La presse, 6 mars 1984, B. Arts et spectacles
[" hi ET SPECTACLES î i LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 MARS 1984 H WILLIAM POWELL Le vieux gentleman est parti en douce Jerry Hall à la sortie de l'hôpital hier L'amie de Mick Jagger: accouchement naturel NEW YORK (UPI) \u2014 L'amie de Mick Jagger, des Rolling Stones, le mannequin Jerry Hall, a quitté hier l'hôpital de Lenox Hill, à New York, où elle avait donné naissance, vendredi, à un bébé de huit livres deux onces.Mlle Hall, qui est âgée de 27 ans, a déclaré qu'elle avait opté en faveur d'un accouchement naturel, une méthode qui n'a recours aux drogues qu'en cas de problème particulier.Un porte-parole de la maternité a souligné que l'accouchement naturel pouvait accroître l'attachement de l'enfant à sa mère, parce que cette dernière n'était pas terrassée par toutes sortes de médicaments : elle peut entendre les premiers vagissements de son bébé, le toucher et le prendre dans ses bras.La petite fille est le troisième enfant de Mick Jagger : il a eu de sa première femme, Bianca Perez Morena de Macias, une fille qui est aujourd'hui âgée de 12 ans, et a reconnu la paternité d'une autre fille, âgée aujourd'hui de neuf ans, qu'il a eue de la chanteuse Marsha Hunt.PALM SPRINGS, Calf.(AP) \u2014 L'acteur William Powell, qui a tourné plus de cent films au cours de sa longue carrière cinématographique, s'est éteint hier à l'âge vénérable de 91 ans.« Le vieux gentleman est parti en douce ».a commenté le Dr Irz-ving Hirshleifer, le médecin traitant du Desert Hospital où le nonagénaire avait été admis dimanche.Powell, qui avait surmonté une attaque du cancer des intestins, en 1938, s'était retiré à Palm Spings au milieu des année 50 avec sa femme des 44 dernières années, l'ex-aetrice Diana Lewis.Celle-ci était au chevet de son mari lorsqu'il a rendu l'âme à 5h45 hier matin.Powell, qui incarnait le suave détective Nick Charles dans le feuilleton The Thin Man.qui a débuté en 1934 et qui a duré 13 ans, avait tenu son dernier rôle à l'écran à l'âge de 62 ans.Bien que la comédie fut sa spécialité, Powell était très à l'aise dans les rôles tragiques et il était particulièrement convaincant comme dur-à-cuire.Toujours tiré à quatre épingles, sa courte moustache constituait en quelque sorte sa marque de commerce.C'est d'abord sur Broadway qu'il a fait ses premières armes, puis il a joué dans les films muets avant de s'imposer au cinéma parlant.11 était l'un des grands noms au palmarès de MGM durant l'âge d'or de Hollywood.Parmi ses principaux films, signalons The Great Ziegfrid, My Man Godfrey, Mr.Roberts, One Way Passage ainsi que Life With Father.Il devait être mis en candidature pour un Oscar pour ses rôles dans ces deux derniers films William Powell s'est marié trois fois.Il a d'abord épousé l'actrice Carole Lombard, puis il a eu comme seconde épouse Eil-len Wilson, qui lui a donné son fils William Jr, décédé en 1968, puis il a convolé une troisième fois avec Diana Lewis avec qui il vivait depuis 44 ans.Le célèbre acteur était fiancé à la blonde actrice Jean Harlow, la reine des stars de Hollywood des années 30, lorsqu'elle est décédée en 1937.William Powell est né à Pittsburg, Pennsylvanie, en 1893.Ses deux meilleurs copains à l'apogée de sa carrière étaient les acteurs Ricard Barthelness et Ronald Colman.Ils étaient connus comme les « trois mousquetaires d'Hollywood ».William Powell, vedette de «The Thin Man » » « Why Me ?» une histoire véridique ¦ DES MOINES (AP) \u2014 Le film « Why Me?», tourné pour la télévision et qui sera télévisé par le reseau ABC le 12 mars, relate l'histoire véridique d'un médecin de l'Iowa qui épousa la femme dont il avait sauvé la vie, puis rebâti le visage affreusement défiguré par un accident.L'histoire du couple, le Dr Jim Stallings et Leola Mae Harmon, débute à Anchorage, en Alaska, où la voiture de la jeune femme avait été emboutie par un chauffard, lui arrachant la moitié inférieure du visage.