La presse, 3 mars 1984, E. Arts et spectacles
[" ET SPECTACLES LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MARS 1984 SPECTACULAIRE ! Le «break dancing» LU S < - O 5 t | o o o Né dans les rues du Bronx ii y a bien cinq ou six ans d'un mouvement qualifié de hip hop, rejeton de la violence des gangs de jeunes, le break dancing, de venu danse à la mode, a conquis les Montréalais impressionnés par son côté spectaculaire.Les adeptes sont de plus en plus nombreux à Montréal.On lait même salle comble au Spec trum, où pas moins d'une centaine de break dancers montréalais se disputaient, la semaine dernière, le titre de meilleur breaker.PENIS LAVOIE_ Et d'autres compétitions du genre s'annoncent.Pascal Jasmin, un jeune breaker compte ainsi participer à quatre concours en mars.Et Pierre Perpal Jr vient de décrocher un engagement pour son groupe, dans une discothèque de la Rive Sud.Son groupe, New Energy a remporté la compétition présentée au Spec-trum, Michael McLean ayant remporté la palme à titre individuel.Déjà apparu dans le métro, où des jeunes ont trouvé un terrain propice à la démonstration de leurs talents de danseurs, un peu comme cela s'est passé à l'origi- ne à New York, le break dancing devrait bien se manifester sur les trottoirs et les places publi ques de la métropole canadienne cet été, après avoir fait son entrée dans les salles de spectacle comme le club Soda, et le Spectrum, qui présentera les meilleurs breakers de Montréal les 8, 9 et 10 mars.Découverte Et dire qu'il y a quelques mois.Pascal Jasmin et Pierre Perpal Jr ignoraient à peu près tout du break dancing.Il leur a suffi de quelques mois d'un entraine ment laborieux et parfois don loureux, pour devenir de vrais breakers.Mais attention! ce n'est pas le genre de danse qu'on peut pratiquer après la vingtaine Les cas de blessures sont nombreux.L'exercice est parfois violent et pour le moins audacieux.Mélange de plusieurs formes de danses, dont le ballet jazz, et de mouvements d'arts martiaux, cette nouvelle danse est faite de mouvements mécaniques, de contorsions, de mime, de sauts.pirouettes et roulades.Cela tient parfois de la prouesse accrobati-que.PAGE E 10 MICHELLE ROSSIGNOL défense du théâtre de création Le théâtre québécois n'est pas en train de mourir; il ne se touve pas dans une impasse.Il est plein de vitalité, au contraire, et on peut dire qu'il entre résolument dans une «deuxième phase».Cette période nouvelle est certes plus «intériorisée», JEAN-PIERRE BONHOMME_ moins portée vers l'explosion politique, plus intime que celle des deux dernières décennies par exemple, mais il n'est pas dit qu'elle n'annonce pas, qu'elle ne débouchera pas bientôt sur une action sociale importante, sur un renouveau social intéressant.C'est de cette manière que Michelle Rossignol se porte à la défense des centaines de comédiens et de metteurs en scène d'ici qui se livrent toujours, de semaine en semaine, à l'exigeante, à la passionnante aventure du théâtre «de création».Le théâtre «de création», celui qui se forge avec nos sensibilités, du reste, plaide la grande comédienne, a depuis longtemps existé en parallèle avec le théâtre «de répertoire» international, et tout cela est parfaitement normal.Michelle Rossignol, sûre d'elle, qui projette l'image d'une personne véritablement épanouie, n'a pas cessé d'être comédienne.Mais elle est fréquemment appelée, depuis plusieurs mois, à réaliser des mises en scène, à être le chef d'orchestre, en somme, de quelques nouvel les productions des auteurs du cru.Elle dirige actuellement la production de «L'Inconception», par exemple, cette «comédie» de Robert Marinier qui a pris l'affi- che hier au Théâtre d'aujourd'hui de la rue Papineau.D'emblée elle apporte l'exemple de cette création, pour établir que le théâtre actuel contribue, autant sinon davantage que les autres formes d'art, «à militer pour la vie précaire de notre culture».Les comédiens de L'inconcep-tion, comme l'auteur, du reste, ont des attaches franco-onta-riennes.En leur parlant, toute fois, on voit bien qu'ils ont un bon pied à terre culturel de ce côté-ci de la frontière outaouai-se; on peut difficilement les dis tinguer de leurs collègues.Larry-Michel Demers, Jacques L'Heureux, Pierre Paquet-te et Linda Sorgini, qui travail lent avec Mme Rossignol dans leur atelier de la rue Saint-Laurent, sont d'accord sur le fond PAGE E 6 ALAIN TANNER Un cinéaste des frontières 29 septembre 1983.Vous vous souvenez?Moi non plus.Ou plutôt si: Montréal ce jour-là n'avait pas précisément l'allure d'une ville blanche.Par contre, il y avait Alain Tanner venu nous présenter son dernier film.Un petit tour à la sauvette après le Festival de New York Une occasion à ne pas rater, même si le film, lui.ne sort que dans six mois.LUC PERREAULT Le rendez-vous avait donc été fixé plusieurs jours à l'avance.Le moment venu, un coup de fil alarmé de l'attachée de presse me rappelle que j'étais déjà en retard d'une demi-heure.Confu sum, excuses.Il y a de ces semaines ou l'on aimerait, comme le marin de Dans la ville bJan che, débarquer dans un port et oublier tout ce qui a nom boulot, travail, occupation.Toujours est-il que cette rencontre avait débuté sous les plus funestes auspices Le Suisse que j'ai devant le> yeux, ce jour-la.manilVst»- une sympathie évidente envers les Québécois dont le cinéma, à cause de Tetroitesso du marche, partage avec le sien certains problèmes chroniques.Il m'ex plique les distances de plus en plus grandes qu'ont pris ses deux derniers films par rapport à la réalité Suisso «On a parlé de la Suisse, dit il.on a appris à la situer, on a an cré quand même un certain nombre de fictions on Suisse à une époque ou on traitait de thé mes un peu plus sociologiques.À ce moment la.on ne peut le faire que dans le ptyi auquel on appartient ou dont on est citoyen Parce que c'est normal.Je ne me sentirais pas le droit de venir au Québec et de faire un film po- PAGE E 20 PHILIPPE HCMRET PIERRE RICHARD UN HOMMAGE A LA RVRESS Alexandre* le bienh 7 5T m BERRI 4 STfCATMWJNf 211 7U$ ww, ,.«>^.,,,»w.Mag \u2022 »- \u2022 f M ¦ \u2014 \u2022 \u2022 w AU PLAISIR DE LIRE Deux westerns historiques .vers l'est LITTÉRATURE ALVISh /OR/1 Vie de MARCO POLO wyqgear wnititn Amateurs de voyages, faites votre valise.Et n'oubliez pas.tout de même, d'emporter quelques médecines contre !.i «turista» et les autres maladies lointaines, car nous allons loin, et creux.,1e ne me souviens plus qui disait que trois voyages, et trois seulement, avaient changé l'histoire du monde Accomplis par trois hommes exceptionnels, fous du déplacement et de la de couverte: Alexandre le Grand.Marco Polo et Christophe Colomb.On n'ira pas prétendre que c'étaient de purs esthetes du tourisme ou de l'exotisme et qu'ils fuyaient simplement le climat de leur pays pour aller chercher le soleil des tropiques.Leurs motifs étaient d'intérêt, bien sûr: le pouvoir, les epices.l'or.Mais il n'empêche qu'ils ont bouleversé la planète Pour Colomb, nous en parlerons une autre fois, il cela se trouve.Mais pour les deux premiers, l'édition française nous propose deux livres, tout chauds sortis, ci passionnants, Ix» premier récit du périple d'Alexandre le Grand que nous possédions, c'est l'Anabased'un certain Arrien (Flavius Arrien).Un Grec, mais qui vivait durant le siècle de I empereur romain Hadrien, et qui fut sans doute l'un des premiers historiens rigoureux, en tout cas le premier à avoir cité ses sources et à les avoir comparées avec ce que, de nos jours, on pourrait appeler le doute scientifique.Or, les sources d'Arrien.qui vivait 400 ans après l'épopée d'Alexandre, furent excellentes.Ptolemee et Aristobule.deux rois qui prirent part à l'expédition.C'est à l'aide des textes de ces deux personnages au*Arrien écrivit l'Anabase.On vient de la traduire en français, du grec, et de la publier accompagnée d'un très bon et très vivant texte qui situe l'auteur dans son monde du premier siècle de notre ère.Une aventure passionnante, qui se lit avec ce rythme haletant des textes anciens.Ah, on .ne perdait pas de temps en digressions, et on n'en faisait pas perdre au lecteur! Admirable précision et efficacité de l'ancien grec?Énorme aventure dans laquelle les coups de théâtre se succèdent, jour après jour, dépassant mille fois les ressources de l'imaginaire et celles de la glose?Quoi qu'il en soit, c'est l'aventure (une bonne centaine de romans d'aventures en un seul) dans toute sa splendeur première.Un petit roi macédonien, fils de Philippe, entreprend la con quête du monde connu, du monde entier.Il se fait reconnaître par les Grecs comme leur chef, et s'en va conquérir l'Asie.C'est-à-dire l'empire perse, qu'il soumet, et l'Egypte, et jusqu'à l'Inde.Il organise une armée effarante: 12,000 hommes, ce qui est déjà énorme, mais suivis par une cohorte de cavalerie et d'artillerie (avec des ingénieurs en balistique! ), avec un corps de génie qui construit des ponts démontables transportés d'un fleuve à l'autre en pièces détachées.Avec un train des équipages où se trouvent des marchands phéniciens accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants: le tout en chariots (c'est, ma foi, le Far-West!) Avec un corps médical, une intendance, une administration (mais pas d'impôt: on s'arrangeait en pillant.Quelle jolie époque).Tout cela trois cents ans avant notre ère.Le roman d'aventures se termine mal.La «turista» dont je parlais tout à l'heure, ou quelque chose de semblable mais de plus venimeux, viendra à bout d'Alexandre alors qu'il n'a que trente-trois ans.Mais entre temps, et malgré l'effet dévastateur d'une telle invasion, le monde aura changé.Les civilisations nomades se seront fixées, l'Inde aura découvert la Grèce, et inversement; le bond de l'histoire et celui de la connaissance auront été immenses.Seconde épopée, non moins fabuleuse: celle d'un Vénitien nommé Marco Polo.Vénitien, c'est-à-dire commerçant, et de l'espèce créative.Non pas intermédiaire entre la production et la consommation (ce qu'il était sans doute aussi), chercheur, curieux du monde auquel il veut arracher ses secrets, c'est-à-dire ses productions les plus étranges en même temps que ses connais sances les plus avancées.On connaît l'histoire, l'incroyable périple des frères Polo (ils furent trois) qui les entraine vers l'Est, toujours plus loin, à travers un monde dont on a du mal aujourd'hui à imaginer la sauvagerie, et les difficultés.Jusqu'en Chine, et retour.Vingt-cinq ans d'aventures.Au retour, il y eut un livre, qui racontait le monde tel que Marco Polo l'avait vu, et ce qu'il y avait appris.Ce livre, avec sa cartographie, inspira les voyageurs à faire le tour de l'Afrique pour rejoindre les Indes et la Chine, par le sud.Il inspira également un certain Christophe Colomb à essayer de rejoindre l'Est, par l'Ouest.Ce livre s'appelait Le devisement du monde.Aujourd'hui un Italien, Alvise Zorzi, nous offre une reconstitution, à mon avis magistrale, de l'aventure de Marco Polo.Son livre à lui fait vivre aussi le Moyen-Age italien et Venise, la merveille.Une autre façon de prendre des vacances en attendant le printemps.Arrien.HISTOIRE D ALEXANDRE, l'Anatole d Alexandre le Grand, traduit du grec por Pierre Sovinel.mivi d'un texte de Pierre V.dol-Noquet mr Flavius Amen.Avec index et cartes.394 pooei, édihoni de Minuit, Poni, 1984 Alviie Zorxi: VIE DE MARCO POLO, VOYAGEUR VENITIEt4, traduit de l'itolien par Bernard Guyoder.Avec cartel et chronologie, 295 poget, édition! Robert Lof font.Pari», 1984.LA GRANDE AVENTURE DE L'ÉMANCIPATION FÉMININE Orwtmims l FUT / INT UN LONG DYAGE Ce fut un long voyage Zoe Fairbairns 528 pages / 16,95$ Cent vingt ans de sang, de sueur, de larmes, de misère, de luttes pour les droits des femmes et de guerres au terme desquelles un nouveau monde apparaîtra pour elles, façonné par leurs sacrifices et leur courage.Ce roman de nos mères et de nos grands-mères, des hommes qu'elles ont aimés et des enfants quelles portèrent, nous transmet magnifiquement leur héritage.ROBERT LAFF0NT Pour beaucoup, Maximilien Robespierre n'est plus qu'un nom dans l'histoire de la Révolution française.Dans son Histoire de Robespierre et la révolution intitulée La victoire ou la mort, Jean-Claude Frère fait revivre cet homme unique, justement surnommé l'Incorruptible, qui allait porter la France à bout de bras pendant trois ans, par la seule force de son discours et de sa logique imperturbable devenue la logique de la révolution même.Au sommet de son pouvoir, en juin 1794, alors que l'Europe entière matée par les armées révolutionnaires reconnaissait en lui le chef incontesté de la France.Robespierre n'avait ni garde de corps, ni même d'appartement d'Etat.Il occupait toujours son humble chambre adans le logis du menui sier Duplay.JEAN-CLAUDE DUSSAULT_ Pendant cinq ans, cet homme n'avait vécu que pour la révolu tion et sa référence la plus cons tante avait été la défense des plus démunis.À 32 ans, il quitte Ar ras, sa ville natale, pour s'engager dans Taction politique A 36 ans, il meurt sous le couperet de la guillotine.Nous revivons dans le livre de Jean-Claude Frère les grands moments de la révolution, la con vocation des Etats généraux, la constitution de l'Assemblée natio nale, l'affrontement avec le roi et finalement sa déchéance et sa condamnation; la guerre que la France révolutionnaire dut livrer aux puissances européennes et, dans ce climat de siège et de menaces, la formation du Comité de salut public où Robespierre jouerait un si grand rôle et qui allait devenir l'instrument de la Terreur.Les grands noms défilent: Mi rabeau, Danton.Lafayette, Saint Just et tant d'autres.Au centre.Robespierre agissant en héraut, en interprète de ce vaste mouvement populaire, en constante référence à Jean-Jacques Rous seau, pour la pensée sociale, et aux héros de la Rome antique, pour la vertu.Jean-Claude Frère fait également ressortir l'esprit religieux qui.de façon assez surprenante dans ce contexte, animera toujours Robespierre et le poussera, pour sa perte, à vouloir instaurer le culte de l'Etre suprême.Ces! ainsi qu'on assiste à un débat sur l'immortalité de l'âme, au sein même de la Convention, entre Robespierre et ceux qu'il appelait volontiers «les méchants\u2022 Non.Robespierre ne voulut pas être un tyran ni un despote; il se crut par moments au-dessus de RÉVOLUTIONNAIRE ET MARTYR Le destin tragique de Robespierre l'humanité et de cette hauteur su blime il sombra, en moins de 48 heures, au rang de victime et de martyr.Et encore, le livre le montre bien, il aurait pu facile ment éviter ce destin si seulement il ne l'avait lui-même conçu et décidé d'avance.Jusque dans sa mort, il réalisa cette métamorphose surhumaine qui pendant ses dernières années l'avait tenu éloigné des hommes.C'est en cela que son destin est tragi que.Derniers temps Sans contredire en rien les faits rapportés par Jean-Claude Frère, le Robespierre, derniers temps de Jean-Philippe Domecq en pousse plus audacieusement l'incidence politique et dresse, dans un style elliptique, le théâtre de ces quelques cinquante jours incroyables qui ont précédé la mort de l'Incorruptible.Il enri chit son exposé d'une profonde réflexion et fait ressortir, contre l'opinion de Jean-Claude Frère, linéluctabilité du drame final et la dure logique des faits qui l'ins- crit dans la totalité d'un situation qui ne pouvait que trouver là son aboutissement.Ici, le drame devient tragédie.Jean-Philippe Domecq suit avec émotion, commente, imagi ne le déroulement pathétique de ce qu'il faut bien appeler les derniers jours de la Révolution française.De plus, l'auteur qui est jeune se montre particulièrement sensible à la personnalité de Saint-Just.compagnon fidèle de Robespierre jusqu'à la fin.et en brosse un portrait attachant qui contredit limage que Michelet en avait donné dans La Convention.Il est passionnant de lire les deux livres sur Robespierre à la suite; l'un et l'autre se complètent admirablement.LA VICTOIRE OU LA MORT (Histoire de Robespierre et la révolut»on), par Jean-Claude Frère, coll.