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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1984-01-24, Collections de BAnQ.

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[" IE PIUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE LA MÉTÉO: FAIBLE NEIGE, VENTS MIN.: -12°, MAX.-1°.DEMAIN : NUAGEUX, AVERSES DE MONTRÉAL, MARDI 24 JANVIER 1984, 100' ANNÉE, N° 19, 66 PAGES, 4 CAHIERS AILS PAGE A 2 767-5363 CONDOMINIUMS DE PRESTIGE \\BW FISCAL CLASSE 31 35 cents Hors de la zone métropolitaine 45cents Sept Iles et Baie Comeau 50 cents L'ÉCONOMIE Le Complexe Guy-Favreau le plus cher Le Complexe Guy-Favreau est l'ensemble immobilier le plus cher de la région de Montréal et coûte une fortune aux contribuables.page C 1 Bonnet rouge, bleu bonnet Le retour de Robert Bouras-sa à la tète des libéraux a remis à la mode le sport favori des Québécois: les guerres de chiffres.ç j Apple riposte Apple riposte à IBM en Ian- j çant un nouveau modèle qui menace son fameux « PC ».} page C 3 Dow Jones j perd 15 points Le pessimisme qui prévalait depuis plusieurs semaines s'est brusquement accru j avec la hausse de la masse monétaire aux États-Unis.Tous les marchés ont subi des pertes importantes.I page C 3 iUWOUBDTIUI ACQUITTÉ L'haltérophile Mario Parente, accusé avec trois compagnons de I équipe canadienne d'avoir importé des stérouJes anabolisants, a été acquitté en raison d'un vice de procé- dure sports 16 GINETTE RENO Malgré la malheureuse improvisation de l'équipe technique, Ginette Reno a donné un bon spectacle dimanche au gala d'ouverture du MIDEM, à Cannes.A 11 page A 12 RELANCE Pour stimuler la relance dans la région métropolitaine, Québec injectera directement S20O millions cette année dans l'écono mie de Montréal.page A 5 DÉSARMEMENT Le président Reagan a formellement accuse l'URSS hier d'avoir violé trois accords sur le désar- mement.page C 10 BÉRUBÉ Selon le ministre responsable de la réforme administrative, M.Yves Béru-be, la compression des dépenses de l'État québécois a donné des résultats probants depuis deux ans.page A 5 MODE Les bijoux lumineux scintillent maintenant dans les discothèques montréalaises et ils sont l'oeuvre d'un médecin québécois, le Dr Denis Drouin.page B 1 C'esf beaucoup trop, disent les heureux gagnants TORONTO (d'après CP et UPC) \u2014 Stuart et Lillian Kelly, un couple de Brantford, en Ontario, qui ont pris possession hier avant-midi d'un chèque de près de $11 millions gagnés au Lotto 6/49 du samedi 14 janvier, affirment que ce gros lot «est tout simplement trop considéra ble pour une seule personne ».Pleine d'entrain et le sourire aux lèvres, Lillian, âgée de 54 ans, a dit que son mari et elle-même se proposent de partager près de la moite de leur fortune avec des membres de leur famille et des oeuvres de charité, dont la Fondation ontarienne des maladies du coeur et l'Association canadienne du diabète.« Nos vies ne seront pas tellement modifiées », a confié Mme Kelly qui a dû affronter une véritable meute de journalistes et de photographes lors d'une conférence de presse convoquée à la hâte par les autorités de la Société des loteries de l'Ontario.Les Kelly ont confié avoir attendu une semaine pour prendre possession du chèque au montant de $13 890 588,90 pour la simple raison qu'ils ne savaient pa< comment disposer de leur nouvelle fortune qui \\enait de leur tomber du ciel.Investissement de $9 Lillian Kelly a dit avoir assisté au tirage du Lotto 6^49 à la télévision le samedi soir 14 janvier et avoir noté sur son guide-télé les six numéros gagnants, soit 2.12, 29, 31.41 et 46.Elle a vérifié la combinaison gagnante à trois reprises après quoi elle s'est di rigée vers la cuisine pour véri- fier les billets qu'elle et son mari s'étaient procurés.Ils avaient acheté en tout et partout neuf billets à $1 pièce et le deuxième qu'ils ont vérifié correspondait exactement à la combinaison gagnante.Elle a craint d'en mourir Quand elle a réalisé qu'elle remportait le gros lot.elle a res senti de vives douleurs à la poitrine et dans les bras, et sa première pensée fut de se dire: « Je vais avoir une crise cardiaque.je ne vivrai pas pour en profiter ».Les Kelly ont alors consulté leur avocat qui leur a recommandé de déposer leur billet gagnant dans un coffret de sécurité d'où Stuart l'a retiré seulement samedi afin de le présenter à la Société de la loterie d'Ontario hier matin.L'avocat des Kelly.George Lawrence, avait téléphoné à la Société ontarienne des loteries mercredi dernier pour dire que les Kelly avaient la combinaison gagnante.Mais leur nouveau statut de multimillionnaire n'a été confirmé qu'hier, au moment où ils se sont présentés avec le billet gagnant en main.Gardes de sécurité Entre-temps, le couple a engagé des gardes de sécurité, a acheté une automobile « toute équipée » et a l'intention d'acheter une nouvelle maison.Apres avoir distribué de l'argent à la famille et a des oeuvres de charité, les Kelly investiront le reste de leur fortune et s'alloueront un voir KELLY en A 2 .mm photo P.-H.Talbot, LA PRESSE 624 DÉPARTS ANNULÉS La grève hante les usagers de la CTL Moins de trois jours avant une grève à la Commission de transport de Laval (CTL), des milliers d'usagers du transport en commun de Lavai ont dû recourir au système « D » hier en raison de l'annulation de 624 départs à la CTL.Cette situation n'est pas le fait des syndiqués ayant voté en faveur du déclenchement de la grève le 27 janvier, mais elle est le résultat du refus des chauffeurs de la CTL d'effectuer des heures supplémentaires de travail pour remplacer les collègues absents.page A 3 Lillian Kelly, 54 ans, travaille depuis 31 ans dans une buanderie.Stuart Kelly, 57 ans, est camionneur depuis 35 ans.Le couple n'a pas d'enfants.$14 millions, c'est tout simplement trop, ont-ils dit hier en allant chercher leur chèque.photolaser CP IL S'EN REMET AU CONGRES DE JUIN L'indépendance est nécessaire, dit Lévesque (d'après PC) \u2014 Peu importe ce qu'en pensent ses minisires, le premier ministre René Lévesque estime que la question de l'indépendance devrait être au centre de ia prochaine campagne électorale.« Il est évident que le theme de l'indépendance devrait être un élément important sinon central de la prochaine élection ».a déclare hier en conférence de presse M.René Lévesque.qui s'en remet pour une decision finale au congrès de juin du Parti québécois, ou seront élaborés les themes des prochaines élections.Les propos du premier ministre nuancent et condamnent à mots couverts les declarations de deux membres importants du PQ le vice-président Sylvain Slmard mais surtout le président du Conseil du Trésor Yves Bérube.La semaine dernière, dans une interview.M.Bérube a soutenu que, s'il y avait opposition systématique de la population, l'option souverainiste pourrait être mise en veilleuse lors des prochaines élections.Selon le premier ministre, puisque la souveraineté du Québec est la raison d'être du parti.« il n'y Autres informations en pages A 2 et A 5 a personne que je sache qui a le moindre doute sur la pertinence de cet objectif ; mais, comme je viens de le dire, il est évident que d ici juin, tout cela sera brasse et non pas dans le sens de renoncer de quelque façon que ce soit à notre objectif ».Comme piqué au vif par la question d'un journaliste, M.Lévesque a fait une digression à la conférence de presse sur l'économie montréalaise et il s'est lancé dans une longue tirade sur la nécessité de l'indépendance.« Je ne vois pas d'ailleurs un seul Québécois avec une tête sur les épaules qui ne considère pas que c'est très important l'avenir collectif, national.Il faut vraiment être émaseule pour ne pas comprendre l'importance que ça reste dans le paysage et que ça continue d'être pousse par un parti politique », a-t-il conclu.Il n'y a pas que le premier ministre qui a repris son collègue.Le ministre des Finances Jacques Parizeau.farouche indépendantiste, a semonce indirectement son collègue du Conseil du Trésor en déclarant hier devant la presse « Je ne ferai pas de commentaires sur cette exubérance.L'objec- votr LÉVESQUE en A 2 Les «rouleuses» sont plus nocives Si les ventes de cigarettes et de tabac ont connu une baisse générale de 4 p.cent l'an dernier, les ventes de tabac à rouler ont quant à elles enregistré une hausse de 7 p.cent.Or, on a appris hier, à l'occasion de la première journée de ia semaine nationale des non-fumeurs, que Its « rouleuses » contiennent jusqu'à cinq fois plus de goudron et d'oxyde de carbone et jusqu'à trois fois plus de nicotine que les cigarettes manufacturées.Par ailleurs, selon un analyste d'une maison de courtage, la société Imasco-Impenal Tobacco, de Montréal, pourrait créer des surprises en se diversifiant aux Etats-Unis.L'analyste Thomas Law ajoute qu'lmasco, qui réussit mieux le lancement de ses nouveaux produits que ses concurrents, pourrait songer à acquérir une chaîne de pharmacies ou de magasins de produits alimentaires aux Etats-Unis.pages A 2 et C 2 SOMMAIRE I Annonces classées.B 6 à B 9, C 5 Arts et spectacles \u2014 Informations A 12 à A 15 j \u2014Horaires.C 12, C 13 Centenaire.A 8 Décès, naissances, etc.B 10 Économie.C 1 à C 9 Êtes-vous observateur?.B 6 j FEUILLETON « La charge des sangliers »B 8 Horoscope.B 6 Le monde.C 10 Mots croisés.B 9 Quoi faire aujourd'hui.C 12 i sioo.} 2 Tribune libre.A 7 Vivre aujourd'hui.B 1 à B 5 TABLOÏD SPOTS Bandes dessinées.11 à 14 Mots croisés.14 « Mot mystère » .îl 4 F t t_l | | | \\ 11 m 1111111111111111 ii 1111 i i ii 111 m m i m 1111111111111 ! 