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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Publireportage. LG4 Baie James mission accomplie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-05-26, Collections de BAnQ.

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[" Publireportage 26 mai 1984 Baie James MISSION ACCOMPLIE \u2022 r >¦ - * \u2022 .?v ».» Voici enfin le grand jour: demain, on inaugure LG-4.Après 13 ans de frénésie, c'est fait: le Québec est venu à bout de son «complexe»! Seconde plus puissante centrale hydro-électrique de la province, sa mise en marche sonne en quelque sorte la fin des travaux de la Baie James.Le «projet du siècle» deviendra demain la «réalisation du siècle».Pourtant, c'était hier encore, il me semble.Il y avait un aigle pêcheur qui, pour défendre son nid accroché à un roc émergeant des eaux tourbillonnantes de La Grande Rivière, chargeait furieusement vers notre hélicoptère chaque fois que nous approchions.C'était, si ma mémoire est bonne, à l'été de 1977 et, outre les cabanes du campement d'exploration, il n'y avait pas grand-chose alors à LG-4 qui pût évoquer la présence de l'homme blanc.Les épinettes rabougries étêtées par des vents trop violents, le grondement du cours tumultueux de La Grande Rivière encaissée dans ses rives rocheuses, des vestiges épars, sous forme de quelques troncs reliés en cônes, d'anciens campements amérindiens tout près de l'embouchure de la rivière Laforge, tout cela est aujourd'hui noyé sous les eaux vertes du réservoir.Autant il était alors difficile de croire qu'un jour s'élèverait ici un gigantesque barrage, autant il est impossible aujourd'hui d'imaginer sous cet immense plan d'eau les méandres anciens de La Grande Rivière.De tous les chantiers de la Baie James, j'ai toujours eu un faible pour celui de LG-4.C'est peut-être pour une question de longitude: j'habite à Verchères et LG-4, c'est juste au nord de chez moi.Derrière la maison, le petit chemin qui mène au bord de l'eau arriverait pile sur le barrage si je le prolongeais de.voyons voir.909 kilomètres! C'est peut-être aussi parce que LG-4 a toujours fait figure de dernière frontière que je m'y suis intéressé.On invitait souvent les journalistes à visiter LG-2, son immense centrale souterraine, son gigantesque barrage.C'était presque devenu du tourisme.LG-3 était déjà moins accessible, mais LG-4, voilà sept ou huit ans, c'était vraiment le bout du monde.LG-4 DEMAIN ON INAUGURE Vue d'ensemble du barrage et de la centrale LG-4.Cahier spécial LG-4 Hebdobec directeur des cahiers spéciaux Manon Chevalier Je me souviens de la première fois que j'y suis allé.C'était en plein hiver de 1976, par la «run de lait», ce taxi aérien qui, deux fois par jour, reliait entre eux les chantiers éloignés.Journaux de la veille, bidons de carburant, pièces de rechange de machinerie lourde, documents et passagers pas trop rassurés se partageaient les fauteuils élimés de ce congélateur à hélices en forme de DC-3 qui avait, dit-on, jadis été l'avion particulier du général Eisenhower à l'époque du débarquement de Normandie et qui portait encore, sur ses flancs d'aluminium bosselés par les gravillons de la piste, les marques à demi effacées de l'U.S.Air Force.À cette époque, LG-4 n'était pas encore en chantier.C'était tout juste un petit campement d'où essaimait une poignée d'arpenteurs et de géologues qui avaient pour mission de repérer avec exactitude l'emplacement des futures installations.LG-4, alors, n'était guère qu'une étape de la longue route d'hiver que les machines avaient, kilomètre par kilomètre, arrachée à la forêt pour relier jusqu'au dégel les chantiers éloignés, cordon ombilical par lequel chevauchent les eskers, traversant les rivières sur des ponts de glace, le flot des marchandises se répandait depuis LG-2 jusqu'à Caniapiscau.Par cette route montaient des citernes, montaient des roulottes, des outils, des machines, et bientôt on fut à pied d'oeuvre pour entreprendre les grands travaux.D'une visite à la suivante, je ne reconnaissais plus le chantier.Un village moderne avait poussé tout près des anciennes cabanes: Keyano, ce qui veut dire «chez nous» dans la langue des Indiens.Les machines entamaient le roc, domptaient la rivière, et le barrage s'élevait devant l'aigle pêcheur incrédule.Puis lentement, l'eau a monté dans un lac formidable qui n'attend plus que l'instant, demain, de faire tourner les turbines.Voilà pour le folklore.Je vais maintenant me faire l'avocat du diable et me poser une question embarrassante: dans le contexte économique actuel, avons-nous vraiment besoin d'un barrage comme celui de LG-4?