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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-01-28, Collections de BAnQ.

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[" EDITION ÎOO ans MONTRÉAL, SAMEDI 28 JANVIER 1984, 100* ANNÉE, N° 23, 188 PAGES, 13 CAHIERS sd oud® au n gQ ?otro si Era ce Du es LA MÉTÉO : ENSOLEILLÉ PUIS ENNUAGEMENT.MIN.: -20°, MAX.- -8°.DEMAIN: NUAGEUX, FAIBLE NEIGE.DÉTAILS PAGE A 2 LES PROFESSIONNELS DE LA VISION ] GREICHE ET scaff OPTOMETRISTES | m succursale^ 739-23341 1$ + UNE DEMARCHE DE TRUDEAU AUPRÈS DES CHEFS D'ÉTAT Réunir et Andropov Stockholm DAVOS \u2014 Le premier ministre, M.Pierre Trudeau, a entrepris des démarches privées dans le but d'amener les chefs de gouvernement à la Conférence de Stockholm sur la sécurité et le désarmement pour provoquer un tête-à-tête entre le président de États-Unis, M.Ronald Reagan, et le leader soviétique, M.Youri Andropov.GILBERT LA VOIE envoyé special de LA PRESSE LA PRESSE a appris de source sûre hier à Davos que M.Trudeau a discuté de ce projet avec les dirigeants tchécoslovaques lors de son passage à Prague cette semaine, et qu'il a entrepris des démarches auprès d'autres chefs d'État sur le même sujet au cours des dernières semaines.Les fonctionnaires qui travaillent sur le dossier, font remarquer que le président Reagan était intéressé à rencontrer M.Andropov le printemps dernier, mais que la destruction du Boeing sud-coréen par un chasseur soviétique en septembre a fait avorter ce projet.Washington, ajoute ton.craint qu'une rencontre entre les deux leaders ne soulève trop d'espoirs et hésite à aller de l'avant avec un tel projet.Le Canada estime qu'une rencontre organisée dans le cadre de la Conférence de Stockholm, similaire à celle qu'ont eue MM.George Shultz et Andrei Gro-myko la semaine dernière, ferait porter une pression moins grande sur les deux interlocuteurs, et favoriserait d'autant le dialo- gUe* voir TRUDEAU en A 2 SONDAGE CROP LA.PRESSE Les Québécois sont nettement plus tolérants que les autres Canadiens à l'égard de la présentation, à la télévision, de scènes exploitant la sexualité.En revanche, ils s'opposent plus farouchement que le reste du pays aux scènes de violence.Telles sont les principales constatations d'un sondage réalisé par la maison CROP et publié aujourd'hui.Ce sondage sur le sexe et la violence est le premier d'une série qui sera diffusée régulièrement dans LA PRESSE, en collaboration avec CROP.page A 7 ABRÎ PtSCAL ET HAGEMENT Plus d'un demi-million de C jébécois, soit 15 p.cent des contribuables, vont acheter un REER avant le 29 février.Ils dépenseront, cette année, $ 1,3 milliard, en majorité sous forme de dépôts garantis.À la fin de 1984, les actifs des REÉR au Canada seront de l'ordre de $30 milliards.D'autre part, au cours des dernières années, les sociétés de fiducie avaient perdu, au profit des banques et des caisses populaires, la maîtrise de ce marché.En 1983, elles sont parvenues à la reconquérir.page C 1 «À 39 ans, je tire encore fa charrette » À Londres, où elle s'est transformée en Dioxyne Carbone, la vedette de l'opéra rock Blitz.Diane Dufresne, avoue que pour elle, il n'y a plus rien de définitif: « Je pense à ne plus faire cet opéra sur scène et à annuler mes shows au Québec et à Paris.Je ferai l'opéra sur disque, \u2022t après, je verrai .» page D 1 i i Le Palais de glace du Carnaval de Montréal souligne deux centenaires, celui du journal LA PRESSE et celui de l'inauguration du premier Carnaval d'hiver de la métropole en 1883.Le public est invité à compter d'aujourd'hui à l'île Notre-Dame à photographier le monument de glace et à participer au concours organisé par LA PRESSE à l'occasion du carnaval.Nos informations, page B 2 photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE La Cour destitue coroner Boudrias Il n'appartient plus à Me Denis Boudrias d'agir comme coroner dans l'affaire de Rock-Forest.Le juge Réjane L.Colas, de la Cour supérieure, a accepté les MARIO ROY arguments soumis par Me Michel Proulx \u2014 qui représente trois policiers de Sherbrooke \u2014 et a retiré le dossier des mains de Me Boudrias, annulant du même coup l'assignation des 22 témoins déjà appelés à donner leur version des faits.Il faudra nommer un autre coroner.L'enquête publique sur la mort de Serge Beaudoin.erronément suspecté de vol à main armée et abattu par la police, va subir certains délais.La Cour supérieure tranche ainsi le litige préliminaire ayant opposé un coroner \u2022 à l'américaine», selon le mot de Me Proulx.et l'avocat des policiers, convaincu de la partialité de celui qui allait être appelé à juger de l'affaire.L'enquête publique du coroner devait avoir lieu mercredi dernier, à Sherbrooke.Devaient notamment témoigner les policiers André Castonguay et Roger Dion, suspendus de leurs fonctions après la mortelle opération du motel Le Chàtillon.Ils effectuaient le travail d'enquête consécutif à l'assassinat du convoyeur Yvan Charland.de la voir BOUDRIAS en A 2 LES GREFFES DU COEUR Charles Meunier décrit les raisons pour lesquelles on a abandonné les greffes du coeur pendant 12 ans à Montréal, explique pourquoi on a recommencé et décrit fes espoirs nouveaux sur lesquels s'appuie la médecine d'ici pour justifier pareille décision.pages 2 à 5 SELON UN EX-MEMBRE DE LA GRC CONDAMNE Même les gardiens profitent d'un ex-policier emprisonné Roger Mourant a 42 ans.C'est un ancien policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et il a passé deux ans et demi derrière les barreaux en rapport avec une affaire de trafic d'héroïne.MARIO ROY_ Pour la première fois, hier, il a consenti à briser la consigne du silence qu'il s'était lui-même imposée pour se faire oublier.pour ne pas mettre en péril l'emploi qu'il a décroché après sa li Deration.Il a accepté de sortir d'un anonymat chèrement acquis dans le but de décrire cet enfer: l'insupportable réclusion d'un ex-policier, enfermé entre quatre murs avec ceux qu'il a pourchassés et a fait condamner.«Mon corps ne serait plus capable de revivre une chose pareille.», estime-1 - il.Au pénitencier de Springhill, en Nouvelle-Ecosse, deux co- dé- tenus l'ont frappe au visage et à la tête avec un bas contenant un savon truffé de lames de rasoir.Lorsque Mourant en est arrivé à ce passage de la narration.Mi cheline Marchessault a presque défailli.Car l'ex-policier et ex détenu a livre son récit devant une salle comble où s'entassaient notamment des proches de l'ancien commandant de l'es couade des stupéfiants de la po-voir POLICIER en A 2 Foglta a rempli son contrat de trois jours à la garderie, et, si ies petits monstres n'ont pas eu sa peau, il n'en est pas moins sorti épuisé et ne cache plus son admiration pour les gens qui font ce job.page H 7 SOMMAIRE Lévesque ne répond qu'aux questions sur la «relance» Le premier ministre, M.René Lévesque, ses minis très et leurs agents d'information ont décidé hier de prendre les grands moyens pour que les médias concentrent leurs efforts PIERRE VENNAT_ sur la «relance» économique de Montréal et du Québec, et cessent de les interroger sur les évidentes contradictions au sein du Parti québécois sur la question de l'indépendance.C'est donc en procédant à ce qu'on pourrait appeler un « hap- pening de déclarations ministérielles*, un «monologue de plusieurs personnes», ou encore en livrant des «cassettes de papier», méthode plus sophistiquée que l'ancien premier ministre, M.Robert Bourassa, à la fin de son régime que M.Lévesque, ses ministres de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme, M.Rodrigue Biron.et de l'Habitation, M.Guy Tardif, le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, ainsi que les directeurs généraux du Cégep Ahuntsic et du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) ont annoncé hier que le CRIQ s'implanterait à Montréal et que la relance se portait bien.Toutes ces personnalités, à maintes reprises, ont déclaré qu'elles étaient «heureuses», ont manifesté « leur satisfaction », et ont vanté leurs réalisations, pendant que le premier ministre y allait d'un couplet sur le Québec, «petit peuple qui peut prouver qu'il est un champion», comme le sont Hydro-Québec et Bombardier à l'échelle mondiale, et qui a renchéri sur la nécessité de « retrouver la confiance en soi ».voir LÉVESQUE en A 2 Annonces classées.C 4, H 6 à H )7 \u2014 Habitat.G 1 a G 12, H 1 à H 5 Arts et Spectacles.D 1 à D 17, E 1 a E 5 \u2014 Horaires.D 12 Bandes dessinées .X 15, X là Bricolage.G 5 Bridge.Z 7 Carrières et profess.: .Y 1 à Y 8, ZlàZÔ Centenaire.A 8 Décès, naissances, etc.F 9 Economie.C 1 à C 8 êtes-vous observateur ?.FEUILLETON « La charge des sangliers »H 1 1 Foglia.H 7 « Génies en herbe » .Z 7 Horoscope.H 8 Jardinage.G 7 Le monde.B 8 Maisons d'enseignement E 6 à E 8 Mots croisés.X 15 Quoi foire en fin de semaine E 4 Restaurants.E 9 à E 12 Sciences.Z 8 Sports.F 1 à F 8 \u2014 Chasse et pèche .F 5 Télévision.E l Timbres.17 Vacances-voyage.X 1 àX 14 Vivre aujourd'hui.B 2, B 3 PREMIER CHOIX I V ft .EN FEVRIER fi A2* LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 28 JANVIER 1984 dimanche ?CHRONIQUES LYSIANE GAGNON: Un besoin né dans la tête d'un ministre.page A 7 JACQUES BOUCHARD ET PIERRE GRAVEL: Pierre-Marc Johnson consentira-t-il à se compromettre?page A 9 ?PLEINS FEUX GILLES PAQUIN: La drôle de campagne