À l'époque, elle était infirmière à la base aérienne d'Elmendorf, où le Dr Stallings faisait partie du corps medical.Stallings sauva la vie de Mlle Harmon en pratiquant une trachéotomie qui lui permit de respirer.Plus tard, il entreprit de lui rebâtir le visage : il fallut près de sept ans et plus de 40 opérations, suivis de plusieurs années de « retouches ».Le couple se maria en 1971, mais divorça en 1976.Leola Harmon écrivit un livre relatant cette terrible expérience, \u2022 Why Me.God?-, qui fut publié en 1981.Le film, tourné à Los Angeles l'an dernier, a pour protagonistes Armand Assante et Giynnis O'Connor.Oeuvres inédites de Picasso à Montréal en 1985 Le ministre des Affaires culturelles, Clément Richard, vient de faire un cadeau fort apprécié au Musée des beaux-arts de Montréal : une exposition d'oeuvres inédites ou jamais exposées hors de France de Pablo Picasso.Ce ca- JOCELYNE LEPAGE___ deau, on le doit en grande partie à l'écrivain Martin Gray, ami du ministre et ami personnel de Jacqueline Picasso, la veuve du célèbre peintre.C'est grâce à l'intervention de M.Gray, en effet, si Mme Picasso a accepté de prêter au Musée de Montréal, et en exclusivité, une partie de sa collection personnelle.L'exposition se déroulera au MBA à la fin de l'été de 1985.soit en même temps que la Biennale internationale des arts de la rue.On pourra y voir une cinquantaine de toiles, des dessins, des sculptures, des céramiques et des gravures que le peintre gardait dans sa collection personnelle ou qu'il avait dédiés à sa femme.Si une partie des oeuvres a déjà été présentée en France, notamment à la Maison de la culture du Marais, il y a deux ans.un grand nombre n'ont jamais fait l'objet d'une exposition.Le projet est particulièrement intéressant puisque de l'avis des spécialistes, Picasso gardait pour lui des oeuvres importantes représentant les diverses étapes de sa longue vie de créateur.Signalons que Mme Picasso partit i pera à l'organisation de l'exposition et qu'elle sera à Montréal en mai prochain.Autre bonne nouvelle, en 1987.le Musée des beaux arts accueillera une exposition de Léonard de Vinci.C'est au cours d'une conférence de presse, hier, dont le sujet avait été gardé secret jusqu'à la dernière minute, que M.Clément Richard a annoncé la tenue de l'exposition Picasso, en compagnie du president du Conseil d'administration du Musée.M.Bernard Lamarre, de la députée Louise Harel et du sous-ministre Denis Arpin.Etaient également présents Alexander Gaudieri.le directeur du MBA, visiblement ravi, et Pierre Théber-ge, le conservateur en chef du Musée qui, avec Louise d'Argencourt, procédera au choix des oeuvres de Picasso qui seront présentées.L'exposition, qui durera quatre mois, coûtera environ $1300000 et on y attend entre 250000 et 500000 visiteurs, ce qui entraînera, selon M.Lamarre, des retombées économiques de six à douze millions de dollars dans la communauté montréalaise.Encore Bouguereau Selon M.Théberge.qui est rentré la semaine dernière d'un séjour à Paris, l'exposition Bouguereau organisée par le Mu see des beaux-arts de Montréal et qui se déroule actuellement au Petit Palais, a soulevé les passions des Français qui se sont divisés en deux camps, les pour et les contre, comme c'était d'ailleurs le cas du vivant de Bouguereau.et presque dans les mêmes termes véhéments.On souhaite d'ailleurs au MBA, où Bouguereau sera présenté cet été, que la population