE MGR IGNACE BOURGET 109 Mgr Bourget à M.(Joseph) Désaultels, ptre, présent (Montréal, 15 sept 1846.Il le charge de dire aux catholiques d'Aylmer les conditions qu'ils doivent remplir pour avoir un curé résident.Ce curé devra donner l'office à la Gatineau le troisième dimanche ou jour de fête d'obligation du mois, sans être tenu de le faire ce jour-là à Aylmer.Les catholiques de Saint-François-de-Templeton prendront également des engagements envers leur desservant: £ 75, si leurs moyens le comportent; mais jamais moins de £ 50.Quant aux habitants de Sainte-Cécile (Bivière-de-la-Pêche) ils ne seront desservis qu'en autant qu'ils paieront les dimes ou l'équivalent et qu'ils prépareront un cimetière convenable sur le lot destiné à cette fin.«En acquittant cette commission spéciale, vous procurerez aux fidèles ci-devant confiés à vos soins, la possibilité de leur donner les secours religieux qui leur sont indispensables >.(RLB, 4, 144) Mgr Bourget à M.(Félix) Perrault ptre, curé à Saint-Edouard (Montréal, 15 septembre 1846).Il le nomme curé de la paroisse de Saint-Jean-Chrysostome.Il en prendra possession le dimanche de la solennité de Saint-Michel, jour où cesseront ses pouvoirs sur la paroisse de Saint-Edouard.(RLB, 4, 144) Mgr Bourget à M.(Joseph-Léandre) Bro dit Pominville, ptre (Montréal, 15 sept 1846).Il le nomme vicaire pour la paroisse de Saint-Joseph-de-Chambly, et le prie de se rendre à son poste le dimanche de la solennité de Saint-Michel.(RLB, 4, 143) Mgr Bourget à M.(Joseph) Désautels, ptre, présent (Montréal, 15 septembre 1846).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Polycarpe.Il entrera en fonctions le dimanche de la solennité de Saint-Michel.En marge: nulle.(RLB, 4, 143) Mgr Bourget à M.(Isidore) Desnoyers, ptre (Montréal, 15 septembre 1846).Il le nomme vicaire à la paroisse de Saint-Hyacinthe et le prie de se rendre au poste pour le dimanche de la solennité de Saint-Michel.(RLB, 4, 143) Mgr Bourget à M.(Joseph-Treffié) Lasnier, ptre, présent (Montréal, 15 septembre 1846).Il le nomme vicaire à la paroisse de Sainte-Anne-de-Varennes: et il se rendra à son nouveau poste le dimanche de la solennité de Saint-Michel, jour où finiront ses pouvoirs sur la paroisse de Saint-Michel-de-Vaudreuil.(RLB, 4, 142) Mgr Bourget à M.(Joseph-Herménégilde) Noiseux, ptre, vicaire à Saint-Hyacinthe (Montréal, 15 septembre 1846).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Dominique et de la mission de Milton.Ses pouvoirs de vicaire à Saint-Hyacinthe prendront fin le dimanche de la solennité de Saint-Michel, jour où il se rendra à son nouveau poste.(RLB, 4, 142) Mgr Bourget à M.(Joseph) Théoret, ptre, présent.(Montréal, 15 septembre 1846).H le charge de la desserte de la mission de Saint-Gabriel 110 CORRESPONDANCE du Lac-Maskinongé et de la concession de Saint-Esprit, en la paroisse de Berthier.Il se rendra à son nouveau poste le dimanche de la solennité de Saint-Michel et ses pouvoirs de vicaire sur la paroisse de Berthier finiront alors.(RLB, 4,142) Mgr Bourget à M.(Modeste) Foisy, ptre, présent (Montréal, 15 septembre 1846).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Edouard.Ses pouvoirs de vicaire sur la paroisse de Sainte-Marie-de-Monnoir cesseront le dimanche de la solennité de Saint-Michel, jour où il prendra charge de sa nouvelle desserte.(RLB, 4, 141) Mgr Bourget à M.(Alexis-Jessé) Martineau, ptre, présent (Montréal, 15 septembre 1846).Il le charge de la desserte de la paroisse de Sainte-Marthe et des townships d'Hawkesbury et de Newton.Ses pouvoirs de vicaire sur la paroisse de Sainte-Madeleine-de-Rigaud cesseront le jour où il prendra charge de sa nouvelle desserte, c'est-à-dire le dimanche de la solennité de Saint-Michel.(RLB, 4, 141) Mgr Bourget.Approbation des ordonnances de visite faites par Mgr de Martyropolis dans différentes paroisses de ce diocèse, 16 septembre 1846.(RC, 5, 228) Mgr J.-C.Prince à M.(Sévère-Césaire) Hotte, ptre, curé à Saint-Jean-Chrysostome (Montréal, 16 septembre 1846).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville.R s'y rendra pour le dimanche de la solemnité de Saint-Michel, jour où prendront fin ses pouvoirs sur la paroisse de Saint-Jean-Chrysostome et sur les missions d'Ormstown et dHinchinbrook.(RLB, 4,146) Mgr Prince, administrateur du diocèse.Permission accordée à la Fabrique de la paroisse de Sainte-Scholastique de prêter la somme de 200 louis aux commissaires d'écoles de la dite paroisse, 16 septembre 1846.(RC6.T) Mgr Bourget.Consécration de M.Joseph Barrette, ptre, aux missions du diocèse de Montréal, 18 septembre 1846.(RC 6, 9v.) Mgr Bourget à M.(Pierre-Louis) Billaudèle, v.g., supérieur du Séminaire.(Montréal, 19 septembre 1846) Il le nomme supérieur ecclésiastique des Sœurs Grises pendant son absence.R a demandé à celles-ci de visiter à domicile les pauvres et les malades, et il leur accorde toute permission à cet effet R les autorise à fonder une maison à Sandwich, si la chose est possible.R se propose d'unir solidement à la maison-mère de Montréal tous les établissements des Sœurs Grises, et il demande à M.Billaudèle de travailler dans ce sens.H se propose de célébrer mardi à la paroisse une messe à laquelle assisteront les enfants des écoles; il compte beaucoup sur les prières de ceux-ci pour le succès de son voyage.!(RLB, 4, 146-148) Mgr Bourget à M.(Pierre) Mesnard, ptre, curé à Saint-Jacques-le-Mineur (Montréal, septembre 1846).H le charge de la desserte des paroisses DE MGR IGNACE BOURGET de Saint-Jude et de Saint-Barnabe et entrera en son nouveau poste le dimanche de la solennité de Saint-Michel, jour où finiront ses facultés à Saint-Jacques-le-Mineur.(RLB, 4, 150) Adresse des Sauvages du Sault St-Louis au S.Pontife.Texte français: « Au Grand Evêque, le Grand Chef de tout l'Univers, les chefs Iroquois du Sault St-Louis en Canada.» « Mon Père.» Signature des sept Grands-chefs du Sault St-Louis.21 sept 1846.Le document est accompagné d'une lettre du missionnaire: « Le missionnaire soussigné qui vit avec les Sauvages depuis 34 ans, en certifiant la vérité de l'adresse des Chefs Iroquois et la fidélité de la traduction en regard, se prosterne aussi lui bien humblement aux pieds de Sa Sainteté pour en être béni avec ses ouailles.Il demande pardon pour la pauvreté de leur langue qui n'admet pas d'abstractions; mais qui pour manquer de titres, n'en comporte pas moins en réalité tout le respect qu'il est possible d'exprimer dans les langues savantes.Leur désir serait d'avoir un grand chemin de croix en couleur, pour leur nouvelle église, qui manque d'ornements à l'intérieur.Attaché au St-Siège comme à Dieu même, il demande la permission de se souscrire, de Sa Sainteté, le très humble et très dévoué Serviteur.Jos.Marcoux, ptre, Miss.Sault St-Louis, 21 sept 1846.(RCD, 106, 53-54) Mgr Bourget à M.(Vincent) Plinguet, ptre, présent (Montréal, 21 septembre 1846).U le charge de la desserte de Saint-Georges-d'Henryville; et il s'y rendra pour la solennité de Saint-Michel, jour où cesseront ses facultés sur la paroisse de Saint-Philippe.(RLB, 4, 148) Mgr Bourget à M.(François-Pascal) Porlier, ptre présent (Montréal, 21 septembre 1846).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Philippe.Ses facultés sur la paroisse de Saint-Louis-de-Terrebonne cesseront le dimanche de la solennité de Saint-Michel, jour où il prendra possession de son nouveau poste.(RLB, 4, 148) ¦ Mgr Bourget à M.(Etienne) Normandin, ptre, à Saint-Vincent-de-Paul (Montréal, 22 septembre 1846).Il lui donne, jusqu'à révocation, les pouvoirs ordinaires aux vicaires de ce diocèse, pour la paroisse de Saint-Vincent-de-Paul.Ses facultés sur le Collège et la paroisse de L'Assomption cessent à partir de ce jour.(RLB, 4, 148) Mgr Bourget à M.(Charles-Eugène-Lemire) Marsolais, ptre, présent.Il lui donne, pour la paroisse de Saint-Laurent, les pouvoirs ordinaires aux vicaires de ce diocèse; il se rendra au poste le dimanche de la solennité de Saint-Michel.En marge: « Cette lettre est nulle ».(RLB, 4, 149) Mgr Bourget à M.(Jean-Baptiste) Dupuy, ptre, L'Assomption (Montréal, 22 septembre 1846).Il le charge de la conduite spirituelle et du soin des études du Collège de L'Assomption, en qualité de directeur de la dite maison d'éducation, et il lui donne les pouvoirs ordinaires aux archi-prêtres de ce diocèse, en faveur de tous les élèves du Collège.(RLB, 4,149) 112 CORRESPONDANCE Mgr Bourget à M.(Jean-Baptiste) Dupuy, ptre, L'Assomption (Montréal, 22 septembre 1846).Il révoque tous ses pouvoirs sur la paroisse de Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville et lui donne, pour la paroisse de L'Assomption, les pouvoirs ordinaires aux vicaires de ce diocèse.(RLB, 4, 149) Mgr Bourget.Lettre de confesseur au Couvent du Sacré-Cœur de Saint-Vincent en faveur de M.Etienne Normandin, 22 septembre 1846.(RC 6,10) Mgr Bourget.Erection du township d'Abercromby en mission sous l'invocation de Sainte-Adèle, 22 septembre 1846.(RC 6, 10) Mgr Bourget Décret d'érection de la Confrérie du Sacré-Cœur dans la chapelle du Sacré-Cœur, à Saint-Vincent-de-Paul, 23 septembre 1846.(RC 6, 12) Mgr Bourget Indulgence de 40 jours aux personnes qui prièrent aux intentions du Souverain Pontife devant la statue de saint Joseph, placée dans une des salles de l'Hôpital-Général de cette ville, 24 septembre 1846.(RC 8, lOv.) Mgr Bourget à M.(Pierre-Louis) Billaudèle, v.g., supérieur du Séminaire (Montréal, 24 septembre 1846).R lui demande de communiquer à son Conseil ses lettres du 14 mai et du 13 juillet précédents, ainsi que celle-ci, afin que «le Séminaire sache ici ce que je vais dire à vos supérieurs de Paris ».La Paroisse doit être divisée.L'évêque est « décidé à faire toutes les opérations nécessaires pour effectuer ce changement que je regarde comme indispensable et dont ma conscience serait sans cela gravement chargée ».R suggère ensuite diverses mesures pour améliorer le ministère dans la Paroisse.R reproche le fait qu'on ait violé le décret episcopal dans la construction de l'église de St-Patrice, à propos des dimensions.R invite le Séminaire à collaborer avec l'évêque, car, autrement il fera sans lui ce qui lui paraîtra nécessaire pour le salut des paroissiens.« Loin de moi la folle vanité de vouloir passer pour l'auteur du bien qu'il y a à faire ici.Je voudrais de tout mon cœur vous en laisser toute l'importance, afin que vous souteniez ce crédit dont a joui si longtemps votre maison, mais que je vois avec une douleur indicible diminuer depuis les malheureuses divisions qui commencèrent en 1821, et qui ne se font quo trop sentir encore.» Cest parce qu'il porte un vif intérêt au Séminaire qu'il a écrit ces trois lettres du 14 mai et 13 juillet précédents, avec celle-ci datée d'aujourd'hui.R les a écrites afin que le Séminaire et ses supérieurs de Paris soient au courant de ce qui va arriver « si les choses ne changent point », ainsi que de la conduite qu'il entend tenir en ces matières.(901.055, 846-1, pp.10-15). DE MGR IGNACE BOURGET 113 Lettres d'administrateur du diocèse à M.H.Hudon, v.g.Le document, rédigé en latin, est signé par Mgr Bourget, Mgr Prince ainsi que par les chanoines M.Blanchet A.F.Truteau et Th.Plamondon, 25 septembre 1846.(RC 6, 4-5) Mgr Bourget à Mgr Signay, archevêque de Québec (Montréal, 25 septembre 1846).Cette lettre n'est pas consignée au registre; elle se trouve dans le dossier 901.055 avec la cote 846-4.Pour tous les détails l'entourant, voir Monseigneur Bourget et son temps, Léon Pouliot, s.j., tome II, p.230-237.Mgr Bourget à M.(Ambroise-Antoine-Fleury) Groulx, ptre, vicaire à Saint-Clément (Montréal, 25 septembre 1846).R lui donne les pouvoirs ordinaires aux curés et archiprêtres de ce diocèse, pour toutes les missions de l'Ottawa, «depuis la Petite-Nation exclusivement jusqu'à l'extrémité ouest de ce diocèse.Mais particulièrement pour Saint-Paul-d'Aylmer, la Gatineau, le lac Ste-Marie et tous les lieux établis dans les profondeurs de cette rivière, la Pêche et la Bivière Blanche.» (RLB, 4, 151) Mgr Bourget à M.(Etienne) Charrier, ptre, curé de Saint-Grégoire (Montréal, 25 septembre 1846).Il lui donne les pouvoirs ordinaires aux curés et aux archiprêtres du diocèse, pour toutes les missions de l'Ottawa.En marge: nulle.(RLB, 4,150) Mgr Bourget à M.(Pierre-Louis) Billaudèle, v.g., supérieur du Séminaire (Montréal, 26 septembre 1846).« Je reçus hier votre dernière, mais je ne pus alors en accuser la réception, parce que fêtais tout occupé d'une affaire qui ne souffrait pas de délai dans son exécution; la présente est pour m'acquitter de ce devoir.«Dans la crainte de passer pour sévère aux yeux de votre maison, je m'abstiens de faire aucune réflexion sur les procédés de votre maison, et je me contente de me souscrire bien sincèrement.» (RLB, 4, 150) Mgr Bourget à M.