au leadership libéral.GILBERT LA VOIE: Un voyage placé sous le signe de l'improvisation et marqué par le scepticisme.JOONEED KHAN: Les électeurs américains choisiront leurs représentants à plusieurs niveaux, dont celui de la présidence.pages A 9, A 10 ?ARTS ET SPECTACLES Si Gabriel Arcand reprend pour la quatrième fois en deux ans «Till l'Espiègle», c'est qu'il revendique le droit d'«aller aussi loin qu'il le veut».Il est à noter que ce personnage avait été créé en 1919 par Nijinsky, avant qu'il ne sombre dans la folie.page D 1 ?VIVRE AUJOURD'HUI Après une brillante carrière de juriste et de magistrat, Philippe Fer-land demeure aujourd'hui, à 76 ans, tout aussi actif que par le passé.page B 2 ?VACANCES VOYAGE Copenhague est une ville souriante, pleine de bonne humeur, à l'image des Danois, ces grands enfants rieurs et bon vivants, mais aussi cultivés et très attachés à leur passé.page X 1 ?SCIENCES Le Cray 1S, l'ordinateur le plus rapide du Canada, propriété du Centre météorologique de Dorval, deviendra désuet dès 1986 et sera remplacé par un ordinateur encore plus puissant.page Z 8 ?CHASSE ET PÊCHE À partir du 15 septembre prochain, les chasseurs du Québec pourront se lancer à la recherche d'un nouveau gibier.le pigeon.page F 4 ?CHEZ SOI Fort déprimé durant la crise, le marché immobilier du chalet reprend rapidement son équilibre.page G 2 ?HABITAT Le Cégep du Vieux-Montréal trouverait au Mont Saint-Louis une solution à son problème aigu d'espace.page G 1 ?LES VINS La vallée du Rhône produit surtout des vins de simple appellation Côtes du Rhône, mais on y trouve aussi des vins de classe supérieure, tels le Côte-Rôtie, l'Hermita-ge, etc.page E 11 ?JARDINAGE Les semis de plantes annuelles permettent de devancer la saison et d'obtenir des variétés généralement non disponibles dans les pépinières.page G 7 La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 029 à quatre chiffres 8048 HLA MÉTÉO OATl: Samedi, 28 former 1984 AUJOURD'HUI Min, -20 Max: (HN ENSOLEILLÉ, VWTS MOOttÉS «MAI* NUAG6UX, FAIBLE NEIGE -10 04 6 01 Québec Abffcb\tMm, -28\t-13\tGen envol.Oufoouoti\t-20\t10\tGerv envol.Lourenhdei\t-22\t12\tErs pas noo Contom de l'Est\t20\t-12\tGén envol.Mouncu\t-20\t-12\tGen envol.Quétec\t-20\t-12\tGén envol Loc-Somt icon\t-16\t11\tDégagement Bmomfci\t-16\t-11\tDégagement Goipéiie\t-16\t-16\tisegogemenT Sow-Comeau\t-16\t-16\tDégagement \t16\t-16\tDégagement Canada\t\t\t Vidono\t7\t9\tAverses COmonTon\t-8\t- 2\tNuageux ; togino\t-20\t- 2\tNuageux \u2022 WinrMptg\t-25\t- 9\t^ » - I-il.- Toronto\t- 3\t-2\tNetge légère i Ffodondon\t-16\t- 1\tNeige MoAfox\t-10\t3\tNeige CboHoftstown\t-1?\t2\tNeige Sa***»\t- 9\t9\tNuog./ vent États-Unis Boston ftuttolo Chicogo Miomi New YorV 0 4 N -CMeons - 1 3 Pittsburgh - 4 5 S.Francisco 22 29 Washington - 1 9 Doflov 6 10 - 1 8 9 19 - 1 13 les capitales AmsterOom\t- 1\t4\tMooVid\t1\t9 Athènes\t4\t14\tMoecou\t-Il\t-8 Acopuko\t23\t33\tMexico\t9\t21 8e Hm\t- 3\t2\tOslo\t-16\t- 9 BruieUM\t0\t5\tPtint\t6\t7 Buenos Aires\t16\t22\tiome\t-2\t12 Coponhogve\t0\t1\tSeoul\t-14\t-6 Genève\t-8\t2\tStockholm\t-9\t0 Hong Kong\t12\t17\tTokyo\t- 1\t8 UComi\t10\t15\tTnmo'od\t26\t31 Lisbonne\t10\t13\tVienne\t0\t3 Londres\t3\t8\t\t\t LE JUGE GÉRALD RYAN SE PRONONCERA VENDREDI L'opinion publique pourrait influer sur la sentence contre Marchessault Il y a des chances pour qu'un des éléments déterminants dans le degré de sévérité de la sentence qui va être prononcée contre Henri Marchessault, réside dans revaluation qui sera faite de l'opinion prévalant dans le public au sujet de cette affaire criminelle.MARIO ROY__ Le juge Gerald Ryan fermera le dossier, vendredi prochain, après avoir soupesé les arguments livrés, hier, par les procureurs en présence.Le magistrat s'est déjà inquiété de la possibilité que le public s'interroge sur les délais encourus jusqu'à ce jour.Pour un.Me Gabriel Lapointe s'est dit d'avis qu'il existe un cou- rant de sympathie envers Henri Marchessault, qu'un jury a reconnu coupable de vol et de trafic de cocaïne et de hashish, à l'issue d'un procès en Cour d'assises instruit en novembre dernier ; il avait dès lors été incarcéré.Me Claude Melançon, lui, estime que la population trouverait révoltant qu'un ex-commandant de l'escouade des stupéfiants ne soit pas sévèrement puni pour avoir posé des gestes aussi parfaitement contraires à sa mission.Henri Marchessault.45 ans, impassible mais visiblement déprimé, n'a craqué qu'à la toute fin de cette longue journée d'audience: il s'est mis à sangloter en regagnant les cellules.Son procureur ne s'est pas senti en mesure de réclamer moins de deux ans moins un jour de prison, réclusion qui serait assortie d'une sentence de travaux communautaires.Appuyé par un agent de probation qui lui donne raison sur ce point, Me Claude Melançon s'est dit peu favorable à ce type de sentence, et a continuellement brandi la jurisprudence créée par l'affaire Mourant, ce policier condamné à dix ans de réclusion en 1969.Les deux avocats ont plaidé après que la défense eut produit sept témoins \u2014 dont Roger Mourant \u2014 à l'appui de ses arguments.Le psychiatre Mathieu Lefeb-vre, celui qui avait décrit Marchessault comme un malade lors du procès, est venu dire que l'état de celui-ci s'était encore détérioré.L'ex-policier utilise toutes ses énergies pour surmonter la dépression ; une sentence sévère le plongerait dans l'abime, l'acculerait peut-être au suicide.Une cri minologue, Ian Bogopolsky, spécialiste de la criminalité à l'âge mûr, ajoute qu'emprisonner Marchessault serait socialement inutile.Trois autres témoins viendront confirmer que, s'il était libre, Marchessault aurait à la fois un emploi à temps plein chez un as sureur-vie, et des possibilités de se livrer à des travaux commu-nautairrs comme personne-ressource auprès des toxicomanes, et comme agent de prévention du crime aux Habitations Jeanne-Mance, dans le centre-ville.POLICIER SUITE DE LA PAGE A 1 lice de la Communauté urbaine de Montréal, Henri Marchessault.Mourant a été appelé par la défense, au stade des représentations sur sentence, pour parler de ce qu'il a connu et de ce que va sans doute connaître à son tour ( on le saura dans six jours ) Pcx-vedette de la police de la CUM; il est question de cette procédure ailleurs dans ces pages.Roger Mourant parle d'une voix faible, de brefs sourires nerveux témoignent de son inconfort.Il a été arrêté le 21 mars 1968\u2014 15 ans, jour pour jour, avant Marchessault \u2014 pour avoir monté une petite combine avec son confrère Kwasowsky, de la GRC lui aussi; ce dernier l'a dénoncé lorsqu'il a cru qu'il était berné.Les deux policiers avaient également pigé dans la voûte, substituant de la farine à l'héroïne, et avaient obtenu $27 000 de deux caïds américains à qui ils avaient refilé pour plus de $2,5 millions de stupéfiants.Condamné à deux ans de réclusion le 19 novembre 1968, Roger Mourant apprenait de la Cour d'appel, le 20 juin 1969, que sa sentence était portée à dix ans d'internement; huit ans pour Kwasowsky.Mourant était admis à la libération conditionnelle le 9 septemre 1970.Au cours de ces 30 mois, il a été détenu à Parthenais, à Saint-Vincent-de-Paul, à l'Institut Le-clerc et dans deux pénitenciers des Maritimes.Parfois en «protection», parfois au sein de la population générale.«Il y a plus d'escarmouches au Québec: on dirait que les détenus sont plus violents», dit-il.De toutes façons, pour lui, un ex-policier, la détention n'aura été qu'un épisode ininterrompu d'ennuis, de vexations, de craintes pour sa vie.Les autres détenus l'ont maintenu dans un isolement total et féroce; même les gardiens ont profité de sa vulnérabilité pour tromper l'ennui d'un emploi monotone.«Ils voulaient voir si j'étais capable de me défendre.Ça leur prenait du temps à intervenir lorsque j'étais aux prises avec un ou deux détenus», se souvient-il.Et il était invariablement envoyé au trou, au pain et à l'eau, jugé comme étant un bagarreur au même titre que ses assaillants.À Parthenais, il mangeait, dormait, marchait, seul dans sa cellule, à l'écart des autres qui lui criaient: «On t'attend.» À Saint-Vincent-de-Paul, placé en ségrégation avec une vingtaine de ses pairs, il entend chaque soir les «réguliers» parler de défoncer la porte qui sépare les deux groupes.«Ça finit par porter sur les nerfs.On se demande ce qui arriverait.On ne dort plus.» À l'Institut Leclerc, il travaille aux cuisines avec un trafiquant qu'il a jadis appréhendé et qui a été condamné à sept ans d'emprisonnement.Là comme ail- leurs, il mange toujours seul: celui qui oserait lui parler, serait mort socialement, peut-être mort tout court.Dans les Maritimes, on a tenté de le tuer avec des crochets à viande.Sa culture cinématographique Ta sauvé: il est sorti au bon moment de la salle où on projetait un film qu'il avait déjà vu.La tentative a tout de même tourné à l'émeute, un bingo qui a duré une semaine.Chaque livre qu'il empruntait à la bibliothèque était amputé de ses dernières pages.On a mis du détergent dans sa soupe.«Eux autres, ils trouvaient ça vraiment comique », commente-t-il.