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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Publireportage. Le pétrole
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-04-28, Collections de BAnQ.

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[" LE PÉTROLE Publireportage Montréal le 28 avril 1984 Vers l'autosuffisance Les retombées économiques SOQUIP EXPLORE Au Québec, dans l'ouest canadien, sur la côte Atlantique et à la Baie d'Hudson.partout SOQUIP et ses partenaires oeuvrent pour découvrir les gisements d'hydrocarbures les plus rentables et fortifier la position du Québec sur le marché continental du pétrole et du gaz naturel.SOQUIP EXPLOITE Par l'exploitation et la vente des ressources pétrolières et gazières.SOQUIP joue un rôle de premier plan dans le développement économique du Québec.De plus, ses actions stimulent la progression de nos compétences aux niveaux de la technique et de la gestion.SOQUIP DISTRIBUE SOQUIP prend aussi une part active dans la distribution de l'énergie par l'intermédiaire de ses sociétés affiliées Gaz Métropolitain inc.et Gaz Inter-Cité Quebec Inc.Pour permettre l'accès à certaines industries au gaz naturel.SOQUIP a innové en mettant au point le transport de gaz comprimé par fardier.Elle participe également à la mise en marché du gaz naturel comme carburant pour les véhicules.SOQUIP UN GROUPE-ÉNERGIE DIVERSIFIÉ POUR LE QUÉBEC, SOQUIP DÉCOUVRE, PRODUIT ET DISTRIBUE DE L'ÉNERGIE 'Association pétrolière du Canada (APC), qui compte aujourd'hui plus de 60 sociétés parmi ses membres actifs, et quelque 90 autres à titre de membres associés, est l'une des plus anciennes organisations industrielles du Canada.Fondée alors que l'industrie pétrolière et gazière n'en était qu'à ses premiers balbutiements, elle compte aujourd'hui plus de 50 ans d'existence.LE PÉTROLE, VIEUX COMME LE MONDE L'industrie pétrolière canadienne prend réellement naissance le 14 mai 1914, lors de la découverte du gisement de Turner Valley, au sud-est de Calgary (le puits Dingman 1) qui marque le premier et le plus important boom pétrolier dans l'Ouest.Si l'usage moderne du pétrole ne remonte guère qu'à plus d'un siècle, ce produit est pourtant connu et utilisé sous forme d'asphalte.depuis la plus haute antiquité.Si l'on peut très bien supposer que l'arche de Noé fut imperméabilisée a l'aide de poix (huile asphaltique naturelle tout à fait similaire aux produits actuellement utilisés dans l'industrie pour faire des bardeaux d'asphalte), on sait de manière certaine que, depuis très longtemps, le bitume est utilisé pour le calfatage des bateaux.Par ailleurs, les Égyptiens trouvaient, dans les puits de bitume de la région de la mer Morte, le nécessaire à l'embaumement de leurs morts, et, à l'époque de Cléopâtre (ah, ce nez!), les femmes se fardaient les paupières avec un produit à base de carbone.Incidemment, beaucoup de nos cosmétiques modernes sont faits à partir de sous-produits d'hydrocarbure provenant d'usines pétrochimiques.Les Grecs remportèrent une grande victoire navale en mettant le feu à la mer qu'ils avaient, au préalable recouverte de pétrole.De son côté, le savant et poète latin, Pline l'Ancien, estimait pour sa part que le bitume possédait de grandes vertus médicinales, entre autres, celles de retenir le sang des blessures et de soigner la goutte.Ces vertus médicinales n'étaient pas inconnues des Amérindiens qui utilisaient couramment le pétrole comme médicament.Toutefois, ce n'est qu'au XIXe siècle que l'on commença à trouver d'autres usages au pétrole.Trois premières canadiennes Abraham Gesner, médecin, géologue amateur et chimiste, de Cornwallis, en Nouvelle-Ecosse, fut le premier, en 1840, à distiller un hydrocarbure pour en faire de l'huile d'éclairage, devenant ainsi l'initiateur de l'industrie pétrolière mondiale.Vers 1854, dans le canton d'Enniskillen, entre les lacs Érié et Huron, dans le