«Histoire de.», edit.Flammarion 1983.452 p.ROBESPIERRE, DERNIERS TEMPS (suivi d'une chronologie de la révolution), par Jean-Philippe Domecq, coll.Biographie, éd.du Seuil 1984.304 pages.L'ÉCHANGE ACHETE ET VEND AU MEILLEUR PRIX (JURES.DISQUES ET CASSETTES USAGES! ET .QUALITE 3694 SAINT DENIS 3850 WELLINGTON MONTREAL VERDUN Ml TBO «Mil 849 1913 Ml two M t MUM 7617457 ('(\u2022Mf kl OMAMC* (PAS D'ACHAT LE DIMANCHE)! Guide des oiseaux de l'Amérique du Nord, par R.T.Peter-son, 384 pages.Éditions France-Améri que.Prix.: $19.95.Comment vivre jusqu'à 100 ont.ou p/us.par George Burns, 186 pages.Éditions de Mortagne.Prix.: $9.95.Un amour on Allemagne, par Rolf Hochhuth.trad, par Dominique Autrand, 300 pages.Éditions Ramsay.Quêtes, textes d'auteurs italo-québécois, présentés par Fulvio Caccia et Antonio d*Alfonso, 280 pages.Éditions Guernica.des milliers de livres à Prix jusqu'à 9,99$ 00$ Prix rég 10,00Sà19,99S 00$ Prix 20,00$ et plus flammarion université 1243, University 866 6381 (à cette adresse seulement ) Common t obtenir un emploi on 60 secondes par Steve Kra-vette.lfiO pages.Éditions Héritage.Prix.: $9.95.Dictionnaire biogra-phiquo du Canada (Vol.V, de 1801 à 1820), 1136 pages.Les Presses de Laval, prix.: $45.François Mitterrand.par Konrad R.Muller et Michel Tournier, 121 pages.Éditions Flammarion.QUEBECOIS L'ordinateur on 10 It-çons faciles, par Pierre-Rolland Mercier.74 pages.Édi tions Québec-Univers.Prix.: $8.95.REVUES Recherches amérin-dionnos au Québoc (vol.l3.no.4 - «Femmes par qui la parole voyage»).Recherches amérindiennes au Québec.ROMANS L'amour au miroir, par Ludmila Tcheri-na,287 pages.Éditions Albin Michel.Prix.: $14.95.Les griffes du diable, par Jack Higgins.trad, par Françoise et Guy Casaril, 275 pages.Éditions Albin Michel.Prix.: $14.95.BANDES DESSINÉES Extra terrestres, par William Camus, illustrations de Jean-François Peni-choux(70 pages.Les Humanoïdes Associés.Prix.: $17.95.Bloodi trouve pas ragout, par Pierre Ouin.48 pages.Les Humanoïdes Associés.Prix.: $12.75.Thunda-amour indomptable par Frank Frazetta, 120 pages.Les Humanoïdes Associés.Prix $19.95.DIVERS Lot rois do franco, collection «Le Grenier des Merveilles» dirigée par Deny s Pra-che, 80 pages.Édi tions Hatier.Prix.: $21.05.Dire oui à l'amour, par Leo Buscaglia, trad, par Léandre Mi-chaud, 167 pages.Éditions du Jour, l'éducation fofale, par Renald Legendre, 413 pages.Éditions Ville MaricyFernand Nathan Familles, par Jean-Louis Flandrin, 285 pages.Éditions du LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 3 MARS 1984 NAÏM KATTAN LITTÉRATURE f Les femmes du pays froid La (foncée promise est la suite» de Adieu Hubylonv et les (Truffa arraches .un cycle ro- manesque qui s'Inscrit dans un ensemble plus vasle dont les es sais, puis les nouvelles, sont les éléments les plus intéressants.Ce troisième volet n'es! pas le meilleur du versant autobiographique de l'oeuvre L'auteur reprend ici.en y ajoutant bien peu.le thème de la fusion difficile des cultures dans la conscience et la vie des immigrants Dans |a littérature québécoise ce thème est rare, ptree que nos écrivains d'origine européenne, qui sont les plus nombreux parmi les immigrants.! ont en général négligé.Sans 'doute la distance culturelle était elle moins grandi' pour eux que pour ceux qui sont venus do Beyrouth.d'Alexandrie ou.comme \\aim Kattan.d'Iraq.Les meilleures pages sur la realite immi- grante au pays, elles ont été écri tes par des romanciers parmi nos plus grands, C.abrielle Roy et Yves Thériault.REGINALD MARTEL Méir, le héros de la Fiancée promise , arrivé à Montréal dans les années cinquante, venu de Paris mais de façon plus lointaine de Bagdad, veut recommencer sa vie.croyant arriver en pays de COCagnê, mais fait face à la dure realité d'un pays froid à plusieurs titres, moins hostile qu'indifférent ut ou la nécessité de gagner le vivre et le couvert l'oblige ALAIN POISSANT La fin des jeux La men- est folle, le père meurt Selon une loi non écrite mais Inéluctable, on distribue les enfants dans les familles des oncles et (les tantes A celte époque, les années trente, le bout du village est aussi le bout du monde.Les enfants qui ont quitte le village d'origine pourraient bien ne jamais revoir leurs frères et soeurs.Jac.dit le Menteur, et Guy.dit le Muet, le premier chez l'oncle Henri et le second chez l'oncle Gustave, ont quitté l'école.ils ont treize et quinze ans pendant deux ou trois ans.ils travaillent la terre, esclaves qu'on ne paie pas parce qu'ils font partie de la famille.Les deux enfants étaient amis, il ne leur reste plus personne avec qui rêver.«^ lue histoire à premiere vue banale, mais Alain Poissant est un écrl\\ ain remarquable, un enfant peut-être?en tout cas quelqu'un qui a une connaissance profonde, presque amoureuse, des enfants.Au dessus de la misère et de l'ennui des jours, il réussit a créer un monde parai lèle, vivant et plausible, plein d'échappées sur le merveilleux, soutenu par une écriture dense, un vocabulaire» précis, un rythme vaste.Le récit de la dépossession et de l'aliénation rejoint parfois, jusque dans l'écriture même, l'art de Victor Levy Beaulieu.Les descriptions de paysages, cet écueil de bien des roman-tiers, sont d'une parfaite efficacité.On pourrait seulement reprocher à l'auteur la disproportion entre ce qu'on pourrait appeler les années de solitude.I elle de (iuy, qui font la moitié du récit, et les années de liberté et de folie, quand les deux frères s'enfuient et se retrouvent, voyagent et font les quatre cents coups pour se retrouver encore séparés, par la mort cette fois, avant d'avoir pu, d'avoir su dire les mots qui auraient fixe à jamais la réalité de leur amitié.R.M.Alain Poissant, J'AVAIS QUATORZE ANS, 144 pages Collection Roman québécois, Leméac, Montréal, 1983.POÉSIE D'ICI Jean-Marc Desgent sous l'oeil d'O Sur la couverture du livre -un « récit » - un oeil nous regarde.L'ouvrage est intitulé «O comme agression».Ce «O».c'est l'Organistion, omniprésen te, étouffante.Jean-Marc Desgent a bâti-là, en M pages, soit une superbe dénonciation des systèmes oppresseurs, SOlt une belle paranoïa! Peu importe, le texte, avec son récit linéaire qui prend peu à peu l'allure d'un petit roman policier, est une longue angoisse.Tout n'est pas dit ; il manque au lecteur des éléments essentiels pour reconstituer l'intrigue, mais c'est dans ce flottement du sens que se trouve le résultai du travail de l'écriture.GILLES TOUPIN_ Dix mini chapitres Le narrateur change constamment de lieu: une chambre louée six jours plus tot, rue St Grégoire, une salle de cinema de la Place Ville Marie ou il s'engouffre pour échapper a ses poursuivants reels ou imaginaires, une bibliothèque, un sauna rue St-DeniS, Tunis où il tente de retrouver Suzie, l'amie orientale rencontrée dans un bar louche de Marseille, les rues, les souks, les mosquées, toujours la fuite, jusqu'à cette finale où il aboutit, blesse, dans un hôpital tunisien duquel is s enfuiera pour retrouver son petit motel gris de la rue St-Grêgoire.Tous les soi-disant réels s'entrecroisent dans limage de cette obsessive «Organisation» qui traque le narrateur Desgent a fouillé là les nombreux visages de nos rapports au pouvoir.Il S9est donné certes le rôle de la victime mais pour mieux nous faire sentir celui de l'oppresseur.Car qui sommes-nous, lecteurs, si ce n'est cet oeil implacable qui suit et traque dans sa moindre intimité l'antihéros de ce ret It?La narrateur n'écrit-il pas: -L'autre une menace»t Et partout dans cet habile jeu d'écriture («Une dette de jeu puisque c'est de l'écriture»).nous assistons à une fiction qui se dénonce elle même: au cinéma le film devient fiction dans la fiction, distance de l'ecritur \u2022 enfin du délire qui ne m'appartient pas», écrit le narrateur; à la bibliothèque, le livre est comme le film: «les doigts repliés sur le langage des autres»; et partout Inorganisation» surveille «L'Ile surveille ma peur.Mes difficultés de langage».Et d'ailleurs, le narrateur n'avoue-t il pas que son propre récit est une fiction?«L'ne vitrine.Un vi-SlUe truqué.Fabriqué de toutes pièces.Ça ne changerait pas tel Je ment de ce coup monté.» J'ai cru un moment que la révolte viendrait à bout de Inorganisation»: «Renverser ce qui m'étreint.Par tous les moyens (.).Saper de tous cotes Tout jeter par la fvnvtre.En finir (.).Faire briser J'étau qui fabrique notre fièvre?».Mais le pouvoir a su dominer et anéantir le narrateur.Au bout du compte, il renonce même aux mots: «ils ne me parleraient pas non plus».Bref, les mots dissèquent l'espoir et le monstre pouvoir.En soi, c'est déjà une dénonciation, une révolte.Le livre ne dit pas au nom de quoi cependant nous devrions nous opposer a tous les Big Brother du monde.À suivre donc!, Claude Beausoleil nous convie aux \"fictions de bailleurs» avec «Le Livre du voyage».Des textes sur le pays mexicain, ses couleurs, ses « Christ de fête flagellés», la fresque du Palacio Municipal, ses petites rues, sa musique, le bleu de sa mer, ses villes funéraires, ses civilisations, ses ruines.Une langue remarquable où l'écriture traque sous ce thème du «tropical» «le changement des habitudes», ce jeu de la pensée déjouée par le nouveau, l'inconnu, l'exotisme.Point de lyrisme et d'états d'âmes détestables, simplement l'agencement descriptif des mots qu'il faut comme dans ce très beau poème intitulé « Le Temps m'est inconnu» où «une vieille femme en chapeau de plastique vert lime remonte la rue avec son chariot de jus et d'essences».Michael Delisle semble avoir une prédilection pour le thème de la photographie.Il s'en inspi rail dans «L'Agrandissement» (1963) et ne voilà-t-il pas que «L'Explication» reprend à nou-veu le sujet sous la forme d'une enquête minutieuse menée par l'écrivain sur une certaine photo polaroid trouvée sur le trottoir.Il la scrute.l'anal> s» .en relève les défauts, les qualités, le contenu.Au bout du compte, une fois terminé ce qui ressemble à une expérimentation d'écriture, il conclut à l'évidence qu'il s'agit bel et bien d'une photo de lui.Il y a là un vif intérêt à suivre les interrogations du texte et à voir se dégager peu à peu cette adéquation entre une photo qui \u2022 évi fe le mot SENS» et le texte.Un jeu?Une forme qui se suffit d'elle même?Voilà - ô sacrilège?qui est très formaliste.' O COMME AGRESSION, par Jeon-Marc Descent, Les Herbes Rouges, Montréal, 1983, 34 p.LE LIVRE DU VOYAGE, par Claude Beausoleil, éd.Lèvres Urbaines, no 3, Montréal, 1983, 19 p L'EXPLICATION, par Michael Delisle, éd.Lèvres Urbaines, no 4, Montréal, 1983, 34 p a se replier d'abord, lui qui est un croyant plutôt tiède, sur la com munauté juive, peuple multiple venu de partout et qui a apporté avec lui la grande vertu du peu pie de Dieu, la fidélité à ce qu'il est.Le jeune homme a vingt cinq ans environ, comme Nairn Kat tan il est juif de langue arabe, ce qui lui fait des origines d'une extraordinaire richesse Q a étudié à Paris et il parle donc français, voilà pourquoi il a choisi son Amérique ici L'amour peut-être Malgré l'immense isolement qui est le sien, on serait porté à croire qu'il ne s'ennuie guère Magda, Diane, Evelyne, Thérèse.Hose, Helen, Rachel.Betty, Lin da, Marion et Claudia, j'en oublie peut être, voila les femmes dont le jeune Méir fait la connaissait Ce, intime ou non.des les pre miers mois de son aventure montréalaise.Il cherche l'amour, peut-être, une certaine complu i té affective et charnelle, certai nement.mais ses sentiments sont ambigus.Autant Meir veut trou ver sa place dans la société qu'il a choisie, encore qu'il ne sache pas très bien laquelle, autant il entend rester libre de liens qui le confineraient peut être à une vie banale, sans histoire et sans his toi re s En réalite, il cherche à se comprendre lui même autant qu'il cherche à connaître la réalite immédiate de son pays neuf et son passe aussi, qui expliquerait les mystères du présent.Ces amities et amours entre Meir et les jeunes femmes au raient quelque intérêt s'ils avaient une influence verifiable sur le cheminement du héros ; ou encore, s'ils permettaient de t.Nairn Kattan mieux imaginer la vie quotidien ne des différentes familles de la grande religion juive, leurs valeurs intellectuelles, morales et spirituelles, leurs diverses formes de réponses à la société québécoise, acceptation, adaptation ou refus, selon le pays d'origine, l'histoire familiale, la date d'arrivée au Canada.Il y a bien à l'occasion des aperçus, surtout sur l'importance du mariage et de la famille, mais ils paraissent plus accidentels que voulus.Tout se passe comme si l'auteur ne voyait plus, lui qui est québécois depuis si longtemps, la singula ri te parfois exemplaire de la communauté avec laquelle son narra teur-personnage a eu ses premiers contacts Pour qui a fréquenté l'oeuvre de Nairn Kattan.la Fiancee pro- photothèque LA PRESSE mise sera l'occasion de retrouver, mais dans une dilution repe titive.à travers des femmes dont la plupart n'ont de réalité que physique, ou celle de leur appartenance à un milieu culturel et social qu'elles acceptent ou qu'elles rejettent, les couples fragiles et fébriles qui peuplent les nouvelles, couples plus près du malentendu consenti, sorte de refuge secret, de fuite Inavouée, que de la création amoureuse, égaillai-re, portée par le désir et la conscience aiguë du désir.On attendait plus et mieux, autant sur le plan de l'écriture que sur celui de la construction dramatique Nairn Korton, LA FIANCEE PROMISE, roman, 234 pages Collection L'arbre, Éditions Hurtubise HMH, Montreal, 1984.