À première vue, on ne dirait pas.Dans le domaine de l'énergie, la croissance vertigineuse de la demande en électricité que l'on prévoyait au début des années 70 s'est changée en un modeste accroissement qui frise la stagnation.La récession a freiné la consommation des biens, mais aussi celle de l'énergie, que ce soit celle qui aurait servi à les produire ou encore celle qui aujourd'hui les ferait fonctionner.Mais pis encore, ou beaucoup mieux, selon le point de vue, les Québécois ont appris par la force des choses à économiser l'énergie.Grâce aux campagnes de sensibilisation des gouvernements et des services publics, le gaspillage d'il y a dix ans a pratiquement aujourd'hui disparu pour être remplacé par une utilisation beaucoup plus rationnelle des ressources.Dans ce contexte, une partie de l'énergie produite par les centrales de la Baie James devient excédentaire.Cela représente, en quelque sorte, si je puis me permettre la comparaison, de l'électricité en banque, et peut devenir un atout intéressant pour le Québec et même un puissant outil de relance économique, comme nous le verrons plus loin.LG-4 devient donc le symbole de cette réserve, de cet espoir.Ce qui explique assez bien le slogan de son inauguration: «LG-4.plus que de l'énergie».Demain donc le grand jour.Au cours de 1984 et de 1985, les neuf groupes de LG-4 se mettront en marche les uns à la suite des autres.En même temps, on fignolera les travaux de finition, on replantera la forêt pour cacher les cicatrices, puis le personnel de chantier cédera sa place aux équipes d'exploitation d'Hydro-Québec.Et il restera dans le ciel un aigle pêcheur étonné, qui se posera peut-être cette question naïve qu'un jour un visiteur de Manie 5 avait laissé échapper dans son émerveillement devant l'immensité du barrage: «Mais qu'est-ce qu'ils vont faire de toute cette eau une fois qu'ils en auront enlevé l'électricité?» Pedro Rodrigues \"0 c I O a.(l fiers de notre participation ,seb;î Lava I î n INGÉNIEURS ET CONSTRUCTEURS Siège social: 1130.rue Sherbrooke ouest.Montréal.Quebec H3A 2R5 Tél.: (514) 288-1740 était en 1964, vous vous souvenez?C'était l'époque de la Manie, on inaugurait les travaux du métro, on parlait de l'Expo et.sans trop y croire, on regardait vers le nord pour construire d'autres barrages.On vivait une époque de croissance économique enthousiaste où inflation était encore synonyme de plein emploi.IL Y A VINGT ANS QUE TOUT A COMMENCÉ Mi CO < CD CNJ 5 LU < CO < ¦LU ce o to \u2014 û.S r o a eu \u2022 \u2014_ Il n'y avait qu'un an que les compagnies d'électricité du Québec avaient été nationalisées et.plus que jamais, cette clef de l'électricité nous ouvrait un avenir radieux.Commencées à la fin des années Duplessis.des études avaient établi le potentiel énergétique de certaines rivieres du nord québécois, études qui avaient mené à la rédaction du rapport Finlayson en 1964.Une partie de ce potentiel commençait à être exploitée avec la mise en chantier du complexe hydroélectrique Manie-Outardes, mais déjà la croissance de la demande en électricité était si grande que l'on dut bientôt se tourner vers les rivières du nord-ouest québécois, de cet arrière-pays abitibien que l'on nommait déjà la région de la Baie James.Au cours des cinq années qui suivront, on continuera d explorer ce territoire encore vierge afin de déterminer avec plus de précision les possibilités d'aménagement hydro-électrique de ses cours d'eau.On s'intéresse particulièrement à cinq rivières du versant est.la Nottaway, la Broadback, la Rupert, l'Eastmain et La Grande Rivière.Dès