Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1 janvier 1975, 1975
[" RAPPORT DES ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC 1975 (Tome 53) MINISTÈRE DES AFFAIRES CULTURELLES Québec 1976 ° Ministère des Affaires culturelles du Québec 1976 Dépôt légal \u2014 2ième trimestre 1976 Bibliothèque nationale du Québec A32 A74 A1/1976153 ISBN 0-7754-2214-2 Québec, le 31 décembre 1975.À Monsieur Jean-Paul L'Allier Ministre des Affaires culturelles Hôtel du Gouvernement Québec.Monsieur le Ministre, J'ai l'honneur de vous soumettre le Rapport des Archives nationales du Québec pour l'année 1975, le cinquante-troisième de la série inaugurée en 1921.Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les plus respectueux.André Vachon Conservateur des Archives nationales du Québec. RAPPORT DU CONSERVATEUR A bien des égards, l'année 1975 aura été, pour les Archives nationales du Québec, l'une des plus fructueuses de leur histoire, en dépit des difficultés inévitables, surtout en ces temps d'inflation galopante et par conséquent d'austérité.I Nous nous sommes occupés très activement, cette année, d'un certain nombre de dossiers qui relèvent du Bureau du Conservateur et qui ont surtout rapport à nos relations avec l'extérieur, qu'il s'agisse des ministères et organismes gouvernementaux ou des institutions et groupes privés qui, dans les diverses régions du Québec, s'intéressent d'une façon ou d'une autre au patrimoine archivistique.La loi 2 sur les Biens culturels Votée par l'Assemblée nationale en 1972, cette loi fait aux Archives nationales du Québec un devoir de participer à la sauvegarde de notre patrimoine archivistique par le moyen de la reconnaissance ou du classement des fonds d'archives du Québec, dont elles doivent en outre s'assurer qu'ils sont conservés dans des conditions suffisantes de sécurité.Il est bien évident, toutefois, que l'on ne peut faire reconnaître ou classer que des fonds d'archives connus, ce qui exige un relevé des fonds dispersés dans toutes les régions du Québec; mais l'identification d'un fonds d'archives ne suffit pas : il faut encore en faire un inventaire suffisamment détaillé pour que des pièces essentielles, voire des dossiers complets, n'en soient pas subséquemment divertis.Dans l'impossibilité où nous sommes, faute de personnel, d'entreprendre nous-mêmes les relevés et inventaires exigés par la loi, nous cherchons à susciter un peu partout au Québec la formation d'équipes qui, en liaison avec nous', prendraient ces travaux à leur charge, et à encourager (parfois en leur octroyant de modestes subventions) ceux qui, à l'exemple d'André Côté au Saguenay ou du Regroupement des chercheurs en histoire des travailleurs québécois, à Rimouski, se sont déjà mis à l'œuvre.Grâce à des relations suivies avec ces groupes et ces individus, d'excellents inventaires ont pu être achevés ou sont en voie de l'être, que nous espérons commencer à publier en 1976, peut-être avec l'aide de la direction générale du Patrimoine, si nos budgets se révèlent encore insuffisants.La nécessité de donner un interlocuteur à tous ceux qui s'engagent dans le sauvetage de notre patrimoine archivistique et l'urgence de coordonner leurs efforts amenèrent le Conservateur à demander à Gilles Héon de revenir à Québec, au début de l'année, pour, entre autres tâches, prendre en main IX tout le dossier de la loi sur les Biens culturels.C'est ainsi qu'un mémoire a été soumis à la Commission des Biens culturels le 10 août et qu'un nouveau programme d'action a été présenté au ministre des Affaires culturelles le 6 novembre.Au reste, les seuls travaux que nous avons pu entreprendre de nous-mêmes, cette année, le furent pendant l'été, alors qu'une équipe de quatre étudiants, sous la direction de Louis Côté, commença l'inventaire des archives paroissiales de la ville de Québec, et qu'une autre (deux étudiants), sous la direction de Gilles Héon, inventoria les archives du Conseil central de la C.S.N.à Québec.Ces travaux se poursuivront, nous l'espérons, à l'été de 1976.Nous avons, entre-temps, fait reconnaître le fonds de l'Institut d'histoire de l'Amérique française, qui comprend, entre autres, les papiers Groulx, Laurendeau et Girouard.A l'automne, grâce à deux employées occasionnelles, nous avons pu donner quelques commencements au projet que nous caressions depuis longtemps de dresser le fichier de tous les instruments de recherche (guides, inventaires, répertoires, index, etc.) existant pour les divers fonds et collections conservés au Québec.Par le moyen de ce fichier, nous pourrons, à ne considérer que les seules fins de la loi sur les Biens culturels, recommander dans un avenir prochain la reconnaissance ou le classement d'un certain nombre de fonds.La régionalisation Notre politique de régionalisation, définie, approuvée et annoncée en 1971, nous est apparue, unefois votée la loi sur les Biens culturels, commeun magnifique outil pour la mise en œuvre des objectifs de cette loi dans le domaine des archives.Car il est certain \u2014 et l'expérience de notre dépôt de Montréal le démontre \u2014 que la présence des Archives nationales du Québec dans une capitale régionale est propre à assurer la récupération d'archives qui, autrement, seraient peut-être perdues; cette présence favorise aussi la découverte des propriétaires d'archives, l'établissement avec eux de relations suivies et, à des coûts qui seraient abordables, le relevé et l'inventaire de leurs fonds.Aussi, dès après la fondation de notre dépôt de Montréal, en septembre 1971, avions-nous commencé à ouvrir nos voies vers d'autres régions.Une nouvelle étape a été atteinte cette année avec l'installation en permanence de l'archiviste Yvon Martin à Trois-Rivières, le 1er mars, et l'engagement subséquent de deux employés, qui forment le noyau initial des Archives nationales du Québec à Trois-Rivières, où notre dépôt sera inauguré au début de 1976.Québec, Montréal et Trois-Rivières : ces villes étaient, sous le Régime français, des centres administratifs importants, puisque chacune était à la tête de l'un des trois gouvernements du Canada, et c'est pourquoi on y conserve encore aujourd'hui\u2014naguère sous la garde des palais de justice, maintenant des Archives nationales \u2014 toutes les archives officielles de la Nouvelle-France et une grande partie de ses archives civiles, le reste se trouvant dans les palais de justice périphériques, d'où, comme il sera expliqué plus loin, elles seront bientôt rapatriées.Nous avions aussi préparé notre venue à Chicoutimi et à Rimouski, où nous sommes \u2014 je suis heureux de le dire \u2014 impatiemment attendus et où nous avons été l'objet d'une sollicitude empressée.A Rimouski, par exemple, nous avions enfin trouvé un local convenable (et gratuit), et l'archiviste choisi pour prendre charge de ce dépôt avait accepté d'y être affecté.Malheureusement, il nous faut surseoir à notre installation, tant à Rimouski qu'à Chicoutimi, en ces temps de restrictions budgétaires.Notre politique de régionalisation \u2014 qui en est aussi une de diffusion \u2014 ne sera pas oubliée ni modifiée pour autant : nous nous attacherons, dans l'espérance de jours meilleurs, à consolider, avec toute l'énergie dont nous sommes capables et avec les moyens dont nous disposons, nos positions à Montréal et à Trois-Rivières.Ententes avec le ministère de la Justice Les relations récentes des Archives nationales avec le ministère de la Justice remontent à l'année 1970, alors que le protonotaire de Montmagny déposait aux Archives nationales du Québec les minutiers des notaires antérieurs à 1800 dont il avait la garde.En 1971, l'actuel Conservateur, désireux de créer un bureau des Archives nationales à Montréal, négocia avec le même ministère le dépôt des archives antérieures à 1850 qui étaient alors sous la garde du protonotaire de Montréal.Ce fonds considérable, qui, outre les archives administratives et judiciaires du Régime français, comprenait les minutiers des notaires, les greffes des arpenteurs, des actes de tutelle et de curatelle, l'état civil et des documents seigneuriaux, entre autres*, constitua le fonds original des Archives nationales du Québec à Montréal.Si, par la suite, le ministère de la Justice marqua un temps d'arrêt dans ses dépôts aux Archives nationales, les négociations ne cessèrent point, cependant, en vue de régler certaines difficultés, dues à des dispositions légales, qui empêchaient d'aller plus outre.Ces difficultés ayant été aplanies par le moyen d'ententes particulières, un protocole général fut signé par les sous-ministresjie la Justice et des Affaires culturelles le 3 mars de cette année, par lequel le ministère de la Justice accepte de déposer aux Archives nationales toutes les archives civiles sous sa garde qui ont plus de cent ans d'âge, à la condition expresse que ces archives soient conservées par les Archives nationales dans les capitales régionales dont dépendent les palais de justice qui les abritent actuellement.Le protocole général prévoyait autant d'ententes particulières qu'il y a de protonotaires gardiens d'archives .C'est ainsi que le Conservateur a signé, * Voir l\"'Etat sommaire des Archives nationales du Québec à Montréal\", dans RANQ, no 50 (1972), 1-29.XI ¦ cette année, cinq protocoles particuliers : 7 mai, Trois-Rivières (c' est en prévision de la signature de ce protocole que fut décidée la création de notre dépôt de Trois-Rivières); 7 mai, Québec (par cette entente nous furent remises toutes les archives civiles antérieures à 1875 non encore déposées); 3 octobre, Montréal (entente qui ratifie celle de 1971 et en porte la limite à 1875); 22 octobre, Saint-Hyacinthe; et 7 novembre, Montmagny.En prévision d'autres protocoles particuliers, deux de nos archivistes de Montréal (Gilles Durand et Yves-Jean Tremblay) ont inventorié les archives civiles des palais de justice suivants : Cowansville, Juliette, Saint-Jean, Saint-Jérôme, Sorel et Valley field.Pour donner une idée de l'importance (matérielle) de ces dépôts récents aux Archives nationales du Québec et de la lourdeur de la tâche qu'ils représentent pour notre personnel, notons que, pour les seuls minutiers des notaires de Québec et pour la seule période 1800 à 1875 (nous avions les minutiers antérieurs), il s'agit d'un arrivage de 325 mètres linéaires de documents; qu'à Montréal on possède maintenant à peu près 2 OOO 000 d'actes notariés; et qu'à Trois-Rivières il faut les compter par quelques centaines de mille ! Archives gouvernementales et pré-archivage Sur le plan des archives gouvernementales, des progrès notables ont été réalisés cette année.Au printemps, le Conseil du Trésor, pressé à juste titre de voir établir une saine gestion des documents au sein du gouvernement et désireux de réduire le nombre des entrepôts grâce à une centralisation des documents semi-actifs, créa un comité chargé de lui faire des recommandations sur toute question relative à la conservation et à la destruction des documents.Ce comité remit, à l'été, ses recommandations au Conseil : adoption pour l'ensemble des ministères et organismes gouvernementaux d'un calendrier de conservation des documents et création d'un centre de pré-archivage.Le pré-archivage, on le reconnut sans ambages, aurait pu relever des Archives nationales, mais, à l'examen, il parut évident qu'elles étaient loin de disposer encore des ressources qui leur eussent permis d'assumer une tâche qui, provisoirement, sera confiée à un autre ministère \u2014 en attendant que nous soyons prêts à prendre la relève.Relayant Louis Garon et Claude Poirier qui, aussi longtemps qu'il y fut question de problèmes techniques qui leur sont familiers, siégèrent au sein du comité créé par le Conseil du Trésor, le Conservateur assista à une dizaine de réunions au cours desquelles fut préparé un nouveau projet de règlements et furent étudiées des procédures en vue de la mise en marche, aussitôt qu'il se pourra, d'une opération de pré-archivage.Le rôle du Conservateur, on peut en être sûr, restera déterminant dans toutes les questions relatives à la conservation ou à la destruction des documents.XII II ' XIII Après ce bref aperçu de quelques questions générales, il convient d'examiner la situation actuelle, aux Archives nationales, quant au personnel et aux locaux.Personnel Voici, au 31 décembre 1975, la liste des employés des Archives nationales : Bureau du Conservateur André Vachon, conservateur Charles-Eugène Bélanger, conservateur adjoint Gilles Héon, archiviste attaché au Bureau du Conservateur Jean Renauld (prêté aux A.N.Q.) A.-F.Légaré, secrétaire Francine Auger, sténo-dactylo Normand Tremblay, technicien en administration Ghislaine Turcotte, agent de bureau Guy Vaillancourt, services techniques Conseiller-cadre auprès du sous-ministre : Raymond Gariépy Dépôt de Québec Manuscrits Béatrice Chassé, archiviste, responsable Louis Côté, archiviste Madeleine Labrecque, paléographe Lucile Labrèque, paléographe Renée Lachance, archiviste Aline Renaud, agent de bureau Denis Giguère, préposé au prêt Yves Robert, préposé au prêt Ginette Morin, dactylo (Un poste à pourvoir).Archives officielles Louis Garon, archiviste, responsable Monique Laurent, archiviste Claude Poirier, archiviste Laval Picard, agent de bureau Solange Villeneuve, dactylo Iconographie XIV Louise H.Minh, archiviste, responsable Marthe Chercuitte, agent de bureau Cartographie (Un poste à pourvoir) Généalogie Roland-J.Auger, responsable Raymond Gingras, adjoint Julienne Laplante, agent de bureau Madeleine Petrovitch, dactylo (Un poste à pourvoir) Bibliothèque Alphéda Robitaille, bibliothécaire, responsable Marjolaine Villeneuve, préposée au prêt Marie-Jeanne Rochette, dactylo ( Un poste à pourvoir) Microfdm Léonce Therrien, responsable Georges Bélanger, technicien Camille L'Archevêque, technicien Hélène Duchesne, agent de bureau Colette Gagnon, dactylo ( Un poste à pourvoir) Dépôt de Montréal Yves-Jean Tremblay, archiviste, responsable Raymond Dumais, archiviste Gilles Durand, archiviste Jean Poirier, archiviste Pinhas Abisror, agent de bureau Yvon Boileau, auxiliaire de bureau Michel Savoie, agent de bureau Lucette Geary, dactylo Ljljana Stanojlovic, restauratrice professionnelle ( Un poste à pourvoir) Dépôt de Trois-Rivières Yvon Martin, archiviste, responsable Fernande Lemieux, préposée au prêt Francine B.Larivière, sténo-dactylo. Aménagement de l'espace Entre-temps, nous essayons de tirer le meilleur parti des espaces dont nous disposons, soit quelque 50 000 pi.ca.: 33 000 à Québec, 13 000 à Montréal et 4 OOOà Trois-Rivières \u2014 ce quise compare favorablement aux 17 000 pi.ca.que nous avions pour seul partage à l'arrivée du présent Conservateur en juin 1971.A Québec, comme nous l'avions annoncé par avance l'an dernier, la section des Archives officielles postérieures à la Confédération a emménagé, au cours de février et de mars, dans notre édifice du 115, Côte de la Montagne, y rejoignant nos sections d'Iconographie, de Cartographie et de Microfilm.Le déménagement à la Côte de la Montagne de toutes les archives du gouvernement du Québec encore conservées dans l'édifice du Musée a permis d'entreprendre le réaménagement de la salle des manuscrits du parc des Champs de Bataille, réaménagement qui, longtemps retardé par le manque d'étagères, sera terminé dans les premiers mois de 1976.On y trouvera donc, désormais, parfaitement regroupées et classées, toutes les archives privées, les archives officielles antérieures à la Confédération et les archives civiles (notaires, arpenteurs, tutelles, curatelles, etc.) de la région administrative de Québec.Quant aux registres de l'État civil, qu'on a commencé de nous confier cette année, ils sont conservés à notre section de Généalogie, au I 180, rue Berthelot.Si ces aménagements nous ont enfin permis, à Québec, de réorganiser nos archives selon un ordre logique qui en facilite beaucoup la consultation, il nous faut bien constater que \u2014 indépendamment même des perspectives évoquées plus haut relativement au pré-archivage \u2014 nous faisons maintenant face à un manque inquiétant d'espace, au point que plusieurs de nos opérations normales sont déjà ralenties, et certaines d'entre elles sur le point d'être entièrement paralysées.La nouvelle administration du ministère des Affaires culturelles est consciente de ce problème aigu, qui se pose aux Archives nationales depuis bientôt quinze ans et que seule la construction d'un édifice permanent et fonctionnel, capable de répondre à nos besoins pour les vingt-cinq ou trente prochaine années, paraît pouvoir résoudre.Il y a peu d'espoir, en effet, qu'un édifice existant et bien situé puisse être trouvé, qui présente des caractéristiques telles qu'il convienne aux exigences d'une institution comme la nôtre, tout en offrant des garanties absolues de sécurité.A Montréal (100, rue Notre-Dame est), Vaménagement de notre dépôt n'a point progressé cette année, si l'on fait une exception pour le laboratoire de restauration, vaste, bien éclairé et moderne, dont on a terminé la construction au printemps.Mais il est urgent que l'on restaure les locaux antérieurement occupés par les prisons de la Police provinciale, si l'on veut que nous recevions les archives très considérables, et souvent fort anciennes, conservées par le ministère de la Justice.C'est une priorité inéluctable.A Trois-Rivières, les travaux progressent maintenant d'une façon encourageante dans ce qui deviendra, au 140, rue Saint-Antoine, suite 408 (Édifice XV Pollack), le local (plus de 4 000 pi.ca.) des Archives nationales.On devrait emménager en février 1976.Il est à noter que nos besoins en espace ont fait l'objet, cette année, de deux mémoires importants, l'un sur les besoins actuels et futurs de la région de Montréal, soumis par Yves-Jean Tremblay, l'autre sur nos besoins d'ensemble, à moyen terme et compte tenu de l'expansion régionale, préparé par M.Raymond Gariépy.Voici, à toutes fins utiles, les numéros de téléphone de nos divers services : Québec : Edifice du Musée : 643-2167, 2168, 1350, 2199 Généalogie : 643-8904, 1711 Archives officielles : 643-1322 Iconographie et Cartographie : 643-1817 Microfilm : 643-5224 Montréal : 873-3064, 3065, 3066 Trois-Rivières : 379-9080 III Comme à l'accoutumée, les Archives nationales du Québec ont rempli le mieux possible la mission qui leur est conférée par leur loi d'acquérir, de classer, de répertorier ou d'inventorier les documents et fonds d'archives qui sont d'un intérêt permanent pour la recherche, de les restaurer quand il y a lieu, et d'en assurer la diffusion par le microfilm, la publication et les expositions.Montrer ce que nous avons fait à cet égard, et dans quelles conditions, tel est l'objet de ce chapitre.Acquisitions Les Archives nationales ont acquis, cette année, environ cent soixante-quinze fonds.Nous n'en énumérerons que quelques-uns ici, qui peuvent être considérés parmi les plus importants.A Québec, d'abord, il convient de mentionner, à la section des manuscrits, les acquisitions suivantes : achat du fonds Pouliot, que nous avions en dépôt depuis une dizaine d'années; un livre de compte de François Baillargé (1784-1800); le fonds de l'Action catholique (1907-1974); le terrier de Saint-Gilles de Beaurivage (1730-C.1840); le troisième volume des \"Mémoires sur l'Église du Canada et sur le pays en général depuis sa découverte en 1523 jusqu'en 1843\" de l'dbbé Jacques Paquin, ancien curé de Saint-Eustache; des lettres et discours de Gonzalve Doutre (1858-1900); et, sur microfilm, l'in- XVI dex de la Gazette de Québec (1764-1823), 25 bobines; l'index du journal L'Action catholique (1912-1972), 4 bobines, don de la Société canadienne du microfilm; les papiers John A.MacDonald(1827-1910), 249 bobines, don des Archives publiques du Canada; etc.A la section de Généalogie, on a reçu, en don, plusieurs manuscrits sur les familles Falardeau, Hamel, Dorion, Sénésac, Rhéaume et Martel, entre autres; on a également hérité du fichier et des notes de feu l'abbé Rosario Le-febvre, de Québec.La section d'Iconographie, pour sa part, a reçu, au cours de l'année, cinquante-huit collections de photographies, totalisant quelque 117,000 pièces.Il n'est que juste de signaler, en tout premier lieu, le don fait par M.Louis-Charles Veilleux de 40,000 photographies, sous la forme de négatifs ou de diapositives, qui constituent un reportage, réalisé au début des années 1970, sur l'architecture rurale et urbaine des XVIIIe et XIXe siècles, de même que sur l'environnement rural et l'architecture religieuse de nos anciennes paroisses.Un autre fonds important est celui du journal L'Action catholique ( 1930-c.I960), constitué de plaques stéréo et de dossiers photographiques.Citons encore une collection de 22 albums constitués à l'occasion des concours du \"Mérite agricole\", de 1941 à 1958.Enfin, il nous plaît de faire état du don, par Mme Joseph Lavergne, d'une collection de 800 diapositives prises parson mari, de 1960 à 1970, dans la ville et la région immédiate de Québec.A la section de Cartographie, on note l'acquisition de sept fonds, dont la très importante collection des architectes Staveley (539 plans d'édifices de la ville et des environs de Québec, de 1850 à 1933), et le fonds Menier (26 feuilles de plans du Château Menier, à l'île d'Anticosti).A Montréal, on peut noter l'acquisition des fonds suivants ; Jacques La-brecque, Ozias Renaud ( 1 500 négatifs de verre), Marcel Hamel, Alban Flamand, Berthe Matte, Marc Lacoste, Jules Landry, Ozias Leduc, Jeunesse Etudiante Catholique (J.E.C.), Confédération des sports du Québec, Gustave Lanctôt, entre autres.A Trois-Rivières, mentionnons, en particulier, le don d'une maquette (4' x 8') représentant la ville de Trois-Rivières en 1663, réalisée par les étudiants en histoire du CEGEP de Victoriaville; le fonds Georges Gouin, C.R.(1925-1966); la reproduction photographique des cartes des seigneuries dressées en 1709 par Jean-Baptiste Decouagne pour les gouvernements de Québec et de Trois-Rivières; et l'Obituaire du Lac-aux-Chicots (1870-1975).Si l'année fut excellente relativement aux acquisitions, il convient de remercier ici les nombreux et généreux donateurs de documents de toutes sortes, et de les féliciter pour leur esprit patriotique.Versements Outre les importants dépôts dont il a été question plus haut sous la rubrique \"Ententes avec le ministère de la Justice\", il faut encore noter que nous avons reçu, à Québec, de dix ministères et organismes gouvernementaux, XVII / 823 pi.li.de documents, dont 1 650proviennent, cette fois encore, du ministère de la Justice : dossiers judiciaires civils et criminels (1867-1938), lettres patentes de terres (1867-1966) et commissions et proclamations (1867-1966).Nous avons également pris possession des dossiers publics de la Commission Cliche, des archives du Syndicat national des rentes seigneuriales-et, enfin, des dossiers de M.Jean-Paul L'Allier créés du temps qu'il était ministre des Communications.\u2014 Nous félicitions et remercions vivement M.L'Allier pour son geste presque sans précédent au Québec, et souhaitons qu'il ait de nombreux imitateurs.Classements et instruments de recherche Sous ce titre, j'écrivais ceci, l'an dernier, que je tiens à répéter, parce que la situation est restée inchangée : \"Même si nos archivistes, trop peu nombreux, sont de plus en plus distraits de leurs travaux professionnels par des tâches administratives envahissantes, ils ont poursuivi, cette année, dans des conditions souvent pénibles, le classement de fonds d'archives et la mise au point d'instruments de recherche.\" A la section des Manuscrits de Québec, où l'on compte cinq professionnels, la responsable est accaparée presque à plein temps par des fonctions administratives, un autre par les démarches nombreuses qu'il doit faire en vue des acquisitions, dont il a la responsabilité, et un troisième par la coordination des travaux de restauration et de microfilmage; les deux autres, enfin, se voient confier chaque année la tâche longue et fastidieuse de préparer les index de nos publications (ce qui ne va pas sans beaucoup de recherches pour établir les norns^ trouver les prénoms, etc.).On voit ce qu'il peut rester de temps pour les travaux de classement et d'inventaire, quand à tout cela s'ajoutent l'accueil des chercheurs, les réponses aux demandes, la préparation d'expositions.Par succroît, cette équipe a dû, cette année, réaménager, comme il a été dit, la salle des manuscrits.On appréciera le fait que, néanmoins, cette section ait classé les documents de la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges, qui font partie de la vaste collection des Biens des Jésuites; classé et inventorié le fonds des \"Demandes des terres des miliciens\" (1812-1851), inventorié la volumineuse collection de la Société Saint-Vincent-de-Paul, classé et inventorié le fonds Joseph-Alfred Langlais (libraire à Québec), répertorié l'ensemble des microfilms conservés à Québec et collaboré à la mise à jour du Catalogue collectif des manuscrits des archives canadiennes.// faut ajouter que c'est l'un des équipiers de cette section qui a dirigé pendant l'été l'inventaire des archives paroissiales de la ville de Québec, dont j'ai parlé précédemment, au chapitre de la loi sur les Biens culturels.A Québec encore, à la section des Archives officielles, il a fallu, après le déménagement de l'hiver dernier, classer et mettre en boîtes l'ensemble des archives gouvernementales en notre possession, après en avoir fait le tri quand il y avait lieu.En outre, Monique Laurent a préparé des répertoires pour les fonds du Lieutenant-gouverneur, du Conseil exécutif, du ministère des Affaires culturelles, et elle travaille maintenant à celui du Secrétariat de la Province.Claude Poirier a entrepris de répertorier le fonds de l'École nor- XVlil male Laval, et Louis Garon a complété le répertoire du Service du Cadastre du ministère des Terres et Forêts.Enfin, Laval Picard a préparé un instrument de recherche pour les documents de quatorze commissions d'enquête.A la section de Généalogie, Mme Madeleine Petrovitch, sous la direction de Roland-J.Auger, a mis au propre le manuscrit du P.Archange Godbout, Vieilles familles de France en Nouvelle-France; elle a aussi revisé et dactylographié les index des registres d'état civil acadiens mis sur fiches par des étudiants à notre emploi pendant les périodes d'été; et elle transcrit actuellement le répertoire très considérable du notaire N.-C.Lévesque, de Mont-magny, en vue d'une publication éventuelle.Nos sections d'Iconographie et de Cartographie sont toutes deux, à Québec, sous la responsabilité de Mme Louise Minh, assistée de Mlle Marthe Chercuitte, en attendant l'engagement d'un spécialiste qui prenne charge de la Cartographie ( laquelle n'a jamais eu de titulaire).Quant à la section d'Iconographie, très riche, elle ne peut guère compter que sur l'aide d'étudiants pendant l'été ou d'employés occasionnels pour faire progresser les inventaires, et là comme à la section des manuscrits, par exemple, les acquisitions nombreuses ( voir plus haut) ont pour effet d'aggraver continuellement la disproportion entre le travail fait et le travail à faire.Néanmoins, huit employés occasionnels ont procédé, pendant les périodes limitées, à l'inventaire de 5 539 photographies (nous en avons acquis, cette année, 117 000 !), créant 15 674fiches.Mlle Chercuitte, de son côté, a consacré ses moments libres à l'inventaire de 605 plans manuscrits (au total 1 539 feuilles).Ces plans sont désormais à la disposition des chercheurs.Mlle Alphéda Robitaille, de notre Bibliothèque, met la dernière main à un Répertoire des vedettes-matière de la Bibliothèque des Archives nationales qui sera publié au début de 1976.A Montréal, où quatre archivistes et une employée occasionnelle de niveau professionnel doivent voir à tout et se partager entre les archives privées, les archives officielles, l'iconographie, la cartographie, la généalogie et la bibliothèque, en plus de s'occuper de Joutes les questions administratives, la situation est encore plus dramatique qu'à Québec.Pourtant, grâce à sa détermination, cette équipe réussit non seulement à tenir le coup, mais encore à faire progresser ce dépôt régional.Outre les inventaires des six palais de justice dont j'ai parlé au chapitre des ' 'Ententes avec le ministère de la Justice\", qui ont été faits par Gilles Durand et Yves-Jean Tremblay, il faut encore noter : de Mme Ruth Smale, deux guides de recherche, l'un pour l'État civil, l'autre pour les actes notariés, un répertoire numérique du fonds des seigneuries et un répertoire analytique des procès-verbaux des arpenteurs; à Jean Poirier, nous devons le classement de 1 500 cartes, les répertoires numériques de onze fonds privés, le classement du fonds Marc Lacoste et d'une partie du fonds de la J.E.C., et l'inventaire du fonds Honoré Mercier; Gilles Durand, pour sa part, a terminé deux inventaires préliminaires, ceux du fonds \"Succession de Beaujeu\" (1760-1925) et du fonds ' 'Gouvernement de la Province de Québec, Abolition du Régime seigneurial\" (1840-1945); quant à Raymond Dumais, itpoursuit la préparation d'un guide de recherche pour les fonds du Régime français.XIX A Montréal toujours, divers autres travaux ont été faits par des étudiants, à l'été, et par un groupe de Perspectives-Jeunesse (huit personnes) : classement de divers fonds d'archives , de cartes et plans, d'une partie du fonds de la J.E.C.En outre, douze stagiaires, qui ont séjourné à notre dépôt de Montréal à différents moments, ont aussi accompli, sous notre direction, certaines tâches fort utiles.A Trois-Rivières, en dépit des mille et une préoccupations d'un archiviste chargé de créer de toutes pièces un nouveau dépôt régional, Yvon Martin a réussi à faire un inventaire sommaire du fonds Georges Gouin, nouvellement acquis, et à classer les minutiers des notaires Antoine-Isidore Badeau (1791-1799) et Joseph Augé (1960-1768).Notre section de microfilm elle-même a produit d'utiles instruments de recherche, en l'occurrence trois index de séries de documents microfilmés par nos soins : les lettres patentes de terres antérieures à la Confédération; les proclamations, commissions et licences, et les registres de Corporations (nos 1 200 à 1 224 et 1 500 à 1 532).Restauration Cette année, Mme Ljljana Stanojlovic a restauré 2 registres et 536 documents, soit, au total 3 010 pages; elle a en outre restauré 22 photographies et 8 cartes, et assoupli le cuir des reliures de 125 registres manuscrits.C'est là un rendement excellent, surtout si l'on tient compte du fait que Mme Stanojlovic a dû, au début de l'année, consacrer beaucoup de temps à surveiller de près la construction et l'aménagement de son laboratoire, à dessiner des plans, à préparer les spécifications pour l'équipement, etc.Microfilm A cause de leur état de détérioration avancée, plusieurs de nos documents du Régime français doivent être soustraits le plus tôt possible à la consultation, en attendant leur restauration.C'est pourquoi nous avons entrepris de les microfilmer en entier.Les séries maintenant disponibles sur microfilm sont les suivantes, la plupart mises au jour cette année : NF-2 Ordonnances des intendants 9 bobines NF-4 Registres d'intendance 1 bobines NF-5 Cahiers d'intendance 2 bobines NF-6 Foi et hommage 1 bobines NF-7 Aveux et dénombrements 2 bobines NF-8 Déclarations des censitaires du roi 1 bobines NF-10 Procès-verbaux des grands voyers 10 bobines NF-11 Registres du Conseil Supérieur 18 bobines NF-12 Insinuations du Conseil Supérieur j 2 bobines NF-13 Dossiers du Conseil Supérieur «i 5 bobines NF-14 Pièces détachées du Conseil Supérieur 2 bobines NF-20 Documents de la Prévôté de Québec S 8 bobines NF-21 Juridiction de Montréal 4 bobines NF-22 Ordonnances de la juridiction de Montréal 1 bobines NF-24 Cours seigneuriales 9 bobines XX Nous avons également microfilmé, à la suite d'une entente avec M.le curé Candide Normand, de Cap Saint-Ignace, les archives de la fabrique de cette paroisse, de même que le fonds de la seigneurie de Vincelotte.En outre, dans le cadre d'un programme entrepris il y a quelques années, nous avons microfilmé les arrêtés en conseil du gouvernement du Québec pour les années 1932 à 1936 inclusivement.Huit cent cinquante-neuf reproductions de lettres patentes de livres ont aussi été fournies, à la demande des chercheurs, par notre section de Microfilm, dirigée par Léonce Therrien.Au total, donc, 96 bobines de microfilm (10 000 pieds de film) et 859 reproductions de lettres patentes \u2014 alors que, pendant neuf mois nous n'eûmes qu'un technicien à notre service.Cette politique de microfilmage, outre ses aspects sécuritaires, présente un avantage non négligeable sur le plan de la diffusion, puisque, désormais, les grandes séries du Régime français sont disponibles dans chacun des dépôts des Archives nationales.Certaines autres séries, d'un intérêt moins général, seront également microfilmées et déposées dans une sorte de banque centrale, d'où elles pourront être expédiées, sur demande, à l'un ou l'autre de nos dépôts.C'est là, à la fois, l'un des objectifs et l'une des conséquences de notre politique de régionalisation.Publications A l'accoutumée, nous avons publié, au printemps, le Rapport des Archives nationales du Québec(XXII-287pp.), le cinquante-deuxième de la série.De même, nous avons publié le tome 26 de /'Inventaire des greffes des notaires du Régime français (257 pp.), qui porte exclusivement sur des notaires du gouvernement de Trois-Rivières.Enfin, nous avons publié, pour l'Exploralie Hamel (voir ci-après : \"Expositions\") une pochette de 25 pp.intitulée : Exploralie Hamel.Connaissez-vous l'histoire de la famille Hamel ?Expositions Une modeste exposition, intéressante cependant et bien accueillie, a été organisée à Québec, au printemps, pour souligner l'Année de la Femme.Profils féminins a attiré bon nombre de visiteurs et retenu l'attention de la presse de Québec.Dans une perspective tout à fait différente, Jean Renauld a conçu et réalisé, au cours de l'année, une exposition en quelque sorte expérimentale, V Exploralie Hamel.Je crois devoir citer ici le document dans lequel il expose sa conception de cette manifestation, les objectifs qu'il poursuivait et les moyens mis en œuvre : \"Si on se réjouit aux Archives nationales du Québec de l'intérêt croissant du public pour la connaissance de son passé, alors que parallèlement s'accroît le nombre des chercheurs de toutes disciplines, nous constatons cependant qu'à cet intérêt, sinon à ce besoin, ne correspond XXI ¦ pas toujours une prise de conscience de l'existence même et de la valeur archivistique et sociale des documents que toute personne, toute famille, toute organisation accumulent d'une génération à l'autre.