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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-03-02, Collections de BAnQ.

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[" LE PIUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE ÎOO ans En vigueur jusqu'au 17 mars LA MÉTÉO : CIEL VARIABLE, VENTS MODÉRÉS, MAXIMUM AUJOURD'&Ut: -10°.DEMAIN : BEAU ET FROID.DÉTAILS PAGE A 2 MONTRÉAL, VENDREDI 2 MARS 1984, )00* ANNÉE, N° 52, 60 PAGES, 4 CAHIERS 35 cents Hors de la zone métropolitaine 46cents Sept-Iles et Baie Comeau 50 cents \u2022 PARCE QUE LA COURSE AU POUVOIR SERA PLUS FACILE Le leader conservateur, M.Brian Mulroney, est d'avis que la démission de son grand ri- PIERRE VENNAT_ val, M.Pierre Trudeau, l'aidera dans sa course au pouvoir, car selon lui.les libéraux n'ont personne de la trempe de M.Trudeau pour le remplacer.Bien sûr, M.Mulroney, qui a été assailli hier soir par une meute de journalistes à l'aérogare de Dorval, au retour de brèves vacances en Floride, n'a pas voulu vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.«Que ce soit M.Turner ou un autre qui lui succède», a-t-il dit, «il ne fait aucun doute que les aspirants qui s'affronteront se- ront tous des hommes compétents qui feront tout pour conserver le pouvoir qu'ils détiennent depuis si longtemps.» D'autre part, le chef conservateur a loué le premier ministre pour avoir intensifié le « French Power» à Ottawa et placé des francophones de talent aux plus hauts niveaux du gouvernement et de l'administration publique.«L'une des rares bonnes choses que M.Trudeau ait faites est d'avoir vu à ce que les francophones jouent un rôle de premier plan dans la mise sur pied et l'exécution des politiques au niveau fédéral.C'est là une réalisation admirable», a-t-il dit.Il a ajouté qu'il espérait être en mesure de suivre cet exemple, voir MULRONEY en A 2 Mère Marie-Léonie VICTOIRE DE 3-1 À DETROIT Le Canadien limite les Red Wings à 12 tirs au but pages 2 et 3 Mère Marie-Léonie sera béatifiée à Montréal par Jean-Paul II AIGRI, CARTER SE DIT PRÊT À ANNULER SON CONTRAT Mère Marie-Léonie sera béatifiée à Montréal par Jean-Paul II au cours de son voyage au Canada en septembre prochain.JULES BEL1VEAU_ C'est avec un mélange de joie discrète légèrement teintée d'incrédulité que des religieuses membres de l'Institut des Petites Soeurs de la Sainte-Famille ont appris hier, de sources journalistiques, la nouvelle de la béatification prochaine de leur fondatrice.À la maison mere de l'Institut, à Sherbrooke, l'assistante générale a expliqué que cette nouvelle était attendue comme «très probable» depuis que Rome a reconnu, le 17 février, l'authenticité d'un miracle attribué à mère Marie-Léonie.Mais soeur Yvette Audet n'a pu cacher que les religieuses ne laisseront vraiment cours à des manifestations de réjouissances qu'après avoir reçu une confirmation officielle de cette annonce.Selon la dépèche émanant des bureaux d'Associated Press h la Cité du Vatican, le père Angelo Mitri, porte-parole de la Congrégation pour les causes des saints, a signalé que la béatification de mère Marie-Léonie pourrait avoir lieu le 11 septembre.À Montréal, le Centre d'organisation de la visile du pape attend toutefois, également, l'annonce officielle de la nouvelle avant de décider a quel endroit et à quelle moment précis se déroulera cette cérémonie.Mère Marie-Léonie Paradis, qui a reçu le nom de baptême de Alodie- Virginie, est née le 12 mai 1840 à l'Acadie.dans le diocèse de Saint-Jean - Longueuil, au Québec.Avec sa famille, elle a vécu pendant quelques années à Saint - Philippe de Laprairie avant d'entrer en religion dans la congrégation des Marianites de Sainte Croix (l'actuelle congrégation de Sainte-Croix).Parlant des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, mère Marie-Léonie a avoué longtemps plus tard: «J'ai fondé cette communauté sans trop m'en rendre compte.» Il faut préciser qu'elle avait déjà accumulé plusieurs années d'enseignement chez les Marianites, tant au Québec qu'à New York et au Nouveau-Brunswick, lorsqu'elle se vit à la tète d'un petit groupe de religieuses se consacrant de plus en plus au service des prêtres.Peu à peu, un nouvel institut placé sous le patronage de la Sainte Famille de Nazareth prenait forme.La fondation proprement dite des Petites Soeurs de la Sainte-Famille eut lieu en 1880 à Mem-ramcook, au Nouveau - Brunswick.En 1895, la communauté déménagea sa maison mère et son noviciat à Sherbrooke.Dans l'acte d'érection canonique signé l'année suivante par Mgr Paul Larocque, il était écrit: «Les Petites Soeurs de la Sainte-Famille se consacrent aux travaux domestiques dans les évêchés, les séminaires et dans d'autres maisons destinées plus ou moins au même but.Nous désirons qu'elles se limitent exclusivement à cette oeuvre et qu'elles ne l'abandonnent jamais.» Après une vie consacrée à la formation de ses filles et au service des prêtres, une vie par- voir PAPE en A 2 Gary Carter et Charles Bronfman, propriétaire des Expos, se sont rencontrés, hier au camp des Expos.Les deux hommes avaient eu un tête-à-tête le 9 février.Devant les récriminations de son patron, le receveur a offert à ce dernier d'annuler le contrat de huit ans qui le lie à l'équipe et de le laisser se prévaloir de son statut de joueur autonome.Bronfman a refusé, préférant, selon Carter, «vivre avec son erreur».page 4 SOMMAIRE Annonces classées.B 2, 6 10, B 11, C 7 6 C 10 Arts et spectacles \u2014 Informations .C 1 à C 5 \u2014 Horaires.C 6 Centenaire.A 8 Décès, naissances, etc.C 11 Economie.B 1 à B 6 Editorial.A 6 Êtes-vous observateur?.C 7 FEUILLETON « La charge des sangliers » B 11 Horoscope.C 8 Le monde.B 7 Mots croisés.C 10 « Mot mystère ».C 8 Quoi faire auiourd'hui.C 6 Télévision.C 2, C 3 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12, 13 Mots croisés.18 LES VICTIMES SONT SURTOUT DES FILLES Une étude révèle qu'un enfant sur 2 000 est victime d'abus sexuel Au Québec, de 1978 à 1982, plus de 2 500 cas d'enfants abusés sexuellement ont été acheminés annuellement aux di- HUGUETTE ROBERGE rections de la Protection de la jeunesse.Les victimes sont surtout des filles \u2014 quatre filles pour un garçon \u2014 ce groupe étant majoritaire cependant au chapitre de l'exploitation - prostitution.Dans une proportion de 44 p.cent, l'agresseur est le père.Presque toujours, soit à 92 p.cent, l'enfant connaît la personne abusive, généralement un homme de plus de 30 ans, mais aussi, dans 11 p.cent des cas, un adolescent de 17 ans ou moins.Voilà le portrait de la situation tel que brossé par MM.Camille Messier et Jean de Champlain, conseillers du comité de la Protection de la jeunesse et auteurs d'une recherche que cet organisme a rendue publique hier.Intitulée La protection sociale des enfants victimes d'abus sexuels: .où en sommes nous au Québec ?cette étude permet de constater que les signalements d'enfants abusés sexuellement se font de plus en plus nombreux, le profil québécois se rapprochant du profil américain, et que l'agression est souvent accompagnée de violence (56% des cas).La conclusion saute alors aux yeux : il devient urgent de trouver des moyens d'assurer une protection égale pour tous ces enfants.Sur l'ensemble des dossiers d'enfants signalés pour mauvais traitements, la proportion des abus sexuels augmente régulièrement, d'année en année.Ce taux est en effet passé de 18 p.cent en 1979 à 23 p.cent en 1980, à 27 p.cent en 1981.En nombres voir ENFANT en A 2 ^ ^ il DÉPÔT GARANTI eft trust general DOUBLEMENT AVANTAGEUX PORTEEtUILLE PLACEMENTS GRATUIT SUCCURSALES__ MtUMhmitv: 1 100, University.871-7200 Mtl Piece Villt-Mtrie: Galène des Bout.q Outrtmoirt: 1, Vincent dtndy, 739-3265 CONSEILLERS Mtl Ahuntsic: 382- 1383 Laval Chomedey G87 longuewit: 651-9381 >780 tt à it Régi» dt rwur»nct-dép»> du Québtc_Ville Mont Roval Centre Rockhmd \\ su 2.341-1411 St Hubert:462 1880 Gretèy: 378-8461 ______________%______.¦i ADJ0UJ3DHUÎ DIABÉTIQUE Le juge Denis Durocher, de la Cour supérieure, statue que refuser d'embaucher une diabétique ne constitue pas de la discrimination, et qu'une ville est en droit d'exiger que les employés qu'elle embauche soient en bonne santé.page A 3 REMANIEMENT Les rumeurs d'un remaniement majeur du Conseil des ministres persistent sur la colline parlementaire, alors que le premier ministre Lévesque remet sine die une tournée prévue dans la province page A 10 MARIJUANA L'Association pulmonaire du Québec affirme qu'il n est plus possible de cataloguer la marijuana et le haschisch comme des produits inoffensifs et consommables sans danger, page A 4 TAUX D'ESCOMPTE Les signes dune hausse du loyer de I argent se précisent, la Banque du Canada ayant relevé son taux d'escompte de 10,04 à 10,07 pour cent, son plus haut niveau depuis plus d'un an.page B 1 DÉMOCRATES Le sénateur Ernest Hol-lings de Caroline du Sud et l'ancien gouverneur de Floride Reubin Askew se retirent de la course à l'investiture démocrate.page B7 HÉAcTiQN D'UNE PEUPLA?DU ¦FteHCti Powez *APU\\ ^APUT TOO ! LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MARS 1984 MULRONEY SUITE DE LA PAGE A 1 «pour s'assurer que les franco-pl*eH»s% soient partie intégrante (iu 5>rVessus décisionnel et que les Québécois se sentent chez eux à Ottawa».M.Mulroney s'est dit «très surpris» du départ du premier ministre.Il avait d'ailleurs déclaré, il y a quelques jours à peine, qu'il était persuadé que M.Trudeau mènerait encore la barqueC libérale lors de la prochaine campagne électorale.Pourquoi est il si surpris?Parce que, dit il, «de toute évidence, M.Trudeau est bien supérieur à n'importe qui d'autre au sein de la formation libérale, et il cédera sa place à quelqu'un qui n'aura pas sa stature».Dtansce sens-là, M.Mulroney estime.que sa course au pouvoir I en trouvera facilitée, et il se dit prêt, pour la bataille électorale qui suivra les «heures exaltantes» que le Parti libéral du Canada, va connaître ces prochaines semaines M.Mulroney a également dé-Haré-qu'il s'était personnellement entretenu avec M.Trudeau au téléphone dès qu'il avait appris la nouvelle, afin de lui souhaite)* Un heureux retour «à Montréal ».Quant au chef du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broadbent, qui rentrait également à Montréal sur un autre vol quelques minutes plus tard, il avait convoqué les journalistes pour leur déclarer que le départ de M.Trudeau serait une bonne chose pour le Canada.Pourquoi ?s \u2022Parce que, a-t-il dit, en tant qu'intellectuel, il n'a pas compris que les Canadiens voulaient un gouvernement pour eux tous et non pas seulement pour les Québécois.Le gouvernement de M.Trudeau a peut-être plu aux Québécois, mais il n'était pas très acceptable pour les autres.» Le chef néo démocrate reconnaît à M.Trudeau le mérite d'avoir rapatrié la constitution et essayé de faire respecter les droits des francophones partout au pays.«Il a lutté courageusement dans ce sens, et les prochaines générations lui en seront reconnaissantes.» Mais il a reproché au premier ministre de n'avoir pas compris que le Canada anglais avait, lui aussi, besoin que >es aspirations soient reconnues à Ottawa.«Pas plus d'ailleurs, a-t-il ajouté, qu'il n'a compris le nationalisme québécois.» Malgré tout, M.Broadbent souhaite que, revenu à la vie privée, M.Trudeau puisse continuer à oeuvrer pour la paix, fleuron qu'il est prêt à laisser à la couronne du chef démissionnaire.ENFANT SUITE DE LA PAGE A 1 absolus, cette augmentation est également très importante: 379 erftents en 1978, 714 en 1979.843 èft 1980, «06 en 1981.On en arrive à»Ta constatation navrante qu'un enfant sur 2 0C3 au Québec est signalé comme victime d'abus setafei.cette proportion excluant cviSemment tous les cas non dé-tecté*et signalés.Selon l'étude, l'âge moyen des victimes d'exploitation-prostitution, ou.de détournement de mineur est le plus élevé : 14 ans.Lqs victimes de viol et d'agression ont en moyenne 13,3 ans/pans ce groupe, deux exceptions, soit un enfant de 6 à 12 ans et un autre, de la naissance à 5 ans.Les victimes d'un inceste père-fil le ont 13 ans en moyenne, au moment du signalement, mais la majorité (55%) avaient 12 ans ou moins lors du premier abus; quant aux victimes d'un inceste autre que père fille, el- \u2022 les ont en moyenne 11 ans ( 9 ans et demi lors du premier abus), niais un nombre important ( 19%) avaient de 0 à 5 ans lors du premier abus.\"Lés victimes d'attentat à la ! pudeur ou d'une grossière indé-I cence sont les plus jeunes: leur \u2022 âgo nam en au moment du signa-i lament est de 10,3 ans.D'autre part, les auteurs de la recherche font remarquer que la plupart des familles (71%) de cas d'abus sexuels ont au moins un autre problème sérieux, tel que l'alcoolisme (père et / ou mère), ou la délinquance (père).Ils notent aussi la faible proportion (17%) des cas qui se rendent en Cour crimelle ou au Tribunai de la jeunesse, comme des enfants abusés ayant accès à un suivi social (48%).Après avoir constaté que l'accessibilité à un traitement suivi varie selon l'âge ou le type d'abus sexuel, les auteurs s interrogent sur les moyens dont disposent les praticiens sociaux pour protéger l'enfant abusé sexuellement.Ils proposent plusieurs sujets de réflexion, entre autres l'intégration des interventions sociales et judiciaires dans le traitement de ces dossiers À cet effet, le président du comité de la Protection de la jeunesse, Me Jacques Tellier.a annoncé la formation d'un groupe de travail chargé d'étudier les implications sociales, légales et administratives d'une véritable concertation socio-judiciaire.Ce groupe, formé de représentants des directeurs de la Protection de la jeunesse, du substitut du procureur général et des services policiers de la region de Montréal, a déjà commencé ses travaux et entend remettre ses conclusions au cours des prochains mois PAPE SUITE DE LA PAGE A 1 tâgée entre la pratique de la charité, 'l'effacement et la piété, mère Marie Léonie est morte à Sherbrooke le 3 mai 1912.Et elle a été proclamée venerable par Jéan;-Paul II le 31 janvier 1981.''\u2022Le'nouveau titre de bivnheu-treusPque recevra cette religieuse originaire de L'Acadie.au QiTe&ec.est celui qui precede la canonisation, l'étape ultime de la glorification décernée par l'Eglise catholique.Aujourd'hui.l'Institut des Petites Soeurs de la Sainte-Famille compte environ 700 membres dont la plupart vivent au Canada, et plus particulièrement au Québec.D'autres religieuses sont réparties entre les Etats-Unis, le Honduras et l'Italie.JE M'EN SUIS OCCUPÉ À TEMPS -ti'ureuben .ont les onfarts cO'T,m,:\"Kaeco*i«iAirc vous aviez .t I thèqueà pa£er et enw.wig** jn grans * ^nqeme' : *Jafis ^j:rc cN*~ nemei : fr .\u2022Ksiô'.'x»' Les choses £t*ef«»a!ofsr> a*\u2014^ 3rfc.ii' \u2022\u2022 > \"Aufôu'd'hu,.vos **o**GnK ont grandi h mU 'Vj*< ||Otn majors voos appa; bem et vo j*.pussez 3 \"kjneterîaine iécuwê nè^4*^Ye met** Vat .,.c;r pstament, lut, est AiaitVv iCHJl '«-Me le \u2022* jCVm Je temps de met :rei* inoses e* -orflre De \u2022eus ^surer en conv ^naf*!*» tout flan*, ur affaire* seront conduites selon vos désirs Qjand vous envugerez de ie faire souvenez-vous oe nous la Soc*te Cana.1i enne du Cance* a beso^ de votre support Si le Maraîno** oe i'Esum a pu grace a Terry fox.Ouvrir oc nouvelles avenues a >a recherc he dans cette lutte \u2022^\u2022sanTe contre le ca^ \u2022 ce c'est aussiQMcea rfOds que nous pouvons conï'' ne* »e combat Ca* vous auss» rra»nte nant et dans aven*, vous êtes ' un e'e'nenti de la solution E nsernble.nous qagne'ons la bataille contre ie cancer Société Canadienne du Cancer La Quotidienne Tiroge d'hier trois chiffres 430 à quatre chiffres 1396 dA MÉTÉO\" DATE: vendredi, 2 mon 1984 AUJOURD'HUI: Mm.: -20 Mox OH VARIABLE ET VENTS MODEtfS DEMAIN BEAU ET FROID -10 09 5 01 Québec ASdib» Outoouots wOurenrid^'.Canton* de l'Est Loc-SomlJeor RirrtousV.Gojpewe 22 20 20 18 18 -18 18 -15 10 -12 -12 Me* -10 -10 -10 -18 -10 -10 -10 - 8 - 5 - 5 - 7 États-Unis Nuog., neige Nuog , vent» Ciel v neige Nuog., neige Nuog., neige Nuog., netgt Nuog., neige Nuog., neige Nuog., neige Neige, poud Neige, poud.Boston Buffalo Chicago Miomi New Yorfc 6 6 9- 7 7 0 7 17 6 5 N.-Orisons PWtiburgJ» S.Francisco Washington Dalla» 1 10 11- 3 10 16 3 3 0 10 les capitales Canada Victor» Edmonton Regtno Wmmpag Toronto CRorfetteto *ri 2 4 5 9 12 5 0 0 1 9 4 5 4 8 5 6 6 0 \t\t\t\t\t A/Tisterdom\t- 3\t6\tUnfit, ri\t0\t9 Afn^nes\t11\t19\tMoscou\t10\t- 5 Acoouko\t26\t33\tMexico\t11\t25 Berlin\t- 1\t8\tOslo\t- 2\t6 Bruxelles\t3\t7\tPons\t1\t8 Buenos Awes\t18\t26\tRome\t8\t18 Copenhague Genève\t1\t2\tSéoul\t- 4\t5 \t- 1\t3\t3*ocrt>oJrr\t0\t1 Hong Kong\t11\t13\tTokyo\t1\t7 Le Cane\t10\t23\tTrinidad\t24\tX Lisbonne\t4\t9\tVienne\t2\t5 Londres\t4\t9\t\t\t LA FUTURE MAISON DES SCIENCES ET DES TECHNIQUES .* Québec s'en tient au site de l'île Sainte-Hélène Bien que quatorze organismes se soient prononcés sans équivoque pour remplacement du Vieux-Port, il demeure acquis pour le ministre de la Science et de la technologie, M.Gilbert Paquette, et aussi bien dire pour l'ensemble du cabinet des ministres, que la future Maison des sciences et des techniques de Montréal sera aménagée dans Tfle Sainte-Hélène.DENIS MASSE « Il faudrait de très bonnes rai sons, a déclaré hier M.Paquette, à l'ouverture des audiences publiques consacrées à l'étude du projet, pour remettre ainsi en ques-tion la réussite du projet », rappelant du même souffle que la décision du gouvernement s'inscrit dans le cadre plus vaste de la revitalisation de Terre des Hommes.« C'est donc à cette fin, principalement, que des crédits ont été accordés », a ajouté M.Paquette, expliquant qu'il n'avait pas l'autorité pour reconsidérer le choix du site.M.Paquette a annoncé qu'il déposera avant l'été un projet de loi visant à créer une société autonome qui sera chargée de réaliser et administrer la Maison, un pro- photothèque LA PRESSE Gilbert Paquette jet donc essentiellement copié sur le Palais des congrès.Au cours de l'année seront réa Usées les études préliminaires conduisant aux plans et devis.L'an prochain, a indiqué le ministre, débuteraient les travaux de terrassement suivis peu après de la mise en chantier.Si bien que la Maison des sciences et des tech- niques de Montréal pourrait ouvrir ses portes en 1987.Besoin d'espace Ce qui sourit le plus aux autorités, c'est l'ampleur du terrain dont pourrait disposer la future Maison si elle était érigée dans les fies de l'Expo.Car on veut au premier chef une structure étendue, ne comportant pas plus de deux étages.Selon le ministre, l'environnement magnifique de Terre des Hommes est encore un facteur qui renforce le choix de cet emplacement.« Après tout, Terre des Hommes n'est située qu'à 300 pieds du Vieux-Port dont elle n'est séparée que par un bras du Saint-Laurent; et si l'on évoque le fait qu'il s'agit d'Iles désertes, combien plus désert apparaît le site du Vieux-Port », commente encore M.Paquette.Les audiences commencées hier touchent une dizaine d'aspects du projet, soit la mission et les objectifs de la future Maison, les publics-cibles, l'approche mu-séologique, l'animation et les programmes éducatifs, son rayonnement externe, l'architecture et la taille des édifices, les retombées économiques, le financement, le site et enfin l'échéancier des travaux.Des 79 mémoires qui ont été présentés au Comité consultatif chargé d'entendre les intervenants, 24 se prononcent sur l'emplacement et 14 d'entre eux favorisent le Vieux-Port; une quarantaine traitent de l'approche muséologique, 14 abordent la question des publics-ciMes, une quinzaine élaborent sur l'animation et les programmes éducatifs et une douzaine tentent de préciser des moyens d'ouverture au milieu.