La presse, 8 mars 1984, Cahier A
[" > v Denise Leblanc -Banfey Les temps ont bien changé.Le 8 mars 1913, LA PRESSE consacrait sa manchette aux suffragettes.un texte à lire avec un certain sens de l'humour (page A 8).Cette année, en cette Journée de la fête des femmes, Mme Denise Leblanc ~ Bantey, ministre délégué à la Condition féminine, invite toutes les Québécoises à la solidarité et à prendre la moitié du pouvoir afin que les décisions prises pour elles le soient par femmes leurs soeurs.Et elle invite toutes les femmes à participer aujourd'hui aux activités prévues.Puis, après « la grève du souper », 3 500 femmes sont attendues au Paladium de Montréal pour participer à la rencontre - spectacle Rose Tango organisée par le magazine La vie en rose, dont Ariane Émond est l'une des initiatrices* page A 18 ¦mond + LA MÉTÉO : GÉNÉRAUEMEn) ENSOLEILLÉ et FROID, MAXIMUM AUJOUR^Ul/-10°.iain: ciel valable.details page a 2 directementde IOO ans MONTRÉAL, JEUDI 8 MARS 1984, 100» ANNÉE, N° 57, 76 PAGES, 4 CAHIERS ® Louez Mercedes-Benz MTL: 735-3581 RIVE-SUD: 672-2720 35 cents Hors de la zone métropolitaine 4ôcents Sept-lles et Baie Comeau 50cents L'AVANCE DE MÙLRONEY FOND Gallup réduit OTTAWA \u2014 Après avoir traîné de la patte pendant un an loin derrière les conser- GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa valeurs dans les sondages, les libéraux ont repris quatre points de popularité le mois dernier, pendant que le parti de M.Brian Mulroney en perdait autant, ce qui réduit à 12 points l'écart entre les deux partis.C'est ce que révèle un sondage Gallup effectué entre le 2 et le 4 février auprès d'un millier de Canadiens.Les libéraux passent donc de 32 à 36 p.cent des voix expri- mées tandis que les conservateurs baissent de 52 à 48 p.cent.Ce sondage est porteur de mauvaises nouvelles pour les néo-démocrates qui ne recueillent plus que 13 p.cent des voix, comparativement à 15 p.cent le mois précédent.Cela constitue leur niveau le plus bas depuis la fin de 1970.voir GALLUP en A 2 ADJOOBDUUi Les costumes de Québec 84 Les costumes qui seront portés par les guides officiels des festivités commémorant le 450e anniversaire de l'arrivée de Jacques Cartier, ont été dévoilés hier à l'auditorium de Dominion Textiles à Montréal.Ces costumes sont l'oeuvre de Dominique Perron, choisie parmi les cinq finalistes d'un con- cours qui a été lancé le 1er décembre dernier, auquel 96 jeunes créateurs et stylistes ont participé.Dominique Perron oeuvre dans la mode depuis 1978, elle a étudié au Mexique, à Chicago puis à La chambre syndicale de la haute couture à Paris.Elle possède également sa provoir COSTUMES en A 2 mm ¦i les conservateurs formaient le prochain gou\\ornement.Par ailleurs, les nerfs à vif.le chef conservateur a réaffirmé que son caucus endossait de façon unanime la position du parti en faveur des droits des Franco-Manitobains.Mais la déclaration concernant les programmes sociaux, d'abord émise par communiqué de presse, puis reprise en personne par M.Mulroney, semblait constituer une réponse aux attaques des libéraux selon lesquels les conservateurs ont un programme secret de mesures économiques «de droite», qu'ils mettraient en oeuvre s'ils prenaient le pouvoir.« Les libéraux s adonnent à leur jeu préféré qui consiste à dénaturer les faits et à induire les gens en erreur», a dit M.Mulroney aux journalistes, au sortir de la réunion hebdomadaire des députés et sénateurs conservateurs « Nous n'allons pas tolérer qu'ils dénaturent notre position.Notre position est simple et claire: nous sommes en faveur de l'universalité des programmes sociaux et ceux-ci ne seront pas touchés.» Le critique financier des conservateurs, John Crosbie, qui a déclaré il y a moins de deux semaines que son parti allait revoir la question de l'universalité dans l'optique d'une diminution du déficit fédéral, n'a pas semblé embarrassé par la prise de position de son chef.« J'ai émis l'avis que ce serait là une des avenues que nous devrions explorer », a-t-il dit.Inflexible sur les principes En ce qui concerne les divergences au sein de son parti sur la question du bilinguisme, M.Mulroney a déclaré aux journalistes: « Vous semblez être préoccupés par le désir de trouver une faille.Je suis un peu intrigué par la persistance que vous montrez à trouver une modeste divergence de vue.» M.Mulroney a cependant répété qu'il était prêt à « tolérer des divergences sur des modalités, mais pas sur les principes.Il peut y avoir des désaccords sur la façon dont le programme est appliqué, mais pas sur le principe », a-t-il dit.Le chef de l'opposition conservatrice aux Communes, Brian Mulroney.téléphoto upc Pour le député conservateur de Juliette.Hoch LaSalle, le chef conservateur a été on ne peut plus clair hier.«Sur le principe du bilinguisme, il a dit qu'il n'y avait pas de place pour la flexibilité, encore moins pour la dissidence», a lancé M.La-Salle.À l'intention des dissidents, M.Mulroney aurait même renchéri, selon ce qu'a rapporté M.LaSalle, en declarant que « s'il y a une porte pour entrer dans ce parti, il y en a aussi une pour en sortir ».Le principal adversaire des droits des francophones, le député de Winnipeg, Dan McKen-zie, avait les lèvres pratiquement scellées lors d'une entrevue à son bureau hier.Selon lui, la question est désormais du ressort de la Cour suprême qui aura, d'une façon ou d'une autre, à trancher sur les droits que peuvent exiger les 31 000 Franco Manitobains « Je suis totalement en accord avec ces prises de position de mon chef ».s'est-il contenté de dire, tendant des transcriptions de déclarations datant de mai dernier, au moment où M.Mulroney menait sa campagne en vue du congrès d'investiture à la direction du Parti conservateur.Un directeur des communications pour refaire l'image du PQ ï i .\u2022 il Ml'h Jean-Denis Lamoureux QUEBEC \u2014 Dans un effort pour refaire son image et rendre plus efficaces ses relations avec la presse, le Parti québécois a décidé d'embaucher un directeur des communications.LOUIS FALARDEAU de notre bureau de Quebec Et même si le concours n'a été ouvert qu'hier, tout semble indiquer que le choix de l'exécutif se portera sur la candidature de Jean-Denis Lamoureux, dont la longue expérience journalistique se double d'un long passé de militant indépendantiste.Agé d'une quarantaine d'an-nées, M.Lamoureux a été journaliste, chef des nouvelles et di- recteur de l'information du Journal do Montréa/entre 1966 et 1972.Après un bref passage à l'hebdomadaire Québec-Presse, il est retourné à l'emploi de Québécor, au Journal de Québec cette fois.Il en était le directeur général quand il est parti, en 1981, pour participer à un projet de \u2022 newsmagazine* qui devait finalement avorter.Depuis, M.Lamoureux était pigiste et, à ce titre, il a participé activement aux deux numéros déjà publiés du magazine Défiûu Parti québécois.L'embauche d'un directeur des communications traduit la volonté du Parti québécois d'occuper un peu plus de place sur la scène politique québécoise, d'avoir une existence autonome plus visible par rapport au gouvernement.La décision d'accepter la démission de l'attachée de presse syndiquée du parti.Louise Sexton, et de la remplacer par un cadre qui jouera un rôle de premier plan, marque l'aboutissement d'un débat qui avait cours depuis un an.Beaucoup de membres influents du PQ considéraient en effet qu'il fallait investir dans l'information et les relations publiques pour refaire l'image d'un parti de plus en plus impopulaire.L'embauche d'un professionnel réputé s'inscrit donc dans une o-pération de relance politique par-ralèle à celle du gouvernement, les deux visant évidemment le même but: rendre possible une réélection, en 85 ou 86.Information sur le budget fédéral Le ministre des Finances du Canada a déposé son nouveau budget le 15 février dernier.Pour en savoir davantage sur ce budget et la façon dont il touche les contribuables en général, les femmes, les propriétaires de résidences, la petite entreprise, les agriculteurs et ceux qui contribuent à des plans de pension ou qui sont pensionnés, composez, sans frais, le 1-800-267-9380 de 8h à 20h, du lundi au vendredi.