La presse, 5 mars 1984, Cahier A
[" LA MÉTÉO : NEIGE ET GRÉSIL AUJOURD'HUI: MIN.:-12°, MAX.: -2° DEMAIN: NEIGE ET PLUS FROID.DÉTAILS P ÎOO ans MONTRÉAL, LUNDI 5 MARS 1984, 100e ANNÉE, N° 54, 64 pogei, 4 CAHIERS \u2022 nui /T\\ In/J0~7 m Accédez boa.ercedes-Benz 1 KIVt-SUD: 672-2720 35 cents Hors de la zone métropolitaine.45 cents Sept-Iles et Baie Comeau 50cents TRONDHEIM, Norvège \u2014 Sous les applaudissements de la foule, les haut parleurs crachent dans un accent norvégien des mots qui annoncent: «Médaillé d'or et champion du monde de sprint en 1984: du Canada, Gaétan Boucher.» LILIANNE LACROIX envoyée spéciale de LA PRESSE / Au milieu de l'anneau de glace d»> Tron-dheim, Gaétan Boucher fait un dernier signe de la main à ces Norvégiens qui l'acclament et à cette année miraculeuse qui Ta sacré à la fois double champion olympique et monarque du sprint en patinage de vitesse.«L'homme le plus rapide au monde sur patins», lance avec une grosse boule dans la gorge Cyrénus Boucher, son père.Quelques minutes plus tôt, c'était le départ de cette dernière course, de ce 1000 mètres qui allait décider du sort de deux grands rivaux.Sur la ligne de départ, les deux hommes sont côte à côte.Cette dernière course, ironie du sort, c'est l'un contre l'autre qu'ils la courront.Deux éternels adversaires, les deux favoris avant même que ne débute la compétition, et maintenant les deux seuls à pouvoir encore coiffer le titre de champion mondial de sprint.L'un, immense, un géant à la moustache blonde, détient après trois courses une avance confortable.Celui-ci a une vengeance à assouvir, une deuxième place olympique à faire oublier.Les Soviétiques digèrent mal les deuxièmes places et un homme fier comme Sergei Khlebnikov encore moins que tout autre.Beaucoup plus petit, l'autre ne semblerait même pas de taille.si on ne le connaissait pas.S'il n'avait pas déjà été échaudé, Khlebnikov se rirait de ce petit bonhomme qui doit combler le fossé immense de près d'une demi-seconde.Mais Khlebnikov ne rit pas.Il connaît la fierté du Canadien, double champion olympique, l'homme qui n'avait pas perdu un seul millimètre de l'année jusqu'à ce que lui, Khlebnikov, le batte enfin la veille (samedi).Le dernier virage Le coup de départ est donné.Pour enlever ce titre qu'ils convoitent si ardemment tous deux, les deux hommes vont puiser au fond d'eux-mêmes.Du début à la fin.Boucher est en avance.Mais cette avance suffira-t-elle à combler l'écart?Pour gagner, Gaétan doit devancer Khlebnikov de 0,47 seconde.«Sur le dernier virage, je l'ai cherché du coin de l'oeil, avoue Gaétan.Je le guettais, je l'entendais, mais je savais qu'il était encore loin.» Mais était-il assez loin?Gaétan a levé le visage vers le chronomètre: 1:14.99.Khlebnikov: 1:15.48.Pour devenir champion, Gaétan avait besoin de 47 centièmes de seconde.Il venait de l'emporter avec 49 centièmes, deux centièmes de seconde de marge, même pas le temps d'un clin d'oeil.Une poussière dans le temps.Sur le bord de l'anneau de glace, Gaétan continue à signer des autographes.«Non! Plus de bras», lance-t-il à une jeune fille qui lui présente son avant-bras.Puis il continue, pour nous: «Les bras, c'est trop long à signer».«Je suis encore plus heureux qu'à Sarajevo, poursuit Gaétan.Parce que j'ai dû revenir-de l'arrière.Et puis parce que ce titre là.ça fait tellement longtemps que je le veux.Trois fois déjà, j'avais été deuxième.C'est dur à prendre.Je voulais tellement l'emporter, enfin.Ça fait du bien.Et puis, ce qui me rend doublement voir GAÉTAN en A 2 5D Il sera de retour pour au moins une autre saison a o *- o CL Tabloïd Sports, pages 2 et 3 va nous faire mourir, cet enfant-là » TRONDHEIM, Norvège \u2014 Corne on, Gaétan! Corne on! Ça n'était plus qu'un filet de voix un peu éraillée qui sortait du gosier de Cyrénus Boucher, mais chaque fois que Gaétan pas sait près de lui, ce cri repre- nait de la vigueur jusqu'à devenir un hurlement suppliant.Derrière, Mme Louise Boucher faisait les cent pas en répétant, comme une prière, le nom de Gaétan.Puis, à son approche, pour faire écho aux cris de son mari, elle se mettait elle aussi à crier le nom de son fils.Pour la première fois de leur vie, les Boucher assistaient à un championnat mondial de patinage de vitesse.«Il va nous faire mourir, cet enfant-là», lançait Mme Boucher.Pour eux, ce dernier 1 000 mètres du championnat du monde fut un calvaire.Après la victoire, le calvaire n'était plus devenu que «la plus grande émotion de notre vie.» \u2014 Je savais bien qu'il était ca- pable, de lancer Cyrénus Boucher.\u2014 Moi j'avais peur, admettait Louise Boucher.Un peu plus tard, dans leur chambre, M.et Mme Boucher sablaient le champagne en l'honneur de leur fils: -Peu importe ce que ça va coûter, lançait le père.Ça vaut la peine.C'était notre premier voyage en Europe.On n'est pas près de l'oublier.» Tout le monde était déjà là, l'équipe canadienne au grand voir ENFANT en A 2 cesrpAssteNPë' Le prochain chef libéral élu à Ottawa OTTAWA \u2014 Les militants libéraux choisiront le prochain premier ministre du Canada à Ottawa le 17 juin.L'exécutif du Parti libéral du Canada a décidé samedi de tenir le congrès au leadership dans la capitale fédérale pour minimiser les risques d'une défaite du gouvernement aux Communes.__________________ GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa___ La présidente du parti, Mme Iona Campagnolo, a expliqué que le choix de cette ville reposait également sur des raisons économiques.La majorité des quelque 5000 délégués proviendront en effet de l'est du Canada et les frais de transport seront donc passablement réduits.Après trois heures de délibérations, l'exécutif du Parti libéral a finalement tranché entre Ottawa et Edmonton par un vote de 21 à 18, a révélé Mme Campagnolo.Auparavant, les membres de l'exécutif avaient rejeté les candidatures de cinq autres villes, soit Montréal, Toronto, Winnipeg, Calgary et Vancouver.Il a été, semble-t-il plus facile de conclure que le congrès devait se tenir du 14 au 17 juin puisque cette période s'imposait d'elle-même.L'exécutif garde ainsi une porte ouverte au nouveau chef adve- nant qu'il décide de déclencher des élections à la fin de r été.Il était de toute manière irréaliste de convoquer le congrès à la fin de mai puisque cela pressait trop les organisateurs du parti.Ceux-ci doivent en effet préparer cinq réunions régionales visant à susciter des débats sur les politiques libérales avant le congrès.La fin de semaine précédant la date retenue a été écartée en raison du Sommet économique de Londres et la suivante l'a été pour éviter de faire coïncider le vote avec le jour de la Saint-Jean.Ce sera la cinquième fois consécutive que les libéraux se réuniront à Ottawa pour se choisir un nouveau chef.En 1919, ils y désignaient Mackenzie King ; en 1948, Louis Saint-Laurent ; en 1958 Lester B.Pearson et en 1968 Pierre Trudeau.Au cours de sa réunion d'urgence, l'exécutif a aussi nommé Mme Campagnolo et le président du caucus libéral, M.Rémi Bujold, à la coprésidence du congrès de juin.Il a adopté des « suggestions de règlements » pour ses associations membres et déterminé qui seront les membres du Comité des finances de la course au leadership._voir CHEF en A 2 Autres informations en page Ail juin m Mme Iona Campagnolo, présidente du Parti libéral du Canada.photoiaser CP i AUJOURD'HUI Le Canadien de Jacques Lemaire: première défaite Sports, pages 4 et 5 SOMMAIRE Annonces classées.B 11, B 12, C7àC 10 Arts et spectacles \u2014 Informations.A 13 à A 16 \u2014 Horaires.B 9 Centenaire.A 10 Décès, naissances, etc.C 11 Économie.B 1, B 2 Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.B 12 FEUILLETON « La charge des sangliers » B 12 Horoscope.C 8 L'auto:.C 1 à C 6 Le monde.B 4 Loteries - résultats:.A4 Mots croisés.9 et C 9 « Mot mystère ».C 10 Quoi faire aujourd'hui.B 9 Télévision.A 15 TABLOÏD SPORTS Bondes dessinées.12 et 13 Mots croisés.9 Raz de marée pour Paris école libre » PARIS \u2014 On n'avait vu ça ni pour les journées de «grève nationale», ni pour le pacifisme.Hier après-midi à Versailles, il y avait entre 500 000 et 700 000 personnes dans la rue.La plus grande manifestation de masse depuis mai 68, mais cette fois de «droite», en tout cas dirigée contre les projets du gouvernement socialiste en matière d'éducation.Après des manifestations importantes en province, la défense de «l'école libre» a provoqué un vrai raz de marée.LOUIS-BERNARD cdbborotion ip#ck>U L'immense Avenue de Paris, devant le château de Versailles, a appartenu pendant six heures à cette «France profonde» des classes moyennes qui ne mani- 5 feste jamais: des messieurs en manteau «loden», de vieilles dames un peu effrayées de l'aventure, des lycéens avec ou sans leurs parents.Des gens simples, mais aussi et surtout cette France «bon chic bon genre» qui ne féte pas avec entousiasme le premier mai.Une manifestation d'un calme total.Organisation impeccable.La foule s'étend sur deux kilomètres devant le podium où ont -r- pris place le cardinal-archevêque de Paris, Mgr Lustiger et les représentants de l'école catholique, mais une sono ultra-puissante relaie les discours sur tout le parcours.Des centaines d'autobus ont amené les manifestants de province.Pour Paris, des trains spéciaux partaient à toutes les cinq minutes de trois gares différentes.voir ÉCOU en A 2 CRUISE La Coalition albertaine pour le désarmement nucléaire va tenter de faire annuler par une injonction le premier essai d'un missile américain de croisière au Canada, prévu pour demain.peg* a 11 GARY HART Le sénateur du Colorado Gary Hart proclame sa victoire dans les petites assemblées du Maine, sans même attendre que la totalité des bulletins de vote soient dépouillés.page B 4 LES CÉSARS Pour la première fois depuis neuf ans, le César du meilleur film de l'année est attribué à deux films que l'on n'a pu départager, tandis que Coluche obtient le César du meilleur acteur.pog.au CTRSM Dans le but d'etayer leurs revendications, les employés d'entretien de la CTRSM se prononcent à l'unanimité en faveur du déclenchement d'une grève le 15 mars.! Pob*A3 L'AUTOMOBILE Après avoir essayé la Lincoln Mark VII LSC tant dans l'été californien ' qu'au milieu de l'hiver québécois, Jacques Duvaf est d'avis que c'est peut-être la meilleure voiture nord-américaine produite actuellement., - « A 2 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 5 MARS 1984 téléphoto UP1 Les fêtards s'en donnent à coeur joie à Rio durant la semaine du carnaval, et n'hésitent pas à payer très cher pour leurs costumes, comme en témoigne cette photo prise samedi soir au bal officiel de la ville.GAETAN SUITE DE LA PAGE A 1 heureux, c'est que j'ai gagné grâce au 1000 mètres, ma meilleure épreuve.En fait, je me demande même comment j'aipu perdre hier (samedi).Mais cette fois, après seulement 800 mètres, je savais que je remporterais.Je savais alors que Khleb-nikov avait peur.» L'erreur de Khlebnikov «L'erreur de Khlebnikov, a lancé Cyrénus après s'être remis de ses émotions, a été de parler à Gaétan après le 1000 mètres.Sur la plus haute marche du podium, Khlebnikov avait alors lancé, dans son anglais limité: «Encore deuxième?Revanche olympique!.» \u2014 Khlebnikov n'aurait pas dû piquer ainsi la fierté de Gaétan.C'était jouer avec le feu.Je connais bien mon fils.Pourtant, Gaétan refusait d'admettre que ce facteur ait pesé dans la balance: «Je n'avais pas besoin de cela pour me motiver.Ce titre, je le voulais tellement.Deuxième à deux reprises derrière Eric Heiden et une fois derrière Khlebnikov, c'était trop.Des deuxièmes places, je n'en voulais plus.* En 1982.à Alkmaar, le Soviétique avait battu Gaétan par 15 centièmes de seconde.Maintenant installé sur la plus haute marche du podium, le Québécois, à son tour, s'est penché vers l'oreille du géant: «Tu te souviens d'Alkmaar?» Quelques heures plus tard, le Champagne coulait à flots dans la chambre des parents du champion.Soudain, une ombre s'est profilée dans la porte, cachant complètement l'ouverture.C'était Khlebnikov! «Félicitations.» Avec un sourire, Gaétan a serré la main tendue, puis Khlebnikov, voyant que son verre contenait plus de champagne que celui de Gaétan, a versé quelques gouttes dans la coupe du champion.Puis, discrètement, il s'en est allé.La saison 83-84 venait officiellement de prendre fin.Une année qui avait consacré deux nouvelles légendes du patinage de vitesse: l'Allemande de l'Est Karin Enke, qui avait confirmé sa suprématie mondiale en enlevant les quatre épreuves du programme et le titre mondial de sprint.ainsi que le Canadien Gaétan Boucher.ENFANT SUITE DE LA PAGE A 1 complet, Yves et Denise, deux Québécois vivant à Trondheim et qui avaient vite fait partie de la famille, et les journalistes canadiens C'est à Cyrénus Boucher qu'est revenue la «tâche» de porter le toast.Lui pourtant si bavard semblait soudain un peu confondu par le bonheur qui continuait de les assaillir et par la solennité du moment.