le début, on remarque le potentiel énorme de ces deux dernières mais, à partir de 1967, l'attention se porte surtout sur l'aménagement commun des trois premières.Le complexe proposé, connu sous le nom de NBR, prévoit le détournement de la Nottaway dans la Broadback.puis de celle-ci dans la Rupert et la construction le long de cette rivière de sept centrales qui fourniraient ensemble environ 5.5 millions de kilowatts.Avec la venue des années 70, les événements commencent à se précipiter.Alors même que, lune après l'autre, les puissantes centrales de la Manicouagan commencent à produire du courant, malgré le fait que Une équipe de dynamiteurs s'affaire sur le chantier.l'immense centrale des chutes Churchill soit en voie de réalisation, le Québec se réveille à une triste réalité: il va bientôt manquer d électricité.Ce début des années 70 est une époque d'inquiétude sur le plan énergétique.Il y avait eu la grande noirceur de New York, à l'automne de 1965, laquelle avait redonné aux Américains le réflexe d'éteindre en sortant.Il y avait maintenant la crise du pétrole qui allongeait les files d'attente devant les pompes en Europe.Les Québécois redécouvraient les vertus de l'électricité, cette énergie renouvelable qui allait les mettre à l'abri du marasme.D'un bout à l'autre de la province, on se jetait sur les Cascades tandis que poussaient dans toutes les banlieues les maisons Novelec.La demande en électricité allait passer de 60 milliards de kilowattheures en 1971 à près de 120 milliards en 1980 et, pour répondre à cette demande, Hydro-Québec allait devoir ajouter à ses installations l'équivalent de Manie 5 chaque année.Or, l'ensemble des installations en chantier au début de 1971 ne permettait plus que sept ans de sursis.Il était plus que temps de chercher à construire ailleurs.Avant le début des travaux, le premier campement de LG-4 s'établit sur la rive gauche de la Grande Rivière.m > * v.yv '% 'MS! C'est ainsi que naît, le 20 décembre 1971, la Société d'énergie de la Baie James.Son mandat est clair: développer le potentiel hydro-électrique des rivières du versant québécois de la Baie James.Dès l'hiver de 1971-72, une route perce la taïga à partir de Matagami en direction de la Rupert, alors que la SEBJ évalue, de concert avec HydroQuébec, tous les scénarios possibles d'aménagement.Au début de 1972, les experts sont formels: c'est par le nord qu'il faudra commencer, par cette Grande Rivière qui présente le potentiel le plus élevé.Ce sera donc sur le Complexe La Grande, avec ses quatre centrales et ses dérivations, que porteront désormais les efforts de la SEBJ.Le schéma d'aménagement retenu établit à 8 300 mégawatts la puissance des installations et à 80 p.cent leur facteur d'utilisation, ce qui signifie une production annuelle de 58 milliards de kWh.Côté coûts, l'on ne prévoit pas dépasser les six milliards de dollars: c'est encore l'époque d'une certaine stabilité économique.Mais la Baie James, c'est si loin! C'est une région que l'on croit avec raison plus impénétrable encore que la forêt amazonienne, une région que seuls habitent quelques Indiens et dont les Blancs du sud ignorent presque tout.Au point même que le film publicitaire qu'a fait préparer le gouvernement de Robert Bourassa y montre un troupeau de bisons! Des bisons à la Baie James! Les Indiens ont bien ri.Ce qu'ils trouvent moins drôle, toutefois, c'est que les Blancs viennent ainsi s'installer sur leurs territoires de chasse sans même leur demander la permission.Aussi, le 2 mai 1972, les Indiens et les Inuit de la région de la Baie James intentent-ils une poursuite devant la Cour supérieure de Québec afin de mettre un terme aux travaux de développement.Le litige se rapportait aux droits territoriaux des autochtones.Il atteignit son paroxysme le 15 novembre 1973, alors que le juge Albert Malouf accorda aux autochtones une injonction qui stoppait les travaux.