sud-ouest de l'Ontario, les frères Charles et Henry Tripp fondèrent l'International Mining and Manufacturing Company, première compagnie pétrolière au monde, à exploiter les dépôts de surface dans le but d'en faire principalement de l'asphalte.En 1858, James Miller Williams, qui avait racheté les terres et l'entreprise dos frères Tripp, fora le premier puits (15m/49 pieds) dans le but de découvrir et d'exploiter le pétrole brut.James Miller Williams est considéré aujourd'hui comme le père de l'industrie pétrolière nord-américaine.En 1860.la J.M.Williams & Co.laquelle fut la première à s'occuper d'exploration, de production, de raffinage et de commercialisation du pétrole brut, devient la Canadian Oil Company.Cette même année, une centaine de puits furent forés dans la région d Oil Spring, en Ontario, et, en 1861, cinq de ces puits étaient en exploitation, avec une production quotidienne de 17 à 23 barils.Mais, très vite, la concurrence américaine allait se faire sentir.# C'est à l'année 1898 que remonte la vente de la première voiture automobile au Canada.Les raffineries milliers d'autres.Les raffineries se mettent alors à produire de l'essence et, ne pouvant bientôt plus suffire à la demande, l'Est du Canada dut importer son pétrole, particulièrement des États-Unis.La recherche dans l'Ouest Le premier rapport, demeuré sans écho et signalant la présence de gaz et de pétrole dans Plate-forme semi-submersible installée dans le port de Halifax.Sans ce genre d'installation, il serait impossible de forer au large.Ces structures font l'objet de vérifications constantes quant à leur solidité et à leur capacité de résister à une mer déchaînée.Des accidents récents sont à l'origine du fait qu'on a doublé les mesures préventives.Voilà à quoi ressemblait un puits de forage au début du siècle.Faits de bois, ces puits avaient la réputation d'être solides.On peut en voir encore dans la vallée de Flathead en Colombie-Britannique.l'Ouest (au sud-ouest de Calgary), date de 1870.En 1883, en cherchant de l'eau à Langevin (devenu Alderson), près de Medicine Hat, dans le sud-ouest de l'Alberta, des sondeurs du Pacifique-Canadien trouvèrent, par hasard, du gaz naturel.Mais ces gisements ne furent guère exploités avant 1900.Le premier puits de pétrole productif de l'Ouest date de 1902, mais il était difficile d'accès et ne constituait pas un gros gisement.Suite à la page 4 Cahier spécial LE PETROLE Vers l'autosuffisance Directeur des cahiers spéciaux Manon Chevalier Suite de la page 3 C'est donc vraiment la découverte, en 1914, du gisement de Turner Valley par la Calgary Petroleum Products Co.qui marque le point de départ de cette industrie qui allait, au cours des années, prendre une expansion et une importance toujours plus grandes.En 1920, la Calgary Petroleum Products Co.est rachetée par l'Impériale et rebaptisée Royalite Oil Company.De 1914 à 1936, aucune découverte de gisements importants n'est faite à l'exception de celles de Turner Valley.Généalogie de l'Association pétrolière du Canada Toutefois, afin de résoudre des problèmes communs, uniques et complexes, les exploitants pétroliers fondent, en 1927.I'Alberta Oil Operator's Association.L'industrie pétrolière continue de croître et, outre le gisement de Turner Valley, prend très vite conscience du potentiel pétrolier de la province.Face à cette expansion rapide de ses activités.I Alberta Oil Operator's Association est réorganisée, en 1929.et devient la Oil and Gas Association of Alberta.En 1936, coup de théâtre: on découvre, à la limite sud-ouest de Turner Valley, le premier grand Cette opération qui consiste à prélever des échantillons se fait de la même manière que s'il s'aqissait de creuser un puits.On fait appel au même équipement et à du personnel spécialisé.gisement de pétrole brut au Canada.Plusieurs sociétés indépendantes fondent, Tannée suivante, en 1937, la Petroleum Producers Association