La presse, 25 avril 1984, Z. Tribune libre
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 AVRIL 1984 LIBRE Des dossiers chauds pour les femmes du Québec La spontanéité et la générosité de la ministre à la Condition féminine Denise Leblanc sont rafraîchissantes.(Mais pourquoi ajoute-t-elle toujours Bantey à son nom, cette pratique infériorise toutes les femmes, les hommes refusant, eux, cette diminution de leur identité?) Que la ministre souhaite une réorientation du Conseil du statut de la femme pour qu'il s'occupe plus des femmes démunies, c'est bien.Il y a longtemps que le Réseau d'action et d'information pour les femmes (HAIF) blâme le Conseil parce qu'il a des politiques d'une étonnante dureté envers ces femmes au nom de principes coupés de la réalité car l'égalité n'est pas encore un fait.Certaines des recommandations du CSF vont même jusqu'à priver les femmes de leurs droits fondamentaux ou imposent des choix ou tentent de les orienter malhonnêtement, contredisant son propre principe de liberté de choix.On ne rendrait pas service aux femmes en mettant sous le boisseau ces reproches.Bien des femmes se sont imprudemment abandonnées au CSF pour la défense de leurs droits, s'imaginant qu'il était «le» mouvement féministe lui-même.Jusqu'aux journalistes qui ont fini par oublier le véritable mandat du CSF et sa place dans l'échiquier de la lutte pour nos droits.La chroniqueuse Lysianne Gagnon définissait ainsi le CSF: «un organisme qui a non seulement un rôle de conseiller, mais aussi un rôle de leadership intellectuel».Lysianne Gagnon oserait-elle dire la même chose du Conseil du travail et de la main-d'oeuvre par exemple?Non car, pour les ouvriers, ce sont les syndicats qui ont ce rôle de locomotive.Voir ce rôle dans un organisme gouvernemental serait une insulte pour les syndicats.Mais quand il s'agit des femmes, on sent le besoin de leur donner un «parent» gouvernemental.Toujours la tutelle, c'est-à-dire l'infériorisation.Un conseil doit prendre le pouls des groupes de femmes, faire des étudcvs.et bien conseiller le gouvernement dans ses législations et actions.Il est donc important qu'il garde toute sa crédibilité auprès du gouvernement par un comportement et des avis judicieux.Ses interventions peuvent même se faire, au pi.», à n'importe quelle étape d'une action ou législation.Par contre, le CSF n'a pas à «organiser» les femmes, sa tendance des récentes années.Une sorte de tutelle encore, comme si les femmes ne pouvaient s'organiser elles-mêmes.Nous le répétons, cette tutelle est humiliante et comporte d'ailleurs de multiples dangers, qui sont loin d'être du type «révolu- Le Cambodge espère mais.Malgré les cinq résolutions de l'ONU demandant constamment au Vietnam de retirer toutes ses troupes du Cambodge, les dirigeants de Hanoi ont essayé à plusieurs reprises, dans leur offensive de la saison sèche, de briser la résistance cambodgienne, aussi bien khmère rouge que nationaliste.Au deuxième jour de l'An cambodgien, le 14 avril, les troupes vietnamiennes ont attaqué, bombardé barbarement des populations civiles cambodgiennes dans le village d'Ampil, et en plus elles ont utilisé des armes chimiques.Face à cet acte criminel international de la part du Vietnam, nous faisons appel à l'ONU, surtout au Conseil de sécurité, et prions cette haute instance de prendre d'urgence toutes les mesures nécessaires afin que le Vietnam soit condamné pour cette violation des principes fondamentaux du droit international et de la charte des Nations unies, ainsi que pour l'utilisation d'armes chimiques, de gaz asphyxiants contre la population civile cambodgienne; et pour que ce pays agresseur, pourtant membre de l'ONU, exécute enfin les résolu; tions depuis 1979, 80, 81, 82 et 1983 et pour qu'il respecte strictement les conventions internationales, tel le Protocole de Genève de 1925 concernant la prohibition d'emploi à la guerre d'armes chimiques et de moyens bactériologiques.D'autre part, nous basant en particulier sur le plan de paix mondial de M.Trudeau, premier ministre du Canada, nous faisons appel au gouvernement canadien pour qu'il intervienne rapidement auprès du gouvernement vietnamien afin qu'il respecte: les accords signés par lesquels il s'engageait officiellement à respecter l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale du Cambodge; et la non-ingérence dans les af-faires intérieures du peuple cambodgien.En outre, nous faisons appel spécialement à M.Trudeau et au gouvernement et au peuple canadiens afin qu'ils fournissent d'urgence des aides humanitaires, et financières aux populations civiles cambodgiennes victimes de l'attaque .criminelle et barbare des troupes vietnamiennes et de l'aide militaire au Front national de libération du peuple khmer (cambodgien).Kol NOK Représentant du FNLPK Montréal tionnaire».Les tables de concertation, que le CSF a instaurées, sont un instrument idéal pour récupérer les femmes et passer les messages gouvernementaux ou ceux du CSF lui-même.Le résultat?on désinforme les femmes comme plusieurs en ont été témoins.Avec une telle approche, et les millions de son budget, le CSF s'approprie volontairemennt ou involontairement tout ce qui s'est fait pour les femmes aux yeux des médias et aux yeux des femmes elles-mêmes alors même que gains et efforts étaient faits par des groupes autonomes.Il y a assez des hommes qui ont agi ainsi envers les femmes pour ne pas les imiter à notre tour.L'idéologie très contestable qui prévalait au CSF l'a poussé à diverses périodes de son histoire à a) s'interposer alors qu'on avait presque obtenu un chèque d'aide sociale conjoint plutôt que fait au seul nom du mari: b) à se faire tirer l'oreille pour appuyer la demande d'indexation des pensions alimentaires sous prétexte que les pensions alimentaires maintenaient les femmes dans la dépendance, indiquant par là qu'il est grand temps de changer ce terme infantilisant pour «compensations» afin que l'on comprenne que c'est un dû: c) à faire preuve d'une grande mollesse lors du nouveau droit de la famille quant à la protection de la maison familiale et refusant même de recommander le partage de la maison, ce que les femmes de toutes les autres provinces se sont vu accorder; d) à ne pas endosser dans leur politique globale «Égalité et indépendance» des revendications aussi importantes qu'une rente pour les femmes à la maison ou le principe