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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Publireportage. Assemblée nationale 1884-1984
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-03-31, Collections de BAnQ.

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[" ASSEMBLEE NATIONALE PUBLIREPORTAGE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MARS 1984 Qu'est-ce que l'Assemblée nationale? ¦M V M.Richard Gua\\, Président de l'Assemblée nationale Mot du Président L'Assemblée nationale célèbre cette année un événement important.En effet, c'est le 27 mars 1884 que les députés québécois tenaient leur première séance dans l'actuel Hôtel du Parlement.C'est pour nous tous l'occasion de rappeler le rôle fondamental de cette institution dans notre démocratie.Il est significatif de constater que c'est justement en cette année de centenaire que l'Assemblée nationale commence à se donner les outils indispensables pour jouer pleinement son rôle.Avec la réforme parlementaire, concrétisée par l'adoption d'un nouveau règlement, l'Assemblée nationale entre dans une ère nouvelle.l'espère que vous prendrez plaisir à consulter et à conserver ce cahier spécial que nous avons préparé spécialement pour vous, en collaboration avec le plus grand quotidien français d'Amérique, La Presse, qui célèbre cette année son centième anniversaire.Associons nos deux centenaires et souhaitons encore longue vie à ces deux institutions.(2-j: q s en < T\u2014 < < OJ z D OJ < < 5 2Û D CL ^4 Historique 1792 à 1968 L'Assemblée nationale, en tant qu'institution politique, a beaucoup évolué depuis ses débuts en 1792 En effet, les premières élections du Bas-Canada eurent lieu à l'été 1792 et, le 17 décembre, cinquante députés, dont quinze anglophones, se réunissaient dans l'ancien Palais episcopal de Québec, siège de l'Assemblée jusqu'en 1833.Deux débats importants marquèrent cette première session: le premier porta sur le choix d'un Président d'Assemblée (l'Ora teur) et se termina par la victoire de la deputation francophone; le second eut comme enjeu le statut des langues française et anglaise dans les publications parlementaires.C'est d'ailleurs de ce débat houleux que s'est inspiré Charles Huot pour peindre la toile située au-dessus du fauteuil du Président, au Salon bleu.Dès le début du XIX0 siècle, l'Assemblée réclamait plus de pouvoirs.En 1834, le parti majoritaire regroupait ses revendications dans ce qu'il est convenu d'appeler «les Quatre-vingt-douze résolutions», qui traitaient notamment du contrôle des dépenses publiques et de la responsabilité ministérielle devant l'Assemblée.Notons qu'à cette époque le Parlement était formé d'une Assemblée législative, élue par la population, et d'un Conseil législatif, prolon- L'ASSEMBLÉE NATIONALE «Le Débat sur les langues», oeuvre de Charles Huot (Salon bleu) gement au pouvoir royal.Le Conseil pouvait bloquer les projets de loi de l'Assemblée élue et, de plus, le gouverneur n'était pas tenu de choisir ses ministres parmi les membres du parti majoritaire.À toutes fins utiles, le Conseil exécutif n'était donc pas responsable de ses actes devant l'Assemblée des députés.Le Parlement britannique rejeta catégoriquement les 92 résolutions et autorisa le gouverneur à puiser dans les fonds publics sans consulter les députés (Résolutions Russell, 1837).Il n'en fallait pas plus pour que la rébellion éclate.Les autorités britanniques tranchèrent la question et, malgré la colère de la population, abolirent tout sim- plement le Parlement (l'Assemblée et le Conseil législatif) pour le remplacer par un Conseil spécial, organisme non électif dont les nombreuses ordonnances avaient force de loi.On confia à Lord Durham, bien connu pour ses idées radicales, la tâche de trouver une solution au conflit qui opposait le Bas-Canada à la .nétropole.À la suite de ses recommandations, le Parlement britannique vota l'Acte d'Union, en 1840, réunissant le Haut et le Bas-Canada sous l'appellation «Canada-Uni».La nouvelle province se vit dotée d'un Conseil législatif ainsi que d'une Assemblée législative composée de 84 représentants répartis également entre le Haut-Canada et le Bas-Canada, même si ce dernier avait une population supérieure en nombre.Sous l'Acte d'Union, l'Assemblée siégea successivement à Kingston (1841-1843), Montréal (1844-1849), Toronto (1856-1859), Québec (1860-1865) et Ottawa (1866).La loi de 1840 n'ayant rien changé au fonctionnement de l'Assemblée, le Parti réformiste, sous la direction de Sir Louis-Hippolyte La-fontaine, réclama vigoureusement la responsabilité ministérielle devant les députés.L'acitation politique en faveur de Ta responsabilité ministérielle gagna la plupart des colonies anglaises en Amérique du Nord et dégénéra en une grave crise politique dans le Lanada-Uni.L'Angleterre dut se rendre à l'évidence en 1848: il fallait laisser les colonies d'Amérique s'administrer elles-mêmes.À partir de ce moment, les ministres furent choisis parmi les membres du parti majoritaire, dont le chef devenait Premier ministre, et ceux-ci devaient s'assurer de la confiance de la majorité des députés sous peine d'avoir à démissionner.De plus, l'Assemblée obtenait droit de regard sur les dépenses publiques.Remplaçant l'Acte d'Union, l'Acte de l'Amérique du Nord britannique entra en vigueur le V juillet 1867, faisante Canada un Dominion composé de quatre provinces, dont celle du Québec.Ottawa fut choisie comme capitale fédérale, et Québec devint la capitale de la province du même nom.L'avènement de la Confédération, qui établissait un partage des pouvoirs entre le gouvernement central et les gouvernements locaux, ne remit pas en cause les pouvoirs acquis de l'Assemblée.Au Québec, les lois devaient donc être adoptées tant par l'Assemblée législative (élue) que par le Conseil législatif (dont les membres étaient nommés à vie).Ce Conseil fut aboli en 1968, et l'Assemblée législative se nomme depuis l'Assemblée nationale. ).lj< ASSEMBLEE NATIONALE LA PREMIÈRE SÉANCE DE L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE DANS L'ÉDIFICE ACTUEL DE L'HÔTEL DU PARLEMENT par Marc-André BÈDARD, historien, Service de recherche Québec célèbre cette année le centième anniversaire de la première séance de l'Assemblée législative dans l'édifice actuel du Parlement.En effet, c'est le 27 mars 1884 que les députés étaient conviés par le Lieutenant-gouverneur Théodore Robitaille à s'assembler à Québec pour l'ouverture de la troisième session de la cinquième législature.Le contexte de la séance: des lieux préparés à la hâte Depuis la Confédération de 1867, l'Assemblée législative du Québec siégeait dans le Palais législatif situé dans ce qu'on appelle aujourd'hui le parc Montmorency.Depuis plusieurs années, les députés se plaignaient de l'exiguïté des lieux, et c'est dans ce contexte de manque d'espace qu'on entreprend, en 1877, la construction de l'édifice actuel sur la colline parlementaire.En 1883, la construction va bon train, et le quadrilatère est terminé, sauf pour l'aile de la façade.où vont justement se situer les salles réservées à l'Assemblée législative et au Conseil législatif.Il n'y a aucune raison de hâter les travaux de parachèvement du nouvel édifice jusqu'au 19 avril 1883; mais alors le parlement du parc Montmorency est détruit par un incendie.