- } 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 8 MARS 1984 A 5 Trudeau vient à la rescousse de Chrétien : « l'alternance n'est rien qu'une tradition » Judy Erola Monique Begin Céline Hervieux-Payette Mme Bégin n'est pas sûre de compter sur l'appui des autres femmes du cabinet OTTAWA \u2014 Le ministre de l'Énergie, M.Jean Chrétien, n'est pas seul a connaître des ratées dans la mise en marche d'une campagne sérieuse en vue de la eourse au leadership du Parti liberal.8a collègue de la Santé nationale, Mme Monique Begin, qui aimerait se présenter pour faire entendre la voix des femmes et de l'aile gauche du parti, ne peut même pas compter sur l'appui des autres femmes du cabinet Trudeau.GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa Selon les informations recueillies par LA PRESSE, Mme Bégin a consulte sa grande amie, le ministre de la Consommation et des Corporations.Mme Judy Erola, sur le sujet.Elle a reçu des encouragements, mais pas de promesse d'appui.Mme Krola est très près, politiquement, de l'ancien président du Parti libéral, M.Norm McLeod.qui devrait être l'un des principaux responsables de la campagne de John Turner.Mme Begin ne pourra pas compter non plus sur sa collègue Céline Hervieux-Payette, titulaire du Sport amateur, qui déclarait pourtant a Montreal, avant hier, que le parti avait besoin d'une candidate feminine pendant la course au leadership.Interrogée hier par.LA PRESSE, Mme Hervieux-Payette a laissé entendre qu'elle favoriserait une candidate feminine anglophone.«Je suis comme tous les autres, moi aussi je pense, à l'heure actuelle, qu'il faut aller gagner l'élection dans l'Ouest, qu'il faut aller gagner des sièges au Canada anglais.Si Monique peut nous gagner l'élection et qu'elle peut gagner le leadership, tant mieux.Si elle est seule femme candidate, je vais examiner très attentivement pour voir ce qu'elle propose.Un anglophone Du même souffle.Mme Hervieux-Payette a reconnu qu'il faudrait un leader anglophone pour restaurer la popularité du parti au Canada anglais.«Je ne me mets pas la tete dans le sable.Vous répondez à ma place, très exactement », a-t-elle déclaré.Mme Hervieux-Payette a révélé hier qu'elle entrera en communication avec la commission féminine du Parti libéral pour savoir si l'organisme entend appuyer une femme ou s'il se contentera de soulever des débats sur les questions féminines pendant la campagne.Elle estime que la présidente de la commission féminine.Mme Lauris Tal-mey, ferait une ex» i llente candidate au leadership.Elle croit par ailleurs que le refus de la présidente du Parti libéral, Mme lona Campagnolo, n'est pas définitif.«S'il y avait un mouvement assez fort en sa faveur dans l'Ouest, je ne suis pas sûre quelle refuserait», a-t-elle déclaré.Mme Hervieux-Payette croit aussi que le ministre Judy Erola ou que le nouveau sénateur, Lorna Marsden, se- raient de bonnes candidates.Selon elle, il sera possible de recueillir des fonds pour assurer le financement de la campagne d'une candidate féminine si celle-ci a une personnalité intéressante.«Jean Pigott, par exemple, aurait réussi à attirer des fonds si elle s'était présentée lors de la course au leadership du Parti conservateur », a-t-elle lancé.Des fonds Ces propos ne sont guère encourageants pour Mme Bégin, à qui certains de ses plus fidèles amis ont conseillé de ne pas se présenter en raison de la difficulté à monter une organisation.Elle s'était heurtée au même problème lorsqu'elle avait songé à se présenter après la démission de M.Trudeau, en 1979.On raconte cette fois que même si elle est très connue et plus populaire que la plupart de ses collègues sur la scene nationale, elle n'est pas assurée d'un appui suffisamment important auprès des délégués potentiels pour survivre au premier tour de scrutin Or.à moins de pouvoir espérer passer cette étape, on voit mal, dans son entourage, comment Mme Bégin pourra trouver les $200(100 ou $300 000 nécessaires pour mener une campagne modeste.Kl le attendra donc le 17 mars pour se prononcer, soit une journée après l'annonce de la décision de John Turner.Si ce dernier résistait à l'appel de ses nombreux partisans, les enjeux se raient totalement différents.Mme Begin serait alors certainement au nombre des candidats OTTAWA \u2014 Le premier ministre Trudeau est intervenu pour la première fois, hier, dans la course au leadership libéral en se portant au secours de Jean Chrétien, candidat probable à sa succession lors du congres du parti en juin.L'alternance entre un francophone et un anglophone à la tête de cette formation n'est pas un principe mais simplement une pratique, a dit M.Trudeau.«C'est une considération parmi d'autres et j'espère que les libéraux choisiront le meilleur leader, que ce soit un homme, une femme, un anglais, un français ou un néo-canadien », a-t-il lancé.GILLES PAQUIN de notre bureau d Ottawa Depuis plusieurs jours.Tin-quiétude grandit dans le camp de M.Chrétien.Cette déclaration viendra sans doute réconforter ses partisans avant le lancement de la campagne.Les déboires de M.Chrétien ont commencé la semaine dernière, lorsque le ministre des Finances, Marc Lalonde, a déclaré qu'il était en faveur du maintien du «principe de l'alternance» lors de l'élection du prochain chef libéral.À la suite de cette pri->e de position, qui semblait exclure M.Chrétien de la course au leadership, de nombreux militants libéraux, des députés et des prési- dents d'associations libérales, ont emboîté le pas.Même si M.Lalonde a tenté, par la suite, de nuancer son propos, l'effet dévastateur de son in tervention se poursuivait.C'est sans doute pour corriger le tir que M.Trudeau s'est prononcé, a dit le député ontarien John Reid.Ce que M.Trudeau a expliqué hier, au caucus, et répété devant les journalistes, à sa sortie de la réunion, c'est que cette coutume n'est pas une loi, a ajouté M.Reid.C'est un des facteurs dont nous devons tenir compte en désignant le chef du parti.Glace dans la piscine Visiblement heureux de la tournure des événements.M.Chrétien a reconnu hier que les propos de M.Trudeau le visaient particulièrement.« C'est une clarification utile, a-t-il dit.De nom breuses personnes disaient que je ne pouvais être candidat parce que je suis francophone.» Il s'est toutefois refusé à annoncer immédiatement sa candi dature.expliquant qu'il consultait toujours ses amis à ce sujet.« Je vérifie encore la profondeur de l'eau dans la piscine avant de sauter.En mars, j'ai trouvé qu'il y avait de la glace en raison de ce soi-disant principe de l'alternance », a-t-il dit.Le financement de la campagne de M.Chrétien n'est pas encore assuré et les démarches en ce sens se poursuivent.Il n'est pas question qu'il se lance avant d'avoir des garanties suffisantes, a dit un de ses proches, une telle opération coûte environ $1 million et il n'a pas de telles ressources personnelles.De la modération Un porte-parole du parti.Tor rance Wyllie, a indiqué hier que les candidats devaient limiter leurs dépenses à $1,4 million, en ce moment, mais qu'il était question de porter le plafond a $2 millions.C'est un comité spécial des finances, formé expressément pour le congrès, qui devra trancher cette question, a-t-il dit.Le groupe, dirigé par le sénateur Richard Stanbury et l'avocate montréalaise Marie Che\\rier.doit se réunir la semaine prochaine.La directrice nationale du parti, Mme Danielle Dansereau.a pour sa part déclaré à la presse que sa constitution obligeait les candidats à déclarer leurs revenus et leurs dépenses.La présidente.Mme lona Campagnolo, a de son côté indiqué que les aspirants devront respecter l'esprit de la loi