(Charles-Eugène-Lemire) Marsolais, ptre, présent (Montréal, 27 septembre 1846).R lui donne les pouvoirs ordinaires aux vicaires de ce diocèse pour la paroisse de Sainte-Marie-de-Monnoir.(RLB, 4,151) Mgr Bourget Acte de la consécration épiscopale de Mgr Augustin-Magloire Blanchet évêque de Walla Walla en Oregon.La cérémonie, présidée par Mgr Bourget a eu lieu en la Cathédrale Saint-Jacques.Évêques co-consécrateurs: Mgr Rémi Caulin, évêque de Kingston, et Mgr Jean-Charles Prince, évêque de Martyropolis.Ont signé au registre, en plus des trois évêques: Ant Manseau, ptre, Jos.La Roque, prêtre, A.Gauvreau, ptre, F.Martin, s.j., Ls.Désaulniers, ptre, H.Hudon, ptre, v.g., P.Billaudèle, supérieur du Séminaire, J.Villeneuve, p.s.s., Léonard, o.m.i., Viger, s.s., C.Malo, ptre, E.-C.Fabre, eccL, J.-B.Dupuy, ptre, F.Arbour, ecc.27 septembre 1846.(RC 6, 11) 114 CORRESPONDANCE Mgr Augustin-Magloire Blanchet, évêque de Walla Walla (Montréal 28 septembre 1846).Circulaire au clergé des diocèses de Québec et de Montréal et à toutes les personnes qui s'intéressent à la grande œuvre des missions.(RC 6,11) Publiée dans MEM.I, p.349-350.Mgr Bourget à M.(Louis-Théodore) Plamondon, ptre, présent (Montréal, 28 septembre 1846).Il lui donne les pouvoirs ordinaires aux vicaires de ce diocèse, à exercer dans la paroisse de Montréal.(RLB, 4, 152) Mgr Bourget.Établissement de la Confrérie de N.-D.-du-Scapulaire-des-Sept-Douleurs dans la chapelle du Sacré-Cœur à Saint-Vincent-de-Paul (28 septembre 1846).(RC 6, 13-15) Mgr Bourget.Lettres de vicaire général données à Mgr de Walla Walla (28 septembre 1846).(RC, 6, 11) Mgr Bourget.Journal du second voyage de l'évêque de Montréal en Europe.Donne les motifs du voyage et un récit au jour le jour des étapes du voyage depuis le 29 septembre 1846 jusqu'au 18 décembre de la même année/Manuscrit de Mgr Bourget de 62 pages (901.055, 846-2).Ce texte, pour la période allant du 29 septembre au 4 décembre 1846, a été recopié, avec quelques précisions apportées ici ou là, dans RCD, 106, aux pages I à 54 de la pagination du dos du registre, par Mgr Bourget.M.H.Hudon, v.g., administrateur, à M.Champeau, vicaire de Sainte-Martine (Montréal, 29 septembre 1846).Il lui donne les pouvoirs ordinaires de ce diocèse pour les paroisses de Châteauguay et de Sainte-Philomène.II censure néanmoins ses facultés sur la paroisse de Sainte-Martine.(RLB, 4, 152) M.Hy.Hudon, v.g., administrateur, à M.(Pierre) Pignard, curé de Sainte-Philomène (Montréal, 29 septembre 1846).Il le décharge de la paroisse, et, au nom de l'évêque, il le remercie des bons services qu'il a rendus.R conservera, jusqu'à son départ, ses pouvoirs de juridiction, en faveur des personnes qui n'auraient pas terminé leur confession.(RLB, 4,152) M.Hy.Hudon, v.g., administrateur, à M.Lefèvre, ptre, présent (Montréal, 29 septembre 1848).Il lui donne les pouvoirs ordinaires aux vicaires pour la paroisse de Saint-Athanase et révoque ceux qu'il avait pour la paroisse de Saint-Polycarpe.(RLB, 4, 152) M.Hy.Hudon, v.g., administrateur, à M.(François-Xavier) Caisse, vicaire de Verchères (Montréal, 29 septembre 1848).Il lui donne les pouvoirs ordinaires aux desservants de ce diocèse pour la paroisse Saint-Louis-de-Terrebonne.Il devra se rendre à son poste pour dimanche prochain.(RLB, 4, 153) M.Hy.Hudon, v.g., administrateur, à M.(Louis-Joseph) Huot, ptre, présent (Montréal, 29 septembre 1846).Il révoque ses pouvoirs sur la DE MGR IGNACE BOURGET 115 paroisse de Sainte-Elisabeth et lui donne les facultés ordinaires aux vicaires de ce diocèse pour la paroisse de Saint-Laurent où il devra se rendre pour dimanche prochain.(RLB, 4, 153) M.Hy.Hudon, v.g., administrateur, à M.Michel Charron, ptre.(Montréal, 29 septembre 1846) Il le charge de la desserte de la paroisse du Saint-Esprit avec tous les pouvoirs ordinaires aux curés de ce diocèse.(RLB, 4, 153) M.Hy.Hudon, v.g., administrateur, à M.(Joseph) Durand, ptre, à L'Assomption (Montréal, 29 septembre 1846).H lui donne les pouvoirs ordinaires aux vicaires de ce diocèse pour la paroisse de L'Assomption avec la faculté d'absoudre des censures et cas réservés tant au pape qu'à l'évêque pendant trois mois.(RLB, 4, 153) Mgr Bourget à M.(Toussaint) Saint-Aubin, ptre, présent (Montréal, 29 septembre 1846).R le nomme vicaire pour la paroisse de Saint-Michel-de-Vaudreuil, où il se rendra pour le dimanche de la solennité de Saint-Michel, ses pouvoirs de vicaire à Sainte-Anne-de-Vaudreuil cessant alors.(RLB, 4, 142) \" Le gouverneur Cathcart au Très Honorable Comte Grey, ministre des colonies (Government House, Montreal, 30th Sept.1846): «I beg leave to introduce to your Lordship the Right Revd Ig.Bourget, Roman Catholic Bishop of Montreal, who is about to visit England and has requested that I should give him a letter of introduction to your Lordship >.Ce billet d'introduction est copié de la main de Mgr Bourget.(RCD, 106,1).Adresse des Sœurs Grises de Montréal au Souverain Pontife, confiée à Mgr Bourget avant son départ pour l'Europe.Texte français.1846.Sommaire historique de l'Institut.(RCD, 106, 51-53) Mgr J.-C.Prince, administrateur, à M.(Joseph) Désautels, ptre, à Aylmer (Montréal, 4 octobre 1846).R le charge de nouveau de la desserte de Saint-Paul-d'Aylmer, qui sera le lieu principal de sa résidence et lui retire les pouvoirs qu'il avait reçus pour Saint-Polycarpe.Il le charge aussi des missions de Saint-François-de-la-Gatineau, de Sainte-Cécile, de la Pêche et autres chapelles ci-devant rattachées à Aylmer, conjointement avec M.Hughes, s'il en est besoin et en autant que ce travail sera compatible avec ses engagements envers les catholiques d'Aylmer.R lui souhaite plein succès.(RLB, 4, 154) Mgr J.-C.Prince, administrateur, à M.(François-Xavier) Caisse, ptre, à Terrebonne (Montréal, 5 octobre 1846).A l'arrivée de M.Théberge à Terrebonne, ses pouvoirs cesseront sur cette paroisse, et il se rendra à Lavaltrie où il prendra charge de la paroisse jusqu'à la venue du nouveau curé.(RLB, 4, 155) Mgr J.-C.Prince, administrateur.Lettre Pastorale aux paroissiens de Sainte-Scholastique (Montréal, 5 octobre 1846).R constate avec douleur que 116 CORRESPONDANCE les articles de l'ordonnance de visite relatifs à la réparation du presbytère n'ont pas encore été exécutés.Il enjoint les marguilliers d'y voir.Faute de quoi il fera payer à la paroisse le prix d'un logement convenable pour le curé, ou encore il faudra en venir \u20ac à d'autres extrémités qui seraient encore plus pénibles à mon cœur ».(RLB, 4, 154-155) Mgr J.-C.Prince, administrateur, à M.(Etienne) Charrier, ptre, (Montréal, 5 octobre 1846).Il le charge de la paroisse de St-Polycarpe et le décharge des missions d'Aylmer.Ses facultés sur les paroisses de St-Grégoire et de Ste-Brigide cesseront dès que M.Limoges sera rendu à son poste.La cure de St-Polycarpe est actuellement desservie par le vicaire de St-Michd-de-Vaudreuil (RLB, 4, 155).Mgr Prince à M.(Adrien) Théberge, ptre, à Laval trie (Montréal, 6 octobre 1846).Il le charge de la paroisse de Saint-Louis-de-Terrebonne : il aura aussi les pouvoirs du curé sur la paroisse de Saint-François-de-Sales, en llle-Jésus, jusqu'à ce qu'il y soit pourvu autrement M.Caisse restera à Laval trie jusqu'à nouvel arrangement II le félicite de ses bonnes dispositions.Dieu récompensera le sacrifice qu'il fait de ses goûts par obéissance.(RLB, 4,156) Mgr Prince à M.(Félix) Perrault, ptre, à Saint-Jean-Chrysostome (Montréal, 6 octobre 1846).Il le charge de la desserte du township de Hemmingford.Il lui recommande de bien veiller sur sa santé et de rester étranger à tout problème politique.«Le prêtre n'est jamais un homme de parti; il est le pacificateur persévérant et le père de ses paroissiens » (RLB, 4, 157).Mgr J.-C.Prince à M.(Jean-Baptiste) Dupuy, ptre, directeur à L'Assomption (Montréal, 6 octobre 1846).Il le félicite des succès qui accompagnent son dévouement à la jeunesse.Il présentera aux ordres sacrés tous ceux de son collège qu'il jugera dignement préparés.R demandera à Mgr Gaulin de vouloir bien conférer le sous-diaconat à M.Zéphirin Resther qui se rendra à L'Assomption dimanche prochain (RLB, 4,157).Mgr J.-C.Prince à M.(Antoine) Manseau, v.g., à L'Industrie (Montréal, 6 octobre 1846).Il se réjouit des heureux commencements de l'Académie de L'Industrie; et c'est pour y avoir sa part, qu'il accélère et facilite l'ordination aux ordres sacrés de M.Resther.« P.S.J'oubliais de vous dire un mot sur l'enseignement du latin dans votre Académie; les Frères de Saint-Viateur qui doivent prendre la direction de^ votre maison plus tard, n'enseignent point cette langue, je présume qu'il n'est pas dans [les] vues de les prévenir sur ce point Voilà pourquoi on peut laisser ces choses où elles en sont pour le moment » (RLB, 4,158).Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph-Magloire) Limoges, pire, à Stanbridge (Montréal, 6 octobre 1846).n le convoque à Montréal le plus tôt possible DE MGR IGNACE' ROURGET 117 afin de recevoir des ordres pour garder les paroisses de Saint-Grégoire et de Sainte-Brigide, jusqu'à ce qu'il y soit pourvu autrement.Mais, au cas où il ne pourrait faire le voyage, il lui donne dès maintenant les pouvoirs de desservant sur ces deux localités.(RLB, 4, 159) Mgr J.-C.Prince à M.(Pierre-Louis) Billaudèle, supérieur du Séminaire (Montréal, 7 octobre 1846).Il lui envoie une copie de la demande du surintendant de l'Éducation.S'il a un mot utile à communiquer, il le fera aujourd'hui, car l'évêque doit s'absenter demain.M.Muzard pourra-t-il suppléer le curé du Sault-au-Bécollet pendant l'absence de celui-ci?(RLB, 4, 159).Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph-Âmable-Flavien) Cholet, ptre, curé de Rawdon (Montréal, 7 octobre 1846).H le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Polycarpe.Ses pouvoirs sur Rawdon cesseront le jour où il pourra laisser cette mission (RLB, 4, 160).Mgr J.-C.Prince à M.(Etienne) Chartier, ptre, curé à Saint-Grégoire (Montréal, 7 octobre 1846).R révoque les pouvoirs qu'il lui avait donnés pour Saint-Polycarpe et le réintègre dans tous les pouvoirs et juridiction dont il jouissait ci-devant à Saint-Grégoire et Sainte-Brigide.R tâchera de lui donner plus tard le vicaire qu'il demande.(RLB, 4, 160) Mgr Prince.Ordonnance de Visite pour la paroisse de Saint-Clément-de-Beauharnois (11 octobre 1846).(RC, 6, 15v.) Mgr J.-C.Prince à M.(Etienne) Blyth, archiprêtre, curé à Sainte-Martine (Montréal, 11 octobre 1846).Il l'engage à obtenir des habitants que le presbytère de Sainte-Martine soit réparé et agrandi.R convoquera à cet effet une assemblée de paroisse et en communiquera le résultat à l'évêché.(RLB, 4, 161) Mgr J.-C.Prince à M.(Jean-François) Gagnon, archiprêtre, à Berthier (Montréal, 13 octobre 1846).Il regrette que la lettre que Mgr Bourget lui adressait, il y a une vingtaine de jours,, ne lui soit pas parvenue.Arrangements au sujet du nouveau poste de Saint-Norbert.Il espère lui envoyer comme vicaire un des futurs prêtres, actuellement en retraite.Il lui accorde la permission d'ériger un autel dans le couvent et d'y garder le Saint-Sacrement (RLB, 4, 161) Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph) Désautels, ptre, missionnaire à Aylmer (Montréal, 13 octobre 1846).Ce qu'il compte faire pour le prêtre qui résidera à Templeton et desservira la Rivière-à-la-Pêche.R demandera au supérieur des Oblats que les deux missionnaires qu'il devait envoyer vers les hommes de chantier donnent tous leurs soins cet hiver à ceux de la Gatineau et de la Rivière-aux-Lièvres et qu'ils résident au presbytère de Templeton.U autorise la Fabrique à faire au presbytère les réparations qui s'imposent.Si cet arrangement était impossible pour cette année, il tachera d'y pourvoir autrement II compte assurer l'office à Sainte-Cécile- 118 CORRESPONDANCE de-la-Pêche, une fois par mois.Il espère, mat ne peut promettre, que le prêtre chargé de ce ministère pourra entendre les confessions en anglais.Problème de la chapelle et du cimetière de Sainte-Cécile.(RLB, 4, 163) Mgr Prince à M.(Lrenéé) Lagorce, curé de Saint-Charles (Montréal, 13 octobre 1846).fl l'encourage à s'occuper des deux sourds-muets du village de Saint-Charles.Cest peut-être pour lui le commencement d'une vocation.< Nous songeons à former une institution de cette espèce depuis longtemps et Mgr de Montréal l'a mise sur ses notes de voyage >.D'où nécessité d'attendre son retour avant de prendre quelques décisions sur ce sujet.R le prie de le tenir au courant des efforts qu'il fait pour l'éducation du bon M.Caron.(RLB, 4,165) Mgr J.-C.Prince à M.