montréalaise ne prendra pas cette exposition Bouguereau pour un acte de foi envers la peinture pompier, et qu'elle en profitera pour connaître une époque et s'amuser, rien ne l'interdit.Pour sa part, le directeur du Musée d'art contemporain, André Ménard, qui assistait à la conférence, en a profité pour annoncer la tenue en mai, d'une exposition qui s'intitulera Via New York et qui nous donnera une idée des récentes tendances internationales en art contemporain vues de New York.Une exposition qui s'annonce intéressante.Vous êtes direct en affaires.New York vous appartient.Avec Air Canada.Jusqu'à 6 Prêt-à-partir par jour.Pour La Guardia, près de Manhattan.Lorsque vous réserverez, mentionnez le DRF-13008.NEW YORK \tDépart\tArrivée \t07h25\t08h33 sauf le samedi \tI1h35\t12h43 \t13h10\t14h 18 sauf le samedi et le dimanche \t15hlO\tI6h18 \t17h00\t18h08 sauf le samedi \t19h25\t20h33 sauf le samedi AIR CANADA Prenez votre Prêt-à-partir pour le succès Doienteur d un permis du Québec Prêt a partir est une marque de commerce d Air Canada. B 1 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 6 MARS 1984 « Non,C JAAS ne mettra pas la main sur Gilliot» Coluche sort des clowneries et donne la mesure de son talent Roland Saucier était furieux hier après-midi.M.Saucier est propriétaire de la station FM de Laval CFGL.Là où M.Jacques-Charles Gilliot est directeur des programmes.Au moment où M.Saucier a téléphoné à LA PRESSE, la station CJMS s'apprêtait à dérouler le tapis rouge pour recevoir son nouveau vice-président à la programmation.Jacques-Charles Gilliot.«M.Gilliot n ira pas à CJMS, affirme M.Saucier.J'ai lunché avec lui ce midi, nous avons eu une conversation de trois heures et M.Gilliot m'a affirmé qu'il resterait à CFGL pour les trois prochaines années Nous nous sommes serré la main.Et sa poignée de main vaut bien sa signature.Son nouveau contrat sera signé d'ici quelques jours.» Mais dans le monde de la radio montréalaise les ententes, même signées, sont parfois de courte durée.Il y a quelques semaines, le chroniqueur sportif Pierre Trudel, de CKAC, signait un contrat à CJMS.M.Trudel a depuis changé d'idée, n'a jamais mis les pieds à CJMS et est toujours à CKAC.Dans le joyeux monde de la radio montréalaise, les tensions entre les stations sont toujours grandes.Mais depuis que CJMS a entrepris de « raider » les autres stations, tentant de débaucher différentes vedettes, on peut dire que les couteaux volent bas.CJMS a un nouveau président depuis vendredi dernier, M.Jacques Duhamel.Même s'il n'est entré officiellement en fonctions qu'hier matin, M.Duhamel a passé un weekend très affairé.À faire des offres alléchantes à diverses personnalités du monde de la radio montréalaise.M.Duhamel est un maître du raid : il a remonté la cote de la station CJRP de Québec en débauchant notamment deux vedettes de la station CHRC, le morning man André Arthur et le chroniqueur sportif Marc Simoneau.Ayant écopé de la tâche herculéenne de redorer le blason de CJMS, M.Duhamel a pensé à juste titre qu'il lui fallait un homme d'expérience à la direction des programmes.Le nom de Jacques-Charles Gilliot est aussitôt monté à la surface.M.Gilliot est un ancien directeur des programmes à CJMS, qui a été remercié de ses services par le président d'alors, M.Alain Gourd, après la débâcle de l'aventure elitiste de CJMS avec Lise Payette, Pierre Olivier et cio M.Gilliot avait toujours été contre « la manie des grandeurs » et avait fustigé ouvertement l'aventure élitiste qui ne cadrait pas avec l'image populaire de CJMS.Il paya chèrement ses déclarations à LA PRESSE et fut mis à la porte.Il y a près de deux ans.M.Gilliot est entré à CFGL-CKLM de Laval, propriété de M.Roland Saucier.M.Saucier venait de se séparer de son partenaire fondateur de CFGL, M.Jean-Pierre Coallier.Les cotes d'écoute de CFGL n'étaient pas fameuses.Depuis l'arrivée de M.Gilliot, les auditoires ont remonté.