\"Beaucoup de documents sont ignorés.Beaucoup trop sont détruits.Beaucoup sont cédés, qui nous appauvrissent.\"Aucune acquisition, toujours onéreuse, si sage et méthodique soit-elle, ne saurait compenser la somme des informations historiques, scientifiques, économiques et sociales inaccessibles ou perdues par défaut de cette conscience historique.' 'Comment sauver, comment conserver, comment connaître ces richesses patrimoniales ?' 'L'exploralie Hamel ( 18 novembre-5 décembre 1975) expérience thématique ( une famille, un peintre) développée par les ANQ, s'inscrit dans la quête d'une réponse économique à ces questions culturelles et techniques.\"Conçue à partir de l'étude sur l'évolution sociale (1635-1975) de la famille du peintre Théophile Hamel (1817-1870) par l'historien d'Art Raymond Vézina, l'Exploralie Hamel offrait au public-cible choisi (les fonctionnaires du complexe \"G\", à Québec) à travers les 14 modules qui la composaient, un certain nombre \"d'objectifs-actions\" : \u2014 Connaître un fait culturel et examiner une centaine de documents d'archives se rapportant à la famille choisie.\u2014 Localiser et visiter des œuvres (plan régional) de ce peintre national.\u2014 Découvrir son patrimoine photographique individuel.\u2014 Constituer son propre \".portefeuille culturel familial\".\"Soutenu par un guide méthodologique \u2014 3,000 pochettes distribuées \u2014 le public, motivé par la prise de conscience de la réalité des richesses patrimoniales individuelles, familiales, régionales, nationales, mises en relief par l'expérience, peut entreprendre des démarches personnelles précises.\"C'est donc la participation de chacun à l'œuvre commune de la découverte et de la mise à jour du patrimoine archivistique et culturel qui est esquissée dans cette expérience.Le projet soulignait d'ailleurs la collaboration et la coopération précieuses et très efficaces de divers services gouvernementaux et publics (MIC, étudiants en journalisme de l'université Laval, Éditeur officiel, Travaux publics, etc.) Pour leur part, les responsables des sections des ANQ s'impliquaient dans la démarche par une \"conférence-mosaïque\" avec le public invité, archivistes spécialisés et participants établissant des plans d'action possibles, analysant les idées suscitées, recherchant des contacts et des liens.\"Sur le plan scientifique, la communication de Monsieur Roland-J.Auger, directeur du service de généalogie, démontrant le lien par le sang entre Théophile Hamel, Joseph Légaré et Antoine Plamondon, pose à l'art de ces peintres une question intéressante.\"L'expérience a montré qu'il était possible d'attirer l'attention de cha- XXII cun sur la réalité de ses propres \"biens culturels\" personnels, comme sur la richesse des documents d'archives familiaux, locaux, régionaux.Elle révèle aussi le besoin manifesté de connaître et de comprendre le quoi, le quand, le où, plutôt que le \"combien\" de cette richesse.Pour cela, il faut rejoindre le public, le passant devrait-on dire, là où il est.' 'En lui proposant de participer à l'élaboration des réponses, se développent les sources et les matières, la rentabilisation des fonds et des divers instruments de travail s'affermit.Nous pouvons alors envisager un allégement des problèmes et des coûts que la découverte et la sauvegarde des archives occasionnent par un échange plus systématique, par des relations et des fréquentations accrues au niveau des divers dépôts et services d'archives, tant publiques que privés, institutionnels et personnels, qui forment, précisément, les \"Archives nationales\" du Québec.\" VI En plus des travaux qui viennent d'être décrits, notre personnel a, à son crédit, au cours de cette année, de nombreuses réalisations, qui ont surtout rapport à la collaboration des Archives nationales avec l'extérieur, et dont je ne peux donner qu'une mince idée pour ne pas trop allonger ce rapport.C'est ainsi que je passerai sous silence les diverses conférences qu'ont prononcées nos professionnels devant de nombreux organismes intéressés à l'histoire et à la conservation, et l'apport de plusieurs d'entre eux à diverses revues et publications, notamment le Dictionnaire biographique du Canada.Aide technique Nos archivistes ont pu répondre cette année à un certain nombre d'appels lancés par des organismes désireux d'être conseillés sur l'organisation de leurs archives.Il convient de mentionner l'aide apportée à la Société historique du Témiscamingue, au service d'archives de la C.S.N.(Montréal), à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, au Séminaire de Saint-Hyacinthe au Regroupement des chercheurs en histoire des travailleurs québécois, entre autres.Il nous est agréable de noter, d'autre part, l'excellente collaboration que nous avons obtenue, à plusieurs reprises, du groupe de M.André Côté, de Chicoutimi, qui est à inventorier les ressources documentaires du Saguenay et dont Vexpérience nous a été précieuse.Mme L.Stanojlovic, notre restauratrice, a, pour sa part, été consultée à plusieurs occasions par des organismes publics et privés dont les archives avaient été endommagées par l'eau ou le feu.En particulier, elle a collaboré avec le ministère de la Justice au sauvetage d'une grande quantité de documents endommagés lors d'une inondation.Ces documents ont d'abord été congelés pour en empêcher la détérioration, puis nettoyés, séchés et restaurés quand il y avait lieu.Archives municipales et scolaires En plus de collaborer à la mise sur pied d'un système de pré-archivage au sein du gouvernement du Québec et de classer, comme nous l'avons dit, XXIII toutes les archives officielles en notre possession, nos archivistes de la section des archives officielles ont participé, par l'entremise surtout de M.Louis Garon, aux activités d'un groupe de travail sur la gestion des documents municipaux.Un rapport préparé par ce groupe sera soumis, le printemps prochain, au ministère des Affaires municipales.De même, Louis Garon a collaboré avec divers organismes à l'étude des problèmes posés par la gestion de la conservation des archives scolaires.Au sein du gouvernement, la même équipe a entrepris des démarches auprès de cinq ministères et organismes pour les inciter à nous verser leurs documents anciens.Il s'agit de l'Assemblée nationale et des ministères des Terres et Forêts, de l'Agriculture, du Travail et des Affaires municipales.Perfectionnement De janvier à la fin de mars, Louis Garon a participé, à Paris, au Stage technique international d'archives organisé par les Archives de France; en août et septembre, Renée Lachance suivait à son tour le stage d'études en archivistique organisé chaque année par les Archives publiques du Canada.Du 25 au 28 février, Mme L.Stanojlovic et Yves-Jean Tremblay visitaient, à Washington, les laboratoires de restauration de la Bibliothèque du Congrès, des Archives nationales et de l'Institut Barow.En octobre, Mme Stanojlovic donnait une conférence au Congrès de l'ICOM, à Venise; par la suite, elle visita les laboratoires du Musée de Belgrade, des Archives de Yougoslavie, de la Bibliothèque nationale et du Musée national de Yougoslavie, de même que ceux, entre autres, de la Bibliothèque nationale et des Archives de France, à Paris.En novembre, Gilles Durand faisait un stage de trois semaines aux Archives nationales de Paris.Statistiques Le Conservateur a émis cette année 939 laissez-passer, ce qui porte ce nombre en circulation à 4 423.Le nombre des chercheurs inscrits à nos registres de présence a été de 11 526 \u2014 un nouveau sommet.Nous avons répondu à 3 127 demandes de renseignements, à comparer à 4 311 l'année dernière.La grève de la poste paraît expliquer cette diminution.Enfin, nous avons exécuté, pour les besoins des chercheurs, 110 557 reproductions de documents.En terminant, il convient de remercier tous ceux \u2014 donateurs, journalistes de la presse écrite et parlée, collègues d'autres institutions, chercheurs et historiens \u2014 qui, cette année, ont bien voulu nous apporter leur concours.Pour ma part, f ajoute mes remerciements personnels aux employés des Archives nationales, dont je connais et apprécie la compétence et le dévouement./4ndré Vachon, s.r.c.Conservateur XXIV LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE BERTHELOT-GIROUARD présentés et annotés par Béatrice Chassé archiviste aux ANQ-Q 1 .¦ ' ; ¦ ¦ ¦ LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE BERTHELOT-GIROUARD ¦ Les deux documents que nous présentons ici pour le bénéfice des chercheurs tirent leur intérêt de ce qu'ils sont deux sources jusqu'à aujourd'hui inédites portant sur l'histoire de la rébellion dans le Bas-Canada, et tout particulièrement dans le comté des Deux-Montagnes.Il s'agit des journaux personnels de Mme Émélie Berthelot-Girouard, seconde épouse de Jean-Joseph Girouard, notaire de Saint-Benoît.Le premier de ces journaux porte comme titre 1837-38, Notes de Émélie Berthelot, écrites en 1872-1875, et est consacré presque exclusivement aux événements de 1837.L'original de ce manuscrit se trouve à la fondation Lionel-Groulx à Montréal où les chercheurs peuvent le consulter dans la collection Girouard.Le deuxième de ces journaux est intitulé Famille Baillairgé, mais nous avons préféré lui donner le titre adjournal de famille de J.-J.Girouard et d'Émélie Berthelot, appellation que lui donne couramment Mme Jeanne Girouard-Décarie, petite-fille du couple Berthelot-Girouard et actuelle propriétaire du manuscrit original, laquelle nous a donné aimablement la permission de publier l'œuvre de son aïeule.Les ANQ-Q possèdent une bonne copie photographique de ce journal.Fille de Joseph-Amable Berthelot, notaire de Saint-Eustache, et de Marie-Michelle Hervieux, Émélie naquit le 1er août 1816 et mourut à l'hospice Gamelin à Montréal le 15 décembre 1896.Elle fréquenta l'école du Dr Jacques Labrie à Saint-Eustache de 1823 à 1827.Émélie profita à fond de ses quatre ans et quelques mois d'école primaire.Comme on le verra à la lecture de ses journaux, elle s'exprime facilement dans un français clair et correct.On peut supposer légitimement que la jeune fille continua à parfaire son instruction sous l'égide de son père; celui-ci avait fait des études collégiales à Québec et passait ses loisirs à étudier l'astronomie, la physique et les mathématiques en compagnie de son disciple, devenu son ami, le notaire Girouard de Saint-Benoît.Quoi de plus naturel pour ce père possédant le goût des sciences que de faire partager ses connaissances à sa fille bien douée qui dut quitter le cours primaire trop tôt par suite de la fermeture de l'école du Dr Labrie à Saint-Eustache.Bien sûr, on relève dans les textes de Mlle Berthelot quelques fautes d'orthographe que nous avons soulignées par la mention « sic »; mais, à ce point de vue, son récit reste très convenable, surtout si l'on considère le fait qu'elle écrivait des journaux intimes, nullement destinés à la publication, et que c'était là le fruit d'un premier jet.De plus, Émélie parvint à se débrouiller assez bien en anglais; lors de l'arrivée des troupes anglaises à Saint-Eustache en 1837, Joseph-Amable Berthelot père fut fait prisonnier sous les yeux de sa famille consternée.Émélie eut assez de courage pour courir derrière les soldats armés et les supplia, en anglais, de relâcher son père.Elle déploya tellement de persuasion que les militaires laissèrent aller leur prisonnier.Le notaire Berthelot, alors âgé de 62 ans, n'en 3 4 LES JOURNAUX D'ÉMÉUE prit pas moins le chemin de la prison de Montréal dans les jours qui suivirent, car on l'accusait d'avoir fabriqué des balles avec l'aide de ses filles.Émélie avait grandi dans l'intimité des grands patriotes.Elle connut intensément la fièvre pré-révolutionnaire et fut témoin des batailles de rues lors de l'élection de 1834 dans le comté des Deux-Montagnes.Elle fut l'amie intime, et le demeurera toute sa vie, de Zéphirine Labrie, fille du Dr Jacques Labrie, ardent patriote, historien et eminent orateur.Zéphirine Labrie devint la femme du Dr Jean-Olivier Chénier qui mourut les armes à la main dans le feu de Saint-Eustache.Les Berthelot, les Chénier, les Labrie et les Girouard se visitaient et commentaient les événements de l'actualité.Éduquée dans ce milieu, c'est tout naturellement que Mlle Berthelot fit sienne l'idéologie des patriotes et à la veille du combat de Saint-Eustache, on la retrouve en compagnie de son père et de ses soeurs en train de fondre des balles.Lorsque la population de Saint-Eustache comprit que le village devait inévitablement devenir le théâtre d'un combat, elle commença à chercher refuge chez des parents et des amis de la campagne.Les Berthelot abandonnèrent leur propriété le 28 novembre 1837 en emportant sur des charettes les articles essentiels à leur survie.Ils furent reçus, à quelques milles du village, chez le « père Rochon », qui, au risque de sa vie et de l'incendie de ses propriétés, donna asile à cette famille de rebelles.C'est de là qu'Émélie vit défiler les troupes de Colborne et qu'elle entendit le crépitement du feu de Saint-Eustache.C'est encore dans la maison de Joseph Rochon que les soldats anglais firent irruption, après la bataille, pour s'emparer du vieux Berthelot.On se souvient de la conduite héroïque d'Émélie dans cette circonstance; à force de parlementer avec les militaires, elle parvint à obtenir la libération temporaire de son père.Quelques jours plus tard, celui-ci fut quand même arraché à sa famille qui le vit partir les mains liées et à pied, à peine vêtu sur les chemins d'hiver.Émélie avait 21 ans lorsqu'elle fut témoin de toutes ces scènes.Après que la rébellion fût écrasée par la force des armes, elle, ainsi que les autres acteurs de cette période troublée, n'eurent de cesse de faire la narration de leurs aventures.Ils passaient des veillées entières à raconter les événements de 1837, jusqu'à en lasser leurs auditeurs.Ces patriotes vaincus concevaient les années pré-révolutionnaires comme une période de bonheur et d'intense activité agrémentée par les discours de Papineau.Tandis qu'après le passage des troupes britanniques, c'est l'humiliation, le dénuement et l'ennui qui s'installent dans les paroisses du nord.Tout cela est la faute des armées anglaises; c'est le point de vue qu'on veut léguer à la postérité, en même temps qu'on veut blanchir les patriotes de toute accusation de rébellion.Dans 1837-38, Notes de Émélie Berthelot, écrites en 1872-75, l'auteur commence son récit par ce qui pourrait être un sous-titre : « Témoignage pour prouver que les patriotes n'avaient pas un dessein de rébellion pour détruire le gouvernement anglais ».Il ne faut pas oublier que dans ses notes écrites 35 ans après les événements de '37, Émélie défend la mémoire des patriotes.Elle cherche à prouver qu'ils n'ont fait que de l'opposition constitutionnelle et que s'il y eut quelques ouvrages de fortifications, ce ne fut que pour se défendre BERTHELOT-GIROUARD 5 des Orangistes de Saint-Andrew, de Chatham et de Gore.11 est évident que le journal d'Émélie sur les événements de 1837 est écrit par un témoin engagé, mais avec ses 16 grandes pages de lecture facile, ce journal reste une source que devraient consulter tous ceux qui s'intéressent à l'héroïque combat de Chénier.Après le combat de décembre 1837, la famille Berthelot réintégra le domicile de Saint-Eustache où le maître du lieu, libéré de la geôle de Montréal par l'ordonnance de Durham, vint rejoindre les siens.De 1837 à 1851, Émélie continua de résider avec sa famille, s'occupant des bonnes œuvres, car Mlle Berthelot était d'une piété exemplaire.Elle s'affairait aussi à secourir les parents et les amis à l'occasion des natalités, des maladies et des mortalités.Au printemps de 1847, ce sont les Girouard qui ont recours à ses services.Le notaire Jean-Joseph Girouard de Saint-Benoît est ami avec les Berthelot depuis de nombreuses années.Il a vu Émélie au berceau lorsque celle-ci fit son entrée dans le monde en 1816.Depuis, les deux familles ont toujours entretenu des relations assidues.Aussi, lorsque Mme Girouard, née Marie-Louise Félix, tomba gravement malade, son époux se précipita chez ses amis de Saint-Eustache pour retenir les services d'Émélie auprès de la patiente.Mme Girouard était mortellement atteinte et, en dépit des bons soins de Mlle Berthelot, elle succombait à la suite d'une hémorragie cérébrale le 2 avril 1847.La défunte était âgée de 66 ans, alors que son époux n'en avait encore que 52.Le notaire de Saint-Benoît avait connu une union harmonieuse avec Mlle Félix et il ressentit de pénibles moments de solitude après la mort de son épouse.Mais, les Berthelot veillaient à alléger son chagrin et l'invitaient souvent à venir se retremper dans une atmosphère familiale.Girouard n'avait pas eu d'enfants de son union avec Mlle Félix et après quatre ans de vie solitaire dans son immense demeure de Saint-Benoît, il songea à demander en mariage nulle autre qu'Émélie Berthelot, de 22 ans sa cadette.Émélie se montra réticente au début, disant qu'elle avait d'autres projets, que d'ailleurs elle ne précise pas.Comme elle était très pieuse, il se peut qu'elle ait eut l'idée d'entrer dans un couvent.Quoi qu'il en soit, Girouard finit par obtenir le consentement de Mlle Berthelot par une lettre où il lui expose ses idées sur la fondation d'un couvent destiné à recueillir les vieillards et aussi à dispenser l'instruction aux jeunes filles de la paroisse de Saint-Benoît.Le notaire décrit en détails la conception qu'il se fait de cette maison de charité et tient à rappeler qu'il ne s'agit pas là de vagues projets, mais d'une intention bien arrêtée.Il dispose des argents nécessaires; tout ce qui lui manque, c'est la coopération d'une personne sage et sérieuse qui partagerait le même idéal que lui.Et c'est par cette formule \u2014 dans laquelle bien peu de jeunes filles modernes, reconnaîtraient une demande en mariage \u2014 que Girouard essaie d'obtenir le consentement de Mlle Berthelot : « Consens donc, ma bonne amie, à travailler avec moi au soulagement spirituel et temporel de nos semblables.»' Comme elle était enthousiasmée à l'idée de devenir la fondatrice d'une maison de charité, Émélie accepta la proposition du notaire 1 JJ.Girouard à Émélie Berthelot, 31 mars 1851, ASGM, dossier Saint-Benoît historique, no 6. 6 LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE Girouard.Le mariage eut lieu à Saint-Eustache le 30 avril 1851 à 4 hres du matin.Cette heure si matinale s'explique par le fait que les nouveaux époux voulaient s'éviter un charivari, les habitants des Deux-Montagnes étant passés maîtres dans ce genre de divertissements depuis les troubles de 1837.Augustin-Norbert Morin, ami et fidèle confident de Girouard, agissait comme témoin de l'époux, tandis que Joseph-Amable Berthelot jouait ce rôle auprès de sa fille.Émélie Berthelot-Girouard avait trente-quatre ans au moment de son mariage et jouissait d'une parfaite santé.En ce temps-là, les familles à l'aise pouvaient facilement obtenir l'aide de domestiques.À ce point de vue, Mme Girouard semblait particulièrement gâtée et a certaines périodes, elle eut jusqu'à quatre servantes pour les corvées ménagères.Elle n'avait même pas le souci de préparer l'ordinaire et c'est la clochette de la salle à manger qui l'avertissait que le repas était prêt.Dans une lettre à sa mère, elle confesse qu'elle fait un ou deux sommes par jour.Les Girouard ont de nombreux amis; ils sortent beaucoup et ils savent recevoir avec cordialité; leur maison est en quelque sorte l'hôtellerie des parents et des amis qui visitent le comté des Deux-Montagnes.Dans les premiers mois de son mariage, Émélie est invitée partout et elle est plus occupée par les réceptions et les festivités que par les soins ménagers.Comme son mari avait toujours eu beaucoup d'intérêt pour la cause de l'éducation, il s'était fait bénévolement inspecteur des écoles de son comté.Mme Girouard est ravie d'accompagner son époux aux distributions de prix et de présenter des récompenses aux élèves les plus méritants.Et à l'été de 1851, les nouveaux époux partent pour Montréal et Québec faire une tournée de la parenté.Il est évident qu'Émélie est parfaitement heureuse dans son nouvel état.Elle décrit avec plaisir les réceptions où elle est fêtée comme une reine, mais elle reste avant tout une femme très austère et très pieuse.Elle note dans son journal que sa plus grande joie, pendant sa vie en mariage, consistait à faire la charité aux miséreux et elle ajoute qu'à presque tous les jours, elle a fait un don à un malheureux.Lorsqu'elle date les événements de sa vie familiale, elle le fait en se guidant sur le calendrier liturgique.Par exemple, lorsqu'elle parle du jour de son mariage, le 30 avril 1851, elle spécifie que c'est la fête de Sainte-Catherine de Sienne et elle entendit la messe nuptiale à cette intention.On voit à la lecture de ses journaux, que la vie de Mme Girouard se partage entre les activités sociales, les bonnes œuvres et les exercices de piété.De plus, Émélie aimait écrire.Elle entretient une correspondance assidue avec sa mère, même si celle-ci demeure à la paroisse voisine et que leurs rencontres soient fréquentes.Émélie commence aussi à cette époque un journal personnel, non intitulé, non paginé et la plupart du temps en style télégraphique.Ce n'est pas le journal de famille que nous présentons ici, mais il est probable que l'auteur se servit de ces notes prises hâtivement pour composer le journal rédigé quelques années plus tard.Cette première ébauche de souvenirs personnels est actuellement la propriété de Mme Jeanne Girouard-Décarie, résidente du Centre d'Accueil à Lachine.Ni les Archives nationales du Québec, ni la fondation Lionel-Groulx n'en possèdent de BERTHELOT-GIROUARD 7 copies dans leur collection Girouard.Mme Émélie Berthelot-Girouard continua encore de correspondre avec Zéphirine Labrie, la veuve de Jean-Olivier Chénier, devenu par la suite Mme Louis-Auguste Desrochers.Le 30 janvier 1852, Émélie mettait au monde deux filles qu'elle prénomma Félicité et Perpétue.Félicité mourut le jour même de sa naissance et les nouveaux parents reportèrent toute leur affection sur la petitie Perpétue.Il est facile de comprendre que ces parents mûrissants furent comblés de joie par la naissance d'une enfant.Dans le journal de famille, la maman nous fait connaître les circonstances de cette maternité, ses joies et ses craintes.Mais, il faut noter à la louange d'Émélie qu'elle ne s'attarde pas trop à parler de ses enfants, de leurs talents ou de leurs maladies.Elle ne consacre à ce sujet qu'une infime partie de ses souvenirs.L'œuvre de sa vie, le véritable but de son union avec Jean-Joseph Girouard, Émélie croit l'avoir atteint par la fondation de l'hospice d'Youville à Saint-Benoît.On se souvient que les époux Girouard avaient conçu ensemble le projet d'établir dans leur village une maison de charité pour le soin des vieillards et l'éducation des jeunes filles.Au mois de janvier 1853, le notaire de Saint-Benoît est avisé qu'il recevra bientôt une somme de 924 livres comme indemnité, soit environ $4,000.pour les pertes subies pendant la rébellion C'est bien peu si l'on songe que le notaire avait présenté une réclamation dûment prouvée de $10,000.Mais, comme la famille vit maintenant dans l'aisance, les Girouard décident de consacrer ces quatre mille dollars à la réalisation du rêve de leur vie; la fondation d'un couvent, de leur couvent.Après de nombreuses difficultés que ces époux très chrétiens interprètent comme des croix nécessaires à l'accomplissement de leur œuvre, l'hospice d'Youville de Saint-Benoît ouvrait ses portes le 9 novembre 1854.On avait demandé Mgr Larocque de Montréal pour bénir la nouvelle fondation; plusieurs ecclésiastiques et dignitaires des environs assistaient à la cérémonie.Ce jour-là, les époux Girouard étaient véritablement au comble du bonheur.¦ Entre-temps, un fils avait fait son apparition dans la maison Girouard.Né le 8 avril 1854, le petit Joseph était véritablement le favori de sa mère.Celle-ci démontrait une prédilection pour ce beau garçon au teint de lait, tandis que le père essayait de compenser en comblant leur fillette de ses soins attentionnés.Mais, sur cette image de bonheur familial plane déjà une ombre menaçante.Le notaire Girouard souffre depuis quelques années de fréquents accès de toux accompagnés de fièvres intermittentes.À l'été de 1855, le mal s'aggrave! le malade devient si faible qu'il est obligé de s'aliter.Son épouse est sans cesse à son chevet pour le soigner et l'encourager, mais, elle devine bien que la fin est proche.Le 18 septembre 1855, le notaire Girouard expirait après avoir reçu les derniers sacrements dans de grands sentiments de religion.Émélie n'avait encore que 39 ans.Bien qu'elle ait été une grande chrétienne, elle accepte difficilement sa cruelle épreuve : « Qu'elle me parut 8 LES JOURNA UX D'ÉMÉLIE 2 Journal de famille deJ.-J.Girouard et d'Émélie Berthelot, ANQ-Q, Collection Girouard, 60.3 Formule de vœu prononcé par Mme Girouard, 21 novembre 18S6, ASGM, dossier Famille Girouard.¦' '- triste cette vie que je devais désormais passer seule.»z La désolation d'Émélie s'explique d'autant plus qu'elle était de nouveau enceinte.Le 7 mars 18S6, elle mettait au monde un fils qui portera le nom de Marie-Jean.À ce moment-là, les vœux de Mme Girouard l'auraient inclinée à entrer au couvent, justement à l'hospice d'Youville où elle aurait aimé se joindre aux sœurs de la Charité et se consacrer au soin des vieillards.Elle s'aperçoit bien vite que ce désir n'est pas réaliste; elle n'ira pas dérober à ses chers orphelins la tendresse qu'elle peut seule leur dispenser.Mais, elle profite des heures matinales pour visiter le couvent et prêter son concours aux sœurs à chaque fois que cela est en son pouvoir,.On peut dire que Mme Girouard agit comme une religieuse non cloîtrée.Le 21 novembre 1856, le jour de la Présentation de la très Sainte Vierge au temple, elle prononce des vœux de chasteté perpétuelle en présence de ses sœurs de l'hospice d'Youville.D'après la formule rituelle, elle promet de consacrer son cœur, son âme, son esprit et toutes ses facultés à l'amour de son Divin Époux « que je choisis irrévocablement pour le reste de mes jours, lui demandant le secours de sa grâce pour me conserver pure et agréable à ses yeux.» 3 Quelque temps après, la supérieure du couvent, Mère Deschamps, remettait une croix de sœur grise à cette chrétienne si désireuse de progresser dans les voies de la vie spirituelle.Mme veuve Girouard partageait ses jours entre le soin de ses enfants, les œuvres de charité et les visites au couvent où le corps de son mari était enseveli dans un caveau de la chapelle.Elle devait aussi assurer la vie matérielle de ses enfants; elle y parvint en gérant avec économie les biens que son mari lui avait légués.Quelque temps après la mort de Girouard, Émélie Berthelot entreprit de continuer le journal commencé par son mari en 1854.Le notaire de Saint-Benoît avait rédigé une histoire de sa famille et avait intitulé son récit Famille Baillairgé.Sa généalogie commence avec l'arrivée de l'ancêtre Jean Baillairgé en 1741, souche de cette famille d'artisans dont est issue Marie-Anne Baillairgé, épouse de Joseph Girouard.Fille du couple Marie-Anne Baillairgé-Joseph Girouard, le notaire avait ajouté à l'étude de son ascendance maternelle, l'histoire de la famille Girouard, de souche acadienne.Il termine son étude des familles Baillairgé et Girouard par son second mariage, avec Mlle Berthelot, le 30 avril 1851.Le récit de Girouard ne compte que 23 pages.Émélie reprend le récit à l'endroit où son mari l'interrompt et continue la relation des événements familiaux jusque vers 1867.Cette œuvre conjointe compte en tout 193 pages, de sorte que Mme Girouard est l'auteur à elle seule des 170 dernières pages.Nous devons quelques explications pour avoir changé le titre du journal que Girouard avait intitulé, en majuscules bien dessinées sur la première page BERTHELOT-GIROUARD 9 de son récit, Famille Baillairgé.Ce titre ne décrit pas en fait la matière contenue dans le journal.Jean-Joseph Girouard ne traite de la famille Baillairgé que sur les 12 premières pages, ensuite il fait l'histoire de la famille Girouard.Et pour ce qui est de l'œuvre d'Émélie, de la page 23 à 193, c'est-à-dire la partie la plus volumineuse, elle est consacrée à la vie familiale du couple Berthelot-Girouard.Nous avons donc cru plus réaliste d'adopter l'intitulé qui a cours chez les descendants : « Journal de la famille de J.-J.Girouard et d'Émélie Berthelot.» L'œuvre est encore enrichie du fait que Mme Girouard dresse à la fin un index des principaux sujets.Le but d'Émélie en écrivant ces pages est clairement avoué.Comme elle nous l'apprend, ses enfants n'avaient pas eu le bonheur de connaître leur père.La mère veut laisser à ses enfants une image bien précise de celui à qui ils devaient le jour.Elle veut conserver les récits que son mari lui a racontés au sujet de la rébellion, mais surtout elle veut le citer comme un exemple de vertus chrétiennes.L'œuvre d'Émélie peut être conçue comme une sorte de testament spirituel où elle exhorte ses enfants aux bonnes œuvres et à la charité, à l'exemple de celui qui fut surnommé « le père des pauvres ».Elle donne des directives pour sa propre inhumation, recommande d'entretenir le tombeau de Marie-Louise Félix, la première Mme Girouard.Enfin, elle exprime le vœu que sa fille ou ses fils entrent en religion, ce qui lui serait une bien douce consolation.Mais la plus grande partie de son récit est consacrée à la fondation de l'hospice d'Youville.Ce couvent représente la matérialisation de ses désirs les plus chers et est devenu pour elle une espèce d'obsession magnifique.Lorsqu'elle nous fait le récit du jour de la bénédiction solennelle où les sœurs s'adressent à M.le Fondateur et à Mme la Fondatrice, nous sentons qu'elle ne peut retenir un mouvement d'orgueil.L'hospice d'Youville, dû à l'abnégation de Girouard et de son épouse, a survécu aux fondateurs et existe encore dans le village de Saint-Benoît.L'œuvre est aujourd'hui entièrement consacrée aux soins des personnes âgées.En 1954, une sœur de la Charité, non identifiée, relate les événements du premier centenaire dans une brochure intitulé Le Couvent d'Youville, à toi la parole, histoire bénédictine.Grâce à cette brochure, nous avons des statistiques sur les réalisations de ce qui est appelé aujourd'hui le foyer d'Youville.De 1854 à 1954,380 vieillards ont été recueillis au couvent et 4643 jeunes filles ont reçu leur instruction élémentaire.De 1854 à 1878, Mme Émélie Berthelot-Girouard a sans cesse veillé au progrès de l'œuvre répondant par là à l'expression des dernières volontés de son époux.Les enfants Girouard ont conservé le culte de leur père, comme leur a enseigné leur mère en écrivant ses mémoires, mais aucun d'eux n'est entré en religion.En 1872, Perpétue épousait Odilon Dacier et allait habiter à Ottawa où son mari exerçait comme pharmacien.Joseph fut reçu notaire en 1877 et continua l'œuvre de son père au tabellionnage de Saint-Benoît.Le 19 août 1879, il épousait Célanire Plessis-Bélair; c'est probablement à l'occasion du mariage de son fils Joseph qu'Émélie Berthelot quittait la demeure qu'elle avait habitée depuis 1851 et préféra aller demeurer avec sa fille à Ottawa.Le dernier des fils Girouard, Jean, termina ses études médicales à Montréal en 10 LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE 1879 et se fixa ensuite définitivement à Longueuil après avoir épousé Marie-Lydia Laviolette.Mme veuve Girouard ne laisse pas de mémoires pour les années postérieures à 1867.Si elle avait connu une vie sociale intense du vivant de son mari, elle ne sortait plus et ne recevait que quelques rares amis.Passant ses heures de loisirs à lire, surtout des livres de piété, elle ne cessait d'évoluer dans un monde où le spirituel occupait la plus grande place.Parmi les quelques invités qu'elle voulait bien recevoir, il faut mentionner Georges-Frédéric Baillairgé, petit-cousin de son mari.Ce parent avait entrepris d'écrire l'histoire de la famille Baillairgé et des familles alliées.Pour compléter ses recherches, il se rendait chez Mme Girouard pour la questionner sur les temps passés et lui demander des renseignements sur les parents Baillairgé et Girouard.Émélie lui donna accès à tous ses papiers de famille et ajouta d'interminables commentaires concernant son époux, Jean-Joseph Girouard.G.-F.Baillairgé puisa entre autres dans les journaux manuscrits que nous présentons ici.Entre 1891 et 1894, il publiait le fruit de ses recherches en onze fascicules, aux Bureaux de l'Étudiant, du Couvent et de la Famille, à Joliette.Le fascicule no 6, intitulé Jean-Joseph Girouard, est dû en grande partie aux renseignements fournis par Émélie Berthelot.Ce fascicule compte 227 pages et a pour sujet, en plus de la biographie de Girouard, l'étude des familles Baillairgé, Félix, Berthelot, Hervieux, Lemaire, Barcelo, Dumouchel, Dacier, Laviolette, Plessis-Bélair et autres familles alliées aux Girouard et aux Baillairgé.En l'année 1888, Émélie Berthelot-Girouard connaissait une cruelle épreuve.Sa fille, Mme Dacier, chez qui elle était logée à Ottawa, succombait en donnant naissance à son neuvième enfant.Mme Girouard, âgée alors de 72 ans, n'a laissé aucun témoignage écrit au sujet de son deuil, mais nous savons qu'elle reprit le chemin de Saint-Benoît où les sœurs de l'hospice d'Youville la recueillirent jusque vers 1892.Ensuite, elle se retira chez les sœurs de la Providence à Montréal, au coin de Ste-Catherine et Berry, où sa sœur Angélique Berthelot était en pension.C'est là qu'Émélie Berthelot-Girouard décédait le 13 décembre 18%, à l'âge de 80 ans.Son corps fut inhumé dans le cimetière de Saint-Benoît où les restes mortels de son mari avaient été transportés en 1877.Un obélisque de granit rose marque l'endroit où les corps des époux furent ensevelis.Sur la pierre, sont gravés ces témoignages dédiés, l'un, à Jean-Joseph Girouard : « Il était le père des pauvres.» Et l'autre à Marie-Émélie Berthelot-Girouard : « Bonne épouse, tendre mère, le modèle de veuves.» j BERTHELOT-GIROUARD 11 TABLE DES PRINCIPALES DIVISIONS 1.1837-38, Notes de Émélie Berthelot, écrites en 1872-1875 .12 2.Famille Baillairgé [Journal de famille de J.