Éloge des éditeurs S'ils manquent parfois ch jugement, les éditeurs son quand même utiles, ne serait < < que pour rendre publiable ce qi: ne l'est pas.Charles Angus Lavoie, dont les premiers r mans ont été édités par VLÏ! éditeur et La Presse, a moins talent quand il s'édite tout sey) C'est peu dire parce que I Chat noir, café bar-resfaurarn ne révèle aucun talent.Il sag d'une galerie de portraits cet d'une certaine bohème d'hi qui a fui les villes pour la cat pagne, en l'occurrence un vill ge du pays de Charlevoix Aux yeux de ces passants, q se croient non conformist mais qui ne sont jamais en r tard d'une mode, les gens du \\ lage n'ont aucun intérêt Ce s de petits bourgeois insignifian ou détestables, mesquins dai le moindre geste et la moind parole.Alors ces paumés s'invente I un lieu où s'admirer les uns 1 autres, exactement comn-dans les villes.Ils se croient I bérés alors qu'ils sont perdu ils se croient artistes pan qu'ils ne font rien.Ils forme un troupeau parfaiteme terne.L'ironie sauverait ce petit 1 vre de l'insignifiance ; il n'v * a pas.Une vigoureuse corre tion redresserait la grammai et l'orthographe ; le style n serait pas pour autant.R.N POUR QUE LES AINES REDÉCOUVRENT LEUR J Avec le regard de la sagesse, le coeur plein de jeunesse, un pays à redécouvrir.avec Air Canada.Pour nous, rendre le voyage accessible à tous les canadiens c'est un engagement formel que nous appuyons de gestes concrets.de reduction sur le plein tarif économique CONDITIONS: (Vt te reduction est accorde*' aux personnes de6S ans et plus et ne sap plique qu'aux billets aller-retour Les billet* doivent être payés au moins 14 |oori avant le depart S««iour minimum: retour des le premier dimanche suivant le depart Séjour maximum f>0 jours Tout changement ou annulation entrainera des frais de '10 $ Le nombre de places est limité.Il se peut même que certains vols affichent déjà complet Sujet a l'approhat mn gouvernementale.Taxes d'aéroport en sus.Pour plus de details, voyez, votre agent de voyages ou passez au bureau d* \\ir Canada et mentionnes le numéro Î)KK 13009.À compter du 9 avril prochain, nous offrons des Prêt-à-partir à tarif réduit de 65% aux personnes de 65 ans et plus.Pour toutes nos destinations canadiennes.l'rèt à partir r*t une marque de commerce d'Air Canada v^* 1 Menteur d'un permis du Quchw AIR CANADA ALICE PARIZEAU, ROMANCIÈRE LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 3 MARS 1984 LITTÉRATURE De résistance à l'aventure de l'écriture « Je ne touche plus à terre! Je suis folle de joie! Je vais signer mon contrat demain chez mon éditeur new-yorkais.».Ce Photo Michel Gravel, LA PRESSE jour là, Alice Parizeau a peut-être failli manquer son avion pour New-York, occupée qu'elle était à raconter à tous et en détail son extraordinaire aventure: son livre Les lilas fleurissent à Varsovie est traduit et sera publié cette année aux Etats-Unis.JEAN-PAUL SOULlt Elle a pourtant réussi à raccrocher son téléphone à temps.Mais le surlendemain, de retour à Montréal, son contrat dans la poche, elle n'était pas calmée pour autant.L'éditeur new-yorkais, c'est New American Library.« Leurs bureaux, sur Broadway, sont deux ou trois fois plus grands que LA PRESSE! Depuis its années 40, ils publient environ 450 titres par an, distribués dans 60,000 points de vente, aux USA et au Canada.Us vont d'abord tirer 10.000 copies des Lilas, puis 25,000.En dessous de ça, ils disent que ça ne vaut pas la peine.Ils vont aussi changer un peu la traduction, ils la trouvent trop britannnique.Et le nouveau titre du livre sera \u2022 Poland: Winds of freedom ».New American Libra r> est une des dix plus importan U's sociétés d'édition des États-Unis.Ils publient Truman Capote, Erica Jong.etc.Ils ont tiré George Orwell \u2014 1984 \u2014 à 12 millions en livre de poche, et c'est peu comparé aux livres de recettes de cuisine.pour les Weight Watchers.Entrer dans une telle société n'a rien pour calmer qui que ce soit, surtout pas Alice Parizeau! Dans sa volubilité fébrile, Alice Parizeau.née Poznanska, a un côté international auquel ne manquait qu'un éditeur à New-York.Le ton est parisien, l'accent polonais, et elle se présente comme un auteur exclusivement et totalement du Québec, un des rares désormais lancé sur le prodigieux marché des U.S.A.« On ne se dit pas romancière, dit-elle.Il faut que ce soit les autres qui le disent.Mais quand on est publié à New-York, même si on ne peut pas l'inscrire sur sa carte de visite, on peut commencer à le dire ».L'énumération qu'elle fait de ce que le commun des mortels considère comme des « aventu res » est étourdissante.A commencer par son enfance, qui en a fait un \u2022 ancien combattant » peu ordinaire: elle n'avait qu'une dizaine d'années, pendant la dernière guerre mondiale, et elle était bien loin d'imaginer que les grenades et les pistolets qu'elle tranportait dans son sac ù travers les barrages de troupes ail?mandes à Varsovie seraient remplacés un jour par des manuscrits de romans à livrer à un éditeur, ou par d'énormes briques de rapports sur la criminalité.A 14 ans, libérée des camps nazis, elle est à Paris.Elle y retrouve des parents et y fait des études.Une dure épreuve, subie pendant cette période, la marquera pour longtemps: « Quand je fais des cauchemars, aujourd'hui encore, je rêve que je repasse mon bac français! ».Elle va acquérir, en même temps qu'une licence en droit, « ce culot monumental que donne l'éducation française ».En 1956, Alice Poznanska arri- ve au Québec pour un séjour de trois semaines.Cette « visite du Grand Nord » va durer plus longtemps que prévu.1/ organisation d'une bibliothèque naissante, un travail de travailleuse sociale, un mariage.et une entrée dans le journalisme, à LA PRESSE, puis à Cité Libre, vont la fixer au Québec.Mais surtout, c'est le commencement de la véritable aventure d'Alice Parizeau: l'écriture.Quand Gérard Pelletier, alors patron de LA PRESSE et, cette fois-là un peu méfiant, renvoie-en Pologne, il lui fait passer avant un examen de .traduction.Elle revient avec une série d'articles que Jacques Hébert, aux Éditions du Jour, éditera sous forme de livre.Ce sera Voyage en Pologne, en 1962.« Ensuite, j'ai publié ma série de verbes: Fuir a été mon premier roman.Puis il y a eu Survivre, au Cercle du Livre de France, de Pierre Tisseyre, pour la première fois ».Autobiographique, cet ouvrage lui vaudra des critiques: on lui reproche d'avoir trop d'imagination.« Plus jamais d'autobiographie », a-t-elle décidé, plus amusée que vexée.Rue Sherbrooke Ouest, Les Militants \u2014 «J'adore les militants, ce sont des gens merveilleux, ils investissent tout! » \u2014 Les lilas, qui lui vaut le Prix européen de l'Association des écrivains de langue française (Paris, 1982), et La Charge des sangliers ne sont qu'une partie de ce qu'Alice a produit depuis 1962.Ce qu'elle appelle son « 9 à 5 », un poste de chercheur titulaire en criminologie à l'Université de Montréal, lui donnera l'occasion de publier des essais, dont deux ont été traduits: Face à face: J'ado/escent el la société, et Protection de l'enfance: un échec.Elle s'était alors rendu compte que «c'est très agréable de voir son nom sur un livre à Boston, même quand c'est un essai publié par une maison spécialisée en criminologie ».Membre de la commission Bird, sur le statut de la femme , ainsi que de la commission Prévost, sur la réforme criminelle et pénale au Québec, Alice Parizeau produira dans chacun des cas de volumineux rapports de 600 et 800 pages.Elle a demandé un congé sans solde à l'Université pour écrire son prochain livre.Elle pourra y travailler autrement que de nuit, comme pour les précédents, à raison de dix heures par jour.Le sujet?« Je suis bien trop supersticieuse pour en parler! ».C'est sans doute le seul sujet sur lequel elle reste muette.La Pologne, le syndicat libre Soli-darnosc, le Pape Jean-Paul H, l'écrasant système soviétique et la peur vaincue collectivement en Pologne sont autant de terrains sur lesquels elle se lance avec passion.Pourtant, si la Pologne est sa passion, elle est « romancière québécoise, pas écrivain polonais ».Sa devise pourrait être « Quand on veut, on peut » et elle évoque encore une fois la nécessité « d'avoir du culot ».« Au Québei .le Parti Québécois nous a donné ça ».Et le fait que les canadiens anglophones aient toujours refu-sé de traduire et de publier ses livres n'est pas pour rien dans son bonheur d'être éditée aux États Unis.LIBRAIRIE KEBUK LIVRES DISQUES NEUFS ET D'OCCASION ACHAT ET ÉCHANGE (ou meilleur prix) 50% de réduction (livre* d'occosion) HEURES D'OUVERTURE du kmdi ou WWmmWÊ dt 10h q 21h Som« lOho\\7h Dimonctw** 12h«1|h 842-6971 2048 ST-DENIS VIVRE SANS STRESS GRÂCE À LA TECHNOLOGIE MAHARISHI DU g CHAMP UNIFIE MAHARISHI MAHCSH TOO CONFÉRENCE D'INFORMATION à Montréal, àmmdkt 4 mm «t wmtnê 7 mm, à 20h15 S odmur au centra d* M T Entre* libre 1344, rue Sherfcrokc «st im.59S-7923«,2î«-6921 LA METHODE FELDENKRAIS \u2022 i.i pn*c de conwicncc du o»rp» p*i h ffh'jicmcnt \u2022 Sessions de gymnastique douce en groupe série de 10 leçons 11 fois semaine) DÉBIT DES COURS: \u2022 LUNDI, le 2 avril de 7h p.m.à 8h15 p.m.\u2022 MERCREDI, k 4 avril de lOh a.m.à I1H15 a.m.au Centre Educatif Intégration 404, rue Saint-Pierre (métro .Square Victoria) Vieux-Montréal COÛT: 100$ la série Pour renseignements et inscriptions Lise Carpentier, psychologue MtMBRE DE LA GUILDE FtLDESKfcMS Tél.: (514) 733-1163 Achetons livres, disques (longs-jeux), cassettes Nous faisons la cueillette pour les quantités importantes.Ouvert le dimanche < 1 ?h à 17 h.b IDBFI9S* LIQUIDATION DE LIVRES LIQUIDATION DE LIVRES LIVRES, DISQUES USAGÉS 6381, Plaza Saint-Hubert Montréal Tél.: 495-4575 LIBRE-SERVICE DE PHOTOCOPIE Qualité supérieure « FORMATS RÉDUCTION «t AGRANDISSEMENT f86«: tt 125*4) 25* L'homme n'utilise que 10% de son mental Albert Einstein Palais du Commerce I 1700, rue Berri \"\\ Les découvertes de L.Ron Hubbard dans le domaine du mental prouvent qu Einstein avait raison, et qu'il existe une solution La Dianétique Ueveioppe.' vo'fO plfnn pOtei 849-9441 Centra de Dxy^-au* \u2022* de Sc«*>totoQW \\ 705.ru* S* D**t Montreal.Quebec H2X 3K4 LA MYSTIQUE DES SONS MUSICOTHERAPIE Week-end sur l'Art de canaliser consciemment le pouvoir du son et de la musique pour la croissance psychique et l'auto-guenson.Animé par Maurice Rheaume (B F A.) le 17-18 mars: Au Centre Languirand dans les Cantons de l'Est le 24-25 mars: A l Association gnostique rue Chnstophe-Colomb.Mtl.Inform.Centre Languirand 482-4127 (à Mtl) Association gnostique 387-2235 Ouvert 7 jours 1OhOO à 22h00 même le dimanche 0/i 70 À Î2 liait- 1 LU** 1\u2014LA BOURSE, C'EST FACILE, Alain Kradolfer PRIX COURANT 9,95$ NOTRE PRIX 7,45$ 1 *fe DIMANCHE Visitez nos 4 salles de livres et profitez de nos ventes spéciales du dimanche.LIVRES 50,000 LIVRES NEUFS ET USAGÉS AAO/ TÇO/ 50.000 titres différents réduHs de \"§V /O i I V /O VENTE et ACHAT ÉCHANGE.LOCATION 3 7 70.rue St Of ni».Montreal Ouvert 7 |ours 2\u2014CE FÛT UN LONG VOYAGE, Zoë Foirboirs\t16,95$\t12,75$ 3\u2014LA COURSE AUX ÉTOILES, James Mkhener\t19,95$\t14,95$ 4\u2014CHRISTINE, Stephen King\t14,95$\t11,25$ S\u2014LE DICTIONNAIRE PETIT ROBERT 1, «d.84\t49,95$\t39,95 $ 6\u2014LES MILITAIRES ONT ENVAHI HANHATTAN, st PWrr\tt Olivi* 24,95$\t18,75$ 7\u2014LE PASSÉ INFINI, Flora Groult\t15,25$\t11,45$ 8\u2014SAUVE-TOI LOLA, Ania Francos\t17,95$\t13,45$ 9\u2014MARYSE, Francine Noël\t16,95$\t12,75$ 10\u2014UNE FEMME EN TROP, Irving Wallace\t13,95$\t10,50$ ( mmmSmSSm^SLm^mT^ *** Mary** **fa *10 \u2022*f«w« h r*«* \u2022 mort de 12h à 14h\t\t D'ESCOMPTE |, sur presque toute la I £ marchandise Is Super collection de livres anciens et rares VENDUS EGALEMENT À PRIX TRÈS REDUITS.opéré par: Cotisée du Livre Inc.Nous achetons vos livres pour de l'argent comptant min STATION DE METRO BERRI - DE MONTIGNY H2L 7C9 845-5243 tél.845-1792 LIQUIDATION DE LIVRES LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MARS 1984 MUSQUE E 5 UNE PREMIÈRE MESSIAEN À L'OSM «Turangalîla», une musique multicolore Toronto, décembre 1967.J'entends encore Olivier Messiaen me donner, de sa voix très douce, la prononciation exac-te: «Tou-rânn-gheu (avec un accent bref sur «rânn» et ensuite deux accents de durée: ) IL.là.» CLAUDE GINGRAS Et qu'est ce que la TurangalîJa-Symphonie': «Tout d'abord, précisait encore le compositeur, «Turangalîla» est un mot sanskrit (le sanskrit est la langue classique de la civilisation brahmanique de l'Inde) qui symbolise le dynamisme et la vie que j'ai essayé de mettre dans mon oeuvre.» Rappelant que «les mots des anciennes langues orientales sont très riches de sens», le compositeur ajoutait: «Turanga» veut dire «mouvement», «rythme»: «lila» signifie «force de la vie», «jeu de la création».D'autres explications du compositeur révéleront des significations additionnelles: «Turanga» veut aussi dire «le temps qui court, comme le cheval au galop» et «lila».«jeu de la destruction et de la reconstruction», «jeu de la vie et de la mort», «action divine sur le cosmos».«lila» veut aussi dire «amour».Kn résumé, de conclure le compositeur, ma Turangaliia .Symphonie est «un chant d'amour et un hymne à la joie».L'oeuvre est en effet composée de mouvements \u2014 dix au total \u2014 très contrastants, les uns lents et rêveurs, d'un grand raffinement et d'une grande douceur, les autres d'une vitesse, d'une puissante et d'une violence extrêmes souvent proches de la vulgarité.Les inconditionnels de Messiaen eux mêmes ne peuvent retenir leur ôtonnement: «Qu'est-ce donc qu'il a pense?» Il y a du Debussy et il y a du Gershwin dans la Turangalîla.Une sorte de naïveté aussi.Ce que Lucien Rebatet a si justement qualifié d'«emphase gravement comique».L'oeuvre, l'une des plus considérables de Messiaen par l'ef- Olivier Messiaen fectif instrumental requis et par la durée, sera donnée en première montréalaise cette semaine par Charles Dutoit et l'OSM (par exception, lundi et mardi soirs: la salle est occupée mercredi soir par une autre Turan.Turandot, de Puccini).Louis-Philippe Pelle tier sera au piano et Jean Lau-rendeau aux Ondes Martenot.Il ne s'agit cependant pas d'une première au Canada: l'oeuvre fut présentée en décembre 1967 par Seiji Ozawa et le Toronto Symphony, qui l'enregistrèrent à cette occasion pour RCA.C'est à cette occasion que j'avais interviewé le compositeur.Le rythme L'organisation rythmique est la base de la Turangalila-Sym phonie.L'auteur y utilise ce qu'il appelle des «personnages rythmiques», expliquant: «De même qu'au théâtre vous avez, disons, trois acteurs, dont le premier at laque, le second est attaque et le troisième reste immobile, de même j'emploie des groupes de durées facilement reconnaissa-bles.Le personnage rythmique T .«\\ îins inclusivement Suiei .1 l'up- probation piuvememeniali' La réôHict ion ne applique p;is aux taxes d'aéroport.Pour phlfl de détails, \\ «-\\ < / votre aident de vo\\ agM »»u pas >ez au bureau d Air Canada et ir.eMmnne/ le numéro de I ) H F 18009 AIR CANADA t i E 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MARS 1984 THÉÂTRE Pierre Bertrand revient en spectacle Pierre Bertrand surprend tout le monde.Lui qui n'a rien de la prétentieuse vedette, lui qui ne peut fonctionner que ^'iî est bien entouré, lui qui laisse souvent sa plaee aux autres, se refrouve depuis plusieurs semai nos à la tête de tous les palmarès, «lyïa blonde m'aime» est devenue un refrain à la mode, presqu'une expression : «Tout va mal, mais nra blonde m'aime».L'album Ciel variable a dépassé les 10,000 eajiies vendues.JEAN BEAUNOYER t 1 ' ¦ ¦ I] faudra voir maintenant le spectacle.J'imaginais un show-tranquille, marginal sur les bords et froilà qu'il a trouvé la solution: Hollywood and Vine «Au début ce fut un mariage de !.tison, maintenant c'est différent: on échange de plus en plus et-pn se comprend.Je retrouve urt peu le feeling de Beau Dommage» D'est beaucoup dire.On pourra toujours \\ érifier au Club Soda les s 9 io 16-17 mars prochain alors que Bertrand présentera son premier spectacle solo important à Montreal.accompagné par Hollywood and Vine.C'est une association heureuse: l'un avait besoin de l'autre.Hollywood and Vine jouait tout ce qui se danse ei Bertrand chantait tout ce qui ne se dansait pas.