111111 ii 1111111111111 liMTi in 1111 gna -rrrr tttt ri \u2022 t r i r rt \u2022 \u2022 -rrrrrn n t ; t : rrrrn i > : * * H+PROFEEL Le meilleur des mondes : au meilleur des prix.-tTTTrTTTTT ' ! I I I I I I 11 I I I I I I I I I I I I I I I rtîTI Vente ' ' iT^ 11111111 m c A 2 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 24 JANVIER 1984 Bérubé et Simard ntre une mort héroïque du PQ QUÉBEC \u2014 Le Parti québécois doit-il oui ou non, contre vents et marées, mettre sa tête sur le billot avec son option indépendantiste au moment de la prochaine élection ?PIERRE VINCENT 6m notr» boreoo de Québec_ Cette question n'a pas fini de hanter les militants péquistes, qui auront, d'ici au congrès de juin, à y répondre de façon claire et précise.Pour Yves Bérubé, président et Conseil du Trésor et homme fort du gouvernement Lévesque, et pour Sylvain Simard, vice-président du PQ, il apparaît évident que les péquistes ne doivent pas sé faire hara-kiri.« Je suis contre une mort héroïque (du PQ), à visières levées, cfmme le souhaitent certains dans le parti », répond spontanément Sylvain Simard qui croit que le gouvernement devra tenir compte de l'opinion publique, c'est à-dire des révélations qu'on trouvera dans les sondages au cours des prochains mois, avant de déterminer l'enjeu exact du prochain scrutin.Pour lui, il parait tout à fait clair que la prochaine élection doit permettre à l'option indépendantiste de faire des progrès et non de reculer.Par conséquent, si les sondeurs devaient apprendre aux stratèges du PQ qu'une élection portant essentiellement sur l'option souverainiste mènerait à une baisse de points par rapport aux résultats référendaires, il faudrait trouver une formule entre « l'indépendance complète et immédiate au lendemain d'une reprise du pouvoir et une version plus ou moins forte du projet ».Il faudrait, estime le vice-président du PQ, trouver une for-mule, élaborée à partir des grands consensus de société idéale auxquels le Québec est arrivé depuis une vingtaine d'années, pour éviter ce qu'il qualifie de « grand bain de sang absurde » pour le PQ.Tout en réaffirmant, par ailleurs, que le Parti québécois ne doit pas mettre de côté son option indépendantiste, sinon « il n'y survivrait pas », le vice-président du PQ croit que, dans le contexte actuel d'impopularité du gouvernement, il faut chercher à explorer « de nouvelles voies ».Dont, il va de soi, celle qui consisterait à mettre une autre fois en veilleuse l'article numéro 1 du programme péquiste.Cette opinion, qui peut surpren- LEVESQUE SUITE DE LA PAGE A 1 tif de la souveraineté est fondamental ; je respire cela depuis 14, 15 ans et je reste convaincu que c'est nécessaire ».Refusant de mettre l'option indépendantiste sous le manteau sous prétexte que les sondages y sont défavorables, M.Parizeau a rappelé que tout le monde donnait le PQ comme battu au lendemain du référendum de mai 1980 et que le gouvernement a tout de même gagné les élections haut la main en avril 1981.M.Parizeau se montre de plus satisfait de la formulation du document que le parti fait circuler en vue du prochain congrès et qui rappelle la promesse de tenir les élections là-dessus.À Saint-Hubert, M.Lévesque a utilisé un ton tranchant pour parler du chef du Parti libéral, M.Robert Bourassa, qui veut « dresser un tableau noir de la situation en perdant le monde dans la plomberie statistique ; ils (les libéraux) ont une peur rouge que ça se mette à bien aller ».Plus tard dans sa courte tournée montréalaise, M.Lévesque avait poussé encore plus loin l'analogie contre ses adversaires en comparant les libéraux à \u2022 ces oiseaux qui salissent tous les nids dans l'espoir qu'une fois l'air irrespirable, ils vont pou-voir prendre la place »._ dre ceux qui avaient acquis la conviction que le PQ allait irrémédiablement jouer quitte ou double sur son option indépendantiste lors de la prochaine élection, est égale.nent partagée par au moins un autre péquiste influent.Yves Bérubé, ministre fort du cabinet Lévesque.qui déclarait, le week-end dernier, à Radio-Canada, que, dans l'éventualité où les sondages prochains révéleraient l'un par derrière l'autre que « seulement 25, 30 ou 40 pour cent des Québécois » sont en faveur de l'option souverainiste et que la majorité des citoyens ne se diraient pas « mûrs » pour l'indépendance, alors il faudrait que le parti revise ses positions.Comme un peu tout le monde, depuis que la société a choisi de prendre une orientation différente de celle que je voulais (au moment du référendum), expliquait-il, je suis « torturé «.Comme nous croyons en la démocratie, nous ne pouvons forcer les gens à accepter une chose pour laquelle ils nous disent qu'ils ne se sentent pas mûrs, précisait-il.Poser cette question (sur un mandat de réaliser l'indépendance), en sachant qu'on se fera répondre non, relèverait du « simple masochisme », ajoutait-il.À partir d'une telle constation, en déduisait-il, le parti pourrait très bien décider, « demain », que la prochaine élection ne portera pas sur l'option souverainiste dans les mêmes termes qu'il en avait décidé lors du dernier congrès.Selon Yves Bérubé, cette question, qui préoccupe au plus haut point les instances gouvernementales, devra faire l'objet d'un grand débat de fond au cours des prochains mois.Du même souffle, M.Bérubé devait également affirmer que, si son parti devait, un jour, abandonner son option indépendantiste, il quitterait la politique, expliquant qu'il était jadis entré en politique non pas par intérêts politiques mais par goût du Québec, par goût de faire adopter des programmes économiques gouvernementaux susceptibles de ¦ donner des perspectives d'avenir aux Québécois ».Et le président du Conseil du trésor du Québec de conclure que le gouvernement péquiste devra désormais s'appliquer à faire valoir à la petite minorité francophone d'Amérique du Nord, « qui s'est lancée à l'eau les pieds et les mains attachés, qu'il est peut-être vrai qu'on peut quand même nager ainsi, mais que, pieds et mains détachés, on peut nager bien mieux.» Sur l'heure du midi, devant quelque 300 étudiants de l'école aérotechnique, le premier ministre n'avait rien perdu de sa verve.Accueilli plutôt froidement par un auditoire d'environ 300 étudiants massés dans le hall d'entrée de l'institution.M.Lévesque a dû essuyer les huées et les quolibets de quelques jeunes visiblement hostiles au Parti québécois.D'entrée de jeu, M.Lévesque a ironisé sur la situation, souhaitant ouvertement que les sondages de popularité entre péquistes et libéraux se répartissent comme l'accueil à cette assemblée où les applaudissements se mêlaient de la même façon aux huées.Il n'en a pas fallu plus pour que le vent tourne devant un homme politique rompu à 23 années de politique active et c'est sous une ovation que le premier ministre a quitté la salle, après s'être fait invité à présider à titre honorifique le cinquième salon de l'aéronautique organisé par les étudiants.Pendant la période de questions, un jeune homme plutôt agressif a déclaré au micro que le discours nationaliste du chef péquiste « pue l'indépendance » : un autre a rappelé qu'ils n'étaient pas venus pour entendre parler de « planter des sapins ou des graines, c'est pour les avions ».Les «rouleuses», les plus nocives des cigarettes La Quotidienne\tà trois chiffres\tà quatre chiffres Tirage d'hier\t983\t2964 f~LA MÉTÉO\" DATE: Mardi 24 (onvir 1984 AUJOURD'HUI: Min -12 OfMAM: NUAGftJX, AV D£ NEIGE Québec -i 04 2 01 Outoouon Loursnhdti Cantons om I Est -13 -12 -12 -10 -16 -16 -16 -IS -23 -23 -4 Nuofl - 1 Nuog., neige - 1 Nuag., neige - 2 Neige - 4 Nuag.États-Unis - 4 Nuog., neige - 5 Nuag., ne«ge - 6 Nuag., ne«çe - 7 Neige - 7 Neige Boston Buffalo Chicago Miofni New Yori -17 -6 N.-Orléans -2 -18-10 Ptmburgh -22 -16 \u2014 5 S.Francisco 7 12 25 Washington -16 -14 - 5 Dottos 11 -4 13 -3 les capitales Canada ».S -1 fTeapocTon HaÉNU 7 11 12 -2 20 - 8 Nuageux 24 - 8 Poudrerie 17 9 Nuogeux 32 -U Nuogeux 20 -9 Neige 24 -16 Nuogeux 29 -19 Ne«ge \tMin 1\t\t\tMin\t Amsterdam\t- 4\tI\tflnoano\t7\t16 Athenee\t8\t15\tMoscou\t-8\t-2 Acopuico\t\t\tMexico\t21\t Berlin\t- 5\t-2\tOslo\t-11\t-9 Bruxelles\t0\t7\tr^on*\t3\t10 Buenos Ajres\t21\t28\tRome\t11\t16 Copenhague Geneve\t- 4\t-3\tSéoul\t-11\t- 1 \t0\t8\tStockholm\t- 4\t-2 Hong Kong\t9\t13\tTokyo\t0\t8 Le Caire\t9\t20\tTrindod»\t23\t31 Lisbonne\t11\t16\tVienne\t-5\t-2 Londres\t1\t6\t\t\t OTTAWA (PC) \u2014 Il est beaucoup plus dangereux pour la santé de fumer des cigarettes roulées que des cigarettes manufacturées, a-t-on appris hier à l'occasion de la première journée de la semaine nationale des non-fumeurs.Des études du ministère fédéral de la Santé portant sur 13 marques populaires de tabac à rouler révèlent en effet qu'on y trouve jusqu'à cinq fois plus de goudron et d'oxyde de carbone et jusqu'à trois fois plus de nicotine que dans les cigarettes ordinal res.En 1983.les ventes de tabac à rouler (on dit aussi \u2022 tabac à coupe fine») étaient en hausse de sept p.cent.Le gouvernement suppose que cette hausse s'explique par le coût moins élevé de ces cigarettes maison.