« Pour bien démontrer qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle querelle fédérale-provinciale, a déclaré M.Paquette, nous avons offert au gouvernement fédéral d'assumer la différence des coûts entre une station de métro ordinaire et celle qu'il souhaiterait avoir dans le Vieux-Port, ce qui à toutes fins pratiques rendrait l'emplacement du Vieux-Port équivalent à celui de Terre des Hommes ».Le coût d'une station de métro sur le quai Jacques Cartier est estimé à $25 millions en raison surtout de la profondeur où passent déjà les rails souterrains avant de plonger sous le fleuve pour desservir Longueuil.11 en coûte de $15 à $17 millions pour les stations de métro ordinaires du réseau montréalais.M .1 » » \u2022 « \u2022 -» \u2022 «\u2022 t i » t t » l I I 9 t I i \u2022 \u2022 % % I \u2022 I I f % I I 1 I La Société du Vieux-Port remet en question la décision du gouvernement Pour obtenir la Maison des sciences et des techniques dans la zone du Vieux-Port de Montréal, le président de cet organisme, M.Paul Gérin-Lajoie, se dit tout-à-fait disposé à affecter une dizaine de millions de dol- lars à la construction d'une nouvelle station de métro sur la ligne 4.Pour lui, « un musée doit être situé là où la population se trouve et non pas là où l'on souhaiterait Un son de cloche favorable à Québec Le Conseil de développement du loisir scientifique est d'accord avec le choix de Tile Sainte-Hélène comme site d'accueil de la Maison des sciences et des techniques, pour des raisons essentiellement liées à l'environnement naturel, au potentiel touristique des Des et à l'accessibilité de l'emplacement par le métro.Toutefois,dans un mémoire remis aux membres du comité de consultation qui siège présentement à Montréal, le CDLS fait part de certaines préoccupations.A son avis, avant même de préparer les plans et devis de la Maison, il importe « d'amorcer dès maintenant une étroite collaboration entre la Maison et les orga- nismes du milieu.pour favoriser l'épanouissement de ces derniers et leur permettre, par leurs acti vités régulières, de contribuer au dynamisme et au rayonnement de la Maison ».Le mémoire souligne que le rapport conjoint du ministère de la Science et de la technologie et de la CIDEM ne réserve que 20 p.cent de son contenu au développe ment des thèmes et mandats de la Maison, laissant aux questions techniques et économiques tout le reste de la présentation.En ce qui concerne l'architecture de la Maison, le CDLS propose un concept modulaire, plus souple et plus esthétique qu'un simple bâtiment, si imposant qu'il devienne.qu'elle se trouve ».« A cet égard, a-t-il déclaré, hier, à l'audience publique chargée d'entendre les intervenants, le Vieux-Montréal est le quartier touristique domi nant qui accueille déjà trois fois plus de visiteurs que l'île Sainte-Hélène.Le Vieux-Montréal, on le sait, est facilement accessible hiver comme été et s'inscrit naturellement dans la trame urbai-ne ».La Société du Vieux-Port, un organisme fédéral, remet donc en question la décision du gouvernement québécois d'établir la Maison des sciences et des techniques dans un lieu isolé alors que ce même gouvernement a décidé de ramener en ville le Musée d'art contemporain qui manque de visiteurs à la Cité du Havre.Tel est l'essentiel de la communication qu'a adressée hier la direction du Vieux-Port au Comité consultatif chargé de recueillir l'opinion publique sur ce projet.Pour l'équipe de M.Gérin-Lajoie, la querelle entourant l'emplacement de la Maison des sciences est un faux débat puisque chacun des deux sites envisa- gés a sa vocation propre: l'île ; Sainte-Hélène a celle d'un grand parc urbain tandis que le Vieux- \\ Montréal a celle d'un quartier J historique central.Pour eux, une \u2022 fréquentation élevée et l'intégra- ! tien au milieu sont deux condi- J tions du succès que peut espérer \u2022 obtenir une telle Maison.L'équipe du Vieux-Port estime \\ aussi que la présence de la Mai son des sciences dans la zone ri- ! veraine du Vieux-Montréal, sus- | citerait de plus importantes ; retombées économiques que dans « l'île Sainte-Hélène parce qu'elle ! favoriserait dans ce quartier historique une foule d'activités nouvelles.De multiples entreprises | seraient intéressées à venir s'implanter à proximité d'un important client comme le serait la Maison des sciences.De nouveaux besoins publics auraient tendance à se manifester.L'emplacement retenu par la Société se trouve sur l'ancien quai Victoria, à peu près dans l'axe de la Place Jacques-Cartier.Une autre alternative serait offerte par le jetée King Edward, un peu plus à l'ouest.Aux États-Unis, la loi touchant les employés au pourboire soulève aussi le mécontentement BIRON CRÉERA UN COMITÉ DE RELANCE Deux compagnies sont intéressées à prendre la relève de Menasco 1 QUEBEC (PC) \u2014 La loi américaine sur les travailleurs au pourboire semble soulever là-bas autant de mécontentement qu'en soulève ici la loi 43, pourrait-on conclure à la suite de la publication d'un article du quotidien New York Times.Cette loi, adoptée l'an dernier parce que le gouvernement américain estimait que 84 p.cent des pourboires n'étaient pas déclarés au fisc, est entrée en vigueur cette année.Là-bas comme ici, c'est le système d'attribution qui est la principale cible des employeurs et des employés.Ce système, qui est suspendu ici pour le moment, est déjà en vigueur aux Etats-Unis.Employés et employeurs américains soulignent que 8 p.cent du chiffre d'affaires d'un établissement correspond rarement au montant global des pourboires reçus par les employés et que certaines périodes, surtout celle de la soirée, rapportent plus que d'autres.La loi américaine prévoit que, si la moyenne des pourboires reçus dans un établissement s'établit à seulement 4 ou 5 p.cent du chiffre d'affaires, le département du Revenu peut réduire à 5 p.cent le montant servant de base au système d'attribution.Mais la base du système ne sera pas changée seulement pour deux ou trois employés qui, dans un tel cas, devront défendre séparément leur cause auprès du département.Autre sujet de mécontentement des travailleurs au pourboire américains : le département du Revenu n'a jamais dit qu'il ne se servira pas des nouvelles déclarations d'impôt comme base de révision des déclarations des dernières années.Au Québec, le ministre du Revenu Alain Marcoux a promis que son ministère ne se servira pas des déclarations des employés au pourboire pour réviser leurs anciennes déclarations d'impôt, une promesse que n'a pas faite cependant le ministère fédéral du Revenu.Le Foodservice and Lodging Institute (FLI), un organisme patronal américain, a déjà intenté des procédures pour tenter d'empêcher la loi d'entrer en vigueur.Le FLI fait valoir que la loi sur les pourboires est un amendement à une loi adoptée en 1982 et qui ne visait que les établissements d'au moins dix employés par succursale alors que l'amendement vise les établissements ayant un personnel total d'au moins dix employés.Un policier essuie le feu de deux voleurs Deux individus qui étaient soupçonnés d'avoir commis un vol à main armée dans un dépanneur de la me Wellington, à Verdun, ont été poursuivi» hier soir par une auto-patrouille jusqu'à la station de métro Verdun, où ils ont sauté dans une rame.Au moment où les portes du wagon allaient se fermer, les deux suspects ont ouvert le feu en direction du policier qui les poursuivait, et qui n'a eu que le temps de se jeter sur le sol.Selon certains témoins, les deux individus seraient ressortis du métro à la station suivante, celle de Galt.Le service a été interrompu pendant une quinzaine de minutes, afin de faciliter le travail de recherche de la police.Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Rodrigue Biron, s'apprête à mettre sur pied un comité de travail, incluant des représentants syndicaux de la CSN, pour provoquer le redémarrage de la compagnie Menasco, filiale de la multinationale Colt et spécialisée dans l'industrie aéronautique.PIERRfc VENNAT_ Déjà, des études de marché en ce sens sont en cours.Par ailleurs, deux compagnies, l'une québécoise d'envergure internationale et l'autre américaine déjà établie au Québec se sont dites intéressées à s'engager dans la fabrication de systèmes hydrauliques de l'aéronautique avec la main-d'œuvre et la machinerie laissés en plan par Menasco.Cette compagnie, en effet, après avoir mis en lock-out ses quelque 360 employés syndiqués, affiliés à la CSN, en juilet 1982, avait annoncé, en août 1983, sa fermeture définitive et son déménagement à Oakville, en Ontario, affirmant qu'elle ne pouvait demeurer plus longtemps au Québec vu les stipulations de la loi anti-scabs.La compagnie, toutefois, n'a toujours pas vendu l'essentiel de sa machinerie tandis que la presque totalité de ses quelque 180 employés cadres et non-syndiqués du Québec n'ont pas l'intention de se rendre en Ontario ou d'accepter des primes de séparation.C'est donc en conjonction avec ces employés cadres ou non-syndiqués que les représentants du syndicat CSN et des représentants du ministre Biron se sont employés, depuis janvier, à susciter le redémarrage de la production.\u2022 Les représentants de la CSN, qui tenaient une assemblée générale hier, à laquelle ont participé près de 200 des employés mis-à-pied, ont affirmé qu'ils ont également l'appui des autorités fédérales.Selon eux, en ef- m photothèque LA PRESSE Rodrigue Biron fet, les responsables fédéraux à Montréal du développement de l'aéronautique ont eu le mandat de voir à conserver les emplois à Montréal.Dans les jours qui suivent, ont assuré les porte-parole de la CSN, on s'attaquera à la réalisation concrète du projet de redémarrage qu'on croit assuré du succès, «puisqu'il s'agit de millions de dollars d'impliqués ».Quant au président de la CSN, Gérald Larose, présent sur les lieux, il a assuré l'auditoire que « si certains employeurs ne veulent pas s'assurer de l'avenir de nos jobs, nous on va s'en occuper».On n'a pas voulu identifier, pour le moment, les deux compagnies intéressées à relancer Menasco, pour ne pas nuire aux négociations en cours, laissant entendre à la CSN que ce serait au ministre Biron à le faire,en temps et lieu. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MARS 1984 pre A 3 Refuser d'embaucher une diabétique ne constitue pas de la discrimination Jean Corbeil, maire d'An jou.Maurille Séguin, président de la Conférences des maires de la banlieue.Yves Ryan, maire Montréal-Nord.de RECOMMANDATIONS DE PROLONGEMENT DU MÉTRO Les maires de la banlieue n'en demandaient pas tant Les recommandations du Bureau de transport métropolitain de prolonger le métro jusqu'à Lachine, LaSalle, Côte Vertu, Anjou, Montréal-Nord, Pointeaux-Trembles et Deux-Montagnes, ont fait beaucoup de personnes heureuses chez les banlieusards.Certains FLORIAN BERNARD n'en demandaient pas tant.La décision du BTM de recommander la construction de quatre extensions supplémentaires, d'ici à 1992, a aussi jeté l'euphorie chez ceux qui, jus qu'à maintenant, enviaient les autres citoyens déjà desservis.Le maire Yves Ryan, de Montréal-Nord, a pour sa part rendu hommage au directeur du BTM, M.Gérard Gascon, auteur du projet.«M.Gascon a préparé un document d'une exceptionnelle clarté.Sa vision des prolongements du métro correspond parfaitement à l'idée que nous nous en faisions.Son document est précis, réaliste et fort à propos.\u2022 M.Gascon en est probablement à son dernier grand rapport.Il doit en effet prendre sa retraite dans quelques semaines.« M.(îascon pourra partir heureux, a commenté Yves Ryan, puisqu'il laisse aux citoyens de la CUM un testament précieux, celui du métro de l'an 2000.\u2022 Le maire Yves Corbeil, d'An jou, partage les vues de son collègue de Montréal-Nord.Dans son esprit, le rapport Gascon met en valeur le projet des sous-centres-villes élaboré dans les années 1970.Les extensions proposées sont réalistes, selon M.Corbeil, et tiennent compte des bassins de population et des indicateurs de déplacement des usagers.À LaSalle et Lachine, c'est l'euphorie.Les Citoyens rê- vaient d'avoir un jour le métro chez eux.Us ne croyaient pas que ça viendrait aussi rapidement.L'un des membres du conseil de LaSalle, Daniel Zi-/ian, a louange le rapport Gascon.Il estime cependant que le prolongement devrait aller jusqu'au-delà de l'aqueduc municipal mais il reconnaît que cette ultime extension pourra faire l'objet de futures négociations.Le président de ia Conférence des maires de banlieue, Maurille Séguin, maire de Sainte-Geneviève, n'avait pas encore eu le temps, hier, de lire tout le rapport.D'ores et déjà, il se réjouit toutefois de l'intention du BTM de proposer dès maintenant des prolongements qui, de toute manière, doivent un jour être faits.La Conférence des maires consacrera son prochain colloque annuel, fin mars, au transport en commun sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Une personne malade n'est pas fortement handicapée.Et une administration muniei pale, de son côté, est en droit de demander, et même d'exiger, que les employés qu'elle embau che soient en bonne santé.LEOPOLD LIIOTTE Ce sont deux des raisons qui ont amené hier le juge Denis Duro-cher, de la Cour supérieure, à rejeter la requête en injonction et la pousuite en dommages intentée par la Comission des droits 'Je la personne du Québec, au nom d'une femme de 23 ans qui n'avait pu obtenir sa permanence comme employée de la municipalité de Montréal-Nord parce qu'elle souffrait de diabète.La CDPQ soutenait que, dans les circonstances, la Ville s'était rendue coupable de discrimination à l'endroit d'une personne handicapée.Mais, tout comme elle avait été amenée à le faire dans un cas précédent ( reproché à Laval, cette fois) la Commission s'est appliquée, au cours de l'instruction, à démontrer que la jeune femme, écartée du poste qu'elle convoitait, était, malgré la maladie dont elle souffre, parfaitement capable de remplir adéquatement la tâche qui lui avait été confiée Selon les médecins de Montréal-Nord, le diabète de la requérante, s'il n'est pas adéquatement contrôlé, peut amener ultérireusement des complications sérieuses et des ennuis, également sérieux, pour l'employeur.On a invoqué, notamment, des problèmes d'absentéisme.L'état d'une telle employée peut aussi provoquer une hausse des primes d'assurance-maladie alors que les autorités municipales doivent bien admi nistrer les deniers des contribuables.Le juge Du rocher concède que la position de la Commission est difflcle, dans un cas pareil, puisqu'elle doit en même temps tenter de démontrer que la Ville a fait une distinction discriminatoi- LES MEMBRES DU SERVICE DE L'INSPECTION MAUGRÉENT La SQ prend en mains la surveillance du transport routier La Sûreté du Québec a officiellement pris en mains, hier, les opérations de surveillance du transport routier, partout en province.Toute la matinée, en bordure des principales voies de circulation, on voyait des agents de la SQ et du ministère des Transports effectuer la vérification de camions.ANDRÉ CÉPItOT_ Selon les informations obtenues, des opérations semblables sont planifiées jusqu'au 15 mars.Peu familiers avec les lois sur le transport, les policiers de la SQ se contentent pour l'instant de procéder à une inspection mécanique sommaire, laissant aux surveillants routiers la tâche d'appliquer la réglementation.Ce travail conjoint risque toutefois de créer un froid entre les deux groupes, peu habitués à se côtoyer.Hier, on sentait déjà que l'adaptation serait difficile.Les employés du ministère des Transports, qui seront éventuellement réaffectés à d'autres fonctions, sont vexés d'avoir à céder leur place.«Les voleurs de jobs sont arrivés », a chuchoté l'un d'eux, en parlant des policiers.Quant aux agents de la SQ, ils ne semblent guère satisfaits de devoir assumer des tâches additionnelles qui occuperont une grande partie de leur temps.D'ici à la fin de l'année, tous les patrouilleurs du service seront initiés à l'application de la très complexe Loi des transports.En vertu du protocole d'entente intervenu entre le ministère des Transports et le ministère de la Justice \u2014 qui a maintenant juridiction sur le contrôle du transport routier au Québec \u2014, les quelque 220 membres du Service de l'inspection (officiers cadres, surveillants routiers, conseillers juridiques, employés de bureau ) photo René P.card, LA PRESSE Les policiers de la Sûreté du Québec et les surveillants routiers du ministère dos Transports seront très souvent appelés à travailler ensembles, d'ici à la fin de l'année.Cost le cas, ici, du caporal Alain Thibault, du poste de la SQ do Sainte-Julie, et du sergent Gilles Meloche, du Service de l'inspection de Longueuil.seront intégrés à la SQ ou à d'autres corps d'emploi de la Fonction publique, d'ici au 1er janvier prochain.Il semble toutefois déjà acquis que le directeur Roger Bussières et les 15 officiers cadres du Service de l'inspection continueront d'oeuvrer dans le domaine du transport routier.On prévoit également affecter au moins 68 des quelque 150 surveillants routiers dans les 43 postes de contrôle et aires de pesée qui seront en opération en novembre 1985.Il en existe actuellement treize.Quelques-uns pourront d'autre part joindre les rangs de la SQ, s'ils répondent aux critères d'embauché et, bien entendu, s'ils réussissent tous les examens.Les autres se verront offrir un autre emploi, gardien de prison par exemple.En cas de refus, ils seront mis en disponibilité, conformément à la Loi de la Fonction pu blique.Les surveillants routiers accep- tent très mal la situation.Us ne comprennent pas qu'on ne les ait pas intégrés directement dans les rangs de la Sûreté du Québec, comme l'avaient été les policiers des autoroutes, en mai 1980.À leur avis, les policiers de la SQ n'ont ni le temps ni la compétence pour assurer efficacement l'application des lois sur le transport.Plusieurs songent à entreprendre des moyens de pression pour manifester leur mécontentement.Le dossier est à sui\\ re.Frank Cotroni : requête entendue le 15 Condamné par le juge Charles A.Fhelan à prendre, bien contre son gré, le chemin des États-Unis pour y être jugé pour une conspiration relative au trafic d'héroïne, Frank Cotroni va tenter d'éviter ce nouveau séjour dans le pays voisin.Le dernier quJil y avait fait, tout aussi involontairement, lui avait valu une peine de quinze années de pénitencier, ce qui se traduit, en pratique, par cinq années réelles d'incarcération.La loi prévoit toutefois qu'un ordre d'extradition peut être combattu par une requête en habeas corpus assortie d'une de mande de certiorari, cette dernière procédure tendant à faire invalider l'ordonnance d'expul- sion L'accusé avait un délai automatique de quinze jours pour se pourvoir de cette double façon, et il vient de se prévaloir, comme prév^ de ce droit d'appel mitigé.Mais ce n'est que le 15 mars que la Cour pourra entendre les arguments de ses procureurs.Et comme on prévoit un débat quel 3ue peu prolongé, trois jours 'audience ont déjà été retenus pour l'instruction de l'affaire, devant un autre juge de la Cour supérieure dont on n'a pas immédiatement dévoilé d'identité.re à l'égard de la demanderesse, en la tenant à tort pour malade, alors qu'elle s'efforce d'autre part de démontrer quelle était une personne handicapée.Dans sa preuve devant la Cour, la Commission devait établir que le handicap dont souffrait l'employée congédiée lui imposait des limites significatives et persistantes.Or, elle a au contraire prétendu que sa maladie n'amenait pas de conséquences quant à l'accomplissement de ses activités normales Le juge décide donc que cette personne ne peut être considérée comme une handicapée, au sens de la loi, et qu'elle ne peut cons-équemment pas bénéficier de la protection de la loi.D'autre part, l'exigence de la Ville d'engager des employés en bonne santé, en est une de bonne foi, qui a également été appliquée de bonne foi CRIMINELLEMENT RESPONSABLE DE LA MORT DE GILLES ASSELIN Bayfield Silvea l'avait écrit dans son carnet d'adresses Selon la preuve exposée hier devant le coroner, Timothy Bayfield Silvea, 21 ans.qui a plus tard été tenu crimi nellement responsable de la mort violente de (îilles Asselin, 51 ans, poignardé samedi der nier à l'intérieur de son appar tement de la rue Fulton, aurait écrit dans un carnet d'adres ses: ¦ Je vais tuer mon premier homme; c'est un homosexuel; je sais qu'il a beaucoup d'argent et c'est la seule raison pour laquelle moi.Bayfield Silvea, vais le tuer.\u2022 Témoignant devant le coroner Maurice Laniel lors de l'enquête publique sur la mort de Gilles Asselin, un ancien publiciste photo Poul-H.Talbot, LA PRESSE nmorny oayrieia anvea en voulait à l'argent de Gilles Asselin.qu'il avait connu quelque six heures avant le drame, Silvea, un citoyen de la Nouvelle-Ecosse arrivé à Montréal le 25 janvier dernier dans l'espoir de se dénicher du travail, a reconnu un spécimen de son écriture sur la photocopie d'une page de son carnet d'adresses où il explique son geste à l'endroit d'Asselin.RAYMOND GERVAIS Silvea a raconté au coroner comment il avait rencontré Asselin, aux petites heures de la nuit, samedi dernier, à l'angle des rues Guy et de Maisonneu-ve.Il a de plus admis qu'il avait accepté l'invitation de le suivre à son appartement du 1814 de la rue Fulton, à Montréal, dans l'espoir qu'il lui donne de l'argent.Silvea était sans le sou et devait payer son loyer.Il a declare avoir pris un verre de gin en compagnie d Asselin et avoir eu des relations sexuelles avec lui.Le témoin important a aussi affirmé avoir demandé de l'argent à Asselin, qui lui aurait répondu q-j'i! n'avait rien à lui donner.Silvea aurait alors sorti un couteau de sa poche et l'aurait posé sur la gorge de son compagnon.Ce dernier l'aurait repoussé et Silvea l'aurait poignardé a l'abdomen, à plusieurs reprises.Toujours d'après le témoin, il aurait ensuite fouillé les poches de sa victime, dans l'espoir d'y trouver de l'argent.Le jeune homme, qui témoignait par l'entremise d'un interprète, a par la suite admis au coroner qu'il était retourné à son domicile du 1484 ouest, boulevard Horchester.où il aurait tenté de laver ses vêtements afin d'y faire disparaître les traces de sang.Me Charbonneau protestait contre une parodie de la justice, dit Me Maranda La conduite de Me Réal Charbonneau n'a été que la « protestation d'un célèbre avocat contre une parodie de la justice », estime Me Léo-René Maranda, qui défend son confrère accusé d'entrave à la justice en raison de l'attitude qu'il adoptait, le 18 décembre 1981.devant le coroner Roch Héroux Celui ci présidait alors une enquête publique sur la mort de la caissière Rachelle Pratte, abattue huit jours plus tôt par des braqueurs venus dévaliser une succurale bancaire de la rue Sherbrooke.Me Charbonneau représentait les intérêts de Daniel Rivard, qui devait être ultérieu rement condamné pour sa participation au crime.Me Charbonneau était hier, à son tour, au banc des accusés.On lui reproche d'avoir conseillé à son client de ne pas témoigner, conseil que Rivard a suivi, tout comme Piere Bertrand, désigné comme un de ses complices, à qui Roch Héroux a impose un an de prison pour expier son silence.L'atmosphère dans laquelle s'est instruite cette enquête du coroner était passablement lourde, a rappelé Me Maranda.