À la suite de cette poursuite commencèrent de longues négociations qui menèrent à la signature, le 11 novembre 1975, de la Convention de la Baie James et du Nord québécois.Si 1973 s'était terminée * - - - difficilement, 1974 commençait mal.Le 15 mars, deux manoeuvres syndiqués à la CSN sont mis à pied et réembauchés trois jours plus tard par un autre entrepreneur.La FTQ leur conteste alors le droit de travailler au chantier de LG-2 en affirmant qu'ils ne sont pas en règle avec ce syndicat.Le conflit sourd qui grondait entre les deux centrales syndicales dégénère bientôt en guerre ouverte et, le 21 mars 1974, la violence éclate au chantier de LG-2.Les génératrices sont saccagées, les conduites d'eau éventrées, des dortoirs et des réservoirs de carburant incendiés.Le chantier saccagé doit être évacué et ce n'est que 51 jours plus tard que les travaux peuvent reprendre.Au début de juillet de 1974, la SEBJ adopte une nouvelle variante du plan d'aménagement du Complexe La Grande.Si ce scénario prévoit encore la construction de quatre centrales sur La Grande Rivière, il fait maintenant appel à d'autres rivières pour ajouter au débit du Complexe.Ainsi, on détournera vers le réservoir de LG-2 87 p.cent du bassin supérieur de la rivière Eastmain ainsi que des rivières Opinaca et Petite Opinaca.De plus, 27 p.cent du bassin supérieur de la Caniapiscau sera détourné vers La Grande Rivière par la rivière Laforge.Cette nouvelle version du Complexe aura 24 p.cent plus de puissance que la première, soit 10 340 MW au lieu de 8 300 MW, et pourra produire 69,3 millions de kWh.Le coût d'aménagement a lui aussi grimpé, poussé par la montée des prix, et s'établit maintenant à près de 12 milliards de dollars.À l'été de 1976, un marathon se court.14 500 participants.qui ne sont pas tous des athlètes! Les travaux avancent à pas de géant: déjà, le lit de La Grande Rivière disparaît sous le barrage de LG-2 qui s'élève, l'excavation de la centrale va bon train, tandis qu'à Montréal et à Sorel commence la construction des groupes turbines-alternateurs.On pousse même une pointe du côté de LG-3.En 1977, le Complexe La Grande éclôt comme une fleur au printemps.Les travaux commencent à LG-3, à Caniapiscau et à EOL, tandis que le chantier de LG-4 s'esquisse à l'horizon.Au mois d'août 14 480 employés travaillent sur les chantiers du Complexe, dont plus de 6 000 à LG-2 seulement.En 1978.la Loi 41, loi modifiant la Loi d'Hydro-Québec et la Loi du développement de la Baie James, donne un caractère de permanence à la SEBJ et élargit le champ de ses responsabilités.C'est alors que l'on commence à parler de « Complexe-Phase 1 » pour désigner les travaux en cours et de « Complexe-Phase 2 » pour regarder vers l'avenir.En juillet, l'Eastmain est dérivée de son cours et le chantier de LG-2 est au plus fort do ses CL travaux: on termine l'excavation de la centrale puis, en novembre, on finit de construire le barrage et, quelques jours plus tard, on commence déjà à laisser s'emplir le réservoir.Toujours en novembre, on détourne la rivière Opinaca, on annonce le suréquipement de LG-3 et de LG-4, et on reporte à la Phase 2 la construction de LG-1 : comme La centrale de LG-2 durant sa construction.sur la roulette de la télévision, on partira de deux! L'année 1979 restera marquée comme celle de l'inauguration de LG-2.Pour la première fois, le 27 octobre, le Québec était alimenté par l'électricité de la Baie James.Si l'on fête à LG-2, on travaille d'arrache-pied à LG-3 et à LG-4.Dans le premier de ces chantiers, c'est une anoée de , , .pointe qui se vit, aloVs qu'à LG-4, la dérivation de La Grande Rivière lance les grands travaux du chantier.L'année 1980 annonce en quelque sorte le « commencement de la fin » de la Phase 1.Le détournement de l'Eastmain et de l'Opinaca dans La Grande Rivière est maintenant terminé.Onze des 16 groupes de LG-2 sont en exploitation à la fin de l'année.À LG-3, le barrage, les digues du sud, l'évacuateur de crues et les prises d'eau de la centrale sont terminés.