-J.Girouard et d'Émélie Berthelot] a) La partie écrite par J.-J.Girouard.21 b) La partie écrite par Émélie Berthelot.31 c) Index .102 1837-38 NOTES DE ÉMÉLIE BERTHELOT écrites en 1872-1875 [Journal des événements de Saint-Eustache et de Saint-Benoît, racontés par Madame Émélie Berthelot-Girouard].12 NOTES SUR LES ÉVÉNEMENTS DE 1837-1838 Témoignage pour prouver que les patriotes n'avaient pas un dessein de rébellion pour détruire le gouvernement anglais.Mr Olivier Richer de la côte S1 Jean dit qu'il a vu plusieurs fois Mr Girouard en 1837.\u2014 et qu'il ne lui a jamais entendu dire qu'il fallait renverser le gouvernement, et il ajouta « Il avait trop de connaissances et trop d'esprit pour parler ainsi.» Il était présent aux assemblées de S1 Benoît et S1 Scholastique « il l'entendit dire au peuple « Qu'il ne fallait pas se laisser mettre en esclavage mais demander les justes droits dûs aux canadiens ».Il le vit aussi chez les particuliers, chez son père et il disait « nous tâcherons de faire assez de bruit pour qu'ils nous accordent ce que nous devons avoir comme citoyens libres.» Mr Dumouchel père et les autres parlaient dans le même sens; il est vrai, cependant que des jeunes gens de Montréal (Fils de la liberté) obligés de fuir à S1 Benoit S' Eustache et les paroisse du Sud avaient des idées un peu violentes, et qu'ils firent des démarches imprudentes que les premiers citoyens ne purent prévoir : c'est ce qui amena cette apparence de révolte qui eut lieu, et que le gouvernement crût plus importante d'après le récit exagéré des loyaux volontaires, il envoya des forces beaucoup plus considérables .qu'il n'en fallait pour la réduire.\u2014 1837 Dès le mois de juillet, les animosités mutuelles entre le gouvernement et le parti canadien commencèrent à devenir sérieuses \u2014 les assemblées qui se faisaient à la porte des Églises des différentes paroisses et surtout dans le Comté des 2 Montagnes où des chefs fortement animés du désir de voir enfin rendre justice aux canadiens, et les voir partager les mêmes avantages dont les autres nations établies dans le pays, jouissaient à peux [sic] près seuls [sic], firent des discours un peu violents qui déterminèrent le gouvernement à empêcher ces assemblées où les Canadiens étaient toujours en majorité exprimant des idées un peu ouvertes d'opposition et de mécontements [sic] et menaça donc d'envoyer des piquets de soldats pour imposer silence à ceux qui faisaient connaître leurs justes sujets de plaintes.\u2014 Nous en fûmes avertis (Berthelot & An.Ouimet \u2014 Avocats) qui arrivèrent sur les deux heures de la nuit un Dimanche au matin, cette mesure effraya beaucoup les deux partis surtout à S1 Eustache où les patriotes étaient en force : S' Joseph qui tenaient [sic] encore à cette paroisse avait beaucoup de partisans du parti canadien et bien décidés, plusieurs d'entre eux ayant menacé de se servir de leur fusil de chasse pour se rendre maîtres et laisser parler leurs chefs dans le sens contraire aux intentions du gouvernement, c'était surtout un nommé Guitare qui a été pris, mené à la ville, admis à caution et ramené dans la nuit par les deux Messieurs déjà nommés, et qui au feu de S1 Eustache paya de sa vie son dévoilement à la bonne cause. 14 LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE Les esprits cependant s'étant calmés, tout resta tranquille jusqu'au 6 Novembre (Voir Mr Desrivières) que les Fils de la liberté émirent leurs opinions de manière à être gravement compromis leur chef était 1 Alors tout fut en rumeur même dans les campagnes et une espèce de terreur s'empara des familles qui pressentaient l'appel de quelques un [sic] de leurs membres pour agir, comme on le disait alors, afin d'obtenir justice égale du gouvernement en prenant même des mesures belliqueuses, s'il le fallait; plusieurs jeunes gens de la ville (De Lorimier-Peltier Papineau de S' Martin) se réfugièrent dans les campagnes pour se mettre à l'abri des poursuites et furent appuyés à S1 Eustache par le Dr Chénier Mr Féré Mr Berthelot, Mr Robillard, Foisy, Bélenger & beaucoup d'autres dont on peut voir les noms dans le recensement qui a été fait par Mr Girouard, Mr Jobin durant leur emprisonnement à Montréal.Ils furent rejoints par un nommé Girod originaire de la Suisse, établi à Varenne (marié à une D\"e Ainse) qui leur donna des leçons d'escrime et les persuada de se mettre en défense d'abord contre les gens de S' André, Gore Chatam, Greenville, qui ayant toujours été les ennemis déclarés des canadiens dans les élections et en toute occasion n'attendaient que le moment d'un engagement décidé, pour agir de toutes leurs forces contre eux.Un [sic] espèce de camp fut donc établi dans le village de S1 Benoit et on veillait jour et nuit dans la crainte d'être surpris.\u2014 Vers le 15 Novembre ils jugèrent à propos d'aller au secours des habitants de S' Eustache menacés comme eux, et on établit un nouveau camp sous les ordres de Girod, aussi du Dr Chénier et de plusieurs qui se joignirent à eux, toujours dans le même but de défendre leurs familles et leurs propriétés en allant bravement au devant du danger qui les menaçait de tous côtés.\u2014 Vers les premiers jours de Décembre des familles entières laissèrent les villages pour se retirer dans les campagnes, car on voyait sur tous les journaux que le gouvernement préparait des forces et n'attendait que le moment de la prise des glaces pour se mettre en campagne; on les attendait donc d'un jour à l'autre, surtout à S1 Eustache d'où tous les prétendus loyaux avaient fuis [sic] pour aller s'enrôler comme volontaires à Montréal, sous les ordres du Dr Arnoldi qui en était le premier chef et qui a immortalisé son nom par la fureur et la cruauté avec laquelle il a agi, s'étant joint aux en nemis déclarés des canadiens pour leur faire tout le mal qui était en son pouvoir.Cet état de choses dura jusqu'au 10 ou 12 Décembre que des personnes de la Grande côte de la Rivière du Chesne apperçurent [sic] quelque chose de brillant passer à travers les arbres de l'Isle Jésus de l'autre côté de la Rivière, c'était comme on le sçut plus tard des volontaires venant à la découverte pour s'assurer si les glaces étaient prises afin d'y faire leur descente pour surprendre le village par derrière l'Eglise.Durant ce temps, les patriotes ayant pris une entière possession du village de S' Eustache tenaient toujours sous les armes un assez grand nombre déjeunes gens de la campagne pour résister au premier assaut de quelque part qu'il dût venir, et pour que tout fût en bonne forme de guerre défensive, ils durent s'emparer des prin- 1 Espace en blanc dans le texte. BERTHELOT-GIROUARD 15 cipaux édifices pour en faire des forteresses, mais cela n'arriva que lorsque les habitants persuadés que ce village devait indubitablement devenir le lieu d'une bataille, l'eurent à peu près entièrement abandonné : Mr le Curé de la paroisse avait de lui-même laissé le presbyterre [sic], après avoir transporté les vases sacrés sur sa terre du domaine; il y venait néanmoins dire la messe, à l'Eglise tous les jours, et y remplir les devoirs de son ministère sans être aucunement inquiété, et les militaires canadiens y assistaient modestement.Le jour même du feu le 14 Décembre, les volontaires ayant de nouveau été apperçus [sic] dans l'Ile Jésus, les patriotes envoyèrent un courier [sic] dans la grande côte près de Se Rose et là ils apprirent que les troupes réglées étaient en marche sur S' Eustache.\u2014 de retour au village, l'alarme fut générale, on criait aux armes on se réfugiait dans le domaine \u2014 Mr le Curé Paquin, et aussi Mr Desève, alors vicaire, consommèrent les S,es Espèces et transportèrent les vases qui étaient encore à l'Eglise depuis le service divin et s'enfuirent sur la terre qu'ils occupaient tous deux depuis ces derniers temps.\u2014 Certains alors qu'il fallait entrer en bataille, nos guerriers canadiens se rendirent chacun à leurposte, c'était dans la maison de Mr Joseph de Bellefeuille dans le presbyterre [sic], le Couvent et l'Eglise; ils montèrent dans les jubés et se servirent des chassis et des œil de bouc comme de meurtrière, tirèrent les escaliers après eux pour n'être pas surpris et attendirent l'ennemi courageusement.\u2014 Vers les dix heures du matin, c'était un jeudi, par un beau temps clair et très frois, les volontaires traversèrent sur la glace, vis-à-vis l'Eglise au nombre de 500 \u2014 et attendirent les troupes anglaises dont la marche étaient [sic] plus lente, elles passèrent par le chemin de roi au nombre de 1500, l'infanterie, l'artillerie, la cavalerie l'état major, en grand costume, commandés par le gouverneur S'r John Colborne; puis des machines de guerre, des mortiers et des grandes voitures rouges à huit places pour transporter les blessés.Tout cela défila modérément, et avec une espèce de défiance, tant les faux bruits sur la prétendue révolte, et sur les préparatifs que pouvaient avoir les patriotes pour les repousser avaient effrayé le gouvernement, il employa donc toutes les forces dont il pouvait disposer alors à Montréal pour abattre un parti qu'ils redoutaient tant.Arrivés à 40 arpents environ du village, ils firent halte, entrant dans les maisons pour faire boire les soldats, ce que les bonnes femmes firent en tirant l'eau de leur puits.A quelque distance de la maison, ils commencèrent à tirer du canon pour voir de quelles armes les patriotes pouvaient leur riposter, et continuèrent ainsi en approchant toujours le village jusqu'à ce qu'enfin le premier boulet atteignit le pignon de la maison de Monsieur Hyacinthe S1 Germain et la traversa de part en part.\u2014 Ils entrèrent enfin dans le village, sous le feu que les patriotes lançaient des chassis, et ils tirent [sic] beaucoup et tout à peu près et à travers cette masse de militaires qui de leur côté atteignaient plus difficilement les combattants tapis dans les embrasures des fenêtres; plus ils approchaient de l'Eglise et du presbyterre [sic] plus le feu devenait fort et leur perte en proportion, car sur une masse compacte de* 1500 dans une rue étroite tous les coups devaient porter, aussi ils perdirent beaucoup de soldats (150 dit-on). 16 LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE L'état major se fit jour et avança passé le détour du village et fit placer les plus grosses pièces vis-à-vis de l'Eglise, bombardant le portail à coups redoublés, et recevant toujours sans relâche le feu des assiégés.\u2014 On a dit dans le temps, et on dit encore que trois canoniers [sic] se succédèrent pour tirer les premiers coups.\u2014 Les volontaires au nombre de 500 s'étaient rendus maîtres de la sacristie et poursuivaient les fuyards qui en sortaient sur la glace, tandis que d'autres entrant dans l'Eglise y mirent le feu tout en combattant ceux qui se voyant vaincus, sautaient à bas des jubés et gagnaient la sacristie pour s'enfuir.Un nommé Edouard Major s'étant caché derrière la porte d'où il tira sur un officier du nom de Hormsby, il en reçut un coup d'épée sur la poitrine et fut fait prisonnier sur le coup et fut traité de cette blessure à la prison par le Dr Wolfred Nelson.\u2014 Le Dr Chénier a été vu dans l'œil de bouc le plus haut du portail échafaudé sur les bancs ainsi que plusieurs autres et on lui présentait des fusils tout chargés (Vandette) obligé de fuir avec les autres, un officier supérieur reconnaissant à sa figure qu'il devait être un des chefs, lui commanda de loin de se rendre, lui fesant [sic] signe de la main de ne pas tirer, mais ce si brave citoyen avait juré « de combattre jusqu'à la mort, et que quiconque des Anglais ne l'aurait vivant » alors ayant continué à se mettre en défense, il reçut une balle qui lui traversa le cœur.Vers le midi, toute l'Eglise et le presbyterre [sic] étaient en flammes, et le village continua à brûler toute la nuit.(Voir pour cela le recensement).Tous les patriotes sous les armes étant fait prisonniers, les mourants et les blessés que le feu n'atteignit pas moururent sur la glace, et reçurent les secours par Mr Desève et Mr Turcot Curé de Se Rose qui suivait l'armée.\u2014 Une compagnie de volontaires commandée par le Colonel Gugy avait cerné le village et faisait prisonniers ceux qui se sauvaient au domaine des Seigneurs.Sur le soir il vint prendre logement chez Mr J.Bte Laviolette, sur la côte du moulin.L'état major se logea chez Mr Eugène Globensky dont les frères et autres parents étaient dans les volontaires, lui-même et tous les autres loyaux ayant suivi les troupes et été témoins du carnage reprirent possession de leurs demeures.Pour les prisonniers patriotes, ils furent logés quelques uns dans leurs propres maisons, et les mains attachées derrière le dos, gardés à vue par des soldats, sans trop boire ni manger, recevant les insultes et les injures ordinaires en temps de guerre civile où la haine et l'esprit de parti mettent de côté tout sentiment d'humanité.\u2014 Ils restèrent ainsi jusqu'au retour des troupes de S< Benoit passant par SeThérèse etS'e Scholastique.\u2014 (Raconté dans le 3eme volume des notes de Mr Girouard.) Le village continuant de brûler, sans aucun secours que celui d'abattre les maisons, ce que les troupes ou volontaires firent en brisant une partie de la maison à deux étages, occupé [sic] par un menuisier du nom de J.Bte Clément, au côté nord pour sauver la maison d'un nommé Addison, écossais de leur parti, boucher et tenant auberge; c'est là que le corps du Dr Chénier fut déposé sur le comptoir de la barre, le chirurgien du régiment l'ouvrit et déposa son cœur dans un plat, l'un et l'autre furent ensuite exposés par la fenêtre.Chacun y entrait et l'examinait en faisant des réflexions selon leurs sentiments, quelques jours après, il fut enterré dans la fosse commune, et le BERTHELOT-GIROUARD 17 printemps suivant, les parents eurent permission de relever les corps et de les inhumer plus convenablement dans le cimetierre [sic].Du côté Sud le feu arrêta à la maison du Major McKay, le village était désert de tout autre que des militaires, des loyaux et des prisonniers, tout le reste avait fui.Le lendemain vendredi le 15 les troupes se mirent en marche pour S1 Benoit.Vers la Frenière ils rencontrèrent les députés, porteurs d'une requête, envoyés par Mr Dufresne Supérieur de la Mission au lac des deux montagnes, qui de mandait [sic J la clémence du gouvernement anglais, et garantissait qu'il n'y avait aucun soulèvement ni danger à courrir [sic] : le gouverneur leur fit retourner chemin, leur disant qu'ils eussent à passer devant, et qu'ils les considéraient comme otages.\u2014 Voir le 3eme volume.Tous les prisonniers patriotes restèrent au village de S' Eustache et furent visités par les loyaux canadiens qui leur firent des reproches de ce qu'ils avaient leurs chefs qui les avaient trompés et amenés dans le péril.Quoique ce ne fut pas un temps propre à répliquer, plusieurs eurent le courage de répondre qu'ils avaient agi d'après leurs propres convictions, et ne voulurent aucunement compromettre ni dénoncer ceux dont ils faisaient partie, quoiqu'on les sollicitât vivement, avec promesse d'être relâchés, ou moins maltraités.\u2014 ils répondirent fermement et sans bassesse.\u2014 Quelques uns furent mis en liberté, d'autres obtinrent seulement qu'on relâchât un peu les cordes qui attachaient leurs bras et bleuissaient leurs mains.\u2014 Presque tous partirent pour les prisons le lendemain, ils furent rejoints à S1 Martin le 16, samedi par les troupes et les prisonniers faits à S' Benoit, au nombre desquels étaient Mr Dumouchel père et ses deux fils qui se rendirent à la ville, liés et à pied.Tous furent logés à la vieille prison en attendant couchant sur le plancher, (choisissant comme disait un célèbre prisonnier,) la planche la plus molle, souffrant de la faim, de la soif et surtout de l'exiguité de leur logement et de toute espèce d'autres souffrances (Voir les lettres de Mr G.à Jacq.Dubeau).Les volontaires, comme fidèles sujets ne pouvaient laisser là leurs faciles conquêtes, aussi continuèrent-ils à traquer tout ce qui était canadien, et qui avait apparence du patriote, ils firent tant de prisonniers arrivant toujours de nouveau, qu'on fut contraint d'en renvoyer un grand nombre après une enquête faite dans la vieille prison, le gouverneur donna ordre de cesser toute perquisition nouvelle, ce qui ralentit un peu leur zèle à tout anéantir s'il leur eut été possible.\u2014 On transporta ceux qui devaient avoir leur procès à la nouvelle prison, au pied du courant, c'est là qu'ils se retrouvèrent tous, et passèrent l'hiver, au nombre de 2 (Voir le recensement).Les loyaux revenus à la suite des troupes, considérant les canadiens tout-à-fait abattus, et destinés à la potence se considérèrent comme en pays conquis, s'emparèrent des maisons abandonnées des patriotes pour remplacer les leurs, détruites par le feu ou occupées par des officiers et soldats 2 Espace en blanc dans le texte. 18 LES JOURNA UX D'ÉMÉLIE laissés sur les lieux pour garder le village à moitié brûlé.\u2014 Quant à S* Benoit tout était en cendres, et il n'en restait que les cheminées (Voir le plan).Dans le cours de l'hiver Monsieur le Curé Paquin d'heureuse mémoire fit réparer le Couvent de S1 Eustache, qu'il avait déjà érigé lui-même à ses propres frais quelques années auparavant (1832) et les offices de l'Eglise s'y firent régulièrement jusqu'en 1841.\u2014 Dans le mois de janvier Monseigneur PEvêque de Montréal ayant permis de dire la messe dans S1 Benoit, ce Monsieur y allait tous les quinze jours alternativement avec son vicaire M1\" Desève faire l'office du Dimanche dans la maison d'un nommé Jacques Brayer dit S' -Pierre : ils se logeaient chez Mr Olivier Richer à quelques lieues de là; dans le cours de l'hiver Monseigneur accompagné de Mr Trudeau son secrétaire et de Messire Vinet curé de Rigaud vint à S' Benoit pour s'occuper de rebâtir l'Eglise; il se forma alors deux partis, un voulait que ce fut sur les anciennes fondations; l'autre partie désirait qu'on fit une nouvelle bâtisse au cœur du village, ce dernier parti prévalut, au moins pour le moment, il en coûta 1200 # à la paroisse pour laquelle somme il fallut faire des souscriptions et des emprunts; le Séminaire prêta alors # 100.dont la paroisse paya intérêt jusqu'en 1864 que ces Messieurs abandonnèrent le capital à condition qu'il serait employé en faveur de l'Hosp.Youville ce qui eut lieu par l'entremise de Messire Tassé, curé de S' Benoit en ce temps.Cette bâtisse faite à la hâte ne pouvait exister longtemps; un nommé Vézina, indigné de voir l'obstination des opposants à refuser de rebâtir sur les vieilles fondations en avait prédit la chute : sitôt que les piquets furent sur le nouvel emplacement en fit le tour en les arrachant, riant et chantant ce refrain populaire « Ca ne tiendra pas, Ca ne tiendra pas.» La prophétie s'accomplit puisque un jour de visite d'Evêque en 1852, un grand vent du Sud s'étant élevé, la chapelle encombrée de monde marcha sur ses fondations, de quelques pouces, le Rév.père Brunet prêchait alors voyant le mouvement de frayeur qui se manifestait, on se rappelle qu'il nous dit un peu sévèrement du haut de la chaire, « Il parait mes frères que vous n'avez la conscience tranquille; car si vous étiez en paix, vous ne craindriez pas tant de périr.» Le vent continuant toujours, Mons.le Curé Groulx persuada Monseigneur de lui permettre de transporter les vases sacrés, à la chapelle de la salle des habitants au presbyterre [sic], ce qui fut fait sur le soir; mais après réflexion, on prit les moyens de rétablir la chapelle provisoirement : afin de prendre le temps de faire une répartition pour rebâtir l'Eglise sur ses fondations (Voir le Dr Dumouchel).Dans l'hiver 1838, Mr Griffin officier du gouvernement et Mr Leclerc Lafrenay furent nommés pour s'enquérir des faits et des pertes causés par la prétendue révolte et se logèrent chez Mr Olivier Richer.Les volontaires qui n'avaient pas abandonné la déshonorante mission dont ils s'étaient chargée [sic] de traquer les canadiens, même après les avoir vaincus croyant qu'il s'agissait de les poursuivre encore vinrent trouver ces Messieurs et voulurent fair des dépositions contre Messieurs Girouard Dumouchel, Masson, etc.etc.mais ces Messieurs leur dirent que tel n'était pas leur mission et que le temps BERTHELOT-GIROUARD 19 de se conduire ainsi était fini pour eux, et ils les congédièrent (C'était Donald Forbes, etc Eustache McKaye \u2014).C'est encore l'opinion générale que les troupes ne firent aucun dommage que de se loger et de prendre pour leur besoin, et que ce n'est qu'après le départ du gouverneur et de tous ses officiers à peine rendus dans la Frenière, que les volontaires de S( André, Gore et Chatam, qui n'attendaient que ce moment fondirent sur l'Eglise et les maisons, enragés de ne pas trouver les propriétaires, ils y mirent le feu.\u2014 Le Capitaine Jones empêcha bien quelques désordres, mais il ne pût les maîtriser tout-à-fait.On dit encore que c'est le nommé Eust.McKay qui mit lui-même le feu à l'Eglise avec les bancs qu'il brisa.Voir le 3eme volume.Accusation de Mr Girouard \u2014 Il se disculpe à Beauharnois devant les Commissaires \u2014 le Colonel 3 Mr Jacques Viger et Mr Ovide Leblanc, notaire.A l'approche des troupes dans le village de S1 Eustache le 14 \u2014 beaucoup de canadiens se trouvaient absents, plusieurs aussi en voyant cette grande armée s'enfuirent, celui qui rapporte cela (Jacques Dubeau) nous dit qu'en fuyant, il avait la précaution de fuir de côté afin de n'être pas blessé de part en part, aussi une balle lui effleura le bout du nez, une autre coupa les cordons de son casque etc \u2014 il se sauva par le domaine apperçut [sic] d'assez près les troupes du Colonel Gugy, qui n'en firent pas d'état, où il rencontra Messire Charretier [sic] ex Curé de S1 Benoit aussi en fuite et beaucoup d'autres.Parmi les fuyards sur la glace, après le feu de S1 Eustache, un nommé Cardinal, du petit Chicot épuisé de fatigue eut l'idée de monter la côte et de se réfugier dans la maison de Mr Alexandre Rochon qui le laissa entrer dans sa chambre et cacher dans la ruelle de son lit, la bonne femme arrivant sur le fait, et craignant justement qu'il ne fut poursuivi le fit déguerpir promptement, éperdu, et demandant encore grâce de sauver sa vie, le bonhomme lui ouvrit la cave, ou il se jetta [sic]\u2014 A peine ce coup était-il fait que deux volontaires à sa poursuite entrent par la porte de derrière, et le cherchent furieusement, dans la maison le demandant impérieusement, le maître sans trop répondre leur montre la porte tout vis-à-vis \u2014 où le fuyard aura pu sortir; eux certains de l'avoir vu entrer, qui n'a pu sortir, vû que la maison était cernée ne se payant pas de cette raison, continuent leurs recherches, ouvrent la porte de la cave en criant au malheureux de se rendre, sur son refus muet d'obéir, par prudence ils commencent par tirer deux coups de fusil dont les balles se logent dans les piliers de la trappe.\u2014 forcés d'y descendre ils en reviennent avec leur prisonnier plus mort que vif.\u2014et pour payer leurs peines, prennent en passant le pot et le tabac en poudre de la maîtresse de la maison, qui en eut autant de regret que du pauvre prisonnier.Les volontaires restés au dehors, voyant sortir le prisonnier firent des cris de joie, et se ruèrent dans la maison pour piller, d'autres en firent le tour et 3 Espace en blanc dans le texte. 20 LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE brisèrent les vitres avec leurs bayonnettes [sic], le maître de la maison voulant leur faire quelques observations, on le prit tel qu'il était et l'on [sic] l'amenait prisonnier au village lorsque un brave citoyen + obligé de se retirer à la veille du feu, et à qui il avait donné ainsi qu'à sa famille une généreuse hospitalité, voulut persuader ces furieux de le laisser chez lui, puisqu'il n'avait rien fait qui pût autoriser leur prise de corps, mais les misérables qui n'entendaient pas raison le prirent à deux et l'emmenaient, chargés qu'ils étaient de hardes, linges, etc.et de tout ce qui se trouvait sous leurs mains; cependant une de ses jeunes filles x s'appercevant [sic] de son départ.à la rigueur du temps, sans presque de vêtements pas même de mitennes [sic], courût après son père environ un arpent dans les neiges et fit tant auprès de ces malheureux qu'ils le lui rendirent.La maison étant au pillage, et connue de ces brigands, on ne trouva pas sûr d'y passer la nuit, les femmes se rendirent à une maison voisine où étaient réunies plusieurs familles.\u2014 Enfin le jour parut, un vendredi 14 Décembre où toutes les troupes laissèrent le village de S' Eustache pour se rendre à S' Benoit.La moitié du village de S< Eustache étant détruit, les maisons qui restaient étant pillées et brisées, les patriotes en revenant après le feu, pour en prendre possession, recevaient la réponse des loyaux qui s'en étaient emparées [sic] « qu'elles leur appartenaient et qu'ils étaient autorisés du gouvernement pour les occuper.» \u2014 Force fut donc de se contenter du plus petit coin qu'on voulait bien accorder aux propriétaires et de leur en laisser la plus grande partie, soit pour eux ou pour les soldats qui continuèrent à garder le village une partie de l'hiver.\u2014 Nonobstant toutes les menées du parti contraire aux canadiens, les choses se calmant un peu, le gouvernement prit des mesures pour nous rendre justice.Un Monsieur Leclair Lafrenay vint chargé de la mission de s'enquérir de tous les dommages qui avaient [été] faits sans nécessité, il entendit les plaintes et les réclamations des patriotes, donna des ordres pour que leurs maisons leur fussent remises au Ier mai de 1838, et livra aussi des warrants de recherche pour les meubles et effets qui avaient [été] volés à la suite fu feu, et qui se retrouvèrent à plusieurs lieues de distance, tant on était persuadé que les canadiens étaient tout-à-fait proscrits, et n'avaient plus aucun droit à prétendre sur leur propre pays.\u2014 Voir la liasse de l'indemnité.'' x nH^^eThei0t\u2022 F?' S'Eustache [note de la main de J°s-Ph Girouard].Eme,,e Be\"helot.maintenant W* Girouard [Note de la main de Joseph Girouard].1HAF, Collection Girouard BERTHELOT-GIROUARD 21 Fait par Mr.Girouard en 1854 FAMILLE BAILLAIRGÉ i74i Jean Baillairgé, architecte originaire du Poitou, quitta la France à l'âge de 16 ans, en l'année 1741 & vint en Canada dans le même vaisseau qui y transportait Monseigneur L'Evêque de Pontbriant, qui le protégeait, et vint s'établir à Québec.1760 II était à la bataille qui décida du sort de la colonie sur les côtes d'Abraham, et où furent tués les deux braves Généraux qui commandaient dans cette affaire mémorable, Wolfe & Montcalm.Je lui ai entendu raconter plusieurs fois les détails de cette guerre.Il avoueait [sic] qu'à la première décharge la molette des genoux lui tramblait [sic]; car il tirait au rang de front qui en bataille fait feu un genou enterre.En l'année 1 il épousa une fille de Beauport près de Québec.Je crois qu'elle se nommait Marie-Anne Parent.Ce fut son protecteur, l'Evêque de Pontbriant, qui bénit son mariage, en même temps que celui d'un de ses amis, M.Bériau, qui avait fait la traversée aussi avec le même Evêque.Après la cérémonie les deux couples furent au palais episcopal faire visite à Monseigneur qui, après leur avoir fait compliment et donné des avis religieux, fut dans sa bibliothèque chercher deux grands catéchismes (livres très rares alors).Il en présenta un à Mme Baillairgé en lui disant : Madame, voila pour instruire les enfants que le Bon Dieu vous donnera.Il donna l'autre à [2] Madame Bériau et lui dit : Quant à vous je ne puis vous faire la même recommandation, mais vous vous en servirez pour instruire les enfants de vos voisins et des pauvres.Cette prophétie que l'Evêque fit alors comme en badinant, se vérifia à la lettre; car Madame Baillairgé devint mère de plusieurs enfants, et Madame Bériau mourut sans postérité, après plusieurs années de ménage.Ces deux familles dont les chefs avaient émigrés [sic] ensemble furent toujours unies de la plus tendre amitié.Mmes Bériau & Baillairgé se traitaient comme deux sœurs.Lorsque la première mourut, Madame Baillairgé qui était indisposée entendit sonner des glas et demanda qui était mort.En apprenant que c'était son amie, elle dit : « Je vais la rejoindre bientôt » en effet elle se mit au lit et mourut peu après.Il y avait encore entre ces deux femmes des sympathies et plusieurs autres rapprochements dont je ne me rappelle plus.Mon Grand'Père, Jean Baillairgé était d'une taille au-dessus de la médiocre, robuste et d'un port qui annonce la force en même temps que le 1 Espace en blanc dans le texte. 22 LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE courage.Sa tête était un peu allongée, ses lèvres grosses, son néz très prononcé et large, les yeux largement fendus et abrités dans leurs orbites par des sourcils très épaix.Il me semble le voir encore : c'était de ces anciennes et originales figures comme on n'en voit guère, et qui ne ressemblent en rien à ces faces communes, cassées, applaties [sic] et sans expression.Il avait été élevé dans toute la rigueur des mœurs du temps dans son pays.Et si tous les conscrits de la [3] République et de l'Empire étaient des hommes de sa trempe, il n'est point surprenant que des armées ainsi composées aient vaincu toutes les autres troupes de l'Europe.Au reste, à part une grande sévérité quand il s'agissait de religion, de devoir, d'autorité, il était très gai de caractère; contait agréablement une infinités d'anecdotes que sa mémoire heureuse lui fournissait, et chantait plaisamment des chansons, des cantiques dans le patois de son pays.Il avait reçu une éducation à la hauteur de sa profession, dessinait assez bien, faisait des plans corrects et était un excellent calculateur.Je me rappelle qu'il me montrait les règles du cubage et autres.Son architecture était il est vrai, un peu lourde ou pesante, mais elle se ressentait un peu de ses mœurs et du goût du temps.Je ne puis guères [sic] citer de grands édifices de sa façon.Tout ce que je sais, c'est qu'il travailla à l'Eglise cathédrale de Québec, qu'il fit la charpente et le clocher de la vieille tour qui existait encore il n'y a pas longtemps, et qu'il est l'auteur du grand baldaquin de la chaire et de plusieurs autres morceaux de l'ornementation de cette église.Quant aux statues, elles sont de son fils François Baillairgé dont il sera parlé plus loin.1775 Lors de la première guerre américaine 1775 (l'année des Bostonnais comme on l'appelle communément parmi le peuple) mon Grand'Père fut un des premiers canadiens qui s'évertuèrent à défendre la capitale qui était alors dans un très mauvais état de defence [sic].Au point qu'il fallut travailler assez [4] longtemps pour débarrasser les portes de la ville prises dans les glaces.La petite garnison anglaise de Québec était incapable de défendre la ville d'un coup de main et la population de même origine n'était guère disposée à l'aider; en sorte que sans la loyauté, l'énergie et la bravoure que déployèrent alors les canadiens français, c'en était fait de la Colonie.C'est un fait de l'histoire traditionnelle du pays, mon grand-père le disait hautement et je l'ai entendu attester par M.Papineau, père, et plusieurs vieillards.Il fut employé avec les officiers du génie, et ses deux fils servirent dans la garnison de milice.Il a obtenu pour récompense de ses services des terres dans lç township de Somerset, mais ses patentes ont été détruites avec d'autres papiers dans la maison de mon oncle, François Baillairgé lorsque le Gouverneur Craig fit mio saisir en 1810 les presses du Canadien qui étaient chez lui.On a fait depuis aucune réclamation pour ces terres, et je ne sais ce qu'elles sont devenues.2 +[21] Mon grand-père était de l'ancien régime et la révolution française ne trouva point de sympathie chez lui : son caractère paisible et ses senti- 2 Nous plaçons entre les deux croix les folios 21,22 et partie du folio 23 contenant une note de Jean-Joseph Girouard au sujet de son grand-père Jean Baillairgé, qui aurait dû se trouver à la suite de ce paragraphe. BERTHELOT-GIROUARD 23 ments religieux répugnait [sic] aux pertubations politiques.Aussi l'Angleterre n'eut jamais en Canada de sujet plus fidèle et fut-il comme je l'ai déjà dit, un des premiers à défendre la Colonie contre l'invasion américaine.Il s'en fallait que tous ses compatriotes français établis en Canada fussent aussi sages.Je me souviens d'un nommé Belhumeur qui l'année dite des Bostonnais fit tant de bruit dans Québec qu'il fut emprisonné tout pendant la guerre.C'était un vrai révolutionnaire qui aurait voulu livrer le Canada a l'union Américaine.D'ailleurs il était grand buveur et pendant sa détention sa pauvre femme était obligée de lui porter tous les jours sa bouteille de vin.Il venait souvent chez mon grand-père qui l'accueillait comme son compatriote, buvait la bouteille avec lui, mais n'aimoit aucunement sa société, tant le bonhomme Belhumeur était imprudent et indiscret.Ce dernier lui disait un jour entre autres choses : si l'on avoit fait ceci, ou cela jamais les Anglais n'auraient pu prendre le pays.Quoi nous, Français! nous laisser maîtriser par des Anglais! des moutons commander à des lions! et autres choses semblables : j'étais présent à cette conversation et ces expressions me sont restées dans la mémoire quoique je n'eusse pas plus de huit à neuf ans.Si l'on veut bien consulter les mémoires du temps les idées du Belhumeur [sic] étaient assez répandues dans la province puisque les Bostonais [sic] y [22] trouvèrent quelques partisans même parmi le Clergé.Cependant l'Evêque Briand avoit reçu une pension de£200du gouvernement, et prêchait la loyauté, foudroyant ceux de ses Curés qui prenaient parti pour les Bos-tonais [sic].L'un d'eux qui étaitdans la paroisse S1 Laurent de l'Ile d'Orléans c'était je crois un M.Deguarne ex recollet, étant assez bon poète fit une chanson critique contre le prélat dont le refrain était : L'Evêque est payé des ANglais Vivent les