À un certain moment.M.Héroux a menacé d'exclure le procureur d'un autre témoin important; le coroner a refusé de « recevoir des leçons de droit», lit-on dans les notes sténographiques.Bref, il est possible que, dans le feu de l'action, Réal Charbonneau ait prononcé des paroles dérogatoires, concède Me Maranda.Ce débat va reprendre le 22 mars, alors que le juge Dutil se prononcera sur la motion de non-lieu présentée hier par Me Maranda.Celui ci piaide que l'économie du droit canadien est fondée sur le principe qui veut qu'un accusé n'est jamais tenu de témoigner.Drame familial à Toronto: 6 morts TORONTO (PC) \u2014 La police métropolitaine de Toronto a institué une enquête sur les circonstances entourant le mort de six personnes, dont deux enfants, dans ce qu'elle croit être un meurtre suivi d'un suicide.La tragédie est survenue hier, dans une residence de la banlieue de Toronto.Le sergent Michael Collins a révélé que la police a découvert les corps à la suite de l'appel d'une femme inquiète de ne pouvoir entrer en contact avec un parent qui devait se trouver à cette résidence à ce moment.La police a également trouvé un fusil qu'on croit être l'arme du crime.Selon le sergent, il semble qu'un homme ait tué les autres personnes, toutes de la même parenté, pour ensuite se suicider.La maison se situe dans un quartier tranquille de la ban lieue torontpise de North York. A 4 LA PRESSÉ, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MARS 1984 aujoukd'hui et demain M CH DEPUIS 1899 EPARGNEZ » 16 CHANDAILS RAS DE COU À PATTES DEUX BOUTONS EN JERSEY DE COTON ORD.*32 $16 EPARGNEZ »30 PANTALONS RUGBY POLYESTER ET COTON TAILLE ÉLASTIQUE ORD.$38 $18 ÉPARGNEZ $20 CHANDAILS ENCOLURE V AVEC COL EN TRICOT D'ALLURE SPORTIVE ORD.$40 $20 ÉPARGNEZ $16 CHANDAILS COL V OU CARDIGNANS TRICOT CHINE ORD.$58 «42 ÉPARGNEZ $20 CHANDAILS À MOTIFS ENLAINE PEIGNÉE RAS DE COU ORD.$65 $45 ÉPARGNEZ S20 CARDIGNANS TON SUR TON COL CHÂLE ORD.\u202270 «50 Ne soyez pas dérca.Magasine* tôt aujourd'hui et demain.CENTRE ROCKLAND 388, STE-CATHERINE 0.LES GALERIES D'ANJOU LE CARREFOUR LAVAL 960, STE-CATEHRINE 0.LES PROMENADES ST-BRUNO FAIRV1EW, POINTE-CLAIRE Amené on f*pf*\\, Vf«, MotterCore*, Dtetrt.Carte None**, to *or* A.Gold 4 Sons LE CONSEIL DES SERVICES ESSENTIELS APRÈS UN AN Les craintes des syndicats et des patrons n'étaient pas fondées, estime Frechette Malgré les attitudes négatives et les réserves exprimées au départ, le bilan qui se dégage du Conseil des services essentiels après plus d'un an de fonctionnement est, somme toute, positif et indique, selon le ministre du Travail, Raynald Frechette, que les appréhensions patronales et syndicales n'étaient pas fondées.LISA BINSSE Le ministre est d'autant plus satisfait de ce bilan que c'est, selon lui, la preuve que les attitudes en matières de relations de travail peuvent changer au Québec.Et, il faut se rappeler que ce désir de changer des mentalités soustend toute la réforme du Code du travail que le ministre veut entreprendre au cours des prochains mois.Il a reconnu par ailleurs que la loi, sanctionnée en juin 1982 pour s'assurer de services essentiels adéquats lors de grèves dans les services publics, devra être amendée pour corriger certaines lacunes dont le délai de l'avis de grève, les conditions de travail de ceux qui assurent les services essentiels et le champ d'application de la loi qui pourrait comprendre, entre autres, les employés de cimetière.Dans un premier bilan présenté hier par M.Frechette et le président du Conseil, Me Bernard Bastion, lors d'une conférence de presse conjointe, il ressort que toutes les recommandations touchant les services essentiels que le Conseil a dû faire lors de ses interventions dans différents conflits de travail depuis 15 mois ont été acceptées par les employeurs et les syndicats en cause.En 1983, plus de 400 syndicats et 306 employeurs étaient assujettis à la Loi des services essentiels.Depuis sa formation en octobre 1982, le Conseil a procédé à 86 «médiations», ou interventions préventives, pour s'assurer de la suffisance des services essentiels prévus lors d'arrêt de travail dans divers secteurs (municipalités, transport en commun, l'enlèvement des ordures ménagères, électricité, etc.).De ce nombre, 36 ont été réglés au cours de cette « médiation ».Sur les 50 avis de grève reçus par le Conseil, 20 grèves ont effectivement eu lieu dont 11 ont duré moins de trois jours.Le Conseil, composé de sept personnes provenant de différents secteurs dont le patronat et les syndicats, a émis 37 recommandations, visant à modifier la liste des services essentiels et, dans 17 cas, les conflits n'ont pas éclaté.Me Bastien, se disant très satisfait du travail accompli, a tenu à souligner la collaboration « étonnante » des patrons et des syndicats.Tout comme M.Frechette, il est optimiste quant à la possibilité de changer les mentalités dans les relations de travail au Québec.La politique d'éducation des adultes: « Embryonnaire, confuse et chiche », dit Ryan Pour le député Claude Ryan, porte-parole de l'opposition en matière d'éducation, la po litique d'éducation des adultes du gouvernement est «embryonnaire, confuse et chiche ».A certains égards, il s'agirait même d'une «politique d'assistance sociale en éducation des adultes plutôt que d'une véritable politique d'éducation des adultes.» M ARIANE fAVRIAU A cause des carences de l'énoncé gouvernemental, le Parti libéral appuie sans réserve la tenue d'une commission parlementaire sur la question, comme le demande une coalition d'organismes.M.Ryan reproche au gouvernement d'avoir failli à son engagement de donner suite aux rapport Jean, et de se rendre coupable d'imposture en affirmant que son énoncé de politique se situe « dans la foulée du rapport de la Commission Jean ».S'il retient bon nombre de suggestions particulières formulée par la Commission, explique M.Ryan, le gouvernement passe à côté de plusieurs choix ma- jeurs qu'elle proposait avec insistance.« Il met en outre de l'avant une conception utilitariste de l'éducation des adultes qui s'écarte des visées beaucoup plus larges et généreuses que proposait la Commission Jean.On se contente d'offrir à la population adulte quelques mesures de saupoudrage.qui ne sauraient constituer, au mieux, qu'une réponse très partielle aux énormes besoins éducatifs de la population adulte du Québec », assure M.Ryan.« Là où on attendait avec raison des solutions complètes et chiffrées, le gouvernement propose des priorités très limitées qui ressemblent beaucoup plus à des choix improvisés qu'à une véritable politique.» Cet énoncé de politique est également aux yeux du député d'Argenteuil «chargé de confusion» en ce qu'il véhicule une « conception dangereusement déformée de l'éducation des adultes ».Il risque, selon lui.de pertétuer ou d'aggraver « une confusion des rôles et des structures qui a été la source de coûteux flottements ».Enfin, il est « chiche » parce qu'on y cherche en vain les engage- tion les trouve, plus Claude Ryan ments financiers substantiels qui témoigneraient du sérieux et de l'ampleur des intentions gouvernementales.M.Hyan qui a déjà présidé une commission d'étude sur l'édu-cation des adultes (1963), ne prise guère l'accent mis sur les « formations qualifiantes » qui conduiront à minimiser d'autres dimensions de l'éducation des adultes.Quant à la distinction entre étudiant régulier et étudiant adulte, M.Ryan la voit mise en danger photothèque LA PRESSE dans l'énoncé de politique même si on y privilégie une pédagogie distincte et une reconnaissance des acquis des adultes.L'absence de mécanismes permettant aux adultes de participer aux politiques qui les concerne, lui parait une autre carence importante, surtout à l'heure du projet de loi 40 où l'on parle beaucoup de participation.Enfin, scrutant plusieurs mesures qu'entend appliquer le gouvernement, le critique de l'opposi- souvent qu'autrement, vides de contenu précis, souvent des voeux pieux ou la formulation « de grands idéaux qu'on connaît depuis longtemps.On attend des propositions précises sur le comment.Une politique à long terme et des objectifs précis.» Enfin, le tranfert au ministère de la Main-d'Oeuvre d'une partie importante des tâches actuellement remplies par le ministère de l'Education lui paraît « un changement d'orientation en apparence considérable dont il est impossible de mesurer toutes les implications ».Il fait à son tour une série de recommandations pour établir une véritable politique d'éducation des adultes.« Le gouvernement et l'opposition ont des rôles complémentaires, le premier dans la ligne de l'intervention décisionnelle, le second dans la ligne de l'influence.L'opposition a la chance d'approfondir les problèmes, de les mettre en perspective et de devancer le gouvernement, pour demain le supplanter.Personne ne se gaspille dans l'opposition », a-t-il exposé aux journalistes à l'occasion d'une question.Le «pot», plus dangereux que le tabac! En lançant, hier, le programme VIRAGE, les porte-parole de l'Association pulmonaire du Québec ont affirmé qu'il n'est plus possible désormais de cataloguer la marijuanaei le haschich comme des produits inoffensifs et consommables sans danger, CONRAD BERNIER et qu'il faut de toute urgence expliquer à tous ceux qui en consomment, y compris ceux qui en fument modérément, que les risques encourus pour leur santé sont réels, énormes, voire mortels.Dans l'un des documents de VIRAGE, on lit que le consommateur de cannabis \u2014 les trois grandes variantes de cette drogue sont, au Canada et aux Etats-Unis, la marijuana, le haschich et l'huile de haschich \u2014 introduit plus de 400 produits chimiques dans son organisme; que la fumée de marijuana et de haschich contient plus de 4 000 constituants (eh oui! 4 000); que la marijuana, à poids égal, produit 50 p.cent plus de goudron que le tabac ordinaire; que le benzopyrène (substance qui peut provoquer le cancer du poumon) est 70 p.cent plus concentré dans la fumée de marique dans celle du tabac: que la fumée de 2 à 3 joints équivaut à celle produite par une paquet de cigarettes ordinaires.C'est dans les premiers mois de 1980, au cours d'une vaste tournée dans tout le Québec pour présenter le programme NAITRE SANS FUMEE aux infirmières en périnatalité et en santé scolaire, que les responsables de la section d'éducation de l'Association \u2022 i « i \u2022 i \u2022 i \u2022 i i » \u2022 i \u2022 i \u2022 i i i i i i i pulmonaire du Québec (l'APQ) se sont vus demander par de nombreuses infirmières de l'information sur les effets de la consommation de la marijuana et du haschich.Celles-ci avaient constaté que l'usage de ces drogues était à la hausse et qu'elles ne disposaient que de renseignements parcellaires et maigrichons sur le sujet.L'APQ a alors considéré qu'elle devait faire le point sur les recherches scientifiques en cours et, éventuellement, de mettre au point un programme d'information sur la marijuana et le haschich.Ce programme, qui traite des effets nocifs de la marijuana et du haschich sur l'organisme du fumeur et plus particulièrement sur l'appareil respiratoire, a été conçu principalement pour les jeunes de 14 à 18 ans.DERNIER JOUR \u2022 ENCAN PUBLIC A L'AÉROPORT INTERNATIONAL DE MIRABEL RÈGLEMENT DE BILLETS A ORDRE EXIGÉ POUR ÉVITER UNE LIQUIDATION À TRÈS COURT DÉLAI TAPIS DE PERSE ET D'ORIENT \u2022 UNE CARGAISON DE TAPIS NOUÉS DE BELLE QUALITÉ.SAISIE A TITRE DE NANTISSEMENT.SERA VENDUE EN RÈGLEMENT DE COMPTES EN SOUFFRANCE.ÉCHUS ET A RECOUVRER.\u2022 BILLETS A DEMANDE 50% GARANTIE BANCAIRE \u2022 BILLETS NON RENOUVELABLES DONT LE RECOUVREMENT EST NÉCESSAIRE \u2022 PAIEMENT ADRESSÉ A LA BANQUE SELON LE CAS EN RAISON DES COURTS DÉLAIS ET DU GRAND NOMBRE DE TAPIS, LE SOLDE DES CONSIGNATIONS SERA MIS AUX ENCHÈRES SAMEDI POUR LIBÉRER LA BANQUE DE SON OBLIGATION AÉROPORT INTERNATIONAL DE MIRABEL LE CHÂTEAU DE L'AÉROPORT SALON LAVAL-LACHUTE LE SAMEDI 3 MARS, A 14h - INSPECTION A 13h30 AG.FINANCE CO.AND M.D.I.\u2014 636-8313 UONCt 8304017 Montréal-Nord: $100 000 | pour redonner la berge de S la rivière aux citoyens L'administration municipale de Montréal-Nord a accepté d'investir une somme de $100,000 pour ouvrir une « fenêtre d'eau » sur la Rivière-des-Prairies, à la hauteur de Pie IX, et pour transformer certains emplacements en un parc de détente et de repos.Ce projet était à l'étude depuis de nombreuses années.FLORIAN BERNARD Le parc s'étendra sur une distance d'environ 450 pieds, entre les rues Ethier et Savard, près du pont Pie IX.Il prolongera le parc Léonard de façon à former un seul ensemble riverain, destiné à la récréation.L'aménagement prévoit en outre la transformation de la me Albert-Brosseau en boulevard, avec aménagement paysager.Une piste cyclable sera construite en bordure du parc, de même qu'une piste de ski de fond qui longera la rivière.Récupérer la rivière Le maire Yves Ryan a signalé que ce projet concrétise un vieux rêve, celui de récupérer la rive de la rivière.Déjà, même si la ville n'y avait fait aucun aménagement, le site était envahi par les promeneurs du dimanche et les pêcheurs à la ligne.Avec l'assainissement éventuel des eaux, l'endroit deviendra un centre très fréquenté et ajoutera à la réserve d'espaces verts de Montréal-Nord.La ville entreprendra enfin divers travaux de réfection du pavage et des trottoirs du boulevard Gouin, depuis le boulevard Sainte Gertrude jusqu'aux limites est de la municipalité.1 i 3 A UN COURS D'INFORMATIQUE À VOTRE PORTÉE.J'ai réussi! Maintenant, je comprends l'informatique.Autour de moi tout le monde parlait d informatique logiciels, progiciels, imprimante, mémoire 32 ou 64 K.tout ça me semblait du chinois C'est alors que j'ai entendu parler des cours d'informatique de la Téléuniversité Pour 34.50$.j'ai suivi ie cours d'Informatique 2001 préparé par des spécialistes à l'université.La Télé-université m'a fourni de la documentation écrite et même une salle de pratique équipée de microordinateurs et ce, avec l'aide d'un animateur Oui j ai réussi* Maintenant, je comprends I informatique.' Le cours lnf-2001 Les micro-ordinateurs et leur langage vous permettra: \u2022 de vous initier rapidement a la manipulation d'un micro-ordinateur; \u2022 de vous familiariser avec les principales commandes, instructions, fonctions et opérations du langage Basic La formule?1 ?journée par semaine, pendant 10 semaines, pour 34,50 $.avec la possibilité de le suivre le jour uniquement.Les cours débuteront la première semaine de mars.INSCRIVEZ-VOUS DÉS MAINTENANT! Appelez-nous: Montréal: 1-800-361-6808 (514) 522-3540 5 i « ¦ .a Québec: 1-800-463-4722i (418)657-2262 Hm% VOILA LA TELE-UNIVERSITE! Tele-universite \u2022 t J \u2022 - ê LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MARS 1984 A 5 DEMANDE D'ENQUÊTE SUR LES INCIDENTS À PETRO-CANADA L'étau se resserre sur local 144 des plombiers L*étau de la tutelle se resserre sur le local 144 des plombiers.Les tuteurs ont exigé hier des dirigeants de ce syndicat qu'ils n'aient plus recours « aux LISA BINSSE menaces » pour obtenir gain de cause dans le conflit qui les oppose à Pétro-Canada et qu'ils acceptent la situation telle qu'elle est.Il en va de l'avenir même du syndicat.Me Gérard Beaudry et Me Claude Filion, dans une lettre qu'ils ont fait parvenir hier par huissier au gérant d'affaires, Jean-Claude Sureau, et dont LA PRESSE a obtenu copie, l'avisent qu'ils ont demandé au ministre du Travail, Raynald Frechette, de nommer deux enquêteurs afin de faire toute la lumière sur les récents incidents violents à la raffinerie de Pointe-aux-Trem-bles.Ces incidents ( manifestations, locaux endommagés, menaces, épandange de clous, etc.) ont été provoqués par la décision de Pe-tro-Canada d'accorder son Marx suggère des moyens de combattre la pornographie _ J t______A______t 11__A.t____ QUEBEC (PC) \u2014 La lutte ™ contre la pornographie doit passer par la réglementation de l'étalage, de l'affichage, de l'aménagement du territoire via un règlement de zonage, plutôt que par un mécanisme de censure.C'est ce que soutient le député libéral de DArcy-McGee, M.Herbert Marx, critique en matière de justice pour l'Opposition à l'Assemblée nationale.La pornographie est une question controversée où chacun est influencé par ses préjugés et ses tabous, a expliqué M.Marx au cours d'une entrevue.« Certains prétendent que les adultes ont le droit de voir et de lire ce qui les intéresse sans être troublés par l'intervention de TËtat et invoquent souvent la liberté d'expression reconnue par les chartes des droits fédérale et provinciale pour s'opposer à toutes formes de censure.« D'autres dénoncent la pornographie en raison surtout de Ja violence qui est associée à la sexualité et du sort réservé aux femmes et aux enfants, ces derniers étant réduits à de simpes objets sexuels.» D'autres affirment qu'elle porte atteinte à la dignité humaine et qu'elle peut avoir des effets néfastes sur le comportement des personnes.« Le moins qu'on puisse dire, c'est que les opinions sont partagées, \u2022 a dit M.Marx.Un examen des dictionnaires démontre qu'il est impossible de définir la pornographie.« Il s'agit en fait d'un concept purement subjectif qui évolue avec les années et qui varie d'une culture à l'autre.\u2022 Comme exemple de ce fait, M.Marx a rappelé qu'en 1904, un juge du district de Joliette avait déclaré que « La Comédie humaine » de Honoré Balzac devait être considérée comme un ouvrage « pernicieux et immoral ».Plus récemment, le film « Le Tambour », qui avait été classé au Québec parmi la catégorie « 14 ans », a été interdit en Ontario.« Tout ceci démontre bien comment la pornographie peut être question d'appréciation, chacun l'interprétant à la lumière de sa culture, de sa classe sociale, de son éducation et de ses fantasmes, » dit le député.