À cet égard, « les augmentations récentes observées dans les ventes de tabac à coupe fine, qui occupent actuellement près de 10 p.cent du marché, me préoccupent, a déclaré hier Mme Monique Bégin, ministre fédérale de la Saute, car les consommateurs ne sont pas renseignés sur les teneurs en goudron, en nicotine et en oxyde de carbone de ces produits.Certains fumeurs peuvent abandonner la consommation de cigarettes manufacturées au profit dun tabac à rouler qui a toutes les chances d'appartenir à la même ma'r que.» Or.des analyses effectuées à la demande du ministère fédéral de la Santé montrent que pour toutes les marques comparées, les valeurs de goudron et d'oxyde de carbone des cigarettes roulées manuellement se sont révélées nettement plus élevées que celles de leurs contreparties manufacturées, accusant dans certains cas des chiffres de quatre à cinq fois supérieurs.Les tabacs à rouler ont également affiché des taux de nicotine plus élevés, pouvant aller jusqu'au triple.Baisse des ventes D'autre part, les ventes de cigarettes et de tabac ont connu une baisse générale de quatre p.cent en 1983.Ces statistiques ont été rendues publiques hier par la ministre fédérale de la Santé, Mme Monique Bégin, qui a également fait connaître les résultats des derniers tests de cigarettes faits à la demande de son ministère par la société Labstat, de Kitchener en Ontario.Voici «e tableau des résultats obtenus à la suite d'une comparaison effectuée par une machine à fumer entre les cigarettes roulées à la main et leurs contreparties manufacturées.Ce tableau montre quelles sont «es principales substances toxiques émises dans chaque cas ( en ordre décroissant selon les écarts d'apport en goudron ).MARQUES TABAC À ROULER CIGARETTES MANUFACTURÉES \tGOUDRON\tNICOTINE\tCO\tGOUDRON fX)\tNICOTINE (X)\tCO Matinée Extra\t\t\t\t\t\t douce\t\t1,1\t23\t4\t0,4\t5 Craven «A»\t\t\t\t\t0,4\t spéciale douce\t18\t1.2\t22\t4\t\tS Export «A*\t\t1«3\t\t\t0,8\t14 légère\t22\t\t22\t10\t\t Gitanes\t20\t0,9\t24\t10\t0,5\t16 Matinée\t21\t1,4\t21\t11\t0,8\t14 Craven « A »\t20\t1,5\t21\t12\t1,0\t12 Belvedere\t21\t1,3\t23\t15\t1,1\t16 Players Légère\t20\t1,3\t22\t15\t1,1\t17 Players\t21\t1,4\t23\t16\t1,2\t18 Export «A»\t22\t1,3\t22\t17\t1,1\t16 Mark Ten\t20\t1,2\t24\t16\t1,1\t18 Embassy\t22\tM\t21\tNIL\tNIL\tNIL Drum\t27\t1,7\t24\tNIL\tNIL\tNIL Not* :« CO » signifie oxyde de carbonne et « X », les valeurs imprimées sur le paquet.À cette occasion Mme Bégin a demandé aux fabricants de réduire encore plus l'oxyde de carbone, le goudron et la nicotine dans les cigarettes.En ce qui concerne les tabacs à coupe fine, la ministre de la Santé a précisé qu'elle estimait que les consommateurs devraient recevoir plus d'information sur les substances toxiques présentes dans ces produits.«Aussi, ajou-te-t-elle, j'ai demandé au Conseil canadien des fabricants des produits du tabac d'intensifier ses mises en garde contre la nocivité du tabac, de façon que soient indiqués dans les annonces publicitaires et sur les emballages de tabac à rouler les apports moyens de goudron, de nicotine et d'oxyde de carbone par cigarette.» Signalons enfin que Mme Bégin a indiqué hier que le Conseil canadien des fabricants des produits de tabac avait consenti à apporter certaines modifications à sa politique d'étiquetage et de publicité.Ainsi, la mise en garde contre l'usage du tabac, relativement à la santé des Canadiens, de même que les renseignements portant sur la présence de goudron et de nicotine, paraîtront dorénavant sur tous les paquets de cigarettes étrangères importées et distribuées au pays par les compagnies membres du Conseil ; sur tous les paquets de cigares fabriqués ou importes par ces compa- gnies ; sur tous les paquets de tabac à pipe ; sur l'emballage des cartouches de cigarettes ; sur tous les panneaux-réclame faisant la promotion des produits du tabac.Voici, par ordre croissant de contenu en goudron, la liste des marques de cigarettes les plus vendues au Canada.Le chiffre indique le niveau d'oxyde de carbone en milligrammes.Les lettres BF précisent qu'il y a un bout filtre et KS signifie « king size ¦ Vacount No.1 Ultra Douce.KSBf, 1 MaobaU Seloct Ultra Douce.KSÔF 1 (Motel UHra Douce.KSBF, 2 Craven A Ultra Douce.KSBF, 1 Viscount Extra Douce.KSBf.4 Craven A Spécial Douce.KSBf, 5 Matinee Extra Douce.KSBF.4 Viscount Extra Douce 100*1.8F, S Vantage Douce.KSBf, 6 Matinée Récjuiieie.BF, 12 Craven A Régulière.BF, 11 flayer's Extra Douce Régulier* .BF, 9 Si Cut King Sa.BF, 11 Gitanes Caporal Régulière.BF, 16 LcWw's.Notkme.bghtVirg.nkj.Bf, 6 Bervedere Extra Douce Régulière.BF, 13 Export A light Régulière.BF, 12 Vantage.KSBF, 14 Gitanes.KSBF, 16 Gouioises Disque Bleu Caporal Régulière BF,13.Gauloises Caporal Régulière.BF, IS Craven Menthol.KSBF, 11 Matinée.KSBF, 13 du Moufier Special Douce.KSBF.12 Rofhmons Special Douce.KSBF, 15 Craven A.KSBF, 12 Lo Ouebocoise Régulière.BF, 14 du Maurier Régulière.BF, 17 Player's Light Régulière.BF, 16 Export A Medium Régulière.BF, 16 loblaw's « No Nome » Virginia.KSBF, 16 lu Québécoise.KSBF, 17 Bervedere Reguiiere.BF, 18 Mari Ten Réguhere.FT, 21 Tremblay.KSBF, 17 Block Cot No.7.KSBF, 18 Rothmaro.KSBf.17 Mark Ten.KSBF, 19 Cameo.KSBF.20 du Maurier.KSBF, 18 Peter Jackson.KSBF, 17 Player's Régulière,.13 Export A Régulière.BF, 18 Player's Régulière.BF.18 Gitanes Régulière,.15 Gauloises Régulière,.14 Sportsman Régulière.15 Export A Régulière,.15 Mark Ten Plain KS,.15 L'hôpital Mont-Sinaï: de Ste-Agathe à Montréal Le ministre Jacques Leonard que Ton voit ici en compagnie de M.Gerald Bronfman, president de la Corporation de l'hôpital Mont-Sinaï, s'est volontiers soumis au test que propose, cette semaine, au Complexe Desjardins, la clinique mobile de l'HMS.photo P.erre McCann, LA PRESSE L'hôpital Mont-Sinaï quittera Sainte-Agathe pour s'installer à Montréal.Le gouvernement québécois a ratifié ce déménagement, il y a quelques jours à peine.C'est le président de la Corporation de l'hôpital, M.Gerald Bronfman, qui a annoncé la nouvelle, hier, lors du lancement officiel de la « semaine nationale du non-fumeur », dont le programme comprend notamment la présence, pour la durée de la semaine, au Complexe Desjardins, de la clinique mobile de dépistage des maladies respiratoires mise sur pied par l'hôpital.CONRAD BIRNIER_ Ce déménagement.Jacques Léonard, député de la circonscription de Labelle et ministre des Affaires municipales, l'a qualifié de « bond en avant».La direction de l'hôpital a pour sa part tenu à remercier le ministre des Affaires sociales, le Dr Pierre-Marc Johnson, et ses adjoints, pour la diligence avec laquelle ils ont étudié ce dossier, permettant ainsi de réaliser un déménagement souhaité depuis vingt ans! M.Gerald Bronfman a aussi rappelé les modestes origines du Mont-Sinaï, fondé il y a 75 ans, qui, après avoir servi de sanatorium, est devenu « un établissement spécialisé dans le traitement des maladies pulmonaires obstructives chroniques ».Quant aux responsables de la clinique mobile, ils proposent aux citoyens un test de respiration qui vise principalement le dépistage précoce des maladies respiratoires tels l'emphysème, la bronchite et l'asthme.Ces maladies sont aggravées par les effets de la cigarette.Jusqu'ici, plus de 350 000 Québécois ont bénéficié des services de cette-clinique.KELLY SUITE DE LA PAGE A 1 montant hebdomadaire « Nous en prendrons un petit peu plus les semaines où nous voyagerons », a précise M Kelly, en ajoutant qu'il n'aimait pas beaucoup les voyages en avion, mais qu'il s'habituerait.Agé de 57 ans, Stuart Kelly e^t un camionneur qui est à l'emploi depuis 35 ans de la firme Thibo-deau Finch Express Ltd.La semaine dernière, il ne s'est pas présenté à son travail, si ce n'est vendredi dernier, pour aller chercher son chèque de paie.Il a alors déclaré à la répartiteuse qu'il quittait son emploi.« Je l'ai vu très peu longtemps et il m'a dit qu'il avait mainte nant de l'argent et qu'il prenait une retraite anticipée ».a déclaré la répartiteuse.qui a requis l'anonymat.« Je n'ai pas songé un seul instant qu'il avait gagné le gros lot » Elle a décrit M.Kelly comme étant un bon travailleur dont le métier de camionneur dans la région de Brantford lui rapportait environ $400 par semaine.Quant à sa femme Lillian, qui est âgée de 54 ans, elle travail lait depuis 31 ans dans une buanderie, et son salaire était d'envi ron $150 par semaine Pas d'héritiers Le couple n'a pas d'enfants.donc pas d'héritiers.Stuart Kelly se propose néanmoins de faire bénéficier sa famille d'une « partie substantielle » de sa nouvelle fortune de près de $14 millions, notamment sa mère ainsi que ses sept frères et soeurs.Les Kelly ont également l'intention de voyager beaucoup.Ce qui restera du gros lot après en avoir partagé près de la moitié avec la famille et avec des oeuvres de charité, sera investi.Le billet gagnant a été valide par Bifelice Grocery Ltd.de Brantford, une localité industrielle située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Toronto.La propriétaire de l'épicerie, Mme Bifelice, a déclaré que M.Kelly venait à son magasin régulièrement depuis quelques mois et qu'il faisait deux ou trois mises au 6/49 par semaine, pas plus.« C'est un brave homme », dit-elle.L'épiciere recevra un chèque de $1 500 pour avoir vendu le billet gagnant.Le prix de près de $14 millions est le gros lot le plus considérable jamais gagné en Amérique du Nord.Les gagnants ont gardé le pays tout entier dans l'expectative depuis que les numéros 2,12, 29, 31, 44 et 46 ont été tirés au sort le samedi 14 janvier.Hiffr, lors de la conférence de pn»ss!