À partir de ce moment, il faut trouver un nouvel emplacement où les députés pourront se réunir à la prochaine session.Le contrat de la construction de la façade, commencée en mai 1883, avait été accordé la même année à l'entrepreneur Alphonse Charle-bois, de Montréal, au coût de 185106,64$ Dès l'automne 1883, le gros oeuvre du rez-de-chaussée est terminé, et c'est alors qu'on s'emploie à couvrir les constructions d'une toiture temporaire pour permettre à l'Assemblée d'y siéger.On vote à cet effet des crédits additionnels de 28 000$ La salle temporaire mesure 75 pieds de longueur sur 55 pieds de largeur et est surmontée d'un toit mansardé ou «à la française».Elle renferme une galerie réservée au public située au-dessus de la porte des visiteurs.Cette galerie pouvant loger aisément 300 personnes fait face au fauteuil de l'Orateur.À sa gauche, sur le parquet même de la Chambre, se situe la «tribune des journalistes».À sa droite, se trouve un «espace réservé aux dames».Tous les contemporains semblent d'accord sur un point: ces installations temporaires sont plus qu'adéquates.Les descriptions que nous en ont laissées les journalistes de l'époque montrent bien qu'ils sont frappés par la beauté et même le luxe de la décoration.On y décrit longuement le fauteuil de l'Orateur, le bureau du greffier et les pupitres des députés.On mentionne aussi des éléments de décoration: riches tentures, «tapis de Bruxelles», lustre en or et plafond recouvert de toiles.Signalons enfin la présence de divers appartements situés au même mandat, puisqu'il sera remplacé à ce poste par Louis-François Roderick Masson quelques mois plus tard, soit le 7 novembre 1884.john-Jones Ross est le nouveau Premier ministre conservateur du Québec depuis le 23 janvier 1884.Il succède à Joseph-Alfred Mousseau qui vient d'accéder à la magistrature.Il faut noter que Ross n'est pas député, mais conseiller législatif: il ne siège donc pas à l'Assemblée législative.Cela peut paraître étrange à Cette vue de l'Assemblée législative, prise en 7890, est la plus ancienne que possède aujourd'hui l'Assemblée nationale.Collection de l'Assemblée nationale du Québec niveau que la Chambre: des «salles de caucus».un bureau de poste, trois ou quatre pièces servant de bibliothèque, une salle de lecture pour les conseillers et une «chambre de comités».Au sous-sol de l'édifice, immédiatement au-dessous de I Assemblée, on trouve un vestiaire, des sûiles de comités, la salle des journalistes, une salle à manger, le bureau du télégraphe, etc.Toutes ces pièces sont munies de sonneries électriques et sont «chauffées par des fournaises».Les personnes en présence Avant de décrire le déroulement de la séance, traçons un portrait rapide des principaux acteurs de la cérémonie.Théodore Robitaille est Lieutenant-gouverneur de la province depuis le 26 juillet 1879.Lors de la séance de mars 1884, il touche à la fin de son notre époque, mais cette façon de procéder s'explique par le fait qu'il y a deux Chambres, et que le Premier ministre peut être choisi dans l'une ou l'autre de ces Chambres.M.Ross demeurera Premier ministre du Québec jusqu'au 25 janvier 1887.De 1883 à 1887, c'est Honoré Mercier qui dirige les troupes de l'Opposition à l'Assemblée législative de Québec.À cette époque, l'Assemblée législative se compose de 65 députés: 44 conservateurs, 19 libéraux et 2 conservateurs indépendants.En plus des députés, on retrouve en Chambre le sergent d'armes.Gédéon Larocque.Quant au greffier Louis Delorme, il prend place à la table au centre de l'Assemblée législative.Son rôle est très important en cette journée du 27 mars 1884 puisque, selon l'usage, c'est lui qui présidera à l'élection du nouvel Orateur.Les journalistes, pour leur part, n'ont évidemment pas une fonction parlementaire, mais leur rôle est capital Comme il n'existera pas de version officielle du journal des Débats avant 1963, c est au contenu de leurs articles qu'il faut puiser pour connaître le déroulement détaillé des séances de l'Assemblée législative.Le déroulement de la séance du 27 mars 1884 C'est donc le jeudi 27 mars 1884 que se déroule l'ouverture de la troisième session de la cinquième législature, au rez-de-chaussée de l'actuel Hôtel du Parlement.Comme d'habitude, lors de l'ouverture d'une nouvelle session, les curieux se pressent à la porte du parlement pour voir défiler le cortège du Lieutenant-gouverneur.Vers quinze heures, au son du canon, ce dernier se présente à la porte centrale et reçoit le salut de la garde militaire.Le journaliste du Chronicle chargé de décrire la cérémonie glisse une pointe d'ironie en soulignant que le gouvernement aurait pu procéder au déneigement de l'entrée de l'édifice avant l'ouverture de la session.Les badauds peuvent admirer à leur aise l'état-major du Lieutenant-gouverneur revêtu de costumes de gala, mais le spectacle ne revêt cependant pas l'éclat de celui des années précédentes.La raison en est bien simple: le local temporaire du Conseil législatif où doit se rendre Théodore Robitaille est trop petit pour contenir un grand nombre d'invités en plus de tous les parlementaires.Comme le fait toujours remarquer le correspondant du Chronicle, pas de dame, contrairement à l'habitude, et peu de dignitaires officiels.Entré dans l'édifice, le Lieutenant-gouverneur se rend au Conseil législatif.Parvenu à cet endroit, il fait appeler les députés qui sont déjà réunis à l'Assemblée législative.Le gentilhomme huissier de la verge noire, bamuel Staunton Hatt, va donc chercher les députés qui défilent en cortège jusqu'au Conseil.^près que les derniers aient pris place, le Lieutenant-gouverneur leur soumet, selon la coutume, qu'il «ne croit pas devoir déclarer les motifs qui lui ont fait convoquer la présente Législature avant qu'un Orateur de l'Assemblée législative ait été choisi suivant la loi» Autrement dit, avant de vaquer à toute autre besogne, les députés doivent élire un Orateur, car l'Assemblée se trouve sans Président depuis que Louis-Olivier Taillon.ancien titulaire du poste, a accepté la charge de procureur général.Les députés retournent donc à l'Assemblée législative, et les travaux de la première séance commencent: l'après-midi est d'ailleurs presque entièrement consacré au choix du nouvel Orateur.Le porte-parole du Premier ministre en Chambre, L.-O.Taillon, propose, appuyé par |.