« Ce qui choque l'un réjouit l'autre, Térotisme d'aujourd'hui est souvent la pornographie de la veille.» Il en existe deux sortes : la pornographie obscène en vertu du droit criminel, qui montre la bestialité, la violence et le sexe impliquant les enfants.Elle est sujette à poursuite et les magazines qui la montrent peuvent être saisis.L'autre pornographie, celle qui montre un homme ou une femme nu, n'est pas obscène et est légaie en vertu du code cri minci.contrat d'entretien à une filiale de Black & MacDonald.accréditée avec un syndicat rival \u2014la Fraternité inter-provinciale des ouvriers en électricité (FIPOE-FTQ).M.Sureau conteste ce choix qui ne tiendrait pas compte du plus bas soumissionnaire, la compagnie Bédareo Inc.Le local 144 a déposé une requête en accréditation pour cette entreprise.L'enjeu pour le 144, affilié au Conseil provincial international, est important : le monopole de représentation des travailleurs de raffinerie.Ces incidents auraient ébranlé la compagnie Pétro-Canada au point où elle songerait à revenir sur sa décision initiale.Sur les 80 travailleurs qui doivent être affectés à cet ouvrage, environ une douzaine manquent à l'appel, dont les membres du local 144, d'anciens employés de Pétro-Canada.D'ailleurs, les tuteurs exigent aussi de M.Sureau qu'il écrive à chacun des membres impliqués dans ce conflit pour les rassurer qu'aucune sanction ne sera prise contre eux s'ils travail lent sur ce chantier, comme ils ont le droit de le faire.Les tuteurs veulent une copie de cette lettre.Outre les incidents, auxquels auraient participé les membres de l'exécutif syndical du local 144, les tuteurs relèvent le fait que M.Sureau aurait fait intervenir dans cette affaire André ( Dédé ) Desjardins, « dont les méthodes syndicales dénoncées dans le rapport de la Commission Cliche sont encore présentes dans l'esprit de plusieurs entrepreneurs et ouvriers au Québec ».Rappelons que c'est à la suite d'une recommandation de cette commission qu'une tutelle gouvernementale était décrétée sur le syndicat en mai 1975.Une fois que les enquêteurs du ministère auront fait un rapport complet des incidents à la raffinerie et déterminé le rôle de chacun, les responsabilités « seront départagées et nous prendrons alors les dispositions qui s'imposent .afin que cesse définitivement toute possibilité que de telles situations se reproduisent ».Les tuteurs indiquent qu'ils se pencheront également sur l'avenir de cette association syndicale, compte tenu du fait que le local 144, depuis au moins 20 ans, « a toujours été associé à la crainte, aux menaces, aux représailles, à la violence ».Entre temps, les tuteurs interdisent à M.Sureau de communiquer avec Pe-tro Canada et Black & MacDonald, «dans le but de faire des menaces ».Ils expriment l'avis que le comportement de M.Sureau dans ce litige outrepasse ses « droits et prérogatives ».Le premier test d'un Cruise le 6 mars ?OTTAWA (PC) \u2014 Un pro fesseur d'Ottawa a affirmé, hier, qu'un colonel du Pentagone lui a révélé que le premier test d'un missile Cruise au Canada aura lieu le mardi 6 mars.Au Pentagone cependant, on a refusé d'infirmer ou de confirmer cette date, même le colonel qui aurait fait cette déclaration à M.Robert Jackson, professeur de sciences politiques à l'université Carleton.Il en a été de même au ministère canadien de la Défense, qui craint des manifestations à Cold Lake, où on a décidé d'ériger une clôture de $1 million.De passage à Washington la se- maine dernière, M.Jackson au rail appris que le missile, non armé, sera retenu à un bombardier B-52, qui décollera de Grand Forks ( Dakota du Nord ) pour se rendre à Cold Lake (Alberta), soit une distance de 2 500 kilomètres.Ce n'est que 48 heures avant le test \u2014 quelle qu'en soit la date \u2014 que le ministère de la Défense va prévenir les avions commerciaux de se tenir loin de la zone des essais.Selon le professeur Jackson, un deuxième test au Canada pour rait avoir lieu avant la fin de l'année.Après la tempête téléphoto UP! Des équipes de spécialistes s'affairent à dégager le DC-10 de la compagnie Scandinave SAS qui a quitté la piste en atterrissant à l'aéroport Kennedy, de New York, mardi.La piste était mouillée et le lourd appareil n'a pu être immobilisé avant d'atteindre l'extrémité de la piste.Une partie de l'aéronef repose dans la Jamaica Bay, comme le fait voir la photo, ce qui complique la situation.Douze des 177 personnes à bord ont subi des blessures légères.PHILIPS TEAC iNttttiViSiON GARANTIE Sur composants électroniques selon les termes et conditions mis en vigueur par les fabricants à la date d achat.REMBOURSEMENT La différence de prix, si nos composants électroniques sont vendus moins chers aux mêmes conditions dmant les 30 Jours suivant l'achat.ÉCHANGE Tout element de votre système électronique pour un modèle plus avance durant les 30 jcjrs suivant lâchât RÉGULIER: 219900 RABAIS DE 200°° v> ® LA HAUTE FIDÉLITÉ À ENTENDRE LUXMAN o E PX-99 \\h LUX MAN Table tournante \u2022 Semi-automatique 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DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur odjoint CLAUDC GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC editor>oJi»te en chef La mystérieuse guerre du Golfe La guerre entre l'Iran et l'Irak, qui dure depuis bientôt quatre ans, qui a fait des milliers de victimes, qui s'intensifie, qui préoccupe de plus en plus les étrangers, comme en témoignent les titres dans nos journaux, reste mystérieuse, parce que les protagonistes veulent quelle soit mystérieuse.Le mystère n'est pas infini, sinon il ne serait jamais question d un massacre qui prend des proportions gigantesques.Mais tout a été fait jusqu'ici pour limiter l'accès à l'information sur un conflit qui est peut-être plus dangereux que celui dont le Liban est le théâtre.Il y a concordance entre les observations des correspondants européens et américains.«L'une des particularités de la guerre du Golfe, écrivait mercredi le Mondeôe Paris, c'est qu'elle se déroule en l'absence d'observateurs étrangers impartiaux » Or, le correspondant du réseau NBC dit: «Nous ne pouvons voir et rapporter que ce que l'on veut bien nous laisser voir.Les ennemis s entendent sur un seul point: ne laisser filmer que leurs victoires respectives.» Il n'est pas surprenant, dans ces conditions, que tant de confusion entoure le bombardement du terminal pétrolier de l'île de Kharg, revendiqué par l'Irak, mais nié par les Iraniens.Il n'est pas étonnant non plus que la nouvelle (apparemment fausse) ait soulevé I émotion, non seulement aux États-Unis mais dans les pays qui dépendent du pétrole qui transite par le détroit d'Ormuz, dans le Golfe persique.Qu'est-ce que c est que cette île de Kharg?C'est un terminal pétrolier contenant 50 réservoirs d'une capacité de 14 millions de barils de pétrole.C'est là que des pétroliers jaugeant jusqu'à 250 000 tonneaux vont prendre le brut, qui est ensuite acheminé vers les États-Unis, la Communauté européenne et le Japon.Quand on sait qu'après la crise du pétrole de 1973 la facture pétrolière du Japon est passée de $7 milliards annuellement à S13 milliards, on comprend la nervosité des clients et on s'explique la présence de la flotte américaine dans les parages.Les Américains ne font pas mystère de leurs intentions: tout blocus du Golfe sera considéré comme une atteinte aux intérêts vitaux des Occidentaux.L'Irak, qui n'arrive pas à se dépêtrer de cette guerre, qui semble incapable de remporter des avantages décisifs sur l'Iran, cherche à pratiquer la politique du pire dans la pensée J d'alerter les Occidentaux et d'internationaliser le conflit.La destruction du terminal de l'île de Kharg pousserait Khomeiny aux extrémités et rendrait le transit impossible.La nouvelle du bombardement de l'île a du reste énervé le marché et poussé la Communauté européenne à demander à l'ONU d intervenir «pour trouver une solution pacifique juste et durable au conflit».La guerre du Golfe n'est pas susceptible d'une réduction au classique antagonisme entre les Super-Grands.Les États-Unis, la France et l'URSS soutiennent plus ou moins mollement l'Irak, tandis que Khomeiny n'est l'allié de personne.À ses yeux, le Satan russe ne vaut pas mieux que le Satan américain.Parmi les prisonniers iraniens faits par les Irakiens, on a remarque des vieillards et des enfants.Du côté iranien, le moteur de la guerre, en plus du nombre, est le fanatisme religieux C'est un moteur puissant, sinon invincible, comme l'Irak en fait I arrière expérience.Les raisons de l'entêtement du guide de la révolution iranienne ont déjà été expliquées.Le conflit sert tous ses desseins.Il y a moins de six semaines, la guerre entre l'Irak et l'Iran restait encore un conflit «oublié».L'alerte et l'attente des suites ont remplacé l'oubli.Guy CORMIER Un moratoire qui a trop duré Les Québécois se sont montrés réceptifs à l'idée d'acheter un appartement dans un condominium.S'ils ne sont pas plus nombreux à le faire, c'est que, depuis bientôt neuf ans.cette formule d accession à la propriété est réservée aux immeubles neufs.Un projet de loi a été déposé à l'Assemblée nationale en première lecture qui devrait permettre la transformation d'un immeuble locatif en condominium.Il n'attaque toutefois pas le problème de front et de nombreux locataires pourraient attendre encore longtemps avant de pouvoir acheter leur appartement d'une façon simple.Contrairement aux autres Canadiens, le Québécois a pris l'habitude d être locataire et de ne pas trop se soucier d'acheter sa propre maison et d investir son épargne dans l'immobilier.Le gouvernement a reconnu qu'il serait souhaitable qu'une proportion plus forte de Québécois deviennent propriétaires.Il a pris plusieurs initiatives pour faciliter l'accession a la propriété.Ces initiatives sont, toutefois, souvent liées à des buts de créer des emplois et de stimuler l'industrie de la construction.Il ne s'agit alors que de logements neufs.Le moratoire sur la transformation d'immeubles locatifs en condominiums, ou copropriété divise, a souvent poussé les gens à adopter la seule autre forme de copropriété, la copropriété indivise, qui leur offre en fin de compte une sécurité bien plus mince.Ils se retrouvent notamment responsables de toutes les hypothèques des autres copropriétaires.La copropriété indivise est, en effet, un régime qui convient à certaines situations particulières, mais elle fait appel à une solidarité qui n'existe pas toujours entre simples voisins de palier.On la compare volontiers à un mariage, chacun dépendant de id bonne foi ainsi que des heurts et malheurs financiers des autres.Le gouvernement a raison d être extrêmement prudent dans ce domaine, car une réglementation trop large pourrait être utilisée contre des locataires qui ne cherchent nullement un changement de régime.Cela n'empêche pas qu'il faudrait permettre et faciliter au plus vite la transformation en copropriété divise quand le propriétaire et tous les locataires la souhaitent Cela serait notamment le cas de nombreux duplex et triplex.Dans I état actuel de la législation, ils n'ont d'autre choix que de se lancer dans la copropriété indivise, malgré le préjugé contre (indivision qui existe dans le Code civil.Du point de vue économique, le gouvernement a tout avantage à faciliter la transformation en copropriété divise.Pour de nombreux locataires, elle présenterait la possibilité de placer leurs épargnes de.la façon la plus rentable et la plus satisfaisante.De leur côté, les propriétaires d'immeubles pourraient réaliser une partie de leurs capitaux et les réinvestir de façon plus rentable, soit dans de nouvelles constructions, soit dans d autres industries.Pour une ville comme Montréal, cela représenterait ûn apport considérable de capitaux et un stimulant pour son développement économique.Il faut espérer que I Assemblée nationale donnera toute son attention à ce projet de loi et qu'elle examinera aussi d autres moyens de permettre à plus de Québécois de devenir propriétaires de leur logement avec un minimum de formalités juridiques.v % ¦-UXJ.ier m mnÉei ¦ i ejweji il WJtVfeiKICK (Tout droits réservés) (CollatHtration spéciale \u2022 Jacques Dufresne La reconnaissance des acquis au cégep Il y a un lien direct entre la grève que l'ANEQ tente d'organiser dans les cégeps et la nouvelle politique d'éducation des adultes.L'ANEQ conteste un avant-projet de règlements des études collégiales \u2014 le cinq ou sixième depuis 1968 \u2014 qui prévoyait notamment la disparition d'un cours de philosophie sur quatre et diverses mesures pour mieux adapter les cégeps à la demande de la clientèle adulte et du marché du travail.Aux dernières nouvelles, tout indiquait que le ministère avait modifié son projet initial à un point tel que seules étaient maintenues intégralement les clauses concernant la clientèle adulte.Les étudiants jeunes savent-ils qu'une partie de ce qui est offert aux adultes leur est offert à eux aussi, et que cela signifie qu'ils pourraient éventuellement être dispensés de suivre un cours dont ils s'estiment capables de préparer seul l'examen, à condition qu'il y en ail un et qu'il soit digne de ce nom?La reconnaissance officielle et systématique des acquis est un événement de première importance, signifiant qu'on admet enfin que l'école ne doit pas conserver en droit un monopole sur la transmission des connaissances qu'elle n'a plus en fait.Ce virage pourrait s'avérer plus lourd de conséquences que la loi 40.Il est lui aussi dangereux.Le ministère a clairement indiqué son intention de profiter des innovations envisagées pour revaloriser l'ensemble des diplômes.On ne saura vraiment à quoi s'en tenir à ce sujet que lorsqu'on connaîtra les instruments d'évaluation sur lesquels on réfléchit encore.On sait seulement que les collèges auront les mêmes responsabilités que par le passé et cela n'est pas rassurant à tout égard.Parmi les choses apprises à la maison, au travail ou en voyage, il faut distinguer celles qui sont d'ordre intellectuel et technique de celles qui, comme le leadership, l'esprit d'équipe, ou la ténacité, sont d'ordre psychologique et moral.Faut-il reconnaître les secondes ?Je réponds non, d'abord parce que, même si l'onadmettait que l'école a une mission s'étendant au-delà de la dimension intellectuelle, cela n'autoriserait personne à conclure qu'elle est habilitée à évaluer les qualités psychologiques et morales acquises hors de ses murs.Il faut aussi noter que par de telles mesures, magnanimes à première vue, l'institution scolaire étatique s'insinuerait davantage dans la vie sociale et privée.1984 est une année particulièrement propice à la réflexion sur ce sujet.Le ministère semble aussi avoir répondu non à la même question, mais pour-ra-t-il imposer cette position dans toutes les institutions qui vont gérer l'évaluation?Il y aura une zone grise.La différence entre les acquis liés à une compétence intellectuelle ou technique et les acquis liés à des qualités morales ne sera pas toujours claire.Si Ton se montrait très généreux avec les adultes, que pourrait-on répondre aux jeunes militants étudiants qui demandent que le temps qu'ils passent en réunion leur soit crédité comme cours de science politique ou de philosophie?Ce serait faire preuve de la dernière faiblesse, sinon de la plus rare ineptie, que de céder à une telle demande.Ce qu'on attend d'abord des jeunes leaders c'est qu'ils prouvent, en réussissant sur les deux fronts, celui des études et celui de la politique, qu'on pourra plus tard compter sur eux dans des situations qui exigeront encore plus de puissance de travail et de maîtrise de soi.La reconnaissance des acquis intellectuels et techniques semble par contre être une chose à la fois excellente et dénuée d'ambiguïté.Peu importe en effet que le sens du verbe «querer» ait été appris sur une plage du Mexique ou dans une salle de cours de Montréal, l'essentiel c'est qu'on fasse la preuve qu'on le connaît.Comment faire cette preuve?Tout se complique hélas! dès qu'on tente de répondre à cette question.À première vue pourtant une seule réponse s'impose et elle est fort simple: on n'a qu'à évaluer les connaissances acquises à l'extérieur comme on évalue celles qui sont acquises dans les cours.À ce compte-là, il faudrait toutefois accorder un DEC à tous ceux qui ont déjà lu un roman, fait un voya- ge à l'étranger ou discuté sur l'avortement autour d'une table.Je me souviens d'avoir, dès l'an I des cégeps, demandé aux autorités du ministère de me dire à quoi je pouvais reconnaître qu'un étudiant avait atteint en philosophie, en français ou en sociologie, le niveau requis pour l'obtention d'un diplôme.On n'a pas encore répondu à cette question.Le rapport Parent y avait répondu à l'avance en prévoyant des examens d'État.Cette solution a été écartée, avant même d'avoir été mise à l'essai.Depuis ce jour, les professeurs sont juge et partie devant leurs élèves.En matière d'évaluation, l'arbitraire est la règle, sauf dans les disciplines scientifiques et techniques.En toute justice, on ne devrait pas pouvoir exiger plus des adultes que ce qu'on exige des jeunes à qui on accorde tout juste la note de passage, c'est-à-dire si peu, du moins dans un bon nombre de disciplines, qu'on ne risquerait pas de se tromper en accordant des crédits après dix minutes d'une conversation téléphonique où seraient posées des questions comme celles-ci: «Monsieur Trudeau est-il encore premier ministre du Canada?Nommez un écrivain français?La Renaissance se si-tue-t-elle avant ou après le moyen-âge?.» De toute évidence, le ministre de l'Éducation ne veut pas revenir sur la question des examens d'État.Il serait politiquement suicidaire pour lui de s'attaquer au pouvoir des cégeps après avoir réduit celui des commissions scolaires.Un fait demeure cependant: ce ministre, comme ses prédécesseurs, signe des diplômes dont il ignore le contenu.Or ce sont ces diplômes qui déterminent le devenir de nos universités et font notre réputation à l'étranger.DOCUMENT Le rôle social de l'entreprise /'resident et éditeur de LA PRESSE, M.Roger D Landry a prononcé devant le Board of Trade de Montreal une conférence remarquée sur le rôle social de l'vntreprise.En voici b texte.Il esi peut-être de bon ton, en certains milieux, de décrier l'entreprise privée et de mépriser ceux qui la dirigent.Il n'y a que des rêveurs ou des idéologues, cependant, pour penser de la sorte.D'ailleurs, ces rêveurs et ces idéologues vivraient plutôt maigrement si des hommes et des fem- *T P.LAMDKY mes, comme vous, ne consacraient leur intelligence, leur imagination créatrice et leur audace au lancement d'entreprises qui créeront des emplois et permettront de verser des salaires.Ce n'est pal l'État, piètre gestionnaire, qui pourrait leur rendre la vie aussi belle.Non, s'il y a une élite intellectuelle, une élite politique, il y a aussi une élite du monde des affaires.Et cette dernière est aussi méritante, aussi essentielle à une société que les autres.Elle a droit, conséquemment, au même respect, à la même considération.Pour ma part, honoré de votre invitation, je tiens a vous dire mon admiration.Si «la fierté a une ville», selon le slogan publicitaire de la métropole, c'est grâce, en bonne partie, aux initiatives de vos membres, à leur dévouement et, surtout, à leurs succès Cela me semble particulièrement vrai depuis quelques années, alors que votre bureau a bien voulu s'associer à la Chambre de commerce pour mettre sur pied cet instrument de promotion exceptionnel qu'est le COPEM.Cette rencontre de deux solitudes aura été particulièrement fructueuse: on lui doit la progression de dos- siers économiques dont tous les Montréalais sont appelés à bénéficier.Mais, de quel sujet puis je bien vous entretenir?Le choix ne manque pas.Je pourrais tenter une incursion dans le domaine de la futurologie pour essayer, à partir des données que nous possédons déjà, de dégager certaines perspectives d'avenir.Je pourrais aussi risquer une analyse du climat des rela tiens de travail dans notre province ou, encore, me livrer à une étude des répercussions des politiques sociales-démocrates de nos derniers gouvernements.Mais, assez prosaïquement peut-être, et au risque de prêcher à des convertis, j'aimerais plutôt traiter du rôle social que, comme hommes ou femmes d'affaires, vous avez le devoir, en quelque sorte, de Jouer au sein de la communauté.J'ai dit tantôt que dans certains milieux, l'entreprise privée et l'homme d'affaires n'étaient pas toujours très bien vus.Je répète qu'il s'agit là d'un jugement qui ne résiste guère à l'analyse.Celui qui met sur pied une entreprise vise, certes, en premier lieu, à faire des profits, à s'enrichir lui-même.U y a là cependant un égolsme qui sert autrui.Si l'entreprise, effectivement, réalise des profits, elle pourra non seulement garder ses employés mais même prendre de l'expansion et augmenter son personnel.Dans une situation économique pénible comme celle que nous avons connue ces derniers mois, cet argument devrait mettre fin à la discussion.Mais, il faut reconnaître qu'on entendrait probablement moins de ces critiques si les entreprises, en général, se montraient plus conscientes de leur appartenance à une société donnée, si elles projetaient moins l'image d'entités étrangères à ce qui se passe autour d'elles, si elles s'inséraient plus harmonieusement, en somme, dans leur milieu.On dit des entreprises qu'elles sont des «citoyens corporatif!».Or, de même qu'on exige des citoyens o/dir.aires qu'ils fassent preuve de civisme, ainsi est-on en droit, sans doute, de formuler semblables exigences à l'endroit des citoyens corporatifs.Aussi est-ce suite,à lo pogv A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MARS 1984 TRIBUNE A 7 LIBRE Le Québec et les communautés culturelles par Dominique de PASQUALE L'auteur du texte, administrateur a I*Université de Montréal, oeuvre au sein des communautés eultureiies depuis plusieurs années.Il est notamment président d'Amitié Québec-Italie et président du Centre eommunautaire Christophe-Colomb.Le gouvernement du Québec a exprimé à maintes reprises son désir d'associer plus étroitement les nouveaux Québécois au développement du Québec.Le 10 mars 1979, cette volonté gouvernementale prit une forme plus concrète au moment où le Premier ministre.Monsieur René Lévesque, annonça à l'Assemblée nationale une large consultation qui allait s'adresser aux Québécois de souche récente.Des colloques, qui furent organisés sur une base régionale, permirent à des représentants des communautés culturelles d'évaluer la qualité des services gouvernementaux.Les renseignements obtenus lors de ces consultations passèrent ensuite par le creuset de diverses instances gouvernementales et constituèrent le point de départ à l'élaboration d'une politique.En mars 1981.un Plan d'action à l'intention des communautés culturelles était annoncé avec éclat par le gouvernement