\u2014 À Gaétan! Au champion mondial! CHEF SUITE DE LA PAGE A 1 Chrétien en difficulté Pendant que l'exécutif du parti se réunissait à Ottawa, les candidats officieux parcouraient déjà le pays pour s'assurer des appuis avant d'annoncer officiellement leur candidature.Les partisans des uns et des autres commencent à prendre position publiquement, portant déjà des coups à leurs adversaires présumés.Pour Jean Chrétien, cette amorce de campagne a été porteuse de mauvaises nouvelles puisqu'elle a amené l'annonce de quelques défections parmi les siens.Au moins trois députés, André Maltais, Jean Lapierre et Pierre Gimaiel ont publiquement déclaré qu'ils ne pourraient convaincre les délégués de leurs comtés de voter en faveur de M.Chrétien.Ces députés autrefois acquis à M.Chrétien avouent que les membres de leurs organisations optent presque unanimement en faveur de John Turner.Ils reconnaissent en Jean Chrétien un bon lieutenant mais estiment qu'il n'a pas l'étoffe d'un chef, a explique M.Gimaiel.L'aspirant John Roberts a pour sa part déclaré que son ri- val John Turner était « un homme du passé».Si le parti confie son sort à M.Turner, ce sera un retour en arrière, a dit M.Roberts.\u2022 Je crois bien que le Parti libéral ne fera pas ça.À moins qu'il soit en mesure de définir des objectifs politiques d'avant-garde et qui tiennent compte des défis de demain ».M.Roberts a indiqué qu'il n'avait pas encore acquis la certitude qu'il serait sur les rangs.Son collègue Mark MacGuigan a fait de même en fin de semaine mais il s'est rendu à Halifax et Winnipeg pour rencontrer les partisans libéraux qui participaient à leurs congrès provinciaux.Le ministre des Affaires indiennes, M.John Munro, a lui aussi critiqué M.Turner lui reprochant de s'être tenu en marge des débats politiques au cours des années écoulées depuis sa démission du cabinet en 1975.L'organisateur en chef du parti au cours de la dernière campagne électorale, M.Keith Davey, s'est par contre montré plus prudent laissant entendre que M.Turner était encore très bien vu de M.Trudeau malgré les rumeurs en sens contraire.Il a cependant indiqué que le premier ministre n'interviendrait pas dans la course à sa succession.rLAMÉTÉCT DAT! lundi.5 mon AUJOUtD'HUt: Mb: -12 Max -2 NBGt FT GtÉSi OSMAN: NBG\u20ac ET PlUS RtOO Québec ^ 13 12 16 11 II 11 18 M M \\9 19 10 1 01 États-Unis Contons d» l'Est 4 N*ç* 2 N«gt 3 Neige 0 N«g« ô N«ot 7 N*gt 6 N*ge 6 ErtoWilW 6 EntoMU 1 Emoiafté lotto* Bvttoto Chicago NtwYort -7-4 N.-Oriéam 8 \u2014 2 Plftibun^i \u2014 6 - 4 S.Frortcnco 18 28 Wotfwtgton - 1 $ Doftot 2 10 9- 4 10 16 1 0 5 13 les capitales Canada «.Victor w 0 5 17 20 0 15 10 15 7 10 4 6 I 3 2 0 4 4 Acopvko nuog Nuog ftuonot Aim Nuog nuog.Nuog Noug Gone* Hong Kong U 2 7 21 1 4 12 - 1 1 10 11 4 3 6 11 33 9 7 19 2 6 14 21 11 11 Mojuco Oslo Tokyo 7 14 4 4 11 27 \u2022 3 4 7 I 10 6 3 9- 6 1 6 22 » 11 21 Rio et Nouvelle-Orléans vivent au rythme du carnaval d'après UPI, AFP, Reuter Au pays de la plus grosse dette extérieure du monde, toute la vie économique de Rio de Janeiro s'est arrêtée depuis samedi pour laisser place à la grande liesse populaire du célèbre carnaval, tandis qu'à la Nouvelle-Orléans, les célébrations du Mardi gras, considérées comme la plus grande fête gratuite au monde, ont déjà attiré dans la ville plus d'un million de personnes.À Rio, le Pain de sucre s'est, pour l'occasion, transformé en mine d'or, dont on s'arrache les pépites sous forme de retombées commerciales : le marché du carnaval brésilien, qui dure du 3 au 7 mars, peut être évalué au minimum à $475 millions.Le « Sambodrome \u2022 flambant neuf de Rio a pris les allures d'un véritable baril de poudre dans une ville où 132 meurtres ont été enregistrés durant le carnaval 1983.Sa passerelle de 700 mètres, encadrée de onze gradins, a été érigée en quatre mois avec 120.000 sacs de ciment.Susceptible d'accueillir 250,000 spectateurs, elle a été construite sur un réseau souterrain de lignes à haute tension de 185,000 volts, et les détracteurs du gouverneur social-démocrate de Rio, Leonel Brizola, n'ont pas manqué de relever cette anomalie, en plus du coût exorbitant du sambodrome, $15 millions.Toutefois, le gouverneur affirme que l'installation devrait être rentable dans deux ans, et souligne qu'elle servira d'école entre deux carnavals, grâce à l'aménagement de 200 classes dans ses locaux.Sur le sambodrome, où vont se présenter les 14 grandes écoles de samba, 30,000 danseurs vont se succéder ; leurs déguisements auront coûté au total $25 millions.Comme chaque année, la compétition sera sans pitié.Le Jury doit se prononcer à la fois sur la beauté des costumes, les thèmes choisis, les chansons et la choreographic L'école de Beija Flor, victorieuse l'an dernier, est à nouveau favorite, bien que les puristes lui reprochent de sacrifier les valeurs traditionnelles de la samba au faste et à la tenue déshabillée de ses danseuses.Pour leur part, les grands magasins n'ont constaté aucune baisse dans la vente de leurs déguisements, où les prix pour un habit s'échelonnent entre $100 et $1,000.Par ailleurs, certaines des 272 loges du sambodrome ont été proposées au marché noir jusqu'au $24,000 : Régine, la « Reine des nuits parisiennes », a acheté la sienne aux enchères pour $15,000.Kirk Douglas en roi des réjouissances Entre-temps, à la Nouvelle-Orléans, des chars allégoriques tous plus éclatants les uns que les autres se sont succédés hier dans les rues de la ville, en préparation de l'euphorie annuelle du Mardi gras.Des foules bigarrées d'enfants et d'adultes se massaient sur le passage des chars, scandant le traditionnel «Jettez-moi quelque chose, Monsieur », pour inciter les occupants à leur lancer de petits colliers, des jouets ou des objets divers.Cette année, c'est l'acteur Kirk Douglas qui a été choisi pour incarner Bacchus, le roi des réjouissances, et il trônera demain sur le plus beau des chars, jetant de petits cadeaux à ses admirateurs en liesse.On prévoit pourtant que les foules seront beaucoup plus contrôlables à la Nouvelle-Orléans qu'à Rio, où l'on avait déjà compté 17 morts pour la première nuit folle du carnaval, samedi, et où des dizaines de milliers de personnes ne pensent plus, pendant ces quelques jours, qu'à se défouler dans l'enfer du rythme des congas et des tambourins dans les innombrables clubs de nuit de la ville.'y S trip-tease à suspense V! do dix jours Il n'est pas jusqu'à la télévision^ qui ne se soit prêtée à un compte;** à rebours erotique de l'ouverture du carnaval : Iris Lettieri, pré-^ sentatrice-vedette de la TV brési lienne, est apparue nue, samedi soir, aux téléspectateurs de la chaîne « Manchete », au terme d'un striptease à suspense de dix jours destiné à vanter les mérites d'une huile brésilienne.Iris, qui s'était d'abord présentée vêtue d'un tailleur très sobre, le nez chaussé de sévères lunettes, n'avaient bientôt plus sur elle qu'une chemisette largement décolletée; et samedi soir, la présentatrice, une jolie brune aux lèvres gourmandes, est apparue dans toute sa splendeur, avec ; pour seul « vêtement ¦ le dossier de son fauteuil.Présentatrice de télévision depuis l'âge de 17 ans, Iris était jusque là connue pour son tempéra-' , ment plutôt froid.« Mais pour la première fois », dit-elle, « je sens autour de moi une espèce d'ébulj 1 lition.Serait-ce si important de se déshabiller?».La Quotidienne\tà troi» chiffres\tà quatre chiffres Tirage de somedi\t933\t3597 LA VIOLENCE DANS LE METRO Le dang % potentiel est aussi antréal au'à New York élevé à Montréal qu'à New La violence dans le métro de Montréal a défrayé la manchette des journaux montréalais au cours des lières semaines.Qu'en est-il vraiment?La Presse canadienne a préparé une série sur ce phénomène et le travail des Anges gardiens du métro.En voici la première partie.- 1 - Le métro de Montréal reste, pour le moment, relativement calme et sécuritaire.Bien que la « vague » de violence semble s'être résorbée, les usagers ont compris que la métropole n'est pas à l'abri du vandalisme.LIA LÉVESQUE d« la Preu« conodtonne La criminalité qu'ont subi les 335 millions d'usagers annuels du métro montréalais s'est cantonnée pour le moment à des ac tes isolés, qui n'ont fait somme toute que peu de victimes mais ont provoqué beaucoup de publicité.« Montréal n'est pas mieux que New York, au niveau du potentiel de criminalité, mais le métro reste encore relativement sécuritaire.Si jamais la métropole perdait le calme relatif qu'elle vit, les gens auraient peur ici aussi.» Celui qui parle ainsi n'a pas été victime d'une des récentes agressions dans le métro de Montréal ; il aide plutôt à les prévenir ou à maîtriser les agresseurs.Le sourire rassurant, d'un calme et d'une maîtrise de soi apaisants, Jean Boisvert est le chef de la section québécoise des Anges gardiens du métro.La violence dans le métro de Montréal n'est plus un mythe : le 30 novembre, 90 enfants et a-dolescents sont emmenés au poste de police après une rafle à la station Villa-Maria.Des jeunes font l'école buissonière ; ils ont froid et se retrouvent dans le métro.Des actes déjà commis Entre Noel et le Jour de l'An, les « jeux d'enfants » deviennent moins innocents : les adolescents lancent des bouteilles, crachent sur les gens, leur versent du cafe sur la tête.Des poubelles sont renversées, on ne paie plus aux guichets, on éven-tre les dossiers des sièges.Ce genre d'actes a déjà été signalé dans le métro, mais quelques guichetiers interrogés ont affirmé en avoir noté une recrudescence.La violence s'est tournée vers les usagers du métro : un homme de 47 ans a été agressé par un adolescent, à la fin décembre.Un gaillard qui lui était venu en aide a été battu par une dizaine de jeunes.À l'heure du souper, ils étaient près de 200 dans la station de métro McGill.Toute cette violence est d'abord « un ego trip de gang », croit Jean Boisvert.des Anges gardiens.Des jeunes croient s'affirmer par leurs actes de vandalisme, se faire remarquer et être acceptés de leur groupe.« Les jeunes ne savent que faire, ils veulent passer le temps, attirer l'attention.Alors ils font du spectacle », justifie de son côté M.Earl Delaterral-le, directeur exécutif de Sun Youth, un organisme qui ac-cueill: les jeunes délinquants et leur procure loisir, aide psychologique et compréhension.