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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1984-01-06, Collections de BAnQ.

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[" LA MÉTÉO.NEIGE, VENTS MODÉRÉS, MIN.: -4°, MAX.: 0°.DEMAIN : BEAU DÉTAILS PAGE A 2 + lOO ans MONTRÉAL, VENDREDI 6 JANVIER 1984, 100* ANNÉE, N° 4, 52 PAGES, 4 CAHIERS # Vente d'entrepôt En vigueur jusqu'au 14 janvier 35 cents Hors de id zone metropolit.i'rte 45 rents Sept- lies et Baie Com< \u2022< iu 50 cents SPORTS Canadien 5, Wings 1 Nordiques 8, Bruins 3 pages 2 à 6 BROOKS : un «fou de hockey » Les paris dépassent $19 millions La frénésie gagne tout le Canada Les joueurs des Rangers de New York sont fascinés par les méthodes de ce « fou de hockey» qu'est leur instructeur.Herb Brooks mise sur l'imagination et la créativité.«Ma philosophie, dit-il, consiste à permettre aux joueurs de s'exprimer un peu comme ils le faisaient dans leur cour d'école».Ronald King l'a rencontré à New York.page 7 POUR UNE ÉTUDE À LOUIS-HIPPOLYTE-LAFONTAINE Super-timides recherchés ! La fièvre de la Lotto G/49 fait de plus en plus de ravages au pays et l'intérêt des parieurs semble se maintenir jusqu'ici.PIERRE GINGRAS Le record de ventes qui avait atteint la somme faramineuse de $15 millions samedi dernier, a été largement battu hier puisque les paris dépassent actuellement les $19 millions.Hier au Québec, la passion pour la 6/49 et le rêve de devenir millionnaire ont provoqué, pour une deuxième journée consécutive, l'engorgement des machines à valider.Résultats: la plu- voir RUÉE en A 2 I Et Vous êtes timide, mais alors vraiment très timide, extrêmement timide, maladivement timide?La timitidé vous fait vous replier sur vous-même, vous isoler, éviter les réceptions, changer de trottoir?Alors c'est à vous que ce message s'adresse.HUGUETTE ROBERGE Ce n'est pas une blague! Le Centre de recherche de l'hôpital Louis - Hippolyte - Lafontaine lance un appel aux personnes extrêmement timides qui accepteraient de participer à une étude scientifique portant sur le traitement de la timidité-handicap.Le Dr Ariel Stravynski, docteur en psychologie, qui dirige cette recherche, a déclaré hier que «la timidité dont nous parlons est un trouble qui se manifeste chez une personne par un évitement actif de tout contact social, malgré le désir que peut éprouver cette personne d'établir des relations humaines normales».Les timides ordinaires \u2014 tout le monde Test ou presque\u2014 qui se tortillent, bafouillent ou rosissent sur une tribune ou devant un micro, n'intéressent pas les chercheurs du Centre.Aussi, la démarche proposée aux super-timides de 'échantillon recherché ne sera-t-elle probablement pas de tout repos.Ils doivent communiquer dès que possible, entre Oh et 15li, au Centre de recherche, au numéro 253-8200, voir TIMIDES en A 2 \u2022 4» S'il vous manque encore quelques combinaisons de chiffres, Se petit jeu que l'on voit ci-haut pourra vous être utile.Il suffit de laisser tomber les boules dans les cinq colonnes et les six boules transparentes fourniront la martingale rêvée.Mais bouliers ou pas, le comptoir de la Place Desjardins n'a pas échappé hier à la frénésie, photo Miche! Grcwei, la presse MALGRE TOUT, LE TAUX D'ESCOMPTE RESTE STABLE Le dollar dégringole à 79,97 cents US Le dollar canadien n'a pu résister a la pression que subissent toutes les autres monnaies face au dollar américain et a fermé hier sur les marchés des changes a 79,97 cents améri- JEAM POULAIN_ catns, faisant tomber la barre psychologique des 80 cents au-dessus de laquelle la Banque du Canada avait réussi à le maintenir tant bien que mal jusqu'ici.Malgré cette faiblesse du dollar canadien (80,16 mardi, 80,11 mercredi et 79,97 hier), et les $323 millions puisé.-, dan^ les réserves de devises du Canada et vendues en décembre pour l'empêcher de tomber plus bas, la Banque du Canada n'a pas jugé utile de hausser hier son taux d'escompte de p'us d'un centième de point, c'est-à-dire le minimum possible.Ce taux est passé de 9,9f» la semaine dernière à 9,97 p.cent hier.L'on peut deviner dans l'attitude de la banque centrale plusieurs intentions: ¦ la première est de continuer à s'opposer à la baisse du cours du dollar canadien en-dessous des 80 cents US (niveau qui avait déjà été brièvement traversé en décembre), dans un but anti inflationniste: ne pas hausser le coût des produits importés des États-Unis: ¦ En second lieu toutefois, la Banque du Canada, tout en montrant que son taux est orienté à la hausse, ne désire pas que les banques à charte interprètent le geste comme une incitation à monter leur taux de base: une telle mesure aurait en effet pour conséquence de freiner une reprise économique qui n'a pas encore atteint la phase des investissements de production.C'est ainsi que, de proche en proche, les services du gouvei neur de la Banque du Canada.M.Gerald Bouey, ont fait avancer, à petits pas, leur taux d'escompte du niveau de 9,12 p.cent en avril 1983 à 9,97 p.cent hi.(10,01 le 21 décembre), sans que les banques à charte ne bougent leur taux de base (leur prime rate), stabilise depuis neuf mois à 11 p.cent.Mais l'on peut s'étonner de la prudence avec laquelle la Banque du Canada a agi hier, compte tenu de l'environnement financier international actuel Le dollar américain se trouve en effet porté à des sommets jamais atteints, sous la poussée de deux tore es conjuguées.D'une part, le caractère explo-sif \u2014 dans tous les sens du terme\u2014de la situation au Moyen Orient, fait des États-Unis un voir DOLLAR en A 2 SOMMAIRE Annonces classées.B 2, C 2 à C 5 Arts et spectacles \u2014 Informations.B 7 à B 9 \u2014 Horaires.B 10 Centenaire.A 8 Décès, naissances, etc.C 6 Économie.B 1 à B 6 Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.C 3 FEUILLETON « La charge des sangliers »C 3 Horoscope.C 4 Le monde.A 10 Mots croisés.C 5 Quoi faire aujourd'hui.B 10 Télévision.8 8 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.11 à 14 Mots croisés.16 « Mot mystère *.11 SI LES DATES COINCIDENT AVEC SON VOYAGE A MOSCOU Trudeau pourrait participer à la Conférence de Davos OTTAWA \u2014 Le premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, pourrait se rendre à GILBERT LA VOIE d« notre burcou d'Ottawa Davos en Suisse à la fin du mois dans le cadre de sa mission de paix, s'il lui est possible de faire coïncider ce voyage avec la visite qu'il espère effectuer à Moscou vers la môme période.LA PRESSE a appris hier que M.Trudeau a été invité à participer à la réunion annuelle de la \u2022 European Management Foundation» et qu'il pourrait accepter cette invitation si les dates proposées sont compatibles avec un voyage éventuel en Union soviétique.Un responsable de l'organisation du symposium a expliqué que M.Trudeau pourrait profiter de ce forum pour y poursui- te sa «croisade», puisque l'un des sujets à l'ordre du jour de la Conférence portera justement sur la sécurité internationale.Ce symposium réunit à chaque année les dirigeants des plus grandes entreprises européennes.L'an dernier, l'ancien pre mier ministre français.M Ray niond Barre, était l'un des conférenciers invités.La participation de M Trudeau cette année serait d'autant plus opportune que la Conférence, qui porte à chaque année sur certains pays en particulier, - intéressera cette fois au Canada et à la Malaisie.Déjà, les ministres des Affaires extérieures, M.Allan MacEachen, et du Commerce international, M.Gerald Regan, ont confirmé leur in-tent'on d'y assister.Les trois thèmes principaux de la réunion sont l'économie, les voir TRUDEAU en A 2 AUJOURD'HUI CTCUM Lors de ses négociations avec le syndicat des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro, la CTCUM ne soumettra pas cette année son projet d'embauché d'employés surnuméraires.page A 3 NOUVEAU PARTAGE Le ministère des Affaires sociales doit procéder cette année à un nouveau partage des responsabilités entre les Centres de services sociaux et les Centres locaux de services communautaires.page C 1 HORREUR ARGENTINE L'Argentine vit dans le cauchemar depuis que la presse de Buenos Aires raconte les horreurs des exécutions commises par les anciens chefs de la dictature.page A 10 CHAUFFAGE PLUS CHER Le mois de décembre dernier a été sensiblement plus froid que celui de l'année précédente, ce qui fera augmenter sensiblement la facture du chauffage._ , page B 1 RÉMUNÉRATION Les trois grandes centrales syndicales du Québec ont indiqué au gouvernement qu'elles ne voulaient pas participer au comité paritaire chargé de déterminer les augmentations de salaire des fonctionnaires.page A 4 LE CN FAIT UN BÉNÉFICE Le Canadien National aura réalisé un bénéfice de plus de $200 millions en 1983.alors qu'il avait accusé un déficit de S223 millions en 1982.page B 1 * \u2022 \u2022 VET Tc^Uf^ \u2022 -\u2022 Je MB Suis, ms PBÊSSS?Nos REÉR autogérés suscitent beaucoup d'INTÉRÊT.et le vôtre?Demandez une ANALYSE GRATUITE de votre RÇÊR à un conseiller du Trust Général.Les REER autogérés du Trust Général \u2022 HONORAIRES FIXES DE 100$ PAR ANNÉE \u2022 Nombre illimité de transactions \u2022 Relevés trimestriels de caisse et de biens Venez consulter un de nos conseillers financiers ou demandez à votre courtier de nous téléphoner.CJn de nos conseillers financiers se chargera de transférer sans frais votre régime actuel au Trust Générai 6 Téléphonez-nous Montréal University: 87 I 7200 Montré»! Place Ville-Marie: 861*8383 Outremont: 739 3265 Ville Mont Rova< Centre Rockland: 341 1414 Moatréal Anunisii.382-8000 \u2022 Laval/C*onx (jfinby: 378-8461 \u2022 St-Hubert P1#ce de ta Mi TRUST GENERAL ip5*'»trtK>n tnacftlc a ta Kéuie î 80 ) * 4 TRUDEAU SUITE DE LA PAGE A 1 possibilités d'investissement, et la sécurité internationale.Le bureau de presse du premier ministre n'a pas été en mesure hier de confirmer cette nou-\\ illo, si ce n'est pour faire savoir qu'aucune décision n'avait encore été prise.Des sources dignes de foi ont toutefois expliqué que M.Trudeau est intéressé à se rendre à Davos, mais qu'il lui est impossible de confirmer sa présence tant et aussi longtemps qu'il n'aura pas plus de précisions des Soviétiques concernant une éventuelle visite à Moscou.«Si nous acceptions tout de suite d'aller à Davos le 29 janvier et que l'URSS nous offrait ensuite daller à Moscou à la môme date, il est bien évident qu'il faudrait oublier le symposium ».a-ton expliqué à LA PRESSE.En revanche, si le Kremlin offre sous peu une date précise pour le voyage à Moscou et qu'elle est compatible avec Davos, M.Trudeau accepterait alors probablement de passer par la Suisse à l'aller ou au retour.TIMIDES SUITE DE LA PAGE A 1 poste 830, et indiquer qu'ils sont désireux de participer à l'étude sur le traitement des extrêmement timides.Les préposées aux appels leur faciliteront la tâche.«Nous nous adressons à des personnes qui ont un véritable problème.Il s'agit en particulier de gens qui occupent un emploi sans contact avec le public, qui sont incapables d'engager une conversation avec une personne du sexe opposé, qui dînent seuls, refusent à peu près toutes les invitations.Généralement, ils ne s'adonnent qu'à des activités individuelles, telles la lecture, l'audition de musique, le ski.» Le Dr Stravynski a expliqué que les sujets retenus \u2014 quelques dizaines \u2014 seront répartis en petits groupes et soumis à une thérapie «d'entraînement aux aptitudes sociales», qui durera de trois à quatre mois.«Au cours d'une expérience précédente, nous avons obtenu d'excellents résultats.Au cours de la présente recherche, qui débutera dès que nous aurons un nombre suffisant de sujets, nous entendons raffiner notre plan de traitement», a -1 - il dit.Lotto 6/49: comme de petites vacances.Le rêve est essentiel au bonheur.Si vous pouvez vous payer quelques jours de Téves pour la modique somme de $1, vous n'hésiterez donc pas.Depuis deux semaines, ce rêve porte un nom: Lotto 649.ils sont plus d'un million de Québécois et probablement quelques millions de Canadiens ;qui auront dépensé, samedi lors du tirage, un dollar ou plus pour tenter la chance et gagner le gros lot qui devrait alors atteindre les $6 millions.PIERRE GiNGRAS Pour sa part, le psychologue Jean Tremblay, un ex-président de la Corporation des psychologues du Québec qui a déjà étudié les problèmes des parieurs, estime que le phénomène qui frappe actuellement le Québec au sujet du jeu 649 s'explique facilement.« Pendant que les gens pensent à ce qu'ils vont faire avec ces millions, ils oublient leur soucis quotidiens.Ils partent en parlent entre-eux.Pour ils se paient de petites vacances.Ce serait extraordinaire Isi on pouvait savoir tout ce dont le gens rêvent actuellement.» Si chacun de nous a son côté « parieur » comme l'affirme, M.Tremblay, le jeu Lotto 649 aura permis que ce trait souvent ca- RUEE SUITE DE LA PAGE A 1 part des points de ventes ont été paralysés durant quelques heures afin de permettre au système informatique d'assimiler correctement les données inscrites sur les cartes des parieurs.Les 3 000 machines à valider du Québec ont donc fonctionné selon un système de rotation d'une durée de deux heures.Chez certains vendeurs de billets, l'attente a été beaucoup plus longue.Par exemple, chez un dépositaire de Loto-Québec du centre - ville, la machine n'a fonctionné que durant trois heures entre 7 et 15 h.La situation s'est produite ailleurs et dans certains cas l'attente a duré plus de neuf heures.C'est à l'heure du lunch, de midi à 13h, que les billets trouvent le plus grand nombre de clients Les ventes de billets se chiffraient $4,4 millions mardi, $6,6 millions mercredi et elles atteignaient presque les $6 millions (lier à 17 h Et les bureaux de validation ne ferment que demain à 15h.Toutefois, les parieurs devront encore patienter jusqu'à 17 h 55 pour savoir s'ils pourront donner suite au rêve qui les hante depuis une semaine.Parions que les stations ché de notre personnalité s'affirme.« C'est n'est tant le coût minimal de la mise qui compte, c'est l'objectif de $5 millions.Si-cela ne coûte que $1 pour participer au tirage, cela n'est qu'un obstacle de moins.Un gros lot de $5 millions, c'est la «grande » chance.Tout devient possible.Pourtant, les parieurs vous diront souvent qu'avec un seul million de dollars, ils seraient satisfaits.» dit le psycholoque.Mais cet engouement collectif ne peut être que passager, comme un rêve.« Même si on maintenait le gros lot à $5 millions, l'intérêt du grand public finirait par se dissiper, ajoute t il.Qui prête vraiment d'importance aujourd'hui au tirage de lot de $1 millions?».Habituellement, plus les temps sont difficiles plus les gens ont tendance à parier, pour oublier leur réalité quotidienne.Les parieurs seraient aussi plus nombreux chez ceux qui trouvent peu d'intérêt à la vie ou qui ont se sont toujours appuyés sur les autres pour assumer leurs responsabilités.Au Québec, le rêve Lotto 649 prendra fin samedi à 17h55.A moins que le gros lot de soit pas gagné.Dans ce cas, il atteindra probablement les $9 millions.De quoi faire rêver tout le pays.CFCF et CFTM, qui présenterons les résultats, verront leurs cotes d'écoute atteindre des sommets à cette minute précise.Le président de Loto-Québec.M.Jean-Marc Lafaille, estime que les ventes de billets 6 49 devraient se chiffer à $26 millions samedi.Quant au gros lot, il vaut actuellement $5,5 millions et il a été établi en prévison de ventes de $20 millions.Il pourrait cependant dépasser $6 millions lors du tirage.