du Québec.Ainsi proclamé à quelques semaines des elections, le Plan a pu prendre, aux yeux de certains, des allures d'opération purement électorale.D'autant qu'il fut utilisé par I*équipe au pouvoir auprès d'une portion de l'électoral qui était loin de lui être acquise.Mais, au-delà de cette anbiguité apparente, il faut bien constater que le Plan d'action traduisait une volonté politique manifeste et qu'il était l'aboutissement d'une longue réflexion.Le Plan reçut d'ailleurs un accueil généralement sympathique, enthousiaste même de la part des représentants des communautés culturelles.Intitulé «Autant de façons d'être Québécois», le Plan d'action visait à corriger des injustices et à favoriser une meilleure intégration des communautés culturelles à la société québécoise.Innovateur sous plusieurs aspects, ambitieux, courageux même, le Plan d'action coïncidait avec un point tournant de l'évolution du Québec et demeurera sans doute, à ce titre, un texte essentiel de notre réflexion collective.Paradoxalement, pourrait-on être porté à croire, cette nouvelle volonté d'accueil s'exprimait au moment même où l'affirmation de la majorité francophone imposait un nouvel équilibre des forces au sein de la société québécoise: une ouverture sur «les autres» alors qu'on accusait les francophones de se refermer sur eux-mêmes.La nouvelle politique témoignait d'une prise de conscience des difficultés auxquelles font face les nouveaux Québécois; elle proposait non seulement une série de mesures concrètes destinées à corriger des écarts (relatifs, entre autres, à l'accessibilité aux services gouvernementaux, au travail, à l'éducation, à l'emploi dans la fonction publique), mais aussi un authentique projet collectif, exprimé par la notion de «convergence», qui constituait en fait une invitation aux communautés culturelles à s'associer à la majorité francophone pour définir et bâtir une nouvelle société.On trouve d'autre part, dans le texte du Plan d'action, une fresque historique qui souligne l'apport original des immigrants, jusqu'à ce jour à peu près absent de l'histoire officielle du Québec.On reconnaissait donc aux communautés culturelles le droit à une part du passé collectif, on leur ouvrait les portes du présent, mieux: on leur remettait les clés de leur avenir.En effet, pour promouvoir et coordonner l'implantation des mesures préconisées par le Plan d'action, le gouvernement mit sur pied un organisme (dont la formation fut annoncée en octobre 1981) qui allait être composé de cinq membres, dont quatre issus des communautés culturelles, ainsi que d'un représentant gouvernemental.En principe, le CIPACC \u2014 ou Comité d'implantation du Plan d'action à l'intention des communautés culturelles \u2014 devait oeuvrer six ans.Pourtant, il y a quelque temps, le ministre responsable du Plan, M.Gerald Godin, avisait les \u2022 membres du Comité que leur mandat prendrait fin le 11 mars prochain et que le CIPACC serait aboli.La décision d'abolir le CIPACC.rendue publique alors qu'aucune alternative valable ne parait encore avoir été élaborée, a surpris et déçu à la fois la très grande majorité de ceux qui avaient Suivi de près son action.Une évaluation même superficielle du travail effectué par le Comité nous incite à en dresser, en effet, un bilan positif.Beaucoup de fonctionnaires vous avoueront \u2014 du moins privé-ment \u2014 que les membres du Comi- té ont contribué pour beaucoup (c'était là une mission essentielle) à les sensibiliser à l'apport et aux besoins des communautés culturelles.Les membres du Comité ont su, par ailleurs, associer les communautés culturelles à leur travail, à leur réflexion, respectant ainsi l'esprit du Plan d'action.Mais celui-ci avait aussi fait naitre beaucoup d'espoirs auxquels il n'était pas toujours facile de répondre, surtout en période de restrictions budgétaires.Les membres du Comité ont, pour leur part, servi souvent de déversoir ou de relais à une certaine agressivité qui se manifeste encore parfois à Tégard de l'actuel gouvernement québécois au sein des communautés culturelles.Le rôle de «chien de garde» des intérêts des minorités qu'on avait dévolu aux membres du CIPACC s'accordait sans doute assez mal avec celui de «traducteur» des bonnes actions gouvernementales que d'autres auraient voulu lui confier Quelques-uns des membres du Comité, qui ont pourtant oeuvré apparemment avec beaucoup de conviction et d'énergie, ont-ils été victimes de leur méconnaissance de la «dimension politique»?Ou.tout simplement, certaines eminences grises en sont-elles arrivées à croire que l'existence même du CIPACC finissait par faire écran au travail, par ailleurs globalement très positif, effectué par le ministère des Communautés culturelle et de l'Immigration?Si c'est le cas, la décision d'abolir le CIPACC risque d'avoir un effet exactement contraire à celui espéré: elle parait être très généralement perçue comme un constat d'échec de la politique gouvernementale, comme un recul pour les nouveaux Québécois, perception qui risque d'entacher toute l'action gouvernementale auprès des communautés culturelles Cette décision peut aussi apparaître comme un refus des diverses administrations d'appliquer les mesures contenues dans le Plan.On comprendra qu'il puisse sembler douloureusement ironique, d'autre part, que l'action des membres du CIPACC, qui avaient notamment pour but de favoriser un accès plus équitable aux emplois dans la fonction publique, ait finalement abouti à la suppression de leur propre emploi.De même, il semblera difficilement explicable qu'un organisme qui recevait un aussi large soutien soit aboli en pleine course.On peut espérer que le ministre trouvera, dans l'appui que reçoit actuellement le CIPACC, les raisons de revenir sur sa décision.Quoi qu'il en soit, Il faut, à tout le moins, insister sur le fail que les besoins auxquels le CIPACC répondait, les objectifs qu'il s'était fixés, les tâches qu'il assumait demeurent.Surtout: le Plan d'action à l'intention des communautés cul tun-Iles reste un projet politique plus actuel que jamais, important non seulement pour les communautés culturelles mais pour le Québec tout entier.Il importe donc de s'assurer qu'il ne soit pas jeté aux orties ou totalement désamorcé à l'occasion des prochaines «restructurations» qui s'annon cent.Certains principes devraient prévaloir advenant la mise sur pied d'un nouvel organisme.Celui-ci devrait prévoir la présence de membres des communautés culturelles (s'apparentant ainsi à une sorte de «collectif»), permettre d'intégrer la participation des organismes représentatifs des communautés culturelles, bénéficier de pouvoirs reels ainsi que d'une autonomie suffisante par rapport à la structure gouvernementale.Il paraît essentiel encore d'instaurer un tel organism\" sur une base per manente Il faut plus que quelques années pour changer des mentalités, nu» differ des fonctionnements.Car rien ne va très vite dans la fonction publique.si ce ne sont les rumeurs.Celles qui courent, ces jours-ci, si elles s'avéraient fondées, seraient de nature à nous laisser croire que la grande politique a, une fois de plus, été avalée par la petite.Dominique de PASOUALE 6627, av.de la Mayenne, Anjou, Qc.HIM III Tél.: 352-3876 Les personnes suivantes ont signé cette requête: -\\ndre Coté.Dir.i tear CLSt Paie Extension Manuel Tetxflra, Président dv I AtSOt letton dr la Press.- ethnique du Québc* Dr Krnst t;resseau.President dr la Maison d'Haïti Jean Isseri Roger Côté Antoine Dorsalnt, ancien président du Conseil consultatif des Communautés < ulturelles et de l'Immigration.Costas Vracas.Président de I'Assim iatlon des tra\\ ailleurs gr*'cs Jane Kouka-Gingi, membre du Congres des femmes nota s*aldo Ntmes, Vice président du Syndicat des ouvriers unis de l'électricité.Constantin A Mavros.Directeur planifi* ItlOfl programmation.CLSC SI louis du Par.Adnanos M .iris.President de la Communauté hellénique de Montreal Maris Fournaris.organisateur < omnunautaf- re des CLSC de Par» BltOflskm Alfredo Folco.Conseiller aux Communautés culturelles.Commission scolaire Jérôme-Le Royer.Jean Victor N Nolo, au nom du Conseil ministration d»- l'Ass des Journalistes \u2022 Ihti ques du Quebec Isa Iasen/a.au nom du Centre des femmes it.i Hennés de Montréal.Giuseppe SciortilK), President d« la FédérO' lion italienne des travailleurs immigres et fa milles Marco Micone.écrivain et enseignant suite de la page A 6 dans le respect de ces exigences que je vois ce que j'appelle leur Dans des messages souvent répétés à la télévision française de Radio-Canada, il y a quelques années, on disait que «le civisme est une foule de petites choses».Dans le même esprit, on pourrait proclamer que le rôle social du citoyen corporatif ou de l'entreprise, se manifeste d'une foule de façons.Participer à la vie de la communauté Une de ces façons, à mon avis, c'est de se montrer sensible aux intérêts et aux aspirations de la communauté au sein de laquelle on est établi.En pratique, qu'est-ce que cela peut vouloir dire?Cela peut vouloir dire, par exemple, faire sa part, compte tenu de ses moyens, pour améliorer la qualité de vie de l'ensemble de cette communauté, que ce soit au niveau de l'activité artistique, de l'organisation des loisirs, des oeuvres de bienfaisance, etc.Cela se fait d'ailleurs déjà dans une certaine mesure sous forme de fondations, d'attribution de prix d'excellence, de commandites ou.simplement, de dons.Cela se fait aussi par le prêt, à l'occasion, de personnes-ressources à des organismes ou des campagnes quelconques, ou, encore, par certain type de publicité désintéressée.À ce propos, j'ai beaucoup apprécié, il n'y a pas si longtemps, l'initiative de la compagnie Pratt et Whitney qui faisait écho, dans des placards publicitaires, à des pensées d'écoliers de chez nous qui n'avaient rien à voir avec les produits de son entreprise.Une de ces pensées, je m'en souviens, se lisait à peu près comme suit: «Nos parents, avant, étaient des enfants comme nous».Et le nom du jeune écolier de qui était cette perle apparaissait bien en évidence.N'est-ce pas que c'était rafraîchissant et que ça donnait l'impression que cette entreprise voulait s'identifier à son milieu?Et ce n'est qu'un exemple.On pourrait en citer bien d'autres.Je ne suggère donc ici rien de nouveau.Ce que je veux simplement laisser entendre c'est qu'on aurait avantage à multiplier ce genre d'initiatives dans l'intérêt de sa bonne réputation de «citoyen corporatif».On devrait pouvoir faire preuve d'autant d'imagination créatrice dans ce domaine que dans celui de la recherche du profit.Le profit, je l'ai dit et le répète, se Justifie amplement par le maintien et la création d'emplois qu'il génère; Il peut prendre cependant un caractère encore plus honorable s'il soutient des causes comme celles que Je viens de mentionner Réinvestir dont la communauté Une autre façon pour l'entreprise de bien remplir son rôle social, ou de se comporter en bon citoyen corporatif, c'est de réinvestir dans la plus large mesure possible les profits qu'elle accumule dans la \u2022 4 société qui lui a permis de les réaliser.En agissant autrement, qu'elle le veuille ou non, elle laisse entendre qu'elle est peut-être heureuse de se servir de la société à l'intérieur de laquelle elle évolue, mais qu'elle n'est pas prête à la servir.Elle laisse entendre que cette société ne lui dit rien, qu'elle ne se sent aucune affinité avec elle, aucune responsabilité à son endroit.Il n'est pas question d'exiger des entreprises qu'elles se transforment en sociétés de bienfaisance.Elles doivent se plier aux lois implacables du marché.Mais ces lois ne les dispensent pas de payer des dettes évidentes à l'endroit du milieu qui les soutient.Les filiales des multinationales serviraient d'ailleurs l'intérêt de leurs maisons-mères en leur faisant comprendre qu'elles se mériteraient beaucoup plus de sympathie en se montrant moins apatrides.Elles serviraient aussi la cause de l'entreprise privée en général ou, si vous voulez, du capitalisme à qui l'on reproche surtout son caractère trop désincarné, trop supra national, trop peu humain.Appel aux compétences locales Un troisième façon pour l'entreprise de se faire reconnaître comme bon citoyen corporatif, c'est, pour elle, d'ouvrir les portes de son conseil d'administration à une large participation des gens du milieu, c'est de réserver à ces mêmes gens du milieu une proportion raisonnable des postes de cadres non seulement intermédiaires mais supérieurs.Et je ne parle pas de postes de façade ou de postes honorifiques, mais de postes comportant l'exercice d'une autorité réelle.Appliqué au Québec, cela veut dire évidemment une présence à ces niveaux supérieurs d'une représentation qui tienne compte de la composition ethnique de la province.Autrement, l'entreprise restera comme un corps étranger dans l'organisme, avec le danger que se manifeste le phénomène du rejet.On comprendra aisément que l'identification au milieu, la sensibilisation à ses aspirations peuvent difficilement se faire si tous ceux qui prennent les décisions n'ont pas de racines dans la place.Pour une entreprise, le recours à des compétences locales pour diriger ses destinées équivaut, en quelque sorte, à une naturalisation.On ne se fait naturaliser que si Ton est en sympathie avec le pays d'accueuil, que si l'on a vraiment de l'estime pour la société qui nous reçoit.Cela veut dire, évidemment, à l'inverse, que l'éloignement des talents locaux des postes de décision ne saurait être interprétée autrement que comme un mépris de cette société.Et une société ne saurait tolérer indéfiniment qu'on la méprise; une société ne saurait décerner un certificat de civisme A qui la traite de façon aussi hautaine.Respecter la langue du milieu Enfin, se comporter en bon citoyen corporatif appelle aussi le respet de la langue du milieu, c'est-à-dire le français au Québec.On ne saurait y échapper.A peu près partout ailleurs cela semble même un truisme.Ce ne saurait guère être différent chez nous.En effet, une entreprise qui irait s'établir en Allemagne, par exemple, ne serait sûrement pas la bienvenue si elle entendait conduire toutes ses opérations en anglais.Pourquoi pareille attitude serait-elle acceptable au Québec?Il s'agit ' *i, vous l'aurez compris, de .acceptation des grands principes de la Loi 101 ou Charte de la langue française.Cette acceptation des grands principes n'appelle pas nécessairement une adhésion au contenu entier de la loi mais à l'affirmation contenue dans son préambule où le législateur dit vouloir faire du français «la langue normale et habituelle du travail, de Venseignement, des communications, du commerce et des affaires».La Loi 101 comporte certaines mesquineries qui, il faut le reconnaître, la rendent peu sympathique.Par exemple, à part une ou deux exceptions, elle met sur le même pied tous les groupes minoritaires de la province, y compris les anglophones.On dirait qu'elle répugne à reconnaître un statut spécial à l'anglais.Même le mot «anglais» ne fait apparemment pas partie du vocabulaire du législateur.Outre ce refus* de reconnaître ainsi une réalité historique, la Loi 101 est aussi inutilement mesquine à des chapitres comme ceux de l'affichage, des communications entre Institutions publiques telles que les hôpitaux, les commissions scolaires ou les municipalités, sur les critères d'admission à l'école anglaise, sur les tests imposés aux professionnels qui veulent pratiquer au Québec et sur quelques autres points.Mais, malgré ces aspects inutilement tracasslers de la loi, on devrait en admettre le bien-fondé et accepter de s'y conformer.Une province dont les citoyens sont francophones A plus de quatre-vingt pour cent, a sûrement le droit d'aspirer à imposer la langue de la majorité au monde des affaires.On rétorquera peut-être que l'anglais est justement reconnue comme la langue des affaires.Mais cette réplique ne saurait démolir la thèse que je soutiens ici L'anglais, évidemment, s'impose dans les relations entre entreprises de diverses partie du monde.Ça devient alors une sorte de «Hngua franca» pour simplifier ce type de relations internationales.Et il est certain que quiconque aspire à jouer un rôle de premier plan dans une entreprise avec filiales multi pies répandues .*ur deux ou trois continents, devra posséder ou pouvoir utiliser la langue anglais Mais, au niveau des opérations internes d'une entreprise, il n'es! que normal qu'on y respecte la langue des citoyens du pays nu de la province ou l'on se trouve Le Que bec n'a pas innové avec sa Loi 101.Il s'est simplement senti obligé d'imposer par loi ce qui se faisait tout naturellement Ailleurs Pour continuer dans l'esprit du thème que j'ai développé jusqu'ici, il me semble qu'on peut dire que l'entreprise qui ne veut pas être assimilée à un corps étranger, a là une belle occasion de montrer qu'elle est bien, au contraire, partie de la communauté Quelle meilleure preuve peut-elle offrir que d'accepter la langue de cette dernière au point d'en faire son ve-hicule de communication.Surtout, si pareil geste s'ajoute à l'autre acceptation dont j'ai parlé tantôt, soit celle des compétences locales au niveau des postes d'administrateurs ou de cadres supérieurs.Cette philosophie, en tout cas, m'apparait foncièrement raisonnable et conforme à la pratique ob servée ailleurs.Elle peut s'exprimer, à l'occasion, avec un chauvinisme excessif ou dans un langage vexant, mais, fondamentalement, on est en droit de s'attendre, me semble-t-il.a ce qu'un citoyen corporatif respecte la langue majoritairement parlée dans la région ou il s'est établi.N'est-U pas normal, en effet, qu'une entre prise respecte la langue de la com munauté qui lui permet de conduire ses opérations chez elle et d'y réaliser d'intéressants bénéfices?La Loi 101 a été \\ Otée par un gouvernement voué à l'indépendance du Québec.Mais je ne crois nullement me tromper en vous disant qu'aucun gouvernement ultérieur, quel qu'il soit, ne voudra abolir cette loi.Il pourra certes y apporter des modifications \u2014 et c'est à souhaiter \u2014 mais il ne la changera pas substantiellement.Il y a là-dessus un large consensus dans la population francophone, que celle-ci soit indépendantiste ou fédéraliste.Au fait, le monde des affaires, qui est à presque cent pour cent opposé à la sécession politique du Québec du reste du Canada, ren drait sûrement la thèse indépen dantiste moins attrayante en acceptant plus spontanément de reconnaître la primauté du fran çais comme langue de travail.Il ferait ainsi la preuve que le Que bec peut sauvegarder son caractère français, peut se faire re>pec ter ses avoir à sortir de la Confédération.