de garderies gratuites à instaurer graduellement; e) à vouloir enlever aux couples la déduction de mariée, non pour la transférer à la femme elle-même quel que soit son âge, mais aux seuls parents de jeunes enfants, privant la femme de son revenu garanti; f) à s'élever contre le temps partiel, désiré pourtant par les femmes et par bien des hommes comme ouverture sur une meilleure qualité de vie; g) à refuser de participer à l'historique lutte pour l'égalité des femmes dans la Constitution sous prétexte de nationalisme, oubliant que les droits de la personne doivent être au-dessus des nationalismes, etc.Le CSF a préféré à ces luttes celles des syndicats dont il s'est fait un écho fidèle, au mépris souvent des intérêts des femmes.La déclaration de l'ancienne présidente du CSF sur le «tout et tout de suite, peu importe la crise» dans ou hors connexte ne surprend donc plus.Une telle déclaration ne vient pas du féminisme mais d'un certain syndicalisme de lutte dont les préoccupations ne sont ni les dému-nis(es) ni les femmes.La ministre ne trouvera cependant pas l'inspiration de politiques plus humaines dans «Égalité et indépendance» en lequel la ministre voudrait voirt une Bible de droits féminins.Ce document que le PQ a même placé au-dessus de son propre programme, sans doute parce qu'il n'arrivait pas à la cheville de son propre programme de parti, est d'une indifférence totale envers les femmes mal prises, tant et si bien que le RAIF s'est cru obligé d'y répondre par «Le Livre rouge de la condition féminine», un volume de 275 pages dont il aurait bien aimé discuter avec la ministre à la Condition féminine de l'époque.Lise Payette.Celle-ci a refusé, fermant sa porte au RAIF sans aucune explication.La porte de la ministre qui a succédé à Lise Payette, Pauline Ma-rois, n'a guère été plus ouverte pour discuter du revenu minimum garanti dont on prive inexplicablement les femmes à la maison, les livrant ainsi pieds et poings liés au mari.À peine quelques minutes d'entretien, puis refus d'appuyer une pétition du RAIF réclamant ce droit que la députée Louise Harel avait présentée à l'Assemblée nationale.Autre dossier chaud pour les femmes démunies, celui du service de perception des pensions alimentaires universel et automatique, seule façon d'aborder humainement et efficacement ce grave problème social.Il a été présenté au gouvernement du temps de Lise Payette, suite à une promesse du ministre de la Justice d'alors, Marc-André Bédard.Au lieu d'être une alliée, à notre grande surprise.Lise Payette a joué du coude, prenant la défense des hommes, fait taire les groupes qui réclamaient ce service, manipulé tant et si bien que les Québécoises se sont retrouvées avec un service de saisie plutôt que de perception, dont on devine les conséquences: hésitations à y recourir, tension familiale, représailles puisque la saisie doit être demandée par la femme elle-même contrairement à ce qu'aurait été un véritable service de perception.L'ex-ministre Payette s'est plainte dans son livre de ne pas avoir eu de pouvoir.Peut-être que si elle s'était tenue debout pour les femmes au lieu de se comporter en carriériste, se faisant trop souvent la femme de service du PQ, elle se serait attiré le respect de ses collè- gues et un certain pouvoir comme Monique Bégin au fédéral, qui a su forcer la main et le respect de ses collègues pour le plus grand bien des démunies.La nouvelle ministre à la Condition féminine n'a donc pas raison de prendre le CSF comme bouc émissaire.Ses prédécesseures à la Condition féminine avaient un instrument en or pour obtenir des gains pour les femmes: le programme de leur parti qui, lui, avançait des solutions complètes et sans trous tout au long de nombreux articles extrêmement bien faits.En lui préférant «Égalité et indépendance», on a trahi ces militantes et trahi les femmes.Que la ministre place donc la responsabilité de cette situation désastreuse des Québécoises abandonnées par leur gouvernement non sur les épaules d'un conseil sans pouvoir, mais sur celles de ministres à la Condition féminine et.encore plus, sur celles du premier ministre et de son équipe qui ont oublié jusqu'à l'existence des problèmes de la condition féminine! mais à qui l'électorat féminin réserve sans doute, juste retour des choses, des lendemains.sans pouvoir.Marcelle DOLMENT pour le réseau d'action et d'information pour les femmes (RAIF) Z 2 TRIBUNE LIBRE LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 AVRIL 1984 Des précisions au sujet de l'affaire de l'école Beaudet Au cours des derniers mois, LA PRESSE a mentionné à deux reprises, dans des articles sous la plume de Florian Bernard, qu'un conflit existait à ville Saint-Laurent autour de l'avenir de l'école Beaudet située sur le boulevard Décarie.Nous tenons d'abord à déplorer le fait que M.Bernard n'ait pas pris la peine de nous contacter, nous de la Coopérative d'habitation des aînés de Saint-Laurent, avant de rédiger ces articles.Nous tenons donc à informer les lecteurs de votre quotidien quant à notre position dans ce dossier.Rappelons d'abord certains faits et tentons de bien déterminer où se situe le litige qui nous oppose à la ville.Il y a deux ans, à la suite d'une séance d'information sur les coopératives d'habitation, un comité est mis sur pied au sein de l'AQDR, section Saint-Laurent (Association québécoise pour la défense des droits des retraités et pré-retraités) en vue de réaliser un ou plusieurs projets de logements coopératifs sans but lucratif dans les limites de notre municipalité.L'amélioration des conditions de logement est une priorité de l'AQDR Saint-Laurent: il n'existe ni HLM.ni coopérative d'habitation pour personnes âgées et nous avons exercé des pressions en ce sens.