| lorsque M.Kelly a expliqué que les nu méros gagnants avaient été no tés sur un bout de papier tiré d'un pot de margarine, sa femme l'a interrompu pour déclarer qu'ils allaient continuer à acheter de la margarine.Une chance sur 14 millions Selon les mathématiciens, les chances des gagnants de choisir les six bons numéros étaient de une sur 14 millions, tandis que les chances qu'il n'y ait qu'une seule combinaison gagnante étaient de une contre 135 millions.Le gros lot a atteint $13 890 588,90 du fait qu'il n'y a pas eu de gagnant pendant plusieurs semaines d'affilée.Il en est résulté une espèce de frénésie nationale, tout le monde se mettant à rêver de devenir multimillionnaire du jour au lendemain.C'est ce qui explique que pour ce seul tirage, les ventes du Lotto 6/49 ont rapporté $67 millions.Depuis une semaine, la Société Interprovinciale des Loteries recevait près de $3 000 par jour en intérêts sur le premier prix de $13,9 millions qui n'avait pas encore été réclamé, et en une semaine, le couple gagnant a donc perdu environ $17 500.En vertu des règlements de la loterie, les gagnants ont un an pour réclamer leurs prix.Aucun gagnant ne s.'étant manifesté au bout d'une semaine, cela a donné lieu à toutes sortes de conjectures fantaisistes vou- lant que le billet gagnant ait été déchiré par un dounier américain trop zélé.Une loi datant du 19e siècle interdit en effet de faire entrer des billets de loterie aux États-Unis.Les voisins sont contents Les Kelly n'avaient dit à personne de leur entourage qu'ils avaient gagné le gros lot et quand les voisins ont appris la nouvelle, ils se sont déclarés contents.Ainsi, Wendy Percival, la voisine immédiate des Kelly, a déclaré qu'elle-même et son mari ne se doutaient pas le moins du monde que leurs voisins avaient fait mouche.« Ils nous ont téléphoné au début du week-end pour nous demander de surveiller leur demeure pendant leur absence.Nous leur avons demandé s'ils partaient en vacances, mais ils n'ont pas voulu nous répondre.» « Je plaisantais cette semaine avec mon mari, poursuit Mme Percival, en lui disant que nous devrions aller les voir et leur demander s'ils avaient gagné le gros lot.Mais c'était juste une plaisanterie.» De son côté, Grace King, qui vit de l'autre côté de la rue, a déclaré qu'elle était « contente que des gens comme eux gagnent le gros lot, et non pas quelqu'un disposant déjà de quelques nYri-lions.Ils ont travaille fort toute leur vie et ils méritaient de gagner.» LÀ PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 JANVIER 1984 Lancement d'un nouveau projet au Domaine St-Sulpice Dr \\\\\\\\is îles autorités autant que de tous les constructeurs, le projet de construction domiciliaire du Domaine Saint Sulpice, dans le quartier Ahuntsic, dépasse de loin tout autre développement du genre au Canada.Les divers projets en chantier laissent prévoir une implantation d'environ 1 000 unités de logements dans quatre ans.ce qui apporterait une population d'environ 12000 personnes dans ce seul secteur urbain PENIS MASSE Hier même, l'entreprise «Ma Baie Construction \u2022 à qui a été confié tout le secteur compris entre les avenues Christophe-Colomb et André (irasset, au nord du boulevard Crémazie et jusqu'à la nouvelle rue René-Labelle (du nom d'un Sulpicien.ancien curé de Notre-Dame et ancien supérieur du Séminaire de Saint Sulpice).a lancé la phase I! des travaux qui ajoute ra un nouveau chapelet de quelque 225 habitations aux 215 déjà construites (et déjà vendues) que comportait la première phase lancée il y a moins d'un an.Le vaste projet donucilairc réalisé par «Ma Baie - sous le nom générique d « Andre (iras-set \u2022 et qui prévoit au total la construction de 825 unites de types variés, n'est qu'un des nombreux projets réalisés dans tout le domaine.Mais c'est un projet remarquable qui lui a valu notamment le prix «Habitas 83» en architecture et le prix du Conseil canadien de l'habitation 1983 pour son design général.Nouvelle formule de propriété On y retrouve des habitations unifamiliale continues (maisons en rangée), des triplex, des quadruplex, des 5 plex, des 6-plex et deux bâti ments multifamiliaux Ce projet se distingue encore par sa nouvelle formule d'accès à la propriété que l'on désigne du nom de \u2022 copropriété en petite structure ».Selon cette formule, chaque ménage occupant devient propriétaire de son loge ment mais partage avec les au très occupants de l'immeuble les frais généraux des lieux communs, d'entretien du gazon, d'enlèvement de la neige, de l'enfouissement souterrain des fils électriques et autres éléments du genre qui profitent à l'ensemble de la propriété Les habitations qui > sont éri gées bénéficient à la fois du pro gramme municipal de subventions de l'Opération 20 000 logements ($2 000) et du programme provincial \u2022 Cor1 ee Habitation» qui protege notamment les nouveaux propriétaires contre les fluctuations montantes des taux hypo thécaires et qui leur accorde en certains cas des subventions directes de $3 000.Grande faveur à Montréal Tout fier de ce programme qui va se terminer cette année, le ministre de l'Habitation, M.(iuy Tardif, révélait hier, sur les lieux du chantier, que la moitié des 53 850 logements réalisés par le programme «Coi vee Habitation \u2022 l'ont été à Montréal et dans la region limitrophe «parce que, selon ses propres mots, l'on a trouve à Montréal une volonté dynamique de participation aux programmes de construction domi cilaire ».Autre statistique révélatrice communiquée hier par M.Tardif: 83 p.cent des 53850 loge ments ont été pris par des gens qui n'étaient pas propriétaires au moment de leur achat.Quant au president du Comité exécutif de Montréal, M.Yvon Lamarre, qui se trouvait également sur les lieux, hier, il a souligné qu'à ce jour 10 77!) loge ments avaient trouve preneurs dans le cadre de l'Opération 20 000 logements et que 5 500 autres projets allaient être complétés d'ici à Pété.Les prix de vente du projet « André Grasset » varient de $50 000 à $75 000 l'unité, ce qui.selon M.Roland St-Jacques, vice-président de «Ma Baie Construction», les met à $«00 par mètre carré alors que les copropriétés de grandes structures se vendent plutôt à partir de $1 000 par mètre carré.photo Pierre McCann, LA PRESSE L'une des nouvelles maisons proposées par le projet « Ma Baie Construction ».Lamarre promet un nouveau règlement sur le dépotoir Miron Une nouvelle réglementation concernant la gestion des déchets au dépotoir de l'entreprise Miron, sera tout probablement mise en vigueur en février, a assuré à LA PRESSE le président du Comité exécutif de Montréal, M.Yvon Lamarre, au cours d'une brève entrevue.Celui ci a cependant écarté, pour le moment, le projet d'acquisition des carrières Miron par l'administration municipale, contrairement à ce qu'ont indiqué certaines sources généralement bien renseignées au gouvernement provincial.« Nos nouveaux règlements, a précisé M.Lamarre, concorde ront avec les normes édictées par le ministère de l'Environnement; ils s'appliquent particulièrement aux façons modernes de disposer des déchets urbains ».Le voisinage immédiat du dépotoir Miron avec les projets domiciliaires du Domaine Saint Sulpice, dans le quartier Ahuntsic, est encore cause de nombreuses plaintes de la part des occupants de ce secteur qui supportent mal les effluves malodorants provenant de la manipulation des déchets.Les nouveaux règlements forceraient les propriétaires de la carrière Miron à adopter de nouvelles mécaniques d'enfouissement des déchets.De nombreux usagers ont dû attendre plusieurs heures, hier au terminus Henri-Bourassa, qu'un autobus de la CTL les ramène Chez eux.photo Paul-Henri Tolbot, LA PRESSE trois jours de la grève CTL f rien ne va a Même si la grève ne doit éclater que dans trois jours (dans la nuit de mercredi à jeudi), depuis hier la CTL fonctionne on ne peut plus mal.Des milliers de travailleurs et d'étudiants ont dû recourir le « système D » ou attendre de longues minutes leur autobus, hier, alors que 621 de parts ont ete annulés a l'ouverture des garages.JEAN-PAUL CHARBONNEAU_ L'absence de nombreux autobus dans les rues de Laval et de la région environnante n'est cependant pas attribuabie aux syndiqués qui ont voté pour la grève à compter du 26 janvier, mais aux chauffeurs qui refusent toujours de faire des heures supplémentaire et remplacer des collègues.«Nous avons été pris par surprise ce matin.Mais, il faut faire face à la réalité.Nos effectifs fonctionnent à 69 p.cent », a souligné Jacques Cantin, porte-parole de (a CTL.« C'est la réponse à la nuit de peur que plusieurs ont passée.Nombre de chauffeurs ont été dans l'obligation de demeurer auprès de leur femme ajourd'hui (hier) parce qu'elles ne sont pas encore revenues de leurs émotions.Je ne peux rien garantir pour les prochains jours », a déclaré pour sa part Jean Desjardins, président du Syndical des chauffeurs d autobus de la CTL.«Tard mercredi soir et durant la nuit, reprend ce chef syndical, plusieurs familles de chauffeurs ont été tirées de leur sommeil par la sonnerie ou par des coups de pied dans la porte de leur domicile de la part de personnes venant leur livrer une copie de l'injonction obtenue par la CTL le 11 octobre.On a agi comme de véritables sauvages dans plusieurs cas.» Médiateur spécial Les négociateurs s>ndicaux des chauffeurs et de la partie patronale ne se parlent plus.La CTI.a fait savoir au conciliateur qu'il n'était pas question de négo cier si on ne parlait pas du régime d'heures brisées, et le syndicat a décidé de ne pas se présenter si la partie patronale reste sur ses positions.La ville de Laval appuie la CTL dans ses négociations et demande aux chauffeurs, pour le bien des usagers, d'accepter l'amplitude selon la formule proposée.Pris dans cette impasse, le con ciliateur Marcel Boisvert a fait appel à son patron, Raymond Désilet.Mercredi dernier, ce dernier, agissant comme médiateur spécial, a tenté de rapprocher les parties, mais son intervention a été vaine.Par contre, dans une ultime tentative pour éviter la grève prévue pour tôt jeudi matin, le conciliateur Boisvert a convoqué pour mercredi matin, les repré sentants syndicaux des employés de bureaux, de l'entretien, des répartiteurs et des caissiers, à rencontrer la partie patronale.