«Un beau jour, ils auraient pu mettre aussi du poison.» «Partout, j'ai été enfermé avec des gens qui n'avaient rien à perdre.Qui avaient une vie, deux vies à purger.Pour un de ceux-là, tuer, ou même simplement blesser un ex-policier, ça aurait été une occasion extraordinaire de relever leur statut à l'intérieur des murs.» LEVESQUE SUITE DE LA PAGE A 1 Mais pas question de répondre aux questions des journalistes, surtout sur les contradictions entre MM.Biron et Lévesque, par exemple, sur la question de l'indépendance.La «conférence de presse» a pris fin après les six exposés.«Vous en avez assez là-dedans», a dit le premier ministre en faisant allusion aux pochettes de presse remises aux journalistes et comportant pas moins de quatre communiqués provenant d'autant d'organismes sur la même nouvelle.Tasse dans un coin par les journalistes de la radio, il a répété ses déclarations sur la relance économique mais n'a accepté aucun autre genre de questions.La conférence de presse, au Cégep Ahuntsic, avait d'abord pour objet d'annoncer que les nouveaux locaux de Montréal du Centre de recherche industrielle seront situés à l'angle du boulevard Crémazie et de la rue Christophe-Colomb, tout près du Cégep Ahuntsic.L'immeuble qui devrait être inauguré à l'été 1985, permettra de créer quelque 100 à 125 emplois de caractère technique et scientifique, et nécessitera des investissements de l'ordre de $21 millions.M.Rodrigue Biron a annoncé pour sa part que le programme de «bourses d'affaires», visant à favoriser l'entrepreneurship chez les jeunes Québécois et qui s'appliquait, jusqu'ici, uniquement au secteur universitaire, sera maintenant étendu au secteur professionnel des cégeps.M.Biron s'étant dit plusieurs fois heureux, M.Guy Tardif a lu, de son côté, sa propre déclaration, se disant «fier d'accueillir dans son comté», le premier ministre, son collègue Biron.le maire de Montréal, etc., et pour vanter ses réalisations en tant que député.Il a donc parlé d'un nouveau Cooprix au coût de $5 millions, de $100 millions d'investissements suscités par la construction de quelque 2000 unités de logements, grâce à Corvée-Habitation; des travaux d'agrandissement de la Caisse populaire des coopérants du Domaine Saint-Sulpice, les- quels parrainent également un projet coopérative d'habitation locative de quelque 200 logements; de l'ajout de 117 logements pour personnes préretraités dans le cadre du projet de l'organisme sans but lucratif «Les Retrouvailles»; d'une piste cyclable; du réaménagement du terminus Henri-Bourassa, etc.Le maire.Drapeau, lui, tout souriant, a souligné que Montréal était «la rampe de lancement» de l'économie québécoise et déclaré sans ambages qu'en 1611, Champlain aurait affirmé que «s'il avait su, c'est à Montréal qu'il aurait fondé Québec».Pour ne pas être en reste, le directeur général du CRIQ, M.Guy Bertrand, a lu une allocation disant «qu'au cours des derniers mois, le CRIQ s'est efforcé d'appuyer de façon tangible la politique de relance du gouvernement du Québec» et celui du Cégep Ahuntsic, M.Gaétan Boucher, a souhaité la meilleure collaboration possible entre son collège et le CRIQ, allant jusqu'à offrir aux chercheurs de celui-ci des postes de chargés de cours à raison de trois ou quatre heures par semaine au Cégep Ahuntsic pour donner des cours très spécialisés aux étudiants.Une fois que toutes ces personnalités eurent prononcé leur allocution, le premier ministre a prononcé son discours sur «la confiance retrouvée» et la cérémonie a pris fin par un cocktail avant que ne soit posée la première question.«Vous en avez assez comme cela», a conclu le premier ministre.BOUDRIAS SUITE DE LA PAGE A 1 Brink's, abattu par des bra-queurs qui sont toujours en liberté.Le magistrat ne se prononce toutefois pas sur l'ultime argument présenté lors de l'audience de mardi.Les doutes soulevés par Me Proulx quant à la légitimité de l'institution même du coroner constituent finalement pour Réjane L.Colas «une question intéressante mais qui devient académique vu la décision à laquelle j'en suis arrivée à la lumière des premiers arguments que j'ai retenus.» Quoi qu'il en soit, la Cour suprême se penche actuellement sur l'affaire, et l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions prévues dans la Loi 36 va vraisembablement modifier certains aspects du tableau.Mis à part ce débat de fond, et dans le cas précis des gestes posés par Denis Boudrias, le juge Colas se dit d'accord sur le fait que le coroner ne pouvait mener dans la légalité une enquête personnelle avant les audiences publiques.Il ne pouvait prendre connaissance du rapport de police, il ne pouvait visiter le motel Le Chàtillon hors la présence des personnes intéressées au dossier.«Il devient témoin et juge à la fois, en ce sens que c'est lui qui est chargé d'enquêter et de faire rapport sur ce qu'il connaît déjà en partie, et sur lequel il s'est présumément déjà formé une opinion», a conclu le magistrat, qui ajoute néanmoins que cette conclusion s'impose sans que soit mise en doute l'intégrité ou l'impartialité de Me Boudrias.La question de la partialité du coroner avait été soulevée par Me Proulx, qui étoffait son argument des affirmations mêmes que Me Boudrias faisait lors de la conférence de presse du 29 décembre, au cours de laquelle il formulait déjà l'intention d'émettre des recommandations visant l'amélioration du travail policier.«Pour faire en sorte, a-t il dit, que de tels événements qui se sont produits le 23 décembre, à Rock-Forest, ne se produisent plus jamais.Le juge Colas a dit à ce sujet: «Il est possible et même probable que sa connaissance préalable des faits, sa participation à l'enquête policière, ne l'empêcheraient pas de conduire de façon impartiale l'enquête dont il est chargé.Là n'est pas la question.Pour le justiciable, la justice doit être au-dessus de tout soupçon.» Cette conférence de presse est enfin qualifiée d'inusitée et de difficilement justifiable par le juge Réjane L.Colas, de la Cour supérieure.LOTO 6/36\tPROVINCIAL Los fix numéros\tU numéro cognant cognant» sont:\tdu gros lot do 1 \u2014 3\u2014 10\u2014 15\u2014 16\u2014 19\t$500,000 ost 1362796 compléniontotro: 11\t Los numéros du\tMINI-LOTO mit*-tôt sont:\tUbMIot numéro 721204 2 \u2014 4 \u2014 5 \u2014 22\trapport* $50,000 TRUDEAU SUITE DE LA PAGE A 1 LA PRESSE a également appris que M.Trudeau songe à rencontrer le ministre soviétique des Affaires Étrangères, M.Andrei Gromyko, la semaine prochaine en Roumanie.M.Gromyko sera dans ce pays juste avant l'arrivée de M.Trudeau, et les membres de la délégation canadienne qui accompagnent le premier ministre, espèrent qu'il sera possible d'organiser une rencontre.L'entourage de M.Trudeau affirme également qu'il ne faut pas se fier au ton des déclarations faites par le gouvernement de Prague pour évaluer les effets de la visite du premier ministre en Tchécoslovaquie.Ils soutiennent que les discussions en privé ont démontré un désir sincère de la part de la Tchécoslovaquie d'en arriver à un rapprochement entre l'Est et l'Ouest.À ceux qui affirment que la Tchécoslovaquie n'a aucune influence auprès du Kremlin, ils font remarquer que le gouvernement de Prague a obtenu voie au chapitre dans les pays de l'Est, en acceptant l'installation de nouveaux missiles, les SS-22, sur son territoire.D'autre part, le scepticisme manifesté dans certains milieux à l'endroit de la dernière étape de la mission de paix du premier ministre Trudeau n'est pas partagée par les représentants du milieu des affaires canadiens qui participent à la Conférence de Davos en Suisse.Quatre dirigeants de grandes entreprises canadiennes ont accordé hier leur appui unanime à l'initiative de M.Trudeau, déclarant en conférence de presse que cette démarche aura peut-être comme résultat de favoriser également les échanges commerciaux, en plus de diminuer les tensions Est-Ouest «J'appuie totalement l'initiative de M.Trudeau», a déclaré M.Rowland Frazier, de la Banque Royale, en expliquant que la démarche canadienne s'est attiré la sympathie de tout le monde au pays et ailleurs.«Je ne puis porter de Jugement sur la réaction des superpuissances», a-t-il précisé, ajoutant toutefois que le Canada s'est attiré beaucoup de respect au sein de la communauté internationale au cours des derniers mois.M.Camille Dagenais, du groupe SNS de Montréal, a déclaré que le monde des affaires ne peut travailler sur la scène internationale lorsque les pays ne se parlent pas.«11 devient très difficile pour les hommes d'affaires, et surtout pour les exportateurs, de faire des transactions avec les autres pays lorsque le monde fait face à une crise comme celle que nous vivons actuellement dans certains pays du Moyen-Orient, par exemple.M.Dagenais s'est dit persuadé que M.Trudeau n'agit pas pour des fins politiques.Le président de la Banque de Montréal, M.William Mulhol-land a abondé dans le même sens, déclarant que M.Trudeau a déjà atteint une partie de ses objectifs, et qu'on ne peut exiger de lui une acceptation intégrale de la «liste d'emplettes» qu'il a proposée aux autres pays pour restaurer la confiance.Le président de la Consolidated Bathurst, M.William Turner, a fait valoir, de son côté, que le Canada a une bonne réputation sur la scène internationale.Il a dit regretter que la politique canadienne s'arrête à rechercher des opinions totalement défavorables devant une initiative de cette nature.