Écœurés des bien-pensants Jean Boisvert transmet ce cri des jeunes de 16 et 17 ans : « Ils sont écœurés de la société.Ils veulent dire merde; vous nous voyez comme des bons-à-rien, on va vous montrer à quoi ça ressemble, un voyou.» Les punks, rockers, tous ces jeunes coiffés et vêtus de façon choquante « ne veulent pas vrai: ment faire peur aux gens ou dé-truire ce qui est beau.Ils se sacrent du supposé ordre public, de la propreté.Tout est illusoire pour eux parce qu'ils n'ont pas d'espoir, pas de travail à la fin de leurs études.Ils voient la répression sociale ; ils entrent en réaction au manque d'ouverture d'esprit de la société.Ils deviennent désabusés du rythme de la société et des jugements hâtifs des bien-pensants.» Les médias trop alarmistes, estime la police de la CUM Les policiers de Montréal ne croient pas à une vague de violence dans le métro.A la police de la Communauté urbaine de Montréal, on se montre fort discret et plutôt avare de commentaires : « Il n'y a pas de vague de violence.On a toujours rapporté du vandalisme dans le métro.C'est simplement que les médias en parlent davantage.» À la station Villa-Maria, dans l'ouest montréalais, deux policiers ont été attaqués, le 1er février.L'un d'eux a le nez cassé, l'autre des ligaments déchirés.Les deux agresseurs étaient âgés de 17 et 18 ans.La solution, aux yeux de plusieurs usagers apeurés, réside en un accroissement de la surveillance policière.Mais de quel corps policier?La protection des usagers des 54 stations de métro est assurée par la police de la CUM, par les agents de sécurité du métro et deux sections.d'Anges gardiens (qui ne s'adressent d'ailleurs pas la parole).Police, agents et anges La police de la CUM a augmenté sa surveillance dans certaines stations.Il s'agit d «'opération par programme » : les agents interviennent particulièrement là où il y a recrudescence de plaintes, explique M.Laurent Lévis, adjoint au directeur des relations publiques à la police de la CUM.Quant aux agents du métro, ils ne sont pas armés et ne sont que 16 pour les 54 stations.Restent les deux sections d'Anges gardiens, non armés, sinon de leur bonne volonté et de leurs cours d'auto-défense.Leur avantage sur les autres groupes protecteurs vient sans contredit de leur jeune âge : facilité de compréhension, meilleure communication.Jean Boisvert, l'ange du métro, saisit bien le poids de cet avantage : « On ne peut calculer le nombre d'agressions qu'on réussit à prévenir en parlant aux jeunes, en leur montrant qu'on ne les méprise pas, qu'on ne les juge pas de haut.Quand je vois un groupe envahir bruyamment un wagon de métro, je leur parle tout de suite, je leur souris ; ça les calme, ils deviennent moins méfiants.» Jean Boisvert, chef de la section montréalaise des Anges gardiens.DEMAIN : Une patrouille } avec les deux groupes J d'Anges gardiens du mé- > tro, et l'impact de la Loi 24 sur la protection de la jeunesse dans le phénomène de la violence.ECOLE SUITE DE LA PAGE A 1 La gauche dans cette foule ne doit pas avoir un grand nombre d'électeurs.Dans le train, on fait des blagues sur Fiterman, le ministre communiste des Transports.Une dame âgée qui traîne son toutou annonce que «c'est le début du totalitarisme».Une partie des manifestants, un moment transportés en Pologne, font le «v» de la victoire.Une organisation plus «militante» a posé des collants demandant la démission du ministre de l'Éducation, Alain Savary.Il y a même Ici et là des militants d'extrême-droite qui distribuent des tracts.Mais isolés.Vu l'ampleur de la manifestation, les organisateurs craignaient des débordements violents, ou à tout le moins une récupération politique.En fait, les dirigeants de la droite étaient bien là, à commencer par Jacques Chirac, mais ni en tète de la manifestation ni sur le podium.Les responsables de l'enseignement privé, qui se sentent désor- mais en position de force face au gouvernement, ont surtout cherché à dépolitiser le débat et à dédramatiser.«Ni une Église ni un parti ne pourraient vous revendiquer tous, a dit Mgr Lustiger.Rassemblés ici, vous ne vous êtes ligués contre personne.Une passion commune vous réunit: la liberté.» Selon Mgr Lustiger et les autres, il s'agissait de se démarquer de leaders de la droite, exemple M.Chirac qui avait affirmé: «Les socialistes et les communistes tentent une mainmise sur le cerveau de nos enfants.» Au moment où manifestement le gouvernement de gauche cherche à retraiter sans perdre la face, il fallait éviter de relancer l'affrontement.Celui-ci dure depuis l'été dernier, avec des manifestations de centaines de milliers de personnes à répétition, côté «laïc» ou «catbo».Statu auo Mais dans cette «guerre scolaire» qui prend ses racines au début du siècle, les «cathos» ont battu les «laïcs» à plate couture.Et dans les sondages, il est clair qu'une écrasante majorité des Français est favorable au statu quo.La «laïcité» fait partie des dogmes traditionnels de la gauche, et trouve au Parti socialiste des partisans irréductibles: les enseignants et instituteurs du public.Malgré quelques adoucissements, le candidat Mitterrand avait mis cet article à son programme.Après quoi il a bien fallu passer à la caisse.Après beaucoup de reports et d'adoucissements, le ministre Savary a présenté des «propositions».Mais même dans leur forme la plus modérée, elles équivalaient à intégrer le privé dans le public: nomination des directeurs d'école par le gouvernement, fonctionnarisation des enseignants.Pour les «laïcs», c'était bien timide.Chez les «cathos», ce fut la levée de boucliers.Erreur énorme A part quelques purs et durs, les milieux gouvernementaux admettent aujourd'hui que l'erreur a été énorme.On l'a commise quand même, en se disant que, par temps de crise économique, U fallait au moins donner -«- quelques satisfactions «morales» au «peuple de gauche».En réalité, cette affaire ne mobilise qu'une minorité, laisse la majorité indifférente ou mal à l'aise, même à gauche, et déchaîne les foules.Même critiquées par les spécialistes, les nationalisations n'ont provoqué strictement aucun remous.Avec.la loi sur la presse, le gouvernement s'est déjà mis dans une position plus délicate.Mais cette.4 affaire de l'école privée confine au désastre politique.«On a réveillé des centaines de milliers de gens qui ne demandaient qu'à dormir», dit à ce sujet l'historien Le Roy Ladurie.Hier, cela ressemblait à un grave désaveu pour le gouvernement qui, par-dessus le marché, va être obligé de reculer de manière évidente.Vu le calme et la*' relative «neutralité» de la manifestation d'hier, le gouvernement ne peut même pas invoquer la «manipulation».On lui a dit non massivement et simplement.C'est tout un symbole: la gauche avait l'habitude d'avoir pour elle «les masses» et la rue.Pour elle, les images d'hier sont d'autant plus embarrassantes. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MARS 1984 A 3 LA « DISPARITION » DE LA PETITE MARIE-JOSÉE « Un gros malentendu », selon la police de la CUM « Un gros malentendu ! » Sq-lon le sergent-détective Gas ion Lafrance, de la police de la CUM, il ne faut rien voir d'autre dans la « disparition » pendant 48 heures de la petite Marie-Josée Mouri, 6 ans.que Mme Marcelle Leroux, sa gardienne occasion nelle depuis cinq ans, a rendue à ses parents samedi après-midi.PAUL ROY «Pour nous, l'affaire est clas sée, terminée», affirme le policier.Contrairement à ce qu'ont rapporté certains médias, Mme Leroux, âgée de 55 ans, ne comparaîtra donc pas devant le Tri bunal de la jeunesse, pas plus qu'elle ne subira d'examen psychiatrique.Et aucune accusation ne sera portée contre elle.En gros, voici ce qui est arrivé: jeudi après midi, Mme Leroux, qui habite l'appartement 105, au 9960, rue Papineau, dans le quartier Ahùntsic, va quérir Ma rie-Josée au domicile de ses parents, au 10 280, rue Iberville, non loin de là.La fillette, comme cela arrive souvent, doit passer l'après-midi chez sa gardienne.Or, jeudi dernier était jour de déménagement pour Mme Leroux.Elle devait troquer son appartement pour un autre, rue Saint-Hubert.En a telle fait part aux parents de Marie-Josée ?Si oui, il semble que le message n'ait pas été compris.M.et Mme Mouri sont d'origine syrienne et, bien qu'ils parlent le français, sont plus familiers avec la langue arabe.Le fait est que selon des personnes qui la connaissent, Mme Leroux parle souvent de déménager et déménagerait effectivement assez souvent.Ses possessions tiendraient habituellement dans un sac à poignées.Aussi, pour elle, dénénager, jeudi soir, n'a pas été une bien grosse chose.Elle a appelé un taxi «SOS», mais elle en avait déjà pris un autre au vol quand il s'est pointé.Vendredi midi, rue Bruchési Puis, on n'entendit plus parler de Marcelle et Marie-Josée pendant une quarantaine d'heures.Enfin, pas tout a fait puisque M.Hervé Pouliot, le propriétaire du « Marché Pouliot», juste en face de la demeure de Marie-Josée, les a aperçues déambulant sur la rue Bruchési, vendredi midi, en effectuant une livraison.Ignorant que la fillette était recherchée « activement ».il n'en a pas fait de cas jusqu'à ce qu'il reçoive la visite de la police, un peu plus tard.Les parents, pendant tout ce temps, étaient dans tous leurs états.Ils avaient beau se dire que l'enfant et sa gardienne se connaissaient depuis toujours, les heures passaient.Toute la parenté était réunie dans l'appartement de la rue Iberville quand LA PRESSE s'y est rendue, samedi après-midi.Il y avait là pas moins de 12 personnes, dont les parents de la petite et son frère Joseph, 9 ans, à attendre des nouvelles de Ma rie-Josée.Ces nouvelles arrivèrent vers les 15h.Mme Leroux, au téléphone, voulait faire part de son changement d'adresse.On convint de se rencontrer à l'intersection des rues Jarry et Saint-Hubert.À ce moment-là, le sergent-détective Lafrance, ayant retracé le chauffeur de taxi qui avait transporté Mme Leroux et la petite, ratissait le secteur.Quand il les a aperçues, Marie-Josée gambadait joyeusement vers le lieu du rendez-vous.De préciser le policier : « M.Mouri avait l'air pas mal plus ému que sa fille quand ils se sont rencontrés.» à M.Albert Mouri était fort heureux de revoir sa fille Marie-Josée après 48 heures.photo Robert mailloux, la presse Samedi soir.Ma rie-Josée était le centre d'attention au domicile de ses parents alors que journalistes et photographes se succédaient auprès d'elle.VA elle ne semblait pas s'en plaindre.même si elle ne comprenait pas exactement la raison de ce branle bas de combat.Ce qu'elle a fait durant ces deux jours ?« On est déménagé loin, loin, on a mangé et écouté la radio.» ASSURERA-T-ON LES SERVICES ESSENTIELS?Grève possible à la CTRSM dès la semaine prochaine Le vote ne pouvait être plus explicite : afin de donner du tonus à leurs revendications, les employes dent retien de la Commission de transport de la Rive-Sud de Montréal se sont unanimement prononcés hier en faveur du déclenchement d'une grève jeudi de la semaine prochaine, soit le i:> mars.Assureront-ils les servies essentiels 7 Donnez-nous une listée et on verra bien, ont-ils décidé du même souffle.MARIO FONTAINE ; Affilié à la CSN, le syndicat qui les représente compte discuter de ejes services aujourd'hui avec la partie patronale, et faire parvenir un avis de grève au ministère du Travail.Le litige porte essentiellement sur les salaires : la CTRSM offre 12,95 p.cent d'augmentation à ses 107 mécaniciens, graisseurs, magasiniers et préposes au nettoyage pour un contrat de trois ans.Ceux-ci réclament 22 p\".cent, ce que les chauffeurs de la même commission ont obtenu récemment.i Os prétendent que les propositions monétaires de la compagnie les placeraient :> p.cent derrière leurs collègues de la Commission rjc transport de Montréal, jouissant d'avantages sociaux plus juteux.Mais les salaires de cette catégorie d'employés sont plus cievés sur la Rive-Sud qu'à la CTCUM, rétorque la partie patronale, qui fait valoir que ses chauffeurs avaient du rattrapage à faire contrairement à ses employés d'entretien.Selon la loi, le syndicat est tenu de soumettre une liste de services essentiels préalable à tout débrayage.Si les travailleurs en discuteront incessamment avec l'employeur, il n'est pas question pour eux de définir ces services.« Il est très important que la santé et la sécurité du public soient assurés, d'expliquer le président du syndicat Claude Leduc.Nous on est incapables de définir ce qui doit apparaître sur une liste des services essentiels, car un autobus ça ne se répare pas seulement en partie et le public doit être protégé à 100 p.cent.» Presque unanime À la quasi-unanimité (94 voix pour, trois contre) ces travailleurs ont donc résolu de renvoyer la balle au Conseil des services essentiels.Ses experts nous indiqueront quels services assurer, déclarent sans conviction les dirigeants syndicaux.Car c'est un peu la quadrature du cercle qu'ils lui demandent de réaliser: si le nombre de grévistes forcés de tiavailler est plutôt faible, ils ne pourront par conséquent rendre les autobus sécuritaires et le syndicat ne veut pas prendre cette responsabilité.Si ce nombre est plutôt élevé, le rapport de force créé par la grève n'existe plus et de cela on ne veut pas non plus entendre parler Les syndiqués attendent donc que le Conseil se manifeste.S'il le fait avant le 15 mars, ils promettent d'étudier de près ses recommandations et une nouvelle assemblée générale décidera de la suite à leur donner.Si le Conseil n'envoie rien d'ici là, la grève sera déclenchée à minuit une minute.De cela les travailleurs semblent résolus puisqu'ils ont confié, par scrutin secret, un mandat clair à leur exécutif : 97 votes pour la grève, aucun contre.Ces employés sont sans contrat de travail depuis seize mois, et les négociations en vue du renouvellement de leur convention collective ont été rompues jeudi dernier après que la CTRSM eût refusé de bonifier ses offres finales.mer nos nos condi WW ¦f- .Pour Claude Leduc, président du Syndicat des employés d'entretien de la CTRSM, la sécurité du public voyageur ne doit pas être menacée.Photo Armand Trottier LA PRESSE Hausse du prix de la bière?i « CHICOUTIMI (PC) \u2014 JP L'hebdomadaire Progrès-Dimanche écrit dans son dernier numéro que les trois brasseries canadiennes, Molson, Labatt et O'Keefe annonceront aujourd'hui une hausse des prix de leurs produits.Ainsi, à compter de lundi m.'itin, le commerçant devra payer $0.59 de plus la caisse de 24 pHites bières et $0.30 celle de 12 petites bouteilles.! i ¦< \u2022Quant aux débits de boisson, l'augmentation sera encore plus éjovée, puisqu'elle sera de $0.63 la caisse de 21 petites bouteilles.!La canette de bière sera également touchée par cette hausse.Ainsi, le commerçant devra p'ayer $0.40 de plus pour la caisse de 12, et $0.78 celle de 24 canettes.