À 20 h la même journée, ces syndicats tiendront une assemblée d'infor mation à l'intention de leurs membres au sous-sol de l'église Saint-Norbert, boulevard Cartier.S'il y a grève, les chauffeurs respecteront les piquets.« Mais si jamais la police ouvre les ligne-, nous allons entrer ».soutient Jean Des jardins Pour Jacques Cantin, il ne sert à rien d'avoir recours à la police car si jamais les autobus sortent des garages, ils risqueraient d'être abandonnés un peu par tout.« Avec l'absence des employés de garage personne ne peut faire leur entretien ».préci-se-t-il.Le transport d'écoliers La Commission scolaire des Mille-Îles demande d'autre part aux parties en cause dans ( iiti ge de prendre les mesures nécessaires pour répondre aux besoins de 4 000 de ses élevés « Nous demandons que les syndicats et la CTL s'entendent sur les services essentiels.La C'SMî estime que le transport des éca> liers doit absolument faire l'objet, d'une entente afin d'éviter de péf naiiser injustement les élèves: La CSMl ne veut pas être prise en otage dans le conflit du trans port », déclare le president de cet organisme, Norman P.Miller.La rentrée m cégep Montmorency a été quelque peu perturbée, hier, à cause de plusieurs re-tards dan^ les horafre> d'autobus, principalement dtflU celui du circuit 10 RECOURS COLLECTIF CONTRE KAPLAN Le fonds d'État aidera les détenus d'Archambault Le Fonds d'aide aux recours collectifs va consentir quelque $12 000 aux détenus du pénitencier Archambault, qui, en juillet dernier, ont inscrit une procédure de ce type contre le Solliciteur général du Canada, Robert Kaplan, et le directeur de l'institution à sécurité maximum de Sainte-Anne-des-Plaines.M.André Lemarrier.MARIO ROY__ La décision a été rendue, hier, par le président du Fonds d'aide, Jules Allard, et deux administrateurs, Gérard Auger et Y van Ga-gnon, qui se disent ainsi d'avis que la procédure en recours collectif est suffisamment fondée, et le requérant suffisamment démuni, pour que l'État contribue aux frais de la cause.La procédure en recours collectif a été logée par Roger Lasalle, un détenu qui, à l'été 1982, purgeait une sentence de trois ans de réclusion; depuis six mois, il est vice-président du comité des détenus de l'Institut Archambault.Au nom de quelque 424 prisonniers, Lasalle réclame $18 millions et demi à titre de dommages exemplaires, ainsi que pour compenser les atteintes aux droits fondamentaux dont, soutient Lasalle, furent victimes les détenus à la suite de la sanglante émeute du 25 juillet 1982.Levé nement avait alors coûté la vie à trois gardiens et à deux détenus.Par la suite, et même si le calme avait été rapidement rétabli, les détenus furent pendant plusieurs semaines privés des services de leurs avocats, interrogés sans assistance juridique, soumis aux gaz, privés de douches, séquestrés dans leurs cellules, dépossédés de leurs effets personnels et privés de repas chauds et équilibrés.Lasalle conclut a la « complicité et à la connivence » de Robert Kaplan et André Lemarrier dans cette atteinte aux droits reconnus par la Loi constitutionnelle de 1982.Les administrateurs du Fonds d'aide aux recours collectifs en viennent pour leur part à la conclusion que « si les troubles n'ont duré que quelques heures et que tout s'est passé par la suite tel que stipulé dans la requête, il y a sûrement une apparence de droit suffisante pour que la Cour supérieure se penche sur le tout ».Selon eux, il est donc nécessaire que la cause soit entendue et que l'on décide, à un stade ultérieur, si « des sandwichs ne constituaient pas un repas approprié», ou si un homme jugé et détenu « peut constamment se prévaloir de l'article 10 de la Charte et être en contact cons tant avec son avocat ».$1 000 d'amende au casino flottant Le juge Gilbert Morier, de la Cour des sessions, a imposé une amende de $1 000 à la Sun World Lines Limited, une firme de Saint-Louis au Missouri, reconnue coupable d'avoir tenu un casino sur un navire croisant dans les eaux territoriales canadiennes.Plusieurs compagnies étaient impliquées dans cette affaire, et une autre a déjà été condamnée sous la même accusation.Il s'agit de la désormais célèbre croisière qu'effectuait, en juin 1982, le paquebot M.V.Régi- na Maris, un bâtiment enregistré à Singapour et affrété par la Sun World Lines pour une période de cinq ans.Le navire partait de Montréal et se rendait jusqu'à Saint-Pierre-et-Miquelon, passant par l'estuaire du Saguenay.Un casino était aménage sur le navire, la publicité entourant cet te croisière faisait largement état de cette particularité et les promoteurs croyaient alors agir dans la plus parfaite légalité jusqu'à ce que les policiers interviennent.En fait, l'itinéraire de la croi- sière avait même été modifie de façon à inclure une escale dans un port étranger, facteur qui inci tait les promoteurs à croire à la légalité de l'opération du casino.« Je suis prêt à reconnaitre que Sun World Lines Limited n'a pas agi de mauvaise foi, qu'il y a absence de clandestinité, qu'elle a eu une croyance erronée du droit d'opérer un pareil casino.mais cette erreur de droit ne saurait valoir comme défense pour emporter l'acquittement », conclut le juge Morier en imposant une amende relativement modeste Tuée dans une collision Une jeune femme de 28 ans a perdu la vie vers 11 h 15 hier matin dans la collision d deux automobiles survenue a l'intersection de la rue Cardinal et de la route C, à proximité de l'aéroport de Dorval.La vieii me est Mme Thérèse Lalonde Martin, du 5095 rue des Sources, à Pierrefonds Enquête du coroner (D'après UPC) \u2014 On s'attend à ce qu'une enquêté du coroner commence cette semaine relativement à la mort de deux hommes abattus par le-propriétaire d'un dépanneur au cours d'une tentative de vol, a déclaré hier un porte parole de la police.Aucune date pour le début de cette enquête n'a encore été dé terminée.Claude Bouchard, 27 ans, et Daniel Ouellet, 19 ans.qui avaient tous deux des casiers judiciaires, sont morts samedi près du magasin.Mystère.HULL (D'après CP) \u2014 La Sûreté du Québec a fait appel à des experts en balistique pour tenter de résoudre le m> s tere entourant la mort de deux hommes tués par balles dans une ferme isolée au nord .de Hull, vendredi dernier.Le sergent Yves Terreau!» a déclaré à ce sujet que les enquêteurs avaient peut être affaire à un cas de meurtre suivi d'un suicide, ou à un cas de double meurtre.CAHIER SPÉCIAL Date de publication: wmedi 25 février 1984 Date de tombée: jeudi 9 février 1984 Reservez dés malntmmant Publicité de détail: 285-6874 Publicité générale: 285-7306 A 4 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 24 JANVIER 1984 Parizeau refuse aux hôpitaux les budgets qu'ils réclament À la veille de préparer son prochain budget, le ministre des Finances, Jacques Parizeau, vient d'opposer une fin de non recevoir à l'Association des hôpitaux du Québec qui venait de lui réclamer « d'urgence \u2022 quelques centaines de millions pour permettre aux hôpitaux de « refaire leur parc immobilier », comme a dit le ministre dans son jargon, c'est-à-dire d'effectuer les réparations aux bâtisses et le renouvellement d'équipement médical qu'ils croient nécessaires PIERRE VENNAT Les « quelques centaines de millions » en question, en effet, constituent la seule marge de manoeuvre que possède le gouvernement pour relancer l'entreprise privée québécoise, bien mal en point.Le ministre a donc expliqué aux directeurs d'hôpitaux de la région, réunis hier pour un déjeuner-causerie, qu'il ne pouvait donner ce qu'il n'a pas, et que « l'essentiel de ce que nous avons dans le moment, on va le donner à l'entreprise privée ».Toutefois, cela ne signifie pas, dit il, que le gouvernement est «aveugle», qu'il ne voit pas les besoins de la population et qu'il ne tient pas compte, par exemple, du facteur de vieillissement.En fait, les investissements qui seront consentis au secteur pu blic le seront dans le secteur de la recherche, surtout universitaire, M.Parizeau ayant souligné que les universités ayant eu plus que leur part de compressions budgétaires ces dernières années.«Je vous demande d'être patients et de comprendre qu'il nous faut d'abord relancer le secteur privé», a dit M.Parizeau, ajoutant que, selon lui, cela ne saurait tarder.Une fois la relance effectuée, le budget d'immobilisation des hôpitaux pourra être augmenté, « mais pas pour du tapis mur à mur ».Efforts louables Le ministre a toutefois noté que depuis quelques années, les hôpitaux avaient fait des efforts considérables et louables, tant au plan de l'amélioration de la productivité que des contrôles budgétaires.Il y a quelques années, environ le tiers des hôpitaux du Québec défonçaient régulièrement leur budget.Maintenant, les délinquants ne seraient plus qu'une poignée, qu'il a d'ailleurs refusé d'identifier.En 1381-82, le ministre des Finances avait en mains une somme de $722 millions en factures impayées par des hôpitaux ou des commissions scolaires La situation, grâce à un contrôle serré, est maintenant resaisie.