« CJMS a fait à M.Gilliot une offre de « Parrain », une offre qu'on ne peut pas refuser.Ils lui ont promis mer et monde», dit M.Saucier.Et pour ajouter l'insulte à l'injure, précise M.Saucier, CJMS voulait signer le contrat de M.Gilliot hier soir et le voir commencer ce matin.« Et nous commençons une période de sondages ! », éclate M.Saucier.Si au moins ils avaient fait l'offre pour le mois de mai, ça donne le temps de se retourner.Mais ils le voulaient tout de suite ! » Ce qui ulcère M.Saucier, qui est un des rares propriétaires indépendants de station à Montréal, c'est la façon cavalière qu'ont les gros de venir raider les petits.« Mutuel prend pour acquis que nous les petits indépendants on va se faire facilement manger la laine sur le dos par les réseaux.» « M.Gilliot est heureux chez nous.Même si Mutuel n'est plus dirigé par les gens qui l'ont mis dehors, M.Gilliot n'a pas oublié les mauvais traitements qu'il a subis là-bas.» Et M.Saucier de pousser le cri du coeur : « Ils me font chier ».Noces de Juin revient Bandes rouges part Emoi hier à Radio-Canada.Le tableau Noces de Juin de Jean-Paul Lemieux, qui avait suscité la convoitise du président Pierre Juneau le printemps dernier et avait pris le chemin de son bureau d'Ottawa, a été raccroché à sa place dans la vitrine de la bibliothèque qui donne sur le couloir du rez-de-chaussée à la Maison de Radio-Canada.Le tableau Bandes rouges de Denis Juneau, frère du président Pierre, qui avait pris la place de Noces de Juin, et qui fait aussi partie de la collection permanente de Radio-Canada, n'a pas été raccroché jusque présent.Le sojour de Noces de juin dans sa vitrine sera toutefois de courte durée.Selon un porte parole de Radio-Canada, il sera expédié vers d'autres locaux de la Société dans quelque temps.Probablement à Régina.rCHOIX D'EMISSIONS 20:00 G GD CD \u2014 TélèSélec-tion Une affaire d'hommes: un policier avec Trintignant et Claude Brasseur.Une histoire d'amitié entre un flic et son ami accusé de meurtre.20:00 CD \u2014 «Elle voulait faire du cinéma» Nos espions affirment que ce film de Caroline Hup-pert est remarquable.C'est l'histoire d'Alice Guy, la première cinéaste au monde, qui a travaillé chez Gaumont et avec les frères Lumière.Nous sommes dans la semaine des femmes, ne l'oublions pas.21:00 GD \u2014 Calamity Jane Tous les héros western sont des hommes.À part quelques exceptions, dont Calamity Jane, qui fut PAR LOUISE COUSINEAU une amie de Wild Bill Hi-cock.Avec Jane Alexander dans le rôle-titre.21:10 Œ) \u20acD \u2014 American Playhouse The Gin Game: deux grands acteurs américains, Hume Cronyn et Jessica Tandy, incarnent deux vieux dans une maison de retraite qui expriment leurs sentiments au cours d'une partie de cartes.H0RAÎRE RÉVtSÉ 21:30 œ CD CD \u2014 Michel Jasmin Co-anim.: Camil Samson.Inv.: Pierre Bertrand, Ré-jean Houle, Renée Martel, Michelle Rossignol, Tim Mundy et le capitaine Onel Leblanc.Michel Colucci, plus connu sous le nom de Coluche, gagnait samedi dernier le César (équivalent français des Oscars américains) du meilleur acteur pour son rôle dans Tchao pantin de Claude Béni.Fils d'un peintre en bâtiment et d'une mère fleuriste, ce Parisien a toujours prétendu que l'école ne servait à rien.