«Cela me dérange un peu de voir les médias canadiens surjouer cette initiative.Lorsque vous lisez les journaux de New York ou de Londres, vous percevez la mission de paix d'un tout autre point de vue.» La Conférence de Davos, qui s'est ouverte jeudi, regroupe plusieurs centaines des plus importants hommes d'affaires au monde.Elle se penchera aujourd'hui sur les moyens à prendre pour favoriser la paix dans le monde.Le premier ministre Trudeau sera le conférencier ce matin, et 11 aura plusieurs rencontres en après-midi et demain.«* «4 r LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 28 JANVIER 1984 A 3 25 ans pour le meurtre d'un agent de sécurité Un individu de 18 ans, Guy Guérin, a été condamné à 25 ans ferme de pénitencier, hier, pour le meurtre d'un agent de sécurité en service à la Caisse populaire Saint Marc de Rosemont, rue Beaubien.lors d'un vol à main armée commis le 3 mars dernier.Guérin n'a rien voulu dire avant que sentence ne soit rendue, et il n'a pas bronché lorsque le juge Maurice Lagacé l'a condamne à l'emprisonnement à perpétuité.Guérin a été reconnu coupable à l'issue d'un court procès en Cour d'assises; après un jour de délibérations, le jury composé de dix hommes et deux femmes, des gens dont la moyenne d'âge était relative ment élevée, a rendu le verdict dans une atmosphère qui» la jeu nesse de l'accusé a contribué à alourdir.\u2022 Il est possible que la défense, assumée par Me Richard Corri veau, en appelle de ce verdict.Guérin avait fait feu avec une arme de calibre .38 sur l'agent de sécurité Henri Astosz.55 ans.qui devait mourir une dizaine de jours après l'événement des suites de ses blessures.Véronique Rocheleau revit son enlèvement sous hypnose Deux meurtres en 24 heures En l'espace de 24 heures, la police de la CUM a ouvert des enquêtes sur deux autres affaires de meurtre.Jeudi soir, vers 23 heures, Michel Legris, 29 ans, du 2230 Lionel Groulx, a été retrouvé baignant dans son sang, le corps crible de balles dans sa voiture stationnée sur la nie Pullman, dans le quartier Saint Henri.Selon les premières constatations, il pourrait s'agit d'un règlement de compte.La victime était bien connue des policiers.Aucun suspect n'a encore été appréhendé.Dans la nuit de mercredi à jeudi, un homme qui possédait un lourd dossier judiciaire.Raymond Lemaitre-Auger, 40 ans, de la rue Lupien, à Saint Hubert, a été tué d'une vingtaine de balles provenant d'une mitraillette.Le meurtre a eu lieu, vers trois heures du matin, en face du 11035 Place McKay, à Montréal-Nord.Les policiers croient que quelqu'un lui avait donné rendez-vous à cet endroit.Il s'agit du septième meurtre à survenir sur le territoire de la CUM; l'an dernier à la même date on en comptait quatre.La journée d'hier a encore été mouvementée pour Dominique et Lise Rocheleau qui ont accepté de soumettre Véronique, leur fillette de huit ans, à une séance d'hypnose pour faciliter l'interrogatoire des policiers qui font tout pour retrouver son ravisseur.ANDRÉ CÉDILOT 1 MARTHA OAONON Si les parents ont approuvé cette méthode exceptionnelle, c'est sans doute, comme l'expliquait un membre de la famille, Berch-mans Rocheleau, qu'ils ne pourront jamais dormir en paix tant que l'inconnu n'aura pas été ap préhendé.Comme tout le monde, ils se demandent qui a bien pu faire une chose semblable.Est-ce un fou, un malade?Pourquoi l'avoir abandonné durant deux jours dans une maison désaffectée?A-t-il l'intention de s'en prendre à nouveau à Véronique, la seule qui pourrait éventuelle ment l'identifier?Anxieux, le couple Rocheleau projette de quitter la ville en compagnie de Véronique, pour se réfugier chez des parents, possiblement jusqu'à ce que la mere, enceinte de huit mois, accouche.Tous les proches, plus particulièrement les 11 frères et soeurs de Dominique Rocheleau, se remet tent difficilement de cette pénible affaire.Ils se relaient à tour de rôle pour surveiller la maison et peut-être répondre à un appel qui pourrait faire aboutir l'enquête policière.«On est tellement tendu, énervé, que l'un de nous (un ami du couple) s'est même présenté à la maison avec un couteau dans sa botte », declare l'oncle Berchmans Rocheleau dans le vestibule où Caroline et Stéphane Sar-razin, âgés de 8 et il ans, se précipitent dès qu'ils entendent la sonnerie de la porte pour voir si leur amie Véronique est de retour.Elle n'a pu décrire son ravisseur Mais Véronique ne viendra pas; elle est au poste de police où elle passera la majeure partie de l'après-midi avec un spécialiste en hypnose qui lui fera revivre son enlèvement à la sortie de l'école et les deux jours de séquestration sur la rue Laurier.On n'a cependant obtenu aucune information sur la façon dont s'est déroulé cet interrogatoire un peu spécial.Selon le sergent Normand Bé-lair, l'enfant a bien réagi au test même si elle ne s'est pas encore I photo Armand Trottier, LA PRESSE Un oncle de la famille, M.Berchmans Rocheleau, et deux amis de Véronique, Caroline et Stéphane Sarrazin, âgés de 8 et 11 ans, accueillaient les visiteurs dans le vestibule de la maison, hier.complètement remise du (hoc Elle se souvient d'une foule de details, elle maintient sensiblement sa version originale, mais elle est incapable de décrire son ravisseur.« Lorsqu'il est ques tion de l'individu, elle devient confuse, hésitante.Ses réponses sont contradictoires.Ce qui est normal dans les circonstances.Inconsciemment, elle a peut être effacé l'image du suspect » Cette seance d'hypnose aura au moins permis de confirmer qu'elle n'a pas été agressée sexuellement.Dans son récit, elle mentionne cependant que l'incon- nu lui a demande de se deshabil 1er, peu de temps après son arrivée dans la cave infecte de la maison de la rue Laurier.Il se se rait adonné à certains attouche ments mais sans jamais user de menaces ni de violence.Il ne l'a pas non plus ligotée.11 est parti en laissant la fillette seule durant deux jours Les événements D'après ce que l'on sail maint» nant, les événements se sont dé roulés d 3 la façon suivante: à la fin des classes, mardi après midi, un individu qu'elle dit n'avoir jamais vu auparavant, s'approche d'elle et lui demande « quel est ton nom ?*.Elle repond sans méfiance qu'elle s'appelle Véronique Rocheleau.Il ajoute alors « exite-t-il une autre Véronique Rocheleau à ton école?» Non, réplique l'ecoliere.Il l'invite immédiatement a le suivre en lui disant « ta mère vient de s'acheter une nouvelle maison; viens avec moi je veux te la montrer».Il l'entraîne par la main: ils marchent un certain temps, puis ils montent dans un autobus.Elle se souvient plus ou moins du trajet et de la conversation qu'ils ont eue Il fait déjà sombre à l'extérieur lorsqu'ils arrivent au 778 rue Laurier, un immeuble en rénova tion.C'est ce qui explique qu'ils seraient passes inaperçus dans le voisinage.L'homme descend avec elle dans le sous sol en terre battue, bloque l'entrée en reliant deux portes a laide d'un fil nie tallique.Elle se souvient vague ment qu'en tirant l'un de es fils du plafond, elle a craint que la maison ne s'effondre Heureuse ment, cet endroit malpropre et exigti était éclaire et partielle ment chauffé Un courage qui ne surprend pas Qu'a t elle fail toute seule durant ces deux jours ?On ne le sait pas.Consciente que l'enfant est encore ébranlée, les enquêteurs n'ont pas voulu pousse: trop loin ce premier interrogatoire Une autre rencontre devrait avoir lieu lundi.On espère qu'une fois repo sée, la fillette pourra fournir suf-fisamment de deuils pour tracer un nouveau port rait robot du kidnappeur.Les policiers ont main tenant acquis la certitude qu'il ne s'agissait pas d'une fugue mais bien d'un enlevement Entretemps, ils continuent de vérifier les nombreuses Informations qui leur parviennent Selon Berchmans Rocheleau, personne dans la famille ne s'étonne du courage manifesté par Véronique.« (\"est une fillette débrouillarde, pleine d'initiative qui s'adapte généralement bien i différentes situations.Elle aussi très sociable ».Comme c'est habituellement le cas Véronique se sent un peu coupable de s'être laissée entraîner par un étranger.D'après son oncle, lorsqu'on lui demande d'expliquer son geste, elle se contente de repondre qu'elle ne recommencera plus.Hier, elle disait avoir de la dif ficulté à marcher en raison d une légère enflure aux pieds causée par le froid et l'humidité d» !.cave ou elle est restée prison nière.Apres son retour de l'hôpital Sainte-Justine, jeudi soir, elle ne s'est pas endormie avant minuit.Elle a tout de même passé une bonne nuit, selon >es parents.Pourtant habitue a ce genre d'histoires, le sergent Normand Bélair, des relations communau taires de la police de la CUM, af firme n'avoir jamais vécu autant d'émotions en si peu de temps «J'ai pleuré à chaudes larmes en annonçant que Véronique était toujours en vie.Je m attendais tellement à une mauvaise nouvel le.» SUCCESSEUR DE HENRI MARCHESSEAULT Claude Lachapelle, un homme austère et peu friand de publicité Il est aussi austère, froid, réservé et peu friand de publicité que le capitaine Henri Mar-chesseault était ouvert, fonceur et homme de théâtre.11 s'agit, on l'aura sans doute deviné, du nou veau responsable de la brigade des stupéfiants de la police de la Communauté urbaine de Montréal, Claude Lachapelle.ANDRE CEDILOT Ce policier de 41 ans admet qu'il n'est pas facile de succéder à un homme qui était presque un mythe dans le milieu.