-G.Robertson, «que Jonathan Sax-ton Campbell Wùrtele prenne le fauteuil de cette Chambre comme Orateur».Honoré Mercier, chef de l'Opposition, s'oppose aussitôt à cette proposition, faisant remarquer qu'elle est faite par deux personnes qui ne sont pas membres de la Chambre.Mercier fait allusion au fait que Taillon et Robertson ont dû démissionner de leur siège de député lors de leur nomination au cabinet, comme l'exigeait alors la loi, et qu'ils ont été réélus lors d'élections partielles IK doivent donc être considérés comme de nouveaux députés et, de ce fait, ils n'ont pas le droit de prendre la parole tant qu'ils n'ont pas été présentés aux membres de l'Assemblée législative.Il ne s'agit donc pas d'une discussion sur le choix de Wùrtele comme Orateur, mais plutôt sur le droit de Taillon et de Robertson de faire motion.Un long débat s'engage alors entre les députés ministériels et les députés de l'Opposition sur le droit de Taillon et de Robertson de présenter une motion.Le greffier Delorme préside ces débats en l'absence d'un Orateur, et c'est lui qui, finalement, tranche la question.Il déclare que Taillon et Robertson, ayant déjà été reconnus comme députés au cours de sessions précédentes de cette même législature, ont le droit de prendre leur siege en Chambre sans présentation préalable.La proposition est ainsi déclarée re-cevable, et on procède à l'élection de l'Orateur.M.Wùrtele est déclaré élu à l'unanimité des voix et conduit au fauteuil par MM.Taillon et Robertson; il remercie les députés de leur marque de confiance, puis déclare en quelques mots qu'il s'efforcera de se montrer à la hauteur de la tâche qui lui est confiée M.Wùrtele prend place au fauteuil alors que la séance s'achève.Il ne reste que la présentation aux parlementaires du nouveau député libéral de Lévis, François-Xavier Le-mieux, élu lors de l'élection partielle du 16 novembre 1883.Le tout se termine à 17 h 15.La session reprendra le lendemain, 28 mars 1884, avec la lecture du discours du trône Tout au long de la session qui dure jusqu'au 10 juin 1884, les députes siègent dans la salle temporaire aménagée au rez-de-chaussée de l'Hôtel du Parlement.Une semaine après la fin de la session, soit le 17 juin 1884, Théodore Robitaille préside la cérémonie de la pose de la pierre angulaire du nouvel édifice.L'année suivante, lors de la reprise de la législature, le 5 mars 1885, les députés tiendront leurs assises dans l'actuel Salon rouge, étant donné que le local de l'Assemblée législative n'est pas encore terminé.Les élus du peuple siégeront à cet endroit jusqu'au 9 mai 1885.Ce n'est que le 8 avril 1886, lors de l'ouverture de la cinquième session de la cinquième législature, que les députés occuperont enfin le local où les séances de l'Assemblée législative, puis de l'Assemblée nationale, ont continué à se dérouler jusqu'à ce jour.-a C 03 o 73 > O 73 m en 2 O z -i 73 rr> > > m g > 73 IS) \t\t4 y \u2022 > X r ft-\t\tttttîiiiiihuiii\t\t ASSEMBLEE NATIONALE\t\t\t¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦MHHHnnHHnHMn\t\t\t !{ I PORTRAIT DE LA I 'Ai\\ 31M Via JUT f IM'VIl DJi VILLE DE QUEBEC VERS 1884, à partir d'un texte de Charles Baillargé par Marc-André BÉDARD, historien.Service de recherche À la fin du XIXe siècle, le visage de la ville de Québec change.Les grands incendies de 1876 et de 1881 obligent à reconstruire, et on emploie alors des matériaux différents.N'est-il pas toutefois paradoxal d'entendre Charles Baillargé souli gner les effets positifs de ces tragédies?Comment cet homme instruit du temps réagit-il devant le mouvement du progrès?Jusqu'à quel point la présence du gouvernement influence-t-elle l'évolution de la ville de Québec?À la lecture de ce texte, certaines préoccupations modernes, qu'on croit parfois nouvelles, trouvent un écho.centenaire.si OC < 5 UJ < en < UJ OC r\u2014 z O 5 Un mot sur l'auteur et Québec M.Charles Baillargé trace, en 1885, un portrait de la ville de Québec qu'il intitule: Québec passé, présent, futur.Mathématicien, ingénieur et architecte, ii naît à Québec en 1826.Après avoir étudié les lettres et les sciences, il devient ingénieur de la ville de Québec et membre de la Commission du port.I! travaille, entre autres, à des constructions comme l'Université Laval, le monument des Braves et la terrasse Dufferin.Il décède en 1906 Il nous a paru intéressant de rapporter les grandes lienes de ce texte dans le cadre des célébrations qui entourent le centenaire de la première séance à se tenir à l'Hôtel du Parlement Rappelons que Québec, qu'on se plaît déjà à appeler la «Vieille Capitale» depuis que le siège du gouvernement fédéral est établi à Ottawa, compte à cette éooque 65 000 habitants La population du Canada s'établit à plus de quatre millions de personnes.Nous n'avons rien changé au style et à l'orthographe de l'auteur, mais nous avons effectué quelques coupures dans le texte.En parcourant les lignes qui suivent, on se rendra compte que M.Baillargé ne partageait pas toujours les préoccupations d'aujourd'hui en ce qui concerne la protection du patrimoine.I a vieille cite a dépouillé plusieurs de ses trait*, distinctifs d'autrefois.Sa physionomie est changée.Les anciennes portes de ville, ces barrières au commerce et que les habitants des faubourgs étaient venus à re garder comme un cordon de séparation sociale, ont enfin cédé le nas de- vant la marche utilitaire et envahissante des temp*, modernes -la ligne droite est venue se substituer aux courbes stratégiques, qui de la rue St-tustache à l.i porte St-Louis, reliaient la rue du même nom à la Grande Allée.Une nouvelle et plus vaste entrée dans la ville existe maintenant en cet endroit, flanquée d'une poterne où le* piétons peuvent passer sans courir le risque comme autrefois de se faire broyer /»*s os entre les roues des voilures et les murailles des portes le tout est surmonté d'une tour, de murs crénelés, qui rappellent notre ancien prestige militaire.Par les soins du gouvernement fédéral, propriétaire du clos de /'anse (Cove-field) la Grande Allée s'est élargie de quelque 30 pieds de ce côté Le gouvernement local, à son tour, vient d'ériger sur cette grande voie de communication, les nouveaux édifices parlementaires, départementaux: immense bloc en pierre de taille à trois étages, rez-de-chaussée et mansardes, surmonté sur les flancs, de hautes et élégantes toitures J.I Cette bâtisse, comme la nouvelle Cour de justice, sur le site de l'ancienne, rue St-Louis, et par /es mêmes architecte* taché, Lesage.Gauvreau, Delorme.Cousin, Gauvin et al fait honneur à ceux qui en ont préparé les plans et rédigé les devis.Fanant tace aussi sur la Grande Allée, mais à l'intérieur du champ de l'anse, se construit une vaste bâtisse pour les exercices militaires.Cet édifice dû au crayon de MM Fuller et Taché, fera à l'intérieur (salle de 100 sur 200 pieds) un magnifique effet /./ Pour fe faire mieux paraître, et déjà il est de deux pieds plus en dehors du sol qu'il ne lifvait lêlre.il faudra nécessitement que le gouvernement fasse niveler, entre la Grande Allée et la bâtisse, l'avenue qui y conduit, sans quoi la moitié de la hauteur de la façade va se trouver dérobée à la vue/./ L'ancienne porte St-lean, on s'en rappelle, a fait place à celle, plus spa- cieuse, plus commode pour les voiture* et le* piéton*, qu'on v \\oil aujourd'hui, à double chaussée, doubles poternes, mai* nos concitoyens ne seront satisfaits que quand il* auront \\u dis paraître cette autre barrière entre la ville et le* faubourgs pour la remplacer par un simple tablier qui, en fer.en acier, au sommet des remparts, ou par une toiture arquée en pierre de taille comme aux portes Kent et St-Louis \u2014 sorte de pont d'une seule baie \u2014 viendra continuel la promenade au haut des muraille* *ans aucunement nuire à la circulation au niveau de la rue bt-lean.Entre les portes St-Louis, St-lean, se trouve la nouvelle porte Kent qui relie maintenant par la rue *>t-Patrice les rues Dauphine et St-Fustache.et dont la princesse Louise posa en 1878 la pierre fondamentale sou* l'administration de son époux le marouis de Lome, alors gouverneur général du Canada.Son Altesse Royale donna à < èttv porte le nom de Kent, celui de son royal aïeul, père de la Souveraine régnante