\u2022Au début je me demandais s'il pouvait ralentir leur tempo.Un air d'été, ce n'est pas très rock et puis tout a bien fonctionné.Ils ont une souplesse incroyable: ils peuvent tout jouer.J'aime ce qu'ils font et j'ai envie de leur donner de la place dans le show» Un spectacle difficile à prévoir.Bertrand ne cherche jamais à éblouir et ce sont justement les gens comme lui qui parviennent souvent à nous étonner.«J'ai changé avec le temps.A 35 ans, je m'occupe de mes affaires.Avant je ne comprenais rien aux chiffres.Je chantais, je composais et je rêvais.Maintenant il y a plus d'équilibre dans nia vie.Je suis capable de mettre plusieurs chapeaux J'appelle mon gérant, j'appelle ma compagnie de disque pour savoir où en sont les ventes, je m'intéresse aux petits détails de ma carrière et ça porte fruit.Je pousse ma carrière, j'essaie de changer, m améliorer.Avec Hollywood and Vine, je délaisse plus souvent ma guitare, j'ai les mains libres et je bouge d'une façon nouvelle sur scène».Robert Léger a travaillé à la mise en scène du spectacle qui nous permettera de voir celui qu'on a entendu souvent ces dernières années.Méo Penché, Le Pic Bois, On perd sa vie à la gagner, Un air d'été.J'ai la fièvre, Ma blonde m aime.Des succès sans faire de bruit et sans déranger personne.MICHELLE ROSSIGNOL ET LE THEATRE photo Jean-Yves Létourneou, LA PRESSE Un attrait phénoménal chez les jeunes gens Pierre Bertrand SUITE DE E 1 des choses.Les gens de théâtre, disent-ils tous, cherchent aujourd'hui, par leur activité et davantage qu'auparavant, à devenir des personnes plus conscientes, plus en accord avec leurs sentiments, leurs émotions intimes.De par ce fait même, soulignent-ils, ils deviennent des citoyens d'une autre qualité et cela a un impact social.Ils explosent moins superficiellement sur l'extérieur, c'est tout.L'inconception n'aborde pas un sujet banal: celui de la responsabilité des hommes qui entrent dans la vie adulte.La pièce a déjà été montée en atelier à Montréal.Elle a également été présentée cet automne au Studio du Centre des arts d'Ottawa.On peut la voir maintenant dans cette petite salle du Théâtre d'aujourd'hui où on nous offre fréquemment de riches créations.C'est le Centre d'Ottawa qui commandite cette production montréalaise.La pièce nous explique Mme Rossignol, soulève toute cette question de plus en plus problématique, opine-ton, de la res-ponsabilité devant la vie familia- le, devant la vie créatrice, des hommes de la génération de la trentaine.Le sujet de la paternité devient ainsi le symbole, le point de convergence de leur dilemme; on touche par là, dit-elle, à l'angoisse que les hommes vivent depuis qu'ils doivent changer certaines de leurs habitudes, certaines de leurs certitudes.Une large part des femmes, elles, opine le metteur en scène, ont traversé, dans les années soixante et après, une crise au sujet de leur propre responsabilité individuelle et sociale.Une crise qui a été résolue car une certaine paix se serait installée chez elles au sujet de leurs motivations.Elles sont plus conscientes qu'elles l'étaient auparavant de leur place dans la vie; elles ont une plus grande «capacité morale» de réagir devant les événements.Les nommes, quant à eux, explique-t-elle, «ne savent plus sur quel pied danser devant leurs femmes; ils ne savent plus ce que les femmes attendent d'eux» et c'est troublant.Dans L'inconception, c'est justement l'homme (Pierre) qui refuse la paternité contre la volonté de sa femme (Claire); Pierre n'est donc pas prêt à créer, il est en attente.La pièce renvoie néanmoins en rêve, par un artifice de science-fiction, le héros devant ses deux fils imaginaires, deux personnages ratés.Est-ce la peur de reproduire, par l'enfantement, le vieux pattern des inconsciences passées?la peur d'être un mauvais père?Toujours est-il que la pièce se termine par une grossesse.Mais, explique Mme Rossignol, la conclusion ne dit pas si cette décision ultime d'enfanter est consciente et responsable; elle n'établit pas que la conception n'est pas venue par une sorte d'habitude, comme ce fut souvent le cas par le passé.Les propos théâtraux de cette sorte, souligne Michelle Rossignol, indiquent que le théâtre de création est chez nous toujours aussi vivant et pertinent qu'auparavant.Et il est pour elle «très dangereux», «nuisible», poursuit-elle, de laisser entendre, comme certains le font, que les créations du passé récent, celles de Tremblay et al.notamment, vont vieillir vite parce qu'elles seraient «locales» ou «régionales».Les personnages de ce théâ- tre renvoient à l'universel par leur vérité locale, justement et il faut le reconnaître, dit-elle, convaincue.Les gens de théâtre actuels, dit encore le metteur en scène, se donnent à la tâche de combattre cette angoisse ambiante profonde dans laquelle notre société baigne et qui vient en partie d'une situation économique précaire.L'attrait des jeunes gens pour le théâtre est actuellement phénoménal.Il arrive qu'à l'Ecole nationale de théâtre, par exemple, dit-elle enfin, 400 candidats, en majeure part talentueux, s'offrent pour occuper une quinzaine de places libres.Pourquoi tout cela?On doit être assuré que l'enseignement impersonnel dispensé par les institutions d'enseignement pousse les jeunes gens à trouver une voie d'expression qui leur permette de toucher au domaine de leurs émotions.Et puis, à voir la petite équipe de L'inconception travailler, il est également certain que cette forme d'activité apporte du plaisir, du plaisir dans la liberté.Cela devrait être suffisant.NOUVEAU aux Éditions La Presse ¦ René Pomerleau LE SUPPLÉMENT À LA FLORE DES CHAMPIGNONS AU QUÉBEC Dans la préface de Flore des Champignons au Québec, parue en 1980, nous déclarions «crue ce vaste territoire est encore incomplètement exploré du point de vue qui nous préoccupe et que bien des éléments restent à découvrir, surtout dans les zones septentrionales».Ainsi, aujourd'hui, nous pouvons rapporter des découvertes d'entités nouvelles dans cet espace géographique et des extensions significatives d'aire de répartition.Il nous semble utile et même essentiel de consigner le plus tôt possible oes additions, d'apporter des corrections de nomenclature et de distribution et de rectifier des erreurs de divers ordres qui se sont glissées dans ces textes En mycologie, des nouveautés et des révisions de genres et de concepts surviennent rapidement de nos jours et l'on ne doit pas s'étonner que des changements s'imposent aussitôt et justifient la publication de ce premier supplément 88 pages FLOBE CHAMPIGNONS la grande vente annuelle de la librairie lemeac continue tout le mois de mars continue tout le mois de mars continue tout le mois de mars jHESESK 4H5EQ3LY flEE_3Lw \u2022^^^^^¦p j^^^j^^^ ^rjjgT^m 20% + 30% + 40% sur tous nos livrés en librairie sur les livres d'art sur les collections au format de poche UN PERSONNEL QUALIFIE ET COURTOIS VOUS ATTEND À LA LIBRAIRIE r LEMEAC INC.273-2841 371, av.Laurier ouest, Montréal VOULEZ-VOUS PAYER MOINS D IMPOT ?offre spéciale aux abonnes(es) de la presse: 20% de réduction COMMANDEZ PAR TÉLÉPHONE Service rapide et efficace 285-6984 i i tccnor\"ttz lamp» * argaot an dam voa ***** THEATRE - CLOWN pour adultes Théâtre Maisormeuve Place des Arts Pinconception Pierre Parent présente Le spectacle le plus drôle des 4 derniers étés, pour un soir seulement Venus milio texte: ROBERT MARINIER mise vn scène: MICHELLE ROSSIGNOL décor vi éclairage] l.orisK LKMIBUX coctmnea: MÊKfiDII H CABON avec: LARRY-MICHEL DEM ERS l \\( QUE8 L'HEUREUX PIERRE P.PAQUETTE LINDA SORGINI du 8 au 31 mars 1981 nu»id! au MUncdl 2nh;in tliniiiniti«* IfthOCI rés.: 52:5-1211 une comédie de Jean Barbeau JEAN-PIERRE\tCLAUDE\tISABELLA CHARTRAND\tMICHAUD\tLAJEUNESSE En accord avec le théâtre la relève a Michaud n VENDRED116 MARS à 20 h 30 * théâtre d'aujourd'hui métro Papineau am 1297 rue Papirwau Adaptation RENÉ DIONNE de SUSAN COOPER et HUME CRONYN Mise en scène GUILLERMO DE ANDREA YVETTE BRIND AMOUR \u2022 GUY PROVOST DENIS BERNARD \u2022 LÉA MARIE CANTIN RICHARD FRECHETTE \u2022 MICHEL DAIGLE Decor Costumes Eclairages Denis Denoncouri François Barbeau Michel Beaulieu Musique André Angéhni 4S44.rue St-Oenit Métro Laurier sortie Gilford 844 1793 ^Réservations de i2h a I9h _ 1 hebitat st-carrJe 11025, rue Alfred Montreal-Nord 321 -9000 11 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MARS 1984 SPECTACLES E 9 F A C E Senior Treble cfcoir IWAN EDWARDS, tlir Britten, G.Charpentier, Kent, Ridout,Hovland CATHEDRALE deCHRISTCHURCH 1400 rue Union Mercredi le 7 mars 1984 20h3O Admission:Adultes 4S 8456183 Etudiants et Age LA FLÛTE ENCHANTÉE Venez entendre les plus belles voix du Québec Vendredi Samedi Dimanche de 19 h à 1 h Café de l'opéra Extraits d'opérettes et d'opéra 20, boul.Crémazie Est, Montréal (angle Crémazie et Saint-Laurent) au-dtswtt Ai Biergarta (514) 388-2929 CHEZ LES WVPOUS avec JACQUES VILLEMINOT Une grande exploration avec l'ethnologue.Dates: du 12 au 22 mars HORAIRE: Ion.12 - mar.13 - m*.14 - lun 19 à 20 h r*«.15 - mar 20 - mt 21 a 19 h ven.16 - torn 17 a 19 h #t 2 1 h 30 dim.18 à 13 h 30, 16 h.21 h 30 1184 est.Ste Catherine 288 2943 cmfc«2tt-091 (kllholl CimIiii i TXJgTIOW Les Heures de la Place Des productions*de la Société de la Place des Arts de Montréal Sons et brioches Le dimanche, 4 mars, à 11 heures, au Piano nobile.(Avec la collaboration d'Alcan) Billet: 1,25$; café et brioche: 1,25$ Angèle Dubeau, violoniste Oeuvres de Leclair, Fauré, Bloch, Szymanowski, Dompierre, Kreisler.Présenté avec la collaboration des Jeunesses musicales du Canada grâce a une subvention du Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal.Concerts midi Le mercredi, 7 mars, à midi, au Piano nobile Billet: 1,50$; luncb: 2,50$ Trio Jean/Lehoux/Secco et Mario Duschenes Animation: Mario Duschenes Oeuvres pour flûte, hautbois, basson et piano de Telemann et Poulenc Présenté grâce à la collaboration de Shell Canada.Art du mouvement Le jeudi, 8 mars, à midi, au Piano nobile Billet: 1,50$; lunch: 2,50$ La Compagnie DAME.Directrice artistique: Martine Epoque Animation.Henri Barras s À > *FORUM*FORUM* + FOR JM ¥ FORUM *FORUM I FORUM * *FORUM \u2022 efiem FM prêtent* \\^Vm / f #1 5 Artiste invité ACCEPT MARD113 MMS\u201420 h/ FORUM DE MONTREAL Billets 12,50$ en vente maintenant aux guichets du Forum et aux comptoirs Ticketron.*Frais de service CKIM présente l5o H4> O'EST MON HISTOIRE \u2022 7,8,9 et 10 MARS-20h PARTICIPATION SPÉCIALE de RICHARD HUET \u2022FORUM \u2022 FORUM \u2022 ¦ ORUM\u2022FORUM \u2022 FORUM\u2022FORUM\u2022 -FORUM- Ç\\ Théâtre Maisonneuve f,u,che\"i 514««*'\" %J \\J Place des Arts sur tout billet de ptus de 6 $ Dans le cadre de son Année du Centenaire YV0N présente lllU Vfl Y A fi F OfliMS Lf Tfmps 14 au 25 Mars\u201410 avril au 13 Mai 20 h PRIX: 10$, 12,50$, 15$,.17$ Théâtre Maisonneuve Place des Arts Guichets: 514 842 2112 Redevance de 0,75$ sur tout billet de plus de 6$. E 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MfcRS 1984 LE BREAK DANCING Com SUITE DE E 1 me une traînée de poudre à Montréal ¦C'est un sport où t'essaies de montrer comment tes bon plutôt que gagner.C'est le stylé qui est important», affirme Pascal Jas min, devenu breaker depuis quatre mois seulement, après avoir vu une performance à la télévision.Assoc je au rap, cette sorte de discours saccadé ou de comptine pour adulte, s'appuyant sur une musique dansante pour exposer les vicissitudes de la vie en ville, le break dancing est son complement naturel.Là ou le rapper s'exprime en rimes, le breaker s'escrime en hautes voltiges sur le plancher de dans» Cfette danse, devenue à la mode, fut d'abord l'expression, quasi tribale, de jeunes en révolte, qui auraient troqué chaînes et batons contre un pas de danse.Ainsi le break-dancing aurait-il sublimé la violence des ghettos de New York pour la canaliser en un débordement d'énergie dansante Cest ce qu'on raconte de la petite histoire de cet epiphéno-mène du hip hop, qui a égale ment engendré le rap et redonné la vedette aux deejays, qui font aujourd'hui du scratching sur scène, maniant les disques en tous sens pour déformer une pièce musicale Lors de la remise des Grammes mardi, on se souviendra d'une demonstration éloquente de ces nouvelles expressisons artistiques lors du passage sur scène de Herbie Hanckok.Et cette nouvelle mode s'est répandue comme une trainee de poudre à Montréal, qui ne comptait il y a quelques mois que peu d'adeptes du break dancing.Depuis, des écoles de danse ont décidé/ d'offrir des cours de break dancing et la télévision s'est emparée du phénomène pour en faire état.Le break dancing est devenu sensation et après avoir reçu la reconnaissance du public, prend la vedette même dans les jour naux.qui lui consacrent de pleines pages.Défi Les adeptes du break dancing nous apprennent ainsi qu'avant d'être une mode et une affaire commerciale le break dancing fut l'expression d'une révolte des jeunes des ghettos de la métropole américaine.Aux affrontements violents ont succédés les compétitions de break dancing.La danse devient un défi.Et que le meilleur l'emporte.Défi a l'équilibre, mouvements dénaturés, déformés, contorsions, le break dancing est un peu tout ça.Et il faut force et adresse, jeunesse et souplesse, pour s'adonner à cette danse spectaculaire.«Je me suis déjà cassé le nez et écorché l'épaule en brea-kant», raconte ainsi Perpal.C'est le risque à courir pour donner une performance epou>w»u fiante Quant à l'apprentissage, ça se fait tout seul, nous disent les jeunes breakers Et le phénomène ayant pris de l'ampleur, on pratique quotidiennement pour se préparer aux prochaines compétitions, dont un concours national, qui de\\ iait se tenir au Pala-dium en a\\ ril.Compétition Deejay (disc jockey) aux commandes des tables tournantes dans un coin obscur de la scene, un à un, la centaine des plus fervents adeptes du break dancing à Montréal ont ainsi défilé sur la scène du Spectrum la semaine dernière.Seuls ou en groupe, ils ont rivalise d'adresse pour présenter la plus spectaculaire performance.Et on a fait salle comble.Comment Montréal a donc été gagnée si rapidement par cette nouvelle mode?Une performance de break-dancing incluse dans le film Flashdance a contribue à populariser cette nouvelle dance.Et comme le chanteur Michael Jackson est venu ajouter sa caution à la nouvelle mode, en exécutant un exercice de break dancing lors d'un spectacle télévise, il n'en fallait pas plus pour que le break dancing prenne la vedette et de\\ ienne une attraction.Montréal n'est pas un ghetto new-yorkais, mais c'est la communauté noire qui fut la premie re gagnée par cette mode.Puis la mode a conquis les jeunes, si bien qu' aujourd'hui, lors des spectacles de break dancing, tant sur scene que dans l'assistance, Noirs et Blancs se co-toyeni comme on le voit très rarement.photo» Robert Mo»loux, LA PRfcbSE Dans le cadre de son année du centenaire °< CKAC 2 73 présentent Le publie, avide de voir et de juger de chaque performance reste les yeux rives sur la scène.On n'écoute pas la musique, on veut voir les exploits des brea kers- On manifeste a l'occasion d'une prouesse particulièrement éblouissante.On regarde.On ne danse plus.On se fait spectateur, car n'est pas breaker qui veut.Ce n'est pas encore un métier qui offre beaucoup d'avenir, mais qui exige énormément.