« À mon arrivée, les gars étaient démoralisés, blessés ; ils n'avaient plus le coeur à l'ouvrage.On aurait dit qu'ils avaient perdu leur fierté L'ancien chef était pour eux une sorte d'idole, quelques fois même un père », rappelle le lieutenant Lachapelle, qui n'a jamais prononcé le nom de Marchesseault au cours de l'entrevue qui a duré plus d'une heure.Selon lui, si le choc a été si grand pour les hommes, c'est qu'ils avaient contribué à la renommée de leur directeur.Sans prétention, l'esprit indépendant, M.Lachapelle venait tout juste d'être muté de la section des homicides à celle des vols qualifiés lorsqu'on lui a confié les rennes de cette escouade d'élite, environ trois semaines après l'arrestation du commandant Marchesseault, le 21 mars 1983.Les activités de l'escouade ont été paralysées pendant près de trois mois à la suite du dramatique départ du célèbre chef de l'équipe.Il a même fallu transfé- rer certaines enquêtes à la Gendarmerie royale du Canada, à Montréal.Au moins une de ces enquêtes était d'envergure internationale.« Il existait un climat d'incertitude et de méfiance.Tout le monde craignait une pur ge.Il était important aussi de.savoir si d'autres employés avaient trempé dans cette histoire, ou dans d'autres affaires semblables.», explique l'officier.La situation était d'autant plus pénible qu'ils ont dû essuyer les sarcasmes et les mauvaises plaisanteries des citoyens chaque fois qu'ils effectuaient une saisie de drogues.Ils entendaient des remarques du genre de celles-ci : « Vous allez remettre la drogue à Marchesseault»; «allez revendre le stock sur la rue ».Au cours des premières semaines, on s'est surtout consacré à faire l'inventaire des drogues saisies gardées dans la voûte de l'escouade et à trouver le moyen de resserrer les contrôles sur ces importantes pièces à conviction.Outre l'installation de nouveaux dispositifs de sécurité sur le fameux coffre-fort, on a mis au point de nouvelles procédures concernant la manipulation des drogues, depuis le moment de la saisie jusqu'à la destruction dans l'incinérateur de la Ville de Montréal.« Il est maintenant impossible de manipuler des drogues sans la présence d'au moins deux policiers, dit-il sans détour.Il ne faut pas se leurrer, pour quelques-uns, la tentation est forte parfois, quand on a entre les mains un tout petit sachet d'une once de cocaïne qui vaut plusieurs milliers de dollars, et qu'on a toutes les chances de ne pas être pris.» Assis à son bureau, il ne parle guère, mais il ne cherche jamais à esquiver les questions.Sa voix est faible.Il sourit parfois, pousse de longs soupirs, comme s'il avait hâte que la conversation prenne fin.Il n'est évidemment pas question qu'il convoque régulièrement les journalistes ou qu'il donne des conférences dans les écoles et les clubs sociaux comme le faisait son prédécesseur.« Mes hommes passent avant tout, lance-t-il en faisant un clin d'oeil.De toute façon, je suis un peu timide et je n'aime pas m'adresser à des foules La publicité de l'escouade, c'est l'affaire de mon supérieur, M.Y von De Grâce, ou de la section des relations publiques.» Maintenant que l'escouade marche rondement, il se concentre sur la gestion.Plus d'une trentaine de policiers, d'agents secrets et d'employés civils sont sous ses ordres.Le téléphone ne dérougit pas à son bureau : il s'agit de régler les détails d'une enquête avec un autre corps de police, d'évaluer la crédibilité d'un informateur anonyme ou encore de fournir des informations à d'autres officiers du service spécialisés dans la lutte contre le crime organise.« On pourrait être 100, 200 ou 300 hommes qu'on ne suffirait pas à la tâche.II y a tellement de drogues en circulation dans les rues de Montréal.» Si l'on se fie aux commentaires des policiers, Claude Lachapelle a su gagner le respect des troupes par son ardeur au travail et son sens de la justice.Le Reér Fonds Desjardins pour profiter d'une gestion professionnelle M418>549 Pl3Ce fi68-*223 514(66» 57\"6 place 3»°3 Vald .1226 3)653 comP \u2022418 0^63-4792 1-»00B4e«eC''1\" *aC;eF0V Sa\",,e 68' 566?place Vous désirez planifier votre retraite tout en réduisant vos impôts?Vous cherchez à diversifier vos investissements, et vous recherchez l'expertise de gestionnaires professionnels.Le Reér Fonds Desjardins de la Fiducie du Québec est conçu pour répondre à vos multiples besoins.Tout en vous permettant d'économiser en vue de votre retraite, ce régime vous permet de diversifier vos placements de manière a profiter au maximum des opportunités du marché.Vous pouvez, en effet, investir à votre choix dans des unités de participation des Fonds Desjardins Actions, Hypothèques, Obligations ou dans \\'Épargne garantie.Trimestriellement, vous recevez le bulletin Informations financières pour vous aider à prendre de bonnes décisions Renseignez-vous davantage en communiquant avec un de nos conseillers.Et rappelez-vous que la Fiducie du Québec peut aussi vous aider en matière de financement, de services fiduciaires et de placements.Fiducie du Québec Le rendement c'est 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l'importante firme américaine.BERNARD RACINE M.Parizeau a explique que Prudential elail la plus grosse compagnie d'assurance aux États lois et que ses actifs s'élèvent à $66.7 milliards.Prudential a acheté la maison de courtage Bâche, qui porte maintenant le nom de Prudential-Bache Securities.Bach»* est la sixième plus importante maison de courtage aux Etats-Unis et une des plus importantes dans le monde.« Dans un cas comme dans l'autre, ce ne sont pas précisément des mennes \u2022, a dit M.Pari zeau.Ce qu'ils ont à din ne peut pas être considéré comme un jugement de marginal ¦ Il a aussi noté que Prudential, qu'il ne faut pas confondre avec la Prudential of England, a des investissements énormes au Que bec, à la fois dans des titres d'Hy-dro Québec, du gou\\ernement et dans toutes sortes d'autres t> pes de propriétés et de titres « C'est l'une des compagnies d'assurance qui investit le plus au Québec par rapport aux engagements qu'elles prennent par ii i.Exactement le contraire de la Sun Life.En termes de corporations citizens', c'est impeccable.» Le message de la Prudential-Bache contient trois avertissements, a souligné M.Pari/eau.Elle dit d'abord qu'Hydro-Québec représente un Investissement solide, que même l'indépendance ne menacerait pas.« En 14 ans au Parti Québécois, jamais je n'ai lu quelque chose comme ça.Jamais des sociétés financières de cette ampleur ont dit ça.Quand j'ai lu ça, j'ai été impressionné.C'est absolument majeur comme déclaration.Personne ne s'était risqué à dire quelque chose comme ça dans les milieux d'affaires depuis que le PQ existe ».Pour comprendre le deuxième message, a dit M.Parizeau, il faut se rappeler que jusqu'à la fin de la campagne au leadership \u2014« maintenant son dialogue a un peu changé »\u2014 le chef libéral Robert Bourassa a affirmé qu'il fallait augmenter coûte que coûte la capacité d'Hydro Québec.«Ce que Prudential-Bache dit c'est : Faites attention à ça.C'est dangereux comme c'est pas per mis ».La firme explique pourquoi ce serait dangereux : inondation du marche, baisse des prix à l'exportation, hausse du coût de l'électricité au consommateur et baisse de l'attrait des obligations d'Hydro-Québec.Gouvernement du Quebec Ministère des Communications TERMINOLOGIE DE LA GESTION \u2022 Gestion des imprimes admm.sîratifs F.OO i'631-6 3,95 S \u2022 Vocabulaire des impr-més administratifs EOQ 1970-3 \u2022 Le français au bureau EOQ 19626-7 \u2022 Terminologie de l'étiquetage EOO 1947 i \u2022 Terminologie de l'informatique EOQ '9880-4 \u2022 Vocabulaire de la gestion de la production (anglais-français) Eoo 14421-?2,95 S \u2022 Vocabulaire de l'informatique de gestion ECQ 486f' 2 1,50 S 3,95 S 4,95 S 2,00$ 5,95 $ En vente à la librairie de l'Éditeur officiel du Québec .Montreal Compipue Desja'dins Toi 8T3-6101 ou par commande postale à: Ministère des Com~n.rvc«Mons Case postale 1005 Qwpher (Quebec .Q1K '85 (416> 643-5150 Paiement par cheque ou \"landat-postr a Ci \u2022 \u2022 U Les publications du Quebec Québec Jacques Parizeau « Ce qu'elle dit, au fond, c'est : l'indépendance, c'est pas grave.Mais l'incompétence, ça peut être sérieux.C'est ça que veut dire le message de la Prudeniial-Bache », a til dit.«Ce n'est pas l'indépendance qui les travaille, c'est l'incompétence dans les décisions : Il y a un homme qui veut doubler la capacité, pour l'amour du Ciel, regardez vos marchés ».Selon M.Parizeau, M.Bourassa a vu venir ce genre d'argumentation au cours des dernières semaines et il commence maintenant à parler de marchés et à accuser le gouvernement de ne pas chercher suffisamment activement des marchés.À ce sujet, il a rappelé que sous le gouvernement Bourassa, en 1974, deux contrats ont été passes a\\ec l'État de New York.L'un pour l'échange d'énergie exeé dentaire, l'autre, pour la vente d'énergie excédentaire.« Depuis qu'on est au pouvoir, le contrat de vente d'électricité avec PASSNY de New York a été considérablement augmente en terme de volume.On a aussi fait ce qu'il n'a jamais fait : pas ser un contrat de vente saisonnière avec la Nouvelle-Angleterre.Il n'avait rien vendu là.« Et nous sommes en train de négocier la possibilité de vendre de l'électricité, non pas saisonnière, mais ferme, non interruption, à l'année longue.Et nous sommes en négociations aussi bien avec New York qu'avec la Nouvelle-Angleterre.