\u2022 Par ailleurs, il y a fort à parier q(ie les bières de prestige produites par chaque brasserie seront également augmentées.p ** * \\ JLe journal n'a toutefois pu avoir plus de précision.Ajustement Il est toutefois difficile de prévoir comment se traduiront ces augmentations pour le consommateur.Si l'on se fie aux augmentations précédentes, il y a tout lieu de croire que la plupart des marchands profiteront de la circonstance pour ajuster leurs prix, ce qui devrait se traduire par des hausses encore plus élevées.Photo Armand Trottier LA PRESSE Structure aux forces étonnantes.Le génie civil mène à tout, même aux « popskles », si on en juge d'après un concours de constructeurs de ponts tenu ce week-end à l'université McGill.Il s'agissait, pour les étudiants, de mettre en pratique les enseignements reçus en construisant un pont à partir de spécifications très précises.Un groupe a opté pour un ouvrage en bâtons de popskle qui, à leur grande surprise, a supporté une charge de 260 livres I Une force étonnante mais aussi, de confier l'un des futurs ingénieurs, bien des sucettes à manger.Un répit La Sûreté du Québec ne signalait aucun accident mortel sur les routes du Québec, au cours du week-end qui vient de s'écouler.La prison provinciale pour l'ex-chef Marchesseault L'ex-chef de la brigade des stupéfiants de la police de la Communauté urbaine de Montreal, Henri Marchesseault, condamné à 14 ans de prison, purgera sa peine dans une prison de juridiction provinciale, afin d'assurer sa sécurité.C'est ce qu'affirme un hebdomadaire de Montreal.Selon lui, une entente en ce sens a déjà été conclue entre les ministères fédéral et provincial, quelle que soit la décision de la Cour d'appel, qui doit décider si elle entendra ou non la requête déposée par l'avocat de Henri Marchesseault en vue d'une réduction de sa peine.Me Gabriel Lapointe a en effet demandé à la Cour d'appel la per mission d'être entendu, souligne le journal.L'ex-chef de la brigade des stupéfiants, parce qu'il est condamné à 14 ans de pénitencier, devrait normalement être incarcéré dans un centre de détention fédéral.Depuis le prononcé de sa sentence, Henri Marchesseaiilt e>t gardé à l'infirmerie de la prison Parthenais.f \u2014 Presse Conadienne Aumônier menacé L'aumônier du complexe pénitentiaire Saint-Vin-cent-de Paul a eu une bien désagréable surprise hier, alors qu'un détenu de cet établissement à sécurité maximale l'a pris en otage à 10h50 pour le relâcher deux heures plus tard.Le pere Gilles Mclmff était dans la sacristie lorsque le prisonnier, dont l'identité n'a pas été révélée, l'a menacé d'un couteau ar-tisanal fabriqué avec une brosse à dent et des lames de rasoir.Personne n'a été blessé dans l'échange, et l'individu a accepte de se rendre aux autorités deux heures plus tard.Son geste a toutefois entraîné l'annulation des visites de la journée.La Sûreté du Québec enquête sur l'incident, et l'homme devrait être accusé de séquestration et de ' possession d'une arme dans un but dangereux.Suicides à la chaîne La journée de samedi a été catastrophique pour les déprimés.On a en effet enregistré pas moins de cinq suicides dans la seule région de Montréal, tous des hommes et pour la plupart jeunes : un désespéré de 26 ans s'est pendu à Lanoraie, un autre de 2 ans son cadet s'est asphyxié avec un sac sur la tète à Granville près de Valleyfield, un résident (33 ans) de Saint-Jérôme s'est tué avec une arme à feu tandis qu'un homme de La-chenaie, 28 ans, a mis fin à ses jours à coups de couteau.Enfin un quadragénaire s'est jeté de son balcon, situé au 10e étage de la rue Sainte-Famille à Montréal.Tentative de meurtre Une tentative de meurtre est survenue en fin de soiree samedi à Montréal, quand deux individus ont fait feu sur un homme qui s'apprêtait à monter à bord de son véhicule en face du 107 rue Lagauchetiè-re à Montreal.Ils ont par la suite ligote leur victime et l'ont abandonné un peu plus loin.Nouvelle fièvre du Lotto 6/49 ! TORONTO (UPC.CP) \u2014 La fièvre du Lotto 6 49 qui avait saisi les Canadiens en janvier pourrait se manifester de nouveau.En effet, le gros lot de $2442803.70 qui aurait échu à toute personne en possession des six numéros gagnants (13, 2ti.27.38.46 et 47) n'a pas été remporté, si bien que le gros lot de cette semaine se montera à plus de $3.8 millions.En janvier dernier, il avait dépassé $14 millions, suscitant à travers le pays une hystérie collective qui s'était traduite par un achat massif de billets, jusqu'à ce que la chance sourie à un couple de l'Ontario.Six personnes ont partagé samedi dernier le second prix, de $ 803 904, chacune gagnant $133 984, tandis que 169 autres joueurs remportaient le troisième prix avec $2845.20 chacun.Le numéro complémentaire était 6.2 Québécois s'écrasent en monomoteur Les recherches intensives entreprises pour retrouver deux Québécois voyageant à bord d'un monomoteur que Ton croit s'être écrasé dans le centre du Vermont ont été interrompues par l'obscurité, hier soir.L'avion était disparu vendredi alors qu'il se dirigeait d'Albany, dans l'État de New York, vers Saint Hubert ; dans son dernier message-radio, le pilote avait fait savoir qu'il se trouvait près de Montpelier, dans le Vermont.Les recherches entreprises tant par air qu'au sol se concentrent sur un triangle délimité par Burlington, Montpelier et Warren.On croit savoir que le pilote a pour nom de famille Côté et est originaire de Saint-Hyacinthe; on ignore le pom de son passager.> « 4 4 4 « 4 « 4 4 4 4 4 4 « 4 4 4 « \u2022 4 4 4 « 4 4 \u2022 4 4 4 4 j A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MARS 1984 Le PQ ne peut attirer les jeunes à un colloque sur l'emploi et la relance économique Le Parti québécois a une cote énorme à remonter pour intéresser les jeunes.Même parler d'emploi et de relance économique ne suffira pas à vaincre leur apathie.« 11 y a toute une réflexion à faire \u2022 , a conclu, samedi midi, Mme mise Harel.député de Maison- neuve que les rumeurs font accéder au cabinet dès cette semaine.Le colloque « Les jeunes et la relance économique, où sont les emplois?» organisé par le PQ en fin de semaine au cégep Ahuntsic a été, du point de vue de la participation et malgré la qualité des SONDAGE GALLUP Un Canadien sur deux doute de la capacité des USA de régler les problèmes mondiaux La confiance des Canadiens à regard des États-Unis, en tant que puissance capable de régler sagement les problèmes mondiaux, a considérablement baissé depuis l'an dernier.Seulement 45 p.cent des gens expriment actuellement beaucoup ou passablement de confiance à cet égard; 51 p.cent n'expriment que peu ou très peu de confiance.Comme c'était le cas lors de sondages précédents, les gens du Québec sont plus sceptiques que les autres, seulement 30 p.cent d'entre eux se declarant passablement confiaiits.En Ontario, 54 p.cent des citoyens sont de cet avis.Les résultats du dernier sondage sont fondés sur 1 052 inter-I lews, à domicile, de personnes de 18 ans et plus, en janvier.Un échantillon de cette ampleur comporte une marge d'erreur ne dépassant pas 1 p.cent.19 fois sur 20.Le tableau ci-dessous donne le pourcentage des diverses réponses à la question suivante : « À quel point avez-vous confiance en l'habileté des États-Unis à traiter les problèmes actuels du monde \u2014 un très grande confiance, un grande confiance, peu ou très peu de confiance ?» Très grande ou Ptv ou trts grand* confanct pou dt corrnanct Aucun* Sam Dans l'ensemble Janvier 1984 45% Mars 1983 50% Février 1982 42% Juillet L980 46% Février 1980 63% Novembre 1979 47% Juillet 1977 51% Selon les régions en 1984 Atlantique 41% Québec 30% Ontario 54% Prairies 50% Colombie Britannique 48% 48% 39% 45% H% 28% 40% 35% 50% 61% 39% 44% % 49^ 3% 4% 4% 3% 4% 4% 5% 4% 3% 3% 2% 4% 9% 9% 7% 7% 9% 10% 5% 6% 4% 3% 2% interventions présentées, un échec lamentable.Pendant que Mme Harel présentait l'exposé d'ouverture puis que deux universitaires, Mme Ginette Dussault et M.Jean Stafford, tous deux de l'UQAM.ainsi PIERRE VENNAT_ qu'un deuxième député péquiste, celui de Prévost, M.Robert Dean, adjoint parlementaire du ministre du Travail, tentaient de répondre à la question: «Le plein emploi chez les jeunes, est-ce possible?», l'auditorium du cégep était vide.La douzaine de journalistes qui, un samedi matin, s'étaient déplacés pour l'événement, ont quitté un à un, pendant que les cinq invités sur la tribune, l'animateur étant un politicologue du Collège André-Grasset, M.Gaétan Rochon, tentaient de demeurer impassibles.Mme Harel a d'ailleurs elle-même quitté avant la fin de la période prévue.Dans la salle, mis à part les journalistes, il y avait 27 personnes, bien comptées, dont une dizaine avaient moins de 25 ans.Pourtant, en plus des gens déjà mentionnés, on relevait parmi les invités du week-end le ministre Gilbert Paquette, titulaire du mi nistère de la .Science et de la Technologie et membre du Conseil exécutif national du PQ; le plus jeune député à l'Assemblée nationale, M.Gilles Baril, de Rouyn-Noranda ; la responsable du programme des «Jeunes volontaires » au Secrétariat à la jeunesse, Mme Claude Vanasse; la présidente de l'Association des gens d'affaires d'Ahuntsic, Mme Lise Dagenais; le politicologue Robert Boily, de l'Université de Montréal; M.Athur Marsolais, directeur de la recherche au Conseil supérieur de l'éducation, et M.Jacques Roy, du CLSC Des Chenaux.Appréhendant peut-être l'échec de la rencontre, le ministre Guy Tardif, qui devait prononcer le discours d'ouverture du colloque, officiellement organisé par l'organisation péquiste de son comté de Crémazie, n'a pas jugé bon de revenir de vacances à temps.Il s'est désisté par télégramme, même si son nom figurait toujours sur le programme.Son absence était-elle liée aux rumeurs de remaniement ministériel prévu pour mercredi ?Mme Harel, qui l'a remplacé à pied levé, affirme, quant à elle, qu'elle n'a jusqu'ici reçu «aucun appel téléphonique» du premier ministre, qu'elle est toujours «simple député» et qu'il ne faut voir qu'un effet du hasard dans le fait qu'on l'a choisie, sur un tel thème, pour remplacer un ministre.De même, tout en reconnais sant que les jeunes sont «dépolitisés» et qu'il faut que son parti fasse «une sérieuse réflexion» sur le sujet, elle refuse de lancer la serviette ou de voir dans l'échec du colloque celui de tout le parti.« C'est un colloque organisé par les péquistes de Crémazie », souligne telle.Reste que, malgré les magnifiques affiches en couleurs annonçant le colloque qui étaient placardées dans tout le Cégep Ahuntsic, pas même une douzaine de jeunes se sont déplacés.i , ¦ Le ministre québécois des Communautés culturelles et de l'Immigration, Gérald CHANGEMENTS QUANT À L'ADMISSIBILITÉ DES ÉTUDIANTS Les prêts et bourses bientôt Godin veut «placer les pions» du Québec à confiés à un office autonome Hon?Ko\"?» I QUÉBEC (PC) \u2014 Un organisme autonome se verra confier l'administration du régime de prêts et bourses qui sera par ailleurs modifié et étendu à d'autres clientèles La Presse Canadienne a appris que ces mesures s'inscrivent dans une revision en profondeur de la Loi sur les prêts et bourses actuellement en cours au ministère de l'Éducation.« La création d'un office, explique le directeur général adjoint de l'aide financière aux étudiants du ministère, M.André Jolin, vise une augmentation de la productivité, un meilleur temps de réponse à la clientèle et l'allégement de la bureaucratie.» « La révision de la loi sera l'oc- casion, ajoute-t-il, d'inventorier d'autres modèles d'aide financière destinée à des clientèles particulières.» En fait, divers documents gouvernementaux obtenus par la Presse Canadienne indiquent qu'on s'apprête à rendre accessibles les prêts et bourses à d'autres catégories d'étudiants et à assouplir les critères d'admissibilité au régime.Ainsi, le MEQ souhaite que le revenu disponible des parents, qui détermine si les enfants demeurant à la maison sont financièrement dépendants d'eux et s'ils ont droit à un prêt ou une bourse, soit majoré de $1 500 pour être porté à $13 190.11 voudrait aussi qu'on ne tienne plus compte que des revenus réels du conjoint d'un étudiant qui demeure à la maison pour s'occuper des enfants d'âge préscolaire et de ceux de l'étudiant responsable d'un foyer monoparental.L'extension du régime d'aide financière aux étudiants de plus de 18 ans du niveau secondaire, son amélioration en faveur des bénéficiaires d'aide sociale désirant retourner aux études et la création d'un nouveau régime pour les étudiants à temps partiel font aussi partie des priorités du ministère.