À ce propos, et en sens in\\ erse, il faudrait peut-être signaler que les entreprises qui décident d'invoquer la Loi 101 pour justifier leur départ du Québec apportent malgré elles de l'eau au moulin des indépendantistes Elles leur font croire à de noirs complots du mon de des affaires et, évidemment les ancrent davantage dans leurs con \\ ietions sécessionnistes Au surplus, la fuite n'apparaît pas en Au Liban: Requiem peur un accord David CHTARIVAS L'auteur de cette «Libre opinion» est un écrivain israélien.Il vit dans un kibboutz en Israel L'Opération -Paix en (ialilée.avait pour objectif premier d'assu rer la sécurité des habitants du nord d'Israël et cela par le déman tèlement de l'infrastructure mih t^ire de l'OLP et leur mise bon de portée de l'artillerie palestinienne.C'était là l'objectif premier Mais les dirigeants israéliens espéraient autre chose et aspiraient à autre chose: la normalisation des relations avec un Liban libère d'une occupation palestino syrienne, sou verain et doté d'un gouvernement central assez fort pour pouvoir établir des relations avec Israel Cet espoir et cette aspiration se sont trouves satisfaits par la signature, le 17 mai 1983.d'un ac cord entre Israel et le Liban, accord à la realisation duquel les États-Unis ont pris une part prépondérante.Cet accord comportait trois elements essentiels |a fin de l'état de guerre entre Israel et le Liban; l'évacuation des forces is raéliennes (étant bien entendu que les forces syriennes seraient également évacuées) el une série de mesures dans le sud du Liban des tinêes à assurer la sécurité d'Israël.Cet accord signé par les Libanais n'a jamais été ratifie par le Président Gemayel.Son abroga tion est l'exigence première des Syriens.En fait, cet accord esi resté lettre morte Le fait qu'il n'a pas été ratifie par le Président Amin (¦cmaycl l'a privé de toute valeur et l'on ne s'est guère fait d'illusions en Israël à ce sujet.Mais il a cependant continué d'exister M était gelé mais non abrogé.C'était une situation qu'ï> rael pouvait accepter et qui, finalement, lui laissait les mains libres.En prêt «ridant mettre en application certaines des dispositions de l'accord, Israel ne faisait rien qui puisse porter atteinte à la souveraineté et à l'indépendance libanaise.Si les Libanais, de leur côté, ne tenaient pas leurs engagements on pouvait toujours espérer qu'ils le feraient un jour Mais l'évolution de la situation, ces temps derniers, met fin à cette situation d'accord tacite entre ie Liban et Israel.La pression de plus en plus forte exercée sur le président Gemayel pour qu'il abroge le traité a des répercussions sur le plan militaire et sur le plan politique Sur le plan militaire, c'est pres-qu'un ' vantage pour Israël.Dès l'instant que l'accord n'existe plus, Israel a les mains libres et peut agir dans le Sud comme il l'entend pour y prest rver ses intérêts.Israel n'est plus tenu de respecter la souveraineté et l'indépendance d'un gouvernement libanais qui a capitulé devant les pressions sy- riennes et n'est plus ni souverain ni indépendant.Israël peut donc effectuer une nouvelle retraite, se libérer du poids de la ville de Sidon et même de celui de Nabatiyèh, en retirant ses troupes au sud de ces deux agglomérations, diminuer la zone sous son contrôle, reprendre en main les milices de feu le commandant Hadad \u2014 puisque le gouvernement libanais n'a pas nommé de remplaçant \u2014 et assurer lui-même la mise en place de tous les dispositifs pouvant garantir que les Palestiniens ne reviendront pas utiliser le sud du pays comme base d'attaques contre Israël.Sur le plan politique, il n'en est pas de même et pour Jérusalem la préservation de l'accord est au moins aussi important que la préservation du gouvernement Ge mayel.L'accord du 17 mai est devenu un symbole: celui de l'indépendance et de la souveraineté du Liban, d'un Liban prêt a reconnaître le droit d'Israël à l'existence.Cet accord fait du Liban le deuxième pays arabe, après l'Egypte, avec lequel Israel peut espérer normaliser ses relations et c'est bien ce qui dérange fondamentalement la Syrie.Ce ne sont point les termes de l'accord qui gênent Damas.C'est son existence même.La possibilité que des relations normales puissent s'établir entre Israël et le Liban.Pour Israël, il est très grave qu'un pays qui s'est engagé sur la voie de la normalisation soit amené à faire marche arrière sous la pression des plus irréductibles parmi les ennemis d'Israël.Et cela avec l'accord plus ou moins tacite des États-Unis, partie à l'accord et qui pour des raisons tactiques \u2014 compromettant finalement leur stratégie dans la région \u2014 sont prêts à accepter cette abroga tion.C'est un exemple dangereux pour les relations avec l'Egypte qui pourrait, demain, considérer qu'elle peut, moyennant abrogation du traité de paix avec Israel, reprendre sa place prédominante au sein du monde arabe.Et tout le processus de paix amorcé par les Accords de Camp David serait ainsi remis en cause.C'est très grave aussi pour la crédibilité des Etats-Unis dans cette région du monde Si les Étais-Unis ne sont pas capables de faire respecter par le Liban un accord signé avec leur participation active, ils n'ont aucune raison de «donner le ton» dans cette région et l'URSS peut revendiquer un rôle plus décisif dans l'élaboration de solutions éventuelles.Et c'est bien pour cela que la Syrie, sur les conseils de Moscou, accorde une telle importance à l'abrogation de l'accord du 17 mai.La faiblesse libanaise, les erreurs américaines, ont créé une situation qui donne à la Syrie \u2014 et donc à l'Union soviétique \u2014 des atouts majeurs.Et c'est ce que Jérusalem regrette.David CHTARIVAS elle-même comme la meilleure arme de comb «t I! me semble, en effet, que si vous considérez que la Loi 101 doit être modifiée \u2014 et je suis d'accord avec vous quelle doit l'être \u2014 c'est en restant dans la province en alertant l'opinion publique, en menant une action politique sur di vers fronts, que VOS Chances d'obtenir ces amendements sonl les meilleures Ce genre de lutte a d'ailleurs déjà porté des fruits Le PQ s'est senti obligé de bouger et d'éliminer certains irritants de la Charte du français Même si les améliorations apportées par la récente loi 57 ne repondent que très partiellement a vos attentes, elles prouvent au moins que la lutte n'est pas inutile.Il est, de toute façon, un autre facteur dont vous devez être cons cients.C'est qu'une bonne proportion de la communauté francophone, pour ne pas dire la majorité, est .sympathique à plusieurs de vos réclamations et est prête à les appuyer.Au surplus, le PQ n'a pas les promesses de la vie éternelle.Les indices laissent plutôt présager que ses jours au pouvoir sont comptés, qu'il ne sera plus bientôt en mesure d'imposer ses volontés à l'en- tible de la population.Le climat sera lûrement meilleur, à cet égard, SOI|S un gouvernement libé ral.Et je le dis sans partisannerie politique tellement il est evident qu'il n'y a que ce parti qui se présente comme une alternative crédible au PQ Encore une fois, ce serait s'illusionner grandement que de penser qu'on pourra, un jour, retrouver chez nous le bilinguisme d'antan.mais il est sûrement permis d'entrevoir qu'un gouvernement plus ouvert aux realités économiques trouvera le moyen d'assurer le maintien et le rayonm nent du français sans restreindre autant les libertés de ceux qui sont d'une autre cuiture.Une bataille intelligemment menée par l'élite du monde des affaires aurait toutes les chances de déboucher sur de tels résultats J'ai dit, en abordant le theme de mon exposé, que je craignais de prêcher à des convertis.Ce n'était pas une simple précaution oratoire Quiconque veut bien s'ouvrir les yeux est nécessairement obligé de constater, en effet, que la reconnaissance du fait français dans le milieu anglophone ou des affaires a fait d'immenses progrès depuis quelques années.Quelqu'un, par exemple, qui aurait quitté le Québec, disons, il y a quarante, trente ou même vingt ans, ne se reconnaîtrait à peu près plus s'il revenait aujourd'hui.Le nombre des anglophones qui peuvent mainte nant s'exprimer très convenablement en français, est plus qu'impressionnant.Les mentalités ont profondément évolué.Dans nombre de secteurs la bonne volonté est plus qu'évidente.Le mouvement doit simplement s'intensifier et se généraliser encore davantage.Il faut en venir à accepter que la majorité, au Québec, puisse vivre et travailler dans sa langue, et a reconnaître que c'est dans l'intérêt de la paix sociale et de l'unité canadienne qu'il en soit ainsi.En d'autres termes, le monde des affaires, en s'identifiant à cette majorité, en s'associant à la vie de ses institutions, en réinvestissant chez elle les profits de ses opérations, en faisant appel à ses compétences pour remplir des fonctions d'autorité, et en respectant sa langue peut jouer un rôle extrêmement positif pour faire accepter notre regime d'entreprise privée et pour faire comprendre aux parlants français que leur spé-cifile peut être respecté dans la Confédération Erratum Une lettre parue hier sous le titre \u2022Une pétition» fait dire au signataire, M.Benoit Beaudoin, que la Coalition pour la confessionnalité scolaire a recueilli «I2â signatu res», alors qu'il fallait lire «125 mille signatures».Nos excuses.Priorité et! oc corde* »ov» cette rvbrtque oui lettre* d'intérêt gOttèroi 90 à dot rrtkht parut dont LA P?£SSE la conation etl de rigueur Lot corrotpondontt doivent intcriro Utiblement hurt nom, admit Ot telephone LA PHtSSê no t'engage pot a pubtimr toutot lot hrtret roçvmt.ni è Uttrot, monutentt 00 autret docomontt non pybMê».L'autour otêume l'entière rotpontobihte do tot opmront.Tout on retpoctont ta pen toe éo Vautour, LA PttiiSt te rétonre lo droit httrot toèon l'etpoce ditpombh Si potphêo écrire o lo machine, à dnvbh mHtUane.trière H'odrettor vos let trot comme toit: \u2022înbuno Hbre», LA ftf$S£.CP 4200, tucx.miace d'Armot.Montreal, H2Y 3hil -T!- A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MARS 1984 I 100 ans d'actualités 11 Le capitaine Lux et le baron de Trenck ancêtres célèbres de Lucien Rivard Comment le Capitaine Lux s est échappée .forteresse * Glatz Reminiscences i« CVClg G M ran m : Trent- Le Capitaine Charte*-Eugène Lux (a droite) doni I eva sion a produit en Europe une si grande sensation, et son frère (a gauche) l < La palissade fatale, à la troisième évasion du baron Trenck Un émouvant episode des aventures du «*/ baron de Trenck M s AS* La fameuse fortresse allemande, de Glatz, d'où le capitaine Lux s est évade avec tant d habilité.Cette première page consacrée aux évasions célèbres a été publiée le 2 mars 1912.Le baron de Trenck charge de ClMM *ps.dans la forteresse de Glatz 1 / La fuite fantastique du baron Trenck.avec son compagnon ec/ope ?LE 2 mars 1965, à la suite d'une évasion qu'un confrère, le regretté Teddy Chevalot, avait qualifié de « rocamboles-que \u2022 dans LA PRESSE, le célèbre Lucien Rivard s'évadait de la prison de Bordeaux en utilisant un subterfuge qui jeta un discrédit sur l'ensemble des gardiens de la môme prison.L'évasion de Rivard ébranlait aussi les deux gouvernements, fédéral et provincial, pour deux raisons.En premier lieu, tandis que les autorités provinciales s'inquiétaient de la possibilité d'une complicité des gardiens, du côté fédéral, il y eut cette déclaration de l'avocat montréalais Pierre Lamontagne, voulant que le chef de cabinet du ministre fédéral de l'Immigration de l'époque lui eut offert un pot-devin de $20 000 pour que, en tant que représentant des autorités américaines, il ne s'oppose pas à la libération sous cautionnement de Lucien Rivard.Rivard était alors emprisonné dans l'attente d'un jugement concernant une demande d'extradition des États-Unis, qui le soupçonnaient de diriger un réseau de distribution de stupéfiants.En deuxième lieu, il y eut l'incroyable subterfuge utilisé.En effet.Rivard et son complice, André Durocher, avaient obtenu de leurs geôliers la permission d'aller arroser la patinoire alors que le mercure indiquait une température de 42° F.! Dès le lendemain, le procureur général du Québec, Me Claude Wagner suspendait le gouverneur-adjoint et six gardiens jusque la fin de l'enquête qui allait étudier les causes de la spectaculaire évasion.Cinquante-trois ans plus tôt.Et le hasard a parfois de curieux caprices.Ainsi, 53 ans plus tôt (donc en 1912) jour pour jour, un 2 mars, LA PRESSE avait consacré sa première page aux evasions du capitaine Lux et du baron de Trenck de la fameuse forteresse allemande de Glatz.Voici quelques passages relatifs à l'évasion du premier.La célèbre évasion du capitaine Charles Eugène Lux, de la forteresse de Glatz, occupe encore l'attention de la presse euro- dessus une muraille de quinze pieds de haut, traverser des jardins et franchir des obstacles de toute nature (les obstacles de l'extérieur étant, paraît-il, presque aussi insurmontables que ceux de l'intérieur).11 ne passa point par la fenêtre de sa chambre, indiquée par une flèche sur la pittoresque photographie reproduite ci-contre, car au-dessous, dans une cour fermée, une sentinelle veillait, avec des cartouches chargées à balles.Il lui fallut donc prendre d'abord une direction opposée à l'itinéraire qui eût été plus direct, suivre une sorte de ligne brisée, qui Vobligea à faire un énorme détour pour revenir au pied de la forteresse du côté que présente notre photographie.Avant de partir, il avait déposé sur sa table un chèque de cent marks pour payer ses menues dettes de pension et autres.Il ne voulait en aucune façon laisser des créanciers à Glatz et cette précaution minutieuse devait aussi enlever tout prétexte d'ex-tradition \u2014 pour escroquerie \u2014 aux autorités autrichiennes.Tout prévoir est une force.Une fois sortie de sa cellule, il lui fallait maintenant passer le corps de garde pour sortir de la forteresse.Ce qu'il fit en utilisant l'uniforme d'un officier, mais non sans avoir, soucieux du règlement, inspecté toute la citadelle en compagnie de deux sentinelles! Une fois l'inspection péenne.(.) Comme on le sait, le terminée, l'officier s'en fut.On capitaine Lux avait été arrêté il ne ia Plus revu depuis, car y a quinze mois en terre badoise, c'était le capitaine Lux*.Yehudi Menuhin au Saint-Denis ce soir à 8 h.30 Son premier désir, en arrivant à Montréal, a été de jouer dans la neige.Cet article a été publié le 2 man 1931 et était accompagné d'un* photo do Menuhin avec son violon, légèrement différente de celle qui accompagne ce texte OUI! Menuhin est à Mont real, à l'hôtel Place Viger.Mais il y a des chances pour que vous le trouviez dans le parc, jouant dans la neige, plutôt que dans sa chambre.Car on sait que Yehudi Menuhin n'a que quatorze ans.qu'à cet âge-là plus encore qu'à tout autre, il faut que se combinent harmonieusement l'étude et le jeu, et que le prodigieux violoniste ne se prive ni de l'une ni de l'autre Les quelques instants que nous avons passés avec lui et avec son pore, qui l'accompagne partout, nous ont fait voir un enfant qui n'a rien des désagréables enfants-prodiges dressés pour épater le monde.Yehudi Menuhin a tout le charme spontané de son âge.doublé d'une ré serve où l'on reconnaît l'enfant studieux et capable de saisir les moindres nuances des êtres et des choses II parle musique sans aucun air de pretention, mais en même temps avec un souci de précision qui dénote chez lui un goût ardent des recherches C'est ainsi qu'il a tenu à posséder une édition très rare et absolument authentique de la Historiens, prêtez attention! Il y a quelques semaines, un lecteur de Laval offrait en vente tous les numéros de deux années de l'hebdomadaire L'Opinion pu biique.Ce lecteur avait trouve preneur dès la matinée où l'offre avait été publiée dans cette chronique.11 faut donc s'attendre à ce que celle qui suit soit encore plus attrayante.La voici donc sans plus de préambule.Lne dame de Rosemont offre en vente, tenez-vous bien, une collection de neuf volumes reliés et en bon état de tous les exemplaires de L'Opinion publique publiés de 1872 à 1879.Pour de plus amples informations, veuillez communiquer avec Guy Pinard, au 285-7070.Les Simoneau M.Pierre Simoneau, du 46, 6e avenue, Laval, Québec, H7N 4L4, recherche tous renseignements, documents, textes, photos, faits, légendes, exploits ou toutes autres informations perti nentes qui lui permettront d'écrire une généalogie des Simoneau d'Amérique.Selon les renseignements qu'il détient, les Simoneau originent de Simon René Simoneau, venu de l'Ile de Bouin, évéché de Nantes, en Bretagne 11 épousait le 23 novembre 1699, à Saint-Laurent, île d'Or léans, une dame Jeanne Moreau, qui devait lui donner neuf enfants.Les Pinard Et puisqu'il est question de généalogie, une erreur s'est glissée récemment dans le numéro de téléphone proposé par cette chronique pour atteindre les organisateurs des festivités des Descendants de Louis Pinard Inc.Pour de plus amples informations, il faut donc communiquer avec Rodolphe Pinard, au (819) 178 0422 ou avec Léo Ther rien, au (819) 336-2807 musique de Bach, qui a subi de nombreuses alterations, rarement à son avantage, aux mains des copistes et des éditeurs.C'est donc un musicien, tout à fait sérieux, nature! et sans le moindre desire de pose, que l'on entendra ce soir, au Saint-Deni Yehudi Menuhin, acclamé déjà par toute l'Europe et toutes les grandes villes des Etats-Unis, se fera entendre ici pour la premiere fois sur les bords du lac de Constance, par la police militaire allemande, jugé à huis-clos et condamné, bien qu'aucun fait personnel d'espionnage n'ait pu être retenu contre lui, s'est évadé au lendemain de Noël de la massive forteresse de Glatz, où on l'avait enfermé pour six ans.(.) En France, la nouvelle de cette extraordinaire évasion, qui.réalisée avec une ingéniosité et une intrépidité toutes françaises, rendait à l'armée un de ses officiers les mieux avertis et les plus énergiques, provoqua une joie unanime.Ce fut le cadeau du jour de Jbn de Paris et de toute la France.Ce fut dans la nuit du 27 au 28 décembre que le capitaine Lux, pour sortir de la forteresse, dut forcer deux portes intérieures, couper un barreau de fer de 3 pouces de diamètre, sauter par- ¦ Salon nautique Place Bonaventure \u2014 Les amateurs de nautisme pourront retrouver au kiosque de LA PRESSE les plus belles pages consacrées au nautisme depuis 1K84, ainsi qu'une série de photos illustrant la fabrication de LA PRESSE Jusqu'au 4 mars inclusivement le programme 1.Lo Foh* Corel»! 2 SoJo Portifo en mi moteur.No3 boch Prélude loure.Gavotte en Rondeau 3.Concerto en mi mineur, Opui 64 .Mendelsohn Allegro molto oppouionoto Andante Allegro ma non troppo Allegro molto vivoce 4.Negro Spiritual Metody.Dvorak Kre*»er (de la Symphonie du «Nouveau Monde») Guitare.MoMkowiki-Sora *ote Morche Turque (Les Ruines d Athene*) Beethoven- Auer Lo Fille oui cheveu» de fcn.Debutiy-Hor+monn La Camponello.Pogor.n.Au ptono Hubert Gicten 1973 \u2014 Le commando de Septembre Noir exécute deux Américains et un Belge, dans le sillage de la prise d'otages de Khartoum, au Soudan.\u2014 Klaus Barbie, exchef de la Gestapo à Lyon, est incarcéré en Bolivie, pour sa propre protection, disent les autorités.1970 \u2014 À l'instigation du premier ministre lan Smith, la Rhodésie proclame unilatéralement son indépendance.1969 \u2014 Premier vol d'essai du prototype français de l'avion supersonique Concorde.1%6 \u2014 Le président Sékou Touré, de la Guinée, cède sa place à Kwame N'Krumah, président destitué du Ghana.1962 \u2014 Le joueur de basketball Wilt Chamberlain marque 100 points dans un même match.1%1 _ Un coup de grisou fait 22 morts à Terre-Haute, Indiana.1959 \u2014 Sérieux affrontement entre la police et les réalisateurs de Radio-Canada en grève.L'incident est marqué par l'arrestation du journaliste René Lévesque.1956 \u2014 Un incendie détruit la maison-mère des Soeurs de la Charité, à Québec.Deux religieuses y perdent la vie.1955 \u2014 Norodom Sihanouk, roi du Cambodge, abdique en faveur de son père, le firince Suramarit.953 \u2014 Le premier ministre Mossadegh, d'Iran, fait procéder à l'arrestation de 470 personnes, dont plusieurs généraux et ex-ministres.1939 \u2014 Le cardinal Eugenio Pacelli est élu pape sous le nom de Pie XII.1933 \u2014 Un tremblement de terre enregistrant 8,9 à l'échelle Richter fait plus de 1 200 morts, au Japon.1898 \u2014 Départ d'un contingent de 200 chercheurs d'or en direction du Klondike.LE BARON DE TRENCK Mais le capitaine Lux n'était pas le premier à s'évader de la prison réputée.En 1746 en effet, un autre célèbre personnage, le baron de Trenck, avait réussi à s'en évader, après y avoir été emprisonné pour avoir inspiré, raconte t on.une trop grande passion à la princesse Amélie de Hohenzollern, soeur de Frédéric le Grand.Mais comme l'explique LA PRESSE du 2 mars 1912, ce ne fut pas une mince affaire puisqu'il dût s'y prendre de quatre manières différentes.Une première fois, il complote avec deux des officiers chargés de le surveiller, mais il est trahi par un codétenu.Ce qui lui valut d'être surveillé plus étroitement qu'avant.Logé dans une tour haute de quinze brasses (environ 24 m), il doit résoudre deux problèmes : scier les barreaux de sa geôle et se rendre au bas de la tour.Il vient à bout des huit barreaux qui l'empêche de fuir, coupe en lanières son porte-manteau de cuir et ses draps, et s'en fait un câble pour atteindre le pied de la tour.Tour allait pour le mieux, poursuit le récit, mais il fallait traverser les fosses qui étaient en somme l'égout canalisant toutes les immondices de la ville.Trenck s'y embourbe, et ne pouvant plus s'en tirer, il est bien forcé d'appeler au secours!.Et pour le punir, le général Fou-quet, commandant de Glatz, l'y laissa pendant plusieurs heures à subir les quolibets des résidents de la ville.À sa troisième tentative, il opte pour la manière forte.Un jour qu'un de ses geôliers entre dans son cachot, il bondit sur son épée, s'élance vers la porte, force des barrages de gardiens, en blesse plusieurs, et arrive au pied d'une palissade, le dernier mur entre lui et la liberté.Il s'y prend un pied, et est repris immédiatement.Son quatrième essai sera fructueux, mais tout simplement parce qu'il se sera assuré la complicité de son geôlier, qui fuit d'ailleurs avec lui, k dos de cheval volé à des paysans.Et l'article de LA PRESSE se terminait de la manière suivante : Le Destin finit par récompenser l'entêtement valeureux de Trenck; il peut gagner la Bohême; il est sauvé! Enfin.a I I a LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MARS 1984 A 9 * > La démission de Pierre Trudeau Selon Dawson, la majorité des députés du Québec appuient Turner OTTAWA (PC) \u2014 S'il décidait de se porter candidat au leadership libéral, l'ancien ministre des Finances John Turner partirait avec l'appui de la vaste majorité des députés fédéraux du Québec.C'est la conviction du président du caucus libéral du Québec, M.Dennis Dawson, député de Louis-Hébert.