«C'est donc très difficile pour nous d'accepter l'idée d'un Bourassa qui nous dit qu'on n'y va pas suffisamment activement.« C'est là qu'on retrouve la pre occupation de Prudential-Bache, qui avertit : n'augmentez pas votre capacité plus fort que les marchés que vous pouvez trouver ».\u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN » ENCAN » ENCAN » ENCAN » ENCAN * ENCAN * ENCAN \u2022 ENCAN » ENCAN » ENCAN » 1 IMPORTANTE VENTE AUX ENCHÈRES PAR CATALOGUE AVIS AU PUBLIC.Encan annuel de soldes.En sus de nos consignations habituelles, une fois par année nous nettoyons notre entrepôt de tout article \u2014 où un dépôt a été perçu mais l'article n'a pas été collecté.Articles mis en consignation avec réserve, non vendus et non ramassés.Tout sera vendu sens réserve ni minimum.I I VISITE: VENDREDI SAMEDI DIMANCE 27 JANVIER.1984 1 Oh a.m à 21 h 28 JANVIER, 1984 1 Oh a.m.à 17h 29 JANVIER, 1984 1 Oh a.m.à 17h 1*.I P P Une prime de 10*/.sera payable en plut du prit d'ochat tur tout les articles achetés o nos encans.Consignations touiours acceptées.ENCAN: LUNDI 30 JANVIER, 19h30 MARDI 31 JANVIER, 19h30 MERCREDI 1 er FÉVRIER 19h30 JEUDI 2 FÉVRIER, 19h30 Mohil»#f de talor *icton«n 5 mes.canopét »' couwim or.ttqœ» attortu, mobilier de talon «Morien ifyW Emfioke 5 mex, mobilier de cSombre à coucher enclencherons immédiatement le processus d'accession à l'indépendance ».Au sortir du congrès de f( vrier82, il n'y avait aucun doute dans l'esprit des péquistes des libéraux et des obsen ateurs quant à la signification de l'amendement apporte au programme du PQ.Tout, y compris et surtout les déclarations du Premier ministre, permettait de conclure que le parti venait de décider que la prochaine élection serait référendaire.Il y avait même eu un débat sur la question de savoir s'il suffirait que le PQ conserve le pouvoir pour qu'il fasse l'indépendance ou s'il ne faudrait pas aussi qu'il obtienne la majorité absolue des voix pour que le processus puisse être immédiatement déclenché.M.Lévesque avait vu à ce qu'on choisisse la solution démocratique, la deuxième, el le programme du Parti dit : « Que l'accession du Québec à la souveraineté se fasse avec l'accord majoritaire des citoyens et des citoyennes.» C'est le caractère référendaire de l'élection qui agace aujourd'hui bon nombre de péquis tes.Ils se rendent compte que le parti n'a à peu près aucune chance de sortir victorieux d'une campagne électorale qui respecterait le voeu clairement formulé lors du congro de 82.Ils souhaitent done que le parti revienne sur l'engagement pris à cette occasion.Ce n'est pas autre chose que proposent les ministres Biron, Duhaime et Bérubé et le vice-président du parti, Sylvain Simard.MM.Biron et Duhaime, ce dernier endossant les péquistes de sa circonscription, soni déjà convaincus qu'une élection référendaire équivaudrait à un suicide et ils demandent donc immédiatement qu'on modifie le programme en conséquence MM.Bérubé et Simard partagent probablement la même intime conviction.Mais se voulant stratèges avisés, ils gardent toutes les portes ouvertes en di sant que c'est seulement si les ultimes sondages confirment qu'une élection référendaire ne peut être gagnée qu'il faudra corriger le tir.M.Lévesque pense la même chose que ses collègues mais se veut encore plus habile qu'eux.Il a constaté que malgré la cl a r té des intentions des congressis tes de 82, le programme du parti est juste assez ambiguë pour pouvoir être apprêté à la sauce étapiste.Il dit en effet, à l'article 1 du chapitre portant sur l'accession à la souveraineté : « Que les prochaines élections générales portent PRINCIPALEMENT sur la souveraine! \u2022 du Québec.» Il ne veut surtout pas qu'on le précise dans le sens souhaite en 82 comme pourrait le demander une minorité utopiste dans le parti pour qui i! serait sacrilège de ne pas avancer bannière déployée même si c'est sur la route de l'abattoir.Alors il tente de les rassurer en disant qu'il partirait plutôt que d'accepter que le parti escamote son option.M.Lévesque fait là une mena ce en l'air car il n'y a personne au PQ qui souhaite que le parti escamote son option, ou en tout cas qui oserait le dire publiquement.Il y en a bien quelques-uns qui.entre quatre murs et toutes lumières éteintes, osent se dire qu'il conviendrait peut-être de penser à un vrai statut particulier plutôt qu'à l'inde pendance.Mais il n'y a pas un péquiste qui remet ouvertement en cause l'option fondamentale du parti.Le Premier ministre profite donc des déclarations de ses collègues pour se donner à peu de frais l'image de l'indépendantiste pur et dur.Et il dit en même temps qu'il ne faut pas préciser en juin le programme du parti en établissant des « see narios technocratiqes \u2022 à un an et demi ou deux ans de l'élection.Décodé, le message de M.Lé vesque aux membres du PQ pourrait être le suivant: «.lisais aussi bien que vous qu'il serait suicidaire de faire de la prochaine election une élection référendaire.Mais il ne faut pas le dire, car le libelle actuel du programme du parti, avec cet ambiguë 'principalement', suffit déjà à permettre aux habiles stratèges que nous sommes de trouver une astuce pour revenir sur l'engagement pris en 82.Et il convient surtout d'éviter que ceux qui sont prêts à courir au suicide au nom de l'orthodoxie ne demandent des juin qu'on précise dans le programme ce téméraire engagement.Même s'ils sont fort minoritaires, ils pourraient provoquer ce débat de fond dont nous ne voulons pas car il serait susceptible de faire éclater le parti.» Mais en même temps, le Premier ministre prepare le recul stratégique en disant qu'il faudra que l'option soit plus visible, mais que ce ne sera quand même pas le sujet exclusif, etc, etc.Gauche, droite, gauche.n'est-ce pas la meilleure façon de marcher î § Aéronautique 101.00 Pilotage d'aéronef Séance théorique préparato.re à plusieurs carrières en aéronautiques: pilote de ligne, de corporation de brousse, d'hélicoptère, des forces armées, instructeur, etc.Ac-tivitées connexes: contrôleur aérien, météorologiste, agent de bord.Activées sportives: parachutisme, planeurultra léger.Aucune formation spéciale n'est requise.Initiation au pilotage Simulateur de vol informatisé Session hiver 84 durée: 70 heures coût: 160 $ (étudiant 80 $) mardi et jeudi ae 19h à 22h30 du 7 février au 12 avril 84 i Inscription et information Iundietmardiles30et31 janvier 84 de18hà22h hall d'entrée CEGEP de Saint-Laurent 625boul.Ste-Croix, ville Saint-Laurent métro «du collège»* tél.:731-4083 Innovair Formation en aéronautique.i \u2022 y Dans le cadre de son Année du Centenaire vous invite e1 C&P 4& > \\ k.w tj - , A i> LES « LETTRES » DE MULRONEY AU MINISTÈRE DES FINANCES Lalonde n'obtient pas le succès escompté OTTAWA (PC) - L«> dépôt aux Communes d«» la correa pondance de lex président de ri non Ore, M.Brian Mulroney.avee le ministère des Finances n'a pas, semble t il, eu l'effet dé vastateur escompté par le minis tre Marc Lalonde sur la crédibili té du chef conservateur Le contenu de ces lettres, couvrant la période entre le mois de janvier 1982 et le 25 janvier 1983, a été rendu public à la suite d'un engagement pris devant le Parle ment par le ministre Lalonde, mardi, au cours de la période des questions.PIERRE APRIL [«existence de cette correspon dance a été connue lorsque le chef de l'Opposition, M.Brian Mulroney, a remis en question le jugement du ministre des Finances sur la situation économique et les analyses du Conference Board du Canada M.Lalonde a alors répliqué * son interlocuteur : « Son inter vention en faveur des chômeurs serait un peu plus sérieuse el cré dible si, lorsque nous avons établi le dernier budget, le depute (Brian Mulroney) nous avait pre sente des idées différentes de celles qui me sont venues de lui à cette époque ou il était dans le secteur privé, c'est a dire un re gime favorable aux riches qui l'aurait avantagé lui plutôt que les chômeurs.» Dans la liasse de documents déposés, hier, l'ex-président de l'Iron Ore demandait au ministère des Finances de retarder la mise en application de certains règlements de l'impôt jour permettre aux employés do Piron Ore de Schefferviîle.mis a pied par la fermeture «les installation minières, de toucher une plus grande part de leurs régimes de retraites et de leurs indemnités de séparation.La lettre du 24 janvier 1983, adressée au ministre Marc Lalonde, rappelle que dès 1982, l'Iron Ore avait fait connaître son point de vue à l'ancien ministre des Finances, M.Allan MacKa-chen, sur certaines dispositions de la Loi de l'impôt défavorables aux travailleurs de la Côte Nord.\u2022 Notre position, écrivait alors M.Mulroney, était exposée dans un mémoire de 29 pages, une présentation aux membres du Parlement sur l'effet du budget du 12 novembre 1981 sur les employés travaillant dans le Nord canadien.» Les craintes Dans ce mémoire, la direction de l'Iron Ore exprimait ses craintes que les modifications au régi me fiscal ne réduisent sensible ment la paie nette des employés travaillant, dans les localités du Nord et ne nuisent sérieusement au niveau de vie de ces citoyens.« Nous avons aussi souligné, ajoutait M.Mulroney.que les < i-toyens vivant dans le Nord payaient plus cher pour avoir le même niveau de vie que leurs homologues du Sud.» La lotte soulignait que les recommandations contenues dans l'exposé du 2 décembre 1982 du ministère des Finances étaient incompatibles avec ce qui 'Iron Ore essavai! de faire avec Schcf-ferville.