À Caniapiscau, on achève le barrage KA3, l'évacuateur et une dizaine de digues, tandis qu'à LG-4 les engagements financiers atteignent déjà 80 p.cent.Le Complexe fourmille d'activité et c'est l'euphorie à la SEBJ lorsqu'on apprend que le mandat de construire le Complexe Grande-Baleine est confié à la Société.L'année 1981 constitue en quelque sorte la fin des travaux de génie civil au Complexe La Grande.Dès le 12 avril, on assiste à la mise en eau du réservoir de LG-3; au début d'octobre, la centrale de LG-2 est remise à Hydro-Québec pour exploitation; le 25 octobre, la mise en eau du réservoir de Caniapiscau donne naissance au plus grand lac du Québec, tandis qu'à LG-4, le barrage et la moitié des digues sont terminés, et la centrale bourdonne d'activité.L'année 1982 en est une,dé remise en question.Victime de la' conjoncture économique, Hydro-Québec est contrainte de reporter ses grands projets hydro-électriques.Le 20 juin, on inaugure LG-3 après sept années d'efforts, 30 millions d'heures de travail et un investissement de 1,3 milliard de dollars.À LG-4, toute les structures de béton et tous les ouvrages de retenue des eaux sont parachevés.L'année 1983 a été celle du grand nettoyage.Après LG-2 et LG-3, c'est maintenant au tour du réservoir de LG-4 de faire le plein d'eau, tandis que s'achèvent les longues études d'impact sur l'environnement: au terme de tant dannées d'études, on peut maintenant affirmer que l'écologie de la Baie James est aujourd'hui la plus connue du Québec.Et nous voici en 1984.À LG-4, c'est demain le grand jour.Durant le reste de l'année, on continuera de mettre en service les groupes l'un après l'autre, on continuera de reboiser, de nettoyer, de faire oublier que, pendant plus de 12 ans, le territoire de la Baie James a été l'un des plus vastes chantiers de construction du monde.Mission accomplie! \u2022 NOSMEILLEURSVOEUX DE PROSPÉRITÉ ET DE FORCE BANQUE NATIONALE c o o S CD C/3 O 33 m-> CP > m g O) > CD 00 en H t it* 11:0440 'O I?G I » < c Si un vol d'oies 1 ' sauvages partait de Montréal et montait vers le nord sans dévier d'un seul degré, au bout de 1 000 kilomètres il survolerait LG-4.À 463 kilomètres de l'embouchure de La Grande Rivière, tout juste sous le confluent de la rivière Laforge, la Société d'énergie de la Baie James a entrepris en 1978 l'aménagement de la deuxième plus puissante centrale hydroélectrique du Québec.Avec ses 2650 MW de puissance installée, la centrale de LG-4 n'est surpassée que par sa voisine LG-2.Construite au plus profond de la taïga, dans un environnement hostile et froid, la centrale de La Grande 4 aura nécessité un investissement de 1.1 milliard de dollars, dont il a fallu consacrer près de 20 p.cent à seule fin de compléter les travaux d'infrastructure: routes, ponts, campement, aéroport et services de soutien.Voici donc en quoi consistent les installations qui demain produiront leur premier kilowatt.La galerie de dérivation Pour construire le barrage sur des assises solides, il a d'abord fallu dériver de son cours La Grande Rivière.À cette fin.on a creusé dans le roc de la rive sud une galerie de dérivation longue de 670 mètres, iarge de 15 metres et haute de 20 mètres.Durant la construction du barrage, La Grande Rivière a emprunté cette galerie, capable S .: S.V4.Kl 72?C Kl »»v>«» Ci- 575 O caxai ot ruin ***** Au pied de sa falaise, la centrale de LG-4.Un camion apporte à la centrale de LG-4 une section de blindage métallique dune conduite forcée.C'est un barrage-poids de 125 mètres de hauteur sur 3.8 kilomètres de longueur.Situé immédiatement en amont de la centrale, c'est un ouvrage entièrement construit de matériaux naturels.Il a nécessité la mise en place de 21 millions de mètres cubes de remblai, ce qui représente plusieurs fois le volume de la Grande Pyramide de Chéops.Constitué d'un noyau imperméable de moraine flanqué de part et d'autre par des filtres de sable et de zones de transition de gravier calibré, le barrage est ensuite recouvert d'une carapace formée de gros blocs de rocher qui empêchent l'érosion de la désagréger.Les digues Afin d'empêcher l'eau du réservoir de LG-4 de s'échapper par des vallées secondaires, il a fallu construire neuf digues, dont deux sont aussi imposantes que de véritables barrages.Ainsi, la digue QA 1, qui ferme une dépression relativement profonde située à 12 km à l'ouest du barrage, du côté nord de La