À l'automne 1982, les yeux des membres fondateurs de la Coopérative se tournent vers la vieille é-cole Beaudet, située sur le boulevard Décarie au coeur de ce que Ton nomme communément «le Village» de Saint-Laurent.L'École a été construite en 1918-1919 et ne sert plus à des fins d'éducation depuis 1977.Nous la considérons comme un élément témoin de notre patrimoine et souhaitons qu'elle ne soit pas démolie.Suite à des études préliminaires effec- tuées par des ingénieurs et architectes de notre Groupe de ressources techniques (GRT), il est déterminé que la charpente du bâtiment est en bon état et peut se recycler en logements.En tenant compte de la clientèle visée, c'est-à-dire des retraités et pré-retraités à moyen et faible revenu, l'école peut être transformée en 36 logements: a) 1 studio, b) 23 unités d'une chambre à coucher, c) 12 unités de deux chambres à coucher.Les premières études de rentabilité et de viabilité préparées par le GRT Atelier Habitation Montréal, établissent que le projet est réalisable et viable à l'intérieur des budgets alloués aux Coopératives par la SCHL (Société canadienne d'hypothèques et de logement).Les loyers que les membres de la Coopérative devront défrayer sont très raisonnables considérant le coût d'un logement de même qualité sur le marché locatif.Lorsque la Coopérative avait entrepris ses démarches au sujet de l'École auprès de la Commission scolaire Sainte-Croix, il n'était plus question à ce moment que ce soit le site retenu pour un HLM pour personnes âgées.La Société d'habitation du Québec (SHQ), responsable de la construction de HLM, avait auparavant négocié l'acquisition de l'école en vue de la démolir et de construire sur le site un HLM de 80 unités pour personnes âgées et handicapées.Mais elle s'était retirée et avait invité la ville à trouver un autre site pour la construction du HLM.Ce ne sera qu'à l'automne 1983 que la ville décide, par suite d'une résolution unanime du Conseil municipal de présenter elle-même une offre d'achat sur l'école, annonçant ainsi son intention de démolir l'école et de retenir le site pour le futur HLM.Dernièrement, malgré des pressions de notre part, de l'AQDR et malgré une pétition de plus de 800 noms en appui à notre cause ; la Commission Scolaire vient d'accepter de vendre l'école à la ville pour 300000$.Cette «Affaire Beaudet» pour ainsi dire, a fait couler beaucoup d'encre dans notre municipalité.Malheureusement, bien souvent, les positions que nous défendions ont trouvé très peu d'écho dans les médias locaux et régionaux.Nous avons cependant pu obtenir l'appui d'un bon nombre de citoyens, âgés ou non, parce qu'ils avaient à coeur la conservation de l'école.À plusieurs reprises, avec une certaine malhonnêteté croyons-nous, on a présenté l'affaire comme «80 logements au lieu de 36» ou encore «un HLM c'est pour les plus démunis alors qu'une coop c'est pour les plus fortunés»! Nous ne nous opposons aucunement au HLM.Bien au contraire, notre proposition vise à créer 116 logements sociaux (les 80 du HLM et les 36 de la Coopérative), ce qui est une grande nécessité à Saint-Laurent où 11.6% de la population totale est âgée de plus de 65 ans, et 69% de la population est locataire.La ville dit vouloir aider la Coopérative à se trouver un site alternatif alors que nos recherches concluent qu'il ne peut y en avoir d'équivalent sans que les loyers soient très chers; alors que le HLM peut très bien se construire sur un site adéquat, rue Basile-Moreau, toujours dans le Vieux Saint-Laurent! Pour nous, le rideau n'est pas tombé, et nous savons à notre âge que «tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir».Florence Machabee Présidente de la Coopérative d'habitation des aînées de Saint-Laurent Un martyr chaque fois Monsieur Roland Germain Organiste Terrasse Vaudreuil C'est avec grand intérêt que j'ai pris connaissance de vos déboires musicaux avec l'organisme «Vie liturgique» (Cacophonie le dimanche matin dans la province, 9 avril).Pauvre monsieur! Vous devez souffrir le martyr chaque fols que vous êtes appelé à accompagner.Aidé de votre lourd bagLge de connaissances de la musique d'orgue, vous vous acharnez à trouver des bibittes dans les mélodies qui montent droit au ciel.La perfection n'est pas de ce monde dit-on, mais Jésus reçoit cette musique qui vient du peuple et il l'aime.Si vous tenez à embellir cette «cacophonie», cessez de perdre votre temps à l'interpréter et mettez-vous au travail en composant vous-même des thèmes à la hauteur de votre talent.Lorsque l'accompagnement d'une pièce n'est pas à votre hauteur, pourquoi ne pas la réécrire à votre goût?Ainsi, au moment de l'exécution, vos oreilles s'en réjouiront.Mais pour ce surcroît de travail, n'attendez pas d'ovation de la foule ou une meilleure rétribution en argent.Les gens qui chantent à l'église apprécient la musique que nous faisons, mais ils vibrent davantage aux messages de vie contenus dans les chants plutôt qu'aux notes puissantes qui sortent de nos instruments.Après tout, nous sommes là, les organistes, que pour soutenir les fidèles dans leurs élans vers le ciel.Vous avez quand même un peu raison; cette musique-là n'est pas parfaite, mais à cause de Jésus, je continuerai à les accompagner, imparfaitement, de mon mieux.Robert TELLIER Organiste et titulaire des grandes orgues Paroisse St-Yves de Laval Une incertitude qui a assez duré \u2022m * Depuis plusieurs années le ministre des Affaires sociales joiiè au chat et à la souris avec la clinique St-Jacques.Il est temps de dénoncer le jeu de drainage psychologique des énergies qui se fait dans notre clinique.Depuis des années la décision est prise; la clinique sera intégrée au CLSC mais nous ne savons toujours pas de quelle façon l'intégration se fera.Nous en avons assez de nous faire manipuler de la sorte.Nous voulons savoir si nous garderons nos médecins en qui nous avons confiance et désirons garder un suivi?Pourrons-nous avoir accès à ce CLSC si nous n'habitons pas dans le secteur?Aurons-nous droit à des soins personnalisés tels que prodigués à la clinique présentement?* Devrons-nous changer de locaux.' Aurons-nous encore nos médicaments gratuits?À ces questions soulevées, les employés ne peuvent nous répon-, dre vu votre attitude à ne pas formuler de proposition précise.C'est un vrai cul-de-sac.Moins les gens sont informés, moins ils se sentent concernés et plus le gouvernement peut à ses propres conditions implanter un CI^C.En tant que membre, j'en ai assez d'être dans l'incertitude.Il est' temps que les gens sachent comment le gouvernement nous traite.Carole CLÉMENT Montréal Le régime carcéral Avant de prendre connaissance de la lettre de M.Maurice Limoge parue dans Tribune libre, le 26 mars, au sujet de son procès, je venais de discuter avec ma famille des erreurs judiciaires commises partout à travers le monde.Je disais que le régime carcéral était dépassé, que l'on soit coupable ou non.Ce système date du Moyen-Age, du temps des sorcières.Il serait temps d'abolir ce système pour trouver mieux.On ne peut laisser un chien en cage pour plus que quelques jours, dit-on, sans que l'animal ne se laisse mourir.Comme je comprends M.Limoge à qui on a refusé d'être soumis volontairement au sérum de vérité, au détecteur de mensonge, d'avoir été condamné à une peine minimale de vingt-cinq ans de réclusion.