À quinze ans, il se retrouve sans diplôme et contraint de gagner sa vie.Il tâte de tout.Après son service militaire, pendant lequel il collectionne les jours de prison, Michel Colucci s'essaie au dessin industriel.C'est un échec.Un jour il rencontre Romain Bouteille.Ensemble, ils fondent îe Café de la gare, et relancent la formule du café-théâtre qui fit les beaux jours de nos grands-parents, avant de tomber en désuétude.Ce café-théâtre sera une pépinière de talents dont plusieurs deviendront célèbres, au cinéma notamment, comme Miou-Miou et Patrick Dewaere.Coluche y reste deux ans, puis il se fâche avec le groupe et fonde son propre café-théâtre, Au vrai chic parisien.Bientôt c'est la gloire.Le cinéma s'empare de Coluche.On lui confie des clowneries dans lesquelles il excelle, mais ne donnent pas la mesure, de son talent.Avec la Femme de mon pote de Bertrand Blier, encore inédit au Québec, Coluche passe au comique « sérieux ».Dans Tchao pantin, il incarne un ancien flic devenu pompiste dans une station-service.Son fils est mort d'une overdose.Sa femme l'a quitté.Il s'est mis à boire, a donné sa démission de la police et, sa vie gâchée, ne croyant plus à Tchao Pantin » a révélé un grand comédien rien, il attend la mort.Jusqu'au jours où l'amitié fait irruption dans sa vie sous les traits d'un petit dealer (Richard Ancomi-ma, Césars du meilleur second rôle masculin et du meilleur jeune espoir masculin).Ce gamin a l'âge qu'avait son fils et le pompiste va reprendre goût à la vie.Mais le jeune homme est tué sous ses yeux, victime d'un règlement de comptes.Fou de douleur, le pompiste ressort de l'armoire son pistolet de flic et se lance dans la ville à la poursuite des assassins.Coluche a déclaré : « Si j'ai accepté ce rôle dramatique, ce n'est pas par goût du risque.J'avais l'intention d'épater le public et de m'épater moi-même.J'en avais assez de faire le clown.» Coluche a été candidat à la présidence de la république contre François Mitterrand et Giscard d'Estaing.Il a fait pouffer de rire la France entière.Un exemple de son programme « Pour résoudre le problème de la guerre, il faudrait que les chefs d'État se battent entre eux : ce serait juste et beau.» Animateur d'une radio libre qui n'avait pas l'autorisation d'émettre et que les services officiels brouillaient, Coluche, déguisé en Père Noel, porte au ministère de la Communication les pétitions recueillies en faveur de sa radio.On n'en finirait pas d'énumérer ses facéties.Coluche tournait en février dans la campagne romaine, sous la direction de Dino Risi un film sur le roi Dagobert.Il incarne un Dagobert dans la tradition, truculent, porté sur les plaisirs de la table et la débauche.\u2014 d'après l'AFP Claude Gingras L'Orchestre Symphonique de Boston à la Place des Arts v Exceptionnellement, l'Orchestre Symphonique de Montréal met au programme de la semaine ses deux grandes séries du soir : « Concerts Gala » et « Grands Concerts ».Autre modification à noter : cette semaine encore, à cause de l'opéra (cinquième représentation de Turandot demain soir), l'OSM joue lundi et mardi.C'est-à-dire que les abonnés du mercredi assistaient au concert hier soir.On sait que ce programme de la série « Gala » est dominé par la monumentale Turangalîla-Symphonie, de Messiaen, que Charles Dutoit dirige en première montréalaise.Les abonnés de la série « Grands Concerts » ont eux aussi rendez-vous à la salle Wilfrid-Pelletier cette semaine.Mais, exception ici encore, ce n'est pas l'Orchestre Symphonique de Montréal qu'ils écouteront mais l'Orchestre Symphonique de Boston, rien de moins, et dirigé par le Japonais Seiji Ozawa, qui en est le chef depuis 1973.L'OSM a voulu rehausser sa programmation de 50e anniversaire en invitant un orchestre prestigieux de l'extérieur.Or, l'Orchestre de Boston fait actuellement une petite tournée de l'Est du continent et a pu inscrire Montréal sur son itinéraire (en fait, il nous