Bostonais! Monseigneur Briand fit demander l'auteur, et lui donna une forte réprimande., Il courut ainsi une autre chanson qui autant que je m'en rappelle commençait ainsi : Bernard n'était qu'une bête, Auprès de notre Briand .et finissait en disant : Et par nos braves promesses De nos maîtres méritions Qu'on augmente avec largesse Du prélat la pension.Quoiqu'il en soit, la colonie fut sauvée et conservée à l'Angleterre par la fidélité et la bravoure des français canadiens.Je regrette que ma mémoire ne me fournisse pas une foule d'épisodes intéressantes que j'ai entendues [sic] raconter à mon grand-père qui avait personnellement figuré dans cette guerre mémorable pour nous, épisodes la plupart perdues pour l'histoire et que la tradition seule auroit pu nous conserver.Je regrette également de n'avoir pu 24 LES JOURNA UX D'ÉMÉLIE faire un recueil [23] des chansons qui avaient été faites à cette occasion.Il y en avoit un assez bon nombre que ma mère savoit presque toutes, surtout une assez plaisante sur la défaite de Montgommery.Tout cela est perdu.Nous ne savons plus chanter comme nos ancêtres.3 [4] Ma grande mère [sic] mourut en même temps que son amie Mme Bériau, comme je l'ai déjà remarqué, laissant mon grand-père veuf avec quatre enfants, touts [sic] établis.Ce fut alors qu'il vendit sa maison d'habitation dans la rue du Saut-au-Matelot dans la basse ville, et s'en construisit une autre sur un beau terrain qu'il avoit à l'esplanade.Cette maison existe encore à côté de celle que le Juge Bédard a fait bâtir sur le même ten ein.Il y avait là un beau jardin, qu'il cultivait avec soin et où se trouvait des pruniers d'espèces très rares qu'il avait fait venir d'Europe.Quatre ou ci.iq ans après, mon [5] grand-père mourut âgé de 79 ans dans de grands sentiments de religion.Je me rappelle qu'il fit venir ses enfants auprès de son lit et qu'il leur fit des recommandations morales.Il finit par leur dire de s'accorder dans le partage de ses biens, qu'il n'avoit point voulu faire de testament pour laisser une part avantageuse à ma mère, restée veuve sans fortune et avec trois enfants en bas âge, mais qu'il espérait qu'ils auraient soin de ses intérêts et il leur enjoignit de donnera ma mère une certaine somme outre sa part lorsqu'ils recevraient le reste du prix de vente de la maison de la Basse-ville.Mon oncle François Baillargé prit alors la parole, et lui dit : Mon père, nous ne manquerons pas d'accomplir religieusement vos volontés.Vous nous avez donné à touts [sic] une éducation qui nous fait apprécier tout ce que vous avez fait pour nous, et nous tâcherons d'imiter les vertus dont vous nous avez donné l'exemple.Mon grand-père parla ensuite de la restitution d'un dépôt qui lui avoit été confié et passa tranquillement dans l'autre monde.J'ai espérance que le bon Dieu lui aura fait miséricorde, car il était bon chrétien, d'une conduite sage et régulière assidu aux offices de l'Eglise, faisant l'aumône, rendant service à tout le monde.Il était surtout d'une intégrité à toute épreuve ce qui l'avait fait généralement estimer et respecter de tout Québec.Après sa mort ses enfants se partagèrent aimablement [6] les objets de sa succession, à l'exception de la maison de la Haute-ville qui demeura indivise entre eux.Ces enfants étaient au nombre de quatre.1° MARIE BAILLARGE, l'ainée de la famille, mariée à Jean Paschal Létourneau, armurier, établi dans une maison de la côte de la Basse-ville, au détour et à côté de celle de M.Nelson.C'était un bon artisan vivant dans l'aisance; il mourut avant sa femme laissant deux enfants Jean Létourneau qui existe encore, vieux et aveugle, dans la paroisse des Ecureuils, et Anatolie mariée à un nommé Jean Trudelle et morte d'un cancer au sein sur lequel le Dr Bardy eut l'imprudence de mettre des emplâtres arsénitiques.Elle a laissé plusieurs enfants.Ma tante Létourneau avoit été très marqué [sic] de la picotte.Elle était assez instruite, lisait la gazette et aimoit beaucoup la petite société et la conversation.D'ailleurs, elle avoit une réputation de sagesse qui la faisoit 3 Fin de la note de Girouard au sujet de son grand-père Jean Baillairgé et retour au folio 4. BERTHELOT-GIROUARD 25 respecter de tout le monde.Aussi elle exerçait un empire décidé sur la famille et même sur mon grand-père dans les dernières années de sa vie.Elle était la marraine de ma mère qui m'a souvent conté que quand il y avoit quelque chose à arranger, à accorder dans la famille on allait trouver marraine, c'est ainsi qu'on la nommait et ses décisions étaient sans appel.Il lui était arrivé un malheur qui l'avoit rendu [sic] chère aux autres membres de la famille.Peu de temps après son mariage, elle fut réveillée dans son lit par [7] une forte odeur de fumée; mon oncle Létourneau s'étant levé s'aperçut [sic] que le feu était à la maison.Il voulut descendre, mais tout l'étage inférieur était déjà embrasé.Alors il s'échappa à travers les flammes par une porte de derrière qui donnait sur le cap.Ma tante restée seule, avec un enfant à la mamelle, fut sur le point d'étouffer : elle ouvrit une fenêtre donnant sur la rue et s'assit sur l'allège, appelant au secours, mais elle ne voyait personne : c'était vers minuit.Enfin elle vit passer un homme et s'écria : mon ami sauvez-moi, avec mon enfant, le feu est à la maison, et je vais périr! allez chercher un lit, une paillasse que je puisse me jetter [sic] dessus, mais cet homme lui répondit : comment voulez-vous que je fasse?tout le monde est couché, et il passa outre; cependant le feu gagnait l'étage supérieur au point que le poêle de la salle s'étant écroulé et ma tante se voyant sur le point d'être brûlée vive, enveloppa son enfant dans son jupon, et se laissa choir sur le pavé.Soit que le malheureux qui avoit refusé inhumainement de la secourir eut donné l'alarme, soit que le feu eût été apperçu [sic] des voisins, les citoyens accoururent.On ramassa ma tante qui était sans connaissance, et elle fut portée chez mon grand-père qui demeurait à la haute-ville.Dans sa chute elle s'était horriblement meurtri une hanche et démis un pied.On la mit au lit, et elle fut assez longtemps malade de cet accident.Mon oncle qui avoit pu s'échapper à travers les flammes, n'ayant que sa chemise sur lui [8], courrait [sic] par les rues complètement fou, en criant et demandant à tout le monde sa femme et son enfant.On s'en empara enfin, et on put le mener chez mon grand-père et lui donner les soins convenables, car il s'était considérablement brûlé en se sauvant de sa maison; ce ne fut qu'un mois après, qu'il recouvra son esprit et qu'il put reconnaître ma tante.Quant à l'enfant, il ne reçut aucun mal de sa chute, sa mère étant trop malade pour continuer à le nourrir de son sein, mon grand-père le mit en nourrice à Beauport.La femme à qui il avoit été confié, aimoit beaucoup la danse, les veillées et les divertissements, elle endormait le pauvre petit, puis fermait sa porte et s'en alloit avec son mari se promener ne revenant que bien tard dans la nuit.Il arrivait souvent que l'enfant se réveillait et faisoit retentir la maison de ses cris, si bien que les voisins étaient quelquefois obligés de venir aux secours de ce petit malheureux.Ils en firent reproche à la nourrice : celle-ci n'en fit guère état, seulement quand elle laissoit l'enfant, elle avoit soin de lui frapper la tête sur un coffre, jusqu'à ce qu'il fut complètement étourdi et s'en alloit se divertir.II paroit pourtant que ce moyen ne réussit pas toujours, et les choses en vinrent au point qu'on en avertit le curé de la paroisse qui fit demander mon grand-père, celui-ci arracha des mains de cette 26 LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE cruelle mégère et plaça ailleurs ce pauvre petit innocent, qui s'est toujours ressenti des mauvais traitements qu'il en avoit reçu; on a remarqué qu'un œil lui a toujours [9] pleuré.C'est Jean Létourneau des Ecureuls dont j'ai parlé plus haut, et qui doit peut-être à cette furie la cécité dont il est actuellement affligé.2° FRANCOIS BAILLARGE, mon oncle savoit très bien l'anglais, chose assez rare alors parmi les Canadiens.Il était né avec un goût décidé pour les beaux arts, aussi mon grand-père l'envoya à Paris étudier la peinture et la sculture [sic], il y fit son cours d'anatomie et fréquenta les académies.Son maître de sculpture s'appelait autant que je me rappelle M.Stouff l'un des premiers artistes de son temps.Il revint à Québec et y exerça son art avec honneur, il a fait d'assez bonnes statues que l'on voit à Québec, et dans diverses églises du diocèse.Il excellait surtout dans les ornementations intérieures et l'Eglise de S' Joachim, de S' Jean Port Joli et nombre d'autres possèdent des chaires, des tabernacles, des baldaquins d'un beau travail.Quant à la peinture, ce n'était pas son talent, on voit pourtant quelques uns de ses tableaux où le dessein est assez correct, mais il n'entendait aucunement le clair obscur et son coloris ne valoit rien.Il entendait parfaitement toutes les parties de l'architecture; et toutes ses constructions, si elles ne sont pas élégantes, ne le cèdent à aucun autre du côté de la régularité et surtout de la solidité.La prison de Québec est de lui; C'est un édifice lourd, mais d'une solidité [10] à toute épreuve, indiquant par son style et son aspect que c'est vraiment une prison.L'architecture moderne tombe presque toujours dans le défaut contraire; une cour de justice peut bien avoir l'apparence d'un palais, puisque l'on dit bien le palais de justice mais on ne dira jamais le palais de la prison.Je me rappelle étant enfant avoir vu dans son atelier la statue du Prince Edouard pour la proue d'un navire, ayant à ses pieds deux renommées, et je crois que le modèle en cire est encore entre les mains de son fils.II s'allia à une demoiselle Piémont, très belle personne, qui en mourant lui laissa un fils, unique fruit de leur mariage nommé Thomas.Celui-ci a suivi la carrière de son père, il n'a pas été meilleur peintre que lui, mais il l'a surpassé en délicatesse dans la sculpture: il vit actuellement de ses rentes.¦ 3° PIERRE-FLEURANT BAILLARGE Pierre-Fleurant Baillargé travailla quelques temps avec mon grand-père, et s'établit ensuite en son particulier.Il travaillait de la sculpture à ornementation des Eglises, mais son talent était la musique, et il a passé pour un des meilleurs musicien [sic] de son temps.Il mourut d'une échauffaison qu'il avoit attrappée [sic] en allant pour quelques ouvrages dans une église de campagne.11 avoit épousé M\"e Louise S1 Germain, fille d'un marin retiré et vivant de ses revenus dans la rue du Saut au Matelot.Il la laissa voeuve [sic] avec cinq enfants en bas âge.[11] BERTHELOT-GIROUARD 27 P MARIE, l'ainée de ces enfants mourut à l'âge de 4 d'une maladie de poumon.2° AGATHE est morte aussi de la même maladie âgée de 4.3° FLAVIEN travailla quelque temps au bureau de mon oncle François Baillargé, qui était alors trésorier de la cité, mais le chagrin de se voir dans l'infortune et sans avenir, puis un attachement sans succès, m'a-t-on dit, le rendirent d'abord mélancolique, et il finit par perdre entièrement l'esprit.Sa mère le garda avec elle, et l'entoura des soins les plus tendres, même au danger de sa vie, car il étoit quelquefois furieux.La famille fut obligée d'intervenir pour l'arracher à sa pauvre mère, qui ne voulait point s'en séparer.Il est mort dans l'asyle des aliénés à la Pointe Lévy ou à Beauport.4° THEOPHILE + décédé en Novembre 1865 à Québec +s a travaillé d'abord à la librairie, et ensuite a pris de l'emploi dans le bureau de l'inspecteur de la ville où il est encore.Il a épousé Mlle 4 veuve d'un officier anglais dont il a plusieurs enfants.5° LOUIS a étudié le droit chez l'Honorable M.Caron, dont il est devenu l'associé.Il demeure actuellement avec sa mère qui doit être âgée d'au moins 80 ans.Elle est maintenant seule de sa génération, et ne saurait trouver dans Québec de contemporains.Cette chère tante est bien le type de nos bonnes grand-mères; se levant de bon matin, mettant sa cafetière au feu, puis allant à la messe, revenant avec son panier faire le marché, trottant [12] toute la journée, faisant bonne mine à tout le monde, aimant ses enfants de tout son coeur, et se dévouant toute entière à leur bonheur.XAVIER le dernier des enfants étudia au Séminaire de Québec, et fut promu aux ordres sacrés.Il fut ensuite nommée vicaire dans une paroisse de Québec, puis à S1 Eustache mais un esprit méticuleux et un caractère scrupuleux ne le rendant guère propre à la desserte d'une cure, il revint au Séminaire de Québec, faire les classes, et aujourd'hui il est devenu l'économe de la maison.Mort en 1880.4° MARIE-ANNE BAILLARGE Marie-Anne Baillargé, ma mère, la plus jeune de la famille était restée chez mon grand-père.Elle avoit 25 ans lorsque mon grand-père lui donna pour mari son compagnon Joseph Girouard qu'il affectionnait beaucoup et en qui il avoit remarqué d'excellentes dispositions.Mon père était fils d'un marin portant aussi le nom de Joseph Girouard.Il était de l'Ancienne Acadie, d'où il avoit été chassé par les Anglais avec un grand nombre de ses compatriotes victimes de leur attachement à la France et de leur invincible fidélité à leur Roi.Il vint donc avec plusieurs Acadiens s'établir en Canada et se noya en exerçant son emploi de marin entre Québec & Terre-Neuve.Il s'était marié à Québec à une fille de bonne famille appelée Marie-Anne Desmolliers, femme intelligente et instruite.De ce mariage sont issus [13] trois garçons.Le premier, Jean, se noya au Bic, en pilotant un vaisseau d'Europe.4 Espace en blanc dans le texte.5 Nous plaçons entre les deux croix cette note qui se trouve en marge dans le texte. 28 LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE Le deuzième, François, trouva son tombeau dans la mer en navigant [sic] sur un vaisseau marchand qu'il commandait sur les côtes d'Espagne.Mon père, Joseph Girouard, le plus jeune et le troisième enfant ne voulut point s'exposer à la même mort que ses deux frères, et quoiqu'il eût peut-être préféré la marine à toute autre occupation, ma grande mère [sic] Girouard le mit dans l'atelier de mon grand père Baillargé où il est demeuré jusqu'à son mariage avec ma mère.Il se livra ardemment au travail et s'occupa principalement d'architecture nautique.C'est lui qui construisit les anciens quais de M.Suter, de M.Limbourner et autres, et il était en voie de faire sa fortune, protégé et encouragé qu'il était par tout ce qu'il y avoit de négociants et de propriétaires riches et entreprenants dans Québec, quand le bon Dieu en disposa autrement.Un dimanche qu'il s'en revenait de la messe il rencontra quelques amis qui lui proposèrent une promenade en bateau; il refusa d'abord, disant que sa femme serait peut-être inquiète, mais ils lui représentèrent qu'ils ne seraient pas longtemps dans leur excursion, qu'ils reviendraient à bonne heure, et qu'au surplus cela lui éviterait un voyage qu'il lui aurait toujours fallu faire au Foulon, où il avoit fait venir quantité de bois de construction.Enfin ils gagnèrent à l'emmener.Il faisoit un vent alizé et l'embarquation [sic] qui était un bateau ponté, gréé de toutes ses voiles, cinglait bien agréablement tandis que [14] chacun s'amusait à qui mieux mieux sur le pont.Cependant mon pauvre père ne paraissait point prendre part à la joie commune.On le vit s'écarter de ses joyeux compagnons et s'appuyer pensif sur les bastingages du vaisseau.Ils l'appelèrent plusieurs fois, sans qu'il voulut répondre à leurs sollicitations.Toujours comme plongé dans une mélancolie profonde, il semblait être étranger à tout ce qui se passait à bord, se balançant doucement le dos tourné à l'eau.Tout à coup, les pieds lui manquèrent et il tomba à la renverse dans le fleuve.Comme il était excellent nageur, il se soutint très longtemps à flot criant qu'on lui jettat [sic] un cable où un morceau de bois, mais les gens du bateau perdirent la tête, courant de la poupe à la proue, coupant les manoeuvres et fesant [sic] des efforts inutiles et inopportuns.Enfin après environ une demi-heure, mon père perdit ses forces, et fut englouti dans l'élément.Le soir ma pauvre mère ne voyant point arriver mon père, fit des recherches et ne put obtenir de renseignements.C'était à qui ne viendrait pas lui annoncer cette terrible nouvelle.Le lendemain matin, maman ayant sçu, ne sait comment, ou se doutant qu'il avoit fait quelqu'excursion avec ses amis, m'envoya sur les quais en demander des nouvelles.J'avois alors environs cinq ans.Je partis en pleurant, car ma mère ne cessait de pleurer, et j'allai avec empressement prendre des informations.Je demandais à touts [sic] ceux que je rencontrais « Avez-vous vu papa » ou savez-vous où est papa ».Les uns ne me répondaient pas : les autres me voyant [15] pleurer, me prenaient dans leurs bras, avoient les larmes aux yeux & n'osaient m'apprendre que j'étais orpelin [sic], car alors tout le monde le savoit avec certitude excepté ma mère.Enfin je revins à la maison sans pouvoir rapporter de nouvelles certaines.Mais un instant après, mon oncle Fleurant Baillargé, vint remplir auprès de sa soeur la triste tâche de lui BERTHELOT-GIROUARD 29 apprendre qu'elle était veuve de la veille.O mon Dieu! Je me rappelle la désolation de ma pauvre mère.Combien de pleurs nous versâmes avec elle, moi, ma soeur Angelle qui n'avoit alors que quatre ans, et ma soeur Félicité d'un an plus jeune.Ma mère restait donc veuve avec trois jeunes enfants, sans fortune et avec des embarras de touts [sic] genre.Mon père avoit des entreprises considérables, un grand nombre d'ouvriers et hommes à son service, des comptes à régler avec diverses personnes &c &c.Je ne sais comment mes oncles s'y prirent pour lui aider : tout ce dont je me souviens, c'est qu'ils firent continuer quelques ouvrages.J'ai sçu aussi que les hommes ayant négligé de mettre des amarres aux cajeux de bois que mon père avoit au Foulon, les cajeux furent emportés à la dérive, et tout fut perdu, il y en avoit pour une somme considérable.Mon père avoit environ 33 ans quand il mourut, son corps fut retrouvé 1800 huit jours après à S'Vallier, quinze lieues en bas de Québec où il fut enterré le 16 septembre 1800, par M.Vézina curé du lieu.Mon infortunée mère passa l'hiver dans la maison des héritiers Maillon qu'occupait mon père, rue du Saut au Matelot, dans la Basse-ville de Québec, [16] afin de faire terminer des ouvrages qu'il y avoit à achever dans la boutique.Puis nous allâmes ensuite demeurer chez mon grand-père Baillai gé, où nous demeurâmes jusqu'à sa mort, environ quatre ans.Après la mort de mon grand-père, mon oncle et ma tante Létoumeaux nous logèrent dans les mansardes de leur maison : c'est là que je fis ma première communion à l'âge d'environ onze ans sous M.Paré vicaire de M.Desjardins alors curé de Québec.A cette époque M.Gatien était curé de la paroisse S,e Famille de l'Ile d'Orléans.Il était un ancien ami de la famille et très intime de mon grand-père.Comme il avoit perdu sa mère, et qu'il n'avoit personne pour gouverner sa maison il demanda ma mère, qui sur l'avis de sa famille accepta ses offres.L'Ile d'Orléans est une des plus belles campagnes du district de Québec, ses côtes sont belles et très poissonneuses.Elle est divisée en cinq paroisses, S' Pierre & Ste Famille au nord, S* Laurent & S' Jean au Sud & S' François au nord-est.Au temps dont je parle M.Gatien était curé à Ste Famille.M.Boissonneau à S1 Pierre l'abbé de Borgnol à S' Laurent, M.Fortin à S' Jean & M.Gagnon à S' François.Les mœurs des habitants de ces paroisses étaient d'une grande pureté; jamais on y entendait parler de désordres, et je n'ai jamais vu de gens plus religieux.De mon temps il n'y avoit dans l'ile ni marchand, ni médecin, ni notaire.Qu'avoit-on besoin du dernier ?La plupart du temps les biens se transmettaient de père en fils, tout au plus un testament que le père de famille alloit faire à Québec en faisant son marché et [17] voilà tout.Un médecin eût encore été plus inutile.Les sœurs du Couvent de la Congrégation avoient quelques spécifiques dont elles ne faisaient ni commerce, ni mystère, puis un ramancheur tenait lieu de chirurgien.Le marchand n'y aùroit pas non plus fait fortune, on s'habillait des étoffes du pays fabriquées à la maison, et quant au peu d'articles nécessaires outre cela, on les 30 LES JOURNA UX D'ÉMÉLIE achetait à Québec quand on y alloit vendre ses grains, son beurre et ses autres produits.Cette innocence de mœurs excluait naturellement toutes ces professions qui vivent des malheurs ou des vices de la société.Les choses sont bien changées aujourd'hui à ce que j'ai appris.Quoiqu'il en soit, nous ne pûmes jouir longtemps d'une résidence si agréable, l'Evêque de Québec, Monseigneur Plessis ordonna à M.Gatien d'aller prendre le gouvernement de la cure de Sle Anne des Plaines, dans le district de Montréal.Nous rencontrâmes en cet endroit, une tante que nous n'avions jamais connue : c'était la sœur de mon père qui s'était mariée avec un nommé Olier.commerçant navigateur.11 avoit failli dans son commerce et faisoit alors le métier de ferblantier.Ils avoient plusieurs enfants dont un survit et s'appelle Moïse, nom qui lui fut donné à l'occasion de sa naissance.Ma tante étant enceinte de lui remontait le fleuve avec son mari qui amenait de la Baie des Chaleurs une cargaison de poisson à Québec dans une goélette.Comme elle était assise sur un baril, l'écoute de la grande voile se brisa ou se détacha, en sorte que [18] le cabestran6 vint prendre ma pauvre tante en croupe, et l'envoya loin dans la mer.On la pécha immédiatement, ce fut son fils Paul qui sejetta [sic] à l'eau, et quelques instants après elle mit au monde un fils qu'on nomma bien proprement Moïse, (qui signifie comme on sait sauvé des eaux.) Nous demeurâmes environ quatre ans à Ste Anne, c'est-à-dire jusqu'en 1811 que M.Gatien fut nommé à la Cure de S' Eustache ou Rivière du Chesne.Le 3 septembre 1811 par brevet devant M,r F- Bellefeuille notaire, je commençai à étudier le notariat sous M,r Joseph Maillon notaire à Sle Geneviève, je prenais ma pension chez M.Stephen Mackay clerc comme moi sous M.Maillou.M.McKay ayant été nommé capitaine dans le 1er bataillon de la milice canadienne lors de la dernière guerre américaine (1812) je fus mis en pension chez M.Maillou.Comme je n'avois pas encore l'âge requis pour servir,je ne fus point incorporé, mais j'allai servir volontairement dans un corps de milice qui gardait les magasins militaires à LaChine, sous le commandement du capitaine Lapensée.Je ne m'occupais guère d'étudier le droit pendant mon séjour à LaChine; mais en revange, je fis connaissance avec un sergent de cavalerie qui pour mauvaise conduite avoit été réduit au rank & file et moyennant quelques pièces de monnaie que je lui donnais de temps en temps pour boire, j'appris de lui l'escrime, le sabre, et tous les autres exercices militaires.Je ne demeurai qu'un mois dans cette garnison, et je revins chez M.Maillou, qui lui-même fut bientôt appelé à servir comme capitaine dans [19] un bataillon sous le Colonel Deschambault.Je fus donc obligé de laisser S'c Geneviève et je fus brevette [sic] sous M'r P.R.Gagné notaire à S1 Eustache et pris ma pension chez M.Gatien avec ma mère.La guerre se continuant toujours, je partis avec les autres au commandement général qui désignant un treuil à arbre vertical sur lequel peut s'enrouler un BERTHELOT-GIROUARD 31 eut lieu 7 et demeurai à Montréal comme adjudant, sous le colonel Faribault notaire de l'Assomption.J'achevai ma cléricature sous M.Gagné; je passai à l'examin [sic] devant M.Turgeon et M.Berthelot (le dernier à présent mon beau père.) et je fus i8i6 commissioné notaire le 13 Juin 1816, date de ma commission signé [sic] par S.E.le Major Général John Wilson, administrateur du Gouvernement de cette province.Le 26je prêtai mes serments d'office et d'allégeance entre les mains de M.David Ross à Montréal, et quelques jours après, je vins m'établir à S' Benoit prenant ma pension et tenant mon bureau chez Mr.J.Baptiste Dumouchel, marchand, marié à Mlle Victoire Félix, sœur de M.Maurice Joseph Félix curé de l'endroit.J'y suis resté jusqu'à la bâtisse de ma première maison sur l'emplacement que j'occupe actuellement.i8i8 Le 23 Novembre 1818j'épousai Mlle Marie Louise Félix, autre sœur du 1820 Curé de S1 Benoit.Ma sœur Félicité se maria en Février 1820 à M.Ignace Dumouchel, marchand demeurant à S' Joachim (à présent dans la paroisse is:: Ste Scholastique) et mourut en couches en Mai 1822, laissant deux jumaux [sic], Alfred & Virginie.Celle-ci est marié [sic] à [20] Isidore Poirier horloger au village de S1 Benoit, Alfred a épousé Flavie Lemaire.Ils demeurent actuellement au faubourg Québec à Montréal où ils font un petit commerce 18.15 d'épicerie.1853 M.Gatien mourut à S' Eustache, Janvier 1821, et ma mère & ma sœur Angelle vinrent demeurer avec moi.Ma mère mourut en Avril 1835 et ma sœur Angelle le 23 Juin de la même année.Mon beau frère le Curé Félix est mort en Juin 1831.Notre ami le Dr Labrie le 26 Octobre 1831.Il était membre pour ce comté des deux montagnes et le 20 Decb 1831 Je fus unanimement choisi par les électeurs du comté pour le remplacer à la Chambre d'Assemblée.Je fus reporté à la représentation, lors de l'Election 1834 et j'y suis demeuré jusqu'aux malheureux événements de 1837 dont je parlerai dans une note à 1847 part.Ma chère Louise mourut le vendredi Saint 2 Avril 1847 d'une espèce de paralysie au cerveau.Demeuré veuf sans enfants, je gardai avec moi, mon neveu Alfred Dumouchel et Flavie Lemaire ma nièce du côté de ma femme, qui furent mariés en Avril 1848.Ils me laissèrent le 16 Décembre 1850 pour aller s'établir à Montréal.Resté seul, et entièrement isolé sur la terre j'épousai en seconde noces [sic] Mlle Emélie Berthelot fille de mon ancien & constant ami, Joseph Amable Berthelot, notaire à S1 Eustache.Ce mariage fut célébré à S' Eustache le 30 Avril 1851 par M.Moreau, Curé du lieu.Fait par J.J.Girouard en 1853 Fin des notes de M.Girouard.Mer chers enfants Vous aimerez probablement savoir ce qu'était vote père, n'ayant pas eu l'avantage de le connaître beaucoup par vous-même [sic], puisque Perpétue 7 Espace en blanc dans le texte. 32 LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE qui est l'ainée, n'avoit au temps de sa mort que trois ans & huit mois.Joseph le cadet, vingt-mois, & que lecher Jean n'a vu le jour que six mois après la triste époque dont je parle.Il vous sera assez facile de connaître les circonstances de sa vie publique par ceux qui l'ont connu, mais pour sa vie privée, il n'y a que ceux qui ont eu le bonheur de le connaître intimement qui peuvent avoir une idée de la grandeur de son caractère la beauté de son âme, la douceur de sa charité de l'amabilité de son esprit & de l'agrément de sa conversation.J'essayerai donc, moi sa chère & tendre épouse qu'il a tant aimée de vous tracer ici quoique bien imparfaitement ce que je sais de celui qui a fait mon bonheur, & qui vous a donné la vie avec le désir de ne vous la voir employer qu'au salut de votre âme & à la gloire de Dieu, qu'il avoit toujours en vue dans toutes ses actions.Vous savez que rien n'arrive que par la volonté de [24] Dieu qui prépare d'avance tous les événements qui doivent contribuer à ses desseins & tout cela sans qu'on s'en doute \u2014 Vous avez déjà vu que votre bon père était né à Québec, & qu'il était venu à S' Eustache avec sa mère résidante chez M.Gatien curé de cette paroisse, peu de temps après il commença a étudier le notariat chez M.Gagné, notaire de l'endroit, c'est là qu'il fit connaissance avec mon père, il venoit souvent à la maison s'amuser à étudier les mathématiques & divers autres sciences que mon père avoit appris au collège des Jésuites à Québec, avantage que M.Girouard n'avoit jamais eu puisqu'il n'avoit jamais fréquenté d'autre école que celle d'un vieux maître ignorant -t¦ \" désigné sous le sobriquet de « Vieux quatre pouces » à raison d'une infirmité qu'il avoit aux mains + dont il m'a montré la rue & peut-être la vieille maison lors d'un voyage que je fis avec lui en 1851.i8i6 C'était en 1816, il fut reçu notaire en Juin de cette année, ayant choisi pour ses examinateurs, mon père & un Mr Turgeon, notaire à Terre-bonne, il m'a raconté plusieurs fois l'état pénible où il s'était trouvé en paraissant devant la cour assemblée, étant extrêmement timide de son naturel et vêtu par la médiocrité de ses moyens de manière à humilier un jeune homme bien élevé qui se voyait devant tant de monde pour la première fois.On ne lui fit que quelques questions auxquelles il répondit facilement, et ayant reçu son brevet de notaire, il continua à rester quelques temps chez M.le curé avec sa mère & deux sœurs Félicité & Angèle.Il était absent de l'endroit lorsque je suis née le 1er Aoust 1816.De retour au presbytère, apprenant [25] l'augmentation de famille chez son ami, il accourut à la maison & demanda à me voir, votre bonne mémé s'empressa de le satisfaire & après s'être écrié de satisfaction en m'appercevant [sic] dans mon berceau, il me demanda en mariage, ma mère, comme de raison prit la chose en badinant, & tout en resta là, bien entendu, pendant un grand nombre d'années; mais cette petite circonstance ne fut pas oublié [sic] de part & d'autres & je me rapelle [sic] qu'on en rappeloit souvent le souvenir lorsqu'on se rencontrait dans l'intimité des familles.¦ Nous plaçons entre les deux croix cette note qui se trouve en marge dans le texte. BERTHELOT-GIROUARD 33 M.Girouard s'établit ensuite à S' Benoit devint intime dans la maison de Messire Félix, dont il épousa la sœur, Damoiselle Marie-Louise Félix le 23 Novembre 1818.Cette vertueuse dame fit la connaissance de ma famille, & elle avoit une grande prédilection pour moi, elle m'amenoit souvent à sa maison, où je passais plusieurs semaines m'amusant beaucoup dans la société de ces personnes si aimables, mais surtout avec la mère de M.Girouard qui avoit alors 64 ans, mais elle était très gaie & toute la jeunesse se plaisoit dans sa compagnie.1847 Nous continuâmes à entretenir ces relations jusqu'en 1847, qu'elle tomba malade d'une espèce de paralysie, papa et maman vinrent la voir, & M.Girouard témoignant le désir qu'il avoit que je vinses [sic] aider la famille en cette pénible circonstance, je me rendis volontiers auprès d'elle, cette bonne Dame était bien malade depuis six jours, elle me reconnut pourtant, dans un moment lucide & me recomman- [26] da en souriant de bien prendre soin de toute la maison, mais surtout de son cher Girouard.Je restai donc à passer quelques jours avec la famille composée en ce temps de M.& Madame Félix Lemaire leur neveu & nièce avec Madame Lemaire leur mère, le jeune Alfred Dumouchel neveu de M.Girouard par sa sœur Ml|e Félécité Girouard [mariée] à M.Ignace Dumouchel de Rigaud, puis Madame J.Bte Dumouchel sœur de Mme Girouard qui étoit toujours auprès d'elle dans les appartements de l'étage de la maison.Enfin après treize jours de maladie, cette respectable malade expira le 2 Avril jour du vendredi saint à 3 h.du matin.Elle fut inhumée le mardi de Pâques dans le cimetierre [sic] de la paroisse au rond-point de l'Eglise alors en ruine parles troubles de 1837.M.Girouard y fit faire une balustrade en bois autour d'un bloc de pierre de taille qui existe encore aujourd'hui sur ses cendres.Je passai encore quelques jours avec la famille, pour remettre tout en ordre puis je retournai dans ma famille à St Eustache.M.Girouard ne pouvant plus résister à S1 Benoit dans l'ennui qu'il éprouvait, se mit à travailler de nouveau de sa profession, il régla plusieurs successions, entre autres, celle de l'Honorable M.Masson qui est un modèle de travail & d'exactitude.Il passoit aussi une partie de son temps à Montréal, pour différents ouvrages importants et logeait chez mon frère M.J.A.Berthelot qu'il affectionnait beaucoup & dont il était aussi beaucoup aimé; celui-ci le regardant comme son père & son conseil en toute occasion.1849 [27] En 1849 le 27 Avril mon frère se maria à Mlle Hélène McGinnis9 fille adoptive du juge Bedard.Je fus aux noces, il se fit alors quelque propos à l'occasion d'un double mariage entre M.Girouard & moi, mais comme j'avois alors d'autres idées qui ne purent pourtant pas se réaliser, je laissai tomber de côté tout ce qui tendait à cette union, & je revins à la maison de mon père, précisément le lendemain de l'incendie du marché S' Anne où siégeait alors la chambre d'Assemblée, recommandant bien à M.Girouard que je laissais à Montréal, d'aller par dévotion à l'Eglise de Bonsecours demander protection pour tous ceux qui étaient exposés par cette émeute, ce qu'il me ' Au-dessus du mot « McGinnis » est écrit McEnis. 34 LES JOURNAUX D'ÉMÉLIE promit bien & qu'il fit en effet comme il me le dit en passant à St Eustache pour St Benoit, quelques jours après.M.Lemaire ayant laissé la maison de son oncle pour occuper celle qu'il avoit fait bâtir tout auprès, ce dernier avoit pour tenir son ménage une des sreurs de M.Lemaire MMp.43-47.(R.-J.A.).2 Cf.Beauchet-Filleau, Dictionnaire des familles du Poitou (ci-après DFP) I, page 26. 112 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE III \u2014 AIGRON, François, Ec, Sr de la Motte, conseiller du roi.juge magistrat civil et criminel au siège présidial de La Rochelle et premier assesseur de la maréchaussée d'Aunis par nomination du 30 déc.1653, fut baptisé à Saint-Barthélémi le 18 août 1636.Il épousa 1° le 4 mars 1658 Marie-Anne De Loze, fille de Laurent, Sr de Montluc, chevalier de Saint-Michel, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Marie Foucher; 2° à Notre-Dame, le 14 fév.1668, Claude (ou Claudine) Divé, fille de Fiacre, Sgr de la Jarousselière, conseiller au présidial, et de Françoise Bontemps.Le contrat fut passé par Demontreau, not., le 13 fév., en présence de Louis Durand, Ec, Sgr de la Vaumartin, conseiller du roi et président au siège présidial de La Rochelle, cousin germain du futur, etc.François Aigron, mort à 43 ans, fut inhumé à Saint-Barthélémi, le 17 juin 1680, ayant mérité cet éloge de Tel-lereau' qu'il portait « dans son corps infirme et contrefait, une âme droite et intrépide ».Il avait eu du premier lit : 1.Marie-Anne, b.