« Turner, s'il se présente, partirait avec une longueur d'avance énorme dans le caucus du Québec », estime le député, qui se refuse toutefois à annoncer publiquement ses couleurs.PENIS LESSARD_ Bien qu'il ne cache pas sa nette sympathie pour M.Turner, M.Dawson affirme toutefois que d'autres candidatures pourraient faire osciller son choix.« Si Lloyd Axworthy ou Monique Bégin se présentaient, je devrais peser cela, je les connais bien et ce serait mieux que d'être le I5ème violon de l'équipe Turner », a-t-il déclaré.À peine quelques heures après que le premier ministre Trudeau out annoncé sa démission comme chef, le petit réseau des députés du Québec a commencé à s'animer, et une kyrielle de députés qui hésitaient jusqu'ici à annoncer leurs couleurs brandissent désormais la banicre de leur poulain.« Tu te promènes dans les rues partout et tu vois que les gens veulent Turner », de lancer le député de Lac-Saint-Jean, Pierre Gimaiel.« C'est à un point tel que si Turner refusait de venir on serait mal pris », a-t-il ajouté.Bien qu'il admette qu'il y a quelques mois encore il donnait son appui à Jean Chrétien, M.Gimaiel estime que dans l'opinion publique, le Torontois a le haut du pavé.Des candidats probables tels que John Roberts ou Mark Mac-Guigan « s'envoyent pour essayer de se faire un nom », estime M.Gimaiel Autre nouveau partisan de Turner, le député de Lévis, Gaston Gourde.« Si Turner y va, je suis là », a-t-il laissé tomber, précisant que le lieutenant de Turner dans le caucus du Québec, le député de Terrebonne, Roland Comtois, lui avait passé un coup de fil.Se refusant à donner des détails, le député Gourde a indiqué qu'une rencontre des députés ac- Téléphoto CP m Si turner refusait de venir, on serait mal pris», affirme Dawson.quis au clan Turner pourrait bien avoir lieu au cours des prochains jours.« On peut prévoir des réunions privées au cours des prochains jours, la semaine prochaine », d'admettre M.Comtois.Selon lui, il est certain que M.Turner annoncera qu'il entre dans la course le 16 mars prochain et dès ce moment seront publiés les noms des députés qui se sont dit prêts à l'appuyer.« Vous allez avoir un choc et vous rendre compte qu'il y a une vague de fond très forte en faveur de Turner ».a-t-il ajouté.Ces nouveaux appuis viennent grossir les rangs des députés qui, à divers niveaux, ont indiqué leur préférence pour le Torontois Turner s'il se présentait.Le député de Laprairie, M.Pierre Deniger, a lui aussi annoncé qu'il appuie- H Pour Ryan, Trudeau avait «fait son temps» ¦ Même s'il est parmi le personnalités politiques fédérales les plus marquantes, Pierre Elliott Trudeau « avait fait son temps et le moment était venu pour lui de céder sa place à un autre ».C'est le commentaire qu'a émis hier l'ancien chef du Parti libéral et actuel critique de l'opposition en matière d'Éducation, M.Claude Ryan.M.Ryan a longuement vanté les mérites de M.Trudeau.Il a « mis son talent au service d'une conception du Canada qu'il défendait avec une conviction exemplaire, mais qui n'a guère de chance de survivre à son leadership.» Le député d'Argenteuil s'est montré sévère envers certaines politiques du premier ministre fédéral, mentionnant notamment sa « vision intransigeante de l'unité canadienne ».Médias américains.¦ Si les médias américains ont presque ignoré les démarches du premier ministre Trudeau pour assurer la paix dans le monde, ils lui ont par contre presque tous consacré la manchette, à l'occasion de sa démission.Dans les journaux de la capitale américaine, par exemple, on publie même des montages photographiques de M.Trudeau, allant de sa fameuse pirouette dans le dos de la reine, au palais de Buckingham, à ses nombreuses coiffures.et britanniques ¦ Les tabloids britanniques à grand tirage n'ont pas fait beaucoup d'efforts, hier, pour empêcher que la vérité nuise à leurs reportages sur l'annonce du départ de M.Trudeau.Le Daily Mail, qui lui consacre deux paragraphes, écrit que « le premier ministre surnommé Trendy Trudeau, en raison de sa façon débonnaire de se vêtir et de son train de vie dans le vent \u2014 était aux prises avec une impopularité croissante alors que le chômage ne cessait d'augmenter».The Sun, le tabloid le plus raciste de Grande-Bretagne, proclame que Trudeau démissionne « après 15 ans de pouvoir » mais a inséré le court article dans un endroit de choix, c'est-à-dire directement face à la pin-up du jour de la page 3 aux seins nus, en Poccu-rence Davine Davina qui ne porte comme cache-sexe qu'un macaron avec l'inscription suivante: «Je ne suis pas bouleversée ».Chefs autochtones ¦ Les chefs autochtones canadiens espèrent que le premier ministre Trudeau a encore un tour dans son sac et qu'il le sortira à la Conférence des premiers ministres sur les droits des Autochtones, la semaine prochaine.La décision de M.Trudeau de démissionner dès qu'on lui aura trouvé un successeur a radicalement altéré les plans de la conférence de deux jours mais on ne sait pas encore si ce sera pour le meilleur ou pour le pire.Temps favorable ¦ Le sénateur Michael Pitfield, qui fut pendant des années le bras droit de M.Trudeau, a prédit que le temps serait favorable à son ancien chef.« Je brûle de voir la publication graduelle des documents du cabinet et de toutes les autres pièces qui se sont accumulées au cours aes années, parce que je crois qu'ils feront énormément de bien à M.Trudeau.Le sénateur de l'Ontario a souligné que l'homme qui avait guidé sa carrière bureaucratique méritait une place dans l'histoire.Comme on lui demandait s'il pensait qu'il existait à l'horizon des leaders de la stature de Trudeau, il répondit en souriant : « Pas beaucoup ».MacKasey y pense.¦ Le député et ancien ministre Bryce Mackasey a déclaré hier qu'il pourrait briguer le leadership du Parti libéral.« La plupart des hommes politiques réfléchissent à ce genre de question », a-t-il dit, « et l'on m'a demandé d'y réfléchir tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du parti ».M.Mackasey, qui est Agé de 62 ans, a laissé entendre qu'il prendrait probablement une décision à ce sujet d'ici à « lundi.~ rait M.Turner, en soulignant qu'avec le Torontois comme chef, les libéraux pouvaient de nouveau aspirer au pouvoir.L'alternance inconstitutionnelle Mais du côté de l'autre candi dat le plus probable, le ministre de l'Énergie, Jean Chrétien, on n'entend pas se faire damer le pion si rapidement.« Turner, je ne le connais même pas, c'est un nuage pour moi, » de lancer le député d'Abitibi, René Gingras.« Il a quitté la vie politique pour lea affaires, et cela ne me fascine pas, il est peut être proche de sa gang de Toronto», de renchérir M.Gingras, soulignant qu'il avait promis son appui à M.Chrétien lorsque ce dernier l'avait approché il y a quelques mois.Quant au principe de l'alternance qui veut que les libéraux se choisissent tour à tour un Anglais puis un francophone comme chef, il ne compte plus beaucoup, estime le président Dawson.« L'alternance, c'est inconstitutionnel », de lancer le député Gingras, pour qui cette tradition, qui constitue le principal handicap du ministre Chrétien, « est en dehors des principes de la Charte des droits et libertés ».Quant au ministre Chrétien, il continue de souligner à ses proches que sa décision n'est pas encore prise.«Je pense qu'il va y aller, mais il dit toujours qu'il plongera s'il y a suffisamment d'eau dans la piscine », de rappeler un de ses plus anciens collabo rateurs au Parlement, M.Eddy Goldenberg.« 11 dit toujours qu'il lui faudra une couche d'eau anglaise, une franvaise et une épaisseur de dollars », a-t-il ajouté.L'avocat francophone de Toronto, Pierre Genest, un autre « ami » et probable militant de Jean Chrétien, estime toutefois que l'argent ne posera pas de problèmes si le ministre de l'Énergie décidait de tenter sa chance.« S'il se présente, il n'y a pas de problème, on trouvera l'argent nécessaire, ce ne sera peut-être pas autant que Turner, mais cela sera suffisant ».lance-t-il.« On ne s'est pas fait de budget encore », de lancer Me Genest, refusant d'extrapoler sur le chif fre de $1.2 million lancé dans les médias comme le coût de la campagne de M.Chrétien.Selon l'avocat torontois, M.Chrétien est le candidat qui pour ra compter sur les appuis les mieux répartis dans l'ensemble du pays, trouvant même des par tisans en Ontario et à Toronto, réputés châteaux forts de M.Turner.« Chrétien est très populaire dans l'Ouest, c'est le seul libéral qui est capable d'aller chercher de l'argent là-bas », a ajouté M.Genest.Leadership libéral : « machine » se mettra en marche dimanche OTTAWA \u2014 Les libéraux poseront samedi les premiers jalons de la campagne en vue du renouvellement de leur leadership.Puis, dans environ seize semaines, quelques 3 500 délégués issus des associations libérales de toutes les provinces convergeront GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa vers Ottawa ou Toronto pour choisir le prochain premier ministre.Avant d'atteindre cet objectif, c'est toute une machine, impliquant des milliers de personnes et coûtant des milions de dollars, qui doit se mettre en marche au cours des prochains jours.Dans un premier temps, ce soir, les 42 membres de l'exécutif national du Parti libéral du Canada se réuniront a l'hôtel Château Laurier à Ottawa.Ils détermineront le jour et le lieu du scrutin, vraisemblablement vers la fin de juin.Ils devront par la suite former le Comité d'organisation du congrès (COC), un groupe de plus de 150 personnes, qui préparera jusque dans ses moindres détails cette gigantesque manifestation.Le succès de l'opération est d'une importance vitale pour les libéraux qui comptent sur son rayonnement pour remonter leur cote de popularité auprès de l'électo-rat.L'exécutif devra aussi ratifier une ensemble de « suggestions » qui serviront aux 282 associations de comtés en vue de la sélection de leurs délégués.« Ce ne sont pas des directives mais bien des suggestions puisque les associations libérales de chacune des provinces ont leur propre constitution régissant ce genre d'exercice », note la directrice nationale du parti, Mme Danielle Dansereau.D'une province à l'autre il peut y avoir de légères variantes sur le processus à suivre dans le choix des délégués ou sur l'âge minimum requis pour participer au scrutin par exemple.Selon la constitution du Parti libéral du Canada, les diverses associations doivent toutes cependant tenir leurs assemblées et choisir les délégués au plus tard 35 jours avant le congrès.On s'attend à ce qu'environ 10 000 personnes participent au congrès, soit 3 500 délégués, quelques 2 000 substituts et autant d'observateurs et de journalistes.Les dirigeants du PC doivent revoir leur stratégie Les conservateurs québécois devront reviser leur stratégie de « marketing électo rai » maintenant que leurs adversaires libéraux se lancent en campagne de leadership.PIERRE VENNAT Le comité des directeurs de campagne, présidé par M.Bernard Roy, se réunit en effet dans la métropole aujourd'hui afin de reviser ses plans.Les trois assemblées prévues durant mars pour le choix de candidats du parti auront lieu tel que prévu dans Labelle, Trois-Rivières et Mégantic-Compton Stanstead les diman ches 11, 18 et 25 mars.Mais il est ensuite possible qu'on décide de surseoir à la tenue des prochaines jusqu'à ce que la campagne au leadership libéral soit terminée, le parti étant bien conscient, a déclaré hier un porte parole du parti au Québec, que I impact publicitaire de l'opération risque d'être annulé par une opinion publique ayant les yeux sur la lutte au leadership libéral.Le parti, toutefois, ne veut pas prendre de chances dans Laval des Rapides où le bureau du premier ministre a jusqu'au 16 juillet pour émettre un décret de convocation des électeurs pour choisir le successeur de Mme Jeanne Sauvé, nommée récemment au poste de gouverneur-général du Canada.Un autre siège est vacant, soit celui de Langelier, que vient de quitter M.Gilles La montagne pour assumer, lui, la responsabilité de lieutenant-gouverneur du Québec.Dans ce dernier cas, Ottawa a jusqu'au 24 août pour fixer la date de l'élection.Or, c'est un secret de Polichinelle que la nouvelle équipe mise en place par Brian Mulro-ney veut capitaliser au maximum sur les assemblées en question, dans l'espoir de persuader la population qu'il existe une vague de fond conservatrice au Québec.Avant même, d'ailleurs, que les conservateurs ne lancent officiellement une vaste campagne de recrutement à travers le Québec, les organisateurs du parti notent avec satisfaction que le nombre de membres en règle du parti dans le comté de Labelle, où aura lieu la première assemblée de mise en nomination du parti dans une semaine, a grimpé de 571 à 2 632, chacun des quatre candidats en lice, MM.Femand La douceur, Gérard Gagné, Guy Amyot et Roland Gagnier ayant fait le maximum pour amener à l'assemblée le plus d'adhérents possible.Selon un porte-parole du parti, les effectifs grossiraient ainsi dans une proportion semblable dans chacun des principaux comtés du Québec.Enfin, la décision de Marcel Masse de ne pas se porter candidat dans Labelle ne voudrait absolument rien dire.« Les journalistes ont mentionné Labelle, parce que M.Masse s'est déjà présenté dans ce comté il y a plusieurs années.Il est encore trop tôt pour savoir si l'ancien ministre québécois sera candidat ou non sous la bannière conservatrice lors des prochaines élections générales et, si oui, dans quel comté ».Les pressions se font de plus en plus fortes sur lona Campagnolo lono Campagnolo OTTAWA (PC) \u2014 Les pressions se font de plus en plus fortes sur Mme lona Campagnolo, présidente du Parti libéral, pour qu'elle entre dans la course à la direction du parti.Plusieurs dirigeants du parti, interrogés hier, ont affirmé être d'accord pour que l'ancien ministre des Sports, originaire de Colombie-Britannique, se joigne aux candidats dans la course que devraient dominer MM.John Turner et Jean Chrétien.Personne n'a encore annoncé officiellement sa candidature mais les partisans de Turner, un ancien ministre, et de Chrétien, actuellement titulaire du ministère de l'Énergie, travaillent en coulisse depuis plusieurs mois, voire même depuis plusieurs années, pour assurer la relève de Trudeau.Mme Campagnolo, âgée de 51 ans, a affirmé mercredi, lors de l'annonce de la démission de Trudeau, qu'elle n'entrevoyait pas se joindre alx rangx des candidats.Mais peu importe, quelques chauds partisans de Mme Campagnolo à travers le pays la pressent déjà de se présenter, incluant peut-être une armée de femmes et des Canadiens de l'Ouest.M.Ross Milne, président de l'aile ontarienne du parti, a indiqué qu'il appuierait très fortement Mme Campagnolo, ajoutant que « comme plusieurs autres personnes, il l'avait encouragée à participer à la course ».Le député libéral Gary McCau-ley, de la circonscription de Moncton, N.B., souhaite que Mme Campagnolo entre dans la course même s'il refuse de confirmer s'il lui accorderait ou non son vote Deux membres de l'exécutif national du parti, venant de l'Ouest, Shari Nelson, de Winnipeg, et Jim Walker, de Calgary, ont également signalé ressentir qu'une certaine pression s'était manifesté* dans leur région en faveur de la candidature de Mme Campagnolo.Mme Alice Molloy, de Saskatoon, vice-présidente nationale du parti, a déclaré qu'elle étudierait sérieusement tout appui à Mme Campagnolo.« Elle est vraiment très bien, de commenter Mme Molloy.Je pense qu'elle a prouvé être une excellente administratrice, une gestionnaire de haut calibre, une personne capable mais sensible.Je pense qu'elle est une personne supérieure ».Tout changement d'attitude de la part de Mme Campagnolo devrait survenir à très brève échéance.Traditionnellement, les présidents du parti restent impartiaux dans une course au leadership et la planification du congrès à la direction doit commencer aussitôt qu'en fin de semaine, à Ottawa, par une reunion de l'exécutif national.On prévoit que le congrès se tiendra à Ottawa ou à Tcmmto, en juin.T LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MARS 1984 A 10 ÎNPOKBMffiDNS NATIQNM.BS Lévesque serait sur point de remanier son cabinet QUÉBEC (PC) \u2014 Les rumeurs d'un remaniement majeur du Conseil des ministres se font de plus on plus persistantes sur la colline parlementaire alors que le premier ministre a remis sine die une tournée qu'il devait effeetuer hier et aujourd'hui en Beauce et dans les Lau-rentides Ces speculations cycliques reposent cette fois ci sur un certain nombre d'indu-es non négligeables PIERRE TOURANGEAU On dit en effet que le premier ministre a revu à son bureau au cours des derniers jours quelques uns de ses plus importants ministres, dont Jacques Parizeau (à deux reprises).Pierre-Marc Johnson, Marc André Bédard.Jacques V\\an Morin, Bernard Landry et Jean-François Bertrand.Il aurait même \u2022 dérangé » Guy Tardif actuellement en vacances sur son bateau quelque part au large de la Floride.Plusieurs croient que le premier ministre annoncerait son remaniement aujourd'hui.Mais à son bureau, on soutient que l'annulation de sa tournée régionale est due uniquement à des problèmes logistiques et qu'il passera la journée d'aujourd'hui à Montréal.Paris ouverts Habituellement neglige par les parieurs en pareilles circonstances, le ministre des Finances, Jacques Parizeau.se retrouve aujourd'hui au coeur de l'action.L'hypothèse la plus répandue dans certains bureaux ministériels voudrait que M.Lévesque lui confie les Affaires intergouvernementales et le Commerce extérieur, respectivement dirigés par M.Jacques-Yvan Morin et Bernard Landry.M.Landry hériterait des Finances et M.Morin quitterait le I abinet À ce sujet toutefois, certains Jacques Parizeau prétendent que M.Parizeau aurait refusé il y a deux semaines de changer de ministère pour se raviser depuis.C'est ce qui explique qu'on était d'abord convaincu de voir M.Landry assumer les Affaires intergouvernementales en plus du Commerce extérieur.«S'il restait aux Finances, M.Parizeau pourrait difficilement espérer obtenir la direction du parti lors d'une éventuelle course au leadership.Les Finances, ça n'est pas très populaire », soutient un attaché politique.Il rappelle d'ailleurs fort à propos que Jacques Parizeau a toujours pilote des dossiers qui revenaient normalement à M.Landry au Commerce extérieur, comme celui de Pechiney.de la cablodis-tribution en France et des micro-ordinateurs.Quant à M.Morin, on le dit passablement déprimé par les temps qui courront Chose certaine, avec Jacques Pan/eau aux Affaires intergou- Jeunes contrevenants : le partage des coûts n'est toujours pas réglé (PC) \u2014 La loi fédérale sur les jeunes contrevenants sera promulguée le 1er avril, puisque le seul point qui fait toujours l'objet de négociations avec les provinces demeure le partage des coûts Devant les participants au colloque sur le Service d'action communautaire à Montréal, hier, le solliciteur général du Canada, M.Robert Kaplan, a détaillé l'offre financière qu'il a présentée aux provinces quant au partage des coûts inhérents à la nouvelle Loi fédérale sur les jeunes contrevenants LIA LÉVESQUE_ La loi sur les jeunes contrevenants viendra remplacer la vétusté loi sur les Jeunes délinquants.« Cette loi ne changera que très peu de choses au Québec, puisque cette province a déjà une loi très intéressante pour protéger les jeunes », a commenté le solliciteur général, lors d'une interview avec la Presse Canadienne.M.Kaplan a négocié au début de cette semaine les derniers arrangements financiers avec ses 12 homologues des provinces et territoires du Nord Ouest.Entre autres mesures, la loi permettra aux jeunes d'être représentés par un avocat devant les cours juveniles Les contrevenants âges de lti et 17 ans devront être considères comme de jeunes délinquants et non comme des adultes Certaines provinces autorisent l'emprisonnement de ces adolescents, en les considérant aux yeux de la loi comme des adultes Partage proposé des coûts L'ensemble du projet coûtera au federal $45 millions Sur le partage des frais, le fédéral offre aux provinces de débourser la moitié des coûts des services de placement sous garde des jeunes contrevenants.Cette division des frais est présentement en \\ icueur.« Les provinces hésitent parce quelles prévoient un accroissement substantiel des coûts de placement, tandis que le fédéral prédit exactement le contraire.» Le gouvernement central propose aussi aux provinces un partage des coûts des services particuliers, dont les frais de mise en liberté provisoire et de rodai lion de certains rapports Il subventionnera directement les provinces qui, à leur tour, affecteront ces fonds selon leur gré.Les provinces n'ont pas officiellement réagi à la proposition fédérale sur le partage des coûts.M.Kaplan a toutefois admis que plusieurs se montrent hésitantes : « Des provinces disent que c'est une mesure législative intéressante mais que nous n'avons pas les moyens de nous payer.\u2022 Certaines provinces, affirme-t-il, tiennent à construire de nouveaux établissements carcéraux pour les jeunes.