électorale, c'est-à-dire révéler leurs sources de financement et les frais encourus pendant la campagne Des dispositions semblables avaient été adoptees \u2014 puis rejetées \u2014 par les conservateurs lors de leur congres de l'an dernier.l'une des voitures ou camionnettes nord-américaines les mieux construites chez un concessionnaire RA.L.S.Ford ou Mercury et obtenez un SANS SUPPLEMENT LE ZAP S) |Q ww De pied ferme avec Aggies.Enfilez IUivU k'S dernières chaussures Cougar, de style Zip n' Go, pour hommes et femmes À prix de courte, elles sont agrémentées d'une fermeture à glissière unique sur le côté En nylon blanc avec garniture argentée d'apparçnce suède.Lacez les une seule fois, et vous n'aurez plus jamais besoin de le faire par la suite.PRIX RÉGULIER 24 98 S Offre limitée, jusqu'à épuisern-nt du stock LeCarrefour.Laval.Centre commercial Normandie, les Galer.es cfAnjcu Rockland Mall.St Bruno.Saint-Jean.RicMieu.P\\aza Newman.Labile.Centre commercial les Rivieres.Trois Rivieres © Cette année, nous vous aiderons à vous évader! \u2022 Tout en profitant de nos tarifs avantageux, vous recevrez également un bon-voyage de 350 $ à valoir sur l'achat de l'offre-vacances de votre choix.\u2022 Il suffit de louer, entre le 1©r mars et le 31 mai 1984, n'importe quelle voiture Ford ou 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Cette offre-aventure prend fin le 31 mai 1984* 95m LOCATION LONG TERME ÉDITORIAL LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 8 MARS 1984 PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY / éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur tje information JEAN GUY DUBUC editor .aiute en chef Les priorités de Postes Canada Depuis que les Postes sont devenues une société de la Couronne, on remarque toute une série d'améliorations.Lacheminement du courrier est devenu plus fiable, les relations de travail se sont améliorées et le déficit annuel a baissé de $1 milliard à $262 millions.Il ne s'agit plus d'un ministère dont personne ne voulait mais d'une entreprise commerciale dynamique qui compte devenir rentable.Ce dynamisme fait que la Société canadienne des Postes tient de plus en plus la dragée haute aux entreprises qui lui font concurrence dans son domaine traditionnel, l'acheminement et la distribution de courrier.Elle cherche aussi à étendre ses services dans de nouveaux domaines où sa technologie, son personnel et ses installations peuvent lui donner un avantage.Il faut alors se demander s'il est souhaitable qu'une société de la Couronne puisse faire la concurrence aux entreprises privées dans n'importe quel domaine.L'association des Postes, avec la compagnie Distribution aux consommateurs pour offrir dans les succursales éloignées des grands centres un service d'achat par catalogue semble dépasser le mandat de Postes Canada.Un des principes fondamentaux du service postal doit être l'uniformité et l'universalité de ses services.L association avec un seul détaillant semble aller à rencontre de ce principe.On comprend fort bien que Postes Canada cherche à faire une meilleure utilisation de ses locaux et de son personnel afin de devenir plus rentable et d éliminer son déficit.Elle doit ainsi attaquer de front les compagnies privées qui assurent un service de courrier en concurrence directe avec le service postal.Les Postes doivent ainsi se lancer dans des innovations, telles que le courrier électronique.Le domaine traditionnel de la poste lui donne déjà des possibilités considérables de devenir plus rentable.On peut aussi concevoir que Postes Canada déborde ce cadre et offre des services bancaires dans ses succursales qui ne sont pas proches d'une banque La banque est un secteur très strictement réglementé par le Gouvernement fédéral; et l'Association des banquiers canadiens pourrait veiller à ce qu'un accord avec les postes n'avantage pas une ou deux banques au détriment des autres.Ce serait même un excellent exemple de ce que Postes Canada pourrait faire pour qu'une autre industrie offre de meilleurs services aux Canadiens.Le commerce de détail n'est ni aussi réglementé ni aussi bien délimité que l'industrie bancaire.On voit mal comment Postes Canada pourrait conclure un accord avec une compagnie, voire avec plusieurs compagnies, sans nettement en défavoriser d'autres.On peut notamment se demander si les Postes, ayant un lien avec un détaillant, se montreraient aussi diligentes dans l'acheminement du courrier des détaillants qui lui font concurrence.Dans son enthousiasme à devenir rentable, la Société canadienne des Postes ne doit pas oublier qu'elle a le monopole de la distribution du courrier de première classe.Elle n'est pas simplement une autre entreprise commerciale, car elle a aussi un rôle sociai à jouer.Si ses intérêts commencent à être trop dispersés et trop diversifiés, le public risque de ne plus percevoir l'image d'un service public que les Postes sont censées avoir.La rentabilité financière serait alors acquise aux dépens de l'accomplissement de sa tâche principale.Frédéric WAGNIËRE Pas de remède sans sacrifices Le ministre de l'Agriculture, Eugene Whelan, annonce que le Canada va augmenter de 7,5 p.cent son aide aux pays en voie de développement, aux prises avec le fléau de la faim.L'aide, répartie sur deux ans, représente une somme de $310 millions, dont une partie est en nature.M.Whelan, reconnu pour son franc-parler, a eu des mots très peu aimables pour les États-Unis, auxquels il reproche de récompenser les agriculteurs qui limitent leur production pendant que tant d'habitants du globe souffrent de sous-aiimentation.M.Whelan, qui doit annoncer le 17 mars s'il sera candidat à la succession de M.Trudeau, juge que le comportement du ministère américain de I Agriculture est éloigné de l'esprit «chrétien».La remarque est piquante quand on n'ignore pas, par ailleurs, que M.Reagan se lance à corps perdu dans les professions de foi religieuse dans la pensée, disent ses adversaires politiques, de se faire du capital auprès de l'aile la plus conservatrice du Parti républicain.Cette controverse, si intéressante soit-elle, ne relève pas de notre propos.On a surtout retenu que la générosité canadienne assure un classement honorable a notre pays dans la liste des «généreux donateurs», selon la formule consacrée.«Second highest donation in the world ».proclamait hier fièrement le Globe and Ma/7 de Toronto, qui fait à la déclaration de M.Whelan l'honneur de sa première page.Mais comment se fait-il, justement, que tant de générosités, véhiculées par une douzaine d'organismes internationaux, ne viennent pas à bout d'une insuffisance alimentaire qui, selon la Banque mondiale, fait 90000 victimes par jour?Quiconque s'intéresse au problème de la faim dans le monde se souviendra du célèbre ouvrage de Josué de Castro, Géopolitique de la Faim, publié dès 1949, qui était un cri d'alarme.En 1981, l'aide des pays industriels a l'alimentation et à lagriculture des pays en développement a atteint $12,25 milliards L'aide alimentaire seule, sous forme de dons, a été de 9,12 millions de tonnes, soit une valeur de $2 milliards, pour 100 pays en développement.L'Afrique seule en a reçu plus de la moitié.