à Saint-Barthélémi, \u2014 ainsi que les suivants, \u2014 le 14 janv.1659, morte à 38 ans au couvent des Ursulines de La Rochelle et inhumée à Saint-Barthélémi, le 25 fév.1697.2.François, Ec, Sr de la Motte, né le 14 fév.et b.le 2 mars 1661.Il posséda des marais salants à Ars et était en 1701 (Soulard, not.) lieutenant sur les vaisseaux du roi et capitaine d'une compagnie franche du détachement de la marine à Cayenne.3.Madeleine, b.le 16 janv.1662, P.et M.Laurent Deloze, Ec, Sr de la Touche, et Madeleine Aigron.Du second lit sont issus : 4.Jacques, né hors mariage, le 6 juin 1665, muni des cérémonies du baptême le 26 nov.1668.5.Claude, né le 15 et b.le 26 nov.1668.6.Jeanne, née le 12 et b.le 22 juil.1676, à Notre-Dame.7.François, mort à Paris à l'âge de 12 ans et inhumé à Saint-Sulpice le 16 nov.1693 en présence de Jeanne Divé, sa tante.4 Branche canadienne I \u2014 AIGRON, Pierre, demeurant à Saint-Etienne d'Estrée (Aytré, Char.-Mar.), épousa Marie Daquin, (v.de nom), dont Pierre, qui suit.II \u2014 AIGRON, Pierre, Sr de la Motte, canadien,5 qui n'existait plus en 1696, épousa à Québec, le 18 janv.1663, Madeleine Doucet (v.ce nom) dont il eut : 1.Nicolas, Sr de la Motte, b.à Québec (Q) le 27 mai 1665, épouse à 1 Tellereau, Histoire des Réformés, page 86.4 Bibliothèque Nationale de France (ci-après BN), Manuscrits, Fonds Français, 32594.5 Sur Pierre Aigron de la Motte, Canadien, voir la biographie que lui a consacrée le P.Archange Godbout dans Nos Ancêtres au 17e siècle, pp.19-20, et ses notes supplémentaires dans son Emigration Rochelaise en Nouvelle-France, page 2. EN NOUVELLE-FRANCE 113 Saint-Jean de La Rochelle, le 9 janv.1696, après plusieurs années de séjouren cette ville, Marie Buffard, native de La Rochelle, fille de Louis, marchand, et de Marguerite Gendreau, en présence de Gabriel et de Charles, frères de l'époux, de Barthélémi Mazoué, oncle de l'épouse, et de Pierre Mazoué, son beau-frère.Leur contrat fut passé par Guillemot, not., le 1er janv.Nicolas Lamothe-Egron accompagna Radisson à la baie d'Hudson en 1683 et consentit d'y servir les Anglais.6 Étant à La Rochelle en 1690 avec M.de Villebon.il passait pour connaître parfaitement les côtes de la Nouvelle-Angleterre.7 C'est le même, croyons-nous, que ce M.de la Motte-Egron, commandant Le Hardi qui fit naufrage en venant au Canada en 1697.8 2.Madeleine, b.Q 21 fév.1670; mariée à X.dont une fille née en 1684; n'était plus en 1686.3.Gabriel, (signe Gabriel Esgron) b.Q 1er déc.1672; vivait encore en 1696.4.Charles, (signe Charles Egront) b.Q 19 oct.1677; accompagne Le Moyne d'Iberville à la Baie d'Hudson, à Terre-Neuve, puis en Louisiane (Fort Maurepas, Biloxi, etc.) en 1699 et 1700.5.N.(un garçon) né v.1679.6.Louise, néev.1680;m.Montréal lOnov.1709(c.Lepailleur, 10 nov.) à Pierre Roquan dit Laville, cordonnier.Assistent au contrat : Alphonse de Tonty, capitaine, et Charles Le Moyne, baron de Longueuil.Plusieurs de leurs descendants portent aujourd'hui le nom de Bastien.AILLEBOUST La famille canadienne de ce nom, originaire du Tonnerrois, porte pour armes « de gueules au chevron d'or accompagné de trois étoiles de même, deux en chef et une en pointe ».Elle se rattacherait à Pierre d'Ailleboust, médecin du roi François 1er, mais un extrait de généalogie recueilli par d'Hozier9 et dressé en juillet 1693 sur des Mémoires de famille et des titres communiqués par Mr des Fougerais, maréchal de bataille, donne pour armes aux descendants de ce médecin « d'azur à 3 glands d'or posés 2 et 1 ».I \u2014 AILLEBOUST, Pierre d', de la ville d'Autun, médecin ordinaire du roi François 1er, qui vivait l'an 1535 (mort le 21 août 1531),10 épousa N.de Messey\" qui lui donna 5 fils et 2 filles.Citons : 1.Charles, religieux cistercien à l'abbaye de Mortemer, arr.et canton de 6 Cf.Grace Lee Nute, Caesars of the wilderness, pp.223 et 254.7 V.Ordonnances el Commissions des Gouverneurs et Intendants, II, pp.220ss.8 Cf.Relation .par M.Jérémie, dans Bulletin de la Société Historique de Saint-Boniface, II, 13.9 BN., Paris, Cabinet d'Hozier, t.4.10 P.-G.Roy, Lettres de noblesse, II, p.62.11 D'Hozier, Dossiers Bleus, 6. 114 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE Neyfchatel (Seine Inf.),12 puis prieur de Notre-Dame du Val,13 doyen de Saint-Georges de Châlons, chanoine d'Autun, abbé de Sept-Fonds (Yonne)14 et intronisé évêque d'Autun,15 le 24 janv.1574.2.André, qui suit; 3.Je an, le dernier, auteur des d'Ailleboust de Mivoisins, en l'électionde Montargis (Loiret) qui furent maintenus dans leur noblesse en 1667 par jugement de Machaut, intendant à Orléans.Docteur en médecine, secrétaire de la Chambre du roi, médecin du duc d'Anjou, du cardinal de Bourbon, de Madame, sœur du roi, et enfin premier médecin du roi Henri IV.Le 8 avril 1591 il délivre une quittance où il se dit « conseiller et premier médecin du roi ).]6 Il épousa, en janvier 1560, Marguerite Minager ou Minagier, fille de Jean, éc.Sgr d'Ettigny, de Dinan, des Fourches, de la Grenardière, etc.Le 12 oct.1594, étant veuve, elle donne procuration comme ayant la garde noble des enfants mineurs du dit défunt et d'elle.17 Elle mourut le 29 avril 1625, laissant : a) Jean, avocat, au Parlement et secrétaire de la Chambre du roi, l'an 1598, et Sgr de Vaunier auprès de Sens, l'an 1634, qui fit partage avec ses beaux-frères, le 30 nov.1598 (Nouris et de St-Julien, not.au Châtelet), à cause de la succession de leur père.Il épousa Marie Conseil, fille de Jean.éc.Sr de la Paquerie, et de Marie Bedé, dont Marie, qui était mariée en 1634; b) Marie, née le 24 janv.1575, qui épouse le 15 nov.1595, dans la Chambre de Madame Catherine, princesse de Navarre à Saint-Germain-en-Laye, Jean Bedé, Sr des Fougerais, avocat au Parlement.Le 15 oct.1639, Jean Bedé, éc, Sr de la Gourmandière, et Marie Dailleboust, sa femme, demeurant à Saint-Germain-des-Prés, font donation à leurs petits-fils;18 elle mourut le 4 janv.1640.Son corps fut inhumé au cimetière de la Religion réformée, au faubourg Saint-Germain; c) Suzanne, mariée en premières noces à Christophe Boulanger, éc, Sr du Clos, et en secondes, avant 1602, à Guillaume du Val, Sgr de Faï, auprès de Nogent-sur-Seine, 1598, de la Madeleine, de Malai-le-Roi et de Villechalieu, auprès de Sens.D'abord page de Charles de Lorraine, duc de Mayenne, il était en 1591, Me de camp d'un régiment de 6 compagnies de gens de pied.II.\u2014 AILLEBOUST, André d' III \u2014 AILLEBOUST, Antoine d', conseiller ordinaire au Conseil de Mr \" Cette fondation de l'abbaye de Mortemer, diocèse de Rouen, remonte au 11 nov.1137,cf.Chevalier, Topo-Bibliographie, art.Mortemer.\" Le Val Notre-Dame, commune de Mériel, air.de Pontoise (Seine-et-Oise) a été fondé le 16 août 1136 pour le diocèse de Paris, cf.Chevalier, Op.cil.art.N.-D.du Val et Val Notre-Dame, et aussi Dom Beaumier La France monastique, 1905, I, pp.45-46.\" Sept-Fonds, diocèse d'Autun.abbaye fondée le 18 oct.1132.cf.Chevalier.Op.cit.et Nelyot Dictionnaire des Ordres religieux.1850, III, pp.503-514.15 Le 3 oct.1573, Charles d'Ailleboust, évêque nommé d'Autun el ancien prieur du prieuré de Plessis du Mée (Yonne) el de Vertilly, son annexe, fait donation à Ponce Bonel, avocat en la Cour du Parlement de Paris, de tout ce qui lui est dû des revenus des dits prieurés (Archives Nationales.Paris, Y 115, fo 80 verso).14 D'Hozier, Pièces Originales, XVI, 2.17 D'Hozier.Id., ibid.18 AN.Paris, Y 180, fo 143 verso. EN NOUVELLE-FRANCE 115 le Prince de Condé, fut marié deux fois : 1° avec N.; 2° avec Suzanne Hotman (v.ce nom), veuve de Jean de Montet (v.ce nom).Du premier lit naquit : 1.Nicolas, qui suit; 2.Louis, canadien, Ec, Sr de Coulonges, gouverneur et lieutenant-général pour le roi en la Nouvelle-France, par commission du 2 mars 1648, chef et surintendant de la navigation et commerce de France, le 29 avril 1652.Il mourut à Montréal le 1er juin 1660 ayant épousé Barbe de Boulogne, née en 1618, de Florentin de Boulogne, et d'Eustache Quen, et inhumée sans enfants, à Québec, le 7 juin 1685.IV \u2014AILLEBOUST, Nicolas d' né vers 1595, éc, Sr de Coulonge, commissaire garde des magasins à Thionville, sous le gouvernement du Sr de Marolles, épousa (c.de Dupuis et Nurat, not.au Chatelet de Paris, du 12 avril ou 6 mai 1620) Dorothée de Montet (v.ce nom) dont : 1.Charles, qui suit; 2.Roger (Antoine), éc, garde du corps du roi, b.le 7 mai 1645 et mort le 25 nov.1693.Il demeurait à Ravières, près Tonnerre, lorsqu'il épousa Anne-Marguerite Cailly, fille de Pierre, ancien greffier en chef de la prévôté de Nantes, demeurant à Paris, rue Montorgueil, paroisse Saint-Sauveur, et de Marie Forestier; le contrat fut passé le 14 juin 1678 en présence de René Lanief, ancien contrôleur des rentes de la ville de Paris, et de Me Jean-Robert Lescorcher, prêtre, principal du collège des Trois Evesques en l'Université de Paris, ses cousins paternels.19 De ce mariage naquit Alexandre-Antoine, éc.Sr de Saint-Michel, garde du corps du roi, de la compagnie d'Harcourt, b.le 13 janv.1687, maintenu dans sa noblesse par Arrêt du Conseil d'Etat, du 4 juin 1717; 3.Jeanne, mariée à Abraham Martin, bourgeois de Ravières.20 V.\u2014 AILLEBOUST, Charles, d' canadien, éc, Sr des Musseaux, marié par contrat de Guillaume Audouart, not.à Québec, du 3 sept.1652, avec Catherine Le Gardeur, fille de Pierre, Sr de Repentigny, et de Marie de Favery.21 ARCHAMBAULT Jacques Archambault, né en 1604 (Recens.1681) ou 1605 (Recens.1667) est venu au Canada avec Françoise Toureau, sa femme, née en 1600, et leurs enfants : Anne, née en 1621 rec.(1666)ou 1631 (rec.1681); Jacquette, née en 1631, (rec.1681) ou 1632 (rec.1666); Marie, née en 1636; Laurent, né en 1642 ou 1645 (rec.1666); Marie, née en 1636; Laurent, né en 1642 ou 1645 (rec.\" AN., Paris, Y 235, fo 65.!0 Cf.Aegidius Fauteux, La Famille d'Ailteboust.Étude généalogique et historique.Montréal, Du'charme, 1917, 196pp.in-8 : 30.21 P.-G.Roy, Lettres de Noblesse, II, p.66. 116 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE 1666); et autre Marie, née en 1644.Cette famille était de Lardillière, paroisse de Dompierre-sur-Mer (Charente-Maritime).I \u2014 ARCHAMBAULT, Antoine, et Renée Ouvrard, son épouse, décédés avant 1654, eurent pour enfants : 1.Jacques, qui suit : 2.Denis, qui suivra; 3.Anne, mariée en premières noces à François Hernois, laboureur à Tranaux, paroisse de Dompierre, et en secondes, par contrat de Dougnet.not., le 21 octobre 1654, à Jean Esmard, laboureur, demeurant à Lafond, paroisse de Cognes, Hors-les-murs, fils des défunts Jean et Marie Sirouet.en présence de Jacques Esmard, Claude Boisdé, Jacques Archambault, François Brodeau, Henry Ducq, Jacques Gareau, Marie Gilles et Anne Thebault.Le mariage religieux fut célébré à Dompierre-sur-Mer, le 2 novembre suivant, en présence de François Alexandre, Jean Charbonneau.etc.Du premier lit naquirent : a) François Hernois, laboureur, demeurant à Lafond paroisse Notre-Dame de Cognes, né en 1635, et marié par contrat de Savin, not., le 1er mai 1661, avec-Marguerite Pineau, veuve de François Rivallin, tonnelier, assisté de Paul Hernois, son frère, Denis Archambault.marchand boulanger demeurant à Lardillière, paroisse de Dompierre, son oncle maternel, François Archambault, son cousin germain; b) Paul Hernois, né en 1640; c) Jeanne Hernois, née en 1643 qui, étant servante chez Hilaire Bontemps, Sr Dardenne, se marie par contrat de Michelon, not., du 9 mai 1666, à Jean Rousseau, laboureur, natif de Dompierre et demeurant au bourg de Saint-Xandre, fils de Thomas, laboureur à bras, et de feue Marie Bellanger, en présence de Denis Archambault, laboureur demeurant à Saint-Xandre, beau-frère du futur à cause de Jeanne Rousseau, sa femme, de François, Pierre et Paul Hernois, demeurant à La Rochelle, ses frères, Jacques Archambault, marchand, demeurant à Saint-Xandre, son cousin germain maternel, Jean, François, Jean et Denis Archambault, ses cousins au même degré, Jacques Esmard, laboureur, demeurant au lieu Dardenne, son beau-frère à cause de Anne Hernois, sa femme; d) Pierre Hernois, serrurier, né en 1646, qui teste par devant Savin, not., le 28 octobre 1667; e) Anne Hernois, mariée à Jacques Esmard, citée.II \u2014 ARCHAMBAULT, Jacques, Canadien,22 laboureur demeurant à Lardillière, probablement vigneron, caril vend, le 15 août l637(Savin, not.) a Hierosme Bonnevye, marchand de La Rochelle, 3 tonneaux de vin blanc.Il fut marié deux fois : 1° vers 1625, à Françoise Tourault, inhumée à Montréal, le 9 décembre 1663, et 2° par contrat de Ameau, not., le 6 juin 1666, à Marie Denot, veuve de Louis Ozanne.Il eut du Ier lit : 1.Denis, baptisé à Dompierre, le 12 septembre 1630, p.et m.Denis Archambault et Françoise Mercier, tous de Lardillière; u Sur Jacques Archambault.voir Nos Ancêtres .pp.51-54; voir aussi.L.-M.Archambault.Généalogie Je la famille Archambault (1820-1870).Tableau et notes historiques.Montréal, 1891, XV-81, pp.in-8.(R-J.A.) EN NOUVELLE-FRANCE 117 2.Anne, mariée Pà Québec, le 27 juillet 1647, à Michel Chauvin (mariage déclaré nul) et 2° à Montréal, par contrat de Closse, not.du 25 mars 1654 (mariage religieux le 3 février) à Jean Gervaise; 3.Jacquette, mariée à Québec, le 28 septembre 1648, à Paul Chalifou (v.ce nom); 4.Marie, b.à Dompierre, le 24 février 1636, p.et m.Etienne Feret et Marie Normandin, tous de Lardillière, et mariée à Québec le 28 septembre 1648, à Urbain Tessier; 5.Louise, b.à Dompierre, le 18 mars 1640; 6.Laurent, b.le lOjanvier 1642, p.et m.Laurent Boisson et Marguerite Baret; marié le 4 décembre 1659, par contrat de Bosset, not., avec Catherine Marchand, de Paris; 7.Marie, qui épouse à Montréal le 27 novembre 1656, Gilles Lauzon.II \u2014 ARCHAMBAULT, Denis, frère du précédent, laboureur, puis marchand boulanger (1661), demeurant à Lardillière, épousa à Dompierre, le 18 juillet 1630, Ozanne Lebreton, fille de défunt Pierre et de Perrette Alexandre, tous natifs de Lardillière.Enfants : 1.Jacques, marchand boulanger, né et demeurant à Lardillière (1659) qui épouse à Saint-Xandre, le 4 août 1659, Marie Vredin, veuve de Mathurin Guerion, marchand de Saint-Xandre; 2.Jean, demeurant à Dompierre, époux en 1665 de Marguerite Rousseau; 3.François, laboureur de Dompierre, époux en 1660 de Marie Rousseau; 4.autre Jean, cité; 5.Denis, laboureur, qui épouse à Saint-Xandre, le 6 juillet 1665, Jeanne Rousseau, fille de Thomas et de feue Perrine Babin; 6.Perrine, mariée à Dompierre, le 12 février 1646, à David Michel, en présence de Jacques Archambault, de Saint-Xandre.ASSELIN C'est de Bracquemont (Seine-Inférieure), en Normandie, que sont sortis les ancêtres des familles Asselin et leurs alliées les Baudoin, les Fortier, et les Durand.Les deux frères David et Jacques Asselin23, oncles de Françoise Durand, femme de Jacques Baudoin, et cousins d'Antoine Fortier, (cf.Fil-lion, not.à Québec, 21 nov.1677) vinrent au Canada au milieu du XVIIe siècle.ASSELINE, Jacques, \u2014 devenu Asselin au Canada, \u2014 eut de Cécile Olivier : 23 Sur les deux frères Asselin, voir Godbout, Nos Ancêtres .pp.64-68 (R.-J.A.). 118 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE 1.David, Canadien, né entre 1625 et 1631, à Bracquemont, en Normandie, et marié 1° au Pollet, près Dieppe, le 28 août 1655, à Catherine Baudart, en présence de Guillaume Asseline et Thomas Dessaux, frères de l'époux, et de Marie Toupet; 2° à Saint-Jacques de Dieppe, le 20 avril 1670, à Marie Houden, âgée de 35 ans, en présence de Noël Durand et Thomas Dessaux, neveux de l'époux, et d'Anne Terrien; 2.Jacques, Canadien, né de 1629-1632 et marié à Louise Roussin (v.ce nom) au Château-Richer, le 29 juillet 1662 (c.Audouart, 2 juil.précédent); 3.Noëlle, qui n'était plus en 1671, épouse de Pierre Durand, de Bracquemont, dont Noël Durand (cité) et Françoise Durand, mariée au Canada à Jacques Baudouin (c.Vachon, 24 mars 1671).AUBIN La famille Aubin était ancienne à Tourouvre-au-Perche (Orne).Une requête des habitants de cette localité à l'évêque de Chartres, datée de 1550, porte la signature de Mathurin Aubin.Représentée au Canada par Michel Aubin.né en 1636 ou 1644 suivant les recensements canadiens, fils de Jacques et de Jacqueline Cornilleau.I \u2014 AUBIN, Nicolas, époux de Catherine, eut au moins 4 enfants : 1.Jacques, qui suit; 2.Michelle, baptisée à Tourouvre (T) le 27 janvier 1593, p.et m.Macé Pichon.Marguerite, fille de Macé Tessier, Françoise, fille de Pierre de la Chasteine; 3.Hélène, b.T 26 mars 1595, p.et m.François, fils de Thomas Saulnier, Hélène, fille de feu Simon Laillier et Renée, fille de feu François Febvre; 4.Louis, marié T 13 septembre 1622 avec François Godde, veuve de Pierre André, en présence de Jean Aubin.24 II \u2014 AUBIN, Jacques, baptisé à Tourouvre (T) le 8 octobre 1590, p.et m.Macé Pichon, Jacques, fils de Michel Godin et Jacqueline, femme de Julian Saulnier.épousa le 3 novembre 1619 Jacqueline Cornilleau (v.ce nom), qui lui donna : 1.Philibert, baptisé T 6 septembre 1620, p.et m.Philbert Saulnier et Madeleine Chemin, femme de Hilaire Girard; 2.Pierre, b.T 24 déc.1622, p.et m.Gilles Mercier, fils de Pierre et Marie Lambert, femme de François Maheust; 3.Jeanne, b.T 1er nov.1629, p.et m.Jean Rotrou et Jeanne, fille de Jean Loiseau; 4.Anne, b.T 12 juin 1632, p.et m.Jean Loiseau et Anne Saulnier; 24 Les registres de Tourouvre mentionnent Jean Aubin de Cosme, époux de Madeleine Gislain, dont Jean, marié le 4 fév.1636Vavec Marie Ygou, fille d'Antoine et de défunte Marie Charpentier. EN NOUVELLE-FRANCE 119 5.Noël, b.T 26 mars 1635, p.et m.Noël Collet et Jeanne, femme de Marin Breton; 6.Jean.b.T 11 mars 1637, p.et m.Jean Cornilleau et Roberte Meilleur; 7.Guillaume, b.T 17 juin 1640, p.et m.Guillaume Breton et Louise Maignen; 8.'Michel, Canadien,25 marié à Sainte-Famille, Ile d'Orléans, Vachon, not., le 11 juin 1670, ses parents étant défunts, avec Marie Prévost, veuve de Maurice Berthelot, de Mortagne en Saintonge, (Mortagne-sur-Gironde, Charente-Maritime).AUBINEAU Le petit bourg de Saint-Vivien, près de La Rochelle, nous a donné Suzanne Aubineau,26 alors veuve de Pierre Auclerc, du bourg d'Angoulins-sur-Mer (Charente-Maritime), venue ici avec ses deux fils : Pierre et André Auclerc.Elle était sûrement apparentée au suivant : AUBINEAU, Pierre, et Pierre Auclerc (v.ce nom), laboureurs à bras, demeurant au bourg de Saint-Vivien, gouvernement de La Rochelle, passent une convention avec Philippe Douteau, marchand, le 8 dec.1661 (Reffect, not.à La Rochelle).Il existait quelques familles de ce nom à La Rochelle, dont : AUBINEAU, David, époux de Marguerite Thomas, dont : David, né le 3 janv.1635 et b.le 12 en l'Église Réformée (ER).AUBINEAU, Jacques, époux d'Elisabeth Audet, dont Marie, née le 12 avril 1641 et b.ER le 16 suivant.AUCANTE Famille bourgeoise de la ville d'Angoulême (Charente) alliée aux Goulaud, eux-mêmes unis aux marchands de draps Courraud, d'où est issu Cybard Courraud, Canadien, époux de Françoise Goupil.I \u2014 AUCANTE (alias Oquante, Occanthe, etc.) Pardon, peltier, du pays de Guers, en la Basse-Marche, eut de Narde Sendu, Jehan, qui suit : II \u2014 AUCANTE, Jehan (signe), fils du précédent, marchand et maître sellier, a épousé à Angoulême : 1° le 30 oct.1616, par contrat de Ph.Gibault, Marie Roy, fille d'Hilaire et de Jehanne Brisson, en présence de Pierre Thibaud, laboureur, beau-frère de la future, de Pierre Greffier et de Biaise Galland, ses cousins; 2° le 29 nov.1645, par contrat de François Martin,not., Catherine Naveau, fille de feu Pierre Naveau, maître sellier, et de Catherine Fils, celle-ci remariée à Pierre Barbottin, aussi maître sellier.L'inventaire des biens de Jean Aucante fut dressé par Ph.Gibauld, not., le 24 nov.1645.25 Sur Michel Aubin, v.Godbout, Nos ancêtres .p.76.26 Le P.Archange Godbout a consacré une douzaine de lignes à Suzanne Aubineau, dans Nos Ancêtres .p.77. 120 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE Du premier lit : 1.Françoise, mariée à Pierre Coulaud (v.ce nom).Du second lit : 2.Pierre, dont la succession fut réglée le 15 nov.1674 (Filhon, not.).AUCLERC Suzanne Aubineau, veuve de Pierre Auclerc, de Saint-Vivien (Charente-Maritime) au diocèse de La Rochelle, émigra au Canada avec ses deux fils Pierre et André Auclerc27.Nous avons retracé quelques familles du nom à Angoulins et à Saint-Vivien, mais aucune n'a pu être rattachée directement.I \u2014 AUCLERC.Pierre, laboureur, demeurant au bourg d'Angoulins.et Marie Pinet.son épouse, qui n'étaient plus en 1654, eurent : Pierre, qui suit : II \u2014 AUCLERC, Pierre, fils des précédents, épouse le 8 fév.1654 (c, Savin, not.à La Rochelle).Marie Truchet, fille de Mathurin, laboureur, demeurant à La Rochelle, et de défunte Renée Baudry.Assistent du côté de l'époux : Etienne Oclercq, marchand, demeurant à Chatelaillon, oncle, Toussaint Oclercq.notaire en la baronnerie de Chatelaillon, cousin germain.Jean Migné, marchand, demeurant à Saint-Martin.Ile-de-Ré, cousin germain à cause d'Andrée Oclercq, sa femme.Etienne Oclercq, cousin germain, et Françoise Oclercq, sœur.AUCLERC, Pierre natif de la paroisse d'Angoulins, se met en apprentissage le 5 déc.1650 chez François Crespeau, filassier à La Rochelle (c.Dougnet, not.) AUCLERC, Pierre et Pierre Aubineau.du bourg de Saint-Vivien, transigent avec Philippe Douteau.marchand de La Rochelle, le 8 déc.1661 (Raf-fect.not.).I \u2014 OCLERC.Etienne, marchand, et Jeanne Baste, qui n'existaient plus en 1670.eurent Nicolas, qui suit : II \u2014 AUCLERC, Nicolas.maître boulanger, fils du précédent, naquit à Chatelaillon et épousa à 23 ans à N.-D.de La Rochelle, le 3 juil.1670.Marie Robert.15 ans, native de Fontenay-le-Comte, fille de feu Jean, marchand, et de Marie Amiault, en présence de Jean Devise, beau-frère de l'époux, de maître André, chirurgien, son cousin, de François Oclerc, maître boulanger.AUCLERC, Etienne, qui n'existait plus en 1690, eut de Marguerite Rondeau : Elisabeth, née à Chatelaillon et qui épousa à Saint-Barthélémi de La Rochelle le 4 avril 1690.Louis Perrin.OCLERCQ, Toussaint, notaire de la baronnerie de Chatelaillon et demeurant au bourg d'Angoulins, fait un arrêté de compte avec son frère Jean, du même lieu, le 10 septembre 1664.(Drouyneau, notaire à La Rochelle).\" Variantes du nom Auclerc : Auclair, Oclercq.Aucler, Oclerc, etc.Voir la biographie des deux frères Auclerc dans Nos Ancêtres ., pp.83-84. EN NOUVELLE-FRANCE 121 AUCLER, Marie, morte à 70 ans.le 12 sept.1689.est inhumée le 13 à Saint-Nicolas de La Rochelle.AYMARD2\" Barbe, Madeleine, et Anne Aymard, filles de Jean et de Marie Bineau, de Niort (Deux-Sèvres), émigrèrent au Canada au XVIle siècle.AYMART,ic(i/i (Hémar ou Esmard) maître tailleur d'habit, demeurant à Saint-André, ville de Niort, n'existait plus le 29 mars 1631.Sa veuve Marie Bineau, convola en secondes noces avec Antoine Leurin aussi maître tailleur d'habit.Leurs enfants, tous baptisés à Saint-André de Niort, sont les suivants : 1.Barbe.Canadienne, mariée Ie à Olivier Michel (v.ce nom) et 2° à Saint-Barthélémi de La Rochelle, le 21 mai 1648, à Olivier Le Tardif (v.ce nom) en présence d'Antoine Lauvain, beau-frère de l'épouse.Jean et Simon Narp, etc; 2.Françoise, baptisée le 29 avril 1621, p.et m.Ogier Allivert et Françoise Bineau (le père signe Jehan Heimart).Elle épousa 1° Jean Narp, maître tailleur d'habit, qui testa, par devant Teuleron, not.à La Rochelle, le 18 avril 1649, et 2° par contrat de Lefebvre, not., le 19 fév.1650, Jean Allaire, tailleur d'habit, natif de Saint-Just en Saintonge, fils d'Etienne et de feue Elisabeth Riorteau.Du premier lit : 1.Esther, mariée par contrat de Demontreau, not., du 6 oct.1663, avec Jacques Bouchereau, maître pâtissier, et de Marguerite Lebreton, en présence de Fidèle Levrin, femme de Gaspard Neveu, tante maternelle de l'épouse, Guillaume Potier (v.ce nom), maître pâtissier, son cousin paternel, etc; 2.Renée, mariée par contrat de Demontreau, not., du 6 oct.1663, avec Jacques Bouchereau, maître pâtissier, et de Marguerite Lebreton, en présence de Fidèle Levrin, femme de Gaspard Neveu, tante maternelle de l'épouse.Guillaume Potier (v.ce nom), maître pâtissier, son cousin paternel, etc; 2.Renée, mariée par contrat de Teuleron, not., le 25 nov.1672, avec Christophe Picqueray, (v.de nom), marchand, en présence de Jeanne Rivière, épouse du Sr Allaire, de Louis et Elisabeth Allaire, ses frère et sœur utérins, etc.Le 6janv.1673, Drouyneau, not.enregistrait un accord entre le dit Pecqueray et Allaire, beau-père de sa femme.Du second lit : 3.Louis; 4.Elisabeth Allaire, cités.28 Le P.Godbout a publié un article intitulé Les trois soeurs Esmard.dans MSGCF 1, pp.197-200, qui diffère un peu de celui-ci (R.-J.A). 122 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE 3.Jean, b.le 24 nov.1622.p.et m.Jean Carrière et Elisabeth Ayrault.C'est lui.sans doute, que l'on retrouve en 1645.à Saint-André de Niort, marié à Marie Pagère; 4.Pierre, b.le 16 mai 1624.p.et m.Pierre Doux, marchand, et Gabrielle Ayrault.Pierre Esmart (sig.) tailleur d'habit, de présent à La Rochelle, teste le 20 sept.1642.par devant Teuleron, not., avantageant Jean de Narp.son beau-frère; 5.Jeanne b.le 3 août 1625, p.et m.Jonas Bineau et Jeanne Loyseau; 6.Madeleine, Canadienne, b.le 1 août 1626, p.et m.François Roy, marchand, et Madeleine Loyseau.Elle fut mariée par contrat de Teuleron.not., le 29 mars 1648, (acte religieux à Saint-Barthélémi, le 4 avril) avec Zacharie Cloutier, Sr de la Clouterie, commis de la communauté de MM.les habitants de la Nouvelle-France, y demeurant, fils de Zacharie et de Xainte Dupont, en présence de Noël Juchereau, Sr des Châtelets, commis général de la communauté, Olivier le Tardif, capitaine commandant le navire le Notre Dame appartenant à la Communauté, Jean Juchereau, Sr de La Ferté, commandant le navire le Saint-Sauveur, de la dite communauté, Antoine Lev-rincq, maître tailleur d'habit, à Niort, époux de Marie Bineau, mère de la future.L'acte de mariage porte les signatures de Denarp, Juchereau, Simon Narp,29 Letardif.A.Charpentier, Maquart, Latour Loyer.C.Bouchart, Gainot, Filitte Levrin.P.La Plume10, E.Racine, Madeleine Anseau, Jeanne Emard, Marie Feniou, Jeanne Crevier, etc; 7.Anne, Canadienne, b.le 22 oct.1627, p.et m.Jean Filleul, Me chirurgien, et Dlle Anne Jouslard.Elle épousa à Québec, le 16 nov.1649, Guillaume Couture; 8.Philippe, b.le 1er avril 1630, p.et m.Honorable Philippe Guérineau, marchand, et Dame Marguerite Arnault (signé : Jehan Esmard); 9.autre Jean, posthume, b.le 29 mars 1631, p.et m.Pierre Pastureau et Françoise Mounier.BARANG1ER Cette famille que l'on rencontre en Poitou dès le XIVe siècle, (suivant Beauchet-Filleau), était très répandue en Angoumois aux XVIe et XVlIe siècles.La branche qui nous intéresse était établie au lieu noble du Lugeat, paroisse de Fléac, en Charente.1 \u2014 BARANG1ER, Arnaud et Marie (alias Catherine) Ordonneau, sa femme, qui n'étaient plus en 1625, eurent pour enfants : I.Jehan, laboureur, marié par contrat du 30 nov.1625 (Godet, not.) à Marie Talion, fille de Louis, l'aîné, et de Michelle Pinasseau, en présence de \" Simon de Narp dit Laplume, M« tailleurd'habit, décédé à La Rochelle, me du Temple, fut inhumé à Saint-Barthélémi le 18 oct.1652.10 Probablement Philibert de Narp, ex-commis des magasins du Sieur Denys au Fort Saint-Pierre du Cap-Breton.Le 29 déc.1659, il signait un accord avec Laurent de la Fargue, marchand de Saint-Jean-de-Luz (Savin, not.). EN NOUVELLE-FRANCE 123 Pierre et d'Arnaud Barangier, frères du futur, et de Bénigne Albert, son parrain; 2.Pierre, cité; 3.Arnaud, qui suit; 4.une fille, mariée à Geoffroy de Corlieu.II \u2014 BARANGIER, Arnaud, laboureur à bœufs, fille du précédent, n'existait plus en 1656.Il avait été marié le 21 déc.1626 (Godet, not.) à Blanche David,\" servante à Angoulème, fille de Pierre et de Michelle Bernard, en présence de Jehan et Pierre Barangier, frères du futur, de Geoffroy de Corlieu, son beau-frère, de Michau David, oncle de la future, etc.Enfants : 1.Michelle, mariée 1° par contrat du 6 fév.1656 (Ph.Gibault, not.) à Macé Mathieu, laboureur, fils de Bonaventure, aussi laboureur, et de feue Jeanne Brebion, domiciliés paroisse de Saint-Saturnin, en présence de Charles Mathieu, laboureur, et de Jehan Bodet, meunier, beaux-frères de la future, de Guillaume Gain, laboureur, son oncle, de Jehan David, Me cordonnier, son oncle, de Jacques Meslier, son cousin germain, etc; 2° par contrat du 20 août 1663 (Duru, not.) \u2014 mariage religieux à Saint-Martial d'Angoulème, le 2 sept.\u2014 à François Desbreufs (v.ce nom), en présence de Hellie et Liette Barangier.sœurs de la future; 2.Hellie, citée, épouse de Charles Mathieu; 3.Liette, épouse de Jehan Bodet, aussi citée.BARIL Famille alliée aux Boucher du Canada, natifs de Saint-Langis-lez-Mortagne au Perche (Orne), et représentés par Marin Boucher.BARIL (et DU BARIL), Jean , marchand, demeurant au lieu de la Barre, paroisse Saint-Langis (Lebland, not., 29 juil.1598) fut inhumé le 16 sept.1610.Il y avait épousé, le 27 mars 1576.Raoulline Creste (V.ce nom), fille d'Adrian, laquelle fut inhumée à Saint-Jean de Mortaigne le 4 fév.1616.Leblond, notaire, avait eu d'elle une procuration passée le I mars 1614 en présence de Noël Tremblaye, le jeune, marchand à Saint-Langis et de Marin Boucher.Enfants, tous baptisés à Saint-Langis-les Mortagne : 1.Denyse, b.mardi, pénultième jour de fév.1576, p.et m.Charles Lesperon, François, fils de Thomas Du Baril, Phillipac, femme de Guillaume Lestart, et Jeanne (Farce), femme d'André Creste, tous de Saint-Langis.2.François, b.5 déc.1578, p.et m.Toussaint Guille, Dlle Judic de Berruyer, et Marguerite Dutail, demeurant paroisse de Courgeoust.3.Marguerite, b.16oct.1580, p.et m.Dlle Marie de Cochefillet, femme de noble homme Jacques de Boulleur, baron de Montgaudri et de Poullay, 31 Ce nom de famille David se trouve cité dans les chartes du Poitou dès le Xle siècle (cf.Beauchet-Filleau, Dictionnaire des Familles du Poitou.Ill, p.36).Il était très porté en An-goumois au XVIe siècle. 124 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE Marin Radiques.prêtre, n.h.Jean Abot.le jeune, fils de Mr.du fay et Marguerite Formentin.veuve de François Radicques.demeurant à Saint-Langis.4.Renée, b.4 nov.1582.5.Catherine, épouse de Jean Seraye, dont Marie, b.I5fév.1608, p.et m.Jean Baril, et Marie, femme Seraye.6.Julia ne, mariée à Saint-Langis-les-Mortagne.le 7 fév.161 1, à Marin Boucher, Canadien (V.ce nom).BAUDON Jacques Batidon dit Larivière.canadien, maçon, né en 1662.fils de Jean et de Jeanne Jay.de la Jarrie.diocèse de La Rochelle, (Char.-Mar.) venu au Canada vers 1685 probablement avec les troupes de la marine.I.\u2014 BAUDON.Martin.Me maçon et tailleur de pierre, domicilié au bourg de Clavettes, puis au bourg de la Jarrie.épousa Jeanne Mesnayer, qui fut inhumée, étant veuve, à 70 ans.le 11 oct.1671.à la Jarrie.laissant : 1.Jean .qui suit; 2.Nicolas, qui suivra; 3.Pierre, maçon, marié à Marie Rinaud, dont a) Etienne, b.le 2 nov.1670, marraine : Marie Baudon; b) André, b.le 25 avril 1672; c) Suzanne, b.le 20 mai 1682; d) autre Etienne b.le 8 oct.1684; 4.Mathurin.tailleur de pierre ^présent à l'enterrement de sa mère.1671.II \u2014 BAUDON.Jean, fils du précédent, maçon et tailleur de pierre, demeurant à la Jarrie.fut inhumé à 53 ans, le 15 août 1681, en présence de Gabriel Morin.laboureur, son beau-frère, de Jean Griffon, laboureur, et Jacques Morin\", laboureur, son neveu.Il avait eu de Jeanne Jay, (ou Jette) ; 1.Jacques, canadien, né vers 1662.et marié à Sainte-Famille.Ile d'Orléans, le 23 fév.1690 (c.de Jacob père, le janv.) à Marguerite Vérieul; 2.Marie, b.le 8 juil.1668 (mère : Jeanne Gette); 3.Andrée, b.le 5 oct.1670 (mère : Geay) inhumée le 12 juil I673 (mère Gay); 4.René, né le 23 déc.1673 et b.le 26.p.et m.René Gianne.fils de Michel.notaire royal, et Marianne Modet.fille de Louis, marchand, inhumé à 16 mois, le 11 avril 1675; 5.Elisabeth, née le 20 fév.1677 et b.le 24.III \u2014 BAUDON, Nicolas, frère du précédent, Me maçon et tailleur de pierre, domicilié au bourg de Clavettes, puis au bourg de la Jarrie ( 1672), fait rétrocession, le 16 juin 1672 (savin, not.à La Rochelle) à titre d'héritier de ses père et mère, de trois casserons de vigne et autres propriétés à Jean Ferchault, laboureur, demeurant à Salles en Aunis, époux de Marie Barillon, héritière de Jean Barillon.son père.Nicolas Baudon eut d'Anne Paiestre ou Pestré.inhumée à 49 ans à la Jarrie.le 17 nov.1678 : 11 Jacques Morin.laboureur, âgé de 24 ans.fils de Gabriel, aussi laboureur, et de Marie Geay (Jay ou Jette), épousa à la Jarrie le 17 août 1683.Anne Péronneau. EN NOUVELLE-FRANCE 125 BAUDON, Louis,, sergetier.domicilié à Niort, époux de Marthe Jolin, laquelle n'était plus en 1730, eut : Marie, née à Niort, et mariée à Saint-Sauveur de La Rochelle, le 13 sept.1730, à Jacques Castel, tailleur d'habit, natif de la paroisse de Juillac (Gers) au diocèse d'Auch, fils de François, laboureur, et de Jeanne Bernard-Desnoyers.BAUDOUIN Famille parisienne alliée aux de Rémy.auteurs de nos Céloron de Bien-ville, d'une part; et souche charentaise originaire de Tasdon, paroisse d'Aytré, qui nous a donné le Canadien Jean Baudouin dit le Petit Jean, d'autre part.BAUDOUYN.Engilhert, bourgeois de Paris, marchand et capitaine des six vingt archers de la ville de Paris, épousa 1° Anne Boudier et 2° par contrat du 4 juil.1543 Marie Dallemagne.veuve de Guillaume Zollain.docteur en médecine en l'Université de Paris.32 De son mariage naquirent : 1.Oudette, mariée 1° par contrat du 3 juil.1548 à Nicolas Doutreleau.bourgeois de Paris, marchand drapier, veuf de Jacqueline Dampjain:33 et 2° par contrat du 23 juil.1583, à Laurent de la Combe, éc., exempt des Gardes Ecossaises du corps du roi, sous la charge de Sr de Chateauvieux, demeurant à Paris, rue de Grenelle, paroisse Saint-Eustache34; 2.Guillemette, mariée à Pierre Aubry, procureur au Châtelet de Paris, lequel n'était plus en 1591.Ils s'étaient fait donation mutuelle, le 5 août 1559; 3.Jacqueline.mariée à Médéric Remy (v.ce nom); 4.N.mariée à Pierre Remy (v.ce nom); 5.Durand, huissier collecteur des finances, demeurant à Paris, rue des Roynes, paroisse Saint-Gervais.Il épousa Marie de Beaulieu, dont Audette, mariée par contrat avec Jen Troche, conseiller du roi et contrôleur du grenier à sel de Provins, fils de feu Guillaume, bourgeois de Paris, juré en l'office de maçonnerie et de Julienne Lelièvre; et peut-être; 6.Pierre, lequel étant écolier étudiant en l'université de Paris devient \" AN.Paris, Y 89, fo 106 verso.