« L'entré! en vigueur progressive, écrivait M.Mulroney, sur une période de quatre ans commençant en L983, de l'imposition totale de diverses indemnités versées aux employés dans les régions isolées et le Nord compromettra encore davantage tout espoir de nouvel essor économique de la communauté, tout en nuisant a notre capacité d'exploiter avec succès notre installation minière de Labrador City à Terre New e.» M.Mulroney rappelait ensuite au ministre les conclusions d'un groupe de travail sur les localités minières établies par les minis très fédéral, provinciaux et terri toriaux et publiées en septembre 1984.« I,e groupe de travail, soulignait l'ex-président de l'Iron Ore, recommande que les indemnités accordées aux employés dans les régions septentrionales et Isolt ne soient pas imposées.Le minis tre peut certainement considérer comme valable et sans parti-pris l'opinion de son propre groupe de travail sur la question.» Le ministère Le sous ministre des Finances.M.Ian A.Stewart, avait répondu, le 28 juin 1982, au mémoire de M.Mulroney daté du 30 avril 1982.«Je regrette, écrivait M.Stewart, que ma réponse ne puisse être plus favorable à votre point de vue, mais je ne pense pas qu'il y ait des raisons justifiables de recommander le changement que vous demandez.Comme vous le savez, tout le domaine des pen sions est actuellement réexaminé par le gouvernement dans le cadre d'une étude spéciale.Les re command.ition \\ de cette étude permettront, espère t-on, d'orienter une politique globale sur la question.\u2022 Dans cette lettre du 30 avril 1982, M.Mulroney parlait des «employés supérieurs » de l'Iron Ore.« Ces employés supérieurs sont consternés, écrivait il, par un changement qui équivaut à réduire considérablement la valeui de leurs prestations de retraite.\u2022 Dans le mémoire qui accompagnait cette lettre, la direction de P3r¥l Le sort du programme PECEC sera réexaminé (PC) \u2014 Au debut du mois de mars, la ministre de la Main-d'œuvre et de la Sécurité du revenu sera en mesure d'annoncer le sort qu'elle réserve au Programme expérimental de création d'emplois communautaires (PECEC), si vertement attaqué récemment par le Parti libéral.«Je revois actuellement l'en semble des programmes de créa tion d'emplois Les programmes temporaires et à court terme se ront mis de côté.Les autres, s'ils sont jugés valables, pourront être reconduits, réaménagés ou redéfinis.» De son propre aveu, Mme Ma-rois était de passage à Montréal hier pour redorer l'image du PECEC dont elle est titulaire.Elle craint que les critiques à l'Assemblée nationale, du députe libéral de Laurier, M.Christos Sirros, «sèment le doute» particulièrement chez les institutions financières qui participent au programme jusqu'à 42 p.cent du coût d'un projet.Quelques minutes plus lard.Mme Marois affirmait toutefois que les institutions prêteuses « y vont souvent de leurs nouveaux capitaux pour sauver leurs mises.\u2022 Une étude d'évaluation La ministre a rappelé les objectifs, le mode de fonctionnement et les résultats du PECEC, créé en 1977.Ainsi elle a admis que 25 p.cent (ou 226) des entreprises aidées ou créées par le programme ont cessé leurs activités.Mais elle a dit retenir plutôt le succès «de 75 p.cent des entreprises ai dées ou créées ».En outre, pour être en mesure de répondre plus spécifiquement «aux critiques généralement-faites à ce type de programmes », la ministre a commandé une étude d'évaluation a l'Ecole nationale d'administration publique (ENAP).L'ENAP étudie les impacts des decisions prises par PECEC « en terme de consolidation d'entreprises, de concurrence, de déplacement des emplois ».Les réalisations Il ressort des propos tenus par la ministre Marois que du 1er avril 1977 au :u mars 1983, le programme a contribue à créer 10 626 emplois dont 69 p.cent sont permanents.Ces 7000 emplois ont été «ombles à 11 p.cent par des bénéficiaires de l'aide sociale, a 56,4 p.cent par des chômeurs, à 16 p.cent par des personnes qui occupaient déjà un emploi et à 13 p.cent par des inactifs.Le programme n'aide que les entreprises qui peuvent assurer un autofinancement au terme de deux années d'activité.Depuis sa création, PECEC a accepté 1 080 projets et il s'est engagé à verser $65 millions.Sur ce nombre, 52 p.cent des projets subventionnes sont des créations d'entreprises nouvelles alors que 18 p.cent des projets sont des expansions d'entreprises existantes.Dans ses critiques, M.Sirros estimait essentiellement que le programme en était un davantage de consolidation d'entreprises que de création d'emplois et que son administration était déficiente.Il affirmait également que des entreprises aidées ou créées produisaient un bien déjà existant, d'où une situation de concurrence.Négociations rompues ¦ Le Canada a rompu les négociations avec les États-Unis sur le saumon de la côte ouest mais n'est pas prêt encore à déclarer une guerre des pêcheries avec les Américains, a affirmé hier le ministre Pierre De Bane.- Il est encore trop tôt pour dire quelles mesures le Canada peut envisager», a-t-il déclaré en conférence de presse.Mais il n'y aura plus de discussions avec les États-Unis à moins que les Américains » ne déposent des propositions valables », a-t-il soutenu.Les négociateurs américains et canadiens se sont rencontrés ce mois cl « Seattle pendant dix jours en vue de conclu re une entente sur un programme de réglementation de la pêche au saumon sur la cote pacifique en 1981.Dialogue relancé ¦ Avec tambours et trompettes, le gouvernement fédéral a annon cé hier la creation du premier forum indépendant destiné à relancer le dialogue entre le secteur privé et les syndicats.« Il y a quatre ans un tel centre n'aurait pas été possible », a admis Mme Shirley Carr, du Conseil du travail du Canada, organisme consulté par Ottawa pour la mise sur pied du centre.Dans un déploiement exceptionnel de ministres.Ottawa, par la voix du ministre du Travail, André Ouellet.a souligné que le « centre canadien du marché du travail et de la productif lté apparaît comme le signe d'une nouvelle ère qui sera marquee par des consultations améliorées et une plus grande cooperation entre les principaux agents de la scène économique canadienne ».Juste des carottes et du céleri ! ¦ Le premier ministre René Lévesque trouve « platte, bien platte », la diète d'amaigrissement qu'il suit présentement.« Ça va bien, mais je ne mange pas.Juste des carottes, du céleri.», s'est-il plaint hier après l'annonce de la construction d'un Centre de re cherche industrielle dans le nord de Montréal.Après les fêtes, le premier ministre avait indiqué son intention de perdre une bonne vingtaine de livres.Pas de notes supplémentaires ¦ Le gouvernement fédéral ne voit aucune raison de soumettre des notes supplémentaires à la Cour d'appel de l'Ontario, puisque les arguments oraux de ses procureurs reflétaient bien sa position.C'est ce qu'a soutenu, hier, le ministre de la Justice Mark MacCiui gan, en réponse a une question du député d'Ottawa Vanier, M.Jean-Robert Gauthier.«Je n'ai pas d'indication pour le moment qu'il y a une difficulté avec la cour quant à l'interprétation de notre position », a affirmé le ministre aux Communes.Dîner d'adieu ¦ Quelque 400 éminents New Yorkais ont dit adieu au consul géné ral canadien Ken Taylor, qui quitte son poste le 1er février après trois ans, pour être remplacé par M.Robert Johnstone.Un adieu qui n'a peut être été qu'un au revoir, car il est question que les Taylor restent encore dans la métropole américaine pour six autres mois.M.Taylor aurait été assuré du poste d'ambassadeur en Italie, mais il est question qu'il fasse peut-être le saut en politique, ayant été pressenti autant par les libéraux que par les conserva teurs.Poursuites au criminel ¦ Deux fonctionnaires congédies de la section de la traduction du Secrétariat d'État sont au nombre des 14 fonctionnaires qui font face à des poursuites au criminel pour conflit d'intérêts dans l'ad judication de contrats de traduction à des traducteurs à la pige.D'abord suspendus sans salaire en mars dernier, Joel Larme, âgé de 41 ans, directeur de la section de l'aéronautique et du génie mécanique, ainsi que Pauline Benoît, reponsable de la traduction du bureau du Conseil privé, ont tous deux été congédiés plus tôt ce mois-ci.Vous avez tout essayé sans succès?Pourquoi nr pas consulter la meilleure équipe du Quebec, composée 6e médecins, diététistes.éducateurs physiques, animateurs, etc CBON DE MONTRÉAL 276-2573 FONDS EATON BAIE VIKING * - Centres financiers Eaton Situes dans les magasins Eaton 677, rue Ste-Catherine ouest____ 600.boul.Les Promenades.Carrefour Laval .Centre commercial Fairview .Centre commercial Bayshore (Ottawa).Centre (Ottawa).284-3944 461-2345 687-1470 697-6420 829-9211 560-5380 Centres financiers la Baie Situés dans les magasins la Baie 585, rue Ste-Catherine ouest.3275, chemin Côte Vertu.Centre commercial Bayshore (Ottawa).F Iron Ore se demandait s il était souhaitable de procéder à un changement de politique qui aurait des effets négatifs sur la capacité des employeurs du secteur privé d'assurer un minimum de sécurité économique a des employés de longue date arrivant à l'âge de ret rake.