(Ces statistiques proviennent de la rubrique «économie» de l'édition internationale de l'hebdomadaire d'information le Point du 11 mars.) On explique la malnutrition, la faim, la sous-alimentation par la sécheresse, qui sévit épisodiquement en Afrique occidentale, en Afrique méridionale, en Amérique latine.C'est un facteur explicatif.Ce n'est pas le seul.L'action des pays industriels est gouvernée par une pensée aider les pays en développement à s'aider eux-mêmes.Mais les experts et techniciens sont bien loin de s'entendre sur les méthodes qui peuvent rendre productive une terre stérile.D'un autre côté, les pays en voie de développement, qui sont aussi des pays jaloux de leur indépendance politique, paraissent, dans bien des cas, surtout aptes à organiser le gâchis; soit parce qu ils donnent dans un collectivisme forcené, soit parce qu ils permettent qu'une aide destinée aux plus démunis soit détournée au profit de quelques-uns.Chez les donateurs, le désintéressement n'est pas non plus total.Certains généreux donateurs font preuve dune singulière aptitude à s assurer une ristourne par dollar dépensé.Les pays industriels devraient-ils faire davantage?Sans doute.Mais ce serait cultiver l'illusion que de penser que de nouveaux sacrifices vont être consentis d'un coeur léger.Nos contemporains ne sont pas prêts au sacrifice.Pour aucune cause.Très épris de morale sexuelle, les pays industriels manquent de goût et d intérêt pour d'autres chapitres de la morale ¦ t : Droits réservés LÎBRE OPINION Faillites politiques ou réussites canadiennes?D'abord les réussites.Premièrement, personne n'osera aspirer à devenir premier minisire du Canada s'il est ineapable de parler fran çais.Deuxièmement, personne ne pourra plus dire que les Québécois francophones ne sont pas intellectuellement capables d'assumer des fonctions éminentes et décisionnelles au sein de la fonction pu- Solange CHAPUT-ROLLAND Collaboration spéciale blique, des grandes compagnies de la couronne et des institutions économiques.Troisièmement, le monde ne pourra plus jamais ignorer le Canada parce que M.Trudeau a hissé notre pays au rang, non de»» grandes puissances, mais de celles qui exercent une certaine influence sur Washington.Moscou et Pékin.Sa reputation de chef d'Etat nous a tiré de l'ombre et, grâce à lui.notre pays est mieux connu, un peu plus compris, hors de nos frontières.Quatrièmement, les Canadiens français ne sont peut-être pas plus aimés aujourd'hui, mais ils sont connus parce que le gouvernement Trudeau a reconnu leurs droits et admis leur contribution à la diversité canadienne Ceux qui assumeront sa succession ne pourront plus ignorer leur importance dans les institutions de notre pays.Mais M.Trudeau fut lui-même, en un sens, sa meilleure réussite.Il a imposé son style, et sa vision du pays à ses commettants.Il a été capable, seize ans durant, de fasciner, par la parole, par la démarche, tantôt désinvolte, tantôt grand seigneur, étonnant parfois le monde par des ré- flexions que les anglophones reconnurent pour celles d'un roi uhi-losophe.Voyons maintenant les faillites Elles découlent habituellement de ses plus belles réussites et cette ambivalence explique en panic les contradictions dans la conduite de M.Trudeau.Feu de temps après sa premiere élection, il recrutait son French Power, démontrant au reste du pays que les francophones étaient aussi capables que les an glophones d'occuper des postes de commande au sein de la fonction publique, dans les grandes compagnies de la couronne et dans nos principales institutions économiques.Mais plus le French Power prenait de la place à Ottawa plus le reste du pays se gendarmait contre lui.Lorsque M Trudeau eut le courage de faire voter la Loi sur les langues officielles, le Québec se sentit enfin venge du mépris de trop d'anglophones pour les parlants français.Mais alors que nous, Québécois, exprimions notre gratitude à M.Trudeau, le reste du pays commençait à montrer les dents.En 1964, l'esprit de cette loi n'est pas encore compris; trop de Canadians croient et le disent qu'ils sont désormais tenus à parler deux langues.M.Trudeau s'impatiente devant quiconque conteste cette loi et au lieu d apaiser ses critiques.Ms les provoque.Donc, il ni;it sans le vouloir à ceux qu'il voulait aider, soutenir et faire respecter J'ai vécu assez d'heures de tourmente à cause de cette loi dans les provinces anglaises pour ne pas fausser le sens du ressac contre elle et contre M.Trudeau.Sa manie de minimiser la montée souverainiste durant les an- nées 1974.7.r> et 76, de parler de \u2022.groupuscule» à propos d'un parti politique porté au pouvoir québécois en 1976.lui valut la colère de plusieurs anglophones qui lavaient cru capable d'enrayer l'influence de René Lévesque et de ses partisans.Lorsqu'il a ouvert le dossier du rapatriement de la constitution, il affirma sans sourciller, que tout ce processus découlait d'une promesse faite aux Que bécois durant la campagne référendaire de mai iy80.Or une telle promesse ne fut jamais énon Cée clairement M.Trudeau avait le 14 mai 1980 promis de mettre le siège de ses députes en jeu si le renouvellement du fédéralisme ne devenait pas une priorité 11 rapatria la constitution sur le dos des provinces sans que le Quebec (qui fut l'unique province depuis 1867 a choisir par scrutin universel d'appartenir à la fédération canadienne) ne signât le nouvel accord constitutionnel de 1982.Je suis encore étonnée, pour ne pas écrire scandalisée, de constater que M.Trudeau quitte le parterre fédéral sans avoir tenté un ultime effort pour convaincre les provinces de revenir à la table constitutionnelle, pour trouver un accommodement avec le Québec.Voilà pourquoi j'ai déclaré le 29 février, jour de sa démission, qu'au plan du bar^aininn power, le Quebec avait moins de pouvoirs aujourd'hui que sous le regime de Jean Lesage.Les Canadiens anglais ont de grandes raisons de manifester leur contentement à l'idée que la loi suprême du pays est canadienne au lieu d'être britannique, mais les Québécois ont moins de raison de se réjouir de cette noble réussite de M.Trudeau.Ici, encore, nous sommes face à ses contradictions; le rapatriement aurait été voulu pour apaiser le Québec et le Québec n'est pas encore membre de la fédération conçue par M.Trudeau et ses conseillers.Entré en politique libérale au nom de l'unité canadienne, je ne crois pas que M.Trudeau puisse se dire satisfait de la balkanisation du pays.Les provinces fuient Ottawa.l'Ouest gronde contre l'Est, et un peu partout au pays, les francophones et les anglophones se dressent les uns contre les autres.Par contre, il nous a collectivement tires de notre grisaille canadienne et il nous a fascinés par son style, son élégance, son érudition, son aisance a se mouvoir dans les cercles privilégiés du monde.Nous nous sommes dorés à son soleil, et réjouis de le voir invité aux grands sommets économiques ou pacifiques en Europe, en Asie, en Afrique.Il savait choqué et éblouir en même temps.Raffiné un jour, il devenait le lendemain grossier par le geste et la parole, et n'hésitait pas à moquer la gravité dfes heures qu'il vivait en se livrant à quelques étranges pirouettes pour épater la presse à qui il ne pardonria jamais de critiquer ses demarches ou sa politique.Mais il fut et demeure un être exceptionnel dans paysage politique un peu terne qui, depuis Sir John A.Maedonald, paralysait ce pays dont les citoyens redoutent comme une peste politique tout changement, tout renouvellement, tout rajeunissement de leurs principes, leurs traditions, leurs moeurs.Celui qui lui succédera aura du ma) a trouver sâ place, à s'inventer un style, à s'imposer à l'attention de ses concitoyens.M.Trudeau a dominé de si haut la colline parlementaire qu'U rendra exigeants ceux qui le détestaient, et encore plus sévères ceux qui l'aimaient.II aura été servi et desservi par ses qualités et ses défauts.Ce qu'il dit, fit et accomplit ne passa jamais inaperçu.Ce qu'il fera, dira et deviendra ne sera pas inaperçu.Que l'avenir lui soit clément.