\" AN.Paris.Y 107.fo 15 verso.14 AN.Paris.Y 125.fo 9.1.Marie, qui épouse en 1689 Daniel Daniel.Devenu veuf.Nicolas Baudon semble avoir épousé en secondes noces Marie Thibaudeau, dont : 2.Jeanne, morte au berceau, le 2 déc.1679; 3.Marie, inhumée à 19 mois, le 2 janv.1684; 4.autre Marie, b.le 18 mai 1683. VIEILLES FA MILLES DE FRA NCE 1 26 Jean Baudouin dit le Petit Jean.Canadien, né en 1638 (Recens, 1667) ou 1639(Recs.1666 et 1681 ), fils de Jean et de Jeanne Berthet.de Tasdon, village de la paroisse d'Aytré (Char.-Mar.).1 \u2014 BAUDOUIN.Jeun, Me pâtissier, « demeurant à Tasdon lez La Rochelle », prend a rente, le 18 avril 1644 (Juppin, not.) de Marie Cadot.veuve de Philippe Bertheau.marchand à La Rochelle, « une petite place vague \u2022> où était ci-devant construite une maison appelée « le Ballet » au faubourg de Tasdon.Il mourut à Aytré le 13 fév.1652 à 45 ans, après avoir testé devant Dabeville, notaire.L'inventaire de ses biens fut dressé par I.efebvre.not., le 17 fév.1652.Baudouin avait épousé Jeanne Berthet (v.ce nom), qui.le 23 nov.l650(Savin, not.), acquiert de Jean Demergue, saulnier, demeurant à La Rochelle, et de Marie Allemant, sa femme, la moitié de 5 casserons de vigne sis au fief de Roux.Le 25 avril 1674, elle arrente à Marie Marionneau, fille majeure demeurant à Tasdon, une maison située à Tasdon.seigneurie de la Salle (Drouyneau, not.).De ce mariage sont issus : 1.Jean, canadien, qui suit; 2.Etienne, qui suivra; 3.Marguerite, née à Tasdon et b.à Aytré le 23 sept.1644; mariée par contrat de Savin, not., le 11 mai 1664.à Jacques Picou, tailleur d'habil demeurant à La Rochelle, fils de défunts Mesnin, Me maçon et tailleur de pierre, du bourg de Saint-Christophe en Aunis, et de Marguerite Croue.en présence de Jeanne Berthet.mère de la future, de Vincent Ferchault.tailleur d'habit, demeurant à Salles, son cousin, Pierre Clemançon, laboureur, demeurant à la Jarrie, son oncle à cause de Madeleine Baudouin, sa femme, de Pierre Clémençon le Jeune, son cousin germain, etc.4.Pierre, pâtissier, présent au contrat de mariage de Marie Baudouin, sa nièce, en 1683 : né à Tasdon et b.à Aytré 4 mars 1651; m.La Rochelle, paroisse N.-D.de Coigne.1 juil.1680, à Françoise Drouard.II \u2014 BAUDOUIN, Jean, canadien, dit le Petit Jean,36 né à La Jarrie en 1637, pâtissier, épouse à Montréal le 27 nov.1663, Charlotte Chauvin, et leur contrai de mariage, reçu par Basset, notaire à Montréal, le 19 nov.précédent, a disparu de son greffe.Inhumé à la Pointe-aux-Trembles de Montréal, le 25 sept.1713 à 76 ans.Son épouse le fut au même endroit le 31 oct.1718.Knfants : I.Jean.b.Montréal(M) 12 juin 1666; tué par les Iroquois dans le combat de la coulée Grou, entre les terres de la Pointe-aux-Trembles et de la Rivière-des-Prairies, le 2 juillet 1690; \" AN.Paris.Y 101.fo 296.14 Voir sa biographie dans Nos Ancêtres ., pp.156-158.bénéficiaire dune rente sur une maison à Senlis, place de la Porte-au-Pin.de la part de Médéric Remy.le 14 mai 1560.\" EN NOUVELLE-FRANCE 127 2.Anne, b.M 3 juil.1669; mariée à la Pointe-aux-Trembles de Montréal (P) 22 nov.1683 à Jean Lescarbot; décédée avant 1747.3.Guillaume, b.M 11 juin 1673; marié M 11 nov.1697 à Anne Bauckeau dite Graveline; sép.Repentigny (R) 16 mars 1742.4.Jacques, b.M 28oct.1675; m.R 22 nov.1700à Marie Rivière; s.R.30 juillet 1718.5.François,b.P30janv.1678; m Saint-François de Sales, îles Jésus, 12 juin 1702, Anne-Andrée Grenet; sép.R 16 avril 1754; Anne Grenet fut inhumée R 21 déc.1752.6.Cécile, b.M 7 avril 1680; employée chez les Messieurs du Séminaire de Québec en 1720; décédée après 1737; 7.Jeanne, b.P 8 août 1682; m R 22 nov.1700 à Jean-Baptiste Forget; sép.à Lachenaye 5 F5v.1753.8.Madeleine, b.P 26 sept.1685; m P 26 janv.1704 à Germain Thouin; sép.P après 1742; 9.Marthe-Charlotte, b P 9 mai 1688, m P 8 janv.1714 Claude Brame; sép.R 28 oct.1714; 10.Jean-Baptiste, b P8oct.1691 ; m R 9 janv.1713 Marie-Joseph Gloria dite Desrochers; sép.R 1 avril 1771.Il \u2014 BAUDOUIN, Etienne, frère du précédent, né à Tasdon et b.à Aytré le 2 fév.1640 (nommé Eustache par la suite), pâtissier, domicilié au village de Tasdon, paroisse d'Aytré, prend à rente le 23 mars 1672 (Drouyneau, not.) d'André Berthet, son oncle, un espace de terre situé en la ville reuve, paroisse Saint-Nicolas.Il avait épousé Marie Bouffet, inhumée à 40 ans, le 5 juin 1670, en présence de Suzanne et Marie Baudouin, ses filles.Enfants connus : 1.Suzanne, citée; 2.Marie, née en 1662 et mariée à la Jarrie le 22 nov.1683 à André Gaillard, laboureur, âgé de 22 ans; 3.Pierre, b.Aytré 6 oct.1669; 4.Noël, b.Aytré 27 déc.1671, né le 25.de BELLEAU38 Famille de Picardie, dont les Sieurs de la Garde et de Cantigny (Somme, canton de Montdidier), renoncèrent à la noblesse, le 11 août 1666, alliée à nos Poitiers du Buisson canadiens, et à nos Morin de Rochebelle.Elle portait : « d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois treffes de sinople ».I \u2014 BELLEAU, Louis de, Sr de la Garde, mentionné dans une pièce du 28 fév.1542 passée par Jeanne Desromval, veuve de Jean de Belleau.Sr de la Garde.Il avait épousé Jeanne Dupuis, dont Jacques, qui suit.38 Bibliographie : BN, D'Hozier, Pièces Originales,, 273; Fonds Français 32444. 128 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE U_BELLE AU .Jacques de, S1 de la Garde, mentionné dans plusieurs actes de 1571 à 1583.Il était marié en 1583 à Françoise Charlet, laquelle avait, le 19 août 1590.la garde noble de leurs enfants.Elle était sœur de Simon Charlet.éc, Sgr de Saint-Aignan (Grivesnes.Somme) et de Poupaincourt.\" De ce mariage naquit Antoine, qui suit.III \u2014 BELLEAU, Antoine de, Sr de Cantigny et de Pommeroy40 (commune de Grivesnes).Le 12 déc.1615, par devant Demaison.not.à Mont-didier.il passe une transaction avec Pierre Belleau, fils et héritier de Jean.Il fut inhumé à Saint-André-des-Arts, à Paris, le 19 mars 1641, ayant épousé, par contrat d'Avril, not.à Montdidier.du 21 déc.1600.Catherine de Vual-pergue.dont : 1.François.qui suit; 2.Hélène, mariée avant 1641 à Pierre de Poitiers, Sr du Buisson, capitaine d'infanterie, dont : a) Charlotte, canadienne, qui épouse 1° à Québec, le 12 oct.1660.Joseph Hébert, et 2° le II janv.1667, Simon Lefebvre, Sieur Angers; b) Jean-Baptiste, canadien, Sr du Buisson, marié vers 1672 à Elisabeth Jossard.41 IV \u2014 BELLEAU, François de.Sr de Cantigny, demeurant à Villers-Bretonneux (Somme).Le 24 août 1618, il obtint une sentence des officiers de la châtellenie de Moreil, relative au fief de Pommeroy qui lui revenait par la mort de son père.Il épousa, par contrat de Demaison, not.à Montdidier, le 7 sept.1626, Anne de Bréda.fille de Christophe, éc, Sr de Laleval, la Folie-Guérard, le Belloi et la Chauchée, conseiller du roi, receveur général des Bois et Forêts en Champagne et en Bourgogne, et de Françoise de Goussencourt.De leur mariage vinrent plusieurs enfants qui furent mis en tutelle par la justice de Pommeroy, le 4 juil.1637 : 1.François.Sr de Pommeroy.marié à Madeleine Vraier.Le 8 juin 1669.il est qualifié « capitaine réformé entretenu à la suite du régiment de Plessis-Praslin »>42; 2.Pierre.S' de la Garde; \" Le9juin 1.187 Jacques de Belleau fait donation d'une rente de 13 1/3 écus à son frère uténn Frédéric de Parpas, novice à l'abbaye de Saint-Pierre de Corbie (AN.Y 130).40 Pommeroy, ferme qui était détruite à fin du XVlle siècle.Le fief du même nom.qui fut appelé aussi Goussencourt (30 ou 40 journaux de terre à la sole), était tenu de la Châtellenie de Moreil.François Belleau.éc, Sgr de Cantigny.s'en dessaisit au profit de Charles de Goussencourt.chev.Sgr de Grivesnes (1656, 1664).François de Caboche, éc, Sgr de Saint-Clair, et Madeleine de Belleau, opérèrent le retrait d'une partie du fief, qui se trouva ainsi divisé entre les de Goussencourt et les héritiers de Caboche.(Cf.Diet, historique et archéologique de la Picardie.Paris.A.Picard.1927.t.IV.p 239-240.Sur Cantigny, V.1.cit.p.46.Le fief Mallet ou WarmeMCnede Mezières.arr.de Montdidier) relevant de Boves et contenant 43 journaux appartenait en 1691 à Marie Mallet, épouse de Louis Vrayet, à Jacques de Monchy, son neveu par sa femme et.indivisément, à Charlotte el François de Belleau, frère et soeur (I.cit.p.409).\" Voir Tanguay, Dictionnaire Généalogique.1, 493.42 BN.D'Hozier, Pièces Originales.273. EN NOUVELLE-FRANCE 129 3.Charles, éc.S1 de Valpergue.né à Villers-Bretonneux et demeurant à Paris, rue du Plâtre, paroisse Saint-Jean-en-Grève.Il épousa,4' le 21 nov.1672, Jeanne Péan.demeurant rue des Blancs Manteaux, fille de François Péan et de Marie-Claude Guimont: 4.Marie, présente au mariage de Charles, son frère (1674); 5.Catherine, canadienne, née vers 1639 et mariée à Québec, le 22 nov.1667 à Jean-Baptiste Morin.Sr de Rochebelle.fils de Noël et de Hélène Desportes.Ils n'eurent que des filles sans descendance.BENASSIS Guillaume Benassis.canadien, Me maçon et tailleur de pierre, demeurant à Marennes.délivre trois quittances au nom de Jean Sauvaget, aussi canadien, son beau-frère, de 1636 à 1640 (Teuleron.not.1636).Le 9 mai 1649, il s'engage à conduire un employé à ce dernier aux Trois-Rivières (Dougnet.not.).On le retrouve, le 23 mars 1652, à La Rochelle, où il s'engage à construire pour Mathurin Tabarit, une muraille et un « masurault » (Savin, not.) GuillaumJ; Benassis mourut â 48 ans, et fut inhumé à N.-D.de La Rochelle le 15ïiov.1652.Il avait épousé à Marennes, le 9 juil.1634, Jeanne Sauvaget (aussi^ppelée Sauvagère et Saugette).fille de Jean, laboureur, de Segonzac en Angoumois, et d'Anne Dupuys.dont ; 1.Madeleine.canadienne, b.le 29 avril 1635, p.et m.Jean Turmet, éc.Sr de Grandchamp, et Madeleine Robert; elle épousa, par contrat de Duquet, not., le 13 nov.1647, Etienne Seigneuret, Sr de Lisle, dont postérité; 2.Catherine, b.à Marennes.le 1er fév.1637; 3.Françoise.b.le 18 nov.1640, parrain : Etienne Arrerat; 4.Marie, inhumée à 4 mois à N.-D.de La Rochelle, le 26 janv.1647: 5.autre Marie, b.le 16 mai 1649, p.et m.Claude Briand et Marie Joly; inhumée à 14 mois, le 21 oct.1650; 6.Jacques, b.le 16 juil.1651, p.et m.Jacques de Lanny et Renée Lorent.BENOIST44 I \u2014 BENOIST, Guillaume, éc, chambellan de Charles VII.fut marié par contrat de Rousseau, notaire en la prévôté de Sens, le 28 août 1437, avec Catherine de Viel-Chatel, laquelle testa, le 8 déc.1482, en faveur de Simon Benoist, son fils, qui suit.II \u2014 BENOIST, Simon, éc.chambellan du roi, fut père de Jean, qui suit.43 Mariage réhabilité le 13 janv.1674.avec légitimation de leur fille Geneviève, baptisée à Saint-Paul de Paris le 4 août lfi73, contrat insinué au Châtelet le 20 (AN Y 226.fo 19 verso).44 Bibliographie : Abbé Daniel.Histoire îles Grandes Familles françaises du Canada.Montréal.1867, pp.1-183. 130 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE 111_BENOIST, Jean.éc, mentionné dans des « lettres royaux » du S nov.1522.Il épousa Marguerite de Boisbel.dont il eut trois enfants qui partagèrent, le 12 nov.1562.la succession de leur père.Ce sont : 1.Jean, éc, Sgr de Joinville, conseiller du roi et élu en l'élection de Sens, demeurait en la ville de ce nom.paroisse Saint-Hilaire.Il fut maintenu dans sa noblesse par arrêt de la Cour des Aides, du 8 mai 1596, arrêt basé suides sentences antérieures de 1523, 1557 et 1558 portées en faveur du dit Jean Benoist et d'autre Jean, son père.De Jean.Sgr de Joinville naquirent : a) Pierre, éc.Sgr de Joinville; b) Antoine, éc, marié par contrat du 6 fév.1605 à Ktiennelte Fannelet: c) Françoise; d) Louise; 2.Nicolas, qui suit: 3.Geneviève, mariée à Louis de Tourléon, demeurant à Villeneuve-le-Roi (Seine-et-Oise).IV.\u2014 BENOIST,Nicolas,éc.,b.à Joigny(Yonne), le II oct.1504.fut marié par contrat de J.Puiller, notaire à Joigny, du 27 sept.1561, à Anne Flosseux.fille de noble homme Jacques, Sr du Petit-Han, demeurant à Chauveroche, et de Anne Poirez.Il était assisté de son frère et de André de Boisbel.recteur de la paroisse de Fitune.près Moulins, son oncle maternel.De ce mariage naquit Jean, qui suit.V \u2014 BENOIST, Jean, fut baptisé à Joigny, le 12 oct.1585 (son père ayant 81 ans).Il fit acte de dérogeance en devenant sculpteur et architecte en bois.Son acte d'apprentissage chez Laurent de Lorme, architecte et sculpteur à Moulins, est du 7 mars 1601.Il épousa parcontrat de Guillaume Collson et J.B.Murot, notaires à Joigny, Marie Hubert, fille de Louis, greffier en l'élection de Joigny.et de Anne Barins.Le futur est assisté de Pierre Benoist.éc.Sr de Joinville.son cousin, demeurant à Sens, de Jacques Piton, marchand demeurant aussi à Sens, son cousin à cause de Madeleine Benoist.sa femme, et la future.d'Antoine Barens.son oncle maternel.De ce mariage naquil Antoine, qui suit.VI \u2014 BENOIST, Antoine, éc, b.à Joigny, le 24 fév.1632, peintre ordinaire du roi et son unique sculpteur en cire coloriée (1669).membre de l'Académie Royale, valet de chambre du roi (1659), obtint des lettres de relief de dérogeance le 25 juil.1706.11 fut inhumé à Saint-Sulpice, le 8 avril 1717 ayant testé en faveur de ses enfants et petits-enfants.'\" Son épouse.Antoinette Houdaille des Hayes, fille de Denys et de Marie Lecompte, avait été baptisée à Paris, paroisse Saint-Laurent, le 10 nov.1634 et fut inhumée a Saint-Sulpice.le 26 mars 1712.à 74 ans (sic).Ils avaient eu : 1.François, b.à Saint-Sulpice, le 25 août 1658; 2.Antoine, b.le 17 août 1659; 3.Gabriel, qui suit; 4.Louis, b.le 8 mars 1666.Il passa à Saint-Domingue et mourut sans enfants: ' AN.Y 47.fo 135. EN NOUVELLE-FRANCE 131 5.Autre Antoine, b.le 21 juin 1667.Il tut peintre du roi et décéda, avant 1717, à la Martinique, laissant un fils, Benoist de Saint-Hilaire, nommé dans le testament de son grand-père (1717); 6.Pierre-Raphaël, b.le 7 juil.1669; 7.Françoise, mariée à Antoine de la Rochette, el décédée à 43 ans, le 7 juil.1713.Elle fut inhumée le lendemain à Saint-Sulpice.Vil \u2014 BENOIST, Gabriel, éc, b.à Saint-Sulpice, le 10juin 1662 et inhumé en nov.1718, fut comme son père, peintre du roi.Il épousa en premières noces Charlotte Breteuil qui mourut, âgée de 57 ans, le 19 avril 1714 et fut inhumée le jour suivant à Saint-Sulpice, en présence de Léonard Breteuil, Me tapissier, son frère; et en secondes noces, le 12 juil.1714 Françoise de Trevet (v.ce nom) laquelle mourut à Saint-Maur-des-Fossés, le 7 mars 1733 et fut inhumée dans la chapelle des Miracles.Du premier lit son issus : 1.Louise, femme du Sr Trioloque.mentionnée dans le testament de son grand-père ( 1717).Du Second lit : 2.Antoine-Gabriel-François, canadien, b.à Saint-Sulpice, le 6 oct.1615, et marié à Montréal, le 11 nov.1743 à Louise Leber, fille de Jacques, Sr de Senneville, et de Marie-Louis de Miré de l'Argenterie; 3.N., épouse de Mr de Moulineuf; 4.N., épouse de Mr Lacroix.BERTHET Famille alliée à la famille Baudouin, de Montréal.À La Rochelle, elle était de la religion réformée.Jeanne Berthet avait épousé Jean Baudouin et ils devinrent les parents du canadien Jean Baudouin dit le Petit Jean.Filiation suivie : BERTHET, André, épousa Andrée Giraudeau qui mourut, veuve, à 72 ans, et fut inhumée au temple protestant de La Rochelle le 2 avril 1658.Ils avaient eu : 1.Marguerite, b.à Saint-Barthélémi de La Rochelle le 22 août 1631; et sans doute les trois suivants qui étaient frère et sœurs; 2.André, marchand boucher, bourgeois de La Rochelle, présent au mariage de Marguerite Baudoin, sa nièce, en 1664; 3.Catherine, veuve de Jacques Chauveau, tonnelier, dont inventaire des biens par Lefebvre, notaire, le 17 fév.1652; 4.Jeanne, femme de Jean Baudouin, pâtissier, (v.ce nom). 132 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE BERTRAND Guillaume Bertrand, canadien.4'' fils de Pierre Bertrand et de Jeanne Boutin, de Sainte-Marie-de-Ré, au diocèse de La Rochelle, naquit en 1641, et épousa à Québec, le 12 oct.1671.Marguerite Ferron, fille de Jean Ferron et d'Antoinette Desvilliers.de Saint-Vaast, au diocèse de Cambrai.La famille Bertrand dut venir s'installer à Sainte-Marie-de-Ré aux environs de 1630, du moins, je ne rencontre aucun Bertrand dans les registres de la paroisse avant cette année.Les parents de Guillaume Bertrand s'y marièrent en 1633 (v.plus loin) et lui-même y fut baptisé le 31 oct.1642.Voici l'extrait de son baptême : « Le Dernier Jour de Octobre 1642 a Esté baptize guillaume filz de pierre bertran & de Jeanne boutin & est parrain guillaume bordé & La marraine thomasse Jessé faict en Léglise pchialle de Ste marie p.moy (signé) D.Pineau (avec paraphe) Recteur et Prieur ».Guillaume Bertrand avait 22 ans lorsqu'il s'engagea à Pierre Gaigneur.armateur de La Rochelle, pour aller servir trois ans au Canada.Il devait s'embarquer sur Le Cat de Hollande du port de 260 tonneaux, dont était capitaine Charles Bobin.Cet acte fut passé par Teuleron, notaire à La Rochelle, le 1er avril 1665.Aux recensements de 1666 et 1667.on trouve Guillaume Bertrand à Sillery.domestique chez Denis-Joseph Ruette d'Auteuil.conseiller au Conseil Souverain de Québec.Au recensement de 1681, il est établi dans la seigneurie de Dombourg-Neuville (Pointe-aux-Trembles de Québec), dont Nicolas Dupont, Sr de Neuville était alors seigneur.Voici la mention du recensement : « Guillaume Bertrand, 40 ans, Marguerite Feron, sa femme.40, enfants : Jean, 9 ans, Madeleine.7, Marguerite.5.Angélique, 2; 1 fusil, 10 bêtes à cornes, 10 arpents en valeur ».En 1708.Jean Bertrand appelé aussi Jean-François, fils de Guillaume, était établi au Cap-Santé.Sa postérité s'y est multipliée.Mais Guillaume Bertrand, l'ancêtre reste à la Pointe-aux-Trembles où il mourut en 1710.Sa femme.Marguerite Ferron l'avait précédé dans la tombe en 1706.I \u2014 BERTRAND.N., semble avoir été père de : 1.Pierre, qui suit.2.Louise, mariée à Sainte-Marie-de-Ré (SM) le 18avr 1633 avec Jacques Religuet, en présence de René et de Pierre Bertrand, ses frères, de Pierre Dollet et de Colas Bouteiller.3.René, époux de Jeanne Jousset.dont : a) Emery, marié SM 28 fév.1661 àJeanne Reparon.fille de feu Pierre et de Marguerite René.et.b) Marie.inhumé SM à 4 ans le 2 déc.1648.\" \u2014 BERTRAN D.Pierre, laboureur qui vivait encore en 1669, épousa à Sainte-Marie-de-Ré le 17janv.1633.Jeanne Boutin, de la paroisse de la Flotte, en présence de Pierre Dollet, Nicolas Bouteiller, René Bertrand, etc.Il eut au moins : \u2022\" Voir sa biographie dans No Ancêtres ., pp.245-247. EN NOUVELLE-FRANCE 133 1.Marguerite, b SM 3 fév 1634, p et m Pierre Dollet, lejeune, laboureur, et Marguerite Bouteiller.En 1655, elle était l'épouse d'Etienne Chauchet, laboureur, dont : a) Jean, inh.à 20mois le 30 oct.1669.en présence de Pierre Bertrand, aieul, et Jacques Bertrand, fils d'Etienne, sacristain: b) Suzanne inh.SM à 2 ans, 19 nov.1671, et c) Anne.b SM 2 fév.1672.et décédée à 2 ans.2.Pierre.b SM 19 oct.1636.p et m Pierre Cordon et Renée Bertault.3.autre Pierre, b SM 16 août 1640, p et m Antoine Brichoteau et Suzanne Cadoret.Il épouse SM 1 août 1661 Catherine Ravon, fille de feu Jehan et de Jeanne Mallet.4.Guillaume, canadien, b SM 31 oct.1642.p et m Guillaume Bordet et Thomasse Jessé.On le trouve, en 1666.domestique à Sillery, près Québec, chez Denis-Joseph Ruette d'Auteuil.Il épousa à Québec le 12 oct.1671 Marguerite Ferron.de Saint-Vaast au diocèse de Cambrai, dont postérité.5.Jean, b S M 12.juin 1646.Proches parents des précédents semblent avoir été : I \u2014 BERTRAND, N.dont : 1.Etienne.qui suit.2.Pierre, présent en 1674 au mariage de Marie Bertrand, sa nièce.3.Jacques, présent au même mariage.II \u2014 BERTRAND, Etienne, sacristain à Sainte-Marie-de-Ré, épousa 1° Catherine Bernard; 2° Catherine Pommier, morte à 48 ans, et inhumée SM le 15 mai 1691; 3° le 9 janv 1692 SM Marguerite Faucher, veuve de Jacques Rivaille, en présence d'Etienne Bertrand le Jeune.Du premier lit vinrent : 1.Marie, mariée à 19 ans.le 16 oct.1674 SM Pierre Joubert, tailleur de pierre, en présence de Jacques Bertrand, son frère, de Pierre et Jacques Bertrand, ses oncles.2.Etienne, lejeune, cité.3.Jacques, aussi cité.I \u2014 BERTRAND, N., fut père de : 1.Marguerite, morte à 60 ans, veuve de Louis Gatineau, domiciliée au bourg de Bedenac, et inhumée le 13 septembre 1740.2.François, qui suit.II \u2014 BERTRAND, François, demeurant au bourg de Bedenac ( 1742) et auparavant (1734) paroisse de Clérac.avait épousé Jeanne Gatineau.Celle-ci fut inhumée à 55 ans, le 19 oct.1743, en présence de Thomas Bertrand, son fils, et son époux, le 30 avril 1753, étant mort la veille âgé de 60 ans.Enfants : 134 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE 1.Andrée, mariée en 1722 a Guillaume Paulet (V.ce nom).2.Pierre, qui épouse Marie Rodier à Bédénac (B) le 27 janv.1734.3 Thomas .épouxde Catherine Dupas, inhumée à 23 ans.B6 sept.1744.laissant une fille Catherine, h B 23 août 1744.4.Francois, inhumé B à 22 ans le 26 janv.1742.5.Marguerite.m B 25 fév.1754 à Gabriel Rodier.fils de Gabriel et de défunte Marguerite Berlureau.BIGOT Le petit bourg de La Ventrouze-au-Perche (Orne) a donné plusieurs de ses enfants au Canada.Signalons en particulier Pierre Gagnon (V.ce nom); Noël Juchereau.(V.ce nom) qui y a vécu quelques années avant de partir pour le Canada: Guillaume Landry (V.ce nom) Jean-Jacques Lehoux (V.ce nom): Marie Mésange (V.ce nom): Renée Roger, mère des Gagnon.et sans doute quelques autres.C'est de ce bourg également que nous sont venues Françoise Bigot.47 née en 1631.et sa mère.Thomine Chastel.née vers 1600 Irec.1666).veuve de Jean Bigot.Voici la filiation de cette famille Bigot : I \u2014 BIGOT.Jean, seul de ce nom à La Ventrouze.4* épousa 1° Jeanne Marges, qui fut marraine d'Etienne Lefebvre à La Ventrouze (LV) le 9 mars 1617.et 2e LV I juil.1627 Agnès Roger, veuve de Michel Ernoul.Il fut.croyons-nous, père du suivant :4g II \u2014 BIGOT.Jean, de La Ventrouze.y épousa, le 13 juin 1630.Thomine Chastel.fille de défunt Benoit, de la paroisse d'Auteuil, en présence de Thomas et de Louis Chastel.Devenue veuve l'année suivante, Thomine Chastel convola en secondes noces, le 3 fév.1632 à LV, avec Mathurin Fourreau,50 en présence de Noël Juchereau.Noël et Jean Debray.de La Ventrouze.et Jean Rondin, de Tourouvre.Jean Bigot ne laissa qu'une fille Françoise.qui suit.III \u2014 BIGOT.Françoise, canadienne, b LV 17 mai 1631.p.et m.Philibert Beurrier, prêtre, de Tourouvre.et Françoise Creste, femme de Jean Chouet: m.a Québec 1° 19 sept.1647 Charles Guillebout, et 2° 8 mai 1658 Denis Biïère.dont descendance par les deux unions.1 angua) .(Oui.1.51) lui donne un frère.Jean Bigot, inhumé à Québec a 14 ans.le 24 sepi IMX.ci une présumée soeur.Jeanne Bigot, femme de Martin Albert.Or Jean Bigot, père, époux de Ihominc Chaslel, étant mon après un an de mariage, ne peut pas être père de ces deux personnes.*\" telle affirmation du P.Archange semble gratuite car Mme P.Montagne cite un Michel Bigot, de l.a Ventrouze.dont la veuve Jehanne Loche tesle à cet endroit le 15 mai 1635 en presence de Jean Juchereau (cf.Tourouvre cl les Juchereau.p.14).(R.-J.A.).4\" Nous avions cru.avec quelques auteurs dont l'abbé Gaulier.que Jean Bigot, époux de I homme Chaslel.eMail le même Jean Bigot, ne à Tourouvre en 1612.de Michel et de Maihurinc Godin.Or.Jean, fils de ces derniers, épousa Marie Cresle à Tourouvre le 25 fév.1648.\"' Vent d'Appolline Marie, fille de Marguerin.qu'il avait épousée le 12 avril 1627 à La Ventrouze. EN NOUVELLE-FRANCE 135 Bl.AIS Les registres paroissiaux d'Hanc (Deux-Sèvres) ne commencent qu'en 1684.Par contre, ceux de Melleran.paroisse voisine, débutent en 1619.Nous y avons trouvé l'acte de mariage des parents de Pierre Biais/1 l'ancêtre canadien.Voici la filiation de cette famille : I \u2014 BLÀIS, Jacques, épousa I' Louise Penigaud.inhumée à Melleran.le 2 déc.1629; 2° le 10 fév.1630.Catherine Lamy.veuve de Simon Bonnet, de la paroisse d'Hanc.Du premier lit naquirent : 1.Mathurin.qui suit; 2.Andrée, mariée le 9 fév.1630 à François Bonnet, fils de feu Simon Bonnet, d'Hanc, et de Catherine Lamy.II \u2014 BLAIS.Mathurin, fils du précédent, épousa lMe 9 lev.1630.Marie Auchier; et 2e le 30 avril 1634.Françoise Penigaut (v.ce nom), en présence de Messieurs Jean Carrier, Pierre Allix, procureur-fiscal de Melleran, en 1631.Denis Richard.Nicolas Blanchard, etc.Ils eurent au moins : Pierre, canadien, né entre 1639 et 1642.et marié 1° par contrat de Duquet, not.à Québec, le 23 sept.1669, avec Anne Perrot.et 2° à Saint-Jean, île d'Orléans, le 5 juin 1689, avec Elisabeth Royer.Citons encore : BLAYS, Jacques, domicilié à Melleran.qui eut de Jeanne Chaigne.morte avant 1619 : 1.François, marié le II fév.1619.à Jeanne Broussant.fille de feu Jacques et de Denyse Penigaut; 2.Perrette, mariée le même jour à Etienne Penigaut.fils de feu Jacques et de Jeanne Taphorin.BLAYS.Laurent.aussi de Melleran.époux de Jacquette Penigaut.dont Jeanne, mariée le 1er juin 1620, à Germain Begnier, fils d'Olivier et d'Anne Thébaut, de la paroisse de Loisé.BOISSON La commune de Chaniers en Saintonge (sous le vocable de Saint-Pierre) a donné trois de ses enfants au Canada : Françoise Meunier (V.ce nom), née en 1636, fille de Jacques et de Françoise Sonière.« de Chenière.évêché de Sainte », épousa à Québec, le 30 sept.1658, Pierre Dubois-Morel.Tanguay leur donne descendance par Louise, leur fille, mariée, d'après lui, à Michel Brouillé.Il fait erreur croyons-nous, car Louise Dubois, femme de Michel Brouillé, était née en 1644 d'après le recensement de 1681, ce qui ne lui donnerait que huit ans de moins que su prétendue mère.51 Voir Godbout.Nos Ancêtres .pp.307-309. IJ6 VIEILLES FA MILLES DE FRA NCE Les documents canadiens portent « Brassard I.Jean Robin dit la Touche.( V.ce nom) fils de Jean et de Jeanne Gadolet.de Chanieren Saintonge.suivant Tanguay.Et Jean Boisson (ou BoessonUlit St-Onge.ne en 1673.fils de Jean et de Madeleine Bouchard.« de Chaigniet.évèehé de Saintes ¦\u2022.La similitude des noms nous le fait identifier avec Jean, fils de Guillaume Boisson et de Madeleine Fouchier.Voici des notes sur cette famille : BOISSON.Guillaume, eut de Madeleine Fouschier : 1.Jean, canadien, h.le 7 fév.1670.p.et m.Jean Fouschier et Jeanne Chegros, épousa à Lachine.près de Montréal, le I?nov.1700.Anne Legros, dont descendance: 2.Bertrand.b.le 26 août 1673.p.et m.Jean Beau et Jeanne Boisson.BOISSON.Bertrand, époux de Jeanne Chegros.eut pour enfants : 1.Jean.h.le 21 juin 1668.p.et m.Jean Chegros et Jeanne Boisson: 2.autre Jean.b.le 10 juin 1674, p.et m.Jean Beau et Jeanne Boisson.BOUCHARD Trois canadiens sont originaires d'Andilly-le-Marais (Saint-Nazaire) : Gilles Enard, né vers 1636 (rec.1666).fils de Pierre et d'Hilaire Guiraut, de Saint-Lazare, bourg d'Andilly-le-Marais.Il épousa à Québec, le 6 oct.1665.Marie de Bure dit Battanville.et mourut 10 mois plus tard, sans laisser de postérité.Michel Bouchard, né entre 1635 et 1640(Recens.1681 ).fils de Clément et de Clémence Brillard.5- d'Andilly-le-Marais, diocèse de La Rochelle.Nicolas Bouchard, né en 1637 (Recens.1667 et 1681 ), fils de Clément et Louise Brillard.52 de Bernevert.diocèse de La Rochelle.Aucune paroisse du diocèse de La Rochelle ne portait le nom de Bernevert.Peut-être est-ce un lieu dit d'Andilly-le-Marais.Voici quelques notes sur la famille de Michel et de Nicolas Bouchard, que nous croyons être frères : I \u2014 BOUCHARD.N.qui n'était plus en 1632.eut, de Marie Guer-reau.Clément.qui suit.II \u2014 BOUCHARD, Clément, épousa, le 29 oct.1632, Louise Brillard (v.ce nom), en présence de Marie Guerreau, mère de l'époux, Barthélémy et Jacques Guerreau.ses oncles, d'Andrée Gillebert, mère de l'épouse, de Jean Brillard, son frère, d'Alexis Guérineau et de Jean Rasteau.Enfants : 1.Michel, canadien, né 1635-1640, épousa 1° par contrat d'Audouart, not., le 21 nov.1662, Marie Trotinne, dont descendance; 2° par contrat de Rageot, not., le 27 oct.1682.Madeleine de La Porte, veuve de Martin Fou-quet; 2.Nicolas, canadien, né vers 1637, marié à Sainte-Anne, le 30 sept.1670.avec Anne Leroy. EN NOUVELLE-FRANCE 137 BOUCHER Famille Je Gaspard Boucher Il existait à Mortagne (Orne) aux XVIe et XVIIe siècles, plusieurs Gaspard Boucher.Les minutes de Leblond, notaire à Mortagne.actuellement aux Archives de l'Orne, contiennent, à la date du 17 novembre 1593.l'acte de vente d'un petit lothereau de terre à Christoflette Massard, veuve de Jaspard Boucher, demeurant à Saint-Germain de Loysé.Un autre Jaspard ou Gaspard Boucher (il signe : J.Boucher), marchand a Notre-Dame de Mortagne, paraît dans des actes du même notaire, les 28 février et 27 novembre 1615.C'est lui probablement que signale un acte de Bart, notaire, le 25 août 1616.comme marchand, habitant paroisse de Loysé.et qui a, de Marie Leroux,Marie.baptisée à Notre-Dame, le 20 janvier 1626et inhumée à Sainte-Croix, le 8 mai 1644.Le 26 février 1651, le notaire Mathurin Barré passe un acte dans la maison de Gaspard Boucher, hôte (hôtelier) à Mortagne.Aucun de ces Gaspard Boucher ne peut être identifié avec le père du gouverneur des Trois-Rivières qui, nous le savons, était menuisier sur la paroisse Notre-Dame, à Mortagne.et marié, dès avril 1620.avec Nicole Lemère ou Lemer.Or, voici un acte qui semble bien le mentionner : le 30 juillet 161 I, par devant Leblond.not.Jaspait Boucher (il signe : G.Boucher, avec paraphe) menuisier, demeurant à Mortagne.paroisse Notre-Dame, faisant tant pour lui que pour les autres héritiés de défunts Jacques Boucher et de Françoise Paigné, ses père et mère, affiéfait à Jean Saugeon, marchand, demeurant à la Prenestière, paroisse de Loisé, une propriété et seigneurie sises au même lieu, possédées primitivement par Me Galleran Deschamps, tabellion, et que les dits Boucher et Paigné avaient acquises des héritiers de feu Jean Boucher.On est en droit de conclure de cette pièce d'archives que Gaspard Boucher, ainsi que ses frères et sœurs, possédaient, en 1611.une seigneurie en la paroisse de Loisé.héritage de leurs père et mère, et peut-être de leur grand-père.Jean Boucher.Filiation suivie : Deux actes passés devant Roussel, notaire à Mortagne, le premier communiqué par Mc Farce, l'autre consulté aux Archives départementales de l'Orne, donnent quelques précisions sur la famille, l'origine, et la date du départ pour le Canada de Gaspard Boucher et des siens.En voici l'analyse: 1634-15 juillet.Guillaume Lespron, marchand à Mortagne, règle ses affaires avec Céron Bigot, marchand demeurant à Brézolettes.Ce règlement est fait en présence de Gaspard Boucher, menuisier demeurant en la paroisse Notre-Dame de Mortagne, et Jean Pelletier, marchand demeurant en la paroisse de Brézolettes. i 3 « VlBILLES'FA MILLES DE FRA NCE 16.15-19 mars.A Mortagne, en la maison de noble Nicolas Desjouis.Nicolas Boucher, demeurant à Mortagne, paroisse de Loisé, Gaspard Boucher, menuisier, et Nicole Lemère, sa femme, demeurant à Mortagne, paroisse Notre-Dame, vendent à Dame Jeanne Desjouis, veuve d'honorable homme Toussaint Brullé, demeurant à Mortagne paroisse Notre-Dame, Tdeux boisseaux de terre en la paroisse de Feings, au lieu des Charbonniers; 2° un boisseau de terre à blé.en la paroisse de Villiers.au lieu de la Brière; 3°un herbage au lieu de Culloisel en la paroisse de Feings, joignant Pierre Chastel, (beau-frère de Charlotte Chevallier, canadienne),1/^ grange et V2 jardin derrière la grange, \"comme ledit Gaspard Boucheries a eus de succession par acquêt ou autrement\", et tels que les vendeurs en ont joui ci devant.La présente vente est faite pour 60 livres payées en notre présence et des témoins ci après nommés en pistoles d'or d'Italie, et les vendeurs ont déclaré que la pièce de terre des Mardelles vendue par eux à ladite acquéreure le 1 février 1634 contient trois boisseaux.Fait en présence de Pierre Gadois (futur Canadien), laboureur demeurant en la paroisse Saint-Martin d'Igé.Ces deux actes, ainsi que le testament du 30 avril 1634 de Marie Castrie.mete de Nicole Lemère.me semblent très importants.On peut en déduire que Gaspard Boucher pensait partir avec Giffard.comme Guyon.Cloutier, etc.il vend de la terre en février 1634.mais il ne part pas puisqu'il est à Mortagne le 15 juillet de la même année.Au printemps 1635 il est décidé à partir et vend de la terre avec Nicolas Boucher qui ne peut être qu'un très proche parent, soit son frère.Sa signature très belle et caractéristique commence comme une clef de sol.(Mme Pierre Montagne) Filiation suivie : I \u2014 BOUCHF.R.Jean, dont l'héritage est acquis par Jacques, son fils, qui suit.II \u2014 BOUCHER, Jacques, menuisier demeurant à Notre-Dame de Mortagne.n'existait plus ainsi que son épouse.Françoise Paigné (V.ce nom) en 1611 (Leblond.not).Il parait, comme parrain, à Saint-Langis-lez-Mortagne.le4 juil.1582.et le 29 août 1587,ildéli vre une reconnaissance de 3 ecus soleil a Nicole Chouet.veuve de René Baron (Leblond.not.).Dans cet acte il déclare ne savoir signer.Fnfants : 1 Gaspard, qui suit: 2.Nicolas, qui intervient au contrat du 19 mars 1635 précité: 2.autres cohéritiers dont les noms sont inconnus.III \u2014 BOUCHER.Gaspard,53 canadien, menuisier, demeurant à Mortagne (Orne), émigré en Nouvelle-France avec sa famille en 1635.vivait encore aux Trois-Rivières.le 20 mai 1662 (Prévôté des Trois-Rivières).Il avait épousé, avant 1620, peut-être à Mamers où vivait une de ses belles-sreurs, Nicole Lemère (V.ce nom), qui lui donna au moins huit enfants dont quatre.\u2014 un garçon et trois filles.\u2014 laissèrent postérité au Canada : ' On fera bien de se méfier de la note publiée dans la revue Nova Francia sur cette famille. EN NOUVELLE-FRANCE 139 1.Charles,b.à N.-D.de Mortagne (NDM) le 7et inhumé NDM 17 avril 1620; 2.Antoinette, b NDM 6 août 1621.morte sans doute en bas-âge; 3.Pierre, canadien, gouverneur des Trois-Rivières.Sgr de Boucher-ville, anobli par Louis XIV, b.NDM 1er août 1622 et marié : 1° avant le 8 avril 1649 à Marie 8ebadinsk8e et 2° à Québec, le 9 juil.1652.à Jeanne Crevier(V.ce nom).4.Nicolas.canadien, b.N DM 9 sept.1625 et inhumé aux Trois-Rivières à 23 ans, le 23 mars 1649; 5.autre Charles, b.NDM 4 mars 1628, décédé en bas âge; 6.Marie, canadienne, b.à Saint-Jean de Mortagne.le 22 janv.1629 et mariée à Québec, le 30janv.1645.à Etienne De Lafond; 7.Marguerite, canadienne, b.NDM 28 juil.1631.mariée vers 1646 à Toussaint Toupin:54 8.Madeleine, canadienne, née en 1634-1635.