( Un gros lot de $10 millions a été raflé par trois personnes, la veille du Jour de l'An, lors d'un tirage dans l'État de New York.Il s'agissait d'un des prix les plus importants alloués par une loterie aux États-Unis).Ailleurs au pays, c'est en Ontario que la fièvre est la plus forte actuellement et les ventes y atteignent presque le même niveau qu'au Québec.On s'attend même à ce qu'elles dépassent les $10 millions.Administrés par la Ontario Lottery, la Western Lotterey et la Atlantic Lottery, 3 300 autres centres de validation de la 6/49 sont disponibles ailleurs au Canada.Près de 19 p.cent de la clientèle du jeu 6/49 provient aussi de l'Ouest et moins de 1 p.cent des Maritimes.Par rapport à mercredi, les paris ont doublé dans cette région du pays hier.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 013 à quatre chiffres 0840 rLA MÉTÉO DATl Vendredi 6 fonv* 1984 AUJOURD'HUI: Min.: -4 Max.: 0 NBGé ACC.DE 5 CM VENTS MODttES DEMAIN BEAU Québec ^ 01 États-Unis Ab.tibi -12 Outoouoù - 4 Lowf»nt»d#t ~ 8 Canton* dt l'Est - 5 Mouncie - 8 Ouébec - 8 Lx.$ointJ«on -16 RimooUi -14 Gospel* -13 Bo*-Com«ou -18 Sopt-He» -18 0 0 2 0 5 5 N«igt N«tgt 5 cm N«»çe 5 cm Neigt 5 cm Ne.oe 5 cm Noio* 5 cm - 8 Ntigt 5 cm - 2 Ktagt 5 cm 0 Neigt 5 cm - 3 Nuog , neige - 3 Nvog., neige Boston Buffalo Cnicogo Miami N«w York 0 2 0 P 1 ht 4 N.Orléans 6 Pittsburgh 6 S.Francisco 24 Washington 3 Dallas 0 14 0 2 7 16 0 3 3 8 les capitales Canada Victor» 5 9 Edmonton - 4 2 Rtgino - 5 5 Winnipeg -10 0 Toronto - 2 0 fiede/Kton - 5 2 Holifc* 2 5 CnoHotftown - 3 2 Saint-Jean - 1 4 Amstt'dom Athènes Acopuko IrvxeMts Buenos Aints Copenhague Genève Hong Kong Le Cotrt Lisbonne Londres 2 9 2 0 20 0 - 1 9 8 7 2 7 17 4 5 28 4 5 15 19 13 8 Madrid Moscou Mexico Oslo Pons Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidod 2 1 6 3 1 8 3 15 3 6 10 14 12 -4 - 4 4 2 8 25 31 5 9 QUÉBEC N'ARRIVE PAS À FAIRE TRADUIRE LE DÉCRET Les agents de sécurité ont déjà perdu $2 millions en salaires Depuis au moins trois mois, les 12 000 agents de sécurité du Québec sont privés de leurs augmentations de salaire parce que le ministère québécois du Travail ne trouve pas de traducteur pour rédiger la version anglaise du décret qui régit cette industrie.De fait, c'est $2 millions que ces travailleurs ont perdu à cause de la lenteur excessive que met le ministère à produire une édition bilingue de ce décret.DANIEL MARSOLAIS Cette invraisemblable situation a été dénoncée cette semaine par le Syndicat des métallurgistes unis d'Amérique et la Fédération des travailleurs du Québec qui en ont informé le ministre Reynald Frechette afin qu'il accélère la publication du décret dans la Gazette officielle.On sait que les conditions de travail de cette industrie sont déterminées par dé- .\u2014 «i^i« cret gouvernemental, lequel entre en vigueur aussitôt qu'il est publié dans la Gazette officielle du Québec.Toutefois, son application n'est pas rétroactive.Dans un télégramme adressé au ministre Frechette, le directeur québécois du Syndicat des métallos.Clément Godbout.condamne « l'inertie et le laisser-fai-re du ministère du Travail » dans ce dossier.Contrairement à la promesse faite il y a trois mois, fait-il valoir, la nouvelle tarification horaire des agents de sécurité n'est pas encore appliquée parce qu'on n'a pas réussi à la faire traduire dans la langue de Shakespeare.Des gagne-petit L'inefficacité du ministère du Travail indigne d'autant plus le porte-parole des Métallos qu'elle affecte surtout des gagne-petit dont le salaire horaire varie entre $4.80 et $5.50.« Nous ne oouvons plus tolérer aucun délai », dit encore Clément Godbout à l'adresse du ministre Frechette, «et nous vous demandons de cesser de rire des travailleurs et travailleuses Métallos membres de la FTQ».Le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Louis La-berge, trouve inadmissible et même éhontée l'inertie du ministère dans cette question et exige une action immédiate de Québec.« Tout ce qui a été fait au Québec depuis des années ne peut être remis en question tout simplement par une traduction anglaise », conclut le président de la FTQ.Selon Gilles Audette, responsable de l'Union des agents de sécurité du Québec, syndicat affilié aux Métallos (FTQ), cette incroyable affaire est carrément inadmissible.« Lorsqu'ils ont été obligés de traduire les décrets des employés de la Fonction publique, ils n'ont pas tardé à recruter les traducteurs nécessaires.Les grévistes étaient prêts à répondre aux injonctions des policiers.Mais il y avait aussi les contremaîtres qui avaient maille à partir avec les syndiqués.photos ap 600 POLICIERS INTERVIENNENT À PARIS Le retrait des intérêts Peugeot dans la société Talbot suscite des émeutes PARIS (D'après AFP et Reuter) \u2014 La société Peugeot a fait part hier de ses intentions de liquider ses intérêts dans la compagnie Talbot au moment où près de 600 policiers de l'escouade anti-émeutes intervenaient pour mettre fin aux violents affrontements opposant depuis trois jours grévistes et non-grévistes à Poissy, incidents ayant fait 94 blessés.Les dirigeants de la société PSA (Peugeot-Taibot-Citroen), le plus important constructeur automobile privé français, a en effet annoncé hier à des représentants syndicaux qu'elle allait céder ses parts dans Talbot à d'autres sociétés du groupe.Par ce montage juridico-financier, PSA se donne le moyen de déposer le bilan de Talbot, sans entraîner dans son sillage la maison-mère (Peugeot), comme le prévoit le droit français.Dans un communiqué publié hier, les dirigeants de la PSA ont indiqué qu'ils étaient « obligés de ne plus appeler le personnel à se rendre à son poste de travail à compter iu six janvier et contraints de cesser de le rémunérer.» « La dernière chance de survie de Poissy passe par l'expulsion définitive d'agitateurs irresponsables mettant en péril l'emploi dans cette usine, qui compte 15 000 salariés, ¦ précise le communiqué de la direction.Au même moment, les forces de l'ordre prenaient position à l'intérieur de l'usine, à la demande de la direction, mais aussi du syndicat CFDT (socialisant), seul à soutenir les grévistes, qui a accusé les « milices patronales \u2022 d'être responsables des affrontements.Coups de boulons Durant trois heures, grévistes et non-grévistes s'étaient battus à coups de boulons et de tuyaux d'échappement.Vers 10 heures, plusieurs centaines de policiers se sont interposés entre les millieurs de non-grévistes animés par le syndicat « maison » CSL, et les 200 grévistes, pour la plupart des travailleurs immigrés, retranchés dans l'atelier des chaînes de montage et sur le toit du bâtiment.Deux heures plus tard, les non-grévistes refusaient toujours de se retirer pour permettre l'évacuation sans incident des grévistes, prêts quant à eux à répondre aux injonctions des policiers.Très divisés, les syndicats sont visiblement débordés depuis trois jours par une minorité d'ouvriers fermement décidés à s'opposer par tous les moyens aux 1905 licenciements décidés sur la base d'un accord entre la direction de PSA et le gouvernement.LE LITIGE SUR LE VOCABLE « ENCORE » On ne comprend pas que dans notre cas, il n'y ait pas un seul traducteur en mesure de traduire en anglais les modifications apportées au nouveau décret et qui tiennent à trois pages dactylographiées ».En raison de l'incurie du ministère, chaque agent de sécurité du Québec perd en moyenne 45 cents l'heure depuis environ 13 semaines, soit la différence entre l'ancien et le nouveau taux horaire ($4.80 versus $5.25).Attendu que la moyenne hebdomadaire d'heures travaillées dans cette industrie est de 30 heures, la perte est donc de l'ordre de plus de $2 millions.De plus en plus impatients, les agents de sécurité, dont plus de la moitié sont syndiqués, doivent se réunir dimanche prochain au Palais des congrès de Montréal afin de déterminer les moyens de pression qu'ils vont utiliser contre le ministère du Travail.\u2022 » DOLLAR SUITE DE LA PAGE A 1 abri pour les capitaux en quête de sécurité politique, et, d'autre part, le niveau élevé des taux d'intérêt chez nos voisins offre des rendements supérieurs aux investisseurs.Les spécialistes des marchés de changes au Canada sont donc d'avis que ces deux éléments sont responsables de la chute actuelle du dollar canadien, qui s'était maintenu au-dessus des 81 cents américains pendant une bonne partie de 1983 et avait dû dériver pour toucher son plancher de 16 mois en décembre, à 79,97 cents US.Si donc la Banque du Canada n'a levé que de un centième de point son taux d'escompte hier en dépit des pressions, c'est selon toute vraisemblance qu'elle a préféré compenser cette timidité voulue par des interventions directes sur les marchés canadiens de changes, en vendant des dollars américains.Les statistiques publiées hier par le ministère des Finances montrent que le gouvernement a réduit de $323,8 millions en décembre ses avoirs en devises étrangères pour soutenir le dollar canadien face à la devise de nos voisins du Sud.De plus, le gouvernement a vendu au cours du même mois 40 600 onces d'or, or qui est comptabilisé à la Banque du Canada à un cours de quelque $40 US l'once alors qu'elles ont été vendues dix fois plus cher.Il en résulte des entrées en devises américaines de $16,4 millions (40 600 onces x $404 US) alors que les sorties d'or n'ont été inscrites aux livres que pour $1,5 million.De même, les quelque 20 millions d'onces d'or encore disponibles au 31 décembre dans les réserves canadiennes et comptabilisées pour une valeur de $739,1 millions US, ont en réalité une valeur commerciale de plus de $7 milliards.Le dollar américain a franchi hier à Francfort le niveau psychologique des 2,80 deutsche-marks pour la première fois en dix ans.Il a atteint a Paris son record de 8,5365 francs français.AMC-Renault donne la réplique Le tandem AMC-Renault n'entend pas assister impuissant à l'attaque d'un concessionnaire de la métropole, Encore Automobile Ltée, contre le nouveau modèle de sous-compacte, la Renault « Encore », commercialisée en septembre dernier par les géants français et américain de l'industrie.MARIO ROY_ Le concessionnaire du boulevard Saint Jean-Baptiste, à Châ-teaugay, plaide depuis deux jours devant la Cour supérieure afin que, a toutes fins utiles, celle-ci bannisse par voie d'injonction la nouvelle voiture des artères montréalaises.Encore Automobile a déjà soutenu qu' AMI - Renault lui faisait une concurrence illégale en usant d'une dénomination commerciale dûment enregistrée et associée, dans l'esprit du public, à l'image de marque du concessionnaire Honda.Hier, le juge André Brassard a entendu les protestations des représentants d'AMC-Renault.oui « jurent « qu'il n'existe aucun risque sérieux qu'un acheteur éventuel puisse véritablement s'acheter une voiture Renault \" Encore\", croyant erronément qu'il s'agit d'un produit de la société Encore Automobile Ltée.» Au surplus, démontrent-ils, il existe.188 entreprises, compagnies ou établissements utilisant le vocable « Encore » dans leur raison sociale, selon les enregistrements déposés aux gouvernements fédéral et provincial.Une grosse machine Force est de constater que le marchand de voitures du boulevard Saint-Jean-Baptiste affronte une énorme machine.AMC a réalisé en 1983 des ventes de $2.8 milliards (US), alors que les revenus la Régie Renault, propriété du gouvernement français, se sont établis à $7.4 milliards (Can) en 1980.Et ces gens craignent maintenant qu'on sabote leur ingénieuse et coûteuse campagne de mise en marché du nouveau modèle « Encore», vendu à plus de 1.600 ex- ?emplaires en sol canadien au cours des mois de septembre, octobre et novembre derniers.Et, surtout, ils trouveraient catastrophique que la petite « Encore » devienne orpheline et anonyme alors que s'ouvre dans une semaine, à Montréal, le Salon de l'Auto 84, où plus de 200,000 acheteurs potentiels sont attendus.La veille de l'ouverture de cette foire, le juge Brassard rendra d'ailleurs sa décision dans ce dossier.Si cette lutte \u2014 quelque peu inégale mais fort originale \u2014 n'est pas sans avoir un petit côté folklorique, elle donne néam-moins l'occasion de jeter un regard intéressant sur l'industrie de l'automobile en général, et les techniques de publicité et de mise en marché qu'elle utilise en particulier.Ainsi, apprend-on qu'AMC-Renault entend vendre 10,500 automobiles « Encore » au cours de l'année au Canada, et plus de 40,000 de ces voitures avant 1990.Les deux tiers de ces produits seront écoulés au Québec.Pour y parvenir, on a déjà en- gagé des frais de $750,000 en publicité pour imprimer le monogramme « Encore \u2022 dans l'esprit des consommateurs québécois.Il faut dire qu'à un autre niveau, AMC a investi $50 millions dans des chaînes de montage; un moule coûtant à lui seul environ $200,000 a été acquis pour la simple fabrication du petit logo de métal ornant la malle arrière de la nouvelle sous-compacte.Aux Etats-Unis, au cours des trois derniers mois de 1983, AMC-Renault a investi tout près de $10 f millions en publicité, notamment achetée auprès des grands réseaux de télévision ABC, CBS et NBC, mais aussi dans des magasines d'information générale ou spécialisée.Des médias qui tous, insiste-ton, débordent des frontières américaines et sont accessibles au public canadien.intimement, les fabricants de la petite automobile redoutent que, s'il obtenait l'ordre de cour convoité, le concessionnaire du boulevard Saint-Jean-Baptiste ne mette alors en pièces ce complexe et coûteux édifice.4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 JANVIER 1984 la presse lOOd \u2022 A3 La CTCUM abandonne son projet embaucher des surnuméraires La Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM) a décidé de ne pas remettre sur le tapis, dans les négociations de cette an- JACQUES SENOIT née avec les 4 000 chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro, son projet d'embaucher des chauffeurs et des opérateurs surnuméraires.Mis de l'avant par la CTCUM lors des deux dernières négociations, en 1979 et 1981, le projet avait à chaque reprise soulevé la colère du personnel.« Nous considérons cependant que c'est un bon système, qui a fait ses preuves et qui a donne de bons résultats dans une cinquantaine d'autres organismes comme le nôtre », a déclare hier a LA PRESSE le président de l'organisme Lawrence Hanigan Comme, toutefois, les commis saires enquêteurs nommés en mars dernier par Québec pour étudier la question, ont rejeté la formule mise au point par la CTCUM, dans leur rapport rendu public en décembre, la Commis sion entend \u2022 retravailler cette formule, et on y reviendra la prochaine fois », a-t-il ajouté.Le syndicat Le président du Syndicat des chauffeurs d'autobus et des opérateurs de métro (Syndicat canadien de la fonction publique, sec- < _ » magnétisme dans le Métro?Carte magnétique à l'essai dans le métro À titre d'expérience, quelques milliers d'usagers du métro pourront utiliser, à comp ter de mardi prochain, une nou velle carte magnétique, mais seulement à la station Henri-Bourassa.Dans les autres stations, ils devront se servir de la carte normale.JACQUES BENOIT Les essais, d'une durée d'un mois, permettront de tester l'efficacité de ces laissez-passer expérimentaux et aussi du tourniquet à lecture à la volée qui sera utilisé.Spécialement conçu pour ce type de laissez-passer.le tourniquet a une tête lectrice en forme de fente, qui fait toute la longueur de l'appareil et qui permet d'y glisser la carte en marchant, sans difficulté.La carte est-elle dépourvue des inscriptions magnétiques voulues, le tourniquet bloque.