-,- Guy POINT DE VUE LA MORT À LA CARTE Vous vous souvenez du drame affreux de la Guyana?Devons-nous y découvrir une équation entre la déspiritualisation massive de notre époque et la prolifération des sectes les plus aberrantes et les plus cruelles?Ce qui avait surtout frappé l'opinion, c'était le caractère collectif de cette démarche suicidaire.Des hommes et des femmes ont agi comme des lemmings qui, obéissant à un appel mystérieux, décident de se précipiter en grappes dans une mort inutile et prématurée.Collaboration spéciale Malgré ce pénible précédent de Jonestown, le suicide a toujours été un geste individuel, sauf s'il découle d'un pacte amoureux entre époux ou amants.Bien qu'il corresponde à des lois mal définies, il semble suivre des modes dont les causes profondes nous échappent.La misère matérielle n'explique pas tout.L'Allemagne fédérale et le Japon, où les conditions économiques sont en général satisfaisantes, connaissent un taux de suicide très élevé chez les jeunes.Ces derniers seraient-ils les victimes de la satiété, de la saturation?Les experts se perdent et se contredisent dans leurs tentatives d'explication rationnelle.S'agirait il dune maladie?Ce serait trop vite dit.Des gens en bonne santé et lucides mettent fin à leurs jours.Incapable de se résigner à la dégradation inévitable de l'âge, Montherlant se supprime.Sans être en mesure d'en apporter une démonstration indubitable, il est possible que certaines conduites suicidaires soient congénitales, inscrites dans le code génétique.Hemingway s'est tiré une balle tout comme son père l'avait fait avant lui.Quelques membres de la famille Malraux en ont agi ainsi.C'est une illusion de soutenir que le suicide serait ie triste apanage des sociétés dites civil! sées.Maintenant que nous connaissons un peu moins mal, grâce notamment aux travaux de Lévi-Strauss, le comportement des primitifs, force nous est de constater qu'ils recourent eux aussi à la même forme d'évasion.Us ne le font pas nécessairement pour satisfaire aux exigences rigoureuses d'un rite ancestral.Il est néanmoins reconnu que ces primitifs placent moins haut que nous le prix de la vie, qu'ils la sacrifient plus volontiers Mais après Dachau et le Goulag, nous serions mal ve- nus de donner des leçons à qui que ce soit.Un certain pessimisme nous pousse à nous convaincre qu'il existe actuellement une recru descence des suicides.Or les statistiques ne confirment nullement une recrudescence des suicides.Or les statistiques ne confirment nullement ce préjugé; elles indiquent au contraire une diminution constante depuis le début de notre siècle.Cependant cette donnée statistique ne s'applique pas aux jeunes du Québec où le taux des suicides des 15-24 ans est passé en une seule décennie de 8.8 à 27.8 pour cent.Dans ce domaine, l'égalité entre les sexes ne se vérifie pas.Les hommes se suicident au moins trois fois plus que les femmes, bien que ces dernières se livrent beaucoup plus fréquemment à des tentatives avortées et infructueuses.Seraient-elles plus malhabiles ou mieux avisées7 Il n'est pas du tout assuré que l'urbanisation et l'industrialisation amènent plus de gens à choisir cette solution désespérée.On a déjà relevé que les suicides sont plus nombreux à la campagne que dans ces villes tentacu-laires dénoncées par Verhaeren.D'aucuns vont jusqu'à prétendre que la paix prolongée n'offrant pas un exutoire à l'agressivité naturelle des hommes, ceux-ci corrigent la morosité quotidienne qui les débilite en se jetant aux extrêmes.Observation partiellement fondée, encore que cette pratique de la violence gratuite s'exerce plus volontiers contre autrui que contre soi-même, f À en croire certains, la démarche suicidaire ne serait pas un processus récursif; le candidat maladroit n'oserait pas récidiver! Le contraire .semble plus conforme à la réalité.Des individus déprimés reviennent à la charge jusqu'à ce qu'ils aient enfin réussi.Sauf, bien entendu, les imposteurs qui s'arrangent pour se rater et être secourus en temps utile.L'écrivain Drieu La Rochelle, qui refait surface ces années-ci, ne parvint à ses fins qu'à son troisième essai.I Tout cela dit, le suicide brutal, si tragique soit-il de le noter, convient mieux à la jeunesse.L'âge venu, l'homme est moins empressé à se libérer lui-même de son fardeau.Je me souviens d'un ami, compagnon de croisière.Après le dfner, nous déambulions sur le pont et son humeur était aussi sombre que la nuit privée d'étoiles.Abandonné de sa maîtresse, il se demandait pourquoi il ne se jetait pas pardessus bord, pour en finir à jamais.Je lui fis assez sottement remarquer qu'on ne se tue pas à son âge \u2014 il dépassait un peu la cinquantaine.Il est mort récemment dans son lit, après avoir beaucoup souffert physiquement, il avait près de 80 ans.Guenille si l'on veut ma geunille m'est chère.Comme l'on s'attache au doux royaume de la ter- J2_i_ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 8 MARS 1984 TRIBUNE A 7 LIBRE JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME Des questions sur la santé de la femme Confrontées régulièrement aux rouages dun puissant appareil médical, de plus en plus de femmes s'interrogent sur les valeurs d'un système qui continue de per pétuer des situations qui les maintiennent dans un état de dépendan C(B physique, psychologique, éco nomiaue et sociale.Tous les jours, seules et dans un contexte de grande vulnérabilité, les femmes se butent à l'attitude paternaliste et souvent sexiste du corps médical.Elles se demandent notamment: \u2014Pourquoi elles sont victimes de surmédication lorsqu'elles vivent par exemple, des phénomènes aussi naturels que la ménopause/ l'accouchement ou les menstruations?Une étude de Ruth Cooperstock a démontré que la prescription est surtout destinée aux femmes dans 69 p.cent des cas et que les psycho-tropes ont surtout la faveur des ordonnances dans une proportion de 35 p.cent.Entre l'âge de 20 et 30 ans, quatre fois plus de femmes que d'hommes reçoivent une ordonnance de médicaments affei tant le système nerveux central.Après 30 ans, ce rapport passe à deux contre un «en faveur» des femmes.\u2014Quel sort la psychiatrie réserve aux femmes dépressives accablées par des fardeaux de travail?Les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à subir des traitements d'électrochocs.Seraient-elles, «de nature», plus folles que les hommes ou faudrait-il plutôt questionner leurs conditions de vie?(double tâche, ghettos d'emploi sous payés, enfermement dans les stéréotypes sociaux).\u2014Quelle place on fait/ dans les hôpitaux/ aux demandes des femmes et des couples qui désirent que la naissance de leur enfant se fasse dans les conditions les plus naturelles possible?Certes, depuis les colloques «Accoucher ou se faire accoucher».ertains hôpitaux se sont dotés d'une chambre de naissance, mais il faut voir de quelle façon ces chambres sont UtUMées: on y reproduit souvent la même routine et le même type d'interventions qu'en salle d u i ouchement classique et il semble que les critères d'admission y soient tellement restrictifs qu'un faible pourcentage des accouchements s'y déroulent (entre 2 et 24 p.cent selon les données du MAS).Une étude du Comité ministériel «sage-femme», portant sur la pratique de l'accouchement dans huit chambres de naissance au Québec, a montré que plus le pourcentage de gynécologues-obs tetriciens était ele\\e dans un hôpital, moins la chambre de naissan ce était utilisée.On assiste de plus en plus à la fermeture de petits départements d'obstétrique et au regroupement des services d'obstétrique à l'intérieur de grands centres hospitaliers In dépit des batailles menées par des groupes de femmes et par la population locale, le service d'obstétrique de l'Hôpital de Beauceville, ou l'on s'efforçait de développer une approche humanisée de la naissan ce, a i'te fermé.Le même sort a «te réservé au département d'obstétrique de l'Hôpital Sainte-.Jeanne d'Arc de Montreal et ce sera sans doute bientôt le tour de celui de l'Hôpital Notre-Dame.Et on attend toujours qu'un Comité minis térlel se prononce sur la question de la reconnaissance des sages-femmes.