«Je suis dans la position d'un chef d'entreprise qui a réussi à relever celle-ci après des années difficiles et dont les actionnaires demandent immédiatement un dividende alors qu'il sait qu'il doit absolument reinvestir le maigre profit qu'il a fait.L'an dernier, vous avez effectivement réalisé un léger surplus.Cette année, vous ferez un léger déficit.Ne me demandez pas de vous verser de dividende ».Ceci dit, M.Parizeau ne se sent pas concerné dans la querelle en- JOURNEE MONDIALE DES LÉPREUX Une première au Canada Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal 3800, Chemin Reine-Marie T Le 29 janvier, c'est la Journée mondiale des lépreux Un peu partout dans 127 pays du monde, des organismes se donnent la main pour rappeler le message de l'apôtre Raoul Follereau et organiser la mobilisation générale des coeurs en faveur des lépreux, l'une des minorités les plus opprimées du monde .Pour la première fois au Canada à cette occasion, l'Institut Fame Pereo et le Secours aux Lépreux organisent conjointement un grand rassemblement pour témoigner de notre solidarité aux victimes de la lèpre et leur venir en aide.Le Cardinal Léger vous invite à vous joindre à lui lors de la Messe qu'il célébrera dans la basilique de l'Oratoire Saint-Joseph, le dimanche 29 janvier, à 11 heures.C'est un rendez-vous d'amour en faveur de nos frères et soeurs victimes de la lèpre.Pour plus de renseignements, s'adresser à L'Institut Fame Pereo 495 2421 Le Secours aux Lépreux 336 3492 *7Ï r Concert de 10 h 30 a 10 h 55.esse a 11 heures, élebree par le Caftfinal Paul-Emile Léger V Avec la participation de Raymond Daveluy.organiste Les Petits Chanteurs du Mont Royal L Orchestre symphonique des leunes de Joliette (62 musiciens) Les Sortileges tre le ministre Bégin et curtains ministres de la Santé, puisque Québec ne permet pas «d'ovei scale » à l'assurance maladie et qu'il n'y a pas de ticket modérateur dans la santé.À ce sujet, le ministre s'est dit que quant à lui, il est un « grand amateur de ticket modérateur \u2022.qu'il songe à en imposer un.par exemple, à la Régie des loyers Mais en matière de santé, il n'en est pas question pour l'instant et s'il y en avait un éventuellement, cela toucherait seulement ce qu'il appelle l'abus de consommation des médicaments.Programme PECEC : Sirros cite des cas QUEBEC (PC) \u2014 Citant des «exemples concrets d'irrégularité», le députe libéral de Laurier, Christos Sirros, a récla mé hier une réévaluation en profondeur du programme PECEC, un programme gouvernemental de création d'emplois Dans une lettre adressée à la ministre responsable du programme, Pauline Marois, M.Sir ros estime que le gouvernement devrait mener « plus qu'une ins pection de routine » de ce programme.Depuis un mois, le députe de Laurier critique sévèrement le Programme experimental de création d'emplois communautaires (PECEC), estimant qu'il est mal administré.Cette fois, M.Sirros cite dans sa lettre quatre entreprises qui auraient touché d'importantes subventions, d'une façon qu'il juge irrégulière : ¦l'entreprise de produits forestiers Yvan Lacroix Ltee a reçu $300 000 du PECEC pour maintenir 132 emplois ; elle a fait faillite depuis ; ¦Clix Inc., de Laval, où le ministre Rodrigue Biron est venu renverser la décision des fonctionnaires \u2014 qui avaient décidé de ne pas subventionner l'entreprise \u2014 pour verser $480 000 ; ¦Carbure Shawinigan Inc.qui a reçu $650 000 pour maintenir 235 emplois après avoir touche $3,8 millions en subventions .¦Gérard Ouellet Inc.de War wick, qui a reçu $200 000 pour maintenir 78 emplois mais qui a fait faillite.La semaine dernière, le député de Laurier avait rendu public un document interne du gouvernement, dans lequel un fonctionnaire critiquait le programme PECEC, le Jugeant inadéquat et inefficace.Pas d'élections dans Marie-Victorin avant juin?¦ La plupart des dirigeants du MfFJp* Parti liberal du Rf XJr Québec s'atten r dent à ce que le pre 4âr mier ministre René Lévesque ne déclenche pas une élection partielle dans le comté de Marie-Victor in avant le milieu de juin.La loi prévoit qu'en cas de vacances dans un comte, le chef du gouvernement doit, dans les six mois qui suivent, ordonner la tenue d'une élection partielle Ce qui signifie que.compte tenu de la date de la démission de Pex-député Pierre Marois, le premier ministre pourrait attendre jusqu'à la première quinzaine de mai pour ordonner la tenue d'un scrutin qui se de roulerait cinq semaines plus tard.Ce qui, estiment plusieurs dirigeants libéraux, dont le chef Robert Bourassa.permettrai! au Parti québécois de tenir son congrès général du 8 juin avant le jour fatidique d'une autre éleetion partielle que les libéraux se disent assures de g.i gner Un sujet fort populaire Cet événement à venir constituait d'ailleurs un fort populaire sujet de conversation lors de la réunion du Conseil général du Parti libéral du Québec en fin de semaine dernière, à Montréal.Samedi soir, un organisateur du parti est même entre en communication avec le principal aspirant à la candidature libérale dans Marie-Victorin, Guy Pratt, pour lui suggérer d'être présent aux délibérations du lendemain afin de profiter de l'occasion pour étoffer ses contacts dans le parti.C'est le député de La porte, André Bourbeau.qui a été le principal mentor à la nouvelle recrue qu'il présentait à tout le monde comme « le futur députe de Mario-VIçtorin ».Ce qui en dit long sur le sérieux qu'on accorde à d'autres éventuels candidats lors d'une possible as semblée de mise en candidature ou M.Pratt est déjà le grand favori de l'establishment du parti.! Même le leader a déjà indiqué que celui-ci lui apparaît être un candidat fort valable et a expli que que lui même lui laisserait la place en s abstenant de tenter de se faire élire dans cette cir conscription.La question n'était donc plus tellement de savoir qui portera les couleurs libérales pour tenter de remplacer Pierre Marois mais bien qui acceptera d'endosser la livrée du Parti québécois.Deux noms circulent présentement dans le comté, semble t-il.Selon des organisateurs libéraux, le premier ministre Le vesque souhaiterait que Nicole Forget, commissaire à Hydro-Québec et résidente de Lon-gueuil, accepte de poser sa candidature.D'autres stratèges péquistes, croit-on, auraient les yeux sur Serge Guérin, un homme d'affaires longueuillois adjoint au président de Pétro mont qui a déjà été directeur de cabinet du ministre des Finances, Jacques Parizeau.Une belle bataille en vue Si madame Forget accepte l'invitation que voudrait lui fai re M.Lévesque.elle devra s'attendre à retrouver dans la mêlée plusieurs députés avec lesquels elle a déjà croisé le fer.Lors de sa comparution devant la spectaculaire commission parlementaire sur le règlement hors cour des poursuites découlant du saccage de la Haie James, madame Forget avait vivement dénoncé le ton des questions qui lui étaient posées par les députés libéraux présents.Ces derniers en ont gardé d'elle un souvenir un peu amer et lui ont alors attribué quelques surnoms peu flatteurs.Dimanche, certains d'entre eux, dont André Bourbeau, de Laporte et Fernand Lalonde.de Marguerite-Bourgeois, se frottaient déjà les mains d'aise à la perspective d'aller lui faire la lutte, aux côtés de Guy Pratt, lors de la prochaine campagne électorale.Quant à Fernand Lalonde, il ne donne pas, pour l'instant, l'impression d'un homme qui s'apprête à démissionner de son poste.En plus de s'en promettre dans Marie Yiciorin.il se fait une fête de voir bientôt revenir en Chambre le député indépendant de Frontenac.Gilles Grégoire.Il espère surtout que celui s'entêtera dans son refus de dé missionner et estime que, malgré sa démission du caucus des députés péquistes, sa seule présence à l'Assemblée nationale constitue une épine de taille dans le pied du gouvernement que l'opposition a bien l'intention d'utiliser abondamment.En ce qui a trait à son avenir politique personnel, il se fait toujours aussi discret en réaffirmant qu'il occupe toujours pour l'instant le poste de leader parlementaire de l'opposition.Il se refuse néanmoins à affirmer qu'il exercera encore cette fonction à la reprise de la session en mars en expliquant que sa réflexion n'est pas terminée.Son chef, Robert Bourassa ne nie pas que le comté de Marguerite-Bourgeois pourrait lui convenir s'il devenait vacant à l'automne prochain et laisse clairement entendre qu'il souhaite voir M.Lalonde attendre ce moment pour démissionner, s'il a l'intention de renoncer à son siège.De son côté, le député libéral de Verdun.Lucien Caron.dont l'état de santé a suscité des inquiétudes récemment semble en bonne voie de rétablissement.Contrairement à ce que l'on a pu croire, tout indique qu'il conservera ce poste à l'As semblée nationale quitte à renoncer éventuellement à la mairie de cette ville de la banlieue montréalaise qui représente pour lui une charge de travail plus lourde que celle de député.Un autre comte donc, où M.Bourassa n'aura pas à renoncer à poser sa candidature à court terme pour respecter l'engagement qu'il a pris de ne pas tenter d'effectuer un retour à Québec avant d'avoir complété la remise en place des structures du parti et regarnir les coffres de son organisation.REERouCPG Les REER - CPG des FIDUCIAIRES0 c'est pour les gens comme vous.Intérêts payes annuellement.Sans frais minimum 500 S.Nous vous offrons aussi \u2022 Fonds épargne garantie (sans frais) \u2022 Fonds actions {trais minimes) \u2022 Fonds obligations (frais minimes i Taux sujet a changement 9/ 25 MOIS Appelez-nous.Les transactions peuvent se taira par téléphona.1253 ave McG'H College Metro McG-ti (514)878 3351 Centre comme» ciai Place Rosemere (514)437 0710 6633 est f.e S^ertxoofce Metro lange»** (514)253-1720 Les FIDUCIAIRES® sont inscrits a la Regie de l'Assurance-depots I F TRUST Of l A RANOl'f D ÉPARGNE du Qu*b«C.JUSQU'À RABAIS SE TERMINE SAMEDI! 