- L'idée est d'accélérer le service, parce qu'à l'heure ac tuelle, tous les contrôles sont visuels ».déclarait hier le directeur des relations publiques de la CTCUM Guy Jeannotte.Rien ne dit, si les essais sont concluants, que la CTCUM ne se décidera pas à remplacer la carte et les tourniquets actuels, «mais quand^.c'est autre cho se, car cela représenterait des millions de dollars ».Ou alors (mais rien n'est décidé), ajoutait-il, on pourrait installer seulement un ou quelques nouveaux tourniquets par station, etc.Hier, on distribuait à ce sujet des feuillet^ explicatifs à la station Henri Bourassa.et mardi des représentants de la CTCUM solliciteront la participation des usagers a I expérience.Un brigadier scolaire tué par une voiture SHAWINIGAN (PC) \u2014 Un amas de neige encombrant serait la cause d'un accident mortel survenu hier matin, alors qu'un brigadier scolaire perdait la vie après avoir été frappé par une voiture, à Shawinigan.La victime, M.Arthur Charest, âgé de 68 ans, de Shawinigan, assurait au moment de la tragédie, la circulation des élèves de l'école primaire de la oarois.se.il était 8h30 du matin et l'émoi s'est vilement emparé des écoliers.Une voiture a dérape sur la chaussée glissante au moment de freiner, a traversé un amas de neige derrière lequel se trouvait le brigadier Fracturé aux bras, aux jambes et aux côtes, M.Charest a été transporté à l'hôpital où il est décédé quatre heures plus tard.Conflit à la CTRSM: le Conseil des services essentiels fait ses recommandations En prévision de la grève qui pourrait être déclenchée lundi prochain par les chauffeurs d'autobus de la Commission de transport de la Rive-Sud de Montréal (CTRSM) le Conseil des services essentiels a recommandé que le service d'autobus soit assuré du lundi au vendredi de 6 h 30 à 9 h 30.de 15 h 30 à 18 h 30 et de 22 h 30 à 1 h 30 sur toutes les lignes desservant les 56 municipalités de la Rive-Sud jusqu'à la station de métro de Lon-gueuil.Le Conseil ajoute que ces heures sont également valables pour le transport Interurbain pour les autobus ayant comme port d'attache le centre de Lon-gueuil.En outre, devant la proposition faite par le Syndicat des chauffeurs d'autobus, le Conseil estime qu'il n'y a pas lieu d'assurer le service sur la voie réservée du Pont Champlain.ni de fournir un service de base -*- entre les heures prévues, puisqu'il y a d'autres alternatives au transport des usagers.Parmi les autres recommandations faites par le Conseil aux parties impliquées dans le conflit, l'une suggère que la CTRSM affecte, s'il y a eu.de^ véhicules supplémentaires sur les circuits autorisés pour répondre à une plus grande demande des usagers durant ces heures.De plus, le syndicat doit mettre à la disposition de la CTRSM le nombre de chauffeurs requis pour assurer les services essentiels Enfin, le maintien de ces ser vices est effectué selon ce qu'il est convenu d'appeler « garage-garage », tout parcours commencé devant être terminé, et le syndicat doit transporter les colis en provenance ou à destination de la Croix-Rouge durant les heures prévues aux dispositions concernant les services essentiels.tion locale 19X3).Jim Flynn, s est de son côté réjoui de la position de la CTCUM, tout en notant que celle-ci y était contrainte par le rapport des commissaires.«Sans l'affaire des partiels, c'est un gros poids d'enlevé, on peut avoir des négociations sérieuses », a-t-il dit hier.Il a ajouté: «Je ne m'attends pas à un conflit, je ne sens pas ça.Des deux cotes, les attitudes sont plus positives qu'elles l'ont déjà été.» La convention collective des chauffeurs arrive à échéance mercredi 11 janvier et les négo ciations devraient s'ouvrir d'ici la fin du mois Mais d'abord, note le president du syndicat, l'executif doit faire entériner les demandes qu'il compte presenter par les membres au cours d'une assemblée, sans parler de la question des salaires, sur laquelle, selon lui, il n'y a pas encore de décision de prise.Chose certaine, précisait-il hier, « c'est sûr que ça ne sera pas exagéré.On comprend le contexte et on sait dans quel monde on vit.L'argent ne sera pas notre plus gros cheval de bataille » Les heures de travail Le syndicat veut, plutôt, une réduction de la semaine de travail, et c'est la-dessus que les chauffeurs feront porter leurs efforts.« On veut une semaine normale comme tout le monde parce que maintenant, on fait 40 heures \u201440 heures travaillée».Dans le moment par exemple, H n'y a pas de temps de prévu dans l'horaire pour que les chauffeurs aient le temps de manger.Le gars qui fait huit heures de travail prend deux minutes au bout de la ligne et mange ses sandwichs sur le volant.» En fait, dit-il, rares sont ceux qui font leurs huits heures de travail quotidiennes d'une traite, 75 p.cent des chauffeurs et opérateurs devant étaler leur quart sur 10 à 13 heures, tout cela faisant que ceux-ci comptent parmi les salariés québécois aux plus longues heures de travail, ainsi que l'ont signalé les commissaires enquêteurs dans leur rapport.«On vise surtout à réduire le temps au volant.À huit heures, on trouve ça long.» De son côté, la CTCUM est prête pour les négociations sur les clauses normatives, disait hier son président, et n'attend plus que les demandes des chauffeurs et des opérateurs pour ajuster ses positions.Rien n'est ce pendant décidé, a-t-il ajouté, en ce qui regarde les salaires.Enfin, l'organisme a des propositions à soumettre en vue de la réduction de ses coûts d'opéra tion, mais n'entend les faire con naitre qu'à la table de négociations.Ce pont pour piétons, dans un parc de Vancouver, est devenu un pont flottant à la suite des pluies abondantes des derniers jours.télépho,° PC Les inondations font des ravages en C.-B.VANCOUVER (PC) \u2014 Le sud-ouest de la Colombie-Britannique a connu un moment de répit hier, après les pluies torrentielles et les inondations qui ont endommagé les routes, interrompu les liaisons ferroviaires et obligé plusieurs familles à quitter leurs demeures \u2014mais les services météorologiques prévoyaient que l'accalmie serait de tourte durée.Environnement Canada annonçait en effet hier midi que la pluie allait recommencer et persisterait jusque tard dans la soirée.Durant les 21 heures ayant pris fin à 16 heures, mercredi, il était tombé 147,5 millimètres de pluie a l'aéroport de la ville de Hope, 160 kilomètres à l'est de Vancouver.Une température chaude a de plus contribue a la multiplication des glissements de terrain et des inondations qui ont entraîné la fermeture de deux routes importantes menant à Vancouver.Plusieurs sections de ces routes étaient couvertes de boue et de debris de toutes sortes, apportés par les rivières devenues de véritables torrents La municipalité de Princeton a été particulièrement victime des éléments.À la suite des pluies abondantes accompagnées de neige fondante, quelque 200 personnes ont dû fuir leurs résidences, quand les autorites ont signalé que les rivières Similkameen et Tulameen allaient vraisemblablement déborder.Les eaux ont heureusement cessé de monter avant d'atteindre les habitations.D'autres familles ont dû évacuer leurs maisons dans la region de Hope, où les rivières Coquihal-la et Silver sont sorties de leur lit.Il a même fallu venir au secours d'une quinzaine de personnes par hélicoptères.Plusieurs liaisons ferroviaires interrompues mercredi avaient étéremises en service hier matin.Aux dernières nouvelles, ces intempéries n'avaient fait aucune victime.SELON TRANSPORT 2000 Le service de Via Rail n'est pas fiable Le service de trains Via Rail n'est pas fiable.Durant la période des Fêtes, il a accusé parfois des délais de neuf heures et de 18 heures.De Montréal vers Gaspé et Halifax, seuls trois trains sur 24 sont partis à l'heure et aucun n'est arrivé au moment prévu.Ces récriminations sont formulées par Transport 2000, un groupe de défense des intérêts des usagers du transport en commun.L'organisme représente 1 200 membres : individus, syndicats, municipalités « qui croient au transport en commun ».Au nom de tous les usagers du train et des nombreux autres qui aimeraient le prendre mais ne s'y risquent pas, Transport 2000 a conçu un rapport détaillé des départs et arrivées des trains de Via Rail, pendant la période des Fêtes, en provenance et vers Montréal.Le document se veut fort explicite : le 24 décembre, le train Gaspé\u2014Montréal arrive à destination 18 heures et 40 minutes en retard ; le 23 décembre, des retards de plus de neuf heures sont enregistrés pour les trains Halifax\u2014Montréal et Gaspé\u2014 Montréal.Le 30 décembre, 600 passagers d'Halifax arrivent à Montréal avec 24 heures de retard.Ils avaient été immobili ses par le déraillement d'un train qui, lui, n'accusait qu'un délai de 12 heures.Le corridor ferroviaire Montréal\u2014Halifax et Montréal\u2014 Gaspé accuse fréquemment des retards.Du 15 au 26 décembre, seuls trois trains sur 24 ont quitté Montréal à l'heure, tandis qu'aucun n'est arrivé à Montréal à l'heure prévue.Pour le train Montréal\u2014 Sainte-Foy, qui sillonne la rive sud, les retards demeurent moindres, quoique notables : trois heures 40 le 19 décembre, deux heures de délai le 23 et le 26 du même mois, et une dizaine de retards d'au moins une heure en deux semaines.Le 22 décembre, le train LRC \u2014ironiquement le Léger, Rapide et Confortable\u2014 n'est jamais arrivé à destination, à cause d'une panne.Les passagers ont dû remettre leur sort entre les mains des Autobus Voyageur.Adolescent de 16 ans soupçonné de 17 incendies criminels à Longueuil L'adolescent de 16 ans qui a été appréhendé, mercredi, à Longueuil, serait l'auteur d'au moins 17 incendies- survenus dans cette ville au cours des derniers mois MARTHA GAGNON «C'est un jeune garçon qui a sûrement besoin de soins médicaux ».a déclaré le lieutenant Richard Daigneault.¦ Ça fait 30 ans que je suis dans la police et c'est la deuxième fois que je rencontre un pyiomane ou un incendiaire aussi jeune.- Lorj de sa comparution devant le Tribunal de la jeunesse, hier, l'adolescent qui fait face à une accusation dincendiat a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité.En attendant son enquête pour obtenir un cautionnement, le 11 janvier, il sera détenu et restera sous la responsabilité du Directeur de la protection de la jeunesse.Toujours d'après les informations obtenues, le garçon qui n'a pas d'antécédents judiciaires vit dans une bonne famille de Longueuil.Il occupait une bonne partie de son temps à livrer les journaux^ians l'un des quartiers de la ville.Les parents ont, sem-ble-t-il, été les premiers surpris d'apprendre que leur fils était accusé d'ineendiat.Selon la police, il se serait d'abord amusé à mettre le feu dans les poubelles et aurait ensuite poussé l'audace jusqu'à allumer de petits incendies dans des édifices.C'est grâce au flair de deux policiers, les constables Sylvie Gauthier et Denis Crevier.que l'on a procédé à l'arrestation du suspect.Durant la nuit de mardi a mercredi, les agents ont remarqué un jeune à l'allure louche sur les lieux )£'un incendie, rue Sainte-Hélène.Us l'ont suivi et appréhendé un peu plus loin, vers cinq heures du matin.L'interrogatoire permet de croire, selon les policiers, que le jeune individu aurait allumé 17 incendies.Le plus important est celui qui a gravement endommagé un immeuble situé au 2110 rue Sainte-Hélène.Une vingtaine de locataires ont été jetés sur le pavé.Cette triste histoire n'est pas sans rappeler celle d'un garçonnet de neuf ans qui, en I960, avait allumé un incendie qui avait détruit le centre commercial Place Longueuil.£ ^ A 4 LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 6 JANVIER 1984 Les syndicats maintiennent leur refus de négocier les hausses salariales des employés de l'État québécois pour 85 41 ÊBEC-Àu cours du nuns de décembre, le.s trois grandes centrales syndicales FTQ CSN CEQ ont indiqué au gouvernement québécois qu'elles ne voulaient pas participer aux travaux du comité paritaire sur la rémunération qui a pour mandat de determiner les augmentations de salaire des 300000 employés de l'État qui pcéValeronl à compter de janvier 1985.CLAUDE-V.MARSOLAIS de notrt borcoi de Quebec_ On se souvient que ce comité paritaire sur la rémunération a\\ ait été propose par le premier ministre Lévesque à l'issue de la dernière ronde de négocia-tons avec le Front commun qui s'était terminée brutalement par l'adoption de centaines de décrets.Cette proposition vise essentiellement à atténuer la rigueur des décrets qui proposent pour l'année 1965 une augmentation équivalente à la hausse de l'indice des prix à la consommation moins 1,5 p.cent.Xa principale raison invoquée î»ar les centrales syndicales pour refuser de participer aux travaux du comité paritaire tient au fait qu'une telle formule équivaudrait à accepter un changement dans le mode de négociation dans le secteur public.Or, les centrales syndicales demeurent attachées à la ne gociation classique (quoique certaines dissidences commencent à apparaître au sein du mouvement syndical) avec tout Ce que cela comporte d'affrontements, de grèves, de manifestations, etc.D'autant plt:^ quelles souhaitent un match revanche après la dégelée qu'elles ont subie l'hiver dernier.Unanimité Au sein de la CSN.les quatre fédérations du secteur public dont la puissante Fédération des affaires sociales sont unanimes à boycotter les travaux du comité paritaire.A la CEQ.le president Yvon Charbonncau a déjà dit que ce n'était pas son - oaq Quant à la FTQ, les j\\ is sont partagés.Le local 298 est disposé a siéger au comité mais le Syndicat canadien de la fonction publique s'3 oppose.Le s> adicat des fonctionnaires provinciaux demeure pour sa part dans l'expectative et les Syndicats d'infirmières n'ont pas fait connaître leur position Face au refus des centrales, le président du Conseil du trésor, M.Yves Bérubé, répond quelques jours avant Noel à ses interlocuteurs syndicaux qu'il maintient quand même le comité paritaire et qu'il discutera avec ceux qui s'y présenteront des le debut janvier.Le minis tre précise que dans son esprit la revision du régime de négociation demeure une opération distincte de l'établissement d'une politique de rémunération et à cette fin il propose d'engager des discussions, probablement séparées, sur des hypothèses de reforme.Au quotidien Le Soleil le mi nistre a même soutenu que si les centrales se refusaient de participer aux travaux du Comité, les 300,000 employés de l'Étal devront se contenter de la hausse prévue par les décrets soit l'indice des prix à la consommation moins 1,5 p.cent.Par ailleurs, le ministre s'est dit moins favorable à l'ébauche d'une formule unique qui ajusterait automatiquement les hausses de salaire dans le secteur public car une telle formule basée sur des comparaisons entre secteur privé et secteur public et sur l'indice des prix à la consommation ne tient pas compte de l'amélioration des moins bien rémunérés ou encore de la capacité de payer du gouvernement.Actuellement, les centrales syndicales n'ont pas encore dit leur dernier mot.À la rentrée prévue la semaine prochaine, des débats internes devraient se tenir au sein de chacune des centrales (c'est du moins confirmé à la FTQ ) afin de trouver des hypothèses de solution de manière à contourner l'obstacle.Par la suite, une réunion in-ter-centrale pourrait avoir lieu afin de déterminer une position en Front commun.11 n'est pas exclu que tout ce cheminement débouche sur une rencontre au sommet avec les autorités gou vemementales puisque ces dernières sont déterminées à modi fier substantiellement le régime de négociations dans le secteur public et qu'elles ne disposent que de deux ans pour y parve nir.