« Il y a plein de projets qui gravitent autour de cette révision de la loi et dont il faut évaluer la portée, les coûts et les incidences », explique M.Jolin.«Si vous saviez ce que j'apprends.» «En téléphonant à la compagnie d'assurances Belair, j'ai appris que ça servait à quelque chose l'expérience.Depuis plus de 25 ans qu'ils sont dans le métier, les conseillers Belair en ont vu de toutes les 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Quotidienne 3 J V S S 1 217\t776\t324\t430\t530\t933 4 8567\t0192\t5075\t1396\t6864\t3597 I \\jjk\\r,-«WOrkA-Y\t\t\t\t\t GROS LOT Dt 3 800 000,00$ ] 1 13 1 26 1 27 1 38 1 46 1 47 1 2 442 803.70$ 169 10,841 229,469 133 984.00$ 2 845.20$ 114.00$ 10,00$ 13 447 226,00$ lr> têt Of *top*r*t »fWrt cette l-»tr O» Mm et H uru omcftcM*.au plus tôt QUÉBEC \u2014 Hong Kong et Sinpagour seraient les sites des deux prochaines missions commerciales du Québec à l'étranger.Des discussions à ce sujet seront bientôt amorcées au con-seil des ministres, a fait savoir.à la Presse Canadienne le ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration, M.' Gérald Godin, qui revient d'un voyage à Hong Kong.ROBERT LEFEBVRE de la Presse Canadien ne « Il faut placer nos pions le plus vite possible dans la communauté chinoise, à la veille du nouveau brassage de cartes qui va se faire en 1997 lors de la re mise de Hong Kong à la Chine par la Grande-Bretagne », dit il.« Plus on aura de racines profondes à Hong Kong à ce moment-là, ajoute-t-il, plus on aura de chances de récolter les fruits de cet important marché.» Depuis les sept premiers mois de l'année 1983-1984 seulement; *3 le Québec a étudié 101 Candida-tures d'immigrants investis?seurs qui possèdent des eapi- £ taux disponibles de $6,6 ; millions.Outre ces cas dits « en prospection », une dizaine d'autres cas sont « en progrès ».c'est-à-dire qu'ils sont près d'aboutir et d'apporter au Québec des capitaux d'un peu plus de $3 millions.ItJl y a eu trois cas dits «établis».Le Québec n'a de statistiques que depuis 1980, date à laquelle il a ouvert son propre bureau d'immigration à Hong Kong.Or, au cours de cette première année, il y a eu 15 cas en prospection, trois en progrès et aucun cas établi.L'année suivan te, les chiffres étaient de 17, trois et un, et en 1983, de 37, neuf et cinq.M.Godin y voit une augmentation très marquée de l'intérêt que portent les investisseurs de Hong Kong pour le Québec.Ils savent que le Québec possède des avantages économiques considerables : énergie à bas prix, terrains à prix concurren- ; tiel, aluminium en quantité, port ouvert 12 mois par année et ! proximité du marché américain.Le ministre a notamment rencontré les dirigeants de l'association des manufacturiers de Hong Kong, un organisme qui regroupe quelque 2 800 PME.Ces hommes d'affaires, dit-il, sont vivement Intéressés à réaliser des joint ventures avec des entreprises québécoises, soit pour la fabrication de jouets, d'appareils de télévision, de radio et de systèmes stéréophoniques.Histoires d'horreur M.Godin a également pu vérifier sur place l'existence d'une propagande peu élogieuse qui se fait là-bas sur le Québec.« J'avais entendu dire, de Chinois demeurant à Montréal, qu'il se disait là-bas des choses peu conformes à la vérité.J'ai constaté, dit-il.que c'était même pire que ce que je pensais.» Des journalistes chinois lui ont demandé si c'était vrai qu'un immigrant, une fois installé au Québec, ne pouvait plus aller vivre dans une autre province par la suite.Ces journalistes tenaient leur information d'un avocat canadien-anglais.«On m'a aussi demandé si était complétée l'opération francisation de tous les noms de rue de Montréal.Si les rues Sherbrooke et Dorchester étaient disparues.«Je leur ai demandé où ils prenaient ça et ils m'ont repondu que c'était là la politique du gouvernement du Quebec, selon ce que leur avait appris un re présentant influent de la com- % munauté canadienne-anglaisée de Hong Kong.49 555 ¦ / la presse, montréal, lundi 5 mars 1984 Turner rentre de vacances TORONTO (PC) \u2014 M.John Turner est revenu au Canada, tard hier soir, à la suite de deux semaines de vaneances en Jamaïque.Il a déclaré avoir réfléchi sur l'éventualité de poser sa candidature à la direction du Parti libéral, « sur la plage ensoleillée et en sirotant du rhum ».Toutefois, il s'est encore refusé à divulger s'il allait ou non confirmer sa candidature à la course à l'investiture du parti, afin de succéder au premier ministre Pierre Trudeau.M.Turner, le teint bronzé, a été accueilli par un groupe de 35 partisans et plusieurs curieux, au moment où sa femme Geills et lui sortaient de !a salle des bagages, a l'aéroport international Pearson, en provenance de Ocho Rios.Plusieurs partisans se sont précipités pour embrasser et peur entourer l'ancien ministre des Finances, âgé de 54 ans, depuis longtemps considéré comme le successeur apparent de M.Trudeau.11 a repeié sa déclaration précédente d'annoncer sa décision le vendredi 16 mars « Je vais en parler à ma famille, à mes amis et à mes partenaires ».Il a également refusé de commenter l'annonce faite par M.Donald Macdonald, un autre ancien ministre libéral des Finances, de ne pas participer à la course au leadership.« C'est vous qui me le dites et c'est la première fois que j'en entends parler.Vous savez, la Jamaïque n'est pas à côte.Je n'ai aucune réaction politique à cette nouvelle.M.Macdonald est un ami personnel ».Malgré quelques rares apparitions publiques depuis qu'il a quitté la politique, il y a neuf ans, M.Turner a souvent été mentionné comme le successeur éventuel de M.Trudeau.Son esprit, son apparence, son habilité politique et son experience des affaires en font un candidat de première importance même s'il a passe la majeure partie de sa retraite à son cabinet d'avocat, loin des feux de la rampe.Dans une entrevue accordée à la chaîne de télévision CTV, la semaine dernière, avant son retour au pays, M.Turner a déclaré qu'avant de prendre ou non la décision de se presenter, il allait consulter parents, amis et membres du parti et que « cette démarche allait prendre un certain temps ».Séisme meurtrier ¦ Provoquée par un tremblement de terre, une avalanche de boue et de débris a enterré vendredi un village du centre de la Bolivie, faisant au moins cent morts selon les premières constatations.Les secouristes rapportent que jusqu'à maintenant, on a recouvre les corps de 18 des habitants de la localité de Jatun Sienaga, située à 400 km environ au sud-est de La Paz.« C'est comme si le village n'avait jamais existé », a déclaré un représentant du département de Cochabamba, où s est produite la tragédie.Deux morts, 27 blessés ¦ Deux personnes ont été tués et 27 autres blessés, hier, lors d'une collision survenue entre un autobus chargé d'adolescents et une voiture privée entre Arpajon et Étampes, au sud de Paris.Les deux morts étaient les occupants de l'automobile, qui venait de déboucher d'une voie d'accès pour rejoindre l'autoroute à quatre voies sur laquelle circulait l'autobus.Sous la violence du choc, celui-ci a ete précipité dans le fossé.LE FEU FAIT DES RAVAGES DANS L'EST DU QUÉBEC ¦4 2 morts à Ma ta ne et à Saint-Côme QUEBEC (PC) \u2014 Le feu a fait d'importants ravages depuis vendredi dans l'Est du Québec, entraînant la mort de deux hommes et causant de lourds dégâts dans deux industries en plus d'avoir endommagé deux maisons de la région de Québec.La série noire a commencé vendredi matin quand un homme de 61 ans, M.Gérard Tremblay, est mort asphyxié dans son lit, dans la maison qu'il occupait à Matane.Un citoyen de Saint-Côme de Beauce, M.Robert Mayer, 31 ans, a lui aussi succombé à l'asphyxie dans l'incendie qui a rava- gé sa maison hier matin.Son' épouse et son fils de quatre ans ' sont parvenus à échapper aux flammes en sortant p*>*E{v fenêtre.>J- A l'Islet, un incendie appa£< rem ment causé par une exploÉrtany a fait pour près de $100 000 de dé\" gâts samedi après-midi à l'usine ; Nilus Leclerc, une fabrique de \u2022 meubles et de métiers à tisser.A Saint-Georges-Est, une aiitre ; usine, spécialisée dans la f^bfi- ' cation de planchers de marquet-terie, a été rasée par un incefidie samedi après-midi.L'origine vdu sinistre n'a pas encore été déterminée et les dégâts seraient de plusieurs centaines de milliers de dollars.L'ENQUÊTE SUR LA MORT DE 36 BÉBÉS À TORONTO m .\u2022\\ Téléphones anonymes et portes marquées d'un X \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Coup de pouce de LA PRESSE au Mascaret Le président et éditeur, M.Roger D.Landry, est venu en personne porter la contribution de LA PRESSE à l'équipe du Mascaret, samedi, dans le cadre du Salon nautique.Le Mascaret, c'est cet équipage de sept femmes qui invitait récemment tous les Québécois à traverser l'Atlantique avec elles.La formule : pour $2, vous avez la possibilité d'inscrire votre nom sur le spinnaker (grosse voile ballon à Pavant) du bateau.Après le Salon nautique, les gens pourront continuer à faire parvenir leurs dons à : Équipage Le Mascaret, C.P.777, succursale Place Bonaventure, Montréal H5A 1E1.On voit ici M.Landry apposant le sigle de LA PRESSE sur le spinnaker, aidé de Mme Pearl Critchlow, capitaine du bateau, sous les regards attentifs de Mme Claudette Tougas, adjointe au directeur de l'information.photo Robert MAILLOUX, la presse TORONTO (PC) \u2014 Un nouveau chapitre mystérieux de la difficile enquête sur la série de décès survenus à l'hôpital pour enfants malades de Toronto a débuté la semaine dernière.Une infirmière en chef de l'hôpital a témoigné avoir reçu un appel téléphonique d'une femme dont la voix était semblable à celle de Susan Nelles et qui faisait une sinistre prédiction « Trayner est morte la première, puis Scott».Elisabeth Radojewski a déclaré lors des audiences de la Commission royale d'enquête que les menaces étaient dirigées à l'endroit de l'infirmière Phyllis Trayner, directrice de l'unité cardiaque et Sui Scott, membre de l'équipe.Lors de certains témoignages, l'équipe de soins Trayner a été associée aux décès inexpliqués de 36 bébés survenus entre juillet 1980 et mars 1981.Nelles, une des infirmières de cette équipe, avait été accusée d'avoir tué quatre bébés, mais aucune accusation n'avait été retenue contre elle, faute de preuves, dès l'enquête préliminaire.Appels anonymes Mme Radojewski, infirmière en chef de l'unité cardiaque au moment du décès des enfants, a précisé que l'appel «énervant» avait été logé à son domicile le 30 août 1981.Il faisait suite a deux autres appels reçus le même soir au cours desquels on avait raccroché sans parler.La police lui ayant demandé son avis sur l'éventuelle identité de son interlocutrice, elle a déclaré au cours de son témoignage : « Je me souviens avoir répondu sans le jurer que la voix était similaire à celle de Susan ( Nelles ).A peu près à la même époque à l'hôpital, des croix avaient «été tracées avec un rouge à lèvres sur les casiers de Mme Trayner et Scott.La voiture de Mme Trayner et la porte de son appartement avaient également été marquées d'un X.Mme Radojeweski a également raconté un autre incident bizarre survenu à la fin du mois de septembre 1981.Elle avait reçu un coup de téléphone au milieu de la nuit après que Mme Trayner et Scott eurent trouvé des pilules pour le coeur dans la nourriture qu'elles s'apprêtaient à manger.Les audiences devant le juge Samuel Grange de la Cour suprême de l'Ontario reprennent aujourd'hui.LA SOLUTION! Le concessionnaire G.M.du centre-ville VOUS OFFRE CETTE SEMAINE UN CHOIX DE CHEVROLET et 0LDSM0BILE EN INVENTAIRE ET EN COMMANDE Garantie de 3 ans \u2014 60,000 km gratuite sur nos Chevette, Citation et Omega Choix complet de modèles et couleurs Tous ces véhicules vous sont présentés à I\"intérieur pour votre confort total Venez faire votre choix, nous saurons vous satisfaire.UN PERSONNEL ACCUEILLANT VOUS Y ATTEND! Chevrolet Oldsmobile inc METRO laurier 5363 St-Denis Montréal 279-6301 » » Information sur le budget fédéral Le ministre des Finances du Canada a déposé son nouveau budget le 15 février dernier.Pour en savoir davantage sur ce budget et la façon dont il touche les contribuables en général, les femmes, les propriétaires de résidences, la petite entreprise, les agriculteurs et ceux qui contribuent â des plans de pension ou qui sont pensionnés, composez, sans frais, le 1-800-267-9380 de 8h à 20h, du lundi au vendredi.Finances Canada Marc Lalonde Ministre Finance Canada Marc Lalonde Minister » ?