\" Elle épouse en 1647 Urbain Baudry.Autres familles Boucher Les registres de Mortagne de cette époque mentionnent quelques familles Boucher : BOUCHER.Gaspard, époux de Madeleine Leroux, dont Marie.baptisée à Notre-Dame, le 20 janvier 1626.BOUCHER, Jean, époux de Marie Lambert, dont Galleran, baptisé à Notre-Dame, le 20 juin 1634.BOUCHER, Galleran, époux de Marguerite Guillon, dont Claude.baptisé à Saint-Jean, en janv.1662.Famille de Marin Boucher En dépit de nombreuses recherches dans les archives de Mortagne il nous a été impossible de trouver la parenté entre Gaspard et Marin Boucher.Deux documents canadiens datés des 24 août et 12 septembre 1638 (Documents divers, III, 15 et 26) les disent parents, mais n'indiquent malheureusement pas le degré.Filiation suivie : I \u2014 BOUCHER.N., de Saint-Jean de Mortagne.fut père de : 1.Marin, qui suit; 2.Jeanne, qui épouse à Saint-Jean, le 15 juil.1629, Thomas Hayot (v.ce nom), de Soligny; et probablement; 54 Les registres des Trois-Rivières où étaient consignes les mariages célébrés avant 1654 ont disparu malheureusement.55 A l'article \u2022< Gaspard Boucher ».Tanguay fait naitre Madeleine en 1621: or les recensements de 1666, 1667 et 1681 sont d'accord pour 1634-1635.Les registres de Mortagne étant muets sur son compte, on peut croire qu'elle naquit durant le voyage à la Nouvelle-France au printemps de 1635. 140 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE 3.Antoinette, femme de Guillaume Lecourt (1619).H \u2014 BOUCHER.Marin, maçon de Saint-Jean, y épousa le 7 fév.1611.Juliane Baril (v.ce nom), fille de Jean, demeurant au lieu de la Barre, paroisse Saint-Langis-lez-Mortagne (SLM).Celle-ci mourut le 15 déc.1627 et fut inhumée SLM le lendemain.Marin Boucher convola en secondes noces, vers 1629, avec Perrine Malet (v.ce nom).Il existe, dans le minutierde Leblond, not.à Mortagne.différents actes concernant Marin Boucher, entr'autres : une quittance de Jean Boucher l'aîné, maçon, demeurant à Saint-Jean de Mortagne et de Marin Boucher, aussi maçon, demeurant à la Barre, paroisse Saint-Langis-lez-Mortagne.à Alexandre Lavye (18 fév.1613); une signature du même à une obligation de Raoulline Creste.veuve Jean du Baril (1er mars 1614).Citons encore, dans les minutes de Bart.une obligation de 13 livres, 10 sols, du même Marin Boucher « pour cause de prest » (15 janv.1614).Les enfants de Marin Boucher, sauf Louise, furent baptisés it Saint-Langis-lez-Mortagne : Du premier lit : 1.Nicole, b.8 nov.1611; 2.Jean.b.15 mars 1613 et sép.à Saint-Jean.21 sept.1617; 3.Louise, b.à Saint-Jean.15 août 1615; 4.François, b.22 nov.1617 et marié à Québec, le 3 sept.1641, à Florence Gareman; 5.Thienette.b.I I mai 1620; 6.Charlotte, b.15 janv.1622; 7.Marie, b.8 juin 1625.Du second lit : 8.Marin, dit Bois-Buisson, b.29 août 1630.sans alliance; 9.Galleran.b.16 fév.1633.Outre ces neuf enfants.Marin Boucher en eût cinq autres, baptisés à Québec, qui laissèrent descendance.Aux actes de baptême des enfants de Marin Boucher paraissent Jean Boucher, maçon, de la paroisse Saint-Jean de Mortagne (161 I).Etienne et Nicole Boucher, enfants de Jean, de la paroisse Saint-Malo de Randonnai (1611-20).Voici quelques notes sur ces personnes, sans doute proches parentes : 1 \u2014 BOUCHER.Jean.Me maçon, de la paroisse Saint-Jean de Mortagne.passe un contrat de construction, le 23 avril 1593 (Leblond, not.); autre contrat, le 31 mars 1601.de Jean Boucher, l'aîné, et Jean Boucher, le jeune, père et fils, de la même paroisse (Leblond, not.); quittance du même Jean Boucher l'aîné, du 18 fév.1613.en société, cette fois, avec Marin Boucher, maçon, de Saint-Langis (Leblond, not.).Jean Boucher, l'aîné, fut inhumé à Saint-Jean, le 18 fév.1616, laissant au moins, Jean, qui suit : EN NOUVELLE-FRANCE 141 II \u2014 BOUCHER, Jean, maçon, de la paroisse Saint-Jean de Mortagne (SJM) y épousa, le 19 sept.1605, Nicollet Trassard.de la paroisse de Mouli-cent.Ils eurent : 1.Jacqueline, b.SJM 10 oct.1606; 2.Nicolas, b.SJM 30 mai 1608; c'est lui, sans doute, qui épouse.SJM le 10 juin 1634, Renée Grenier; 3.Pierre, b.SJM 4 fév.161 1.p.et m.Me Pierre Crestot.Etienne Mallet, et Anne Boucher; 4.Alexandre, b.SJM 8 mai 1613; 5.Denis, b.SJM 19 sept.1615.Antres familles du même nom BOUCHER, Jean, maçon, demeurant à Paître du pont (v.Bart, not.14 janv.1618), paroisse Saint-Malo de Randonnai, paraît, le II nov.1613.comme curateur d'un autre Jean Boucher, maçon, de la paroisse de Loisé (Leblond, not.).Ce Jean Boucher, de la paroisse Saint-Malo de Randonnai.fut père de : 1.Nicole, marraine en 1611 (v.plus haut); 2.Etienne, parrain en 1620 (v.plus haut), à identifier avec Etienne, époux de Marie Vaigneulx (Saint-Langis, 1624) ou plutôt avec Etienne, maçon, époux d'Esther Saisy (Loisé.1630); 3.Jean, maçon, demeurant à Mortagne, s'engage à construire ( Leblond.not.).BOUCHER, Jean, maçon, demeurant à Loysé, et Pierre Boucher, aussi maçon, de la paroisse Saint-Jean, à Mortagne, s'engagent envers les habitants de Loysé à construire « la tour et la chapelle des bouchers ».(Leblond, not.20 mars 1602).Ce Jean Boucher, fils d'Aubin, aussi maçon, épousa Claire Gesbert, décédée en 1613 et dont la succession donna lieu à diverses transactions (Leblond, not., 11 nov.1613, 23 juil.1614, et 24 juin 1616.Leurs enfants connus sont : 1.Jean, maçon, dont Jean Boucher, de Saint-Malo, est curateur en 1613; 2.Marguerite, épouse, en 1613.de Pierre Espert.sargetier, demeurant au lieu de la Francherie, paroisse Saint-Ouen de Licherouvre; 3.Madeleine.épouse en 1613, de Pierre Bignon, maçon, demeurant paroisse de Loysé; ., 4.Zacharie, b.à Notre-Dame.25 juil.1597, et mort au berceau; 5.Guillaume, b.au même lieu, 15 nov.1601.BOUCHER, Pierre, de Saint-Jean de Mortagne.et Jean Boucher (v.ci-dessus), maçons associés en 1603 (Leblond, not.), possédaient des héritages limitrophes au lieu de la Goufarderie, paroisse de Villiers (Leblond.not., 23 juil.1614).Il avait épousé Roberte Parent, fille de Nicolas et de 142 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE Madeleine Huline.qui avait partagé avec sa mère et ses sœurs le 15 nov.1597 (Leblond.not.23 juil.1614).Pierre Boucher fut inhumé à Saint-Jean le S nov.1607.Enfants nés à Saint-Jean de Mortagne : 1.Jeanne.h.1 mai 1601.2.Noël, le 25 nov.1604.jumeau avec la suivante.3.Noëlle.jumelle avec le précédent, sép.8 mai 1605.4.Marline, b.7 juil.1606.et sép.24 août 1610.BOURSIER Famille noble, alliée à nos Chartier de Lotbinière du Canada pat-Françoise Boursier qui épousa en 1608 à Paris.René Chartier.parents de Louis-Théandre.canadien.I _ BOURSIER.Martin.valet de chambre du roi (1611), Me barbier et chirurgien du roi.demeurant à Paris, rue et paroisse Saint-André-des Arts, épousa Louise Bourgeois, sage-femme de la reine, dont : 1.Marie, femme de chambre de Marie de la reine Marie de Médicis en 1606 au lieu de Gratianne de Mareuil.aux émoluments de six vingts livres5'' qui épousa 1° n.h.M° Martin, greffier en la justice du lieutenant criminel de robe courte, et 2° Mc Bourguignon, conseiller du roi et commissaire ordinaire des guenes.Ses obsèques eurent lieu à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, le 10 déc.1657 et sa sépulture à Saint-André-des-Arts; 2.Françoise, aussi femme de chambre de la reine, mariée en 1608à René Chartier (v.ce nom): 3.Pierre.secrétaire ordinaire de la chambre du roi et commis d'Isaac Arnault, conseiller du roi en ses Conseils d'Etat et Privé et intendant des Finances (1611).secrétaire de la chambre de la reine (1614), porte-manteau ordinaire de Monsieur, frère du roi (1618), demeurait à Paris, rue des Prou va ire s.paroisse Saint-Eustache.lorsqu'il épousa, par contrat du 25 sept.1611 (de Troyes et Desquatrevault, not.) Marie de Querquèzes.fille de défunt Jean, chev., gentilhomme ordinaire de la Chambre dû roi, Sgr de Carpon.Troiqueray et Crathenay.et de Claude de Perrien4''.Ils eurent : 1.François, b.à Saint-André-des-Arts.le 21 nov.1673; 2.Louise, b.le 3 oct.1614: 3.Antoinette, fiancée le 27 juin 1612.à Saint-André, avec Me René Angry, docteur en droit, avocat au Parlement de Paris, bailly de l'abbaye de Vendôme, châtellenie de l'Isle.domicilié à Vendôme; elle épousa en secondes noces, le 8 sept.1615.Pierre Robinet, docteur régent en la faculté de médecine de Paris, fils de Mc Claude, conseiller du roi et avocat à Issoudun, de qui elle était veuve, le 21 avril 1687.5S '* bonds Clairembault 837, VI.p.3363 \" ANY IM.fo 330.»\" AN Y 167.fo 225 verso. EN NOUVELLE-FRANCE 143 5.Anne, b.le 5 juil.1603.p.et m.Me Regnault de Lescaignes, gendre (des parents) et Dlle Anne Sanguin, Anne Sanguin, femme de Mrdu Laurent, deuxième médecin du roi et premier de la reine: 6.Jean-Baptiste, b.le 26 juil.1604.BOUTOLLE.BOUTOUSLE.BOUTOT BOUTOLLE.Clément épousa 1° Marie Speau (nommée Marie Brisson en 1733) et 2° Claire Teurlais.fille de Pierre (mort à 75 ans en décembre 1753) et de Marie Serveau.de la paroisse Chérac (Char.-Mai).Du premier lit naquirent : 1.Marie, née le 30 mai et b.à Bédenac (Char.-Mar.), le 1er juin 1727.p.et m.Pierre Boisson et Marie Boutoule: 2.Jean, canadien, né B le 25 et b.le 27 oct.1728, p.et m.Magdelaine Expeaux et Marie Touré; marié à Montréal par contrat de Souste.not., le 10 avril 1758 (acte religieux le 9 janv.) à Marie-Joseph Lemire; 3.Marguerite, b.le 13 mars 1733, p.et m.Etienne Buisson et Marguerite Gallais.Du second lit : 4.Pigmente, née et baptisée (B le 13 mars 1744.p.et m.François Neau et Marie Billeau.BRIDEAU \u2014 BRIDOT Famille percheronne de Tourouvre (Orne) alliée aux Drouet, dont François Drouet, canadien, marié à Québec en 173 1 à Marie Guay dit Balan.BRIDOT.Nicolas.qui n'était plus en 1649.avait épousé à Tourouvre (T) le 21 novembre 1606.Renée Doucet, en présence de René Douce t.Ils eurent pour enfants : 1.Nicole, b.T.8 juil.1608.p.et m.Nicolas Allard, Michelle Doucet, femme d'Antoine Pelisson.et Elisabeth Creste.femme de René Doucet.2.Gilles, b.T 7 déc.1619.p.et m.Jacques, fils de Balthazar Doucet.et Jeanne Plisson.femme de Jacques Testu.3.Pierre, b.T 31 oct.1614, p.et m.Pierre Gastineau.et Claire, fille de Balthazar Doucet; il épousa à Tourouvre le 26 nov.1649 Marguerite Creste.fille de feu Claude et d'Elisabeth Creste.4.Jeanne, mariée T 20 nov.1649 à Pierre Drouet (v.ce nom).BRILLARD I \u2014 BRILLARD, Jean, époux d'Andrée Gillebert, eut : I.Louise, mariée à Andilly-le-Marias (char.-Inf.) (AM) le 29 oct.1632 à Clément Bouchard (v.ce nom) et inhumée à 35 ans, à AM le 29 avr.1648; 144 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE 2.Jean.cite; 3.Nicolas, marié AM le 17 janv.1640 avec Françoise Lambert, en présence de Jean Brillard.père de l'époux, de Clément Bouchard, son beau-frère, et de Louis Brillard.sa sœur, de Mathurine Matté.mère de l'épouse, de Pierre et Jeanne Lambert, ses frères et sœur.CASAULT Cette famille, originaire de Saint-Pierre-Langers (Manche), au diocèse d'Avranches.en Normandie, a donné l'un de ses fils au Canada.Fn effet.Jean-Baptiste Casault, fils de Barnabe et de Françoise Pestour, passa au Canada à la fin du régime français et il se fixa à Montmagny.I \u2014 CASAULT.François.S1 de la Forge, fut le premier du nom a Saint-Pierre-Langers (Manche).Il épousa Catherine Oursin, qui décéda en 1690.Lui-même mourut, à 48 ans, étant capitaine de la paroisse, le 16 fév.1694.et fut inhumé le lendemain dans l'église de Saint-Pierre, en présence de Julien Oursin.Sr des Mesjouantz di Marte, son beau-frère.Pierre Casault de la Cerverie.son fils, et autres.Enfants : 1.Marie, mariée à Saint-Pierre-Langers (SPL) le 17 fév.1700.à André Tetrel.fils de feu André et feue Colombe Leboucher.de la paroisse de la Trinité, en présence de Mre Pierre Casault.Sr de la Forge, frère de l'épouse.François Deschamps, son cousin.Georges Auger, Sr de la Roussery.bourgeois de Grand ville : 2.Madeleine, morte à 17 ans, le 16 juin 1700 et inhumée SPL le lendemain; 3.Jean-Baptiste, qui suit; 4.Pierre.S' de Cerveroye.notaire royal, époux de Dlle Jeanne de Lancize.Il mourut le .30 mai 1699 et fut inhumé SPL le 31.Son acte de sépulture le dit originaire d'Orval.au diocèse de Coutances: 5.François, b.SPL le 9 avril 1687; 6.Georges, b.SPL le 27 oct.1689; 7.Michel, b.SPL le 1er mars 1690.II \u2014 CASAULT, Jean-Baptiste.S' de la Forge, b.SPL 1 oct.1684: épousa, vers 1705.Elisabeth Yon.Enfants : 1.Thomas, né le 3 et b.SPL le 5 avril 1707, p.et m.Me Thomas Yon.conseiller du roi.S1 de Longval, bourgeois d'Avranches, oncle maternel, et Dlle Jeanne de Lancize.veuve de Pierre Casault, S' de la Cerverie, tante paternelle.Il mourut sans alliance et fut inhumé SPL le 13 oct.1684; 2.Barnabe, qui suit, né le 17 et b.SPL le 18 août 1709, p.et m.Barnabe Poullain.S1 de la Planche, de la paroisse de Montoiron, et Dlle Louise Pigeon, épouse de Mr de la Rouxerye. EN NOUVELLE-FRANCE 145 III \u2014 CASAULT, Barnabe (alias Bernard).5\" Sr des Longchamps, fils du précédent, épousa SPL le 25 oct.1730.Françoise Pestour(V.ce nom), en présence de J.-Bte Casault, George Asselin.Pierre Pestour, Pierre Baré, Louis Deschamps, Pierre Hubert, et Louis Baré.fils de Pierre.Il fut inhumé SPL le 1er oct.1758 et elle, le 13 mars 1762, étant décédée au village de la Forge.Enfants, tous baptisés à Saint-Pierre-Langers : 1.Louise-Jeanne.b.25 oct.1731, p.et m.J.-Bte Casault et Jeanne de Lancine; 2.Jean-Louis .b.15 juil.1734, p.et m.Jean-Louis de Lancize.éc.S1 de la Julinière.et Anne Pestour; 3.Jean-Baptiste, canadien, qui suit; 4.Barbe, b.1 1 sept.1736; 5.Françoise.b.21 avr.1739, p.et m.Louis Pestour et Anne Gentil, femme de Louis Pestour; sép.2 mai 1739; 6.Bernard.b.22 sept.1740.p.et m.Jean Deschamps, fils de François et Louise Casault.fille de Joseph; il épouse, en 1769.Françoise Mancel.veuve de Guillaume Chatel.IV \u2014 CASAULT.Jean-Baptiste, fils des précédents, est venu au Canada à l'âge de dix-huit ans.C'est à Montmagny le 9 nov.1767, qu'il épousa Rosalie Michon, qui lui donna au moins dix enfants.Il fut inhumé à Montmagny le 11 juin 1822.Très nombreuse descendance principalement dans les comtés de Montmagny.I * Isle t et Bellechasse (Eloi-Gérard Talbot.III.237-240).CELORON Famille noble, d'origine parisienne, et représentée au Canada par Jean Celoron, éc.Sr.de Blainville.Elle portait « d'azur à trois croissants d'argent et une étoile d'or posée en cœur ».60 I \u2014 CELORON, Claude, éc, conseiller secrétaire du roi.maison et couronne de France et de ses finances, donne quittance à Senlis, le 8 sept.1639, d'une rente à lui constituée,61 le 4 mai 1635.Il épousa Esther Repèrent, laquelle était veuve, le 13 fév.1649 (Reg.de Saint-Sauveur), à Paris, ayant eu : 1.Claude, prêtre de l'Oratoire (1653); 2.Antoine, qui suit; 3.Jean, éc, conseiller secrétaire du roi, inhumé à Saint-Nicolas-des-Champs, le 10 août 1688, à l'âge de 75 ans; \" Barnabe Casault à l'acte de mariage, et Bernard aux actes de baptême des enfants. Robert de la Mare, huissier, qui eut vers 1620, de Françoise Guérente (ferment, not.19 juil.1643) : Charles, David (Ferment.21 juil.1646) et Robert, huissier (Crosnier. 166 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE not.13 juin 1660).Cette famille nous a donné Marie Delamarre qui épousa à Québec, le 27 nov.1668, Guillaume Regnault, pionnier de Charlesbourg.I _ DE LA MARE, Jehan, époux de Jeanne Martin, dont : 1.Genffin, père de Mathieu; 2.David, qui suit; 3.Guillaume, père d'Anne, mariée à Jacques Lecuillier (Archives de la Seine-Inf.).II \u2014 DE LA MARE.David, demeurant paroisse Saint-Jean à Rouen (SJR).époux de Marie Larchevesque, dont : 1.Jeanne, b.SJR 8 juin 1583; 2.Marguerite, b.SJR 5 août 1584; 3.Marie, b.SJR 2 oct.1587; 4.Isabeatt.b.SJR 4 oct.1588; 5.Jean.b.SJR 6 avril 1591.marié à Anne Le Vasseur.dont Gabriel et Jean (c.24 mars 1651); 6.Marie, b.SJR 28 nov.1593; 7.Anne .b.SJR 21 juin 1597.épouse de Victor Delislefc.24 mars 165 I ); 8.David, qui suit.III \u2014 DE LA MARE, David, b.à Saint-Jean de Rouen le 2 janv.1599.épousa à Saint-Godard, le 18 mai 1636, Anne de Busevestre.Enfants tous baptisés à Saint-Maclou : 1.Alexandre, b.4 janv.1638; 2.Jeanne, b.28 mars 1639; 3.Guillaume, b.29 mai 1639; 4.Anne.b.26 sept.1642; 5.Michel, b.1 janv.1647; 6.Robert, b.30 mars 1649; 7.Marie, canadienne, b.16 août 1650 et mariée à Québec, le 27 nov.1668.à Guillaume Regnault; Marguerite, b.19 fév.1652.DELISLE Famille venue de Dampierre (Seine-Inf.) en Normandie, et représentée par Louis Delisle, canadien, marié à Québec à Louise Desgranges en 1669.' \u2014 DELISLE, Nicolas, époux de Jeanne.eut pour enfants.1.Pierre, marié vers 1623 à Perrette Hercher ou Harcher; 2.Charles, qui suit; EN NOUVELLE-FRANCE |A7 3.Adrien, b.à Dampierre (D) le 29 juil.1608.p.elm.François Boitel el Adriane Lemoyne.Il épousa vers 1632 Marguerite Bouquet.4.Catherine, b.D 27 fév.1611, p.et m.Nicolas Capelle et Catherine Bullart.File était femme, en 1647.de Charles Ponteaux.5.Unfils.b.D9oct.1613.p.etm.Michel Leblond et Jeanne Bournifien.II \u2014 DELISLF, Charles .époux de Marguerite Petit, tut père de : 1.Charlotte, b.D 2 déc.1629.p.et m.Antoine François et Charlotte Cordier: 2.Marie, b.D 24 jan.1632.p.et m.Antoine François et Marie Petit; 3.Jean.b.D 29 nov.1633.p.et m.Jean Feron et Jeanne Pothier.fille de Jean; 4.Anne, b.D24 oct.1635.p.et m.Jean de Romilly et Anne Demonchy; 5.Renée, b.D 3 jan.1637.p.et m.Charles Sanglier, de la paroisse de Merve.'\u2014 et Renée Petit, de Gournay: 6.Marguerite.b.D 29oct.1638.p.et m.Charles Lesage.Ills de Jean, et Marie Bouquet; 7.Charlotte, b.D 11 nov.1641.p.et m.Etienne Sanglier et Charlotte Petit, femme de Jean Dubois; 8.Pierre, b.D 24 août 1643.p.et m.Pierre de Franconville el Susanne Bectarte; 9.Louis, canadien, b.D II avril 1645, p.et m.n.h.Louis Godart.prêtre, curé de Dampierre, et Renée Sanglier.Il épousa à Québec, le 15 oct.1669, Louise Desgranges, de Paris; 10.Catherine, (posthume), b.D 10 fév.1647.p.et m.Jean Leblond.tie Brémontier.et Catherine Petit, femme de Charles Ponteaux.DE ROUFFIGNAC Famille angoumoise alliée aux Courtaud qui ont donné deux des leurs au Canada : Cybard.émigré vers 1670.et son neveu Pierre, au début du XVIIIe siècle.I \u2014 DE ROUFFIGNAC.Pétrin, lequel n'existait plus en 1532.eut de Marie de Lacombe, décédée avant 1547.Jean, qui suit.II \u2014 DE ROUFFIGNAC, Jean, pelletier (1532), Me barbier et chirurgien ( 1547), fut marié : 1° parcontrat de P.Ttïgeau, not., le 16 avril 1532.avec-Marie Denespoux, fille de feu Girard et de Jeanne Mesquin, de la paroisse Saint-Maurice de Montbron121; 2e par contrat du même, le 27 mai 1547.avec Marie Alexandre, Fille de Pierre, sergent-royal en Angoumois, et de Margue-rite Vauveille.124 Il fut probablement père de Jean, qui suit.Probablement Merval.auj.Brémontier-Merval.dépl de la Scine-lnt.123 Archives Départementales de la Charente.Série K, 1169.A DC.Série E.1206. 168 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE III \u2014 DE ROUFFIGNAC.Jeun.éc.conseiller du corps et collège d'Angoulême.testa par devant Jean Mousnier.not., le 21 août 1584.Par cet acte, il élisait sa sépulture en la chapelle Notre-Dame, de l'église Saint-André d'Angoulême.en avant de l'autel, au lieu où sont enterrés ses prédécesseurs, instituait son exécuteur testamentaire Mc Guillaume Couraud son gendre, et chargeait Françoise Bougier.sa femme, de l'administration des biens de leurs enfants, qui sont Michel.Sara et Madeleine.125 DFSAVIS Famille domiciliée à La Ventrouze-au-Perche (Orne), alliée à la famille Landry, d'où est sorti le canadien Guillaume Landry (1623-1689).Ce petit bourg a donné au Canada plusieurs autres enfants.I \u2014 DFSAVIS.Guillaume, qui n'existait plusen 1620.eut pour enfants : 1.Damiane.mariée en 1620 à Mathurin Landry (v.ce nom).2.Sébastien, parrain en 1624 à LV de Sébastienne Landry, sa nièce.3.Probablement aussi Guillaume.époux de Madeleine.1630.(Une Madeleine Brisset.femme de Guillaume Desavis, est inhumée à LV le 10 déc.1674).4.Noël, qui suit.II \u2014 DFSAVIS.Noël.fils du précédent, épousa Madeleine Loche, qui figure comme marraine de Jean Chasteau à La Ventrouze (LV) le 16 janv.1622.Ils eurent pour enfants : 1.Marie, b.LV 15 fév.1624.p.et m.Louise Marot.fille de Jean, et Robert Debray.fils de Jean.2.Noël, b.LV 27 sept.1628.p.et m.M° Noël Juchereau.marchand, demeurant paroisse d'Aubry.au diocèse d'Evreux.et Françoise Lehoux.femme de Jean Aléaume; il épousa LV le 19 juin 1657.Renée Martheau.Probablement aussi 3.Marguerite.mariée LV 4 oct.1654 à Jacques GaigneUX.de la paroisse de Marcheville.4.Jeanne, mariée LV 12 oct.1654.à Louise Maubisson.de Tourouvre.DESBOEUFS Cette famille, originaire de Dijon, ne se rattache aucunement à celle de Jean Dalleau dit Desboeufs, laboureur et meunier au bourg de Saint-Simeux.que mentionne un acte du 4 nov.1543.126 Elle n'est pas nonplus apparentée à Michel Desboeufs, marchand sergetier.fils de défunts Davjd.marchand, et de Jacquette Aubin, domicilié au faubourg Saint-Cybard.lequel contracte mariage, le 25 mai 1654 (Daniel Cladier, not.) avec Antoinette Guindon.A DC.Série E.1277.116 A DC.Série F.1195.notaire P.Trigeau. EN NOUVELLE-FRANCE 169 veuve de Jacques Rolland.Mc tailleur d'habit, fils de défunts Pierre, texier en linge, et de Simone Texier.Cette famille, angoumoise par la suite, fut représentée au Canada par François Desboeufs qui épousa Marguerite Cadieux à Montréal, en 1726.Alliée aux Barangier (v.ce nom).I \u2014 DFSBOFUFS.W»r.Me serrurier, de la ville de Dijon.(Côte d'Or) en Bourgogne, n'existait plus, ainsi que Marguerite Maussan.sa femme, en 1639.Ils laissaient : 1.Claude, qui suit: 2.Pierre, qui suivra.II \u2014 DESBOFUFS.C/((//i/2 inhumée à Mortagne-au-Perche.paroisse Saint-Jean, le 26 fév.1626.Ils eurent pour enfants : 1.Marie, b.à Tourouvre (T) le 21 sept.1588.p.et m.Marie, veuve de Jean Charpentier.Marguerite, femme de Gabriel Vauguyon, et François, fils de Jean Lousche.le Jeune.2.Jean, canadien, qui suit.\" \u2014 GUYON.Jehan.Sr du Buisson, maçon, fils du précédent, fut baptisé à Tourouvre-au-Perche le 18 sept.1592.Ses parrains furent Jean Collin et Pierre Dolivet.et sa marraine Catherine, fille de Nicolas Godin.A Saint-Jean de Mortagne.le 2 juin 1615, il épousait Mathurine Robin.Onze Sur les partants pour la Nouvelle-France d'origine tourouvraine, consulter : Mme Pierre Montagne, Tourouvre .Les contrats d'engagement », pp.31-86.Aussi.M Pierre Montagne.Le Perche des Canadiens, numéro spécial des Cahiers Percherons.2e trimestre 1974.liste alphabétique des partants du Perche pour le Canada, pp.38-48.Jacques Guyon est présent à Tourouvre le lundi.6 janv.1579 (registres de catholicité).Les époux Guyon et Marie Huet.n'ayant pas encore d'enfants, se font donation au dernier survivant le 15 avril 1583.Leur mariage est donc antérieur à cette date.(Mme Pierre Montagne!. EN NOUVELLE-FRANCE 197 enfants vont naître de cette union.19' Le 30 nov.1615.nous révèle Mme Montagne.194 à la maison de Macé Pichon.à l'enseigne du Cheval Blanc, les paroisses de Tourouvre.représentés par quatre d'entre eux.firent commande à Jehan Froget et Jehan Guyon.maçons, demeurant en la paroisse Saint-Jean d^Mortagne.pour remplacer une montée de bois dans la tour du clocher de l'église de Tourouvre.Ft le 28 déc.1616 Jehan Guyon et Jehan Froget passent le contrat de maçonnerie (Leblond.not.).Enfin, le 14 mars 1634.notre homme s'engage, avec Zacharie Cloustier.à suivre Robert Giffard au Canada, et à cet effet, il vend « un lotereau de terre en jardin » sis paroisse de Loisé.à Denis Gentil.Sr de Rougemont.Le reste de sa destinée s'écoulera en Nouvelle-France avec tous les siens.Il est inhumé à Québec le 3 mai 1663.Mathurine Robin l'avait été le 17 avril 1662.Enfants : 1.Barbe, canadienne, b.Saint-Jean de Mortagne (SJM) I9avr.1617.p.et m.Jehan Pousset et Barbe, femme de Nicolas Poulard.S1 des Portes, qui a nommé.Elle épouse Pierre Paradis en France, avant le 20 mars 1651 (Mathurin Barré, not.à Mortagne), et vinrent se fixer en Nouvelle-France avec leur famille vers 1650.2.Jean, canadien, b.SJM 1 août 1619.p.et m.Jean du Pont, qui a nommé, et Anne Passavant; il épouse Elisabeth Couillard à Québec le 27 nov.1645.3.Simon, canadien, b.SJM 2 sept.1621, p.et m.Jean Sattgeon.Simon Chastel.curé de Saint-Jean, qui l'a nommé, et Jeanne Desionis; il épouse Louise Racine à Québec le 10 nov.1653.4.Marie, b.SJM 18 mars 1624.p.et m.Jacques Robin.Marie Chahaigne.qui a nommé; décédée toute jeune.5.autre Marie, canadienne, b.SJM 29 janv.1627.p.et m.Eustache Robin et Marie Gadion.qui a nommé; elle épouse François Bélanger à Québec le 12 juil.1637.6.Claude, canadien, b.à Notre-Dame de Mortagne (NDM) 22 avr.1629, p.et m.n.h.Claude Chouet.S1' de la Morrelière, conseiller du Roy élu à l'élection du Perche, et Dame Suzanne Rumet; a épousé 1° à Québec le 7 fév.1655 Catherine Colin; 2° à Sainte-Famille.île d'Orléans, I déc.1688, Marguerite Binaudière.7.Denis, canadien, b.NDM 30 juin 1631, p.et m.n.h.Denis Gentil et Catherine Deshéberger, Fille de défunt Barthélémy et de Catherine Tiboust: épouse Elisabeth Boucherie 21 oct.1659.8.Michel, canadien, b.NDM 3 mars 1634, p.et m.Pierre Martin, S1 de Careaux, avocat au bailliage du Perche, et Dame Marie Ailleboust, fille de Me 1.3 C'est à tort que Tanguay cile deux Jean Guyon.l'un époux de Madeleine Boulé, l'autre de Mathurine Robin.Madeleine Boulé est une lecture fautive.Il n'y eut qu'un seul Jean Guyon.et les deux enfants qu'il fait baptiser à québec en 1638 et 1639.sont de Mathurine Robin.Consulter aussi l'article de Léon Roy.Un seul Jean Guyon.dans BRH tome 49.pp.268-272.1.4 Mme Pierre Montagne.Tourouvre .p.21.1.5 BN.Cabinet îles Titres.Vol.274.p.39. 198 VIEILLES FA MILLES DE FRA NCE Cette famille, dont la devise était Semper labor, semper valor.blasonnait : \u2022 d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux molettes d'éperon du même, et en pointe d'une tête de lévrier d'argent, colletée de gueules, et bouclée d'or ».Elle fut représentée en Canada par Christophe d'Hastrel de Rivedoux.HASTREL (d) ou de HASTREL.Famille noble, originaire de Gascogne, que Ton trouve établie en Picardie au commencement du XVIe siècle et divisée en plusieurs branches.L'ainée.devenue poitevine par suite d'un mariage avec l'héritière de la Chabossière.est éteinte, mais elle a donné naissance à celle de Rivedoux qui existe encore.L'origine gasconne de cette famille est certifiée par un jugement de maintenue de noblesse daté à Château-Thierry, le 23 mai 1539.lequel constate que, vers l'an 1500.André de Hastrel fut le premier de cette famille qui vint de Gascogne, en France.Ce jugement prouve en outre qu'André avait un frère.Pierre, dont la descendance est suivie sans interruption jusqu'à nos jours.Les documents qui nous ont servi pour établir la filiation sont extraits d'un tableau généalogique communiqué par M.Louis-Pierre-Marie d'Hastrel de Rivedoux ( 13' degré), des preuves des Écoles Militaires, d'un travail du Dr Algier sur Mille-Fleurs.1'\"' d'ouvrages sur le premier Empire et la Restauration, et des notes conservées dans notre cabinet généalogique.1.Branche de la Chabossière Nous commençons la filiation suivie au 6e degré de la généalogie communiquée par M.d'Hastrel de Rivedoux.VI \u2014 HASTREL.Christophe d'.Ec.sgr de Préaux, de Grésolles et de Vaillon.\"1 avocat, conseiller du roi au siège présidial de Soissons.épousa Madeleine de Pilloy.et mourut en 1658.laissant pour enfants : I.Pierre.Ec.Sgr de Préaux, de Nouvron.tant en son nom qu'en celui de ses frères, fit le dénombrement de la terre et seigneurie de Préaux, le 10 fév.1659.à Jean Pintrel.Ec, Sgr de Montoury et de Villeneuve, en Tardenois.'** Le 27 janv.1687 il affermait la seigneurie des Fossés (Neuilly Saint-Front.Aisne) qui était indivise entre lui et ses frères, à Pierre Servet.Travail paru dans La Revue Je Sainlonge et d'Amis, tome XXXIV.\\ illage de Villedouc.paroisse Sainte-Marie.'** BN.Cabinet Jes Titres.Vol.274.p.39.Jean Ailleboust.aussi avocat au bailliage du Perche, et de dame Suzanne Romer: épouse Geneviève Marsolet le 4 sept.1662 à Québec.9.François, canadien, né vers 1635 et marié à Madeleine Marsolet en 1662 (c.Audouart.not.à Québec).10.Noël.b.Québec 27 août 1638.11.Françoise, b.Québec 7 déc.1639.HASTREL EN NOUVELLE-FRANCE 199 laboureur.199 Il était chevalier d'honneur au bailliage et siège présidial de Soissons.Il avait épousé, le 28 mai 1665, Suzanne Le Grain, et était décédé avant le 20 mai 1711, date où son fils Pierre-Joseph, Ec.Sgr de Préaux et de Nouvron, fut maintenu en sa noblesse par M.Le Fèvre d'Ormesson.Ce Pierre-Joseph eut postérité.2.Florimond, Ec, Sgr des Fossés, capitaine au régiment de Navarre, assista comme fondé de procuration de sa mère au contrat de mariage de son frère Jean-Baptiste-Christophe, le 15 avril 1694.Marié lui-même à Marie de la Haye, il en eut une fille, Suzanne, dont nous ignorons la destinée.3.Autre Pierre, Ec, Sgrde Grisolles (Aisne), capitaine au régiment de Champagne, assista lui aussi au mariage de son frère Jean-Baptiste-Christophe en 1684.et mourut sans alliance, vers 1698.4.Jean-Baptiste-Christophe, qui suit.VII \u2014 HASTREL, Jean-Baptiste-Christophe d'., Ec, Sgr de Vaillon, né et b.en l'abbaye et paroisse de Saint-Léger des Soissons, le 26 janv.1656, lieutenant et aide-major au régiment de Navarre, épousa par contrat passé à Rivedoux (Sainte-Marie de l'Isle-de-Ré, Char.Inf.) le 15 juil.1684 (Coquart, not.) Marie Bruneau, fille de Jean-Armand, Ec, Sgr de la Chabossière et de Rivedoux, et de Marie Le Cercler, en présence de ses frères.Il devint parce mariage Sgr de la Chabossière (autrefois commune de la Chapelle-Achard, auj.de celle de Saint-Mathurin.en Vendée), et de Rivedoux, et mourut à Saint-Martin de l'Ile-de-Ré en 1694, après avoir été obligé de quitter le régiment de Navarre pour cause de santé.Il eut pour enfants : 1.Madeleine, née en 1685.épousa d'abord, en 1716, François de Cadot, Ec, Sgr d'Argeneuil, capitaine au régiment de Normandie, puis en 1753.Joseph Moinot du Manay, Sgr de Montargis, et mourut en 1726.2.Jean-Baptiste-Christophe, Ec, Sgr de Vaillon, et de la Chabossière, né en 1686, partagea avec ses frères et sœurs les successions de feu Adrien, leur frère, Ec, Sgr de Rivedoux, de ses père et mère, et de Pierre d'Hastrel, Ec, Sgr de Grisolles, leur oncle, par acte passé à Rivedoux, le 6 juil.1720.Il épousa la même année Elisabeth Héraud de la Prégoisy.et mourut sans postérité en 1722.3.Pierre-Bruno, qui suit.4.Adrien, Ec, Sgrde Rivedoux, épousa Jeanne Thomas, dont il eut au moins Elisabeth, mariée à Notre-Dame de La Rochelle; 1° le 15 janv.1748 à Simon de Saint-Martin d'Orfeuille, à cette époque son père Adrien est alors décédé.200 2° le 7 janv.1750 à Pierre la Roque, Me de danse.201 5.Anne, née en 1688, mariée à Jules Gabaret, Marquis d'Angoulins, maréchal de camp et chevalier de Saint-Louis, elle mourut en 1729.VIII \u2014 HASTREL, Pierre-Bruno d', Ec, Sgr de Vaillon et de la Herbelin, notaire à Neuilly Saint-Front (Aisne).Archives Char.-Inf., Ms.619.Id.ibid.622. 200 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE Chabossière.né à Sainte-Marie de ITIe-de-Ré le 2 mai 1687 et b.le 26 du même mois; capitaine au régiment de Hainaut.puis capitaine commandant le 2e bataillon du régiment de Navarre, chevalier de Saint-Louis, épousa le 3 avril 1721 (Fierdesbras et Artaud, not.à l'llc-de-Ré) Louise-Suzanne Rousseau de la Cour.Fille de feu Ftienne.Ec.Sgr de la Cour, et de Suzanne Cothonneau.qui lui apporta en dot le manoir de Mille-Fleurs (Le Bois.Ile-de-Ré.Char.Inf.).Il mourut presque subitement à Mille-Fleurs et fut inhumé dans l'église de Saint-Martin de l'lle-de-Ré.le 7 août 1728.ayant eu de son mariage : 1.François-Bruno, b.à Saint-Martin de l'lle-de-Ré (SM) (ainsi que les suivants) le 13 nov.1722: décédé en 1728; 2.Pierre-Etienne.qui suit.3.Christophe-Claude.auteur de la branche de Rivedoux.qui suivra: 4.Jacques-Bruno.Ec, Sgr de Rivedoux par acquisition de son frère Christophe-Claude et de Mille-Fleurs.Chevalier de Saint-Louis, b.SM 27 mars 1725; fut admis en 1745 à l'École militaire et en sortit avec le grade de lieutenant au régiment de Beaujolais.Il fit la campagne de Flandre et d'Italie en 1747 et 1749 et devint capitaine au régiment de La Rochelle.Il assista en 1789 à la réunion de la noblesse de l'Aunis à La Rochelle pour la nomination des députés aux Etats-Généraux; mort en 1811.Il avait épousé, en 1767.Marie Penaud de la Garlière.et en eut : a) Marie-Josephe-Geneviève.née en 1767; mariée en 1796 à son cousin germain.Etienne d'Hastrel de Rivedoux (10e degré): décédée le 18 juil.1801; b) Sophie, née en 1769, et morte sans alliance en 1852.5.Suzanne-Madeleine.b.SM le 13 nov.1717.religieuse bénédictine à Saintes; morte en 1800.IX \u2014 HASTREL.Pierre-Etienne, d'.Ec.Sgr de Vaillon et de la Chabossière.né le 21 janv.1724 fut baptisé le lendemain à Saint-Martin de 1\" Ile-de-Ré: s'engagea en 1743 au bataillon de milice de Saint-Sever-du-Cap.passa lieutenant en 1744; il était, en 1746.capitaine au régiment de Tresnel après avoir reçu un coup de feu à l'armée des Flandres.Il fut successivement capitaine au régiment d'Astrée en 1760.chevalier de Saint-Louis la même année, capitaine au régiment de Languedoc en 1763.de Beaujolais en 1765.de Lamballe en 1768.commandant au régiment provincial de La Rochelle en 1769: prit sa retraite comme commandant en 1781, après 38 ans de service dans l'armée.Il avait épousé à Notre-Dame d'Olonne (Vendée) le 4 juin 1776.Louise-Françoise Baudry d'Asson.fille de Esprit-Gabriel-Auguste.Chev.Sgr de Persimon.ancien garde du roi, et de Marie-Bruno; il mourut en 1791 laissant : V 1.Pierre-Esprit-Bruno, né aux Sables-d'Olonne le 13 mai 1778 et mort jeune.2.Luc-Etienne-Amédée.qui suit.3.Aimée-Emilie-Agathe.née le 3 oct.1781.mariée en 1797 à Gabriel-Jacques Jannet de Lépinau.décédée le 12 sept.1847. EN NOUVELLE-FRANCE 201 4.René-Christophe d'Hastrel de la Chabossière.capitaine au 39° régiment d'infanterie, chevalier de la Légion d'honneur, né vers 1782: épousa d'abord, en 1819.Frédonie Dupleix.veuve de N.Mercereau el fille d'Aimé-René, lieutenant-général de l'Amirauté du Poitou, et de Louise-Thérèse Veillon de Boismartin: puis, le 16 mai 1820, Anne-Sophie de Buar, fille de.Pierre-Louis-François Buar de la Charaulière et de Marguerite-Charlotte Merville.Il décéda en 1823 laissant du second lit une fille unique Agathe, née en 1823.mariée en 1846 à Louis-Charles-Alphonse Janet de la Bauduère, et décédée à Olonne.5.Louis-Pierre-Gabriel d'Hastrel de la Chabossière.né en 1783.marié le 16 fév.1808 à Louise-Gilberte-Victoire de Buar.sœur de sa belle-sœur, décéda aux Sables-d'Olonne.le 3 oct.1826.laissant de son mariage une fille unique Louise-Sophie-Stéphanie, née en 1810, mariée le 22 sept.1834 à son cousin Etienne-Adolphe d'Hastrel de Rivedoux; décédée aux Sables-d'Olonne le 26 nov.1886.X \u2014 HASTREL DE LA CHABOSSIERE, Luc-Etienne-Amédée d.né aux Sables-d'Olonne, le 22 oct.1779; entra à l'École Militaire sur preuves signées de d'Hozier de Sérigny le 23 sept.1788.Il épousa, le 24 juil.1823.Joséphine-Gabrielle-Charlotte Friconneau de la Motherie.tille de Jacques-Denis-Gabriel et de Anne-Suzanne Chappot de la Chanonie.et mourut en 1841, laissant : 1.Henri-Gabriel-Amédée, né à Olonne le 18 juil.1824.décédé au même lieu le 3 oct.1869, dernier de sa branche, et sans alliance.2.Luce-Henriette-Victorine.née à Olonne le 16 fév.1829; décédée sans alliance en la même ville le 6 oct.1851.IL Branche de Rivedoux IX \u2014 HASTREL.Christophe-Claude, d.Ec.Sgr de Rivedoux.canadien, fils puiné de Pierre-Bruno.Ec.de la Chabossière, et de Louise-Suzanne Rousseau de la Cour (v.huitième degré ci-haut), naquit le 27 mars 1725 et fut baptisé le 29 à Saint-Martin de l'Ile-de-Ré.202 Il s'engagea, en 1744, comme volontaire au régiment d'Infanterie royale et était, en 1751.lieutenant au bataillon de milice de Saint-Jean-d'Angély.Par acte des 6 et 7 déc.1753.il partagea avec sa tante Madeleine d'Hastrel.veuve de François Cadot d'Argeneuil et ses frères, les biens de ses père et mère et eut en partage la terre de Rivedoux.Promu capitaine l'année suivante il demanda à servir aux colonies, et ayant obtenu de partir comme ingénieur militaire au Canada, il vendit son manoir de Rivedoux à son frère Jacques-Bruno.Il épousa à Saint-François de Sales de Québec (auj.Neuville), le 12 fév.1760, Anne Liénard de Boisjoly.fille de Joseph et de Anne Sylvestre, et est nommé, dans cet acte, Jean-Baptiste-Christophe d'Hastrel.Il fut chevalier de Saint-Louis !0; Un acte de notoriété au Châtelet de Paris, daté du 31 août 1771.