dont les buts premiers sont d'étudier les possibilités de débouchés plus importants pour le marché du pétrole brut de ce nouveau gisement.Comme elles avaient des intérêts communs, les deux associations, Oil and Gas Association of Alberta et la Petroleum Producers Association, fusionnent pour devenir I'Alberta Petroleum Association en 1938.Pendant les neuf années suivantes, des compagnies investiront en vain des millions de dollars pour découvrir de nouveaux gisements.Puis, en 1947, la découverte du gisement Leduc, au sud-cuest d Edmonton, par la Société pétrolière Impériale limitée donne le départ à l'exploration et l'exploitation pétrolière selon des méthodes modernes.L Alberta Petroleum Association devient la West Canada Petroleum Association.À partir de 1952, la découverte de nouveaux gisements de pétrole et de gaz dans l'Ouest permet une production suffisante pour commencer à approvisionner le marché ontarien.Le 9 décembre 1952.la West Canada Petroleum Association, réunie en assemblée générale, adopte une nouvelle constitution et modifie sa raison sociale.Cet organisme s'appellera dorénavant la Canadian Petroleum Association / Association pétrolière du Canada (CPA/APC) pour souligner le rôle de plus en plus important de cette industrie au niveau national.L'Association pétrolière du Canada comprend trois divisions: celle de la Saskatchewan, ayant ses bureaux à Regina, celle de la Colombie-Britannique, ayant les siens à Victoria, et celle des pipelines, à Calgary.Chaque division a son propre conseil d'administration bien que le siège social de l'APC soit à Calgary.En 1958, l'APC ouvre un bureau d'information à Ottawa.En 1960, on fore le premier puits d'exploration dans l'Arctique canadien, et en 1967, l'industrie commence ses opérations sur le premier gisement de pétrole commercial au puits d'Athabaska.En 1979.des explorations au large de Terre-Neuve entraînent la découverte du gisement Hibernia.et en 1981, l'Association pétrolière du Canada ouvre un bureau en collaboration avec la Eastcoast Petroleum Operator's Association à Saint-Jean, Terre-Neuve.Enfin, en 1982.l'APC ouvre un bureau de renseignement à Montréal.Le soutien technique et la coordination des activités de l'Association \u2014 programmes de sensibilisation publique, cueillette et diffusion de l'information, coordination des travaux des divers comités, compilation et publication de données et de statistiques, bibliothèque de référence, organisation de séminaires, préparation, pour le compte de l'industrie, des mémoires techniques et financiers présentés aux organismes gouvernementaux, etc.\u2014 autant de services assurés par 31 permanents.Les sociétés aujourd'hui membres de l'Association pétrolière du Canada et recrutées parmi les sociétés constituant l'industrie gazière et pétrolière du Canada (exception faite des entrepreneurs, fournisseurs et détaillants), produisent plus de 80 p.cent du pétrole brut et environ les y* du gaz naturel canadien.\u2022 i : p.\\ E t il £ n : :« : n u ù >; *.y >i / r *nit r L'ASSOCIATION PÉTROLIÈRE DU CANADA ET LE CONSOMMATEUR a situation de l'industrie pétrolière, quel que soit l'angle sous lequel on [l'envisage, est à la I croisée des chemins.Il est devenu impérieux que l'on établisse, dans les meilleurs délais, et à partir d'une franche concertation entre le gouvernement et l'industrie pétrolière, de nouvelles règles du jeu qui garantissent aux citoyens un approvisionnement sûr, à un prix décent, tout en favorisant la reprise en main par l'industrie d'une production génératrice de retombées économiques importantes.La production pétrolière relève d'un marché mondial.De ce fait, elle est vulnérable à des soubresauts politiques que même les nations fortement industrialisées, dont nous sommes, ne peuvent contrôler.D'où l'absolue nécessité de profiter de l'actuel répit que nous accorde la conjoncture actuelle pour se doter de moyens qui