Victoria, du royaume uni de la Grande Bretagne.Ces trois portes de ville.St-Louis.Kent.St-lean.ont encore pour quelque peu leur raison d'être de ce côté, comme reliant entre elles les sections consécutive* des remparts entre la Citadelle au sud et les Casernes des Artilleurs au nord, aujourd'hui fa Cartoucherie.Mais pour ce qui est de* trois autres vieilles portes, celle du Palai*.les porte* Hope et Prescotl.elle* *onl à jamais disparues, leur utilité étant d'ailleurs plus que compromise de nos yours où le* moyens d'attaque ont entièrement changé la tace des choses et rendu inutiles ce* sortes d'écran qu'un seule proiectile peut mettre en piè( e* à une distance de S à io milles.les grands feux de 187b, 1881 ont eu pour bienfaisant résultat la substitution de la pierre, brique et metal au bois, dans la reconstruction des maisons incendiées des quartier* Montcalm et St-lean.Il y a plu* de goùl qu'autefois nos jeunes architectes Charest.Tanguay, Stavely.Berlinguet et autres, sont allé< s'insplret aux Ftats-Unis et a l'étranger, à Montréal même.du génie de l'art des construction* nouvelles.l'Université Laval, le Séminaire de Québec, se «ont agrandi* de nouvelle* et superbe* < onstnji lions en pierre et en fer dont \\1 Peachy a éti l'architecte; une nouvelle et élégante église, due au dessin du même architecte, s'est substituée à l'ancienne église Si lean par trop éi rasée et enfoncée dans te sol, et ouvernement de la province de Québec dirigé par le Premier minisire Charles Boucher de Boucherville, décidait d'acquérir du gouvernement fédéral un terrain pour y construire un Palais législatif.Au mois d'août 1876.une entente intervient entre les deux gouvernements Le Cricket Field, d'une superficie totale de 251 763 pieds carrés, devient propriété québécoise pour la somme de 15 000 S.Dès la fin de l'été de 1876, cinq dessinateurs, sous la direction de l'architecte Eugène Taché, élaborent les plans du futur Palais.La maison Piton et Cie, qui a obtenu le contrat pour les travaux de maçonnerie, fait charroyer la pierre, que l'on taille habituellement sur place.Pour le soubassement, on emploiera du grès vert de Lévis; Deschambault fournira la pierre de parement des murs des façades.Celle des parements intérieurs \u2014 car il y a une cour intérieure \u2014 sera extraite des carrières de La Malbaie et de Terrebonne.En somme, le Québec veut presque se prouver qu'il peut s'autosuffire, du moins quant à la pierre, sauf qu'il faut importer de Belgique le carrelage des parquets et les solives de fer des planchers.Aujourd'hui, construire le palais du Parlement semblerait un jeu d'enfant.Mais il ne faut pas oublier qu'il y a cent ans tout était beaucoup plus élémentaire.On commençait à utiliser le téléphone, et l'électricité en était à ses premiers courts-circuits.Les grues mécaniques ne hantaient même pas l'imagination des hurluberlus.Au début de l'année 1877, on fait paraître dans onze journaux les appels d'offre pour la construction de l'édifice.Le coût total des annonces, préparées, il est vrai, par des fonctionnaires et non par une maison de publicité, n'atteint même pas 700$.Le 8 mai, devant le notaire Cyrille Tessier, un contrat est signé entre le gouvernement provincial et les entrepreneurs Nicolas Pilon et S.-X.Ci-mon Près de sept semaines plus tard, le creusage des fondations est achevé.Tout, cependant, ne va pas sans problème.Le 10 août, une première grève éclate.À cette époque où l'on est en pleine crise économique, le gouvernement n'a pas jugé bon d'établir une Commission de contrôle des prix et des salaires.Bien au contraire.Ministres et députés fédéraux se voteront même une diminution de salaire! Mais lorsque les entrepreneurs veulent imposer les mêmes mesures aux ouvriers, ces derniers rouspètent.Avant le 10 août 1877.les tailleurs de pierre qui travaillaient sur le terrain des édifices publics de Québec gagnaient 1,50$ par jour.On décide alors de les payer au pied de pierre taillée les ouvriers protestent, affirmant que, pour le même travail, ils ne gagnent maintenant que 80 cents par jour.Une entente intervient, et les travaux peuvent se poursuivre jusqu'à l'hiver au cours duquel ils devront être interrompus.IH78 est une année difficile.L'argent est tellement rare que l'on a déridé de licencier la police provinciale.Les entrepreneurs sont aux prises avec une offre qui s'avère un peu trop basse.Ils veulent donc encore une fois réduire les salaires des ouvriers.Le 3 juin, 1100 ouvriers employés à la construction du nouveau Palais législatif se mettent en grève.Les ouvriers refusent de voir leur salaire quotidien porté de 60 cents à 50 cents.Au contraire, ils réclament un dollar par jour.Les entrepreneurs font venir par train des briseurs de grève de Montréal et de I rois-Rivières.Le travail continue, mais dans un climat de haute tension qui provoque des débrayages de plus en plus nombreux.Le 12 au matin, on cherche le maire de la ville pour qu'il ordonne le dispersement des rassemblements dans le quartier Saint-Roch On craint que la violence n'éclate.Les soldats de la Citadelle sont sous les armes.Au début de l'après-midi, les manifestants, au nombre de plusieurs milliers, défilent dans les rues.Selon un témoin-journaliste, à 14 h 35, les militaires étaient sur la rue Saint-Paul, essayant vainement d'en éloigner la foule.On se décide enfin à lire le Riot Act.Les militaires font feu sur la foule Un homme est tué et plusieurs sont blessés.À 15 h 30, les soldats de la Batterie B se postent près des bâtiments du Parlement «pour les protéger contre une attaque possible des émeu-tiers».Un autre bataillon est appelé sous les armes afin de défendre les arsenaux.La ville est sur un pied de guerre avec le millier de militaires qui s'y trouvent.Le soir, les grévistes se réunissent à nouveau.Un des orateurs lance l'appel aux armes.Les arrestations se multiplient.Le 13, «la police refuse d'admettre à l'intérieur du parlement toute personne n'ayant pas le mot d'ordre.» Puis le calme revient, et le travail de construction se poursuit.Les contrats de construction des trois autres façades sont accordés en 1881 et en 1883.D'après Ernest Gagnon, c'est à l'occasion de la signature du dernier contrat que la devise «Je me souviens» apparaît pour la première fois.«M.Eugène Taché, écrit-il, avait dressé le projet de façade du Palais législatif de Québec et y avait introduit les armes de la province avec cette devise, «le me souviens», dont il est l'auteur, et qui était alors inconnue jusqu'en 1883, les députés auébé-cois continuèrent à siéger dans le vieil édifice situé tout près de l'actuel Château Frontenac.Mais vers \u2022 21 heures, le jeudi 19 avril, un incendie se déclare dans la salle du Conseil législatif.