¦ s AIRES MAYTAG v If t ' J I sur tous les appareils MAYTAG ***** **** ^ a' tou\\< rêve Tous les modèles de laveuse RABAIS de moins Tous les modèles de sécheuses v moins Sur les lave-vaisselle Les Préférés à Travers le Paysl (D'après un sondage national où l'on demandait aux consommateurs la marque qu'ils aimeraient le plus posséder).Sur les fours à micro-ondes Approuvé pour usage commercial par l'Acnor.Commandes transistorisées par touches.Grande capacité de 34 dm3.Fiabilité MAYTAG.Les délégations du Québec à l'étranger, un bon investissement QUÉBEC (PC) \u2014 Les vingt-cinq bureaux du Québec à l'étranger coûtent $15 millions en fonds publics mais rapportent bien davantage au Québec, selon une évaluation préparée par le ministère des Affaires intergouvernementales du Québec.NORMAND DELISLE___ Uniquement le démarchage du bureau du Québec à Toronto aura permis en 1981-82 des retombées économiques d'une quinzaine de millions, selon les chiffres du document.Les représentants du Québec à Toronto ont aidé 32 entreprises ontariennes à identifier et à entrer en contact avec des producteurs québécois.Les exportations quéhi-i uises vers l'Ontario ont augmenté de $15 millions entre 1981 et 1983.Le Québec possède également un bureau à Edmonton, en Alberta et un autre à Moncton.Le ministère évalue à 300 en 1981 le nombre d'entreprises québécoises qui ont prospecté le marché albertain avec l'aide de ce bureau.Marine Industries a obtenu un contrat de $23 millions d'une entreprise énergétique tandis que Sométal.de RimotlsH, a reçu un contrat supérieur à $1 million du gouvernement albertain.États-Unis Le Québec possède par ailleurs huit bureaux aux Etats-Unis, dans les villes de Los Angeles.Dallas, Atlanta, Lafayette (Loui siane), Chicago, Washington, New York et Boston.Le document estime qu'unique ment le bureau de New York a aidé des entreprises québécoises à vendre quelque $50 millions de produits dans cette région.C'est grâce aux représentants québécois à New York que des entreprises comme Bateaux Le-clerc de Saint-Jean-Port-Joli, Maison Sirbain de Montréal ou Vêtements Coccinelle de Québec ont réussi d'intéressantes percées sur le marché new-yokais, rapporte le document.La balance commerciale du commerce entre les États-Unis et le Québec est nettement favorable à ce dernier, selon les chiffres de 1981.Le Québec a exporté pour $10.3 milliards en marchandises vers le marché américain tandis que les achats québécois aux USA s'élevaient à $7.1 milliards pendant la même période.Le monde Le Québec possède également des bureaux dans 13 autres pays, soit au Mexique, en France, en Grande-Bretagne, Au Venezuela, en Haïti, en Argentine, à Hong-Kong, au Japon, en Italie, en Allemagne, en Belgique, en Côte D'Ivoire et au Portugal.Ailleurs, il s'agit de délégations où les représentants développent les relations commerciales, cul turelles et touristiques avec les pays concernés.C'est en partie grâce à la délégation québécoise à Dusseldorf que la compagnie allemande Kung-GMBH a établi une usine de meubles de $65 millions à Sayabec, dans la vallée de la Ma-tapédia.On vante également beaucoup le travail de la délégation québécoise à Tokyo, qui a mené une offensive depuis 1976 pour accroître les ventes de porc québécois au Japon.Ces ventes ont triplé en quatre ans pour atteindre en $70 millions en 80.Le Japon achète désormais le quart de toutes les exportations québécoises de porc.La justice est lente surtout à Montréal (PC) - Le gouvernement est « déconnecté \u2022 de la réalité judiciaire et tarde à remédier aux délais enregistrés en Cour supérieure de Montréal.Le député de d'Arcy McGee et critique libéral en matière de Justice.M.Herbert Marx, a affirmé hier en conférence de presse que le ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard.ne comprend pas que c'est à Montréal que sont traités le plus grand nombre de cas au Québec.De janvier à octobre 83, les délais subis par les citoyens en Cour supérieure ont encore augmenté : jusqu'à 28 mois pour une cause d'une journée et jusqu'à 88 mois pour les procès de trois à neuf jours.En tenant compte des délais d'appel et de jugement, il n'est pas rare qu'une personne doive attendre une dizaine d'années avant d'obtenir un jugement fi nal, « de quoi décourager le plus tenace des demandeurs ».estime M.Marx.U MEILLEURE CROISIERE «NATURELLEMENT» EN FRANÇAIS M MEILLEURS PRIX VOLS RÉGULIERS, aller-retour, de MONTRÉAL à MIAMI + 1 NUIT À MIAMI + 7 NUITS SUR LE S/S RHAPSODY CROISIÈRE EN JAMAÏQUC, GRAND CAYMAN et MEXIQUE + TOUS LES REPAS EN CROISIÈRE La critique l'a écrit: «LA MEILLEURE CUISINE EN CROISIÈRE EST OFFERTE PAR LE S/S RHAPSODY» + VINS FRANÇAIS À VOLONTÉ TOUS LES SOIRS A partir de: 11059 PAR PERSONNE EN CABINE À LITS SUPERPOSÉS (taxes portuaires en sus) \u2022 Depart 15 janvier 84 Cabine à 2 lits bas M159 (intérieure) '1259 extérieure) Pascal Ouest 3600 Côte-Vertu Centre d'achats Le Bazar Pascal Est 6800 est, Jean-Talon à l'ouest des Galeries d'Anjou Meubles Rascal L.___,_\u2014^ EPARGNE VX|%|| PAR JUSQU'A WWW COUPLE VOUS MERITEZ CE QU'IL Y A DE MIEUX, MEFIEZ-VOUS DES /MOINDRES VALEURS! CONTACTEZ IMMEDIATEMENT VOTRE AGENT DE VOYAGES ET EXIGEZ CROISIERES PAQUET Dt-fcnti or d un permis du Qiivbn *¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 JANVIER 1984 Des auditeurs attentifs ¦ Si le premier ministre chinois Zhao Ziyang adresse la parole aux Communes, comme il est probable qu'il le fasse au cours de sa prochaine visite au Canada, le 17 janvier, il comptera parmi ses auditeurs neuf députés fraichement arrives de Taiwan.Ces députés passent une semaine en Chine nationaliste, que cela plaise ou non à la République populaire de Chine, pour tenter d'améliorer les échanges commerciaux entre les deux pays.La Chambre de commerce du Canada, de son côté, étudie la possibilité d'établir un poste permanent à Taiwan, dans le même but.La mission canadienne se compose des députés libéraux Gilbert Parent, Ursula Ap-polloni, Hal Herbert, John Campbell et Pierre Deniger et des députés conservateurs Frank Oberle, Ron Huntingdon, Lorne Grec naway et Jack Murta.Il y aura également pour les conservateurs Elmer MacKay, qui a abandonné son siège aux Communes pour le céder au nouveau chef Brian Mulrnney.Pépin dans les Caraïbes ¦ M.Jean-Luc Pépin, ministre d'État canadien aux Relations extérieures, a quitté hier le Canada pour un voyage de 9 jours (du 5 au 11 janvier) dans plusieurs pays des Caraïbes, a-t-on appris officiellement ce même jour à Ottawa.M.Pépin se rendra successivement à Ste Lucie, à La Barbade, et à La Trinité et Tobago et s'entretiendra avec les autorités de chacun de ces pays, a-t-on indiqué de même source.Au cours de ce périple, le ministre canadien devrait également signer plusieurs accords de coopération et notamment un accord prévoyant des liaisons aériennes directes entre le Canada et Ste-Lucie ainsi qu'un accord de prêt de l'Agence canadienne pour le développement international (ACDI) à La Barbade.Les mérites de l'assurance-maladie ¦ Le ministère fédéral de la Santé a entrepris une campagne publicitaire, hier, en dévoi lant des posters vantant les mérites d'une assurance-santé universelle, protégeant aussi bien les vieux que les jeunes, les pauvres que les riches.Le slogan général de la campagne est « L'assurance-santé, c'est pour la vie (en anglais : Keep the care in medicare) \u2022.L'une des affiches fait voir un jeune hockeyeur quittant l'hôpital avec des béquilles, en compagnie de ses parents, et qui dit : « C'était une crise familiale, pas une crise financière ».Sur un autre placard, on voit un jeune couple assis avec ses triplés.La légende : « Trois fois merci l'assurance santé ».Un poster montre un jeune homme dans une voiture légèrement rouillée arrêtée près d'une jeune femme dans une voiture de luxe.« Et puis après .on a tous deux l'assurance santé », peut-on lire.Un bon client de Bell ¦ Le gouvernement demeure un des meilleurs clients de la compagnie de téléphone Bell au Québec.Les Comptes publics révèlent que lors de la dernière année financière, la facture de téléphone du gouvernement auprès de Bell Canada était de $44.2 millions.Cette facture exclut les frais de téléphone assumés par les organismes gouvernementaux autonomes comme Hydro Québec.Fille inclut cependant les frais de la Sûreté du Québec ($1 051598), des membres de l'Assemblée nationale ($277 :U2) et du service routier du ministère des Transports ($270 01)0).Marcel Gagnon en appel ¦ Le juge François Lajoie, de la Cour d'appel du Québec, vient d'accorder à M.Marcel Gagnon.député du comté de Champlain à l'Assemblée nationale, la permission d'en appeler d'un jugement rendu le 22 décembre en Cour supérieure de Trois-Rivières.Le juge Raymond Landry avait alors refuse à M.Gagnon la permission d'amender une défense et d'appeler en garantie.Il est à noter que jamais le député Marcel Gagnon n'a été condamné à verser quelque montant que ce soit à qui que ce soit.Les jugements rendus à ce jour l'ont été sur des questions interlocutoires, mais à l'intérieur dune affaire civile pendante devant les tribunaux dont le fond n'a pas encore été débattu.La permission d'en appeler du jugement du magistrat Raymond Landry a été accordée à Me Denis Laberge, de Montréal, procureur de Marcel Gagnon.Des chèques pour le blé ¦ D'ici la fin du mois, l'Office canadien du blé fera parvenir aux producteurs de blé des Prairies des chèques d'une somme totale de $409.7 millions pour leurs récoltes de 1982-1983.Ces versements finals seront de $170 millions inférieurs à ce qu'ils ont été l'an dernier et sont les moins élevés des cinq dernières années.Ces sommes proviennent du fonds de surplus qui est demeuré après que l'office eut procédé à la mise en marché des récoltes.Les prix du blé ont diminué, à l'échelle mondiale, cette année et il y a surproduction de certaines variétés.Le sénateur Hazen Argue, ministre responsable de l'Office canadien du blé a indiqué qu'il ne s'agissait aucunement de sommes provenant du gouvernement, mais bien de l'argent même des producteurs, découlant de la vente de leurs produits.RÉACTIONS AU RÉCENT SONDAGE GALLUP Les libéraux fédéraux parlent de « meilleures perspectives » ?'¦4 OTTAWA (PC) \u2014 Les libéraux s'attendaient à une forte remontée dans l'opinion publique, mais le sondage Gallup diffusé hier indique que le Parti libéral n'a gravi que peu de marches dans sa tentative de reconquérir l'électoral.Les libéraux ont en effet gagné seulement trois points depuis le sondage précédent, 30 p.cent des électeurs affirmant maintenant qu'ils voteraient pour eux.Le Parti progressiste-conservateur, qui jouissait de 56 p.cent de la faveur populaire lors du sondage de début décembre, récolterait maintenant 53 p.cent des voix s'il y avait des élections générales.Il bénéficie toujours d'une bonne avance de 23 points sur les libéraux, ce qui est toutefois moins que les 29 points en octobre.Quant au Nouveau parti démocratique, il recule de un point à 15 p cent.« Je ne prétendrai jamais que 15 est un chiffre extraordinaire », commente le secrétaire du NPD fédéral, Gerry Caplan.reconnaissant qu'il a paniqué il y a quelques jours lorsque la rumeur voulait que les libéraux allaient effectuer un retour en force aux dépens des néo-démocrates « Mais je crois que la triste nouvelle d'aujourd'hui s'adresse au parti gouvernemental, et pas à nous.Avec son initiative de paix, le premier ministre Trudeau jouait sa dernière carte.Si les libéraux ne peuvent aller nulle part avec ça, je ne peux pas voir ce qui leur reste.» Une grosse perte Le sénateur Keith Davey, président de la campagne pour les libéraux, a noté que le soutien aux libéraux s'était accru pour le quatrième sondage Gallup de suite et a décrit la baisse de six points des conservateurs comme « une vraie grosse perte \u2022 pour ces derniers.Il s'est de plus vanté que les LE FRANÇAIS AU MANITOBA La dernière version est très éloignée du texte original sondages du PLC démontreraient que le parti a « largement dépas sé » le cap des 30 p.cent.M.Davey a attribué cette croissance à l'amélioration de la situation économique, au désenchantement croissant envers le leader conservateur Brian Mulro-ney, et à l'initiative de paix du premier ministre Pierre Trudeau.Le sondage, qui a été mené parmi 1,064 électeurs potentiels, a été réalisé après les voyages de M.Trudeau en Asie, mais avant son voyage à Washington et le discours du trône.La maison Gallup indique que son échantillonnage est exact avec une marge d'erreurs de quatre p.cent, à la hausse ou à la baisse.Fini le cataclysme Le président du caucus québé cois du PLC, Dennis Dawson, un des nombreux députés qui.il n'y a pas si longtemps, remettaient en cause la direction de M.Trudeau, a soutenu que la situation s'était considérablement amélio rée.« Nous ne parlons plus de cata- clysme maintenant, a-t-il dit.Nous parlons de meilleures pers pectives.» Il a toutefois admis qu'avec 30 p.cent, les libéraux étaient quatre points en arrière des 34 p.rent de juin dernier M.Dawson a refusé de dire s'il pensait que M Trudeau devrait rester ou démissionner, mais il a prédit qu'il n'y aurait pas de gn» gnements au sein du caucus tant que l'initiative de paix ira de l'avant.M.Trudeau doit se rendre bientôt à Moscou.Un autre critique de M Tru deau, le député lorontois David Weatherhead, a aussi refusé de se prononcer sur la question du leadership, mais a affirmé qu'il y avait de moins en moins de chances que des élections soient tenues avant novembre prochain.Quant à M.Fred Doucet.adjoint pour le temps ou M.Mulro ney est en vacances, il a souligné que les libéraux ont été incapables de faire des gains majeurs malgré la popularité de l'initiati ve de paix de M.Trudeau et de toute la couverture que ses voya ges ont méritée dans les médias i «rvttfll WINNIPEG (PC) \u2014 Tel qu'il l'avait annoncé, le leader conservateur Gary Filmon s'est opposé, hier, au projet de loi du gouvernement néo-démocrate pour reconnaître le français au Manitoba et garantir des services dans cette langue.M.Filmon a expliqué à l'Assemblée législative qu'il craignait que cette loi n'ouvre la porte a une extension du français bien au-delà des besoins de la province, qui ne compte que 50,000 francophones.Le leader du gouvernement, Andy Anstett, avait pourtant fait part de l'avis juridique de Me Kerr Twaddle, selon lequel il n'existe qu'une « possibilité éloignée » que les tribunaux puissent interpréter la nouvelle loi comme rendant le français officiel ailleurs que devant les tribunaux et à la législature.Le Manitoba, a dit M.Filmon, ne peut pas prendre une chance, aussi éloignée fut-elle.Le projet de loi doit être adopté avant le 15 janvier, si le gouvernement veut éviter que ses lois rédigées en anglais seulement soient contestées devant la Cour suprême du Canada.Versions Le projet de loi est très éloigné de la version acceptée par le gouvernement en mai dernier après discussion avec les représentants des francophones de la province.En effet, la portée de l'entente originale a plusieurs fois été diluée dans une tentative pour obtenir l'appui de ses opposants.Cette première version, que le gouvernement voulait utiliser pour éviter la contestation de la constitutionnalité des lois manito-baines, rédigées uniquement en anglais, aurait fait de l'anglais et du français les deux langues of fi cielles à travers la province.En vertu de la Loi du Manitoba de 1870, ces deux langues n'ont un statut officiel que devant les tribunaux et la législature.La proposition en question aurait également eu pour effet d'inclure dans la constitution des garanties concernant le niveau des services offerts dans leur langue aux Franco-Manitobains.ce qui aurait placé tout gouvernement ultérieur dans l'impossiblité de revenir sur ces garanties.Mais l'idée a finalement été rejetée.Franco-Manitobains La proposition révisée prévoit que le niveau des services offerts en français sera déterminé par une loi.De plus, la formulation de l'amendement constitutionnel faisant du français et de l'anglais les langues officielles a été modi-fée de façon telle que le gouvernement pense la faire agréer des deux parties.Jusqu'à présent, cependant, seuls les fonctionnaires provinciaux, parmi les groupes qui ont critique le projet original, semblent avoir été satisfaits des changements apportés.Quant aux Franco-Manitobains, la plus importante organisation francophone, la Société franco-manitobaine, poursuit son examen de la nouvelle proposition afin de voir si elle l'endossera.Si la réponse est négative, ou si la mesure n'est pas adoptée avant la mi-janvier, il y a de bonnes chances que la Cour suprême du Canada doive entendre la cause de l'avocat francophone Roger Bilodeau, qui conteste la constitutionnalité des lois manitobaines.Affaire Rosenberg: le président des É.