arrivera de Toronto).Par ailleurs, l'Orchestre de Boston a toujours eu un certain lien avec Montréal et l'OSM.D'une part, ce fut, pendant longtemps, S aSS- So* Ozawa dirige ''Orch-tre Symphonique de Boston jeudi musiciens français en faisaient et vendredi soirs, à la salle Wilfnd-Pelletier.partie et des chefs français Tito Gobbien 1956 Tito Gobbi s'éteint à 74 ans ROME (AFP) \u2014 Le baryton italien Tito Gobbi est mort hier soir à Rome des suites d'une longue maladie, a ton appris de source proche de la famille.Il était âgé de 74 ans.D'origine vénitienne, Tito Gobbi avait commencé sa carrière lyrique en remportant en 1936 un concours international de chant à Vienne.Il s'était ensuite produit dans la plupart des opéras du monde entier, notamment au Metropolitan Opera de New York.Son opéra favori était «Rigolet-to», l'opéra en trois actes créé en 1851 par Verdi (Munch, Monteux) en furent les directeurs artistiques.D'autre part, l'OSM était le seul autre orchestre que le contrat de Munch lui permettait de diriger pendant ses années à Boston.À cause du concert double \u2022 Gala » de l'OSM (hier soir et ce soir) et de l'opéra (demain soir), le concert double de l'Orchestre de Boston aura lieu jeudi soir et vendredi soir.Les abonnés du mardi assisteront au concert jeudi ; les abonnés du mercredi, au concert de vendredi.Et, là encore, il faut prendre notre d'un changement d'heure : le concert de vendredi aura lieu à 19 h 30 car M.Ozawa doit prendre un avion immédiatement après son concert (le concert de jeudi aura lieu, comme les autres, à 20).Le programme de Boston Concernant le programme, Seiji Ozawa a choisi l'ouverture de l'opéra Idomeneo, Re di Creta.de Mozart, la Symphonie no 73, en ré majeur, dite La Chasse, de Haydn, et la Symphonia domesti ca, de Richard Strauss.Il sera certes intéressant d'entendre « en personne » cet orchestre bien connu par ses très nombreux enregistrements et qui ne s'est pas produit ici depuis 20 ans ( il participait au festival d'inauguration de la Place des Arts en 1963, sous la direction d'Erich Leinsdorf ).Le programme qu'a choisi Seiji Ozawa est cependant bien banal et montre un grave manque d'imagination.En effet, l'Or- chestre de Boston, fondé en 1881 et ayant donc plus de deux fois l'âge de notre OSM, a commandé au cours des ans des oeuvres à un grand nombre de compositeurs é-trangers : Stravinsky, Prokofiev, Honegger, Martinu, Hindemith, Roussel, Dutilleux, Milhaud, Villa-Lobos, Respighi, Von Ei-nem, Ibert, Tippett, Ma .wcll-Da-vies, Panufnik, autant qu'américains : Bernstein, Barber, Piston, Sessions, Hanson, Wm.Schuman \u2014 sans oublier cette TurangalilaSymphonie, que Dutoit dirige cette semaine : l'Orchestre de Boston la créa en 1949 et, autre coïncidence, Ozawa l'enregistra avec l'Orchestre de Toronto en 1967.Pour son concert à Montréal, l'Orchestre de Boston aurait donc pu programmer \u2014 au lieu du Haydn ou du Richard Strauss \u2014 une des quelque 20 oeuvres dont il assuré la commande.La tournée Toujours à cause de l'opéra (septième et dernière de Turandot mercredi de la semaine prochaine, 14 mars), c'est également lundi et mardi que l'OSM donnera son prochain « Grand Concert ».Dutoit et l'orchestre commenceront d'ailleurs, ces soirs-là, à roder le programme de la tournée européenne qu'ils entreprendront à la fin du mois.Le programme : Le Sacre du prin- temps, de Stravinsky, deuxième Concerto pour piano de Rachma-ninov avec Yuval Fichman comme soliste, et Antinomie, de Jacques Hétu (l'une des deux oeuvres canadiennes au programme de la tournée ).Concernant cette tournée, le magazine français Harmonie écrivait récemment que l'OSM « s'arrêtera pour la première fois à Paris, le 