À minuit, l'incendie est maîtrisé, mais l'édifice est une perte complète, sauf l'aile nord qui, quoique bien endommagée, a pu être en partie sauvée.L'immeuble, construit en 1859-1860, avait coûté 61514,77$.et l'ameublement valait 14 886$.Le montant total des assurances ne dépassait pas les 76$.Plus importante que la perte financière fut celle de la bibliothèque Les trois quarts des 40 000 volumes furent détruits.Les représentants du peuple commencent alors à siéger dans le nouvel édifice, dont la construction est loin d'être terminée Une terrible explosion Le samedi 11 octobre, vers 12 h 45, «alors que les nombreux ouvriers employés aux édifices parlementaires s'en allaient après avoir dîné Eugène-Êtienne Taché fait partie de /a génération d'architectes de /a fin du XIXr siècle qui ont contribué à donner à là ville de Québec son visage actuel.sur le pouce reprendre leurs travaux», une terrible explosion se fait entendre.Le bruit, aux dires des témoins, s'est répercuté «jusque dans les gorges des Laurenti-des».Des pierres de toutes les grosseurs jonchent le sol.La plupart des vitres sont cassées.Un mur est même déplacé de trois pouces.Partout, le parquet est jonché de débris.Des châssis enfoncés flottent dans le vide.On craint que des ouvriers ne soient ensevelis sous les décombres.Trois heures après l'explosion, une autre détonation se fait entendre, aussi forte que la première.«Une seconde cartouche de dynamite, placée au second étage au côté nord de la même façade, venait de causer des dégâts considérables.Un immense bloc de pierre de taille, oui forme la partie de la base de I édifice, a été sorti du mur qui reste chancelant.» La foule envahit le terrain.Peu avant 17 h, une compagnie de soldats arrive pour inspecter le corps du logis en construction.Le chef de la police secrète procède à l'as-sermentation de vingt agents spéciaux.Ces hommes commencent à surveiller les édifices jour et nuit.Le dimanche, le cabinet provincial tient une réunion extraordinaire pour étudier les mesures à piendre et, toute la journée, les diverses entrées de l'immeuble gouvernemental sont fermées par des palissades temporaires et des «gardiens montent une garde incessante aux portes des divers départements.» la chasse aux suspects commence.Le nombre des présumés auteurs de l'attentat se multiplie, surtout à la suite de l'annonce d'une récompense de 4 000$ offerte par le gouvernement pour l'arrestation des coupables.L'entrepreneur Charlebois offre lui aussi la somme de 500$.On recherche un prêtre à l'allure bizarre.On accuse les Féniens, les anarchistes et même les anglophones.On voit de la dynamite partout, même à l'évêché de Québec! Le chef des Féniens américains.O'Donovan Rossa, dans le Sun de New York, repousse les ac-cusations portées contre des membres de son mouvement pour la libération de l'Irlande.«Québec, déclare-t-il, est sous la puissance anglaise.Ses habitants et tous les habitants des autres villes sur la terre protégées par l'Angleterre feront bien de se débarrasser le plus tôt possible de la protection de ce drapeau.» Pour lui, l'attentat de Québec n'est pas l'oeuvre de ses hommes.Quant au prêtre à l'allure bizarre, on le recherche partout et surtout à Montréal.Les soupçons les plus sérieux se portent sur quatre Américains qui seraient disparus juste avant l'explosion.Les quatre inconnus avaient déjà soulevé la curiosité de leur logeuse, Mme Honoré Nolin.Selon le témoignage de cette dernière, «des quatre chambres qu'ils avaient louées, il y en avait une qu'ils ne laissaient jamais inoccupée Aux heures des repas, il n'y avait que trois pensionnaires qui se mettaient à table.Le quatrième restait dans la chambre.Le soir, les quatre inconnus s'enfermaient dans l'un des quatre appartements et alors commençait une conversation à voix basse, très longue et très animée.Cela durait tard dans la nuit».Détail essentiel, ils avaient avec eux une petite valise en cuir \u2014 satchel \u2014 et un sac en tapis \u2014 carpet bag \u2014 comme on en avait retrouvé dans l'édifice endommagé.Accusations de fanatisme Le Nouvelliste de Québec, dans son édition du 12 octobre, lance une grave accusation: «D'autres vont dire que cette destruction est le résultat du fanatisme.La façade du Parlement, disait un citoyen distingué après le tragique événement, rappelle des souvenirs \u2014 trop français et trop catholiques pour qu'elle ne suscite point certaines envies et certaines colères.On a gravé sur la pierre de la façade les noms à jamais illustrés des Laval, des Champlain, des Mai-sonneuve, des d'Iberville, des Dollard, des Cavelier, des Salaber-ry et d'une foule d'autres.Ces noms-là, voyez-vous, sonnent mal aux oreilles de certains individus que le fanatisme mène.Ça leur offusque les yeux.Qui sait si ce n'est point dans le but de faire disparaître tous ces souvenirs que l'on a monté le fameux coup de samedi ?» Certains croient que ce sont des ouvriers mécontents qui s'en sont pris à l'entrepreneur.Le journaliste )ean-Paul Tardivel, dans son journal La Vérité, se porte à la défense de l'ouvrier, tout en l'accusant d'être un arriéré.Deux enquêtes se termineront en queue de poisson.Un des principaux membres de l'Opposition de l'époque et futur Premier ministre par surcroît.Honoré Mercier, accuse le Premier ministre Joseph-Alfred Mousseau d'avoir accepté un pot-de-vin de l'entrepreneur Charlebois.Un comité de la Chambre est formé pour faire enquête.Le lundi 9 mars 1885, le comité, qui est devenu une commission, remet son rapport qui ne retient pas les accusations.Deux des cinq commissaires présentent un rapport minoritaire qui contredit le premier.L'affaire meurt en douce, car, d'autre part, on a porté des accusations à peu près similaires contre Mercier.La construction du Palais législatif se termine à la fin de l'année 1886.Le coût total, non seulement de l'édifice, mais aussi de la clôture de granit, des statues et de la fontaine, est de 1 669 249,76 $.-s C 33 O -H > en 2 O > 2 Dessin du motif de feuille d'érable qui décore les pavillons d'angle, par Eugène-Êtienne Taché.V I | Archives nationales du Québec, \\ collection Eugène-Êtienne Taché ui > CO ENTREVUE AVEC LE PRÉSIDENT DE Q.- M.Guay, il y a maintenant un an que vous assumez là présidence de l'Assemblée nationale.Que de besogne accomplie en un an! l'aimerai* d'abord vous demander en quoi consiste exactement le rôle du Président?Ce n'est pas seulement ce qu'on voit à la télévision! R.- Non, loin de là1.C'est un rôle qui est très bien dé-nni dans le nouveau règlement que vient d'adopter l'Assemblée nationale.C'est lui qui préside les travaux, qui dirige l'administration et qui s'occupe des rapports entre l'Assemblé* nationale et les autres Parlements.Tout cela demande à être précisé.Il préside les travaux, c'est vrai.Mais il faut s'entendre: c'est effectivement lui qui préside les affaires courantes, c'est-à-dire cette portion la plus active de la journée parlementaire, où l'on retouve notamment la période des questions Par la suite, ce sont les vice-prési dents qui prennent la relève Le reste de mon temps, je le consacre aux relations avec les autres Parlements et à l'administration de l'As semblée nationale, ce qui inclut toutes 'es réformes en cours, dont la réforme parlementaire L'administration de l'Assemblée nationale est une chose que les gens connaissent peu Cela représente tout de même un budget de 43 millions de dollars et au-delà de 700 employés.En fait, l'Assemblée n'est pas un ministère, mais les députés ont besoin de personnel, de services pour les appuyer dans l'accomplissement de leurs tâches.C'est toute une machine à faire fonctionner et, pour peu que le Président s'en préoccupe, il a Zj un rôle considérable à jouer.uj \u2022 le député intermédiaire Chaque membre de l'Assemblée nationale est appelé à assurer le lien entre le citoyen et l'Administration publique.Il ne se passe pas une semaine sans que le député soit sollicité par des dizaines de demandes, fort différentes les unes des autres.En aidant les citoyens à obtenir de l'Administration publique tous les renseignements leur permettant de mener à bien leurs démarches, le député remplit précisément son rôle d'intermédiaire.