\u2014Ce qu'il est advenu de la notion de retrait préventif pour les femmes enceintes et celles qui allaitent leur enfant?Théoriquement, ces femmes peuvent se pré valoir, depuis juin l!)7!) (loi 17 sur la Santé et la sécurité au travail), de ce droit au retrait préventif lorsque leur santé ou celle de l'enfant est menacée.Dans les faits.ce droi! est interprète d'une manière de plus en plus restrictive \u2014Quel sort a été réservé aux revendications des groupes de femmes pour l'avortement et la contraception libres et gratuits?A l'automne 1980.une analyse publiée par la Coordination nationale pour l'avortement libre et gratuit \u2014 une analyse toujours d'actualité \u2014 révélait que le service d'interruption de grossesses théoriquement offert par les centres hospitaliers esi en réalité dispensé au compte-gouttes, les comités thérapeutiques étant souvent composés de professionnels réfracta ires à l'idée d'àvortement.\u2014Quels efforts sont faits dans les salles d'urgence pour accueillir correctement et humai nement les femmes battues, victimes d'agression sexuelle, en état de choc ou de dépression?Lance a grand renfort de publicité par le gouvernement le ifi février dernier, le protocole médico-légal pour les victimes d'agression sexuelle a d abord été conçu pour faciliter les poursuites judiciaires (cueillette des éléments de preuve permettant l'arrestation et l'inculpation de l'agresseur).Quelle assurance a-t on que cet examen \u2014 qui comprend un déshabillage complet de la victime, un questionnaire et de nombreux prélèvements (poils, cheveux, sperme) \u2014 ne sera pas ressenti par la victime comme un second viol?La victime devra, dans un laps de temps relativement court, prendre la décision de porter plainte ou non contre son agresseur, sera t-elle suffisamment informée du fait qu'une fois la plainte déposée, il ne lui sera plus possible de se désister?Rappelons qu'une jeune femme violée a récemment reftw de témoigner contre son agresseur, par peur de représailles, et qu'elle s'est retrouvée en prison pour outrage au tribunal.Trouver nos solutions Au cours de la dernière décen nie, différents groupes, comités de condition féminine d'organisations syndicales, collectifs de femmes, mouvements d'auto-santé, ont entrepris de dénoncer les effets d'une médecine sexiste et trop souvent méprisante à l'endroit des femmes.Mais la remise en question devrait être le fait de toutes les femmes.Difficile a amorcer, cette démarche implique que les femmes doivent reconsidérer leur attitude trop souvent passive face au pouvoir médirai, qu'elles doivent cesser d'avoir peur de faire valoir leurs opinions et leur-droits, qu'elles douent s'informer davantage sur les effets des traitements qui leur sont prescrits, qu'elles doivent enfin démystifier le rôle de cet appareil tout puis sant.Il n'est pas -normal» qu'une Québécoise sur deux ayant atteint la quarantaine ait déjà subi soit une ligature des trompes, soit une hystérectomie.il n'est pas «normal» qu'on «tienne» des femmes pauvres, âgées ou isolées, aux Valiums au lieu de travailler avec elles à améliorer leurs conditions de vie ou à leur tailler une place dans la communauté.Il n'est pas «normal» que des médecins se fassent des sous sur le dos de femmes peu Informées.Seule une prise de conscience Collective permettra de mettre en place de nouvelles valeurs axées sur le respoe t et l'autonomie des femmes Hélène LEVESQUE Danielle RAJOTTE Pour le Comité intersyndical 8 mars Le 27 février lim-l Expérience pédagogique Voici une brève esquisse concernant une expérience pédagogique de réflexion sur la sexualité, dont je peux témoigner comme professeur.Durant le déroulement d'un cours sur «Éthique et Politique», les problèmes de la vie sexuelle se présentent nécessairement.Les étudiants et étudiantes ont été invi- l tes a réfléchir librement sur des propositions présentées comme des hyp.'theses, en vue de résoudre, si possible, les nombreuses impasses qui soulignent le profond malaise de notre « ivilisation en ce domaine A partir d'un texte intitulé «Dialectique de l'alliance conjugale» \u2014 disponible au magasin scolaire, code 2*il-269 \u2014 des questions avaient été posées, avec recherche d'une conciliation, ou d'une récon- ciliation basique, synthétisant des aspects contraires au sein de la vie sexuelle-conjugale.Chacun connaît les échecs enregistrés dans l'entrepris*' d'établir et de maintenir un couple harmonieux qui dure, sans complications pratiquement insolubles Eh bien, les remarques libres, exprimées lors d'une interrogation écrite (avec choix personnel des questions), de la part de jeunes gens et de jeunes filles venant de milieux divers, et marquées do- ucanape l en cuit massif BOBOIS Autres temps, autres meubles Le cuir, un plaisir qui dure.Le cuir massif, c'est un cuit QOStaud d'une épaisseur d'environ 4 ont es In plaisir et un investissement.Ici ridée originale est d'avoir posé cette natte sur une structure traditionnelle la ligne du canapé est plus douce, le contort plus profond.Jusqu'au 31 mars, Roche-Bobois vous offre le CUIR MASSIF au prix du CUIR STANDARD.En effet, nous venons de programmer des marchés qui nous permettent de 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parachever.Le fait à souligner est celui-ci: l'état «intermédiaire» des fiançailles (dis-solubles) recevrait une apprécia-lion positive remarquable, en particulier chez les femmes, si on en juge par les réponses écrites, assez élaborées, émises au cours de cet essai scolaire d'élucidation.Les élevés ont «essentiellement» relié fiançailles et mariage: il s'agit alors d'un projet et déjà d'un «engagement».Un tel parle de la «solennité» d'une promesse, et tel autre, de l'achèvement «dans un proche avenir».Ce projet concerne des «futurs» qui sont dans «l'état de la promesse».Chacun «apprend» l'autre, et si une entente se confirme, se réalisera un mariage (tout court).Mais en quoi ce dernier n'est-il pas encore, au «stade» des fiançailles, à l'étape de la plénitude?\u2014 Eh bien, l'orgasme partagé par les fiances ne comprendrait pas formellement le coït.\u2014 Ici, les expressions des étudiants et des étudiantes (surtout de celles ci) rivalisent dans l'appréciation favorable.Pourquoi penser «toujours à la pénétration» de l'homme?\u2014 «Le coït est limité, le non-coit est illimité.» \u2014 Il s'agit d'une modalité sexuelle «différente et même supérieure».La sexualité en extériorité signifierait précisément une «extériori sation des sentiments».Le droit aux caresses est essentiel aux fiançailles.Dans cet état, avec cet esprit (car ce n'est pas que «du charnei».).«pourquoi ne pas s'en tenir (temporairement) à ce niveau de l'expression affective?» \u2014 D'ailleurs, plusieurs «ont un plus grand désir de cette communion sensuelle».\u2014 Non seulement celle ci est «tout aussi valable», mais c'est «l'union à son meilleur».Le lecteur a saisi que des fiançailles, ainsi comprises \u2014 avec vie sexuelle et impliquant dissolubilité \u2014 excluent, par leur nature même.les problèmes d'une fécondité prématurée.Voilà une régulation des .naissances authentiquement naturelle! A ce sujet, la réaction des étudiants et des étudiantes parait significative.Terminons ici ces extraits d'ex pressions libres et spontanées d'étudiants et d'étudiantes! Peut-être sera-ton étonné.Ma conviction est, d'une part que nous voici devant une manifestation de sincérité et de lucidité rarement expri mée chez des jeunes, hommes et femmes; et d'autre part, que cette conception théorique et pratique de fiançailles en vue d'un mariage \u2014 donc: «participant déjà» du lien conjugal, en accord avec la tradi tion et avec la doctrine catholique \u2014 ne contredit pas du tout \u2014 c'en serait plutôt un «développement» organique et vital.