-U.aurait commis une grave erreur, selon Lester Pearson OTTAWA (PC) \u2014 En 1953, le ministre des Affaires extérieu res du Canada croyait que le président des États-Unis « avait commis une grave erreur en ne commuant pas cettr peine» de mort contre les époux Julius et Ethel Rosenberg, trouvés coupables d'avoir livré le secret de la bombe atomique aux Soviétiques.M.Lester Pearson l'a écrit à l'ambassadeur canadien à Washington, M.Hume Wrong, et la lettre vient d'être rendue publi que, 30 ans plus tard.Mais cela n'a pas empêché l'ancien premier ministre de ne pas intervenir auprès du gouvernement américain en faveur de la commutation, car il disait que cette question relevait « exclusivement d'eux ».Hystérie Le procès et la condamnation des Rosenberg ont eu lieu au milieu d'une vague hystérique d'anticommunisme aux États-Unis.Les historiens se demandent aujourd'hui si ces espions ont réellement fourni des renseignements importants à l'Union soviétique.Le dernier livre sur le sujet a été publié à l'automne et s'intitule «The Rosenberg File », par Ronald Radosh et Joyce Milton.Selon les auteurs, Julius Rosenberg aurait fourni des renseignements beaucoup moins importants que « le secret de la bombe atomique », pour lequel il a été exécuté.Quant à sa femme, elle était complice sans s'en rendre compte.?VENTE SOUS LA DIRECTION DE LIQUIDATION BELEC LITS DE LAITON (GARANTI PUR LAITON) Reg.$1400 pour $675 Veuillez visiter les entrepôts du manufacturier (prendre la SAM.à 7JANV._ DE MIDI À 5 HEURES P.M 50% DE RABAIS Reg.$1300 pour $650 Achetez directement du manufacturier.Choix de plus de 5C modèles et grandeurs ,i j^^r/N boul.Gouin ouest.Transcanad.enne vers I ouest jusqu'à 1 6356 Pierrefonds St-Charles nord, jusqu'au boul.Gouin.1 V cSû tourner à droite) Tél : 694-5359 ! La Porte du Nord ||/V^| Il Cet hiver, vivez le ski à son l^XwUWwt > t meilleur, arrêtez-vous à Li Porte du Nord Texaco.Vous y découvrirez plein d'avantages inégalés.Un sachet pour oublier les péages La Porte du Nord continue à vous offrir le plein de 25 Dour l'autoroute, chaque fois que vous achetez 30 litres d'essence ou plus à la station-service.Six pièces que vous pourrez utiiiser dans au moins trois postes de péage.pour les péages gratuits et pour L'ARRÊT SKI Renseignements et conditions de ski Voulez-vous connaître les derniers trucs?.l'état des pistes?.les installations des environs?Passez à la boutique André Lalonde Sports, vous trouverez réponse à vos questions.Des goûters à mini-prix Commencez la journée en beauté et prenez un bon petit déjeuner à compter de 99*.Et de \\6h à 19h les samedi et dimanche, oue diriez-vous d'un appétissant buffet après-ski?\t-¦< \t André Lalonde Sports: une boutique remarquée et remarquable Pour louer ou acheter de l'équipement, préparer vos skis ou obtenir des renseignements, n'allez pas plus loin! 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mais il est un ancien ministre du Pétrole et doit savoir qu il y a d'autres solutions pour son pays que de rester dans une organisation qui n'est peut-être plus d'une grande utilité pour son pays.Il pourrait notamment être tenté de jouir de la même liberté d action que ses concurrents directs dans l'Atlantique Nord \u2014 la Grande-Bretagne, la Norvège et le Mexique.La grande question est: peut-il sortir le Nigeria de I OPEP sans provoquer l'éclatement du cartel et l'effondrement du prix du pétrole?Sans aller aussi loin, il pourrait aussi déclencher une nouvelle baisse du prix mondial.Le coup d'État nigérian risque de mettre à nu la fragilité de IOPEP .u cours des prochains mois et pourrait provoquer de graves remous économiques et financiers tant pour les pays industrialisés importateurs de pétrole que pour les pays exportateurs.Frédéric WAGNIÈRE REVUE DE PRESSE La Tunisie dans la tourmente La presse parisienne consacre une large place aux émeutes en Tunisie.Pour Libération, l'alerte aura été chaude pour le gouvernement tunisien et le président Bourguiba.«La Tunisie détient deux records explosifs.L'une des plus fortes urbanisations du tiers monde et un taux de scolarisation dépassant 90 pour cent, un acquis sans doute du «bourgui-bisme».Mais, pour ces future chômeurs, la momie au pouvoir à Carthage entourée de sycophantes et d'un entourage envahissant et intéressé n'a plus rien du héros de Tin-dépendance.Frustrés et dégoûtés par le luxe dune partie de la bureaucratie et des profiteurs du régime.Ils se retrouvent dans l'Islam le plus fondamentaliste ou la délinquance.Mohamed Mzali a joué avec le feu, et il s'est brûlé les doigts.» Tel est le verdict sévère de Libération à l'égard du premier ministre tunisien, de bon nombre d'acteurs de la vie politique de ce pays, après les «émeutes du pain» Ce faisant, il met en péril tout l'édifice de la démocratisation engagée en Tunisie et auquel il était personnellement attaché, et compromet ses chances dans la course à obstacles à la succession du «combattant suprême», Habib Bourguiba.Pour Le Figaro, la crise tunisienne est probablement due «à l'évolution rapide d'un Etat qui a les caractères d'un pays en voie de développement.MQis qui a au&i plus de capacités que d'autres pour développer et moderniser son économie et ses structures sociales.(.) Aujourd'hui, la révolte du pain semble iiuthentiquement tunisienne.C'est d'ailleurs ce qui la rend plus profonde et plus dangereuse.En revanche il faut souligner un élément qu'on retrouve dans lout l'Islam: la montée de l'intégrisme musulman qui se traduit, notamment, par un refus et par une condamnation des valeurs dites «occidentales».La Tunisie n'y a pas échappe \u2022 Pour Le Quotidien de Paris, «si c'est le sud tunisien qui s'est embrasé le premier, c'est vraisemblablement parce qu'il s'agit de la région la plus pauvre du pays.Un autre fait, lui aussi, est acquis: ni les syndicats, ni les partis de l'opposition lé gale n'ont participé à ces émeutes.(.) Ce phénomène i st inquiétant dans 1j mesure ou il confirme la coupure qui existe en Tunisie entre d'une part la classe politique et s\\ n-dicale dans son ensemble et.d'autre part, une jeunesse qui met tous ses espoirs de changement dans des solutions ex tremistes et violentes».Pour Les Échos, «que les troubles se soient déclenches dans le sud, non loin de la frontière libyenne, ne permet pas d'écarter 19 hypo thèse d'une manipulation de Texte rieur».(.) L'Humanité estime que s'il est possible pour un pa.w étranger d'exploiter la situation en Tunisie, c'est tout mplement parce que «le de \u2022 .nateur existe».Le gouvernement n'a pas mis en application les mesures promises pour revaloriser les revenus des plus démunis (.) Agence France-Presse i Y / ; Droits réserves Jacques Dufresne Un pacifisme ambigu Répétés pendant des mois, les voeux de paix de notre pre mier ministre auront été entendus de tous, mais qui en aura saisi les Implications?J'étais en Europe au moment ou M Trudeau est allé y porter son message.A mon retour j'ai été étonné, jusqu'à la gêne, par le contraste entre l'importance qu'on attachait ici à l'événement et la politesse toute diplomatique avec laquelle il avait été souligné outre-Atlantique.On peut comprendre la réserve européenne en lisant le livre recent, et important, de Peter C, Newman: lin pays saiis défense ( 1 ).Ce pays.C'est le Canada, qui devra encore pendant deux ans miser sur des 1 - - KM dont l'équivalent américain vient d'être offert au musée de l'aviation, à Dayton, Ohio.Quant à notre marine, au rythme où vont les choses, elle se limi;era bientôt a quelques brise glace.Nous n'avons jamais remplacé notre porte-avion des années c in-quarte Et les ordinateurs de nos vaillantes corvettes sont faits d antiques tubes à vide électroniques que deux usines seulement fabriquent encore: l'une se trouve en Pologne et l'autre en Russie.Certains croient peut être que ces lacunes s,)iii compensée* par une formidable armada de moto-neiecs Illusion! Ici, ie citerai Newman.«Au cours d'un exer-Cice d'hiver qui s'est déroulé à l'île Melville dans l'Arctique, les véhicules blindés de transport de troupes canadiens ne pouvaient franchir plus de trente-cinq kilomètres par jour, soit à peu près la moitié de la distance parcourue par un traineau dont l'attelage de chiens ne serait pas particuliè rement rapide.» Quant à notre effort militaire global, en voici la mesure.Nous venons de nous surpasser encore une fois en délogeant le Luxembourg (324,000 habitants) au dernier rang des pays libres pour ce qui est de la part du PNB consacrée à la défense.Cette part est tombée ici au-dessous de 2%, par comparaison avec 6.6% aux Etats-Unis, 5.3% en Grande-Bretagne, 6 9% en Grèce, 4.1% en France, la movenne pour l'OTAN étant de 4.7% Qu'on ne s'illusionne pas.nous ne sommes pas sur la voie de la neutralité.Elle coûte c her.Les pays neutres d'Europe dépensent en moyenne deux fois plus que les autres pour leur défense.En Suisse, le service militaire est obligatoire, les abris anti-atomiques également.Ce pays, qui res semble désormais a un gruyère, est devenu à grands frais l'Arche de Noé de l'Europe.De toute évidence la neutralité n'est pas notre affaire.Tout indique au contraire que nous aspirons a devenir une puissance spirituelle.Puissance est d'ailleurs un bien grand mot Elle est plus que révolue, elle est reniée l'époque où nos gouverneurs pouvaient menacer de répondre à des affronts par la bouche de leurs canons, nos rares canons ayant été réquisitionnés pour les mesures de guerre intestine.Nous ne pouvons que nous mettre à genoux et demander à Dieu d'ins pirer des pensées chrétiennes à nos ennemis, comme ce missionnaire, canadien également, qui s'était trouvé devant un lion.On raconte que le fauve eut effectivement des pensées chrétiennes: il récita le benedic ite.Cette histoire illustre assez bien l'efficacité des prières en politique internationale.Elle permet aussi de comprendre le malaise que peuvent créer les initiatives de paix de M.Trudeau.Ce dernier a contribué plus efficacement que tous nos autres premiers ministres à faire du Canada une puissance purement spirituelle.Quelque effort qu'il fasse pour qu'on le prenne au sérieux, ses actes passés et présents parlent un autre langage Si tous les pays libres avaient suivi l'exemple du Canada, il y a longtemps que la finlandisation.cette liberté contrôlée que l'URSS concede parfois à ses voisins desarmés, comme elle l'a fait pour la Finlande, serait chose faite en Europe.On me dira qu'au contraire M.Trudeau fait preuve de cohérence, donc de sérieux, lorsqu'il parle de paix.De quoi d'autre pourrait-il parler?En tant que chef d'une puissance spirituelle, il ne peut en effet que rivaliser avec le pape.Mais hélas! et cela finit par être gênant, cette puissance spirituelle nordique a gardé quelques penchants vers la matière: le Canada exporte des armes; c'est même lui qui a fourni l'uranium requis par la bombe d'Hiroshima; il importe du pétrole alors qu'il en a chez lui en abondance c*t chacun des citoyens qui le compose profite au maximum des avantages lies à l'appartenance au monde libre, y compris de la sécurité, qui est assurée par des alliés souvent plus pauvres que nous.Le «low profile» devrait être le principe fondamental de notre diplomatie.Le panache de M.Trudeau est une fausse note qui ne peut qu'attirer l'attention sur des choses que nous aurions intérêt à cacher.Il vaut mieux pour nous que les Européens vivent dans le souvenir de notre participation à la dernière guerre qu'avec une juste idée de l'ampleur de notre démission actuelle.Quand le coq a perdu ses ergots, il vaut mieux couper la crête, ou la cacher.En attendant, la solution proposée par Newman, et par le regretté Raymond Aron, s'im pose au Canada: une armée conventionnelle vraiment efficace.Cette solution, qui exclut le nucléaire, participe du seul idéal dont l'histoire nous autorise à penser qu'il n'est pas entièrement utopique: celui qui consiste à inviter les hommes à civiliser, en les réglementant et en les limitant, des guerres qu'ils ne sauraient éviter.(I) Éditions Primeur, Montréal 19H3 POÎNT DE VUE Pierre E.Trudeau, homme de Tannée?J'ai choisi le premier ministre du Canada, M.P.E.Trudeau comme homme de l'année 1983 pour son initiative en vue de débloquer le dialogue entre les superpuissance s.Dans un discours remarquable, par sa substance et sa profondeur, le premier ministre de\\ait lancer son initiative en faveur de la paix, à l'occasion du discours de Guelph le 27 octobre 19*:< Ce faisant, il réagissait positive ment aux appréhensions qui se sont exprimées au Canada et ailleurs dans le monde, face à la course insensée aux armements et fi >on terme inéluctable.Le premier ministre a abordé le problème du désarmement sous un igle qui a ete délaissé, rappelant que les discussions d'» (ieneve ne pouvaient déboucher sur quoi que ce soit de construct!! si elles devaient se cantonner à faire la comptabilité des armes nucléaires possédées par l'un ou l'autre 'amp La nécessité d'engager préalablement un dialogue politique, de hausser le niveau du débat et son contenu intellectuel, et d'affirmer la primauté de l'esprit de l'homme sur les engins de guerre, a été rappelée avec insistance, de même que la solidarité de fait unissant toutes les nations du monde, ce qui excluait au départ que le débat puisse être confiné nans le cas de la guerre nucléaire, à une ou deux puissances qui s'arrogeraient ainsi une suprématie devenue impossible.Les cyniques \u2014 il y en a beaucoup \u2014 ont accueilli avec dérision une démarche qui s'inscrit pourtant dans la tradition canadienne et qui a déjà l'appui de l'opinion publique internationale et de tous ceux qui.