«Ça va durer jusqu'au mois de septembre.Y a encore de nouveaux trucs qui se développent aux États-Unis, mais ça fait déjà cinq-six ans que c'est sorti là-bas», prédit Perpal.En attendant, les breakers montréalais se promènent un peu partout.«On est allé jusqu'au Lac-Saint-Jean et en Gas-pésie», signale Alex-Ade Boicel qui produit quelques breakers.Commercialisé, récupéré par le showbiz, le brèak dancing est devenue expression artistique.Le «rap» Et le rap?Partie du phénomène /up hop le rap fait danser les mots sur la musique, les rimes sur les rythmes, le deejay veillant parfois a la musique.«Je suis le rythme et c'est à moi de me démerder avec», d'expliquer Blondie B., rapper depuis peu.L'essentiel, c'est d'avoir un rythme à quatre teemps, funk ou disco, explique t-elle.-Faut que je me dépêche de me promouvoir», ajoute-t-elle en signalant qu'elle est la première Blanche à rapper.C'est en côtoyant la communauté noire, qu'elle a ainsi découvert le rap, qui fut d'abord un passe-temps.«Dans le milieu noir, c'est un défoulement, un moyen de dire des choses pour ouvrir les yeux à l'entourage, sur ce qui se passe dans le ghetto», dit encore la rapper.Intimement lié au break dancing, et récupéré par l'industrie du disque, le rap peut en effet être banal, pour inviter à danser, mais il est aussi, originalement, un cri qui vient des tripes, un moyen d'expression du mal de vivre dans la misère urbaine.Ça cest le vrai rap de New York, mais à Montréal si on fait du rap, le propos risque d'être tout autre.1 - \u2022 I « .* I i ¦1 .f -\\ \u2022 \u2022V» m 4-r tm 1 0 I 4 ê 4» 8 il ê '«i ê du 6 au 18 MARS 2oh.s llliésitrc KHIcnis 1594 rue St-DeniS Billets en vente aux comptoirs ,* * Renseignements: ©TlCKETROfM 849-4211 Theatre St-Denis I2h a 21h THO I c C'est m rendez- vous LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MARS 1984 SPECTACLES- E 11 Commrfon Matuiftl CTprt.il de ta Cï*ate rH icnote Commsson Amiseurs publics, nutficiens, ou spectacles de rues de toit acabit, faites-v/U8 connaître en nous frisant parvenir votre ¦unit ulum vitae.AS Jean Bcsnard Commission de la Capitale nationale 161.avenue Laurier ouest Ottawa-Hull KIP 6J6 Canada FESTIVAL DE JAZZ *.Grand cafÉ 5 mars 6 mars 7 mars 8 mars 9 mars 10 mars 11 mars Spectacles à 21 h JAM MAURICE MAYER quartet KAREN YOUNG Sextet VIC VOGEL BIG BAND LORRAINE FOSTER et ses musiciens DANIEL LOYER quartet FRANKLIN DAVID trio JUNE WALLACK MICHAEL GAUTHIER quartet QUARTZ GUY NADON Sextet Grand cafj§ 1720, Saint-Denis Tél.: 849-6955 découvre2 I p NOUVEAU MENU CAFE de «« Appelez-nous pour vos groupes (20 à 60 pers.) PATRON oujou rd'hui «r tous l« P'ots 20% Menu du jour e 5,95 1425.rue Bishop.Montréal 849-1294 L OPÉRA DE MONTRÉAL Turandot: Spectaculaire! Claude Gingras.La Presse Slendid Turandot a sight to behold Eric McLean.The Gazette Turandot envoûte 3 000 auditeurs Jean-Paul Cofsky, Journal de Montréal Turandot: une spectaculaire et grandiose production Gilles Potivn, Le Devoir ^ de Puccini (chanté en italien) îïï D ci troisième age.11$.Téléphonez au84v-868l et decmez a voire compta VISA.MASTERCARD.AMERICAN l KPRESS (entre 09 JO et 16 30) Billets en venta au Montreal Trust PVM.Place Bonavcnturc.Ale\\i\\ Nihon.Faimcw (frais de *cmce).cft> Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts ht>l% bM 84?2112 todevanca a* o.?s s vr loulb«n^| \u2022 )«?ptiiN .1»?ft S t r Plus de billets pour assister au spectacle de à vècoute pour tous les détails 4 .' y- au Forum le 31 mars et le 1\" avril .- du 5 avril au 6 mai du jeudi au dimanche 20h30 9,25$ à 18,25$ cft> Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Guichets 514 842 2112 RedevahCede0,75 $ sur tout billet de plus de 6 $ E 12 \u2022 m Marionnettes, clowns, musique pour toute la famille LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MARS 1984 DANSE EDOUARD LOCK AU RIALTO co Son «Businessman» tourne, tourne.Adultes 5 $ Enfants 3 $ Salle Désilets Collège Marie-Victorin 7000, Marie-Victorin ^ Montréal H1G 2J6 325-0150 11 mars 13 h 30 via autobus 69 S.mu.QtJl .t Colomb*.55 The.tnc.s Co,P^j*** «L'UNE DES PLUS ÉCLATANTES COMÉDIES MUSICALES DE TOUS LES TEMPS» .\" Glenn.Cumo.Un.ted Pre.» lnti.rnat.onal _ GAGNANT! MEILLEUR MUSICAL! 7 trophées TONY \u2014 1980 Trophée du N.Y.Drama Critics Circle EVITA LA COMEDIE MUSICALE AU SUCCES INTERNATIONAL! 23, 24, 25, 26, 27.28 MARS Ven.lun .mar , mer 20 h 00 Sam.17 h 00 et 21 h CO Dim 14 h 30 et 20 h 00 BIl.ETS 15$ 20$ 25$.20$ cfb Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Guichets 514 842 2112 Redevance de 0,75 $ mu tout billet déplus de 6 $ Kdouard Lock et ses danseurs viennent de promener depuis un an jusqu'en Europe Businessman in the Proeess of Becoming an Angel.Mais après lavoir donné au Spectrum antérieurement, ils se préparent à le reprendra, cette semaine et pour quelques jours, au cinéma Hialto de l'avenue du Parc.JEAN-PAUL BROUSSiAU La compagnie s'appelle maintenant LA, LA, LA (Human Steps), co m ni e si c'était un groupe punk \u2014 et peut-être, dans un champs comme celui de la danse où l'évolution tire de la patte par rapport à la musique, peut être, justement, est ce un groupe punk.Les danseurs, outre Claude Godin, sont les mêmes qu'à la création il y a un an: Louis Guillemet te.Louise Leca-vaher.Michel Le- mieux (artiste in\\ lté), Myriam Mou thillet et Edouard Lock lui-même.Qui me souligne l'autre jour qu'une fois le mouvement de base maîtrisé, comme c'est maintenant le cas, il peut danser là-dedans en prenant le recul qu'il faut pour faire certaines retouches Car la pièce, après Montréal, Québec.Toronto et quelques autres villes canadiennes, est allé à New York.A Paris, ils furent accueillis au Centre culturel amé- ricain, boulevard Raspail.Pour l'Angleterre, ce fut Manchester, Leicester.B ri toi et Londres sous les auspices du Dance Umbrella Festival, responsable de l'importation de nombreuses entreprises de danse américaines, jusqu'ici.Finalement, il y a quelques jours, les danseurs rentraient de l'Ouest canadien (Edmonton, Calgary.Vancouver), ayant aussi poussé une pointe sur la côte ouest américaine, a Seatle puis Pullman, Wash.\u2014 un centre universitaire ayant un stade de 10,000 places et OÙ des budgets intéres sants commencent à attirer des visites d'artistes du post-mo dernisme new -yorkais comme Laurie Anderson et Meredith Monk.«Ça a peut être été vrai jusqu'à récemment, mais New York, déclare Edouard Lock, est en train de perdre sa position de centre de la danse aux Etats-Unis au profil d'une multitude de plus petits centres \u2014 i ; p-; H être en faveur de Mont real, pourquoi pas?» (Voir dans ce cahier le programme des trois fins de semaine d'échanges entre des créateurs de New York et de Montréal à l'Espace Tangente).La piece de 70 minutes ira en juin prochain en Europe pour une seconde tournée de deux semaines, dont des arrêts au Festival de Nancy, au «Businessman in the Proeess of Becoming an Angel », chor.Eduard Lock.Festival des Nations, au Festival de danse de Chateau Vallon et au nouveau Théâtre de la Bastille à Paris.La Suisse ensuite, l'Allemagne peut-être.En 85.il feront trois semaines au East Vancouver Cultural Centre Mais Lock a com- mencé, déjà, à assembler sa prochaine oeuvre \u2014 dont il a déjà déclaré à un au- tre journaliste que l'énergie qu'elle requerrait des danseurs serait telle qu'ils ne pourraient la donner plus de six ou sept fois avant de se brûler.Lock, qui célèbre aujourd'hui même ses trente ans, brûle visiblement d'un feu intérieur que dément une placidité extérieure venue de son signe natal des Poissons, sans doute.Pour lui, chorégraphier équivaut à travailler sur le système nerveux \u2014 et quasi musculaire \u2014 du public comme le musicien travaille, en fait sur le système nerveux auditif.Il est convaincu que l'humain possède les bases innées du mouvement tout aussi bien que les bases innées de la musique.Les chorégraphies sont très périssables, en effet, et Lock se surprend que son Businessman dure déjà, ici et en tournée, depuis un an.Mais au moment môme où le National Geographic Magazine consacre sa couverture (et quelle couverture! ) à un article majeur sur l'holographie, Edouard Lock (qui ne l'avait ans doute pas encore vue) me parie du jour ou on pourra vendre des enregistrements dans cette forme des oeuvres chorégrahiques, comme on vend des disques.Au fait, bonne fête, Edouard! DÉCOUVERTE DU MONDE présente JEAN DU SUD AUTOUR DU MONDE avec YVES GÉLINAS AUTEUR PRÉSENTE SON GRAND FILM COULEUR FANTASTIQUE * N >x \u2022 t.' un film exceptionnel sur les héritiers de TIHUANACO commenté sur scène par ANNE BRAMARD PRIX SPECIAL 1981 au FESTIVAL OU FILM DE ROY AN SALLE Guichet 667-1610 ANDRÉ-MATHIEU Rens 526-6363 475.boul de I Avenir.Laval SAM.17 MARS À 20H I St-Hyacinthe: mer.7 mars 20h 773-4334 Verdun: lun.19 mars 20h 768-1149 Montréal: 8 au 13 mai 526-6363 AduM«t : 6.50 S / Étudiants, (gidor SI (Informtt-vout »ur not prti d.group*) * * * COMMANDES TÉLÉPHONIQUES: JE?526-6363 (irais de 50 ci j& Q^Ç^ï^k MS0e*t.rue Soinle-Colhecme p^SjJY^'l coin PUim.metro Beoudry LECLERC ^ \"U4650 lun OU MOT), do 12h O ?ïh 6 au 11 mars mot., mec.à 19H30, jeu.a tarn, à 20h30 dim.à 14h30 x SALLE R y ANDRÉ-MATHIEU 475.boul de lAven.r.lavol GwKhot 667-1610 14 et 15 mars a 20*i00 Orchestre de chambre McGill Chef d orchestre ALEXANDER BROTT SOLISTE: GARY KARR contrebasse oeuvres de: Corelii.Vallerand.Hoffmeister Bruch.Holst, Bellini-Bottesini CONCERT CONSOLIDATED ¦ BATHURST INC Lundi soir.19 mars, 20 h 30 BHlotv Adulte* $12.50 \u2014 Étudiants S6 50 Diiponibieo à la PUoo do* Arts (I) SM SOCIETE DE MUSIQUE XV«C CONTEMPORAINE UIJ DU QUÉBEC IMI M RI MAISONNEUVJ PI \\i .t IMVAKIV.Sur tout h.lli I dV plu* do 11 * jjmi'r un montant dr 0.-S à til#r Hr irnV%*n(r 4 i.Pl*«r dr*.KtU ¦ JEUDI 8 MARS.20h SALLE POLLACK BILLETS S 8.& £4.RESERVATIONS SMCO.526-5117 Présente i UNE PREMIERE NORD-AMERICAINE CLASSIQUE - JAZZ - MODERNE - SOCIALE - CLAQUETTES - FOLKLORIQUE - R'N'R - BALADI - BREAK DANCE\t\t\t \u2022 Un spectacle qui durera 4 jours Plus de 600 danseurs en scène Plus de 50 démonstrations par des danseurs professionnels et amateurs\t\tDANSE 84 J ¦* ¦ % TÉ?\u2022 ¦\tFRANK AUGUSTIN LESLIE BROWNE DAVID PEREGRINE SUSAN BENNETT THOMAS SCHRANECK.LES GRAND BALLETS CANADIENS LES BALLETS EDDY TOUSSAINT LOUISE LATREILLE ET 1 POINTEPIENU PAUL ANDRÉ FORTIER 1 1 DANSE CRÉATION 1 1 JON STANZEL A CO.1 * Le Concours danse 84: * 60 concurrents de toutes dicipîines Une cinquantaine de kiosques de renseignements\t\u2022\tsiVoS^fîî\tI LES SORTILEGES 1 1 EVA VON GENCSY DANIEL SELLIER 1 1 EDOUARD LOCK J JOHN MONTEZ - 1 1 ELIZABETH CURTIS j LES BALLETS-JAZZ 1 AA* CJMS yyi 1280 mmmm-j stereo m 9\tLE V SALON DE LA DANSE DU QUÉBEC\t\t\u2022 \u2022 BALLET NATIONAL POLOGNE SLASH I 1 \\ s ~100^ARTISTES - 1800 COSTUMES Un spectacle éblouissant, l'un des plus beaux du monde , 3 AU 16 AVRIL Sem.: 20h; sam.: 17h; dim.: 15h (relâche 9 avril) Billets: 14 $.16-$ En vente aux comptoirs TICKETM3N ®TEIETWJN Tél.: 288-3651 l-^35f«8Stt| Vente par téléphone: 288-3782 et à l'Expo Théâtre EXPO THEATRE CITÉ DU HAVRE (métro McGill, autous 167/ruo Union les Concerts Premier Ltée présentent MARDI 3 AVRIL A 20 HEURES Billets: $8.$11.$13.$15 En vonte aux guichets de la POA et aux comptoirs du Montréal Trust* * PrU» If Ht d Salle Wilfrid-Pelletier s 5,4 842 21,2 Place des Arts Redevance do o /s s ^>nr tout Liillet il»* plus nV 6 S !> X^Ss^sw ^^HH^^s^HH 'If / v P\" ^^s^UsWJâss^M\tLet Concerts Premier Ltée en collaboration avec y C JMS pra-ntani VVi 1280 ¦eaBBar .stereo m ; ENRICO MACIAS 2 représentations Dimanche et lundi 1er et 2 avril à 20 heures Billet»: 11.50$- 13,50$- 16,50$- 18.50$ | en v«nt« oui guKhvtt d« la Ptoce de» Artt et oui comptoir t du Montreal Trust* Salle Wilfrid-Pelletier J^^J^f^ ^C/w Place des Arts s*no*\\M\\c\\côiX* $\t CÉLIBATAIRES D'AUJOURD'HUI DIANE.INTELLIGENTE, BELLE PRESENTATION.ET TROP OCCUPÉ PAR SA CARRIÈRE pour participer à de nombreuses activités sociales.«En lisant la biographie d'une personne, il est possible de juger ce qu'elle o à dire et la foçon dont elle le dit.En outre, lorsque deux personnes ont pu «foire connaissance» sur film vidéo, la mauvaise sur prise de certaines rencontres «blind dates» n'est pas à crain dre.«Ma vie sociale a fait de nombreux progrés et |e peux mieux planifier mon temps de manière à rencontrer uniquement les hommes dont j'ai vraiment envie de faire la connaissance».\u2022 rûW Cl Il l DM ! Il I IMP S ESI IMPUTANT - INTRO VIDEO LA SIIVTIININTE LU6CNT [ \u2022 UNIQUE EN SON GENRE A MONTAL I i (D) AitrrAMeo tue.André Bator, directeur 'Pour Agrandir votre cercle de vie 843-5580 2055, rue Peel, suite 1100, métro Peel- sur rendez-vous seulement Montréal \u2014 Ottawa PIERRE BERTRAND Accompagné par le groupe HOLLYWOOD AND VINE Une {.roduction Specdici Inc.Une presentation Ç^floy EN SPECTACLE AU CLUB SODA 8 mars, 20 h 30, 9 et 10 mars 21 h 30 Billet! en vente au Club Soda et à tous les comptoirs TICKETRON \t\t\t50° saison \u2022 50e saison \u2022 50e saison I\tm\t\t|ORCHESTRE SYMPHONIQUE 1 DE MONTRÉAL CHARLES dutoit 5-6 MARS\t\t\tLES CONCERTS GALA II 8-9 MARS Lundi, mardi CHARLES DUTOIT RICHARD ROBERTS, violon GUY FOUOUET.violoncelle THEODORE BASKIN.hautbois RICHARD HOENICH.basson LOUIS-PHILIPPE PELLETIER, piano JEAN LAURENDEAU.ondes Martenot HAYDN Smfonia concertante pour violon, violoncelle, hautbois et basson, opus 84 MESSIAEN Turangalîla - Symphonie avec piano solo et nnrte* Martenot Commandite de Lee Minoteries Ogiivie Ltée et Celeneae Canada Inc.BILLETS 8 t.14.18_ LES GRANDS CONCERTS Jeudi à 20h et vendredi à 19h30 SEIJI OZAWA BOSTON SYMPHONY ORCHESTRA MOZART Idomenïo ouverture HAYDN Symphone no 73 R STRAUSS Smfonia domestica B4LLETS 20$.26 30 12-13 MARS LES GRANDS CONCERTS Monday, Tuesday CHARLES DUTOIT Y UVAL PICHMAN.s.ano VERDI LaForza del destine-.ouverture HETU Antimonie RACmMANINOV Piano Concerto No 2 STRAVINSKY The Rite of Spring Sponsored by Shell Ceaede Limited TICKETS S I 10 16 2i 1 heure ovont le concert, 100 billets seront offerts à prix réduits si disponibles.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MARS 1984 SPECTACLES E 13 FERNAND , ._ GIGNAC en recital au profit du Le r- Centre de Ressourcement Laval Inc.' sous la présidence de Madame Madeleine Lefebvre ¦ \u2022 admission: 15,00$ VENDREDI 16 MARS à 20h30 Billets aussi disponibles: \u2014 secrétariat Centre Ressourcement Laval \u2014 Caisses populaires participantes de Laval 9 et 10 MARS 20H30 13* et 15* JEAN-GUY MOREAU \" LA TÊTE DES AUTRES\" PII Sa ¦Ho VlMllr lliril boulevard de l'Avenir.Laval.6671610 Billets aussi disponibles chez: Boutique Franc-Jeu \u2014 Centre d'achats Duver-nay \u2014 La Galerie Fabreville, 3557, boul.Dagenais ouest \u2014 Sauvé Frères \u2014 Le Carrefour Laval \u2014 Tabagie Ste-Dorothée, 640, rue Principale 475, boulevard de l'Avenir, Laval 667-1610 I AS**8 il t » ! \u2022 mm « ^Stïggpei!» 