(François-Xavier) Caisse, ptre, (Montréal, 14 octobre 1846).R lui donne les pouvoirs ordinaires aux vicaires de ce diocèse pour les paroisses de Saint-Clément-de-Beauhamois et pour l'annexe de Samt-Louis-de-Gonzague.R s'y rendra pour le 4* dimanche d'octobre.(RLB, 4, 166) Mgr J.-C.Prince à M.(Etienne) Charrier, ptre, curé à Saint-Grégoire (Montrée], 15 octobre 1846).Les changements inattendus dont se plaint M.Charrier ont été suscités par lui-même.On n'a pas suivi sa volonté, et il n'en est pas content.R lui reproche le ton de sa lettre du 12 octobre.«En conclusion, je suis peiné d'avoir à protéger si tôt auprès de vous ma courte administration, mais je le suis bien davantage d'avoir à justifier les actes du pieux évêque qui vous donna si obligeamment l'hospitalité ».(RLB, 4, 170-171) Mgr J.-C.Prince à M.(Pierre) Mercure, ptre, présent (Montréal, 15 octobre 1846).R le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Antoine-de-Lavaltrie.(RLB, 4, 166) Mgr J.-C.Prince à Mgr Rémi Gaulin, évêque de Kingston (Montréal, 16 octobre 1846).R le remercie des pouvoirs qu'il lui a communiqués ainsi qu'à M.Hudon, sur les diocésains de Kingston.R le remercie d'avoir conféré les ordres sacrés à cinq ecclésiastiques, à L'Assomption, et lui demande d'ordonner au diaconat et à la prêtrise M.Zépbirin Resther.Les nouvelles de Mgr Bourget jusqu'à son départ de New-York sont bonnes.M.Quiblier vient de laisser Montréal pour l'Europe en compagnie de M.Pignod.(RLB, 4, 167) r Mgr J.-C.Prince à M.(Jean-Baptiste) Kelly, v.g., curé à Sorel (Montréal, 16 octobre 1846).R le prie de recevoir, au nom de Mgr de Montréal, la nouvelle donation du terrain de Sainte-Victoire et de la faire immédiatement ratifier et enregistrer.R le constitue procureur à cette fin.En marge: « N.B.Cette commission a été rescindée, et la Fabrique de Sainte-Victoire acquerra ces terrains ».(RLB, 4, 167) DE MGR IGNACE BOURGET 119 Mgr y.-C.Prince à M.(Antoine) Manseau, v.g., curé à L'Industrie (Montréal, 18 octobre 1846).Il lui envoie le jeune Picard, bien choisi pour aider l'œuvre d'éducation à grandir.Il lui demande de donner aux trois ecclésiastiques les leçons de théologie et les soins spirituels dont ils ont besoin.Si M.Resther n'est pas prêt à recevoir la prêtrise maintenant, elle lui sera conférée à Noël.(RLB, 4, 168) Mgr J.-C.Prince à M.(Jean-François) Gagnon, archiprêtre, curé à Berthier (Montréal, 16 octobre 1846).H l'autorise à fixer provisoirement les limites de la nouvelle desserte de Saint-Norbert.Il espère que, sans préjudice à la paroisse-mère, la desserte pourra faire venir son prêtre et que les distances par rapport aux deux églises seront à la meilleure convenance des paroissiens.(RLB, 4, 168) Mgr J.-C.Prince à Madame Bathilde Sallion, supérieure du Sacré-Cœur à Saint-Vincent-de-Paul (Montréal, 17 octobre 1846).Pour les affaires temporelles, il lui conseille de consulter un notaire.Comment pourvoir à la vie spirituelle des anciennes élèves; il ne faut pas exiger que ces personnes du monde se réunissent plus de six fois par année à la maison-mère.Mais les réunions mensuelles sont désirables, de même que la retraite dans une maison de la communauté; ce qui se fait à Montréal.Les Pères Jésuites pourraient peut-être se charger de la direction des anciennes élevés de Montréal.La retraite du pensionnat ne pourra avoir lieu à la Toussaint mais pourrait se faire pendant le mois de novembre.(RLB, 4, 169) Mgr Gaulin.Ordres sacrés et tonsure conférés par Mgr Gaulin dans l'église paroissiale de L'Assomption le 18 octobre 1846.Promu au diaconat: M.Z.Resther, du diocèse de Montréal.Ont reçu les ordres mineurs: Joseph Perreault et Alfred Dupuis, du diocèse de Montréal.Ont été tonsurés: M.Louis-Henri Brunelle, né le 30 septembre 1828, du mariage légitime de François-Xavier Brunelle et d'Emilie Dambourjès: et M.Joseph Laporte, né le 17 novembre 1821, du mariage légitime de Joseph Laporte et de Marie-Joséphine Berthelot.(RC, 6, 16) Mgr Prince.Consécration de M.Oct S.Paquet aux missions du diocèse de Montréal, 18 octobre 1846.(RC, 6, 16V.) Mgr Prince.Actes des ordres sacrés conférés par Mgr Prince en la Cathédrale Saint-Jacques, le 18 octobre 1846.Diacres : MM.P.-T.Hurteau et Octave Monnet; Sous-diacres: MM.Octave Paquet et Joseph Morin.Ont reçu les ordres mineurs: M.L.-Z.Moreau, du diocèse de Québec, les scolastiques Hector Glackmeyer et Richard Baxter, de la Compagnie de Jésus.(RC, 6, 17) Mgr J.-C.Prince à M.(Louis-Ignace) Guyon, curé de Saint-Ambroise et de Sainte-Mélanie (Montréal, 19 octobre 1846).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Ambroise et révoque ses pouvoirs sur celle de 12o CORRESPONDANCE Sainte-Mélanie.Au nom de Mgr de Montréal, il le remercie des services qu'il a rendus à cette dernière paroisse.(RLB, 4, 172) Mgr J.-C.Prince à M.(Fabien-Sébastien) Jeannotte, ptre, présent (Montréal, 19 octobre 1846).R le charge de la desserte de la paroisse de Sainte-Mélanie-de-Dailleboust (RLB, 4, 172) Mgr J.-C.Prince à M.(Raphaël) Neyron, ptre, curé à Saint-Benoit (Montréal, 21 octobre 1846).R recommande à MM.les marguilliers de Saint-Benoit de conclure avec les commissaires d'écoles le contrat dont il est question.« R serait fâcheux, en effet, de ne pas profiter du zèle et de la générosité dont M.Girouard continue à faire preuve, en se chargeant à l'acquit de ce legs pour procurer immédiatement aux enfants de votre paroisse les moyens d'éducation que tous désirent sans doute bien ardemment ».On réservera au curé et à la Fabrique les droits de surveillance et d'intervention dans l'administration de cette école, conjointement avec messieurs les commissaires.(RLB, 4, 172) Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph) Sterkendries, curé à la Petite-Nation (Montréal, 22 octobre 1846).Il lui reproche son opposition à la loi des écoles; il a désobéi aux directions reçues lors de la Visite pastorale.Si la loi n'est pas parfaite, l'évêque de Montréal l'a acceptée et en recommande l'exécution.Il lui communique le texte qu'il devra lire au prône afin de réparer le mal qu'il aurait pu faire.R le prie de l'informer de la manière dont il se sera acquitté de cet ordre.Il lui donne quelques conseils sur le sujet (RLB, 4, 173-175).Mgr J.-C.Prince à S.G.Mgr Joseph Signay, archevêque de Québec (Montréal, 23 octobre 1846).La démarche que Mgr Bourget entreprend à Rome à son sujet (selon ce qu'il en dit dans sa lettre du 3 à laquelle celle-ci répond) est une chose secrète, sur laquelle le chapitre n'a pas été consulté, et dont on ne trouve aucun document à la chancellerie.Quant à la question des biens des Jésuites, il n'entreprendra rien sans avoir d'abord l'avis de l'archevêque de Québec.Mgr Signay avait promis de céder M.l'abbé L.Moreau au diocèse de Montréal.L'heure serait propice pour le faire maintenant (RLB, 4, 176).Mgr J.-C.Prince à M.(Charles-Irenée) Lagorce, curé à Saint-Charles (Montréal, 24 octobre 1846).Nonobstant l'habileté du Dr Caldwell, il y aura encore longtemps des sourds-muets dans le monde et dans le Canada.H continue donc de s'intéresser à ces malheureux dans l'espérance d'être utile à plusieurs.Peut-être pourrait-il envoyer ses sourds-muets consulter le Dr Caldwell à Montréal M.Car on surtout pourrait faire le voyage.(RLB, 4, 175) Mgr Prince.Décret d'érection du chemin de la Croix dans l'église de la paroisse Saint-Pierre de Sorel 24 octobre 1846.(RC, 6, 18) DE MGR IGNACE BOURGET 121 Mgr Augustin-Magloirc Manchet, évêque de Walla Walla.Acte des ordres sacrés conférés en la Cathédrale Saint-Jacques, le 25 octobre 1846.Prêtre; Le P.Joseph-Edouard Chevalier, o.m.L Diacres: MM.Octave-Séraphin Paquet et Joseph Marin, du diocèse de Montréal (RC, 6, 18v.) Mgr J.-C.Prince à M.(Théophile) Durocher, ptre, curé à Reloeil (Montréal, 26 octobre 1846).Il a considéré la chute de la croix du Mont-Saint-Hilaire comme une punition de Dieu pour les profanations commises depuis quelques années, surtout pendant l'été, aux environs de cette croix.On ne pourra songer à la relever qu'après avoir obtenu l'assurance que tout ira mieux.« Conséquemment, il faudrait obtenir une quasi-fondation religieuse sur la montagne ou dans les environs >.R se réjouit des bonnes dispositions du seigneur de Saint-Hilaire et le recevrait avec plaisir à l'évêcbé.R est content du soin que M.Durocher a pris des restes et débris du sanctuaire et de la surveillance qu'il exerce.Mgr Augustin Blanchet ira volontiers bénir la cloche du couvent le 3 décembre.On voudra bien venir le chercher.(RLB, 4, 177) Mgr J.-C.Prince à M.Jean-Baptiste Meilleur, surintendant de l'Éducation (Montréal, 26 octobre 1846).R lui transmet les noms des membres du clergé qui pourront concourir à l'œuvre si importante de l'éducation: MM.Hy.Hudon, v.g.et doyen du chapitre de la Cathédrale; A.F.Truteau, chanoine et archidiacre; L.V.L.Villeneuve, p.s.s.directeur du Collège de Montréal; A.de Charbonnel, p.s.s.R suggère MM.Hudon et Villeneuve comme membres du comité des examinateurs, MM.Truteau et de Charbonnel pour celui des commissaires.« En vous présentant mes sincères remerciements, au nom de l'évêque de Montréal et au mien, pour la bienveillante attention que vous avez voulu donner en cette circonstance encore, au clergé catholique de ce diocèse, je dois aussi vous offrir le témoignage de ma vive reconnaissance pour le zèle si consciencieux que vous déployez constamment dans l'exercice de vos laborieux devoirs.Je me flatte que le pays vous en conservera un reconnaissant souvenir ».(RLB, 4, 178) Mgr J.-C.Prince à Mgr Ignace Bourget (Montréal, 27 octobre 1846).Espère qu'il est arrivé à bon port.Donne nouvelles sur les communautés et œuvres du diocèse, sur l'Archevêque et le Séminaire.Ecrasement, au cours d'un ouragan, de la croix du Mont St-Hilaire; conditions posées pour sa reconstruction.Explosion d'une chaudière du navire Sydenham: plusieurs morts et blessés.Donne nouvelles du clergé; souligne le manque de prêtres: «Oht S'il était possible d'avoir deux ou trois jeunes prêtres d'Europe, cet hiver ou au moins au printemps 1 ».(001.078, 846-1) Mr J.-C.Prince à M.(François-Xavier) Caisse, ptre, vicaire à Beau-hamois (Montréal, 27 octobre 1846).R lui permet de venir se faire soigner à l'Hôtel-Dieu de Montréal, où il y a des chambres pour les prêtres malades.(RLB, 4, 179) 122 CORRESPONDANCE Mgr J.-C.Prince à M.(Jean-Baptiste) Bélanger, curé à Saint-Ours (Montréal, 28 octobre 1846).Il le prie de venir à Montréal, dès qu'il le pourra pour recevoir communication d'une requête qui le concerne, mais dont l'évêque n'a pas encore voulu faire état, afin de laisser aux esprits le temps dé se calmer.(RLB, 4, 181) Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph-Olivier) Archambault, ptre, curé à Samt-Thimothée (Montréal, 29 octobre 1846).Il souhaite que les difficultés scolaires de Samt-Thimothée trouvent une solution pacifique.(RLB, 4,180) Mgr J.-C.Prince à M.(Paschal) Brunei, ptre, curé à Sainte-Rose (Montréal, 29 octobre 1846).R le charge d'avertir les marguilliers que ceux-ci ne peuvent disposer des deniers de la Fabrique sans avoir demandé et obtenu la permission de l'évêque ou de l'administration.(RLB, 4, 180) Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph-Magloire) Limoges, ptre, présent (Montréal, 30 octobre 1846).R révoque les pouvoirs qu'il avait jusqu'ici pour les missions du diocèse situées à l'est du fleuve Saint-Laurent et le charge de la desserte des missions de Saint-Patrice-de-Rawdon et du Bienheureux Alphonse Rodriguez.R se rendra à son nouveau poste pour le jour de la Toussaint.(RLB, 4, 181) Mgr Prince.Acte de la prêtrise, conférée à MM.Octave Monet et Oct S.Paquet par Mgr Prince, en la Cathédrale Saint-Jacques, 1\" novembre 1846.(RC, 6, 19) Mgr Gaulin.Acte de la prêtrise conférée par Mgr Rémi Gaulin, évêque de Kingston, à M.Joseph Marin, en l'église paroissiale de Saint-Roch-rAchigan, 1« novembre 1846.(RC, 6, 20v.) Mgr Prince.Décret d'érection de la Confrérie du St-Scapulaire à St-PaWœ-de-Hmchinbrook, 4 novembre 1846.(RC, 6, 19v.) Mgr Prince.Décret d'érection de la Confrérie du St-Scapulaire à St-Malachie-d'Ormstown.4 novembre 1846.(RC, 6, 20) Mgr J.-C.Prince à M.(Paschal) Rrunet ptre, curé à Sainte-Rose (Montréal, 5 novembre 1846).Il acquiesce à la demande qui lui a été faite d'affecter £ 25, qui sont dans la caisse de la Fabrique, au soutien de l'école paroissiale « pour le plus grand bien de la paix et au profit de l'éducation >.M.Brunet communiquera cette nouvelle aux marguilliers.(RLB, 4, 182) M.Hy.Hudon, v.g., adm., à M.(Octave-Séraphin) Paquet ptre.(Montréal, 6 novembre 1846).Il lui donne les pouvoirs ordinaires aux vicaires de ce diocèse pour la paroisse de St-Raphaël-de-l'île-Bizard.(RLB, 4, 182).Mgr J.-C.Prince à M.