à Test ou à l'ouest, commençaient à accepter l'inélucta ble, avec fatalisme et résignation.Il appartiendra donc A tous les hommes de bonne volonté par-dessus les frontières, d'unir leurs énergies pour obliger les dirigeants à faire face aux responsabilités qui leur incombent au niveau politique; car «la stratégie militaire doit avant tout être assujettie à un ensemble d'objectifs et de contrôles politiques qui puissent dominer les décisions et donner un sens aux armes modernes ef à la doctrine militaire».Cette primauté du rationnel dans le dialogue politique n'est pas un élément nouveau dans le discours de Pierre Trudeau.Il revêt ici une solennité particulière et inhabituelle face au défi gigantesque posé au monde entier par la menace nucléaire et l'absence de dialogue politique au niveau le plus élevé entre les superpuissances.In rappelant fort opportunément la tragédie du Boeing de la Korean Airlines, le premier ministre illustrait un cas flagrant où une action subalterne pouvait conduire à une situation critique dans le cadre d'une atmosphère de suspicion et d'hostilité ouverte.En insistant pour demander la fin de la «rhétorique criarde» comme préalable a um commencement de dialogue, le premier ministre a contribué a détendre l'atmosphère.C'est parce qu'il est conscient que les hommes et les femmes de cette planète, quel que soit le lieu où ils vivent, sont opposés à l'holocauste nucléaire, que le premier ministre fait appel ouvertement au poids de l'opinion publique internationale, pour contraindre les superpuissances à un dialogue politique, pour gérer la situation de crise aiguë qui sévit.Si Pierre Trudeau dans son initiative n'était parvenu qu'à ce résultat, ce serait déjà une contribution inestimable, mais il est clair qu'il existe une vague de fond qui est en train de se former pour briser la conspiration du silence qui avait jusqu'ici prévalu tant à l'Ouest qu'à l'Est.Le message de Pierre Trudeau prend dans ce contexte sa réelle dimension, celle que les médias ont -*_ essayé d'éviter, celle à laquelle l'homme de la rue et le citoyen refusent de prêter délibérément attention, car entre l'horreur et le silence il y a la certitude d'une mort atroce.Et personne ne tient à aborder rationnellement le terrible problème de son propre néant même si, en chaque homme et en chaque femme de cette planète, il existe confusément la double conscience du désir de durer et de son destin de mort.La menace nucléaire met toutes ces données en perspective, et le premier ministre du Canada, aura fait montre de courage, de lucidité, et d'humanisme, en abordant la problématique du destin des hommes avec des accents qui transcendent la politique partisane, l'appartenance culturelle et raciale.Le discours de Guelph restera certainement dans les annales de la politique canadienne comme une anthologie à la gloire du dialogue entre les hommes, à l'amitié et à l'interdépendance des peuples, au droit à la différence et à la dissidence sur des questions aussi fondamentales que la vie ou la mort d'une civilisation.Ce discours nous aura confirmé la dimension exceptionnelle de Pierre Trudeau.Pour toutes ces raisons, il est légitime d'en faire l'homme de l'année au Canada et d'éprouver une grande fierté à l'avoir à la direction des affaire au paya.A.D.FORT AS t LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 JANVIER 1984 TRIBUNE UBRE :1» Le Cambodge : un problème non résolu après cinq ans Le 7 Janvier 1979.plus de 200 000 militaires vietnamiens envahissaient et occupaient le Cambodge, État indépendant et membre de l'Organisation des Nations unies.Tout le monde savait bien que ce projet d'occupation élaboré par le parti communiste vietnamein vi sait à annexer le Cambodge et le Laos sous la domination du Vietnam dans un seul État, la «Fédération indochinoise».Considérant, par ce fait, les violations plus que systématiques par la République socialiste du Vietnam: \u2014des principes fondamentaux du Droit international et de la Charte des Nations unies; \u2014des accords de Genève du 21 juillet 1954 dont le Vietnam, un des signataires, bannissant la présen-io de toutes les forces étrangères au Cambodge; \u2014des accords du 8 juin 1967, par lesquels la République démocratique du Vietnam et le Front national de Libération du Vietnam ont officiellement reconnu les frontières du Cambodge; \u2014des accords de la 2ème Conférence des peuples Indochinois du 24 avril 1970, par lesquels la R.D.V.et le F.N.L.V.ont réitéré leur recon naissance des frontières du Cambodge.\u2014-des accords de Paris du 27 janvier 1973, par lesquels la R.D.V.s'est engagée encore à respecter strictement l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale du Cambodge; En nous basant sur: \u2014la résolution du Conseil de Sécurité de L'ONU de janvier 1979 de mandant le retrait immédiat de toutes les troupes vietnamiennes d'occupation du territoire du Cambodge; \u2014la résolution de la Conférence spéciale sur le Cambodge tenue à l'ONU du 13 juillet 1981; \u2014les résolutions des 34e, 35e, 36e, 37e, et 38e sessions de l'ONU demandant le retrait total et immédiat des troupes étrangères d'occupation du Cambodge et le système d'élection libre sous le contrôle et la supervision de l'organisation internationale.Nous, Cambodgiens au Canada: 1\u2014Condamnons avec vigueur l'invasion délibérée et l'occupation militaire du Cambodge par les troupes vietnamiennes.2\u2014Dans la libération de notre propre patrie, faisons appel à tous les pays et peuples épris de paix et de justice du monde entier de fournir toutes sortes d'aides telles que aides humanitaires, financières et militaires au «Front national de libération pour le peuple khmer (cambodgien) contre l'occupation de leur pays par les forces armées vietnamiennes et ses colons expansionnistes empêchant le peuple cambodgien d'exercer son droit à l'autodétermination.3\u2014Nous opposons fermement au retour du régime de génocide et du régime totalitaire.4\u2014Selon les résolutions des Nations unies, demandons inlassablement à l'ONT d'us-T rigoureusement de ses bons offices auprès des États membres pour exiger le retrait total et immédiat de toutes les forces armées vietnamiennes et ses colons du toi riloire du Cambodge afin de rétablir et préserver l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale du Cambodge.5\u2014Après l'élection libre sous le contrôle oV l'organisation des Nations unies, demandons un engagement strict et une garantie offi clelle de la neutralité du Cambodge de la part de toutes les grandes puissances et de tous les pays voisins à ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures du Cambodge.6\u2014Kxprimons notre grande appréciation et notre profonde grati tude aux pays de VASEAN (Thaïlande, Malaisie Singapour, Indonésie et Philippines), de la CEE et aux pays épris de paix et de justice tel que le Canada en particulier, dans leur effort à la recherche d'une solution du problé me cambodgien pour établir sans aucun doute la paix en Asie du Sud Kst et la stabilité mondiale.Kol Nok représentant Front national de libération pour le peuple khmer (cambodgien) Montréal L'aménagement du parc Lafontaine et les services offerts au public Monsieur Yvon Lamarre Président du Comité exécutif Montréal Nous vous écrivons au nom de plusieurs résidents du quartier avoisinant le parc Lafontaine au sujet de l'aménagement du dit parc et de l'état des services qu'on y trouve, particulièrement pendant la saison hivernale.Nous avons déjà exprimé notre insatisfaction profonde devant les possibilités qu'offre le parc l'hiver, surtout en ce qui a trait aux facilités offertes aux citoyens qui désirent pratiquer le patinage., Nous vous faisons parvenir ci-joint une liste de priorités criantes a ce chapitre: 1\u2014La dimension de la patinoire fabriquée à même un des étangs du parc est de grandeur nettement insuffisante surtout les jours de grande affluence (les fins de semaine).Il faut avoir été patiner une seule fois un de ces jours pour se rendre compte de ce fait qui décourage même à certaines occasions les citoyens de s'y présenter.Nous ne comprenons pas non plus, compte tenu du bassin de population que le parc dessert, que les services offerts en terme d'op- portunités d'espace pour le patinage soient si peu importantes si on 168 compare par exemple, à celles offertes à la Montagne 2\u2014La question du vestiaire de la patinoire est du même ordre.Les services qui sont offerts à ce chapitre sont d'une insuffisance criante.Les gens sont obligés d'entasser dans les coffrets réservés à cet usage de six à huit paires de bottes mouillées, souvent avec des étrangers, et sans possibilités qu'elles y soient en sécurité.Aucun fermoir de sécurité ne permet d'y garder ses effets à l'abri des regards avides.Il y a eu dans le passé des vols qui pourraient être facilement é\\i tés.Il suffirait pour cela de prévoir l'installation de fermoirs donnant la possibilité à ceux qui le désireraient d'apporter des cadenas pour y garder leurs effets.De plus, il faudrait prévoir une augmentation de la quantité de ces coffrets qui ne suffisent vraiment pas à la demande actuellement.3\u2014L'impossibilité qu'il y a de pouvoir se faire servir un chocolat chaud ou un café au restaurant qui est adjacent à la patinoire est absorbe Voilà un équipement qui ne sert à rien toute la saison d'hiver.Il y aurait sûrement moyen d'y installer un service, les jours de grande affluence, avec une nourriture saine et qui pourrait s'autofinancer.Voilà un autre point qui est inconcevable et qui pourtant existe ailleurs (à la Montagne, par exemple).4\u2014L'entretien de la patinoire est un autre point qui laisse grandement à désirer.Nous avons vu à plusieurs reprises l'an dernier les deux (2) employés affectés à cet entretien nettoyer la patinoire à la pelle (!!!) après une tempête de neige majeure.Il va sans dire que la journée complete s'est passée avant que nous puissions profiter de la dite patinoire.Monsieur le Président, il est dommage qu'un si beau site que le parc Lafontaine soit si mal amena gé l'hiver pour les citoyens qui désirent en profiter II nous semble que.s'il existait un désir réel d'en améliorer la qualité des services offerts, les citoyens de partout qui y viennent en seraient heureux et auraient une autre raison d'avoir une fierté à Montréal: le parc Lafontaine.Dr Daniel DUMONT Céline COSSETTE DUMONT i Ordinateur: trois points clarifiés Dans un article publié jeudi 22 décembre 1983 LA PRESSE a indiqué que trois propositions du gouvernement ont été retenues «se conformant entièrement aux exigences».L'article indique aussi que le Consortium Positron-Burroughs-Cemcorp a été vite écarté par les quatre ministres qui ont évalué les soumissions.Nous aimerions clarifier trois points au sujet de cet article.1\u2014Nous n'avons reçu aucune indication officielle du gouvernement que notre soumission a été écartée et nous sommes convaincus que le gouvernement reconnaît la difficulté d'évaluer les propositions avec un sommaire de cinq pages.Seulement les différentes options de prix auraient pu prendre plus que cinq pages.2\u2014L'article indique que la proposition Positron - Burroughs-Cemcorp a été écartée à cause du prix de l'ordinateur proposé.Les spécifications du gouvernement ont été claires et indiquent que plu- sieurs configurations seraient requises par les réseaux scolaires.Tout le monde comprend très bien, d'après nous, que le même ordinateur ne répond pas au besoin de l'enfant en maternelle en même temps que l'étudiant au CEGEP et que donc, les prix des équipements seront évalués en relation avec les besoins et ses exigences.3\u2014L'article indique aussi que le ministère de l'Education aurait eu une mauvaise expérience avec Burroughs.D'après Burroughs, c'est le contraire qui leur aurait été indiqué.Au mois de mars, le ministre Lau-rin a ouvert un centre de recherche et de développement de logiciel Burroughs à Montréal et indique le grand succès du réseau informatique de l'éducation au Québec.Il y a quelques semaines, Burroughs aurait reçu une lettre du sous-ministre de l'Education et du président de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec indiquant que Bur- roughs avait rencontré toutes ces obligations contractuelles envers les réseaux scolaires Notre proposition était préparée en fonction du fait que plusieurs fournisseurs seraient choisis et incluait la manufacture par Positron Industries Inc.à Montréal, avec 75% de contenu québécois à l'intérieur de la première année, la construction d'une nouvelle usine de 120.000 pieds carrés par Positron Industries Inc., ainsi que la mise en marché internationale par Burroughs.Comme l'article l'indique, notre proposition et celle de deux autres «se conforment entièrement aux exigences».En permettant à ces trois firmes de se développer dans un environnement compétitif, l'usager ultime, dans l'école, pourrait optimiser ses sélections individuelles.Donald SCHWARTZ, VP.Positron Industrie Inc.Paul LEMIRE, Directeur, Burroughs Canada Le sort réservé aux ex-religieux Nous désirons attirer l'attention du public sur le sort réservé aux ex-religieux (ses), qui ont quitté les communautés après 1965.Par la loi 57 de 1965, le gouvernement nous enlevait le droit à une pleine pension pour ces années d'enseignement effectuées avant 1965, donc privation d'une pension décente et équitable.En conséquence, vous avez présentement au Québec près de 3,000 enseignants, dans l'obligation d'enseigner jusqu'à 65 ans et même plus pour ne percevoir ensuite qu'une faible pension qui les situe en deçà du seuil de pauvreté.Et en 1963, on déclare un surplus de professeurs.Et en 1983, on désire réformer, améliorer, rajeunir l'enseigne rne On semble^Tgnorer qu'avant 1965, la plupart des religieux enseignant pour des commissions scolaires, donc employés et payés par l'État, ne recevaient que 50% des salaires réguliers.Pourquoi cette discrimination entre enseignants québécois?Est-ce respecter l'application de la Charte des droits de la personne, décrétée par le gouvernement du Québec?D'ailleurs, ces élèves bénéficiaire> du système d'enseignement d'alors forment en grand nombre l'élite de notre société actuelle.Plusieurs d'entre eux sont des tètes dirigeantes.Et pourtant, les mesures apportées par le gouvernement au printemps dernier n'ont pas amélioré le sort de ces ex-religieux.C'est pourquoi nous demandons au gouvernement de bien vouloir rétablir notre droit à la pleine pen- sion afin de pouvoir nous retirer après 35 ans d'enseignement en ayant droit, comme tous les autres enseignants, à 70% de notre sa laire.Nous prions donc Messieurs les Ministres et Députés de bien vouloir inscrire cette instante demande à la session d'automne 1983.Après avoir travaillé durant 35, 40 ans et même davantage, nous sommes prêts à laisser notre place à ces jeunes et dynamiques professeurs actuellement en surplus, af f ce tés à la suppléanee ou sans travail.Nous demeurons confiants qu'un règlement favorable se concrétisera très prochainement.Un groupe d'ex-religieux(ses) enseignant à la CECM René GUENETTE T La situation au Nicaragua M.MacEachen Ministre des Affaires extérieures du Canada En tant que citoyens canadiens et citoyennes canadiennes et que membres de l'équipe centre-ouest de Montréal de Paix et Développement, Nous désirons vous faire part de notre très grande préoccupation au sujet de la situation actuelle au Nicaragua.Nous demandons au gouverne ment canadien: 1\u2014De dénoncer l'agression contre le Nicaragua, appuyée et financée par les Etats-Unis.2\u2014De faire pression auprès du gouvernement des Etats-Unis afin qu'il cesse cette agression et respecte la souveraineté du Nicaragua.3\u2014D'envoyer dans les plus brefs délais l'aide bilatérale promise par notre gouvernement t\u2014D'entatamer les démarches nécessaires en vue d'ouvrir une ambassade canadienne au Nia* a ragua.Nous espérons.Monsieur le Ministre, que vous accorderez à nos demandes toute l'attention qu'elles méritent.Nous formulons le voeu (.)que grâce à votre bon vouloir et celui de nombreux Canadien-(ne)s que nous représentons, une lueur d'espoir s'allume pour le peuple nicaraguyen qui ne cherche que sa place au soleil.Louise LANDR IAULT, Munelle DUBOIS, Monique DUFRESNE, Maria ORELLANA, Doris BAKER, Marguerite HUG La fierté a une croix En 1984, on fêtera la venue de Jacques Cartier, celui qui a érigé la première croix sur le Mont Royal.Pour commémorer cet événement, on a construit une croix de 130 pieds de haut et qui est visible le soir, de tous les côtes, sur une distance de 30 milles Je remarque qu'on neglige cette croix, car durant de longues périodes, il y manque des centaines de lumières ce qui.la nuit, donne let fet d'un monument négligé.On a dépense de > millions de del lars pour les lampadaires sur les artères principales qu'on devrait peut-être penser a solutionner les problèmes de cette croix.Il doit y avoir soit des problèmes électriques ou peut être des problèmes au niveau des gens qui s'occupent de son entretien.Cette croix est non seulement un symbole ou un «land mark» pour les touristes mais aussi notre fierté, tout comme la Tour Eiffel à Paris, la Statue de la Liberté à New-York ou le Christ des Andes au Brésil.Malheureusement, j'ai rarement vu ce monument décrivant une croix intacte dans le ciel Quand un commerçant remarque une faille dans son annonce lumineuse, il fait remplacer le plus tôt possible les ampoules ou cléments manquants Montréal devrait prendre les moyens nécessaires pour que ce monument dessine une croix parfaite dans le ciel, car cette croix est aussi notre fierté Jean Louis GOUIN, Pierrefonds Contre la pornographie Ayant reconnu le caractère misogyne et violent de la pornographie, tout individu doit se questionner sur les gestes qu'il peut poser pour la contrecarrer ou pour au moins ne pas soutenir ceux qui la propagent.Une première chose à faire peut être de nous servir de notre pouvoir d'achat comme moyen de pression, c'est-à-dire d'acheter le moins possible dans les tabagies, les épiceries, les pharmacies qui vendent de la pornographie.Tôt ou tard les propriétaires de celles-ci se rendraient compte de la perte de clientèle qu'entrainerait la vente de matériel pornographique.Ils seraient alors prêts à l'enlever de leurs étalages.J'ai déjà repéré quelques magasins où il ne se vend pas de matériel pornographique.Leurs propriétaires respectueux affirmaient ne pas avoir de problèmes financiers.Dans le but d'établir une liste de magasins ne vendant pas de pornographie, on lance un appel aux propriétaires de signaler leurs magasins à notre groupe.On mettra à leur disposition des affiches disant: «Achetez ici! Ce magasin ne vend pas de pornographie.