\u2014 le Message livre aux humains, il y a deux m hectares, il faut viser à un équilibre entre les Inves tissements publics et prives.Les équipements compatibles avec le site et qui peuvent être développés par des instances gouverm mentales ne sont pas légion.».Le ministre Paquette suggère au Vieux-port d'amener chez lui le futur complexe de Cadillac-Fairview qui abritera l'OSM, oubliant, semble t il, qu'il s agit là d'un projet à financement principalement privé et dont les promoteurs ont déjà choisi le centre ville Le ministre affirme aussi que remettre en question le site com promettrait le projet même d'une MST Pourquoi ?Il n'y a pis l'ombre d'une raison logique à cette obstination, sinon, bien sûr, le refus d'une coopération minimale avec le fédéral Quant à l'administration municipale, elle est, comme d'habitude, muette.Le maire se perd de nouveau dans un délire en forme de tour (cette fois, il s'agit de la tour de Radio Canada sur la montagne : le maire veut une belle grosse tour), tandis que le principal parti d'opposition, dans un mémoire par ailleurs bien fait, reprend à peu près les arguments du ministre Paquette (à moins qu'il ne les ait inspirés).Le RCM avance toutefois, à l'appui de l'ile Sainte Hélène, un argument intéressant: la MST y jouirait d'une plus grande superficie et échapperait a la contrainte architecturale de l'intégration à un décor historique.Dommage que l'arbitraire gouvernemental, conjugue à l'apathie de l'administration municipale, empêche la poursuite de cet intéressant dé bat sur la place publique.\\ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 8 MARS 1984 1 100 ans d'actualités 1 mm Ce que la société sîlenn & sexe faible, hi s- prétentions de ce lu- es réclamation excès -L'anarchie en ujpon-, la femme au C | 'èr.* *i V UMMMHi il - IMF »\\V >* v M# v;* «v«« .h\"- 1 ¦a*:t NDLR - Le 8 mars 1913, donc 71 ans jour pour jour avant la Journée internationale de la femme de 1884, LA PRESSE consacrait sa première page aux suffragettes.Les légendes des illustrations et le texte qui accompagnait cette page avaient une teneur qu'on jugerait éminemment sexiste aujourd'hui.C'est donc à lire avec un certain sens d'humour.LE monde entier s'occupe aujourd'hui des suffragettes.Elles ont assez fait de bruit en Angleterre pour attirer l'attention universelle.On ne rit plus, maintenant, des agissements des « apôtres » du féminisme politique; elles sont devenues une cause de désordre extraordinai- WÊÊM I Mi res que la police a bien du mal à réprimer, et les gouvernements se demandent quelles mesures il faudra prendre à l'avenir pour faire respecter la loi à ces éner-gumènes qui font une triste réputation à leur sexe, dans quelques pays.Il convient pourtant de faire une distinction entre les suffragettes anglaises et celles d'Amérique ; autant celles-là sont violentes, autant celles-ci se montrent pacifiques.Cela ne veut pourtant pas dire que les suffragettes américaines man- L'affaire Cordelia Viau (10) PLUS JOUR! Les cercueils des deux condamnés sont commandés, citoyen Radcliff retardé dans ses opérations.\u2014 Le (spécial à «La Presse») STE-Scholastique, 8 \u2014 Le bourreau Radcliff.qui est allé à Montréal hier soir, chercher la potence qu'on veut lui imposer, a manqué son train ce matin (8 mars 1899), et ses ouvriers qu'il a engagés à Montréal, sont arrivés à Ste-Scholas-tique, de même que ses bois lui restent absents, et les confectionneurs de l'échafaud restent dans le plus profond embêtement.C'est la potence qui devait servir à Mann qui est arrivée à Ste-Scholastique, ce matin, démontée, en pièces artistement menuisées, peintes en rouge sang, vernies et numérotées.En l'absence du bourreau, directeur des apprêts de l'exécution, les ouvriers s'amusent à préparer les pièces qui formeront la plateforme sur laquelle s'installera la trappe.La potence sera fixée au mur nord de la cour de la prison.La fenêtre de Parslow donne sur ce mur.On a voulu couvrir la fenêtre, mais Sam a demandé de le laisser se familiariser avec l'idée de la mort.I^e révérend Père qui prépare les malheureux condamnés à la mort, les shérifs et les autres autorités nous demandent de rectifier certaines faussetés qui se sont glissées dans les journaux.U n'est pas vrai que Cordelia Viau ait jamais demandé de servir la messe qui sera célébrée le matin de son exécution.Il n'est non plus vrai que la potence est arrivée hier à Stc Scholastique U n'est non plus vrai que les hôteliers de l'endroit refusent de recevoir le bourreau chez eux.Un hôtelier l'a reçu.Mais ce qui est vrai, c'est que la population de Ste-Scholastique se dispose à faire un fort mauvais parti au citoyen Radcliff, s'il prétend faire le fanfaron comme il l'a fait à Joliette.La population a demandé l'exécution des deux meurtriers de St-Canut, et elle l'a obtenue.II ne faut pas de raffinement à la juste vengeance.(.) Ce matin, les condamnés à mort ont reçu leurs parents.Cordelia Viau, qui n'a pas pleuré depuis longtemps, a versé des larmes à la vue de son vieux père.La mère de Parslow est aussi allé voir son fils.La malheureuse femme a dû quitter son lit où le clouait la maladie, pour se rendre à Sainte Scholastique Les médecins disent qu'elle ne surmontera point cet effort.(.) De par l'article 995.le code prévoit que le corps du supplicié doit être enterré dans le terrain qui aura servi à l'exécution, c'est-à-dire dans la cour de la prison; mais dans le cas actuel, les avocats des deux condamnés ont demandé au gouvernement d'adopter un ordre en conseil, qui permettra aux deux familles d'inhumer les deux cadavres au cimetière de Saint-Canut.(.) Les deux cercueils pour les condamnés sont déjà ordonnés et seront prêts demain soir.Ce sont les avocats qui s'occupent de ces préparatifs lugubres.Les deux suppliciés seront in humés à Saint-Canut, au même cimetière où repose leur victime, Isidore Poirier.quent de fermeté: au contraire, elles poursuivent leur but avec une constance digne d'un meilleur sort.Il faut, pourtant, con venir que dans nul autre pays au monde le féminisme fait plus de progrès qu'aux États-Unis, en ces dernières années.Les économistes les plus éclairés, toutefois, voient en cela un grand danger social.Les moins anti féministes y trouvent une anomalie sérieuse.Le titre de notre page fait tout de suite comprendre les trois catégories de femmes qui occupent aujourd'hui l'attention du monde entier.Il y a d'abord la femme, la vraie femme, celle qui, fille, épouse ou mère se consacre uniquement à la mission qui lui a été assignée par la Providence, la femme qui est l'ornement du foyer, et l'adoration de tous ceux qui l'entourent.Il y a ensuite la suffragette modérée, celle qui, non contente de l'émancipation dont elle jouit dans notre société moderne, réclame, mais sans se livrer à des voies de fait et à des excès ré-préhensibles, des droits politiques qui ont été jusqu'ici l'apa- nage exclusif de l'homme.Le bon sens nous dit que ces femmes se trompent et que leur place n'est pas dans les assemblées politiques tumultueuses, dans les bureaux de votation ou dans l'enceinte du Parlement, mais au foyer, qui réclame sa constante présence.Pourtant, il serait difficile de ne pas reconnaître le droit qu'elles ont de présenter leur cause, de la discuter et de tâcher de la faire triompher.Les concessions qui ont été faites aux femmes, dans certains pays, comme aux Etats-Unis, les autorisent, pour ainsi dire, à continuer la campagne destinée à faire étendre davantage leurs privilèges politiques.Mais il est une classe de suf fragettes que l'humanité repousse : ce sont celles qui.comme à Londres, se livrent à toutes les violences, au crime même, sous prétexte de réclamer justice.Celles-là, la société ne peut les souffrir; elles cessent d'être femmes pour devenir furies, et l'autorité ne peut que les traiter comme elles le méritent, c'est-à-dire avec toute la rigueur qui doit poursuivre les criminels.LA LOI DU CADENAS EST ULTRA VIRES Décision des juges de la Cour Suprême à huit contre un OTTAWA, 8 \u2014 La Cour Suprême du Canada, à une majorité de huit juges contre un, a déclaré ce matin (8 mars 1957) que la loi de la province de Québec intitulée « Loi protégeant la province contre la propagande communiste », mieux connue sous le nom de « loi du cadenas », dépasse dans son ensemble la juridiction du Parlement de la province.Les juges Kerwin, Rand.Kel-lock, Locke, Cartwright, Fau-teux, Abbott et Nolan sont unanimes à déclarer la loi inconstitutionnelle, tandis que le juge Robert Taschereau exprime l'avis que le cas particulier dont a été saisie la Cour Suprême n'aurait pas dû être entendu par ce tribunal, le sujet du litige étant périmé.En plus d'affir mer que la Cour Suprême n'avait pas à entendre cette cause, M.Taschereau se prononce sur l'aspect constitutionnel de la question et déclare qu'à son avis la loi dite « du cadenas » est de la compétence du Parlement provincial.