Évidemment, ce volet de la fonction de député oblige ce dernier à rencontrer régulièrement ses commettants afin de mieux comprendre leurs demandes et leurs attentes.C'est pour cette raison que la semaine de travail du député est répartie entre l'exercice de ses responsabilités à Québec et le travail dans sa circonscription, qui peuvent l'un et l'autre déborder le cadre d'une semaine de travail dite «normale».I < Étapes menant à l'adoption d'un projet de loi PROJET DE LOI PUBLIC PROJET DE LOI PRIVÉ PRESENTATION (CONSULTATION GÉNÉRALE) ADOPTION DU PRINCIPE ÉTUDE DÉTAILLÉE EN COMMISSION PRISE EN CONSIDÉRATION DU RAPPORT DE LA COMMISSION ADOPTION SANCTION LOI S'APPLIQUANT À TOUTE LA POPU LATION OU À UNE PARTIE IMPORTANTE DE CELLE-CI.SEUL UN MINISTRE PEUT PRÉSENTER UN PROJET DE LOI PUBLIC QUI COMPORTE DES INCIDENCES FINANCIÈRES, CEST-À-DIRE QUI IMPLIQUE DIRECTEMENT DES DÉPENSES OU DES REVENUS.LES PROJETS DE LOI PUBLICS QUI NE COMPORTENT PAS D'INCIDENCES FINANCIÈRES PEUVENT ÊTRE PRÉSENTÉS PAR TOUT DÉPUTÉ.LOI ÉMANANT D'INDIVIDUS OU DE GROUPES, CONCERNANT DES INTÉRÊTS PRIVÉS OU LOCAUX.Ceffe sculpture d'Alfred Laliberté fait partie d'une série de bronzes exécutée entre 1928 et 1932.À l'époque, le député venait à Québec pour des sessions qui ne duraient que deux ou trois mois.Il devait prendre pension chez un particulier ou dans un hôtel.Il ne recevait pas de salaire, mais une indemnité couvrait ses dépenses.Par mesure d'économie, il était parfois obligé d'apporter ses provisions.Celui-ci a apporté, croit-on, un baril de pâte à crêpes.les sessions avaient généralement lieu en hiver afin de permettre au député de demeurer chez lui durant les mois où il pouvait effectuer les travaux de la ferme.C'est pourquoi ce député est vêtu d'un capot d'étoffe du pays, de la traditionnelle ceinture fléchée, de mitaines ainsi que d'un foulard et d'une casquette.(Ce bronze appartient à la collection du Musée du Québec et il a été prêté au Musée de l'Assemblée nationale.) Le député arrivant à Québec» SAVIEZ-VOUS QUE?Deux de nos Premiers ministres jamais été deputes: \u2014 John Jones Rois; Charles-Eugène Boucher de Bouchervifle.En effet, 3s étaient conieitleri legislo- tifs.¦ U* premiers édifice* do porte-ment, event 1884, étaient situé) au porc mOiTiiTM/TrfKy.¦ Il y c eu 32 élections générales ou Québec depuis 1867, ¦ Au sous-sol de l'Hôtel du furie-ment, te trou raient des «prisons».Certains ponw&stes y ont séjourné, la plupart de temps pour Ebefle contre un membre de F Assemblée.M Troie (3) membres d'une mène famfSe ont s»gé o l'Assemblée no* tende sous te bannière A trois (3) «« »\u2014' punis uu wiwjv Daniel Johnson (pore), U.N.Pierre.Mart Johnson, P.Q.Daniel Johnson {Hs),P.LQ.¦ le plue long règne comme Premier ministre fut celui de Mwice Duples- sk ¦ Pendant une séance, ie 15 mon 1912, le député de Richelieu, M.louii-Herre Paul Canto, qui portait une généreuse barbe, voulut «Aimer discrètement une cigarette au sa pipe et mit ie feu à sa barbe, ce qui perturba ta séance et amusa ki députés.¦ D'après Ernest Gagnon, c'est à l'occasion de la signature du dernier contrat de construction de l'Hôtel du Parlement (1083) que la devise 3Je me souviens» apparaît pour la première fois.¦ le journal des Débats n'existe 91e depuis 1963.Il U posta de sergent d'armes est traditionnellement occupé par un an* cîen mtfotatro.¦ lorsque ie ministre des finances prononce son «discourt du budget», 8 est de tradition qull porta des sou-Sers neufs e) qui ait un verre de gm à 10 dspotttion.pour symboliser le bon état des finances.¦ M.ÇfterLoaantogne est le 24e Lieutenant-gouverneur du Québec.¦ U député Arthur Turcotte (1845-1905), atari Orateur de l'Assemblée législative, a maintenu successivement au pouvoir le gouvernement 8-bérai de Joly de lotbinière et le gouvernement conservateur de Cha-pleau, grâce à son vote prépondérant, puisque chaque parti comptait 32 députés. ASSEMBLEE NATIONALE LA RECONSTITUTION DES DÉBATS DE L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE D'AVANT 1963 parjocelyn SAINT-PIERRE, historien, Service de la reconstitution des débats I ous ceux qui s intéressent à la vie parlementaire conviendront que le compte rendu de* débats d'une assemblée délibérante constitue une chronique essentielle de la vie politique d'un État et d'un peuple La publication des débats favorise les intérêts du parlementarisme et de la démocratie.Il en est de même pour les délibérations des anciens parlementaire^ L'Assemblée nationale, convaincue de l'utilité d'un tel instrument, s'est lancée dans la recons truction (Je ses débats pour les années 1893 a P)h3.année de la mise sur pied du journal des Debars L'origine du projet Ce projet qui est en marche depuis une dizaine d'années a nécessité un imposant travail |1our mettre au point une méthodologie et une présentation homogène des débals reconstitués.Trois historiens ont amorcé des projets semblables à celui de la reconstitution des débats de l'Assemblée nationale.Déjà, pendant les années soixante, Mme tlisabeth Nish avait entrepris la reconstitution des débats de toutes les sessions tenues sous le gouvernement de l'Union (1840-1867).Après un examen des reportages parlementaires de tous les journaux, elle avait élaboré la version la plus complète possible tout en indiquant les références aux journaux utilisés.Pour sa part, Marcel Hamelin a reconstitué les débats de l'Assemblée législative du Québec pour les années 1867-1878.À l'instar d'Elisabeth Nish, il a consulté tous les journaux de la province pour obtenir la version la plus exhausti ve possible; par contre, il n'a pas indiqué ses sources Quant à PB.Waite, il s'est attaché à reconstituer les débats des Communes pour la période 1867-1875 exclusivement à partir de deux journaux, et il n'a pas indiqué la source des textes choisis Étant donné l'ampleur des efforts qu'engendraient de tels travaux, un organisme aux moyens physiques et matériels plus grands se 'levait d'assurer la continuité de cette vaste recherche.C'est dans cette perspective que l'Assemblée nationale mit sur pied, en 197 * une équipe d'historiens pour parachever les sessions d'Hamelin et reconstituer le texte des législatures couvrant la période 1893 à 1962.