(.) L'erreur est humaine et il n'y a que Dieu qui possède la Vérité absolue, de même que la personne accusée, à la merci du tribunal.Condamner quelqu'un, à moins de posséder des preuves flagrantes,\" c'est un coup de dés.Pourquoi a-t-on refusé à cet homme tous les moyens scientifiques disponibles afin de prouver son innocence, puisqu'il avait la bonne volonté de s'y soumettre?Comme nous avons la chance d'être en liberté, écrivons au ministre de la Justice Mark MacGui-gan afin de lui demander pour quelle raison la Justice a mis sur pied le polygraphe, le sérum de vérité et l'hypnose au service de la société et que l'on brime le droit de la personne au point de lui en refu: ser l'accès.Après tout, personne n'est à l'abri de se retrouver dans un cauchemar semblable un jour.La détresse de cet homme ne devrait laisser personne dans l'indifférence.(.) Michèle P.GRAVEL Montréal Un mot à M.Limoge: Si vous me lisez, à moins que les responsables arrachent la page «séditieuse», je vous demande de garder espoir.(.) Le chemin de l'Oratoire (.) L'Oratoire St-Joseph du mont Royal devient un haut lieu de la dévotion au patron de l'Eglise universelle.Avec les années et le dévouement inlassable des Pères de Sainte-Croix l'affluenec de nos concitoyens en ces lieux s'accentue d'une manière ininterrompue.D'ailleurs, le site merveilleux de la basilique n'est pas sans ajouter à l'attirance que nous éprouvons à cet égard.En face, se trouve le collège Notre-Dame, institution secondaire de grande réputation, et enfin le musée.Tout cela sur quelle voie publique?Queen Mary Road.Qui a donné ce nom et quand?Bien sûr les autorités municipales du temps, soit en novembre 1910.Les regards admiratifs d'alors pour la royauté britannique ne' pouvaient que reproduire chez nous une certaine présence de cette institution politique.Mais les temps et les moeurs évoluent.Qui, aujourd'hui, connaît l'épouse de Georges V?Surtout quels services ce personnage a-t-il rendu à notre communauté?Enfin sans pécher contre l'oecuménisme, en quoi une tenante de l'anglicanisme peut elle reconnaître et la virginité de Joseph et celle de Marie! Le maintien de cette appellation par le département de la toponymie de la ville de Montréal devient un non-sens et une insulte à tous ceux qui fréquentent le sanctuaire du mont Royal, c'est-à-dire des centaines de milliers de pèlerins.Pourquoi ne pas dénommer cette artère «Chemin de l'Oratoire»» tout simplement.On objectera les ennuis subis par les riverains commerçants et anglophones de cette, rue vers le nord-ouest.Alors adoptons ce nom à partir de la rue Vie; toria jusqu'à la rue Décolles.Ainsi en est-il de la rue Ontario dont le prolongement vers l'ouest devient «rue Président Kennedy».Yves PELLETIER .Montreal \u2022 ¦ Une perte à grande vitesse Oui, vous avez bien lu, mais vous avez peut-être mal compris.Non le maire de Montréal n'a pas encore renoncé à son idée chimérique d'un TGV (train à grande vitesse) Montréal - New York.Oui Montréal perdra encore une liaison ferroviaire, son dernier lien direct par rail avec la côte du Pacifique, qui existait depuis 1886.Je parle du transcontinental de l'ouest «Le Canadien», dont le terminus et les ateliers d'entretien seront déménagés à Toronto suite à une décision déplorable de VIA rail.Montréal et la CUM perdent ainsi 200 emplois directs, les retombées des biens et services achetés par ces travailleurs et toute l'activité économique liée à l'intendance de ce train (pièces mécaniques et électriaues.fournitures hôtelières).Avec le transfert du terminus du Canadien de Montréal à Toronto, le titre de plaque tournante des transports que possédait Montréal-vient de sauter.Où se cachent donc la Chambre de commerce et 1 le Board of Trade?Que fait Jean \u2022 Drapeau dans cette affaire, lui qui l se proclamme défenseur des che- ' mins de fer?A-t-il perdu de vue l'état précaire des services passagers ferroviaires dans ce pays?Il -désire probablement s'en remettre à la CIDEM Transport, et mener ses démarches secrètes.Le problème avec ces pourparlers secrets, c'est que les résultats demeurent secrets aussi.Quant à la CIDEM Transport, il y a un gag qui court actuellement à son sujet: on va découvrir sous peu qu'elle a démena- \u2022 gé ses bureaux à.Toronto.* Pierre LACHAPELLE : Membre dé \u2022 Transport 2000:\"; + LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 AVRIL 1984 Z 3 TRIBUNE LIBRE TÉMOIGNAGE 1$ 0 Lettre de P.P.H.à Guy Gocfin Mon cher Godin, Puisque les choses jqui vont sans dire vont encore mieux quand on ïes dit, et que quant à prendre la peine de dire les choses, aussi bien les dire au plus \u2022grand nombre de gens possible, je me suis décidé à faire ce que je n'ai pas fait depuis l'âge de quinze ans.je ne vous enverrai pas cette lettre, mais je l'apporterai à LA PRESSE, en espérant qu'on la publiera à la rubrique des Lettres des lecteurs.! Il faut que je vous explique: je suis allé voir votre spectacle au Centre culturel de la rue Christophe-Colomb, di-fria'nche, parce que c'était vous et parce que je me demandais depuis quelque temps ce qui vous arrivait.Car je ne sors plus beaucoup, depuis quelques années, un peu parce que les vieux journalistes s'habi-! tuent mal à être privés d'une tribune, un peu par paresse aussi.Mais, surtout, je veux le croire, parce que, tout de même, je travaille beaucoup depuis que je me suis résigné à cet état de retraité auquel la société condamne ses membres (condamnait?).Vous avez bien de la cKance, mon cher Godin: personne ne vous condamnera jamais, vous, à vous meure au vert (ce qui est bien plus inhumain que le cocotier!), puisque vous êtes comédien, et qu'avec votre talent il y aura toujours des rôles pour vous, comme il y en a encore pour le vieux Vanel.Avant de vous parler de votre spectacle, je voulais vous dire que j'ai toujours été un admirateur de votre talent d'acteur, qui vous sert si bien quand vous chante/ vos chansons et quand vous parlez à votre public, comme vous le faisiez l'autre soir.Vous avez beau, mon cher Godin, être pétri de bons sentiments, plein d'amour pour