Grande Rivière, mesure 1 400 mètres de longueur sur 65 de hauteur.Le réservoir La digue QA 8, qui ferme la vallée de la rivière Stéphane, tributaire de La Grande Rivière, .est encore p[us imposante: haute MF Mise en place d'une turbine.de 90 mètres et longue de 1,9 km, elle est.avec ses 11 millions de mètres cubes de remblai, la plus volumineuse de tout le Complexe La Grande.Comme le barrage, les digues sont construites avec les matériaux naturels disponibles sur place.Le réservoir de LG-4 a une superficie de 765 kma ce qui correspond à un peu moins des quatre cinquièmes de la taille : du lac Saint-Jean.Son niveau maximum d'exploitation est de 377 m et son niveau minimum de 366 m, ce qui lui donne une réserve utile de 7,1 milliards de mètres cubes d'eau.Le volume total du réservoir, lorsqu'il est plein, atteint 19,4 millions de mètres cubes.L'évacuateur, situé à l'extrémité sud du barrage, permet de rejeter le trop-plein du réservoir à l'occasion de crues exceptionnelles.Muni de quatre vannes-wagons de 12 m de largeur sur 20 m de hauteur, il peut déverser dans ses immenses «sauts en ski» jusqu'à 7 200 mètres cubes d'eau à la seconde, soit à peu près l'équivalent du débit du fleuve Saint-Laurent à Montréal en été.La prise d'eau et le canal de fuite C'est par la prise d'eau que l'eau du réservoir pénètre dans les conduites forcées qui mènent aux turbines de la centrale.La prise d'eau de LG-4 est un ouvrage de béton de 40 m de hauteur, situé à une quarantaine de mètres en amont du barrage et en face de la centrale.L'eau s'engouffre dans la prise d'eau par neuf ouvertures grillagées et descend vers les turbines par autant de conduites forcées, longues chacune de 316 m.creusées dans le roc.L'eau y tombe d'une hauteur de 116.7 m.Chaque conduite a un diamètre intérieur de 7.9 m, soit à peu près la dimension d'un tunnel de métro.Pour résister à la puissance formidable de l'eau, les 45 derniers mètres des conduites forcées sont blindés d'acier.Les conduites forcées débouchent sur les bâches spirales, espèces de gros colimaçons qui entourent les turbines et forcent l'eau à frapper celles-ci sous un angle constant.À sa sortie des turbines, l'eau traverse une sorte d'entonnoir inversé nommé aspirateur et continue sa course vers le canal de fuite qui la retourne à la rivière.La centrale La centrale de LG-4 est sise au fond d'une tranchée profonde creusée sur la rive gauche en aval du barrage et tout près de celui-ci.Longue 246 m, large de 35 m et haute de 47 m, elle abrite neuf groupes turbine-alternateur.Les groupes Chacun des neuf groupes se compose d'une turbine de type Francis à arbre vertical accouplée à un alternateur de 294 500 kilowatts.Un facteur d'utilisation d'environ 60 p.cent donnera à la centrale de LG-4 une production annuelle de 14,1 milliards de kWh.».\u2022 .-.-.' ?* > t \u2022 < Le Québec et l'énergie hydro-électrique DE LA PÉNURIE À LA SURABONDANCE naugurer une centrale hydro-électrique, comme celle de LG-4, dans le contexte économique actuel, ça ne pouvait plus mal tomber.À première vue, cette assertion semble fondée: élaborés au début des années 70, c'est-à-dire avant la crise du pétrole et la récession qui s'ensuivit, les travaux de la Baie James arrivent à terme à un moment où l'économie québécoise n'a pas vraiment besoin de tous ces kilowatts.Les temps sont difficiles et la demande d'électricité, si elle continue de croître légèrement, n'augmente pas aujourd'hui à un rythme aussi endiablé qu'il y a dix ans.Ça, c'est le côté négatif des choses.Mais il existe une autre manière de considérer le problème, et qui laisse entrevoir dans les installations de LG-4 un puissant outil de relance économique ainsi qu'une solide assurance d'indépendance et d'efficacité énergétique dont le Québec a grand besoin par les temps qui courent.Si cela vous semble paradoxal, rappelez-vous que la récession dont l'économie mondiale commence avec peine à se relever n'est elle-même qu'une conséquence de la crise de l'énergie.Lorsque les Arabes, au début des années 70, nous ont fermé le robinet du pétrole, le monde occidental s'est frappé le