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plusieurs centaines d*étudiants de l'École d'aérotechnique à Saint-Hubert, une composante du cégep Édouard-Montpetit.Recollant quelques huées à son arrivée à cette institution, le chef du gouvernement québécois a toutefois suscité une salve d'applaudissements lorsqu'il a accepté la présidence d'honneur du 5e Salon national d'aéronautique, qu'organisent eux-mêmes les étudiants, les 27, 28 et 29 avril.Manque de traditions Un de ces étudiants organisateurs a d'ailleurs pris M.Lévesque un peu par surprise en lui faisant cette proposition publiquement au microphone, devant l'ensemble de ses confrères.On lui a également remis un chandail aux couleurs de l'École, ainsi qu'une carte d'abonnemment lui donnant accès au gymnase.pour y suivre sa cure d'amaigrissement.Deux étudiants ont déploré cependant l'absence d'institutions spécialisées ou.au lieu de se contenter d'une formation de technicien en aéronautique, on pourrait accéder directement à des postes de cadre dans ce milieu « Vous avez raison.Ça peut s'expliquer par le fait que le Québec souffre d'un manque de tradition dans ce domaine.Éventuellement, la situation pourrait changer avec l'implantation de Bell Helicopter, dit il.«Si Jamais, a-t-il poursuivi, cette entreprise a l'intention vraiment de s'établir chez nous avec des projets à long terme, le gouvernement verra alors à faire le nécessaire pour que nos jeunes puissent parvenir à des postes de commande.» \u2022 COMPRESSIONS BUDGÉTAIRES Bérubé crie « victoire » QUÉBEC L'Opération « compression des dépenses de l'État \u2022 entreprise depuis deux ans au Quebec a été une réussite si l'on en croit le ministre de la reforme administrative, Yves Bérubé, puisque les Québécois payent à peu près le même montant pour leur système d'éducation que les Ontariens.soit 29 cents de plus par tète en IW2-1983 comparativement à $60 de plus en 1981-1982.CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre boreou de Quebec Ces résultais spectaculaires ont pu être obtenus grace aux coupures de salaire imposées tant aux enseignants qu'à l'ensemble des employés de l'État ainsi que par la revision à la hausse du ratio mailreeleve qui a réduit considérablement les effectifs au niveau secondaire.« Désormais, on ne peut plus dire que nos services publics sont plus dispendieux que dans la province voisine ou ailleurs.Les enseignants québécois bénéficient toujours du ratio mail reeleve le plus bas au Canada même s'ils ne gagnent plus aussi cher qu'en Ontario.De même, dans la Fonction publique nous ayons réussi à di minuer sensiblement les effectifs.Je peux dire que nous sommes probablement le premier gouvernement du monde occidental à avoir réussi ce contrôle de la bureaucratie », souligne sans modestie M.Bérubé lors d'une entrevue qu'il accordait à LA PRESSE.Ce bilan positif fait dire au mi nistre que les compressions budgétaires sont maintenant choses du passé.\u2022 Aller plus loin, ce serait sacrifier sur les services.Nous allons nous contenter de surveiller étroitement les dépenses et nous adapter à l'évolution de la société en réaménageant les services avec les effectifs actuels.» Le président du Conseil du trésor soutient que la part de l'État dans l'économie du Québec sera toujours plus importante que dans les autres provinces à cause de notre culture distinctive.Le fait de vivre en français et de s'être dote de services culturels propres est évalué à $1 milliard du produit Intérieur brut qui atteint $80 milliards.« Si l'on y a-joute d'autres services plus complets qui n'ont pas leur équivalent ailleurs (certains programmes spécifiques dans la santé, divers types d'assurance, etc), notre difference peut vouloir dire $3 milliards du PIB.» En meilleure position M.Bérubé soutient qu'après les efforts d'assainissement des finances publiques des deux dernières années, le Québec sera en meilleure position pour s'attaquer au chômage car les perspectives sont meilleures que partout ailleurs.Il en veut pour preuve le fait que la part des chômeurs québécois dans l'ensemble canadien ne représente plus que 28,8 p.cent alors qu'il a toujours été supérieur à 30 p.cent même dans les années fastes du régime Bouras-sa.Selon lui.l'idéal serait que ce taux se réduise encore et qu'il soit équivalent au pourcentage de la population québécoise, environ 26 p.cent.Croit-il que les efforts de compression des dépenses vont permettre au gouvernement d'obtenir une meilleure cote de crédit pour ses emprunts?« Le Québec a toujours payé ses emprunts plus chers que les autres.C'est ce que Parizeau appelle la prime à la latinité.On devra toujours payer plus pour ne pas être une société comme les autres et les financiers étrangers exigeront toujours une meilleure performance que pour les autres > À son avis, le gouvernement n'a d'autre choix que la voie de l'excellence.Il estime que la petite politique pratiquée par certains tenors de l'Opposition qui veulent faire plaisir à tout le monde par arrivisme politique ne peut mener qu'à une dégradation des finances publique»* À son tour, Parizeau réplique à Bourassa (PC) \u2014 Le ministre des Finances.M.Jacques Parizeau, a donne la réplique, hier, au chef du Parti libéral du Québec, M.Robert Bourassa, qui l'a accusé, au cours du week-end, de tromper la population en affirmant que 121 000 emplois étaient apparus au Québec en 1983.M.Bourassa a soutenu qu'au cours de la période de 12 mois de 1983.ce n est pas 121 000 mais plutôt 45 000 nouveaux emplois qui ont été crées au Quebec.M.Parizeau a d'abord lancé : « M.Bourassa a peut-être changé sur bien des Choses mais il dit toujours n'importe quoi ».Et de vant l'insistance d'un journaliste, le ministre a accepté de s'expliquer tout en soutenant qu'il n'était « pas prisonnier d'une façon de calculer ».Dans un docurru nt émanant du Comité ministériel permanent au développement économique, et présenté à la presse vendredi par M.Parizeau, il était écrit que « de décembre 1982 à décembre 1983.121 000 emplois 5061 apparus au Québec \u2022.Invite par la presse à clarifier la différence entre les chiffres de M Bourassa et les siens, M.Parizeau a utilisé l'analogie d'un automobiliste qui passe de 0 mille à l'heure à 60 milles à l'heure.« M.Bourassa dira que cet automobiliste a roulé en moyenne à 30 milles à l'heure alors que je dirai, et j'exprimerai mieux la réalite, que l'automobiliste a augmenté sa vitesse de 60 milles à l'heure.» Il ressort que M.Bourassa a préféré faire le calcul pour chaque mois de L963 pour établir une moyenne alors que le ministre des Finances a retenu le mois ou l'écart était le plus grand soit décembre 82 et décembre 83.Pour plus de transparence il aurait fallu que le ministre Parizeau dise qu'en décembre 1982 comparativement à décembre 1983, 121 000 emplois avaient été créés.Empruntant un moment la base de calcul adoptée par le chef du PLQ.soit 15 000 emplois créés pour les 12 mois de 1983, M.Parizeau a fait ressortir la position enviable du Québec en cette matière.En Ontario, a rappelé le ministre des Finances, 27 000 emplois ont été créés l'an dernier et dans l'ensemble du Canada, il y en a eu 77 000.« C'est au Québec que 60 p.cent de tous les emplois ont été créés \u2022 a-t il affirmé.-} 4- Dans son plan de relance de l'économie, le gouvernement du Québec entend toujours accorder une place prépondérante à la grande région montréalaise, le « fer de lance » de l'économie québécoise.MAURICE GIRARD de la Preste conodienne Pour stimuler la reprise, Québec injectera directement dans l'économie de la métropole $ 200 millions en 1984-1985.Au cours des cinq prochains années, ce seront quelque $4 milliards d'investissements qui seront effectués à parts égales par les secteurs privé et public dans la plus impor tante ville du Québec.Ces évaluations sont tirées du « Tableau d'estimations des coûts et des retombées économiques » rendu public hier en conférence de presse par le premier ministre René Lévesque et par la présidente du groupe montréalais des députés du Parti québécois, Mme Louise Harel.Au Québec, la relance économique doit nécessairement passer par Montréal, ce « moteur » de la province qui « tourne encore relativement au ralenti », estime M.Lévesque.Au total, 27 projets spécifiques ont donc été élaborés pour Montréal où, affirme Mme Harel, 109 000 «emplois en personnes- photo LA PRESSÉ Selon René Lévesque, le moteur de la province tourne au ralenti.année » seront créés au cours de la mise en oeuvre de toutes les étapes de la relance.En hausse Entourée des ministres Jacques-Yvan Morin (Affaires inter- gouvernementales), Gilbert Pa-quette (Science et Technologie).Gerald Godin (Immigration et Communautés culturelles) et Guy Tardif (Habitation), la députée de Maisonneuve a soutenu que le volume des investissements et le nombre d'emplois seront probablement plus nom breux que prévu.