l'humanité, pour les hommes, les femmes, les enfants, la nature, les animaux, les fleurs bleues, blanches, rouges, les oiseaux qui volent dans le ciel (bleu) et probablement les poissons des mers et des lacs bleus (ou verts), et ceux des rivières aux eaux bleues (ou brunes) \u2014- vous qvez beau être fleur bleue, ce n'est pas moi qui vous le reprocherai.Oui, j'aime bien les bons sentiments et les poètes au coeur débor-dant d'amour Vous ri'ètes pas un poète honteux, mon cher Godin, et cela me plaît bien \u2014 cela je vous l'ai déjà dit.Mais il faudrait peut-être que ceux qui n'aiment que les poètes honteux sachent que vous n'êtes pas seulement capable de charmer Margot (ce qui n'est pas rien!).J'avoue, puisque c'est important que je me confesse, pour établir ma crédibilité, que j'ai moi-môme un petit côté Margot dont je n'ai pas honte et que les larmes me viennent facilement aux yeux au théâtre ou au cinéma, et même quand la télévision m'apporte des images du Liban, d'Amérique centrale et autres Amériques et de U)us les Biafra du monde.Il fallait que j'avoue cela pour dire l'essentiel de ce que je voulais dire au plus grand nombre de gens possible (particulièrement aux Margot honteuses).Car ce dimanche soir, dans cette salle où il y avait plus de femmes que d'hommes (c'est d'ailleurs toujours ainsi!), plus de jeunes que de vieux ou de presque vieux, plus de filles que de mères, peut-être aussi, vous avez été applaudi très fort, par un public que vous avez bouleversé \u2014 profondément bouleversé, par ce que vous nous disiez, avec ou sans musique.Il y a quelques années, quand vous aviez déjà l'âge d'être grand-père (vous vous êtes marié si jeune! ), il y en avait, autour de moi, qui vous traitaient d'éternel adolescent.Mais est-ce qu'on ne dit pas que les poètes sont des enfants?Cocteau a même dit que tous les enfants sont des poètes \u2014 sauf Minou Drouet! Ce n'est pas moi qui vous ai jamais reproché de prolonger votre adolescence.Mais c'est peut-être parce que les circonstances ne m'ont pas laissé beaucoup de temps pour vivre mon adolescence! Quoi qu'il en soit, vous êtes maintenant tfrand-père, vos cheveux ont grisonné, et je crois que vous avez souffert des souffrances d'homme, depuis, car votre spectacle est terriblement dramatique, mon cher Godin.Il y a des choses qu'on ne peut pas inventer, qu'on ne peut même pas deviner si on ne les a pas vécues.Flaubert lui-même n'a-t-il pas été forcé d'avouer que Madame Bovary c'était lui! Mais vous êtes un poète, mon cher, un artiste, et les artistes sont des créateurs qui prennent les choses comme elles sont et les façonnent en leur âme et conscience en oeuvre d'art.L'art étant, comme on le sait, l'art de cacher l'art, le poète (que vous êtes) a l'air de se raconter, de se vider le coeur, mais parce que vous avez du talent, de l'habileté (les artistes ne peuvent se passer d'habileté, bien sûr, par définition) vous interprétez pour votre public des sentiments qui l'habitent, mais qu'il ne ressentirait pas aussi bien sans vous.Les poètes sont la sensibilité du monde, comme les peintres sont les yeux du monde.Il y avait encore autre chose que je voulais vous dire : vous êtes un trop bon acteur pour que vous renonciez au théâtre.Mais je viens de parler à quelqu'un, qui vous connaît bien, qui m'apprend que c'est une idée qui ne vous est pas venue, et que, vous reprendrez, dès le 13 juin, avec Da-nièle Paradis, une jeune comédienne que je ne connais pas, l'excellente pièce de Jean Barbeau, Jouullez-moi d'amour, que vous avez créée, (j'étais à la première), et qui vous a valu un succès que vous méritiez bien.On me dit que vous donnerez votre spectacle de l'autre soir en lever de rideau et que vous jouerez la pièce de Barbeau en seconde partie, sur la scène de la Garnison, à LaPrairie, jusqu'à la fin de juillet.J'y serai.un de ces soirs! (Déguisé en vieux homme, comme disait Claudel.) Je vous dis, mon cher Godin: la garde meurt mais ne se rend pas, mais je vous le dis, bien sûr, en cinq lettres.P.P.H \u2014p.c.c.J RUDEL TESSIER Le service ® Les étiquettes rouges pour mieux économiser COTTONELLE Papier hygiénique paq.de 4 Limite: 3 par client SCOTTIES Mouchoirs paq.de 200 PAMPERS Premiers pas plus (40) Premiers pas (48) Limite: 2 par client HEAD & SHOULDERS Shampooing 450 mL rMead& Shoulders ELSÉVE BALSAM Revitalisant 400 mL ADORN Fixatif en aérosol 400 g 79 ut.UORÉAL ELSÈVE BALSAM SAiSAMtCGta PLAYTEX Sacs jetables Bte de 100 DIAPARENE Débarbouillettes Format de 150 PAÛWT FCONOMfliH ptaytex SACS A JETER y *>\u2022V APRES USAGE /.OIAPARENE M.\u2022 *» \" pJoytex SACS A JETER < V APRES USAGE >fe y/' -AV.IMlt Débarbouillettes Opour Bébés FANTASTIK Nettoyant pulvérisable 700 mL BAND-AID Plastiques (50) ou transparent ou tissu (40) 479 ¦ paq.l> 1 Mr\\ > ANSI NTS AftCSfS BAND-AID pansements de plastique I STCRiUSf LISTERMINT Rince-bouche 750 mL I'll SIMILAC Prêt à servir 12 x 945 mL 281?y SIMILAC BfOUtVI d'ciu SIMILAC r*lraaaiton rue* *0jm.uo*i ne km* prêt à servir ration quotidienne CIGARETTES Format rég.ou king.Limite: 2 par client 1299 la cartouche Macdonald CO O Comtes Vi Santé et Bien-être 5ûoal Canada cons-dere au» le danger ooor 'a santé croit avec i usage TRAC H OU ATRA Lames paq.de 10 RIGHT GUARD Deodorant en bâton Kg + 25 g en prime BABY'S OWN Savon paq.de 3 BOUNCE Assouplissant paq.de 40 PARAMETTE Multivitamines à croquer (100) ¦ M vParamette M a croquer ^ Paramette90 |LV3 a croquer -Tfë) 5® MAXI-MINCES Rég.ou Super Non-déodorants (30) 30 SECRET Aérosol (200 mL).à bille (60.mL) ou en bâton (60 g) ch, m Prix en vigueur du 25 avril jusqu'au dimanche 29 avril 1984.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités jusqu'à épuisement du stock.Nous ne vendons pas aux marchands. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 AVRIL 1984 L'ONTARIO DE BILL DAVIS AVANT LES ÉLECTIONS Des miettes pour les francophones TORONTO \u2014 « Ce gouvernement a transformé l'étapisme en modèle politique.» Non, il ne s'agit pas du gouvernement du Parti québécois.Le gouvernement dont parle le président de l'Association des enseignants franco-ontariens, c'est celui de l'Ontario.