À l'heure actuelle, les textes des sessions de 189 î à 1912 sont complétés, et les débats sont publiés jusqu'en 1902.Les chroniques parlementaires: principale source La reconstitution des débats de 1893 à 1963 est établie en exploitant deux sources: la documentation officielle et, surtout, les chroniques parlementaires.Dans le premier cas, il s'agit essentiellement de documents produits par le Parlement.D'inspiration britannique, ils furent introduits ici en même temps que la première assemblée délibérante, en 1792.Le Journal de l'Assemblée, ensemble de tous les procès-verbaux réunis en un volume, contenant une liste de projets de loi et une liste des documents demandés et déposés, constitue le rapport officiel des délibérations de la Chambre.Le greffier y inscrit, dans un style dépouillé et «factuel», au fur et à mesure du déroulement des séances, les résolutions adoptées, le résultat des votes, les motions et les interpellations.Mais ces procès-verbaux sont d'une aridité telle qu'on en oublie presque la présence des êtres humains.Ainsi, la principale source d'informations est constituée des chroniques parlementaires des journaux québécois de l'époque.Pour diffuser les débats et rendre compte de la vie parlementaire, l'Assemblée législative a hérité d'une institution dont l'origine nous vient du parlementarisme britannique: la Tribune de la presse.Composée de chroniqueurs parlementaires reconnus officiellement et délégués par les journaux les plus importants, cette institution remonte à 1871 Ce n'est cependant qu'en 1903 que l'on adopte un ensemble de règles qui précisent le fonctionnement de la Tribune de la presse.La Tribune de la presse ne peut recevoir que vingt journalistes.Tous les quotidiens du Québec y envoient un chroniqueur Deux quotidiens publiés à l'extérieur du Québec, soit Le Temps d'Ottawa et le Daily Mail and Empire de Toronto, délèguent également un journaliste dans la capitale provinciale Quand l'espace le permet, la plupart des hebdomadaires régionaux font de même.Mais les reportages parlementaires produits sont d'inégale valeur Deux facteurs expliquent ces variations Le premier tient au métier de journaliste.À l'époque, les journalistes de profession sont rares, et leur compétence peut laisser à désirer.Ils sont souvent des hommes de parti.D'ailleurs, plusieurs hommes politiques sont liés à un journal et peuvent même en être le propriétaire.Par ailleurs, le travail lui-même est difficile Le correspondant ne peut assister à toutes les séances qui se -HZx.__an , M^ni- INTERNJENTiolO Ou DÉPOTE -SE XT ETAPES DE PRODUCTION DU JOURNAL DES DÉBATS Copie souM^e au pepuTÉ.P*)UR APPROBATION.-7 '55 poursuivent tard dans la nuit II doit transcrire des interventions en dépit de la mauvaise acoustique de la Chambre, du bruit et des chuchotements des députés.Ajoutons à cela les problèmes de l'utilisation du français et de l'anglais, la mauvaise qualité des interventions et la menace de poursuites judiciaires et nous avons une idée des contraintes qui pèsent sur le correspondant parlementaire d'alors.Les hommes politiques, et plus pré( isément les parlementaires, sont conscients de la puissance des journaux Sitôt arrivés au pouvoir, on s'empresse de créer un «réseau de presse» Par contre, la presse de l'Opposition «connaît maintenant les affres de la faim», car les contrats gouvernementaux d'impression assurent la rentabilité' de plusieurs journaux Généralement, il n'y a pas de différence flagrante entre les chroniques.La «partisannerie» transparaît dans la longueur des textes, dans la disposition des interventions et surtout dans les commentaires qui émaillent le compte rendu du reporter./ .1 méthodologie Le choix de journaux à dépouiller est établi en fonction du caractère exhaustif des chroniques, de l'allégeance politique, de la langue utilisée et de la provenance régionale L'ordre des intervenants établi dans le texte reconstitué est déterminé par la fréquence de l'ordre indiqué dans les journaux Donc, le recherchiste qui reconstitue les débats amalgame, à l'intérieur d'une même intervention, des extraits puisés à plusieurs journaux afin de produire la version la plus complète possible.Le texte doit être fidèle au sens du discours et à l'argumentation du député.Même les interruptions fantaisistes ou contraires au règlement et les remarques sur l'atmosphère du débat sont conservées.Pour uniformiser le texte et éviter la confusion entre la langue du journal et celle de l'orateur, les passages en anglais sont traduits.On s'efforce de rendre l'esprit et même la lettre des débats à la lumière du contexte et des versions françaises partielles de l'intervention.Ces débats sont publiés par session.Chaque volume contient une introduction historique et méthodologique de même qu'un index des participants et des sujets abordés.UNE RÉFÉRENCE ESSENTIELLE Il serait facile de démontrer l'utilité d'une collection comme celle de la reconstitution des débats Tous ceux qui ont eu à travailler sans cet instrument ont déploré les trous dans les comptes rendus des travaux de l'Assemblée.La synthèse en cours est indispensable à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du parlementarisme québécois.C'est une source sûre qui épargne de fastidieuses recherches dans les journaux d'époque. \t:£h.?'ib ' c.L qû,* V 1/ \\> \\ v\t\u2022 mianni\t/ISSmBLEE NATIONALE\t LES FEMMES À L'ASSEMBLÉE NATIONALE Il semble bien que chaque fois que l'on examine la représentation féminine dans un secteur donné de notre société, nous en arrivions invariablement à parler de records et de premières.Il n'en est pas autrement à l'Assemblée nationale.Il a fallu attendre près d'un siècle avant qu'on ne retrouve une femme comme membre de l'Assemblée, plus de cent ans avant que la présidence des débats de la Chambre ne soit confiée en partie à une femme Et pourtant, comme en témoigne l'extrait suivant d'une intervention du Président de l'Assemblée nationale, M.Richard Guay, elles se montrent à la hauteur des responsabilités que leur confient leurs concitoyens.Le 16 décembre 1983, il souhaitait la bienvenue à deux nouvelles députées, élues quelques jours plus tôt dans le cadre d'élections partielles: «Toujours est-il que sur 122 membres, c'est encore bien peu, mais passer de 8 à 10, c'est toutefois un bon pas dans la bonne direction, l'insisté sur la présence de deux autres femmes à l'Assemblée nationale pour une autre raison.Placé où je le suis, observant la nature de nos débats, une constante me frappe: le niveau que les députés féminins maintiennent dans les débats dans cette Assemblée sert d'exemple à tous les députés.«leurs interventions sont toujours marquées par un souci de qualité et par une argumentation dépourvue d'attaques personnelles.Trop de députés estiment qu'une intervention doit être ponctuée d'allusions personnelles pour qu'elle soit efficace, lis gagneraient à écouter plus souvent leurs collègues féminins de même oue ceux parmi leurs collègues masculins dont les interventions dans nos débats sont d'autant plus pertinentes quelles portent sur le fond et sont démunies de mesquineries qui compromettent plus souvent qu'autrement la portée d'une intervention.Voilà une raison additionnelle de nous réjouir de l'entrée dans cette Assemblée de nos deux nouvelles collègues.» Dans le passé, les femmes ont du se contenter des rôles de madame l'épouse de l'Orateur, du Premier ministre, du ministre ou du député.Qui ne se souvient pas des hésitations oratoires des députés après l'élection de Mme Cuerrier à la vice-présidence de l'Assemblée nationale?