\u2022 ?\u2022 \u2022 » ?\u2022 \u2022 CanadSJ 4 lap A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MARS 1984 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint r>¥ ri CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC editocialate en chef Le chef que les libéraux choisiront Quand viendra l'heure de choisir le successeur de Pierre Trudeau, en juin, à Ottawa, les délégués du Parti libéral ne manqueront pas de raisons valables pour appuyer un candidat anglophone de préférence à un aspirant de langue française.Ces raisons, toutefois, seront convaincantes pourvu qu'elles se fondent sur des considérations politiques et stratégiques.Car le pays n'aurait guère progressé sous le règne du chef démissionnaire si la seule tradition de l'alternance \u2014 en usage depuis sir Wilfrid \u2014 suffisait aujourd'hui à imposer au Parti un chef qui ne lui convient pas.On sait que le Parti libéral, pour se conformer au principe de la dualité, observe depuis le début du siècle cette règle non écrite suivant laquelle Mackenzie King fut élu après Laurier, Louis Saint-Laurent après King, Lester Pearson après Saint-Laurent.Trudeau après Pearson.Mais, en 1984, les origines linguistiques des hommes et des femmes qui brigueront la direction du PLC ne sauraient constituer une raison péremptoire pour écarter une candidature Pourquoi en effet Monique Bégin, Marc Lalonde et Jean Chrétien seraient-ils condamnés à perdre la course en raison de leur langue maternelle?Le cas échéant, il faudrait les élire ou les battre pour d'autres motifs.La tradition séculaire de l'alternance ne résiste plus à la conception du Canada défendue par M.Trudeau et selon laquelle le leader du Parti, appelé à former le gouvernement, doit nécessairement assumer les deux dimensions de la dualité, donc maîtriser les deux langues, comprendre et interpréter les aspirations des communautés qui forment le pays.Dans cette perspective, les origines linguistiques, ethniques, régionales et culturelles importent peu.Seules comptent les orientations idéologiques et les qualités de gestionnaires politiques des aspirants en présence.Mais cette perspective est abstraite et ne résiste pas à I expériene de la vie réelle.Il faut en effet se rendre à I évidence.Dans la pratique, le leader d'une formation politique, fût-il impeccablement bilingue et sensible à toutes les cultures, sera toujours perçu comme francophone ou anglophone, représentant de l'Est ou de l'Ouest, Québécois ou Ontrien.Ainsi, depuis plusieurs années, le PLC est considéré comme une formation exerçant le pouvoir sans mandat réel de la moitié du pays, dirigé par un Québécois qui s efforce d'imposer le français à tous ceux qui ne le parlent pas et qui veut de surcroît soumettre le peuple au Pouvoir politique français qu'il a édifié dans la capitale fédérale.Or, ces perceptions populaires, surtout quand elles durent et s'amplifient, comme on le voit au Canada depuis quelques années, ont une importance au moins égale aux idées réelles, aux événements véritables et aux hommes politiques qui les inspirent.Aucun parti politique ne peut en faire abstraction.Ce qui veut dire que les libéraux, s'ils ont décidé de se montrer lucides et de rester fidèles aux idéaux de justice sociale et de liberté individuelle, se doivent d élire un chef \u2014 homme ou femme \u2014 qui saura par ses actions, son discours et son comportement, entreprendre la conquête électorale de I Ouest, consolider ses bases menacées en Ontario, offrir un «new deal» aux Maritimes et établir de nouveaux rapports avec le Québec.Pour atteindre ces objectifs, le Parti libéral doit nécessairement lever les lourdes hypothèques du French Power, indis-sociablement liées à l'image et à la réputation du chef démissionnaire, francophile, esprit cartésien, porté sur les raffinements de l'Europe, épris de constitution, méfiant envers la Maison-Blanche, indifférent aux questions économiques.En clair, cela signifie que le Parti libéral, s il veut rester canadien, doit prendre ses distances envers le Québec et se donner un chef dont le nom et les idées s'énoncent mieux dans lautre langue.C est un choix politique dicté par le réalisme et qui aura I immense avantage de libérer le Québec d une longue tutelle.Michel ROY Voiture japonaise canado-américaine Ayant traversé la pire crise de son histoire, lindustrie automobile américaine récoltera des bénéfices records cette année.Ce résultat est surtout le fruit d'un vaste effort de réorganisation et de rationalisation qui n'est pas terminé.Les compagnies continuent à s'adapter aux exigences du marché; mais révolution qui se dessine pourrait faire du Canada le parent pauvre de l'industrie.Le Canada a connu un excédent très fort dans son commerce automobile avec les États-Unis l'année dernière, surtout grâce à un regain de faveur pour les grandes voitures.Les grandes compagnies ne se laissent, toutefois, pas leurrer par ce retour en arrière un peu nostalgique: elles continuent à mettre tous leurs efforts dans le développement de voitures économiques qui consomment peu d'essence.Avant la crise du pétrole, le marché nord-américain était dominé par les trois grands, qui avaient, par ailleurs, des filiales européennes.Les intérêts du Canada étaient assurés par le Pacte de lautomobile qui lui garantissait sa part du marché nord-américain.La crise du pétrole a changé cette structure.Les voitures européennes et japonaises se sont révélées très concurrentielles grâce à leur économie d énergie.Dans le cas des voitures japonaises, l'avantage était encore rehaussé par des procédés de fabrication qui en abaissaient les coûts.Une des premières réactions à cette nouvelle concurrence a été d essayer d'exclure le plus possible les voitures japonaises des marchés américain et canadien.La seconde réaction a été de s associer avec les fabricants japonais afin d adopter et d'adapter leur technologie.C'est ainsi que General Motors et Toyota ont l'intention de fabriquer ensemble des voitures pour le marché américain en Californie et que Chrysler importe des voitures Mitsubishi pour la vente aux États-Unis General Motors s est aussi associé a Daewoo pour la production de voitures en Corée pour le marché américain De son côté, Chrysler étudie la possibilité d importer des voitures Hyundai de Corée.L industrie n est pas uniquement tournée vers l'Extrême-Orient Plusieurs fabricants américains ont également des accords avec des partenaires européens.On ne peut être que frappé par le fait que le Canada semble rester en marge de cette évolution.Cela se remarque moins maintenant que les bénéfices sont élevés et qu il y a un fort excédent commercial avec les États-Unis Mais une fois que ces années fastes seront passées, on pourrait se retrouver avec une industrie canadienne qui n'a pas beaucoup évolué alors que les usines américaines se seront en grande partie mises au diapason japonais.Malgré le Pacte de l'automobile, le Canada ne peut pas se permettre d attendre passivement que les grandes compagnies décident d introduire de nouvelles technologies au Canada M Ed Lumley.ministre fédéral de l'Industrie, espère que I industrie automobile japonaise investira $200 millions au Canada.Ce serait un bon début, surtout s'il permettait à Ottawa de mettre fin au contingentement des importations de voitures japonaises.Il faut, cependant, veiller à ce que le Canada bénéficie de la technologie japonaise.Cela permettrait à l'industrie canadienne de soutenir la concurrence d une industrie américaine rajfume , ?Frédéric WJtOtHÉM (Tous droits réservés) Marc Laurendeau Trudeau a bien su capter (Collaf>«>rati(.n spéciale) les signaux du changement Arrivé de Floride, le chef conservateur, M.Brian Mulro-ney disait croire que la démission de M.Pierre Trudeau l'aiderait à conquérir le pouvoir, puisque, précisait-il.le* libéraux n'ont personne de la trempe de M.Trudeau pour le remplacer.Cette déclaration doit être accueillie avec un grain de scepticisme.Même le très loyal Marc Lalonde, ministre des Finances, convenait que le départ de son vieil ami aiderait le Parti libéral du Canada à élargir sa base à travers le pays.Au cours de sa longue promenade sous la neige le 28 février en fin de soirée, M.Trudeau a bien capté les signaux que lui envoyaient les sondages, l'opinion publique à travers les médias et surtout sa propre formation politique.Non seulement le rapport du comité de réforme du PLC dé-c rivait-il le parti comme une coquille vide aux mains de l'entourage du premier ministre, mais la deputation commençait à grouiller.Les aspirants au leadership ressentaient des fourmis dans les jambes.Pierre Trudeau aura été assez lucide, malgré sa vigueur physique et son goût du défi, pour ne pas répéter les erreurs de John Diefenbaker qui s'était cramponné lamentablement au pouvoir.Toute la société canadienne aspire au changement.Désormais, Brian Mulroney ne sera plus seul à tabler sur ce désir, puisque le parti adverse entame un renouveau.Le congrès de leadership se tiendra à quelques mois de l'élection et placera le PLC au centre de l'attention publique.Presque infailliblement, les partis qui traversent un congrès de direction connaissent une remontée soudaine de leur popularité dans les sondages.M.Mulroney se souvient sûrement de l'effervescence causéi» par sa propre élection.D'ailleurs, MM.Trudeau et Clark avaient successivement conquis le pouvoir sur la lancée du congrès de leadership de leur formation.La logique surprenante de M.Mulroney ne s'applique en fait qu'au Québec.Dans cette province, les électeurs seront fortement tentés d'appuyer le chaleureux homme politique de Baie-Co-meau plutôt qu'un représentant des régions plus anglophones du pays.Si M.Mulroney joue bien ses cartes.Comme après le règne d'un monarque de longévité exaspérante, les Canadiens entrent dans une ère d'espoir.Ils souhaitent un premier ministre dont l'intérêt pour les questions économiques soit plus constant.Car la crise pétrolière et la récession avaient suscité de la part de M.Trudeau moins d'engagement et de passion que les stratégies const i tutionnelles.Malgré les pro- grès réels effectués par les francophones (Loi des langues officielles de 1969, accès à des portefeuilles importants), la conception de M.Trudeau n'a d'ailleurs réussi au Manitoba qu'à raviver le fanatisme et l'intolérance.Mais l'heure n'est sans doute pas au réaménagement des pouvoirs politiques entre les collectivités.Il faudra d'innombrables tours d'horloge avant qu'on y revienne.Pour l'instant, les dirigeants des grandes entreprises s'ima^i nent déjà au pouvoir devant la probabilité d'un gouvernement dirigé par MM.Brian Mulroney ou John Turner.Les deux ont oeuvré dans d'importants cabinets d'avocats entretenant des liens étroits avec les compagnies de grande envergure.Les préoccupations du gouvernement fédéral sont appelées à changer.On ne verra plus guère un premier ministre aller philosopher à la télévision en s'interrogeant sur l'opportunité de l'économie de marché.Les critiques les plus sévères He John Turner lui repro-v nent de manquer de substance et d'avoir évite, pendant huit ans, de se prononcer sur les grands problèmes politiques du moment.Ils soulignent qu'il a brusquement quitté son poste au cabinet en 1975 sans fournir d'explications.Indéniablement, John Turner cultive avec insistance le mystère autour de lui et prend ouverte- ment moins de positions fonda mentales que M.Mulroney n'en adoptait en public alors qu'il était dans l'entreprise.C'est d'ailleurs avec un art consommé que «Old Blue Eyes» (comme la presse anglophone appelle M.Turner) transforme le mystère autour de sa personne en une sorte d'attrait.Mais, pour ne pas être injuste, il faut reconnaître que M.Turner fut un ministre compétent, notamment aux Finances où il a présenté plusieurs mesures fiscales innovatrices.La candidature de Jean Chrétien offrirait des avantages opposés.«Le petit gars de Shawinigan» est perçu comme un populiste au langage direct.II a réussi à traverser divers ministères en demeurant un homme de gros bon sens, un bagarreur au discours accessi ble.On raffole de lui dans l'Ouest du pays mais, suprême paradoxe, la deputation québécoise à Ottawa semble réticente à se mettre en bloc derrière lui.Mme Monique Bégin réfléchit à sa propre candidature.D'autres coureurs comme MM.Mark MacGuigan, John Roberts se profilent à l'horizon.Le principe de l'alternance, dans ce contexte, n'apparaît plus comme une banale tradition: le Canada anglais semble croire que c'est à son tour d'avoir un premier ministre auquel il peut s'identifier.t- Jl \u2022 ê .