nous éviteraient d'être secoués par le moindre éternuement des pays grands producteurs de pétrole.A cet égard, les experts s'entendent sur un point: c'est l'avenir de l'industrie pétrolière canadienne et, par voie de conséquence, celui des consommateurs, qui se joue présentement.Au dire de M.Arne R.Nielsen, président directeur-général de Canadian Superior Oil et récemment nommé au poste de président de l'Association pétrolière du Canada: « Une partie de la solution aux problèmes de l'industrie et du gouvernement en matière d'énergie gazière et pétrolière réside dans la volonté d'en discuter ouvertement.C'est ce que nous faisons, non seulement avec les gouvernements en place, mais aussi avec ceux appelés à les remplacer».«L'Association pétrolière du Canada a mis sur pied un groupe de travail qui, pendant plus d'un an, a analysé la situation en profondeur, c'est-à-dire au delà des intérêts légitimes de l'industrie, pour en venir à proposer des réaménagements à la politique énergétique nationale qui, à maints égards, constitue un frein au développement rationnel et rentable des ressources pétolières et gazières du pays tout entier.Les changements que nous préconisons seraient salutaires, non seulement pour les Canadiens et l'industrie, mais également pour les gouvernements eux-mêmes.» La situation énergétique du Canada étant ce qu'elle est, il ne s'agit pas, aux dires de M.Nielsen, de mesures ou de politiques qui, du jour au lendemain, perturberaient l'industrie, les consommateurs et le gouvernement.«Il s'agit de réaménagements progressifs orientés vers un but précis, et non pas d'une révolution où l'on ferait table rase de tout ce qui a été accompli jusqu'ici.C'est justement parce que les intérêts qui sont en jeu sont considérables qu'il convient d'apporter des changements axés sur la stabilisation indispensable à l'investissement, plutôt que de provoquer un chambardement qui accroîterait l'insécurité.» Après la pluie Au cours des dernières années, les relations entre le gouvernement fédéral et l'industrie pétrolière étaient pour le moins houleuses, et bon nombre de politiques qui ont actuellement cours ont été mises de l'avant et appliquées sans consultation préalable.L'attitude gouvernementale, en s'appuyant sur des concepts de justice sociale, a cessé momentanément de considérer l'industrie pétrolière \u2014 pourtant génératrice d'emplois et de revenus \u2014 comme une interlocutrice capable de suggérer des améliorations profitables à tous.Les chances de l'Association pétrolière du Canada de se faire entendre et d'en arriver à des solutions sont-elles vraiment meilleures maintenant?Selon M.Nielsen: «La situation de l'énergie ayant évolué, et les politiques imposées n'ayant pas donné les résultats promis, il tombe sous le sens que les attitudes changent et que le dialogue s'impose comme pré-requis à des nouvelles orientations en matière de politique énergétique.Incontestablement, nous pouvons parler d'un changement, ce qui nous permet de croire que nous pouvons faire entendre nos arguments et que ceux-ci pourront éventuellement se traduire par des mesures concrètes destinées à encourager l'industrie pétrolière à faire davantage pour améliorer l'économie et le mieux-être des Canadiens.» La situation mondiale de l'énergie, à n'en pas douter, oblige actuellement le gouvernement à se tourner vers l'industrie (ce qu'il n'avait pas fait avant l'avènement de la politique énergétique nationale) et à considérer celle-ci comme un véritale partenaire.La solution aux problèmes de l'auto-suffisance énergétique déborde largement le cadre restreint des seules considérations de justice sociale.« Au cours des dix-huit derniers mois, de préciser M.Nielsen, nous avons eu de nombreuses rencontres avec M.Chrétien.Il s'est montré à la fois intéressé et disponible.» La communication se trouve donc rétablie.