(Octave) Monet ptre (Montréal, 6 novembre 1846).R lui donne les pouvoirs ordinaires aux vicaires du diocèse pour la paroisse de Ste-Geneviève-de-Berthier.(RLB, 4, 183) DE MGR IGNACE BOURGET 123 Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph-Gaspard-Suzanne) Ginguet, ptre, (Montréal, 7 novembre 1846).Il lui demande d'aller aider le curé de Saint-Martin, actuellement seul dans une paroisse très nombreuse.Il lui donne, jusqu'à révocation, les pouvoirs ordinaires aux vicaires de ce diocèse.(RLB, 4, 183) Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph) Desautels, ptre, missionnaire à Aylmer (Montréal, 9 novembre 1846).R fixe le site de la chapelle de Sainte-Cécile, dont la construction commencera quand toutes les formalités seront remplies.Il se réjouit des bonnes dispositions des habitants de la Gatineau, et, leur donnera un curé résident, dès que la chose sera possible.(RLB, 4, 183) ' Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph) Théoret, ptre, curé au Lac-Masldnongé (Montréal, 10 novembre 1846).H permet aux habitants du nouveau Saint-Norbert de construire un presbytère, qu'ils feront de bon accord et par souscriptions volontaires.R s'entendra avec M.Gagnon, curé de Berthier, sur les dimensions de cette maison et sur l'extension des limites de la paroisse.(RLB, 4, 184) Mgr J.-C.Prince à M.(Jean-François) Gagnon, archiprêtre, curé à Berthier (Montréal, 10 novembre 1846).Il le prie d'encourager les habitants de Saint-Norbert dans la construction du presbytère, comme il a eu la bienveillance de le faire pour leur chapelle.Peut-être pourrait-il demander des souscriptions aux habitants des concessions qui feront plus tard partie de la paroisse de Saint-Norbert.(RLB, 4, 185) Documents relatifs aux Pères, Frères et Sœurs de Sainte-Croix, et qui demandent pour ces trois communautés un décret de louange.(Le Mans, 11 novembre 1846) Ont signé cette demande les PP.(Basile-Antoine) Moreau, Champeau, Chappé, Huppier, Bisé, Gélard, Palley, Handebourg, Samien, Julien Gastreau (Cenomani in Galliis, die 11* novembris 1846) (Mgr Bourget a inscrit dans son registre ces documents dont il était le porteur à Rome).(RCD, 106, 61-68) Mgr J.-C.Prince à Mgr Ignace Bourget (Montréal, 11 novembre 1846).Fait part des lettres qui lui ont été envoyées en Europe depuis son départ par les personnes de l'Evêché.Signale l'opposition turbulente manifestée contre la perception de la taxe des écoles.Souligne les intrigues qui se jouent autour de la réclamation des biens des Jésuites.Fait part de plusieurs nouvelles et décisions.(901.078, 846-2) Mgr J.-C.Prince à M.(Edouard) Lecours, ptre, curé à Chateauguay (Montréal, 12 novembre 1846).R lui accorde la permission de bénir les linges d'autel pour Sainte-Philomène et il est bien aise de le voir procurer à cette église tout ce qui est nécessaire à la propreté et à la décence du culte.R l'autorise à bénir l'oratoire qui se trouve dans le manoir des Sœurs Grises, dès qu'il sera pot ti de tout le nécessaire.Il espère qu'on voudra bien y prier parfois pour ^évêque.(RLB, 4, 185) 124 CORRESPONDANCE Mgr Prince.Décret d'érection du chemin de la Croix dans la chapelle de La Providence, à Laprairie, 14 novembre 1848.(RC, 8, 21v.) Mgr J.-C.Prince à Mgr Joseph Signay, archevêque de Québec (Montréal, 16 novembre 1846).Se trouvant dans l'impossibilité de laisser un missionnaire à Stanstead, il demande à l'archevêque si l'un des deux prêtres places par celui-ci à Sherbrooke ne pourrait pas se charger de ce ministère, au moins dans les cas urgents.Comment il serait pourvu à sa rétribution.Il ne peut prendre parti sur la question des biens des Jésuites sans avoir la dernière réponse de Sa Grandeur.R se permet de lui faire trois suggestions: « 1° que les laïcs fissent les premiers leur réclamation, à l'appui de laquelle tout le clergé se joindrait, signant conjointement: 2° que le clergé seul pétitionnât, les évêques en tête: 3\" enfin que les évêques réclamassent seuls, comme ils l'ont fait l'année dernière, et qu'ils demandassent que le partage se fit immédiatement, si la Législature s'obstine à admettre les protestants dans le partage ».(RLB, 4, 187) Mgr Signay.Acte d'excorporation de M.L.Z.Moreau du diocèse de Québec, afin qu'il puisse être admis dans le diocèse de Montréal.(17 novembre 1846).(RC, 6, 21) Mgr Prince.Permission accordée à la Fabrique de Ste-Rose de prendre une certaine somme au coffre pour réparation de la clôture des cimetières.(17 novembre 1846).(RC, 6, 25v.) Mgr Prince.Ordonnance de Visite pour la paroisse de St-Ignace-du-Côteau-du-Lac, 22 novembre 1846.(RC, 6, 23v.) Mgr J.-C.Prince à M.(Jean-Baptiste) Kelly, v.g., curé à Sorel (Montréal, 24 novembre 1846).R le prie d'annoncer au prône de sa paroisse que l'homme et la femme qui ont cohabité et sont allés simuler un mariage aux États-Unis, seront privés des sacrements de l'Église, et advenant leur décès, seront privés également de la sépulture ecclésiastique.Leur devoir est de se séparer et de se soumettre à la réparation du scandale selon que l'évêque le jugera bon.P.S.«Mr Provençal est autorisé à faire la même administration à Ste-Victoire».(RLB, 4, 188) Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph-TrefHé) Lasnier, ptre.(Montréal, 24 novembre 1846).Conditions à observer avant de recevoir l'abjuration d'une personne probablement coupable d'hérisie intérieure et extérieure.« Remercions le bon Dieu de ce que sa grâce ramène cette pauvre âme au bercail ».(RLB, 4,188) Mgr J.-C.Prince à M.(Louis-Misaël) Archambault, ptre, curé à Saint-Hugues.(Montréal, 25 novembre 1848).Il avertira ses marguilliers qu'ils ne peuvent faire aucune appropriation des deniers de la Fabrique sans avoir obtenu d'abord la permission de l'évêque.Dans le cas présent, il se verrait obligé de la refuser.(RLB, 4, 189) DE MGR IGNACE BOURGET Mgr J.-C.Prince à M.(Pierre-Albert) Sylvestre, ptre, curé à Saint-Simon.(Montréal, 28 novembre 1846).Aucune considération humaine ne peut amener son déplacement comme curé de Saint-Simon.Qu'il demeure tranquille et bon pasteur du troupeau qui lui est confié.(RLB, 4, 189) Mgr J.-C.Prince à M.(Edouard-Joseph) Crévier, archiprêtre, curé à Saint-Hyacinthe.(Montréal, 26 novembre 1867).H est puni et surpris de l'opposition des paroissiens à la mission.Si les dépenses les effraient, l'administrateur lui-même en paiera les frais.« Vous m'enverrez une copie de leurs délibérations, et fy répondrai de suite par une Lettre Pastorale.P.S.Vous pourrez leur lire la présente, si vous le jugez à propos, après la rédaction de leurs procédés.Je dois vous ajouter que si j'eusse été consulté sur l'à-propos de soumettre cette matière à leur délibération, je ne l'aurais probablement pas permis >.(RLB, 4, 190) M.Hyacinthe Hudon, v.g., à Mgr Bourget, en Europe.(Montréal, 26 novembre 1846).R signale le départ de M.Quiblier pour l'Europe.R a parlé au supérieur du Séminaire d'une fondation de Trappistes.M.Billaudèle a répondu: «Cest une idée ancienne de la maison de faire un établissement tel que celui dont vous m'avez parlé, samedi dernier.On a même acheté un beau terrein adjacent au domaine du Lac, dans le but de réaliser cette idée quand l'occasion s'en présenterait.Vous pouvez donc donner à Monseigneur une espérance qui, d'après les renseignements, me parait bien fondée».M.Vinet dit qu'à défaut du Lac, on pourrait établir les Trappistes à la Longue-Pointe.R écrira au P.Vincent: car un tel établissement lui parait nécessaire au bien des âmes.R parle de Mgr l'archevêque (Signay) et de la pétition des évêques pour les biens des Jésuites (901.117, 846-1).Mgr J.-C.Prince à M.(Pierre-Louis) Billaudèle, sup.du Séminaire.(Montréal, 28 novembre 1846).On a oublié d'insérer dans ses lettres de grand vicaire le pouvoir de permettre les mariages in tempore prohibit.Conformément à la pensée de Mgr de Montréal, il le prie d'user de ce pouvoir comme s'il était exprimé dans ses lettres, «la présente devant faire foi de cette communication ».(RLB, 4, 191) ' Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph-Marie-Melchior) Balthazard, ptre, vicaire à Saint-Valentin (Montréal, 29 novembre 1846).R l'autorise à recevoir l'abjuration et la profession de foi d'une personne qui a fait scandale par son adhésion à lliérisie.R compatit à la faiblesse de sa santé et lui permet, à la place du bréviaire, de faire deux chemins de Croix ou de réciter trois chapelets.Il y aurait lieu de consulter un médecin ou au moins le curé sur l'à-propos de cette dispense (RLB, 4, 191).Les Filles de Sion à Sa Sainteté le Pape Pie IX (Paris, 30 novembre 1846).Elles n'auraient jamais osé écrire à Sa Sainteté, si le saint évêque de Montréal ne le leur avait suggéré.Elles protestent de leur fidélité et de leur attachement au Pape, ont signé: 6 Mères, 28 religieuses et l'abbé 126 CORRESPONDANCE Théodore de Ratisbonne, « l'indigne aumônier de N.-D.de Sion >.(Lettre dont Mgr Bourget était le porteur à Rome et qu'il a fait inscrire dans RCD, 106, 55).Mgr Prince.Décret d'érection de la Confrérie du St-Scapulaire dans l'église de Safat-Josc^h-de-Scrulanges [Les Cèdres].30 novembre 1848.(RC, 6, 22) Projet de concordat au sujet de la desserte de la ville de Montréal.Mgr Bourget note dans l'original de son Journal de voyage, à la date du 30 novembre 1846: «I/Evèque convient avec Mr de Cours on de certaines bases pour la division de la desserte de la Paroisse de Montréal ».(901.055, 846-2, p.47) R s'agit sans aucun doute du Projet de Concordat.Bien que celui-ci ne soit ni signé, ni daté et qu'il n'ait pas été exécuté, nous croyons bon de le reproduire ici intégralement.R marque, en effet, où en était ce problème en 1846.« Mgr l'Evoque de Montréal a représenté au Supérieur du Séminaire de Montréal combien il importe, vu l'augmentation de la population de la ville, de distribuer les secours spirituels de manière à les mettre plus à portée des fidèles, en établissant des églises annexes pour les quartiers plus éloignés.«M1 le Supérieur du Séminaire et son Conseil ont reconnu la nécessité d'entrer dans les vues de Mgr et de seconder son zèle.Mais ils ont cru devoir représenter à Sa Grandeur qu'ils ne croyaient pouvoir le faire qu'en prenant les précautions convenables pour ne pas porter atteinte d'un côté à la Loi d'incorporation du Séminaire de Montréal, et de l'autre à la décision du S.Siège relative à l'union de la cure de Montréal au Séminaire: Lesquelles Loi et décision supposent le Séminaire chargé de la desserte de la paroisse de Montréal, telle qu'elle était au moment où elles ont été passées, ce qui n'aurait plus lieu si la paroisse venait à être desservie autrement que sous l'autorité du Supérieur, curé.Mgr J.-C.Prince à M.Ginguet, père, à Saint-Athanase (Montréal, 17 décembre 1846).Paroles d'encouragement à un père qui déplore les errements de ses fils.Celui qui nous fait surtout pleurer se conduit bien et a toute la confiance de son curé.Sa prière peut beaucoup sur le cœur de Dieu.(RLB, 4, 200) Mgr Prince.Permission accordée à la Fabrique de la paroisse de la Longue-Pointe d'avancer £ 30 sur ses deniers pour aider à la couverture de l'église.17 décembre 1846.(RC, 8, 24v.) Mgr Prince.Excorporation de M.Guillaume Leclaire, du diocèse de Montréal, afin qu'il puisse être admis dans le diocèse de Walla Walla (17 décembre 1846).(RC, 6, 25) Mgr J.-C.Prince à M.(Pierre) Viaux, v.g., (Montréal, 18 décembre 1846).R n'a pas le temps de lire l'Écho des Campagnes; fl autorise M.Vian à faire les rectifications qui s'imposent pour éclairer les fidèles.Ainsi, à DE MGR IGNACE BOURGET 127 moins d'être presbytérien ou richériste, il faut reconnaître à l'évêque le droit d'ériger et de confirmer des cures.Question de liturgie.(RLB, 4, 202) Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph) Théoret, ptre, missionnaire au Lac-Masldnongé (Montréal, 19 décembre 1846).A cause des difficultés prévues, il lui conseille de s'abstenir de l'élection de marguilliers pour sa desserte.R fera accepter tous syndics ou procureurs qui veilleront sous ses ordres au temporel de Saint-Norbert (RLB, 4, 204) Mgr Prince.Ordres sacrés conférés par Mgr Prince, dans la chapelle du Petit Séminaire de Montréal, le 19 décembre 1846.Ont été ordonnés prêtres: MM.Ovide Pelletier et Louis-Zéplurin Moreau.Promus au sous-diaconat: MM.Hughes Lenoir du diocèse de Montréal et Guillaume Leclaire, du diocèse de Walla Walla.Ont reçu les ordres mineurs: Ephrem Terrien, Louis-Delphis Maréchal et Joseph Quinn, du diocèse de Montréal et Thomas Guillaume Shahan du diocèse de Boston.(RC, 6, 26) Mgr Rémi Gaulin.Acte de prêtrise de M.Ignaœ-Zéphirin Resther et du sous-diaconat de M.Dequoy dit Picard, du diocèse de Montréal.Les ordres ont été conférés par Mgr Rémi Gaulin, évêque de Kingston, en l'église paroissiale de Saint-Charles, vulgo l'Industrie (19 décembre 1846).