« Mais je ne suis pas intéressé à financer de nouveaux centres.Cela ne sert à rien.Si vous augmentez le nombre de places dans les prisons, les juges s'arrangeront pour les combler.» Il est urgent, selon M.Kaplan, d'uniformiser au Canada les coûts de la détention des jeunes.« Kn Nouvelle-Ecosse, on dépense 82 p.cent du budget (de la délinquance) pour 1 incarcération des jeunes tandis qu'en Colombie-Britannique, seul 19 p.cent est réservé a l'incarcération.» Marc-André Bédard vernementales et au Commerce extérieur, les relations « étrangères » du Québec retrouveraient leur importance d'antan.Bédard, Johnson et les autres Pour ce qui est de Marc-André Bédard, ministre de la Justice depuis 1976, il deviendrait leader du gouvernement en Chambre.Il conserverait le dossier de la réforme du mode de scrutin.Jean-François Bertrand, dont la performance de leader n'a guère impressionné, conserverait le ministère des Communications bien que d'aucuns prétendent que le premier ministre l'affecterait au Loisir, Chasse et Pèche.D'autres soutiennent qu'il rejoindrait tout simplement les députés d'arrière-banc.Quand à Pierre-Marc Johnson, un autre aspirant éventuel à ia direction du Parti québécois, il se retrouverait à la Justice ou au Conseil du Trésor, deux Dostes Louise Harel beaucoup moins « glamour » pour un prétendant au trône.Le président actuel du Conseil du Trésor, le ministre Yves Béru-bé, passerait aux Affaires sociales à moins que ce ne soit Pauline Marois comme d'autres rumeurs le veulent.La députée de Maisonneuve, Mmo Louise Harel.accéderait enfin au saint des saints par le biais de la Condition féminine tandis que Mme Denise Leblanc-Bantey qui dirige ce ministère depuis peu se retrouverait au Travail ou à la Main d'Oeuvre et Sécurité du Revenu.Ces derniers changements seraient toutefois pour le moins étonnants puisque Mmes Leblanc-Bantey et Marois ne sont en poste que depuis décembre dernier.S'il y avait remaniement, les chances sont que M.Lévesque en fasse l'annonce la semaine prochaine puisque la session doit reprendre le 13 mars Le comté de Fernand Lalonde n'intéresse pas Bourassa QUÉBEC (PC) \u2014 Une grande déception attend les libéraux provinciaux : Robert Bourassa ne succédera pas à Fernand Lalonde comme député de Marguerite-Bourgeoys, lorsque ce dernier démissionnera de son poste peu après la reprise des travaux parlementaires à la mi-mars.NORMAN DELISLE M.Bourassa a décidé de ne pas entrer à l'Assemblée nationale avant l'automne 1984 et il a échoué dans sa tentative de convaincre M.Lalonde de demeurer au poste jusqu'à cette période, a appris la Presse canadienne.M.Lalonde, un avocat, annoncera vraisemblablement son intention d'abandonner la vie politique peu après la reprise de la session, prévue pour le 13 mars.Après 11 ans de valeureux services, dont trois comme Solliciteur général dans le cabinet Bourassa de 1973 à 1976, M.Lalonde préfère consacrer désormais ses énergies à son bureau d'avocats, Ahern et Associés, où il a sporadiquement continué d'oeuvrer malgré ses fonctions parlementaires.Le comté de Marguerite-Bourgeoys aurait peut-être posé des problèmes politiques à M.Bourassa qui aurait certes été accusé par ses adversaires de « se réfugier » dans un château-fort de l'ouest de Montréal où les francophones ne sont pas majoritaires.Candidats Aussi, certaines candidatures commencent déjà à émerger pour succéder à M.Fernand Lalonde.Le nom le plus fréquemment mentionné est celui de M.Gilles Fortin, un homme d'affaires qui dirige la compagnie Usinage Druco, une fabrique de pièces de métal.M.Fortin pourra dans les prochains jours se faire connaître avantageusement des militants libéraux de Marguerite-Bourgeoys puisqu'il y présidera la campagne de financement.Interrogé par la Presse canadienne, M.Fortin s'est refusé à tout commentaire sur son éventuelle candidature, se contentant d'affirmer que M.Lalonde est « pour l'instant » le député de Marguerite-Bourgeoys.Il a dit préférer consacrer ses énergies au succès de la campagne de financement dont l'objectif dans ce comté a été fixé à $29 772 en cueillette de fonds et à $5 000 en recrutement de membres.Compte tenu de la présence d' ne forte minorité d'origine italienne dans cette circonscription électorale, d'autres libéraux moussent une candidature émanant de ce milieu.Le nom le plus souvent mis de l'avant dans cette hypothèse est celui de M.Dominico Izzi, excandidat de l'Union nationale aux élections du 15 novembre 1976 et converti à la cause libérale depuis.Quant à M.Bourassa, il devra vraisemblablement attendre que s'ouvre un autre comté plus tard en 1984 avant de faire sa rentrée parlementaire par le biais d'une élection complémentaire.Il a déjà indiqué que ce comté devra être situé dans la région montréalaise.LE CAUCUS ET LE FRANÇAIS AU MANITOBA Mulroney devra régler vite cas de ses députés dissidents OTTAWA- L'organisateur en chef du Parti conservateur au Quebec, M.Bernard Roy, estime que son chef.M.Brian Mulroney, devra statuer rapidement sur le sort des députés récalcitrants de son parti s'il est vrai que certains d'entre eux se sont écartés de la ligne du PC sur la question des droits des Franco-Manitobains.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa « Le chef a parlé de façon assez catégorique sur cette question en disant que les députés qui n'accepteront pas de se rallier derrière la position officielle du parti ne pourront plus siéger au caucus ».a déclaré M.Roy lors de l'enregistrement de l'émission Sur la svllettr.au réseau TVA.«C'est M.Mulroney qui a fait cette déclaration, relativement à certains propos tenus par le député manitobain Dan Mackenzie.Pour moi.il incombera à M.Mulroney de prendre une décision si effectivement, comme LA PRESSE l'a rapporte il y a quelques jours, il y a des députés recalcitrants ¦.Relaps.Le député Mackenzie avait promis de respecter la position de son parti sur la question manito-baine à la suite d'une mise en garde de M.Mulroney, mais il a récidivé la semaine dernière, réitérant son opposition à l'enchâssement des droits des Franco-Manitobains.M.Mulroney, qui est rentré hier soir de la Floride, aura donc à se prononcer sur son cas, mais il devra aussi régler le sort d'au moins cinq autres députés ou candidats de son parti qui se sont prononcés contre le projet du gouvernement Pawley ou la loi sur les langues officielles au cours des derniers jours.Immédiatement après l'abandon du projet du gouvernement Pawley trois députés conserva-tours manitobains à Ottawa ont reconnu en entrevues qu'ils n'étaient pas confortables avec cette législation.Il s'agit de MM.Lee Clark, Charles Mayer et Jack Murta.M.Mayer a même révélé aux journalistes que M.Mulroney a ete informé ouvertement de leur divergence d'opinions, lors de la dernière réunion du caucus national à Ottawa.Citoyens inférieurs De plus, le candidat officiel du parti dans Broadview-Green-wood, M.Peter Worthington, a déclaré à LA PRESSE que l'égalité du français et de l'anglais ne saurait être une base valable pour bâtir l'imité du Canada, déclarant même qu'un francophone unilingue est un citoyen de deuxième classe sur le continent nord-américain.Enfin, l'un des principaux adversaires du projet de loi Pawley au Manitoba, le député conserva-tour provincial Bud Sherman, entend demander l'investiture pour le PC au niveau fédéral d'ici deux semaines dans le comté de Winnipeg-Fort Garry.M.Mulroney a a des choix difficiles à faire sur chacun de ces cas, et les observateurs se demandent s'il aura l'audace de faire un cas d'exemple en expulsant un député récalcitrant de son caucus afin de faire taire la dissidence.L'ancien chef conservateur, M.Robert Stanfield.avait expulsé l'ancien maire de Monc-ton, M.Leonard Jones au debut des années 70, en raison de son hostilité a l'endroit de la minorité francophone de sa province.Risques énormes M.Mulroney, qui se dirige tout droit vers une élection, prendrait cependant des risques énormes dans l'ouest, et surtout au Manitoba, s'il décidait de châtier un de ses députés en raison de ses opinions sur les droits des francophones.Une telle décision pourrait lui coûter des votes au Canada anglais.Mais s'il tolère la dissidence sur les droits linguistiques des francophones, c'est au Québec qu'il risque d'essuyer des revers.Son organisateur québécois reconnaît qu'on ne peut éviter cette question.«Si effectivement ces gens-là ne sont plus disposés à appuyer la position officielle du Parti conservateur, M.Mulroney devra prendre la position qui s'impose, et lui seul pourra prendre cette décision ».M.Roy estime par ailleurs que M.Mulroney devrait annoncer aussitôt que possible dans quel comté il sera candidat, afin de «débloquer» l'annonce des candidatures pour le parti dans les autres circonscriptions du Québec.Il fait valoir toutefois qu'il pourrait être dangeureux pour son chef de se prononcer trop rapidement sur le sujet.Les libéraux pourraient alors inonder ce comté de leurs subventions, afin d'aider leur candidat, explique t il.M.Roy affirme enfin que si les élections avaient été déclenchées le mois dernier, le Parti conservateur aurait recueilli au moins une vingtaine de sièges au Québec.Avec la démission de M.Trudeau, il pense maintenant que ce nombre sera à la hausse, même s'il admet que la course au leadership chez les libéraux augmentera la cote d'amour de leur parti dans l'électorat.Malgré la défaite, Yalden entrevoit des aspects positifs OTTAWA (PC) \u2014 En dépit du naufrage du projet du gouvernement Pawley d'enchâsser les droits des Franco-manito-bains, l'acrimonieux débat sur le français au Manitoba a cependant mis en évidence des aspects positifs.Le Conseil du patronat souscrit au «pragmatisme» de Bourassa Le chef du Parti libéral du Québec, Robert Bourassa.vient de recevoir un appui de taille auprès des hommes d'affaires, le Conseil du patronat du Québec déclarant « souscrire HIER! VIMMAT_ pleinement » aux moyens suggérés par M.Bourassa pour relancer l'économie du Quebec, « moyens qui apparaissent tout à fait pragmatiques dans les circonstances actuelles ».Cet appui du patronat québécois au leader libéral fait suite à une rencontre à huis clos entre une trentaine de membres du bureau des gouverneurs et du comité exécutif du CPQ et M.Bouras sa et dont fait écho le Bulletin d'information que le Conseil du patronat adresse tous les mois à ses membre^ Après avoir fait état de la rencontre, le bulletin de mars du CPQ énumère les points sur lesquels il y a convergence entre le patronat québécois et le leader libéral : \u2014 réduction de la réglementation ; \u2014 modification du rôle des sociétés d'Etat pour tenir compte des lois du marché et des réalités régionales ; \u2014 révision des impôts et des taxes, dont les droits de succession, de façon à ce que le Québec soit davantage concurrentiel ; \u2014 accélération de l'ouverture sur les marchés étrangers ; \u2014 laisser davantage respirer les entreprises et les citoyens pour leur permettre de s'ajuster aux lois et règlements des dernières années.Selon le bulletin du CPQ, les participants à la rencontre ont par ailleurs indiqué qu'ils souscrivaient à toute initiative propre à créer un climat favorable aux investissements au Québec, signalant ainsi à M.Bourassa que le CPQ préférait « un climat favorable à toute politique ckj subventions, quelle qu'elle soit C'est ce que croit le commissaire aux langues officielles, M.Max Yalden, pour qui le climat de tension entre les deux groupes linguistiques suscité par le débat manitobain est beaucoup moins grave qu'à l'époque de la crise des gens de l'air, en 1976.« On avait alors tous les journaux, tous les commentateurs anglophones qui étaient contre le bilinguisme, cette fois c'est un seul parti politique qui bloque un projet de loi », a soutenu M Yalden.« À Winnipeg, les deux quotidiens étaient en faveur du projet de loi, tout comme les minorités ethniques, ce n'est pas négligeable », at il dit.Toutefois, selon le commissaire, « beaucoup de Canadiens partagent actuellement la honte qu'une telle chose puisse se passer en 1984 ».Pour M.Yalden, « à moins d'un miracle », le débat linguistique se retrouvera sous peu devant les tribunaux, soit par le biais de la cause de l'avocat de Saint-Boni-face Roger Bilodeau, soit par une référence du gouvernement fédéral à la Cour suprême du Canada.Sans préciser ses préférences, l'ombudsman linguistique a ce Max Yalden pendant rappelé qu'une référence à la cour permettrait au gouvernement de contrôler le libellé de la question qui sera adressée au tribunal.En outre, cette référence permet d'espérer une réponse plus rapide du tribunal, rappelle M.Yalden. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MARS 1984 A 11 Remise du prix Jules-Fournier au journaliste André Dalcourt QUÉBEC \u2014 Le prix Jules-Fournier 1983 a été remis hier à M.André Dalcourt.âgé de 37 ans, du Journal de Montréal par M.Michel Plourde, président du Conseil de la langue française, en témoignage de « sa contribution exemplaire à la qualité de la langue de la presse québécoise ».En recommandant à l'unanimité d'accorder ce prix à M.Dalcourt, le jury avait tenu à souligner « la vive clarté et le caractère éminemment concret de son style, qui font de chacune de ses phrases une proposition conforme à la haute tradition de la rythmique et de la syntaxe françaises ».Le jury, présidé par Jean-Marcel Fa-quette, professeur à l'Université Laval et membre du Conseil de la langue française, était composé de Gisèle Tremblay, journaliste et membre du Conseil de la langue française, Madeleine Sauvé, grammairienne à l'Université de Montréal, Franci-ne McKenzte, responsable de la program mation télévisée de la Télé-université et Orch Côté, professeur de journalisme à TUQAM.Le prix Jules Fournier s'accompagne d'une bourse de $3 000.ainsi que d'un parchemin faisant état des motifs ayant valu ce prix au lauréat.Vol de bijoux estimés à $15 millions ¦ C'est un des plus gros vols dans l'histoire criminelle mondiale.À Hong Kong, une riche veuve a été dépouillée d'une collection de joyaux et d'or estimés à $15,1 millions.Le trésor n'était pas assuré mais la veuve, qui avait mis dix ans à amasser sa collection de pierres précieuses qu'elle enfermait dans le coffre de son usine, a offert $128,000 de récompense a qui lui permettra de rentrer en possession des joyaux volés.Des ouvriers de l'usine ont découvert le coffre béant hier matin.D'après le livre Guinness des records, le plus important vol de bijoux du monde est le fric frac d'une joaillerie sur la Riveria française, en juin 1980.ou pour $16 millions avaient été dérobés.Le vol de Hong Kong se classe donc bon second.Bandits en herbe ¦ Six enfants d'une même famille, dont les âges varient entre :i à 12 ans, ont reconnu avoir attaqué et volé une dame de 83 ans à son domicile d'Argenteuil ( Val d'Oise ) avant de tenter d'incendier les lieux.Le 18 janvier dernier, cette octogénaire, dont l'identité n'a pas été révélée, avait ouvert sa porte sans méfiance à ces enfants habitant un immeuble tout proche, qui lui rendaient quelquefois visite.Les deux petits garçons et les quatre fillettes lui ont réclamé de l'argent.Devant le refus de la vieille dame, ils la frappèrent à coups de poing et à coups de pied et lui dérobèrent quelques bijoux et 400 ff en liquide qui n'ont pas été retrouvés, avant de prendre la fuite après avoir tenté d'incendier le pavillon en jetant des allumettes dans une corbeille à papier.La police judiciaire de Versailles devait confondre quelques jours plus tard ces enfants qui ont reconnu les faits sans difficultés.Une communicatioin sera adressée au juge pour enfants du parquet de Pontoise.Leur père, qui a eu neuf autres enfants, affirme ne pas comprendre les agissements de sa progéniture.Il bénit les foetus d'avortements ¦ Un prêtre de Milan, chapelain de la Clinique obstétrico-gynécologique Mangia-galli, bénit quotidiennement les foetus provenant des interruptions volontaires de grossesse.Dans une interview diffusée hier par Radio-Vatican, le père Angelo Bozzi a déclaré avoir pris cette initiative pour « affirmer que ces petits enfants sont des êtres humains, des personnes ».La bénédiction, a indique Radio-Vatican, a lieu dans une petite salle de service proche de la « salle d'opération pour la loi 194 » ( celle autorisant l'interruption de grossesse).Les foetus sont emballés « dans des sacs en plastique, en fait des sacs-poubelles, avec des étiquettes indiquant 'Loi 194, matière LA GRANDE VENTE 35 du cuir pour e ANNIVERSAIRE SE POURSUIT T7elle et lui 1800 eet *v dj Mont-Roy»! \u2014 522-2141 (coin Papineeu) ovulaire' ».Ils sont enterrés dans une tombe commune.En présentant l'interview, Radio-Vatican a déclaré que « les enfants non encore nés sont des déchets pour la société, mais pas pour l'Eglise ».Le nom des victimes ¦ La police a révélé, hier, l'identité des victimes de l'accident impliquant un train de marchandises du CN et deux automobiles, survenu vers 18 h 30, mercredi, à l'intersection des boulevards Albert Hudon et Henri-Bourassa.Il s'agit de André Alla rd, 17 ans, et de Gilles Aupin, 28 ans.Le frère d'une des victimes, Pierre Allard, 21 ans, qui a été blessé sérieusement, repose à l'hôpital Fleury.Quant à Mme Rosa Généreux, elle est aux soins intensifs à l'hôpital Sacré-Coeur.Les inspecteurs du CN et la poiice mènent simultanément leur enquête.Harguindeguy maintient ses accusations ¦ Le président du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec, M.Jean-Louis Harguindeguy, ne retirera pas ses accusations contre la Commission de la santé et de la sécuritédu travail.M.Harguindeguy a fait savoir hier dans un court communiqué qu'il n'a pas l'intention de donner suite à la mise en demeure de la Commission de Santé et de Sécurité au Travail ( CSST ) qu'il avait accusée de procéder à de l'écoute électronique.Celle-ci l'a sommé mardi de retirer publiquement ses propos dans les sept prochains jours, à défaut de quoi elle le poursuivra en justice.Le président du SFPQ allègue que la CSST pratique l'écoute électronique trahissant ainsi la confidentialité des dossiers médicaux des accidentés.M.Harguindeguy a indiqué hier qu'il espérait que la CSST n'utilisera pas la procédure judiciaire à titre de mesure dilatoire pour éviter de se trouver dans l'obligation de rendre des comptes.L'Unicef a recueilli $485 000 ¦ L'organisme Unicef Québec a dépassé l'objectif fixé pour le Québec en recueillant $485 000, lors de la campagne de souscriptions Halloween 1984.Des milliers de personnes ont répondu avec enthousiame à l'appel fait au nom des « Enfants du monde ».Selon la présidente, Mme Fernande Meilleure, il s'agit d'une augmentation de 10 p.cent par rapport à l'année dernière.Plus de 80 p.cent des fonds serviront directement à la réalisation des projets dans plus de 112 pays en développement.Le pape demande aux prêtres de se montrer fermes ¦ Jean-Paul II a demandé hier aux prêtres de faire preuve de « fermeté » dans l'enseignement de la morale conjugale, et notamment dans l'application de l'encyclique de Paul VI « Humanae Vitae » et de sa propre exhortation apostolique « Familiaris Cons-ortio».Le pape n'a pas rappelé en détail les règles énoncées dans ces documents ( qui interdisent notamment toute contraception autre que le recours au calendrier du cycle de fécondité féminin ).« Ce serait une très grave erreur, a-t-il dit, que de considérer les normes enseignées par l'Eglise seulement comme un idéal qu'il serait permis d'adapter, de graduer, de redimen-sionner en fonction des prétendues possibilités concretes de l'homme ».Le diabète ça ne se voit pas mais Envoyez vos dons' à l'Association du diabète du Québec 1111, rue Saint-Dominique Montréal, Québec H2X3V6 L.Aux Editions^La Presse r ikmtkui H A Kl MAI 125 TRI IS poor maigrir et rester mince 160 pages Titres pom* maigrir H l'ester niiiiee par le docteur Jean-Marie Marineau À la suite de ses Recettes de gourmets pour maigrir, que les Éditions La Presse ont déjà publiées et qui ont connu un remarquable succès, le docteur Marineau offre cette fois une foule de solutions, basées sur une saine alimentation et sur un rythme de vie adéquat, pour atteindre un poids normal et le maintenir.AUTRES mm OISPOHIBLES: tJOJMCHTATIOM IT VOTtl SAMTf \u2022STCH4QUC aigrir PAUL 3607H0 Mon régime *4 *4 Quelques tètes de chapitres: \u2022 ne pensez pas que maigrir coûte cher \u2014 «dégustez» le temps de manger \u2022 profitez des bienfaits du stress \u2014 sexualité et minceur: le bon menage Or Mane AnXdCfMlf imd VAINCRE fobésité Recettes de gourmets pour maigrir Dr Jean-Mario Marineau 272 pages illustrées L'alimentation \u2022t votre santé psychique Roger Foisy 160 pages Tout le monde peut maigrir Pou/ Bervo/ 112 pages Vaincra l'obésité Dr Marie-André Champagne ! 76 pages COMMANDEZ PAR TÉLÉPHONE Service rapide et efficace 285-6984 I i MfnttTMM-/ t«*ni| \u2022.fi ttn>i \u2022 if» i «mim.tnfMt't *
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