«Et, d'ajouter M.Nielsen, nous avons mis en place un réseau permanent d'échanges avec le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.» Le consommateur L'Association pétrolière du Canada a lancé une campagne nationale d'information destinée au public consommateur.Pour M.Nielsen, «notre approche se veut, bien sûr, positive mais ce que nous transmettons et voulons faire connaître, ce ne sont pas tant des slogans que des faits.Nous croyons que l'influence ou le rôle que doit jouer l'opinion publique en matière d'énergie doit se faire à partir du réel et non du fictif.Ce n'est pas une tentative détournée d'influencer le gouvernement, mais un moyen direct de faire comprendre aux consommateurs pourquoi les choses de l'énergie sont ce qu'elles sont.» # M.A.R.(Ame) Nielsen, président directeur général de Canadian Superior Oil Ltd.et récemment nommé au poste de président de l'Association pétrolière du Canada.i La situation mondiale de l'énergie, à n'en pas douter, oblige actuellement le gouvernement à se tourner vers l'industrie et à considérer celle-ci comme un véritable partenaire.03 > m g ro 03 CD 2 usqu'à la fin des années 40, les plus éminents géologues d'alors étaient d'avis que les réserves mondiales exploitables de pétrole atteignaient entre 500 et 600 milliards de barils.Dix ans plus tard, ces mêmes réserves furent estimées à 2000 milliards de barils.En 1983, un organisme américain, le U.S.Geological Survey, établissait, devant le Congrès mondial du pétrole (tenue à Londres la même année), que les ressources récupérables de pétrole brut (c'est-à-dire au prix et avec la technologie du moment) totaliseraient 1 718 milliards de barils.Cette étude est considérée, par bon nombre d'experts, comme un signal d'alarme.Nous sommes impuissants à découvrir de nouveaux gisements importants ou d'ajouter de manière significative à des gisements connus.Seuls les optimistes à tout crin ne partagent pas cet avis.Préférant croire que l'on trouve toujours du pétrole quand on en a besoin, ils préfèrent ne pas tenir compte de cet avertissement.Il est évident que le pétrole constitue une ressource en voie d'épuisement.Quand à savoir s'il en reste quelque part, à un endroit de la planète qui aurait échappé à l'exploration, c'est aux ingénieurs et aux scientifiques de répondre.Pour l'instant, le pétrole demeure l'énergie commerciale par excellence.Combien de temps cela va-t-il durer?Cela dépend de plusieurs facteurs dont le plus important demeure la découverte de nouveaux gisements.Par ailleurs, même si l'on parvenait à diminuer sensiblement les coûts d'exploration et d'extraction, il faudrait ajouter aux réserves connues pour être assuré de pouvoir compter encore longtemps sur cette ressource.Actuellement, il n'est pas rare S que Ion dépense plus d'énergie à * creuser un puits que Ion en o retire du pétrole obtenu.0) 3 Un autre facteur important lorsque l'on considère les réserves existantes de pétrole, c'est que bon nombre de grands gisements g sont situés au Moyen-Orient.Ë£ Pour certains observateurs, < dont Melville Conan, éditeur d'un gjçouvrage intitulé The Geopolitics g of Energy, la diminution de notre uj dépendance, face au pétrole 2E importé, est un objectif qui doit être ^ envisagé avec le plus grand j réalisme.< \u2022UJ ce 2 Le fait que le Moyen-Orient O dispose de grandes réserves de 2 brut n'a rien pour rassurer les co importateurs.Cette crainte ^s'explique en grande partie par ^l'imprévisibilité des décisions politiques prises dans cette partie du monde.Les réserves du \u2022 Moyen-Orient sont estimées à environ 61 p.cent des réserves totales mondiales.Autre observation qui n'a rien pour rassurer: le nombre de découvertes importantes (on parle ici de nouveaux gisements) a diminué au cours des quinze dernières années en dépit d'une augmentation des opérations d'exploration.De 1921 à 1961, les découvertes annuelles de gisements nouveaux dépassaient la production annuelle.Depuis 1971, la quantité de pétrole découverte chaque année est nettement inférieure à celle consommée.Ce qui revient à dire que nous assistons à une diminution sensible des réserves connues.Notre capital pétrolier s'amenuise.Seul un revirement dramatique dans le nombre de découvertes de nouveaux gisements, et une amélioration importante de nos techniques d'extraction pourraient «étirer» nos réserves de brut assez longtemps pour que nous ayons tout le temps nécessaire de trouver un succédané acceptable à cette forme d'énergie.