(RC, 6, 27) Mgr J.-C.Prince à M.(Bernard) O'Reilly, missionnaire à Sherbrooke (Montréal, 20 décembre 1846).R le remercie d'avoir accepté de desservir les missions de Stukeley et de Stanstead.R regrette qu'il ne puisse les visiter qu'à toutes les six semaines.Si pour multiplier les visites, il lui faut une rétribution plus généreuse, qu'il veuille bien le dire, et il sera exaucé.R donne à lui et à son compagnon des pouvoirs extraordinaires.(RLB, 4,203).Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph-Ohvier) Archambault, ptre, curé à Saint-Timothée (Montréal, 21 décembre 1846).R est convenable d'augmenter le tarif d'ouverture pour l'église de sa paroisse.Il le prie de convoquer une assemblée de paroisse et de lui en communiquer les délibérations.Celles-ci seront approuvées, « si le quantum est convenable c.-à-d.rapproché de trois cents francs, comme celui de plusieurs paroisses de ce diocèse».(RLB, 4, 204) Mgr Prince.Lettres de secrétaire à M.L.-Z.Moreau.(21 décembre 1846).(RC, 6, 26v.) Mgr J.-C.Prince au R.P.(Jean-François) Allard, o.m.i.à Longueuil (Montréal, 23 décembre 1846).R accorde aux Sœurs des Saints-Noms la permission de faire deux processions dans l'intérieur de la maison en l'honneur de l'Enfant-Jésus.« J'aime à croire que vos dociles pensionnaires, en faisant triompher le Divin Enfant à l'extérieur, le feront encore plus triompher dans leurs cœurs et qu'elles apprendront de lui à être toujours parfaitement humbles et douces ».(RLB, 4, 205) CORRESPONDANCE Mgr J.-C.Prince à M.(Ovide) Pelletier, ptre (Montréal, 23 décembre 1846).Il lui donne les facultés ordinaires aux vicaires de ce diocèse pour les paroisses de Saint-Grégoire, de Sainte-Brigide et pour les missions de l'Est (RLB, 4, 205) Mgr de Mazenod, évêque de Marseille, à Mgr Bourget à Rome (Marseille, 23 décembre 1846).De l'avis du P.Allard et des autres Pères du Canada, la nomination du R.P.Guigues à l'évêché de Bytown serait un désastre pour la Congrégation des Oblats.En conséquence, il retire l'autorisation qu'il a déjà donnée à cette promotion.« Remettez donc cette grande affaire au pied de la Croix: pesez-y les destinées de la congrégation, dont vous êtes le second Père » (465.102, 846-1) Mgr J.-C.Prince au R.P.(Marie-Jean) Mainguy, s.j., à Laprairie (Montréal, 24 décembre 1846).Le domicile de François Surprenant est maintenant Laprairie.Mais il faudra faire enquête pour savoir s'il est libre avant de procéder à son mariage.(RLB, 4, 205) Mgr J.-C.Prince, évêque de Maxtyropolis, administrateur du diocèse.Circulaire au clergé du diocèse de Montréal, 27 décembre 1846 (RC, 6, 28).Publié dans MEM.I, p.351-353.Mgr J.-C.Prince à Mgr Joseph Signay, archevêque de Québec (Montréal, 29 décembre 1846).Vœux de bonne année et protestation de dévouement R a accepté les propositions de M.O'Reilly pour la desserte de Stukeley et de Stanstead.R pense comme l'archevêque sur les biens des Jésuites.Le plan qu'il a communiqué dans une lettre précédente n'était qu'un pis-aller, et rien n'empêche de s'adresser à la législature pour obtenir une meilleure solution.R le tiendra au courant, dès qu'il aura revu le ministre.La sœur Dufresne, de l'Hôtel-Dieu, vient d'être guérie d'une façon qui parait miraculeuse, après invocation du Vénérable M.Olier.Une enquête canonique aura lieu, dont copie sera envoyée à l'archevêque de Québec.(RLB, 4, 206) Mémoire présenté aux cardinaux de la Propagande pour demander l'érection d'un diocèse à Bytown (Rome, 30 décembre 1846).Ce nouveau diocèse est désiré par l'archevêque de Québec et par ses suffragants.Parlant en son nom seul, Mgr Bourget demande que le Vicariat apostolique du Nord-Ouest soit érigé en diocèse et rattaché à la province ecclésiastique de Québec.H souhaite que l'évêque de Saint-Jean-de-Terreneuve soit tenu d'assister aux Conciles provinciaux de Québec.Enfin il suggère le R.P.Joseph-Bruno Guigues, comme premier évêque à Bytown.R remercie les cardinaux de leur sollicitude pour le Canada.(RCD, 106, 1-9) Mgr Bourget à Mgr A.-M.Blanchet, évêque de Walla Walla (Rome, 31 décembre 1846).H lui fait part des conversations qu'A a eues avec son frère, Mgr Norbert Blanchet évêque d'Oregon City.R n'attend rien de bon de l'opposition que manifeste celui-ci aux instituts religieux et aux DE MGR IGNACE BOURGET 129 Jésuites en particulier.« Tout en approuvant Mgr l'Archevêque de prendre de sages précautions pour empêcher les Réguliers d'empiéter sur les prérogatives de l'Episcopat, je lui représentai amicalement qu'un Evêque peut toujours vivre en bonne intelligence avec eux et les tenir à leur place: qu'il s'agissait de leur témoigner de la confiance et de porter un véritable intérêt à leur corps qu'ils doivent aimer, comme de bons prêtres ne peuvent manquer d'aimer leur Evêque et le clergé dont ils font partie: qu'il est de toute convenance de s'adresser au Supérieur, quand on a besoin de quelqu'un de ses religieux, parce que tout naturellement il pourra mieux que tout autre choisir celui qui serait le plus propre au genre de ministère pour lequel il est requis: que par cette condescendance, on respecte cette liberté, dont tout corps bien organisé doit jouir pour bien fonctionner; que tout Supérieur de communauté, s'il a l'esprit de son état, ne peut manquer de sentir vivement la nécessité où il est de se conserver dans les bonnes grâces de l'Evêque [.] A ce propos, je vous dirai en confidence que le bon F.Chazelle [supérieur des Jésuites de Montréal] ayant fait plusieurs choses qui m'avaient déplu, je lui donnai en particulier une leçon qu'il méritait, sans en dire un mot à nul autre, pas même à ses confrères.Quelque temps après, je fut fort surpris de recevoir une lettre de Paris, dans laquelle le Provincial m'exprimait qu'il était fâché de la peine que m'avait causé ce Père, et m'annonçait que le R.P.(Félix) Martin lui succéderait dans la Supériorité de la Résidence de Montréal ».Le T.R.P.Resther, Général des Jésuites, est profondément affligé de ce que Mgr F.-N.Blanchet a écrit contre les Jésuites d'Oregon, dans son Mémoire du 23 février 1846.(901.055, 846-13) Mgr Bourget à Mgr Prince, administrateur du diocèse (Borne, 31 décembre 1846).R indique les lettres qu'il a écrites au Canada et celles qu'il en a reçues.R a fait sa retraite au Césu du 18 au 27 décembre.II a rendu visite à Mgr Brunelli, secrétaire de la Propagande.Documents qu'il attend du Canada.«Dans ma dernière, je m'engageai à vous donner une légère esquisse sur les établissements que dirige la Religion en France [.] afin de deformata reformate, reformata confirmare et cmfrmata confirmare.Pour remplir cette sublime mission et rendre ainsi l'homme vertueux et heureux, elle lui prodigue tous ses soins maternels et va au devant de tous ses besoins.Elle veille sur lui pendant qu'il est encore dans le sein de sa mère, le reçoit dans ses bras, quand il voit le jour; lui sert de mère, quand celle qui le mit au monde ne peut ou ne veut pas en prendre soin; lui donne, dès qu'il en est capable, l'éducation dont il a besoin; ouvre les ateliers où il pourra apprendre à gagner honorablement sa vie, sans être exposé à perdre les fruits de la bonne éducation qu'elle lui donna dans son enfance; le surveille, quand il travaille à son compte, mais dans des boutiques, où il y aurait danger pour son innocence; descend avec lui dans les prisons, pour lui donner le -moyen de corriger les fautes qui ont attiré ce malheur et le prémunir contre les dangers de la rechute; lui 130 correspondance prépare des asiles de tous genres, pour l'arracher à la misère ou au crime, et lui donne des Anges de consolation qui ne le quittent pas que lui-même n'ait quitté cette terre de larmes pour aller bénir le Dieu tout bon et miséricordieux qui lui a fait ce don divin.Je commence par la Maternité.» (901.055, 846-12).« Mgr ayant bien voulu entrer dans ces pensées, il a été convenu entre Sa Grandeur et le Séminaire ce qui suit: « 1°.M.le Supérieur du Séminaire s'occupera le plus tôt possible d'établir successivement, suivant les besoins de la population, dans les divers quartiers de la paroisse, des églises annexes.«2°.Le Supérieur du Séminaire, comme curé perpétuel, aura seul la charge de désigner les ecclésiastiques qui seront employés dans les églises annexes.« 3°.Il pourra, au besoin, d'accord avec l'évêque, désigner des ecclésiastiques du diocèse de Montréal n'appartenant pas au corps du Séminaire.«4°.Les ecclésiastiques désignés par le Supérieur du Séminaire n'auront pas besoin d'une approbation spéciale de l'évêque, ainsi qu'il se pratique maintenant pour les officiers du Séminaire et les visiteurs des quartiers.«5°.Le Supérieur du Séminaire aura toujours la faculté de révoquer ces ecclésiastiques, quand il le jugera convenable, pour leur en substituer d'autres» (901.055, 846-14).Mgr J.-C.Prince au R.P.(Marie-Jean) Mainguy, s.j.(Montréal, 1 décembre 1846).Il le nomme curé de la paroisse de la Prairie-de-ia-Madeleine, et l'autorise à se faire suppléer, quand il le jugera bon, par le P.Louis Sache, qui exerce le ministère dans la dite paroisse de Laprairie (RLB.4, 192).Mgr Prince.Décret d'érection de la Confrérie du Sacré-Cœur dans la chapelle des Religieuses des SS.Noms de Jésus et de Marie, à Longueuil.2 décembre 1846.(RC, 6, 22v.).Mgr J.-C.Prince à Mgr Joseph Signay, archevêque de Québec.(Montréal, 3 décembre 1846).R le remercie de l'empressement avec lequel il a exaucé sa demande relativement aux townships de l'Est.R ne reste plus qu'à faire accepter les conditions de ce service par M.Bernard O'Reilly et son adjoint.R dit ce qu'il attend d'eux et comment ils seront rétribués.Il lui dit en confidence qu'un membre du ministère se fait fort, s'il obtient l'assentiment des évêques, de régler la question des biens des Jésuites de la façon suivante: 1°.vendre ces biens au plus haut prix possible: 2°.partager le revenu immédiatement entre les catholiques et les protestants au prorata de la population: 3°.distribuer la portion revenant aux catholiques entre les maisons d'éducation des diocèses de Québec et de Montréal H ne semble pas que ce ministre soit disposé à laisser une partie DE MGR IGNACE BOURGET 131 de la somme aux évêques pour fins d'éducation.Le problème pourrait ainsi être réglé à la prochaine session.Il désire connaître, sur le sujet, l'avis de Sa Grandeur.(RLB, 4, 193) , Mgr J.-C.Prince à M.(Edouard-Joseph) Crevier, archiprêtre, curé à St-Hyacinthe (Montréal, 4 décembre 1846).Les Commissaires d'écoles et les Seigneurs de St-Hyacinthe entrent dans les vues des évêques en souhaitant pour le village une institution dirigée par les Frères.Et leurs vœux seront exaucés dès que la chose sera possible.(RLB, 4, 192) Mgr J.-C.Prince à M.(Pierre) Mesnard, ptre, curé à Saint-Jude (Montréal, 4 décembre 1846).R envoie M.Lemay pour prendre soin des paroisses de Saint-Barnabé et de Saint-Jude.Quant à lui, ses pouvoirs cesseront à la réception de cette lettre, et il est prié de venir à levêché.(RLB, 4, 192) Mgr Prince.Acte de sous-diaconat conféré par Mgr Prince à M.Louis-Zéphirin Moreau, en la Cathédrale Saint-Jacques, 6 décembre 1846.(RC, 6, 23v.) Mgr J.-C.Prince à M.(Charles) Larocque, archiprêtre, curé à Saint-Jean-Dorchester (Montréal, 7 décembre 1846).Parmi les accusations portées contre le curé de Saint-Jean, il en est une qu'on ne peut laisser passer inaperçue: il n'est pas vrai que l'évêque lui ait infligé une pénitence.Au contraire, il l'a en très haute estime: «et j'aime également à affirmer ici pour ma satisfaction personnelle que rien dans votre conduite cléricale n'a été jugé digne de blâme ».R fera de cette lettre l'usage qu'il voudra.R rendrait service en s'entendant avec les autorités locales pour l'aménagement d'un cimetière convenable où seraient enterrés les soldats catholiques.(RLB, 4, 201) Mgr Prince, administrateur du diocèse à Mgr Bourget, à Rome.(Montréal, 8 décembre 1846).« Le collège de nos RR.PP.Jésuites ne va pas très vite: le chantier y est ouvert néanmoins et on profite du bon marcher de la saison pour tailler la pierre ».Le Séminaire a donné à cette bonne œuvre la somme de £ 150.Projet de Fhon.D.-B.Papineau sur les biens des Jésuites.(901.078, 846-3) Mgr J.-C.Prince à M.Verret, vice-président de la Propagation de la Foi.(Montréal, 11 décembre 1846).R le remercie de l'allocation de 2240011 faite par le Conseil Central de Lyon à la Propagation de la Foi de Montréal.Cette allocation généreuse ne répond pourtant pas aux besoins.Le diocèse ayant recueilli cette année 25771 fr.il serait en dette envers Lyon; et pourtant il n'a pas ce dont il a besoin.L'évêque de Montréal, actuellement en Europe, pourra donner tous les renseignements utiles en la matière.(RLB, 4, 195) Mgr Bourget à M.Antoine Manseau, v.g., curé de L'Industrie.