13-14MARS20h3o WSSST0\" Billets aussi disponibles chw BOUTIQUE FRANC-JEU \u2014 Centre d'achats Duvernay 12T S 14c $ SAUVÉ FRÈRES \u2014 Centre d'achats Le Carrefour Laval GALERIE D'ART FABREVILLE \u2014 3557.boul Dagenais ouest.Sallo Anilié Mathieu 475boulevard de l'Avenir.Laval.6671610 1450.Ste Catherine est coin Pleesis $ Beaudry Guichet lun eu sam.midi a 21 h Renseignement: 521-4650 Frais de service 0 505 par billet Tichetron 288-3651 \\\\]} Tele-tron 288-3782 Vise Master Card ftsn «nl S2 00 P** livrwvon JEUDI\tVENDREDI\tSAMEDI\tDIMANCHE 1 1 Michael Lerlviere.MTL Charles Dennis.NY\t2 Michael Lanviere.MTL Charles Dennia.NY\t3 Ginette Laurtn, MTL Ishmael Housion-Jonea A Fred Holland.NY\t4 Ginette Launn.MTL lahmael Houston-Jones ft Fred Holland.NY 8 Julie West.MTL John Bernd.NY\t9 Julie West.MTL John Bernd.NY\t10 Sllvy Panet-Raymond.MTL Wendy Perron, NY Blondell Cummings.NY\t11 Silvy Panet-Raymond.MTL Wendy Perron Blondell Cummlnga.NY 15 Lucie Grégoire.MTL Mark Morris.NY Elizabeth Stree.NY\t16 \u2022 Lucie Grégoire.MTL Mark Morris, NY Elizabeth Streb.NY\t17 Miryam Mout.llet ft Louis Guillemette.MTL Mena Renzi.NY\t18 Miryam Moutillet ft Louis Guillemette.MTL Mart a Renzi.NY \t23 Miryam Mouttllet 4 Louie GuiUemette.MTL Jennifer Matcail.MTL Screws Loose, NY\t24 Ginette Laurm.MTL JuUe Weet.MTL Sttvy Panet-Raymond, MTL Screws Loose.NY\t28 Lucie Grégoire.MTL Michael Lariviere.MTL Screws Loose.NY Trois Semaines de Danse actuelle Regroupant chorégraphes et danseurs euses post modernistes des deux métropoles Variété et nouveauté à ne pas manquer À Tangente 307 Ste.Catherine O Spectacles à 20h30 Billets: 8$.7$ étudiant Forfait festival: 35$ (6 spectacles) Information & Réservation 842-3532 276-2694 LATITUDE 45 ARTS PROMOTION «s NEW YORK: P.S.122.150 FIRST AVENUE (212) 477-5288 SPECTACLES À 21M cfb Salle Wilfrid-Pelletier Hi'MOv.inr t 1* 0 7'i S Place dGS Arts .».« V Fêtons deux grands anniversaires: # I Mémère Bouchard Un grand reportage de 4 pages dans La Presse du LUNDI 5 MARS Dans le cadre de son Année du ( entenaire et à l'occasion du centième anniversaire de Memere Bouchard du teleroman «Le temps d'une paix», I A PRKSSK tous offrira le IINDI S MARS, un reportage exclusif sur les célébrations de ces deux grands anniversaires.Ne manquez pas.le LUNDI 5 MARS, le reportage exclusif.FÊTONS DU X GRANDS ANNIVERSAIRES. E 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MARS 1984 -SPECTACLES- AVIS I à notre clientèle HORS DE LA RÉGION DE MONTRÉAL Le service des ANNONCES CLASSÉES vous offre la possibilité de placer une annonce classée SANS FRAIS Présente .et je ne vois rien du tout.De Manon-Josée Foucault Musique de Luc Fortier présenté en collaboration avec l'Association culturelle du Parc Lafontaine Aujourd'hui et demain 14h liillets $4 00 à l'auditorium du BffiJ Pavillon Lafontaine (UQAM) çau* uvaiié* 1301, Sherbrooke est (face à la Bibliothèque municipale de Montréal) Distributions Sélect no de catalogue L N C 0083 Rens.521-8900 849-0030 Gouvernement du Quebec Ministère des Affaires culturelles Service des programmes régionaux en composant 1 -800-361 -5013 Cette innovation s'adresse aux codes régionaux suivants: 514\u2014418\u2014613\u2014819 Pour notre clientèle de la région de Montréal, notre numéro de téléphone demeure 285-7111 ANNONCES CLASSÉES DE INSCRIPTION AUX PROGRAMMES RÉGIONAUX D'AIDE FINANCIÈRE AUX ARTS Programme Période d'inscription Soutien à la création Aide aux créateurs et aux créatrices en arts visuels Soutien aux organismes en arts visuels Soutien régional aux arts d'interprétation jusqu'au 31 mars jusqu'au 31 mars du 15 mars au 30 avril du 15 mars au 30 avril Les personnes et les organismes intéressés à presenter un projet obtiendront les renseignements nécessaires de la direction régionale du ministère des Affaires culturelles.la p Québec AU LASER Dimanche à midi La musique populaire la plus pure au monde Mouskouri, Iglesias, Streisand, Abba, Zamfir, Paul Mauriat Vangelis, )ames Last, etc.Pb de i La Société de concerts des compositeurs Présente Josée Caron PIANISTE le mercredi 7 mars 1984 à 20h Salle B-421 Pavillon Vincent D'Indy, Faculté de musique.Université de Montréal Entrée: 6 $ adultes _?$ étudiants et âge d'or Çj^ji.\\ ZZ.Ocu vres de Carignori*, R ossi*, i T^g Schumann, Haydn, Bartok -création.^^^k^F\" chante par « JrPIERROT FOURNIER du JfUDî Aux claviers; Denis Vachon au samedi Guitare, percussion*: Y van Lessard du 8 au 31 mars 22h Café Théâtre Quartier Latin 4303, St Denii (metro Mr-Royal) Rés.: 843-4384 Kl\tft m\t Qui sera assassiné cette semaine au dîner-théâtre Les Masques?Le mari qui aime trop sa femme?Le dentiste qui a une dent contre eux?Ou l'épouse qui les trahit tous les deux?Ne manquez pas notre nouvelle comédie/mystère: « Meurtre au Régence Hyatt » Le forfait comprend, en plus des rires et du suspense, un excellent dîner, le pourboire (sur le repas) et le stationnement.Mise en scène: François Tassé.Une production Élite.En vedette: Donald Pilon, Louise Latraverse et Normand Lévesque.Du 1er mars au 29 avril.Mercredi et jeudi; 19h, 31,50$.Vendredi: 19h, samedi: 18h30, 36$.Dimanche: 18h30, 29,50$.Pour réserver appelez le 879-1370, poste 558 entre llh et 20h.* Les commandes téléphoniques peuvent être portées à votre carte de crédit Lhôtel Régence Hyatt©montréal SAMEDI, 23H30, SPECTACLE SEULEMENT: 13$.I , AVEC 1 L'ORCHESTRE SYMPHON1QUE\t DE MONTRÉAL\t \\ 1 OC ( \\s|< >\\ l> l N < OM 1 R 1 M Ml K 1 M PROFIT DC VOi\tÎM 1 \t 1\t 1 PROGRAMME: ?ft\t VENDREDI, K HJIN A 191130 SALLE WILFRID-PEI 1 I TIER PLACE DES ARTS Kl 1 I MS \\ PRIX B! N» H< ! INC1 UANTUN D1NI R DANSAN1 AU PAVII HiM'l ! A I RAN< I APRIS II ( (>\\( 1 R I 250* APPELEZ 842-9951 ianoikïi DANNYKA.I IS ! comm ANDI1 El par i \\ ( (jmpac.nii si \\(.kan: tir» SI DISPONIBI IV [>| \\ BILI I IS A PRIX RfCifMl KS SI RON I MIV IN VIMI J N MOIS WAKf II ( 'A( ! «I 354436 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MARS 1984 E 15 MONTRÉAL CONTRE TORONTO SPECTACLES La bataille de la musique télévisée Pendant qu'on gémit sur les malheurs de l'industrie du disque et du spectacle au Québec, la compagnie montréalaise CMTV se débat devant le CRTC contre deux géants, Rogers et CHUM de Toronto en vue de l'obtention d'une licence pour distribuer le premier service national canadien de musique télévisée, 24 heures par jour.JEAN BIAUNOYIR Jusqu'à maintenant on peut s'étonner de la discrétion entourant l'initiative du groupe québécois présidé par Gilles Char trand qui a laissé de nombreux concurents derrière lui.A quelques semaines d'une décision du CRTC, alors qu'il ne reste plus que trois candidatures en lice, il serait plus qu'urgent de souligner l'importance de cette décision.La musique télévisée c'est carrément l'avenir de la chanson.Le succès de MTV aux Etats-Unis qui renjoint maintenant 17.5 millions de foyers est éloquent Michael Jackson ou le groupe Duran Duran n'auraient pas été les mêmes phénomènes sans la contribution de MTV qui présente aux Américains les vidéos clips des artistes les plus populaires 24 heures par jour.Et nombreux sont ceux qui affirment que c'est MTV qui a sorti l'industrie du disque de l'impasse du début, des années 80.«C'est la plus grande chance jamais offerte pour promouvoir l'industrie du disque et du spectacle au Québec, affirmait Gilles Chartrand.Avant que le CRTC rende une décision j'aimerais bien que le public connaisse notre programme et qu'on soit conscient à quel point nous respectons les normes du CRTC.Nous livrons une lutte à l'establishment de Toronto et j'ai bien peur qu'on procède avec le plus de discrétion possible jusqu'au moment de Photo Poul-Honri Talbot, LA PRESSE Gilles Chartrand prendre la décision et qu'on l'annonce par la suite quand il sera effectivement trop tard.Dans la conjoncture politique actuelle, le gouvernement du Québec a tout intérêt à garder le silence et à attendre une décision défavorable pour nous, quitte à rouspéter contre le fédéralisme après coup.Après l'échec des francophones du Manitoba, on rappliquera avec l'échec des Québécois devant le CRTC».L'establishment c'est évidemment l'agglomération des sièges sociaux des compagnies de disque à Toronto.C'est la force économique de la ville-reine, le centre de la télédiffusion canadienne, le milieu prévilégié des spectacles.CMTV (Canadian Music Television) n'a jamais eu la partie facile et l'octroi d'une licence au groupe québécois placerait Montréal dans une position de force au niveau du vidéo international.«Montréal pourrait être le centre international du vidéo», poursuivait Chartrand, dé-bordant manifestement d'enthousiasme.Il faut comprendre que CMTV fignole son projet depuis plus d'un an.On a déjà conclu des ententes avec quelques villes américaines et des pays européens.Il faut reconnaître que CMTV appuie sa candidature sur de solides arguments.C'est la seule compagnie qui offre un service bilingue d'un bout à l'autre du pays.Pour contourner le problème de la langue utilisée par l'animateur, on a pensé utiliser une marionnette qui serait doublée en français, en anglais et même en espagnol pour certaines villes américaines.L'artiste présente évidemment son numéro dans sa langue originale.Autre avantage, CMTV a établi ses budgets en fonction d'une perception de 50 cents par mois, en utilisant un filtre néga- tif, comparativement aux $5.00 par mois que réclament Rogers et CHUM.On compte sur l'exportation et les revenus d'annonces publicitaires (huit minutes par heure) pour rentabiliser le projet.Plus près de nous, CMTV signifie l'utili sation du matériel québécois et le coup de pouce nécessaire à la production de vidéos québécois.On a déjà prévu investir jusqu'à 30% du coût de production des vidéos locaux.Il faut bien préciser qu'il s'agit ici d'un marché international et qu'il ne s'agit pas de surexposer la «marchandise» locale.On s'en tiendra à un contenu canadien équitable avec l'objectif d'un marché international.«De toute façon, fioursuit Chartrand.a régie des ondes sera complètement dépassée, lorsque tout le monde pourra capter une centaine de stations en provenance du satellite.C'est urgent de s'installer sur le marché avant d'être envahi par toutes les stations du monde».Et lorsque Chartrand me parlait de certaines ententes avec des villes américaines, j'objectais que les Américains non plus n'allaient pas se laisser envahir: «Le marché américain est le plus ouvert du monde.Si notre produit est meilleur que MTV, on va l'acheter.S'il y avait déficit dans nos échanges avec les Américains, ceux-ci pourraient réagir mais c'est loin d'être le cas».Presque trop beau pour être vrai, pres-qu'un rêve en couleurs mais David pourrait bien terrasser Goliath dans une lutte qui pourrait bien être politique.Appuyé par la S.O.D.I.Q., Nova Cap et Century Energy Corp.de Toronto, CMTV attend une réponse qui pourrait changer bien des choses dans l'industrie du disque et du spectacle au Québec.Ateliers de * CROISSANCE PERSONNELLE \u2022 Eau, Gestalt et conscience du corps 10 SESSIONS (AtolUrs en Pl.clne) Débutant le 17 avril \u2022 Couple et estime de soi (ateliers pour couples) 13 - 14 - 15 avril \u2022 Croissance et créativité 18-19-20 mal \u2022 Femmes et ménopause 25 mal 1 - Sat 15 Juin Rmnomignemmntê at inscription*.MCQU TRUOEL PHYCIKH.MUE ET PSYCHOTHERAPEUTE 222, Henn-Bouraasa est, _ ___ suite 24, Montréal 387-552 I ATELIERS D'ASTROLOGIE 6 soirées rencontres débutant le mardi 20 mars à 19h30 Chaque atelier traite d'un sujet spécifique et pratique avec sa propre carte du ciel.Prérequis: savoir ériger une carte du ciel et connaître la symbolique planétaire.484-8761 INSOLENCES DE 00:10 - 06:10 - 07:10 - 16:35 Lundi: Lyne Renaud Mardi: Guy Des Cars Mercredi: Mairie de Paris Jeudi: Georges Guètary Vendredi: Meilleurs moments de la semaine CKAC au RIALTO il poussant la danse â ses limites, La La La, â leur première visite en Europe, présentent une danse d'un remarquable ampleur les mains, les bras, la tôte, tous les mouvements sont complexes et d'une rapidité â couper le souffle une danse d'une physicalitô presque sexuelle.Une soirée vraiment spéciale ' Performance Magazine LONDRES les 7-8-9-10 Mars ¦ à 20h30 I Ave.du Park/Bernard 5723 Ave.du Park Réservation 845-8274 Billet: $9.00 T aim présente MINK DE VILLE MER.14 MARS présente ««RED RED WINE» DIM.11 MARS AU SPECTRUM Il ^piâc.o.s.vs Hersas \u2022 111 o SU CUMxif (M 5240.AV.DU PARC 270-7848 Aura Astral Magnétisme PARAPSYCHOLOGIE Oes cours intensifs en isotérisme et parapsychologie ont 'ieu régulièrement.Ils sont donnés par Jacques Comlré.Let prochains cour» auront Hou les 24 et 25 mars 1984.Let éomsmet expions tt pratiques eurent cette fin de semaine sont Télépathie Visualisation dts guides Radiesthésie Altéroscopie, Laboratoire mental etc.Inscription immédiat*.Places limitée* INFORMATION: CICA (Cercle Initiatique du Corps Aurique) Tél.: 273-0898 270-4634 Case postale 205, Succursale Beaubien, Montréal H2G 3C9 Université de Montreal Faculté des sciences dt I education Section d andragogie Certificat en andragogie Programme d'études du premier cycle de trente (30) crédits Le programme du Certificat en andragogie est conçu pour tes candidats et candidates qui interviennent comme professionnels de I education des adultes tant dans le système scolaire du Quebec que dans ¦es groupes populaires ou les organismes publics ou prêtes qui s occupent d education des adultes en totalité ou en partie Le programme admet des étudiants réguliers et des étudiants libres On peut s inscrire a temps partiel ou a plein temps Deux des cours du programme sont televises: ?r * * ¥ £ à* > ¦i A Montreal Intervision, canal 24 Cable TV., canal 27 « A Quebec Intervision, canal 25 Les dates limites pour déposer une demande d'admission sont Trimestre oete le 1er avril Trimestre d automne le 1er août Trimestre d hiver ie ter décembre Pour tous renseignements, n hésitez pas a communiquer avec: Le Bureau d information Faculté des sciences de I education Case postale 6203 succursale A Montreal (Québec» H3C 3T3 Tel 343-7622 ou avec La Section d andragogie (même adresse| Tel 343-7256 Entrez dans la danse! Sept semaines de rythmes et d'exercices pour vous remettre fin forme.Des animateurs dynamiques, des cours sur mesure, c'est la formule infaillible de Nautilus Aérobique.Inscrivez-vous dès maintenant, à la session débutant le 5 mars.Hâtez-vous, les places sont À votre disposition: \u2022 Bains tourbillons/bains sauna \u2022 Douches et vestiaires \u2022 Garderie dans la plupart des centres \u2022 Salon de bronzage dans certains centres r m Centre de conditionnenijfcnî Nautilus BROSSARD 1870 Panama 672 9883 ANJOU 777 7 Métropohtam Est ut VAL 352-1481 Contre sportif Carrefour CENTRt Vint 3095 Autoroute Laval LONGUE UIL 1226 Ste Catherine Ouest 681-6455 550 Curé Pother ROCKLAND 866 1953 LAVAL 674 6264 \u2022 Cantrt* RnrklnnH LASALLE CMsà de tenrus Vol des Arbres RE PEN TfQN Y oTt VcVo 1050Shevchenko 1555 St Martin Est 740Ponrbnend 366 6300 668 2686 562 0961 7 LE FILM À VOIR! «UN FILM DE FEMME POUR LES HOMMES.» \u2014 Serg# Dvitaull, LA PRESSE «ATTACHANT ET PERSONNEL.» \u2014 Franrtn* Laur+rxUau.LE DEVOIR 3e MOIS POUR TOUS LA Pkfcbbt, MONTRfcAL, SAMEDI 3 MARS IV84 Voici l'histoire d'une petite ville qui a perdu ses rêves, et du garçon de la grande ville qui réussit à lui rendre la vie! aim un film de M ARC ARETHE VON TROTTA H AN N A SCHYGULLA \u2022 PETER STRIEBECK \u2022 ANGELA WINKLER Avec: Christine Fersen, Franz Buchneser, Wladimir Yordanoff et Anges Fink.r>W Mc^tf Btfuus \u2022 Mortige Hrtz \u2022 Mj9Que VIVAFILM Le PARISIEN 5 480 ST CATMlRiM O 866 3856 PARISIEN: 12:15, 2:15, 4:10, 6:05, 8: 9:55.Sam.dernier spectacle 1 1:50.v :«aa8888888SaS8S^ EN NOMINATION POUR 11 OSCARS incluant: MEILLEUR FILM MEILLEURES ACTRICES SHIRLEY MacLAINE DEBRA WINGER MEILLEURS ACTEURS DE SOUTIEN JACK NICHOLSON JOHN LITHGOW MEILLEUR RÉALISATEUR JAMES L.BROOKS MEILLEUR SCÉNARIO A PARAMOUNT PIT 11 kl FAIRVIEW I LA CITE: SAM., DIM.: 12:00, 2 25, 4 50, 7:15, 9:40, SEM.: 7:15, 9:40.GREENFIELD: SAM., DIM 12:10.2:30, 4:50, 7:10, 9:30, SEM.710, 930 LAVAL: SAM., DIM : 12:00, 2:20, 4:40, 7:00, 9:20, SAM DERNIER SPECTACLE: 11:40, SEM 7:00.9 20 LOEWS: 12.00, 2:20, 4:45, 7:10, 940, SAM DERNIER SPECTACLE.1200.LOEWS 2 !3e SEMAINE 954 st caticrini o 861 M37 mi GREENFIELD PARK 2 3575 OU PARC 844 9470 H QMOTBfi PA*K 671-6179 FAIRVIEW 2 LAVAL 1 IRAN' » an I S3 6*/ ft096 CfNTW I AVAL 668 77TB m m m m \u2022 i POUR TOUS «NOUVEAU, PIMPANT ET DANGEREUSEMENT HILARANT.» ttcncShala.lOD.O SHOW NRi T\\ sent.DUDLEV MOORE NASTASSJA KLVSK1 >:&S^^ Only a hard-nose writes off his kid-Only a hero has the courage to change.EN NOMINATION pour 5 OSCARS IpourÏI TOUS M R A R R R A EISAND YENTL 2 | DOLBY STP^EO Jss Mfl7 ST f Al Ml MINI Q 9376978 OOY YORK YORK: 12:00, 2:25, 4:50, 7:15, 9:40.