établit que c'est par erreur que Christophe-Claude d'Hastrel est appelé seulement Christophe â son acte de baptême, et Jean-Baptisle-Christophe d'Hastrel dans son acte et son contrat de mariage (BN.Ms.Fr.32084). 202 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE :l\" Bibliothèque de La Rochelle.Manuscrits, Vol.636.:iu celte généalogie se continue jusqu'à nos jours dans le manuscrit du Père Archange, mais elle ne concerne plus le Canada.À la fin.on y lit la note suivante : « copie du Père Archange Godbout.O.F.M.sur le manuscrit de monsieur Paul Beauchet-Filleau, de Chef-Boutonne ».A l'époque, c.a.d.entre les années 1928 à 1932, les notes de M.Beauchet-Filleau sur la famille d'Hastrel étaient encore manuscrites.Elles ont maintenant été publiées par son petit-fils dans le Dictionnaire du Poitou.Vol.IV, pp.726-728.(R.-J.A.).MS BN.Nom: Acq.Frses.2056.fo 83 et suiv.et mourut à Msle de France, des suites de blessures reçues à Pondichéry en 1788.ayant eu pour enfants : 1.Thérèse, né en 1764.morte en 1770.2.Etienne.qui suit.3.Marie-Bruno, née le 27 juin 1771.mariée en 1808 à Elie Arnaud, décédée le 15 fév.1827.X \u2014 HASTREL.Etienne d'.canadien.Baron de l'Empire, général de division (25 mars 1811).grand officier de la Légion d'honneur (8 mai 1835).chevalier de Saint-Louis, naquit au Canada le 3 fév.1766, paroisse Saint-François de Sales, seigneurie de Neuville, dite la Pointe-aux-Trembles de Québec, et fut baptisé le lendemain.Il fit ses preuves pour les Écoles Militaires, suivit cette carrière, et fut créé baron par lettres patentes du 17 mars 1808.Il a laissé à la postérité soixante-et-une lettres, des pièces et des dessins, entre autres un petit cahier avec dessins portant pour titre : Belgique, les fêtes de Bruges.20' Il mourut à Versailles, le 19 sept.1846, après s'être marié deux fois : 1° le 23 nov.1796 à Marie-Josèphe d'Hastrel de Rivedoux.sa cousine germaine, fille de Jacques-Bruno.Sgr de Rivedoux.et de Mille-Fleurs, et de Marie Penaud de la Garlière.dont il n'eut pas d'enfants; 2° le 29 avril 1801 à Louis-Joséphine Zaepffel.fille de Louis, député du Bas-Rhin, qui lui donna : 1.Gustave.Baron d'Hastrel.inspecteur des eaux et forêts, né à Neuvil-ler (Bas-Rhin) le 23 juin 1802; investi, à la mort de son père, des donations majoritaires et confirmé dans son titre de Baron par arrêté ministériel du 3 avril 1850; mort sans alliance le 26 avril 1875.2.Clémence, née le 5 juil.1803 et décédée en 1805.3.Etienne-Adolphe.capitaine d'artillerie de marine, artiste peintre et officier de la Légion d'honneur, naquit à Neuville, le 23 oct.1805; épousa, le 22 sept.1834.sa cousine Louise-Sophie-Stéphanie d'Hastrel de la Chabossière.fille de Pierre-Joseph-Louis et de Louise-Gilberte-Victoire de Buar; décédé le 1er juillet 1874.4.Eugène, né le 24 août 18$8, mort le 24 avril 1827.204 HENNEQUIN Famille de robe, originaire de la ville de Troyes, dont la filiation suivie remonte au XIVe siècle.La généalogie que nous publions est extraite d'un manuscrit de la Bibliothèque nationale.205 Les Hannequin d'Eguilly, sans EN NOUVELLE-FRANCE 203 doute de cette famille, portaient : « vairé d'or et d'azur au chet de gueules, chargé d'un lion d'argent ».20h Alliances des Damours du Canada.I _ HENNEQUIN, Oudinot.Sr de Machy lez Saint-Phal (Aube), bourgeois de la ville de Troyes.anobli par lettres de Charles, duc de Normandie, et dauphin de Viennois, régent du royaume pendant la captivité du roi Jean, pour les services rendus au roi et au dit régent en leurs guerres par le dit Oudinot.les dites lettres données à Melun, le 27 juil.1359.Il acheta les terres et seigneuries de Lentaiges (Lantages).Machy (Aube) et Mathau, et eut de sa femme dont le nom est demeuré inconnu : 1.Oudinot, qui suit.2.Pierre, garde la prévôté de la ville de Troyes en l'an 1393.épousa Jeannette de Reez, dont une fille.II \u2014 HENNEQUIN.Oudinot.Sgr de Machy.avocat du roi à Troyes.eut Jean, qui suit.III \u2014 HENNEQUIN, Jean, S' de Lentaiges et de Machy.aussi avocat du roi à Troyes en 1380.eut : 1.Oudart, qui suit.2.Oudinot, bourgeois de Troyes et avocat du roi.Il chargea le chef des armes de sa maison de trois aiglettes d'argent au lieu du lion.2\"7 Postérité.IV \u2014 HENNEQUIN.Oudart.S1 de Lentaiges.avocat du roi en la ville de Troyes, fut marié avec Guillemette Meurgey.dont il eut deux fils et une fille : 1.Simon.qui suit.2.Jean, Sr de Lentages.conseiller et avocat du roi à Troyes qui épousa Guillemette de la Garmoise.fille de Pierre.Sr de Saint-Mesmin.bourgeois de Troyes.et de Jeanne Jacque.Postérité.2011 V \u2014 HENNEQUIN.Simon, marchand et bourgeois de Troyes.S1 d'Escanières et de Blives, épousa Gilette de la Garmoise.fille de Pierre et de Jeanne Jacques, dont il eut sept fils : 1.Pierre, qui suit.2.Guillaume, S1 de la Chapelle, Conseiller en la Cour du Parlement (reçu le 27 avril 1475) et marié avec Marguerite Avin, fille de Jean.Conseiller au même Parlement, et de Guillemette de Vie.dont postérité.209 3.François, Sr de la Garmoise et d'Ozon, marchand demeurant à Troyes, qui fut marié avec Jacquette Molé, fille de Guillaume, Sr de Villy-le-Mareschal, aussi bourgeois de Troyes, et de Jeanne Léguisé, dont deux fils.4.Oudart, doyen de l'église Saint-Urbain de Troyes.10* Ms.Fonds From.32012.-(\" BN.Nom: Acq.Frses., 2056.fo 87 V°.2m BN., ld.,lbid., fo 86 V.209 L.cit., fo 83 V°. 204 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE 5.Jean, S1 d'Espagne, élu pour le roi dans la ville de Troyes, marié avec Catherine Léguisé.qui lui donna quatre Eds et trois filles.210 6.Simon, conseiller clerc en la Cour du Parlement de Paris et chanoine de Saint-Germain l'Auxerrois.décédé le 28 sept.1494 et enterré dans la dite église.7.Michel.Sr de Boinville et de Cury.près de Soissons, marchand el bourgeois de la ville de Troyes.épousa Catherine Gobailles, dite de Crécy.de la ville de Troyes.dont 3 fils et I fille;211 il mourut en 1519, et elle en 1503.VI _ HENNEQUIN.Pierre.Sr de Mathau.Scavières, Bluics el Saint-Utin.avocat en la Cour du Parlement de Paris et conseiller en la chambre du Trésor, reçu échevin de Paris212 en 1529.se maria deux fois : T avec Marguerite Cordelier, et 2° avec Marguerite de Marie, fille de Arnoul (ou Arnaud) de Marie.S1 de Versigny, second président en la Cour du Parlement de Paris.Dit premier lit sont issus : 1.Simon, qui se fit cordelier.2.Marline, seconde femme de Dreux Ragnier.Sr de Thionville.de Romilly et de Roussé.Mc des Eaux et Forêts de Champagne et Brie./)rs de Villiers Saint-Paul III \u2014 HOI MAN, Pierre, fils de Lambert II, lieutenant général des Eaux et Forêts au siège de la table de marbre du Palais à Paris, puis conseiller au Parlement, reçu le 5 sept.1544 et Sgr de Villiers-Saint-Paul par son mariage avec Paule de Marie, fille de Waast de Marie.22'' Sgr de Vaugien et de Villiers-Saint-Pol, et de Jacqueline du Puis.Le 12 sept.1572, Paule de Marie fait donation à ses enfants d'une maison à Paris, rue de Bièvre, d'une autre maison à Ormesson, près de Deuil sous Montmorency, des droits successifs et de rente.227 Pierre Hotman mourut le 27 mars 1554 et fut enterré au Couvent des Grands Carmes de la Place Maubert, où se voyait son épitaphe.22\" De leur union naquirent : 1.François, qui suit.2.Pierre, avocat en la Cour du Parlement, mort sans enfant.Le 24 fév.1562, il fait donation à Philippe Hotman, avocat en Parlement, son frère, de tous les biens qui lui appartiennent par la succession de Pierre Hotman.leur père.229 3.Jean, Sr d'Infendic, secrétaire du Cardinal de Guise (1572), secrétaire de la Chambre du roi; mourut en 1596.Il gît à Saint-Gatien de Tours.4.Philippe, éc, Sgr de Germaine, Conseillerdu roi en la prévôté et siège présidial de Paris et échevin de cette ville, le 16 août 1585; mourut à 70ans le 26 nov.1593 et fut inhumé à Saint-André-des-Arcs où se trouve son 2,4 François Robineau et Paule Thomasse sont les grands-parents du canadien René Robineau, Sr de Portneuf et de Bécancourt.225 AN., Y 127.fo 181 V°.226 Sur la famille de Marie et ses alliées les de Bâillon.Le Sueur, et Levrault de Langy.voir Godbout, MSGCF I, pp.37-45.227 AN.Y 113.fo 200.22\" Reproduite dans Épilaphier du Vieux Paris, par Emile Baumié.Vol.11.p.214.22' AN., Y 103, fo 59 V. 208 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE épitaphe.-\"\" Il avait épousé Catherine Badouleau, fille de Jean, bourgeois de Dreux, et de Catherine Chaillou.Elle mourut le 10 nov.1591 et repose auprès de son mari.Enfants : a) Pierre, Sgr d'Hermanville, Conseiller en la prévôté et siège présidial de Paris (1604).mourut le 24 sept.1624, âgé de 40 ans.et fut enterré à Saint-André-des Arcs, où est son épitaphe, laissant de son mariage avec Catherine Champin.fille de Jean, secrétaire du roi, une fille nommée Catherine, b) Paul.Sgr de Brissart et de Gonnainville, secrétaire du roi (1604).c) Madeleine, était mariée, le 6 nov.1604, ù Jacques Versoris.Sr de Coulomiers.secrétaire du roi.5.Paul, secrétaire du duc d'Aumal (1572).trésorier de la Vénerie, mourut à Riom.en Auvergne en 1593.6.Antoine.2*' né vers 1525.avocat en la Cour du Parlement (1572) et échevin de Paris le 16 août 1591.mourut en 1596 et git à Saint-André-des-Arcs.11 avait épousé Jeanne Absolu, laquelle, après la mort de son mari, se fit religieuse à Hautebruyère.Elle était fille de Nicolas Absolu, receveur général des tailles en Normandie, et de Catherine Loiseau.Enfants : a) Antoine, capucin; b) Jacques.Sr de Dauron, Conseiller du roi.trésorier provincial de l'extraordinaire des guerres en Bourgogne, épousa Madeleine Boucherai, fille de Guillaume, auditeur des Comptes, et de Marie Perrot.dont postérité; c) Jean-Jacques.Sr de Martigny.avocat en Parlement, puis lieutenant d'infanterie et gentilhomme servant de M.le duc d'Orléans, épousa Madeleine Ayrault.fille de René, procureur au Parlement, et de Madeleine Rozée.Sans enfant; d) Catherine, femme d'Alexandre Drouard.greffier au Chatelet de Paris.1630; e) Geneviève.religieuse à Hautebour-jères.7.Jean, prieur de Saint-Maurice de Senlis.S.Simon, diacre et chanoine de Senlis.mort en 1572.9.Charles, commis à l'extraordinaire des guerres à Metz (1572).secrétaire d'Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX.mourut l'an 1587 et fut inhumé à Saint-Nicolas-des-Champs, à Paris.Il avait épousé Marguerite de la Croix, fille de Guillaume et de Jeanne de Fourcroy.dont a) Michel.secrétaire du duc de Guise, puis secrétaire du roi ( 1604), mourut en Provence, l'an 1611.laissant cinq enfants; b) Marguerite.femme en 1600 de Simon Poncet.intendant des maisons et affaires du Chevalier d'Aumale.puis d'Alexandre de Bourbon-Vendôme.Grand Prieur de France; c) Anne.b.le 6 avril 1586.était mariée, le 2 fév.1609, avec Pierre à Marie Lefort.fils de Jacques: Catherine, mariée le 15 juil.1685 a Laurent Boutay.fils de Jean; et Gabriel, marié le 22 nov.1689 à Jeanne Oltv ter.\\eu\\e de Jean Thierry.JEAN Le petit bourg d'Aujac (Char.-lnf.) a donné deux de ses fils au Canada : N tneent Jean, qui s'\\ est marié en 1687.et Léon Girard (v.ce nom), en 1688.les repsire> Je Noire-Dame du Havre mentionnent Nicolas Hébert, fils d'Etienne.hip«t« \\t t dec INXv EN NOUVELLE-FRANCE Voici les notes relatives à la famille Jean.JEAN, Vincent, époux de Jeanne Gaudin.eut comme enfants : 1.Pierre.b.à Aujac (A) 27 déc.1648, p.et m.Pierre Murzeau et Louise Couprie.2.Louis,b.A30 mars 1655, p.et m.Louis Burgaud et Ouifaire Lambert.3.Vincent, canadien, b.A 26 mai 1658, p.et m.Vincent Jean et Marie Boucherie.Il épousa à Lachine, près de Montréal, au Canada, le 9 avril 1687, Gabrielle Beaune, dont descendance.JUCHEREAU Vieille famille canadienne, originaire du Perche, qui a joué un rôle de tout premier plan au début de la Nouvelle-France, et sur qui plusieurs auteurs se sont penchés.21'' C'est à tort que le Dictionnaire Biographique du Canada donne la Ferté-Vidame (Eure-et-Loire) comme endroit d'origine de cette famille.Nos Juchereau sont nés et baptisés à Tourouvre-au-Perche mais la famille paternelle est originaire de Mortagne-au-Perche.(R.-J.A.) I \u2014JUCHEREAU.Jehan, marchand-drapier demeurant à Mortagne.paroisse Notre-Dame (Leblond.not.28 mai 1588) est qualifié S1 de More demeurant au lieUseigneurial de Marchainville.lors d'une vente consentie à Jean Martin, Sr de Bretonnière, avocat demeurant à Mortagne, paroisse Saint-Jean (Leblond, 19 janv.1692), et encore S1 de More, dans un contrat passé avec Louis Juchereau.S1 de Moulineaux (Leblond, 9 janv.1611).Il achète, en 1604.« l'office de greffier hérédital au bailliage du Perche dont il est qualifié en mai 1605.et en 1607, où il demeure au lieu seigneurial de Blavou, paroisse de Saint-Denis-sur-Huisne ».C'est à la Ventrouze qu'il a dû mourir en 1628.Il avait épousé vers 1589 Jehanne Creste, fille et héritière en partie de Jehan Creste de Ulmo, riche propriétaire des paroisses de Tourouvre et de Lhôme.et de Roberde Aubin.Celle-ci étant morte, Jehan Juchereau convola en secondes noces en 1607 avec Marquise de Loysel.fille du Seigneur de Blavou.en la paroisse de Saint-Denis-sur-Huisne.Là ont vécu lesdeux futurs Canadiens et leursreur Antoinette.Rappelonsque Nicolas, fils de Jehan Juchereau prit le nom de sieur de Saint-Denis et fut anobli sous ce nom.Devenu veuf une seconde fois, il convola en troisièmes noces, avant février 1616, avec Jehanne Pineau, fille de noble homme Jehan Pineau.S' des Moulineaux, et de dame Loyse Closier.Enfants : Issus du premier lit : 1.Jehan, canadien, qui suit.2.Noël, canadien.S' Deschastelets b.à Tourouvre-au-Perche le \"* Daniel, abbé F.Histoire des Grandes Familles Françaises du Canada.Montréal.1X67.614.pp.les Juchereau Duchesnay.pp.117-146; Roy.P.-G.La Famille Jitchereau-Ditchesnav.I.évis, 1901.XXIV-456 pp.in-X; le même.Les Juchereatt-Diichesnav.dans BRH XXXVIII (1912).pp.407-416; le même.Lettres Je Noblesse.I.pp.119-126; Montagne.Mme Pierre.Tourouvre et les Juchereau.Québec.1965.194 pp. 212 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE 30 août 1593.p.et m.Jehan Thory, Noël Lange, et Françoise, fille de feu Jehan Creste.Venu au Canada en 1634 avec Robert Giffard, il mourut célibataire à Orléans.France, en juillet 1648.et l'inventaire de ses biens fut dressé à Québec par le notaire Audouart.le 7 oct.1649.3.Anlhoinetie.qui a épousé X.Duchastel.Issus du troisième lit : 4.Françoise, mariée à La Ventrouze le 18 oct.1627 avec Me Louis Bermen.avocat.S' de La Martinière.Leur Ills Claude vint au Canada.En secondes noces.Françoise Juchereau épouse Anthoine Pichon.S' de la Charmoise, à Tourouvre.en 1657.5.Pierre, héritier de la terre des Moulineaux à Feings.lise maria en 1634 avec Marie Ailleboust.fille de Me Jehan Ailleboust.avocat à Mortagne.et de Suzanne Romet.« Il participera efficacement à l'œuvre de ses deux aînés en recrutant la main-d'œuvre dont ils ont besoin au Canada ».6.Marguerite, b.à La Lande-sur-Eure (LU.canton de Longny-au-Perche.9juil.1617.p.et m.Me Jehan Bonnet et Marguerite Creste.de Lhôme: marraine à La Ventrouze le 15 mai 1628, et marraine aussi de son neveu Jean Bermen.à La Ferté Vidame.le 25 mai 1632.7.Henri, jumeau avec le suivant, b LL I juin 1621.p.et m.h.n.Henri Lefebvre de Marchainville.et Thiennette (sic): destinée inconnue.8.Jehan, jumeau avec le précédent, b.LL I juin 1621.p.et m.h.h.Noël Juchereau et Dame Marie Langlois, femme de Me Jehan Juchereau, le Jeune.« S'il n'y a trace par la suite d'Henri Juchereau, Jean, son jumeau, a dû vivre jusqu'après la mort de son père car.le 2 juil.1640.devant le notaire de Tourouvre.Pierre Juchereau.Sr des Moulineaux, cessionnaire de Dame Louise Closier, son aïeule, renonce au droit d'hypothèque que celle-ci avait comme héritière de défunt Jehan Juchereau.frère dudit Pierre.» (Mme P.Montagne).Il \u2014 JUCHEREAU.Jehan.Sr de More (la terre de More appartenant aux Juchereau se trouve en la paroisse de Coulimer.non loin de Blavou).canadien, fils du précédent, fut b.à Tourouvre le 3 I mars 1592.p.et m.Henry Thory, Robert Creste.et Dlle Marguerite de la Vove.fille de n.h.Alexandre.Seigneur de Tourouvre.Il épousa Marie Langlois avant le 1er juin 1621.Émigré en Nouvelle-France avec sa famille.Jean Juchereau fut seigneur et membre du conseil de la traite des fourrures.2,7 Décédé à Beauport.près Québec, le 7 fév.1672.Marie Langlois avait été inhumée à Québec le 15 janv.1661.Enfants : 1.Louis, b.à La Ferté Vidame (LF) 17 fév.1629.p.et m.Jehan Serreau, bailli de LF et Anthoinette Juchereau.Destinée inconnue.2.Jean, Sr de La Ferté.canadien, né en 1625 et marié à Québec le 21 nov.1645 à Françoise Giffard, fille de Robert et de Marie Renouard.;\" Sur Jehan Juchereau.V.DUC 1.pp.412-413.art.d'André Vachon. EN NOUVELLE-FRANCE 213 Marchand el membre du Conseil Souverain de la NF il mourut à Québec et y fut inhumé le 16 nov.1685.2,8 3.Nicolas.Sr de Saint-Denis, canadien.« seigneur, colonisateur, commerçant, membre du conseil de la Colonie pour la traite, et directeur de la traite de Tadoussac, inhumé à Québec le 4 oct.1692.Il avait épousé Thérèse Giffard, fille de Robert et de Marie Renouard.le 22 sept.1649 à Québec, et dont il eut 12 enfants »2™ 4.Geneviève, canadienne, b.LF 25 juil 1632.p.et m.Louis Bermen et Guillemine Denisot: m.à Québec le I oct.1648 à Charles Le Gardeur.S1 de Tilly à qui elle donna 15 enfants.Inhumée à l'Hôtel-Dieu de Québec le 5 nov.1687.5.François.b.LF 28 mars 1634, p.et m.Jehan Bermen.fils de Jehan, et Françoise Juchereau, femme de Louis Bermen (celle-ci accouchera d'une fille quinze jours plus tard.Destinée inconnue).Fumilles du même nom I \u2014JUCHFRFAU.Louis, domicilié à Notre-Dame de Mortagne.Jeanne Cochon, sa veuve, instituait ses procureurs, le 14 nov.1587, Louis Juchereau, son fils, et Noël Lavye, son gendre (Leblond.not.).De leur union naquirent : 1.Louis, qui suit.2.Alexandre, marchand à Mortagne.(19 mars 1603).puis marchand à Mamers.transporte, en compagnie de Marguerite Lande, sa femme, son fief du Moulinot.en la paroisse de Saint-Mard-de-Reno.à Louis Juchereau.son frère (Leblond.not.5 janv.161 I).3.Christophe, parrain à Saint-Langis.le 8 janv.1576 et qui n'était plus le 14 nov.1587 (Leblond, not.).4.N.femme en 1587 de Noël Lavye (I.cit.); et peut-être aussi 5.Jean, époux de Jeanne Creste (v.ce nom).6.Thomas, cité en compagnie de Louis et Alexandre Juchereau (Leblond not.5 janv.et 14 fév.1611; Bart, not.à Mortagne.18 oct.1616).II \u2014 JUCHFRFAU, Louis.Sr du Moulinot.par achat des 5 janv.et 14 fév.161 I (Leblond.not.), était marchand à Mortagne, paroisse de Loysé (Leblond, not.9fév., 10 sept.I9déc.1611, etc.).Il eut de Marguerite Gobilon, au moins trois enfants baptisés à Notre-Dame de Mortagne : 1.Galeran.16 août 1608.2.Jacques, 19 nov.1611.3.Alexandre, 16 oct.1614.»J« Voir ta biographie que lui consacre Lucien Campeau dans DBC I.p.412.219 Bernard Weilbrenner est son biographe dans DBC I.pp.413-414. 214 VIEILLES FA MILLES DE FRA NCE 240 V.Livre îles Bourgeois .Vol.I, p.90.241 V.Manuscrit Joitrdan.LAMARQUE Famille venue de la ville de Bordeaux (Gironde) en France durant la seconde moitié du XVIIe siècle.Jacques-Roch Lamarque et sa sœur.Anne, se sont fixés à Montréal.I \u2014 l.AMARQUF.Louis, marchand et bourgeois de Bordeaux.\u2014 il présente ses lettres de bourgeoisie, du II juil.1643.signées «de Claveau »-M\"\u2014 demeurait paroisse Siante-Colombe.Il avait épousé Marie Papineau (v.ce nom), qui lui donna : 1.Jeanne, née le 9 déc.1632 et b.le II à Saint-André de Bordeaux (SAB).p.et m.Jacques Lamarque et Jeanne Lamarque; elle épousa à Saint-Michel, le 8 avril 1655.n.h.François de Pis.Sgr de Puybarban.Basane et Villefranche.2.Jacques, canadien, né le 10 mars 1643 et b.SAB 12.p.et m.Jacques Lamarque et Louise Rousseau: il épousait Montréal le 6 f5v.1668 (c.Basset.4 lev).Dlle Marie Pournin.veuve en premières noces de Guillaume de la Bardelière.et en secondes noces de Jacques Testard.S' de la Forest.3.Charles, né 24 avril 1645.b.SAB 29.p.et m.Charles Materre, garde de la Cour du Parlement, et Jeanne Dautiège.4.Jeanne, née 27 mars 1646.b.SAB 2 I juin.p.et m.Aman Lamardonne et Jeanne Bastarache.5.Anne, canadienne, née 7 juil.1648.b.SAB9.p.etm.Jean Papineau et Anne Papineau; elle épousa à Montréal, le 8 fév.1666.Charles Testard de Folleville.6.Louis.qui suit.7.François, né 7 nov.1650.b.SAB 24.p.et m.François Benesse et Marguerite Bibey.8.Jacques, né 16 oct.1651.b.SAB 25.p.et m.Jacques Verdalle et Denise Dupuis.Il \u2014 l.AMARQUF, Louis, né I sept.1649 et b.Saint-André de Bordeaux, le 10 lèv.1650, p.et m.M.Pouetreset Anne Papineau, fut légataire de Pierre-Louis Papineau.Sr de Blair.son cousin, lequel était conseiller au présidial de La Rochelle depuis 1680(Juge.not.à La Rochelle, 1684).Il laissa pour enfants : 1.Giruud, procureur au Parlement de Bordeaux.2.Pierre, négociant, armateur à La Rochelle, deuxième consul de la juridiction consulaire pour l'année 1731, premier consul pour l'année 1733 et juge pour l'année 1736.Élu syndic de la Chambre de Commerce, le 7 sept.I733,ilconservacettefonctionjusqu'au22 juin 1736.Le 14 nov.1735.il avait été nommé conseiller perpétuel du Corps de ville.Il possédait le domaine de EN NOUVELLE-FRANCE 215 Limouillet.paroisse de Saint-Xandre.11 fut inhumé Ie4 juil.1742.et sa veuve.Suzenne-Marie Hirvoix.le 27 août.Descendance.3.Peut-être Laurent.Sr du Pré.chirurgien à la Flotte.île de Ré.Familles ilu même nom LAMARQUE.Jean, domicilié paroisse Saint-Michel de Bordeaux, époux de Marie Cornut, dont : 1.Catherine, née 11, b.à Saint-André.14 janv.1642.p.et m.Pierre Lamarque et Marie LeCournût.2.François, né 31 oct.b.2 nov.1643, p.et m.Pierre Lamarque, frère.Jeanne Lamarque.sœur.3.Jean, né 14.b.17 mai 1645.p.et m.Jean Cournut et Marie Cornut.LAMARQUE, Fabien de.Mc chirurgien, demeurant paroisse Sainte-Eulalie, époux de Catherine du Vigneau dont : 1.Jean, né 18.b.22 janv.1647 à Saint-André.LANDRY Famille originaire de La Ventrouze-au-Perche (Orne) représentée au Canada par Guillaume Landry (162.3-1689).fils de Mathurin et de Damiane Desavis.Ce petit bourg nous a donné plusieurs autres colons.Il y avait des Landry au Pin-La-Garenne (Orne).On y trouve Michel Landry, meunier au moulin du Pin ( Leblond.not.à Mortagne.27 juin 1611).Mathurin, Mc tailleur d'habit, père de Guillaume, était de Neuilli-sur-Eure (Orne).Il épouse à La Ventrouze, le 8 nov.1720.Damiane Desavis (v.ce nom), fille de feu Guillaume, de La Ventrouze, en présence de Claude Huet, prieur de la Garenne.Jean Jonnin, de la Potherie, Robert Geoffroy, de La Ventrouze, et Etienne Landry, de Neuilli-sur-Eure.Enfants : 1.Guillaume.canadien, b.à La Ventrouze (LV) 23 fév.1623.p.et m.Noël Desavis et Françoise Chamboy, de Tourouvre; marié par contrat d'Audouart, not.à Québec, le 24 août 1659, à Gabrielle Barré, de La Rochelle.2.Sébastienne.b.LV 3 mars 1624, p.et m.Sébastien Desavis, fils de feu Guillaume, et Louise, femme de Julien Lehoux.3.Robert, b.LV 18 mars 1630, p.et m.Robert et Jean Debray et Madeleine, femme de Guillaume Desavis.4.Jean, b.LV 25 mars 1636, p.et m.Jean Aléaume et Madeleine Laroche,, femme de Noël Desavis.LANGEVIN L'Anjou a donné plusieurs de ses enfants au Canada, dont Mathurin Langevin venu ici durant la seconde moitié du XVIIe siècle.Il était natif du Lude (Sarthe), en Anjou. 216 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE [ _LANGFV1N.Mathurin.inhumé au Lude en Anjou (Sarthe) le 17 nov.1626.y avait épousé, le 25 mai 1600.Françoise Disle (v.ce nom), fille de Jacques Disle et de Françoise Foureau.laquelle fut inhumée le 9 juil.1620.Ils eurent pour enfants : 1.Mathurin.qui suit.2.Nicole, b.au Lude (L) le I avril 1604.p.et m.Vincent Disle et Perrine Genetay: elle épouse, le lOjanv.1628.Jean Valiquet (v.ce nom).3.Marguerite.b.L 8 fév.1607.p.et m.Claude Rosier et Marguerite Disle.4.Jean.b.L 21 août 1610.5.Jacques, b.L 29déc.1613.p.et m.Jacques Foureau.prêtre, et Marie Disle.Peut-être aussi 6.Michel.marié L 7 oct.1641 à Urbanne Hurson.Il \u2014 LANG F VIN.Mathurin.fils aîné du précédent, fut baptisé au Lude le 31 janv.1601.p.et m.François Camuset et Marguerite Prodhomeau.« Il eut congé ».le 31 oct.1627.« pour aller espouser à Saint-Germain d'Arcé Marguerite Mahay ».qui lui donna : 1.Julien, b.au Lude (L) 17 janv.1630.p.et m.Urban Mahay et Marie Moriceau.femme de Philippe Lemercier: c'est lui probablement que vise le registre du Lude.à la date du 10 sept.1657 : « le fils de Langevin de Ceussé a eu congé pour épouser à Savigné (Savigné-sous-le-Lude) la veuve dit Vivieur ».2.Mathurin.canadien, b.au Lude.« Mathurin filz de Mathurin Lange-vin et de Marguerite Mahay son espouze a esté baptize p.moy vicaire soubsigné le trantiesme jour d'octobre 1632.a esté parain Me François Renou.Lesné.maraine Ysabel Mahay fille de Julien Mahay (signé) Regnoul Fournier ».Il épousa à Québec : 1° 5 oct.1654 (c.reçu par Audouart.not.le 28 sept) Marie Renau; et 2° 9 oct.1674 (c.reçu la veille par Duquet, not.) Thérèse Martin.3.Cilles, b.L 2 oct.1634.p.et m.h.h.Gille Commeau.avocat au siège royal de Baugé.et Olive Mahay, femme de Jacques Plumereau.4.Français, b.L 23 juil.1636, p.et m.Me François Desbois, baillif du Lude.et Marie Mercier.5.Marie, b.L 6 fév.1639.p.et m.François Lemercier.marchand, et Marie Charrier; elle épousa au Lude, le 21 oct.1664.Félix Maudoux, en présence de Mathurin et Julien « les Angevins », Urban Mahay, Jean Vallic-quet, René et Jacques Maudoux.6.René, b.L 3 I juil.1641.p.et m.Jacques Plumereau et Renée Lemercier.7.Pierre, b.L 19 mars 1643, p.et m.Pierre Guyot et Renée Rondet.8.Marguerite, b.L 25 nov.1645.p.et m.h.h.Noël Chenet et Dlle Marie Galichou. EN NOUVELLE-FRANCE 217 9.Hisabel.b.L 22 juil.1645, p.et m.Philippe Lemercier.président au grenier à sel du Lude, et Marie Guérinière.Mathurin Langevin eut aussi, de Renée Marteau, une fille naturelle nommée Renée au baptême, le 17 déc.1640, p.et m.Jean Reboux et Jeanne la Gauteronne « auxquels, dit l'acte, jay déchargé d'en avoir un soing tout particulier ».LEBOEUF Le bourg de Ciray-en-Aunis (Char.-Mar.), sous le vocable de Notre-Dame, a donné au moins deux de ses enfants au Canada : Jeanne Guitel (et Guitte), fille de Jean et de Françoise Mellière, de Ciray, diocèse de La Rochelle, ou de Marsillac, diocèse d'Angoulème.Elle épousa à Lachine, près Montréal, le 29 oct.1687, Bernard Carestille (et Karesquil).Cette famille n'apparaît plus après 1689, soit qu'elle soit rentrée en France avant le grand massacre de Lachine par les Iroquois, ou qu'elle y ait été entièrement exterminée.De Ciray nous est aussi venu Jacques Leboeuf, né en 1646 (Recens.1667) ou 1647(Recens.168 I), fils de Thomas et de Nicolle Gazelle.LEBOEUF, Thomas, du bourg de Ciray, avait épousé Nicolle Gazelle (Gazeau) qui fut inhumée à Notre-Dame de Ciray le 2 déc.1663.Le couple avait eu au moins quatre enfants : 1.Catherine, b.à Notre-Dame de Ciray (NDC) 5 oct.1635.p.et m.Jean Pillalut et Catherine Barbereau.2.Une fille, b.NDC eu juin 1638.3.Marguerite, b.NDC 20 janv.1641.p.et m.René Marcon et Perrine Tondue.4.Jacques, canadien, b.NDC 14 avr.1643, p.et m.Jacques de l'Estang et Jeanne Daniau.Il se maria deux fois à Québec : 1° le 24 janv.1667 à Anne Javelot; 2° le 24 oct.1669 (acte religieux le 29) à Antoinette Lenoir.Descendance.LEFAÉ.LEFEB.LEFER Les Lafaé, sieurs de Monoye et de Bourg-Thérould, fournissent deux procureurs au parlement de Rouen : Rochard et Agapit, père et fils.Alliance des Guérout, dont Jean Grou qui a laissé son nom au combat de la coulée Grou, à Montréal.I \u2014 LEFAÉ, Enéas, époux de Jeanne Dejeninqueham (alias Lucas Lefaé et Jeanne Leniogenerhen), habitait la ville de Rouen.Il eut pour enfants : 1.Jean, qui suit.2.Esther, mariée en 1616 (bans au temple protestant de Saint-Amand, les 17 janv.et 11 fév.) à Robert de Burges.II \u2014 LEFAÉ, Jean, épousa au temple protestant de Saint-Amand.à Rouen, en 1615 (bans les 2 nov.1614 et 22 fév.1615) Judith Parmiet, dont : 218 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE 1.Judith, mariée en 1641 à Etienne Guéroult (v.ce nom).2.Anne, mariée le 25 janv.1643.à Isaac Collas, le Jeune, fils de Isaac et de feue Marie Seigneurey.LEFEBVRE Famille parisienne alliée à la famille Chantereau.elle-même alliée aux Margonne et aux Gaudais du Pont.C'est de Jeanne Gaudais.par son mariage avec Nicolas Dupont, éc.Sr de Neuville, qu'est sortie la branche canadienne des Dupont de Neuville.f.FFEBVRF.François, avocat en la cour du Parlement, fils de feu n.h.Jacques, receveur pour le Roi au bailliage de Sezanne (Marne) et de Nicole Chaton, est marié par contrat du 9 mars 1586 à Louise de Sainctian, fille de Louis.Conseiller et ML' des requêtes de l'Hôtel de la Reine, mère du Roi.avocat en la cour du Parlement de Paris, et de feue Dame Louise Lecourt.en presence de n.h.Me Claude Chantereau et de Dlle Geneviève Chantereau.sa cousine, et de Dlle Claude Lefebvre.fille à marier, sa cousine.'4- Il partagea avec ses héritiers les biens d\"Isaac de Chantereau.Sgr de Courquetaine.24' le 14 fév.1586.De Bois-Guillaume (Seine-Inf.) en Normandie, est venu Pierre Lefebvre.l'un des ancêtres des familles de ce nom au Canada, marié à Laprairie le 4 sept.1673.à Marguerite Gagné.I \u2014 LEFEBVRE.Pierre, époux de (nom manque), eut : 1.Marie, b.à Bois-Guillaume 19 avr.1608.2.Peut-être aussi Robert, épouse Jeanne Autin.à Bois-Guillaume, le 28 oct.1636.Jeanne Autin semble être la fille de Guillaume Autin.dont la veuve fut inhumée à Bois-Guillaume le 25 nov.1669.C'était la seule famille du nom.Robert Lefebvre et Jeanne Autin eurent pour enfants : 1.Marie, b.à Bois-Guillaume (BG) 16 sept.1637.p.et m.Guillaume Autin et Marie Lefebvre.2.Laurent, b.BG 24 fév.1639.p.et m.Laurent Lefebvre et Jeanne Rasse.3.Robert, b.BG 24 déc.1640.p.et m.Robert Autin et Madeleine Lehonain.C'est ce Robert probablement244 qui épouse, en 1672, Anne Et-rommedieu.4.Pierre, canadien, marié à Laprairie.près Montréal, 4 sept.1673.à Marguerite Gagné.;j- AN.Y 127.fo 199.241 AN.Y 127.fo 180 et 195 V°.244 Un Robert Lefebvre.fils de Robert, épouse à Bois-Guillaume Marie Germain, le 1er fév.Ih84. EN NOUVELLE-FRANCE 219 5.Peut-être aussi Marguerite, mariée BG 25 nov.1670 à Louis Plumetot, en présence de Jean et Guillaume Plumetot.ses oncles.Robert et Robert Lefebvre, parents de l'épouse.Ils font baptiser deux jumelles, le 29 déc.1671 : Marguerite, p.et m.Robert Lefebvre et Jeanne Cavé.épouse de Jean Plumetot, et Marie, p.et m.François Plumetot et Marie Lefebvre.Familles du même nom Il y avait à Bois-Guillaume au début du XVIIe siècle plusieurs familles Lefebvre qui semblent bien être toutes apparentées les unes aux autres.Citons : LEFEBVRE, Jamet, qui eut de Michelle Galleu : 1.Georges, b.15 nov.1600.p.Georges Lefebre.2.Marguerite, b.2 janv.1606.3.Simon, b.13 mai 1608.LEFEBVRE DIT RECHAULT, Georges, époux de Colette Vocy, dont : 1.Louis, b.26 janv.1600.2.Christofle, b.22 mai 1601.3.Jacques, b.27 janv.1603.marraine Anne Lemercier.femme de Michel Lefebvre.4.Marie, b.26 nov.1605, marraine, Martine Lefebvre.LEFEBVRE, Georges, l'aîné, dont l'épouse Colasse Lainsé (sic) fut inhumée à Bois-Guillaume le 18 oct.1641.LEFEBVRE, Michel, parent du précédent, épousa Anne Lemercier, qui lui donna : 1.Michel, b.8 nov.1603, parrains : Thomas Lemercier et Georges Lefebvre (ses grands-parents probablement).2.Pierre, b.19 août 1615; marraine : Colette Vaucier, femme de Georges Lefebvre.3.Guillaume, b.21 mai 1607.4.Robert.b.22 mars 1609, p.et m.Robert Thimache, Robert Lefebvre et Marie Boivin.5.Jehan, b.10 oct.1610, p.et m.Jehan Lefebvre et Isabeau, femme de Jean Doguet.6.Marie, b.5 août 1613.7.Barbe, b.11 fév.1616.8.Louis, b.20 déc.1617; p.et m.Guillaume et Louise Mauconduis.LEFEBVRE, Georges, lejeune, époux de Madeleine Dubuc, dont : E Robert, b.14 fév.1602. 220 VIEILLES FAMILLES DE FRANCE 2.Martin, b.24 avr.1604.parrains : Martin Dubuc.le jeune, et Georges Lefebvre.LEFEBVRE, Louis, époux de Madeleine Martin, dont : 1.Marie.b.28 mai 1603.p.et m.Pierre Lefebvre et Catherine Martin.2.Catherine.b.27 mai 1604.3.André, b.12 avril 1606.p.et m.Andrieu Martin, son grand-père el Jeanne Bourdon, femme de Pierre Lefebvre.4.et 5.Louis et Roger, jumeaux, b.16 fév.1609.6.Louis, b.8 avril 161 I.LE GARDEUR Les Le Gard eu r du Canada venaient de la Normandie.C\"est une des plus belles familles du Canada-français avec les Juchereau.Son fondateur.René Le Gardeur, S' de Tilly, nest jamais venu en Nouvelle-France.C'est sa veuve.Catherine de Corday.et ses enfants Pierre.Charles et Marguerite qui tentèrent la grande aventure à la fin de la première moitié du XVIIe siècle.Famille que l'on trouve établie à Thury (Calvados) au XIVe siècle et qui fut anoblie par Louis XII.en la personne de Jean Le Gardeur.Sr de Croizilles.au mois de mai 1510, moyennant 200 écus d'or valant 300 livres de finance.Ses lettres de noblesse245 furent enregistrées à la Chambre des Comptes de Paris, le 2 août 1511, et à la Cour des Aides de Normandie, le 16 avril 1556.après Pâques.24h La branche ainée portait
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