9 avril ».Ce concert ne sera pas le premier mais le qua-trièmede l'OSM dans la Ville-Lumière.En effet, l'OSM joua à Paris lors de chacune de ses trois précédentes tournées sur le Vieux Continent : le 7 mai 1962, le 21 octobre 1966 et le 25 mai 1976.Sans commentaires.Jeudi et vendredi D'autres concerts figurent au calendrier jeudi et vendredi, soirs du concert double de l'Orchestre Symphonique de Boston.Jeudi, 20 h, Pollack Hall de McGill, la Société de Musique contemporaine du Québec présente la pianiste Christina Pe-trowska (en première moitié de programme : oeuvres de Cowell, Del Tredici, Stockhausen, Take-mitsu et Ann Southam) et l'Ensemble de la SMCQ (en seconde moitié : oeuvres de Peter Eôtvôs et Walter Boudreau ).La pianiste hongroise Annie Fischer, née en 1914, sera l'invitée du concert public du Réseau français de Radio-Canada vendredi soir, 20 h, salle Claude-Champagne.Un programme avait d'abord été annoncé mais il vient de subir deux changements.De Mozart, la pianiste ne jouera plus le diptyque Fantaisie K.475-Sonate K.457 mais la Sonate K.332, en fa majeur.De Schubert, elle remplace la Sonate D.159 par la Sonate D.959 (c'est l'une des grandes sonates des dernières années, en la majeur).La troisième oeuvre annoncée reste inchangée : Carnaval, op.9, de Schumann.Un changement affectera ces concerts publics dès la saison prochaine : ils n'auront plus lieu à la salle Claude-Champagne mais dans différentes salles et é-glises à travers la ville.Les précisions à cet égard seront annoncées prochainement.Un autre concert a lieu vendredi soir: au Plateau (3710, Calixa-Lavallée), à 20 h, débute le cinquième Festival de l'Alliance régionale des Chorales de l'île de Montréal.On y entendra les Petits Chanteurs du Mont-Royal, la Chorale des Jeunes de Montréal, le Petit Ensemble du Choeur Saint-Laurent et les ensembles Katimavik et Musica Viva.Création à Québec La création d'une oeuvre de Jacques Hétu (mentionné plus haut) a lieu ce soir à l'Orchestre Symphonique de Québec.Il s'agit de Les abîmes du rêve, pour voix de basse et orchestre, sur des poèmes d'Emile Nelligan, oeuvre commandée par Joseph Rouleau qui en sera le soliste.Mario Ber-nardi sera au pupitre.LA SALLE DE L'OSM Les architectes sont choisis Deux bureaux d'architectes, Arcop Associés et Jodoin, Lamarre, Pratte et Associés, ont vu leur projet conjoint de salle de concert accepté par la firme Cadillac-Fairview et l'Orchestre Symphonique de Montréal.Réunis pour ce projet sous le nom Arcop.JLP, les deux bureaux sont à mettre au point les plans de la « Maison de l'OSM », dont la construction a été annoncée il y a déjà plusieurs mois Ces plans devraient être rendus publics prochainement.On sait que cette salle fera partie d'un vaste complexe commercial dont la construction commence- ra en août prochain sur le quadrilatère Sainte-Ca-therine-Maisonneuve Mansfield-McGill College.La salle de l'OSM s'élèvera du côté du boulevard de Maisonneuve et devrait être prête en septembre 1986.Un architecte indépendant, M.Erol Argun, d'origine turque, est le coordinateur du projet entier et notamment de tout ce qui concerne la salle.Précisant que le projet est encore « à l'état très, très préliminaire », il a dire « croire » que la salle sera de 2400 sièges mais ne peut assurer encore que l'intérieur sera en bois, comme l'a demandé Charles Dutoit avec insistance. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 6 MARS 1984 B 3 1 r .DE GRANDES STARS, DU SUSPENSE, DE L'AMOUR FOU, DES AVENTURES ET I w « oiseaux se cacnent pour mourir Demain à 21h00 Une affaire d'hommes e soir à 20h00 Claude Brasseur et Jean-Louis Trintignant mènent Une affaire d'hommes, quand un tragique événement vient bouleverser la vie dun groupe d'amis.