«Et, d'ajouter Guy Matte, en ce qui touche les Franco-Ontricns, cette étapisme se transforme en miettes.» ANDRÉNADEAU (Collaboration spéciale) Les miettes, dont on parle, c'est la proposition de gestion scolaire do l'administration provinciale.Le 23 mars 1983.alors qu'il réfléchissait encore à la possibilité d'être candidat à la direction du Parti conservateur, le premier ministre ontarien Bill Davis proposait aux Franco-On-tariens un modèle de représentation garantie.Cette forme de gestion scolaire était loin de satisfaire pleinement les Franco-Ontariens.Us auraient préféré obtenir ce que les anglophones québécois et les Aca-diens du Nouveau-Brunswick ont déjà, c'est-à-dire des commissions scolaires linguistiquement homogènes.Mais devant les refus répétés du gouvernement provincial, ils ont dé- cidé de jouer le jeu.La représentation garantie au sein des conseils scolaires existants permettra au moins, disaient-ils, de faire la preuve par l'absurde que la seule solution viable passe par le plein contrôle pour les francophones.L'éducation a toujours été au centre des revendications des Franco-Ontariens.C'est à partir du règlement 17 de 1912 que les grandes associations visant à défendre les Canadiens français de l'Ontario ont été mises sur pied.Il fallut 30 ans de luttes constantes avant que ce règlement soit abrogé.Mais le système d'école françaises n'existait pas pour autant.Si le système catholique offrait à cette époque une éducation en langue française, ce n'est qu'en 1968 que, légalement, les Franco-Ontariens obtinrent l'équivalent dans le système scolaire public.Mais la législation, pilotée à l'Assemblée législative par un ministre de l'Éducation au nom de William Davis, était plein de trous.Si, si, si.\u2022 Les francophones avaient droit à l'éducation en français si le nombre le justifiait et à des écoles homogènes de langue française si le conseil scolaire local le désirait.Cela a mené à des bataille épiques.Pene- tang est sans doute la mieux connue.Mais Windsor, Hamilton, Michipico-ten et Mat ta w a ne sont certes pas les plus beaux fleurons de la démocratie locale.Ces guerres de tranchées ont convaincu les francophones que la seule solution à leur problème passait par l'obtention de la gestion scolaire.On était en 1976.Ce n'est que 7 ans plus tard que les leaders franco-ontariens et le gouvernement en vinrent à une entente.La déclaration d'intention du gouvernement prévoit la mise sur pied de sections autonomes avec juridiction exclusive là où la clientèle scolaire francophone atteint les 500 élèves ou 10 p.cent de la population totale du conseil.Un minimum de 4 conseillers de langue française administreraient cette section et siégeraient au conseil.Le gouvernement a promis que la proposition deviendrait législation avant les élections scolaires de 1985.Pour des raisons constitutionnelles, la proposition ne s'appliquerait pas au secteur catholique.Mais le gouvernement encourage les catholiques anglophones et francophones à en arriver à une entende du même type.Quelque 13 mois après ce Livre blanc on n'en sait guère plus, sinon que les 20 conseils touchés par la réforme ont rué dans les brancards.Difficilement ou officieusement, ils s'opposent au principe même de la réforme.Le premier ministre Davis leur a fait savoir qu'il pourrait, à la limite, accepter des accommodations pratiques mais surtout pas des changements profonds.Les conseils scolaires dans leur réponse au Livre blanc n'en ont pas moins proposé la réduction de la représentation francophone aux seins des conseils et, dans certains cas, les pouvoirs.Les catholiques de leur côté en sont venus à une entente à l'amiable.Là aussi, même si dans les grandes lignes la proposition gouvernementale est respectée, la dilution est à l'ordre du jour.C'est en ce sens que les Franco-Ontariens se demandent si les miettes proposées au départ ne deviendront pas de moins en moins consistantes.Si, disent-ils, la logique voulant que Bill Davis ait proposé sa réforme pour se faire du capital politique au Québec en vue d'une éventuelle course au leadeship est juste, ne serait-il pas alors logique qu'il succombe aux demandes de dilution des conseils scolaires anglophones à la veille d'une élection ontarienne?Le nouveau yogourt ferme Yoplait: le préféré des grands connaisseurs! 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sont les victimes oubliées de la crise économique internationale.Préoccupée par les indices de plus en plus troublants sur les effets de la récession sur l'enfance, l'Unicef (Fonds des Nations-Unies pour l'enfance ) a procédé à une étude dans 12 pays, échantillons représentatifs des différentes situations socio-économiques dans le monde.Les résultats de cette enquête constituent un véritable cri d'alarme.Le monde, estime l'Unicef, n'a pas de quoi être fier.Les effets les plus graves de la récession dans les pays industrialisés sont transmis, souvent avec un effet surmultiplié, aux nations les plus pauvres dans lesquelles les plus démunis, et spécialement leurs enfants, sont les plus durement touchés.En d'autres termes, les plus faibles éléments de la race humaine \u2014 les enfants des pays pauvres \u2014 sont ceux qui ont à endosser le plus lourd fardeau.Diminution de taille Dans les régions les plus pauvres de la Zambie, l'enquête a démontré que la taille des enfants jusqu'à l'âge de 15 ans a diminué.Au Costa Rica, le nombre d'enfants traités pour malnutrition grave a doublé en 1981-1982, tandis que dans l'État de Sao Paulo au Brésil, on relève un nombre grandissant de nouveau-nés dont le poids est inférieur à la normale.Les répercussions de la crise ne sont pas limitées au Tiers monde.Même les États-Unis sont touchés, la récession s'étant surtout accentuée au cours des trois dernières années.Dans les États américains les plus durement touchés, notamment ceux de la ceinture industrielle du Nord, et dans 34 villes, la courbe de la mortalité infantile s'est redressée : un enfant américain sur cinq vit maintenant au-dessous du seuil de la pauvreté, et cette proportion est nettement plus importante dans les minorités noires et hispaniques.L'Unicef a décelé trois facteurs essentiels contribuant à cet état de fait aux États-Unis : l'accroissement des foyers désertés par le père de famille, qui sont passés de neuf p.cent en 1960 â 21 p.cent en 1981, le chômage et l'inégalité d'un système de sécurité sociale largement privatisé et dont les travailleurs perdent les bénéfices lorsqu'ils se retrouvent sans emploi.Les réductions budgétaires fédérales dans le domaine socio-médical imposées par l'administration Reagan ont amplifié le phénomène, notent