\u2022 I j \u2022 1 \u2022 i \u2022 * | t .i.t I Id REVUE DE PRESSE Autour d'une démission Voici que/que- extraits d'édi inriaux parus à la suite de l'annonce de la dvmission de M.Pierre Elliott Trudeau de sen poste de Premier ministre du Canada.The Toronto Globe and Mail Que devrons-nous dire à nos enfants au sujet de Pierre Trudeau?Qu'il a été le politicien le plus spectaculaire, le plus magnétique de sa génération, un type qui faisait l'envie des étrangers quand ils contemplaient leurs propres leaders grisonnants et stoiques.Qu'il a capturé l'imagination d'un pays qui entreprenait son deuxième siècle et qui lui a fait faire des rêves de justice et de compassion?Qu'il nous a obligés à regarder la vérité historique en face en forçant les Canadiens anglais à accepter comme irrévocable le bilinguisme et en faisant sortir ses compatriotes québécois de leur refuge pour les faire participer aux batailles et aux victoires du pays s'étendant au-delà (des frontières québécoises)?Ou bien allons-nous, au cours des années à venir, se souvenir davantage du côté négatif de l'ère Trudeau: la dérive économique, le dédain dont il a fait preuve envers le Parlement, la saleté du patronage politique, son arrogance personnelle?Quand aurons-nous encore l'occasion d'entendre un chef politique nous envoyer au diable \u2014 dans les deux langues officielles à part cela \u2014 et inviter les électeurs mécontents à se servir de leur majeur comme d'un pivot (allusion à Trudeau qui brandit un doigt d'honneur à l'endroit d'un groupe de contestataires de l'Ouest) Seulement un homme politique extraordinaire pouvait se permettre d'agir de la sorte; seulement un politicien extrêmement doué et extrêmement chanceux pouvait également s'en tirer.Pierre Trudeau a dominé nos vies pendant 16 ans.Pour l'oublier, il faudra un certain lemps.The Montreal Gazette Il devient plutôt difficile d'imaginer le Canada avant l'accession de M.Trudeau aux fonctions de Premier ministre, il y a 16 ans.Durant cette époque, et grâce à la volonté de cet homme extraordinaire et brillant, le pays s'est transformé d'une façon incommensurable.L'histoire mettra en relief deux initiatives d'envergure.Avec sa Loi sur les langues officielles et les politiques qui en découlent, M.Trudeau a montré aux Canadiens français que leur langue est l'une des deux langues officielles et que le gouvernement du Canada est un gouvernement qui leur est accessible à tous les niveaux.Puis, en rapatriant ia Constitution et en y insérant une nouvelle Charte des droits de la personne, il a assuré au pays son indépendance définitive, procurant à ses citoyens une meilleure arme \u2014 bien qu'imparfaite \u2014 pour protéger à la fois leurs droits et pour hâter les changements qui s'imposeront dans l'avenfr.The Vancouver Province Il était ou bien un désastre ou bien un génie.Personne n'est encore certain lequel il fut véritablement.L'héritage laissé par Pierre .Elliott Trudeau est qu'il a empêché le pays de partir à la dérive à défaut de l'avoir unifié.Quand .on lit cela rapidement, cela peut sembler comme une réalisation bien modeste.Mais compte tenu des stress de la confédération et de la nature unique de l'homme, il s'agit là de quelque chose dont nous devons lui être reconnaissant (.).L'aliénation de l'Ouest consti tuera probablement son legs le .plus dommageable.Il semblait se soucier peu des problèmes de l'Ouest.Il a trahi les espoirs qu'il avait suscités au début de .sa carrière de créer une société vraiment homogène qu'il avait lui-même souhaitée.Il a dirigé un Parti libéral qui comptait de plus en plus sur des gains électoraux réalisés au Québec et en Ontario.(Traduction La Prêta* Canadienne f1 Mi LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MARS 1984 TRIBUNE LIBRE A 7 I On exagère la gravité du mal La lettre de deux représentantes du Regroupement féministe contre la pornographie, le 6 février 1984.m;'a poussé à écrire les lignes qui suivent.texte des dames Beaugrand et Peterson fait état d'épidémie de pornographie sur nos rues et dans les kiosques à journaux de Montréal.Le terme m'apparait nettement exagéré et en supposant qu'il y a eu progression des ventes de ce matériel, il faut en déduire que cette marchandise répond à un besoin pour certaines catégories de citoyens ou citoyennes.Je ne me propose pas de me fai-ri l'apôtre de ce genre de publications mais je considère qu'il nous faut nous interroger sur l'existence du phénomène et la manière de là civiliser.Des décisions politiques, sous prétexte de protéger la population, pourraient nous ramener vingt ou trente ans en arrière.Et pourtant, la pornographie existait clandestinement à cette époque-là aussi Je comprends mal le discours des féministes lorsqu'elles invo- quent l'argument que la liberté d'expression cesse d'être légitime «quand elle sert à piétiner les droits d'autres individus ou groupes».À mon avis, les consommateurs de pornographie sont beaucoup plus préoccupés de satisfaire leur instinct sexuel que d'écraser les personnes qui consentent à livrer leur corps à ce commerce.D'ailleurs faudrait-il que des hommes «masculinistes» poussent des hauts cris parce que maintenant on voit de plus en plus d'hommes poser nus, danser sans vêtement et même se prostituer?J'aimerais beaucoup connaître les prétendues études qui établissent un lien entre porno et violence.Ceux qui les ont effectuées avaient-ils des idées préconçues sur le sujet?Ont-ils fait dire ce qu'ils voulaient à leurs statistiques?Les questions étaient-elles tendancieuses?L'allusion des deux «auteures» à la publicité qui sait de mieux en mieux utiliser le pouvoir de l'image pour influencer goûts, perceptions et habitudes ne me prouve pas qu'il existe un lien entre la pornographie et la violence.Et pour moi la preuve n'est pas faite que ceux qui battent les femmes sont forcément des consommateurs de pornographie, mais ils me paraissent certainement des individus qui ont des problèmes sérieux de personnalité et la société doit assurer aux victimes de violence les moyens de se sortir de leur misérable condition, tout en exerçant un contrôle sur de tels citoyens mâles.L'instinct sexuel n'est pas une invention du vingtième siècle et il faut reconnaître qu'il est une des composantes de la vie sociale; n'en déplaise aux féministes! Nous n'avons pas à nous surpren dre que des individus hommes ou femmes tirent un profit mercantile des avantages d'un physique agréable.Et si ce commerce permet à d'autres personnes de trouver des jouissances compensatoires ou des excitations pour parvenir à satisfaire un ou une partenaire qui n'a plus tout à fait les charmes du début de leur relation.alors pourquoi pas?Enfin, l'analogie entre le racisme et la pornographie me parait inappropriée car dans le premier cas, il touche la totalité des membres d'un groupe racial tandis que la porno ne victimise que les per sonnes qui veulent bien se pen » voir comme victimes.Quant à moi, je verrais d'un oeil favorable l'Interdiction aux marchands de pornographie d'exposer ou d'offrir en vente tout matériel impliquant des scènes de violence physique, le tout assorti d'amendes suffisamment élevées pour constituer une dissuasion efficace.Puisque la porno est là pour rester, civilisons-la.Nous vivons dans une société pluraliste, il faut donc reconnaître aux autres le droit de satisfaire leurs besoins en autant que cette satisfaction ne soit pas un ferment de violence mais vise plutôt une plus grande harmonie entre les Individus.Serge MAYER criminologue Montréal Requête soumise à Yvon Charbonneau M Yvon Charbonneau, président Centrale de l'Enseignement du Quebec Monsieur le Président.Après avoir pris connaissance de tout le travail entrepris par la Centrale pour la cause des enseignants sécularisés après juillet 1965.notre Comité de Montréal se réjouit de vos initiatives et desire VOUS en exprimer toute sa gratitude.'Avec un appui important, sincère, cohérent et efficace, nous croyons que notre cause sera entendue, que nos droits seront reconnus, que nous connaîtrons une retraite plus sécuritaire et que tous nos jeunes collègues trouve ront une place assurée au sein de l'équipe enseignante du Québec, améliorant, par le fait même, le sort des sans-emplois, ou des «mis en disponibilité».,En comité, nous avons fait la nomenclature des différentes actions que notre Centrale syndicale a déjà amorcées, soit: \u2014 Lettres envoyées par M.R.Johnston commentant le document du ministre Yves Bérubc sur les revendications des ex-religieux, «.des demandes que le gouvernement ne peut satisfaire ».\u2014[ Production par Rémi Morisset-t te de deux documents dont un sur l'évolution, depuis 1940, du droit SU rachat pour les ex-reli gieux, et l'autre sur une simulation de l'application des dispositions des lois concernant le droit au rachat des ex-religieux de services non cotisés alors qu'ils étaient en religion.- Rencontre du Comité CEQ \u2014 Groupe Dolbec pour préparer une rencontre avec la CARRA et le Conseil du Trésor, qui s'est effectuée le 2(> octobre» 83.- Demande d'avis légal chez Grondin, LeBel et associés sur l'interprétation de la Charte québécoise et canadienne des droits de la personne sous l'angle de la discrimination que nous subissons par rapport à ceux Sécularisés avant le 1er juillet 65.- Mandat d'assitanco technique donné par la CEQ à la firme d'actuaires Blondeau et Cie pour faire une étude approfondie du dossier au plan des coûts et bénéfices, et examiner des hypotheses de règlement de» notre dnsMi-r.- Dossier en elaboration sur la problématique et un historique du cheminement du dossier pour fin de présentation au niveau du la CECS.C'est avec espoir et confiance Des fleurs à l'éditeur Il fait bon entendre un homme comme Roger Landry dire des bons mots au sujet de la Loi 101.tout particulièrement à un auditoire de langue anglaise, parce que M.Landry jouit de la confiance dès anglophones québécois.M.Landry, autrefois d'Expo 67, autrefois des Expos de Montréal, e$t aujourd'hui éditeur de LA PRESSE.Hier, devant le Bureau de commerce de Montréal («Board of Tf-ade») il a dit qu'en dépit de ses irritants, irritants dont il pense qu'ils disparaîtront avec le retour au pouvoir des libéraux, la Loi 101 comporte de bons aspects.Et cela est vrai, a-t il ajouté, en dépit de ce que font valoir certains anglophones de droite au sujet de l'égalisé des langues au Québec.La vérité, que ça plaise ou non, c'est qu'une égalité des langues au Quebec n'aurait rien d'égal.Le français est une langue d'à peine deux pour cent des habitants de l'Amérique du Nord.Si ce deux pour cent doit être confronté à la langue d'à peu près tout le reste de la population, le français évidemment serait appelé à en souffrir.Pas à en mourir, comprenez-moi bien, mais à en souffrir.L'anglais souffre présentement au Québec, mais comme Paul Paré (président du conseil d'Imasco) le faisait remarquer plus tôt cette semaine, il existe une nouvelle »___ classe de francophones qui ne craint point la disparition de sa langue et qui n'a pas peur de se servir de l'anglais.Quand on peut rencontrer de ces personnes, qui s'intéressent à la fois aux affaires et à la protection des droits individuels, en même temps que le nouveau type de Québécois anglophone qui respecte et parle le français, et qui considère que le fait de parler les deux langues constitue un grand avantage pour ceux d'entre nous qui vivent déjà ici et pour ceux des générations futures, on se dit que Montréal ne pourra que grandir en fierté et connaître des succès sans precé dent.Comme je lai dit.le fait que ces propos aient été tenus par Roger Landry leur confère un caractère réaliste.Si ça avait été un ministre péquiste qui étaient venu prétendre devant le Board of Trade que la Loi 101 avait eu de bons effets, le message serait tombé dans des oreilles de sourds.Mais venant de M.Landry, présente de façon rationnelle et avec cette admission qu'il faudra corriger les excès de la loi, ça devenait un message d'espoir, d'encouragement et de bon sens Gord SINCLAIR (Gordon Sinclair est éditorialiste à la radio anglophone montréalaise CJAD.Cet éditorial a été lu le 16 février 19H4.) Pas de solution à apporter é Je suis le genre de personne qui uvite le plus possible de se poser des questions car je crois que plus on s'en pose, plus on se perd.Mais Comment ne pas s'en poser face à ?emprisonnement d'une femme qui en plus de subir le viol, se voit punir parce qu'elle ne veut pas témoigner contre son agresseur?J'ai beau regarder et analyser la Situation dans tous les sens, je ne trouve rien de positif dans la solution d'emprisonnement.Tout ce que je peux dire c'est ce que je res sens intérieurement et c'est qu'il > a quelque chose de pas correct dans le fait de punir une victime.Malheureusement, je n'ai pas de solution à apporter.