(À ce titre, il semble bien que le gaz naturel soit le combustibie fossile tout indiqué).L'huile lourde: une option Le rapport du U.S.Geological Survey devant le Congrès mondial du pétrole, se penche également sur les possibilités offertes par l'exploitation du pétrole brut extra-lourd et celles des sables bitumineux.Il n'y a, pour ainsi dire, qu'au Canada où l'on exploite ces sables à partir desquels nous produisons actuellement environ 60 millions de barils, soit approximativement 164 000 barils par jour.Quant au but extra-lourd, la production mondiale totale est de huit militons de barils par année, soit 22000 barils par jour.Cette production représente .0005% de cent de la production mondiale conventionnelle du monde libre.MAIS SOYONS PRUDENTS.Et il ne semble pas que l'on fera de grands efforts aux cours des dix prochaines années pour augmenter cette production.Deux géologues examinent de près un prélèvement effectué dans une zone où la configuration du sol donne à penser qu'il pourrait y avoir du pétrole.L'analyse de prélèvement déterminera dans une certaine mesure si Ton doit ou non entreprendre un forage exploratoire.L'avenir dépend du gouvernement et des pétrolières Quelle stratégie faut-il adopter en pareille situation?Au tout premier chef, il y a, bien sûr, la prudence.Quant à la meilleure solution, elle procède d'une étroite collaboration entre le gouvernement et l'industrie pétrolière.Cette collaboration devrait amener les partenaires (gouvernement et secteur privé) à investir et à orienter leurs efforts dans le développement de techniques plus efficaces de récupération et dans une exploitation accrue des sables bitumineux, des shistes bitumineux, etc.tout en encourageant l'usage de combustibles alternatifs (notamment à l'huile de chauffage).Cette collaboration, pour peu que l'on y parvienne rapidement, aura l'effet stabilisateur indispensable à la création d'un climat propice aux investissements.m Tableau 1 Découvertes de nouveaux gisements par rapport à l'augmentation de la production (en milliards de barils) Années\tDeccx.*t.lé$ de nouveaux gaements\tAugmentation de la production\t\t 1961-1965\t37\t8 à 12\t\t 1966-1970\t20\t12è18\t\t 1971-1975\t16\t18à21.6\t\t 1976-1980\t11\t21.5à21.18\t\t Tiré du rapport de l'USGS\t\t\t\t Tableau 2\t\t\t\t Effet potentiel du pétrole non découvert sur certains pays producteurs (en milliards de barils)\t\t\t\t Pays\tReserves prouvées\tRéserves potentielles probables mm non découvertes\tProduction de 1978\tNombre d'années d'exploitation Dossttes (selon prod, de 1978) États-Unis\t29.8\t80\t3.000\t36 Canada\t6.4\t26\t.543\t60 Mexique\t26.5\t50\t.482\t168 Venezuela\t25.5\t17\t.839\t50 15 Russie Libye Algérie 69.8 24.3 107 11.7 4.0 7.9 6 .518 4.175 .694 .417 _/l77 .694 71 42 45 40 34 20 Arabie Saoud.\t170.6\t40\t\t2.978\t70 Koweit\t88.6\t2\t\t.686\t132 Iran\t63.8\t19\t\t1.898\t44 Iraq\t50.8\t56\t\t.934\t114 Chine\t16.3\t34\t\t.762\t66 Indonésie\t10.5\t9\t\t.592\t33 - > Ce puits a été récemment construit.Comme on peut le constater, il a été modernisé de manière à permettre au personnel de demeurer sur place aussi longtemps que nécessaire.PUITS ACHEVÉS EN 1 979 HHHEflHHflBBBBH\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t \tPetrolo\t\tGo\ti\tPuits i\tmet\tTotal\t \tpuits d'oxplo\tpult* cU develop.\tpuits d'axplo.\tpoiH
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