les auteurs du rapport.Le Tiers monde Mais c'est incontestablement les enfants du Tiers monde qui souffrent le plus, et parmi eux, ceux de l'Afrique sub-saharien-ne.Selon l'étude de l'Unicef, une baisse de deux ou trois p.cent du produit national brut dans les pays industrialisés peut se traduire par une chute de plus de 50 p.cent du revenu individuel des familles déshéritées du Tiers monde.En outre, notent les rapporteurs, la combinaison des pressions économiques et alimentaires sur les pays les plus pauvres conduit les gouvernements à réduire leurs dépenses budgétaires d'abord dans les domaines sociaux.Les effets de telles réductions, ajoutent-ils, peuvent être souvent cachés par les statistiques, qui montrent un accroissement des taux de scolarité ou de recours aux services de santé, mais qui ignorent les effectifs trop nombreux des classes, le manque de fournitures scolaires, la pénurie en médicaments et nourriture des dispensaires, etc.Parmi les 12 pays étudiés par l'Unicef ( Brésil, Chili, Corée du Sud, Costa Rica, Cuba, Inde, Nigeria, Sri Lanka, Tanzanie, Zambie.États-Unis et Italie ), deux seulement parmi les dix premiers, la Corée du Sud et Cuba, paraissent avoir évité les répercussions de la crise sur leur population infantile.Tous deux accomplissent des efforts impressionnants dans le domaine social, estime le rapport.Erreur tragique Pour l'Unicef, les gouvernements commettent une erreur tragique en sacrifiant systématiquement les secteurs sociaux aux secteurs économiques, dans l'idée erronée que social signifie anti-économique.Le fait demeure, ajoute l'étude, que même dans les calculs économiques les plus froids, les investissements dans les domaines de la santé, de l'éducation et du bien-être de l'enfance constituent l'investissement le plus essentiel.Pour combattre le fléau, souligne l'Unicef, la communauté internationale devrait d'abord se doter d'instruments statistiques permettant d'évaluer avec précision la santé et le bien-être des enfants de par le monde.La crise, dont les effets apparaissent souvent à retardement, peut se prolonger facilement jusqu'à la fin de la présente décennie pour de nombreux pays.Mais l'ensemble des nations doit également reconnaître l'importance de la préservation d'un niveau nutritionnel minimum et des revenus (en argent ou en nature ), ainsi que des services sociaux essentiels pour toutes les couches de populations, affirme le rapport.Au delà des efforts nationaux, il importe encore, ajoute l'Unicef, que les pays industrialisés coordonnent mieux leurs efforts pour stimuler l'activité économique mondiale et accroissent leur aide aux nations les plus défavorisées.Enfin, l'Unicef recommande que les institutions internationales (FMI, Banque Mondiale) introduisent des règles plus libérales dans l'octroi de leurs prêts aux pays endettés pour éviter que les couches les plus pauvres de leurs populations ne fassent les frais de la rigueur budgétaire qui leur est réclamée en contrepartie.1 A ¦UT MAINTENANT DISPONIBLE Le guide video .{vl.trop vouloir se fier aux apparences, on finit toujours par perdre de vue l'essentiel.L'étiquette, elle est rouge.t mmâ Le produit, il est bon.Et le prix, il est bas.M\u2014 En exclusivité chez Provigo ÉCONOMISEZ JUSQU'À 40% AVEC LES ÉTIQUETTES ROUGES HUILE VÉGÉTALE _\t ÉTIQUETTE ROUGE\t^^Prix marque^! 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LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 AVRIL 1984 Z 7 Les missionnaires, des figures importantes en Chine .PÉKIN (Reuter) \u2014 Depuis un siècle et demi, la Chine a vu arriver en un flot presque ininterrompu des missionnaires, philanthropes et bienfaiteurs américains, tous résolus à améliorer le sort de son peuple.Il y avait parmi eux des hommes et des femmes prêts à braver les épreuves, Tisolement et, plus récemment, l'opprobre politique dans leiir propre pays pour ne pas avoir désavoué la révolution communiste.Plusieurs de ces personnes vivent toujours à Pékin, où elles jouissent du respect de la République populaire.À leur nombre figure le Dr George Hatem, un médecin américain d'origine libanaise, à qui la Chine doit l'éra-dication sur son sol des maladies vénériennes, et qui est maintenant déterminé à faire disparaître la lèpre.Le premier missionnaire américain mentionné dans les chroniques chinoises s'appelait Elijah Bridgman et s'était fixé à Canton en 1830.Quatre ans après lui, un autre pasteur protestant, Peter Parker, avait débarqué en Chine du Sud, résolu à appliquer la science pour amener les âmes à Dieu.Mais les maladies, très répandues à l'époque, l'avaient contraint à renoncer à l'évangélisa-tion pour se consacrer entièrement à la chirurgie.Arrivée de Ward Un jeune aventurier, Frederick Townsend Ward, était inspiré par des motifs d'un tout autre ordre en arrivant en Chine en 1859, à l'époque où les rebelles de «Tai-ping» (L'empire de la grande paix) \u2014 un mouvement religieux anti-étranger fondé à Nankin cinq ans plus tôt \u2014 tentaient de s'emparer du pouvoir.Sans tenir compte des railleries des chefs militaires étrangers à Shanghai, M.Ward avait mis sur pied une force hétéroclite pour aller combattre les rebelles.Ses victoires ne lui en valurent pas moins le titre impérial «d'armée à jamais victorieuse», et quand Ward mourut au champ d'honneur en 1862, à l'âge de 30 ans, il était général et amiral de l'empire, ayant aussi reçu la très honorifique distinction de Mandarin.Un missionnaire calviniste, William Martin, passa plus d'un demi-siècle en Chine, où il enseigna l'anglais, les sciences et le droit international avant de deve- nir président de l'Université de Pékin.En 1906, les Américains avaient élaboré avec l'Université de Yale un projet de centre d'enseignement chrétien dans l'intérieur de l'Empire chinois, à Changsha, la capitale du Hunan.En 1919, ce centre avait offert l'hébergement et des facilités d'imprimerie à un jeune révolutionnaire qui s'appelait Mao Tsé-toung.Mais le projet avait dû être abandonné au moment où la Chine entrait dans la guerre civile.Un autre idéaliste américain.l'ingénieur Oliver J.Todd, était venu en Chine dans les années 20 pour y réveiller l'apathie des Chinois et les aider à construire des barrages pour lutter contre les crues du fleuve Jaune et du fleuve Bleu.Deux Américains qui avaient travaillé inlassablement à l'effort de guerre antijaponais \u2014 Claire Lee Chennault et Joseph Stilwell \u2014 finirent leur carrière dans l'armée chinoise avec le titre de général d'aviation, mais rentrèrent aux États-Unis avec un sentiment d'échec et de désillusion.