À Télé-sélection, ce soir à 20h00 Rachel Ward La belle Meggie des Oiseaux se cachent pour mourir prend époux tandis que son cher Ralph est sacré évêque.Demain à 21h00 John Wayne Le Dernier des géants dans un face à face avec la mort.Aux Grands Films, jeudi à 20h 00 Emile Genest Le chef de la famille Plouffe est terrassé par une crise cardiaque.À Hors série, vendredi à 21 h 00 Steve McQueen et deux autres compagnons dans une escapade à Memphis.Les Reivers, au cinéma, vendredi à 23h20 .Catherine Deneuve et Anouk Aimée dans une comédie dramatique signée Claude Lelouch.Une ancienne détenue cherche à reconstruire sa vie.Si c'était à refaire, au cinéma, samedi, à 23h50 Vous méritez ce qu'il y a de mieux o 4 # LA PRESSE, MONTREAL, MAKUl 6 MARS 1984 UN HO M M E PARMI |ftï les loups (Barr.3 2éé-2115 110 5 15 5 20 7 25 «M CATHERINE DENEUVE PMUPK MOI RET [ .\\ gjWgggg 3BB-421Q 7 30 9 30 DE BRQÇA mmo,\u2014 Les QIEUX sont TOMBAS fe SUR la TÊTE torn 1 286-2115 longutuN 2 67* 7451 torn 12OC 2OC 400 600 «00 1000 long 715 V15 CARLc )S i SAURA c:\\R\\in\\ BCfl 2 266-2115 130 330 5 30 7 3093Q tari S 266-2115 Cartier lova» 663-5124 tofn 1 10 3 40 6 25 9 00 COfttW 7 00 9 30 «a**- HUPPERT SCHYGULLA * MARCO FERRERI j/^jjrjX IVUnsI Dauphin 1 721 6060 730 930 |NB£ MAiD IPIO MAR BERGMAN Dauphin 2 721-6060 e oc pm JttblCA LANGf ion Française BroMOfd 2 465-5906 600 pm M6U0 Drr»i*«.PMILIPf*\u20ac PIERRE P604RET RECHAPE) Alexandrie bienheureux TC BtHn 4 2862115 120 315 510 705 90G Emmanuelle 4 3-D >H AduW»» 5 50$ Ao* '}:; ?/ les musiciens font quelques solos et ré-chaufent la salle.Puis, viennent les danseuses pour colorer les rythmes et mettre de la vie sur scène.Quelques cuivres à l'occasion et surtout beaucoup de rythmes, ont comme résultat que le public se met à se dandiner.La musique n'est pas nouvelle, mais différemment apprêtée et le show est surtout bien huilé.Rochereau, franco- 18 ANS] es s* 4L Photo Pierre Côté, LA PRESSE Tabu Ley Rochereau chante bien, dans sa langue maternelle africaine, et nous entraîne avec des rythmes bien appuyés.spectacle pour le 23 mars.Les chansons de Ro chereau faites d'un peu d'anglais, davantage de français, mais surtout de sa langue maternelle, résonnent curieusement à nos oreilles qui n'en retiennent que le rythme.Or, musicalement, c'est comme l'écho renvoyé d'Afrique, de musiques antillaises, qu'on entend.Musiciens tout de noir vêtus et danseuses colorées entourent un chanteur îeillis-sant.Avant qu'il ne s'amène sur scène.l^otmdrelc;' J^/ TIFFANY CLARK AUSSI DEUXIEME GRAND FILM 5117 PAR* 649 946Q CINE 539 s3* «,.CATMlltNl w «4\\ ?0oo PICCADILLY CASSF TTTS VlDtO A VI NDRF découvrez le nouveau ¦ menu C afé àe la Appelez-nouS pour vos groupes (20 à 60 pers.) patron urd'hui tous les P'ats mênudui 5,95s phone, peut haranguer le public, l'inviter à entonner des « yé yé », mais sans l'exciter.Une grande vedette, accompagnée d'un grand orchestre, d'une jeune chanteuse fort prometteuse et de toute une réputation à soutenir ne peut se permettre d'écarts.La dynamique n'est pas des plus captivante et certaines chansons attirent plus l'oeil que l'oreille.C'est toute la magie du spectacle pop, à l'africaine, qui s'offre à nous.Les danses sont différentes et le son n'est pas le même.Et ça n'est pas du folklore africain, ni du rock.Il y manque surtout fraîcheur et naturel.Tout semble trop bien calculé Somme toute, l'artiste zaïrois ne fait pas mentir sa réputation.Il a tout de la vedette consacrée.Son spectacle est donc bien poli, dans les deux sens du mot.duceppe de Paul OSBORN SX^GILBERTLEWGE ixx^|j:|tf|,HÉi^|^sfj,ij;,B£ArHK:Ep
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