\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 _\u2022_ T t V ¦ PAUL NB/VMAN ROBBY BENSON .w \"HARRY & SON\" PAUL NEWMAN ROBBY BENSON ELLEN BARKIN WILFORD BRIMLEY OSSIE DAVIS JOANNE WOODWARD «uiy \u2022Musc by HENRY MANCINI Director at Photography DONALD McALPINE ASC Produced by PAUL NEWMAN and RONALD L BUCK him &»ta DEDE ALLEN Screen Story & Screenplay by RONALD L BUCK and PAUL NEWMAN Directed by PAUL NEWMAN by De Luxe « 0*ON ¦»O'^lSC0AWJAM bHEPARD KIM STANLEY BR0SSARD 2 4.MAIL CHAMPIAIN 4^5-5906 Yen: 6 30, 900, $onvdmv 1:30,4:00, 6:30, 9:00; k» OU icv 8:00 p.m.3e SEM m \"AGAINST ALL ODC OçtutNc Inducer |EÇKY W CARNAGE aJEE* \"7HE BURNING\" ANS MERCIER I 6- LONGUEUIL 1 STE-CATHERlNE - «E-IX 255-6224 PUCE LONGUEU'L 679-745) Place du Canada: itn et «xnmed 700, 9:15; àmoncht: 200, 4:30, 7:00, 9:15; lun OU jeu : 8:00 p.m.¦aSSfiSJ Dar l'invincible PLACE DU CANADA i COTE DES ME1GES 1 Cote-des-Neiges: ven.: 7:00, 9:15; sam- d.m: 2:00, 4:30, 7:00.9:15; lun.ou |eu.: 8 00 IVIONTREAL -1 VIA CHATEAU CHAMPIAIN 86U595 PIA2A CÔTE-OES-NEIGES 735-S527 p rr.1S84MT.ROYAL \u2022 PAP1NEAU 521 -7870 STJEROmE CINEMA REX hfMlK-ii .BP» Au-delà du mal, au-delà de notre univers il existe un monde envahi par des extra-terrestres où un jeune roi doit sauver son amour des griffes d'un monstre et risquer la destruction de sa planète.en Version Française m KEN MARSHAI [ LYSETTE ANTHONY FREDDIE JONES < iJgmliu PMlufr» 2e SEM CHANIPLAIN 2 AUSSI: 2e FILM A CHAQUE CINE BR0SSARD 1 I 0DE0H1 - LAVAL VERDUN STECATHERINE \u2022 PAP1NEAU 524-1685 MAIL CHAMPlAIN 465-5906 CENTRE ?000 - 80UI ST-MARTIN 687-5207 3841 w ELLINGTON 768-20*7 S3£ MERVEILLEUSE RÉALISATION et SUCCÈS TRIOMPHAL Sheila Benson.Los Angeles Times + + + + + + + + Un film qui vous fait FRISSONNER.\u2022 mais en même FASCINANT! Rex Reed.New York Post une OEUVRE SPECTACULAIRE, du GRAND CINÉMA Jay Scott.Globe & Mail LE FILM le plus fascinant DE L'ANNÉE George Anthony, Toronto Sun Une HISTOIRE VRAIE UN HOMME PARMI LES LOUPS V.FNeverCryWolf I CinémasplUS présente «s?Un TRIOMPHE à Paris et à Montréal déjà 125,000 spectateurs en sept jours! Pour la première fois en3\"Z) BBS m ça V v Écoutez STEFAN DE VAL BERRI 3 Tous les jours: 7.25, 9:30.1:10, 3:15, 5:20, Chomplom, Brottord et Laval: Km.à ven : 6:15, 8:00, 945, som.-dim.: 1:00, 2:50, 4:35, 6:15, 8:00, 945 Vllleroy: lun à torn, 6:15, 800, 9:45, dimanche.1:00.2:50, 4 35, 6:15, 8 00, 9.45 ST DENIS \u2022 STf-C A T HRINE ÎII-21IS b.CHANIPLAIN 1 STE CATHERINE PAPiNEAU 524-1415 \"Corps accord.\" Entree: Adultes.$5.50 Âge d'or.$2.50 (comprenant le prix des lunettes 3-D) UILLERAY ST-06NIS JAtlY îll-5577 BROSSARD 3 I 0DE0N 2 - LAVAL MAIL CHAMPLAIN 465-5906 CENTRE 2000 - I0U ST-MARTIN 417-5207 E 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MARS 1984 EN PASSANT PAR LONDRES CINEMA De la brasserie parisienne au metro du Bronx Claude Sautet est l'homme des choses simples.Des choses vraies.Et des amitiés durables.Observateur lucide et attentif, il transcrit dans ses films la réalité, le plus fidèlement possible, telle qu'il la voit.C'est un Le-louch dans ce que Lelouch a de bon.Mais un Lelouch sans mégalomanie.Sautet a l'intelligence de s'entourer d'une équipe \u2014 toujours la même \u2014 lui garantissant du travail impeccable.Même caméraman.Jean Boffety.qui lui fait parfois des images impressionis-tes.Certains plans de Garçon.' pourraient être du pinceau de Manet.Même compositeur, Philippe Sarde.Et.pour l'aider à ficeler s os scenarios, même collaborateur.Jean-Loup Dabadie.Ils sr retrouvent tous au générique de Garçon !.Sautet est aussi fidèle à ses interprètes.Yves Mon-tand.vedette de Garçon1, était de César et Rosalie et de Vincent, François, PauJ et les autres.Dans Garçon.'.Montand s'appelle Alex.Ancien artiste de music-hall, il gagne sa vie comme chef de rang dans une brasserie parisienne.La bonne cinquantaine, séduisant, de l'aplomb, un brin égoïste, niais un coeur d'or.Un beau personnage.Qui va bien à Montand.Ce personnage est placé dans un décor (reconstitué en studio) fait du blanc des nappes et des tabliers, du noir de la tenue des garçons, dune lumière tamisée, de quelques taches de couleurs jamais crues qui, au moment du coup de feu, quand la salle est bondée de clients, s'anime comme un ballet, t'n tourbillon d'assiettes et de plats.Et pas une fausse manoeuvre.Ce trafic est regie par l'habitude le métier.S'il y a des tempêtes dans la cuisine, les clients n'en savent rien.Une grande salle de restaurant, c'est aussi un bruit particulier, comme un murmure qui se gonfle à mesure que le repas avance.Un bruit chaleureux, sans lequel toute salle de restaurant serait funèbre.Ce bruit-là, Sautet de l'a pas oublié.11 faut bien une histoire autour de ce personnage et de ce décor.L'histoire de Garçon! est plutôt mince.Alex a un rêve : construi- re un petit parc d'amusement, sur le bord de la mer, où son père lui a légué un lopin de terre.Il a une passion: les femmes.Il plait.Mais il ne s'attache pas.Ou pas souvent.Une seule, Claire (Nica le Garcia), pourrait le retenir.Mais il n'a pas su s'y prendre.Au second plan, une autre histoire, celle de Gilbert (Jacques Villeret).l'ami d'Alex, qui fait des enfants à une femme qu'il ne se décide pas à épouser.Personnage d'hypocondriaque, de timoré, servant de faire-valoir à Montand.SERGE DUSSAULT Simple comme histoire.Les petits rêves.Les petits drames.Cela ne fait pas un grand film.Mais un film honnête.À la manière de Sautet, dont Jean de Ba-roncelli a dit : « Il creuse son sillon dans la grande tradition du cinéma français.» Un cinéma de bon paysan.Et madré.\u2022 Lassifer, de Roger Young, est, tout au contraire, un film d'aventure comme en faisait Hollywood autrefois, quand la télévision n'existait pas.Un cinéma de divertissement total, qui autorise toutes les invraisemblances et ne s'embarrasse ni de psychologie ni de considérations socio-politiques.Une règle, une seule, mais inexorable : ne pas ennuyer.Ce cinéma-là doit être efficace.Et rentable.Nick Lassiter est une sorte d'Arsène Lupin américain installé à Londres dans les années trente.Son habileté est proverbiale; c'est à lui que s'adressent Scotland Yard et le FBI anxieux de mettre la main sur des diamants valant une fortune.Diamants devant servir à financer le réseau d'espionnage nazi.La mission de Lassiter : pénétrer dans l'ambassade allemande, mieux gardée qu'une forteresse, trouver où sont les diamants, s'en emparer à la barbe des Nazis, sortir de là vivant, et les remettre à la police.Me suis-je ennuyé?Un peu.Dans le genre invraisemblable, je préfère le fantastique d'un Raiders of the Lost Ark.Lassiter est dans l'esprit de Bugsy Malone.Mais avec acteurs adultes.Tom Selleck, dans le rôle de Lassiter, et Lauren Hutton dans celui de la comtesse Kari von Fursten, cruelle et redoutable espionne allemande, dominent une distribution où se retrouvent Jane Seymour et Bob Hoskins.Wild Style, écrit, produit et réalisé par Charlie Ahearn, est un petit film étonnant.Autant documentaire que fiction.Fait avec trois fois rien.Sans vedettes.Et dont personne ne croyait qu'il irait très loin.Il est pourtant allé jusqu'au festival de Cannes.Wild Style a été tourné dans le sud du Bronx \u2014 un quartier minable, crevé, que les gens bien ne fréquentent pas \u2014 où s'est développée une culture populaire d'abord méprisée, et qui a maintenant sa place dans les musées.Les voyous d'hier sont devenus des artistes de talent.Quelques uns ont du génie.Us peignent de nuit, sur les wagons de métro en garage, des graffitis multicolores, avec la crainte continuelle de se faire attraper par la police.D'autres font du rapping, sorte de poésie de la rue, de complainte chantée exprimant la misère du quartier.Là aussi est né le break dancing, danse d'une époustou-flante acrobatie sur une musique habilement distordue par un dise-jockey inventif.Charlie Ahearn a fait son film avec des gens du quartier.Dont un certain Lee George Qutnones, graffitiste bien connu, qui incarne Raymond, dit Zoro, un personnage qui pourrait être lui.Une blonde et proprette journaliste (Patty Astor) est épatée par le talent de Zoro; elle l'Invite à un vernissage dans Manhattan.Mais Zoro ne se laissera pas do mestiquer.GARÇON !, de Claude Sautet, aux Parisien 1 et Laval 4.LASSITER, de Roger Young, aux Palace 6, Kent 2 et Dorval 3 WILD STYLE, de Charlie Ahern, au Ci-neplex 1.Yves Montand : « Garçon! » Alain Tanner SUITE DE E 1 litique, par exemple, parce que c'est pas mes oignons.C'est aux Québécois de le faire.Ça, c'est des choses qu'on peut faire vraiment chez soi.Autrement, la réponse typique serait: «Ça te plait pas ici?rentre chez toi!» C'est assez logique.» Son itinéraire de cinéaste a suivi une ligne très sinueuse.Comme le marin de son film.Tanner a beaucoup bourlingue Plus jeune, il a lui même été marin.Sur un navire de sa majesté britannique, toutefois, étant donné que la Suisse, c'est bien connu, ne touche à aucune mer.(Tanner se plait d'ailleurs à rappeler qu'à Geneve où il habite, il ne se trouve qu'à trois km de la France.11 compte par ailleurs tourner son prochain film un pied de chaque côté de la frontière, entre la France et la Suisse.) Être ailleurs -J'aime pas tellement les voyages, à dire vrai, fait-il remarquer.Mais j'aime bien être ailleurs.Je crois que je m'adapte assez facilement, étant donne que je suis un homme des bords et des frontières.J'ai pas beaucoup dans mes souliers de terre du pays natal, lequel est lui-même un pays plus politique qu'un véritable peuple puisqu'on appartient à des morceaux de culture différents venus se coller ensemble pour des raisons historiques.» A moins de s'appeler Chaplin, la Suisse n'était guère au début des années soixante une terre accueillante envers les cinéaste^ «11 se trouvait que, quand il fallait que je me décide à faire quelque chose dans l'existence, en Suisse, il n'existait strictement rien, rappelle-t-il.Il y avait la France mais la France c'était très e«impliqué, très dur, très fermé.Et puis, tout à fait par hasard, je me suis retrouvé en Angleterre.» Son premier travail dans le cinéma, il le trouvera à Londres où les hasards de ses pérégrinations et de ses rencontres l'avaient amené (en compagnie, d'ailleurs, de son compatriote Claude Goretta).Le British Film Institute, la cinémathèque des Anglais, l'emploiera pendant deux ans.Il y tâtera, entre autres, de la critique.Pendant une autre année, il sera assistant à la télévision britannique.C'est encore à cette époque qu'il tourne son premier film, un court métrage.Même aujourd'hui, il ne se résout pas à aller travailler en France.«Ils n'ont pas besoin de moi, eonstate-t il.En plus, ils ont un système de production qui ne m'intéresse pas particulièrement.Leur star-system à la française et ces trucs-là, c'est pas des choses qui m'intéressent beaucoup.» Cest tout de même en France qu'il échouera après l'expérience anglaise, toujours par hasard, comme assistant.Un ami lui offrit alors de collaborer à la réalisation d'un documentaire sur le célèbre écrivain suisse Charles Ferdinand Kamuz.une occasion en or de remettre les pieas en Le cinéaste Alain Tanner.Suisse où la télévision, alors sur sa lancée, lui commandera deux autres documentaires.Arrive alors 1968 qui coïncide en France avec l'explosion politique que l'on sait et, en Suisse, avec une autre sorte d'explosion, celle du cinéma.C'est cette année-là que Tanner tourne son premier et célèbre long métrage, Charles mort ou vif.Un bouillonnement «C'était, se souvient le réalisateur, un bouillonnement de choses, idéologiques, politiques, sociales, etc.C'était beaucoup mieux d'être là à cette époque qu'ailleurs.J'ai tourné en 68 pour la télévision les événements à Paris et, tout de suite après, je suis revenu pour écrire ce film et il s'est trouvé que les photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE Au fil du temps, « Dans la ville blanche » Un marin débarque à Lisbonne.Il ne peut plus supporter la vie sur son bateau-usine.On y est trop à l'étroit à l'intérieur et c'est trop vaste au dehors, explique-t-il à sa nouvelle petite amie, Rosa, la barmaid de l'hôtel ou il est débarqué.Au dessus du bar, une horloge indique le temps à l'envers.Ce n'est pas l'horloge qui marche à l'envers, explique Rosa, c'est le monde.Parce qu'il ne peut plus supporter de vivre à l'envers.Paul, le marin, décide alors de se laisser porter par le courant, de vivre au gré du temps, au jour le jour.Au fil du temps.Un marin suisse, c'est déjà une contradiction dans les ter mes.Ce marin \u2014 magistralement interprété par Bruno Ganz (\\ous saviez qu'il était d'origine suisse?) \u2014, semble résumer à lui tout seul le désarroi de son époque.Dans son regard, on lit la détresse de qui ne supporte rait plus ni les vagues ni les tempêtes.Mais ce marin aime deux fem- mes Rosa, la barmaid, et Elisa, celle qu'il a laissée en Suisse et qui l'attend.Pour lui donner de ses nouvelles, Paul \u2014 c'est le nom du marin \u2014 met à la poste les films en super 8 qu'il tourne.