\u2022m La vaisselle ne se fera pas toute seule mais le lave-vaisselle vous facilitera grandement la tâche ch.Sears ord.619,98$ a-Après un bon repas, la vaisselle est toujours la corvée tant redoutée.C'est le moment où chaque membre de votre famille découvre qu'il a quelque chose d'urgent à faire.Le lave-vaisselle Kenmore ne vous désertera jamais, il sera toujours là pour vous donner un coup de main.5 cycles: lavage normal, lavage économique (économise l'eau), lavage vigoureux, séchage avec ou sans chaleur, rinçage d'attente.Lavage léger et chauffe-assiettes réglables par cadran.Broyeur pour déchiqueter les restes et éliminer le pré-rinçage.Panier à couverts.Séchage à air puisé éliminant les taches.Modèle à encastrer en blanc avec panneaux réversibles: amande/ton or.*266 274 360 DL.b- Rabais de 80$.Modèle mobile.Blanc.?266 274 461 DL Sears ord.659,98$.579,98$ ch.Ton or ou amande à coût plus élevé Commandes téléphoniques acceptées Rayon 26.Lave-vaisselle La presence de I étoile indique que la marchandise est aussi sponible par catalogue au même bas prix ou prix réduit .yly.\u2022v.\u2022'\u2022^^\u2022'^'\u2022'\u2022'¦'\u2022'\u2022¦¦' r ¦¦¦¦ Ça, c'est une aubaine Sears! 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PAUL ROY_ C'est qu'entre-temps, le voyageur de commerce de Longueuil a entrepris de se construire un avion ( ! ) dans son garage.Vous devinerez aisément1 qu'il ne s'agit pas d'un Boeing 747.1 ¦ Tout de même, une fois complété, son Super Pélican pèsera.250 livres.Il s'agit d'un « ultra-léger,» construit à Repentigny, capable de transporter une personne normalement constituée (moins de 275 lbs) sur une distance de 250 milles à une vitesse de croisière de 65 milles à l'heure, tout en ne dépensant qu'un gallon et des poussières à l'heure.Une petite merveille qui coûte $8 500.en pièces détachées.« Je pensais m'acheter une moto mais Louise, ma femme, trouvait ça trop dangereux, relate M.Savage.Par ailleurs, pour moi, l'aviation c'était un rêve d'enfance.Mais un avion conventionnel, c'était inaccessible : juste le cours de pilotage peut coûter jusqu'à $4 000! » Jean Savage commença donc à s'intéresser aux «ultra-légers».Il se renseigna abondamment avant de porter son choix sur le Super Pélican.Hier, après une soixantaine d'heures d'ouvrage, il achevait d'assembler les ailes et le cadre et il prévoyait que l'appareil serait en état de prendre l'air vers la mi-mai.« C'est tellement captivant, dit-il, que j'en oublie des repas ! » Cinq heures ! Mais prendre l'air pour aller où ?«Je compte certainement m'en servir pour aller à la pêche, me déplacer d'un lac à l'autre ; j'ai aussi reçu plusieurs invitations de parents et d'amis qui m'ont demandé d'aller les visiter en avion.» Le Super Pélican de M.Savage n'a besoin que de 50 pieds pour décoller et environ le double pour atterrir.Son moteur, un deux cylindres à quatre temps qui développe 35 cv, lui permet de grimper à une altitude de 950 pieds en une minute.Le ministère fédéral des Transports interdit toutefois aux pilotes de ces appareils de dépasser un plafond de 700 pieds.M.Savage dit croire que cette limite sera portée à 2 000 pieds parce qu'il est plus facile de s'orienter à cette altitude.Les ailes, dont l'envergure est de 35 pieds, peuvent être démontées en une demi-heure par deux personnes et entrer avec le reste de l'appareil dans une remorque qui peut être tirée par une automobile.Les roues peuvent être remplacées par des skis ou des flotteurs.M.Savage croit que cinq heures de pratique avec un instructeur lui suffiront.« Cinq heures, dit-il, et je serai pilote ! » Et avant même d'avoir tâté du manche à balai, il proclame à qui veut l'entendre: «Les ultra-légers, c'est le moyen de locomotion de l'avenir?» H y a 5 millions d'années, le premier homme NAIROBI (AFP) \u2014 La découverte récente au Kenya d'un fragment de mâchoire inférieure d'hominide portant encore deux molaires, trouvé sur le nouveau site de Tabarin, près du lac Barengo, vient de faire reculer d'un autre million d'années l'âge du plus vieux fossile humain jamais mis au jour.L'annonce de cette découverte, faite conjointement par les musées nationaux du Kenya et la National Science Foundation américaine dans un communiqué publié jeudi, confirme la haute valeur anthropologique des sites kenyans et apporte des indications nouvelles sur la répartition territoriale des australopithèques afarensis, premiers ancêtres connus de l'homme, auxquels semble se rattacher le nouveau fossile.Le petit fragment de mâchoire \u2014 25,4 millimètres sur 50 millimètres \u2014 selon le communiqué publié par les musées nationaux du Kenya \u2014 a été provisoirement daté de près de cinq millions d'années.Il est semblable en forme et en taille à d'autres restes d'australopithèques afarensis d'Ethiopie et de Tanzanie, comme la célèbre Lucy, considérée jusqu'à présent comme notre ancêtre le plus ancien.Les fouilles à Tabarin, à environ 300 km de Nairobi, ont commencé en février et sont menées conjointement par les musées kenyans et une équipe de l'université Harvard, dirigée par le Pr David Pilbeam et financée par la NSF.Des sites semblables, dans la même région, ajoute le communiqué, n'ont pas encore été complètement fouillés et il est probable que d'autres fossiles humains y seront découverts.Selon des indications fournies par le Pr Pilbeam, le nouveau fossile a été trouvé par l'anthropologue kenyan Kippalam Chepboi.C'est uniquement une morceau de mâchoire mais ce qui est important à son propos, c'est qu'il appartient nettement à un hominide et qu'il semble pouvoir être raisonnablement daté comme remontant à cinq millions d'années.Ce qui repousse sans aucun doute les plus vieux fossiles d'hominides d'un autre million d'années.Cette découverte, selon le Pr Pilbeam fournit de nouvelles indications sur une période sur laquelle on savait très peu de choses.Les australopithèques afarensis dont les restes ont été trouvés jusqu'à présent étaient de petits êtres de 0,91 à 1,21 m de haut qui marchaient debout quoique montant encore aux arbres, se nourrissaient de fruits et vivaient en petits groupes socialement organisés."]
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