nez sur une dure réalité: l'équation capital-travail venait soudain de s'enrichir d'un nouveau membre avec lequel il fallait dorénavant compter: l'énergie.L'énergie, dont l'abondance soudaine, alliée à de nouvelles manières de l'utiliser, avait permis au siècle dernier la révolution industrielle, était devenue si facile d'accès qu'on en était presque arrivé à en négliger le coût dans l'évaluation des biens.La crise du pétrole nous a montré que nous faisions fausse route et, en même temps que la récession entraînait une diminution de la demande en énergies de toutes sortes, !a pénurie d'énergie, qui entraînait la récession, valorisait du même coup les investissements capables de produire de l'énergie, comme un barrage, comme une centrale hydro-électrique, comme LG-4.LG-4, par conséquent, c'est plus que de l'énergie.C'est un Rousseau, Sauvé, Warren & Associés félicite la Société d'énergie de la Baie James pour le succès des travaux d'aménagement hydro-électrique de La Grande 4.Rousseau, Sauvé, Warren & Associés est fière d'avoir réalisé la conception de cet aménagement.Rousseau, Sauvé, Warren & Associés Ingénieurs-conseils 1155, rue Metcalfe Édifice Sun Life, Bureau 840 Montréal (Québec) H3B 2V6 moyen de production dont le produit ne peut faire autrement que de prendre de la valeur.La crise énergétique, dont découle la récession, ne s'est pas réglée du simple fait que la reprise économique commence à poindre à l'horizon.Au contraire, cette reprise ne peut faire autrement, par le jeu de l'offre et de la demande, que de lancer le prix de l'énergie vers de nouveaux sommets et, par conséquent, d'assurer une rentabilité accrue aux investissements qui produisent cette énergie.Seconde lueur d'espoir, l'énergie excédentaire que produira LG-4 représente pour Hydro-Québec une sorte de «capital de risque» qui lui permettra de répartir de manière plus harmonieuse ses ventes d'électricité, tout en assurant au Québec une plus grande autonomie énergétique.En effet, ce qui préoccupe un fournisseur d'électricité, c'est moins de répondre à la demande de base que d'être capable d assurer les demandes de pointe.On conçoit aisément qu'il existe des variations parfois importantes dans la consommation d électricité.D'une saison à l'autre, d'une heure à l'autre de la même journée, la consommation d'électricité fluctue dans des proportions parfois considérables.Pour mieux se fixer les idées, disons que la pointe annuelle équivaut généralement à une fois et un tiers la consommation moyenne de l'année, que le dernier cinquième de la puissance installée ne sert que moins de 20 p.cent du temps et que le dernier dixième n'entre en jeu que pour environ deux semaines.Or il n'est pas très rentable de construire des centrales qui ne servent que quelques jours par année.Le seul moyen d'éviter ce gaspillage, c'est de régulariser le plus possible la demande.Ainsi, s'il était possible de répartir les pointes de consommation tout au long de l'année au Québec, c'est de la moitié de la Baie James qu'il serait possible de se passer ce CD < (0 CNJ 5 LU < CO < LU LT h- z o CO D \u2014l QL iS o Q.d) z Q.CO N'allez pas croire qu'on dynamiterait ies barrages si on en arrivait a ce résultat! Mais on pourrait trouver à leur production de nouveaux débouchés plus rentables.Hydro-Québec a franchi un premier pas dans cette direction en implantant son programme de bi-énergie.Grâce à ce type d'installation, le remplacement des hydrocarbures par l'électricité pour le chauffage n'entraîne plus la nécessité de prévoir des moyens de production supplémentaires, puisque le retour automatique aux hydrocarbures à partir d'une certaine température annule la pointe de consommation que créerait alors un chauffage uniquement électrique.Autre moyen de rentabiliser la consommation: Hydro-Québec cherche a recruter dans lindustne de gros consommateurs Mise en place des entretoises des lignes à haute tension du RTBJ.Essai d'une ligne à haute tension à l'Institut de recherche d'hydro-Quebec.de l'activité économique ne ______ permettra pas, si les conditions ._actuelles persistent, aux autres \\ usl^^dejé^ectricité de v progresser à un rythme appréciable.