(Marseille, 11 décembre 1846).R lui annonce qu'il amènera au Canada CORRESPONDANCE DE MGR IGNACE BOURGET quatre Frères de Saint-Viateur, détenteurs d'un brevet de l'Université.Il fait un bel éloge de M.Louis Querbes, fondateur de cet Institut d'enseignement.« Sous le rapport de l'industrie, nous aurons, pour commencer, un agriculteur, du moins je l'espère, et c'est l'esprit de l'Institut d'ouvrir toutes sortes d'ateliers pour apprendre aux jeunes gens les métiers qui leur conviennent.Aussi Mr Querbes n'a-t-il fait aucune difficulté de souscrire à tout le contenu de Votre excellent Mémoire: Veuillez bien assurer à Mr Joliette et à toute la famille seigneuriale les sentiments d'estime et de reconnaissance que je lui dois, au nom de la Religion que je représente > (901.055, 846-10).Mgr de Mazenod, évêque de Marseille (Marseille, 11 décembre 1846).Acte par lequel Mgr Eugène de Mazenod, supérieur général des Oblats de Marie-Immaculée, permet au R.P.Bruno Guigues de devenir évêque de Bytown.Texte latin.Écriture de M.J.-O.Paré.(RCD, 106, 9) Mgr Augustin-Magloire Blanchet.Acte du diaconat, conféré par Mgr Blanchet à M.Louis-Zéphirin Moreau, en la Cathédrale de Montréal.13 décembre 1846.(RC, 6, 24) Mgr J.-C.Prince à M.(Ambroise-Antoine-Fleury) Groulx, ptre, missionnaire au Grand-Calumet (Montréal, 15 décembre 1846).Lettre d'encouragement à un missionnaire qui en est à ses débuts.Lui recommande de se bien entendre avec M.Lynch pour chevaux et moyens de transport.R lui permet de faire cet hiver le voyage de Montréal.(RLB, 4, 196) Mgr J.-C.Prince à M.(Joseph-Gaspard-Suzanne) Ginguet, ptre, à St-Martin (Montréal 16 décembre 1846).R l'exhorte à payer ses dettes et lui fait, sur le sujet, quelques suggestions pratiques.Qu'il prenne sa condition en patience: elle n'est pas aussi mauvaise qu'A le croit.H a toute l'estime de son curé.(RLB, 4, 199) Mgr J.-C.Prince à M.(Jean-Joël) Prince, ptre, missionnaire à St-Césaire (Montréal, 18 décembre 1846).H lui accorde différents pouvoirs, entre autres « de guérir in radice le mariage de ces jeunes infortunés qui n'ont pas même eu encore le bonheur de recevoir N.S.dans la Ste communion ».H voit la possibilité de le décharger des dessertes de Stukeley et de Stanstead, puisque les missionnaires de Sherbrooke s'en chargeront.H se repose sur ce cher neveu pour faire progresser la religion dans les townships qui lui sont confiés.P.S.Conseil sur la façon d'appliquer la sanatio in radice.(RLB, 4, 197) Archives de la famille Hart ! 1760-1865 9 tiroirs (G-l à G-4, H-l à H-4, et J-3) Ce fonds d'archives contient une quantité considérable de documents de la famille Hart, les premiers Juifs établis au Canada.Les documents les plus anciens remontent à l'époque de la conquête.La section la plus considérable se rapporte cependant à la vie commerciale et industrielle du 19\" siècle au Canada.Elle contient un grand nombre de pièces comptables, qui permettraient d'établir avec précision le mouvement commercial dans notre pays au siècle dernier.Les relations d'affaires de la famille Hart s'étendaient aux postes de commerce du monde entier.L'inventaire des articles de ce fonds a été préparé par M.Hervé Biron, revu et complété par M.Jean-Marie Houle.Cet inventaire compte 98 pages.En voici les rubriques: 1781-1862 1826-1856 1793-1865 1804-1862 1826-1856 1775-1831 1793-1832 1778-1837 1779-1861 1761-1860 1802-1844 1786-1853 1810-1852 1796-1832 1782-1862 1785-1836 1795-1845 1835-1846 Religion Arts Éducation Journaux Papiers politiques Invasion américaine Médecine Milice Vie sociale Papiers de famille Terres et seigneuries Papiers judiciaires Papiers de finance Industries Commerce Commerce international Affaires maritimes Chemins de fer Location de maisons Divers 133 INVENTAIRE DU ARCHANGE GODBOUT par Roland J.Auger ¦h .135 .¦ Aldéric Godbout naquit, le 25 mai 1886, à Saint-Voilier, comté de BeUechasse.Il fit profession dans TOrdre des frères mineurs en 1907 et prit le nom d'Archange.Il fut ordonné prêtre en 1913.Toute sa vie, U s'intéressa à Thistoire, au folklore et à la généalogie.Il profita de deux séjours en France, de 1919 à 1923 et de 1928 à 1932, pour faire de minutieuses recherches sur Thistoire des Récollets et sur Torigine des familles canadiennes.En 1943, U fondait la Société généalogique canadienne-française.Il mourut le 23 mai 1960.Il était l'auteur de plusieurs ouvrages et collabora à plusieurs revues, dont Culture, le Bulletin des Recherches Historiques et les Mémoires de la Société généalogique canadienne-française, dont il était le directeur, et où U publia plus de trois cents articles et notules.Peu après le décès du Père Archange, ses papiers concernant la généalogie furent déposés aux Archives du Québec, qui en faisaient l'acquisition à Tautomne de 1964.Ces papiers sont contenus dans 21 tiroirs de classeurs et 30 tiroirs de fiches.Sur sa carrière et sur son œuvre historique on peut consulter: R.P.Ferdinand Cotteux, o.f.m., Révérend Père Archange Godbout, o.f.m., Montréal, Editions franciscaines, 1957, 104 pages; Antoine Roy, « Bibliographie des travaux historiques du R.P.Archange Godbout, o.f.m.», Bulletin des Recherches Historiques, 1960, pages 69-83; Irenée Daigle, « Chronique généalogique : Le R.P.Archange Godbout, o.f.m.», MSGCF, 11 (1960): 181-187; Roland J.Auger, « Généalogie et petite histoire: Père Archange Godbout, généalogiste intime», MSGCF, 12 (1961) : 165-169.137 138 INVENTAIRE DU FONDS 1.MANUSCRITS INEDITS, 1 tiroir.a) Nos ancêtres au 17* siècle, suite de son dictionnaire généalogique et bio-bibliographique, de Bouteiller à Brossard.62 pages.Ce manuscrit est publié ailleurs dans ce Rapport, b) Dictionnaire généalogique et biographique des familles venues de La Rochelle au Canada.Deux cahiers.445 pages.c) Dictionnaire généalogique et biographique de quelques familles venues de Paris au Canada.Un cahier.100 pages.d) Dictionnaire généalogique et biographique de quelques familles venues de France au Canada.Un cahier.80 pages.e) Dictionnaire généalogique des Acadiens.3 cahiers, 728 pages, et neuf chemises de notes additionnelles, 3023 pages.f ) Relevé des familles de Îlsle-Royale (1715-1756), incluant les deux paroisses Notre-Dame-de-Bonsecours-de-la-Baleine et Sainte-Claire-de-Petit-Laurembec.103 pages.Le P.Archange note: « à relever les paroisses de Port-au-Basque et de Havre-St-Esprit ».2.CORRESPONDANCE, 1925-1960, 2 tiroirs.Correspondance sur la généalogie, avec des chercheurs ou avec des membres de la Société généalogique canadienne-française sur les travaux de cette société.Ordre alphabétique des correspondants.3.DOSSIERS GENERAUX, 7 tiroirs.a) Familles.Général.Correspondance et notes.5 tiroirs.De la correspondance, mais surtout des notes sur les familles canadiennes.Ordre alphabétique.b) Lieux.Notes et compilation de registres d'état civil.1 tiroir.Cette série est classée par ordre alphabétique.On y trouve beaucoup de détails inédits sur les familles de divers endroits du Canada, de France et des Etats-Unis.c) Matières.Notes sur la généalogie et l'histoire du Canada.1 tiroir.Ces notes sont groupées par matières.Le dossier sur les monnaies contient plusieurs arrêts royaux imprimés.Les principaux dossiers ont pour titre: Archives des Colonies, Calendriers perpétuels, Carignan, Cimetières de Montréal, Commissaires des guerres, Confirmations, Confrérie de la Samte-Famille, Émigration féminine, Émigration masculine, Engagements, Étrangers, Faux-sauniers, Filles du roi, Hôtel-Dieu de Québec, Monnaies, Monographies de paroisse, Noms et surnoms, Origines, Paroisses, ARCHANGE GODBOUT 139 Recensements, Recensions, Récollets, Régiment de Bourgogne, Registres de paroisses, Sauvages, Seigneurie de Vincennes, Société généalogique canadienne-française.4.DOSSIERS ACADIE, 1 tiroir.a) Familles.Notes et fiches.8 pouces.Cette série comprend des notes sur quelques familles acadiennes, deux cahiers intitulés respectivement « Acadia Varia » et « Louis-bourg Varia > d'environ 100 pages chacun, et deux tiroirs de fiches 3x5.b) Lieux, Acadie.Notes et compilation de registres d'état civil.8 pouces.Notes généalogiques, biographiques et historiques sur les Acadiens vivant en Acadie, ou déportés en Angleterre, en France, au Canada et aux Etats-Unis.Ordre alphabétique.c) Matières, Acadie.Notes.8 pouces.Divers dossiers portant sur la déportation, les dispenses de parenté, le métissage, les noms acadiens, les notaires, les origines, les recensements, les registres, etc.5.FICHES, 22 tiroirs.a) Provinces de France.2 grands tiroirs.Fiches d'individus ou de familles; les renseignements sont surtout extraits des registres de l'état civil.Les fiches «6x9» sont groupées par provinces ou par villes: Angoumois, 1 dossier.Anjou, 1 dossier.Artois, 1 dossier.Aunis, 4 dossiers sur La Rochelle et la banlieue.Béarn, 1 dossier.Beauce, 1 dossier.Berry, 1 dossier.Bretagne, 5 dossiers.Champagne, 1 dossier.France, général.2 dossiers: incluant La Rochelle, Rochefort, Marennes, Bordeaux, Cognac, Tours, Orléans, Nantes, Luçon, les diocèses, les institutions, les départements.Flandres, 1 dossier.Guyenne, 1 dossier.Ile-de-France, 1 dossier.Limousin, 1 dossier.Lorraine, 1 dossier.Marne, 1 dossier Normandie, 6 dossiers, dont deux sur la ville de Rouen.Orléanais, 1 dossier. INVENTAIRE DV FONDS Paris, 4 dossiers.Picardie, 1 dossier.Poitou, 3 dossiers.Saintonge, 2 dossiers.Touraine, 1 dossier.b) Colons.1) Les hommes: Ces fiches, 6\" x 0', sont classées en ordre alphabétique.Elles signalent surtout les actes de notaires passés au Canada, et les registres d'état civil canadiens.2) Les femmes et les filles: Ces fiches, 6\" x 9' sont classées par ordre chronologique de l'arrivée au Canada, 1632-1760.3) Notes concernant le XVII* siècle, surtout tirées des registres de l'état civil.Fiches 3 x 5.5 tiroirs.4) Notes concernant les XVHI* et XIX* siècles, surtout tirées des registres de l'état civil.4 tiroirs.Fiches 3x 5._^ 5) Notes sur les filles du roi.Fiches 3 x 5.1 tiroir.c) Contrats de mariage.1) Contrats de mariage de Montréal, XVII' et XVIII* siècles.Fiches 3 x 5.3 tiroirs.2) Contrats de mariage de Montréal, XVII* et XVIII* siècles.Fiches 3 x 5.2 tiroirs.3) Contrats de mariage de Montmagny, XVII* et XVIII* siècles.Fiches 3 x 5.1 tiroir.d) Généalogistes membres de la SGCF.Fiches 3 x 5.2 tiroirs.DOCUMENTS, 2 tiroirs.a) Canada.40 pouces.1) Enveloppes numérotées de 1 à 841, contenant des copies d'actes de notaires du district judiciaire de Québec.Bon nombre d'extraits et de résumés d'actes.Série classée au nom de la partie contractante.2) Dix liasses de copies de contrats notariés des greffes de Québec, Montréal, Trois-Rivières et Sorel.Ce sont défc copies textuelles et conformes à l'original, mais non timbrées ni certifiées.3) Copie du premier registre des baptêmes et des mariages de Notre-Dame de Québec tel que reconstitué de mémoire après l'incendie de 1640, suivi d'un index.Dactylographié, 17 pages.4) Catalogue des trespassez au lieu nommez les Trois-Rivières (1634-1690).Transcription de la copie annotée de Benjamin Suite, par M.Fabien Variasse.394 pages. ARCHANGE GODBOVT 141 5) Procès de Jean Valliquet pour attentat aux mœurs (1679-1680).Archives judiciaires de Montréal.Copie dactylographiée, 57 pages.6) Extraits des registres de la paroisse Sain te-Anne-du-Détroit, XVIIIe siècle, quelques pages seulement, microfilm.b) Acadie.6 pouces.1) Registres de la Baie-des-Chaleurs, 1768-1790.Photostat et microfilm.2) Registres de Caraquet, N.B., 1791-1796.Photostat.3) Registres d'état civil, déposés à la paroisse de Saint-Joseph-de-Carleton, comprenant: Ste-Anne-de-Bistigouche (1759-1774) pp.2-42.Rivière St-Jean (1774-1775) pp.43-53.Baie-Ste-Marie (1774-1790) pp.54-81.Grande-Rivière et Percé (1791-1795) pp.81-141.4) Recensement de nie Saint-Jean (1714).Photostat.5) Registre de La-Baleine et de Laurembec (1716-1757).Photostat 6) Registres de Louisbourg (1754-1758).Photostat.7) Registres de la Rivière-Saint-Jean (1767-1768).Photostat.c) France.2 pouces.1) Table généalogique de la famille d'Amours, sur parchemin, avec armoiries en couleurs, et certificat d'Hozier, XVII0 siècle.Rouleau.2) Registres de Tourouvre (1588-1684), photocopies reliées en neuf volumes.Aussi sur microfilm, en quatre bobines.3) Louis Hébert et sa famille.Microfilm de contrats conservés aux Archives Nationales, à Paris.4) Famille Gordon.Microfilm de documents conservés aux Archives Nationales à Paris.5) Archives de la Charente-Maritime, Registre de dépenses, C160 (1709).Extraits, 13 pages.7.CARTES GEOGRAPHIQUES, GRAVURES ET PHOTOS, 1 cartable.Quelques photos et copies de gravures anciennes et de nombreuses copies de cartes de l'Acadie, de la Nouvelle-France et de l'Amérique du nord des XVIIe et XVIII0 siècles, cartes récentes de la province de Québec et série complète de guides Michelin pour là France, et les cartes anciennes suivantes: Carte de la Nouvelle-France, de Guillaume De l'Isle, 1703. 