\u2022 Charlotte SCHUTZ Regroupement des femmes de la région de Québec contre la pornographie Via Rail: un long retard Ma femme et moi étions dans le train qui devait partir à midi et 40 de la gare Centrale pour Sainte-Foy, Quebec.Le départ ne s'est effectué qu'à 2 h.40 à notre grand désenchantement.Un employé de la cour de triage avait placé un wagon complètement gelé à la fin du convoi et rien ne fonctionnait.Nous avons dù finalement changer de voie pour pouvoir partir.C'était gai! Hélène et Gérard DENIS Montréal Une discrimination institutionnalisée ?i M.Marc André Bédard Ministre de la Justice Je désire porter à votre attention une discrimination faite à l'égard de certains citoyens oui est admise officiellement par l'Etat.Il s'agit de l'application de la politique d'embauché de la Communauté urbaine de Montréal.La CUM, ou plutôt les administrateurs de son bureau du personnel accordent ¦préférence» aux résidants du ter ritoire de la CUM.Laissez moi vous dire que je suis tout à fait d'accord avec ce principe d'accorder préférence aux résidants.Il est provincialement reconnu que toute municipalité ou communauté urbaine peut à compétence égale accorder préférence à l'embauche à un résidant de son territoire, et c'est naturel.Mais lorsque de telles politiques d'embauché sont appliquées de manière discriminatoire à l'égard des citoyens non-résidants, cela devient du racisme a l'échelle régionale Je m'explique, l'application actuelle de la politique d'embauché de la CUM empêche des citoyens québécois, parfois plus expérimentés que le résidant futur récipiendaire de l'emploi, de se faire valoir au sein de la communauté et ainsi au service de la communauté.À la CUM.il est stricte ment interdit à un non-résidant du territoire de poser sa candidature à un poste, et on ne lui donnerait d'ailleurs pas de formulaire à cet effet ft si un formulaire était rempli.san> même examiner les qualifications ou qualités du postulant, la demande est automatique- ment rejetée sous prétexte du lieu de résidence.On refuse donc à ci te personne le droit de faire partie de la liste des candidats probables pour le poste visé, le droit d'être en compétition avec ses concitoyens pour l'obtention d'un emploi.Il s'agit là d'une «discrimination dans l'embauche- (article 16 de la charte).Une discrimination institutionnalisée, non seulement admi se mais approuvée par l'État.On m'a d'ailleurs ( «infirmé à la Com mission des Droits de la personne qu'il s'agit bien dune discrimina tion mais que l'article 10 de la charte ne permet pas de l'interdire, le lieu de résidence n'y étant pas inclus à ce titre.La defilade est d'ailleurs facile au moyen de l'article 20 de la charte.Il n'y -a qu'à prétendre que le lieu de résj* dence est une «qualité requise par un emploi» ou même que cette qui lité requise -est vouée exclusive ment au bien être d'un groupe ethnique»! ! ! Cette méthode oisive de Bé.Q\u20ac« tion discriminatoire a ainsi été approuvée officiellement par l'État Je vous demande Monsieur le Vfi-nistre si vous approuve/, aussi celte «discrimination dans l'embau che»?Ft je VOUS demande en plus d'une réponse à cette question, um* réaction positive à cette situation^ à savoir, l'institutionnalisation d'un racisme régional qui porte atteinte aux droits et libertés des citoyens du Québec.Claude GONTHIER, ingénieur Ste-Anne-des-Plalnig « Picassottises » .f» «De gUStibUB et co/oribus non disputandum».f Proverbe) Les tableaux des peintres étant, dit-on.ce qui dans le monde entend le plus de bêtises, je n'ai pas été autrement surpris quand, l'autre jour, visitant une exposition de peinture, j'ai entendu une femme s'exclamer devant une croûte à faire peur aux oiseaux: «Que c'est beau! ».J'allais lui exprimer mon desaccord presque violent quand le souvenir du vieux proverbe scolasti-que m'a retenu en deçà du jugement téméraire.J'ai bien fait parce que j'aurais peut être proféré une somptueuse connerie à mon tour, car, tout artiste que vaniteusement je prétende être, je dois avouer à ma courte honte que je suis d'une ignorance encyclopédique en matière de peinture.Ce qui me porte à penser que là-dessus je suis plus intelligent quand je ne-parle pas.En continuant le même raisonnement, je me demande à la réflexion, si je ne devrais pas aussi cesser d'écrire! La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde.C'est autant subjectif qu'objectif.Les gens qui éructent des cris d'admiration lyique devant les tableaux de Picasso montrant des bonnes femmes avec le nez en dessous des oreilles et les nichons à la place du nombril ne m'ont jamais impressionné.Je sais bien que tout est permis en art comme quand on rêve, parce que les délires y sont inoffensifs, mais je suis incapable de «flipper» devant une toile qui heurte mon sens primitif de l'esthétique.Je dois n'être qu'un triste barbare et un sombre analphabète de l'art car j'ai l'imprudente crétinerie de penser que si je rencontrais dans la vie une femme qui a les veux hors de leur orbite et les nénés sous les bras, j'aurais spontanément plus le goût de la plaindre que de lui proposer les derniers outrages! Ça ne fait rien, ça se vend cher donc ça doit avoir de la valeur.Ça ne correspond pas à mes critères à moi, mais croyez bien que je ne me suiciderai pas pour autant.Je suis trop heureux de savoir que, loin des cauchemars picassiens qui arrachent des louanges dithyrambi ques aux partisans de la difformi té en couleurs, i! y a dan> le monoV des belles femmes qui ont les yeini à la bonne place, une poitrine d'avant-garde à vous donner ta soif et des jambes capables de faire tourner une rue entière en sens unique, et qui font la joie de mon regard naïf et gourmand Kt je re mercie Dieu le Père d'avoir eu fa bonne idée d'exister avant les peintres dénaturistes J'en étais là dans ma réflexion critique sur les canons de la beauty lorsque m'est parvenue, au fond dama Béotie.un texte de Picasso soT-méme qui m'a réconcilié avec l'hu mour du vieux.Le voici tout nu «Du moment que l'art n'est plus l'aliment qui nourrit les meilleurs, l'artiste peut exercer son talent en toutes les tentatives de nouvelles formules, en tous les caprices de la fantaisie, en tous les expédients du charlatanisme intellectuel.Dans l'art, le peuple ne cherche plus consolation et exaltation; mais les raffinés, les riches, les oisifs, le.s distilleurs de quintessence cherchent le nouveau, l'étrange, l'original, l'extravagant, le scandaleux Et moi-même, depuis le cubism, et au delà, j'ai contenté ces mat très et ces critques, avec toutes Ici»! bizarreries changeantes qui me\" sont passées en tète, et moins ils^ les comprenaient, plus ul les adm raient.A force de m'a muser àj.ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et ara-_ besques.je suis devenu célèbre, ef | très rapidement.Ft la célébrité gnifie pour un peintre: ventes, gains, fortune, richesse.Et aujouc d'hui je suis célèbre et je surs riche.Mais quand je suis seul à seul avec moi-même, je n'ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand ef anr tique du mot.je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et épuisé le mieux qu'il a pu l'imbécilité, la vanité, la cupidité de ses contemporains.C'est une amere confession que la mienne, plus douloureuse qu'elle ne peut sembler, mais elle a le mérite d'être sincère.» Comme disait Stanfield: «C'est; il assez fort!.» Doris LUSSIER Priorité étt accordée tout cette rubrique aux lettres d'intérêt general %e rapportant à de* articlet parut dam LA PRESSE La concision est de rigueur Let correspondant* doivent interire lisiblement leur* nom, adresse et numéro de » -1\u2014s \u2014\u2014 LA PRESSE ne t'engage pat a publier taures let lettre t reçue*, ni a retourner les 1 tertre*, manuscrits ou autre* document* non publies.L'auteur attume l'entière responsobihte de ses opmton* Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se reserve le droit d'abréger les \u2022 lettres selon l'espace disponible Si possible écrire a la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettre* comme suit «Tribune libre».LA PRESSE.CF.4200,, suce Pioce d'Arme*.Montreal H2Y 3M I te' RENSEIGNEMENTS 285-7272 \u2022 c__ « I * I I LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7, rue Saint Jocques, Montreal M2Y IK9.^ Seule la Preste Canadienne est autorisée a diffuser les informations de \u2022 LA PRESSE \u2022 et celles des services de la Presse Associée et de Reute» Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont eçjolement reserves «Courrier de'.\\o deuiieme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400» Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 la Mrvk* da« abonmiinnH a«» euvar* du lundi ou vandradi da 7h è lth.REDACTION PROMOTION COMPTABILITE On noes orvtonctt Annonces (lessees 28S-7070 285-7100 215-6192 2 85-4901 ANNONCES CLASSEES Commandes an kmdi avvtnirWi |h o 17n Pour cKonoer Ai Si eu vendredi % o I on» GRANDES ANNONCES ûetojNonts Notsonot, Teie-pW.se Voconces, voy« 285-7111^ 285-7205 s I l I I \\ * i \u2022 s f \u2022 » I 215-7202 285-7306 215-7265 Corner il et profotswns fsomtnottons 1.V7370 I U 100 ans d'actualités^ L'EPIPHANIE \u2022 Mort du Frère André Dans son édition du 5 janvier 1900, LA PRESSE publiait l'avis suivant: « Il est difficile pour un journal, dont une grande partie de la cUer:èle est anglaise, de suspendre {'operation de ses contrats; en sorte que Vadministration se trouve obligée de publier « La Presse » demain.Elle a pris des mesures pour qu'aucun travail manuel ne soit fait après 9 heures du matin.» Ceci permet de comprendre que LA PRESSE ait été publiée ce 6 janvier 1900 à une époque où la fête de L'Epiphanie était un jour chômé par les catholiques.Il faudra ensuite attendre 1958 pour que LA PRESSE publie de nouveau un 6 janvier et elle n'a jamais cessé de le faire depuis.Quand la chance vous sourit.Lorsqu'il est question de l'écrasement du DC-K d'Air Canada a Sainte-Thérèse, le 29 no vembre 1963.Mme Cécile Ger-vais, de Mont Saint-Hilaire.ressent un certain froid dans le dos, et avec raison puisque n'eût été dune certaine prémonition de son mari, elle ne serait plus de ce monde aujourd'hui.Comme elle nous le dit dans une lettre, Mme Gervais devait en effet prendre le vol d'Air Canada pour se rendre à Toronto, où elle devait changer d'avion en direction de Mexico.Quelques jours avant le départ, son mari avait heureusement changé les réservations, la plaçant à bord du vol de CP Air qui allait directement vers Mexico avec escale à Toronto.Je parfis donc avec CP Air et arrivai à Mexico sans encombre.dit-elle dans sa lettre.Le lendemain matin, je sors de l'hôtel Guardiola et je lis sur la première page du journal Novedàdes et en grandes lettres qu'un avion d'Air Canada était tombé la veille au soir à Sainte-Thérèse, en banlieue de Montréal.Québec.Vous ne pouvez pas savoir le choc que j'ai eu.Je me mis à trembler et je retournai m'allonger dans ma chambre, mes jambes ne me supportaient plus.Ma première pensée fut de dire,' merci mon Dieu d'avoir été exclue de ce rendez-vous fatidique.Mme Gervais termine sa lettre avec une pensée pour certains passagers qui ont eu moins de chance qu'elles, soit le voyageur d'Air Canada qui lui avait prêté son crayon afin qu'elle puisse remplir sa formule d'assurance, et un groupe d'hommes d'affaires qui sont montés à la toute dernière seconde à bord de l'avion fatidique.I 9 thaumaturge du Mont-Royal Son coeur est conservé dans une urne exposée à la crypte Le si renommé et si modeste religieux repose dans un décor d'une émouvante simplicité.\u2014 Obsèques samedi en la basilique de Montréal.TÉMOIGNAGE de suprême vénération envers le grand thaumaturge que fut le Frère André, son coeur sera conservé dans une urne placée pour le moment dans la crypte de l'Oratoire, mais qui sera plus tard transportée dans l'église, sous une châsse précieuse.Les autorités de la congrégation de Sainte-Croix n'ont pas permis que le corps du saint homme fût embaumé.C'est par grappes humaines, qui en quelques heures formeront une foule énorme allant et venant sans cesse, que la population montréalaise va rendre le dernier hommage à celui qu'elle a vénéré de son vivant : le FRERE ANDRE.Le thaumaturge du Mont-Royal repose en charpelle ardente dans la crypte de l'oratoire Saint-Joseph, son oeuvre, inachevée peut-être, mais qui un jour prochain dominera les flancs du Mont-Royal.Le vénérable vieillard repose dans un cercueil très simple, en bois comme l'exigent les règles de sa congrégation.Par permission spéciale de l'archevêché, la dépouille mortelle a été placée au haut de l'allée principale de la chapelle où les fidèles peuvent aller jeter un dernier regard sur celui qui demandait à tous de prier saint Joseph.Modeste durant toute sa vie, le Frère André dort son dernier sommeil dans l'ambiance, le décor qu'il aurait certainement souhaités.Aucune pompe, pas de fleurs, la plus grande simplicité.LA BONNE FIGURE DU VENERABLE DISPARU La mort du frère André, à minuit et 50 minutes, le 6 janvier 1937, a complètement bouleversé la vie montréalaise à l'époque, sans aucun doute avec raison, si on en juge par l'importance accordé à sa mort par LA PRESSE notamment dès son édition du 7.Et c'est justement cette abondance d'informations qui nous force à vous présenter sous forme de capsules les nombreux articles et photos consacrés à cette événement majeur.Tout d'abord à la page 1, commençait le texte principal dont nous avons reproduit les premiers paragraphes.Le tout était Grace Kelh.actrice d'une remarquable beauté et vedette montante du cinéma américain, se Fiançait le 6 janvier 1956 au prince Rainier III de Monaco, lequel allait devenir, Tété suivant, le premier monarque régnant à épouser une actrice de cinéma.Fille de M.et Mme John B.Kelly, une famille réputée dans sa Philadelphie natale, la princesse Grace s'est fort bien acquittée de sa tâche, dans son tout premier rôle de princesse, lors d'un bal de bienfaisance à l'hôtel Waldorf-Astoria de New York.Cette photo a été prise lors de J'arrivée du couple princier au bal.