« Certains projets sont à l'étape de la négociation avec les autori tés municipales ou le gouverne ment fédéral.Il faut prendre ces chiffres pour ce qu'ils sont, c'est à-dire un rapport d'étape.Il s'agit d'un ordre de grandeur, ça ne peut qu'augmenter», a-t-elle précisé.Mme Harel a indiqué que des investissements importants comme la prolongation de la ligne de métro numéro 6 et le centre de la nature de Terre des hommes n'ont pas été compilés dans ce tableau.Le premier ministre a ajouté qu'il s'attendait à ce qu'au moins la moitié des garanties de prêts d'un maximum de $2 milliards sera consentie à des entreprises de la région montréalaise.Suivi Pour s'assurer que rien ne se perd, le gouvernement établira une « table de pression et de concertation », qui s'assurera du suivi avec les secrétariats général et économique ainsi que le comité des priorités À l'examen des données, on constate qu'il n'y a réellement rien de bier.neuf dans l'annonce faite hier puisque tous les projets étaient connus, tout au plus précise ton dans certains cas le coût et le nombre d'emplois possiblement créés par chaque mesure Pour 1984 1985, $49.95 millions seront consacrés à huit programmes de recherche et d'innovation ( le Centre de recherche industriel du Québec, l'embauche de chercheurs, etc.) qui permet Iront de créer 1 465 emplois permanents dans ce secteur.Les $38.9 millions consentis a six projets culturels et touristi ques ( musées, salle de concert, informatisation des renseignements touristiques ) fourniront 9786 emplois temporaires, dont 6 200 pour la seule construction de la salle de concert de l'Orchestre symphonique de Montréal, esti-me-t-on au gouvernement.# ' e» Six programmes dans le secteur de l'habitation (usines Angus, épuration des eaux, autoroute Ville-Marie, etc.) se partageront $177.1 millions et embaucheront sur une base temporaire 12 300 personnes.Les $54.5 millions en immobilisations diverses procureront 690 emplois temporaires tandis qUe $10.7 millions consacrés aux zo nés industrielles et aux investis sements procureront 1 650 énv plois temporaires.if ff faut réserver absolument! 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chef Bourassa face au PQ M.Robert Bourassa.on la vu au cours du week-end, a maintenant la victoire modeste, fruit d une expérience qui l'aura fait passer en six ans des sommets de la gloire au sous-sol de l'échec.C'est pourquoi sans doute, depuis sa réélection à la direction du Parti libéral, il ne manque jamais de mettre les siens en garde contre les pièges du triomphalisme et l'illusion du pouvoir facile.Aussi, malgré l'écrasante supériorité du PLQ sur le Parti québécois au tableau des sondages, il est convaincu que l'adversaire, une fois sorti de son long tunnel, peut redevenir redoutable Ce message de M.Bourassa commence à pénétrer les rangs du PLQ.Quand les libéraux du Québec auront cessé de croire qu'ils sont automatiquement les meilleurs et s'efforceront plutôt de le devenir \u2014 par le travail, l'imagination, le réalisme et l'esprit de service \u2014 alors leur parti sera pleinement digne de la confiance des électeurs.Le message circule davantage mais il n'est pas sûr que tous les militants l'aient encore vraiment compris.Voyant que les deux tiers des Québécois se disent aujourd hui insatisfaits du gouvernement, le libéral pense que son parti arrive enfin aux portes du pouvoir.Il éprouvait la même sensation quelques mois avant les élections d'avril 1981.Car ce qu'un parti aussi peu idéologique que le PLQ doit bien comprendre, c'est que, même porté au pouvoir avec une imposante majorité dans deux ou trois ans, il ne sera jamais «débarrassé» du PQ ou d'une formation semblable: durant plusieurs années encore, il y aura au Québec un parti qui se chargera avec foi et conviction de défendre et de promouvoir la cause de la souveraineté.C'est une donnée de notre histoire et, si la formation que dirige aujourd'hui M.Lévesque devait renoncer lors de son congrès de juin à son option d'indépendance \u2014 ou la maquiller au point de la rendre méconnaissable \u2014 un autre parti prendrait aussitôt la relève.Cela ne signifie pas que le PQ, s'il est battu aux prochaines élections, reprendra facilement le pouvoir par la suite.Il faut plutôt reconnaître que le profond courant nationaliste qui a produit le PQ, plus ou moins manifeste suivant les époques, plus ou moins populaire selon les événements, ne cessera pas d'exister par enchantement.M.Bourassa le reconnaissait lui-même devant la presse dimanche quand il déclarait qu'une victoire libérale aux élections générales ne suffirait pas à «résoudre le problème de I indépendance au Québec».La réponse à cette question de fond, le chef du PLQ la connaît, tout comme son prédécesseur qui avait pubhé le «livre beige».Elle réside dans l'établissement d'un meilleur équilibre constitutionnel entre Ottawa et Québec et, avant tout, dans la réparation des erreurs commises par le gouvernement fédéral de 1980 à 1982 quand il a voulu rapatrier à tout prix, au point d'écarter le Québec du nouveau régime.Sur ce point, le chef ne pourra s'écarter sensiblement de la voie empruntée par les hommes qui l'ont précédé au pouvoir depuis 1960.Seuls sont appelés à changer le style, le langage et les modalités Mais, sur le fond, pour répondre aux attentes d'une majorité de Québécois, pour convaincre les partisans du PQ d accepter sans amertume le régime fédéral, il faudra qu'un gouvernement provincial, une fois partis MM.Trudeau et Lévesque, obtienne par la négociation un statut distinct pour la société francophone, source de sécurité culturelle pour le Québec.Au cours des tournées qu il entreprendra dans toutes les régions pour mettre en chantier le programme électoral du PLQ, M Bourassa a pris la sage décision d écouter les militants.Mais un programme politique, résultante des aspirations et des besoins identifiés, n'acquiert sa cohérence que si le chef y impïime sa pensée.Au chapitre de l'avenir constitutionnel, malgré les résistances et I indifférence auxquelles il se heurtera, le chef du PLQ ne doit pas perdre de vue les intérêts historiques du Québec à i intérieur du pays.Michel ROY Qu'est-ce qui va sauver le Liban?Les déclarations du secrétaire d État Shultz sur le Liban font partie d'un ensemble de propos tenus à la télévision américaine, à la suite de la conférence de Stockholm sur la défense et la sécurité en Europe.Les déclarations sur le Liban venaient en queue d'interview.Ce qui en ressort de plus net est que les États-Unis n'ont pas «intention, pour le moment, du moins, de renoncer à leur mission au Liban Pour le porte-parole de M.Reagan il est impératif de défendre les intérêts des LJSA dans cette région troublée et de tendre une main secourable au gouvernement «légitime» du président Gemayel.Même si M.Shultz a répété que le gouvernement Gemayel doit donner à son pouvoir une base plus large, de manière que toutes les tendances aient leur part de représentation.Ce n'est pas cet hypothétique replâtrage qui va satisfaire M.Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste.Ce qu'exige M.Joumblatt n'est rien moins que la démission de Gemayel.Les combats au Liban ne cesseront pas « fanf que le gouvernement Gemayel n'aura pas démissionné, même si cela doit signifier la destruction complète du Liban».Il suffit à M.Shultz Que Joumblatt rentre d'un voyage à Moscou et à Damas pour que ses intentions proclamées de «détruire» le Liban, si besoin est.reçoivent tout l'éclairage nécessaire.Joumblatt, c'est le prolongement de la main de Moscou, par Syrie interposée.Qu'est-ce qui pourrait sauver le Liban?Si la question est posée à Damas, la réponse du président Hafez e!-Assad est parfaitement claire.Dans une rare interview accordée à la i revue le Point (26 décembre), le président Assad déclare: .«Le Liban et la Syrie constituent un seul peuple, une seule ; nation.Nous sommes deux États indépendants, mais cela ne ; veut pas dire que nous soyons deux nations différentes.Je 1: dirai même que ces notions de parenté entre la Syrie et le î - Liban sont plus profondes que celles qui peuvent exister en-; tre deux États des États-Unis.» Il entre bien des éléments dans le mélange opposé à Gemayel.Il y a les traditions religieuses historiques, la main de Moscou, les visées de la Syrie, les intrigues d'Israël, pour ne rien dire du sang répandu.Gemayel a succédé à son frère assassiné et le président de la Syrie compte des tués dans sa propre famille À ce mélange explosif s'ajoute le terrorisme des États.L'Iran entraîne des kamikazes (1,500 hommes et femmes) décidés à sacrifier leur vie pour faire sauter les étrangers.À ceux-là Khomeiny promet le paradis Devant cette menace particulièrement grave Washington ne veut pas céder C'est pourquoi on annonce que les USA «vont lancer des raids préventifs contre les kamikazes».Le terrorisme, a dit M Shultz, n'est plus seulement le tait d'illuminés isolés, il est devenu larme de gouvernants décidés à tout casser.Il sera répondu à leur défi.Il est devenu évident, dans ces conditions, que la Force multinationale, à laquelle le contingent américain est intégré, reçoit une vocation nouvelle.Les «marines» étaient partis protéger les populations civiles à Beyrouth et autour de Beyrouth.Quand des avions de chasse foncent vers la montagne ou que l'artillerie intervient, les opérations cessent d'entrer dans la catégorie des simples opérations de police.Si Beyrouth, le Liban et la Syrie ne sont que des épisodes ou des chapitres dans l'histoire des oppositions permanentes entre l'URSS et les États-Unis, les Super-Grands sont les premiers intéressés, et n'est-ce pas de leur accord que peut naître un semblant de stabilité dans cette région?»> % % % « ¦ un &m iNTm&e Of vie vèHocMïïQus: v f J A' n>oroe~ Metre-l& Une e-MPuï/és- V /iitP
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