«Madame le Président», «Madame la Présidente», «Monsieur le Président (sic)»; plusieurs ne savaient plus trop sur quel pied danser.C'était déjà un signe de changement! Actuellement.l'Assemblée compte un nombre «record» de députées: 10.Mais, comme le soulignait justement le Président, c'est bien peu en regard des 112 autres députés: à peine 8%.Toutefois, en plus de l'augmentation du nombre au cours des dernières années, il est encourageant de remarquer que les députées et les minstres jouent un rôle très actif à l'intérieur du processus parlementaire.Voici d'ailleurs quelques jalons de cette courte histoire.SAVIEZ-VOUS QUE?La première femme à se porter candidate à l'Assemblée législative, sans être élue cependant, fut Mme Mae O'Connor.Elle fut candidate libérale dans Huntingdon lors de l'élection partielle du 23 juillet 1947.Elle voulait succéder à son mari, le député libéral James Dennis O'Connor, décédé un peu plus tôt.La première femme élue à l'As semblée législative fut Mme Claire kirkland-Casgrain, le 14 décembre 1961.Députée libérale de la en conscription de Jacques-Cartier en 1961, elle fut réélue en l%2 et, par la suite, fut élue dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys en 1966 et 1970 Mme Claire Kirkland-Casgrain fut aussi la première femme à être nommée ministre: en 1962, elle accéda au cabinet Lesage en tant que ministre sans portefeuille Par la suite, elle fut successivement ministre des Transports et des Communications (de 1964 à 1966), ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche (de 1970 à 1972) et ministre des Affaires culturelles (de 1972 à 1973).La première femme à présider les délibérations de l'Assemblée nationale, en tant que vice-présidente, fut Mme Louise Sauvé-Cuerrier, députée du P.Q.dans la circonscription de Vaudreuil-Sou-langes de 1976 à 1981.Elle occupa le poste de vice-présidente du 14 décembre 1976 au 13 avril 1981.La première députée qui donna naissance à un enfant durant son mandat fut Mme Denise LeBlanc-Bantey, le 15 avril 1979.Mme Denise LeBlanc-Bantey est députée du PX}.de la circonscription des Îles-de-la-Madeleine depuis 1976.Elle occupa successivement les postes suivants: adjointe parlementaire du ministre de l'Industrie et du Commerce, adjointe parlementaire du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation et ministre de la Fonction publique.Depuis le 29 novembre 1983, elle occupe le poste de ministre déléguée à la Condition féminine et est membre du Comité ministériel permanent du Développement social et du Comité des priorité^ LES FONCTIONS PARLEMENTAIRES Président \u2022 Vice-présidents \u2022 Chef du groupe ministériel ¦ Leader du groupe ministériel ?Whip du groupe ministériel 0 Chef de l'Opposition officielle ?Leader de l'Opposition officielle A Whip de l'Opposition officielle ?Ministres 1 | Autres députés FONCTIONNAIRES: O Secrétaire général O Secrétaires adjoints \u2022 Sergent d'armes La masse La première ministre qui donna naissance à un enfant durant son mandat fut Mme Pauline Marois, le 12 octobre 1983.Elle occupait aiors le poste He ministre déléguée à la Condition féminine.Mme Marois est députée du P.Q.de la circonscription de La Peltrie depuis le 13 avril 1981.Nommée ministre d'État à la Condition fé- minine le 30 avril 1981, elle fut aussi membre du Comité des priorités jusqu'au 9 septembre 1982.Par la suite, elle occupa les postes suivants: ministre déléguée à la Condition féminine et vice-présidente du Conseil du trésor, ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu Elle est en plus ministre responsable de la région de l'Outaouais.Liste des 15 députées élues à l'Assemblée nationale jusqu'à ce jour (par ordre alphabétique) \tPARTI\tCIRCONSCRIPTION\tANNÉE BACON, Lise\tP.L.Q.\tBourassa\t1973 \t\tChomedey\t1981 BÉLANGER, Madeleine\tP.L.Q.\tMégantic-Compton\t1983 CHAP UT-ROLLAND, Solange\tP.LQ.\tPrévost\t1979 CUERRIER-SAUVÉ, Louise\tP.Q.\tVaudreuil-Soulanges\t1976 DOUGHERTY, Joan\tP.LQ.\tJacques-Cartier\t1981 HAREL, Louise\tP.Q.\tMaisonneuve\t1981 JUNEAU, Carmen\tP.Q.\tJohnson\t1981 KIRKLAND-CASGRAIN, Claire\tP.LQ.\tJacques-Cartier\t1961,1962 \t\tMarguerite-Bourgeoys\t1966,1970 LACHAPELLE, Huguette\tP.Q.\tDorion\t1981 LA VOIE-ROUX, Thérèse\tP.L.Q.\tL'Acadie\t1976,1981 LEBLANC-BANTEY, Denise\tP.Q.\tIles-de-la-Madeleine\t1976,1981 MAROIS, Pauline\tP.Q.\tLa Peltrie\t1981 OUELLETTEJocelyne\tP.Q.\tHull\t1976 PAYETTE, Lise\tP.Q.\tDorion\t1976 SAINT-AMAND, Aline\tP.LQ.\tJonquière\t1983 L'Assemblée nationale L'ASSEMBLÉE NATIONALE désigne l'ensemble des députés élus, qu'ils siègent comme indépendants, qu'ils appartiennent au groupe ministériel, à l'Opposition officielle ou à tout autre groupe parlementaire.L'ASSEMBLÉE NATIONALE a pour rôles principaux de voter les lois et d'exercer un contrôle sur l'action du gouvernement.Assemblée nationale: 122 députés te gouvernement Le GOUVERNEMENT est formé du Premier ministre et des ministres, qui appartiennent au parti qui a fait élire le plus de députés.Le GOUVERNEMENT a pour rôles principaux de déterminer les politiques qui vont orienter l'action de l'État et d'administrer selon les lois.Gouvernement: Premier ministre et ministres V -s 4 ^^^^ La salle de l'Assemblée nationale (Salon bleu) en 1984. #\t-t- $ .t.t-r » 1 » t è\t \t/1SSEMBLEE NATIONALE\ti 1 i Les services offerts à la population «Passez aux Salons!» Des services offerts à la population?Plusieurs s'étonneront d'apprendre qu'il existe effectivement de nombreux services offerts à tous les citoyens par l'Assemblée nationale.Trop souvent, hélas!, on considère cette institution parlementaire comme une forteresse éloignée et imprenable, un lieu où le simple citoyen n'a pas sa place.Rien de plus faux! Le parlement, par sa vocation même, se doit d'être «la maison du peuple».C'est pourquoi tout citoyen devrait savoir qu'il a le droit de visiter l'Hôtel du Parlement, d'assister aux débats de l'Assemblée nationale et même de participer aux commissions parlementaires ou de se procurer en tout temps les divers documents et renseignements préparés à son intention.les visites guidées L'Assemblée nationale offre à ceux qui le désirent un service de visites avec guide, effectuées en français ou en anglais, d'une durée approximative de 30 minutes.Lors de cette visite, les guides donnent de l'information sur l'histoire et le fonctionnement de l'Assemblée nationale, de même que sur l'architecture et les oeuvres que contient l'édifice.Les centres d'intérêt de la visite sont la salle de l'ancien Conseil législatif (Salon rouge), la salle de l'Assemblée nationale (Salon bleu) et la galerie des Présidents.La Radiotélévision des débats: un autre service de l'Assemblée nationale Depuis le 3 octobre 7978, les débats de l'Assemblée nationale et de certaines commissions parlementaires sont télévisés.Les réseaux de télévision et de radio sont les principaux utilisateurs d'extraits des débats pour leur bulletin quotidien d'information et pour leurs émissions d'affaires publiques.Toutefois, les enregistrements sont également prêtés gratuitement, pour une durée d'environ deux semaines, à toute personne qui en fait la demande.De plus \u2014 et c'est là un aspect original \u2014, l'Assemblée nationale est le premier Parlement au monde à utiliser les services d'un animateur.Soumis au principe de la plus stricte neutralité, i! agit comme soutien pédagogique.L'animateur apparaît au début et à la fin des émissions ainsi que pendant les périodes d'interruption des débats.Il explique le déroulement de la séance diffusée, informe les téléspectateurs de l'état des travaux parlementaires et les renseigne sur tout ce qui concerne l'exercice du pouvoir législatif.Il fait mieux connaître le parlementarisme québécois, son histoire et son mode de fonctionnement.^ cqp ǧp
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