\u2022 Une autre lettre, datée celle-là, du 28 janvier 1982, et envoyi e au ministre des Finances, M.Allan MacEachen, débutait comme ceci: «En raison des effets con sidérables que les propositions du budget du 12 novembre auront de toute évidence sur le revenu de nos employés, nous avons consacré un temps considérable à Fanalyse de ces propositions.» M.Mulroney poursuivait en indiquant que les répercussions fi nancières de certains des change ments proposés commenceront à se faire sentir en 1982, pour l'ag f^raveren 1981 \u2022 au point d entrai ner une perle d'environ $3 500 par an, dans la paie nette de notre employé moyen ».Réactions Hier, le chef conservateur a in dique que le ministre Lalonde semblait vouloir s'engager dan^ une forme de McCarthlsme, «Lorsqu'il a tenté de m'intimi der, mardi, je lui ai dit de déposer les documents.\u2022 Les conseillers du chef eonser vateur ont étudié attentivement le contenu des lettres déposée-par le ministre Lalonde.VI.Mulroney a indiqué qu'il croyait que certaines lettres n'avaient pas été déposées par M Lalonde «S'il y en a d'autres je me ferai un plaisir de les rendre publiques moi-même », a t il ajouté «S'il ne vous restait qu'un quart d'heure à vivre, à quoi l'utiliseriez-vous?» Je l'emploierais à ce que les personnes que j'aime ne s'en aperçoivent pas.Cette réponse H \\ I R \\ IR ! s URGEL BOURGIE Veuille/ me taire parvenir votre documentation | sur les pré-arrangements et autres servi* es.I NOM: A.DRESSI VILLI ( i ijel Bourgie l imitée | 2630, rue Notre-Dame o Montréal (Québe< » Mil INil ( OOl POSTAI Ml (514) 932-2225 I I I r 'm I i 4 4 i 1 AN 29% 5 ANS 19% Période se terminant le 31 décembre 1983 Moyenne du taux de rendement annuel composé avec dividendes réinvestis.Ofttrt pit prospectus i*ut#m*rt depfusïm^SÊj renseignements, adressez-vous au e financier de votre région ou faites-nous parvenir V on ci dessous- 281-4683 332-4560 236-7511 SERVICES FINANCIERS EATON BAIE DES SERVICES FINANCIERS PERSONNALISÉS I I I I I I I GESTION DE FONDS EATON BAIE LIMITÉE 2020.RUE UNIVFRSITE.BUREAU 540 MONTREAL (QUÉBEC) H3A 2A5 J'aimerais recevoir des renseignements sur le REÉR FONDS EATON BAIE VIKING.NOM__.__ ADRESSE VILLE PROV CODE POSTAL TÉLÉPHONE (TBAV.) IDOMI de la paralysie Ne manquez pas, les 4 et 5 février prochains, le TELETHON DE LA PARALYSIE CEREBRALE sur les ondes de RADIO-QUÉBEC I A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 28 JANVIER 1984 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de I information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef Guerre de tranchées contre M.Mulroney À la demande des députés libéraux du Québec, qui voudraient au moins sauver quelques meubles lors des prochaines élections fédérales, le ministre des Finances a entrepris une guerre de tranchées contre Brian Mulroney.L'objectif est clair.On voudrait démontrer que le chef conservateur, derrière son charme et ses sourires, est inepte, incompétent et incohérent.C'est pourquoi Marc Lalonde tend ses pièges et multiplie les attaques directes.Hier, le ministre a perdu une bataille dont il sort éclaboussé.Pour tirer un scandale d'une affaire banale, il a porté un coup sous la ceinture.Visiblement exaspéré par les interventions régulières que fait le chef de l'Opposition en faveur des chômeurs, M.Lalonde a répliqué l'autre jour que les positions de M.Mulroney seraient plus convaincantes s'il n'avait pas sollicité un régime* de faveur pour les riches lorsqu'il était président de l'Iron Ore.Belle affaire, en effet, mais qu'il fallait prouver.Le ministère des Finances, a dit M.Lalonde, possède des lettres révélatrices à ce sujet.M.Mulroney le met au défi de les déposer.Le ministre s'est exécuté hier.Or cette liasse de documents ne contient pas ce que l'accusateur prétend y avoir vu.Dans ces lettres, l'ancien président de la compagnie minière plaide plutôt en faveur des mis à pied de Schefferville à qui certains règlements de l'impôt enlèvent une part trop grande des indemnités et des allocations de retraite auxquelles ils avaient droit.Par cette démarche, M.Mulroney se portait à la défense des salariés de classe moyenne ayant travaillé longtemps en région éloignée et soudain perdu leur emploi.À l'appui de ses requêtes, il invoquait en outre les conclusions d'un groupe de travail qui recommandait au gouvernement de soustraire au fisc les indemnités touchées par les personnes travaillant dans les régions septentrionales.M.Lalonde a donc vu dans ces lettres ce qui ne s'y trouvait pas.Il a intimidé son adversaire, pensant que celui-ci n'oserait pas réclamer la production des documents.Il est victime de son propre jeu.Hier, tandis que le chef de l'Opposition flairait là des relents de McCarthysme, le ministre des Finances quittait l'enceinte des Communes en évitant soigneusement la presse.Plus tôt cette semaine, I incident de la date du budget et du voyage annulé de M.Mulroney montrait déjà que la tension ne cesse de croître entre les deux hommes.Mais, dans ce cas particulier, on ne peut dire sil y a malentendu, mauvaise foi ou impair.Tout indique que le chef conservateur a renoncé précipitamment à sa visite européenne.Les adversaires du leader de I Opposition, au Parlement et dans la presse, ont affirmé qu'il ne réussirait pas à s'imposer aux Communes, qu'il n'aurait la force de maîtriser et d'unifier son caucus, qu'il serait rapidement écrasé par les ministériels, parlementaires chevronnés.Pourtant, en moins de quatre mois, il s'est familiarisé avec les règles de la vie parlementaire.Depuis sa victoire au congrès de leadership, il exerce sur son groupe parlementaire un ascendant qui étonne les observateurs.Et, au total, il a su résister avec fermeté, souvent avec esprit, aux attaques répétées des ministériels.Il lui reste à acquérir, surtout par les temps qui courent, une meilleure maîtrise des dossiers internationaux.Aussi, doit-on déplorer qu'il ait si vite abandonné son projet de voyage à Londres, à Paris et à Rome.Michel ROY Liberté du critique Notre confrère Le Devoir a pu prendre cette semaine la mesure de limpudence d'une meute d'enragés qui, toujours prompts à réclamer pour eux-mêmes toutes les libertés, n'hésitent pas à tenter d'étouffer la liberté d'opinion en invitant au boycottage d'un quotidien, dont le «crime» est de publier la libre opinion d'un critique libre, qui s appelle Robert Léves-que.Il revient aux mis en cause, c'est-à-dire au Devoir et à son critique de théâtre, de se défendre contre des attaques aussi sournoises qu'odieuses.Mais l'incident est suffisamment grave pour que la Fédération professionnelle des journalistes du Québec s'en émeuve et déplore «le chantage exercé par certaines personnalités des milieux du théâtre à l'endroit du journaliste Robert Lévesque et du journal Le Devoir*.Chantage, dites-vous?Moi, j appelle cela une forme particulièrement sournoise de terrorisme.Le plus troublant est que ce n'est pas la première fois que des critiques sont les victimes de ce genre de déchaînement aveugle contre leur personne.Quels sont les faits?Le mardi 24 janvier, le quotidien de la rue du Saint-Sacrement a reçu et publié ce qui s'appelle une «pétition», signée par 156 «artisans de la scène».Une première évidence: les signataires sont furieux contre notre confrère.Tellement furieux qu'ils tentent d'ameuter l'Union des artistes et l'Association des directeurs de théâtre «en vue d'étudier l'attitude de ce journal».Pourquoi ne pas instituer un tribunal d'inquisition?Entre-temps, nos «artisans de la scène» lancent un appel au boycottage des coupables.Le plus intéressant dans cette affaire est que les griefs entretenus par les intéressés ne sont pas annoncés et que les raisons d'une condamnation globale ne sont pas données.Décidément, l'affreux Khomeiny, le «guide de la révolution iranienne», fait des disciples chez nos doux artisans.Les «156» doivent donner au public les raisons de leur indignation.Sait-on jamais?Leurs griefs sont peut-être fondés.Le public est assez adulte pour en juger.Mais il faudra fournir des pièces à conviction, et ne pas se contenter d'affirmations globales.Il faudra donc nous dire en quoi M.Robert Lévesque se trompe systématiquement.Sinon nous devrons supposer que les «156» méprisent un public qui les choie, dont ils reçoivent tout.Certains des noms qui apparaissent au bas de cette «pétition» ont bénéficié en outre, depuis des années, dans tous les médias, d'une publicité gratuite phénoménale et, quelquefois, totalement injustifiée.Il ne s agit pas de mettre le critique à I abri de la critique.Il y a des critiques insupportables.Il y en a d'autres qui versent outrageusement dans une démagogie qui finit toujours, un jour ou l'autre, par leur retomber sur le nez.Cela ne donne à personne le droit, comme citoyen ou comme lecteur, de les abattre.Le jour où on répondra à la libre opinion par d'odieux procédés d'intimidation il en sera fait de la liberté de la presse.Robert Lévesque, Le Devoir et la Fédération professionnelle des journalistes du Québec doivent savoir qu'ils peuvent compter sur l appui de tous ceux et celles qui n'accepteront jamais que nos moeurs intellectuelles soient dévoyées par la mesquinerie.ce carier.ûo tL raseee ses - / VOUS Q£f,Qçz.AU [ Pq> SA f>AiSo*j 7 \u2022y£T
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