(Quel superbe flash de cinéaste, en passant, que ces lettres filmées! ) Qu'il s'agisse de capter les paysages de la ville par la fenêtre d'un tramway ou le sourire de Rosa, les images de Paul ressemblent à des caresses.Contrastant avec les plans très cadrés et impeccables de la caméra 35 mm qui pose sur la ville et les gens un regard très objectif, ces bandes en super 8, tournées par une caméra subjective, traduisent l'univers intérieur de Paul, son moi intérieur.Son émoi intérieur, devrait on dire.La leçon que nous donne Alain Tanner est double.D'abord, il est l'un des rares cinéastes à nous parler encore du présent.Tous les autres ou presque se sont tournés vers le passé ou l'avenir (traduction: la science-fiction).Rien de démagogique dans la quête de son héros.La violence n'y est pas présentée comme la panacée du spectacle cinématographique.Et pour lui, action ne rime pas avec démolition d'auto.Dans la ville blanche administre un magistral pied de nez aux cinéstes québécois (et francophones en général) qui estiment qu'en 1983 l'anglais doit être la seule langue d'usage au cinéma.Dans un film tourné à Lisbonne, Tanner a choisi de faire s'exprimer en français des comédiens dont la langue maternelle était soit le portugais, soit l'allemand.Gageons que les Américains vont aimer le film.En prime, voici un film qui n'est ni chiant ni vide ni creux ni terne mais intelligent, bien interprété, beau et d'une facture très moderne.J'ai aimé en particu lier la partition musicale très jazzée de Jean-Luc Barbier.L.P.DANS LA VILLE BLANCHE, d'Alain Tanner, à l'Outremont, jusqu'au 15 mors, et à L'Autre cinema, du 16 ou 29 X choses démarraient un peu à ce moment-là chez nous.C'était une période très forte de travail.C'est un peu ce que j'ai retrouvé au Portugal l'année dernière.» Pourquoi, depuis Les Années Lumière, tourne-t-il à l'extérieur de la Suisse, en Irlande d'abord, puis au Portugal?«La Suisse est trop petite Je parle de la Suisse française.L'autre, l'allemande, qui est quand même les quatre-cinquièmes du pays, m'est un peu étrangère dans la mesure où je ne parle pas la langue.Au niveau du marché, des idées, de la circulation des choses, la Suisse française c'est vraiment trop petit.On est toujours un peu confronté aux mêmes trucs.D'où le désir d'en sortir.Et puis, c'est aussi le pays où l'on voit mal quelles peuvent être les moteurs qui peuvent engendrer de la fiction, ce qui peut faire embrayer une fiction.» Dans la ville blanche a été tourné dans des conditions exceptionnelles.C'est un ami producteur, Paulo Branco, celui-là même qui a produit quelques-uns des derniers films de Wim Wenders et de Raoul Ruiz, qui a invité Tanner à tourner au Portugal.Il n'y avait pas de scénario à proprement parler mais un canevas très souple tourné, souligne Tanner, dans l'ordre chronologique et dans l'enthousiasme général.\u2022Je ne pouvais pas être plus à l'aise», de dire le cinéaste qui agissait également à titre de co-producteur.Est-ce qu'il se reconnaît dans le personnage de ce Suisse alémanique, le héros du film, débarqué à Lisbonne parce qu'il ne supporte plus la vie sur son bateau?Le rapport ou réel «Ce n'est pas une autobiographie mais, indirectement, c'est un personnage qui sort de moi, admet-il.En faisant ce personnage, je voulais parler des gens \u2014 dont je ne suis pas toujours mais parfois \u2014 qui ont un rap l port difficile au réel.Je crois qu'il y en a de plus en plus comme ça.Un film c'est une partie de soi-même mais ce n'est jamais qu'un moment dans sa vie.Il y a des gens qui me disent: «Tu as fait ce film donc tu es comme ça».Je dis oui, je peux être comme ça.Mais je ne suis pas que ça.Je ne parle jamais d'une chose globalement mais de ce qui à un moment donné de sa vie pour une raison x ou y vous fait aller dans telle direction.Ceci dit, je n'assume pas tout ce que dit mon personnage.Même s'il vient de moi-même, il faut quand même lui donner une existence de personnage.» A New York, où l'on venait de projeter Dans la ville blanche, un spectateur a soutenu devant Tanner que son personnage était un loser.Il ne comprenait pas comment il se faisait qu'un type, hospitalisé a la suite d'un coup de couteau qu'il a reçu, ne partait pas à la recherche de son agresseur pour lui casser la figure ou pour le dénoncer à la police.À aucun moment, de répliquer Tanner, cette idee ne lui a effleuré l'esprit.On n'a rien compris au film, selon lui, si on considère ce personnage comme un /oser.«Je préfère, à la rigueur, dit-il, les losers à tous ces gens heureux qu'on voit à la télévision ou dans les pubs américaines.Ceux-là ne m'inspirent rien.Mais la vie, eh bien la vie, c'est des problèmes.On en prend sur la gueule.Moi.j'aime bien les gens qui ont un peu de cicatrices et qui appartiennent un peu à la marge de la société, ceux qui ne s'intègrent pas complètement au système, qui ne cherchent pas du tout à avoir du succès, par exemple.\u2014 Pourquoi faites-vous du cinéma?\u2014 Il y a des raisons.D'abord, parce que j'aime ça.J'ai toujours très jeune décidé d'en faire.Depuis que j'en fais, je ne vois pas très bien ce que je pourrais faire d'autre.Si on veut aller plus en profondeur, on retrouve un peu les mêmes raisons que le personnage du film.C'est peut-être pour avoir une appropriation de la réalité à travers l'imaginaire, à travers la représentation parce que j'ai peut-être de la peine à l'attraper en direct.Ma relation avec le réel, je préfère parfois y arriver par des chemins détournés qui sont un peu comme des écrans.» Il n'est pas facile de se renouveler dans le cinéma d'aujourd'hui, prétend Tanner, et de parler de la réalité au présent alors que tout le cinéma ou presque nous parle du passé ou du futur.«Le présent étant ce qu'il est, plus personne ne sait très bien quoi en dire.C'est pas facile de faire fictionner cette espèce de marécage dans lequel on se trouve.On avait l'habitude d'attacher nos fictions à des messages.Mais on ne peut plus.La crise.l'Ile n'est pas que dans l'économie, elle est aussi dans la tète des gens.Ça, ça me parait évident.» EN PRIMEUR AGAINST ALL ODDS Film américain (1984) de Taylor Hackford Scénario: Eric Hughes, d'après «Oui of the Past».un film de 1047 écrit par Daniel Malrv waring.Images: Donald Thonn.Montage: Fredric Steinkamp et William Steinkamp.Musique: Michel Colombier.Avec Rachel Ward.Jeff Bridges.James Woods.Alex Kar-ras.Jane Qreer.Richard Widmark.Dorian Harewood.Swoosie Kurtz.128 min.Déccrie 1 et Place du Canada (14 ans) Deux hommes aiment la même femme.Autant dire qu'ils se regardent comme chien et chat.L'un est un joueur de football sur le déclin; l'autre est un personnage douteux.La femme qu'ils aiment : la belle et riche Jessie, dont la mère est propriétaire du club de football qui a mis Terry au rancart.Jessie a du tempérament.Quand un homme ne lui plaît pas, elle lui donne des coups de couteau et prend la poudre d'escampette.\u20ac J 4 t CHAINED HEAT Film américano-allemand (1983) de Paul Nicolas Scénario: Vincent Mongol et Nicolas.Images: Mac Ahlberg Montage Nino di Marco.Musique Joseph Conlon Avec Linda Blair.John Vernon.Sybil Panning.Tamara Dobson.Stella Stevens.Sharon Hughes.Henry Silva.Nita Talbot 95 min Décarie 2 et Cinéma de Paris (18 ans) 4 i : Condamnée à dix-huit mois de prison, Carol (Linda Blair) découvre un enfer : le direc teur de la prison est un scélérat,' la garde-chiourme-chef a organisé un réseau de prostitution et de drogue Deux femmes, parmi les prisonnières, mènent le bal : le sculpturale Ericka est la maîtresse incontestée des prisonnières blanches, et la féroce Duchess, des noires.Elles forment deux clans irréductibles.Le grabuge est à prévoir.j 4 V 4 k DANS LA VILLE BLANCHE Film suisse-portugais (1982) écrit et réalise par Alain Tanner.Images: Acacio de Almeida.Montage: Laurent Uhler.Musique: Jean-Louis Barbier Avec Bruno Ganz.Teresa Ma-druga.Julia Vonderlinn.José Carvalho.Francisco Baiao.107 mm Outremont (Pour tous) Un marin abandonne son navire quand il fait escale à Lisbonne.Il erre dans la ville, heureux de se sentir libre.Il tourne des petits films en super 8 qu'il envoie a sa femme, en! Suisse.Ces films sont suivis de lettres dans lesquelles il explique la façon dont il vit, parle de la petite Portugaise dont il est tombé amoureux, et de l'agression dont il a été victime.Avec Bruno Ganz.; 4 « HARRY A SON Film américain (1984) de Paul Newman.Scenario Ronald L.Buck et Newman Images Donald Me Alpine Montage Oede Allen.Musique Henry Mancini Avec Paul Newman.Robby Btnèofl Elit n Barkm.Wil-ford Bnmley.Juditn Ivey.Ossie Davis.Morgan Freeman 117 mm Loews 4 et 5 et Westmount Square (Pour tous; Harry est un expert en démolition.Il sait comme personne manier une grue et diriger la lourde boule qui fait s'écrouler un mur.Mais ses yeux ne sont plus très bons.Harry voudrait que son fils Howard prenne la relève Howard voudrait plutôt devenir écrivain.Un métier de fainéant, pense son père, qui demande à son fils d'avoir les deux pieds sur terre.Un film é-crit.produit et réalisé par Paul Newman.Qui tient le rôle du père.r I w \u2022s * I : c i î i 4 t * V X UN HOMME PARMI LES LOUPS (Never Cry Wolf) Film américain (1983) de Carroll Ballard Scenario: Curtis Hanson.Sam Hamm ot Richard Kletter.d'après un livrw do Farloy Mo-wat Images Hiro Narita Montage: Peter Pa-rasheles et Michael Chandler Musique-Mark Isham.Avec Charles Martin Smith.Brian Dennehy.Zachary îttimangnaq.Samson Jorah 105 mm Beiri 3 (Pour tous) Un jeune biologiste se rend dans le grand nord.Histoire de voir comment il pourra survivre à un hiver arctique.Et d'apprendre à mieux connaître les loups.Il est fin seul.Il découvre que les loups, contrairement à ce qu'on croit généralement, sont des animaux éminemment sympathiques.On a bien tort, conclut-il.d'en faire systématiquement la chasse.\\ M 1 J'AI VÉCU DEUX POIS (Brain Wave) Film américain (1981) d'Arthur Allan Seidel-man.Scénario Richard J Anthony Images Hanania Baer Montage Dan Perry Musique Stephen Schwann Avec Nathalie Nell.Richard AMerl.Ruth Ron an Gale Sonder-gaard 89 min Greenfield Park 3.Laval 5 et Versailles 2 (14 ans) Un peintre new-yorkais vit un cauchemar, comme s'il y avait deux hommes en lui.Deux hommes qui seraient à couteaux tirés.Cela lui donne un drôle de comportement.Il aime une femme envers qui il se montre, inexplicablement, très agressif dans son demi-sommeil.Le peintre consulte un spécialiste.On finit par découvrir que deux frères ennemis, ayant vécu au siècle passé, se sont réincarnés en lui.Tout s'explique.\\ i < % 4 « ! RENÉ MALO présente EN NOMINA! K )N POUR 6 OSCARS LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 MARS 1984 IL Y A «5 SEMAINES, PERSONNE NE CONNAISSAIT CET HOMME.E 21 RENÉ MALO présente ar.ftnc* JEAN BECKER 18ans #mcillo(ir fiim étranger \u2022 tuoiIKhif lealk.teur \\j| ?meilleure» direction de photo \u2022 \\^ \\« rrieiileure direction artistique * mtMllouis costumes S/ ^(èk ' meillcnji scénario original > ^ Trois heures de pur enchantement.lutNmm* lâmsSl I^w&AlexatidrE DEPUIS XI LE BUSHMAN A FAIT RIRE PLUS DE 260,000 QUEBECOIS // RENÉ MALO présente 1/ CINÉMAS ODÊON POUR DES FILMS CONÇUS POUR LE V GRAND ÉCRAN m m Imqmar Bergman V.Vî USA 9 Nominations pour les CÉSARS! CCILLEURMLM DE L'ANNÉE,** MEILLEUR RÉALISATEUR «J MEILLEUR ACTEUR // MEILLEURE ACTRICE ?¦ CARRÉMENT BOULEVERSANT*\" Louis Guy Lemieux \u2014 Le Soleil il - iii 4UI ai» Ml iii \u2022 ?iAJIH»! ASC* KSV >*-(.l»#< 4M RANO- MAHM 1*1 I'M NMi N l M .41 I VS I Im M i MrNMH**n.|4*lll(mV.|l«AMlIlM»HViH.'ami KtUl \u2022 NOMA MAI s \u2022 J * n MAI M-Oi i ¦ ¦ imktina M tU(l M .1,1 «iSuli m.ui s 6e MOIS X le DAUPHIN 2 LUNDI A SAMEDI: 8:00 PM.DIMANCHE 12:50, 4:20,8:00.II H* Les D1CUX sont SUR La TETE I is «s 1 6e MOIS avec ALAJN SUZANNE FLON-MAPIA MACMADO \u2022 JfcNNY ''LEVE -FVELVNE DlDl'JEAN GAVEN FRANCOS CLUZl T.MANUEL GtUN «ROGER CAREL^MK.MEL GALABRU V F K RON ALP H ARtV.X )l> Pmrfo.rd *n4 P.fKiwl K> PI TIR > A11 *» Alexandre* le bienfiSrélix scenario realisation yves robert IMAGES rene mathelin musique vladimir cosma avec PHILIPPE NOIRET - PIERRE RICHARD - MARLENE JOBERT PlAZA ALEXIS NlHOn-l NiVEA^ 00 METI0 ATWATff 93S-42*è Lun.à v#n.: 7:00, 9:20.Sa m.-dim.: 12:40,2:55,5:10, 7:25,9:40 BERRI 4 ST.OGfS-STKATMHINf M411I TOUS LES JOURS: 1:20, 3:15, 5:10,7:05, 9:00 la presse, montreal, samedi 3 mars 1984 E 23 arts et spectacles c'est la culture mise à la portée de tous dans La Presse COMMODORE S780 0 BOUl GOUIN 334 8560 «FRENESIES AMOUREUSES DC CATHERINE- LE CENTRE D'AMUSEMENT EROTIQUE DE MONTRÉAL SPECTACLES DE NUS CONVERSATIONS EROTIQUES ILLIMITÉES MAINTENANT STUDIO DE MASSAGE STUDIOS EROTIQUES PRIVES ' LE CAPRICE 4557, RUE SAINT-DENIS (MÉTRO MONT-ROYAL) 30 FEMMES DE RÊVE super films erotiques visionnement prive Seules les dames invitent à danser \u2022 Le J.et G.Disco Club 5018A, bout.Décarie, pees metro station Snowdon du jeudi au samedi, à partir de 22hOO lifç iCt annonce letertrisn ?cnuwNnjtiBmfutiitetm tws unie* \u2022 Le C.Plus Disco Club 6532, rue Papineau Ouvert les vendredis et samedis CmP9i* M fan %»inâi ,*fjP '* f liliQUl OU IVJ«* ^/ AVORIA/83 AV0Rlft/B3^ un film de LUC BESSOf Ouimetoscope Cinéma de répertoire 1204 est, rue S te-Catherine I Chaque co 7C tél.: 525-8600 ,i,m SAMEDI 3 MARS 6:00, 9:30 GANDHI 7:00.9:15 VIVEMENT DIMANCHE DIMANCHE 4 MARS 1:00.4:30.8:00 GANDHI 2:00.4:15.7:00.9:15 VIVEMENT DIMANCHE LUNDI 5 MARS 7:15.9:30 L'EXPRESS DE MINUIT (Midnight Express) 7:00.9:15 YOL (La Permission) MARDI 6 MARS 8:00 VOYAGE AU BOUT DE L'ENFER (The Deer Hunter) 7:15.9 30 LA NUIT AMÉRICAINE MERCREDI 7 MARS 7:15 9:30 PORTÉ DISPARU (Missing) 7:00.9:00 UNE SEMAINE DE VACANCES JEUDI 8 MARS 7:15.9:30 PSYCHOSE II (Psycho II) 7:00.9:30 MOI, CHRISTIANE F., 13 ANS, DROGUÉE, PROSTITUÉE.VENDREDI 9 MARS 7:30.9:30 BRIMSTONE: PIERRE QUI BRÛLE (Brimstone and Treacle) 7:00.9:15 L'ANNÉE DE TOUS LES DANGERS (The Year off Living Dangerously) SAMEDI 10 MARS 7 15.9:30 BENVENUTA 7:00.9 15 L'ANNÉE DE TOUS LES DANGERS DIMANCHE 1 1 MARS 2:00.4 15.7 15.9 30 BENVENUTA 1:30.3:45.7:00.9:15 L'ANNEE DE TOUS LES DANGERS LUNDI 12 MARS 7:15.9:30 CHAUFFEUR DE TAXI (Taxi Driver) 7.00.9 15 LE MUR MARDI 13 MARS 7:00.9.45 C'EST L'APOCALYPSE (Apocalypse Now) 7 15.9:30 DIVA MERCREDI 14 MARS 7:15.9.45 LE LOCATAIRE 7 00.9:30 COUP DE TORCHON JEUDI 15 MARS 7:30.9:30 TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LE SEXE SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER 7:00.9:00 LE LOUP-GAROU DE LONDRES (An American Werewolf in London) VENDREDI 16 MARS 7:15.9:30 LA TRAVIATA 7:00.9:15 LEFFRAOYABLE CRÉATURE (The Thing) les 3 vedettes La Casa Bella vous suggère une cuisine de qualité, un décor remarquable OH0S *n»s Ai.4 'JëlS et des prix raisonnables.EN PRIMEUR au QUÉBEC en exclusivité à LVIUTRE CMEMk 6430 Papineau/722-1451 PIERRE JOtIVEl JEAN BOUISI CINÉMA DES COUCHE-TARD VEN SAM.DIM.de 1 3h a 3h A.M eiwv'a SEMAINE DES 19h >¦ JJ Côte de bœuf la grille 8,95s la meilleure cote de bœuf à Laval IjCS \"scampis* 15,50 Les 3 pâtes 7,50$ une aventure italienne exclusive HEURES D'OUVERTURE Lundi: fermé Mardi, mercredi, jeudi: 1 lh()0 à 2 Mi H) Vendredi, samedi, dimanche: 1 Ihoo à minuit CASA BEI J j\\ SMS ouest.Autoroute Laval Chomcde\\.Laval.Québec (Marché Public A 10) entre l'Autoroute des Laurentides et le boulevard Label le.Tél.6H2-1440 I té NOUS VOUS ETONNERONS\" il MAI s' DISNEY.BERNARD & BIANCA DESSINS ANIMÉS Aussi: Mickey, dessins animés Sam., dim.: 12h, 2h, 4hr 6h, 8hr sem.: 7hl 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\"LE MEILLEUR FILM QUE J'AI VU CETTE ANNÉE\" Vito Ruaao Dès* 2 mmrt lun vrtd.7 30 9 30 ism
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