142 INVENTAIRE DU FONDS Carte de la Nouvelle-France, de Guillaume De llsle, s.d., semblable à la précédente, non coloriée.Carte générale des treize Etats Unis.A Armsterdam, chez C.Mortier et J.Lovens et Fils, s.d.8.OUVRAGES MANUSCRITS OU IMPRIMES, 2 pieds.Albert, R.F., s.c.Guide Généalogique des mariages célébrés dans les comtés de Drummond, Arthabaska et Mégantic (1817-1860).Arthabaska, 1953, 213 pages, 5* copie.Ce travail continué et complété jusqu'à 1900, a été repris, en 4 volumes, par M.J .-Alfred Lapointe, de Thetford Mines, Que.Anonyme.Joseph-Massé Gravel (1641-1941).32 pages, Québec, 1941.Cette brochure serait de l'abbé Pierre Gravel, curé de Boischatel près de Québec, alors vicaire à St-Roch, ville de Québec.Belcourt, R.P.Georges, s.j., La Famille Belcourt, 1646-1946, 54 pages.Burgess e, Allen, La plus ancienne famille du Saguenay (les Verreault), Chicoutimi 1948, publication de la Société Historique du Saguenay, 42 pages.Debien, G, Engagés pour le Canada au 17' siècle.Montréal, 1952, 89 pages.Tiré à part de la Revue d'Histoire de TAmérique Française, 1952, avec couverture spéciale de la série française: Notes d'Histoire Coloniale, XXI.Dominique, R.F.s.c, Les mariages de \"Notre-Dame de Québec (1608-1829).Québec, 1951, environ 200 pages (non paginé) ordre alphabétique pour chaque année.Ce travail a été repris jusqu'en 1908, en six volumes couvrant 2,028 pages, par ordre alphabétique, par M.Benoit Pontbriand, de Québec.Dugas, abbé G, La première canadienne au Nord-Ouest, ou Biographie de Marie-Anne Gaboury, montée dans l'Ouest en 1806, décédée en 1875 à St-Boniface à l'âge de 95 ans, Winnipeg, 1945, 50 pages.Godbout, R.P.Archange, o.f.m.Origine des Familles Canadiennes.Lille, 1925, épreuves annotées et reliées en un volume de 262 pages.Labrecque, abbé Cyrille, « Résumé des actes contenus dans les registres de Saint-Jean, He d'Orléans de l'année 1680 à 1749», 308 pages.Le Clercq, Chrétien.Premier Établissement de la foi dans la Nouvelle-France.445 p.Photostat ARCHANGE GODBOVT 143 Marie-Antoine, R.P.oi.m.St-Michcl de la Durantaye, 1678-1929.Québec, 1929, 168 pages.Meyrat, \"Dictionnaire National des Communes de France et dAlgérie.etc.P.T.T., Chemins de Fer & Colis postaux.Tours et Paris, 2\" édition (sans date) 952 pages.Morisseau, R.P.Henri, o.m.i., Index des Mariages des Paroisses ou Missions d'Aylmer (1841-1853), de Monte-BeUo (1830-1849), de St-Clément-de-Beauhamois (1819-1850), de Châteauguay (1736-1849), de Détroit (1710-1783), de Pontchartrain-du-Détroit (1783-1800), de l'Assomption-du-Détroit (1781-1799), de l'As-somption-de-Montréal, Pointe-de-Montréal (1761-1783), de Buckingham (1836-1850), de Rigaud (1802-1850), de St-André-d'Argenteuil (1833-1850), St.Andrews East Anglican Church (1812-1843), St.Andrews East Fresbt Church (1818-1850), de St.Andrews Protestant Church (1829-1850), de St-Benoît (1799-1851), de St-Joseph-de-WrightviUe (1913-1929), de Terrebonne (1727-1797) Ottawa, 1949, 200pp.première de trois copies.Panneton, Georges, Nos Origines Charentaises.Montréal, 1942, 23 pages.Parent, Roger-D., Clément Lérigé, sieur de Laplante.Montréal, 1942, 16 pages.Robert, Adolphe, Louis Robert et ses descendants.Manchester, 1943, 86 pages.Roy, Antoine, Bibliographie de généalogies et histoires de familles, tiré à part du Rapport de T Archiviste 1940-41, avec intercalation de pages blanches pour notes additionnelles, le tout relié en un volume.Roy, Léon, Les Terres de la Grande-Anse.Lévis, 1951, 304 pages.Roy, P.-G., Inventaire des Contrats de Mariage du district de Québec sous le régime français.6 volumes reliés en trois.Sargnig, Nos Septuagénaires, biographies.Manchester, 1945, 20 pages.Tanguay, Mgr Cyprien, Dictionnaire Généalogique, tome I, annoté et relié en deux volumes.9.PAPIERS LEANDRE LAMONTAGNE.2 pieds.a) Manuscrits.6 pouces.1) Dictionnaire généalogique des familles de Montréal, du début à 1850 environ, sur feuilles volantes, avec renvois à 144 INVENTAIRE DU FONDS ARCHANGE GODBOUT Tanguay et aux contrats de notaires.Ordre alphabétique.Sept boites.15 pouces.2) Autre dictionnaire généalogique, régime français, ordre .alphabétique.3 pouces.b) Notes et compilations, 6 pouces.1) Notes sommaires tirées des registres de l'état civil, d'une soixantaine de paroisses, dans de petits carnets numérotés AàO, IàIVetlà3.Dans ses relevés l'auteur semble bien avoir fait un choix de noms de familles, et pas toujours les mêmes, au fur et à mesure de ses recherches.Ainsi, pour les sépultures, il ne tiendra vraiment compte que des octogénaires, des nonagénaires et des centenaires.2) Analyses sommaires des minutes de notaires, dans de petits livres numérotés de 1 à 10, de A à O, et dans 6 tiroirs de fiches 3x5.Tirées d'une cinquantaine de greffes.Il semble que ces analyses soient pour tous les actes; dans certains cas, l'analyse donne plus que le simple intitulé de l'acte; dans d'autres, il y a des résumés d'actes et souvent même de larges extraits d'actes; dans d'autres cas encore, notamment dans les inventaires après décès, l'auteur mentionne le chapitre des titres de la famille.c) Série complète, annotée, du Dictionnaire généalogique des Familles Canadiennes de Mgr Cyprien Tanguay.1 pied. NOS ANCETRES AU XVII e SIECLE (Suite) ¦ pur le R.P.Archange Godbout, o.f.m.avec des notes de Roland J.Auger : , et au contrat «Fefanbo».294 Quatre actes de mariages célébrés en la chapelle de Sillery le R.P.Henry Nouvel, s.j.sont entrés au registre de Québec.Comme le premier seul porte la aate du 29 octobre 1665 et que ce sont les mêmes témoins, il y a lieu de croire queje mariage Boutin eut aussi lieu ce Jour là.Les quatre mariages sont ceux de Mené Héame avec Marie Chevreau, d'Antoine Bouta avec Geneviève Gaudin, rte \"erre Cochereau avec Marie Roblin, et de Benoit Ponsard avec Marie Lespérance.Kcpctons que seul, l'acte de Réame est daté du 29 octobre 1665, ceux de Boutin et de Cochereau n'ont pas de dates, et celui de Ponsard Indique le mois de novembre, sans autre précision. AU XVII' SIÈCLE 155 cageux sur la rivière St-Charles le 15 juin 1677.Malheureusement l'ancien tambour devait mourir prématurément avant l'expiration du contrat.Geneviève Go din convola en secondes noces (c.Becquet 18 juillet 1677) avec Jean Bellan (ou Beslan).Elle vivait encore en 1709, ayant eu du premier lit: Jean-Baptiste, qui suit.\u2022 Geneviève, b Charlesbourg 12 nov 1668; m Beauport 22 dec 1690 Jean Marot dit Labonté; domiciliée à Ste-Croix en 1727 (gr.Laneuville, 18 janv); s.Louis, qui suivra après Jean-Baptiste.Françoise, n et b Dombourg (reg.de Québec) 21 mai 1673; m 1° Pte-aux-Trembles de Québec 31 janv 1695 Pierre(-Joseph) Ferret (c.Roger, 24 janv 1695); 2° Québec (Q) 6 juil 1699 François Badeau (c.Roger, 5 juil); le couple est domicilié rue du Cul-de-Sac à Québec en 1716 (éd.Beaudet, no.387); s Q 5 sept 1745.Guillaume, n et b Dombourg (registres de Québec) 23 juin 1675; mentionné au recens, de 1681 chez son beau-père Jean Bellan (Suite, Hist., V, p.59b); est-il le Guillaume Boutin qui fait une déclaration pour Mme de Varennes contre Jean Guionet, son fermier, le 14 nov 1693 (gr.Adhémar) P Nous perdons toute trace de lui par après.A.G.et R.-J.A.II.BOUTIN, Jean-Baptiste, fils aîné du précédent, fut baptisé à Sillery le 22 juillet 1666, et il épousa à Québec le 27 juillet 1692 (c.Cham-balon, 17 juillet) Jeanne Autebout (ou Haudebout), née en 1672, fille de Michel et d'Henriette Cartois.D'abord navigateur, Jean Boutin eut peine à se fixer.R habite successivement St-Michel; Québec, 1700; St-Vallier, 1717; Berthier, 1721.Le 20 juin 1700 (gr.Genaple) il avait vendu au chirurgien Nicolas Cadrin, sa terre de La Durantaye de 3 x 40 arpents, entre André Patry et Joseph Cognar, terre qui lui avait été donnée par son contrat de mariage.Le Rapport Collet (1721) le mentionne parmi les habitants de Bellechasse (Berthier) et une ordonnance de l'intendant Bégon lui enjoint d'y défricher ses terres (Ord.Int., I, 234).Une autre ordonnance (ibid., I, 222) remarque que la terre de Boutin voisine celle des héritiers de feu Pierre Blanchet de la Pointe-à-la-Caille (Montmagny).Jean-Baptiste avait reçu une bonne instruction et exerçait à Berthier la charge de procureur fiscal (gr.Michon, 15 août 1717).Les époux Boutin décédèrent à Berthier et y furent inhumés: lui, le 20 décembre 1751; elle, le 13 mars 1744.Enfants: Jean, b St-Michel (SM) 23 avril 1693; m 1° St-Thomas, 16 août 1717 (c.Michon, 15 août) à Catherine Rolandeau; 2° Berthier (B) 25 janv 1773 à Geneviève Rousseau; s. 156 NOS ANCÊTRES Henriette, b SM 7 fév 1695; s.Geneviève, b SM 8 déc 1697; m (?) à Jean Mercier; s.Françoise, b SM 15 et s 17 nov 1699.Madeleine, b Québec (Q) 28 oct 1700; m B 8 avril 1727 (c.Michon, 27 avril) à Pierre Vermet; s.Catherine, b Pointe-aux-Trembles de Q 19 nov 1703; s.Geneviève, b Q 24 oct 1704; m (c.Michon, 19 mai 1723) à Jean Pruneau; s B 22 janv 1771.Louise, jumelle, b Q 24 oct et s 29 nov 1704.Louis(-Thomas), b Q 21 déc 1705; m B 7 mai 1731 (c.Michon, 3 mai) à Anne Mercier; s St-Pierre du Sud 5 janv 1749; inventaire, 13 fév 1759 (gr.Fortier).Hélène, b Q 18 et s 22 juin 1708.Joseph, b Q 11 août 1709; s B 20 oct 1731.Angélique, b Q 1 août 1712 s*5 m B 20 nov 1730 (c.Michon, 5 oct) à Jacques Bilodcau, veuf Marie M crin; veuve, donation à Joseph Bilodeau, son fils, 5 oct 1763 (gr.Fortier); s.Elisabeth, b St-VaHier (SV) 24 oct 1717; s SV 13 fév 1718.II.BOUTIN, Louis, frère du précédent, fut baptisé à Dombourg ' (acte à Québec) le 15 février 1671 et il épousa en premières noces à St-Jean, île d'Orléans, le 25 novembre 1698 (c.Rageot, 13 nov) Madeleine Hely, née en 1678, fille de Jean et de Jeanne Labbé.Le couple fit deux donations par-devant Chambalon, l'une du 11 août 1709 à Jean Béland et Geneviève Godin, veuve d'Antoine Boutin; l'autre du 30 mai 1714 à André Aubé dit Langlois.Devenu veuf, Louis Boutin épousa en secondes noces à St-Jean, I.O.le 4 novembre 1720 Anne-Charlotte Choret, née en 1698, veuve de Samuel Bicosse, fille de Jean Choret et de Claire Bauché.La terre de Boutin à St-Vallier était au N.-E.de celle de Jean Fradet.Lui et sa femme furent inhumés en cette paroisse: lui, le 13 septembre 1736; elle le 15 juillet 1729.Enfants: Du premier Ut : Madeleine, b St-Jean, I.O.25 et s 29 sept 1699.Du second Ut : Louis, b St-Vallier (SV) 16 nov 1721; m Ste-Famille, I.O.25 juil 1746 «s La mère de l'enfant est appelée Jeanne « Patry >, du nom de son beau-père. AU XVII' SIÈCLE 157 (c.Fortier, 25 juil) à Marie Meneux; 2° SV 19 oct 1767 à Rose Godet, veuve Jean-Pierre Emond, s.Joseph, b SV 1 juin 1723; s SJ 4 sept 1733; 10 ans (sous le nom de Couture).Jean-VaUier, b SV 16 déc 1725; lettres d'émancipation le 22 novembre 1745 (Jug.Cons.Sup., IV, 269); m 1° Berthier (B) 21 nov 1746 (c.Michon, 13 nov) à Madeleine Bilodeau; 2° B 3 avril 1769 à Madeleine Isabel; s.Perinne-Charlotte, b SV 4 août 1727; m St-Laurent, I.O.2 oct 1747 (c.Fortier, 23 sept) à Pierre Dumas; s.\u2022.I.BOUTIN, Jean, dit Larose, \u2014 il signe, - de Brouage, âgé de 23, ans, s'engage à La Rochelle, le 23 mars 1656 (gr.Moreau) au marchand Jacques Pépin, pour servir 3 ans à Québec, au salaire de 60 livres' par année; il reçoit une avance de 57 liv.17 sols.Cet engagé était probablement fils de Jean Boutin et de Marie Daniau, seul couple Boutin qui fasse baptiser à Brouage à cette époque.Le 24 février 1660 Boutin est confirmé à Québec par Mgr de Laval II se marie à Cbâteau-Richer le 22 septembre 1661 avec Suzanne Rocheteau, fille de Charles, m* tailleur d'habits, et d'Esther Renaud, née le 9 et baptisée le 13 avril 1642 au temple protestant de La Rochelle.Ce colon prit d'abord, le 18 juillet 1660 (gr.Audouart), un bail à ferme de Jean Picard, puis il obtint une concession, à Beaupré, de Charles Aubert de La Chesnaye le 13 mars 1664 (gr.Auber).Sa terre, entre Nicolas Bouchard au S.-O.et Jacques Dodier au N.-E., n'avait encore que 2 arpents en valeur en 1667 (recens, dans Suite, Hist., TV, 75e).En 1688 (gr.Genaple, 1er janv.) il demeurait à la Côte Ste-Barbe, seigneurie de St-GabrieL près N.