À partir de 1986.le marché découlant de la substitution aux hydrocarbures pour le chauffage sera plus ou moins saturé, si bien qu'à long terme la croissance sera essentiellement tributaire de l'évolution démographique et économique.Ces prévisions, comme on le voit, ne tiennent pas compte dune éventuelle reprise économique.Comme Hydro-Québec ne prévoit pas mettre en service de nouveaux équipements de base avant l'an 2000, les excédents d'électricité cesseront de s'accroître dès la mise en service complète de LG-4 au cours de 1985.Il persistera quand même un excédent substantiel de l'offre sur la demande, que l'on peut estimer, au cours des dix années à venir, à plus de 433 TWh d excédents bruts cumulatifs.Ces excédents seront offerts sur les marchés d'exportation, en particulier sur un marché américain de plus en plus gourmand d'électricité à cause de l'échec relatif des centrales nucléaires dans ce pays.Les excédents, par ailleurs, présentent de nets avantages pour attirer d'électricité qui pourraient s'accommoder de régler leur production sur les disponibilités de la puissance hors pointe.Pour mettre de l'avant des projets aussi ambitieux, il fallait que le Québec dispose d'une bonne réserve d'électricité, ce qui, grâce à LG-4, est maintenant chose faite.Nous aurons donc de I électricité à en revendre, c'est le cas de le dire.Voyons un peu le tableau de la situation dans les années à venir.Les ventes d'électricité «régulière» au Québec demeurent la raison d'être d'Hydro-Québec et conditionnent largement son avenir à long terme On estime qu'au début du siècle prochain ces ventes atteindront quelque 151.5 TWh (milliards de kilowattheures), ce qui représente un taux de croissance annuel moyen de 2.9 p.cent pour la période 1981-2001.Jusqu'en 1986.une large part de l'accroissement des ventes d'électricité au Québec proviendra du chauffage, soit par substitution aux hydrocarbures, soit par la création de nouvelles installations.La faible marche L'evacuateur de crues de LG-4 en pleine action.certains types d investissement industriel et encourager la conversion énergétique dans les secteurs industriel, commercial et résidentiel.C'est ainsi que l'électricité de LG-4 participera à la relance.Un programme alléchant de rabais tarifaires s'appliquant à l'utilisation de ces excédents de production électrique incite les entreprises du Québec à utiliser davantage l'électricité.Ainsi.Hydro-Québec tentera de s'accaparer dans les années qui viennent un marché de chaudières industrielles évalué à 30 milliards de kWh.Jusqu'ici, ces avantages tarifaires ont incité.la «société .Reynolds à investir 630 millions de dollars pour moderniser ses installations de Baie-Comeau et accroître sa capacité de production de 125 000 tonnes.La nouvelle usine assurera 400 emplois permanents.Toujours dans le secteur de l'aluminium, la société Péchinev.en annonçant l'implantation dune usine au Québec, ajoute 230 000 tonnes à la capacité de production d aluminium de la province.Cet investissement de 1,5 milliard de dollars créera plus de 850 emplois permanents.Les investissements de ces deux sociétés se chiffrent à plus de deux milliards de dollars et devraient se réaliser au cours des trois prochaines années.Dans le domaine des pâtes et papiers, cette électricité à bon marché entraînera des investissements de l'ordre de 300 millions de dollars, alors que les investissements atteindront 285 millions de dollars dans les secteurs du pétrole et de la chimie.Quant aux autres secteurs de l'industrie, ils profiteront de ces rabais en créant pour plus de 100 millions de dollars d'investissements.Si I on ajoute à cela le développement d'industries de pointe comme cette usine de fabrication d'hydrogène de 50 millions de dollars qu'Kydro-Québec construira sous peu avec d'autres partenaires, il n'y a plus de doute possible: inaugurer LG-4 dans le contexte économique actuel, c'est une véritable aubaine! \u2022 c S T3 O ST \"D r~ C CO O J3 m > r* co > m g 05 CO CO
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