\" 1981 \u2014 Publication au Canada du journal personnel de 1950 de l'ex-premier ministre William Lyon Mackenzie King.1979 \u2014 Charlie Brown et Snoopy, deux bandes dessinées créées par Charles Schultz, ont maintenant 30 ans.1979 \u2014 Le felquiste (acques Lanctôt rentre au Québec avec sa famille, en provenance de Paris.1975 \u2014 Une grève de 5 000 camionneurs québécois paralyse tout le transport régional.1974 _ Dans le but d'économiser l'essence, les États-Unis décident d'adopter l'heure avancée de l'est à titre d'essai.1969 \u2014 La France impose un embargo sur toute livraison d'armes à l'État d'Israël.1961 \u2014 Le général de Gaulle remporte une éclatante victoire lors du référendum tenu pour résoudre le problème algérien.1950 \u2014 La Grande-Bretagne reconnaît le gouvernement de la République populaire de Chine.1919 \u2014 Décès de Theodore Roosevelt, ex-président des États-Unis d'Amérique.1897 \u2014 Sept religieuses sont brûlées vives dans l'incendie du couvent de Ro-berval.t>K LA CHAPEU.E A LA BASiUQVb Le frère André, à trois époques de sa vie: à gauche tel qu'il apparaissait en 1912; puis à Page de KO ans, en 1925; enfin, à droite, l'une des dernières photos du thaumaturge, prise en 1933.accompagné du montage de trois photos du frère André à différentes époques de sa vie, et que nous reproduisons dans cette page.Le texte du télégramme du cardinal Villeneuve venait compléter le tout.À la page 3, une photo montrant le frère André à Vagonie, prise sept heures avant sa mort, et qui choquerait nombre de ses admirateurs d'aujourd'hui si elle était reprise dans cette page.On y expliquait que le célèbre thaumaturge âgé de 92 ans souffrait d'hémiplégie et avait succombé à Vasthénie cardiaque.La page 14 était entièrement consacré au frère André.On y trouvait les éléments suivants: un texte biographique et notamment consacré à la foi vive qu'entretenait le frère André envers saint Joseph; un texte sur Vaffluence à Voratoire; Vavis du médecin, le Dr Lionel Lamy, quant aux raisons de sa mort; un montage photographique consacré à l'oratoire (et également reproduit dans cette page), une photo de la cellule du thaumaturge, et une photo du frère André en chapelle ardente.Enfin, une grande partie de la page 15 était consacrée à cet événement.On y faisait état d'une entrevue avec une parente, une cousine, la seule qu'on lui connaissait à Montréal à ce moment-là, trois photos, l'une prise en juillet 1926 chez cette cousine, une deuxième consacrée à la construction de son mausolée, et une troisième le montrant à l'âge de 25 ans, en 1870.A part quelques articulets consacrés à des témoignages à son endroit, un tout petit article complétait cette « couverture » exceptionnelle.Ce court article faisait état de la mort à Hull, dans la même nuit (ironie du sort) que le frère André, d'une autre cousine, Mme J.-B.Bessette, à l'âge de 84 ans.Le frère André lui avait rendu une dernière visite le 17 novembre avant sa mort.Le texte suivant sen air de légende au montage photographique initialement publié dans y édition du 7 janvier 1937.Le frère André n'est plus mais un double monument s'élèvera à sa mémoire vénérée; la basilique que sa piété autant que les dons des fidèles ont élevée sur le flanc du Mont-Royal, le mausolée que les religieux de Sainte-Croix feront dresser bientôt tout auprès.Comme il y a loin de l'humble chapelle de 1904 au chef-d'oeuvre d'architecture que nous pourrons contempler dans quelques années! On voit ci-dessus: 1 \u2014 la première chapelle, ayant déjà subi un premier agrandissement; 2 \u2014- l'oratoire Saint-Joseph tel qu'on le connut jusqu'en 1917 alors que fut inaugurée la crypte actuelle; 3 \u2014 le beau monument à saint Joseph qui s'élève à l'entrée du vaste terrain de la basilique; 4 \u2014 une vue prise en avion, montrant un état tout récent des constructions, la première structure de la basilique s'élevant au-dessus de la crypte; 5 \u2014 l'aspect imposant que présentera le monument d'art et de foi, lorsqu'il sera entièrement terminé.Le précurseur des « super-manèges » Dans son édition du 6 janvier 1900, LA PRESSE publiait ce croquis du -chemin de fer centrifuge», qu'elle qualifiait de dernière fantaisie du plus fin-de-siècle des inventeurs, mais sans identifier l'inventeur de ce «super-manège».Voici comment on expliquait son fonctionnement: Un ascenseur descendra du sommet C'rsi id ia incurie ae i inventeur, oasee sur le principe qui quide dans un vase que l'on tourne à bout de bras, et aucune contradiction scientifique ne fait croire à une mauvaise entreprise.Cependant, au cas ou le char n'obtiendrait pas la vitesse espérée et nécessaire pour faire le tour du cercle, des roues supplémentaires adaptées à cette fin l'empêcheraient de culbuter.En calculant la force centrifuge, se basant sur un cercle de 40 pieds de diamètre, il faudra que le char atteigne une rapidité d'au moins 20 milles à l'heure, à l'extrémité supérieure du cercle pour que les voyageurs ne soient pas renversés. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 JANVIER 1984 A 9 LES JARDINS CHAMBLY, DE LONGUEUIL Poursuite de $1,7 million contre un comptable et un agent immobilier Vingt-cinq citoyens des régions de Cornwall et de Hull réclament $1,7 million d'un agent immobilier, Claude Labelle, et d'un comptable agréé, Pierre La- Poursuite de $45 000 contre la CUM et un de ses policiers Un pressier de Saint-Léonard, Real Auger, réclame $45 000 de la Communauté urbaine de Montréal et de Tun de ses policiers, affirmant avoir été brutalisé et grièvement blessé lorsqu'on l'a conduit au poste 34, rue Rachel, le 26 octobre dernier.Peu avant minuit, il revenait alors du centre ville en automobi le et s'était arrêté au 4570 rue Saint-Denis, en face de l'imprimerie où il travaille, afin d'y effectuer une courte visite, ii fut alors sommé par un policier de produire ses papiers d'identité, puis de descendre de son véhicule et de faire quelques pas afin que l'agent puisse juger de son aptitude à conduire un véhicule; Auger refusait ensuite de se soumettre à l'ivressomètre comme on le lui demandait.Il aurait alors été insulté, menotte et « projeté sur le plancher arrière de l'auto-patrouille où il fut violemment frappé à plusieurs reprises », affirme le plaignant dans l'action qu'il a logée, hier, devant la Cour supérieure.Après avoir été mis en cellule pendant quelques heures.Auger fut relâché et dut être traité au Centre médical de l'est pour une fracture du nez et des ecchymo-ses aux côtes.L'ouvrier de l'imprimerie soutient qu'il souffre depuis d'insomnie, d'anxiété et d'angoisse; il n'a toujours pas repris le travail.Kt il en tient responsable non seulement le constable impliqué mais aussi la CUM qui, selon lui, « a été négligente en engageant un policier violent et inapte à remplir ses fonctions.» Dementhet souhaite que le juge le condamne à mort Le 23 août 1983, alors qu'il se doute bien qu'on va l'accuser de meurtre, Henri Dementhet.31 ans, d'origine française, n'a pas voulu que le détective lui relise la déclaration qu'il vient de faire et qu'il s'apprête à signer.« Je vous fais confiance, monsieur.Je souhaite que le juge me condamne à mort, c'est tout ce que je veux », dit-il seulement.Et maintenant Dementhet est effectivement assis au banc des accusés devant la Cour d'assises où s'est instruite, hier, la deuxième journée d'audience du procès qu'il subit pour le meurtre de son ex-amie de coeur, Carole Beau-champ, 23 ans, morte de blessures causées par des coups de couteau, dans l'est de la ville.Quelques heures après le drame, en pleine rue, Dementhet a raconté à un policier « qu'il avait tué sa femme.» Et à la centrale de police, il étale son drame.«J'ai jamais aimé une femme autant qu'elle, ça m'a pris six mois pour lui faire l'amour.Je pouvais pas me passer d'elle, je rêvais à elle, moi, tout ce que je voulais, c'était d'avoir un enfant d'elle.Je lui ai demandé de me donner encore une chance, je lui ai dit que je me ferais désintoxiquer: je bois de la bière beaucoup, je prends de la drogue, toutes sortes de drogues, de la mari, du hash et de l'acide.Mais elle m'a dit qu'elle aimait mieux l'autre.Je voulais donc pas ça, hâ que je voulais donc pas ça.» À l'Institut médico-légal, le pa-thologiste Claude Pothel reçoit le cadavre d'une femme dont la main est toujours crispée sur le manche d'un couteau enfoncé dans son corps.Aide aux sinistrés QUÉBEC (PC) \u2014 Les victimes de la tornade qui s'est abattue sur la région de Saint Ti mothée, le 28 octobre dernier, et de la tempête de verglas qui a endommagé plusieurs érablières les 5 et 6 novembre dans les circonscriptions de Maskinongé et Berthier, recevront une aide financière du gouvernement.Le ministre de la Justice et responsable de la Protection civile, M.Marc-André Bédard, a annoncé qu'un décret en ce sens avait été adopté par le conseil des minisires.vallée, affirmant avoir été dupés lors d'une transaction immobilière conclue le 11 décembre 1981.À ce moment, le groupe signait MARIO ROY_ un acte de vente par lequel il se portait acquéreur, pour une somme de $3,1 millions, de 97 p.cent des parts des « Jardins Chambly », à Longueuil, un ensemble immobilier composé de dix édifices de 16 logements chacun.Certaines des rencontres qui ont précédé la transaction ont eut lieu en présence d'un administrateur de la succursale de la Banque de Montréal située dans la Tour de la Bourse, précise l'action logée en Cour supérieure.L'historique de l'affaire dressée par les plaignants indique que Lavallée et Labelle étaient auparavant propriétaires du complexe immobilier et ont usé de faussetés et d'exagérations pour s'en défaire - à l'exception d'une part de 3 p.cent - en le refilant à des gens attirés par les avantages fiscaux découlant de cette acquisition, et qui « avaient tous en commun la malchance de ne pas connaître l'immeuble dont on leur proposait d'acheter des parts indivises », plaide Me Jean Lemelin, de l'étude Martineau Walker.De fait, chaque membre du groupe achetait ainsi de deux à six p.cent des parts des Jardins Chambly.Des ententes connexes étaient conclues par la même occasion -l'une d'elles faisant d'ailleurs l'objet d'un autre litige en Cour supérieure - et Pierre Lavallée s'engageait à fournir, par le biais de la firme Pierre Lavallée et Associés, citée elle aussi devant la Cour supérieure, les services de gestion et de comptabilité nécessaires.Aujourd'hui, le groupe des 25 se plaint de ce que les immeubles ne contenaient pas l'ameublement et les équipements annoncés; de ce que le taux d'occupation est loin d'être conforme à ce qui avait été décrit; de ce que la Régie des loyers était saisie de plusieurs dossiers pilotés par les locataires des Jardins Chambly, contrairement à ce qui avait été dit; de ce qu'une dette de $80 000 envers Hydro-Québec leur ait été dévolue en même temps que la propriété du complexe immobilier.Les citoyens présumément lésés expriment des doléances si milaires au sujet des services de gestion ultérieurement fournis par Pierre Lavallée, qui s'est, selon eux, placé en conflit d'intérêts pour ensuite « faire preuve de négligence et d'incompétence dans l'exécution de ses fonctions.» téléphoto UPI Giovanni Maria Piu, un des bergers sardes arrêtés en rapport avec l'enlèvement de Anna Bulgari-Calissoni.L'AFFAIRE BULGARI Aveux de culpabilité ROME (D'après AFP) \u2014 Les cinq hommes arrêtés mercredi ont admis « du moins en partie » leur responsabilité dans l'enlèvement de Mme Anna Bulgari-Calissoni et de son fils Giorgio, a déclaré hier à Rome un porte-parole des carabiniers.Selon le commandant Ragu-sa, responsable de la section anti-enlèvements, le chef de la bande est Francesco Piu, 30 ans, arrêté en même temps que son frère Giovanni, 39 ans, Mario Obinu, 52 ans, Francesco Mattu, 61 ans et Giuseppe St ri di, 46 ans.Les quatre premiers sont des bergers sardes, alors que Stridi est originaire de la région de Brindisi, dans le sud-est de l'Italie.Francesco Piu est bien connu des forces de l'ordre italiennes.Arrivé à Rome il y a neuf ans, il a débuté comme cambrioleur avant de s'intéresser au trafic de drogue.Il y a deux ans, il avait accueilli à son domicile Giacomo Baragliu, un bandit sarde évadé de prison où il purgeait une peine de 22 ans pour enlèvement et assassinat.Baragliu a été retrouvé par les Carabiniers chez Francesco Piu, condamné ensuite à sept mois de prison.Par ailleurs, le « Mouvement armé Sarde» (MAS), dont feraient partie les ravisseurs de Mme Bulgari-Calissoni et de son fils Giorgio, a revendiqué six meurtres et deux enlèvements depuis son apparition en juin 1982.Quand Michàud est parti Jçuti, \"le* Les 5,6 et 7 janvier, TOUT le stock en magasin est en solde.Vous connaissez les prix d'escompte habituels de CM.MICHAUD?Imaginez-les réduits! 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montagne libanaise avait été mis au ooint et accepté par toutes les par ties.Mais, selon l'opposition li hanaise, des points de désaccords subsistent.Le plan de sécurité, élaboré après trois mois de négociations entre les diverses parties libanaises, s'appliquerait à Beyrouth et à la région qui s'étend au Sud jusqu'à la zone d'occupation israélienne (40 km au Sud de la capitale).Cette région comprend toutes les zones où les milices chrétiennes, druzes ou chiites sont directement en contact.I Le plan a pour objet de consolider une fois pour toute le cessez-le-feu.Intervenu le 25 septembre dernier, qui n'a pas été respecté, en éloignant les belligérants les uns des autres.Les hauts responsables ont déclare qu'il restait quelques \u2022 détails techniques» à régler et que le président Amine Ge-mayel annoncerait dès aujour d'hui ce nouveau plan de sécurité.Le chef du Parti socialiste progressiste à prédominance druze.M.VValid Joumblatt.a cependant exige hier qu'un ré dement politique satisfaisant soit mis au point avant que lar mée libanaise ne pénètre en territoire druze.Les discussions à Damas, afin de parvenir à une entente, se poursuivent aujour-d'hui entre M.Joumblatt, le mé-| diateur saoudien Rafic Hariri et M.Nabih Berri.Les hauts responsables libanais ont de plus annoncé que le < hef des renseignements de l'armée libanaise, le colonel Simon Kassis.revenait d'un voyage à Damas a\\ ec !e plein accord du gouvernement syrien sur les modalités du plan de sécurité.Le gouvernement israélien de M.Shamir a pour sa part envoyé un message au gouvernement libanais lui précisant qu'il I n'avait aucune objection au plan de sécurité.On apprend également au jourd'hui, de source autorisée, que les ministres des Affaires étrangères du Liban, de la Syrie et de l'Arabie Saoudite se réuniront dimanche prochain à Ryad pour s'entretenir de l'organisation d'une deuxième session de pourparlers sur la réconciliation au Liban.De source proche du palais présidentiel libanais, on indique d'autre part que l'émissaire américain Donald Rumsfeld doit rencontrer dans la journée le president Gemayel et M.Salem, dirigeant de la milice chiite Amal d'après AFP et Reuter La tension re^e vive à Tunis alors que la police et l'année ont ouvert le feu, hier à i'heure du déjeuner, pour disperser des attroupements
de

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