-D.de Lorette.Une concession lui avait été accordée à cet endroit par les Jésuites le 7 septembre 1683 (gr.Bageot).Citons un procès de la femme Boutin avec Nicolas Huot, sergent à Beaupré, qu'elle et quelques voisines avaient rossé de coups de bâton (1667, dans Jug.et dél., I, 387, etc).Suzanne Rocheteau fut inhumée à Ste-Anne-de-Beaupré le 3 octobre 1677.R y aurait eu en 1687 élection de tutelle pour ses enfants.Du mariage Boutin-Rocheteau sont issus: Jean, qui suit Marguerite, b Château-Richer (CR) 6 août 1664; m 1° Québec (Q) 9 juin 1681 (c.Duquet, 1 juin) à André Coutron; 2° Q 25 nov 1704 (c.La Cetière, 23 nov) à Jacques Guenet; s Q 12 fév 1730; inventaire, 5 avril 1730 (gr.Barbel).Etienne, b CR 18 sept 1606; m L'Ange-Gardien (AG) 27 janv 1687 (c.Jacob, 26 janv) à Madeleine Fiset; n'était plus le 15 janv 1688 (gr.Rageot).Sans enfant Jacques, qui suivra après Jean. 158 NOS ANCÊTRES Angélique, b AG 17 juil 1672; m Q 8 juin 1688 (c.Genaple, 1 janv) à François Basque; s.Augustin, b AG 27 janv et s 17 oct 1675.II.BOUTIN, Jean dit Larme, fils aîné du précédent, fut baptisé à Chateau-Richer le 14 octobre 1662 et il épousa à Québec le 7 mai 1682 (c.Rageot, 28 avril) Marie-Anne Fontaine, née en 1658, fille de Louis et de Madeleine Brassard, et veuve de Jacques Fluet U reçut plusieurs concessions des Jésuites les 7 septembre 1683 (gr.Rageot), 2 novembre 1674, 1 avril 1705, 16 avril 1705, 13 mars 1707 (gr.Genaple).D'après le Flan de Catalogne (1709) la terre Boutin à Lore rte était située au sud de celle de Pierre Savant Mentionnons une vente de terre à Charles Montmainier le 17 mars 1687 (gr.Jacob).Jean Boutin mourut à 49 ans à l'Hôtel-Dieu de Québec le 30 décembre 1711.Un inventaire suivit le 9 juillet 1712 (gr.Dubreuil), et un second le 7 décembre 1739 (gr.Pinguet), après la mort de Marie-Anne Fontaine, qui fut inhumée à Lorette le 2 décembre 1739.Enfants: Renée, b Lorette (L) 10 oct 1683; m L 8 mai 1702 à René Lacombe; s L 23 janv 1703.Jcan(-Éticnne), b L 22 juil 1684; commission de mesureur et arpenteur le 29 juin 1710 (BRH I (1895) 49); m Beauport 14 nov 1712 (c.Dubreuil, 13 nov) à Louise Vandandaigue, veuve Jacques Gervais; s en 1717 et mventaire 7 oct 1717 (gr.Dubreuil).Pierre, forgeron et taillandier, b L 24 mai 1691; m Québec (Q) 16 oct 1713 (c.Chambalon, 15 oct) à Jeanne Langlois; gagne Montréal (M) en 1715; assiste au contrat de mariage de Nicolas Jolive dit Lépine le 12 fév 1730 (gr.Raimbault et Mémoires de la SGCF L p.128); s M 11-12 déc 1765.Anne-Elisabeth, b Q 14 déc 1692; m L 17 nov 1710 (c.Dubreuil, 9 nov) à Louis Pépin; s Charlesbourg 17 nov 1744; inventaire, 16 août 1746 (gr.Geneste).François-Xavier, b L 7 juin 1694; s L 14 janv 1703.Marie-Louise, b L 2 juil 1695; s.Gabriel, b Q 19 fév 1696 a»; m 1° Charlesbourg 12 fév 1719 (c.Dubreuil, 5 fév) à Catherine Auclair; 2° (c.Dubreuil, 15 avr 1725) à Catherine Routier; gagne l'Ile-Jésus (St-Vincent-de-Paul) au décès de sa seconde épouse, en 1745; s en 1760 ou au début de 1761, puis inventaire, 30 janv 1761 (gr.Coron).Fus de Jean Boutet et de Marie-Anne Fontaine, dans l'acte de baptême. AU xvn* SIÈCLE 159 Thérèse, b L 5 oct 1699; m L 22 oct 1720 (c.DubreuiL 13 oct) à Jacques Drolet; s L 17 sept 1738; inventaire, 10 avr 1742 (gr.Dulaurent); autre inventaire, 19 avr 1742 (gr.Godefus).Catherine-Françoise, b L 6 oct 1701; m L 13 juin 1718 (c.Dubreuil, 13 juin) à Charles Normand; s Québec 22 juin 1739; inventaire, 12 janv 1740 (gr.Latour).II.BOUTIN, Jacques, frère puisné du précédent, reçut le baptême à Château-Richer le 10 juin 1669.Il épouse au même lieu, le 20 juin 1691 (c.Rageot, 4 juin), Angélique Bernard dit Hansin, née en 1672, fille de Jean et de Marie De Bure.Lors du recensement de 1681 (Suite, Hist., V, 81*), Jacques Boutin, âgé de 14 ans, est domestique de Noël Langlois, fils.Le plan de Catalogne (1709) mentionne une terre appartenant à Jacques Boutin, près de celle de son frère Jean, à Lorette.Nous croyons que c'est la concession que lui accordèrent les Jésuites le 20 avril 1687 (gr.Genaple) et que Jean Boutin, agissant pour son frère Jacques, vendit à Joseph Morin le 31 mars 1705 (gr.Genaple).Quoi qu'il en soit, Jacques Boutin s'était fixé au fief des Jésuites à Laprairie dès 1702.Us y moururent, lui, le 9 mai 1750 à l'âge de 81 ans, elle, le 5 mai 1745 à 75 ans.Enfants: Angélique, b Québec (Q) 4 janv 1693; s Montréal (M) 24 mars 1727.Marie-Jeanne b Laprairie (L) 10 sept 1702; s.Suzanne, b L 12 mai 1704; m M 27 juil 1723 (c.Lepallieur, 26 juil) à Joseph Saint-Yves, veuf Marie Hébert; s L 5 janv 1747.Jacques, b L 27 avril 1706; nombreux voyages dans l'Ouest, 1730, 1731, 1732, 1734, 1736 (RAPÇ 1929-30); m L 3 fév 1733 (c.Adhémar, 25 janv) à Hélène Gagné, morte de ses couches en mars 1736 (voir registre de Laprairie à la date du 16 avril 1736); s.(Pierre-)Jean, b M 5 juil 1708; s'engage pour le poste de Pianguichias, 16 sept 1735 (gr.Lepallieur); s.Antoine, b Lachine 10 août 1711; s L 25-26 nov.1713.BOUTIN, Anet (parfois René), dit Dubord, m* tailleur d'habits, né vers 1662, fils de Louis et de feue Louise., de St-Pierre de Menât (Puy-de-Dôme), au diocèse de Clermont, épousa à Québec le 18 (sic) 1692 (c.Rageot, 25 nov 1691) Angélique Greslon dit Lafontaine, née en 1676, fille de Jacques et de Jeanne Vignau.R alla bientôt se fixer à Montréal où, de concert avec Léonard Desmonts, aussi tailleur, il prend en bail à loyer le 29 septembre 1693 (gr.Maugue) de Nicolas Lemoyne, un cabinet qui a servi de magasin, dans la maison qu'il tient de la veuve Pinguet.Le 22 207 Celle-ci avait passé un contrat de mariage (annulé) le 19 février 1689 (gr.Genaple) avec Pierre Rivière. 160 NOS ANCÊTRES septembre 1697 (gr.Adhémar) nouveau bail à loyer, cette fois de Jean Millot, d'une petite maison qui a servi de boulangerie au Roi durant plusieurs années, sise rue du St-Sacrement, avec le terrain qui est derrière.Ane t Boutin avait obtenu une concession « à la cote de Plaisance 208 » le 4 février 1699 (gr.Raimbault).Par le Plan de Montréal (1702) nous savons que la terre du Sr Dubord, de 3 z 20 arpents, à St-Laurent, était contiguë à celle du Sr Jàrry.Par sentence du Conseil Souverain du 18 mars 1715 (Jug.et dél., VI, 930) adjudication de cette terre fut faite en faveur du Sr Bouat.Boutin mit-il en culture sa terre de St-Laurent P Quoi qu'il en soit, nous le trouvons à Boucherville le 29 septembre 1700 (gr.Tailhandier) prenant pour 3 ans, de Thomas Neveu dit Lacroix, fermier du Sgr Boucher, une terre de 3 arpents de front sise à St-Sulpice.Enregistrons encore une sentence arbitrale rendue par Basset, le 17 mai 1697, au dépens du Sr Dubord, en conflit avec le tailleur François Haudouin dit Laverdure.Ane t Boutin fut inhumé à Montréal le 30 janvier 1709 et sa veuve, Angélique Creslon, convola en secondes noces à Québec le 12 octobre 1711 avec Jacques Bernier, veuf d'Elisabeth Derome; et en troisièmes noces, encore à Québec, le 22 avril 1718 avec Julien Cadet, veuf de Marie-Anne Lesot Elle fut inhumée à St-Augustin le 21 juillet 1736.Un inventaire Boutin-Greslon avait été dressé par La Cetière le 17 janvier 1718.De ce mariage sont issus: Charles, b Québec (Q) 17 nov 1692; s Montréal (M) 29 mars 1703.Françoise, b M 19 juil 1694; s M 13 avril 1703.Jean-Baptiste dit Dubord, b M 30 sept 1695; m 1° Charlesbourg 19 janv 1722 (c.Dubreuil, 18 janv) à Charlotte Bernier; 2° (c.Dubreuil, 25 mai 1724 à Marie Lamothe; s.(Êtienne-JJoseph dit Dubord, b M 25 juil 1697; m St-Pierre, I.O.5 août 1719 à Geneviève Maranda; s M 30 mai 1767.Jacques, b M 1 mai 1699; s M 21 avril 1703.Angélique, b M 18 avril 1701; s M 23 avril 1703.Valérien, b M 2 mars et s 13 avril 1703.Anne-Françoise, b M 12 mars 1704; s.Angélique, b M 3 nov 1705; s.Jean-Baptiste, b M 8 juin et s 4 juil 1707.Jeanne, b M 8 fév 1709; m M 3 août 1739 (c.Simonet, 2 août) à Claude Leheu dit Latulippe cordonnier; s M 6 février 1797.208 La cote de Plaisance était à l'est de la cote St-MIcheL an Nord de la cote St-Franoois (celle-ci paroisse de la Longue-Pointe).(Renseignement de M.J.-J.Le-febvro). AU XVII» SIÈCLE 161 209 II signait aussi Jacques Boutry (gr.Rageot, 20-10-1687).On a écrit: Boutray (Jug.et dél, V, 371), Boutrel (Tang.), Boutret, etc.BOUTREY, Jacques (signature)2»», dit Dubois, menuisier, né vers 1660, fils de Jean, m« charpentier, et de Catherine Aubelay, de St-Sulpice de Heudicourt (Eure) au diocèse de Rouen, s'engagea à Noël Faveron, menuisier, le 20 octobre 1687.Celui-ci étant mort, Boutray épousa à Québec, le 19 octobre 1688 (gr.Rageot, 18 octobre), la veuve du défunt, Marie David, née en 1663, fille de Jacques et de Marie Grandry.Un bail à loyer lui fut accordé par Mathurin Chabot le 12 février 1689 (gr.Rageot).On sait qu'en 1698 Û hébergeait le chirurgien René Gaschet (Jug.et dél, TV, 221).A la fin de 1688 il eut à se défendre contre le taillandier Jean Charon qui perdit son procès (Ibid., Ill, 298).Son travail était apprécié, car il travailla pour Jean-François Bourdon, Sr Dombourg (Ibid., v.371) et pour le me maçon Pierre Janson-Lapalme (gr.Rageot, 10 juil 1690).Le Sr Dubois décéda prématurément, et Marie David convola en troisièmes noces à Québec le 12 août 1702 avec Joseph Brodière, de N.-D.de Nantilly en Anjou.Trois des enfants Boutrey furent emportés en quelques jours par la terrible épidémie de 1703.La mère mourut 3 ans après.L'inventaire de ses biens est du 8 avril 1708 (gr.Barbel).De l'union Boutrey-David étaient nés: Jean, b Québec (Q) 18 juin 1689; s Q 25 janv 1703.Louise, b Q 14 avril 1694; m St-Nicolas 17 janv 1714 (c.Laneuville, 16 janv) à Pierre Lambert, navigateur; s.Anne, b Q 15 août 1695; m 1° Q 24 fév 1730 (c.Pinguet, 23 fév) à Etienne Marchand; 2° Q 3 nov 1739 (c.Pinguet, 3 nov) à René Cartier, veuf d'Agnès Fortin et de Marg.Constantin; s Q 3 mars 1767.Aimée-Geneviève, b Q 17 mars 1698; s Q 27 janv 1703.Jacques-Charles, b Q 25 sept 1699; s Q 25 janv 1703.Cécile, b Q 7 avril 1701; s.BOUTTARD, (Tanguay, I, 79: Boullard), Marie, née en 1643 (recens.1681) était fille des défunts François Bouttard et de Marguerite Mousnier, de St-Etienne de Maransin (BRH, 1927, p.24), et elle émigra en Nouvelle-France avec le contingent de 1669.Elle épousait Pierre Bourgery (v.ce nom), fils de Jean-Baptiste et de Marie Gendre, le 21 novembre 1669 à Boucherville (c.Frérot, même jour), de qui elle eut huit enfants.Devenue veuve en 1703, Marie Bouttard fit accord avec les siens le 2 juillet 1720 (gr.David) et elle testa le 29 avril 1722 (gr.Tailhandier).Elle mourut peu après.R.-J.A. 162 nos ANCÊTRES BOUVEAU, (Tanguay donne Bonneau et Beauveau, I, pp.195 et 261, et Suite, Boucault, recens.1681), Jeanne, venue de Nogent-sur-Seine (Aube), diocèse de Troyes en Champagne, en 1672, y était née en 1653 du mariage de Julien Bouveau et de Catherine Peau.Elle épousa, probablement à St-Ours, en 1672 (contrat après mariage, gr.Adhémar, 16 avril 1674) Jean Bellet dit Gazaille (v.ce nom), fils de Pierre et de Françoise Jardinier.Jeanne Bouveau avait 28 ans au recensement de 1681 et l'aîné de leurs enfants, Jean, ayant 8 ans, nous présumons que le mariage eut heu en 1672 (Suite, Hist., V, p.73c).Nous ignorons la date de son décès.R.-J.A.I.BOUVIER, Michel, m* maçon et architecte800, fils de Louis et d'Anne Darondeau, fut baptisé à la Flèche (Sarthe) au Maine, le 29 juillet 1633.Il n'avait pas encore 20 ans lorsqu'il s'engagea le 15 avril 1653 par-devant Lafousse, notaire à la Flèche, à Mr de la Dauversière, pour aller travailler à Montréal.Le 20 juin, embarqué sur le St-Nicolas, rade de St-Nazaire, il reconnut par-devant le notaire Belhotte, avoir reçu 98 livres en avancement sur ses gages.Retourné en France au bout de cinq ans, il s'engagea de nouveau à Claude Robutel Sr de St-André le 8 juin 1659 par-devant Demontreau, notaire à La Rochelle.Ce fut le 16 août 1663 qu'il fonda un foyer.Il épousa ce jour-là à Montréal Mathurine Deshordes, née entre 1633 et 1636, veuve de Pierre Guiberge et qu'un mari bigame, Pierre Bissonnet, avait abandonné Le contrat par Basset est du 30 juillet précédent La vie de Michel Bouvier est ponctuée de nombreux marchés de maçonnerie.R prit cependant une terre, entre celles de Mathurin Langevin et d'Urbain Brassard.R ne possède qu'une vache en 1667 (Suite, Hist., IV, 77\"); il a 2 bêtes à cornes et 15 arpenta en culture en 1681 (Ibid., V, 68b).R prit en plus, un bail à ferme pour 5 ans de Jacques Bizard, le 9 décembre 1689 (gr.Maugue).À la ville, il reçut en 1673 un emplacement rue Notre-Dame, qu'A aliéna en 1680 en faveur de Claude Rimbault (Terrier, no 173).Mathurine Desbordes fut inhumée à Montréal le 23 octobre 1698.Le 3 novembre (gr.Adhémar) Bouvier renonçait à la communauté et vendait sa terre à son gendre, Louis Brien.Notre maître-maçon mourut accidentellement étant tombé d'un échafaud, alors qu'il travaillait à la construction de la maison du Sr Leber de Senne-ville.Sa sépulture à Montréal est du 5 août 1703.Enfants: Suzanne, b Montréal (M) 24 juin 1664; contrat mar.(annulé) 26 mai 1680 (gr.Maugue) avec Jacques Biart; m M 16 avril 1681 (c.Maugue, 15 avril) à Louis Brien dit Desrochers; s Rivière-des-Prairies 19 avril 1736.Urbain, qui suit *°°B
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