(Me L.Emery Beaulieu, l'un des représentants du procureur général dans cette affaire/ a déclaré qu'il ne savait pas encore si la cause serait portée en appel au Conseil privé, à Londres.«Pour le moment/ a-t-il dit je n'ai aucune instruction.Je communiquerai avec le procureur général.C'est lui qui décidera de la question.») Bien qu'on ne puisse connaître, à Ottawa, les intentions du procureur général de la province de Québec, il n'est pas impossible que la cause soit portée devant le Conseil privé de Londres.Les appels au Conseil privé, en matière civile, n'ont été abolis qu'à l'automne de 1949 et la eau se initiale, qui a donné lieu à l'appel décidé aujourd'hui, a été inscrite devant les tribunaux de la province de Québec en janvier 1949.Elle est donc antérieure à l'abolition des appels au Conseil privé et pourrait par conséquent être portée à Londres.On sait qu'à l'origine, il s'agit d'une affaire de loyer.Le plaignant, John Switzman, de Montréal, était sous-locataire d'un logement dont la propriétaire était Mme Freda Ebbling.Celle-ci avait invoqué la « loi du cadenas \u2022 pour expulser le sous-loca- taire, alléguant qu'il utilisait son logement pour faire de la propagande communiste.Le juge Taschereau soutient que le bail était expiré en 1950 et le plaignant ne réclamant pas de dommages matériels, il n'y a plus de litige et que la cause n'a pas à être entendue.Les autres juges* cependant, sont d'avis que le plaignant a at taqué la constitutionnalité de la loi et que, comme le procureur général de la province est intervenu dans cette cause pour défendre la validité de la loi, la Cour Suprême a le devoir de se prononcer sur ce point.Et huit juges sur neuf en viennent à la conclusion que la loi n'est pas de la compétence provinciale, parce qu'elle fait un crime d'un acte qui devrait relever du code pénal, donc de la juridiction fédérale.M.Taschereau, sur ce point, exprime l'avis que les fins pour lesquelles est utilisé un logement relèvent du droit civil, non du droit pénal, et que par conséquent la loi est constitutionnelle.Le juge Gérard Fauteux n'est pas d'accord avec son collègue québécois.Il se rallie au point de vue exprimé par le juge en chef et conclut : « Etant d'avis que la matière véritable de la loi incriminée est une matière de droit criminel et, comme telie, de la compétence exclusive du Parlement (fédéral), il n'est pas nécessaire de considérer les autres moyens soulevés par l'appelant pour disposer de cet appel et conclure à l'inconstitutionnalité de la loi ».¦ Exposition de photos et de caricatures Bibliothèque municipale de Brossard \u2014 Les citoyens de Brossard sont de très grands usagers de leur bibliothèque municipale.Mais d'ici le 27 mars, lors de leur passage à la bibliothèque, ils auront l'occasion de voir une collection de photos, de caricatures et de bandes dessinées faisant partie de Pexposi tion itinérante des cent ans de LA PRESSE.La Commission des accidents du travail siégeait pour la première fois au grand complet, cet avant-midi (8 mars 1929), à ses bureaux à Montréal 59, rue Notre-Dame est.Assis, de gauche à droite : MM.O.E.Sharpe.Robert Taschereau, président, et Simon Lapointe; debout, (à gauche) Me Maurice Parent, conseiller légal, et M.Joseph Gauthier, ces deux derniers représentant la commL;,ion à Montréal.Les trois commissaires siégeront de nouveau ici cet après-midi et demain avant-midi.Ils sont venus entendre certains intéressés dans plusieurs causes actuellement devant la commission.1983 _ Décès à l'âge de 85 ans de l'historien Robert Rumilly.1976 \u2014 Un accident de construction fait quatre morts au Parc olympique.1974 \u2014 Ouverture de l'aéroport Charles-de-Gaulle, en banlieue de Paris.1971 \u2014 Joe Frazier bat Muhammad Ali aux points, et conserve son championnat du monde des poids lourds.1963 \u2014 Les Baatistes prennent le pouvoir en Syrie à l'occasion d'un coup d'État sanglant.1957 \u2014 La police découvre une bombe à retardement à la Gare centrale, après avoir abattu André DeBlois, qui s'était transformé en bombe vivante.\u2014L'Egypte rouvre le canal de Suez mais limite le tonnage des navires à 500 tonnes en attendant la fin du draguage des navires coulés pendant la guerre.1954 \u2014 Le général Naguib est réinstallé dans ses fonctions de président d'Egypte.\u2014 Les Ftats-Unis et le lapon signent un accord d'assistance mutuelle.1948 \u2014 On annonce que M.l'abbé Léonce Boivin, des Éboulements, reçoit une médaille de l'Académie française pour son ouvrage Combat social.1930 _ Décès à Washington de William-Howard raft, le seul homme qui ait été président et juge en chef des États-Unis d'Amérique.1921 \u2014 Le premier ministre Eduardo Dato, d'Espagne, est assassiné en pleine rue.1892 \u2014 De Boucherville et ses conservateurs remportent une brillante victoire aux élections générales provinciales en gagnant 55 des 73 sièges. GARANTIE e i u (fa 0 0 0 Sur composants électroniques selon les termes et conditions mis en vigueur par les fabricants à la date d'achat.REMBOURSEMENT* La différence de prix si nos composants électroniques sont vendus moins cher aux mêmes conditions durant !c-3 30 jours suivant l'achat.ÉCHANGE* Tout élément de votre système électronique pour un modèle plus avancé durant les 30 jours suivant lâchât.\u2022 SX-40 (PIONEER) \u2022 RÉCEPTEUR SX-40 \u2022 76 watt* rmi (total) \u2022 très faible distortion \u2022 contrôle par ordinateur \u2022digital MAGNET OC ASSETTE CT-20 \u2022 Filtre)* Dolby \u2022 métal normal CRO.*¦ touche sensible TABLE TOURNANTE PLS-40 \u2022 entroinememt direct \u2022 retour automatique \u2022 quartz \u2022 cartouche Schure incluse Ë1 i si harman kardor?CD-91 \u2022 TOUCHES SENSIBLES \u2022 DOLBY \u2022 ÉJECTION EN DOUCEUR \u2022 NORMAL.CROJ MÉTAL 1 HAUT-PARLEURS AVEC ÈGALISATEUR LA LIGNE COMPLÈTE BOSE EST MAINTENANT DISPONIBLE DANS TOUS LES MAGASINS DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE SEULEMENT \u20223 M., JEUDI 8 MARS 1984 A 11 EN BREF 11 Train d'atterrissage ¦ Si les membres d'équipage avaient utilisé le train d'atterrissage d'un Boeing 767 d'Air Canada de façon adéquate lors d'un atterrissage d'urgence à l'aéroport de Gimli, au Manitoba, l'été dernier, la manoeuvre se serait faite plus en douceur, déclare un rapport du Bureau fédéral de la sécurité aérienne.L'appareil 767 avait subi une panne sèche lors d'un vol entre Montréal et lidmonton et a plané jusqu'à un vieil aéroport militaire désaffecté au nord de Winnipeg Assassinat commandé ¦ Le témoin-vedette au procès de trois des présumes auteurs du vol de l'Alliance Blindée à Trots-Rivières, le délateur Gilbert Bouvier, a fait d'autres révélations hier sur un assassinat qu'il aurait commandé.Bouvier a avoué à la cour qu'il avait remis à un individu entre $5 000 et $10 000 pour éliminer un témoin qui aurait pu devenir gênant dans la cause du vol, perpétré contre la compagnie Brinks, à Hull, il y a quelques annecv Décision farfelue ¦ Le président du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec, M.Jean-Louis Harguindcguy, qualifie de « farfelue » la décision de la CSST qui vient d'intenter une poursuite de $300 000 contre lui.« Si le président de la CSST n'a rien que ça à faire, il n'a pas grand problème dans son organisme et on va se charger de lui en trouver s'il 1
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