(.) Michéle BRUSON Montréal la press ÎOO «fit» «ENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE e*t publié* par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 S«ul« la Press* Canadien r* est autorisée a diffuser let information» de « LA PRESSE \u2022 et celles des services de lo Presse Associée et de Reuter Tous droit» ae reproduction des information» particulières a LA PRESSE sont également réservés «Courrier de la deuxième cla»se \u2014 Enregistrement numéro 1400 \u2022 Por* de retour goronti ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 1 In RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes ormonce» Annonce» clossee» 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commande» Pour cKoroer é» bel* ve»M*t 1*30 GRANDESANNONCES Detotllonti Notionol, Teie-Ptesie Vocation, voyou i C orner 11 et 285-7111 285-7205 285-7202 285-7306 285-726 S s 285-7320 que nous suivons attentivement le cheminement de nos démarches.Nous savons qu'il > a encore beaucoup a faire au niveau (!«\u2022 la sensi bilisatfon auprès de tous les s\\ndi cats affilies Nous comprenons aussi qu'il faut beaucoup (le tact, do diplomatie, d'énergie pour faire triompher une cause qui ne semble pas susciter beaucoup d'intérêt.On oublie si vite les services qui nous sont rendus, c \"est humain' Pourtant, nous vendons croire que notre Centrale syndicale fait et fera preuve qu'elle conserve la «mémoire du coeur» et qu'elle saura faire apprécier tangible ment les nombreuses années que nous, ex-religieux, avons con sacrées au service de la jeunesse québécoise, oui.nous nous «accro chons» à vous pour obtenir justi« e afin de pouvoir nous retirer bono rablement et céder notre place a nos jeunes collègues Veuillez croire.Monsieur Char bonnéau, à nos sentiments respei tueux et reconnaissants vous souhaitant tout le SUCCèS que vous êtes capable d'obtenir dans cette cause imminente», en vue du triomphe de la justice i Denise GUEVREMONT membre du Comité pro \\ /ne ia/ peur la defense des droits d«s enseignants sécularisés après juillet 1995 Un cliché à la mode Il est devant la fenêtre.Il voit la nei^e tomber Se retournant vers sa femme, il lui dit: -.le- pense, chérie, qu'il neige.» Klle a le thermomètre sous les yeux.Klle constate» qu'il marque -21° C.Klle S'adresse a son mari et lui dit: «.le pense', Gustave, qu'il fait vin^t et un de^ré sous zéro.» Une interview L'artiste invitée est la, devant nous, face à Tinter viewer.Tout le monde connait cet te artiste, l'interviewer mieux que quiconque.\u2014 Je pense, mademoiselle, que vous êtes Une Telle.Kt c'est à la Place des Arts, je pense, que vous donne/ votre spectacle.\u2014 Exact, monsieur, j'ai commencé, je pductivite et de dév v loppement de l'Algérie.Cette ini tlative fut couronnée de succès et servit de prélude à la création aux HEC du Centre d'études en administration internationale.Depuis longtemps associé au domaine du marketing.M.Lefrancois a ton jours su appliquer la rigueur de» sa formation d'ingénieur à ses multi pies activités d'enseignement, de recherche et de rayonnement.Son décès, survenu le 21 février der nier, a plongé l'Ecole des hautes études commerciales dans le deuil et sera durement ressenti par tous ceux qui ont eu l'occasion de tra vailler avec lui.Gunnar K.SLETMO et les profe»sseurs du service de renseignement du marketing.Ecole des hautes études commerciales Foglia a raison Monsieur Pierre Koulia Trop c'est trop, vous avez rai son, je suis certain que Gaétan Boucher doit en être le premier gêné.Les rédacteurs sportifs savent-ils combien un athlète de niveau international a besoin de se retrouver seul afin de récupérer pour s'entraîner es forces et ses faiblesses.Pour ma part, je lui souhaite de prouver au monde entier, que le meilleur c'est encore lui.Bonne chance Gaétan Marcel ROY ex-entraîneur Montréal-Nord Éducation: le système a du bon De l'intérieur de cette drôle de société que certains disent québécoise et que d'autres disent dépressive, il est peut-être temps qu'une voix tente de s'élever pour exprimer son désaccord d'avec les affirmations, conclusions et atermoiements qui crient haro sur le système d'éducation que ce petit peuple a péniblement reconstruit à la sueur de son front et à la lueur de son génie, depuis plus de quinze ans.Cette voix c'est la mienne, aussi faible soit-elle: celle d'un père de deux enfants, plus préoccupé de leurs destins individuels que du sien propre.(.).Il est toujours difficile de prononcer un jugement de valeur sur quoi que ce soit et, encore plus, lorsqu'il porte sur une structure aussi complexe qu'un système d'éducation.En ce domaine, chacun a ses critères l'un décrétera la faillite du système à partir de l'abondance des échecs académiques dans une ou plusieurs disciplines; l'autre abattra le système via la grandeur souvent paradoxale des polyvalentes; un autre encore verra un signe certain de la fin des temps dans les «teach oui» cycliques des enseignants ou dans les manifestations impulsives, spontanées ou organisées des étudiants; un autre enfin se sentira écrasé par des erreurs administratives, parfois spectaculaires, qui lui sont souvent dévoilées hers contexte par les médias d'information.Et chacun de s'installer confortablement dans sa vision apocalyptique, convaincu sans doute d'avoir a»v porté uiw contribution positive «* l'évolution de la chose education nolle (.).11 m'apparait à moi, et, je pense, à bien d'autres, que ce qui a gouverne la refonte», la restructuration ou la reconstruction du système d'éducation, c'est le désir collectif que le nouveau système d'éducation des années tîo permette progressivement a chaque citoyen d'avoir accès a la parole, avec tout ce que cela impliquait de réformes pédagogiques, didactiques, curri culaires, administratives et architecturales Pour ce faire, il fallait bien que» ceux là mêmes qui en assureraient la réalisation, formés qu'ils avaient été à l'école du si lence, soient d'abord reformés à l'école de la parole Je laisse aux historiens le soin d'étayer de fait cette affirmation mais je pense qu'elle aura un sens pour quiconque a écouté les battements de coeur de notre système d'éducation depuis vingt ans.Quant à moi, je me contenterai de filtrer mon jugement de valeur à travers cette grille d'observation.À titre de psychothérapeute et de professeur, je tends l'oreille à ce qu'ont à dire les enseignants du Québec; à titre de responsable de stages, je peux parcourir des yeux et me mettre à l'écoute de la réalité éducationnelle telle qu'elle s'incarne dans les relations scolaires de Chicoulimi â l'ointe Bleue, de La Minerve à Grand-Remous, de Ma niwaki à Buckingham, de Mont real à Thurso, de L'Annonciation à L'Ascension en passant La Ma-caza et ou encore?Et ce que 1e conclus suite à mes observations, c'est que le discours de cette société culturelle qui est la nôtre, avec toutes les contradictions apparentes liées a son recent pluralisme, est.peut-être plus que jamais dans notre histoire, accessible à la génération montante; que le système d'éducation favorise la libération de la parole et, partant, la libération de l'individu.Beaucoup d'éléments techniques restent à repenser ou À raffiner.Mais le cadre administrativo-juri-dique de notre système d'éducation permet à tous les niveaux l'établissement d'une relation maitre-elève dont la dimension politique est de plus en plus soumise à la parole de l'un et de l'autre plutôt qu'à la coercition physique ou à l'utilisation de la menace et du chantage.C'est la liberté d'expression et la libération de la parole que nous avons choisis comme pivots du processus de formation de nos enfants et de nous-mêmes.Dans la mesure où nous pourrons préserver et raffiner ce délicat équilibre relationnel, en ce qui me concerne je serai d'avis que le système d'éducation québécois est fonda mentalement sain.Yves LABERGE, Ph D.U.Q.A.M \u2022 Rnorite ett accord** *ou* cette rubrique ou* lettre* d'intérêt génerol ta rapportant à de* ortklot parut dan* LA PffSSf to conation est de \u2022 Le* correspondant* doivent interim U*$blement hurt nom, adret se et numéro de telephone \u2022 LA PHESSB no t'engage pa% a publier toute* le* lettre* reçues, ni à retourner lot lettre*, monutent* ou outre* document* non publie* \u2022 L'auteur a**ume I en h ere responsabilité de mi opinion*.\u2022 Tout on roêpottont h pontée de Vautour, LA PRISSE *o rotorve le droit d'abréger le* lettre* selon l'espace dltpanfbh \u2022 Si potuble eenre a la mtxhme a double interligne \u2022 Prière d'adrottor vot lettre* comme tuit mTnbune libre», LA P3ISSÉ CF.4200.tvec fisc* d'Armes Montréal M Y 3M1 _lu- 394, Laurier ouest, Montreal 273-2484 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MARS 1984 Un employé d'un dépanneur est tué en Ontario M1SS1SSAK;A \u2014 (PC) \u2014 Les policiers enquêtent actuellement sur le meurtre d'un employé dans un dépanneur, dont le corps a été trouve par un client tôt samedi matin à Mississtuga, en banlieue de Toronto L'identité du jeune homme de 19 ans n'a pas été divulguée Selon un porte parole de la police, le ou les tueurs sont demeurés au moins 10 ou 15 minutes sur la scène du crime et ont pillé le magasin.La victime n'en était semble-t il qu'à sa deuxième nuit sur le quart de fin de soirée.Une autopsie doit être effectuée.La fuite est colmatée sur la plate-forme Vinland Avez-vous l'impression d'être prisonnier de votre hypothèque?Avec la nouvelle hypothèque 40+10 vous aurez votre mot à dire.Mi » S^Ék Vous souhaite/ une plus grande liberté d'action?Vous êtes ^^^2 servi.avec la nouvelle hypothèque \"10 + 10*' que la HHH Banque de Montreal est la premiere à offrir.L'hypothèque «10 + 10° vous donne la possibilité de rembourser plus rapidement.Offerte par la Société hypothécaire Banque de Montréal, vous pouvez vous en prévaloir dans toutes nos succursales.La voici plus en détail : Le premier «10» L'hxpothèque \"10 + 10\" de la Banque de Montréal vous permet, une fois Fan, de façon non cumulative, à n importe quel moment de Tannée, d'augmenter vos versements mensuels de 10%.Ces! l'occa- >n de faire travailler en votre faveur et sans pénalité d'intérêts, vos suppléments d argent.Une fois Tan, à n'importe quel moment vous pouvez tout aussi facilement ramener vos versements mensuels à la somme et à la période d'amortissement convenues originalement.Il n'en coûte que $25 de frais d administration chaque fois que vous décidez d'augmenter ou de diminuer vos versements.Le second «10» Vous pouvez aussi choisir d'effectuer, une fois l'an, de façon non cumulative, à n'importe quel moment de l'année et sans pénalité d'intérêts, un paiement anticipé jusqua 10% du capital initial emprunté.Le plus tôt vous remboursez le capital, le plus tôt vous dites adieu à votre hypothèque! 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1 \u2022a LE journal,c'est LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MARS 1984 A 9 II La direction de St-Charles-Borromée est prise à partie ¦ des\\drS H JHHHE^Tl teT\\poéur mirux dirfe après N1 Sc-nécal admet que ces sent généralement leur travail de il, -ils passent le rest,, d pour malades e»»e 731-6471 MONTREAL 2615 nt, rue Ontario 527-8364 CENTRE-VILLE, MONTREAL 11 ett.boni de Moitonntvvi M9 8031 9170 c»t, rve Sherbrook» 352-2662 LAVAL (CHOMEDEY) 1250.bowl labelle 688-3575 * ST-LAURENT 1340, Monte*r-de-lie»ve 334-9312 LAS ALLE 1870, ov.Dollard 363-063 3 DOLLAR D-DE S-OR MEA UX 4910, Chemin dei Source» 684-9532 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3614, bowl Saint-Jm 620-2341 SAINT-LEONARD 9255, bowl lo MERYL STREEP KURT RUSSE LI CHER f*PMCAU1| omcga2 PBTITB8^«a^ CELK l OKSQO UNE LOI NE PERMET PAS D ACCOMPLIR UNE TACHE II FAUTTIOUVEI m MME Ml LA TOM TU TtANSfilESSEl! StUtCK LM again.i,fi\" DORVAL: *frv 7.-00, 940 KENT: wn 7:15, 9:15 PALACE: 12:10, 2.-05.400, Ut 7:50, 9:45.14 ANS h PALACE 6 ST CATHf RINf O Kl NT 2 LOEWS 1 ST-CATHERlfff O 861 7437 Pfll LaCité 2 MC GAI D0RVAI 3 6100 !.Mf P6ROOftt o 466-9703 260
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